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 Le fou et la folle(rp Evan/Erika privé)

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MessageSujet: Le fou et la folle(rp Evan/Erika privé)   Mer 14 Déc 2011 - 3:34

Je ne regardais pas derrière moi. J'avais trop peur de ce que je pouvais y trouver. J'étais déjà assez stressé comme ça, je ne voulais pas m'en ajouter plus en vérifiant si la police me suivait bel et bien. Autant ne pas prendre de chance et continuer à courir. Je courais comme un dément, ce que je suis en passant. Les personnes sur le trottoir tentaient tant que possible de m'esquiver. Certains me criaient de faire attention où j'allais, et d'autres m'insultèrent pour les avoir bousculer. Mais je ne me souciais pas d'eux. La seule chose qui m'importait, c'était de mettre le plus de distance entre moi et le zoo. Je regardais seulement devant moi, le Dark Men me faisant face, comme d'habitude.

-Dommage que je n'ai pas eu le temps de tuer la petite Cara. Ça aurait fait un beau spectacle!

Les images de la petite Cara me revinrent à l'esprit. La jeune adolescente semblait avoir elle aussi des crises, ce qui m'avait donné l'espoir d'avoir enfin quelqu'un qui puisse me comprendre. Mais malheureusement, notre rencontre ne s'était pas très bien passée. J'ai malheureusement eu une crise, libérant ainsi le Dark Men. Celui-ci fit un massacre au zoo, tuant presque la totalité des compagnons de classe de Cara. Je me rappelle encore des corps massacrés que j'ai vu quand j'ai repris conscience. Je n'arrive toujours pas à me faire à l'idée que je suis responsable de cela. Enfin, c'est techniquement le Dark Men qui a tué ces personnes. Mais si je n'avais pas eu cette crise, rien de tout cela ne serait arrivé. Le choc que ça a dû être pour la jeune Cara. Je m'en veux tellement! La dernière fois que je l'ai vue, je l'abandonnai là avec son ami mourant, tentant de sauver ma peau. Je m'en veux terriblement, mais je n'avais pas le choix. Si j'étais resté, les policiers m'auraient emmené. Ensuite, on m'aurait tranquillement fait disparaître de la circulation et ramené dans ma cellule. Je ne veux plus jamais retourner dans une cellule ! Jamais de toute ma vie ! Je ne savais plus si les policiers me poursuivaient encore, mais il ne fallait pas que je prenne ce risque. Je serai seulement en sécurité quand je serais dans la base de la confrérie, là où Raven et les autres pourront me protéger. C'est alors que je fonçai dans quelqu'un. Le choc de l'impact me fit tomber à la renverse. Quand je levai la tête pour regarder qui j'avais frappé, je vis une fille aux cheveux blonds qui portait un cochon d'inde dans une cage. Je tentai de bredouiller un genre d'excuse pour me faire pardonner de lui avoir rentrée dedans.

-Désolé...

-Pourquoi tu t'excuses? Tu devrais la tuer pour t'avoir bloqué le chemin!

-Ferme ta gueule, toi!

Je pris une roche qui trainait par terre et la lui lançai. Il m'énervait royalement. Et ça m'énerva encore plus de voir passer la pierre à travers lui. Mais ma colère se transforma en désarroi quand mon projectile vint percuter la fille devant moi. J'avais tellement honte de moi. Je venais tout juste de lui rentrer dedans, et maintenant je lui lançais un objet dessus. Qu'est-ce qu'elle devait penser de moi, maintenant? Je tentai de prendre un visage désolé et plein de remord, mais d'après son expression, je n'avais pas réussi. Je reculais un peu, de peur de ses représailles. Le Dark Men se mit à rire en voyant mon semblant de panique. Tout mes malheurs, même les moindres, le faisaient rire et l'amusaient. Au moins, l'un de nous deux s'amusait...
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Le fou et la folle(rp Evan/Erika privé)   Mer 14 Déc 2011 - 5:14

« The secret side of me
I never let you see
I keep it caged but I can't control it !
So stay away from me
The beast is ugly
I feel the rage and I just can't hold it. »

Un nouveau jour c’était levé. Erïka avait réussi à faire la grasse matinée, ce qui était un véritable miracle chez elle. Elle avait avalé quelque chose à manger au début de l’après-midi. Installée à la table, son nouvelle ami poilu reniflant son bol de salade, l’adolescente s’était amusée à créer un petit parcours avec des morceaux de salade que son cochon d’inde s’amusait à suivre, s’arrêtant pour grignoter son casse-croute jusqu’à ce qu’il soit aussi repu que sa maitresse. Ensuite, la Russe ramassa ses affaires en prévision d’un retour à l’institut. Elle vérifia qu’elle avait tout, surtout pour son petit animal qu’elle déposa dans une plus petite cage avec le strict nécessaire, cadeau de sa grand-mère. Ainsi, lorsqu’elle séjournera chez Anieta, l’adolescente n’aura pas à s’encombrer de la grosse cage remplie de foin et de nourriture. Pour le transport, elle y installa son compagnon de manière à ce qu’il se porte bien. Une fois cela fait, elle aida sa grand-mère à charger la cage et le grand sac rempli d’objets nécessaire à son petit animal. Elle s’installa sur le siège du passager, la cage sur les genoux.

Le trajet en direction de l’institut Xavier aurait pu se faire rapidement s’il n’y avait pas eu un certain problème d’ordre mécanique qui obligea la grand-mère d’Erïka à s’arrêter au garage le plus près. L’adolescente soupira. Son retour allait être retardé de quelques heures, elle en était bien certaine. Laissant la vieille femme discuter avec les mécaniciens qui pouvaient s’occuper immédiatement de l’automobile, Erïka annonça qu’elle allait faire un tour à la librairie du coin. Marchant tranquillement dans la rue, son sac passé en bandoulière, elle serra la cage contre elle, jetant de furtifs regards à son cochon d’inde, courant d’un côté et de l’autre de son habitacle. Évidemment, la Russe ne passait pas inaperçue, sentant d’étranges regards posés sur elle et son animal de compagnie. Elle les ignora, bien décidée à ne pas s’énerver inutilement. Elle se fichait bien de ce que les autres pouvaient penser d’elle. Parfois ces inconnus la faisaient se sentir comme un monstre, une bête de foire, mais le fait de savoir qu’elle n’était pas comme eux, sachant accepter la différence d’autrui et l’extravagance lui donnait la force de continuer. Elle était différente et vivait bien avec cela. Perdue dans ses pensées, maudissant les passants qui la trouvaient bien étrange à se balader avec un cochon d’inde, elle ne put éviter le jeune homme qui la bouscula. Tentant de garder son équilibre, le dos de l’adolescente rencontra un lampadaire qui l’empêcha de tomber au sol. Celui qui l’avait bousculée, quant à lui, était tombé et sol. Il ne tarda pas à présenter ses excuses à Erïka, d’ailleurs.


-"Désolé... "

Elle pouvait maintenant continuer son chemin malgré son envie de lui étamper le visage contre le béton du trottoir, mais se retint. Elle avait son cochon d’inde dans les bras, ce dernier laissa échappa de petits couinements stridents. Si Erïka avait été du genre à parler aux animaux, elle aurait tenté de le rassurer. Cependant, ce n’était pas le cas et elle ne se permettait de lui parler que lorsqu’elle était seule en sa compagnie.

-« Va te faire… » Commença-t-elle. Par contre, elle ne put terminer sa phrase. Le jeune homme répliqua aussitôt.

-"Ferme ta gueule, toi !"

La pierre qu'il lui jeta, par la suite, à la figure, fut de trop. Comment osait-il lui lancer un projectile ? Il se prenait pour qui, au juste ? C'était la goutte qui faisait déborder le vase ! Erïka n'était pas du genre à se laisser insulter et cette pierre marquait le début d'une provocation qui n'aurait qu'une seule et unique issue : le combat. Elle déposa la cage d’Istina, son animal, au pied du lampadaire avant d’empoigner l’individu et de le plaquer contre une automobile garée sur le bord de la route. Elle planta ses iris azurés dans les siens, prête à le frapper, l’étrangler, le mordre, l’attaquer, tout ce qui pourrait apaiser sa colère. Elle avait la mèche courte et il était très simple de la faire sortir de ses gonds. À peine quelques secondes après lui avoir foncé dedans, ce jeune homme avait réussi à la faire rager.

-« Si tu crois que je vais me laisser faire comme ça, connard… ! »

Elle lui donna un violent coup de poing au visage et le projeta au sol, au même endroit où il gisait, quelques secondes plus tôt. Ce n’était pas une bonne idée de se battre en public si elle ne désirait pas terminer une fois de plus derrière les barreaux. Certes, il y avait peu de passants dans le coin, la majorité se dirigeant vers les rues plus achalandées, quelques coins de rues plus loin. Erïka était donc seule avec le jeune homme, pouvant laisser libre cours à cette rage naissant en elle comme un terrible monstre. Elle ne pouvait le contrôler si facilement. C'était une impulsion qui s'imposait à elle, une bête qui ne sera pas rassasiée tant qu'elle n'aura pas passé ses nerfs sur celui qui l'importunait.

-« Tu veux te battre, c'est ça ? Je vais te montrer ce qu'il en coûte de me faire chier. »

L'adolescente passa une main sur son front et n'eut aucun mal à trouver l'endroit atteint par la pierre. Elle ne semblait pas saigner, ce qui était une bonne chose. Cependant, si elle se retrouvait avec une bosse, son humeur ne sera que plus massacrante. Qu'il l'envoie balader, cela pouvait encore passer, elle-même le faisait bien souvent. Cependant, lui balancer l'une des saletés se trouvant sur le trottoir, ça, elle ne pouvait l'accepter. Qu'il essaie encore de lui lancer quelque chose et elle lui fera avaler, au risque qu'il s'étouffe avec.
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MessageSujet: Re: Le fou et la folle(rp Evan/Erika privé)   Jeu 15 Déc 2011 - 1:40

Le coup de poing qu'elle me donna me toucha directement sur le nez. L'impact fut immédiat. Je dus prendre appui pour me relever. Mais bon, il fallait dire que j'étais pas quelqu'un de super solide. Je vis alors que mon nez saignait à flot. Du sang! Je saignais bordel! Elle m'avait cassé le nez! Je poussai un cri de douleur. Je n'eus pas le temps de me relever. Elle me prit par le col de ma veste. Je pouvais voir dans ses yeux qu'elle était prête à me faire bouffer la roche que je lui avait tiré et à m'arracher la tête. Une peur bleue me fit virer au blanc.

-« Tu veux te battre, c'est ça ? Je vais te montrer ce qu'il en coûte de me faire chier. »

-Allez, répond lui !Frappe la ! Tire lui une balle ! Je sais pas moi !

-Je la tuerai pas, connard ! T'as déjà ajouté assez de mort à mon actif !

-Haha! On a jamais assez de mort à notre actif!

-Mais tu vas te la fermer oui?

Le Dark Men se trouvait derrière cette fille qui me tenait. Je pris mon pistolet et lui tirai trois coups dessus. J'avais espoir que je puisse peut-être enfin l'atteindre, que je puisse le blesser, que je puisse lui faire mal. Mais non. Comme d'habitude, les balles le traversèrent. Je criai de frustration, les yeux écarquillés de rage. La frustration était telle que j'en pleurai même des gouttes de sang. Et lui, il riait de la situation. Pourquoi ne puis-je jamais l’atteindre? Pourquoi ne puis-je pas lui rendre ce qu'il mérite? Pourquoi ne puis-je pas me venger pour tout ce qu'il m'a fait durant ma triste vie? Je n'arrivais toujours pas à comprendre ce que j'avais fait pour mériter ça.

-Tu verras! Ils pourront m'aider à la Confrérie!

-Ah oui? Tu le penses vraiment? Moi je crois plutôt qu'ils se servent de toi!

-Ils peuvent m'aider! Tu ne seras plus rien après! Magnéto, Raven et les autres sont là pour m'aider! Tu verras!

Le Dark Men se mit à rire encore plus intensément. On dirait qu'il ne comprenait pas que son heure viendrait bientôt. Mais un frisson me parcourut la colonne. Peut-être savait-il quelque chose que j'ignorais. Cette pensée me glaça le sang. Il avait le don pour utiliser toute information contre moi, que je la connaisse ou non. Je fixai le Dark Men avec peur, à un tel point que je ne me souciais plus de mon environnement. J'en oubliai même cette fille qui venait de me casser le nez. Le Dark Men s'approcha de moi. Son visage n'était qu'à quelque centimètres du mien.

-Oui, on verra.
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Le fou et la folle(rp Evan/Erika privé)   Jeu 15 Déc 2011 - 4:17

Dans la vie, il était possible de rencontrer des centaines et des centaines d’individus aux personnalités variées. Certaines d’entre elles pouvaient se révéler tout à fait détestables alors que d’autres nous plaisaient énormément. Parfois, il n’était pas possible de remarquer, aux premiers abords, une personne cohabitant avec une seconde personnalité. D’autres fois, comme dans la situation présente, ce ne pouvait pas être plus évident. Si Erïka n’avait pas tout de suite compris qu’elle avait à faire à un jeune homme doté d’une cruelle personnalité n’hésitant pas à lui faire vivre un véritable enfer ainsi qu’à tous ceux qui croisait sa route, elle conclut bien rapidement qu’il était fou.

-« Je la tuerai pas, connard! T'as déjà ajouté assez de mort à mon actif! »

La Russe était susceptible et avait la mèche courte. D’ailleurs, le nez de l’individu lui faisant face pouvait en témoigner suite à une rencontre fracassante avec le poing de la demoiselle. Normalement, tout être censé serait parti ou se serait battu avec elle. Lui, il préféra lui parler de meurtre. Justement, à qui s’adressait-il ? Ses paroles n’étaient pas destinées à Erïka et cette dernière regarda vivement autour d’elle afin de repérer un quelconque individu se cachant à proximité. Ils étaient seuls. Sans que la jeune fille n’ajoute quoi que ce soit, fixant avec dédain le jeune homme. Celui-ci s’exclama de nouveau à haute voix.

-« Mais tu vas te la fermer oui ? »

Il était cinglé, cela était chose certaine. Erïka jeta un bref regard à Istina, son cochon d’inde, qui courait dans sa cage comme si elle avait un véritable prédateur à ses trousses. Si seulement l’idée de fuir et non de se battre avait traversé l’esprit de l’adolescente… Elle qui était menacée de mort par les fantômes de son passé, ne voyait-elle pas le danger que pouvait représenter ce jeune homme ? Il était peut-être envoyé pour la tuer ? Malgré que, si tel avait été son but ce serait déjà fait…

Trois coups de feu. Tous trois ratèrent Erïka de peu. Cette dernière avait protégé son visage de ses bras et avait reculé de quelques pas, apeurée. Ces temps-ci, elle ne ressentait que trop souvent ce sentiment. Istina couinait de plus belle, Erïka paniquait intérieurement, prête à fuir si elle en avait l’occasion. Elle était si près de cet individu qui n’avait pas réussi à la toucher. Pourtant, même un enfant aurait réussi ! Ce n’était pas elle qu’il visait, alors ? Erïka n’y songea pas un instant, figée, cherchant un moyen de s’éloigner de ce fou au plus vite.


-« Tu verras! Ils pourront m'aider à la Confrérie! »

Confrérie ? Avait-il vraiment invoqué la Confrérie ? N’en avait-elle pas terminé avec eux ? C’était sympa de côtoyer John de temps à autre, mais une véritable torture que d’endurer cette garce qui semblait toujours à ses côtés. Elle avait eu sa dose de Confrérie, la veille, pas besoin d’avoir à faire avec un autre de leurs membres !

-« Ils peuvent m'aider! Tu ne seras plus rien après! Magnéto, Raven et les autres sont là pour m'aider! Tu verras! »

Magneto ? Aider des gens ? En temps normal, Erïka aurait bien ri à cette affirmation, mais elle était encore sous le choc et rire était bien la dernière chose qu’elle était en mesure de faire, pour le moment. Si elle ignorait qui était cette Raven et s’en fichait royalement, elle se doutait bien qu’elle devait faire partie du même groupe.

La mutante fixa le jeune homme durant un court laps de temps. Elle attendait simplement une ouverture pour se jeter sur lui et lui retirer son arme, ce qui ne tarda pas à venir. Se précipitant vers lui, elle lui attrapa le poignet et le frappa une seconde fois au visage afin de le déconcentrer et faire lâcher son arme. Ensuite, elle le plaqua de nouveau contre la voiture, une main blanchâtre se refermant autour de sa gorge. Elle tremblait légèrement et tentait de le cacher sous ses airs de fauve agressif.


-« T’es un p*tin de cinglé toi… Déjà que tu parles tout seul comme un con, mais en plus t’es assez stupide pour croire quelqu’un comme ce vieux sénile de Magneto… »

Elle resserra sa prise autour de son cou, ses yeux se baladant discrètement afin de savoir si quelqu’un les observait, puis poursuivit. Certes, il pouvait toujours tenter de se défendre, de se débattre, s’il le désirait, Erïka n’allait pas le laisser faire si facilement. L’important, pour elle, était qu’il ne pointe plus cette arme à feu sur elle. Elle en avait assez vu de ces pistolets et ne souhaitait pas qu’un dégénéré lui tire une balle en pleine tête. Il devait partir au plus vite, ainsi, elle pourrait également rebrousser chemin et se mettre à l’abri au garage, là où sa grand-mère attendait patiemment que la voiture soit de nouveau opérationnelle.


-« Je te conseille de foutre le camp si tu ne veux pas te faire réexpédier à la Confrérie en plusieurs morceaux… »

S’il souhaitait retrouver les quartiers de la Confrérie, c’était bien parce qu’il était mutant, tout comme elle. Son don devait le rendre cinglé pour qu’il agisse de la sorte face à une pure inconnue, à moins que ce ne soit sa véritable facette. Sincèrement, Erïka n’en avait rien à foutre de son pouvoir. Elle n’aimait pas la Confrérie, et si ce jeune homme avait été assez stupide pour croire aux mensonges que l’on avait pu lui servir, c’était son problème. Pour sa part, la Russe préférait le laisser se démerder avec ses propres problèmes. Relâchant sa prise sur lui, elle s’éloigna, reculant de quelques pas, avant de poser une main sur son front. Elle en avait marre des cinglés en tout genre. Espérons que celui-ci comprenne ses menaces et fiche le camp avant qu’elle s’énerve de nouveau, ayant parfois du mal à contrôler son agressivité.
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MessageSujet: Re: Le fou et la folle(rp Evan/Erika privé)   Jeu 15 Déc 2011 - 5:58

La blonde me prit et me plaqua sur la voiture la plus proche. Le choc fut terrible, et je le ressentis dans tout mon corps. J'eus envi de crier, de clamer ma souffrance. Mais je ne le fis pas, ne me demandez pas pourquoi. Avec son bras, elle me retint contre la voiture. De sa main libre, elle me serra la gorge. Un peu plus et j'avais de la difficulté à respirer. Je tentai de me dégager, de me sortir de la. En vain, elle m'avait bloqué. Elle me regarda dans les yeux, et je pouvais voir à quel point elle était agressive et dure. À quel point elle était forte émotionnellement. C'est le genre d'attitude que j'ai toujours rêvé d'avoir, car ça m'aurait évité bien des problèmes. Le Dark Men semblait s'amuser de ma faiblesse.

-« Je te conseille de foutre le camp si tu ne veux pas te faire réexpédier à la Confrérie en plusieurs morceaux… »

-Allez Evan, laisse moi le faire. Laisse moi la tuer. Laisse moi les tuer tous. Laisse moi commettre ces massacres que tu aimes tant!

-JE N'AIME PAS LA VIOLENCE, BORDEL!

-Ah, non? Alors pourquoi les as-tu fait mourir, Evan? Pourquoi j'existe, si ce n'est que pour être le reflet de ton propre désir?

-Je...

-Allez, avoue. Tu voulais qu'ils meurent. C'est toi qui les as tous tués, au final!

Je n'en pouvais plus. Je me mis à pleurer des flots de sang, braillant comme un enfant. J'avais essayé de rester fort face à tout cela. Mais la mort de chaque personne qu'on aime n'est pas une chose bien facile à supporter dans une vie. Elle l'est encore moins quand tu es en partie responsable de leur mort. Il avait raison, c'est comme si je les avais tués. Et tous ces pauvres innocents, morts pour rien. Pour rien! Je n'en pouvais plus, il fallait que je le dise à quelqu'un. Il fallait que j'explique que je n'étais pas un tueur. Peu importe à qui, il fallait juste qu'on le sache.

-Je...Je ne voulais pas qu'ils... qu'ils meurent... Ils me manquent tellement... Papa...maman...Pourquoi a-t-il fallu qu'il les tue? Il l'a même tué... elle! Elle était tout pour moi, tout! Sans elle, je ne sais pas si...si je serai encore capable de lui résister...Mais je ne suis pas un tueur! Je ne voulais pas qu'ils meurent! Je ne voulait pas qu'elle meurt... Il a ruiné ma vie... Qu'est-ce que je peut faire contre ça hein? Et ce massacre au...au zoo... C'était horrible! Je n'arrive toujours pas à y croire... Est-ce que je suis responsable de tout ça...hein? Pourquoi dois-je souffrir pour...pour ses crimes! C'est injuste! C'EST TROP INJUSTE! JE VEUX QU'ILS REVIENNENT! PITIÉ! JE VEUX LES REVOIR!
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Le fou et la folle(rp Evan/Erika privé)   Ven 16 Déc 2011 - 1:57

-« JE N'AIME PAS LA VIOLENCE, BORDEL! »

Depuis quand les gens non-violents se baladaient-ils avec une arme à feu sur eux ? S’il répugnait tant que cela les actes violents, que faisait-il encore ici à encaisser les nombreux coups que lui portait Erïka ? La seule façon pour que tout cela cesse était bien de déguerpir au plus vite en prenant bien soin de ne pas la contaminer avec sa folie. Malheureusement pour lui, l’individu restait là, la figure ensanglantée, en fixant un point dans le vide. Erïka poussa un soupire exaspéré.

-« C’est toi l’enfoiré qui m’a tiré dessus, je te signale ! Alors ne viens surtout pas me parler de non-violence ! Imbécile… »

Pourtant, il ne mentait pas. S’il mentait, elle l’aurait su, non ? Il devait y avoir un problème, un truc qui clochait avec son pouvoir. Elle ne pouvait pas croire que le jeune homme qui lui avait tiré dessus sans raison était adepte de la non-violence ! N’importe quelle personne censée penserait la même chose qu’elle. Il était fou, tout simplement déconnecté de la réalité. Elle ne voyait pas d’autre explication. Cette situation était tout simplement indéfinissable.

Les yeux d’Erïka se posèrent sur Istina, toujours dans sa cage, posée au pied du poteau. L’adolescente s’en approcha et souleva doucement la cage en la serrant contre elle. Pauvre cochon d’inde, il devait avoir eu peur. La jeune fille n’allait plus le laisser seul, comme ça, de peur que ce fou ne lui fasse du mal. Si elle restait indifférente envers l’espèce humaine, la Russe portait une grande attention à ce petit animal qu’elle ne possédait que depuis la veille. Si pur et innocent, il ne pouvait se défendre face aux êtres humains, bien plus dangereux et imposants.
Alors qu’elle s’apprêtait à partir, souhaitant s’éloigner un maximum de cet illuminé, ce dernier craqua et laissa sortir ses émotions, pleurant à chaudes larmes. Si, au départ, Erïka avait cru que le sang provenant de sa blessure se répandait sur ses mains, elle comprit bien rapidement qu’il provenait en fait de ses yeux. Les larmes de sang. Elle ne pensait pas que cela était possible. Était-ce un effet secondaire du à son pouvoir ? À moins que ce ne soit sa mutation qui se déclenchait ? Elle doutait fortement que le fait d’être en mesure de pleurer du sang était un pouvoir, mais restait méfiante. Reculant d’un pas, elle tenta de déchiffrer, à travers les sanglots, les paroles du jeune homme.


-« Je...Je ne voulais pas qu'ils... qu'ils meurent... Ils me manquent tellement... Papa...maman... Pourquoi a-t-il fallu qu'il les tue? Il l'a même tué... elle! Elle était tout pour moi, tout! Sans elle, je ne sais pas si...si je serai encore capable de lui résister...Mais je ne suis pas un tueur! Je ne voulais pas qu'ils meurent! Je ne voulais pas qu'elle meurt... Il a ruiné ma vie... Qu'est-ce que je peux faire contre ça hein? Et ce massacre au...au zoo... C'était horrible! Je n'arrive toujours pas à y croire... Est-ce que je suis responsable de tout ça...hein? Pourquoi dois-je souffrir pour...pour ses crimes! C'est injuste! C'EST TROP INJUSTE! JE VEUX QU'ILS REVIENNENT! PITIÉ! JE VEUX LES REVOIR! »

-« T’es qu’un p*tin de schizo… » Souffla Erïka.

Que pouvait-elle faire si quelqu’un lui faisait porter le chapeau pour tous ses crimes ? Rien. Ce n’était pas de ses affaires et elle n’avait rien à foutre. Cependant, elle aimerait bien savoir quel était le rapport avec Magneto. C’était si confus. Il avait parlé de la Confrérie et maintenant il pleurait en dénonçant un meurtrier invisible. S’il croyait en avoir terminé avec ses problèmes et les crimes odieux, il se trompait. Comme c’était triste… Laissé à lui-même parmi une bande de truands. Si Erïka avait possédé un tant soit peu de sympathie et de compassion, elle l’aurait consolé. Cependant, ce n’était pas le cas. Elle se contenta de lui adresser quelques mots.


-« Si tu prétends mépriser la violence et la mort, quitte la Confrérie tout de suite avant de devenir le chien de poche de Magneto. T’en profiteras pour consulter un bon psy… »

Sur ce, elle s’éloigna lentement de lui, rebroussant chemin. Elle n’avait pas envie de croiser des passants intrigués qui se poseront des questions sur ce qui se passait. Elle n’avait qu’une seule envie : retourner à l’institut. Pour l’instant, elle était prête à attendre patiemment au garage, en compagnie de sa grand-mère, tant qu’elle n’ait pas à croiser le chemin de d’autres cinglés.
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MessageSujet: Re: Le fou et la folle(rp Evan/Erika privé)   Ven 23 Déc 2011 - 23:16

J’étais renfermé sur moi-même. Je n’entendais pas ce qui se passait autour de moi. Ou peut-être ne voulais-je tout simplement pas l’entendre. Mais après tout, qu’est-ce qui était si horrible autour de moi ? Rien, rien du tout. L’horreur, elle se trouvait dans ma tête. Mes souvenirs, mes cauchemars, le Dark Men. Voilà les horreurs qui m’affligeaient, et non ce qui m’entourait. Une question me vint alors à l’esprit. Qu’est-ce que je fuyais, et pour quoi ? La réalité pour l’imaginaire, ou l’imaginaire pour la réalité ? Peut-être que je tente de fuir les deux. Mais quelle serait ma forteresse contre ce que je fuis alors? Je n’en sais absolument rien. Je ne veux pas savoir. Si je le savais, je crois que je virerais fou pour de bon. Alors, autant dire que l’ignorance ne pouvait être que mon alliée dans cette situation. C’est alors que je commençais à me soucier enfin de ce qui se passait. La fille devant moi ne semblait pas de très bonne humeur. J’ai dû dire une connerie ou un truc du genre, sûrement pendant que je parlais au Dark Men. Je réalisais alors ce qui lui donnait cette attitude. Mes «aveux».

-« Si tu prétends mépriser la violence et la mort, quitte la Confrérie tout de suite avant de devenir le chien de poche de Magneto. T’en profiteras pour consulter un bon psy… »

Sa réplique me fit aussi mal que si j’avais reçu une balle en pleine poitrine. Pendant une seconde, une seule, j’eus envie de me lever, de lui donner un coup et de lui gueuler dessus. Mais je ne suis pas comme un de ces violents qui battent leur famille, je ne suis pas comme mes anciens gardes, je ne suis pas comme le Larveux, et surtout, je ne suis pas comme le Dark Men. Au lieu de cela, je laissais un petit sourire se dessiner sur mes lèvres. J’aurais bien aimé faire ce qu’elle disait. Après tout, elle avait raison. La majorité des types de la Confrérie ne sont pas totalement saint d’esprit je dirais. Mais bon, qui suis-je pour critiquer? Après tout, plus on est de fous, plus on rit. Malheureusement, ce proverbe vaut autant que la non-violence chez la Confrérie. Je voudrais bien les quitter, mais Magneto est le seul à pouvoir m’aider. Il en a le pouvoir, j’en suis sûr! Il faut juste que je lui sois assez utile pour qu’il trouve nécessaire de me sauver! De plus, certains d’entre eux sont sympathiques. Je pense surtout à Raven en disant cela. Mais peut-être me ment-elle. Mais bon, ce n’était vraiment pas le moment de se lancer là-dedans. La fille aux cheveux blonds semblait en savoir beaucoup, alors il fallait que je lui parle. Mais déjà, elle partait. Je me levai en vitesse, puis me dirigeai vers elle. Quand je fus à portée, je mis ma main sur son épaule pour la retenir. Il fallait que je lui parle.

-Attends! Hum… J’aurais deux trois trucs à te demander… enfin… si tu veux bien. Tu as dit que je devrais me trouver un psy, mais qui pourrait vraiment s’occuper de moi, hein?

Oups, j’allais peut-être un peu trop vite là. Le Dark Men riait de mon incompétence. J’étais tellement pressé de lui poser des questions que j’en avais oublié les bases. Mon visage était couvert de honte et d’embarras.

-Hum, désolé… J’en oubliais les bonnes manières… Moi c’est Evan Bruns…Burns! Evan Burns! Hum… toi, c’est quoi…

Il fallait dire que je m’attendais pas à une réponse, vu la manière dont notre rencontre avait commencé. Mais bon, il fallait tenter. Je n’osais même pas la regarder dans les yeux, tellement j'étais gêné. Comme j’avais honte, là!
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Le fou et la folle(rp Evan/Erika privé)   Dim 25 Déc 2011 - 4:15

Ses cheveux blonds soulevés par une légère brise, sa démarche droite, élégante, sévère, son parfum à la vanille embaumant l'air, son regard azuré si impitoyable, Erïka n'était pas celle qu'elle semblait être, aux premiers abords. Elle cachait une partie d'elle-même derrière un masque, empêchant quiconque de voir à quel point les cicatrices du passé l'avaient meurtrie. Si elle possédait toujours son coeur de jeune fille, elle le dissimulait afin qu'il n'y ait plus rien qui puisse l'atteindre. Il lui était, à présent, bien difficile de se défaire de cette part d'elle qu'elle avait volontairement créée afin de dissuader les gens de l'approcher. Cependant, ces derniers semblaient s'obstiner à percer sa carapace ou obtenir sa compagnie. Elle pensait notamment à Emma Frost, son professeur qui souhaitait tant faire quelque chose afin de l'aider, mais qui ne connaissait rien à ses problèmes, à sa vie. Il y avait, bien sûr, le professeur Xavier qui avait fait de son mieux pour calmer les pulsions agressives très présentes chez l'adolescente, cherchant à en découvrir la source. Il y avait ces gens qui avaient décidé de tenter de se lier d'amitié avec elle, malgré ses réticences, comme John ou Bobby avec qui elle passait beaucoup de temps il y a bien longtemps. Sans oublier Amy qui avait décidé de l'aider à combattre ses terreurs nocturnes provoquées par des individus desquels Duncan l'avait sauvée. Au départ, tous ces gens étaient des inconnus. Pourtant, elle leur avait laissé la chance de la connaitre, de découvrir ce qu'elle laissait paraitre en surface. Elle avait accepté l'aide de certains et décidé de rendre service à d'autres.
Pourquoi, cette fois-ci, n'aidait-elle pas ce jeune homme ? Parce qu'il lui a tiré dessus ? Parce qu'il fait partie de la Confrérie ? Parce qu'il est cinglé ? Elle avait un tas de raisons de le faire et ne se laissait pas amadouer facilement. Cependant, s'il ne fallait qu'un peu de compassion afin que ce jeune homme la laisse tranquille, serait-elle prête à faire un effort ? Non. Par contre, elle pouvait bien répondre à ses questions, bien décidée à retourner cette conversation à son avantage, découvrir quel était son pouvoir, ses intentions, ses idéaux. Elle devait savoir s'il était de ces gens de qui elle devait se méfier ou non. Jusqu'à présent, elle penchait pour la première réponse. C'était dans ce genre de cas que la jeune fille appréciait l'utilité de son don.

Se retournant vivement, tenant contre elle la cage de son cochon d'inde, Erïka fit un mouvement du bras afin de dégager la main que l'inconnu avait posée sur son épaule. Agrippant son poignet, elle le lâcha bien vite, reculant de deux pas afin d'être à une distance raisonnable de lui. Si l'envie de le frapper lui venait de nouveau, elle n'aura qu'à se déplacer rapidement afin de l'attaquer, le jeune homme ne semblant pas en état de se battre. Déjà, son visage ensanglanté prouvait la brutalité des coups donnés par la mutante.


-« Attends! Hum… J’aurais deux trois trucs à te demander… enfin… si tu veux bien. Tu as dit que je devrais me trouver un psy, mais qui pourrait vraiment s’occuper de moi, hein? »

-« Devrais-je croire que tu ne peux te contenter du premier psychologue venu ? Si tu connais le problème, il y a certainement quelqu’un qui va finir par te guider vers la solution. »

Elle n’était pas certaine qu’il était mutant. Peut-être était-il fou au point de croire qu’il avait un pouvoir ? Magneto serait-il suffisamment idiot pour accueillir une personne n’étant pas en mesure de démontrer son potentiel ? Erïka restait sceptique. Elle ne savait quoi penser de tout cela et finit par se convaincre qu’il devait être mutant. Par contre, si tel était le cas, une question s’imposait à elle : quel était son pouvoir ? Ainsi, Erïka aura l’occasion de savoir à qui elle avait à faire. Elle ne pouvait rien contre ces Homos Superiors aux pouvoirs offensifs.

-« Hum, désolé… J’en oubliais les bonnes manières… Moi c’est Evan Bruns…Burns! Evan Burns! Hum… toi, c’est quoi…? »

Ce qu’Erïka pouvait détester les présentations. Dévoiler son nom était comme dévoiler une partie d’elle-même. Certes, elle pourrait donner son ancien nom, ce qui ne serait pas considéré comme un mensonge étant donné qu’il s’agissait de sa véritable identité, mais l’adolescente ne supportait l’idée de faire ressurgir des éléments de son passé. Elle n’avait pas d’autres choix que de se présenter à Evan Bruns… non, Burns… D’ailleurs, brun, n’était-ce pas une couleur ? Un mot français, non ? La jeune fille réfléchit deux secondes en tentant de se souvenir de cette couleur. Brun… Brown ! Voilà cette fameuse couleur. Erïka s’était peut-être perdue dans son esprit, se laissant aller à des pensées totalement inutiles, mais elle était rassurée du fait de se souvenir du nom de ses couleurs en français. Elle devrait songer à se pencher davantage à l’étude de cette langue, maintenant qu’elle était en mesure d’écrire et d’entretenir certaines discussions en allemand…

-« Appelle-moi Erïka. » fit-elle froidement. « Maintenant que les présentations sont faites, j’ai moi aussi quelques questions pour toi. Il y a quelque chose qui ne colle pas avec tout ce que tu as affirmé, plus tôt. Qu’est-ce que Magneto a bien pu dire pour que tu acceptes de le rejoindre ? Tu te prétends non-violent, mais tu appuies ses meurtres ? Les actes de violence dont lui et ses subalternes font preuve ? Ça sent le mensonge… »
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MessageSujet: Re: Le fou et la folle(rp Evan/Erika privé)   Lun 26 Déc 2011 - 1:16

Je poussai un soupir de bonheur. Enfin quelqu’un qui voulait m’écouter ! La dernière personne qui m’avait vraiment posé de vraies questions, c’est cette télépathe de qui j’étais tombé amoureux. Des souvenirs tristes vinrent à mon esprit. Je tentai de m’en débarrasser, car si le Dark Men les sentait, il allait les utiliser contre moi. Et ça, c’était bien la dernière chose que j’avais envie actuellement. Je venais juste de réussir à communiquer avec Erika, je ne voulais pas me remettre à faire des conneries. Je m’appuyai sur le mur à côté de nous, prenant mon souffle. Elle n’avait toujours pas répondu à mes questions, mais si au moins je répondais aux siennes, ça ne pouvait pas nous faire de mal, loin de là.

-Bon, tu veux vraiment savoir ? Très bien. Mais Il faut pour ça je te raconte tout. TOUT ! Alors j’espère que tu as du pop-corn. Désolé si la blague était nulle, mais je suis juste pas habitué de pouvoir dire des conneries comme ça, pour s’amuser. Bon, je me lance. Déjà, faut que je t’explique mon problème à moi, ce qui pourrit la totalité de ma vie, mon «pouvoir mutant». En gros, il y a un autre type qui est toujours avec moi. D’ailleurs, je le vois actuellement derrière toi. Non, ne te retourne pas s’il te plaît, tu ne le verras pas. C’est qu’il est dans ma tête, ce type. C’est d’ailleurs l’une des raisons pourquoi j’ai l’air si fou, c’est que je lui parle à voix haute. Je l’ai appelé le Dark Men, car il semble être fait de ténèbres, ou d’un truc du genre. En tout cas, ce n’est pas quelqu’un de sympathique. Son seul but dans la vie semble être de me torturer le plus possible, que ça passe par ma douleur ou par celle des autres. Parce que oui, je n’aime autant pas me faire blesser que de voir quelqu’un se faire blesser. Alors voilà la réponse à ta question sur la non-violence, je crois. D’ailleurs, j’ai récemment tué, et ça hante encore mes cauchemars. As-tu déjà tué ? Non, ça m’étonnerait. C’est probablement la chose la plus horrible que je n’aie jamais vécu. J’en ai vomis tellement ça m’avais répugné… D’ailleurs, ça me reprend…

J’eus tout à coup envie de vomir. Juste de repenser à ce type sur lequel j’avais tiré, ça me troublait. Avec ce qui venait de se passer au zoo il y a quelque minute de cela, je commençais vraiment à douter du fait que vivre soit vraiment utile. Mais bon, ce n’était vraiment pas le moment. Je me précipitai sur le bord du trottoir avant de vomir avec difficulté. Le Dark Men se moquait totalement de moi. Comme seule réponse, je lui lançai des regards noirs. Erïka sembla penser que c’était elle que je fixais comme ça. Je lui fit signe que je regardais derrière elle. Puis, je me remis debout, les jambes tremblant de faiblesse.

-Malheureusement, les membres de la Confrérie ne semblent pas partager mon opinion là-dessus…Désolé, je m’égare. Où est-ce que j’en étais déjà?

-Pathétique. Vraiment, vraiment pathétique. C’est le seul mot pour te décrire.

-La ferme, toi ! Je t’ai pas parlé. Ah oui ! On parlait de toi justement. Bon, en gros, j’ai parfois des crises de folie, durant lesquelles je me mets en boule au sol et ne me soucies plus du tout de ce qui m’entoure. Et quand ça arrive, le Dark Men se matérialise. Ça vient de m’arriver, d’ailleurs. Alors il se peut que tu entendes parler de moi demain dans les journaux. Et ça à presque eu lieu à nouveau. Si tu ne m’avais pas parlé, je crois que j’aurais vraiment fait une crise. Mais bon, t’as du remarquer que je suis du genre émotif et facile à ébranler. Bon, il y a une chose qu’il faut que tu comprennes à propos de moi. Je hais le Dark Men plus que quiconque. Pourquoi ? Parce que ce fou dégénéré a ruiné ma vie ! D’abord, il a tué mes parents quand j’avais 6 ans, devant mes propres yeux. C’était le jour où j’ai découvert mes pouvoirs d’ailleurs. À cause de lui, on m’a emmené dans une base secrète en plein milieu d’un désert. Là-bas, on nous entraînait, car je n’étais pas le seul, pour qu’on devienne de parfaits soldats. Mais disons qu’ils ont pris plus de plaisir à me torturer et à faire sortir le Dark Men qu’autre chose. Le Projet Soldier, ça te ditquelque chose ? À cause d’eux et de l’«aide qu’ils voulaient me donner», j’ai pourri 134 ans dans une cellule de merde. Je ne sais même pas comment écrire et lire, bordel! C’en est ridicule! Et ma cellule était tachée de sang partout, à un tel point que j’ai une peur bleue du rouge maintenant. C'est à cause de leurs conneries que je pleures du sang. Ce n’est pas très pratique pour un type si émotionnel que moi! Si je pleure trop, je perds connaissance à cause de manque de sang. Génial ! Mais, elle était là…

Puis, toute la colère qui venait de s’accumuler en moi disparut en un instant juste en pensant à elle. Cette jeune fille qui m’avait permis de ne pas virer fou. Elle m’avait même fait connaître l’amour. De toutes les personnes que j’avais connu qui sont mortes par ma faute, c’est celle qui me manque le plus. Je serais prêt à tout si je pouvais juste la revoir une fois, histoire de tout lui dire. Je n’ai jamais eu l’occasion de lui révéler les sentiments que j’avais pour elle, me contentant de la dire mon amie. Mais bon, à l’époque, et avec le contexte dans lequel on vivait, je ne suis même pas certain que je savais ce qu’était l’amour. Elle me manquait tellement. Une larme de sang coula sur ma joue. Je tentai tant bien que mal de cacher mes sentiments.

Ce qu’elle me manquait…
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[J'ai décidé de coupé un peu. À la limite, il te racontera la deuxième partie dans le prochain post...]
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Le fou et la folle(rp Evan/Erika privé)   Mar 27 Déc 2011 - 5:25

Erïka glissa ses doigts dans la petite cage de son cochon d’inde, tentant de se distraire en sa compagnie. Elle gardait un œil sur Evan, l’oreille tendue afin d’écouter son récit. Si elle détestait bien une chose, c’était les gens qui déballaient leur vie à la première personne venue. À être si stupide et si naïf, elle pouvait parfaitement comprendre comment Magneto l’avait enrôlé. Il suffisait de savoir parler, d’être un excellent menteur et de faire des promesses en l’air. L’adolescente n’arrivait pas à comprendre comment son interlocuteur pouvait ignorer le fait que raconter son passé à n’importe qui offrait à cette personne un bon nombre d’informations qu’elle pouvait retourner contre lui. Malgré tout, la jeune fille restait silencieuse, caressant doucement la fourrure de la petite bête du bout des doigts.
Si la jeune femme s’était retournée, pendant le monologue du jeune homme, cherchant à voir ce fameux « Dark Men », elle comprit bien vite qu’il restera invisible à ses yeux. Elle ne pouvait savoir à quoi il ressemblait, ni même de quoi il était capable. Si elle se fiait aux dires d’Evan, il était une… entité, oui, une entité violente qui était capable de tuer. Sinon, pourquoi lui demander si elle savait ce que cela faisait que de retirer la vie à quelqu’un ? Erïka ne répondit pas, mais connaissait une partie de la réponse. Tuer pour la première fois était quelque chose d’extrêmement troublant et déstabilisant. Elle avait assassiné un hologramme, semblant plus que réel, dans la salle des dangers et cela l’avait marqué. Elle avait eu l’impression de retirer la vie d’un être humain, de sentir le sang couler sur son corps, sur l’arme du crime, formant ainsi une flaque carmine au sol. Pendant plusieurs jours Erïka avait été profondément marquée par son geste avant que cette expérience ne devienne un souvenir comme un autre, à force de se convaincre que rien de tout cela n’avait été réel.

Evan ne tarda pas à s’interrompre pour aller vomir plus loin. Erïka détourna aussitôt le regard, n’ayant pas l’envie de voir cela. Elle soupira, ne sachant quoi dire, ni quoi faire. Son histoire était si folle qu’elle ne pouvait être totalement inventée… malgré que de la part de quelqu’un de cinglé… S’il était convaincu de ce qu’il disait, mensonge ou non, la jeune fille n’arrivera jamais à faire la distinction entre la réalité et la fiction. La Russe avait du mal à se faire à l’idée qu’une entité qu’elle ne pouvait voir se tenait derrière elle. Elle s’adossa donc à un mur de brique afin d’éviter d’autres regards noirs de la part d’Evan ou bien d’avoir l’impression que ce dernier lui criait des bêtises par la tête.


-« Malheureusement, les membres de la Confrérie ne semblent pas partager mon opinion là-dessus…Désolé, je m’égare. Où est-ce que j’en étais déjà? »

Il reprit son récit, débutant, cette fois-ci, par son enfance. Les premières années de vie d’Evan ne semblaient guère reposantes. La peur, la tristesse, l’effroi… Le fait de voir ses propres parents mourir sous ses yeux devait être un véritable traumatisme d’enfance. Enfin, si Erïka devait voir son frère être tué sous ses propres yeux, elle ne s’en remettrait jamais. Pourtant, le jeune homme racontait son histoire comme si cela faisait partie d’un événement parmi tant d’autres dans sa vie. Certes, il ne semblait pas indifférent à tout cela, au contraire, il était expressif, mais il y avait quelque chose qu’Erïka n’aimait pas. Probablement le fait qu’il lui déballe sa vie en entier.

Le Projet Soldier ? Elle n’en avait jamais entendu parler. Cependant, le fait de connaitre un groupe où des humains s’amusaient à torturer les mutants la révoltait au plus haut point. Déjà, elle avait connu de nombreux sadiques s’amusant à torturer pour leur pur plaisir, elle avait assisté à de nombreuses scènes traumatisantes durant son enfance et elle ne pouvait croire que, maintenant, des individus agissaient dans l’ombre afin de kidnapper des mutants et les étudier comme de vulgaires rats ! Ils étaient des êtres humains dotés de gènes différents, sans plus ! Ce projet devait agir dans l’ombre, à l’abri des regards, c’était certain. Sinon, elle aurait fini par en entendre parler à l’institut… À moins qu’ils ne soient pas au courant de son existence ? Erïka tentera de se renseigner, plus tard.
Evan stoppa de nouveau son récit, le regard fixant un point dans le vide. Il ne sembla pas remarquer tout de suite la larme coulant sur sa joue. Une perle carmine, tâchant sa peau blanche et s’écrasant finalement sur le sol.


-« Je vais être franche avec toi… Ne crois pas que je vais m’apitoyer sur ton sort. Tu n’es pas le seul à vivre un enfer, il y a bien d’autres gens comme toi. Cependant, tu as la possibilité de décider à qui faire confiance. D’ailleurs, le fait que tu t’ouvres comme ça à une pure inconnu fait de toi un imbécile. Je pourrais te manipuler si je le désirais, avec tout ce que je connais de toi. Je pourrais savoir ce que tu as fait, les crimes que tu as commis et te dénoncer. Je ne le ferais pas. »

Elle marqua une pause. Certes, elle pouvait laisser Evan raconter la suite de son histoire, étant un peu curieuse, mais préférait qu’il se taise et la laisse dire ce qu’elle pensait vraiment. Les longs monologues, ce n’était pas son truc. Elle voulait lui faire ouvrir les yeux sur quelque chose de très important : la confiance. Certes, elle était loin de dévoiler qui elle était réellement et même le peu d’amis qu’elle possédait ne connaissaient rien sur son passé et sur qui elle était auparavant. Elle ne voulait pas qu’Evan change afin d’être à son image, plus méfiant et avare sur les confidences. Tout ce que l’adolescente désirait était de lui faire remarquer à quel point il était faible et facilement manipulable. C’était l’âme d’une personne désespérée qu’elle percevait dans son regard. Devait-elle lui venir en aide ? Ou plutôt; voulait-elle lui venir en aide ?

-« Sache seulement qu’il y a des gens prêts à t’aider, sincèrement. Il faut, cependant, que tu arrives à les différencier des manipulateurs. »


[S'il y a des incohérences dans mon poste, fais-moi signe. J'ai déplacé des blocs de paragraphe ça et là alors ça se peut qu'au final il y ait quelque chose qui ne colle pas ^^ Si Evan veut raconter la suite de son histoire, libre à lui ~ ]
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MessageSujet: Re: Le fou et la folle(rp Evan/Erika privé)   Mar 27 Déc 2011 - 16:12

Je la regardais, ses paroles m’atteignant de plein front. Cependant, elles ne me firent aucunement mal, contrairement à ce genre de révélation. Elles m’ouvrirent les yeux sur deux choses. La première, c’était que d’autres personnes aient pu vivre ce que j’avais vécu. J’avoue que je n’y avais jamais vraiment réfléchi. D’aussi longtemps que je me souvienne, je m’étais toujours renfermé sur moi-même, m’apitoyant sur mon propre sort. Je n’avais jamais vraiment pris compte de ce que les autres vivaient ou avaient vécu. C’était une excellente question. Suis-je vraiment le seul à avoir vécu cela. Je repensais alors à tous ces autres types du projet soldier qui, comme moi, avaient subi un entraînement «spécial». Ces types qui avaient eux aussi dû subir des trucs pas super sympas au cours de leur séjour dans la base. La jeune télépathe, entre autre. Elle ne m’avait jamais raconté son passé, ni même dit son nom d’ailleurs. Mais je me rappelle que la première fois que je l’ai vu, elle était couverte de blessures de la tête aux pieds. Elle non plus, sa vie n’avait pas du être toute rose. Sinon, il y avait ce type que tout le monde surnommait Despawner à l’époque, tout simplement parce qu’il se téléportait… ou en tout cas, n’arrêtait pas de disparaître. C’était probablement le seul albinos de tout le projet. Il a tenté plus d’évasion que le nombre de crise que j’ai eu. Je ne lui ai jamais parlé, mais ça semblait être un type bien. J’eu un frisson en repensant à ses cris quand les gardes le ramenaient dans sa cellule. Même quand moi et tout les autres on a tenté de fuir, ils l’ont recapturé. Je ne sais pas ce qu’il est devenu. Enfin, il y avait le Larveux. Lui, il devait probablement mériter ce qu’il avait subi. De toute façon, je me rappelle qu’il se plaisait bien à exploser des gueules. Ironiquement, c’est le premier type dans la base à qui j’ai voulu faire confiance. Lorsque cette pensée stupide me monta à l’esprit, je me mis à rire sarcastiquement. Erïka me lança un regard interrogateur. Peut-être pensait-elle que je me moquais d’elle ou de ses paroles.

-Non, non, je ne me moque pas de toi. C’est juste que tout ce que tu m’as dit m’a rappelé un truc. C’est à propos d’un autre type qui était, tout comme moi, pris sur la base du projet soldier. On l’appelait le Larveux. C’est le premier type à qui j’ai voulu faire confiance sur cette foutue base à la con. Et tu sais ce qu’il à fait quand je lui ai demandé s’il voulait être mon ami ? Il m’a tout simplement frappé à un tel point que j’aie eu de la difficulté à sentir mon corps pendant plus de deux mois.

À oui, il était comme ça, le Larveux. Il aimait le combat et les forts. Et bien sûr, il s’assurait d’être supérieur en tout point. Il haïssait les faibles, ce qui voulait donc dire que j’étais probablement celui qu’il haïssait le plus sur la base. J’ai été étonné qu’il nous aide pour la fuite. Je ne sais pas pourquoi, mais je ne regrette pas sa mort, quoi que ça m’ait étonné que quelqu’un arrive à le tuer. Puis, mes pensées furent redirigées vers la deuxième chose qu’Erïka m’avait fait remarquer, mon manque de discernement. Sur ce point, je n’étais pas certain de moi. Était-ce vrai que je manquais tant que ça de discernement. Il y avait de bonnes chances pour qu’elle ait raison à propos de Magneto. Il était vrai que ma vie résultait en partie de promesses en lesquelles j’avais crues. Mais en même temps, je me fichais désespérément de cela. Pour l’instant, juste le fait de penser que quelqu’un m’aiderait, ça me suffisait. Avoir la foi est toujours mieux que de se retrouver plongé dans le désespoir. Dans un sens, Magneto m’aide. Même si ce qu’il m’a dit n’est qu’un ramassis de mensonges, y croire me permet de ne pas retomber dans le gouffre de peur et de démence dans lequel je vivais depuis 14 ans. Je ne veux jamais, au grand jamais, revivre cette solitude mortelle ! Et si des mensonges me permettent de me sortir de là, je les croirai.

-Tu as raison… je ne suis qu’un imbécile qui croit à tout et qui fait trop facilement confiance. Mais bon, ce n’est pas comme si j’avais vraiment le choix. C’est soit ça, soit je retourne en enfer. Le choix est pas si compliqué. Magneto dit pouvoir me sauver, pouvoir empêcher le Dark Men d’être plus fort. Et en attendant un meilleur sauveur, ses paroles me suffisent.
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MessageSujet: Re: Le fou et la folle(rp Evan/Erika privé)   Jeu 29 Déc 2011 - 5:57

Décidément, Erïka avait du mal à supporter ce jeune homme, par moments. En fait, elle n’était pas certaine de l’apprécier. C’était probablement après les coups de feu, puis ses longs dialogues et enfin cette entité invisible qu’il était le seul à voir qu’elle avait déterminé qu’elle ne pouvait tolérer sa présence. Et pourtant, elle était là, devant lui, discutant. Elle pourrait partir, rien ne la retenait en ces lieux, mais elle restait immobile, comme si elle attendait le moment propice pour déguerpir. Replaçant, d’une main, une mèche de cheveux rebelle, la jeune fille ne put s’empêcher de se dire qu’Evan pouvait être bien plus idiot qu’elle ne le pensait. Elle sentait une certaine innocence chez lui, comme si, malgré les événements, il n’avait jamais perdu son petit côté naïf. Sérieusement, était-il encore un gamin, à l’époque de sa captivité, pour demander sincèrement à quelqu’un de devenir son ami ? L’amitié se créait avec le temps, avec les échanges de paroles, les discussions passionnées qui tissaient des liens entre deux individus. Il était impossible, selon elle, de devenir ami avec quelqu’un sur un coup de tête. Il fallait laisser le temps nécessaire aux deux personnes d’établir une certaine confiance l’un envers l’autre. Erïka laissa paraitre un léger sourire sarcastique, à son tour, sur son visage.

-« À sa place, j’aurais fait la même chose. T’as quel âge pour demander aux autres de devenir tes amis alors que tu ne les connais pas ? C’est d’un ridicule… »

Elle ne se moquait pas. Enfin, peut-être un peu. Blessante ou pas, elle disait ce qu’elle pensait, tout simplement. N’importe qui pourrait lui demander pourquoi elle en rajoutait toujours, elle ne répondrait rien de plus que cela. Elle aimait la franchise ainsi que de donner son opinion sur diverses choses, surtout lorsque celui-ci était loin de ce que pensait les autres. Quoi qu’il en soit, l’adolescente jugeait en avoir assez entendu pour aujourd’hui. Elle songea à le quitter sur ces mots, mais n’en eut pas l’occasion. Lorsqu’Evan reprit la parole, Erïka s’arrêta dans son mouvement alors qu’elle faisait un premier pas afin de s’éloigner de lui.

-« Tu as raison… je ne suis qu’un imbécile qui croit à tout et qui fait trop facilement confiance. Mais bon, ce n’est pas comme si j’avais vraiment le choix. C’est soit ça, soit je retourne en enfer. Le choix est pas si compliqué. Magneto dit pouvoir me sauver, pouvoir empêcher le Dark Men d’être plus fort. Et en attendant un meilleur sauveur, ses paroles me suffisent. »

Soit il était sincère, soit il disait cela pour éviter de la contredire. Normalement, tout cela aurait terminé en bagarre. Pas avec Evan. Lui, il était non-violent. Même s'il se faisait traiter d'imbécile, il ne répondait pas négativement. Alors, s’il voulait réellement répondre avec agressivité à ses paroles, il n’userait que des mots. Était-il trop gentil au point de ne vouloir la contrarier ? À moins qu’il n’ait peur d’elle après qu’elle l’ait frappé à maintes reprises ?

-« Charles Francis Xavier. C’est la personne la plus pacifiste que je connaisse. Il saura t’aider, comme il en a aidé tant d’autre avec leurs dons… »

Erïka ne savait pas pourquoi elle avait décidé de parler du professeur à Evan. Quelque part en elle, se cachait une gentille jeune femme qui savait ce qu’était la souffrance. C’était cela qui la poussait à lui donner cet indice qui pourra, fort probablement, le mener à tourner un nouveau chapitre de sa vie. Ce ne devait pas être sorcier que de trouver le numéro de téléphone de l’institut, non ? Malgré qu’elle doutait fortement que ce dernier se trouve dans n’importe quel annuaire téléphonique…

Parlant de téléphone, celui d’Erïka se mit à vibrer. Elle s’empara aussitôt du petit appareil électronique et lut le message s’affichant à l’écran. Sa grand-mère lui demandait de la retrouver au garage, la voiture étant pratiquement réparée. Voilà l’occasion qu’Erïka attendait. Il ne lui restait plus qu’à partir. Dire au revoir à Evan ne serait pas de trop, mais la politesse ne faisait pas partie intégrante de la vie de la mutante. Chaque personne est ce qu’elle est…

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MessageSujet: Re: Le fou et la folle(rp Evan/Erika privé)   Jeu 29 Déc 2011 - 23:51

-« À sa place, j’aurais fait la même chose. T’as quel âge pour demander aux autres de devenir tes amis alors que tu ne les connais pas ? C’est d’un ridicule… »

-Si tu veux savoir, je n’avais que 6 ans, et je n’avais jamais vraiment eux d’ami avant à cause du Dark Men. Ironiquement il était à l’époque ce qui m’emplissait de joie. Le voir me regarder faire quelque chose quand j’étais jeune était bien mieux à mes yeux que la satisfaction d’avoir des amis. Hein, tu t’en rappelle, de la bonne vieille époque?

-Tu parle de cette époque de merde durant laquelle je ne comprenais rien à ma vie? Oui, je m’en rappelle. C’était de la merde!

-Mais oui, c’est ça!

Ça faisait longtemps que je n’avais pas pensé au Dark Men comme mon ami. Après tout ce qu’il avait fait, tous ces crimes qu’il avait commis, je ne pouvais plus lui pardonner. Mais je lui en avais tellement voulu que j’en avais oublié qu’à une époque, il était mon seul ami. Même si je ne pouvais pas le toucher, pas jouer avec lui, sa présence me rassurait durant mon enfance. Je croyais qu’il serait plus tard un genre de protecteur pour moi, un type qui m’aiderait en cas de problème. On peut tout de suite dire que je me suis planté royalement là-dessus. En tout cas, je peux au moins dire que pendant un certain temps, je l’ai respecté et aimé comme s'il était mon ami, voire mon frère. Je me suis toujours demandé si ça avait été réciproque pour lui à l’époque. Il avait été tellement cruel, sadique et monstrueux par la suite que je doute que ça ait été le cas. Mais au fond de moi, j’ai l’espoir qu’il m’ait également respecté et aimé à l’époque. Peu importe qu’elle était la réponse à cette question, ça ne changeait absolument rien à notre relation actuelle. Il restait et resterait mon pire ennemi et mon objectif serait encore de le détruire.

-« Charles Francis Xavier. C’est la personne la plus pacifiste que je connaisse. Il saura t’aider, comme il en a aidé tant d’autre avec leurs dons… »

Quand elle me dit qu’il existait un homme pouvant m’aider, je n’arrivais pas à y croire. Bien sûr, j’avais cru aux promesses de Magneto et des autres membres de la Confrérie, mais là, ça semblait être plus. Ça semblait bien plus vrai, bien plus prometteur. C’était comme si on venait de me donner les clés du paradis. Mon visage s’illumina de joie. Je n’arrivais pas à y croire. Ce type, Charles Xavier d’après ce que venait de me dire Erika, était capable de m’aider! J’avais vraiment de la difficulté à assimiler cela. Je n’arrivais toujours pas à croire, à me rentrer ça dans la tête. Même si on m’avait déjà proposé de l’aide auparavant, elle n’avait été que vague et lointaine. Je ne sais pas pourquoi, mais j’avais vraiment l’impression que cette fois, ça serait du vrai. Je ne savais presque rien de ce Charles Xavier, à part qu’il était la personne la plus pacifique qu’Erika connaisse. Je ne sais pas si elle en connaissait beaucoup, des personnes pacifiques, mais j’étais inclus. Alors si ce type était plus pacifique que moi, ça voulait dire qu’il était probablement quelqu’un d’extraordinaire. Il fallait absolument que je le rencontre. Des flots de sang coulèrent sur de mes deux yeux, tellement j’en étais heureux. Je remarquai alors le regard intrigué d’Erika.

-Non, c’est rien… Enfin, non, c’est beaucoup. J’arrive tout simplement pas à y croire… On se connait à peine, et pourtant… pourtant tu en as fait tellement pour moi. Cette information que tu viens de me donner peut te sembler des plus banales, mais pour moi… pour moi, c’est un sauf conduit qui me sortira de toute cette douleur et cette angoisse que je vis chaque jour de ma vie… Sérieusement, tu dois trouver ça bizarre que ça me fasse autant d’effet…Mais c’est que ça m’emplit d’espoir! J’ai de la difficulté à arrêter de pleurer tellement je suis ému. Sérieusement… Tu m’as donné la chance de trouver quelque chose que je cherchais depuis presque 14 ans, de l’aide… J’ai une dette envers toi, une grande, très grande…dette… Alors si il y a quoi que se soit que je peux faire pour t’aider, n’importe quoi…
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Le fou et la folle(rp Evan/Erika privé)   Sam 31 Déc 2011 - 21:40

It comes awake and I can't control it
Hidin under the bed,
In my body, in my head
Why won't somebody come and
Save me from this make it end ?

La confiance. Si difficile à acquérir, si facile à perdre. Enfant, les bambins acceptaient de croire en quiconque leur aspirait un semblant de confiance, sans réfléchir davantage, sans même songer à connaitre un peu plus les autres. Une connaissance devenait aisément un nouvel ami. Un ami pouvait se perdre et se regagner, tout comme la confiance. Avec les années, l’enfant apprenait à connaitre avant de faire confiance. Si certains, tel qu’Erïka, refusaient de croire en qui que ce soit, d’autres comme Evan croyaient en n’importe qui. Si Erïka lui avait fournis un faux nom à la place de celui de son directeur, le jeune homme l’aurait certainement cru. C’était bien amusant à voir. Étant franche, elle n’allait pas lui jouer dans le dos et encore moins lui raconter diverses conneries. S’il avait envie de lui donner sa confiance, c’était son droit. Cependant, l’adolescente ne pourra en faire de même. Elle se contentera de ne pas le mener en bateau.

Erïka observa Evan. Il pleurait encore ou quoi ? Il allait finir par manquer de sang si cela continuait. Pas question qu’elle le ramasse et s’en occupe si tel était le cas ! Enfin, c’était bien ce qu’elle pensait, mais oserait-elle réellement le laisser reposer sur le sol glacé, seul, alors qu’il était faible et au bord du désespoir ? La mutante n’était pas méchante. Elle cachait bien sa gentillesse sous une couche de cruauté et de mauvais caractère. Il fallait voir au-delà des apparences pour y trouver une jeune femme qui était prête à aider autrui, à sa manière.


-« Non, c’est rien… Enfin, non, c’est beaucoup. J’arrive tout simplement pas à y croire… On se connait à peine, et pourtant… pourtant tu en as fait tellement pour moi. Cette information que tu viens de me donner peut te sembler des plus banales, mais pour moi… pour moi, c’est un sauf conduit qui me sortira de toute cette douleur et cette angoisse que je vis chaque jour de ma vie… Sérieusement, tu dois trouver ça bizarre que ça me fasse autant d’effet…Mais c’est que ça m’emplit d’espoir! J’ai de la difficulté à arrêter de pleurer tellement je suis ému. Sérieusement… Tu m’as donné la chance de trouver quelque chose que je cherchais depuis presque 14 ans, de l’aide… J’ai une dette envers toi, une grande, très grande…dette… Alors s’il y a quoi que ce soit que je peux faire pour t’aider, n’importe quoi… »

-« Je t’ai simplement donné un nom. Je pourrais en faire plus, mais je crois que je ne t’aiderais pas davantage en te donnant tout, tout cuit dans le bec. C’est à toi de faire ce qu’il faut pour obtenir ce que tu désires. Si tu ne fais qu’attendre pour recevoir de l’aide sans la chercher, tu ne vaux pas la peine de recevoir davantage de ma part. »

Elle fit une courte pause et observa son cochon d’inde. De l’aide ? Comment pouvait-il l’aider s’il n’était pas en mesure de s’aider lui-même ? Evan ne pouvait rien pour elle. Elle était condamnée à mort pour connaitre l’existence d’une secte secrète. Elle ne savait pas où étaient tapis ses ennemis, ne connaissait pas leur véritable identité. Elle ne pouvait accepter l’aide d’autrui dans ce combat. Elle était seule. Personne ne pouvait l’aider, si ce n’était en tuant les démons de son passé. Levant les yeux vers Evan, elle l’observa, de brèves secondes. Il était un chaton abandonné, cherchant refuge, cherchant une famille aimante qui saurait l’aider à le sortir de sa vie de misère. Cependant, il n’avait pas trouvé la bonne personne pour lui venir en aide. Elle n’était là que pour lui donner une piste, lui permettre de commencer une sorte de quête pleine de réflexion sur ce qu’il était, sur ce qu’il avait fait, sur ce qu’il voulait faire. Préférait-il faire confiance à Magneto ou bien tenter de rencontrer Charles Xavier ? C’était son choix.

-« Ne te surcharge pas inutilement avec les problèmes des autres. Tente de régler les tiens avant. Toi, tu n’es pas un cas perdu… pas encore… »

Elle s’éloigna de lui avec un mince sourire désolé aux lèvres. Evan avait encore la possibilité de se libérer de tout ce qu’il vivait. En maitrisant son don, en ayant le dessus sur celui qu’il nommait le « Dark Men », il pourra enfin vivre en paix. Elle le lui souhaitait. Être sans cesse hanté par le passé n’était pas une chose plaisante, Erïka en savait quelque chose. Elle sera toujours poursuivie par ses bourreaux, qu’elle le veuille ou non. Elle ne pourra jamais connaitre le repos ni la paix d’esprit. Marchant vers le garage afin d’y retrouver sa grand-mère, l’adolescente ne pouvait penser qu’à une seule chose : vivre au jour le jour. C’était tout ce qu’elle pouvait faire. Cependant, elle le fera avec l’espoir d’un avenir moins sombre.
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Le fou et la folle(rp Evan/Erika privé)

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