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 Sous un chaud soleil d'été [Erïka Davidoff & Iceberg]

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MessageSujet: Re: Sous un chaud soleil d'été [Erïka Davidoff & Iceberg]   Mar 14 Aoû 2012 - 12:33

Bobby n'aimait pas particulièrement son prénom. Portant le même que son père, il avait opté pour son diminutif plutôt que de se faire appeler Robert ou Robert Junior. Il trouvait le nom un peu trop sérieux et appréciait davantage qu'on le nomme Bobby. Depuis qu'il était séparé de ses parents, cette rupture de nom n'avait été que préférable. Ainsi, personne ne lui rappelait qu'il était lié à un homme qui ne l'acceptait pas pour ce qu'il était vraiment. A son arrivée à l'Institut, il avait cependant hérité d'un surnom qui lui allait comme un gant : Iceberg. Cela collait pour tout. Qu'il s'agisse de son pouvoir, de son attitude ou encore de la température de son corps, ce nom lui convenait parfaitement, tout comme Pyro pour John. On ne choisissait pas son prénom mais on pouvait toujours s'en trouver un de substitution même s'il n'avait rien d'officiel aux yeux de la loi. Istina était un joli nom, peut-être même trop pour un cochon d'inde. Bobby trouvait qu'il aurait collé davantage à la jeune femme qu'était Erïka, surtout à cause de sa signification. Mais ce qu'elle répondit laissa le mutant perplexe, ne comprenant pas pourquoi elle avait choisit cette tournure de phrase.

- Ca aurait pu être ton surnom aussi. Mais Erïka est un joli prénom. Peu courant mais il te va bien. Mais... c'est toi qui l'a choisit ?

Se penchant un peu pour observer ce que lui montrait Erïka, Iceberg repéra rapidement les marques dans le bois du meuble. Même si cela ne sautait pas aux yeux, on y voyait bien de multiples traces de dents, preuve que l'animal n'en était certainement pas à son coup d'essai. Bobby comprenait mieux pourquoi Erïka avait désiré l'attraper en priorité, oubliant même le fait qu'elle était à demie nue.

- Ce n'est visiblement pas pour rien qu'on appelle ces animaux des rongeurs. Les barreaux de sa cage ne doivent pas être à son goût. Tu l'as depuis longtemps ? Je ne savais même pas que l'on pouvait avoir des animaux de compagnie... Enfin de toute façon je ne peux pas en avoir.

Bobby repensa un instant à la scène qu'il avait vu lorsqu'il était entré dans la pièce mais chassa bien vite cette image, se concentrant sur la bibliothèque bien fournie de la russe. Il ignorait qu'elle possédait un tel stock de livres, DVDs et autres albums de musique, n'étant jamais entré dans sa chambre auparavant. Il empruntait généralement des livres à la bibliothèque du manoir mais était désormais davantage tenté d'en emprunter à la jeune femme. Il repéra certains films qu'il n'avait pas vu et apprécia qu'Erïka acceptait de les lui prêter. En parlant de prêter, les deux mutants se rendirent à la chambre de Bobby cette fois pour qu'il lui prête justement le CD dont ils parlaient plus tôt.

A leur arrivée dans la chambre, Erïka put s'apercevoir qu'un des lits était inoccupé. Bobby aurait tout simplement se contenter d'un "oui" pour toute réponse à sa question mais il préférait dévoiler l'identité de l'ancien propriétaire même si il n'avait aucune envie d'en parler. Tout ce que le mutant désirait était que cet emplacement libre le reste le plus longtemps possible. Erïka partageait son point de vue sur le sujet visiblement.

- Bah... De toute façon je suis assez peu souvent dans ma chambre. Et puis, même si j'ai un nouveau colocataire, je doute qu'il supporte très longtemps la fraicheur constante de la pièce.

Erïka et Bobby s'installèrent sur le lit à la recherche du CD promis. Une fois localisé, il le lui tendit, lui offrant par la même occasion. En dehors de sa moto, le mutant n'était pas vraiment matérialiste. Cependant, lorsqu'il prêtait quelque chose, il n'aimait pas le retrouver en mauvais état, ce qui arrivait assez fréquemment. A croire que les gens n'étaient pas du genre soigneux. Du coup, Bobby avait cessé de prêter quoi que ce soit à qui que ce soit. Mais comme il avait pu constater dans la chambre de la russe que tout était bien entretenu, il avait moins d'appréhension. Et d'une certaine manière, il lui faisait un peu confiance. Sinon, il ne l'aurait jamais autorisé à piloter sa moto. En fouillant parmis les CDs, la jeune femme en dénicha un de rap qu'elle possédait également. Ils avaient certains goûts communs apparemment.

- Ah, ne me tente pas, je vais finir par vouloir t'emprunter la totalité de tes biens. Tu fais un abonnement ? Pour le paiement, ça te convient si je te sers de climatiseur pour l'été ?

Cela ne déplaisait pas au mutant de devoir revoir fréquemment Erïka. La voir lui avait manqué plus qu'il ne l'aurait cru et il espérait que cela ne la dérange pas d'avoir à le supporter un peu plus souvent. Pour le moment cela ne semblait pas être le cas puisqu'elle lui proposa de regarder avec lui le film qu'il désirait lui emprunter. Même si d'ordinaire il préférait être seul, il n'était pas contre avoir de la compagnie. Avoir sa compagnie. Bobby voulait profiter du fait de regarder un film pour manger par la même occasion. Il proposa donc à la jeune femme de faire un tour par la case cuisine avant de se rendre au salon, lui proposant plusieurs choix de pop-corn. Erïka déclara qu'elle pouvait manger n'importe quoi et Bobby se sentit obligé de répliquer.

-Je te préviens, je ne suis pas comestible. *avec un léger sourire amusé*

Ils retournèrent donc à la chambre de la russe pour choisir ensemble le film qu'ils allaient regarder. Cela ne leur prit pas trop longtemps, Bobby acceptant le premier DVD qu'elle lui tendit. En cuisine, chacun s'occupait de ce qu'il désirait manger ainsi que du plat commun. Nourriture et boissons en poche, les deux mutants se rendirent au salon, s'installant à leur aise tandis que le film commençait. Bobby engloutit son sandwich avant de piocher quelques pop-corns dans le saladier qu'Erïka avait calé sur ses genoux. Etant quelqu'un de plutôt terre à terre, Iceberg avait du mal à comprendre comment les protagonistes du film pouvaient avoir des réactions si ridicules. Les voir se séparer alors que le danger rôdait partout autour d'eux n'était franchement pas la meilleure idée qu'ils pouvaient avoir. C'est donc sans vraiment d'émotions qu'il regardait le film, se demandant même par moment si il ne s'agissait pas d'un film comique. Cependant, au fur et à mesure du film, il dû avouer que l'ambiance était plutôt réussie si l'on oubliait le comportement idiot des personnages. Après tout, peut-être que dans une telle situation, n'importe qui perdrait ses moyens et agirait sans réfléchir. Peut-être.

Concentré sur le film, il s'en détourna cependant lorsqu'il sentit quelque chose sur son épaule. Comme ce n'était pas brutal, il ne sursauta pas, se contentant de tourner la tête. Erïka s'était ainsi posée contre lui et Bobby se contenta de l'observer, ne sachant pas trop quoi faire. Rougissant légèrement de ce contact, il retourna finalement la tête vers la télé, la laissant faire ce qu'elle voulait. Peu après, une apparition monstrueuse fit sursauter la jeune femme qui se décala de lui. Iceberg n'avait quant à lui pas bougé, pas vraiment surpris. Visiblement les films d'horreurs adoraient utiliser cet élément de "surprise" en faisant apparaitre soudainement quelque chose d'horrible à l'écran. Erïka se mit à boire quelques gorgées, sûrement pour se remettre de ses émotions puis revint se placer contre lui, lui prouvant que c'était volontaire de sa part d'être placée de la sorte.

Pour ne pas qu'elle soit gênée par son bras, Bobby le décala, le positionnant sur le dossier du canapé. Mais la position n'étant pas très confortable, il le laissa finalement glisser jusque sur la russe, l'en entourant. Dans un sens, il avait l'impression de poursuivre l'étreinte qu'ils avaient eu un peu plus tôt. Machinalement, il glissa ses doigts dans la chevelure de la jeune femme, profitant de sa présence agréable à ses côtés. Le film n'était pas si mal en fait, mais cela n'était sûrement pas dû qu'à son scénario bancal et à ses acteurs débutants. Bobby regretta d'ailleurs qu'il se finisse si vite, regardant le générique de fin défiler sous ses yeux, pas spécialement motivé pour bouger de là où ils se trouvaient.

Tournant la tête vers la russe, Bobby l'observa un court instant. C'était grâce à elle si il avait passé une si agréable journée. Si elle n'avait pas croisé sa route, il aurait probablement passé la journée enfermé dans sa chambre à maudire le soleil. Malheureusement la journée touchait à sa fin et les séparations approchaient à grand pas. Il savait qu'il pourrait la revoir le lendemain ou même un autre jour encore, ils vivaient au même endroit après tout, mais il n'avait pas envie de s'en séparer pour autant. Glissant une main vers le visage de la jeune femme, il lui effleura doucement la joue.

- J'ai vraiment passé une agréable journée et tu n'y es pas étrangère. Ca m'a fait du bien de te reparler, comme avant. Merci de rendre la vie à l'Institut moins pénible. *souriant légèrement mais sincèrement* Je crois que je vais regagner mon igloo *en parlant de sa chambre*, à moins que tu sois suffisamment en forme pour une petite révision de langues nocturne ? Enfin, si tu en as envie, bien sûr.
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Sous un chaud soleil d'été [Erïka Davidoff & Iceberg]   Mar 14 Aoû 2012 - 18:15

- « Ça aurait pu être ton surnom aussi. Mais Erïka est un joli prénom. Peu courant mais il te va bien. Mais... c'est toi qui l'a choisi ? »

Mauvaise tournure de phrase. Très mauvaise tournure de phrase. Décidemment, Erïka s’emmêlait légèrement les pinceaux ce soir. Déjà ça, puis sa recherche de cochon d’inde à moitié vêtue… Elle semblait avoir perdu son esprit quelque part, ne réfléchissant pas totalement. Quoi qu’il en soit, ce qui était dit était dit et elle ne pouvait rien changer à cela. Elle était, étrangement, terriblement à l’aise avec Bobby, s’exprimant comme si Will ou Amy se trouvaient à ses côtés. Sachant qu’il était trop tard pour reprendre sa tournure de phrase, elle n’avait qu’à faire comme toujours : dire la vérité… en tentant de détourner son attention sur autre chose.

-« Oui. En fait, c’est plutôt Erïka Miraslova, mais j’use peu de mon second prénom. Enfin, il s’agit d’une très longue histoire. »

Elle se mit, par la suite, à parler de son cochon d’inde, ce qui n’était pas un sujet tabou, loin de là. Elle expliqua que sa petite bête aimait bien se faire les dents sur son meuble en bois. Ayant pris l’habitude de laisser Istina se balader dans sa chambre pendant qu’elle faisait ses devoirs ou lisait un bouquin, elle ne remarquait pas toujours qu’elle disparaissait afin de dégrader ses meubles. C’était bien le seul truc qui n’était pas en état dans sa chambre. Bien qu’elle ne soit pas vraiment matérialiste, sachant se contenter de peu, la jeune fille détestait que l’on abime ses affaires. N’avoir personne à qui les prêter quoi que ce soit avait du bon, parfois. Elle prenait le plus grand soin de ses choses lorsqu’Istina quittait sa cage, dégageant totalement le plancher. Comme elle faisait souvent le ménage, il y avait peu de chance que son animal ne tombe sur un reste de nourriture qui serait toxique pour lui ou quoi que ce soit du genre. Je pire qui puisse arriver est qu’elle se retrouver couverte de poussière, rien de plus.

- « Ce n'est visiblement pas pour rien qu'on appelle ces animaux des rongeurs. Les barreaux de sa cage ne doivent pas être à son goût. Tu l'as depuis longtemps ? Je ne savais même pas que l'on pouvait avoir des animaux de compagnie... Enfin de toute façon je ne peux pas en avoir. »

-« Depuis quelques mois. Tu veux que je te dise ? J’en ai aucune idée, non plus, mais je m’en fiche. Je l’amène parfois à la cuisine ou bien en salle de sport quand elle est déserte. Elle ne fait pas trop de bordel alors personne ne s’est vraiment rendu compte de sa présence, en fait. » Elle glissa son doigt dans la cage afin de caresser la tête du rongeur du bout du doigt. « Tu es allergique ? »

Laissant le temps au jeune homme d’observer sa bibliothèque, Erïka laissa son esprit vagabonder. Puis, le jeune homme lui demanda s’il lui était possible de lui emprunter certains films, ce qu’elle accepta. Elle serait bien surprise que sa collection soit du goût du jeune homme, préférant les films étrangers aux films américains. Malgré tout, elle possédait une bonne quantité de longs-métrages horrifiques. La majorité d’entre eux, elle les trouvait à très bas prix en boutique et sautait sur l’occasion de, peut-être, trouver quelque chose qui puisse l’effrayer. Elle était pratiquement insensible à ce genre de film, que ce soit des phénomènes paranormaux, des scènes de tortures ou bien des maniaques poursuivant ardemment de pauvres individus afin de les tuer brutalement. Le seul type de film qu’elle évitait était celui qui concernait les sectes et elle avait de très bonnes raisons pour cela.

Quittant la chambre d’Erïka, les adolescents se rendirent à celle de Bobby afin qu’il puisse le donner l’album dont il lui avait parlé un peu plus tôt dans la journée. En entrant dans la pièce, la jeune fille lui demanda s’il y avait une seconde personne habitant la chambre. Répondant par la négative, le mutant lui expliqua que John avait été la dernière personne à cohabiter avec lui. Son départ avait dû laisser un grand vide dans cette pièce. Laissant tomber le sujet de leur ancien ami, voyant visiblement que Bobby ne voulait pas en parler malgré les tentatives de la jeune fille pour aborder le sujet, et décida de parler d’autre chose. Le jeune homme lui expliqua qu’il aimerait rester seul dans sa chambre un maximum de temps, même s’il n’y était pas très souvent. Erïka partageait son opinion. Faisant de l’insomnie, elle vivait la nuit et dormait aux petites heures du matin. Parfois, lorsqu’elle trouvait le sommeil, elle se rêvait en panique, quittant bien souvent sa chambre pour aller retrouver la cuisine, endroit rassurant où elle se faisait machinalement un bol de céréales afin de se changer les idées.

Fouillant dans la boite à CD, la jeune fille dénicha quelques albums dont le nom des artistes lui disait vaguement quelque chose, puis tomba sur un album qu’elle connaissait bien, le possédant depuis un bon moment déjà. Elle croyait être l’une des rares personnes à écouter du rap dans cet institut. Ayant de goûts musicaux assez variés, elle ne trouvait que trop rarement des personnes sachant apprécier la diversité. En fait, il fallait bien avouer que lorsqu’elle rencontrait quelqu’un, en général, elle ne finissait pas toujours en très bons terme avec. Elle proposa à Bobby de lui faire écouter ses artistes de rap préférés, ce qui pourrait l’aider à l’écoute du français.


-« Ah, ne me tente pas, je vais finir par vouloir t'emprunter la totalité de tes biens. Tu fais un abonnement ? Pour le paiement, ça te convient si je te sers de climatiseur pour l'été ? »

-« Marché conclu. Je trouve que l’air climatisé n’était pas suffisamment efficace. Il ne fait que rafraichir le manoir de quelques degrés, sans plus. » Fit-elle avec un grand sourire.

Couchée sur le lit du mutant, la jeune fille songea à une idée afin qu’ils puissent poursuivre leur soirée ensemble. Elle n’avait pas envie que cela se termine si facilement. Elle se sentait si bien avec lui… Elle avait l’impression de rêver. Elle vivait une soirée parfaite où elle pouvait oublier totalement ses problèmes. Elle sentait qu’elle était devenue une adolescente normal, enfin, le plus normal qu’il était possible d’être avec des superpouvoirs. Elle proposa alors à Bobby d’écouter un film en sa compagnie, ce qu’il accepta. Heureuse, Erïka avait déjà hâte d’être confortablement installée devant la télévision. Les longues conversations n’étaient pas son fort et rester muette devant un écran lui plaisait bien. Elle espérait seulement qu’il ne soit pas le type de personne à parler pendant la totalité du film, commenta tout ce qu’il voyait et entendait à l’écran. Afin d’être dans l’univers projeté à l’écran, il fallait se montrer silencieux et laisser son esprit au repos, tout simplement.
Prêts à quitter la pièce, Bobby demanda à la mutante ce qu’elle voulait manger durant le film, affirma qu’il avait faim. Cette dernière lui répondit simplement qu’elle pouvait manger n’importe quoi tant son estomac criait famine. Un bon repas ne fera pas de tort.


-« Je te préviens, je ne suis pas comestible. »

-« Dommage. T’aurais été un succulent repas. »

Quittant la chambre de Bobby, l’adolescente se dirigea vers la sienne. Elle y entra le temps de trouver un film qu’elle tendit au jeune homme, attendant son approbation avant de se diriger vers la cuisine. Il n’y avait pratiquement personne dans les couloirs à cette heure-ci, ce qui n’était pas plus mal. Ils ne seront probablement pas dérangés durant leur visionnement. Ils firent un petit tour à la cuisine, prenant nourriture et breuvages avant de s’installer confortablement dans une autre pièce. À peine le film était commencé qu’Erîka avait déjà dévoré son sandwich. Elle s’empara du bol du popcorn qu’elle posa sur ses jambes. Plongeant dans l’ambiance du film, elle posa doucement sa tête sur l’épaule du mutant afin d’être plus confortable. Il lui servait, en prime de climatiseur par cette chaude soirée. Pourquoi ne pouvait-il pas faire froid, la nuit ? Elle ne savait pas qui réglait l’air climatisé ici, mais il devrait faire un peu mieux son travail. La différence de température se sentait à peine entre l’intérieur et l’extérieur. C’était probablement parce qu’il était difficile de mettre au froid au si grand manoir que le climatiseur ne pouvait rafraichir davantage les pièces.

L’adolescente sursauta à un moment du film, n’ayant rien vu venir. Prenant quelques gorgées d’eau, elle se débarrassa également du bol de popcorn vide qu’elle posa sur la table avant de se réinstaller confortablement contre l’épaule de Bobby. Ce dernier plaça son bras plus confortablement, entourant les épaules de la jeune fille. Au bout d’un moment, cette dernière réalisa qu’il glissait doucement ses doigts dans sa chevelure, faisant naitre de petits frissons agréables en elle. Elle ne savait pas si c’était dû à sa main glacée ou bien lié à quelque chose d’autre… Parfaitement calme, l’adolescente regardait le film, profitant autant que possible de se merveilleux moment, chassant la moindre pensée parvenant à son esprit.

Cependant, toute bonne chose avait une fin et le film se termina plus rapidement qu’elle ne l’aurait imaginé. Elle ne bougea pas pour autant, bien trop confortable pour se lever. Elle ferma les yeux et se demanda si elle pouvait tenter de faire semblant de dormir. Elle n’avait pas envie que cette soirée se termine, pas si rapidement. Levant les yeux vers Bobby lorsque ce dernier effleura délicatement sa joue. Elle le fixa dans les yeux, silencieusement, savourant les doux mots parvenant jusqu’à ses oreilles. Le sourire du jeune homme pourrait la faire littéralement fondre comme un glaçon au soleil. Hypnotisée, elle laissait un tas de pensées traverser son esprit. Elle se voyait approcher doucement son visage et… Minute ! Elle approchait réellement son visage du sien, emportée par ses pensées. Aussitôt, le rouge lui monta aux joues, elle se figea puis esquissa un sourire gêné avant de quitter lentement son siège.


-« Je suis partante pour le cours de langue… Alors… humm… on a qu’à s’installer dans ma chambre… »

Aussi rouge qu’un homard, Erïka se maudissait intérieurement. Elle ramassa la vaisselle sur la table, s’empara de sa bouteille d’eau et de son sac de biscuit, laissant Bobby récupérer le DVD. Par la suite, elle se dirigea à la cuisine où elle profita du lave-vaisselle dans lequel elle put poser les couverts. Elle n’avait pas envie de s’embêter à tout nettoyer, préférant rejoindre sa chambre en compagnie du jeune homme. Elle espérait seulement qu’il ne se fasse pas des idées… Elle l’aimait bien et avait toujours apprécié sa compagnie, mais ce n’était peut-être pas son cas. Enfin, il semblerait que si, mais elle ne pouvait savoir ce qu’il pensait réellement. Tout ce dont elle pouvait être certaine était qu’il était sincère dans ses paroles. C’était déjà ça de gagner.

Lorsqu’elle entra dans sa chambre, la jeune fille lança sa bouteille d’eau ainsi que son sac de biscuit sur son lit, se dirigeant machinalement vers la bibliothèque. Elle attrapa deux gros dictionnaires ainsi qu’un autre livre, plus petit, qu’elle déposa sur le matelas. Passant près de la cage d’Istina, la jeune fille fouilla son bureau afin de trouver papier et crayon. Elle n’avait aucune idée de ce qu’elle pouvait lui enseigner, mais comptait bien improviser. Puis, elle se tourna finalement vers le jeune homme, les joues en feu.


-« Tu… tu sais en quoi va consister ton examen ? » Demanda-t-elle.
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MessageSujet: Re: Sous un chaud soleil d'été [Erïka Davidoff & Iceberg]   Mar 14 Aoû 2012 - 20:08

Les explications d'Erïka étaient on ne peut plus vagues. Bien qu'elle confirmait qu'effectivement, elle avait choisit son prénom, elle mit ça sur le compte d'une longue histoire, preuve qu'elle ne désirait pas en parler. Bobby avait-il mit le doigt sur un sujet tabou ? Tout le monde ne choisissait pas son prénom. C'était les parents qui le donnaient à leur enfant, c'était ainsi depuis la nuit des temps pour la simple et bonne raison qu'un enfant ne peut pas ne pas avoir de prénom jusqu'à ce qu'il ait appris à parler et à avoir une capacité de jugement. Pourtant, Erïka avait choisit elle même son prénom, ce qui était plutôt étrange. Il y avait sûrement une raison à ça mais Bobby sentait bien qu'elle n'avait aucune envie de s'étendre sur le sujet. Au moins, il avait appris son second prénom.

- Et j'imagine que tu n'as aucune envie d'en parler, je comprend. Désolé d'avoir été curieux, c'est juste que c'est assez peu banal de le choisir. Mais tu as bon goût. A côté, j'ai des prénoms on ne peut plus ordinaires.

Il était inutile d'insister. De toute façon, Bobby ne tenait pas à savoir le pourquoi du comment, il avait juste voulu une confirmation et il l'avait eu. Peu importait ce qui l'avait poussée à choisir son prénom, cela ne changeait pas qui elle était. Qu'elle se nommait Erïka, Miraslova ou Istina, cela n'avait pas vraiment d'importance aux yeux du mutant. Mais la véritable Istina, aussi mignonne fut elle, n'avait de loin pas le charme de sa propriétaire. Bobby fut surpris, un peu à retardement, de voir que la russe possédait cet animal de compagnie. De mémoire, il n'avait pas connaissance d'un autre résident qui en possédait un. Il en vint même à se demander si cela était autorisé. Les résidents étaient assez libres tant qu'ils respectaient l'ordre et l'autorité, mais Bobby ne se souvenait pas d'avoir entendu parler d'animaux de compagnie. Il fallait dire qu'Istina faisait partie de ces animaux plutôt petits et discrets et qui ne nécessitaient pas vraiment d'entretien. Erïka n'avait pas vraiment demander l'autorisation d'après ce qu'elle disait mais ses arguments étaient valables.

- Sois tranquille, je ne dirais rien. Quand bien même, je suis d'accord avec toi. Je ne vois pas en quoi elle serait une nuisance, c'est un petit animal et tu t'en occupes donc il n'y a pas de problème. Ca te fait un peu de compagnie aussi et je suis sûr qu'elle est moins contrariante que la plupart des résidents.

Erïka lui demanda s'il y était allergique et Bobby ne saisit pas tout de suite pourquoi elle lui demandait ça. De mémoire, il n'avait jamais été allergique à un animal, ayant eu par le passé un chien et un chat un peu plus tard. Même si il n'avait pas touché Istina, il supposa qu'il n'était pas non plus allergique aux rongeurs. Il comprit juste après pourquoi la russe lui posait une telle question, réalisant que c'était à cause de ce qu'il avait dit avant. Si les humains supportaient encore sa basse température, ce n'était pas le cas des animaux qui recherchaient plutôt la chaleur. Il avait caressé un chien, quelques mois plus tôt et avait faillit se faire mordre alors que le propriétaire de l'animal certifiait qu'il était gentil. Etre un glaçon géant n'avait pas que des avantages.

- Non, je ne suis pas allergique. C'est juste que... les animaux supportent assez mal le froid, du coup je ne peux pas les toucher. Alors si je ne peux pas m'en occuper ou leur témoigner une quelconque affection, je vois mal l'intérêt d'en avoir un.

Au moins, il avait toujours les humains qu'il pouvait encore toucher, pour le moment. Et à défaut, il aurait des choses plus matérielles comme des livres par exemple. Erïka en possédait un certain nombre ainsi que des DVDs en pagaille. Puisqu'il n'avait plus vu de films depuis un moment, Iceberg fut tenté d'en emprunter à la russe qui accepta. Cela lui rappela qu'il avait un CD à lui prêter et le duo migra donc de chambre pour se retrouver dans celle du mutant. Après une rapide inspection, Bobby retrouva le CD et le donna à la jeune femme qui partageait certains de ses goûts musicaux. Elle lui signifia d'ailleurs qu'elle aussi aimait le rap, anglais mais aussi français et proposa de le faire écouter au mutant. Celui ci accepta, y ajoutant une petite touche d'humour, chose rare. Bien qu'il s'agissait d'une plaisanterie, la russe accepta avec joie.

- Bien alors attends toi à me voir plutôt régulièrement, je tiens à rentabiliser mon abonnement.

Et pour bien le commencer, Iceberg tenait à lui emprunter un film, qu'Erïka proposa de regarder avec lui. Si d'ordinaire, Bobby préférait être seul pour regarder un film et ainsi ne pas être dérangé, il n'était pas contre la présence de la russe. Cela leur permettrait ainsi de prolonger la soirée agréablement. Histoire de compléter le tout, Bobby proposa de prendre de quoi manger. Il fallait dire que ni l'un ni l'autre n'avait mangé grand chose de la journée. Après avoir menacé de se manger l'un l'autre, les deux mutants se rendirent à la cuisine pour préparer de la véritable nourriture. Une fois équipés, ils investirent le salon, s'y installant confortablement pour profiter du film.

Au cours de la projection, Erïka s'installa contre l'épaule du mutant qui ne bougea pas, bien que cela ne le laissait pas de marbre. Il passa néanmoins son bras autour d'elle lorsqu'il le put et joua machinalement avec les mèches de cheveux à portée de ses doigts. Voilà un contact qu'il appréciait particulièrement et qu'il désirait faire durer le plus longtemps possible. Bien que le film se terminait, dévoilant le générique de fin, Bobby n'avait aucune envie de se lever. S'il bougeait, il devrait alors quitter cette étreinte avec la jeune femme et tant qu'elle ne bougeait pas elle, il comptait rester là.

Plutôt que de rester dans le silence, à regarder un générique qui était d'un intérêt limité, Bobby préféra dire à Erïka ce qu'il avait pensé de la journée, la remerciant au passage. Il n'avait pas envie de clôturer la soirée mais ne voulait pas non plus forcer la russe à supporter sa présence. Mais même si elle lui répondait, il n'écoutait pas sa réponse, absorbé par ce qu'il avait sous les yeux. Sans vraiment le voir, il la sentit bouger, se rapprochant légèrement de lui. Mais avant qu'il ait le temps de réagir, Erïka se stoppa, lui offrant un visage terriblement gêné. Se décolant de lui, sortant du canapé, elle répondit finalement qu'elle était d'accord pour le cours d'une voix un peu hésitante malgré tout.

Bobby la regarda ramasser la vaiselle et s'éloigna vers la cuisine. Il laissa échapper un léger soupir, un peu agacé contre lui même. Sans trop savoir pourquoi, il supposa que c'était à cause de ce qu'il avait dit ou fait que la russe se sentait ainsi mal à l'aise. En silence, il se leva à son tour et sortit le DVD du lecteur pour le ranger dans sa boite. Il rejoignit ensuite Erïka qui était encore à la cuisine afin qu'ensemble, ils se rendent à la chambre de celle ci. Une fois à l'intérieur, Bobby s'installa sur le lit, retirant ses baskets et attrapant un des dictionnaires que la jeune femme avait sortit. Il releva les yeux vers elle lorsqu'elle lui posa une question. Sans même écouter les mots qui sortaient de sa bouche, Bobby remarqua surtout que le rouge de ses joues tranchait avec le bleu de son débardeur. Pourquoi était elle rouge comme ça ? Il ne pensa pas un seul instant que cela pouvait avoir un lien avec ce qu'il s'était passé dans le salon. Que c'était il passé d'ailleurs au final ? Rien.

Il l'observa en silence, songeur. Peut-être avait elle juste chaud. Elle lui avait confié ne pas supporter la chaleur tout comme lui mais au moins il pouvait réguler la température de son corps comme il le voulait. Elle non. Il espérait qu'elle n'ait pas pris froid à force d'être exposée au froid et au chaud d'affilé. Puisqu'il lui avait promis de lui servir de climatiseur, il était temps de se rendre utile. Il se souvint soudainement qu'elle lui avait posé une question. Cela devait paraitre bizarre qu'il ne réponde pas à une question si simple.

- Sur du vocabulaire principalement ainsi que sur des expressions. C'est un contrôle de 20 questions, pas de rédaction à faire donc.

Erïka se retourna de nouveau vers son bureau, cherchant probablement quelque chose. Reposant le dictionnaire sur le matelas, Bobby se leva et s'approcha d'Erïka. Arrivé à sa hauteur, il passa doucement ses bras autour d'elle, se collant légèrement contre elle.

- Tu as chaud ? Et comme ça, ça va mieux ? Peut-être que l'on devrait remettre la leçon à plus tard si tu préfères, j'ai encore quelques jours devant moi avant le contrôle. Je peux te faire une petite installation de mon cru pour la nuit pour que tu ais mon chaud si tu veux.
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Sous un chaud soleil d'été [Erïka Davidoff & Iceberg]   Mar 14 Aoû 2012 - 23:22

Erïka appréciait les gens qui savaient se mêler de leurs affaires. C’était l’une des qualités qu’elle avait bien rapidement trouvé à Bobby peu après leur rencontre. Bien qu’elle n’ait pas eu l’occasion d’apprendre à la connaitre davantage à l’époque, elle pouvait rattraper le temps perdu, à présent. Tous deux désiraient passer leur vie à l’institut, ayant un but commun : devenir X-Men. Cela leur laissait énormément de temps pour apprendre à se connaitre et devenir de véritable amis… ou bien plus que cela.
L’adolescente fut flattée du compliment de Bobby. Elle n’avait jamais demandé l’avis de quiconque sur son choix de prénom, pas même à son frère. Ça lui faisait plaisir de savoir qu’elle n’avait pas si mauvais goût. Contrairement à elle qui appréciait son choix d’identité, Bobby ne semblait pas aimer les noms reçus à sa naissance. La jeune fille ne connaissait pas l’existence d’un second prénom, mais avait déjà entendu son prénom à quelques reprises. Elle se souvient l’avoir trouvé absolument affreux, n’appréciant pas du tout. Encore aujourd’hui, elle trouvait que cela ne lui collait pas du tout à la peau. Elle préférait le nommer Bobby.

La petite Istina avait également un nom très joli, représentant parfaitement sa propriétaire tant par la référence à son don qu’à ses origines russes. Erïka avait choisi avec soin comment la nommer, ayant pris bien du temps pour y réfléchir. Peu de temps après, elle avait ramené le cochon d’inde à l’institut, question de pouvoir s’en occuper en permanence. Et puis, comme ça, elle se sentait un peu moins seule, s’adressant parfois à la bête afin de briser le silence régnant dans sa chambre. Si quelqu’un venait à lui demander de se débarrasser de l’animal, elle refusera aussitôt, prête à se battre pour la garder à ses côtés. Elle ne faisait pas de mal, la jeune fille la nourrissait, l’abreuvait et ne la laissait que très rarement quitter sa chambre. Même si certains résidents se trouvaient être allergiques aux animaux, ils ne pourront jamais faire de réaction face à Istina, comme elle restait dans la chambre la grande majorité du temps. Du coup, il fallait sûrement entrer dans la pièce et s’approcher de la cage, ce qui était pratiquement impossible, Erïka faisant rarement entrer des gens dans sa chambre.
Elle demanda à Bobby si, justement, il était allergique aux animaux étant donné qu’il affirmait ne pas pouvoir en avoir. Il expliqua qu’à cause de son pouvoir, rares étaient les bêtes qui aimaient son contact. Prenant quelques secondes afin de réfléchir, Erïka ne voyait aucun animal appréciant le froid qu’il pouvait adopter.


-« Il reste toujours les poissons rouges… malgré que ce n’est pas très intéressant. Tu pourrais toujours tenter d’apprivoiser un pingouin, je suis certaine qu’il t’aimerait bien. »

Les adolescents quittèrent la chambre d’Erïka pour celle de Bobby, question d’aller chercher le CD dont avait parlé le jeune homme. Puis, ils retournèrent à la chambre de l’adolescente afin de prendre un film à regarder tranquillement. Confortablement installée, la russe profitait de la basse température de son nouveau « climatiseur ». Même s’il dégageait une certaine fraicheur, Erïka avait toujours chaud, sans même arriver déterminer. Elle resta alors contre le jeune homme, vu que cela ne semblait pas déranger se dernier, passa un bras autour de ses épaules et jouant distraitement avec l’une de ses mèches blondes. Malheureusement, le film se termina assez tôt. Elle n’arrivait pas à croire que ce long-métrage de près de deux heures avait défilé à la vitesse de la lumière. Le générique défilait sous les yeux de l’adolescente qui n’osait changer de position, confortablement installée. Bobby semblait être dans la même situation qu’elle et préférait parler, à défaut de bouger. Il lui révéla qu’il avait apprécié cette belle soirée passée en sa compagnie, ce qui faisait à entendre. Erïka pensait la même chose et aurait pu, bien sûr, répété en d’autres mots ce qu’il allait dire, mais il n’y songea pas une seule seconde, son esprit vagabondant ailleurs. Elle approcha son visage du sien sans véritablement s’en rendre compte, mais lorsqu’elle en prit conscience, elle se figea aussitôt. Gênée, elle se leva finalement, déçue de quitter les bras de Bobby. Attrapant la vaisselle sale, elle alla porter le tout à la cuisine après avoir suggéré au jeune homme de se rendre à sa chambre pour quelques cours de français.

Une fois dans la pièce, Erïka retira ses sandales qu’elle jeta au pied de son armoire. Puis, elle se dirigea vers sa bibliothèque d’où elle extirpa quelques dictionnaires qu’elle posa sur son lit. Elle partit ensuite en quête de papier ainsi que de crayon, tentant de penser à ce qu’elle pourrait apprendre à Bobby. Elle lui demanda à quoi consistera son examen, question d’avoir une petite idée de ce qu’il devait réviser principalement. L’adolescente attendait une réponse, mais n’eut droit qu’au silence jusqu’à ce que le jeune homme réalise qu’elle s’était adressée à lui. Il lui révéla finalement ce dont il allait être question dans le test et commençait à avoir une idée de ce qu’elle pourrait lui faire étudier.

-« Je crois avoir quelque chose qui te permettra de couvrir la matière du test. Ce sont des exercices assez simples... Il faut seulement que je les retrouve...»

Posant feuilles et crayon sur son bureau, elle songeait à s’emparer de l’un des manuels d’exercices dont elle s’était servi pour apprendre peu à peu la langue. Il y avait de tout et elle allait forcément trouver quelque chose correspondant à ce qu’elle recherchait. Se tournant vers son bureau, la jeune fille cherchant dans les nombreux cahiers d’exercices empilés sur son bureau afin d’attraper celui en français.
De sa fine ouïe, l’adolescente pouvait parfaitement entendre Bobby se déplacer dans la pièce. Cependant, elle ne s’attendait pas à sentir ses bras enlacer doucement sa taille. Sur le coup, elle figea, de sachant comment réagir.


-« Tu as chaud ? Et comme ça, ça va mieux ? Peut-être que l'on devrait remettre la leçon à plus tard si tu préfères, j'ai encore quelques jours devant moi avant le contrôle. Je peux te faire une petite installation de mon cru pour la nuit pour que tu ais mon chaud si tu veux. »

Si elle avait chaud ? Elle se sentait comme un ours polaire sur une plage de Cuba en plein été. Un peu de fraicheur ne lui faisait pas de tort. Déposant son livre sur le bureau, la jeune fille glissa l’une de ses mains sur celle du mutant. Elles étaient glacées, mais ce contact lui était très agréable. Elle tenta de tourner légèrement la tête afin de l’observer du coin de l’œil. Sa proposition lui plaisait bien. Elle pourra toujours lui donner un cours le lendemain. Pour l’instant, elle n’avait pas la tête à se lancer dans de grandes activités intellectuelles.
Retirant doucement les bras du mutant enlaçant sa taille, Erïka fit volte-face afin de l’observer. Souriante, ces joues rosées trahissant une légère gêne, elle avait du mal à le regarder droit dans les yeux. Cette situation était digne d’un livre et ce moment serait propice à un baiser entre les deux protagonistes. Cependant, l’adolescente ne pouvait concevoir le fait de tomber sous le charme de quelqu’un. Elle avait bien du mal à croire que ce genre de chose pouvait lui arrivait et mettait tout ce qu’elle ressentait, tout ce qu’elle faisait sur le compte de la chaleur. Bobby et elle étaient amis, rien de plus. Elle pouvait toujours s’en assurer, après tout, n’était-elle pas la reine de la vérité ? Depuis quand la gêne empêchait la franchise ?


-« Tu veux transformer ma chambre en igloo ? Ça me semble être une idée sympa. »

S’éloignant du mutant, l’adolescente ramassa ses dictionnaires qu’elle posa sur son bureau. Elle n’avait pas envie de mettre un effort supplémentaire afin de les ranger. Puis, elle fouilla un peu sa bibliothèque afin d’en sortir le CD qu’elle désirait faire écouter à Bobby avant de le glisser dans sa radio, posée sur la table de chevet. La musique ne tarda pas à se diffuser dans la pièce, comblant ainsi les moments de silence qui pouvait y avoir.
Tournée vers sa bibliothèque afin d’y poser la boite vide du CD, l’adolescente se décida à lui poser la question qui lui brûlait les lèvres depuis un bon moment. Elle ne pouvait résister à l’envie de connaitre la réponse, en espérant qu’il lui en donne une.


-« Qu’est-ce que tu penses de moi ? » Fit-elle avant de se retourner. Sans savoir pourquoi, elle craignait soudainement la réponse de Bobby.
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MessageSujet: Re: Sous un chaud soleil d'été [Erïka Davidoff & Iceberg]   Mer 15 Aoû 2012 - 0:23

Bobby n'avait jamais spécialement cherché à être aimé, qu'il s'agisse des humains ou bien des animaux. La compagnie des autres n'était pas ce qu'il recherchait spécialement même si il appréciait parfois d'être entouré. La majorité du temps, il restait seul et cela lui allait très bien ainsi. Cependant, après une si agréable journée, le mutant n'était pas sûr de ne pas s'ennuyer le lendemain. S'il avait possédé un animal de compagnie, peut-être que sa seule présence aurait suffit. Après tous, les animaux ne parlaient pas, donnant un affection sans conditions à leur maitre et étaient on ne peut plus fidèles. Le compagnon idéal en somme. C'était peut-être ce qu'il manquait à Bobby. Malheureusement celui ci ne pouvait posséder un animal de compagnie. Non pas qu'il y soit allergique comme l'avait supposé Erïka, mais parce que le froid rebutait les animaux, plus adaptés aux températures tempérées voir tropicales. C'était dommage mais Bobby s'était fait une raison et ne songeait plus à trouver un animal qu'il pourrait toucher. Erïka lui en cita néanmoins quelques uns, dont un assez inattendu, amusant le mutant dont l'éclat de rire résonna dans la pièce. Il était rare de le voir rire et comme à chaque fois, ce fut de courte durée, mais il avait rit.

- Hormis le fait que ce n'est pas très palpitant, j'aurais trop peur de les transformer en mister freeze. Imagine un glaçon géant en gise de bocal... Enfin, dans un sens ils seraient éternels mais bon... Quant au pingouin je vais y réfléchir. Ca me fera une bonne raison d'effectuer un voyage au pôle nord. Par contre niveau discrétion, ça risque d'être plus difficile, surtout si je dois lui ramener du poisson tous les jours. Mais j'y songerais. *avec le sourire*

Les mutants changèrent de chambre le temps de récupérer un CD puis firent demi tour pour récupérer un DVD et déposer le CD en question. La plupart des résidents dormaient à cette heure là, leur laissant le champ libre pour occuper le salon en toute tranquilité. Ni l'un ni l'autre n'aimait être dérangés, cela tombait plutôt bien. Après un rapide tour à la cuisine où ils prirent de quoi manger pendant le film, ils rejoignirent le salon vide de monde et s'installèrent à leur aise. Tellement à leur aise qu'Erïka se posta contre l'épaule de Bobby qui entoura celle ci d'un bras, caressant sa chevelure. Iceberg n'avait pas l'habitude que quelqu'un s'appuie ainsi contre lui. Même si quelqu'un faisait ce geste, ce n'était jamais plus de quelques minutes tout au plus, le froid n'étant pas apprécié de tous. Dans un sens, cela lui procurait une barrière efficace contre les gens trop collants. Pourtant, il n'avait pas envie de chasser Erïka, au contraire. Il maudissait même le film, pas assez long à son goût. Le générique qui défilait signifiait qu'ils devaient bouger mais aucun d'eux ne semblait en avoir envie. Après un moment de silence, Bobby finit par briser le silence, remerciant simplement Erïka pour la journée qu'ils venaient de passer. Celle ci ne répondit pas sur le coup, s'approchant juste un peu plus de lui... pour finalement s'éloigner carrément, se levant du canapé. L'étreinte avait aux yeux de Bobby un goût d'inachevé.

Ramassant ce qui restait après le passage de la russe, il la rejoignit à la cuisine pour ensuite se diriger vers sa chambre. Elle avait accepté de lui donner un cours de langue pour son contrôle prévu la semaine à venir. En regardant la jeune femme, Bobby remarqua que le rouge ne quittait pas ses joues. Plutôt que de la gêne, le mutant supposa que c'était parce qu'elle avait chaud. Puisqu'il lui avait proposé de lui servir de climatiseur, c'était le moment où jamais. Ainsi, il quitta le matelas et son dictionnaire pour rejoindre Erïka qui lui tournait le dos, l'entourant de ses bras pour lui offrir une étreinte glacée. Jusqu'à présent, elle n'avait pas eu l'air de détester ça et si elle avait chaud, cela lui ferait le plus grand bien. Lorsqu'il lui avait proposé de lui servir de climatiseur, il n'avait bien sûr pas pensé à devoir la serrer dans ses bras à chaque fois, ses pouvoirs lui permettant diverses possibilités. Mais puisqu'il l'avait à portée de main et surtout parce qu'il en avait envie, il opta pour cette solution.

Erïka ne répondit rien, semblant se figer. Sans doute ne s'attendait elle pas à cette soudaine fraicheur. Elle finit cependant par poser l'une de ses mains sur les siennes, Bobby ne bougea donc pas, la conservant contre lui. Lorsqu'elle voulu retirer ses bras autour de sa taille, le mutant n'opposa aucune résistance, le but n'étant pas de lui imposer quoique ce soit. Il était cependant déçu que cela prenne fin si vite même si il n'en montra rien. Bien qu'elle lui souriait, elle n'avait rien dit au sujet de ce qu'elle comptait faire. Vu qu'elle venait de ranger les livres, cela signifiait sans doute qu'elle avait accepté le fait de remettre à plus tard le cours qu'elle lui proposait. Si elle désirait dormir au frais, Bobby pouvait faire en sorte que son souhait se réalise puisqu'elle semblait avoir encore chaud.

- Pas toute ta chambre, juste ton lit. Je ne pourrais pas maintenir mon pouvoir à distance si je fais une trop grande surface. Mais ton lit ça ira. Je vais te montrer et si ça ne te plait pas, j'annulerais le tout et ce sera comme si il ne s'était rien passé.

De la musique parvint aux oreilles du mutant. Il reconnu sans mal qu'il s'agissait de rap à l'intonation du chanteur. C'était... du français ? Probablement le CD dont la russe lui avait parlé un peu plus tôt. Du coup Bobby resta silencieux, tendant l'oreille pour écouter les paroles et essayer de les comprendre. Il ne comprenait pas tout mais fut satisfait de reconnaitre une bonne partie des mots. La chanson fut cependant bientôt interrompue par la voix d'Erïka qui lui posa une question bien singulière. Il la regarda avec étonnement, ne sachant pas trop quoi répondre sur le coup. Il n'avait rien à cacher et il savait que de toute façon, si il mentait, elle le saurait bien assez vite.

- Tu veux la version longue ou la version courte ?

Ce n'était qu'une question réthorique, il n'attendait pas vraiment de réponse, c'était simplement comme si il se posait la question à lui même. Ne comptant pas mentir, il ne savait par contre pas par où commencer. Bobby rejoignit le lit, se posa dessus et s'allongea sur le dos, bras derrière la nuque, regardant le plafond. Ce qu'il pensait d'elle... Voilà une bien vague question. Après un petit moment de silence, il prit enfin la parole.

- Impulsive, froide, insolente, téméraire, volontaire, maligne, charmante. Ca c'est pour la version courte. *courte pause* Pour la version longue, ça pourrait me prendre la nuit mais je vais essayer d'être concis. Je ne te connais pas forcément très bien, mais je ne demande qu'à mieux te connaitre. T'es une fille audacieuse, qui n'a pas froid aux yeux et qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. J'aime bien ça. Tu fais preuve de froideur, tu te montres même désagréable mais les gens n'ont qu'à se méler de leurs affaires après tout. J'ignore comment tu es avec les autres mais moi j'aime passer du temps avec toi. Tu as du caractère et tu suis la route que tu as choisis sans t'attarder sur ce qu'en disent les autres, peu de personnes peuvent s'en vanter. Malgré ce côté froid que tu brandis à qui désire s'approcher, tu es quelqu'un avec qui le temps passe vite tant l'on ne s'ennuie pas, une personne avec qui il fait bon d'être. *nouvelle pause avant qu'il ne se redresse sur les coudes pour la regarder* J'ai l'impression de parler pour ne rien dire... Pour résumer, je suis content d'être ton ami même si tu ne me considères pas forcément comme tel et si c'était possible, j'aimerais passer plus de temps avec toi, parce que tu es quelqu'un que j'apprécie beaucoup. Je ne sais pas si c'est la réponse que tu attendais, mais c'est mon avis.
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Sous un chaud soleil d'été [Erïka Davidoff & Iceberg]   Mer 15 Aoû 2012 - 3:41

Erïka n’était pas le type de fille que l’on pourrait facilement imaginer avec un animal de compagnie, sauf peut-être un pitbull. Elle ne démontrait en aucun cas l’âme d’une personne attentionnée qui savait prendre soin d’autrui. Pourtant, il ne s’agissait que des apparences, la réalité étant toute autre. Lorsque sa grand-mère lui demanda si elle pouvait adopter ce cochon d’inde, encore bébé, elle avait accepté, heureuse de compter sur la compagnie d’une petite bête facile à vivre. Certes, elle devait changer sa cage, l’abreuver et la nourrir, mais elle ne manquait pas de temps pour cela. Elle avait, également, tout son temps pour donner amour et attention à la sa petite Istina qui était un animal de nature affectueuse. Une bonne partie du temps, elle se contentait de dormir un peu n’importe quand dans la journée, ne suivant pas les habitudes de sommeil de sa maitresse.
Cette dernière chercha un animal qui pourrait convenir parfaitement à Bobby. Il y avait toujours le classique poisson rouge, pas très intéressant au final. Elle pensa également au pingouin, animal de la banquise qui serait un merveilleux compagnon. Visiblement, sa remarque fit rire Bobby et la jeune fille ne tarda pas à se joindre à lui, riant à son tour en imaginant la scène. Il avait raison, il était impossible d’avoir un tel animal dans l’institut sans attirer l’attention de quelqu’un.

Laissant Istina se reposer, les jeunes quittèrent la chambre d’Erïka pour récupérer un CD dans celle de Bobby. Ils traversèrent, ensuite, le couloir en repassant par la chambre de la russe afin de laisser l’album et s’empara d’un film d’horreur qu’ils allèrent écouter dans le salon. C’était le calme total dans la pièce. Seule la télévision brisait le silence. Ne supportant pas gâcher un film en parlant inutilement par-dessus, l’adolescente restait silencieuse, bien installée contre le mutant. Si quelqu’un avait fait irruption dans la pièce à ce moment-là, il aurait cru voir un couple. L’un contre l’autre, le bras de Bobby entourant les épaules d’Erïka qui ne se gênait pas pour se coller à lui. Elle se sentait bien et ne réfléchissait pas à ses actes, faisant simplement en sorte d’être confortable. Elle se fichait également de ce que pourrait penser ceux qui les verraient ainsi. Après tout, les apparences pouvaient se révéler trompeuse. La preuve, Bobby avait cru qu’Erïka sortait avec Will, son meilleur ami, ce qui n’était pas du tout le cas. Elle avait beau lui faire des câlins ou se coller contre lui, elle ne voyait rien de plus qu’une relation entre frère et sœur. Elle aurait pu s’installer dans la même position contre le rouquin qu’elle n’y aurait rien vu d’anormal. Cependant, il y avait quelque chose de différent entre ces deux situations, biens qu’elles semblaient totalement identiques : les sentiments. Ce qu’elle ressentait en présence de Will et ce qu’elle ressentait, présentement, alors qu’elle était dans les bras de Bobby étaient deux choses bien différentes. Il y avait quelque chose de plus, un sentiment qui lui était inconnu, mais qui faisait battre son cœur, qui faisait en sorte qu’elle se sentait heureuse, épanouie et terriblement bien.

Lorsque le film se termina, Erïka ne bougea pas, se contenta simplement de lever la tête vers le jeune homme qui lui expliquait qu’il était heureux d’avoir eu l’occasion de passer la soirée à ses côtés. L’adolescente ne répondit pas, mais approcha doucement son visage de celui de Bobby avant de prendre conscience de son geste. Pourquoi c’était-elle laissée emporter par le cours de sa pensée ? Peut-être était-ce parce qu’elle en avait réellement envie ? Quoi qu’il en soit, elle arrêtait son geste de peur de faire une connerie et se leva rapidement du canapé, ramenant la vaisselle sale à la cuisine. Par la suite, elle monta à sa chambre en compagnie du jeune homme. Elle avait accepté de lui donner quelques leçons de français avant son examen. Malgré l’heure tardive, elle était ravie de l’aider. Insomniaque, elle ne prévoyait pas s’endormir avant un bon moment, malgré qu’au froid elle avait tendance à se détendre et à trouver le sommeil plus facilement.

La jeune fille sorti quelques bouquins de sa bibliothèque avant de les lancer sur son lit. Par la suite, elle s’installa sur son bureau, cherchant ce dont elle avait besoin pour donner quelques exercices de français à Bobby. Alors qu’elle avait le dos tourné, ce dernier s’approcha d’elle et l’enlaça doucement. Surprise, Erïka se figea sur le coup, mais fini par se détendre légèrement, oubliant complètement ce qu’elle faisait. Pourquoi son cœur battait-il si rapidement ? Pourquoi se sentait-elle si bien. Certes, elle avait toujours apprécié se trouver à proximité de Bobby, même dans le passé, et avait mis ça sur le compte de son pouvoir. Cependant, maintenant qu’il la frôlait, la touchait, elle se sentait défaillir, perdant ses moyens. Elle rougissait, frissonnait et perdait facilement le fil de ses pensées, l’image du jeune homme hantant son esprit. Elle devait avoir attrapé un virus, ou quelque chose du genre.

Se détachant doucement de Bobby afin de lui faire face, la jeune fille réalisa que son contact glacé lui manquait déjà. Le mutant lui expliqua qu’il ne pouvait transformer sa chambre en igloo géant comme elle le proposait car il serait difficile de maitriser son pouvoir à distance. Par contre, il pouvait s’occuper de son lit, sûrement en le rafraichissant légèrement. Cependant, une autre idée vint à l’esprit d’Erïka, une idée qui lui semblait bien meilleure.


-« Tu n’as qu’à rester et jouer ton rôle de climatiseur. Il y a assez de place pour deux dans mon lit. »

Elle avait complétement oublié l’existence du second lit de la pièce. Habituée à être seule dans cette chambre, elle oubliait parfois qu’elle était conçue pour deux résidents. Peu importe le lit que décidait de prendre le jeune homme, elle s’en fichait, malgré le fait qu’elle désirait secrètement le voir à ses côtés. Il avait quelque chose d’attirant, il ne la laissait pas totalement indifférente, mais ne saurais dire ce qu’elle ressentait exactement. L’adolescente s’éloigna du mutant afin de mettre un peu de musique. Elle choisit le CD dont elle avait parlé un peu plus tôt, profitant de l’agréable chanson diffusée actuellement. Elle s’assura également de dégager le lit, posant les livres sur son bureau et ce qu’elle avait ramené de la cuisine sur sa commode. Elle en profita pour poser une question plutôt directe à Bobby, lui demandant ce qu’il pensait d’elle. Lui laissant le choix entre la version longue ou la version courte, le mutant ne pris pas la peine d’attendre une réponse avant de débuter.

« Impulsive, froide, insolente, téméraire, volontaire, maligne, charmante ». Voilà les divers qualificatifs qu’il lui trouvait. Quelqu’un d’autre aurait osé dire qu’elle était insolente se serait fait royalement insulté, prouvant par le fait même qu’elle était réellement insolente. Au moins, elle pouvait se rassurer sur deux choses : Bobby était sincère et n’avait pas peur de lui dire ce qu’il pensait vraiment d’elle et il savait lui trouver des qualités. Alors qu’il abordait la version longue, la jeune fille alla éteindre la lumière de la pièce, préférant allumer sa lampe de chevet, et vint s’assoir sur le bord du lit, l’écoutant attentivement, ne le quittant pas des yeux.

Elle avait l’impression d’avoir droit à un véritable éloge, ne pouvant s’empêcher de sourire à ces paroles sincères. Elle aimait sa façon de voir les bons côtés d’elle, oubliant le caractère froid et distant dont elle avait toujours fait preuve en sa présence jusqu’à aujourd’hui. Elle était ravie de savoir qu’il appréciait sa présence. Elle voulait passer davantage de temps avec lui, elle ne voulait pas que cette soirée se termine si rapidement, elle désirait seulement rester à ses côtés, faire durer la magie.
Cependant, malgré toutes ces belles paroles qui lui firent chaud au cœur, elle retient une chose en particulier : « je suis content d'être ton ami ». Ami. Elle n’était pas certaine de le considérer comme tel, même si elle le désirait. Elle ne savait pas ce qu’elle ressentait à son égard. Autant il était loin d’être une simple connaissance, autant elle ne voulait le considérer comme un ami. Pourquoi devait-elle se casser la tête avec ce simple mot ? Pourquoi ne pas laisser aller le temps, afin de comprendre ce qui semblait si étrange en elle ? Peut-être était-ce seulement l’effet du froid sur elle… alors pourquoi avait-elle si chaud ? Oubliant cela, se concentra sur les paroles du jeune homme qui avait su la toucher par ses belles paroles, l’adolescente se coucha sur le dos, à ses côtés. Elle fixait le plafond, repassant en boucler ces belles paroles.


-« Je m’attendais à la vérité, rien de plus. Ça me rend… heureuse de savoir que tu es sincère. Le plus drôle dans tout ça est que je fais en sorte d’être désagréable aux yeux des autres et toi, tu ne vois pratiquement que ce qui est bon… Pourtant, c’est la première fois que je me montre sous mon vrai jour auprès de toi. » Elle prit une longue respiration avant de poursuivre. J’ai passé une merveilleuse soirée grâce à toi. Je ne pensais pas me sentir aussi bien avec quelqu’un… Je n’ai pas envie que ça se termine maintenant, sincèrement. Ce genre de moments uniques... j’aimerais en vivre bien d’autres.

Elle plaça un oreiller sous sa tête, question d’être plus confortable. Cette soirée avait été merveilleuse et se terminait tout aussi merveilleusement. Erïka n’aurait pu espérer mieux d’une journée qui s’annonçait bien ordinaire, comme toutes les autres. Elle était ravie d’avoir eu l’occasion de découvrir la véritable personnalité de Bobby. Cela lui avait permis de passer de très bons moments. Posant sa main devant sa bouche afin de dissimuler un bâillement, la jeune fille n’avait plus envie de bouger de son lit. Elle préférait rester là, discutant tranquillement avec le mutant sous la faible lueur de sa lampe de chevet. Laissant tomber son oreiller afin de poser sa tête au niveau de l’épaule du jeune homme, l’adolescente ferma les yeux. Elle le kidnappait pour la nuit, qu’il le veuille ou non.

-« Il y a tant de moments où je souhaite trouver le sommeil, mais je n’y arrive pas. Parfois je dors deux ou trois heures, parfois je ne ferme pas l’œil. Il y a aussi des moments comme ceux-ci où j’aimerais rester éveillée toute la nuit, mais où la fatigue me tombe dessus comme une brique. Pas toi ? »

Fermant doucement les yeux, elle ne bougea plus, confortablement installée. Combien de temps encore allait-elle rester éveillée ? Quoi qu’il en soit, elle n’avait pas la force de mettre un pyjama ou quoi que ce soit dans le genre, refusant de se lever de nouveau. Et si, cette nuit se révélera calme ? Et si ses cauchemars cesseront de la hanter l’espace de quelques heures ? Elle le souhaitait de tout cœur, espérant que l’aura bienveillante de Bobby puisse la préserver de ses terreurs nocturnes.
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MessageSujet: Re: Sous un chaud soleil d'été [Erïka Davidoff & Iceberg]   Mer 15 Aoû 2012 - 12:01

Bobby n'était pas du genre à prêter de l'attention au jugement des autres. Non pas qu'il se moquait de leur avis mais en ce qui le concernait, il estimait ne pas avoir besoin du point de vue d'autres personnes. Il était comme il était et réflétait l'image qu'il avait envie de donner, rien de plus. Les gens étaient libres de se faire une idée à son sujet, de s'imaginer ce qu'ils voulaient, le mutant n'en avait que faire. Les êtres humains jugeaient en permanence leurs prochains, volontairement ou non. Les mutants n'échappaient pas à cette règle. Qu'auraient donc pensé des élèves si, en pénétrant dans le salon, ils avaient vu les deux mutants ainsi positionnés en train de regarder un film ? La plupart se seraient trompés en les pensant plus proches que ce qu'ils étaient vraiment. Ils ne faisaient que regarder un film après tout.

Film qui ne dura pas assez longtemps au goût de Bobby. Car maintenant qu'ils n'avaient plus rien à regarder, ils allaient devoir changer de position. Désirant rester le plus longtemps possible ainsi, Iceberg ne fit pas mine de se lever, restant immobile hormis sa main qui continuait de parcourir la chevelure d'Erïka. Pour que la situation ne paraisse pas étrange et pour leur donner une bonne raison de rester ainsi, il se tourna vers elle pour lui parler. Plutôt que de répondre, la jeune femme fit un geste qu'elle interrompit aussitôt avant de se lever. Finalement il aurait peut-être mieux fait de se taire. Il avait l'impression qu'au lieu de faire durer le moment, il l'avait écourté.

Ce qui était fait était fait et le mutant dû se résoudre à l'accepter. Ramassant le DVD, il rejoignit Erïka qui avait accepté de lui donner des cours de langue malgré l'heure tardive. Aux yeux de Bobby, c'était surtout un prétexte car il n'avait pas spécialement envie de retourner à sa chambre, seul. Si d'ordinaire la solitude lui plaisait bien, ce soir il n'avait pas envie de se séparer de la russe. Il savait que ce moment arriverait tôt ou tard mais si il pouvait le faire durer alors il sauterait sur l'occasion. La jeune femme était libre de refuser, pas obligée de supporter sa présence qu'elle avait déjà eu une bonne partie de la journée. Pourtant une fois dans sa chambre, elle attrapa de quoi faire le cours, bien décidée à faire ce que le mutant lui avait demandé. Ses joues arborant une couleur rouge anormale, Bobby se demanda si elle n'avait pas chaud et qu'il ne valait mieux pas stopper là la leçon et la remettre à plus tard. C'est s'approchant d'elle pour la prendre dans ses bras et ainsi la rafraichir qu'il lui fit la proposition, qu'elle accepta.

Avoir trop chaud pour dormir n'était jamais agréable et Bobby s'imaginait déjà le petit dispositif de glace qu'il pourrait créer pour que la nuit de la russe soit plus fraiche. Cela resterait bien simple car si il voulait que cela tienne toute la nuit sans qu'il soit présent dans la pièce, il ne pouvait transformer la totalité de sa chambre en igloo comme elle venait de le dire. De plus, la glace rongeait, brûlait, abimait. Le mobilier n'aurait certainement pas trop apprécié d'être ainsi exposé longuement à cet élément. C'était pour cette raison que la chambre de Bobby ressemblait encore à une chambre normale d'étudiant. Alors qu'il réfléchissait au meilleur moyen de raffraichir les lieux, Erïka le sortit de ses pensées en lui proposant de dormir ici, avec elle. Non pas dans le lit inoccupé non loin du sien mais dans son lit. Bobby tourna aussitôt la tête vers elle. C'était une proposition plutôt inattendue et la gêne envahie de nouveau l'esprit du mutant.

- ... Hein ? Tu veux que... je dorme... ici ?

Il avait échangé le "avec toi" par un "ici" de dernière minute. La façon dont elle avait dit ça prouvait clairement qu'il n'y avait aucune arrière pensée et qu'elle désirait juste être au frais pour dormir. Cependant il aurait pu lui expliquer que depuis l'autre lit, il pouvait tout aussi bien contrôler le froid qui régnerait bientôt dans la pièce. Mais il ne le fit pas. Dans un sens il n'avait pas envie d'occuper l'autre lit et puisqu'il avait l'opportunité de dormir à côté de la jeune femme, il n'allait pas s'en priver. Son contact lui était agréable et même si ils n'allaient pas dormir l'un contre l'autre, sa présence proche lui suffisait. En fin de compte, elle lui avait proposé exactement ce qu'il désirait sans vraiment s'en rendre compte.

- C'est vrai que tu as la chance d'avoir deux places dans ton lit. Je n'aurais même pas besoin d'utiliser mon pouvoir ou presque dans ce cas. C'est une bonne occasion de jouer mon rôle, comme promis. Si jamais au cours de la nuit tu as trop froid, n'hésite pas à me pousser du lit, j'irais dormir dans l'autre.

Le temps n'était plus à l'étude des langues mais plutôt au repos. Une fois le lit dégagé, Bobby s'y allongea, fixant le plafond, songeur. Erïka venait de lui poser une question assez particulière mais le mutant ne se demanda même pas pourquoi elle lui demandait une telle chose. A dire vrai, il ne réfléchissait même pas, n'ayant pas besoin de faire des efforts pour imaginer ce qu'il pensait de la russe. Son opinion était déjà toute faite même si, grâce à cette journée, elle avait plutôt évoluée. Bobby n'était pas du genre très bavard avec ceux qu'il ne connaissait pas mais il était très observateur. Il essayait toujours de deviner comment étaient les gens juste en les voyant agir et en les écoutant parler. Il n'était pas toujours aisé de deviner la véritable personnalité de quelqu'un, surtout en ne lui adressant pas la parole. Mais même si Erïka ne laissait que peu de monde pénétra dans son univers, Bobby avait la chance de pouvoir la connaitre un minimum. Il n'aurait pu affirmer qu'il avait raison, qu'il la connaissait par coeur, qu'il savait tout d'elle. C'était faux, il ne se faisait pas d'illusions là dessus. Mais comme pour tout, il avait un avis et il comptait bien le lui donner.

C'est sans détours qu'il lui expliqua ce qu'il pensait, ne cherchant pas à la complimenter particulièrement. Il citait ses qualités tout comme ses défauts, en tout cas ceux qu'il avait pu voir. Peut-être se trompait il, mais il s'en fichait. C'était son point de vue et c'était bien ce qu'elle lui avait demandé. Erïka venait de s'allonger à côté de Bobby, regardant elle aussi le plafond sur lequel se dessinait maintenant des ombres dûes au faible éclairage de la lampe de chevet. Le mutant tourna la tête pour la regarder. Peut-être allait elle lui rire au nez, lui dire qu'il se trompait mais il en doutait. A ce moment, ainsi perdue dans ses pensées, le visage doucement éclairé par la lampe, Bobby la trouvait vraiment très jolie.

- Oh, j'ai oublié une chose. Puisqu'on en est à la sincérité, autant que tu le saches... même si tu le sais déjà sûrement... *légère pause, prenant une inspiration, un peu gêné par ce qu'il va dire* Je te trouve jolie. Pas juste que tu es mignonne comme pourrait l'être une autre fille mais... je ne sais pas, peut-être que ce sont tes origines russes même si j'en doute, en tout cas tu as un charme particulier, tu dégages quelque chose que les autres n'ont pas. Je dis peut-être ça parce que je n'y suis pas indifférent, mais bon c'est mon avis que tu as demandé alors je te le donne.

Bobby la regarda un instant tout en parlant, quelque part satisfait de voir qu'elle appréciait ce qu'il venait de lui dire. Il redoutait un peu qu'elle prenne mal sa sincérité mais elle semblait en fait plutôt l'apprécier. Le mutant ne trouvait pas qu'il ne voyait que ce qui était bon, il voyait juste ce qu'elle voulait bien lui montrer. Avec lui, elle n'avait jamais été particulièrement désagréable comme elle pouvait l'être avec d'autres, il était donc inutile qu'il pointe cela du doigt. Ainsi donc, c'était la première fois, d'après ce qu'elle disait, qu'il la voyait telle qu'elle était réellement. Il était vrai qu'elle s'était montrée plus douce qu'à son habitude et Bobby devait reconnaitre qu'il avait particulièrement apprécié la journée en sa compagnie. Elle lui confirma que c'était également son cas. Ce qu'elle avoua fit réellement plaisir à Bobby, touché par ses paroles. Tendant la main, il caressa la joue de la jeune femme du dos de ses doigts.

- Alors on en vivra d'autres. Ca ne tient qu'à nous de passer de nouveau une journée comme celle là. Et puis, on a la chance de vivre au même endroit, donc la seule chose qui pourrait faire en sorte que ça ne se reproduise pas... ce serait que l'on reste chacun de notre côté, à faire comme si l'on existait pas. Je ne sais pas pourquoi ni comment jusqu'à présent j'ai pu mettre ta présence de côté. Peut-être à cause du départ de John... je ne voulais pas que la même chose se reproduise... Enfin, passons. Je suis content qu'on se soit rapprochés, comme avant. Hm... pas tout à fait comme avant, non. Je compte bien passer un peu plus de temps avec toi, je t'apprécie sincèrement.

Pour l'apprécier, il l'appréciait. Peu de gens pouvaient s'en vanter, lui qui ne laissait personne passer outre sa barrière de glace. Pourtant avec Erïka c'était différent. Il n'avait pas chercher à la rejeter, à la faire se heurter à un mur glacial. Peut-être parce qu'il savait qu'il ne pouvait pas lui mentir... ou tout simplement parce qu'il en avait envie.
Erïka se décala, laissant son oreiller pour en trouver un autre plus frais : Bobby. Celui ci ne bougea pas d'un pouce bien que le rouge lui montait aux joues. Il n'avait pas pensé qu'elle dormirait contre lui, simplement à côté. Mais même si elle avait les yeux fermés, elle ne dormait pas et il s'imaginait que lorsqu'elle voudrait dormir, elle se décalerait de nouveau. C'était un peu comme une étreinte, rien de plus. Pourquoi le mutant sentait il donc son coeur s'emballer de la sorte ? N'ayant pas de réponse, il préféra ne pas chercher plus loin. Il tendit simplement le cou pour embrasser la jeune femme sur la joue, comme pour lui dire bonne nuit. Mais il n'était pas certain que c'était la véritable raison. La russe lui expliquait justement qu'elle dormait assez peu la nuit, voir pas du tout et que son sommeil se révélait capricieux la plupart du temps.

- Si, ça m'arrive. A croire qu'il y a quelqu'un, une présence spirituelle ou quelque chose du genre, qui s'amuse à nous pourrir l'existence en contrariant toutes nos envies. C'est comme lorsque le temps passe plus vite lorsque l'on s'amuse et qu'il traine en longueur lorsque l'on s'ennuie ou fait quelque chose de pénible. Si tu n'as pas envie de dormir, je peux rester éveillé. Je préfère discuter avec toi. Tu fais des insomnies ?
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MessageSujet: Re: Sous un chaud soleil d'été [Erïka Davidoff & Iceberg]   Jeu 16 Aoû 2012 - 4:10

Il y avait certaines personnes qu’Erïka appréciait énormément. Will et Amy faisaient partie de ces gens avec qui le temps passait rapidement. Trop rapidement. Elle n’avait pas envie que la journée en leur compagnie se termine et faisait tout pour étirer le moment jusqu’à ce qu’ils n’en aient plus la force. C’était le même cas avec Bobby. La soirée avait si bien commencée et la jeune fille refusait que cela se termine. Il y avait quelque chose, un sentiment inconnu qui l’habitait, mais qui la poussait à rester en sa compagnie. Pourquoi n’avait-elle jamais ressentis ça auparavant ? Était-ce parce qu’elle avait laissé tomber son masque, révélant au grand jour ce qu’elle était réellement, laissant l’occasion aux sentiments de s’exprimer ? Elle ne savait pas ce qui se passait, mais savait une chose : elle refusait de le voir partir.
C’était pour cette raison qu’elle lui avait demandé de passer la nuit avec elle. Bien que cela aurait pu être interprété différemment, elle s’en fichait. Elle voulait seulement le garder pour elle, comme une égoïste. Elle voulait être contre lui, sentir sa peau froide caresser la sienne. Erïka avait l’impression d’être atterrit dans un conte de fée du monde moderne et ne souhaitait en aucun cas s’éloigner de son… prince ?
Bobby sembla avoir mal entendu la question, ou ne pas en croire ses oreilles lorsque l’adolescente lui proposa de passer la nuit avec elle. Il lui demanda si elle avait réellement fait cette proposition, ce qu’elle confirma assez rapidement.


-« Oui. Ça te pose problème ? »

Cette phrase, elle la répétait bien souvent, pour diverses raisons. Cependant, elle ne la disait pas sur un ton agressif, comme à son habitude, mais bien d’une voix douce se voulant neutre. Elle ne voyait pas en quoi dormir dans le même lit qu’une autre personne était problématique. Bien que la jeune fille considère que cela pouvait cacher un autre sens, bien plus louche, elle ne voyait pas les choses ainsi. Lorsqu’elle parlait de dormir, il s’agissait bien de dormir, rien de plus. Erïka serait bien surprise de découvrir que le mutant lui faisant face était un coureur de jupons qui multipliait les quêtes au lit. Cela ne lui ressemblait pas du tout, pas d’après ce qu’elle connaissait de lui.
Acceptant finalement, Bobby lui expliqua, malgré tout, qu’elle n’avait qu’à le pousser du lit si elle ne désirait plus sa présence. Sûrement pensait-il qu’elle allait finir par avoir froid. Peut-être que si, peut-être que non, mais la jeune fille se roulera dans quelques couvertures si la température du mutant la dérangeait. Après tout, elle n’allait certainement pas gâcher cette si belle occasion.

Laissant tomber le cours de langue pour ce soir, les adolescents préférèrent discuter sur fond de musique rap. Erïka y avait été de sa franchise en demanda au jeune homme ce qu’il pensait d’elle. Elle s’attendait principalement à avoir la vérité, la stricte vérité, peu importe ce qu’elle était. Elle ne fût pas déçue, écoutant ses paroles dans un silence respectueux, ravie des compliments qu’il pouvait lui faire, mais également heureuse de savoir qu’il savait également voir les mauvais côtés chez elle et osait le lui dire. Se couchant aux côtés du mutant, l’adolescente ne pensait plus à la signification de ses gestes. Elle le faisait parce qu’elle le désirait, rien de plus. Cependant, il y avait une certaine limite qu’elle ne désirait franchir. En fait, elle craignait de la franchir pour plusieurs raisons. C’était pourquoi elle avait stoppé son geste, lorsqu’elle avait doucement avancé son visage près du sien, au départ. Elle n’était sûre de rien, elle ne savait que faire. Elle suivait ses envies, mais… si elle le regrettait par la suite ?

Couchée aux côtés de Bobby, la mutante fixait le plafond. Lorsque le jeune homme s’adressa de nouveau à elle, elle tourna légèrement la tête vers lui, lui offrant toute son attention. Elle rougit vivement, soudainement, lorsqu’il lui avoua qu’il la trouvait jolie. Certes, elle n’avait rien à envier aux autres et appréciait son corps, son apparence et n’avait jamais eu besoin de compliments à ce sujet, mais c’était bien l’une des premières fois qu’un garçon lui avouait la trouver jolie. Cependant, il n’avait pas terminé, ajoutant également qu’elle était charmante. Quelque chose se dégageait d’elle, quelque chose auquel il n’était pas indifférent. Alors, se pourrait-il qu’il ressente quelque chose à son égard, dépassant la barrière de l’amitié ? Et elle, que ressentait-elle pour lui ? Elle ne saurait le décrire, elle ne saurait le dire. Elle ne comprenait plus rien. Un magnifique sourire ornait son visage alors que quelques petits rires de gêne s’échappaient de ses lèvres. Les joues en feu, la jeune fille entendait son cœur se débattre dans sa poitrine. Que pouvait-elle répondre à des paroles lui faisant tant de bien ? La vérité, bien sûr.

Prenant une grande inspiration, Erïka pris finalement la parole, confiant à Bobby qu’elle avait adoré cette soirée, qu’elle ne désirait pas en voir la fin. Elle se sentait bien à ses côtés, lui dévoilant une part d’elle qu’elle dissimulait aux yeux des autres. Pourquoi à lui ? Elle ne saurait le dire, mais savait qu’elle pouvait placer une mince part de sa confiance en lui, ce qui était déjà énorme en ce qui la concernait. Sa confiance se gagnait peu à peu, avec le temps, comme son meilleur ami avait su si bien le faire.
Ne quittant pas Bobby des yeux alors qu’il s’adressait à elle, caressant doucement sa joue du dos des doigts, elle se laissait bercer par ses paroles. Il avait bien raison, ils allaient pouvoir passer tout un tas d’autres moments comme ceux-ci. Ils vivaient au même endroit, ils pouvaient se croiser bien souvent. Erïka savait très bien qu’elle pouvait se rendre à la chambre du jeune homme en espérant qu’il y soit, ou bien vérifier s’il ne se trouvait pas dans le garage. Et puis, comme elle devait lui donner des cours de langues, et qu’il devait des cours de moto, ils auront bien des occasions de se revoir. Ils s’étaient peut-être séparés chacun de leur côté lorsque John quitta l’institut, mais maintenant ils avaient toutes les raisons pour ne pas s’éloigner l’un de l’autre.

Posant sa tête sur le jeune homme, l’adolescente ferma doucement les yeux. Elle était terriblement heureuse, se sentant si bien… Même si elle de désirait pas la fin de cette soirée, elle doutait pouvoir résister très longtemps au sommeil, malgré tous ses efforts pour ne pas céder. Bien qu’elle aurait pu continuer d’écouter la voix de Bobby, n’étant pas très douée pour les compliments et autres belles paroles de ce genre, elle décida de changer de sujet. Cependant, avant de prononcer le moindre mot, les lèvres du jeune homme se posèrent sur sa joue, Rougissant autant qu’une tomate, même plus que cela, l’adolescente se figea. Bien qu’elle appréciait ce geste, il ne correspondait pas à ce qui hantait ses pensées. Oserait-elle, était-ce une bonne idée ? Elle qui était si franche et n’osait pas agir, se ravisant à chaque fois.
Ouvrant finalement la bouche pour parler, elle lui confia qu’elle avait envie de rester éveillée même si la fatigue commençait à lui peser. Elle qui faisait actuellement de l’insomnie, elle ne s’était pas attendue à un soudain coup de fatigue. Le jeune homme fut d’accord avec elle et lui demanda clairement, par la même occasion, si elle faisait des insomnies.


-« Souvent. Je tourne en rond la nuit, je n’ai rien à faire… Parfois, je me réveille en sursaut, incapable de retrouver le sommeil. Alors, je sors de ma chambre et je fais un tour à la cuisine… J’espère bien dormir, cette nuit. »

Elle était persuadée de trouver le sommeil, en fait. Elle ne voyait pas pourquoi ses cauchemars viendraient la hanter. Ces dernières nuits n’avaient pas toutes été de tout repos, mais la présence rassurante du jeune homme fera probablement en sorte qu’elle se sente mieux, non ? Quoi qu’il en soit, l’adolescente étouffa un nouveau bâillement avant de se redresser lentement. Elle jeta un coup d’œil à son horloge afin de connaitre l’heure. Et s’ils profitaient de quelques heures de sommeil, ils pourront peut-être passer une nouvelle journée ensemble ou, du moins, une partie de la journée, non ? Étirant son bras afin d’éteindre sa lampe de chevet, l’adolescente se repris sa position initiale auprès de Bobby.

-« Ça te dirait que l’on se fasse un bon déjeuner, demain matin ? » Demanda-t-elle, fermant doucement les yeux.

Elle s’endormit, plus fatiguée qu’elle ne le croyait. Ses dernières nuits où le sommeil avait été peu présent se ressentait. Murmurant un « Bonne nuit », l’adolescente s’envola pour le pays des songes, là où tout semblait aller pour le mieux. Les heures défilèrent et Erîka gigota un peu, s’enroulant légèrement dans l’une de ses couvertures. Son sommeil était mouvementé, elle était coincée dans un cauchemar des plus réalistes, ressentant parfaitement les émotions vécu dans ce songe. Elle tremblait, mais non à cause du froid. Elle avait peur et de chaudes larmes perlaient sur ses joues. Les émotions qu’elle vivait dans son cauchemar se matérialisaient dans la réalité. Elle était coincée, elle ne savait plus quoi faire, totalement effrayée par une situation qui la dépassait, jusqu’à ce que ses yeux s’ouvrent sur un endroit qui ne lui était pas inconnu.
Dans la pénombre, l’adolescente ne distinguait pratiquement rien. Elle resta couchée sur le dos durant de brèves secondes avant de se redresser, passant ses mains sur son visage afin d’essuyer ses larmes. Elle réalisa alors qu’elle avait pleuré, cherchant maintenant à effacer toutes traces de cela. Ramenant ses jambes vers elle, Erïka reprenait peu à peu ses esprits, reprenant doucement son souffle alors que son cœur cessait sa course effrénée dans sa poitrine et que ses tremblements se calment légèrement. Trouvera-t-elle la paix dans son sommeil, un jour ?




[Si quelque chose ne te convient pas, fais-moi signe ~ Je n’ai pas trop détaillé le dernier paragraphe pour te laisser le choix de ce que tu voulais faire, si tu voulais que Bobby se réveille avant ou après Erïka ou si tu préférais qu’il dorme toujours à poings fermés ~]
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MessageSujet: Re: Sous un chaud soleil d'été [Erïka Davidoff & Iceberg]   Jeu 16 Aoû 2012 - 17:39

La question d'Erïka laissa Bobby sans voix pendant un court instant. Non pas parce qu'il hésitait sur ce qu'il allait répondre, en proie à un dilemme, mais tout simplement parce qu'il ne savait absolument pas quoi répondre. Est-ce que cela lui posait problème de dormir avec elle ? Non, c'était même plutôt l'inverse. Alors pourquoi ressentait il une telle gêne à ce propos ? Il ne s'agissait que de dormir, rien de plus. Cela ne changeait rien, qu'il dorme ici ou dans cette chambre. En fait, il y avait juste un élément qui changeait : la présence d'Erïka à côté de lui. Bobby n'arrivait pas à mettre le doigt sur ce qui le perturbait exactement et il dû se résigner a laisser tomber si il ne voulait pas donner l'impression qu'il s'était statufié depuis que la jeune femme lui avait fait la proposition. A quoi bon se triturer les méninges puisque l'idée lui plaisait ? Et puis il n'avait pas eu de compagnie depuis un moment maintenant. C'était l'occasion ou jamais de profiter de la présence d'une personne qui ne craignait pas le froid. De plus, ce n'était pas n'importe quelle personne.

- Non... non, non. Aucun problème. Comme ça, je pourrais jouer mon rôle de climatiseur.

Mais ce n'était pas vraiment la raison qui le poussait à accepter. Bien qu'il lui avait promis de faire en sorte qu'elle ait moins chaud, il pouvait très bien le faire depuis sa chambre ou même depuis l'autre lit disponible dans la pièce. En fait, il était ravi de cette proposition qui lui permettait de se rapprocher d'elle, juste comme ça, même s'il ne s'agissait que de dormir. Cela lui suffisait. Puisque c'était décidé, Iceberg n'avait plus à quitter la pièce et s'installa donc sur le lit alors que la russe lui posait une question étrange. Une question que l'on ne pose habituellement pas. Erïka, pourtant, avait osé la poser et attendait désormais une réponse de la part du mutant.

Allongé sur le lit, Bobby réfléchissait. Il ne réfléchissait pas à ce qu'il pouvait bien répondre mais à la façon dont il allait présenter ça. Ce n'était pas tous les jours que l'on devait répondre à ça. Mais plutôt que de chercher trop compliqué, il préféra parler en toute franchise et donner son point de vue brut, sans détours, que cela lui plaise ou non. C'était ce qu'elle voulait sûrement après tout, la vérité. Sa vérité. Tout le monde n'avait certainement pas le même point de vue que lui, mais c'était justement ça dont il était question.

Assise à côté de lui, Erïka l'écouta en silence jusqu'à ce qu'il ait terminé. Elle appréciait apparement ce qu'elle avait entendu bien qu'il n'ait pas cherché à faire son éloge, soulignant ses qualités tout comme ses défauts. Il ajouta d'ailleurs qu'il la trouvait jolie, préférant répondre à la question sur tous les plans possibles afin de ne rien laisser en suspens. Erïka reprit des couleurs, arborant de nouveau du rouge au niveau des joues, comme si elle n'avait pas l'habitude qu'on le lui dise. C'était peut-être le cas après tout. Elle était assez intimidante lorsqu'on ne la connaissait pas et même si la plupart des gens devait la trouver mignonne, le dire était une autre histoire. Bobby n'avait pas eu ce problème puisque c'était elle qui le lui avait demandé. Il supposa cette fois que ce n'était pas la chaleur qui la faisait ainsi changer de couleur. Au moins, elle n'avait pas l'air de se vanter de ses qualités physiques aux vues de sa réaction.

Lumière diminuée, musique de fond, allongés l'un à côté de l'autre, les deux mutants regardaient le plafond comme s'il y avait quelque chose d'infiniment intéressant qui s'y déroulait. Ce n'était pourtant que les prémices de leur future nuit qui se profilait doucement. S'ils avaient laissé tomber les cours de langue, c'était bien pour dormir. Mais un peu de discussion n'était pas plus mal. D'un point de vue comme de l'autre, la soirée avait été bonne et Bobby espérait qu'il en serait de même le lendemain. Il ignorait ce qu'Erïka avait prévu et si elle serait disponible pour faire l'une des activités dont il avait parlé pendant la journée, mais il songea qu'il aurait le temps de le lui demander le lendemain, au réveil.

La mutante s'était installée contre lui et avait fermé les yeux, signe qu'elle voulait sûrement dormir ou au moins que la fatigue l'emportait doucement. Bobby ne voulait pas insister et forcer la discussion, ils avaient tout le temps pour se revoir et pour parler à un autre moment. Ce n'était pas comme si l'Institut allait disparaitre dans un trou noir dans le courant de la nuit. Ne s'inquiétant pas de savoir si cela allait la gêner ou non, Bobby embrassa Erïka sur la joue et reprit sa position initiale. Il n'y eut aucune réaction de la part de la russe : pas de geste ou de paroles à ce propos. De là où il était placé, il ne pouvait voir son visage s'empourprer. Elle finit par prendre la parole pour expliquer ce qui perturbait ses nuits.

- Peut-être que ton esprit pense trop et que ça t'empêche de t'apaiser, je ne sais pas. Quoi qu'il en soit, si jamais tu n'arrives pas à dormir ou que tu te réveilles au cours de la nuit, n'hésites pas à me réveiller. J'espère tout de même que tu pourras dormir paisiblement.

Bobby dormait relativement bien en règle générale. Il y avait bien eut une époque où il faisait de fréquents cauchemars mais elle était révolue. Même s'il ne faisait jamais de grasse matinée, il dormait facilement six ou sept heures non stop. Il ne se couchait jamais très tard car son sommeil était assez léger et le moindre bruit dans les couloirs de l'Institut avait tendance à le réveiller.
Erïka se mit à bouger, faisant tourner la tête à Bobby pour la suivre du regard. Elle ne s'éloigna pas vraiment, s'étirant juste pour attraper l'interrupteur de la lampe et les plonger dans le noir. Cette fois, il était temps pour eux de dormir. Alors qu'elle reprenait sa position contre lui, la russe posa une simple question à propos du jour à venir.

- Ca me dirait bien, oui. J'aime bien cuisiner mais à deux c'est toujours plus sympa. En plus comme ça, on pourra s'en faire un vrai, avec tout ce que l'on désire manger. Rien que d'y penser, j'ai déjà faim. Si tu entends mon ventre gargouiller pendant la nuit, tu sauras pourquoi. *avec un léger sourire*

Le silence règnait à présent dans la pièce et Bobby ne tarda pas à s'endormir maintenant que son coeur avait retrouvé un rythme normal. Rien ne perturba sa nuit, aucun cauchemar ne se profilant à l'horizon, jusqu'à ce que du mouvement vienne troubler son sommeil. Il manquait quelque chose. Ouvrant doucement les yeux, Bobby regarda le plafond pendant quelques secondes, le temps de s'habituer à l'obscurité puis il tourna la tête sur le côté. Il n'était pas dans sa chambre. Sentant une chaleur non loin de lui, il en chercha la source et repéra Erïka qui était assise. Voilà donc ce qu'il lui manquait : sa présence contre lui. Il ne faisait pas encore jour vu la faible luminosité, ce n'était donc pas la raison de son éveil. Iceberg se souvent de leur discussion juste avant qu'elle n'éteigne la lumière, à propos de ses fréquentes insomnies. Visiblement, c'était toujours d'actualité.

Le mutant se redressa à son tour, restant assis à côté d'elle, il posa sa main contre le dos de la jeune femme pour la faire glisser jusqu'à son épaule. Il ne voyait pas qu'elle avait pleuré mais il la tira doucement contre lui pour lui assurer une présence physique. Ne pas réussir à dormir était quelque chose de pénible, de frustrant et d'angoissant. Bobby ne voulait pas qu'Erïka soit seule à devoir faire face à ça alors qu'il était là. D'habitude, il n'était pas là et elle devait gérer ça elle même mais puisqu'il était présent, autant en profiter. Cela ne le dérangeait pas de passer la nuit sans dormir davantage si cela pouvait l'apaiser, lui changer les idées. Il ignorait la raison de son réveil soudain mais il voulait l'occuper un peu en attendant qu'elle retrouve le sommeil.

- On dirait qu'on est connectés, je viens de me réveiller à l'instant. Ca fait longtemps que tu ne dors plus ? Tu sais, quand j'étais petit, j'avais peur de dormir. Je croyais que si je fermais les yeux, des monstres allaient venir me manger, dissimulés dans mon placard. Ca a finit par passer mais... en grandissant, j'ai commencé à faire des séries de cauchemars. Je ne sais pas si c'était à cause de ma mutation... ou de mes parents... Quoi qu'il en soit, je me réveillais fréquemment et je ne voulais plus me rendormir. Pour me sentir en sécurité, il n'était pas rare que j'utilise mon pouvoir. Comme ça.

Tendant la main au dessus d'eux, un dôme de glace se forma, partant de sa paume et se propageant sur les côtés. Le lit était à présent isolé du reste de la pièce, entouré par une barrière de glace.

- Là je me disais que rien ni personne ne m'atteindrait. Bien sûr, ça ne chassait pas les cauchemars... Alors j'ai fait autre chose. Pour me vider l'esprit, je regardais les étoiles. Pas celles du ciel mais celles ci.

Au sommet du dôme, à l'intérieur, se dessinait les différentes constellations connues. Grâce aux quelques rayons de la lune qui filtraient à travers le volet, on pouvait les voir assez facilement malgré la pénombre. La glace était un bon élément réflecteur. Bobby baissa la main une fois qu'il eut terminé de graver toutes les étoiles. Conservant la tête levée, il observa le résultat puis tourna la tête vers Erïka. Il était inutile de parler des raisons de son réveil, cela ne ferait que le raviver. Si elle avait envie d'en parler, elle le dirait probablement.

- Tu en reconnais quelques unes ?
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MessageSujet: Re: Sous un chaud soleil d'été [Erïka Davidoff & Iceberg]   Ven 17 Aoû 2012 - 6:10

Erïka n’avait jamais été réellement timide de nature. Elle était une tête forte qui agissait comme bon lui semblait, peu soucieuse des conséquences. Cependant, il y avait toujours certaines situations où elle se sentait moins à l’aise que d’autres, là où elle perdait tous ses moyens, ne sachant que faire. On pouvait dire que c’était ce qu’elle vivait en ce moment, dans les bras de Bobby. Il avait posé un simple baiser sur sa joue et, déjà, elle perdait tous ses moyens. Elle ne savait quoi répondre à ce geste. En fait, si, si elle suivait une certaine impulsion qui tentait de l’obliger à suivre le cours de sa pensée. Dans sa tête, le scénario était déjà en place : elle se redressait lentement, tournait la tête vers Bobby et approchait lentement son visage du sien afin de goûter ses lèvres glacées. Cependant, elle ne le faisait pas. Pourquoi ? Parce que cela lui semblait tout à fait absurde. Elle n’avait aucune raison de poser ce geste et savait encore moins pourquoi de telles pensées, gracieuseté de son imagination, s’immisçait ainsi dans son esprit… à moins qu’elle ne connaisse déjà cette raison ?

Les yeux fermés, confortablement installée contre Bobby, Erïka ne pouvait rêver d’un meilleur moment. Elle était paisible et sentait que rien ne pourrait l’énerver, ce soir. Elle tentait de lutter contre le sommeil, cherchant à profiter le plus longtemps possible de cet instant. Cependant, elle savait que Morphée ne tardera pas à venir la cherchant. Prenant la parole en espérant que cela l’aiderait à rester éveillée, la jeune fille expliqua qu’elle n’arrivait pas toujours à trouver le sommeil, faisant bien souvent de l’insomnie. Elle ne révéla pas que la cause de ce manque de sommeil était dû à de fréquent cauchemar causé par un passé qu’elle n’arrivait pas à oublier. Elle devait le faire, pourtant. Elle devait mettre un terme à tout cela, mais n’en avait pas le courage. Elle gardait les histoires de famille secrète, persuadée que personne ne devait être au courant sans quoi cela pourrait être dangereux. Seul le professeur Xavier ainsi qu’Emma Frost connaissaient la vérité malgré tout.
Bobby souhaita à Erïka de passer une belle nuit, lui indiquant qu’elle ne devait pas hésiter à le réveiller lorsqu’elle était en proie d’affreux cauchemar. Malgré tout, le jeune homme avait peut-être mis le doigt sur quelque chose : elle pensait trop. Cela variait de nuit en nuit. Autant le sommeil l’importait rapidement, ne lui laissant le temps de penser à quoi que ce soit, autant elle ne pouvait fermer l’œil car elle craignait les horreurs tapis dans un coin de son esprit. Il était tout simplement impossible pour elle de mettre ses pensées dans un coin afin de trouver le sommeil. Tout cela revenait toujours hanter son esprit.


-« Tu as déjà été capable de cesser de penser, toi ? Je te garantis que c’est impossible. » Fit-elle sur un ton léger, un peu comme une plaisanterie.

L’adolescente s’étira afin d’éteindre sa lampe de chevet, plongeant subitement la pièce dans la pénombre. Elle ne distinguait pratiquement pas le mutant à ses côtés, mais n’eut aucun problème à reprendre sa position initiale, contre lui. Avant de s’envoler pour le monde des rêves, la jeune fille lui demanda s’il apprécierait qu’ils se cuisinent un bon déjeuner au matin. Elle aimait bien cuisiner de temps à autre, mais n’avait jamais la patience de se préparer un bon repas. À deux, c’était beaucoup plus amusant. Et puis, un repas semblait toujours plus savoureux lorsqu’il était partagé avec une personne appréciée.

Ce fut sur de belles pensées, exténuée par un grand manque de sommeil et une soirée un peu mouvementée qu’Erïka s’assoupit. Elle dormit profondément durant quelques heures avant d’être hantée par un drôle de cauchemar, semblant si réel qu’elle en ressentait ses véritables émotions physiquement. Alors qu’elle pleurait et se débattait, dans son songe, cherchant à ce que quelqu’un entende sa voix et vienne la libérée, de chaudes larmes coulèrent le long de ses joues. Son corps tremblait de peur, elle cherchait à se sortir de l’endroit où elle était enfermée, frappant, hurlant, déversant sa peur, sa colère, sa peine. Heureusement pour elle, sa torture mentale cessa peu de temps après, lui permettant de rejoindre la réalité.

Erïka s’était réveillée en sursaut. Tremblante, elle se redressa lentement, passant une main sur son visage afin d’essuyer les larmes l’ornant. Elle ne se sentait pas très bien, cherchant à mettre le doigt sur certains points de repère lui permettant de déterminer qu’elle était de retour dans la réalité. Le silence régnait dans la pièce. Les rideaux posés devant la grande fenêtre se soulevaient au rythme de la brise matinale. Quelle heure était-il ? Probablement 3 heures ou bien 4 heures, sans plus. Quoi qu’il en soit, le soleil n’avait pas montré le bout de son nez. Ramenant ses jambes vers elle, l’adolescente reprenait son souffle, respirant difficilement. Ses yeux s’habituaient peu à peu à la pénombre et elle commençait à distinguer quelques éléments de sa chambre. Puis, une ombre bougea à ses côtés et elle sursauta, lâchant un petit cri avant de poser les mains devant sa bouche. Elle se souvint alors avoir hurlé dans son cauchemar. L’avait-on entendue dans la réalité ? Elle souhaitait que non. Reprenant peu à peu connaissance de la situation actuelle, elle se souvint s’être endormie dans les bras de Bobby. Cela expliqua la présence du jeune homme à ses côtés. Venait-il de se réveiller ou l’avait-il entendu sangloter, instants plus tôt ?

Elle sentit la main de Bobby dans son dos et se crispa immédiatement, retenant soudainement son souffle avant d’expirer lentement, comme si elle pensait faire fuir une force invisible en tentant de dissimuler sa présence. Faisant glisser sa main jusqu’à l’épaule d’Erïka, le jeune homme l’attira doucement à lui, cherchant probablement à la consoler en la prenant dans ses bras. Il était une présence rassurante dont la jeune fille avait besoin afin de se calmer. Elle se blottit contre lui, n’osant dire le moindre mot. Son cœur reprenait un rythme régulier, tout comme sa respiration. Les tremblements diminuèrent sans toutefois disparaitre. Elle était encore sous le choc.

Étant donné qu’Erïka ne disait rien et ne comptait pas prendre la parole avant un bon moment, ce fut Bobby qui brisa le silence, lui demandant si elle était éveillée depuis longtemps. Restant silencieuse, la jeune fille le laissa poursuivre. Il lui raconta une histoire d’enfance afin de la rassurer, de lui expliquer qu’elle n’était pas seule à vivre cela. Il évoqua brièvement la source de ses cauchemars, n’était pas certain qu’il s’agissait des véritables causes. Quoi qu’il en soit, les problèmes familiaux, Erïka connaissait cela. Elle ne connaissait en rien ceux de Bobby étant donné qu’il ne parlait jamais de son passé. C’était bien la première fois qu’il le faisait, d’ailleurs. La jeune fille, elle, n’était pas prête à parler de la moindre parcelle de ce qui constituait son enfance. Il y avait certaines choses qu’elle préférait taire. Passant ses bras autour de Bobby, l’adolescente le laissa lui montrer ce qu’il faisait lorsqu’il avait peur et qu’il avait besoin de se sentir en sécurité.

Un dôme de glace enveloppa le lit d’Erïka comme un puissant bouclier la séparant du reste du monde. Elle leva ses yeux humides vers Bobby avant de les poser sur sa création. Elle n’était pas d’humeur à s’extasier devant ce don qu’elle lui enviait tant, se contenta de rester silencieuse. La tête posée contre le torse du jeune homme, elle s’accrochait à lui comme une gamine à sa peluche. Maintenant, que ses cauchemars soient réels ou non, plus rien ne pouvait l’atteindre, plus personne ne pouvait lui faire du mal. Elle n’était plus seule et ce bouclier de glace résistera facilement à de nombreuses attaques. Cependant, ce n’était pas terminé. Des étoiles, des constellations ornèrent bien rapidement l’intérieur du dôme. C’était un beau spectacle à voir, mais pas suffisamment époustouflant pour faire naitre un sourire sur les lèvres de l’adolescente.


- « Tu en reconnais quelques-unes ? »

Erïka n’avait pas trop la tête à penser à cela. Elle aimerait retrouver le sommeil, mais craignait que ses cauchemars ne la hantent de nouveau. Elle n’avait pas envie de participer à ce petit jeu, mais n’avait rien d’autre à faire. Elle se contenta de serrer Bobby dans ses bras, en silence, observant le dôme étoilé. Elle ne s’y connaissait pas vraiment en astronomie, ce n’était pas un sujet qui la passionnait vraiment. Pointant doucement un amas d’étoile d’un doigt, elle crut reconnaitre un grand classique, une constellation que tout le monde connaissait, bien qu’elle n’avait aucune idée de ce à quoi cela ressemblait.

-« La Grande Ourse ? »

Mettant un peu trop de poids sur le mutant, Erïka fini par le faire tomber sur le dos, se retrouvant pratiquement sur lui. Elle ne cessait de s’accrocher à lui, jusqu’à ce qu’elle retire ses mains coincée sous le dos de l’adolescent. Elle resta couchée malgré tout, fixant un point dans le vide, comme si une force quelconque avait aspiré son âme, son énergie. Puis, elle s’anima soudainement, levant la tête vers Bobby afin de l’observer malgré la pénombre. Elle s’était apaisée, malgré certaines craintes l’habitant toujours. Cependant, la présence du jeune homme la calmait peu à peu, lui permettant de se sentir un peu mieux. Avec de la chance, elle pourra retrouver le sommeil bientôt.

-« Je me sens bien avec toi. Ce n'est pas comme avec mes frères, c'est... différent, mais... je ne sais pas... » Dit-elle soudainement avant de passer ses bras autour du cou du jeune homme, question d’être plus confortable.

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MessageSujet: Re: Sous un chaud soleil d'été [Erïka Davidoff & Iceberg]   Ven 17 Aoû 2012 - 16:24

Pour Bobby, il était difficile de trouver des solutions pour les autres car chaque personne réagissait différemment. Bien qu'il désirait pouvoir conseiller Erïka pour l'aider à trouver le sommeil d'une façon ou d'une autre, il ne savait pas tellement quoi mettre en avant. La jeune femme disait dormir peu, tourner en rond, avoir besoin de s'occuper. Pour le mutant, c'était clairement car son esprit ressassait en boucle certains souvenirs, de la journée ou non, et qui l'empêchait donc de s'apaiser. Qu'ils soient bons ou mauvais, les souvenirs avaient un effet d'excitation sur le corps humain, ne lui permettant pas de se détendre, à moins que la personne soit réellement épuisée. En ce qui concernait Erïka, Bobby n'avait pas la moindre idée de ce à quoi elle pouvait bien penser mais il en déduisit que c'en était possiblement la ou une des causes de son manque de sommeil.

La jeune femme lui fit remarquer qu'il était plutôt difficile d'arrêter de penser. Elle n'avait pas tort, le cerveau humain travaillait continuellement, qu'on le veuille ou non. Faire le vide dans son esprit était prôné par certains arts martiaux entre autre mais Iceberg ne pensait pas ça réellement possible. Il y avait toujours quelque chose qui retenait l'attention, aussi minime soit elle. Tout était sûrement une question d'habitude. Certaines personnes étaient incapables de s'endormir si il y avait le moindre bruit non loin d'eux. D'autres avaient besoin d'un fond sonore. Erïka devait faire partie de ses personnes là car elle avait laissé le CD de rap tourner. La musique n'était pas très forte mais elle se diffusait à travers la pièce. Bobby n'était en tout cas pas certain du tout que la russe puisse trouver aisément le sommeil pour plusieurs raisons. Déjà à cause de la présence du mutant qui doutait qu'elle dorme habituellement avec quelqu'un. Et ensuite à cause de sa température corporelle. Puisqu'elle était posée contre lui, elle devait ressentir davantage le froid. Il supposait que si cela la gênait, elle pourrait toujours se replier dans les couvertures ou au moins s'éloigner de lui.

- C'est vrai, ne penser à rien est impossible. Mais peut-être que tu peux te focaliser sur quelque chose d'agréable pour que cela te suive dans tes rêves ? Le subconscient est plutôt du genre capricieux et indomptable, mais qui sait. Il parait que la musique adoucie les moeurs... Je t'aurai bien joué un petit morceau pour voir si c'était utile mais vu qu'il y a déjà de la musique, je doute que cela fonctionne vraiment. Au pire, si je ne peux rien faire pour t'aider à dormir, je peux toujours te tenir compagnie lorsque tu sera réveillée.

Bobby doutait que si la jeune femme se réveille, elle ose le réveiller à son tour. Elle avait sans doute l'habitude de se gérer toute seule et ne prendrait pas la peine de le méler à sa courte nuit. Heureusement, comme il avait un sommeil assez léger, il supposait qu'il se réveillerait de lui même si il la sentait bouger. Après tout, elle était contre lui et si elle se levait au cours de la nuit, il s'en rendrait sûrement compte, même si c'était juste pour s'éloigner de lui à cause du froid.
Erïka pensait déjà au lendemain en évoquant le déjeuner, ce qui était plutôt une bonne chose aux yeux de Bobby. Cela signifiait qu'elle ne désirait pas que, à leur réveil, chacun reparte de son côté comme si de rien n'était. Ils n'avaient peut-être fait que passer une agréable fin de journée ensemble, mais aux yeux du mutant c'était déjà beaucoup, changeant amplement de l'ordinaire si routinier et sans réel intérêt. Il avait déjà eu la confirmation de cette volonté de la part de la russe à poursuivre leurs activités. Il fallait dire qu'ils avaient déjà de quoi s'occuper à l'avenir, entre les cours de langues ou de moto, le combat de boxe, un peu de cuisine et autres choses encore, ils avaient de quoi faire. Tous les deux désiraient désormais passer un peu plus de temps ensemble, ce qui réjouissait Bobby. Il tenait à sa petite tranquilité mais il ne s'ennuyait pas avec la russe, il appréciait sa présence, véritablement.

Sur ces paroles, ils se turent et finirent par vite rejoindre le pays des songes. Si Bobby dormait plutôt bien, immobile, respirant lentement, ce n'était pas le cas de la russe. Elle n'eut que quelques heures de répit avant de se réveiller. Cela ne réveilla pas Iceberg en sursaut car elle ne s'était pas dégagée de lui avec vigueur mais il sentit tout de même quelque chose. Suffisamment pour qu'il émerge et se demande ce qu'il se passe, l'esprit encore un peu embrumé. Il n'avait pas conscience qu'Erïka venait de faire un cauchemar, ni qu'elle en était encore chamboulée, la distinguait juste à peine dans l'obscurité.

Parlant doucement et s'approchant d'elle, la touchant pour lui confirmer sa présence, la ramenant près de lui, il lui demanda depuis combien de temps elle était ainsi éveillée. Il n'eut aucune autre réponse que l'étreinte qu'elle lui donna. Lorsqu'il avait posé la main sur elle, il l'avait sentit se tendre, se crisper. Peut-être à cause de la surprise engendrée par son geste mais maintenant qu'elle était contre lui, il sentait bien que ses muscles étaient toujours contractés, même si elle semblait se détendre petit à petit. Son rythme cardiaque faisait de même, ce qui amena Bobby à se demander si elle n'avait pas fait un mauvais rêve. Mais même si elle avait fait un mauvais rêve, elle réagissait d'une façon assez physique à cela. Son esprit devait également être chamboulé et il valait mieux la ramener à la réalité ou l'occuper suffisamment pour qu'elle pense à une toute autre chose.

Sans attendre de réponse de sa part, Bobby fit par de sa propre expérience puis matérialisa ce dont il parlait. Le but n'était pas réellement de la faire rêver ou de l'enthousiasmer comme il l'avait fait à la patinoire mais bel et bien de lui donner un sentiment de sécurité, tout comme il le faisait pour lui même étant plus jeune. Quoi de mieux qu'un dôme protecteur infranchissable ? Même si cela ne garantissait pas de chasser les cauchemars, cela donnait, de son point de vue, une sensation apaisante. Afin d'ajouter une petite touche particulière et surtout de faire oublier ses angoisses à Erïka, Bobby dessina les différentes constellations au sommet du dôme, lui demandant si elle en reconnaissait. Bien qu'elle levait la tête pour regarder, elle ne semblait pas emballée. Elle finit tout de même par évoquer la Grande Ourse, sûrement la plus connue.

Bobby n'eut pas le temps de confirmer la chose à Erïka qu'il se sentit basculer en arrière. Même si il la serrait dans ses bras, il n'opposait pas une grande résistance et finit par glisser, un peu surpris d'abord, son attention portée sur le haut du dôme. La jeune femme était quasiment sur lui et n'avait pas l'air de vouloir bouger de position. Bobby conserva ses bras autour d'elle, la maintenant contre lui. Si elle voulait dormir, il n'allait pas l'en empêcher. Tout ce qu'il désirait était qu'elle oublie ses mauvais rêves et s'apaise, d'une façon ou d'une autre. Ainsi allongé, il avait une plutôt belle vue sur la gravure du dôme mais à dire vrai, il n'avait pas envie de le regarder. Baissant les yeux, il observait ou plutôt essayait de distinguer Erïka qui bougea finalement.

Il ne la voyait pas distinctement mais il la devinait, apercevant une partie de son visage grâce à la faible luminosité générée par le dôme. Préférait-elle discuter maintenant qu'elle était éveillée, elle qui était restée presque silencieuse jusqu'à présent ? Bobby l'écouta, appréciant ce qu'il entendait. Ainsi donc, elle se sentait bien avec lui mais pas de la même façon que ses frères. Qu'était il censé comprendre là ? Elle même n'avait pas l'air de trop savoir. Le mutant n'avait pas envie de réfléchir pour une fois. La majorité du temps, il était réfléchi, pesant toujours le pour et le contre avant de faire une quelconque action ou de parler. Mais là il n'avait tout simplement pas envie, mettant cela sur le compte de la fatigue. Sentant les bras de la russe entourer son cou, le coeur de Bobby se mit à battre davantage. Elle n'avait pas l'air d'avoir un plan en tête, agissant simplement naturellement. Levant lentement la main, Iceberg la posa sur la joue de la jeune femme. Sa peau était légèrement humide. Avait elle pleuré ?

Bobby avait envie de la serrer contre lui, de la réconforter, de sécher ses larmes, mais c'était déjà fait, visiblement. Elle disait se sentir bien après tout, signe que son malaise était passé. Elle restait tout de même hésitante sur la raison de la chose, ce qui fit réaliser à Bobby que lui aussi se sentait bien lorsqu'elle était là, mieux que lorsqu'il était seul. Mais il n'y avait pas que ça. Se pouvait il qu'en ce moment même ils ressentent la même chose ? Le mutant ne savait pas quoi répondre. De son pouce, il effleura les lèvres d'Erïka l'espace d'un instant puis le retira pour le remplacer par ses propres lèvres une fois légèrement redressé pour être à sa hauteur. Il désirait simplement partager ce baiser avec elle, sans penser aux conséquences. Tant pis si elle se fâchait ou le repoussait, il en avait envie, cela ne servait à rien de se voiler la face.
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Sous un chaud soleil d'été [Erïka Davidoff & Iceberg]   Sam 18 Aoû 2012 - 6:39

Cesser de penser. Cesser de ressasser le passer. Comment faire ? Erïka faisait tout son possible afin de tout oublier et de vivre une vie plutôt joyeuse, loin de ses ennuis. Cependant, un rien pouvait raviver la douleur, comme si elle n’arrivait pas à passer à travers les épreuves qu’elle avait surmontées. Elle désirait oublier, mais y pensait toujours. Pourtant, il n’en tenait qu’à elle, bien qu’elle rejette le blâme sur sa génitrice, l’accusant d’avoir transformé son enfance en enfer. Et si elle cessait de nourrir cette haine envers sa mère, peut-être se sentirait-elle mieux ? Si elle oubliait ces idées de vengeance qui lui revenaient parfois, saura-t-elle aller de l’avant ? Elle n’en savait rien. Tout ce qu’elle savait, était qu’elle devait faire quelque chose pour que tout cela cesse une bonne fois pour toute.

La jeune fille voyait que Bobby tentait de la conseiller, de l’aider, mais il ne connaissait pas l’ampleur de la situation. Il n’avait pas besoin de la connaitre. Pour son bien. Pour sa sécurité. Elle avait déjà mêlé Will à tout cela et c’était suffisant. Avec de la chance, Erïka pourra vivre en paix durant quelques mois, ayant l’occasion de mener l’existence d’une adolescente comme les autres, ou presque. En restant à l’institut, elle pouvait connaitre la paix, être certaine que personne ne pouvait lui faire de mal, sauf en songe. Pourtant, la jeune fille était persuadée de s’être remise de la tentative de kidnapping de sa propre mère à son égard. Elle croyait avoir réussis à oublier son premier meurtre. Alors, pourquoi était-elle hantée par un tas de cauchemars plus effrayants les uns que les autres ? Lorsqu’elle se confiait au professeur Xavier, ce dernier tentait de l’aider du mieux qu’il pouvait. Déjà, grâce à lui, elle se portait mieux qu’il y a un an. Elle avait fait des progrès, elle avait réussis à faire disparaitre une partie de son agressivité, ne frappant plus les gens pour un oui ou pour un non. Il lui restait toujours à prendre conscience qu’elle ne pouvait pas tout surmonter seul et que ce gros poids sur ses épaules ne faisait que lui nuire davantage, au fil du temps. Tout ce que pouvait faire Bobby afin de l’aider était d’assurer une présence rassurante à ses côtés et de ne jamais la trahir.

Avant de sombrer dans un profond sommeil, l’adolescente demanda à Bobby s’il aimerait bien partager un déjeuner avec elle, le lendemain matin. Elle cuisinait de temps à autre, mais n’aimait pas faire la cuisine que pour elle, préférant partager avec quelqu’un d’autre. Elle fut heureuse que le jeune homme accepte sa proposition et s’endormie avec un léger sourire ornant son visage.

Sa nuit fut de courte durée. Se réveillant en pleur, Erïka venait de vivre un terrible cauchemar qui l’avait énormément affectée sur le plan physique. Il y avait des fois où cela se passait ainsi. Elle ne choisissait pas la façon de vivre ses cauchemars et choisissait encore moins d’en avoir. Malheureusement, elle ne pouvait rien dicter à son subconscient qui se fichait bien de ce qu’elle subissait lorsqu’elle se réveillait en panique, la nuit. Il ne faisait que lui rappeler les mêmes souvenirs avec sadisme, nuit après nuit. Bien qu’elle vivait ces choses assez souvent, elle ne s’habituait jamais.

La main de Bobby se posa soudainement sur le dos de l’adolescente qui se raidit aussitôt. Cependant, elle se laissa doucement attirée auprès du mutant, se blottissant contre lui, l’enlaçant comme si elle craignait qu’il ne s’envole soudainement. Elle n’osait fermer les yeux, fixant un point dans le vide. Elle ne parlait pas et ne répondait pas aux questions que lui posait le jeune homme, comme si son esprit était ailleurs. Puis, elle leva la tête afin d’observer le dôme de glace qu’il créa autour d’eux. Comme il le racontait si bien, ce bouclier de glace donnait l’impression d’être en sécurité, loin de tout danger.
Ce qui rendait ce dôme encore plus magique était l’apparition des diverses étoiles et constellation au-dessus de leurs têtes. Ainsi, Erïka observa les étoiles, s’apaisant doucement. C’était magnifique. Elle ne s’extasiait peut-être pas, mais cela ne l’empêchait pas d’apprécier le spectacle pour autant. Lorsque Bobby lui demanda si elle était en mesure de lui nommer certaines constellations. La seule qu’elle fut en mesure d’identifier fut la Grande Ourse, bien qu’elle y alla avec le hasard, rien de plus. Pour elle, un amas d’étoiles était un amas d’étoiles.

Erïka fit doucement pencher Bobby vers l’arrière, jusqu’à ce qu’il soit couché sur le matelas. Étendue sur lui, elle ne bougeait plus, confortablement installée. Elle sentait ses bras autour d’elle comme une présence rassurante, ne lui voulant que du bien. Elle ne prêtait plus attention au dôme, profitant simplement de la présence de ce bouclier de glace ainsi que de son protecteur. Puis, elle leva les yeux vers Bobby, passant doucement les bras autour de son cou afin d’être plus confortable. Levant la tête en sa direction, elle lui expliqua avec sincérité qu’elle se sentait bien auprès de lui. Ce n’était pas comme avec Will ou bien Alexïs. Bien qu’elle passait bien du temps avec eux, elle n’avait jamais ressenti ce sentiment étrange, qu’elle éprouvait auprès de Bobby. C’était totalement différent de ce qu’elle connaissait. Elle ne comprenait pas trop de quoi il s’agissait exactement, mais finira bien par le découvrir lorsqu’elle aura les esprits plus clairs.

La main de Bobby vint se poser doucement sur la peau de porcelaine d’Erïka, caressant sa joue humidifiée par les larmes. Elle avait pleuré, mais avait tenté de le cacher. Heureusement, dans la pénombre, il ne pouvait distinguer ses grands yeux rougis qui le fixaient. La jeune fille ne réfléchissait plus. Elle ne pensait pas aux conséquences de ses actes, comme à son habitude, agissant comme elle le désirait, avec naturel. Cependant, elle ne s’attendait pas à ce que le jeune homme, dont le visage était proche du sien, effleure doucement ses lèvres de son pouce. Puis, son doigt fut remplacé par ses lèvres glacées qui firent frissonner Erïka. Rêvait-elle ? Ce ne pouvait être qu’un rêve des plus réalistes, rien de plus. Elle ne pouvait croire que cela se produisait réellement, que son imagination ne lui jouait pas de tours, cette fois-ci.

Erïka rompit doucement le baiser, observant Bobby durant de longues secondes, comme si elle n’arrivait pas à croire que cela s’était réellement produit. Elle caressa doucement sa joue du bout des doigts. Il était bien réel. Il n’était pas une création de son esprit. Approchant de nouveau son visage de celui du jeune homme, l’adolescente repris le baiser avec tendresse, posant doucement ses lèvres sur les siennes. Elle ne pensait pas à ce qu’ils allaient se dire au réveil, à ce qu’ils allaient penser de tout cela, à ce qui allait se passer pour eux au lever du soleil. Elle se contentait seulement de profiter du moment présent. Oubliant, son cauchemar, oubliant le dôme, oubliant même qui elle était, la jeune fille ne pensait plus qu’à se baiser magique, comme une décharge électrique parcourant son corps en entier.

Lorsqu’elle rompit le baiser une seconde fois, ce fut pour poser son front contre celui du jeune homme, le regardant dans les yeux. Elle n’arrivait pas à croire que cela venait de se produire et ne le regrettait pas du tout. Et si elle aurait été au bout de sa pensée, un peu plus tôt, alors qu’ils étaient installés l’un contre l’autre devant la télévision, aurait-il accepté ce baiser ? Au moins, maintenant, elle pouvait être rassurée; elle n’était pas la seule à ressentir quelque chose de spécial. Ce baiser venait de confirmer qu’il y avait bel et bien quelque chose, des sentiments dont elle ne soupçonnait l’existence qui firent soudainement surface. Qu’était-ce ? Certainement pas de l’amitié…

Un léger sourire étira les lèvres d’Erïka qui se laissa tomber aux côtés de Bobby, la tête posée contre l’oreiller. Couchée sur le côté de son corps, elle pouvait continuer de l’observer. Elle passa une main dans sa chevelure, puis la laissa glisser sur sa joue avant de la retirer doucement. Sa main alla plutôt chercher celle du jeune homme, la serrant doucement. La jeune fille avait l’impression que le temps s’était soudainement arrêté, que tout autour d’eux s’était figé. Ils étaient sous leur dôme, dans leur univers. Tentant de camoufler un bâillement, Erïka posa sa seconde main devant ses lèvres. Bien qu’elle était encore fatiguée, elle n’était pas certaine de vouloir retrouver le sommeil, pour l’instant. Elle préférait qu’il l’emporte de force lorsqu’elle n’aura plus les moyens de se battre contre Morphée.


-« Je ne veux pas que cette nuit se termine... » Murmura-t-elle.
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MessageSujet: Re: Sous un chaud soleil d'été [Erïka Davidoff & Iceberg]   Sam 18 Aoû 2012 - 15:52

Bobby ne voyait pas quoi ajouter de plus pour aider Erïka. Après tout, elle ne lui avait pas demandé d'aide, elle lui avait simplement dit faire des insomnies, rien de plus. Automatiquement, le mutant avait voulu l'aider et essayer de trouver des solutions à un problème qui n'en était peut-être pas un. Son esprit un peu trop mathématique n'avait pas saisit sur le coup qu'il n'y avait peut-être pas de solution toute faite. Il ne connaissait pas le réel problème, si il y en avait un, et il était donc difficile de donner un conseil valable. Il y avait une solution toute simple qui pouvait correspondre à n'importe quelle personne : la prise de somnifères. Bobby n'y fit cependant pas allusion car il trouvait que ce n'était pas un moyen naturel et il doutait de la réelle efficacité de la chose. Il supposa aussi que la jeune femme y avait sûrement pensé et il était donc inutile de rappeler une évidence. Au final il n'avait pas été d'une grande aide. Il était loin, très loin de se douter des éléments qui perturbaient le sommeil de la russe. Mais il n'avait pas besoin de le savoir pour essayer de lui faire penser à autre chose afin qu'elle puisse trouver le sommeil. Tout ce qu'il lui restait pour le moment, c'était de lui souhaiter une bonne nuit et d'espérer qu'effectivement, elle soit bonne.

Les deux mutants ne tardèrent pas à trouver le sommeil maintenant qu'ils ne parlaient plus, dormant pendant de longues heures sans le moindre problème. Erïka finit néanmoins par se réveiller, se redressant, ce qui suffit par faire émerger Bobby de son sommeil à son tour. Ignorant quelle était la raison pour laquelle elle ne dormait plus, Iceberg préféra ne pas lui demander, optant pour d'autres questions moins invasives tout en essayant d'avoir une présence rassurante au cas où. Il n'eut aucune réponse à part le fait qu'elle répondit à son étreinte, se blotissant contre lui. Puisque ça, ça fonctionnait, Bobby la serra doucement contre lui. Sûrement avait elle fait un mauvais rêve, ce qui expliquait ses gestes rigides et son pouls accéléré.

Comme il ne savait pas trop à quoi se fier, il désira simplement lui parler un peu, lui changer les idées, la faire revenir à la réalité avec douceur mais également lui faire oublier ce qui venait de perturber son sommeil. Evoquant rapidement sa propre expérience dans le domaine, il forma ensuite un dôme de glace pour imager ce qu'il disait mais aussi pour lui donner une impression de sécurité. Pour y ajouter une petite touche particulière, il y grava les constellations pour ensuite demander à Erïka si elle en reconnaissait certaines, histoire de focaliser son esprit sur autre chose. Bien qu'elle y répondit au bout d'un moment, Bobby n'eut pas le temps de lui confirmer, se retrouvant allongé sur le dos à cause du poids que la russe mettait sur lui.

Plutôt que de parler, les mutants restèrent silencieux. Erïka reprit néanmoins la parole une fois qu'elle eut légèrement bougé de position pour pouvoir le regarder malgré la pénombre. Elle ne prononça que quelques mots mais cela suffit à toucher Iceberg qui, plutôt que de se poser des questions, eut soudainement envie d'agir comme il le souhaitait. Glissant d'abord sa main sur la joue de la jeune femme, il approcha finalement son visage du sien pour poser doucement ses lèvres sur les siennes. Ce baiser, il en avait envie et il espérait au fond, que l'envie soit partagée. Il n'avait pas réfléchit ni aux conséquences ni au fait qu'Erïka le repousserait sûrement. Il en avait envie, il avait donc agit, pour une fois, avec naturel.

Lorsque la mutante rompit le baiser, même si c'était loin, très loin d'être brutal, Bobby se figea. Il ne lui avait pas demandé son avis et il réalisa alors que ce qu'il ressentait n'était peut-être pas partagé. Elle lui avait dire se sentir bien auprès de lui mais c'était tout. Le mutant commença à douter, à se dire qu'il venait peut-être de tout gâcher. Il ne regrettait pas ce qu'il venait de faire car tôt ou tard, cela se serait tout de même produit mais il commençait à se dire qu'il aurait dû attendre. Pourtant, Erïka ne disait rien. Elle ne criait pas et ne l'avait pas spécialement repoussé. Bobby y vu une faible lueur d'espoir, vite confirmée par la main qu'il sentit se poser sur sa joue. Lorsque la jeune femme reprit finalement le baiser avec tendresse, le mutant se sentit comme soulagé, libéré d'un poids, et puis se joindre au baiser sans le moindre malaise. Alors qu'il répondait au baiser, il la serra doucement contre lui.

Cela ne dura pas suffisamment longtemps à son goût mais il était heureux de ce qu'ils venaient de partager. Son front posé contre celui d'Erïka, il la regardait en souriant non sans une certaine tendresse. Elle ne disait rien, pas plus que lui. Sans doute se remettait elle, elle aussi, les idées en place après ce qu'il venait de se passer. Une chose était sûre, ce n'était pas un rêve. Bobby ne voulait pas songer à ce qui se produirait le lendemain. Est-ce qu'Erïka ferait comme si rien ne s'était passé ? Cela changerait il quelque chose entre eux ? Fatalement, les choses changeraient. Il était difficile de faire comme si de rien n'était et le mutant ne voulait pas que ce soit le cas de toute façon. Il ne l'avait pas embrassé pour qu'ensuite ils repartent chacun de leur côté, comme avant.

Erïka bougea finalement pour se mettre sur le flanc sans pour autant trop s'éloigner de lui, faisant tourner la tête au mutant resté sur le dos. Bobby ferma les yeux lorsqu'il sentit sa main parcourir ses cheveux puis sa joue, essayant de s'en imprégner comme si il avait peur d'oublier ce contact, comme si c'était la première et dernière fois. Il les rouvrit cependant lorsqu'elle joignit sa main à la sienne et en profita pour se mettre à son tour sur le flanc, tourné vers elle. D'un geste du pouce, il caressait la peau de la main de la jeune femme, écoutant ce qu'elle disait. Il comprenait ce qu'elle voulait dire. Il était d'accord mais il se demandait si cette phrase ne dévoilait pas une crainte de sa part. Comme si elle redoutait que le lendemain, tout revienne à la normale, sans prendre en compte cette nuit passée. Bobby n'avait pas envie de se torturer le cerveau, préférant partager son point de vue avec elle et surtout, la rassurer.

- Moi non plus je n'ai pas envie qu'elle se termine mais... d'un autre côté, j'ai envie d'être demain. Qu'on puisse faire tout ce qu'on a déjà envisagé, de vivre d'autres journées et d'autres nuits comme celle ci... Je ne veux pas m'arrêter à cette simple nuit. J'appréhende un peu demain, c'est vrai... mais je ne regrette pas ce que j'ai fait. Je veux juste être là, près de toi, lorsque tu en aura envie. Peut-être que tout ça ne se passe que dans mes songes mais si c'est un rêve... j'aimerai qu'il devienne réalité.

Bobby leva sa main qui était mêlée à celle d'Erïka et la ramena près de son visage pour déposer un baiser sur le dos de sa main avant de la reposer.

- Alors peut-être qu'on devrait se rendormir et se poser des questions demain ? Je serai là, quoiqu'il arrive.
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MessageSujet: Re: Sous un chaud soleil d'été [Erïka Davidoff & Iceberg]   Sam 18 Aoû 2012 - 17:16

Erïka n’avait jamais eu de vie amoureuse. La seule personne avec qui elle trainait durant son enfance était son frère jumeau, Alexïs. Ils étaient très proches et partageaient tout. Si ce dernier arrivait à se faire des amis à l’école, la jeune fille préférait rester dans son coin, lorsqu’elle ne trainait pas avec son frère et ses amis. Jamais elle n’avait eu de véritables amis dans sa jeunesse et encore moins d’amoureux. Elle préférait se battre dans la cours d’école que de sympathiser avec les garçons de son âge. Au fil des années, la jeune fille vivait jour après jour sans penser à l’amour, sans penser au futur. Elle rêvait parfois d’histoire de romance, comme toute gamine, mais sans plus. Elle ne recherchait pas le prince charmant.
Puis, elle disparut soudainement de la civilisation, trainée de force par sa mère dans une secte dont elle aurait voulu ne jamais connaitre l’existence. Elle souffrait, elle pleurait tous les jours et vivait avec l’espoir qu’elle pourrait quitter cet endroit un jour. Elle avait complétement oublié la notion du mot amour. La seule personne qui comptait à ses yeux était Alexïs et elle faisait tout pour le protéger. Sans lui, elle ne sait pas ce qu’elle aurait fait. Heureusement, ils eurent beaucoup de chance. Ils firent preuve de courage et se sauvèrent de cet endroit maudit afin de retrouver la civilisation, se réfugiant chez leur grand-mère adorée.
Les jumeaux se rebâtirent peu à peu une vie. Alexïs allait de l’avant, reprenait les cours, se trouvait un travail et se faisait des amis. Erïka, elle, repoussait tous ceux qui osait l’approcher d’un peu trop près. Elle désirait être seule. Elle ne voulait pas être blessée, elle ne désirait pas être trahis par une personne à qui elle pensait faire confiance. Elle pensait protéger les autres en les éloignant d’elle et de ses problèmes, mais la vérité était qu’elle se protégeait elle-même de la souffrance.

À présent, les années ont passé. Son arrivée à l’institut ne la rendit pas davantage sociable, mais elle avait fait la connaissance de John et trainait avec lui. Elle devait l’avouer, ils avaient passé de bons moments ensemble. Elle aimait bien se servir de lui comme briquet géant pour allumer ses cigarettes. Puis, comme John était ami avec Bobby, Erïka fini par le connaitre. Elle l’appréciait, mais ne souhaitait pas se rapprocher de lui. C’était inconcevable, à ses yeux, qu’elle puisse se faire de véritables amis. Elle préférait garder ses distances avec tout le monde.

Un jour, elle rencontra Will, tout à fait par hasard. Elle ne l’aimait pas trop, et ne souhaitait pas le revoir. Après tout, il n’était qu’un jeune homme parmi tant d’autre. Elle ne se serait jamais attendue à le rencontrer de nouveau, puis à se lier d’amitié avec lui, peu à peu. Au fil de leurs aventures, ils avaient fini par s’apprécier l’un et l’autre. Elle trouva en Will un véritable ami à qui faire confiance. Elle était honorée de pouvoir le considérer comme son frère.

Puis, il y avait cette journée. Elle aborda Bobby et ce qui aurait pu être qu’une simple discussion se transforma en cours de moto, puis en match de hockey, puis en escapade sur la glace, puis en film d’horreur et, finalement, en tendre baiser. Comment en étaient-ils arrivés là ? Erïka, elle-même, ne le savait pas. En fait, elle s’en fichait un peu. Elle profitait du moment présent. Elle ne voulait pas penser au matin, ne voulait pas penser aux journées futures. Elle voulait simplement profiter de ce doux moment.

Se laissant guidée par ses envies, Erïka ne pensait plus à ses cauchemars. Elle avait oublié pourquoi elle s’était réveillée, d’ailleurs. Elle ne pensait plus qu’à une seule chose : Bobby. Elle se sentait si bien dans ses bras, ses lèvres doucement posée contre les siennes, protégés par un dôme de glace dont la surface étoilée rendait cet instant d’autant plus magique. Ils étaient dans leur monde à eux, couper de tout, vivant cet instant comme ils le désiraient sans penser aux conséquences.

Lorsqu’Erïka rompit le baiser pour une seconde fois, elle posa son front contre celui de Bobby. Il était glacé, comme toujours. Cela lui faisait un bien fou alors que son propre corps semblait avoir monté de température, que ses joues s’enflammaient comme jamais. Se laissant tomber aux côtés du jeune homme, l’adolescente l’observait silencieusement, laissant ses doigts passer dans sa chevelure puis effleurer sa joue. Ce baiser était probablement le meilleur remède pour lui faire oublier ce qu’elle venait de vivre. Son cauchemar n’existait plus. Elle ne voyait plus que ce moment unique. Déposant sa main sur celle de Bobby, elle lui confia qu’elle n’avait pas envie de voir la fin de cette nuit. Bientôt, la réalité les rattrapera. À ce moment, que feront-ils ?

Le mutant lui confia qu’il n’avait pas envie de voir cela se terminer après un baiser. Il voulait vivre d’autres journées comme celle-ci, d’autre nuit comme celle qu’ils vivaient actuellement. Il désirait être près d’elle et cela lui fit chaud au cœur. Erïka serra davantage la main de Bobby. On pouvait dire qu’ils étaient sur la même longueur d’onde. Le jeune homme ramena la main d’Erïka à ses lèvres afin d’y poser un baiser, ce qui la fit légèrement sourire. Suivant sa proposition de se rendormir, l’adolescente posa un dernier baiser sur les lèvres de Bobby avant de se blottir contre lui, enveloppée dans une légère couverture, sombrant dans un profond sommeil des plus reposants, rêvant à celui qui avait fait de sa journée un véritable conte de fée.

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Sous un chaud soleil d'été [Erïka Davidoff & Iceberg]

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