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 Belles et Dangereuses [Emma Frost]

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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Belles et Dangereuses [Emma Frost]   Jeu 13 Fév 2014 - 2:26

“I'm trouble
Yeah trouble now
I'm trouble ya'll
I disturb my town
I'm trouble
Yeah trouble now
I'm trouble ya'll
I got trouble in my town”

Il avait cessé de neiger depuis trois bonnes heures lorsqu’Erïka retrouva sa voiture. Elle n’eut pas le choix de passer le balai afin de la déneiger. Nouvelle voiture, nouvelle responsabilité. Après l’accident qui était survenu alors qu’elle conduisait la moto de son petit ami, l’an passé, elle avait décidé de ne pas conduire lorsqu’il y avait beaucoup de neige et, surtout, de la glace. Dans cette optique, elle s’était inscrite à des cours de conduite automobile à l’automne. Elle avait réussis son permis il y a peu. Pour se récompenser, elle comptait utiliser ses économies pour s’acheter une voiture d’occasion en bonne état, se fiant à l’avis de ses proches pour être certaine de faire un bon choix.

C’était sans compter la manie de son père et sa sœur d’acheter des véhicules de luxe.

Erïka s’installa au volant de sa Lamborghini noire. Son père et sa sœur avaient décidé de lui faire la surprise et de lui acheter une voiture neuve et à leur goût. La jeune femme aurait plutôt opté pour une petite voiture simpliste et, si elle avait décidé d’investir dans quelque chose de plus dispendieux, elle aurait choisi un Jeep ou quelque chose du genre. Elle avait remercié, malgré tout, sa famille, heureuse de recevoir un tel cadeau. Elle ne pouvait nier que cela lui faisait plaisir. Elle prenait donc soin de son véhicule.

Roulant à bonne vitesse sur les routes de New-York, Erïka n’avait qu’une hâte : rejoindre l’institut. Elle avait encore tant de choses à faire aujourd’hui. Des devoirs, en bonne partie. Cela lui apprendra à avoir tout remis au lendemain… depuis les trois derniers jours. Ses travaux en langue, elle n’avait aucun mal à les faire. En une nuit elle aura lu son bouquin de français, écrite sa dissertation d’allemand et terminé ses travaux d’économie avancée. Elle allait s’en sortir, elle y arrivait toujours.

La jeune femme s’éloigna de la ville et s’engagea sur le chemin menant à l’institut. Elle en profita pour accélérer. Ici, on se fichait bien des limites de vitesse, personne ne roulait sur cette route, ou presque. En tout cas, la police ne passait jamais par-là, ce qui était une bonne chose. Ainsi, elle pouvait rouler à la vitesse qu’elle désirait. Dans une automobile, c’était une sensation très différente que sur une moto. Elle était moins effrayée à l’idée d’appuyer sur l’accélérateur. Changeant de chanson sur son Ipod, elle monta le volume afin de chanter avec Pink, l’une de ses chansons préférées.

Au bout d’un moment, Erïka croisa une autre voiture, dans la même voie qu’elle, qui roulait en direction de l’institut. Difficile de ne pas deviner à qui le véhicule appartenant : il était aussi blanc que la neige, propre, impeccable, comme s’il était impossible de le salir. Bien sûr, il n’y avait qu’Emma Frost pour avoir une si belle voiture, luxueuse, raffinée, qui était à l’image de sa propriétaire.

S’il y avait bien une chose qu’Erïka aimait faire, dans la vie, c’était d’embêter son mentor. La taquiner était une démonstration d’affection. Appuyant sur l’accélérateur et passant sur la voie de gauche, en sens inverse, qui était déserte, elle dépassa sans trop de mal la voiture blanche avant de se placer devant elle. Ce n’était pas parce que la jeune femme avait passé son permis qu’elle était un modèle de conduite. Elle n’était pas toujours sécuritaire sur les routes, surtout en ce moment où elle se permettait une petite course amicale avec son professeur.

Erïka aimait gagner. C’est pourquoi elle arriva à première à l’institut. Elle se gara sans aucun problème, puis attendit que la voiture de son professeur se gare à la place libre à ses côtés avant d’arrêter le moteur de son véhicule. Elle en sorti quasi en même temps qu’Emma Frost. Le sourire aux lèvres, elle s’approcha d’elle. Elle ne portait pas son manteau, l’ayant déposé sur son bras en sortant du véhicule. Il faisait trop chaud à l’intérieur pour qu’elle le conserve sur ses épaules. Elle portait une robe noire, simple, sans manche, lui arrivant aux genoux, signe qu’elle revenait de chez sa sœur ou d’un endroit qui demandait d’être vêtu avec un minimum d’élégance. Appuyant sur la petite télécommande qui se trouvait à son porteclé, elle verrouilla automatiquement les portes de son véhicule.

-« Je ne savais pas que vous étiez du genre à faire des courses de vitesse automobile avec vos élèves, Miss Snowflake… humm... Miss Frost. » Fit la jeune femme avec le sourire. « Je ne me serais pas attendue à vous voir répliquer à ma provocation. »


Dernière édition par Erïka M. Davidoff le Dim 9 Mar 2014 - 20:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Belles et Dangereuses [Emma Frost]   Mar 25 Fév 2014 - 21:29

Si il y avait bien quelque chose que Jonathan Adams détestait faire, c'était se rendre dans le bureau de sa supérieure. Il avait toujours l'impression de déranger, d'être une épine venant s'enfoncer dans le talon de la femme d'affaire. Pourtant, il était bien obligé de prendre son courage à deux mains, particulièrement ce jour là, où il se devait de lui porter quelques bilans importants.

Il cogna donc quelques petits coups timide contre la porte avant de prendre une grande inspiration et d'entrer dans la pièce. A chaque visite, qu'il rendait les plus brèves possible, il s'étonnait de la luminosité des lieux. Tout un pan de mur n'était fait que de verre, offrant une vue imprenable sur la ville mais permettant surtout à la clarté de caresser le mobilier blanchâtre. Même lors des sombres journées d'hiver, telle que celle qu'ils étaient en train de vivre, la pièce n'était jamais terne. C'était agréable, tant et si bien qu'il en oublia un instant la raison de sa présence. Mais le raclement de gorge de celle qui présidait au centre de ce petit cocon de blancheur, telle une reine immaculée, le ramena rapidement à la réalité.
 

- Je... euh... bonjour mademoiselle Frost, c'est au sujet des derniers bilans...  

Le regard azur de la jeune femme se posa sur son employé. Bien que neutre, il trahissait une certaine exaspération. Emma n'était pas d'humeur à traiter la moindre affaire administrative. En fait, elle n'était d'humeur à ne rien faire du tout. Les mains sur les tempes, assise derrière son bureau, elle se massait le crâne dans l'espoir de chasser une odieuse migraine qui prenait plaisir à lui vriller l'esprit. Le problème lorsque l'on passe son temps à canaliser son pouvoir psychique pour empêcher toute intrusion mentale, c'est qu'il arrive un moment ou il y a saturation. C'était fort heureusement assez rare, mais par manque de chance pour celui qui venait de pénétrer dans son bureau, c'était le cas ce jour là.

- Mais... on peut voir ça demain. Il hocha la tête comme pour appuyer ses propos. Vous devriez rentrer chez vous mademoiselle, vous ne semblez pas très bien.

Emma n'était pas du genre à se laisser dompter par des maux de tête. Pas plus qu'elle ne laissait qui que ce soit lui dicter sa conduite. Mais cette fois, elle trouvait que le conseil prodigué n'était pas mauvais du tout. Après tout, dans cet état, il lui était impossible de travailler correctement. De plus, la tempête de neige qui balayait la ville depuis plusieurs heures semblait s'apaiser un peu. Le parfait moment pour prendre la route et regagner l'institut.

- Vous avez raison Jonathan, puis-je vous confier l'entreprise pour le reste de la journée ?
- Bien sûr, ne vous en faites pas, je m'occupe de tout. Et vous, prenez soin de vous.

Quittant les locaux principaux de la compagnie, la grande blonde alla rejoindre sa voiture. Une fois dans le véhicule, elle se sentit déjà un peu mieux. Les bruits de la cité étaient étouffés par les cloisons du parking souterrain. Pourtant, elle savait qu'elle ne pouvait rester là indéfiniment et c'est donc le pied sur l’accélérateur qu'elle jaillit sur l'avenue principale. Plus vite elle sortirait du centre ville, mieux elle se porterait.

Ce n'est qu'arrivée sur la petite route tranquille menant à l'institut que la jeune femme s'apaisa un peu. Elle reprit un rythme de conduite plus calme et s'offrit même le plaisir d'écouter un peu de musique. Avec un peu de chance la danse symphonique d'un accord de piano lui permettrait d'oublier le tambourinement assourdissant de sa migraine.

Penchée sur le côté afin de régler le volume de la radio, elle délaissa la route du regard quelques secondes. Après tout, il n'y avait jamais personne qui circulait par ici et il s'agissait d'une ligne droite, donc peu de risques de sortir du goudron. Une baisse d'attention sans dangers en somme. Mais ça... c'était sans compter sur la présence d'un parasite fou du volant sur la même route qu'elle.

Redressant la tête juste à temps pour voir un bolide la dépasser à vive allure, la blonde serra les mains sur le volant. Surprise et agacée à la fois, elle jugea que ce n'était pas le jour pour l'emmerder. Loin de se douter de l'identité de l'autre conductrice, elle décida de donner une petite leçon de vitesse à cette dernière, qu'elle prenait, il fallait le reconnaître, pour UN dernier. Seulement, bien que têtue et décidée à répondre à la provocation de l'importun, elle n'était pas non plus inconsciente. Et, contrairement à son "adversaire", elle avait une conduite assez sécuritaire. Aussi, c'est sans surprises que l'autre gagna cette course improvisée. Par contre, ce qui était étonnant, c'est de voir la Lamborghini pénétrer l'enceinte de l'école. Les visiteurs étaient rares, et plus encore ceux assez aisés pour se payer une telle voiture. Grinçant des dents, Emma se gara avant de sortir de son véhicule. Riche ou pas, il était hors de question qu'un inconscient pareil s'approche de ses précieux élèves avant d'avoir entendu parler d'elle !!  

Ouvrant alors la bouche pour apostropher l'homme, elle la referma aussi sec. Non seulement ce n'était pas un homme qui lui faisait à présent face, mais pire encore, c'était une élève. Et pas n'importe laquelle... celle qu'elle considérait comme sa protégée. Pinçant les narines avec rage, dressant fièrement la tête, elle ne prit pas la peine de répondre à la provocation verbale de la Russe. Après tout, elle avait déjà bien suffisamment joué son jeu pour la journée. Furieuse, elle prit rapidement la direction du hall d'entrée. Comment avait elle pu mettre la vie d'Erïka en danger de façon aussi sotte? Les âneries de son élève, elle en avait l'habitude et son attitude ne l'étonnait pas vraiment. Mais le fait qu'elle ait pu participer à celle ci la mettait vraiment hors d'elle. Cependant, comme toujours, elle faisait en sorte de ne rien laisser paraître. C'est donc d'un ton calme, couplé d'un air neutre, qu'elle prit la parole :

- Je suppose que je dois te féliciter pour l’obtention de ton permis, Erïka ? Ou peut-être devrai-je avoir quelques mots avec ton instructeur ? Au vu de ta conduite je ne serai pas étonnée que son compte en banque soit plus rond de quelques chiffres après avoir validé ton épreuve.

C'était bas, d'autant qu'elle savait Erïka parfaitement capable de réussir tout ce qu'elle désirait sans jamais avoir recours à la fortune paternelle. Seulement, elle avait envie de la remettre à sa place, soulignant par sa réplique le luxe, déplacé pour une élève, de sa nouvelle voiture et le danger de sa conduite stupide. Une simple phrase, tant de sous entendus...

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nous ne devons être rien de moins que fabuleux. "
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Belles et Dangereuses [Emma Frost]   Mar 25 Fév 2014 - 22:47

"So if you see me coming
Down the street then
You know it's time to
Go"

Erïka avait appris à apprécier la vitesse au volant, mais avec modération. En ville, elle faisait parfois des conneries, habituée à avoir un véhicule bien plus petit. Par contre, elle s’améliorait avec le temps. Aujourd’hui, elle avait joué les imprudentes, s’engageant dans une petite course automobile avec son institutrice. La jeune femme avait gagné, mais n’en tenait pas vraiment de fierté. Elle s’en fichait un peu. Ça l’avait amusé, sur le moment, mais maintenant qu’elle faisait face à Emma, elle avait des choses bien plus importantes à l’esprit.

Malgré tout, ne perdant pas se léger sourire taquin qui ornait ses lèvres, Erïka lança une petite réplique, question d’embêter son professeur. De toute façon, cette dernière ne montrait jamais ses véritables sentiments. Elle se contenta de répondre d’une voix neutre et calme, cherchant à lui fermer le clapet. Dommage, ça ne fonctionnait pas si facilement. La jeune femme répondit aussitôt. On ne la faisait pas taire comme ça.


-« S’il y a une personne à féliciter, c’est mon père pour avoir réussis à me faire accepter de conduire une voiture comme ça. Pour vous, les riches, une voiture d’occasion en bon état ne suffit jamais ? J’ai obtenu mon permis dans les règles et je conduis très bien, même si j’ai fait exception et je ne vous l’ai pas démontré, aujourd’hui. Vous saurez que je n’ai pas besoin de soudoyer qui que ce soit pour obtenir ce que je veux. En fait, en général, je n’ai pas besoin d’autant d’argent. Il suffit de travailler pour obtenir ce qu’on veut. Et parlant de ça… Non, laissez tomber. »

Elle souhaitait attiser la curiosité d’Emma et obtenir davantage son attention. Le sourire aux lèvres, la jeune femme laissa le silence planer pendant un petit moment avant de reprendre. Elle avait quelque chose à dire à son institutrice, mais elle souhaitait être dans un endroit calme pour lui parler. Déjà, Emma allait peut-être se détendre et paraitre moins frigide qu’à son habitude, une fois dans son bureau. Pour l’instant, il fallait déjà qu’elles rejoignent l’institut. Dommage, la température était agréable, bien qu’un peu fraiche pour se balader sans manteau. Alors qu’elle continuait de la suivre d’un bon pas, marchant à ses côtés, Erïka lui révéla en partie la raison pour laquelle elle cherchait à la voir depuis quelques jours déjà.

-« En fait… À quelle université êtes-vous allée ? »

Erïka en savait peu sur son professeur, son passé et tout ça. Cela ne la concernait pas, elle ne posait pas de question à ce sujet. Par contre, puisqu’elle devait prendre une décision important, la jeune femme avait besoin de savoir si Emma pouvait la conseiller. Elle avait bien fait des études en économie pour arriver à la tête de la Frost International, non ?

Ayant ses lettres d’admission pour l’université et ne les ayant pas ouvertes depuis qu’elles les avaient reçues, quelques jours plus tôt, Erïka avait besoin de quelqu’un avec qui partager ce moment. Certes, elle pouvait demander à son petit ami ou bien une autre personne qui lui était chère, mais elle voulait que ce soit Emma. Pourquoi elle ? Parce qu’elle était son guide, son mentor, parce qu’elle allait parfaitement savoir comment l’aiguiller et l’aider à se retrouver, peu importe la réponse que contenait les enveloppes. Il était certain que la jeune femme allait entrer à l’université au cours de l’été. Elle souhaitait continuer ses études pendant les vacances et les terminer au plus tôt. Cependant, elle était toujours coincée avec le même dilemme : économie ou enseignement ? Elle pouvait bien faire les deux, mais plus elle retournait la question dans sa tête, moins elle savait ce qu’elle voulait faire. La jeune femme ne voulait pas en parler tout de suite à son père, elle savait déjà ce qu’il allait lui conseiller de faire. Elle avait besoin d’Emma et de personne d’autre.

À peine entrée dans l’institut, Erïka fit quelques pas plus rapide pour devancer Emma et se poster devant elle. Pas question de la laisser s’enfuir dans le manoir. Elle avait besoin d’elle maintenant. Le temps s’écoulait, la jeune femme devait faire un choix et faire son inscription dans une université. Laquelle ? Telle était la question. Elle avait cherché aux États-Unis, principalement. Son père l’avait très fortement incité à poursuivre ses études en Russie, lui offrant de payer ses études et de la faire loger dans son immense maison. Erïka avait longtemps hésité avant de poser sa candidature, réalisant qu’elle le faisait plutôt pour son père que pour elle. Que lui arrivait-il ? Ce n’était pas son genre de faire plaisir aux autres comme ça, surtout s’il était question de faire quelque chose qu’elle n’avait pas envie. Ça ne coutait rien d’essayer. De toute façon, une autre école lui faisait davantage envie.


-« J’espère que vous comptiez vous rendre à votre bureau, parce que c’est là qu’on va. J’ai besoin de vous. Personne d’autre. C’est très important pour moi. »
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MessageSujet: Re: Belles et Dangereuses [Emma Frost]   Mer 26 Fév 2014 - 2:05

Si l'on avait demandé à Emma quelques heures plus tôt quelle était la pire chose de sa journée, elle aurait répondu sans hésitations aucune : "ma migraine". Mais à présent, la grande blonde se rendait compte qu'il y avait plus pénible qu'avoir des maux de tête au bureau.... avoir des maux tête en présence d'Erïka. Deux plaies au lieu d'une.

Habituellement, l'enseignante faisait preuve de beaucoup de patience vis à vis de la russe, mais ce jour là, elle n'avait aucune envie de confronter ses nerfs aux humeurs espiègles de l’adolescente. Cette dernière ne se gênait d'ailleurs pas pour afficher son envie de provocation, cherchant d’emblée son mentor par de petites provocations verbales. Trop usée pour se prêter au jeu, Emma décida simplement de ne pas l'écouter. Elle ne remarqua donc pas le commentaire laissé en suspend par l'étudiante. A vrai dire, elle n'avait qu'une chose en tête, se débarrasser d'elle et regagner sa chambre pour enfin savourer un moment de paix silencieuse. C'était sans compter sur sa protégée.

Le pas emboîté à celui d'Emma, jusqu'à marcher à ses côtés, elle semblait bien décidée à la coller. Étais-ce là un simple exercice de taquinerie ? Ou bien désirait-elle quelque chose ? Le meilleur moyen de le savoir était de lui prêter à nouveau un peu d'attention.

-« En fait… À quelle université êtes-vous allée ? »

S'humectant les lèvres, le regard en coin sur la demoiselle, l'enseignante continuait de marcher. Elle se demandait pour quelle raison Erïka évoquait un tel sujet avec elle. Si elle avait voulut connaitre des choses sur son passé, elle aurait sans doute posée d'autres questions. Après tout, la Russe n'était pas du genre à tourner autour du pot lorsqu'elle voulait savoir quelque chose. Alors, pourquoi une interrogation aussi insipide ? La réponse frappa la grande blonde d'un seul coup, comme une évidence. Erïka était à présent en âge de suivre un enseignement supérieur et cela... loin de l'institut. Cette perspective ne réjouissait pas la psionique et depuis quelques temps déjà, elle craignait de voir sa protégée partir pour les contrées soviétiques. Cependant, si elle demandait à la femme le lieu de ses propres études, c'est peut-être parce qu'elle ne désirait pas migrer aussi loin. Cela avait quelque chose de rassurant.  

"J'ai suivie plusieurs cycles d'étude à l'Université de L'Empire State(*1). C'est une très bonne école."

Emma aurait pu parler plus encore de ses études, encourageant ainsi Erîka à suivre ses pas et à rester ainsi à New-York. Mais pour l'instant, elle n'avait pas envie de discuter, pas envie de débattre, juste celle de se reposer un peu. Mais une nouvelle fois, ce n'était pas dans les plans de la jeune blonde. Court-circuitant le projet de son instructrice, elle imposa sa volonté de rejoindre le bureau de cette dernière en lui barrant la route.    

-« J’espère que vous comptiez vous rendre à votre bureau, parce que c’est là qu’on va. J’ai besoin de vous. Personne d’autre. C’est très important pour moi. »

Laissant échapper un soupir, Emma hocha la tête pour signaler que c'était d'accord. Elle savait qu'il était inutile de lutter, qu'Erïka ne lâcherait pas l'affaire avant d'avoir obtenue ce qu'elle désirait. Et puis... si c'était important...
D'un signe de la main, elle invita la jeune fille à ouvrir le chemin, prenant à contre cœur le chemin de son bureau.

Ouvrant la porte de la pièce, elle devança Erïka, lui laissant le soin de fermer derrière elles pour leurs offrir un minimum d'intimité.


"Lorsque j'ai rejoint l'université, j'avais déjà de grandes connaissances dans bien des domaines, de par mon éducation. Mon père portait un grand intérêt à la culture des membres de la famille. L'on se devaient d'être aussi raffinés qu'une grande fortune se doit de l'être. Je savais déjà bien des choses sur la littérature, l'histoire, la philosophie, la sociologie, l'art et son histoire, la politique, la finance, ainsi que le droit. Il ne me restait donc que peu de domaine à exploiter. J'ai tout de même suivie un cursus de psychologie, de sexologie, de science de l'éducation et d'administration des affaires. Comme tu peux le voir, des matières cérébrales."

Emma savait parfaitement que tout cela semblerait impressionnant mais quelque peu pompeux aux yeux de sa protégée. Après tout, il n'était un secret pour personne que la psionique avait des facultés mentales hors du commun. Aussi, cette liste de connaissance n'avait rien d'extraordinaire et la demoiselle risquait d'être déçue par de telles informations. Mais la grande blonde gardait toujours un atout dans sa manche, en toute circonstance, et si elle ne voulait pas perdre l'admiration de la russe, il était temps de jouer celui qu'elle réservait à cet instant précis.

"Mais il y a un domaine dans lequel je suis qualifiée, qui fait exception à la règle..."

Se dirigeant vers une lourde armoire, elle déposa sa main gantée contre la serrure, laissant ses dons mentaux agir et ainsi ouvrir l'étrange mécanisme tenant les portes fermées. Une fois fait, elle extirpa une sorte de large coffret du meuble, l’amenant sur le bureau avant de l'ouvrir par le même procédé. Elle dévoila ainsi une sorte de petite couronne grise et un étrange pistolet digne d'un roman futuriste.

"... l'électronique. Si je suis l'une des rares capable d'utiliser Cerebro, ce n'est pas uniquement grâce à mon don. Je sais exactement comment il fonctionne et je l'ai d'ailleurs amélioré quelques fois. J'ai toujours aimé réparer ou fabriquer des machines. Tu as sous les yeux le Mindtap, capable d'amplifier les dons des mutants et l'échangeur d'esprit, qui inverse les psychés entre deux corps."

Emma se garda bien de mentionner que ce dernier créa quelques tourments à Tornade dans le passé.

"Bien sûr, là, ils ne sont pas activés, ils sont bien trop dangereux pour prendre le risque d'être utilisés par le premier roublard venu. Mais ils m'ont étés utiles quelques fois. Sans doute bien plus que mes connaissances sur la guerre d'indépendance ou sur les pigments de "la jeune fille à la perle". Et pourtant, jamais mon père, ni aucuns de mes précepteurs, n'aurait eut dans l'idée de me faire acquérir de tels savoirs. Comme quoi, il y a des choix qu'il faut faire par sois même, pour sois même, particulièrement lorsqu'ils concernent nos avenirs. "

Et voilà, Emma en arrivait enfin où elle voulait en venir. Malgré que son dernier commentaire était parfaitement mêle à la conversation et semblait anodin, il n'en restait pas moins une morale. Car oui, plutôt que de confier directement à la jeune fille sa crainte de la voir s'éloigner en suivant les désirs paternel, elle lui faisait tout un discours sur la liberté de ses propres choix. Elle espérait qu'ainsi, Erïka y réfléchirait à deux fois avant de choisir le lieu de ses études et de, possiblement, quitter tout ceux à qui elle tenait. A présent, elle pouvait écouter ce que son élève avait à lui dire, plus sereine, craignant moins qu'il ne s'agissed'un adieu.

"Enfin, bref. Tu voulais me parler ?"

(*1) = Université de l'Empire State (E.S.U), prestigieuse faculté imaginaire de l'Univers Marvel basée à New York City.

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MessageSujet: Re: Belles et Dangereuses [Emma Frost]   Mer 26 Fév 2014 - 7:52

Erïka projetait toujours l’image d’une femme sûre d’elle, toujours confiante et persévérante. Lorsqu’elle désirait quelque chose, elle faisait en sorte de l’obtenir, n’ayant pas besoin de la fortune de son père pour y arriver. Elle était une étudiante des plus studieuses, même si elle semblait parfois négliger ses devoirs ou bien étudier à la dernière minute. Elle ne faisait pas passer ses études avant les personnes qui lui tenaient à cœur. Elle tentait de faire un parfait équilibre entre les deux, en fait. Passionnée, la jeune femme adorait apprendre, découvrir, s’instruire. Cela n’en rendait que plus difficile son choix de programme à l’université. N’étant pas certaine de ce qu’elle souhaitait faire, ni de l’endroit où elle allait étudier, elle avait suivi son instinct et tenté d’entrer dans quatre différentes université, dont deux ne se situant pas aux États-Unis. Elle n’était pas certaine d’être acceptée en économie alors elle avait également tenté le coup en enseignement. Il ne restait plus qu’à lire les réponses des universités…

Incapable de toucher aux enveloppes qui n’avaient toujours pas quittés son sac à main, Erïka avait décidé d’attendre le bon moment et de parler à Emma. Elle saurait la conseiller. Elle la connaissait plus que quiconque, elle allait savoir ce qui était le mieux pour sa protégée. Comme cette dernière souhaitait avoir un avis honnête et une opinion qu’elle jugeait fiable, elle savait qu’Emma était la bonne personne. La jeune femme ne voulait pas parler à son père de ses lettres car elle souhaitait prendre sa décision, avant tout. Elle savait déjà qu’il allait lui recommander de vivre en Russie avec lui, afin qu’ils puissent se rapprocher davantage et qu’il puisse également prendre ses responsabilités de père envers elle. Cependant, Erïka n’était pas certaine que cela était pour elle. Elle se doutait bien qu’il voulait faire d’elle l’héritière de sa compagnie, mais elle n’était pas certaine de vouloir cela, pour l’instant. Elle avait besoin de réfléchir. Elle avait besoin de son mentor pour arriver à trouver les réponses qu’elle cherchait.

La jeune femme demanda à son professeur à quelle université elle avait étudié, espérant ainsi obtenir un avis sur les enseignements qui étaient donnés, si elle faisait le bon choix et si ça en valait véritablement la peine. Elle n’avait pas choisi les établissements en raison de leur prestige, mais bien parce qu’elle croyait pouvoir y obtenir un excellent enseignement dans de bonnes conditions. Elle avait déjà entendu parler d’une certaine université à Chicago où il y avait des mesures de sécurités accrues pour éviter que les gens défavorisés qui résidaient dans le coin n’agressent les étudiants. Ce n’était clairement pas le genre d’endroit pour elle. De toute façon, si elle étudiait en Amérique, autant que ce soit à New-York.

Bien décidée à ouvrir ces fichus lettres, Erïka obligea Emma à lui ouvrir la porte de son bureau. Cet endroit était tranquille et parfait pour discuter tranquillement. Non sans sentir que son institutrice était découragée par sa présence ou par le fait qu’elle imposait sa volonté, l’étudiante la suivit à travers les couloirs de l’institut afin de rejoindre le bureau. Emma entra en premier dans la pièce et Erïka la suivit, refermant la porte derrière elle. Elle se dirigea vers son siège préféré, qui était également le seul présent devant le bureau d’Emma, puis y déposa son manteau ainsi que son sac à main.

Emma repris la parole et lui résuma son parcours scolaire. Erïka l’écouta sagement, mais on pouvait clairement voir ses yeux devenir rond au fur et à mesure qu’elle réalisait à quel point son professeur était instruit. Il lui fallut quelques secondes pour assimiler toutes les informations, mais l’une d’entre-elle ressorti plus que les autres dans son esprit. Elle ne tarda pas à lâcher un commentaire à ce sujet.


-« La sexologie ? Vraiment ? Jamais je ne l’aurais cru. C’était quoi l’intérêt d’étudier ce domaine ? Les cours pratiques ? »

Certes, elle était impressionnée par un tel parcours. Ceux qui la disait surdoué parce qu’elle connaissait, parlait et écrivait couramment en plus de sept langues n’avaient pas connu Emma. Elle était… plus que surdouée. C’était impressionnant. Erïka n’en revenait pas. Elle était encore en train de traiter les informations qu’elle avait assimilées dans son cerveau. Cela prouvait-il qu’il lui était donc possible de faire ce qu’elle aimait sans avoir à choisir, d’étudier dans de nombreux domaines et s’instruire davantage ? Elle était jeune, elle avait encore la vie devant elle. Pourquoi ne pas en profiter ? Il lui avait fallu près de trois ans pour rattraper ses études qu’elle n’avait pu poursuivre entre l’âge de douze et quinze ans. Elle s’était débrouillée à merveille et avait pu se spécialiser dans certains domaines qu’elle adorait, bien qu’elle était tentée d’en découvrir de nouveaux.

Emma n’avait pas fini de lui faire part de l’étendue de son savoir. Elle se dirigea vers un meuble d’où elle en sortit un coffret qu’elle déposa sur le bureau. Aussitôt, Erïka s’en approcha, curieuse. Elle découvrir alors d’étranges objets : l’un ressemblait à un pistolet, mais l’autre lui était plutôt inconnu. Il lui fallut quelques secondes pour réaliser que cela pouvait servir de couronne. En fait, son regard était surtout porté sur le pistolet. Elle s’y connaissait en armes, son père lui en avait appris beaucoup à ce sujet, mais elle n’avait jamais vu un pistolet de ce genre. Lorsqu’Emma lui révéla qu’elle était douée avec l’électronique et que le Cerebro n’avait aucun secret pour elle puisqu’elle était capable de le modifier à sa guise, tout comme ces objets qu’elle avait créé, l’étudiante leva la tête vers elle, son regard pétillant de curiosité et d’admiration. Elle n’arrivait pas à croire que son professeur était arrivé à créer des objets aussi sophistiqués qui pouvaient permettre de faire des choses hors du commun comme amplifier les dons mutants et permettre à deux personnes de changer de corps.

Curieuse, Erïka s’empara doucement du pistolet. Elle fit bien attention à ne pas appuyer sur la gâchette ou toucher à quoi que ce soit qui pourrait activer l’arme. Elle savait s’y prendre, les manipuler, elle faisait très attention à ce que le canon ne vise personne. Silencieuse, elle se contentait simplement d’observer cette merveille alors qu’Emma continuait de lui parler. On sentait bien que l’adolescente était impressionnée. Elle détachait à peine son regard de l’objet qu’elle tenait entre les mains. Elle le déposa avec une délicatesse qu’on ne lui connaissait pas dans sa boite, ne souhaitant pas l’abimer davantage. Elle l’avait suffisamment observé comme ça. L’envie de le tester ne lui effleura pas l’esprit. L’idée d’en être le cobaye ne lui plaisait pas vraiment.

Peut-être qu’Erïka serait heureuse de prendre la tête de l’entreprise de son père. Peut-être qu’elle était destinée à travailler dans l’armement. Depuis que son défunt grand-père lui avait appris à chasser, dans sa jeunesse, elle avait toujours aimé les armes à feu. Elle connaissait le fonctionnement des fusils de chasse, elle manipulait avec aisance les armes de poings. Elle savait comment les entretenir et elle adorait ça.
Par contre, elle adorait également aider les autres, apprendre, partager ses connaissances. Elle souhaitait, depuis longtemps, devenir enseignante. Elle était douée pour ça, ce métier était fait pour elle, elle en était certaine. Cependant, le dilemme s’imposait encore. Elle n’était pas certaine de la décision à prendre.

Emma avait raison : elle devait faire ses propres choix et suivre ce qu’elle jugeait être la bonne voie. Personne ne devait lui dicter ce qu’elle devait faire. Elle devait écouter son cœur, sa tête, faire ce qui la rendrait heureuse. Encore une fois, Erïka ne connaissait pas la réponse… Elle ne savait pas quoi faire. Par contre, elle savait une chose : elle avait bien fait de parler à Emma. Contrairement à son père, elle la poussait à faire un choix censé, à prendre ses propres décisions et choisir sa vocation plutôt que de la jeter vers une quelconque voie.

Finalement, Erïka pris la parole. Elle secoua la tête, comme pour chasser ses pensées. Elle fixait toujours l’arme. Pendant deux secondes, elle avait complétement oublié qu’elle était là pour présenter ses réponses de l’université à son institutrice.


-« Ce que je viens faire… Fuck. J’avais complètement oublié. J’en reviens pas que vous aillez vraiment construit de telles choses. Cette arme est vraiment… wow… C’est la première fois que j’en vois une comme ça. Elle est plus classe que celles que j’ai, et de loin. » Elle prit une courte inspiration et posa ses fesses sur le bord du bureau. « En fait, j’étais venue vous parler de mes études. J’ai besoin de vos conseils. Je crois que j’ai bien fais de venir vous voir… »

Erïka se redressa, marcha dans la pièce, les talons de ses bottes claquant doucement sur le parquet. Elle avait besoin de mettre ses idées en place avant de parler. Elle ne savait plus trop quoi dire, ni même quoi penser. Sa tête était encore plus bordélique que la chambre de Bobby lorsqu’elle y laissait trainer ses affaires… ce qui faisait un sacré bordel.

-« Je ne sais même pas par où commencer. Je viens de réaliser que… il y tant de domaines à découvrir, tellement de choses à apprendre. Il est là, mon problème : je ne sais plus ce que je veux faire. J’aime l’enseignement, vraiment, j’aimerais devenir professeur ici, mais je réalise qu’il y a tellement d’autres domaines qui me passionnent sans que j’arrive à déterminer si je serais capable de faire ça de ma vie. Je veux dire… En fait, je ne sais pas. Après avoir entendu tous ce que vous avez étudiés dans votre vie, je réalise qu’il n’est pas impossible que je puisse également élargir mes horizons. Je pourrais trouver un métier qui me fasse voyager à travers le monde, je pourrais apprendre tellement de langues, découvrir de nombreuses cultures, et j’y aie déjà songé lorsque je suis entrée à l’institut. Mais maintenant que j’ai des attaches, je serais incapable de faire ça. J’aime voyager, mais je ne pourrais pas faire ma vie ainsi. Je sais que si je vais en enseignement je ne le regretterais pas. Par contre… je songe aussi à m’occuper de la compagnie de mon père lorsqu’il décidera de prendre sa retraite. Il veut me la céder et je le sais, ce qui me pousse peut-être davantage à aller dans le domaine de l’entreprenariat, de la gestion de commerce et de l’économie… »

Elle ne cessait de se promener dans la pièce, regardant très rarement Emma. Elle était concentrée dans son propre dilemme intérieur. Plus elle parlait, plus elle avait l’impression que certaines choses devenaient claires alors que d’autres semblaient tout aussi flou. Soudainement, elle s’arrêta, puis se tourna doucement vers Emma.

-« Vous avez choisi votre université ou vos parents vous ont poussé dans une direction en particulier ? Vous avez touché à tout et c’est impressionnant, vraiment, il en faut beaucoup pour m’impression et j’avoue que vous avez réussis. J’en reviens pas. C’est tellement de travail, tellement d’études… mais est-ce que vous étiez heureuse, là-dedans ? Ça à l’air génial de posséder autant de connaissances, de découvrir tant de choses. Il n’y a pas assez d’une vie pour tout explorer, pour tout comprendre et découvrir. J’aime apprendre. Je crois que c’est ça mon problème : je veux tout faire. Je suis en train de me rendre folle parce que je n’arrive pas à me décider. Il y a trop de choix, trop d’opportunité. Je sais que la décision que je vais prendre va changer ma vie et je ne veux pas me tromper, je veux être certaine de faire ce qui est le mieux. En fait… En fait, je veux être comme vous. Mais sans tout ce blanc, ça ne me plait pas. Enfin, je crois avoir compris. » Elle cessa de s’exprimer autant par les paroles que par la gestuelle pour s’assoir sur un espace inoccupé du bureau d’Emma. « Vous êtes cultivée, vous dirigez une entreprise et vous traumatisez probablement vos employés parce que vous dégagez cette espèce d’aura d’autorité et je-ne-sais-pas trop, mais je sais une chose : vous êtes faites pour être un leader et vous êtes une bonne dirigeante et c’est bien pour ça que je vous fais confiance et que je suis vos directives. Je sais que j’ai toujours voulu être ce genre de personne qui dirige les autres, qui prend des décisions, qui prend soin de son équipe, de ses protégés. Quand j’étais une gamine, je me souviens, je voulais être un super-héros, combattre le crime et tout ça… En fait, c’est encore ce que je veux faire, en quelque sorte. Je veux protéger les miens, je veux prendre soin de cet institut et de ces étudiants, comme vous le faites. Il y a une chose dont je suis sûre, une chose dont je n’ai jamais vraiment parlé à qui que ce soit… Je veux être une X-Men. Je veux prendre soin des mutants, je veux pouvoir aider ceux qui en ont besoin, je veux que ce lieu reste toujours une maison pour chacun des résidents, qu’ils s’y sentent en sécurité et ne craignent pas pour leur vie, qu’ils puissent être eux-mêmes. Je sais que je suis impulsive et que j’ai plein de défauts de ce genre, mais cela ne m’empêche pas de vouloir faire partie de l’équipe. Je fais beaucoup d’effort, je m’entraine autant que je peux. Je n’ai peut-être pas de don super utile en combat, mais cela ne change en rien le fait que je peux protéger les plus faibles si je le veux. Bon, d’accord, la tête de Scott ne me revient pas et je n’arriverais jamais à le supporter, mais je suis prête à faire des efforts, car la chose dont je suis le plus certaine est que je souhaite être une X-Men. »

Erïka poussa un long soupire, puis fixa ses pieds. Elle s’était laissée emportée par ses émotions et avait laissé son cœur parler. Beaucoup trop. Néanmoins, elle se sentait libérée. Ça faisait du bien de s’exprimer, de laisser sortir ses doutes, ses craintes, ses appréhensions. Avec tout cela, elle avait complètement oublié ses lettres de l’université. Pour l’instant, elle n’y pensait pas. Elle se racla la gorge. Elle avait soif. Elle repéra une carafe d'eau pleine, se leva, puis alla se servir tout naturellement un verre... ou une coupe, faute d'avoir un verre conventionnel à portée de main.

-« La prochaine fois qu'on me dit que j'ai besoin d'un psy, je sais qui aller voir. Ça fait un bien fou de parler... »
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MessageSujet: Re: Belles et Dangereuses [Emma Frost]   Mer 26 Fév 2014 - 17:06

Ce n'était pas pour faire étalage de ses multiples connaissances qu'Emma avait listé de la sorte les divers domaines dans lequel elle excellait. C'était surtout pour offrir à Erïka une vision complète de son cursus et ainsi lui démontrer qu'il n'était pas toujours nécessaire de se spécialiser dans un domaine unique. Elle désirait que son élève ait le panel d'avenirs le plus vaste possible en tête, lorsqu'elle déciderait qu'il était temps d'aller apprendre ailleurs. L'enseignante connaissait assez son élève pour savoir qu'une grande soif de connaissances bouillonnait en elle et elle savait, sans que la russe n'ait à en parler, que l'heure du choix serait difficile.

Malgré tout, même si son discours n'était pas emprunt de vanité, elle devait reconnaître que l'expression admirative qui se dessinait sur le visage de la demoiselle, au fur et à mesure qu'elle parlait, la rendait quelque peu fière. Erïka comptait beaucoup pour elle et il lui était important qu'elle ait une bonne image d'elle. Hors, à cet instant précis, nul doute que la magie opérait... du moins jusqu'à ce que l'étudiante ouvre à nouveau la bouche.


-« La sexologie ? Vraiment ? Jamais je ne l’aurais cru. C’était quoi l’intérêt d’étudier ce domaine ? Les cours pratiques ? »

Emma laissa échapper un court soupir avant de secouer mollement la tête. Erïka avait beau être parée d'atours féminins, il lui arrivait encore d'avoir des réflexions bien enfantine. La psionique avait fait l'erreur de l'oublier, l'espace d'un moment.

"Et bien entendu c'est la matière que tu as retenue parmi toutes celles citées... Pour ton information, il n'y a pas de cours pratiques, bien au contraire. C'est une étude très théorique, axée sur les aspects physiologiques, psychologiques, médicaux, sociaux et culturels. C'est un trait du comportement humain relativement important."

Mais, puisque Erïka semblait intéressée par les choses pratiques, Emma avait de quoi accaparer son attention. Quelques instants plus tard, alors qu'elle dévoilait à la russe deux de ses créations électroniques, les railleries sur la sexologie semblait s’envoler. A vrai dire, tout commentaires semblaient envolés. L'étudiante ne disait plus un mot, se contentant de prendre l'une des créations en main, l'admirant. L'enseignante la laissa faire, en profitant pour se laisser tomber sur sa chaise. Sa fichue migraine n'était toujours pas passée. C'est pourquoi, afin de faire avancer un peu leur entretiens, la télépathe interrogea son interlocutrice sur la raison de sa venue. Elle était toujours prête à conseiller la jeune fille, maux de tête présent ou non, mais elle devait admettre ne pas s'être attendu à ce que cette dernière se mette à parler autant. Habituée au côté plutôt réservé de la russe concernant ses doutes et ses sentiments, elle se retrouva assaillis d'informations bien difficile à déchiffrer dans son état actuel. Pourtant, elle fit un effort.

Suivant les vas et viens de la russe, grinçant des dents à chaque claquement de ses talons sur le sol, la mutante tenta de se concentrer sur ses propos. Une fois le long discours achevé, Emma se fendit d'un de ses rares sourires. Les mots de la jeune femme l'avait touché et son commentaire au sujet de Scott lui avait même arraché un petit rire. Tout ce que disait la demoiselle au sujet de ses désirs, l'enseignante les avaient cernés depuis longtemps. Ce n'était pas pour rien qu'elle lui donnait les meilleurs cours d'économie possible, dans le cas où elle voudrait reprendre la tête de l'entreprise familiale. Ce n'était également pas anodin si elle avait choisit de l’entraîner au combat, dans une optique de pré formation aux X-men. Pas non plus sans arrières pensées qu'elle la forçait à devenir plus sûre d'elle, ayant sentit dès leur première rencontre une grande force de leader derrière les peurs de sa protégée. Mais, même si Emma avait toujours vue ses qualités chez Erïka, il était assez nouveau que la jeune femme les voient, elle. C'était là une excellente chose. Tout comme le fait qu'elle s'ouvrait à son mentor, qu'elle lui confiait ses sentiments, qui étaient extrêmement touchant aux yeux de la grande blonde. Elle l'admirait, elle voulait être comme elle et ça, c'était un merveilleux compliment de sa part.


"Il est normal que tu te sentes mieux, tu avais beaucoup à dire. Je vais tâcher de te répondre au mieux, je dois avouer qu'il y a beaucoup d'informations à traiter. Je peux te conseiller pour tes études, mais il me semble que tu sais déjà ce que tu veux. Tu penses être perdue parce que trop de choix s'offrent à toi ? Je ne vois pas en quoi c'est un problème. Tu peux enseigner, tout en étant à la tête d'une entreprise, il me semble que j'en suis l'exemple même. Rien ne t'empêche non plus de rejoindre les X-men et de protéger les autres en même temps. Ce n'est pas pour rien que j'ai souhaité te donner l'entrainement que je te donne. Je sais, depuis toujours, que tu as les capacités pour en devenir une, qu'importe ce que peuvent en dire ceux qui ne te connaissent pas assez. Tu es forte, bien plus que tu ne le crois, intelligente, généreuse, courageuse et motivée. Tu as tout les atouts pour enseigner, diriger une entreprise et rejoindre l'équipe. Mais tu es encore jeune et ton désir d’accroître tes connaissances est trop précieux pour être abandonné. Aussi, peut-être devrais tu le combler avant de te poser enfin dans les trois voies dont nous venons de parler. Quoi qu'il en soit, quelque soit ta décision, saches que tu auras mon soutiens."

La blonde prit quelques instants avant de reprendre la parole. Comme toujours, parler d'elle, de son passé, n'était pas des plus aisé.

"J'ai choisie seule mon université et les matières suivies. Mes parents n'étaient plus là pour m'imposer quoi que ce soit. Je ne saurais dire si j'étais heureuse, mais j'ai aimé agrandir mes connaissances et je ne regrette aucune des heures passée à étudier ou à apprendre. Seulement, c'était des matières qui correspondaient à ma personnalité. Elles demandaient de la réflexion et surtout, de la patience. Ce n'est pas parce que ça me convenait, que ce serait le cas pour toi. Tu as peut-être besoin de choses plus "vivantes". Les voyages sont une excellente chose. Rien ne t'obliges à le faire éternellement et à quitter ce à quoi tu tiens. Tu peux parfaitement prendre une année pour faire le tour du monde et en découvrir les merveilles. Une fois fait, il sera toujours temps de rejoindre une université. Je pourrais même te faire une lettre de recommandation si tu le désires, bien que je doute que tu en aies besoin. Quoi qu'il en soit, tu as une infinité de possibilités et largement le temps nécessaire. Inutile de te précipiter, fais ce que tu désires, ce que tu aimes, le reste viendra de lui même."

Profitant de la présence de la carafe non loin, Emma se servit à son tour un verre d'eau. Elle savait qu'Erïka n'était pas vraiment là pour entendre son enseignante l'orienter vers l'un de ses choix. En vérité, tout ce dont la jeune femme avait besoin, c'était de l'entendre dire qu'elle croyait en elle, qu'elle la soutiendrait quoi qu'il arrive et qu'aucun de ses choix n'était susceptible de la décevoir. Et étrangement, c'était exactement ce qu'elle ressentait. C'était un sentiment plus maternel que celui d'un professeur envers son élève mais leur relation était, depuis bien longtemps, bien au delà de ça. Emma était fière d'Erïka, de tout ce qu'elle avait accomplit depuis qu'elle lui avait offert son aide et ça, c'était un ressentis immuable. Aussi, elle espérait que par son discours, la russe le comprendrait et que ses craintes seraient assez apaisées pour qu'elle puisse enfin y voir clair.  

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MessageSujet: Re: Belles et Dangereuses [Emma Frost]   Mer 26 Fév 2014 - 18:33

Il était parfois difficile de déchiffrer ses propres émotions et ses désirs. Parfois, il semblait impossible d’accomplir toutes les choses qu’on aimerait faire dans une seule vie. Erïka était encore jeune, elle pourrait profiter au maximum de son adolescence pour faire la fête, sortir avec des amis et profiter de l’argent de son père. Pourtant, elle n’en faisait rien. Elle passait du temps avec celui qu’elle aimait, faisait quelques sorties avec des amies et passait le reste de son temps à bosser comme une dingue pour arriver à terminer les devoirs des nombreux cours qu’elle avait choisi pour sa session actuelle d’étude. Elle avait perdu son enfance il y a longtemps. Elle avait maturé, grandit bien plus vite que n’importe qui d’autre. Elle n’avait pas envie de tomber dans l’immaturité et l’innocence de certains adolescents, elle en connaissait quelques-uns et à voir leur comportement elle n’en avait pas envie. Qui avait dit qu’il fallait faire la fête et sortir pour être heureux, de toute façon ? Erïka adorait la vie qu’elle menait actuellement. Elle adorait apprendre, étudier. Ce n’était pas sans raison qu’elle parlait tant de langues, elle avait beaucoup appris par elle-même pour le plaisir de la chose.

Maintenant, il était tant de décidé ce qu’elle ferait de sa vie. Elle fit part de ses doutes à Emma et, bien rapidement, se laissa emporter par un flot d’émotions, de craintes, d’incertitudes. Elle déballa son sac, s’exprimait sans retenue. Elle savait que son institutrice était là pour l’écouter, la conseiller et la soutenir. C’était pourquoi elle était venue la voir, c’était l’une des raisons qui faisait qu’elle avait véritablement confiance en elle. Même si elle aimait jouer les rebelles, qu’elle adorait embêter Emma car cela était une façon de lui montrer son affection, Erïka pourrait suivre aveuglement ses ordres sans les discuter, peu importe la situation, sachant que c’était la bonne décision.

Se servant un verre d’eau, Erïka retourna s’assoir sur le bureau. Elle n’aimait pas rester sur la chaise qui y faisait face, elle avait l’impression qu’il y avait une trop grande distance entre elle et son interlocutrice. Silencieuse, en profitant pour boire et se déshydrater, la jeune femme écouta attentivement les paroles d’Emma. Elle vint démêler peu à peu son esprit, lui montrant qu’elle n’avait pas à se restreindre à un seul domaine d’étude. Elle pouvait faire ce qu’elle désirait puisqu’elle en avait le potentiel. Si elle désirait apprendre, alors, elle avait la vie pour le faire. Elle pouvait faire ce dont elle avait envie, que ce soit enseigner, diriger une entreprise ou être X-Men. Rien ne l’en empêchait. Emma prouvait que c’était possible. Elle avait des connaissances incroyables, elle jonglait avec des boulots très demandant, mais réussissait tout ce qu’elle entreprenait. Elle avait même le temps pour l’entrainer, faire d’elle une femme plus mûre, plus sûre d’elle, plus réfléchie et la transformer en une grande combattante. Entendre son professeur parler en bien d’elle, énumérer certaines de ses qualités et lui confier qu’elle était faite pour être un leader. Cela arracha un magnifique sourire à Erïka. Savoir qu’elle avait le soutien d’Emma et que cette dernière allait l’encourager, peu importe sa décision, la rendait tout simplement heureuse.

Entendre parler du parcours scolaire de son professeur lui permettait de découvrir qu’elle avait bien plus d’option dans la vie qu’elle ne l’aurait cru. Emma avait fait son choix de cursus scolaire et d’université par elle-même. C’était ce que devait faire Erïka. Elle ne devait pas se sentir oppressée par qui que ce soit et elle devait encore moins laisser quelqu’un dicter ce qu’elle devait faire. Elle devait prendre cette décision par elle-même, pour elle. Ce ne sera peut-être pas facile, mais elle saura prendre la bonne décision.


-« Je commence à y voir plus clair, merci. Je ne sais pas à quelle université je vais aller, mais je sais déjà laquelle je veux éviter. Mon père m’incite fortement à le rejoindre en Russie. C’est loin, bien trop loin d’ici. Je ne sais pas si je pourrais tenir pendant toutes mes études et encore moins dans un manoir pratiquement aussi gros qu’ici, mais vide… Je ne sais pas si je pourrais supporter de voir mon père à tous les jours sans vouloir lui en coller une. Je sais qu’il veut rattraper le temps perdu, mais je sais aussi qu’il a cette manie de tout contrôler… Si je vais là, je sais que ce ne sera pas pour moi, mais bien pour lui. Je me fiche bien du fait qu’il pourrait m’offrir tout ce dont j’ai besoin. J’ai déjà ce qu’il me faut. L’argent, ce n’est pas si important, c’est à peine si je touche à la somme qu’il m’envoie à chaque mois. J’ai préféré l’investir en suivant vos conseils et en étudiant autant que possible le marché financier, la bourse, afin de pouvoir tester ce que j’ai appris en cours et mieux comprendre le fonctionnement de tout ça. Je ne pourrais peut-être pas me payer Harvard ou Yale, mais j’en ai assez pour être heureuse. De toute façon, j’ai toujours l’institut pour apprendre et c’est sans parler de ce que j’apprends par moi-même dans mes temps libres. »

Erïka déposa sa coupe vide sur le bureau, à un endroit où elle ne risquait pas de la faire tomber. Elle se leva, rejoignit son sac à main en en sortit quatre enveloppes. Elle ne les avait toujours pas ouvertes, mais maintenant c’était le bon moment. Il était temps de savoir si elle était acceptée à l’université. Elle n’avait pas à douter, elle avait tout ce qu’il fallait pour aller dans l’école de son choix. Cependant, il y avait toujours un doute qui planait. La jeune femme retourna à sa place, serrant doucement les enveloppes dans ses mains.

-« J’ai déjà fait mon choix d’université… Enfin, presque. Il y trop de programmes, trop de choix, trop d’écoles, je n’ai jamais pu arrêter mon choix sur une seule d’entre elle. J’ai envoyé ma candidature à quatre universités différentes en espérant en avoir une de positive dans tout cela. J’ai reçu les réponses il y a quelques jours, mais je n’étais pas capable de les ouvrir ou bien d’en parler à qui que ce soit. J’avais besoin de vous pour faire ça. Je sais que peu importe ce qui se cache dans ses enveloppes, vous saurez m’appuyer et m’aider à faire le bon choix. Vous me l’avez de nouveau prouvé aujourd’hui. » Elle prit la première lettre de la pile et la tendit à Emma. « Celle-là provient de Leningrad, Institute of Finance and Economics, en Russie. J’avais choisi un programme de… International business, je crois. S’il y a bien une école qui pourrait me refuser sans que je m’en plaigne, c’est bien celle-là. Elle a beau être réputée, l’une des meilleurs de la région, je crois que je ne suis pas prête à aller vivre là-bas. De toute façon, c’est assez loin du manoir de mon père. Enfin, ouvrez-là, on saura bien quelle est la réponse. »
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MessageSujet: Re: Belles et Dangereuses [Emma Frost]   Mer 26 Fév 2014 - 22:33

Emma savourait l'eau fraîche qui venait hydrater sa gorge, trop sèche suite à son long discours. Habituellement, elle n'avait pas besoin de parler tant. Quelques mots étaient suffisant pour être comprise et bien qu'elle maniait le verbe à la perfection, elle préférait généralement se montrer concise dans ses propos. Sauf... lorsque le sujet lui tenait vraiment à cœur. Hors, peu de chose avait autant d'importance à ses yeux qu'Erîka et son bien être. Elle même n'avait pas eut la chance d'avoir quelqu'un pour veiller sur elle, elle avait du se débrouiller seule, ne choisissant pas toujours la meilleure voie à suivre lors de son parcours. Elle ne voulait pas qu'il arrive la même chose à la russe, même si, maintenant, elle avait d'autres piliers dans sa vie que son enseignante. Malgré tout, c'était toujours vers la télépathe que la jeune femme se tournait, qu'elle venait chercher conseils et ça, c'était précieux. Aussi, même si sa tête la faisait atrocement souffrir, elle prenait son temps, parlant plus que de raison pour que chaque chose soit bien claire. Et à entendre Erïka, ça marchait plutôt bien.

Puis, vint le moment où la jeune femme confia ce qu'Emma redoutait d'entendre. Son père avait des projets pour elle, une voie d'étude, un nouveau pays, un riche avenir tout tracé. Tout cela sous couvert d'un désir de se rapprocher de son enfant, si longtemps perdu. Emma avait pour hantise de voir Erïka se plier à ses vœux. Déjà, parce que cela signifiait être séparée d'elle, mais pas uniquement. La grande blonde était jeune, mais avait suffisamment vécue et comprenait assez bien le comportement humain pour savoir qu'une telle situation ne ferait que les rendre tout deux malheureux. Il était impossible de s'épanouir lorsque l'on vivait les volontés des autres à la place de la sienne et à trop taire ses propres désirs, l'on devenait amer, rancunier, et sans même s'en rendre compte, on se mettait à haïr la personne responsable de notre "prison dorée". Emma ne connaissait ça que trop bien et elle savait pertinemment que c'était la réaction qu'aurait la russe si cela devait arriver. Aussi, en plus de gâcher sa vie, elle risquait de gâcher sa relation avec son père. Il était hors de question qu'Emma laisse ce genre de chose arriver, quitte à s'entretenir avec Sergeï Davidoff, outre passant ses droits de professeur.

Mais visiblement, il ne lui serait pas nécessaire d'aller jusque là, puisque à présent, l'adolescente confiait son refus d'agir sous l’influence paternelle. Emma hocha doucement la tête à ses propos. Enfin, elle retrouvait son Erïka, celle qui ne laissait personne lui dire quoi faire, celle qui fonçait vers ses objectifs et pouvait envoyer au diable une magnifique fortune si elle se trouvait à entraver sa liberté, son naturel, son caractère.


"Tu sais, Erïka, savoir ce qu'on ne veut pas et tout aussi important que de savoir ce qu'on veut. Ton père n'agit sans doute pas à mal, il doit croire sincèrement que c'est ce qu'il y a de mieux pour toi, pourtant, toi seule peut connaitre ses choses là. Et, même si tes choix l'offusque peut-être de prime abord, je sais que tu sauras lui montrer que ce sont les bons, ceux qui le rendrons fier de toi et te permettrons de t'accomplir en tant que femme. En tout cas, moi, je suis assez fière d'entendre que tu mets mes cours en pratique, j'espère que le résultat sera à hauteur de tes espérances. Il ne faudrait pas non plus, sous prétexte que tu peux en avoir beaucoup, jeter l'argent par les fenêtres."

L'espace d'un instant, Emma tourna son regard vers la fenêtre, en direction du parking. Le souvenir de la Lamborghini était encore frais dans son esprit. Quelle idée de rouler au volant d'un tel bijoux à son âge. Elle risquait de s'attirer la jalousie et la colère de ses camarades. Après tout, là où Emma faisait l'admiration d'avoir réussie à élever sa fortune seule, Erïka risquait de subir le contraire puisqu'elle n'en était que l'héritière. Evidemment, l'enseignante savait que sa protégée se serait bien passée d'un tel fardeau et que l'argent n'avait que peu de valeur pour elle, qu'il ne la changerait pas, mais qu'en était il des autres ?

Chassant cette idée de sa tête, la mutante reporta son attention sur son étudiante au moment où cette dernière abordait le sujet des lettres d'acceptations. Tendant la main, elle s'empara de celle qui lui était présenté, écoutant les propos de la russe en arquant les sourcils. Elle resta quelques secondes ainsi, tenant la lettre tout en toisant Erîka. Puis, sans même ramener enveloppe vers elle, elle écarta la main pour lâcher l'objet au dessus de se poubelle de bureau, avant d'afficher un sourire serein.

"Qu'importe la réponse, tu ne sais même plus dans quelle voie tu as postulée et tu admets toi même ne pas désirer partir. Alors, acceptée ou non, ça ne change rien. Je sais qu'au fond de toi tu aimerais surtout essuyer un refus, afin de pouvoir décliner l'offre de ton père sans t'attirer son courroux. Cela montrerait que tu as essayé mais que le destin a décidé que ce n'était pas pour toi. Mais le destin peut bien aller voir plus loin, si tu n'y vas pas c'est parce que tu l'as décidée, toi, et pour ça tu devras faire face à ton père sans te cacher derrière le masque de l'échec. Tu vaut mieux que ça. "

Tendant à nouveau la main vers l'adolescente, Emma désigna les trois enveloppes restantes du menton.

"Donc, tu souhaites découvrir les réponses par ordre de préférence ou l'inverse ? Pour ma part, je pense qu'il n'est même pas nécessaire de les ouvrir pour en connaitre le contenu, je sais ce dont tu es capable quand tu désires quelque chose, mais bon, par acquis de conscience... Oh, et puis si l'une d'entre elles est encore un choix de faïence, il reste de la place dans la poubelle... même si quatre enveloppes doivent finalement y trouver leur place."

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MessageSujet: Re: Belles et Dangereuses [Emma Frost]   Mer 26 Fév 2014 - 23:23

Erïka s’était juré de ne plus laisser personne dicter sa vie, sa conduite, ses choix. Elle avait vécu l’abus de pouvoir et elle ne souhaitait plus qu’on décide quoi que ce soit pour elle. Elle souhaitait faire ses propres choix et en assumer les conséquences. Cependant, avec le temps, elle avait changé. Elle avait cessé d’ignorer les sentiments des autres, mais elle découvrait que cela pouvait également lui poser problème. Elle n’avait pas envie d’aller en Russie. Elle souhaitait tracer son propre chemin. Par contre… Lorsqu’elle constatait à quel point la relation avec son père s’était améliorée, elle se demandait si elle devait tout de même tenter le coup. Partir lui faisait peur, elle l’admettait. Ce n’était pas comme partir en Norvège pour une semaine ou deux ou bien séjourner à Miami pour quelques temps. C’était un long départ, des années d’études qu’elle allait passer loin de chez elle. Ce n’était pas tant de décevoir son père qui l’agaçait, mais plutôt le fait qu’au vu de leurs caractères respectifs, ce genre de discussion pouvait rapidement tourner au vinaigre. Elle n’avait pourtant pas le choix de s’y confronter. Comme le disait Emma, elle ne devait pas trop espérer du destin et se cacher derrière un possible échec. Elle valait mieux que ça.

-« Je sais qu’il pense à bien. Il a vraiment foiré son coup avec ma sœur, alors je crois qu’il veut rattraper les choses en étant un père pour moi, mais… mais la distance n’aide en rien. Ma maison est ici. De toute façon, j’ai toujours vécu sans présence paternel… sans vraiment avoir de mère. Mais maintenant, j’ai bien mieux et ça me rend heureuse. » Elle sourit à Emma avant de reprendre. « Et je ne suis pas du genre à jeter mon argent par les fenêtres, ne vous en faites pas. Si mon père ne m’avait pas acheté cette voiture, j’en aurais choisis une simple, d’occasion. Tant qu’elle roule je m’en fiche, je suis capable de la réparer, au besoin. Je préfère utiliser mon argent pour voyager, découvrir le monde et profiter de la vie… l’utiliser à bon escient. Une fois, j’ai fait un don à un centre qui aide les enfants avec des handicaps physiques à avoir une vie la plus normale possible. J’y avais fait du bénévolat avec une amie… l’une des meilleures expériences de ma vie. J’ai même appris quelques notions du langage des signes. Quand j’y suis retournée, un mois plus tard, ils avaient entamé la réinstallation de leur cours de récré pour l’adapter au maximum pour les enfants. Ils avaient l’air si heureux et excités de voir, par les fenêtres, toutes ces personnes qui participaient à la construction et qui allait leur offrir l’opportunité de vivre leur enfance malgré tout ce qu’ils ont pu traverser. »

Erïka savait où mettre son argent. Elle savait comment le dépenser et quand il était temps de le faire. Si elle voulait faire quelque chose, c’était bien d’aider les jeunes, de leur offrir la plus belle vie possible malgré les conditions difficiles dans lesquelles ils ont pu vivres, malgré les épreuves qu’ils ont traversés. Elle ne voulait pas prendre soin que des mutants alors qu’il y avait tant de jeunes humains qui souffraient dans cette ville. Elle était peut-être un peu trop généreuse, mais elle s’en fichait. C’était son argent et ce qu’elle faisait en valait la peine. Elle ne parlait pas aux gens de sa fortune, ni de la famille d’où elle était issue. Elle préférait vivre comme une jeune femme normale. Si elle décidait de faire un don à un organisme communautaire, c’était de son propre-chef, jamais sous la demande ou la pression de qui que ce soit. Elle ne le regrettait toujours pas, encore aujourd’hui. De toute façon, elle était très économe, en général.

On voyait bien qu’Erïka aimait aider les autres, même si elle ne le montrait pas, en général. Son regard pétillait, on voyait bien qu’elle avait trouvé quelque chose qui l’animait, qui la rendait heureuse. Le bonheur des autres la tenait bien plus à cœur que ce que l’on pourrait penser. Après avoir perdu son enfance, elle réalisait à quel point il était important pour chaque enfant de pouvoir en profiter au maximum. Elle ne voulait pas qu’un handicap, une mutation ou quoi que ce soit d’autre les empêche d’être heureux et de vivre la vie la plus normale possible.

Erïka s’empara de ses lettres de l’université. Elle tendit la première à Emma afin qu’elle l’ouvre, mais n’en fit rien. Elle se contenta de la laisser tomber dans la poubelle sous le regard étonné de la jeune femme. À quoi bon se tracasser avec la réponse que pouvait contenir cette enveloppe si elle ne souhaitait pas rejoindre cette école ? Pourquoi ne pas se concentrer sur les autres ? Emma avait raison, Erïka devait parler à son père et lui dire qu’il était hors de question qu’elle étudie en Russie. Pour l’instant, il restait trois autres enveloppes à regarder.


-« Allons-y par celles dont je suis le moins certaine… Celle-là, c’est une lettre de l’université de New-York pour un programme d’enseignement, spécialisé en langue. L’école n’est pas très loin, je pourrais rester à l’institut tout en étudiant là-bas. Avec de la chance, je n’y croiserais pas mon frère. » Elle laissa échapper un petit soupire avant de tendre la lettre à Emma. « Je n’ose pas l’ouvrir moi-même. »

Elle déposa, par la suite, la troisième lettre sur le bureau, près d’Emma. Celle-ci provenait de la Columbia University où elle voulait étudier la gestion de commerce et la finance. Quant à la quatrième lettre, elle préférait la conserver dans ses mains. Il s’agissait encore d’un dilemme. Elle hésitait être resté ici ou partir à l’étranger. Elle ne savait pas ce qui était le mieux, elle hésitait encore, même après sa discussion avec Emma. Certes, elle n’ira jamais aussi loin que la Russie, mais était-ce une bonne idée de quitter les États-Unis ? Elle le décidera en temps et lieu.
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MessageSujet: Re: Belles et Dangereuses [Emma Frost]   Jeu 27 Fév 2014 - 23:03

Pendant longtemps, les gens qui avaient croisés la route d'Erïka avaient eut l'impression de se frotter à un oursin tout couvert de piquant, sans aucune douceur apparente. Pourtant, comme l'animal marin, il y avait beaucoup de douceur en dessous de l’agressive carapace. Emma, quant à elle, l'avait toujours vue. Aussi, lorsque sa protégée lui confia faire don de grosses sommes d'argent à des œuvres de charités, la télépathe n'en fut pas surprise. Elle ne le fut pas plus d'apprendre que l'adolescente s'était même prêtée à faire du bénévolat dans cette même organisation. Au moins, elle savait où allait l'argent qu'elle offrait. Ce n'était pas toujours le cas avec les actions humanitaires et l'enseignante fut ravie de constater que la demoiselle était assez maline pour ne pas se faire avoir pas le premier pique assiette venu.

"Et bien, je vois qu'avec de tels investissements, tu ne peux effectivement qu'être satisfaite du fruit de ton placement."  

Emma savait qu'Erïka n'avait pas eut la chance d'avoir une vraie enfance, tout comme elle à vrai dire. Et c'était peut-être cette douleur qu'elles partageaient qui les poussaient toutes deux à vouloir assurer les meilleures conditions possibles pour les jeunes. C'est en tout cas ce qui avait poussé la mutante dans la voie de l'enseignement et sans doute ce qui attirait tant la russe dans cette profession. Mais avant de songer à devenir professeur, Erïka devait déjà choisir une école. Ce qu'elle ne semblait pas comprendre, c'est que les études qu'elle déciderait de suivre ne dicterait en aucun cas ce qu'elle pourrait faire par la suite. Bien sûr, c'était un plus, mais elle devait avant tout choisir selon son envie immédiate. Et ça, Emma comptait bien le lui faire comprendre.

Aussi, lorsque Erïka lui tendit enveloppe contenant la réponse de son admission à une université de New-York, la blonde grimaça légèrement. C'était presque imperceptible, mais ça trahissait son ressentit. L'école choisie était parfaite, question localisation et elle aurait permettrait à la blonde de continuer à garder un oeil sur sa protégée. Cependant, elle n'était pas certaine que la voie désirée était la meilleure pour la russe. Non pas qu'elle ne soit pas douée en langue, bien au contraire, l'adolescente montrait de grande facilité et un attrait particulier à l'apprentissage de ses dernières. Mais c'était là tout le problème.

Posant un instant l'enveloppe devant elle, Emma darda son regard azur sur la jeune fille.  
 

"Je vais être sincère avec toi, je pense que c'est une bonne école, elle n'est pas loin et elle te permettra de prendre ton indépendance envers l'institut, sans pour autant le quitter. Cependant, j'ai bien peur que tu ne t'ennuies rapidement en choisissant l'apprentissage des langues. Tu as démontré être parfaitement capable de le faire en autodidacte, et cela avec une rapidité déconcertante. Tu risques donc, en ajoutant à tes capacités un enseignement adéquat, d'apprendre trop vite et de rapidement tourner en rond. Après, cela reste mon avis et le choix est entièrement tiens. Çà reste une excellent voie d'apprentissage et il y aura sans doute bien des voyages à la clé."

Emma ouvrit ensuite la lettre, lisant rapidement son contenu, mais en taisant le verdict, gardant un visage impassible. Elle attrapa la troisième lettre, un léger sourire se dessinant sur ses lèvres, taquinant même sa protégée l'espace d'un instant.

"Ici au moins, tu peux être certaine d'avoir de quoi étudier de longues années. Et, une nouvelle fois, tu ne serais pas tant éloignée que ça de l'institut. Cependant, je ne sais pas si le secteur de la finance suffirait à combler ton désir d'apprendre et d'emagasiner bien des cultures."

En aucun cas, Emma ne disait que l'un ou l'autre choix était mauvais. A chaque fois, elle plaçait les poids dans la balance, afin qu'Erïka puisse prendre la meilleure décision possible en ayant bien analysée toutes les coutures de ses possibilités.

Une fois encore, l'enseignante ouvrit la lettre sans rien dire, la posant au dessus de l'autre avant de regarder la dernière enveloppe, celle que l'adolescente ne lui avait pas tendue.

"Souhaites tu que je regarde celle-ci également?"

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MessageSujet: Re: Belles et Dangereuses [Emma Frost]   Ven 28 Fév 2014 - 0:08

Erïka avait toujours suivit son instinct lorsqu’elle se sentait un peu perdue. Cependant, elle se trouvait dans une situation où rien ne semblait pouvoir l’aider à prendre une décision. Elle avait trop de choix, trop d’opportunité dans la vie pour savoir laquelle elle devait saisir. Elle savait que son choix était important et cela l’effrayait de faire le mauvais. Allait-elle se plaire à l’université ? Et s’il était mieux pour elle qu’elle prenne des distances à l’institut et déménage dans un autre pays ? Elle n’en savait rien. Elle avait des envies, mais également des craintes qui brimaient ces dernières. Non sans une légère nervosité, elle présenta ses lettes d’université à Emma, espérant que cette dernière puisse l’aider à faire un choix éclairé.

La première lettre trouva la poubelle sans même être ouverte. Elle n’en valait pas la peine puisqu’Erïka ne comptait pas étudier en Russie. Certes, l’idée d’aller ailleurs pour ses études était plaisante, mais c’était beaucoup trop loin pour elle. Elle ne supporterait jamais de faire des dizaines d’heures de vol pour retrouver ses proches en sol américain. Et puis, arriverait-elle à vivre, seule, loin de ses proches ? Elle avait beau être indépendante… elle avait peur qu’ils ne lui manquent trop.

Pour l’instant, Erïka se contenta de tendre à Emma sa seconde lettre, lui demandant de l’ouvrir à sa place. Elle lui expliqua brièvement le programme qu’elle avait choisi et également la raison de son choix d’université. Pour chacune d’entre elle, elle avait fait son choix pour des raisons très spécifiques.
Emma ne lui confia pas la réponse de la lettre. Elle se contenta de lui donner son point de vue sur le choix que sa protégée avec fait. Pour Erïka, il semblait logique de faire un programme d’enseignement en langue puisqu’il s’agissait d’un domaine qu’elle adorait et dans lequel elle excellait. Elle aura l’occasion d’apprendre davantage les langues asiatiques, avec lesquelles elle avait parfois un peu plus de mal. Elle allait être en terrain connu, faisant ce qu’elle aimait le plus. Cependant, Emma ne voyait pas les choses de la même façon. Au contraire, cela ne représentera jamais un défi pour Erïka. Elle aura trop de facilité à apprendre et se retrouvera bien rapidement à s’ennuyer en classe. C’est bien pour ça qu’elle n’allait plus à ses cours d’espagnol, en fait… Soudainement, l’argument d’Emma devenait bien plus logique dans son esprit.


-« C’est pas con. Mais d’un autre côté, il faut considérer que je ne cherche pas la facilité non plus. Vous avez déjà essayé d’apprendre le Thaïlandais ? C’est terrible quand on suit déjà des cours de japonais. Je voulais davantage apprendre de la culture asiatique, leurs langues, leurs coutumes et ce dans différentes régions. Puisqu’il y a certains voyages au programme, je me disais que ce serait l’idéal, non ? Et puis, si je m’ennui dans mes cours, je pourrais toujours les sécher pour m’investir davantage dans mes entrainements. »

Emma ouvrit la troisième lettre et la lu. Elle n’ouvrit la bouche que pour prodiguer de nouveaux conseils à Erïka qui soupira avant de passer une main sur son visage, faisant attention à ne pas étendre le fard à paupière qui soulignait son regard. Si, quelques minutes plus tôt, Erïka était bien plus assurée sur son avenir, maintenant elle était de nouveau perdue. Elle avait davantage peur de prendre la mauvaise décision. Et si ces écoles n’étaient pas pour elle ? Devait-elle rester à l’institut ? Tant de questions vinrent de nouveau hanter son esprit.

-« Si la finance en elle-même ne me conviendrait pas et que les langues serait quelque chose de trop simple, que devrais-je faire, alors ? J’ai l’impression de savoir de moins en moins ce que je veux faire, ce qui serait le mieux pour moi. Ne pas savoir si je suis acceptée ou non dans ces écoles me rend encore plus folle, je crois. »

Emma lui demanda si Erïka souhaitait qu’elle ouvre la dernière enveloppe. D’une main hésitante, elle lui tendit. Il lui fallut deux petites secondes pour la lâcher lorsque son professeur l’eut en main. Cette école, la jeune femme était certaine de l’adorer. Elle n’y avait vu que du positifs, des cours intéressants, un magnifique paysage tout près du campus et elle avait également l’occasion de découvrir une nouvelle région du globe. Cependant, encore une fois, la distance l’effrayait.


-« Si je devais choisir une école parmi toutes celles que j’ai envoyé ma candidature, ce serait celle-là. L’université à l’air fantastique. Elle est spécialisée dans l’économie et les sciences politiques. Je pourrais me faire créditer certains cours d’économie, ce qui allégerait mon programme d’étude qui ne dure qu’un an. Par contre, je pourrais rester un peu plus longtemps et en profiter pour ajouter à mon parcours des cours en management ou même des cours de sociologie. Le problème est que… l’école se situe à Londres. J’aimerais y aller, étudier là-bas, mais je ne sais pas si je serais capable de partir. J’ai trop d’attaches ici. Ce n’est pas aussi loin que la Russie, ce n’est que six ou sept heures de vol, je crois. Mais… je… je ne sais pas. Je ne sais plus, en fait. Je suis perdue. »

Erïka ferma les yeux puis pris une grande inspiration. Elle ne savait pas ce que renfermait cette lettre. Elle ne connaissait pas la réponse des deux autres. Les connaitre allait peut-être la mélanger davantage. Elle pensait que ce serait plus simple de parler à quelqu’un, mais elle réalisait que ce n’était pas le cas. Elle s’embrouillait encore plus. Lorsqu’elle rouvrit les yeux, elle tourna la tête vers Emma et la fixa, complètement immobile.

-« Si vous étiez à ma place, que feriez-vous ? »
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MessageSujet: Re: Belles et Dangereuses [Emma Frost]   Dim 2 Mar 2014 - 18:48

Emma était capable d'être très patiente, quand elle le voulait. Aussi, malgré une atroce migraine, elle encaissait le flot d’interrogations continu de sa jeune protégée. Calme et impassible, comme toujours, elle regardait Erïka se perdre elle même dans ses propres décisions. La réaction confuse de l'adolescente avait quelque chose de cocasse. Après tout, pourquoi se noyer de la sorte dans une angoisse pareille? Ne réalisait-elle pas à quel point la vie s’offrait à elle? Qu'importe le choix qu'elle ferait aujourd'hui, il n'était pas immuable. Bien sûr, quand ça la concernait elle, Emma était bien plus stricte et ne s'offrait aucun droit à l'erreur. Mais elle ne désirait pas que la russe s’encarte dans la même sévérité que celle qu'elle donnait à sa propre vie. Elles n'avaient pas les mêmes responsabilités, pas la même stature et Erïka, elle, avait le droit à une existence plus flexible.

Inclinant la tête, Emma prit la parole avec le ton qu'on lui connaissait bien, neutre et posé.

"Non, je n'ai jamais envisagé d'apprendre le Thaïlandais. Je me doute que ce doit être un exercice bien difficile. Et c'est parce que tu le pratiques que je pense que tes capacités vis à vis des langues sont bien au dessus de la moyenne. Cela dit, je ne crois pas que le simple fait d'apprendre une langue t'offre toutes les connaissances que tu cites au sujet d'un peuple, ou d'un pays. Pourquoi, ne pas également suivre des cours d'Histoire, ou d’Ethnologie? Après tout, rien ne t’empêches de te composer un programme à la mesure de tes envies. Je suis sûre que tant que as ton quota de matières, l'université ne serait pas contraire. Par contre, ne comptes pas sur moi pour appuyer un quelconque laxisme scolaire. Il est hors de question que tes entraînements aient lieux à la place de tes cours. Que les choses soient bien claire."    

Ouvrant ensuite la troisième enveloppe, la mutante écouta les paroles de la russe. A l'entendre ainsi, le choix à faire semblait évident, tant la dernière école paraissait lui plaire. Pourtant, une nouvelle fois, Erïka souligna son hésitation. Emma posa son regard azur sur la demoiselle, au moment ou cette dernière ouvrait les yeux pour la regarder. Elle avait déposée la lettre à côté des deux autres, sur son bureau. A l'instant ou Erïka lui demanda ce qu'elle ferait à sa place, Emma se redressa, contournant le meuble pour se placer aux côtés sa protégée 

"Je ne peux pas choisir à ta place, ni même influencer plus encore ton choix avec mon avis personnel. La distance n'est pas vraiment un problème, je sais que tu es capable de la surmonter et d'être bien plus présente ici que le vent du Nord. N'essaies pas de te mettre une barrière qui n'en ait pas une. Je sais que tu dois avoir peur, et qu'il est rassurant de trouver des excuses pour se dissuader, mais il n'y a pas de raisons de craindre ce qui t'attends..

Tout ces balbutiements d'orientation n'avaient que trop duré. Il était temps qu'elle réalise que toutes les cartes se trouvaient déjà dans ses mains.

"Retires tes talons je te prie et mets toi debout, sur le bureau. Vas-y, ce n'est pas un piège."

Laissant la jeune femme s'exécuter, l'enseignante écarta les lettres pour chacune soit visible. Cependant, mis à part l’absence de tampon rouge qui aurait signalé à Erïka le refus de ses candidatures, aucune information n'était visible. Car, du haut de sa stature, l'écriture apposée sur les lettres n'était pas déchiffrable pour l'adolescente. Elles semblaient d'ailleurs toutes identiques, tant et si bien que la russe aurait eut bien du mal à dire laquelle appartenait à quelle université.

"Parfois, lorsque l'on est perdu, il suffit de prendre de la hauteur pour remarquer l'insignifiance des choses. Tu vois, ce ne sont que des bouts de papiers, comme n'importe quel autre. Il n'y a pas là ton avenir, Erïka. C'est juste des portes qui sont ouvertes pour toi, toutes, comme tu peux le constater. Que tu empruntes l'une ou l'autre ne te condamnera pas. Elles ne se fermeront pas derrière toi. Si ce que tu découvres derrière l'une de ces portes ne te plait pas, alors ressors de la pièce et franchis en une autre, et une autre, et encore une autre. Parce que ta vie n'est pas régis par quelques mots sur une lettre, ta vie c'est toi qui la créee, comme tu le souhaites. Ne te poses pas mille questions, laisses ce genre d’embarras aux personnes comme moi. Toi, tu es une fonceuse. Tu écoutes ton cœur, tes envies, tes pressentiments et ta tête vient en tout dernier. Alors, avant de la faire exploser par trop d’interrogations, regarde une nouvelle fois vers le bas et constates à quel point tu es grande face à ces choix qui sont étalés devant toi. Pourquoi douter en voyant ça? Les universités sont à tes pieds, jeune fille, pas le contraire. Alors, accordes ta confiance à celle qui te tente le plus et vois ce qu'elle peut t'offrir. Comme je te l'ai dis, ton choix n'est pas immuable."


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MessageSujet: Re: Belles et Dangereuses [Emma Frost]   Dim 2 Mar 2014 - 20:29

Erïka avait toujours supposé que dans la vie il y avait une voie que l’on devait choisir. Il fallait savoir prendre la bonne, et ce, au bon moment. Elle était déjà passée par ces tests d’orientations que les professeurs donnaient, un jour ou l’autre, à leurs élèves. Ces feuilles déterminaient ce qui était le mieux pour chacun selon leurs aptitudes. Erïka avaient cru bon de les écouter puisqu’elle était d’accord avec la réponse. Elle aimait ce choix qui lui était donné. Elle n’avait jamais pensé qu’elle pouvait briser les barrières, franchir de nouvelles limites et faire tout ce qu’elle désirait sans s’arrêter à un domaine en particulier. Elle aimait les langues, certes, mais elle avait également un certain intérêt pour l’économie et le fonctionnement du système financier. Elle était fan des armes depuis qu’elle était jeune, elle avait toujours été ce genre d’enfant à vouloir tout découvrir sur le monde. Tant de possibilités s’offraient à elle et, si elle le désirait, elle pouvait toutes les saisir sans craindre qu’elles ne s’envolent un jour ou l’autre.

Emma l’aidait à l’aguiller, à se trouver. Elle offrait de nouvelles possibilités d’études, d’apprentissages que son étudiante pouvait envisager. Pourquoi pas l’histoire, l’ethnologie ou bien la sociologie ? Il y avait tant de choses à découvrir dans ce monde. Elle pouvait s’instruire, se renseigner sur tout ce qui piquait sa curiosité, que ce soit par le biais de documentaires ou d’ouvrages. Elle pouvait ajouter à son programme d’étude des cours qui l’intriguaient et ne ferait que lui apporter de nouvelles connaissances. Pourquoi s’arrêter à un seul domaine ?

Par contre, il fallait que les choses soient claires sur un certain point : il était hors de question qu’Erïka sèche ses cours, surtout si c’était pour s’entrainer. Elle pouvait bien trouver un moment dans son emploi du temps pour le faire sans empiéter sur ses études. La jeune femme fit une petite moue déçue, mais repris bien rapidement une expression neutre.

-« En fait, pour tout faire, il faudrait que je sois capable de me dédoubler… C’est toujours mieux que d’assister à un cours sur deux dans l’espoir de pouvoir en faire un maximum. En fait, je crois que c’est ça mon problème : je veux tout faire maintenant. J’ai même songé à prendre un cours de littérature, ici, mais j’ai abandonné l’idée. La prof, c’est une garce et si on se recroise, on se met sur la gueule, cette fois. Enfin, rien ne m’empêche d’en prendre à l’université ou simplement de lire de bons bouquins par moi-même. Je crois que je vais commencer par choisir un programme d’étude et y ajouter les cours dont j’ai envie, comme vous me le recommandez. »

Erïka laissa Emma ouvrir la dernière enveloppe, celle qui se trouvait être la plus importante à ses yeux. Encore une fois, elle expliqua les raisons de son choix. Elle restait bloquée par le fait que l’école se situait loin de l’institut et qu’elle n’aura pas le choix de s’éloigner de tous ceux qu’elle connaissait pendant une année. C’était long, très long. Elle avait probablement peur de se retrouver toute seule, de ne pas savoir si elle serait en mesure de tenir si longtemps sans ceux qu’elle aimait. Au final, elle n’avait pas à avoir peur. Son père lui offrira l’opportunité de voir sa famille, de lui permettre d’être aux côtés de celui qu’elle aimait plus que tout et de pouvoir passer du temps avec ses amis. Elle n’avait rien à craindre, personne n’allait l’abandonner pendant son absence. Malgré tout, elle demanda à Emma ce qu’elle ferait à sa place. Cette dernière se leva et vint s’installer à ses côtés. Son institutrice avait toujours su comment la rassurer. Erïka esquissa un mince sourire.

-« L’inconnu est à la fois quelque chose de fascinant et d’effrayant. J’ai craint trop le fait de m’éloigner de ceux que j’aime… peut-être parce que j’ai peur qu’ils m’oublient ou me remplace ou que je ne puisse pas être là pour eux lorsqu’ils en ont le plus besoin. »

Soudainement, Emma lui demanda de faire quelque chose qui surpris l’étudiante. Malgré tout, elle retira ses bottes à talons aiguilles et s’exécuta. Elle était persuadée de finir par marcher sur un dossier qu’elle ne devait pas toucher ou faire tomber quelque chose de fragile. La jeune femme resta debout, regardant ses pieds. Elle ne savait pas ce qu’elle faisait là, mais son professeur ne lui tarda pas à lui expliquer à quel point elle avait un avenir prometteur devant elle. Elle était grande, elle ne devait pas avoir peur de quoi que ce soit. Elle était plus forte que tout. Si elle voulait quelque chose, elle ne devait pas s’empêcher de l’obtenir parce qu’elle avait peur. Elle devait affronter ces craintes et réaliser à quel point elle avait de la chance de posséder des opportunités qui ne s’offraient pas à tous.

Rien ni personne n’allait déterminer son avenir. Elle pouvait faire ce dont elle avait envie, le choix de l’université ou du programme d’étude n’étaient pas importants. Ce qui comptait était qu’elle suive ses envies et se lance dans quelque chose qui allait la rendre heureuse. Elle devait penser à son bonheur sans craindre de faire le mauvais choix. Et puis, même si elle le faisait, rien ne l’empêchait de changer les choses, de revenir à l’institut et d’étudier dans un tout autre programme. Elle était maitresse de sa vie et de son avenir.

Erïka sourit. Elle avait fait son choix. Elle savait ce qu’elle voulait. Rien n’allait l’empêcher de faire ce qu’elle désirait. Elle allait foncer tête baissée et affronter tous les obstacles qui pourront se présenter à elle plutôt que d’abandonner lâchement. Elle était capable de tout, elle pouvait réussir là où elle en avait envie. Il fallait simplement qu’elle se fasse davantage confiance.


-« Je sais ce que je veux. Je suis certaine de mon choix. Je veux aller à Londres. J’ai ce qu’il faut pour aller au bout de mes rêves. Ce ne sera peut-être pas facile, mais je sais qu’il y a des gens qui seront là pour moi, malgré la distance. Je veux tenter ma chance là-bas. J’espère que la réponse de la lettre était positive. »

Doucement, elle descendit du bureau et enfonça ses pieds dans ses bottes. Elle attrapa les lettres qui étaient posées sur le bureau et chercha celle qui portait le sceau de l’université de Londres. Elle sourit en constatant qu’elle était, en effet, acceptée dans le programme d’étude qu’elle avait choisis. Doucement, elle plia les feuilles qu’elle tenait en trois, sans même regarder les deux autres. Elle les déposa dans son sac à main, posé sur la chaise à ses côtés.

-« C’était si simple et, pourtant, ça me semblait si difficile de trouver une réponse. Merci. Merci pour tout, Emma. »

Elle ne l’avait pas réalisé. Elle n’appelait jamais son professeur par son prénom. Cela lui avait échappé, mais elle ne le remarqua pas. Elle fit un pas et serra son professeur dans ses bras. C’était inhabituel de la part d’Erïka, mais pas tant lorsqu’on comprenait qu’elle n’avait ce genre de marque d’affection qu’avec les personnes à qui elle tenait réellement. Se détachant d’Emma, l’étudiante attrapa son sac à main et son manteau. Il était temps de laisser son professeur tranquille.

-« Je vais vous laissez tranquille, je vous ais suffisamment embêtée pour la journée. Et puis… j’ai mon inscription à faire, je vais devoir mon trouver un appartement et tout ça… L'été va arriver à une vitesse folle. J’ai du boulot devant moi. » Elle sourit.

À présent, Erïka était certaine de faire le bon choix. Elle était persuadée qu’elle n’était pas dans l’erreur. Elle ne doutait plus d’elle et de ses capacités à réussir. Elle pouvait tout faire. Absolument tout.

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MessageSujet: Re: Belles et Dangereuses [Emma Frost]   Dim 9 Mar 2014 - 20:37

Emma donnait souvent l'impression d'être une femme froide, sèche et pince sans rire. Ce n'était pas le cas. C'est juste qu'elle possédait une capacité d’intériorisation très élevée. Même lorsqu'elle faisait de l'humour, il était difficile de le détecter. Pourtant, cette fois, elle ne parvint pas à retenir un petit rire franchement amusé à la remarque de sa protégée, au sujet de son professeur de littérature.  

"Je vois que tu as encore quelques problèmes avec l'autorité. Mais ce n'est rien, si tu peux éviter de t'imposer des conflits, c'est parfait. Cependant, que cela ne te prive pas de choses qui t’intéressent. Je comprends ton envie de tout faire simultanément, mais tu as le temps. A vouloir courir trop vite, on tombe souvent. Et puis, se dédoubler n'est parfois pas une bénédiction. Demandes donc à William, à cause de son don il est surchargé de travail par sa diabolique patronne."

Gardant un sourire aux lèvres, elle opina doucement pour soutenir les mots de son élève. Suivre un programme universitaire agrémenté de cours supplémentaires, ou apprendre en autodidacte était un excellent moyen d'enrichir ses connaissances. Finalement, la solution n'était pas si compliquée que ça à trouver. Alors pourquoi Erïka n'avait elle pas su la voir seule ? L'explication ne tarda pas à pointer son nez. Elle avait bridé ses choix par peur.

"Personne ne t’oubliera et je ne crois pas que tu sois si facile à remplacer que ça. Ceux qui t'aiment savent que tu restes là pour eux. Si il y a le moindre soucis, tu pourras revenir sans peine au pays. Mais si ça peut te rassurer, je veux bien garder un œil sur les tiens, il ne leur arrivera rien."

Puis, Emma décida de donner un ultime coup de pouce à la Russe afin qu'elle ouvre totalement les yeux. Lorsque l'adolescente reprit la parole, elle fut aise de constater que cela avait marché. Quand Erïka s’interrogea sur la réponse de l’université de Londre, la psionique haussa les épaules avec un sourire narquois.

"Regardes donc par toi même."

Tendant la lettre à son élève, elle la laissa constater sa réussite par elle même. Bien sûr, de son côté, elle n'en avait pas douté un instant. Il semblait cependant que la demoiselle ait besoin de ce petit relent de confiance pour enfin trouver tout le courage nécessaire pour faire son choix définitif.

Lorsque Erïka outrepassa son statut d'élève en appelant son professeur par son prénom, cette dernière ne le remarqua pas. Son attention était bien trop accaparée par le geste de la russe. Cette derrière était en train... de la serrer dans ses bras ? Un peu mal à l'aise, surtout à cause du manque d'habitude, Emma lui rendit tout de même son étreinte. Elle constata bien rapidement que c'était même assez agréable.

"Je t'en prie, tu sais que je suis là pour lorsque tu en as besoin. Je suis heureuse d'avoir pu t'aider."

Une fois l'adolescente détachée d'elle, Emma posa son regard sur elle. La russe avait raison, elle avait bien des choses à faire pour préparer son entrée à l'université.

"Tout ira bien, j'en suis certaine. Rappelles toi juste de ne pas tout faire à la fois. Procèdes par étapes. Mais ce soir, la meilleure chose à faire, c'est encore d'aller dormir. Et je vais faire de même. Aussi, je te souhaite une excellente nuit, Erïka. Je serais à l'institut demain, si tu as besoin de quelque chose."

Emma laissa ensuite Erïka regagner la sortie. Une fois seule, elle baissa les yeux à l'endroit ou se tenait la jeune fille lors de leur étreinte. Un fin sourire se dessina sur ses lèvres. On avait beau spéculer sur sa capacité à ressentir les choses, en cet instant, elle était certaine de ne pas être morte de l’intérieur. Quittant le bureau à son tour elle regagna sa chambre. Étonnamment, sa migraine semblait s'être apaisée...

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