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 Moments difficiles(privé Evan/William) [Terminé]

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MessageSujet: Moments difficiles(privé Evan/William) [Terminé]   Jeu 29 Déc 2011 - 7:45

La journée était bien avancée quand j’arrivai dans le parc. Il devait être environ 15h passé si je ne me trompe pas. On peut dire qu’il faisait quand même assez beau, même si on était en hiver. La petite neige qui était tombée sur le parc ainsi que la lumière qui se reflétait sur la neige donnait un bel effet à l’endroit. Je dois avouer que j’ai été surpris en voyant la beauté qu’on pouvait trouver dans des lieux pareils. J’avais eu l’occasion de le constater depuis que j’avais fui cette base du projet soldier. Je croyais à l’époque que maintenant, je serais enfin libre. Mais je réalise maintenant que je suis encore prisonnier. Prisonnier de l’emprise du Dark Men. J’étais content qu’il fasse beau, car au moins, la nature serait joyeuse aujourd’hui, ce qui était tout le contraire de moi. J’étais probablement plus déprimé que jamais.

-J’en ai assez…

Oui, j’en avais assez. Assez de devoir supporter ce foutu tueur psychopathe à chaque moment de ma vie de merde. On dit que ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. Je ne sais pas qui est l’imbécile qui a osé dire cette connerie, mais il est dans le champ. À chaque fois que je survivais, c’était pour revivre le même enfer que je venais de vivre 5 secondes plus tôt. Quand je tombe, je n’ai aucunement envie de me relever. J’ai tout simplement envie de rester là et de ne pas continuer. La seule raison qui me faisait continuer était l’espoir. Et même ça, ça me semble faible maintenant. L’espoir, c’était de croire que les gens m’aideraient, que je trouverais une solution pour me débarrasser du Dark Men. Mais cette possibilité ne semble pas encore présente. Déjà, il y a Magneto. Il a dit qu’il pouvait m’aider, mais il n’a pas encore agi pour l’instant. Pourquoi ? Je ne le sais pas. Mais si c’est juste des conneries, j’aurais aimé que leur effet dure un peu plus. Au moins, elles me faisaient croire à un avenir meilleur. Ensuite, il y a ce type, Charles Xavier, dont cette fille Erika m’a parlé il y a de cela une semaine. Il semblerait que comme moi, il n’aime pas la violence. J’aimerai bien le rencontrer, mais je suis certain qu’on me refuserait. En plus, j’ai cru comprendre qu’il n’était pas en bon terme avec la Confrérie. Alors j’ai dû abandonner de ce côté là. Il ne semblait plus y avoir de solution pour moi. Je pris alors mon pistolet.

-Mais qu’est-ce que tu fais?

Pour la première fois de ma vie, je crus entendre un mélange d’inquiétude et d’angoisse dans la voix du Dark Men. Il semblerait que j’ai peut-être trouvé la solution à mon problème. Tous ces morts que j’ai sur la conscience me prouve que je ne suis qu’un danger public sur deux pattes. Je n’existe que pour causer des massacres et des génocides. Mais je ne veux pas de cette vie là, moi. Je ne veux plus de violence autour de moi. Plus de douleurs, plus de tristesse. Ainsi, si je disparaît, ça arrangera tout le monde. Je n’aurais plus jamais à souffrir, et les gens ne seront plus jamais tourmentés par le Dark Men. De toute façon, je ne manquerai probablement à personne. C’est tout juste si la plupart des membres de la Confrérie me respectent. Je plaçai mon pistolet sur ma tempe.

-Tu vas échouer. Comme tout ce que tu as fait dans ta vie! Tu vas échouer!

-La ferme! Je vais en finir! Ce sera ma seule et unique victoire sur toi! Et se serra la dernière chose que nous verrons!

Enfin, j’allais en finir. Je n’étais plus capable de vivre avec toute cette douleurs en moi. J’allais enfin pouvoir connaître la paix et la quiétude d’esprit. À moins bien sûr qu'il n'y ait rien à part le néant de l'autre côté. Mais bon, ça valait toujours mieux que ce que je vivais actuellement. Malgré les insultes du Dark Men, je savais que c'était la chose à faire, peu importe ce qu'il me dirait. Je m'apprêtais à tirer quand quelqu'un m'enleva l'arme à feu de la main.
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William McKellen
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MessageSujet: Re: Moments difficiles(privé Evan/William) [Terminé]   Jeu 29 Déc 2011 - 16:58

Il faisait froid. William aimait bien la neige mais de loin. Il était habitué à vivre dehors, mais elle était loin d'être une alliée appréciable, lui rendant la vie difficile lorsque l'hiver pointait son nez. Cependant, maintenant qu'il avait un toit au dessus de la tête et plus de problèmes pour se nourrir, il voyait les choses différemment et appréciait un peu plus ce blanc manteau qui recouvrait un peu certains endroits de la ville. Il ne portait que sa veste par dessus son pull et il commençait à regretter de ne pas avoir acheté davantage de vêtements chauds à Philadelphie. Quelle idée de s'être donné rendez-vous dehors, franchement.

Pour une fois, Will était seul. Amy était en compagnie d'Erïka à l'institut et c'était bien la seule raison pour laquelle le mutant laissait sa petite amie loin de lui. Il n'aurait toléré personne d'autre seul avec elle mis à part Emma. Erïka avait certes son caractère mais le rouquin lui faisait confiance et en plus il savait qu'elles s'entendaient bien. Depuis leur rencontre avec Ronald, le psychopathe aux poupées, Will n'aimait pas trop laisser Amy. Mais lors d'une sortie en ville tous les deux, ils avaient croisé une connaissance de William. Ils ne l'avaient pas vu depuis un bout de temps et il les avait toujours aidés. Malgré tout, Amy ne l'avait jamais trop apprécié, ce qui était rare chez elle. D'une nature douce et généreuse, elle aimait généralement tout le monde. Mais avec Mark, le courant n'était jamais passé. Peut-être parce qu'elle n'appréciait guère ses trafics de drogues. Will s'en moquait, il les avait bien aidé et il n'allait pas cracher dans la soupe. Il était difficile de garder le contact lorsqu'on vivait dans la rue et l'absence de téléphone portable ne facilitait pas les choses. Si bien que lorsque Will retrouva Mark par hasard, il lui proposa de l'inviter à boire un café.

William avait préféré éviter qu'Amy y participe, pour ne pas la forcer à fréquenter quelqu'un qu'elle n'aimait pas. Cela lui laissait le temps de passer du temps avec Erïka et lui avec Mark. Il ne comptait pas s’attarder de toute façon. Mark lui avait donné rendez vous dans Central Park, sous une statue, pour se retrouver facilement. Le rouquin espérait qu'il ne soit pas trop en retard, ne se voyant pas trop poireauter 3 heures dans le froid. En patientant, il tenait dans ses mains un café chaud, prenant un peu d'avance sur celui que lui offrirait Mark. Au moins cela lui réchauffait les mains. Le mutant observa autour de lui tandis qu'il marchait vers le point de rencontre. Il n'y avait pas trop de monde, mais il y avait toujours les éternels promeneurs, cyclistes, peintres et autres pistoleros. Pistoleros ? Will reposa son regard sur la dernière personne qu'il avait vu. Celle-ci tenait un pistolet et semblait parler toute seule. Encore un original probablement... Mais la présence de l'arme à feu ne rassurait pas William. Qui sait si ce dingue n'allait pas subitement tirer sur les quelques personnes présentes ? Personne ne semblait l'avoir encore remarqué. Après tout, l'ignorance et l'indifférence était toujours de mise dans un lieu public.

Soudainement, la personne pointa le pistolet contre sa tempe. Le sang de William ne fit qu'un tour. Apparemment, l'homme au pistolet comptait bien tirer mais sur lui même. Sans vraiment y réfléchir, Will se dirigea rapidement vers l'homme -qui heureusement n'était qu'à quelques mètres de lui- et lui arracha l'arme de la main. Il n'avait même pas pensé qu'en procédant ainsi, il risquait de faire actionner l'arme sans le vouloir. Mais il était hors de question qu'un type se tue devant lui sans qu'il ne fasse rien. Il ne possédait pas grand chose mais la vie était ce qu'il avait de plus précieux et il ne concevait pas qu'on puisse choisir de s'en débarrasser comme d'un vulgaire objet.


"Tiens." fit-il en lui mettant son café dans les mains à la place du pistolet

Il vida ensuite le chargeur puis lui tendit le pistolet déchargé et maintenant bien incapable de causer la mort
.

"J'te les rendrai plus tard, t'en fais pas." affirma t-il en fourrant les balles dans la poche de sa veste

Il observa le suicidaire. Un jeune homme, probablement plus jeune que lui. Ses yeux étaient étranges mais au moins il en avait deux. Il avait mauvaise mine, mais quoi de plus normal lorsque l'on tente de mettre fin à ses jours ?


"Bois le tant qu'il est chaud, ça t'fera du bien. Achète un bonnet si tu t'cailles la tête. Parce qu'une balle dans l'citron, ça réchauffe sans doute un moment. C'est court mais intense. Mais c'est surtout définitif. Et puis si j't'avais laissé faire, t'aurais pas eu l'occaz' d'boire ce bon café. Et il est bon ! Enfin j'espère vu l'prix qu'il m'a couté. P'tain de vendeur capitaliste. Oh, au fait, moi c'est William." fit-il en souriant
.

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MessageSujet: Re: Moments difficiles(privé Evan/William) [Terminé]   Ven 30 Déc 2011 - 2:42

Quand mon pistolet me fut enlevé des mains, je ne m’en rendis d’abord pas compte. J’étais certain d’avoir appuyé sur la détente. Mais pourtant, je n’ai rien sentit. Aucune douleur, rien. Quand je rouvris les yeux, je constatai alors que quelqu’un m’avait enlevé mon arme. Je regardais la personne qui me faisait face avec de grands yeux ébahis. Devant moi se trouvait un rouquin, tenant mon arme dans sa main. Il était grand, mais pas vraiment large. Je remarquai alors qu’il portait un cache-œil sur l’un de ses yeux, l’autre étant d’un vert foncé. Je n’y comprenais plus rien. Il m’avait empêché de quitté cette vie de merde. Il m’avait privé du bonheur de savoir que je ne tourmenterai plus jamais personne, que tous ces meurtres et ces carnages, c’était enfin fini. Je voulais vraiment quitter ce monde, libérer l’humanité de ma présence parasite. Je ne servais absolument à rien, et je le savais. Le Dark Men me le rappelait tout le temps. Je n’étais qu’un imbécile et un bon à rien, qui ne faisait que nuire aux autres, ruinant la vie de ceux dont je rencontrais sur ma route. Mes espoirs n’étaient au fond que des illusions, d’après ce que je pouvais constater. Tout ce en quoi j’avais cru n’était qu’un mensonge. Ceux que j’aimais sont tous morts à cause de la seule faute que j’ai jamais commis, exister. Alors pourquoi cet homme ne voulait-il pas me laisser en finir, si ça arrangeait tout le monde ? J’avais envie de lui crier dessus, voir de tenter de lui reprendre l’arme par la force. Je sentais de la colère, de la frustration, de l’angoisse. Mais je ne fis rien. Je restai là, devant lui, à le regarder. Puis, il me tendit le gobelet qu’il tenait à la main.

"Tiens."

Je le regardais, ne comprenant rien du tout à son geste. Je regardai alors la boisson que contenait le gobelet. Je reconnu cette boisson que mes parents buvaient les matins quand j’étais jeune. J’avais également déjà vu des gardes de la base en prendre des fois. Du café. Je n’en avais jamais bu, même durant cette année que j’ai passé libre. D’ailleurs, je n’ai pas bu grand-chose à part de l’eau du robinet durant cette année. Je n’avais pas beaucoup d’argent, pour ne pas dire pas du tout, alors ça rendait ma subsistance alimentaire assez difficile. Je prenais l’eau des robinets des toilettes publics pour boire. Je n’étais pas vraiment un bon voleur, alors j’ai été forcé de chercher ma nourriture dans les ordures des restaurants, tentant de trouver des restes de table. Et si j’avais la chance de trouver une fontaine, j’essayais de me laver dedans du mieux que je pouvais en dépit du fait que je ne possédais pas de savon. Et pendant tout ce temps, ma garde-robe s’est principalement résumée à une chemise blanche, des jeans bleus ainsi que des souliers noirs, tous sales. On ne peut pas dire que c’est la vie de rêve, mais après avoir vécu pendant presque 15 ans dans une petite cellule couverte de sang, dans laquelle il n’y avait rien qu’un trou pour faire nos besoins, j’avais l’impression de vivre une vie de roi. Je pris une gorgée du café que ce rouquin m’avait proposé. En sentant le breuvage me descendre dans la gorge, je sentis une chaleur bénéfique emplir tout mon être. Je regardais le breuvage, les yeux emplis de bonheur. Je devais avoir l’air d’un gamin qui boit pour la première fois un chocolat chaud après être sorti en hiver.

-C’est chaud…

"J'te les rendrai plus tard, t'en fais pas."

J’attrapai le pistolet maladroitement, non sans renverser un peu de café dans la neige. Je regardais l’arme déchargée, réalisant avec tristesse que sans les balles, elle me serait inutile pour mettre fin à mes jours. Je n’avais donc pas d’autre choix que de rester là et de profiter de ce café que cet inconnu m’avait offert. J’allai m’assoir sur un banc du parc, vite imité par le rouquin. Assis un à côté de l’autre, je le regardai, toujours aussi intrigué par ses motivations. Bien vite, je retournai mon attention vers le café qu’il m’avait offert. J’étais assez morose, assis sur ce banc. Finalement, le rouquin brisa le silence.

"Bois le tant qu'il est chaud, ça t'fera du bien. Achète un bonnet si tu t'cailles la tête. Parce qu'une balle dans l'citron, ça réchauffe sans doute un moment. C'est court mais intense. Mais c'est surtout définitif. Et puis si j't'avais laissé faire, t'aurais pas eu l'occaz' d'boire ce bon café. Et il est bon ! Enfin j'espère vu l'prix qu'il m'a couté. P'tain de vendeur capitaliste. Oh, au fait, moi c'est William."
Je ne l’écoutais pas vraiment. À vrai dire, je regardais l’horizon d’un air distrait. J’étais triste et morose de continuer à vivre. D’une voix faible et triste, je lui demandai :

-Pourquoi…Pourquoi m’avoir empêché?
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William McKellen
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MessageSujet: Re: Moments difficiles(privé Evan/William) [Terminé]   Ven 30 Déc 2011 - 12:27

Le jeune homme regarda William d'un air intrigué, rien d'étonnant jusque là. Mais la réaction qu'il eut lorsqu'il posa les yeux sur le gobelet de café étonna le rouquin. Un café suffisait-il à le faire changer d'état d'esprit aussi rapidement ? Après tout, il ne devait pas avoir les idées claires pour avoir envie de se tuer.

Soudainement, le garçon s'éloigna pour aller s'asseoir sur un banc. D'instinct, Will le suivit, même si son moyen de se tuer était neutralisé. Rien ne l'empêchait de se tuer autrement dès qu'il aurait le dos tourné et l'américain préférait éviter ça. Ca ne le regardait pas vraiment mais il ne laisserait pas tomber tant qu'il n'aurait pas au moins tout essayé pour le raisonner. Le jeune homme avait vraiment l'air déprimé et mal dans sa peau, au moins son geste semblait plus ou moins réfléchi. Il posa une question à laquelle Will ne s'attendait pas et celui ci le regarda d'un air étonné avant de répondre en souriant.


"Et pourquoi pas ?"

Il esquivait la question car la véritable raison, il ne comptait pas la lui dire. Mais il n'en était pas moins sincère dans son objectif de le dissuader de se suicider.

***J'ai surtout vu suffisamment d'morts pour un moment...***

Les morts qui lui revenaient en mémoire n'étaient pas des suicidés mais des gens qu'il avait tué. Mais le suicide ne lui était pas inconnu. La vie dans la rue était tout sauf facile et agréable et il n'était pas rare d'y trouver des cadavres. Que ce soit des meurtres ou bien des suicides, la rue laissait son lot de macchabées chaque année. La première année que Will passa dehors, il se lia d'amitié avec un jeune SDF qu'il retrouvait de temps à autre à Central Park pour se raconter leurs mésaventures et se sentir un peu moins seul. Sauf une fois où son ami ne vint pas. Jamais il n'avait manqué auparavant une de leur réunion et après quelques recherches, William apprit qu'il s'était suicidé. Le borgne se sentit mal et responsable. Responsable de ne pas avoir vu davantage sa détresse et de ne rien avoir pu faire pour l'empêcher de se tuer.

Il ne connaissait pas le jeune homme assis à côté de lui mais une chose était sûre, il ne le laisserait pas seul tant qu'il ne l'aurait pas dissuadé ou en tout cas tout fait pour lui montrer que ce n'est pas forcément la meilleure solution.


"J'allais pas t'laisser t'éclater le ciboulot sans rien faire." reprit-il en appuyant ses bras croisés sur ses genoux, observant celui qui partageait son banc

Il n'arrivait pas à lui donner un âge mais il était sûrement plus jeune que lui. Si jeune et vouloir déjà mourir... il devait avoir de bonnes raisons.


"Général'ment quand les gens tentent de s'suicider c'est... une sorte d'appel à l'aide. Une façon d'montrer qu'on va pas bien, qu'on perd les pédales et qu'ça va vraiment pas l'faire si personne t'tend la main. J'te connais pas et j'connais pas tes raisons mais t'sais, y a toujours une autre solution. Tu vas m'dire que c'est facile à dire, que j'en sais rien. P't'être. Mais est-ce que t'as bien cherché ? Des fois c'dur de trouver tout seul, on n'voit pas toutes les opportunités. J'prétend pas mieux savoir qu'toi mais si j'peux t'aider, j'veux pas passer à côté. Une vie t'en as qu'une. Une fois gâchée, finie la partie, plus moyen d'revenir en arrière et d'remédier aux problèmes. C'est sûr, c'est une façon d'y remédier définitivement... mais tu passes à côté d'plein d'bonnes choses aussi que t'aura jamais si t'es mort."

Will se tût un instant, ne voulant pas noyer l'inconnu sous un flot de paroles. Ça ne le regardait pas et il ne lui répondrait peut-être pas, mais pour l'aider, il avait besoin de savoir.

"A mon tour d'te poser une question donc. Pourquoi ? Pourquoi t'as voulu faire ça ?"
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MessageSujet: Re: Moments difficiles(privé Evan/William) [Terminé]   Ven 30 Déc 2011 - 16:47

"A mon tour d'te poser une question donc. Pourquoi ? Pourquoi t'as voulu faire ça ?"

Quand j’entendis ces mots sortir de sa bouche, j’eus comme un choc. Pourquoi est-ce qu’il s’intéressait tant à moi? On ne se connaissait même pas. Était-il aussi gentil avec tout le monde? Ça m’inquiétait un peu pour dire, car j’avais peur qu’il réussisse à me dissuader de m’enlever la vie. Ça me semblait être la meilleure porte de sortie possible pour ne plus revoir le Dark Men. Mais bon, d’après son discours, il avait réalisé que j’avais vraiment besoin d’aide. Comme il l’avait si bien dit, une personne qui voulait se suicider est une sorte d’appel à l’aide. Il est vrai que j’ai besoin d’aide. Il semble prêt à m’aider du mieux qu’il peut, et même si ça ne semble pas pouvoir m’aider contre le Dark Men, j’accepterai toute aide, peu importe de qui elle vient. Je poussai un soupir et me lançai.

-William, c’est ça? Pourquoi? Tu veux vraiment le savoir? Que ferais-tu si tu étais la cause de massacres et de meurtres, et que pourtant, tu ne puisses rien faire? Si tu avais un double qui tuait tous ceux que tu aimes et apprécies, tu ferais quoi ? Moi, c’est ce que je vis. J’ai un double meurtrier qui cause la mort partout où je passe. Il me rend la vie infernale. Je préfèrerais encore pourrir en enfer plutôt que de rester à vivre comme ça! As-tu quelqu’un que tu aimes, William? Une personne qui te permet de surmonter toutes les épreuves de la vie, même les pires? Quelqu’un qui est plus précieux à tes yeux que tout? Comment réagirais-tu si elle était morte tout simplement pour avoir voulu t’aider? Moi, c’est ce qui est arrivé. Il l’a tué… Il les as tous tués. Mes parents, tous ces innocents, elle… Tu as sûrement entendu parler de ce qui c’était passé au Bronx Zoo, n’est-ce pas? Et bien, tout cela à eu lieu uniquement parce que je vis encore. Je suis non-violent, et pourtant, partout où je vais, je n’apporte que de la violence pure et simple. Même mes collègues ne sont qu’une bande de brutes qui sont prêt à tuer pour arriver à leur but. Je n’arriverai jamais à comprendre cela, jamais. Ma vie est un enfer, tout ça parce que je suis un foutu mutant! Même si c’est lui qui les tue tous, je sais qu’au fond, c’est moi le responsable. Sans mes crises, il serait resté simplement dans ma tête, ne tuant personne. Et puis, tu ne peux pas savoir ce que ça fait que de vivre dans une cellule pendant presque 15 ans, cellule couverte du sang de tes victimes. Chaque soir, je m’endormais sur un sol maculé de sang, et chaque soir, il venait hanter mes rêves. Tu ferais quoi si des gens te faisaient subir des choses au point que ça n’en soit de la torture pendant presque 15 ans, hein? Tout ça, à cause de lui. Et ensuite, j’ai vécu un an dans la pauvreté la plus totale. Ma vie n’a servi qu’à ruiner celle des autres depuis le début, crois moi. Cette vie, je ne l’ai jamais demandée à personne, moi… Tout ce que j’ai jamais voulu, c’est une vie normale, avec des amis et tout ça. Mais non, je ne suis qu’un stupide illettré qui est forcé de vivre avec un monstre pour le reste de ses jours! Est-ce une vie, ça?

J’avais parlé en toute franchise, écoutant ce que me disait mon cœur, lourd de toute cette douleur. Je n’en pouvais tout simplement plus. Si ma confession pouvait l’aider à me trouver une solution, alors ça avait valu la peine. Mais tout cela m’avait rappelé toute ma douleur, et je me mis à pleurer des flots de sang de mes deux yeux violets. Le Dark Men, lui riait. Il devait encore se foutre de ma gueule.

-Pathétique! Je t’avais dis que tu n’arriverais pas à te tuer! Tu ne peux rien faire correctement!

-La ferme! J’ai seulement échoué parce que William m’en a empêché! Je le jure, je trouverai un moyen de te détruire!

-On verra!
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MessageSujet: Re: Moments difficiles(privé Evan/William) [Terminé]   Ven 30 Déc 2011 - 19:54

Le jeune homme avait du être étonné car il ne répondit pas tout de suite, comme ne s'attendant pas à une telle question. Cependant, lorsqu'il ouvrit enfin la bouche pour répondre, il fit un long discours. Cela n'étonna pas spécialement William. Après tout, quelqu'un qui tente de se suicider à très certainement des raisons de le faire et ces raisons découlent d'événements qu'il devait donc lui raconter. Will ne répondit pas à ses questions, le laissant parler, estimant que cela ne pourrait que lui faire du bien de confier ce qui le pesait tant. Il l'écouta avec attention et fut surpris de constater qu'ils avaient plusieurs points communs.

L'homme se présentait comme un mutant mais aussi comme possédant un double, tout comme William. Ceci dit, le rouquin ne voyait pas le double en question. Il se souvint alors que le type à côté de qui il était assis parlait tout seul peu avant. Son double était-il invisible ? C'était plutôt curieux et Will se posa pas mal de questions, mais les réserva pour plus tard. Le garçon n'avait pas l'air d'avoir eu une vie facile et William comprenait que cela suffise à vouloir baisser les bras. Il allait enfin répondre lorsqu'il remarqua que celui qu'il essayait de raisonner était en train de pleurer. De pleurer du sang.

Will haussa un sourcil surpris puis posa une main sur l'épaule du suicidaire. Celui ci se mit à pester, parlant de détruire quelqu'un. Le message ne s'adressait clairement pas au rouquin mais il n'y avait personne d'autre avec eux. C'était certain, le jeune homme ne s'entendait pas vraiment avec son clone invisible
.

"J'vais peut-être dire une connerie mais... Pourquoi n'pas chercher à vous entendre ? J'veux dire, toi le double si tu m'entends, quel intérêt pour toi si ce gars meurt ? T'existeras plus si il est plus là. C'est un peu con et personne n'y gagne. Et y aura pas toujours quelqu'un pour l'empêcher d'se foutre en l'air. Enfin, après j'ignore votre quotidien mais là ton hôte en peut clairement plus et c'est bon pour aucun d'vous deux." fit-il en regardant autour d'eux sans trop savoir où se trouvait celui à qui il s'adressait

Il ignorait si c'était une perte de temps ou pas de parler à l'invisible mais au moins il disait ce qu'il pensait même s'il n'avait pas une idée claire de la situation. Will tapota gentiment l'épaule de l'homme.


"Ouais j'voulais l'savoir car sans savoir, j'peux difficil'ment t'aider. Et ça m'ferait chier d'te voir gâcher ta vie. Cependant, j'comprend. Ouais, j'crois que j'comprend. J'peux pas me mettre à ta place c'est sûr. C'que t'as vécu a dû être vraiment horrible mais j'peux pas m'mettre à ta place. Cependant j'crois qu'à ta place, j'en s'rai aussi arrivé là. J'ai effectiv'ment quelqu'un qu'j'aime et si j'la perdais j'crois que plus rien n'aurait d'importance... en tout cas sur le coup. J'vais pas me mentir, quand ça nous arrive à nous, on n'voit que le mal que ça nous fait, que cette douleur de perte. Mais d'un point d'vue extérieur, faut s'dire qu'cette personne aurait pas souhaité qu'on s'donne la mort mais qu'on vive en pensant à elle. C'est con mais une chose est sûre, ça la ramèn'ra pas et on s'ra pas plus heureux une fois crevés. A vrai dire, j'sais pas comment j'réagirai, j'ai jamais été face à une telle situation."

Il avait cité le Bronx Zoo. Will avait lu un article là dessus, un massacre perpétré par un homme étrange. Était ce donc son double ? L'homme se disait non violent, mais son double semblait être son total opposé. Pas évident comme situation. Il avait tout perdu et n'avait aucun soutien.

"Tu sais, on a quelques points communs. J'viens de la rue moi aussi, j'y ai vécu pendant 8 ans. C'était pas facile tous les jours mais j'me dis que c'était plutôt tranquille à côté d'ta vie. Pour être franc, j'suis comme toi. Moi aussi j'ai un double. Sauf qu'lui il est bien éduqué et il fait c'que j'lui dis. C'est mon clone exact après tout." fit-il en riant un peu car, paradoxalement, Will n'était pas du genre à être un élève modèle et à obéir à ce qu'on lui demandait.

Il jeta un œil autour d'eux et, constatant qu'il n'y avait personne dans le coin, fit apparaitre son clone de l'autre côté d'Evan, posant une de ses mains sur l'épaule libre du mutant comme pour lui prouver ce qu'il venait de dire.


"Moi aussi j'suis un mutant. Et moi aussi je..."

Il s'interrompit, pas certain de vouloir continuer sa phrase. Puis il se fit violence et se lança.

"Moi aussi j'ai tué des gens. La première fois par accident. Et une autre fois volontair'ment... pour protéger un être cher... T'es pas un monstre, t'as rien demandé, t'as pas voulu tout ça. On peut pas trop comparer, c'est vrai mais bon... c'qui est fait est fait, on pourra pas réparer le passé, faut vivre avec. Pourquoi vivre tu vas m'dire ? Ben parce que fuir c'est pas une solution. Oui c'est vrai, ça ferait cesser les conn'ries d'ton double. Mais ça mettrait un terme à ta vie et toi t'as pas mérité ça. Pour l'instant tu vois pas d'solutions parce que t'es tout seul. Mais... et si t'étais entouré d'gens qui peuvent peut-être t'aider ? Des gens puissants et qui t'apprendraient à t'contrôler ? Car même si là ça part en couille, j'suis sûr qu'y a moyen de faire en sorte que tu gères mieux tout ça et qu'tu sois plus dépassé par les évèn'ments."

Will ne savait pas si il avait le droit d'en parler ou pas mais le jeune homme avait besoin d'aide et il ne voyait pas qui mieux qu'Emma ou le professeur Xavier pourrait lui venir en aide.

"Il existe un endroit, une sorte d'école, où on nous apprend justement à contrôler nos pouvoirs. Tu vas m'dire que personne voudra d'quelqu'un d'dangereux non ? Et ben pourquoi pas leur d'mander directement ? Ça coûte rien et ça t'apportera probablement la solution qu'tu cherches. En tout cas, la solution s'trouve pas dans la mort. J'suis pas à ta place et j'veux pas t'dire quoi faire, j'crois qu'on t'a suffisamment imposé de choses dans ta vie. Mais si y a des solutions, pourquoi n'pas les essayer ?"
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MessageSujet: Re: Moments difficiles(privé Evan/William) [Terminé]   Ven 30 Déc 2011 - 23:47

Quand j’entendis William parler de faire la paix avec le Dark Men, je ne put m’empêcher de rire. Était-il sérieux, faire la paix avec le Dark Men? C’est un rêve que j’ai caressé pendant longtemps, tout en le sachant inatteignable. Le Dark Men et moi sommes totalement opposés moralement, voire même dans notre plus simple psychologie. Alors que moi, j’essaierais de sauver quelqu’un, lui essaierait de la tuer. Si j’essayais de raisonner quelqu’un, le Dark Men tenterait, quant à lui, de le rendre encore plus fou que la personne n’est déjà. Non, nous ne pouvons pas nous entendre. C’est totalement illogique. Même si l’un d’entre nous voulait bien essayer, je suis certain que l’autre refuserait catégoriquement, même si c’est moi l’autre. Et à attendre les rires moqueurs du Dark Men, je me doutais bien qu’il pensait exactement la même chose que moi de la possibilité d’une entente entre nous deux.

-Nous deux? Nous entendre? Devenir amis? Et puis quoi encore! Mon bonheur vient de ton malheur, ma joie de ta tristesse. Je suis rassuré quand tu subis de l’angoisse, j’ai l’impression de guérir de l’intérieur quand tu te blesses. Tes émotions négatives apportent mes émotions positives. Et il voudrait que nous nous entendions? Pure folie!

-Pour la première fois de ma vie, je suis d’accord avec toi. Nous ne sommes pas faits pour nous entendre.

-Comment pourrais-je m’entendre avec quelqu’un qui veut tout le temps tuer des pauvres innocents?

-La ferme! C’est toi, ça! Je ne suis pas du tout comme cela, moi!

-Vraiment?

Il s’approcha de moi. Je pouvais parfaitement voir ses dents pointues et acérées ainsi que ses deux yeux emplis de méchanceté et de sadisme. Il était toujours un monstre, peu importe l’angle selon lequel on regardait les choses. Ce n’est qu’un monstre qui n’a pour but que de tuer par simple plaisir. Tout cela me répugne au plus haut point. Il pouvait voir le dégout sur mon visage, et cela l’amusa. Puis, je reportai mon attention sur William. Il semblait que lui aussi avait eu une vie difficile. Pas aussi difficile que moi, mais quand même. Il aurait vécu 8 ans dans la rue? S’il avait vécu comme moi, ça avait dû être dur sur le moral. Pourtant, il était là, assez joyeux, à me parler. Il était évident que quelqu’un l’avait aidé. Je l’enviais. Puis, un autre William apparut juste à côté de moi, mettant sa main sur mon épaule. Pris de surprise, j’échappai le café à terre. Je fus déçu d’avoir échappé le breuvage, mais mon attention n’était pas là. William venait de se dédoubler. Est-ce que ça voulait dire qu’il était un mutant ? Il me confirma cette théorie dans les secondes qui suivirent. Alors il est un mutant lui aussi... J’écoutais ses paroles avec attention. Il avait raison, il devait certainement y avoir d’autres solutions que le suicide. Est-ce que je peux vraiment appeler cela une victoire si je ne peux pas m’en vanter devant le Dark Men. Puis, il aborda le sujet d’une école spécialisée où il y aurait des personnes prêtes à m’aider. Tout d’abord, je pensais avoir trouvé de l’aider, mais je commençais à faire le lien avec Charles Xavier.

-Cette école dont tu me parles, Will…Heu, je peux t’appeler Will? Cette école, ça ne serait pas l’institut Xavier, avec Charles Xavier? Parce qu’une fille nommée Erïka m’en a déjà parlé. Tu la connais? En tout cas, mon patron est en très mauvaise relation avec l’institut. Si je pars à l’institut, je perdrais l’aide de Magneto et je serai forcé de quitté la Confrérie. Mais bon, il faut dire qu’il y a pas grand monde qui m’y manquera. J’aimerais bien avoir l’aide de Magneto et de Charles Xavier, mais je sais que c’est impossible. Bordel, pourquoi la vie est-elle si compliquée?
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MessageSujet: Re: Moments difficiles(privé Evan/William) [Terminé]   Sam 31 Déc 2011 - 13:05

William observa le jeune homme rire, haussant un sourcil interrogateur avant de sourire. Visiblement, l'une de ses phrases l'avait au moins touché au point de le faire rire. Ce n'était pas le but de ses paroles et Will espéra ne pas l'avoir vexé ou enfoncé le couteau. Mais au moins il réagissait. Finalement, Evan n'expliqua pas vraiment la raison, mais par ce qu'il répondit à l'invisible, le rouquin comprit que cette solution ne risquait pas de fonctionner un jour.

"Hé bien au moins j'ai réussi à vous mettre d'accord sur un truc, c'est d'jà pas mal." fit-il en riant, amusé

"J'me doutais bien qu'ce serait impossible, néanmoins, si tu t'tues, il aura l'air malin, l'invisible. Donc c'pas dans son intérêt que t'en arrives là non plus. Enfin, reste d'autres solutions d'toute façon."

L'américain regretta d'avoir fait apparaitre son clone si soudainement. Le café décorait maintenant le sol. Tant pis, s'il en voulait un autre, il le lui offrirait. Il glissa une main dans une de ses poches pour vérifier si il avait suffisamment d'argent pour ça. Au pire, il demanderait à Mark si le jeune homme dont il ignorait toujours le nom pouvait les accompagner. Malgré ce qu'il lui avait raconté, Will ne se méfiait pas spécialement d'Evan. Quelque chose chez lui le rendait aussi inoffensif qu'un agneau. Pourtant William savait qu'il n'en était rien mais contrairement aux autres personnes qu'il croisait, il ne vit aucun danger en Evan. Paradoxal, vu ce qu'était capable de faire le jeune mutant.

Puis, contre toute attente, Evan se mit à parler de Charles Xavier. Alors il connaissait déjà l'institut ? Il fit référence à Erïka puis Magneto. Will passa de la surprise au sourire puis au froncement de sourcils mécontent. Magneto était son patron ? Etait-il un ennemi ? William repensa aux paroles d'Emma puis se calma un peu.


"Tu peux m'appeler Will, à vrai dire c'est rare qu'on m'appelle par mon prénom en entier. Et toi ton nom ?" répondit-il avec un demi sourire

"Et oui, c'est bien d'cette école dont j'parle, c'est cool si tu sais déjà d'quoi j'parle. J'connais Erïka ouais. Enfin connaitre, c'est un bien grand mot... c'est une connaissance quoi. Elle t'a pas trop crié ou tapé dessus ?" demanda t-il avec un sourire en coin, repensant au sale caractère de la jeune femme

"Tu dois d'jà savoir que cette école est faite pour les gens comme nous alors. On est tous mutants et on nous apprend à contrôler nos dons. Si ton double est lié à ton pouvoir, alors ça peut être contrôlé. Par contre l'temps que ça prendra et les moyens, ça j'en sais rien mais l'personnel de l'école s'ra là pour t'aider. Et ils sont sincères. J'ai la chance d'pas avoir un don trop chiant et incontrôlable alors si j'peux filer un coup d'main, j'le ferai. Faut voir les choses en face, on est pas comme tout l'monde. Les humains nous r'jetteront sans aucun doute parce qu'ils auront peur et ils auront raison dans un sens. Mais rien n'nous oblige à les côtoyer. Au moins à l'école on sait à quoi s'en t'nir. J'sais pas c'que t'a dit Magneto mais pour être franc avec toi, j'peux pas l'voir en peinture, j'ai envie d'le frapper. J'sais qu'il a sa vision des choses et tout et j'ai pas envie qu'tu sois plus en bons termes avec mais... si c'est ton allié, il devrait comprendre qu'il vaut mieux 2 aides qu'une seule. Ça l'regarde pas si l'camp opposé au sien t'aide. Après tout, c'est bon pour lui si t’arrive à t'contrôler non ? Si t'as envie, j'peux en parler à un des responsables, leur expliquer un peu ton problème et j'suis certain qu'ils voudront t'rencontrer. T'en dis quoi ?"

William ne prendrait pas le risque d'emmener Evan à l'institut puisqu'il était dangereux mais il pouvait très bien en parler à Emma qui pourrait rencontrer le jeune mutant en dehors. Elle était plus que puissante et ne craindrait donc pas le fameux double invisible du jeune homme.
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MessageSujet: Re: Moments difficiles(privé Evan/William) [Terminé]   Sam 31 Déc 2011 - 21:47

"Et oui, c'est bien d'cette école dont j'parle, c'est cool si tu sais déjà d'quoi j'parle. J'connais Erïka ouais. Enfin connaitre, c'est un bien grand mot... c'est une connaissance quoi. Elle t'a pas trop crié ou tapé dessus ?"

Je me mis en partie à rire. On ne peut pas dire que ma rencontre avec Erïka avait été de tout repos pour moi. Notre relation n'est vraiment pas partie sur de bonnes bases. Tout d'abord, je lui cries dessus, puis je lui lance une roche, et je manque même de la tuer avec mon arme. Bon, il faut bien dire avant tout que je visais le Dark Men à tous les coups, que ce soit pour les insultes ou les tentatives d'attaque. Je ne visais aucunement Erïka, moi! Mais bon, c'est jamais facile pour moi d'expliquer la situation dans ces cas là... Elle m'a totalement massacré. Elle m'a cassé le nez, puis m'a plaqué sur une voiture. Elle a même failli m'étouffer. Je ne peux pas dire qu'on était vraiment en bon terme à la base. Mais bon, je me suis un tout petit peu rattrapé. Je ne sais ça pas si ça a vraiment fait une différence, mais bon...

-Est-ce que c'est trop pour toi si elle m'a cassé le nez et si elle m'a plaqué contre une voiture ? J'en ai encore des bleus. Mais à part cela... Disons tout simplement que nous ne somme pas partie sur de bonnes bases, moi et elle.Enfin, j'espère qu'elle ne m'en veut pas trop... Tu pourrais lui dire que je m'excuse pour tout, la prochaine fois que tu la croise?

-Mais il ne la reverra pas, imbécile! Je vais le tuer dans quelques secondes!

-Toi, la ferme!

Le Dark Men m'énervait vraiment, des fois. En fait, il m'énervait tout le temps. Mais bon, il semblerait que je sois pris avec lui pour le moment. Will avait raison, il devait exister une autre solution. Se donner la mort n'est aucunement une solution pour régler mon problème. Et je réalisais alors qu'il aurait seulement fallu quelques secondes de retard à Will pour que celui-ci ne réussisse pas à me sauver. Sans ça, je n'aurais pas pu le rencontrer et il n'aurait pas pu me faire comprendre l'erreur que j'allais commettre. Will me demanda alors si je voulais qu'il parle de moi à l'institut.

-À l'institut. Bien sûr, toute aide sera appréciée. Même la plus petite. C'est tout ce que je veux, de l'aide. Si ces types à l'institut peuvent m'aider, alors j'aimerais vraiment qu'ils apprennent que j'existe. Sérieusement, je commence à me demander de plus en plus si Magneto peut vraiment m'aider... Alors le fait que j'aille chercher de l'aide à l'institut le dérange, c'est peut-être parce qu'il n'allait pas m'en offrir réellement. Mais je veux quand même continuer à espérer qu'il puisse m'offrir une aide. J'aimerai vraiment le croire. Je crois sérieusement que je peux apprendre en étant dans la Confrérie. Ou en tout cas, c'est ce que je pense pour l'instant... Mais l'institut semble vraiment pouvoir m'aider, et ça, je ne dois pas l'oublier. Je te crois, pour tout ce que tu as dis. J'aimerais bien vous rejoindre, mais j'aimerais d'abord savoir une bonne fois pour toute si oui ou non la Confrérie est vraiment faîtes pour moi. J'espère que tu peux comprendre cela...

Je levai la tête et regardai le ciel. La neige tombait, et il fallait dire que c'était beau l'hiver. J'en ai tellement manqué que quand je vois cette saison, je me réjouis. Honnêtement, je ne me rappelais pas avoir déjà été plus serein. Pourquoi? Peut-être parce que depuis des lustres, je pouvais enfin discuter avec quelqu'un qui me comprenait, et qui ne me jugeait pas. Quelqu'un avec qui on peut parler de ce qui nous reste sur le cœur.

-Tu t'es jamais demandé ce qui se serais passé si notre vie avait été autrement. Je veux dire, si on était pas ce qu'on est, si on avait jamais été des mutants. Comment aurait été la vie, hein? Est-ce qu'on serait devenu de simples étudiants, qui auraient vécu avec leur famille, heureux, loin de tout ce merdier. On aurait pu avoir des amis normaux, des amours de jeunesse, se marier, avoir des enfants, les voir grandir... une vie normale, quoi. Je sais pas pour toi, mais ça m'aurait sûrement intéressé. Vivre une vie normale... ça me semble totalement hors d'atteinte.

Je marquai une pause, juste pour laisser le temps à Will de répondre.

-Tu sais, Will, je dois t'avouer que, même si on se connait depuis 5 minutes à peine, je crois que tu es ce qui se rapproche le plus d'un vrai ami au cours de ma vie entière. Tu as écouté ce que j'ai à dire sans me juger. J'ai pu te raconter ce que je voulais dire, et tu m'as écouté. Non, tu m'as même compris sur certains points. Je dois honnêtement le dire, merci. Merci pour tout ce que tu as fait pour moi. Et désolé pour le café. Tiens, en dédommagement.

Je sortit un peu d'argent de la poche de mon manteau. Ça faisait partie de ce que me donnait la Confrérie pour vivre. Tout d'abord il refusa, mais j'insistai.

-Pour la première fois de ma vie, je peux offrir au lieu d'enlever. S'il te plait, accepte. Et au fait, moi c'est Evan Burns.
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MessageSujet: Re: Moments difficiles(privé Evan/William) [Terminé]   Dim 1 Jan 2012 - 19:07

Vu la réaction d'Evan, il avait effectivement dû avoir quelques déboires lors de sa rencontre avec Erïka. Will ne pouvait pas vraiment se plaindre de la sienne, c'est lui qui lui avait crié dessus sans raison et au final tout s'était bien passé si on oubliait l'intervention de Magneto qui avait échauffé les esprits. Le mutant aimait bien la russe mais il n'avait jamais eu l'occasion de lui parler plus que ça. Seule Amy avait passé un peu de temps avec elle depuis ces évènements. Mais cela ne changeait rien au fait que la blonde ait un sacré caractère et apparemment, Evan en avait fait les frais.

"Hmm... Toujours aussi douce et délicate à c'que j'vois." fit-il en riant à moitié

"J'lui dirai si tu veux ouais. Mais j'te garantis pas que ça la touche plus que ça."

De toute façon, le rouquin souhaitait s'entretenir un peu avec la russe et cela lui donnait une bonne occasion du coup. Il n'y avait plus qu'à espérer qu'elle soit dans un bon jour car Will n'avait pas spécialement envie de se battre.
Evan s'énerva, probablement contre son double, le sommant de se taire
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"Ignore le, j'suis sûr qu'il le fait exprès pour t'agacer et t'faire perdre tes moyens." avança t-il sans trop savoir ce que son double avait bien pu lui dire

Will ignorait si le fait qu'Evan soit du côté de Magneto pose un problème aux dirigeants de l'institut. D'après ce qu'il avait pu en voir, il supposait que non mais ce n'était de toute façon pas à lui de décider. Magneto lui avait visiblement promis de l'aide même si rien ne semblait venir. Pour en arriver au suicide, il fallait vraiment être à cours de solutions. Le jeune homme évoqua la confrérie à plusieurs reprises. William savait plus ou moins de quoi il s'agissait grâce à Emma et il comprenait qu'en tant que mutant, on puisse vouloir les rejoindre.


"J'comprend ouais. Ils sont pas du genre à t'imposer un camp, à l'institut. J'pense qu'tu peux rester à la Confrérie. On est tous dans l'même bateau après tout. J'sais qu'la Confrérie est pour la suprémacie des mutants et j'accroche pas trop. Et si Magneto t'avais promis de l'aide mais qu'il comptait rien faire parce que tu lui s'ra plus utile en étant dangereux ? Quoique... j'suis pas sûr qu'il y gagne. Enfin fais gaffe à toi d'acc ? Laisse pas les autres t'manipuler derrière des promesses d'aide. Et puis si personne veut prendre le risque, j'suis sûr qu'à deux on trouvera bien un début d'solutions. Ton double doit vouloir passer son temps à t'manipuler en t'agressant mentalement j'imagine, non ?"

Will observa Evan lever la tête. Il s'était mis à reneiger et le rouquin frotta ses mains l'une contre l'autre pour les réchauffer. L'heure de son rendez vous avec Mark approchait et il envoya son clone sur le lieu donné afin de ne pas poser de lapin à son ami et de le prévenir. Il suivit son double des yeux jusqu'à ce qu'il disparaisse de son champ de vision puis regarda Evan. Celui ci lui posa une question intéressante.

"Hmmm... Une vie normale hein ? Si j'me l'suis déjà demandé plein d'fois. Mais j'me rend compte avec le temps qu'c'est de plus en plus possible. J'suis enfin sorti d'la rue, j'suis pas seul et qui sait, p't'être bien qu'un de ces quatre j'me marierai. J'ai d'jà la femme de ma vie en tout cas." fit-il en souriant avant de s'adosser au banc, laissant pendre ses bras derrière le dossier

"Mais on est mutants. On a pas l'choix, faut faire avec. On est différents ouais mais... tu t'demandes pas si un jour, c'est nous qui s'ront normaux et les humains, différents ? Parce qu'au final, c'est quoi la normalité ? C'est ce qu'est la majorité ? Ben ça s'trouve on est plus nombreux qu'les humains mais on l'sait pas. D'toute façon, j'compte bien faire ma vie, mutant ou pas. On est jeunes, on a encore l'temps d'la modeler comme on en a envie. J'dis pas qu'ce sera simple mais ça va v'nir. Ça s'est arrangé pour moi, pourquoi pas pour toi ?"

La réflexion que lui fit Evan étonna tellement William qu'il le fixa, les sourcils haussés, pendant un certain temps sans rien dire. Il n'avait rien fait de spécial à part l'empêcher de se tuer. Avait-il été si seul au point de ne jamais avoir le moindre soutien. Will fit repasser un de ses bras par dessus le dossier et tapota le dos du jeune mutant.

"Me r'mercie pas, tu l'fais déjà en étant encore en vie. Des amis tu t'en f'ras, laisse toi l'temps de gouter à la liberté. D'ailleurs j'devais rejoindre un ami dans l'coin. Te bile pas pour l'café, on devait aller en prendre un. T'as qu'à venir avec nous. Comme ça tu s'ras pas seul et t'auras même un autre café. Ça t'branche ?" demanda t-il en souriant

Evan lui tendit alors de l'argent soi-disant pour le dédommager. En temps normal, Will ne crachait jamais sur un peu d'argent, bien au contraire. Mais maintenant qu'il vivait à l'institut et qu'il savait qu'Evan était dans la même condition que celle dans laquelle il avait été, il ne voulut pas profiter de lui. Il refusa mais le mutant insista. Will soupira puis remarqua parmi les pièces que lui tendait Evan une pièce d'un dollar dont la face était abimée, rayée sur le diamètre. Le rouquin se saisit de cette simple pièce, la regarda puis la montra à Evan.


"J'prend juste celle là alors. Vu qu'elle est pas comme les autres, ça m'fera un souvenir d'notre rencontre. Disons qu'c'est symbolique. J'prendrai pas ton argent Evan, j'suis pas intervenu pour qu'tu me donnes quoiqu'ce soit. Si tu veux m'faire plaisir, restes plutôt en vie. Un dollar et une vie contre un peu d'mon temps, j'trouve même que j't'arnaque là." fit-il en riant, donnant une tape amicale sur le dos du jeune homme
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MessageSujet: Re: Moments difficiles(privé Evan/William) [Terminé]   Mar 3 Jan 2012 - 17:34

Quand Will commença à me dire qu'il comprenait que je veuille rester avec la Confrérie, je fus content qu'il respecte mon choix. Il est bien vrai que la majorité d'entre eux ne sont que des brutes épaisses, ou au moins des brutes qui aiment la violence, mais il est également vrai que certains d'entre eux peuvent m'aider. Je prend Hypermusic, par exemple. Malgré son caractère direct et sans tact, elle m'a dit cette phrase qui m'a en partie aidé. Il y en a d'autres que j'ai de la difficulté à cerner. Raven et Magneto, par exemple, sont-ils vraiment soucieux de moi, ou ne suis-je qu'un outil pour eux? C'était une bonne question. Si jamais l'occasion se présentait, je la leur poserais. Mais en même temps, j'avais peur que leur réponse ne soit pas celle que j'espérais. Ça me stressait vraiment, tout à coup. Peut-être parce que je ne m'étais jamais senti vraiment chez moi au sein de la Confrérie. En plus, il me conseilla de faire bien attention à moi, et d'éviter de me faire manipuler trop facilement. Je trouvai ironique qu'il me dise cela, car Erïka m'avait fait le même genre de remarque. Bien entendu, elle avait usé de son tact habituel, mais le message était le même. Mais quand Will mentionna que j'avais peut-être le goût de rester avec la Confrérie car j'étais un mutant, je lui fis non de la tête.

-Non, ça n'a aucun rapport avec le fait que je sois un mutant. D'ailleurs, je ne savais même pas ce que c'était qu'un mutant lorsque je suis entré pour la première fois dans le repère de la Confrérie. Non, moi je voulais de l'aide. Que l'aide vienne d'un mutant ou d'un humain, je m'en contrefiche. On m'avait dit que la Confrérie pouvait m'aider, alors j'y suis entré. Il n'y a rien d'autre. D'ailleurs, je trouve même que la cause de la suprématie des mutants n'est pas vraiment la meilleure que j'ai entendu. À mon avis, on arrivera à rien si l'un des deux est au dessus de l'autre. Non, j'ai seulement suivi Magneto parce qu'il me promettait de l'aide. Et la prison ? Je l'ai suivi parce qu'il m'a parlé de tous ces mutants en cellule. J'avais vécu cela, alors je voulais les libérer de leur prison. C'est pas une chose que je te souhaite de vivre, Will. Heureusement, dans cette base, on était seuls dans nos cellules, peut être parce qu'on était tous un peu dangereux. Je sais pas vraiment.

Je regardais Will qui me parlait de sa vie actuelle, disant qu'elle se rapprochait de la vie normale. Il me disait qu'il avait déjà la femme de sa vie et qu'il était enfin sorti de la rue. Il me dit également qu'on était encore jeune, alors on a encore le temps de modeler notre vie comme on veut. Il me dit également que si il avait pu s'en sortir, alors je pouvais aussi. Et cette phrase me déprima quelque peu. Sur ce point, je n'étais pas d'accord avec WIll. J'avais beau trouvé de l'aide, je ne crois pas que ça puisse totalement s'arranger pour moi. Non, il ne fallait pas que je vois les chose comme ça! Je peux m'en sortir! Les rires du Dark Men vinrent déranger mes pensées.

-Ça ne s'arrangera jamais pour toi! Jamais! Je serai toujours là pour ruiner ta vie. Toujours!

-Mais tu ne te la ferme jamais, des fois? Et Will, peut-être que tu as raison. Peut-être que je peux réussir à régler mon problème. J'espère sincèrement que t'as raison. Et cette fille, que tu semble aimé plus que tout, faudra que tu me la présente un de ces jours. Juste par curiosité.

Je ne sais pas trop comment il prit le commentaire. Will me prit alors l'argent que je lui tendais pour le café et prit une pièce rayée. Il me dit que contre la pièce, il me proposait que je reste en vie en échange.

-D'accord, mais tu me redonnes également le chargeur. Une arme sans balle, c'est bien beau, mais pas très efficace. En tout cas, tu as raison. La mort, c'est vraiment pas un solution.

Il me redonna mon chargeur, puis fit signe à un de ses clones d'aller quelque part. Puis, Will m'expliqua que qu'il avait un rendez-vous avec un de ses amis et me demanda si je voulais venir. Je n'étais pas trop certain, car je ne voulais pas m'incruster sans prévenir, mais la promesse d'un autre café me convainc.

-Bien sûr, ça ne me pose pas de problème. Et un autre café, je ne dirais pas non. Alors, on y va?
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MessageSujet: Re: Moments difficiles(privé Evan/William) [Terminé]   Mer 4 Jan 2012 - 12:37

William repensa à la conversation qu'il avait eu avec Emma, plusieurs semaines auparavant. Ils n'avaient fait qu'évoquer le sujet de Magneto et de la confrérie mais le rouquin était sûr qu'il n'adhérerait jamais à leur façon de penser. Cependant, il comprenait parfaitement qu'un mutant veuille les rejoindre. Sa vie en tant que mutant n'avait pas été simple mais quelques humains étaient au courant de son don et étrangement, ça ne les dérangeait pas. Pour d'autres, c'était une autre histoire. La présence d'Amy avait grandement facilité les choses et tout le monde n'avait pas la chance de ne pas être seul dans ce genre de situation. Evan par exemple. Bien que littéralement, il ne soit pas seul, accompagné de son double. Mais cela revenait un peu au même visiblement.

Le discours qu'eut le jeune américain sur la Confrérie étonna Will. Il en faisait partie sans pourtant adhérer vraiment à leurs idéaux. Simplement à la recherche d'une main tendue et d'un peu d'aide quel qu’elle soit. Edge regarda Evan avec étonnement. Il était persuadé que la Confrérie prônait ses idéaux par tous les moyens et que ses membres en étaient de fervents défenseurs. Il avait apparemment tort. Ce n'était pas plus mal, pour le cas d'Evan. Au moins, ils ne lui retournaient pas la tête avec des promesses de grandeur et autres conneries du genre.

Evan évoqua ensuite la prison. Will frissonna à ce mot. La prison, c'était ce qui l'attendait, voire pire, si jamais on découvrait qu'il était l'assassin de Ronald. Autant le voyou qu'il avait tué plusieurs années auparavant, personne n'y attachait d'attention, autant cette fois il s'agissait d'un citoyen, quelqu'un qui avait peut-être de la famille et des amis. Sa mort ne passerait pas inaperçue. Will espérait que la police reste dans son coin et oublie vite cette affaire. Il n'hésiterait pas à recommencer si il le fallait, mais s'il était en prison, qui protégerait Amy des psychopathes en liberté ?


"J'comprend. Ça m'étonne venant d'la Confrérie néanmoins. Enfin, vu qu'ils sont tous mutants et qu'ils se serrent les coudes, y a d'grandes chances qu'ils t'aident ouais. C'est tout c'que j'te souhaite en tout cas. L'plus important à l'heure actuelle, c'est qu't'arrives à contrôler ton pouvoir et qu'tu t'sentes enfin mieux. T'as d'jà fait un bon pas en avant, t'es sorti d'ta cage. Quoiqu'il arrive Evan, t'es plus tout seul. Et ça c'est pas rien."

Les phrases d'Evan étaient pleines de "peut-être" et de doutes mais Will comprenait bien. Evan était sur une corde raide, tel un équilibriste, bousculé par le vent. Ceux qui voulaient l'aider faisaient office de filet, mais s'ils disparaissaient, il n'y aurait plus rien pour l'aider à tenir le coup. Mieux valait lui apporter le plus d'aide variée possible.

"Tu réussiras Evan. Parce que c'est c'que tu souhaites. Mais faut pas baisser les bras, jamais. Lâche rien. Pas même un p'tit morceau à ton double. C'que tu perds comme terrain, lui il le gagne."

Le jeune homme évoqua Amy et Will ne put s'empêcher de sourire.

"Amy. C'est son nom. Si tu viens faire un tour à l'institut, ça peut s'faire. Ou sinon on s'retrouvera en dehors, c'est pas un problème. C'est rare qu'on soit pas ensemble et comme toi et moi on va s'revoir ben... fatal'ment, tu la verras."

Evan accepta le "deal" mais réclama son chargeur. Will n'avait pas oublié et comptait bien lui rendre. Il n'était pas à l'aise avec les armes à feu, préférant les armes blanches, et s'encombrer d'un chargeur sans arme ne servait pas à grand chose. Il mit la main dans sa poche, en sortit le chargeur puis le lui tendit.

"J'te prend au mot. Pas d'conneries sinon j'viendrai t'botter l'cul en enfer !" fit-il en riant

Le jeune homme était partant pour un autre café. Edge se leva, s'étira puis fit signe à Evan de venir avec lui. Ils ne tardèrent pas à rejoindre le clone, accompagné de Mark, un type d'une taille moyenne aux cheveux mi-long bruns. Plusieurs piercings décoraient son arcade sourcilière, ses vêtements semblaient tout neufs et il fumait une cigarette d'une marque connue pour ne pas être spécialement accessible. Il avait à peu près le même âge que William, un peu plus âgé.


"Hé ben... j'vois qu'les affaires marchent pour toi." fit-il en s'approchant pour lui donner l'accolade

"Plutôt ouais. Je comprendrai jamais pourquoi t'as pas accepté mon offre Will."

"Principes, tout ça... On en a d'jà parlé, tu radotes grand père. Encore un peu et tu r'ssembleras à une star."

"C'est toi qui fais ta star, à m'envoyer un exemplaire de toi plutôt que de bouger ton cul."

"Hé, clone ou pas c'est quand même moi, j'suis sûr qu't'avais rien vu avant que je ne ramène ma fraise. Et puis j'étais occupé. Evan, voici Mark, un ami. Mark, voici Evan..."
fit-il en laissant sa phrase en suspend quelques secondes avant de regarder Evan puis de sourire "... un ami égal'ment. Ça t'dérange pas si il vient avec nous ? J'lui ai promis un café."

"Si c'est ton pote... Tiens Evan, ça t'intéresse pas un petit boulot qui rapporte bien, hmm ?"

"'Tain tu lâches pas l'affaire toi, laisses le en dehors de ça."

"Roh mais si il a envie ! On en reparle plus tard Evan, j'espère juste que t'as moins d'principes que le borgne."

"Bon on s'gèle le cul ici, on bouge ?"


Ils sortirent du parc et se dirigèrent vers le premier café qui venait tandis que le clone de Will s'évapora aussi vite qu'il était apparu. Ils s'installèrent à une petite table dans un coin de la pièce, sauf Will qui resta debout, tendant la main vers Mark.

"Quoi ?"

"Les cafés vont pas tomber du ciel."

"Ah ouais... j'oubliais que c'est moi qui paye..."


Mark donna un billet à Will et celui-ci partit commander les cafés, laissant ses deux amis seuls un court moment.

"Alors... Evan c'est ça ? Si t'es un pote à celui là, tu dois connaitre la rue. Enfin... t'as l'air. J'ai besoin d'un homme supplémentaire pour... disons vendre quelques petites choses en mon nom. Je te filerai 10% pour commencer. Et si tu vends bien, tu gagneras plus. Et comme je suis pas un chien, pour que tu te fasses une idée, je te file un petit échantillon. A consommer avec modération, hahaha."

Mark fouilla dans sa poche intérieure puis lui donna discrètement un petit sachet de poudre blanche avant de lui tapoter la main.

"Fais en bon usage. Tu m'en diras des nouvelles ! Oh et montre pas ça à Will, il va monter sur ses grands ch'vaux sinon."
.

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MessageSujet: Re: Moments difficiles(privé Evan/William) [Terminé]   Jeu 5 Jan 2012 - 5:27

La première fois que je vis Mark, j'eus de la difficulté à croire que ce type puisse vraiment fréquenter Will. Il était de taille moyenne et avait des cheveux mi-longs bruns. Ce qui me frappa, ce furent les piercings sur ses sourcils, ses vêtements neufs ainsi que son cigare qui semblait hyper cher. Quel genre de personne pouvait être Mark pour pouvoir se payer un cigare de cette qualité? Je ne sais pas pourquoi, je n'arrivais pas lui faire confiance. Il semblait un peu louche à mes yeux. Will l'aborda en parlant des affaires. Il semblerait donc que Mark soit dans le monde des affaires. Celui-ci répliqua en parlant d'un offre qu'il aurait fait à Will. Je me demandais bien de quoi ils parlaient. Quand Will me présenta comme l'un de ses amis, je fus content. On dirait que mon sentiment d'amitié envers lui était réciproque. Puis, Mark se tourna vers moi avec un grand sourire.

- Tiens Evan, ça t'intéresse pas un petit boulot qui rapporte bien, hmm ?

Will s'y opposa franchement, disant à Mark de lâcher l'affaire. Je ne sais pas pourquoi Will montait sur ses grands chevaux à cause de cela. Après tout, son ami ne faisait que me proposer un travail. Et puis, c'était à moi de décider si je voulais oui ou non. Malgré le fait que Will prenne ma défense(en quelque sorte), ce qui me donnait l'impression d'avoir quelqu'un sur qui compter, j'approuvai Mark sur le fait de reparler de cette offre de travail plus tard. Nous nous dirigeâmes vers le café le plus proche. J'avais vraiment hâte de boire un café bien chaud. Le Dark Men se tenait devant Mark. Il le pointa en souriant, puis dit de sa voix grave:

-C'est un dealer de drogues.

J'eus un mouvement de recule. Un dealer? C'est vrai que ça expliquerait beaucoup de choses. Alors il voulait me proposer de travailler dans le domaine de la drogue? Je me ressaisis rapidement. Après tout, ça ne se pouvait sûrement pas. Et puis, la parole du Dark Men était-elle vraiment fiable? Non, bien sûr que non. Si je pouvais me fier au Dark Men, dans quel monde de fous vivions-nous? Je préférais ne pas avoir la réponse. Nous nous assîmes à une table, à l'exception de Will qui resta debout et qui demanda de l'argent à Mark. Quand enfin Will partit acheter des cafés, Mark se tourna vers moi.

-Alors... Evan c'est ça ? Si t'es un pote à celui là, tu dois connaitre la rue. Enfin... t'as l'air. J'ai besoin d'un homme supplémentaire pour... disons vendre quelques petites choses en mon nom. Je te filerai 10% pour commencer. Et si tu vends bien, tu gagneras plus. Et comme je suis pas un chien, pour que tu te fasses une idée, je te file un petit échantillon. A consommer avec modération, hahaha. Fais en bon usage. Tu m'en diras des nouvelles ! Oh et montre pas ça à Will, il va monter sur ses grands ch'vaux sinon.

Je regardai le sachet de poudre blanche posé devant moi avec les yeux écarquillés. Je pouvais facilement entendre le Dark Men me chuchoter dans l'oreille «Je te l'avais dit.» Alors, il vendait de la drogue. De la poudre blanche... J'avais déjà vu des personnes sous l'effet de cette cochonnerie. Les pauvres types que j'avais croisé disait que ça rendait le monde meilleur, qu'on pouvait vivre heureux avec ça. Si c'était vrai, juste un petit peu, ça pouvait peut-être m'aider... J'approchai ma main tremblante vers le sachet d'une manière incertaine mais intriguée. Ça pourrait me faire du bien. Juste un peu...

-Non Evan! Ne touche pas à ça! C'est de la cochonnerie!

J'arrêtai net mon mouvement. Je connaissais cette voix, cette voix grave dont le rire avait accompagné tous les malheurs de ma vie. C'était la voix du Dark Men, le seul et l'unique. Et pour la première fois de ma vie, cette voix me donnait un avertissement pour me protéger. C'était comme si ça sortait d'un de mes plus beaux rêves. Le Dark Men, essayant de me protéger. Où était l'attrape? Pourquoi le Dark Men faisait cela? Aucune importance, car il avait raison. Je ne devais pas prendre de cela. C'est de la drogue, de la vraie. Le fait que des types comme Mark utilisent cela pour s'enrichir au profit des autres malheureux me désole totalement. Je ne devais pas en prendre, jamais.

-Non!

Je jetai le sachet par terre du revers de ma main, le faisant se déverser partout au sol. Mark recula un peu face au mouvement brusque que je venais d'effectuer. Puis, je repris mon calme. Je jetai un regard au Dark Men, qui comme d'habitude était quelque part dans mon champ de vision. Cette fois il était derrière Mark. J'appuyai ma tête sur mes mains, histoire de me calmer. Puis, je regardai en direction de Mark et parlai :

-Qu'est-ce que tu pense de ces personnes qui exploitent ou blessent les autres pour le profit, le pouvoir ou pour le simple plaisir? Ou encore au nom de la science. Je l'ai entendu plusieurs fois celui-là. Que penses-tu de ces hypocrites ? Méritent-ils vraiment de vivre, selon toi ? Et en passant, tu est compté.

C'est alors que Mark remarqua mon pistolet qui se trouvait dans une poche du manteau que je portais. Il commençais à être nerveux, vraiment nerveux, et devait probablement me prendre pour un fou ou un truc du genre. Mais ce n'était pas à lui que je parlais. L'interpellé émit un rire cruel.

-Si tous les hypocrites du monde meurent, alors le monde sombrera dans le chaos. Meurtres et décadences s'en suivront, et d'autres hypocrites prendront leur place. Alors oui, il devrait mourir, juste parce que je veux voir tout ce que ça provoquera.

-J'aimerais tellement te placer une balle entre les deux yeux, là, tout de suite. Mais je ne peux pas

-Et tu ne pourras jamais. D'ailleurs, tu ne réussiras rien! Jamais!

-Un jour, je réussirai. Un jour, je te détruirai.
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MessageSujet: Re: Moments difficiles(privé Evan/William) [Terminé]   Jeu 5 Jan 2012 - 12:22

Will faisait la queue pour commander les cafés, jetant un oeil à ses deux amis assis un peu plus loin. Ils semblaient discuter normalement, tout allait bien. Il espérait que Mark n'essaie pas d'embobiner Evan et encore moins de le faire travailler pour lui. Il avait essayé à plusieurs reprises avec Will et ça n'avait jamais fonctionné. Le rouquin avait fait pas mal de petits trafics mais jamais il n'avait voulu toucher à la drogue. Les trafics s'arrêtaient généralement à des objets volés et malgré sa pauvreté, l'américain avait des principes auxquels il ne dérogeait pas. Il était pour lui hors de question qu'il s'approche de la drogue, de la vente d'armes ou autres trucs du genre. Il manquait d'argent mais il ne méprisait pas la vie des autres pour autant. Amy n'aimait pas Mark à cause de ça, car elle estimait que c'était un homme mauvais et corrompu. Elle n'avait pas tellement tort et Will le savait. Mais Mark lui avait sauvé la vie, plusieurs années auparavant et l'avait aidé un peu à se faire une place dans la rue. Et même si c'était un mauvais homme, Will lui en était reconnaissant. Pas au point de travailler pour lui cependant.

William fut interpelé par la vendeuse et celui ci détourna le regard vers elle avant de commander, ne voyant pas Mark proposer le fameux sachet à Evan. Mark quant à lui, sursauta lorsqu'Evan donna un coup dans le sachet qui alla s'écraser plus loin. Il se tourna vers Evan en ouvrant de grands yeux choqués et étonnés. Celui ci lui posa une question étrange et Mark fronça les sourcils.


"Compté ? Mais qu'est-ce que tu racontes ? C'est comme ça qu'tu remercies ceux qui veulent t'aider à t'en sortir ? T’iras pas loin dans la vie ! Tu finiras crevé au fond d'une ruelle et..."

Le regard de Mark s'était posé sur le pistolet qui dépassait de la poche d'Evan. Ça n'avait pas l'air d'être un jouet. Peut-être l'avait-il sous estimé. Le type avait l'air instable et cela rendit le dealer nerveux. Evan avait dû capter son regard en direction du flingue car il parla soudainement de lui mettre une balle entre les deux yeux. Il était sérieux là ? Mark reporta son regard sur la poudre blanche au sol pour ne plus le regarder.

"Mais t'es dingue ! Tu sais combien ça coûte ça ?!" fit-il en se levant précipitamment pour aller essayer de récupérer le contenu du sachet et par la même occasion s'éloigner du dingue

Alors qu'il posa la main sur le sachet et son contenu un peu répandu au sol, un pied la lui écrasa, l'empêchant de récupérer sa précieuse poudre blanche en plus de lui faire mal. Il jura avant de lever la tête vers le propriétaire du pied.


"Aïe !!! Mais vous êtes con ou qu... Will ? Mais qu'est-ce que tu fous ? C'est ma main que t'écrases là !"

"Désolé j'visais juste cette merde blanche au sol. Fallait pas mettre la main..." se justifia t-il ironiquement avec un sourire moqueur avant de le perdre quelques secondes après, soudainement plus sérieux"C'est toi qu'est con, Mark. Jamais t'arrêtes ? Pourquoi faut que t'essayes de refourguer ta merde à tout l'monde ?! Ceux qui veulent toucher à ça sauront t'trouver."

"Putain mais retire ton pied !"

William marcha sur la main pour continuer sa route puis posa les cafés sur la table, jetant un œil à Evan en même temps. Mark jura puis ramassa la drogue de son mieux avant de les rejoindre. Il allait les rejoindre à la table, prêt à s'asseoir, lorsqu'il fut stoppé par la pointe du couteau de Will, tendue vers lui.

"Tu vas où là ? T'es plus l'bienvenu."

"Arrête tes conneries Will, je te ferai remarquer que c'est moi qui ai payé."

"Et ? J't'ai dit 15 fois de plus parler d'ta merde devant moi et t'oses essayer de la filer à un de mes amis ?"

"Mais justement, on est amis. Les amis de mes amis sont mes amis, c'est pour les aider."

"Était. Malgré cette histoire de drogue, t'étais sympa Mark et j'te dois beaucoup. Mais là, t'es d'venu trop con."

"Trop con ? Tu te fous de moi ? Et ton pote là, il est complétement dingue ! Il dit des trucs incompréhensibles et il a menacé de me tuer !"

William regarda Evan un court instant puis se leva pour se mettre à la hauteur de Mark, posant le couteau contre son torse.

"Il a p't'être raison. Si on s'débarassait des gens comme toi, l'monde serait p't'être meilleur. Merci Mark mais j'crois qu'on a plus rien à s'dire. Traite le encore une fois de dingue et ça va mal finir. Ce s'rait dommage d'tâcher une si belle chemise non ? Amy avait raison, t'es irrécupérable. Allez, casse toi. Oh et merci pour les cafés."

Mark lui jeta un regard mi dédaigneux mi effrayé et se recula de quelques pas pour se mettre hors portée du couteau.

"Vous êtes cinglés... C'est un monstre comme toi, lui aussi ? C'est pour ça qu'tu le protéges ?"

Mark n'avait jamais traité William de monstre auparavant. Il était un des rares humains à qui il ne faisait pas peur. Mais la peur et la colère déformaient ses paroles. Will rangea son couteau à sa ceinture sans quitter Mark du regard.

"J'suis p't'être un monstre mais c'est toujours mieux qu'd'être un sacré connard comme toi. Oh et il a pas b'soin que j'le protège, il le fait très bien tout seul, t'as dû l'remarquer." fit-il en attrapant une des tasses de café et en la jetant au visage de Mark, le liquide brûlant coulant sur sa peau et ses vêtements.

"Aaah !!!! Bon sang t'es complétement con, si j'avais su, j't'aurai laissé crever ! Amuse toi bien avec ton pote cinglé comme le monstre que t'es !"

Mark s'essuya de la main et prit la direction de la sortie. Il fut rapidement dehors et disparut hors du champ de vision de Will. Il avait l'habitude qu'on l'insulte mais il n'appréciait pas qu'on insulte ses amis ou ses proches. Il profita d'un mouvement de foule pour faire apparaitre son clone non loin de la sortie. Il lui fit un mouvement de main et celui ci sortit à son tour, prenant la direction qu'avait emprunté Mark pour une petite discussion amicale... avec les poings.

Will soupira, une main sur les yeux puis se tourna vers Evan et poussa doucement une tasse de café dans sa direction.


"Ah, bordel... J'suis désolé qu't'ai dû subir ça. Il f'ra moins le fier dans deux minutes quand j'lui aurai refait le portrait. Il va r'gretter d't'avoir insulté, j'en fais mon affaire. Dire que j'lui faisais encore confiance... Pauv' type... La drogue, y a rien d'pire pour détruire une vie. L'monstre, c'est lui, celui qui la répand partout. Enfin bref au moins on peut boire le café tranquille. T'as vraiment menacé d'le buter ?" demanda t-il, un demi sourire aux lèvres, amusé
.

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MessageSujet: Re: Moments difficiles(privé Evan/William) [Terminé]   Sam 7 Jan 2012 - 0:42

Je ne me souciais pas vraiment de ce que faisait Will. Je savais qu'il semblait se fâcher avec Mark, probablement car celui-ci avait tenté de me refiler un travail ainsi que de la drogue. Je n'avais d'ailleurs même pas écouté ce que Mark m’avait dit avant que Will arrive. En tout cas, j'avais eu raison sur un point. Ce type n'était vraiment pas digne de confiance. Ce n'était au fond qu'un trafiquant de drogue qui profitait de la faiblesse de ses clients pour s'enrichir. Ce n'était qu'un pauvre type qui ne trouverait jamais le vrai bonheur. Non, mon attention était fixée sur le Dark Men. Il souriait, mais pas pour des raisons sadiques et malveillantes comme d'habitude. Non, cette fois, il se moquait tout simplement de mon désappointement. Mais bon, il y avait de quoi être désappointé. Mon pire ennemi venait de m'empêcher de faire un grave erreur.

-Pourquoi?

-Pourquoi quoi?

-Tu sais très bien de quoi je veux parler. Pourquoi... pourquoi tu m'as aidé? Enfin, je veux dire... Tu es mon pire ennemi, ma Némésis, la chose que je haïs le plus sur Terre. Et c'est réciproque. pour toi, bien évidemment. Alors pourquoi m'avoir empêché de prendre de cette drogue? Ça n'aurait fait que me rendre encore plus malheureux, au final. N'est-ce pas pourtant là la raison de ton existence? Causer mon malheur? Alors pourquoi?

-Pourquoi? Tu ne sais rien de moi Evan, rien! Même si il est vrai que je veux ton malheur, ça ne m'empêchera pas de faire autre chose de ma vie. Le meurtre est aussi une de mes occupations favorites.

-Arrête de dire des conneries. Pourquoi? Je veux juste la réponse à cela...

-Pourquoi? Tu espèrerais qu'en fait, que je veuille redevenir ton ami? Tu pensais que j'avais fait cela par pure sympathie envers toi? Est-ce que c'est ça que tu veux entendre?

-Et bien... il est vrai que j'aurais aimé t'entendre dire cela.

-Et bien non. Tu te trompes sur toute la ligne, comme à ton habitude, sale bon à rien. La seule raison est que la drogue diminue mon contrôle sur toi. J'espère que ça ne t'as pas convaincu d'en prendre, le merdeux?

-Aucune chance. C'est de la cochonnerie. Je veux de la vraie aide pour te vaincre.

-Me vaincre? Tu déconnes? Tu ne me vaincra jamais Evan, jamais!

Nous nous tûmes tous les deux. Je vis alors Will dire à son clone de suivre Mark, qui venait de quitter le café. Finalement, je pris la parole.

-Merci... Merci pour ce que tu as fait.

Will dut probablement bien prendre la remarque, même s'il avait fait très peu. Le Dark Men poussa un rire rauque, puis détourna le regard.

-De rien! Mais ça ne change absolument rien!

Comme seule réponse, je lui répliquai un sourire discret. Puis, je portai enfin attention à Will. Je m'en voulais un peu d'avoir ruiné son amitié avec Mark. Mais bon, peut-être qu'au final, ce type ne valait pas grand chose comme ami.

-Ah, bordel... J'suis désolé qu't'ai dû subir ça. Il f'ra moins le fier dans deux minutes quand j'lui aurai refait le portrait. Il va r'gretter d't'avoir insulté, j'en fais mon affaire. Dire que j'lui faisais encore confiance... Pauv' type... La drogue, y a rien d'pire pour détruire une vie. L'monstre, c'est lui, celui qui la répand partout. Enfin bref au moins on peut boire le café tranquille. T'as vraiment menacé d'le buter ?

-Hein? Je ne sais pas trop... Je parlais au Dark Men depuis un bon moment, alors peut-être que Mark a cru que c'était à lui que je parlais. Mais bon, pour ce que ça change... Et hum... désolé d'avoir ruiné votre amitié, à toi et Mark... Je voulais pas tout ruiner...
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MessageSujet: Re: Moments difficiles(privé Evan/William) [Terminé]   Sam 7 Jan 2012 - 1:51

Will ne fit pas attention à ce que racontait Evan, vu que cela ne lui était pas destiné, perdu dans ses pensées, regardant dehors. En réalité, il était concentré sur le contrôle de son clone qui était parti à la poursuite de Mark. Il le retrouva rapidement près d'une ruelle, le dealer n'ayant pas vraiment eu le temps de s'éloigner. Le clone s'arrêta à sa hauteur et lui tapota sur l'épaule tandis que Mark lui tournait le dos. Au moment où il se retourna, il reçut un violent coup de poing dans la mâchoire.

"Ça, c'est pour le 'Monstre'." fit le faux Will en se frottant le poing

Mark s'écroula par terre, à moitié sonné par le coup, puis s'appuya sur ses avant-bras, cherchant à se relever. Le rouquin ne lui laissa pas cette chance et lui donna un coup de pied dans le ventre, ce qui eut pour effet de laisser Mark retomber au sol
.

"Ça, c'est pour avoir essayé d'pourrir la vie d'Evan avec ta putain d'poudre blanche de merde."

Mark marmonna puis se mit à rire. Un rire de dépit
.

"Ne me fais pas rire William... Quel hypocrite tu fais ! Tu sais très bien ce que je fais comme métier mais ça ne t'a jamais empêché d'être mon ami ou d'accepter mon aide..."

Will -ou plutôt son double- le regarda puis haussa les épaules.

"Tu peux m'donner tous les défauts du monde mais pas celui d'être hypocrite. T'étais mon ami, tu m'as aidé, j'le nie pas et j't'en remercie, j'te l'ai déjà dit. J'aime pas m'répéter et pourtant tout ça tu l'sais. Et tu sais aussi qu'j'ai jamais approuvé tes trafics. Enfin, j'parle sûrement dans l'vent, tant pis. J'ai pas b'soin d'ton amitié, surtout si tu m'prends pour c'que j'suis pas."

"T'en as bien profité, pas vrai ?"

L'américain regarda l'homme à terre avec dédain puis soupira avant de fouiller dans sa poche et de lui balancer au visage le peu d'argent qu'il possédait, en prenant soin de ne pas y mêler ce qu'Evan lui avait donné.

"Tiens, comme ça disons qu'on est quittes. Et garde la monnaie." fit-il en se frottant les mains "Enfin c'est dommage mais il va disparaitre en même temps qu'moi !"

Mark n'eut pas le temps d'ajouter un mot de plus, le clone disparut et l'argent également.
Will cligna des yeux puis tourna la tête vers Evan. Celui ci le remercia ou en tout cas il pensait que c'était lui qu'il remerciait et non son double.


"Merci de ? Pour l'café ? Mark nous doit bien ça !" fit-il en souriant, attrapant sa tasse avant de boire quelques gorgées.

Le borgne reposa la tasse d'un coup sec en grimaçant.


"Putain y a sa merde blanche sur mes bottes !" lâcha t-il soudainement en essuyant les dites bottes du plat de la main.

Evan expliqua qu'il avait sans doute parlé au Dark men plutôt qu'à Mark et que sa menace ne s'adressait sûrement pas à lui. Dark men ? Il parlait sans doute de son clone. Il s'excusa ensuite d'avoir ruiné leur amitié, ce qui fit rire William.


"Te biles pas pour ça Evan. T'as rien ruiné, au contraire, tu m'as fait réaliser qu'c'était un pauvre type. Et en plus j'ai gagné ton amitié au passage. J'suis gagnant sur les deux tableaux, alors merci à toi Evan." répondit-il en souriant avant de vider sa tasse

Will se félicita d'avoir déjà payé les cafés car il n'avait maintenant plus d'argent pour en payer de nouveaux. Il était encore tôt mais le ciel s'assombrissait déjà. A cause de la neige mais aussi du temps d'hiver où les journées étaient courtes.


"Tu sais où crécher cette nuit ? Enfin j'imagine qu'la Confrérie t'laisses pas dormir dehors. J'peux te donner l'adresse de l'Institut si tu veux. Comme ça tu saura où j'suis si besoin. D'ailleurs, j'peux faire autre chose pour toi ? Un truc pour t'remonter l'moral ? Y a plein d'connards dans c'monde mais y a aussi des gens biens. J'ignore si j'en fais partie et j'm'en fous mais j'suis sûr qu'tu finiras par les rencontrer. Tout n'dépend qu'de toi et d'ta volonté. J'ai pas d'solution miracle à ton problème mais j'te propose mon aide tant qu'tu la voudras bien." ajouta t-il en lui tendant la main afin de la lui serrer
.

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MessageSujet: Re: Moments difficiles(privé Evan/William) [Terminé]   Sam 7 Jan 2012 - 5:06

-Te biles pas pour ça Evan. T'as rien ruiné, au contraire, tu m'as fait réaliser qu'c'était un pauvre type. Et en plus j'ai gagné ton amitié au passage. J'suis gagnant sur les deux tableaux, alors merci à toi Evan.

Ses paroles me rassurèrent. J'étais content qu'au final, je n'ai rien ruiné de vital pour lui. Ça m'aurait fait de la peine si je n'avais fait que lui apporter des ennuis. Will était bien la dernière personne à qui je voulais causer des ennuis. Si ça avait été le cas, j'aurais probablement perdu le seul ami que j'avais. D'ailleurs quand il souligna le fait qu'il avait gagné mon amitié, ça me faisait chaud au cœur. Alors c'était vrai, j'avais enfin un vrai ami. Un vrai de vrai! Quelqu'un en qui je pouvais vraiment avoir confiance! J'étais vraiment content d'être tombé sur Will aujourd'hui. En plus, si il était arrivé dans le parc en retard, je serais mort à l'heure qu'il est. Je n'aurais jamais pu connaître Will, et je n'aurais jamais pu déguster ce café. Je me régalais du café que Will avait ramené. C'était chaud, et c'était bon. Il n'y avait rien d'autre que je puisse dire sur ce breuvage. Je le dégustai jusqu'à la dernière goutte, contrairement au dernier, que j'avais renversé dans la neige au parc. Quand nous eûmes finis nos cafés, Will se tourna vers moi.

-Tu sais où crécher cette nuit ? Enfin j'imagine qu'la Confrérie t'laisses pas dormir dehors. J'peux te donner l'adresse de l'Institut si tu veux. Comme ça tu saura où j'suis si besoin. D'ailleurs, j'peux faire autre chose pour toi ? Un truc pour t'remonter l'moral ? Y a plein d'connards dans c'monde mais y a aussi des gens bien. J'ignore si j'en fais partie et j'm'en fous mais j'suis sûr qu'tu finiras par les rencontrer. Tout n'dépend qu'de toi et d'ta volonté. J'ai pas d'solution miracle à ton problème mais j'te propose mon aide tant qu'tu la voudras bien.

Je le regardai tout en analysant ce qu'il venait de me dire. Il est vrai que malgré leur attitude assez pro-violence que je ne supportais pas du tout, la Confrérie me donnait de quoi me loger et vivre, et je les remerciais pour cela. Quand Will me proposa de me donner l'adresse de l'institut, je vis alors une lueur d'espoir apparaitre. Je pourrais enfin trouver l'institut. Là-bas, ils pourront m'aider! Mais cependant, je veux encore voir si la Confrérie peut vraiment m'aider, ou si ils ne font que me mentir. Je veux le savoir avant de prendre ma décision si oui ou non, je vais aller à l'institut. Ensuite, Will avait raison. Il y avait des salopards et il y avait des types biens. Je suis certain que j'en rencontrerai d'autres.

-Will, tu es un type bien, que je te vois pas en douter. Il faut un type bien pour faire ce que tu as fait pour moi aujourd'hui. Et pour l'adresse de l'institut, j'aimerais vraiment l'avoir. Mais je verrai si je viens ou non comme résident. En tout cas, je viens te voir si j'ai un problème, ne t'inquiète pas. J'aurais bien aimé te donner mon adresse au cas où, mais... je sais que l'institut et la Confrérie, c'est pas copain-copain, disons... Alors je veux pas avoir Magneto sur le dos pour t'avoir révélé l'emplacement de notre base, désolé... Bon, je crois que je vais y aller... Et Will, avant de partir, je voudrais te remercier pour ce que tu as fait pour moi. C'était beaucoup, vraiment beaucoup. Je ne suis même pas certain que quelqu'un en ait déjà fait autant pour moi.

Après nous être salué et dis au revoir. Je quittai le café. En passant la porte de l'établissement. Un sourire se forma sur mes lèvres. Enfin j'avais quelqu'un sur qui compter. J'avais trouvé en Will une personne avec qui je pouvais parler de mes problèmes sans qu'on me trouve cinglé. Enfin, j'avais un ami.

[Bon, c'est pas mon meilleur post, je sais.¸]
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MessageSujet: Re: Moments difficiles(privé Evan/William) [Terminé]   Sam 7 Jan 2012 - 13:15

William se moquait bien d'avoir perdu un ami même s'il n'en avait pas tant que ça. Ce n'était pas qu'il n'attachait aucune importance à l'amitié, au contraire, mais il avait prévenu Mark a plusieurs reprises et celui-ci n'en avait jamais tenu compte. Finalement, peut-être que Mark n'avait pas beaucoup d'estime pour lui. Ça n'avait plus d'importance désormais pour Will, satisfait de ne plus compter de personne indigne de confiance parmi ses amis. Il n'avait rien dit de spécial à ce sujet mais le fait de se faire traiter de monstre de sa part l'avait touché. Le pensait-il depuis longtemps sans avoir osé lui dire jusqu'à présent ? Il repensa à sa sœur qui avait dit la même chose. Si ses proches pensaient ça, qu'en serait-il du monde entier ? Il était plus que probable qu'une fois la nouvelle répandue, les choses tournent mal.

En reposant les yeux sur Evan, il chassa cette pensée de son esprit. Mieux valait ne pas lui en parler pour le moment, il n'avait pas besoin de ça. De plus, il n'en savait rien et il était inutile de l'alarmer pour rien. Quand bien même, appartenant à la Confrérie, les siens le protégeraient sûrement. En tout cas Will l'espérait car il ne pouvait pas être là pour le faire.

Les deux mutants terminèrent leur café. Evan remercia Will puis se leva, prêt à partir. Le rouquin se leva à son tour
.

"T'as une drôle de conception des types bien, j'viens de tabasser un d'mes anciens amis." fit-il en riant

Néanmoins, les paroles d'Evan lui firent chaud au coeur. Il était content de voir qu'il avait retrouvé un peu le moral et qu'il ne ferait plus de connerie... pour aujourd'hui en tout cas. Will comptait veiller à ce que ça ne se reproduise pas mais leur éloignement ne faciliterait pas les choses. Evan désirait l'adresse de l'Institut et William la lui donna, l'inscrivant sur un bout de papier emprunté au comptoir du café. Il avait bien réfléchi avant de l'envoyer là-bas. C'était dangereux et pas recommandé mais il y avait des mutants puissants qui sauraient sans aucun doute le contrôler. Et puis Will en parlerait à Emma et Xavier pour les en informer. A la limite, ils n'étaient pas obligés de le faire entrer et pouvaient très bien le rencontrer à l'extérieur. Le manoir était un endroit sûr pour tous, il en était persuadé
.

"Tiens, v'là l'adresse. J'espère t'revoir bientôt. Fais comme tu l'sens en tout cas, t'es libre, personne t'oblige à choisir. Par contre eux ils t'aid'ront c'est certain. J'ai confiance en eux. Pour l'emplac'ment d'la Confrérie, je comprend, t'en fais pas. On s'recroisera avec de la chance ou bien si tu passes par l'institut. La nana au bout du fil de l'interphone est pas t'jours très sympa, elle a ses humeurs, alors n'y fais pas attention. T'as pas b'soin d'me remercier Evan, j'suis content d't'avoir rencontré. Et puis les amis c'est fait pour ça non ? Allez, rentre bien, prend soin d'toi et pointe plus ton flingue sur toi-même !"

Il serra la main d'Evan puis celui-ci sortit du café. Will le suivit des yeux avant de poser les yeux sur l'horloge du café. Déjà si tard... Will se leva précipitamment. Il avait promis à Amy que ce ne serait pas long, mais il n'avait pas prévu toute cette mésaventure. Il aurait plein de choses à lui raconter à son retour.

Edge sortit à son tour du café puis prit la route de l'Institut en marchant rapidement. La neige tombait bien et le froid qui allait avec fit frissonner Will, habitué à la chaleur du café. Définitivement, il était content d'avoir quitté la rue, surtout à cette époque de l'année. Il fourra ses mains dans ses poches pour les réchauffer puis tomba sur la pièce rayée qu'il avait prise à Evan. Il l'observa un instant puis la rangea précieusement en souriant. Au moins la journée avait été bonne.


[Voilà voilà, terminé Very Happy]
.

_________________

Tu touches, tu payes ! (avec les dents >_<)

"Monseigneur William le Borgne de Philadelphie, Roi des Aveugles et Chevalier Servant de la Demoiselle Amylia"


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Moments difficiles(privé Evan/William) [Terminé]

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