X-Men : Sentinel Project

Entrez dans un univers où l'homme est à l'aube de son évolution ! Image 
AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Ma nouvelle famille [Riri/Will] (terminé)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
William McKellen
Modérateur
avatar

Messages : 1158
Date d'inscription : 06/10/2011
Age : 32
Localisation : Raccoon City

Fiche Tecnhique
Metier: Voyou
Age : 25 ans
Nationalité : Américain

MessageSujet: Ma nouvelle famille [Riri/Will] (terminé)   Dim 15 Avr 2012 - 17:28

[Suite de : Car tu es mon frère]

Will n'avait pas voulu mentir à Erïka. Ce n'était pas son genre de toute façon, trop franc pour envisager de mentir à quelqu'un, sauf s'il n'avait pas le choix. De plus, il savait qu'il était inutile de jouer à ça avec elle, ayant le don de savoir si les gens qui lui parlaient étaient sincères ou non. Mais lorsque la russe lui demanda ce qu'il se passait, le rouquin n'arriva pas à dire quoique ce soit d'autre. Les mots restaient bloqués au fond de sa gorge. La surprise l'empêchait d'avoir des pensées cohérentes et la peur le faisait hésiter. Bien sûr, l'adolescente n'était pas stupide et cela se voyait comme le nez au milieu de la figure qu'il y avait quelque chose, contrairement à ce que pouvait dire le mutant. Seulement, il ne voulait pas en parler là, au milieu des gens, au milieu d'un magasin. C'était un sujet trop sensible pour lui et bien qu'il désirait en parler avec son amie, il ne voulait en aucun cas le faire maintenant. Il ne trouva donc rien d'autre à dire. C'était une piètre réponse mais c'est tout ce qui lui venait à l'esprit pour le moment.

S'il n'avait pas redouté de croiser des gens pendant qu'ils faisaient des courses, il en était désormais autrement. Maintenant qu'il avait vu sa soeur, il avait peur de voir d'autres personnes susceptibles de lui faire du mal. Bien sûr, Zoey n'avait jamais fait preuve de violence à son encontre, mais elle l'avait trahi, rejeté et ne le considérait plus comme son frère. En temps normal, il aurait pourtant été heureux de la voir. Si elle ne l'aimait plus, pour lui c'était différent, elle était toujours sa soeur, qu'elle le veuille ou non. Mais voilà, il avait tué leur père, quelques semaines plus tôt et la présence de sa soeur était une étrange coïncidence. Peut-être le cherchait-elle pour achever le travail ? Cette simple perspective affolait complétement le rouquin. La bonne humeur qu'il avait retrouvé un court instant s'était vite envolée. Pourtant, Erïka restait avec lui, le tirant par la main pour qu'il ne reste pas planté au milieu du magasin comme un tuteur à tomates.

Au centre d'un rayon désert, elle lui témoigna son soutien, lui assurant qu'elle ne le laisserait pas. Quelque peu rassuré par les paroles et les gestes de son amie, Will posa sa main sur la sienne comme pour la remercier en silence. Elle avait bien le droit à une explication, aussi courte soit-elle. Peut-être ne comprendrait-elle pas toute l'importance de la situation mais peu importe, il comptait la lui expliquer un peu plus tard, le temps que son trouble se dissipe et qu'ils quittent enfin cet endroit. Erïka eu une réponse plutôt inattendue qui surpris le borgne. Elle ajouta même une pointe d'humour comme pour insister sur le fait qu'eux au moins étaient proches, utilisant un terme qu'eux seuls pouvaient comprendre. Will esquissa un bref sourire, touché par son attention
.

"N'te salie pas les mains, p'tite soeur. Mais... merci." fit-il doucement presque en chuchotant

Ses remerciements étaient sincères. Si elle n'avait pas été là, il ignorait ce qu'il aurait fait. Maintenant, il ne leur restait plus qu'à partir. Tandis qu'Erïka s'occupait de payer les achats, Will récupéra les sacs et profita de leur passage par la porte de sortie pour récupérer ce qu'il avait vu tomber un peu plus tôt. Une fois le porte-feuille récupéré et rangé, il rejoignit Erïka qui ramenait le cadie à sa place. Aidé de son amie, le rouquin rangea les sacs de courses dans le coffre de la voiture avant de s'installer dans le véhicule. Peu après, une fois tout le monde à bord, Anieta démarra et prit la direction de son appartement. Enfin, ils s'éloignaient de cet endroit que William observait dans le rétroviseur jusqu'à disparaitre de sa vue. Probablement ne reverrait-il pas sa soeur aujourd'hui, c'était déjà ça.

Tandis que le véhicule roulait, le rouquin restait silencieux, pensif. Puis la curiosité l'emporta et il sortit le porte-feuille de sa poche. Il l'ouvrit. Diverses cartes décoraient l'intérieur, les unes au dessus des autres. Will en attrapa une au hasard et la tira hors de son support pour vérifier qu'il s'agissait bien de sa soeur et pas d'une hallucination. Zoey Cage, résidant à Philadelphie. C'était ce que disait son permis de conduire. Aucune erreur possible donc. Le mutant remis la carte en place en soupirant légèrement lorsque quelque chose attira son attention. Un morceau de papier un peu corné dépassait de la pliure du porte-feuille. L'attrapant du bout des doigts, il constata vite qu'il s'agissait d'une photo. En la regardant de plus près il s'aperçu vite qu'il s'agissait d'une photo de sa soeur... et de lui, plus jeunes. Il se souvenait du jour où cette photo avait été prise. C'était encore l'époque où tout allait bien, où ils n'étaient pas une famille déchirée. Pourquoi Zoey avait-elle cette photo sur elle ? Ne le détestait-elle pas ? Will ne savait pas s'il devait être heureux ou pas de constater une telle chose. Il ne savait pas du tout comment réagir, ne savait pas ce qu'il devait comprendre en voyant ça. Une larme coula sur sa joue qu'il essuya bien vite du revers de la main. Il rangea la photo et remit le porte-feuille à sa place, dans sa poche.

Le trajet ne fut pas bien long et une fois sortis du véhicule, Will sortit les sacs du coffre pour les monter à l'appartement. Une fois à l'intérieur, il se dirigea vers la cuisine et posa les affaires sur la table, au centre. Des cartons avaient poussés un peu partout dans les autres pièces mais tout n'était pas encore emballé. Au moins ils avaient encore de quoi préparer à manger. Se tournant vers son amie, Will désigna les sacs d'un geste du menton
.

"Quand est-ce qu'on joue les traiteurs japonais ?"

_________________

Tu touches, tu payes ! (avec les dents >_<)

"Monseigneur William le Borgne de Philadelphie, Roi des Aveugles et Chevalier Servant de la Demoiselle Amylia"


Joue également:
 


Dernière édition par William Cage le Jeu 18 Oct 2012 - 0:15, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://tumbleweed.forumactif.org/
Erïka M. Davidoff
Codeuse - Modératrice
avatar

Messages : 2283
Date d'inscription : 04/05/2011
Age : 24
Localisation : Far Away From You ~

Fiche Tecnhique
Metier: Professeure / PDG des S.M.I.T.E Industries
Age : 21 ans
Nationalité : Russe / Américaine

MessageSujet: Re: Ma nouvelle famille [Riri/Will] (terminé)   Lun 16 Avr 2012 - 7:57

“My best friend gave me the best advice
He said each day's a gift and not a given right
Leave no stone unturned, leave your fears behind
And try to take the path less traveled by
That first step you take is the longest stride”

Et s’il en était autrement ? Si Will avait fait face à sa sœur ? Que ce serait-il produit ? Sincèrement, Erïka, qui était toujours bien curieuse, refusait d’imaginer une telle situation. Elle détestait cette femme qu’elle n’avait jamais vue de sa vie pour avoir osé laisser tomber son frère. À ses yeux, cela était une trahison qu’elle ne pouvait supporter. Que faire lorsque sa propre famille se retournait contre soi-même ? Il ne restait plus que les amis… sauf s’ils n’existaient pas. Heureusement, le rouquin pouvait compter sur Erïka. Elle était là pour lui et lui assurait. Elle se montrait incroyablement patiente, contrairement à son habitude, afin de s’assurer que son ami allait bien. Elle était prête à en prendre soin, sachant qu’il sera en mesure de se remettre bien vite sur pieds. C’était une décision prise de son propre chef, rien de plus. Will ne se plaignait pas, ne demandait rien. Erïka le harcelait de ses questions afin de connaitre la vérité, cherchant un moyen de venir en aide à son grand frère adoré. Elle ne pouvait l’obliger à dire quoi que ce soit et oserait encore moins le torturer afin d’obtenir ne serait-ce qu’une parcelle de réponse. L’adolescente prenait son mal en patience et tentait de lui laisser le temps de se sentir à l’aise de parler de ce qui le tracassait, ce qui était plutôt difficile. Cependant, Will avait fait preuve de tant de patience envers elle qu’elle ne pouvait que tenter d’en faire autant.

Perdue dans ses pensées alors que l’automobile prenait des rues, des avenues, des boulevards tous bien peu achalandés, la mutante ne prêta aucune attention à Will, se doutant que celui-ci apprécierait un moment de paix. Le seul moment où elle posa les yeux sur lui fut lorsqu’elle se pencha vers l’avant du véhicule afin de demander à sa grand-mère de monter le son de la radio. La chanson envahissant l’habitacle lui plaisait énormément. Elle ne pouvait s’empêcher de chanter, doucement, se croyant pratiquement à l’unisson avec l’artiste. Son regard se posa, l’espace de quelques secondes, sur son ami, observant une photographie qu’elle peinait à distinguer sa la lumière des lampadaires près desquels l’automobile passait. Le rouquin sembla essuyer quelque chose sur son visage et la jeune fille choisis ce moment pour détourner le regard. Portant son attention sur le paysage extérieur, elle ne dérangeait pas son ami, bien qu’elle soit curieuse de savoir ce que représentait cette photographie. En présence de sa grand-mère, Erïka préféra se taire et chanter cette douce chanson d’une voix qui se voulait mélodieuse mais peu puissante, comme si elle désirait éviter de se faire un peu trop entendre.


-“If today was your last day...” Commença-t-elle. Oubliant les quelques vers suivants, elle écouta attentivement la voix du chanteur avant de reprendre. "Would you live each moment like your last? Leave old pictures in the past. Donate every dime you have?”

La chanson tira bien vite à sa fin, tout comme le trajet à bord de l’automobile. Lorsque celle-ci se gara, Erïka en descendit, ses sacs bien en main. Will s’occupait de leurs achats, ce qui lui permit de ne pas trainer une charge trop lourde dans les escaliers de l’immeuble. Une fois arrivée à l’appartement, la jeune fille se débarrassa de ses chaussures qu’elle envoya valser dans un coin avant de poser ses sacs à leur côté, jetant sa veste par-dessus le tout. Puis, contournant quelques boites, elle alla rejoindre sa grand-mère à la cuisine. Will s’y trouvait déjà, ayant déposé les quelques sacs d’épicerie sur la table.

-"Quand est-ce qu'on joue les traiteurs japonais ?"


-« Dès que j’aurais trouvé tout le matériel nécessaire… ce qui risque de prendre un sacré bout de temps. » Répondit l’adolescente en soupira devant le tas de boites décorant un coin de la cuisine.

En lisant les inscriptions, et suivant les indications de sa grand-mère qui se souvenait plus ou moins des items dans les divers cartons, Erïka rechercha les quelques outils dont elle avait besoin afin de faire des sushis. Elle attrapa un chaudron qu’elle remplit d’eau avant de le déposer sur un rond du four. Allumant ce dernier, elle laissa l’eau porter à ébullition, retournant à ses recherches.


-« Si tu trouves les tapis en bambou, fais-moi signe. » Dit-elle à l’intention de son ami, fouillant énième carton.

Tombant sur la boite contenant tous les ustensiles, de l’appartement, l’adolescente l’attrapa et la posa sur une chaise. Cela pouvait se révéler très utile. Alors qu’elle comptait donner un coup de main à son ami, Erïka fut appelée par Anieta, désirant lui dire deux mots. Faisant quelques pas afin de rejoindre la vieille femme, cette dernière lui tendit un pot contenant de nombreux comprimés blanchâtres tout droit sortis de la pharmacie. L’adolescente lu la notice, s’assurant ainsi qu’il s’agissait de l’aspirine qu’elle avait demandé à recevoir lors de sa dernière visite médicale. Avec de la chance, un seul de ces petits comprimés sera en mesure de repousser les terribles migraines l’assaillant bien souvent. Déposant le pot sur le comptoir, le temps d’aider Will à trouver les quelques objets lui manquant, elle s’assura que le tout était sur la table avant de fouiller dans les sacs d’épicerie et en sortir le riz qu’elle versa entièrement dans son chaudron remplis d’eau. Il ne restait plus qu’à attendre que le riz absorbe entièrement le contenu du chaudron.

Pendant qu’Anieta s’éclipsait au salon afin de regarder la télévision, laissant les deux apprentis cuisiniers à leurs chaudrons, l’adolescente attrapa le petit cassot de bleuet acheté un peu plus tôt afin de gouter ces petits fruits si délicieux. Elle profita du fait que Will lui tournait le dos pour lancer un bien gros bleuet sur l’homme. Si le but était qu’il heurte sa tête afin de le faire réagir, c’était raté. Il s’était plutôt réfugier dans le chandail du rouquin, glissant de sa nuque jusque dans le vêtement. Se mordillant la lèvre inférieure afin de ne pas rire, Erïka porta son attention ailleurs, ouvrant le frigo afin d’y sortir le peu de légumes y restant, sans oublier de garder un œil sur son ami.


-« Tu peux éplucher les bleuets… » Commença Erïka en tendant deux carottes à son ami, avant de se rendre compte de son erreur. « Heu… les carottes, je veux dire. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
William McKellen
Modérateur
avatar

Messages : 1158
Date d'inscription : 06/10/2011
Age : 32
Localisation : Raccoon City

Fiche Tecnhique
Metier: Voyou
Age : 25 ans
Nationalité : Américain

MessageSujet: Re: Ma nouvelle famille [Riri/Will] (terminé)   Lun 16 Avr 2012 - 22:05

Will n'était plus en compagnie d'Erïka et d'Anieta. Il était seul. Seul avec des souvenirs qui ne voulaient pas le laisser en paix pour le moment. La russe était parvenue à lui faire oublier ses problèmes, à admettre ce qui s'était passé et à remonter à la surface. Mais la simple vision de sa soeur avant réussi à le faire replonger. Pour lui, c'était une nouvelle menace qui venait s'ajouter au tableau. Pourtant, sa soeur était quelqu'un à qui il tenait mais là il la voyait comme un danger potentiel. Elle n'avait jamais rien voulu entendre depuis cette fois où le rouquin avait découvert son pouvoir. Qu'elle le croit menteur ou mutant, rien n'avait vraiment évolué. Elle le détestait, il le savait, il ne se faisait plus d'illusions. Mais si leur père avait essayé de le tuer, c'était parce que Will était un mutant et qu'il le considérait comme une erreur de la nature. Et la seule façon qu'il avait pour apprendre cette information, c'était que Zoey le lui ait dit. Partageait-elle ce point de vue ? Oui, sans doute. Elle l'avait traité de monstre après tout. Aucune raison pour que cela change du jour au lendemain. Que ferait-elle si elle savait que son propre frère avait tué leur père ? Même pour se défendre ? Difficile à dire... Mais Zoey avait toujours été très proche de Kyle, contrairement à William. Celui-ci n'osait imaginer sa réaction face à cette nouvelle. Etait-elle au courant ? Les journaux en parlaient-ils ? Il ne voulait même pas le savoir. L'éventuelle réponse lui faisait peur. S'il y avait bien une personne qu'il craignait, c'était sa soeur. Mais... que signifiait donc cette photo dans son porte-feuille ? Tout cela contredisait les gestes et les paroles de Zoey. Will ne comprenait plus rien.

Une voix le fit sortir de ses pensées, le ramenant à la réalité. Autant il n'avait pas fait attention à la chanson qui passait à la radio, autant il remarqua tout de suite qu'Erïka s'était mise à chanter. Il tourna la tête vers elle, machinalement, écoutant distraitement ce qu'elle disait. Plus que les paroles d'une chanson, tout ça avait un sens. Comme si elle profitait de la chanson pour lui rappeler que penser au passé ne servait à rien. C'était juste. Sauf que c'était bel et bien au présent qu'il pensait. Mais ça, Erïka ne pouvait pas le deviner. Le rouquin esquissa néanmoins un vague sourire avant de reporter son attention sur la route. Ils étaient presque arrivés, il se souvenait du trajet.

Une fois arrivés, Will laissa les deux femmes faire ce qu'elles voulaient faire, se contentant de se débarasser de ses bottes à l'entrée et de son sac personnel qu'il posa sur un coin du canapé du salon. Déposant le reste des courses dans la cuisine, il jeta un oeil rapide aux cartons entassés un peu partout en attendant le retour de son amie, partie poser ses affaires ailleurs. Ils avaient déjà bien mangé, il n'y avait pas si longtemps que ça, mais la privation et surtout la curiosité face à un nouveau plat donnait l'eau à la bouche au mutant. Il avait hâte de commencer à préparer ces fameux sushis même s'il n'était pas certain de parvenir à faire un truc potable. Il attendait les instructions d'Erïka, mais avec les 3/4 des affaires déjà emballées, il leur faudrait du temps pour retrouver tout ce dont ils avaient besoin. Il la regarda s'occuper de certains ustensiles jusqu'à ce qu'elle lui dise de chercher un tapis en bambou. Un tapis en bambou ? Pourquoi faire ? Curieux... C'était sans doute importait.

Sans un mot, il se mit à fouiller les cartons un par un, évitant de trop retourner leur contenu, cherchant ce qui pouvait bien ressembler à un fichu tapis de bambou. Sur le coup il s'était imaginé un vrai tapis, grand et large, pour le sol. Mais aucun rapport avec la cuisine. Il devait donc s'agir d'un petit tapis. Quant à connaitre son utilité... Il le découvrirait bien lorsque la russe s'en servirait. Anieta appela Erïka, détournant Will un instant de sa fouille avant de se dire que cela ne le concernait pas. Il repartit donc en quête de ce fameux tapis. Peu après, il posa enfin la main sur ce qui ressemblait à l'objet recherché mais il ne voyait toujours pas l'utilité. Le posant sur la table, il attendit que son amie le rejoigne pour vérifier qu'il s'agissait bien de ça. Puisqu'elle était occupée à verser le riz, Will en profita pour sortir le reste des courses du sac et remettre un peu d'ordre dans les cartons qu'il avait défait.

C'est alors que quelque chose toucha sa nuque et se faufilla à l'intérieur de son sweat. Surpris, chatouillé, le rouquin fit un bond et se tortilla dans tous les sens pour essayer d'échapper à cet assaillant inattendu. Tandis qu'il se contortionnait, , il glissa ses mains sous son sweat, essayant d'attraper ce qui s'était glissé à l'intérieur. A force d'empressement, il écrasa entre ses doigts le truc en question. Etonné par cet aspect, il retira sa main avant de constater qu'elle était pleine d'un liquide sombre. Perplexe, il regarda sa main, songeur. Ca sortait d'où ça ? Et surtout, c'était quoi ? Il tourna la tête vers Erïka qui semblait se retenir de rire. Oh il venait de trouver la coupable. Plissant l'oeil en la fixant un instant, il tendit soudainement la main devant lui, crispé, s'accrochant au comptoir comme si ses jambes ne le portaient soudainement plus
.

"Je... je suis touché ! Argh !" fit-il en mimant de s'évanouir comme si on lui avait tiré dessus

Finissant par se redresser comme si de rien n'était, le mutant alla se passer les mains sous l'eau pour les nettoyer. Il aurait également besoin d'une douche pour nettoyer le jus qu'il décorait actuellement son dos. Même s'il n'avait rien reproché à Erïka, le prenant à la rigolade, il n'avait pas dit son dernier mot ! Anieta regardait la télévision dans le salon et ne s'occupait pas d'eux. Will fit donc ce que lui disait son amie, attrapant de quoi éplucher les dites carottes. Son lapsus prouvait que c'était bien elle la coupable. Qui d'autre après tout ? Il vint se poster non loin d'elle, épluchant les carottes. Il profita qu'ils étaient plus ou moins seuls pour revenir sur la discussion passée
.

"Tu sais... Ma soeur n'a rien à faire ici... J'crois pas qu'ce soit une coïncidence... Elle cherche sûr'ment mon père... Enfin je n'sais pas mais.. j'ai peur. J'ai pas envie d'être confronté à elle... D'jà qu'elle me prend pour un monstre... T'imagines si elle savait ? Mais c'que j'comprend pas c'est... Hmm... En fait tout à l'heure, elle a laissé tomber quelque chose... C'était son porte-feuille, j'l'ai récupéré en partant. Et... à l'intérieur y avait une photo. Une photo où on est tous les deux, la dernière qu'on avait prise avant qu'on n'se déchire. Pourquoi... Pourquoi elle garde ça ? J'comprend rien... T'as une idée .. ?" demanda t-il à voix basse, fixant ses carottes

_________________

Tu touches, tu payes ! (avec les dents >_<)

"Monseigneur William le Borgne de Philadelphie, Roi des Aveugles et Chevalier Servant de la Demoiselle Amylia"


Joue également:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://tumbleweed.forumactif.org/
Erïka M. Davidoff
Codeuse - Modératrice
avatar

Messages : 2283
Date d'inscription : 04/05/2011
Age : 24
Localisation : Far Away From You ~

Fiche Tecnhique
Metier: Professeure / PDG des S.M.I.T.E Industries
Age : 21 ans
Nationalité : Russe / Américaine

MessageSujet: Re: Ma nouvelle famille [Riri/Will] (terminé)   Mar 17 Avr 2012 - 6:52

Erïka n’était pas du genre à taquiner les autres, simplement pour le plaisir. Elle préférait rester dans son coin et user des blagues de mauvais goûts ainsi que des insultes au besoin. Dans qu’elle catégorie pouvait-on classer le fait de lancer un bleuet dans le chandail de son ami ? Cela n’avait guère été le but de l’adolescente, qui avait tenté de viser sa tête, tout simplement, mais le résultat final n’était pas si mal. Tentant de ne pas rire alors que son ami faisait mine d’être touché par un projectile mortel, s’écrasant au sol, l’adolescente se leva afin de se concentrer sur le contenu du réfrigérateur. Il était bien évident qu’elle était la coupable de ce crime, mais le fait de ne rien dire créait une certaine ambiance autour d’un jeu qui se révélerait être une éternelle vengeance, plaisanteries sur plaisanteries. Éclatant de rire suite à son lapsus, alors qu’elle sentait le regard de son ami posé sur elle, l’adolescente attrapa quelques légumes qu’elle déposa sur la table. Elle s’installa devant une planche à découper afin d’ouvrir un avocat qu’elle coupa en épaisse lanières. Will pris place à ses côtés afin d’éplucher les carottes.

Alors que le silence planait, coupé par les voix émanant dans la télévision, dans la pièce d’à côté, le rouquin pris la parole, s’adressant ainsi à Erïka qui leva la tête vers lui. Elle déposa les morceaux d’avocat dans une petite assiette avant d’en couper un second, attentive au moindre son sortant de la bouche de son frère. Il expliquait la situation actuelle en ce qui concernait sa sœur de sang, devant normalement vivre à Philadelphie. Bientôt, Erïka se posa les mêmes questions que son ami, cherchant dans son esprit imaginatif une réponse à tout cela. Pourquoi garder une photo d’une personne que l’on reniait ? Après tout, pourquoi ne pas se débarrasser de ce que rappelait une personne indésirable ? Puis, une théorie s’imposa à l’esprit de l’adolescente qui leva la tête en direction de son ami. Dans le salon, se trouvait un cadre, poser sur un petit meuble de bois, représentant la famille McGowen : Anieta ainsi que son mari, Alexïs et Erïka alors qu’ils n’étaient âgés que de huit ans, ainsi qu’Angela, leur mère. Après tout ce qui s’était produit, tous les problèmes que leur avait apporté Angela, sa mère gardait cette photo de famille dans son salon, en souvenir de ce temps où tout était parfait. Jamais l’adolescente n’avait compris comment sa grand-mère pouvait supporter de voir le portrait de sa fille, après ce que cette dernière avait osé faire, et se contentait d’ignorer cette fichue photographie qui lui rappelait que sa génitrice avait tenté de la kidnappée. Pour mieux comprendre, elle devrait demander à sa grand-mère quelques explications, mais préférait s’abstenir.


-« Peut-être qu’elle s’ennuie du passé ? Je ne comprends pas l’intérêt de conserver la photo d’une personne que l’un renie. Si ça se trouve, elle t’adore sans vouloir se l’avouer. Après tout, il est impossible de te détester. T’es pas un monstre, seulement une personne différente et unique. Elle est jalouse de ton pouvoir, si ça se trouve. » Fit l’adolescente, n’ayant aucune autre réponse à lui fournir.

Posant le plat d’avocats de côté, Erïka se leva afin de jeter les morceaux qui n’étaient pas mangeables à la poubelle. Elle en profita pour jeter un coup d’œil au riz qu’elle remua légèrement à l’aide d’une cuillère de bois. Attrapa quelques grains grâce à son ustensile, la jeune fille y gouta, se brûlant la langue au passage. Ce que ce pouvait être chaud, quand même ! Songeant qu’il était prêt, elle déplaça le chaudron sur un rond de poêle éteint avant d’éteindre le précédent. Il ne restait plus qu’à laisser refroidir un peu. S’installant de nouveau à la table, près de Will, l’adolescente s’attaqua à un concombre qu’elle coupa également en lanières.


-« Ne t’empêche pas de vivre à cause d’elle, elle n’en vaut pas la peine. »

Était-ce réellement Erïka qui prononçait ces paroles ? Cette adolescente qui s’enfermait dans un institut de peur de tomber sur sa mère dans les rues de la ville ? Celle qui nécessitait la présence d’un ami ainsi que d’une arme mortelle afin de ne pas céder à la panique alors qu’elle quittait son repère ? Sa mère ne valait pas la peine qu’elle se cache ainsi. Zoey ne valait pas la peine que Will se prive de vivre sa vie hors de l’institut. Pourtant, tous deux craignaient de s’aventurer en ville, préférant fuir afin d’échapper au pire. Et si, à deux, ils arrivaient à surmonter cela ? Après tout, c’étaient bien ce que faisaient des frères et sœur, se soutenir, non ?

La jeune fille termina sa tâche et fouilla alors dans les sacs d’épicerie afin d’en tirer les différents emballages de poisson. Ouvrant l’un d’eux, elle en tira un morceau de goberge qu’elle goba avec un léger air satisfait. Attrapant un second morceau, elle l’approcha des lèvres de Will afin qu’il le mange. Elle aimerait dire quelque chose de plus, mais les mots lui manquait. Elle n’aimait pas cette Zoey. Will avait suffisamment souffert à cause du meurtre de son père, il n’avait pas besoin de se soucier d’elle en plus de cela.
Anieta entra dans la cuisine, contournant quelques cartons, plus se rendit au réfrigérateur qu’elle ouvrit pour s’emparer d’une bouteille d’eau. Elle observa les deux amis ainsi que la nourriture posée sur la table. Elle se pencha vers eux afin d’attraper un morceau de saumon, reposant dans un autre emballage.


-« Tout cela me donne l’eau à la bouche. J’ai bien hâte de vous voir garnir vos sushis. »

Elle s’éclipsa pratiquement aussitôt, retournant à son programme télévisé, laissant de nouveau les deux amis seuls. La mutante profita de ce moment de silence afin de s’occuper du riz, espérant que celui-ci soit bientôt prêt. Elle attrapa le chaudron et le posa dans le réfrigérateur afin d’être certaine que le riz refroidirait plus rapidement ainsi. Elle s’approcha doucement de Will et posa son menton sur la tête de l’homme, ses mains, quant à elles, se posant sur ses épaules.

-« Et si on oubliait cette petite garce… enfin, et si on parlait de quelque chose de plus joyeux ? On pourra toujours discuter de tout ça se soir, avant d’aller dormir. » Elle marqua une pause avant de poursuivre. « Amy ne sait pas ce qu’elle rate en ce moment ! Si on ne dévore pas tous les sushis, on pourrait lui en apporter quelques-uns. J’espère qu’elle aime le poisson. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
William McKellen
Modérateur
avatar

Messages : 1158
Date d'inscription : 06/10/2011
Age : 32
Localisation : Raccoon City

Fiche Tecnhique
Metier: Voyou
Age : 25 ans
Nationalité : Américain

MessageSujet: Re: Ma nouvelle famille [Riri/Will] (terminé)   Jeu 19 Avr 2012 - 19:58

Will était toujours le premier pour déconner ou faire l'andouille. Il ne se prenait jamais vraiment au sérieux et tout était bon pour lui donner un prétexte pour s'amuser. Il le faisait déjà toujours en temps normal mais là il en avait un réel besoin. Besoin de se changer les idées, besoin de surmonter sa peine, besoin de redevenir celui qu'il était avant le drame qui coûta la vie à son père. Ainsi, au lieu de s'offusquer de la blague que venait de lui faire Erïka -qui d'autre?- il en joua, rebondissant dessus pour en rajouter une couche. Il se moquait bien de tâcher son sweat ou d'être couvert de jus de baie, quelle importance ? Ca n'allait tuer personne, sans mauvais jeu de mots. De plus, il savait bien que l'intention de la jeune femme n'avait pas été de le braquer ou de le fâcher. Elle le taquinait, comme lui-même le faisait toujours envers elle. Et même si elle l'avait "agressé" de la sorte, il ne l'aurait pas mal pris. Erïka était bien la dernière personne dont il aurait mal pris les intentions à ce moment là. Elle avait tout fait pour l'aider, pour lui remonter le moral, pour lui changer les idées. Ce n'était pas de sa part qu'il fallait donc craindre quelque chose. Ainsi, le mutant s'amusa de sa plaisanterie, sachant pertinament que c'était elle la coupable. Elle venait d'ailleurs de se trahir en faisant un lapsus, ce qui la fit beaucoup rire. Souriant en coin, le mutant songea à ce qu'il allait faire pour se venger.

Malheureusement, le souvenir de sa soeur revint bientôt le hanter. Avant c'était elle qu'il taquinait de la sorte, elle qui riait à ses blagues idiotes... C'était une époque révolue. Erïka avait raison en disant que désormais c'était elle sa soeur et plus Zoey. En peu de temps elle avait fait plus pour lui que sa propre soeur en quinze années. Malgré tout, il ne pouvait pas effacer ses souvenirs en un claquement de doigts. De plus, il devait une explication un peu plus poussée à la russe. Au moins pour qu'elle comprenne d'où venait son soudain malaise. Et puis, en parler ne pouvait que le soulager. Peut-être même l'aiderait-elle à trouver une réponse. Il expliqua donc vaguement la situation, pourquoi il avait peur et ce qu'il ne comprenait pas. Erïka l'écouta en silence puis fit part de ses propres impressions. Elle non plus ne comprenait pas mais elle donna quelques hypothèses. Will avait cependant du mal à y croire. Mais et si elle avait raison ? Pourtant Will avait plusieurs fois essayé de retourner vers sa soeur, sans succès. De là à la penser jalouse de son pouvoir... Mais pourquoi pas après tout ? Parfois les gens ressentaient certaines choses sans oser se l'avouer, affirmant l'inverse sans vouloir en démordre. C'était compliqué... Mais il leur était impossible de savoir la vérité. Il était même possible que même l'intéressée ne le sache pas elle-même
.

"Tout l'monde n'a pas la même vision des choses malheureus'ment. Difficile d'savoir à quoi elle peut bien penser, j'arrive plus à la comprendre depuis qu'on est séparés. J'crois que j'devrais faire une croix d'ssus mais... j'ai peur que ça n'suffise pas. Ca m'saoule qu'à cause d'un putain d'pouvoir, tout change... J'l'ai pas demandé ce don moi. Au moins ton frère et toi vous êtes pareils. Mais même sans ça, j'doute que vous vous soyez séparés. C'cool d'être jumeaux." répondit-il avec un léger sourire

Une fois les carottes épluchées, il s'occupa à les découper. Chacun y mettait de la bonne volonté pour faire ça bien, afin que la nourriture soit présentable et mangeable. Will n'avait pas souvent l'occasion de le faire mais cela lui plaisait bien de se mettre à la cuisine. Tout à l'heure, c'est Erïka qui s'était chargé de tout et il voulait faire désormais le maximum pour l'y aider. Malheureusement il ignorait comment préparer les sushis. Ce ne devait pas être bien compliqué. Il n'aura qu'à l'observer et reproduire ce qu'elle faisait. En espérant que cela suffise
.

"Oh, j'm'empêcherai pas d'vivre, j'aime trop la vie pour ça. J'redoute juste qu'elle, elle m'empêche d'la vivre." rétorqua t-il en faisant une légère grimace

Le rouquin ignorait qu'elle était flic mais il supposait qu'elle pourrait néanmoins lui mettre des batons dans les roues si elle s'en mêlait. Entre lui et son père, il savait déjà quel camp elle choisirait. Comment une famille peut se détruire de la sorte ? Will soupira. En tout cas, Erïka n'avait pas tort. C'était assez étrange de l'entendre dire ça d'ailleurs. Elle-même ne vivait qu'à moitié à cause de sa famille ou plutôt d'une partie de sa famille. C'était effectivement plus facile à dire qu'à faire, Will le comprenait maintenant bien. Malgré tout ce qu'il avait pu dire à la russe pour la rassurer, il sentait bien qu'au fond, elle n'en était pas réellement convaincue. Lorsque l'on était pas concerné, c'était toujours plus facile de voir le bon côté des choses. Néanmoins, il ne perdait pas espoir, il s'accrochait. Il avait ses amis pour compenser.

Voilà les deux amis qui continuaient malgré tout leur cuisine. Puisqu'il venait de terminer sa tâche, Will se tourna vers Erïka, attendant les prochaines instructions comme un soldat au garde à vous. Erïka lui tendit un morceau de poisson qu'il s'empressa d'avaler pour gouter. Même cru ce n'était pas mauvais. Une fois tout ça préparé, ce serait sans doute délicieux ! Anieta fit un passage éclair pour elle aussi attraper un morceau de poisson puis repartit aussitôt. Will resta assis, observant ce que faisait son amie. Inutile qu'il lui courre après comme son ombre. Il ne savait pas quoi faire n'osait pas fouiller partout en attendant. Puisqu'elle s'occupait du riz, il tourna la tête pour observer ce qui garnissait la table. Ils avaient déjà pas mal d'ingrédients pour faire un bon repas. C'était toujours plus agréable de cuisiner ainsi et d'en profiter après, surtout lorsque l'on était bien entouré.

Puis, il sentit quelque chose sur sa tête et sur ses épaules. Sans avoir besoin de bouger, il sentit qu'il s'agissait d'Erïka. Qui d'autre après tout ? Elle qui ne rafollait pas des contacts physiques, elle lui témoignait pourtant sa présence de cette façon et cela fonctionnait plutôt bien. Elle avait raison, autant penser à autre chose, quitte à en reparler lorsqu'ils seraient seuls, plus tard. Mais il ne voulait pas gâcher l'ambiance non plus. Ne serait-ce que par respect envers Anieta. Ainsi, il se retourna mais resta assis, attrapant Erïka par la taille pour l'étreindre un instant avant de la lâcher
.

"T'as raison. D'toute façon, la vie continue elle, alors autant que j'fasse de même. J'sais que j'te l'ai d'jà dit hein mais merci p'tite soeur." répondit-il avec un léger sourire "Amy adore le poisson, c't'une fille de la mer comme elle aime le dire. Aucun doute qu'ça lui plaira. Puis d'toute façon on pourra toujours en r'faire. Apprend moi à les faire, histoire que j'fasse pas que te regarder ! J'ai hâte d'pouvoir les savourer, l'morceau de poisson m'a donné faim. Ouais, encore..." ajouta t-il d'un air amusé, se tapotant le ventre

Il attendait les instructions de la jeune femme, impatient de commencer. Son idée de vengeance en tête, il ne lui restait plus qu'à faire diversion et attendre qu'elle soit concentrée sur la fabrication des fameux sushis!

_________________

Tu touches, tu payes ! (avec les dents >_<)

"Monseigneur William le Borgne de Philadelphie, Roi des Aveugles et Chevalier Servant de la Demoiselle Amylia"


Joue également:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://tumbleweed.forumactif.org/
Erïka M. Davidoff
Codeuse - Modératrice
avatar

Messages : 2283
Date d'inscription : 04/05/2011
Age : 24
Localisation : Far Away From You ~

Fiche Tecnhique
Metier: Professeure / PDG des S.M.I.T.E Industries
Age : 21 ans
Nationalité : Russe / Américaine

MessageSujet: Re: Ma nouvelle famille [Riri/Will] (terminé)   Jeu 19 Avr 2012 - 23:37

“What's worth the prize is always worth the fight
Every second counts 'cause there's no second try
So live like you'll never live it twice”

Effectivement, il était amusant d’être jumeaux. Erïka n’avaient jamais vécu les désavantages de cette situation, si ce n’était que les habits assortis que leur achetait ses grands-parents. Alors qu’ils n’étaient que des poupons, il fallait absolument leur faire porter des habits aux couleurs différentes afin de les reconnaitre… bien qu’au moment du changement de couche il était simple de réaliser qui était le garçon et qui était la fille parmi le duo. Ils avaient tous les deux les cheveux cours, auparavant. Comme tout petit garçon, Alexïs était obligé de se les faire couper afin que ceux-ci soient d’une longueur raisonnable. Quant à Erïka, elle se laissait pousser les cheveux, ayant droit à une visite chez la coiffeuse de temps à autre. Avec les années, leurs caractères se définirent et, alors que cela aurait pu creuser un mince fossé entre eux, ils se rapprochèrent encore plus. Ils se complétaient. Année après année, ils ne se lâchaient pas d’une semelle. Certes, ils avaient leurs activités respectives, mais ils passaient la majeure partie de leur temps ensemble. Puis, la tragédie arriva. Ils furent éloignés de leur grand-mère et trainés dans une secte de fous. Plus que jamais ils eurent besoin de compter l’un sur l’autre. Ils se sacrifiaient parfois pour l’autre, lors de certaines situations. À un certain moment, alors que les cheveux d’Alexïs étaient devenus bien longs, il était plus difficile de la distinguer de sa sœur. Ils étaient souvent confondus et ce n’était pas pour le mieux, dans certains cas. Maintenant, ils étaient loin de tout cela. Ils devaient vivre leur vie, prendre leurs responsabilités et s’éloignaient peu à peu. Cependant, ils tenaient à se revoir de temps à autre afin de discuter de tout et de rien, de passer du temps avec leur grand-mère et, surtout, se soutenir alors que le passé revenait les hanter.

-« Disons qu’Alexïs et moi avons vécu certaines choses qui nous ont énormément rapprochés… Jamais je ne pourrais détester une personne à qui je dois la vie. »

L’adolescente s’assura que tous les ingrédients étaient sur la table. Ils semblaient avoir suffisamment de nourriture pour faire une armée de sushis. La jeune fille attrapa un morceau d’avocat qu’elle avala en un seul morceau. Si son repas précédent lui avait complètement rempli l’estomac, celui-ci lui donnait l’irrésistible envie de tout gouter, faisant une petite place dans son ventre pour la nourriture qui allait s’y retrouver. Will affirmait qu’il ne s’empêchera pas de vivre à cause de sa sœur. Cependant, il craignait que cette dernière lui en veuille au point de l’empêcher de vivre paisiblement sa vie. Pas question que cela se produise tant qu’Erïka sera de ce monde ! Elle était têtue, déterminée et très protectrice. Si une pimbêche, peu importe quel lien l’unissait à Will, tentait de lui mettre des bâtons dans les roues, elle allait devoir affronter une véritable bête qui n’avait pas peur de se retrouver blessée. Erïka supportait bien la douleur, à ce qu’elle disait, elle ne se plaignait jamais de ses blessures, surtout lorsqu’elles en valaient la peine. Pour ses frères, l’adolescente pouvait être malmenée, blessée, torturée, elle s’en fichait bien. L’important était qu’ils se portent bien, qu’ils soient sains et saufs.

-« Elle n’osera pas s’en prendre à toi lorsqu’elle verra ta terrible garde du corps la renvoyer à Philadelphie à coup de pied au cul. »

Erïka attrapa un morceau de goberge qu’elle porta aux lèvres de Will afin de lui faire gouter. Puis, suite au passage bien rapide d’Anieta, la jeune fille se leva afin de mettre le riz au réfrigérateur afin de le faire refroidir le plus rapidement possible. Elle profita de cet instant à ne rien faire pour poser ses mains sur les épaules du rouquin, toujours posé sur son siège. Elle posa également son menton sur sa tête, lui proposant de trouver un nouveau sujet de discussion, quelque chose de bien moins douloureux dont ils pourraient discuter en attendant la fin de cette soirée, lorsqu’Anieta sera partie dormir. Will attrapa l’adolescente par la taille afin de l’étreindre momentanément. Lors de ce court moment d’affection, Erïka en profita pour dénouer le bandeau que portait Will. Personne en cet appartement ne lui posera de questions sur sa blessure à la tête. Elle le trouvait bien plus beau lorsqu’elle pouvait voir et passer ses doigts dans la chevelure rousse de l’homme.

-« Je connais tout un tas de recette que tu pourras faire tout spécialement à Amy. Et si on se trouvait un livre de cuisine italienne à la bibliothèque de l’institut ? Avec de la chance, on pourra cuisiner des recettes typique de ce pays. » Fit-elle en attachant le bandana sur sa propre tête avant d’ébouriffer la chevelure de Will.

La jeune fille alla chercher le chaudron de riz qu’elle posa sur la table. Son contenu n’était pas froid, loin de là, mais c’était bien mieux que rien. S’installant sur sa chaise, la jeune fille pris soin de retirer le bracelet à son poignet, offert par son ami quelques semaines plus tôt, et le posa loin de toute nourriture pouvant le salir. Attrapant les petits tapis de bambou, elle en installa un devant Will, puis un autre devant elle. Ensuite, elle prit le sac d’algue, non loin, pour en retirer deux minces feuilles dont une qu’elle posa sur le tapis de Will. Puis, elle attrapa une bouteille vitrée dont elle versa une partie de son contenu dans un bol avant d’y tremper ses doigts, puis ses mains. Tout cela semblait bien étrange, mais Erïka ne tarda pas à fournir des explications sur ce qu’elle faisait, tout en attrapant du riz encore chaud provenant du chaudron.


-« Trempe tes mains dans ce truc. Ça évite que le riz colle à tes doigts. Ensuite, tu n’as qu’à prendre son riz et l’étendre doucement sur l’algue. Fais attention, la feuille peut se déchirer. » Elle s’exécuta, sans un mot de plus, jetant quelques coups d’œil à Will au passage. « Après, tu peux mettre ce que tu veux dedans. Il suffit que le tout soit bien collé ensemble et ne prenne pas une grosse surface, devant toi, si tu veux pouvoir le rouler, ensuite. »

Elle montra à son ami ce qu’elle voulait dire en attrapant des morceaux de goberge qu’elle posa sur la largeur du sushi, à quelques centimètres de l’extrémité de l’algue. Puis, elle y ajouta des lanières de concombre et d’avocat.

-« Quand tu as terminé, tu n’as qu’à te servir du tapis pour t’aider à rouler ton sushi. »

Elle s’exécuta, attrapant le bout du tapis afin de faire rouler le sushi, le plus serré possible, prenant bien soin que l’algue de se déchire pas. Cette première étape fait, elle laissa tomber le tapis afin de rouler elle-même son sushi jusqu’au bout, donnant ainsi un long rouleau qu’elle posa dans une assiette vide. Elle le coupera en morceaux un peu plus tard. Attrapant une nouvelle feuille d’algue, elle recommença son manège sans oublier de tremper ses mains dans le bol d’alcool de riz, afin d’éviter que la nourriture ne colle trop à ses doigts.

-« Tu t’en sors ? » Demanda-t-elle ou bout d’un moment.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
William McKellen
Modérateur
avatar

Messages : 1158
Date d'inscription : 06/10/2011
Age : 32
Localisation : Raccoon City

Fiche Tecnhique
Metier: Voyou
Age : 25 ans
Nationalité : Américain

MessageSujet: Re: Ma nouvelle famille [Riri/Will] (terminé)   Ven 20 Avr 2012 - 23:40

Même si Will ignorait ce que cela faisait d'avoir un jumeau, il savait ce que cela faisait d'avoir un frère ou une soeur. Une soeur en l'occurence. Etre enfant unique devait certes avoir des avantages mais avoir un autre enfant avec qui jouer, avec qui partager ses découvertes, ses joies et ses peines était sans doute bien plus gratifiant et agréable. En tout cas, malgré le fait qu'il n'ait jamais été proche de son père, le rouquin ne s'était pas sentit lésé, pas une seule fois. Plus vieux d'environ deux ans, il avait pris à coeur la tâche de grand frère, veillant sur sa soeur comme un chien de garde, la conseillant et lui témoignant beaucoup d'affection. Oui, ils avaient eu une enfance heureuse. Désormais, c'était Erïka qui avait cette place. Rien ne les reliait, pas même le sang, l'apparence ou le nom mais cela lui apportait bien peu. Elle, elle était là et ne l'abandonnait pas à la moindre occasion. Elle tenait à lui et le lui prouvait tous les jours, par ses mots ou ses actes. Avoir un jumeau était peut-être merveilleux mais Will se trouvait déjà bien chanceux d'avoir une soeur telle que la jeune russe. Il n'avait rien à envier aux autres. De son côté, Erïka expliquait que son frère et elle avaient vécu diverses choses qui, de toute façon, forçaient les liens. Ca, il n'en doutait pas un seul instant. Elle ne pouvait détester une personne à qui elle devait la vie ? Aucun doute, elle était vraiment différente de Zoey.

"Hmm... C'est noble mais c'est pas l'cas d'tout l'monde. Enfin parfois on croit connaitre les gens et final'ment, on s'trompait sur toute la ligne. C'est l'plus... rageant je crois. Au moins avec toi, j'sais à quoi m'en t'nir. C'est une fois au fond du trou qu'on sait sur qui on peut compter." affirma t-il en lui offrant un léger sourire

En reposant le regard sur la table, Will se demanda s'ils n'avaient pas acheté un peu trop de nourriture. Ils n'étaient que trois après tout et ils auraient facilement pu inviter deux personnes. Ils n'allaient clairement pas mourir de faim ! Mais pour sa part, le rouquin craignait clairement de mourir d'autre chose. Si son père avait essayé de le tuer, pourquoi pas sa soeur ? C'était bien elle qui avait informé ce dernier du fait que son frère était un mutant. Et si c'était elle qui avait organisé tout ça ? Si c'était elle qui désirait surtout sa mort ? Kyle avait assez peu évoqué le sujet mais ce n'était pas inenvisageable. Cette simple pensée fit frémir le borgne, ayant du mal à imaginer ça. Pourtant, la photo présente dans le porte-feuille de sa soeur semblait prouver l'inverse. Et si ce n'était qu'une façon d'essayer de le faire identifier par d'autres personnes ? Après tout, elle n'avait pas de photo plus récente de lui. Erïka le sortit de ses pensées en prétendant que Zoey risquait d'avoir à faire à son garde du corps personnel pour lui botter les fesses. Etrangement, Will imagina assez bien la scène. Ca avait quelque chose d'irréel mais de plutôt loufoque
.

"Sûr qu'elle va pas oser s'frotter à toi. D'ailleurs si elle t'avait vue avec moi, j'crois qu'elle serait r'partie d'elle-même. Dommage qu'elle n'ait fait qu'passer dans un sens. J'suis content d'savoir que tu surveilles mes arrières." répondit-il en hochant la tête d'un air convaincu

Tandis qu'il serrait doucement la jeune femme contre lui pour la remercier de sa présence mais également pour s'assurer qu'elle était bien là et ne rêvait pas, Will sentit quelque chose quitter son crâne. En effet, le bandana qui lui servait à dissimuler sa blessure venait de s'envoler, se trouvant désormais dans les mains de la russe. Il n'y resta pas très longtemps puisqu'elle l'enfila presque aussitôt sur sa propre tête avant de se mettre à lui ébouriffer les cheveux. Sur le coup, il sentit tous ses muscles se contracter comme s'il s'apprêtait à se prendre un coup. Mais rien ne vint. Il n'avait pas de raison d'avoir peur mais se retrouver ainsi soudainement démuni de son bandana protecteur lui faisait tout drôle. Bien évidement, à l'intérieur il n'avait aucune raison de le porter. Seulement, Anieta risquait de poser des questions en voyant la plaie de sa tête. Tant pis, il aviserait si jamais cela arrivait. Il espérait seulement que la vieille femme ne soit pas trop curieuse. Se confier à Erïka, c'était une chose. Le raconter à sa grand-mère en était une autre. Il ne voulait pas qu'elle le considère comme un assassin
.

"T'as l'air maligne avec ça. On dirait rambo... Mais en plus sexy." fit-il remarquer avec un sourire amusé "Raison d'plus pour que tu m'apprennes tout ça ! J'serai un bon élève culinaire, tu verra. Trouver un bouquin à l'institut... pourquoi pas. Doit forcément y en avoir un pour ça ! Vu la quantité d'livres qu'il y a... Mais j'sais qu'elle sait déjà cuisiner pas mal de trucs donc... faudra la surprendre pour lui montrer qu'on fait tout aussi bien ! Ou presque."

Puis vint le moment de la démonstration. Will observa attentivement ce que faisait Erïka, s'interrogeant sur l'utilité de la chose dès qu'elle faisait un truc. Il ne voyait toujours pas à quoi pouvait bien servir le petit tapis en bambou à part protéger la table et ne pas la salir. La feuille d'algue le laissa perplexe, il se demanda même si c'était mangeable. Mais il avait toute confiance en le savoir faire de la jeune femme et ne fit donc aucun commentaire, attendant qu'elle lui explique, ce qu'elle ne tarda pas à faire. Docilement, il trempa ses mains dans le petit bol prévu à cet effet puis commença à poser du riz comme l'adolescente lui avait expliquer. Ca ne devait pas être bien sorcier. En tout cas, Will essayait de faire ça bien, prenant son temps, tirant même parfois le bout de la langue tellement il s'appliquait. Puis finalement, la jeune femme expliqua à quoi servait le tapis. L'explication coulait tellement de source que le rouquin se sentit stupide.

"Aaaaaaaaah, c'était pour ça ! 'Tain c'est intelligent. Fallait y penser ! En tout cas j'espère qu'c'est aussi bien que c'est compliqué !" fit-il remarquer en se léchant les lèvres comme s'il était affamé

Il observa ce que faisait son amie avant de faire de même, avec certes moins de talent mais il essayait de faire au mieux. Il lui montra fièrement le résultat, un peu en biais mais tout de même présentable avant de s'attaquer à faire un autre rouleau, répétant la manoeuvre. Les sushis prenaient forme et le mélange des ingrédients donnait vraiment faim au mutant qui se retenait de ne pas goûter à ce qu'ils faisaient avant que tout soit terminé
.

"Après les cours de langues, tu peux donner des cours d'cuisine maint'nant ! Tout l'monde devrait avoir sa Rika de poche ! Super utile !"

_________________

Tu touches, tu payes ! (avec les dents >_<)

"Monseigneur William le Borgne de Philadelphie, Roi des Aveugles et Chevalier Servant de la Demoiselle Amylia"


Joue également:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://tumbleweed.forumactif.org/
Erïka M. Davidoff
Codeuse - Modératrice
avatar

Messages : 2283
Date d'inscription : 04/05/2011
Age : 24
Localisation : Far Away From You ~

Fiche Tecnhique
Metier: Professeure / PDG des S.M.I.T.E Industries
Age : 21 ans
Nationalité : Russe / Américaine

MessageSujet: Re: Ma nouvelle famille [Riri/Will] (terminé)   Ven 4 Mai 2012 - 17:54

Il est tout simplement impossible de connaitre une personne, peu importe qui elle était. Dans ce monde grouillant d’individus aux dons extraordinaires, il était tout de même possible de s’infiltrer dans l’esprit d’autrui afin de tout apprendre sur sa vie. Cependant, chaque personne évoluait à sa façon, vivait ses propres expériences. Du jour au lendemain, il était possible d’observer certains changement de comportement et, au fil du temps, se rendre compte que cette personne que l’on croyait parfaitement connaitre n’était plus la même. Alexïs, bien qu’il ne soit télépathe, était passé par là et vice versa. Les jumeaux avaient observé le comportement de l’un et de l’autre évolué et muter en une nouvelle personnalité faisant office de bouclier. Ainsi, ils se protégeaient. Ils n’étaient plus les mêmes qu’avant. Cela avait causé de nombreuses disputes entre eux, une certaine incompréhension de la part de chacun envers le comportement de l’autre et également quelques problèmes de communication, notamment avec leur grand-mère qui avait longtemps cherché à apprivoiser de nouveau ses petits-enfants. Si cela avait été bien simple avec Alexïs, devenu bien moins timide, c’était tout le contraire avec Erïka. Elle avait mûrie, certes, mais avait adopté un comportement bien indésirable ainsi que de mauvaises habitudes, comme celle de fumer.
Will n’avait pas connu l’ancienne Erïka. Cependant, il la découvrait avec le temps, alors qu’il tentait de jongler avec ses sautes d’humeur et son sale caractère. Il ne pouvait lire son esprit, il ne pouvait ressentir toute cette douleur qu’elle camouflait en son for intérieur, mais il pouvait tenter de la comprendre. Il la connaissait suffisamment pour comprendre un minimum son fonctionnement. Il en était de même de son côté; elle avait appris à connaitre Will et ne le regrettait toujours pas. Bien qu’en apparence, ils semblent posséder deux caractères bien distincts, ils étaient arrivés à s’entendre à merveille. D’ailleurs, cette activité culinaire était une preuve de plus de leur bonne entente, sans parler de cette étreinte fraternelle entre eux deux.

Alors que l’homme serrait son amie dans ses bras, cette dernière délia doucement le bandana dissimulant sa blessure à la tête. Elle l’enfila avant de passer une main dans les mèches rousses de Will. Il était toujours plus beau sans ce truc sur la tête. Ici, il n’en avait pas besoin. Personne ne lui posera de question. Et puis, si c’était le cas, Erïka n’aura qu’à répondre que c’est une question sensible dont il ne valait mieux pas parler. Ainsi, le tour était joué.


-"T'as l'air maligne avec ça. On dirait rambo... Mais en plus sexy."

Sexy ? Jolie, elle pouvait le concevoir, mais… sexy ? Elle en doutait. Quoi qu’il en soit, elle ne s’attarda pas sur cela et préféra porter son attention sur la nourriture devant elle. Elle avait bien hâte de voir tous ces sushis bien frais reposer dans une grande assiette. C’était bien amusant de les faire, mais c’était encore plus agréable de les manger, une fois le travail terminé. Expliquant à Will les diverses étapes, au fur et à mesure, de la recette, la jeune fille forma un long rouleau constituer de riz, d’algue ainsi que quelques aliments qu’elle affectionnait. Une fois ce rouleau terminé, elle en commença un autre, usant de différents types de poissons et légumes afin de créer une certaine variété.

-"Après les cours de langues, tu peux donner des cours d'cuisine maint'nant ! Tout l'monde devrait avoir sa Rika de poche ! Super utile !"

-« J’y connais pas grand-chose en cuisine. La majorité du temps c’est de l’improvisation. Je suis plus douée avec les langues, crois-moi. »

Elle sourit, poursuivant son travail. Bientôt, il n’eut plus de feuilles d’algues, ce qui marquait la fin de la recette. Un peu de riz dans le chaudron, quelques aliments dans les diverses assiettes, Erïka en profita pour gober les quelques morceaux d’avocat restant. Il fallait bien que cette nourriture soit mangée, non ? Puis, s’armant d’un long couteau, l’adolescente coupa tout naturellement les nombreux rouleaux de sushis afin d’en faire de belles rondelles prêtes à être dévorées. Se débarrassant de la vaisselle sale en la déposant dans l’évier de la cuisine, la jeune fille libéra une partie de la table sur laquelle elle déposa le résultat de leur œuvre. Tout cela donnait l’eau à la bouche et Erïka ne put s’empêcher de gouter à l’un des petits sushis trônant dans le plat. Elle engloutit la nourriture et alla se laver les mains afin de retirer tous les grains de riz collés à ses doigts. Finalement, la mutante alla chercher trois paires de baguettes, fouillant dans un carton contenant des ustensiles, avant de se servir un petit bol de sauce soya, ce dans quoi elle trempait toujours ses sushis. Elle s’installa à la table afin d’appeler sa grand-mère. La vieille femme ne tarda pas à rejoindre les deux amis dans la cuisine et s’installer avec eux.

-« Vos sushis me semblent délicieux. » Commenta Anieta en prenant une paire de baguette.

-« Et ils le sont, je te l’assure. » Rétorqua Erïka.

Anieta se leva, ayant une soudaine idée. Elle fouilla à quelques endroits dans la cuisine et revint avec trois verres ainsi qu’une bouteille de vin déjà entamée. Elle se versa la moitié d’un verre avant de proposer aux jeunes quelques gouttes de ce breuvage. Will était majeur, la vieille femme le savait bien. Cependant, ce n’était pas le cas de sa petite fille. Pourquoi la privée, malgré son jeune âge ? Elle avait bien droit de prendre quelques gorgées, cela n’était pas un crime.


-« Voulez-vous un peu de vin pour accompagner votre repas ? »

Erïka, comme sa grand-mère s’y attendait, attrapa la bouteille afin de se verser un fond de verre, rien de plus. Elle passa, par la suite, la bouteille à son ami avant de gouter au breuvage. Aussitôt qu’elle but sa gorgée, une grimace de dégout se dessina sur son visage d’ange. Elle trouvait ce vin répugnant. Elle était loin d’apprécier ce type de boisson et se promis de ne plus en prendre avant très longtemps. Pourquoi sa grand-mère n’avait-elle pas une bonne vieille bouteille de vodka ? Dommage, elle allait devoir se passer d’alcool pour ce soir, ce qui lui importait peu. Après tout, elle était entourée de personnes chères à son cœur. Rien ne pourra être meilleur que leur présence rassurante, à ses yeux.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
William McKellen
Modérateur
avatar

Messages : 1158
Date d'inscription : 06/10/2011
Age : 32
Localisation : Raccoon City

Fiche Tecnhique
Metier: Voyou
Age : 25 ans
Nationalité : Américain

MessageSujet: Re: Ma nouvelle famille [Riri/Will] (terminé)   Mer 9 Mai 2012 - 16:22

Erïka ne fit aucun commentaire sur ce que venait de dire le rouquin. Il était possible qu'elle ne soit pas d'accord avec ce qu'il avait affirmé et c'était son droit mais si tel était le cas, elle n'en fit rien paraitre. Ne sachant pas lire dans les pensées, Will laissa tomber le sujet qui avait l'air un peu sensible. Après tout, il ne cherchait pas à lui faire la leçon, juste à lui signaler qu'il lui faisait réellement confiance. Will était d'un naturel amical mais il faisait difficilement confiance aux gens, ayant été habitué à de multiples tromperies. Et ce qu'il venait de se passer avec sa famille n'arrangeait en rien les choses, laissant en lui de profondes blessures qui ne l'aidaient pas à accorder davantage sa confiance. Pourtant, il la donnait à Erïka sans hésitations. Celle-ci lui avait prouvé à maintes reprises qu'elle la méritait. Dans les moments les plus durs, elle avait été là et ne le jugeait pas quoiqu'il en fait. C'était un vrai soutien et il était content de la connaitre. Cela n'avait pas forcément été très simple pour tous les deux au départ mais désormais ils étaient comme frère et soeur et pouvaient compter l'un sur l'autre quoiqu'il arrive.

Cependant, William n'était pas tout à fait rassuré à 100% pour autant. Il en eut la preuve lorsque la russe retira le bandana qu'il avait sur la tête, dissimulant sa blessure. Elle ne l'avait visiblement pas fait pour l'ennuyer mais plutôt pour qu'il se sente plus à l'aise. C'est en tout cas ainsi qu'il l'avait compris. C'est pour cette raison qu'il ne râla pas lorsqu'elle le lui retira, souriant lorsqu'elle lui ébouriffa les cheveux. Les médicaments avaient fait effet et il avait moins la sensation d'avoir une piñata en guise de boite crânienne. Néanmoins, voir Erïka porter à son tour le bandana lui donnait un drôle d'air qui fit rire Will. Cela ne lui allait pas du tout et il s'empressa de le lui faire remarquer tout en ayant un mot gentil à son égard pour mieux faire passer la pilule, même s'il le pensait vraiment. Erïka ne répondit rien à ce propos, ne lui fournissant donc aucun indice sur le fait qu'elle l'ait bien pris ou pas. Il n'était pas toujours évident de déchiffrer la jeune femme mais le mutant ne s'en formalisa pas. Inutile de se prendre la tête pour rien.

Ils reprirent donc leur activité après cette petite pause, commençant à enfin préparer les sushis. Grâce aux explications de la russe, ce n'était pas bien compliqué à mettre en oeuvre pour le rouquin qui commençait à réellement apprécier de cuisiner. Le fait de le faire toujours à plusieurs y était sans doute pour quelque chose et donnait un côté amusant et plaisant à l'activité en dehors du fait de pouvoir se régaler par la suite. Will était content de découvrir un nouveau plat qu'il n'avait jamais eu l'occasion de manger et fit remarquer à son amie qu'elle pourrait éventuellement donner des cours de cuisine en plus de ceux de langue. D'après ce qu'elle disait, elle était bien plus douée en langues et ça, il n'en doutait pas mais il voyait bien qu'elle n'était pas non plus manchot et qu'elle savait très bien cuisiner certains plats, il en avait été témoin
.

"Dis pas ça au couscous de tout à l'heure, tu vas l'vexer ! P't'être que t'es plus douée en langues mais t'sais bien te débrouiller en cuisine aussi. Tout comme Amy t'es bonne à marier dis donc !" fit-il remarquer en souriant

Ce n'est que lorsqu'ils furent en rupture de feuilles d'algues qu'ils arrêtèrent là leur préparation. Il y en avait déjà pour un régiment et Will avait hâte de faire diminuer leur nombre. Tandis qu'Erïka terminait l'avocat restant, Will fit de même avec deux morceaux de poisson qui trainaient encore sur la table. Si ça n'entrait pas dans les sushis, ça entrait toujours dans son estomac ! Le mutant observa Erïka découper les rouleaux fraichement préparés et il se saisit à son tour d'un couteau pour l'aider et ainsi finir plus vite. Après tout, se servir d'un couteau, c'était ce qu'il faisait le mieux même si c'était rarement pour faire la cuisine. Une fois les sushis fins prêts, Will aida sa soeur à débarasser les ustensiles utilisés, supposant que la vaisselle serait pour plus tard. Si pour la majorité des gens c'était une corvée pénible, pour le rouquin c'était une activité amusante tant qu'il la pratiquait avec quelqu'un d'autre. Le souvenir de leur précédent repas chez Anieta lui revint en mémoire, lui arrachant un sourire.

Erïka goûta une de leur création et puisqu'elle ne fit pas de grimace de dégout, le borgne supposa que c'était plutôt réussi. Fouillant dans les cartons, elle en sortit différents accessoires dont Will s'interrogea sur leur utilité. Les baguettes, il comprenait, même s'il n'était pas certain de parvenir à s'en servir mais le bol... il ne voyait pas. Manquait-il un ingrédient qui lui échappait ? Quoiqu'il en soit, il ne posa aucune question, attendant de voir la suite, persuadé qu'il aurait la réponse bien assez vite. Anieta les rejoignit pile à ce moment, jugeant du regard la qualité des sushis
.

"Sont fait avec amour ! Alors faisons leur honneur en les dévorant avec tendresse !" répliqua t-il, impatient de les goûter lui aussi

Mais la vieille femme ne resta pas en place très longtemps, se levant pour ramener finalement des verres et une bouteille de vin. Will appréciait l'alcool même s'il n'était pas très vin et accepta la proposition avec joie néanmoins. Erïka prit la bouteille pour se servir un peu puis la lui tendit. Il ne fit aucun commentaire sur le fait qu'elle buvait de l'alcool malgré son âge. Il aurait été mal placé pour critiquer, en buvant depuis bien avant sa majorité. L'alcool tenait chaud lorsqu'il faisait froid dehors... Will se servit une moitié de verre tout comme Anieta avant de reposer la bouteille au centre de la table, la remerciant d'un signe de tête pour son attention. Vu la tête que tirait l'adolescente, il était sûr qu'elle n'appréciait pas le goût du vin. Elle ne s'était servit d'un fond mais le rouquin doutait qu'elle en boive de nouveau, laissant encore un peu de liquide rougeâtre dans le fond du verre. Tendant la main, il attrapa le verre de son amie et termina le fond
.

"Faut pas gâcher !" fit-il en souriant, ne trouvant pas le goût si déplaisant que ça "J'suis content d'être là avec vous ce soir et d'partager c'repas. Alors avant d'commencer à manger, j'voudrais juste porter un toast !" ajouta t-il ensuite en attrapant son verre cette fois-ci, le levant légèrement "A ma nouvelle famille !"

Il était maintenant temps de manger et de déguster ces sushis si longs à préparer. Will se demanda quel sushi il allait goûter en premier, les observant tour à tour, essayant de se souvenir lequel était à quoi. Erïka et Anieta se servaient, commençant à manger même si la russe avait pris un peu d'avance. En la regardant utiliser le bol de sauce, le mutant comprit alors à quoi cela servait. Tandis qu'elle tournait la tête, lui passant le bol, Will en profita pour plonger le bout de son index dedans, l'imbibant de sauce avant de le tendre vers la joue de la jeune femme alors qu'elle ne regardait pas.

"Rika ?" fit-il pour attirer son attention

Aussitôt qu'elle amorçait un mouvement pour tourner la tête vers lui, sa joue rencontra l'index du garçon, trempé de sauce, se répendant à l'endroit de l'impact. Bougeant son doigt légèrement, il en profita pour lui dessiner rapidement une sorte de coeur sur la joue
.

"Non, rien." ajouta t-il en faisant comme si de rien n'était "T'es à croquer comme ça, héhé." fit-il ensuite en souriant en coin

Bleuet contre sauce Soja, Fight ! La vengence était en place, il ne lui restait plus qu'à manger !Attrapant sa paire de baguettes, Will resta un instant perplexe en se demandant comment diable les utiliser. Quoiqu'il fasse, il y en avait toujours une des deux qui lui échappait des doigts. Il ne voyait pas l'intérêt de devoir se torturer pour manger des sushis. Au bout d'un instant, il les posa à côté de lui, blasé et se sentant un peu idiot, n'osant pas demander comment s'en servir. Il attrapa un de sushis directement avec les doigts et l'engloutit aussitôt, constatant que comme l'avait dit Erïka plus tôt, c'était très bon !

_________________

Tu touches, tu payes ! (avec les dents >_<)

"Monseigneur William le Borgne de Philadelphie, Roi des Aveugles et Chevalier Servant de la Demoiselle Amylia"


Joue également:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://tumbleweed.forumactif.org/
Erïka M. Davidoff
Codeuse - Modératrice
avatar

Messages : 2283
Date d'inscription : 04/05/2011
Age : 24
Localisation : Far Away From You ~

Fiche Tecnhique
Metier: Professeure / PDG des S.M.I.T.E Industries
Age : 21 ans
Nationalité : Russe / Américaine

MessageSujet: Re: Ma nouvelle famille [Riri/Will] (terminé)   Ven 18 Mai 2012 - 15:55

Erïka pouvait-elle être bonne à marier ? C’était ce qu’elle se demandait. Et si Will avait tort? Elle avait tant de défauts et faisait en sorte de les laisser paraître afin d’éloigner toute personne souhaitait l’approcher d’un peu trop près. Comment pouvait-on lui trouver des qualités derrière cette muraille de négativité qu’elle s’efforçait d’élever autour d’elle ? Il n’y avait que Will pour lui trouver un bon fond et découvrir ce qu’elle tentait tant de cacher. Au final, elle était très heureuse qu'il fut en mesure de voir ce qui se dissimulait de bon derrière son air agressif et associable. Elle s’était énormément rapprochée de lui au cours des derniers mois et ne le regrettait pas du tout. Elle se comptait chanceuse de pouvoir compter sur une personne de confiance lorsque les choses n’allaient pas. Erïka n’avait pas besoin d’un mari, seulement d’un meilleur ami. Tant qu’elle l’avait auprès d’elle, tant qu’elle possédait sa famille, elle n’avait besoin de personne d’autre.

L’adolescente et son frère terminèrent leurs sushis, maintenant prêts à être dévorés. Anieta ne tarda pas à se joindre à eux afin de déguster le repas. Elle s’occupa des breuvages, posant une bouteilles de vin ainsi que trois coupes sur la table. La vieille femme se servit une coupe et Erïka ne tarda pas à s'emparer de la bouteille, ne se versant qu'une petite quantité dans le fond. Elle eut raison car, au moment où la boisson entra en contact avec sa langue, elle laissa échapper une affreuse grimace. Avalant rapidement la gorgée qu'elle avait en bouche, la jeune fille posa son verre sur la table, bien décidée à ne plus y toucher. Ce fut Will qui termina le verre d'un trait, semblant apprécier davantage ce goût affreux que possédait ce vin rouge. Elle le laissa faire, sans un mot, engloutissant un autre sushi.


-"Faut pas gâcher ! J'suis content d'être là avec vous ce soir et d'partager c'repas. Alors avant d'commencer à manger, j'voudrais juste porter un toast ! A ma nouvelle famille !"

Erïka sourit. À son tour, elle leva son verre vide afin d'accompagner Will. Sa grand-mère ne tarda pas à les imiter. Ce toast scellait un nouveau commencement, un peu comme un pacte. Bien qu’il ne soit pas un Davidoff, ni même un McGowen, William était devenu un membre de la famille. Les liens de sang ne représentaient rien. Il y avait bien plus important que cela : le fort lien d’amitié reliant les deux mutants. À son tour, l’adolescente pris la parole.

-« À cette nouvelle famille et à mon nouveau grand frère. En espérant que tu resteras toujours le même. »

Elle reposa sa coupe sur la table avant de s’emparer d’un sushi. Bien qu’ils étaient délicieux, l’appétit commençait à lui manquer, peu à peu. Après tout, elle avait déjà mangé quelques heures plus tôt. Croquant un dernier sushi, elle entendit clairement Will prononcer son surnom. Aussitôt, elle avala la nourriture qu’elle avait en bouche avant de tourner la tête. Sa joue percuta quelque chose, semblant être le doigt du rouquin. Au bout de celui-ci, se trouvait une substance liquide se posant sur la peau de l’adolescente. Elle se répandit lorsque l’homme dessina ce qui semblait avoir la forme d’un cœur. Sans détourner la tête, les yeux d’Erïka se baladèrent afin de découvrir l’étrange liquide tâchant sa peau de porcelaine. Il n’y avait que deux options : le vin ou la sauce soya.

-« Quoi ? »

-"Non, rien. T'es à croquer comme ça, héhé."

Erïka grimaça. N’ayant pas de serviette de table sous la main, elle se contenta d’essuyer sa joue avec sa main. Il voulait jouer à cela ? Alors c’était la guerre. L’adolescente plissa les yeux et le fixa lors de quelques secondes avant de détourner le regard, observant ce qu’il y avait sur la table devant elle. Rien de bien utile. Elle jeta un nouveau regard à Will, bien décidée à trouver sa vengeance de la vengeance. Au final, une maigre idée lui vint en tête, ce qui lui arracha un petit sourire inquiétant. Elle savait parfaitement ce qu’elle allait faire en guise de vengeance. Il ne lui manquait plus que l’occasion de mettre son plan à exécution.

-« Tu ne paies rien pour attendre… » Fit-elle avec une voix associable à une méchante mégalomane à l’accent Russe.

Voyant que Will avait bien du mal avec ses baguettes, l’adolescente attrapa les siennes afin de s’emparer d’un petit sushi ne contenant que quelques morceaux d’avocat. Avec un peu d’entrainement, c’était bien facile. Elle approcha le sushi de la bouche de son ami afin qu’il puisse le manger. En plus de lui apprendre à cuisiner ce plat, elle devait également lui enseigner comment le déguster. Posant ses propres baguettes sur la table, elle prit celles de son ami avant d’attraper les mains de ce dernier dans lequel elle plaça convenablement les deux bâtons.

-« Voilà, ça devrait aller mieux comme ça. »

Anieta, ayant terminé de manger, posa sa coupe vide sur la table avant de se lever. Elle se dirigea vers une boite dans laquelle elle fouilla un petit moment avant d’en sortir un grand plat en plastique dans lequel ranger les sushis n’ayant pas eu l’honneur d’être mangés. Elle laissa Erïka s’occuper de cette tâche afin de s’éclipser dans sa chambre et terminer quelques boites. Par contre, avant de partir, elle tenait à remercier les deux mutants pour ce repas.

-« C’était absolument délicieux, les enfants. Je vous remercie pour le repas. »

Erïka et Will étaient maintenant seuls. Ils allaient pouvoir s’amuser et discuter sans la présence de la vieille femme pour les entendre. L’adolescente avait la terrible envie de mettre sa vengeance à exécution, mais se retint, la gardant pour plus tard. Elle se contenta, pour l’instant, de ranger quelques sushis dans le plat de plastique que lui avait remis sa grand-mère. Après, elle pourra laver la vaisselle sale afin de la remettre dans les boites.

-« Tu as terminé de manger ? Ou tu en veux encore ? » Demanda-t-elle à Will.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
William McKellen
Modérateur
avatar

Messages : 1158
Date d'inscription : 06/10/2011
Age : 32
Localisation : Raccoon City

Fiche Tecnhique
Metier: Voyou
Age : 25 ans
Nationalité : Américain

MessageSujet: Re: Ma nouvelle famille [Riri/Will] (terminé)   Dim 3 Juin 2012 - 15:34

William fut touché de voir que les deux femmes à ses côtés l'accompagnaient dans son geste pour porter un toast. Après tout, rien ne les obligeait à le suivre ou même à accepter cette décision qu'il prenait de façon unilatérale. Certes, Erïka lui avait déjà dit le considérer comme un frère, mais de là à l'accepter de cette façon, il y avait tout de même une différence. En ce qui concernait Anieta, c'était déjà plus difficile à accepter. Après tout, elle ne le connaissait que depuis peu de temps et Will avait le sentiment de s'imposer, de s'incruster à ses dépens. Bien sûr, là n'était pas son intention, il était simplement heureux de partager du temps avec elles et d'agir comme si elles étaient des membres de sa famille. A vrai dire, c'était quoi au juste un membre d'une famille ? Quelqu'un qui partageait un lien de parenté ? Globalement, oui, c'en était la définition. Mais pour le rouquin, il y avait désormais une différence. Après les relations récentes qu'il avait eu avec certains membres de sa famille, il n'était plus certain de vouloir en faire partie. Il ne voulait même plus en entendre parler. Sa propre famille était pour lui synonyme de douleur et d'abandon, choses qu'il préférait oublier le plus vite possible. Paradoxalement, il se sentait suffisament proche d'Erïka pour avoir l'impression de faire partie de sa famille, elle aussi déchirée mais d'une toute autre manière. Décidément, ils jouaient de malchance. Mais dans leur malheur, ils étaient parvenus à se trouver. Tout comme le mutant avait trouvé Amy, il avait désormais trouvé la russe et ainsi connu sa grand-mère. Ce qu'il avait vécu par le passé lui semblait être un bien faible tribu par rapport à la récompense qu'il éprouvait actuellement. Se créer sa propre famille était bien plus difficile que d'accepter celle que l'on nous imposait de base. L'on disait souvent : on choisit ses amis, pas sa famille. C'était vrai dans un sens, on ne choisissait pas de naitre, ni nos liens de sang. Cependant, Will estimait qu'il pouvait toujours se choisir une autre famille. Il venait de le faire à l'instant. Tous ses tracas liés à sa propre famille volèrent en éclats sur le coup, chassés par la joie qu'il éprouvait d'avoir enfin des gens qui ne le considéraient plus comme un monstre.

"J'compte pas changer. Et même si j'dévie pour une raison ou une autre... j'sais que j'aurais toujours ma p'tite Rika pour m'remettre sur la bonne voie. C'est grâce à toi si j'n'ai pas changé. Merci d'être là et merci Anieta d'veiller sur elle."

Car oui, il avait faillit changer. Sans l'intervention de la russe pour le sortir de sa torpeur, qui sait comment il aurait fini par réagir ? Il serait sans doute resté quelqu'un de paranoïaque, de méfiant et de violent. Il l'était toujours un peu, mais dans une moindre mesure. A elle seule, elle avait réussi à lui prouver qu'il lui restait des gens sur qui compter. Bien sûr il y avait Amy et Emma mais c'était différent. Et il n'osait pas encore affronter Amy, de peur qu'elle le rejette. Au moins Erïka, elle, n'avait pas fuit, elle l'acceptait comme il était. Fort de cette constatation, il entama le repas avec appétit. Tandis qu'il mangeait, il constata que la sauce qui accompagnait les sushis était un peu poisseuse. Parfaite pour ce qu'il comptait faire. Il ne se priva pas d'en tartiner la joue de la jeune femme pour se venger du bleuet qui avait glissé dans son pull un peu plus tôt. Douce vengeance, comme tu sonnais bien ! Erïka lui lança un regard en biais et Will sentit qu'elle n'en resterait pas là. Oh non. La vengeance aurait une vengeance, encore et encore, comme à chaque fois que l'un d'eux trouvait un moyen d'embêter l'autre. C'était un éternel recommencement qui ne semblait pas les fatiguer. Ce n'était jamais bien méchant et le mutant trouvait ça plutôt amusant. Erïka ne fit rien sur le coup mais le menaça verbalement.

"Nous verrons bien qui aura le dernier mot..." répliqua t-il avec un sourire en coin, sachant pertinemment que ni l'un ni l'autre ne laisserait tomber

Visiblement, la jeune femme avait pitié de lui et utilisa ses propres baguettes pour lui approcher un sushi des lèvres qu'il se dépêcha de gober. On ne pouvait pas dire qu'il maîtrisait l'art de se nourrir avec ces ustensiles contrairement à son amie. Question d'entrainement sans doute. Juste après, Erïka lui recolla les baguettes dans les mains, les positionnant de façon correcte. Will essaya, un peu hésitant mais parvint à se saisir d'un des sushis restants et de le porter à sa bouche.


"Merci professeur Davidoff !"

Néanmoins, il ne prit que trois sushis de cette façon avant de reposer les baguettes, repu. C'était apparement le cas de tout le monde qui avait l'air de bouder la nourriture restante. Will ne mangeait jamais beaucoup et là il avait l'impression qu'il allait exploser. Le couscous n'était pas si loin que ça et, curieux de goûter les sushis, il s'était un peu trop empiffré. Lâchant un soupir, il s'adossa à sa chaise, les bras derrière le dossier. S'il en avalait un de plus, il éclatait à coup sûr. Anieta les remercia pour le repas et s'absenta pour probablement terminer de ranger quelques cartons, s'éloignant. Erïka commença à ranger avant de lui demander s'il désirait continuer de manger.

"Oula non ! J'suis blindé... Si tu veux pas r'trouver des morceaux d'Will éparpillés aux quat' coins d'la cuisine, vaut mieux que j'm'abstienne ! C'était super bon n'empêche. Vu qu'il en reste, on pourra toujours les manger d'main... ou les garder pour Amy !" répondit-il en se tapotant l'estomac

Il se redressa à son tour et aida à débarasser la table, commençant à laver la vaisselle présente dans l'évier. Puisqu'ils allaient déménager demain, autant éviter de laisser trainer un maximum de choses. Désormais ils étaient seuls et pouvaient parler de tout et de rien sans craindre qu'Anieta n'entende quelque chose de trop personnel. Néanmoins, Will n'était pas certain d'avoir envie de reparler de la conversation qu'ils avaient eu un peu plus tôt. L'occulter ne ferait cependant pas disparaitre la menace, mais il n'avait pas envie d'ennuyer son amie avec ses histoires
.

"Où qu'on dort cette nuit au fait ? Dans l'salon ? Ta grand-mère a p't'être besoin d'aide pour finir les cartons ?"

_________________

Tu touches, tu payes ! (avec les dents >_<)

"Monseigneur William le Borgne de Philadelphie, Roi des Aveugles et Chevalier Servant de la Demoiselle Amylia"


Joue également:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://tumbleweed.forumactif.org/
Erïka M. Davidoff
Codeuse - Modératrice
avatar

Messages : 2283
Date d'inscription : 04/05/2011
Age : 24
Localisation : Far Away From You ~

Fiche Tecnhique
Metier: Professeure / PDG des S.M.I.T.E Industries
Age : 21 ans
Nationalité : Russe / Américaine

MessageSujet: Re: Ma nouvelle famille [Riri/Will] (terminé)   Dim 24 Juin 2012 - 20:15

Que serait devenue Erïka sans la présence réconfortante de sa grand-mère ? Elle ne voulait même pas y songer. Cette femme avait été bien plus présente que sa propre mère tout au long de sa vie. Encore aujourd’hui, alors que l’adolescente s’était exilée dans un institut éloigné de la civilisation New-Yorkaise, Anieta McGowen n’était jamais loin, prête à accourir auprès d’elle au moindre souci. S’il y avait bien une chose que la mutante se devait de faire, s’était de la remercier pour tout. Sans elle, elle ne serait probablement pas ici. Peut-être serait-elle morte ? Peut-être vivrait-elle toujours en Russie ? Alors, cela signifierait qu’elle n’aurait jamais connu l’institut. À moins que le professeur Xavier ne les aurait pris, Alexïs et elle, sous son aile ? Elle serait toujours auprès de son frère jumeau. Par contre, elle n’aurait probablement pas eu la chance d’avoir un second frère, tout aussi précieux. Maintenant qu’elle considérait Will comme son frère, elle n’allait certainement pas l’abandonner. Elle tenait à lui, bien plus qu’elle aurait pu l’imaginer. Un fort lien d’amitié s’était forgé au fil des mois, impossible à détruire. Erïka était prête à se battre afin de protéger ce lien les unissant et la personne qui osera s’en prendre à elle ou son frère ne s’en sortira pas indemne.

Sur une note plutôt joyeuse, le repas débuta. Anieta s’amusait de voir ainsi sa petite fille rire, s’amuser. Depuis des années, elle avait du mal à faire naitre un simple sourire sur son visage. Elle s’était transformée, renfermée sur elle-même jusqu’à en devenir agressive et associable. Elle ne faisait plus confiance à quiconque et ne parlait plus à personne. La vieille femme avait fait de son possible afin de l’aider, de lui faire retrouver sa joie et son entrain d’antan, mais en vain. Erïka était têtue et obstinée et ce changement de personnalité était permanent. Cependant, Will lui avait montré qu’il restait toujours un bon fond chez sa petite fille. Il avait réussis à creuser au-delà des apparences afin de dénicher ce qu’il y avait de meilleur en elle. Revoir ainsi Erïka, souriante, était un cadeau inestimable à ses yeux. Elle retrouvait ainsi l’enfant qu’elle avait élevé, dont elle s’était occupé avec amour. Silencieusement, les coudes posés sur la table et les mains jointes, Anieta pria pour que ce petit duo ne se sépare jamais, pour que Dieu veille sur eux et les protège au cours de leur vie.

Le repas se termina et Anieta quitta la pièce afin de remplir quelques boites supplémentaires afin d’être prête pour le déménagement ayant lieu le lendemain. Elle laissa donc les deux jeunes seuls, dans la cuisine, avec ce qui restait du repas. Erïka, ayant terminé de manger, ramassa la vaisselle sale trainant sur la table. Elle rangea les sushis restant dans un petit plat de plastique et en fit de même avec le peu de légumes restant. Le tout rangé dans le frigo, elle décida de se mettre à laver les couverts sales afin de pouvoir les ranger dans leurs boites respectives par la suite. Elle ne demanda pas d’aide à Will même si elle doutait bien que ce dernier sera toujours partant pour l’assister dans cette tâche. D’ailleurs, une fois repu, le jeune homme fit exactement ce qu’Erïka pensait qu’il ferait. Il en profita également pour la questionner un peu sur la nuit qu’ils allaient penser dans l’appartement.


-"Où qu'on dort cette nuit au fait ? Dans l'salon ? Ta grand-mère a p't'être besoin d'aide pour finir les cartons ?"

-« Dans ma chambre… Enfin, dans la chambre d’amis il y a toujours le matelas qu’on peut poser sur le sol. Si t’es pas content, t’aura qu’à prendre le canapé ! » [i]Fit-elle en plaisantant.

Erïka avait déjà passé une nuit avec Will. Elle savait qu’il ne se passera rien, qu’il sera là pour elle si elle était encore en proie de douloureux cauchemars. Tous deux sur le même matelas, elle n’y voyait rien de plus que de longues heures de sommeil auprès de son frère. Elle était persuadée qu’il voyait les choses de la même façon et n’avait donc aucune inquiétude à ce sujet. S’il désirait, malgré tout, dormir sur le canapé, elle ne l’empêchera pas. Elle aura plus de place sur le matelas, voilà tout.

Après avoir lavé quelques assiettes, la jeune femme attrapa un peu de mousse flottant sur l’eau de l’évier et la souffla sur Will avant de s’éloigner rapidement, la vaisselle à essuyer en main. Elle se repliait tout de suite, prévoyant déjà une contre-attaque du rouquin. Rangeant ce qu’elle tenait en main dans une boite, elle s’approcha de nouveau du jeune homme, avec méfiance. Qui sait ce qu’il pourrait faire afin de se venger ? [/i]

-« Il y des boites à remplir dans la chambre. »
Fit-elle, au passage, afin de répondre à l’autre question de Will.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
William McKellen
Modérateur
avatar

Messages : 1158
Date d'inscription : 06/10/2011
Age : 32
Localisation : Raccoon City

Fiche Tecnhique
Metier: Voyou
Age : 25 ans
Nationalité : Américain

MessageSujet: Re: Ma nouvelle famille [Riri/Will] (terminé)   Lun 25 Juin 2012 - 16:04

Ainsi, en compagnie des deux femmes en train de savourer un repas fait maison tout en discutant de choses et d'autres, Will se sentait parfaitement bien. Il en aurait même oublié tous les désagréments des jours voire des semaines précédentes. Dans cette ambiance conviviale, il se sentait normal... Chose qu'il n'avait plus ressentie depuis ses 15 ans, année de l'apparition de son pouvoir. Etre mutant n'empêchait pas d'avoir une vie normale, bien que cela dépendait de la mutation -Will repensait justement à Scum-, mais lui-même n'avait pas eu la chance de pouvoir continuer de vivre comme un humain. Rejeté par sa famille, il avait dû vivre dans la rue alors qu'il venait d'une famille plutôt aisée. A vrai dire, maintenant il s'en moquait. Tout ce qui lui importait était cette nouvelle famille au sein de laquelle il se trouvait. Jamais il ne s'était sentit autant "en famille" qu'à présent. Bien qu'il n'ait aucun lien de sang avec elles, Will y était réellement attaché. Tout comme pour Amy pour qui il avait développé un amour sans faille, le rouquin voyait désormais Erïka comme sa petite soeur. C'était plus qu'une simple amitié de passage, il y avait quelque chose de fort entre eux et quelque part, il regrettait que l'italienne ne soit pas là pour partager ça avec eux. Au moins, il avait pu faire la part des choses et il ne redoutait plus de devoir lui parler. A son retour, les choses seraient dites et il le devait à la russe qui lui avait secoué les puces. Décidément, ce devait être le propre des blondes...

Dans la bonne ambiance familiale, les problèmes du mutant semblaient s'être envolés. Ils n'avaient pas disparus bien sûr mais il se sentait bien plus léger qu'il ne l'avait jamais été depuis plusieurs semaines. C'était grâce à Amy mais l'élément déclencheur fut inconstestablement Erïka qui avait su quoi faire et dire pour le secouer. Leur amitié avait si mal commencée qu'il ne savait pas comment ils avaient fait pour finalement si bien s'entendre. Ils pouvaient compter l'un sur l'autre sans problème et leur amitié était faite pour durer. En tout cas, le rouquin ne comptait pas lâcher sa nouvelle petite soeur, quoiqu'il arrive. Que ce soit dans les emmerdes ou dans la joie, il comptait bien être à ses côtés, prêt à intervenir en cas de besoin mais aussi présent pour partager des moments de bonheur comme celui qu'ils étaient en train de vivre actuellement.

Assis autour d'une table dans l'appartement d'Anieta, Will avait l'impression d'être dans un endroit sûr où personne ne pourrait lui faire le moindre mal. Même un abri anti-nucléaire et une armée personnelle ne l'aurait pas fait se sentir plus en sécurité, c'était pour dire. Ici, personne ne pouvait l'atteindre. Qui serait venu le chercher ici en plus ? Il était loin de se douter que dans cet appartement s'était justement déroulé un drame et qu'il n'était pas si sûr que ça. C'était même la raison pour laquelle la grand-mère de son amie déménageait mais ça, Will l'ignorait. Il ne venait que pour passer du bon temps et surtout pour rendre service à cette adorable vieille femme, pas pour poser des questions inutiles.

Maintenant que le repas était terminé, les deux amis se retrouvaient seuls, abandonnés par Anieta qui était partie terminer quelques cartons de son côté. Le repas avait été délicieux même si personne n'avait eu le courage de finir. Au moins ils auraient de quoi manger pour le lendemain et il leur restait également le melon d'eau. Pour le moment, l'estomac de Will déclarait forfait. Puisqu'Erïka avait rangé le reste de nourriture et s'attaquait à faire la vaisselle, le rouquin décida de l'aider. Déjà parce que cela irait bien plus vite à deux mais aussi parce qu'il aimait rendre service et qu'il estimait normal de participer au nettoyage de ce qu'il avait salit en partie. De plus, faire la vaisselle n'était plus vraiment une corvée en compagnie d'Erïka. Ils en profitèrent pour discuter un peu afin de ne pas laisser le silence s'installer. La jeune femme lui expliqua qu'ils dormiraient sur le matelas de la chambre qui avait été la sienne à moins qu'il ne préfère le canapé.


"L'matelas me va très bien. Mais... dis tout d'suite que j'suis gros et qu'tu préfères avoir le matelas pour toi toute seule hmmm !" fit-il d'un air faussement contrarié suite à sa proposition avec le canapé

William était tout sauf gros. Bien que depuis qu'il était à l'Institut il avait retrouvé une corpulence proche de la normale, il restait quelq'un d'assez fin. On ne faisait pas disparaitre 5 années de malnutrition d'un claquement de doigt. Partager le même espace que la russe pour dormir ne le dérangeait absolument pas. Il avait déjà passé une nuit à ses côtés dans sa chambre au manoir bien qu'il n'avait pas fermé l'oeil de la nuit et il n'était pas contre renouveler l'expérience. Ils ne faisaient que dormir de toute façon, peu importe l'endroit. Cependant, avoir une présence non loin de lui le rassurait, pas encore totalement remis d'aplomb. Toutefois, il n'osa pas en parler de peur de passer pour un trouillard.

La vaisselle avançait plutôt bien jusqu'au moment où Erïka s'empara d'un peu de mousse pour la projeter sur William d'un souffle. Elle s'éloigna rapidement même si ce n'était pas bien méchant, redoutant sans doute une contre-attaque de la part du rouquin. Celui-ci ne broncha pas, comme s'il n'avait même pas remarqué ce qu'elle avait fait. Il en profita pour répondre à sa question
.

"Hé bien on termine la vaisselle et on aura qu'à aller terminer de remplir ces cartons alors."

Il attendit patiemment qu'elle revienne à sa hauteur pour s'éloigner à son tour, rangeant quelques couverts comme si de rien n'était. En fouillant les cartons un peu plus tôt, il avait trouvé une bouteille de chantilly dans l'un d'eux. Il se souvenait de son emplacement et se dirigea vers le carton en question. Profitant qu'il tournait le dos à la russe, il attrapa la bouteille, en sortit un peu de chantilly et s'en barbouilla légèrement le menton et les lèvres comme s'il avait la rage. Après avoir reposé la bouteille à sa place, il se retourna vivement et se rapprocha de la jeune femme comme s'il était réellement enragé, poussant des grognements en essayant de l'attraper.

_________________

Tu touches, tu payes ! (avec les dents >_<)

"Monseigneur William le Borgne de Philadelphie, Roi des Aveugles et Chevalier Servant de la Demoiselle Amylia"


Joue également:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://tumbleweed.forumactif.org/
Erïka M. Davidoff
Codeuse - Modératrice
avatar

Messages : 2283
Date d'inscription : 04/05/2011
Age : 24
Localisation : Far Away From You ~

Fiche Tecnhique
Metier: Professeure / PDG des S.M.I.T.E Industries
Age : 21 ans
Nationalité : Russe / Américaine

MessageSujet: Re: Ma nouvelle famille [Riri/Will] (terminé)   Mar 26 Juin 2012 - 22:25

Parfois, les vrais moments de bonheur se trouvaient dans les petits moments simples de la vie. C’était le cas d’Erïka qui n’arrivait pas à voir la vie sous un jour ensoleillé, marqué par la joie de vivre et le bonheur. Elle voyait tout à noir et se montrait terriblement négative en temps normal. Will lui avait d’ailleurs mis ce défaut en plein visage, une fois, alors qu’il était énervé qu’elle ne fasse qu’observer les choses du mauvais côté, bannissant le positivisme de son vocabulaire. Il avait probablement eu raison ce soir-là. Elle n’osait jamais avouer ses torts et se fichait de l’opinion des autres, mais l’honnêteté du rouquin l’avait atteinte d’une certaine façon, cela était certain. Leur amitié avait évolué d’une façon totalement inattendue autant pour l’un que pour l’autre et ils étaient loin de le regretter. Ils étaient comme frère et sœur, unis par un lien indestructible, bien plus fort que celui du sang. Personne ne pourra les séparer, malgré les épreuves, malgré la distance, tout comme Erïka et Alexïs.

Ayant passé une partie de son enfance à partager le même lit que son frère jumeau, l’adolescente avait pris l’habitude de dormir auprès d’une personne à la présence rassurante. Avec les années, elle s’était retrouvée à dormir seule, que ce soit alors qu’elle profitait d’un sommeil paisible ou bien d’une nuit cauchemardesque. Il y a quelques semaines de cela, elle avait dormi dans le même lit que son meilleur ami, n’y voyant rien de plus qu’un frère et une sœur dormant l’un près de l’autre. Encore ce soir, si Will désirait partager un matelas avec elle, elle se blottira près de lui, non pas par besoin de sécurité, mais surtout afin de lui voler sa chaleur corporelle et éviter de se retrouver hors du matelas. Un lit simple, ce n’était pas très large pour deux personnes. La chaleur humaine avait longtemps manqué à l’adolescente qui ne sera que rassurer de savoir Will à ses côtés pour la nuit. C’était un peu comme retourner en enfance, lorsqu’elle allait se glisser sous les couvertures d’Alexïs afin de ne pas dormir toute seule.


-« L'matelas me va très bien. Mais... dis tout d'suite que j'suis gros et qu'tu préfères avoir le matelas pour toi toute seule hmmm ! »

-« Ppfffff… Même si t’es une grosse patate qui prend toute la place, je préfère dormir avec toi. J’aurais qu’à retenir mon souffle ! »

Sur ce, la jeune fille gonfla les joues et retint son souffle le plus longtemps possible, continuant d’essuyer la vaisselle comme si rien n’était. Que Will décide ou non de dormir sur le canapé, elle trouvera un moyen pour qu’il finisse par être à ses côtés, d’une façon ou d’une autre. Pas très rassurée de passer la nuit dans l’appartement où elle avait commis un meurtre et où le danger pouvait survenir à tout moment, Erïka désirait rester auprès de son meilleur ami. Comprendrait-il si elle lui expliquait ce qui s’était produit ? Elle en était pratiquement certaine. Autant elle avait compris les raisons l’ayant poussé à tuer son père, autant il comprendrait qu’elle n’avait fait que se défendre. C’était son tout premier meurtre, celui qui le marquera pour l’éternité. Bien qu’elle n’espère ne pas avoir à se retrouver dans une autre situation du genre, la jeune fille rêvait secrètement de tuer ceux qui avaient gâché sa vie, son enfance. Elle désirait les torturer, les faire souffrir comme elle avait elle-même souffert. Cela ferait d’elle une meurtrière, mais elle se fichait bien de ce que pourrait en penser les autres. Seul l’avis de ses proches comptait et, dans une telle situation, elle les ignorera probablement, obnubilée par la soif de vengeance. Il n’y avait qu’en se débarrassant des parasites gâchant son existence qu’elle pourra vivre en paix. Elle était prête à se salir les mains s’il le fallait. Pour le bien de sa grand-mère, qui n’avait rien à voir avec cette histoire et pour le bien d’Alexïs, bien trop doux pour poser un geste si sauvage. Un jour, Erïka se vengera. Un jour.

Erïka avait projeté de la mousse provenant de l’évier sur son ami, oubliant soudainement ses sombres pensées. Afin d’éviter d’en recevoir à son tour, elle s’éloigna du rouquin avant de s’approcher de nouveau de lui, méfiante. Il ne restait que quelques petites choses à laver, ce qu’elle fit rapidement, alors que Will s’éloigna afin de ranger la vaisselle. Une fois la tâche terminée, la jeune fille vida l’évier et essuya ses mains. Lorsqu’elle se retourna, elle fit face à … un monstre enragé ! Ne sachant si elle devait rire ou non, la mutante se contenta de fuir avant que Will ne l’attrape. Courant autour de la table comme une véritable gamine afin d’échapper à son poursuivant, elle se mit à rigoler, amusée par cette situation. N’ayant aucun projectile afin de le repousser, ni même un quelconque objet afin de lui servir de bouclier, elle se laissa finalement attrapée par le monstre, littéralement pliée de rire.
Lorsque ce petit jeu pris fin, l’adolescente s’éloigna afin de ranger la vaisselle restante. Elle fit, ensuite, signe au rouquin de la suivre jusqu’à son ancienne chambre où se trouvait un matelas, posé contre le mur, ainsi que de nombreuses boites. La garde-robe, grand ouvert, devait être vidé. Quelques grands sacs en toile contenaient diverses choses qu’il fallait déposer dans diverses boites. Ce devait être simple et Erïka était en mesure de juger ce que sa grand-mère conserverait ou non. Extirpant trois grands sacs du placard, elle les souleva afin de les poser au centre de la pièce. Alors qu’elle les transportait, la poignée de l’un deux rompit, passant près de la faire lâcher ce sac. Frustrée de cette mauvaise qualité, elle décida de laisser les sacs à ses pieds.


-« Il faut mettre tout ça dans des boites. » Expliqua-t-elle à Will en ouvrant un premier sac, se demandant ce qu’elle allait y découvrir. « Oh my… C’est pas vrai ! »

Rapidement, la jeune fille retira un habit jaune et noir, bien trop petit pour elle. Le sourire aux lèvres, elle l’observa sous toute ses coutures avant de se pencher de nouveau et d’en sortir un second, parfaitement bien plié sous le premier. Elle n’arrivait pas à croire que sa grand-mère avait gardé de si vieilles choses… Il s’agissait de l’un des premiers costumes qu’Alexïs et elles avaient porté pour Halloween ! Elle se souvenait même des photos prises avec soin par Anieta alors qu’ils portaient leurs habits de souris électrique… Lâchant les habits sur le tas de sacs, l’adolescente fouilla davantage afin de trouver les chapeaux complétant le costume. Ils semblaient petits, mais représentait le visage de ce petit animal fictif qu’elle avait tant affectionné par le passé. Les deux chapeaux étaient intacts, si ce n’était que l’une des oreilles était légèrement pliée.

-« J’y crois pas ! Elle a vraiment gardé ça ! » S’écria Erïka, émerveillée comme une petite fille le matin de Noël.

Essayant l’un des chapeaux, tentant de le placer sur sa tête sans le faire tomber, la jeune fille ne remarqua pas qu’Anieta avait passé la tête par l’entrebâillement de la porte avant de s’éloigner aussitôt. Elle ne s’aperçu de la présence de la vieille femme qu’au moment où celle-ci pénétra dans la pièce, appareil photo en main. Cette dernière observa sa petite fille avec un sourire nostalgique. Il y a bien longtemps qu’elle n’avait pas vu Erïka ainsi, ce qui faisait chaud au cœur. D’ailleurs, la blondinette attrapa le second chapeau et l’enfonça sur la tête de Will, sans même penser au fait qu’il était blessé.


-« Vous êtes adorables, les enfants. » Commenta la vieille femme en allumant son appareil photo, le levant vers les deux jeunes. « Allez, faites-moi un beau sourire. »

Sachant parfaitement ce que désirait faire sa grand-mère, la jeune fille s’approcha de Will, passant un bras autour de sa taille. Depuis qu’ils se connaissaient, ils n’avaient jamais pris de photo ensemble. Eh bien, voilà le moment d’immortalisé cet instant de joie. La jeune fille voyait déjà cette photo trôner sur sa table de chevet en souhaitant que ce ne soit pas la dernière.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
William McKellen
Modérateur
avatar

Messages : 1158
Date d'inscription : 06/10/2011
Age : 32
Localisation : Raccoon City

Fiche Tecnhique
Metier: Voyou
Age : 25 ans
Nationalité : Américain

MessageSujet: Re: Ma nouvelle famille [Riri/Will] (terminé)   Mar 26 Juin 2012 - 23:45

William n'était pas mécontent qu'Erïka lui propose de dormir avec elle. Le canapé faisait aussi très bien l'affaire mais le mutant avait prit l'habitude de dormir avec quelqu'un depuis qu'il connaissait Amy. Depuis ce jour, il avait toujours eu une présence contre lui, généralement blottie pour se tenir chaud, pour se sentir en sécurité... Et il devait avouer que lorsqu'il n'y avait personne contre lui, il avait plus de mal à fermer l'oeil. Avec la situation actuelle, il était plus souvent en proie aux cauchemars, d'autant plus si il était seul. Avoir une présence à ses cotés permettrait sans doute d'apaiser ses songes, surtout s'il s'agissait de quelqu'un en qui il avait confiance comme la russe. Le rouquin était donc satisfait d'avoir l'opportunité de choisir où dormir même si son choix était déjà fait. Il se serait mal vu demander à sa petite soeur s'il pouvait rester avec elle pour la nuit. Elle se serait bien douté du pourquoi du comment mais Will ne tenait pas à remettre ça sur le tapis ni à paraitre trop vulnérable. Lui qui n'avait jamais besoin de personne et qui savait parfaitement se défendre tout seul, il avait l'impression d'être devenu dépendant. C'était vexant.

Il fut rassuré lorsqu'Erïka lui avoua préférer dormir avec lui. Au moins ils n'auraient pas à débattre sur le sujet pendant des heures, le deal était fait. Bien que le matelas n'était qu'à une place -il l'avait vu la première fois qu'il était venu-, Will ne voyait pas d'inconvénient. Après tout, ce n'était pas comme s'ils étaient très gros l'un et l'autre. De plus, ils pouvaient bien se serrer un peu, ce n'était pas comme s'il ne s'était jamais fait de calin de leur vie. Ils avaient confiance l'un en l'autre et un peu de chaleur ne leur ferait que du bien. Toutefois, la remarque de la jeune femme amusa le rouquin. Le voilà affublé d'un drôle de nom !


"Grosse pa..." fit-il en écarquillant son unique oeil d'un air faussement choqué avant d'éclater de rire "Ne compte même pas me transformer en potatoes ! J'rentrerai mon gros ventre, promis." ajouta t-il en se tapotant le ventre, on ne peut plus plat "T'aura qu'à pousser tes grosses fesses !" renchérit-il en donnant une légère tape sur le derrière de la russe

Will supposait qu'elle ne s'offusquerait pas. Déjà parce qu'il ne pensait pas à mal et ensuite parce qu'elle était loin d'être grosse, tout comme ses fesses. Quand bien même, il ne se serait pas permis de la critiquer à ce niveau là. Tout ça n'était bien sûr que pure taquinerie. Erïka retenait son souffle comme elle venait de le dire dans sa précédente phrase, ce qui amusa le rouquin. Tendant le doigt vers elle, il l'enfonça sur sa joue doucement pour la forcer à expulser l'air, produisant un drôle de bruit qui le fit sourire. Décidément, un rien les amusait, on aurait dit de vrais enfants.

Comme pour confirmer ce fait, Erïka projeta de la mousse sur le mutant qui, en premier lieu, resta stoïque. Ce fut pour mieux se venger peu après, couvert de crème chantilly, courant après la russe comme un chien enragé. Prise au jeu, celle-ci se mit à courir autour de la table pour lui échapper, pas l'air bien effrayée puisqu'elle riait. Finalement, elle se stoppa et William en profita pour l'attraper, la chatouillant en poussant des grognements comme s'il la torturait atrocement. Il finit par la lâcher, léchant la chantilly qu'il parvenait à atteindre avant de se débarbouiller correctement avec de l'eau. Peu après, la vaisselle était terminée et ranger, leur laissant l'opportunité de rejoindre la chambre dont ils avaient parlé plus tôt.

A l'intérieur de la pièce, Will constata que beaucoup de choses étaient déjà rangées mais qu'il restait encore la garde-robe à vider, ouverte mais encore pleine. Erïka se dirigea vers le meuble pour en extraire plusieurs sacs qu'elle commença à ramener vers lui jusqu'à ce qu'une des poignée lâche. Résultat, elle laissa tout en plan et indiqua à son ami qu'il n'y avait qu'à mettre leur contenu dans les boites juste à côté. Rien de bien compliqué. Puisqu'Erïka s'occupait d'un des sacs, le rouquin s'empara d'un autre et allait l'ouvrir au moment où la jeune femme s'exclama comme si elle avait vu quelque chose d'incroyable. Intrigué, Will leva le regard vers elle, se demandant ce qu'elle avait vu. Il eut très vite la réponse lorsqu'elle sortit des vêtements aux couleurs étranges. Cela rappelait étrangement quelque chose au mutant, il avait déjà vu ça quelque part... Erïka sortit alors le chapeau qui allait avec, rappelant le haut de la tête du fameux pokémon. La russe semblait émue et Will se mit à rire, se souvenant de cette adorable photo où se trouvaient Alexïs et sa jumelle
.

"Quand est-ce que vous nous r'faites la même photo mais remise au goût du jour ? Bon va falloir serrer l'ventre pour rentrer dans les costumes hein !" fit-il d'un air amusé

Voilà qu'elle essayait l'un des chapeaux. Cela lui allait à merveille, ravivant le rire du borgne. Will n'avait, comme Erïka, pas remarqué le manège d'Anieta et sursauta presque lorsque la voix de la vieille femme se fit entendre. Il remarqua alors qu'elle avait un appareil photo en main. Quelle bonne idée ! Avec un pareil couvre-chef, il fallait immortaliser ça ! Il n'avait cependant pas prévu que la jeune femme lui colle le second chapeau sur la tête un peu vivement, réveillant la douleur de son crâne. Sur le coup, il grimaça, serrant les dents, mais reprit rapidement un visage souriant. Pas question de gâcher la photo ! Il ajusta le chapeau sur sa tête et se pencha vers Erïka qui était venu entourer sa taille d'un bras. Calant sa tête presque contre la sienne, un bras autour de ses épaules, Will se mit à sourire de toutes ses dents, levant le pouce d'un air victorieux.

La photo prise, Will relâcha son étreinte et retourna s'occuper des sacs tandis qu'Anieta sortait de la pièce. Il ne prit la pas la peine de se débarasser du chapeau et s'agenouilla près du sac qu'il avait prit un peu plus tôt, laissant Erïka continuer de celui qu'elle avait déjà. Lorsqu'il l'ouvrit, il fut surpris du contenu. Ces vêtements étaient bien plus grands que ceux d'enfants... et paraissaient aussi plus "vieux". Sans même les sortir, il remarqua une robe et divers chemisiers. C'était les vêtements d'Anieta ? Qui d'autre après tout ? Une idée complétement farfelue lui vint alors à l'esprit. Cependant, il fallait éloigner Erïka pour lui faire la surprise
.

"J'ai la gorge sèche... Dis Rika, ça t'ennuierait d'me rapporter un verre d'eau ? J'ai pas envie d'tout déranger en cherchant où c'est... S'il te plait !" demanda t-il avec un air qui se voulait le plus sincère

Puisqu'il ne mentait pas, il n'y avait aucun risque pour qu'elle se rende compte de la supercherie. Il attendit donc qu'elle s'éloigne, passant la porte pour extraire la robe qu'il avait trouvé. Ne prenant pas la peine de retirer ses propres vêtements, il l'enfila aussitôt, galérant quelque peu pour la fermer, un peu serrée. Il ne voulait pas l'abimer et faisait donc attention à ne rien arracher. Il n'était certes pas gros mais il était bien plus grand que la vieille femme. Voilà qu'il avait une drôle d'allure ainsi vêtu... Qui aurait cru qu'un jour il porterait une robe ? Il voulait absolument voir la tête que ferait Erïka. Dommage qu'il n'ait pas l'appareil photo sous la main... Apercevant un chapeau en toile qui dépassait d'un des sacs, Will le troqua contre sa coiffe de Pikachu. Le costume était complet.

Il entendait les pas de la jeune femme revenir. Une fois qu'elle eut franchit la porte, il tendit les bras vers elle sans pour autant bouger d'où il se trouvait. La robe était suffisament longue pour dissimuler son pantalon. Par contre, l'air stupide, ça, il l'avait
.

"Viens faire un gros bisou à ta grand-mère adorée !" lança t-il en tapotant sa joue d'un air impatient, essayant de ne pas rire

_________________

Tu touches, tu payes ! (avec les dents >_<)

"Monseigneur William le Borgne de Philadelphie, Roi des Aveugles et Chevalier Servant de la Demoiselle Amylia"


Joue également:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://tumbleweed.forumactif.org/
Erïka M. Davidoff
Codeuse - Modératrice
avatar

Messages : 2283
Date d'inscription : 04/05/2011
Age : 24
Localisation : Far Away From You ~

Fiche Tecnhique
Metier: Professeure / PDG des S.M.I.T.E Industries
Age : 21 ans
Nationalité : Russe / Américaine

MessageSujet: Re: Ma nouvelle famille [Riri/Will] (terminé)   Mer 27 Juin 2012 - 7:44

Pourquoi déprimer alors qu’une si belle soirée s’annonçait ? Pourquoi raviver de douloureux souvenir alors que le passé offrait une variété d’agréable souvenirs, simples, sans pleurs ni souffrances ? Autant il y avait certaines choses que l’on désirait oublier à jamais, autant il y avait certains souvenirs dont il était impossible de se rappeler et qui, pourtant, constituaient de merveilleux moments dont l’on ne pouvait que voir en photo. Faute de ne pouvoir oublier les mauvais moments vécus par le passé, Erïka se forgeait de tous nouveaux souvenirs en compagnie de ses meilleurs amis, de sa famille. En ce moment, elle vivait une superbe soirée en compagnie de Will. Elle se souvenait parfaitement de tous les autres bons moments passés ensemble, de toutes les discussions passées, les histoires racontées… Bien évidemment, il n’était pas le seul à qui Erïka accordait sa confiance. Cependant, c’était à lui qu’elle s’adressait lorsqu’il était question de son passé, car il savait la comprendre et la réconforter. Elle pouvait tout lui dire.
Il y avait également Amy. Une femme magnifique au rire contagieux. Erïka l’adorait. Elle était si douce, dégageant une aura apaisante qu’appréciait l’adolescente lorsqu’elle était à ses côtés. Bien qu’elle n’était pas aussi proche d’elle que du rouquin, la jeune fille savait qu’elle était une personne de confiance sur qui elle pouvait compter si besoin était. La première nuit qu’Amy avait passée à l’institut en avait été la preuve. Elle avait vu la Russe totalement vulnérable, prise d’une crise d’angoisse dû à ces affreux cauchemars dont elle n’arrivait jamais à bout. Sans Amy, qui sait ce qui se serait produit pour Erïka, totalement paniquée à l’idée d’être tuée dans l’enceinte même de l’institut ? Elle lui en devait une sur ce coup là, c’était sûr et certain. Le jour où l’italienne lui demandera son aide, l’adolescente comptait bien accourir à ses côtés, peu importe la situation.

Discutant sur l’endroit où ils dormiront ce soir, les deux mutants ne cessaient de se taquiner, profitant toujours d’une réplique pour en lancer une nouvelle. Prenant des airs outrés, Will ne faisait qu’amuser Erïka qui se plaisait encore plus à l’embêter. Les nombreuses occasions qu’elle possédait étaient bien trop tentantes ! Aussi, lorsqu’elle traita son ami de grosse patate, elle s’amusa de l’air qu’il afficha instantanément. Elle savait bien que son ami n’était pas gros, c’était tout simplement évident en fait. S’il osait lui donner raison ou s’il la prenait au sérieux, pensant qu’il avait un léger surplus de poids, elle ne se gênera pas pour le remettre à sa place et lui expliquer qu’il ressemblait plutôt à une asperge.


-"Grosse pa... Ne compte même pas me transformer en potatoes ! J'rentrerai mon gros ventre, promis. T'aura qu'à pousser tes grosses fesses !"

Will accompagné cette dernière phrase d’une légère tape sur les fesses de la russe qui se retourna, l’air outrée. Elle ne se souvenait pas de la dernière fois où on lui avait ainsi tapé les fesses, ni même si on lui avait déjà fait, mais elle ne s’en offusqua pas, sachant bien qu’il s’agissait d’une plaisanterie de la part de son ami. Autant Will était mince, autant Erïka avait un petit derrière proportionnel au reste de son corps. Elle décida plutôt de gonfler les joues afin d’accompagner l’air outré qu’elle tentait d’afficher sérieusement. Cependant, le rouquin n’en avait pas terminé avec elle et posa un doigt sur sa joue gonflée, exerçant une légère pression obligeant la russe à évacuer l’air emmagasiné dans sa bouche dans un petit bruit amusant. Lâchant un petit rire, elle attrapa de la mousse afin d’en projeter sur son ami. Ils étaient comme des gamins, s’amusant d’un tout et d’un rien, trouvant matière à amusement dans chaque petite chose leur tombant sous la main. Rien ne pouvait gâcher ce merveilleux moment, rien du tout.

Courant dans la cuisine afin d’échapper au terrible Will semblant être pris d’une soudaine crise de rage, la jeune fille tentait de conserver son souffle. Courir et rire en même temps, ce n’était pas le meilleur des mélanges et le rouquin eut tôt fait d’attraper son amie afin de la torturer à coup de chatouilles. La pauvre victime en avait mal au ventre tant elle riait, se tenant les côtes en tentant de se sauver. Finalement, elle fut libérée et pu reprendre son souffle peu à peu. Elle en profita d’ailleurs pour terminer la vaisselle et filer dans une autre pièce afin de faire quelques boites en vue du déménagement.

Fouillant dans l’un des sacs à ses pieds afin d’en découvrir son contenu, la jeune fille fut émerveillée d’y trouver les costumes de son enfance ! Bien sûr, elle se souvenait toujours de ce célèbre Pokémon en lequel les jumeaux McGowen se déguisaient durant leur enfance. À sa dernière visite chez Anieta, Erïka avait vu une photographie où elle portait ce même costume. Jamais elle ne se serait douté que la vieille femme l’avait conservé tout ce temps… Amusée, elle enfila le chapeau représentant la souris électrique et enfonça le second bonnet sur la tête de Will. Se serrant contre lui afin de prendre la pose devant sa grand-mère tenant un appareil photo, la jeune fille leva son pouce en l’air, imitant ainsi son ami. Lorsqu’Anieta eut pris la photo, elle quitta la pièce, non sans observer une dernière fois les deux jeunes s’amusant avec les costumes. Il n’y avait rien de plus beau que cela.

Gardant son bonnet, l’adolescente plia soigneusement les costumes afin de les déposer dans une boite. Par la suite, elle fouilla le sac qu’elle avait ouvert afin d’en sortir d’autres vêtements. Certains appartenaient à Anieta, qu’elle ne gardait pas dans sa commode pour une raison ou une autre, alors que d’autres appartenaient aux jumeaux lors de leur enfance. Au fur et à mesure, la jeune fille déposait les vêtements dans la même boite, ne manquant pas de les observer rapidement, se remémorant de très bons souvenirs. Puis, elle extirpa une chemise du sac, n’appartenant certainement pas à la vieille femme. Cette chemise à carreaux semblait être conçue pour un homme. La jeune fille pris un court moment avant de réaliser qu’elle appartenait à son défunt grand-père. Malgré les années, Anieta avait conservé ce souvenir. Erïka se rappelait très bien de ce vêtement. Son grand-père le portait pratiquement toujours, il s’agissait de sa chemise préférée. Plongée dans un intense moment de nostalgie, l’adolescente fut malheureusement sortie de ses pensées par Will.


-"J'ai la gorge sèche... Dis Rika, ça t'ennuierait d'me rapporter un verre d'eau ? J'ai pas envie d'tout déranger en cherchant où c'est... S'il te plait !"

-« D’accord. »

Déposant délicatement la chemise sur la boite, l’adolescente quitta la pièce afin de partir en quête d’un verre d’eau. Une fois à la cuisine, elle fouilla quelques cartons afin de trouver ce qu’elle cherchait. Puis, une idée lui vint en tête. Laissant tomber le verre d’eau, elle s’approcha du réfrigérateur et ouvrit la porte. Il y avait peu de choses à l’intérieur et la jeune fille n’eut aucun mal à trouver une bouteille d’eau, ce qui était beaucoup plus utile. Avec ça, pas de verre à laver ! Satisfaite, Erïka retourna à la chambre où elle découvrit Will… vêtu des habits de sa grand-mère. Elle ne put s’empêcher d’éclater de rire en voyant un tel spectacle.

-« Viens faire un gros bisou à ta grand-mère adorée ! »

-« Pouahahaha ! » Elle voulut ajouter autre chose, mais riait beaucoup trop pour dire quoi que ce soit. « Ba…babushka ! Viens voir ça ! » Lança-t-elle, en russe, à sa grand-mère, totalement morte de rire.

Aussitôt, Anieta accouru auprès de sa petite fille. Elle fut prise d’un fou rire dès qu’elle posa les yeux sur Will. Et dire qu’elle avait oublié l’existence de cette robe ! Avant que le rouquin ne se décide à la retirer, la vieille femme alla rapidement chercher son appareil photo afin d’immortaliser le jeune homme dans sa tenue des plus… ridicules.


-« Cela est très charmant William… Ou Lady William, si vous préférez. » Commenta-elle, faisant rire sa petite-fille de plus belle.

N’en pouvant plus, Erïka s’accrocha au mur, échappant sa bouteille d’eau au passage. Hilares, les deux femmes tentaient de calmer leur crise de fou rire, surtout la mutante qui n’en pouvait tout simplement plus, ayant mal aux côtes à force de rigoler. Elle s’approcha de Will et se jeta dans ses bras afin de lui faire un câlin. Bien entendu, toujours à l’affut, Anieta ne manqua pas d’immortaliser ce moment.


-« J’ai quelques choses qui t’irais mieux. » Fit Erïka, ayant cessé de rire.

Elle s’approcha de la boite dans laquelle elle avait déposé bon nombre d’habits et attrapa la chemise ayant appartenue à son grand-père. Cela lui ira probablement mieux que cette robe qu’Erïka ne se gênerait pas pour qualifier d’hideuse. Sa grand-mère avait beaucoup de goût, mais parfois il semblerait qu’elle l’aille laisser dans le placard avant d’aller acheter une telle chose. Tendant la chemise à son meilleur ami, la jeune fille tenait à lui faire porter ce vêtement.


-« Essaie ça. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
William McKellen
Modérateur
avatar

Messages : 1158
Date d'inscription : 06/10/2011
Age : 32
Localisation : Raccoon City

Fiche Tecnhique
Metier: Voyou
Age : 25 ans
Nationalité : Américain

MessageSujet: Re: Ma nouvelle famille [Riri/Will] (terminé)   Mer 27 Juin 2012 - 18:35

Si on avait dit à Will le matin même qu'il passerait une agréable soirée, il n'en aurait pas cru un mot. Même quelques heures auparavant, il aurait été incapable d'admettre qu'il lui était possible de parvenir à oublier ses problèmes actuels. Et pourtant... Depuis qu'il avait mit les pieds chez la grand-mère d'Erïka, le rouquin ne pensait plus à ses soucis. Il passait une agréable soirée comme la première fois où il avait mit les pieds dans cet appartement, savourant le moment passé avec les deux femmes. Cette ambiance conviviale et chaleureuse lui permettait de relativiser, d'apprécier l'instant, de mettre de côté ce qui le tracassait. Pour le moment, il ne pensait plus qu'à s'amuser avec sa petite soeur. Cette dernière non plus n'avait pas vraiment eu beaucoup de chance dans sa vie mais leurs cas étaient différents. Ils avaient souffert tous les deux mais était-ce une raison pour se laisser abattre ? Erïka lui avait démontré que non et Will devait l'avouer, il préférait de loin s'amuser avec elle que de se morfondre pour rien.

Après avoir fait les andouilles dans la cuisine et décidé de l'endroit où dormir cette nuit, le duo se dirigea vers la chambre en question. Non pas pour y dormir mais pour filer un coup de main à Anieta, histoire de remplir quelques cartons pour gagner du temps sur le lendemain. Puisque la penderie était ouverte, ils envisagèrent de s'occuper des vêtements dont certains étaient rangés dans des sacs. Une fois les sacs en question rassemblés, ils commencèrent à les vider pour remplir les cartons mais Erïka se stoppa rapidement lorsqu'elle tomba sur son ancien costume de Pokémon ainsi que celui de son frère, assortis de petits chapeaux. Aussitôt enfilé, Anieta apparue pour prendre une photo souvenir. Will se retrouva alors affublé à son tour d'un de ces couvre-chefs avant de prendre la pose pour immortaliser l'instant. Cela ferait une chouette photo souvenir à ajouter à leur chambre une fois qu'elle sera développée.

Reprenant le rangement, Will découvrit un vêtement qu'il tenait absolument à enfiler pour voir la réaction d'Erïka. Bien sûr, il ne pouvait le faire devant elle, il n'y aurait pas eu d'effet de surprise... Il lui demanda donc d'aller lui chercher à boire et profita de son absence pour enfiler la robe d'Anieta. Le retour de la russe fut sans appel. A peine eut-elle posée les yeux sur lui qu'elle éclata subitement de rire. L'effet était réussi et un sourire se dessina sur les lèvres de Will, fier de son coup. Erïka se mit à parler en russe mais la seule chose que le rouquin comprit était qu'elle appelait sa grand-mère. Et qui disait grand-mère disait... appareil photo. Cela ne loupa pas. Quelques secondes plus tard, voilà la vieille femme qui débarquait, sans appareil mais elle s'absenta un court instant pour revenir avec. William en profita pour prendre une pose pour convenir au déguisement, une main sur la hanche, l'autre dans les cheveux. La remarque de la vieille femme l'amusa particulièrement
.

"Oh vous pouvez m'app'lez Miss William hein, j'ai rien de noble !" précisa t-il très sérieusement avant de se mettre à rire à son tour

Photo prise, il reprit une stature normale, juste à temps pour réceptionner Erïka qui s'était jetée dans ses bras. Lui qui avait réclamé un bisou, il se retrouvait désormais avec un calin une fois que la jeune femme eut reprit un minimum son souffle
.

"J'ai faillit attendre !" fit-il remarquer en riant vis à vis du calin et du temps de réaction entre la demande et le geste

Une nouvelle photo prise, il étrignit Erïka puis la lâcha enfin. Voilà des photos à ne pas mettre entre toutes les mains sous peine de perdre toute crédibilité aux yeux des autres. Will aimait particulièrement voir rire sa petite soeur et redoublait donc d'imagination lors qu'il s'agissait de l'amuser. Il en oubliait même sa propre dignité si cela pouvait suffire à la faire sourire ou rire. Rien n'était plus important pour Will que de voir la joie chez ceux qu'il aimait. Amy et lui ayant longtemps vécu dans la rue, ils n'avaient que la présence de l'un et l'autre et l'humour pour se changer les idées et se dire que ce n'était pas si terrible que ça. Depuis qu'il vivait dans la rue, le rouquin mettait un point d'honneur à amuser ses proches, quitte à passer pour ridicule. Et ce soir il avait l'impression d'avoir réussi haut la main vu la crise de fou rire d'Erïka.

Les rires s'étaient calmés. Il était temps de retirer la robe ! Will essaya de faire glisser la fermeture mais celle-ci ne bougeait pas d'un pouce. Il insista un peu mais rien ne bougeait. Elle avait dû se coincer dans les plis de son sweat, laissant le mutant prisonnier du vêtement. Il aurait pu tirer d'un coup sec, quitte à la casser mais il ne tenait pas à abimer des affaires qui ne lui appartenaient pas. Il n'était pas du tout matérialiste mais il savait prendre soin des affaires des autres
.

"Bordel, c'est coincé !" grogna t-il en gigotant pour essayer de s'extraire de la robe, sans succès

Le voir ainsi coincé amusa Erïka et Will aurait bien rit aussi mais il commençait à étouffer dans ses habits trop petits pour lui. Se tournant vers la jeune femme, il lui tendit son dos pour qu'elle lui file un coup de main
.

"Arrête de rire et aide moi !" lança t-il d'un air pressé, mais amusé

Une fois libéré de cette prison de tissu, Will la plia soigneusement et la rangea parmi les cartons. Le rangement pouvait reprendre. Toutefois, Erïka lui affirma avoir quelque chose qui irait bien mieux au rouquin. Il s'attendait à quelque chose de pire et fut donc surpris de voir une chemise masculine plutôt agréable à regarder. A qui cela appartenait-il ? Probablement au défunt grand-père. Du coup, Will hésita à s'en emparer, ne désirant froisser personne en mettant quelque chose qui appartenait à un propriétaire qui ne pourrait même pas râler à propos de l'emprunt. Mais puisque ce n'était qu'un essayage, il l'attrapa, retira son sweat et l'enfila à la place, la boutonnant sauf les deux boutons du haut. Il n'eut aucun mal à enfiler le vêtement contrairement à la robe. Bien que le mutant ait une bonne musculature grâce aux combats qui rythmaient autrefois son quotidien, il était loin d'être gros. Malgré le fait qu'il ait reprit une stature normale au fil du temps passé à l'Institut, il n'avait pratiquement rien avalé pendant deux semaines, lui faisant perdre le peu de poids qu'il avait prit. La chemise était un peu large mais elle lui allait, même les manches étaient pile à la bonne taille
.

"Alors ? Verdict ? Ca m'va comment ?" demanda t-il en levant la tête vers son amie

_________________

Tu touches, tu payes ! (avec les dents >_<)

"Monseigneur William le Borgne de Philadelphie, Roi des Aveugles et Chevalier Servant de la Demoiselle Amylia"


Joue également:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://tumbleweed.forumactif.org/
Erïka M. Davidoff
Codeuse - Modératrice
avatar

Messages : 2283
Date d'inscription : 04/05/2011
Age : 24
Localisation : Far Away From You ~

Fiche Tecnhique
Metier: Professeure / PDG des S.M.I.T.E Industries
Age : 21 ans
Nationalité : Russe / Américaine

MessageSujet: Re: Ma nouvelle famille [Riri/Will] (terminé)   Jeu 28 Juin 2012 - 2:43

Rire. Quoi de meilleur pour le moral ? Pour une fois, depuis des années, Erïka ne riait pas pour se moquer méchamment de quelqu’un, mais bien dans un élan de joie, d’amusement. Cela, elle le devait à Will. C’était à cause de lui qu’elle était pliée en deux, cherchant à calmer le mal de cotes l’assaillant à chaque fois qu’elle osait rire. Elle ne pouvait plus s’arrêter. Impossible de garder son sérieux dans cette situation. Son meilleur ami portait une affreuse robe appartenant à sa grand-mère. Il ne pouvait avoir l’air plus ridicule, surtout lorsqu’il prenait la pose. Personne ne pouvait rester sérieux face à ce genre de scène, c’était tout simplement impossible ! Attendez qu’Erïka décide de raconter tout cela à Amy ! Elle rigolera bien plus que la fois où elle lui avait raconté l’histoire du caniche ! Bien qu’elle sentait déjà la terrible vengeance de Will peser sur sa tête, la jeune fille était prête à tenter le coup et aller voir son amie afin de lui parler de cette soirée. La prochaine fois, elle ratissera l’institut au grand complet afin de la trainer chez Anieta, même si elle devait le faire à coup de pied dans le derrière.

Lady – ou plutôt Miss – William ne cessait d’amuser Erîka qui se jeta dans ses bras pour une courte étreinte. Elle l’avait peut-être fait attendre, mais il lui aurait été impossible de lui faire le moindre câlin en riant comme une folle. D’ailleurs, lorsque Will tenta de retirer la robe et lui demanda de l’aide afin de décoincer la fermeture éclair, l’adolescente resta là, à quelques pas de lui, s’amusant de la situation. Il se débattait, rendant la situation davantage comique. Bien qu’il demandait à la jeune fille de cesser de rire afin de lui venir en aide, elle n’y arrivait pas, s’esclaffant de plus belle. Ce fût Anieta qui porta secours au rouquin, décoinçant doucement la fermeture éclair pour lui permettre de retirer la robe. Pendant ce temps, Erïka se contentait de rire dans sa barbe, une fois calmée, s’éloignant afin de prendre la chemise de son grand-père. Elle proposa à Will de l’essayer. Il s’agissait d’un souvenir, certes, mais elle devait être de la taille du rouquin. Les vêtements de son grand-père avait toujours été un peu grand pour Alexïs, qui en avait pris quelques morceaux, des années plus tôt, qu’il conservait et portait en souvenir de son aïeul. Cette chemise devait être la dernière survivante. Si elle se fiait à la taille de son frère et à celle des chemises, ces dernières devaient faire à la perfection au rouquin. D’ailleurs, elle le constata bien vite lorsqu’il eut le morceau sur le dos. Le vêtement était un peu grand pour lui, mais semblait bien lui faire, que ce soit au niveau des manches ou des épaules.


-"Alors ? Verdict ? Ça m'va comment ?"

-« Magnifique… Vous avez une allure très… masculine, my lady ! » Fit la jeune fille en plaisantant.

Anieta tourna autour de Will afin d’arranger le collet de la chemise, le replaçant adéquatement. Elle l’observa l’espace de quelques secondes, comme si elle réfléchissait à quelque chose. Son regard passait souvent de la chemise au visage du mutant. Puis, après quelques instants de silence, elle sembla prendre une décision intérieure qu’elle décida de partager avec les deux jeunes gens.


-« Si elle te plait, tu peux la garder, William. Je suis ravie de te l’offrir. »

Erïka observa la réaction de son amie, souriante. Cette chemise avait tout de même appartenue à l’homme qui l’avait élevée comme sa propre fille. Il s’agissait d’un cadeau inestimable que se voyait offrir le mutant. A quoi bon conserver une chemise qui ne fera rien de plus que ramasser la poussière dans une vieille boite ? Il s’agissait là d’une belle occasion de rendre heureux une autre personne en lui confiant ce vêtement. Au moins, comme cela, il aura une utilité.
Lorsqu’elle eut terminé d’observer la réaction de Will, Anieta laissa les deux mutants entre eux. Avant de quitter la pièce, elle ramassa la bouteille d’eau que sa petite fille avait laissé tomber et la posa sur le meuble le plus près. Erïka, quant à elle, retourna à ses boites afin de les terminer au plus rapidement.

La tâche n’était pas très longue, fort heureusement, car après les crises de rire qu’avait eu la Russe, elle ne souhaitait que se reposer. Ce fut d’ailleurs ce qu’elle fit après avoir jeté les vieux sacs vides. Attrapant le matelas posé contre le mur et le laissant tomber sur le sol. Elle s’y laissa tomber, sur le dos, savourant le plaisir d’être étendue sur une surface confortable. Elle se bougea un peu afin de laisser de la place à son ami, mais resta tout de même couchée, exténuée.


-« On a fait du bon boulot… Dommage qu'Amy rate tout ça. » Commenta-elle.


Dernière édition par Erïka M. Davidoff le Mer 4 Juil 2012 - 23:34, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
William McKellen
Modérateur
avatar

Messages : 1158
Date d'inscription : 06/10/2011
Age : 32
Localisation : Raccoon City

Fiche Tecnhique
Metier: Voyou
Age : 25 ans
Nationalité : Américain

MessageSujet: Re: Ma nouvelle famille [Riri/Will] (terminé)   Jeu 28 Juin 2012 - 15:32

William aurait pu rester des jours à cet appartement en compagnie d'Anieta et Erïka. L'ambiance détendue lui faisait un bien fou et semblait à elle seule repousser tous les problèmes qu'il avait pu rencontrer quelques semaines auparavant. Evidement, tout ne c'était pas fait en un claquement de doigt. Si cette soirée avait eu lieu quelques jours à peine après le drame, il était certain que Will n'aurait sûrement pas déployé autant de bonne humeur, loin de là. Il n'aurait même pas accepté de sortir de sa chambre ou de s'éloigner d'Amy ne serait-ce que quelques minutes. Mais là, après avoir relativisé les choses, après avoir réfléchit, songé à l'avenir, après s'être finalement confié avec appréhension et avoir dû se secouer lui-même les puces, il avait fini par relever la tête. On ne pouvait pas dire que c'était grâce à une chose en particulier, non. L'accumulation du soutien qu'il avait reçu et le temps passé avait enfin fait son effet, voilà tout. Mais il devait reconnaitre que sa discussion avec Erïka avait achevé de lui ouvrir les yeux et il l'en remerciait pour ça.

C'était une des raisons pour lesquelles il désirait que sa nouvelle petite soeur passe un agréable moment avec lui et qu'elle ne soit plus obligée de subir le William fade et terne qu'elle avait pu voir pendant le reste de la journée. Bien sûr, il n'était pas tout à fait redevenu lui-même, mais il faisait des efforts pour oublier ce qui le hantait, au moins le temps d'une soirée. Pour l'instant, il ne voulait plus penser au drame qu'il avait vécu. Non pas qu'il désirait faire comme s'il ne s'était rien passé et se voiler la face, mais il avait envie de souffler un peu, de se détendre et de reprendre le cours de sa vie, tout simplement. Il l'avait déjà mise en pause trop longtemps.

Désireux de mettre de côté les frayeurs qui le broyaient de l'intérieur et de faire sourire Erïka, Will redoublait d'imagination pour faire le pitre, comme s'il essayait de rattraper les deux semaines qu'il avait passé amorphe. Jusque là, cela fonctionnait plutôt bien. La russe qui d'ordinaire pouvait paraitre froide et agressive se révélait être une fille adorable et taquine lorsqu'on la connaissait bien. Le rouquin était heureux d'avoir pu saisir l'opportunité de la découvrir telle qu'elle était réellement. Maintenant qu'il avait retrouvé sa joie de vivre, plus rien ne pouvait les empêcher de passer une bonne soirée, pas même la "rencontre" avec sa soeur Zoey.

Et une bonne soirée, ils en passaient une. Tantôt en train de se courir après dans la cuisine, tantôt en train de se déguiser, les fous rires ne manquaient pas. Will laissa même de côté sa dignité d'homme pour enfiler une robe à Anieta le temps de faire rire Erïka, ce qui ne manqua pas. Entendre le rire de la jeune femme lui faisait beaucoup de bien, un peu comme une réelle bouffée d'air frais. Il ne s'en lassait pas. Même lorsque la russe recommença à rire, se moquant de lui et de la situation dans laquelle il se trouvait, coincé dans la robe. Heureusement, Anieta vint lui donner un coup de main, débloquant la fermeture pour lui permettre de retirer le vêtement. Remerciant la vieille femme, il rangea ensuite la robe parmi l'un des cartons avant qu'Erïka ne lui tende une chemise à essayer.

Retirant son propre vêtement pour enfiler le nouveau, Will constata qu'il était bien plus à l'aise dans des vêtements d'homme, étrangement. La chemise était un peu grande pour lui mais il s'y sentait au moins à l'aise et non oppressé comme il l'avait été un peu plus tôt. Cela tombait bien, Will n'aimait pas vraiment les vêtements moulants qui renforçaient sa minceur. Puisqu'il n'y avait pas de miroir, le rouquin avait du mal à évaluer si le vêtement lui allait et demanda donc aux deux femmes ce qu'elles en pensaient
.

"Dommage que j'me sois rasé, ça aurait renforcé ce côté-ci." répliqua t-il d'un air taquin à propos de la remarque d'Erïka

Le mutant se laissa faire lorsqu'Anieta vint lui arranger son col. A vrai dire il l'avait enfilé à la va-vite et était donc un peu débraillé mais la vieille femme arrangea le tout, l'observant sous toutes les coutures. Elle le regardait d'une telle façon qu'il se demanda s'il avait abimé la chemise en l'enfilant. Lorsqu'il avait demandé leur avis, il ne s'attendait pas à quelque chose de professionnel tout de même. Lorsqu'Anieta reprit la parole, ses mots surprirent le rouquin. Elle voulait lui offrir ? Will haussa les sourcils, ne sachant pas trop quoi dire sur le coup. Il baissa le regard sur la chemise, posant une main dessus comme si elle était vivante. Pour lui ? Alors qu'elle appartenait à son défunt mari ? Will n'était pas certain de mériter de la porter, c'était un peu comme un héritage familial, quelque chose de sacré, même si ce n'était qu'un vêtement. C'était sûr, le grand-père d'Erïka ne risquait pas de la porter de nouveau un jour mais elle avait une histoire, un vécu et Will n'était pas certain de devoir accepter même si cela lui faisait vraiment plaisir.

Puis finalement, il estima que si elle lui proposait, c'était qu'elle y avait bien réfléchit, que ce n'était pas sur un coup de tête qui serait rapidement regretté et que, d'un certain côté, cela lui permettait de faire un peu plus partit de la famille. Pour lui, ce n'était pas une bête chemise, c'était plus que ça. Redressant la tête, il offrit un sourire à la vieille femme
.

"Vraiment ?" demanda t-il comme pour avoir une confirmation "C'est gentil, Anieta, merci ! Elle m'plait, j'en prendrai grand soin ! J'lui ferai honneur !" répondit-il enfin en se tapotant le torse

Will s'avança jusqu'à la vieille femme pour l'embrasser sur la joue avant qu'elle ne quitte la pièce pour de bon. Attrapant la bouteille d'eau, il bu quelques gorgées puis aida Erïka à terminer les cartons. Il fut ensuite temps de se reposer. La russe s'occupa de positionner le matelas avant de s'étendre dessus, laissant une place à son ami. Le rouquin sortit une couverture qu'il avait mis de côté en rangeant les cartons. Il n'était pas certain qu'elle serve mais au moins ils l'auraient ainsi sous le coude au cas où. Se dirigeant vers le matelas, il posa la couverture au pied de leur lit de fortune puis s'y allongea à son tour, se positionnant sur le flanc, la tête soutenu par sa main pour pouvoir regarder celle à qui il parlait
.

"On pourrait même envisager une carrière d'déménageurs ! Enfin on en aura la confirmation ou pas demain... Oui dommage qu'Amy soit pas là... Ceci dit, l'Institut est pas si loin qu'ça. Ca... lui f'rait du bien d'en sortir un peu. Vraiment. Pourquoi on irait pas la chercher d'main matin ? Ca ferait une paire d'bras en plus d'ailleurs !" fit-il d'un air enthousiaste avant de lâcher un baillement

_________________

Tu touches, tu payes ! (avec les dents >_<)

"Monseigneur William le Borgne de Philadelphie, Roi des Aveugles et Chevalier Servant de la Demoiselle Amylia"


Joue également:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://tumbleweed.forumactif.org/
Erïka M. Davidoff
Codeuse - Modératrice
avatar

Messages : 2283
Date d'inscription : 04/05/2011
Age : 24
Localisation : Far Away From You ~

Fiche Tecnhique
Metier: Professeure / PDG des S.M.I.T.E Industries
Age : 21 ans
Nationalité : Russe / Américaine

MessageSujet: Re: Ma nouvelle famille [Riri/Will] (terminé)   Jeu 5 Juil 2012 - 19:18

Il était parfois difficile de se séparer de certains objets invoquant de lointains souvenirs. Durant les longues journées où elle avait rassemblé le contenu de son appartement dans divers cartons, Anieta en avait jeté des choses. Elle en avait, également, donné d’autres. Parfois, il s’agissait de simples vêtements qu’elle ne désirait plus porter ou bien d’affreux bibelot reposant dans des boites cachées au fond de son placard. Cependant, il y avait également ces petits éléments du passé dont elle avait eu bien du mal à se départir. Elle pensait notamment à ces jouets appartenant à ses petits-enfants qu’elle n’avait jamais réussis à donner à quiconque, désireuse de conserver le souvenir de cette merveilleuse époque. Au final, une œuvre de charité en pris soin. Il y avait également les quelques affaires appartenant à son défunt mari qu’elle donna à Alexïs, sauf cette chemise. Elle l’avait gardé, souhaitant se souvenir de l’homme qu’elle avait toujours aimé, qui fut son tout premier amour.
Puis, en regardant William revêtir cette chemise à carreau, la vieille femme se mit à réfléchir de nouveau. Elle était tiraillée entre deux lourds choix qui semblaient bien anodin pour n’importe qui sauf elle. Il lui était bien difficile de décider quoi que ce soit, craignant de prendre une mauvaise décision. Pourquoi tant de tourment pour une simple chemise ? Il s’agissait, après tout, d’un bout de tissu comme d’un autre. Pourquoi se tracassait-elle à ce point ? Elle avait réussis à se départir de tant de choses afin de rendre d’autres personnes heureuse, parce qu’elle n’avait pas besoin de ces objets afin de se souvenir. Certes, elle craignait de perdre la mémoire avec l’âge, mais savait bien que ces trop nombreuses photographies qu’elle avait conservées au fil des années seront toujours là pour lui remémorer le passé. Elle n’avait pas besoin de cette chemise qui finira au fond d’une boite pour y rester durant des années afin de se rappeler à quel point elle avait aimé son défunt mari. Elle n’avait qu’à fermer les yeux et se remémorer son image. Pourquoi se tracassait avec un choix, au final, si facile à faire ?
Lorsqu’elle ouvrit finalement la bouche afin de s’adresser à William, elle sut qu’elle ne pouvait plus reculer. Elle lui offrait cette chemise en espérant qu’il puisse en prendre soin tout comme l’aurait fait l’amour de sa vie. Il faisait maintenant partie de la famille, en voilà une preuve indéniable.


-« Vraiment ? C'est gentil, Anieta, merci ! Elle m'plait, j'en prendrai grand soin ! J'lui ferai honneur ! »

William accepta ce présent, le sourire aux lèvres. Impossible de regretter cette décision. Elle avait rendu quelqu’un heureux. Anieta lui rendit ce sourire avec joie. Elle faisait confiance au rouquin quant à sa capacité à préserver ce précieux vêtement. Après tout, n’était-ce pas lui qui prenait soin de sa chère Erïka lorsqu’elle se trouvait à l’institut ? Son apparition dans la vie de la blondinette avait fait renaître cet entrain qui l’animait auparavant. Comment ne pas lui être reconnaissant pour cela ?
Le mutant s’approcha d’Anieta afin de l’embrasser sur la joue, cette même joue sur laquelle roula une larme de joie, quelques secondes plus tard. Pourquoi tant d’émotivité ? Était-ce le bonheur de voir ses petits-enfants heureux, en sécurité, s’épanouir sur de petites choses de la vie ? Elle avait l’impression de retourner dans le passé, lorsque tout était parfait. Rien ne pourra gâcher ce merveilleux moment aux yeux de la vieille femme.


-« Bienvenue dans la famille, William. » Murmura-t-elle au rouquin avant de s’éloigner, un ineffaçable sourire aux lèvres.

Avant de quitter la pièce, Anieta ramassa la bouteille d’eau qu’avait laissé tomber Erïka, puis la posa sur un meuble. Elle attendit le moment où elle fut hors de la pièce, dans le confort de sa chambre, afin de laisser cours à ses douces émotions, ses larmes coulant une à une sur sa peau ridée. Elle pria pour que ce bonheur plane longtemps sur elle et ses trois petits-enfants.

Pendant ce temps, Erïka fouillait toujours les sacs afin de ranger leur contenu dans les cartons. La mutante s’afférait à la tâche avec rapidité et efficacité, aidée de son ami. En peu de temps, ils vinrent à bout de tout cela et purent se permettre un peu de repos. L’adolescente laissa tomber le matelas, posé contre le mur, sur le parquet avant de s’y étendre. La journée d’aujourd’hui avait été longue. Tout cela avait commencé par les cours à l’institut, puis une visite à la chambre de William qui s’était terminé par de bons repas et d’excellents fous rires. Heureuse, Erïka l’était plus que tout. Au diable la déprime et ces démons la hantant sans cesse ! Le bonheur avait pris possession de son esprit, de son âme, de son corps, de son humeur, de tout ce qui se trouvait en elle. Avant que la triste réalité et ses problèmes ne la rattrape, la jeune fille souhaitait en profiter un maximum.
Lorsqu’elle sentit Will se coucher à ses côtés, la jeune fille tourna la tête en sa direction avant de s’adresser à lui. Dommage qu’Amy ne soit pas là afin de partager leur joie actuelle. Elle manquait quelque chose et Erïka venait à regretter son absence. Si elle pouvait apparaitre soudainement, comme par magie, ce serait tout simplement merveilleux, mais, hélas, son don ne lui permettait pas cela.


-«On pourrait même envisager une carrière d'déménageurs ! Enfin on en aura la confirmation ou pas demain... Oui dommage qu'Amy soit pas là... Ceci dit, l'Institut est pas si loin qu'ça. Ça... lui f'rait du bien d'en sortir un peu. Vraiment. Pourquoi on irait pas la chercher d'main matin ? Ça ferait une paire d'bras en plus d'ailleurs ! »

-« Oh oui ! Et on ira chercher des muffins aussi ! Parce que… parce que je veux en manger, bon ! Je suis sûre qu’on va super bien s’amuser. Il faut prendre des photos avec elle, aussi ! » Fit une Erïka un peu trop enjouée en se redressant vivement.

La jeune fille évacuait son dernier regain d’énergie en parlant d’une voix pleine d’entrain, bougeant énormément les bras lorsqu’elle s’exprimait. Difficile de la reconnaître, ainsi. Pour toute personne l’ayant connue en tant qu’enfant agressive et renfermée sur elle-même, cette vision d’une Erïka joyeuse était tout simplement un miracle. Elle savait bien caché son jeu, il fallait l’avouer. La seule solution afin de la voir ainsi était de percer sa carapace et de l’apprivoiser peu à peu, comme un animal sauvage.

Se laissant de nouveau tomber sur le dos, Erïka se tourna vers son ami qui lâcha un long bâillement. La jeune fille ne tarda pas à l'imiter, sentant le sommeil la gagner peu à peu. Il était peut-être temps de se mettre au lit afin d'être en forme pour le lendemain? S'étirant afin d'attraper des couvertures reposant à proximité du matelas, elle les ramena sur elle afin de s'en couvrir. Maintenant, elle devait se lever afin d'aller chercher son pyjama... si elle avait la volonté de le faire.
Laissant ses pensées dériver, elle se tourna vers son ami. Une chance qu'il était là, à ses côtés. Il ne pouvait pas savoir, mais sa présence dans cet appartement la rassurait plus que tout. Elle avait besoin de son soutien afin de passer à travers cette interminable nuit où chaque bruit deviendra dangereux, présage d'un nouveau drame. Elle craignait d'être attaquée durant son sommeil, alors qu'elle sera totalement vulnérable. Au moins, elle pouvait être rassurée en se disant que son frère sera là pour l'aider en cas de problème.


-"Merci d'être là. Je ne voulais pas dormir seule."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
William McKellen
Modérateur
avatar

Messages : 1158
Date d'inscription : 06/10/2011
Age : 32
Localisation : Raccoon City

Fiche Tecnhique
Metier: Voyou
Age : 25 ans
Nationalité : Américain

MessageSujet: Re: Ma nouvelle famille [Riri/Will] (terminé)   Jeu 5 Juil 2012 - 20:34

William était heureux de ce présent un peu tombé du ciel. Il aurait très bien pu ne jamais voir cette chemise ou Erïka aurait tout simplement pu la ranger avec le reste sans même lui proposer de l'essayer. Le simple fait qu'il ait voulu faire l'andouille en se vêtissant d'une robe à Anieta lui avait donner la possibilité d'essayer cette fameuse chemise qu'il portait encore actuellement. Ce n'était peut-être qu'un simple bout de tissu mais le rouquin supposait bien que pour la famille Davidoff ou en tout cas pour Anieta, elle avait une toute autre valeur. La valeur sentimentale dépassait parfois de loin la valeur matérielle, la preuve. Will n'avait aucune certitude que la chemise appartenait au défunt mari de la vieille femme mais il le supposait aisément. L'attitude de cette dernière le lui confirmait également. Elle semblait hésiter, comme partagée entre le désir de conserver ce précieux souvenir et celui de la donner à quelqu'un à qui elle serait utile en plus de la faire revivre, d'une certaine manière.

Maintenant qu'Anieta avait certifié au rouquin qu'elle lui donnait, celui-ci affichait un sourire encore plus large que précédemment. Erïka pouvait bien voir la différence de comportement du mutant entre le premier moment de la journée où elle l'avait vu et maintenant. Il semblait être redevenu lui-même, heureux d'être en vie et la vivant à fond comme il avait l'habitude de le faire jusqu'à présent. Bien sûr, il était aidé par l'atmosphère familiale et la joie qu'il partageait avec sa petite soeur. Tout cela lui faisait un bien fou. Il était si content et fier de pouvoir porter cette chemise qu'il se tourna vers Erïka, la tête haute, tapotant sur son torse comme pour lui montrer qu'il était heureux de ce cadeau. Il ne remarqua donc pas la larme qui coula sur la joue de la vieille femme.

Néanmoins, il entendit ce qu'elle lui murmura. Certes, elle avait parlé à voix basse, mais il avait tout de même capté ses paroles. Paroles qui lui firent chaud au coeur. Bien sûr, ils avaient déjà portés un toast à ce sujet un peu plus tôt dans la soirée, mais rien n'avait été ainsi dit. Le simple fait de le dire de cette façon changeait tout et donnait un sentiment d'importance au rouquin. Il avait réellement l'impression d'avoir de nouveau une famille. Pas une famille déchirée, pas une famille qui rejette, pas une famille qui n'accepte pas la différence, mais bel et bien une famille aimante et soudée. Certes William n'était pas encore proche d'Alexïs qu'il connaissait à peine mais il comptait bien apprendre à le connaitre davantage. Il lui avait donné l'impression d'être un brave garçon, toujours prêt à rendre service. Toutefois, Will craignait une sorte de rejet de la part de la vieille femme. Comment réagirait-elle si elle apprenait qu'il était mutant ? Etait-elle au courant pour les jumeaux ? Pour la véritable fonction de l'Institut ? Difficile à dire et difficile de lui dire comme ça, subitement. C'était une crainte que gardait William au fond de lui, espérant de tout coeur qu'il ne soit pas encore une fois rejeté par une famille qu'il venait à peine de rejoindre.

Pour le moment, il préférait ne pas y penser. L'instant était à la fête et non au doute. Il avait suffisament douté comme ça depuis plusieurs semaines, il savait que ce n'était pas ça qui le ferait avancer, au contraire. Cette chemise qu'il portait serait un peu comme une façon de lui rappeler qu'il appartenait à cette famille. Il n'avait rien de russe, il n'était même pas blond et ne parlait que quelques mots de cette langue. Pourtant, il se sentait plus proche de ses membres que de ceux de sa propre famille. Au lieu de remettre son sweat, il conserva donc ce vêtement à la place, comptant bien dormir avec. Dans un sens, elle porterait ainsi son odeur. En plus, elle était plutôt agréable à porter et il se sentait à l'aise avec. Aucune raison de s'en séparer pour le moment. Ce n'était pas comme si il risquait de l'abimer en dormant.

Will ne répondit pas, se contentant de sourire à Anieta qui quittait peu après la pièce, laissant les deux jeunes seuls. Le rangement terminé, il ne leur restait plus qu'à dormir. Erïka s'occupa du matelas, lui de la couverture qu'il se contenta de déposer à côté, juste au cas où. Il avait l'habitude de dormir dehors et n'était pas frileux. Du coup pour lui, la couverture n'était qu'une option pas vraiment indispensable. Néanmoins, il avait l'habitude de dormir avec Amy contre lui et il devait reconnaitre que la présence de l'italienne lui manquait, surtout après son retour à la "normale". La présence de la russe lui faisait évidement beaucoup de bien, mais c'était différent. Il pouvait toutefois dormir sans problème à côté de sa soeur, l'ayant déjà fait par le passé. Avoir une présence lui suffisait, surtout de quelqu'un de proche. Le sujet dévia donc sur l'absence d'Amy et son éventuelle présence pour le lendemain
.

"Pas b'soin d'raison pour bouffer des muffins ! On ira en chercher avant, comme ça Amy pourra aussi en profiter. En plus j'sais qu'elle adore ça ! Bonne idée pour la photo. L'en faudrait une d'vous deux et une d'nous trois ! Ce s'ra parfait pour compléter celle d'not' chambre en tout cas ! Et puis... celle prise un peu plus tôt." répondit-il en riant à demi "En plus comme ça, Anieta pourra enfin la rencontrer ! Sûr qu'elle va l'adorer !" ajouta t-il en hochant la tête

Erïka semblait réellement ravie de la journée et de celle à venir, tout comme William. C'était dans ce genre de moment qu'il était heureux d'être en vie et surtout qu'il était heureux d'avoir fait l'effort de remonter la pente. Juste pour ça, ça valait le coup. Il redoutait un peu la confrontation avec l'italienne mais supposait qu'il n'aurait pas vraiment le temps de lui parler seul à seul. Tant pis, cela attendrait un peu même si le plus tôt serait le mieux. Will regardait la russe allongée de nouveau sur le dos. Celle-ci avait remonté la couverture sur elle tandis qu'elle lui avouait être contente de sa présence
.

"Merci d'être là ? Hé, c'plutôt à moi d'dire ça... Sans toi, j'serai encore dans ma chambre en train d'me morfondre tu sais." fit-il remarquer avec un sourire "Tu veux pas dormir seule à cause d'tes cauchemars ? Ca s'était pas calmé dernièr'ment ? Enfin en tout cas t'as pas b'soin de m'remercier. T'es ma p'tite soeur, j'suis juste content d'être là et d'partager tout ça avec toi. Même les nuits ! Surtout si ça peut t'rassurer."

_________________

Tu touches, tu payes ! (avec les dents >_<)

"Monseigneur William le Borgne de Philadelphie, Roi des Aveugles et Chevalier Servant de la Demoiselle Amylia"


Joue également:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://tumbleweed.forumactif.org/
Erïka M. Davidoff
Codeuse - Modératrice
avatar

Messages : 2283
Date d'inscription : 04/05/2011
Age : 24
Localisation : Far Away From You ~

Fiche Tecnhique
Metier: Professeure / PDG des S.M.I.T.E Industries
Age : 21 ans
Nationalité : Russe / Américaine

MessageSujet: Re: Ma nouvelle famille [Riri/Will] (terminé)   Ven 6 Juil 2012 - 2:59

Erïka ne remerciait jamais les gens à la légère. Elle ne les complimentait que rarement, mais était très généreuses sur les commentaires désobligeants. Will y avait eu le droit, alors qu’ils venaient à peine de se rencontrer. Elle ne s’était pas gênée pour l’envoyer promener de manière peu élégante. Cependant, contrairement à ce qui se produisait avec la majorité des gens, sa relation avec le rouquin ne s’était pas dégradée au fil des rencontres. Au contraire, ils s’étaient énormément rapprochés jusqu’à en devenir les meilleurs amis du monde. Entre eux s’était développée une sorte de chimie, un lien puissant les unissant dans l’adversité. Aujourd’hui, Will avait accordé sa confiance à Erïka, lui confiant l’horrible crime qu’il avait commis quelques semaines plus tôt. La jeune fille n’avait pas tant réagis face à cette révélation. Elle était plutôt inquiète pour son ami et lui avait montré avec émotion. Pas question de perdre l’une des rares personnes en qui elle pouvait placer une confiance sans nom. Elle avait besoin de lui pour survivre dans cette jungle barbare qu’était le monde. Elle ne voulait perdre celui qu’elle considérait comme son frère, celui qui arrivait à la faire rire et effaçait ses peines du revers de la main. Si le père du jeune homme n’était pas déjà mort, ce serait Erïka qui s’en aurait occupé, quitte à se salir les mains de nouveau. Puisque le mal était fait, tout ce qu’elle pouvait faire afin d’aider Will était de le soutenir et elle allait le faire, qu’il le veuille ou non.

La blondinette évacua ses dernières forces en s’adressant énergiquement à Will, lui confiant qu’elle aimerait bien avoir Amy à leurs côtés. Après tout, n’était-elle pas, elle aussi, une précieuse amie ? Étant donné l’heure tardives, les deux jeunes gens n’avaient pas d’autre choix que d’attendre au lendemain afin d’aller récupérer l’italienne à l’institut. Sans oublier les muffins. Les muffins étaient d’une importance capitale aux yeux de la russe qui souhaitait en manger maintenant. Elle ne désirait pas attendre, mais savait bien qu’il ne sera possible d’en trouver ce soir. Valait mieux se montrer patient. Demain, le planning consistera donc à aller chercher des muffins, puis récupérer Amy, avant de se rendre à l’appartement où il faudra s’occuper des trop nombreuses boites s’élevant un peu partout dans les diverses pièces.


-« J’ai hâte à demain alors ! Babushka va adorer Amy et on va passer une super journée ! »

Pour l’une des rares fois depuis ces dernières années, Erïka se sentait parfaitement bien, vivant des jours heureux auprès des personnes qu’elle aimait. Le bonheur étant éphémère, elle comptait en profiter un maximum avant de se voir de nouveau plongée dans les événements dramatiques tourmentant son existence. Elle remerciait Will pour cette magnifique soirée, mais, surtout, pour sa présence rassurante. Sans lui, elle était certaine qu’il lui aurait été impossible de supporter cet endroit très longtemps. Elle ne s’y sentait pas totalement à l’aise, revoyait sans cesse les terribles événements s’étant produit quelques mois plus tôt.

-« Merci d'être là ? Hé, c'plutôt à moi d'dire ça... Sans toi, j'serai encore dans ma chambre en train d'me morfondre tu sais. Tu veux pas dormir seule à cause d'tes cauchemars ? Ca s'était pas calmé dernièr'ment ? Enfin en tout cas t'as pas b'soin de m'remercier. T'es ma p'tite soeur, j'suis juste content d'être là et d'partager tout ça avec toi. Même les nuits ! Surtout si ça peut t'rassurer. »

Erïka lui souris. Les paroles de Will lui faisait chaud au cœur. Elle avait bien besoin d’entendre ces mots, elle qui allait lui faire une grande révélation sur le geste qu’elle avait commis, quelques mois plus tôt. Elle faisait totalement confiance au rouquin et savait qu’il ne la trahira pas, ne la rejettera pas, mais avait bien du mal à parler de cet événement. Rien qu’à l’idée d’ouvrir la bouche et de prononcer les premiers mots, sa bouche se refermait d’elle-même, l’empêchant de prononcer quoi que ce soit. Sa gorge se nouait et sa voix cherchait à disparaitre, cherchant à faire taire la jeune fille pour de bon.

-« C’est pire que des cauchemars… Je veux dire… j’ai… »

Elle n’y arrivait pas. Les mots étaient coincés dans sa gorge, se précipitant pour tous sortir à la fois. La jeune fille faisait de son mieux pour prendre la parole, mais la peur s’emparait soudainement d’elle. Le sujet était si délicat, ces souvenirs étaient si terribles, elle n’arrivait pas à s’exprimer convenablement. Prenant une grande inspiration, les yeux clos, l’adolescente pris son courage à deux mains et s’élança, prononçant sa première phrase d’un trait.

-« Il y a eu un meurtre ici. »

C’était difficile, mais elle avait réussis. Il lui fallait maintenant expliquer la situation. Elle ne pouvait pas laisser son ami sans réponse. Elle le voyait bien, dans son regard, qu’il se posait de nombreuses questions. Se redressant afin de se réinstaller bien plus confortablement, Erïka se coucha sur le ventre et se servit de ses coudes, les avant-bras posés contre le matelas, pour se restée légèrement surélevée. Ainsi, elle pouvait observer Will, le regardant droit dans les yeux. Bien qu’elle n’en parlait pas, elle ne regrettait pas de s’être débarrasser de l’une des ordures lui pourrissant la vite, bien que ce meurtre l’ai affectée psychologiquement. C’était lui ou bien elle. Son choix fut simple : tuer pour survivre. Il n’y avait pas d’autres solutions possibles. Si elle expliquait cela à Will, elle était persuadée qu’il comprendrait. Après avoir pris une autre longue inspiration, l’adolescente entreprit de lui raconter l’histoire depuis le début.

-« Je… je venais d’arriver chez ma grand-mère… c’était le soir. Je suis entrée dans l’appartement, mais… mais ma grand-mère n’était pas seule. Il y avait aussi… ma… ma…»

« Ma mère » furent les mots qu’elle aurait dû prononcer à cet instant, mais elle n’y arrivait tout simplement pas. Un blocage se faisait dans sa tête. Elle ne pouvait le dire. Cette femme était peut-être liée à elle par le sang, mais elle n’était plus sa mère depuis longtemps. Elle l’avait trahie, elle avait voulu la tuée. Cette femme ne pouvait plus porter le titre de mère. Ce n’était plus qu’une folle aveuglée par des idéaux ridicules de fin du monde et de dieux inexistants.

-« … Elle avait réussis a trouvé ma grand-mère, je ne sais pas trop comment… Elle venait nous chercher, Alexïs et moi… Il n’était pas là, il a eu de la chance car je… je ne sais pas ce qui se serait passé… Elle insistait pour m’amener avec Elle et je refusais… j’avais peur… Elle osait me mentir et mes oreilles sillaient… elles entendaient tout… ma tête me faisait souffrir, j’étais confuse et Elle, Elle continuait de me parler… je voulais qu’Elle parte, qu’Elle me laisse tranquille… je m’étais enfermée dans la salle de bain… »

Tremblante, la jeune fille baissa la tête. Elle n’arrivait pas à parler convenablement. Elle hésitait, elle avait du mal à s’exprimer, laissant ses émotions la submergée. Cessant de regarder Will dans son œil valide, Erïka fixait maintenant le sol. Elle arrivait au moment le plus douloureux de son récit et craignait de fondre en larmes avant la fin. Faisant son possible afin de reprendre ce ton qui se voulait neutre qu’elle avait conservé tout au long de son histoire, elle reprit.

-« … Elle cognait sans cesse en hurlant mon nom. Kathleen… Kathleen… je ne supporte pas que l’on m’appelle ainsi ! Mais Elle continuait. J’avais peur et j’avais besoin d’aide… j’ai pris mon téléphone qui se trouvait dans mon jean… j’ai appelé le professeur Xavier, mais il ne répondait pas. Entre temps, les coups cessèrent. Je croyais qu’Elle était enfin partie, qu’Elle me laissait tranquille, mais c’était loin d’être fini. Elle revient, accompagnée d’un homme… je ne savais plus quoi faire, je ne pouvais rien faire, je souffrais tellement, j’avais du mal à réfléchir… puis je suis tombée sur le numéro de mam’zelle Frost et je l’ai appelée, je ne savais plus vers qui me tourner… C’est elle qui est venue me chercher… mais il était déjà trop tard. L’homme défonça la porte et m’attrapa par le bras… il tenta de me trainer avec lui, mais je me débattais du mieux que je pouvais… j’ai tenté de fuir, mais il me jeta contre le grand miroir au bout du couloir pour que je me calme. Ça faisait mal, mais je ne pouvais pas abandonner. Je me débattais toujours, je voulais me libérer, mais il ne me lâchait pas. Alors j’ai pris un bout de vitre et je lui ai enfoncé dans le ventre. J’ai… j’ai ensuite attrapé l’arme à sa ceinture. Elle essayait de m’en empêcher, mais je devais le faire, je devais le tuer. Je l’ai touché à l’abdomen et il s’est écroulé. Pendant que j’étais là, blessée et vulnérable, tout ce qu’Elle a fait fut de sortir l’homme en espérant le sauvé, comme s’il avait plus de valeur que moi à ses yeux, mais il était trop tard… »

Essuyant une larme perlant au coin de son œil droit, la jeune fille tourna brièvement la tête vers Will afin de l’observer, puis porta de nouveau son attention sur le plancher de bois. L’histoire se terminait ainsi, bien qu’après, il y eu l’intervention d’Emma Frost, que la jeune fille raconta brièvement.

-« Mam’zelle Frost est arrivée, peu après. J’étais si soulagée de la voir… je l’ai serrée dans mes bras, avec le peu de force qu’il me restait… j’avais tellement besoin de quelqu’un à cet instant… elle me protégea lorsqu’Elle revint… Elle me criait tant de choses… Elle me détestait pour ce que j’avais fait… j’avais peur d’Elle, même si mam’zelle Frost était là… Au final, ma grand-mère réussis à la mettre à la porte, en la menaçant d’un couteau… J’étais soulagée et encore plus lorsqu’Emma me ramena à l’institut… J’ai cru mourir avec ma nouvelle mutation s’était manifestée avec force et cette folle venue me kidnappée… »

Laissant échappé un long soupire, la jeune fille se tourna vers Will, n’ont pas pour observer sa réaction, mais pour le serrer dans ses bras. Ce fut difficile à raconter, mais il y arriva. Étrangement, elle sentait quelque chose changer en elle, comme si un poids s’était retiré, lui donnant plus de légèreté. Auprès du rouquin, l’adolescente pouvait trouver une présence forte et protectrice qui la sécurisait. Fermant les yeux, elle profita de la chaleur dégagée par le corps de son ami, lui rappelant qu’ils étaient tous les deux vivants malgré les nombreuses dures épreuves s’étant dressées sur leur chemin.

-« J’ai hâte de quitter cet endroit… » Murmura-t-elle en passant sa main sur le tissu de la chemise.

Malheureusement, le mari d’Anieta n’était plus de ce monde. De son vivant, il avait tout fait pour protéger sa famille et si la maladie ne l’avait jamais emporté, il aurait été là afin d’empêcher ce drame de se produire. Jamais il n’aurait permis à quiconque de faire du mal à ses enfants et encore moins aux jumeaux qu’il avait pratiquement élevé. La vie étant ce qu’elle était, Erïka n’avait pas d’autre choix que d’accepter la mort de cet être cher et de prendre soin de ceux qui comptait à ses yeux, peu importe le danger.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
William McKellen
Modérateur
avatar

Messages : 1158
Date d'inscription : 06/10/2011
Age : 32
Localisation : Raccoon City

Fiche Tecnhique
Metier: Voyou
Age : 25 ans
Nationalité : Américain

MessageSujet: Re: Ma nouvelle famille [Riri/Will] (terminé)   Mar 10 Juil 2012 - 11:18

Après une telle soirée, Will ne voyait pas ce qui pourrait venir la ternir. Il était en bonne compagnie, en famille même, et il s'amusait tout autant qu'il amusait les autres. Fut un temps où le mot famille était pour lui synonyme de souffrance et de rejet. Désormais, il signifiait toute autre chose pour son plus grand bonheur. Il aurait pu se contenter d'être ami avec la russe, sans plus. Leur amitié avait bien mal commencée, il fallait l'avouer. Néanmoins, en ne s'arrêtant pas aux apparences, il avait découvert une toute autre Erïka et il était même peut-être plus proche d'elle qu'il ne l'avait été de sa propre soeur. Zoey était quelqu'un de cher à son coeur mais la peur qu'il éprouvait désormais vis à vis d'elle était peut-être plus forte que son affection pour elle. Il n'avait pas spécialement envie de se retrouver seul face à elle, ayant déjà du mal à s'avouer lui-même ce qu'il avait fait. Toutefois, maintenant qu'il avait passé le cap, il se sentait prêt à en parler avec Amy. Malheureusement, celle-ci était absente, étant restée à l'Institut. Puisqu'il était tard et que le déménagement n'était que demain, Will proposa d'aller chercher l'italienne dès le matin afin qu'elle profite de la journée en leur compagnie. Cela lui ferait probablement du bien de sortir de l'Institut et de passer du temps avec eux, comme avant le drame qui avait coûté la vie au père du rouquin. Néanmoins, cela attendrait le lendemain, il était temps pour les deux amis de dormir un peu.

"Forcément. Impossible d'passer une mauvaise journée avec vous toutes ! J'suis bien entouré héhé." renchérit-il en souriant d'un air ravi

Will ignorait tout ce qui avait pu se produire dans cet appartement. Pour lui, ce lieu était synonyme de bonheur, de bonnes soirées et de rires. Pour Erïka, il signifait aussi autre chose que le mutant ne pouvait deviner. Il l'avait déjà apperçu une fois mal à l'aise mais sans trop savoir pourquoi. Mais jamais il n'avait fait un lien entre cette sensation et l'appartement en lui-même. Difficile d'imaginer ce qui avait pu se produire en ces lieux sans que la russe ne le lui explique. C'est ce qu'elle commença à faire d'ailleurs en évoquant le fait qu'elle ne voulait pas dormir seule ce soir. Will connaissait déjà les antécédents de la jeune femme et savait qu'il lui arrivait souvent de faire des cauchemars. Il ne se formalisa donc pas sur cette révélation qui n'en était pas vraiment une. Pourtant, la façon dont elle se mit à parler ensuite lui laissait sous entendre qu'elle était nerveuse à l'idée de parler de ce qui la tourmentait. Y avait-il quelque chose qu'il ignorait ? Probablement. Il était loin, très loin, de connaitre tous les événements de la vie d'Erïka mais il sentait au ton de sa voix que ce n'était pas anodin. Cette dernière avait du mal à parler, comme si les mots ne sortaient pas. Pour l'encourager, la rassurer, Will posa sa main sur la sienne, attendant patiemment que le reste vienne.

Et le reste vint... Il s'agissait d'un meurtre. Pourtant, sa phrase était formulée différement de son amorce précédente. Cela signifiait-il que c'était elle qui était à l'origine de tout ça ? C'était fort probable. On avouait pas un meurtre comme ça, si facilement. Le rouquin était bien placé pour le savoir, il ne pouvait que comprendre. Toutefois il lui manquait tous les éléments pour mieux comprendre. Qui était mort ? Pourquoi ici ? Pour quelle raison ? Les questions lui brûlaient les lèvres mais il restait silencieux. Il supposait que se montrer trop curieux ne ferait que la mettre mal à l'aise et la couperait dans son élan. A défaut de parler, il se contenta de la regarder. Il ne lui lançait pas un regard de reproche, plutôt un regard étonné. Pas une seconde il n'aurait pu imaginé qu'elle ait déjà tué quelqu'un. Il avait bien vu ce qu'elle avait fait au garde dans la salle des dangers, mais de là à tuer... Lui qui en était à son troisième meurtre, il était mal placé pour faire un commentaire.

Il l'observa donc changer de position, probablement pour se mettre plus à l'aise. Au moins, elle ne fuyait pas son regard contrairement à lui dans ce genre de situation. C'était un bon point dans un sens... mais aussi un mauvais. Quoiqu'il en était, il l'observa avec un regard doux, conservant sa position. Les explications commencèrent jusqu'à ce qu'elle fasse un blocage sur un mot. Will comprit sans effort de qui il s'agissait. Il n'y avait qu'une personne qui pouvait la tourmenter à ce point : sa propre mère. Le rouquin serra les dents, les sourcils légèrement froncés. Comment pouvait-on mettre en danger son enfant d'une façon ou d'une autre ? Puis, il réalisa que sa famille n'était pas mieux en fin de compte...

La suite arriva malgré tout assez vite, expliquant plus ou moins ce qu'il s'était passé en ces lieux. Pourquoi leur mère les tourmentait-elle à ce point ? Ils avaient enfin réussis à vivre leur vie tranquilles... et il fallait qu'elle revienne à la charge, encore et encore. Cette histoire semblait ne pas avoir de fin. Connaissant les maux de tête d'Erïka, Will ne put que compatir en imaginant la douleur qu'elle avait pu ressentir sur le moment. Sa mère était venue jusqu'ici sans même respecter sa propre mère ? Persécutant sa fille ? Pourquoi de tels parents existaient ? Ils ne méritaient même pas de donner la vie. Le rouquin remarqua que la russe tremblait. Tout cela la secouait vraiment. Elle qui en temps normal se montrait si forte, si inébranlable, la voilà qui semblait toute vulnérable, fragile. C'était vraiment qu'elle avait besoin d'en parler, d'évacuer ce qui la tourmentait et Will était heureux qu'elle lui fasse suffisament confiance pour ça. Mais ce n'était pas l'important. L'important était qu'elle finisse par se sentir mieux, même juste un peu, comme elle l'avait fait pour lui. Il la regarda sans rien oser faire, supposant que s'il la prenait dans ses bras, elle craquerait avant la fin de son récit. Du coup, il reposa simplement sa main sur la sienne, comme avant.

Erïka poursuivit son récit, expliquant comment le meurtre s'était déroulé. Elle évoqua Xavier et Emma, les seuls renforts qu'elle avait essayé de joindre. Fort heureusement, Emma avait pu intervenir, même si elle n'avait pu arriver à temps. La reine blanche était forte, très forte, mais pas de là à avoir un déplacement instantanné malheureusement. Lorsque la russe évoqua le miroir du couloir, le rouquin haussa un sourcil. Quel miroir ? Il comprit rapidement avec la suite de la phrase qu'il avait dû être jeté puisque brisé. La jeune femme expliqua alors qu'elle avait tué son agresseur. Will se revoyait tuer Ron alors qu'il aurait tout simplement pu l'assommer. Elle aussi aurait pu simplement le blesser sans le tuer. Mais pour quel résultat ? Pour qu'il revienne, encore plus revanchard ? C'était juste impensable... Ils devaient mourir. Elle avait bien fait. Mais de là à ce que sa mère préfère s'occuper d'un homme de ce genre plutôt que de son propre enfant... ça... ça c'était trop. Will resserra son étreinte sur la main de son amie.

Mais tout ça ne s'arrêta pas là. Emma était finalement arrivée pour aider Erïka, ce qui était une bonne nouvelle. La mauvaise était que sa mère était également revenue à la charge... Ne s'arrêtait-elle donc jamais ? Visiblement pas... Au moins, elle avait fini par fuir grâce au courage des trois femmes mais maintenant qu'elle savait où vivait sa mère, il était possible qu'elle revienne dans l'espoir d'y trouver sa fille encore une fois. Le déménagement prenait soudainement un tout autre sens. C'était même plutôt urgent du coup. Will ouvrit la bouche pour enfin dire ce qu'il en pensait mais n'en eut pas le temps. Erïka se tourna vers lui et le prit dans ses bras. Sans une seconde d'hésitation, il referma ses bras autour d'elle, la serrant contre lui. Il regrettait de ne pas avoir pu être là, de ne pas avoir pu l'aider. Il regrettait aussi de ne pas avoir été là pour mettre un terme à cette souffrance... définitivement. Il ne connaissait cette femme qu'à travers ce qu'Erïka avait bien voulu lui raconter mais il la détestait au plus haut point. Si elle avait le malheur de croiser sa route, il se pourrait bien que ce soit la dernière fois. Un meurtre de plus à son actif, il n'était plus à ça près... C'était en tout cas ce qu'il pensait. Cela le détruirait probablement un peu plus mais il s'en fichait. Si cela pouvait aider sa petite soeur, il n'hésiterait pas une seconde.

La russe disait vouloir quitter rapidement cet appartement et Will comprenait maintenant pourquoi. Rester dans un endroit où il s'était passé de telles choses devait être une vraie torture. Le rouquin était satisfait d'être parvenu à la faire rire malgré tout, ignorant qu'elle s'y sentait mal à l'aise. Il l'embrassa sur le haut du crâne puis recula un peu la tête pour la regarder. Non il n'allait pas la rejetter, sûrement pas, au contraire. Il se sentait encore plus proche d'elle qu'auparavant
.

"Dès d'main, t'aura plus à r'venir ici. Ce s'ra derrière toi. C'est sûr, ce s'ra pas qu'un "mauvais souvenir", c'est l'genre de chose qui marque... mais au moins, tu l'as surmonté. T'as pas eu l'choix, c'était toi ou lui. Si tu l'avais pas fait, il serait r'venu, c'est sûr. Au moins... elle sait à quoi s'en t'nir maintenant. J'ignore comment des parents peuvent faire subir ça à leurs enfants, c'est... juste... impensable. Elle mérite pas d'être la mère d'une fille comme toi. Tu mérites pas tout c'qui t'arrive... C'est p't'être ta mère mais si elle ose s'en prendre encore à toi Rika, si j'suis là, j'crois que j'pourrais pas m'retenir. C'qui est arrivé, c'est horrible, c'est sûr, on peut pas r'venir en arrière... mais c'était nécessaire. T'es en vie, t'es encore avec nous, elle a pas réussi à t'enlever et elle réussira jamais ! Pas tant qu'on s'ra là." fit-il doucement en la regardant dans les yeux

S'il devait se salir les mains pour ses amis, il n'hésiterait pas. Même s'il devait en mourir, ce n'était pas ça qui lui faisait peur. La détresse de la jeune femme lui faisait mal au coeur, lui donnant envie de veiller davantage sur elle. Malheureusement, il ne pourrait pas être constament avec elle. Il supposait d'ailleurs que de toute façon, cela la fatiguerait rapidement puisqu'elle aimait sa tranquilité. Toutefois, il ouvrirait désormais l'oeil, préférant anticiper les événements avant qu'ils ne leur tombent dessus
.

"J't'aime p'tite soeur. J'te laisserai pas affronter ça toute seule. J'sais que t'as ton frère et Anieta mais j'serai là aussi. On a du sang sur les mains mais on avait pas l'choix. Rappelle toi c'que tu m'as dit une fois : tu n'es pas un assassin, tu n'as juste pas eu de chance. C'est pareil. J't'apprend rien en t'disant que tout ça, tu l'as pas demandé, pas voulu. Tu subis... et ça continuera tant qu'elle s'ra là, aveuglé par j'sais pas quels connards... Qu'est-ce qu'on peut faire à part s'défendre ? J'sais pas c'que j'aurai fait s'il t'était arrivé un truc... enfin j'veux dire... un truc définitif." ajouta t-il en l'étreignant un peu plus "Toi et moi, on est pareils. On a rien d'mandé, on veut juste pouvoir vivre tranquille. Et on y arriv'ra, j'te l'promet. Même si on doit en chier, on y arriv'ra. C'pas une bande de connards qui captent rien qui vont nous en empêcher ! Raison d'plus pour se serrer les coudes. J'vais pas t'dire que c'qu'on a fait c'est pas grave, ce s'rait mentir. Mais maint'nant, on doit vivre avec et continuer d'avancer. Et on avanc'ra, tous ensemble. T'es quelqu'un d'fort Rika, vraiment. Mais toi aussi t'as l'droit de flancher. J'serai là pour t'rattraper. Amy aussi. Ton frère aussi. Anieta aussi. On t'jugera jamais et quand bien même on l'ferait, t'es coupable de rien. D'main, on déménage tout ça, t'aura plus à r'mettre les pieds ici. Ce s'ra un nouveau point d'départ pour tout l'monde. Tout ira bien." conclua t-il avec un léger sourire

_________________

Tu touches, tu payes ! (avec les dents >_<)

"Monseigneur William le Borgne de Philadelphie, Roi des Aveugles et Chevalier Servant de la Demoiselle Amylia"


Joue également:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://tumbleweed.forumactif.org/
Erïka M. Davidoff
Codeuse - Modératrice
avatar

Messages : 2283
Date d'inscription : 04/05/2011
Age : 24
Localisation : Far Away From You ~

Fiche Tecnhique
Metier: Professeure / PDG des S.M.I.T.E Industries
Age : 21 ans
Nationalité : Russe / Américaine

MessageSujet: Re: Ma nouvelle famille [Riri/Will] (terminé)   Mer 11 Juil 2012 - 0:11

Se fier aux apparences. Qui ne l’avait jamais fait auparavant ? En voyant Erïka, la majorité des gens la décrirait comme une simple adolescente, tout ce qu’il y a de plus banal. Pourtant, ce que personne ne pouvait voir, était ce qui se cachait à l’intérieur d’elle : sa rage, sa rancœur, sa peine, ses espoirs et, surtout, sa douleur. Elle dissimulait tout cela derrière un masque d’indifférence aux couleurs de l’agressivité afin d’empêcher quiconque de l’approcher de trop près. Elle refusait de montrer ses faiblesses au grand jour, tentant de les dissimuler du mieux qu’elle pouvait. Ainsi, on ne croyait que son sale caractère faisait partie de sa personnalité ou bien qu’elle était simplement associable et renfermée. En fait, il y avait bien plus que cela. Elle était un animal blessé recherchant un oasis de paix afin de reprendre des forces, de se reconstruire afin de recommencer à vivre. Malheureusement, les bêtes sauvages profitaient de ses faiblesses afin de l’attaquer sans relâche, laissant de nombreuses cicatrices sur sa pauvre peau meurtrie par les coups, sur son petit cœur ensanglanté. Elle ne pouvait survivre seule, accordant difficilement sa confiance à quelques personnes digne de la recevoir. Will faisait partie de ses personnes.

La main du rouquin se posa sur celle de l’adolescente. Ce simple contact la rassurait, elle qui détestait habituellement que quiconque la touche. Cependant, il ne s’agissait pas de n‘importe qui, mais bien de son frère. Où était-il durant toutes ces années où elle avait eu besoin de lui ? Certes, Alexïs avait été là pour elle, il avait fait beaucoup, mais elle ne pouvait le retenir et l’empêcher de vivre sa vie. Lorsqu’il quitta la demeure d’Anieta afin de voler de ses propres elles, le jeune homme laissa un grand vide auprès de sa sœur. Elle était maintenant seule. Seule contre le monde. Elle ne pouvait lui en vouloir d’être parti, de désirer refaire sa vie. Combien de temps aurait-il pu supporter les crises de violence de sa sœur avant de craquer ? Lui qui était si sensible, si doux, il n’aurait pu lui tenir tête bien longtemps. Aurait-elle levé la main sur lui, lors d’un moment de colère où son esprit était perdu dans un dense brouillard ? Tout était mieux ainsi. Elle avait rencontré Will. Grâce à lui, elle avait recommencé à vivre, à se sentir véritablement vivante. Certes, elle aurait aimé le rencontrer plus tôt, avoir quelqu’un à ses côtés lors de ces longues nuits cauchemardesque, mais elle ne pouvait changer le passé. Elle avait tracé son chemin seule, marchant d’un pas lent vers un futur incertain. Puis, elle avait accepté de partager cette route sinueuse avec des compagnons, des personnes sur qui elle pouvait compter et qui pouvait obtenir son soutient en retour.

Comment vivre avec un meurtre sur la conscience ? Erïka avait eu tellement de mal à se remettre de cet événement et même encore aujourd’hui elle n’arrivait pas à en parler sans sentir une nouvelle vague d’émotion la submerger. Will avait vécu durant des jours entiers avec son crime, craignant d’en parler à quiconque. Il s’agissait de la pire des tortures. Ne sachant plus à qui faire confiance, se méfiant de n’importe qui, même des personnes lui étant lui plus proche. Pourtant, il était là, aujourd’hui. Comment avait-il réussis à passer à travers ses longues journées ? N’avait-il jamais pensé à tout laisser tomber ? Comprenant sa souffrance, Erïka ne pouvait lui en vouloir de s’être isolé si longtemps. Il avait réagi de la même façon qu’elle, créant un bouclier invisible autour de lui. Il suffisait simplement de savoir comment le traverser. Will n’était pas le seul à souffrir et il ne méritait certainement pas tous ces problèmes. Après de longues années passées dans les rues malfamées de New-York, il avait finalement trouvé un foyer, une famille. Pourquoi tous ces ennuis ? Pourquoi maintenant ? Il guérissait de ses blessures, il reprenait sa vie en main et voilà que tout cela était balayé d’un coup de main. Pas question de le voir s’éteindre à petit feu, tué par les remords de son crime. Erïka avait fait en sorte de lui ouvrir les yeux, sachant parfaitement ce qu’il vivait. Il y a quelques minutes de cela, le rouquin riait à gorge déployée, preuve qu’elle avait réussis à lui faire oublier ses problèmes durant quelques temps. Elle ne comptait pas s’arrêter là. Après tout ce qu’il avait fait pour elle, après tous ces coups qu’il avait pris à sa place, elle n’allait certainement pas le laisser tomber. Elle voulait l’aider à se relever, à aller de l’avant. Comme une béquille, elle avancera avec lui jusqu’à ce qu’il soit en mesure de marcher par lui-même. Il n’était plus seul. Il n’était pas trop tard pour lui dire. « Tu n’es plus seul William, je suis avec toi et je le serais jusqu’au bout. » pensa-t-elle fortement.

Racontant avec difficulté cette longue et triste histoire où elle aurait pu y perdre la vie, la mutante finie par détourner son regard de celui de son ami, n’étant plus en mesure de le supporter. Bien qu’il l’observait avec un regard doux, compatissant, la jeune fille ne se sentait plus à l’aise avec ce contact visuel. Elle ne se sentait plus très bien en fait, ne pensant pas que ces terribles souvenirs raviveraient cette plaie à l’intérieur d’elle. Elle se contenta de terminer son histoire, fixant le plancher de bois devant elle. Serrant avec force la main de Will dans la sienne, elle s’obligeait à continuer le récit jusqu’au bout. Elle ne pouvait pas s’arrêter alors qu’elle approchait du dénouement. Prenant le temps de respirer un peu, de remettre de l’ordre dans ses pensées, la jeune fille poursuivit son histoire.

Lorsqu’elle eut finalement terminé, Erïka se jeta dans les bras de Will à la recherche de douceur, de réconfort, de sécurité. Une larme perla au coin de son œil et roula le long de sa joue alors que le jeune homme l’embrassait sur le crâne. Que ferait-elle sans lui ? Il représentait bien plus qu’elle n’aurait pu le croire. S’il lui arrivait quelque chose, elle ne pourrait jamais s’en remettre. Il lui était, maintenant, aussi précieux que son jumeau. Elle avait besoin de lui pour survivre en ce monde, pour ne pas perdre espoir et continuer de vivre.
Will éloigna son visage afin de l’observer. La jeune fille le fixa dans les yeux, tant bien que mal, cherchant à déceler ses émotions, connaitre ses pensées à travers son œil émeraude. Elle ne tarda pas à les connaitre, l’homme prenant finalement la parole. Plus il parlait, plus Erïka sentait son cœur se serrer. Elle ne savait pas ce qui se passait, elle ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Elle se demanda si ce n’était pas les paroles de Will qui lui faisaient cet effet. Elle était terriblement touchée par ce qu’il disait. Il ne pouvait connaitre le pouvoir de ses mots en ce moment même. La jeune fille pensait, à présent, connaitre l’effet de ses propres paroles lorsqu’elle s’était adressée à son ami, plus tôt dans la journée, à la seule différence qu’il savait mieux s’y prendre qu’elle pour dire les vraies choses.

Comme le grand frère qu’il était devenu avec le temps, Will voulait tout faire pour protéger sa petite sœur. Il était prêt à se salir les mains de nouveau, s’il le fallait. Cependant, Erïka ne voulait pas lui laisser faire ça. Ce n’était pas à lui de mettre un terme à toute cette histoire, mais bien à elle. Elle devait faire quelque chose pour que tout cela cesse et s’il advenait qu’elle croise de nouveau sa génitrice sur sa route… elle n’aura pas de pitié. Elle n’en éprouve plus pour elle depuis longtemps. Cette femme avait bien trop changée, elle n’était plus cette personne aimante qui prenait soin de ses enfants. Elle n’était plus qu’une folle, aveuglée par les idioties dont on lui bourrait le crâne à longueur de journée. Si elle devait mourir, ce ne devait pas être de la main de quelqu’un d’autre. Erïka savait bien qu’en posant ce geste, elle franchirait une dangereuse limite, mais elle était prête à le faire pour son propre bien ainsi que celui de son frère jumeau. C’était son combat, son ennemie, elle désirait la tuer de ses propres mains, la faire souffrir comme elle avait tant souffert à cause d’elle. Ce sera par vengeance qu’elle le fera et personne ne pourra lui retirer cette idée de la tête.
Will ne s’arrêta pas là. Il poursuivit, ses paroles frappant Erïka de plein fouet comme une révélation. Jusqu’à présent, elle n’avait eu qu’Alexïs sur qui compter. Elle n’avait jamais possédé de véritables amis. Will était l’un des premiers amis qu’elle s’était fait. Un ami précieux, juste pour elle. Il ne s’agissait pas d’une simple connaissance avec qui elle pouvait passer le temps et espérer se désennuyer un peu. Il était bien plus que ça. Il était comme un frère et lorsqu’il prononça les mots « Je t’aime petite sœur », elle ne put s’empêcher de verser une chaude larme. Ce n’était qu’une larme, une simple larme, mais… ces paroles… elles la touchaient droit au cœur. Profitant de l’étreinte de Will, Erïka le serra davantage contre elle, enfouissant sa tête au creux de son coup, là où elle pouvait sangloter, tentant de rester silencieuse. Ce n’était pas de la tristesse, loin de là. Elle était tout simplement touchée, émue par les paroles de son ami. Jamais elle n’avait entendu de si belles paroles. Il restait à la fois réaliste et positif. Il lui signifiait qu’il était là pour elle, qu’elle n’était pas seule. Il fera tout pour elle, comme elle était prête à se sacrifier pour lui. Ils devaient restés unis et se protéger l’un et l’autre, devant affronter certains membres de leurs familles respectives. Au fond, ils étaient pareils. Ils avaient vécus l’enfer et s’en étaient sortis comme ils le pouvaient. Ils avaient survécus, ils avaient fait tout leur possible afin d’obtenir une vie meilleur. Les voilà réunis, pour le meilleur et le pire. Bien que les liens de sang de les rapprochaient pas, ils avaient des liens bien plus puissants, biens plus importants que cela : ceux d’un frère et d’une sœur d’âme.

Erïka se redressa finalement, après de longues minutes à tenter de calmer ses pleurs. Elle se laissa tomber, assise, à côté de Will. Elle n’avait pas les mots pour répondre à de si belles paroles. Elle se contenta de rester silencieuse, séchant ses larmes. Puis, la porte s’ouvrit, laissant apparaitre Anieta, inquiète par les pleurs de la jeune fille qu’elle perçu de l’autre côté du battant de bois. S’approchant d’elle, la veille femme s’agenouilla sur une parcelle du matelas, serrant d’un geste maternelle sa petite fille de ses bras. Elle jeta un regard à Will, se demandant bien ce qui a pu se passer pour qu’Erïka soit dans cet état, elle qui cachait si bien ses émotions habituellement. Elle ne pouvait se douter que sa petite fille n’était pas triste, mais était émue, touchée par les paroles de son ami.


-« Qu’est-ce qui se passe Rosy ? Pourquoi pleures-tu ? »

-« Tout… tout sera terminé demain… » Murmura Erïka. « On restera tous ensemble... Plus rien ne nous arrivera… »

Levant la tête, vers Will, elle tendit le bras afin de l’inclure dans l’étreinte, imitée par Anieta. Entourée du rouquin et de sa grand-mère, la jeune fille se sentait rassurée, en sécurité. Elle sécha bien rapidement ses larmes, mettant fin à cette courte étreinte. Anieta embrassa sa petite fille sur le front et fit la même chose avec Will avant de se lever, rassurée que les deux jeunes aillent bien.

-« Allez dormir les enfants, nous devons nous lever tôt demain. Spokoynoy nochi. »

-« Bonne nuit, Babushka. »

Anieta referma la porte de la chambre, s’éclipsant ensuite dans la sienne afin de profiter d’une bonne nuit de sommeil. Erïka se tourna en direction de son ami et lui offrit un doux sourire, heureuse qu’il soit à ses côtés. Maintenant, il serait peut-être temps de dormir… Offrant une dernière étreinte à son frère – visiblement elle était en manque d’affection – elle remarqua la petite corde attachant son cache-œil et ne put résister à tirer d’un petit coup sec dessus. Elle ne s’était pas attendue à ce qu’il se détache en partie. Elle s’éloigna donc de son ami, amena le précieux cache-œil avec elle, le tenant avec précaution dans ses mains. Elle réalisa alors qu’elle allait peut-être découvrir ce qui se cachait derrière ce morceau de tissu.

-« Pourquoi tu ne l’enlèves jamais ? » demanda-t-elle simplement.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
William McKellen
Modérateur
avatar

Messages : 1158
Date d'inscription : 06/10/2011
Age : 32
Localisation : Raccoon City

Fiche Tecnhique
Metier: Voyou
Age : 25 ans
Nationalité : Américain

MessageSujet: Re: Ma nouvelle famille [Riri/Will] (terminé)   Mer 11 Juil 2012 - 11:45

Will savait comme tout le monde qu'Erïka détestait le contact physique. Mais il savait aussi que dans des situations comme celle dans laquelle ils étaient, du réconfort physique faisait toujours du bien, permettant d'évacuer sa peine plus facilement. De plus, lorsqu'ils étaient seuls, il n'hésitait jamais à la prendre dans ses bras ou à avoir un élan d'affection pour elle. Elle était sa soeur après tout, pourquoi se priver ? Ne lui ayant jamais fait de remarque à ce sujet, Erïka le confirma en ne le repoussant pas lorsqu'il posa sa main sur la sienne. Au contraire, elle la serra même, comme pour se donner du courage, vérifier qu'il était bien là. Toutefois, Will patientait avant de la prendre dans ses bras, attendant qu'elle ait terminé son récit.

Malgré les difficultés qu'elle éprouvait à dire ce qu'elle avait vécue, elle finit par lui révéler ce qu'il s'était passé ici même. Will ne pouvait que comprendre. Il avait maintenant pas mal de sang sur les mains, même celui de sa propre famille et il avait caché ses crimes pendant longtemps. On ne pouvait pas dire qu'il en était fier, loin de là, mais cela avait été le prix de la survie, tuer ou être tué. Dans un sens, s'il voulait vivre, il n'avait pas le choix. Erïka avait été confronté au même problème et le rouquin maudissait ceux qui lui avaient fait du mal. Pourquoi tous ces problèmes leur tombaient dessus ? Ils n'avaient rien fait pour ça, rien demandé... et pourtant, les drames se succédaient. Ils s'étaient relevés à chaque fois mais pour combien de temps encore ? Heureusement, désormais, ils pouvaient compter les uns sur les autres pour s'aider à se relever s'ils n'y arrivaient plus seuls. La jeune femme l'avait fait pour lui aujourd'hui et Will comptait bien lui rendre la pareille. Elle était précieuse pour lui et il était hors de question qu'il la laisse dans cet état. Il préférait de loin la voir rire et sourire aux bêtises qu'ils inventaient constamment. Elle était sa petite soeur et il ne voulait pas que cela change.

Il essayait de la rassurer, de lui montrer qu'il ne la rejetterait pas à cause de ce qu'elle avait fait. Après tout, elle n'était pas vraiment coupable. Elle n'avait juste pas eu le choix. Quand bien même, il ne l'aurait de toute façon pas repoussée. Elle était sa soeur, même dans les pires moments. C'était de soutien dont elle avait besoin et non de rejet et de jugement. Will ne voulait que la protéger et il espérait qu'elle n'aurait pas à subir ce genre de choses une nouvelle fois. Néanmoins, même s'il ne connaissait pas la mère de la jeune femme, il savait maintenant de quoi elle était capable et il doutait qu'elle ne revienne pas à la charge. Le rouquin souhaitait être là si jamais cela se produisait à nouveau. Quitte à avoir du sang sur les mains, il préférait que ce soit sur les siennes et non celles de la russe. Il savait que c'était son combat, sa vie, ses problèmes, mais il n'allait tout de même pas rester les bras croisés. Il lui assura d'ailleurs son soutien, quoiqu'il arrive. Il savait aussi qu'elle était forte et désirait régler ses problèmes elle-même, mais ce n'était pas une raison pour ne pas l'aider. S'il pouvait intervenir d'une façon ou d'une autre, il s'en mélerait, c'était décidé.

Malgré ce qu'il lui avait dit, Erïka ne disait rien, ne répondait pas. Elle pleurait simplement contre lui et Will préféra rester silencieux. Pleurer permettait d'évacuer sa peine et soulageait, la plupart du temps. Il estimait donc que cela ne pouvait que lui faire du bien. Elle qui paraissait toujours si inébranlable, si forte, qui ne montrait que rarement ses émotions, la voilà qui pleurait à chaudes larmes. Un spectacle inattendu et étrange pour les autres, mais pour Will, c'était simplement normal. Toutefois, il pensait juste que c'était sa tristesse qui se libérait et non qu'elle pleurait à cause de ce qu'il avait pu lui dire. La berçant légèrement dans ses bras, il attendit patiemment qu'elle se calme d'elle-même, l'étreignant avec douceur.

Finalement, au bout d'un instant, Erïka se redressa et sécha ses larmes. Will tendit la main vers elle et lui essuya une larme du bout du doigt, souriant à demi
.

"J'suis là Rika. On est là."

Comme pour confirmer ses dires, Anieta entra dans la pièce juste après. Le rouquin la regarda avec étonnement, se demandant ce qu'elle venait faire là soudainement. Puis, il supposa qu'elle avait entendu les pleurs de sa petite fille. Il était donc normal qu'elle s'inquiète et vienne voir de quoi il retournait. La vieille femme prit Erïka dans ses bras tout en regardant William qui lui fit un sourire désolé, comme si c'était de sa faute. Malgré ses mots hésitants, la russe semblait maintenant savoir qu'à eux tous, ils étaient plus forts et qu'ils surmonteraient les problèmes, ce qui rassura le mutant.

"Tant qu'on reste unis, tout ira bien." affirma t-il en remarquant les bras tendus vers lui

Souriant, il se redressa et vint se joindre à l'étreinte, serrant les deux femmes dans ses bras. Anieta ne devait pas vraiment comprendre ce qu'il se passait mais devait bien supposer que sa petite fille se sentait mal à l'aise ici puisqu'elle avait été témoin de ce qu'il s'était passé. Will était heureux que la grand-mère de sa petite soeur prenne si bien soin d'elle. Au moins avec elle et son jumeau, elle avait des gens sur qui compter au sein de sa famille. C'était déjà ça
.

*Je vous protégerai, plus rien ne vous arrivera...*

Anieta se leva finalement et les embrassa sur le front, ce qui laissa William un peu perplexe mais lui fit plaisir. Il se sentait réellement comme un membre de cette famille et c'était une sensation qu'il avait presque faillit oublier. Plutôt que de lui rappeler de mauvais souvenirs, il savourait ce nouveau départ, bien heureux d'avoir rencontré les membres de cette famille.

"Bonne nuit Anieta." fit-il en regardant la vieille femme quitter la pièce

Une fois seuls, Erïka se mit à sourire, rapidement imitée par le rouquin. Visiblement, elle se sentait mieux. Le mutant lui rendit l'étreinte qu'elle lui donnait, jamais avare en signe d'affection. Fatigué et pas méfiant pour un sous, il n'eut pas le réflèxe de rattraper son cache-oeil lorsque celui-ci quitta sa tête. Il finit par réagir mais trop tard, plaquant d'un geste rapide sa main sur son oeil droit, caché un peu plus tôt par le dit cache-oeil.


"Mais qu'est-ce que tu fais ?!" lâcha t-il d'un air à la fois surpris et fâché

Il serra les lèvres juste après, s'en voulant d'avoir eu un tel ton avec sa petite soeur. Il se sentit idiot de réagir de la sorte mais s'il ne le retirait jamais, ce n'était pas sans raison. C'était un peu comme si elle lui avait retiré sa bouée de sauvetage en pleine mer et qu'il ne savait pas nager. C'était en tout cas la sensation qu'il eut sur le moment. Baissant les yeux vers le matelas, il n'essaya même pas de lui reprendre le cache oeil. Après tout, elle était déjà au courant pour les deux autres meurtres et elle était toujours là... Un de plus ne la ferait sûrement pas fuir. En tout cas, il l'espérait. Il savait dans le fond qu'il pouvait lui dire sans hésitation mais avouer un meurtre n'était jamais chose aisée. Au bout du troisième, elle allait finir par se poser des questions... Voilà qu'elle lui demandait pourquoi il ne le quittait jamais. Puisqu'il ne voulait pas lui mentir, il n'avait pas le choix. Au moins ainsi, elle saurait à quoi s'en tenir
.

"Parce que j'ai honte de c'que j'ai fait. Et qu'ce cache-oeil m'permet de l'oublier. Puis en plus, c'pas très beau à r'garder. Quand j'me regarde dans un miroir sans, j'me souviens du jour où j'ai perdu mon oeil. Avec l'cache-oeil, j'y pense même plus." fit-il en soupirant

Lentement, il retira sa main de devant son oeil, dévoilant une paupière encore fermée mais sur laquelle se trouvait une cicatrice verticale, habituellement dissimulée par l'objet qu'Erïka tenait entre les mains. Le regard encore baissé, il le releva finalement, ouvrant son oeil fermé par la même occasion. Pour la première fois, la russe pouvait voir ses deux yeux. Jusqu'à présent, seule Amy en avait été témoin et Will ne se sentait pas très à l'aise de le montrer à quelqu'un d'autre. Contrairement à ce qu'il disait, cela n'avait rien de particulièrement horrible. Son oeil blessé était tout simplement plus pâle que son jumeau, voilé d'un léger masque blanc même si on devinait encore sa couleur verte. Au moins, il avait eu la chance de ne pas perdre complétement son oeil. Il n'avait pas expliqué comment cela s'était produit mais il attendait surtout de voir la première réaction de la jeune femme avant de continuer... éventuellement.

_________________

Tu touches, tu payes ! (avec les dents >_<)

"Monseigneur William le Borgne de Philadelphie, Roi des Aveugles et Chevalier Servant de la Demoiselle Amylia"


Joue également:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://tumbleweed.forumactif.org/
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Ma nouvelle famille [Riri/Will] (terminé)   

Revenir en haut Aller en bas
 

Ma nouvelle famille [Riri/Will] (terminé)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

 Sujets similaires

-
» La Nouvelle Famille(Pv: Givre ,Chêne, neige,Azur)
» Une longue journée en perspective... [Riri/Willy] [Terminé]
» Lhassa Apso de 7 ans cherche une nouvelle famille
» Lizbeth au-nom-de-famille-trop-bizarre [Terminée]
» Une nouvelle famille (pv Kaelig)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
X-Men : Sentinel Project :: Le Monde :: New-York :: Les Quartiers :: Appartement d'Anieta McGowen-