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 Voleur Menteur [Terminé]

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Adam Diskent
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MessageSujet: Voleur Menteur [Terminé]   Jeu 2 Juin 2011 - 16:01

Je ne suis pas un type bien, je suis un voleur.
Mais ne vous faites pas de fausses idées sur mes activités, les voleurs ne sont pas des gens très riche en définitive. Pour se faire beaucoup d’argent, il faut beaucoup de marchandises, et c’est très difficile à obtenir. Déjà parce qu’il faut transporter un sac de dix kilos sur le dos, de la maison dévalisée – en plus il faut réussir à sortir sans réveiller tout le quartier avec cette charge - et parce qu’ensuite on doit atteindre notre planque sans se faire arrêter en route, parce soyons sérieux, un type avec un gros sac sur le dos qui essaie d’être discret, à fortiori d’être ridicule, c’est louche. Et comme si cela ne suffisait pas, il faut avoir les moyens de trouver quelqu’un qui veut bien acheter des objets volés. Evidemment la mafia et les gangs s’en feraient une joie, mais ces gens ont la fâcheuse habitude d’exécuter leurs fournisseurs lorsqu’ils décident de ne plus fournir. Donc je vole, mais du liquide ou de petites choses, ce qui, en d’autre terme, veut dire que je ne me fais pas des millions.

Cette nuit encore, j’étais en plein travail. Croyez bien que comme tant d’autres j’aime les jours de congé, mais quand on fait dans la truanderie, c’est assez aléatoire. Je m’attaquais à un appartement d’un quartier moyen de la ville. Je n’avais pas envie de me fatiguer à éviter les mille et un pièges qui se trouvent dans les pavillons des quartiers résidentielles. Pour ce genre d’endroit, c’est beaucoup plus simple. Il faut se méfier de la rue, et des couloirs, qui sont les deux seuls lieux susceptibles d’être équipés d’une caméra de surveillance.

Comme à mon habitude dans ce genre de milieu, j’ai utilisé mon pouvoir. En pleine nuit, il est souvent inutile d’aller se cacher dans une ruelle sombre, ou dans une cabine téléphonique à la superman ou wonder woman. J’ai traversé la rue sans trop me préoccuper de savoir s'il y avait effectivement une supérette avec caméra ou non. Je suis entré dans l’immeuble puis j’ai fais sonner l’interphone de la moitié des locataires, répondant à leur question ensommeillée par des « c’est moi, ouvre moi », jusqu’à ce qu’il y en ait un assez stupide, ou assez endormi pour déverrouiller la seconde porte. J’étais toujours invisible, et j’ai regardé la caméra avec un grand sourire en me disant qu’une fois encore, il y aurait une histoire de fantôme dans la rubrique fait divers d’un journal de quartier.
J’ai monté quelques étages, et j’ai choisi une porte, au hasard. J’ai crocheté la serrure, sans trop de difficulté - il n’y a que dans les quartiers branchés que les portes sont équipés d’une serrure qui me fait perdre plus de cinq minutes. Je suis entré, j’ai fermé la porte, et je suis redevenu visible. L’opération m’avait bien pris un bon quart d’heure, et de ce que je savais de mon pouvoir, il me restait encore un quart d’heure d’invisibilité avant de tomber de fatigue.

J’aurai pu rester invisible dans l’habitacle, prendre des trucs au hasard très rapidement, puis partir par une fenêtre en courant pour gagner un maximum de temps, mais je n’aime pas me presser. De plus, les réactions de défense du domicile sont assez rares. Généralement les gens qui entendent un bruit durant la nuit ont deux réactions : ils pensent que c’est un rêve et se rendorment ou ils pensent que c’est dangereux et donc se rendorment ; ce qui vont voir sont très rares.

Je me suis donc permis de fouiller un peu l’appartement en évitant les chambres. J’ai trouvé un peu de monnaie, du bric-à-brac électronique assez petit pour tenir dans mon sac sans me gêner. Il n’y avait pas de quoi se réjouir pour un vol, mais au moins le frigo était plein. Je me suis donc mis à table, en dévalisant une partie de leur garde manger.
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Dernière édition par Adam Diskent le Mar 29 Nov 2011 - 20:20, édité 1 fois
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Voleur Menteur [Terminé]   Ven 3 Juin 2011 - 4:44

Dans les ténèbres de la nuit, les faibles rayons de la Lune transperçaient les rideaux de soie qui ornaient l’unique fenêtre donnant sur la chambre d’invités d’un quelconque appartement de New York. En cette nuit de printemps il faisait anormalement chaud. La fenêtre était grande ouverte, accueillant à bras ouverts toute brise du soir à parcourir l’habitacle et rafraîchir un peu la pièce. Cependant, le vent ne soufflait guère, ce qui obligeait l’occupante de la chambre à mettre un ventilateur en fonction. Malgré tout, elle ne pouvait fermer l’œil. Elle avait bien dormi trois maigres heures avant d’être réveillée par cette étouffante chaleur. Enfin, ce n’était pas la principale cause de son réveil. La jeune fille n’avait jamais été capable de dormir une nuit entière lorsqu’elle était chez sa grand-mère. Les rares fois où cela c’était produit étaient lorsqu’elle accumulait les heures d’insomnie et finissait par s’écrouler sous le poids de la fatigue. La crainte d’être épiée ou bien attaquée durant son sommeil était le facteur dominant de sa perte de sommeil. L’adolescente avait beau adorer sa grand-maman Mcgowen, elle ne pouvait, par contre, supporter de passer la nuit chez elle. Quelques années plus tôt, elle vivait dans une jolie maison qu’elle a fini par vendre pour acheter quelque chose de plus petit, loin de leur ancien quartier. Un nouvel habitat, une nouvelle vie. Pour Erïka Davidoff, sa vraie vie avait commencé lorsqu’elle avait retrouvé une liberté dont elle avait trop longtemps été privée.

Se retournant dans tous les sens dans son simple lit, Erïka n’arrivait pas à trouver une position confortable, propice à de nouvelles heures de sommeil. La nuit était terminée pour elle. La jeune fille se redressa et attrapa la paire de short qu’elle avait jeté au pied de son lit avant de se coucher. Elle l’enfila rapidement et fit de même avec un débardeur qui trainait par là. Normalement, elle ne se serait pas gênée pour se promener dans l’appartement en sous-vêtements, ce qu’elle ne pouvait pas vraiment faire lorsqu’elle était à l’institut, mais l’adolescente avait décidé de faire un tour sur le balcon pour fumer une petite cigarette. Ça ne lui réussissait pas ses tentatives pour arrêter de fumer. Étrangement, à chaque fois qu’elle recommençait, c’était lorsqu’elle passait quelques jours chez sa grand-mère. La jeune fille attrapa son paquet de cigarette et en sortie une avant de farfouiller un peu sur la table de chevet pour trouver son briquet.
Avant de sortir de sa chambre à pas de loup, Erïka n’oublia pas de prendre son arme à feu, dans le tiroir de la table de chevet. Lorsqu’elle sortait de l’institut, il lui était impossible de se promener quelque part sans être armée. La paranoïa, bien qu’elle ne veuille avouer qu’elle en avait certains symptômes, la gagnait toujours lorsqu’elle se baladait dans la ville. Jamais elle ne le laisserait paraître, jamais elle ne pourrait l’avouer, mais elle ne pouvait se mentir à elle-même. C’était impossible, elle détectait tous les mensonges, ou presque, à commencer par les siens. Le 9mm bien glissé à l’arrière de son short, la jeune fille attrapa la poignée de la porte. Un bruit parvint à ses oreilles, comme si quelqu’un déplaçait quelque chose. Intriguée, Erïka alla éteindre le ventilateur et écouta attentivement ce qui se produisait derrière la porte. Sa grand-mère serait-elle réveillée ? Malgré tout, la jeune fille préféra se glisser avec discrétion hors de sa chambre, abandonnant sur son lit sa cigarette et son briquet. Elle s’approcha, doucement, du bout du couloir qui débouchait à la fois sur le salon, à sa droite, et la cuisine à sa gauche.

Pas une seule seconde la jeune fille ne pensa à un vol. Pour elle, ce ne pouvait être que deux choses : sa grand-mère qui avait décidé de se lever pour une quelconque raison ou des gens la recherchant, prêts à la tuer ou la ramener de force dans cet enfer où sa mère l’avait traîné, bien des années auparavant. Elle ne songea pas à la probabilité que cela puisse être un vol. Elle ne pouvait pas y croire, malgré le fait que ce soit possible, pour l’instant. Arrivée au bout du couloir, Erïka risqua un œil vers la cuisine et aperçu un individu, dans la cuisine, ne s’étant pas gêné pour manger ce qui se trouvait dans le réfrigérateur. À ce moment, son cœur ne fit qu’un tour dans sa poitrine et son estomac se serra. Erïka était loin d’être le genre de fille à avouer qu’elle avait peur de quelque chose et ce n’était certainement pas le moment pour qu’elle laisse cette peur la submerger. Elle avait trop d’orgueil pour cela. Doucement, elle retira son arme à feu, qui était coincée entre son short et son dos, pour la pointer vers l’individu. Jusqu’à aujourd’hui, elle n’avait tué personne. Des animaux dans la forêt, ça ne comptait pas, non ? Le but de l’arme, ce soir, était surtout de faire plus de peur que de mal.

Plus elle s’avançait vers l’individu, plus la jeune fille se demandait qui était cet homme qui mangeait dans la cuisine de sa grand-mère. Venait-il seulement pour la nourriture ? Était-il armé ? Une pensée vint même pour son paternel, qu’elle n’avait jamais connu. Apparemment, il était militaire. Que ressentait-il lorsqu’il pointait le canon de son arme sur une tierce personne ? Ressentait-il cette espèce d’adrénaline qui commençait à parcourir le corps de l’adolescente ? Avait-il peur de tuer un innocent ? Erïka avait beau posséder un sale caractère, être impulsive et parfois violente, elle n’était pas une mauvaise personne pour autant. Elle savait se contrôler s’il le fallait.

Un dernier pas… Elle se retrouvait derrière l’individu et pointait le canon vers sa tête. S’il ne lui faisait pas de mal, elle ne lui en ferait pas… enfin, pas avec l’arme. Elle devait éviter de réveiller sa grand-mère. Que dirait celle-ci si elle la voyait pointer l’arme à feu ayant appartenu à son mari, le défunt grand-père Mcgowen, sur un malfaiteur s’étant introduit dans son appartement ? Erïka décida de miser sur la discrétion et elle chuchota, à l’intention de l’inconnu, en espérant qu’il comprenne ses paroles. Le pire qui pourrait se produire serait qu’elle tombe sur un sourd, ce qui serait peu probable.


-Si tu fais un seul bruit je transperce ton minable petit crane d’une balle, c’est clair ?

Elle ne pourrait pas décrire parfaitement l’homme. Elle savait seulement que ce n’était pas une femme. La pénombre n’aidait en rien. Par chance, la Lune voulait bien aider Erïka en lançant quelques rayons qui ne se rendaient pas totalement jusqu’à elle. La jeune fille fit quelques pas sur le côté, tenant toujours l’homme en joue, pour se retrouver face à lui où elle pouvait décerner quelques traits de son visage malgré la pénombre.

-Je peux savoir ce que tu viens faire ici, connard ? demanda-t-elle d’une voix basse mais menaçante.

Avec le temps, Erïka avait développé son mauvais langage et sa sale attitude face aux autres. Elle ne laissait personne l’approcher et son caractère lui était bien utile pour cela. Et puis, elle n’aimait pas se faire marcher sur les pieds. Elle ne laisserait certainement pas cet homme croire qu’elle ne peut pas se défendre. Il devait comprendre qu’elle ne rigolait pas et s’il tenait de lui mentir, de l’amadouer, elle le devinerait. Son pouvoir lui était bien utile dans certains cas et elle ne manquait pas de s’en servir lorsqu’elle en avait besoin.

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Adam Diskent
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MessageSujet: Re: Voleur Menteur [Terminé]   Mar 7 Juin 2011 - 2:54

J’expliquais, il y a peu, la façon dont les gens réagissent lorsqu’ils entendent des bruits étranges en pleine nuit. La plupart, préfèrent faire comme si de rien, attendant le lendemain matin pour faire le constat. Souvent, ils sont soulagés de voir que cela n’était que le fruit de leur imagination, ils poussent alors un soupir de contentement et démarrent la journée de bonne humeur. Les autres sont accablés en voyant que des gens comme moi sont passés dans leur habitacle, et ils ne peuvent que maudire les cieux de s’acharner ainsi sur eux, les condamnant à une vie de souffrance et de malheur sans qu’il n’y ait aucune justice sur Terre. Mais, la situation actuelle était de celle dont on se convainc qu’elle n’arrive jamais. Car j’étais désormais confronté à l’une des rares personnes qui, entendant un peu de bruit, décide d’aller vérifier.

Alors que j’avais déjà goutté à quelques fruits juteux garnissant le réfrigérateur, j’avais décidé de m’offrir un petit déjeuner de nuit, me préparant des toasts au beurre de cacahuète accompagnés de jus d’orange. Je sentis le canon d’une arme à feu se poser à l’arrière de mon crâne avant que les paroles d’une femme ne me soient chuchotées. Si dans les films et les romans d’espionnage ce genre de situation de tension agrémenté du terrible trio, arme, femme et susurrement, créent une image sensuelle, cela n’était pas le cas pour moi. Malgré le fait que la voix n’avait rien pour déplaire, celle qui me parlait avait laissé sa sensualité dans ses draps, et ses propos n’avaient rien pour provoquer l’émoi tant désirer.

-Si tu fais un seul bruit je transperce ton minable petit crane d’une balle, c’est clair ?

Avant même que je ne puisse avaler ma salive bruyamment pour manifester ma peur, la femme qui me menaçait se décala pour me faire face. Et je pus observer la personne qui me tenait en joue. Profitant de mon pouvoir qui m’offre une très bonne vision nocturne, je détaillais rapidement celle qui m’avait offert ces paroles suaves.
Je fus un peu surpris de voir une fille plus jeune que moi. Si sa chevelure blonde, et ses jolies yeux bleus auraient pu me faire craquer, sa deuxième phrase foula au pied la romance qui aurait pu découler de cette rencontre fortuite au clair de lune – sans clair de lune.

-Je peux savoir ce que tu viens faire ici, connard ?

Je ne suis pas du genre à me présenter comme un gentlemen cambrioleur, classe en toute circonstance et ne transpirant jamais sous un costume trois pièces même après avoir couru un marathon en sprint en évitant quelques balles. Mais malgré mon faible statut dans l’échelle de la dignité sociale, je n’appréciais pas que l’on m’appelle connard. J’avais donc décidé à cet instant précis que cette nuit serait la plus longue que n’aurait jamais passé cette fille, et qu’elle s’en souviendrait encore après tant d’années qu’elle pourrait la raconter à ses petits enfants !

-Je ne sais pas qui est connard, mais moi je prends un casse croûte, et toi ?

Bien évidemment, je me devais de la tutoyer, elle m’avait déjà trouvé un surnom affectif, je pouvais bien la considérer comme une amie.

-J’espère que je ne t’ai pas réveillé en fouillant les placards. Ça m’ennuierait de créer des cernes sur un si joli visage.

Je lui ai servi en accompagnement mon sourire le plus charmeur et le plus sympathique possible afin de devenir à ses yeux le « sale petit enfoiré de dragueur » qu’elle aurait envie de plier en quatre.

Je m’appelle Isack, à qui ai-je l’honneur d’adresser la parole ?

Mon nom n’était pas très important, mais dans le doute, je préférais en utiliser un faux. Des fois qu’après cette nuit, elle ne décide de me poursuivre à travers le monde, désireuse de se venger… Au cas où vous vous poseriez des questions, je n’avais en aucun cas prévu de la violenter.
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Voleur Menteur [Terminé]   Sam 11 Juin 2011 - 0:43

Sa vision s’était bien rapidement habituée à la noirceur ambiante. Ses oreilles tentaient de capter le moindre bruit suspect, toujours en alerte. Une odeur de nourriture, surtout celle du beurre de cacahuète, parvenait jusqu’à ses narines. Ses mains sentaient le contact du métal de l’arme qu’elle serrait avec force, l’index sur la gâchette. Ses prunelles ne lâchaient guère l’individu. Tant qu’il ne sera pas loin d’elle, loin de l’appartement, elle le garderait à l’œil, elle ne lui tournerait pas le dos, pas même une seule seconde. Erïka était têtue, elle savait ce qu’elle voulait et elle ferait tout pour l’obtenir. Dans ce cas-ci, il était plutôt évident que son but était de se débarrasser de l’homme.

-« Je ne sais pas qui est connard, mais moi je prends un casse-croûte, et toi ? »

Visiblement, il ne savait pas qui était Erïka. Il ne connaissait pas l’impulsivité et la violence dont elle pouvait faire preuve lorsque l’on se risquait à la narguer. Il y avait deux réactions possibles avec elle, tout dépendant de son humeur; la première était de se foutre totalement de la présence de la personne, de l’ignorer, d’oublier jusqu’à son existence, alors que la deuxième réaction était soudaine, impulsive et faisait très très mal à la personne qui subissait sa frustration ou sa colère. Dans le cas qui nous intéresse, la jeune fille se trouvait à réfléchir. Évidemment, l’envie de faire la peau à ce type ne lui manquait pas. Cependant, serait-elle prête à gaspiller une balle pour lui ? Serait-elle prête à tuer ? Pas pour l’instant. Il n’en valait pas la peine. Par contre, elle lui assénerait bien un coup à la tête avec la crosse de l’arme. Le problème restait qu’elle ne voulait réveiller sa grand-mère. Elle souhaitait plus que tout qu’elle ne soit pas mêlée à ça. Cette femme comptait beaucoup à ses yeux et si, par malchance, Erïka ratait son coup et qu’un affrontement débutait, sa crainte était que la vieille dame y soit mêlée. Pour une rare fois, la jeune Russe prenait le temps de réfléchir. Valait mieux qu’elle ignore les répliques de cet homme et garde son sang-froid. Il voulait la provoquer, la faire réagir, elle en était certaine. Alors, elle refusait d’entrer dans son jeu, après tout, elle n’allait pas lui faire ce plaisir.

-« J’espère que je ne t’ai pas réveillé en fouillant les placards. Ça m’ennuierait de créer des cernes sur un si joli visage. »

Qu’est-ce qu’il venait de lui dire à l’instant ? Il voulait la narguer ? Ce n’était pas le moment de plaisanter avec elle, surtout si c’était une réplique de mauvais goût comme celle-là. Erïka avait la terrible envie de lui enfoncer la tête dans le mur et de sentir son crâne s'émietter sous ses doigts, de voir tout son petit être réduit en poussière puis balayé d’un coup par une vile bourrasque dévastatrice. Enfin, la jeune fille tentait de garder cette envie meurtrière en son for intérieur. Ce n’était pas le moment de faire des bêtises. Malgré le fait que la jeune fille était souvent impulsive, elle n’en restait pas moins intelligente et un minimum stratège si elle prenait le temps de mettre ses émotions de côté. Même si elle ne le démontrait pas toujours, elle souhaitait protéger le peu de personnes à qui elle tenait. Elle respirait lentement, se retenant toujours d’égorger l’individu, oubliant même de répondre à sa question. Cependant, elle ne put éviter la prochaine.

-« Je m’appelle Isack, à qui ai-je l’honneur d’adresser la parole ? »

-« Ton pire cauchemar si tu ne fiche pas le camp d’ici au plus vite. »

Elle avait répondu sans réfléchir, cela lui était venu naturellement. Cependant, quelque chose lui disait qu’il avait utilisé un faux prénom. C’était bien normal, qui irait sortir sa véritable identité dans ce genre de situation ? Cette déduction relevait plutôt de l’évidence que du don d’Erïka. Elle ne manqua pas d’entendre ce cillement, maintenant si familier, qui résonnait à ses oreilles lorsqu’une tierce personne osait lui mentir. Elle détestait les mensonges. C’était pour cette raison qu’elle était honnête. Si elle voulait éviter de répondre à une question, elle trouvait une feinte, mais elle ne mentait jamais. De plus, lorsque cela arrivait, son don se retournait contre elle et elle détectait alors ses propres mensonges, ce qui n’était pas très agréable.

-« Écoute-moi bien, « Isack ». Tu vas sortir d’ici rapidement et silencieusement avant qu’une balle ne vienne se loger dans ce qui te sert de tête. Tu m’as bien compris ? »

Si elle semblait plus que sérieuse, la jeune fille se demandait si elle oserait tirer. Elle voulait se cacher, la peur de rater son coup, tentant de se convaincre mentalement que ce serait la meilleure chose à faire si tout dégénérait. Et s’il était lui-même armé ? Pourquoi ne pas se servir de son arme, alors ? Il ne devait pas en posséder. À moins qu’il n’attendait que de la voir baisser sa garde ? Valait mieux minimiser les risques.

-« Mais avant de partir tu vas sagement vider tes poches et ton sac sans discuter… »
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MessageSujet: Re: Voleur Menteur [Terminé]   Mar 14 Juin 2011 - 4:16

La situation commençait à devenir explosive. J'étais en face d'une tête brûlée. Et outre le fait qu'elle avait préféré m'aborder en me manquant de respect, elle poursuivait sur sa lancée agressive. Pour une fois je trouvais une légitimité à mes projets, je voulais apprendre le respect à cette fille.

- Écoute-moi bien, « Isack ». Tu vas sortir d’ici rapidement et silencieusement avant qu’une balle ne vienne se loger dans ce qui te sert de tête. Tu m’as bien compris ?
Mais avant de partir tu vas sagement vider tes poches et ton sac sans discuter…


La plupart des gens - surtout aux États-Unis d’après ce que j'en sais - pensent qu'avoir en sa possession une arme est un moyen sûr de protection et de pouvoir. Ma mère, dans son infinie sagesse, avait tenu à apprendre à mon frère, à ma sœur et à moi, que ce genre de pensées est idiote dès lors que les données sont faussées. Elle a aussi tenu à ce qu'on sache qu'une arme à feu en général et selon son calibre, perd de son efficacité au delà et en deçà d'une certaine distance. Ainsi à bout portant comme elle l'était, l'un de mes couteaux aurait la même efficacité que sa bille de plomb, et c'était là que son manque de données la rendait vulnérable, car cette jeune demoiselle ignorait l'existence de ses couteaux, tout comme elle ignorait l’existence de mon pouvoir.

Je n'avais cependant toujours pas prévu de la violenter, mais pour la première fois, j'ai eu envie de voir les limites de l'être humain. j'ai eu envie de voir à quoi avait ressemblé le visage de mon père lorsqu'il avait assisté à la manifestation de la mutation de ma génitrice. La colère de cette fille, réveillait celle que je n'avais pu évacuer, et elle était une victime idéale.

- Si c'est ce que tu désires.

Je me suis levé avec lenteur, les mains en l'air et en évidence pour lui faire croire que je respectais ses conditions, comme le ferait chaque personne sensée tenue en joue par une arme de poing. J'ai retiré mon sac avec la même précaution avant de l'ouvrir et d'en vider le contenu sur la table de la partie cuisine de l'habitacle. Les quelques objets électroniques et les pièces sont tombés en faisant leur petit fracas. Puis je me suis tourné vers ma geôlière en prenant mon temps, et les bras toujours levés. Je lui ai souri, en lui déclarant :

- Quant à ce que je garde dans mes poches...

Et j'ai actionné mon pouvoir. C'est comme si je voyais les ondes lumineuses de la pièce, faible mais bien présentent. Provenant des différentes diodes des appareils sur la table, mais aussi celle du four, du micro-ondes, du réfrigérateur, de la télé, et du reste de ses petits objets de la vie quotidienne. Je percevais aussi les traits plus puissant qui passaient à travers la vitre, projetés par les lampadaires de la rue. Et alors que tout cela formait un tableau abstrait, tout était d'une monstrueuse facilité, cela l'avait toujours été. J'ai changé la façon dont mon corps recevait ces ondes, plutôt que de buter sur moi, elle me traversait comme si je n'avais jamais été présent, celles que je pouvais moi-même produire disparurent également, et mon existence même s'évanouit du spectre de l’œil humain, mais également de celui de tout autre être. J'étais devenu invisible, presque instantanément, et d'un geste fluide et rapide, je me suis écarté de ma position, dans le cas où un coup de feu partirait.

J'ai tourné autour de la fille, avec rapidité et précaution, prenant garde à ne rien renverser et à ne faire aucun bruit. J'étais un voleur, et je devais reconnaître que dans le noir mon pouvoir était d'une totale inutilité, alors oui, j'étais silencieux. je me trouvais derrière elle, quand j'ai lancé un couteau. Le léger sifflement de la lame sortie de son étui, puis son déplacement dans l'air avait dû l'alarmer, mais plus que tout, c'est sans doute de voir l'arme se matérialiser dans les airs devant elle, avant de filer dans un mur en provocant un "TCHAK" significatif qui a dû provoquer de l'émoi.

Je me suis déplacé de l'autre coté de la salle, avant d'allumer interrupteur et de réapparaître à coté de ce dernier. Retenant mon long manteau pour mettre en évidence les, encore trop nombreux couteaux en ma possession. Je l'ai toisé en attendant sa réaction, sans savoir ce que j'attendais vraiment. Allait-elle hurlé que j'étais un monstre ? Allait-elle tirer ? Et si c'était le cas, la tuerais-je pour me défendre ?

Pour la première fois, vraiment, je songeais à lui faire mal...
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MessageSujet: Re: Voleur Menteur [Terminé]   Mer 15 Juin 2011 - 6:26

Un petit fracas d’objets sur la table vint déranger le silence pesant qui régnait dans la pièce. Selon les mouvements de l’individu, Erïka pouvait percevoir plus clairement certaines parties de son corps, de son visage. Elle n’osait pas toucher à l’interrupteur. De toute façon, ses yeux s’étaient habitués aux ténèbres ambiantes et sa connaissance des lieux lui étaient tout aussi pratique si elle avait à faire quelques pas vers la gauche ou vers la droite, sans foncer dans quoi que ce soit. L’individu, portant le faux nom d’Isack, obtempérait sans discuter. Tout semblait bien se passer. Bientôt, il ne sera plus qu’un mauvais souvenir qu’elle pourra avoir tout le loisir d’oublier en rentrant à l’institut. Elle ne pouvait imaginer, un seul instant, qu’elle se trouvait face à une personne comme elle; un mutant. Elle s’était crue seule au monde pendant longtemps. Avant même que son don ne se développe, elle se sentait couper de la réalité, de la civilisation. Lorsqu’elle avait rencontré le professeur Xavier, ou plutôt lorsqu’il était venu à sa rencontre, Erïka était restée septique. Comment l’avait-il trouvé ? Elle avait déménagé, suite au départ de son frère, dans ce petit appartement. Personne, ou presque, ne savait qu’elle vivait avec sa grand-mère. Et puis, où avait-il entendu parler d’elle ? Elle avait obtenu des papiers au nom d’Erïka pour commencer une nouvelle vie, espérant pouvoir aller de l’avant en oubliant son passé. Kathleen n’existait plus, elle avait disparue dans la nature et elle ne voulait plus en entendre parler. Il n’y avait que le professeur Xavier à l’appeler encore ainsi. Ce fut à l’institut qu’elle rencontra des personnes de tous âges, possédant des pouvoirs, tout comme elle. La jeune fille n’était pas sotte, elle savait qu’il y avait encore des mutants dans la nature, mais elle n’en avait encore jamais rencontré dans la vie de tous les jours.

Enfin, retournons au présent. Le passé, le futur, tout cela n’avait pas lieu d’être dans l’esprit de la jeune fille, en ce moment. La seule chose qui comptait était cette situation actuelle dans laquelle elle s’était retrouvée malgré elle. Certes, elle aurait pu rester dans sa chambre et tenter de se rendormir ou bien se cacher sous ses couvertures en se demandant s’il y avait bel et bien quelqu’un dans l’appartement. Cependant, une fille telle qu’Erïka ne pouvait pas se cacher, ou du moins, laisser quelqu’un la cambrioler et lui filer sous le nez, comme ça. Même si les chances que quelqu’un ne soit au courant de cette histoire étaient minces, elle ne pourra jamais avouer qu’elle s’est laissée avoir par un voleur alors qu’elle avait la possibilité d’agir. Agir, voilà le mot clé. C’était ce que devait faire. Un geste, une action, elle ne pouvait pas rester sur place. Cependant, qu’était-il possible de faire face à un homme invisible ? Lorsqu’il avait souri, elle avait compris qu’il préparait un sale coup. Par contre, elle n’aurait jamais pu imaginer qu’il serait de cette envergure.

Elle ne le voyait pas, elle ne l’entendait pas, elle ne le sentait pas. C’était comme s’il n’avait jamais existé. Erïka aurait presque pu croire qu’elle avait parlé avec un individu sortant tout droit de son imagination, mais cette situation était belle et bien réelle. La jeune fille avait baissé son arme. Que pouvait-elle faire d’autre ? Elle restait là, regardant à sa gauche et à sa droite, tournant sur elle-même pour tenter de déceler le moindre indice qui pourrait alors trahir la couverture de l’homme. Que pouvait-on faire contre un homme invisible ? Il était impossible à repérer. Enfin, c’était ce que la jeune russe pensait en ce moment. Elle était énervée, ce type lui donnait de sérieuses envies de meurtres. Il cherchait à lui faire perdre le peu de patience qu’elle possédait et la faire sortir de ses gonds. Puisque c’était ça qu’il cherchait, il ne l’aurait pas… enfin, pas tout de suite. Elle était capable de se contrôler pour un moment. Cela n’allait pas durer.

Désarmée jusqu’aux dents. Elle était désarmée jusqu’aux dents. À quoi servait son arme à feu, désormais ? À quoi bon se jeter sur les couteaux tranchants de la cuisine ? Que pourrait-elle faire à mains nues ? Rien. Elle ne pouvait rien faire. Tout son attirail ne lui servait plus. Elle avait été prise par surprise par son don. La peur, jamais elle n’avouera en ressentir, mais à cet instant, la peur de l’inconnu l’avait submergé telle une immense vague qui inondait son esprit et l’empêchait de réfléchir clairement. Elle cherchait un allié, que ce soit la Lune ou bien le silence de la nuit, mais rien de vint à son secours pour qu’elle puisse reprendre le contrôle de la situation. Elle détestait se sentir prise au piège, à la merci des autres. Ainsi, elle se sentait faible, incapable d’agir. Non, elle ne devait pas avoir peur. Elle ne devait pas s’avouer qu’elle craignait la suite des évènements. Elle devait rester calme, contrôler son esprit, sa respiration, ses émotions. Elle ne devait rien laisser paraître face à cet individu qui l’observait sûrement, s’amusant de son impuissance.

Quelque chose siffla près de son oreille. Elle aurait pu croire, à tort, que c’était un coup de son pouvoir, mais personne n’avait élevé la voix pour briser ce silence. C’était donc dû à autre chose. Un couteau, un poignard, une lame. Enfin, peu importe ce que c’était, cela venait de passer très près de son délicat minois pour s’enfoncer dans le mur qui lui faisait face. Il était derrière elle et il était armé. Dans un élan désespéré, souhaitant toucher sa cible, la jeune fille se retourna vivement pour lui asséner un coup avec son arme. Cependant, il était déjà trop tard. Il avait filé. Il était ailleurs, dans cette pièce. Elle devait le trouver. Qui sait ce qu’il pouvait faire avec ce genre d’arme ? Et puis, il devait en posséder d’autres…

De la lumière. Une forte lueur se propagea dans la pièce, aveuglant momentanément la jeune fille qui s’était habituée aux ténèbres. Elle cligna des yeux plusieurs fois et observa Isack, se tenant à côté de l’interrupteur. Qu’essayait-il de faire au juste ? Si cela continuait ainsi, la grand-mère d’Erîka allait finir par se réveiller et venir voir ce qui se passait. Il fixait Erïka et cette dernière tenta de rester imperturbable, ce qui était quasiment impossible étant donné qu’elle était toujours sous le coup de la surprise, de l’étonnement, de la panique. Comme pour la décourager d’amorcer un réel combat, l’homme lui montra les couteaux qu’il avait en sa possession. C’était une mauvaise idée d’attaquer si elle n’était pas certaine de tuer sa cible du premier coup. Si elle la ratait ou la blessait, sa victime pourra sûrement répliquer en devenant de nouveau invisible ou bien en lui balançant quelques couteaux à la figure. Cependant, il fallait se préparer à toutes éventualités. Elle retira le cran de sûreté de son arme, sans même savoir si elle aurait le courage de tirer. Elle plongea ses grands yeux à la couleur de l’océan dans les siens. Elle n’avait pas envie de rigoler en ce moment. Elle voulait qu’il déguerpisse immédiatement. Par contre, la colère ne réglerait rien, les insultes non plus. Malgré le fait qu’elle avait encore de belles paroles empoisonnées à lui cracher au visage, elle décida de garder son ton dur et glacial, lui sortant le fond de sa pensée.


-« Je vois que tu n’es pas un… un humain comme les autres. Un mutant, c’est ça ? Je commence à comprendre. T’es qu’un lâche qui se sert de son pouvoir pour cambrioler les autres, j’ai raison ? Eh bien, t’es tombé sur la mauvaise fille. Fiche le camp d’ici immédiatement. »

De nombreuses fois, le professeur Xavier avait proposé à Erïka d’apprendre à gérer sa colère, son impulsivité. Cependant, elle avait toujours refusé en prétendant qu’elle n’en avait pas besoin. Elle n’avait jamais pu prouver qu’elle pouvait rester calme lorsqu’une situation frustrante se présentait à elle. Par contre, en ce moment, l’homme serait fier de voir comment elle arrivait à se retenir de lui arracher la tête et de le balancer en bas de l’immeuble. Si grand-maman McGowen ne dormait pas dans la pièce d’à côté, il y avait bien longtemps qu’Erïka aurait laissé place au carnage et se serait jetée sur l’individu dans l’espoir de le ruer de coups, jusqu’à ce que son élan de colère disparaisse.
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Adam Diskent
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MessageSujet: Re: Voleur Menteur [Terminé]   Ven 17 Juin 2011 - 18:31

Les gens. Je comprends maintenant pourquoi j'ai passé tant de temps à l'écart en évitant le contact humain. Ils passent leur temps à se juger. De quel droit peut-on me juger ? Qui est-elle pour dire que je suis un lâche ? Prend-elle son inconscience pour une forme de courage ? Elle n'a pas peur de moi, parfait, je vais lui montrer à quel point je suis un lâche qui use son pouvoir comme telle !

Je ne pensais même pas à la suite de ces propos, peut m'important qu'elle sache que pour les mutants et comment elle l'avait appris. Elle avait réussis à me transmettre son agressivité, et je commençais à me laisser diriger par ma colère. Les ondes lumineuses se déplaçaient autour de moi à une vitesse ahurissante, et à mesure que je ruminais mes pensées alimentant la colère par la colère, je les voyais changer de trajectoire, devenir plus rapide, plus épaisse, ou disparaitre. Mon pouvoir s'emballait, je perdais pied.

La lumière dégagée par l'ampoule amplifia d'un seul coup, brulant les yeux comme s'il avait s'agit d'un petit soleil. Malgré mon pouvoir qui me protégeait naturellement des changements de luminosité, je dus détourner le regard pour ne pas être ébloui, et quand je crus qu'elle allait réussir à bruler ma rétine malgré tout, la totalité de la pièce devint sombre. Je ne distinguais rien. Je tentais de placer mes mains devant mon visage, mais il m'était impossible de les voir, c'est comme si un trou noir avait avalé la pièce.

J'ai tenté de retrouver l'interrupteur à tâtons, et quand ce fut le cas, j'ai tenté, en vain, de changer sa position, comme si le problème venait de l'ampoule. Tout était de mon fait, et je n'avais de contrôle sur rien, je ne savais même pas quel phénomène de mon pouvoir me permettait de supprimer les ondes lumineuses, moi qui n'avait fait jusque là que leur permettre de traverser la matière, je les modifiais mais c'était tout.
Au prix d'un lourd effort, j'ai retrouvé la trace des ondes étouffés, et j'ai dissipé le voile qui les entourait. je ne comprenais toujours pas comment ce phénomène avait été généré, et je ne comprenais pas vraiment comment je l'avais contré non plus.

Mes pensées stoppèrent leur course folle dans ma tête, le temps sembla faire un court arrêt, se tassant sur lui même. J'ai senti mes jambes flagellés, avant de tomber au sol, totalement épuiser. Dans un dernier effort, j'ai voulu me rendre invisible pour au moins quitter faire croire que j'étais parti le temps de récupérer, mais toutes mes réserves avaient été épuisées. Je suis resté au sol, impuissant, les yeux ouverts, tout les muscles tétanisés. La lumière était éteinte mais je savais qu'elle s'approcherait, dans quelques secondes elle serait penché au dessus de moi, l'arme à la main, et je n'aurai aucun moyen de me défendre, de lui faire payer. Je me souviens de la première pensée qui traversa mon esprit avant que la fille n’apparaisse dans mon champ de vision :

* Tout est de ça faute...*

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MessageSujet: Re: Voleur Menteur [Terminé]   Sam 18 Juin 2011 - 18:34

Erïka n’avait pas ce que les gens appelaient « un pouvoir puissant ». Détecter les mensonges, à quoi cela pouvait bien être utile lors d’une situation de combat ? À chaque fois que la jeune fille se questionnait là-dessus, elle ne trouvait guère de réponse. De toute façon, elle s’en fichait bien de l’utilité et de la puissance de son pouvoir. En cas de combat, elle avait ses poings, toujours prêts à s’abattre sur le nez de quelqu’un. Si les autres ne comptaient que sur leur pouvoir, s’était leur problème. De toute façon, elle n’avait pas choisi son don. Elle ne le regrettait pas, loin de là, mais ceux qui croyait avoir le dessus sur elle car ils possédaient un pouvoir se révélant utile en combat avaient la manie de l’énerver au plus haut point. Cela lui avait, d’ailleurs, causé quelques petits problèmes à l’institut où les professeurs n’aimaient guère qu’elle se serve de la violence pour régler ses comptes. Que diraient-ils en ce moment, alors qu’elle menaçait un homme d’une arme à feu ?

La jeune fille pensait devoir se servir de son arme. Le cran de sûreté avait été retiré et elle n’attendait plus que le moment fatidique où elle n’aurait plus d’autre choix que de tirer ou bien l’instant de soulagement que de voir cet homme quitter l’appartement. Cependant, aucune de ces deux options ne se présentèrent dans l’immédiat. Erïka se demandait plutôt ce que faisait l’homme à chanceler ainsi, prit d’une crise quelconque. Il semblait désorienté, cherchant à se débarrasser ou, du moins, fuir quelque chose. Sans prononcer un seul mot, la jeune russe observa la scène avec attention. Peut-être tentait-il de la berner ? Après tout, elle pouvait détecter les mensonges, mais ne pouvait savoir si quelqu’un jouait la comédie.
Lorsqu’il tomba au sol, Erïka s’en approcha lentement. C’était l’occasion ou jamais de tenter de le maitriser. Par précaution, elle le tenait en joue, l’arme pointée vers sa tête. S’inspirant d’un truc visionné à la télévision la veille, elle s’assit à califourchon sur le torse de l’homme et maintint ses bras contre son corps grâce à ses jambes repliées. Ses genoux lui servaient de point d’appui au sol alors qu’elle se penchait légèrement vers le dénommé Isack. Elle posa sa délicate main blanche à son cou, signe qu’elle serait prête à l’étranglée, si elle le devait. Un léger sourire carnassier s’empara de ses lèvres rosées alors que son regard s’accrocha à celui de l’homme.


-Petite panne de pouvoir ? Il semblerait bien que tu ne le maitrise pas encore… Enfin, tant mieux pour moi. Maintenant tu es coincé et, crois-moi, tu vas regretter d’avoir voulu jouer avec moi…

Impulsive et violente. Bien des gens la qualifieraient ainsi. Elle portait une colère et une agressivité sans fond qu’il ne fallait jamais éveiller. Il était simple d’en venir rapidement aux mains avec la jeune fille. D’ailleurs, cette dernière souhaitait, depuis un bon moment, faire payer ce garçon, c’était donc le moment de lui montrer qu’elle savait se battre, sans un pouvoir tel que le sien. Elle n’hésita pas longtemps avant de le frapper au visage avec son poing. Une fois, puis deux… Dans un combat à la loyale, c’était beaucoup plus excitant, sachant que l’adversaire pouvait se défendre et attaquer à son tour. Dans ce cas-ci, Erîka ne ressentait rien. Elle laissa tomber la vengeance par les coups et glissa sa min sous le manteau de l’homme pour y attraper l’un de ses précieux couteaux. Elle déposa la lame contre sa peau, se demandant s’il était facile de trancher sa gorge. Elle n’avait pas l’intention de le faire, mais elle voulait bien lui faire comprendre qu’il devait partir sans se retourner, sans jamais revenir.

-Il serait peut-être temps que tu sortes d’ici. Vois-tu, je n’aime pas les connards dans ton genre et plus loin de moi ils sont, mieux ils se portent… Alors, je me demande si je ne devrais pas t’achever ou bien te laisser partir. Tu sais aussi bien que moi que les humains ne regretteront jamais un mutant, alors un de plus ou de moins, qu’est-ce que ça change ?

Le professeur Xavier détesterait l’entendre parler ainsi. Bien sûr, les mutants étaient aussi importants que les humains, mais un voleur était un voleur aux yeux d’Erïka. Son pouvoir ne faisait que changer légèrement la situation. Pourquoi devrait-elle plus indulgente avec lui parce qu’il faisait partie de ses « semblables » ? Il n’y avait aucune raison. À son esprit, résonna la conversation qu’elle avait eue avec le professeur lorsque ce dernier était venu à sa rencontre. Elle savait qu’il ferait un discours à ce jeune homme, s’il avait été présent, lui proposant de rejoindre l’institut et d’apprendre à maitriser son pouvoir. Cependant, Erïka ne se nommait pas Charles Xavier et elle était loin de posséder la même mentalité que lui. Elle n’allait certainement pas lui demander de rejoindre l’institut !
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Adam Diskent
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MessageSujet: Re: Voleur Menteur [Terminé]   Mer 22 Juin 2011 - 0:44

Je n'avais aucune intention de partir pour la laisser s'en tirer à si bon compte. Sa colère, son ressentiment, sa frustration, c'était comme si elle me contaminait avec toutes ses mauvaises pensées. Pour ça, je voulais me venger.

Elle m'avait frappé sans ménagement, me donnant quelques coups puis cessant, comme si elle avait terminé son échauffement. Elle passa à autre chose, récupérant l'un de mes couteaux en le plaçant quelques secondes sur mon cou. Du sang coulait de mon nez, et l'odeur emplissait mes narines alors que la douleur ne faisait que me conforter dans mes idées. Pour ça, je voulais me venger.

- Il serait peut-être temps que tu sortes d’ici. Vois-tu, je n’aime pas les connards dans ton genre et plus loin de moi ils sont, mieux ils se portent… Alors, je me demande si je ne devrais pas t’achever ou bien te laisser partir. Tu sais aussi bien que moi que les humains ne regretteront jamais un mutant, alors un de plus ou de moins, qu’est-ce que ça change ?

Ces menaces creuses ne m'ennuyaient presque plus, mais ce genre d'insinuation ne me plaisait pas. Ma famille s'est dissoute à cause de la pression de ce genre de personnes. Et si cela l'amusait parfait ! Je lui ferais payer pour les autres. Pour ce qu'ils ont fait, ce qu'ils font, ce qu'ils feront ! Pour ça, je voulais me venger.

J'ai réfléchi quelques secondes, repensant à toutes ces leçons qu'avait tenu à m'enseigner ma mère. Par la douleur, par l'action, pour que je puisse me tirer de ce genre de situation. Ou me venger de ce genre de situation !
J'ai remonté mes jambes avec autant de vitesse et de puissance qu'il m’était possible de déployer afin d'enfoncer mes genoux dans le bas du dos de cette fille. Profitant de l'avantage que pourrait me donner la manœuvre, j'ai commencé à ruer afin de la déstabiliser encore un peu plus. Je m'agitais avec toute la hargne que j'avais contre elle. Une seule chose me préoccupait, je devais libérer un de mes bras, même si je devais y perdre toute la peau de ce dernier !

Mon articulation craqua dans un bruit sourd, alors que j'arrivais à récupérer mon bras droit. Le coude n'avait pas apprécié l'effort, et il m'arracha un crie étouffé. L'adrénaline et la rage me préserverait de la douleur pendant un petit moment. Pas le temps de prendre un couteau, j'ai frappé du poing, direction le visage directement !
Bientôt j'aurai mon bras gauche, et là je pourrais récupérer un couteau !




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MessageSujet: Re: Voleur Menteur [Terminé]   Mer 22 Juin 2011 - 5:31

Elle se sentait forte, en contrôle de la situation. Si, un peu plus tôt, elle se sentait désarmée, elle ne pouvait que sourire devant la position dans laquelle elle se trouvait, maintenant. Il n’était pas question qu’elle se laisse faire. Même si elle profitait d’un moment de faiblesse, d’une panne de pouvoir venant de son adversaire, elle ne pouvait s’empêcher de se sentir forte. C’était une sensation qu’elle adorait. Il était à sa merci. Elle se réjouissait intérieurement de la détresse du jeune homme. Il aurait beau se débattre, elle ne le laisserait pas filer si facilement. S’il le fallait, elle n’hésiterait pas à le frapper de nouveau.

Puis, la jeune fille sentit une légère douleur au niveau du bas de son dos. Enfin, légère était vite dit C’était vif et douloureux sur le coup, la déstabilisant un moment, mais elle sût se reprendre rapidement. Que tentait-il de faire ? Il croyait pouvoir s’en sortir en la frappant avec ses genoux ? Erïka s’apprêtait, bien évidemment, à répliquer, mais elle fût prise de cours lorsqu’elle fut frappée au visage. Comment avait-il réussit à libérer l’un de ses bras ? Il avait dû utiliser son premier coup comme diversion, question d’avoir quelques instants pour se libérer. Sur le coup, Erïka laissa tomber le couteau qu’elle tenait en main. Il avait osé la frapper. Il allait le regretter. La jeune fille fixait le sol, légèrement surprise et assommée par ce coup imprévisible. Elle passa son poing fermé sur sa lèvre inférieure, saignant légèrement avant de lever doucement la tête vers l’homme qui avait eu le temps de la frapper de nouveau.
En quelques secondes, tout avait basculé. Le règne de la reine était terminé. Elle venait d’être renversée en un cours laps de temps. Couchée sur le sol, le dos contre le mur le plus près, elle venait d’être renversée. Elle avait mal, certes, mais dans une telle situation il lui était impossible de céder à la douleur. Elle se redressa rapidement, malgré un léger étourdissement, et chercha à tâtons le couteau qu’elle avait laissé tomber. Elle ne souhaitait pas quitter le dénommé Isack des yeux.

Le moment était de passer à l’offensive. Pas question de le laisser la frapper de nouveau, sans réagir. Erïka n’hésita pas à se jeter sur lui, tentant de le frapper au visage. Il n’allait pas s’en sortir si facilement. Le véritable combat venait de débuter. Il allait en baver, elle ne comptait pas lui laisser un seul instant de répit. Cependant, trop absorbée par l’homme, la jeune mutante oubliait de réfléchir à un élément important : Anieta McGowen. Erïka venait de se remettre sur pied et recula de quelques pas avant de s’assurer que le cran de sûreté de son arme était en place. Elle glissa le neuf millimètre contre son dos, dans son short, question d’avoir les mains libres pour combattre. S’il utilisait de nouveau ses couteaux, elle n’aura pas d’autres choix que de dégainer… À moins que sa grand-mère n’arrive avant.

La jeune fille entendit une porte s’ouvrir, puis se refermer doucement. Avait-elle halluciné ? Sa grand-mère était-elle réveillée ? Isack ne devait pas s’en apercevoir. Elle devait l’occuper, garder son attention sur elle. Pas question que la vieille femme ne soit coincée dans leur combat. De nouveau, Erïka s’avança vers lui, jetant son pied vers son ventre dans un élan tentant de l’atteindre comme elle le pouvait. Ah ! Pourquoi avait-elle laissé tomber tous ses cours d’art martiaux, lorsqu’elle était enfant ? En ce moment, elle aurait aimé pouvoir lui faire ce genre de prises de karaté qu’elle voyait parfois à la télévision. À présent, elle ne pouvait compter que sur ses poings et sa débrouillardise.



Dernière édition par Erïka M. Davidoff le Sam 25 Juin 2011 - 4:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Voleur Menteur [Terminé]   Jeu 23 Juin 2011 - 3:14

Adam avait frappé avec son bras gauche pour se débarrasser complètement de la jeune femme. Il en profita pour se relever. Elle était encore au sol, goutant à son propre sang, comme il avait du renifler le sien, et cela lui procurait une satisfaction malsaine. Néanmoins, elle ne resta pas prostrée ainsi plus de quelques secondes. Elle se releva et rangea son arme à feu pour se jeter directement sur Adam. Puisqu'elle semblait tenir à régler cela par un pugilat, il n'utiliserai pas de couteau, il ne lui ferait pas le plaisir de lui donner raison quand à son avis sur son compte.

Cependant il évalua mal les capacités de son adversaire, déstabilisé par l'avalanche de coups qu'elle tentait de lui porter. Il encaissa tant bien que mal, répliquant quand il pensait apercevoir une ouverture, et subissant quand il n'était pas assez vif. Un instant cela lui rappela ses jeunes années à combattre sa famille pour l'entrainement, mais cette fois c'était autrement différent, il n'y avait aucun sentiment d'amour ni même d'amitié pouvant le lié à celle qui l'attaquait. Elle resta interdite durant un court instant, et Adam la punit par un violent coup dans la joue du plat de la main, ce qui sembla lui rendre totalement ses esprits car elle se jeta sur lui avec une hargne accrue; Elle le repoussa d'un coup de pied dans le ventre, et le mutant eu toute les peines du monde à empêcher sa bile de s'échapper de sa bouche. Bien qu'elle décida finalement de redescendre, le gout amer lui restait dans la bouche, mélangé à son propre sang.

Elle s'approchait encore une fois de lui, désireuse de poussé l'avantage certainement. Adam avait négligé son entrainement depuis ses quatre dernières années et il commençait à s'en vouloir. Peut-être que certaines personnes avaient raison de dire qu'il ne faisait que profiter de son pouvoir. Il se promit de reprendre plus sérieusement les conseils de sa mère, en évitant pour commencer de s'attirer des ennuies inutilement et en étant plus méfiant. Mais cela serait pour plus tard, il devait vaincre cette fille, et son ingéniosité saurait lui donner l'avantage.
Alors qu'elle était à seulement un pas de distance, lui poussa une des chaises dans ses jambes avec violence afin de stopper son avancé et de la déstabilisé. Il profita de la manœuvre pour se relever avec vivacité avant agripper un tabouret et de frapper avec, profitant de tout les armes de fortunes à sa disposition dans cette cuisine.

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MessageSujet: Re: Voleur Menteur [Terminé]   Dim 26 Juin 2011 - 5:21

Le combat n’allait cesser que lorsque l’un des deux adversaires serait au sol, incapable de se relever. Pour l’instant, Erïka ne pouvait pas dire qu’elle avait l’avantage. Elle semblait avoir porté de bons coups à son ennemi, mais c’était sans compter le fait qu’elle en avait également reçu. Combien de temps allait-elle tenir ? Elle n’avait que quelques heures de sommeil dans le corps alors la faim ainsi que la soif commençaient à se faire sentir. Orgueilleuse comme elle était, la jeune fille n’abandonnerait pas, tant et aussi longtemps que cet homme n’aurait pas quitté les lieux.

Alors qu’elle s’avançait vers lui, Isack jeta une chaise à ses pieds, tentant de la ralentir. Bien sûr, Erïka aurait pu donner un coup de pied dans la chaise, l’envoyant valser dans un coin de la pièce, mais il en aurait plutôt résulté un mal de pied. C’était une chose que de donner un coup de pied sur une chaise en plastique, volant facilement sur une courte distance selon la puissance du coup donné. Cependant, lorsqu’il s’agissait d’une chaise faite de bois, c’était une toute autre histoire. Elle l’enjambant habillement, atterrissant sur un objet quelconque qui avait probablement dû tomber au sol pendant le combat. Peu importe ce que c’était, la jeune fille le fit glisser contre le mur, d’un coup de pied. Elle fit abstraction de la douleur pour se concentrer sur l’homme, qui avait eu la brillante idée de la frapper à coup de tabouret. Pas question qu’elle le laisse faire ainsi. S’il pensait lui jeter tout le mobilier de la salle à manger et de la cuisine à la tête, eh bien, il se trompait.

Éviter le tabouret ou le recevoir en plein visage ? Elle préféra la troisième option; tenter tant bien que mal d’attraper les pattes de bois et de l’arrêter avant qu’il ne la heurte. Cependant, ce n’était pas simple la jeune fille se retrouva de nouveau au sol. Au moins, elle n’avait pas été blessée. Cependant, son arme commençait à la gênée sérieusement, surtout lorsqu’elle chutait. Était-ce une bonne idée de s’en débarrasser, pour l’instant ? Enfin, si la jeune fille n’était pas en mesure de remporter un combat sans arme, comment ferait-elle lorsqu’elle serait réellement désarmée ? Elle décida donc de glisser le neuf millimètre derrière le canapé avant de se lever, évitant tout autre coup ou objet de la part de l’homme.

Se jetant sur lui, tentant de lui faire perdre l’équilibre alors qu’elle s’élançait pour lui asséner un autre coup, elle glissa, perdant ainsi son élan. Sentant une douleur vive parcourir son abdomen, elle se retrouva au sol, sans comprendre ce qui s’était produit. Étendu sur le sol, elle s’apprêtait à se relever lorsque la porte d’entrée s’ouvrit brusquement, laissant entrer deux policiers armés. Comment savoir que c’était bel et bien les forces de l’ordre ? Sûrement à cause des paroles que l’un deux avaient prononcé en entrant, digne des séries policières. Erïka ne les vit pas tout de suite, mais eu l’occasion de se redresser, quelques instants plus tard, lorsqu’une lumière vive envahie la pièce. Aussitôt, l’adolescente porta une main à ses yeux jusqu’à ce qu’ils soient habitués à la lumière ambiante.

La jeune fille se releva d’elle-même et observa l’homme, en train de se faire menotter par les policiers. Derrière elle, dans le couloir, une porte s’ouvrit, laissant apparaitre Anieta McGowen, portant sa robe de nuit devant dater du siècle précédent. La vieille femme se dirigea immédiatement vers sa petite fille pour la serrer dans ses bras. Même si Erïka n’était pas une très grande adepte de ce genre de démonstration affective, elle savait que sa grand-mère ne cesserait jamais, que ça lui plaise ou non.


-Rosy ! Tout va bien, ma chérie ? Tu n’es pas blessée, j’espère ?

Petit détail : s’il n’y avait plus personne pour attribuer à la jeune fille le prénom de Kathleen, il en restait toujours une pour la surnommer « Rosy ». Existait-il quelque chose de plus rose, de plus féminin et de plus ridicule que ce surnom ? Erïka, elle, ne voyait rien de pire. Elle était en train de perdre toute crédibilité face à l’individu qui se faisait embarquer par la police. Soupirant, la jeune fille tenta du mieux qu’elle pouvait de rassurer sa grand-mère.

-Je vais bien, faut pas s’inquiéter.

Tout était terminé. Erïka se tourna une dernière fois vers ce dénommé « Isack » avant de s’asseoir sur le canapé, comme lui demandait l’un des agents présents. Alors, elle dû raconter à l’homme qui l’interrogeait, tout ce qui s’était produit. Bien évidemment, la jeune fille omis de préciser à l’agent qu’elle avait menacé le voleur avec une arme à feu. Et puis, qui allaient-ils croire ? Le criminel ou la jeune et innocente adolescente qui s’était simplement défendue ? À cette pensée, un léger sourire parcouru ses lèvres. Le combat n’était pas terminé, il avait été interrompu. Cependant, elle ne sera pas des plus tendres si, par malheur, leurs routes devaient, de nouveau, se croiser…
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MessageSujet: Re: Voleur Menteur [Terminé]   Mar 28 Juin 2011 - 21:05

Cette nuit, il venait de se passer quelque chose de particulier, quelque chose qui allait changé ma vie. A tout ceux qui se auraient la mauvaise idée de penser que j'aurai eu la mauvaise idée de tomber amoureux de la fille, je voudrais que vous réfléchissiez un court instant aux chances que vous auriez de tomber amoureux d'une personne qui vient de terminer un pugilat avec vous après vous avoir insulter et menacer avec une arme et feu, et votre propre arme par la suite. Aucune, nous sommes bien d'accord sur la question. Mais revenons à l'instant ou la police entra dans l'appartement, vous comprendrez aisément pourquoi cette nuit, n'est une nuit comme les autres.

Les policiers entrèrent avec fracas, comme ils savent si bien le faire, si bien qu'il est impossible de distinguer leurs paroles de mise en garde vous invitant à jeter votre arme et à lever les mains - à mon avis, l'objectif est que dans la confusion du bruit de la porte détruite survit de leurs cries, vous ayez la mauvaise idée d'avoir un geste brusque pour qu'ils puissent vous descendre en légitime défense. Je n'ai pas tenté de fuir, j'ai foncé sur mon couteau au sol, en prenant un seconde pour prendre également celui encore coincé dans un mur avant de les ranger tout les deux. Et l'instant suivant, les deux policiers s'étaient jeter sur moi avec sauvagerie, pensant surement que j'allais tenter de fuir en brisant la vitre de l'épaule afin de sauter de plusieurs étages pour atterrir au sol sans une égratignure, voir même directement dans un appartement de l'immeuble d'en face. Si ma condition de mutant me l'aurait permis peut être, mais pas cette nuit. Ils me relevèrent sans ménagement et vérifièrent d'un regard que je n'étais par armé. Aucune trace de couteau. Néanmoins, je n'étais plus en état d'utiliser mon pouvoir et je me mis à saigner du nez.

Ils me passèrent les menottes, et m’emmenèrent sans demander leur reste. Expliquant par dessus leur épaule que d'autres hommes allaient prendre leurs dépositions, et toutes les autres choses qui allaient être inutile sauf pour alourdir ma peine. J'ai retenu le numéro de l'appartement, me promettant de revenir un jour. Puis ce fut le balade en voiture. Je vous passerai les détails inutiles, la seule chose à retenir, c'est qu'une fois arrivé devant le commissariat, nous fumes accueillis par un hélicoptère et deux hommes habillé en costume trois pièces noirs. Dans le même souffle que les policiers, je me suis dit " des agents fédéraux", malheureusement, je me trompais.

En quelques mots, les policiers me cédèrent aux nouveaux venus qui m'emmenèrent dans leur hélicoptère. Je n'avais jamais pensé que les voleurs en série puissent être traiter comme de graves criminelles, mais ce n'était pas mes exactions qui me valaient tant d'honneur. Ils récupérèrent mes armes, ignorant totalement mes maigres effort d'invisibilité. Je tentais d'obtenir des informations en appliquant la technique ancestrale de l'ennuie et de l'agacement en les noyant sous un flot de paroles continuel. Je pensais être proche de la victoire quand ils semblèrent être rasséréner. J'ai tenté de voir où nous nous trouvions mais, je ne pouvais percevoir que le ciel nocturne quand nous atterrîmes sur une plateforme réservé à cet effet à ceci prêt qu'elle se trouvait dans les airs. Nous venions d’atterrir sur une base volante, un endroit qui restait encore du domaine de la fiction pour moi.

Nous avons traversé plusieurs couloirs sans que l'on ne m'adresse un seul mot, puis ce fut la cellule. Et la fin de la nuit.

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Joshua Creed / Grifter
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Voleur Menteur [Terminé]

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