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 Ma nouvelle famille [Riri/Will] (terminé)

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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Ma nouvelle famille [Riri/Will] (terminé)   Mer 11 Juil 2012 - 18:18

Il était tout simplement impossible de rester toujours de marbre, d’être fort et de ne jamais flancher. Bien qu’Erïka s’efforçait toujours de le faire, il y avait certains moments où elle n’en pouvait plus. La majorité du temps, elle conservait toutes ses émotions pour les moments où elle était seule et pouvait se permettre de laisser couler les larmes. Pas question de le faire en publique, elle avait bien trop d’orgueil pour cela. Elle désirait paraitre forte aux yeux des autres, comme un mur inébranlable. Depuis le temps qu’elle était à l’institut, ceux qui ne la connaissaient pratiquement pas la voyaient tous comme une jeune fille agressive et terriblement violente lorsque l’on osait s’approcher d’elle… un peu comme une bombe à retardement qui n’attendait que le moment propice pour éclater. Ainsi, personne ne s’approchait d’elle et il leur était impossible de savoir ce qu’elle tentait désespérément de cacher aux yeux du monde.
Mais Will savait. Elle lui avait tout dit, tout révélé. Bien qu’elle ait dissimulé une grande partie de ce qu’elle avait vu et vécu là-bas, il connaissait l’essentiel. Il savait qu’elle n’était pas en paix et ne le sera jamais tant que certaines personnes seront toujours de ce monde. Elle devait remédier à la situation et le savait bien. Ce n’était pas à lui de se salir les mains pour elle, suffisamment de sang les couvraient. Il s’agissait de son combat et elle devait le mener, avec ou sans support. Si quelqu’un devait se débarrasser de ce qui la tracassait tant, c’était elle-même et personne d’autre.

Pleurant dans les bras de son ami, la jeune fille laissait aller une vague émotionnelle trop longtemps dissimulée. Cela lui faisait un bien fou de laisser sortir tout ce qui était emmagasiné en elle depuis tout ce temps. Elle ne savait plus, au final, pourquoi elle pleurait. Parce qu’elle était triste ? Émue par les paroles de son ami ? Heureuse d’avoir quelqu’un à qui accorder sa totale confiance ? Elle ne saurait le dire, mais les paroles sincères de Will lui firent le plus grand bien, lui donnant un élan de courage. Tout n’était pas terminé, mais elle n’aura pas à affronter cela seule. Elle avait de précieux alliés qui sauront l’aider en cas de problème. Elle n’avait plus à s’en faire. Elle n’était plus seule.

Laissant tomber ses fesses sur le matelas afin de prendre un peu de recul et sécher ses larmes, Erïka repassa en boucle les paroles du jeune homme. Ils étaient tous là pour elle. Depuis le début ils étaient là. Anieta, mère aimante ayant fait en sorte de s’occuper de ses petits-enfants comme si elle les avait elle-même mis au monde. Alexïs, frère timide mais grand confident avec qui un secret était toujours bien garder, qui savait donner de précieux conseil et qui se montrait toujours doux et réconfortant. Amy, qui, par sa douceur et son imagination, savait apaiser les esprits les plus torturés le temps d’une petite histoire. Son sourire si chaleureux était contagieux et son charme n’avait d’égal son talent de dessinatrice. Elle s’inquiétait pour ses amis et trouvait toujours le moyen de les rendre heureux. Et puis, finalement, Will. Souriant et positif, il tentait toujours de lui faire le bon côté des choses. Il savait la protéger, il ne voulait la voir souffrir, il agissait comme un grand frère auprès d’elle. Il avait fait tant de choses pour elle, il était impossible qu’elle puisse se souvenir de tous cela. Il s’était montré si patient, si attentionné, il n’avait jamais baissé les bras et supportait son sale caractère pour, au final, arriver à la faire rire aux éclats. Elle lui était on ne peut plus reconnaissante pour tout ce qu’il avait fait pour elle, jusque-là. Elle lui devait beaucoup et comptait bien être là pour lui, comme pour toutes les personnes qui lui étaient chères, en cas d’ennuis.


-« J'suis là Rika. On est là. » Fit Will en essuyant l’une de ses larmes du bout du doigt.

Jusqu’à présent, Erïka était restée silencieuse, ne sachant quoi répondre à de si belles paroles. Avec du recul et un peu de temps, elle trouvera cette réplique magique qu’elle aurait pu dire, mais il sera bien trop tard à ce moment-là et elle se demandera pourquoi elle n’y avait pas pensé plus tôt. Pour l’instant, elle ne trouva qu’une seule chose à dire, d’une petite voix douce, encore sous le choc des émotions qui venaient de la traverser.


-« Tu me fais pleurer… imbécile… » Murmura-t-elle en ravalant ses dernières larmes.

Puis, Anieta entra dans la pièce, visiblement inquiète. Elle ne comprenait pas ce qui se passait. Lorsqu’elle avait quitté la pièce, Erïka riait aux éclats et maintenant elle pleurait à chaudes larmes. Elle n’avait rien entendu de leur conversation, si ce n’était que quelques mots qui parvenaient à traverser la porte de bois lorsque la jeune fille haussait le ton. Ne posant pas plus de questions que nécessaire, se doutant bien que le sujet de la conversation avait un lien avec le passé de l’adolescente, la vieille femme se contenta de la serrer dans ses bras. Erïka lui affirmait que tout irait mieux, qu’ils resteront tous ensemble, qu’une page était maintenant tournée. Effectivement, ce déménagement mènera à un nouveau commencement. Si Anieta avait quitté sa jolie maison, il y a bien des années de cela, c’était dans le but de protéger ses petits-enfants, de les empêcher de souffrir de nouveau et de les éloigner de leur mère qui aurait pu revenir à tout moment à cette demeure qu’elle ne connaissait que trop bien. Au final, cette femme avait réussis à dénicher l’adresse de son actuelle résidence et sa venue provoqua un terrible drame se soldant par un meurtre. Anieta se devait de déménager de nouveau et était prête à le faire tant et aussi longtemps que sa fille la menacera, menacera les jumeaux et sera un danger pour tous.
Will confirma les dires de l’adolescente en affirmant qu’ils resteront unis, que tout ira bien tant et aussi longtemps qu’ils seront ensemble. Se joignant à l’étreinte, il contrastait, par sa chevelure rousse, avec les couleurs pâles qu’arboraient les deux femmes. Cependant, ce n’était pas la couleur des cheveux ou des yeux qui déterminaient un lien puissant comme ceux de la famille. Il n’était ni question de sang, ni de ressemblance physique, il s’agissait de quelque chose de bien plus fort, unissant Erïka et Will comme un frère et une sœur.

Lorsque l’étreinte pris fin, Anieta embrassa ses petits-enfants sur le front avant de leur souhaiter une bonne nuit. Par la suite, elle quitta la pièce afin de les laisser se préparer à rejoindre le pays des songes. Erïka en profita pour faire une dernière étreinte à son ami. Elle remarqua, d’ailleurs, le petit fil attachant son cache-œil pendant dans le vide. Elle était tentée, pour plaisanter, de tirer dessus afin de voir ce qui se produirait, étant persuadée qu’il ne se détachera pas. Eh bien, elle se trompait royalement ! Un petit coup sec et voilà ! Le cache-œil s’était entièrement détaché et avait quitté son propriétaire afin de se retrouver dans la main de l’adolescente, ne sachant quoi en faire. Elle mit fin à l’étreinte et s’éloigna légèrement de son ami afin de mieux l’observer. Visiblement, son premier réflexe fut de poser sa main sur son œil afin de le dissimuler. Pourquoi le cachait-il ? Il était complexé parce qu’il était aveugle d’un œil ? À moins qu’il ne soit atteint de strabisme d’un seul œil et qu’il en avait marre que tout le monde se moque de lui parce qu’il louchait ? Quelques théories, bien que certaines loufoques, effleurèrent l’esprit de l’adolescente, durant quelques secondes. Puis, Will s’adressa à elle, fâché, comme si elle venait de faire la pire des bêtises.


-« Mais qu'est-ce que tu fais ?! »

La jeune fille resta figée sur le coup. Il osait prendre ce ton avec elle ? Ce fut comme un choc, comme s’il venait de la frapper au niveau du cœur. Elle était encore sous le coup des émotions, elle ne pouvait prendre cette remarque avec détachement et l’envoyer balader comme elle serait en mesure de le faire habituellement. Elle ne comprenait pas pourquoi Will se fâchait soudainement contre elle. Se cache-œil avait visiblement plus d’importance pour lui qu’elle ne pouvait le croire. La jeune fille se mordilla la lèvre inférieure, n’osant pas le regarder dans les yeux. Devait-elle lui rendre le son bien et tout simplement laisser tomber les nombreuses questions lui trottant en tête ? Devait-elle le conserver et demander des réponses ? Elle ne le savait plus. Elle était simplement blessée qu’il prenne soudainement ce ton à son égard alors que, quelques instants plus tôt, il était si doux, si gentil. Que répondre à sa question, à présent ? Bien qu’elle ne semblait pas avoir besoin de réponse, cette dernière était plus qu’évidente, l’adolescente décida de répondre par une autre question, d’une petite voix tremblante, lui demandant pourquoi il ne retirait jamais ce cache-œil. Elle ne s’attendait pas à une réponse, se doutant bien que s’il n’avait pas envie de répondre, le rouquin lui dirait immédiatement.

-« Parce que j'ai honte de c'que j'ai fait. Et qu'ce cache-oeil m'permet de l'oublier. Puis en plus, c'pas très beau à r'garder. Quand j'me regarde dans un miroir sans, j'me souviens du jour où j'ai perdu mon oeil. Avec l'cache-oeil, j'y pense même plus. »

Retirant lentement la main couvrant son œil, le jeune homme laissa son amie découvrir une simple paupière fermée qui s’ouvrit peu à peu afin de présenter ce qui se cachait derrière. Will possédait toujours son deuxième œil émeraude, mais ce dernier semblait éteint, dissimulé derrière un voile blanc. La jeune fille l’observa attentivement, approchant doucement sa main afin de passer un doigt fin sur sa cicatrice. Leur voilà un autre point commun, bien que la jeune fille se souvienne qu’il avait également une cicatrice autre part. Elle savait ce que c’était que de cacher les marques du passé. Elle avait passé de longs mois à porter des chandails à manches longues ou bien de longs gants, même en plein été, afin de dissimuler la cicatrice, maintenant peu visible, sur son avant-bras droit.

-« Des choses pas jolies… j’en ai trop vu dans ma vie. Ça, c’est rien à côté. Je te comprends de vouloir le cacher, mais tu ne peux pas nier que ça fait partie de toi. C’est là pour te rappeler que le passé ne s’oublie jamais… Ça me fait bizarre de voir tes deux yeux… Tu devais être très charmant dans le temps. Maintenant, tu es charmant et tu as la classe, vois ça du bon côté. » Fit-elle avec un petit sourire réconfortant.

Une question subsistait malgré tout dans l’esprit de la jeune fille. Elle se demandait comment il avait pu se faire une telle blessure. Après tout, ce n’était pas banal de perdre un œil, comme ça. Il devait y avoir une raison qu’il ne voulait pas lui donner, pour l’instant. Avait-il été battu ? Agressé ? Ce ne pouvait pas être un simple accident, non ? Si c’était le cas, il ne le cacherait pas ainsi. C’était comme pour son bras, il y avait quelqu’un à l’origine de tout cela. Elle était curieuse, elle désirait connaitre la vérité. En espérant que Will veuille bien lui donner…


-« Mais… comment tu… comment c’est arrivé ? » Demanda-t-elle timidement.

Ses doigts glissèrent doucement sur la joue de son ami. Le sujet était délicat, elle en convenait. Elle espérait pouvoir mettre le rouquin un peu plus à l’aise et pour cela elle n’hésita pas à lui redonner son cache-œil. Attrapant la main de l’homme, la jeune fille y déposa son bien avant de refermer ses doigts dessus. Peut-être ne voulait-il pas afficher cela plus longtemps. Pourtant, Erïka était loin d’être dérangée par son œil. Elle l’observait avec fascination, cherchant à découvrir comment un simple voile avait pu, ainsi, l’empêcher de se servir de cet œil. Comment avait-il été blessé pour ne pas être crevé ou retiré de son orbite ? Penchant légèrement la tête sur le côté, Erïka put, pour la première fois depuis leur rencontre, fixer William dans les deux yeux.

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William McKellen
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MessageSujet: Re: Ma nouvelle famille [Riri/Will] (terminé)   Jeu 12 Juil 2012 - 12:21

La journée avait été riche en émotions. D'abord Erïka avait secoué les puces de William pour le sortir de sa torpeur et le faire redevenir lui-même, ils étaient ensuite venus chez Anieta pour préparer le déménagement dans la joie et la bonne humeur, riant jusqu'à ce qu'ils manquent de souffle, puis la russe avait fini par se confier au rouquin à propos de ce qu'il s'était passé en ces lieux, provoquant en elle de bien tristes émotions. Ce défilé de sentiments était des plus éprouvants mais il avait aussi quelque chose de libérateur. Will se sentait mieux désormais. Ses problèmes étaient loin d'être réglés mais au moins maintenant il les acceptait et continuait d'aller de l'avant. Il désirait qu'il en soit de même pour Erïka, encore sous le choc d'avoir tué un homme même si c'était pour sa propre survie. On ne s'en remettait jamais vraiment. C'était le genre de chose qui laissait de profondes cicatrices au fond de soi, Will en savait quelque chose. Si certaines personnes s'habituaient à tuer, ce n'était clairement pas son cas. On aurait pu croire qu'avec le temps et les autres meurtres le rouquin aurait pu tout simplement s'en moquer, mais ce n'était pas le cas. Néanmoins, se confier, en parler à quelqu'un permettait de soulager une partie du fardeau que l'on avait sur les épaules. Will avait mis des années à confesser son premier meurtre et il était étonné qu'Erïka en parle plus facilement que lui. Enfin facilement... tout était relatif.

Il était difficile de savoir quoi dire dans ce genre de situation. La jeune femme, elle, avait fait preuve de douceur mais aussi de colère lorsque Will avait expliqué le meurtre de son père. Bien sûr, ce n'était pas après lui qu'elle en avait, sa colère n'était pas dirigée contre son ami mais contre celui qui avait failli le tuer. Après tout, William aussi ressentait une profonde colère envers la mère de son amie, néanmoins, il essaya de la taire alors qu'il parlait à Erïka, préférant privilégier la douceur et l'affection qu'il avait pour la russe. La colère viendrait plus tard. Si un jour il recroisait sa mère, il n'était pas certain de pouvoir se retenir. Mais pour l'instant, ce n'était pas le cas et il s'efforçait de soutenir sa petite soeur dans cette épreuve qu'était un meurtre.

Voir Erïka pleurer lui faisait mal au coeur mais c'était un mal nécessaire, il le savait. C'est pour cela qu'il ne lui disait pas d'arrêter de pleurer, de sécher ses larmes, au contraire. Il fallait que ça sorte. Une fois calmée, la jeune femme ne dit pourtant rien. Pour lui confirmer une nouvelle fois son soutien alors qu'il lui essuyait une larme, Will lui affirma qu'ils seraient là pour elle. Erïka prit enfin la parole pour le traiter d'imbécile et l'accuser de l'avoir fait pleurer. Un peu surpris par cette révélation inattendue, il haussa les sourcils. C'était sa faute à lui ? Pourtant, elle pleurait avant même qu'il ne dise quoique ce soit. Avait-il enfoncé le couteau sans le vouloir ? Sur le coup, il se sentit coupable de lui avoir fait de la peine et ne comprenait pas ce qu'il avait dit de travers. Se faire traiter d'imbécile par contre, il avait l'habitude. Pourtant, en y regardant de plus près, Erïka n'avait pas dit ça sur un mauvais ton. Ca ne sonnait même pas comme un reproche. Alors... pleurait-elle parce que ses mots l'avaient touchée ? C'était bien possible. Connaissant Erïka et sa façon de réagir habituellement, Will finit par se dire qu'elle ne lui en voulait pas, au contraire
.

"J'ai jamais été réputé pour être très futé. Par contre, j'ferai n'importe quoi pour mes proches, même si j'dois les faire pleurer !" répondit-il avec un sourire réconfortant, presque amusé

Anieta entra dans la pièce, probablement attirée par les pleurs de sa petite fille et vint l'étreindre, lui demandant ce qui n'allait pas. Will se joignit à l'étreinte, invité par les deux femmes et s'efforça de leur donner le plus de douceur possible, surtout à Erïka qui en avait le plus besoin. Celle-ci n'expliqua rien à sa grand-mère, se contentant de dire que bientôt tout irait mieux. Will n'en doutait pas. Ce déménagement était un nouveau départ pour tous et le rouquin comptait bien veiller à ce que tout se déroule pour le mieux. Le borgne admirait Anieta pour avoir réussi à faire face à sa fille. Ce ne devait pas être facile de voir son propre enfant tourner si mal et faire du mal ensuite à ses propres enfants. Du peu qu'il connaissait la vieille femme, Will savait que ce n'était sûrement pas sa faute ou par manque d'éducation. Le mal avait clairement été fait après. Anieta aussi avait besoin de soutien pour rester forte comme elle l'était et Will comptait bien le lui apporter. Après tout, ils étaient désormais de la même famille.

La vieille femme quitta finalement la pièce, les laissant seuls. Dormir leur ferait le plus grand bien. Will rendit une dernière étreinte à sa petite soeur avant de réaliser un peu tard qu'elle lui avait retiré son précieux cache-oeil. Il ignorait si elle l'avait fait exprès ou si ce n'était qu'un accident mais sur le coup, il n'y pensa même pas. Elle l'avait entre les mains, ce qui signifiait qu'il ne l'avait plus sur l'oeil. Surpris et appeuré, Will se braqua, lui posant une question réthorique à laquelle il n'attendait pas vraiment de réponse. C'est en voyant le visage déconfit de la jeune femme qu'il comprit qu'il avait mal réagit. Personne ne devait y toucher, personne. Néanmoins, Erïka n'était pas n'importe qui et elle avait le droit de savoir. La pauvre adolescente venait de se faire crier dessus alors qu'elle n'avait clairement pas besoin de ça. Will se pinça les lèvres et baissa la tête, confus. Il s'en voulait de s'en prendre à elle sans véritable raison. Elle qui était encore fragile risquait de mal réagir
.

"Ex... Excuse moi Rika... J'voulais pas te crier d'ssus, j'suis désolé... vraiment. C'est juste que... j'm'y attendais pas et que j'supporte pas d'pas le porter... C'est une habitude, ça fait partit d'moi... J'me sens tout nu sans ça... Pardon." fit-il en relevant le regard vers elle, penaud

Il se sentait tendu. La seule personne qui l'avait vu sans était Amy et il ne lui avait même pas montré volontairement. Certes, actuellement il s'agissait d'Erïka, de sa petite soeur, mais malgré tout, il ne prenait pas ça à la légère. Si c'était le cas, il ne porterait même pas de cache-oeil. Mais puisqu'il ne le portait maintenant plus, autant lui montrer la vérité, ce qu'il fit. C'était la première fois qu'elle pouvait voir ses deux yeux. Par chance, il n'avait pas été crevé et ce n'était pas si choquant que ça. Mais pour lui, la signification était bien pire. Il lui expliqua vaguement, la laissant voir cet oeil si longtemps caché et resta ensuite silencieux, ne détaillant rien. Il ne bougea pas lorsqu'il vit la main de la russe se rapprocher de son visage et la laissa faire lorsqu'elle toucha sa cicatrice. Il avait confiance en elle, il savait qu'elle ne lui ferait pas de mal, qu'elle ne le jugerait pas. Mais ce n'était jamais simple non plus à dire. Erïka prit la parole à son tour, expliquant que tout cela faisait partit de lui, que même en le dissimulant, les choses ne s'effaceraient pas. Il savait bien qu'elle avait raison mais ce n'était jamais facile à admettre. Pour conclure sa phrase, elle n'hésita pas à lui faire un compliment, ce qui le fit sourire, touché
.

"C'est vrai, ça fait partit d'moi. C'est c'qui a fait d'moi ce que j'suis maintenant. Mais ça reste pour moi un mauvais sou'venir. Ca m'permet de mieux cacher aux autres ce que j'suis... Mais bon, comme tu dis, au moins ça m'donne un signe distinctif ! Puis quand j'me dédouble, ça m'fait deux yeux au final." répondit-il avec un léger sourire

Erïka souhaitait tout de même savoir comment cela était arrivé. Il ne pouvait pas lui en vouloir d'être curieuse, il l'était lui aussi. Et puisque le sujet était abordé, il était inutile de cacher la vérité. De toute façon, elle aurait fini par l'apprendre un jour ou l'autre, c'était l'occasion. Ainsi, on pouvait dire qu'il n'avait plus rien à lui cacher, qu'elle connaitrait ainsi de lui toutes les horreurs qu'il avait pu faire. Il ne doutait pas que rien ne changerait entre eux. Si cela avait dû se produire, cela l'aurait été bien plus tôt, lorsqu'il lui avait avoué le meurtre de Ronald. Sentant la main de la jeune femme sur sa joue, il reprit courage. Appuyant sa joue contre sa main, il ferma les yeux, profitant de l'instant, se motivant à aborder de le sujet. Il rouvrit les yeux lorsqu'il sentit quelque chose entre ses mains : son cache-oeil. Même si elle lui avait rendu, il ne s'empressa pas de le remettre. A quoi bon ? Elle avait déjà vu ce qu'il cachait après tout. Regardant un instant son cache-oeil, Will se remémora son passé
.

"C'était y a longtemps. J'avais 16 ans. J'étais dans les rues d'New York d'puis plusieurs mois déjà, j'm'y adaptais plus ou moins bien on va dire. Ca a pas l'air comme ça mais c'pas évident d'y survivre, surtout pour un gamin. Du coup, j'm'étais procuré un couteau pour m'défendre au cas où. Un jour, j'ai voulu défendre un type qui s'faisait agresser et j'me suis retrouvé impliqué dans la bagarre. Manque de bol, les mecs en face étaient aussi armés et comme j'savais pas encore vraiment me battre, j'ai pris un coup sur l'oeil. C'était pas profond, c'était juste en surface mais ça pissait l'sang et c'était atroc'ment douloureux. Si j'avais eu d'l'argent, si j'vivais pas dans la rue, p't'être qu'mon oeil aurait pu être sauvé, j'sais pas. Mais j'ai rien pu y faire, du coup c'est resté comme ça et depuis, j'vois plus rien d'cet oeil. Ca, c'est pour la partie "héroïque"." expliqua t-il en relevant les yeux vers sa soeur "Sauf que ça s'est pas arrêté là. J'imagine que si j'avais rien fait, j'me serai fait tué par la suite. J'doute qu'ils se seraient contentés d'un oeil... Enfin quoiqu'il en soit... sur le coup, j'ai vraiment eu mal. J'avais peur, j'étais blessé, j'croyais que j'allais crever. A cause d'la douleur, j'ai pas réfléchis, j'ai agis par réflexe. J'ai poignardé l'type en face de moi juste après et il s'est jamais r'levé. Sur le coup j'ai pas réalisé... j'avais juste agis par réflexe. C'était la première fois que j'tuais quelqu'un. J'me suis enfuie, personne n'en a jamais rien su. Alors du coup... cet oeil en moins et là pour m'rappeler c'que j'ai fait et à quel point la vie est merdique parfois." ajouta t-il en laissant échapper un soupir

Tendant la main, il attrapa la main de la russe dans la sienne et la pressa doucement. Oui, la vie était pourrie, mais elle offrait parfois son lot de belles choses pour compenser. Il avait rencontré Amy qui ne le quittait plus depuis. Il avait rencontré Emma qui les avait conduit à l'Institut. Il avait rencontré Erïka qui était devenue plus proche de lui que ne l'avait jamais été sa propre soeur. En comparaison, il se trouvait plutôt chanceux au final. Il savait que malgré cet aveu, elle ne le rejetterait pas
.

"Mais en même temps, faut bien compenser tout l'bonheur qu'vous m'apportez. Ca valait l'coup. P't'être que sans ça, j'vous aurais jamais rencontré. Puis bon, m'reste toujours un oeil, ça aurait pu être pire, j'aurai pu crever ! Au moins maint'nant, j'suis là pour profiter d'vous, ça vaut bien tous les yeux du monde."

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"Monseigneur William le Borgne de Philadelphie, Roi des Aveugles et Chevalier Servant de la Demoiselle Amylia"


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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Ma nouvelle famille [Riri/Will] (terminé)   Ven 13 Juil 2012 - 7:09

Erïka avait séché ses chaudes larmes, provoquées par la beauté et la sincérité des paroles de son ami. Elle n’aurait jamais imaginé qu’elle aurait pu avoir une telle réaction face à de simples mots. Si, quelques instants plus tôt, elle avait versé quelques larmes sous le coup de la tristesse, de la peur de voir son histoire se produire de nouveau, elle les versait maintenant parce qu’elle était touchée, émue, par les paroles réconfortantes de Will. Il était si gentil, si doux, si compréhensif… l’homme parfait ! Il avait tout pour plaire à Erïka… ou presque. Bien qu’il soit un idéal masculin, il lui manquait quelque chose. Il n’avait pas ce petit quelque chose, ce truc inexplicable qui ferait vibrer le cœur de la russe. C’était probablement mieux ainsi. Malgré le fait qu’il possédait la grande majorité des qualités de ce monde, l’adolescente ne se voyait pas en couple avec lui. Elle lui portait un amour fraternel sans failles, ce qui était puis puissant que tout autre type d’amour et d’affection à ses yeux. Tant qu’il était là, elle n’avait besoin de personne d’autre. Le grand amour pouvait aller se faire voir…

Encore un peu sensible après cette foule d’émotions l’ayant assaillie de plein fouet, la jeune fille n’avait pas retrouvé les précieuses barrières qui lui permettait de s’immuniser face aux paroles et aux gestes de quiconque, la revêtant d’un masque d’indifférence. Elle était toujours sensible, bien qu’elle tentait de faire de son mieux afin de rester forte. Cependant, lorsque Will lui cria dessus car elle lui avait retiré son cache-œil, les yeux de l’adolescente se remplirent d’eau. Elle n’aimait pas ce ton colérique, le rendant pratiquement effrayant à ses yeux. Voir une personne si joyeuse et si douce devenir soudainement si agressive envers elle l’intimidait. Si le rouquin décidait d’être réellement méchant à son endroit et de lui faire du mal, elle aurait probablement du mal à se défendre contre lui, paralysée par la peur et l’incompréhension. Cependant, Will était son frère, il ne lui ferait jamais de mal. Il était là pour elle, pour la protéger, pour la rendre heureusement, il l’avait lui-même dit.
Évitant le regard du rouquin, la jeune fille observa le cache-œil qu’elle tenait en main, ravalant ses larmes. Elle ne voulait pas lui montrer que cela l’affectait, malgré qu’à son air, il était difficile de mentir à qui que ce soit. Lorsque le rouquin repris la parole afin de s’excuser, elle leva de nouveau le regard vers elle, ses magnifiques yeux bleus éclatants plus que jamais sous ce mince voile d’eau lui brouillant la vue.


-« Ex... Excuse moi Rika... J'voulais pas te crier d'ssus, j'suis désolé... vraiment. C'est juste que... j'm'y attendais pas et que j'supporte pas d'pas le porter... C'est une habitude, ça fait partit d'moi... J'me sens tout nu sans ça... Pardon. »

Essuyant, d’un geste de la main, ses yeux, l’adolescente fit un silencieux signe de tête, acceptant sans hésitation ses excuses. Ce n’était que la surprise, un simple réflexe qu’il n’avait pu contrôler. Erïka se sentait soulagée, sachant maintenant que son cher frère n’était pas réellement fâché contre elle. Après tout, à ses yeux, elle n’avait rien fait de mal, seulement retirer son cache-œil… qui avait une plus grande signification qu’elle n’aurait pu le penser.

-« Excuses acceptées, grand frère. »

Curieuse, la jeune fille ne put s’empêcher de lui poser des questions sur son cache-œil, sur la provenance de cette cicatrice marquant son visage. Elle voulait connaitre l’histoire, sachant bien que cela ne changera rien de sa façon de le regarder. Après tout, il restait Will, son frère et meilleur ami, peu importe ce que cachait ce bandeau. Elle ne se doutait pas qu’un autre meurtre se cachait derrière toute cette histoire… mais elle n’allait pas tarder à le découvrir.

Cacher aux autres ce que l’on est réellement… Will lui ressemblait tant. Douée pour dissimuler ses véritables émotions, détournant parfois la vérité afin de ne pas avoir recours au mensonge, l’adolescente savait comment jongler avec les mots et ce, peu importe la langue. Elle comprenait bien que le rouquin désirait cacher certaines parties de sa vie aux autres, ne souhaitant pas étaler ses crimes passés au grand jour. Si ce cache-œil lui permettait de cacher aux autres certaines vérités, certains souvenirs, il était libre de le porter. Ainsi, comme il le disait lui-même, il pouvait cesser de ressasser de vieilles histoires pas très jolies. Justement, cette histoire pas très drôle liée à la perte de son œil intéressait grandement la mutante qui désirait connaitre la vérité.
Déposant le précieux cache-œil dans la main de son ami, Erïka attendit patiemment qu’il débute son histoire, l’écoutant avec grande attention. Concentrée sur les paroles de Will, elle ne pensait plus à ses propres problèmes. Elle ne pensait qu’à lui, qu’à ce qu’il avait vécu, imaginant les terribles événements qu’il décrivait. Ça lui faisait mal au cœur d’imaginer ce genre de choses. Will ne méritait pas ce qui lui arrivait. Il n’avait jamais demandé ça, il avait voulu aider et… voilà ce qu’il récoltait. C’était ignoble. La douleur physique devait être aussi horrible que celle de la solitude. Comme elle aurait aimé être là lorsqu’il fut blessé afin de le soutenir, de le soigner, de régler le compte du salaud qui avait osé faire ça ou même… empêcher cet événement de ce produire. Malheureusement, elle ne pouvait changer le passé. Elle ne pouvait lui éviter de souffrir. Tout ce qu’elle pouvait faire était de s’occuper de son ami et de le protéger contre les dangers futurs. Elle ne le laissera plus jamais seul, quoi qu’il arrive.

Elle sentit la main de Will se poser sur la sienne, la serrant doucement. La jeune fille sourit doucement. Ils n’étaient plus seuls. Ils étaient ensemble contre le monde. Personne ne pourra leur faire du mal tant qu’ils se soutiendront. Il avait vécu d’affreuses épreuves et, malgré tout, il continuait à vivre avec le sourire. Il était la preuve vivante qu’il était possible de s’en sortir sans sombrer dans le gouffre sans fond de la déprime. Fixant son frère dans les yeux, Erïka décelait ses émotions et n’avait aucun mal à les ressentir tout au fond d’elle. Elle partageait cette douleur, elle était prête à la recevoir en entier si cela pouvait le libérer d’un poids. Il ne méritait pas ces malheurs, ni même cette famille qui osait le rejeter. Tant qu’elle sera vivante, la russe se promettait de tout faire en son pouvoir afin de faire naitre la joie dans son regard, quitte à se balader dans l’institut avec le chapeau de Pikachu qu’elle portait toujours.
Préférant le silence à des mots inutiles, l’adolescente serra la main de son ami, lui signifiant qu’elle était toujours là. S’il avait besoin de se confier, elle sera là pour l’écouter. S’il désirait pleurer, elle lui offrirait ses bras réconfortants. S’il voulait rire, elle tentera les pires conneries afin de voir naitre un simple sourire. Il était son frère, elle ferait tout pour lui.


-« Mais en même temps, faut bien compenser tout l'bonheur qu'vous m'apportez. Ça valait l'coup. P't'être que sans ça, j'vous aurais jamais rencontré. Puis bon, m'reste toujours un oeil, ça aurait pu être pire, j'aurai pu crever ! Au moins maint'nant, j'suis là pour profiter d'vous, ça vaut bien tous les yeux du monde. »

-« La vie est une pute. Il faut payer cher pour connaitre le bonheur. On a dû sacrifier beaucoup pour arriver là où on est aujourd’hui. On n’a pas le choix de vivre avec ce qu’on a fait… même si c’est dur… L’important est que tu sois vivant. On ne peut pas changer le passé, mais c’est lui qui a fait en sorte que tu sois ici. À partir de maintenant, on se lâche plus, on se serre les coudes. Je ne veux pas te voir souffrir et je ferais en sorte que tu n’ailles plus jamais à te salir les mains. Toutes ces personnes que tu as… éliminées de cette planète, elles ne méritent pas que tu ailles des remords. Je ferais en sorte que tu passes à travers ça et que tu te pardonnes, peu importe le temps que ça devra prendre. Parole de Mouniche ! »

Elle sourit en repensant à ce drôle d’animal qu’il avait créé à partir des mots « moufette » et « caniche ». Will et elle étaient les seuls à comprendre ce que cela signifiait et c’était parfait ainsi. Ils avaient leurs petits secrets, leurs petits jeux, ils avaient leur petit jardin à eux où se cultivait leur relation de sincère amitié. Erïka se souvient de cette relation qu’elle avait avec son frère jumeau alors qu’ils étaient gamins. C’était tout à fait semblable à cela. Ils riaient, pleuraient, se supportaient, s’engueulaient et toutes les épreuves qu’ils avaient vécus n’avaient fait que les rapprocher… jusqu’à ce qu’ils décident de tracer leur propre voix sur des chemins séparés.

Erïka se leva soudainement. L’heure était tardive et il serait temps d’aller dormir. Cependant, allaient-ils vraiment le faire ? Entre le moment présent et celui où ils s’endormiront paisiblement, ils trouveront probablement l’occasion de faire plein d’autres conneries. Quoi qu’il en soit, pour l’instant, la jeune fille allait se dégourdir les jambes en allant chercher discrètement son sac dans le salon, là où elle l’avait déposé à son arrivée.


-« Je vais chercher mon sac. Je reviens. »
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MessageSujet: Re: Ma nouvelle famille [Riri/Will] (terminé)   Sam 14 Juil 2012 - 11:58

William était content de voir qu'Erïka avait séché ses larmes. Il n'était pas contre le fait qu'elle exprime sa tristesse et qu'elle évacue ce surplu de sentiments et d'émotions mais le fait qu'elle venait de s'arrêter le rassurer. Cela prouvait qu'elle allait un peu mieux, qu'elle avait surmonté ce passage à vide et qu'elle pouvait repartir du bon pied. C'était tout ce que le rouquin désirait. Peu avant dans la journée, elle lui avait elle-même tendu la main pour l'aider à table rase du passé et à remonter en selle, il ne pouvait donc se contenter de rester sans rien faire. Bien qu'elle l'ait accusé de l'avoir fait pleurer, Will ne se sentait pas coupable. Certes, c'était ses mots qui l'avaient touchée mais puisque c'était dans le bon sens du terme, où était le mal ?

Cependant, il se sentait maintenant coupable de voir les larmes revenir à la charge dans les yeux de la jeune femme. Elle ne pleurait pas mais c'était tout comme. Elle qui en temps normal ne montrait pas ses véritables émotions, là on pouvait simplement lire dans ses yeux ce qu'elle ressentait, comme si cette carapace qu'elle portait d'habitude avait été brisée pour la soirée. Il savait qu'en sa compagnie elle se révélait être plus détendue, plus joyeuse, qu'elle ne faisait plus semblant et il ne désirait pas qu'elle croit que c'était une erreur, non, surtout pas. Il n'avait pas voulu s'en prendre à elle et encore moins lui crier dessus, surtout après le discours qu'il lui avait tenu juste avant mais il n'avait pas pu lutter contre le réflexe qu'il avait eu. S'il y avait bien une chose à laquelle il ne voulait pas qu'on touche, c'était son cache-oeil. Si en valeur matérielle, il ne valait rien, c'était sa symbolique et le passé qu'il transportait en lui qui tenait à coeur le mutant. Mais ça, la russe ne pouvait le deviner sans qu'il ne le lui explique.

Penaud de lui avoir parlé de travers, Will s'excusa platement auprès d'elle, espérant qu'elle ne lui en tiendrait pas rigueur et qu'il ne l'avait pas ébranlée davantage. Grâce à son hochement de tête silencieux, il comprit qu'elle acceptait ses excuses mais la voir essuyer de nouvelles larmes serrait le coeur du rouquin. Cette fois, c'était bel et bien à cause de lui et il voulait vite effacer ses larmes pour les remplacer par un sourire. Il fut d'autant plus soulagé lorsqu'Erïka lui confirma oralement qu'elle le pardonnait pour sa réaction. Reconnaissant, il lui offrit un sourire désolé. Maintenant que le cache-oeil avait quitté sa tête, il ne sentait même plus ce manque. De plus, il était en présence d'une personne de confiance, il pouvait donc s'en passer sans problème. Mais de là à raconter comment tout ceci était arrivé, c'était une autre histoire.

Néanmoins, il fit rapidement le point sur la situation et se décida à tout raconter. Après tout, Erïka ne l'avait jamais trahie et il savait qu'elle ne le ferait jamais, elle. Dans un sens, ils étaient semblables. Ils n'avaient pas vécu exactement la même vie, mais leurs déboires étaient similaires. Abandonnés, trahis, avec du sang sur les mains... ils ne pouvaient que se comprendre. Il se sentait plus proche d'elle que de Zoey et quelque part, cela lui faisait un bien fou de passer à autre chose, de ne plus regretter d'avoir perdu ce lien familial, remplacé par un autre, bien plus fort. Il n'avait pas besoin de sa famille pour vivre. Ils avaient ses proches, cela lui suffisait. Mais ça, il lui avait fallut du temps pour le comprendre. Désormais, il savait sur qui il pouvait compter et regagnait confiance en lui petit à petit. Le passé était le passé, personne ne pouvait le changer, même avec tous les supers pouvoirs du monde. Il fallait l'accepter et continuer d'avancer malgré tout.

Comme prévu, à la fin de son récit, Erïka était toujours là. Elle n'était pas partie, ne l'avait pas traité de tous les noms, n'avait pas retiré sa main de la sienne... au contraire, elle la lui serrait même, libérant d'un poids le rouquin. Encore une fois, elle lui offrait la preuve que quoiqu'il fasse, elle ne le rejetterait pas, tout comme Amy. Oui mais voilà, pourquoi avait-il été incapable d'expliquer à Amy ce qu'il s'était passé avec son père ? Elle qui était à ses côtés depuis maintenant six ans, qui ne l'avait jamais quitté, jugé ou trahi, celle qu'il aimait et avec qui il comptait bien faire sa vie... il n'avait pas pu. C'était peut-être justement pour ça. De peur de la perdre. Il avait toute confiance en elle mais la peur était plus forte encore. S'il la perdait, il n'y survivrait probablement pas.

La russe le coupa dans ses pensées en donnant son avis à propos de ce qu'il lui avait révélé. Elle avait raison, ils n'y pouvaient rien. Tout ce qu'ils pouvaient faire désormais était de rester unis et de faire face ensemble aux éventuels problèmes qui croiseraient leurs routes. Oui, ensemble, rien n'était impossible. Son discours était sérieux et juste mais la façon dont elle le ponctua fit rire William. Qui d'autre aurait pu comprendre ce mot qui n'avait de signification qu'à leurs yeux ? Le rouquin était une fois de plus touché par les intentions de la jeune femme
.

"Tu sais mon Mouniche adoré, j'dois avouer que t'as raison. Même si on en a chié ben... grâce à ça, nos routes ont pu s'croiser. Sûr qu'ça fait jamais plaisir d'vivre tout ça mais si c'était l'étape obligée pour ensuite pouvoir s'trouver, ça valait l'coup. Comme tu l'dis, au moins on est plus seuls, on a des gens sur qui compter et ensemble on s'ra toujours plus forts. P't'être que j'ai buté des salauds, p't'être que ça fait d'moi un assassin mais... dans un sens, j'regrette pas... même si ça m'rend malade. J'sais pas si j'accepterai c'que j'ai fait un jour mais ça d'vait être fait. Et j'préfère qu'ce soit par moi qu'part vous. J'vous protégerais même si j'dois encore me salir les mains. Sois simplement à mes côtés, ça m'suffit amplement. Ton soutien vaut tout l'or du monde." affirma t-il en souriant

Il baissa les yeux, repensant à Amy. Elle ne méritait pas ce qu'il lui avait infligé pendant deux semaines. Lui pardonnerait-elle ? Sur ce point là aussi il se sentait coupable. Avait-il bien fait d'en parler d'abord à Erïka ? Il sentait que oui mais n'en était pas certain. Pressant légèrement la main de la russe, il se donna du courage
.

"J'ai pas été cool avec Amy... Elle a prit soin d'moi depuis mon r'tour et j'lui ai rien dit... Pas un mot à propos d'tout ça. Elle le mérite pas. Ou plutôt c'moi qui la mérite pas. Mais... quelque part j'ai peur. J'ai peur d'sa réaction, j'ai peur qu'elle me laisse... et ça j'le supporterai pas. C'est idiot non ? C'est la femme que j'aime, j'ai confiance en elle, elle m'a jamais trahi mais... j'ai quand même peur malgré tout." confia t-il en laissant échapper un léger soupir

Il ne voulait pas s'appitoyer sur son sort, ce n'était pas le but, loin de là. Maintenant qu'il avait reprit du poil de la bête, il n'allait sûrement pas se plaindre ou baisser les bras, ce n'était pas son genre. Il avait simplement besoin d'en parler à quelqu'un et qui de mieux placé pour ça que sa petite soeur ? Puisqu'elle connaissait Amy, elle savait de quoi il retournait et même s'il n'attendait pas vraiment de réponse de sa part, cela le soulageait d'en parler.
La jeune femme se leva soudainement et Will la suivit des yeux. Elle allait chercher son sac ? A cette heure tardive ? Bien qu'elle affirma qu'elle revenait, le rouquin se leva à son tour. Autant l'accompagner, rester seul planté là ne le motivait pas tellement. Il rangea le cache-oeil dans l'une de ses poches de pantalon et lui emboita le pas
.

"J't'accompagne. On sait jamais ! T't'à l'heure, j'me suis fait attaquer par un bleuet sauvage ! Y en a p't'être d'autres !" lança t-il avec un sourire amusé

Suivant sa soeur dans le couloir, Will s'appliqua à ne pas faire de bruit. Le but n'était pas de réveiller Anieta qui avait sûrement autant besoin de repos qu'eux. Sauf que pour eux, cela attendrait encore un peu...


"Hé au fait, c'quand ton anniversaire ? J'le sais même pas, j'fais un piètre grand-frère !" fit-il en chuchotant

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MessageSujet: Re: Ma nouvelle famille [Riri/Will] (terminé)   Lun 16 Juil 2012 - 22:13

Pourquoi la vie devait-elle se montrer si cruelle ? Avait-elle de la rancœur contre l’espèce humaine à laquelle elle faisait subir sa terrible colère ? D’un œil mauvais, elle observait ces êtres évoluant dans un monde dévasté par divers fléaux grandissants dans la société des nombreux pays de cette planète. Elle devait prendre un grand plaisir à contempler cette race qui s’autodétruisait et voir souffrir des personnes qui n’avaient rien demandé, qui avaient seulement commis la faute d’être nés différemment. La vie, selon Erïka, n’était qu’une sale garce capricieuse qui se fichait bien des sentiments des autres, de ce qu’ils pouvaient vivre et ressentir, comme s’ils n’étaient que de vulgaires insectes qu’elle pouvait contrôler à sa guise. Heureusement que, parfois, de bonnes choses pouvaient découler de ces malheureux événements survenant dans la vie des deux mutants. Leur rencontre en fait partie. Au moins, voilà une chose qu’ils étaient bien loin de regretter.

Serrant doucement la main de Will dans la sienne, Erïka cherchait à lui offrir un certain réconfort, bien qu’elle ne savait pas exactement comment s’y prendre. Tout ce qu’elle désirait était le bonheur de son meilleur ami. Lui demander de parler de cette histoire de meurtre n’était peut-être pas une bonne idée, sachant que l’homme était toujours affecté par le récent homicide de son père. En parlant de ce genre de choses, elle ne faisait que raviver une profonde plaie. Il valait mieux changer de sujet, passer à quelque chose de plus joyeux, mais le mal était déjà fait. La discussion se poursuivait alors, l’adolescente faisant tout son possible afin de démontrer à son ami qu’elle était présente, pour lui, peu importe la situation. Il avait tué, certes, mais pouvait-on considérer cela comme de la légitime défense ? Aux yeux de la jeune fille, c’était le cas. Il n’avait fait que se défendre, rien de plus. Jamais elle ne pourra lui en vouloir de se battre afin de conserver sa vie, si précieuse, pouvant lui être retirée à tout moment sans même qu’il s’y attende.

Obstinés et ayant une vision des choses qui se rejoignait sur certains points, les deux mutants désiraient se protéger l’un et l’autre, quitte à se salir les mains. Erïka ne voulait plus que son ami ait recours au meurtre, même si pour cela elle devait commettre un affreux crime. Elle savait qu’il en était de même du côté de Will. Malgré tout, elle ne le laissera jamais faire. Il ne méritait pas ça. Il ne méritait pas de souffrir davantage, autant psychologiquement que physiquement. Elle devait prendre soin de lui, faire en sorte qu’il n’ait plus jamais à assassiner qui que ce soit. Bien qu’elle ne pouvait le surveiller vingt-quatre heures sur vingt-quatre, l’adolescente comptait bien rester sur ses gardes lorsqu’ils seront hors du havre de paix et de sécurité qu’était l’institut. Pas question de le quitter des yeux. Il était peut-être un grand garçon, bien plus vieux qu’elle, mais il n’en restait pas moins son frère. Pour lui, elle était prête à tout.

Le sujet dériva et se porta sur Amy. Était-elle au courant de ce que Will avait fait ? Visiblement, non. Il ne lui avait rien dit durant deux longues semaines. À ce moment, la seule chose à laquelle pensa la jeune femme était sa patience d’or. Il fallait être terriblement patient pour pouvoir supporter de voir la personne aimée être dans un sale état si longtemps sans obtenir de réponse. Avait-elle cherché à connaitre la vérité ? Si c’était le cas, elle n’avait pas réussis à secouer Will suffisamment fort afin de lui faire cracher le morceau. La pauvre, elle devait être morte d’inquiétude. C’était une raison de plus d’aller la chercher dès demain. Ainsi, elle pourra voir que Will se portera beaucoup mieux. Elle en sera probablement soulagée, mais le mystère persistera et elle se devra de confronter son petit ami afin qu’il lui dise la vérité, aussi difficile soit-elle. Après tout, il avait bien réussis à s’exprimer auprès d’Erïka qui n’était pas la meilleure personne à qui se confier.


-« Va falloir que tu lui dises, même si tu as peur. Tu sais, elle t’en voudra pas d’être honnête avec elle. Tu ne peux pas lui mentir, ni lui cacher ça. Tu lui dois des explications. Elle t’aime et je ne vois pas pourquoi elle te quitterait pour ce que t’as fait. C’était toi ou lui. Tu as fait le bon choix et si elle n’est pas capable de le comprendre, c’est qu’elle ne tenait pas tant à toi alors. Demain, tu lui diras tout. Que ce soit à notre retour à l’institut ou bien pendant le déménagement, je m’en fiche. S’il le faut, je vais vous enfermer dans un placard jusqu’à ce que tu lui dises tout. Elle a droit de savoir. Ne la laisse pas se faire du soucis inutilement.»

La jeune fille se leva lorsque la discussion fut close. Elle désirait récupérer son sac dans lequel elle avait rangé son pyjama et quelques affaires personnelles. Que Will la suive ou non, cela ne la dérangeait pas. Elle voulait faire ça rapidement et silencieusement afin de ne pas réveiller sa grand-mère, devant probablement dormir à l’heure qu’il est.

-« J't'accompagne. On sait jamais ! T't'à l'heure, j'me suis fait attaquer par un bleuet sauvage ! Y en a p't'être d'autres ! »

-« Tu crois qu’ils sont en chasse à cette heure-ci ? Va falloir faire gaffe à ne pas marcher sur l’un de leurs pièges ! »

S’éclipsant hors de la pièce et longeant le mur du couloir tel un agent secret en mission, l’adolescente avançait d’un pas lent, surveillant les deux extrémités du couloir afin de s’assurer que la voie était libre. Emportée par son histoire, Erïka se prenait à son propre jeu, se dissimulant légèrement dans la salle de bain, craignant qu’un ennemi ne les repère. Puis, elle poursuivait doucement sa route, silencieusement, s’assurant que Will était toujours derrière elle.

-« Hé au fait, c'quand ton anniversaire ? J'le sais même pas, j'fais un piètre grand-frère ! »

-« Et un piètre agent secret… » murmura-t-elle.

Mais qu’est-ce que c’était que cette question inutile et totalement inappropriée à ce moment important ? Ils étaient en mission, ils devaient récupérer les sacs sans être repérés. Ils ne pouvaient se permettre d’ainsi discuter, même si le rouquin le faisait en chuchotant. S’accroupissant, rampant au sol jusqu’au fauteuil le plus près, lui servant maintenant de cachette ainsi que de bouclier, la jeune fille se tourna en direction de son frère.


-« C’est le 9 Juillet… Ça me fait penser que je ne connais pas le tien non plus. » Répondit-elle en chuchotant.

Regardant attentivement autour d’elle, l’adolescente s’assura qu’il n’y avait personne avant de se diriger rapidement, à quatre pattes, en direction des sacs qu’ils avaient posés dans le salon un peu plus tôt. Elle les attrapa et les trainant lentement avec elle. Alors qu’elle avançait, la jeune fille sentit quelque chose contre sa main qu’elle leva rapidement en l’air en la secouant, laissant tomber une grosse poussière au sol.


-« Attention ! ! Attaque de boule de poussière sauvage ! On a un homme à terre ! » Fit Erïka à voix basse en s’écrasant sur le sol.

Surtout, elle ne devait pas rire. C’était probablement le plus important, car l’un des objectifs de la mission était de ne pas réveiller Anieta. L’adolescente devait alors serrer les lèvres afin de ne pas éclater de rire, se trainant au sol comme si elle avait reçu un projectile en pleine jambe, les sacs en main. Elle tentait de rejoindre Will du mieux qu’elle pouvait, tentant de rester dans le jeu. Viendra-t-il la secourir ?

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MessageSujet: Re: Ma nouvelle famille [Riri/Will] (terminé)   Dim 22 Juil 2012 - 15:26

L'être humain passait son temps à tuer ses semblables. Il n'y avait qu'à voir les inombrables guerres que l'on pouvait répertorier de mémoire d'homme. Elles ne cessaient jamais vraiment. Dès que l'une d'elle stoppait, une autre voyait le jour, plus violente encore. L'humain avait certes évolué mais il était toujours aussi violent et mauvais. Il y avait bien sûr de bonnes personnes, pleines de bonnes intentions et vertueuses mais elles étaient moins nombreuses que les autres. Tuer faisait partit de la nature d'un être humain mais malgré tout, cela laissait des traces en chaque personne qui devait un jour faire face à ce genre de chose, volontairement ou pas.

Erïka et William avaient eux aussi dû faire face à ça. Tous deux avaient du sang sur les mains même s'il ne l'avaient pas cherché. Certaines personnes tuaient par plaisir, d'autres par devoir envers un pays. Eux n'avaient fait que se protéger, que survivre. S'ils n'avaient pas tué, c'est eux qui seraient à déplorer en tant que victimes. Mais leur instinct de survie était plus fort et leur avait permis de rester en vie coûte que coûte. Ayant vécus les mêmes choses, ils pouvaient mieux se comprendre et s'unir pour faire face à de futurs dangers. Ils savaient qu'il était inutile de se voiler la face. Même si Will assurait que tout irait bien, il ne se faisait pas d'illusions. Tout ne se déroulerait pas comme prévu, tout n'irait pas comme sur des roulettes. Après tout, tout ça ne dépendait pas que de leur simple volonté. Ce qui leur était arrivé, il ne l'avait pas cherché. Aussi bien pour l'un comme pour l'autre, les choses n'allaient pas s'arrêter là et ils en étaient conscients. Cependant, en unissant leurs forces et en se soutenant, ils seraient plus forts et cela leur permettrait de tenir le coup, de ne pas sombrer dans la folie ou le rejet total des autres.

C'était ce qu'ils faisaient là, s'avouant leurs crimes passés et se promettant soutien et aide. Même si l'être humain était violent et mauvais par nature, tuer n'était jamais simple. Pour eux, cela marquait un début... mais la fin semblait bien lointaine. Malgré le temps qui passait, malgré la suite des événements, ils ne parvenaient pas à vraiment accepter leurs gestes. Pourtant, il était impossible de revenir en arrière. C'était peut-être mieux ainsi. Au moins, ils ne risquaient pas de devenir à leur tour de violents psychopathes. Toutefois, Will s'inquiétait un peu en ce qui concernait Erïka. Lors de leur passage dans la salle des dangers à l'Institut, celle-ci avait fait preuve de violence et même de sadisme inutile envers un des gardes. Séquelles de sa maltraitance passée ? Possible. Le rouquin ne pouvait la juger. Il aurait sûrement fait pareil. Ces pourritures ne méritaient que ça pour les horreurs qu'ils perpétraient. Néanmoins, il ne fallait pas que la russe prenne cette habitude et devienne comme ceux qu'ils détestaient. Ca, Will ferait tout pour l'en préserver, pour qu'elle n'ait pas à se salir les mains ou à faire ce genre de chose. Elle n'était qu'une adolescente après tout. Forte et téméraire mais une adolescente quand même. William n'appréhendait pas le futur. Si c'était pour elle ou pour Amy, il était prêt à faire n'importe quoi.

Sa main sur celle de la russe, il remarqua la marque qui y trônait encore. Probablement ne guérirait-il jamais totalement, conservant une marque d'une couleur légèrement différente de celle habituelle. C'était en voulant éviter à sa petite soeur de se faire blesser que c'était arrivé, trouant sa main d'une balle. Grâce à Alexïs, Will avait retrouvé la mobilité parfaite de sa main mais la marque était restée. Il n'était plus à ça près de toute façon. Son corps comportait d'autres cicatrices et il ne voyait pas en quoi c'était gênant. Le principal était qu'il soit encore en vie et pas trop handicapé. La seule chose gênante qu'il avait perdue jusqu'à présent était un oeil. Maintenant Erïka était au courant mais ne s'offusqua même pas en voyant le résultat sous le cache-oeil. Si bien que William oublia presque qu'il ne le portait plus. Rangé dans la poche de son pantalon, le morceau de tissu ne lui manquait pas tant que ça. Ca ne changeait pas grand chose entre Erïka et le rouquin, évoluant dans une sphère de totale confiance. Au moins, Will s'y sentait bien.

Seulement, il y avait quelque chose qui lui faisait encore de la peine. Il n'avait rien dit à Amy. Et rien que d'y penser, il se sentait mal. Il n'avait pas été correct avec elle mais il craignait toujours autant sa réaction. Erïka le rassura à sa façon, pointant du doigt le fait qu'il devait lui dire. Il le savait mais ne savait pas par où commencer ni quand lui dire. Cependant, il préférait faire ça au calme, juste entre eux et ne voyait pas trop à quel moment il en aurait la possibilité le lendemain
.

"J'sais bien, c'est idiot. J'ai juste peur d'la perdre, c'est tout. J'ai pas vraiment d'raisons mais... c'plus fort que moi. A croire qu'le coup sur la tête m'a rendu plus con qu'avant ! Enfin d'toute façon j'compte bien lui dire, j'fuierai pas, ça servirait juste à rien. J'préfère qu'elle soit au courant plutôt que de la laisser naviguer dans le flou plus longtemps. Par contre... d'main j'sais pas si on aura l'temps d'en parler. P't'être au retour, histoire d'pas gacher l'déménagement. Enfin j'verrai demain j'pense. Place à la bonne humeur !" répondit-il avec un sourire assuré

Erïka se leva pour quitter la pièce, expliquant qu'elle allait chercher son sac. Will se leva pour faire de même, pas motivé pour rester seul. Bien sûr elle n'avait pas besoin qu'on l'accompagne mais le rouquin avait envie de se dégourdir un peu les jambes. L'appartement n'était pas gigantesque mais il y avait toujours de quoi s'amuser, surtout avec les nouvelles piles de cartons. Will entama une nouvelle discussion tout en constatant l'attitude étrange de son amie. Celle-ci avançait lentement, regardant de tous côtés avant de bouger. Craignait-elle que quelqu'un ne surgisse soudainement de nulle part ? Vu l'air qui marquait son visage, Will fut rassuré. Elle ne faisait que jouer, rien de plus. La voilà qui s'accroupissait avant de prendre refuge derrière un fauteuil avant de répondre à sa question. Pas contrariant et prit au jeu, le rouquin la suivit discrétement, rampant à son tour. A cause de sa grande taille, il n'avait pas d'autre choix que de ramper pour ne pas dépasser de derrière les meubles
.

"Noté ! Amy c'est l'treize juillet, presque en même temps qu'toi ! Faudra faire une p'tite fête ! Moi c'est l'huit avril." répondit-il en chuchotant

Pendant ce temps, Erïka ne resta pas inactive et se dirigea vers les sacs avant de s'en emparer et de tenter de rejoindre l'endroit où se trouvait Will qui n'avait pas bougé. Il se contentait de regarder autour de lui d'un air suspicieux au cas où il y aurait un piège quelque part. Ce n'est que lorsqu'Erïka reprit la parole qu'il tourna la tête vers elle pour comprendre de quoi elle parlait. Voyant le mouton de poussière, Will prit un air faussement horrifié, comme s'il s'agissait d'un ennemi redoutable. Il se redressa d'un bon, oubliant sa couverture derrière le canapé et se dirigea rapidement vers l'aspirateur qui était rangé à côté des cartons, prêt à être embarqué le lendemain. L'attrapant, il l'entraina avec lui et pointa la poussière avec, la menaçant de la sorte bien que l'appareil n'était évidemment pas allumé
.

"Arrière démon ! Tu n'auras pas ma partenaire !" lança t-il pas trop fort pour ne pas faire trop de bruit, agitant l'aspirateur comme s'il s'agissait d'une épée

Repoussant bravement le mouton, il laissa l'aspirateur en plan et se dirigea vers Erïka qui rampait comme elle le pouvait. Il se pencha vers elle et la regarda comme si elle était blessée, prenant une expression inquiète
.

"Tiens bon ! J'vais chercher d'quoi te guérir !" fit-il en retirant sa chemise et en la posant sur Erïka "Voilà ma ch'mise porte-bonheur ! Elle t'protégera pendant mon absence !" ajouta t-il avant de s'éloigner accroupit

Rejoignant rapidement la cuisine, il attrapa un bleuet dans le bol où ils les avaient rangés et retourna illico dans le salon. Faisant une glissade sur le parquet comme s'il évitait des tirs ennemis, le rouquin rejoignit la russe et lui donna le bleuet
.

"Mange la baie médicale ! Tu s'ra sur pieds aussitôt et on pourra rejoindre not' base avant l'arrivée des renforts enn'mis !"

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MessageSujet: Re: Ma nouvelle famille [Riri/Will] (terminé)   Dim 29 Juil 2012 - 17:10

La peur. Il n’y avait aucun sentiment plus humain que cela. Quiconque prétendait n’avoir aucune crainte, aucune phobie, n’était qu’un menteur. Il y avait toujours quelque chose, une petite bête noire, tapie dans les ténèbres de notre subconscient, prête à bondir à tout moment. Cette peur avait toujours une origine, bien que parfois difficile à décelée. La seule chose à faire était de l’affronter, aussi ardue était cette épreuve. Erïka en savait quelque chose. Elle avait combattu certaines de ses peurs et en avait vu d’autres naitre de certaines expériences douloureuses, cauchemardesques. Il devait en être de même pour Will. Il avait vécu tant d’épreuves, surmonté tant d’obstacles, bien des choses l’avaient marqué et il lui confiait tout cela en espérant qu’elle ne le rejette pas. Jamais. Will ne méritait pas cela. Il était gentil, attentionné, il désirait faire le bien et non sombrer dans les griffes du mal. Il avait eu la chance de rencontrer une femme formidable avec qui passer les meilleurs moments de sa vie, il tentait à elle et s’y raccrochait par amour. Elle ne pouvait lui être enlevée. Elle ne pouvait le quitter. Elle allait comprendre. Comprendre ce qu’il avait vécu, pourquoi il avait posé certains gestes. Si elle l’aimait réellement, et Erïka n’en doutait pas, elle allait lui pardonner ses erreurs, son comportement des dernières semaines, et sera là pour le soutenir dans les épreuves à venir.

-« L’important est que tu ne tarde pas trop à lui dire la vérité. Elle doit se faire tout un tas de scénarios, faut pas que tu la laisses dans l’inconnu plus longtemps. Il faut qu’elle comprenne ce qui s’est passé ces dernières semaines et pourquoi tu es soudainement redevenu notre bon vieux Will. Sinon, elle sera totalement larguée. »

Mettant fin à la discussion, Erïka se leva dans le but de récupérer son sac, dans le salon. Ne souhaitant déranger sa grand-mère, endormie dans la chambre au bout du couloir, l’adolescente avançait à pas de loup, se prenant soudainement pour une espionne en mission. Elle rasait les murs et se dissimulait derrières divers objets jusqu’à trouver l’objet tant recherché : son sac. Alors qu’elle s’avançait toujours aussi lentement afin de s’en rapprocher, Will se mit à chuchoter, abordant un sujet totalement opposé à la scène présente. Elle n’avait pas compris le cheminement de son esprit pour arriver à penser à son anniversaire. Maintenant que la conversation était engagée sur le sujet, la jeune fille pris la peine de répondre à sa question et de lui retourner celle-ci.

-« Noté ! Amy c'est l'treize juillet, presque en même temps qu'toi ! Faudra faire une p'tite fête ! Moi c'est l'huit avril. »

Huit avril… Cela signifiait qu’elle était passée depuis un moment, déjà. Zut. Elle se rattrapera pour l’année d’après, dans ce cas. Malgré tout, il lui restait l’anniversaire d’Amy qui approchait à grand pas. Elle allait devoir réfléchir à cela… mais pas pour l’instant. Se couchant au sol, rampant lentement vers ce qu’elle convoitait, Erïka attrapa son trésor et tenta de revenir rapidement vers Will. Cependant, un terrible obstacle lui barra la route ! Un mouton de poussière ! Il était sauvage, sanguinaire, et l’attaquait sans pitié ! Seule contre cet ennemi, Erïka ne pouvait rien. Elle était au sol, blessée. Il lui fallait de l’aide, sinon elle allait y passer. Puis, soudainement, une forme se dessina dans la pénombre, attrapa vaillamment l’aspirateur afin de faire mine d’avaler le mouton de poussière, sauvant ainsi la pauvre jeune fille. Se redressant lentement, elle tentait de se trainer plus loin, hors de la pièce, mais en vain. Son mystérieux sauveur, n’étant nul autre que Will, se précipita auprès d’elle afin de constater de la gravité de ses blessures. Déposant délicatement sa chemise porte-bonheur sur les épaules de l’adolescente, le rouquin se précipita à la cuisine pour en revenir, quelques secondes plus tard avec un remède miracle.

-« Mange la baie médicale ! Tu s'ra sur pieds aussitôt et on pourra rejoindre not' base avant l'arrivée des renforts enn'mis ! »

Aussitôt, la jeune fille goba le bleuet, le mâchant légèrement avant de l’avaler. Elle attendit quelques secondes, comme si elle cherchait à ressentir les effets bienfaisants du bleuet, puis se leva lentement, tentant de faire le moins de bruit possible. Elle posa une main sur son épaule afin de retenir la chemise menaçant de glisser à tout moment. Ils devaient fuirent. Les ennemis approchaient. Ils seront bien plus forts et la bataille ne sera pas de tout repos. En sous effectifs, les mutants ne pourront y survivre.

-« Merci grand frère ! Grace à toi je peux de nouveau marcher ! Maintenant, fuyons cet endroit maudit… » Murmura-t-elle avant de se déplacer lentement vers la chambre.

Une fois dans la pièce, Erïka laissa tomber les sacs au sol avant de se laisser elle-même tomber sur le matelas. La chemise glissa de ses épaules et se retrouva au sol, sans qu’elle ne s’en aperçoive sur le coup. Roulant sur le dos, la jeune fille mis toutes ses forces à se redresser. Elle avait terriblement envie de dormir, mais devait, avant tout, se mettre en pyjama. S’étirant afin de ramener la chemise sur le matelas, puis s’étirant de nouveau afin de prendre son sac, la jeune fille fouilla à l’intérieur durant quelques secondes avant d’en sortir un t-shirt sombre, trop grand pour elle, ainsi qu’une petit paire de short de nuit, de quoi ne pas avoir trop chaud au réveil.

Tourna soudainement le dos à Will, l’adolescente retira son propre chandail, pas du tout gênée par le fait de se changer dans la même pièce que son frère. Après tout, il n’y avait pas grand-chose à voir, selon elle. Retirant son soutien-gorge qu’elle jeta à ses côtés, elle enfila son grand t-shirt et s’empressa de mettre le second morceau de son pyjama avant de jeter ses vêtements sales près d’un meuble, là où elle pourra les retrouver rapidement avant le déménagement. Se retournant en direction de Will, la jeune fille passa une main dans sa chevelure, étouffant par la même occasion un bâillement, de sa seconde main.


-« Je suis morte de fatigue. » Articula-t-elle doucement. « Pas toi ? »

Morphée ne tardera pas à venir chercher Erïka, cette dernière en était certaine. Il était bien rare qu’elle soit épuisée au point où elle pouvait trouver le sommeil en un rien de temps. Au moins, elle ne fera pas d’insomnie ce soir. Néanmoins, il manquait quelque chose, quelque chose de très important qui permettait à la Russe de bien dormir. Son Ipod. Bien qu’elle n’aille pas sa radio, la jeune fille pouvait toujours écouter sa musique. Elle se jeta sur son sac afin d’en sortir le petit appareil qu’elle alluma aussitôt, enfonçant un écouteur dans son oreille. Elle en profita, par la suite, pour s’installer confortablement sur le matelas, sous la grosse couverture, posa son Ipod au sol, au-dessus de sa tête. Il ne manquait plus que Will, maintenant.
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MessageSujet: Re: Ma nouvelle famille [Riri/Will] (terminé)   Lun 30 Juil 2012 - 15:27

Maintenant qu'il avait tout dit à Erïka, Will se sentait soulagé. C'était comme si on venait de lui retirer un énorme poids des épaules. Pourtant, il ne se sentait pas tout à fait sortit d'affaire. Même s'il avait avoué son crime à celle qu'il considérait comme sa soeur, il n'en avait rien dit à celle qu'il aimait. Telle une épée de Damoclès qui pendait au dessus de son crâne, le rouquin craignait que s'il prenait la mauvaise décision, ce soit la fin. C'était un risque bien sûr mais il n'était pas certain de faire le bon choix. Malgré tout, il savait. Il avait déjà fait son choix depuis longtemps, il n'avait juste pas eu le courant de le faire jusqu'à présent, n'ayant pas de bases assez solides auxquelles se raccrocher. Maintenant qu'il avait Erïka auprès de lui, c'était chose faite. Il ne lui suffisait que d'un soutien comme le sien pour retrouver courage et force de conviction. Plus rien ne l'empêcherait désormais de tout révéler à Amy.

Il avait tout de même confié sa peur de le faire à la russe qui lui confirma ce qu'il pensait. Egoïstement, il ne s'était pas mis à la place de l'italienne, n'avait pas imaginé ce qu'elle pouvait ressentir face au doute, au manque d'informations et à l'impuissance. Tant que Will ne parlait pas, elle ne pouvait rien faire de plus que s'occuper de lui. Et elle l'avait fait sans rien demander en retour, comme elle l'avait toujours fait, alors que le rouquin avait été muet comme une tombe. Si quelqu'un méritait de savoir, c'était bien elle. Il était possible qu'elle soit fâchée après lui d'avoir douté de sa réaction mais la peur faisait parfois faire des choses idiotes que l'on regrettait par la suite. A son retour à l'Institut, lorsqu'ils seraient seuls, il lui expliquerait
.

"C'est grâce à vous deux..." murmura t-il pour lui-même

Il se rendait compte que, comme le lui avait dit Emma, il avait besoin de ses proches autant que ses proches avaient besoin de lui. S'il n'était pas retourné à l'Institut, il ne se serait probablement jamais relevé, continuant de s'enfoncer dans les ténèbres. Heureusement, la Reine Blanche était du genre convaincant. Ici, dans l'appartement d'Anieta, Will se sentait en sécurité, en famille, comme chez lui. Il s'y sentait vraiment bien. Dire qu'il serait passé à côté de tout ça s'il n'avait pas fait l'effort de relativiser les choses... Il allait peut-être passé à côté de la chance de sa vie s'il ne faisait rien à propos d'Amy... Le plus tôt serait le mieux. Il espérait maintenant qu'elle lui pardonne ses fautes. Quoiqu'il en soit, la discussion à ce propos était terminée, il était inutile de revenir dessus. Will ne comptait pas s'appitoyer sur son sort plus longtemps. Tout ne tenait qu'à lui de toute façon.

Erïka avait quitté la pièce, suivie de près par le rouquin. Très vite, la russe se mima comme si elle tentait de s'infiltrer dans le salon, désirant esquiver d'invisibles ennemis. Pris au jeu, Will la suivit, évoquant toutefois leurs dates d'anniversaire. Cela faisait maintenant de longs mois qu'ils se connaissaient mais il ignorait toujours le jour de sa naissance. Ce n'était certes pas forcément important mais il ne voulait pas passer à côté de ce jour. Jour qui d'ailleurs se rapprochait. Le mutant savait déjà quoi offrir à Amy, décidé depuis longtemps, sachant très bien ce qui lui ferait plaisir. En ce qui concernait la russe, il avait également sa petite idée. Il ne lui resterait plus qu'à aller faire quelques courses... quand il aurait de l'argent. Il était temps d'avoir un petit tête à tête avec Emma.

Oubliant rapidement cette histoire d'anniversaire, Will imita Erïka, essayant de se faire tout petit. Difficile vu sa taille mais il faisait de son mieux. La jeune femme partie seule chercher son sac et dû faire face à un terrible adversaire sur la route du retour. Will intervint pour la sauver, armé d'un aspirateur en guise d'épée. Puisqu'elle était "blessée", le rouquin partit rapidement à la recherche d'un bleuet qui faisait office de baie magique pour la remettre sur pieds après lui avoir laissé sa chemise pour la protéger. Une vraie pièce de théâtre un peu capilotractée ! Il ne leur restait plus qu'à battre en retraite et à retourner à la chambre au plus vite
.

"Attention, derrière nous !" murmura t-il en poussant doucement la jeune femme pour qu'elle avance plus vite

Rapidement, ils atteignirent la chambre et Will referma la porte derrière eux, s'appuyant contre en laissant échapper un soupir de soulagement. Ils étaient sauvés. Il ne leur restait plus qu'à dormir désormais, la fatigue se faisant clairement sentir maintenant qu'ils ne faisaient plus les fous. Will était dépourvu de sa chemise mais il ne comptait de toute façon pas la remettre pour dormir. Il n'était pas frileux de base et de toute façon ils se tiendraient forcément chaud à dormir l'un à côté de l'autre sur le petit matelas. Il récupéra donc simplement le vêtement qu'il déposa à côté de son sac, pliée afin qu'elle ne soit pas trop froissée pour le lendemain.

Tournant la tête pour voir ce que faisait Erïka, il constata qu'elle était en train de se changer. Surpris qu'elle ne soit pas gênée de le faire en sa présence, il détourna rapidement la tête. Inutile de l'observer ainsi, cela lui déplairait certainement. Autant il ne se gênait pas pour regarder Amy faire autant Erïka, c'était différent. Pas qu'il ne la trouve pas jolie, au contraire, mais c'était sa soeur et il aurait été mal venu et mal placé de la regarder se changer. Le rouquin en profita pour faire de même. A vrai dire, il n'avait pas pris grand chose. Attrapant son pantalon de jogging, il retira celui qu'il portait avant de l'enfiler. Cela suffisait en tant que pyjama.

Ainsi vêtu, il rejoignit sa soeur, pas dérangé qu'elle puisse constater les multiples cicatrices qui décoraient son corps. De toute façon, ce n'était pas la première fois qu'elle le voyait torse nu alors pourquoi s'en inquiéter ? Erïka, elle, venait d'attraper son Ipod, le plaçant adéquatement tout en utilisant un des écouteurs, laissant l'autre libre du coup. Puisqu'elle était installée, Will ne tarda pas à la rejoindre, s'incrustant sous la couverture tout en essayant de ne pas prendre trop de place. Il était grand mais heureusement pas trop large. Allongé sur le dos, il s'étira longuement
.

"Si, j'suis vidé. Trop d'émotions en une seule journée, c'est crevant. Faut qu'on fasse l'plein d'énergie pour demain !" répondit-il avec un sourire

Ecouter de la musique pour dormir, c'était plutôt curieux mais Will n'était pas ignorant de cette pratique. Lorsqu'il avait passé une nuit avec Erïka auparavant, il avait constaté qu'elle laissait sa radio allumée pour faire un fond sonore. Sûrement de quoi la rassurer et l'appaiser. Tendant la main vers l'écouteur libre, il le montra à la jeune femme
.

"J'peux ?" demanda t-il sans vraiment attendre de réponse et le coller à son oreille

De toute façon, fatigué comme il était, ce n'était pas un peu de musique qui risquait de le maintenir éveillé bien longtemps. Il se tourna sur le côté, se pencha vers Erïka et l'embrassa sur le front
.

"Bonne nuit Rika. Merci pour c'te merveilleuse journée." fit-il avant de reprendre sa position initiale, les bras derrière la tête

Rapidement, il ferma les yeux, rattrapé par le sommeil. C'était déjà un miracle qu'il ait tenu jusqu'ici. Il avait repoussé sa fatigue le plus longtemps possible, voulant profiter de cette journée à fond de peur qu'à son réveil, tout ait changé... Peut-être que pour une fois, il ferait un rêve agréable.

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MessageSujet: Re: Ma nouvelle famille [Riri/Will] (terminé)   Lun 30 Juil 2012 - 19:57

Une fois dans la chambre, Erïka réalisa qu’il était temps de se mettre au lit. La fatigue la gagnait peu à peu et elle nécessitait un sommeil réparateur afin d’être en forme pour le lendemain… ou plus tard. En fait, elle ne savait pas qu’elle heure il était actuellement et ne pouvait donc deviner s’il était passé minuit ou non. Ce n’avait pas tant d’importance, de toutes façon, c’était maintenant qu’ils se préparaient à aller au lit avec la ferme idée de retrouver Morphée.
Erïka se changea dans le but d’être plus confortable. Sans se gêner de la présence de son frère, qui de toute façon avait probablement mieux à mater dans sa chambre à l’institut, elle retira son chandail afin d’en enfiler un autre, bien trop grand pour elle, mais terriblement confortable. Troquant également son short pour quelque chose de plus léger, la jeune fille se coucha aussitôt. Elle remarqua à peine que son frère avait changé de pantalon et ne fut pas dérangée par le fait qu’il soit torse nu. Elle avait vu pire dans sa vie et le rouquin était loin d’être désagréable à regarder. Cependant, impossible pour elle de le regarder comme n’importe qu’elle autre fille pourrait le faire, car il était son frère, rient de plus. Elle avait passé son enfance avec son frère jumeau, à prendre des bains avec lui, bien qu’il lui soit impossible de se rappeler de cette époque. Par contre, elle se rappelait vaguement d’avoir fait la grève des vêtements alors qu’elle voulait aller dans la piscine, courant nu dans la maison en compagnie de son jumeau. Il ne fallait pas se poser de questions, ils devaient avoir sept ou bien huit ans, ce qui menait Erïka à penser qu’ils faisaient vraiment des trucs étranges durant leur jeunesse.

Prête à s’envoler dans le pays des rêves, la jeune fille se coucha sur le dos, un écouteur dans l’oreille. Rien de plus reposant pour elle. Elle pouvait se concentrer sur les paroles, la musique, tout ce qui s’échappait de son petit appareil. Elle pouvait se recentrer, oublier certains problèmes pour les remplacer par de meilleures pensées… enfin, quand elle y arrivait. Avec Will, elle ne pouvait penser à d’affreux drames, ses bras rassurants étant la pour la réconforter lorsqu’elle en avait besoin. Il y a bien longtemps qu’elle n’avait pas dormi en compagnie de quelqu’un. En fait, la dernière fois, c’était avec Will. Elle ne se rappelait plus de ce que ça faisait d’être près de quelqu’un, de sentir une présence réconfortante durant le sommeil. Après, lorsqu’elle se retrouvait seule dans son grand lit à l’institut, elle avait du mal à trouver le sommeil, cherchant ardemment ce qui lui manquait. Elle avait passé de nombreuses années de sa vie à partager le même lit que son frère jumeau, se glissant dans ses couvertures lorsqu’elle ne voulait être seul ou le sentant s’immiscer dans son petit lit car il craignait que des monstres ne sortent de son placard. C’était le bon temps… le bon vieux temps.


-« J'peux ? »

La jeune fille tourna la tête en direction de son ami. Bien évidement qu’il pouvait. Elle lui fit un petit signe de la tête lui signifiait qu’il pouvait mettre l’écouteur… à condition qu’il aime son type de musique. C’était si varié, il y en avait pour tous les gouts. Il fallait espérer que Will aime bien le rap, étant donné que c’était le genre de la chanson diffusée actuellement. Bien qu’il ne puisse comprendre les paroles en français alors que la douce voix de Sarah Riani s’élevait majestueusement pour le refrain, elle, elle comprenait très bien ce qu’elle disait. Elle fredonna même, l’espace de quelques instants, les paroles de la chanteuse, dans un français un peu boiteux surtout dû à son accent anglophone.

-« Parce qu'il nous reste un peu d'espoir, personne nous empêchera d'y croire. »

Elle sentit Will l’embrasser sur le front et lui sourit. Ses paupières, devenues lourdes, se refermaient lentement, dissimulant ses magnifiques yeux azurés. Cette nuit, Will et elle fermeront leurs deux yeux et dormiront paisiblement. Demain, une nouvelle journée les attendait.

-« Bonne nuit Rika. Merci pour c'te merveilleuse journée. »

-« Bonne nuit Will. A demain… »

Étouffant un nouveau bâillement, la jeune fille se laissa porter vers le pays des rêves presque instantanément. Elle ne se souvint à peine de la fin de la chanson ainsi que le début d’une autre. La nuit allait être un repos bien mérité pour l’adolescente. Elle n’eut pas le temps de rêver, et si elle l’avait fait, elle ne se souvenait de rien. Elle accumula les quelques heures de sommeil dont elle avait besoin afin de se régénérer complètement et d’avoir suffisamment de force pour affronter une nouvelle journée avant de se réveiller en douceur. Frottant doucement ses yeux, elle se redressa tout doucement après avoir pris conscience de l’endroit où elle se trouvait. Son écouteur était écrasé entre sa tête en son oreille, mais fonctionnait toujours à merveille. Celui de Will avait, quant à lui, glisser le long de l’oreiller afin de se retrouver sur le matelas. Erïka les déposa près du Ipod qu’elle éteignit, n’ayant plus besoin de sa musique.
La jeune fille s’était couchée sur le dos avant d’être transportée vers le pays des songes. À son réveil, elle pouvait constater qu’elle avait bougé durant son sommeil, s’étant roulé en position fœtale près de Will, cherchant probablement à lui voler sa chaleur corporelle ou quelque chose du genre. Quoi qu’il en soit, cela ne semblait pas déranger Will qui dormait toujours paisiblement. Autant le laisser dormir un peu. Cela lui laissera le temps de filer dans la douche. Passant une main dans ses cheveux, Erïka grimaça. Ce qu’elle détestait avoir les cheveux gras et emmêlés, signe qu’il faudrait qu’elle les lave. Elle quitte alors le matelas et attrapa son sac, posé à côté de celui de Will. Accidentellement, elle fit tomber la paire de jogging qu’il avait porté la veille et qu’il avait soigneusement posé sur son sac. Elle se pencha donc pour la ramasser et remarqua qu’une ficelle dépassait de l’une des poches. Tirant dessus, elle se retrouva bien rapidement avec le cache-œil entre les mains. Cela lui donna une petite idée bien amusante. Elle l’embarqua donc avec elle et laissa les joggings sur le sac, filant à la salle de bain.

L’adolescente prit une rapide douche à l’eau froide, question de bien se réveiller. Une fois propre, elle quitta la douche et chercha une serviette. Où est-ce qu’Anieta avait pu les mettre ? Réalisant qu’elles étaient probablement dans l’une des boites du couloir, Erïka soupira. Elle devait quitter cette pièce flambant nue. N’ayant pas d’autres choix, elle ouvrit la porte, dont le verrou avait été brisé lors de la terrible tragédie s’étant produite quelques mois plus tôt, puis s’avança dans le couloir lorsqu’elle remarqua que la voie était libre. Se jetant sur la pile de carton, elle fut soulagée ue le premier contienne des serviettes et s’empressa d’attraper la première qu’elle vit avant de retourner s’enfermer dans la pièce. Se séchant rapidement afin de pouvoir enfiler ses vêtements, l’adolescente en profita également pour se brosser les dents et enfiler le cache-œil de Will avant de finalement sortir de la salle de bain, jetant sa serviette sur la boite en carton. Elle laissa tomber son sac au salon et fit un tour à la cuisine où Anieta était déjà réveillée. Un petit coup d’œil sur l’horloge lui indiqua qu’il était pratiquement sept heures.


-« Bon matin, babushka ! » Fit-elle joyeusement, dans sa langue maternelle, en pénétrant dans la pièce.

-« Bon matin. » Répondit-elle avant de se rendre compte que l’adolescente portait le cache-œil de son ami. « Mais quelle élégance ! William et toi comptez lancer une nouvelle mode ? »

-« Pour que tout le monde nous ressemble ensuite ? Plutôt mourir. J’ai seulement piqué son cache-œil pendant qu’il dort encore. »

Aidant Anieta à ranger le contenu du réfrigérateur dans une grande glacière, la jeune fille tentait d’agir normalement malgré le bandeau sur son œil, ce qui n’était pas des plus simples, parfois. Elle avait du mal à se coordonner et remarquait que les objets n’étaient pas toujours où est-ce qu’elle croyait qu’ils étaient.

-« Dis-moi, tu crois que l’on pourrait passer à l’institut ? Will et moi on aimerait amener Amy avec nous. Des bras de plus, ce ne sera pas de trop. Comme ça tu pourra même la rencontrer. Et les muffins ! Je veux des muffins pour déjeuner. C’est moi qui offre. »

-« Eh bien… » Réfléchis Anieta en refermant la glacière, « Il faudrait partir d’ici quinze minutes afin d’être là lorsque les déménageurs passeront. »

-« Parfait ! Je vais chercher Will ! » Fit-elle en s’éloignant rapidement, fonçant dans une chaise au passage, ne pensant pas qu’elle était sur son chemin, mais bien un peu plus loin.

Bougeant la chaise de son chemin, Erïka tituba légèrement en direction de la chambre, attrapant au passage le pot de chocolat à tartiner qu’Anieta avait posté sur le comptoir de la cuisine. Trempant son doigt dans le récipient, la jeune fille dégustait ce doux chocolat qui la fera patienter jusqu’à ce qu’elle ait un muffin en main.
Will dormait toujours lorsqu’elle entra dans la chambre. Devant partir bientôt, elle se devait de le réveiller rapidement, mais une idée lui vint en tête. Trempant de nouveau son doigt dans le chocolat, elle s’approcha du rouquin et lui dessina des moustaches en chocolat sur le visage avant d’en mettre un peu sur le bout de son nez. Il était maintenant un mignon petit chaton en chocolat ! Riant déjà de sa farce, la jeune fille posa le pot un peu plus loin afin de réveiller son ami. Elle le secoua légèrement.


-« Will ? Wiiilll ? »

Voyant qu’il remuait légèrement, l’adolescente se redressa, attrapant son pot de chocolat qu’elle referma rapidement, d’un coup que l’envie prendrait à Will de se venger de si bon matin. Elle avait bien hâte de voir sa réaction, se concentrant afin de retenir ses rires et de rester le plus neutre possible. Difficile à faire…


Dernière édition par Erïka M. Davidoff le Mer 17 Oct 2012 - 23:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ma nouvelle famille [Riri/Will] (terminé)   Mar 31 Juil 2012 - 12:18

La journée était passée plus vite que Will ne l'aurait cru. Beaucoup d'événements en une seule journée, trop d'émotions diverses, c'était épuisant. Maintenant qu'il était allongé dans sur le matelas à côté d'Erïka, il sentait la fatigue plomber son corps, le rendant lourd comme s'il cherchait à fusionner avec le matelas. Dormir ne serait pas du luxe s'il voulait être opérationnel pour le déménagement prévu le lendemain. Dans un sens, il ne voulait pas fermer l'oeil, préférant discuter avec sa soeur ou faire les idiots comme ils en avaient l'habitude. Cependant, il sentait le sommeil l'assommer, le forcer à fermer les yeux contre son gré. De plus, Erïka semblait elle aussi en proie au sommeil et il aurait été égoïste de l'en priver. Du coup, il se contenta d'emprunter un écouteur à la jeune femme qui n'avait pas l'air contre. Peu importait la musique qui traversait l'appareil. Il ne comprenait même pas les paroles de toute façon. Fatigué comme il l'était, il entendait juste un brouhaha lui parvenir aux oreilles, faisant au final plus l'effet d'une berçeuse qu'autre chose. Will profita de ses dernières forces pour souhaiter une bonne nuit à la russe et ne tarda pas à sombrer dans le sommeil, n'ayant plus rien pour le retenir.

Lui qui d'habitude ne dormait qu'à demi, dormait cette fois profondement. Même si les murs s'étaient mis à trembler, il n'aurait pas été certain de le voir se réveiller. Pour une fois depuis deux bonnes semaines, il se sentait en sécurité, il se sentait bien. C'était comme s'il rattrapait tout son sommeil perdu ces derniers temps. Habitué à dormir avec quelqu'un, il finit par se tourner instinctivement vers Erïka, l'entourant d'un bras pendant une partie de la nuit. Finissant par bouger, il retrouva sa position initiale vers le petit matin, comme s'il n'avait finalement pas bougé de la nuit. La chaleur d'Erïka terminait de le rassurer, si bien qu'il ne bougea pas ni ne se réveilla lorsqu'elle vint se caler contre lui dans le courant de la nuit.

Cependant, lorsque celle-ci se dégagea finalement pour quitter le matelas et partir se doucher, Will sentit qu'il lui manquait quelque chose. Cela ne le réveilla pas mais il changea de position, comme s'il cherchait où donc était partie sa source de chaleur. Remuant un peu, il resta finalement sur le dos mais étalé en plein milieu du matelas. Pour une fois qu'il ne faisait pas de mauvais rêve, il profitait de ce sommeil réparateur à fond. Ce dernier était vraiment le bienvenu, lui permettant de recharger ses batteries. Il en aurait grand besoin pour la "confrontation" avec Amy et le déménagement. Car même s'il y avait de déménageurs, ils ne faisaient que livrer les cartons et différents meubles. Pour le reste, il fallait se débrouiller !

Le mutant ne se réveilla même pas lorsqu'Erïka le prit pour une feuille de dessin, appliquant ça et là du nutella sur son visage. Il grimaça un peu, comme chatouillé par le geste mais ne se réveilla pas pour autant. Ce n'est que lorsque la jeune femme le secoua un peu en l'appelant qu'il émergea. Remuant en grognant, il s'étira avant d'ouvrir un oeil. Il entre-aperçu la russe, devinant surtout sa chevelure blonde puis referma l'oeil et s'étira de nouveau
.

"B'jour Rika... T'as bien dormi ?" demanda t-il d'une voix encore pleine de sommeil

Il étouffa un baillement puis se redressa, restant assis sur le matelas. Se frottant les yeux, il sentit qu'il lui manquait quelque chose mais quoi ? C'est en reposant les yeux sur Erïka qu'il réalisa soudainement. Son cache-oeil ! La jeune femme le portait à sa place, ce qui lui donnait un drôle d'air. A vrai dire, cela la vieillissait et ne lui allait pas si mal. Mais il préférait de loin la voir sans ça. Autant qu'elle préserve le plus possible son corps de la moindre blessure
.

"T'es plus jolie quand on voit tes deux yeux." fit-il remarquer avec un sourire amusé, pas fâché qu'elle lui ait emprunté ce morceau de tissu "Pas trop d'mal à te diriger avec ?" demanda t-il par la suite, devinant qu'elle avait quitté la pièce en la voyant ainsi préparée

Si lui n'avait aucun mal à visualiser les objets ou personnes, habitué depuis longtemps au fait de n'avoir qu'un oeil, il supposait que pour quelqu'un qui n'avait pas l'habitude, c'était différent. Il se souvenait d'avoir eu beaucoup de mal au début, nécessitant un sacré moment d'adaptation. Will ne réclama même pas son cache-oeil. Il n'en avait pas besoin pour le moment. Tant qu''il ne voyait pas Anieta, il pouvait s'en passer. Il préférait simplement éviter le spectacle de son oeil vitreux à la vieille femme. Bien sûr, il supposait qu'elle ne s'en offusquerait pas et qu'elle ne lui poserait aucune question à ce sujet mais il préférait ne pas tenter le diable.

Quelque chose perturbait Will en dehors du fait qu'Erïka portait son cache-oeil. Un petit sourire en coin illuminait son visage qu'elle tentait de garder neutre, sans grand résultat. Qu'y avait-il pour la faire réagir de la sorte ? Etait-ce la tête du rouquin au réveil qui l'amusait ainsi ? Un épi mal placé ? La marque de l'oreiller sur le visage ? Will remarqua le pot de nutella posé non loin du matelas. La russe avait ramené le petit déjeuner dans la chambre ? Si elle en avait mangé, cela pouvait expliquer son amusement. Il parait que le chocolat rend joyeux après tout. Will ne chercha pas plus loin et se leva finalement du lit, laissant retomber la couverture sur le matelas
.

"Ca dérange si j'prend une douche ? J'en aurai bien b'soin histoire d'pas tuer Amy à son réveil à cause de l'odeur."

A vrai dire, vu le nombre d'années qu'ils avaient vécu dans la rue, Will doutait qu'une quelconque odeur dérange l'italienne. Mais autant être le plus présentable possible lorsqu'il irait la chercher. Erïka ne semblait pas y voir d'inconvénients à la douche et le rouquin en profita donc pour emprunter une serviette avant de se diriger vers la salle de bain, simplement vêtu de son pantalon de Jogging, encore trop endormi pour réaliser qu'il risquait de croiser Anieta. Arrivant dans la salle de bain, il posa la serviette sur un rebord prévu à cet effet, passant devant le miroir. Quelque chose l'interpela alors. Qu'avait-il donc sur le visage... ? S'approchant, il constata qu'il était barbouillé d'une étrange substance marron un peu gluante. Il la toucha du bout du doigt et la goûta. Du chocolat ? Le lien avec le pot de Nutella et l'amusement d'Erïka se fit soudainement.

Will ne prit pas la peine de se débarbouiller et sortit en trombe de la salle de bain, se dirigeant vers la chambre pour y trouver Erïka... qui n'y était plus. Elle avait fuit ! Instinctivement, il se dirigea vers la cuisine et y trouva la tête blonde qu'il y cherchait, occultant complétement Anieta de son champ de vision
.

"Toi ! Traitresssssssssse !" fit-il d'un air faussement fâché avant de se jeter sur Erïka afin de frotter son nez et sa joue contre la sienne afin de se débarasser du Nutella en le lui refilant

Bien sûr, cela étala le chocolat plus qu'autre chose. Après un petit instant où il en profita pour la chatouiller également, Will stoppa, riant de leur bêtise. La matinée commençait bien... Réalisant qu'il se trouvait dans la cuisine en compagnie d'Anieta, le rouquin fit un sourire gêné, passant une main derrière sa tête. Voilà qu'elle le voyait barbouillé de chocolat et sans son cache-oeil... Plutôt ratée comme entrée
.

"B'jour Anieta... J'espère qu'on a pas fait trop d'bruit c'te nuit ! J'vais prendre une douche, j'reviens !" lança t-il avant de tourner rapidement les talons et de retourner à la salle de bain, entendant tout juste Anieta qui lui précisait qu'ils devaient partir d'ici 15 minutes sans pour autant entendre la raison

Il prit une douche rapide, ne s'attardant pas trop mais veillant bien à retirer tout le chocolat qui décorait sa face. Habillé de la serviette uniquement, accrochée à sa taille, il retourna à la chambre pour s'habiller. Il hésita entre la chemise et un t-shirt et opta finalement pour le t-shirt. Il ne tenait pas à abimer la chemise qu'on venait de lui donner. Pendant le déménagement, il risquait d'abimer ce qu'il portait alors autant éviter. Enfin vêtu d'un jean et d'un t-shirt, il enfila ses bottes, rangea son sac et retourna à la cuisine en trotinnant
.

"Voilà, j'suis prêt ! On file chercher les muffins et la femme d'ma vie ?"

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MessageSujet: Re: Ma nouvelle famille [Riri/Will] (terminé)   Mar 31 Juil 2012 - 23:37

Il était rare de commencer le matin de mauvais pied en compagnie de Will, selon Erïka. La majorité du temps, son ami respirait la joie ainsi que la bonne humeur. Ces derniers temps, c’était loin d’être le cas, mais cela pouvait s’arranger. La preuve, hier au soir, le rouquin se portait bien mieux. Certes, il avait encore quelques craintes, mais elles seront apaisées dès qu’il expliquera tout à Amy et que cette dernière lui pardonnera d’avoir caché tant de choses durant ces dernières semaines. S’il advenait que ce ne soit pas le cas, ce qu’Erïka ne pouvait croire, l’adolescente fera en sorte d’arranger les choses au maximum. Elle refusait de perdre ses meilleurs amis. Pas question qu’une dispute aussi stupide n’éclate dans ce couple. Bon, Will avait été con. Il n’avait rien dit. De son côté, Amy aurait dû le secouer pour connaitre la vérité. La faute revenait aux deux partis. Avec son sale caractère, Erïka n’allait certainement pas laisser un couple se détruire parce qu’un connard avait essayé de tuer son meilleur ami. Pas question.

Ayant émergé des bras de Morphée avant son frère, l’adolescente se leva doucement et alla profiter d’une bonne douche froide. Puis, allant aider sa grand-mère à la cuisine, elle en profita pour lui parler d’Amy ainsi que des muffins. Avec un cache-œil au visage, difficile de faire de mignons petits yeux afin de convaincre la vieille femme, mais cette dernière accepta, malgré tout, de faire un tour à l’institut à condition qu’ils partent dans les quinze prochaines minutes. C’est pourquoi Erïka s’empressa d’aller réveiller son ami, paressant toujours dans la chambre. Par contre, avant de le tirer de son sommeil, elle décida de s’amuser un peu, tartinant le visage de Will de délicieux chocolat. Suite à cela, elle le secoua légèrement afin de le réveiller, le sourire aux lèvres. Elle tentait de dissimuler son mauvais coup, mais c’était plus difficile à dire qu’à faire. Encore endormi, baillant sans retenu, le rouquin ne remarquait rien… pour l’instant.


-« B'jour Rika... T'as bien dormi ? »

-« Très bien… et toi ? » Fit-elle sans retenir le moindre sourire.

Elle avait merveilleusement bien dormi, ce qui était assez rare chez elle. Un tel sommeil, elle n’y avait droit que lorsqu’elle était à bout de force, son corps s’obligeant à céder au sommeil. À force de faire des nuits blanches, de l’insomnie, ne se contentant habituellement que de maigres heures de sommeil, l’adolescente épuisait son corps assez rapidement et se retrouvait à dormir si profondément que le plus grand des tremblements de terre ne pourrait la réveiller. Heureusement, dès qu’elle ouvrait les yeux, elle se sentait en forme, bien dans sa peau. La bonne humeur était également au rendez-vous, ce qui était assez rare dans son cas.
Laissant quelques secondes à Will afin d’émerger du pays des rêves, elle se demandait à quel moment il finira par se rendre compte de sa petite blague. Le seul fait d’y penser lui donnait la terrible envie de rire et elle mettait toutes ses forces pour étouffer le moindre petit son pouvant mener le rouquin à se poser des questions.


-« T'es plus jolie quand on voit tes deux yeux. Pas trop d'mal à te diriger avec ? »

Bien qu’elle aimait bien le cache-œil, la jeune fille était ravie du compliment. Elle avait vu le résultat dans le miroir et appréciait son allure, malgré qu’avec les cheveux trempés ce n’était pas des plus élégants. Malgré tout, elle était certaine d’être toute aussi jolie avec ce bandeau sur l’œil. Par contre, il se trouvait être handicapant lorsqu’il était question d’évaluer les distances. La jeune fille passait son temps à foncer dans tout ce qui se trouvait sur son chemin. Aussi, lorsque son frère lui demanda si elle arrivait à bien se diriger malgré l’absence de son œil, elle se contenta de faire une petite moue boudeuse qui en disait long sur tous les obstacles qu’elle avait heurté rien que pour se rendre à la pièce. Pas question pour elle d’avouer qu’elle ne savait se diriger dans cet appartement qui avait été son logis durant quelques années. S’il n’y avait pas eu toutes ces boites partout aussi !

-« Ça dérange si j'prend une douche ? J'en aurai bien b'soin histoire d'pas tuer Amy à son réveil à cause de l'odeur. »

-« Mets des chaussures si tu veux cacher l’odeur... » Insinua malicieusement l’adolescente avant de reprendre. « Libre à toi si tu veux te laver. Les serviettes sont dans le couloir. »

Elle observa Will alors qu’il se levait et quittait la pièce. Il n’avait toujours rien remarqué, malheureusement. Maintenant que le rouquin s’était enfermé dans la salle de bain, elle ne pouvait rien faire de plus que se rendre à la cuisine, aider Anieta qui venait tout juste de refermer la dernière boite de carton. Il fallait maintenant passer au salon, emballer deux ou trois petites choses dans des boites avant que le tout ne soit fin prêt à être transporté. Rangeant rapidement son pot de chocolat avant que la vieille femme de scelle la boite, l’adolescente songea à mettre de l’ordre dans ses affaires avec que Will n’ait terminé sa douche. Ce qu’elle ne savait pas était que son frère avait découvert ce qu’elle avait fait et comptait bien se venger.

-« Toi ! Traitresssssssssse ! »

-« Aaaaah ! »

Erïka tenta de fuir, mais percuta de sa hanche droite le comptoir de la cuisine. Will n’eut aucun mal à la kidnapper avant de la chatouiller diaboliquement, essuyant le chocolat sur son visage contre la joue de l’adolescente. Celle-ci tenta de se débattre, mais en vain. Une fois sa vengeance accomplie, l’homme accepta de libérer son amie, permettant ainsi à cette dernière de passer une main sur son visage afin d’en retirer le chocolat qui s’y était posé sous les rires d’Anieta.
Le rouquin remarqua soudainement qu’ils n’étaient pas les seuls dans la pièce. Il fut soudainement gêné, ce qu’Erïka n’arrivait pas à comprendre. Elle préféra éviter de poser des questions, si Will pouvait déguerpir afin d’aller prendre sa douche au plus vite. Malgré tout, l’homme resta poli et salua la vieille dame, gardant son œil blessé clos.


-« B'jour Anieta... J'espère qu'on a pas fait trop d'bruit c'te nuit ! J'vais prendre une douche, j'reviens ! »

-« Quel bruit ? » Demanda la vieille femme.

-« On jouait aux agents secrets. » Expliqua Erïka qui voyait un autre sens à la phrase de Will.

Il valait mieux éviter les quiproquos. Bien que Will ne voyait probablement pas un sens caché à sa phrase, Erïka si. Elle ne voulait pas que sa grand-mère pense qu’ils avaient fait du bruit… alors qu’ils avaient seulement joué innocemment aux agents secrets. Peut-être était-ce simplement son esprit qui était trop tordu, en fait. Il y avait de très bonnes chances que ce soit le cas…


-« Ne traine pas trop, William, nous partons dans moins de quinze minutes. » Prévint Anieta alors que l’homme s’éclipsait vers la salle de bain.

Erïka, quant à elle, en profita pour se laver rapidement le visage avant de se rendre à la chambre où elle lança ses vêtements sales dans son sac, tout comme son pyjama. Elle plia la couverture reposant en boule sur le matelas et la rangea avec les oreilles dans un carton resté ouvert. Une fois que tout fut rangé à sa place, mis à part les affaires de Will auxquelles elle ne touchait pas, elle quitta la pièce, son sac sur l’épaule.

Profitant des quelques minutes de répit qu’elle possédait, l’adolescente s’installa dans un fauteuil et ferma les yeux. Il ne lui restait plus qu’à attendre que Will soit prêt, ce qui ne fut pas bien long. Anieta préparait son sac à main, s’assurant d’avoir son trousseau de clés en main. Elle se tourna vers Will dès que celui-ci fit un pas dans la pièce.


-« Voilà, j'suis prêt ! On file chercher les muffins et la femme d'ma vie ? »

-« Tout à fait. Dépêchons nous, les enfants, nous n’avons pas beaucoup de temps devant nous. »

Se levant rapidement, Erïka oublia qu’elle portait toujours le cache-œil. Elle se cogna le genou contre le bord du fauteuil en faisant volte-face afin d’attrape son sac, puis sentit sa tête ainsi que son épaule droite heurtés douloureusement le cadre de porte lorsqu’elle quitta l’appartement. Se frottant la tête de la paume de sa main, la jeune fille retira rapidement le cache-œil. Valait mieux qu’elle possède ses deux yeux avant de descendre les escaliers. Après avoir vu la vie à travers le regard de Will, elle comprenait qu’il lui avait fallu un temps d’adaptation à sa condition et que, après de nombreuses années, ce cache-œil ne représentait plus vraiment d’handicap. Pour la russe, l’absence de son œil gauche lui avait causé pas mal de problèmes. Elle fonçait dans tout ce qui était sur son chemin et avait du mal à évaluer les distances. Elle était bien heureuse de toujours posséder ses deux yeux, au final.

Retrouvant la voiture, à l’extérieur, Erïka embarqua à l’arrière afin d’être aux côtés de son frère. Lorsqu’Amy sera avec eux, elle prendra la place avant afin de laisser le couple être ensemble sans se sentir trop coincés. Anieta démarra lorsque tout le monde fut bien installés et s’engagea dans la rue, direction l’institut.


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MessageSujet: Re: Ma nouvelle famille [Riri/Will] (terminé)   Mer 1 Aoû 2012 - 12:29

Dans son sommeil, William avait oublié tous ses soucis, ses problèmes et ce qui le pesait tant. Pendant qu'il dormait, il se sentait libéré, en sécurité, tellement loin de la réalité qu'il en souhaitait presque ne plus avoir à se réveiller. Mais à quoi bon fuir la réalité ? Déjà, c'était impossible à moins de réellement chercher à le faire en faisant une idiotie quelconque pour tomber dans le coma... ou pire. Ensuite, ce n'était pas le genre du rouquin de fuir sans combattre, de baisser les bras alors qu'il y avait encore de l'espoir. C'était pourtant ce qu'il avait fait pendant deux semaines, mais sans point de repère, il avait eu du mal à garder la tête hors de l'eau. Trop omnubilé par ses problèmes il n'avait pas vu que ses points de repères ils étaient là, devant lui, répondant aux noms d'Amy, Erïka, Emma et tous ses proches. Ils étaient là, avaient toujours été là et il se sentit stupide de ne pas l'avoir remarqué plus tôt. Il n'avait pas de raison de fuir, au contraire. Il lui fallait aller de l'avant, encore plus maintenant.

Cependant, il n'avait pas envie de se réveiller, trouvant l'endroit où il se trouvait bien agréable et comptant en profiter un maximum. Ce ne fut pas du goût d'Erïka qui vint le tirer du lit afin qu'il se dépêche de se préparer pour aller chercher Amy. Elle ne fut pas brutale, le réveillant simplement en le secouant un peu, mais elle profita du sommeil de plomb du rouquin pour le tartiner de Nutella, provoquant chez elle une hilarité difficile à camoufler. La tête dans le gaz, Will remarqua à peine l'état de la jeune femme, mettant cela sur le compte de la bonne humeur et de leur soirée de la veille
.

"Comme un loir, ça f'sait un moment que ça m'était pas arrivé. J'serai bien resté encore un peu dans les bras d'Morphée cela dit..." répondit-il en baillant à nouveau

Will pu constater que sa soeur avait subtiliser son cache-oeil pour s'en parer, lui donnant un drôle d'air. Lui faisant la remarque, Will en profita pour lui demander si elle n'avait pas eu trop de mal pour se diriger avec. C'était impressionnant comme le fait de perdre la vision d'un oeil changeait tout. Adieu vision en trois dimensions ! Bonjour mauvaise évaluation des distances ! Le rouquin avait mis un temps fou à retrouver une vision correcte ou du moins à s'adapter à la perte de son oeil. Désormais, c'était comme s'il avait toujours été borgne, se déplaçant sans mal comme si cela était naturel. Ce n'était pas en 5 minutes qu'Erïka parviendrait à éviter tous les obstacles, c'était certain. Elle ne répondit rien d'ailleurs, se contentant de faire une moue boudeuse comme l'aurait fait un enfant qui ne réussirait pas à faire quelque chose, amusant le rouquin
.

"Heureus'ment qu't'as encore les deux tiens alors. Si j'en avais un s'cond sous la main, on f'rait un joli duo tiens !" fit-il en riant à demi en les imaginant ainsi

Puisqu'il était debout, il désira commencer la journée par une bonne douche, histoire d'être à l'aise pour le reste de la journée. Erïka ne manqua pas de lui envoyer une petite pique via un sous-entendu, ce qui eut pour effet de faire tirer la langue à Will pour toute réponse. Amy et lui ayant vécu dans la rue pendant des années, on pouvait presque dire qu'ils étaient immunisés aux mauvaises odeurs. On ne prenait pas une douche tous les jours lorsque l'on avait pas de toit, oh que non. Cependant, depuis qu'ils avaient justement un toit, ils ne se privaient pas pour prendre une douche quotidienne, bien contents d'avoir enfin un peu de confort
.

"Pour qu'on meurt asphyxiés au moment même où j'retirerais mes pompes ? Ah nan hein, j'tiens à la vie !" répliqua t-il en riant

Maintenant réveillé, il décida d'aller prendre une douche. Ce n'est que lorsqu'il se retrouva face au miroir de la salle de bain qu'il réalisa pourquoi Erïka souriant de cette façon. Courant jusqu'à la cuisine pour se venger de celle qui avait osé le décorer ainsi, il ne se priva pas pour lui rendre la monnaie de sa pièce en riant. Ce n'est qu'après coup qu'il remarqua la grand-mère de la russe qui les regardait avec amusement. Il remarqua également que c'était Erïka qui portait son cache-oeil et non lui. Heureusement, par réflexe, Will avait conservé son oeil blessé fermé et Anieta ne pouvait donc voir que la cicatrice qui barrait sa paupière, rien de plus. Fort heureusement, elle ne posa pas de questions et Will en profita pour aller enfin prendre sa douche. Il n'entendit même pas la question que posa la vieille femme ni ce que répondit Erïka, entendant simplement qu'il devait se dépêcher. Pas une seconde, il n'avait pensé que sa phrase aurait pu être mal interprêtée. Ils avaient fait pas mal de bruit cette nuit bien qu'ils avaient cherché à être discrets et le rouquin avait eu peur de perturber le sommeil de la vieille femme ou pire, de carrément la réveiller. Il avait donc dit cela en toute innocence et ne s'attarda donc pas en explication. Pour lui, c'était inutile puisqu'il n'y avait qu'un seul sens possible à sa phrase. Quand bien même il aurait réalisé son erreur, il ne s'en serait pas offusqué, il en aurait juste ri. Comment pourrait-il poser la main sur sa soeur ? Certes, il éprouvait beaucoup d'affection pour elle mais ne ferait jamais rien de déplacé, c'était certain.

C'est donc sans se poser de questions que William partit prendre une rapide douche avant de s'habiller. En à peine 10 petites minutes, il était fin prêt et rejoignit les deux femmes, sac à la main. Anieta confirma qu'il était temps d'y aller et tout le monde se mit en branle, sortant de l'appartement avec plus ou moins de succès. En effet, Erïka percuta un meuble et même l'encadrure de la porte avant de sortir. Will avait l'impression de se revoir, plusieurs années auparavant alors qu'il venait de perdre la vision de son oeil droit. Il grimaça, ayant mal pour elle. Ce n'était jamais agréable de se cogner, surtout lorsqu'on évaluait mal les distances. Finalement, la russe retira le cache-oeil afin de descendre les escaliers. Ce n'était pas plus mal ainsi...

Descendant à son tour, Will s'arrêta à côté du coffre pour mettre les sacs dedans avant de grimper à l'arrière en compagnie d'Erïka. Un jour, il faudrait vraiment qu'il apprenne à conduire. C'était certes inutile s'il n'avait pas de véhicule mais un jour, il en aurait un. Tout comme il aurait un endroit rien qu'à lui. A lui et à Amy. Reposant son attention sur Erïka, il tendit la main, paume vers le haut, comme réclamant quelque chose, souriant. Pas besoin de mots, la russe devinerait sans doute ce qu'il voulait puisqu'elle ne s'en servait plus. Une fois le cache-oeil en main, il le rattacha aussitôt autour de sa tête, se sentant soulagé de sentir le petit objet de tissu reposer sur son oeil. Remarquant une petite tâche sombre sur le bord de la mâchoire de la jeune femme à ses côtés, Will se pencha pour voir de quoi il s'agissait. Un peu de chocolat avait réussi à conserver sa place sur le visage de la russe
.

"Dis donc, t'es à croquer." fit-il remarquer sans expliquer pourquoi il disait ça, se penchant pour lui faire un bisou à l'endroit où subsistait le chocolat, lui retirant par ce geste "T'avais encore un peu d'chocolat. Avoue, tu t'en gardais pour si jamais t'avais un p'tit creu en cours de route ?" ajouta t-il avec un sourire amusé

La voiture avait démarrée et se dirigeait doucement en direction de l'Institut. Will préféra ne pas penser à ça afin de ne pas stresser inutilement à l'avance. Il n'avait même pas mis son bandana pour camoufler sa blessure à la tête. Puisqu'il avait accepté de se relever, autant tout accepter et ne rien cacher. Et si des gens le questionnait, il était encore libre de leur répondre ou non. En cours de route, Anieta bifurqua et stoppa la voiture près d'un petit restaurant, signalant que c'était ici qu'ils faisaient les meilleurs muffins. C'était tout à fait ce qu'il leur fallait. Descendant de voiture, Will pénétra à l'intérieur du restaurant. N'ayant pas le moindre sous sur lui, ce n'était clairement pas lui qui pourrait acheter les muffins mais il voulait simplement jeter un oeil à l'intérieur. Accompagné d'Erïka, il se tourna vers cette dernière après avoir jeté un oeil aux parfums disponibles
.

"On prend quoi ? Un mélange ? Méfie toi, Amy a un appétit d'ogre parfois ! Elle ne pourra résister à la douce odeur des muffins !"

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MessageSujet: Re: Ma nouvelle famille [Riri/Will] (terminé)   Jeu 2 Aoû 2012 - 23:02

La vie de borgne… Qu’est-ce que c’était, au juste ? Il ne fallait pas penser que tout était pareil pour ceux qui possédaient deux yeux. Bien qu’ils pouvaient vivre exactement le même type de vie, il y avait parfois des situations plus difficiles pour l’un de ces types de personnes que pour l’autre. Pour sa part, Erïka avait compris, en portant le cache-œil de son ami, qu’elle ne pouvait plus se déplacer comme avant, n’évaluant plus adéquatement les distances la séparant de divers objets. Elle devait faire attention à l’endroit où elle mettait les pieds, sans parler de l’angle mort qu’elle possédait, à présent. Depuis qu’il lui manquait un œil, l’adolescente avait l’impression de voir chaque chose autrement, devant se concentrer afin de bien observer l’environnement l’entourant et éviter de se cogner de nouveau contre quelque chose. Évidemment, Will avait également eut droit à ce temps d’adaptation et, à présent, marchait comme elle le ferait en temps normal. Il suffisait d’avoir le tour, ce qui était impossible d’acquérir en moins de trente minutes.

Pour sa propre sécurité, et surtout parce qu’elle en avait marre de se cogner partout, Erïka retira le cache-œil avant de descendre les escaliers menant à la sortie de l’immeuble. Aussitôt, lorsqu’elle retrouva l’usage de son œil gauche, Erïka fut soulagée. Tout allait mieux, maintenant. Alors qu’elle rejoignait la sortie, la jeune fille se demandait si, avec le temps, la vue de Will s’était bien développée, devenant nettement supérieure à celle de la majorité de la population. Après tout, il serait logique qu’avec le temps, son œil valide fasse en sorte de palier à l’absence du second.
Une fois à la voiture, alors qu’elle s’installait dans le véhicule, la mutante aperçu son frère, tendant la main en sa direction. Désirait-il retrouver son bien ? Évidemment, la jeune fille le lui rendit, il en avait probablement plus besoin qu’elle. Bien qu’elle n’était pas habituée de le voir sans son cache-œil, il restait tout de même un bel homme à ses yeux. L’adolescente lui sourit avant d’attacher sa ceinture de sécurité. Maintenant, Anieta pouvait démarrer le véhicule et sortir du stationnement.


-« Dis donc, t'es à croquer. »

-« Hein ? Mais qu'est-ce que... »

Tournant la tête en direction de son ami, la jeune fille cherchait à comprendre ce qu’il voulait dire. Dans quel contexte lui sortait-il une telle phrase ? Elle était davantage perdue dans le néant lorsque les lèvres de Will se posèrent sur son menton. Que faisait-il ? Il était, maintenant, devenu une sangsue ? Par chance, suite à ce geste étrange, la mutante eut droit à de claires explications.

-« T'avais encore un peu d'chocolat. Avoue, tu t'en gardais pour si jamais t'avais un p'tit creux en cours de route ? »

-« Avoue que tu étais jaloux, hein ! » Répliqua la jeune fille en se prêtant au jeu.

Souriante, elle détourna le regard afin de le poser sur le paysage extérieur. Les rues de New-York étaient toutes les mêmes à ses yeux. Certaines étaient plus crasseuses que d’autres, voir même plus effrayantes, mais sans plus. Le danger subsistait partout, même dans les petits quartiers résidentiels tranquilles. Personne n’était à l’abri, malheureusement. Il était de plus en plus difficile de faire confiance à qui que ce soit, craignant d’être trahis, poignardé dans le dos.

Sur la route, Anieta s’arrêta dans le parking d’un petit restaurant, là où étaient vendus d’excellents muffins. Erïka aurait tout d’abord cru qu’ils seraient allés à l’institut en premier lieu, mais il semblerait bien qu’Amy ait la chance de profiter de quelques minutes de sommeil supplémentaires. L’adolescente entra dans l’établissement aux côtés de son ami, humant la délicieuse odeur des muffins, des beignes et du café. Parlant de café, Anieta alla s’en commander un, question de rester éveillée pour la longue journée qui débutait. Quant aux mutants, ils s’attardaient sur le choix de leur commande.


-« On prend quoi ? Un mélange ? Méfie-toi, Amy a un appétit d'ogre parfois ! Elle ne pourra résister à la douce odeur des muffins ! »

-« On a qu’à leur demander de nous surprendre. N’importe quoi fera l’affaire. J’en prends une boite, nous en auront suffisamment et de toutes les sortes ! »

Se postant devant l’un des comptoirs caisse, Erïka donna sa commande à la dame qui s’occupa de préparer sa boite de muffins. Ils allaient en avoir suffisamment avec une douzaine. Ce sera délicieux et l’adolescente en avait l’eau à la bouche. Pourra-t-elle résister jusqu’à leur arrivée à l’institut ? Ça restait à voir. Il faudra garder cette boite bien loin d’elle car son estomac grognait déjà, lui ordonnant de le nourrir. Une fois la caissière de retour, l’adolescente en profita pour commander un thé chai, ce qu’elle n’avait pas dégusté depuis des lustres. Puisqu’elle en avait l’occasion, pourquoi ne pas se permettre quelques dépenses ? Ne sortant jamais, ses économies ne bougeaient pratiquement pas de son compte bancaire, ni même de son portefeuille.

-« … Ah, et ajoutez deux cafés. C’est lui qui va vous dire qu’elle sorte. » Ajouta-t-elle en désignant Will de l’index.

Elle pouvait bien se permettre de faire plaisir à ses amis. Elle leur devait tant. À ses yeux, payer un café ne représentait pas grand-chose. D’ailleurs, elle se souvenait de leur première rencontre où il lui avait proposé un café. Bien qu’elle n’en avait pas réellement eut envie d’accepter sa proposition à ce moment-là, elle ne le regrettait pas, à présent. Payant la commande, la jeune fille attrapa son thé ainsi que sa boite de muffin, allant retrouver Anieta qui les attendait à l’extérieur. Une fois dans la voiture, la jeune fille posa la boite de muffin à ses côtés, attachant du mieux qu’elle pouvait sa ceinture de sécurité. Elle était prête à retrouver Amy, à présent.


-« J’espère qu’Amy est déjà réveillée… Malgré que je préfère la retrouver endormie, dans votre chambre, plutôt que de la chercher à travers l’institut. Pas toi ? »
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MessageSujet: Re: Ma nouvelle famille [Riri/Will] (terminé)   Ven 3 Aoû 2012 - 18:46

Cela ne changeait globalement rien pour Will de porter un cache-oeil ou non. Il ne risquait pas d'améliorer sa vision après tout, sa seule utilité étant de dissimuler son oeil blessé. Il aurait très bien pu rester ainsi, les deux yeux ouverts puisque cela ne changeait rien pour lui. Toutefois, il préférait porter ce morceau de tissu que constituait le cache-oeil. Plus qu'une habitude, c'était pour lui une sécurité. Certes, cela n'empêchait pas les gens de poser des questions à ce sujet mais rien ne l'obligeait à répondre. Seules les personnes les plus proches de lui connaissaient le secret lié à la perte de son oeil et il ne tenait pas à ce que tout le monde soit au courant.

Passant une main dans ses cheveux pour les coiffer plus ou moins ou en tout cas leur donner une forme correcte, Will constata qu'il n'avait plus son bandana. Depuis qu'il avait posé les pieds dans la cuisine d'Anieta, Erïka le lui avait subtilisé, ce qui l'avait d'abord gêné mais finalement, il avait bien vite oublié ce détail. La vieille femme n'avait fait aucune remarque à propos de sa blessure à la tête mais le rouquin supposait qu'elle devait tout de même se poser des questions. Il espérait simplement qu'elle ne pense pas qu'il était un type à problème qui passait son temps à se battre et à revenir blessé. C'était vrai à une époque et quelque part, ça l'était encore maintenant mais il ne voulait pas qu'elle pense qu'il pouvait avoir une mauvaise influence sur sa petite fille ou lui attirer des ennuis. C'était bien la dernière chose qu'il souhaitait. Malgré tout, il supposa qu'elle ne devait pas penser ça de lui, auquel cas, elle ne l'accueillerait pas comme elle le faisait à chaque fois. Cette pensée le soulagea et lui rappela que le port du bandana ne servait pas non plus à grand chose au final. Oui il était blessé et cela ne regardait que lui.

Assis à côté de la russe, il en profita pour la taquiner après avoir remarquer qu'elle avait encore un peu de Nutella sur le bord du menton. Plutôt que de le lui signaler, il préféra lui retirer lui-même à l'aide d'un bisou, se moquant gentiment. La jeune femme n'hésita pas à répliquer, ce qui amusa le rouquin
.

"Ouais j'avoue. Maint'nant qu'j'y repense, c'était plutôt pas mal comme option garde-manger. C'est... novateur on va dire !" répliqua t-il en riant

Regardant ensuite par la fenêtre, Will observait les rues de New York défiler devant lui. Dire qu'il y avait vécu pendant si longtemps... Néanmoins, il n'était pas mécontent que ce ne soit plus le cas. Désormais il avait un toit, de quoi manger, un semblant d'avenir, une nouvelle famille et bientôt un travail. Il trouvait dingue l'évolution de sa vie en si peu de temps. Etre un mutant n'avait pas que des mauvais côtés, au contraire. Si les humains ne l'acceptaient pas, tant pis pour eux.

Finalement, plutôt que d'aller à l'Institut, Anieta stoppa devant un petit restaurant afin de récupérer les muffins en premier lieu. Accompagnant Erïka, Will se contentait de regarder ce qui était proposé, demandant à la jeune femme ce qu'elle comptait prendre. Ce n'était sûrement pas lui qui allait donner une directive. Déjà parce que ce n'était pas lui qui payait mais aussi parce qu'il n'était pas difficile, mangeant de tout -la duretée de la rue rendait les gens moins difficiles en tous points- mais aussi parce qu'il n'avait pas d'ordre à donner à sa soeur. L'idée qu'elle proposa était bonne et cela leur épargnerait d'avoir à faire un choix
.

"Bonne idée. J'espère juste qu'ils vont pas essayer d'trop nous surprendre avec des muffins aux anchois, c'genre de choses... Ah ça pour être surpris, on s'rait surpris !" répondit-il en riant à demi, imaginant le goût horrible du muffin

Will suivit Erïka près de la caisse, s'accoudant au comptoir en attendant que la commande soit préparée. Il comptait bien servir de porteur comme il le faisait habituellement. Lorsque la caissière fut de retour, Erïka commanda un thé ainsi que deux cafés. Elle avait soif à ce point là ? Il réalisa qu'il se trompait lorqu'elle le désigna du pouce pour qu'il précise les sortes de café. Elle leur offrait un café à Amy et lui ? Will sourit puis se tourna vers la caissière, commandant un cappucino pour Amy ainsi qu'un café serré pour lui. Rien de tel pour bien se réveiller. Il savait que l'italienne préférait quelque chose de plus doux pour commencer la journée
.

"Merci Rika, c'est gentil. Quand j'serai riche, j'vous inviterai au resto ! Un chic !" fit-il en souriant alors qu'Erïka payait

Le duo sortit du restaurant pour rejoindre Anieta et la voiture. Finalement, Will ne portait que les deux cafés, laissant la russe porter le reste. Il n'allait tout de même pas le lui arracher des mains, elle n'était pas non plus handicapée. Le rouquin dû jongler pour attacher sa ceinture puis se tourna vers sa soeur qui évoquait Amy. Comment allait-elle réagir si elle les voyait débarquer tous les deux comme si de rien n'était alors que la dernière fois qu'elle avait vu le mutant, celui-ci ne disait pas un mot et qu'aucun sourire n'avait illuminé son visage depuis des jours ? C'était certain, elle allait se poser des questions et plutôt que de la laisser nager dans l'incompréhension la plus totale, Will préférait lui expliquer rapidement la situation quitte à devoir y revenir plus tard. Cette discussion, ils l'auraient tous les deux. Bien que le mutant adorait Erïka, il préférait être seul avec Amy lorsque le temps serait venu de parler sérieusement
.

"Oui, ce s'ra plus simple si elle est dans la chambre. L'manoir est immense mine de rien et on a pas toute la journée ! Vu que j'lui ai laissé un mot, j'imagine qu'elle m'attend donc elle doit être à la chambre. Hmm... Dis, ça t'embête si j'vais lui parler seul deux minutes ? Juste l'temps de lui expliquer pourquoi j'ai changé. Elle risque d'rien comprendre sinon et j'veux pas qu'elle passe une mauvaise journée, j'veux qu'elle en profite autant qu'nous, elle la mérite bien plus que moi. J'lui dirais pas tout là, j'résumerai vu qu'on est pressés. L'reste attendra le soir ou le lendemain mais j'veux qu'elle sache à quoi s'en t'nir."

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MessageSujet: Re: Ma nouvelle famille [Riri/Will] (terminé)   Ven 3 Aoû 2012 - 23:50

Erïka n’avait jamais été une jeune fille timide. Au contraire, elle s’imposait sans gêne et n’hésitait jamais à crier haut et fort ce qu’elle pensait, tenant fortement à ses opinions. Elle aimait s’opposer, s’obstiner et débattre, recherchant toujours une nouvelle occasion de s’exprimer. Son frère, quant à lui, se fondait totalement dans la masse, invisible et muet, petite et frêle créature craignant les représailles. Ils avaient deux caractères opposés qui se sont développés avec le temps, leur conférant à chacun une personnalité bien distincte de l’autre. Ensemble, ils se complétaient totalement.
La jeune Davidoff était rarement gênée, surtout lorsqu’elle était en compagnie de ses proches. Il suffisait de prendre Will comme exemple : il l’avait vu en colère, en pleurs, apeurée, joyeuse, déprimée, sérieuse, rieuse, paniquée, ainsi que dans tout un tas d’autres états d’esprits différents. Selon elle, jamais il ne l’avait vue gênée. Et puis, connaissant bien la personnalité du rouquin, le considérant comme son propre frère, elle ne s’offusquait pas qu’il pose de simples gestes innocents comme il venait de le faire, se débarrassant du chocolat qu’elle avait sur le visage d’un simple petit bisou. Si elle avait été légèrement déconcertée, ne comprenant rien à ses paroles, elle préféra répliquer avec humour lorsqu’elle comprit parfaitement la situation.


-« Ouais j'avoue. Maint'nant qu'j'y repense, c'était plutôt pas mal comme option garde-manger. C'est... novateur on va dire ! »

-« Et t’as pas intérêt à me piquer l’idée ! » Ajouta-t-elle à la rigolade.

Posant de nouveau son regard sur la route, la jeune fille observait ce décor qu’elle ne reverra plus avant longtemps. Sa grand-mère déménageant dans un tout autre quartier, Erïka ne voyait aucune raison de revenir en ces lieux. Ce deviendra un quartier comme un autre où un drame familial s’est produit, rien de plus. Maintenant, il ne restait plus qu’à recommencer à zéro, dans un nouveau quartier, avec de nouveaux voisins n’écoutant pas de films pour adulte un peu trop fort, d’où le son parvenait aux pauvres oreilles sensibles d’Erïka. Il n’y aura plus de petite mémé grincheuse qui se plaignait sans cesse de tout, plus d’enfants turbulents qui faisaient un boucan d’enfer dès les petites heures du matin et, surtout, plus aucune possibilité pour la génitrice de l’adolescente de retrouver leur trace. Ce changement était le bienvenu dans la vie d’Anieta comme dans celle de sa petite fille. Apparemment que le voisinage était bien sympathique et l’immeuble bien plus entretenu que le précédent. Erïka avait bien hâte de voir ça.

Le trio fit un arrêt dans un petit café proposant une délicieuse variété de muffins. Il y avait plusieurs sortes et l’adolescente ne savait lesquels choisir, bien qu’elle ait ses préférences. Elle demanda donc à la caissière de lui apporter un assortiment d’une douzaine de muffins, de quoi remplir l’estomac de tout le monde.


-« Bonne idée. J'espère juste qu'ils vont pas essayer d'trop nous surprendre avec des muffins aux anchois, c'genre de choses... Ah ça pour être surpris, on s'rait surpris ! »

-« Beurk ! Tu imagines le goût infect que cela doit avoir ? Le pire que j’ai goûté était un muffin ultra piquant aux piments forts. J’ai jamais su qu’est-ce qui était passé par la tête de mon grand-père ce jour-là… »

Accompagnant ce souvenir d’une grimace de dégout, la jeune fille porta son attention sur la caissière qui lui apporta sa commande. À cela, elle ajouta un thé, ainsi que deux cafés que Will se fit un plaisir de choisir. Après tout, c’était Amy et lui qui allaient les boire, autant qu’ils choisissent quelque chose correspondant à leurs goûts. Par la suite, elle se contenta de payer la commande avant de quitter le comptoir, s’assurant qu’ils avaient tout ce dont ils avaient demandé.

-« Merci Rika, c'est gentil. Quand j'serai riche, j'vous inviterai au resto ! Un chic ! »

-« Alors on ira embêter Alexïs à son travail ! Il travaille dans l’un des plus chics restaurants de la ville, tout près de Central Park. »

Jamais Erïka n’avait mis les pieds dans le restaurant. Cependant, elle savait exactement où est-ce qu’il se situait. C’était un grand établissement au fabuleux décor où d’excellents musiciens donnaient quelques prestations, faisant naitre une ambiance calme et apaisante, favorable à un délicieux repas au prix exorbitant. À voir tout le pourboire que pouvait se faire son frère en une seule soirée, l’adolescente ne doutait pas que les clients de l’établissement étaient très fortunés. Il avait eu bien de la chance de dégoter ce boulot malgré le manque d’expérience. Certes, il avait commencé au bas de l’échelle avant de devenir un serveur, mais sa galanterie, sa politesse hors du commun ainsi que sa gentillesse avaient sûrement convaincu le patron de lui laisser une chance auprès des clients. Le plus incroyable était probablement de découvrir qu’il parlait ainsi dans la vie de tous les jours. Avec son vocabulaire enrichis, sa façon de parler peu commune, il se démarquait énormément face à la majorité de la population qui avait du mal à enligner deux simples mots sans faire une montagne de fautes orthographiques.

Les deux mutants entrèrent dans l’automobile et attachèrent leur ceinture de sécurité du mieux qu’ils pouvaient avant qu’Anieta ne démarre. Sur le chemin menant à l’institut, la jeune fille tentait de boire son thé sans en renverser partout et, surtout, sans se brûler la langue. Difficile à faire, par contre. Les routes de New-York ne sont pas toutes belles et bon nombre d’entre elles étaient cahoteuses. Bien vite, la jeune fille abandonna l’idée de gouter son breuvage, préférant attendre d’être à destination.
Sur le chemin, la mutante confia à son ami son désir de retrouver Amy au plus vite et de ne pas avoir à fouiller l’institut afin de mettre la main sur elle. Ils n’avaient pas énormément de temps devant eux et devait faire au plus vite pour ne pas faire attendre Anieta trop longtemps dans la voiture. Elle fut heureuse de savoir que Will était d’accord avec elle.


-« Oui, ce s'ra plus simple si elle est dans la chambre. L'manoir est immense mine de rien et on a pas toute la journée ! Vu que j'lui ai laissé un mot, j'imagine qu'elle m'attend donc elle doit être à la chambre. Hmm... Dis, ça t'embête si j'vais lui parler seul deux minutes ? Juste l'temps de lui expliquer pourquoi j'ai changé. Elle risque d'rien comprendre sinon et j'veux pas qu'elle passe une mauvaise journée, j'veux qu'elle en profite autant qu'nous, elle la mérite bien plus que moi. J'lui dirais pas tout là, j'résumerai vu qu'on est pressés. L'reste attendra le soir ou le lendemain mais j'veux qu'elle sache à quoi s'en t'nir. »

-« Aucun problème. Je vais passer à ma chambre voir si Istina à tout ce dont elle a besoin. Je vous attendrais devant votre chambre, par la suite. Ça te va ? »

Moins d’une dizaine de minutes plus tard, la voiture s’immobilisait tout près du portail de l’institut, laissant les deux mutants en sortir, café en main. Erïka avait laissé la boite de muffins sur la banquette arrière étant donné qu’elle ne les mangera qu’une fois Amy assise dans l’automobile. Composant un code de quelques chiffres afin d’ouvrir la barrière devant elle, la jeune fille pénétra sur le terrain de l’école, encore endormi à cette heure matinale. À l’intérieur du manoir, quelques élèves bavassaient çà et là, certains semblants mal réveillés.

-« J’espère qu’Amy va comprendre la situation » Fit l’adolescente avant de se tourner vers son frère. « Je suis sûre qu’elle te pardonnera. Nous allons tous passer une superbe journée, j’en suis certaine. Bon courage, grand frère ! » Ajouta-t-elle avant de prendre un chemin différent de celui de Will après avoir monté le grand escalier.
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MessageSujet: Re: Ma nouvelle famille [Riri/Will] (terminé)   Sam 11 Aoû 2012 - 22:43

(Suite du rp par ici : Ensemble sinon rien)

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