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 Café pour emporter [Mathis]

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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Café pour emporter [Mathis]   Lun 17 Mar 2014 - 20:22

Erïka laissa échapper un petit soupir de soulagement en sentant la tasse de café brûlante entre ses doigts. Elle se sentait un peu plus sereine. Son travail d’économie lui semblait de moins en moins complexe à chaque nouvelle gorgée de sa boisson chaude. Elle mettait de l’ordre dans ses idées, elle prenait le temps de réfléchir et d’analyser. Elle se sentait bien mieux dans un Starbuck café qu’à l’institut. Ici, elle ne pouvait être distraire. Son Ipod l’avait lâché en cours de route, manquant de batterie. Ses oreilles étaient bercées par le bruit des va et viens des clients qui entraient et sortait à une vitesse folle, pressés, de l’établissement. Elle ne leur prêtait pas attention, installée au fond du café, à une table simple dont une chaise vide lui faisait face.

Tout en goûtant son nouveau breuvage, Erïka réalisa à quel point c’était génial d’avoir de l’argent. Non pas pour pouvoir modifier sa Lamborghini à sa guise, ni même pour s’acheter des tenues de designers undergrounds et encore moins pour s’acheter des maisons à travers le monde. Ce qui était bien, quand on était riche, était de pouvoir s’acheter un délicieux café du Starbuck sans craindre de manquer de fonds. Ça, c’était la belle vie…

Déposant sa tasse de café sur la table, assez loin de son travail scolaire, la jeune femme attrapa son crayon et se remit au travail. Le temps passa à une vitesse folle. Quelle heure était-il ? Elle ne souhaitait pas le savoir. Elle ne devait pas se sentir pressée par le temps. Elle devait s’appliquer dans son travail.

Lorsqu’elle eut terminé son café, elle profita du fait qu’il n’y avait pratiquement personne dans les environs pour faire un tour à la salle de bain, laissant ses affaires là. Lorsqu’elle revint, rien ne manquait. Elle décida de s’acheter une brioche, quelque chose qui pouvait combler la faim qui commençait peu à peu à l’habiter. Elle attrapa son portefeuille et se rendit au comptoir afin de passer commande. Elle paya, récupéra sa nourriture. Le café se remplissait de nouveau après une courte période d’accalmie. Il s’agissait d’un cycle qui ne se terminait qu’à la fermeture de l’établissement.

Cherchant à rejoindre sa table, elle bouscula un homme qui était dans le chemin. Elle grommela un truc, le traitant probablement d’imbécile, puis regagna sa table. Elle commença à manger sa pâtisserie, doucement, avec une certaine classe. Essuyant ses lèvres avec une serviette de table, elle observa le document se trouvant devant ses yeux. Attrapant son crayon, elle griffonna quelques mots, mais s’arrêta dans son mouvement lorsqu’elle aperçut une personne s’installer devant elle. Elle rêvait ou quoi ? Est-ce qu’un pauvre taré avait vraiment osé s’assoir en face d’elle ? Malheureusement, si.

Erïka leva la tête, l’espace de deux secondes. Son visage ne lui disait rien. Elle ne l’avait jamais rencontré auparavant, il ne faisait pas partie de son cercle de connaissance. Elle n’avait donc rien à foutre de son existence. Elle était en train de bosser, cela ne semblait pas évident ? Reposant les yeux sur sa feuille, elle continua d’écrire sans même lui porter une once d’attention. S’il était là pour la solliciter pour une connerie ou lui parler d’un quelconque groupe religieux, elle allait rapidement l’envoyer sur les roses. S’il tenait de la voler, il allait se prendre le mur dans la gueule. Elle n’avait pas le temps pour ses conneries. Son ouïe aiguisée lui permettait de percevoir, à travers les bruits de pas, de caisse enregistreuse et de discussions futiles, le moindre son provenant de l’homme assis devant elle. S’il tentait quoi que ce soit, elle le saurait immédiatement.

-« Dégage, connard, je ne suis pas intéressée. »
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Mathis Cyriac

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MessageSujet: Re: Café pour emporter [Mathis]   Lun 17 Mar 2014 - 21:04

Sortant des habituels cours lassants et monotones, Mathis entreprit de se promener un peu.

Habillé d'un costard chiquos et de chaussures en pseudo croco (il n'aimait pas faire du mal aux animaux, Ils sont innocents, eux au moins) il commença à arpenter les rues en quête d'un endroit ou se rafraîchir les idées.
Il passa plusieurs rues et plusieurs troquets en regardant le sol. Pensif, il ne savait pas vraiment ou il allait, se laissant guider par les bruits alentour.

Se laissant tomber assis sur un banc, il ferma les yeux et laissa son imagination travailler. Il pensa à plusieurs choses : les filles, ses études, ses rêves chelous.. Et sa Belgique natale.

*soupir* -Fais chier, j'ai plus personne ici.  

Après un court moment, il décida enfin de se relever et prit le chemin d'un café bar face à lui.

Il poussa la porte et entra avant de toiser la pièce du regard.

*haussement d'épaules* -La populace habituelle, je me demande si ces gens sont heureux...

Soupirant, il se dirigea vers une table libre, les mains dans les poches et le regard baissé jusqu'à se faire bousculer par quelqu'un. Il releva alors le visage sans s'arrêter et la vit; une fille sortant de l'ordinaire par rapport à ces gens qui avaient tous le même visage selon lui.

Il se tourna alors vers le garçon et commanda deux cafés, lait et sucre à part, puis en attendant posa les yeux sur cette fille étrange. Le regard d'une lionne. Compliqué, mais bon, elle sort du lot de tous ces moutons ordinaires.

Après quelques minutes, le barman lui apporta les deux tasses qu'il prit après avoir glissé un billet dans la main de ce dernier.

-Merci M'sieur.

Il se dirigea enfin vers la table de la demoiselle et attendit un moment, la regardant travailler, puis fini par s’asseoir face à elle, lui glissant doucement la tasse chaude.

Attendant patiemment une pause de la part de son hôte, il profita de ce moment pour ouvrir la bouche.

*sourire en coin* -Bonjour, je suis désolé de vous importuner en plein travail. Je suis simplement venu m'excuser de vous avoir bousculé tout à l'heure. Je m'appelle Mathis, Mathis Cyriac.

Il dira cela sans lâcher son regard une seule seconde.
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Café pour emporter [Mathis]   Lun 17 Mar 2014 - 21:45

Erïka avait décidé de ne pas travailler à l’institut afin de ne pas être attirée par de quelconques sources de distraction. Elle faisait partie d’un groupe d’étude, mais la majorité du temps, leurs réunions se terminaient en beau bordel. Elle pouvait rester dans sa chambre, mais elle trouvait toujours un bouquin à lire ou un film à visionner à la place. Dans la chambre de son copain, c’était pire, elle était capable de lui sauter dessus rien que pour faire quelque chose de plus intéressant qu’un travail d’économie. Ici, dans un café au milieu de la ville, elle ne pouvait pas s’adonner à d’autres activités. Elle était seule, tranquille, travaillant bien plus rapidement qu’à l’accoutumée. Elle prenait une pause de temps à autre afin d’aller se chercher quelque chose à boire ou à manger. D’ailleurs, sa brioche disparaissait peu à peu de son assiette, bien plus rapidement qu’elle ne l’aurait cru. Elle avait faim, finalement.

Alors qu’elle continuait d’écrire sur son document, la jeune femme remarqua qu’un homme venait de s’assoir à sa table. Le bruit des tasses contre le bois de la table, le son d’une chaise tirée pour permettre à un individu de s’y installer et, surtout, ce regard posé sur elle lui permettait de déterminé qu’un inconnu avait décidé de lui tenir compagnie. Elle l’avait détaillé rapidement du regard. Il avait l’air d’un homme d’affaire avec son costume. L’aurait-elle déjà rencontré dans une soirée de charité quelconque ? Non, elle s’en serait souvenue.

Comme son visage ne lui disait rien, elle ne se gêna pas pour l’envoyer balader. Elle n’avait pas envie de perdre son temps avec un dragueur. Elle ne souhaitait pas être importunée par un taré sorti de nulle part alors qu’elle avait plus important, et surtout plus pertinent, à faire. Pourtant, il ne partait pas. Elle leva un œil vers lui, réalisa qu’il avait ce petit sourire estampé sur le visage, comme si sa tentative de l’envoyer voir ailleurs l’amusait plus qu’elle ne l’insultait. Poussant un soupire d’agacement, elle déposa son crayon sur son travail et leva les yeux vers lui.

Erïka consentit à écouter ce que l’homme avait à lui dire. Il s’excusait de l’avoir bousculé, quelques instants plus tôt. C’était donc lui le connard qui était dans son chemin ? Elle n’avait même pas prêté attention à son visage. Étonnée qu’il vienne ainsi s’excuser pour ce qui s’était produit, la jeune femme haussa un sourcil. Il la regardait droit dans les yeux. Ce n’était pas tout le monde qui était capable de faire cela. Le contact visuel était bien difficile à supporter pour certaines personnes qui préféraient fuir les regards et regarder ailleurs. Elle, elle ne se gênait pas pour le fixer droit dans les yeux. Elle se redressa légèrement, puis daigna se présenter à son tour. Elle était assez aimable pour lui rendre la politesse, non sans lui envoyer une pique sur le fait qu’il s’excusait, ce qui n’était pas tout à fait dans les coutumes de la société américaine, selon elle.

-« Wow… quelqu’un qui s’excuse. T’es canadien ou quoi ? » Commença-t-elle d’une voix neutre. « Moi c’est Erïka. »

Elle n’était pas stupide au point de donner son nom à un inconnu. Il n’avait qu’à se contenter de son prénom, ça suffisait. Jetant un œil aux deux cafés posés sur la table, la jeune femme espérait sincèrement qu’il n’ait pas cette idée en tête de lui offrir à boire. Avec de la chance, il allait bientôt foutre le camp et aller rejoindre quelqu’un d’autre ailleurs. La conversation avec les inconnus n’était pas le point fort de la jeune femme. Elle se montrait toujours froid et peu encline à socialiser.
Comme l’homme ne semblait pas partir, elle décida de reprendre la parole, question de lui rappelait qu’il y avait bien plus intéressant ailleurs, loin d’elle et de ce café.

-« Tu comptes prendre racine ici ou quoi ? »

Elle attrapa son document d’économie et le rangea dans son sac à main. Visiblement, elle n’allait pas être tranquille. Elle y jeta son crayon et se redressa pour observer l’individu devant elle. Elle espérait pour lui qu’il ait le don de faire la conversation, sans quoi il allait finir par la trouver terriblement ennuyeuse…
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Mathis Cyriac

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MessageSujet: Re: Café pour emporter [Mathis]   Lun 17 Mar 2014 - 22:49

Gardant son petit sourire en coin, Mathis écouta et regarda la jeune fille sans perdre ne serait ce qu'une miette de sa conversation ou de son regard peu commode.

il ne perdit pas contenance mais plusieurs choses lui passèrent dans l'esprit à ce moment. Pourquoi cette fille prenait elle ses excuses comme une offense? Pourquoi se sentait il tout à coup plus petit que d'habitude? Pourquoi semblait elle si étrange, c'était comme s'il percevait quelque chose de peu commun chez elle.

Décidément, cette demoiselle avait l'air farouche, elle lui tenait tête, semblant le mépriser, et le pire c'est qu'il se surprenait à aimer le fait d'être traiter comme quelqu'un de banal; il faut dire qu'il n'avait pas l'habitude de ce genre de chose. Souvent les gens le respectait beaucoup plus que cela, et ça avait l'art de l'agacer au plus haut point. Il aurait même parfois préféré se prendre un poing dans la tronche plutôt que de toujours s'en sortir avec des louanges.

Il se sentit alors vivant et se dit qu'il n'avait rien à perdre à vouloir faire la connaissance d'Erïka, restait à savoir comment s'y prendre pour ne pas la faire fuir, et c'était pas gagné. Il haussa les épaules et décida de rester lui même, au pire elle partira et il n'aura rien perdu.  

Mathis se perdit un court moment dans ses pensées et voici que la Dame était déjà debout à le regarder. Il fronça alors les sourcils.

-Erïka. Je suis enchanté de faire votre connaissance mais je le serais encore d'avantage si vous me donniez votre nom de famille, la politesse oblige.

Il inclina un peu le visage.

-Je suis Belge et non Canadien. Mais dites moi Erïka, J'ai l'impression de vous énerver. J'en conclus donc que soit vous êtes complètement associable, dans lequel cas vous allez me gifler et vous rasseoir intimidée par la vérité de mes paroles  . Soit C'est moi qui vous intimide, et dans ce cas ci vous allez me gifler et regifler avant de vous rasseoir, et si je suis toujours en état, on pourra parler un peu de vous et de ce que vous écriviez. Il y a une dernière possibilité, mais je préfère ne pas y penser, même si je devrais.

Les yeux bleus de Mathis toujours attachés à ceux de la jeune fille, il laissa son sourire se dissiper en une mine un peu plus sérieuse.

-Je vous rassure, je ne suis pas un de ces dragueurs de bas étage, du moins je crois. C'est simplement que vous êtes différente par rapport à ceux que j'ai croisé aujourd'hui.

Mathis s'étira légèrement.

-Votre café va refroidir Erïka.
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Café pour emporter [Mathis]   Mar 18 Mar 2014 - 0:37

“So take me as I am
This may mean
You'll have to be a stronger man
Rest assured that
When I start to make you nervous
And I'm going to extremes
Tomorrow I will change
And today won't mean a thing”

Erïka détestait les présentations. Elle n’aimait pas passer par cette étape banale où elle devait décliner son identité, ce qu’elle faisait de sa vie et toutes ces conneries que les gens échangeaient lorsqu’ils se rencontraient pour la première fois. C’était déjà trop d’informations pour elle. Elle n’aimait pas parler de ce qu’elle était, de ce qu’elle faisait, bien que tout cela n’avait rien d’un secret. Pourtant, lorsque le dénommé Mathis lui signala que par politesse on déclinait son identité, nom et prénom compris, lorsque l’autre personne faisait de même. Agacée, elle poussa un petit soupire, le toisant de regard noir. Pourtant, cela ne l’empêcha pas d’entrer dans son jeu.

-« Erïka Davidoff. Content ? Tu me fous la paix ? »

Insolente, chiante et provoquante. La réputation d’Erïka était tout le contraire de celle de sa sœur. Et puis ? Qu’est-ce qu’elle en avait à faire ? Rien. Elle n’en avait rien à faire de ce que les gens pouvaient penser d’elle. Elle était comme elle était et personne ne pourrait changer quoi que ce soit à sa personnalité. Elle avait ses raisons de garder ses distances avec les inconnus et de ne pas se confier rapidement, même si cela ne concernait que des informations banales sur sa vie.

Lorsque Mathis s’excusa de l’avoir bousculée un peu plus tôt, elle se contenta de lui envoyer une pique. Ce n’était pas courant d’avoir des gens qui s’excusent et fassent preuve d’autant de politesse de nos jours. Ici, à New-York, cela semblait peu courant. Erïka en était un exemple même. Par contre, sur le web, les gens s’amusaient de la réputation du Canada et de ses habitants apparemment très polis.

La jeune femme s’était levée pour ranger ses affaires dans son sac à main. Elle n’avait pas vraiment envie de se faire chier avec un inconnu, aujourd’hui. Pourtant, il continuait de s’adresser à elle comme si rien n’était. Au moins, il avait compris qu’il l’énervait et qu’elle allait peut-être même le gifler, qui sait. Comme elle n’avait pas envie de faire une scène, elle allait se retenir. Elle n’avait pas envie de se rassoir, mais elle avait envie de lui clouer le bec. La vérité ne lui faisait pas peur et il était loin de l’intimidé, contrairement à ce qu’il pouvait penser. Elle laissa même échappé un petit rire en entendant ces paroles. Posant une main ferme, à plat sur la table, elle se pencha vers l’individu et le regarda droit dans les bras.

-« Contrairement à ce que tu penses, je ne suis pas intimidée et j’ai encore moins peur d’entendre la vérité. D’ailleurs, tu veux la veux, la vérité ? Les mecs dans ton genre ne me font pas peur. Tu me fais chier, je t’en colle une, c’est comme ça que ça fonctionne avec moi. Je ne suis pas du genre à parler de moi ou premier venu et ce que j’étais en train de faire avant que tu ne décides de t’incruster ne te concerne pas. »

Elle était on ne peut plus sérieuse. Lentement, Erïka décida de se rassoir. Son sac à main était à ses pieds, son manteau était toujours posé sur le dossier de sa chaise. Elle croisa les jambes et observa Mathis, sans le quitter des yeux. Elle cherchait à connaitre ses véritables intentions. Elle possédait un avantage indéniable sur lui et comptait bien s’en servir. Il pouvait jouer son petit jeu autant qu’il le désirait, elle allait finir par le démasquer à un moment où à un autre. Il était impossible pour qui que ce soit d’être totalement honnête et de ne pas opter pour le mensonge à un moment où à un autre. Il affirmait l’avoir approchée parce qu’elle était différente de ceux qu’il avait pu croiser aujourd’hui. Il allait devoir lui dire en quoi. Elle ne croyait pas à ce genre de chose. Sa mère avait été assez stupide pour se faire embarquer dans ce genre d’histoire et croire aux belles paroles du premier inconnu venu. Elle ne fera jamais la même erreur.

-« Si je suis si différente, dis-moi en quoi, alors »

Mathis lui indiqua que son café allait refroidir. Avait-elle l’air si stupide ? Elle n’allait pas boire ce qu’un inconnu lui avait offert sans s’être assurée qu’elle n’allait pas être droguée ou même pire. Elle savait sa vie suffisamment en danger pour ça. Tant que la menace de son passé n’aura pas totalement disparue de sa vie, bien qu’elle était loin maintenant, elle allait se considérée en danger. Elle n’allait pas toucher à ce café. Elle ne bougea pas, continuant de fixer Mathis dans droit les yeux.

-« Qu’est-ce qui me dit qu’il n’y a pas de drogue ou de poison dans ce café ? Je n’ai aucune raison de le boire. »

Erïka était méfiante avec les inconnus, surtout lorsqu’ils se montraient… comme ça avec elle. Elle ne pouvait décrire le comportement de l’homme. Il était à la fois gentil et… et il y avait quelque chose d’autre. Il semblait s’intéresser à elle, mais pour une raison qui lui échappait encore. Pourquoi elle ? Pourquoi pas n’importe quelle autre étudiante en finance et économie ? Elle ne le savait pas. Par contre, elle savait une chose : si cet individu avait de mauvaises intentions envers elle, elle allait bien rapidement le découvrir.

-« Pourquoi tu ne me parles pas de toi ? T’as l’air de vouloir faire la conversation, alors vas-y. »
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Mathis Cyriac

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MessageSujet: Re: Café pour emporter [Mathis]   Mar 18 Mar 2014 - 14:54

Mathis but une gorgée de café en écoutant la jeune fille se présenter.
*En voilà des présentations bien étrange* pensa t'il *Mais ça me donne pas trop envie de te foutre la paix même si je vais finir par croire que je t'ai volé ton quatre heure dans une autre vie.*
Amusé par l'idée, il sourit un peu plus et se perdit dans ses pensées pour essayer d'imaginer scène. Il ne lâcha pourtant pas les yeux d'Erïka une seule seconde; il pensait que s'il le faisait il briserait le seul lien fragile la retenant face à lui.

Il voulut ouvrir la bouche quand tout à coup il vit la main de la furie s'aplatir devant lui, même si il ne put s'empêcher de hoqueter intérieurement, il n'en montra aucun signe, semblant imperturbable en apparence. Il la regarda alors se pencher vers lui et fronça les sourçis alors qu'elle ouvrit la bouche pour parler. Puis il l'écouta, amusé mais se disant qu'il allait quand même éviter de la faire chier comme elle a dit. Même si une claque de temps en temps le reviguorait et lui remettait les idées en place il était de moins en moins pour l'idée de se prendre un coup direct par cette fille qui semblait ne pas rire du tout.

-Vous intimider?

Mathis ria légèrement à la remarque.

-Pourquoi voudrais je vous intimider? Je recherche justement le contraire chez les gens. Vous savez, généralement c'est l'effet que je fais. Je sais pas si c'est à cause de mon argent ou si c'est autre chose. Ça peut paraître génial dit comme ça hein?

Il touilla son café sans rien dire pendant quelques secondes.

-Et bien détrompez vous, c'est chiant. Je n'aime pas le fait d’impressionner tout le monde ou presque. Dites moi, trouveriez vous de l'intérêt à toujours avoir ce que vous voulez simplement rien qu'en le demandant? Pas moi, en tout cas plus maintenant.
Donc si je ne vous fait pas peur, et bien j'en suis ravis. Quand au fait de vous faire chier, j'en ai pas l'intention. Si je vous emmerde vraiment, libre à vous de partir, je ne suis pas relou au point d'essayer de vous retenir.


Notre jeune homme but une nouvelle gorgée de son liquide devenu tiède tout en observant la réaction de son interlocutrice.
Au moins elle lui posait des questions, mais la dernière eu pour effet de le perturber légèrement, un bon observateur pourrait le remarquer sur son visage l'espace d'une seconde.
Elle demanda en quoi elle était spéciale et même si Math était certain qu'elle l'était, du moins à ses yeux, il ne pu trouver en quoi exactement. C'est sûre qu'elle était attirante, comme beaucoup de filles qu'il avait pu connaître, mais il y avait un petit plus. Dans son physique ou c'était autre chose, il ne perdit pas trop de temps à y réfléchir.

-Vous avez déjà regardé le ciel attentivement? Parfois, il y a une étoile qui est plus brillante que les autres, ou plus grosse. Elle est donc différente n'est ce pas? Tout le monde le voit mais on ne sait pas exactement pourquoi. Est elle plus proche, plus grosse, dégage t'elle plus de chaleur? Des hypothèses mais seul un spécialiste pourrait réellement le dire. Malheureusement je ne suis pas un spécialiste en jeunes filles. je vois juste quelque chose de spécial, c'est tout.

Il finit sa tasse d'un trait avant que celle ci ne soit devenue complètement froide et continua.

-Vous allez sans doute croire que je suis venu m’asseoir à vos côté pour vous draguer, et c'est logique, mais ce n'est pas le cas. C'est n'est du moins pas ma priorité, j'avais envie de vous parler, simplement.

Il ria un peu.

-Bon, je ne dit pas que si me sautiez dessus là maintenant je pourrais me retenir, je reste un homme avant tout. Et vous êtes une jolie fille.

Il afficha un petit sourire en coin et mentit.

-Mais pas trop mon style physiquement.

En réalité elle était son style tout comme la plupart des femmes qu'il rencontrait. Autant il pouvait être l'homme le plus fidèle quand il apprenait à aimer, autant il pouvait collectionner les conquêtes les unes après les autres s'il ne trouvait pas chaussure à son pied, même si il n'avait pas la tête à ça ces derniers temps.

Il toussa tout à coup, s'il avait été en train de boire, il aurait probablement tout recraché.

-Vous me prenez pour un psychopathe ou quoi?! Vous allez me vexer là, du poison ou de la drogue...

Il prit la tasse de la demoiselle et la vida d'un trait. Le café était froid et il grimaça avant de faire un signe poli et discret au serveur.

-Vous prendriez quelque chose si je vous parlais un peu de moi?

Il reporta toute son attention Erïka.

-Vous allez certainement me prendre pour un fou mais j'ai une confidence à vous faire.

Il approcha son visage du siens pour pouvoir chuchoter dit.

-Je crois que je suis une sorte de vampire et que je fais des choses dont je ne me souviens pas le lendemain certaines nuits.

Il montra les dents comme un loup en émettant un petit "grrr"  avant de se remettre à sa place et de rire. Même s'il était peu convaincu de ce qu'il avait dit, il n'y avait pas de signe de menssonge.
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Café pour emporter [Mathis]   Mar 18 Mar 2014 - 23:50

Erïka, bien que son physique indiquait le contraire, n’était pas le genre de femme facilement intimidable. Elle n’avait peur de personne, ou presque. Ce n’était pas le premier inconnu venu qui allait l’effrayer. Au contraire, elle était plus sauvage qu’une panthère, aussi dangereuse et agressive qu’un prédateur. Elle ne se laissait pas marcher sur les pieds, elle ne laissait personne avoir le dessus sur elle. Elle ne trouvait pas Mathis très intimidant. Heureusement pour lui, ce n’était pas l’effet recherché. Selon lui, il faisait l’effet contraire sur les gens, mais cela était peut-être dû à l’argent. Ah, l’argent… Heureusement qu’Erïka ne s’habillait pas comme sa sœur car elle sentirait la bourgeoisie à plein nez.

Mathis expliqua qu’il n’aimait pas le fait d’impression les gens. Visiblement, il était le genre de personne qu’on plaçait sur un pied d’estale parce qu’il possédait de l’argent. Heureusement qu’Erïka ne vivait pas cette situation. Déjà, elle ne le démontrait pas, enfin, lorsqu’elle ne se baladait pas en voiture de luxe. Ensuite, son caractère refroidissait bien vite les gens. Elle commençait à avoir une sacrée réputation et, encore, elle n’était pas à la tête de la compagnie familiale pour l’instant.


-« Alors, t’es un gosse de riche. Au moins un qui a enfin compris que l’argent ne faisait pas le bonheur. »

Erïka avait consentit à se rassoir et discuter un peu. Si elle avait raison et que cet homme était bel et bien riche, il l’avait peut-être approché pour lui demander quelque chose ? Elle ne pouvait le deviner. Par contre, elle pouvait s’abstenir de dire à combien on évaluait sa fortune familiale. C’était le genre de détail qu’elle ne révélait pas au premier venu, pas même à ses amis. Après tout, qui s’en souciait vraiment ?

Puisqu’il semblait la trouver si spéciale, Erïka questionna Mathis à ce sujet. Elle était bien curieuse d’entendre sa réponse. Elle ne voyait pas en quoi elle était bien différente des autres. Mutante, multimilliardaire avec un passé sombre et pas très enviable, ça pouvait être n’importe qui, non ? De toute façon, il était impossible de lire en elle comme dans un livre. Rien qu’en touchant la couverture, on pouvait y perdre la main. Personne n’approchait Erïka car elle mettait immédiatement une muraille entre elle et les gens qu’elle rencontrait. Elle et elle seule avait le pouvoir de faire rétrécir ce mur de béton qu’elle dirigeait volontairement afin de se protéger de tous ceux qui oseraient lui faire du mal.

Mathis tenta de décrire sa pensée en comparant Erïka à une étoile, plus brillante que toutes les autres qui les entouraient. Elle se démarquait, sortait du lot. Elle était spéciale. Il y avait quelque chose chez elle qui ne se trouvait pas chez tous les autres. Il expliqua que, malgré tout, il n’était pas là pour la draguer, même s’il ne serait pas contre le fait qu’elle lui saute dessus. Un très mince sourire étira les lèvres de l’adolescente. Il pouvait toujours courir, cela n’arrivera jamais. Elle était engagée dans une relation amoureuse avec un homme formidable qu’elle aimait plus que tout. L’idée de le tromper ne lui viendrait jamais à l’esprit. Plutôt mourir. Elle n’était pas du genre infidèle.

Erïka était jolie, certes, mais pas le genre de Mathis. Enfin, c’était ce qu’il tentait de lui faire croire. Un petit rire s’échappa des lèvres de la jeune femme. Il ne pouvait pas la berner. Elle était belle, elle attirait les regards, elle le savait très bien. Par contre, à la différence de plusieurs femmes, elle n’en avait rien à foutre.


-« Me fais pas croire que je ne suis pas ton genre. Je sais ce que je vaux, je sais qui je suis et je sais que je n’ai rien à évier aux autres femmes, physiquement parlant. Que tu me trouves belle et attirante, j’en ai rien à foutre. J’ai déjà quelqu’un dans ma vie. Tu peux toujours courir pour que je te saute dessus. »

Justement, puisqu’il lui parlait de lui sauter dessus, Mathis donna davantage de raisons à Erïka de se méfier de lui. Lorsqu’elle lui demanda s’il n’avait pas drogué ou empoisonné son café, elle provoqua une réaction attendue chez lui. Vu la façon dont il se comportait, il devait être étonné qu’il pense une telle chose. Malgré tout, cela n’allait pas apaiser la méfiance de la jeune femme.

-« N’importe qui peut être un psychopathe, même le plus innocent des individus. Je ne suis pas stupide. Je n’allais certainement pas accepter la boisson d’un inconnu sans m’assurer qu’il n’y a pas un piège, quelque part. »

Pour lui prouver qu’il était sincère et qu’il n’avait rien mis de louche dans la boisson d’Erïka, le jeune homme but la tasse d’un trait. Au moins elle n’aura pas à accepter son breuvage. Il comptait tout de même lui en commander un autre. Elle pouvait décliner, mais ne le fit pas. Elle avait envie d’une autre boisson. Si parlait de lui, il voulait qu’elle accepte qu’il lui offre une autre boisson, en échange.

-« J’accepte, seulement si c’est un chai latté. »

Il commença par faire une confidence à la jeune femme. S’approchant d’elle, il lui murmura quelques mots qu’elle entendit clairement. Il était sérieux ? Un petit rire s’échappa de ses lèvres, se mêlant bien rapidement au sien. Il ne racontait pas de conneries. En fait, elle se demandait s’il pouvait être mutant… ou s’il était cinglé. Elle hésitait entre les deux options, en fait. Malgré tout, elle entra dans le jeu, curieuse d’en savoir un peu plus.

-« Je vais te donner un conseil : arrête la drogue. »

Lorsque la jeune femme reçu son café, elle s’empara doucement de sa tasse, la ramenant davantage devant elle. Au moins, elle savait qu’il n’y avait pas de drogue dans celle-là. Voulant en savoir plus sur cette histoire de vampire, cherchant à savoir si cela était une plaisanterie ou si elle faisait face à un individu qui pouvait être un mutant ou bien un psychopathe, elle continua sur le sujet.

-« Si tu fais des choses dont tu ne te souviens pas, comment peux-tu savoir que tu fais ces choses ? Il faut que tu en sois conscient, non ? Et si tu es vraiment un psychopathe, je ne regrette pas de me méfier de toi. Par contre, sache que si t’essaie de me tuer, tu vas te retrouver avec une balle entre les deux yeux… ou la nuque brisée, au choix. »
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Mathis Cyriac

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MessageSujet: Re: Café pour emporter [Mathis]   Mer 19 Mar 2014 - 20:17

Mathis se permit enfin de lâcher le regard de la jeune fille alors que le serveur arrivait enfin.
Un chai latté se répéta t'il dans la tête; qu'est ce que cela encore? Ca me fait penser à "chat latté".

Et oui, dans un patois de Belgique, "tchèt"; qui se prononçait plus ou moins pareil , signifiait chat.
Un chat latté servi frai dans une tasse... Ça ne l’inspirait pas vraiment.

Il fini par hausser les épaules et commander respectueusement.

-Deux chats lat...  chai latté s'il vous plait Monsieur.

Il suivit le serveur des yeux un instant, se demandant si on allait vraiment lui amener un félin refroidi puis reporta toute son attention à Erïka.

-Je ne sais pas trop ce qu'est un chai latté mais j'aime découvrir de nouvelles choses. Si je suis malade, ce sera de votre faute, donc faudra me ramener chez moi hein.

Il rit un peu et se détendit. Au moins il n'allait plus se faire frapper et c'était déjà mieux que rien. Peut être cette journée n'allait pas être perdue après tout.
Il n'aimait pas la solitude et détestait pour le moment sa nouvelle situation. Le fait de ne parler à personne et de ne pas avoir d'amis lui était difficile.

-En fait "chai" prononcé comme ça veut dire chat dans un patois en Belgique. Du coup cette boisson si ça en est une me semble des plus étrange.

Le Barman amena les boissons et les posa sur la table. Math régla l'addition en laissant la monnaie à ce dernier qui s'éloigna, ravi du butin qu'il venait de gagner honnêtement. D'une oreille attentive, le jeune mutant comprit qu'Erïka n'était pas libre et qui plus est semblait amoureuse.

-Bon, j'avoue. Vous êtes tout à fait mon genre. Mon cœur en est meurtrit.

Il leva les bras en signe d'impuissance et rit à nouveau.

-Mais je suis respectueux, en tout cas assez pour ne pas m'interposer dans un couple. Je tâcherais donc de retenir mes ardeurs. Même si ça risque d'être difficile. Après tout je ne vais pas vous dire que je vous aime et que je vous suivrais jusqu'au bout du monde après avoir croisé votre regard pour la première fois.

Il huma l'odeur de la boisson et se dit que tout compte fait ça ne sentait pas si mauvais. Une odeur d'épices. Il prit un air sérieux.

-Ça serait vous mentir.

Il goutta à sa tasse. C'était bon en fait. Il se félicita de ne pas être resté bloqué sur le nom de cette préparation.

-Mais ça serait vous mentir aussi que de dire que je ne vous aime pas. On va trouver un compromis. Je vous aime bien. C'est pourquoi je suis indigné que vous hésitiez toujours à ce que je sois un psychopathe et à penser que je me drogue en plus!

Il prit un air dramatique.

-Quelle humiliation... Bon, je ne dis pas que je n'ai jamais rien essayé hein. Au fait, vous aimez Mc-Gyver?

Après tout, même s'il se faisait passer pour un timbré, pourquoi ne pas parler un petit peu de ses craintes à cette fille qui semblait de toute façon ne pas le prendre très au sérieux. Ça ne pourrait pas lui faire de mal.

-En fait, il m'est arrivé plusieurs fois de faire du mal à des personnes dans mes rêves. On m'a souvent répété que les songes étaient inoffensifs. Donc je me permet.... permettait souvent de me venger en me baladant dans le rêve des autres et en... Rahh, j'ai du mal à m'expliquer. Comme tout le monde quoi. Je me baladais de rêve en rêve et j'ai fait mal à des gens. Ça s'est répercuté dans la réalité.

Il haussa les épaules et rit.

-Mon imagination quoi. Des coïncidences. J'aime beaucoup ce chat latté.
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MessageSujet: Re: Café pour emporter [Mathis]   Jeu 20 Mar 2014 - 0:13

"I can understand how you'd be so confused
I don't envy you
I'm a little bit of everything
All rolled into one"

Erïka avait gouté à de nombreuses boissons, aujourd’hui. Elle était là depuis un bon moment, il fallait dire. La douce arôme du café qui flottait dans l’air de l’établissement lui donnait toujours envie d’en boire un autre. C’est pour cela qu’elle accepta finalement de se faire offrir un autre café. Un chai latté. Elle adorait ça. Par contre, Mathis n’en avait jamais goûté. Il n’allait pas le regretter, cette boisson était absolument délicieuse. Par contre, il la prévenait tout de suite : s’il tombait malade après avoir bu ce truc, elle allait devoir le ramener chez lui. Il pouvait toujours courir.

-« Je ne suis pas méchante… Si tu es malade, je ferais l’effort de t’appeler un taxi. »

Il expliqua la signification du mot « chai » en un certain patois de la Belgique. C’était la première fois qu’Erïka entendait cela. En Belgique, ne parlaient-ils pas français ? Cela devait provenir d’une seconde langue propre à leur pays. Elle parlait couramment le français et elle aurait probablement compris le rapprochement entre les deux mots si cela aurait été de cette langue. Malgré qu’avec les patois, on pouvait avoir de nombreux dérivés de mots et d’expressions. De toute façon, cela ne servait à rien de tenter de comprendre les subtilités de cette langue. Si elle allait en France, elle était certaine de se faire regarder de travers avec son accent américain. Elle avait appris le français Canadien et elle savait bien qu’il existait des écarts de langues entre les deux continents. Cela n’allait jamais l’empêcher de se débrouiller à merveille où qu’elle aille.

-« Vous ne parlez pas que le français en Belgique, je me trompe ? Vous êtes réputé pour votre chocolat, même s’il n’égale pas celui de la Suisse… »

Erïka n’était pas difficile en matière de nourriture, surtout en confiseries. Elle adorait le chocolat et tout ce qui était sucré. Elle faisait beaucoup de sport et ne prenait pas la peine de faire attention à sa ligne, sachant qu’elle allait vite perdre les quelques kilos qu’elle pouvait accumuler en trop. Et puis, elle aimait trop la nourriture pour s’imposer un régime.
Par contre, il ne fallait pas croire qu’on pouvait l’acheter avec de la nourriture pour autant. Elle ne s’était pas gênée pour refuser le café que lui avait apporté Mathis, après tout. La jeune femme ne savait pas si elle devait s’attendre à se faire draguer par cet homme. Quoi qu’il en soit, elle n’était pas intéressée et ne se gêna pas pour lui dire. De toute façon, elle avait déjà quelqu’un dans sa vie. Il pouvait bien la trouver de son genre, elle n’en avait rien à foutre. Il n’allait pas tomber fou amoureux d’elle au premier regard et n’allait certainement pas s’imposer dans son couple. De toute façon, il la connaissait à peine.


-« Tant mieux, je n’ai pas envie d’assister et encore moins de faire partir, d'une histoire d’amour débile et de coup de foudre à la Twilight. »

Par contre, il avoua que ce serait mentir de dire qu’il ne l’aimait pas. Il l’aimait bien, il l’appréciait, voilà. Pourtant, elle l’avait menacé, envoyé promener et s’était montrée désagréable. Il était vraiment tenace… ou maso. Il devait savoir que, pour Erïka, il n’était qu’un homme comme un autre et qu’elle n’avait pas vraiment de sentiments positifs ou négatifs en sa faveur.

-« Tu peux bien m’apprécier, mais je ne garantis pas que ce soit réciproque. Nous venons à peine de nous rencontrer. »

Il s’indigna tout de même du fait qu’elle le prenait pour un droguer. La jeune femme s’en fichait. Elle ne le connaissait pas, elle ne savait pas qui il était réellement. Lorsqu’il lui demanda si elle était fan d’un certain MacGyver, elle ne sut quoi répondre. Elle n’en avait jamais entendu parler. C’était un chanteur, un musicien, un comédien ? Elle n’en savait rien. Elle ne se doutait pas qu’il s’agissait en fait d’une série télévisée qui avait été diffusée avant même sa naissance.

-« Il faudrait déjà que je sache c’est qui. »

Finalement, Mathis lui fit une confidence. Il avouait qu’il faisait des choses pendant la nuit, mais il n’en avait pas le souvenir. Il expliqua qu’en fait, il tuait des gens dans ses rêves et que, par coïncidence, cela se produisait dans la réalité. Il tenta de changer de sujet en affirmant aimer le chai latté, mais Erïka ignora cette remarqua. En fait, un sourire étira ses lèvres. Un léger sourire duquel s’échappa un petit rire amusé. Pourquoi est-ce qu’elle devait toujours se retrouver dans ce genre de situation ?

-« En fait, j’ai trouvé pourquoi j’avais l’air si spéciale à tes yeux. Je dois être un aimant pour les personnes comme toi, je dois dégager une énergie quelconque, une connerie du genre. Ça n’arrive qu’à moi… »

Elle but une gorgée apaisante de sa boisson avant de reprendre.

-« Et si ce n’était pas des coïncidences. Et si tu les tuais vraiment sans le réaliser ? Ce n’est qu’une hypothèse. Si ça se trouve, tu es une espèce de pseudo héro qui a reçu une capacité hors du commun et qui peut maintenant faire des choses extraordinaires… Sauf que tu ne contrôles rien. À ce moment, tu es simplement un zéro dans un univers où une partie de la population possède des superpouvoirs, combattent le crime et sauve les opprimés. »

Elle laissa échapper un autre petit rire, tentant de faire croire à Mathis qu’elle racontait que des conneries. Elle ne savait pas s’il était mutant. Elle ne pouvait le deviner, mais elle pouvait toujours tenter d’en savoir davantage sur lui. Si ça se trouve, il était simplement cinglé. C’est pourquoi elle se cachait derrière un humour un peu douteux pour tenter de comprendre qui il était réellement.

-« Si t’es vraiment un psychopathe qui se balade dans les rêves, tu serais donc capable de buter le gros tas qui ronfle depuis vingt minutes à la table, là-bas. À ce moment-là, je ne sais pas si je serais fascinée je t’en collerais une. » Elle désigna du menton un homme très enveloppé qui dormait à une petite table, un peu plus loin. « Tu racontes toujours de conneries du genre aux femmes ? »
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MessageSujet: Re: Café pour emporter [Mathis]   Jeu 20 Mar 2014 - 19:38

Matis se perdit une fois de plus dans les yeux de son interlocutrice. C'est qu'elle avait quand même de fichus beaux yeux la demoiselle. Mais il fallait se faire une raison, elle était en couple.
Malgré que Mathis était un coureur de jupons il avait de l'honneur, et surtout beaucoup de respect envers ses semblables. Et pas rien qu'envers les êtres humains d'ailleurs, il aimait prendre soins de la nature et détestait que l'on fasse du mal aux animaux.
Il se fit donc une raison en soupirant et se dit qu'il ferait un nœud pour cette fois.

-Vous êtes vraiment en couple alors? Que la vie peut être cruelle parfois, vous ne trouvez pas?

Il rit de bon cœur.

-Et vous ne me feriez même pas l'honneur de me ramener au moins jusqu'à ma porte? Vilaine fille. Je  pourrais être abusé par le chauffeur de taxi vous savez.

Il s'amusa de sa blague débile en écoutant Erïka parler de la sa Belgique natale. Elle osa comparer le chocolat Belge à son homonyme Suisse. Quelle honte, chauvin comme il l'était il n'allait pas laisser son pays natal se laisser démonter de la sorte. Il prit son air le plus sérieux.

-Vous vous trompez Madame, le chocolat Belge est bien meilleur. Vous savez quoi? Dès demain je vous en fait revenir quelques tablettes aux goûts différents. *Héhé, pas bête le bougre* Comme ça non seulement vous jugerez par vous même, mais en plus ça vous donnera l'occasion de me revoir! Elle est pas belle la vie?

Il se leva et tourna autour de la table, bien décider à expliquer pourquoi la Belgique n'était si naze que ça. Il s'arrêta derrière la chaise de la belle demoiselle et posa les mains sur le dossier de cette dernière en prenant garde de ne pas la toucher. *Faudrait pas l'énerver hein non plus*

-Il y a en effet plusieurs langues parlées chez nous. Le français, l'allemand, le Flamand, et pleins de patois suivant les régions. On a aussi la bière; plus de deux mille différentes, les gaufres etttt surtout les frites et les fricadelles. Vous connaissez les fricadelles?

Il refit le tour pour aller se rasseoir. et esquissa un sourire enjoué.

-En plus de ça on y passe bien plus d’épisodes de Mac Gyver qu'ici, et ça c'est pas rien. Soit dit en passant c'est une série qu'il passait à la télé il y a très longtemps. Je sais même pas si ma mère était déjà née. Mais c'est cool.

Il but une gorgée de sa boisson quand Erïka lui dit qu'il était peut être une espèce de super héros héro complètement naze qui ne maîtrisait pas ses pouvoirs et il faillit s'étouffer en reposant la tasse.
Une super héro. Pourquoi pas, il se voyait bien à la zorro marquer ses ennemis d'n M avec son épée brillant au soleil. Il y vait un problème malgré tout, tous les héros qu'il avait pu voir dans  les films portaient des capes, et c'est un accessoire qu'il n'avait jamais pensé à acheter.
*Merde alors, va falloir renouveler ma garde robe*
Voilà que la jeune fille lui parlait maintenant de tuer un homme endormi à une table. Elle était sérieuse là? Pas qu'il y croyait mais si jamais ce à quoi il pensait était vrai, même s'il n'y avait que très peu de chances que ça soit réel, il n'était pas du tout emballé et perdit le sourire pour parler plus bas, visiblement pour la première fois pas très à l'aise.

-De un, je ne dors pas dons à moins que vous ne m’assommiez je vois pas très bien comment faire. Et de deux, si ça marchait vraiment hein? Je vais pas tuer un homme juste parce qu’il est gros! Il a rien fait le pauvre bougre, à part peut être avoir trop mangé.

Il se gratta la tête, ennuyé.

-Je pourrais juste lui faire peur voir si ça marche, mais si je contrôle pas hein. Et puis pour la dernière fois je suis pas un psychopathe!!

Il fronça les sourcils et sourit à nouveau, se demandant ce qu'il lui passe par la tête ces derniers temps.

-Vous me faites marcher c'est ça? Héhé, bon, bien joué, je me suis fait avoir.
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MessageSujet: Re: Café pour emporter [Mathis]   Jeu 20 Mar 2014 - 22:00

Erïka n’était pas du genre à faire croire aux dragueurs qu’elle était en couple pour avoir la paix. Du temps où elle était célibataire, elle envoyait promener ceux qui l’approchaient en faisant clairement comprendre le fait qu’elle n’était pas intéressée. Lorsque Mathis lui demanda si elle était réellement en couple, elle hocha la tête. Allait-il finir par lâcher le morceau ? Elle n’était pas du tout intéressée.

-« La vie est peut-être cruelle pour toi, mais moi je suis en couple avec un homme merveilleux, alors je n’ai aucune raison de la trouver si cruelle. »

Cruelle, Erïka pouvait l’être, par contre. Elle affirma qu’elle serait assez gentille pour appeler un taxi si jamais Mathis ne se sentait pas bien après avoir goûté à cette boisson dont il n’avait jamais entendu le nom. La jeune femme n’allait quand même pas l’embarquer dans sa voiture. De toute façon, elle conduisait suffisamment mal pour lui donner envie de sortir de son véhicule à la vitesse de la lumière.

-« Si t’es pas capable de te défendre comme un chauffeur de taxi, c’est pas mon problème, hein. »

Erïka n’était pas très commode, il fallait dire. Peut-être qu’il saura faire disparaitre la méfiance qu’elle avait envers lui, on ne sait jamais. Au moins, ils discutaient, ce qui était une bonne chose. La jeune femme affirmait que le chocolat de la Suisse était bien meilleur que celui de la Belgique. Aussitôt, cela semblait interpeller Mathis qui voulut rétablir la vérité. Il était prêt à lui faire venir du chocolat de la Belgique pour lui prouver qu’il était bien meilleur. Pour cela, encore fallait-il qu’elle lui donne son adresse ou accepte de le revoir. Il allait devoir la convaincre.

-« Pour ça, il faudrait déjà que j’accepte de te donner mes coordonnées. Tu vas devoir te montrer convainquant, je ne donne pas mon numéro au premier venu. »

Alors que Mathis passait derrière sa chaise, Erïka restait immobile. Elle n’aimait pas être dos à une personne qu’elle ne connaissait pas. Il pouvait faire n’importe quoi, l’étrangler ou bien la poignarder. Non, il ne ferait pas cela, elle en était pratiquement certaine. Malgré tout, elle se sentait inconfortable dans cette situation. Immobile, elle l’écouta attentivement parler, se concentrant pour distinguer de tout le brouhaha du café le moindre mouvement qu’il faisait afin de savoir exactement où il était. S’il levait la main, elle le saurait.

Il lui expliqua qu’en Belgique ils parlaient le français, l’allemand et le flamand. Tiens, le flamand. Ça devait être intéressant à apprendre. Ça sonnait comment ? C’était semblable au français ? Soudainement, il avait réussis à piquer son intérêt. À force de parler de bière et de nourriture, Mathis donnait réellement envie à Erïka de visiter ce pays. Lorsqu’elle sera à Londres, ce genre d’endroit lui sera plus facilement accessible. Elle avait déjà hâte d’y être, de découvrir cette ville qui allait être son chez soi pour la prochaine année, mais elle avait encore plus hâte de découvrir tous ces endroits qu’elle allait pouvoir visiter pendant ses vacances. Il y en avait tellement ! Elle n’aura jamais assez d’une seule vie pour tout visiter.


-« C’est quoi des fricadelles ? » Fit-elle, intéressée.

Lorsque Mathis lui demanda qui était MacGyver, la jeune femme répondit simplement qu’elle n’en avait aucune idée. Il l’éclaira en lui expliquant qu’il s’agissait en fait d’une vieille série télévisée qui était diffusée en Belgique. Ce devait être pour cette raison qu’elle n’avait jamais connu cela, alors.

Buvant doucement son café, savourant son goût exquis, elle écouta Mathis parler de ce qui lui arrivait, certaines nuits, alors qu’il tuait des gens dans ses rêves pour ensuite réaliser que cela s’était reproduit dans la réalité. Posant sa tasse sur la table, Erïka lui fit part d’une théorie farfelue selon laquelle il serait en fait un superhéros qui n’avait pas encore tout à fait découvert les pouvoirs qu’il possédait. Elle lui demanda alors, si son histoire de don n’était pas une pure invention pour tenter de lui faire du charme d’une quelconque façon, de lui faire une petite démonstration en dirigeant son pouvoir contre un homme qui dormait déjà, à quelques tables de là.
Puisque Mathis ne dormait pas, il ne pouvait pas utiliser son pouvoir. À moins de le forcer à le faire, elle ne pouvait obtenir de démonstration. Et puis, l’homme craignait les conséquences de son geste. Et s’il tuait vraiment cette personne ? Il n’avait rien à craindre, Erïka comptait l’arrêter à temps s’il le fallait. Cependant, Mathis était certain qu’elle plaisantait. Un peu nerveux, il tentait probablement de se convaincre que tout cela n’était que des conneries, mais la jeune femme ne rigolait pas et ce, malgré le léger sourire mystérieux qui flottait sur ses lèvres.


-« Je suis tout à fait sérieuse. Si tu crains de réellement le tuer, c’est peut-être parce que ton histoire de don ce n’est pas des conneries, n’est-ce pas ? Et si je suis cette logique, je dirais que tu ne sais pas ce qui t’arrives. Tu sais seulement que tu fais des choses hors du commun qui échappent totalement à ton contrôle. Tu ne sais pas qui pourrait t’aider à y voir plus clair alors tu en parles à la première inconnue venu en faisant passé cela pour des plaisanteries débiles, et ce, en espérant que cette personne pourra percevoir la vérité à travers tout cela. Je te l’ai dit, c’est toujours à moi que ça arrive de tomber sur des cas dans ton genre. »

Erïka se leva et contourna doucement la table pour se placer derrière Mathis. Elle déposa ses mains sur ses épaules, puis regarda doucement autour d’elle. Les employés avaient disparus, probablement dans une autre petite salle en train de discuter pendant qu’il n’y avait pas de clients. Le peu de personnes présentes ne pouvaient pas les voir, c’était tant mieux. Mathis allait peut-être la détester après ça, mais elle s’en fichait. Elle avait besoin de comprendre ce qui se passait vraiment et de savoir s’il était réellement un mutant.

-« Détend toi. Tout ira bien. » Elle commença à lui masser doucement les épaules et, alors qu’il ne se doutait de rien, lui donna un coup bien placé du tranchant de la main au niveau de son cou afin de lui faire instantanément perdre connaissance.

Erïka attrapa doucement la tête de Mathis et la plaça sur la table. Soulevant ses bras, elle les plaça de sorte à ce qu’elle puisse, par la suite, y déposer confortablement sa tête et ainsi faire croire qu’il dormait. Elle allait bientôt découvrir si ce qu’il disait était vrai, s’il était réellement un mutant. Pendant ce temps, elle en profita pour se réinstaller à sa place et terminer son café, observant en alternance l’homme devant elle ainsi que celui installer un peu plus loin. Si quelque chose se produisait, elle allait le savoir. Dans la seconde où les choses commenceront à aller trop loin et que les effets du pouvoir de Mathis – s’il en avait un – se manifestaient un peu trop à son goût, elle allait immédiatement le réveiller. Elle souhaitait éviter un drame autant que possible. Maintenant, il ne restait plus qu’à attendre.

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Mathis Cyriac

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MessageSujet: Re: Café pour emporter [Mathis]   Jeu 20 Mar 2014 - 23:35

Et voilà que le beau Mathis, si confiant, si sûre de lui, se voyait remballé pour la première fois de sa vie par une fille. Elle semblait encore plus confiante que lui, lui parlant tour à tour de son homme et de supers héros tout droit sortis de films de science fiction. Qu'allait il donc devenir?
Là ou d'autres auraient fuis, lui resta, et s'amusa de la situation.

Il fallait maintenant trouver un moyen d’opérer, comment diable pouvait il faire pour obtenir ses coordonnes, ou du moins décrocher un nouveau rendez vous.

Il expliqua à Erïka qu'il n'aimait pas la violence et que donc, il aurait préféré si possible ne faire aucun mal à un pauvre chauffeur, mais qu'en réalité, il n'avait jamais été très doué en combat.

-En fait même avec la meilleure volonté, je pense que le plus naze des taxi-mans me plomberait en deux minutes.

Il décrivit ensuite ce qu'était une fricadelle.

-C'est très bon, ça ressemble à une saucisse. Mais vaut mieux pas savoir comment c'est fait.

Et ben, voilà qu'elle revenait sur cette histoire de pouvoirs... Était elle vraiment sérieuse? Elle en avait l'air en tout cas, mais c'était absurde. Il ne fallait pas qu'il se mette à croire de telle choses.
Boh, après tout la vie n'était pas cruelle pour lui non plus, il avait enfin pu avoir une conversation avec quelqu'un. Ce n'était pas arrivé souvent depuis son arrivée ici.
Bon, c'est vrai qu'ils avaient parlés de tout et de n'importe quoi, de choses bizarres. Mais c'était mieux que rien.
En plus de cela voila que la demoiselle venait derrière lui et posa les mains sur ses épaules en lui expliquant que tout allait bien se passer. Autant profiter de la situation.

Il se laissa un peu aller à l'agréable massage quand tout à coup... *clash*

...
...

*Aieuuuuh...* Il ouvrit les yeux et s’apprêta à râler quand il s’aperçut que personne ne l'entendrait. Il vit qu'Erïka avait placé son corps endormi de sorte à ce qu'on le croie vraiment...endormi. Même si ce n'était que flou, il pouvait distinguer parfaitement ce qu'elle avait fait.

*Elle a osé!!!* Il rit silencieusement dans les songes; personne ne prêta attention à lui. *MAIS JE RIGOLAIS...* La réponse ne vint pas. *Bah, à charge de revanche ma belle*

Il s'approcha d'elle et glissa une main sur sa joue, qui pourra être ressentie comme une impression de froid sur le visage.

*Bon, je devais faire quoi déjà?* Il regarde autour de lui et aperçu le gros gars, il rêvait, et pas de n'importe qui, il devait avoir vu Erïka avant de s'endormir. *Rohh, le gros cochon* pensa t'il.

Il voyait le songe comme une maison dont il possédait le passe partout. Il lui suffisait de s'approcher assez près pour intervenir, mais selon lui, tout le monde en était capable, il n'était pas unique. La seule chose qui le différenciait des autres c'était l'argent, rien de plus. *Bon, je me lance*

Il pénétra le rêve en pensant "Erïka" Ce qui eu pour effet qu'il se matérialisa sous cette forme dans le subconscient de l'homme. Il joua le jeux, imaginant les meilleures formes physiques possible pour la représentation de la jeune fille. L'apparition eu un effet instantané.

**Ohh, deux pour le prix d'une** s'enthousiasma le pervers.

Mathis, pas trop à l'aise, ne fit pas durer les choses, il attendit que le rêveur soit assez près de lui pour penser à un truc moche, une créature tout droit sortie des enfers. Il n'avais pas assez de maîtrise sur son pouvoir et perdit le contrôle quasi instantanément...

Le vrai Mathis commença à s'agiter un peu dans son "sommeil" forcé, l'homme fit de même.

Le manipulateur des songes hors de contrôle prit une voix d’outre tombe que seul l'homme en plein rêve pouvait entendre. Ce dernier senti plus réellement qu'en nature des griffes se resserrer sur sa gorge.

*Alors comme ça tu fantasmes sur une gonzesse qui pourrait être ta fille, comme ça tu la désires? Qui me dit que tu ne passeras pas à l'acte un jour, vieux fous, qui me dit que tu n'abuseras pas?*

Mathis essaya tant bien que mal de reprendre le dessus sur sa colère et fini par y arriver, mais c'était trop tard, l'homme criait dans son sommeil, l'air complètement paniqué.
Il fallait réveiller le mutant à tout prix. C'est d'ailleurs ce qu'il parvint à dire à voix haute, des larmes perlant à ses yeux.

-Réveille moi... Réveille le *assez fort pour que tout le monde l'entende*

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MessageSujet: Re: Café pour emporter [Mathis]   Ven 21 Mar 2014 - 5:45

Erika n'était pas difficile en matière de nourriture. Au contraire, elle mangeait de tout et n'importe quoi tant que cela était comestible. Elle adorait découvrir de nouveaux plats, d'autres cultures culinaires. Elle était bien curieuse de gouter à ces fameuses saucisses belges dont parlait Mathis. Elle se fichait de la manière dont elles étaient faites et d'où venait la viande. Le savoir ne lui ferait ni chaud, ni froid, en fait. Sauf si c’était du cochon d’inde… Enfin, pour avoir mangé un peu de tout et n’importe quoi dans sa jeunesse, et bien souvent parce qu’elle n’avait pas le choix de se nourrir pour survivre, elle appréciait tout ce à quoi elle pouvait gouter.

-« Tant que tu ne me dis pas que tes saucisses sont faites à base de chair humaine, je ne serais pas contre le fait de gouter ça un jour. »

Ils continuèrent de discuter, passant d’un sujet à un autre. Cela aurait pu être une conversation bien banale si Mathis ne s’était pas mis à parler de son don mutant. Enfin, avant d’être certaine qu’il s’agissait réellement d’un mutant, Erïka devait en avoir la preuve. Elle décida donc de passer à l’action afin d’obtenir ce qu’elle voulait. Comme ça, elle pourra être fixée sur ce qu’était réellement l’homme.

Erïka passa derrière Mathis et posa ses mains sur ses épaules. Elle tenta de le mettre en confiance et de le détendre en le massant doucement. Soudainement, sans qu’il ne se doute de quoi que ce soit, elle lui donna un coup sec et précis afin de lui faire perdre connaissance. Elle le coucha sur la table, dans une position qu’elle pensait confortable, puis s’installa en face de lui le temps de terminer son café. Elle surveillait le moindre signe qui trahirait l’apparition de son pouvoir mutant. La jeune femme ne nota rien durant les premières minutes. Elle était calme, ravie qu’il n’y ait personne dans les environs pour leur porter attention. Il y avait bien quelques clients, mais situés plus loin dans le café. Les employés vaquaient à leurs occupations et ne s’occupaient pas d’eux.

Soudainement, elle vit Mathis s’agiter légèrement. Elle posa sa tasse de café sur la table, pas trop loin d’elle. Elle ramena vers elle la tasse de Mathis afin d’éviter qu’il ne la fasse tomber et la brise. Elle surveilla l’homme endormi, un peu plus loin, et nota qu’il s’agitait tout autant. Cela ne pouvait pas être un hasard. Lorsque l’homme poussa un cri dans son sommeil, la jeune femme leva immédiatement la tête vers lui. Ça n’annonçait rien de bon. Quelques clients se retournèrent, mais se remirent à discuter entre eux en ignorant la situation, jetant malgré tout quelques regards curieux vers lui. Erïka s’approcha rapidement de Mathis, se pencha sur lui. Elle devait le sortir de son sommeil. Lorsqu’il lui cria de le faire, elle n’hésita pas, le secouant violement avant de le redresser de force.

Lorsqu’il commença à revenir à lui, elle leva les yeux vers l’autre homme. Cependant, elle ne s’en approcha pas tout de suite. Elle attendait. Elle voulait savoir s’il allait émerger de son cauchemar par lui-même. Lorsqu’elle vit un employé du café s’approcher de l’homme pour le réveiller, elle décida de le laisser faire. Elle avait eu la preuve qu’elle désirait. Maintenant, il était temps d’aller discuter ailleurs. Attrapant le visage de Mathis entre ses mains, elle le regarda droit dans les yeux alors qu’il les ouvrait.


-« Hey, Mathis, ça va aller ? On va sortir d’ici, ça vaut mieux. Suis-moi. »

Elle attrapa son manteau, le laissant sur son bras, elle glissant son sac à main à son épaule et attrapa le jeune homme part le bras afin de l’amener avec elle à l’extérieur. Il n’avait pas le choix de la suivre, elle l’obligeait et ne lui laissait aucune autre possibilité. Lorsqu’elle voulait quelque chose, elle l’obtenait.

L’air était frais à l’extérieur. Rien de plus revigorant. Malgré le fait qu’elle était en débardeur, elle n’avait pas très froid. Sa voiture était garée un peu plus loin, dans la rue. Elle attrapa ses clés, dans son sac à main et déverrouilla les portières à distance. Elle ouvrit celle du côté passager et fit signe à Mathis de s’assoir.


-« T’as de la chance, je ne te laisserais pas aux mains d’un chauffeur de taxi psychopathe. »

Sur ces mots, Erïka lui laissa le loisir de garder sa portière ouverte ou non, puis contourna sa Lamborghini noire pour s’assoir du côté conducteur. Elle referma sa portière, jeta son manteau et son sac à l’arrière, puis inséra les clés dans le contact. Cependant, elle ne démarra pas. Elle tourna la tête vers Mathis.

-« Il valait mieux partir avant que les gens ne posent trop de questions. Pour eux, ce ne sera que deux mecs qui ont fait de mauvais rêves, mais nous on sait que c’est bien plus que ça. J’ai eu la preuve que je voulais. On n’est pas si différents que ça, en fin de compte. »
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MessageSujet: Re: Café pour emporter [Mathis]   Sam 22 Mar 2014 - 17:01

Mathis ne parvint pas à contrôler sa colère. Il aurait aimé arrêter de torturer l'âme de ce pauvre homme mais c'est comme s'il n'avait plus le contrôle sur ses actes.
Bon, c'est pas comme si c'était la réalité, ce n'était qu'un rêve même si il semblait plus vrai que nature. Mais malgré tout, il n'aimait pas la sensation de malaise qu'il avait quand ça se produisait.
Il se concentra donc et pensa de toutes ses forces, il cria : "réveille moi... Réveille le"

Combien de fois avait il essayé de se réveiller de par lui même quand il rêvait, du moins lorsqu’il réalisait qu'il le faisait. Il n'y était jamais parvenu, à chaque fois qu'il avait tenté ça avait eu pour résultat de le plonger plus loin encore dans le cauchemar.

D'un seul coup il se sentit comme secoué, il perdit le visuel avec l'homme endormi une seconde, puis replongea dessus. Secoué de nouveau, il finit par perdre définitivement le contact et se sentit alors se redresser comme par magie.
Il cligna plusieurs fois des yeux pour les entrouvrir et vit ensuite le serveur arriver vers le gros monsieur qui était à terre.
Que c'était il passé encore?  
Il tenta de bouger et de reprendre ses esprits mais sa vue était brouillée, il sentit alors deux mais se poser sur ses joues et ouvrit les yeux. C'était Erïka, elle lui demandait si ça allait et lui conseilla de sortir du café. Ah bon...

-Mgnnnh? Pourquoi zortir alors que tu te prépare à m'embrazer? Et voui, ça .....

Sa phrase n'était pas terminée que la furie alla prendre ses affaires, le laissant titubant un instant, puis se rapprocha à nouveau pour le traîner de force à l'extérieur. Mais what the fuck pensa t'il alors que tout lui revenait peu à peu. Il avait rêvé ou il venait de se faire assommer? Et pourquoi elle est aussi pressée que ça. *J'ai fais quelques chose qui l'a énervée?  Ou un truc qui lui a subitement donné envie de moi?* Pensa t'il, ricanant. *Elle est un peu radicale quand même si c'est le cas.. Je risque me retrouver attaché à un lit avec les yeux bandés et me chopper des coups de fouet!!!!*

Le couple arriva près d'une voiture de luxe, Mathis vit la jeune fille sortir des clés et activer l'ouverture des portes. Plusieurs questions lui vinrent en tête qu'il s'empressa de poser sans attendre les réponses.

-C'est à toi ça? T'es riche ou tu l'a volé? Pourquoi on est si pressés? Ho, tu m'expliques?!

Il l'avait tutoyé. c'était pas son genre ça mais il était pris au dépourvu là.
C'était dingue quand même cette histoire. Même s'il avait toujours rêvé d'aventure il se dit qu'on ne s'attendait jamais à ce genre de chose.
Erïka lui fit signe de monter en lui expliquant qu'il avait de la chance, qu'elle ne le laisserait pas aux mains d'un chauffeur psychopathe.

-Mouais, je te rappelle que tu m'as assommé quand même, alors question chauffeur psychopathe, tu vaux bien le pire taxi-man de tout New-York je crois.


Il monta malgré tout dans la voiture et referma la porte, se frottant l'arrière du crâne, attendant que la demoiselle vienne s’asseoir à ses côtés. Ce qu'elle fit en lui parlant de nouveau de trucs sans queue ni tête.

-Mais pourquoi les gens se poseraient ils des questions? Et c'est quoi cette preuve? Oh, tu sais que tu m'as fait mal?! C'est un jeux c'est ça? Ou alors t'es un agent secret et je suis tombé au mauvais endroit au mauvais moment?

Il lui lança un regard assassin, semblant attendre des réponses à ses questions, ou à la limite un autre coup dans la nuque.
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MessageSujet: Re: Café pour emporter [Mathis]   Sam 22 Mar 2014 - 19:30

Lorsque les choses commençaient à se corser, Erïka préférait intervenir. Elle n’allait pas laisser Mathis dans son propre rêve et continuer de souffrir. Visiblement, ce qui se produisait n’était pas plaisant, il avait probablement perdu le contrôle et tentait de mettre fin à l’emprise de son pouvoir sur l’autre homme. Certes, tout cela aurait pu être une comédie habillement jouée, mais la jeune femme savait que la victime n’était pas dans le coup. Alors, si Mathis avait fait semblant, comment aurait-il pu avoir les mêmes symptômes que l’autre homme endormi ? Et puis, la jeune femme l’avait assommé, il ne s’était même pas assoupi volontairement.

Alors que Mathis émergeait de son sommeil, Erïka tentait de lui adresser la parole. Elle prit son visage entre ses mains et lui annonça qu’ils sortaient d’ici. Elle n’était jamais confortable à rester dans un endroit où il y avait démonstration de capacités mutantes. Elle ne souhaitait pas que les gens se posent des questions et viennent leur demander ce qui se passe, s’ils faisaient le lien entre eux et l’autre homme. Visiblement pas très alerte, Mathis cru plutôt qu’Erïka souhaitait l’embrasser. Elle poussa un soupire d’agacement.


-« Je ne vais pas te rouler une pelle, c’que t’es con. Maintenant, ferme ta gueule et suis-moi. »

Elle traina Mathis hors du café sans qu’il ait son mot à dire. Elle allait tout lui expliquer lui des oreilles indiscrètes. Elle l’entraina près de sa voiture et l’homme se mit aussitôt à poser tout un tas de questions, ce qui irrita la jeune femme. Elle n’avait pas envie de parler du fait qu’elle ne volait pas les voitures de luxe et qu’elle était bel et bien riche. Elle se contenta de lui fournir une courte réponse.

-« C’est un cadeau. Monte, je vais tout t’expliquer. »

Il pouvait se compter chanceux qu’elle ne le laisse pas là comme une merde et qu’elle daigne tout de même s’occuper de lui en lui fournissant des réponses sur ce qui venait de se produire. Elle n’allait pas le laisser simplement le laisser prendre le taxi sans même l’aider à comprendre ce qu’il était. Elle n’était pas méchante à ce point. Bon, peut-être qu’elle était assez cruelle pour assommer Mathis sans même lui demander son avis, comme il le lui signalait si bien.

-« T’as de la chance que je n’ai pas utilisé mon flingue pour t’assommer alors tais-toi. »

Erïka contourna sa voiture et s’installa sur le siège conducteur, déposant toute ses choses derrière son siège. Elle devait maintenant fournir certaines explications à Mathis. Elle ne savait pas, par contre, par où commencer. Il y avait beaucoup à dire. Elle ne voulait pas l’effrayer. Elle voulait lui faire comprendre qu’il avait probablement un don extraordinaire, hors du commun, malgré l’aspect effrayant que cela pouvait prendre. Comment le lui faire comprendre sans qu’il parte à la course ? Erïka verrouilla les portes de sa voiture.

-« Petit un, je ne suis pas un agent secret. Petit deux, t’arrête de me regarder comme ça ou je te jette en bas de ma voiture. » Elle prit une grande inspiration avant de démarrer. Elle activa le GPS intégré de sa voiture et lui désigna l’écran tactile. « Entre ton adresse là-dessus, je te ramène chez toi. »

Maintenant, il était temps de parler plus sérieusement. Le temps du trajet, ils allaient pouvoir discuter de ce qui venait de se produire et comprendre plus exactement ce que faisait le don de Mathis. Erïka avait bien compris que cela avait un lien avec les rêves, puisqu’il devait être endormi pour faire subir certaines choses aux personnes qu’il visait. Ensuite, elle ne savait pas quels étaient les effets, comment il y arrivait précisément, etc.

-« Ça t’es déjà arrivé de te retrouver face à une situation inexplicable ou d’avoir vu une personne réaliser quelque chose d’extraordinaire sans même comprendre comment c’était possible ? C’est un peu ce que tu as fait. Ça fait longtemps que ça s’est manifesté ? Je peux t’en dire plus, mais il faut que t’acceptes de me croire. Je connais des gens comme toi, comme nous, qui peuvent t’aider à maitriser ton don. »
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MessageSujet: Re: Café pour emporter [Mathis]   Sam 22 Mar 2014 - 20:34

-Attend, attend... Avec quoi?

Mathis prit une longue inspiration et tenta de se calmer, il se laissa choir sur le siège de la voiture et tentant aussi bien que mal de revenir à son état de stabilité normal. Après tout la situation n'était pas encore tout à fait hors de contrôle.

*click*

C'était quoi ce bruit? La fermeture des portes de la voiture? Nonnnn, ça devait être autre chose, genre une veine qui venait de lâcher dans sa tête tellement il était nerveux....
NON, il était tout à fait calme, il maîtrisait la situation alors qu'il tournait le visage vers Erïka... Ou pas.

-TON FLINGUE?! Héhé, attend, c'est une blague là hein? Ou alors je suis de nouveau dans un de ces fichus rêves dont je n'arrive pas à m'extirper.

Il se demanda alors ce qu'aurait fait Mc-Gyver dans un cas comme celui ci et ne trouva pas. Ah si, peut être qu'en ouvrant la portière de l'intérieur elle se déverrouillerait...Et ben non, c'était trop tard, elle avait démarré...
Bon, sauter en marche.. Pas une bonne idée.

Il reprit de nouveau son souffle, se rappelant des cours de maîtrise que sa douce mère lui avait obligé à prendre et parvint à reprendre son calme peu à peu.

-Bon bon, je suis d'accord de taper mon adresse sur ce fichu clavier numérique si tu me donnes ne serais ce qu'une petite explication sur le comment du pourquoi... Je comprend rien à ce que tu me racontes là. T'en as conscience?

Il se concentra pour faire comme s'il ne s'était rien passé et reprit confiance en lui.

-Non, ce dont tu me parles ne m'est jamais arrivé. Je n'ai jamais rien vu d'extraordinaire. Je dis pas que je rêve pas, mais tout le monde rêve non? Toi aussi.

Il sembla intéressé tout à coup par les paroles de la jeune fille, elle lui disait qu'il avait un don. Ce n'est pas la première fois qu'il entendait cela, mais jamais aussi sérieusement.
Sa mère lui en avait parlé les fois ou elle avait trop bu, toujours de façon dérisoire.
Fallait il faire confiance à Erïka, ou se jouait elle de lui comme il avait joué de pauvres filles tant de fois auparavant? Il ne le savait pas.
Plusieurs fois il avait pensé qu'il avait quelque chose de spécial, et il n'en avait jamais parlé à personne. Cette fille sortie de nul part semblait en savoir plus que lui.
Il n'avait rien à y perdre après tout, soit il allait retourné à sa vie banale si elle le déposait chez lui, soit il allait en apprendre plus sur lui même, ou même s'il n'y croyait pas trop, elle allait le tuer. Après tout même si les statistiques disaient le contraire, il y avait quand même un faible pourcentage de femmes tueur en série.
Il prit le risque.

-Bon, ok, ok, je te fais confiance, mais je ne te donnerais pas mon adresse sans un peu plus d'explications. Entre nous, je pense pas avoir de don..

Il soupira, semblant un peu perdu sur la marche à suivre.

-Pourquoi tu as dis comme nous? Tu as un don toi? T'es un super héro? T'as pas de cape pourtant.





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MessageSujet: Re: Café pour emporter [Mathis]   Sam 22 Mar 2014 - 21:35

Erïka n’avait pas de tact, enfin, pas beaucoup, elle était loin d’être la personne la plus rassurante qui soit, aussi. Elle le prouvait, en ce moment. Elle rendait Mathis totalement nerveux. Le pauvre ! S’il savait dans quoi il s’était embarqué. De tous les mutants de l’institut sur lesquels il aurait pu tomber, il avait décidé de faire la rencontre de l’une des pires. Maintenant, il ne pouvait plus s’en échapper. Les portes de sa voiture verrouillées, la jeune femme démarra son véhicule et s’élança dans les rues de New-York. Il ne pouvait plus sortir, sauf s’il était suicidaire.

Comme si elle pouvait se montrer plus rassurante, elle lui confia qu’elle avait une arme à feu dans sa voiture. Cela ne fit qu’augmenter le degré de nervosité chez Mathis. Il était coincé avec une folle armée. Ça aurait pu être pire. Grâce à son père, Erïka pouvait s’arranger pour obtenir les armes qu’elle voulait si elle le lui demandait… Il pouvait donc se compter chanceux qu’elle n’ait pas une véritable artillerie avec elle, question de lui faire réellement craindre pour sa vie.

-« Ça parait que tu ne sais pas qui je suis. Je suis le genre de femme qui trainerait son Ak-47 dans son coffre arrière si je le pouvais. »

Perdu, Mathis ne comprenait rien à ce qu’il racontait. Elle le laissait dans le brouillard et ne semblait pas prête à l’en sortir. Le pauvre… Il allait finir par obtenir des explications. La jeune femme, qui ne savait pas dans quelle direction aller, décida de rouler vers l’institut. Il y avait un petit bout de chemin à faire en ville, ce qui donnait le temps à Mathis de lui confier son adresse afin qu’elle le raccompagne.

-« Je sais, je ne cherche pas à être claire, pour le moment. Je crois savoir ce que tu es, mais à te voir réagir comme ça, j’ai comme un doute. Dans le pire des cas, je te ferais effacer la mémoire, ça ne m’obligera pas à te filer mon numéro, comme ça. » Elle lui sourit. « Bon, d’accord, j’arrête de te faire flipper. J’ai pas envie que tu te laisses aller sur mes sièges. »

Erïka lui demanda plutôt s’il avait déjà assisté à des événements sortant de l’ordinaire. Cela lui aurait permis de mieux illustrer le fait que certaines personnes possédaient des pouvoirs hors du commun. Comme ce n’était pas le cas, elle songeait sérieusement à tout lui dire, sans aucun tact, afin de lui expliquer ce qu’il était et le fait que ce n’était pas quelque chose d’anormal contrairement à ce que les gens pourraient penser. C’était dans leurs gènes.

-« Je suis insomniaque, je dors peu. Je rêve rarement, et quand c’est le cas, je n’appelle pas ça des rêves. Si tout le monde fait des rêves, comment tu expliques le fait que lorsque tu t’es endormi, peu de temps après l’autre homme s’est mis à s’agiter encore plus que toi dans son sommeil, comme s’il faisait un cauchemar ? »

Comme Mathis refusait toujours de lui donner son adresse, Erïka continua sa route vers l’institut, s’éloignant peu à peu des grandes rues de la ville. Comme il y avait un bon bout de chemin à faire pour s’y rendre, cela lui donnera le temps de bien flipper en voyant l’absence de civilisation et de changer d’idée.

-« Si tu n’as pas de don, comment tu expliques le fait de transposer les meurtres de tes rêves dans la réalité ? Est-ce que c’était le même mode opératoire, la même scène de crime que dans ton esprit ? Cela ne peut pas être une coïncidence… ou tu es vraiment un psychopathe somnambule. Si je me suis trompée sur ton compte, je vais devoir te larguer sur le bord de la route. Je me trompe rarement, j’ai un bon instinct pour ce genre de chose, expérience personnelle oblige. »

Finalement, Mathis demanda à Erïka si elle possédait un don. Elle n’allait pas lui dire ce que c’était, bien qu’elle comptait lui répondre par l’affirmative. Lorsqu’il parla de super héros, elle ne put s’empêcher de sortir. C’était ça les X-Men, après tout. Des héros. Par contre, elle s’abstiendrait de lui parler d’eux. Il valait mieux lui en dire le moins possible, pour l’instant. Déjà, si elle pouvait essayer de comprendre ce qui s’était produit et ce qu’était Mathis, ce serait un bon début.

-« Je n’ai pas de cape, mais plutôt une tenue bien moulante. Tout le monde pense que je suis une ado comme une autre, mais c’est pas le cas. On se cache, on se fond dans la masse. Si les humains savaient qui ont était, ce serait le bordel. Le monde n’est pas prêt à connaitre notre existence. Les gens sont cons, intolérants, ils ont peur de ce qu’ils ne connaissent pas. »

Erïka emprunta une route qui longeait la forêt. Ils quittaient la ville. Mathis devrait faire vite et lui donner son adresse, sans quoi, il sera obligé de se rendre à l’institut en compagnie de la jeune femme. Cela n’était peut-être pas une mauvaise chose. Il comprendra peut-être mieux en voyant de lui-même ce qu’était cet endroit.

-« Nous sommes ce que nous appelons des mutants. On a des pouvoirs, des capacités hors du commun. Ça fait partie de nous, c’est dans notre ADN. On n’en reste pas moins humains. Nous sommes différents, c’est tout. Si tu ne me crois pas, il faudra que je te le prouve…»
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MessageSujet: Re: Café pour emporter [Mathis]   Sam 22 Mar 2014 - 22:32

S'il était vrai que Mathis flippait toujours, il n'en montra pas signe et reprit une totale confiance en apparence.
Il avait peur, certes, mais ayant pris le temps de réfléchir quelques minutes se dit qu'il n'avait peut être rien à craindre de cette nana.
Elle disait avoir un flingue, il ne l'avait pas vu. Un Ak-47, bah, admettons qu'il soit dans le coffre, elle n'y avait pas accès.

Il décida d'entrer dans le jeu. Même s'il suait des gouttes, il allait se décider à ne pas se laisser démolir moralement. Il avait toujours obtenu ce qu'il voulait et ça n'allait pas changer.
De plus il avait besoin de se confier, quel bon moment pour le faire. Il allait peut être mourir après tout.

-Bon, OK, ça fait un moment déjà que je me pose des questions sur moi. Mes rêves me paraissent toujours un peu trop réalistes à mon gout. Il y a un peu plus d'un an, je pense que j'ai tué mon père de cette façon. Je me suis endormi, comme d'habitude, j'ai rêvé, comme d'habitude, je l'ai vu rêvé, lui et les gens de mon entourage, comme tous les jours...

Il soupira et regarda par la vitre.

-Ce jour là, il m'avait giflé, pour une connerie, mais c'est la première fois qu'il me giflait. Je me suis vengé. Après tout je ne faisais que me venger virtuellement. Je le faisait cauchemarder, rien de plus. Et je pensais que tout le monde était capable de faire ce genre de truc. Maintenant, j'en doute. J'ai commencé à douter quand il a été retrouvé mort le lendemain dans son lit. Ca c'est reproduit avec d'autres personnes, j'entrerais pas dans les détails.

Il regarda le paysage défiler devant lui à toute vitesse puis tourna le visage vers Erïka.

-Tu voudrais donc me faire croire que j'ai un don, c'est ça? Et quel don, celui de tuer les personnes que l'on aime quand ils dorment? Tu parles d'un don.... Tu sais quoi? J'ai pas envie de te donner mon adresse, pas tant que tu m'auras pas expliqué mieux que ça.

Il se racla la gorge et jeta la tête en arrière. Essayant malgré lui de ne pas montrer la peur qui remontait doucement, tel un lierre qui envahissait peu à peu le mur d'une maison.

-Je me suis confié, je t'ai dit ce que j'avais sur le cœur, même si j'ai difficile à y croire moi même. A toi maintenant.

Qu'avait il à perdre après tout? Si elle était folle, ça la calmerait peut être. S'il avait tort et qu'il avait vraiment un don, elle pourrait l'aider.
Oui, il valait mieux entrer dans son jeux et retarder le moment crucial le plus possible, et surtout il fallait paraître fort et confiant.
Il s'obligea à prendre une pose décontractée.

-Des mutants hein? Bien, vas y alors, prouve le moi.

Avait il fait le bon choix? Seul l'avenir et peut être dieux auquel il ne croyait pas pourrait le savoir.



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MessageSujet: Re: Café pour emporter [Mathis]   Dim 23 Mar 2014 - 0:03

Erïka poussait Mathis à parler de son don, de ce qu’il lui arrivait lorsqu’il dormait. Elle voulait comprendre et essayer de l’aider. Cependant, cela n’était pas si facile que cela. Elle le comprenait d’être méfiant, de ne pas la croire. Elle lui donnait les informations au compte goute depuis le tout début. Elle ne lui fournissait aucune information concrète. Elle faisait juste l’éclairer, lui donner des pistes pour qu’il tente de comprendre qu’il était un être hors du commun. Lorsqu’il se décida finalement à se confier à elle, elle l’écouta. Elle attendit qu’il ait terminé pour prendre la parole.

-« Tu ne serais pas le premier à avoir tué quelqu’un à cause de ton don. Lorsqu’on ne le contrôle pas, on y peut rien. Il se manifeste et l’inévitable se produit. Il faut seulement accepter de faire face à la réalité, à la vérité : si tu n’apprends pas à maitriser ton don, il prendra toujours le dessus sur toi. »

La mort constituait une partie de la vie d’Erïka. Elle avait connu des meurtriers, elle s’était elle-même sali les mains, une fois. Elle pouvait comprendre à quel point cela pouvait être troublant, déstabilisant, de réaliser qu’on était probablement l’auteur d’un meurtre sans même savoir comment on aurait pu faire cela. Malheureusement, les pouvoirs mutants ne se manifestaient pas toujours de la meilleure façon qui soit.

Quel don possédait Mathis ? Celui de tuer des gens ? Non, ce n’était pas ça. Il ne le voyait peut-être pas, mais Erïka croyait avoir sa petite idée sur la question. Si elle se fiait à ce qu’il venait de lui dire, elle pensait avoir une petite idée de l’étendue de ses capacités. Par contre, personne ne le saura mieux que lui, lorsqu’il aura appris à découvrir et explorer son potentiel. Aussi, une petite discussion avec certains professeurs de l’institut pourrait peut-être l’aider à mieux comprendre qui il était.

-« Tu l’as dit toi-même. Tu as vu les gens rêver. Personne ne fait ça. C’est impossible de s’immiscer dans l’esprit de quelqu’un d’autre, sauf si on est télépathe. Selon moi, tu peux influencer le cours des rêves des autres. C’est la réponse la plus logique que je perçois. »

Lorsqu’il lui dit qu’il n’allait pas lui donner son adresse tant et aussi longtemps qu’elle ne lui fournirait pas de réponses bien plus claires, Erïka esquissa un sourire. Il n’était plus question d’aller chez lui.

-« Je n’ai plus besoin de ton adresse. On ne va plus chez toi. On va chez moi. »

Maintenant, c’était au tour d’Erïka de se confier, de lui prouver que les mutants existaient. Pour l’instant, elle ne pouvait pas le faire. Elle n’avait pas de capacités qui se démontraient au premier venu. Elle pourra lui montrer ce que d’autres personnes savaient faire, une fois au manoir. Il allait devoir se montrer patient. La jeune femme accéléra, il ne leur restait qu’une dizaine de minutes de route à faire à cette vitesse.

-« Je ne peux pas te le prouver. Pas tout de suite. Certaines personnes ont la capacité de se métamorphoser en un animal, d’influer sur la nature, de créer de la glace, de se dédoubler, de faire preuve d’une force surhumaine. Pas moi. Je ne fais rien d’aussi impressionnant. Mon don, je ne peux pas te le montrer. C’est impossible. Il va falloir que tu me croies sur parole. Je suis la reine de la vérité. Je détecte les mensonges. Peu importe ce que tu me racontes, je peux te dire si c’est vrai ou non. Tu me parles de ton don et je te crois. Je peux te fournir des réponses… ou, du moins, te mener à des gens qui pourront t’aider davantage. Le professeur Xavier a l’habitude de ce genre de chose. »

Peu à peu, l’institut commença à se dessiner à l’horizon. Le manoir était magnifique, comme toujours, et ce, malgré la neige qui couvrait légèrement la toiture. Erïka continua de rouler. Plus loin, elle franchit le portail qui se referma derrière elle. Lentement, elle rejoignit le garage, puis stoppa sa voiture. Elle coupa le moteur. Elle attrapa son sac à main, son manteau, puis descendit du véhicule.

-« Bienvenue à l’institut. »
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MessageSujet: Re: Café pour emporter [Mathis]   Dim 23 Mar 2014 - 16:56

Erïka avait l'air calmée après qu'il lui ai confié une partie de ce qu'il avait sur le cœur. Maintenant que c'était fait Mathis se sentit lui aussi plus détendu, même s'il ne savait pas exactement pourquoi.
Après tout il était toujours enfermé dans une voiture avec une fille qui l'avait assommé quelque temps auparavant... Mais il n'y pensa plus. Qu'est ce que ça aurait changé de toute façon? Pas grand chose mis à part le fait de le faire entrer dans une nouvelle phase de panique; et il détestait se sentir en état de faiblesse.

Il détailla la demoiselle et se força a accepter la possibilité que ce qu'elle disait était vrai. Il répondrait donc en conséquence, même s'il n'y croyait pas réellement.

-Admettons que je te crois et que je sois réellement une sorte de mutant. Je serais considéré par les autres comme quelqu'un de dangereux non? Le gouvernement est au courant, pour autant que ça soit vrai, qu'il existe de telles personnes?

Il sortit un paquet de chewing-gum de la poche de son veston et en mit un en bouche avant d'en proposer un à son interlocutrice.

-Comment mon "don" pourrait il prendre le dessus sur moi? Ca pourrait être pire encore? C'est ça que tu veux dire? Genre je pourrais devenir incontrôlable?

Il rangea son paquet de chiclette et boucla sa ceinture; il n'avait pas pensé le faire avant. La sécurité avant tout non?

-Selon toi, je serais donc une sorte de télépathe des songes. Mmmh, et je serais le seul à pouvoir entrer dans le rêve des gens qui m'entourent? J'ai toujours aimé penser que tout le monde pouvait faire de même mais qu'eux, contrairement à moi, pouvaient se contrôler.

Et c'était la vérité, même s'il se posait énormément de questions sur lui ces derniers temps, il n'avait pas pensé être spécial mais plutôt maladroit. C'est pourtant vrai qu'il s'était posé la question quelque fois d'être unique en son genre, mais son esprit logique avait toujours rejeté la possibilité en boucle. Et voila qu'on lui disait le contraire, perturbant la cohérence de son existence.  

-On va chez toi? Ok ça me va. J'espère que t'as un truc fort à me faire avaler parce-que là, crois moi, j'en ai besoin.

Il chercha le bouton d'ouverture des vitres et poussa dessus pour faire descendre cette dernière, pour autant que cela marche. La jeune fille venait d'accélérer et il avait besoin d'un peu d'air frai. Surtout après ce qu'il venait d'entendre.
Comment diable était ce possible que des êtres humains puissent se transformer en animal sans que personne ne soit au courant?

-La reine de la vérité hein? Donc si je te pose quelques questions tu pourras me dire si je mens ou pas?

Il réfléchit un instant, le sourire aux lèvres et mentit pour la première et la seconde question.

-Je n'ai jamais couché avec une fille. Je suis puceau quoi.
-Je fais partie du gouvernement, et j'enquête sur les gens comme toi.


Il dit la vérité aux deux suivantes.

-Je n'aime pas forcément le fait d'être toujours mis sur un piédestal.
-Je suis des cours universitaires en gemmologie.

Il esquissa un petit sourire en coin et dit de nouveau la vérité.

-Et je trouve que tu as des yeux magnifiques.

Il reprit sa position sur le siège en souriant, plusieurs questions lui taraudant toujours l'esprit.

-C'est qui ce professeur Xavier, un scientifique?

Mathis regarda un moment devant lui sans plus rien dire, Erïka finit par s'arrêter et entrer dans un espèce de grand manoir. Était elle si riche que ça? Comment ça bienvenu à l'institut?
Il imita la demoiselle et sortit du véhicule.

-A l’institut? Tu m'a berné, je croyais qu'on allait chez toi.
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Café pour emporter [Mathis]   Dim 23 Mar 2014 - 19:33

Découvrir que l’on était un mutant n’était pas toujours facile à accepter. Il fallut du temps à Erïka pour faire confiance au professeur Xavier et accepter sa vraie nature. Il s’était montré patient et avait su lui démontrer qu’elle pouvait compter sur lui, qu’il ne lui mentait pas et qu’il allait réellement l’aider à faire disparaitre les effets secondaires de sa mutation et faire en sorte qu’elle la comprenne mieux. Il avait raison. Il lui avait offert un toit, de l’éducation, tout ce dont elle avait besoin. Maintenant, c’était sa demeure, elle ne souhaitait pas la quitter. Elle allait y rester pour aider les mutants comme elles, ceux qui sont perdus et ne comprennent pas ce qu’ils sont réellement.

Mathis lui demanda si le gouvernement était au courant pour les mutants. Probablement, elle n’en savait rien. Si c’était bel et bien le cas, le secret était bien gardé, ce qui lui faisait plaisir. Elle n’avait pas envie de s’exposer au monde entier. Elle ne souhaitait pas que sa famille, ses proches, soient tous jugés parce qu’ils possédaient des pouvoirs. C’était dans leurs gènes, ils n’avaient jamais demandé cela. Ils vivaient avec leur don dans leur vie de tous les jours, comme n’importe quel être humain normal.


-« J’en sais rien. Si le gouvernement est au courant, il garde le secret. Je sais, par contre, que certains groupes d’individus font des expériences sur des mutants. Les humains sont encore plus dangereux que nous, selon moi. Sérieusement, j’ai beau être dotée de pouvoir, ce n’est pas ça qui me rend véritablement dangereuse. »

Elle n’avait jamais eu de problème quant à la maitrise de son don. En fait, c’était plutôt le fait de gérer les effets secondaires qui l’avait surtout gênée. Elle passait son temps à avoir des migraines et ce ne fut qu’à force d’habitude et d’utilisation de son don qu’elle arriva à s’en débarrasser.
Lorsque Mathis lui proposa de la gomme, elle secoua la tête.

-« Oui, ça pourrait être pire. Il suffit de n’importe quoi, d’un choc émotionnel, de vouloir repousser les limites et d’être dans une situation dangereuse pour que ton don décide d’agir instinctivement et d’être alors hors de ton contrôle. Tu pourrais être surpris d’à quel point un pouvoir peut évoluer et devenir puissant au fil des années. »

La jeune femme n’avait plus pour idée de conduire Mathis chez lui. S’il refusait de lui donner son adresse, alors elle allait l’amener chez elle. Elle pourra lui montrer l’institut et ainsi lui prouver qu’elle ne disait pas de conneries. Elle était sérieuse lorsqu’elle parlait de dons mutants. Par contre, elle ne pouvait pas lui prouver en lui montrant les siens. Une fois là-bas, Mathis espérait pouvoir boire quelque chose de fort. Il en avait besoin. Trop de révélations dans une seule journées.

-« Il doit bien me rester une bouteille de vodka cachée quelque part. »

Mathis ouvrit la fenêtre et, aussitôt, un courant d’art glacial pénétra dans la voiture. La peau d’Erïka frissonna à peine. Elle l’avait l’habitude de ces températures et courant d’air frais. La température de sa chambre frôlait le zéro à chaque nuit. Elle prit une grande inspiration et sourit. Elle se sentait bien.

À son tour, la jeune femme parlait de son propre don. Il n’avait rien de bien extraordinaire, mais il pouvait se révéler utile dans certaines situations. Mathis voulait savoir s’il pouvait faire le test du détecteur de mensonge. Un sourire amusé se dessina sur les lèvres d’Erïka. Elle hocha la tête. Il posa ses premières affirmations qui ne tardèrent pas à lui faire ciller les oreilles. Un petit rire s’échappa de ses rêves.


-« C’est tellement débile que même sans don j’aurais pu deviner que tu mens. Tu me dragues depuis le début et t’espère que je te crois quand tu dis que tu es puceau ? Quelle connerie. Oh et, au fait, t’as pas la gueule d’un agent gouvernemental. »

Les deux prochaines affirmations furent vraies. La jeune femme n’émis aucun commentaire, si ce n’est que pour traiter Mathis de riche. Elle ne savait pas pourquoi on le mettait sur un pied d’estale, c’était un mec comme un autre, après tout. Par contre, il étudiait la gemmologie, ce qui était peu commun, mais elle avait une vague idée de ce que c’était.

-« Pourquoi on te mets sur un pied d’estale ? Je ne comprends pas, t’es un mec comme un autre. C’est parce que t’as de l’argent ou parce que tu fais de grandes études ? Ne me dis pas que c’est ta grande beauté qui fait ça, je ne te croirais pas. »

Elle tourna la tête vers lui et se mit à rire. À ce moment, il affirma qu’elle avait de jolis yeux. Cela la fit sourire. Il ne mentait pas. Elle ne tarda pas à poser les yeux sur la route, question de ne pas avoir un bête accident alors qu’elle était pratiquement arrivée à l’institut. Elle lui expliqua que le professeur Xavier sera mieux placé qu’elle pour répondre à certaines de ses interrogations concernant les mutants. Aussitôt, Mathis lui demanda s’il s’agissait d’un scientifique.

-« En fait, il s’agit du directeur de l’institut. C’est un généticien, un psychologue et il a tellement de diplôme que n’importe qui passe pour un loser, à côté. »

La jeune femme franchit finalement le portail de l’institut. Elle gara sa voiture, coupa le moteur, puis en sortit. Elle conserva ses affaires dans ses bras et verrouilla les portes de son automobile une fois les portières refermées. Le sourire aux lèvres, elle souhaita la bienvenue à Mathis. Ce dernier, légèrement déconcerté, lui signala qu’elle avait dit qu’ils se rendaient chez elle.

-« C’est chez moi, ici. L’institut est une école comme une autre, en apparence. En réalité, c’est une école où les mutants peuvent vivre en paix loin des humains et apprendre à maitriser leur don. J’y vis depuis quelques années, déjà, j’y ai suivi tous mes cours. Les gens sont sympas, ici. Ils sont comme nous.»

La jeune femme marcha vers l’une des entrées de l’institut. Soudainement, sortit d’un banc de neige, une panthère noire émergea et se jeta sur Erïka, la renversant au sol. Elle ne se fit pas mal en chutant, la neige amortis sa chute. Par contre, comme elle ne portait pas son manteau et qu’elle n’avait revêtit qu’un débardeur, sa peau nue entrant en contact avec la neige.

-« Raaah ! Putain ! Irina ! Fou le camp ! Connasse ! »

La panthère se dégagea rapidement, surtout lorsqu’elle entendit des pas dans la neige. Erïka se redressa. Une jeune femme à la peau noire, afro-américaine, vêtue d’un court manteau d’hiver s’approcha d’eux. Elle n’avait pas l’air très commode.

-« Elle est passée où, encore ? »
-« J’en sais rien, mais si tu la vois, colle lui en une de ma part. »
-« J’y manquerais pas. Surtout après le coup qu’elle vient de me faire… »
-« Qu’est-ce qu’elle t’a… »

Elle n’eut pas le temps de répondre. La jeune femme retira son manteau et, dans un grognement de frustration, elle laissa de grandes et majestueuses ailes noires pousser dans son dos. En moins de deux, elle s’envola et survola une partie de l’institut pour retrouver son amie. Erïka soupira, mais ne put s’empêcher de sourire. Elle se tourna vers Mathis.

-« Si tu me trouves bizarres, sache que mes amies son pire. Tu vois, ici on peut être comme on est sans avoir à se cacher. »

Elle passa sa main sur son jeans noir afin de retirer une partie de la neige qu’il y avait dessus avant que ça ne fonde. Heureusement qu’elle ne craignait pas le froid… Erïka se dirigea vers l’entrée la plus près. À l’intérieur, l’ambiance était encore plus animée. Mathis allait finir par se croire dans un institut de fous.
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MessageSujet: Re: Café pour emporter [Mathis]   Dim 23 Mar 2014 - 21:21

-Des expériences? Comment ça des expériences? Attend, ça voudrait dire que si je suis un mutant je courrais le risque d'être attrapé par ce genre d'individus, et donc, risquer le fait que l'on fasse des expériences sur mon corps?

Il rit de bon cœur, après tout il s'était fixé comme objectif de croire à ce que racontait Erïka. Et il avait toujours rêvé secrètement de faire des choses extraordinaires, ses études le soûlait plus que tout. Une petite vie dans les normes, c'était pas pour lui. Quand le jeux de la demoiselle prendrait fin et qu'il se rendrait compte qu'elle s'était fichue de lui, il aurait au moins eu la satisfaction de se sentir vivant l'espace de quelque heures, il aurait des choses à raconter à ses peut être futur amis, et ils en riraient peut être même avec Erïka

-Ca me va, je prend le risque.

Il était maintenant complètement détendu, s'amusant de la situation. Il était presque certain qu'il ne risquait rien même si un léger doute subsistait.
Peut être sa mère, connaissant sa soif d'aventure, avait elle organisé cette petite mise en scène pour le distraire. Il nia l'idée, se disant qu'il aurait fallu vachement d'organisation et surtout de chance pour arriver à faire ce genre de chose, surtout que le café auquel il s'était rendu n'était pas dans ses préférés. La demoiselle lui affirma qu'il n'était pas spécialement beau et lui demanda pourquoi il était mis sans cesse sur un piédestal.


-Pour dire vrai, j'en sais rien. Je dois avoir un charisme naturel. Ou alors comme tu dis c'est à cause de l'argent. A vrai dire j'en ai rien à foutre. J'aimerais juste être traité comme un mec normal. Et j'avoue que tu as très bien fait ça. Par contre je suis quand même vexé là, tu sous entend que je suis pas beau.

Il rit de bon cœur en jouant avec la gomme dans sa bouche, ce qui eu pour effet de le faire tousser.
Reprenant son souffle, il écouta parler le jeune femme


-Oulà, ça doit être un grand homme ce Xavier. je me réjouis de faire sa connaissance. Il se transforme en animal lui?

Impressionné par le manoir Math descendit du véhicule, se demandant ou il était vraiment. Ca avait l'air énorme. Erïka lui confirma que c'était un genre d'université, et qu'elle était ici chez elle. Une espèce de pensionnat en gros pensa t'il. En plus de cela c'est ici même qu'on apprenait à maîtriser ses pouvoirs. Il se réjouissait de voir ça. Au moins les gens étaient sympas selon elle, c'était déjà mieux que rien.

Il suivit Erïka dans la blanche neige en lui parlant de tout et de rien. Se réjouissant du verre de vodka qu'elle lui avait promis. Ben quoi? Il était pas alcoolo.. Il avait simplement froid et devait se remettre de ses émotions. Émotions qui soit dit en passant, allaient se démultiplier d'ici quelques secondes.
En effet, occupé à grelotter dans son costard, il aperçut une ombre noire sauter sur la demoiselle le devançant.
De prime abord secoué, il voulu intervenir en courant vers Erïka, mais c'était trop tard, le félin, si comme il le croyait s'en était bien un, avait disparu.


-Irina? C'est qui Irina connasse?

Une fois remis de ses émotions Mathis retira son veston et le posa sur les épaules d'Erïka puis ramassa les affaires de cette dernière. En se redressant, il se retrouva nez à nez avec une africaine. Il sursauta.

-Wow, euh, bonjour.

Les deux filles dialoguaient mais Math n'y prit pas attention, il était occupé à se demander ce qu'il venait de se passer quand la fille de couleur jeta son manteau et.... Et... Tenez vous bien; laissa de grandes ailes noires sortir de son dos. Puis elle s'envola, comme si de rien n'était.

-Et ben putain, ma mère elle a fait fort pour les effets spéciaux...

Il resta là, niait, à regarder l'envol de la belle quand il entendit une petite voix devant lui. Bizarre? En effet, c'était même plus que bizarre là. Il suivit Erïka le temps de lui parler.

-Euh, Tu me passe ta voiture? J'avais oublié mais j'ai un rendez-vous très important là, avec un cochon dinde qui s'appelle Nestor. Promis, je te la ramène demain.

Ne croyant pas lui même à ses paroles, il continua de suivre la jeune fille, se disant qu'il serait certainement plus en sécurité à ses côtés.



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MessageSujet: Re: Café pour emporter [Mathis]   Dim 23 Mar 2014 - 22:14

Erïka détestait cette façon qu’avait les gens d’en aduler d’autre, les mettant carrément sur un pied d’estale parce qu’ils étaient riches, beaux ou elle-ne-savait-quoi d’autre. Elle avait beau être riche, ceux qui l’abordaient en pensant qu’elle était une bourgeoise comme une autre faisaient bien rapidement face à sa grande franchise et, surtout à son sale caractère. Il fallait dire qu’elle ne se privait que très rarement de dire le fond de sa pensée. Elle n’allait pas changer parce qu’elle avait de l’argent. Elle n’allait pas respecter quelqu’un sous prétexte que sa fortune était plus grosse que la sienne. Pour elle, tout le monde était égal. Elle n’avait pas à jouer un jeu pour impressionner les autres ou voir sa popularité monter en flèche. Elle en avait rien à foutre de ce qu’on pouvait penser d’elle.

Mathis lui-même ne savait pas pourquoi les gens le mettait sur un pied d’estale. C’était comme ça, c’est tout. En tout cas, il était tombé sur la bonne personne pour être traité comme quelqu’un de tout à fait normal. Elle ne le trouvait pas spécialement de son goût, mais il n’était pas laid. Il avait un certain charisme, mais elle était tellement froide qu’elle ne démontrait même pas le fait qu’il avait son charme. Pour elle, il n’était qu’une personne comme une autre qui venait d’entrer dans sa vie. Restait à savoir s’il allait y rester.

-« Je sous-entend que tu n’es pas mon genre. Pour moi t’es qu’un mec comme un autre. Je n’aime pas le fait que les gens me traitent différemment parce que j’ai de l’argent. Je suis comme tout le monde, quoi, je ne vois pas en quoi quelques billets peuvent faire la différence entre deux individus. »

Pendant que Mathis s’étouffait, Erïka lui expliqua qui était le professeur Xavier. Il était bien mieux placé qu’elle pour lui expliquer le phénomène mutant. En plus d’avoir étudié pendant très longtemps la génétique et d’être une référence dans le domaine, il avait des diplômes de tout genre. Erïka elle-même avait pu constater qu’il était un merveilleux psychologue. Lorsque Mathis lui demanda s’il se transforma en animal, elle rit.

-« Non, pas du tout. Il est télépathe. L’un des plus grands de ce monde, probablement. C’est un homme bien. Ne t’en fais pas, il ne fouillera pas dans ton esprit sans permission. »

Une fois à l’institut, Erïka laissa sa voiture dans l’espace de stationnement prévu à cet effet et se dirigea vers l’une des nombreuses entrées du manoir. Cependant, en cours de route, elle se fit attaquer par une panthère. En fait, la panthère en question était plutôt son amie Irina qui fuyait sa furie de colocataire. Pour la mettre en colère, elle avait dû faire fort. Quelle connerie avait-elle fait, encore ? Se mettre dans les emmerdes était probablement son plus grand talent, dans la vie. Bien vite, sous les injures, Irina ficha le camp avant que son amie ne lui tombe dessus.

-« Irina c’est la panthère que tu viens de voir. Quand elle aura repris sa forme humaine je ne vais pas la rater. J’ai beau aimé le froid, y’a quand même des limites à me jeter dans la neige.»

Kelly s’approcha d’Erïka et de Mathis, mais n’adressa la parole qu’à son amie. Elle avait des choses à régler avec elle et ce fut avec ses ailes d’ange qu’elle s’envola dans le ciel. Erïka poussa un long soupire. Elle récupéra ses affaires, que Mathis avait ramassé au sol, puis retira le veston qu’il avait posé sur ses épaules pour lui rendre.

-« Merci. J’en ai pas besoin, je n’ai pas froid. Oh fait, je ne sais pas ce que ta mère vient faire dans cette histoire, mais ça, c’était pas un effet spécial. »

Erïka s’avança va l’entrée, mais Mathis lui demanda soudainement s’il pouvait lui emprunter sa voiture. Il pouvait toujours courir. S’il avait peur, il n’avait qu’à le dire. Il n’était pas tombé sur les personnes les plus douces et gentilles de l’institut, ça n’avait pas dû faire une belle impression de l’endroit. Elle aurait pu demander à Irina de reprendre forme humaine, sa transformation l’obligeait à porter peu de vêtements au corps pour éviter de se retrouver totalement nue lorsqu’elle redevenait humaine. Cela aurait peut-être fournis un bon argument à Mathis et lui aurait donné une raison de ne pas fuir.

-« Si tu veux rencontrer un cochon d’inde, je te présenterais les miens. Maintenant, arrête de faire ta poule mouillée et suis-moi. Prochaine fois que tu me sors des excuses bidon, je t’en colle une. »

Elle entra dans le manoir. On pouvait dire que le professeur avait du goût, question décoration. Tout était très bien agencé, faisant même paraitre le manoir encore plus grand de l’intérieur. Cet endroit pouvait sembler luxueux les premières fois, mais au fil des années on ne faisait plus attention à l’endroit. La jeune femme fit signe à Mathis de le suivre et emprunta un grand escalier pour monter à l’étage des chambres. Elle souhaitait déposer ses affaires avant de faire le tour de l’école. Après avoir longé un corridor, elle s’arrêta devant une porte qu’elle ouvrit.

-« Bobby ? T’es là ? » Fit-elle en entrant dans la pièce. Elle se tourna vers Mathis. « Je dépose mes affaires et je te fais visiter ensuite. »

L’absence de réponse lui confirma son absence. Il devait être en cours, en ce moment, si ça se trouve. La jeune femme lança son manteau sur le lit de la chambre, bien plus fraiche que le reste du manoir. Elle attrapa son téléphone portable qu’elle glissa dans la poche arrière de son jeans. Pour une fois, la pièce était totalement propre et en ordre. Il fallait dire que la jeune femme avait tendance à laisser trainer ses affaires un peu partout, mais elle prenait de temps à autre la peine de tout nettoyer. Elle avait même pris la peine d’épousseter les meubles, dont la table de chevet sur laquelle trônait un simple radio-réveil ainsi qu’un cadre qui contenait la photographie d’Erïka et de son petit ami. La pièce était assez grande. Il y avait un lit, une commode et quelques meubles à l’opposé de la pièce, à leur droite, mais il n’y avait personne pour occuper cette partie du dortoir. Qui supporterait de dormir à basse température, de toute façon ? Une bonne partie des affaires d’Erïka étaient maintenant ici, puisqu’elle pouvait y passer tout le temps qu’elle voulait sans déranger sa colocataire, avec qui elle partageait son propre dortoir.

La jeune femme ouvrit le placard et fouilla l’un de ses sacs dans lequel elle avait laissé une bouteille de vodka… pratiquement terminée. On pouvait dire merci à Irina qui buvait un peu trop lorsqu’elles sortaient. Elle tendit la bouteille à Mathis.


-« Tu voulais du fort ? Eh bien voilà. Je reviens, je vais me changer. »

La jeune femme attrapa un t-shirt dans une commode et s’éclispa dans la salle de bain. Elle verrouilla la porte derrière elle le temps de troquer son débardeur pour le t-shirt propre. Elle jeta le vêtement déjà porté dans la corbeille à linge puis quitta la pièce.

-« Tu t’es remis de tes émotions ? Je t’aurais bien présenté mon copain, mais il en cours. Allons plutôt voir si on ne peut pas tomber sur prof qui pourra te montrer que cette histoire de mutant n’est pas une connerie. Allez, suis-moi. »

Elle lui vola la bouteille de vodka des mains pour la ranger là où elle l’avait prise. Il était temps de sortir visiter le manoir. Pour commencer, ils allaient faire un tour à l’étage inférieur où ils allaient probablement croiser tout un tas d’élèves hors du commun.
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MessageSujet: Re: Café pour emporter [Mathis]   Mer 26 Mar 2014 - 18:55

Mathis n'était apparemment pas le genre de la jeune femme. C'était pas si grave après tout, il n'avait pas de mal à trouver des relations amoureuses, et de toute façon il n'avait pas abordé Erïka pour cette raison. Il se sentait seul, tout simplement, ça lui avait semblé une bonne idée d'aller parler à quelqu'un qui était assis seul à une table, et c'était encore mieux quand ce quelqu'un semblait sortir du commun habituel. Ah ça pour se distinguer des autres, elle avait fait fort, c'était très rare quand on l'envoyait balader comme ça; elle n'avait pas hésité.

Il s'était passé des trucs bizarres pendant la conversation, et maintenant ils allaient arrivés chez la demoiselle, qui s'avérait être un genre d'école, de manoir.


-Alors comme ça ce Professeur pourrait lire dans ma tête sans même que je m'en rende compte? C'est ça que tu veux dire? J'ai hâte de le rencontrer.

Il était bien-sur ironique, en fait l'idée même qu'on puisse lire en lui comme dans un livre ouvert ne lui pas des masses.
Une fois la voiture garée, il assista à une scène des plus étrange. Une panthère noire, une femme avec des ailes... Qu'est ce que c'était que ce truc encore.
En suivant Erïka il ne s'était pas vraiment à ce que ces "mutants" existent réellement, à présent, il doutait un peu plus, beaucoup même.


-Ah, reprendre forme humaine hein? Ah, ben oui bien-sur, et moi je suis un loup garou. Quoique... Je serais même pas étonné là si tu me disais que c'était le cas.

Il suivit la jeune fille qui se dirigeait vers l'entrée et trouva une excuse bidon pour lui emprunter sa voiture. Mais pourquoi diable un cochon dinde... Et qui s'appelle Nestor en plus... C'est pas un nom de cochon dinde ça! Tu m'étonnes qu'elle voulait lui en coller une après. *Je sais pas moi... Hamtaro ça aurait déjà été plus crédible* ricana t'il pour lui même.
Pour combler le tout, elle lui rendit le veston qu'il avait aimablement sacrifié pour qu'elle n'attrape pas froid, ça eu pour effet de le faire rire.


-Tant pis pour toi, si t'attrape une grippe faudra pas pleurer hein.

Il remit donc son veston, haussa les épaules et entreprit en dépit d'autres solution de suivre la petite furie puisqu'il ne devait pas faire la poule mouillée.

-Facile à dire, t'as pas vu ce qui vient de se passer ou quoi? Une fille avec des ailes et tout. Le truc le plus dingue que j'avais vu jusqu'ici c'est une mec faire un salto arrière et casser le nez d'un autre en retombant... Et le siens au passage. Et non, c'était pas moi si jamais tu te posait la question! Quand à ma mère, ce serait bien le genre à payer des cascadeurs et des trucs avec des effets spéciaux et ce genre de truc pour me faire une surprise. Si c'est la cas je trouve pas ça très drôle... T’ENTEND MAMAN? C'EST PAS DRÔLE! Chier là... Et oui, ça va, je te suis, j'arrête de faire ma poule mouillée. Et je veux pas voir tes cochons dindes, ça mord ces bêtes là, et dans un peu plus d'un pour-cent des cas ils ont la rage, ou d'autres bactéries pas très fréquentables.

Ils arrivèrent enfin dans le manoir, et si Mathis fit étonné par le luxe et la beauté de l'endroit, il n'y laissa rien paraître, continuant de suivre Erïka, les mains planquées dans ses poches jusqu'à parvenir à une porte qu'elle ouvrit en criant quelque chose à un certain Bobby. Elle allait déposer ses affaires puis lui faire visiter, obtenant un *mouais* des la part de Math.
Il inspecta la chambre sans y porter beaucoup d'attention; il n'avait jamais été pour regarder chez les autres, la déco et ce genre ne truc ne prenait pas beaucoup d'importance dans sa vie. Il ne fit non plus aucune remarque sur le froid de la pièce, celui ci ne l'avait jamais dérangé, il n'avait d'ailleurs jamais été gêné par ce dernier depuis sa rencontre d'avec la jeune femme.


-C'est qui avec toi sur la photo? Ton fameux petit copain? Bobby c'est ça?

Il attrapa la bouteille de vodka tendue à lui et ne tarda pas en retirer le bouchon pour en boire une grosse gorgée, ce qui provoqua immédiatement chez lui une grimace et une petite quinte de tout, il bu malgré tout une seconde gorgée.
Il ricana un peu et parla d'une voix un peux rauque à cause de l'alcool.


-Je peux me changer aussi? Je regarderais pas.

Il rebut une petite lampée et remarqua que la bouteille était pratiquement vide quand Erïka sortit de la salle de bain, il entreprit de la reboucher et de lui tendre mais il n'en eu pas le temps. Cette dernière la lui arrache des mains pour la ranger.

-Ettt, doucement, et le bouchon? Et oui, je suis remis, enfin, un peu, ça aide la vodka. Dommage pour ton copain mais en ce qui concerne le prof là on a le temps hein. Je suis pas pressé de voir quelqu'un se transformer en ... Je sais pas moi, en Mammouth?

Ils se mirent en route vers de nouvelles aventures très certainement traumatisantes, ou pire que ça encore.

-Au fait, tes cochons dindes, c'est des vrai cochons dindes?
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MessageSujet: Re: Café pour emporter [Mathis]   Jeu 27 Mar 2014 - 23:25

Le professeur Xavier avait la pleine maitrise de son pouvoir. Il était également en mesure d’aider les autres mutants à maitriser les leurs. C’était bénéfique de discuter avec cet homme et de chercher à comprendre davantage les mystères du gène X. Mathis ne serait probablement pas déçu de faire sa rencontre. Erïka était certaine qu’il pourrait découvrir un tout autre monde peuplé de gens comme lui, s’il voulait bien admettre qu’il avait des capacités spéciales. La jeune femme allait tout faire pour qu’il l’avoue.

-« Il pourrait probablement faire ce qu’il veut avec ton esprit sans même que tu ne le réalises. »

Une fois à l’institut, Erïka tomba sur deux de ses amies. Enfin, ce fut plutôt Irina qui lui tomba dessus avant de fuir. Dans quel pétrin s’était-elle encore fourrée pour s’attirer les foudres de sa meilleure amie ? Impossible de le savoir avant qu’elle ne reprenne sa forme humaine, ce qui ne risquait pas d’arriver de sitôt. D’ailleurs, Mathis semblait penser la même chose qu’elle, mais pas pour les même raisons. Il ne croyait toujours pas à cet histoire de mutant et encore moins à l’existence d’une femme panthère.

-« Parlant de loup, j’en connais un super sympa. Il a l’air d’un humain comme un autre jusqu’à ce qu’il se transforme, comme la panthère qu’on vient de voir. T’as bien vu la même chose que moi, à l’instant. Je ne raconte pas de conneries, on a vraiment tous des pouvoirs. Entrer dans les rêves des gens c’est pas anodin, je te signale. Enfin, ici ça peut paraitre parfaitement normal. »

Lorsqu’Erïka rendit à Mathis le veston qu’il avait posé sur ses épaules pour la réchauffer, il rit. Il la prévint de ne pas se plaindre si jamais elle attrapait froid. Comme si cela la dérangeait. Elle avait l’habitude du froid. Certes, son corps avait des limites quant à ce qu’il était capable de supporter, mais elle était du genre à les repousser constamment. Aussi, dormir au frais était toujours agréable. Elle avait un tas de couvertures, elle portait souvent de gros pull confortable et passait ses nuits à voler les draps de son petit ami. De toute façon, lui, contrairement à elle, n’en avait pas besoin. Ce n’est pas comme s’il allait tomber malade à cause de son propre don. Quoi qu’il en soit, le rire de Mathis semblait contagieux puisque la jeune femme laissa, à son tour, échapper un petit rire.

-« Moi ? Attraper froid ? Je dors à des températures polaires, ce n’est pas un peu de neige qui va me faire chopper la grippe. »

Pénétrant dans l’institut, Erïka demanda à Mathis de ne pas faire sa poule mouillée. Il n’avait aucune raison d’avoir peur, personne n’allait lui faire du mal. Cependant, il fallait encore le convaincre que les mutants existaient réellement et que ce qu’il venait de voir à l’extérieur n’était pas qu’un simple trucage.

-« Les humains font des trucs débiles, ton truc de salto arrière est pas vraiment une référence. Là, il s’agit de personnes qui font des trucs extraordinaires. Arrête de penser que c’est un coup monté par ta mère, je n’ai aucune idée de qui elle est, de toute façon. Ce que t’as vu, c’était réel. Si tu ne me crois pas, il va falloir que je te présente d’autres mutants et tu risques de le regretter, cette fois. Oh et, au fait, mes cochons d’inde n’ont pas la rage et ils sont inoffensif. Je sais en prendre soin. »

Montant à l’étage, la jeune femme se dirigea vers la chambre de son petit ami, là où était la majorité de ses affaires, mais pas ses cochons d’inde. Eux, ils étaient dans sa chambre, bien au chaud. Elle ne voulait pas leur faire de mal en les exposant aux températures de la pièce qu’elle partageait bien souvent avec Bobby. Les pauvres, ils ne pourraient pas le supporter. Une fois dans la pièce, Erïka déposa ses affaires. Elle sortit une bouteille de vodka pour Mathis, enfin, ce qu’il en restait, puis attrapa un chandail dans sa commode. Le jeune homme lui demanda si, sur une photo encadrée et posée sur la table de chevet, il s’agissait d’elle et de Bobby. Le sourire aux lèvres, elle hocha la tête.

-« Oui, c’est lui. »

Sur ce, elle s’éclipsa dans la salle de bain et ferma la porte derrière elle. Il ne lui fallut que quelques secondes pour se changer. Mathis lui posa une question depuis l’autre côté de la porte, mais elle ne l’avait écouté qu’à moitié. Elle laissa le silence planer, se disant que ça ne devait pas être si important. Sinon, il n’aura qu’à ce qu’il avait dit, si c’était quelque chose d’important. Quittant la salle de bain, la jeune femme attrapa la bouteille pratiquement vide des mains de Mathis. Elle n’avait pas envie de trainer un saoulons à travers l’institut, il fallait y aller mollo avec l’alcool. Lorsqu’il lui fit remarquer qu’il lui manquait le bouchon, elle le repris pour refermer la bouteille. Cependant, avant de le faire, elle but une gorgée à son tour. Ça brûlait la gorge, mais ça faisait un bien fou ! Elle reboucha la bouteille, pas mal vide, puis la rangea à sa place, question que n’importe qui ne puisse pas tomber dessus.

-« Je crois qu’au contraire, tu as besoin de voir quelqu’un faire une véritable démonstration de ses pouvoirs pour te prouver que ce n’est pas des conneries. Je sais exactement qui sera ravie de te montrer ce qu’elle sait faire. Il faut simplement espérer qu’elle soit là aujourd’hui. »

Erïka lui fit signe de la suivre hors de la chambre. Elle referma la porte derrière elle puis s’engagea dans le couloir en direction de l’escalier le plus près. Ils descendirent à l’étage inférieur, en destination d’un endroit inconnu à Mathis. Elle n’allait pas lui dire où ils allaient. Sur le chemin, l’homme lui demanda si ses cochons d’inde étaient des vrais. Bien sûr, qu’est-ce qu’il pensait ?

-« Oui. Ils n’étaient pas dans la chambre, par contre. Ici, mis à part les adultes, tout le monde à un dortoir. Je partage avec le mien avec une illusionniste. Mes cochons d’inde restent dans cette pièce là, dans leur cage. Je ne veux pas leur faire supporter la température du dortoir de mon copain. La nuit, elle peut descendre sous zéro. Ils ne le supporteraient pas. Comme personne sauf moi ne semble aimer dormir au frais, je peux profiter du fait qu’il n’a personne qui partage son dortoir pour squatter. Si tu veux, je te montrerais mes cochons d’inde plus tard. Pour l’instant, je veux te prouver que tout ça ce n’est pas un coup monté par ta mère. Je vais donc te présenter des résidents qui peuvent te faire une démonstration de leurs capacités. »

Elle marchait dans un couloir qui allait mener directement à la serre, là où Maylee passait une bonne partie de son temps. Elle était douce, calme, un peu timide, mais très gentille. Elle allait accueillir Mathis avec joie et même lui faire une démonstration de son don, lié de très près à la végétation. En fait, elle pouvait autant faire fleurir que faner les plantes dont elle s’occupait avec soin. L’été, elle aidait Ororo à s’occuper du jardin. Elle était très proche de ce professeur qui influençait les conditions météorologique. Erïka poussa la porte de verre pour entrer dans la pièce. Il faisait beau à l’extérieur, les rayons du soleil pénétraient par les grandes baies vitrées. Au milieu de toutes ses plantes posées sur des tables, suspendues au plafond ou disposées dans certains coins de la pièce, il y avait une petite table avec quatre chaises de métal autour. Maylee y était assise, savourant une tasse de thé qu’elle avait fort probablement préparé elle-même.

Lorsqu’elle entendit la porte s’ouvrir, elle tourna la tête vers celle-ci. Ses lèvres s’étirèrent en un joli sourire en voyant son amie. Elle replaça une mèche noire rebelle qui s’était échappée de son chignon derrière son oreille. Elle se leva pour saluer le nouveau venu. Elle portait une robe provenant de Thaïlande, son pays natal. Ce genre de tenue lui allait à merveille. Elle déposa sa tasse de thé sur la table puis se leva afin d’accueillir le nouveau venu.

-« Salut May ! T’aurais pas vu Sunny ? Je pensais qu’elle serait avec toi. »
-« Non, elle est partie il y a quelques minutes, elle ne devrait pas tarder à revenir. »
-« Merde. Je lui enverrais un SMS pour lui dire de se ramener. Au fait, je te présente Mathis, c’est un mutant qui ne veut pas admettre que les mutants existe. »
-« Oh, je vois. Bonjour, Mathis. »
-« Tu veux lui montrer ce que tu sais faire ? »
-« Oui, bien sûr. Suis-moi, je vais te montrer. »

Erïka resta sur place, s’assoyant sur l’une des chaises libres afin de se servir une tasse de thé. Cette fois-ci, il était à la menthe. Maylee faisait pousser des plants de thé et elle confectionnait ses boissons elle-même. C’était un vrai délice à chaque fois. Pendant ce temps, May fit signe au jeune homme de l’accompagner un peu plus loin. Elle lui désigna une plante qui s’était fanée au fil du temps.

-« Mon pouvoir me permet d’être en parfaite… humm... comment dire… en accord avec la nature. Je la comprends, je ressens son énergie, en quelque sorte. C’est assez difficile à expliquer. Je peux influencer la nature et drainer la vie des plantes qui m’entourent pour emmagasiner cette énergie en moi. Je peux aussi leur redonner un autre souffle de vie. »

Doucement, elle toucha du bout de l’index la fleur, au niveau des pétales. La fleur, qui avait alors une couleur brunâtre, sembla reprendre des couleurs, passant rapidement de cette couleur terne à un magnifique et éclatant jaune. La fleur se redressa, la tige et les feuilles reprirent leurs tons verdâtres. Peu à peu, la plante regagna sa vitalité d’antan, comme si elle ne s’était jamais fanée. Un mince sourire s’étira sur les lèvres de Maylee qui leva alors la tête vers Mathis.

-« C’est un véritable cadeau du ciel, ne trouves-tu pas ? Donner la vie… il n’y a rien de plus beau. Quel est ton don ? »
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Café pour emporter [Mathis]

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