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 Peur Bleue (PV Erika) FIN

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Alex Inuka

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MessageSujet: Peur Bleue (PV Erika) FIN   Mar 17 Sep 2013 - 2:28

L'automne pointait le bout de son nez... Et avec ça son lot de déprime. Le temps était gris, il pleuvait souvent. Il n'était plus question d'aller à la piscine se défouler... Je n'arrivais pas à dormir ce soir là. Mes pensées étaient toutes tournées vers mon collègue de chambre, Haron... Plus le temps passait, plus on s'était rapproché, cependant, je doutais fortement d'avoir mes chances avec lui. J'étais loin du genre de personne qu'il fréquentait d'habitude. Femme... ou homme.

J'avais essayé à maintes reprises de lui dire ce que je ressentais, mais bon... Pour finir à parler de choses banales car je ne trouvais ni mes mots, ni le courage de lui avouer que je l'aimais.

Enfilant mon jeans, je sortis de la chambre torse nu, pour me diriger vers un endroit désert à cette heure tardive. Je n'avais pas mis mes chaussons, de peur de réveiller la belle au bois dormant qui préparait ses sters de bois pour l'hiver à venir et celui d'après... Marchant sans bruit, je m'étais installé dans le salon, regardant la lune éclairer le dehors de son aura argentée. La regarder m'apaisait. Malgré certains nuages épais, sa lumière finissait toujours par revenir.

J'avais faim, mais la lumière de l'astre me captivait... Comme un papillon devant une lampe. J'avais l'impression qu'elle me murmurait de rester à la contempler. Un mouvement dans le couloir capta mon attention. Vu qu'il n'y avait aucun courant d'air, l'odeur ne me parvint pas. Je m'étais donc levé, toujours dans l'obscurité de la nuit.

Il était vrai que mes yeux réfléchissaient le moindre rayon de lumière quand les ténèbres m'entouraient. Je voyais plutôt bien... Pas comme en plein jour certes, mais je me déplaçais sans réel soucis.

Arrivé dans la cuisine, marchant sans bruit, ce qui était une chose naturelle pour moi, je me plaçais derrière la personne qui n'était autre Erika. J'allais la saluer à voix basse, mais le plancher grinça sous mon pied.


spoil:
 

J'avais oublié que mon aura prédatrice se ressentait beaucoup plus la nuit. Surtout quand on avait pas l'habitude. Et... à ce que je voyais, Erika avait peur... Enfin, je le voyais et le sentais... Quand elle se retourna, les yeux grands ouverts, partagée entre la peur et la surprise, elle manqua de hurler... Et comme un idiot, je lui avais mis la main devant la bouche, lui évitant de réveiller les quelques personnes endormies. Je n'eus même pas le temps de lui dire que tout allait bien, qu'elle riposta... Je n'imaginais pas alors encore à quel point j'allais galérer pour la maîtriser.
.


Dernière édition par Alex Inuka le Jeu 13 Fév 2014 - 12:13, édité 2 fois
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Peur Bleue (PV Erika) FIN   Mar 17 Sep 2013 - 3:33

"Not what it seems
Not what you think
I must be dreaming
Just in my mind
Not real life
I must be dreaming"

Ah ! Insomnie ! Quand tu nous tiens… Elle tenait bien Erïka, ce soir. Elle était incapable de fermer l’œil. Cela faisait maintenant deux heures qu’elle se retournait dans tous les sens dans son lit, écoutant le murmure de la radio. Sa musique ne parvenait pas à l’amener jusqu’au pays des songes. Elle pensait à trop de choses à la fois. Elle avait du mal à trouver les bras réconfortants de Morphée. Il n’y avait pas de solution miracle à son insomnie. Elle devait en profiter pour faire quelque chose, rentabiliser ce temps inutilement gaspillé. C’était difficile à faire puisque Cassandra s’était assoupie. L’adolescente ne souhaitait pas la réveiller. Elle décida donc de quitter sa chambre afin de la laisser dormir en paix.

Vêtue d’un jogging et d’un débardeur, rien de plus simple, Erïka s’avança dans le couloir. Elle aimait sentir le parquet froid sous ses pieds nus. Peut-être devrait-elle aller voir Bobby ? Sa présence l’aiderait probablement à trouver le sommeil. Elle approcha sa main de la poignée de la porte s’ouvrant sur sa chambre avant de se raviser : elle avait faim. Son ventre venait lui rappeler qu’elle avait faim, tout comme dans l’heure précédente. Avant de le déranger, elle allait se faire un casse-croute. Après ça, avec de la chance, elle arrivera à trouver le sommeil.

Ces derniers temps, elle faisait des cauchemars assez horribles. C’était sûrement la raison qui poussait son corps à rester éveillé. Inconsciemment, elle avait peur de se rendormir. Elle méditait sur cela tout en se rendant à la cuisine. Elle cherchait absolument une raison à son insomnie et en blâmait presque le film d’horreur qu’elle avait vu quelques soirs plus tôt. Pour une fois, elle avait trouvé quelque chose qui était allé toucher des cordes sensibles. Elle ne pensait jamais être autant affectée.

Une fois dans la cuisine, l’adolescente n’alluma pas la lumière. Elle allait prendre un casse-croute et s’installer dans le salon. Ses yeux étaient habitués à l’obscurité. De toute façon, en ouvrant le réfrigérateur, la lumière à l’intérieur lui indiquera son contenu.

Alors qu’elle traversait la pièce, elle fut parcourue d’une étrange sensation. Elle devrait peut-être allumer la lumière, tout compte fait… Elle ne se sentait pas très à l’aise, elle avait l’impression d’être épiée. Cela lui arrivait souvent, la nuit. Elle craignait parfois ce qui pouvait se cacher dans les ténèbres. Habituellement, elle hallucinait, rien de plus. Ce devait être son imagination qui paniquait à cause du dernier film d’épouvante qu’elle avait vue.

Grâce à son ouïe super développée, elle n’eut aucun mal à entendre le grincement d’une planche du parquet sous le pied de quelqu’un. Le sien ? Impossible, elle venait de s’immobiliser à l’instant. Elle tourna vivement la tête avec un peu d’appréhension. Il devait y avoir quelqu’un d’autre dans cette pièce. Une personne dont les yeux jaunes perçaient à travers l’obscurité de la nuit. Paniquée, elle sursauta. Qu’est-ce que c’était ? On tentait de l’attaquer ? À l’institut ? Elle recula vivement d’un pas. Elle cherchait à s’emparer quelque chose sur le comptoir de la cuisine. Y avait-il un couteau qui trainait ? Elle n’était pas armée. Elle se tourna à demi, en vitesse, tentant d’y voir quelque chose et de prendre le premier truc qui lui venait sous la main. Elle chercha lorsque la personne, la bête, quoi que ce soit, tenta de s’approcher d’elle, elle ouvrit la bouche de crier. Aucun son n’en sortit. Il avait plaqué ses mains contre ses lèvres. En était de panique, l’adolescente se débattait. Elle ne ménageait pas ses efforts, donnant des coups de pieds dans le vide, bougeant dans tous les sens dans l’espoir d’être libérée. Qui était-ce ? Pourquoi voulait-on lui faire du tort ?

La seule chose que pouvait penser l’adolescente était qu’on l’avait finalement retrouvée. Sa mère avait découvert où elle vivait. Elle tentait de la tuer, de la kidnapper, c’était certain. Erïka tentait de crier à l’aide. Plus la peur l’envahissait, plus elle se débattait. Quelques larmes de frayeur et de rage coulèrent sur ses joues. Elle donna un coup de coude dans l’estomac de son agresseur. Elle tenta de le repousser, de se libérer, comme elle avait appris lors de ses entrainements. Lorsqu’elle sentit qu’elle pouvait se retourner, elle le fit. Elle mit un coup de genou dans l’entre-jambe de la personne et lui envoya un bon coup au visage du poing droit. Elle ne distinguait pas les traits de celui qui l’attaquait, mais elle arrivait à percevoir sa carrure.

Plutôt que de fuir, Erïka se jeta sur l’un des tiroirs qui contenait des ustensiles. Elle en sortit un long couteau dont on se servait habituellement pour couper la viande. Elle ne pouvait pas passer la porte sans risquer de se faire de nouveau attraper. Elle avait projeté l’individu dans cette direction. Il faisait donc obstacle. Comment allait-elle se sortir de cette situation ? Que se passerait-il si elle tuait accidentellement son agresseur ? Elle ne devait pas penser à ça. Elle devrait plutôt fuir.

Pourtant, elle ne le fit pas. Elle respirait avec force, elle tentait de retenir le bruit de ses sanglots. Elle n'y arrivait pas. Elle cria, un petit cri aigue de douleur. Elle souffrait intérieurement. Elle était tétanisée. Ne sachant quoi faire, elle suivit son instinct en s'élançant vers sa cible, criant, attaquant comme un animal. Malgré la peur qui l’envahissait, malgré les larmes coulant le long de ses joues, Erïka était prête à se battre pour sa vie.


Dernière édition par Erïka M. Davidoff le Mar 17 Sep 2013 - 4:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Peur Bleue (PV Erika) FIN   Mar 17 Sep 2013 - 4:38

Je tenais Erika, mais plus cela passait, plus elle paniquait. Et elle paniquait fort.
J'allais ouvrir la bouche pour lui dire de se calmer, mais...

-Relaxe Erika... c'est moi!

je fut accueillis par un coup de coude dans l'estomac. Puis une vive douleur... au... oui, au niveau des "noix"... Punaise! je m'en était pas encore servi, qu'on voulait déjà m'en priver!! un grondement de douleur m'échappa. Il n'était pas humain, mais plus animal à cause de la surprise et de la souffrance.

Me les tenant, je voyais rouge sur le coup, poussant un grognement menaçant. Titubant en arrière l'aillant lâché pour vérifier que mon set 3 pièces était encore entier. Je me concentrait sur la situation...

J'avais une jeune femme en total panique qui avait bien appris ses cours de self défense, une pièce dans l'obscurité... et une vive douleur m'handicapant pour bouger... comme paralysé.

Elle sentait la peur... cette peur qui faisait faire n'importe quoi des fois... Cette même peur qu'on avait quand on craignait pour sa vie.

le souffle court, j'avais du mal à savoir quoi faire, l'entre jambe trop endolori pour n'avoir ne serai-ce qu'un minimum de clairvoyance dans cette situation.

J'entendais soudain le bruit de tiroir qu'on ouvrait. les yeux fermé par la douleur, j'essayais de me redressé.

Le tintement du métal contre le métal me mis la puce à l'oreille. Me redressant soudainement malgré la douleur,  je la regardais droit dans les yeux, pris soudain moi aussi de panique. un couteau aussi long que mon avant bras était pointé devant elle.

pendant un instant, le temps s'était comme figé autour de moi. J'allais tout de même pas la blesser! ni la tuer pour me défendre! j'étais capable de nous épargner tout les deux même si cela impliquait le risque de finir larder de coups de couteaux à viande?!

regardant du coin de l'oeil derrière moi, je vis que je lui obstruait le passage vers la sortie... une chose que j'aurais préféré éviter...

Je connaissais un peu le tempérament d'Erika, depuis qu'on avait fait connaissance cet été. Je savais bien qu'on ne gagnait pas sa confiance facilement. Moi, je la voyais comme une amie, sachant pertinemment que ce n'était pas réciproque. Elle me voyait plus comme un camarade sympathique avec qui parler parfois de film d'horreur, ou même de la culture nippone qui m'avait bercé toute mon enfance; Je parlais couramment la langue alors dès qu'il y avait à éclaircir, on me demandait conseil.

Erika était a peu de chose près, mon semblable.... Au fond d'elle, elle était un animal sauvage, près a se battre pour sa propre survie face au danger, aussi gros qu'il pouvait être. Ici, elle pensait être la proie, et moi, le prédateur.

Il y avait aussi la porte de mon salut... L’interrupteur divin, qui apporterai clairvoyance a Erika pour éviter de me transformer en carpacio de loup.

puis tout démarra plus vite qu'on qu'il fallait de temps pour dire "ouf"

la jeune fille chargea dans un hurlement de rage et de désespoir pendant que je regardait du coin de l'oeil ce qui se trouvait dans mon dos.

-Erika, Stop!!

Le couteau en avant, elle courrait, prenant bien appuie sur ses pieds pour plus de vitesse et de force. J'eut à peine le temps de dévier la lame, en me laissant tomber vers l'arrière, contre le mur avec l'interrupteur.

la lame dévier, je m'était un peu décaler pour être certain de ne pas me blesser gravement.

Attrapant d'une main la main armée de la jeune blonde, je collait le couteau contre mon flanc, et enlaça Erika de mon bras libre afin de la maîtriser et la protéger. Elle en avait de la force... La force du désespoir peut être... Avec mon début de chute en arrière, et sa charge, nous nous écrasions alors contre le mur. La force de la chute alluma l'interrupteur. Le couteau se planta dans le mur en plâtre me coupant légèrement le flanc avec l'inclinaison qu'il avait pris.

La lumière baigna la pièce balayant les ténèbres de la nuit. Je gardait Erika contre moi, ne bougeant pas, essayant de réaliser si j'étais vivant, ou non, si javais un couteau a travers l'estomac... Mais heureusement, ni Erika, ni moi n'étions blesser... du moins, pas gravement. Ce qui me soulagea.

Après quelques secondes, je put enfin parler.

- Erika... c'est moi Alex!... tout va bien? t'es pas blessé?

Après un moment d'hésitation, je lâchait doucement la main qui tenais le couteau, la gardant un peu contre moi, encore tétaniser.
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Peur Bleue (PV Erika) FIN   Mar 17 Sep 2013 - 6:14

Lorsqu’Erïka était en proie à la panique, elle devenait confuse. Elle ne savait pas ce qu’elle faisait. Elle n’écoutait plus rien. Elle se laissait guider par son instinct. La peur prenait le dessus sur elle. Elle ne savait plus quoi faire. Son esprit avait du mal à émettre des pensées cohérentes. Ses émotions se mélangeaient, elle ne savait même plus ce qu’elle ressentait actuellement. Colère ? Tristesse ? Rage ? Panique ? Stress ? Elle ne saurait le dire. Elle n’avait plus toute sa tête.

L’adolescente savait se battre. Elle n’hésita pas à se défendre lorsqu’on l’agrippa dans la pénombre. Elle imagina tout un tas de scénario. Elle était persuadée qu’on lui voulait du mal, qu’on cherchait à la tuer. Dès qu’elle échappa à l’emprise de son assaillant, elle devait faire un choix. Fuir ou se battre. Elle choisit la seconde option. Elle ne pouvait sortir de la pièce sans passer à proximité de cet homme mystérieux.

Ce n’était pas pour rien qu’Erïka trainait toujours une arme à feu sur elle. Cela lui permettait de se sentir davantage en sécurité. Elle pouvait s’en servir pour attaquer à distance un ennemi et ainsi prendre la fuite. Cela lui aurait été bien utile en ce moment. Pourquoi ne l’avait-elle pas prise avec elle ? Parce qu’elle se sentait en sécurité ? Il lui fallait une arme. Elle avait besoin de quelque chose de plus que ses poings. Elle fouilla l’un des tiroirs de la cuisine afin d’en sortir un long couteau. Elle pensait ainsi pouvoir affronter son assaillant malgré la pénombre. Elle ne pensait pas au fait qu’elle pourrait être blessée. Elle était plutôt concentrée sur sa survie. Sur le fait qu’elle devait absolument se débarrasser de la personne qui lui voulait du mal.

Elle attaqua, s’élança sur la silhouette qu’elle distinguait plus ou moins bien. Peu importe où elle visait, l’important était qu’elle touche cette personne. Si elle était vraiment ce qu’elle croyait, si sa vie était effectivement menacée, elle était prête à la tuer. Cependant, elle ne toucha jamais sa cible. Le couteau heurta quelque chose, elle le lâcha sur le coup. Elle fut attirée contre l’individu et chuta vers le sol. Elle n’avait pas compris ce qui venait de se produire. Elle s’était soudainement retrouvée au sol, contre son assaillant. Ce dernier avait cogné contre le mur, appuyant par inadvertance sur l’interrupteur de la pièce. Aussitôt, une vive lumière envahi la pièce. L’adolescente ferma les yeux pour ne pas être éblouie, ne cessant pas de se débattre pour autant.

Lorsqu’elle arriva à ouvrir les yeux, elle leva la tête vers son agresseur. Elle reconnut Alex. Le son de sa voix l’aide progressivement à réintégrer la réalité. Peu à peu, ses muscles se détendaient. Elle ne sentait plus l’adrénaline et avait l’impression que toute l’énergie de son corps la quittait peu à peu. Elle observa Alex, les yeux remplis de larme. Elle craqua. Sa tête tomba lourdement sur le torse du jeune homme alors qu’elle éclatait en sanglot. Elle ne voulait pas se montrer si faible. Elle tentait de se retenir, mais n’y arrivait pas. Elle avait besoin d’évacuer tout le stress qu’elle venait de vivre.

Incapable de répondre aux questions d’Alex, elle tenta de se redresser. Il la maintenant contre lui, elle n’avait pas la force de lutter. Elle posa son front contre son torse nu, tentant de nouveau de se redresser. Son corps ne voulait plus obéir. Furieuse, elle tapa du poing contre son torse. Elle rageait. Tout un tas d’émotions émanaient d’elle en un tourbillon dévastateur.


-« Je te déteste ! Je te déteste ! » Bredouillait-elle d’une voix étranglée qui se voulait pourtant puissante.

Il lui fallut de très longues minutes pour se remettre de ses émotions. Elle ne bougea plus, comme si elle se trouvait dans un état second. Elle avait cessé de pleurer. Elle essuya son visage d’une main. Elle avait eu si peur… Elle reconstituait la scène qui s’était produite un peu plus tôt. Elle réalisait ce qui s’était passé et tentait de relativiser. Malgré la chaleur que dégageait le corps du jeune homme, elle tremblait.


-« Pourquoi t’as fait ça ? » Demanda-t-elle d’une voix absente. On aurait pu croire qu’elle avait perdu son âme tant elle semblait dénuée d’émotions. « J’ai eu l’impression de vivre l’une de mes plus grandes peurs… Ne refais jamais ça. » Ses traits se durcirent alors qu’elle se redressait. Elle haussa la voix. « Ne refait plus jamais ça ! »
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Alex Inuka

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MessageSujet: Re: Peur Bleue (PV Erika) FIN   Mer 18 Sep 2013 - 0:21

Mon coeur battait fort. J'avais l'impression qu'il allait sortir de ma poitrine. Je regardais dans le vide, les yeux grands ouverts, comme vides, me remémorant les événements d'il y à quelques secondes. Je la sentais trembler comme une feuille. Le cœur de la jeune fille battait sans doute encore plus fort et plus vite que le mien pour le coup. Erika avait posé le front sur mon torse avant de commencer à taper du poing dessus. Ses sanglots me sortir de ma torpeur, ainsi que ses coups qui étaient de plus en plus fort.


- Je te déteste ! Je te déteste !

A ses mots, j'eu une larme que m'échappa. Elle avait raison de me détester... Je n'aurais jamais pensé lui faire une frayeur pareille... Mon bras libre l'enlaça doucement, et ma joue se posa sur le haut de sa tête. Pourquoi la voir dans un état pareil me rendait comme ça? Je n'aimais déjà pas savoir quelqu'un triste... Mais en plus par ma faute? une personne que j'avais en grande estime!

Non, j'avais du mal à me le pardonner. Pourquoi n'avais-je pas pensé à ça!... Ha oui... j'avais la tête ailleurs à ce moment là... Je n'avais pas fait exprès. J'étais tellement désolé de ce qui venait de ce passer...


Elle pleurait... Et je sentais ses larmes brûlantes sur la peau de mon torse. Je ne pouvais pas m'empêcher de la garder contre moi. Je me sentais terriblement coupable de son état. Pendant ses longues minutes de pleurs, j'étais rester silencieux, la rassurant en la gardant contre moi dans une étreinte protectrice.

Des larmes m'avaient échappé en sentant toutes cette peur retomber... La sienne comme la mienne, en plus de cette culpabilité qui me collait à la peau.

Je l'aimais bien, moi, Erika... Jamais j'aurais voulu lui faire un coup pareil volontairement.

Elle avait finit par ne plus pleurer, et parla enfin.



-  Pourquoi t’as fait ça ?... J’ai eu l’impression de vivre l’une de mes plus grandes peurs… Ne refais jamais ça.

Sa voix m'inquiéta. Elle était en état de choc? ... et... Si je l'avais traumatisé ! Je commençais à imaginer des scénarios pire les uns par rapport aux autres. Plus j'angoissais de son état, plus je la serrais contre moi. Sans forcer bien sur, je tenais pas à l'étouffer ou la briser en deux.

Quand elle se redressa, le regard dur et accusateur, elle gronda

- Ne fais plus jamais ça!


Je lui laissais un peu de place, et, quand nos regards se croisèrent je ne pu que fuir son regard qui m'accusait de tout les tords. Elle n'avait pas tort... Si j'avais pu être une souris, je me serai caché sous un meuble ou dans un trou. J'avais l'impression que ses yeux me perçaient de part en part.

La voix basse et nouée par la tristesse et la culpabilité, je lui pris les mains, autant par peur de m'en prendre une que pour ne pas la laisser partir comme ça. Mes pouces caressaient le dos de ses mains.

- Go... Gomen... Gomen nasai Erika... je... Je sais pas pourquoi... J'ai pas fait exprès, je te le jure... Je n'ait jamais voulu te faire une frayeur pareille, ni que ça se passe comme ça... J'ai... Je pensais plus à ce que je pouvais... "dégager"... Je t'ai mis la mains devant la bouche pour éviter que tu hurles et réveilles les autres... J'ai réalisé que trop tard que c'était une erreur. Tout est ma faute... j'ai pas l’habitude d'y faire attention... J'étais au salon... et... et j'ai vu une silhouette passer... je l'ai suivi et j'ai vu qu'en arrivant dans la cuisine que c'était toi... J'aurais du allumer la lumière... Gomen...

Dans mon explication, j'avais serré un peu les mains d'Erika, les yeux humides. Me détestant... Pour ce que j'avais fait... à cause de ce que j'étais. Je savais qu'on me trouvait bizarre car je réagissais plus comme un animal que comme un humain... Après ça, je relevais les yeux, la tête basse, pour affronter son regard. Le tenir était dur, mais j'y parvenais. Je ne savais pas encore si elle me pardonnerait ou non. Mais je ne pouvais être plus sincère. Je gardais ses mains dans les miennes. Attendant une réaction, un mot... un geste?

- Je suis désolé de t'avoir autant fait peur... C'est sincère... Tout est de ma faute... Je ferais attention la prochaine fois, promis...

Mon flanc me brûla. Je lâchais une des mains de la blonde, afin de passer les mains sur la coupure. Les mains poisseuses de sang. La coupure n'était pas très profonde, mais longue.

-hum... La chute a déséquilibré mon jugement... ça m'apprendra à effrayer quelqu'un de ta trempe tiens...

J'essayais par ma réflexion, de calmer l'atmosphère encore électrique.

-hum... eto... je... Attend...

Je la conduisis à une chaise, afin qu'elle puisse s'asseoir, avant d'aller lui servir un verre d'eau.

-... Tu... tu étais venu manger non?... t'as.. t'as encore faim?

Je ne savais pas pourquoi je faisais tout ça... c'était peut être ma manière à moi de me faire pardonner? J'étais encore trop nerveux pour essayer de comprendre mon comportement. Tout ce que je voulais, c'était qu'elle se sente mieux.
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MessageSujet: Re: Peur Bleue (PV Erika) FIN   Ven 20 Sep 2013 - 1:50

Erïka était en état de choc. Elle avait l’impression d’avoir vécu un cauchemar. Combien de fois avait-elle rêvé qu’elle fuyait ceux qui voulaient sa peau avant de se faire attraper et tuer froidement ? Elle ne le savait pas. Elle savait seulement qu’un drame aurait pu se produire. La jeune femme avait cru que sa vie était en danger, qu’on allait tenter de la tuer. En fait, c’est elle qui aurait pu tuer quelqu’un.

Furieuse, l’adolescente se dégagea de l’emprise d’Alex. Elle laissa tomber ses fesses sur le sol glacé. Elle avait eu si peur. Et si ce n’avait pas été lui ? Et si quelqu’un d’autre aurait tenté de lui faire du mal ? Qu’aurait-elle fait ? Elle avait eu terriblement peur. Osera-t-elle se balader de nouveau dans l’institut après l’instinction des feux ? Elle n’en savait rien. Elle se questionnait, faisait des suppositions. Elle se demandait ce qui se serait passé si elle avait poignardé Alex. Elle se serait sentit si coupable. Au fond, elle ne le détestait pas. Elle aimait bien discuter avec lui de temps à autre. Il l’aidait à corriger son japonais, lorsqu’ils parlaient dans cette langue. Elle ne pourrait pas dire qu’ils étaient amis, mais elle le voyait comme une bonne connaissance. En ce moment, par contre, elle le détestait plus que tout.

Les yeux encore baignés de larmes, elle refusait de croiser le regard d’Alex. Il lui prit doucement les mains, mais elle résista. Cependant, elle était loin d’être la plus forte. Elle était à bout de force et ce fut à contrecœur qu’elle se laissa faire. Peu importe ce qu’il disait, cela ne changeait rien aux émotions qui l’habitaient. Elle commençait à se calmer peu à peu. Après une telle frayeur, elle n’osera jamais fermer l’œil, ce soir. Pourquoi ne pouvait-elle pas se réveiller de ce cauchemar ? Elle ne pouvait accepter ce que soit la réalité.

Finalement, l’adolescente leva les yeux vers Alex. Son regard était dur, plein de reproches. Il avait beau s’excuser, cela ne changeait rien. Elle était encore sous le choc et sa colère ne s’était pas totalement estompée.


-« Tu aurais dû y réfléchir avant. J'aurais été capable de te tuer...»

Lorsqu’il lâcha l’une de ses mains, elle en profita pour libérer l’autre. Le jeune homme avait une entaille sur le flanc, rien de bien grave, mais il fallait la nettoyer avec qu’elle ne s’infecte. Il n’avait pas fait exprès de l’effrayer. Il était maladroit. Elle l’avait déjà constaté à quelques reprises. Il ne savait pas toujours comment s’y prendre avec les gens. Il avait fait l’imbécile et cela aurait pu, cette fois, avoir de graves conséquences. La jeune femme aurait pu le tuer. Cette pensée ne la quittait pas. Elle ne s’en voulait pas d’avoir posé ce geste. Elle l’avait fait pour se défendre, pensant que sa vie était en danger. Cependant, elle devait s’avouer qu’Alex avait ainsi payé le prix de son inconscience.

Malgré tout, Alex se souciait d’elle. Il l’aida à se lever et à s’assoir sur une chaise. L’adolescente réalisa à ce moment-là qu’elle était restée assise sur le sol. Elle semblait déconnectée de ce qui l’entourait. Elle avait encore du mal à se remettre de ce qui s’était produit. Elle tremblait légèrement. Ce n’était pas à cause du froid, mais bien du stress et de la peur. Bientôt, les tremblements cesseront. Enfin, elle l’espérait.

Alex lui servit un verre d’eau. Elle avait la gorge sèche, justement. Elle le prit, mais n’arrivait pas à le porter à ses lèvres. Elle tremblait trop et renversa un peu d’eau sur son pantalon de jogging. Elle reposa le verre sur la table. Le mutant lui demanda si elle avait faim. Erïka passa aussitôt une main sur son ventre. Une fois la peur passée, son estomac dénoué, elle sera peut-être en mesure de manger quelque chose de léger. Elle décida de tenter le coup puisqu’Alex lui offrait de préparer le repas.


-« Je ne sais pas trop… T’as qu’à faire de la soupe en conserve, un truc du genre. Mon estomac devrait tenir le coup. »

La jeune femme fixa le sang au sol. Elle devait le faire disparaitre. C’était plus fort qu’elle. Elle devait nettoyer le couteau et faire comme s’il ne s’était rien passé. Elle craignait que quelqu’un n’entre dans la pièce et découvre ce qui s’était produit. Elle ne voulait pas que cela se sache. Elle avait déjà du sang sur les mains. Elle n’en était pas fière, mais avec le temps elle avait accepté le geste qu’elle avait commis. Elle le regrettait de moins en moins. Elle avait tué pour protéger sa vie.

L’adolescente se leva et alla chercher des essuie-tout. Elle attrapa le rouleau et s’agenouilla près des traces de sang. Elle en nettoya la plus grande partie avant de jeter à la poubelle les linges qu’elle venait d’utiliser. Elle attrapa d’autres feuilles qu’elle mouilla légèrement avant de laver ce qui restait. Heureusement que le sang était encore frais. Il se nettoya plus facilement qu’elle ne l’aurait cru. Lorsqu’elle eut terminé avec cela, elle lava soigneusement le couteau, puis le reposa dans le tiroir. Elle revint s’assoir silencieusement à sa place puis fixa un point dans le vide.


-« Il faudra soigner ta blessure. » Dit-elle finalement à Alex d’une voix absente. « Il y a des pansements à l’infirmerie. »
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Alex Inuka

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MessageSujet: Re: Peur Bleue (PV Erika) FIN   Ven 20 Sep 2013 - 2:59

-  Tu aurais dû y réfléchir avant. J'aurais été capable de te tuer...

Le ton de la jeune fille était froid, sec, cassant... C'était sa façon à elle de se défendre de ce qui venait de se passer, je le savais très bien...c'est vrai que j'aurais du réfléchir... mais... j'aurais pas pu prévoir qu'elle réagisse ainsi... D'ailleurs, pourquoi réagir si vivement ? Je sentais que derrière ça, il y avait autre chose. Elle n'avait pas tant eu peur de moi, mais une peur générale. Je n'allais pas la questionner là-dessus. Le mal était fait, j'avais plus qu'à réparer ce qui pouvait l'être. Je restais silencieux face à ce regard. Je l'avais aidé a s'asseoir... Ses jambes ne semblaient plus vouloir la porter.


Je m'inquiétais vraiment pour elle. Ses tremblements nerveux l'avait empêché de boire l'eau que j'avais apporté pour la calmer...

-Je ne sais pas trop… T’as qu’à faire de la soupe en conserve, un truc du genre. Mon estomac devrait tenir le coup.

Sans parler, je lui préparais une soupe instantané... Un turc léger?... Mais les soupe instantanées c'est fade... bon... j'allais m’improviser cuistot du moment.

En m'activant, marchant sans bruit comme a mon habitude, seul le léger bruit du tissu qui frottait quand je marchais rompait le silence.

Je regardais l'heure... 2h du matin... et je savais pertinemment qu'après ça, tant qu'Erika ne trouverait pas le sommeil, je ne le trouverai pas également.

En passant à nouveau à ses cotés, j'avais pris soin de déposer une paille dans son verre d'eau après qu'elle se soit levée. Que faisait-elle? Elle nettoyait? Ce n'était pas à elle de le faire... Mais vu la façon frénétique dont elle s'y prenait, je préférais la laisser faire... ça l'aiderait peut être a se sentir mieux...

Maman aussi faisait le ménage pour se calmer... peut-être qu'elle aussi... entre autre frapper dans des sacs de sable ou sur des gens...

Préparant cette soupe à Erika, j'avais pris soin d'y ajouter un peu de basilic et du fromage avec quelques croutons de pain. Au moins, ça lui tiendrait mieux a l'estomac. Pendant qu'elle passait pour laver le couteau, je me faisais le plus discret possible. J'avais pris de la masse depuis mon arrivée... J'avais grandis aussi... Mais je m'en rendais pas bien compte... Etais-je aussi transparent qu'au début? Barf, c'était pas le moment de se poser la question. Elle fut de retour à sa place après avoir minutieusement nettoyé les taches de sang au sol.


- Il faudra soigner ta blessure. Il y a des pansements à l’infirmerie.

Sa voix me tira de mes pensées. Elle était absente... lointaine presque.
Apportant le bol de soupe, bien présenter pour une fois, avec une cuillère, je m'installait en face d'elle

- Ma coupure?... eto... Je pense pas que se sera la peine... D'ici peu elle aura arrêté de saigner... d'ailleurs je pense que c'est déjà le cas.

En effet. Je n'avais pas la capacité de me régénérer super vite, mais comme les animaux, mon sang coagulait vite. Une blessure pareille n'était rien comparé à ce que je pouvais ressentir quand je mutais de force. Les seuls moments où je ne sentait rien, c'était sous le coup de l'émotion... Je me transformais vite et sans douleur. L'adrénaline devait sans doute jouer quand c'était un cas de force majeur.

J'observais Erika attentivement. Elle avait besoin de repos, ça se voyait. Mes yeux dorés pouvaient parfois gêner...A vrai dire, mon visage pouvait gêner... Des canines plutôt anormalement longues pour un humain... Des oreilles légèrement en pointe... Un regard aux couleurs sauvages... On m'avait souvent traité de monstre... mais là... on avait eu peur du "monstre"

Cette vérité résonnait en moi encore plus fort que le gong d'un temple.

Un long moment avait passer... Je la regardais manger, et se calmer peu à peu... du moins, ces tremblements.

Je me risquais à ouvrir la conversation.

-...Eto... tu vas un peu mieux?... Tu sais, t'as pas à te sentir coupable de t'être défendue... et... si je ne te connaissais pas comme là... je me serai sans doute défendu aussi... mais bon... heureusement on en est pas arrivé là... Hum... Au moins, il y a eu plus de peur que de mal. Il faut plus y penser... du moins... il n'y a rien eu de grave donc bon...

Je voulais ma voix rassurante. J’espérais que ce soit le cas.

- Ecoute... Allons nous poser dans le canapé... On a qu'à regarder le ciel? Personnellement, je sais que c'est une chose qui me détend beaucoup... En plus c'est la pleine lune ce soir.

Je me rendis compte que ce que je proposais pouvais parfois être mal interprété, et j'avais aussitôt rougi en me rattrapant.

- Euh, n'y vois pas un plan drague foireux hein!... Jamais je me permettrais... Je sais que tu aimes beaucoup Bobby... Disons... que c'est ma manière à moi de me faire pardonner... Pour se calmer? Qu'est-ce que t'en dis ?

Je pris d'une vois un peu plus amusée

-Qui sait... Je me métamorphoserais sous l'effet de la lune?
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Peur Bleue (PV Erika) FIN   Sam 21 Sep 2013 - 20:36

Erïka n’était peut-être pas médecin, secouriste ou bien infirmière, mais elle savait comment soigner des blessures comme celle d’Alex. À force d’être maltraitée et battue, elle avait appris à prendre soin d’elle-même. La jeune femme pouvait le mener à l’infirmerie afin qu’il se soigne. Il ne fallait pas que la plaie s’infecte. Cependant, Alex la rassura. Tout ira bien. Il ne saignait déjà plus. Elle se concentra donc sur son propre bien être. Fixant son bol de soupe, il lui fallut de très longues secondes avant finalement prendre la cuillère et gouter à son plat.

Sous le choc des émotions, Erïka n’arrivait pas à grand-chose. Elle tremblait de moins en moins. Pas assez pour ne pas risquer de renverser un peu de souper sur ses vêtements, par contre. Elle décida d’attendre que le plat refroidisse et reposa sa cuillère. Elle prit plutôt une gorgée d’eau grâce à la paille qu’Alex avait glissée dans son verre. C’était gentil de sa part. Il avait dû remarquer qu’elle était encore sous le choc.

Lorsque le bol de soupe fut un peu moins fumant, elle commença à manger. Son estomac se manifesta de nouveau, lui signalant qu’il avait toujours faim. Elle se mit à manger avec un peu plus d’appétit. Elle ne tremblait pratiquement plus. Ne jetant aucun regard à Alex, elle fixait inlassablement son bol. Elle n’avait rien à lui dire, de toute façon.

Par contre, lui, il souhaitait lui parler. Il engagea donc la conversation. Il lui demanda si elle allait mieux. Pendant quelque secondes, l’adolescente l’observa avant de baisser de nouveau la tête vers son repas. Alex tentait de la rassurer, lui disant de ne pas s’en vouloir pour ce qui s’était produit. Ce qui était fait était fait et personne n’avait été gravement blessé. Ce n’était plus qu’un mauvais souvenir qu’il fallait oublier. Erïka déposa sa cuillère. Elle n’avait plus faim.

-« Je me serais sentie coupable si je t’aurais tué. » Elle soupira. « J’ai l’air d’aller mieux ? Le choc est passé, c’est déjà ça. » Fit-elle d’une voix calme.

Alex lui proposa de rejoindre le salon et de s’installer sur un canapé afin de regarder les étoiles. Cela pouvait être une bonne idée. Elle se souvint que, parfois, elle les regardait avec son petit ami pour se rassurer après un vilain cauchemar. Elle essayait de deviner le nom des étoiles et des constellations. Elle s’améliorait de fois en fois. Maintenant, elle arrivait à retirer les divers noms. Par contre, elle n’arrivait pas à les associer aux bonnes étoiles. Elles semblaient toutes identiques !


-« D’accord. » Fit-elle en repoussant son bol de soupe.

Alex se justifia tout de même sur sa proposition. Il ne voulait pas qu’elle y voit un plan drague ou quoi que ce soit du genre. Erïka n’y avait jamais pensé. Elle n’avait pas mal interpréter ces paroles. Elle voyait ça comme une façon amicale de se faire pardonner et de lui faire oublier les derniers événements. C’était une activité simple qui lui rappellera certains moments passés avec celui qu’elle aimait. L’adolescente eut un mince sourire, l’espace de deux secondes.


-« À ce que je sache, tu ne t’appelles pas Haron. Si tu te métamorphose, évite de tenter de me manger. Je ne suis pas comestible.»

L’adolescente se leva et vida le reste de bouillon de sa soupe dans l’évier. Elle laissa la vaisselle là, n’ayant pas envie de s’en occuper. Elle se dirigea plutôt vers le salon, en compagnie d’Alex. Silencieuse, elle marchait d’un bon pas, comme à son habitude. Une fois dans la pièce, elle usa de ses dernières forces pour déplacer en partie le canapé et ainsi avoir une meilleure vue sur le ciel. Les grandes baies vitrées de la pièce permettaient une belle vue sur les étoiles et la Lune. Erïka s’installa au bout du canapé et y ramena ses jambes. Posant un coude sur l’accoudoir et sa tête contre son poing fermé, elle se mit à observer le décor extérieur.

-« Tu n’aurais pas une cigarette sur toi ? » Demanda finalement la jeune femme.

Elle avait décidé de cesser de fumer pour de bon après avoir terminé son dernier paquet, il y a deux jours. Elle pouvait bien remettre cette décision à demain. Elle avait envie de fumer. Elle n’allait pas se retenir si elle avait la possibilité de le faire. Se calmant pratiquement totalement, Erïka commençait à se sentir plus sereine. Elle tentait de mettre de côté ses craintes. Le ciel étoilé l’aidait beaucoup dans cette tâche. Finalement, l’adolescente décida de reprendre la parole.


-« Qu’est-ce que tu faisais, debout à cette heure ? Tu regardais le ciel ? »
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Alex Inuka

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MessageSujet: Re: Peur Bleue (PV Erika) FIN   Mer 1 Jan 2014 - 20:50

-« À ce que je sache, tu ne t’appelles pas Haron. Si tu te métamorphoses, évite de tenter de me manger. Je ne suis pas comestible.»

Je ne pus réprimer un sourire. Oui, elle allait un peu mieux.

-Promis, je te croquerai pas.... Puis épaisse comme tu es... Je n'aurais que des os à ronger.

Je pris une mine déçue avant de me diriger vers le salon avec elle.

-« Tu n’aurais pas une cigarette sur toi ? »


La regardant d'un air désolé, je pouvais comprendre son besoin de fumer, mais je ne pouvais pas l'aider sur ce point là.

- Non... Désolé, je n'en ai jamais sur moi... Je peut pas t'aider sur ce coup là, je ne fume pas...

Je m'installais à ses cotés, dans le canapé, en face de la baie vitrée. La pièce était éclairée par la lumière lunaire.

La pénombre faisait ressortir mon aura, et je restais là silencieux et me détendant en reprenant le sujet de ma réflexion, me plongeant dans les méandres de mes pensées.

-« Qu’est-ce que tu faisais, debout à cette heure ? Tu regardais le ciel ? »


Me tirant de ma réflexion, je posais mes yeux sur elle. Ils luisaient comme ceux d'un animal dans la nuit. J'eus une petite minutes de réflexion avant de répondre calmement en retournant mon regard vers la l'astre pâle qui dominait le ciel.

- Je réfléchissais à vrai dire... à... à un souci... J'aime regarder la lune dans ces moments là. Ça me calme et j'ai l'impression d'y voir plus clair quand ça ne va pas... Quand ma mère était encore de ce monde... Elle disait que la lune veillait sur les être comme moi... et mon père, et que ceux qui nous sont chers y reposent. Un peu le genre de superstition du genre "les grands rois nous contemplent du haut des étoiles, ils sont là pour te guider".
J'y croyais pas avant sa mort... Mais maintenant, je préfère me dire que mes parents et mon meilleur ami sont en paix, la haut, c'est plus simple a supporter.


Ma voix s'était un peu nouée, me rappelant de douloureux souvenirs. Après un temps de silence, je me tournais à nouveau vers la jeune fille, ouvrant les bras, l'invitant possiblement à venir contre moi. Mon instinct me dictait de la protéger après la frayeur qu'elle avait eu... Puis comme ça, elle pourrait peut être trouver mon aura plus protectrice que menaçante? Je n'en savais rien. Ce qui était sur, c'est qu'il était temps de se poser tranquillement et de regarder le spectacle que la nuit nous offrait pour l'instant.
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Peur Bleue (PV Erika) FIN   Jeu 2 Jan 2014 - 20:45

“Parfois, je regarde le ciel. J’y compte les étoiles, j’y contemple la Lune. Je me demande ce qui se passe à travers le monde. Combien d’êtres humains souffrent alors que je suis là, assise, fixant ce ciel si sombre ? Et si nous regardions au-delà de ces nuages, y trouverions-nous ceux que le temps nous a arraché ? Observent-ils ce monde ? Sont-ils témoins des horreurs commises par les humains ? À moins qu’ils n’existent plus… Il n’y a que moi et cette Lune, cet astre brillant dans le ciel, insouciant du monde sur lequel elle règne.”

Erïka avait toujours été ce genre de personne qui souhaitait découvrir le monde et ses mystères. Elle voulait comprendre l’incompréhensible, obtenir des réponses qui restaient, jusque-là, inconnues à l’humanité. Elle n’était pas croyante, elle n’adhérait à aucune de ces religions qui parlaient de vie après la mort ou de réincarnation. Par contre, elle se demandait comment les choses seraient si c’était véritablement le cas. Et si elle se trompait ? Et s’il y avait réellement un dieu régnant sur l’humanité ? Après tout, elle vivait dans un monde où les gens étaient dotés de pouvoirs extraordinaires.

Soupirant, la jeune femme fut déçue de ne pas pouvoir fumer une cigarette. Elle devait bien s’en douter, ce n’était pas tout le monde qui fumait ici. Elle avait souvent pris la décision de stopper complètement, mais cela était tout simplement impossible. Elle n’y arrivait pas. Lorsque quelque chose n’allait pas, elle finissait toujours par avoir une cigarette entre les doigts. Certaines personnes, lorsqu’elles étaient stressées, avaient des manies comme celle de se ronger les ongles ou de faire de l’hyperventilation. Erïka, elle, fumait. Malheureusement, elle allait devoir s’en priver pour ce soir.

Le ciel était magnifique, ce soir. Il était dégagé, il permettait d’apercevoir la Lune, au loin. C’était une vision des plus apaisantes. Doucement, la jeune femme tourna la tête en direction d’Alex. Il l’avait effrayée, il l’avait fait pleurer, il avait fait ressortir l’une de ces craintes qu’elle tentait inconsciemment d’enterrer au fond d’elle. Maintenant que c’était fait, elle se sentait plus calme. Pleurer lui avait permis d’évacuer toutes les tensions, tout le stress et les émotions négatives qu’elle avait tenté d’ignorer pendant longtemps. Elle était calme. Elle n’avait plus peur. Peu à peu, ce sentiment s’évaporait. Elle était en sécurité, à l’institut. Alex lui avait montré qu’il ne fallait pas qu’elle soit effrayée. Parfois, il n’y a pas que le mal qui reste tapis dans les ténèbres. On peut y avoir de bonnes surprises. Bien que toute cette situation n’avait rien de bien agréable, la jeune femme pouvait s’estimer chanceuse d’être tombée sur lui. Elle aurait pu rencontrer un autre élève qui aurait utilisé son pouvoir pour se défendre ou bien sur un intrus, qui sait ? Elle devait, à présent, mettre toute cette histoire derrière elle.

Erïka brisa le silence. Elle demanda à Alex ce qu’il faisait ici. Sincèrement, il lui répondit qu’il réfléchissait. Il était un peu comme elle, au fond, il observait la Lune, le ciel, y trouvant une présence réconfortante qui pouvait le calmer lorsque les choses n’allaient pas. Il lui parla un peu de sa famille. Sa mère, son père… son meilleur ami. Des personnes qui avaient maintenant quitté ce monde. Il ne pouvait que se dire, à présent, qu’ils étaient dans un monde meilleur. Existait-il quelque chose de mieux que cette Terre ? Un royaume où les morts reposaient en paix ? Erïka n’y croyait pas vraiment. Malgré tout, elle se demandait si une telle chose pouvait être possible. Elle se questionnait sur la mort, sur la possibilité d’une seconde vie. Que se passait-il lorsque la vie nous était retirée ? Était-ce comme si nous dormions ? Est-ce que notre âme disparaissait, s’envolait vers les cieux ? La jeune femme était curieuse. Elle aimerait bien poser la question à son père, un jour. Il était immortel, il était mort à quelques reprises, mais son pouvoir lui avait toujours permis de revenir à la vie. Comment c’était que de mourir ?


-« Je comprends. J’ai perdu mon grand-père il y a quelques années. Je me demande encore s’il y a un endroit où il peut être en paix ou s’il est tout simplement… inexistant, à présent. D’un côté, ce serait réconfortant de me dire qu’il veille quelque part, mais d’un autre… j’espère seulement qu’il ne sache jamais ce que j’ai pu faire, ce que j’ai pu vivre. Cela le rendrait fou. Je me demande ce qui se passe lorsqu’on meurt. » Elle ferma les yeux, puis les rouvrit avant de lever la tête vers Alex. « Ça fait longtemps qu’ils sont morts ? »

Alex ouvrit les bras, l’invitant ainsi à se coller contre lui. Erïka pris quelques secondes pour réfléchir avant de lancer un coussin sur lui, entre ses bras. Elle se déplaça pour s’installer confortablement contre son coussin, placé contre lui. Levant la tête vers le ciel, elle observa une fois de plus la Lune. Tout un tas de questions vinrent de nouveau envahir son esprit. Elle décida de poser l’une d’elle à Alex.

-« Tu crois à ces histoires de fantômes ? Peut-être qu’il y a des gens qui hantent encore certains lieux parce qu’ils ont encore quelque chose à accomplir sur Terre… Peut-être qu’il est possible de communiquer avec les morts. C’est peut-être que des conneries aussi, qui sait ? »

Erïka laissa échapper un bâillement. Toutes ces émotions l’avaient épuisée. La jeune femme bougea un peu, cala plus confortablement sa tête contre le coussin qu’elle avait placé contre Alex. Elle ferma les yeux, l’espace d’un instant. Lorsqu’elle les rouvrit, elle fixa de nouveau la Lune. Peu importe où elle posait son regard, elle savait que cet astre l’observait, veillait sur elle. Sur eux.
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MessageSujet: Re: Peur Bleue (PV Erika) FIN   Jeu 2 Jan 2014 - 21:47

-« Je comprends. J’ai perdu mon grand-père il y a quelques années. Je me demande encore s’il y a un endroit où il peut être en paix ou s’il est tout simplement… inexistant, à présent. D’un côté, ce serait réconfortant de me dire qu’il veille quelque part, mais d’un autre… j’espère seulement qu’il ne sache jamais ce que j’ai pu faire, ce que j’ai pu vivre. Cela le rendrait fou. Je me demande ce qui se passe lorsqu’on meurt. »

Erika prit un instant de réflexion avant de se tourner vers moi.

-« Ça fait longtemps qu’ils sont morts ? »

Mon regard se perdit dans le vide à ce moment là... je n'avais pas vraiment l'envie d'en parler, mais... Ça faisait du bien de se confier. J'avais gardé ça depuis si longtemps...  Le regard légèrement humide par les larmes, et la gorge serrée, je pris mon courage à deux mains.

- Mon père... est mort il y a des années dans un accident. J'avais 10 ou 12 ans, je ne sais plus trop... En tout cas, il était comme moi... J'ai jamais été très très proche de lui... Sans doute à cause de l'âge.

Quant a ma mère... c'est assez récent... à peu près 6 mois avant que j'arrive a l'institut... ainsi que mon meilleur ami... ils ont été tués dans un cambriolage apparemment... c'est moi qui est trouvé le corps de ma mère en rentrant d'une course... à l'époque, j'étais déscolarisé, je vivais dans un quartier plutôt sensible et j'étais souvent la cible de lynchage a cause de mon physique... à me traiter de clébard, corniaud, bâtard et tout ces mots gentils. Mon meilleur ami lui, était en train d'agoniser dans le couloir... et.... et le flic est arrivé après l'appel d'un voisin qui avait entendu un coup de feu...  Méphisto a pensé que j'étais en danger quand l'homme est arrivé vers moi, et avec ses dernières forces... il a voulu me défendre... Le policier a pris peur et a tiré.  


Mon regard se posa a nouveau sur la lune, après un instant de silence, avec un sourire triste et ironique.

- J'ai pas pu contrôler ma force, ni ma colère...  alors j'ai frappé l'homme un peu trop fort... et sa cage thoracique à céder sous la force du coup... il est mort je crois... Le plus délirant, c'est qu'on me pense coupable de tout ce qui s'est produit... j'ai pu échapper aux forces de l'ordre mais qui sait... peut être qu'un jour je serai rattrapé par ce passé.

Me frottant le visage je repris un sourire plus radieux

- Mais je dois avouer que c'est pas la raison de ma présence ici.

J'avais ouvert mes bras pour qu'elle vienne vers moi. Je ne savais pas si elle accepterait ou non... j'en doutais un peu... Elle finit par me flanquer un coussin dans les pattes, avant de venir s'installer. J'étais sincèrement content qu'elle accepte mon "invitation". La laissant s'installer, je me calait un peu mieux, pour qu'on soit tout les deux à l'aise, regardant le ciel. L'enlaçant doucement, je restais silencieux après mon récit. J'avais beaucoup parlé... Peut être un peu trop et je n'avais pas envie de continuer sur ce sujet pour le moment.

Erika finit par briser le silence avec une question plus ou moins étrange.

-« Tu crois à ces histoires de fantômes ? Peut-être qu’il y a des gens qui hantent encore certains lieux parce qu’ils ont encore quelque chose à accomplir sur Terre… Peut-être qu’il est possible de communiquer avec les morts. C’est peut-être que des conneries aussi, qui sait ? »

¨Posant ma tête contre la sienne, j'eu un petit rire

- Je sais pas trop, elle est bizarre ta question. Je pense qu'on peut y croire... Il y a bien des loup garou donc pourquoi pas? Je me dis que les légendes ne sont pas là par hasard... Si on en parle, c'est que l'on en a vu, sinon... Comment avoir pu inventer un monstre pareil? Ce doit être pareil pour les esprits non? Je sais pas... Dans le doutes, je me dis que oui, même si ça ne court pas les rues...

Regarde après Shadowcat... Elle est une mutante avec les mêmes capacités qu'un fantôme... Si ça se trouve, certains mutant il y a longtemps avaient une capacité similaire, et on les a pris pour des "fantômes"? Alors que ça n'existe peut être pas? C'est tellement difficile à déterminer... Et j'avoue que ça me fait travailler le cerveau.


Je rigolais par rapport à ma réflexion que je ne trouvais pas si mauvaise. Mais il me fallait plus d'une soirée pour savoir, s'il fallait ou non, croire en quelque chose.

-Et toi? T'en penses quoi?
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Peur Bleue (PV Erika) FIN   Ven 3 Jan 2014 - 3:37

La mort est un sujet bien sensible pour certaines personnes. Pas pour Erïka. Elle l’avait trop souvent côtoyé pour en être affectée comme une personne normale. Maintenant, cela faisait partie de son quotidien. Voir des gens mourir, écouter le bulletin de nouvelles à la télévision et constater que les humains continuent inlassablement de se faire du mal, visionner un film où les personnes tombent banalement comme des mouches… C’était normal dans la société. Personne ne se souciait de cela. Lorsque ça concernait un proche, c’était le drame. Lorsque c’était un pur inconnu, tout le monde s’en fichait. Erïka ne pouvait nier être ainsi. Personne ne touchait à ceux à qui elle tenait. Les gens pouvaient bien s’entre-tuer, ce n’était pas son problème.

Sans vraiment de gêne, la jeune femme demanda à Alex comment ses proches étaient décédés. Elle s’attendait à une histoire banale, accident, maladie, etc. Après tout, bien des gens mourraient ainsi. Il aurait aussi pu refuser de lui en parler parce que cela était bien trop douloureux. Ce l’était. Elle le sentait à la tonalité de sa voix. Elle n’avait même pas besoin de le regarder pour savoir parfaitement qu’il souffrait toujours de la mort de sa famille. Parfois, il y a certains événements dont on ne peut se remettre.

Son père était mort dans un accident. C’était triste, mais cela arrivait couramment dans la société. Erïka savait que l’une de ses amies avait perdu son père dans des circonstances semblables. Accident de la route. Malheureusement, on ne peut rien y faire. Il faut faire son deuil et aller de l’avant. Les choses sont souvent plus faciles lorsqu’on n’a pas à voir le cadavre. Assister à la mort d’un proche n’a rien de joyeux. Alex a, malheureusement, vécu un tragique événement de ce genre. Déjà, sa vie ne semblait pas toujours rose. Ensuite, il a fallu que sa mère soit tuée, puis son meilleur ami. Ce dernier cherchait apparemment à le défendre. Il en laissa sa vie.


-« Si je comprends bien, tu es recherché pour la mort d’un policier ainsi que de ton ami et ta mère ? Ici, tu n’as rien à craindre. On fait tous des erreurs, on a tous commis un geste qu’on regrette. Parfois, ce n’est pas notre faute, c’est simplement à cause de nos pouvoirs… Ce n’est jamais facile d’assister à la mort d’une personne qui nous est chère. Ton ami a laissé sa vie pour toi. Maintenant, tout ce que tu peux faire est vivre à fond, en profiter. Il t’a offert l’opportunité d’être meilleur, de devenir plus fort, de continuer à vivre au jour le jour. »

Vivre au jour le jour, c’était ce que faisait Erïka. Elle ne savait jamais de quoi le futur serait fait. Elle avait parfois peur de le découvrir. Par contre, lorsqu’elle pensait à sa famille, à son petit ami, elle se disait que le futur n’était pas si effrayant que cela. Tant qu’ils seront avec elle, tout ira bien. Elle avait une belle vie, elle était bien entourée, elle n’avait pas à craindre de tout perdre, un jour. Cela n’arrivera pas.

Bien qu’Alex avait de nombreux soucis, bien qu’il était hanté par la mort de ses proches, il n’était pas ici pour ressasser cela. Il y avait une autre raison, en fait. Qu’elle était-elle ? Curieuse, Erïka le lui demanda. De toute façon, libre à lui de lui dire ou non, elle ne forçait pas les choses. Elle était calme, son ton de voix était doux. Il était rare de la voir dans un tel état. Un léger mélange de fatigue et de sérénité l’habitait.


-« Pourquoi tu es venu ici, alors ? »

Après un instant d’hésitation, Erïka vint s’installer confortablement contre Alex, amenant avec elle l’un des coussins du canapé. Elle se laissait rarement approcher. Cependant, ce soir était une exception. Elle fixait toujours la Lune. Elle était magnifique, ce soir. Sa douce lueur venait éclairer une partie de la pièce dans laquelle ils se trouvaient. En peu de temps, l’esprit d’Erïka fit naitre de nouvelles interrogations qu’elle partagea avec Alex. Pour elle, le lien entre la mort et le monde des esprits c’était fait tout naturellement. Par contre, la question demeurait : les fantômes étaient-ils réels ou non ? Cela sembla amuser Alex, rien qu’à entendre le rire qui s’échappa de ses lèvres.

Ils vivaient dans un monde où certains humains possédaient des superpouvoirs. Tout était possible. Les fantômes pouvaient bien exister. Après tout, il y avait des personnes, comme Shadowcat qui pouvaient être facilement comparé à eux. Les loups-garous, les vampires, tout cela était issu de l’imagination humaine. Se pourrait-il que les légendes soient inspirées d’anciens mutants vivants reclus à l’abri de l’espèce humaine ? L’histoire du crocodile dans les toilettes devait forcément être inspirée de Scum, alors.


-« C’est vrai qu’elle fait penser à un fantôme. Je connais un mec, c’est un lézard géant dans les égouts. Y’a de quoi en inventer des légendes avec ça. Je suis certaine que les livreurs de pizza ont un tas d’histoires sur une créature qui se promène dans la nuit en attendant sa prochaine victime, à qui il volera des pizzas ! Enfin, c’est vrai que ça expliquerait plein de chose. Le Yéti, par exemple. Si les mutants existent, pourquoi les fantômes n’existeraient pas ? En fait, il faudrait que je le vois de mes propres yeux. Je crois pas trop aux séries télévisées sur le sujet, c’est tellement facile de truquer quelque chose… »

Erïka avait déjà entendu des histoires d’épouvante. Elle avait probablement vécu la pire de toutes. Si elle oubliait tout cela, elle pouvait se concentrer sur son enfance, sur les rumeurs de maison hanté qui courait dans son ancienne école. Elle se souvenait de l’une d’entre elle. Par contre, impossible de savoir si la maison en question tenait toujours debout ou non.

-« Quand j’étais jeune, il y avait une maison que l’on disait hantée. Je m’en souviens, les plus vieux de l’école s’y rendaient pour s’effrayer. Je n’y ai jamais mis les pieds, par contre. Mon frère était une vraie poule mouillée, il refusait de venir avec moi. On disait que la maison était hantée par l’esprit d’une vieille dame qui serait morte de chagrin après que son fils ait disparu dans la nature en compagnie de sa fiancée, qu’elle détestait. Après, ce ne sont que des rumeurs… »
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Alex Inuka

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MessageSujet: Re: Peur Bleue (PV Erika) FIN   Dim 5 Jan 2014 - 19:40

-« Pourquoi tu es venu ici, alors ? »

- Hé bien... pour être franc... c'est... C'est Haron. Pas qu'il continue à se taper des nanas à même la chambre, mais... C'est compliqué. Je veux pas t'embêter avec ça, je suis encore en pleine réflexion alors bon... Autant ne pas dire des choses qui ne sont, je pense, pas encore posée ou fondée.

J'eus un sourire apaisé après ce petit échange. Il est vrai que pour l'instant, je n'avais pas l'envie de tout déballer sous prétexte que ça me turlupine... Non, simplement le sujet de ma présence ici me suffisait.

Nous continuions sur un sujet plus intéressant: Les fantômes, faut-il ou non, y croire.
Je posais mon opinion sur ce fait là.

- Je sais pas trop, elle est bizarre ta question. Je pense qu'on peut y croire... Il y a bien des loups-garou donc pourquoi pas? Je me dis que les légendes ne sont pas là par hasard... Si on en parle, c'est que l'on en a vu, sinon... Comment avoir pu inventé un monstre pareil? Ce doit être pareil pour les esprits non? Je sais pas... Dans le doutes, je me dis que oui, même si ça ne court pas les rues...

Regarde après Shadowcat... Elle est une mutante avec les mêmes capacités qu'un fantôme... Si ça se trouve, certains mutant il y a longtemps avaient une capacité similaire, et on les a pris pour des "fantômes"? Alors que ça n'existe peut être pas? C'est tellement difficile à déterminer... Et j'avoue que ça me fait travailler le cerveau.

Et toi? Tu en penses quoi?



-« C’est vrai qu’elle fait penser à un fantôme. Je connais un mec, c’est un lézard géant dans les égouts. Y a de quoi en inventer des légendes avec ça. Je suis certaine que les livreurs de pizza ont un tas d’histoires sur une créature qui se promène dans la nuit en attendant sa prochaine victime, à qui il volera des pizzas ! Enfin, c’est vrai que ça expliquerait plein de chose. Le Yéti, par exemple. Si les mutants existent, pourquoi les fantômes n’existeraient pas ? En fait, il faudrait que je le vois de mes propres yeux. Je crois pas trop aux séries télévisées sur le sujet, c’est tellement facile de truquer quelque chose… »

Je l'écoutais attentivement. Le son de sa voix était calme. Comme si les larmes et la colère de toute a l'heure avait réussis a faire ressortir plus qu'une simple frayeur de passage. Je caressait du bout du doigt la peau de son bras. Nos deux regard dirigé vers la lune, apaisé par la présence l'un de l'autre. Après son explication, je tiltai un détail.

Un lézard... des pizzas... pas de doute... j'en connaissais qu'un!

- Ton sac à main sur pattes... Il ne s'appellerait pas Scum par hasard? Je suis certain que c'est lui... Un grand fan des tortues ninjas non?... C'est un type en or. Il m'a sauvé la vie quand j'ai perdu ma mère. En fuyant la justice, je me suis fait percuter par une voiture de plein fouet, et je me suis retrouvé avec une jambe en miette... Une fracture ouverte. J'ai perdu beaucoup de sang, mais il m'a emmené à son repaire et un homme m'a soigné...  J'y ai vécu quelques temps, à ce repaire... puis un jour j'ai vu l'institut. C'est Will qui m'a fait fuir d'ailleurs! Je me souviens! il m'avait aperçu dans un arbre, et j'ai pris peur. Je sais pas si tu te souviens, mais une fois, il y a à peu près un an, d'une alerte nocturne... et d'un élève qui a crié au monstre. Tu dormais peut être bien... je sais pas... En tous cas, les tourelles étaient actives.

Je lui laissait le temps de réfléchir un instant. Installer comme ça, j'étais bien, que je ne put réprimer un bâillement

- Ce soir la, c'était moi... le "monstre"... Et j'ai manqué de me faire trouer la fourrure... Mais j'ai bousillé une tourelle... ou deux je sais plus. Mais cette rencontre, elle m'a permis de venir ici maintenant... Pour effrayer de gentilles personnes sans le vouloir.

J'eus un petit sourire, en la serrant doucement contre moi, posant ma tête sur la sienne pour la rassurer. Je poussais un petit grondement rauque de satisfaction, posé ainsi, faisant vibrer un peu mon corps... semblable au ronronnement d'un chat.

Après un petit moment de silence, elle continua.

-« Quand j’étais jeune, il y avait une maison que l’on disait hantée. Je m’en souviens, les plus vieux de l’école s’y rendaient pour s’effrayer. Je n’y ai jamais mis les pieds, par contre. Mon frère était une vraie poule mouillée, il refusait de venir avec moi. On disait que la maison était hantée par l’esprit d’une vieille dame qui serait morte de chagrin après que son fils ait disparu dans la nature en compagnie de sa fiancée, qu’elle détestait. Après, ce ne sont que des rumeurs… »


Les histoire d'épouvante, en général je préférais éviter, par simple précaution. Personne ne croyait au "loup garou" alors que j'étais un spécimen vivant.

J'eus un nouveau bâillement. Le sommeille commençait à me gagner, posé comme ça.


- C'est peut être pas plus mal qu'il n'ait pas voulu t'accompagner. Puis... Pourquoi ne pas y être allée seule, si tu ne craignais pas de rencontrer quelques choses? Je pense que c'est une bonne chose de ne pas y être aller... Simplement par prudence. Je pense que j'aurais agi pareillement. Pas par réelle frousse, mais plus par prudence. On dit bien que les "loups garous" n'existe pas et pourtant... Je suis là. Je ne crois pas spécialement aux esprits, mais je sais qu'il faut pas ignorer la possibilité que cela puisse bien exister non plus. Je préfère dans ce cas les laisser où ils sont, et reposer en paix.


L'odeur d'Erika enivrait la pièce. Une odeur douce, fleurie. Un shampooing aux odeurs plutôt sucrées, sans doute à base de fruit. Le silence s'installa a contempler ce ciel vaste. Après plusieurs longues minutes je chuchotait.

-Je sais pas pour toi, mais je suis bien là... Je me sens serein. Ca me rend heureux dans un certain sens.

Je serrai tendrement mon étreinte, la rassurant comme je pouvais. Je sentais qu'Erika manquait de sommeil... J'espérais que ma présence pouvait l'aider au moins ce soir, dans cet endroit tranquille à la vue magnifique... Puis je devais avouer, restant un mec, c'était plutôt gratifiant d'avoir un si beau bout de femme dans ses bras. Bobby avait beaucoup de chance. Mais pour ma part, ça n'irait jamais plus loin. J'avais trop de respect pour Erika.
.
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Peur Bleue (PV Erika) FIN   Mer 8 Jan 2014 - 19:05

“On a tous cette façon d’agir, dans la vie de tous les jours, pour dissimuler qui on est réellement aux yeux des autres. Dans mon cas, c’est pour éviter qu’ils ne voient mes faiblesses ainsi que ma véritable détresse. Cette fois, c’est raté, Alex a eu droit à tout un spectacle. S’il savait à quel point je suis vulnérable, en réalité… J’ai peur, cette peur m’empêche d’avancer. Tant que je ne l’aurais pas totalement vaincue, je craindrais toujours un peu ce qui peut se cacher dans les ténèbres.”

Erïka ne devait pas avoir peur de ce qu’elle pouvait croiser au détour d’un couloir, à l’institut. Ici, elle était en sécurité, plus que nulle part ailleurs. Il y avait tout un tas de gens pour prendre soin d’elle, la rassurer, la protéger. Personne ne pouvait les attendre. Le danger était bien loin. Ses problèmes également. Alex, lui, ne pouvait pas dire totalement la même chose. Une petite partie de ses problèmes se trouvait dans le manoir. Haron. Qu’est-ce que cet imbécile avait encore fait ? Apparemment, rien, ou presque. Erïka ne voyait pas où était le problème parce qu’Alex refusait de lui expliquer. Il ne voulait pas l’ennuyer avec cela. Au contraire, elle préférait l’entendre parler de ses problèmes plutôt que de ressasser les siens dans son esprit.


-« Si tu ne voulais pas me faire chier avec ça, il ne fallait pas en parler. Maintenant, raconte-moi tout. S’il te fait chier, je me ferais un plaisir de lui botter le cul. »

Malheureusement, il n’était pas sur place pour qu’elle puisse exécuter sa menace. Cela allait donc devoir attendre, si besoin était. La jeune femme décida donc de changer de sujet et de parler de quelque chose de moins personnel. Les avis étaient très divergeant, en général, lorsqu’il était question de l’existence des fantômes. Qui pourraient dire qu’ils sont bel et bien réels ? Comment en avoir la preuve ? Erïka ne l’aura que le jour où elle en fera l’expérience par elle-même. Pour l’instant, elle était un peu partagée sur la question. Elle voulait bien y croire, après tout, si les mutants existaient, pourquoi pas les esprits ? Par contre, elle ne pouvait se fier à la télévision, à ces séries de chasseurs de fantômes. Elle avait besoin d’assister par elle-même à des phénomènes paranormaux.

Peu à peu, au fil du sujet, ils parlèrent davantage de mutants. Erïka avait évoqué un certain lézard qui n’était pas inconnu à Alex. Ce dernier ne tarda pas à le lui révéler. Il semblerait que bien des mutants dans cette ville connaissaient ce sympathique lézard vivant dans les souterrains de la New-York. Visiblement, il était toujours prêt à aider quelqu’un en difficulté. Malgré son apparence qui pouvait sembler hideuse, aux yeux de certains, cet homme avait un véritable cœur en or.
Par contre, lorsqu’il parlait d’un homme qui avait su le soigner alors qu’il était sérieusement blessé à la jambe, Erïka se demandait s’il pouvait s’agir de son frère. C’était tout à fait probable, ou presque. À sa connaissance, Alexïs n’avait pas encore de telles capacités de guérison.


-« Oui ! C’est bien lui ! C’est qui qui t’as soigné ? Si je te dis Alexïs, ça te dis quelque chose ? »

Après avoir fait la rencontre de Scum, il avait également rencontré William. Par contre, cela ne s’était pas vraiment passé pour le mieux, au début. Alex avait activé le système de défense de l’institut et causé un boucan pas possible. Bien sûr, Erïka s’en souvenait. Cela arrivait si peu souvent.

-« Oh putain. C’était toi ? T’as eu de la chance que je ne sois pas sortie voir ce qui se passait, cette nuit-là. Je déteste qu’on me réveille en pleine nuit. »

Certaines personnes aimaient les histoires de monstres. Par contre, les aimeraient-elles autant si elles réalisaient qu’elles étaient les monstres en question ? Ce n’était pas certain. Erïka ne pourra jamais se considérer comme tel, peu importe ce que l’on pourrait lui dire. Elle avait un don, cela ne faisait pas d’elle une créature du diable. Elle n’en avait rien à faire de l’opinion des autres. Rares étaient ceux qui la connaissait vraiment. Est-ce que les créatures, comme les fantômes, s’ils existaient réellement, réalisaient qu’ils terrorisaient les gens ? Est-ce qu’ils savaient qu’ils étaient considérés indésirables par certains et que peu cherchait à comprendre qui ils étaient vraiment ?
Lorsqu’elle était gamine Erïka aurait souhaité rencontrer un fantôme. Cependant, elle n’avait jamais osé visiter une maison dite hantée. Avec son frère, qu’elle suivait partout, elle l’aurait fait. Seule, elle avait peur. Elle n’aurait jamais osé le dire, elle avec toujours eu trop d’orgueil pour cela. La petite fille qu’elle était à l’époque possédait déjà tout un caractère, il fallait dire.


-« Avant, mon frère et moi on ne se lâchait pas. Je n’allais nulle part sans lui et vice versa. C’est pour ça que je n’y suis jamais allée. À l’époque, je croyais aux gentils fantômes comme Casper. Je voulais être une tortue ninja dresseur de Pokémon qui joue les espions et combat le crime. J’avais plein d’ambitions. » Elle laissa échapper un petit rire.

Après quelques minutes de silence, Alex avoua qu’il se sentait bien. Il était serein. Erïka ne pouvait nier qu’elle était dans le même état d’esprit. Elle se sentait apaisée, en sécurité. Tout allait bien. Il n’y avait personne pour les déranger, l’institut était endormi depuis un moment. Ils pouvaient donc profiter du silence, de l’image apaisante que présentait la Lune à travers la grande baie vitrée.


-« C’est apaisant, ça c’est sûr. J’ai l’impression que tout ira mieux, que les problèmes sont loin derrière-moi. J’aimerais tant que ma vie contienne davantage de moment de ce genre et remplace toute ces fois où j’ai pu sou…frir. » Elle ne put retenir un bâillement en prononçant ce dernier mot.

Doucement, elle se cala confortablement contre Alex, attrapant son coussin et le serrant dans ses bras. Elle ferma les yeux. Le sommeil la gagnait. Elle fermait les yeux, sentait doucement l’étreinte de Morphée, prêt à l’amener dans le royaume du sommeil et des rêves. D’une voix ensommeillée, elle murmura quelques mots avant de, peu à peu, s’endormir paisiblement.


-« Bonne nuit, Alex. »
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MessageSujet: Re: Peur Bleue (PV Erika) FIN   Jeu 13 Fév 2014 - 12:12

-« Si tu ne voulais pas me faire chier avec ça, il ne fallait pas en parler. Maintenant, raconte-moi tout. S’il te fait chier, je me ferais un plaisir de lui botter le cul. »

ce que je savais d'Erika, c'est que ces paroles n'était jamais des paroles en l'air. Elle faisait ce qu'elle disait, peut lui importait du regard des autres et du jugement que les autre lui portaient. Je savais très bien qu'au fond c'était une fille chic et adorable. Il fallait juste le temps de la connaitre... Et surtout qu'elle vous accepte... Ce qui était sans doute la partie la plus délicate.

Un léger sourire, suivi d'une caresse sur le bras avec le bout des doigts, je finis par lui répondre.

- Il n'est pas fautif. Il n'a rien fait concrètement... Du moins, rien de mal, ou en voulant du mal. C'est juste moi qui réfléchit trop. Ca t'es jamais arrivé de t'empêcher de dormir parce que tu te posais trop de question, sur toi? ou une autre personne?

Changeant ensuite de sujet, nous nous étions mis a parler du lien qu'il pouvait y avoir entre les mythe, le surnaturel, et les mutants.

Nous nous sommes du coup, découvert un ami en commun. Ce bon vieux sac à main sur patte. Scum.
Il pouvait repoussé à première vu, mais il avait toute la noblesse d'un héro. Je dirais même d'un chevalier. Il aidait ceux dans le besoin, quand il le pouvait. Tel un ninja tapi dans l'ombre, il attendait le moment opportun pour aider quelqu'un en difficulté... Ou chasser la pizza.

je racontait à Erika comment je l'avais connu, avec toute les mésaventures encore avant, avant de finir par le fait qu'on m'est soigné dans le fond des égouts. Expérience que j'espérais ne jamais revivre.

-« Oui ! C’est bien lui ! C’est qui qui t’as soigné ? Si je te dis Alexïs, ça te dis quelque chose ?»

Alexïs... Je pris mon temps pour réfléchir. J'avais fait un séjour bref dans les égouts, donc il me fallut du temps pour essayer de me souvenir, mais ce nom ne me disait absolument rien. Du moins, pas sur un visage, mais j'en avais vaguement entendu parlé.

- Eto... Non... Ce n'étais pas un Alexïs... A moins qu'il soit un vieux monsieur et qu'il se fasse appeler "le Guérisseur"? Mais j'ai entendu quelques fois ce prénom, sans jamais le rencontrer.

continuant à parler doucement, comme si le voile de la lune nous demandait de chuchoter, nous papotions sur mon arrivé. Comment j'avais manqué de me faire troué la fourrure un soir d'été, ce qui avait réveillé tout le monde. Et je cru comprendre que ce soir la, heureusement que j'avais déguerpit, ou mademoiselle m'aurait transformé en descente de lit.

je ne put m'empêcher de rire à l'idée de la voir débarquer les cheveux en bataille dans sa robe de chambre et de grosse pantoufle rose, pour venir hurler après le cabot qui avait déclenché tout ce raffut en pleine nuit.


-« Avant, mon frère et moi on ne se lâchait pas. Je n’allais nulle part sans lui et vice versa. C’est pour ça que je n’y suis jamais allée. À l’époque, je croyais aux gentils fantômes comme Casper. Je voulais être une tortue ninja dresseur de Pokémon qui joue les espions et combat le crime. J’avais plein d’ambitions. »

l'entendre parlé comme ça, me faisait pensé que moi aussi, plus jeune, j'avais autant de projet fou. Des projet d'enfant... Celui de Rock star, d'acteur et d'avoir mon étoile sur hollywood boulvard, plein de chose! je pensais que dans les film, les dragon qu'on voyait était vrai, j'aurais aimé être un dragonnier, et chevaucher un lézard géant!

Perdu doucement dans les souvenir d'enfance, ou je me voyais encore jouer avec mon père et maman qui nous regardais d'un air attendrit.

C'était du passé... Au fond de moi, mon désire de vengeance était toujours la. Mais pour l'instant, je ne voulais pas gâcher la soirée à ruminer une chasse à l'homme. J'avais d'autre chose en tête.


-Je sais pas pour toi, mais je suis bien là... Je me sens serein. Ca me rend heureux dans un certain sens.

-« C’est apaisant, ça c’est sûr. J’ai l’impression que tout ira mieux, que les problèmes sont loin derrière-moi. J’aimerais tant que ma vie contienne davantage de moment de ce genre et remplace toute ces fois où j’ai pu sou…frir. »

le bâillement d'Erika m'en fit tiré un juste derrière. La fatigue nous gagnait. A être si confortablement installé, on se sentait partir doucement. Erika murmura quelque mot, que je ne put comprendre sauf les dernier.

-« Bonne nuit, Alex. »

- Bonne nuit Erika.

la gardant dans mes bras, sa présence me rassurait. Mais je me faisait aussi protecteur. Me rendant compte ce soir, qu'un lourd passé entourait la jeune femme. Et je voulais les lui faire oublié pour la nuit.

Sa respiration ralentissait, ce qui me berça d'une certaine manière, finissant par la suivre dans un profond sommeille.
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