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 Affaires de Mutants

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Callisto

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MessageSujet: Affaires de Mutants   Mar 22 Jan 2013 - 0:02

L'union fait la force et seuls les plus forts survivent... Il n'a pas fallu longtemps à l'Homo Superior pour associer ces deux concepts. Les Morlocks et l'Institut, tous deux sont des regroupements de mutants qui ont choisi de faire face ensemble au rejet et au mépris de l'espèce humaine. Mais honnêtement, seulement deux associations mutantes dans la région ? L'une qui attend tranquillement que l'Humanité nous accepte et l'autre qui survit comme elle peut à l'abri des regards ? Il fallait forcément que l'intrigue compte un élément plus perturbateur.

Et finalement cet élément, nous l'avons trouvé. Au cours de ses errances sous la ville, Caliban finit par découvrir un foyer important de porteurs du gène X. Décrit par mon fidèle suivant comme "la plus débridée et la plus libérée de toutes les concentrations de pouvoirs mutants de la région" -à tel point qu'il en avait la migraine et qu'il n'aurait su dire comment il était passé à côté durant tout ce temps- ce groupuscule eut tôt fait d'attirer mon attention.

Un endroit de la surface où les mutants utilisaient leurs pouvoirs sans restriction apparente et sans risque ? Ça me semblait trop beau, je devais le voir pour le croire. Je me suis donc chargée d'explorer par moi-même les lieux, selon les indications de Caliban. Le foyer s'avéra être une résidence pavillonnaire isolée et imposante. Je m'étais tout de même attendu à quelque chose de plus fortifié, ou de moins riche peut-être ? Une masure abandonnée dans un terrain vague, la quiétude de ses résidents seulement assurée par son apparence insalubre.
Ainsi je n'aurais pas eu l'impression que nous autres Morlocks étions les seuls à accepter de vivre dans la misère et la crasse, sans le sou et sans espoir de faire surface. Mais il fallait croire que le meilleur pouvoir en ce monde, c'était encore l'argent...


Je passai donc quelques jours en observation, rôdant près de la demeure de nuit comme de jour... Les manifestations de pouvoirs mutants étaient plus discrètes que je le croyais, ce qui laissait à penser soit qu'un minimum de discipline régnait, soit que les sous-sol et les murs étaient particulièrement solides. Les systèmes de surveillance étaient bien présents, ce qui ne m'étonnait guère et m'assurait au moins que le propriétaire des lieux n'était pas omniscient. J'eus même l'occasion d'observer quelques fois les allers-retours des résidents : certains sortaient à la nuit tombée, dissimulés dans des vêtements amples à capuche et revenaient bien vite -sans doute les plus inhumains- d'autres à l'apparence plus conventionnelle quittaient les lieux la tête haute et visiblement sûrs d'eux et ce pour des durées indéterminées.
Le repaire avait l'air si innocent, qui irait chercher une bande de surhommes aux pouvoir dévastateurs ? Même pas moi, pas sans les informations que j'avais déjà en main.

Enfin, une fois l'extérieur des lieux complètement analysé et le mode de vie des résidents sommairement observé, je me risquai à entrer en contact. Évidemment, hors de question de franchir le portail de fer -détail singulier d'ailleurs, l'architecture de la demeure comprenait beaucoup d'éléments en métal, étaient ils allergiques aux matières plastiques ?- et d'aller sonner à la porte pour leur passer le bonjour. Me retrouver seule dans un milieu inconnu, entourée de mutants bien acclimatés à leurs pouvoirs et offrir ainsi l'avantage à mes interlocuteurs ne me paraissait pas une bonne idée.

Mon premier contact avec ces alliés potentiels fut donc celui d'un de mes couteaux, lancé à leur porte avec un message qui en substance disait : "Nous savons ce que vous êtes, nous en sommes aussi, mais nous vivons cachés et sans foyer, unissons nous." Avec évidemment l'adresse, la date et l'heure du rendez vous. Ils avaient une semaine pour décider d'envoyer sinon un représentant, au moins un messager dans une ruelle parmi les moins fréquentées de la ville, au cœur de la nuit.

Une fois cela fait, je quittai les lieux, m'en retournant à mes affaires souterraines.


**

La semaine était passée, lentement. Puis l'échéance avait touché à sa fin. Quelques mètres en dessous du lieu de rendez-vous, j'attendais patiemment que nos invités entrent dans le champs de détection de Caliban. Gardant mon œil posé sur lui, je guettais la moindre de ses réactions, bien que pour le moment il se contentait de gratter le sol du bout de son doigt grisâtre, sa figure grossièrement humaine déformée par la concentration. Lui comme moi respections le silence navrant des lieux.

"Et donc tu as pensé à leur dire d'apporter les pizzas ?"

Je soupirai. Scum par contre ne respectait plus aucune tranquillité. Scotché comme à son habitude au plafond, un bandeau orange crasseux encadrant difficilement ses yeux globuleux, il était excité comme une puce. La faute à la paire de nunchakus qu'une âme généreuse dont je ne citerais pas le nom lui avait offert durant les fêtes. Depuis qu'il avait renoué avec ses souvenirs d'enfance, il était intenable, même en cette période de l'année où il était censé hiberner le temps que sa peau en lambeaux ne se refasse complètement.

"_A vrai dire, je pensais que tu en aurais d'avance, après tout c'est toi qui est obnubilé par cette nourriture, pas nous."
_Je n'ai pas pensé à en prendre d'avance parce que je pensais que tu aurais pensé à leur en demander. Ils vivent à la surface après tout, ça doit être plus facile pour eux."

Pourquoi l'avais-je emmené déjà ? Ha oui, jusqu'à maintenant c'était celui qui était parvenu à nouer le plus de contacts avec des mutants extérieurs, grâce à son exubérance imprudente et à quelques rencontres fortuites.

Je roulai de l’œil, gardant les bras croisés. Oui, ils vivent à la surface, ce doit être plus facile pour eux. Et pourtant ils parviennent à user de leurs pouvoirs librement sans attirer l'attention... Je me demandai bien quel était leur petit secret. Peut-être quelques chambres fortes souterraines semblables aux nôtres ou un trompe-l’œil maintenu en place par le pouvoir d'un mutant particulier ?
Je n'eus pas vraiment le temps de m'interroger plus avant, Caliban venait de ciller, interrompant son grattage pour redresser la tête. Je hochai la tête en croisant son regard avant de m'adresser à l'écailleux.

"_Ils sont arrivés, tu peux aller les accueillir et leur dire de descendre...
_Tout de suite ! scanda-t-il avec enthousiasme avant de remonter à toute allure la bouche d'égout.
_...Et vérifie bien qu'aucun humain n'est dans les parages avant de..."

Le bruit de la bouche d'égout sautant de son support pour rebondir sur le bitume résonna comme un "Tant pis pour les subtilités" et j'envisageai de durcir l'entraînement de Scum aux nunchakus. Caliban se contenta de hausser les épaules avant de venir se placer à ma droite, comme à son habitude.

De là-haut, la discussion lancée par le lézard me parvenait sans trop de mal grâce à mon ouïe particulièrement fine.

"Bonsoir ! Pas la peine de rester sur vos gardes je viens pour le rendez-vous de ce soir. Est-ce que vous avez pensé à prendre les pizzas ? On a un peu les crocs en bas alors un petit repas ferait pas de mal. Non ? Tant pis..."

L'entendre ainsi passer de l'enthousiasme débordant à la déception navrée me satisfait finalement : je l'avais prévenu.

"Pour les présentations, je suis Scum et je serais votre guide ce soir, mademoiselle"

Guide ? Il suffit de descendre l'échelle... La demoiselle en question doit être charmante pour qu'il grossisse ainsi son rôle. J'imagine qu'il tentera de lui faire un baise-main...
Je souris en coin en entendant la réaction pas tellement positive de la demoiselle face à une démonstration de chevalerie reptilienne bien prévisible. Gagné...

Pourquoi l'avais-je emmené déjà ? Ha oui, il était amusant.
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MessageSujet: Re: Affaires de Mutants   Mer 6 Mar 2013 - 8:08

Noël et les fêtes sont déjà bien loins derrière moi, le peu de cadeau que j’ai reçu d’anciens amants un peu trop intenses par rapport à ô combien je suis géniale – je ne peux pas les blâmer, mais il reste que je suis toujours trop géniale pour eux, est constitué principalement de chocolat et de vibrateurs. N’empêche que j’en ai un peu marre, j’ai plus de vibrateurs que j’ai de trous sur mon corps et je vais devenir grosse à force de manger du chocolat… Ahlala, il va vraiment falloir que je mette un point de plus sur les i qui ont déjà beaucoup de points. Ou que je les ignore. Je crois que je vais les ignorer, ça gaspillera moins de mon temps. Il me reste toujours Ryan si j’ai envie d’une petite baise, on s’est revus une ou deux fois, mais les deux on est du genre occupés comme beautés qui baisent tout le temps, le reste des hommes avec qui j’ai passé une ou deux nuits finissent toujours par tomber dans l’oubli.

Bref, Noël est loin derrière moi et je me suis faite mettre à la porte de mon appartement, encore une fois. Ce pourquoi je suis de nouveau dans la bâtisse de la Confrérie en attendant que je me trouve un autre appartement. Pourquoi j’ai été jetée dehors? Parce que ma musique rendait les gens « mal à l’aise », qu’elle était « bruyante » et « trop agressive par moment ». Bref, j’arrivais chez moi et je me défoulais en faisant sortir toute mes énergies négatives sous forme de musique et les gens n’aimaient pas ça. Je mettais tout ce que je voyais sous forme de musique, les gens comprenait mon désarroi face à ce monde de merde, mon sentiment d’impuissance quand je sais que je suis une mutante et pourtant, confinée à tellement moins que ce que je mérite, et ils n’aimaient pas ça. Alors, ils m’ont jeté dehors. Si ça n’avait été que de moi, je les aurais tous tués, mais je sais que Magneto n’aurait vraiment pas aimé que je m’expose ainsi à la police et aux médias. Déjà que je dois faire profil bas dans mon métier, je sais qu’il faut que je fasse le moins de vague possible… Pour l’instant. Alors me revoici, avec mon gros sac d’armée qui contient mes vêtements, ma guitare en bandoulière, mon saxophone ténor dans l’autre main et un ami mutant assez gentil pour m’aider à déménager qui me suit avec des boîtes pleines de matériel de DJ. Je vais le récompenser comme du monde par la suite, je le vois déjà qui reluque mon cul avec insistance, puis je me dit qu’il faut que j’ajoute quelqu’un sur la liste des gens que j’ignore bientôt. Dommage, c’est un gentil mutant, je ne me souviens plus trop de ce qu’il est capable de faire, mais juste le fait qu’il ne soit pas un humain banal le place au-dessus des autres. Mais bon, on va voir, j’aime pas décider d’avance, prévoir c’est pour les attardés mentaux qui ne savent pas vivre au jour le jour et profiter du moment présent. Donc, moi, le type, mes trucs, on rentre dans la bâtisse… En fait, on s’arrête devant la porte. Où je remarque qu’un imbécile s’est encore amusé avec des couteaux, sûrement ce type qui peut contrôler les objets qui ont une force cinétique, parce que le couteau est bien enfoncé. Ah tiens, on dirait qu’il y a un truc dessus, genre un bout de papier enroulé autour du manche.

Blablabla, on est comme vous, blablabla, unissons-nous, ça rime à quoi tout ça ?? Mieux vaut essayer de trouver Mystique ou Magneto pour les prévenir de ça. Même les jeunes cons de la confrérie ne feraient pas ce genre de blague, c’est pas assez marrant. Ils savent que le mouvement de mutant est trop important, ça été enfoncé à coup de sermon et un peu d’ondes de choc de ma part. Ouais, j’aime bien faire la discipline. Hehe. Bref, j’aime bien me défouler sur des morveux qui dans le fond, le méritent. Je ne fais que rétablir l’ordre moi! Et l’ordre va se rétablir, maintenant que je suis revenue. En fait, non, j’ai pas de temps à perdre avec ça. Je rentre dans la place, je me dirige vers ma chambre, je repense à tout.. à rien… Ah oui, ce bout de papier. Je griffonne un petit mot, genre *trouvé avec un poignard sur la porte principale* et le glisse sous la porte du bureau de Magneto.

Un, deux jours passent et je m’établis tranquillement, je retrouve mes marques, je retrouve ce petit bout de vie que j’ai déjà vécu… Ces gamins qui se lancent des trucs pas catholiques dans les couloirs, ces jurons, toute cette vie qui rebondit dans une cacophonie vivante et joyeuse, libérée, débridée. Je pouvais recommencer une nouvelle vie et croire en quelque chose de nouveau, croire à ce que l’humanité allait devenir la mutant… la… mutanité!!! Ouais, avec la bande de jeunes qui courent dans les couloir je crois que je n’y crois pas trop à la mutanité. Enfin, si on est juste les mutants de la confrérie dans la mutanité, va falloir réviser certaines choses. Genre, pas laisser traîner de bouffe dans les couloirs, parce que c’est vraiment dégueulasse et que la femme de ménage est trop découragée par la saleté de la mutanité.

J’étais en train d’écouter de la musique – comme toujours, quand quelqu’un vint cogner à ma porte…

Bref, je suis en train de marcher dans la rue, vers un point de rendez-vous obscur au fond d’une ruelle et je suis vraiment découragée. Moi, faire la diplomate?? POURQUOI?? Je suis à chier dans ce genre de trucs, je sais pas tenir ma langue et j’aime trop faire chier les gens. Apparemment, j’étais la seule mutante disponible dans un aussi court laps de temps, et il faut croire que l’avenir de la relation entre un groupe de mutants inconnu et la confrérie repose sur les épaules d’une punk nymphomane à tendance agressives. Pourquoi pas?

Alors je marche tranquillement, quand au beau milieu de nulle part sort une tortue ninja. Enfin, il manque la carapace, mais je suis certaine d’avoir déjà vu une tortue avec des nunchakus en quelque part, et nulle part autre que dans les tortues ninjas. Alors, les tortues ninja existent. Oh. Putain.

"Bonsoir ! Pas la peine de rester sur vos gardes je viens pour le rendez-vous de ce soir. Est-ce que vous avez pensé à prendre les pizzas ? On a un peu les crocs en bas alors un petit repas ferait pas de mal. Non ? Tant pis..."

Je n’ai pas placé un mot encore, mais mon regard quand il m’a demandé si j’avais pensé à prendre des pizzas j’ai du faire un regard d’incompréhension assez intense pour qu’il recule sur son envie de pizza. De toutes façons, je n’ai pas assez d’argent pour payer la pizza à une bande de mutant. D’ailleurs, ils sont combien? Ça va faire partie des trucs à découvrir j’imagine.

"Pour les présentations, je suis Scum et je serais votre guide ce soir, mademoiselle"

Heuu, donc, j’ai un mutant j’imagine, parce que c’est pas vrai que les tortues ninja existent pour de vrai même si je sais très bien que DC comics c’est une bande de menteurs et les tortues ninja existent pas, mais les mutants oui alors…

« Heu… Salut, moi c’est Hypermusic, je représente la Confrérie des mutants… »

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA
AAAAAAAAAAAAAAAHHH !!!!!!!!!!!

Je ne hurle pas à haute voix mais en le voyant se pencher sur ma main pour l'embrasser, mon corps se fige et je ne sais plus quoi faire, à l'aide, au secours, merde, merde, mais éloigne ta sale... ton sale... OH PUTAIN MAIS JE SAIS PAS CEST QUOI QU'ON APPELLE LA BOUCHE D'UNE TORTUE MAIS JE VEUX PAS QU'ELLE TOUCHE MA MAIN!!! Ok, ok, tout doux ma belle, on se calme... Ferme les yeux, grimace pas trop... Je sens que je suis aussi crispée qu'une bonne tranche de bacon trop cuite (crispée... crispy... bref). On passe par-dessus, c'était juste un petit incident, juste un petit tout petit bisou sur ma main, il n'y a pas de quoi paniquer, calme, calme, caaaaaalmeuuuuuh....

Je descend pour la première fois les égouts de New-York, en fait c’est la première fois tout court que je descend les égouts d’une place quelconque. Pourquoi je fais ça? Ah, ouais, parce que je suis sous les ordres de Magneto et si je veux rester dans ses bonnes grâces, je ferais mieux de faire bonne impression. Rapporter de bonnes nouvelles, genre qu’un groupe de mutant complet souhaite s’associer à nous, ou de quoi du genre. Qu’ils vont nous inviter à prendre le thé une fois de temps en temps, une mission ou deux par ci par là, des renforts… Mais surtout de l’entraide, de l’amour et de la compréhension!

« Alors, on reste ici où il y a une place moins… »

Je regarde autour de moi en me demandant comment je pourrais qualifier les égouts, autre que dégoutants… Mais je ne trouve rien alors je fais juste un petit sourire crispé. Je ne suis pas une petite princesse, les endroits sales ne me dérangent pas, mais je n’ai aucune idée si c’est vraiment les égouts dans le genre où toutes les merdes des gens se retrouvent ou du genre eaux de pluies. J’évite de respirer par le nez, juste au cas où…

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MessageSujet: Re: Affaires de Mutants   Ven 22 Mar 2013 - 23:19

Effaçant le sourire satisfait de mes lèvres au retour de Scum, je tournai un regard à nouveau sévère vers le mutant reptilien alors qu'il crapahutait au plafond.

"Elle a l'air gentille, déclara-t-il, incapable de garder le silence. Elle est habillée comme une princesse mais seulement en haut. C'est un peu bizarre."

Ce commentaire me fit hausser un sourcil interloqué. Je pensais que vivre ces dernières années dans un monde aussi cruellement réel que le notre aurait sorti Scum de sa vision fantasque et délurée du monde, mais visiblement il était encore assez jeune mentalement pour comparer les femmes à des princesses.

De mon côté, je préférais ne pas laisser mon esprit chercher à comprendre ce qu'il entendait par là, et attendis que notre invitée entre graduellement dans mon champ de vision. Je vois, ils ont donc misé sur l'atout "charme", version urbaine. Suburbaine même. A la voir, je dirais qu'elle a connue des endroits de la ville relativement crasseux. A voir sa tête je dirais qu'elle est rarement descendu dans un endroit aussi crasseux.

« Alors, on reste ici ou il y a une place moins… » commença-t-elle en considérant l'endroit.

"...Humide ? complétai-je pour elle. Oui, tu n'auras qu'à nous suivre. La place où nous vivons réellement est encore en dessous des égouts. Je suis Callisto, voici Caliban et... Tu as déjà eu le plaisir de faire la connaissance de Scum" dis-je en désignant mes deux acolytes du soir.

La petite tenta bien d'ouvrir la bouche pour se présenter, mais elle fut interrompue par l'enthousiasme débordant de notre lézard :

"Oh oh attends ! Te présente pas je vais deviner !" s'écriait-il tout en crapahutant sur les parois des égouts, jaugeant sous toutes les coutures notre invitée.

Je poussai un petit soupir avant de tourner les talons, prenant le chemin du retour. Caliban jeta un œil maussade à Scum et à la victime de ses jeux avant de me talonner, puis les deux autres suivirent.

"Alors, alors, d'abord faut deviner ton pouvoir. Vu que t'as l'air un peu coquette avec ton maquillage et tes vêtements de princesse moderne, je dirais que t'as un pouvoir un peu gracieux, commeuh... Voler avec le vent ? Faire des choses en dansant ? Tu sais danser ? Si ça se trouve tu sais juste danser très bien... En tout cas c'est pas physique, ça se verrait sinon. Peut-être que tes petits bras cachent une super force ? Quoique je m'embêterais pas à me faire belle si j'étais une fille super forte..."

Plus je l'écoutais, plus je me disais qu'il n'y avait pas que son apparence qui séparait Scum de l'espèce humaine. Sa logique, si on pouvait appeler ça comme ça, était difficile à suivre lorsque l'on était une personne aux capacités de réflexions normales.

Alors que nous marchions le long des flots nauséabonds de la ville, l'écailleux proposa quelques autres hypothèses à la demoiselle, suggérant que quelque soit son pouvoir il était essentiellement mental car c'était le cas de la plupart des jolies femmes qu'il avait rencontré. Il la questionna sur le naturel de sa couleur de cheveux, se perdant ainsi sur d'autres pistes de pouvoirs colorés et colorants...

"Caliban trouve ça drôle quand Scum parle aux gens" dit le mutant grisâtre à mes côtés avec un sourire en coin.

"Hmm... J'aurais plutôt dit navrant, répondis-je sans joie avant d'élever la voix. Scum ! Quand tu auras fini de harceler notre invitée, j'aimerais pouvoir avoir une vraie discussion avec elle."

Une fois obtenu le silence du lézard penaud, je pus converser avec la jeune femme. Sans cesser de marcher devant pour la guider à travers les galeries sales, je lui expliquai un peu plus clairement mes intentions, que je n'avais pas pu totalement exprimer sur le message lancé à la porte.

"Comme tu peux le voir, nous sommes une communauté de mutants assez mal lôtis. La faute aux humains qui ne supporteraient pas nos apparences parfois... Originales. En conséquence, le monde de la surface nous est difficilement accessible et il nous faut redoubler de prudence pour obtenir ne serait-ce que de quoi se nourrir."
"Des fois on arrive à s'arranger. On fait quelques raids nocturnes, mais on est jamais nombreux pour pas attirer l'attention. Moi par exemple je suis plutôt le spécialiste de la chasse à la pizza."
"Un rôle dont on pourrait difficilement se passer." rétorquai-je, ironique. Mais bref, l'important c'est qu'à force d'errer sous la ville Caliban a fini par repérer une autre communauté importante, et particulièrement active je dois dire."
"Beaucoup de pouvoirs, confirma Caliban. Caliban a eu mal au crâne en cherchant à discerner le nombre. Nombre important. Pouvoirs libérés. Caliban a rarement senti ça en dehors des grandes bagarres de l'Allée."
"Lorsqu'il m'a rapporté cela, ma curiosité a été piquée. Je me suis demandée comment tant de mutants pouvaient vivre à la surface, sans se soucier d'attirer l'attention avec leurs pouvoirs. D'autant plus que votre repaire ne me semble pas particulièrement isolé. J'ai donc voulu en savoir plus et c'est l'une des raisons pour lesquelles j'ai demandé à prendre contact avec les vôtres."

Le silence s'installa lorsque je finis de parler, seuls le clapotis de l'eau croupie et le bruit de nos pas se faisaient entendre. Évidemment Scum n'attendit pas longtemps pour le déloger :

"Là je crois qu'il faut que tu parles de toi, de tes amis et tout ça" dit-il en gratifiant la demoiselle d'un clin d’œil de ses paupières verticales.

Bon, au moins le lézard s'avérait utile pour meubler les discussions.
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