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 Cerise & Ultrason [Terminé]

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MessageSujet: Cerise & Ultrason [Terminé]   Mer 29 Juin 2011 - 20:06

La cerise roulait, roulait, encore et encore. Elle prenait davantage de vitesse et devenait impossible à arrêter. Le fruit dévala une pente, elle filait comme le vent. Derrière elle, une fillette lui hurlait de s'arrêter. Elle la suivait depuis plus d'une heure dans les rues de New York. Depuis plus d'une heure, le terrain n'était constitué que de légères ou de fortes inclinaisons. Beaucoup de passants se retournaient lorsque Atsuko arrivait à leur niveau, en hurlant et s'époumonant le plus qu'elle pouvait. Certains la croyaient folles, d'autres souriaient gentiment devant cette petite fille un poil trop gourmande, d'autres encore se moquaient d'elle. Mais tous ces rires et ces moqueries n'atteignaient pas la jeune fille en kimono. Elle n'était concentrée que sur une seule chose : récupérer sa chère cerise. Elle faisait abstraction du reste, ignorait le reste du monde.
Un peu plus tôt ce matin, elle avait acheté un kilo entier de cerises. Elle les avait mangée en très peu de temps et lorsque vint le tour au dernier fruit de subir le même sort que ses frères et sœurs, la cerise lui échappa des mains. Elle souhaitait plus que tout mangeait la dernière cerise du sac alors elle avait couru, encore et encore, à travers les rues de cette ville.

Lorsque la pente se termina enfin, Atsuko plongea sur la cerise pour l'attraper. Son visage se retrouva face au trottoir, la cerise juste devant son nez. Ses mains s'en allèrent en direction du précieux fruit mais avant même qu'elle n'ait pu la saisir, un pied se posa dessus. Ses doigts effleurèrent ses deux lames. Le contact du métal la fit tressaillir d'abord mais elle s'y habitua bien vite. Elle regarda de plus près le pied posé juste sur son fruit et se rendit compte que c'était une chaussure féminine, un semblant de ballerine. Une femme, donc. Atsuko était prête à passer ses nerfs sur l'autre fille quand cette dernière se baissa pour ramasser la cerise, la faire tourner entre ses doigts avant de la rendre à Atsuko. Bouche bée, Atsuko ne savait pas quoi dire. Elle s'attendait à tout, sauf à cela. Elle pensait que la fillette écraserait la cerise, d'autant plus qu'Atsuko était à terre, elle aurait mis un certain temps avant de bondir au cou de cette fille. Elle devait se rendre à l'évidence : tous les habitants de cette ville n'avaient pas un mauvais fond.

- Merci.

Atsuko prit la cerise entre ses doigts, l'observa minutieusement avant de la jeter dans la rue. Tout cela pour rien. La cerise qui lui avait échappée des mains était complètement pourrie ! Elle avait perdue une heure dans ces rues pour rien ! Son attention revint à celle qui avait sauvée sa cerise, en vain finalement.


Dernière édition par Atsuko Nelka le Mer 20 Juil 2011 - 0:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Cerise & Ultrason [Terminé]   Jeu 30 Juin 2011 - 4:40

Ca fait un bout que je me promène dans la rue. Sur ma tête, mon casque écouteur noir Skullcandy repose et m'enferme dans un monde où je suis bien. En ce moment j'écoute du Hollywood Undead, j'ai l'impression de marcher dans un rêve. Un rêve avec des parois faites de musique et de vagues causées par celle-ci. Un monde fait de couleurs qui changent en rythme, des couleurs faites avec des voix qui hurlent et murmurent la vie.

Le ciel est incertain quant à la couleur dont il se pare. Un gris bleuté peut-être... Je me sens vraiment d'humeure pensive, ca se reflète dans la maniere que je bouge, la facon que je parle, l'ordre naturel de mes phrases est changé. Non pas que je parle en Yoda, mais juste que je me sens vraiment étrange et ca parait. Mes yeux ne savent pas mentir. Alors je déforme la vérité, j'amplifie une parole ou je déplace un geste. Des mensonges qui n'en sont pas en fait. Je marche sur les trottoirs des rues de New York, pensant aux mensonges qui n'en sont pas.

Arrête d'être mélancolique, tu n'as pas le temps ni l'argent pour te le permettre...Il faut que je me trouve une nouvelle boîte, je repère les endroits qui ont l'air potable. C'est sur que je n'ai pas autant de contact dans le monde des boites de nuit de New York que dans celui de Montréal mais je compte bien faire quelques appels bientôt.

En fin de compte, je replonge dans mes réflexions dignes d'une adolescente en pleine crise existencielle lorsqu'à travers de mes ballerines (c'est rare que j'en porte, d'habitude c'est les bottes un peu militaire avec un cap d'acier mais aujourd'hui je me sentais féminine... ) je sens que j'écrase quelque chose.

Je sors de ma bulle, descend mon casque dans mon cou et regarde à mes pieds. Une petite cerise. Je cligne à peine des yeux quand une jeune japonaise s'arrête à mes pieds, fixant le petit fruit coincé sous mon pied. Des yeux rouges !! Est-elle albinos ? Avec ce teint pâle cadavérique ca ne me surprendrais même pas. Et ce n'est pas seulement ses traits qui me permettent de déterminer sa nationalitée. J'ai un indice de taille avec le kimono bariolé qu'elle porte... Donc, elle fixe la cerise avec des yeux rouges. Son regard remonte un peu vers moi alors je ne fait pas ma chiante et je rammasse la cerise qui a l'air d'avoir dévalé pas mal de pente avant de finir sa route son mon pied. Je souffle un peu dessus, pour la peine, et la tends à la jeune fille.

-merci

- Ah mais derien, je ne suis pas assez méchante pour te priver de ta cerise, tu semble avoir un peu couru après.

Eeet après avoir jeté un coup d'oeil à ladite cerise, elle la jeta purement et simplement par-dessus son épaule. Puis elle me fixa de ses yeux rouges, comme pour me détailler ou je ne sais quoi. Il faut dire que je ne passe pas inaperçue avec mes cheveux noir et mauve et mon style punk. Ce jour-là j'avais une jupe noire courte un peu volante, avec des collants rouges déchirés. Une camisole rouge avec un chat dans le style hello kitty en vampire démoniaque assoiffé de sang que j'avais trouvé vraiment marrant et mes ballerines noires complétaient le tout. J'avais mis mes mains sur mes écouteurs, prête à les remettres en place pour continuer de marcher et de réfléchir à des phrases philosophiques mais j'avais l'impression qu'il fallait que je dise quelque chose.

Heuummm je suis désolée pour ta cerise, je pense que de toutes façons elle n'aurait plus été comestible avec tout ce qu'elle a rammassée. Heeeeuummmm sinon tu n'as pas l'air du coin, mais je trouve ton kimono vraiment fantastique, c'est la première fois que je vois quelqu'un se promener avec ca sur le dos.... C'est vraiment trop hot !!! Il faut que tu me dises ou acheter des trucs japonais d'origine comme ca... Mais parler chiffon ca jamais été trop mon truc vraiment, alors.... heummmm..... Tu viens d'où ?

Les paroles s'envolent dans l'humidité de ce soir d'été, les passants continuent leurs chemins, tous avec le poid de leurs monde. Mon monde à moi se résume ce soir à trouver un travail ou partir. Mon monde à moi en ce moment se résume à une fille qui aime les cerises... Une rencontre passagère, éphèmere, ou peut-être pas. Il faut vivre au jour le jour, eh bien moi je vis le moment au moment. En ce moment j'essais péniblement d'amorcer une conversation, mais le silence aurait peut-être été préférable.

Enfin, j'ai parlé, maintenant j'attends les réponses.
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MessageSujet: Re: Cerise & Ultrason [Terminé]   Lun 4 Juil 2011 - 18:40

Atsuko détailla l’autre jeune fille des pieds à la tête. Ses cheveux étaient étranges, d’une teinte peu courante. Toutefois la petite était mal placée pour juger les autres. Ce qui attira son attention en premier lieu fut l’énorme casque que l’individu portait près des oreilles. Très voyant et pas très discret. Cependant Atsuko eut l’impression que ce casque n’était pas anodin. Il ressemblait étrangement à ceux que les disc-jockeys portaient en soirée dans des boîtes de nuit pour mixer. Elle ne savait pas pourquoi mais elle avait la sensation d’avoir déjà croisée cette fille quelque part. Elle sentait qu’elle l’avait déjà vu. Son visage lui disait quelque chose mais impossible de se rappeler où et quand elle l’avait rencontrée. Non, elle ne l’avait pas rencontrée. Elle avait vu sa photo quelque part.
L’autre la sortit alors de ses pensées lorsqu’elle se mit à complimenter sa tenue vestimentaire. Surprise, elle se mit à se regarder. Il était vrai qu’elle portait un de ses kimonos favoris. La boutique dans laquelle elle avait acheté de telles fringues ? Bonne question ! Il avait fallu fouiner dans la ville de New York avant qu’elle ne trouve enfin ce qu’elle cherchait. De plus, étant fine et petite, il avait été difficile de trouver sa taille. Atsuko ne put s’empêcher de sourire devant l’enthousiasme de cette jeune femme. En effet, il faut le dire, elle semblait bien plus âgée qu’Atsuko, elle devait avoir aux environs d'une vingtaine d'années.

- Je te la montrerais, un jour ! Mais avant, parle moi un peu de toi. Le casque que tu portes m’intrigues énormément.

Atsuko jeta un regard derrière elle avant de s’asseoir sur le bord du trottoir. Elle invita la fille à faire de même. Elle posa son sac juste à côté d’elle. Trois livres en sortirent. Elle était passée un peu plus tôt à la bibliothèque et avait emprunté deux livres. Toujours des livres policiers, du même auteur bien sûr. Le troisième, plus fin, était à elle. On pouvait lire le nom de Médée inscrit dessus. Ce livre ne la quittait jamais. Lorsqu’elle était partit à la recherche de sa cerise, elle était sur le chemin du retour, en route pour la Confrérie. Elle savait dès lors que ça barderait pour ses oreilles à son retour alors elle s’était permit de faire un saut à la bibliothèque. Elle n’avait plus rien à lire et les bouquins de la Confrérie se trouvaient bien trop ennuyeux. Elle soupira avant de ranger les trois livres dans son sac.
Elle ne put s’empêcher de repenser à sa course effrénée dans ces rues étroites. Tout ça pour une cerise immangeable. Cette traque la fit sourire. Voilà donc qu’elles étaient ses nouvelles victimes : des fruits ! C’en aurait presque était drôle si Atsuko n’était pas aussi anxieuse à l’idée d’affronter la colère de Magnéto. Elle n’avait aucune idée de ce qu’elle lui raconterait. Elle trouverait bien une excuse sur le chemin du retour, du moins l’espérait-elle. D’autant plus que son bulletin trimestriel devait bientôt arriver – s’il n’était pas déjà là. Là, ça risquait vraiment de chauffer pour elle. Séchait les cours d’SVT ainsi que ceux de sport avaient peut-être étaient une mauvaise idée. Elle se demanda alors quelle appréciation le prof de science avait pu mettre, quelque chose comme « En nette amélioration, a assisté une fois à l’un des cours. » ? Sans compter ses résultats catastrophiques en chimie !
Alors elle eut une idée. Enfin une idée stupide mais c’était mieux que rien. Cette fille avec son étrange casque avait sans doute déjà dû être dans le même cas qu’elle. Tout le monde faisait le mur à l’adolescence, certains plus que d’autres. Alors elle lui demanda :

- Dis-moi, imaginons que tu ais mon âge et que tu ais fais le mur alors que tu n’avais pas le droit de sortir. Quelle excuse inventerais-tu à ton retour ?


Cette question résumait plus ou moins la situation laquelle elle s’était fourrée. Bien sûr, elle n’avait pas donné de détails. Pas la peine de rajouter la raison de sa punition. Toujours est-il qu’elle aurait peut-être dû réfléchir à deux fois avant de sortir ainsi. Réfléchir avant d’agir. Dans le cas d’Atsuko c’était plutôt le contraire : agir avant de réfléchir. Une véritable tête de mule. De toute façon, elle avait toujours était ainsi.
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MessageSujet: Re: Cerise & Ultrason [Terminé]   Mer 6 Juil 2011 - 19:17

Elle n'a pas pris compte de mes phrases pathétiques, elle semble même vouloir partir une conversation !! Ohlala, que d'émotions... Les passants nous jettent à peine un regard, pourtant les deux jeunes filles qui papotent au coin d'une rue sont loin d'être ordinaires... Mais bon, on est à New York aussi, pas en Beauce au Québec... Du monde étrange, il y en a à la pelle ici.

- Je te la montrerais, un jour ! Mais avant, parle moi un peu de toi. Le casque que tu portes m’intrigues énormément.

C'est la question, enfin la phrase à sens de questionnement qu'elle m'a posé avant de s'assir sur le trottoir. Je m'assis à coté d'elle et je commence à expliquer ce qu'est un skullcandy...

- *hum hum*... Alors ca ma grande, c'est quelque chose qui te fait écouter la musique, de un. De deux, c'est la marque qu'on appelle Skullcandy, ma préférée au monde, de un parce que j'aime le nom et de deux parce que cette marque a vraiment le don de m'enfermer dans la musique, dans un monde parallèle... Tu marches, et tu es dans une bulle à l'épreuve de tout, sauf des cerises, hahaha !

Bon, le rire était un peu forcé...

- Dis-moi, imaginons que tu ais mon âge et que tu ais fais le mur alors que tu n’avais pas le droit de sortir. Quelle excuse inventerais-tu à ton retour ?

Inévitablement, je repense aux escapade qui ont changé ma vie. Bon, ca y est, je retombe dans mes drames de jeunesse...

Une silhouette se dessine en contre-plan... Un homme. Il titube un peu, on ne voit pas l'expression de son visage. Ca se passe dans une ruelle, comme dans les films, sombre et mal éclairée. Des poubelles jonchent les côtés, peut-être pourrait-on distingué une ou deux silhouette de clochard. Un chat ? Non, ils préfèrent encore dormir dans un endroit offrant une sécurité un peu moins relative et un peu plus concrète. Bref, revenont à la silhouette masculine. Non, il n'a pas de bouteille d'alcool vide à la main. Il titube car il est blessé. Une autre silhouette apparaît dans le décors, une jeune fille. Presque une fillette. Ses cheveux sont attachés en queue de cheval, et c'est à peu près tout ce qu'on distingue d'elle. Elle a la peau pâle, toute habillée de sombre son teint ressort encore plus clair. L'homme se retourne vers elle, un instant on aperçoit son visage. Son expression est un mélange de résignation et de crainte, il ne peut plus s'enfuir. Mais pourquoi ne s'enfuit-il pas ? Il pourrait aisément... Courir plus vite que l'autre fille et continuer sa route. Mais la Musique en avait décidé autrement. Il était calme, la Musique envoyé par la jeune silhouette condamnait l'homme à la résignation, à l'abandon de soi. La prochaine le conduirait à la mort.

C'était la première tentative de la jeune émissaire de la Musique. Tuer. Pas juste manipuler pour courir, pleurer, ou je ne sais quoi. Tuer. Convaincre le coeur de cesser de battre.

Inspire, expire. Encore, inspire, expire. Une troisième fois, inspire, mais d'un coup, libère toute ta volontée, projette l'action qui provoquera la réaction.

Puis, la silhouette masculine tomba, lentement, un genou, deux genous, une main à terre, les deux, puis le corps entier. Cette silhouette, c'est un violeur en série. Qui n'a jamais eu l'intention d'arrêter, mais il est, ou était doué pour mentir. Mentir à ses jeunes victimes ou au policiers.

Un rayon de lune éclaire le visage de la jeune fille, elle semble triste... Mais retourne prestement chez elle, par peur d'une éventuelle punition. Elle devait être triste car elle savait que sa mère l'attendait, prête à la sermonner.

En effet, sa mère l'attendait de pied ferme. Enfin, pied qui tapotait d'impatience.

-Maman, j'ai fait du bien ce soir. J'ai empêché le viol de centaines de jeunes filles. Je pense que je ne mérite pas la punition que tu veux me donner en ce moment. Je ne t'ai jamais dit ce que je faisais, mais maintenant je te le dis. En passant, ne vote jamais pour la libération conditionelle. Jamais. Sinon je devrai encore tuer.


Je reviens dans la discussion, d'où j'était partie quelques instants, perdue dans mes souvenirs un moments.

- Hum tu dis que tu as évité le viol de centaines de jeunes filles, moi ca marchait quand j'était jeune.

Je me rends compte de ce que je viens de dire... J'ai vraiment dit ca ? Eh oui, j'ai dit ca. Mais je pense que je vais me rattraper...

Haha, c'est une blague voyons !! Je n'ai pas vraiment sauver la vie de centaines de jeunes filles... Je ne suis qu'une humaine tout ce qu'il y a de plus normale, mais j'ai des Skullcandy ! Mais sérieusement trouve un mensonge, moi je n'ai jamais été bonne pour mentir à ce niveau... Ne ments pas, déforme un peu la réalité, c'est toujours plus crédible par après.

Je reste assise, les passants passe, le soleil ensoleille, les nuages enuagent, la vie continue mais dans ma tête, c'est toujours aussis confu. Rien est à sa place, tout se bouscule, et pourtant, tout est calme...
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MessageSujet: Re: Cerise & Ultrason [Terminé]   Jeu 7 Juil 2011 - 18:54

Atsuko ne pouvait lever les yeux de l’énorme casque que l’autre portait près des oreilles. Elle n’en avait jamais vu de semblable, enfin jamais d’aussi près. Elle avait vite oubliée sa course effrénée dans les rues de New-York. Elle était ainsi. Toujours d’humeur changeante, presque lunatique. Un spécimen unique dans son genre. La jeune femme se racla la gorge avant de commencer de répondre à la question d’Atsuko.

- *hum hum*... Alors ça ma grande, c'est quelque chose qui te fait écouter la musique, de un. De deux, c'est la marque qu'on appelle Skullcandy, ma préférée au monde, de un parce que j'aime le nom et de deux parce que cette marque a vraiment le don de m'enfermer dans la musique, dans un monde parallèle... Tu marches, et tu es dans une bulle à l'épreuve de tout, sauf des cerises, hahaha !

Atsuko faillit éclater de rire tant la façon de parler de cette fille était étrange. Elle se rendit compte alors qu’elle avait un accent étrange. Une étrangère ? Elle s’exprimait pourtant avec un anglais parfait. Toujours est-il que les Etats étaient nombreux et les accents tout aussi innombrables. Hors de question de se casser la tête pour deviner les origines de cette fille. Elle repensa à ce qu’elle venait de lui dire. Skullcandy. Elle n’avait jamais entendue d’une telle marque, de toute façon, elle n’était pas très branchée sur tous ces appareils. De simples écouteurs lui suffisaient amplement. Atsuko ne put s’empêcher de remarquer que cette fille se répétait souvent, un peu trop peut-être. Mal à l’aise ? Anxieuse ? Non, rien de tout cela. Elle n’arrivait pas à mettre la main dessus. Mais le plus étrange était ce rire. Un rire forcé. Pour détendre l’atmosphère, sans doute.
Elle se rendit alors compte de ce qu’elle était en train de faire. Elle essayait de décrypter le langage comme elle le faisait avec les écritures des autres. Elle appliquait la même méthode. D’abord observer avec minutie la forme puis s’attaquer au fond. Sans doute était-ce parce qu’elle n’avait pas pratiqué la graphologie depuis longtemps qu’elle se laissait aller. Tout cela ne la regardait pas.

- Dis-moi, imaginons que tu ais mon âge et que tu ais fais le mur alors que tu n’avais pas le droit de sortir. Quelle excuse inventerais-tu à ton retour ?

Atsuko attendait une réponse à sa question mais rien ne vint. Elle tourna la tête en direction de la fille, elle semblait perdue dans ses pensées. Se souvenait-elle de son passé ? Sans doute. Il était vrai qu’elle semblait s’être égarée ailleurs. Loin. Trop peut-être. Cette question était anodine, la petite n’avait pas pensé que cette drôle de fille mettrait autant de temps pour répondre. Pourtant, elle resta silencieuse. Dès le début, elle avait sentie que cette fille semblait différente. S’était-elle trompée ? La plupart du temps, elle faisait confiance à son instinct, il ne l’avait jamais déçue, ou presque.

- Hum tu dis que tu as évité le viol de centaines de jeunes filles, moi ça marchait quand j'était jeune.

Il fallait bien l’avouer, elle s’attendait à tout sauf à cette réponse. Le pire était qu’elle avait prononcé cette phrase avec une sérénité déconcertante. C’était la vérité qu’elle lui offrait, sa vérité. Cette excuse qu’elle racontait chaque soir à ses parents. Pourtant, Atsuko ne releva pas. Pas tout de suite, du moins. Pour parler de ça, cette gamine avait-elle était traumatisée dans sa jeunesse ? Des hypothèses et des suppositions, rien de concret. Cette jeune femme avait l’air d’avoir eu un passé… hors-norme. Original, conviendrait davantage. Avait-elle était l’une des victimes ? Non, elle s’en était pris aux bourreaux, les vrais.

- Haha, c'est une blague voyons !! Je n'ai pas vraiment sauver la vie de centaines de jeunes filles... Je ne suis qu'une humaine tout ce qu'il y a de plus normale, mais j'ai des Skullcandy ! Mais sérieusement trouve un mensonge, moi je n'ai jamais été bonne pour mentir à ce niveau... Ne ments pas, déforme un peu la réalité, c'est toujours plus crédible par après.

Ben voyons ! Une blague, rien que ça ? Atsuko n’était pas dupe. Elle se rendait bien compte que l’autre essayait de se rattraper. Elle usait de sa dernière carte pour ne pas sombrer, pour ne pas perdre la face. Mais c’était trop tard. De plus, Atsuko se rendit compte qu’elle n’avait pas complètement réfutée son avis précédent. « Pas vraiment ». Elle se cherchait des excuses, rien d’autre.
Elle plongea ses yeux vermillons dans les pupilles de l’autre. Là, elle demanda d’une voix sèche et froide :

- Dis moi, qui es-tu réellement ?

Sa curiosité était piquée à vif. Elle voulait en savoir plus. Elle souhaitait comprendre. Comprendre qui était cette fille étrange, comprendre son passé ainsi que cette histoire de viols. Un être humain à l’apparence normale, mais capable d’atrocités impensables et pire : qu’il les commet tout à fait consciemment, par désir, par besoin. Alors d’une certaine manière c’est un monstre à son tour. Un être qui vit entre deux mondes, le nôtre et le sien qui nous échappe, celui du sang. La définition de tous ces monstres est applicable aux violeurs mais pas seulement. Atsuko soupira, essayant de se changer les esprits. Tâche ardue et difficile. Elle attendit des réponses.
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MessageSujet: Re: Cerise & Ultrason [Terminé]   Ven 8 Juil 2011 - 19:31

-Dis-moi, qui es-tu réellement?

Ouch. Ce n’est pas la journée idéale pour me le demander. Je suis dépressive, la musique a des couleurs sombre, je vois tout à travers une brume d’amertume et de désillusion. J’ai été surprise de voir cette jeune fille s’intéresser à moi… Après avoir été traitée de gamine, m’être sentie comme la pire des incompétentes, voilà que quelqu’un s’intéressait à moi. Avec une voix faible et un peu tremblotante, je réponds.

-Qui je suis réellement… Je suis moi ?

Bon, il est temps de savoir qu'est-ce que cette fille me veut en fait. Je ne pense pas qu'elle me veut du mal, mais j'aimerais savoir ce qu'elle attends de moi. C'est toujours plus facile donner la réponse que l'autre attends de toi, et en ce moment je n'ai pas envie d'exprimer ce que moi je ressens mais juste qu'on me laisse tranquille un peu, que je puisse réfléchir et peut-être déprimer sur ma vie. Je sais que je suis contradictoire, elle s'intéresse à moi et ca me fait du bien mais est-ce que j'ai vraiment envie de parler, de m'ouvrir, de commencer une histoire quelconque ? Non. Alors je vais regarder dans sa tête ce qu'elle me veut, qu'on en finisse au plus vite.

Discrètement je monte la musique de mes écouteurs pour augmenter mon pouvoir. Il est toujours un peu latent, tout le monde a toujours un petit fond de musique dans la tête, même si on ne s’en rend pas compte. J’ai donc un peu toujours accès aux émotions des autres, mais si elle entend ma musique, et que je l’entends aussi, une connexion se fait, et je peux m’infiltrer quelques instants dans sa tête avec plus de précision. Donc, je profite d’une ligne de middle-bass pour juste savoir dans quel état d’esprit elle était.

J’ai un sursaut, je ne m’attendais pas à ca !! Sa tête, comment elle pense, l’écran qu’elle a avec le reste du monde est tellement étrange !! Enfin, je dis étrange car je n’ai jamais senti quelque chose de semblable. Ca ne veut dire qu’une chose, c’est une mutante aussi. Non, je n’en reviens pas !! New-York regorge de mutants, c’est déroutant, moi qui n’en a presque jamais croisé auparavant. Je la regarde un peu plus attentivement, je sais qu’il y a quelque chose de différent, son attitude déjà, elle me regarde étrangement, mais il faut dire que je n’agis pas comme une personne normale en ce moment. Je ne sais pas ce qui se passe avec moi ces temps-ci, je suis un peu perdue dans ma vie et ca doit paraître.

Je plonge mes yeux noirs dans les siens, rouges. Je sais qu’en ce moment tout mon corps projette le non-verbal de « Je ne comprends pas et j’ai peur de ce qui va arriver ».
Je secoue un peu la tête, replace mes mèches du bout des ongles en ébouriffant mes mèches dégradées devant mon front. Je regarde le ciel, les passants, mes pensées se sont calmées un peu. Je tourne ma tête brusquement vers elle, si vite en fait que mon casque vient cogner ma mâchoire. En fait, j'ai comme un regain d'enthousiastme, quelque chose d'intéressant va se passer, f*** la dépression, vive un peu d'action sans pour autant me faire démolir.

-Je sais ce que tu es, alors c’est juste que je te révèle ce que je suis aussi. Désolée, je sais que ce n’est pas juste de faire ça, mais c’est mon pouvoir en quelque part, je n’y pense plus vraiment… On peut dire que je suis musicokinésiste, en fait je n’ai aucune idée comment appeler mon pouvoir, suis-moi, je vais te montrer, après tu me diras ce que tu sais faire toi. En passant,mon nom est Kiara Alarie, toi c’est quoi ton nom ?

Bon, c'est assez direct comme approche, j'accroche un petit sourire sur mes lèvres, un genrede sourire qui dit "Hehe, tu t'attendais pas à ça, mais je suis gentille ne t'inquiète pas". J'ai repris du poil de la bête en quelques instants, ca fait du bien de parler avec calme et avoir un semblant de contrôle sur la situation.

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MessageSujet: Re: Cerise & Ultrason [Terminé]   Mer 13 Juil 2011 - 18:31

Atsuko attendait une réponse, les bras croisés. Elle sentait que cette fille avait quelque chose à cacher, elle ne se trompait presque jamais. Il y avait anguille sous roche, ça Atsuko en était sûre. Tout respirait un mal-être profond dans l’attitude de cette femme. Elle essayait de le dissimuler tant bien que mal mais ça se voyait comme le nez qu’elle avait au milieu de la figure.

- Qui je suis réellement… Je suis moi ?

La situation en était presque drôle. Presque. Cette fille essayait-elle de l’humour ou bien était-elle en train de se foutre de la tête d’Atsuko ? Ni l’un ni l’autre. Il faut croire qu’elle ne s’était pas attendue à cela. Mais à qui la faute ? Si elle ne s’était pas comportée aussi bizarrement, Atsuko serait déjà rentrée. Si elle se comportait ainsi, aussi mystérieuse, rien n’avancerait. La petite ne put s’empêcher de laisser échapper un soupir. Elle commençait à en avoir assez de ce petit jeu, sa patience était à bout. Pourtant son visage resta neutre, impassible, aucune émotion ne filtrait à travers ses traits. Seul le soupir qu’elle venait de faire quelques secondes auparavant témoignait de la tension tendue qui planait au-dessus de ces deux têtes.

L’autre approcha son crâne de la tête d’Atsuko. Leurs prunelles se croisèrent. Des yeux sombres comme la nuit fixèrent les pupilles rougeâtres de la jeune fille en kimono. Elle n’aimait pas cela, pas du tout. Elle remua un peu sa tête, effleura ses mèches du bout des ongles tout en ébouriffant ses cheveux dégradées devant son front. Elle fixa le ciel limpide longuement puis regarda les gens qui allaient et venaient autour de nous. Ils les ignoraient littéralement. La petite eut alors l’impression d’être enfermée dans une sorte de bulle. Personne ne pouvait les voir. La vérité était autre : personne ne faisait attention à ces deux gamines plus étranges l’une que l’autre. Lorsque l’autre se retourna vers elle, son casque entra en contact avec sa mâchoire. Atsuko ne put s’empêcher de faire preuve d’un minimum d’empathie et d’avoir mal pour elle.

- Je sais ce que tu es, alors c’est juste que je te révèle ce que je suis aussi. Désolée, je sais que ce n’est pas juste de faire ça, mais c’est mon pouvoir en quelque part, je n’y pense plus vraiment… On peut dire que je suis musicokinésiste, en fait je n’ai aucune idée comment appeler mon pouvoir, suis-moi, je vais te montrer, après tu me diras ce que tu sais faire toi. En passant, mon nom est Kiara Alarie, toi c’est quoi ton nom ?


Hé bien, on peut dire que cette fille – Kiara – n’y allait pas par quatre chemins. Elle était directe et spontanée, au moins. Un état d’esprit qu’Atsuko aimait bien. En revanche, elle appréciait moins que l’on pénètre dans sa tête sans son autorisation. Il n’y avait pas d’autre explication sinon pour comprendre comment elle savait qu’elle était une mutante. Ce n’était pas une chose que l’on criait sur les toits. Elle venait de dire qu’elle était « musicokinésiste ». Encore un mot inventé ! Là, Atsuko ne comprenait plus. Un mot qui lui était étranger. Pourtant elle ne s’en formalisa pas. Il suffisait juste de remonter à la racine. Elle avait au moins saisit une chose : kinésiste. Encore un phénomène parapsychologique ayant un rapport avec l’esprit. Quelque chose liée à la musique « musico ». Tout cela ne l’avançait pas énormément. Mais bon, Kiara lui avait dit qu’elle lui montrerait. Mais pouvait-elle réellement lui faire confiance ? Et si tout ceci était un piège ? Non, là elle devenait parano. Elle devait faire attention.

Kiara marchait d’un pas rapide. Atsuko n’avait toujours pas répondu. Elle lui emboîta le pas et la rejoignit en quelques enjambées. Elle était méfiante. Il fallait toujours se méfier de ces drôles de volatiles. Leur bonté cachait toujours quelque chose. Elle n’était pas dupe. Mais bon, elle saurait se défendre si jamais la situation tournait mal. Les sens aux aguets, elle observa le paysage défilait sous ses yeux. Elles marchèrent toujours lorsque la petite ouvrit la bouche pour dire :

- Moi c’est Atsuko. Juste Atsuko. Montre-moi en quoi consiste ton don car il est vrai que je suis perdue avec tes explications.

Elle n’était pas assez folle pour lui offrir son nom de famille sur un plateau d’argent. Elle était juste curieuse. Il était vrai qu’elle ne comprenait pas tout. Quelque chose lui échappait. Elle n’aimait pas être ainsi perdue. Perdre le contrôle de la situation l’énervait. Elle aimait avoir les choses en main. Au moins conservait-elle un avantage, cette fille ne connaissait pas la proportion de son pouvoir. Mais à bien y réfléchir, Kiara semblait inoffensive. Toutefois, les apparences pouvaient s’avéraient trompeuses. Elle préférait rester sur ses gardes, juste au cas où.
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MessageSujet: Re: Cerise & Ultrason [Terminé]   Jeu 14 Juil 2011 - 3:14

Je marche d’un bon pas, il faut dire que je suis un peu énervée par ce qui se passe. Pas énervée dans le sens méchant, mais excitée, j’ai hâte de montrer de quoi je suis capable. Je sais qu’en ce moment un grand sourire impatient se dessine sur mes lèvres, j’espère que je ne lui fait pas peur !! Il faut dire que j’ai été assez directe… Mais elle n’a pas l’air de le prendre trop mal, enfin pas jusqu’à maintenant. Oui j’ai un peu fouillée dans sa tête, mais ce n’est pas comme si j’allais lui demander l’autorisation ! Je vois bien la situation :

* « -Hey, j’ai envie de répondre ce que TOI tu veux entendre comme ca je peux m’en aller au plus vite, ca te dis de te laisser fouiller dans la tête ? Attends un peu, il faut que j’augmente le son pour pouvoir atteindre tes connections cervicales internes. » *

Ça aurait pu être marrant tout compte fait. Je sais que je prends ca trop positif, je ne la connais pas, elle ne me connait pas, je ne sais rien d’elle et peut-être qu’elle fait partie des méchants mutants. Mais en ce moment j’ai la situation bien en main, je vais l’amener là où je pourrai lui montrer l’aspect plus doux de mon pouvoir, juste créer de la musique à partir de ma pensée. C’est un aspect que je ne contrôle pas depuis longtemps, mais je l’aime beaucoup. Je pourrais peut-être contrôler une ou deux personne, pas méchamment, mais peut-être la faire tomber en amour avec la première personne qui va passer ? Non, c’est un peu trop compliquer à générer, et avec l’accident du pub de l’autre soir je vais m’abstenir de faire quelque chose de trop…trop. Juste créer un mouvement de somnolence dans un café, tout le monde dors en moins de 3 secondes, ca serait assez comique non ? En plus il y a toujours de la musique, donc c’est parfait. Je sais que je pourrais passer, que je pourrais m’infiltrer dans les ondes que je crée, mais c’est extrêmement compliqué. Je dois me concentrer pour créer ces ondes et pour les suivre, deux choses complètement différente.

Pour l’instant je l’amène dans une rue moins fréquentée, bien propre et tout mais avec seulement des appartements désaffectés, ou presque. Je me dis qu’il serait assez chiant de sauter par-dessus une clôture, moi avec ma jupe et elle avec son kimono. Parlant de kimono, il me semble que la musique japonaise est toute indiquée pour montrer une partie de mon pouvoir. Je vais lui demander si je peux lui montrer la partie « contrôle des émotions basique » sur elle, mais j’en doute un peu, je vais sûrement me trouver un animal quelconque dans le coin pour lui montrer… Mais ca ne va pas être évident, c’est silencieux ici, à peine les bruits de la ville atteignent ce coin perdu de New York. Sur quelles ondes je pourrais surfer alors ?

Je lui tourne encore le dos, lorsqu’autour de nous résonne le son paisible d’une flûte de bambou, appelée shakouhachi. Ce sont particulier, un peu venteux mais très pur entoure l’air, à ce son je superpose un léger grattement d’un shamisen, une sorte de petite guitare carrée. Quelques instants passent, je m’amuse dans la variation des thèmes classiques japonais, je fais danser l’air et vibrer les tympans. Puis, un koto s’impose de lui-même, en fait c’est une sorte d’harpe japonaise un peu dissonante mais avec le reste de l’accompagnement le son est simplement… Génial.

Je me retourne et je commence à lui expliquer que ce n’est qu’une partie de mes pouvoirs, en fait je peux planer sur les ondes sonores pour remonter dans les pensées des gens. Que je peux les influencer, que je peux créer ce qui va être pour eux une chanson qui va les pousser à dormir, à enrager, à avoir confiance, à donner de l’énergie, tout ce que tu peux éprouver en écoutant de la musique, je suis apte à te le faire ressentir.
Ca fait un moment déjà que je parle, autour de nous planent toujours le mélange simple de quelques instruments japonais. Je me rends compte que je ne la connais pas, et pourtant je viens de lui délivrer un de mes plus grands secrets. Avec un sourire d’excuse, je lui dit les mots suivants.

« Désolée, je sais que tu ne me connais pas, mais ca fait si longtemps que je suis seule, c’est pathétique comment j’en ai marre. Tu vois, j’aimerai servir à quelque chose. Tu peux partir, je te reconduis où tu veux, oublies-moi si tu veux. Je ne sais jamais quand m’arrêter, désolée encore… »
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MessageSujet: Re: Cerise & Ultrason [Terminé]   Sam 16 Juil 2011 - 15:55

Aucun signe de vie dans ces rues désertes. C’est à croire qu’elle et Kiara étaient seules dans ce coin de New-York. Les HLM poussaient au quatre coins des rues, un peu comme les mauvaises herbes. Tout repoussait bien trop vite au goût de la petite Japonaise. Un bruit se fit entendre. De la musique résonnait non loin des oreilles d’Atsuko. Elle tourna la tête, cherchant à localiser le son mélodieux. Mais il n’y avait rien. L’autre fille ne semblait pas être indisposée par ce bruit sortit de nul part. D’autres instruments vinrent se joindre au premier. Atsuko ne les reconnut pas, c’était la première fois qu’elle les entendait. C’est alors qu’elle comprit avant même que l’autre n’ouvre la bouche. Musicokinésiste. Cette fille pouvait générer de la musique à partir de rien.

Kiara lui expliqua en quoi consista son don. Elle influençait sur les autres grâce à la musique. Elle manipulait aisément les émotions des autres. Finalement, son pouvoir et le sien se ressemblaient étrangement. Non, il y avait une différence. Atsuko utilisait sa volonté pour ordonner aux autres ce que bon lui plaisait alors que Kiria elle, se servait de la musique pour parvenir à ses fins. La fille s’arrêta soudainement de parler. En avait-elle trop dit ? Il faut croire. Il n’était pas aisé de révéler aux autres un tel secret. La japonaise, elle, ne prenait jamais le risque de se confier à un parfait inconnu. Cette femme s’était fourvoyée en pensant que la petite lui révèlerait en quoi consistait son don, pire, elle en aurait encore moins fait une démonstration.

- Désolée, je sais que tu ne me connais pas, mais ca fait si longtemps que je suis seule, c’est pathétique comment j’en ai marre. Tu vois, j’aimerai servir à quelque chose. Tu peux partir, je te reconduis où tu veux, oublies-moi si tu veux. Je ne sais jamais quand m’arrêter, désolée encore…

Une idée germa alors dans l’esprit d’Atsuko. Cette fille ne savait pas quel sens donner à sa vie. Elle avait l’air profondément seule. Plus qu’une impression, c’en était une certitude. Son comportement en était la preuve. Elle avait l’air si fragile à débiter de telles paroles. Atsuko avait presque envie de la prendre dans ses bras pour la consoler. Presque. Mais elle allait faire mieux que ça. Lui offrir une seconde chance. Lorsqu’elle rentrerait à la Confrérie, ce soir, cette fille l’accompagnerait. Ce pouvoir semblait intéressant, avec un peu de travail, cela pouvait donner des résultats des plus étonnants. Il ne fallait pas laisser un tel être lui passait sous le nez.
La petite lui adressa son plus beau sourire. De plus, cela lui ferait du bien d’avoir un peu de compagnie à la Confrérie. La plupart du temps, elle ne cessait de s’ennuyer comme un rat mort. Il n’y avait jamais rien à faire, là-bas. Les vacances étaient là et elle regrettait déjà les cours. Au moins faisait-elle acte de présence là-bas. Ici, elle n’avait aucune occupation. L’amitié de cette fille lui remettrait au moins un peu de baume au cœur. Elle lui tendit la main et lui dit :

- Si tu me venais avec moi, tu ne serais plus jamais seule. Et pui,s tu auras enfin trouvé un sens à ta vie. Si c’est vraiment ce que tu veux, suis-moi. Tu ne seras pas déçue, crois-moi.

Elle attendit quelques minutes pour laisser la jeune fille réfléchir. Kiara avait tout intérêt à accepter cette aide peu singulière, l’occasion ne se représenterait pas deux fois. La B.A. du jour d’Atsuko, voilà ce que ça serait ! La main de la jeune fille en kimono était toujours suspendue dans les airs, attendait que l’autre la saisisse. Lorsque la patience d’Atsuko fut à bout elle ajouta sur un ton mielleux :

- Tu t’es décidée ?
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MessageSujet: Re: Cerise & Ultrason [Terminé]   Dim 17 Juil 2011 - 5:52

Je sens presque les larmes me venir aux yeux en disant ces dernières paroles. Presque. J’ai déjà été trop émotive avec elle, où est passée ma carapace ? Force, joie et un brin de folie sont ce que le monde doit voir de moi. Ce que je DOIT dégager. Sinon je me ferai marcher sur les pieds toute ma vie, sinon je me ferai prendre en pitié. Pas question… Pas quand je peux voir la vie à travers la musique, pas quand une chanson me fait marcher plus lourd sur le trottoir, quand de simples pulsations sur mon tympan est capable de durcir mon visage, me faire dégager une aura que tous perçoivent comme menaçante.

Alors pourquoi est-ce que je sens qu’elle veut me faire un câlin ? Ah non elle n’y pense pas vraiment en fait. C’est comme si je restais connectée avec la personne à qui j’ai sondé l’esprit. Je n’entends jamais les mots, j’entends plus une musique. Eh oui encore de la musique… J’entends des vibrations, bon ! Je les ressens en fait. Je continue à les ressentir mais beaucoup moins fort, et encore c’est plutôt rare. Il faut que je me concentre, et que la personne soit un brin différente, une personne mutante c’est bien assez différent je pense.
Mais pour revenir à la situation présente, elle me regarde un peu, puis elle me dit une phrase, puis deux, peut-être trois mais en fait après la première j'ai eu la tête dans les vapes.
Je ne sais pas pourquoi elle me dit ca.
Qu’est-ce qui se passe ?

- Si tu me venais avec moi, tu ne serais plus jamais seule. Et puis, tu auras enfin trouvé un sens à ta vie. Si c’est vraiment ce que tu veux, suis-moi. Tu ne seras pas déçue, crois-moi.

Je ne serais pas déçue. J’empêche un sourire sarcastique de sortir faire un tour sur mes lèvres. Comment je pourrais lui faire confiance ? Qu’est-ce qu’elle sait de moi ? Si j’ai l’air si seule c’est parce que la chanson city d’hollywood undead, celle que j’écoutais avant qu’elle vienne me parler est une chanson apocalyptique par excellence, seule dans un monde fait de flammes et de désespoir, avec cette mélodie en arrière plan, faut avouer que c’est un brin déprimant. Je sais que je suis trop influençable par la musique, je pense que c’est ce qui s’est passé.

Après tout, en ce moment j’ai ma vie. J’ai un emploi, j’ai un appart depuis plus que 3 jours, j’ai même cuisiné une fois !! Oui un sandwich aux tomates, c'est de la cuisine pour moi. J’ai sorti un couteau, coupé une tomate que j’avais acheté au marché, sorti du pain prétranché et de la mayonnaise et fait un sandwich. C’est plus compliqué que ca en a l’air je vous jure ! Tout ca pour dire que je commence à me faire une petite vie ici. Je suis un Dj, je sais que ma vie ne durera pas longtemps dans cet endroit mais… Je l’aime cette vie. J’aime sortir chaque nuit pour faire sortir l’énergie pure d’une foule, pour élevé la conscience, amener les gens en transe. Non, en fait c’est moi qui entre en transe. Avec ma console devant, mes mains posée dessus savent quoi faire, ma tête elle est partie totalement dans un autre espace, dans un autre monde. Où rien ne se passe, où rien ne vit, où tout n’est que vibrations associés à des couleurs et des sons, des sensations qui ne vivent que par notre inconscient. Une mort vivante, une vie morte, un espace où le son domine, même lorsque la bile remonte dans ma gorge, que mon corps hurle à mon esprit de revenir, une brume plane autour de la foule indique le chemin et m'empêche de me perdre.

Bon, soyons sérieux. Où sérieuse car je ne vois aucun membre de l’espèce humaine de sexe masculin. Donc, soyons sérieuse.

Sur un ton mielleux absolument déplacé avec ce que je connais de cette fille, elle me demande si je me suis décidée.

« Oui… oui. »

Un moment passe, à peine une fraction de seconde de flottement.

« Oui je vais venir. Si je peux revenir après. Pas question que je sacrifie ma liberté, je préfère de loin la solitude à la captivitée. En fait non… Alors amène-moi où tu veux. Tout ce que je veux c’est pouvoir jouer de la musique. Sinon je décampe, et si vous refusez, je jure que je serai la pire mutante pimbêche malfaisante mesquine que vous n’avez jamais vu. »

Ouff, c’était vraiment pas menaçant comme menace… Ca va suffire. Je mets mes mains sur mes hanches, les jambes bien droites, la tête haute et pousse un soupir. Pas de mécontentement, mais de résolution. Un soupir de résolution ? Maiiis oui pourquoi pas ?

Ma main a accroché mon ipod, et maintanant Tigerlily de La Roux sorts de mes écouteurs...

Avec une vois que j'espère confiante et pleine d'entrain, mais qui en fait doit être un brin découragée :
- Je te suis !
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MessageSujet: Re: Cerise & Ultrason [Terminé]   Mar 19 Juil 2011 - 21:39

Elle n’avait rien écouté de ce que venait de lui raconter Atsuko. C’était l’impression que donnait Kiara, le regard un peu partout, se posant un peu partout mais nul part à la fois. Il englobait tout. La petite vit la paire d’écouteurs solidement enfoncée dans les oreilles de cette étrange jeune femme mais ne pipa mot. Elle n’avait aucune envie de recommencer à parler. S’exprimer à l’oral n’était pas son point fort, sous ses airs de petite effrontée, Atsuko était une gamine assez timide. Ce mutisme la quittait uniquement lorsqu’elle n’arrivait plus à se contrôler, lorsque l’appel du sang devenait irrésistible.
Finalement elle et Kiara n’étaient pas si différentes que cela. Chacune d’elle vivait pour sa passion et uniquement pour cela. La musique l’enivrait complètement, elle ne voyait le monde qu’à travers l’iPod qu’elle venait d’effleurer. Plus qu’une impression, c’en était désormais une certitude. Un léger flot de musique vint siffler près des oreilles d’Atsuko. Juste un fond sonore. Cette fille-ci vivait dans une bulle hermétique régit par les ondes sonores bienfaisantes qu’apportait ces mélodies apaisantes.

Si Kiara ne vivait que pour les chansons, Atsuko, elle, appréciait un autre domaine bien différent. Ce qui lui faisait oublier toute notion du temps à cette petite était les livres. Elle lisait de tout, dévorait serait d’ailleurs un mot pus approprié. Mais ce qu’elle adorait par-dessus tout étaient les tragédies antiques. Elle ne se lassait pas de lire et de relire, encore et encore les mêmes vieux bouquins d’où l’étrange odeur de poussière émanait. Elle appréciait énormément les auteurs tels que Racine ou Corneille. Mais il n’y avait pas que cela. Une autre chose l’enivrait autre que les bouquins de littérature : les romans policiers. Elle pouvait passer des heures entières à abandonner son esprit à une enquête où quelque fois la réalité rattrapait la fiction. C’était tout le problème. Atsuko avait déjà assisté à des meurtres aussi horribles, ces mêmes meurtres que l’on décrivait innocemment dans certains bouquins. C’en était effrayant.

« Oui… oui. »
La fille semblait ailleurs. Il faut croire qu’elle était à nouveau repartit dans son monde, celui de la musique. La petite en kimono ne fit aucun commentaire mais elle n’en pensait pas moins. Cette passion virait à l’obsession. Elle attendit encore un peu avant de prendre la parole, voyant que l’autre ouvrait la bouche pour parler à nouveau :

« Oui je vais venir. Si je peux revenir après. Pas question que je sacrifie ma liberté, je préfère de loin la solitude à la captivitée. En fait non… Alors amène-moi où tu veux. Tout ce que je veux c’est pouvoir jouer de la musique. Sinon je décampe, et si vous refusez, je jure que je serai la pire mutante pimbêche malfaisante mesquine que vous n’avez jamais vu. »
Une menace ? Cela sonnait bien faux pour pouvoir prendre de telles paroles au sérieux. Alors Atsuko sourit légèrement à ces propos. Son sourire se transforma bien vite en éclat de rire. Elle n’avait jamais rien entendu d’aussi absurde. Cette fille semblait vraiment désespérée pour parler ainsi. Tant pis.
La petite lui fit un geste de la main, l’invitant à la suivre. Elle riait encore alors préférait garder le silence. Cette menace était vraiment stupide. Mais cette fille qui avait parlé d’une voix qui s’était voulue autoritaire l’intriguait. Malheureusement pour elle, elle avait juste réussit à provoquer une hilarité complète chez Atsuko.

Elles marchèrent longuemen,t remontant les rues étroites et complexes puis prirent le métro. La Confrérie n’était plus qu’à quelques stations, bientôt elles seraient face au portail impressionnant de la Confrérie. La petite décida de mettre à profit ces quelques minutes de tranquillité pour essayer de trouver une excuse valable qu’elle pourrait présenter à Magnéto. Au moins n’était-elle pas revenue les mains vides, une mutante l’accompagnait. Cette pensée la fit sourire. Peut-être serait-il indulgent ? Elle pouvait toujours rêver !

Elles arrivèrent enfin. Atsuko était juste devant Kiara et jeta un regard derrière elle pour s’assurer que cette dernière était bien sur ses talons.

- Nous y voilà, ma chère !

Atsuko entraîna Kiara dans la Confrérie. Là elles s'arrêtèrent devant une porte. La petite lui expliqua brièvement qu'elle devait entrer dans ce bureau si elle voulait être des leurs. Elle ne s'éternisa pas et remonta bien vite dans sa chmbre, trop heureuse de ne pas avoir eu affaire à Magnéto.


Dernière édition par Atsuko Nelka le Mar 26 Juil 2011 - 19:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Cerise & Ultrason [Terminé]   Mar 19 Juil 2011 - 23:58

Oui c’était une menace sérieuse. Je ne ferais pas de mal à personne mais je ne serais pas de tout repos. Mais voilà que l’autre part à rire ! Au début ce n’était qu’un sourire, mais bien vite cet étirement des lèvres se transforma en lèvres ouvertes sur un rire éclatant. Bon, j’avoue que je n’ai jamais été forte en menace. Si j’avais voulu me la péter, faire ma show-off, je dirais que je préfère l’action au palabres. Je ne le dis pas, mais je le pense. Un peu. Pour agir, il faut vraiment que je sois motivée.

Elle rit encore alors qu’elle m’entraîne à gauche, à droite, tout droit, encore à droite, ainsi de suite jusqu’au métro où on s’assit face à face. Je baisse le son, j’ai besoin de réfléchir sans influence musicale. Si jamais j’écoutais une musique mélancolique, alors toute mes pensées seraient mélancolique, je penserais à mon appart, à mon saxophone, à ma mère, ainsi de suite jusqu’à je ne sois qu’une loque résignée. Musique classique, je philosopherais, je verrais tout d’un œil extérieur neutre, sans aucune émotion. Mais il faut que je sois un minimum impliqué, je veux faire le meilleur choix mais je veux pouvoir le faire avec mon cœur aussi, il a droit de mot au chapitre. Alors je baisse le son, quasiment néant.

Je suis dans un métro, suivant une fille qui s’appelle Atsuko, en direction de… d’où déjà ? Peu importe, d’un endroit où je ne serais plus seule. Mais je ne suis jamais seule ! J’ai mes ptipod. Je sais que ce n’est pas sain d’être toujours dans une bulle, toujours dans une bulle, touuuuujouuuurs dans une bulle, mais je ne peux pas m’en passer. Musicomane ? Musicolique ? À ces pensée je souris franchement. Dans le fond, à quoi ai-je besoin de penser ? J’y vais ou je n’y vais pas. J’y vais, alors allons-y ! J’ai un Ipod chargé à pleine batterie, des écouteurs trop classe et qui marche à fond, je suis prête à l’aventure !

On s’arrête finalement à une station, on marche encore un peu, puis on arrive devant un portail. Je suis derrière elle et elle me dit qu’on y est « ma chère ». Je souris fugacement, puis lui emboîte le pas. Elle semble songeuse, ca aurait rapport à l’excuse qu’elle se cherchait tout à l’heure ? Sûrement. On entre dans l’établissement, je ne saurais dire s’il s’agit d’une école, d’un manoir, d’un pensionnat, dans le fond, je m’en fou. Elle seule sait où aller, sans elle je serais perdue. Je crois qu’elle va me présenter à quelqu’un, il faudrait bien, si je veux être acceptée dans cette place. J’ai descendu mes écouteurs dans mon cou, j’étire mes doigts nerveusement, dans l’attente de la suite des évènements.
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