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 Atomes crochues, couteaux pointus (Adam et Hyppy)

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Hypermusic

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MessageSujet: Atomes crochues, couteaux pointus (Adam et Hyppy)   Ven 13 Juil 2012 - 6:21

La journée avait été longue. Encore. Les employeurs sont tous les mêmes, et les punks dont je m’entoure, jamais. Donc, je passe de surprise en routine et de routine en surprise, ça m’exténue mais je ne changerais cela pour rien au monde. Je ne suis pas en congé ce soir, pas de nouvelles de cet imbécile de Ryan et ma vie continue malgré tout. Je continue dans les clubs, faire ce que j’aime faire… manipuler les humains et leur insuffler toutes les émotions que je veux. De la peur juste bien dosée, beaucoup d’euphorie et j’essaie de me trouver une victime. Les musiques crasseuses, qui semblent sinuer comme des serpents fourbes dans l’air et contaminent mon art. Ceux-là, je me fais une joie de les suivre et les tuer lentement, réduire leur cervelle en bouillie. Hier, j’avais particulièrement envie d’une musique pareille, sur laquelle je pourrais m’acharner. Lui faire faire une psychose au milieu du dancefloor ? Pourquoi pas. Ce soir-là, je me sentais de mauvaise humeur. Prête à me battre et à déclencher la troisième guerre mondiale… Magneto ne serait pas fier de moi, mais bon, il est temps de tout faire péter entre humains et mutants. Je savais que le lendemain, j’allais courir après ces mêmes humains que je maudis ce soir, mais que voulez-vous… On ne choisit pas toujours l’employeur. Il y en a qui dirait oui, et à ceux-là je dis, va te faire mettre. Tout ce que je cherche, c’est un humain type crade comme on en trouve juste à New-York pour lui faire sauter la cervelle.

Mais hier, rien du tout. Alors ma journée a été du genre tendue, j’étais sur la corde raide. C’est l’été, un BBQ avec des amis avait été organisé et comme d’habitude, j’ai été demandée comme DJ vers la fin. Faut s’y attendre, quand on est la déesse des sons… Pas grave, j’ai décidé de faire entendre à la plèbe la musique du paradis. Enfin, c’était ma musique, mais comme j’ai eu une vague inattendue de bonne humeur, j’ai laissé mon âme surfer sur les ondes et propager autour de moi une sensation de bien-être comme seul un joint peut donner. Ah, le paradis de la drogue.... Tranquille, comme si rien n’est plus important que le moment présent. Le nouvel album d’Infected Mushroom a été pour moi une source d’inspiration, du transe comme il est facile de comprendre et d’infiltrer, c’est un réel plaisir de sentir autour de soi toutes ces ondes. Comme des murs de vagues solides et mouvantes, elles m’embrassent et me tuent, me guérissent et m’embrasent, me repoussent jusqu’au plus profond de mes connaissances et moi, déesse des sons, je joue avec ces vagues et les rend miennes, changeant la couleur et l’intention de la musique pour exécuter mes desseins.

Mes écouteurs sur les oreilles, je marchais dans les rues sans trop savoir quoi faire. Le BBQ était fini depuis un bon moment, j’avais été applaudie comme il se doit et quelques personnes étaient encore dans un état comateux quand je suis partie. Un petit ricanement monte dans ma gorge, je fais vraiment de l’effet aux gens, qu’ils soient hommes ou femmes. Peu importe, la journée n’a pas été une perte totale et malgré la perte d’hier, je pense que je vais bien aller pour aller faire ce que j’ai à faire ce soir. Eh ouais, je travaille encore, mais je rentre seulement vers minuit donc il n’y a pas de quoi crier urgence. Faire une petite promenade a été bénéfique, je pense que je vais aller me ressourcer avec mes amis les arbres. Leur musique est le contraire de celle de Pyro, tranquilles et répétitive, mais simple et reposante. Pas besoin d’avoir un caractère trempé, seulement savoir écouter. Assise au milieu des arbres, j’ouvrai mes oreilles au monde qui m’entourait et contrairement à la musique de tous les jours, celle de la nature requérait un degré plus élevé de concentration. D’ordinaire, tout me vient naturellement, je perçois les vagues sans problème et même que j’ai de la difficulté à faire abstraction de celles-ci, mais quand je veux seulement celle des arbres il me faut fermer les yeux…

Toucher l’écorce… (en fait, je me retrouve en train de donner un gros câlin à un chêne)

Prendre une bonne respiration… (et tousser car une bestiole me rentre dans le nez...)

J’essaie tant bien que mal de prendre le contrôle de mes émotions, de me laisser aller et d'ouvrir mes sens à la musique de la nature qui s'offre autour de moi comme un cadeau de verdure, mais rien n'y fait. Je ne peux pas m'empêcher d'avoir de la musique électronique dans la tête, et plus je la chasse plus elle me colle à la peau. Dans ce cas là, mieux vaut la laisser faire et la laisser partir d'elle-même, se relaxer et se laisser aller... Mais dans mon cas, quand je me laisse aller avec de la musique dans la tête, elle finit toujours par sortir de ma tête et se propager dans l'air comme si j'étais un haut-parleur vivant. C'est ce qui doit se passer en ce moment, bien que je ne m'en rende pas compte. Il ne faut pas que j'ouvre les yeux, ça gâcherait tout. Cependant, je ressens dans l'écorce des vibrations pas trop naturelles, je ne pense pas que la sève bat au rythme de Mass, par Virtual Boy.

Et si je devenais végétarienne, peut-être que je serais capable d'entrer en communication avec les arbres ? Roh non mais écoutez-moi parler, on dirait une hippie...
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Adam Diskent
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MessageSujet: Re: Atomes crochues, couteaux pointus (Adam et Hyppy)   Jeu 19 Juil 2012 - 0:56

" Les jours passent et se ressemblent." Cette expression a toujours eu un gout d'amertume et de tristesse pour moi. Elle ne viendrait jamais à l'esprit de celui qui connait le bonheur, celui qui profite de chaque instant comme si le temps, ordonné, unifié et calculé par l'homme était soudainement redevenu libre de toute attache et que sans unicité, la moindre parcelle volée est unique. Oui, quand j'ai l'impression que tout va de travers, il me vient des pensées travaillées, comme si voir le temps comme une ligne morte m'offrait la possibilité de m'attarder. Mais pour en revenir à cette expression, après l'avoir subi quand je n'étais qu'un rat un peu plus gros que les autres dans le dédale nauséabond qu'est New-York, à chaparder et voler, aujourd'hui, c'est le fait d'avoir gagné une condition "sociale" qui m'enferme.

Je vais bientôt partir pour le désert de l'Arizona, rejoindre la base du projet. Appelé pour une nouvelle mission, la simple idée d'avoir à tuer de nouveau me donne des sueurs froides. Pour ceux qui penseraient qu'il s'agit d'une forme de remord, dites vous bien que c'est plus compliqué. Le plus gênant dans le meurtre, ce qui vous donne la nausée, c'est la facilité avec laquelle vous le faites. Pas plus dérangeant que de tuer un chien par accident, pendant une semaine vous pensez à son propriétaire éploré puis, ça vous passe, après tout, c'est un peu comme si le trajet de votre vie avait croisé celui d'un autre type, puis la route continue, et regarder dans le rétro toute une vie, très peu pour vous. Ben tuer un homme c'est pareil, au bout d'un moment, c'est la fin de la route d'à coté, pas de la votre, mais arrêter de regarder dans le rétro, c'est devenir un monstre qu'il dise à la télé, et dans les livres, et partout ailleurs, alors tu regardes, encore et encore, pour pas oublier, et c'est de pire en pire.

Pourtant, il va bien falloir que je sorte de cette spirale. Du coup, je décide de faire une chose que j'ai jamais faites. J'aurai pu aller voir Ayou ou Travis, mais je sais déjà que je serais partagé entre leur dire et me taire, et ça me fera regarder dans le rétro, encore...

* Ne pas y penser !*

Je me dirige vers Central Park, une espèce de fausse nature installée par des hommes en costumes qui imagine la savane comme une grande pelouse mal taillée et la jungle comme beaucoup d'arbres très touffu et très proche. J'arrive tout de même à m'y sentir un peu mieux que dans les rues, et surtout, c'est différent de mes pérégrinations habituelles. Puis vient la musique...
Quelque chose qui n'a rien à faire là. C'est dérangeant, c'est pas trop mal, mais entendre quelque chose qu'on a pas à entendre, c'est vraiment étrange. Je finis par arrêter d'avancer, et j'observe les gens autour de moi. Dans ces moments là, on cherche la preuve que l'on a pas sombré dans la folie, mais voir des gens sans appareil, marcher en rythme ou dodeliner de la tête, dans la cadence de la chose qui ne quitte pas ma tête, ça ne répond en rien au dilemme.

Dans ce spectacle ahurissant, l'élément le plus étrange est certainement cette fille à l'apparence atypique qui enlace un arbre les yeux fermés. Difficile d'expliquer pourquoi j'ai le sentiment que la musique vient d'elle - mis à part le casque audio -, c'est comme si je montais le volume à chaque fois que je la regarde, et ça en deviendrait obsédant.

* Il faut que ça s'arrête. *

Je me dirige vers elle d'un pas décidé pour l'agripper par l'épaule, avant de prendre en considération le fait que ce simple geste pourrait être interprétété comme une forme d’agression. Cherchant alors, un moyen de modifier les données pour ne pas paraitre grossier ou vindicatif, je balbutie un :

- Je...heu...vous... tout va bien ?

Parfaitement ridicule.
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MessageSujet: Re: Atomes crochues, couteaux pointus (Adam et Hyppy)   Ven 20 Juil 2012 - 5:19

[HJ: à été écrit en écoutant http://www.youtube.com/watch?feature=endscreen&NR=1&v=UBLU6tzfQQc]


Inspire… Expire… Inspire… Expire…

Marche toujours pas.

Expire… Inspire… Expire… ATCHOUUUUU !!!!

Encore une saloperie qui me rentre dans une narine. Ça ne marche pas, je n’arrive pas à me détendre, j’ai tellement de vibrations en moi, j’ai l’impression de déborder de toute part. Je voulais tellement apprendre à maîtriser la musique de la nature, ça me fâche de ne pas être capable ! Putain, c’est rien qu’un arbre à la fin ! Je suis la déesse des sons, je suis censée avoir le contrôle de la musique ! Allez, une dernière fois… Un autre essai. Cette fois-ci, je me détends totalement, je me prépare et change ma prise sur l’arbre. Un contact physique est toujours une aide quand j’essaie de rentrer en contact avec la musique, comme si elle passait directement dans mon corps au lieu que je la capte dans l’air. Je laisse mes paupières descendre naturellement, sans forcer le mouvement. Je prends compte de tout mon être, de la tête au pied et…

Inspire… La musique de Virtual Boy s’estompe, remplacée par un flux et reflux entêtant, une impression de mouvement immobile, comme si une chaîne me retenait au sol et que tout le reste était balloté… Je me sens prisonnière de moi-même, ancrée dans le sol, alors que je suis dans le vent et qu’en même temps, tout mon être s’éparpille sur des kilomètres et des kilomètres…

Expire…. Je suis tellement forte ! Je suis puissante, immense, inconsciente de mon être et pourtant, je le sais ! La musique est enfin là, je la sens, la touche et la goûte, une puissance immobile, mais pas stagnante. Croissante si subtilement, si lentement, que ce qui m’entoure ne s’en rend pas compte, je me sens m’enfoncer dans la terre et y puiser ma force, qui remonte de mes pieds à la racine de mes cheveux, c’est si grisant !

Inspire… Je sens la vie autour de moi, je la sens grandir et mourir à une vitesse effarante, un écureuil me chatouille la gorge et je le sens qui se love autour de moi, fourrure ébouriffée et griffe scintillante. Les couleurs sont fades et explosives en même temps, le sablier coule au ralenti et je vois tout, tout… Les humains comme les insectes, ceux qui s’assied à mes pieds et ceux qui rongent mes feuilles. Je sens les humains qui approchent, ceux qui s’éloignent, c’est magique ! Tout tourne autour de moi, les vibrations et les ondes de ma musique sont empreintes d’une grâce que nul ne saurait égaler, tout est calculé et pourtant, aléatoire. Je suis la logique de la contradiction, les pieds dans le sol et les mains dans les airs.

Ma musique, celle de Kiara et celle du chêne se mélange et comme avec Pyro, je suis boostée au maximum. Maintenant que je comprends la musique des arbres, je peux m’infiltrer dans elle et changer la toile. J’essaie, je sens quelqu’un qui parle à ma partie humaine, mais je ne réponds pas tout de suite. J’essaie de voir dans sa tête, sa musique, c’est une expérience, un premier test. La toile autour de moi est tissée, immense et… lente. Doucement, je tente de faire bouger les ondes selon ce que je veux mais je n’arrive à rien. Je glisse entre elles, je les comprends et elles m’acceptent, contrairement à la musique des flammes, mais pourtant, elles ne m’obéissent pas. Je prends une onde à deux main et essai de la faire changer de direction et rien n’y fait, je passe au travers comme si j’étais un fantôme. Ça ne m’était jamais arrivé avant et j’ai l’impression de retourner à mes débuts, quand je faisais mes test sur mon chat. Le sentiment d’impuissance… En plus, il n’écoute pas la musique de l’arbre alors je n’arriverai à rien.

Je pousse un cri de rage et sors de cette musique, je n’arriverai à rien ainsi. Je regarde à côté de moi celui qui m’a tiré hors de ma fusion avec l’arbre, et je vois un japonais à tête de carotte qui me dévisage comme si j’étais folle. C’est peut-être des lentilles ses yeux bleus, mais il a des traits fins et le corps fin aussi, pour moi c’est typique japonais. Remarque, je ne suis pas mieux, et moi j’ai les yeux noirs nippons en plus des yeux bridés et des traits fins. Et je ne suis pas folle ! Je suis juste incompréhensible pour le commun des mortels.

« Oui. Mais en fait non, mais on va dire que oui, et toi ?. C’est pas facile tous les jours et faire un câlin à un arbre remonte le moral, alors arrête de me regarder comme si j’étais folle. »


Rien de plus vrai, c’est dur d’avoir le moral quand on est une déesse incompatible avec les plantes vertes.
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MessageSujet: Re: Atomes crochues, couteaux pointus (Adam et Hyppy)   Mar 24 Juil 2012 - 6:47

Il y a des gens qui semblent posséder un pouvoir particulier lorsque vous rencontrez leur chemin. Alors que chaque jour, des centaines de personnes, voire des milliers parfois, croisent votre route, vous les remarquez à peine. Et vous terminez votre journée en pensant que vous n'avez rencontré personne de la journée, alors que vous avez vu ce monde, parler avec vos collègues, des connaissances, bref. Puis, il y a ceux là, ils ne sont pas forcément étranges mais, dès que vous posez les yeux sur eux, même sans leur adresser la parole, vous savez que vous venez de faire une vraie rencontre.
Et cette fille possède cet étrange capacité.

Si mon entrée en matière a été ridicule, le fait de ne pas avoir de réponse est bien pire. Je pensais devoir être confronté à une vive réaction de colère genre : " Ne me touchez pas ! "; ou une note de condescendance comme : " Qu'est-ce que vous me voulez ?" ; en sommes, quelque chose qui m'aurait heurté d'une manière ou d'une autre pour me faire sentir que mon approche était mauvaise et déplacée, mais être confronté à une totale passivité est un véritable choc. J'hésite vraiment à la secouer de nouveau et à lui crier que je suis vraiment là, mais à la place, je retire ma main de son épaule, et j'attends. Pourquoi est-ce que je reste planter là, alors que ma tête semble enfin libre et que je pourrais reprendre ma route ? Difficile à dire, mais plus tard, je saurais que c'était à cause de cette capacité à rencontrer pour de vrai.
Cela dit, il me faut peu de temps pour me dire qu'elle a tout de même quelque chose de très bizarre, à rester les yeux fermés contre son arbre alors que je lui ai agrippé l'épaule.

J'en profite pour la voir - on fait peu de cas de la différence entre voir et regarder, mais c'est une nuance importante -, tant qu'elle ne se réveille pas. Ses cheveux sont d'une couleur assez atypique entre le rouge et le violet et avec sa coupe de cheveux courts et son casque, on pourrait penser qu'elle est la chanteuse à succès d'un groupe de rock pour ado, vous voyez le genre de musique que les parents détestent parce qu’une chanson sur deux parle de faire la fête, et qu'ils n'aiment que leurs enfants fassent la fête. Bref, elle a un petit côté "rock star", même si elle a un visage très japonais - et je sais de quoi je parle - ce qui la rend un peu moins trash, mais plus jolie - je ne suis peut-être pas objectif sur ce point vu mes antécédents familiaux, je l’accorde- . Par contre, son tatouage derrière l’oreille est pas l'image que je me fais de quelqu'un de rock.

* Je me demande si maman a eu une sa période punk quand elle était ado... Mieux vaut éviter d'imaginer en fait, et espérons que cela n'arrive jamais à Ayou. *

Je poursuis tranquillement mon train de pensées quand elle se réveille enfin, visiblement en pleine forme.

- Oui. Mais en fait non, mais on va dire que oui, et toi ? C’est pas facile tous les jours et faire un câlin à un arbre remonte le moral, alors arrête de me regarder comme si j’étais folle.

* Aucune chance que Ayou ne devienne comme ça. *

Elle est du genre speed, à peine sortie de sa torpeur qu'elle m'enchaine ça.

* Elle me tutoie en plus.

Quelques secondes de flottement, assommer par son entrée en matière vraiment particulière, mais je me décide à lui répondre avant d'avoir vraiment l'air idiot.

- On va dire que ça va aussi, pour s'épargner une conversation embarrassante sur les choses qu'on aura pas envie de dire. Et je ne te regarde pas comme une folle, je suis simplement étonné, ce qui n'est pas péjoratif du tout, il n'y a que les idiots qui n'aiment pas être surpris, et savoir qu'enlacer un arbre remonte le moral, ça me surprend, surtout lorsque c'est une fille avec un casque audio et des cheveux violets qui me l'apprend.

* Avec tout ça, j'en oublie presque cette affaire de musique. *

- Là, c'est peut être moi que tu vas regarder comme un dingue mais... Comment dire, il y a comme une sorte de musique... bon, même moi, je trouve ça bizarre là.
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MessageSujet: Re: Atomes crochues, couteaux pointus (Adam et Hyppy)   Sam 11 Aoû 2012 - 22:34

Mais pourquoi il me regarde encore avec cet air de merlan frit ? Je ne sais pas si j’ai quelque chose sur le front, ou si j’ai encore un bout d’écorce dans le nez… En fait non, je crois que je l’ai simplement surpris. C’est possible, j’ai tendance à oublier que j’ai les cheveux mauves et une personnalité de feu. De feu ? Bah, j’suis une déesse et je m’assume en tant que tel. Mais pourquoi je suis aussi imbue aujourd’hui ? Je suis encore en train de planer sur la musique de la nature j’imagine, c’était une première expérience et j’ai l’impression que mon pouvoir de mutante s’améliore de jour en jour. Heu… De fois en fois plutôt. Je sais qu’il faudrait que je me pratique sur ce que j’ai moins de facilité, comme la musique des gens ou de la nature, ou projeter de la musique et planer en même temps. Haha, j’ai l’impression d’être folle à force de parler comme ça. Si quelqu’un entendait mes pensées… Non, personne ne saura jamais. Personne ne peut savoir qui je suis réellement.

- On va dire que ça va aussi, pour s'épargner une conversation embarrassante sur les choses qu'on aura pas envie de dire. Et je ne te regarde pas comme une folle, je suis simplement étonné, ce qui n'est pas péjoratif du tout, il n'y a que les idiots qui n'aiment pas être surpris, et savoir qu'enlacer un arbre remonte le moral, ça me surprend, surtout lorsque c'est une fille avec un casque audio et des cheveux violets qui me l'apprend.

Non mais oh ! Qu’est-ce qu’il a contre les cheveux violets ? Et mes casque écouteur ??? Non mais oh, ça va le jugement hâtif basé sur l’apparence, on est au 21e siècle à ce que je sache ! Ah mais je me calme, il ne faut pas buter à quelques paroles mal placées… Ce qu’il dit en premier lieu m’accroche l’esprit. C’est une phrase toute simple, banale comme tout, mais pourtant… C’est tellement vrai que je sais au plus profond de mon être qu’il est spécial. Je n’ai pas vraiment écouté sa musique, en fait j’essaie de ne pas trop écouter la musique des gens parce qu’à la fin, je finirai par devenir une antisociale de la vie vu que la musique des humains c’est une mocheté sans nom. Je finirais par me tirer une balle, vous comprenez ? Je ne tiens pas particulièrement à mourir aussi jeune. J’ai failli mourir jeune à cause de la musique, alors je ne mourrai pas alors que j’ai pris de l’expérience… Reste que je n’ai pas écouté sa musique. Peut-être que je devrais ?

- Là, c'est peut être moi que tu vas regarder comme un dingue mais... Comment dire, il y a comme une sorte de musique... bon, même moi, je trouve ça bizarre là.

Ah crotte !!! Pendant que je me détendais pour essayer de capter la musique de la nature, j’ai du laisser mon pouvoir s’exprimer et la musique évacuer les pores de ma peau… Je me demande ce qui a joué. Et si je peux fournir une explication crédible. Ah, je sais, le meilleur moyen c’est de nier ! Il ne peut pas insister, et peu importe l’impression que je fais, je vis à New-York ! Aucune chance que je le revois ici.

« Mais quelle musique ? Je ne sais pas de quoi tu parles. Peut-être que j’ai laissé mes écouteurs ouverts, mais je n’entends rien… »

Ouhla, je suis tellement mauvaise menteuse. Je ferais une mauvaise méchante, incapable de dissimuler quelque chose d’aussi bête que mon pouvoir que je n’ai pas contrôlé… Peu importe. Je sais que j’ai l’air folle alors je hausse les épaules et je me replace une mèche violacée qui pendait devant mes yeux. J’espère qu’il va se contenter de cette réponse, sinon je mets ma musique dans mes écouteurs et je lui fais prendre peur pour qu’il parte. Vive la musique !

« Moi c’est Hyp… Kiara. Personnellement, je trouve que la musique est partout donc c’est normal d’en entendre quand on se promène. Juste en ce moment, la nature nous fait jouer une petite symphonie… Mais pardonne-moi si j’ai l’air folle, je suis un peu trop fan de musique. »


Ca y est, j’ai l’air folle. Encore. Peu importe, je crois que j’ai pris l’habitude avec les étrangers qui me croisent. Faut dire que j’ai mal commencé aussi, en train de me coller sur un tronc d’arbre et de l’écorce dans le nez…

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MessageSujet: Re: Atomes crochues, couteaux pointus (Adam et Hyppy)   Dim 12 Aoû 2012 - 3:34

Je me sentais ridicule de poser ma question sur une hypothétique musique qui se diffuserait directement dans ma tête, mais la réponse que la jeune fille fournit réveille en moi les vieux démons de la suspicion. Alors que tout le monde dans le parc semblait affecté par cette musique, consciemment ou non, elle est la seule à faire comme si cela n'avait pas eu lieu. Cela pourrait confirmer qu'elle en était l'auteure, non ? A moins que sa thérapie florale l'est plongée dans une transe trop profonde pour faire attention, possible, mais pourquoi répondre comme ça alors en s'emmêlant les pinceaux ?
J'en suis encore à réfléchir en enquêteur, qu'elle poursuit, sans changer de sujet ai-je alors noté.

- Moi c’est Hyp… Kiara. Personnellement, je trouve que la musique est partout donc c’est normal d’en entendre quand on se promène. Juste en ce moment, la nature nous fait jouer une petite symphonie… Mais pardonne-moi si j’ai l’air folle, je suis un peu trop fan de musique.


Je me mit à sourire. Il était vrai qu'elle semblait un peu folle dans sa manière d'être. Les mots semblaient se bousculer pour s’échapper de sa bouche, ça lui donnait un petit coté embrouillé mais permettait également de sentir qu'elle ne mentait pas quand elle se disait fan de musique. Sa façon d'en parler exprimait une réelle passion, le genre de chose dont elle aurait pu parler durant des heures. Et, aussi triste que cela puisse paraitre, j'avais alors la désagréable impression de n'avoir aucune passion comparable à la sienne, de n'être qu'une coquille vide sans rien à aimer ni détester, aucun sujet pour m’enflammer et exprimer ce qui vivait au fond de moi.

* Ma vie s'est résumé à quelques années d'enfances trop lointaines pour ne pas être trop flou. Le reste n'a été qu'une préparation à la survie teintée de ressentiment pour mon géniteur, et la suite ça a été la solitude et la rue, la truanderie et le vol... Je ne suis jamais allé au cinéma depuis, écouté peu de musique, voyager uniquement de New-York à New-York sans jamais vraiment acheter. J'ai mangé ce que je pouvais sans avoir assez de gout pour les bonnes choses, et assez peu pour les mauvaises. Et je n'ai jamais eu d'ami.... Non, j'étais vide, mais maintenant j'ai ma famille, Travis à surveiller, Ayou à protéger. C'est presque rien, mais j'ai ça.
Je devrais peut-être lui répondre là. *


Je ne sais pas combien de seconde j'ai passé comme ça mais ça n'a pas du améliorer l'impression qu'elle doit se faire de moi. Enfin, au point où l'on en est. Je décide de me présenter à mon tour.

- Adam. Je serais bien incapable de parler musique avec autant d'entrain, mais je n'ai pas mon pareil pour m'émerveiller devant une bonne serrure... Bref, et non, toujours pas folle. Passionnée, un peu speed et particulièrement différente, mais pas de quoi me faire dresser les cheveux sur la tête. Je l'ai déjà dit d'ailleurs, je trouve ça particulier, mais c'est plutôt positif pour moi.


Je souriais alors un peu plus franchement. Je laissais mes doutes sur elle ou sur moi, car après tout, j'avais décidé que cette balade servirait à me changer les idées et à me libérer l'esprit. Et la bizarrerie de cette fille était pour l'instant le baume qu'il me fallait.

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MessageSujet: Re: Atomes crochues, couteaux pointus (Adam et Hyppy)   Mer 15 Aoû 2012 - 17:54

Peu importe l’impression que donne son physique, l’asiatique carotté qui se tenait devant moi me faisait vraiment penser à quelque chose que je n’ai pas. Une sorte de calme étrange, un calme où perce une pointe d’insécurité louche, comme s’il n’était pas certain du terrain sur lequel il marchait. Ou juste qu’il était inquiet. Ouuu, c’est juste moi qui lui invente quelque chose parce que j’aime inventer des personnalités aux gens que je rencontre. Ce serait plausible, mais comme j’entends sa musique inconsciemment, peu probable. M’enfin, même la déesse de la musique peut se tromper… Mais pas souvent. Les secondes s’écoulent et j’ai l’impression que le temps s’amuse à nous encercler, comme si on était les seuls dans le parc. En fait, je suis certaine que nous sommes les deux personnes les plus importantes dans le parc… Moi, parce que je suis une mutante géniale et lui, parce que je le trouve intriguant. Ma curiosité me pique, j’ai envie d’écouter réellement sa musique au lieu de juste la laisser flotter dans l’air sans y toucher. Les battements de son cœur, les chocs électriques de ses pensées, mais rien de plus. Alors, je mettrai de la musique et je verrai les sons s’entrelacer et former une toile autour de lui, où se mêlerai la musique ambiante et la sienne… Sa musique qui se camouflerait dans la toile, comme si elle avait peur de cette toile qui l’entourerait soudainement… Je la verrai, dans toute sa vérité, humaine ou mutante ! Plus que l’électricité de ses pensées, plus que les battements de son sang dans ses veines, je saurai qui il est. Sa nature, le visage de sa musique…

Faut rester concentrée quand même, sinon on manque des bouts. Je pense avoir manqué les premiers mots, concentrée que j’étais. Je tombe sur un extrait assez louche qui parle de se branler devant des serrures. Non mais oh ! J’ai dit que j’aimais la musique, pas qu’on allait se parler des fantasmes délirants et pervers. Il dit qu’il aime les gens différents, mais je comprends, c’est pas les gens normaux qui vont tolérer qu’on parle d’éjaculation serrurière. Autour de nous, que la forêt et je suis bien heureuse en ce moment. Rencontrer des gens étrange, ça fait toujours ma journée. Après, je peux toujours me dire qu’il y en a des pires que moi !

« C’est la première fois que j’entends parler de serrure comme ça, mais j’imagine que tous les goûts sont dans la nature. Moi aussi je préfère les gens particuliers, ils sont toujours plus intéressants que les gens normaux. Tant que tu n’es pas du genre particulier dangereux, malgré que je sois habituée… »

Je termine ma lancée avec un grand soupir. C’est triste, être habituée à des choses désagréables. La Confrérie est pleine de garnements qui ne savent pas ce que le mot *respect* veux dire, et des garnements mutants c’est pas toujours une partie de joie. Il faut que je leur enfonce le sens du mot respect à coup d’ondes de chocs et parfois, les choses se gâtent. Étant donné que je suis une des mutantes les plus fortes (déesse de la musique, on se rappelle ?) je n’ai jamais beaucoup de difficulté à les retenir, surtout quand j’ai mes écouteurs. Je les pousse au fond et ça fait comme une mini-radio, juste assez pour qu’ils l’entendent et que je puisse m’infiltrer dans leur tête de nœud pour leur faire avoir la chienne de leur vie. C’est tellement marrant faire croire aux gens qu’ils ont peur, voir l’expression dans leurs yeux changer à mesure que ma musique s’infiltre dans leur tête… Ah, que de joie d’être une mutante. Surtout depuis que je m’affirme et m’aime ainsi. J’ai toujours aimé mon pouvoir, mais c’est seulement depuis que je suis à New York que je me coule dans mon côté mutante, que je me roule dedans et que je suis… MOI !!

« À moins que tu sois dangereux ? »


Oups, ça m’a totalement échappé. Hahaha, n’empêche que c’est marrant, j’ai hâte de voir sa réaction.
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MessageSujet: Re: Atomes crochues, couteaux pointus (Adam et Hyppy)   Jeu 16 Aoû 2012 - 21:06

Généralement, quand on vit dans la rue comme je l'ai fait, on apprend à juger les gens d'un simple coup d’œil. Pour ceux qui font la quête, il s'agit de repérer les plus vulnérables, ceux qui craqueront devant vos histoires larmoyantes pour vous filer un peu d'argent, pour les dealeurs par contre, il faut repérer les désespérés ou les fêtards, les premiers ont souvent une situation moyenne ou bonne mais leur vie est tellement ennuyeuse et dévalorisante qu'ils achèteraient n'importe quoi pour la fuir, les seconds sont le plus souvent des imbéciles de fils à papa bourgeois ayant les moyens de la famille pour payer leurs petits loisirs, ils aiment les risques et sont les grands partisans du "ça n'arrive qu'aux autres" jusqu'à ce que ça leur tombe sur le coin de la gueule. Pour moi, qui était un voleur, il fallait repérer les gens faibles physiquement ou psychologiquement, ceux qui, même s'il remarque votre larcin, n'auront pas la force de vous courir après et pour la plupart, même pas celle d'aller porter plainte. Évidemment, cette précaution était à moitié inutile dans la mesure où je peux me rendre invisible, mais cela fait partie du métier si je puis dire.
Pour en revenir à notre situation actuelle, il était difficile de se faire une idée bien précise de la jeune fille avec qui j'avais entamé la discussion. Cela dit, il apparaissait évident qu'elle n'avait aucun problème à s'accepter comme elle était. Elle avait confiance en elle, et un caractère qui permettait de le prouver. Ce qui est une contradiction vivante au théorème de l'équation du bitume, qui peut se traduire par : [Superficie] multipliée par [kilomètre carré de bitume] divisée par [habitants] égal [taux de mal être par habitant], et pour être compréhensible, cela veut dire qu'habiter dans une grande ville fait de vous quelqu'un de malheureux et de vulnérable.

- C’est la première fois que j’entends parler de serrure comme ça, mais j’imagine que tous les gouts sont dans la nature. Moi aussi je préfère les gens particuliers, ils sont toujours plus intéressants que les gens normaux. Tant que tu n’es pas du genre particulier dangereux, malgré que je sois habituée…

Je me demandais ce qu'elle entendait par "tous les gouts sont dans la nature". Elle avait surement compris quelque chose de travers, je n'avais rien dit qui puisse justifier une phrase pareille.

- Je ne sais pas ce que tu as compris, mais c'était une manière de dire que j'ai été un genre de serrurier.

*Tout les gouts sont dans la nature... Elle m'imaginait en train de manger des serrures ou d'en prendre des photos ou quoi ?*

- À moins que tu sois dangereux ?


Elle disait certainement cela sur le ton de la plaisanterie, pourtant, avec la dernière partie de sa phrase précédente, je me demandais si elle n'était pas du genre à fréquenter les milieux louches. Pourtant, malgré son aspect un peu particulier, je ne l'imaginais pas travailler de près ou de loin avec les types avec qui j'avais jadis fait affaire.
Imperceptiblement, presque inconsciemment, je vérifiais la présence de mes couteaux, cachés à l'intérieur de ma veste. J'en avais bien moins que lorsque je portais le manteau, mais il m'était tout de même inconcevable de sortir sans.

* Avec ce genre d'attirail sur moi et mon expérience du combat, et même de l'assassinat maintenant, on peut certainement me considérer comme dangereux oui. *

Cela dit, bien loin de lui répondre une chose pareille, je préférais lui mentir éhontément.

- Aucun risque. Je peux me montrer un peu dur par les mots, mais ça n'a jamais abattu personne pour l'instant.

Tout cela me ramenait bien trop vers mes activités de mutant gouvernemental, me mettant mal à l'aise. Je voulais changer de sujet, et pour cela, il fallait que j'oriente la conversation vers quelque chose de plus léger.

- La question va peut être te paraitre un peu bizarre, mais tu serais pas chanteuse dans un groupe ? Vue ta passion de la musique et ton look travaillé, c'est une des premières idées qui m'est venue.
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MessageSujet: Re: Atomes crochues, couteaux pointus (Adam et Hyppy)   Ven 24 Aoû 2012 - 6:31

Comme réaction, j’ai déjà eu plus marrant. Il a même pas l’air de le prendre personnel, crie pas, hurle pas, est trop tranquille quoi. J’aurais aimé qu’il soit au moins piqué au vif, mais il a l’air d’être le genre de personne qui garde toujours son calme. Dommage, ca doit être emmerdant à la longue, quelqu’un qui ne réagit pas. Ou peut-être qu’il réagit, mais que je ne l’ai pas heurté assez fort ? Peu importe, je n’ai pas envie de tester ses limites. J’ai la tête qui tourne et j’aimerais bien qu’elle arrête, s’il-te-plaît, ce n’est pas parce que je viens de te faire vivre une expérience qu’aucun être humain ne peut même comprendre que tu dois jouer à faire tourner ce qui n’est pas censé tourner. À me faire comprendre des choses que je ne suis pas censée comprendre, comme qu’il vient de se passer avec le truc des serrures. Quoique, il ne peut même pas imaginer à quel point je peux comprendre quelque chose à l’opposé.

« Mais la rudesse des mots cause des séquelles mentales, des fois ça mène au suicide alors oui, les mots tuent. »

Je ne le sais pas, mais j’ai peut-être déjà tué des gens grâce à mes mots. Ca et les ondes sonores, mais dans le deuxième cas je sais que j’ai déjà tué. Haha, il ne sait pas qu’entre nous deux, c’est moi le monstre dangereux. Je sais que je fais partie des méchants, et honnêtement, je m’en fous. La notion du bien et du mal est très subjective et comme ce que j’ai vécu avec les êtres humains me pousse à les tuer, je fais le bien ! Je purifie le monde des musiques humaines. Pour ça, je suis une gentille et non pas une méchante. Je ne suis pas du genre à faire le mal pour faire le mal, je veux simplement rendre le monde plus beau et plus sain… Je fais le bien à ma manière ! Et je fais bien le bien. Je tue bien, c’est pour le bien alors c’est bien ! Oooh ma tête. Le bien et le mal, c’est compliqué.

Mon look travaillé ? Heuuuu, look travaillé… J’ai rien d’autre à me mettre sur le dos que des corsets et des jeans troués ou des pantalons en latex. Ce n’est pas un look travaillé à ce que je sache ! Peu importe, je le prends pour un compliment.

« Mouais, je suis DJ dans plusieurs clubs et pour des fêtes privées, pour des évènements… Et je fais de la musique de rue aussi, mais de moins en moins. Si j’avais à juger ton apparence, je n’aurais aucune idée de quel travail tu fais dans la vie toi. Ca doit être ennuyeux ou répétitif, je me trompe ? Pour ça que tu vas pas bien mais que tu ne le dis pas pour éviter les conversations ennuyeuses… chialer sur son boulot c’est pas toujours captivant. »

Holala je viens de dire pas mal de mots pour rien moi.

« Bref, qu’est-ce que tu fais pour te rabaisser le moral comme ça toi ? Moi c’est simplement les humains normaux qui me font ça. »


J’en ai trop dit encore ? Non, *humains normaux* peut être interprété de trop de manières différentes.
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MessageSujet: Re: Atomes crochues, couteaux pointus (Adam et Hyppy)   Mer 5 Sep 2012 - 0:55

Elle avait raison, les mots pouvaient tuer, mais ce n'était jamais qu'une des étapes qui menaient à la mort, et pas l'arme ou la cause directe. Enfin, de toutes les façons, cette phrase n'était qu'une banalité pour sortir du registre de la dangerosité. Parce qu'on a beau me dire, parfois, que j'ai la langue pendue, je suis bien plus meurtrier avec mes couteaux.

- Mouais, je suis DJ dans plusieurs clubs et pour des fêtes privées, pour des évènements… Et je fais de la musique de rue aussi, mais de moins en moins. Si j’avais à juger ton apparence, je n’aurais aucune idée de quel travail tu fais dans la vie toi. Ca doit être ennuyeux ou répétitif, je me trompe ? Pour ça que tu vas pas bien mais que tu ne le dis pas pour éviter les conversations ennuyeuses… chialer sur son boulot c’est pas toujours captivant.

Une DJ, je n'avais pas visé très loin pour une fois. Avec une telle activité, elle était sans doute du genre à vivre la nuit, ce qui nous faisait un point commun même si nos raisons sont très différentes. Si je m’autorisais à extrapoler, j'expliquerai son comportement par la drogue, mais avec un recul plus professionnel que l'Intendant m'obligerait à faire s'il était présent à coup de remarques cinglantes, je devrais noter qu'elle n'a pas vraiment l'air d'une droguée. Aucun signe de manque, pas de traces de piqures visible, ses narines ne semblent pas plus abimées que celles de n'importe quel new-yorkais, pas de cernes disproportionnées ou les yeux injectés de sang. La thèse de la drogue est donc refusée.

Cela dit, il semble que j'aurai mieux fait de me taire. Maintenant, elle veut savoir ce que je fais dans la vie. Au moins ma manière de m'habiller ne semble pas me désigner comme repris de justice travaillant pour le gouvernement, par l'utilisation de dons surnaturels, ce qui est une chance. Néanmoins, il va bien falloir que je lui réponde quelque chose d'un minimum cohérent, parce que si je lui sors que je suis commercial, elle va me griller à la première question sur le sujet.

- Je ne sais pas si c'est répétitif, mais on peut considérer que je suis un ex-voleur en conditionnel et forcé de donner un coup de main aux fédéraux quand ils me le demandent. C'est un peu ça qui mine le moral, ouais, m'enfin c'est compliqué, et peu réjouissant.

Dans ma réflexion pour trouver quelque chose de cohérent ( et d'ailleurs, je suis plutôt fier de moi ), j'en avais oublié la dernière partie de sa phrase, qui aurait du me faire tiquer bien plus tôt. J'avais déjà des petites doutes, mais avec cela, ça en devient de gros. Il me faudrait un moyen de vérifier, cela dit, je n'ai pas tellement envie de me dévoiler, surtout si elle n'est pas une mutante.

- C'est assez méchant ce que tu dis tout de même pour les gens banals. Tout le monde ne possède pas les moyens d'être plus, on ne peut pas leur en vouloir.

J'espère que c'est assez explicite pour la pousser à se dévoiler, mais pas assez pour la faire s'interroger si c'est juste une humaine. Ca pourrait être un agent du Shield qui cherche à en apprendre plus sur moi, ou à voir si je tiens ma langue... Je préfère ne pas imaginer, ce serait sacrément tordu, et je deviens déjà assez parano comme ça.
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MessageSujet: Re: Atomes crochues, couteaux pointus (Adam et Hyppy)   Dim 16 Sep 2012 - 2:12

Les mots blessent, mais ils peuvent aussi être la cause de soupçons qui grattent comme la pire des piqures de moustique. Tout ce que je vois en ce moment, c’est un ex-voleur qui donne un coup de main aux fédéraux et qui défend ceux qui n’ont pas la chance d’être spéciaux. Je sais que ça pourrait se révéler être d’horribles coïncidences et que je sois obligée de le tuer après pour avoir trop dit sur les mutants ou trop semé de doutes dans l’esprit d’un humain de base, mais je ne crois pas. Enfin, le seul moyen serait d’écouter sa musique, ou d’entrer dans sa tête une fraction de seconde. Je ne sais pas si je pourrais le faire assez subtilement, s’il se révèle un mutant pour le fédéral, je suis dans une belle merde. On m’a tout dit sur le projet SHIELD, SOLDIER et le gouvernement qui ne veut pas de nous dans les rues, mais j’ai de la peine à y croire. Pourquoi des mutants seraient contre la cause des mutants ? Pourquoi se lèveraient-ils contre leurs frères au lieu de les aider à régner sur un monde qui leur revient de droit ? Les mutants sont la prochaine espèce à régner, comme les sapiens après les erectus, et la nature regarde ce changement d’un œil bienveillant. C’est aussi simple que la grenouille vient après le têtard, l’aigle après l’oisillon, c’est la prochaine étape et rien ni personne ne peut nous empêcher de prendre notre place. Je divague sur les projets de grandeur des mutants, encore une fois, mais le fait reste. Il me faut savoir si cet homme est ou non un mutant…. Et s’il est ou non une menace. S’il est du genre à vouloir faire de l’overtime pour une promotion et capturer des mutants libres pour son pays, je vais taire mon pouvoir, c’est un peu logique !! Certainement plus qu’aider la vielle race à prendre le pouvoir sur la nouvelle, comme si on voudrait empêcher une nouvelle branche plus haute, plus en santé et qui apporterait de plus belles feuilles à l’arbre…

« Les fédéraux qui copinent avec un ex-voleur ? Je n’ai rien dit, ton job a l’air intéressant ! Enfin, sauf si tu es obligé de dénoncer ou de traquer des gens qui sont comme toi… »

Je sais que je suis peu subtile, mais si Adam est un humain normal, alors il ne se rendra compte de rien. C’est étrange, de parler à un peut-être mutant comme s’il était humain, de faire comme si je parlais à un mutant mais que je ne voulais pas me découvrir non plus… Qui fera le premier pas si jamais on se rend compte que tous les deux on est mutants ? Que faire s’il est un mutant, et qu’il travaille pour le SHIELD ou le SOLDIER ou peu importe l’association qui cherche à détruire les mutants libres, comme si on était des chiens galeux ! À chaque fois que j’y pense, j’ai une rage qui fait bouillir mon sang dans mes veines et j’ai des ondes qui se propagent dans ma colonne vertébrale, des ondes… de choc.

Les doubles sens me rongent le système nerveux, j’ai l’impression de nager dans de la boue qui me colle les membres, les sens et surtout, les répliques. J’avance en terrain miné, quoi dire pour ne pas trop révéler ? Quoi dire pour révéler ce que je veux, mais pas ce que je ne veux pas, tout en faisant en sorte qu’il comprenne mais qu’il ne soupçonne pas ? Bref, je déteste les discussions voilées comme celle qu’on a en ce moment. Je nage, mais je cale plus que d’autre chose.

« C’est méchant, mais c’est vrai. Les gens qui ne sont pas spéciaux devraient respecter et admirer les gens qui le sont, au lieu d’être jaloux et tenter de les détruire par peur. Même si ce sont des gens normaux qui ont le gros bout du bâton, pourquoi ne pas laisser tomber l’orgueil pathétique qui empêche la race d’évoluer ? »

Ah, je ne m’en sors pas si mal. Je sens que la conclusion approche, mais je ne veux pas me dévoiler. Pas si il travaille pour les fédéraux... Je ne peux pas me permettre de me faire capturer, je ne veux pas finir comme objet d’expérimentation dans un laboratoire louche comme Evan. Je n’ai pas oublié le mutant avec un double machiavélique, dans le genre schizo on en fait plus des comme lui. Mais bref, j’ai entendu parler de son histoire et de comment il s’est retrouvé comme cobaye, au travers de nos soirées de guitare et de papotage tranquille j’ai compris que les mutants ne sont pas les prodiges que le gouvernement devrait chérir.

« Mais si tu travailles pour les fédéraux, tu dois t’en vouloir d’être spécial. Pas vrai ? »

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MessageSujet: Re: Atomes crochues, couteaux pointus (Adam et Hyppy)   Sam 22 Sep 2012 - 19:14

C'est presque certain désormais, il y a peu de chance que je me sois trompé sur son compte. Et si ce n'est pas une mutante, elle en connait au moins l’existence. Les termes de normaux ou spéciaux, ce n'est qu'une manière pas très discrète d'évoquer les humains et les mutants, et leur suremplois par moi ou elle montre bien qu'on cherche à masquer l'utilisation de mots plus exactes. En tout cas, si je suis ce qu'elle dit, nos positions ont l'air opposées. Pas de que je sois foncièrement contre les mutants, je serais plutôt heureux qu'on puisse tous se balader dans la rue sans courir le risque de se faire attaquer, kidnapper, ou pire, mais de là à parler d'évolution de la race. Quand on voit ce dont sont capables certains, on a du mal à observer une quelconque évolution, tout au plus une augmentation dans la dangerosité.

- J'ai peut-être un peu de chance, personne n'est comme moi. Et puis, on me reprochera pas d'aider à arrêter des assassins, ou d'autres genres de grands criminels. On m'a pas encore appelé pour m'acharner sur un voleur - ce qui, pour en avoir été un, ne vaut vraiment pas la peine -. Et je ne m'occupe pas que des gens spéciaux. Si la majorité des gens les pensent intouchables, ils se fourrent le doigt dans l’œil, il y en a un paquet qui en bavent bien plus que la moyenne. Et si je ne peux pas forcément les aider, je peux au moins tomber sur ceux qui voudraient s'en servir.

Il y a des cadavres qui s'en souviennent encore. Humains, mutants, quand les uns tentent de se servir des autres, il faut les remettre à leur place, et ils ont beau se trouver aussi différent que chien et chat, ils comprennent les mêmes leçons.

- La peur et l'orgueil empêchent de progresser, je suis d'accord, mais on ne peut forcer la main à un type déjà apeuré, surtout s'il a le doigt sur la gâchette. Surtout que ces gens se cherchent des excuses, alors autant éviter de leur en offrir, surtout si on veut pas finir entre quatre planches.

J'essaie d'évoquer ça avec un peu d'humour pour une fois, l'atmosphère étant déjà bien tendue avec elle et moi qui tentons de peser chacune de nos paroles pour ne pas trop en dire . Tout serait plus simple, si on pouvait se passer de ce genre de simulacre de conversation à utiliser des sens cachés à chaque fois qu'on ouvre la bouche.
Mais elle me pose une question à laquelle je n'aurai jamais imaginé devoir répondre jusqu'à aujourd'hui. Est-ce que je m'en veux d'être mutant ?

- M'en vouloir ? Pourquoi ? Ca n'a aucun sens, c'est comme si je m'en voulais d'être roux, et puis je n'ai pas la spécialité la plus difficile à gérer que je connaisse. Elle ne m'a jamais causé de tort, ou à quelqu'un qui compte. Alors, non, je ne m'en veux pas, je suis très bien dans ma peau à ce niveau là. Peut-être qu'ils m'utilisent juste pour avoir de la variété ethnique, afin de se protéger de l'argument du racisme dans un éventuel procès. Et d'un autre coté, je préfère être de ce côté là de la barrière, si jamais ils décident de dépasser les bornes, je pourrais prévenir les gens que je connais voir les défendre. Ce qui marche également dans l'autre sens, si on m'apprend que ma sœur à eu des problèmes avec des spéciaux ou des normaux, je serais ravi d'avoir le nom et l'adresse de ceux à qui je dois le faire regretter.


Pour sûr, mutant ou pas, personne ne pourrait échapper à ma vindicte s'il devait s'en prendre à Ayou. Et le projet Soldier devait également me fournir des informations sur ma mère si jamais ils venaient à en trouver, mais ce n'est pas le genre de sujet que je pourrais évoquer avec une inconnue, déjà que je ne l'ai pas fait avec ma propre famille...
La conversation me semble presque bloquée, et prendre des gants commence à me peser, moi qui voulait passer un moment loin de mes soucis. Je me lance dans une invitation hasardeuse, afin de régler le problème ou, au pire, d'en finir tout de suite.

- Personnellement, cette mascarade m'ennuie et j'étais venu ici pour me changer d'air, et pas pour faire l'apprenti espion. Si tu veux poursuivre la conversation, je serais ravi de le faire autour d'un verre ou d'une tasse de quelque chose, voir d'un repas. Ou, dans une moindre mesure, autre part, parce que j'ai du mal à supporter de rester debout comme un piquet. Intéressée ?
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MessageSujet: Re: Atomes crochues, couteaux pointus (Adam et Hyppy)   Lun 15 Oct 2012 - 4:44

J’ai toujours eu tendance à me cacher de la vérité, je l’avoue. En fait, je la connais mais je refuse de l’admettre. Moi, faire l’autruche ? Jamais, voyons… Le petit jap roux a bien raison. Mais en fait non, il a tort. D’une certaine façons. D’une autre oui. Donc, j’ai raison, lui aussi, j’ai tort mais LUI AUSSI. Les gens comme nous, les mutants, on ne se cherche pas des excuses… Ce n’est pas vrai. On voudrait tous vivre dans un monde où on pourrait vivre nos pouvoirs sans aucun remords, sans avoir peur de se faire jeter dans une cellule et subir des tests horribles. Pouvoir vivre sans cette pression sur ses épaules à toute heure du jour, comme si c’était une honte d’être la nouvelle génération d’êtres humains. De ce que je sache, les mutants ne sont pas de grands criminels ! Juste Pyro, mais ce type est cinglé. Beau comme un dieu et cinglé. Pfff… quel gâchis. Bref, alors que la brise apporte le bruit des feuilles en clochette, mon pouvoir fait son capricieux et se remet à vouloir danser sur la toile de la nature. Ce n’est pas vraiment le temps, je fais tout pour le combattre, mais je tombe un peu dans la lune en apparence. En réalité, je suis en train de me battre pour rester dans le monde des gens qui ne sont pas comme moi. Pas nécessairement humain ou mutant, mais juste ceux qui ne peuvent pas se promener sur la toile comme moi. Sur les ondes, je suis seule et dans certains cas, c’est pas bien. Comme là, il faut que je reste dans le monde des autres. Le vent souffle et j’ai l’impression qu’il traverse ma tête, prends une morceau de cervelle et s’en va avec en rigolant. Alors moi, faut que je le suive pour rattraper mon morceau de cervelle parce que vivre avec un morceau de cervelle en moins, ça doit être horrible. Bon, saloperie de vent, tu me rends ma cervelle… Et j’arrête de faire la folle, un coup de vent peut pas voler un bout de cervelle.

Ahem, quand je reviens de ma course contre le vent (avouez c’est chou comme citation), je capte dans la brise des bribes de paroles. Il est du genre à se tenir avec les gros calibres pour se protéger ? Ça fait pas un peu chochotte ça ?

« Et si jamais les choses tournent différemment, si jamais le gouvernement tombe et se retrouve jugé pour ses crimes ? Toi, tu vas être du côté du calibre perdant. C’est pas la grosseur du calibre qui fait la différence, on m’a dit que les asiatiques avaient compris cette leçon… »

J’ai les yeux qui regardent à dix miles plus loin, comme si je voyais quelque chose que lui ne pouvait pas voir. Peut-être que je le vois, peut-être que je vois la mission dont les mutants sont investis. Peut-être que je comprends ce qu’Adam veut dire. Peut-être pas. Peut-être que je ne comprends rien du tout et que je fais juste regarder dans le vide, c’est très possible aussi. Je me donne le droit de rigoler, ce que je peux être drôle.

« Donc, tout ce que tu fais, c’est pour tes proches. C’est pas pour te protéger toi et tes petites fesses par hasard ? Là c’est toi qui te cherche des excuses. Moi j’aide ceux qui sont spéciaux et qui se font poursuivre par ceux qui ne comprennent pas, je cherche à les aider à vivre au lieu de les réprimer comme des bêtes sauvages… »

Je sens les racines des arbres comme si elles partaient de mes pieds, je sens la puissance tranquille des millions de ces êtres et je la sens en moi, qui nourrit ma propre colère contre ceux qui tentent de nous tracer comme des chiens, de nous maîtriser comme des êtres dangereux au lieu de se concentrer sur les vrais problèmes de la planète, genre je sais pas quoi, les trucs importants !! Y a pas l’environnement qui nous menace tous, ou les violeurs pakistanais ? Bon, faut pas être raciste, les libanais sont pas mieux et la mafia sud-américaine commence à faire des ravages depuis que les jamaïcains ont été exterminé. Meuuuh non, les mutants c’est des mécréants puants de la pire engeance, sont pires que les violeurs, les voleurs, les tueurs et les banquiers. Mais non, on va les poursuivre jusque dans Central Park où ils essaient d’apprivoiser leur pouvoir, c’est incroyable. Dans le fond…

Les arbres me rendent folle, les feuilles sont autant de millions de clochettes qui résonnent dans ma tête et me transforme en truc parano. Est-il vraiment là pour moi ? Après tout, je suis devenue une tête dirigeante de la Confrérie, peut-être qu’ils en ont eu vent et que maintenant, je suis sur la liste noire du gouvernement ? Alors qu’il me sort un baratin de café ou d’aller au resto, tout ce que je vois c’est moi, dans une cellule insonorisée, dans une camisole de force et des intraveineuses partout, des machines clignotantes qui indiqueraient toutes sortes de choses nébuleuses

« Que je suive un type du gouvernement ? Je n’ai absolument rien à me reprocher, mais tu vas comprendre que j’hésite. Tu dis prendre du repos pour ton boulot, mais le mien ne finit jamais. Je ne suis pas une super-héroïne, je laisse ça aux tarés de l’Institut… Tu as l’air sympa, mais saches qu’au moindre faux mouvement tu te retrouves dans une situation que tu vas regretter. Je suis très spéciale… Mais tu ne veux pas savoir pourquoi. Tu connais un bon café proche ? »

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MessageSujet: Re: Atomes crochues, couteaux pointus (Adam et Hyppy)   Mar 16 Oct 2012 - 3:05

*Elle réagit au quart de tour.*

Elle est du genre à retenir les bouts de phrases qui l’intéressent et à avoir un avis tranché. Difficile à supporter, surtout si elle persiste à dire que je suis du coté des intolérants, des vilains chasseurs de mutants, et tout ce qui va avec. Au moins, elle a accepté mon invitation, même si c'était un demi-oui précédé de ce qu'il faut de menaces pour passer un bon moment.
Je reviens sur mes pas, me souvenant des quelques établissements présent lors de mon entrée dans le parc.

- Je crois avoir vu des bars ou des restau' quand je suis arrivé. Et puis, pas la peine de me menacer comme ça, j'ai encore le droit de parler à d'autres spéciaux sans me transformer en super-flic à demander des pièces d'identités ou à placer des traceurs.

On s'approche de la sortie, et on peut déjà commencé à voir les noms des bars, même s'ils sont encore assez loin.

- Et puis, je n'ai jamais dit que je faisais ce travail uniquement pour protéger ma famille. J'étais voleur, j'avais le choix entre la prison et aider. J'ai appris sur le tas, des trucs assez moches, d'un coté comme de l'autre, et ça me fait plaisir de pouvoir régler les comptes sur les uns ou sur les autres. Et ne me fait pas dire ce que j'ai pas dit hein, je passe pas mon temps à suivre des mutants pour les arrêter, j'ai autre chose à faire, et pour un mut..spécial qui ravage ou tue, doit y en avoir mille qui veulent juste qu'on leur foute la paix. Et je suis plutôt enclin à le faire, notamment parce que ça veut dire laisser ma famille tranquille, et puis j'ai rencontré d'autres mut...spéciaux sympas.

Enfin sortie, et un choix à faire maintenant pour savoir dans quel boui-boui on va aller s'installer.

- Pour une fois, je vais utiliser le coté pratique de la fausse galanterie et te laisser choisir l'endroit où l'on va.
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MessageSujet: Re: Atomes crochues, couteaux pointus (Adam et Hyppy)   Sam 20 Oct 2012 - 16:48

Il l'a dit. Il a dit le mot mutant, AAAAH-HA !! J'ai gagné. Je lance un grand sourire, ignorant superbement le reste de ses phrases. J'aperçois un Starbuck non loin et mon grand sourire de gagnante aux lèvres, je me tourne vers lui. En fait, je devrais peut-être écouter ce qu'il dit. J'essaie de me concentrer (ouais, j'essaie) et ses paroles résonnent en écho dans ma tête, comme les mauvais flash-back dans les films. Il a le droit de parler à d'autres mutants ? Eh bien, bonne nouvelle. Après, il les fiche et les poursuit pour les disséquer comme des grenouilles en biologie. C'était le bon temps le temps des dissections, je me souviens avoir fait exploser la grenouille de l'équipe à côté de moi, c'était franchement trop marrant. Donc, il a le droit de parler à d'autres mutants et de leur offrir un café. D'accord, c'est bien. Mais moi, est-ce que j'ai envie de parler à un type qui a peut-être déjà tué des mutants ? Ah tiens, il était voleur (ouais bon les échos ça va et ça vient, je perçois plus ou moins ce qui se passe avec ma tête dans les feuilles des arbres, c'est fou ce que ça chatouille ces bestioles), ça explique un peu le choix qu'il a fait.

Si j'avais eu le choix entre la prison ou trahir les miens... J'aurais trahi aussi. J'imagine que s'enfuir après c'est plutôt risqué, alors j'aurais pas eu le choix de rester avec cette bande de tarlouse du fédéral.

« Ah, je comprends peut-être un peu mieux pourquoi tu es au fédéral maintenant. En passant, j'ai gagné, tu as dit le mot mutant. J'ai peut-être des difficultés de concentration en ce moment, mais j'ai bien entendu. N'essaie plus de le cacher... De toutes façons, je suis certaine que je te casse les dents si tu essaie de me toucher. Je t'ai révélé mon nom, mais j'ai le tien aussi. Alors, on fait quelque chose de simple et on va au Starbucks ? J'aimerais bien m'éloigner des arbres en tout cas, ils commencent à être agressifs. »


Vous n'imaginez pas à quel point la toile de la nature est collante. Ça doit faire un bon dix minutes que je suis de retour dans le monde *normal* mais je les entends encore en arrière plan, les feuilles des arbres bruissent comme si elles dansaient la salsa dans ma tête et les racines m'emprisonnent les pieds. D'ailleurs, quand je commence à marcher, je traîne les pieds plus que de raison et j'ai l'impression qu'ils sont collés au sol. C'est si lourd, j'ai de la difficulté et plus j'y pense, plus je me rapproche de cette toile hypnotisante et plus ils m'attirent, même si ils n'ont aucune conscience et aucun mouvement. C'est comme un sable mouvant maintenant, mais c'est si étrange !! Ils ne sont pas là, ils sont des millions et tous n'ont aucune conscience de ma présence et pourtant, voilà qu'ils referment leurs branches sur moi, leurs racines m'emprisonnent de plus en plus fermement, ils se referment sur moi...

J'ouvre grand les yeux et je vois le Starbuck, il faut que je me concentre sur ça. Il faut que je me concentre sur ça. Il faut que je me concentre...

J'attrape le bras d'Adam et me concentre sur sa musique (ouais bon, c'est plus accessible que le starbuck). Il faut que je me change d'idée. Je ne perçois pas grand chose, vu qu'il n'y a que la musique de la nature aux alentour et que j'essaie désespérément de l'ignorer, mais assez pour me défaire de cette toile. Une grande respiration et je le lâche, un petit sourire gêné aux lèvres.

« Quand je dis qu'ils sont agressifs... »


Lentement, ils se rétractent. J'ai envie de les injurier, mais ce serait une perte d'énergie et celle-ci est comptée après cette bataille mentale. Un grand soupir et je marche, cette fois bien normalement.
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MessageSujet: Re: Atomes crochues, couteaux pointus (Adam et Hyppy)   Dim 21 Oct 2012 - 0:28

Elle n'en démord pas, mais maintenant, après avoir déjà été menacé, le décalage entre ses phrases en devient presque comique. Aucun homme sain d'esprit peut imaginer inviter une fille à s’assoir à un café entre deux phrases sur des organisations secrètes, et de petites menaces, encore moins si les deux protagonistes sont un jeune roux repris de justice et une DJ aux cheveux violets. C'est peut être ce genre de situation qui fait de nous des êtres à part, plus que les pouvoirs.

- J'ignorais qu'on jouait, j'aurai fait un peu plus d'effort sinon. Bon, de toutes les façons, les gens ne savent même pas de quoi il s'agit, qu'on dise mutant ou autre chose, ça se sera du pareil au même pour eux. Sauf si on a vraiment pas de chance et qu'on tombe sur un agent en civil. Enfin, un sérieux, pas un comme moi.
Et j'ai du mal à croire que tu seras capable de me mettre au tapis si tu crains les arbres, à moins que tu ne puisses parler au plante.


Je ne m'étais jamais représenté une femme plante dans un tel style. Plutôt une espèce de dryade ou de nymphe, avec les cheveux verts qui doit se choisir des coins tranquilles pour pas vomir à chaque respiration à cause de la pollution.

* Une femme plante, ça devrait respirer comment. De l'oxygène et lâcher du dioxyde ou l'inverse comme les arbres. Elle pourrait faire plante d'intérieur, elle purifie la maison en plus de servir de décoration mouvante. *

Je tente de retenir mon rire dans ma gorge pendant qu'on s'approche de la destination qu'elle a désigné. Starbuck, pas vraiment l'endroit où je me rends de façon habituelle, mais d'un autre coté, les seuls endroits où je me rendais de façon assidues c'était dans les maisons des gens. On a juste à traverser la rue, quand elle agrippe à mon bras, à moitié dans le vague.

Ma première pensée à ce moment là, c'est de me dire : * Merde c'est une télépathe ! *, avec tout ce que ça implique, crise de paranoïa, augmentation du rythme cardiaque, puis en quelques secondes, j'ai la lucidité de remarquer que je peux encore penser, agir, paniquer... Si elle est dans ma tête, elle est discrète. J'ai pas grand chose à cacher, enfin rien que il y a quand même un tas de trucs que je préfère garder pour moi si possible. Je me rends compte comme c'est compliqué la mutation, on se prend à imaginer les pires scénarios avec les pires pouvoirs.

Elle me lâche finalement avant de remettre en cause les arbres. Vue la tronche qu'elle tire, je suppose qu'elle doit dire la vérité, ou quelque chose qui s'en approche dans le pire des cas. Une bonne boisson me fera pas de mal.

- Tant que ça laisse la possibilité de discuter.

Une fois à l'intérieur, Je me dirige dans un coin, par habitude, ou déformation professionnelle.

- Bon, je dois admettre que j'ai jamais mis les pieds dans un starbuck. Alors, je prendrais la même chose que toi.
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MessageSujet: Re: Atomes crochues, couteaux pointus (Adam et Hyppy)   Mar 30 Oct 2012 - 23:51

Si ça laisse la possibilité de discuter ? Mouais, j’imagine. Discuter de quoi ? Franchement, je ne sais pas. De quoi je pourrais bien parler avec un agent du gouvernement ? De comment on compte assassiner tel ou tel sénateur, discuter de pouvoirs qu’il y a dans chaque camps ? Mais oui, quelle bonne idée Kiara ! Je suis géniale, comme toujours. Au moins, loin des arbres et de leur influence, je pourrai peut-être être un peu plus cohérente. Hem. Je vais essayer, je le jure. Essayer !! Au moins. Pas ma faute si ces putains d’érables argentés sont possessifs. Heu, érable argenté ? Mais oui, et le pauvre petit avec la tache goudronneuse, maladie répandue en Amérique du Nord et qui attaque les feuilles des érables argentés, faisant des taches noirâtres. Pauvre petit érable, il ne cherchait que l’attention d’une âme passante pour pouvoir pleurer un peu. Mais merde que c’est collant. Pas à cause de la tache goudronneuse, juste parce que c’est des arbres en manque d’affection. Au milieu de New-York, je peux les comprendre aussi…

« Oui, je suis capable d’avoir des discussions sur autre chose que des arbres. La musique par exemple. Ou comment je hais le gouvernement, mais je crois que je peux oublier ce sujet pour l’instant. »

Je fais un sourire, haha, quelle bonne blague. Non, en fait c’est tout à fait atroce et je tente pitoyablement de me mettre à l’aise, mais je ne le suis pas. Je ne le serai pas. Pourquoi j’ai accepté ? Je ne sais pas. Je ne saurai peut-être jamais. Moi et mes drôles d’idées des fois ! J’en ai des géniales la majorité du temps, mais des fois (surtout quand mon subconscient est prisonnier des érables argentés) j’ai des idées un peu étranges. Comme prendre un café avec un type qui pourrait me mettre en prison un jour. Ou pire que la prison, du genre laboratoire sombre et silencieux, où la seule musique sera celle de mes tortionnaires. Je n’aurai pas le choix, de souhaiter le retour de ces êtres parce que sans musique, sans vie, je vais mourir. Non, je ne veux même pas imaginer ce qu’adviendrait mon corps, ce qu’adviendrait ce que je suis dans ma tête sans musique. Un frisson parcoure mon échine alors qu’on entre dans le starbuck, mais la vie qui foisonne me rassure. La musique de fond fait son effet, je m’y coule comme dans un lit, de la musique simple et à laquelle je suis habituée, superficielle et inutile pour les autres personnes. Je m’y coule peut-être un peu trop et mon mental s’y accroche, comme il s’était accroché à Adam quelques instants plus tôt. Je suis calme maintenant, alors nécessairement c’est du calme qui se répand sur la toile, se propageant à tous ceux qui écoute la musique. Pas même qui l’écoute, mais qui l’entends. Un calme de personne qui vient de vivre quelque chose d’intense et d’effrayant et qui retrouve enfin un terrain connu. Un calme d’étudiant qui trouve enfin une question facile dans un examen qui compte pour 20% du trimestre. Ouais, comme comparaison j’ai déjà fait mieux, mais c’est la vie.

Il veut prendre comme moi ? Grand bien lui fasse.

« Un grand Moka latté avec de la crème fouetté mais attention hein, pas trop, et je veux que le lait soit réchauffé avant d’être mis dans le café. Faites attention au latté, deux étages différents et je le veux dans un carton d’extra-grand. Après, je veux un mélange de cannelle et de chocolat en poudre saupoudré dessus, mais pas trop de cannelle et beaucoup de chocolat.»


Je sais ce que je veux, moi.
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MessageSujet: Re: Atomes crochues, couteaux pointus (Adam et Hyppy)   Ven 2 Nov 2012 - 21:49

Étrangement, la situation présente satisfait Adam. Discuter avec une une mutante faisant visiblement partie du camp adverse est bien plus captivant qu'il aurait pu le croire. Il a envi de se confronter à elle, qu'ils échangent leurs avis et leurs convictions, quelque part, comprendre son ennemi est aussi le meilleur moyen de l'atteindre au cœur durant le prochain affrontement. Cela dit, c'est surtout car il sait que ces mutants ne sont pas tous des fous psychotiques, ceux de ce genre ont d'ailleurs plutôt tendance à agir seul, profitant de leurs pouvoirs au maximum. Celle qu'il avait en face de lui était d'un genre différent, bien que plutôt bizarre, elle était plus anticonformiste et anarchiste mutante, et ses revendications, s'il pouvait les appeler ainsi, pouvaient être comparé à celle d’indépendantistes, teinté d'une certaine condescendance pour les humains néanmoins.

Le grand problème de l'indépendance des mutants, c'est qu'il forme un tout hétéroclite, ils sont d’origines ethniques différentes et ne partagent rien mis à part le gène X, qui en prime, agit de manière très différentes sur l'un ou l'autre individu. Que pourraient-ils revendiquer dans une telle situation. C'était de ça qu'il avait envie de parler, quand à savoir si c'était la bonne personne avec qui le faire...

En entendant la commande que passe Kiara, Adam perd un peu de son entrain. Lorsque c'est finalement son tour de dire ce qu'il veut, il reste quelques secondes sans rien dire, totalement incapable de se souvenir clairement de qu'a déclaré la jeune femme, et il craint presque la réaction de la personne s'il ose dire le fameux «  la même chose ». Dans l'urgence, il se contente d'un choix simple et sans risque qui à coup sûr, devra lui réussir.

- Juste un thé vert.

La personne s'occupant de servir nous sourit avec dans le regard un quelque chose de colérique, signifiant très bien toute l’horreur qu'il aura à réaliser cette double demande saugrenue. Cela dit, pour une première fois, Adam est plutôt impressionné par le lieu et l'ambiance qui s'en dégage, cette fausse sérénité le rendrait presque nerveux.

Boisson à porté et bien installé, Adam entame la conversation. Le sujet risque d'être épineux mais même si elle n'est qu'une soldat, comme lui, ils ont leur rôle à jouer dans le conflit entre le gouvernement et des groupes mutants rebelles, même si le mot ne lui plaît pas.

- J'avais pas vraiment l'habitude de parler politique dans la rue, mais j'ai un peu plus de raison de le faire maintenant. On a parlé de camp, et d'actes bien ou pas bien, vis à vis des mutants et des humains, mais ça vaut pas grand chose de référencer à cette échelle.
Ce que je pense, c'est que même si tout les mutants devaient se soulever contre l'ordre mondial, le rapport de force serait même pas de un pour cent. Et même avec les capacités, l'armement comblera facilement cet avantage. Et puis, une bonne moitié des mutants doit avoir de la famille humaine, du coup je les vois mal s'engager dans un affrontement direct – sur ce point au moins, ça marche dans les deux sens-.


Adam se posait vraiment la question de savoir comment les mutants pourraient s'intégrer à la vie humaine, des mutants comme Scum qui ne peuvent assurément pas passer pour de simples humains.

- Et puis, on a pas grand chose à revendiquer, on est pas un peuple, on a pas d'histoire ni de culture, ça aide pas. La meilleurs possibilité pour moi se serait d'avoir un coin tranquille, de la taille d'un État, mais je vois mal un gouvernement accepté de se séparer d'un bout de territoire pour accueillir les mutants du monde. Et encore moins les autres pays réfractaires laissés faire la chose.

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MessageSujet: Re: Atomes crochues, couteaux pointus (Adam et Hyppy)   Mar 6 Nov 2012 - 22:53

Je déteste la cannelle. Mais à petite quantité, ou avec des pommes, j’adore la cannelle. Là, j’adore la cannelle. Le chocolat et la cannelle, peut de gens semblent convaincu que c’est un délice suprême. Digne d’une déesse… Digne de moi. Haha. Alors que le type dégage une musique d’énervement vraiment minable, genre le type qui se plaint tout le temps de son job, de sa copine, de ses beaux-parents, de sa vie, il a encore quelque chose à se plaindre. Deux clients tarés, une qui sait trop ce qu’elle veut et l’autre qui a des goûts étranges. Du thé vert ? Mais cette merde doit goûter trop zen pour moi. J’ai besoin de quelque chose de doux mais puissant, de quelque chose qui va me donner un boost sans pour autant me donner envie de vomir. Mes pauvres papilles ! Elles méritent seulement ce qu’il y a de mieux.

Il me parle de politique et je ne sais pas comment réagir. Je sais parler politique, mais en fait, je sais plus penser politique. Je n’ai jamais réellement parler politique mutante avec un autre mutant, avec Magneto, je me sens plus comme un soldat qui ne sais pas trop pourquoi il se bat. Non, je sais pourquoi je me bat, mais il a des plans plus grands que ceux que je peux imaginer, enfin j’espère parce que je n’imagine pas grand-chose. Je sais que je ne suis pas la personne la plus cohérante – je suis folle, pas stupide, il y a une nuance, mais j’ai mes convictions, j’ai mes valeurs et j’ai surtout la musique. Je pose mes choix selon ce que je ressens des gens, et en ce moment je ressens une curiosité de sa part, mais en même temps, il a l’air fatigué. Est-ce que j’ai envie de me disputer sur un sujet politique ? Peu importe, je ne me disputerai pas, j’exposerai mon choix et on va bien voir. Je ne veux pas partir avec une idée préconçue, je suis super calme en ce moment. Merci à la musique ambiante, merci aux gens ambiants, merci au parfait mélange choco-cannelle. Faut que je pense à remplir le pot de pourboire du type.

« Ce que tu dis n’est pas faux, mais dit-moi… Est-ce que les familles vont nécessairement accepter leur enfant mutant ? Est-ce que les amis vont encore aimer ceux qui sont si différent d’eux ? Les gens auront peur de nous, peur de ce qu’on peut être, devenir, ils auront peur et seront jaloux. Tu peux t’imaginer découvrir que ton meilleur ami peut devenir invisible, peut lire tes pensées ou je ne sais quoi encore ? »

Aaaaah, qu’il est bon ce café. Je ne sais pas jusqu’où notre discussion va aller, franchement je n’ai pas envie de savoir. Je n’ai peut-être pas envie de continuer non plus. J’aimerais qu’on puissent vivre en paix, mais je ne fait confiance qu’aux gens comme moi pour me laisser en paix. Donc, il faut que ce soit des gens comme moi au pouvoir. Donc, ôtons les humains du chemin.

« Ce qu’on a à revendiquer c’est plus qu’une culture, c’est plus qu’une histoire. C’est un futur ! C’est une race, c’est notre chance de défaire ce que les autres ont fait et de tout refaire en neuf, avec du nouveau sang. Je sais que les gouvernements ne voudront jamais nous laisser un bout de territoire, mais pourquoi on devrait demander, supplier… Tu as raison, on n’est pas un peuple. Mais il y a définitivement quelque chose qui nous unit. Tous, on est frère et sœur, ce qu’un humain fait à l’un il pourrait le faire à tous et c’est pour ça qu’il faut se protéger entre nous. »


Ouep, bon café.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Atomes crochues, couteaux pointus (Adam et Hyppy)   Ven 21 Déc 2012 - 3:51

J'ai exposé mon point de vue, dans les grandes lignes en tout cas, vue que faire dans le détails nous prendrait certainement des heures et qu'elle ne doit pas avoir particulièrement envie de trainer longtemps dans mes parages comme elle me l'a si bien fait sentir. Heureusement, cela ne l'empêche d'accepter la discussion.

Ses positions ne sont pas étonnantes, après tout, les quelques phrases échangées avant de venir s’assoir dans ce petit temple du plaisir futile avaient clairement établi notre façon de voir les choses. Cela dit, son discours avait quelque chose de moins vindicatif, moins agressif envers la race humaine que ce qu'elle avait pu montrer auparavant. Évidemment, elle n'en est pas à les voir comme des compatriotes, les présentant encore comme un frein, voir un obstacle, mais ils semblent déjà plus, et bien humain. C'est peut être parce que le point de vue qu'on utilise en ce moment est celui des mutants, plutôt que celui des humains, ce qui n'est qu'une question de logique puisque nous sommes tout les deux des mutants, même si nous ne travaillons pas pour le même camp.

Je m'autorise quelques gorgées de thé avant de poursuivre, histoire de gagner quelques secondes de réflexions. Il faudrait déjà que je sache quel est l'objectif de mon discours, parce que ce n'est surement pas de la convaincre, j'ai bien compris qu'elle avait sa vision des choses et que je ne la ferais pas changer d'avis sur ce point.

*Pouvoir devenir invisible... elle croit pas si bien dire. *

- Je pense que ça s'éduque ça. Les gens ont tout le temps de peur dès qu'ils découvrent quelque chose d'inconnu, les noirs, les indiens, dès que c'est pas comme eux ils le traitent comme un danger, mais ils finissent par s'y habituer. Bon, ça prend super longtemps et en plus il y a toujours des réfractaires à l'évolution, et c'est clair qu'on a pas tous la capacité mutante d'attendre quelques siècles qu'ils veuillent bien se mettre à réfléchir.

Finalement, quelque part, je lui donne raison, les mutants ne seront pas acceptés, pas de notre vivant en tout cas, et il est impensable qu'on accepte de se laisser tuer ou utiliser sans rien faire. Cela dit, on a jamais vue un peuple oppressé réussir à retourner la situation. Les indiens ont fini par être vaincu, l'empire Maya a été détruit, et j'en passe, à chaque fois qu'une minorité est ciblé par les dominants elle est soit exterminé, soit absorbé dans la masse.

Je m’apprête à lui dire quand le son caractéristique de New-York attire mon attention. Les sirènes de la police se font entendre, et elles sont proche, assez pour que l'atmosphère calme et sereine du starbucks coffee se fige, évoluant en une attente silencieuse et anxieuse. Certains essaient de faire comme si de rien, mais cela conduit à augmenter le mal aise, si quelqu'un allait regarder à la fenêtre, il pourrait revenir en assurant qu'il n'y avait rien, de quoi faire tomber le poids de l'attente. Un serveur tente de dérider sa collègue en commençant une phrase.

- Ce n'est sans doute ri...

Couper dans son élan par l'irruption soudaine d'un homme armé, le serveur reste figé, une tasse vide dans la main. C'est lorsqu'un deuxième homme, lui aussi armé, que le calme fait place à une agitation folle. Certains tentent, idiotement, de s'échapper des lieux, et un coup de feu vers le toit leur fait comprendre qu'ils n'ont pas intérêt à bouger. Le premier malfrat est un homme blanc d'une trentaine d'année, barbe de trois jours, cheveux mis-long à peine soigné, avec sa veste noir sur un t-shirt marron et son vieux jean, il a l'air d'un grunge échappé des années 90, mais c'est clairement qui commande au second homme, asiatique, casquette en arrière sur un bandana, les vêtements amples et un casque audio autour du cou. Je pourrais lancer " surement un autre DJ " mais je ne suis pas sûr que Kiara goute à la plaisanterie vue la situation.

L'asiatique gueule, dans un anglais tellement familier qu'il semble être package d'insulte et de formule outrancière, à tout le monde d'arrêter de bouger, et de se la fermer pendant qu'à l'extérieur, une voiture de police bloque la route et que le son d'autres véhicules semblent en approche. Le crie dans la rue "On a des otages ! " et, enfin, les gens comprennent ce qu'il est en train de se passer. Une adolescente se met à chialer, et un jeune homme en tenue de bureau se met presque à claquer des dents.

L'asiatique commence à faire le tour de la salle, histoire de compter le nombre d'otages qu'il a disposition, et je remercie ma paranoïa de m'avoir pousser à nous installer en fond. Je chuchote à Kiara :

Désolé. Si tu te demandes où je suis, dit toi simplement que je suis toujours dans le coin.

Elle ne doit surement pas piger pourquoi je dis ça, et elle a pas vraiment le temps de me le demander puisque le fugitif aux yeux bridés se met devant elle, l'air sacrément mécontent, et désigne ma place de son flingue devant laquelle une tasse de thé vert à moitié pleine trône encore. Et il demande... enfin il hurle, à Kiara :

Y avait qui ici ? Il est où ?

Et elle qui disait : "Tu peux t’imaginer découvrir que ton meilleur ami peut devenir invisible [...] ? ", Tu crois pas si bien dire.

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MessageSujet: Re: Atomes crochues, couteaux pointus (Adam et Hyppy)   Sam 5 Jan 2013 - 2:56

Ouep, il est rudement bon ce café. J’adore la cannelle. Je l’ai expliqué non ? Bref, je retiens que ce café fait du bon café. Enfin, faut pas devenir fou non plus, j’ai sûrement trouvé mieux dans ma vie mais j’suis plus certaine de m’en rappeler. J’ai certainement trouvé pire, et ça je m’en souviens ! Pendant qu’il continue à me parler de politique, moi je bois mon café et je suis heureuse. Je me sens un peu joueuse, maintenant que ma connexion avec les arbres s’est atténué, je me sens plus *vent amusant* que *chêne emmerdant*. Je suis heureuse d’avoir pu parler avec lui, car je sais que j’ai raison. J’ai pas l’habitude de parler de politique, surtout pas de politique mutante, mais j’ai mes opinions et elles viennent de se consolider. Il l’avoue, la paix ne se fera pas de notre vivant, pas par la cohabitation. Or, je ne passerai pas ma vie à baisser l’échine devant des êtres inférieurs à moi pour que la génération prochaine de mutants puisse avoir un statut égal à des êtres inférieurs. Non seulement un statut inférieur, mais victimes de préjugés comme les noirs ou les asiatiques sont encore victime aujourd’hui, je ne veux pas qu’ils soient victimes de stéréotypes, je ne veux pas que ceux qui pourraient être mes enfants aient même la moindre chance de vivre une vie de qualité moindre que ce qu’ils méritent. Même si ça veux dire la paix entre les deux races ! Nous sommes le futur de la race, un jour tous seront mutant, alors mieux vaut pour les humains d’accepter la réalité tout de suite et…

Je déteste la police. Les sirènes de police, d’ambulance et pompier font parties des choses qui me font envie de rager et d’envoyer des ondes de choc sur l’ambulance, peu importe si elle contient des blessés ou non. Je veux qu’elle arrête, tout de suite, maintenant !! Alors qu’il avait fini de parler, que je faisais semblant de réfléchir à une réponse cohérente, cette agression auditive empli mes tympans et tous les humains dans la salle semblent se crisper lentement, mais sûrement. Les sirènes sont trop proches, trop proches… La musique de la salle semble être le seul bruit à percer le silence, alors qu’une voix tente timidement d’apporter une assurance, la tension se brise alors qu’un premier homme entre dans la pièce, armé visiblement agressif. Poilu, puant et dégageant une musique assez abominable, il est suivi d’un homme asiatique avec une paire de *beats by dr.dre* dans le cou. Cette marque trop chère pour rien, de douchebags et de wannabe, certainement pas un vrai Dj. Il dégage une sorte de musique étrange, confiance et tension, quand les satanées sirènes de polices arrivent juste à côté du café. J’ai des envies de meurtre, quoi faire pour qu’elles arrêtent ? Un jour, je devrais être capable de couper les ondes sonores au même titre que je suis capable de les créer, mais c’est plus compliqué que ça en a l’air. Alors je souffre en silence, pendant qu’Adam me chuchote quelque chose d’un peu trop étrange à mon goût.

Je me tourne vers lui, enfin je pensais me tourner vers lui, mais je me retourne simplement vers une chaise vide. Il est encore dans le coin hein ? Mais oui, il me semble… Il s’est enfui, le lâche. Un fédéral sans couille, un imbécile qui ne sait pas rester et se battre. Enfin, je ne vais pas nécessairement me battre ici, en ce moment, mais c’est du pareil au même. S’il est incapable de rester dans une situation dangereuse, où sa vie pourrait être en danger, il tombe dans la catégorie des lâches. Non seulement il fait partie de ceux qui veulent que les mutants soient recensés comme des chiens, abattus comme des animaux s’ils sont trop dangereux, mais il est un lâche. Eh bien ! Le petit zen préfère la voie pacifique ? Il préfère boire son thé vert en prônant la paix et la compréhension ? J’vais lui en faire, moi, de la compréhension. Le petit lâche ne veut pas se battre ? Eh bien, personne ne va vouloir se battre. La musique joue toujours dans le fond de la toile sonore, tous l’entendent mais personne ne l’écoute. Ça ne va pas être évident, mais je crois que je peux faire quelque chose…

Alors que je fermais les yeux pour mieux me concentrer, j’entends quelqu’un me hurler dessus. Non seulement je l’entends, mais je le ressens. Au plus profond de mon être, je peux percevoir l’énervement du gangster, au plus profond de moi je ressens ses énergies négatives. J’ouvre alors mes yeux et plante mes deux iris noirs dans les siens, le regard totalement empathique.

« Je ne sais pas où il est, mais c’est du thé vert. Prends-le ! Je sais que tu dois avoir une dure journée, la vie doit être si dure envers toi… »

Je continue à minauder ainsi pendant que j’entre dans la toile sonore. Tous ceux qui entendent la musique du Starbuck sont accrochés à cette toile, ils ne sont pas influencés par elle, mais seulement pour l’instant. J’augmente un peu l’intensité du son, en changeant les fils pour que tous ceux qui font partie de la toile ressentent une puissante vague d’empathie, de compassion envers les deux malfrats. Pauvre, pauvre eux ! Ils sont si démunis face à la vie, ce n’est pas de leur faute ! C’est la faute du système, c’est la faute de la société s’ils n’ont pas leur place, ils n’ont jamais choisis cette vie, bou-hou-houuuu !! Tous ensemble, on peut réussir à les sortir du pétrin ! Aidons-les !

Ma partie du plan ne va malheureusement pas plus loin. Les personnes plus résistantes mentalement ne sont pas si touchés par la vague d’attendrissement que j’envoie, étant donné que l’émotion que je choisis va à l’encontre des sentiments naturels. Donc, ceux qui ont une bonne résistance mentale, ceux qui sont peu facilement influençable par leur environnement sont peu influencer par la musique, ceux qui ont l’âme artiste et qui sont sensible à la musique vont être sous mon emprise, même si je dis être une déesse, je manque de vraie pratique.

« Moi, je dis que je suis content d’être pris en otage ! Si on peut t’aider, on va le faire ! La société est si injuste envers les plus pauvres, tous ensemble pour se révolter ! »

Un homme s’était levé, avec un style hipster assez prononcé. Le genre d’artiste incompris, qui s’émeut devant une toile blanche. Le genre d’anarchiste moderne, le révolutionnaire de salon de bourgeois, le philosophe incompris qui veut tout changer. Les idéalistes incapables d’agir réellement, tout en mot et rien en action. Justement, il parle, mais il n’agira pas. Cependant, il plante la graine de l’idée et avec une bonne jardinière en arrière…

Je retourne dans la toile, concentrée et m’acharnant sur les liens de la toile, changeant les couleurs et les émotions. Je pousse dans la direction que la majorité des gens vont aller et en ce moment il semble que ce soit la révolte. La compassion zen que je voulais implanter en premier lieu est balayée par un mouvement de révolte, de volonté de changer les choses pour que les deux criminels puissent s’échapper.

J’ouvre mes yeux et contemple mon œuvre, souriant en coin. Je ne sais pas où est passé l’autre imbécile d’Adam, mais moi j’ai les choses bien en main. Enfin, je croyais avoir les choses bien en main… Le type avec la barbe semble sur le point de prendre les nerfs. Comme une bombe allumée, il suffit que la police décide d’être un peu trop agressive, que quelqu’un s’approche de lui… Je suis incapable de le calmer. Je n’arrive pas à me concentrer !! TROP DE CAFÉ !! Merde merde merde, je sens que les choses peuvent déraper sérieusement. Je pompe de l’énergie, prête à utiliser mes ondes de choc pour me frayer un chemin hors de ce merdier.
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Adam Diskent
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MessageSujet: Re: Atomes crochues, couteaux pointus (Adam et Hyppy)   Mar 22 Jan 2013 - 5:57

J'étais passé invisible par réflexe, mais je n'avais aucun plan d'action. Quelque part, je devais avoir l'intention de partir, éviter les soucis que m'aurait causé cette affaire : la prise d'otage dans un Starbuck en face de Central Park. Le genre de crime qui allait faire les gros titres et avec lesquels les journalistes prenaient un malin plaisir à citer la totalité des protagonistes présent sur les lieux, afin de leur pourrir la vie.
Cependant, la présence de Kiara changeait tout. Je ne pouvais pas décemment l'abandonner là, comme un salaud. Je me doutais bien qu'elle était parfaitement capable de s'en sortir seule, après les menaces à peine voilées qu'elle m'avait faites, elle devait avoir les moyens de se sortir d'une situation de ce genre sans encombre. Et d'un autre coté, sa façon de voir les choses ne me rassurait pas quand à la manière qu'elle utiliserait pour échapper aux deux truands, ou à la police.
Heureusement, l'invisibilité avait ceci de plaisant que je pouvais réfléchir à la prochaine action sans être dérangé.

Je suis encore assis sur la chaise quand l'asiatique vient demander à Kiara où je suis passé. S'il s'était douté que je me trouvais toujours là, il aurait sans doute été un peu plus aimable, mais dans le cas présent, il était surtout énervé d'avoir déjà perdu quelqu'un. La mutante, elle, fermait les yeux et attendit un moment avant de finalement les ouvrir pour s'adresser à son geôlier. Son ton était calme, ce qui était une bonne chose ; elle semblait le plaindre et avoir une forme de compassion pour lui, ce qui l'était déjà moins.

Le type avait l'air aussi surpris que moi de la voir adopter cette approche. Et si dans ce genre de cas, il aurait du la remettre à sa place durement, il ne fit rien en ce sens, totalement décontenancé. Et d'autres personnes dans le starbuck se mirent à reprendre le discours, plaignant les deux hommes comme si la situation présente n'était pas de leur faute. Ça allait bien plus loin qu'une remise en cause, c'était une véritable vague de sympathie qui envahissait l'endroit, si bien que j'en fus presque à vouloir les aider moi aussi. C'était insensé !

Pourtant je n'étais pas encore au bout de mes peines. Une personne s'était levé, plus décidé que les autres, un jeune homme propre sur lui avec des rêves pleins les yeux et des conneries pleins la tête. Son discours allait plus loin que celui des autres, proposant de se « revolter », pour reprendre son propos. Évidemment , l'imbécile parle d'une rébellion anti-système dont l'envergure n'aurait sans doute jamais dépassé un jet de pierre sur un bâtiment d’administration si cela avait du rester entre lui et d'autres personnes de son acabit. Cependant, ici, en pleine prise d'otage, les gens normalement sensés trembler de peur semblent prêts à prendre les armes pour aller affronter la police. Ils se lèvent tous, alors que le chef des deux truands hésitent entre laisser la situation évoluer ou descendre une première personne.

La totalité des personnes présentent, Kiara, les deux malfrats et moi exceptés, sortent pour se placer devant le bâtiment. Debout, bras écarté en étoile, ils se mettent devant les fenêtres afin de gêner la vue des policiers. Les pauvres fonctionnaires qui n'ont pas encore reçu les renforts normalement d'usage dans une prise d'otage se retrouvent avec une situation encore plus compliqué à gérer, les otages qui se mettent d'eux même à protéger leurs agresseurs.

Le même jeune homme tourna alors la tête vers l'intérieur pour s'adresser aux deux hommes.

- Allez-y, on vous servira de bouclier jusqu'au métro.

C'était trop beau pour être vrai, devaient se dire les deux truands, et j'étais bien décidé à leur confirmer. L'asiatique, trop heureux de s'en sortir aussi simplement commença à se diriger vers la porte, sans se douter qu'il ne l'atteindrait pas de sitôt.

Dans une situation de ce genre, un idiot en costume et aux idéaux dépassés aurait certainement tenté de le neutraliser sans lui causer trop de dommages, voir il aurait eu assez de gentillesse pour le laisser conscient, mais je ne suis pas un héros.

Agissant rapidement, je me déplaçais en évitant tables et sièges, extirpant deux couteaux de sous ma veste, et j’accélérais. A un pas de distance derrière lui, je me baissais, un geste rapide et précis, je devais agir lestement et avec précision, frapper tant que son pied se trouvait en retrait.
Shlack.
Un bruit sourd, à peine audible, il n'avait rien senti pour l'instant. Il changa de pied d'appuis et s'écroula. L'incompréhension, la sensation d'un liquide moite coulant le long de son pied, et la douleur, puissante et fulgurante. Il venait de voir ce qui lui était arrivé.

Je lui avais tranché le tendon, et il ne trouvait, pour exprimer son désarroi, que de hurler.

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MessageSujet: Re: Atomes crochues, couteaux pointus (Adam et Hyppy)   Mar 26 Fév 2013 - 23:04

Ca y est, les choses ont encore changé. Moi qui croyait avoir le contrôle, tout se perd et les fils tissés si adroitement par une main de maître se sont emmêlés, plus personne n’écoute la musique, comme si un cheval sauvage que l’on dressait tranquillement s’était rebellé d’un coup. Ils étaient tous sourd à ma musique, il aurait fallu que je les touche un par un en projetant ma toile mentale sur eux individuellement, et je n’ai pas le temps pour ça. Je n’aurais pas du prendre de café, je suis totalement en éveil et pourtant, tout dérape!! J’essaie de retenir quelques personnes, mais c’est peine perdue. Je quitte le monde de la musique, je quitte la toile qui enveloppe le monde – inutile en ce moment cette foutue toile, et je vois qu’un des deux imbéciles qui jouent aux criminels s’affale par terre, comme si il venait de perdre une jambe. Ce n’est que quelques instants plus tard que je remarque la plaie nette qui a été faite sur sa jambe, et…

Merde, mais qui a fait ça? Adam s’est poussé, non? Il n’est plus dans le décor, à moins qu’il soit invisible! C’est un mutant non? Peut-être qu’il est un ninja. Ouais, ca y est, c’est un ninja qui travaille pour les fédéraux. Merde, j’aurais du m’en douter, un asiatique qui boit du thé!! C’est clairement un ninja. Merde, j’ai affaire avec un ninja maintenant? Non, il ne me veut pas de mal voyons… Putain, il sait que je suis une mutante et il travaille pour des chasseurs de mutants. C’est clair qu’il me veut du mal maintenant, il va profiter de la cohue pour me kidnapper et m’amener en cellule où la seule musique que je vais entendre est celle de mes tortionnaires. Que de joie en perspective!! Non, je refuse que ça se passe comme ça. Mutant ninja ou pas, on emprisonnera pas aussi facilement la déesse de la musique. Il faut que je le trouve, que je le fasse sortir de sa cachette.

Au plafond? Peut-être, il s’agit d’un plafond suspendu, il aurait bien pu se cacher là. Comment aurait-il fait alors pour attaquer le malfrat?

Ouch.

J’ai mal.

Putain, j’aurais du le voir venir. Après que son ami se soit fait trancher le derrière de cheville, il lui fallait un coupable et comme je suis la seule à être restée derrière, c’est forcément moi. Si je lui dis qu’il y a un ninja avec des super pouvoir quelque part dans le resto et que c’est sûrement lui qui a fait ça, je doute d’être vraiment crédible. Dommage. Quoique, essayer pourrait toujours être drôle, sauf que je ne suis pas trop d’humeur à rigoler étant donner que je VIENS DE ME FAIRE TIRER DESSUS!!! Une balle dans l’aile, dans le creux de l’épaule, mais ça fait un mal de chien.

« PUTAIN D’IMBÉCILE DE FILS DE PUTE TU VAS SAIGNER PAUVRE CON TU VAS VOIR CE QUI ARRIVE À CEUX QUI FÂCHENT UNE CONFRÉRISTE!!! »

Il me regarde, vise, et je n’ai le temps que d’envoyer une onde de choc pour le fusil au moment où il tire. Le sifflement de la balle qui passe à côté de mon oreille me fait grincer des dents, je reprends la même exacte tonalité et je la balance en direction du criminel qui lâche son arme pour plaquer ses mains contre ses oreilles, croyant que ça allait l’aider. Non, cet homme est un homme mort, peu importe si le ninja fédéral me voit le tuer ou non. Je vois rouge, je vois rouge sang, je veux voir son sang. Un imbécile d’humain qui se croit assez bon pour me tirer, moi? Je vaux dix mille fois mieux que lui, il est une larve, une fourmi, un asticot tandis que moi, je suis le futur, je suis une déesse, je suis une mutante. D’un bond gracieux comme celui d’un félin, je me rapproche de lui et profitant de ma chute contrôlée pour donner plus d’amplitude, je lui balance un coup de poing sur le côté de la tête et à l’impact, je donne une onde de choc propulsée par la rage pure. La rage, mais aussi l’instinct de survie, c’est lui qui meurt ou c’est moi. Mon autre bras est inutilisable, je le tiens proche de moi tandis que je recule d’un pas. Il est knock out, par terre, le visage en sang et moi je me tiens debout à côté de lui, la main vers lui, paume devant. J’ai envie de balancer autant d’onde de choc que je peux, j’ai envie de voir ca cervelle lui sortir des oreilles, j’ai envie de le voir mourir, j’ai envie d’entendre les notes finales d’une symphonie ratée d’humain, j’ai envie de tuer.

Mais il y avait l’autre à côté qui hurlait encore et encore, tandis que la chaîne humaine dehors s’était dispersée depuis un moment, rattrapée par des policiers totalement dans le flou quant à ce qui pouvait bien se passer à l’intérieur. Certes, ils pouvaient voir au travers des vitres, mais deux hommes étaient à terre, il ne restait que moi debout. Du moins, que moi debout et visible. Ses hurlements commençait vraiment à me taper sur les nerfs et me tournant la tête, je découvris une partie de mon pouvoir à ce moment-là. Je vis sa voie, ses ondes sonores, et je les tournai au silence. Elles existaient encore, faisait encore partie de la toile, mais elles étaient désormais inaudibles. Dieu merci, il arrêtait de crier. Je n’aime pas quand ils hurlent, ça me met encore plus en rage. Un sourire satisfait prit place sur mon visage, tandis que je me rapprochai de l’autre qui commençait à s’éveiller dans la peur. Je le fis coucher sur le dos et m’assit à califourchon sur lui, plaquant ses épaules au sol. Mes yeux noirs fixés dans les siens, je me rapprochai à deux centimètres de son visage et l’envie de le détruire maintenant, de placer mes mains sur ses tempes et d’envoyer deux ondes de choc en même temps me démangeai…

« Veux-tu mourir tout de suite? »


Ma blessure continuait à saigner, quelques gouttes tombaient sur lui, sur le sol, la douleur n’était pas si forte pourtant. Il m’avait eu dans une partie du corps où il n’y a que des muscles ou presque, j’aurai de la difficulté à agir normalement pendant quelques semaines, mais je n’avais rien de dramatique. Lui par contre, allait vivre un drame.

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Adam Diskent
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MessageSujet: Re: Atomes crochues, couteaux pointus (Adam et Hyppy)   Mar 2 Avr 2013 - 23:43

La situation était loin d'être sous contrôle. Même si l'un des truands ne pouvait plus aucune chance d'échapper à la police désormais, l'autre n'était pas décidé à se laisser faire tranquillement. Et comme j'étais invisible il ne lui restait qu'une cible, et il n'hésita pas une seconde à tirer sur Kiara. Le son résonna dans la salle. La balle traversa l'épaule dans une petite gerbe de sang. Et la scène se figea quelques secondes.

Et puis tout explosa. La surprise céda la place à la colère chez la mutante, qui se mit à hurler sur celui qui lui avait tiré dessus. Lui même ne devait pas être habitué à ce genre de réaction, car il n'avait pas encore rechargé son arme. Il n'avait aucune chance face à ses pouvoirs. Le fusil lui sauta des mains, et avant qu'il se s'en rende compte, elle l'avait frappé. Mais c'est seulement lorsqu'elle mit fin aux hurlements sans que je puisse voir de différence que je compris qu'elle avait un pouvoir sur le son, comme j'en avais un sur la lumière. Mais de là à désarmer les gens...

Les choses avaient totalement changer, maintenant c'était les deux types qui étaient menacés par Kiara, en particulier celui qui avait fait feu sur elle. Et ses paroles étaient très clair, elle comptait le tuer, ce que je n'étais pas décidé à laisser faire. Je ne suis pas ce qu'on peut appeler un héros, mais j'ai assez de morale pour comprendre que tuer sous le coup de la colère est une très mauvaise idée, surtout lorsque la police à les yeux braqués sur l'endroit où vous vous trouvez. De plus, j'étais en partie responsable des évènements, parant au plus pressé sans tenir compte de ma sœur de race, et du second homme armé. Je ne pouvais pas décemment la laisser le tuer, et il m'était encore moins possible de partir en la laissant à la merci des policiers.

Je m'approchais d'elle, lentement, tendant la main. Je savais qu'il m'était possible de réaliser mon projet, mais cela allait être la première fois que j'employais ainsi mon pouvoir. Posant une main sur son épaule non blessé, je pu distinguer sa disparition. Les rayons de la lumière la traversaient désormais, et je savais que plus personne n'était en mesure de la distinguer, pourtant je la voyais encore, presque transparente, soulignant ainsi son état d'invisibilité, je me rendais seulement compte maintenant que c'était ainsi que je distinguais mon propre corps dans ces moments. Sans vraiment pouvoir expliquer comment, je savais qu'elle aussi pouvait me voir, que ce contact lui faisait en quelque sorte partager mon pouvoir. Cela dit, ce que je prévoyais ne s'arrêtait pas là.

Sans même lui demander son avis, je la tirais à moi, l'agrippant pour la mettre sans chercher à la ménager. Je courrais vers la sortie, chuchotant pour éviter d'être entendu par quelqu'un d'autre qu'elle.

On est invisible alors pas un bruit...

On serait bientôt dehors, et loin de tout ce foutoir. Si tout ce passe comme prévu.

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Atomes crochues, couteaux pointus (Adam et Hyppy)

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