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 Every Library has a story (surtout ceux qui y travaillent) [Evy/Sam]

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MessageSujet: Every Library has a story (surtout ceux qui y travaillent) [Evy/Sam]   Jeu 24 Jan 2013 - 22:23

N'ayant eu cours que la matinée, Samuel s'était décidé à passer l'après-midi à tester de nouvelles recettes de cuisine. Lui qui adorait cuisiner, même simplement pour lui-même, il commençait à se lasser de ce qu'il savait faire. Toujours manger le même genre de plat n'était pas forcément une bonne chose et il souhaitait varier un peu son répertoire culinaire. Mais avant de se mettre à la tâche, il souhaitait prendre une bonne douche. Hors de question de faire la cuisine en étant crasseux. Et Dieu sait que faire du sport était tout sauf hygiénique. Il passa donc une bonne demi heure sous l'eau puis se mit à l'aise, enfilant un pantalon de jogging et un large tshirt. Inutile de mettre de beaux vêtements qui risquaient de finir tâcher. La cuisine, c'était salissant ! Fouillant dans les placards, il en sortit ses livres de recettes et les parcouru les uns après les autres. Rien à faire, il avait déjà essayé toutes les recettes indiquées. Il lui en fallait de nouvelles...

N'ayant pas d'ordinateur, il n'avait d'autres choix que de se rendre à une bibliothèque pour emprunter un livre de cuisine. Il aurait tout aussi bien pu acheter un magasine chez un libraire mais il estimait que ce n'était pas le genre de recettes qu'il désirait. Il préférait quelque chose d'un peu plus raffiné. Il commençait à songer à investir dans un ordinateur portable. Cela lui faciliterait grandement les choses à l'avenir. Il était temps d'économiser... ou de trouver un boulot supplémentaire. Mais pour le moment, il devait se rendre en ville, là où se situait la bibliothèque la plus proche. Il aurait pu sortir habillé de la sorte, cela n'aurait choqué personne. Après tout, il était un sportif et ne le cachait pas, bien au contraire. Sa tenue n'avait rien de surprenant. Mais s'il devait passer un certain temps en ville, il préférait se vêtir un peu mieux.

Il laissa donc tomber son jogging et opta pour un jean noir et une chemise aux tons verts qui mettait ses yeux en valeur. Par dessus, il enfila un veston une fois qu'il eut terminé de mettre correctement sa cravate. Même lorsqu'il sortait, il faisait toujours en sorte d'être bien vêtu, appréciant les beaux vêtements. Une fois prêt, il cala son porte-feuille dans sa poche arrière et attrapa son béret qu'il plaça aussitôt sur sa tête. L'ajustant d'un geste de la main, il s'empara de ses clés et sortit de l'appartement.

En passant devant sa voiture, il hésita un instant à la prendre. Marcher un peu ne lui ferait pas de mal, même si la bibliothèque était loin. Même si l'air était loin d'être frais -il se trouvait à New York après tout- s'aérer ne pouvait qu'être bénéfique. Mais s'il chopait un bon livre de recettes et qu'il n'avait pas les ingrédients, il serait obligé de faire plusieurs allers retours afin de se les procurer. Tant pis, il n'avait pas envie de remonter à son appartement. Il avait deux bras, cela suffirait sans doute et au pire, ce n'était pas un aller retour qui allait le tuer. Mains dans les poches, il se mit en route tranquillement.

Ce n'est que trois quart d'heure plus tard qu'il arriva à destination. Sans prendre le temps d'admirer le bâtiment, il pénétra à l'intérieur sans bruit, ne désirant pas déranger ceux qui s'y trouvaient déjà. Il parcouru les différentes allées, levant la tête pour regarder s'il se trouvait au bon endroit. Il lui fallut un certain temps pour trouver la catégorie qu'il cherchait. Il y avait entre autre des livres sur le jardinage, l'entretien de différents meubles et enfin les livres de cuisine. Drôle d'idée de ranger ça ensemble. Mais il fallait dire que ça se mariait difficilement avec autre chose. L'espagnol se pencha pour regarder les différents ouvrages, observant leur tranche. Celui là il l'avait déjà... Celui là aussi. En fait, il y en avait assez peu mais il y avait une sorte de grand espace... comme s'ils avaient tout simplement été empruntés. C'était une forte possibilité et Samuel se maudissait d'être arrivé trop tard.

Cependant, peut-être qu'ils avaient déjà été retournés et qu'ils n'avaient pas encore été rangés à leur place. Ou bien qu'une personne dans la salle les consultait... Le meilleur moyen de le savoir était de demander tout simplement à une personne qui travaillait dans cette bibliothèque. Sans quitter le rayonnage des yeux, il recula, prêt à se retourner pour faire demi-tour lorsqu'il percuta quelque chose. Ou plutôt quelqu'un. Il s'agissait d'une jeune femme bien plus petite que lui -ce n'était pas bien difficile vu sa grande taille- et fine, aux longs cheveux ébènes. Elle était habillé sobrement mais chic. En fait, ce qui attira davantage le regard de Samuel, c'était ses yeux émeraudes, brillants comme deux petites pierres précieuses. Il réalisa alors qu'il l'avait bousculée.


"Oh pardon, je ne vous avais pas vue ! Je ne vous ai pas fait mal au moins ?" demanda t-il avec un sourire, un peu gêné

En baissant les yeux, il constata qu'elle était fine mais bien proportionnée. Une jolie fille en somme. Son regard s'attarda un peu plus bas et il remarqua qu'elle tenait des livres. Quoi de plus normal dans une bibliothèque me direz vous... Mais elle se trouvait juste à côté d'un chariot à livres, ceux qu'utilisent les gens travaillant dans les bibliothèques, facilitant le rangement. Il fit aussitôt le lien avec sa tenue qui semblait se prêter au métier. Faisait-elle partie du personnel du bâtiment ? Le meilleur moyen de le savoir était encore de demander, quitte à paraitre idiot.


"Excusez-moi mais... vous faites partie du personnel ? A vrai dire, je cherchais justement un renseignement... Ca ne vous dérange pas au moins ? C'est pour un livre de cuisine."

Elle allait sans doute pouvoir l'aider. Comme si elle l'avait entendu penser, elle s'était téléportée jusqu'à lui pour le renseigner. N'était-elle pas un peu magique ?
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Evelynn Jones

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MessageSujet: Re: Every Library has a story (surtout ceux qui y travaillent) [Evy/Sam]   Ven 25 Jan 2013 - 0:00

Ennuyeuse… la journée était des plus ennuyeuse… si au moins elle aurait pu faire comme elle faisait habituellement, soit se cacher dans son « bureau » et dessiner, lire ou écrire, ça aurait été mieux, mais là, devant la tonne de livre qui s’accumulait derrière le comptoir des réceptionnistes, Evelynn n’avait eu d’autres choix que de s’en occuper elle-même. Depuis les quelques années qu’elle travaillait à la bibliothèque, elle savait comment s’en tirer sans trop travailler, ayant du temps pour dévorer quelques bouquins pendant ses heures de bureau parfois, mais lorsque son supérieur lui demandait de faire quelque chose, elle était mieux de le faire dans les minutes ou mieux les secondes qui suivaient. Il n’avait pas l’air aussi strict, mais il avait bien souvent le nez fourré où il ne le devait pas… et éviter d’attirer son attention était la meilleure façon de ne pas avoir de problèmes.

Son chariot rempli, elle s’avança dans une section quelconque et se mit à rêvasser, la tête dans les nuages. Après tout, son emploi avait un avantage certain : celui de ne demander presqu’aucune capacités intellectuelles. Grâce à cela, elle pouvait placer ses bouquins et faire son travail tout en pensant à autre chose, comme par exemple sa séduisante compagne. À chaque jour elle pensait à elle, à ce qu’elles vivaient ensemble. Elle avait souvent l’impression de faire un rêve, mais chaque fois qu’elle tentait de se réveiller, quelque chose lui faisait comprendre qu’elle ne rêvait pas. Ça pouvait être n’importe quoi en fait : un choc, un pincement, quelqu’un qui lui rentre dedans…

Par exemple un certain homme aux cheveux mi-longs, chemise verte et veston, qui se retourne sans regarder derrière lui et qui l’accroche. C’est un excellent exemple de ce qui peut la faire sortir de sa bulle c’est certain. Surprise, la jeune femme lâcha l’un des nombreux livres qu’elle tenait, s’appuyant sur l’étagère à livres devant elle. Le choc cependant ne lui fit pas vraiment mal, mais cela suffit amplement pour qu’elle retourne dans le vrai monde. Elle se retourna donc, un peu surprise, sans trop savoir qui était derrière elle. La voix du jeune homme cependant la rassura sur ses intentions : il semblait aussi surpris et gêné qu’elle.


"Oh pardon, je ne vous avais pas vue ! Je ne vous ai pas fait mal au moins ?"


-Non ça… euh… ça va merci je euh… ne vous avais pas vu non plus en fait… Non je vais très bien c’est plutôt… que vous m’avez.. surprise,
répondit-elle en replaçant légèrement sa jupe avec sa main valide.

Son cœur battait effectivement plus vite que lorsqu’elle plaçait ses livres quelques secondes plus tôt. Elle ne l’avait jamais vu entrer dans sa section… où était-ce elle qui était entré dans la sienne ? Il fallait qu’elle revienne sur Terre, ça commençait à être important. Curieuse, elle le détailla du regard, s’attardant sur ce qui était à sa hauteur donc… à son nombril ? Non pas tant que ça, mais il était géant comparé à elle ! C’était normal qu’il ne l’ait pas vu : même s’il avait cherché à la trouver, elle ne devait pas apparaitre dans son champ de vision. On voyait bien qu’il s’entraînait, ou du moins qu’il avait une bonne carrure. Ce qui capta cependant son attention fut ses yeux, ses magnifiques yeux couleur d’or. Quelle étrange couleur… mais ils étaient magnifiques, à un tel point qu’elle aurait pu se perdre dans ses yeux si sa gêne ne l’aurait pas rappelé à l’ordre.

Rougissant légèrement, elle baissa quelque peu son regard, s’apprêtant à retourner à son travail, quand son interlocuteur lui demanda :


"Excusez-moi mais... vous faites partie du personnel ? A vrai dire, je cherchais justement un renseignement... Ca ne vous dérange pas au moins ? C'est pour un livre de cuisine."


-Euh… nonon je euh… je peux bien vous aider laisser moi simplement ramasser… euh…


Misère. Ses yeux se posèrent sur le livre qu’elle avait échappé suite au contact entre elle et Samuel. À première vue, il n’y avait rien d’important, elle le ramassait et c’est tout. Cependant dans son champ de vision il y avait quelque chose qu’elle n’aurait pas souhaité voir ici. Un petit sac transparent, contenant… quelques substances illégales. Comment avait-elle fait pour l’échapper alors qu’elle plaçait ses livres ? Se dépêchant de se baisser pour le ramasser, elle n’eut que le temps de se redresser que son supérieur tournait le coin, pénétrant dans la section dans laquelle elle et Sam se trouvaient. Ah, comme le hasard semblait porter chance à Evelynn en cette ennuyeuse journée.


-Miss Jones ? Est-ce que… ce que vous tenez à la main vous appartient ? Non, n’en dites pas plus,
ajouta-t-il alors qu’Evelynn allait bafouiller une excuse quelconque, ce que je vois ici m’en dit bien assez. Venez avec moi dans mon bureau immédiatement.

Le stress lui prenait la gorge, Evelynn n’y voyait plus clair, elle n’arrivait pas à réfléchir convenablement, à trouver ce qu’elle devait dire. Allait-elle perdre son emploi à cause d’une simple maladresse et d’un jeu de circonstance ? Ça ne faisait pas de sens ! Et s’il appelait la police, qu’est-ce qui allait se passer ensuite ? Y avait-il des années de prisons associées à la possession de drogue ? Oh non, la peur commençait à l’envahir, à la paralyser, aidé par son propre don qui l’emprisonnait dans ses émotions les plus noires. Qu’est-ce qui était en train de se passer ?!
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MessageSujet: Re: Every Library has a story (surtout ceux qui y travaillent) [Evy/Sam]   Ven 25 Jan 2013 - 0:42

Samuel aurait pu tourner et tourner encore dans la bibliothèque tant elle était grande. Heureusement, les sections étaient assez bien indiquées, bien qu'il n'y en avait pas une consacrée exclusivement à ce qu'il cherchait. Ce n'était pas grave, ce n'était pas comme s'il était pressé de toute façon ! Les bouquins ne risquaient pas de s'envoler... à part si un certain mutant pyromane de sa connaissance se prenait soudainement à vouloir brûler de la paperasse... et les gens qui la consultait. Mais pour le moment, tous les livres étaient à la disposition du premier venu. Tous... sauf ceux que cherchait Samuel. Evidemment, ça aurait été trop facile sinon. Il ne se découragea pas pour autant et comptait bien trouver quelqu'un, un membre quelconque du personnel, qui pourrait l'aider à trouver son bonheur. Ou au moins à lui dire quand est-ce qu'il pouvait revenir s'il désirait l'emprunter.

Il n'eut pas à aller bien loin pour trouver cette dite personne puisqu'il la percuta. En pénétrant dans la section, il ne l'avait même pas vue. Elle devait être un peu en dehors à ce moment là. A vrai dire, il ne s'était pas attardé sur les nombreux humains qui pullulaient dans le bâtiment, plutôt intéressé par les ouvrages. Mais maintenant qu'il s'était cogné à elle, il ne pouvait plus l'ignorer. Quelle idée aussi de ne pas se retourner avant de reculer... Peu fier de sa maladresse, il s'excusa aussitôt et s'empressa de vérifier qu'il ne lui avait pas fait mal. Elle lui affirma, non sans une certaine gêne, que tout allait bien, qu'elle était simplement surprise. Avait-il dit quelque chose de travers ? Elle semblait on ne peut plus mal à l'aise... A moins qu'elle ne soit simplement timide.


"Ma faute, j'aurais dû remarquer une si jolie femme plus tôt. Encore mes excuses !" fit-il toujours en souriant

Pour preuve qu'elle était gênée, elle s'était mise à rougir légèrement. Sans doute regrettait-elle de ne pas avoir regardé où elle allait, tout comme lui. Il n'y avait pourtant pas de mal. De plus, Samuel était content d'être tombé sur elle puisqu'elle avait l'air d'être un membre du personnel. Ainsi, il n'avait pas besoin de chercher partout quelqu'un qui correspondrait à ce profil. Sans plus tarder, il lui demanda aussitôt le renseignement qu'il désirait, espérant qu'il ne se trompait pas. Elle répondit un peu évasivement mais accepta néanmoins de l'aider à trouver son bonheur, prétendant cependant devoir ramasser quelque chose. Instinctivement, l'espagnol baissa les yeux et remarqua en premier le livre. Il n'avait même pas vu qu'à cause du choc, elle en avait fait tomber un.


"Ne bougez pas, je m'en occupe ! C'est à cause de moi si il est au sol après tout."

Alors qu'il se baissait pour le ramasser, la jeune femme fit de même. Ne voulait-elle pas son aide ? Mais plutôt que de s'emparer du livre, c'est autour d'un petit sachet qu'elle referma sa main. Samuel eut à peine de le temps de voir de quoi il s'agissait. Un sachet remplit d'une substance étrange qui n'avait rien de légal. Même s'il ne se droguait pas, ne fumant même pas -pour un sportif, ce n'était pas le top- , Samuel savait tout de même de quoi il s'agissait. Vu l'empressement avec lequel la jeune femme s'était emparée du sachet, nulle doute que cela lui appartenait. C'était son problème et ce n'était certainement pas le mutant qui allait lui faire un quelconque reproche. Chacun sa vie après tout.

Cependant, une voix retentit non loin d'eux. Un homme se tenait là, observant la jeune femme avec un air dur et sévère. Il lui fit aussitôt un reproche à propos du sachet, l'invitant ou plutôt lui ordonnant de venir à son bureau. Cela ne présageait rien de bon. Il s'agissait sans aucun doute de son supérieur et il n'était jamais bon de se faire prendre ainsi la main dans le sac avec un tel objet sur soi. Cela sentait le sapin pour la fameuse "miss Jones".

Samuel aurait très bien pu simplement regarder le spectacle et aller chercher son renseignement auprès d'une autre personne. Après tout, cela ne le concernait en rien. Mais il n'était pas ainsi. A vrai dire, s'il ne s'agissait pas d'une femme, sans doute l'aurait-il laissé les deux pieds dans sa propre merde. Pour un mutant, il ferait n'importe quoi. Pour un humain, il ne bougerait pas le petit doigt. Mais pour une femme, les choses étaient encore différentes. Samuel leva la main, rajustant de l'autre son béret, un peu en arrière pour dégager son visage.


"Ah, désolé ! Vous vous méprenez à vrai dire... C'est à moi... On s'est rentrés dedans et il m'a échappé des mains, tout comme le livre que je tiens a échappé des mains de votre employée. Elle a eu la gentillesse de le ramasser pour moi. Ne lui reprochez rien, je suis le seul fautif." expliqua t-il en prenant un air désolé "Mais je comprends votre réaction et je ne vais donc pas trainer plus longtemps en ces lieux. Désolé pour le dérangement !"

Il se mit à sourire d'un air gêné puis tendit le livre qu'il tenait encore à la bibliothécaire. En retour, il tendit la main pour qu'elle lui confie le sachet. Oui, il lui appartenait mais si elle ne le lui donnait pas, le petit numéro qu'il venait de faire serait parfaitement inutile. Il fallait qu'elle joue le jeu. Par chance, elle lui donna l'objet désiré et l'échange fut ainsi terminé. Il lui fit un discret clin d'oeil lorsqu'il se pencha pour remettre son béret en place.

"Merci miss, c'est gentil à vous." ajouta t-il avec un sourire avant de tourner les talons

Fourrant le sachet dans la poche intérieure de son veston, il prit la direction de la sortie. Il n'avait même pas eu ce qu'il voulait au final mais s'il restait plus longtemps, il risquait de se faire jeter dehors à coups de pieds dans le derrière. Personne n'aimait ceux qui prenaient de la drogue, quelle qu'en soit la forme. Il ne s'attarda donc pas plus que nécessaire, supposant qu'il y retournerait un autre jour... ou qu'il irait dans une autre bibliothèque. Mais en attendant, il ne pouvait pas partir avec quelque chose qui ne lui appartenait pas. Une fois à l'extérieur, il s'assit sur les marches et patienta. Il comptait bien rendre cet objet à sa propriétaire. Il ne lui restait plus qu'à attendre qu'elle termine son travail et sorte enfin. Peu importe le temps que cela prendrait, il resterait là jusqu'à ce que ce soit fait. Quitte à aider quelqu'un, autant le faire jusqu'au bout. De toute façon, que ferait-il de cette drogue à part la jeter ? La jeune femme l'avait acheté et il aurait été dommage de gaspiller quelque chose qui devait au final lui coûter une partie de son salaire. Fixant les gens qui passaient devant lui, Samuel attendait tranquillement l'arrivée de miss Jones.
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Evelynn Jones

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MessageSujet: Re: Every Library has a story (surtout ceux qui y travaillent) [Evy/Sam]   Ven 25 Jan 2013 - 3:46

"Ma faute, j'aurais dû remarquer une si jolie femme plus tôt. Encore mes excuses !"

Oh… il était si gentil… c’était si délicat de sa part… mais ça n’était pas suffisant pour aider le visage d’Evelynn à retrouver sa couleur naturelle. Elle amena une main fermée devant son visage, comme si elle essayait de se cacher derrière. Si son autre main avait été valide, sans doute aurait-elle essayé de tirer sur sa jupes. Des gestes qui faisaient transparaître sa nervosité malgré elle, mais comme elle tenait les livres, elle ne pouvait pas faire grand-chose sans les laisser tomber sur le sol.


-Ce… ce n’est rien ne vous inquiétez pas…


Puis le jeune homme lui demanda un coup de main pour trouver la section culinaire. Il cuisinait en plus ? Encore un point pour lui. Il semblait fort poli, sûr de lui. Son sourire était magnifique aussi. Evelynn essaya de se convaincre, de lui parler naturellement, mais rien n’y faisait : elle demeurait tendue et gênée. Il lui fallut quelques secondes pour répondre à son sourire avant d’accepter de l’aider. Mais avant, elle devait ramasser le fameux livre qui était tombé lors du choc. Alors qu’elle se penchait vers l’avant, Sam l’interrompit.

"Ne bougez pas, je m'en occupe ! C'est à cause de moi si il est au sol après tout."


-Non… non non pas la peine je euh…


Elle n’eut cependant pas le temps de l’empêcher de regarder vers le dit livre. Au final, les deux ramassèrent quelque chose sur le sol : elle ses « herbes », lui le livre. Elle n’avait pas vraiment eu le temps de le dissimuler au creux de sa main ou dans ses poches avant d’être interrompus par son patron qui semblait très mécontent par ce qu’il voyait. Sur un lieu de travail, ce n’était effectivement pas la meilleure chose à faire, mais elle l’avait simplement acheté d’un gars lors de sa pause, et n’avait pas eu le temps de le ramener chez elle. Allait-elle être virée pour une simple erreur de sa part ?

Un sauveur… elle avait besoin d’un sauveur, alors qu’elle bafouillait péniblement quelques excuses complètement inutiles. Ce sauveur, ce fut Sam. Alors qu’elle allait suivre son patron dans son bureau, il prit la parole, rajustant son béret au passage. Elle eut peur qu’il ne fasse que confirmer qu’il n’était pas le propriétaire ou bien qu’il allait ajouter un commentaire du genre : « Ah ah tant pis pour toi ». Après tout, la ville de New-York était peut-être reconnue par ses magasins et son tourisme, mais certainement pas pour sa politique de « protéger les inconnus »


"Ah, désolé ! Vous vous méprenez à vrai dire... C'est à moi... On s'est rentrés dedans et il m'a échappé des mains, tout comme le livre que je tiens a échappé des mains de votre employée. Elle a eu la gentillesse de le ramasser pour moi. Ne lui reprochez rien, je suis le seul fautif. Mais je comprends votre réaction et je ne vais donc pas trainer plus longtemps en ces lieux. Désolé pour le dérangement !"


Il tendit le livre à Evelynn, son autre main ouverte, prête à recevoir le paquet d’herbes. Que devait faire la jeune femme ? Simplement le déposer dans sa main et recevoir le livre en échange ? Oui… oui ça allait sans doute lui sauver la mise… mais l’artiste était une bien piètre menteuse, et une actrice encore pire. Est-ce que cette simple mise en scène allait fonctionner ? Doucement, elle déposa le sac plastique dans sa main, reprenant le livre par la même occasion. Est-ce que son patron allait gober le tout ? Après tout, il n’avait pas de raison de douter du travail de son employé, ni de remettre la parole de l’un de ses clients en doute. Alors qu’elle déposait le livre derrière elle sur le chariot, son patron alla ajouter quelque chose, mais l’espagnol l’en empêcha.

"Merci miss, c'est gentil à vous."


Il lui fit même un clin d’œil avant de s’éclipser naturellement, quittant l’établissement quelques secondes plus tard. Elle avait perdu sa drogue, mais au final, elle avait gardé son emploi. Son patron, un peu perturbé par la situation, finit cependant par s’approcher d’Evelynn et déposa sa main doucement sur son épaule.


-Pardon Miss Jones, je me suis mépris. Continuez votre boulot et oubliez ce que je viens de dire.


-Bien… bien monsieur…


Sa voix tremblait légèrement, mais sans doute son supérieur mit la faute sur la situation tendue qui venait de survenir, puisqu’il quitta la section un instant plus tard. Evelynn n’avait toujours pas bougé, ayant simplement replacée le livre derrière elle sur le chariot. Il lui fallut quelques secondes supplémentaires avant de se retourner et prendre un livre au hasard, lisant distraitement l’étiquette à l’endos pour connaître son emplacement. Elle revoyait la situation étrange dans sa tête, chaque moment, chaque action… elle était passée très près de perdre son emploi… et le même individu qui l’avait sans le vouloir mis dans l’eau chaude l’avait sauvé par la suite. Elle lui devait beaucoup… et ne connaissait même pas son nom.

Une heure plus tard, elle ramena son chariot derrière le comptoir et se dirigea rapidement vers le bureau commun afin de ramasser ses affaires, sa veste de cuir et son sac à main, cadeau de Nora encore une fois. La Russe avait insisté pour qu’elle se promène avec autre chose que son sac à dos pourri et vieux. Evelynn avait fini par céder uniquement parce que sa compagne lui avait lancé à la figure un de ses vieux sacs qu’elle n’utilisait plus, et qu’elle avait sans doute utilisé une seule fois. Prête à partir, elle quitta donc la bibliothèque, contente d’avoir toujours un emploi.

Descendant les marches, un homme, assis un peu plus bas, attira son attention. Un béret, des cheveux mi-longs qui remontaient un peu au niveau du cou, cela lui semblait familier. S’approchant discrètement de lui, elle le contourna et tenta de dissimuler son regard doucement en replaçant ses cheveux. C’était bien l’espagnol de tout à l’heure ! Que faisait-il ici ? En fait, c’était sans doute mieux ainsi, elle pouvait donc aller le remercier comme il se devait. S’approchant encore un peu plus, marchant sur la même hauteur de marches que lui, elle s’approcha… et rata un pas, qui lui perdre l’équilibre et atterrir directement sur lui. Confuse, gênée, cette scène lui rappelant quelque chose, elle se redressa un peu pour se mettre à genou à côté de lui. La marche n’était pas large, mais ses jambes non plus, et donc elle pouvait être ainsi sans trop d’inconfort.

-Je euh… je pardon je suis vraiment confuse euh… c’est moi qui gaffe toujours d’habitude et euh… je suis fidèle à euh… ben… mes habitudes… toutes mes excuses… ajouta-t-elle sur un ton gêné.


Elle n’arrivait pas à le regarder dans les yeux, un peu trop gênée pour le faire et trop mal à l’aise. Cependant une question demeurait : que faisait-il ici à attendre ? Avait-il rendez-vous plus tard et il en avait profité pour venir plus tôt fouiller les livres de la bibliothèque ? Si c’était le cas, à cause de sa maladresse, Evelynn lui avait sans doute fait perdre un temps précieux.

-Que… euh… vous attendez quelqu’un… monsieur euh… monsieur ?
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MessageSujet: Re: Every Library has a story (surtout ceux qui y travaillent) [Evy/Sam]   Ven 25 Jan 2013 - 15:42

Samuel n'était pas particulièrement maladroit, mais comme tout le monde, il n'avait pas les yeux dans le dos. Il avait eu ce réflexe idiot de commencer à reculer sans même regarder où il allait. Quel pourcentage de chances avait-il de percuter quelqu'un ou quelque chose à ce moment là ? Il se trouvait dans une bibliothèque assez peuplée et même si la plupart des gens étaient assis en train de lire, quelques uns circulaient tranquillement. Samuel aurait donc dû faire attention car ce qui risquait d'arriver arriva, évidemment. Il avait percuté une jeune femme et s'en excusa aussitôt même si elle semblait ne pas être affectée par ce qu'il venait de se produire. Malgré tout, elle semblait gênée et mal à l'aise. Etait-ce à cause de la bousculade involontaire ? Du compliment qu'il venait de faire ou bien était-elle ainsi naturellement ? Difficile de deviner mais il n'était pas là pour ça. Elle lui assura cependant qu'il n'y avait vraiment pas de mal, ce qui le rassura.

Maintenant qu'il la regardait plus attentivement puisqu'il l'avait sous les yeux, il lui devinait une affiliation avec la bibliothèque. Un membre du personnel sans doute. Elle tombait bien ! Samuel lui demanda aussitôt un renseignement, espérant qu'elle pourrait l'aider dans sa recherche. Il dû lui paraitre sans gêne car il n'avait pas fait attention que durant la chute, elle avait laissé échappé un livre qui se trouvait à présent au sol. Déjà qu'il venait de bousculer la jeune femme, il n'allait pas non plus la forcer à ramasser l'ouvrage. Il se baissa donc sans attendre de réponse pour ramasser le livre, remarquant à ce même moment qu'il n'y avait pas que ça qui avait échappé à la bibliothécaire. Se penchant elle aussi, elle s'était finalement emparé d'un petit sachet de plastique contenant un substance illicite. Sans doute ne voulait-elle pas qu'on la voit en possession d'une telle chose. C'était mal vu.

Manque de chance, son supérieur l'avait vu, lui et réagit aussitôt négativement à une telle découverte. Cela sonnait comme le glas pour la jeune femme qui avait l'air de se décomposer sur place. Se faire prendre ainsi la main dans le sac devait être terriblement gênant, d'autant plus qu'elle était déjà mal à l'aise à l'origine. A la voir ainsi si frêle, semblant si fragile, Samuel eut envie de l'aider à se sortir de ce mauvais pas. Il ignorait si son patron allait simplement l'engueuler, lui donner un avertissement ou même carrément la renvoyer mais il était certain que ce n'était de toute façon pas pour la féliciter et lui mettre une tape amicale sur l'épaule. L'espagnol estimait qu'elle ne méritait pas d'être ainsi traitée pour juste ce genre de choses. Tant que cela n'interférait pas sur son travail, où était le problème ? A vrai dire, Samuel n'en savait rien, il ne la connaissait pas et ignorait si elle était une bonne employée. Mais ce n'était pas une raison pour la laisser ainsi dans de sales draps.

Aussitôt, il signala au patron que le sachet était à lui et non à celle qui venait de le ramasser. Odieux mensonge mais il fallait bien ça s'il voulait inverser les rôles. Il se désigna donc comme le propriétaire de cette drogue et inventa une petite histoire crédible pour qu'il le croit. Pourquoi mentirait-il après tout ? Ils ne se connaissaient même pas. Donnant le livre à miss Jones, il attendit qu'elle lui donne en échange le sachet d'herbes. Elle semblait hésiter, pas certaine de ce qu'elle était censée faire. Samuel agita légèrement les doigts comme pour l'inciter à déposer l'objet du délit dans sa paume. Une fois fait, il ne s'attarda pas, s'excusa à nouveau puis prit le chemin de la sortie. Il espérait à présent que le patron relativiserait et laisserait son employée en paix.

Sortit sans son livre, il comptait cependant rendre le sachet à sa véritable propriétaire. Il ne lui restait donc plus qu'à attendre qu'elle termine sa journée de travail. Il s'installa sur les marches à l'extérieur du bâtiment et patienta tranquillement. Au moins il ne pleuvait pas. Le temps passait et toujours aucune trace de la jeune femme. Normal, il n'était pas très tard après tout. Pour patienter, Samuel s'avança vers un marchand de hot-dogs qu'il avait vu depuis le temps qu'il attendait. Il en acheta deux et retourna s'asseoir pour les grignoter tranquillement. Une fois terminés, il fit une boule avec les emballages et visa la poubelle comme s'il jouait au basket. La boule entra aussitôt dans le trou et, fier de son coup, il reposa son regard sur les gens qui entraient dans la bibliothèque. Puisqu'il tournait le dos à l'entrée, il ne voyait pas les gens en sortir directement. Il n’aperçut donc pas la bibliothécaire, d'autant plus qu'il venait de suivre une personne du regard. Il l'avait sans doute déjà vue quelque part mais où.. Impossible de s'en souvenir. Absorbé par ce qu'il regardait, il ne vit la bibliothécaire que lorsqu'elle lui tomba sur les genoux. Surpris, il leva les mains par réflexe et regarda qui s'était ainsi étalé de la sorte.

Il s'agissait justement de celle qu'il attendait ! Cette dernière se redressa aussitôt mais resta à genoux sur la marche à côté de l'espagnol, comme si elle faisait pénitence. Fixant le sol, elle s'excusait auprès de lui comme si elle avait commis un crime grave. D'après ce qu'elle disait, elle était maladroite. Pourtant, c'est bien lui qui lui était rentré dedans la première fois. Il lui offrit un sourire amusé, pas du tout contrarié ou offusqué par la situation. Elle n'avait pas à se sentir mal pour ça.


"Les jolies femmes tombent du ciel, c'est un jour béni." assura t-il avec un clin d'oeil "Dans ces cas là, ça ne me dérange pas de jouer le rôle de coussin amortisseur. Rien de cassé au moins ? Pour le coup, nous sommes tous les deux maladroits, un partout ! On va dire que nous sommes quittes."

C'est alors qu'elle lui demanda ce qu'il faisait encore ici, supposant qu'il attendait quelqu'un. En effet, cela faisait maintenant une bonne heure voire plus qu'il patientait ici, à rien faire. Il était donc légitime qu'elle s'interroge. Elle ne devinait pas ses intentions et cela amusa d'autant plus Samuel qui comptait bien en jouer. Elle ne serait que d'autant plus surprise ainsi. Au moins, elle ne lui réclamait pas son dû. A la place, c'était son nom qu'elle semblait vouloir.

"Alvarez mais appelez moi Samuel. Et vous avez raison, j'attendais quelqu'un. C'est vous que j'attendais, miss Jones." répondit-il en se levant avant de lui tendre la main pour l'inviter à faire de même

Une fois debout, il fouilla dans la poche de son veston pour en extirper le sachet d'herbes. Il regarda autour d'eux pour s'assurer que le patron ne trainait pas dans le coin encore une fois et que personne ne faisait attention à eux puis il attrapa la main de la jeune femme et y déposa le sachet afin qu'elle puisse rapidement le ranger.


"Ceci vous appartient il me semble. J'espère que votre patron ne vous a pas posé de problèmes suite à ça."
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MessageSujet: Re: Every Library has a story (surtout ceux qui y travaillent) [Evy/Sam]   Sam 26 Jan 2013 - 1:06

Toujours confuse, la jeune femme était parvenue à se replacer un minimum, s’étant affalée de tout son long sur l’espagnol qui lui avait sauvé la mise une heure plus tôt. Maintenant à genoux devant lui, elle s’excusait de sa maladresse, incapable de parler sans bafouiller. Cependant le sourire amusé de son interlocuteur lui fit bien rapidement comprendre qu’elle se sentait mal pour rien : après tout il n’y avait pas de blessé dans l’histoire. Cela ne l’empêchait pas de se sentir idiote.

"Les jolies femmes tombent du ciel, c'est un jour béni. Dans ces cas là, ça ne me dérange pas de jouer le rôle de coussin amortisseur. Rien de cassé au moins ? Pour le coup, nous sommes tous les deux maladroits, un partout ! On va dire que nous sommes quittes."

C’était trop beau ce qu’il disait… il avait habilement glissé un compliment à Evelynn, compliment qui la fit rougir encore plus qu’elle ne l’était déjà. Toujours agenouillée devant lui, elle esquissa un petit sourire avant de replacer ses cheveux distraitement derrière son oreille. Il semblait gentil… mais ça n’expliquait toujours pas ce qu’il faisait encore là.

-Vous euh… vous êtes gentil vous savez… non je n’ai rien de cassé je euh… j’avais surtout peur de vous avoir fait… mal… on est à un partout… comme vous dites, ajouta-t-elle sur un ton plus léger.

Elle laissa échapper de ses lèvres un petit rire, mélange de nervosité et de plaisir. Ses inquiétudes étaient un peu irréalistes, vu la taille de son interlocuteur, mais ça n’empêchait pas Evy de s’en vouloir de lui être tombé dessus. Par chance il n’y avait pas de blessé, c’était le plus important. Puis, prenant une chance sur la raison de sa présence, elle lui demanda ce qu’il faisait ici, pensant qu’il attendait quelqu’un, et lui demanda son nom par la même occasion.

"Alvarez mais appelez moi Samuel. Et vous avez raison, j'attendais quelqu'un. C'est vous que j'attendais, miss Jones."

-Vous euh… vous m’attendiez ?

Samuel lui tendait la main, et Evy la prit doucement, sa main paraissant presque fragile dans les grandes pattes de son interlocuteur. Avec son aide, elle se redressa, prit quelques secondes pour replacer sa jupe et son haut, replaça son sac à main qui par chance de s’était pas renversé, et le regarda de nouveau. Elle ne parvenait pas à garder ses yeux dans les siens. Était-ce à cause de l’étrange et mystérieuse couleur de ses yeux ? Ou simplement par sa prestance et le fait qu’il semblait à l’aise et sûr de lui ?

-Pourquoi… m’attendiez-vous ? Aviez-vous besoin d’un livre quelconque ou…

Elle n’eut pas vraiment le temps d’ajouter quelque chose d’autre, puisque Sam en profita pour fouiller dans les poches de son veston. Elle attendit, les yeux fixés sur sa main, jusqu’à ce qu’il sorte le sachet d’herbes. Oh… ça… Était-il policier ? Allait-elle avoir des problèmes ? Mais non, pas du tout, l’espagnol se contenta de regarder rapidement autour d’eux avant de prendre la main d’Evelynn d’un coup. Elle poussa bien un petit « Hi » de surprise, mais il déposait simplement le sac dans sa main. Elle s’empressa de la refermer sur son contenu, mais ne la rangea pas tout de suite, un peu perdue par ce qui venait de se passer. Est-ce qu’il l’avait attendu simplement pour ça ?

"Ceci vous appartient il me semble. J'espère que votre patron ne vous a pas posé de problèmes suite à ça."

-Euh… nonon je euh… non euh en fait il euh… s’est excusé… ou enfin comme un patron peut s’excuser. Il a simplement qu’il s’était trompé et… et voilà quoi… je euh

Il lui fallut quelques secondes supplémentaires avant de mettre le sachet dans son sac à main. Dans sa tête se dessinait un scénario : Samuel allait lui faire des reproches quant à sa consommation de drogue malgré le fait que c’était un inconnu, ou alors simplement faire des remarques désobligeantes, ou alors il allait… elle imaginait bien trop de choses qui ne se réalisaient jamais, alors elle ajouta, avant même qu’il n’ait dit quoi que ce soit concernant ceci :

-Je ne suis pas une droguée je… vous devez penser que je suis juste une toxico mais non en fait je… je… et bien je dessine et je peins et euh… pour l’imagination parfois c’est… c’est pratique de… de relaxer un peu…

Elle bafouillait dans ses excuses un peu incertaines, mais ce qu’elle disait était vrai : lorsqu’elle passait une soirée à peindre ou à dessiner, que ce soit des idées quelconque ou alors avec un certain modèle féminin Russe, parfois elle prenait un joint et se détendait avec cela. Est-ce que ça la rendait plus efficace dans ses œuvres ? Peut-être pas, mais c’était agréable en tout cas. Jugeant qu’elle s’était rendue assez ridicule avec tout ça, elle se demanda comment le remercier d’avoir attendu aussi longtemps pour elle. Après tout, n’importe qui serait simplement parti après quelques minutes. Pas Samuel… Que pouvait-elle bien faire pour le remercier… Lui proposer un café ? C’était une idée… mais son portefeuille ne le supporterait peut-être pas. Donnant la majeure partie de ses ressources aux morlocks, il était rare qu’elle ait plus de quelques dollars sur elle.


-Vous… euh… vous désirez un café… euh… maison ?
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MessageSujet: Re: Every Library has a story (surtout ceux qui y travaillent) [Evy/Sam]   Sam 26 Jan 2013 - 14:40

Samuel était quelqu'un de patient. Qui ne le serait pas en tant que professeur ? Pour gérer des enfants, mieux valait se montrer patient et compréhensif. Ils étaient encore en apprentissage de toute façon et puis, il était naturel pour eux de s'amuser et d'expérimenter un peu tout et n'importe quoi. Difficile de les blâmer, tout le monde était passé par là un jour ou l'autre. Et puis il avait été habitué à s'occuper d'enfants, vivant avec eux pendant plusieurs années comme s'il s'agissait de ses propres enfants ou plutôt de ses frères et soeurs. Même à présent, il s'occupait encore d'enfants puisqu'il était professeur dans un collège. Alors la patience, il connaissait plutôt bien. Il ne vit donc pas le temps passer. Et encore moins qu'une femme allait lui tomber dessus.

Il s'attendait à tout. A ce qu'il doive patienter encore longtemps, à ce qu'il se mette à pleuvoir soudainement, à ce que la jeune femme qu'il attendait sorte finalement par une sortie de service... mais certainement pas à ce qu'elle atterrisse sur ses genoux. Le choc ne lui avait pas fait mal, il était simplement surpris de la voir là, comme tombée du ciel. Il ne pu s'empêcher de faire un commentaire, mêlant humour et compliment sincère. C'était un peu sa marque de fabrique. Mais cela semblait gêner davantage la jeune femme qui rougissait tellement qu'elle aurait pu faire concurrence à un coquelicot. Sans doute n'avait-elle pas l'habitude des compliments. Pourtant elle était ravissante, qu'elle le veuille ou non. A moins que ce ne soit sa timidité maladive comme le soupçonnait l'espagnol. Au moins, elle n'avait pas perdu sa langue puisqu'elle lui répondait, le qualifiant de gentil et réagissant à son trait d'humour.


"Etre observateur est une preuve de gentillesse ? J'ai juste de bons yeux ! Et rassurez vous, vous m'avez fait plus de bien que de mal. Je préfère que vous me tombiez dessus plutôt que sur les dures marches."

Son interlocutrice semblait se détendre un peu, c'était bon signe. Il ne voulait pas non plus qu'elle reste mal à l'aise en sa présence et qu'elle file avant qu'il n'ait eu le temps de lui remettre ce qui lui appartenait. Mais chaque chose en son temps. Pour le moment, la jeune femme lui avait demandé ce qu'il attendait ainsi, sans doute surprise de le voir encore trainer dans le coin, longtemps après qu'il ait quitté la bibliothèque. Il en profita pour lui glisser son nom ou plutôt son prénom, n'aimant pas trop qu'on le nomme par son nom de famille. Lui, il connaissait déjà le nom de celle qui lui faisait face mais ignorait encore son prénom. C'était plutôt impersonnel comme façon de nommer quelqu'un et il préférait changer ça rapidement. Il précisa cependant que c'était elle qu'il attendait, ce qui sembla la surprendre. Ne voyait-elle pas pourquoi ?

"Exact. Mais j'imagine que comme tout le monde, vous avez également un prénom ?" demanda t-il avec un sourire

Préférant discuter sur ses pieds, ne voulant pas que la jeune femme reste plus longtemps ainsi à genoux dans le froid, il se redressa et lui tendit la main pour l'aider à faire de même. Sa main semblait fragile dans la sienne, grande et bien plus large mais il veillait à juste la tenir, ne la serrant pas particulièrement. Elle semblait fuir son regard mais il n'allait pas non plus lui imposer si elle ne se sentait toujours pas à l'aise. Il était temps de lui expliquer pourquoi il l'attendait avant qu'elle ne se fasse des idées. Peut-être croyait-elle qu'il voulait une compensation pour l'avoir aidée, un peu plus tôt ? Il ne voulait pas qu'elle se méprenne et c'était visiblement déjà le cas mais pas pour la raison qu'il pensait. Puisqu'il était reparti sans son livre, elle croyait que c'était pour cette raison qu'il l'avait attendu. Si tel avait été le cas, il serait simplement allé voir ailleurs, cela aurait été plus aisé.

Plutôt que de la faire poireauter davantage -elle avait peut-être autre chose à faire-, il profita qu'il tenait sa main pour déposer dedans le petit sachet qu'elle avait fait tomber un peu plus tôt, l'extirpant de sa veste. Il rendait ainsi à César ce qui appartenait à César, non sans lui avoir filé un petit coup de main. Il espérait d'ailleurs que son patron était revenu sur sa décision, histoire que Samuel n'ait pas fait tout ce petit numéro pour rien. Il ne l'aurait pas regretté mais il aurait trouvé ça franchement dommage que l'homme persiste. L'espagnol était bon acteur non ? L'histoire était crédible... aucune raison donc de blâmer son employée plus longtemps.

Miss Jones n'avait cependant pas l'air des plus ravies de retrouver son bien, ce qui étonna Samuel. C'était comme si elle se sentait coupable de tenir un tel objet. Il sortait bien de sa poche à l'origine non ? A moins que l'espagnol ne se soit mépris et qu'il ait fait une erreur, mais il en doutait fortement. Il eut confirmation de ce qu'il pensait lorsqu'elle referma finalement la main sur le sachet. Mais elle ne semblait pas plus à l'aise pour autant. Au moins elle avait récupéré son bien, Samuel n'avait pas attendu pour rien. Peu lui importait si elle ne le remerciait pas, il n'attendait de toute façon pas grand chose des humains. Mais alors qu'il ouvrait la bouche pour répondre, elle rajouta quelque chose. Quelque chose qui surprit l'espagnol qui la regardait à présent avec de grands yeux étonnés. Pourquoi se justifiait-elle de la sorte ? Elle n'avait pas à lui rendre de compte, il n'était pas son patron et n'avait de toute façon pas à la juger sur ce qu'elle faisait de sa vie. Il lui sourit d'un air doux et rassurant, ne désirant pas qu'elle croit qu'il la jugeait. Elle disait être une artiste et il était curieux de voir ce qu'elle pouvait créer. Mais pour commencer, il fallait qu'il la rassure sur sa façon de penser.


"Les patrons savent pointer facilement du doigt les erreurs mais s'excuser... c'est comme leur demander une augmentation ! Au moins j'imagine qu'il vous laissera tranquille à l'avenir. C'est déjà ça." commença t-il avec un sourire amusé "Et je n'ai jamais pensé que vous étiez une droguée. Posséder ce genre de chose ne regarde que vous et puis, ce n'est pas en se faisant de petits plaisirs de la sorte que l'on est un drogué. Ca a été inventé pour se détendre et je crois que c'est exactement ce que vous en faites. Quand bien même, qui suis-je pour vous juger ? Cela dit, j'aimerais bien juger de vos oeuvres. C'est un passe-temps ou vous en avez fait également un métier ? Je suis curieux de voir ce que vous savez faire ! Enfin... si vous voulez bien, évidemment."

Voilà qu'à présent elle lui proposait un café maison. Cela semblait signifier qu'elle se détendait un peu si elle l'invitait chez elle. Si c'était là sa façon de le remercier, il ne comptait pas refuser. Il n'avait rien d'autre à faire de toute façon pour le moment. Mais la façon dont venait de parler la jeune femme, à coups d'hésitations qui semblait être sa façon naturelle de s'exprimer, amusait en fait l'espagnol. Il ne se moquait pas non, mais il voulait en jouer pour lui montrer que cela ne servait à rien de stresser à ce point.

"Un café ou une maison ? Sachant que je possède déjà la dernière, je me contenterais d'un café oui, avec plaisir. Et puis, avec un peu de chance, je pourrais voir ainsi vos oeuvres. Raison de plus pour accepter !" assura t-il avec un clin d'oeil pour lui prouver qu'il n'avait fait que la taquiner sur le début de sa phrase

Il ne manquerait plus qu'elle le prenne mal. A la regarder, il finit par penser qu'elle devait être une nouvelle recrue de la bibliothèque. Jamais auparavant il ne l'avait vue mais il fallait dire qu'il ne venait pas souvent et que le bâtiment était grand. Si elle débutait, il aurait été vraiment dommage que son patron la prenne ainsi la main dans le sac.


"Depuis combien de temps travaillez-vous ici au fait ?"
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MessageSujet: Re: Every Library has a story (surtout ceux qui y travaillent) [Evy/Sam]   Lun 28 Jan 2013 - 11:14

"Etre observateur est une preuve de gentillesse ? J'ai juste de bons yeux ! Et rassurez vous, vous m'avez fait plus de bien que de mal. Je préfère que vous me tombiez dessus plutôt que sur les dures marches."

Même si Evelynn n’était pas une experte dans l’art de bien comprendre les gens, elle était certaine d’une chose : son interlocuteur n’avait aucune idée intention belliqueuse, du moins envers elle. Essayait-il de lui faire le coup de la drague ? Si c’était le cas, il s’y prenait bien jusqu’à présent… mais l’artiste n’était pas du genre à jouer avec les hommes de cette façon. S’il tentait quoi que ce soit, elle ne serait que plus franche, peut-être maladroite, et lui expliquerait que de telles choses n’étaient pas possible, après tout elle était déjà en couple… mais peut-être se faisait-elle des idées après tout. Ce ne serait pas la première fois.

-C’est… c’est bien alors… quoique je préfère essayer de euh… ne pas vous tomber du tout en fait… ajouta-t-elle sur un ton légèrement ennuyé par sa propre maladresse.

La discussion dériva vers la présence de l’espagnol sur les marches de la bibliothèque. Après tout, il était normal que la jeune femme se demande ce qu’il faisait ici. Jamais elle n’aurait cru qu’il l’attendait. Après tout, rien ne l’obligeait à le faire. Était-il simplement gentil ? L’était-il avec tout le monde ou Evy avait une chance particulière avec son interlocuteur ? C’est cependant ce qu’il confirma lorsqu’il lui dit :

"Exact. Mais j'imagine que comme tout le monde, vous avez également un prénom ?"

Confuse, la jeune femme ne s’était pas rendu compte qu’elle connaissait désormais son nom mais qu’elle ne lui avait toujours pas donné le sien. Toujours à genoux, elle amena ses mains à la hauteur de ses lèvres, ses index se touchant doucement, une pose qui signifiait son malaise. Elle était si idiote parfois ! Levant doucement les yeux vers son interlocuteur, elle dit simplement :

-Evelynn… mais tout le monde m’appelle Evy.

Saisissant la main de Samuel, elle se redressa doucement. Il était toujours aussi grand, c’était vraiment incroyable, surtout devant la jeune femme qui avait les yeux à la hauteur de son ventre ou presque. De plus il semblait bien en forme, bien musclé et tout. Hum… est-ce qu’elle pourrait toucher seulement un peu son torse ? C’est qu’il était très sexy comme homme, bien plus que les clients auxquels elle avait normalement affaire. Cependant ses pensées un peu trop osées furent rapidement détournées par le fait qu’il lui rendit son sachet d’herbes. Ah… ça changeait tout, et ramenait simplement la honte aux joues de la jeune femme. Se justifiant bien inutilement devant l’espagnol, celui-ci la rassura bien rapidement :

"Les patrons savent pointer facilement du doigt les erreurs mais s'excuser... c'est comme leur demander une augmentation ! Au moins j'imagine qu'il vous laissera tranquille à l'avenir. C'est déjà ça. Et je n'ai jamais pensé que vous étiez une droguée. Posséder ce genre de chose ne regarde que vous et puis, ce n'est pas en se faisant de petits plaisirs de la sorte que l'on est un drogué. Ca a été inventé pour se détendre et je crois que c'est exactement ce que vous en faites. Quand bien même, qui suis-je pour vous juger ? Cela dit, j'aimerais bien juger de vos oeuvres. C'est un passe-temps ou vous en avez fait également un métier ? Je suis curieux de voir ce que vous savez faire ! Enfin... si vous voulez bien, évidemment."

Il était définitivement trop gentil… il avait réussi à détourner une situation qui la gênait en simple discussion autour de son passe-temps/gagne-pain. Sans doute sa manœuvre était bien pensée, et n’importe qui aurait très bien compris ce qu’il essayait de faire, mais pas Evelynn, qui n’était pas des plus extraordinaires pour voir les messages discrets. Dans sa tête, Samuel venait simplement de continuer la conversation tout naturellement. Souriante alors qu’elle rêvait à ses œuvres et au fait que son interlocuteur semblait intéressée par celles-ci, elle lui répondit, soudainement plus sure d’elle-même :

-C’est un passe-temps qui je l’espère deviendra un métier plus tard. Ça me ferait plaisir de vous montrer bien sûr ! J’ai réussi à placer quelques toiles dans des galeries, ainsi que d’en vendre certaines, mais la plupart étaient chez moi. Mon… euh… il y a eu un accident et j’ai dû déménager, mais j’en ai refait quelques-unes.

C’était maintenant avec plus de légèreté qu’elle l’invitait à boire un café chez elle et Nora. Après tout, c’était la moindre des choses de lui offrir quelque chose en échange de tout ce temps qu’il avait passé à attendre. N’ayant pas énormément d’argent à dépenser dans les boutiques de chaque côté de la rue, l’option « homemade » lui semblait beaucoup plus intéressant, d’autant plus qu’il pourrait voir ses œuvres en même temps. Cependant, sa réponse la rendit perplexe, ne comprenant pas son sens tout d’abord :

"Un café ou une maison ? Sachant que je possède déjà la dernière, je me contenterais d'un café oui, avec plaisir. Et puis, avec un peu de chance, je pourrais voir ainsi vos oeuvres. Raison de plus pour accepter !"

Le clin d’œil de Samuel finit par lui faire comprendre qu’il n’avait cherché qu’à blaguer. Elle qui ne comprenait aucune blagues de ce genre, elle se faisait souvent avoir par ses interlocuteurs, souvent sa belle Russe en profitait aussi. Cependant cela ne la vexa aucunement, contente de toute façon d’avoir quelqu’un à qui montrer son talent.

-Un café bien sûr ! Pas la maison… elle n’est pas à moi alors s’il faut que je l’offre à tous les beaux hommes venues… oh euh pardon…

Elle l’avait complimenté sans le vouloir, ne voulant pas le gêner. Après tout, elle qui devenait aussi rouge qu’une pivoine dès que quelqu’un prononçait un beau mot à son égard, ne désirait pas voir son interlocuteur dans le même état. Parfois les phrases sortaient plus vite de sa bouche qu’elle ne le désirait, mais au moins elle n’avait pas dit d’âneries…

Plus elle pensait au fait que Samuel allait bientôt voir ses toiles, plus elle avait peur qu’il ne juge ses œuvres, mais… il avait été si gentil… elle ne pouvait pas lui refuser une simple faveur ainsi… n’est-ce pas ? Tout à coup, une certaine gêne naquit en elle, gêne qu’elle ne pouvait pas contrôler. Cela ne paraissait pas à prime abord, mais plus elle y pensait, plus elle avait peur du jugement que l’hispanique pouvait rendre sur ses toiles. Était-il propriétaire d’une galerie ? Ou alors collectionneur d’œuvres d’art ? Peut-être bien… après tout, ce serait peut-être une bonne idée de le savoir.

"Depuis combien de temps travaillez-vous ici au fait ?"

-Oh euh… un an ou deux, pas vraiment plus. Je ne suis pas toujours en train de placer des livres ou de faire l’accueil, souvent je suis en arrière en train de trier des papiers ou de recevoir et déballer des commandes, ce genre de chose. C’est sans doute pour ça que nous ne nous sommes jamais croisé. Puis-je… euh… savoir ce que vous faites dans la vie… et vous n’avez pas à me vouvoyer euh… Samuel… vraiment euh… vous pouvez me dire tu vous savez…

C’était la politesse, elle le savait bien, mais quand même, elle était encore jeune et ne désirait pas être traitée en « madame » tout de suite. Guidant la marche, n’ayant pas pris sa moto aujourd’hui, elle se dirigea lentement vers le loft que Nora et elle partageait. La route n’était pas courte, mais la journée était belle et la marche ne leur ferait que du bien. Sa main droite était déposée sur sa sacoche alors que la gauche replaçait une mèche de cheveux rebelle. Elle l’aurait bien pris par le bras pour se rendre jusqu’à chez elle, son bras musclé, mais elle n’était pas assez à l’aise pour le faire… et peut-être l’aurait-il mal prit. N’empêche qu’ils quittèrent les marches devant la bibliothèque pour se diriger lentement vers le loft d’Evelynn.
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MessageSujet: Re: Every Library has a story (surtout ceux qui y travaillent) [Evy/Sam]   Lun 28 Jan 2013 - 14:31

Samuel ne connaissait pas la jeune femme qui lui faisait face. Il n'avait pu avoir qu'un court aperçu à l'intérieur de la bibliothèque puisque leur rencontre avait été écourtée suite à un malheureux incident qui avait failli conduire la bibliothécaire dans le bureau de son supérieur. Jugeant qu'il aurait été dommage d'être blâmée pour un simple petit sachet d'herbes, l'espagnol avait pris sur lui et s'était prononcé coupable d'un tel "crime", calmant alors les ardeurs du patron. Puisqu'il avait quitté rapidement la bibliothèque, il n'avait pu discuter avec la jeune femme, n'ayant même pas pu lui dire qu'il l'attendrait à l'extérieur pour lui rendre son bien. S'il avait dit une telle chose, jouer la comédie aurait été parfaitement inutile et son intervention, complétement bidon. A présent, ils s'étaient retrouvés et Samuel avait pu remarquer une chose particulière chez cette jeune femme. Elle était maladroite. Maladroite et profondément timide. Il essayait de la mettre à l'aise, de la rassurer dans ses propos, mais rien ne semblait y faire. A vrai dire, cela semblait même faire l'effet inverse, comme si elle n'avait pas l'habitude des compliments. D'un naturel charmeur, l'espagnol avait pour habitude de faire ressortir les qualités des gens et ne manquait jamais de complimenter une femme. Surtout lorsqu'elle était aussi jolie que son interlocutrice. Il n'avait pas de mauvaises arrières pensées, il disait juste ce qu'il pensait.

"Cela dit, ça nous a donné l'occasion de nous revoir, ce n'est donc pas un mal !" assura t-il avec un sourire

Il était légitime que la jeune femme s'interroge sur la présence de l'homme qui aurait techniquement dû partir depuis longtemps, supposant qu'il attendait quelqu'un. Elle avait tout à fait raison puisqu'il l'attendait elle mais visiblement elle ne s'en doutait pas. Samuel se présenta alors et demanda à son tour le prénom de son interlocutrice. C'était tout de même mieux que d'user du nom de famille... Tellement impersonnel. C'était une simple question mais pourtant, la jeune femme reprit à nouveau des couleurs, comme gênée par la demande. Sans doute s'en voulait-elle d'avoir oublié de donner ce détail elle-même. Elle donna cependant son nom ainsi qu'un diminutif.


"Alors je ferais de même mais seulement si vous m'appelez Sam."

C'était ainsi donnant donnant. Et sans doute serait-elle plus à l'aise... sans doute. En tout cas, elle se sentirait sans doute mieux à nouveau sur ses pieds. Samuel se leva et l'aida à faire de même afin de poursuivre la conversation un peu plus à l'aise qu'étalés dans les escaliers, sur les marches dures et froides. L'espagnol redonna le sachet d'herbes à Evelynn, ne faisant aucun commentaire sur le sujet. Après tout, il l'avait attendu pour le lui rendre, pas pour lui faire un discours sur les dangers de cette chose. Cependant, la jeune femme dû se sentir coupable puisqu'elle chercha aussitôt à se justifier. Samuel l'écouta mais retint surtout le fait qu'elle était artiste. Le reste ne l'intéressait pas vraiment, elle pouvait bien consommer ce qu'elle voulait. Le tabac était aussi une drogue et on en faisait pas tout un plat. Puisque le sujet mettait davantage mal à l'aise son interlocutrice, Samuel donna juste rapidement son point de vue avant de s'orienter davantage sur ce qui l'avait intéressé. Sans doute que ce sujet-ci lui ferait oublier sa gêne à propos du sachet. Sam pouvait cependant comprendre qu'elle ait déjà eu des jugements désapprouvant sa consommation. L'être humain était propre à tout juger de toute façon.

La tactique consistant à changer de sujet semblait fonctionner puisqu'Evelynn ne revint pas sur le sujet fâcheux. De plus, elle semblait moins hésitante sur ce nouveau thème, comme soudainement plus épanouie. Elle parlait à présent comme si rien de gênant ne s'était produit plus tôt. Sa timidité prenait-elle congé au fur et à mesure ? C'était bien possible. Cela fit sourire Samuel qui découvrait que celle qui lui faisait face avait déjà exposé dans quelques galeries. Elle évoqua un accident mais c'était le genre de chose dont il valait mieux éviter de parler s'il ne voulait pas se retrouver à nouveau avec quelqu'un de gêné. Autant ne pas remuer le couteau dans la plaie.


"Ce n'est pas tout le monde qui peut se vanter d'exposer et même de vendre ! Beaucoup y croient mais peu y parviennent. A croire que vous avez un talent certain ! C'est vraiment dommage qu'un accident ait détruit une partie de votre travail... Mais au moins votre talent reste intact, j'en suis certain. Vous avez des contacts dans le milieu ? Quoiqu'il en soit, je suis curieux de voir quel genre d'oeuvres vous réalisez."

Lui proposer à présent de prendre un café chez elle n'avait plus l'air de tellement la gêner même si elle bafouilla. Samuel ne manqua pas de la taquiner à ce propos, ne cherchant cependant pas à se moquer. Visiblement, Evy ne le prit pas mal, précisant simplement qu'elle ne possédait pas l'endroit où elle vivait. Sans doute était-elle en location comme les trois quarts de la population. Rien d'étonnant en somme. Ce qui l'était plus, ce fut le commentaire qui vint à la suite. Venait-elle de le qualifier de bel homme ? Sa gêne semblait avoir disparue plus vite que prévue finalement. Mais c'était apparemment sorti tout seul puisqu'elle s'excusa aussitôt, la gêne revenant à la charge. Amusé et flatté, Samuel agrandit son sourire, préférant jouer la carte de l'humour plutôt que celle de la modestie.

"Alors si on en croise un, je l'avertirais que votre appartement n'est pas à vendre et encore moins à donner !" fit-il en riant à demi

Evelynn se trouvait être jusqu'à présent une femme charmante et Samuel s'interrogeait sur le temps qu'elle avait déjà passé à la bibliothèque. Il était rare qu'il y vienne mais il ne se souvenait pas l'avoir déjà croisée. Pourtant, elle affirma y travailler depuis plusieurs années, précisant cependant qu'elle faisait souvent un travail de fond et qu'il était donc normal qu'ils ne se soient pas croisés plus tôt. Elle lui retourna alors la question sur son propre métier avant de l'inviter à la tutoyer. Encore une fois, ce ne fut pas sans gêne.


"Va pour le tutoiement mais seulement s'il est réciproque. En tout cas, je comprends mieux. Tu dois pas mal connaitre le contenu de la bibliothèque du coup, j'imagine. Je risque de faire appel à toi à l'avenir alors si je cherche un bouquin trop bien camouflé pour moi. Moi pour me croiser, il faudrait que tu rajeunisses de quelques années... ou alors que tu aies des enfants. Je suis professeur de sport dans un collège, entre autre."

Puisque l'invitation était donnée et accepté, il était temps pour eux de se mettre en route. Evelynn ouvrit la marche et Samuel vint se mettre à sa hauteur pour marcher à côté d'elle. Il ne tarda pas à lui proposer son bras si elle souhaitait s'y accrocher, ne l'obligeant à rien. Néanmoins, il préféra apporter une petite précision, non sans la taquiner à nouveau.

"Ainsi, plus de risque que ce traitre de sol te fasse à nouveau trébucher. Tu habites loin au fait ? Je t'aurais bien ramenée directement en voiture mais j'ai malheureusement préféré la marche..."

Pour le moment, le soleil brillait en cette fin d'après-midi mais les nuages commençaient à se regrouper sérieusement. Il n'y avait plus qu'à espérer que l'appartement ne soit pas trop loin. Ou que l'averse n'éclate pas avant leur arrivée.
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MessageSujet: Re: Every Library has a story (surtout ceux qui y travaillent) [Evy/Sam]   Lun 28 Jan 2013 - 20:03

"Cela dit, ça nous a donné l'occasion de nous revoir, ce n'est donc pas un mal !"

-C’est vrai, ajouta-t-elle sur un ton plus léger, un sourire s’esquissant sur ses lèvres.

Après tout, malgré les évènements qui s’étaient produits plus tôt à l’intérieur de l’édifice, elle était contente de le revoir. À la différence de ses clients habituels, l’espagnol semblait intéressant, retournant chaque parole à la jeune femme sur un ton plus léger, plus rieur. Elle ne manquerait pas de s’amuser en sa compagnie. Cependant cela amena un nouveau questionnement : que faisait-il ici ? L’hispanique lui affirma l’attendre, la surprenant une fois de plus. Lui donnant son nom ainsi qu’un diminutif, son interlocuteur fit de même :

"Alors je ferais de même mais seulement si vous m'appelez Sam."

-D’ac… d’accord Samuel… euh pardon Sam !

Le sujet dériva ensuite sur la présence de Samuel ici. Elle croyait qu’il attendait quelqu’un, et n’avait pas tort après tout, mais elle se gourait sur la cible : c’était elle que Sam attendait. Surprise, elle voulut ajouter quelque chose mais l’espagnol fut plus rapide : lorsqu’ils furent tous les deux sur pieds, il s’empressa de mettre le sachet de « pot » dans ses mains. Oh voilà pourquoi il l’avait attendu… plus d’une heure… juste pour ça ? Gênée devant cette situation un peu étrange, elle tenta de se justifier, ne sachant pas par où commencer ou même à quoi cela servait de dire toutes ces choses, mais Samuel la rassura bien vite et utilisa une technique des plus extraordinaires et évoluées pour la remettre en confiance : changer de sujet. Evelynn ne le vit même pas venir, se contentant de suivre la conversation où Samuel la menait. Posant d’avantages de question sur les talents de l’artiste, elle s’empressa de lui répondre, maintenant plus en confiance. Après tout, ce sujet qui la passionnait, elle aurait pu en parler pendant des heures sans problème. L’entrain de Sam était évident, et sa réponse prouva simplement qu’il ne disait pas tout ça simplement pour lui faire plaisir.

"Ce n'est pas tout le monde qui peut se vanter d'exposer et même de vendre ! Beaucoup y croient mais peu y parviennent. A croire que vous avez un talent certain ! C'est vraiment dommage qu'un accident ait détruit une partie de votre travail... Mais au moins votre talent reste intact, j'en suis certain. Vous avez des contacts dans le milieu ? Quoiqu'il en soit, je suis curieux de voir quel genre d'oeuvres vous réalisez."

Evelynn avait effectivement eu de la chance de pouvoir vendre quelques-unes de ses œuvres, ainsi que d’en afficher d’autres, mais ce n’arrivait qu’une fois de temps en temps, et selon les directeurs de galeries, son talent n’était pas assez constant pour qu’elle affiche en permanence. Pourtant Sam avait raison : en ayant affiché même une seule fois, elle avait sans doute eu plus de chances que beaucoup d’artiste qui essayaient de faire la même chose. Mais Evelynn n’était pas du genre à accepter les compliments aussi facilement, aussi se mit elle à rougir à nouveau. Elle ne contrôlait pas ses réactions malheureusement, mais elle était tout de même heureuse d’entendre son interlocuteur dire toutes ces belles choses.

-Effectivement c’est euh… c’est vraiment euh… et bien repartir à zéro c’est assez difficile et démoralisant, mais je n’ai pas vraiment le choix. Je n’ai pas vraiment de contact dans le milieu, seulement certains endroits où mon nom est déjà un peu connu. Ça… me fera plaisir de vous montrer ce que j’ai refait depuis…

Puis sans le vouloir, elle fit un compliment à son interlocuteur. Pas qu’elle ne le pensait pas, après tout Sam semblait charmant, honnête et tranquille, mais simplement elle ne voulait pas le gêner… ni se gêner elle-même. Toutefois, en usant de son talent extraordinaire pour retourner les situations, Sam usa de nouveau de son humour pour détourner la conversation :

"Alors si on en croise un, je l'avertirais que votre appartement n'est pas à vendre et encore moins à donner !"

-Mais…euh… pas besoin vous savez je euh…

Et elle comprit, avec quelques secondes de retard, qu’il blaguait. Le rire de son interlocuteur étant maladif, elle cacha sa bouche avec sa main pour retenir le petit rire qui s’échappait. Elle passait un bon moment c’était certain, la compagnie de Samuel était agréable… du moins lorsqu’elle parvenait à comprendre ses jeux de mots et son humour. Elle n’était pas la plus rapide dans ce domaine, se faisant bien souvent mener en beauté par des sarcasmes qu’elle ne comprenait pas toujours, mais parfois, après quelques secondes, quelques-unes de ses cellules se réveillaient pour découvrir que son interlocuteur blaguait… comme maintenant.

-Ah ah… très drôle Sam… Je viens de comprendre…

Samuel lui demanda aussi depuis combien de temps travaillait-elle à la bibliothèque. Elle lui répondit quelques années, puis lui retourna la question, ajoutant qu’il pouvait la tutoyer. Après tout, si les deux jeunes gens passaient un moment ensemble, aussi bien oublier le vouvoiement. Sans être du genre à être à l’aise avec le premier venu, la barrière qu’amenait l’usage du « vous » était un peu de trop.

"Va pour le tutoiement mais seulement s'il est réciproque. En tout cas, je comprends mieux. Tu dois pas mal connaitre le contenu de la bibliothèque du coup, j'imagine. Je risque de faire appel à toi à l'avenir alors si je cherche un bouquin trop bien camouflé pour moi. Moi pour me croiser, il faudrait que tu rajeunisses de quelques années... ou alors que tu aies des enfants. Je suis professeur de sport dans un collège, entre autre."

-Oh tu enseignes à des adolescents ?!

La jeune femme semblait très intéressée par la nouvelle. Elle aimait beaucoup les enfants et les adolescents, malgré leur comportement énervé qui jurait avec le sien. Les enfants ne jugeaient pas, ils faisaient tout simplement ce qui leur semblait naturel, peu importe ce qui se passait. Ils parlaient avec tout le monde de la même façon qu’ils communiquaient avec leurs propres amis. Les adolescents étaient un peu différents : ils essayaient des personnalités comme ils changeaient de vêtements. Evelynn étant d’un tempérament calme, il n’y avait pas beaucoup de gens qui ne se sentaient pas bien avec elle, ado y compris.

-Ça doit être intéressant tous les jours ça… Je veux dire euh, ils doivent dire plein de trucs, faire des choses nouvelles que personne n’a essayées, ce genre de choses. J’aimerais vraiment être entouré d’enfants dans mon milieu de travail plutôt que d’une armée de monsieur trop… trop simple et trop… banal quoi… les enfants c’est euh… inspirant c’est nouveau… c’est une vague de fraîcheur quoi ! Est-ce qu’ils sont comme ça tes élèves dit ?

Prenant le chemin de chez elle, Sam eut tôt fait de lui proposer son bras de la façon la plus galante qui soit, ajoutant même une pointe d’humour dans ses propos :

"Ainsi, plus de risque que ce traitre de sol te fasse à nouveau trébucher. Tu habites loin au fait ? Je t'aurais bien ramenée directement en voiture mais j'ai malheureusement préféré la marche..."

Acceptant l’offre de son interlocuteur, Evelynn glissa son bras doucement dans le sien, laissant sa main posée sur son avant-bras. Maintenant à côté de lui, elle constatait encore une fois qu’il était bien plus grand qu’elle. C’était tout juste si le haut de sa tête atteignait son épaule. Enfin, peut-être parviendrait-elle à oublier ce détail… après plusieurs jours…

-Non je n’habite pas très loin d’ici, j’ai l’habitude de venir travailler en moto, mais comme la journée était belle j’ai décidé de marcher ce matin. Nous sommes donc deux marcheurs… une raison de plus pour qu’on se croise aujourd’hui ! Et toi tu habites quel coin de la ville ?

Malheureusement, ce qu’elle avait vu ce matin, soit un soleil clair et une absence de nuage, n’était plus tout à fait présent : les nuages avaient pris le contrôle du ciel bleu. Se serrant légèrement contre Sam à cause d’une petite brise qui la faisait frissonner, elle continua sa route, soufflant sur une mèche de cheveux rebelle qui lui tombait sur le visage à nouveau. La soirée s’annonçait bien… mais pluvieuse.

-On va devoir se dépêcher si on veut éviter de se faire mouiller…
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MessageSujet: Re: Every Library has a story (surtout ceux qui y travaillent) [Evy/Sam]   Mar 29 Jan 2013 - 1:07

Mission accomplie, Samuel était parvenu à faire réaliser à celle qu'il attendait depuis un moment que sa maladresse n'était en rien un problème. Personne ne s'était fait mal, il n'y avait pas de problème, il ne lui en voulait pas et la Terre continuait de tourner. Tout allait bien dans le meilleur des mondes. Si au premier abord l'espagnol avait cru que son interlocutrice était d'une timidité incurable, il réalisait qu'il se trompait. A présent, elle semblait plus détendue et parlait avec plus d'aisance, comme si tout allait bien. Car tout allait bien non ? Sans doute n'était-elle pas en confiance avec les inconnus. De mauvais souvenirs peut-être ? Ou juste une méfiance exacerbée ? Peu importait, il n'était pas là pour dresser son profil psychologique non plus. Il était là uniquement pour lui rendre ce qu'il lui avait pris dans le seul but de sauver son emploi.

Elle ne le découvrit cependant qu'après avoir appris son identité et décliné la sienne. S'appeler par des diminutifs, voilà qui forçait la proximité et appelait à être davantage à l'aise. Ce n'était pas gagné en ce qui concernait Evelynn mais Samuel était d'un naturel confiant et sociable, n'ayant aucun mal à aborder le ou la première venue. C'est donc sans détour qu'il lui rendit son bien, ne demandant rien en retour, comme s'il n'était qu'un messager cherchant son destinataire. Evelynn avait l'air d'avoir du mal à croire qu'il n'attendait rien car elle passa de justification en justification jusqu'à aborder le thème de l'art. Ainsi donc, elle était artiste. Voilà le point clé de toute la discussion.

Tout le restait était oublié. Fini les patrons mal-aimables et peu compréhensifs. Fini les chocs et les chutes. Fini les jugements sur ceux qui consommaient de la drogue. Il ne restait plus que l'art et celle qui lui donnait vie. En l’occurrence, Evelynn. C'était d'ailleurs un thème dans lequel elle semblait parfaitement à l'aise vu la façon dont elle en parlait. Quoi de plus normal ? Elle parlait de sa passion, de ce qui la faisait vibrer, vivre même puisqu'elle disait avoir vendu quelques toiles. C'est avec une grande modestie qu'elle évoqua tout son travail et Samuel devinait qu'elle manquait encore de confiance en elle, que ce soit pour la vie de tous les jours ou pour son art. Il le sentait bien. Comme elle le disait, repartir de zéro est démotivant et elle avait fait preuve d'une grande volonté pour tout reprendre. Sa volonté aurait pu partir en fumée, tout comme ce qu'elle avait fait auparavant mais elle s'était pourtant en selle. C'était une bonne chose.


"Au moins vous n'avez pas abandonné. Il faut une sacrée volonté pour tout recommencer, la plupart des gens laissent tomber après une telle chose. Vous avez d'autant plus de mérite de continuer. Considérez ça comme une chance, un moyen de tout changer et de faire encore mieux ! Je connais quelqu'un qui connait quelq... enfin, un ami possède une galerie plutôt pas mal fréquentée. Peut-être qu'il serait intéressé par vos toiles. Cependant, je compte bien être le premier entre lui et moi, à les voir !"

Samuel songeait à parler du travail d'Evelynn à Ruben. Ce dernier était encore jeune et n'y connaissait pas grand chose en art, mais ses parents possédaient une galerie connue. Si le travail de la bibliothécaire était intéressant, c'était une bonne opportunité pour elle. Mais d'abord, il fallait voir ce que cela donnait, bien que Samuel supposait déjà que ce serait de belles toiles. Pour les vendre, il fallait que cela plaise.
Il y avait cependant autre chose de beau d'après Evelynn : l'espagnol à qui elle venait de faire un compliment sans trop le vouloir apparemment. Ce dernier souriait, touché, mais détourna bien rapidement cette phrase, jouant sur les mots. Evelynn n'eut pas l'air de tout de suite faire le rapprochement mais elle percuta et se mit finalement à rire avec lui.

Il n'en rajouta pas une couche cependant. Le but était de faire comprendre à Evelynn qu'elle n'avait pas à rougir de ce qu'elle disait et pensait. Samuel, lui, ne se gênait pas le moins du monde pour le faire. La jeune femme reprit confiance en elle et osa même demander un tutoiement. Ils étaient sur la bonne voie. L'espagnol expliqua rapidement ce qu'il faisait dans la vie, tout comme l'avait fait la bibliothécaire. Cette dernière semblait emballée par l'idée de travailler avec des jeunes. Là dessus, Samuel ne pouvait que la comprendre. Il adorait les gamins.


"Tout à fait. Même à des adultes également, mais c'est moins fréquent."

Il faisait là référence à son travail de coach mais il préférait bien sûr être en contact avec des adolescents, trouvant ce travail bien plus enrichissant que l'autre. Evelynn avait l'air de l'envier, regrettant de ne pas voir plus d'enfants sur son lieu de travail. Pourquoi ne postulait-elle pas à la bibliothèque de l'école dans ce cas ? Elle y trouverait son bonheur et cela ne la changerait sans doute pas trop de son travail actuel.

"Ah ça, ils débordent d'imagination et d'énergie ! Ils sont plus vivants qu'un groupe d'adultes et leur innocence est touchante. Bien que je crois qu'ils arrivent à un âge où l'innocence commence à battre de l'aile. Surtout les garçons !" commenta t-il avec un sourire amusé

Puisqu'Evelynn avait proposé de lui offrir un café chez elle, ils se mirent en route vers l'habitation. Samuel lui avait offert son bras, par politesse, galanterie mais aussi pour prévenir une éventuelle chute. On ne savait jamais. C'est bras dessus bras dessous qu'ils marchèrent tranquillement, à leur rythme, ignorant pour le moment les nuages qui s’amoncelaient. La jeune femme expliquait qu'elle n'habitait pas très loin mais venait cependant en temps normal en moto. C'était plutôt rare de voir une femme à moto. Voilà qui brisait l'image de jeune femme sage et distraite qu'affichait Evelynn jusque là.


"Oh, tu as une moto ? Ca doit être pratique comme moyen de transport. Tu l'as depuis longtemps ? Et oui, j'habite plutôt loin mais j'aime bien marcher alors ça ne me dérange pas. Je vis trois quartiers plus loin. Pas dans le mieux fréquenté des trois, je dois l'avouer, mais je fais avec."


Comme venait de le faire remarquer Evelynn, le temps se couvraient. Il valait mieux qu'ils pressent le pas s'ils ne voulaient pas finir tremper. Samuel avança donc plus rapidement, mais, comme si la pluie les avait entendu, celle-ci se mit à tomber soudainement et en grande quantité. Instinctivement, l'espagnol s'abrita sous la devanture d'un magasin, entrainant donc la bibliothécaire avec lui. A l'abri, il observa les nuages. Visiblement, ce n'était pas près de s'arrêter. Samuel retira son béret et le déposa sur la tête de la jeune femme avant de se pencher vers elle.

"Ca ne couvrira pas grand chose, mais c'est toujours ça. Tiens toi bien, je compte sur toi pour me guider efficacement afin qu'on ne prenne pas trop l'eau !" fit-il avant de la soulever du sol, la portant dans ses bras "C'est parti !"

Sortant de sous la devanture, il se mit à courir sous les trombes d'eau, écoutant ce que lui indiquait Evelynn. Ils auraient pu y aller en courant tous les deux mais Samuel ne voulait pas faire courir la jeune femme, ne désirant pas qu'elle risque encore de chuter même s'il ignorait si c'était dans ses habitudes. Et puis il courait vite, il pouvait la porter facilement -elle était légère comme une plume- et cela leur ferait gagner du temps. Quelques minutes plus tard, ils arrivèrent à destination et purent s'abriter dans le hall. L'espagnol reprit son souffle et déposa Evelynn au sol. Malgré la course, ils étaient bien mouillés. Mais au moins ils étaient au sec.

"Je crois qu'on mérite bien un café après tout ça." lança t-il en riant à demi avant de la regarder "Le béret ne te va pas si mal ! On dirait que tu as une tête à chapeaux."
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MessageSujet: Re: Every Library has a story (surtout ceux qui y travaillent) [Evy/Sam]   Mar 29 Jan 2013 - 8:43

"Au moins vous n'avez pas abandonné. Il faut une sacrée volonté pour tout recommencer, la plupart des gens laissent tomber après une telle chose. Vous avez d'autant plus de mérite de continuer. Considérez ça comme une chance, un moyen de tout changer et de faire encore mieux ! Je connais quelqu'un qui connait quelq... enfin, un ami possède une galerie plutôt pas mal fréquentée. Peut-être qu'il serait intéressé par vos toiles. Cependant, je compte bien être le premier entre lui et moi, à les voir !"

Dans les yeux d’Evelynn, Samuel faisait tout ce qu’il pouvait pour lui faire plaisir. Il l’avait attendu, n’avait rien jugé de ses… besoins, voulait l’aider à montrer ses œuvres alors qu’il la connaissait à peine. Quelqu’un de normal se serait peut-être inquiété de tant de bonnes intentions, mais que celles-ci soient honnêtes ou non, l’artiste amateur ne s’en inquiétait pas. Elle était timide, c’était évident, mais faisait confiance à tous ceux qui faisaient partis de sa vie. Sam avait beau n’être qu’un bel inconnu qu’elle avait rencontré par hasard, mais ça ne l’empêchait pas de le trouver très sympathique et assez charmeur. De plus, s’il pensait vraiment ce qu’il disait, peut-être aurait-elle la chance d’avoir une salle dans une galerie permanente ? Qui sait, si l’ami dont faisait référence son interlocuteur se montrait intéressé, elle avait toutes ses chances.

-Merci beaucoup, mais j’ai eu beaucoup de support pour continuer sur ce chemin. Sans ma copine sans doute jamais je n’aurais continué sur cette route. Je vous donne l’exclusivité sur mes œuvres plutôt qu’à votre ami, c’est certain, mais si vraiment vous lui en parlez et qu’il se montre intéressé, ce serait pour moi… une débouchée des plus extraordinaires.

Le sujet tourna maintenant autour du travail de l’espagnol. Enseigner toute la journée à des enfants pleins d’imagination, même si certains étaient bien souvent enfermés dans leur petit monde (surtout les plus vieux adolescents), devait être des plus extraordinaires. L’imaginaire, l’esprit, l’honnêteté et la franchise, des notions qui se perdaient souvent bien tristement avec l’âge. Demandant quelques précisions sur le public à qui il enseignait, la jeune femme attendit sa réponse, une lueur nouvelle dans les yeux.

"Tout à fait. Même à des adultes également, mais c'est moins fréquent."

Evelynn portait cependant bien moins d’attention au travail que l’hispanique faisait envers les adultes qu’à celui qu’il faisait avec les enfants. Entre ces deux âges, Evy avait toujours préféré l’honnêteté des plus jeunes. Après tout, se tenir avec Eleonnora Davidoff, la reine de l’honnêteté brutale, avait peut-être quelque chose à voir avec ça. Un sourire se dessina sur ses lèvres alors que l’image de la Russe se dessinait dans son esprit, dans une robe noire bien moulante, ses cheveux blonds cascadant délicieusement sur ses épaules nues. Elle ne devait pas penser à ce genre de choses, sinon elle ne parviendrait pas à se concentrer sur la conversation actuelle. Par chance, Samuel ajouta des détails, permettant à l’esprit déjà facilement distrait d’Evy de revenir à la réalité.

"Ah ça, ils débordent d'imagination et d'énergie ! Ils sont plus vivants qu'un groupe d'adultes et leur innocence est touchante. Bien que je crois qu'ils arrivent à un âge où l'innocence commence à battre de l'aile. Surtout les garçons !"

-Ce n’est pas les filles qui deviennent matures plus rapidement ? Je veux dire, les garçons resteront toujours des garçons : placez-en une dizaine autour d’un ballon et revenez les chercher dans quatre heures, c’est toujours comme ça que ça fonctionne… du moins c’était comme ça pour mes frères, après je sais plus… Mais tu en as de la chance, c’est bien certain…

Prenant le chemin de chez elle, acceptant le bras tendu de son interlocuteur, ils se mirent à marcher vers le loft de Nora. Cependant, les nuages qui assombrissaient rapidement le ciel requièrent bien rapidement leur attention, mais avant cela Evy évoqua sa moto, chose qui fit réagir l’hispanique. Elle lui demanda aussi dans quel coin vivait-il, après tout peut-être sa maison était plus près d’ici que son loft.

"Oh, tu as une moto ? Ca doit être pratique comme moyen de transport. Tu l'as depuis longtemps ? Et oui, j'habite plutôt loin mais j'aime bien marcher alors ça ne me dérange pas. Je vis trois quartiers plus loin. Pas dans le mieux fréquenté des trois, je dois l'avouer, mais je fais avec."

-Si j’ai une moto depuis des années… c’est moins cher qu’une voiture et… bah… dans les embouteillages… parfois on a de la chance et on passe entre les taxis. Je te comprends, j’habitais avant un quartier assez malfamé, c’est sans doute à cause de ça que j’ai perdu toutes mes toiles… mais depuis j’ai déménagé.

Le ciel se faisait de plus en plus insistant. Puis soudainement, sans aucun signe avant-coureur, les nuages se vidèrent de leur eau, plongeant New-York sous une averse intense. Samuel réagit aussitôt, entraînant avec lui l’artiste qui lui tenait toujours le bras, s’abritant de façon temporaire. Poussant un soupir, pas vraiment heureuse de voir la pluie ainsi interrompre leur marche, elle se tourna vers Sam et poussa un hoquet de surprise lorsqu’elle aperçut sa main de géant au-dessus de sa tête. Ah… ah… et aussi, il tenait son béret, ce qu’Evy n’avait pas remarqué aussitôt.

"Ca ne couvrira pas grand chose, mais c'est toujours ça. Tiens toi bien, je compte sur toi pour me guider efficacement afin qu'on ne prenne pas trop l'eau ! C'est parti !"

-Hey mais qu’est-ce que tu fais arrête !

Elle aurait sans doute pu argumenter plus longtemps, mais l’espagnol ne lui laissa pas une seconde, la prenant dans ses bras. Refermant ses mains sur elle, sa sacoche pendouillant dans le vide, elle tenta de guider Sam aussi rapidement et efficacement que possible. Après tout, pourquoi tenter de l’empêcher de la porter, il était géant et elle devait bien peser… deux ou trois plumes dans ses bras. Rougissant malgré la fraîcheur de la pluie, elle donna les indications à Samuel, pointant les rues qu’il devait prendre et les raccourcis possible. Une chance qu’elle avait fait ce chemin des dizaines de fois, sinon elle se serait sans doute perdu, son sens de l’orientation étant fort peu efficace. C’était sans doute pourquoi Nora lui avait offert un GPS sur sa moto pour Noël… La balade, même si elle était étrange, restait agréable, et Evy ne pouvait s'empêcher de rire et de pousser des protestations sur un ton rieur à Sam alors qu'il faisait des mouvements secs ou qu'il tournait rapidement à un coin de rue. Quelques minutes plus tard, ils étaient à destination et Evelynn posait de nouveau les pieds sur le sol. Sam semblait essoufflé, mais à part ça, il était en pleine forme.

"Je crois qu'on mérite bien un café après tout ça. Le béret ne te va pas si mal ! On dirait que tu as une tête à chapeaux."

-Une tête à chapeaux ? C’est supposé être un compliment ou une insulte ? demanda-t-elle en lui faisant un clin d’œil.

Elle aussi pouvait faire quelques blagues… parfois… et en fait, elle ne savait vraiment pas s’il lui avait dit qu’elle portait bien les chapeaux… ou alors que ses cheveux étaient moches et méritaient d’être cachées. Sans doute la première option. Mais bon, autant ne pas rester planté devant la porte, Evy se dépêcha de l’ouvrir et monta rapidement avec Sam jusqu’à l’étage de son loft. Dévérouillant la porte rapidement, elle ouvrit, lança son sac à main sur le canapé et fit un tour sur elle-même avant de s’arrêter vers Sam.

-Voilà… c’est le loft où je vis. C’est… euh… supposé être aussi à moi mais… je ne me ferais jamais à cette idée… quoique Nora travaille fort là-dessus. C’est ma colocatrice… et aussi ma… ma chérie…

Elle n’avait pas honte de dire ces mots, ils ne lui semblaient simplement pas naturelle dans sa bouche. Après trois ans à la considérer comme sa meilleure amie, la voir comme sa copine continuait d’être étrange… mais ça s’améliorait chaque jour. Faisant quelques pas vers la cuisine, elle sortit deux tasses d’une armoire ainsi que du café déjà moulu. La présence d’Evy dans le loft avait amené quelque chose de nouveau dans la vie de Nora : de la nourriture… fraîche… et non pas provenant chaque soir d’un restaurant différent. Elle commença à faire infuser le café, offrant une chaise autour du comptoir central à Sam.

-Installe toi… je vais commencer le café et j’irai me changer après… euh… tu veux peut-être aussi qu’on passe tes fringues dans la sécheuse je euh… je crois pas avoir de quoi taille géant dans mes tiroirs… ah si, peut-être une couverture… ajouta-t-elle avec un clin d’œil encore une fois.
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MessageSujet: Re: Every Library has a story (surtout ceux qui y travaillent) [Evy/Sam]   Mar 29 Jan 2013 - 16:43

Samuel était prêt à tout pour aider son prochain. Mais encore fallait-il que ce prochain soit mutant. Il ignorait si Evelynn était humaine ou mutante, c'était relativement difficile à deviner juste en regardant quelqu'un. Si ce n'était pas le cas, les mutants seraient connus de la population depuis bien longtemps. Ceux chez qui la mutation sautait aux yeux se cachaient, tout simplement. Mais la majorité vivait parmi les humains, comme tout le monde, évitant de se servir de leurs pouvoirs en public pour ne pas attirer l'attention. Néanmoins, certains pouvoirs pouvaient être utilisés sans être remarqués. Etait-ce le cas d'Evelynn ou bien était-elle une banale humaine parmi les autres ? Samuel supposait qu'il n'était pas prêt de le savoir. Qui d'autre que lui ou certains membres de la Confrérie dévoilerait ses pouvoirs devant le premier inconnu venu ? C'était dans ces moments là que l'espagnol regrettait la présence de son meilleur ami Ruben. Ce dernier était capable de différencier mutants et humains juste en les regardant, devinant également leurs capacités. C'était pour cette raison que les deux hommes étaient souvent fourrés ensemble, Samuel préférait de loin la compagnie des mutants. Mais il appréciait également les femmes et Evelynn avait la chance d'en être une. Timide, maladroite, manquant de confiance en elle, mais volontaire et avec une âme d'artiste. Les efforts qu'elle avait fourni pour reprendre tout son travail à zéro donnait envie à Samuel de lui filer un coup de pouce. Et puisque les parents de Ruben possédaient une galerie d'art, c'était l'occasion. Il ne pouvait pas non plus se porter garant du travail fourni par la jeune femme sans l'avoir vu auparavant cependant.

"Vous avez de la chance d'avoir d'avoir des proches pour vous soutenir. Mais c'est tout de même vous qui avez fait l'effort. Ca vous dérange si, une fois chez vous, je photographie quelques unes de vos toiles pour lui montrer ? Je ne suis pas un expert moi... mais j'aime ce qui est fait avec le coeur. C'est sans doute votre cas."

Samuel était loin de se douter que la copine en question était bien plus qu'une simple amie. Il supposait simplement qu'Evelynn était du genre à avoir peu d'amis mais que ces derniers soient fidèles et dévoués, la soutenant dans tout ce qu'elle entreprenait. Elle avait l'air d'espérer que les propriétaires de la galerie dont il parlait se montreraient intéressés. L'espagnol n'en savait rien mais il pouvait toujours leur proposer. Le reste était entre leur main, il ne pouvait rien promettre mais au moins, il aurait tenté de lui filer un coup de pouce. Si ça carrière en valait la peine, il aurait été dommage qu'elle ne puisse percer par manque de contacts.

Samuel, lui, ne manquait pas de contacts. La plupart de son entourage se composait de mutants en tout genre mais également d'enfants. Comme il l'expliquait à Evelynn, il était professeur de sport et donc en contact fréquent avec eux. Il ne manqua pas de préciser que les enfants ne le restaient jamais longtemps, grandissant plus vite qu'on ne le croyait. A vrai dire, il se rappelait de certains de ses élèves qu'il avait pris la main dans le sac en train d'espionner le vestiaire des filles... ou encore la voisine sous sa douche. C'était de leur âge après tout. Evelynn donna son avis sur la question, révélant qu'elle avait été entourée de frères. Elle était restée bien féminine pour quelqu'un ayant grandi parmi des garçons.


"Si, les filles murissent plus vite à leur façon. Les garçons ont tendance à rester de grands enfants... mais ce n'est pas pour autant qu'ils ne deviennent pas des hommes, crois moi ! Les voir ainsi grandir et évoluer, ça donne envie d'avoir ses propres enfants. Tu ne trouves pas ? Je suis surpris que tu n'aies pas été influencée plus que ça par tes frères en tout cas. Tu pratiques un sport d'ailleurs ?"

Le sport actuel qu'ils pratiquaient tout deux était de simplement marcher jusqu'à l'appartement d'Evelynn pour y prendre un bon café. Ni l'un ni l'autre n'avait pris son véhicule personnel pour venir à la bibliothèque et ils étaient donc bien obligés de se rendre à pieds jusque chez la jeune femme. Ce n'était pas comme si la marche allait les tuer ! Evelynn expliqua qu'elle possédait une moto et en détailla les avantages avant de révéler qu'elle vivait auparavant dans un quartier mal famé, tout comme Samuel. Ce dernier se demandait ce qui avait bien pu arriver dans ce dit quartier pour qu'elle perde ainsi son travail. L'oeuvre de vandales peut-être ? Lui qui n'aimait pas l'injustice, il aurait bien aimé donner une correction à ces derniers si c'était bien ce qu'il s'était produit.

"Que s'est-il passé ? On t'a volé ? Détruit tes oeuvres pour te nuire ? L'être humain déborde d'idées pour ennuyer son prochain..." constata t-il, l'air navré

Le temps jusqu'à présent stable tourna à l'orage, les forçant à trouver abri sous une devanture de magasin. Samuel ne désirait pas rester sous la pluie ou planté là à attendre que l'averse passe. Il le voulait son café ! De plus, il était curieux de voir où vivait Evelynn depuis qu'elle avait quitté son ancien logement. Sans lui demander son avis ou lui expliquer ce qu'il allait faire, il lui confia son béret et la transporta dans ses bras, courant sous l'eau tout en suivant les indications que lui donnait la jeune femme. A plusieurs reprises, il dû faire quelques arrêts brusques et même certains dérapages afin de ne pas se tromper de voie. Il faisait de son mieux pour se dépêcher et qu'ils ne soient pas trop trempés, mais il devait avouer que cette balade sportive l'amusait plus qu'autre chose, surtout à cause des réactions de la bibliothécaire.

En peu de temps, ils arrivèrent à leur destination et purent respirer à l'abri. Samuel constata alors qu'un tel couvre-chef allait bien à Evelynn, la qualifiant ainsi de tête à chapeaux. Cette dernière répliqua aussitôt, demandant comment elle devait le prendre. Elle n'avait pas tort. Généralement, être traité de "tête de..." était péjoratif. Tête de linotte, tête de noeuds, tête d'ampoule... Tant de mots pour tant d'insultes différentes. Pourtant, Samuel ne l'insultait pas, bien au contraire. Mais il avait saisi qu'elle ne faisait que plaisanter, le prenant lui aussi au mot tout comme il l'avait fait jusqu'à présent. Laissant échapper un rire, l'espagnol préféra néanmoins préciser.


"J'ai aussi une tête à chapeaux il parait. Dis toi qu'on est deux, comme ça." répliqua t-il en faisant un clin d'oeil, lui laissant deviner ce qu'il sous-entendait

Il la suivit ensuite docilement, attendant qu'elle déverrouille les différentes portes. C'était bien différent de par chez lui où n'importe qui pouvait pénétrer dans les halls et différents étages. Une fois dans le loft, Samuel resta planté à l'entrée, n'osant pas trop avancer de peur de salir. Il fallait dire que l'appartement était si immense, si beau, qu'il avait l'impression de faire tâche dans le décor. Elle vivait vraiment là ?! Mais le loyer devait coûter une véritable fortune ! Il avait bien vu, lorsqu'il courait, qu'ils avaient rejoint un quartier aisé, mais il ne s'attendait pas à ce que ce soit à ce point. Bibliothécaire, ça devait bien payer. Ou alors le peu de toiles qu'elle avait vendu s'était monnayées à prix d'or !

Frottant ses pieds sur le paillasson, il se décida finalement à avancer sans cesser de regarder autour de lui. Mais Evelynn révéla quelque chose à laquelle il ne s'attendait vraiment pas. Elle avait donc une colocataire et c'était à elle que l'endroit appartenait. Mais cette dernière se trouvait également être... la chérie d'Evelynn ? Samuel était on ne peut plus surpris d'entendre ça, ne s'étant pas attendu un seul instant à ce qu'elle puisse aimer les femmes. Après tout, ce n'était pas écrit sur son front.


"J'espère que ça ne la dérange pas que je sois là dans ce cas, je ne voudrais pas m'incruster. En tout cas c'est un superbe endroit, tu as de la chance ! Je vais avoir honte de mon appartement maintenant." répondit-il avec un léger rire

Puisqu'Evelynn s'avança vers la cuisine, Samuel fit de même mais s'arrêta en cours de route lorsque quelque chose attira son regard. Un tableau, immense, représentant une belle femme, trônait dans le salon, exposé contre l'un des murs. Samuel n'aurait su dire si c'était l'oeuvre ou le modèle qui était particulièrement beau mais c'était en tout cas des plus réussis. Il l'admira quelques instants avant de rejoindre la jeune femme, s'asseyant là où elle le lui proposait. Elle lui fit une autre proposition, celle de quitter ses vêtements mouillés le temps qu'ils sèchent. Pas spécialement pudique, cela ne dérangeait pas l'espagnol de se dévêtir, s'amusant de la blague d'Evelynn qui disait ne rien avoir à lui offrir en échange en guise de vêtements, à part peut-être une couverture.


"Une couverture, ça sera parfait. Au pire, je resterais en pantalon, il est un peu moins mouillé, ce n'est pas bien grave. Je ne veux juste pas tâcher le mobilier. Et je me doute bien que tu n'as rien à ma taille... De toute façon, je ne crois pas qu'une robe ou une jupe m'irait très bien !" fit-il tout en retirant son veston puis sa chemise, attendant de savoir où il pouvait les déposer "C'est toi qui a fait la toile du salon ?" demanda t-il, ne voulant pas la complimenter si ce n'était pas elle qui l'avait peint

Même si elle était une artiste, chacun était libre d'avoir des oeuvres d'un autre après tout.
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MessageSujet: Re: Every Library has a story (surtout ceux qui y travaillent) [Evy/Sam]   Mer 30 Jan 2013 - 8:34

"Vous avez de la chance d'avoir d'avoir des proches pour vous soutenir. Mais c'est tout de même vous qui avez fait l'effort. Ca vous dérange si, une fois chez vous, je photographie quelques unes de vos toiles pour lui montrer ? Je ne suis pas un expert moi... mais j'aime ce qui est fait avec le coeur. C'est sans doute votre cas."

-Euh... oui bien sûr je oui enfin oui vous pourrez prendre des photos sans problème. Je vous montrerai les meilleurs. De toute façon, je n’ai pas eu énormément de temps pour tout recommencer. C’est un travail de longue haleine… Mais c’est payant au final… le résultat je veux dire… Du moins lorsque je suis fière de moi…

Perfectionniste jusqu’à la pointe des ongles, Evelynn était rarement satisfaite de son travail. Que ce soit une nouvelle toile, un dessin sur lequel elle travaillait depuis des semaines, Il était très difficile pour elle de s’auto féliciter. Sa compagne lui reprochait souvent ce vilain défaut, jugeant la plupart de ses œuvres comme magnifique, et peut-être avait-elle raison, mais pour l’artiste, il en fallait toujours plus, toujours mieux. C’était pour cette raison qu’elle avait caché la toile faite de Nora à son insu pendant si longtemps, elle craignait en fait l’opinion de celles-ci. Son défaut agissait aussi sur le nombre peu élevé de contrats qu’elle avait obtenu : qui engagerait une bibliothécaire qui n’avait même pas confiance en son propre travail ? Pas beaucoup de propriétaire de galeries, malheureusement, et à New-York, la jeune femme n’était pas la seule à essayer de percer dans le domaine.

Retournant la question à son interlocuteur, à savoir ce qu’il faisait dans la vie, sa réponse fit sourire la jolie bibliothécaire. Travailler avec des enfants devait être assez captivant chaque jour, et elle aurait aimé pouvoir être aussi bien entraîné. Elle fit une supposition cependant, selon laquelle les filles vieillissaient plus rapidement que les garçons. Samuel eut tôt fait de clarifier ses paroles, apportant la précision qu’espérait Evelynn.


"Si, les filles murissent plus vite à leur façon. Les garçons ont tendance à rester de grands enfants... mais ce n'est pas pour autant qu'ils ne deviennent pas des hommes, crois moi ! Les voir ainsi grandir et évoluer, ça donne envie d'avoir ses propres enfants. Tu ne trouves pas ? Je suis surpris que tu n'aies pas été influencée plus que ça par tes frères en tout cas. Tu pratiques un sport d'ailleurs ?"

-Avoir mes… euh… propres enfants ?

Elle n’y avait jamais songé, ne s’étant tout simplement jamais posé la question jusqu’à présent. Bien sûr il lui était arrivé de rêver à une table entouré d’enfants, mais maintenant, avec sa situation avec Nora, était-ce encore possible ? Pouvaient-elles avoir la garde d’un orphelin ou alors… devenir mère porteuse ? Elle devrait sans doute en glisser un mot à sa belle compagne, ne sachant pas exactement ce qu’elle-même en pensait. Ces réflexions devaient peut-être se partager après tout.

-Je… je n’y ai jamais vraiment pensé sérieusement en fait, et ma mère à fait bien attention à ce que mes frères restent des hommes et moi une femme. Je m’entends très bien avec l’un deux, mais l’autre c’est une autre histoire. Et pour répondre à ta dernière question : non je ne pratique pas de sport en particulier. Vu ma maladresse, c’est à peine si je parviens à me rendre sur mon lieu de travail sans me blesser, ajouta-t-elle avec un sourire voilé. Et toi ? Rêves-tu ou… as-tu des enfants ?

Parlant d’œuvres, Evelynn avoua avoir perdu ses précédentes œuvres à cause de vandales, de piètres voleurs qui n’avaient rien à perdre et surtout rien à gagner à entrer ainsi dans son appartement. Cela avait l’air d’affecter Samuel, qui semblait vouloir leur donner une bonne correction.

"Que s'est-il passé ? On t'a volé ? Détruit tes oeuvres pour te nuire ? L'être humain déborde d'idées pour ennuyer son prochain..."

-Je… je sais… je euh… je ne suis pas du genre à me rapprocher de euh… de tout le monde non plus tu sais… je suis plutôt recluse d’office. Mais je ne sais pas, tu me mets en confiance je crois… Mon appartement a été défoncé, j’ignore par qui. Toutes mes œuvres ont été déchirées, irrécupérables. Je n’ai pu sauver que mes cahiers à croquis…

Alors qu’Evelynn semblait s’attrister, revoyant dans sa tête l’image de son ancien domicile, des morceaux de toiles partout, l’orage la ramena à la réalité, et surtout le geste de Samuel qui l’amena aussitôt en sécurité relative. Jugeant qu’il était plus rapide de la transporter, l’espagnol la saisit et se mit à courir sous la pluie, faisait rire Evelynn par la même occasion qui protestait de façon bien peu sérieuse. Il ne fallut que quelques minutes pour que les deux jeunes gens arrivent à destination. Répondant au commentaire de son interlocuteur à propos de son couvre chef, Samuel lui fit un clin d’œil, ajoutant :

"J'ai aussi une tête à chapeaux il parait. Dis toi qu'on est deux, comme ça."

-Alors ça doit être un compliment… tête à chapeaux va !

Entrant à l’intérieur rapidement, ses cheveux collant sur ses épaules et son visage, la jeune femme se dirigea vers la cuisine afin de couler leur café bien mérité. Cependant, avant de se reposer, elle devait faire quelque chose pour qu’ils évitent de prendre froid. Même si ils n’avaient été touché par la pluie que très peu de temps, la force de l’averse lui avait trempé le corps de tout son long. Avouant ensuite que le loft n’était pas exactement le sien, la réaction de Sam fut des plus gentlemanesque.

"J'espère que ça ne la dérange pas que je sois là dans ce cas, je ne voudrais pas m'incruster. En tout cas c'est un superbe endroit, tu as de la chance ! Je vais avoir honte de mon appartement maintenant."

-Non non, sens toi bien à l’aise. Tu es le bienvenue ici, ça me fait plaisir d’avoir de la compagnie, surtout une aussi charmante compagnie… euh… oh pardon j’ai recommencé…

N’était pas spécialement à l’aise lorsqu’elle recevait des compliments, en dire ne serait-ce qu’un seul à quelqu’un qu’elle ne connaissait pas depuis bien longtemps la gênait, et sans doute gênait-il son compagnon aussi. Détournant le sujet, proposant plutôt qu’ils quittent leur vêtement humide, Samuel répondit avec l’humour, ce qui fit sourire Evelynn

"Une couverture, ça sera parfait. Au pire, je resterais en pantalon, il est un peu moins mouillé, ce n'est pas bien grave. Je ne veux juste pas tâcher le mobilier. Et je me doute bien que tu n'as rien à ma taille... De toute façon, je ne crois pas qu'une robe ou une jupe m'irait très bien ! C'est toi qui a fait la toile du salon ?

-Dommage, je te verrais bien avec un kilt… dépose tes affaires sur le comptoir, je vais aller te chercher de quoi te mettre sur le dos en attendant. Et euh… si c’est moi… c’est une des premières que j’ai fait avec un modèle… c’est Eleonnora, ma compagne.

Quittant momentanément la salle, elle entra dans sa chambre, retirant sa tenue collante et humide. Saisissant une serviette dans un tiroir, elle essuya rapidement le surplus d’eau qui restait sur sa peau nue avant d’enfiler une paire de jeans confortable. Enfilant un soutien-gorge par la même occasion, elle tenta de s’essuyer les cheveux, mais ils avaient déjà absorbé beaucoup d’eau et n’abandonneraient pas aussi facilement. Abandonnant donc l’idée d’être parfaitement sec, elle se releva, ouvrit un autre tiroir… et poussa un cri de peur. Une araignée, grosse, velue, noire, à 32 pattes, l’attendaient, un regard carnassier rivé sur elle. Cela semblait sans doute invraisemblable, mais avec le don d’Evy qui lui jouait des tours, c’était bien ce qu’elle voyait. Son don se transforma en vague de peur, affectant tout le monde autour d’elle, autant les voisins sous elle que son compagnon qui l’attendait dans l’autre salle. Saurait-il en état de résister et de garder son esprit ? Elle n’était pas directement à ses côtés, et peut-être son esprit était assez fort pour l’ignorer. Elle l’espérait, car elle était pétrifié, assise au sol, les mains posées de chaque côté de son corps, tremblante, devant une vision cauchemardesque… d’une toute petite araignée.
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MessageSujet: Re: Every Library has a story (surtout ceux qui y travaillent) [Evy/Sam]   Mer 30 Jan 2013 - 22:12

Evelynn semblait réellement douter d'elle-même ou en tout cas être trop dur envers elle. Dans un sens, c'était tout à son honneur d'être aussi perfectionniste qu'elle avait l'air de l'être, prouvant qu'elle ne se contentait pas d'un travail à peu près bien fait. Cela ne donnait sans doute que plus de valeurs à ses toiles et Samuel était vraiment curieux de voir quel genre d'oeuvres elle peignait. Elle disait ne vouloir lui montrer que les meilleures mais qu'entendait-elle par là ? C'était elle qui les voyait comme étant mieux que les autres mais ce n'était sans doute pas de l'avis de tous. Pour juger, il fallait qu'il voit tout !

"Au moins, on peut être certain que votre travail est réalisé avec professionnalisme et que ce n'est pas juste un passe-temps comme ça, pour le loisir. Enfin, j'imagine que puisque ça vous passionne, ça reste un loisir couplé à un travail, ce qui n'est que d'autant mieux. Mais je tiens bien à voir tout ce que vous avez à montrer et pas juste quelques toiles !"

Samuel avait également la chance de pratiquer un métier qui lui permettait également d'avoir accès à son loisir favori : faire du sport. En tant que professeur d'éducation physique, il était également en contact avec des enfants, ce qui ne pouvait que le combler. Il ne pouvait rêver d'avoir meilleur métier. Puisque les enfants avaient l'air d'être un sujet qui enthousiasmait Evelynn, l'espagnol lui fit remarquer que cela donnait envie d'avoir ses propres enfants. Cette constatation sembla laisser la jeune femme dubitative, pensive. Apparemment, elle n'y avait jamais songé avant. Elle finit néanmoins par lui retourner la question. S'il désirait des enfants ? Plutôt deux fois qu'une mais encore fallait-il qu'il trouve leur mère, une mutante, bien entendu.

"Et ça ne te donne pas envie ? Moi j'adorerais en avoir, oui. Mais sans doute pas tout de suite. De toute façon, ce n'est pas comme si j'étais en couple !" fit-il remarquer en souriant "On ne peut pas s'entendre avec tout le monde, pas même sa famille. Au moins, tu l'as encore, c'est déjà ça, même s'il y a des tensions. Et ta maladresse ne doit pas être un frein, au contraire. Je pense même que le sport peut t'aider à la réduire un minimum."

Ce n'était pas la première fois qu'Evelynn évoquait ses anciennes toiles, détruites d'une façon encore inconnue pour le latino. Cela avait eu lieu à son ancien appartement et Samuel était curieux de savoir par quel jeu de circonstances les choses s'étaient produites. Il pouvait s'agir d'un banal accident comme d'une tentative volontaire de lui nuire. C'est malheureusement cette version que la jeune femme révéla. Qui aurait pu agir de la sorte ? Quelqu'un lui en voulait-il en particulier ? Plein de questions fourmillaient dans l'esprit de l'espagnol mais il n'en posa aucune afin de ne pas peiner Evelynn. Parler de tout ça devait être éprouvant pour elle, tout comme elle le disait.

"J'espère que ces salauds ne feront plus de mal à qui que ce soit. Franchement, s'en prendre à du matériel, c'est vraiment petit de leur part... quelle preuve de courage ! Enfin, au moins tu n'as pas été blessée toi, c'est déjà ça. Ton talent reste intact même si tu as beaucoup perdu."


Samuel serrait le poing qu'il aurait bien aimé balancer au visage des coupables. Malheureusement, il ne risquait pas de les retrouver juste comme ça. Et puis, c'était le passé... Il desserra donc le poing, se souvenant qu'il avait donné son bras à Evelynn et qu'il valait mieux ne pas trop la brusquer. Cependant, il n'eut d'autre choix que de le faire lorsque la pluie s'abattit sur eux afin de la mettre à l'abri. Usant de ses jambes et de ses bras, il la transporta finalement jusqu'à son appartement pour s'y rendre en vitesse et échapper rapidement à l'eau. Peu après, ils étaient au sec dans le hall de l'immeuble où vivait la bibliothécaire. A peine furent-ils arrivés qu'ils se taquinèrent l'un l'autre à propos d'un qualificatif que venait d'utiliser Samuel. Pour réagir de la sorte, Evelynn s'était vraiment détendue et cela faisait plaisir à l'espagnol qui se mit à rire.

Peu après, ils étaient dans l'appartement que Samuel pu admirer. Il ne s'attendait vraiment pas à un tel palace et ne pouvait s'empêcher de détailler la décoration. A vrai dire, il y cherchait surtout les oeuvres de la jeune femme. Quand on était artiste, on s'exposait d'abord chez soi-même... non ? Mais sans le vouloir, Samuel compara son appartement et celui-là. A côté, le sien était ridicule et il le fit remarquer avec humour. Evelynn lui affirma cependant qu'il n'avait pas à se sentir mal, le complimentant à nouveau involontairement. L'espagnol eut un sourire amusé.


"Alors je tâcherais de rester charmant jusqu'au bout !"

Tandis qu'Evelynn préparait le café, elle lui proposa d'ôter ses vêtements pour les mettre à sécher. Elle n'avait cependant rien à lui donner en attendant, à part peut-être une couverture. Au pire, cela faisait très bien l'affaire mais Samuel ne comptait pas lui imposer trop d'exposition de peau nue. Elle répliqua avec humour et affirma qu'elle allait lui rapporter quelque chose pour compenser, ne manquant pas de confirmer que la toile exposée dans le salon était bien d'elle. Et que le modèle utilisé était sa compagne. Sa compagne ? Samuel reporta les yeux sur le tableau. Il devait s'agir d'une très belle femme si Evelynn avait réussi à la retranscrire parfaitement sur une toile. Parfois, l'amour rendait aveugle et enjolivait les choses. Mais était-ce le cas là ? Difficile à dire.

"Je ne t'avais pas dit que mon sport fétiche était le lancer de troncs ?"
répondit-il avec un sourire amusé, faisant référence aux sports typiquement écossais puisqu'ils parlaient de kilt "Et ne t'embête pas trop pour moi hein. Au pire je ferais sans, je ne suis pas frileux. Quoiqu'il en soit, je crois que j'ai sous-estimé ton talent. Tu es encore plus douée que je ne le pensais."

Evelynn s'absenta, probablement pour se changer et lui rapporter peut-être la fameuse couverture. En attendant, Samuel s'était redressé pour retirer son veston et sa chemise qu'il avait déposé à l'endroit désigné par la jeune femme. Une fois fait, il fit quelques pas dans le salon pour continuer d'admirer ce qui l'entourait. C'était vraiment un endroit agréable à vivre bien qu'un peu grand pour seulement deux personnes. Au moins, elles pouvaient inviter du monde sans problème. Quelque chose sortit néanmoins l'espagnol de sa contemplation. Un cri venait de résonner. Il était proche mais un peu étouffé, comme s'il venait d'une autre pièce. Evelynn ! Que lui arrivait-il ? Samuel fit volte face, prêt à foncer vers la porte où elle avait disparue mais finalement, il se figea. Il se sentait soudainement mal. Quelque chose lui disait de ne pas aller dans cette pièce, comme s'il avait soudainement peur de ce qu'il pouvait y avoir derrière. Il recula même d'un pas, craintif. Mais il se souvint qu'Evelynn y était et qu'elle avait sûrement besoin d'aide. Secouant la tête comme pour faire disparaitre cette désagréable sensation qui prenait aux tripes, Samuel se dépêcha d'atteindre la porte.

Sans attendre davantage, il se précipita dans la pièce, ouvrant la porte à la volée. Evelynn était là, agenouillée sur le sol, à demi vêtue, ses bras l'entourant comme si elle cherchait à se protéger de quelque chose d'invisible... car il n'y avait rien dans la pièce. Mais elle avait vraiment l'air terrorisée... Le plus stupéfiant était ce qui l'entourait. Comme une sorte d'aura noirâtre. C'était léger mais bien présent. Qu'était-ce ? Aussitôt, Samuel pensa à l'oeuvre d'un mutant. Ce n'était pas "normal" et cela ressemblait un peu à la manifestation d'un pouvoir. Qui pouvait donc en vouloir à Evelynn ? Samuel s'approcha et prit la jeune femme dans ses bras. Cette dernière tremblait et l'espagnol la serra contre lui, se voulant rassurant. Il ignorait ce qui lui arrivait mais il ne voulait pas rester sans rien faire.


"Ca va aller Evy, je suis là... Calme toi, tout va bien, il n'y a rien, juste nous deux." fit-il doucement d'une voix calme

Elle fixait un tiroir entrouvert devant elle. Qu'y avait-il là dedans ? Samuel se pencha et ne vit rien au premier coup d'oeil. Il finit néanmoins par remarquer une petite bête noire qui trainait sur les vêtements. Une araignée. L'espagnol regarda la jeune femme puis la bestiole et essaya de faire le lien. Que se passait-il bon sang ? Il se souvenait de cette peur qu'il avait ressentie. Etait-ce ça qui avait tout déclenché ? Dans le doute, il préféra agir plutôt que d'attendre. Lâchant délicatement la bibliothécaire, il attrapa l'araignée entre ses mains et, sans qu'Evelynn puisse la voir à nouveau, il ouvrit la fenêtre avant de la balancer dehors, loin d'eux. Il referma la fenêtre puis s'agenouilla à nouveau près de la jeune femme. Doucement, il lui prit les mains dans les siennes.


"C'est fini. Ca va aller ? Je peux faire quelque chose ?"
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MessageSujet: Re: Every Library has a story (surtout ceux qui y travaillent) [Evy/Sam]   Jeu 31 Jan 2013 - 1:37

"Au moins, on peut être certain que votre travail est réalisé avec professionnalisme et que ce n'est pas juste un passe-temps comme ça, pour le loisir. Enfin, j'imagine que puisque ça vous passionne, ça reste un loisir couplé à un travail, ce qui n'est que d'autant mieux. Mais je tiens bien à voir tout ce que vous avez à montrer et pas juste quelques toiles !"

-Bon… bon très bien je vous montrerai le tout alors !

Son interlocuteur se montrait bien plus qu’intéressé : il semblait vraiment prendre à cœur de voir son travail pour le montrer à son contact, et ça réchauffait le cœur d’Evy, d’être tombée (littéralement) sur une bonne personne. Continuant sur un sujet bien différent, Sam parla de lui et de ce qu’il faisait comme travail, lui racontant qu’il passait ses journées avec des enfants à faire du sport. Se demandant s’il était un père, elle lui posa la question directement.


"Et ça ne te donne pas envie ? Moi j'adorerais en avoir, oui. Mais sans doute pas tout de suite. De toute façon, ce n'est pas comme si j'étais en couple ! On ne peut pas s'entendre avec tout le monde, pas même sa famille. Au moins, tu l'as encore, c'est déjà ça, même s'il y a des tensions. Et ta maladresse ne doit pas être un frein, au contraire. Je pense même que le sport peut t'aider à la réduire un minimum."

-Le sport ? M’aider ? Je fuyais déjà le ballon lorsque j’étais petite, ce n’est certainement pas prêt de s’améliorer. Tout ce qui entraîne un minimum de coordination… me fait terminer sur le dos, avec une douleur au crâne bien souvent. Peut-être oui j’aurais envie d’avoir des enfants… mais je n’y ai jamais pensé sérieusement. Qu’en est-il de ta famille ? D’où viens-tu ?

Elle ne savait pas si c’était un sujet sensible chez son interlocuteur, mais elle lui posa la question directement, comme elle en avait l’habitude. Dérivant doucement vers son ancien domicile et ses anciennes toiles, Evy raconta brièvement ce qui s’était passé, que des voleurs s’étaient introduits chez elle, avait volé ce qu’ils avaient trouvés et détruit ce qu’ils pouvaient détruire. Son ton de voix changeait doucement, évoquant plutôt la peine que le plaisir qu’elle ressentait quelques instants plus tôt, le regard vide.

"J'espère que ces salauds ne feront plus de mal à qui que ce soit. Franchement, s'en prendre à du matériel, c'est vraiment petit de leur part... quelle preuve de courage ! Enfin, au moins tu n'as pas été blessée toi, c'est déjà ça. Ton talent reste intact même si tu as beaucoup perdu."

-Je n’étais même pas là en fait… j’ai découvert le tout… sans doute des heures plus tard. Je me suis enfui après avoir fait quelques pas dans mon ancien chez moi, j’avais trop peur de… de tomber sur eux…

Elle sentit les muscles du bras de Samuel se contracter sous sa main, mais ne dit rien. Est-ce que ce qu’elle disait le mettait en colère ? Ou bien avait-il vécu quelque chose de semblable dans sa vie à un autre moment ? Plusieurs questions qu’elle n’osait pas demander, ne voulant pas offenser son interlocuteur. Cependant les muscles tendus de Sam se relâchèrent bien rapidement alors qu’il l’attrapait pour la couvrir de la pluie devant un petit magasin, en profitant pour mettre son chapeau sur sa tête avant de la transporter, à la course, jusqu’à chez elle. La balade « forcée » lui fit le plus grand bien, laissant libre court à la folie du moment, les gouttes d’eau tombant sur son visage alors que Samuel continuait de courir plus vite chaque seconde.

Ils furent à son appartement bien rapidement, chacun maintenant trempé jusqu’aux os. Montant à l’intérieur, Evelynn complimenta encore son interlocuteur sans le vouloir. Il était charmant, et méritait ses douces paroles, mais elle ne voulait pas le gêner. Après tout, ils ne se connaissaient pas beaucoup et pas depuis longtemps, et elle aurait très bien compris qu’il ne se sente gêné un minimum devant ses mots, mais rien n’y faisait : Sam gardait un sourire aux lèvres et semblait prendre le tout avec légèreté.


"Alors je tâcherais de rester charmant jusqu'au bout !"

-Chez toi, en tout cas, ça semble naturel, c’est certain, ajouta-t-elle, souriante, un petit rire s’échappant de ses lèvres.

Proposant ensuite qu’ils se changent pour éviter de prendre froid, elle mentionna qu’il y avait peu de chance que Sam trouve des vêtements à sa taille ici. Deux femmes habitaient ici après tout, et ni elle ni Nora n’avaient la taille de l’espagnol. Lançant une boutade sur le fait qu’il serait tout de même séduisant dans un kilk écossais, Samuel en rajouta, riant de lui-même.


"Je ne t'avais pas dit que mon sport fétiche était le lancer de troncs ? Et ne t'embête pas trop pour moi hein. Au pire je ferais sans, je ne suis pas frileux. Quoiqu'il en soit, je crois que j'ai sous-estimé ton talent. Tu es encore plus douée que je ne le pensais."

-Tu es simplement trop gentil… Et tu as la carrure pour le lancer de troncs d'arbre, c’est… impressionnant.

Rougissant légèrement, elle quitta la salle avant d’en dire plus, laissant Samuel réfléchir sur ses dernières paroles. Refermant la porte, elle voulut se changer en paix, mais fut rapidement interrompue par la présence d’une araignée gigantesque qui campait dans ses tiroirs, cadeau de son don empoisonné, bien évidemment. Même si son esprit tentait de rationaliser, même si elle savait qu’une telle chose était impossible, rien n’y faisait : la frayeur avait pris le contrôle de son corps sans qu’elle n’ait aucune chance de s’en échapper. Poussant un cri, elle tomba rapidement au sol, appuyé contre un mur, le regard figé, les mains serrées sur son corps.

Sam entra quelques secondes plus tard, mais dans l’esprit de la jeune femme, ce n’était pas un espagnol joli garçon au torse nu qui venait d’entrer, mais plutôt quelque chose de plus… monstrueux. Dans son esprit, l’hispanique avait désormais des cornes sur la tête, ses yeux illuminaient comme si une flamme vivait en eux, des griffes s’ajoutaient aux mains pleines de sang de celui-ci. Cela ne dura qu’une seconde, mais ce fut suffisant pour arracher un nouveau cri de panique à Evy. Son attention revint aussitôt sur l’araignée monstrueuse qui la toisait, maintenant à quelques centimètres d’elle, du moins dans son esprit. En réalité, elle était toujours dans le tiroir et bougeait à peine. Sam la rejoint aussitôt, tentant de la rassurer au mieux.


"Ca va aller Evy, je suis là... Calme toi, tout va bien, il n'y a rien, juste nous deux."

-A…A…Arai…Araignée… monstre….

Samuel sembla comprendre, en suivant le regard de la jeune femme, ce qui se passait. Alors qu’il se dirigeait vers le tiroir ouvert, dans l’esprit d’Evy, elle le vit traverser le corps de l’araignée monstrueuse. Elle continuait de trembler, incapable de se contrôler. Sa malédiction frappait à nouveau sans qu’elle ne puisse le contrôler. Cependant l’action banale de l’espagnol, soit de faire sortir l’araignée par la fenêtre, mit fin à la source de peur de l’artiste, et son don, comme un moteur sans carburant, mourut aussitôt, ramenant à la réalité la jeune femme encore tremblante. Alors que Sam se rapprochait d’elle, ses yeux se fixèrent sur les siens, son cœur toujours incapable de se calmer. L’espagnol saisit ses mains dans les siennes, puis tenta encore une fois de la calmer.

"C'est fini. Ca va aller ? Je peux faire quelque chose ?"

Le cerveau d’Evelynn commençait à se réveiller, à comprendre ce qui venait de se passer. Même en sachant quelle était la source de peur et qu’est-ce qui avait rendu une toute petite araignée en créature de l’enfer, elle avait toujours du mal à se calmer. La présence de Sam cependant l’aida grandement à reprendre son souffle, à respirer et à tenter de reposer son cœur affolé.

-Je… je euh… je c’est euh… non il n’y a rien… à faire pardon je euh… j’ai paniqué je… ça m’arrive parfois c’est euh… c’est… pardon je ne voulais pas… t’inquiéter…
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MessageSujet: Re: Every Library has a story (surtout ceux qui y travaillent) [Evy/Sam]   Jeu 31 Jan 2013 - 14:11

Si Samuel avait accepté l'invitation à prendre un café, c'était avant tout par politesse et pour passer un peu plus de temps avec une charmante jeune femme même s'il ignorait encore son origine. Mais maintenant qu'elle avait évoqué le fait qu'elle peignait, qu'elle était artiste, l'espagnol désirait d'autant plus mettre les pieds à son appartement pour pouvoir admirer ses oeuvres. Evelynn avait l'air peu sûre qu'elle mais elle accepta malgré tout de tout lui montrer et non seulement ce qu'elle qualifiait de meilleur. Il y avait du bon et du moins bon chez tout le monde mais cela ne voulait pas dire pour autant que certaines étaient à jeter. Elle y avait mis son coeur et sa passion, le résultat serait forcément beau. Après, restait à savoir si cela pouvait plaire ou non à des gens qui s'y connaissaient davantage...

Pour le moment, ils parlaient de quelque chose que Samuel connaissait bien mieux : le sport et les enfants. Ca, c'était vraiment son domaine. Il avait proposé à Evelynn de pratiquer un sport, que cela l'aiderait à mieux se coordonner vu qu'elle semblait maladroite mais cette dernière n'avait pas l'air convaincue du tout du résultat. Samuel ne comptait pas non plus lui imposer mais il pouvait néanmoins lui donner quelques conseils. La jeune femme n'avait pas d'enfants mais avait l'air d'en vouloir néanmoins, tout comme l'espagnol. Le sourire disparu cependant du visage de ce dernier lorsqu'elle le questionna à propos de sa famille et de ses origines. Elle avait dû deviner qu'il n'était pas américain à cause de son léger accent mais également à cause de son apparence. Parler de ça ne le dérangeait pas. Mais en ce qui concernait la famille, que devait-il dire ? Parler de ses parents morts ? De son oncle et sa tante qui ne le considéraient que comme un boulet encombrant ? Ou encore de la famille qu'il s'était créée avec de jeunes mutants mais qui étaient à présents morts ? Sa famille actuelle, c'était les mutants en terme général. Mais ça, il ne pouvait pas non plus le dire. Après un petit silence, il se décida finalement à répondre un peu évasivement cependant.


"Je viens d'Espagne, ça fait une trotte, pas vrai ? Ma famille... a pas mal changée au cours des années. J'ai perdu mes parents assez jeune et depuis, je me débrouille. Mais je dois t'avouer que j'aimerais en avoir une à moi, un de ces jours. J'ai du mal à rester seul malgré tout." préféra t-il aborder avant de revenir sur l'autre sujet, un peu plus joyeux "Peut-être que tu n'as juste pas trouvé le sport qu'il te fallait. Enfin, ça ne va pas te tuer de ne pas en faire, mais tu aurais fait une bonne partenaire, dommage !"

Tandis qu'ils se dirigeaient doucement vers l'appartement de la jeune femme, celle-ci expliqua ce qui était arrivé à ses anciennes toiles ainsi qu'à son ancien appartement. Samuel n'arrivait pas à comprendre ce qui poussait les gens à vandaliser ce qui les entourait de la sorte. Il ignorait tous les détails et même l'identité de ceux qui avaient fait ça mais c'était comme s'il leur en voulait lui-même, comme si cela lui était arrivé à lui. Il détestait voir ce genre de choses arriver. Au moins, cela appartenait au passé.

"J'avais bien compris et heureusement que tu n'y étais pas. Mais tu aurais pu être là et, à choisir, c'est moins pire de s'en prendre au matériel qu'à toi même si ce qu'ils ont fait est impardonnable. Au moins, tu as trouvé un autre endroit pour vivre et tu ne te laisses pas abattre, c'est le plus important."

S'en prendre aux objets était vraiment la marque de fabrique des faibles aux yeux de Samuel. Quel intérêt de détruire ainsi le contenu de l'appartement ? Le cambrioler ne suffisait pas, il fallait tout casser ? Cette simple pensée insupportait l'espagnol mais il essaya de ne pas trop le montrer et se détendit rapidement. Le but n'était pas non plus de rappeler trop de mauvais souvenirs à Evelynn. De toute façon, la pluie soudaine coupa court à leur discussion, les obligeant à s'abriter avant de piquer un sprint jusqu'à l'appartement où ils purent se mettre au sec pour de bon. Ils étaient malgré tout trempés mais au moins, ils n'auraient plus à subir les désagréables assauts de la pluie.

Samuel venait d'apprendre qu'Evelynn ne vivait pas seule ici, que l'endroit appartenait en fait à sa petite amie, absente pour le moment. Ceci expliquait cela. Un si grand appartement pour une seule personne lui avait paru bien étrange, surtout qu'Evelynn n'avait pas l'air de nécessairement avoir besoin d'un si grand espace. Elle avait l'air d'être du genre à se contenter de peu et l'appartement était à l'opposé de cet état d'esprit. L'espagnol ne voulait pas s'incruster trop longtemps, ne connaissant pas la colocataire de la bibliothécaire. Mais cette dernière lui assura que sa présence ne dérangeait pas, ajoutant même un compliment sur lequel Samuel ne manqua pas de rebondir.


"Il n'y a pas que ça de naturel chez moi." assura t-il avec un clin d'oeil avant de se mettre à rire, n'étant pas sérieux

Même s'ils étaient à l'abri, leurs vêtements mouillés n'étaient pas agréables à porter et Evelynn proposa à Samuel de se changer le temps de sécher les habits. Ils eurent une plaisanterie sur le sujet puisque l'espagnol se voyait mal porter autre chose en attendant, se trouvant dans l'appartement de deux femmes. Celui-ci avait d'ailleurs remarquer la peinture ornant le salon et fut agréablement surpris de savoir que l'auteur n'était autre qu'Evelynn. Il ne manqua pas de la complimenter, ne la pensant pas si douée. La jeune femme le qualifiait de trop gentil, comme si elle refusait le compliment qu'il venait de faire.


"J'ai surtout de bons yeux et même si je ne suis pas un critique d'art, je trouve que ta toile est superbe. Même si le modèle l'est de base, tu as su lui donner vie sur une toile, ce n'est pas tout le monde qui peut s'en vanter. Je dois t'avouer que j'ai abandonné ma carrière de lanceur de troncs. Trop de procès avec les castors..." répliqua t-il avec un sourire "Maintenant je m'entraine à la course transport, c'est pas mal !" ajouta t-il en faisant référence à leur façon d'arriver jusqu'à l'appartement

Evelynn quitta la pièce pour se rendre à une autre afin de se changer. Samuel en profita pour se dévêtir en partie et patienta en admirant les lieux. Mais il fut rapidement tiré de ses pensées par un cri provenant de l'endroit où s'était rendue Evelynn. Inquiet, l'espagnol voulu s'y précipiter mais quelque chose l'en empêcha. Comme si le cri l'avait paralysé, il avait peur, semblant ne plus pouvoir faire un pas. La bibliothécaire avait peut-être besoin d'aide et il se fit violence pour pénétrer dans la chambre. Là, il y découvrit une Evelynn apeurée, repliée sur elle-même, cernée par une sorte d'aura noire. Samuel ne comprenait rien à ce qu'il se passait, surtout lorsqu'elle le remarqua, semblant d'autant plus craintive. Pourquoi avait-elle peur de lui ? Etait-ce à cause de cette aura ? L'espagnol soupçonna un mutant d'en être à l'origine mais il ignorait les effets que cela pouvait faire. Malgré tout, il s'avança vers elle pour la prendre dans ses bras, ne prêtant pas trop attention à la semi nudité de la jeune femme. Il voulait la rassurer, l'apaiser, qu'elle se calme et ne panique plus. Mais cela n'avait pas l'air de fonctionner des masses. Elle balbutia quelques mots et il comprit enfin d'où venait le problème.

Remarquant ce qu'Evelynn regardait, Samuel la lâcha pour se débarrasser d'un petit animal qui trônait dans le tiroir : une araignée. Aussitôt hors de portée de vue, la bibliothécaire sembla se calmer, l'aura disparaissant. Comme s'il ne s'était rien passé, Evelynn se calmait. C'était vraiment l'araignée qui l'avait mis dans un état pareil ? D'où sortait cette aura alors ? Samuel était perplexe mais pour le moment, il voulait s'assurer qu'elle allait bien. Ses mains tenant les siennes, il la forçait à le regarder pour qu'elle remette les pieds sur terre. Evelynn lui assura que tout allait bien, que cela lui arrivait parfois et qu'il ne fallait pas s'inquiéter. Difficile de ne pas l'être lorsque l'on venait d'être témoin d'une telle scène. Samuel lui lâcha les mains et attrapa un gilet qui se trouvait dans le tiroir. Il l'ouvrit et le déposa sur les épaules de la jeune femme afin qu'elle ne prenne pas froid ainsi vêtue. Il lui frotta doucement le bras au passage.


"Quoiqu'il en soit, l'indésirable ne risque plus de revenir. Pas tant que je serais là en tout cas ! Je veille."

Samuel s'était assis à côté d'elle, lui laissant le temps de rassembler ses esprits. De son côté, l'espagnol réfléchissait. Tout cela l'intriguait. Cette aura sortait bien de quelque part... Evelynn était-elle une mutante ? Quel mutant s'infligerait une chose pareille à lui-même ? Pourtant, elle affirmait que ce n'était pas la première fois. Un mutant lui en voulait-il alors ? A moins... que ce ne soit qu'une perte de contrôle ? Samuel avait déjà été témoin de mutants qui n'arrivaient plus à se contrôler, laissant leur pouvoir les manipuler. Il était peut-être face à un tel cas de figure. Mais dans ce cas, la bibliothécaire serait réellement une mutante ? Vraiment, Ruben lui manquait... Il fallait qu'il en ait le coeur net.

"Evy... Tu es une mutante ?" demanda t-il une fois qu'il était certain que la jeune femme allait mieux


Dernière édition par Samuel Alvarez le Ven 1 Fév 2013 - 15:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Every Library has a story (surtout ceux qui y travaillent) [Evy/Sam]   Ven 1 Fév 2013 - 7:44

"Je viens d'Espagne, ça fait une trotte, pas vrai ? Ma famille... a pas mal changée au cours des années. J'ai perdu mes parents assez jeune et depuis, je me débrouille. Mais je dois t'avouer que j'aimerais en avoir une à moi, un de ces jours. J'ai du mal à rester seul malgré tout. Peut-être que tu n'as juste pas trouvé le sport qu'il te fallait. Enfin, ça ne va pas te tuer de ne pas en faire, mais tu aurais fait une bonne partenaire, dommage !"

Sa situation familiale semblait des plus étranges et des plus complexes, avec la mort de ses parents pour débuter le tout. Ne voulant pas ajouter de paroles qui auraient pu être blessantes, elle préférait ne rien ajouter du tout sur le sujet. Profitant plutôt de la température agréable et du temps qu’ils avaient, ils se mirent à marcher doucement vers l’appartement d’Evelynn, celle-ci acceptant le bras tendu de façon fort galante de son compagnon.

-Peut-être je trouverais un sport un jour… si jamais je trouve quelque chose qui m’intéresse, je te ferai signe sans faute !

Le sujet retomba ensuite sur les œuvres détruites de la jeune femme. Elle ne voulait pas en parler en fait, mais comme Samuel semblait si attentionné et gentil, elle ne voyait pas ce qu’il y avait de mal à lui expliquer comment ça s’était passé, du moins ce qu’elle croyait. N’était pas là, elle ne pouvait que spéculer sur les évènements qui avaient pris place chez elle et qui avaient mené à son déménagement.

"J'avais bien compris et heureusement que tu n'y étais pas. Mais tu aurais pu être là et, à choisir, c'est moins pire de s'en prendre au matériel qu'à toi même si ce qu'ils ont fait est impardonnable. Au moins, tu as trouvé un autre endroit pour vivre et tu ne te laisses pas abattre, c'est le plus important."

Un simple sourire fut sa réponse, elle qui tentait de faire disparaître les images dans sa tête. Son appartement vandalisé lui faisait toujours peur, et elle n’y avait pas remis les pieds encore sauf avec sa compagne, question de récupérer le strict nécessaire. Laissant ensuite Sam la porter jusqu’à son domicile, riant tout au long du trajet, ils évitèrent ainsi de supporter la pluie trop longtemps, leur vêtements humides devenant rapidement inconfortable. Complimentant Samuel sur son charme naturel, ou enfin… sur son état « charmant » naturel… peu importe, celui en profita aussitôt pour rebondir, ajoutant un clin d’œil en direction de la jeune femme.

"Il n'y a pas que ça de naturel chez moi."

-Ne me fait pas imaginer des choses, j’ai un esprit très… visuel…

En effet, dans sa tête, un Samuel nu lui montrait tous ses attraits des plus… naturels… et c’était un peu malaisant. Son esprit avait l’habitude de dessiner tout ce qu’elle pensait, même sans son opinion, et Evelynn ne put que rougir et se secouer la tête, tentant de chasser ses pensées plutôt perverses, avant de dissimuler ses lèvres derrière sa main. Si elle continuait ainsi, bientôt elle serait aussi rouge qu’une tomate, et elle eut de la chance qu’ils changent rapidement de sujet, évoquant la toile peinte par l’artiste amateur d’Eleonnora.


"J'ai surtout de bons yeux et même si je ne suis pas un critique d'art, je trouve que ta toile est superbe. Même si le modèle l'est de base, tu as su lui donner vie sur une toile, ce n'est pas tout le monde qui peut s'en vanter. Je dois t'avouer que j'ai abandonné ma carrière de lanceur de troncs. Trop de procès avec les castors... Maintenant je m'entraine à la course transport, c'est pas mal !"

-Des procès avec les castors hein ? Je ne savais pas qu’ils avaient de si bons avocats. Et pour ton prochain boulot, j’espère que tu n’as pas a supporter de poids plus impressionnant que le mien… ce serait triste que tu te blesses en glissant dans une flaque d’eau ! Et… surtout…

Rougissant de plus belle, se refermant légèrement sur elle-même, elle ajouta :

-Merci… Tu es vraiment… gentil… c’est agréable de rencontrer quelqu’un comme toi…

Puis elle quitta la pièce, laissant Sam réfléchir à ses quelques paroles. Elle pensait pouvoir se changer en paix, mais une araignée avait décidé que la journée se passerait autrement. Laissant échapper un cri de peur, elle s’était recroquevillé par terre, le regard un peu fou, en direction du tiroir ou la bestiole monstrueuse avait élu domicile. L’espagnol entra aussitôt dans la chambre, l’effrayant de nouveau, mais elle parvint à laisser quelques paroles quitter ses lèvres, lui mentionnant ainsi la source de sa peur. Samuel comprit, se sépara d’elle pour se débarasser de l’immonde araignée avant de revenir la rejoindre. Elle ne réagit pas ou presque lorsqu’il saisit ses mains, et ne réagit pas plus lorsqu’il posa un gilet sur ses épaules. Elle tentait déjà de reprendre le contrôle sur son corps, sur son cœur qui battait trop vite et sa respiration trop haletante. L’espagnol semblait tout faire pour la rassurer, caressant même son bras au passage. Son geste lui fit du bien, la réchauffant un peu, la ramenant à la réalité.

"Quoiqu'il en soit, l'indésirable ne risque plus de revenir. Pas tant que je serais là en tout cas ! Je veille."

Elle parvint à le regarder dans les yeux pour sourire légèrement, puis elle poussa une longue respiration, tentant ainsi d’aider son cœur à cesser de battre aussi vite. Son don lui jouait toujours ce genre de tour, des fois de façon plus intense, d’autres fois moins. Cela dépendant de la source de sa peur et de la distance entre eux. Des secondes passèrent, puis des minutes. Son esprit affolé était maintenant calme, du moins plus qu’au début. Son cœur avait ralenti et sa respiration était de nouveau régulière. Elle se sentait mieux… et pensait pouvoir mettre tout ça derrière elle, mais Sam l’interrompit avec une question dont elle ne se serait jamais attendu entendre de la part de quiconque :

"Evy... Tu es une mutante ?"

-Qu... Que que... Quoi ?!

Son visage semblait maintenant empreint de surprise alors qu’elle tentait de remettre ses idées en place. Sa question l’avait vraiment ébranlée, et elle ne savait pas trop comment répondre. Lui mentir ? Et d’abord comment avait-il pu penser ceci immédiatement ? Il y avait peu de chance qu’il ait déjà rencontré un individu semblable, et n’était certainement pas un mutant lui aussi, alors qu’est-ce qui lui avait fait posé une telle question ?

-Mais… mais non qu’est-ce… que tu racontes… je suis pas… euh… une mutante je euh…

Comme si son malaise initial était revenu d’un seul coup, elle ne parvenait plus à s’exprimer convenablement, ajoutant des pauses inutiles dans ses phrases. Elle n’avait jamais été doué avec les mensonges, mais avouer sa situation, situation qu’elle détestait en plus, ne lui faisait pas plaisir, et qu’un homme qu’elle ne connaissait pas ou presque lui pose une question aussi précise l’effrayait. Se redressant vivement et maladroitement, elle retira ses mains de celles de Sam avant de tenter de se retourner vers la porte… et se frappa l’orteil sur un meuble au premier pas, lui arrachant un petit cri de douleur et beaucoup de sautillement jusqu’à son lit ou elle s’assit, frottant son pied pour calmer ses nerfs.

-Saleté de… de meuble de merde…
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MessageSujet: Re: Every Library has a story (surtout ceux qui y travaillent) [Evy/Sam]   Ven 1 Fév 2013 - 21:04

Samuel n'était pas mécontent qu'Evelynn ne pose pas davantage de questions à propos de sa famille. Non pas qu'il ne voulait pas en parler -elle l'avait bien fait, elle, après tout- mais ce sujet le mettait mal à l'aise et faisait remonter en lui de douloureux souvenirs. A présent, sa famille, c'était les mutants. Mais il se gardait bien de le dire à la première personne venue, aussi sympathique soit-elle. Peut-être comprendrait-elle si elle savait de quoi il était question mais si elle se trouvait être humaine, le risque était trop grand. L'espagnol n'ajouta donc rien et se contenta de hocher la tête lorsqu'Evelynn évoqua la possibilité de faire du sport un jour. Au moins elle n'était pas complétement opposée au fait d'essayer, c'était déjà ça. Mais ce n'était pas lui qui allait la forcer, loin de là.

Il ne voulu pas non plus la forcer à évoquer ce qu'il s'était passé à son ancien appartement même s'il avait posé la question. Rien ne l'obligeait à répondre si elle ne le souhaitait pas. Pourtant, elle le fit, expliquant avec plus ou moins de précision comment les choses s'étaient déroulées. Elle ignorait encore le pourquoi du comment et doutait le savoir un jour. Après tout, mieux valait l'ignorer et passer à autre chose comme elle l'avait fait. Samuel espérait cependant que cela ne se reproduirait pas, qu'il s'agissait seulement de l'oeuvre de voleurs vandales et non d'une vengeance personnelle. Même si ce comportement agaçait au plus haut point le latino, il préféra ne pas en parler davantage. Le but n'était pas non plus qu'Evelynn se sente mal en évoquant ce souvenir pénible. C'était le passé et depuis, de l'eau avait coulé sous les ponts.

D'ailleurs, de l'eau coulait actuellement au dessus de leurs têtes, les forçant à effectuer un repli stratégique jusqu'à chez la bibliothécaire. Samuel la transporta afin d'être plus rapides et de rester moins longtemps sous cette pluie désagréable. Malgré le fait qu'ils soient arrivés rapidement à destination, cela ne les empêchait pas d'être trempés. Mais depuis qu'il avait mis les pieds dans l'appartement, l'espagnol ne pensait plus à ce détail humide. Il admirait ce qui l'entourait, ne s'attendant pas à un tel habitat. Et encore moins à ce que la jeune femme le complimente à nouveau, sans vraiment le vouloir. Pas gêné pour un sous, Samuel répliqua à sa façon, taquin et joueur. Néanmoins, la plaisanterie un peu provocatrice eut tôt fait de faire rougir Evelynn qui s'imaginait déjà ce que cela pouvait donner. Pas un instant l'espagnol n'aurait pensé qu'elle imagerait ses propos. Il n'avait pas voulu la gêner et encore moins la mettre mal à l'aise.


"Ca ne m'étonne pas, venant d'une artiste. Mais soit, je garderais un peu de mystère !" répliqua t-il avec un sourire

Samuel ne s'attendait pas non plus à un tel talent de la part d'Evelynn. Désormais, elle lui semblait être quelqu'un des plus modestes. Elle avait un talent certain, inutile de le nier. Cependant, Samuel ne voulait pas non plus la mettre mal à l'aise en encensant ses oeuvres. Malgré tout, il voulait lui donner son point de vue sur son travail. C'était entre autre pour ça qu'il était là, non ? Il ne se gêna donc pas pour la complimenter et ne manqua pas de plaisanter à propos des éventuels vêtements de rechange qu'aurait pu lui trouver Evelynn. Dans un appartement de femmes, difficile de trouver quelque chose qui pourrait convenir à un homme de la carrure de Samuel. N'étant pas bien difficile -après tout, il avait vécu de façon précaire pendant longtemps- il comptait rester essentiellement vêtu de son pantalon. Même s'il était humide, il ferait avec. C'était déjà pas mal que la jeune femme dispose d'un séchoir. Evelynn répliqua avec humour mais ajouta un compliment sincère à ses propos. Ce dernier toucha l'espagnol qui ne pensait pas mériter autant d'éloges.


"Si et comme je ne roule pas sur l'or, j'ai laissé tomber. Et puis si tous mes futurs poids étaient équivalents au tien, cela me faciliterait la tâche ! J'avoue qu'aujourd'hui il y avait un handicap avec la pluie... mais nous sommes entiers, c'est le principal !" assura t-il avec un hochement de tête "A t'entendre, on croirait que la majorité de la population ne mérite pas d'être connue et quelque part, tu as sans doute raison. Mais tu vois, le hasard est bien fait, on aurait tous les deux pu percuter quelqu'un d'autre et ça se serait passé différemment. Le courant passe bien entre nous et je doute que ce soit l'orage qui en soit responsable. Moi aussi je suis content de t'avoir rencontré. Je pourrais me vanter de connaitre une véritable artiste !"

Tout allait bien jusqu'à présent. Evelynn était dans une pièce, occupée à se changer et Samuel admirait le décor, patientant torse nu en attendant le retour de son hôte. Elle ne revint pas cependant, faisant plutôt venir à elle son invité. En criant d'une façon affolée et horrifiée, elle avait attiré l'espagnol qui s'était précipité dans la pièce, non sans avoir eu un instant de frayeur sans trop savoir pourquoi. C'est là que Samuel découvrit une étrange aura qui entourait Evelynn. Il fit rapidement disparaitre la source de la peur de cette dernière en dégageant l'araignée jusque là postée dans le tiroir à vêtements. Dès lors, l'aura disparue et la jeune femme se calma. Malgré tout, elle semblait encore secouée par les événements. Samuel fit en sorte de l'apaiser, déposant sur ses épaules un gilet qu'il avait pris dans le tiroir. Doucement, il essayait de la faire venir à la réalité, souhaitant lui faire réaliser qu'il n'y avait pas de raisons de paniquer de la sorte. Patient, il attendit qu'elle se détende, faisant quelques suppositions dans sa tête. Il y avait très certainement un pouvoir mutant à l'origine de tout ce foutoir mais qui en était le propriétaire ? Evelynn ou quelqu'un d'autre ? Dans le doute, il préféra lui poser la question directement, quitte à se tromper et à partir par la suite. Tant pis pour le café.

Il ne s'attendait pas à ce qu'elle se mette à nouveau à paniquer en entendant de tels propos. Sa gêne refit aussitôt surface, mêlée à une bonne dose de surprise. Sans doute pensait-elle qu'il n'avait rien vu ou bien qu'il ignorait tout des mutants. Samuel ne répondit pas tout de suite, attendant une véritable réponse de sa part même s'il se doutait de ce que cela allait donner. Tous les mutants n'étaient pas comme lui et ne revendiquaient pas ainsi leur différence. La plupart le cachait et se faisaient passer pour des humains. Pas Samuel. Evelynn commença à nier cette évidence, comme si elle ne voyait pas de quoi il parlait. Pourtant, à cette simple réaction, il était clair qu'elle savait de quoi il était question. C'était comme si elle avouait tout, même en disant l'inverse. L'espagnol ouvrit la bouche pour répliquer mais la jeune femme s'était levée et se dirigea vers la sortie, comme pour s'éloigner de lui. Avait-il tout fait foirer ? Malheureusement -ou heureusement, c'est selon- Evelynn ne pu aller bien loin, stoppée par un meuble contre lequel elle se cogna le pied. La douleur ressentie fit aussitôt sourire Samuel. Même si c'était loin d'être une douleur atroce, elle lui faisait du bien. Tentant de dissimuler cette joie physique, il se leva et s'installa à côté d'elle sur le lit sur lequel elle s'était posée. Il évita cependant de la toucher pour ne pas accentuer son malaise.


"Evelynn, regarde moi." annonça t-il avant d'activer l'une des particularités de son pouvoir

Aussitôt, le corps de Samuel fut entouré d'une aura bleutée. Il attendit que la jeune femme le regarde à nouveau et lui laissa le temps de réaliser ce qu'il se passait. Ce n'était qu'une petite démonstration mais cela prouvait bien des choses. Un humain était bien incapable de faire ce genre de chose. Il voulait lui prouver ce qu'il allait dire, lui confirmer qu'elle n'était pas seule. Quel meilleur moyen de faire entendre raison à quelqu'un de paniqué que de lui prouver visuellement ?


"Je suis un mutant moi aussi. Tu n'as pas à avoir peur, je ne révélerais ton secret à personne, promis. Je n'aurais pas imaginé que tu étais l'une des nôtres mais c'est une agréable surprise. Je suis d'autant plus ravi d'avoir croisé ta route."

Il lui laissait le temps d'assimiler l'information, ne voulant pas la brusquer. Baissant les yeux vers son pied meurtri, il sentait bien que la douleur s'atténuait un peu mais était toujours présente. Levant à nouveau les yeux vers elle, il hésita sur la marche à suivre, ne sachant plus trop anticiper ses réactions.

"Ca va aller ton pied ? Tu veux que je te ramène un peu de glace ?"
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MessageSujet: Re: Every Library has a story (surtout ceux qui y travaillent) [Evy/Sam]   Sam 2 Fév 2013 - 5:33

La journée finalement s'annonçait fort agréable. Malgré la pluie qui avait interrompu leur discussion, ils avaient pu parler de plusieurs sujets tous fort intéressants. La jeune artiste avait découvert le travail de son interlocuteur, ainsi que ses occupations en général et son lieu de naissance. Evelynn avait donné le même genre d'information à Samuel, et ils s'étaient assez bien entendu, même s'ils se ressemblaient fort peu. L'hispanique c'était montré fort courtois et demandait même à voir ses toiles pour les montrer à un propriétaire de galeries. C'était quand même un heureux hasard qu'ils se soient rencontrés et qu'ils se soient si bien compris, malgré les classiques hausse de gêne chez Evy ou sa maladresse. Maintenant qu'elle avait bien fait son travail de « paquet de transport », Sam courant dans la pluie avec la jeune artiste dans les bras, ils pouvaient se réchauffer et changer de vêtement, en mettre des secs.

Le dernier commentaire de Samuel avait cependant fait son effet, l'esprit d'Evelynn reconstituant sans son consentement un lieu dans lequel se trouvait un espagnol très séduisant, mais surtout très nu. Elle avait rougi, mais Sam avait aussitôt compris ce qu'elle voulait dire. Souriant, il lui répondit :


"Ca ne m'étonne pas, venant d'une artiste. Mais soit, je garderais un peu de mystère !" 

Le sourire maladif de son interlocuteur apparut aussi sur ses lèvres, ne pouvant s'empêcher de rire aux nombreux jeux de mots ou tournure de phrase que l'espagnol utilisait avec humour. Après tout, il semblait avec un fort humour qui se propageait à l'artiste amateur. Elle était bien dans cette situation, sa gêne initiale étant disparue en grande partie. Il semblait posséder un don pour rendre les gens à l'aise, et pour une personne aussi timide qu'Evelynn, c'était une perle rare.

-Ça... ça me va parfaitement, dit-elle avec empressement, ses joues continuant malgré elle de rougir. Et de ce que je comprends... tu n'es pas du genre mystérieux... tu es plutôt du genre honnête non? Peut-être je me trompe, mais... tu ne sembles pas cacher de lourds et terribles fardeaux... des secrets peut-être... plutôt du genre charmant...

C'était son analyse, et elle qui n'était pas excellente pour voir ce genre de chose s'en voulut aussitôt d'avancer de tels propos. La gêne qui n'avait toujours pas disparu de ses joues ne fit qu'empirer. Heureusement ils purent parler d'autre chose. La discussion tourna ensuite autour des œuvres d'Evelynn, et celle-ci ne put que confirmer ce qu'elle savait déjà : Samuel était fort galant, et semblait honnête. Il n'avait pas hésité à complimenter l’œuvre qui ornait le salon avant de faire quelques commentaires évidents sur l'absence de vêtements à sa taille dans l'appartement des filles. Riant du travail de « porteur » qu'il avait eu à faire aujourd'hui, Evelynn ne manqua pas de le complimenter, même si elle n'était pas habituée de dire de telles choses à qui que ce soit, excepté Nora peut être. Sam sembla apprécier ses paroles, puisqu'il continua dans cette direction :

"Si et comme je ne roule pas sur l'or, j'ai laissé tomber. Et puis si tous mes futurs poids étaient équivalents au tien, cela me faciliterait la tâche ! J'avoue qu'aujourd'hui il y avait un handicap avec la pluie... mais nous sommes entiers, c'est le principal ! A t'entendre, on croirait que la majorité de la population ne mérite pas d'être connue et quelque part, tu as sans doute raison. Mais tu vois, le hasard est bien fait, on aurait tous les deux pu percuter quelqu'un d'autre et ça se serait passé différemment. Le courant passe bien entre nous et je doute que ce soit l'orage qui en soit responsable. Moi aussi je suis content de t'avoir rencontré. Je pourrais me vanter de connaitre une véritable artiste !"

-Entiers mais humides... mais bon ça pourrait être pire. Je... je ne pense pas que la majorité de la population n'en vaut pas la peine... mais j'ai bien du mal à m'approcher des gens... et ceux qui ont croisé ma route ont été pour la plupart... des imbéciles. Le hasard nous a effectivement choyé aujourd'hui. Et avant de te vanter, attends au moins que je devienne un minimum connue! Présentement je suis plus une bibliothécaire qu'une artiste...

Quittant la pièce, Evy eut le plaisir de se faire trahir une fois de plus par son don ainsi que sa belle amie l'araignée monstrueuse. Lorsqu'elle vit celle-ci et poussa un cri, il ne fallut pas beaucoup de temps pour qu'un Samuel démoniaque entre dans sa chambre. Celui-ci fut rapidement remplacé par le Sam qu'elle venait de connaître, et lui se débarrassa de l'araignée qui squattait son tiroir. Il revint ensuite s'installer près d'elle, comme pour la réchauffer et l'aider à se détendre. Elle attrapa les côtés du gilet pour le serrer contre elle, espérant échapper à ses horribles images. Dans cette situation, l'espagnol se montra aussi utile qu'il le pouvait, gardant ses mains sur les siennes, restant près d'elle. Il lui posa une question... directe, trop directe pour qu'elle ne se sente à l'aise avec celle-ci. Se levant pour échapper à ce qu'elle considérait un interrogatoire tellement l'inconfort était palpable, elle se heurta le pied contre un meuble et se mit à sautiller jusqu'au lit. Sam la rejoint un instant plus tard, s'assoyant à ses côtés pendant qu'elle frottait son pied endolori. Un étrange sourire ornait ses lèvres.

-C'est ça, rit de moi et de ma maladresse, ajouta-t-elle avec un demi sourire.

"Evelynn, regarde moi."

La jeune femme hésita à le regarder dans les yeux, jugeant cette confrontation comme une très mauvaise idée. Elle se tourna un minimum vers lui, et ce qu'elle vit lui fit écarquiller les yeux. Une lueur bleu semblait entourer Samuel. Qu'est-ce que ça voulait bien dire? Elle avança sa main doucement vers Samuel, désirant toucher ou du moins sentir cette étrange lumière. Encore quelques centimètres et elle pourrait enfin sentir ce qu'était en fait cette lumière... mais une crainte apparut en elle, crainte qui lui fit retirer sa main doucement. Elle voulut ajouter quelques mots, mais n'en fut pas capable, les mots refusant de quitter ses lèvres. Que pouvait-elle dire?

"Je suis un mutant moi aussi. Tu n'as pas à avoir peur, je ne révélerais ton secret à personne, promis. Je n'aurais pas imaginé que tu étais l'une des nôtres mais c'est une agréable surprise. Je suis d'autant plus ravi d'avoir croisé ta route."

-Tu... tu tu tu... tu... tu es un mutant?

La question était idiote, mais elle la posait tout de même. Le stress ou les nerfs, peu importe, l'empêchait d'avoir les idées clairs. Bien sûr qu'il était un mutant, il venait de lui dire, mais c'était comme si l'information ne voulait pas entrer dans son cerveau. En fait, avec le temps, elle s'était habituée à être la seule mutante qui avait une apparence quasi humaine, la plupart de ses confrères murlocks ayant des attraits beaucoup plus animales et reptiliens.

-C'est... euh... c'est wow je euh... Je je m'y attendais... pas du tout... je veux dire euh... tu es euh... quel genre de... euh... mutant? Tu... euh... sans vouloir être indiscrète tu euh... tu peux... faire quoi?

Un malaise s'était installé entre un sans qu'elle ne le veuille, causé par son don maudit. Elle s'en voulait des conséquences qu'il lui apportait dans sa vie quotidienne, et une fois de plus, en plus de ses émotions toujours à fleur de peau. Sam sembla hésiter avant de poser une simple question :

"Ca va aller ton pied ? Tu veux que je te ramène un peu de glace ?"

-Non... non ça va je suis... habituée à ce genre de choses... La maladresse m'accompagne depuis bien longtemps en fait...

Sans vraiment savoir pourquoi, elle finit pas déposer sa main doucement sur le bras de son interlocuteur. Incapable de dire pourquoi, elle voulait savoir... savoir ce qu'était cette lumière bleutée qui était apparu autour de lui.

-Je... euh... cette lumière... c'était... c'était quoi exactement?
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MessageSujet: Re: Every Library has a story (surtout ceux qui y travaillent) [Evy/Sam]   Dim 3 Fév 2013 - 16:50

Si Samuel était sûr d'une chose à propos d'Evelynn, c'était bien qu'elle était quelqu'un de très timide. Malgré tout, elle avait réussi à vaincre sa gêne pour lui parler tout à fait normalement, surtout lorsqu'il s'agissait de son second travail, celui d'artiste. Là on aurait dit qu'il lui poussait des ailes tant elle paraissait à l'aise pour en parler. En tout cas, du moment que l'on abordait pas l'incident qui s'était produit à son ancien appartement... En dehors de ça, petit à petit, elle semblait plus à l'aise et il y avait de moins en moins d'hésitations dans ses propos. Sans doute qu'à force de parler avec Samuel, apprenant à mieux le connaitre, elle se détendait et était moins sur la défensive. D'un naturel à l'aise, l'espagnol était rarement gêné, quelques soient les propos ou la situation. Il en fallait beaucoup pour le faire rougir et il n'était pas du genre à ne pas dire ce qu'il pensait. Cependant, il remarqua qu'à force de continuer certains traits d'humour, il mettait à nouveau son hôte mal à l'aise. Le but n'étant pas là, au contraire, il préféra stopper là et repartir sur d'autres bases qui auraient moins le don de faire rougir Evelynn. Même s'il n'avait pas été précis et clair dans ses propos, les sous-entendus parlaient d'eux-même, la jeune femme l'avait justement bien compris. A vrai dire, puisque Samuel la savait en couple, surtout avec une autre femme, il ne s'était pas douté que de tels propos auraient pu la gêner. Sans doute n'était-elle pas si insensible aux hommes que ça après tout...

Afin de stopper là toute gêne possible, Samuel préféra clore cette réplique par un peu de mystère. Cela ne faisait de mal à personne, non ? Pourtant, cela n'avait pas l'air de cesser de faire rougir la bibliothécaire, l'air toujours aussi gênée malgré son sourire. Cependant, le petit effet de l'espagnol concernant le mystère venait de tomber à l'eau puisque d'après Evelynn, il n'était pas du genre mystérieux. Plutôt du genre franc et honnête. Elle n'avait pas tort dans un sens, mais comme tout le monde, il avait ses petits secrets. Il était rare qu'il cache quoi que ce soit. Même le fait d'être un mutant, il ne le cachait pas et usait de son pouvoir dès qu'il en avait besoin, ne prenant pas en compte le fait qu'il soit vu par des humains, se moquant bien de leurs avis. Il existait, que cela leur plaise ou non. Cependant, il y avait bien certains éléments du passé qu'il aurait préféré taire. Rien ne l'obligeait à en parler, surtout à une personne qu'il venait à peine de rencontrer. Mais quand bien même, cela n'avait rien de très mystérieux. La seule chose qu'il pouvait éventuellement cacher était son appartenance à la Confrérie et au fait qu'il ne soit pas blanc comme neige. Mais ça, elle n'avait pas non plus besoin de le savoir.


"C'est vrai, je dis ce que je pense, c'est toujours mieux que de cacher notre point de vue aux autres, tu ne crois pas ? D'ailleurs tu le fais toi aussi à ce que j'ai remarqué, bien que sans le vouloir apparemment." fit-il remarquer avec un sourire taquin "Mais on a tous quelques secrets, tu ne crois pas ? Il est impossible de connaitre totalement quelqu'un, même ses proches. Mais ça ne nous empêche pas de bien nous entendre alors c'est le principal. Quant à mes secrets charmants... je les conserverais pour moi, ne t'en fais pas." ajouta t-il avec un clin d'oeil

Au moins, il était content de voir qu'Evelynn était également quelqu'un d'honnête qui, malgré sa timidité, disait les choses. Cette gêne ne la rendait que plus touchante encore, c'en était même amusant. Mais Samuel ne voulait pas que ce petit jeu se transforme en torture, du coup il passa à autre chose, évoquant alors un sujet qui la mettrait à coup sûr dans son élément : sa peinture décorant le salon. Il ne manqua pas de la complimenter, surpris d'un tel travail. On ne pouvait nier l'expérience qu'avait la jeune femme, cela se voyait à son coup de pinceau. Elle n'était pas juste une artiste qui se prétendait comme telle et sans aucun réel talent. Car ce genre de personnes courait malheureusement les rues. Ce n'était en tout cas pas le cas d'Evelynn, surtout qu'elle restait très modeste, chose qui n'étonna pas vraiment l'espagnol. Pas plus que le reste de la conversation, alternant humour, réalité et talent.


"Humides mais nous sommes désormais à l'abri ! Et puis, un peu d'eau n'a jamais tué personne. Nous sommes toujours mieux ici que dehors à attendre que la pluie cesse puisqu'elle n'a pas l'air de vouloir pour le moment. Et puis comme ça, je peux admirer ton travail. Et je vise le long terme tu sais. J'investis sur toi dès à présent pour que, le jour où tu seras connue, je pourrais dire que j'avais anticipé tout ça !" fit-il en riant sans pour autant ne pas être sérieux "Bibliothécaire, artiste... Quelle que soit l'appellation, tu as un talent certain. Et je ne dis pas ça pour te faire plaisir. Comme tu l'as dit tout à l'heure, je suis honnête, non ?"

Mais avant de pouvoir admirer d'autres toiles, le plus important était de se mettre à l'aise. Rester ainsi humide n'avait rien d'agréable. Ils en profitèrent donc pour se changer. Samuel dans le salon où il ne retira que chemise et veston et Evelynn qui avait investi ce qui était sans doute sa chambre. Cette courte pause ne fut pas aussi tranquille qu'ils auraient pu le croire. Le cri de la bibliothécaire retentit dans l'appartement, faisant intervenir Samuel qui se demandait ce qui avait pu le provoquer. Il comprit à l'aide des vagues indications de la jeune femme que ce qui lui faisait peur à ce point était une petite araignée. Cette dernière finit rapidement par la fenêtre et disparue donc du champ de vision d'Evelynn qui se calmait alors peu à peu. Malgré cet incident, Samuel avait noté quelques détails qui commençaient à le faire douter. Evelynn était-elle une mutante ? Plutôt que de faire des hypothèses pendant des heures, il préféra poser directement la question. Une simple réaction de la part de la jeune femme suffirait à lui répondre.

Et question réaction, il fut servi. Elle fut d'abord surprise puis apeurée et enfin, elle tenta plus ou moins de fuir la question en sortant de la pièce. Manque de chance, un meuble en avait décidé autrement, la forçant à s'asseoir sur le lit. Samuel la rejoignit et tenta de la calmer en lui expliquant les choses clairement. Il s'en voulait d'avoir sourit en la voyant se cogner mais c'était plus fort que lui. Il lui offrit alors un sourire désolé. Il allait de toute façon lui expliquer. En tout cas, c'était certain à présent, elle était bien une mutante, pas de doute vu sa réaction excessive. C'était le réflexe typique de quelqu'un qui mentait pour se protéger. Samuel ne pouvait que la comprendre. La majorité des mutants se cachaient après tout. Pour la rassurer, il devait avant tout se dévoiler également. Sauf qu'à lui, cela ne posait aucun problème. S'asseyant à côté d'elle, il lui demanda de le regarder après avoir actionné une capacité de son pouvoir. Ainsi, il le lui confirmait oralement et visuellement. Elle ne pouvait ne pas le croire. Evelynn le regarda enfin, ayant apparemment du mal à assimiler l'information. Quoi de plus normal après tout ? C'était un véritable hasard de croiser quelqu'un de la même race. Malgré cette petite démonstration, la jeune femme paraissait encore complétement perdue. Un effet secondaire de son propre pouvoir sans doute. Elle lui demandait ce pendant quel genre de mutant il était. Sur le coup, il n'était pas certain d'avoir compris la question mais elle la précisa. Elle avait bien droit à quelques réponses.


"C'est bien normal, on le cache tous pour la plupart. J'ai la capacité d'absorber la douleur, celle des autres ou la mienne, pour m'en servir comme source d'énergie. Si j'ai souris quand tu t'es fait mal... ce n'est pas parce que je me moquais de toi ou que ça m'a amusé, c'est parce que lorsque j'absorbe la douleur, je me sens juste... bien. Et ça se voit, comme tu as pu le constater. Ce n'est pas volontaire de ma part... Considère ça comme un effet secondaire."

D'ailleurs, il savait qu'elle avait encore mal puisqu'il le sentait mais il préférait lui demander son avis avant de faire quoique ce soit. Après tout, il n'était pas chez lui, et il venait un peu de lui balancer la vérité en plein visage. Il était même possible qu'il ne soit plus le bienvenu à présent. Mais il ne comptait pas se démonter pour autant et comptait bien tout expliquer à Evelynn qui avait toujours l'air perdu. Cette dernière avouait qu'elle n'avait besoin de rien pour son pied, habituée à se faire mal.

"Tu pourrais être une alliée de poids pour moi dans ce cas. Jamais je ne serais à court d'énergie avec toi. Mais je préférerais qu'il ne t'arrive rien." avoua t-il avec un sourire amusé

Elle osait enfin le toucher, sans doute intriguée par cette aura bleutée qu'il dégageait. Au moins elle pouvait constater que ce n'était rien d'offensif puisqu'elle ne sentait rien de spécial en le touchant. A vrai dire, elle ne pouvait le toucher directement, comme si cette aura l'en empêchait. Comme si elle la touchait elle et non lui. Elle méritait bien quelques explications... et lui aussi à vrai dire.


"Elle me permet de me protéger. C'est comme une sorte de bouclier qui augmente mon endurance et me permet de mieux encaisser les coups." expliqua t-il avant de la faire disparaitre "Mais j'ai constaté que toi aussi tu en dégages une. En quoi consiste ton don exactement ?"
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Evelynn Jones

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MessageSujet: Re: Every Library has a story (surtout ceux qui y travaillent) [Evy/Sam]   Mar 5 Fév 2013 - 8:34

"C'est vrai, je dis ce que je pense, c'est toujours mieux que de cacher notre point de vue aux autres, tu ne crois pas ? D'ailleurs tu le fais toi aussi à ce que j'ai remarqué, bien que sans le vouloir apparemment. Mais on a tous quelques secrets, tu ne crois pas ? Il est impossible de connaitre totalement quelqu'un, même ses proches. Mais ça ne nous empêche pas de bien nous entendre alors c'est le principal. Quant à mes secrets charmants... je les conserverais pour moi, ne t'en fais pas."

La logique dont faisait preuve Samuel était claire et limpide : il ne semblait rien cacher sans pour autant tout raconter ce qu’il avait vécu. Cependant il était vrai que la jeune femme ne lui avait pas posé de questions très précises, mais ce n’était pas comme si elle en avait l’intention. Avoir abordé le sujet de sa famille avait semblé être limite et elle ne voulait surtout pas mettre son compagnon mal à l’aise. De plus il jonglait habilement entre les commentaires sérieux et les jeux de mots humoristiques, allégeant toujours la situation. Après tout, c’était grâce à ce don qu’Evelynn se sentait à présent… peut-être pas « bien » puisqu’elle ne le connaissait que depuis très peu, mais mieux qu’à leur rencontre.

-Je… euh… j’essaie de le faire, et souvent ça oui ça sort sans même que je ne m’en rende compte. J’ai… tu as bien du le constater j’ai du mal avec les compliments, on me le dit souvent, et j’ai l’impression de gêner mon interlocuteur lorsque j’en dis un. J’ai un… grand talent pour me mettre les pieds dans la bouche, ajouta-t-elle en replaçant une mèche de cheveux à nouveau, baissant les yeux. Pour ce qui est des secrets… Je te comprends. C’est vrai qu’on en a tous, moi la première. Et je n’ai aucun problème à ce que tu caches tes charmants secrets… ça me va parfaitement. Mais je suis curieuse. Si je pose trop de question n’hésite pas à me le dire.

Ils parlèrent ensuite de ses toiles, et Sam se montra soit très impressionné, soit très habile pour dissimuler le fait qu’il les trouvait moches. Il n’en avait vu qu’une ou deux pour le moment, pour le reste elle les lui montrerait après leur café. Celle qui égayait le bureau de Nora resterait sans doute invisible aux yeux de l’espagnol, Evy ne voulant pas le faire entrer dans la salle privé de sa compagne sans sa permission. Discutant avec humour du travail de « transporteur » de Samuel, il ajouta, parlant de la pluie qui les avait surpris :

"Humides mais nous sommes désormais à l'abri ! Et puis, un peu d'eau n'a jamais tué personne. Nous sommes toujours mieux ici que dehors à attendre que la pluie cesse puisqu'elle n'a pas l'air de vouloir pour le moment. Et puis comme ça, je peux admirer ton travail. Et je vise le long terme tu sais. J'investis sur toi dès à présent pour que, le jour où tu seras connue, je pourrais dire que j'avais anticipé tout ça ! Bibliothécaire, artiste... Quelle que soit l'appellation, tu as un talent certain. Et je ne dis pas ça pour te faire plaisir. Comme tu l'as dit tout à l'heure, je suis honnête, non ?"

Elle était malheureusement prise. Il ajoutait des compliments dans ses phrases, compliments qui la rendaient mal à l’aise, n’ayant jamais pu les accepter vraiment. Cependant, son habile interlocuteur utilisait ses propres mots pour la forcer à les accepter, et un sourire plus ou moins satisfait se dessina sur les lèvres d’Evelynn. Elle n’avait pas le choix que de l’accepter, malgré la rougeur qui revenait et repartait graduellement sur ses joues.

-C’est gentil d’investir sur moi, mais ne te fais pas trop d’idées. Les chances de percer, même à New-York, sont bien minces, et je suis certaine que beaucoup de gens ont un talent bien plus grand que le mien. Mais… c’est vrai… tu es honnête… merci de dire… que j’ai du talent. Ça… ça fait plaisir à entendre.

Elle se rendit ensuite dans sa chambre, prévoyant se changer et se mettre surtout au sec, et peut-être bien amener une couverture à Sam pour qu’il puisse rester au chaud, mais une araignée interrompit toutes ses idées, lui faisant poussé un cri de panique. Mélangé à son don, la peur qu’elle ressentait était décuplée, et Sam ne tarda pas à réagir. Il débarrassa bien vite la chambre de cette vile créature avant de retourner près d’Evelynn, pour tenter de la rassurer. Posant une question directe, la jeune artiste tenta une approche différente : la fuite.

Cependant un meuble bien entraîné lui assona un coup sur l’orteil… ou peut-être était-ce l’inverse, mais Evy se mit à sautiller jusqu’au lit, mentionnant à son compagnon qu’il n’était pas agréable de le voir sourire de la sorte à son malheur. Il vint s’asseoir à ses côtés, et elle ne tenta pas de l’en empêcher. Elle ne voulait pas avouer qu’elle était une mutante, préférant essayer de mentir et d’éviter la question plutôt que de dire oui. Ses années auprès des Morlocks lui avait bien appris que de révéler son identité secrète pouvait être très dangereux, et vivant loin des égouts, elle ne pouvait pas espérer avoir leur support en cas de danger. Cependant, Sam ne se montra pas du tout apeuré ou surpris ou rien du tout. Evy savait que ses mensonges avaient bien peu de chance d’être cru, mais l’espagnol opta pour une autre idée, révélant lui-même son pouvoir. Elle s’approcha de la lumière bleutée, mais recula un instant plus tard, une certaine peur renaissant en elle. Au moins, son interlocuteur apporta quelques précisions :


"C'est bien normal, on le cache tous pour la plupart. J'ai la capacité d'absorber la douleur, celle des autres ou la mienne, pour m'en servir comme source d'énergie. Si j'ai souris quand tu t'es fait mal... ce n'est pas parce que je me moquais de toi ou que ça m'a amusé, c'est parce que lorsque j'absorbe la douleur, je me sens juste... bien. Et ça se voit, comme tu as pu le constater. Ce n'est pas volontaire de ma part... Considère ça comme un effet secondaire."

-Au moins tu ne riais pas de moi… attends… Tu absorbes la douleur ? Même celle des autres ? C’est pas… un peu… macabre ?

La question était sortie toute seule, et elle s’en voulut aussitôt. Mordant sa lèvre inférieure, son regard se durcit alors qu’elle baissait les yeux sur son pied qu’elle massait toujours. Elle l’avait sans doute blessée, ce n’était pas dans ses intentions. Maudissant son honnêteté trop… rapide, elle releva les yeux un instant plus tard, ajoutant :

-Désolé… j’voulais pas t’insulter… Je suis pas vraiment mieux en plus…

"Tu pourrais être une alliée de poids pour moi dans ce cas. Jamais je ne serais à court d'énergie avec toi. Mais je préférerais qu'il ne t'arrive rien."

-Sans façon… c’est bien gentil, mais l’idée de me promener et de te voir sourire chaque fois qu’il m’arrive un truc n’est pas… dans mes intentions du moment…

Elle approcha sa main de nouveau, alors que la lumière bleutée l’entourait. Doucement, elle toucha son bras, ou en fait la lumière à cet endroit, puisqu’elle constata ne pas pouvoir passer au travers. Même si celle-ci ne semblait pas solide, elle ne parvenait pas à toucher le bras de Sam, comme si elle le repoussait. C’était assez étrange comme sensation, mais elle n’insista pas, préférant ramener sa main à son pied qui commençait à aller mieux.

"Elle me permet de me protéger. C'est comme une sorte de bouclier qui augmente mon endurance et me permet de mieux encaisser les coups. Mais j'ai constaté que toi aussi tu en dégages une. En quoi consiste ton don exactement ?"

Baissant les yeux, elle lâcha son pied pour l’appuyer sur le sol doucement, puis appuya ses coudes sur ses genoux, le dos courbé. Discuter de son don… des années qu’elle ne l’avait pas fait, depuis sa rencontre avec Scum et les Morlocks en fait. Elle n’en parlait jamais, espérant un jour l’oublier totalement. Poussant un soupir, elle ne tourna même pas la tête vers Sam, comme si elle avait honte de son propre pouvoir. C’était le cas après tout : si une solution magique l’en aurait débarrassé, elle l’aurait fait sans hésiter.


-Je peux… je peux lire dans les gens leur plus grande peur… et les faire se matérialiser. Je peux même prendre la forme de celle-ci lorsque la peur en question le permet : si quelqu’un a peur des serpents, pour eux c’est comme si je devenais un serpent. Le problème… c’est que bien souvent, c’est contre moi qu’il agit, m’enfermant dans une sorte de cercle vicieux : J’ai peur, donc mon don me fait peur, donc j’ai peur et ainsi de suite. C’est… insoutenable en fait.
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MessageSujet: Re: Every Library has a story (surtout ceux qui y travaillent) [Evy/Sam]   Mer 6 Fév 2013 - 15:16

Aux yeux de Samuel, Evelynn était quelqu'un de sincère, de vrai. Il n'y avait qu'à voir sa façon de parler pour le comprendre. Ses mots trahissaient ses pensées, révélant certains éléments qu'elle ne parvenait pas à taire. C'était bien la preuve qu'elle était bien incapable de cacher certaines choses aux autres et l'espagnol aimait les gens francs. La timidité de la jeune femme l'empêchait sans doute de dire tout ce qu'elle voudrait, la bloquant dans ses mots, mais elle osait tout de même dire les choses. En tout cas, Samuel la poussait en ce sens. Pas besoin de prendre de pincettes avec lui, il en fallait beaucoup pour le vexer, le gêner ou même le choquer. Bien sûr, ce n'était pas pour autant qu'Evelynn n'avait pas de secrets et qu'elle était incapable d'en garder un. Après tout, elle se serait fait prendre avec son sachet d'herbe bien avant leur rencontre si tel avait été le cas, incapable de préserver ce secret. Là, c'était uniquement la maladresse et une bonne dose de malchance qui s'étaient joués d'elle. Difficile de se sentir bien en présence des autres lorsque l'on risquait à tout moment de faire une bourde ou de dire quelque chose qui dépassait notre pensée. Malgré tout, l'espagnol espérait qu'elle se détende en sa présence.

"Au moins, cela prouve que tu es loin d'être une personne hypocrite, c'est plutôt bien, non ? Et que les compliments te gênent prouvent également que tu es loin d'être vaniteuse. Crois moi, il y a trop peu de gens comme toi. Tu apportes une certaine dose de fraicheur, presque d'innocence je dirais. Et on est tous plus ou moins curieux. Pose donc tes questions, si je ne veux pas y répondre, je te le dirais, ne t'en fais pas pour ça. Tu ne peux pas deviner non plus quels sujets aborder ou non, ce n'est pas marqué sur notre front et ce n'est pas pour ça que je t'en voudrais."

Cependant, ce qui était parfaitement visible, c'était le talent d'Evelynn. Lors de leur rencontre, elle avait avoué être une artiste, excuse qu'elle avait avancé pour expliquer sa consommation de drogue. Samuel se moquait bien qu'elle se drogue ou pas, c'était sa vie. Cependant, il se montra bien plus intéressé par ses talents d'artiste. L'art était très subjectif, personne n'aimait les mêmes choses. Il y avait tellement de façons différentes de représenter les choses qu'il était difficile de tout classer. Certains se prétendaient artistes juste pour pouvoir gagner de l'argent, ils ne faisaient même pas ça parce qu'ils aimaient ça, mais juste pour les revenus. C'était ce genre de peintures que l'on pouvait voir, sans vie, sans personnalité, comme une photo prise au hasard et sans aucune importance. Mais il y en avait d'autres qui peignaient parce qu'ils aimaient ça, parce qu'ils étaient doués pour ça. Comme Evelynn. Pour le moment, Samuel n'avait vu qu'une seule de ses oeuvres mais cela lui suffisait à se faire une idée de son talent. Il n'était pas spécialiste, juste un homme parmi les autres, appréciant les belles choses. La peinture d'Evelynn était à la fois simple et travaillée. Il s'en dégageait quelque chose de particulier qui plaisait au latino sans pour autant qu'il puisse dire ce que c'était. Mais il était sûr d'une chose : elle était douée.

Il le lui fit remarquer mais Evelynn n'était pas aussi enthousiaste que lui. Elle restait lucide sur sa situation, se comparant à d'autres. Quelque part, elle n'avait pas tort. Les chances de percer dans ce domaine étaient faibles, talent ou pas. Il fallait des contacts, des connaissances, sans quoi il était extrêmement difficile d'obtenir une quelconque reconnaissance dans ce milieu. Malgré tout, Samuel ne voulait pas qu'elle perde espoir. C'était difficile, certes, d'autres avaient peut-être plus de talents, mais ce n'était pas une raison pour y voir une situation inéluctable. L'espagnol comptait bien lui donner un petit coup de pouce, croyant en son talent.


"Je ne me fais pas d'idées mais j'ai envie d'y croire. Ce n'est pas en baissant les bras que les choses vont se faire, je suis certain que tu peux percer. Il te faut juste les bons contacts et une bonne exposition. Crois en ton talent Evelynn, n'abandonne pas même si c'est difficile. Un jour, tu seras récompensée, tu verras."

Pour le moment en tout cas, elle était loin d'avoir ce qu'elle méritait. Terrorisée par une simple araignée, elle avait démontré des capacités assez étranges aux yeux de Samuel, étant intervenu pour l'aider après l'avoir entendu crier. Il ne savait pas trop à quoi s'en tenir, surpris qu'une simple araignée déclenche chez elle une telle frayeur, mais il était presque persuadé qu'il avait affaire à une semblable, à une mutante. Qui d'autre développerait ainsi une telle aura ? Une fois qu'elle eut plus ou moins repris ses esprits, il lui posa donc la question. Plus que de la peur, c'est la surprise qui marqua ses traits cette fois. Ce n'était clairement pas la question qu'elle devait entendre tous les jours et sa surprise se transforma en inconfort. Désirant quitter les lieux et sans doute s'éloigner de celui qui était un peu trop curieux, elle se cogna contre un meuble, la forçant à se poser sur le lit le temps que la douleur passe. Samuel en profita pour l'y rejoindre et tenter de la calmer, de lui expliquer les choses calmement. Elle devait se demander comment il pouvait deviner une telle chose et pourquoi il lui demandait ça. Pour être plus éloquent, il lui dévoila son propre pouvoir. Voir qu'il était comme elle la rassurerait sans aucun doute. Elle n'était pas seule. Beaucoup de mutants le croyaient pourtant.

Il expliqua en quoi consistait son pouvoir, quel genre de mutant il était, afin qu'Evelynn sache à quoi s'en tenir. Il n'avait aucun secret à lui cacher à présent, d'autant plus qu'elle était comme lui. Il ne voulait certainement pas l'affoler ou qu'elle le rejette parce qu'il lui faisait peur ou parce qu'elle voulait continuer de nier l'évidence. C'était comme si... elle avait honte d'être une mutante. Samuel voulait lui montrer qu'au contraire, elle devrait en être fière. Mais chaque chose en son temps. Maintenant qu'il lui avait expliqué, Evelynn fit une remarque à ce propos. Elle qualifiait son pouvoir de macabre. Quelque part, elle n'avait pas tort. Il se nourrissait du malheur des autres en quelque sorte. Plus les autres souffraient, plus il souffrait, plus cela le rendait puissant. Il n'y pouvait rien, il était comme ça. Il faisait parfois preuve d'une certaine cruauté envers ceux qui, d'après lui, le méritaient mais malgré tout, il restait quelqu'un de doux. Son pouvoir faisait parti de lui mais il n'avait pas encore pris le pas sur lui. Il ne pouvait pas en vouloir à la jeune femme d'avoir une telle pensée. Cependant, elle s'excusa aussitôt, pensant sans doute avoir dépassé les bornes. On ne choisissait pas son pouvoir après tout.


"Non, tu as raison. C'est peut-être malsain mais je suis comme ça. Je suis un mutant, tout comme toi et je n'ai pas choisis mon pouvoir. Cependant, il m'est très utile pour protéger les miens alors macabre ou non, il est mon plus puissant allié. Ce ne sont pas les humains qui pourraient se vanter de faire ce que nous sommes capables de faire."

Il avait dit ça avec le sourire comme si cela ne l'affectait pas. Il avait ajouté une plaisanterie en constatant la maladresse d'Evelynn qui pourrait être utile à son pouvoir mais cette dernière n'avait pas l'air de l'avoir pris comme telle. Sans doute même le prenait-elle pour une insulte et ce n'était bien sûr pas le but de l'espagnol. Posant sa main sur celle de la bibliothécaire qui tenait son pieds, il préféra la rassurer.

"Je plaisantais Evelynn. Jamais je ne voudrais profiter du malheur d'un semblable. Si j'étais plus puissant, je pourrais même peut-être te soulager de ta douleur."

Détaillant l'utilité de son aura bleuté, il laissa Evelynn le toucher ou plutôt essayer sans pouvoir. Désormais, elle savait à quoi s'en tenir avec lui, ils n'auraient plus à se cacher l'un à l'autre. Samuel savait qu'elle était une mutante mais il ignorait encore quel était son pouvoir. Il lui demanda donc sans détour, ne pensant pas qu'il pourrait être une source de gêne pour elle, lui qui était fier du sien. Vu la façon dont elle en parlait, on aurait dit que c'était pour elle plus un poids qu'autre chose. Forcément, s'il se retournait contre elle, cela n'avait sans doute rien de plaisant. Cela venait sans doute d'un manque de maitrise vu que son pouvoir avait l'air assez puissant au final.

"Ca ne doit pas être facile tous les jours mais au moins, tu as l'air de gérer. Sinon, les gens qui t'entourent auraient découverts ton don depuis longtemps. Je pense qu'avec un peu d'entrainement, une meilleure maîtrise de toi-même, tu pourrais mieux le contrôler et ainsi éviter qu'il se retourne contre toi. Tu connais d'autres mutants ?" demanda t-il d'un air curieux avant de réaliser quelque chose "Avant que je ne gaffe si jamais je la croise... ta compagne est au courant ?"

Voyant que le pied de son hôte ne produisait quasiment plus de douleur et qu'elle s'appuyait dessus, Samuel en déduisit qu'elle pouvait à présent se déplacer sans souffrance. Retourner à la cuisine serait sans doute mieux. L'espagnol se leva.

"Je te laisse t'habiller, rejoins moi dans la cuisine quand tu voudras." fit-il avec un sourire

Il s'éloigna et la laissa seule dans la chambre. Peut-être avait-elle besoin de réfléchir un peu. En attendant, Samuel prit les deux tasses sur le comptoir et servit le café qui venait de finir de couler. Il espérait qu'elle viendrait pour le boire avec lui.
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Evelynn Jones

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MessageSujet: Re: Every Library has a story (surtout ceux qui y travaillent) [Evy/Sam]   Jeu 7 Fév 2013 - 8:18

"Au moins, cela prouve que tu es loin d'être une personne hypocrite, c'est plutôt bien, non ? Et que les compliments te gênent prouvent également que tu es loin d'être vaniteuse. Crois moi, il y a trop peu de gens comme toi. Tu apportes une certaine dose de fraicheur, presque d'innocence je dirais. Et on est tous plus ou moins curieux. Pose donc tes questions, si je ne veux pas y répondre, je te le dirais, ne t'en fais pas pour ça. Tu ne peux pas deviner non plus quels sujets aborder ou non, ce n'est pas marqué sur notre front et ce n'est pas pour ça que je t'en voudrais."

Les paroles de son interlocuteur aussi étaient fraîches, plongeant Evelynn dans un questionnement intense. C'était-elle cloîtré trop longtemps dans son atelier pour peindre où tous les humains étaient ainsi maintenant? Ou Sam était une exception? Il ne cachait pas ses idées, ses opinions, n'avait pas de conversation de « superficie » qu'Evy détestait tant. Cependant, malgré toutes ces paroles, elle n'allait certainement pas se résoudre à dire tout ce qu'elle pensait. Elle en avait déjà trop dit de toute façon, et s'échappait toujours trop souvent. Hors de question de laisser son esprit sans filtre. Elle serait honnête avec lui certes, et poserait certaines questions qu'elle jugeait sans danger, mais pas plus, ne cherchant pas le blesser inutilement. Même s'il disait être assez honnête pour refuser de répondre à ses questions s'il ne le désirait pas, elle ferait attention.

-Merci... encore... une fois... mais arrête avec tous ses compliments, je vais finir par être... encore plus mal à l'aise... Tu sais il est assez rare que je discute plus de quelques instants avec quiconque... tu dois être dans les seuls en fait, ma compagne exceptée. Je ne veux pas te bombarder de questions non plus... Alors continuons simplement à discuter comme nous le faisons maintenant et ça fera mon affaire.

Discutant ensuite de son « avenir possible » dans l'industrie de la peinture, Sam se montra plus qu'impressionné, mais Evelynn restait sur ses gardes : l'espoir faisait vivre disait-on, mais blessait aussi bien souvent. Elle ne voulait pas se faire d'idées avant d'avoir percé le marché de l'art, ce qui prendrait bien plus que quelques toiles, c'était bien certain. Elle continuait, en recréant quelques unes lorsqu'elle se sentait motivé, et pour l'instant c'était tout ce qui importait. Si par chance elle trouvait une façon d'en obtenir des bons prix, elle ne cracherait pas sur l'occasion, mais pour l'instant c'était une passion avant d'être un métier.

"Je ne me fais pas d'idées mais j'ai envie d'y croire. Ce n'est pas en baissant les bras que les choses vont se faire, je suis certain que tu peux percer. Il te faut juste les bons contacts et une bonne exposition. Crois en ton talent Evelynn, n'abandonne pas même si c'est difficile. Un jour, tu seras récompensée, tu verras."

-J'espère bien... mais tu n'es pas le premier à me dire ce genre de choses, et à présent, le mieux que j'ai obtenu c'est une intrusion de domicile... et je ne souhaite pas revivre cette terreur, ajouta-t-elle dans un frisson. Les images sont toujours aussi fraîches dans mon esprit. Au moins ici je suis en sécurité... je crois.

L'incident de l'araignée changea radicalement le sujet de conversation, dévoilant ainsi par mégarde à Sam que son interlocutrice était une mutante. C'était bien difficile à cacher, après tout peu d'humains, non aucun humain ne pouvait s'entourer d'une telle aura et générer autant de terreur. Sam essayait de la réconforter et de la calmer tout en révélant son propre secret. Il était un mutant, et ça surprit énormément la jeune femme qui s'attendait à toutes sortes de questions, mais certainement pas une révélation de ce genre. S'échappant de nouveau, elle jugea son pouvoir de « macabre », et s'en voulut aussitôt. Cependant, Samuel ne semblait pas s'en préoccuper, expliquant simplement ce qu'il en pensait :

"Non, tu as raison. C'est peut-être malsain mais je suis comme ça. Je suis un mutant, tout comme toi et je n'ai pas choisis mon pouvoir. Cependant, il m'est très utile pour protéger les miens alors macabre ou non, il est mon plus puissant allié. Ce ne sont pas les humains qui pourraient se vanter de faire ce que nous sommes capables de faire."

-Ce que nous sommes capable de faire...

Ses pensées allaient évidemment vers les Morlocks, des gens bien moins chanceux que Sam ou Evelynn qui pouvaient aisément se promener dans les villes sans éveiller le moindre soupçon parmi les humains normaux. Le groupe dont faisait partie Evy pouvait accomplir de grandes choses... mais à la simple vue de ceux-ci, les gens démunis du gêne X étaient aussi effrayés que si le jeune femme utilisait son don sur eux. Ils étaient obligés de rester cacher, dans les égouts crasseux, alors que certains avaient besoin d'aide, de soins, de services, des choses que les résidents des villes jugeaient comme acquis. La différence amenait son lot de problème...

Elle écouta ensuite le commentaire amusant de Sam sur le fait qu'il serait un être des plus puissants si Evelynn restait toujours à ses côtés à cause de sa manie de se blesser bien souvent. Elle ne rit pas, ne comprenant pas tout de suite qu'il faisait une blague, mais celui-ci s'expliqua aussitôt, expliquant sa « mauvaise » blague :


"Je plaisantais Evelynn. Jamais je ne voudrais profiter du malheur d'un semblable. Si j'étais plus puissant, je pourrais même peut-être te soulager de ta douleur."

-Ah bon? Les dons... euh... évoluent?

C'était peut-être une question stupide, mais les mutants qu'elle connaissait possédaient tous depuis des années leur apparence, et son propre don lui jouait toujours autant de tours qu'au début de sa découverte. Est-ce qu'un jour ce pouvoir deviendrait pire encore? La laissant paralysé de terreur à la simple vue d'une feuille de papier virevoltant dans sa direction? Touchant la lumière qui l'entourait, s'expliqua ensuite quant à son propre don, détaillant un peu son mode de fonctionnement.

"Ca ne doit pas être facile tous les jours mais au moins, tu as l'air de gérer. Sinon, les gens qui t'entourent auraient découverts ton don depuis longtemps. Je pense qu'avec un peu d'entrainement, une meilleure maîtrise de toi-même, tu pourrais mieux le contrôler et ainsi éviter qu'il se retourne contre toi. Tu connais d'autres mutants ? Avant que je ne gaffe si jamais je la croise... ta compagne est au courant ?"

-NON! Son cri la prit elle-même par surprise. Non euh... pardon elle n'est pas au courant... ce n'est pas une mutante et euh... et bien... je n'en parle pas... ouvertement... normallement

Évitant soigneusement l'autre partie de sa question, elle se leva doucement pour voir l'état de son pied. Désirait-elle vraiment parler des Morlocks à Samuel? C'était sans doute sans danger, après tout il était mutant, mais les ordres de Callisto étaient les ordres : on ne mentionnait jamais les habitants des égouts à quiconque, même s'il était un mutant. Rien ne garantissait qu'il ne travaillait pas pour le gouvernement ou qu'il n'était pas un informateur. Ces craintes étaient celles de Callisto, pas d'Evelynn, qui ne voyait pas de problème à parler de ceux-ci à son interlocuteur. Néanmoins, elle respecta les ordres.

"Je te laisse t'habiller, rejoins moi dans la cuisine quand tu voudras."

-Merci...

Attendant que Sam sorte, elle retira la veste qu'il avait passé sur ses épaules avant de retirer son soutien gorge et de se rasseoir sur le lit, songeuse. Elle passa quelques secondes ainsi, sans bouger, sans trop savoir quoi dire ou quoi penser. Son don avait besoin d'entraînement? Elle n'en voulait pas, pourquoi l'entraîner alors? C'était une idée ridicule... mais l'hispanique ne savait sans doute pas qu'elle haïssait son pouvoir autant qu'elle en avait besoin. Après quelques minutes, elle sortit de sa chambre, maintenant vêtue d'un simple chandail moulant noir avec des écritures anarchiques rougeâtres dans le bas. Elle n'avait pas la tête à chercher un morceau de linge plus beau, et ne le faisait déjà que très rarement. Elle se contenta de s'asseoir devant Samuel, prenant une gorgée de café avant d'ajouter, un peu incertaine :

-Tu... euh... connais des mutants... qui... euh... entraînent ce genre de... hum... don?
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MessageSujet: Re: Every Library has a story (surtout ceux qui y travaillent) [Evy/Sam]   Jeu 21 Fév 2013 - 12:59

Visiblement, les tentatives de Samuel pour détendre Evelynn ne portaient pas leurs fruits. Au contraire, elle disait être davantage mal à l'aise, ce qui n'était vraiment pas le but recherché. Il désirait simplement qu'elle prenne confiance en elle et en ses capacités mais ce n'était certainement pas le genre de choses qui allait se produire en un claquement de doigts. De toute façon, il n'était pas là pour la tenir par la main et l'accompagner dans ce long voyage qu'était une vie, non. Il était là pour prendre le café en compagnie d'une charmante demoiselle et c'était bien ce qu'il comptait faire. Mais être sincère n'avait jamais tué personne, non ? Ce que lui révélait Evelynn l'étonna un peu tout de même. Il était l'une des rares personnes à qui elle avait parlé plus de quelques instants ? Etait-ce parce que, contrairement à la majorité des gens, il ne mettait aucune barrière entre lui et les autres, facilitant ainsi le dialogue ? Ou bien était-ce parce qu'elle se sentait redevable envers lui pour lui avoir permis de conserver son emploi ? A vrai dire, Samuel s'en moquait. Peu importait la raison, du moment qu'elle ne le chassait pas. Il valait mieux donc clore là les compliments s'il ne voulait pas se voir leur conversation s'écourter plus vite que prévue.

"Je vais donc me considérer comme chanceux. Dommage pour les autres, ils ne savent pas ce qu'ils perdent, j'aime bien parler avec toi. Tu as de la chance d'avoir une compagne sur qui compter. Ca fait longtemps que vous êtes ensemble ?"

Pour le coup, il avait vraiment changé de sujet. Peut-être que parler d'Eleonnora lui permettrait de se détendre. A moins que cela ne fasse l'extrême inverse... Mais l'espagnol supposait que lorsque l'on aimait quelqu'un, on aimait parler de lui. Cela ne restait qu'une supposition malgré tout. N'ayant jamais été en couple, il n'était sûr de rien à ce sujet. Mais vu le tableau géant qu'en avait réalisé Evelynn, il pensait vraiment que parler d'elle la gênerait beaucoup moins que parler d'elle-même. Malgré tout, il insistait sur le fait qu'elle avait du talent. Difficile de le nier après avoir vu l'oeuvre qui trônait dans le salon. Malheureusement, la bibliothécaire restait pessimiste, trop marquée par les évènements produits à son ancien domicile. Fatalement, après une telle épreuve, pas étonnant qu'elle voit les choses en noir.

"Tu es en sécurité et puis tu as ta compagne qui est là aussi. Ca ne se reproduira pas. N'aie pas peur du passé, Evy, sers t'en plutôt comme tremplin pour réaliser de nouvelles toiles magnifiques." assura t-il avec un sourire

Ce n'était pas du passé qu'elle avait peur au final mais plutôt d'une petite araignée, apparue dans sa chambre alors qu'elle comptait changer ses vêtements mouillés, tout comme l'espagnol qui s'était débarrassé du haut. Ce dernier fonça pour aider celle qu'il croyait réellement en danger et ne comprit que plus tard que celle qui était à ses côtés était comme lui : une mutante. Rien n'aurait pu lui faire plus plaisir que de découvrir que cette agréable jeune femme était une soeur mutante. Cela ne faisait que renforcer l'envie de l'aider de Samuel. Puisqu'elle paniquait encore -sans doute à cause de l'incident encore frais-, il lui dévoila son pouvoir, ne lui cachant rien pour lui prouver sa bonne foi et qu'elle n'avait rien à craindre lui. Son pouvoir la laissa dubitative. Elle le qualifia même de macabre. Cela aurait pu blesser Samuel mais il était lucide à ce sujet. Elle avait raison. D'ailleurs, elle avait l'air pensive, comme si elle réfléchissait aux paroles du latino. Elle doutait sans doute de ses propres capacités, surtout après ce qu'il s'était produit dans la chambre.


"Oui, ce dont nous sommes capables. Parce que quelque soit notre mutation, nous sommes l'évolution."

Pour détendre l'atmosphère, il avait tenté une petite blague mais Evelynn n'avait pas l'air très réceptive. Pour preuve, elle le prit mal alors que ce n'était pas du tout le but. Il lui expliqua donc qu'il plaisantait, même si d'un certain côté, il aimerait que son pouvoir soit davantage utile pour les autres. La jeune femme s'étonna d'apprendre que leurs dons pouvaient évoluer. Samuel s'y attendait un peu, vu la façon dont elle avait réagit lorsqu'elle s'était rendu compte qu'il était comme lui. Elle ne devait pas connaitre d'autres mutants et se croire seule. Cela devait être une expérience horrible. Samuel n'était jamais passé par là lui et il se trouvait chanceux. Du coup, il comprenait qu'elle soit un peu perdue dans tout ça.

"Oui, ils évoluent, se développent. Tout dépend de notre façon de le maîtriser et de l'utiliser je dirais. Plus tu t'en serviras, plus tu finiras par le maîtriser. C'est comme pour tout. Imagine que c'est un sport. Au départ on est nuls et puis, à force d'entrainement, on s'améliore ! C'est le même principe. On évolue pas tous de la même façon, nous sommes tous uniques mais c'est certain que cela peut évoluer. Il y a des limites évidemment, nous ne sommes pas des dieux, mais on est souvent limités par notre propre imagination. Difficile de savoir ce que nos dons pourraient faire ou non sans l'avoir testé."

Le don d'Evelynn pouvait facilement se retourner contre elle, il en avait eu la preuve en direct. Le meilleur moyen de palier à ça était de s'entrainer afin qu'elle se contrôle déjà mieux elle-même. N'avoir peur de rien était difficilement faisable mais elle pouvait toujours s'endurcir un peu. Puisqu'elle avait l'air de ne pas connaitre d'autres mutants, Samuel se demandait si même sa compagne pouvait être au courant. Si tel était le cas, elle pourrait même l'aider à développer ce don. Enfin, c'était une hypothèse. A vrai dire, Samuel ne plaçait aucun espoir en les humains. Et la réaction d'Evelynn vint confirmer ce fait. Elle aussi devait douter d'eux. Sa propre compagne ignorait ce qu'elle était et ce qu'elle pouvait faire. Mais combien de temps cela allait-il durer ? Comment pouvait-elle être en couple avec quelqu'un qui ignorait tout ça ? Le jour où elle l'apprendrait, tout cela finirait mal, il en était persuadé. Cependant, il ne voulait pas blesser Evelynn et respectait sa vie privée. Il n'avait pas à s'en mêler.

"Je comprends et à vrai dire, tu fais bien. Je te promet que je ne dirais rien à personne. Mais n'aies pas honte de ce que tu es, Evy."

Etre en couple avec une humaine. Quelle idée. C'était une terrible erreur mais elle finirait bien par s'en rendre compte un jour ou l'autre. Samuel espérait que ce serait rapide, afin qu'elle ne profite pas trop d'un bonheur éphémère qui ne ferait que la faire souffrir un jour ou l'autre. Il préféra la laisser un peu tranquille, sentant qu'il l'avait mise sur la défensive alors que ce n'était pas son but. Quittant la pièce, il s'occupa du café et remplit les deux tasses, attendant qu'Evelynn le rejoigne. C'est ce qu'elle fit peu après, venant s'asseoir en silence face à lui. Il en profita donc pour boire quelques gorgées, ne relançant pas la conversation pour qu'elle ne s'y sente pas contrainte. La jeune femme s'était vêtue mais ne lui avait au final rien rapporté. Tant pis, rester torse nu ne le dérangeait pas particulièrement. Il n'y avait plus qu'à attendre que ses vêtements sèchent.

Evelynn prit enfin la parole. Elle semblait au final intéressée par le fait d'entrainer son don. Voilà qui était une bonne nouvelle ! Cela prouvait qu'elle s'ouvrait un peu plus à ce qu'il lui avait révélé. Sans doute qu'un entrainement ne pouvait lui faire de mal et que cela l'aiderait à préserver son secret plus longtemps. Samuel posa sa tasse et hocha la tête. Il ne savait pas trop par où commencer mais il ne comptait rien lui cacher. Elle était comme lui, elle avait droit de savoir qu'elle n'était pas seule, loin de là.


"Je connais pas mal de mutants, oui. Beaucoup même. A vrai dire, il n'y a pas de mutants spécifiques qui entrainent les dons. On s'entraide tous. J'y participe comme d'autres le font également. Nous sommes là les uns pour les autres, comme une famille. Il existe plusieurs groupes différents malgré tout car, on a beau être de la même race, nous ne partageons pas forcément les mêmes idées. C'est dommage mais c'est normal. En fait, il y a bien un endroit spécifique où l'on apprend à des mutants à s'entrainer, surtout les jeunes. L'Institut Xavier, tu connais ? Bien sûr, ce n'est pas le seul mais c'est sans doute le plus adapté puisque c'est une véritable école. Mais du moment que tu es entourée de mutants et que tu peux user de ton don, tu peux bien t'entrainer avec qui tu veux. Moi je veux bien t'aider si tu le souhaites."
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Every Library has a story (surtout ceux qui y travaillent) [Evy/Sam]

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