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 Histoire de Famille [Solo]

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Eleonnora S. Davidoff

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Date d'inscription : 18/10/2012
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Metier: Agente du SHIELD
Age : 28 Ans
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MessageSujet: Histoire de Famille [Solo]   Jeu 17 Jan 2013 - 19:00

Eleonnora avait reçu un appel, la veille. Le nom qui s’était alors affiché sur l’écran de son téléphone portable lui avait fait craindre le pire. Pourquoi son père l’appelait-elle ? Qu’avait-il de si important à lui dire ? La peur au ventre, la jeune femme s’empara de l’appareil électronique, vibrant dans sa main. Elle décrocha, puis porta le combiné à son oreille. Avec son paternel, elle devait s’attendre à tout. Rares étaient les bonnes nouvelles avec lui. S’il daignait l’appeler, ce n’était pas pour une mince affaire, cela était certain. Faisant disparaitre toute trace d’appréhension dans sa voix pour ainsi remplacer cela par de la confiance et de l’assurance, elle s’adressa à l’homme à l’autre bout du fil.

-« Bonjour, papa. »

La conversation fut très brève, à son plus grand soulagement. En peu de temps, la jeune femme appris que son père était déjà à New-York, qu’il désirait manger en tête à tête avec elle dans un chic restaurant de la ville et qu’il avait une nouvelle importante à lui annoncer. En concluant la discussion, la jeune femme ne pouvait s’empêcher d’être inquiète. Que comptait-il lui dire ? Cette question lui tourna dans la tête toute la journée. Elle ne put réussir à penser à autre chose. Elle se jeta corps et âme dans le ménage au grand complet, passant du lavage du plancher, au nettoyage des murs, puis au ménage du réfrigérateur et du garde-manger. Les minutes s’écoulaient comme des heures, jamais elle ne pensait tenir jusqu’au lendemain.

***

Eleonnora venait de garer sa voiture dans le stationnement de l’un des plus grands restaurant de la ville. Elle avait passé la journée à fouiller son garde-robe afin de trouver la robe parfaite pour l’occasion. Au final, elle avait opté pour une robe sobre, légère, arrêtant juste au-dessus de ses genoux. Elle devait éviter tout ce qui était indécent afin de bien paraitre. Elle avait sélectionné quelques accessoires en or pur qu’elle portait autour de son cou et de ses poignets. Afin de compléter le ton, elle portait des bottillons tout aussi noirs que son délicat sac à main. Ses cheveux avaient été ramenés vers l’arrière de manière esthétique, quelques mèches légèrement frisées tombant gracieusement autour de son visage.

Lorsqu’elle pénétra dans le restaurant, fut aussitôt accueillit par un jeune homme bien élégant qui la mena à la table où Sergeï Davidoff l’attendant patiemment. Le moment était venu de connaitre les raisons de ce repas. L’estomac de la jeune femme se serrait sous le stress, elle se demandait si elle serait en mesure de manger tout un plat sans être malade.
Une fois devant la table, son père se leva afin de l’accueillir d’une brève accolade maladroite, avant de se rassoir rapidement. Les relations interpersonnelles n’avaient jamais été son fort. Il avait beaucoup de mal à démontrer de l’affection à sa fille et cette dernière le savait bien.

Le repas débuta par des banalités. Ils parlèrent de travail, d’économie, d’automobile et d’armement. Ils avaient passé leur commande, leur bouteille de vin arriva bien rapidement à leur table et la jeune femme s’en servit bien rapidement une coupe. Quand est-ce que son père comptait passer au vif du sujet ? Pourquoi n’allait-il pas droit au but, comme à son habitude ? Les sujets de discussion s’enchainaient, mais Eleonnora ne savait toujours pas pourquoi elle était ici.

Lorsque les assiettes furent posées devant eux, le silence s’installa immédiatement à la table. Occupés à manger, le père et la fille semblaient chacun perdus dans leurs pensées. Ce silence était terriblement pesant. Que dire ? Que faire ? Personne ne désirait casser la glace. Le temps s’écoulait, lentement. Eleonnora commençait à perdre patience. De temps à autre, elle regardait son téléphone dans l’espoir que le travail l’appel. Ainsi, elle pourra quitter la table sans que son père ne lui pose de questions ou cherche à lui reprocher ce manque de civilité. Cependant, rien ne venait. Pour une fois qu’elle désirait plus que tout être appelée en mission, son téléphone portable restait muet.

Le repas se termina. Il était temps de passer au dessert. Ayant bien mangé, Eleonnora de commanda rien. Elle préféra se contenter de sa coupe de vin. Les jambes croisés, balayant la pièce du regard, la jeune femme attendait impatiemment que son père reçoive son dessert, le mange, puis paie la facture. Elle ne savait pas quelle était cette fameuse nouvelle importante qu’il désirait lui annoncer, mais il ne l’avait toujours pas fait. Elle commençait à se dire qu’elle s’était inquiétée pour rien. Cependant, comme pour la contredire, Sergeï brisa le silence.


-«Je crois qu’il est temps de passer à la raison de ma présence ici. J’ai une nouvelle à t’annoncer et je voulais t’en faire part face à toi. »

-« Je t’écoute. »

Elle observait attentivement son père. Elle avait peur de ce qu’il allait lui annoncer. Son estomac se nouait davantage. Elle commençait à s’inquiéter. Si son père daignait prendre un avion afin de la rencontrer, c’était bien parce qu’il s’agissait de quelque chose d’important. Serrant sa prise autour de sa coupe de vin, elle prêta une oreille attentive aux paroles de l’homme assis devant elle.

-« Il y a très longtemps, tu n’étais qu’une enfant à l’époque, j’ai… j’ai eu une liaison avec une femme. Ta mère et moi songions au divorce depuis quelques temps déjà. Je ne l’aimais plus. C’est là que j’ai rencontré Angela, une femme d’origine Russe qui vivait avec sa famille à New-York. »

Pourquoi lui parlait-il de ces vieilles histoires ? Elle savait parfaitement bien que son père n’aimait plus sa génitrice, et ce, depuis longtemps. Il était passé près du divorce à quelques reprises, mais ils avaient trop à perdre pour accepter. Il préférait laisser sa femme vivre dans le luxe, dans le manoir familial, plutôt que de devoir lui léguer ledit manoir, en plus d’une partie de sa fortune. Il évitait alors son propre domicile en travaillant d’arrache-pied pour ce qui le passionnait : l’armée.

Eleonnora restait silencieuse. Elle observait attentivement son père. Il semblait légèrement nerveux et jouait avec une cerise, posée dans l’assiette à dessert que l’on venait de lui servir. Il n’arrivait pas à rester de marbre, comme à son habitude. La jeune femme se demandait pour qu’elle raison. Il avait eu une maitresse, et puis ? Sa vie sexuelle ne la concernait pas. Il pouvait bien faire sa vie avec la femme qu’il désirait.


-« J’ai mis un terme à cette liaison lorsque j’ai réalisé que cette femme n’était pas celle que je croyais qu’elle était. »

Silencieuse, Eleonnora se demandait où est-ce qu’il voulait en venir. Elle n’osait pas prendre la parole, laissant son père boire sa coupe de vin d’un trait. Cherchait-il à se donner du courage ? Parmi ses nombreuses questions, il y en avait une qui revenait sans cesse dans son esprit : quel était le but de cette rencontre ? Elle n’allait pas tarder à le savoir.

-« Il y a quelques années de cela. J’ai reçu une lettre d’une femme vivant à New-York. Elle se présentait comme étant la mère d’Angela. Elle désirait entrer en contact avec moi. Lors d’un voyage d’affaire en ville, je l’ai rencontrée. Elle m’a parlé de sa fille, puis m’a fait certaines révélations qui m’ont laissées sous le choc. Après vérification, ces révélations sont avérées vraies. »

Sergeï leva les yeux vers sa fille et la toisa un long moment, silencieusement. La jeune femme, elle, commençait peu à peu à comprendre où il voulait en venir. De multiples réponses, de nombreuses théories s’immisçaient dans son esprit. Elle attendait impatiemment la suite de cette histoire.

-« Lorsque j’ai quitté Angela, elle était enceinte. De moi. Je crois que tu sais à présent ce que cela signifie, Eleonnora. Tu as une sœur et un frère. Ils vivent tous deux dans cette ville. »

La jeune femme se figea. Un frère ? Une sœur ? Elle… elle n’était plus enfant unique ? Cela signifiait plusieurs choses pour elle. Déjà, il y avait la division de l’héritage familiale. Ce n’était pas le plus important. Elle qui avait tout fait pour plaire à son père, pour suivre ses traces et devenir une personne de son calibre, elle avait maintenant l’impression qu’elle sera bientôt remplacée par des enfants illégitimes. Qu’allait-elle faire, à présent ? Que pouvait-elle répondre à cela ? Elle adorait sa petite vie parfaite. Pourquoi un détail de ce genre devait tout gâcher, soudainement ?

Elle était sans voix. Sa bouche s’ouvrait, mais aucun son n’en sortait. Elle ne trouvait pas les mots. Depuis le début de cette conversation, elle discutait dans sa langue natale, qu’elle connaissait parfaitement bien. Pourtant, elle était ce genre de femme qui ne manquait jamais de vocabulaire.

Son père lui tendit une petite carte, un peu comme ces cartes d’affaire que certaines personnes trainaient toujours sur elles. Celle-ci était vierge d’un côté. De l’autre, Sergeï avait griffonné un nom, un numéro de téléphone et une adresse. La jeune femme se demandait pourquoi il lui donnait cela. À quoi cette carte pourrait bien lui servir ? Son père ne tarda pas à lui fournir des explications.


-« Il s’agit du numéro de téléphone et de l’adresse d’Anieta McGowen, la grand-mère des jumeaux. Elle est une femme d’une grande gentillesse. Je l’ai rencontrée à de nombreuses reprises. Je lui ai parlé de toi. Elle t’invite à passer chez elle lorsque tu te sentiras prête à la rencontrer. »

-« C’est… pourquoi me dis-tu tout cela maintenant ? Pourquoi me l’avoir caché si longtemps ? »

-« Je n’étais pas prêt à en parler. Je n’ai pas rencontré les enfants, encore, mais il s’agit de l’un des buts de ma visite. Je voulais également te l’annoncer en bonne et due forme. »

Sous le choc. Elle était tout simplement sous le choc. Elle ne savait pas quoi dire, ni comment agir dans cette situation particulière. Elle tentait de rester sereine, calme. Déjà, elle était dans un lieu public. Ensuite, s’énerver contre son père serait la pire chose à faire. Elle se contentait donc de rester silencieuse, d’hocher la tête. Elle savait bien que la première chose qu’elle fera, une fois dans son loft, sera de se confier à Evelynn et de laisser sortir toutes les émotions qui l’habitaient actuellement.

-« Tu sais qui ils sont ? Tu connais leur nom ? » Osa-t-elle demander.

-« Ils ont tous deux dix-huit ans. Ils vivent à New-York, chacun de leur côté. Erïka étudie les langues dans un institut pour surdoués. Alexïs vient d’entrer en faculté de médecine. Il travaille dans un des plus prestigieux restaurant de la ville. »

Eleonnora pris le temps d’analyser ces informations. Elle connaissait, maintenant, le nom de son frère et de sa sœur. Elle pourrait faire quelques recherches à leur sujet, si elle en avait envie. Il ne devait pas y avoir des millions de McGowen à New-York, non ? Elle ne se doutait pas, qu’en fait, les jumeaux avaient changé leur nom jusqu’à prendre le même qu’elle. Il y avait certains détails, comme cela, que son père ne lui avait pas précisés. Elle posa très peu de question, par la suite. Le repas s’écourta bien rapidement, lorsque Sergeï reçu un appel sur son téléphone. Il paya le repas avant de saluer sa fille.
Cette dernière quitta rapidement le restaurant.

Que penser de tout cela ? Que devait-elle faire, à présent ? Montant dans sa voiture, la jeune femme jeta son sac à main sur le siège passager, puis démarra rapidement. Elle n’avait pas envie de s’éterniser à cet endroit. Elle n’avait pas envie de repenser à ces révélations qui ne cessaient de la hanter. Elle ne pouvait faire comme si rien n’était. Elle ne pouvait faire semblant que cela ne l’affectait pas. Elle ne savait même plus ce qu’elle devait ressentir.

S’élançant sur les routes de la ville, Eleonnora allait rejoindre celle qui, à ses yeux, était sa véritable famille. Evelynn Jones.
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