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 History always find a way

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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: History always find a way   Mer 24 Sep 2014 - 18:52

Et si les jumeaux Davidoff avaient connu leur père bien avant leur dix-huit ans ? Et s'ils avaient vécu dans un univers où l'argent peut tout leur apporter et qu'ils ont les moyens d'avoir ce qu'ils veulent, comme ils le veulent ? Et s'ils n'avaient jamais souffert de la torture physique et psychologique imposée par leur mère qui les changea drastiquement ?

Leur vie n'est pas la même, mais certains chemins finiront par se croiser de nouveau, certains événements n'auront jamais lieu et les jumeaux se retrouveront avec une personnalité différente, bien que semblable sur plusieurs points, à l'univers original. À travers des tranches de vie, vous découvrirez leur enfance. Puis, à leur adolescence, un événement important les pousseront à prendre certaines décisions et à changer leur vie pour le meilleur et pour le pire.

***

-« Kathleen, revient ici ! Eleonnora, tu peux remettre le t-shirt de ton frère ? Nous sommes déjà en retard, ce n’est pas croyable ! »

Kathleen et Nathan courait dans le manoir, cherchant à fuir leur père qui tentait vainement de les amener chez le dentiste. Sa conjointe était loin de l’aider à la tâche, encore cloitrée au lit avec une supposée migraine qui s’était déclenchée pendant la nuit. Si elle aurait choisis l’aspirine plutôt que les shooters de Tequila, elle ne serait probablement pas dans cet état ce matin.

Lorsqu’Angela, son amante, lui avait avouée être enceinte, il n’avait pas eu le choix de prendre ses responsabilités. Elle avait débarqué chez lui, quelque jour avant son accouchement, et changé sa vie a jamais. Il avait divorcée de sa femme, Natasha, qui était partie vivre avec Fernando, son nouveau mari, dans une villa à Venise, payée grâce à l’argent que Sergeï lui avait versé une fois les papiers signés. Les jumeaux, Kathleen et Nathanaël n’étaient pas de tout repos. Obligé de quitté l’armée puisque sa conjointe ne semblait jamais en état de s’en occupé, il gérait maintenant son entreprise en tentant d’élever ses enfants. Heureusement, Eleonnora, alors âgée de huit ans, l’aidait parfois à la tâche. Elle, au moins, était disciplinée.


***

-« Nathan ! Arrête de manger mes crayons de couleur ! » S’exclama Eleonnora.

À six ans, Nathan était une peste qui adorait embêté ses sœurs. Par contre, dès que Sergeï entrait dans la pièce, il devenait un véritable petit ange. Sa sœur jumelle pouvait être bien pire que lui. Kathleen donna un coup de pied à son frère qui tomba sur les fesses en se tenant le mollet, pleurant pour son père.


-« Qu’est-ce qui se passe encore ?! » Fit leur père en entrant dans la pièce.
-« Nathan mangeait mes crayons de couleur alors Kate lui a donné un coup de pied. » Expliqua Eleonnora.
-« C’est de sa faute ! » Affirma sa petite sœur en pointant son jumeau. « Je sais donner des beaux coups de pied comme toi, maintenant ! »
-« Kathleen, l’auto-défense sert à pouvoir se protéger si quelqu’un te veut du mal. Pas à frapper son frère parce qu’il fait quelque chose qui te déplait. Nathan, arrête de pleurer et va te brosser les dents, tout de suite ! »
-« C’était de l’auto-défense ! Les crayons ne pouvaient pas se défendre, eux ! »
-« Eleonnora, occupe-toi de mettre ta petite sœur au lit, d’accord ? »

Kathleen se jeta sur son père et le serra dans tes bras.

-« Plus tard je veux être comme toi ! »

Si Sergeï avait su que cela signifierait qu’elle serait aussi têtue que lui, jamais il n’aurait été fier de l’entendre prononcer ces mots. Il serra Kathleen contre lui et fit signe à Eleonnora de se joindre à eux. Il embrassa sa fille ainée sur le front avant de l’envoyer aidé sa petite sœur à aller au lit. Il n’était peut-être pas le père de l’année, mais il savait s’occuper de ses enfants, contrairement à sa conjointe.

***

-« Ils ont fini de s’engueuler ? » Demanda Kathleen en retirant ses mains de ses oreilles.
-« J’espère que si. Votre mère est vraiment une… une garce, voila ! »
-« Nora ! Tu ne peux pas dire ça, c’est méchant ! » S’offusqua Nathan, alors âgé de 11 ans.
-« Je suis d’accord avec elle, moi. Elle est toujours méchante avec nous. Toi t’es le chouchou, tu peux bien l’aimer. »
-« Ce n’est pas vrai ! »
-« Si, c’est vrai. »

Un claquement de porte retentis. Eleonnora, qui venait de franchir sa quinzième année de vie, pris son courage à deux mains et s’approcha de la porte de sa chambre. Elle l’ouvrit doucement en tentant de savoir ce qui se passait.

-« Elle est partie ? » Demanda Kathleen.
-« Je ne sais pas, je n’entends rien. Viens, toi tu entends mieux que nous. »

Kathleen rejoignit sa grande sœur et passa la tête par la porte sans discrétion. Elle entendant son père, à l’étage inférieur, qui pestait et rageait contre la mère des jumeaux. Cette dernière semblait partie.

Ils apprirent, plus tard, qu’Angela était partie, ne pouvant plus supporter Sergeï qui la traitait, selon elle, comme une enfant. Il n’avait pas tort : elle était toujours sortie, revenait rarement sobre le soir et s’occupait à peine de ses enfants. Elle méprisait Eleonnora et avait fini par détester Kathleen qui faisait absolument tout pour la contredire et remettre en doute son autorité sur elle. L’ambiance dans le manoir était infernale, insupportable. Le départ d’Angela avait attristé Nathan, mais ses sœurs le vécurent très bien.  
Après une courte bataille juridique où Sergeï réussis sans trop de mal à avoir la garde des jumeaux, leur mère étant instable et dangereuse pour eux, la vie repris. Aucune autre situation dramatique de ce genre n’eut à nouveau lieu… avant des années.


***
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: History always find a way   Mer 24 Sep 2014 - 21:49

***

-« Votre fille à casser le nez de l’un de ses collègues de classe. Vous avez de la chance, monsieur Davidoff, les parents ne porteront pas plainte contre elle. »
-« J’espère bien, c’est cet enfoirée qui a essayé de me toucher le cul. » Soupira Kathleen.

Son père lui jeta un regard noir. Kathleen soupira et tira un peu sur sa jupe d’écolière, un peu trop courte à son goût. Elle croisa les jambes. Sa chemise était sortie de sa jupe, à moitié déboutonnée, laissant voir le débardeur qu’elle portait en dessous. Elle avait tiré sur sa cravate avant de la laissé pendre mollement à son cou. Elle avait le look tout désigné pour être la parfaite étudiante rebelle. L’une de seules raisons qui expliquaient encore sa présence dans cette école réputée était ses excellents résultats scolaires qui dépassaient ceux de n’importe quel élève, excepté son frère, à quelques occasions. Elle avait seize ans, il ne lui restait plus qu’une année à subir dans cette école avant de rejoindre l’université. Aucun doute qu’elle allait avoir l’embarras du choix dès qu’elle obtiendra son diplôme. Elle souhaitait faire des études à l’étranger, mais son père était totalement contre cette idée, voulant plutôt l’envoyer à l’université de Saint-Pétersbourg.

L’adolescente attrapa une cigarette, dans sa veste et l’alluma sans se soucier du fait qu’elle était dans le bureau du directeur. Son père lui lança un nouveau regard réprobateur.


-« Hey, ils m’ont cloîtrée deux heures dans leur foutue salle de retenue, j’en peux plus d’attendre. »
-« Éteins cette cigarette tout de suite. »
-« D’accord. » Fit-elle en soupirant.

Elle se redressa dans son siège et écrasa le bout de sa cigarette sur le bureau du directeur avant de la laisser tomber dans la poubelle juste à côté.


-« Bon, c’est fini maintenant ? J’ai pas que ça à faire. »

Si Sergeï avait pu le faire, il lui aurait donné la claque de sa vie afin de lui apprendre les bonnes manières. Il se contenta de se tourner à nouveau vers le directeur et de poursuivre la discussion. On l’avait bien prévenu qu’avoir une adolescente de seize ans n’était pas de tout repos. Pourquoi les choses ne pouvaient-elles pas être aussi simples qu’elles l’ont été avec Eleonnora ?

***
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: History always find a way   Jeu 25 Sep 2014 - 13:38


***

-« Eleonnora, où est ton frère ? »
-« Sûrement dans sa chambre. Depuis qu’il est revenu de sa convention, il y est enfermé. S’il en est sorti, je l’ai à peine remarqué. Il a dit qu’il ne quitterait pas cette maison tant qu’il « ne les auras pas tous attrapés » comme il dit. Kate est allée lui porter à diner il y a deux heures, elle doit le savoir. » Fit Eleonnora, alors âgée de vingt-deux ans.
-« D’accord. Je vais aller le voir. Attend, où vas-tu comme ça ? »
-« Faire du shopping avec des copines. »
-« Tu n’y es pas allée hier ? »
-« Oui, mais je n’ai pas trouvé ce que je cherchais. On va sortir un peu de la ville, peut-être boire un verre. Ne t’en fais pas, si j’ai bu je me prendrais une chambre à l’hôtel. Promis, je reviens avant de partir pour la base militaire. »
-« Fais attention à toi sur la route. »

Sergeï laissa sa fille quitter le manoir. Il lui faisait confiance. Elle était responsable, digne de confiance et ne lui mentait jamais. Pourquoi lui cacherait-elle quelque chose ? Persuadé qu’il avait simplement la chance d’avoir au moins un enfant modèle, il ne se posait pas de questions sur ce que faisait sa fille en ville. Il se concentra plutôt sur son fils, cloitré dans sa chambre depuis plus de vingt-quatre heures.

Il toqua à la porte. Personne ne vint lui ouvrir. Sergeï décida d’entrer sans invitation. Il retrouva son fils, vêtu d’un boxer et d’un t-shirt, assis devant sa console de jeu vidéo, son casque d’écoute branché à son ordinateur portable et sa fidèle Nintendo DS sur les genoux. Autour de lui, il y avait diverses assiettes, une boite de pizza, deux bouteilles d’eau qui ne contenaient certainement pas de l’eau vu leur couleur et des canettes de soda jonchant le sol.

-« Qu’est-ce que c’est que ce bazar ?! »

Aucune réponse.

-« Nathanaël Alexander Davidoff, lâches cette console tout de suite avant que je ne la lance par la fenêtre ! »

Nathan retira vivement son casque écouteur et fit pause sur sa console portable avant de faire de même en appuyant sur un bouton de sa manette. Il leva les yeux vers son père, sentant que ça allait barder pour son matricule.

-« Tu me nettoies ça tout de suite et tu lâches tes consoles. Vas plutôt te trouver une vie sociale hors d’ici et, surtout, prend une douche ! Tu ne passeras certainement pas tes journées sur tes consoles. »
-« Mais… »
-« Pas de mais ! Est-ce bien clair ? »
-« Oui papa… »

Sergeï quitta la pièce en claquant la porte derrière lui. Il fit quelques pas et s’arrêta devant la chambre de Kathleen. Il avait peur de voir ce qui se trouvait derrière. Sa fille était cultivée, elle lisait énormément, elle était passionnée de cinéma, mais elle avait tendance à faire comme son frère et s’enfermer toute une journée pour regarder la nouvelle saison d’une série quelconque. Lorsqu’il ouvrit finalement la porte, il retrouva Kathleen couchée dans son lit, sur le ventre, quelques cahiers et dictionnaires ouverts devant elle. Une forte musique rap parvint à ses oreilles, mais il ne fit aucun commentaire sur le sujet.

-« Qu’est-ce que tu m’veux ? » Demanda-t-elle en levant la tête.
-« Tu fais tes devoirs ? »
-« Déjà terminé. J’essaie d’apprendre le japonais. »
-« C’est bien. Tu as lu le livre que je t’ai prêté ? »
-« Lequel ? « Relations économiques internationales » ou « Marchés et instruments financiers ? » Peu importe, j’ai lu les deux, ils sont sur mon bureau. »

Sergeï s’avança dans la pièce, pris les deux livres en question puis quitta la chambre de sa fille en silence. C’était dans ce genre de situation qu’il réalisait que, malgré tout, il arrivait à faire quelque chose de bien de ses enfants.

***
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: History always find a way   Ven 26 Sep 2014 - 4:01


***

-« C’est quoi le problème des hommes avec le sexe ?! » S’exclama Kathleen. « Écoute ça : « J’ai hâte de te voir bébé, mes parents sont absents ce soir, vient dormir chez moi tu ne le regretteras pas » avec un smiley moche qui fait un clin d’œil et qui veut tout dire. »
-« Je croyais que tu l’aimais, ce mec ? »
-« J’étais conne,  l’époque. »
-« Ça fait six mois. »
-« J’ai évolué depuis le temps ! Depuis deux semaines, c’est allusions sur allusions. Ce n’est pas parce que ça fait six mois que je suis avec lui que je veux coucher avec lui. Il m’énerve ! »
-« Est-ce que tu l’aimes, Kate ? »

Kathleen fit une moue pensive. Non, elle ne l’aimait pas. Elle avait cru l’aimer, c’était nouveau pour elle, il s’agissait de son premier petit ami. Maintenant, elle réalisait que ça n’avait été que l’effet de la nouveauté et la découverte de l’amour… si on pouvait appeler ça ainsi. Elle ne ressentait pas grand-chose pour cet homme. Maintenant, tout ce qu’elle trouvait attirant chez lui l’énervait au plus haut point.

-« Non… Il était bien mieux lorsqu’on était que des amis. On dirait que pour lui, être en couple signifie de forniquer comme des lapins. J’aimais bien son côté rebelle, mais pour la galanterie, on repassera. »

Des cris, à l’étage inférieur attirèrent son attention. Elle laissa tomber son iPhone et quitta le lit de son frère pour aller écouter à la porte. Leur père criait sur quelqu’un. Il semblait furieux. Que ce passait-il ? Bientôt, elle reconnut la voix étouffée d’Eleonnora.

-« Qu’est-ce qui se passe ? » Demanda finalement Nathan en laissant tomber son jeu de Pokémon.
-« Nora lui a enfin dit qu’elle sortait avec une femme. Pauvre elle… il est en train de l’engueuler. Ce n’est pas de sa faute si elle est comme ça ! Comment il peut lui reprocher d’aimer les femmes et adorer le mec qui me sert de copain ? Ça n’a pas de fucking sens ! C’est le monde à l’envers ! »
-« Tu sais, comme moi, que ça ne fait pas parties des mentalités de la société et… »
-« Il peut se la foutre dans le cul la putain de société. It fucking sucks anyway. »

Kathleen fouilla dans le bureau de son frère, attrapa quelques trucs et quitta discrètement la pièce. Elle fila dans la sienne et remplis un sac de diverses affaires avant de passer dans la chambre de sa sœur. Lorsqu’elle entendit la porte menant au garage claquer, elle fit signe a son frère de la suivre subtilement. Ils arrivèrent à sortir à l’extérieur et rattraper leur sœur avant qu’elle ne quitte le manoir. Ils entrèrent dans sa voiture.

-« Qu’est-ce que vous faites ? » Demanda-t-elle en essuyant son visage.
-« On ne va pas t’abandonner. Vite, démarre. »

La voiture quitta le manoir des Davidoff. Eleonnora ne savait pas quoi faire, ni où aller. Elle était triste, perdue, rejetée par son père. Elle pensait se réfugier chez une amie avec qui elle avait passé beaucoup de temps à l’armée et qui vivait dans la ville voisine. Kathleen, elle, avait une meilleure idée.

-« Stop ! »

Eleonnora freina brusquement. Heureusement, il n’y avait personne d’autre dans la rue. L’adolescente, qui faisait plus vieille que ses dix-huit ans, quitta le véhicule et couru jusqu’au guichet où elle retira autant d’argent que sa carte de crédit le lui permettait. Elle revint à la voiture.

-« Qu’est-ce que tu fais ? » Demanda son frère.
-«  Ils font tout ça dans les films. Si on part, il faut retirer le plus d’argent possible avant que nos cartes de crédit soient bloquées. »
-« Et tu veux faire quoi de cet argent ? «
-« Aller en Amérique ! »
-« Quoi ?! »
-« Tu te souviens de cet événement interscolaire, à l’école ? Il y a des élèves d’Allemagne, d’Espagne, d’Angleterre et d’Amérique qui sont venus à l’école pour cet atelier de génie mécanique où on travaillait avec des professionnels du domaine et où on apprenait à créer un système robotisé de base en une semaine ? Eh bien, il y avait ce mec trooop mignon qui vient d’une école pour surdoués en Amérique. J’ai discuté avec lui, de tout, de rien et je t’épargne les détails mais ça a fini qu’il a éteint un feu qui avait pris naissance dans le local où tous les fumeux d’herbe se retrouvent. J’ai découvert qu’il était comme nous. En fait, son école, c’est une école pour mutants. On pourrait s’y rendre ! On serait avec des gens comme nous ! Et en plus, il m’a dit que je pouvais venir n’importe quand. Voilà, c’est l’occasion parfaite ! »
-« Tu vas débarquer comme ça, dans cette école, sans prévenir ? »
-« Oui. »
-« C’est insensé ! »
-« Ça me va. On le fait. » Fit Eleonnora d’une voix sombre qui ne lui correspondait pas.
-« Cool ! Mais avant, j’ai un arrêt à faire. » S'exclama sa soeur.

La voiture repris sa route, parcourant les quartiers aisés de Moscow. Elle s’arrêta devant une grande maison dont l’apparence témoignait clairement de la richesse de ses propriétaires. Kathleen monta les escaliers et cogna à la porte. Un jeune homme répondit, quelques secondes plus tard.

-« Kathleen ? Finalement tu es venue. Je t’attendais justement, j’ai tout préparé et… »
-« C’est fini entre nous. »
-« Quoi ? Mais qu’est-ce que tu racontes ? »
-« On était mieux quand on étaient que des potes. Tu ne m’aimes pas, tu veux juste coucher avec moi. Toi, tu me fais chier, t’es lourd, t’es arrogant et tu n’as aucune ambition dans la vie sauf celle de passer ton temps à faire la fête et te faire servir comme un roi. C’était marrant un moment, mais là j’en ai marre. C’est fini entre nous. Adieu. »

Sur ce, elle tourna les talons et s’éloigna d’un bon pas sans une once de remord. Elle entra dans la voiture et fit signe à sa sœur de démarrer, direction l’aéroport.

-« Tu viens vraiment de le plaquer ? » Fit Nathan.
-« Oh que oui ! Maintenant, on va réellement s’amuser. »

***
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MessageSujet: Re: History always find a way   Sam 27 Sep 2014 - 4:56


***

Le voyage en avion fut extrêmement long. Kathleen ne pouvait plus supporter le brouhaha de l’appareil. Elle s’était forcée à prendre des somnifères pour être capable de survivre à cela, ses mutations ne faisant que la rendre complètement folle. Elle se réveilla une heure avant l’atterrissage et quitta l’aéroport avec pour seuls bagages son sac à main et le sac qu’elle avait remplis de quelques vêtements et autres choses utiles avant de fuir la Russie.

-« Il fait chaud dans leur putain de pays ! » Fut la première chose que Kathleen prononça en quittant l’aéroport.

Le trio trouva un taxi qui les mena à l’institut Xavier. Il commençait à se faire tard, plusieurs lumières étaient éteints dans le manoir. Kathleen paya le chauffeur et le taxi les laissa devant le portail du manoir, repartant tranquillement sur la route.

-« Qu’est-ce qu’on fait, maintenant ? » Demanda Nathan.
-« Bah on sonne et on demande à ce qu’on nous ouvre. »
-« Est-ce que tu connais le nom de ce mec que tu as rencontré il y a quoi, cinq mois ? »
-« Oui, bien sûr, c’est… heumm… » Elle réfléchit un instant, puis appuya sur un bouton de la petite machiner reliée au portail. « Bonsoir, je viens voir Robert Drake. »

Elle attendit un moment, espérant ne pas s’être trompée de nom. Lorsque le portail s’ouvrit, elle sauta de joie et le franchit rapidement, suivit de son frère et de sa sœur. Ils s’avancèrent jusqu’à la porte principale du manoir et pénétrèrent à l’intérieur. Dans le hall, la jeune femme reconnu immédiatement Bobby. Elle tenta de lui parler avec son plus bel anglais.

-« Hey, salut ! C’est sympa de nous recevoir. »
-« Oui... humm... Je ne m’attendais pas à te revoir. Enfin, pas comme ça. »
-« Oui, je sais, on est un peu à l’improviste, mais notre père a fait le con, on en avait marre et on s’est barrés. Je me souviens que tu m’avais parlé de cet endroit qui avait l’air trop sympa alors nous voilà. »
-« Si tu veux je… je peux vous amener voir le professeur Xavier. Tu pourras tout lui expliquer et je suis certain qu’il vous accueillera sans problème. »

Il les mena jusqu’au bureau du professeur Xavier, là où le trio put expliquer les raisons de leur présence et leur intérêt pour cet institut pour mutants. Le professeur leur assigna une chambre, mais il fallait en trouver une seconde pour l’un des jumeaux. Bobby proposa d’offrir la sienne pour la nuit puisqu’il n’y avait personne qui la partageait pour l’instant, à condition qu’Alexïs ne craigne pas le froid. C’est ainsi que ce fut décidé. Ils quittèrent le bureau et Bobby les mena tout d’abord à sa chambre, d’où un grand froid se dégageait. Erïka tourna la tête vers son frère jumeau et lui parla dans leur langue natale.

-« Non mais tu déconnes ? Lui il a de la vrai clim’. Toi, vas dormir avec Nora, moi je squatte ici pour la nuit. »
-« Tu ne peux pas faire ça ! Le professeur l’a expliqué que les chambres ne sont pas mixtes, de toute façon. »
-« Arrête, t’es tellement précieux que tu vas paniquer si tu passes la nuit là-dedans. »
-« C’est totalement faux ! Tu veux dormir ici parce que ce mec te plait bien, avoue-le. »
-« Carrément ! Il est canon et il à l’air climatisé, c’est le meilleur des deux mondes. »

Pendant ce temps, Bobby s’éloignait avec Eleonnora pour lui montrer où elle dormira cette nuit.

-« Ne t’en fais pas, ils sont souvent comme ça. » Fit-elle en souriant pour la première fois depuis l’engueulade qu’elle a eue avec son père.
-« Je suppose que c’est le genre de chose qui arrive entre frères et sœurs. On ne peut pas être d’accord sur tout. Vous venez de Russie, c’est bien ça ? »
-« Oui. Ça fait du bien de changer un peu de paysage, même si Kate n’arrive pas à s’habituer à la chaleur de vos étés. »

Une fois à la chambre, Eleonnora posa son sac sur son lit. Elle n’avait que peu de choses, son portefeuille, son téléphone et quelques affaires trainant habituellement dans son sac à main. Elle se débarrassa son chignon et laissa sa chevelure tomber sur ses épaules. Alexïs vint la rejoindre et se résigna à s’installer sur l’autre lit. Bobby se tourna vers Kathleen, qui n’attendait que lui pour retourner sur ses pas.

-« Changement de plan, Nathan reste ici et moi je dors dans ta chambre ce soir. » Elle se tourna vers sa sœur et son frère. « A demain vous deux. »

Elle revint sur ses pas, en compagnie de Bobby.

-« Les étés sont toujours aussi chauds ? » Demanda-t-elle.
-« La majorité du temps, oui. C’est la température moyenne. »
-« It sucks… Je suis sensible à la chaleur, quand il fait trop chaud je m’évanouie comme une merde. »
-« Ne t’en fais pas, tant que je serais avec toi ça ne t’arrivera pas. Ma température corporelle est bien en-dessous de celle de n’importe quel humain. En fait, je dégage un froid constant. »
-« J’avais remarqué ça, la première fois. C’est trop sympa ! »
-« Je crois que c’est une question de point de vue. » Il lui sourit. « Ce n’est pas tout le monde qui apprécie le contact. Habituellement, je suis capable de réguler la température, mais la nuit je ne peux pas y arriver alors forcément il fait très froid. »
-« Ce sera comme dormir à l’Hôtel de glace ! J’y ai fait un séjour, un hiver, lorsque j’étais en voyage au Canada. Chaque chambre est fait en glace, c’est super sympa ! »

Ils entrèrent dans la chambre. Kathleen posa ses affaires au sol et se laissa tomber sur le lit de libre. Le contact froid des couvertures contre sa peau lui faisait le plus grand bien. Elle en attrapa un pan et roula avec pour s’en couvrir. Elle allait bien dormir, elle en était certaine.

-« Tu comptes dormir ? »
-« Tout dépend de toi. Tu as fait un long voyage, tu veux peut-être dormir ? »
-« On verra bien. J’ai dormi un peu dans l’avion. »

Elle retira son chandail et le jeta au sol, dévoilant ainsi son soutien-gorge.

-« On a quitté notre maison un peu précipitamment alors j’ai pas de pyjama. Ne t’en fais pas, je ne dors pas nue. » Elle retira ses chaussettes, puis son pantalon. « Ça ne te dérange pas ? »
-« Heu non… non, ça va aller. »

Elle s’installa sur le lit et enroula son corps d’une mince couverture. Elle lui fit signe de venir la rejoindre. Bobby hésita un instant puis s’assit sur le lit, près d’elle. Visiblement, Kathleen n’était pas pudique. Il lui tendit, malgré tout, une chemise posée sur le dossier de la chaise de son bureau. Cette dernière l’enfila sans même la boutonnée.

-« Alors, parles moi de toi ! »
-« Je ne sais pas vraiment quoi dire… »
-« Tu étudies quoi ? »
-« Les mathématiques. Je songe à devenir professeur. »
-« Sérieusement ? Moi aussi ! Mais pas en mathématique, plutôt en langues et littérature. C’est le genre de boulot qui me plairait. Je ne me vois pas vraiment faire autre chose, quoi que… hôtesse de l’air me semblait bien, à une époque. Mon père a préféré m'envoyer étudier l'économie. C'est pas si mal, je vais avoir un diplôme en ayant passé la moitié de mon temps hors des salles de classe. »
-« Tu as l’air d’avoir le caractère pour tenir une classe au calme. »
-« Les élèves difficiles, je connais, j’en suis une. »
-« Je ne te contredirais pas là-dessus. Il n’y avait qu’à te voir aller pendant les cours que nous avons suivis ensemble. Tu n’as pas la langue dans ta poche, non plus. »
-« En effet. Habituellement les gens voient plutôt ça comme une mauvaise chose. Si j’ai un truc à dire, je ne me fais pas chier, je le dis. »
-« Ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose. On sait à quoi s’attendre avec toi, comme ça. »
-« Fais gaffe, tu risques de regretter tes paroles. Les gens ont du mal avec l’honnêteté, en général. »
-« Pas moi. Je préfère toujours ça que le mensonge. Par contre, je suis clairement plus délicat que toi lorsque j’ai quelque chose à dire. » Ce commentaire arracha un petit rire à Kathleen.
-« C’est moi. C’est à prendre ou à laisser. »

Ils continuèrent de discuter comme ça pendant une heure, puis deux… La nuit filait rapidement. Près de trois heures plus tard, ils discutaient encore. Bobby était couché sur le dos, la tête posé sur un oreiller, tandis que Kathleen, assise à côté de lui, lui parlait de musique et de cinéma. Ils s’étaient découvert plusieurs points communs. Par contre, depuis un moment, une question tournoyait dans son esprit. Elle ne pouvait pas s’empêcher de la lui poser bien que cela pouvait paraitre indiscret.

-« T’as une copine ? »
-« Non. En fait, j’en avais une il y a quelques semaines… mais ça n’a pas fonctionné. Et toi ? »
-« Je l’ai plaqué avant de débarquer ici. J’en avais marre de lui. Autant comme ami il était sympa, mais comme copain il craignait ce mec. Mais là, oublions ce connard. Faut que tu m’expliques pourquoi ça n’a pas fonctionné. »
-« C’est compliqué… Déjà avec son pouvoir les choses n’étaient pas facile question rapprochement et… je crois que je suis une partie du problème. Je suis trop froid, que ce soit au sens littéral ou non. Même si ces dernières heures ont prouvé le contraire, je ne suis pas vraiment du genre à parler de moi ou de ce que je ressens. »
-« Okay… Sérieusement, ça ne peut pas être que ça ! Ton don est awesome, ne me dit pas que ça ne plait pas aux femmes ! »
-« Tu te verrais passer ton temps à une pareille température ou être dans les bras de quelqu’un dont la température corporelle frôle le zéro ? Tu finirais par tomber malade. »
-« So what ? Si j’ai froid je mets un sweater. » Fit-elle comme si c’était l’évidence même. « C’est quoi le problème des américaine ? La chaleur ça craint. Une fois nus on continue d’avoir chaud, on sue, on est dégoutants, beurk. Non, il doit y avoir autre chose. Je ne peux pas croire que tu sois célibataire alors que t’as un pouvoir d’enfer, que t’es super canon et que t’as goûts géniaux en musique. »
-« Pourtant c’est le cas… »

Kathleen se pencha sur lui et l’embrassa. Tout d’abord surpris, il lui fallut quelques secondes avant de lui rendre son baiser. L’adolescente s’installa à califourchon sur lui, glissant ses mains sur ses joues glacées. Elle frissonna à ce contact. Certes, sa peau était froide, mais cela ne la gênait pas. Même si cela deviendrait le cas, elle refuserait de l’admettre, rien que pour avoir raison. Au bout d'une longue minute qui semblait durer que quelques secondes, Kathleen se redressa, les genoux de chaque côté de son corps, assise sur ses cuisses.

-« Et t’embrasses comme un dieu en plus ! What the fuck is wrong with these girls ?! »
-« Je ne sais pas, mais… »

Elle l’interrompit en l’embrassant de nouveau. Si, au début, Bobby semblait déstabilisé par l'attitude de Kathleen à son égard, il se reprit rapidement en main pour répondre à son baiser. Il ne se souvenait pas d'avoir déjà rencontré une femme comme elle. En plus d'avoir un sacré caractère, elle ne semblait pas du tout gênée par son pouvoir. Est-ce que ça allait durer ou elle allait vite se lasser ? Il ne réfléchit pas davantage. Kathleen, de son côté, laissait tomber la pensée rationnelle, tout comme essayer de comprendre ce qui n’allait pas avec Bobby. Elle le trouvait tout simplement parfait. Il était simple, honnête, partageait de nombreux intérêts avec elle et il était mutant, tout comme elle. C’était une bonne chose qu’il soit célibataire, parce qu’elle venait de tomber totalement sous son charme.

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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: History always find a way   Mer 1 Oct 2014 - 20:28


***

-« T’as couché avec lui ?! » S’exclama Eleonnora, dans sa langue natale.
-« Non mais ta gueule, pas la peine que la ville entière soit au courant, hein ! »
-« Tu le connais depuis une journée, Kate. » Ajouta Nathan.
-« So what ? C’est arrivé et je ne le regrette pas. »
-« Va falloir que tu m’expliques comment tu fais pour haïr ton ex parce qu’il voulait coucher avec toi et que le jour où tu le plaques tu te retrouves dans le lit d’un inconnu. »
-« Premièrement, ce n’est pas un inconnu. Deuxièmement, mon ex ne pensait qu’à me passer dessus pour pouvoir s’en vanter à toute l’école et troisièmement, c’est moi qui lui ai sauté dessus en premier. »
-« Mais à quoi tu pensais ?! »
-« J’en sais rien, mon cerveau est parti en vacance quand j’ai décidé de lui enlever son pantalon. »
-« Et lui il n’a pas trouvé que c’était un peu trop… tôt ? »
-« Si une fille à moitié à poil te sauterait dessus pour te rouler une pelle et de déshabiller, est-ce que tu résisterais ? »
-« Tout dépend de la situation, et de la fille et… »
-« Emma Waston. »
-« C’est de la triche ça ! »
-« Moi aussi je ne serais pas contre une nuit avec elle. » Soupira Eleonnora en jouant distraitement du bout de sa fourchette avec un raisin de son assiette.

Eleonnora était découragée. Sa sœur était incroyable. Elle était le meilleur exemple d’impulsivité qui soit. Ça se voyait clairement qu’elle avait séché ses thérapies visant à régler ce « problème ». Il fallait seulement espérer qu’elle ne regrette pas son geste d’ici quelques jours.

Assis à la cafétéria, frère et sœurs discutaient du cas de Kathleen. Bientôt, cette dernière en eut marre et changea le sens de la conversation. Elle déposa de l’argent sur la table. Ça allait leur être utilise s’ils avaient envie de faire un tour en ville et de s’acheter des fringues. Porter celles de la veille une fois, ça pouvait aller, mais une journée de plus c’était carrément répugnant.  


-« Tenez, si jamais vous allez en ville vous en aurez besoin. C’est ce que je vais faire, d’ailleurs. Bobby vient de terminer son cours de français et il a promis de m’amener en ville à moto ! C’est trop la classe. Il m’a dit qu’il me montrerait comment la conduire. See ya ! »

Kathleen, sac sur l’épaule, se sauva rapidement, vola la pomme posée sur le cabaret de sa sœur au passage. Elle marchait d’un pas joyeux.

-« Ce mec lui fait vraiment de l’effet. » Constata sa sœur.
-« Tu n’as pas peur pour elle ? Si ça se trouve il va, je ne sais pas, abuser d’elle ou lui briser le cœur. »
-« Si ça arrive, je lui briserais les couilles. Rassuré ? »
-« Qu’est-ce qu’elle va faire quand on va tous rentrer en Russie ? »
-« Tous ? Non, hors de question. Je ne retourne pas en Russie. L’idée de Kate de venir ici était peut-être stupide et irréfléchie, mais c’était la meilleure qu’elle n’ait jamais eu de toute sa vie. Je ne repartirais pas en Russie, de toute façon notre père n’acceptera jamais de m’accueillir à nouveau dans son manoir. Je ne veux pas le revoir de sitôt.»
-« Mais il va nous chercher et s’inquiéter de ne pas nous trouver, non ? »

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MessageSujet: Re: History always find a way   Mer 1 Oct 2014 - 20:30

***

-« Nathanaël ouvre cette porte tout de suite ! »

Sergeï poussa un long soupire agacé avant d’ouvrir la porte de la chambre de son fils. Il découvrit que la pièce était vide, tout comme celles de ses filles. Où étaient-ils passés ? Il fouilla le manoir en entier, demandant au passage à certains domestiques s’ils n’auraient pas vu les enfants. Dans le garage, la Lamborghini de Kathleen était garée à côté de la Porshe de Nathan. Tout était normal. Par contre, Eleonnora était partie en voiture après leur dispute. Est-ce que les jumeaux l’auraient suivit ? Il ne voyait pas d’autres possibilités. Il décida donc de téléphoner à certaines personnes, ne pouvant se mettre à arpenter la ville sans savoir où chercher.

Il commença par téléphoner au petit ami de Kathleen et découvrit qu’elle l’avait largué comme une merde la veille. Il ne savait pas où elle était. Il appela le meilleur ami d’Alexïs, qui disait ne pas l’avoir vu depuis qu’ils s’étaient échangés des cartes Pokémons, deux jours plus tôt. Il n’avait toujours aucun indice sur l’endroit où ils se trouvaient. Il souhaitait appeler les amies d’Eleonnora, puis réalisa qu’il ne les connaissait pas. Il ne connaissait ni leur nom, ni ce qu’elles faisaient dans la vie. Il n’avait aucune information sur elles. À ce moment, il réalisait à quel point il connaissait mal sa fille et qu’elle lui avait probablement caché beaucoup de choses sur ses fréquentations.

Finalement, il se résigna à entrer en contact avec son ex-femme. Les jumeaux n’avaient probablement pas appelé leur mère, ils ne savaient même pas où elle était passée. Si Eleonnora avait décidé de fuguer, elle avait sûrement opté pour la demeure de sa mère, à Venise. S’il se fiait au relevé de dépenses sur la carte de crédit de Kathleen, elle avait suffisamment d’argent pour se rendre à Venise et en revenir trois fois. Le téléphone sonna. Puis, un homme avec un fort accent décrocha.


-« Je veux parler à Natasha. » Se contenta-t-il de dire.
-« Natasha ? Qui veut parler à ma belle Natasha ? »
-« Sergeï. »
-« Ah ! Son ex-mari ! »

Il attendit un instant. Tout ce qu’il pouvait entendre était le son de l’homme marchant, sortant à l’extérieur de la maison pour tendre le téléphone à sa femme. La voix de Natasha retentit dans le combiné.

-« Qu’est-ce qui se passe Sergeï ? Tu as finalement laissé tomber cette chienne et tu veux me ravoir ? Je te le dis tout de suite, tu perds ton temps. »
-« Même sous la torture je ne voudrais pas revenir avec toi. Ce n’est pas pour cela que j’appelle. Est-ce qu’Eleonnora t’a contactée récemment ? »
-« Non, pourquoi ? Quelque chose ne va pas ? »
-« On a eu une… argumentation sur son orientation sexuelle. Tu étais au courant qu’elle… n’aime pas les hommes ? »
-« Non. Elle ne m’en a jamais parlé. Mais j’en entendu dire par mon amie qui est l’ex de la thérapeute de ta bâtard de fille qu’Eleonnora allait à ses rendez-vous à sa place et couchait avec elle. Faut dire que cette femme a tout un charme, même moi je pourrais en être jalouse.»
-« Quoi !? Tu étais au courant !? »
-« Calme-toi, tu vas finir avec des rides. Elle est jeune, elle fait ses expériences. Moi aussi, à son âge, je me suis amusée et j’ai essayé tout un tas de choses, tu sais. »
-« Quoi ? »
-« Ne t’en fais pas, c’était avant notre mariage, tout ça. » Elle entendit Sergeï soupirer à l’autre bout de l’appareil.
-« Tu ne sais toujours pas où elle est ? »
-« Non. C’est la faute des enfants de ta chienne. Elle ne sait pas les élevés ! Ils ont dû mettre Eleonnora dans les ennuis ! »
-« Ce n’est pas leur genre. » Mentit-il. « Si tu avais cherché à les connaitre plutôt que de te fier à tes préjugés, on n’en serait peut-être pas là ! »

Ils s‘engueulèrent pendant une dizaine de minute avant que Natasha ne décide de raccrocher au nez de son ex-mari. Exaspéré, ce dernier suspendit ses recherches le temps de savourer un verre de scotch.

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MessageSujet: Re: History always find a way   Mer 1 Oct 2014 - 20:33


***

Eleonnora était assise dans Central Park, sur un banc de bois tout à fait ordinaire. Elle regardait une grande carte de la ville, dépliée sur ses genoux, cherchant un peu à se retrouver dans la grande ville. Elle avait pris un taxi afin de retrouver la civilisation et découvrir un peu les environs. Jusqu’à présent, New-York lui plaisait bien. Ce changement de décor était le bienvenu.

Avant de commencer à visiter, elle s’était arrêtée dans une boutique afin d’acheter une robe fleurie, simple, qui se serait à la taille avec une légère ceinture. Elle portait des bottillons bruns, les mêmes que la veille. À peine maquillée, ses cheveux bouclés tombant sur ses épaules, elle ressemblait à une jeune femme tout à fait normale.

N’en pouvant plus de chercher sans comprendre quoi que ce soit à sa carte, Eleonnora la replia et la rangea dans son sac à main. Elle se leva et replaça légèrement sa robe. Elle devait trouver quelqu’un qui serait en mesure de lui donner des indications. Devant elle, sur le banc opposé, une jeune femme de son âge était occupée à gribouiller dans un cahier. Écrivait-elle ? Dessinait-elle ? Elle ne saurait dire. Eleonnora s’avança et s’assit à ses côtés.


-« Excusez-moi ? Je cherche le quartier des affaires. Pouvez-vous m’indiquer le chemin, s’il vous plait ? » Dit-elle en tentant d’être claire malgré son accent.
-« Heuu…. Oui… heu je… vous tournez à gauche, heu non, à droite et vous continuez jusqu’à… »
-« Ce n’est pas grave, je vais continuer de chercher. »

Alors qu’elle allait se lever, Eleonnora remarqua le cahier à dessin posé sur les genoux de la jeune femme. Elle avait crayonné son portrait, alors qu’elle regardait la carte de la ville qu’elle avait posée sur ses genoux, quelques minutes plus tôt. Ce dessin était tout simplement magnifique. Bien qu’elle ne comprenait pas pourquoi elle avait été représentée sur papier par cette femme inconnue, Eleonnora était flattée.

-« Ce dessin est magnifique. Vous avez beaucoup de talent. »
-« Heu… mer… merci.. »
-« C’est moi qui vous remercie. Passez une belle journée. »

Elle sourit à la femme avant de se lever et de se diriger vers la direction indiquée. Elle tourna néanmoins la tête afin de regarder une derrière fois cette jolie brunette. Essayant de se retrouver, ayant mémorisé certains noms de rue, Eleonnora cherchait à rejoindre un congrès sur la psychologie. Elle savait que son amante s’y trouvait pour quelques jours et elle avait terriblement besoin de sa présence en ce moment.

Une fois arrivée à sa destination, Eleonnora hésita à téléphoner à son amoureuse. Elle ne pouvait pas la déranger si elle était en pleine conférence, après tout. Elle préférait attendre. Et si elle ne sortait pas par l’entrée principale du bâtiment ? Prise de doutes, elle hésitait, elle ne savait pas quoi faire. Elle attendit plus de trente minutes dans la rue, cherchant à prendre la meilleure décision et également une façon d’expliquer les événements des dernières quarante-huit heures.

Un flot de personnes quitta le bâtiment, signe qu’une conférence s’était probablement terminée. Eleonnora regarda chaque personne, jusqu’à ce que son regard tombe sur une femme de trente-cinq ans, vêtue d’un élégant tailleur qui se détachait peu à peu de la foule pour traverser la rue.


-« Liza ! Attend ! »

Eleonnora traversa la rue à son tour et y rattrapa, de l’autre côté, Elizaveta, son amante. Dès qu’elle sentit quelqu’un tenir sa main, la femme se retourna sans dissimuler sa surprise. Elle ne s’attendait pas à ça. Elle devait avouer qu’elle ne savait pas trop comment réagir.

-« Qu’est-ce que… qu’est-ce que tu fais ici, Nora ? »
-« C’est une longue et folle histoire. Tu te rappelles de la conversation que nous avons eue, le soir de ton départ ? Je suis allée parler à mon père, je lui ai dit que j’aimais les femmes et… et il l’a tellement mal pris, c’était pire que ce que j’aurais pu croire… Je… je suis partie… mon frère et ma sœur m’ont suivi et elle a décidé de venir ici. Alors je me suis dit que je pourrais te retrouver et… Je sais, ça sonne complètement fou comme histoire, mais j’ai besoin de toi. J’ai besoin de savoir que tu seras là pour moi. Je ne sais plus quoi faire, je… » Elle essuya une larme perlant au coin de son œil.
-« Commençons par rejoindre ma chambre, à l’hôtel, c’est à quelques pas d’ici. Ensuite, tu m’expliqueras clairement ce qui s’est passé, d’accord ? » Fit la femme en posant ses mains sur les joues de son amante, la regardant droit dans yeux.

Elles ne tardèrent pas à s’éloigner afin de pouvoir se retrouver dans l’intimité, à l’abri de tous les regards. Le soir venu, après une longue conversation, Elizaveta n’aura pas le cœur de laisser partir sa jeune amante et la gardera dans ses bras pour la nuit.


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MessageSujet: Re: History always find a way   Mer 1 Oct 2014 - 20:39


***

Nathan arpentait les couloirs de l’institut sans même savoir où il allait. Il était un peu perdu et il n’aimait pas cette sensation. Il avait un accent terrible lorsqu’il parlait l’anglais, il hésitait à tenter de socialiser avec d’autres élèves et il ne trouvait plus ses sœurs. Eleonnora avait décidé de faire sa vie de son côté, de découvrir New-York et d’apprivoiser cette ville en songeant sérieusement à s’y installer. Kathleen, elle, s’était amourachée d’un jeune homme qu’elle ne rencontrait que pour la deuxième fois de sa vie sans même réaliser que cette idylle allait se terminer à son retour en Russie. Lui, il était là, sa fidèle Nintendo DS en main, tentant de capturer de nouveaux Pokémons pour apaiser ses remords. Il savait que son père allait les chercher et s’inquiéter de leur disparition. Il devait l’appeler et lui dire où il se trouvait. Mais pas tout de suite, il devait amener son Pikachu à l’infirmerie avant.

Longeant le corridor des chambres, il arriva finalement devant la sienne. Cependant, un bruit l’intriguait, provenant de la chambre d’à côté. Il s’en approcha discrètement et constata que la porte était entrebâillée. Il cogna du revers de l’index avant de prendre la parole.


-« Excusez-moi ? Est-ce que tout va bien ? »

Il rangea sa Nintendo DS dans la poche arrière de son jeans et poussa un peu la porte.

-« Excusez… moi. »

La chambre était toute retournée : matelas, couvertures, même la lampe avait perdu son abat-jour. De l’eau coulait depuis la salle de bain adjacente. Que se passait-il ?

Des bruits étranges parvenaient à ses oreilles. Nathan s’approcha de la salle de bain, écoutant les appels de détresse qu’on lui lançait. Il resta surpris devant sa découverte : une créature à la peau verte et écailleuse avait la tête coincé dans les toilettes. Kathleen avait raison ! Ce mythe était vrai ! Il se souvenait encore de cette histoire où un crocodile radioactif jeté dans les égouts remontait les toilettes afin de manger les fesses des gens pendant qu’ils étaient en train de faire leur petite affaire sur le trône. Nathan avait passé les jours suivant à faire pipi debout ou à se dépêcher à faire ce qu’il avait à faire pour ne jamais se faire prendre au piège. Elle s’était foutue de sa gueule pendant longtemps, après ça. Maintenant, il avait la preuve que cette histoire était vraie ! Le crocodile était géant, ayant dû manger beaucoup de chair humaine pour ainsi grandir !


-« Désolé, désolé ! Je sais que c'est pas comme ça que ça marche mais l'eau était propre et on pouvait la boire facilement ! Tout est fragile ici... »

Le crocodile parlait ! Il pouvait le comprendre ! Le dévisageant, son expression mélangeant fascination et effroi, Nathan avait du mal à lui répondre.

-« Vous… vous… Vous êtes vrai ! Ce n’est pas une légende !| Vous êtes le crocodile des toilettes ! Je savais que vous existiez ! »
-« Euh... Oui... C'est un peu ça. Mais je suis un mutant, en fait. Comme tout le monde ici il paraît. On m'a invité à dormir ici pour la nuit... Le problème c'est que je ne dors pas la nuit. L'autre problème c'est que je n'ai plus l'habitude d'avoir une chambre... »
-« Donc… vous êtes comme… un Ninja Turtle ! Comment vous appelez vous ? Donatello ? Michelangelo ? Non… c’est déjà pris… Alors, Picasso ?! »

Le crocodile hocha frénétiquement la tête avec une joie non dissimulée, ce qui fit sourire Nathan. Toutes ses craintes s’envolèrent. Il s’approcha même du mutant pour retirer un bout de papier de toilette collé à ses écailles. Par contre, maintenant, ses chaussures trempaient dans l’eau. Retirant la partie supérieure de la toilette, qui dissimulait le mécanisme, il bidouilla légèrement ce dernier pour que l’eau cesse de couler. Il se tourna vers celui qu’il allait maintenant nommer Picasso.

-« C'est ça ! En fait la nuit je sors pour attraper des pizzas. Sauf qu'ici elles sont surgelées dans votre frigo, ce qui est nettement moins bien entre nous. » Ajouta le crocodile sur le ton de la confidence.

En fait, maintenant qu’il pouvait l’observer, Nathan trouvait que ce mutant ressemblait plutôt à un lézard qu’à un crocodile. Peu importe, l’important était que cet être était tout simplement le mutant le plus génial qu’il ait jamais rencontré.


-« J'ai pas appris les arts martiaux... Mais je pense que j'opterais pour Michelangelo... Je me souviens pas qu'il y avait un Picasso tu sais. Ils en passent de nouveaux épisodes à la télé maintenant ?! On rate  tellement des choses quand on vit dans les égouts... »
-« Non, il n’y a pas de nouveaux épisodes. Je crois qu’ils ont prévu un film, dans quelques années, quelque chose du genre… Attend. Tu as dit que tu vis dans les égouts ? C’est trop awesome ! Tu es vraiment comme eux ! Mais les Ninja Turtles ont tous des noms de peintres. Alors pourquoi pas toi ? Si ce n’est pas Picasso, c’est quoi ? »
-« Oh, en fait je m'appelle Scum. Mes mains sont propres je les ai lavées aujourd'hui. Sans faire exprès mais ça compte quand même. » Fit-il en lui tendant la main. Nathan la saisit aussitôt.

Néanmoins, il n’avait pu dissimuler sa moue déçue en entendant le véritable nom de cet être étrange. Il avait pensé à des tas des pseudonymes fantastiques, qui sonnaient bien, mais pas à ça.


-« Moi c’est Nathan. Je suis… de passage. Ce sont mes sœurs qui m’ont amenées ici. Tu veux qu’on aille manger une pizza ensemble ? »
-« Pour sûr, tant que c'est pas du surgelé. »
-« Tu crois qu'on peut faire livrer ? Je ne connais pas les pizzérias américaines. »
-« Ha, donne-moi un téléphone et un coin sombre et je peux te trouver les meilleures pizzas de la ville ! ...A moins que tu aies de quoi payer, évidemment. »
-« Heummm… » Il sortit un billet de cent dollars de ses poches, l’un des nombreux que Kathleen lui avait remis en début de journée. Contrairement à elle, il ne connaissait pas le taux de change entre le rouble et le dollar américain. « On devrait en avoir assez avec ça. »
-« Oui, il y a deux zéros ça veut dire que c'est beaucoup. On peut en commander huit ou neuf avec des suppléments. Mais tu n'as pas l'air aussi gourmand que ça. A moins que ce soit ton pouvoir de manger beaucoup. »

Nathan secoua la tête. Les deux nouveaux amis quittèrent finalement la chambre, laissant le bazar derrière eux. Si la porte restait fermée, personne n’allait réaliser ce qui s’était produit. Le temps n’était pas au ménage, mais bien à de nouvelles aventures !

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MessageSujet: Re: History always find a way   Mer 1 Oct 2014 - 20:41


***

Assise dans la cuisine en compagnie de Bobby, Kathleen lui donnait quelques conseils pour bien réussir sa dissertation de français. Enfin, elle avait quelqu’un avec qui parler de ce qui la passionnait ! Dans son entourage, il y avait trop de gens qui peinaient à comprendre l’anglais alors qu’il s’agissait d’une langue qu’elle parlait couramment. Elle lisait, regardait des films et écoutait de la musique anglophone. Ça, c’était sans parler des autres langues qu’elle avait appris et su mettre en pratique à travers ses nombreux voyages en Europe.

-« Voilà. Comme ça, ta dissertation va avoir la meilleure note de la classe. »
-« Merci de ton aide. Je ne savais pas que tu parlais aussi bien le français. »
-« Tu trouves ? C’est l’une des langues les plus difficiles que j’ai eu à apprendre. »
-« Tu m’as dit que tu en parlais plusieurs, non ? Tu en parles combien ? »
-« Ça dépend, je dois compter la tienne ou pas ? » Elle lui offrit un magnifique sourire. « J’déconne. J’en parle huit et je sais en écrire sept. Le coréen, c’est vraiment pas facile à écrire, crois-moi. »

Elle se leva de table afin d’aller se servir un autre bol de crème glacée. Une fois de retour à sa place, elle croisa les jambes et se mit à déguster son plat, tout en dévorant Bobby des yeux. Elle avait passé une journée formidable à ses côtés. Après être passée dans diverses boutiques pour s’acheter quelques vêtements, l’adolescente avait eu droit à quelques leçons de conduite. Elle avait même eu l’occasion de pratiquer en ville sous l’œil très attentif de Bobby. Selon lui, elle apprenait très vite. D’ailleurs, pour fêter ça, elle l’avait invité au restaurant où ils purent faire plus ample connaissance. Elle vivait un véritable rêve, la dernière chose qu’elle souhaitait était de se réveiller…

Kathleen entendit son téléphone sonner. Cela la sortie instantanément de ses pensées. Elle regarda le numéro s’affichant à l’écran. Son père l’appelait de nouveau. Ce n’était pas la première fois qu’il essayait, mais elle déclinait toujours l’appel.


-« Tu ne vas pas fuir ton père toute ta vie, tout de même ? »
-« Aussi longtemps qu’il le faudra, en fait. L’idée qu’il me trouve ne me plait pas du tout. S’il le fait, il va me réexpédier en Russie à coups de pied au cul. Je ne veux pas partir. Je suis bien ici. »

Bobby posa sa main sur celle de la jeune femme, ce qui donna l’impression à cette dernière de recevoir une décharge électrisante dans tout le corps. Son cœur battait la chamade. Kathleen leva les yeux vers lui.

-« Tu n’es pas obligée de partir, tu sais. Mais tu devrais tout de même lui parler, lui expliquer la situation. Il est mutant, non ? Il devrait comprendre. »
-« Il est mutant, oui, mais il est aussi caractériel que moi. Les choses vont s’arranger, mais j’ai encore besoin d’un peu de temps. Je dois parler à ma sœur avant tout. En attendant, j’aimerais penser à autre chose. »
-« Si ça peut te remonter le moral, on peut sortir patiner. »
-« Il y a une patinoire ici ? »
-« Non, mais je peux t’en créer une. »

Kathleen le regarda, des étoiles dans les yeux. Lorsqu’il se leva et lui tendit sa main, elle se leva aussitôt pour l’attraper. Elle se laissa guider jusqu’à l’extérieur où il créa une véritable patinoire qui ne semblait pas fondre sous la chaleur accablante de l’été. Lorsqu’il eut formé des lames de glace sous les chaussures de l’adolescente, cette dernière se jeta aussitôt sur la glace, comme dans son élément. Elle avait fait des cours de patinage artistique lorsqu’elle était gamine. Cela lui manquait. Les filles de son équipe, elles, pas du tout. C’était pour en avoir collé une à une petite garce qui l’énervait qu’Erïka fut expulsée du cours. Cela ne l’avait pas empêché de continuer à patiner, l’hiver, en compagnie de ses amis. Par contre, rien n’était comparable à ce moment précis. C’était tout simplement magique.

Sans prévenir, Bobby l’attrapa par le bras pour l’attirer doucement contre elle. Kathleen se stoppa juste devant lui. Ses yeux étaient d’un bleu si éclatant, presque surnaturel lorsqu’il utilisait son pouvoir. Ils étaient magnifiques au point où elle se perdait dans leur contemplation. Elle fut sortie de ses rêvasseries lorsque ses lèvres glacées se joignirent aux siennes. Bien qu’elle se fût rapidement rapprochée de lui et qu’elle ne restait pas indifférente à son charme, elle ne pouvait pas entretenir de relation amoureuse avec lui. À cause de son père.  Si elle retournait dans son pays natal, une relation à longue distance serait tout simplement impossible. Cette pensée la peinait plus qu’elle ne voulait l’admettre, pas seulement parce qu’elle allait devoir se séparer de Bobby. Elle ne voulait pas quitter l’institut. Elle ne souhaitait pas que ce rêve se termine. La vie normale était si ennuyeuse comparativement à celle qu’elle pourrait avoir ici.

Il était hors de question qu’elle retourne en Russie, peu importe ce que son père en dira.


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MessageSujet: Re: History always find a way   Jeu 2 Oct 2014 - 18:35

***

Installé dans le jardin de l’institut, profitant de la chaleur de l’été, Nathan était heureux de partager une – ou plutôt huit – pizzas avec son nouvel ami. Il n’aurait jamais cru que des mutants comme lui existaient et il devait avouer qu’il était totalement fasciné.

-« Tu as un maitre ? Genre comme Maitre Splinter ! »
-« Non, enfin pas exactement. Il y a notre cheffe Callisto qui connait tout un tas d'arts martiaux. Je ne sais pas si elle entraîne d'autres personnes que sa fille ceci-dit. »
-« Elle a une fille ? Est-ce qu'elle est sexy ? Du genre Lara Croft ou Emma Watson ? »
-« ...Euh elle est jeune, je ne crois pas qu'elle ait encore 16ans. Elle a les cheveux roses. Elle fait pousser des os pointus hors de sa peau pour attaquer tu sais. »
-« C'est trop cool ! Ces gens-là c'est comme ta famille ? »
-« Et ben c'est la seule qui me reste. Donc oui. Beaucoup de bagarreurs dans cette famille, mais on sait tous qu'on a besoin les uns des autres. »
-« Ça m'a l'air génial. Ma famille... Je l'aime bien, mais parfois elle craint. Mon père nous a élevés seul. Ma soeur jumelle est un cas difficile à gérer et mon autre soeur... Tu crois qu'une famille peut se détruire complètement parce qu'une personne n'a pas les mêmes principes et valeurs qu'une autre ? »
-« Hrrm... Lorsqu'une personne est différente elle est mise à l'écart. C'est ce qui arrive à la plupart des mutants, tu sais. Mais chez les Morlocks ça arrive régulièrement qu'on se batte entre nous, justement parce qu'on ne voit pas les choses de la même façon. Ça détruit rien parce qu'on doit rester ensembles pour survivre... Est-ce que vous avez tous besoin les uns des autres dans ta famille ? »
-« J'en sais rien... Un peu... J'ai déjà perdu ma mère lorsqu'elle nous a abandonnés. Maintenant, je sais que j'aurais à choisir entre mon père et ma soeur. Elle est assez vieille pour se débrouiller seule. Elle veut refaire sa vie ici. Moi j'aime bien l'endroit, mais ma maison est en Russie. Je ne sais pas quoi faire... J'aimerais ça avoir une vraie famille, comme avant. Si hier n'avait jamais existé je serais heureux. » Il soupira.
-« Et bien... Ce qui m'est arrivé lorsque ma famille m'a abandonné, c'est que j'ai décidé de faire ma vie seul et j'ai fini par trouver ces mutants dans les égouts qui sont maintenant ma famille. Donc si tu veux savoir quoi faire, regarde qui dans ta famille peut te considérer comme un fardeau et qui t'estime vraiment, même un peu. »
-« Je vois... Je vais faire ça, oui. Merci. » Il lui offrit un mince sourire. « Vous n'avez pas de téléphone cellulaire dans les égouts, je suppose ? On aurait pu garder contact et s'envoyer des SMS. »
-« On arrive parfois à avoir la télévision en jouant avec des antennes et des portails dimensionnels, mais les téléphones ne marchent pas en bas, non. Mais je sors presque tous les soirs pour aller chercher à manger, alors... » Scum tenta de lui sourire, dévoilant ses crocs par la même occasion.
-« D'accord... Attend, je sais ! En gage d'amitié… » Il fouilla ses poches pour en sortir un chargeur de console portative, qu'il trainait toujours avec lui. Heureusement, il avait réussis à se procurer un adaptateur pour le brancher dans l'institut, ne croyant pas survivre si sa console tombait à plat. Il sortit, d'ailleurs, la dite console de son autre poche et la donna à Scum. « C'est ma Nintendo DS. Tu peux jouer à Pokémon, la cassette est dedans. Merci de tes conseils. Maintenant, je dois y aller. Il faut que j'appelle mon père et que j'arrive à recoller les morceaux. »

Il lui sourit sincèrement avant de se lever et de partir d'un pas rapide vers le manoir.

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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: History always find a way   Sam 4 Oct 2014 - 20:56


***

Kathleen croisa sa sœur dans le hall de l’institut. Cette dernière venait tout juste de rentrer du centre-ville. Elle avait besoin de parler à sa sœur de ce qui en était de sa situation amoureuse. Même aux États-Unis, les choses devenaient de pire en pire pour Eleonnora.

-« Kate, il faut que je te parle. »
-« C’est ce que t’es en train de faire, continue. »
-« Arrête tes conneries, je t’en pris ! C’est important. Et privé. »
-« Ah… Non mais je te l’ai déjà dit, ta vie sexuelle je m’en balance. »
-« Je ne parle pas de ça ! Raaaah, ce que tu es énervante. En fait, je devrais aller voir Nathan… »
-« Okay, ça va, j’ai pigé. Je vais t’écouter. Viens, on va aller dans un endroit tranquille. »

Elles regagnèrent la chambre où logeaient temporairement Eleonnora et Nathan. Erïka s’assit sur le lit et se mit en mode écoute, attendant que sa sœur parle.

-« Je suis allée voir Elizaveta hier et… »
-« Attend. C’est qui cette nana ? »
-« Ma copine. Tu sais, celle dont je te parle depuis des mois. Ta thérapeute… »
-« Aaaaah ! Si, ça me revient. Je pensais que vous ne faisiez que vous envoyez en l’air sur son canapé pendant que j’allais m’éclater en ville. C’est sérieux entre vous, en fait. »
-« Il est là le problème. Je ne sais pas. Je ne veux pas rentrer, je veux rester ici, aux États-Unis, mais…»
-« Ça craint. Quand il y a un mais ça craint toujours. »
-« Tais-toi, c’est déjà assez difficile comme ça. Le problème est qu’elle a fait sa carrière en Russie, elle a bon nombre de patients, elle s’est créée une excellent réputation là-bas. Emménagé ici signifierait qu’elle devrait tout recommencer à zéro, mais également composer avec une nouvelle vie. Elle ne se sent pas prête à faire ça. En fait, je crois que j’ai pris cette relation bien plus à cœur qu’elle. Je ne sais plus quoi faire, quoi penser. »
-« De quoi as-tu vraiment envie ? »
-« Je… je ne sais pas. »
-« Oublie tout le monde, oublie ta conscience et pense égoïstement à toi. Qu’est-ce que tu ferais ? »
-« Je me roulerais en boule dans mon lit et dormirait jusqu’à ce que ma vie soit moins misérable. »
-« Okay… c’est pas gagné… » Murmura Kathleen pour elle-même.

***
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MessageSujet: Re: History always find a way   Lun 6 Oct 2014 - 3:42

***

-« QUOI !?! Vous êtes en Amérique !? Qu’est-ce qui a bien pu vous passer par la tête, bon sang !?! »

Nathan décolla le téléphone de son oreille. Son père était en colère, bien plus qu’il n’aurait pu l’imaginer. Il regrettait soudainement d’avoir passé cet appel. Ne sachant que dire, il resta silencieux. Sergeï repris, d’une voix aussi calme que son état actuel pouvait le permettre.

-« Où êtes-vous, exactement ? »
-« À… à un institut… pour mutant. Kate connait quelqu’un ici et on est là depuis les derniers jours. C’est le Xavier Institute For Gifted Youngsters. »
-« Je pars tout de suite. »
-« Hein ? Euh… je… d’accord… »
-« Et il y a intérêt à ce que tes sœurs soient prête à rentrer dès mon arrivée, est-ce clair ? »
-« Oui… oui… d’accord… » Fit-il timidement. Sergeï avait déjà raccroché.

- 12 heures plus tard -

Sergeï Davidoff franchit les portes principales de l’institut Xavier. Lorsque Nathan lui avait téléphoné, des heures plus tôt, il avait demandé son jet privé et s’était envolé vers les États-Unis. Maintenant, il se donnait la mission de ramener ses enfants à la maison. Nul doute que sur le chemin du retour, ils allaient l’entendre parler.

Avant tout, Sergeï eut un entretien avec le professeur Xavier. Ils purent expliquer, chacun, ce qui s’était produit et, surtout repérer les jumeaux dans le manoir. Si Kathleen avait décidé de s’immiscer dans un cours de sport donné par Scott, Nathan, lui, profitait de la température extérieure pour découvrir ce que pouvait offrir le grand terrain de l’institut. Accompagné par Charles Xavier, le père des jumeaux partit les rejoindre. Il ne se doutait pas sur quoi il allait tomber.


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MessageSujet: Re: History always find a way   Lun 6 Oct 2014 - 19:10

***

-« You ! Fucking son of a bitch ! » Fit Kathleen en soulevant son frère par le collet et le plaquant contre un mur de briques.
-« You know, we have the same mother… »
-« And she’s a motherfucking bitch just like you. »

Elle aurait pu frapper son frère, mais elle ne comptait pas aller jusque-là. Il avait compris le message. Elle savait qu’il avait téléphoné à leur père et qu’en ce moment même il se dirigeait vers l’institut…. En fait, il y était déjà.

-« Kathleen ! »

L’adolescente lâcha son frère afin de se tourner vers Sergeï. Elle croisa les bras, le regard sévère. Elle bouillonnait de colère et les choses n’allaient certainement pas s’arranger.

-« Ça suffit tes conneries ! À quoi tu pensais en quittant la maison pour t’expédier ici sans me prévenir ! As-tu, ne serait-ce qu’une idée des ennuis dans lesquels tu t’es mise ?! Tu ne t’en sortiras pas comme ça ! »
-« Et qu’est-ce que tu vas faire, hein ? M’enfermer dans ma chambre jusqu’à la fin de mes jours ? M’envoyer dans une université privée avec des nones et des pétasses pleines aux as ? Me rayer de ton testament ? Ah non, c’est vrai, tu n’en as pas besoin, toi. Tu sais quoi ? T’aura beau dire ce que tu veux, j’en ai rien à foutre. Tout ce que tu sais faire c’est engueuler et imposer ta volonté aux autres. Si t’es pas content, il fallait y penser avant de faire du mal à ma sœur ! Now, deal with it, asshole. »

Kathleen s’éloigna furieusement. Elle n’allait pas rester ici à se disputer avec son père. Elle allait plutôt s’enfermer à quelque part afin d’évacuer sa rage. Elle en avait besoin. Sergeï pris une grande inspiration et posa son regard noir sur Nathan. Peu à peu, il s’adoucit.

-« Tu as bien fait de m’appeler, Nathan. Peu importe ce que ta sœur en dit. Prépare tes affaires. Je dois parler avec le directeur et ensuite tu me raconteras ce qui s’est passé. »

Il tourna les talons, après avoir esquissé ce qui ressemblait à un sourire paternel à son fils.

***
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: History always find a way   Ven 10 Oct 2014 - 21:16

***

Sergeï serrait Nathan dans ses bras afin de le consoler. Le pauvre petit s’était mis à pleurer, ayant peur de subir les foudres de son père après avoir suivi ses sœurs dans leur folle aventure. Il ne voulait pas d’ennuis. Il n’allait pas en avoir, non ? Il n’avait rien fait de mal, après tout. Il avait seulement suivis le courant, comme toujours.

-« Ça va aller, ne t’en fais pas. Arrête de pleurer, je ne vais pas te gronder. »
-« Tu ne vas pas renvoyer Eleonnora de la maison, n’est-ce pas ? » Fit Nathan en essuyant ses yeux.
-« Je dois parler avec elle. Je… » Il soupira. « Je ne vais pas la mettre à la porte. On va discuter, d’accord ? »

Nathan se reprit en main et se redressa, essayant d’avoir l’air d’un homme.

-« Je pourrais avoir une nouvelle Nintendo DS ? »
-« Non, tu en as déjà une. »
-« Non, je l’ai donné à mon nouvel ami. »
-« Quel ami ? »
-« C’est un lézard ninja qui vit dans les égouts et qui chasse la pizza la nuit ! »

Sergeï ne semblait pas croire à toute cette histoire. Il se disait que son fils avait fait une bêtise et cherchait un moyen de ravoir la console qu’il avait probablement brisée.

-« Bon, d’accord, tu auras ta console. Mais à notre retour seulement. Et arrête d’inventer des histoires. »
-« Mais c’est vrai ! Il existe réellement ! »
-« Il faut que tu arrêtes de croire tout ce que ta sœur te raconte. Maintenant, va te reposer un peu. Bonne nuit. »

***

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