X-Men : Sentinel Project

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 Ensemble sinon rien [Riri/Amy/Will]

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William McKellen
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MessageSujet: Ensemble sinon rien [Riri/Amy/Will]   Sam 11 Aoû 2012 - 22:43

(suite du rp : Ma nouvelle famille)

Il avait suffit d'une journée, une seule, pour que William se libère de ce qui le tourmentait. Pendant deux semaines, il n'avait été que l'ombre de lui-même, emmélé dans ses doutes et ses interrogations. Difficile pour lui d'assumer ce qu'il s'était passé ce jour là. Il avait frôlé la mort et l'avait également donné sans vraiment le vouloir. Sans l'invervention d'Emma, il serait probablement mort ou gravement malade, à des lieux de l'Institut. Sans Amy, il n'aurait plus accepté aucune présence à ses côtés. Et sans Erïka, il n'aurait probablement jamais osé parler de ce qu'il avait commis. Il avait de la chance d'être si bien entouré et il s'en rendait compte maintenant plus que jamais. Elles avaient été là, pour lui, chacun à leur façon.

Pour se remettre en selle, pour redevenir lui-même, Will avait eu besoin de prendre l'air, de sortir, de changer d'atmosphère. Il avait trop vu sa chambre pendant ces dernières semaines, n'en sortant pas du tout, greffé sur le lit. Ne se sentant pas encore le courage de parler de tout ceci à Amy, Will avait accepté la proposition d'Erïka qui visait à passer la nuit chez la grand-mère de cette dernière. Les deux amis s'étaient donc rendu à l'appartement d'Anieta et avaient passé une très agréable soirée. Durant celle-ci, le rouquin avait retrouvé sa joie de vivre et s'était adonné sans retenue à diverses blagues et autres idioties, juste pour faire rire celle qui était devenue au fil du temps sa petite soeur. La soirée avait été une véritable bouffée d'air frais pour le mutant qui ne regrettait pas un instant de s'être libéré d'un fardeau inutile. Il y avait néanmoins quelque chose qu'il regrettait : l'absence d'Amy.

Il avait envie de tout lui dire, de s'excuser, mais elle n'était pas et il redoutait le moment où ils seraient face à face. Depuis quand craignait-il les réactions de l'italienne ? Jamais elle ne l'avait laissé tomber, jamais elle ne l'avait jugé. Elle avait toujours été là et au fond il savait qu'elle le serait toujours. Mais le rouquin gardait une certaine appréhension du moment où il avouerait tout à celle qui partageait sa vie. Ce qu'il avait fait n'était pas rien et il avait déjà du mal à l'accepter lui-même. Malgré tout, il avait trouvé le courage qui lui faisait jusque là défaut et désirait tout mettre à plat le plus tôt possible. Il avait déjà trop tardé. Rester à se morfondre n'était pas son genre, il était temps de retourner à la normale.

Le déménagement était prévu pour le lendemain matin. Ce matin là, Anieta conduisit les deux mutants à l'Institut dans le but d'aller chercher Amy. Entre temps, ils s'arrêtèrent dans un petit restaurant pour acheter muffins et boissons chaudes afin de bien commencer la journée. Erïka eut la gentillesse d'offrir le café à Will et Amy qui dû choisir pour elle, optant pour un cappuccino. Pour la remercier de cette gentille attention, Will lui promet qu'il les emmenerait Amy et elle dans un restaurant chic lorsqu'il aurait assez d'argent pour ça. La russe ne manqua pas de mentionner son frère jumeau, travaillant justement dans ce genre de restaurant. C'était l'occasion de le revoir et l'idée plaisait bien au rouquin qui hocha la tête en souriant.

De retour en voiture, ils n'eurent pas à patienter très longtemps. Erïka avait hâte de trouver Amy pour rentrer au plus vite à l'appartement une dernière fois et de dévorer les muffins mais Will avait une autre idée en tête. Il désirait être un peu seul, au moins quelques minutes, le temps de parler à sa petite amie. Cela l'ennuyait de demander une telle chose à Erïka, ne désirant pas qu'elle se sente mise de côté, mais il avait besoin de ce précieux temps. Heureusement, Erïka ne chipota pas, comprenant cette demande. Elle lui laissait même une dizaine de minutes avant de le rejoindre. C'était plus que suffisant et Will la remercia d'un sourire.

Ils étaient maintenant arrivés à l'Institut et il était temps pour les deux amis de se séparer. Erïka ne manqua pas de lancer un petit mot d'encouragement au rouquin qui en avait justement bien besoin. Will se retrouvait seul et rejoignit rapidement la chambre, café en main. Il resta planté devant la porte pendant quelques secondes qui lui semblaient une éternité. Comment réagir ? Quoi dire ? S'il se comportait comme si de rien n'était, Amy serait sûrement blessée et ne comprendrait pas. D'un autre côté, il ne voulait pas faire marche arrière et se morfondre inutilement. Non, il y avait forcément un juste milieu. Will lacha un profond soupir puis ouvrit la porte de leur chambre, pensant trouver Amy encore endormie.

L'italienne ne dormait pas ou plus. Elle peignait, non loin de la fenêtre. De là où il se trouvait, Will ne voyait pas bien ce que cela représentait. Tout ce qu'il voyait était le peu de couleurs sur la toile. Elle qui faisait d'ordinaire des choses colorées ou joyeuses... cela tranchait. Will entra et referma la porte avant de déposer les cafés sur un coin du bureau. Il s'approcha aussitôt de la jeune femme et l'entoura de ses bras. Cela devait faire une drôle d'impression à Amy. La dernière fois qu'elle l'avait vu, il avait une bonne barbe et était inexpressif, tout le contraire de maintenant. Il ne portait même plus son bandana alors qu'il ne le quittait pas ces derniers jours. Le rouquin se pencha et l'embrassa avec tendresse
.

"J'ai tell'ment d'choses à te dire, Amy... que j'sais pas par quoi commencer. Sache juste que... j'suis sincèr'ment désolé de t'avoir fait d'la peine, ça a jamais été mon intention. J'ai été con mais j'avais b'soin d'ce temps, b'soin de savoir où j'en étais. Il s'est passé pas mal de choses et... si j'ai tardé à tout t'expliquer c'est parce que j'avais peur. J'suis chanceux d'avoir quelqu'un comme toi à mes côtés, merci d'avoir veillé sur moi alors que je n'parlais même pas. Comme tu l'sais, j'étais avec Rika. D'ailleurs elle attend dans l'couloir, on doit r'tourner chez Anieta au plus vite, c'pour ça que j'ai pas l'temps de tout t'dire maintenant. J'aimerai vraiment qu'on soit seul à seul pour ça donc ça va d'voir attendre un peu. J'sais que j't'en demande beaucoup. Beaucoup trop. Mais patiente encore un peu. Dès ce soir ou d'main, j'aurais plus aucun secret pour toi. J'aurais même jamais dû en avoir mais... enfin, tu sauras très bientôt. J'vais mieux, j'vais reprendre du poil d'la bête, j'vais redevenir l'Will que tu connais, c'est promis. Merci... merci pour tout c'que tu fais toujours pour moi. Je t'aime tant..." expliqua t-il doucement, prenant son temps malgré qu'il en manquait

Il l'embrassa de nouveau tout en la serrant contre lui avant de désigner les cafés d'un mouvement de tête
.

"Rika nous a payé l'café, j't'ai pris un cappuccino et y a d'délicieux muffins qui t'attendent. Anieta est impatiente d'te rencontrer, c'est une vieille femme adorable, t'vas voir." assura t-il en souriant

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Amy Grimm
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MessageSujet: Re: Ensemble sinon rien [Riri/Amy/Will]   Lun 15 Oct 2012 - 18:37

Un léger courant d'air glacé vint hérisser l'échine de l'italienne allongée dans le lit de sa chambre. Dans un geste instinctif, encore à demie endormie, elle chercha à se rapprocher de William pour se réchauffer contre sa peau. Pourtant, la demoiselle ne trouva pas le corps tiède de celui qu'elle aimait. Ouvrant doucement les yeux, son esprit se mettant lentement en place, elle continua à le chercher à tâtons d'une main de plus en plus pressée. Puis elle cessa soudain de s'agiter, se rappelant que le rouquin n'était pas à ces cotés cette nuit là. Il était parti dormir chez la grand mère d'Erîka en compagnie de celle ci.

Laissant échapper un petit soupir, la mutante se redressa avant de sortir des draps gelés pour rejoindre d'un pas lourd et mal éveillé la salle de bain. Là, elle s'installa sur le rebord de la baignoire de porcelaine blanche avant de tourner la molette d'eau chaude et de faire jaillir un filet d'eau fumante du robinet grisâtre.

Quelle heure pouvait-il bien être ? La jeune femme n'en avait aucune idée. Elle avait peu dormi, c'était chose sûre, mais était incapable de juger de la durée de sa nuit. Dehors, l'obscurité recouvrait encore tout le parc, aussi pouvait-elle deviner qu'il était encore tôt, très tôt.

Amy glissa sa main sous le jet de l'eau, jugeant de la température de celle ci, alors que la baignoire commençait à se remplir. Le liquide était chaud, quasi bouillant, mais la demoiselle aimait se laver à une telle température. Elle n'avait, ces dernières années, pas vraiment eu l'occasion de savourer un tel luxe et s’émerveillait chaque matin de la facilité avec laquelle elle accédait à l'eau chaude depuis qu'elle vivait à l'institut. Autrefois, quand elle se trouvait à la rue, les bains tièdes étaient une chose précieuse par leur rareté. Le dernier souvenir qu'elle avait d'en avoir pris un dans de telle condition remontait deux ans auparavant. William et elle avaient trouvé une sorte de grand bac rouillé aux abords d'un chantier. Ils l'avaient alors subtilisé et fait rouler jusqu'au squat qu'ils occupaient alors. Ensuite, à l'aide de divers récipients collectés principalement dans les poubelles de restaurant et aux pieds des immeubles des ghettos, ils avaient passé des jours à récupérer de l'eau de pluie et à la stocker tel un trésor. Quand enfin ils eurent de quoi remplir une partie du bac, ils usèrent d'un tonneaux laissé l’hiver dans les rues pour permettre aux sans abris de se réchauffer un peu pour faire bouillir leur précieuse collecte liquide. Le résultat n'avait rien eu de fameux mais il avait suffi à rendre les deux jeunes gens heureux. Temps mis pour réaliser cet exploit, deux semaines et trois jours. C'était long, mais les duo de sans abris avaient cette habitude de s'accrocher jusqu'à avoir atteint leur but. Aujourd'hui, il suffisait de tourner un écrou pour que quelques minutes plus tard ils aient accès au fruit de leur désir. Il en allait de même pour chaque chose. Nourriture, couvertures, lits, ouvrages, fournitures... la vie était devenue tellement simple...

Tout en se dévêtissent, la mutante s’interrogea. Leur arrivée à l'institut était elle autant un bienfait qu'ils l'avaient pensé au premier abord ? Est ce que toute cette facilité n'allait pas les changer ? Leur faire perdre la notion des choses ? Les rendre moins combatifs plus... "encoconnés" ? Tout en se glissant dans le bain, Amy soupira. Était-ce à cause de cela que Will semblait si abattu ? Avait-il perdu sa hargne ? Sa force de combativité ? Sa volonté sans borne ? Appuyant sa nuque au bord froid du bain, elle ferma les yeux pour tenter de ne plus penser à l'état actuel de son compagnon et sa propre impuissance face à ça. Deux semaines, déjà deux semaines qu'elle avait l'impression que quelqu'un avait soufflé la flamme qui représentait la joie de vivre de celui qu'elle aimait. Deux semaines partagée avec un spectre gris, tout juste animé, tout juste... visible.

Après une petite demie heure à barboter, la demoiselle avait quittée la salle de bain enroulée d'une serviette blanche à l'aspect immaculé. Elle s'était ensuite vêtue de ses anciennes frusques, toujours usées mais qui dégageait désormais un doux parfum de lessive. Puis, n'ayant guère faim ces derniers temps, elle avait décidé d'attendre le retour de son petit ami sans faire un passage à la cantine, sans même quitter la chambre.

Pour s'occuper la mutante avait opté pour la peinture. Ça avait toujours eu le don de lui vider l'esprit, de la happer jusqu'à ne pas voir les heures passer. Sans grandes surprises c'est ce qui se produisit. Une heure, le soleil pointa timidement son nez. Deux heures la toile se recouvrait d'une première couche de peinture, les contours d'arbres crochus, dépouillés de leur feuilles par l'hiver tranchant apparurent en noir sur le blanc du support. Trois heures, la porte de la chambre s'ouvrit, mais l'italienne, trop absorbée, ne l'entendit pas.

Une odeur de café vint titiller les narines de la dessinatrice. Cette dernière tourna la tête pour en trouver la source mais n'eut le temps de rien voir qu'elle sentit des bras se refermer sur elle. Une étreinte tendre, rien d'étouffant ou d'effrayant. Ce contact elle n'avait pas besoin de ses yeux pour le reconnaître. Pourtant elle leva tout de même le regard pour le poser sur un Will métamorphosé. Il semblait avoir retrouvé des couleurs, à l'instar du tableau qu'elle était entrain de peindre. L'épaisse barbe qui était venue manger son beau visage ces derniers temps avait disparue et son œil brillait d'une flamme renouvelée. De petites mèches folles venaient caresser son front à présent libéré du lourd banda qui l'avait barré depuis plus de deux semaines, donnant au rouquin son ancien air espiègle et négligé qu'Amy aimait tant. Face à une telle vision elle ne put s’empêcher de sourire avec une joie rayonnante. Au fond de son cœur naissait ce sentiment que l'on ressent lorsque l'on retrouve un être cher après une longue période sans s'être vus. William, son William semblait de retour. Escape la pâle copie fantomatique qui avait pris sa place, welcome bel amour.

Lorsque le garçon l'embrassa, d'un baiser sincère, doux, aimant, elle eut confirmation que les choses allaient mieux. Elle ne savait pas pourquoi, ne comprenait pas comment en une nuit les choses avaient pu autant évoluer après avoir stagné si longtemps, mais elle était contente que ce soit arrivé. S’apprêtant à interroger son petit ami, elle fut prise de court par ce dernier qui se mit à parler.


" Qu'importe mon amour si tu ne m'as pas parlé, tout ce qui compte pour moi c'est que tu ailles bien, que tu ailles mieux. J'ai eu tellement peur pour toi. J'aurais aimé faire tellement plus. "


Le jeune homme avait mentionné Erïka. Était-elle l'instigatrice d'un tel miracle ? Sans doute. Amy lui en était reconnaissante, vraiment, pourtant une petite pointe de jalousie perça son cœur. Pourquoi la russe avait-elle réussi en quelques heures, là où l'italienne avait échoué des jours durant ? William parla aussi de la grand-mère de la jeune fille. Ils devaient retourner auprès d'elle rapidement. Pourquoi donc ? Était-elle malade ? Puis le souvenir du déménagement refit surface dans la mémoire de la mutante, tel un petit tilt spontané. Avec les derniers évènements elle l'avait complètement oublié !!

" Bon sang, le déménagement ! Je viens, je mets ma veste et nous pouvons y aller. Je suis désolée j'avais complètement oublié. Ne t'en fais pas pour les explications, je peux attendre. J'ai confiance en toi, je sais qu'elles viendront et de toute façon tant que tu es bien ça me convient. Je t'aime mon Will, tu m'a tellement manqué. "

La jeune fille répondit au baiser de son compagnon avec une infinie douceur, tellement heureuse de le revoir ainsi.


" Oh oui, un café, c'est exactement ce qu'il me fallait. Merci à vous deux."

La demoiselle quitta un peu à regret les bras de son petit ami, pensant bien fortement qu'elle y reviendrai vite maintenant que les choses semblaient rentrer dans l'ordre et alla récupérer ledit café pour en boire une longue gorgée avant d'enfiler sa veste en cuir et de passer une écharpe élimée autour de son cou.

" Moi aussi je suis pressée de la rencontrer. Elle à l'air tellement gentille à vous entendre. En plus elle doit vivre dans un endroit magique vus les bienfaits que tu en tires à ne passer qu'une seule chez elle. Ne serait-elle pas un peu magicienne ? A moins que ce ne soit sa petite fille qui ait de tels dons hmm ? "

Offrant un sourire doux et plein d'amour au rouquin, elle lui tendit la main pour l'inviter à la rejoindre et ainsi partir ensemble retrouver leur amie dans le couloir.




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MessageSujet: Re: Ensemble sinon rien [Riri/Amy/Will]   Jeu 18 Oct 2012 - 0:44

“Everybody's waiting for a day in the sun
Everybody's working hard to have some fun
First you want a million then a million and one
Everybody's waiting for a day in the sun”

Muffin. Erïka désirait manger un muffin. Elle sentait son estomac gargouiller alors que son nez percevait les doux effluves de ce déjeuner qui semblait si délicieux. Le chemin menant à l’institut lui semblait soudainement très long et elle avait terriblement hâte d’arriver, de retrouver Amy et de regagner la voiture où elle pourra s’emparer, finalement, d’un muffin. Heureusement, il ne suffit que d’une dizaine de minutes afin d’arriver à l’institut. Quittant l’automobile en promettant à Anieta de faire vite, l’adolescente franchit le portail en compagnie de son frère. Alors que ce dernier se chargeait d’aller chercher Amy à sa chambre, la jeune fille regagna sa propre pièce. Elle vérifia que son cochon d’inde avait de l’eau et de la nourriture pour la journée avant de quitter la pièce. Il ne restait plus qu’à attendre Will et Amy. Regagnant le grand escalier menant au hall, la jeune fille attendait ses amis en espérant qu’ils soient bientôt là. Heureusement pour elle, elle n’eut pas à attendre très longtemps.
Lorsque ses amis fut à sa hauteur. L’adolescente salua Amy d’un signe de main et se plaça à ses côtés alors qu’ils descendaient le grand escalier. Heureusement que l’italienne se trouvait à sa chambre à cette heure-ci, sans quoi Erïka se serait retrouvée à faire le tour de l’institut afin de mettre la main sur elle.


-« Bon matin ! Alors, petite marmotte, ce n’est pas trop dur le réveil ? » Plaisanta l’adolescente.

Arrivant à l’extérieur, elle marcha rapidement jusqu’à la voiture d’Anieta devant laquelle cette dernière les attendait. Lorsque les jeunes arrivèrent à sa hauteur, la vieille femme s’approcha d’Amy, la jeune femme dont elle avait entendu tant de bien, mais n’avait jamais eu l’occasion de rencontrer. Erïka observait la réaction de son aïeule, silencieuse. Elle savait déjà comment Anieta allait réagir. Elle était si aimable avec les autres, elle ne pouvait qu’être adorable après de son amie. Elle l’accueillerait à bras ouvert comme elle l’avait si bien fait avec Will. Et puis, il fallait dire que ce dernier lui avait fait une très belle réputation en répétant à quel point elle était jolie, adorable, gentille, douce, et pas mal tous les qualificatifs existant dans le dictionnaire.


-« Bonjour Amy. » Fit Anieta avant de lui faire la bise, comme si elle était une bonne connaissance. « Je suis ravie de te rencontrer. C’est très gentil de nous donner un coup de main pour le déménagement. William et Erïka m'ont dit tant de bien de toi. » Elle se tourna vers Erïka et William. « Nous n’avons pas beaucoup de temps avant l’arrivée des déménageurs. Allons-y, les enfants. »

Elle s’installa sur le siège conducteur alors qu’Erïka s’installa sur le siège passager. Elle laissa ses amis prendre place à l’arrière de l’automobile. La boite de muffins sur les genoux, l’adolescente était impatiente de manger. Elle tentait de résister. Parfois, elle ouvrait la boite afin d’en regarder son contenu. Puis, elle la refermait aussitôt. Regardant à l’extérieur, contemplant le paysage, les rues qui s’éveillaient peu à peu, l’adolescente pensait à certaines choses et d’autres. Elle avait hâte de quitter pour de bon cet appartement, mettre ses mauvais souvenirs de côté et passer à autre chose. Bientôt, tout sera terminé. Bientôt, ce sera le commencement d’un nouveau chapitre.

Une fois la voiture garée près du bloc appartement, Erïka s’extirpa de la voiture, son sac à l’épaule, la boite de muffin et son breuvage encore brûlant en main. Elle laissa sa grand-mère passer devant elle et lui ouvrir les portes afin de ne rien renverser. Puis, une fois à l’intérieur de l’appartement, la jeune fille posa ses affaires sur le comptoir, laissant tomber son sac au sol. Elle but une petite gorgée de son thé chai, encore un peu trop chaud, puis ouvrit la fameuse boite de muffin. Avant même d’avoir eu le temps d’en attraper un, la boite disparue soudainement, kidnappée par Anieta qui s’emparait d’un muffin aux fruits avant de tendre la boite à Amy et Will, un petit sourire taquin aux lèvres. Impatiente, Erïka restait silencieuse, ne quittant pas des yeux jusqu’à ce que la boite lui revienne. L’adolescente attrapa alors un muffin aux brisures de chocolat dans lequel elle croqua. Alors qu’elle mâchait la nourriture, un long sourire de satisfaction traversait ses lèvres. Ce sera une bonne journée.
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William McKellen
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MessageSujet: Re: Ensemble sinon rien [Riri/Amy/Will]   Jeu 18 Oct 2012 - 15:33

Lorsqu'il avait pénétré à l'intérieur de la chambre, William avait retenu son souffle. Amy était bien là et simplement la voir lui faisait plaisir. Cependant, il craignait qu'elle ne comprenne pas tous les changements qu'il y avait eu en si peu de temps. Elle avait vu le rouquin amorphe, n'avait rien pu tirer de lui pendant deux semaines et voilà que tout à coup, il semblait renaitre. C'était une réelle métamorphose et il était légitime qu'elle se demande quel miracle avait bien pu se produire pour que tout semble aller soudainement mieux. Oui, les choses allaient mieux même s'il restait au fond de la gorge de Will, un arrière goût bien amer. Les choses ne pouvaient pas s'effacer, il ne pouvait pas non plus oublier, il devait désormais vivre avec. Néanmoins, il n'était pas seul. Erïka l'avait compris, elle ne l'avait pas jugé et était toujours là pour lui, fidèle au poste. Elle l'avait poussé à dire les choses, à ne plus se cacher et à accepter finalement cette réalité qu'il redoutait tant. Mais et si Amy ne l'acceptait pas, elle ?

Will y avait bien sûr beaucoup réfléchit. C'était d'ailleurs pour cette raison qu'il n'avait rien dit, car il avait peur. Peur qu'elle le quitte, qu'elle l'abandonne, qu'à son tour, elle le traite de monstre. Toutefois, fuir la réalité ne l'empêchait pas d'exister et il allait bien devoir faire face à tout cela à un moment ou à un autre. Seulement là, il n'avait pas vraiment le temps de tout expliquer à celle qu'il aimait vu qu'il était attendu en sa compagnie par Erïka et sa grand-mère. Il n'avait donc pas le loisir de lui apporter les réponses qu'elle méritait enfin mais il ne comptait pas se défiler pour autant. Plus tard, quand ils seraient seuls, il lui dirait tout. Pour le moment, il se contentait de la prévenir, de s'excuser pour son comportement et surtout de lui rappeler qu'il l'aimait. Il avait peur de voir encore cet air si triste ancré sur son visage et que malgré les changements, l'italienne reste meurtrie.

Pourtant, elle s'illumina en le voyant, souriant comme s'il n'y avait jamais eu de période malheureuse. Ses paroles vinrent confirmer son état d'esprit, confirmant que l'important était qu'il soit de nouveau lui-même, qu'il aille mieux. Elle semblait tout de même regretter de ne pas avoir pu faire plus mais ça, elle n'y pouvait rien. Il avait surtout eu besoin de temps et il devait l'avouer, sans elle, il n'aurait probablement pas eu le courage d'affronter la réalité. L'étreignant davantage, il la serra comme s'il avait peur de la perdre, qu'elle disparaisse soudainement s'il la lachait
.

"T'as fait énormément, bien plus que c'que tu penses. Merci d'avoir eu tant d'patience, Amy, j'le méritais pas. J'suis vraiment chanceux de t'avoir, vraiment." fit-il avec un sourire ému

Amy lui rappelait tous les jours pourquoi il l'aimait. Ses doutes sur sa réaction future s'effaçaient peu à peu, lui laissant désormais envisager le meilleur et non le pire. Pourquoi partirait-elle finalement ? Elle le connaissait par coeur et elle était au courant de choses bien pires. Le rouquin eut l'envie soudaine de tout lui dire, de ne pas attendre mais il manquait de temps. Il se doutait bien qu'Erïka patienterait là longtemps s'il le fallait mais ce n'était pas le cas pour Anieta. Les déménageurs n'allaient pas tarder à arriver et le petit groupe devait se hâter de rejoindre l'appartement. Will informa donc rapidement Amy de la situation, lui promettant de tout lui dire plus tard. L'italienne réalisa alors de quoi il parlait, semblant au départ avoir oublié
.

"C'est pas grave, t'avais autre chose à penser et puis j'comptais pas partir sans toi. Dès qu'on aura un moment, on r'parlera de tout ça. Pour l'moment, profitons d'cette journée qui s'annonce sensas' !"

La bonne humeur du rouquin était décuplée, il se sentait revivre. Juste quelques minutes en compagnie d'Amy avaient suffit à le rebooster complétement. Il aurait pu désormais déplacer des montagnes. Aucun doute que le déménagement serait rapidement fait. Entouré de trois femmes qu'il adorait, Will savait à l'avance que la journée allait être fort agréable. Etreignant une dernière fois Amy, il la libéra pour attraper son café qu'il préféra ne pas boire pour l'instant. Elle pensait Anieta magicienne mais ce n'était pas vraiment le cas. Globalement, on pouvait dire que c'était grâce à son entourage qu'il allait simplement mieux.

"Personne n'est plus magicienne qu'toi. J'ai d'la chance d'avoir un entourage génial. La vie est une salope mais vous compensez largement."

Glissant sa main libre dans celle de l'italienne, il l'entraina en dehors de la chambre, rejoignant Erïka qui patientait dans le couloir. Will lui offrit un large sourire, preuve que tout s'était passé à merveille malgré le tract qu'il avait eu au départ. Il laissa les filles discuter entre elles, se contentant de descendre à l'étage avec elles, prenant la direction de la sortie pour aller dehors. A l'extérieur, Anieta les attendait patiemment et le petit groupe se dépêcha de la rejoindre. Will lacha la main d'Amy afin qu'elle soit libre de ses mouvements et se dirigea vers la voiture, s'appuyant contre en attendant qu'elles aient fait connaissance, les observant simplement. Comme il s'y attendait, la vieille femme était plutôt démonstrative et ne fit pas de chichis. Oui, Amy allait l'adorer, c'était certain.

Anieta avertit d'ailleurs Erïka et Will qu'il était temps de partir. Ce dernier ouvrit la porte arrière pour laisser Amy monter la première et s'y engouffra à son tour une fois que l'italienne fut bien installée. Erïka avait kidnappé la boite de muffins, la conservant précieusement sur les genoux pendant le trajet. Trajet qui ne fut d'ailleurs pas bien long mais pendant lequel Will avait pris la main de sa petite amie dans la sienne à nouveau. Il lui semblait avoir passé trop de temps loin d'elle dernièrement et souhaitait combler ce trou. Une fois arrivés, le petit groupe grimpa à l'appartement et déposa le peu d'affaires qu'ils transportaient. Anieta proposa gentiment au couple de se servir en premier et Will laissa Amy choisir le muffin tant promis avant d'à son tour prendre le premier qui venait, ne choisissant pas vraiment. Question nourriture, le rouquin était tout sauf difficile. Il remercia la vieille femme avant de l'engloutir, affamé, puis de boire doucement son café encore chaud. Une agréable matinée, vraiment.

Des coups répétés à la porte vinrent pourtant interrompre ce petit déjeuner en famille. Les déménageurs étaient là. Will termina rapidement son café pendant que les professionnels s'occupaient de descendre les différents meubles qui peuplaient encore l'appartement. Quand il eut terminé, il attrapa plusieurs cartons et les descendit au fur et à mesure, aidé des filles. Ainsi, tout allait plus vite et chacun participait. Une fois le camion de déménagement rempli, il n'y eut plus qu'à dire au revoir au quartier et à cet appartement dans lequel plus aucun d'eux ne reviendrait. C'était sans doute mieux pour Erïka. Will se doutait bien que cette dernière était soulagée à l'idée de ne plus avoir à remettre les pieds dans ce lieu. Même s'il était synonyme de bonheur en grande partie, il abritait également de douloureux souvenirs. Une page se tournait désormais.

De nouveau dans la voiture, le petit groupe suivait le grand camion. Will fut surpris de voir que le trajet était si court. Cinq minutes à peine séparaient les deux appartements. Cependant, quelque chose avait bien changé entre les deux. Rien que le quartier... C'était bien plus huppé que le précédent, dégageant une certaine prestance et un certain niveau de vie. Anieta vivait désormais au dernier étage de l'immeuble et il fallait donc grimper pas mal d'étages avant d'arriver au sommet. La vieille femme alla ouvrir la porte aux déménageurs, dévoilant un appartement bien plus grand que l'ancien. Plus luxueux aussi. Avait-elle gagné au loto entre temps ? Will n'y accorda pas vraiment d'importance mais trouvait que l'endroit était plutôt classe... bien qu'encore dépourvu de meubles. Les déménageurs se mirent au travail, montant un par un les différents meubles, les posant approximativement aux endroits désirés avant de sortir les cartons de leur camion. Ca, la petite famille pouvait s'en occuper elle-même. Il n'y avait donc plus besoin d'eux et ils ne restèrent pas plus longtemps que nécessaire. De nouveau le quatuor était seul. Attrapant un carton au hasard, Will jeta un oeil à l'intérieur, pas complétement fermé. Quelque chose de jaune avait attiré son regard. Retirant le bonnet Pikachu, il le cala aussitôt sur la tête d'Erïka avant de faire comme si de rien n'était, empilant plusieurs cartons les uns sur les autres pour les porter.

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Amy Grimm
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MessageSujet: Re: Ensemble sinon rien [Riri/Amy/Will]   Jeu 18 Oct 2012 - 18:21

Le cœur d'Amy était léger en ce début de mâtiné. Léger et emplis d'une joie intense. Si ces dernières semaines il avait été lourd, presque brisé, il avait suffit de quelques instants en compagnie d'un William revigorer pour lui rendre son bonheur habituel. Bien sûr, lorsqu'elle avait compris que c'était quelqu'un d'autre qui avait aidé celui qu'elle aimait à aller mieux, elle avait eut un pincement dans la poitrine, se sentant terriblement nulle de ne pas en avoir elle même été capable. Mais à présent, William lui affirmait qu'elle n'était pas étrangère à sa "guérison". Plus encore, il lui certifiait avoir de la chance de l'avoir près de lui. Les mots du rouquin sonnait comme une formule magique qui pouvait délier tous nœuds de remords au sein de la demoiselle.

" C'est moi qu'ai d'la chance mi bello. Sans toi, j'sais pas où j'en serai aujourd'hui. T'es mon ange gardien alors c'est normal que quand t'as un peu d'plomb dans l'aile je t'aide à te maintenir en l'air. "


Quand son compagnon lui rappela qu'ils étaient attendu pour aider la grand mère de leur amie à déménager, la mutante s'activa soudainement. Comment avait elle pu oublier qu'elle avait donnée sa parole quant au fait de prêter main forte à la vielle dame ? Heureusement que le rouquin était venu la chercher sinon elle n'aurait jamais pensée à les retrouver à un quelconque lieu de rendez vous, trop absorbée par ses tourments du moment. S'excusant de son oubli, Amy fut rassurée de voir que de toute façon, William ne l'aurait pas laissée derrière. Elle lui offrit un sourire de remerciement. Au moins, même si il passait beaucoup de temps avec la famille Davidoff, il ne l'abandonnait pas.

Après une nouvelle étreinte, quelques gorgée de café et une veste à présent sur le dos ils étaient désormais prêt à se mettre en route. Will prit cependant le temps de souligner une nouvelle fois à quel point il était heureux de son entourage. Amy l'était aussi. Elle était reconnaissante, bien qu'un peu jalouse, envers les deux russes qui avaient tant aidées celui qu'elle aimait. La façon dont le rouquin tourna sa phrase arracha un petit rire léger à l'italienne.


" Une salope ? Rien qu'ça ? Moi j'trouve qu'elle offre d'beaux cadeaux pour une salope. Faut voir l'verre du coté plein il mio amore et je suis pas magicienne juste un peu magique, comme tous les mutants, comme toi, comme Erïka."

Tenant son café d'une main, le savourant avec délice, l'autre main glissée dans celle de son petit ami, la jeune femme se laissait guider dans le couloir jusqu'au lieu de rendez vous où attendait leur amie. Une fois proche de celui ci elle reconnue la silhouette de la russe avant même de la distinguer. Arrivés à sa hauteur elle répondit au salut d'Erïka d'un large sourire, ses deux mains trop occupées pour le faire de la main, avant de tirer gentiment la langue lorsque celle ci la taquina un peu.

" Salut Rika. Pour ton information mademoiselle la maligne, j'suis l'vée depuis un bout d'temps. J'suis même propre et dispo pour soulever des cartons aussi gros qu'une maison ! Et toi alors, t'as passée une bonne nuit ? J'vois qu't'a fais d'la magie et qu't'a trouvée un sacré sort pour mon Will, j't'en r'mercie."

Offrant un petit clin d’œil complice à son amie, la demoiselle serra un peu plus la main du rouquin. Tous trois sortirent ensuite sur la parvis devant l'institut et une petite pointe d'angoisse mêlée d'impatience et de joie vint titiller l'italienne. Elle allait enfin rencontrer Anieta, cette grand mère visiblement douce et formidable dont elle avait tant entendue parler. Amy avait un peu peur de ne pas être à la hauteur des espérances de la vielle femme à son sujet mais elle ne comptait pas pour autant changer son attitude vis à vis de cette dernière.

Pourtant, lorsque les yeux vert de la mutante se posèrent sur la vielle femme, elle ne ressentit plus aucune craintes. Le sourire chaleureux qui l’accueillait, l'air doux sur le visage de celle qui lui faisait face, avaient suffit à dissiper ses angoisses. Lorsque cette dernière lui fit la bise avant de prendre la parole, Amy fut enfin sûre et certaine qu'on ne lui avait pas mentis sur l'attitude franche et douce de la grand mère. C'est le rose au joue face à l'annonce au sujets des compliments fait sur elle que l'italienne répondit.

" Bonjour Madame. Je suis moi aussi très heureuse d'vous rencontrer, si vous avez entendu parler d' moi sachez que j'ai moi aussi entendue beaucoup d'bien d'vous. Merci d'offrir à celui que j'aime un endroit tranquille et accueillant et de nous avoir permis d'avoir une amie aussi géniale que votre p'tite fille. Je suis heureuse de pouvoir vous rendre service pour tout ça en retour et vous aider à d'ménager c'est encore bien assez peu, mais je promet de faire d'mon mieux."

Anieta signifia ensuite qu'il était temps d'y aller. Visiblement ils étaient assez pressés et Amy fut touchée de voir qu'ils avaient malgré tout pris le temps de venir la chercher au lieu de lui demander de prendre le bus. C'est qu'elle n'aimait pas trop quitter l'institut seule depuis qu'elle avait fait la rencontre du Road Killer.

Montant dans la voiture à l'arrière, remerciant au passage Will de lui avoir ouvert la porte, Amy s'installa. Elle posa ses mains sur ses genoux, tenant me gobelet de café entre elles, l'air d'avoir peur d'abimer quelque chose autour d'elle. La jeune femme se détendit un peu quand son petit ami lui pris la main, lui offrant un petit sourire doux avant de s'adresser à la conductrice.

" J'vous r'mercie d'être venue m'chercher madame. J’espère que ça ne nous mettra pas en retard vis à vis des déménageurs. Sinon j'aiderai avec les meubles pour rattraper le temps perdu, c'est promis. "

Une fois ceci dit, la jeune femme ne prononça plus un mot. La tête posée sur l'épaule de Will elle regardait défiler la route au travers le pare-brise. Elle n'eut pas à rester ainsi longtemps car le trajet ne fut pas très long.

Sur place, elle grimpa les escaliers et pénétra dans l'appartement qui serait bientôt vide. Lorsque Anieta lui proposa de choisir un muffin en premier, Amy en attrapa un au hasard, tout comme Will. Ils avaient appris à ne pas faire la fine bouche et à trouver délicieux la moindre petite chose comestible. Puis, alors qu'elle dégustait la pâtisserie, les déménageurs firent leur entrée. A présent requinquée d'une bonne dose de sucre et de caféine, l'italienne était parée pour les longues heures d'effort qui allait suivre. Motivée elle achemina des cartons jusqu'à la voiture, aida les hommes venu porter les choses les plus lourdes à se diriger dans les escaliers et encouragea tout le monde d'une voix douce, s'assurant que tout allait bien dès qu'elle croisait quelqu'un. Ainsi, elle se démena avec énergie et entrain, ne prenant le temps de souffler que lorsque l'appartement fut vide et qu'ils furent tous les quatre dans la voiture d'Anieta, en direction du nouveau logement.

La pause fut de courte durée puisqu'il arrivèrent bien rapidement à destination, cependant elle fut suffisante pour la mutante qui s'activa à nouveau dans l'autre sens. C'était bien plus épuisant de monter les escaliers, les bras chargés de caisses, que de les descendre. Aussi, quand tout fut en haut, elle lâcha un petit soupir de soulagement et décida de prendre quelques minutes de repos.

"Excusez moi ? Puis je visiter ? Je sais que c'est encore vide mais c'est tellement beau tout cet espace. Et c'est amusant d'imaginer les pièces une fois remplie. "

Accompagnée d'Anieta elle commença donc le tour du propriétaire, les yeux émerveillés par des choses qui ne se trouvaient que dans sa tête, l'air d'une petite fille dans un parc d'attraction. Elle ne vit donc pas Will chausser la tête d'Erïka du fameux bonnet, mais lorsqu'elle croisa cette dernière elle ne put retenir un petit rire amusé, pas vraiment moqueur. A vrai dire elle ne savait pas vraiment ce que représentait la chose jaune sur le crâne de la russe mais elle trouva ça très mignon.

" Oh Rika, t'es trop adorable comme ça ! "


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" Per favore, mi disegnare una pecora. "

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MessageSujet: Re: Ensemble sinon rien [Riri/Amy/Will]   Sam 27 Oct 2012 - 0:43

Erïka attendait patiemment ses amis près de l’escalier menant au hall. Pendant ce temps, elle réfléchissait. À propos de tout, de rien. Elle était songeuse, se demandant si le déménagement se passera bien. Elle ne savait pas à quoi ressemblait le nouvel appartement de sa grand-mère et avait bien hâte de le découvrir. Déjà, elle savait à quoi ressemblait l’immeuble dans lequel elle allait vivre, dorénavant. Il était beaucoup plus luxueux, plus moderne. Elle se demandait comment la vieille femme allait payer ce loyer probablement plus élevé. Certes, elle recevait son chèque de pension à chaque mois, elle avait de bonnes économies en banque depuis le décès de son mari, mais Erïka restait encore perplexe. Peut-être qu’un jour, elle finira par la questionner. Pour l’instant, ce n’était pas le moment. Ça n’avait aucune importance, de toute façon, il s’agissait seulement de curiosité, rien de plus.

Finalement, Amy et Will apparurent dans le couloir, s’avançant vers elle. L’adolescente taquina sa chère amie lorsque cette dernière fut à sa hauteur. Cette dernière semblait de très bonne humeur, ce qui laissait croire que la discussion avec lui s’était bien passé. Tant mieux. Will semblait réellement s’inquiéter de la réaction de sa petite amie. Ils semblaient de nouveau très proches, comme si rien ne s’était produit ces dernières semaines. Cela laissait espérer que la journée se déroulera à merveille.


-« Salut Rika. Pour ton information mademoiselle la maligne, j'suis l'vée depuis un bout d'temps. J'suis même propre et dispo pour soulever des cartons aussi gros qu'une maison ! Et toi alors, t'as passée une bonne nuit ? J'vois qu't'a fais d'la magie et qu't'a trouvée un sacré sort pour mon Will, j't'en r'mercie. »

-« J’ai passé une très bonne nuit. » Elle marqua une pause puis observa Will, amusée, avant de reporter son attention sur Amy. « Tu veux connaitre mon secret ? Un masque de Nutella et le tour est joué ! »

Le trio se rendit à l’extérieur. Anieta les attendait patiemment. Cette dernière s’approcha des mutants lorsqu’ils furent à quelques pas d’elle, faisant face à la jeune femme nommée Amy. Elle en avait entendu beaucoup de bien et était certaine de ne pas être déçue par cette rencontre. Après tout, sa petite fille ne se liait pas d’amitié avec n’importe qui. L’italienne devait être une personne formidable. Dès ses premiers mots, la voix douce de la jeune fille réussit à enchanter Anieta qui ne doutait pas de ce qu’on lui avait dit à son sujet. Elle semblait si adorable !

-« Je suis certaine que tu nous seras d’une grande aide. Tout comme William, tu sembles être un véritable ange ayant atterri dans la vie de ma petite fille. C’est déjà beaucoup à mes yeux. »

Montant dans la voiture, suivit des mutants, Anieta s’installa au volant et démarra peu après. Il était temps de rentrer à l’appartement, ils avaient peu de temps devant eux. Le voyage fut bien calme. Erïka avait terriblement envie de voler un muffin de la boite posée sur ses genoux. Regardant par la fenêtre afin d’oublier la faim qui la tiraillait, elle écoutait distraitement la radio diffusant à bas volume une quelconque chanson vachement mauvaise. Puis, son oreille fut attirée par la voix d’Amy, s’adressant à sa grand-mère.

-« J'vous r'mercie d'être venue m'chercher madame. J’espère que ça ne nous mettra pas en retard vis à vis des déménageurs. Sinon j'aiderai avec les meubles pour rattraper le temps perdu, c'est promis. »

-« Ne t’en fais pas pour cela, Amy. Nous avons encore du temps devant nous. Rosy a tendance à me prévenir à la dernière minute de ce genre de choses, mais comme j’ai faits de même la veille… nous pouvons dire que nous sommes quittes. » Elle sourit doucement, puis jeta un coup d’œil dans son rétroviseur. « Ne soyez pas stresser avec l’arrivée des déménageurs. Quelques minutes de retard ne les tueront pas. »

Oui Rosy n’avait prévenu sa grand-mère à la dernière minute. Oui, cette dernière avait appelé sa chère Rosy la veille du déménagement pour lui signaler qu’il serait ce matin. Oui, Rosy détestait ce surnom. Bien qu’elle s’y était habituée et qu’elle pouvait bien survivre à cette appellation, elle avait bien du mal à se faire appeler ainsi devant quelqu’un d’autre. Si Will était habitué, ce n’était certainement pas le cas d’Amy. Espérons qu’elle ne pose pas de questions…

Une fois arrivés à l’appartement, les passagers de l’automobile s’extirpèrent du véhicule afin de monter au domicile d’Anieta. Étant donné que les déménageurs n’étaient toujours pas présents, ils pouvaient tous en profiter pour manger un peu. Impatiente de s’emparer d’un muffin, Erïka vint pour se servir dans la fameuse boite qu’elle venait de poser sur le comptoir, mais elle lui échappa soudainement, sa grand-mère la subtilisa afin de servir leurs invités en premier. Affichant une petite moue boudeuse, la jeune fille se reprit bien rapidement, s’emparant d’un muffin lorsqu’elle en eu l’opportunité. Ce que ça faisait du bien de manger cette petite collation fraichement sortie du four. Cependant, elle fut interrompue par l’arrivée des déménageurs. Engloutissant rapidement le morceau de nourriture entre ses mains, l’adolescente avala une gorgée de son thé puis se mis au travail.

Tout le monde s’activa afin de descendre les meubles et les cartons. Énergique, Erïka n’hésitait pas à porter les cartons un peu lourds. Elle avait trop d’orgueil pour demander de l’aide et se débrouillait relativement bien pour arriver au camion sans encombre. Lorsque tout fut dans le camion, les déménageurs quittèrent l’appartement, maintenant vide, pour rejoindre le nouveau domicile d’Anieta. Assise dans la voiture de la vieille femme, la jeune fille regardait le paysage extérieur. Le trajet jusqu’à l’appartement fut très court et aussitôt la voiture stoppée, elle s’en extirpa. Les déménageurs s’affairaient déjà à sortir les meubles. Bientôt, il ne resta plus que les cartons à monter à l’étage. Anieta remercia les hommes qui avaient déjà fait une bonne partie du travail avec les meubles, leur affirmant qu’elle pourra se charger du reste. Le camion démarra, peu de temps après.

Erïka et ses amis entreprirent de monter les divers cartons. Ils tentaient de les déposer dans les pièces correspondantes aux inscriptions sur les boites. La vieille femme leur indiquait où se situait les chambres, le salon ainsi que la cuisine. La salle de bain était assez facile à reconnaitre. Faisant rapidement le tour de l’appartement, l’adolescente trouvait qu’il était plutôt luxueux et se demandait bien comment sa grand-mère pouvait se payer un tel logement. Sérieusement, elle devait songer à lui poser la question. Pour l’instant, elle devait monter des boites.

Dévalant rapidement les escaliers, la jeune fille se rendit à l’extérieur ou elle attrapa une boite un peu lourde pour elle. Elle ne s’attendit pas à ce que Will surgisse soudainement et lui enfonce un bonnet de Pikachu sur la tête. Ce même bonnet qu’elle avait porté la veille, en compagnie de son ami. Elle se tourna en direction de ce dernier.


-« Hey ! » S’exclama-t-elle. « Fais gaffe, si tu ne veux pas te prendre un éclair dans le derrière ! » Fit-elle en riant.

Pendant ce temps, Anieta était à l’étage, en compagnie d’Amy. Cette dernière lui demanda s’il était possible de visiter l’appartement. Ce fut avec joie que la vieille femme mena Amy à chaque pièce, lui expliquant ce qu’elle comptait y faire en matière de décoration et comment elle allait disposer les meubles. Puis, une fois la visite terminée, elle quitta l’appartement afin d’aller aider les autres à porter des cartons. Dans les escaliers, elle aperçut Erïka, coiffée d’un bonnet de Pikachu, ce qui lui arracha un rire amusée. Amy ne se gêna pas pour commenter.


-« Oh Rika, t'es trop adorable comme ça ! »

-« Tu dis ça, mais tu n’as pas vu Wiii…aaahh ! »

Trébuchant dans les escaliers, tenant toujours la boite dans ses bras, la jeune fille se sentit tomber vers l’arrière sans pouvoir se raccrocher à quoi que ce soit. Elle se préparait déjà à tomber sur le dos, dévaler les escaliers et souffrir, à la fin de sa chute. Will était un peu plus bas et ne pouvait la rattraper à temps. Quant à Amy et Anieta, elles étaient un peu plus haut. Ça allait faire mal…
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MessageSujet: Re: Ensemble sinon rien [Riri/Amy/Will]   Sam 27 Oct 2012 - 17:00

La journée serait assurément bonne. Le ciel pouvait lui tomber sur la tête que William s'en moquait. Amy souriait, Amy ne lui reprochait rien, Amy l'aimait. C'était tout ce qui lui importait. Elle ignorait encore le pourquoi du comment mais le rouquin sentait sa confiance en lui revenir et il se sentait moins fébrile à l'idée de devoir tout lui expliquer. A vrai dire, il avait même hâte de pouvoir lui dire, afin de se débarasser d'un fardeau trop longtemps gardé secret. Il voulait qu'elle sache, qu'elle ne se méprenne pas, qu'elle le connaisse par coeur comme cela avait toujours été le cas. Mais bien sûr, cela attendrait. Pas question de gâcher la journée avec des histoires morbides. De plus, ils n'étaient pas seuls. Erïka et Anieta les attendait tous les deux pour effectuer un déménagement qui était un peu sortit de la tête de tout le monde à cause des derniers évènements.

Rejoignant l'adolescente dans le couloir, le couple semblait aussi proche qu'il l'avait toujours été. Aucune ombre au tableau et Will voulait tout faire pour que rien ne change. Maintenant qu'il avait retrouvé sa joie de vivre, il ne comptait plus se priver pour faire le pitre comme il savait si bien le faire. L'ambiance était à la fête non ? Pour lui, c'était un peu comme une renaissance, plus sûr de lui que jamais. En tout cas pour le moment... Comme pour lui ôter ce léger doute, Erïka répliqua à Amy quelque chose qui ne laissa pas le rouquin indifférent. Comment aurait-il pu l'être puisqu'il s'agissait d'une taquinerie le concernant ? De toute façon, l'italienne ne pouvait deviner de quoi il était question puisqu'elle n'avait pas été avec eux la veille. Il s'agissait encore une fois d'une anecdote que seul le duo infernal connaissait. En tout cas, Will était content d'entendre que la russe avait passé une bonne nuit après la soirée qu'ils avaient passé
.

"Ouais... Rien de tel pour avoir bonne mine ! D'ailleurs, il t'en reste un peu là, en bas de l'oreille." fit-il d'un air moqueur en désignant l'endroit en question

Même si c'était lui qui avait servi de tartine géante, le rouquin avait pris soin de s'essuyer sur son amie afin de lui rendre la monnaie de sa pièce. Ce n'était bien sûr pas vrai, mais c'était simplement pour répliquer à la plaisanterie. Le but n'était pas de mentir et il se doutait que de toute façon, elle n'avait pas besoin de son pouvoir pour le deviner. Puisque l'italienne ne pouvait pas participer à cet échange verbal, Will préféra clôre là le sujet et commença à descendre les escaliers en compagnie des deux femmes. Enfin, sa petite amie allait rencontrer Anieta. Depuis le temps que Will et Erïka ne tarrisaient pas d'éloges sur l'une ou l'autre, il était temps de les confronter. Aucun doute qu'elles allaient s'apprécier.

Une fois face à face, il n'y eut plus aucun doute. Comment ne pas apprécier Amy de toute façon ? Le rouquin n'était peut-être pas objectif mais il ne fallait pas oublier que, de eux deux, c'était elle qui avait réussi à apprivoiser Erïka la première. Et même très rapidement. Pourtant, lorsque l'on connaissait la russe, on pouvait se demander si l'italienne n'était pas magicienne. Contrairement à Will, elle n'avait pas eu besoin de lui secouer les puces et de remettre les choses au clair pour qu'enfin elles commencer à s'apprécier. Etre simplement elle-même avait suffi. Anieta avait raison en la qualifiant d'ange. Will estimait que pour lui, c'était loin d'être le cas. Cependant, il n'allait pas contredire la vieille femme qui avait l'air heureuse des fréquentations de sa petite fille. C'était bien la première fois que l'on qualifiait William de "bonne fréquentation".


"C'est parce qu'on est livrés par lot. Et puis, pour être sincère, c'est Amy qu'il faut remercier. C'est grâce à elle si on en est là."

C'était parce qu'elle avait demandé une cigarette à Erïka que le trio s'était rencontré. C'était parce qu'elle était devenue amie avec Erïka que Will et cette dernière s'était fréquentés plus ou moins de plein gré. Anieta ignorait sans doute tout ça et ils n'étaient pas là pour discuter de ça, mais eux, ils le savaient. L'important était finalement le résultat.

Le petit groupe prit place dans la voiture, direction l'appartement de la vieille femme qui bientôt n'allait plus l'être. Will se demandait à quoi ressemblait le futur endroit où elle allait vivre, supposant que changer ne pouvait que lui faire du bien. Ainsi qu'à Erïka. Même si cela n'effacerait pas le meurtre qui avait été commis, elle ne serait plus forcée de remettre les pieds à un endroit qui le lui rappelerait sans cesse. Will écouta d'une oreille distraite la discussion entre les femmes, regardant par la fenêtre. L'appelation de Rosy ne l'interpelait même plus à force. Après tout, il connaissait l'un des prénoms d'Erïka même si cette dernière le détestait. Elle pouvait bien s'appeler n'importe comment de toute façon, pour lui elle resterait Rika. Lorsqu'Amy posa sa tête sur son épaule, le rouquin tourna la tête et l'embrassa sur le crâne avant de poser sa tête contre. Il aurait pu rester des heures comme ça. Malheureusement, le trajet ne dura pas bien longtemps, permettant à tout le monde de rejoindre l'appartement pour y déguster un muffin le temps d'attendre les déménageurs.

Déménageurs qui d'ailleurs arrivèrent peu après, embarquant les meubles encombrants pour commencer. Tout le monde donna un coup de main, prenant principalement les cartons fraichement emballés la veille pour certains. Le temps de refaire un petit trajet en voiture et tout le monde se trouvait devant le nouvel appartement d'Anieta. Bien plus grand et luxueux que l'ancien. Encore vide pour le moment mais les déménageurs s'occupaient de le remplir tandis qu'Amy visitait l'appartement en compagnie de la vieille femme. Will et Erïka faisaient des allers retours avec les cartons jusqu'à ce que le rouquin déniche un des bonnets Pikachu qu'ils avaient portés la veille et l'enfile sur la tête de sa soeur, déclenchant rapidement une réaction de sa part
.

"Je suis prêt à prendre le risque ! Attends que j'enfile ma casquette de dresseur, tu vas voir... !" fit-il d'un air taquin en attrapant son carton afin de suivre la jeune femme

Erïka avait un peu d'avance sur lui, grimpant les escaliers en diagonale de lui. Situé un demi étage plus bas, il la voyait, bien qu'ils étaient séparés, répondant visiblement aux deux femmes un peu plus haut, commentant son bonnet jaune. Malheureusement, l'adolescente loupa une marche, chutant vers l'arrière sous les yeux impuissants de Will puisqu'il était trop loin pour la rattraper, même en piquant un sprint. Il n'eut cependant pas besoin de tout ça pour l'empêcher d'être blessée. A peine l'avait-il vue basculer qu'aussitôt, un autre lui-même était apparu deux marches en dessous pour la rattraper dans ses bras. Le Will original, lui, n'avait pas bougé de sa place, fixant la scène d'un air inquiet
.

"Ca va ?? Bon sang, r'garde où tu mets les pieds Rika... Tu m'as fait peur... T'aurais pu te tuer !" lança le clone d'un air inquiet, dissimulé par un reproche

Elle aurait vraiment pu se faire mal et c'était ce qui avait fait peur au rouquin. Ce n'était bien sûr pas vraiment la faute de la russe mais Will masquait toujours son inquiétude par ce genre de remarques. Le clone l'aida à se remettre sur pieds, la débarassant de son carton qu'elle n'avait pas encore laché. Levant les yeux, il réalisa alors qu'Anieta et Amy le regardaient. Si Amy avait l'habitude, ce n'était pas du tout le cas de la vieille femme. Elle ignorait même qu'il était un mutant. Aussi bien Will que son double se figèrent. Maintenant, difficile de camoufler la vérité. Allait-il perdre encore une fois cette famille qu'il venait fraichement d'acquérir ? Le borgne détourna le regard, fixant l'escalier comme s'il avait fait une faute grave, attendant le verdict en silence.

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MessageSujet: Re: Ensemble sinon rien [Riri/Amy/Will]   Ven 23 Nov 2012 - 21:13

Jamais Amy n'aurait pensé que la journée prendrait une tournure aussi joyeuse. Les derniers jours avaient étés des plus pénibles pour l'Italienne, subissant le mal être de son compagnon sans savoir comment l'aider. Par moment il lui été arrivé de perde son éternel optimisme, de douter que celui qu'elle aimait redevienne un jour le rouquin combatif et jovial qu'elle avait toujours connue. Et pourtant...

Pourtant, à cet instant précis ou le jeune homme plaisantais avec leur amie Erîka, Amy n'avait plus aucunes craintes. William était de retour et il semblait en bonne forme pour taquiner doublement les demoiselles afin de rattraper le retard accumulé durant sa période de "vide". La mutant aux dons artistiques ne comprenait pas exactement les sous entendu de la plaisanterie complice des deux personnes l'accompagnant, n'ayant pas assisté à la scène dont il était question, mais le simple fait de voir la malice dans le regard d'Erïka et l'amusement dans celui de Edge était suffisant pour la rendre heureuse et lui arracher un sourire rayonnant. Visiblement son petit ami et celle qu'il considérait comme une sœur s'était livré à un duel de chocolat fondu ? Étais-ce cela qu'ils faisaient lorsque l'homme de sa vie et son amie passaient du temps ensembles ? Des gamineries ? C'était donc ça la clé ? Le remède aux tourments du rouquin ? Un peu d'innocence, de simplicité et de candeur et le tour avait été joué. Ça ressemblait tellement à William, simple et humain. Souriant de plus belle, Amy vola un baiser à son compagnon avant de suivre le mouvement et de rejoindre la voiture garée un peu plus loin afin de faire la rencontre de la fameuse Anieta, la grand mère d'Erïka.

La jeune femme ne savait trop comment réagir face à la vielle dame, ne la connaissant que par le biais des histoires que lui avait compté ses deux inséparables comparses. Cependant, la demoiselle n'était pas du genre à trop se tourmenter pour ce genre de chose et elle prit le partie d'être naturelle, après tout il était inutile de mettre un masque, si la vielle femme ne l'aimait pas telle qu'elle pouvait être, alors tant pis. Cela lui serrerait le cœur mais elle ne comptait pas jouer un rôle pour plaire.

Et visiblement c'était exactement la même attitude qu'avait décidée d'adopter Anieta. Franche, douce, naturelle et directe, c'est ainsi que la sentit Amy dès les premiers instants. Puis, une fois les présentations faites, la grand mère de son amie prononça des remerciements. Oui, elle la reperçait, de venir l'aider tout d'abord, ce qui était normal, mais tout au fond de sa phrase Amy perçut une autre forme de gratitude, quelque chose qui venait du cœur. En effet, la vielle femme semblait lui montrer de la reconnaissance vis à vis du fait qu'elle était amie avec sa petite fille. Remuant un peu le bout de son nez, l'italienne se demanda si elle avait bien compris. Il était vrai que la jeune Russe pouvait avoir un caractère déplorable, à faire fuir un escadron de la Gestapo, mais tout de même, elle devait bien avoir eut d'autres amis avant William et elle. Posant un regard sur la blonde à ses cotés, le doute envahis Amy et avec lui un élan de tristesse s'instaura dans son cœur. Étaient ils ses premiers vrais amis ? Les seuls qui avaient eut le cran de voir plus loin que l’apparente froideur de la demoiselle, qui avaient eut le courage de creuser dans la pierre qui entourait son cœur pour y découvrir une fille joviale, espiègle et chaleureuse, sincère et fidèle, une excellente amie ? C'était possible, triste, mais possible. Heureusement, eux avaient fait l'effort de ne pas s'attarder à un premier contact glacial et à présent pouvaient se vanter d'avoir à leur coté une formidable amie.


" J'crois Madame qu'il est en effet question d'ange, mais j'n'y suis pour rien, ce sont les gardiens des bonnes rencontres qui nous on fait nous rencontrer. Si vous pensez que j’apporte beaucoup à la vie d' votre p'tite fille, vous n'imaginez même pas tout ce qu'elle nous offres, elle, en retour. Elle à changée énormément d'choses dans nos vies, en mieux, et encore chaque jour elle y apporte des flots d'joie. Alors j'pense que c'est un genre d'échange de bon procédés au final, c'est comme ça qu'dois marcher l'amitié non ? Des bonnes choses apportés des deux cotés. "

Non, elle n'était pas un ange, loin de là mais la remarque l'avait touché attirant même un peu de rouge sur ses joues. Malgré tout elle s'était défendue de tels compliments et pensait s'en être sortie avec brio lorsque William en rajouta une couche, certifiant que c'était grâce à elle qu'ils avaient pu devenir amis avec Erïka. L'italienne en resta sans voix, stupéfaite par l'annonce. Étais-ce vraiment ce que pensait Edge ? A ses yeux c'était entièrement de son bon fait s'ils pouvaient à présent compter Erïka parmi leur proche, et Amy lui était reconnaissante pour ça. Alors, en quoi pouvait il penser, lui, que c'était à l'itialienne à qui revenait le mérite ? Après avoir ouvert et fermé plusieurs fois la bouche, l'air perdue, elle posa directement la question à son petit ami, juste avant de s'engouffrer dans la voiture.

" Mi bello ? Pourquoi tu dis qu'c'est grâce à moi qu'on est là ? C'est surtout grâce à toi ! "


Puis ils prirent la route. Amy s'excusa d'avoir du faire se déplacer la vielle dame pour venir la chercher. Elle se sentait un peu coupable d'avoir oubliée le déménagement, et plus encore, de ne pas avoir le courage de se rendre en ville seule. Après tout, la cité avait été si longtemps sa maison. Elle en connaissait chaque recoins et pensait s'en être fait une alliée depuis le temps. Mais depuis sa rencontre avec le Road Killer, tout avait changé, et à présent elle préférait se tenir loin de l'agitation de la grande ville, à l’abri dans le fin fond de l'institut.

-« Ne t’en fais pas pour cela, Amy. Nous avons encore du temps devant nous. Rosy a tendance à me prévenir à la dernière minute de ce genre de choses, mais comme j’ai faits de même la veille… nous pouvons dire que nous sommes quittes. » Elle sourit doucement, puis jeta un coup d’œil dans son rétroviseur. « Ne soyez pas stresser avec l’arrivée des déménageurs. Quelques minutes de retard ne les tueront pas. »

Rosy ? Elle avait dit Rosy ? C'était qui ça Rosy ? Erïka ? Arquant les sourcils d'étonnement, la demoiselle réfléchit. Les deux noms n'avait pas vraiment les mêmes consonance et il était difficile d'imaginer que ce put être un sobriquet. Pourtant, à part la blonde, personne n'était vraiment apte à être la cible d'une telle appellation.Après tout c''était un peu trop féminin pour William. Regardant tour à tour la vielle femme et Erïka, l'italienne se demanda si la conductrice n'avait pas quelques problèmes de mémoire. Ça arrivait parfois avec l'âge et ça expliquerait la situation. Peut-être confondait elle sa petite fille avec quelqu'un d'autre par moment ? Sa mère ? Amy réalisa qu'elle ne savait rien au sujet de cette dernière, que son amie ne lui en avait jamais parlée et qu'elle n'avait jamais cherchée à la questionner sur le sujet, aussi il était fort possible que ce fut elle, la Rosy en question.

Lançant un regard à Erïka, Amy comprit tout de suite à sa tête qu'il ne valait mieux pas lui demander à elle d'éclaircir se mystère. Optant pour une valeur moins explosive, l'italienne se tourna vers celui qu'elle aimait, lui serrant un peu la main pour lui signaler qu'elle voulait attirer son attention, se penchant vers lui pour lui parler tout bas. William n'avait pas semblait surpris en entendant le nom être prononcé, sans doute connaissait il le secret caché derrière celui ci.

" Heu... Will ? C'est qui Rosy ? " chuchota t elle.

Puis la journée fila à toute allure. Amy n'aurait jamais pensée que ce fut si long de déménager un appartement, pourtant pas immense et dans un endroit pas vraiment éloigné. Et pourtant...

Quoi qu'il en fut, ils étaient à présent dans le nouveau logement d'Anieta. Les déménageurs étaient désormais partis et il était temps de placer tous les cartons dans leur pièce attitrée. Oui mais voilà, Amy ne connaissait pas la configuration des lieux. Aussi, afin de faire une petite pause et de palier à son manque d'informations, l'italienne demanda à la vielle dame de lui faire faire le tour du propriétaire. Ça ne prit pas bien longtemps et lorsqu'elles furent en chemin pour retrouver le duo d'amis, la mutante pu constater qu'Erîka s'était équipée d'un couvre chef des plus adorable. Enfantin certes, mais adorable. L'italienne ne se gêna pas pour le faire remarquer.

-« Tu dis ça, mais tu n’as pas vu Wiii…aaahh ! »

Wiiaaahh ?? Equarquillant les yeux, Amy pu voir son amie trébucher dans les escaliers. Laissant échapper un cri de prévention bien trop tardif, la brune tendit la main pour rattraper la jeune femme chavirant, mais constat qu'elle était bien trop loin pour la saisir. Heureusement William apparut en éclair pour rattraper la Russe. C'était incroyable la vitesse à laquelle il avait pu se déplacer, Amy l'ayant vu quelques instants avant plus loin. C'était comme... si il s'était matérialisé là. Comprenant soudain ce qui venait de se passer, l'Italienne chercha son petit ami "original" du regard, pour le voir à la même place que précédemment. Si la demoiselle aurait pu penser à cet instant qu'il n'y avait pas de secret au sujet des mutations devant Anieta, qu'elle était au courant de tout, à la tête que fit le rouquin elle comprit que ce n'était pas le cas. Réfléchissant à toute allure, Amy chercha rapidement quoi dire pour détourner l'attention, mais le mal était fait, Anieta fixait à présent un William immobile et honteux. Il était trop tard pour jouer la carte du jumeau et il était hors de question de faire croire à la vielle dame qu'elle perdait les pédales. Non, la seule solution était la vérité... mais ce n'était pas à elle de la dire.

Allant rejoindre son petit ami, glissant une main dans celle de celui ci pour le soutenir, Amy attendit à son tour les paroles de la grand mère de leur amie. Si elle hurlait aux monstres, alors, ils partiraient. Ce serait une nouvelle déception pour William qui serait à nouveau rejeté par une famille mais Amy était prête une fois de plus à faire front à ses cotés et à lui démontrer à quel point il pouvait être formidable. Mais en réalité l'italienne souhaité une autre issue, elle espérait avoir trouvée quelqu'un qui les acceptes, quelqu'un qui ne les juges pas. C'était important pour elle, mais plus encore pour William. Alors, du fond de son cœur, elle pria Anieta de ne pas juger et de comprendre. Qui sait, peut-être entendrait elle sa supplique silencieuse ?


(♥)

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MessageSujet: Re: Ensemble sinon rien [Riri/Amy/Will]   Dim 25 Nov 2012 - 8:47

“I can't tell you what your life's gonna be
Every day there's something new, it's true
A light could shine on you'”

Anieta McGowen était une femme aimable, tout simplement adorable. Elle était une véritable mère pour Erïka qui avait été élevée comme sa propre fille. Cette dernière ne pouvait qu’être reconnaissante envers la vieille femme qui avait toujours fait en sorte de lui faire mener une vie heureuse, lui offrant toute l’attention, l’amour et la tendresse dont elle avait besoin pour ainsi grandir dans un univers de bonheur. Cependant, malgré tous les efforts d’Anieta afin de protéger ses petits-enfants, elle n’avait pu empêcher un terrible drame de se produire. Elle s’en voulait de ne pas avoir pu agir, d’avoir été impuissante face à cette situation. Malheureusement, ce qui était fait était fait. Puisque les jumeaux étaient de nouveau auprès d’elle, elle comptait en prendre grand soin, refusant qu’une telle situation se produise de nouveau. Ses petits-enfants, même Will par qui elle n’était pas liée par le sang, comptaient bien plus à ses yeux que sa propre fille. Elle ne désirait plus la revoir. Elle avait commis l’irréparable. À présent, elle devait assumer ses bêtises et ses erreurs et vivre avec tout cela sur la conscience.

La vieille femme était heureuse de faire la rencontre d’Amy. Will et Erïka lui en avait parlé à de nombreuses reprises. Maintenant, elle pouvait poser les yeux sur la belle italienne et constater que ce qu’elle avait entendu était bel et bien vrai : elle semblait être un véritable petit ange, tout à fait adorable. Au cours du déménagement, elle aura la chance d’apprendre à la connaitre davantage et de découvrir comment elle avait réussis à percer l’armure qu’Erïka s’obstinait à ériger autour d’elle. Actuellement, le seul mot qui lui venait à l’esprit afin de décrire la jeune femme était ange. Elle et William étaient un couple d’anges gardiens veillant sur sa petite-fille adorée.

Toutes ces belles paroles que disaient Amy étaient véridiques. Il s’agissait du genre de chose que l’on disait avec le cœur et non avec la tête. La sincérité était l’une des choses primordiales que recherchait Erïka auprès d’une personne. Afin de faire confiance à quelqu’un, il fallait que cette personne soit honnête envers elle, que la vérité soit blessante ou non. Les tabous ne devaient pas exister. Si l’italienne était la meilleure amie de la russe, c’était bien parce qu’elle possédait un flot de qualités qu’elle appréciait à leur juste valeur. Elle la rendait heureuse et vice versa. Elles étaient là pour se soutenir l’une et l’autre, comme de véritables amies.

Une fois dans la voiture, le regard d’Erïka se posa sur le paysage extérieur. Elle ne parlait pas beaucoup, profitant plutôt du voyagement afin de se reposer, emmagasiner ses forces pour le déménagement. Ce dernier commença bien tranquillement. Dès l’arrivée des déménageurs, les jeunes s’activèrent à mettre les cartons dans le camion. Puis, une fois au nouvel appartement, il ne leur restait plus qu’à tout monter à l’étage. Cette tâche allait se révéler bien longue, mais le trio de mutant savait comment tout rendre aussi amusant qu’un jeu. Déjà, Will avait enfoncé un bonnet de Pikachu sur la tête de sa petite sœur. Cette dernière le portait fièrement, imitant par la même occasion le célèbre Pokémon. Cette journée commençait à merveille et elle se révèlera fort probablement géniale, tout ce dont avait besoin Will. Après tout, le rouquin avait passé de durs moments, ces derniers temps. Un peu de rires, de plaisanteries et beaucoup d’amour, c’était ce dont il avait besoin en cette merveilleuse journée, selon Erïka. Rien ne pouvait jeter de l’ombre sur ce bon moment. Sauf, peut-être…

Dans les escaliers, Erïka perdit pied et tomba à la renverse, chutant avec le carton qu’elle tenait en main. Afin d’empêcher la russe de tomber et se blesser, Will fit aussitôt apparaitre son clone derrière elle afin de la soutenir et ainsi éviter toute blessure. N’ayant pu la rattraper de lui-même car il était encore loin de l’adolescente, le véritable rouquin avait fait ce qu’il pensait être le mieux pour sa petite sœur. Cependant, c’était sans compter la grand-mère de celle-ci qui avait assisté à toute la scène. Le clone pris la boite des mains d’Erïka lorsque celle-ci fut de nouveau sur pied, afin de la libérer de ce poids.


-« Ça va ?? Bon sang, r'garde où tu mets les pieds Rika... Tu m'as fait peur... T'aurais pu te tuer ! »

-« Ça… ça va… C’était qu’un accident, ça arrive. Tu crois que ça m’amuse de me jeter en bas des escaliers ? Je… Merci de m’avoir rattrapé. »

La jeune fille se remettait lentement de ses émotions, tout comme Anieta. La vieille femme avait l’impression de voir double. Pourtant, elle n’était pas folle. Il y avait bel et bien deux Will. Amy s’empressa d’aller rejoindre celui qui était planté debout, un peu plus bas, dans les escaliers. Que venait-il de se passer ? Elle s’avança lentement, cherchant à comprendre cette situation inhabituelle. Portant son attention sur sa petite-fille, elle s’avança vers elle, heureuse que rien ne lui soit arrivé. Alors qu’elle descendait les quelques marches qui la séparait d’elle, Anieta réalisa doucement que Will était tout comme sa fille. En fait, elle le savait déjà, depuis un bon moment. L’institut dissimulait un bon nombre de mutants et lorsqu’elle découvrit que le rouquin en faisait partie, tout comme Erïka, elle sut alors qu’il possédait un don hors du commun. Pourtant, elle ne lui avait jamais posé de questions sur le sujet, ne souhaitant pas le mettre mal à l’aise avec cela. Et puis, qu’est-ce que cela changeait, de toute façon ? Rien du tout. Elle appréciait Will pour ce qu’il était et cela ne pourrait changer.

-« Tout va bien, Rose ? » Demanda-t-elle à sa petite-fille qui hocha la tête, silencieusement.

Puis, la vieille femme se tourna vers Will. Enfin, le clone de Will. Son regard se baladait de l’un à l’autre, analysant ce qui semblait être son pouvoir. Le clonage ? Cela lui paraissait évident. Comment cela fonctionnait-il ? Comment arrivait-il à se dédoubler si rapidement, si facilement ? Anieta était intriguée. Elle caressa doucement la joue du clone, constatant qu’il était bel et bien tangible, devant elle, comme s’il s’agissait véritablement du rouquin. Ils étaient identiques. Impossible de dire qui était le vrai et qui était le faux. C’était tout simplement incroyable.

Et alors qu’un très lourd silence c’était abattu en ce lieu, Anieta décida de le rompre. Elle devait dire quelque chose. Elle voyait bien que Will avait la tête baissée, craignant les représailles, alors qu’Amy se tenait à ses côtés attendant probablement une réaction quelconque de la vieille femme. Cette dernière ne trouvait les mots, ne savait quoi dire face à une telle merveille. Elle était impressionnée par ce don merveilleux. Combien étaient-ils à posséder de tels pouvoirs ? Des centaines ? Des milliers ? Le professeur Xavier lui avait expliqué qu’ils étaient nombreux, qu’elle en croisait dans sa vie de tous les jours, que ce soit dans la rue ou au supermarché, mais qu’elle ne le voyait pas car ils cachaient tous ce précieux secret afin de se fondre dans la masse. Mais, avec elle, il était inutile de se cacher.


-« Merci William… » Elle observa le clone, puis le véritable Will. « En fait, je ne sais pas à qui je dois m’adresser, maintenant. » Fit-elle avec un petit sourire. « Eh bien… je ne m’étais pas attendue à cela en me levant ce matin… c’est… fantastique. Quel don merveilleux… Grâce à toi, personne n’est blessé. J’ai l’impression de voir de véritable jumeaux. » Elle posa ses deux mains sur les joues du clone, l’observant sous toutes ses coutures, intriguée. « Comment tu fais cela ? Je veux dire, apparaitre comme ça ? C’est… j’ai du mal à trouver les mots…. C’est… je ne m’attendais vraiment pas à ça… Et si on montait à l’appartement pour en discuter ? Toutes ces émotions m’ont donné soif. » Elle sourit au clone, puis au rouquin.

Montant jusqu’à l’appartement, suivit d’Erïka, la vieille femme se rendit à la cuisine et fouilla quelques cartons afin de trouver celui qui contenait les verres, sans succès. Il n’avait toujours pas été monté. Cependant, il y avait la glacière, posée sur la table, qui regorgeait de bouteilles d’eau. La vieille femme s’empara de l’une d’elle et en but de longues gorgées, remettant ses idées en place. Sa petite-fille l’imita bien rapidement. Un peu d’eau fraiche n’avait jamais fait de tort à qui que ce soit !

-« J’aurais peut-être du te le dire un peu plus tôt, ça t'aurais évité une telle surprise… C’est quelque chose de normal pour moi, je n’y pensais même pas. » Fit la russe en posant ses fesses sur la table, s’adressant à son aïeule.

-« Ne t’en fais pas pour ça. Je me doutais qu’il avait un pouvoir, comme toi. C’est seulement surprenant de découvrir ce que c’est de cette façon. Je dois dire que je n’y avais pas pensé à celui-là. C’est très pratique, je dois dire. Quoi que puisse en penser la société, moi, je trouve vos pouvoirs formidables. Vous avez de la chance de les avoir, c’est un véritable cadeau du ciel ou, plutôt, de la génétique. »

Elle replaça une mèche blonde de sa petite-fille derrière son oreille avant de passer son bras autour de ses épaules afin de la serrer contre elle. Erïka profita de ce moment pour poser la tête sur l’épaule de sa grand-mère, fermant brièvement les yeux. Elle l’adorait. Anieta avait toujours les mots pour décrire ce qu’elle ressentait et savait être honnête sur ce qu’elle pensait. Elle n’avait pas honte de ses opinions et était très ouvertes d’esprit, contrairement à d’autres individus de son âge. L’adolescente se comptait chanceuse de l’avoir dans sa vie. Terriblement chanceuse.

-« Vous voulez quelque chose à boire, les enfants ? » Demanda la vieille femme au couple, lorsqu’elle remarqua que ce dernier était dans l’appartement.
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MessageSujet: Re: Ensemble sinon rien [Riri/Amy/Will]   Lun 26 Nov 2012 - 14:34

Bien. Will se sentait terriblement bien. Après un défilé de sentiments négatifs l'ayant tourmenté pendant plusieurs semaines, il se sentait de nouveau respirer, comme si le poids qui pesait sur ses épaules jusqu'à présent s'était enfin envolé. Tout ça n'était pas arrivé d'un claquement de doigts. C'était simplement grâce à son entourage qui avait pris la peine de s'occuper de lui malgré son état et qui avait cru en lui, malgré ce qu'il s'était passé. Le fait qu'Erïka ne le rejette pas lui donnait confiance et il mourait d'envie de maintenant tout révéler à Amy afin que ce sentiment de culpabilité qu'il ressentait disparaisse pour de bon et ne soit pas juste mis de côté. Mais là, tout de suite, il ne pouvait pas. Il lui faudrait attendre le soir, la fin du déménagement pour pouvoir se retrouver seul avec elle et tout lui révéler, qu'il n'y ait plus de zones d'ombre, qu'elle sache à quoi s'attendre. Oh il n'en était pas fier, il avait honte de ce qu'il avait fait même, mais il ne pouvait pas revenir en arrière. Il ne restait plus qu'à l'assumer. Bientôt, Amy saurait le fin mot de l'histoire mais pas maintenant.

Là, Will était juste heureux de voir Anieta et Amy face à face. Elles se connaissaient indirectement via Erïka et Will mais ne s'étaient encore jamais vues. Le rouquin ne craignait rien, sachant pertinemment que les deux femmes s'entendraient à merveille. Elles étaient aussi douces l'une que l'autre et débordaient de bonnes intentions. Comme prévu, tout se passa bien. La scène fit sourire le rouquin, participant à la conversation lorsqu'on l'évoqua, pour signifier qu'ils étaient loin d'avoir tout le mérite mais que c'était néanmoins grâce à Amy. Cette dernière ne semblait pas comprendre en quoi elle était responsable de cette réussite mais c'était pourtant ce que pensait le borgne. Après tout, si elle n'avait pas été amie avec la russe, si elle ne l'avait pas écouté, si elle n'avait pas passé la nuit avec, jamais Erïka n'aurait accepté Will par la suite. L'italienne avait amorcé les choses et le rouquin avait fait un effort envers l'adolescente afin de ne pas priver Amy de sa première véritable amie. C'était tout simple, tout bête et pourtant cela fonctionnait à merveille. Il n'y avait qu'à voir comment les trois amis s'entendaient désormais. Inséparables, c'était le mot.

La rencontre faite, tout le monde grimpa dans la voiture mais Amy ne pu s'empêcher de poser une question à Will qui se retourna pour lui faire face, surprit. Pourquoi disait-elle que c'était grâce à lui ? Ne voyait-elle pas la vérité en face ? Au fond, cela n'étonna pas tellement le rouquin. L'italienne ne voyait pas suffisamment ses qualités et était trop humble pour s'attribuer le mérite de tout ça. Pourtant, elle aurait pu, cela n'aurait été que la simple vérité. La regardant, il secoua doucement la tête avant de tendre la main vers elle pour lui caresser la joue
.

"J'le dis parce qu'c'est la vérité, Amy. C'toi qui est d'venue amie avec Rika en premier et facil'ment en plus ! Moi y m'a fallu des mois et encore, j'ai fait des efforts parce qu'elle était justement ton amie et que j'voulais pas qu'tu la perdes. C'toi qui a rendu ça possible, sinon j'crois qu'on se s'rait jamais supporté ! Et ça aurait été vraiment dommage... parce qu'j'suis vraiment heureux d'l'avoir comme amie ou plutôt comme soeur maint'nant. Et j'suis on n'peut plus heureux d't'avoir toi." répondit-il avec un sourire avant de s'avancer pour l'embrasser

Grimpant ensuite dans la voiture, cette dernière démarra et fit le trajet vers l'appartement. Assis l'un à côté de l'autre, le couple restait silencieux mais se tenait la main, simplement heureux d'être de nouveau comme avant. Lorsque le rouquin sentit une pression sur sa main, il tourna aussitôt la tête vers Amy, la regardant d'un air interrogatif. Elle lui chuchota alors quelques mots qui amusèrent Will. Normal que cette appellation l'étonne, elle n'était au courant de rien contrairement au borgne. Celui-ci désigna Erïka d'un geste du menton même s'il se doutait bien que sa petite amie avait compris qu'il s'agissait de la russe. Il ne voulait toutefois pas trop en dire et pas devant l'adolescente. Ce n'était pas qu'il ne voulait pas lui dire mais il ne tenait pas à rappeler de mauvaises choses à son amie
.

"J't'expliquerais plus tard." assura t-il en chuchotant à son tour, en profitant pour déposer un baiser sur la joue de l'italienne

La matinée fila à toute allure. Entre l'arrivée des déménageurs, les trajets et le déplacement des cartons, tout le monde était bien occupé. Pendant qu'Anieta faisait visiter son nouvel appartement à Amy, Erïka et Will s'occupaient des cartons encore dehors. C'est toujours en s'amusant qu'ils s'affairaient à la tâche, trouvant toujours le moyen de faire une ânerie pour préserver la bonne humeur ambiante. Malheureusement, cela n'empêcha pas Erïka de glisser dans les marches, manquant de tomber. La voyant faire même s'il était bien trop loin pour la rattraper, Will eut le réflexe de faire apparaitre son clone juste derrière la russe afin de la rattraper avant qu'elle ne se fasse mal. La tenant dans ses bras, c'est un peu affolé qu'il lui demanda si elle allait bien. Cela sonnait un peu comme un reproche mais ce n'en était pas un. Il était juste inquiet pour elle et avait craint le pire, l'espace d'un instant. Il n'avait pas réfléchit, avait agit instinctivement mais il réalisa trop tard qu'il y avait eu des spectateurs à cette scène pour le moins surprenante.

Si Erïka et Amy connaissaient les capacités du rouquin, ce n'était pas le cas d'Anieta qui ignorait même qu'il était un mutant... pour peu qu'elle sache ce qu'était un mutant. A vrai dire, il ignorait aussi qu'elle était au courant et craignait donc un rejet de sa part après avoir vu tout ça. Après tout, sa propre famille l'avait rejeté alors pourquoi pas une étrangère ? Il ne comptait plus le nombre de fois où il s'était fait traité de monstre alors qu'il n'avait pas demandé à être un mutant. Son propre père avait essayé de le tuer à cause de cette différence. Alors pourquoi Anieta l'accepterait ? Silencieux, il attendait le verdict en fixant le sol, obligé de faire face à la situation désormais. Il ne pouvait pas inventer d'excuse ou mentir, les faits étaient là.

Amy vint le rejoindre, glissant sa main dans la sienne puisqu'il avait posé le carton sur l'une des marches. Il tourna le regard vers elle, peu sûr de lui mais rassuré par sa présence. Au moins elle, elle ne le laisserait pas tomber. Les mutants n'étaient peut-être fait que pour vivre entre eux après tout ? Doucement, il serra la main qu'il tenait mais resta silencieux. Quoi dire après tout ? Un silence pesant s'était installé dans les escaliers. Heureusement, il n'y avait pas d'autres témoins.

Anieta se déplaça et Will n'osa pas lever la tête pour regarder ce qu'elle faisait. Ni l'original, ni son autre lui. Elle ouvrit enfin la bouche mais ce fut pour s'adresser à Erïka, prenant de ses nouvelles pour s'assurer que tout allait bien. Will resta silencieux, sur les nerfs, plus certain qu'il désirait attendre qu'elle lui dise quelque chose. Et s'il partait maintenant ? Au moins il ne serait pas déçu s'il n'entendait pas son verdict... Mais fuir, était-ce vraiment la solution ? Il releva soudainement le regard vers elle lorsqu'il sentit la main de la vieille femme sur sa joue, surpris qu'elle le touche. Et ce n'était pas pour le gifler. A vrai dire, il s'attendait à tout sauf aux mots qui allaient franchir ses lèvres. Elle le remerciait. L'oeil unique du rouquin s'agrandit alors tandis que celui qui était plus bas dans les escaliers faisait de même, relevant la tête par la même occasion. Avait-il vraiment entendu ça ou était-ce son imagination qui avait pris le pas sur la réalité ? Non, il avait eu trop de pensées pessimistes pour que cela provienne de son imagination, ça ne collait pas. C'était donc... la vérité ?

Muet comme une carpe -cela changeait de son flot de paroles habituels- Will se contenta de regarder Anieta, la bouche légèrement entrouverte sous le coup de la surprise. Elle semblait sincère. Mieux : elle lui souriait. Elle plaisantait, même ! Mais le plus improbable arriva par la suite. Elle utilisait des mots que Will n'avait jamais entendu dans la bouche d'un humain à propos de son pouvoir. Elle trouvait ça... fantastique ? Le rouquin se laissa tripoter, pour le moment incapable de dire ou faire quoique ce soit. Il n'arrivait même pas à répondre aux simples questions qu'elle lui posait, se contentant de la regarder avec étonnement. Elle l'acceptait alors... ? Elle ne l'insultait pas, ne le chassait pas ? Encore très émotif à cause des derniers évènements, Will laissa échapper une larme. Il n'aurait jamais cru qu'un jour, une famille l'accepterait. Cette famille qu'il s'était construit, qu'il avait rejoint. Cette famille plus proche de lui que ne l'était ceux qui étaient de son propre sang. Il avait été terrifié et maintenant il était heureux. Heureux et immensément soulagé. Toutes ces émotions contradictoires remuaient à l'intérieur de lui et il avait l'impression qu'il allait exploser.

Sans dire un mot, il attrapa la vieille femme dans ses bras et la serra contre lui, restant silencieux, laissant s'échapper ces larmes qu'il avait trop longtemps retenu. Pourquoi n'avait-il pas rencontré Anieta plus tôt ? Pourquoi n'était-elle pas sa véritable famille ? Mais peu importait désormais puisqu'il l'avait. Elle et les filles. C'était tout ce dont il avait besoin. Rien d'autre n'avait d'importance
.

"Merci..." murmura t-il simplement avant de relâcher son étreinte

Le Will qui se trouvait avec Amy pleurait aussi. Après tout, ils étaient une seule et unique personne et ces sentiments qui les habitaient étaient les mêmes. Profitant de la présence de l'italienne à ses côtés, il la prit également dans ses bras, soulagé de ne pas être rejeté une nouvelle fois. Sans la présence d'Amy, peut-être serait-il parti avant même d'entendre ce que la vieille femme avait à dire.

Le clone suivit instinctivement Anieta et Erïka maintenant qu'elles avaient rejoint l'appartement, restant quelques mètres en retrait cependant. A peine eut-il posé le pied à l'intérieur qu'il se stoppa. Les deux femmes se parlaient ou plutôt parlaient du pouvoir du rouquin. Et là encore, ce n'était pas pour dire de mauvaises choses à ce sujet. Des cadeaux du ciel ? Si seulement la population pensait comme elle... Tout le monde ne voyait pas ça comme ça, de loin pas. Souriant, le clone fit demi tour après avoir constaté que certains cartons manquaient à l'appel. Il descendit les escaliers, dépassa son autre lui et Amy puis se rendit en bas pour récupérer les cartons restant, effectuant plusieurs allers-retours
.

"J'les ai attendu tell'ment longtemps ces mots là... Tu vois, Anieta est vraiment quelqu'un d'bien, j'te l'avais dit." fit le Will original à Amy avant de lui voler un baiser

Will lui prit la main et l'entraina à sa suite, regagnant l'appartement pour rejoindre les russes. Anieta remarqua leur arrivée et leur proposa aussitôt à boire. Le rouquin hocha la tête, ayant bien besoin de souffler un peu après toutes ces émotions
.

"J'dis pas non, j'meurs de soif ! J'suis parti chercher les cartons restants, y aura plus qu'à tout installer après." répondit-il avec un léger sourire

Désormais, ils pouvaient être eux-même devant la vieille femme. Elle devait également se douter qu'Amy était une mutante mais Will préféra ne rien dire à ce propos. Ce n'était pas à lui de le faire après tout. Le clone termina de monter les cartons et apporta les verres, en donnant un à chacun
.

"Il reste plus qu'à porter un toast, j'crois. Enfin, un autre encore !" proposa t-il en riant légèrement

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MessageSujet: Re: Ensemble sinon rien [Riri/Amy/Will]   Mer 12 Déc 2012 - 17:32

C'était une belle journée. Oui, une magnifique journée où Amy pouvait profiter de la présence de ceux qu'elle aimait sans qu'aucun problème ne vienne envenimer l'ambiance. Il fallait reconnaitre que ces derniers temps, elle n'osait plus trop sortir de l'institut, les ennuis s'étant succédé à l’extérieur depuis quelques semaines.

Mais aujourd'hui, elle ne regrettait pas d'avoir quitté les murs du manoir. Elle avait enfin pu faire la rencontre d'Anieta, cette vielle femme qui avait la pris la place d'une grand mère dans le cœur du rouquin et dont l'italienne n'avait entendue que des éloges. Elle pouvait également savourer la compagnie de son petit ami à nouveau lui même et la présence de sa meilleure amie qui semblait dans un bon jour, le sourire aux lèvres, exactement comme Amy aimait la voir. Non vraiment, il n'y avait pas à dire, la journée était tout simplement, parfaite.

Bien sûr, ce n'était pas une sortie détente et le déménagement n'avait rien de reposant, mais avec le petit groupe il devenait amusant de l'effectuer. Et puis qu'importe l'activité, tant qu'ils étaient tous ensembles. La joie plein le cœur, l'italienne s'était trouvée gonflé d'entrain et se donnait à fond pour que tout se passe à merveille. Elle voulait que les choses soit faites vite pour profiter au mieux de tous, mais elle souhaitait que ce ne soit pas bâclé pour autant. Même si, au fond d'elle, elle été pressée de se retrouver seule à seule avec William, qui lui avait promis des réponses sur son état actuel et lui avait murmuré qu'il comblerait plus tard sa curiosité au sujet du petit sobriquet offert à Erïka par sa grand mère. Pour une fois, Amy était curieuse.

Si habituellement elle prenait son mal en patience, ne pressant jamais les gens à révéler les choses qu'ils n'étaient pas prêt à dire, cette fois elle voulait des réponses, jugeant avoir assez attendue. Mais pour l'heure il n'était pas temps de penser à ce genre de chose, il été préférable de profiter de l'instant présent, en compagnie des trois autres, ayant l'impression de vivre dans une petite bulle de bonne humeur.

Hélas, comme toute bulle un jour formée, celle ci était vouée à éclater à un moment ou un autre. Et ça ne manqua pas d'arriver, un peu trop tôt aux yeux de l'italienne.

Tout s'était passé très vite. Erïka passant devant elle en lui parlant, un carton dans les bras, une marche d'escalier raté, une chute qui aurait pu s'avérer fatale et... un preux chevalier se dédoublant pour sauver la situation. Sur le coup, Amy avait lâchée un petit soupir de soulagement, heureuse de voir que Edge avait réagit assez vite pour éviter un drame. Elle avait même eut un sourire en entendant la jeune russe pester de faire houspiller pour sa maladresse, peinant à remercier son sauver dans son habituel caractère ronchon. Dans le fond, la situation avait semblait normale à la dessinatrice... jusqu'à ce qu'elle réalise qu'il y avait quelque chose d'inhabituel dans le tableau. Si user leur pouvoir en présence des uns et des autres était normal pour le trio, le visage qu'affichait Anieta lui, laissait supposer qu'elle assistait à la scène pour la première fois. Comprenant que la vielle femme n'était pas au courant des dons du rouquin la demoiselle supposa que les choses risquaient de se corser.

C'est pour cette raison qu'elle allât rejoindre l'un des deux clones, celui qui était seul. Qu'allait il se passer maintenant ? Étais-ce l'heure des hurlements, des insultes, du rejet ? Amy le craignait certes, mais quelque chose en elle lui disait que cette fois, les choses pourraient être différentes. Si elle même n'avait pas connue ce genre d'attitude néfaste de la part de sa famille, elle l'avait essuyée quelques fois depuis son arrivée à New York. Et puis, elle savait ce qui était arrivé à son petit ami et elle souhaitait que pour une fois, quelqu'un lui montre qu'il avait le droit d'être aimé malgré sa différence. Aussi avait elle glissée sa main dans celle de son compagnon, une façon de l'encourager, de lui assurer qu'elle était près de lui, mais plus encore, de l'inciter à ne pas fuir, à laisser une chance à la vielle femme. Car l'italienne connaissait William mieux que personne, elle pouvait sans peine, la plus part du temps, anticiper ses pensées, ses réactions et ses craintes. Lorsqu'elle sentie la main du rouquin serrer doucement la sienne afin de puiser un peu de courage dans l'étreinte, elle comprit qu'elle avait bien fait de le rejoindre.

Cessant de respirer un instant, écrasée par le lourd silence qui s'était installé, Amy fixa Anieta, attendant sa réaction, n'ayant pas honte ni d'elle même, ni de son petit ami, ne baissant pas le regard. Cependant, quand la vielle femme ouvrit enfin la bouche, l'italienne rentra instinctivement sa tête entre ses épaules, comme si elle se tassait face à d'éventuels cris à venir. Mais ce n'est pas ce qui se produisit. Au contraire, la grand mère de leur amie semblait bien prendre la chose, plaisantant, allant même jusqu'à trouver le pouvoir du rouquin magnifique. Reprenant son souffle dans une inspiration pleine de soulagement, Amy sentit son cœur exploser de joie. Anieta venait de gagner son amour de façon éternelle et inconditionnelle. Enfin, quelqu'un avait prononcé les mots qu'il fallait.

Tournant la tête avec un sourire rayonnant, Amy fit face à William, s'attendant à le trouver tout aussi joyeux qu'elle. Pourtant il pleurait, mais pas des larmes de peine, non, une sorte de mélange de soulagement, de bonheur, de reconnaissance. Avant même que l'italienne ait pu dire quoi que ce soit, le rouquin l'enlaça et elle lui rendit son étreinte avec tout l'amour dont elle pouvait être capable.

" Tout va bien Will. Tout va bien. "

Puis la vielle femme proposa de rentrer à l'appartement. C'était incroyable, non seulement elle ne les chassait pas, mais en plus elle les conviaient à nouveau chez elle, comme si rien ne s'était passé. Il n'y avait pas de doute possible, Anieta acceptait la différence des mutants, elle les acceptait, eux. Serrant une dernière fois son petit ami, la demoiselle tendit l'oreille pour l'entendre murmurer quelques mots, avec la force de son cœur.

"J'les ai attendu tell'ment longtemps ces mots là... Tu vois, Anieta est vraiment quelqu'un d'bien, j'te l'avais dit."

"Je sais mi Bello. Et ça valait le coup d'attendre hein ? Anieta est parfaite, tout comme Rika et comme toi. Je t'aime mon amour et je suis contente qu'on soit venu ici aujourd'hui. Aller viens, je crois qu'on est attendu chez une vielle dame magique."


Relâchant le rouquin après lui avoir essuyé les larmes des joues et y avoir déposé un baiser, elle remonta les marches pour rejoindre les deux autres dans l'appartement, Amy constata que le double avait disparut. William révéla qu'il était partis terminer de monter les cartons. C'était bien celui qu'elle aimait ça, toujours prêt à rebondir, agissant rapidement et ne se laissant jamais abattre. Un petit sourire aux lèvres, l'italienne opina dans le vide. Laissant échapper une petite plaisanterie, elle alla à son tour récupérer une bouteille d'eau.

" Mine de rien, on auraient pu jouer sur l'coup des jumeaux avec les déménageurs, on auraient gagnés pas mal d'temps avec une paire de bras en plus. Pour ne pas y avoir pensé mi bello, en galantes femmes que nous sommes, on t'laisse entièrement finir ça. "

La demoiselle tira doucement la langue, taquine, sachant bien que son compagnon comprendrait que ce n'était qu'une boutade, puis avala une bonne rasade d'eau. Après tout, elle aussi pouvait à présent user de ses dons et maintenant que les déménageurs n'étaient plus là, cachée dans l’appartement, elle aurait parfaitement pu matérialiser quelque chose pour les aider. Cependant, depuis l'accident en Italie, Amy évitait de créer des choses dotées de "vie" ou encore trop grande, mis à part sa panthère dont elle doutait trouver une utilité pour déplacer des cartons. Haussant les épaules à l'idée, la jeune dessinatrice reporta son attention sur le groupe, levant un peu sa bouteille lorsque Will proposa de porter un toast.

" Au nouvel appart', à l'amitié, à l'amour, à la tolérance et à la famille. Merci à tous d'exister ! "


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MessageSujet: Re: Ensemble sinon rien [Riri/Amy/Will]   Sam 22 Déc 2012 - 3:53

Lorsque l’on était différent, il était bien difficile de se faire accepter par les autres. C’est pourquoi les gens qui avaient l’occasion de dissimuler cette différence qu’ils craignaient de révéler, le faisait. Erïka avait la chance d’avoir un pouvoir très discret. Personne ne pouvait savoir qu’elle était une mutante et encore moins quels étaient ses pouvoirs. C’était peut-être mieux ainsi. Elle pouvait se fondre dans la masse et passer pour une adolescente sans histoire. Si elle prenait le temps d’y réfléchir, elle ne saurait déterminer quel était son pire secret : son terrible passé ou son don mutant ? Probablement le premier choix. Elle préférait bien mieux clamer qu’elle n’était pas comme les autres, qu’elle possédait un pouvoir hors du commun qui lui était propre, plutôt que de parler de tout ce dont elle avait vécu à cause de sa mère. C’était une blessure bien ancrée en elle qu’elle serait incapable de rouvrir sans en souffrir davantage.

Par contre, la jeune fille avait toujours eu sa grand-mère auprès d’elle. Anieta McGowen était une vieille femme aimante et très ouverte d’esprit. Elle avait su évoluer avec le temps et voir les choses sous différents angles. Calme et posée, elle s’énervait que très rarement. Elle préférait voir les choses sous leur meilleur angle possible. C’est pour cette raison qu’elle questionna le professeur Charles Xavier lorsque celui-ci était venu cogner à sa porte, quelques années plus tôt. Elle lui avait posé d’innombrables questions afin d’en savoir davantage sur le phénomène mutant. Elle désirait comprendre au mieux ce que vivait sa petite fille. Au final, elle avait accepté sa mutation et y avait même trouvé un rôle utile lorsqu’elle faisait les courses avec elle. Impossible de se faire embobiner par des vendeurs, à présent !

Lorsqu’elle assista à la scène dans les escaliers, la vieille femme ne put en croire ses yeux. Elle se doutait bien que Will était un mutant car il vivait à l’institut, endroit strictement réservé aux personnes possédant des pouvoirs. Cependant, elle ne lui avait jamais demandé quel était son don, ne se sentant pas à l’aise de lui poser une telle question, surtout que ce n’était probablement pas son sujet favori. Maintenant, c’était avec surprise qu’elle découvrait ce qu’il savait faire. Inquiète pour sa petite fille qui était passé près d’une douloureuse chute, elle s’assura de son état avant de se tourner vers William. Elle lui affirma que son don était merveilleux, fantastique. Grace à lui, un drame venait d’être évité. Elle était heureuse qu’il ait utilisé son pouvoir afin de secourir Erïka.
Anieta serra le clone de Will dans ses bras. Elle était très affectueuse, très tactile, elle adorait être en contact avec les autres. Elle ne refusait certainement pas une étreinte d’une personne qu’elle adorait. Le jeune homme pleurait. Elle avait vu la larme couler de son œil, parcourir sa joue. Elle n’avait pas voulu le faire pleurer, mais compris qu’il s’agissait de larmes de joie. Elle tenta de le réconforter par son étreinte, lui frottant doucement le dos d’une main.

Après avoir proposé à tout le monde de monter à l’appartement afin de discuter de tout cela loin des yeux et oreilles indiscrète, la veille femme retrouva son domicile. Erïka ne tarda pas à la suivre afin de s’entretenir quelques instants avec elle. Jamais elle n’avait parlé du pouvoir mutant de son frère. Par contre, la vieille femme était loin d’être bête et avait rapidement fait le lien entre l’institut Xavier et les pouvoirs de ceux qui y résidaient. Elle était simplement restée discrète sur le sujet. Peut-être était-ce une bonne chose qu’elle découvre le pouvoir de Will de cette façon ? Cela c’était fait naturellement, sans forcer les choses.

Amy et Will entrèrent dans l’appartement. Aussitôt, Anieta leur proposa à boire, ce qu’ils ne refusèrent pas. Ils étaient, à présent, installés au milieu de cartons et meubles en tout genre. Malgré tout, cela ne les empêchaient pas d’être heureux. Ils profitaient de ce temps en famille afin de se forger de merveilleux souvenirs. Il fallait en profiter un maximum.

Amy plaisanta, avouant que cela aurait été utile de jouer sur l’idée des jumeaux identiques afin de tout déménager plus rapidement. Malgré tout, ils s’étaient bien débrouillés et il leur restait encore beaucoup de temps devant eux pour tout mettre en place. Maintenant que le clone était là, il sera plus simple de déplacer certains meubles qui n’étaient pas posés au bon endroit. Mieux vaut tard que jamais. Pour l’instant, puisque le clone s’occupait des derniers cartons, la petite famille pouvait en profiter pour porter un toast, comme Will le proposait si bien. Erïka leva sa bouteille, suivit d’Anieta.


-« Au nouvel appart', à l'amitié, à l'amour, à la tolérance et à la famille. Merci à tous d'exister ! »

-« À vous tous, mes chers enfants. Merci d’être ici. Je suis heureuse de vous connaitre et je vous souhaite à tous un merveilleux futur. »

Erïka sourit. Elle se sentait tellement bien, actuellement. Pendant un instant, elle ferma les yeux afin de profiter de ce moment, de le mémoriser afin de ne jamais l’oublier. Heureuse, la jeune fille se redressa après avoir bu l’eau restant dans sa bouteille. Posant la bouteille de plastique sur la table, elle se sentait d’attaque pour tout mettre en ordre. Le four, le réfrigérateur, tout cela était déjà installé. Elle pouvait s’occuper de tout ranger dans les armoires.

-« Alors, vous êtes prêt à passer au rangement ? » Fit la jeune fille en attrapant un carton et en le posant sur la table.

Le déménagement devait continuer. Anieta ouvrait les boites et s’assuraient qu’elles soient déposées dans la bonne pièce. Erïka, quant à elle, savait déjà où sa grand-mère désirait ranger sa vaisselle. Elle s’occupa donc de la cuisine. Elle était joyeuse, dansant pratiquement sur place alors qu’elle avait une chanson en tête. La journée ne pouvait être plus belle que cela. Elle se sentait en paix, oubliant toutes ces choses négatives qui la hantait habituellement. Jamais elle n’aurait cru avoir une aussi belle famille. Elle pensait que cela était impossible. Elle avait la preuve, à présent, qu’elle s’était trompée.


-« Est-ce que tu pourrais déposer ces deux boites dans ma chambre, au bout du couloir ? Ce serait bien aimable de ta part. » demanda Anieta à William lorsque ce dernier passa à ses côtés. « Fais attention, le contenu est fragile. »

Elle lui laissa les cartons contenant ses précieuses poupées de porcelaine dont elle faisait la collection depuis de très nombreuses années. Puis alla retrouver Amy, se trouvant un peu plus loin. Elle fouilla quelques cartons et en poussa l’un d’eux vers la jeune femme. Il contenait de nombreux albums photos en tout genre, datant de l’époque de son mariage jusqu’à ces derniers temps. Elle avait peu de photographies récentes de ses petits-enfants, mais en avait des albums et des albums consacrés à eux, datant de leur enfance. Elle désirait ranger tous ses albums dans la grande bibliothèque, mais en possédait beaucoup et un coup de main ne serait pas de refus. Après avoir posé deux boites près du meuble, la vieille femme se redressa afin de s’adresser à l’italienne.

-« Amy ? Pourrais-tu m’aider à ranger ces albums photos dans la bibliothèque, s’il te plait ? »

Elle ouvrit les deux cartons et s’empara d’un album qu’elle rangea au fond de la première tablette du meuble. Elle regardait la page couverture ou bien la reliure afin de lire l’année inscrite et ainsi le placer dans le bon ordre. Elle expliqua également à Amy comment elle désirait que ses albums soient placés afin de pouvoir s’y retrouver plus facilement lorsqu’elle désirait en consulter un.

-« Sur chaque reliure, il y a une année et un mois d’inscrit. Par exemple, celui que je tiens contient les photographies d’août à octobre 1999. J’aimerais qu’ils soient classés en ordre afin de me retrouver plus facilement dans tout cela. J’ai tellement de photos, que je n’ai pas le choix de les conserver dans de si gros albums. » Elle rit légèrement, repensant à tous ces moments qu’elle avait eu l’occasion d’immortaliser.
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William McKellen
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MessageSujet: Re: Ensemble sinon rien [Riri/Amy/Will]   Sam 22 Déc 2012 - 19:23

William se demandait s'il ne rêvait pas. Ou plutôt s'il ne cauchemardait pas. Ayant voulu préserver sa soeur d'une chute certaine, il avait réagit instinctivement, faisant fi de tout ce qui les entourait. La seule chose qui importait sur le moment était le fait qu'Erïka n'ait rien. Elle aurait pu réellement se blesser en tombant de la sorte, raison pour laquelle le rouquin l'engueulait presque, précisant qu'elle aurait pu faire attention. Bien sûr, elle ne l'avait pas fait exprès et Will savait très bien qu'elle n'y pouvait rien. Il n'était pas réellement en colère, il avait juste été inquiet de ce qui aurait pu arriver... Sa crainte se traduisant par une montée d'adrénaline et donc par un reproche qui au final n'en était pas vraiment un. Il était content et soulagé qu'elle n'ait rien. Seulement, ce sauvetage express avait fait naitre un problème jusque là inexistant. Dès à présent, Anieta prenait conscience de sa nature de mutant.

Il ignorait évidement qu'elle savait déjà qu'il était un mutant, sinon il n'y aurait pas eu mort d'homme. Mais là, il paniquait intérieurement. Physiquement, il n'en laissait rien paraître, baissant simplement la tête comme s'il avait fait quelque chose de répréhensible. Mais mentalement, c'était autre chose. Il était persuadé qu'elle allait le traiter de monstre, le rejeter et que ce beau rêve d'une nouvelle famille allait se clore alors qu'il avait à peine commencé. Il s'était fait des illusions et il était temps qu'il redescende sur Terre. Seulement, il s'était lourdement trompé. Anieta eut une réaction à l'extrême inverse, le qualifiant même de merveilleux. Avait-il bien entendu ou était-ce ce qu'il voulait entendre lui, son cerveau lui faisant donc comprendre la réaction de la vieille femme de travers ? Mais non, il ne rêvait pas. Amy lui sourit, tout comme Erïka. Tout allait bien, rien n'avait changé. Ou au contraire, quelque chose avait changé en William. Sa confiance en les êtres humains venait d'être regonflée. Il était tellement heureux, avait attendu ses mots tellement longtemps qu'il ne put empêcher les larmes de couler toutes seules. Mais il s'en moquait, il fallait que ça sorte.

Tandis qu'un des Will serait Amy contre lui, l'autre étreignait Anieta. Ces sensations de chaleurs lui faisaient du bien et il se sentit soudainement comme vidé de ses forces, comme si toute la tension avait soudainement quitté son corps. La vieille femme ne devait pas comprendre pourquoi il réagissait avec tant d'émotions mais cela lui importait peu. Peut-être qu'un jour il lui expliquerait pourquoi et lui parlerait un peu plus de son passé. Mais ce n'était pas le moment. L'heure était à la joie et non aux regrets.

Anieta et Erïka avaient rejoint l'appartement tandis que le clone était redescendu dans le but d'aller chercher les cartons restants, laissant le Will original et Amy ensemble. Bien que l'émotion était plus ou moins passée, elle continuait d'essayer de le rassurer. Que ferait-il sans elle ? Relâchant doucement son étreinte, il la regarda avec un sourire alors qu'elle essuyait ses larmes avant de l'embrasser sur la joue. Amy se remit en marche, suivit par le rouquin qui lui avait pris la main.


"C'est vrai, ça valait l'coup. J'avais un peu perdu foi en les humains... J'suis content d'faire parti d'cette famille... Qu'on en fasse parti. J'me dis qu'elle doit être un peu mutante sur les bords pour être si magique." fit-il remarquer tout en montant les marches qui les séparaient de l'appartement "Je t'aime ma belle..."

Heureusement, il n'y avait pas eu d'autres témoins qu'eux. Désormais si quelqu'un croisait les deux rouquins, ils n'auraient qu'à prétendre être des jumeaux, c'était le plus crédible même s'ils étaient exactement pareils l'un et l'autre, ayant même un oeil en moins tous les deux. Peu importait vraiment au rouquin pour le moment. Tandis que son clone s'affairait à faire des allers retours avec les cartons, l'original avait rejoins les deux femmes déjà à l'intérieur. Maintenant que l'émotion était passée, il avait eu un regain d'énergie et se sentait pousser des ailes. On pouvait bien lui dire ce qu'on voulait, plus rien ne pouvait entacher sa journée. Dans l'appartement, le petit groupe s'était réuni et Will proposa de porter un nouveau toast à cette journée riche en émotions. Amy en rajouta une couche et tout le monde leva son verre.

"A nous, tout simplement." résuma t-il avec un sourire avant de boire d'une traite son verre d'eau

Le clone avait terminé ses allers retours et le Will original alla lui filer un coup de main pour replacer correctement les meubles. Anieta lui demanda de déplacer deux cartons et les deux rouquins s'empressèrent de s'exécuter, se dirigeant cartons à la main vers la pièce indiquée. Déposant le tout au centre de la pièce, Will en ouvrit un pour voir ce qu'il contenait et éventuellement commencer à ranger. Mais à peine le carton ouvert, il le referma aussitôt. Les fameuses poupées d'Anieta... Will savait qu'elle les adorait mais il ne fallait surtout pas qu'Amy tombe dessus. Il fallait bien qu'un jour elle affronte sa peur mais il y avait eu assez d'émotions comme ça pour la journée. Calant les cartons dans un coin de la pièce, il n'y toucha plus et se dirigea vers le salon pour rejoindre les autres. Allant voir Erïka, il l'aida à terminer de ranger la vaisselle, en profitant pour lui toucher quelques mots.


"J'suis content que tu t'sois pas fait mal. J'voulais pas t'engueuler, j'étais juste inquiet. Aucun doute qu'tu tiens d'ta grand-mère pour êt' formidable comme ça ! A vous deux en deux jours, vous m'avez fait plus de bien qu'ma famille en plus d'vingt ans." lui confia t-il avec un sourire sincère

Le clone avait repéré qu'Anieta et Amy s'occupaient de ranger divers albums photos. Il ne fallait pas que l'italienne tombe sur le dernier, celui où l'on pouvait voir, entre autre, Will vêtu d'une robe. Tenant à sa virilité, le rouquin s'approcha en catimini des deux femmes, regardant ce qu'elles faisaient. Lorsqu'il remarqua qu'Amy tenait l'album photo de cette année, il le lui arracha des mains avant qu'elle n'ait le temps de l'ouvrir.


"C'est top secret, confidentiel ça ! Faudra m'passer sur le corps pour y toucher !" déclara t-il en s'enfuyant avec l'album, se mettant à l'abri derrière le canapé

Rapidement, il feuilleta le bouquin à la recherche de photos compromettantes afin de les dissimuler. Encore fallait-il qu'il les trouve avant que l'on ne l'empêche.

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MessageSujet: Re: Ensemble sinon rien [Riri/Amy/Will]   Ven 28 Déc 2012 - 22:08

Parfait, tout été parfait. Will l'aimait, Rika était sauve et surtout, Anieta ne les avaient pas rejetés. Si pour Amy, le fait que la vielle femme ait pu les repousser ne changeait pas grand chose, elle savait que c'était important pour son bien aimé que cela n'arrive pas. Ce ne fut pas le cas, heureusement, et les choses semblaient aller mieux que jamais. Pour cette raison, l'italienne souriait. Une réaction de joie sincère, de soulagement, de pur bonheur. Il lui était impossible de faire taire son euphorie alors qu'elle regagnait l'appartement de la grand mère de son amie. Aussi, lorsqu'il fut proposé de porter un toast, c'est avec un élan naturel qu'Amy leva son verre pour laisser parler son cœur. Les mots qui sortirent de sa bouche pouvaient sembler clichés, niais, naïfs et idiots, mais c'était ce qu'elle ressentait et elle ne voulait pas le taire.

Pourtant, ils ne devaient pas paraitre si sots aux oreilles des personnes présentes puisque à leur tour, les autres toastèrent en prononçant des mots fort similaires, Will allant même jusqu'à résumer la penser de sa petite amie en quelques simples termes. "A eux". Pas besoin d'en dire davantage en effet, ça voulait tout dire. Le petit quatuor représentait toute les vertus des liens humains. L'amitié, l'amour, la famille. Mais plus encore, l'entraide, la tolérance, la compassion, l'écoute. Quatre personnes d'origines différentes, d'âge différents, qui s'étaient trouvés pour se compléter les uns les autres. Si jusque là, Will et Amy n'avaient pas eut beaucoup de chance, aujourd'hui, l'italienne en était certaine, ils étaient les plus vernis de la planète.

Happée par cette pensé, Amy semblait comme ailleurs. Un sourire tendre aux lèvres, les yeux brillants, elle profitait de l'instant comme si il s'agissait d'un rêve, regardant les gens autour d'elle avec un air un peu benêt. Puis, la voix d'Anieta la ramena à la réalité. Elle avait besoin d'elle pour ranger ses albums dans la bibliothèque. Après quelques secondes à remettre ses idées en place, Amy approuva et se dirigea vers les cartons déposés devant le meuble. La vielle dame avait raison, ils étaient là pour le déménagement après tout, pas pour flâner la bouche en cœur.

Suivant les indications de la femme, Amy s'appliquait à disposer les livres de la meilleure façon possible, en prenant grand soin. C'est vrai qu'elle devait avoir un sacré paquet de photo souvenir à en juger par le poids de chaque album. Ça devait être merveilleux d'avoir ainsi immortalisé tant d'instants et de pouvoir revivre de bons moments rien qu'en regardant un cliché. L'italienne, elle, n'avait presque pas de photo. Une ancienne représentant sa famille et quatre petites superposées issue d'un photomaton où elle se trouvait en compagnie de Will. Ce n'était pas grand chose, mais elles lui étaient pourtant extrêmement précieuse, aussi comprenait elle Anieta qui souhaitait que les siennes soient parfaitement entreposées.

Continuant de ranger, la demoiselle songea qu'elle aussi, elle aimerait un jour avoir des étagères remplies de ses meilleurs moments. Oh, bien sûr, il y avait les esquisses qu'elle faisait, représentant des scène qu'elle avait vécue ou tout simplement les gens à qui elle tenait, mais la réalité du papier glacé était bien plus saisissante, plus réaliste. Fort de cette idée, l'italienne se promit de trouver un moyen de se procurer un appareil et de capturer l'image de ses proches à chaques instants précieux qu'elle voudrait conserver visuellement.

Puis, elle tomba sur l'année de naissance de son amie. Elle ne savait pas exactement la date d'anniversaire d'Erika, jugeant qu'il faudrait lui demander à l'occasion, mais savait bien calculer, et vu l'âge de son amie, c'était forcement coïncidant.


" Est-ce que je peux regarder à l'interieur ?"

La vielle Dame n'étant pas contre, l'italienne s'exécuta. Elle fut cependant suprise de voir si peu de photo de la naissance, d'autant que sur aucune d'elle n'apparaissait Anieta. Plus surprise encore, elle remarqua qu'il n'y avait pas une Erïka, mais deux ! La grand mère de son amie lui expliqua alors qu'elle avait un frère un jumeaux. Qu'il vivait d'ailleurs lui aussi à New-York. Incroyable, et Amy ne le savait même pas ! Décidément, elle avait beaucoups à apprendre sur celle qu'elle adorait tant. Et puis à présent, elle voulait aussi rencontrer son frère. Sans doute était il comme sa soeur et si c'était le cas, hors de question de passer à coté de quelqu'un comme ça. De plus, il pourrait peut-être lui confier quelques anecdotes amusantes sur Erïka. Et justement, en parlant d'anecdotes, Anieta ouvrit un autre album, datant de quelques années après celui qu'Amy était occupé à regarder. Il contenait davantage de photos des jumeaux cette fois. Curieuse, la demoiselle se rapprocha et une petite séance souvenir commença, contée par la vielle femme.

Puis, après avoir étudiée chaque photo de l'enfance de son amie et de son frère, Amy se remit à ranger. Elle arrivait doucement vers les derniers albums et donc, fatalement, vers l'année présente. De ce fait, la jeune femme ne s’intéressait plus vraiment au contenu des livrets. Après tout, elle savait à quoi ressemblait la Russe maintenant et elle jugeait que vouloir connaitre son vécu actuel par des images, alors qu'elle se trouvait près d'elle, n'était pas très polis. Si Rika souhaité lui parler de ce qu'elle vivait, elle le ferait elle même, ou elle montrerait de son propre chef les photos à Amy. Inutile de farfouiller.

C'est pour cette raison que, sans même y jeter un œil, la demoiselle allait ranger le dernier ouvrage, fière de leur travail commun avec Anieta. Cependant, elle n'eut pas le temps de déposer la dernière pièce de ce superbe rangement que Will lui arracha l'album des mains, laissant Amy un peu stupéfaite sur le coup. Les yeux grands ouvert, la bouche bée, elle le fixait sans comprendre alors que celui ci fuyait avec le butin de son rapt.

"C'est top secret, confidentiel ça ! Faudra m'passer sur le corps pour y toucher !"

Top secret ? Comment ça top secret ? Qui avait il dedans qu'elle ne devait pas voir ? Et surtout, pourquoi étais-ce son petit ami qui se mêlait de ça ? Et tout d'un coup, ce fût la révélation. Oui, c'était évident, il y avait à l’intérieur de cet album une photographie compromettante de... Will !! Maintenant qu'elle avait compris ça, elle ne pensait qu'à une chose... la voir !

S'élançant à la poursuite du fuyard, elle sauta comme une panthère vers le canapé, bras tendu, corps allongé, même Wonder woman en aurait eut des complexes de vol. Seul petit problème, la distance mal calculée... Aussi, au lieu de retomber sur la partie du canapé où les gens s’assoient, Amy se vautra sur le dossier, le ventre contre celui ci, les jambes pendant d'un coté, le haut du corps de l'autre. Si la gamelle avait sans doute était spectaculairement ridicule, elle n'en avait pas été pour autant douloureuse. Aussi, la demoiselle ne s'attarda pas en gémissements stérile, concentrée sur son objectif. Tendant les bras, elle tenta de subtiliser le livre des mains du rouquin.


" Donnes moi ça ! Y a quoi d'dans ? J'veux voir ! J'veux voir !! Si tu m'laisses regarder, je f'rai c'que tu veux ! "

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Dernière édition par Amy Grimm le Dim 20 Jan 2013 - 19:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ensemble sinon rien [Riri/Amy/Will]   Lun 14 Jan 2013 - 5:31

Rares étaient les fois où Erïka avait porté un toast dans sa vie. Elle le faisait lorsqu’elle avait une très bonne raison de le faire. Elle ne levait pas son verre pour des choses auxquelles elle ne croyait pas. Cependant, cette fois-ci, elle se sentait parfaitement concernée. Ce toast, porté par sa meilleure amie, se résumait à merveille en deux mots, prononcés par Will : « À nous. » Elle leva sa bouteille d’eau à cette famille désunie qui se reformait peu à peu. Avec le couple de mutant auprès d’elle, ainsi que sa précieuse grand-mère, Erïka ne pouvait rêver de mieux. Elle portait donc un toast à cette famille unie qu’ils formeront désormais. Pas de secrets à présent. Ils n’avaient pas à craindre quoi que ce soit les uns des autres.

Anieta était très ouverte, elle n’avait rien contre les mutants. Au contraire, elle était fascinée par eux, par leurs pouvoirs. Elle était plutôt du genre à élucider les mystères qu’elle n’arrivait pas à comprendre. Il en était de même pour ces événements terribles qui étaient arrivés à sa petite fille. Elle ne pouvait que comprendre ce qui poussait une personne à se battre pour sa vie, quitte à commettre un meurtre. Elle n’avait jamais reproché cela à Erïka. Elle était persuadée que ce genre de chose n’arrivera plus jamais. Elle ne se doutait pas, un seul instant, que les deux autres mutants en leur compagnie avaient également les mains tâchées de sang. Un jour, connaitra-t-elle la vérité ? Saura-t-elle l’accepter ?

Il était temps de passer à une nouvelle étape dans le déménagement : le rangement. Erïka s’occupa de la cuisine. Elle savait à peu près ou tout allait. Elle déballait chaque carton un à un et rangeait les choses au fur et à mesure. Lorsqu’elle ne trouvait pas l’endroit approprié pour un objet, elle demandait aussitôt à sa grand-mère. Elle avait commencé par remplir le frigo des nombreux aliments qu’ils avaient placés dans une grande glacière. Ainsi, ils ne risquaient pas de perdre de la nourriture, en particulier les sushis qu’ils avaient cuisinés la veille.
Alors que la jeune fille s’occupait de placer quelques couverts dans une armoire, Will arriva en renfort afin de lui donner un coup de main. À moins que ce ne soit son clone ? Elle ne saurait dire. Cependant, lorsqu’il lui adressa la parole, elle sut aussitôt qu’il s’agissait de l’original. Lorsqu’il était question d’excuse, il n’enverrait certainement pas son clone, même si techniquement ils étaient la même personne. Le mutant s’excusa de lui avoir crié dessus alors qu’elle était passée près de chuter dans les escaliers, un peu plus tôt. Il s’était inquiété pour elle et il était soulagé qu’elle soit saine et sauve, au final. Cette dernière sourit à son frère. C’était grâce à lui que le pire avait été évité.


-« Toi aussi tu es formidable. C’est grâce à toi que je ne suis pas tombée. C’est grâce à toi que je vais mieux et recommence à vivre. Une vraie famille est faite pour se soutenir, après tout. »

La jeune fille s’arrêta dans son rangement afin de serrer le rouquin dans ses bras. Elle sourit. Elle était si bien. Cependant, ce dernier ne tarda pas à s’éloigner afin de se diriger rapidement vers le salon. Que se passait-il ? Erïka ne comprenait pas et décida de le suivre afin de découvrir ce qui avait attiré son attention.

Pendant qu’elle était avec Will, Anieta et Amy étaient restées dans le salon à ranger des albums photos. S’il y avait bien une chose que la vieille femme adorait, c’était bien immortaliser divers moments de sa vie et de ceux de ses proches. Elle consignait le tout en de grands albums qu’elle regardait de temps à autre, se rappelant de merveilleux souvenirs concernant son défunt mari et ses petits-enfants.

Puisqu’Amy était curieuse et lui demanda si elle pouvait regarder un album, Anieta le lui autorisa. Elle en profita également pour jeter un coup d’œil aux rares photos de naissance de ses petits-enfants qu’elle possédait. À voir la tête d’Amy, elle semblait ne pas reconnaitre les personnes présentes sur les photographies. La vieille femme lui montra donc qui était Erïka et qui était Alexïs, son frère jumeau. Ils étaient difficilement différenciable, mais pour une personne qui les connaissait si bien et qui savait lire le russe sur les minuscules bracelets qu’ils portaient au poignet, c’était un jeu d’enfant.

Anieta attrapa un autre album, plus récent, qu’elle ouvrit. Elle parcouru quelques pages avant de montrer une photo de sa petite fille. Elle était assise devant un bureau, en train de faire ses devoirs. Alexïs était à ses côtés et s’amusait à l’embêter. C’était une photographie prise il y bien longtemps par la vieille femme. Les enfants devaient avoir neuf ou dix ans, sans plus. C’était avant la mort de leur grand-père.


Spoiler:
 

-« À cette époque, les jumeaux avaient un peu moins de dix ans. Erïka tentait de faire ses devoirs, mais son frère n’arrêtait pas de l’embêter. Ils étaient très amusants à voir. Par contre, elle, elle ne trouvait pas ça drôle du tout. Alors, pour se venger, elle se leva au milieu de la nuit pour aller gribouiller au feutre sur le visage de son frère. Je ne te dis pas la dispute au réveil. » Elle laissa échapper un petit rire. Même les disputes entre ses petits-enfants lui semblaient bien amusantes comparativement aux années qu’elle avait passé sans eux.

La vieille femme montra d’autres photos à Amy avait de se remettre à ranger les albums. Elle n’en avait qu’un seul qui relatait les bons moments qu’elle avait pu passer lors des trois années d’absence des jumeaux. Il y avait trois albums plus récents, dont l’un qui datait de cette année. Visiblement, cet album que tenait à présent la jeune femme attirait Will qui se jeta dessus et lui vola avant de se jeter de l’autre côté du canapé. Erïka avait suivi la scène des yeux, sans un mot. Pourquoi faisait-il cela ? Le rouquin affirma que le contenu de l’album photo était top secret et qu’il faudrait lui passer sur le corps pour en regarder le contenu. Qu’y avait-il à l’intérieur pour que cela le pousse à le dissimuler aux yeux des autres ? Il fallut un long moment, pendant lequel Amy se jeta sur son petit ami, avant de comprendre. Il cherchait la photo de la robe prise la veille ? Il ne la trouvera certainement pas là-dedans. Anieta n’avait pas eu le temps de la faire développer, elle était toujours dans l’appareil photo. Justement, la jeune fille alla chercher l’appareil numérique dans le sac à main de sa grand-mère. Elle s’approcha du couple et les photographia. On voyait parfaitement Will, accroupi derrière le canapé, cherchant frénétiquement la photo alors qu’Amy avait les bras tendu dans le but d’attraper l’album. Puis, sous les rires de sa grand-mère, Erïka s’approcha du canapé et attrapa Amy par le bras.


-« Viens avec moi. »

Sans demander l’avis de l’italienne, elle entraina celle-ci dans la salle de bain. Après avoir refermé et verrouillé la porte, la jeune fille pris le temps de visionner les photos présentes sur l’appareil, afin de trouver celle de Will. Ce ne fut pas très long qu’elle mit la main sur ce qu’elle cherchait, un grand sourire satisfait planant sur ses lèvres.

-« Tu veux savoir le truc totalement ridicule que Will tente de cacher ? Eh bien voilà. »

Elle montra à la jeune femme la fameuse photographie où Will portait l’une des vieilles robes d’Anieta. C’était tout simplement hilarant. Maintenant, Amy pouvait comprendre pourquoi le rouquin cherchait à tout prix à mettre la main sur l’image avant que quelqu’un ne la voit. Cependant, contrairement à ce qu’il pensait, elle se trouvait toujours sur l’appareil photo de la vieille dame.

Une fois l’œuvre montrée, la jeune fille quitta la salle de bain, rapidement, dans le but de ranger l’appareil photo en lieu sûr, dans le sac à main d’Anieta. Personne n’ira le chercher là et c’était mieux ainsi. Il ne fallait pas que l’image soit supprimée avant d’être imprimée, non ?

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MessageSujet: Re: Ensemble sinon rien [Riri/Amy/Will]   Dim 20 Jan 2013 - 18:27

Will n'était pas quelqu'un de compliqué. Peu de choses suffisaient à faire son bonheur. Le simple sourire d'un ami, dormir au chaud sous une couette ou simplement être en compagnie d'Amy lui suffisait. Il ne rêvait pas d'immense maison, de serviteurs, de jet privé, de vacances au bout du monde, non. Ses désirs étaient simples et relativement réalisables. Peut-être qu'avec le temps ils évolueraient mais cela resterait dans le domaine du possible. Au moins, le satisfaire était relativement aisé. Il n'y avait qu'une chose qu'il avait cru ne jamais pouvoir obtenir à nouveau : avoir confiance en les humains. Il avait été trop déçu, trop trahi pour admettre qu'ils n'étaient pas tous comme ça. Et pourtant, Anieta venait de réaliser l'impossible. A elle seule, elle l'avait fait relativiser. Sa simple réaction avait redonné espoir au rouquin qui n'aurait jamais cru être finalement accepté par celle qu'il considérait comme sa famille malgré son statut d'humaine. Un rejet aurait été dévastateur. Elle l'acceptait comme il était, malgré qu'il soit un ex sans abri, malgré qu'il soit un voyou, malgré qu'il ait la bagarre dans le sang, malgré que sa façon de parler soit déplacée, vulgaire et incompréhensible, malgré qu'il soit un mutant. Cette fois, il en était certain, il pouvait se reposer sur cette famille qu'il avait rejoint et il était on ne peut plus heureux qu'Amy soit là pour constater ça avec lui.

Une fois le toast célébré pour fêter cette nouvelle famille qui s'entendait si bien, chacun vaquait à ses occupations. Will aidait Erïka dans la cuisine tandis que son clone s'occupait d'apporter les derniers cartons et de les disposer dans les bonnes pièces avant de rejoindre Anieta et Amy qui rangeaient les albums photos. Le rouquin en profita pour toucher un mot à sa soeur, admettant qu'il n'aurait pas dû lui faire de reproche mais que l'inquiétude avait parlé à sa place. Après tout, ce n'était pas comme si elle avait fait exprès de se jeter dans les escaliers. Utiliser son pouvoir était naturel chez Will, même lorsqu'il vivait dans la rue. Et depuis qu'il vivait à l'Institut, il l'utilisait davantage, surtout depuis qu'il travaillait pour Emma. C'était devenu une extension de lui qui était presque toujours présente même si rarement au même endroit. Pouvoir faire deux choses en même temps à deux endroits différents, tout le monde en rêvait... pour Will c'était possible.

Erïka lui assura qu'il n'y avait pas de mal, au contraire et le remercia. Ses simples mots faisaient chaud au coeur du rouquin. Il se moquait que ce soit grâce à lui ou non que la jeune femme allait mieux et recommençait à vivre. Tout ce qu'il voulait, c'était que ce soit simplement le cas. La voir sourire, s'épanouir et être heureuse était pour lui une belle récompense. Bien sûr, certains problèmes étaient toujours là mais au moins, comme elle le disait si bien, ils étaient là pour se soutenir, tous ensemble.


"Tu pourras t'jours compter sur moi, Rika, t'jours. Rien n'compte plus pour moi qu'votre bonheur à tous."

Erïka lui donna une étreinte qu'il lui rendit avec joie, la serrant contre lui avant de l'embrasser sur le dessus du crâne. Cela ne faisait qu'un peu plus d'un an qu'ils se connaissaient et pourtant, il avait l'impression que cela faisait bien plus longtemps, comme s'il avait toujours fait ça. Peut-être parce que d'un certain côté, cela lui rappelait sa véritable soeur. Mais il chassa bien vite cette pensée car Erïka n'avait rien à voir avec Zoey. Même si aucun sang ne les reliait, il se sentait bien plus proche d'elle et lui accordait une confiance totale. Non, elle n'était pas une remplaçante, elle était tellement mieux que ça.

Son clone présent dans le salon remarqua qu'Amy était tombée sur l'album de l'année en cours. Puisqu'elle avait jeté un oeil à certains autres albums, il y avait le risque qu'elle y jette aussi un oeil. La photo compromettante à laquelle pensait le rouquin n'avait été prise que la veille, mais il était fort possible qu'elle y soit tout de même. Rien n'empêchait la vieille femme de la faire développer d'une façon ou d'une autre. Will ne voulait pas prendre le risque de paraitre ridicule aux yeux de celle qu'il aimait et préféra donc s'emparer de cet album photo pour être certain qu'il n'y avait rien de compromettant. Il avait l'habitude de faire le pitre, de jouer l'idiot pour amuser la galerie, mais de là à le voir en robe... il y avait des limites. Il ne l'avait fait que pour faire rire Erïka, ce qui avait parfaitement fonctionné. Will quitta Erïka, préférant laisser son clone en retrait au cas où et se jeta sur l'album dont il s'empara avant de trouver abri derrière le canapé. Il feuilleta rapidement le contenu, cherchant la fameuse photo. Amy ne voulu pas en rester là, comptant bien récupérer l'album ou en tout cas voir ce qu'il tentait de dissimuler et elle se jeta vers lui... avant d'atterrir finalement sur le canapé, ayant mal analysé la distance. Ainsi stoppée, elle ne pouvait attraper le rouquin qui se penchait comme il pouvait pour échapper à ses mains. Elle voulait voir, insistant pour qu'il lui montre, proposant même de faire ce qu'il voudrait s'il la laissait faire. C'était une proposition intéressante et l'espace d'un instant, Will cessa de feuilleter, songeant à ce qu'il pourrait demander en échange.

Alors que diverses idées toutes plus intéressantes les unes que les autres défilaient dans l'esprit du rouquin, Erïka cru bon d'intervenir et de casser ainsi toute future éventuelle demande de sa part. Will avait vu que la russe les avait photographié, son clone la regardant, mais n'avait pas réalisé toute l'importance de l'objet qu'elle tenait entre ses mains. Ce n'est que lorsque la jeune femme entraina l'italienne avec elle que le rouquin tilta. Trop tard malheureusement. La photo était encore dans l'appareil ! Foutus appareils numériques ! En moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire, les deux filles s'étaient enfermées dans la salle de bain, rendant tout accès impossible pour le borgne qui s'était précipité à leur poursuite. Ce dernier tambourinait à la porte.


"Hey !! Ouvrez ! Faut mon autorisation là, oh !!" prévint-il

Mais bien évidemment, personne ne l'écoutait et sûrement pas les deux jeunes femmes qui devaient bien rire à l'heure qu'il était. La virilité de Will venait certainement d'en prendre un coup... et Erïka l'avait privé de toute demande qu'il aurait pu formuler. Privé et humilié. Toutefois, le rouquin ne faisait ça que pour rire à l'origine. Il se moquait bien qu'Amy le voit ainsi accoutré puisqu'il ne l'avait fait que dans le but de remonter le moral de la russe, ce qui avait plutôt bien fonctionné. On pouvait le voir au sourire qu'elle arborait sur la même photo puisqu'elle était avec lui. Will pouvait bien se couper un bras si c'était pour aider l'un de ses proches ou simplement le voir sourire. Alors se vêtir d'une robe était bien peu de choses pour lui. Qui n'avait jamais fait ça de toute façon ? Néanmoins, il espérait qu'aux yeux de sa petite amie, il n'allait pas perdre son charme. Quoi de plus ridicule qu'un homme en robe après tout ?


"J'vous interdit de ... !" commença t-il avant que la porte ne s'ouvre

Erïka en sorti et se faufila jusqu'au salon pour ranger l'appareil photo. Will aurait pu l'arrêter sans problème, surtout qu'il était présent deux fois, donc ayant deux fois plus de chances de l'intercepter, mais il n'en fit rien. Après tout, il était trop tard. Amy avait déjà vu la photo compromettante. Jetant un oeil dans la salle de bain, il observa Amy qui amorçait un mouvement pour en sortir. Le rouquin l'en empêcha en se positionnant devant la sortie, jetant un oeil à Erïka, un sourire en coin, avant de pousser doucement l'italienne à l'intérieur avant d'entrer à son tour, verrouillant la porte derrière lui.


"T'en as trop vu... J'peux pas t'laisser t'en tirer maint'nant... J'vais devoir te tuer... par manque d'oxygène !" lança t-il à Amy avant de l'embrasser longuement

Il aurait pu lui prouver qu'il n'avait en rien perdu de virilité, ce n'était pas qu'il n'en avait pas envie, loin de là, mais ce n'était pas trop le moment et encore moins l'endroit. Mais il pouvait toujours le faire croire à Erïka. Il lui suffisait de ne pas mentir après tout. Le clone proche d'elle s'était désintéressé de l'appareil photo et ne faisait que regarder la jeune femme.


"Bien aimable de m'avoir laissé la place. Grâce à toi, j'ai des choses à prouver maint'nant." fit-il avec un fin sourire avant de se tourner vers Anieta "J'suis sûr que t'as une histoire croustillante sur Rika à nous raconter encore ! En attendant qu'Amy soit là pour entendre ça... j'peux faire la cuisine avec c'qu'on a ! Vous avez faim ?"

Dans la salle de bain, Will laissa finalement sa petite amie reprendre son souffle. Il se moquait bien de son honneur, mais il ne voulait pas perdre la face devant celle qu'il aimait. Il était temps de mettre les choses au clair... et de se venger ! Conservant Amy dans ses bras, Will préféra lui expliquer le pourquoi du comment tout de suite.

"En fait, c'était hier. Rika était pas au top d'sa forme et j'voulais lui remonter l'moral. Puis c'était aussi histoire d'me changer les idées. Vu qu'on était en train d'faire les cartons et que j'avais ça sous la main ben... j'l'ai enfilé ! Et voilà... J'pensais pas qu'elle s'en servirait contre moi ! Ca mérite vengeance, tu crois pas ... ? Ca t'dirait d'm'aider ? J'vais sortir... Fais la v'nir ici en prétextant c'que tu veux. J'peux t'aider à c'que ce soit pas un mensonge si tu veux. Puis j'arriv'rais par derrière et HOP ! T'en dis quoi ?" fit-il sur le ton de la confidence, assez bas

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MessageSujet: Re: Ensemble sinon rien [Riri/Amy/Will]   Dim 20 Jan 2013 - 21:08

La vie n'avait pas été tendre avec l'italienne depuis quelques années déjà. Elle lui avait pris ses parents, puis sa sœur, son beau frère, son neveu et sa nièce, plongeant Amy encore fort jeune dans la solitude. Cela n'avait pas suffit à abattre la brune qui avait gardé espoir, refusant de se replier sur elle même, s'ouvrant grandement aux autres pour palier à son absence de famille en se liant d'amitié avec ceux qu'elle rencontrait. Pourtant, même là, le sort ne l'avait pas épargné. Involontairement elle avait volée la vie à celle qui partageait sa chambre à l'école et avait du fuir son cher pays, se retrouvant une nouvelle fois seule, perdue et apeurée. N'importe qui se serait dit qu'un mauvais karma flottait au dessus de sa tête et qu'il était temps d'arrêter les frais pour adopter une vie d’ermite. Pas Amy. Avec un caractère battant et positif elle avait rejeté toute sombre idée, croyant dur comme fer que son rêve de stabilité sociale finirait par arriver. C'est comme ça qu'elle rencontra Edge et qu'elle accepta la main qu'il lui tendit à l'époque.

Maintenant, des années plus tard, assise aux cotés de la vielle femme Russe, regardant une photo de l'enfance de sa meilleure amie en entendant au loin celui qui était devenu l'amour de sa vie, la demoiselle était sûre d'une chose : elle avait enfin atteint son idéal. Elle n'avait plus peur d'être seule et même si l'angoisse de perdre ceux qu'elle aimait était toujours présente en son cœur, elle savait que la vie décidait désormais de s'excuser pour ce qu'elle lui avait fait subir et qu'elle lui offrait enfin sa part de bonheur.

Car heureuse, elle l'était en cet instant précis, c'était chose certaine. Un sourire attendris aux lèvres, elle dodelinait un peu de la tête en toisant l'image d'une Erïka miniature en plein drame enfantin. Ce que les jumeaux pouvaient être mignons. La mutante eut un instant une pensé pour les défunts enfants de sa sœur. D'eux, elle n'avait qu'une seule photo qu'elle trimbalait toujours avec elle comme un précieux trésor. Dessus avait était immortalisé un bête instant de vie quotidienne mais qui rappelait à Amy, à chaque fois qu'elle y jetait un regard, de délicieux souvenir plein de chaleur. Aussi, était elle sûre que c'était le sentiment qui envahissait Anieta au moment où cette dernière commenta le cliché. Le rire léger de la vielle dame le lui confirma, arrachant à l'italienne un air encore plus joyeux.


"Ils sont trop adorables ! J'vois qu'Rika était d'jà terrible à c't'époque là ! Mais son frère à pas l'air tell'ment mieux en fait. Deux canailles ! Par contre, y a un truc étrange sur cette photo... elle...elle fait ses devoirs !!! Un tel cliché c'est comme de l'or à l'état brut. "

La demoiselle fit un clin d’œil complice à la vielle dame, amusée à l'idée de pouvoir taquiner sa meilleure amie à l'occasion, avec cette brillante découverte. Elle s'imagina un instant la jeune Russe, studieuse, sérieuse, couinant parce qu'on l’empêchait de travailler. C'était tellement chou. Erïka était chou ! Un petit sourire au coin des lèvres, Amy tourna la tête comme pour chercher la tête blonde et lui lancer une amicale petite pique. A défaut de repérer la jeune femme, l'italienne s’apprêta à ranger le dernier album, le plus récent, celui de l'année en cours. Pourtant, le livret ne toucha jamais l'étagère, Will lui arrachant des mains pour fuir avec. Étais-ce là une façon de traiter les objets précieux des autres ? Que lui arrivait il ? Mais lorsque le rouquin prit la parole, Amy comprit. Il ne voulait pas qu'elle voit une des photos de l'album, c'était évident. Bien sûr, ça ne lui donnait que plus envie de le voir, incitant donc la mutante à courir après son petit ami, jusqu'à sauter sur le canapé à cause d'une erreur de calcul de trajectoire.

Remuant les bras pour saisir l'album, suppliant son petit ami de la laisser regarder à l’intérieur, l'amadouant même en lui promettant de faire ce qu'il voulait en échange -ce qu'elle aurait d'ailleurs fait sans discuter - la mutante n'avait qu'une idée en tête, voir le cliché secret ! Cependant, elle se figea d'un coup lorsqu'un drôle de bruit retentit, suivis d'une lumière blanchâtre. Cessant de s'agiter, l'italienne redressa la tête, cherchant l'origine de la chose.


" Clic ? Comment ça clic ?? "

Plissant le regard sur Erïka, à présent de retour dans la pièce, Amy comprit rapidement ce qui venait de se passer. Fusillant du regard l'appareil photo que tenait son amie, elle comprit que ce dernier venait de l'immortaliser dans une pause des plus ridicules, entrain de chouiner auprès de son amoureux. Elle allait en entendre parler longtemps maintenant que l'instant avait été figé à jamais. Recourbant le coin de sa bouche, la demoiselle se laissa glisser hors du canapé pour se remettre debout, le regard toujours rivé vers la blonde. Car oui, le fautif n'était pas l'appareil, mais bel et bien celle qui le tenait. Elle avait osée ! Amy n'avait baissée sa garde que quelques instants et Erïka avait profité de cette faiblesse pour la piéger. Face à une telle trahison, une petite taquinerie au sujet du sérieux scolaire de la Russe ne valait plus grand chose. Non, il fallait une vengeance bien plus grande !

Cherchant comme réagir, Amy n'eut cependant pas le temps de faire grand chose. Saisie par le bras, voilà qu'elle se faisait trainer par la paparazzi en folie, direction la salle de bain, où la blonde les enferma.


" Mais ! Il allait céder là ! J'allais pouvoir voir la photo qu'il voulait pas me mon... "

Les bruits de coups qui résonnèrent à la porte, suivis par les protestations de Will lui fit suspendre sa phrase. Pourquoi râlait il ? Après tout, c'est lui qui avait l'album. Elles elles n'avaient que...
Le regard émeraude de la mutante fit des aller retour entre sa meilleure amie et l'appareil photo qu'elle tenait entre ses mains.


-« Tu veux savoir le truc totalement ridicule que Will tente de cacher ? Eh bien voilà. »

Mais bien sûr ! C'était l'appareil qui était le gardien du secret et non l'album ! Will avait mis un peu trop de temps à le comprendre et il était maintenant dans l'incapacité de négocier le droit de regard de sa compagne. Amusée mais surtout curieuse, la jeune femme se courba en avant pour enfin découvrir la raison de tout ce remue ménage.

" Hooo ... fais voir ! "

Et là... l'incompréhension. Clignant des paupières, l'air figé, la demoiselle ne disait plus rien. Sur le coup, elle n'eut vraiment aucune réaction. Ni rire, ni choc, juste... une sorte d’hébétement. Puis, ce fut le déclic dans sa tête. Une foule de question se pressa au portillon. Étais-ce bien Will vêtu d'une robe ? Que faisait il ainsi habillé ? Et comment diable Anieta avait elle réussie à le prendre en photo ainsi ? Amy pensait pouvoir dire qu'elle connaissait son petit ami sur le bout des doigts. Elle savait qu'il était toujours le premier partant lorsqu'il s'agissait de s'amuser, souvent prêt à faire le pitre. Mais elle savait aussi qu'il avait une certaine fierté et un amour propre qui n'offrait pas le loisir à sa virilité de faire ça, "juste pour rire". Non, il y avait forcément un bonne raison là dessous. Mais pour l'instant, Amy n'y pensait pas, réalisant enfin l'étendue de ce qu'elle avait sous les yeux, éclatant finalement de rire jusqu'à ce que de petites larmes se forment au coin de ces cils. Étouffant son hilarité au creux de sa main, elle détacha son regard de la photo, à présent gravé dans sa tête de toute façon, afin de retrouver un peu de sérieux.

Pendant ce temps, Erïka décida de quitter la pièce, sans doute pour aller ranger l'appareil avant qu'Amy ne réalise qu'elle pouvait en profiter pour supprimer la photo prise juste avant. L'italienne entendit un nouveau début de protestation de Will alors que la porte s'ouvrait. Elle s'attendait à le voir courir après la blonde pour abattre sur elle tout son courroux, mais il n'en fit rien. Au contraire, il laissa la Russe s'éloigner et se glissa à son tour dans la salle de bain qu'Amy était sur le point de quitter, l'enfermant avec lui. Décidément, c'était une manie dans cet appartement de la coincer dans cette pièce. Arquant les sourcils, elle recula d'un pas, un petit sourire taquin aux lèvres. Était-ce elle qui allait devoir essuyer la vengeance de son compagnon ? Reculant jusqu'à toucher le lavabo, elle se demanda comment il allait s'y prendre. Les chatouilles semblait la meilleure attaque possible. Protégeant ses flancs, elle ne se douta pas que c'est à coup de baiser qu'il compta la punir. Lorsqu'il annonça ce qu'il comptait faire, il était trop tard pour fuir. De toute façon, la punition était bien trop agréable pour désirer lui échapper.

Ne se débattant donc pas, l'italienne passa même ses bras autour de celui qui était entrain de l'embrasser, répondant au baiser avec amour, se serrant un peu contre lui. Puis, lorsqu'il libéra ses lèvres pour prendre la parole, elle l'écouta avec attention, avide de savoir le pourquoi du comment. Car il était certain que Will allait se dépêcher de fournir une explication, ne souhaitant sans doute pas que celle qu'il aimait se fasse des idées.


" Haaa... c'était donc pour ça ! J'me doutais bien qu't'avais une bonne raison mais j'avais un peu d'mal à voir laquelle. En tout cas, c'est super sympa d'ta part d'avoir fait ça mi amor, surtout qu'vu la tête d'Rika sur l'image, ça à super bien marché. "

Amy offrit un sourire balançant entre tendresse et moquerie, l'image du garçon en robe encore bien encré dans sa tête. Voilà qu'il lui proposait de l'aider à se venger. Si d'ordinaire, la jeune femme était prête à toutes les complicités avec son acolyte de longue date, cette fois elle hésita. C'est que, sans l'intervention de leur amie, elle n'aurait peut-être jamais vue la photo. Ou tout du moins, Will ne se serait pas gêné pour réclamer quelque chose en retour. D'un autre coté, la Russe avait osée la prendre en photo entrain de supplier dans une pause comique et disposait donc maintenant d'un cliché compromettant contre elle aussi. Pour ça, elle allait devoir payer, c'était certain. Balançant la tête de gauche à droite, Amy pesa le pour et le contre avant d'opiner avec volonté. Oui, il était malin d'unir leur force pour laver un affront commun. Erïka ne pouvait pas s'en tirer si facilement et de ce fait, l'italienne acceptait de s'allier avec son petit ami.

" C'est d'accord. Mais rien d'trop méchant alors. C'est que.. j'lui en dois une pour m'avoir montré cette vision du plus bel homme d'la terre tel que je l'aurai jamais vue sans elle. Et j'mens pas, j'l'appelle parce que j'veux qu'elle vienne... j'veux vraiment qu'elle vienne ! Elle m'a flashé sans mon accord, j'vais pas laissé passer ça. "

Embrassant une nouvelle fois le rouquin, après tout il ne fallait pas manquer une occasion de gouter à ses lèvres, Amy le libéra puis se rendit jusqu'à la porte qu'elle déverrouilla. Elle lança un regard vers la douche, se demandant si il allait être possible d'attirer son amie jusqu'à celle ci, histoire de la coincer dessous et de lui offrir une saucé bien mérité pour la laver de ses vilénies. L'Italienne n'était pas sûre que cela soit possible, mais allait essayer. Et puis, dans le pire des cas, elle savait que Will tirerait une carte de sa manche. Après tout, il devait avoir bien plus envie qu'elle de se venger, sa virilité ayant été bafouée. Faisant un petit signe de tête au rouquin pour lui confirmer qu'elle était prête, elle prit une longue inspiration avant appeler avec un ton important.

" Rika ?? Tu peux v'nir s'il te plait ??"


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MessageSujet: Re: Ensemble sinon rien [Riri/Amy/Will]   Ven 25 Jan 2013 - 3:09

Faire du rangement n’était pas une activité très palpitante, il fallait bien l’avouer. Cependant, Erïka n’était pas très contrariante, à ce propos. Elle avait l’habitude de faire du rangement, du ménage, afin de s’occuper. Elle était seule dans sa chambre et pouvait donc déplacer les meubles à sa guise. Le côté gauche de la pièce lui appartenait alors que le côté droit était destiné à un futur résident qui ne s’y installera probablement jamais. Elle faisait de l’insomnie, elle dormait la majorité du temps le jour. Elle aimait le fait de pouvoir faire ce qu’elle désirait à l’heure qu’elle souhaitait. L’arrivée d’une autre personne l’obligerait à changer ses habitudes.

Quoi qu’il en soit, la jeune fille s’affairait à ranger la cuisine, pensant à tout et rien. De nombreuses pensées passaient l’une après l’autre dans son esprit. Elle était calme, silencieuse, se contentant de ranger au plus vite cette pièce. Puis, Will vint la rejoindre. Ils discutèrent un peu au sujet de ce qui s’était produit un peu plus tôt. Certes, Will l’avait brusqué, lui avait crié dessus. Elle avait compris que ce n’était que parce qu’il était inquiet, rien de plus. Il n’avait pas voulu être méchant envers elle et lui faisait maintenant comprendre. Pas rancunière envers son cher frère, la jeune fille le serra dans ses bras. Elle ne se voyait pas lui en vouloir pour s’y peu, malgré son caractère de merde.

Du bruit provenant du salon attira son attention. La jeune fille se rendit dans la pièce pour constater que Will s’était caché derrière le canapé afin de feuilleter ce qui semblait être un album photo. Amy se jeta sur le canapé dans l’espoir de pouvoir l’attraper. Le tout, sous les rires sincères et amusés d’Anieta. L’adolescente ne put résister à l’envie de prendre l’appareil photo de sa grand-mère et d’immortaliser cette scène amusante. La vieille femme sera ravie d’avoir une nouvelle photo amusante à ajouter dans son album.
Aussitôt que le flash apparu, Amy se retourna vers Erïka, fronçant les sourcils. Visiblement, cela ne lui plaisait pas de se faire ainsi photographiée. Probablement qu’elle oubliera cela dans quelques minutes. Pour l’instant, la jeune fille désirait lui montrer la fameuse image que son frère tentait tant de cacher. Elle attrapa son amie par le bras et la traina avec elle malgré ses protestations. Une fois enfermées dans la salle de bain, elle pouvait lui montrer ce que cherchait tant William. D’ailleurs, ce dernier sembla comprendre qu’il ne trouvera pas la photo puisqu’elle était sur l’appareil numérique. Il tentait d’entrer dans la pièce, mais sans succès. La porte était verrouillée.

Une fois sa mission accomplie, Erïka ouvrit rapidement la porte de la salle de bain et fila rapidement avant de se faire attraper par son frère. Elle alla ranger l’appareil, en sécurité, dans le sac de sa grand-mère. Ainsi, personne ne pourra le briser accidentellement. Pendant ce temps, Anieta plaçait des DVDs dans son meuble télé. Puisque Will et Amy semblaient profiter d’une certaine proximité dans la salle de bain et qu’elle ne voulait pas savoir ce qu’ils faisaient ou se disaient, elle alla aider sa grand-mère. Elle en profita pour brancher la télévision ainsi que le lecteur DVD. C’était bien simple, son grand-père lui avait enseigné ce genre de chose, il y a longtemps. Ainsi, lorsqu’il était absent, elle avait toujours su se débrouiller pour pouvoir écouter ses films favoris, même quand l’appareil n’était pas branché. C’était le genre de petits détails bien ordinaires auxquels on ne prêtait jamais vraiment attention et, pourtant, Erïka se souvenait toujours du moment où elle avait appris à faire telle ou telle chose. Elle essayait de conserver un maximum les souvenirs qu’elle conservait de son grand-père. Il lui manquait terriblement et elle regrettait sa mort, encore aujourd’hui.

Pendant ce temps, le rouquin demanda à Anieta si elle avait faim. Il pouvait toujours tenter de cuisiner quelque chose pendant qu’elle cherchait quelques bonnes histoires à raconter sur l’enfance de sa petite-fille. D’ailleurs, cette dernière avait pratiquement terminé de ranger la pièce. Elle devait avoir deux ou trois cartons à déballer, sans plus. Elle allait en profiter pour terminer cette tâche lorsque Will sera aux fourneaux.


-« Ce serait bien aimable de ta part, William. Tu peux fouiller un peu partout, je suis certaine que tu nous mijoteras quelque chose de délicieux. »

Ayant faim également, la jeune fille hocha la tête. Puis, elle suivit Will dans l’autre pièce afin de ranger les boites de conserve dans une grande armoire. Elle y découvrait des choses qu’elle ne savait pas de sa grand-mère. Par exemple, elle adorait les fruits en canne. Des ananas, des ananas, des cerises et encore des ananas. Par curiosité, elle jeta un coup d’œil sur la boite de métal afin de vérifier que ce n’était pas périmé. Comme ce n’était pas le cas, elle rangea le tout.

Soudainement, l’adolescente entendit la voix d’Amy l’appeler. Que se passait-il ? Pourquoi désirait-elle la voir ? Il y avait un problème, dans la salle de bain ? Le ton de sa voix l’inquiétait légèrement. Elle préférait aller voir ce qui se passait. Plaçant les deux dernières conserves de la boite dans l’armoire, elle referma la porte de celle-ci et se dirigea vers la salle de bain sans se douter du plan diabolique qui s’y tramait.


-« Qu’est-ce qui se passe ? » Demanda-t-elle en entrant dans la pièce.

Tout semblait aller bien. Rien n’était cassé, à première vue. Pourquoi l’avait-elle appelée ? La jeune fille n’allait probablement pas tarder à le savoir. Elle ne voyait pas du tout le piège dans lequel elle venait de mettre les pieds. Pourra-t-elle s’en tirer à temps ? Sûrement pas.

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MessageSujet: Re: Ensemble sinon rien [Riri/Amy/Will]   Ven 25 Jan 2013 - 17:37

Ces derniers jours avaient été remplis d'émotions en tout genre. Tristesse, colère, déni, mais aussi la joie. Et tout cela n'aurait pas été réalisable sans le soutien d'Erïka. Will avait trouvé la force de sortir de sa torpeur et d'affronter la suite des évènements grâce à elle. Ainsi, dès qu'il avait reprit son humeur habituelle, il n'avait pas manqué de tout faire pour faire plaisir à la jeune femme qui l'acceptait malgré ce qu'il avait fait. La vie de cette dernière n'était pas rose non plus mais elle conservait tout comme lui un côté joueur et enfantin. Le rouquin ne se privait donc pas pour lui jouer des tours ou pour la faire rire. Et il avait magnifiquement réussi, le soir précédent, en se grimant en femme, vêtu d'une des robes d'Anieta. Bien sûr le déguisement était succinct : il ne portait ni perruque, ni talons, ni même maquillage, juste une robe. Cependant, elle était si serrée qu'elle lui donnait un air encore plus idiot. Heureusement qu'il était fin de corpulence... sans quoi il l'aurait assurément craquée. Son but avait été atteint, Erïka riait tellement qu'elle n'était plus en mesure de respirer. Cela valait bien qu'il se ridiculise à ses yeux. Surtout si cela pouvait l'aider à apaiser son esprit tourmenté.

Mais qu'en était-il d'Amy ? Pour elle, il était prêt à tous les sacrifices, il l'avait déjà fait. Avoir du sang sur les mains ne le dérangeait pas si c'était pour la sauver. Il savait également faire le pitre pour elle, afin qu'elle reste toujours souriante. Mais de là à se mettre en robe pour la faire rire, il y avait une marge. Il ne voulait pas paraitre efféminé à ses yeux ou perdre ne serait-ce qu'un semblant de virilité. Et c'est ce qui risquait de se produire à tout moment si jamais, par curiosité, elle ouvrait l'album photo datant de cette année. Le risque était trop grand et le rouquin décida donc de s'emparer de l'album afin de mettre la photo là où elle ne la verrait jamais.

Pour le moment, il s'en sortait plutôt bien, ayant récupéré l'album d'entre les griffes de sa petite amie et cherchant frénétiquement la photo tandis qu'il s'arrangeait pour garder Amy à distance. C'était sans compter l'intervention d'Erïka qui, après avoir immortalisé l'instant, embarqua Amy avec elle pour lui montrer dieu sait quoi dans les toilettes. Will remarqua qu'elle avait toujours l'appareil photo et réalisa alors que la photo ne se trouvait pas encore dans l'album... mais qu'elle était à coup sûr encore dans l'appareil. Réalisant son erreur trop tard, il se retrouva à tambouriner contre la porte en menaçant Erïka de divers sévices si elle ne se dépêchait pas d'ouvrir la porte.

Bien entendu, la jeune femme n'en fit rien et le rouquin savait à présent que l'italienne avait vu ce qu'il ne voulait pas qu'il voit. Dès que la porte de la salle de bain s'ouvrit, Erïka s'en extirpa, filant entre les doigts d'un Will vexé. Mais plutôt que de lui courir après, il préférait montrer à sa belle qu'il n'avait en rien perdu sa virilité malgré ce petit évènement. S'il lui fallait des preuves, il était prêt à lui en fournir tout un tas ! Pour le moment, il se contentait de l'embrasser à l'abri des regards indiscrets, supposant que cela suffirait. De toute façon, ce n'était pas comme s'il avait l'opportunité de faire autre chose. Ils étaient en plein déménagement et n'étaient pas chez eux. Will voulu tout de même mettre les choses au clair avec sa petite amie qui devait se demander à quelle occasion il s'était ainsi vêtu. Au moins, elle fut compréhensive, trouvant même qu'il avait bien fait.


"J'ferais n'importe quoi pour qu'vous soyez heureuses, quitte à m'ridiculiser. M'enfin entre Rika, toi et moi, y a pas l'même rapport alors... j'voulais pas qu'tu m'vois comme ça. J'voudrais pas perdre grâce à tes yeux juste pour un truc comme ça."

Pendant ce temps, le clone de William resté à l'extérieur proposa de se rendre utile plutôt que de regarder les femmes travailler. Il se rendit donc en cuisine pour préparer quelque chose à se mettre sous la dent. Ainsi, c'était comme s'il était toujours là et ne complotait pas du tout dans une autre pièce...

Hésitant encore sur ce qu'il allait préparer, il fouilla dans les cartons pour regarder ce qu'il avait à disposition. Il ne voulait pas préparer quelque chose de trop long ou de trop compliqué et opta pour un gâteau. Puisqu'Erïka l'avait suivie et rangeait à présent des conserves de fruits en boite, le rouquin en attrapa une et la montra à distance à Anieta.


"J'peux prendre une boite de ça ?"

Une fois la réponse obtenue, il sortit le reste des ingrédients. Il trouva une boite d'oeufs et n'eut aucun mal à dénicher farine, sucre et autres ingrédients dont il avait besoin. Il trouva également les récipients, déjà au préalablement rangés par la jeune russe. En temps normal, il lui aurait demandé de l'aider, afin qu'ils fassent ça tous les deux, c'était plus amusant ainsi. Cependant, il avait un tout autre projet en ce qui la concernait. Il en faisait d'ailleurs part à Amy dans la salle de bain. Que c'était pratique de pouvoir être à deux endroits à la fois.

Il fit donc part de son plan démoniaque à Amy, bien qu'il n'entra pas dans les détails. Il voulait d'abord voir si elle acceptait de se joindre à lui. Amy sembla peser le pour et le contre puis accepta finalement de se joindre à lui. Elle aussi désirait une petite vengeance à cause de la photo prise à son insu. Au moins Will avait posé lui, pour la fameuse photo... Le rouquin hocha la tête, ravi qu'il puisse enfin se venger de sa soeur. Il se cala dans le coin de la salle de bain, se dissimulant derrière la porte non sans avoir embrassé Amy pour la remercier de son aide.


"Merci ma belle, t'es géniale ! Promis, j'lui f'rais jamais rien d'méchant, tu l'sais bien. Appelle quand tu veux, j'suis prêt !"

Amy appela aussitôt Erïka qui ne tarda pas à arriver. Will ne la voyait pas mais l'entendait marcher le long du couloir. Peu après, elle pénétrait enfin dans la salle de bain. C'était le moment. Aussitôt qu'elle fut un peu avancée dans la pièce, Will referma soudainement la porte derrière elle, bloquant ainsi la seule sortie. Il plissa l'oeil, souriant en coin. C'était l'heure de la vengeance.

"Il s'passe qu'c'est l'heure d'la punition !" lança t-il en se jetant sur sa soeur

Il la poussa vers la baignoire jusqu'à ce qu'elle tombe dedans, veillant néanmoins à ne pas lui faire mal ou qu'elle se cogne. Le but n'était pas non plus de la blesser bêtement. Il désirait simplement lui rafraichir les idées... et accessoirement tester si l'écoulement de l'eau était déjà en marche pour la baignoire. Se plaçant au dessus d'elle pour qu'elle ne puisse pas fuir, il la maintenant d'une main et de l'autre, attrapa le tuyau de douche, le dirigeant vers elle. Il demanda un peu d'aide à Amy pour qu'elle tourne le robinet et que de l'eau sorte enfin. A peine quelques secondes plus tard, Will arrosait copieusement Erïka à l'aide du pommeau qui crachait à présent une eau tiède. Le rouquin ne pouvait s'empêcher de rire, se faisant en partie mouiller lui aussi. Il finit néanmoins par se redresser après avoir coupé l'eau, libérant ainsi sa prisonnière.


"Allez, dis le "J'le ferais plus" ! C'était ton privilège, fallait pas l'montrer ! Dis le et on t'libérera, on est sympa. Pas vrai ma belle ?" fit-il en se tournant vers Amy, un sourire aux lèvres

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MessageSujet: Re: Ensemble sinon rien [Riri/Amy/Will]   Mar 5 Fév 2013 - 21:16

L'image du rouquin vêtu d'une robe flottait encore dans l'esprit de l'italienne. Si au début elle était resté perplexe face à la photo que lui avait montré sa meilleure amie, à présent, seule l'hilarité était présente. Bien sûr, elle s'était interrogé sur la raison pour laquelle son petit ami s'était ainsi affublé, mais le connaissant, elle ne doutait pas un instant qu'il en avait une excellente. La demoiselle en eut rapidement confirmation, lorsque celui qu'elle aimait lui expliqua le pourquoi du comment. Elle trouva son geste adorable, touchant, bien que le souvenir continuait de l'amuser. A coup sur il souffrait longtemps de petites boutades à ce sujet. Cependant, l'amour de sa vie semblait craindre des répercutions bien plus importantes, comme le fait qu'à présent elle ne voit plus de la même façon. Clignant des cils avec étonnement, Amy fixait son compagnon avec un air dubitatif. Comment avait il pu penser qu'une chose aussi futile puisse le disgracier à ses yeux ? C'était même le contraire, elle trouvait remarquable qu'il ait eut le cran de mettre sa fierté de coté afin de remonter le moral d'Erïka. Pour cette action, elle ne pouvait que l'aimer davantage, pour peu que cela soit possible.

" Hé bien... j'dois r'connaitre je n'pensai jamais t'voir comme ça, mais c'est pas ça qui va changer ma façon d'te voir. Je t'aime, plus qu'tout au monde et c'pas bien grave si t'aime porter des robes hein. M'enfin, me pique pas les miennes pour autant ! -taquina t elle avec un fin sourire trahissant sa plaisanterie - Plus serieus'ment, je trouve ça touchant d'voir c'que tu peux faire pour ceux qu't'aimes. Tu m'plais un peu plus à chaque jours qui passes, tu l'sais ça ? "

Pour appuyer ses propos, elle embrassa une nouvelle fois son petit ami, savourant l'échange, songeant qu'elle avait beaucoup de chance de l'avoir pour compagnon. Puis, maintenant que les choses étaient claires, Will demanda à Amy son aide pour se venger de la Russe. Ayant elle même l'intention de "punir" la blonde pour la photo qu'elle avait pris d'elle à son insu un peu plus tôt, elle se prêta au jeu, acceptant d'attirer la jeune mutante dans la salle de bain. Comme prévu, la voix d'Erïka s’enquérant de ce qui se passait ne tarda pas à précéder l'entré de la demoiselle dans la pièce.

Ni une, ni deux, elle vit son petit ami se jeter sur la blonde sans même lui laisser le temps de pré-sentir le piège. Rapidement, il entraina sa victime jusqu'à la baignoire où il fit basculer la Russe avant de l'asperger d'eau froide. Le sourire aux lèvres, fière de son petit don d'actrice, la brune s'approcha du bain, assez loin pour ne pas être aspergée, mais assez prêt pour pouvoir garder un œil sur la scène. Déjà, pour ne pas en perdre une miette, mais également pour surveiller que tout se passait bien. La mutante savait que son petit ami, même si il faisait le fou, prenait bien attention a ne pas faire mal à celle qu'il considérait comme sa sœur, cependant, elle émettait un doute quant à la prudence de la blonde, réagissant parfois vivement lorsqu'elle se sentait coincée, ne réfléchissant pas forcément sous l'état de surprise.

Cependant, le rouquin semblait maitriser la situation. Aussi, Amy en profita pour s'éloigner de la baignoire, cherchant quelque chose dans un carton qu'elle avait porté dans la pièce un peu plus tôt. En extirpant une moelleuse serviette, elle retourna près des deux autres au moment où le rouquin se tournait vers elle pour la prendre à partie.

" Très sympa ! Même que si tu l'dis et qu'tu promets en plus d'plus faire d'photos qu'tu pourrais utiliser contre nous... t'auras l'droit d'te sécher dans cette serviette toute douce ! "

Afin d'appuyer ses propos et de donner encore plus envie à la Russe, Amy fit onduler la serviette devant elle, ouverte, toute prête à accueillir son amie à présent trempée.

" Aloooors ? On écoutes ! Hmmm... j'entends rien, et toi mi Bello ? "

La serviette toujours ouverte dans les mains, la mutante se pencha un peu, placée aux cotés de son petit ami, retroussant le nez et plissant les yeux, le visage éclaboussé d'un peu d'eau projetée.

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MessageSujet: Re: Ensemble sinon rien [Riri/Amy/Will]   Mar 26 Fév 2013 - 6:26

Erïka détectait peut-être les mensonges, mais n’arrivait pas à voir venir les plaisanteries jouées par ses meilleurs amis. Elle ne s’était pas méfiée une seule seconde d’Amy lorsque cette dernière l’appela depuis la salle de bain. Elle quitta la cuisine, où Will préparait quelque chose à grignoter, afin d’aller rejoindre son amie. Elle s’attendait à entrer dans la pièce constater la situation, régler le problème et retourner à la cuisine où elle pourra aider le clone de son frère. Ce dernier avait carte blanche pour concocter ce qu’il désirait et cela intriguait l’adolescente, tout comme sa grand-mère. Anieta le laissa fouiller dans les cartons et prendre la nourriture qu’il désirait. À chaque fois qu’il lui demandait quelque chose, elle lui affirmait qu’il pouvait le prendre. Elle lui faisait confiance.

Pendant ce temps, Erïka avait rejoint Amy. Que se passait-il ? Elle ne se doutait de rien jusqu’à ce que Wil surgisse derrière elle, refermant la porte. Aussitôt, l’adolescente fit volte-face. Il l’avait piégée. Elle ne pouvait plus s’enfuir. Elle tenta tout de même d’atteindre la porte, mais il lui bloquait l’accès. Impossible de sortir. C’était l’heure de la punition. Amy et Will s’étaient alliés ensemble, contre elle. Ils voulaient se venger du coup de la photo ? Pour ce qui était du rouquin, elle comprenait, mais Amy ? Pourquoi ? Will l’avait-il convaincu ? Elle n’en savait rien et ce n’était pas sa priorité pour l’instant.

Will la poussa vers la baignoire et l’adolescente tomba dedans. Elle ne pouvait plus en sortir. Elle ne pouvait plus éviter l’inévitable. À présent, elle savait ce qui l’attendait. Elle savait qu’elle punition lui réservait son frère. Quelques instants plus tard, elle fut complétement trempée par l’eau émergeant du pommeau de douche. Impuissante, la jeune fille fit ce qu’elle pouvait afin de protéger son visage grâce à ses bras. Parfois, elle tentait de jeter de l’eau sur le rouquin, mais sans grand succès. Lorsqu’elle cherchait à attraper le pommeau de douche, il profitait de sa grande taille pour le tenir hors de sa portée. Elle riait, elle criait à Will d’arrêter alors que l’eau tiède la trempait complétement. Ce fut une Erïka hilare qui quitta le bain, lorsque son frère cessa de l’arroser. Il lui fallut quelques secondes afin de reprendre son calme. Son corps était parcouru de petit frisson. Elle commençait déjà à avoir froid.

Maintenant, Will cherchait à lui faire dire qu’elle ne referait plus ce qu’elle avait fait avec la photo de la robe. Pourquoi promettre alors qu’elle savait qu’elle ne respecterait pas sa parole ? Ce ne serait pas bien, tout cela. Cependant, il y avait cette douce serviette bien chaude qui entrait en ligne de compte. Amy lui donnerait la serviette contre sa promesse. C’était très tentant tout cela. Après quelques secondes de réflexion, un sourire amusé se dessina sur les lèvres de l’adolescente.


-« Je promets de ne plus montrer à quiconque la photo de Will vêtue d’une robe. Pour le reste, je ne peux rien promettre. Ce serait mentir que de dire que je ne prendrais plus de photos compromettantes de vous... »


Soudainement, sans prévenir, elle se jeta sur Amy. Elle se fichait bien de la serviette. Sa cible était l’italienne. Elle la serra dans ses bras, tentant de la mouiller grâce à ses vêtements trempés. Elle riait, tentant de conserver son amie dans ses bras le plus longtemps possible. C’était comme un rodéo. Elle s’accrochait à elle comme une sangsue. Puis, lorsqu’elle remarqua qu’elle était à proximité du carton contenant les serviettes, elle s’empara de l’une d’elle et fila à la vitesse de l’éclair hors de la salle de bain, laissant ses amis en plan. Elle alla s’enfermer dans la pièce qui allait lui servir de chambre lorsqu’elle restera dormir chez sa grand-mère. Claquant la porte derrière elle, elle retira ses vêtements qu’elle laissa retomber au sol. Elle ne conservait que ses sous-vêtements. Après s’être enroulée dans la serviette, elle tenta de bloquer la porte en mettant deux cartons devant la porte, l’un à côté de l’autre. Elle n’avait rien d’autre sous la main. Cela allait devoir tenir pour l’instant.

Afin qu’ils ne la découvrent pas tout de suite, l’adolescente décida de se trouver une cachette. Elle opta pour le placard dans lequel elle se cacha discrètement. Elle devait retenir ses rires alors qu’elle entendait les voix d’Amy et Will, leurs pas approchant de la chambre. Allaient-ils la découvrir ? C’était certain. Allaient-ils le faire très bientôt ? C’était une toute autre question.

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MessageSujet: Re: Ensemble sinon rien [Riri/Amy/Will]   Mer 6 Mar 2013 - 13:14

Amy se moquait gentiment de lui mais à présent, Will s'en moquait. Tant qu'il ne baissait pas dans son estime ou qu'elle ne se faisait pas d'idées, elle pouvait bien rire de lui autant qu'elle le souhaitait, ce n'était pas bien important. Cependant, il n'aurait jamais cru que cette petite péripétie lui ferait gagner des points auprès de celle qu'il aimait. Il agissait à l'instinct, sur le moment, prévoyant rarement à l'avance. Lorsqu'il avait enfilé une robe pour faire rire Erïka, il n'avait pas pensé un seul instant aux conséquences. Lorsqu'il s'en était rendu compte, il avait d'abord eu peur de sa réaction mais à présent, il riait avec elle. Mieux valait en rire, il avait fait tout ça pour ça après tout, non ? Will avait sa fierté, parfois mal placée, et il n'aimait pas qu'on y touche. Mais il était prêt à faire n'importe quoi pour ses amis.

"Tu pourrais partager quand même... Pour compenser, t'en mettra une à not' retour ?"
demanda t-il en souriant, presque impatient qu'il soit déjà l'heure de rentrer

Amy ajouta qu'elle ne l'aimait que davantage en voyant ce qu'il pouvait faire pour ceux qu'il aimait. Elle était loin de se douter qu'il avait tué deux fois pour elle. La première, elle le savait mais pas la seconde. Devait-elle savoir que c'était pour elle qu'il avait fait ça, même si c'était bien involontaire de sa part ? Devait-elle le savoir tout court ? Oui, il se l'était promis. Pas de mensonges, pas de demi-vérités. Erïka l'avait accepté comme il l'était et il espérait vraiment de tout coeur qu'Amy ferait de même. Elle avait toujours été là pour lui, l'avait toujours soutenu... mais si cette fois était différente ? Il ne savait pas et cette ignorance lui faisait peur. Même si pour le moment ils s'amusaient, le rouquin n'avait pas oublié qu'il avait quelque chose d'important à dire à sa petite amie. Du coup, la seconde phrase de cette dernière le laissa un peu dubitatif. Accepterait-elle ce qu'il avait fait, justement pour elle, celle qu'il aimait ? Qui pouvait aimer un assassin ? Certes, Erïka ne l'avait pas rejeté pour tout ça mais c'était différent. Et elle serait peut-être la seule exception.


"J'ferais n'importe quoi pour toi." affirma t-il avec un bref sourire juste avant qu'elle ne l'embrasse

Mais après ce court instant de tendresse, ils ne devaient pas rester inactifs. Il était temps de se venger de la jeune russe qui leur avait à tous les deux joué un tour. Pas question de la laisser s'en tirer à si bon compte ! Will exposa donc son plan à Amy sans toutefois entrer dans les détails. Elle avait juste besoin de l'attirer à eux. C'était même plus facile qu'il ne l'aurait pensé... Erïka arriva presque dès que l'italienne la pria de venir. Elle ne se doutait sans doute pas de ce qui l'attendait derrière la porte. C'était vraiment trop facile.

Dès qu'elle fut entrée, Will ferma la porte et la poussa dans la baignoire. Puisqu'elle ne s'y attendait pas vraiment, elle n'opposa pas tellement de résistance sur le coup. Et une fois dans la baignoire, elle était coincée, Will l'empêchant d'en sortir en la maintenant d'une seule main tandis que l'autre dirigeait le pommeau de douche sur elle, répandant allégrement de l'eau tiède sur sa proie. Erïka tentait de se débattre mais sans franc succès. Will était plus fort qu'elle et vu sa position, elle manquait d'appui pour se donner une contenance. Elle ne pouvait même pas attraper le pommeau pour tenter de se défendre. Elle était vulnérable et le rouquin en profitait le plus possible. Il était en partie mouillé lui aussi vu que la jeune femme lui renvoyait un peu d'eau mais ce n'était rien comparé à elle. Il était amusant de voir que même si c'était censé être une punition, elle riait autant que son tortionnaire. Ce dernier ne tarda pas à la libérer, coupant l'eau et la laissant sortir de la baignoire. La vengeance était achevée.

Cependant, il restait un dernier point à corriger. La photo existait toujours et celle d'Amy, bien que prise récemment allait sans doute aussi être développée dans un futur proche. Ils devaient donc vérifier qu'Erïka ne leur ferait plus de mauvais tours de ce goût là. Will voulait qu'elle promette de ne plus faire quelque chose de similaire si elle voulait qu'ils la libèrent. Amy en rajouta une couche, apportant un aspect de réconfort à la proposition.


"J'entends que dalle... Ca sent la mauvaise foi !"

Erïka sembla hésiter puis promit finalement de ne plus jamais montrer la photo de Will en robe. Etait-ce suffisant ? Sans doute pas mais c'était mieux que rien. Cependant, elle refusa de promettre la suite, ayant visiblement envie de refaire des photos compromettantes du couple. Will ouvrit la bouche pour protester mais la russe fut plus rapide. En moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire, elle s'était jetée sur Amy pour la mouiller elle aussi. C'était plutôt amusant de les voir faire et le rouquin n'intervint même pas pour sauver sa belle, riant à demi devant cette soudaine vengeance. Pour une fois que ce n'était pas lui la cible... Mais lorsqu'il se décida à finalement aider sa petite amie, Erïka la lâcha et s'empara d'une serviette avant de quitter prestement la salle de bain. Will eut envie de lui courir après pour lui faire regretter son dernier geste mais à vrai dire, maintenant qu'il voyait le résultat, il en viendrait presque à la remercier. Amy n'était pas aussi mouillée que l'adolescente mais ses vêtements lui collaient désormais à la peau, les rendant presque transparents même. Cela donnait une belle idée de ce que la jeune femme dissimulait sous ses habits et le rouquin n'y était de loin pas insensible. Il l'observa un court instant puis vint la prendre dans ses bras.

"Va pas prendre froid hein... J'resterais bien là avec toi mais on a une blonde fugitive à chopper."

Will embrassa Amy non sans une certaine envie mais finit néanmoins par la lâcher. Il était temps de rattraper celle qui s'était bien moqué d'eux ! Le rouquin quitta la pièce et chercha la trace de sa soeur. Il ouvrit la première porte qui venait et fouilla à l'intérieur. Il y avait encore peu de mobilier et il n'y avait pas cinquante cachettes possibles. Elle n'était pas là. Il passa à une autre pièce... Même résultat. Finalement, il pénétra dans une nouvelle chambre et ouvrit la porte. Ou du moins, il tenta de l'ouvrir. C'était comme si la porte pesait soudainement très lourd. Que se passait-il ? Le rouquin força un peu mais pas trop, ne voulant pas endommager le tout nouvel appartement d'Anieta. Il découvrit bientôt par la faible ouverture de la porte qu'il y avait des cartons qui gênaient l'ouverture. Ce n'était donc que ça... Les cartons ne contenant que des vêtements, le borgne se permit d'y aller avec force, repoussant ainsi la porte et ce qu'il y avait derrière.

Enfin dans la chambre, il constata qu'il y avait les vêtements d'Erïka sur le sol. Elle était donc forcément là, ce qui expliquait aussi la présence des cartons juste derrière la porte, tels un barrage. Mais où s'était-elle donc dissimulée ?


"J'sais qu't'es là !" lança t-il d'une voix forte

Tout n'était pas encore installé, ce qui limitait les cachettes possibles. Elle ne pouvait être dans un des cartons mais il vérifia quand même, au cas où. Il se pencha sous le lit... personne. Il inspecta chaque recoin de la pièce en compagnie d'Amy mais ni l'un ni l'autre ne découvrit la russe. Elle ne s'était pas envolée tout de même ! Finalement, l'italienne le tira par le bras avant de lui désigner la penderie. Ils n'avaient pas encore fouillés là. Elle était forcément dedans ou alors elle avait des talents cachés en magie que lui envierait même Houdini. Souriant en coin, Will déplaça les cartons qui étaient auparavant devant la porte et les glissa jusque devant l'ouverture du placard. Ainsi, elle était à son tour coincée dans sa propre cachette. Will comptait bien faire comme s'il ignorait qu'elle était là, juste pour la faire rager.


"Bon, j'sais pas où elle est... Elle a gagné c'te manche mais pas la guerre ! On peut t'jours s'occuper des cartons en attendant. Hé, ça fait des sièges confortables comme ça, tu trouves pas ?" demanda t-il à Amy alors qu'il venait de prendre place dessus, ajoutant son poids à celui des cartons devant le placard, empêchant toute sortie possible à présent "En plus, elle a même plus d'vêtements... D'ailleurs, tu d'vrais retirer les tiens pour t'changer aussi. P't'être que tu pourrais lui emprunter des vêtements. Quoique j'sais pas si tu rentrerais d'dans ! On est bien là... On reste faire une p'tite sieste, l'temps d'se réchauffer ?"

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Amy Grimm
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MessageSujet: Re: Ensemble sinon rien [Riri/Amy/Will]   Sam 4 Mai 2013 - 0:34

Amy dodelina doucement de la tête lorsque son petit ami poussa la plaisanterie jusqu'à la taquiner sur son égoïsme vis à vis du prêt de ses robes. Ses robes ... il fallait le dire vite car la garde robe de l'italienne était bien mince et plus orienté vers des tenues chaudes, pratiques, qu'élégantes. Cependant, elle devait bien en posséder, au moins une, qu'il était bien rare de voir sur elle. Cessant le balancement de sa tête, l'italienne se fendit d'un fin sourire à l'idée de la revêtir une fois de retour à l'institut. Après tout, dans le confort de leur chambre, elle pouvait bien s'offrir le luxe de se féminisée un peu, n'y craignant ni le froid hivernal des rues, ni les regards envieux des junkies du coin. Et puis, se faire jolie pour Will était quelque chose qui la tentait bien. Aussi finit-elle par opiner avec conviction, affirmant par ce geste que oui, elle mettrait une robe une fois rentré.

Puis, elle confia à celui qui partageait sa vie à quel point son amour était un peu plus grandissant chaque jour. C'était une déclaration sincère, spontanée, venant du fond de son cœur. Elle n'attendait pas de réponse en retour, pas réellement de réaction non plus, cependant elle fut tout de même surprise de voir le regard du rouquin se perdre un instant. La brève moue qui avait orné les lèvres du jeune homme, aussi rapide fut elle, fit haussé les sourcils fins de la demoiselle. Cet air dubitatif était il le résultat de ses propos ? Doutait il de ses paroles ? Ce n'était pourtant pas dans les habitudes du borgne de remettre en question les sentiments d'Amy. Il y avait donc autre chose, quelque chose qu'elle ne comprenait pas, une incertitude qu'elle avait réveillée de par ses propos. Peut-être étais ce lié à l'état quasi catatonique dans lequel son petit ami s'était trouvé ces derniers temps. Si tel était le cas, elle aurait rapidement la réponse puisqu'il lui avait promis de tout lui confier le soir même. Préférant s'attacher au bref sourire que lui offrit le jeune homme, et au baiser qui s'en suivit, l'italienne ne posa aucune question. Feignant de n'avoir rien vue, jugeant que comme toujours, il s'ouvrirait à elle lorsqu'il jugerait le moment opportun, la demoiselle répondit au baiser avant de lui susurrer quelques mots :

" Moi aussi, je f'rai n'importe quoi pour toi mi bello, tu m'es plus précieux que tout au monde. "

L'espace de cet instant de douceur, la brunette avait oubliée qu'elle se trouvait dans la salle de bain de la grand mère de sa meilleure amie. Elle en avait d’ailleurs tout autant oubliée la Russe, qui, d'après Will, devait payer pour ses fourberies. Secouant la tête pour revenir à la réalité, Amy se rappela que le rouquin lui avait demandé son aide pour piège l’adolescente.

Solidarité amoureuse oblige, elle accepta de se prêter au jeu, attirant Erïka dans la salle de bain en minant d'avoir besoin d'elle. Et, comme elle s'y attendait, la blonde ne mit pas plus de quelques instants à arriver. Ce fut autour du rouquin d'accomplir sa part du plan de vengeance, saisissant leur "victime" pour lui offrir un petit instant rafraîchissant. Jusque là, le couple avait la situation bien en main, et l'italienne jugea que c'était le moment parfait pour jouer les maîtres chanteur. Hélas, c'était sans compter sur le caractère non coopératif de leur "otage".

"J'entends que dalle... Ca sent... "

La fin de la phrase du rouquin n'atteignit jamais les oreilles d'Amy. Sans qu'elle n'eut le temps de comprendre, la situation s'inversa et en moins de temps qu'il n'en faut pour dire "attaque", elle fut la cible d'une Erîka détrempée, désireuse de se venger à son tour. L'histoire du serpent qui se mord la queue... une ribambelle de revanches consécutive se profilait déjà à l’horizon. Mais pour l'heure, la seule que l'italienne voyait, était celle qui lui valait le déplaisir de se faire imbibée d'eau par une sangsue géante... et blonde, de surcroît. La surprise de la riposte Russe passée, Amy se mit à se tortiller comme une anguille, tentant de se dégager avant que ses vêtements soient totalement mouillés. C'était peine perdue. Le seul recours, un coup de main amical !

" Hiiiiiiii lâches moiiiii ! C'est froid ! C'est FROIIIIID ! Will, Help ! "

Lançant un regard suppliant vers son compagnon, la demoiselle constat qu'il n'était visiblement pas pressé d'intervenir, semblant même trouver la situation fort amusant. Et une vengeance à ajouter à la queue du serpent, une ! Puis, lorsque le jeune homme se décida enfin à secourir sa belle, l'agresseur prit ses jambes à son cou, son méfait largement accomplit. Amy suivit la fuite de la blonde des yeux, avant de se retourner vers son traître de partenaire. Elle laissa tomber les bras le long de son corps, tenant toujours la serviette, qui avait subit le même sort que les habits de la jeune femme. Plissant le regard elle toisa son petit ami, le laissant approcher en lui jetant un faux regard noir.

" Pfff mieux vaut tard qu'jamais ! J'te préviens, si tu r'trouves tout tes caleçons dans la baignoire un d'ces jours, faudra pas chercher d'où ça vient Judas. "

Bien sûr, c'était une menace en l'air, sa vengeance serait bien plus subtile, mais l'idée de voir son petit ami se balader les fesses nues dans tout la chambre, retournant jusqu'au dernier tiroir à la recherche d'un rescapé de la noyade, l'amusait suffisamment pour la faire sourire et de ce fait, trahir sa non colère. Elle ne savait vraiment pas faire mine d'être fâchée, pas contre Will en tout cas. Et de toute façon, il la connaissait trop bien pour ne pas déceler la supercherie.

Trop prise par la scène imaginaire qui occupait son esprit, elle ne remarqua que le jeune profitait de la situation pour admirer ses formes, l'eau ayant non seulement amoindrie l'opacité de ses vêtements, mais ayant aussi durcit sa poitrine. Ça non plus, elle ne le remarqua pas, se contentant de profiter de l'étreinte et de la chaleur de celui qu'elle aimait, lorsqu'il la saisit dans ses bras quelques instants plus tard.

"Va pas prendre froid hein... J'resterais bien là avec toi mais on a une blonde fugitive à chopper."
" Oh mais j'compte pas rester là ! C'est ma fugitive à moi aussi maintenant. "

Délaissant la serviette humide pour en attraper une sèche dans le carton, Amy l'enroula autour de son buste, avant de faire un mouvement sec de la tête, comme pour dire qu'elle était prête au combat. Suivant Will, elle se lança donc à la recherche de la Russe, se promettant de se faire pardonner auprès d'Anieta pour lui imposer, à peine installée une lessive de serviettes.

Fouillant pièces après pièces, le couple finit par débusquer le lieux où se terrait leur "proie". Il fallait dire que l'amas de carton maladroitement entassés pour bloquer la porte, et le tas d'habits trempés jonchant le sol, laissait peu de place aux doutes. Cependant, à part ces indices, il n'y avait pas de traces de la blonde à l’horizon. Alors que Will regardait sous le lit, Amy chercha derrière les rideaux. Puis, elle vit son petit ami fouiller les cartons, mais jugeant qu'il y avais peu de chance que la demoiselle ait assez rétrécit pour y entrer, l'italienne se concentra sur autre chose. L'armoire. Silencieusement, elle attrapa le bras de Will, et lui indiqua la planque d'un signe de tête. Oui, c'était certain, Erïka s'y trouvait. Lovée entre deux planches, à demie nue, enroulée d'une serviette, elle ne pouvait être ailleurs.

Une nouvelle fois, les rôles s’inversait et l'odeur de la riposte flottait dans l'air. Bien sûr, il aurait suffit aux deux jeunes gens d'ouvrir la porte du placar en criant un surprenant "BOUH" après avoir fait mine de quitter la pièce, afin d’effrayer la Russe et d'ainsi obtenir vengeance. Mais ça aurait été tellement moins amusant que ce que le rouquin semblait avoir en tête. Et comme Amy avait terriblement envie de jouer, elle aussi, elle entra sans rechigner dans son jeu.

" T'sais quoi ? T'as raison, j'devrai r'tirer tout ça, ça colle à la peau c'est super désagréable. Et puis bon, vu qu'on est qu'tout les deux, c'est pas trop grave si j'me met toute nue. Y aurait eut quelqu'un d'autre, là ça aurait vraiment été gênant mais nous deux... c'est pas pareil. Par contre, j'suis pas sûre qu'une p'tite sieste ça réchauffe vraiment, elle était glacée c't'eau ! Si ces cartons sont aussi confortables qu'ça, on pourraient peut-être les employés à aut' chose tu crois pas ? "

Bien évidement, l'italienne ne comptait pas se dévêtir, pas plus qu'elle n'envisageait sérieusement de faire de quelconques galipettes en cet endroit. Mais elle était sûre que l'esprit de la Russe était déjà en marche, elle pouvait presque entendre les rouages de son imagination se mettre en route. Et l'idée que ses meilleurs amis pouvaient faire des choses à quelques centimètres d'elle, offrant à son ouïe sur-dévellopée une première loge du spectacle, devait lui faire tirer une drôle de tête. Il était dommage que la porte du placard empêche Amy de voir ça, mais rien que l'imaginer l'amusait. Maintenant, elle se demandait combien de secondes mettrait Erïka à vouloir rapidement quitter sa cachette pour ne pas avoir à assister à la scène. Pas de chance pour elle, Will ne semblait pas décidé à la laisser sortir si facilement. Visiblement, la manche de cette taquinerie allait être pour eux... mais avec la Russe, rien n'était jamais sûr...

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MessageSujet: Re: Ensemble sinon rien [Riri/Amy/Will]   Dim 5 Mai 2013 - 17:36

Erïka était douée pour faire preuve de mauvaise foi. Encore maintenant, c’était ce qu’elle faisait. Pas question de faire une promesse qu’elle ne tiendrait pas. Elle s’obstinait donc à ne pas faire ce que son frère attendait d’elle. Après avoir été coincée dans la baignoire puis aspergée d’eau glacée, la jeune fille comptait bien se venger. Elle n’allait certainement pas céder alors qu’elle était aux mains de l’ennemi. Elle devait quitter la salle de bain avant de mourir de froid. Bien décidée à faire diversion afin de fuir, Erïka bondit sur son amie afin de la trempée tout autant qu’elle. S’emparant d’une serviette au passage, elle fuit jusque dans la chambre d’invitée où elle trouva refuge dans un placard. C’était la meilleure cachette qu’elle avait trouvée. Cependant, elle avait laissé des traces de son passage, ayant retirés ses vêtements puis laissé sur le sol de la pièce. Combien de temps s’écoulera-t-il avant qu’elle ne soit découverte ? Bien plus qu’elle ne le pensait…

Will ne tarda pas à entrer dans la pièce, en compagnie d’Amy. Ils cherchaient la jeune fille qui tentait de retenir sous souffle afin de ne pas être repérée. Elle ne se serait pas attendue à ce que le rouquin bloque la porte du placard. Il savait parfaitement bien qu’elle était là, mais elle n’allait pas lui donner la preuve qu’il attendait. Tant et aussi longtemps qu’il n’ouvrira pas cette porte, elle ne comptait pas faire acte de présence. Elle attendait que le rouquin ouvre la porte, mais ça ne venait toujours pas. Que faisait-il ? Lorsqu’il proposa à Amy de faire une petite sieste et qu’elle accepta, la jeune fille écrasa sa main contre son visage. Non, ce n’était pas possible… Il ne pouvait avoir ce genre d’idée en tête, pas maintenant. Elle n’avait pas envie d’assister même indirectement à ce genre de chose. Elle avait une trop bonne ouïe et elle n’était pas certaine de vouloir les entendre comme s’ils étaient à côté.

Erïka devait trouver une solution à ce fâcheux problème. Resserrant légèrement sa serviette autour de sa taille, elle se questionnait sur la meilleure façon de démontrer qu’elle était dans le placard. Elle aurait pu simplement ouvrir la porte et dire qu’elle était là, mais elle savait que la vengeance des deux tourtereaux sera immédiate. Puis, une petite pensée vint à son esprit. Ils n’allaient pas vraiment faire ça. Ils étaient chez Anieta et elle pouvait débarquer à tout moment dans la pièce. C’était trop risqué qu’ils se fassent ainsi surprendre. Et puis, ce ne serait pas leur genre. Erïka décida alors de rester enfermée là, tant et aussi longtemps qu’ils seront dans la pièce. Elle n’allait pas embarquer dans leur petit jeu. Elle pensait savoir parfaitement où ils voulaient en venir. Elle resta donc adossée contre l’une des parois du placard en attendant bien sagement.

Le temps passait, les minutes s’écoulaient. La porte ne s’ouvrait toujours pas et la russe commençait à perdre patience. Elle commençait à imaginer une façon de quitter cet endroit, mais s’interrompit dans sa réflexion lorsque la porte s’ouvrit finalement. Aussitôt, l’adolescente se jeta sur son frère, le serrant dans ses bras. Faute d’avoir un plan, autant improviser. Elle offrit un grand sourire à Will, s’accrochant à lui comme un bébé koala qui refusait de quitter sa mère.


-« Tu pensais vraiment que j’allais tomber dans le panneau ? »

Elle lui tira la langue avant de s’éloigner pour ramasser ses vêtements trempés. Elle jeta un coup d’œil à Amy. Elle aussi allait vouloir se venger. Erïka devait rester sur ses gardes. Quel sale coup allait-elle encore lui faire ? Impossible de deviner. C’était bien dommage qu’elle ne soit pas télépathe, ça aurait pu être utile en ce moment même. Tant pis, elle allait devoir rester méfiante tout le reste de la journée si elle ne voulait pas se faire attaquer en traitre. La jeune fille recula de quelques pas pour ne pas être à proximité de sa meilleure amie.

-« Si tu m’approches, je t’attaque à coups de vêtements mouillés ! »

Comme il était l’heure de manger, Erïka en profita pour mettre ses vêtements dans la sécheuse. Les déménageurs avaient été assez aimables pour brancher les électroménagers afin qu’Anieta n’ait pas à le faire. Ainsi, elle put faire sécher ses vêtements pendant le repas et les remis par la suite. Ce que c’était agréable de porter des vêtements tout chauds et tout secs. Erïka était maintenant prête à reprendre du service et elle aida au maximum sa grand-mère à défaire plusieurs cartons. Le temps défilait à une vitesse folle. Bientôt, il ne restait plus que quelques boites à vider. Tous les cartons vides s’entassaient dans la chambre d’amis afin de libérer un maximum les pièces principales. Erïka se chargea de les prendre et les descendre jusqu’aux bacs à recyclage situés à l’extérieur. Après avoir fait plusieurs voyagements, elle était fière de voir cet appartement pratiquement en ordre et terriblement propre. La journée avait passée à la vitesse de l’éclair. Maintenant, il était temps de rentrer. Anieta pris le temps de remercier chaleureusement tout le monde.

-« C’est très gentil d’être venus m’aider, les enfants. Merci beaucoup. Grâce à vous, je suis pratiquement installée, il ne reste que quelques petits cartons à déballer. On va s’arrêter là pour aujourd’hui, la journée a été longue. Je vais vous ramener à l’institut. »
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MessageSujet: Re: Ensemble sinon rien [Riri/Amy/Will]   Dim 5 Mai 2013 - 22:49

Même si le déménagement avait été épuisant, d'autant plus qu'il avait participé deux fois, Will n'était jamais à cours d'énergie lorsqu'il s'agissait de s'amuser. Mais là, il s'agissait d'une vengeance... ce qui était pire ! Le rouquin redoublait donc d'énergie pour se venger de la blonde qui avait osé montrer la photo où il se tenait en robe à sa petite amie. Le rouquin n'était pas fâché, ni même vexé, il s'en fichait un peu, mais il aimait bien râlait sur sa petite soeur qui prenait un malin plaisir à le faire tourner en bourrique. Sa seule crainte avait été qu'Amy se moque de lui mais ce ne fut pas le cas, elle trouva même le moyen de lui faire des compliments. Devait-il remercier Erïka pour ça ? Non car à vrai dire, l'italienne avait aussi des raisons de se venger.

Le couple rusa donc et attira la russe dans son piège. Sans défense, l'adolescente fut rapidement trempée de la tête aux pieds mais elle ne resta pas inactive dès qu'elle fut libérée. Elle se jeta sur Amy qui n'avait pourtant fait que l'attirer ici au lieu de s'en prendre au rouquin. Chacun son tour ? On dirait bien. Will n'intervint pas tout de suite pour aider sa belle, trouvant la situation amusante. Du moment que cela ne se retournait pas contre lui... Mais il aida tout de même l'italienne bien qu'il était un peu tard. A vrai dire, il n'était pas mécontent de voir que l'eau s'était incrustée sur les vêtements de sa petite amie, les rendant plus moulants. Cela mettait ses formes en valeur et le rouquin n'y était pas insensible. Là aussi, devait-il remercier Erïka ? Fallait pas abuser non plus !

Il était temps de se venger à nouveau ! Mais encore fallait-il trouver la blonde fugitive qui n'avait rien trouvé de mieux que de fuir. Deux contre un ce n'était pas équilibré ? Peu importait, le couple comptait bien se venger à nouveau. Suivant le peu d'indices qu'ils avaient, les deux mutants s'arrêtèrent dans la seule pièce où Erïka pouvait se trouver. La seule cachette possible étant le placard, Will n'eut pas trop de mal à deviner que c'était là qu'elle était cachée. Mais plutôt que d'ouvrir le placard et de la déloger tout de suite, le rouquin préféra la faire tourner en bourrique à son tour. Amy entra rapidement dans son petit jeu et il était certain que tout allait fonctionner comme sur des roulettes. Bien évidemment, ils faisaient semblant, ils n'allaient certainement pas se sauter dessus là, chez Anieta, devant Erïka. De toute façon, Will avait quelque peu mis cette idée de côté, il ne faisait donc bien que plaisanter.


"C'est vrai. D'un aut' côté, j'fais aussi un très bon coussin. T'veux tester ?"

Mais malgré leurs efforts, il n'y eut aucune réaction de la part du placard. Erïka n'était pas là finalement ? Se seraient-ils trompés ? Perplexe, Will hésita avant de faire quoique ce soit. Il interrogea Amy du regard et il se décida finalement à ouvrir le placard. A peine les portes dégagées, une blonde lui sauta dessus, le serrant dans ses bras. Elle était bien là... Etait-elle devenue sourde ou bien s'était-elle bien joué d'eux ? Quoiqu'il en soit, elle était taquine, se moquant gentiment d'eux. Elle n'était pas naïve et les avait percés à jour... Raté. Will lui offrit un câlin et la laissa aller ramasser ses vêtements. Il ne fallait pas qu'elle prenne froid non plus !

"Ben sincèr'ment.. Ouais, j'y ai cru ! Quoi, on est mauvais acteurs ??"

Erïka menaçait Amy, préférant apparemment anticiper une éventuelle vengeance. Elle avait raison de se méfier mais Will doutait que l'italienne se venge maintenant. La vengeance était un plat qui se mangeait froid, bien souvent... Mais si la russe attaquait sa petite amie, le rouquin interviendrait pour de bon cette fois.

"Si t'attaques Amy, j'te vole ta serviette, t'es prév'nue !"

Et il ne plaisantait pas. Ce n'était pas comme si voir Erïka nue allait changer quoique ce soit. C'était sa soeur après tout. Mais elle leur épargna le spectacle et tous retournèrent voir Anieta puisqu'il était l'heure de manger. Cela faisait un bien fou de se remplir l'estomac après toutes ces activités. Will ne manqua pas de donner un coup de main pour préparer à manger et débarrasser. Le repas terminé, ils poursuivirent le rangement et bientôt, tout fut à sa place ou presque. Il commençait à être tard et la vieille femme proposa de les raccompagner à l'Institut. Au moins, la journée avait été bien remplie et riche en émotions. Pour le moment, Will se sentait bien mais il n'était pas certain que cela dure. Il fit cependant l'effort de ne pas montrer ses doutes, profitant encore un peu de la compagnie d'Anieta.

"T'peux t'jours compter sur nous, Anieta. Ravi d'avoir pu êt' utile ! Puis ça nous a permis d'passer un bon moment tous ensemble !"

Le trajet jusqu'à l'Institut ne fut pas très long et déjà là, le rouquin sentait l'échéance se rapprocher dangereusement. Bientôt, il ne pourrait plus faire machine arrière. Son stress commençait à être palpable, sa main se contractant de temps à autre alors qu'il tenait celle d'Amy. Une fois arrivés, il descendit de voiture pour aller serrer Anieta dans ses bras une dernière fois. Il fallait qu'il se concentre sur les bonnes choses et la vieille femme en était une.

"Merci encore... d'être comme t'es. T'imagines pas combien ça m'a fait du bien, qu'tu m'acceptes."


Il l'embrassa sur la joue puis retourna en compagnie des deux mutants pour entrer dans le manoir. L'heure des séparations avait peut-être sonnée mais c'était à présent l'heure des confidences...

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