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 Noirceur surnaturelle (Erïka)

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Paige Hart

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MessageSujet: Noirceur surnaturelle (Erïka)   Lun 27 Jan 2014 - 4:02

Dans ton sommeil, tu revis des cauchemars que tu avais longtemps oubliés, des souvenirs que tu n’aurais plus jamais souhaité te rappeler. Ce ne sont pas des images pour te faire peur, mais plutôt des images démoralisantes, si claires et distinctes que tu as de la difficulté à croire que tu n’es que dans un rêve. Comme si un grand voile de tristesse et de désespoir se serait abattu sur toi, faisant disparaître toute lumière.

Puis tu te réveilles. Dans la chambre d’Iceman, évidemment. Lui est absent, ou introuvable, peu importe. Ton cœur bat bien trop fort pour que tu penses à le trouver pour le moment. Tu constates aussi que toute les sources de lumière de ta chambre, que ce soit une lampe de chevet, les couleurs d’un réveille-matin ou d’un cellulaire en train de recharger sont quasi invisible. Alors qu’à l’habitude, tu peux voir, sous la porte de ta chambre fermée, la lumière du corridor, présentement il n’y a rien, aucune lumière. Par la fenêtre, tu ne peux même pas distinguer les lampadaires qui normalement illuminent quelque peu le terrain. Il n’y a rien, pas de lumière, pas d’espoir…

Des voix d’outre-tombe se font entendre, faibles comme un murmure, mais assez claire pour que ton oreille les capte clairement.


-Mort… les sombres morts sortent de l’obscurité… et feront sentir leur présence… par l’intermédiaire de la duchesse…

Que fais-tu ?

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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Noirceur surnaturelle (Erïka)   Lun 27 Jan 2014 - 17:59

“I fight to stay alive
But I can’t breathe
The voices scream,
The enemy takes over everything
This is the madness in me”

Il est parfois impossible de quitter le monde des rêves… surtout lorsque l’on confond celui-ci avec la réalité. Peu à peu, l’imagination fertile se met de la partie, usant de vieux souvenirs afin de gagner en force et en puissance. Elle est impitoyable, allant puiser dans les peurs, les traumatismes profondément enfuis dans le subconscient afin de recréer un univers à la fois terrifiant et familier. On ne peut savoir pourquoi elle agit ainsi. Cela restera toujours un mystère…

La respiration d’Erïka était irrégulière. Elle avait peur, son corps s’affolait tout autant que son esprit. Elle était coincée dans un rêve ou, plutôt, dans un souvenir. Jamais elle n’avait accepté les événements de son passé, jamais elle n’avait réussis à faire un trait sur tout cela. Elle était toujours hantée. Certaines nuits mouvementées le lui prouvait. Elle revivait le passé, encore et encore, n’arrivant pas à s’en détacher. Souvent, elle se réveillait en panique, en pleurs. Elle était angoissée, terrifiée. Le retour à la réalité n’était pas toujours simple. Cette fois-ci, elle semblait ne pas arriver à se réveiller. Peu à peu, la peur se dissipa. C’était comme si elle combattait ses propres démons à l’intérieur de son songe, arrivant à fuir leur emprise. Bientôt, ce n’était plus l’angoisse qui l’animait, mais bien la tristesse. Pourquoi revivait-elle la tentative de suicide de son frère jumeau ? Pour quelle raison les images de sa vie avant l’institut lui revenait-elle ? Soudainement, elle avait l’impression de déprimer, de ne plus avoir de but, d’espoir, comme si elle n’était qu’une simple enveloppe corporelle dont l’âme se serait éteinte.

Combien de temps durait un rêve ? Impossible de le savoir. Erïka eut l’impression que celui-ci avait duré une éternité. Lorsqu’elle ouvrit les yeux, elle resta immobile. Elle avait besoin de se situer dans le temps et l’espace. Quelques minutes lui fut nécessaire pour arriver à comprendre qu’elle avait tout simplement rêvé. Ses joues fraiches et humides prouvaient qu’elle avait versé de silencieuses larmes durant son sommeil. Elle les essuya grâce à la longue manche de chemise qu’elle portait, puis sourit au contact du tissu glacé contre son visage; cette chemise, elle l’avait achetée pour son petit ami, quelques semaines plus tôt. Quelques heures plus tôt, elle lui avait retiré ce vêtement afin de l’enfiler par-dessus son débardeur.

Doucement, la jeune femme laissa glisser sa main sur la couverture, cherchant Bobby. Elle ne voyait rien dans toute cette pénombre. Plutôt que de s’aveugler avec la lumière de son téléphone portable, posé sur la table de chevet, elle préférait attendre que ses yeux soient totalement habitués à l’obscurité. Elle ne souhaitait pas réveiller son petit ami, de toute façon. Elle cherchait simplement son contact si rassurant. Elle voulait se blottir dans ses bras, se couvrir d’une grosse couverture afin de ne pas avoir trop froid et espérer retrouver le sommeil.

Ses recherches étaient vaines, il ne semblait pas dormir à ses côtés. Le cœur d’Erïka se serra. Où était-il ? Avait-il quitté la chambre en faisant bien attention à ne pas la réveillée ? Peut-être était-il allé à la salle de bain ? Elle se redressa, s’assit sur le lit. Elle ne voyait aucune lumière émanée de la salle adjacente. En fait, elle ne voyait rien. C’était comme si on l’avait enfermée dans une boite sans même un seul trou, la coupant ainsi du reste du monde. Était-elle toujours dans un rêve ? Et si elle était simplement entourée par un dôme de glace ? Elle qui adorait cela… Peut-être que Bobby avait décidé de la rassurer en voyant qu’elle faisait de nouveau des cauchemars ? Si cela avait été le cas, il l’aurait déjà pris dans ses bras, à l’heure qu’il est. Où était-il ?


-« Bobby ? » Appela-t-elle d’une petite voix. « Bobby ? Tu es réveillé ? »

Elle aimerait bien le secouer légèrement afin de le tirer de son sommeil, mais c’était impossible. Elle ne le trouvait pas. Sa main glissait à l’aveugle sur les draps, ne sentant rien de plus que le contact du tissu frais. Peu à peu, la panique gagnait Erïka. Elle ne pouvait pas rester dans la pénombre. Elle devait trouver sa lampe de chevet, l’allumer. Et si elle était encore dans un drôle de cauchemars qui lui semblait plus que réel ? Non, elle était bel et bien éveillée.

Il lui était impossible de percevoir quoi que ce soit. Elle savait où elle se trouvait – où elle était censée se trouver, mais rien de prouvait qu’elle se trouvait bel et bien là – et connaissait la sortie. Elle devait quitter cette pièce et retrouver le couloir. Peut-être qu’elle arrivera à y trouver Bobby. Doucement, Erïka repoussa la couverture qui couvrait ses jambes nues. Elle portait un très court short de coton noir qui était couvert par la longue chemise sombre qu’elle portait. Lentement, la jeune femme chercha à poser un pied sur le sol, puis le second. Tout allait bien se passer, la porte était tout près d’elle.

Soudainement, de petits murmures parvinrent à ses oreilles. Elle tourna la tête afin de tenter de percevoir son petit ami. Peut-être qu’il était éveillé, maintenant ? Les paroles devinrent de plus en plus distinctes à ses oreilles, tout comme les voix. Ce n’était pas Bobby. Quelqu’un d’autre était ici, dans cette pièce. Paniquée, Erïka tenta tout de même de rester forte et de ne pas laisser paraitre ses émotions. Elle répondit aux murmures, espérant obtenir l’identité de l’intrus.


-« Who are you ? »

Et si quelqu’un s’en était pris à Bobby ? Et si elle était en danger ? Ne se sentant pas en sécurité, la jeune femme se leva, tenta de courir jusqu’à la porte. Elle s’empêtra dans quelque chose au sol, s’écrasa contre le plancher. C’était la dernière fois qu’elle laissait trainer ses vêtements sur le sol. Rapidement, Erïka repris ses esprits et entrepris de se redresser. En posant une main sur le plancher, ses doigts entrèrent en contact avec quelque chose. Elle toucha l’objet en question et constata qu’il s’agissait de son sac. Rapidement, elle glissa sa main à l’intérieur, écartant son portefeuille, ses lunettes de soleil, ses clés de moto, cherchant à attraper ce qui se trouvait au fond du bagage : son arme à feu. Elle resserra ses doigts avec force autour de la crosse de l’arme et le sorti du sac. Elle en extirpa d’autre choses par la même occasion, n’y prêtant pas attention sur le coup. Elle se leva et se précipita contre le mur, cherchant désespérément à mettre la main sur la poignée de la porte.

-« Peu importe t’es qui, si tu ne te montre pas, je te fais la peau ! » Lança-t-elle afin de se donner du courage.
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Paige Hart

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MessageSujet: Re: Noirceur surnaturelle (Erïka)   Lun 27 Jan 2014 - 20:12

Alors que tu cherches ton amoureux, tu captes, grâce à ton don de mutante, un vif murmure, le nom de ton copain. Quelqu’un t’aurait entendu appeler son nom ? Est-ce qu’il y aurait quelqu’un près de toi, t’observant dans l’obscurité étouffante de la pièce ? Les ténèbres deviennent de plus en plus étouffantes alors que tu quittes doucement le royaume des rêves, comme si elles cherchaient à t’y enfermer. Mais tu es réveillée, et le sommeil ne semble pas vouloir te saisir à nouveau.

Alors que tu poses ton premier pied au sol, rien, absolument rien, mais lorsque le second touche au plancher, tu sens une brume, une fraîcheur que tu as du mal à identifier. Ça ne semble pas venir d’un courant d’air, ça semble sortir directement des interstices des planches de bois. Lorsque tu trébuches sur un tas de linge et que ton visage au complet tombe au niveau du sol, cette fraîcheur te semble bien plus intense, mais tes réflexes te poussent à sortir de ce frais surnaturel.

Alors que tu te retournes, dos à la porte, ton arme en main, tu sens tout de même, au niveau de tes chevilles et de tes jambes peu vêtu, qu’il fait bien plus frais à ce niveau qu’à ton visage. Doucement, ce froid commence à devenir plus solide, plus tangible. Ce n’est pas un bloc de glace, tu ne voies, ou plutôt tu ne sens, aucune ressemblance entre ces sensations et les pouvoirs de ton amoureux. Pourtant, ce contact, ces ombres, aussi glaciales que la mort elle-même, te rappellent quelque chose. Tu as déjà été en contact  avec cette mutation.

Des ricanements se font désormais entendre dans l’ombre, et ta mutation te permet de les localiser de mieux en mieux. Le problème, c’est qu’il y en a beaucoup, et malgré le fait que tu ne détectes pas la source du bruit dans ta chambre, tu penses qu’il y a quelqu’un dans le couloir juste derrière toi. Sous ta main gauche, tu trouves la poignée de la porte de la chambre de Iceman, et alors que tu l’actionnes, tu bascules quelque peu vers l’arrière. Tes réflexes t’empêchent de tomber complètement sur le dos, mais tu es tout de même déstabilisée. La porte est entrouverte, et tu sens des voiles d’ombres caresser ta peau, accompagnant chaque mouvement d’une vague de froid.

Alors que tu provoques les entités, les ricanements se taisent et disparaissent. Devant toi, une forme vaguement humanoïde, composée de noirceur plus opâques, se dresse. Elle reste à ta hauteur, et de ton point de vue, ce ne pourrait être qu’un torse avec des bras et une tête. Le bas de son corps est entièrement dissimulé par le voile d’ombre au sol… ou ce n’est qu’un corps flottant. Difficile à dire pour toi.


-Toi… toi toi toi… hum… je te connais-toi… où était-ce déjà…

Il t’est difficile de distinguer les traits d’une telle créature avec une noirceur pareille, mais tu peux voir dans ses yeux une lueur mauveâtre, rien de bien rassurant. Cependant, alors qu’elle semble réfléchir, la porte derrière toi est toujours entrouverte, et ta main gauche est toujours posée sur la poignée. Tes oreilles semblent avoir capté des bruits un peu plus loin dans le corridor.

Que fais-tu ?

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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Noirceur surnaturelle (Erïka)   Mar 28 Jan 2014 - 4:37

“Just one chance is all it takes
Can’t change the past
but I can fight to change today”

Ce n’était pas si simple de se détacher du passé. Peu importe ce qui se passait, peu importe de quoi le futur était fait, il restait là. On ne pouvait y échapper. Il fallait savoir passer par-dessus les traumatismes et aller de l’avant. Erïka n’avait toujours pas réussis une telle chose. Elle apprenait à vivre avec ce qu’elle avait vécu, gardant pour elle tout ce qui s’était produit pendant trois longues années de sa vie. Lorsqu’elle y repensait, elle réalisait que cette époque de sa vie n’était qu’à quelques années derrière elle. Cela restait gravé dans son esprit, toujours aussi frais qu’au premier jour.

Lorsqu’elle émergeait de ces effrayants songes qui ne faisaient que lui rappeler la souffrance qui l’avait autrefois habitée, Erïka sentait le besoin de se rassurer. Elle devait faire la distinction entre la réalité et le monde de Morphée. Cependant, les choses n’étaient pas aussi simples, parfois. Certaines choses semblaient si réelles. L’air glacial qui parcourait la pièce lui permettait de réaliser qu’elle était dans un lieu sécuritaire, là où personne ne pouvait lui faire du mal. À ses côtés, dormait la personne en qui elle avait une confiance aveugle, celle qui arrivait à la faire sentir bien, en sécurité. C’est pourquoi Erïka tenta de se rapprocher de Bobby. Elle avait besoin de sentir qu’il était là, à ses côtés.

Pourquoi ne le trouvait-elle pas ? Avait-il quitté la chambre en catimini ? Plongée dans l’obscurité, elle ne pouvait percevoir sa silhouette dans la pièce. En fait, elle ne voyait rien du tout. Plutôt que d’ouvrir la lumière, elle décida finalement de rejoindre le couloir. Elle l’avait appelé, elle avait cherché à le réveiller, mais elle devait se rendre à l’évidence : il était absent. Pourquoi ? Que faisait-il ? Ce qui était encore plus inquiétant que son absence était ce bruit ou, plutôt, ces petits bruits tapis dans l’ombre. Les murmures montaient doucement à ses oreilles, mais elle n’arrivait pas à en identifier la source. Parmi eux, aucun ne correspondait à la voix de Bobby.

Un courant d’air glacé parcouru la peau de ses pieds, de ses chevilles. Ce n’était pas normal. Cela ne provenait pas de son petit ami. Erïka frissonna, pas de froid, mais d’effroi. Elle ne savait pas ce qui se produisait, mais la situation était inquiétante. Paniquée, ayant besoin de quitter les ténèbres afin de se sentir mieux, la jeune femme quitta le lit rapidement. Elle glissa, s’étala sur le sol. Elle ne pouvait percevoir le vêtement sur lequel elle avait glissé. De toute façon, cela n’avait aucune importance. Quelqu’un semblait être présent dans la pièce et ses intentions n’étaient probablement pas les meilleures à son égard.

Et si elle devait se battre, se défendre ? Difficile à faire dans la pénombre. Ce fut au moment où la jeune femme posa sa main sur son sac que lui vint l’idée de prendre son arme. À défaut d’éliminer l’intrus – cette situation serait bien trop radicale – elle pouvait toujours tenter de l’intimider. Erïka se releva en vitesse. Le plancher était glacé. C’était comme si le Pôle Nord avait déménagé à l’étage inférieur et que les courants d’air glacés montaient jusqu’à cette chambre. Cela n’avait rien à voir avec le pouvoir de Bobby. Elle le savait. Elle le connaissait par cœur, elle pouvait différencier ce qui était causé par sa mutation de ce qui ne l’était pas.

Se jetant contre l’une des parois de la pièce, Erïka tentait de trouver la sortie. Elle mit finalement la main sur la poignée de la porte. Pourtant, elle ne se précipita pas à l’extérieur. Elle se retourna, cherchant à percevoir l’intrus à l’origine de ces murmures. Rien. Elle ne voyait rien. Elle provoqua l’individu, s’attendant à obtenir une réponse quelconque. Rien. Lorsqu’elle ouvrit la porte, elle manqua de trébucher et de tomber sur les fesses. Elle n’avait pas réalisé, dans la panique, qu’elle s’était adossée à la porte. Cette dernière, maintenant entrouverte, ne laissait percevoir aucune lueur. Pendant ce temps, dans la chambre, une masse étrange, sombre, restait à demi tapie dans les ténèbres. Était-ce  un humain ? Difficile à dire. On aurait dit qu’il ne possédait qu’un torse, quelque chose du genre. Dans la pénombre, elle ne pouvait voir les détails. Peu importe ce que c’était, il valait mieux qu’elle se sauve et quitte cette pièce au plus vite. Avec de la chance, elle trouvera Bobby, ailleurs, dans le manoir.

En fait, il serait difficile de dire qu’est-ce qui était le plus rassurant entre rester dans la chambre et pénétrer dans le couloir. Erïka sentait quelque chose de léger et froid caresser la peau de son visage. Elle secoua légèrement la tête pour se départir de ce contact indésirable. Elle fixait toujours la créature, l’humain, la chose qu’elle avait du mal à identifier, devant elle. Ses menaces semblaient avoir fait effet puisque la pièce était plongée dans le silence. Peu importe ce qui se tenait devant elle, il la prenait au sérieux. Il fallut quelques secondes avant que le corps ne se mette à parler. Nul doute, la voix provenait de lui. Il la connaissait, il l’avait déjà rencontrée. Pourtant, Erïka ne le reconnaissait pas. Son cœur, puis son estomac se serrèrent. Elle avait peur. Était-ce quelqu’un de son passé ? Comment avait-il fait pour pénétrer dans l’institut ? C’était effrayant de ne pas voir le visage de cet être. Son arme se resserra autour de son arme. Sa respiration s’accéléra. Et si tout cela était un rêve ? Et si elle hallucinait ? Elle savait qu’elle avait besoin d’aide psychologique, mais pas à ce point-là…

La jeune femme passa une main sur son visage, remonta dans sa chevelure. Elle était éveillée, elle en était persuadée. Quelque chose ne tournait pas rond, elle devait fuir pendant qu’il en était encore temps. Qui sait ce qui pourrait se passer si elle ne fuyait pas ? Elle ne savait même pas à quel genre d’individu elle avait à faire. Malgré tout, elle n’allait pas montrer qu’elle était effrayée. D’une voix forte, assurée, dissimulant sa peur comme elle savait si bien le faire, elle tenta de se montrer qu’elle était plus forte qu’elle en avait l’air.


-« Si tu me connais, tu sais que je vais pas tarder à t'faire un second trou d’balle si tu dégages pas tout de suite, connard. »

Non, elle ne pouvait pas rester. Elle devait partir. Elle fit un pas vers l’arrière, son dos poussa la porte qui s’ouvrit davantage. Elle se retourna, mais il lui fut impossible de distinguer le couloir de la chambre. C’était trop sombre. Elle ne voyait rien. Elle ne savait pas comment elle pourrait se diriger sans lumière.

De la lumière, c’était ce qui lui fallait.

Erïka fit un pas rapide, entrant de nouveau dans la chambre. Elle chercha l’interrupteur pendant de longues secondes avant de poser la main dessus et l’actionner. Aussitôt, la pièce fut entièrement éclairée. Une petite partie du couloir eut droit à ce luxe, également. Il semblerait que l’institut ne soit pas victime d’une panne de courant, ce qui était une bonne chose. Par contre, le pire restait à venir.

Bobby n’était pas présent dans la chambre. Difficile de dire si cela était une bonne nouvelle ou non. Où était-il ? Il était forcément à quelque part dans le manoir. Elle devait le trouver. Par contre, elle avait un problème bien plus urgent à régler. Au ras du sol, une espèce d’épais brouillard noirâtre grouillait doucement. Erïka tenta de se sortir les pieds de ce truc frais, sombre et pas très rassurant, mais la matière semblait être d’une constitution bien plus épaisse qu’un simple brouillard. Devant elle, il y avait toujours cette masse sombre. Par contre, elle avait rétrécie sous les puissants rayons de l’ampoule. Maintenant, elle pouvait être certaine d’une chose : ce truc n’avait rien d’humain.


-« What the fuck is that? »

Il ne fallut que quelques seconds avant que l’épais brouillard ne se mette à grouiller davantage, comme s’il commençait à s’énerver. Il monta le long des murs, puis rejoignit le plafond afin d’étouffer la lumière. La pénombre repris rapidement le dessus. Que faire contre quelque chose qui ne semblait pas matériel ? Comment arriver à combattre ce truc ? Elle n’en savait rien. Cependant, elle pouvait être certaine d’une chose : elle était en danger. Rapidement, elle poussa la porte et quitta la chambre, s’engouffrant dans le couloir. Elle tentait d’avancer d’un pas rapide, mais elle était ralentit par les ténèbres. Elle n’arrivait pas à voir où elle se dirigeait. Elle devait trouver un mur, quelque chose qu’elle pouvait toucher afin de suivre le bon chemin. Elle ne voyait rien.

Elle était aveugle.
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MessageSujet: Re: Noirceur surnaturelle (Erïka)   Mar 28 Jan 2014 - 16:20

Tes provocations, cette fois-ci, ne provoquent pas de réaction supplémentaire de la part de la créature ni des environs. Tu as même l’impression que c’est la surprise, et non la peur, qui a provoqué ce silence après tes premiers mots. Peu importe, alors que tu recules pour quitter la chambre, la forme humanoïde avance au même rythme, ne laissant pas beaucoup d’espace entre toi et lui. Elle ne semble pas offensive pour le moment, tu as plutôt l’impression qu’elle réfléchit.

Peu importe, alors que tu allumes la lumière, la créature réagit en poussant un cri strident, tentant de cacher son visage avec ses mains. Les ombres au sol aussi réagissent rapidement, remontant le long des murs pour mettre fin à toute cette clarté. Tu te rends compte que la vitesse de déplacement des ombres est bien supérieure à ce que tu t’attendais.

Cependant, la créature, elle, avait disparu dans l’ombre au sol… et tu n’étais pas capable de la détecter à nouveau.

Alors que tu quittes ta chambre, tes dons de mutants de font deviner que, quelques mètres devant toi, une autre créature rode. L’entendre serait pratiquement impossible sans ton don, mais tu captes le frottement de la masse tangible contre le sol, le pli des ombres contre elle-même et le déplacement de l’air à chacun de ses lents mouvements. Le brouillard au sol cependant devient plus solide lui aussi, tentant de t’empêcher d’avancer. Pour le moment, tu peux toujours courir, mais la force que ça te demande est nettement supérieure à ce que tu devrais utiliser en temps normal.

Par chance, de ta main désarmée, tu sens dans le mur un renfoncement de quelques centimètres, puis le mur revient à niveau. Il y a une salle, et ta main se trouve au niveau de la porte. Tu ne te souviens pas de ce qu’il y a de l’autre côté, n’y ayant jamais mis les pieds, mais présentement, tu peux continuer à avancer vers une créature, reculer dans ta chambre maintenant éteinte, ou entrer dans une pièce inconnue. Tous ces choix ne sont pas surs, et chacun entraîne son lot de danger, mais rester au milieu du couloir peut être tout aussi dangereux. Déjà, le brouillard semble caresser tes jambes doucement, montant rapidement à chaque seconde.


-Rejoins… nous… abandonne… abandonne toi aux ombres… et à la duchesse de la mort… et tu connaîtras… la paix éternelle…

Les voix d’outre-tombe que tu entends semblent presque invitante, comme si quelqu’un essayait de faire vaciller ta volonté. Tu captes le frottement d’une porte bien huilée derrière toi. Un son que personne d’autre que toi n’aurait pu entendre. La porte de la chambre de Iceman s’ouvre doucement… est-ce la créature qui en émerge ?

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MessageSujet: Re: Noirceur surnaturelle (Erïka)   Mer 29 Jan 2014 - 6:00

Erïka ne croyait pas aux fantômes. Pour accepter qu’ils existent bel et bien, il faudrait qu’elle puisse en voir de ses propres eux. En ce moment, elle faisait face à une créature qui pourrait bien être un esprit. Cependant, elle trouvait que cette chose ne ressemblait en rien à ce qu’elle avait déjà vu dans les films. Se pourrait-il que le problème soit plutôt d’ordre mutant ? Après tout, elle vivait dans un institut où les élèves étaient dotés de pouvoirs extraordinaires. Quelqu’un aurait très bien pu décider de faire une blague… ou de tourmenter les élèves pour une raison quelconque.

Plus elle reculait, plus la créature avançait. En somme, ce n’était pas très rassurant. Comment faire pour s’en débarrasser ? Erïka ne souhaitait pas tirer. Son arme, elle ne l’utilisait qu’en dernier recours. Comme elle n’arrivait pas à percevoir quoi que ce soit dans la pièce, mis à part cette espèce d’ombre à forme humanoïde, elle préférait attendre. Qui sait si Bobby n’était pas dans cette pièce ?

Finalement, Erïka ouvrit la lumière à ce moment, l’espèce de massa sombre, cette espèce de créature étrange poussa un cri. La jeune femme posa ses mains sur ses oreilles afin de préserver ses tympans du bruit. Elle était très sensible à ce genre de sons. Il fallut peu de temps pour que la masse sombre qui couvrait le sol, tel un épais brouillard, se jette le long des murs, grimpant jusqu’au plafond avant de couvrir la source de lumière de la pièce. La pénombre régna de nouveau. Erïka sentait que la situation était totalement hors de son contrôle. Elle devait faire quelque chose, mais éviter de se battre. Ce fut pour cette raison qu’elle choisit la fuite.

Marchant d’un pas rapide dans le couloir, la jeune femme tentait de fuir les ténèbres. Cependant, cela semblait impossible. Il lui était de plus en plus difficile d’avancer en raison de cette masse sombre qui semblait tenter de la retenir au sol. Elle entendait parfaitement tout ce qui se passait autour d’elle. Le silence ne régnait pas comme il l’aurait normalement fait. Outre la respiration d’Erïka, il y avait un bruit plus discret, probablement celui de la créature. Cela n’avait rien de bien rassurant. Sans ses yeux, la jeune femme était vulnérable. Certes, elle avait entrainé son ouïe afin de pouvoir s’y fier en cas de problème. Par contre, elle ne pouvait rien faire contre un ennemi semblant intangible et constitué d’une drôle de matière qu’elle n’arrivait toujours pas à identifier. De toute façon, elle n’avait pas le temps de penser à cela.

La main posée contre le mur, elle avançait d’un bon pas. Elle finit par rencontrer ce qui semblait être une porte. Elle ne savait pas où cela pouvait la mener, mais peut-être pourrait-elle illuminer cette pièce afin d’avoir une meilleure idée d’où elle se trouvait ? Cela pourrait lui donner quelques instants pour se diriger vers le grand escalier menant au hall. De toute façon, elle n’avait pas vraiment d’autre solution. Elle décida d’entrer dans la pièce. Alors qu’elle tournait doucement la poignée, une voix s’éleva de nouveau, l’incitant à rejoindre les ombres… et la mort.


-« Va te faire foutre. Ramène-moi ta putain de duchesse que je lui botte son cul. On verra qui connaitra le repos après une balle dans le crâne. »

Plus loin, le bruit d’une porte s’ouvrant doucement parvint à ses oreilles. Cette pièce était celle qu’elle avait quittée. Se pourrait-il qu’elle ce soit trompée et que la créature y soit toujours ? Alors, d’où provenait cette voix qui semblait s’être rapprochée d’elle ? Erïka n’était pas certaine de vouloir connaitre la réponse. Elle ouvrit aussitôt la porte et pénétra dans la pièce. Par mesure de sécurité, mais se doutant bien que c’était inutile, elle referma la porte derrière elle. Rapidement, elle chercha l’interrupteur et appuya dessus. Elle ferma les yeux sur le coup, aveuglée. La pièce était vide. Elle était visiblement tombée dans un débarras remplis de boites et d’étagères. Maintenant, que pouvait-elle faire ? Restée cachée ici ? Impossible.

Les ombres commençaient déjà à s’infiltrer sous la porte. Elles grimpaient à une vitesse folle en direction de la lumière. Bientôt, elle sera de nouveau plongée dans la pénombre. Il était temps de sortir. Elle ouvrit la porte d’un seul coup et se lança dans le couloir. Elle savait qu’elle direction prendre. Enfin, elle croyait le savoir. Avançant d’un pas rapide malgré les ombres qui tentaient de la ralentir sa marche, elle tentait de rejoindre l’étage inférieur. Avec de la chance, elle y arrivera.

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MessageSujet: Re: Noirceur surnaturelle (Erïka)   Jeu 30 Jan 2014 - 21:28

Ton « piège » semble bien fonctionner, les ombres se ruant à l’intérieur pour éteindre cette source douloureuse de lumière. Le brouillard qui te bloquait les pieds un instant plus tôt lui aussi se dirige vers la salle que tu viens de quitter, te permettant d’avancer avec bien plus d’aise. Cependant, tu te souviens fort bien que, au détour du couloir, une autre créature t’attend. Tu l’entends à peine, malgré ta mutation, mais tu sais qu’il est là.

De toute façon, tu n’as pas le temps d’y penser très longtemps, car une fois le brouillard disparu de sous tes pieds, tu constates que le plancher est toujours aussi noir… et qu’il cache quelques surprises. Tu fais un pas de plus avant de tourner le coin du corridor, mais tu ne sens pas le plancher sous tes pieds. En fait, tu te sens tomber dans le vide, et ce n’est que grâce à tes réflexes entraînés que tu te raccroches au bord du « trou ».

Le « trou » en l’occurrence ne paraît pas du tout, même si presque tout ton corps est à l’intérieur. On dirait une simple tache d’ombre plus prononcée, presque indétectable. Ce n’est cependant pas ton problème principal, puisque la créature d’ombre dense quelques mètres devant toi se retourne. Tu le remarques grâce aux lueurs mauvâtres de ses yeux. Comme si elle glissait sur le sol, elle s’approche de toi, dangereusement, rapidement… mais un coup du sort de donne une chance de t’en sortir.

Le trou « s’agrandit », et tu tombes à l’intérieur.

Tu ne fais pas de chute, tu ne ressens pas de douleur, tu te sens… immergée dans l’eau. Impossible pour toi de différencier le haut ou le bas, la droite ou la gauche. La gravité ne semble pas t’affecter, ni toi, ni la masse d’eau noire dans laquelle tu te trouves. Cependant, premier problème : tu ne peux pas respirer. Second problème : l’ouverture du trou semble avoir disparue. Tu ignores comment cela s’est produit, mais tu as une intuition, tu perçois d’une façon ton entourage. Deux masses d’ombres illuminent d’un bleu foncés. Elles se trouvent sous tes pieds, l’une droit en dessous de toi, l’autre un peu plus loin. Quelque chose te dit que ce sont probablement des sorties…

Ta réserve d’air est limitée, et même si tu crois que la seconde sortie mène sans doute à l’étage inférieur que tu cherches à atteindre, tu te demandes si tu auras assez de temps. Nager dans cette « mare » d’ombre te demande beaucoup de force, et le manque d’air gobe ton énergie. Le froid mordant te donne du mal à réfléchir, et une voix des plus faibles semble toujours et encore te pousser à abandonner.

Que fais-tu ?

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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Noirceur surnaturelle (Erïka)   Ven 31 Jan 2014 - 21:41

"Plus je m’enfonce dans les ténèbres, plus j’ai l’impression de perdre la tête. J’ai perdu tous mes repères. Je suis seule, sans personne sur qui compter. Maintenant, je réalise à quel point j’aurais souhaité avoir des alliés à mes côtés. J’ai peur. Malgré tout, je ne peux pas m’abandonner aux ténèbres. Je continuerais à me battre. C’est en affrontant ces choses que je vaincrais mes craintes. Lorsque je rencontrerais cette fameuse duchesse, je lui ferais regretter de s’en être pris à la mauvaise personne…"

Erïka avait peu de temps devant elle pour fuir et retrouver l’étage inférieur de l’institut. Elle ne pouvait pas se permettre de s’arrêter pour regarder derrière elle. Elle savait qu’il y avait des créatures étranges qui l’attendaient au détour de certains couloirs. Elle espérait ne pas les croiser. Elle était persuadée que son arme lui serait totalement inutile dans une telle situation. Cependant, plus elle écoutait les murmures désagréables qui lui parvenaient aux oreilles, plus elle se disait qu’il y avait une infime chance pour qu’une balle bien placée puisse avoir raison de cette fameuse duchesse.

Pendant quelques instants, Erïka eut davantage de facilité à se mouvoir dans les ténèbres. L’épais brouillard sombre, à ses pieds, s’était volatilisé. Elle pressa davantage le pas. Elle en profita également pour ranger son arme dans son dos, coincée entre sa peau et son short. Ainsi, elle avait sa seconde main de libre. Cela allait se révéler bien plus utile qu’elle ne l’aurait cru. Avançant d’un bon pas, touchant les murs pour s’y retrouver, la jeune femme décida d’emprunter un autre couloir, sachant que cela la mènerait à proximité de sa destination.

Soudainement, elle se sentit chuter. Le cœur d’Erïka ne fit qu’un tour dans sa poitrine. Elle tenta de se raccrocher à quelque chose, paniquée. Elle ne comprenait pas. Elle n’avait pas rejoint les escaliers et n’avait certainement pas franchit une rambarde. D’où sortait ce trou ? Où menait-il ? Paniquée, elle tenta de remonter. Elle ne voyait pas le plancher, elle ne savait pas si elle pouvait se raccrocher à quelque chose ou non pour s’aider dans la tâche. Elle utilisa toute la force qu’elle possédait dans ses bras pour se hisser, comme si elle était simplement accrochée à une barre, faisant ses exercices de gymnastique. Cependant, ce n’était pas aussi simple. Elle se tenait au bord d’un plancher, elle sentait ses ongles s’enfoncer dans ce qui ne semblait pas être du parquet. Elle ne pouvait pas se hisser assez haut pour arriver à se tirer du trou. Par contre, elle n’eut aucun mal à apercevoir l’une des créatures des ténèbres s’approcher dangereusement d’elle. Peu d’options étaient possibles à ce stade. Avec de la chance, si elle chutait, elle s’en sortait avec une cheville cassée. Dans le pire des cas, une facture ouverte au niveau du genou, une colonne vertébrale brisée ou la mort…

Finalement, Erïka n’eut pas à choisir. Ce qui se trouvait sous ses mains s’évapora. Elle ne put rester accrocher à ce trou, comme s’il avait soudainement pris de l’expansion. Elle chuta dans un liquide étrange. De l’eau ? Non, c’était bien plus étouffant que ça. Avant d’être complètement immergée, la jeune femme retint son souffle. Elle se retrouva dans une masse sombre, épaisse. Elle n’y voyait rien. Elle nageait sans savoir où aller. Ce fut des halos de lumières d’un bleu assez foncés qui attirèrent son attention. Aussitôt, la jeune femme tenta de s’en approcher. L’un d’eux se situait assez près d’elle. L’autre, si la distance à parcourir représentait celle qu’elle devrait faire en temps normal pour attendre l’étage inférieur, était celle qu’elle devait atteindre. Aussitôt, elle se mit à nager en sa direction. Ce n’était pas aussi facile qu’elle l’aurait cru.

Elle ne nageait pas dans l’eau. Elle nageait plutôt dans une substance vivante, cherchant à la stopper, la ralentir. Elle devait faire beaucoup d’effort pour arriver à bouger. Vidant son esprit, tentant de ne pas céder à la panique, Erïka fixait simplement l’endroit qu’elle souhaitait atteindre. Elle tentait d’oublier son problème d’air, retenant son souffle autant que possible. Elle redoublait d’effort pour nager. Elle essayait, par ses efforts physiques, de se réchauffer. Elle avait froid, grelottant presque. Cette sensation était loin de celle qu’elle avait lorsqu’elle se trouvait à proximité de son petit ami. Ce froid mordant était tout le contraire. Plutôt que d’être doux, rafraichissant et réconfortant, il blessait, affaiblissait et lui donnait envie de tout arrêter. Cependant, Erïka était une battante. Par orgueil et par envie de vivre, elle allait tout faire pour atteindre son but.

Ce fut difficile, mais elle y arriva. Elle glissa sa main à l’endroit où se tenait l’espèce de masse bleue. Elle étouffa, n’ayant plus d’air, ne pouvait plus retenir sa respiration. Une lueur de peur, de panique, parcouru son regard. Elle tenta de faire un dernier effort pour se jeter dans cette masse d’ombre. Elle ne savait pas ce qui l’attendait, mais cela sera certainement mieux que de se laisser mourir, noyée dans les ténèbres.

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MessageSujet: Re: Noirceur surnaturelle (Erïka)   Lun 3 Fév 2014 - 6:33

Ce voyage par les ténèbres t’est épuisant, mais ton objectif, la lueur bleue, semble être à ta portée. Cependant, alors que ta main se pose à l’extrémité du bassin pour te permettre de t’en sortir, une main d’ombre agrippe ton bras, et la force que tu sens se déployer dans ton épaule te donne l’impression que tu vas perdre ton bras. L’effet positif qui accompagne ce geste cependant, c’est que tu es désormais sorti de la marre d’ombre…

Tes yeux prennent un instant à se réhabituer à la lumière ambiante. Même si l’obscurité est encore très forte, elle est beaucoup plus faible que l’endroit d’où tu ressors. En effet, la téléportation par les ombres que tu viens de faire t’a tout de même laissé épuisée, frigorifiée, et sans force. Tu comprends rapidement que la pièce où tu te trouves n’est autre que la cuisine, et qu’il ne semble pas y avoir de danger imminent.


Enfin… ça c’est sans la petite bestiole d’ombre qui est à tes côtés.

Cette fois-ci, le « monstre » d’ombre est beaucoup plus petit, de la taille d’un nain à peu près. Comme les autres, tu ne perçois pas de traits dans son visage, simplement deux lueurs mauvâtres à la place de ses yeux. D’ailleurs, à mesure que tu regardes ces lumières, tu constates que lentement, elles changent de couleur, devenant aussi bleutée que la sortie de la téléportation des ombres. Tu constates aussi que la taille de ses bras et de ses jambes semblent changer à vue d’œil pour se stabiliser à une taille « normale »

-Je… je t’ai pas fait trop mal j’espère ?

Une voix enfantine semble sortir de la petite créature d’ombre. Elle reste loin de toi, et semble… apeurée. Peut-être est-ce à son ton de voix que tu le comprends, ou au fait qu’elle est collée contre le mur à l’opposé de toi. Peu importe, pour le moment, elle ne te semble pas agressive.

-Tu… tu es la première à en sortir. Les autres… ils ne se réveillent pas.

De sa main droite, il pointe le sol à quelques mètres devant lui, où tu vois plusieurs personnes sur le dos, les yeux clos, comme s’ils dormaient. Il y en a un peu moins d’une dizaine, la plupart des étudiants de l’institut, mais l’une d’elle attire ton attention. Il s’agit de Sunny, ta bonne amie. Même si tu n’as pas tout à fait récupéré pour le moment, tu peux entendre le battement de son cœur, l’air qui entre et sort de ses poumons. Elle ne semble pas morte, à première vue… mais pour avoir plus de détails, tu dois t’en approcher.

-Je… tu peux m’aider madame ?

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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Noirceur surnaturelle (Erïka)   Lun 3 Fév 2014 - 23:04

“Je suffoque… Je n’en peux plus. Pourtant, je ne m’arrête pas. À bien des moments, dans ma vie, j’ai eu l’occasion de tout laisser tomber, de me laisser faire et de simplement subir la douleur. Je ne l’ai  jamais fait. Pourquoi ? Parce que je suis une battante. Peu importe ce qui se passera, je me battrais avec acharnement jusqu’à mon dernier souffle…"

L’air lui manquait. Erïka tentait tant bien que mal de se rendre jusqu’à cette masse bleutée qui, elle l’espérait, était sa porte de sortie. Elle s’en approchait de plus en plus, ce qui lui donnait l’espoir de réussir. Doucement, ralentie par la forte masse de ténèbres qui  l’entourait, elle approcha sa main de la légère lueur bleutée. Elle avait du mal à s’y rendre, elle sentait ses forces l’abandonner peu à peu. Elle avait froid, elle grelottait. Même elle, qui avait pourtant l’habitude de « dormir au Pôle Nord » comme elle le disait si bien, n’arrivait pas à endurer une telle température.

Soudainement, une main agrippa son bras et tenta de la tirée hors de ce bassin d’ombres étouffantes. Erïka avait envie de se dégager, de se libérer de cette douloureuse emprise, mais elle n’en fit rien. Elle ferma les yeux, retint un cri de douleur. Elle avait l’impression qu’on allait lui arracher le bras. Elle tenta de se rapprocher de ce qui semblait être sa porte de sortie, de se dégager de ses ombres qui lui rendait si difficile la capacité de s’extirper de cet endroit maudit.

Finalement, elle réussit. Erïka atterrit au sol. Elle toussa, respira, tenta de calmer son pauvre cœur affolé. Elle était passée proche de la mort, encore une fois. Elle ferma les yeux. Il y avait de la lumière, ou, du moins, la noirceur était bien moins présente. Avait-elle fuit l’affreuse créature qui la pourchassait à l’étage ? Sûrement pas pour longtemps. Certes, il faisait plus clair, mais elle restait tout de même encerclée par les ténèbres.  Elle arrivait à percevoir ce qui était devant elle, c’était déjà ça. Doucement, Erïka se redressa. Elle avait toujours son arme, coincée entre son dos et l’élastique de son short. Ce n’était pas très agréable de rester coucher dessus. C’était cette sensation qui lui donnait la force de se redresser. Elle était épuisée, elle avait besoin de quelques instants pour reprendre ses esprits et se remettre de ce qu’elle venait tout juste de vivre.

Doucement, Erïka se leva. Elle s’accrocha au comptoir de la cuisine avant de réaliser qu’elle était dans cette pièce. Frottant vigoureusement ses bras afin de les réchauffer, prenant garde à ne pas trop secouer celui qui était endolorie, elle balaya rapidement la pièce du regard. Un couteau, une arme tranchante de ce genre ne lui sera pas utile. Elle pouvait oublier l’idée de s’en emparer. De toute façon, il valait mieux qu’elle évite le moindre contact avec ces créatures des ténèbres.

Parlant de créature, il y en avait justement une dans cette pièce. Elle était beaucoup plus petite que les autres. Cependant, la jeune femme pouvait constater que cette bête prenait un aspect encore plus humain, avec des bras et des jambes, sans pour autant avoir de visage. Ses yeux, auparavant violets, devinrent peu à peu bleus, aussi bleu que ce portail par lequel Erïka était passée. La créature l’observa sans faire le moindre geste qui pourrait se vouloir offensif. En fait celle-ci semblait être tout le contraire de ce que la jeune femme avait pu rencontrer à l’étage. D’une petite voix enfantine, la créature lui demanda si elle ne l’avait pas blessée. Erïka haussa un sourcil, assez surprise d’entendre une voix si aigue et timide. Elle ne put, malgré tout, s’empêcher de répondre sur un ton un peu ronchon, visiblement encore frustrée par le fait qu’elle s’était pratiquement fait arracher le bras alors qu’elle se noyait dans une masse inconnue.


-« Oh ça va, tu m’as pratiquement arraché le bras, ce n’était pas comme si j’en avais que deux et que j’y tenais… »

La petite créature la fixa, sans même bouger. Elle semblait vouloir éviter tout contact avec elle. C’était probablement mieux ainsi. Peut-être même qu’elle pourrait lui dire qui était à l’origine de tout ce bordel afin de le régler une bonne fois pour toute. Avant qu’Erïka ait pu poser la moindre question, la créature lui expliqua qu’elle était la première à s’éveillée suite au passage dans l’espèce de piscine à ténèbres. C’est alors qu’elle les vit.

Erïka se déplaça de quelques pas, suivant des yeux la masse qui ressemblait à un bras et pointait une direction, dans la pièce. La jeune femme put ainsi apercevoir une partie de la cuisine qu’elle avait eue bien du mal à distinguer à cause des ténèbres. Cela n’était pas pour lui plaire. Des élèves reposaient sur le sol de la pièce. Avaient-ils connus exactement la même folle et terrible aventure qu’elle avant d’atterrir ici ? Contrairement à Erïka, ces étudiants ne se redressaient pas. Ils semblaient endormis. Leur poitrine se soulevait doucement, preuve qu’ils respiraient toujours. En s’approchant d’eux, la jeune femme reconnu un visage qui lui était très familier. Aussitôt, ses yeux devinrent ronds et elle se jeta auprès du corps, genoux contre le sol, paniquée à l’idée qu’on ait pu faire du mal à l’une de ses meilleures amies.


-« Sunny ? Sunny, réveilles toi ! Merde, qu’est-ce qui t’es arrivé ?! Pourquoi tu ne te réveilles pas ?! »

Elle secouait son amie, cherchant à la tirer de son sommeil, mais en vain. Peu à peu, la panique gagnait Erïka. Si Sunny respirait, elle était bel et bien vivante, non ? Alors pourquoi il était impossible de la réveiller ? Les autres étudiants semblaient être dans le même état qu’elle. Personne ne bougeait, si ce n’était que de leur poitrine qui montait et descendait doucement, pratiquement au même rythme. Y avait-il d’autres résidents dans cet état ? Combien étaient-ils ? Qu’est-ce qui leur arrivait ? Est-ce qu’il était arrivé quelque chose de semblable à Bobby ? Où était-il ? Pourquoi ne l’avait-elle toujours pas trouvé ? Et s’il était en danger ?

Erïka avait besoin de quelques instants pour réfléchir. Elle passa une main dans sa chevelure en bataille, tentant de se remettre les ides en place. Elle devait trouver une solution. Elle ne pouvait pas rester là, seule dans l’inconnu en compagnie d’une créature qu’elle… La créature ! C’était la solution. Erïka devait la questionner. Elle devait savoir ce qui se passait. C’était toujours mieux que de tenter vainement de réveiller la Belle au bois dormant. En sachant ce qui se passait, peut-être que la jeune femme pourra trouver d’autres personnes comme elle, éveillées et consciente du danger qui s’étendait au sein du manoir.

La petite fille – si on pouvait la qualifier ainsi malgré l’absence de traits sur son visage – lui demanda de l’aide. Dans ce cas, elles allaient pouvoir s’aider mutuellement. Erïka avait besoin de réponses. Elle ne comprenait pas ce qui se passait et pourquoi de telles choses arrivaient. Doucement, Erïka leva la tête vers elle. Toujours agenouillée, elle n’avait pas la volonté de se lever. Elle resta ainsi, fixant la créature des ténèbres.


-« Si tu veux que je t’aide, tu vas commencer par me dire c’est quoi ce putain de bordel. C’est qui cette salope qui se fait appeler la Duchesse ? C’est elle qui est à l’origine de tout ça ? J’te jure qu’elle va le regretter… »

Erïka tourna la tête, observa Sunny. Elle devait probablement dormir lorsque tout cela s’était produit. Elle portait son kurugumi représentait un chat gris. Cette tenue lui allait bien. Elle était adorable, elle semblait plus jeune que ses dix-sept ans. Que s’était-il passé pour qu’elle se retrouve dans cet état ? Avait-elle cessé de respirer alors qu’elle s’était retrouvée dans une marre de ténèbres ?

La jeune femme se leva difficilement. Elle fit quelques pas, s’adossa au comptoir central de la cuisine afin de ne pas perdre l’équilibre. Il lui fallait des réponses. Il fallait qu’elle arrive à régler ce bordel. Visiblement, cela affectait quelques résidents, mais personne ne semblait pouvoir intervenir pour régler cela. Les X-Men n’avaient pas remarqué que quelque chose clochait ? Visiblement, non. Erïka ne pouvait compter que sur elle-même. Si elle pouvait arriver à réveiller Sunny, ce serait un grand atout. La jeune femme pouvait utiliser l’énergie solaire qu’elle emmagasinait pour transformer sa peau en véritables rayon de soleil, aussi lumineux que brûlant. Elle pourrait venir à bout des ténèbres… à moins que ceux-ci ne tentent de l’engloutir afin de l’éteindre complètement. C’était risqué. Pour l’instant, elle devait trouver une autre solution et la clé de tout cela était probablement cette fameuse duchesse…
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MessageSujet: Re: Noirceur surnaturelle (Erïka)   Mar 4 Fév 2014 - 16:54

Ton premier commentaire, sarcastique, ne semble pas provoquer de réaction de la part de ton interlocuteur/trice. En fait, elle penche simplement la tête de côté, sans trop comprendre tes paroles. Elle semble toujours aussi incertaine de la façon d’agir, mais elle ne fait aucun geste offensif, elle reste collée contre le mur, attendant que tu aies fini de recouvrer tes sens.

La découverte du corps de ton amie ne fait pas plus réagir la petite créature d’ombre. Tu es tout de même capable d’entendre son cœur battre et tu vois son ventre monter et redescendre de façon régulière. Au moins, elle vit. Mais même si tu la secoues dans tout les sens, elle n’ouvre pas les yeux. Quelque chose semble la retenir dans un état comateux… mais quoi ?

Ce n’est pas du ciel noir que vient la réponse, mais bien de la petite bestiole qui s’approche d’un pas. Elle tient tout de même à garder une distance avec toi, mais elle ne semble plus aussi effrayée, du moins, ça c’est ce que tu peux comprendre de son « visage » et de sa « posture ».


-Je… je n’ai pas compris ce que tu as dit plus tôt mais… euh… pour euh… elle, commence la créature en pointant Sunny, eh bien… elle s’est noyée. Contrairement à toi, elle ne s’est pas rendue à la sortie, je l’ai sortie… un peu plus tôt. Ce n’est pas de l’eau qu’il y a dans ses poumons, mais des ombres. C’est… c’est ça qui la tient dans cet état.

Le bête d’ombre flotte naturellement jusqu’à la table pour s’asseoir sur le rebord. Les explications ne celle-ci ne font pas beaucoup de sens pour toi, mais c’est la seule piste que tu as pour le moment. C’est d’ailleurs à ce moment que la créature de ténèbres te demande ton aide… sans te dire exactement ce qu’elle a besoin. Elle écoute ta réponse sans même paraître afficher une émotion, après tout difficile d’avoir une émotion lorsque son visage est constitué de noirceur permanente. Elle te laisse tout ton temps alors que tu te relèves doucement pour t’appuyer sur le comptoir. Poussant un « soupir », elle ajoute simplement à tes paroles :

-Elle le regrette déjà… enfin… « elle »…

La créature soupire à nouveau, puis se tourne vers toi. S’installant sur la table, assise en tailleur, elle se concentre, et tente au mieux de t’expliquer ce qui se passe. Tu vois qu’elle cherche ses mots, qu’elle semble avoir de la difficulté à communiquer à certains moments, mais tu comprends une bonne partie de la situation.

-En fait, je ne sais pas… quoi a provoqué quoi, mais… la Duchesse a vu une porte d’entrée dans… dans ce monde. Elle est en train de prendre le contrôle de… de tous ceux qui sont ici. Pour le moment, elle ne peut… pas lever les ombres des corps de… des autres humains, mais ça ne saurait tarder. Moi… moi je veux retourner dans mon monde, dans mon plan. Ici… ce n’est pas pour nous. C’est pour ça que… que j’ai besoin de ton aide.

Après son court monologue, la créature reste en place, mais tourne la « tête » vers l’une des portes de la cuisine, où tu peux distinguer une obscurité menaçante s’approcher de vous. Le voile noire qui occupait les couloirs un peu plus haut semble maintenant aussi s’attaquer aux étages inférieurs. Tes sens poussés ne te permettent pas d’entendre les grandes créatures pour le moment, ce qui est rassurant.

-Tu sais te… défendre j’espère ?

Que fais-tu ?

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MessageSujet: Re: Noirceur surnaturelle (Erïka)   Mer 5 Fév 2014 - 7:12

Erïka avait un point faible: ses amis. Personne n’avait le droit de leur faire du mal sans en subir de conséquences. Quelqu’un avait osé toucher à l’une de ses meilleures amies. Cette personne n’allait certainement pas s’en sortir indemne. Elle allait le regretter amèrement. Erïka était prête à tout pour prendre protéger ceux à qui elle tenait, même si cela impliquait qu’elle soit blessée ou même pire. La jeune femme allait tout faire pour que Sunny reprenne conscience et retrouve l’énergie et l’entrain qui l’habitait actuellement. La voir ainsi, couchée sur le sol, dans un état comateux, lui faisait mal au cœur. Cela ne lui ressemblait pas. Peu importe ce que la jeune femme faisait, elle n’arrivait pas à la réveiller. Pourquoi ?

Erïka n’avait pas de réponse à toute cette situation. Elle était plongée dans l’inconnu. Aucun entrainement, aucune simulation ne l’avait préparée à cela. Elle ne savait pas comment réagir. Elle se demandait comment faire pour arriver à mettre fin à tout cela. N’y avait-il pas quelqu’un pour l’aider ou, du moins, la guider ? Il semblerait que son seul espoir son cette petite créature des ténèbres à la voix bien enfantine et innocente. Malgré tout, Erïka n’était pas certaine de pouvoir lui faire confiance. Elle l’observait toujours avec un œil méfiant, ne sachant pas à quoi s’attendre de sa part. Elle s’était résignée à lui demander ce qui se passait. Il lui fallait des réponses claires afin de mettre fin au plus vite.

Pour commencer, la jeune femme voulait savoir ce qui était arrivé à son amie ainsi qu’aux autres résidents qui reposaient à ses côtés. L’explication était simple : ils s’étaient tous noyés. Aucun d’entre eux n’avait réussis à passer par l’espèce de portail qui menait hors de la marre de ténèbres. Erïka était la première à avoir réussis, pas sans mal. Le bon côté était que personne n’était mort. Cependant, il leur semblait impossible de se réveiller. Ce n’était certainement pas avec le bouche-à-bouche que la situation allait se régler. Les ombres envahissaient son corps, ses poumons. Cela devait expliquer le visage terne de Sunny. Elle n’était plus aussi rayonnante qu’auparavant. Elle qui était colorée, qui semblait toujours au meilleur de sa forme, avait maintenant un inquiétant teint pratiquement cadavérique.


-« Des… ombres ? Y doit bien y avoir un moyen de sortir ces trucs de son corps, non ?! »

Erïka avait du mal à assimiler ce qu’on venait de lui dire. Comment les ombres pouvaient-elles faire une telle chose ? Tout en se redressant, elle se questionna sur la nature d’un tel pouvoir et chercha à se remémorer qui pouvait avoir un tel contrôle sur cela parmi les résidents de l’institut. Elle s’adossa contre le comptoir qui formait un ilot dans la pièce, puis fixa la créature qui se déplaçait. Visiblement, elle n’avait aucun mal à agir avec naturel, allant s’assoir sur la table, un peu plus loin, comme si rien n’était. Erïka n’allait pas se plaindre de la distance qui les séparait.

La créature lui expliqua que la personne qui semblait responsable de tout cela regrettait qu’une telle situation se produise. Malheureusement, elle n’avait pas le plein contrôle sur ce qui se passait. Sans savoir qui était à l’origine de cela, Erïka devinait sans grand mal qu’il s’agissait bel et bien d’une résidente de l’institut. Visiblement, elle avait créé un second plan, grâce à son pouvoir, qui avait permis aux ténèbres d’envahir le manoir. Il fallait donc trouver cette fameuse Duchesse et faire en sorte de l’arrêter. Cependant, c’était plus facile à imaginer qu’à faire. Si elle ne contrôlait plus son pouvoir, la tâche sera bien plus ardue. Dans tous les cas, la créature avait besoin de l’aide de la jeune femme et comptait sur elle pour régler la situation.


-« Mon aide ? Et je fais comment pour t’aider ? T’expédier dans ton portail à la con à coup de pied au cul ? Dis-moi où je peux trouver cette putain de Duchesse qu’on en finisse une bonne fois pour toute. »

Cela n’allait pas se faire tout de suite. Avant d’atteindre la Duchesse, Erïka allait devoir botter d’autres derrières. La masse d’ombre qui se faufilait sur les murs, les engloutissant rapidement, venait d’émerger dans la pièce. Bientôt, la jeune femme ne pourra plus rien distinguer. Elle devait agir et vite. Les créatures menaçantes allaient sûrement les rejoindre sous peu. Il allait falloir répliquer. C’est pourquoi que la petite masse d’ombres, de sa voix aigüe, lui demanda si elle était en mesure de se défendre.

-« Si, je sais me défendre, mais pas contre ces putains de trucs ! T’as déjà essayé de flinguer ton ombre ? Sûrement pas. C’est quoi le point faible de ces créatures ? Et t’as intérêt à ne pas me répondre que c’est la lumière. »
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MessageSujet: Re: Noirceur surnaturelle (Erïka)   Mer 5 Fév 2014 - 19:59

-Des ombres oui… et il y a bien une façon. Il faut demander à celle qui les contrôle de les extraire… ou la forcer à rappeler tout son pouvoir à elle. Ça libérerait les poumons de ceux-ci, mais je ne sais pas s’ils s’en sortiraient.

La bestiole d’ombre qui est désormais ton guide ne semble pas ressentir d’émotions à l’idée que tes amis pourraient mourir, en fait, elle ne semble pas connectée à ta réalité. Dans son plan d’existence, tout n’est que noirceur, tout n’est que ténèbres. Elle se contente de se laisser diriger par les vagues dans l’ombre, faisant partie d’un tout qu’elle aime plus que tout. Tu peux percevoir rapidement que sa présence, en plus de ne pas être naturelle, est contre nature.

Mais la petite voix demande toujours ton aide, comme si elle ne pouvait rien y faire seule. Elle ne t’implore pas, ne sachant pas en fait comment formuler une telle demande, mais elle te le demande. Elle prend rapidement place sur la table à tes côtés, gardant tout de même une bonne distance entre toi et elle. Ta réponse agressive ne semble pas provoquer de réaction de la part de ton interlocuteur fantomatique. Haussant les « épaules », la créature poursuit après un court soupir :


-M’envoyer dans le portail ne ferait pas grand-chose, excepté me faire ressortir ailleurs dans le manoir. D’ailleurs, ce n’est pas mon portail. C’est le pouvoir de la Duchesse. Enfin… de la personne qu’elle contrôle… C’est compliqué. Quant à savoir où elle se trouve, je ne le sais pas, hormis qu’elle est dans le manoir au moment où on se parle.


Au moins, en termes de défense, il n’y a pas mieux que toi chère Erïka ! Cependant, ta demande justifiée provoque un autre haussement des « épaules » de la créature. Elle allait dire quelque chose, mais ta dernière phrase l’arrête dans son élan. Il réfléchit encore, toujours assis sur la table, alors que le brouillard entre dans la pièce lentement. Tes oreilles pourtant t’indiquent que les grandes créatures ténébreuses ne vont pas tarder, tu as moins d’une minute pour t’échapper avant d’être retrouvée.

-Je ne sais pas ce qu’est ce mot… « Flinguer » ? Mais moi je peux les toucher. Si tu as des projectiles, je peux sans doute les… « Modifier », pour qu’ils puissent frapper ces densités ténébreuses. C’est ce que je faisais avant avec les flèches… D’ailleurs… nous sommes en quelle année et dans quel monde ?

Ton interlocuteur n’a pas entendu ce que ton don de mutant capte, et c’est sans doute pour cela qu’il n’affiche aucune inquiétude. Il continue de te parler comme si de rien n’était, pas du tout nerveux à cause du brouillard qui élimine lentement mais surement le peu de lumière de la pièce.

Que fais-tu ?

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MessageSujet: Re: Noirceur surnaturelle (Erïka)   Jeu 6 Fév 2014 - 5:07

Erïka avait peu de temps devant elle pour faire le point et trouver une solution efficace pour régler cette situation. Elle ne savait pas quoi faire, ni même par où commencer. Cependant, elle avait cette ombre pour la guider. C’était probablement la seule entité qui pouvait lui venir en aide et lui apporter des réponses. Enfin, question aide elle n’était pas bien utile, jusqu’à présent. Elle ne pouvait rien faire pour changer l’état de Sunny. Pour y arriver, il fallait qu’Erïka retrouve cette fameuse Duchesse. Elle pouvait se trouver n’importe où dans le manoir. Vu la taille de l’institut, les recherches pouvaient prendre bien du temps. Une nouvelle contrainte s’imposait à tout cela : une fois la Duchesse retrouvée, elle ne souhaitera peut-être pas retirer les ténèbres habitant le corps des résidents et l’y forcer pouvait causer leur mort.

Erïka poussa un petit soupire d’agacement. Elle en avait marre de toute cette situation. Elle souhaitait mettre fin à tout cela au plus vite, bien qu’il semblerait que rien ne soit en sa faveur. Elle ne pouvait compter que sur elle-même. La créature d’ombre ne lui servait qu’à donner des informations supplémentaires, qui se révélaient très peu utiles, au final.

Erïka avait certaines solutions, plusieurs étant bien plus violentes que d’autres, mais cela n’allait probablement pas fonctionner. Renvoyer la créature d’ombre dans le portail était inutile puisqu’elle pouvait facilement en ressortir. Il en valait de même pour les autres, fort probablement. L’endroit était dangereux pour les humains, par contre. Après en avoir fait l’expérience, Erïka n’allait sûrement pas retraverser ce portail de sitôt.

Ce qui l’interpella dans les paroles de la créature était que la fameuse Duchesse qui causait tout ce bordel n’était pas humaine. En fait, elle possédait quelqu’un du manoir. Qui était cette personne ? Peu importe. Elle devait la retrouver, c’était l’important. Peut-être se cachait-elle dans les pièces principales de l’institut ou bien une salle de classe ?

Peu à peu, la curiosité l’emportant, elle ne pouvait plus penser à autre chose. Elle se demandait qui pouvait être possédée de la sorte. Erïka tenta de se remémorer toutes les personnes qu’elle connaissait dans l’institut. Ça faisait un sacré paquet de monde, surtout qu’elle reconnaissait une bonne partie des résidents par leur pouvoir ou leur visage. Elle pensa également à certains professeur et… Elle réalisa. Elle savait qui était cette personne. Elle avait confronté cette institutrice, un jour, parce qu’elle avait été une sale peau de vache avec l’une de ses amies. Erïka ne se rappelait plus de son nom, Sunny le lui avait dit mais la jeune femme n’avait pas gardé cette information en mémoire. Elle se souvenait parfaitement de leur altercation, par contre. À un moment, le professeur lui avait fait une brève démonstration de son pouvoir, passant à quelques maigres centimètres de la frapper avec une espèce de masse sombre qui était devenue l’extension de son bras. C’était elle. C’était elle la cause de tout cela.

-« Oh putain… »

Maintenant, Erïka devait la retrouver. Elle devait faire vite. Les créatures des ténèbres n’allaient pas tarder à arriver. Déjà, l’inquiétant brouillard prenait de l’ampleur et envahissait assez rapidement la cuisine. Bientôt, la jeune femme ne verra plus rien. Elle devait partir à la recherche de cette femme afin de mettre fin à tout cela. Elle n’avait plus le temps de discuter et encore moins d’expliquer à la petite créature certaines choses comme la signification de certains mots faisant partie de son vocabulaire. Doucement, Erïka lève la main afin de signifier à lui signifier de se taire. Elle entend des bruits dans les couloirs. Elle sait que, bientôt, des bêtes ténébreuses débarqueront dans cette pièce. Il fallait agir.

-« Faut faire vite, les saletés de bêtes ne vont pas tarder à débarquer. Retiens seulement qu’on est sur la Terre en 2014 et que je ne m’y connais pas en univers multidimensionnel. »

Elle attrapa son arme, qu’elle avait glissé dans son dos, puis retira le cran de sécurité. C’était dangereux, mais si elle n’avait pas le choix, elle allait tirer. Il fallait espérer que personne ne se prenne de balle perdue. Si elle n’avait pas le choix, elle allait tirer. Pour l’instant, elle se contentait de tenir l’arme à deux mains, l’index le long du canon. Elle ne devait toucher la gâchette que si elle était certaine de vouloir tirer. Son chargeur lui permettait de tirer quinze balles. Il ne valait mieux pas les gaspiller. Le bruit allait probablement attirer certains résidents. Si elle pouvait tomber sur l’un des X-Men, elle serait plus que ravie, quitte à devoir expliquer pourquoi elle conservait une arme au sein de l’institut.

-« Si je tire une balle, t’es assez rapide pour la transformer avant qu’elle ne touche sa cible ? Il faut sortir de la pièce. On va trouver cette connasse de Duchesse et mettre fin à tout ça. Tu me suis et t’as pas intérêt à me fausser compagnie. »

Arme en main, Erïka marcha d’un pas rapide vers le couloir. Avant de sortir, elle jeta un dernier regard au corps de Sunny. Elle allait la sauver. Elle allait régler tout cela. La jeune femme s’engouffra dans le couloir, direction les salles de classe. Sur le chemin, elle comptait s’arrêter dans l’auditorium, espérant pouvoir allumer les projecteurs et ainsi ralentir davantage les ténèbres.
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MessageSujet: Re: Noirceur surnaturelle (Erïka)   Jeu 6 Fév 2014 - 19:49

Lorsque tu lèves la main pour faire taire ton interlocuteur, celui-ci s’arrête immédiatement, mais sans se placer pour autant en position de combat ou quoi que ce soit. En fait, il attend simplement que quelque chose arrive. Ce n’est que lorsque tu lui apprends l’année courante qu’il écarquille les yeux… ou enfin, les lueurs bleutés qui sont à l’emplacement de ses yeux.

-Tu ne connais pas l’Autre-monde ? Tu en rates des choses…

Cependant, même si ton gabarit et ta souplesse te permet de te déplacer sans bruit dans le manoir, la discrétion dont fait part ton « collègue » est encore plus impressionnante. Devant toi, il devient de plus en plus transparent, jusqu’à ce que tu aies du mal à distinguer les lueurs vacillantes de ses yeux. Alors que tu te déplaces sans bruit, lui se contente de glisser au sol, bougeant à peine ses jambes, et dans le silence complet. Les lueurs se placent à ta hauteur et restent à tes côtés alors que tu te rapproches de la porte du couloir. Une voix, qui semble parvenir de sous tes mains, commente :

-Une balle ? Pour les flèches je n’étais pas assez rapide, mais… attends…

Tu vois sous tes mains une lueur noirâtre se manifester. Elle prend un peu d’expansion avant de se glisser sous le chargeur de ton arme pour s’y immiscer. L’opération ne dure qu’un court instant, puis la masse noire disparait.  

-Voilà. Les trucs tout ronds, si j’ai bien compris la « balle », c’est ce que tu tires ? Ça pourra les toucher. En fait, j’ai simplement changé la densité de celles-ci pour qu’elles puissent toucher les ombres.

Alors que vous parvenez tous les deux… enfin toi et l’ombre amical pratiquement invisible, à la porte, et que tu te retournes pour jeter un dernier coup d’œil au corps tranquille de Sunny, tu perçois les ombres menaçantes pénétrer la pièces. Ils sont deux, de forme vaguement humaine, mais bien plus imposant que la normale. Devant tes yeux, ceux-ci se « répandent » dans la pièce : chaque partie de leur corps envahit doucement la cuisine, ne laissant plus rien de visible. Les lueurs mauvâtres semblent bouger à l’intérieur, se dirigeant évidemment vers toi. Tu perds Sunny de vue en un instant, mais les cadavres ne semblent pas attirer les yeux des créatures d’ombres.

Alors que tu tournes les talons, te dirigeant vers l’auditorium en vitesse, le plancher, les murs et le plafond du couloir deviennent soudainement aussi noir que la nuit. Avec le peu de lumière qui reste autour de toi, tu peux voir la main de la créature d’ombre sur le cadre de la porte derrière toi, et des ombres en sortir de plus en plus rapidement. La lueur bleutée qui te suit ne dit rien, se contentant de rester invisible et de ne pas te fausser compagne, comme tu le lui as ordonné.

Que fais-tu ?

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Dernière édition par Paige Hart le Lun 10 Fév 2014 - 5:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Noirceur surnaturelle (Erïka)   Lun 10 Fév 2014 - 5:37

Erïka n’avait jamais cru aux fantômes. Elle n’avait jamais pensé qu’il pouvait y exister de Dieu qui régnait sur leur planète ou bien de dimension alternative. Seule l’hypothèse qui évoquait la possible présence de d’autres formes de vie dans la galaxie lui semblait probable. Pour croire à quelque chose, il fallait qu’elle le voie de ses propres yeux. Elle ne faisait pas confiance aux médias. Elle ne pouvait croire les théories farfelues de personnes qui n’avaient aucune preuve concrète à apporter. Elle réfléchissait beaucoup, elle avait un esprit critique pour ce genre de choses. Maintenant, elle allait devoir avouer qu’il existait d’autres dimensions dans cet univers. La créature qui lui tenait compagnie dans la cuisine lui parlait de son monde, l’ « Autre-Monde ». Jamais Erïka n’en avait entendu parler. Elle ne pensait pas que cela ait déjà manqué à sa culture, surtout pas après ce qu’elle expérimentait cette nuit.

-« Si ton monde c’est une putain de marre d’ombre comme celle dans laquelle j’ai failli me noyer, je crois que je ne rate rien, en fait. »

Il était temps de se préparer à combattre. Les créatures des ténèbres approchaient dangereusement. Ce n’était pas une bonne idée de rester ici. Bientôt, on ne pourra plus rien percevoir dans la pièce. Ne sachant pas comment tuer les bêtes qui allaient probablement s’attaquer à elle sous peu, Erïka demanda à sa guide de lui donner un moyen de les blesser, voir les tuer. Ce qui fallait, était des projectiles constitués d’ombre. Il était possible de les convertir, mais pas assez rapidement pour qu’elles le soient avant d’atteindre leur cible. Erïka devait donc trouver une autre solution. Enfin, c’était ce qu’elle pensait. Une fumée ombragée se glissa dans le chargeur de son arme, s’y engouffra totalement.

-« Génial. On va pouvoir les tuer avec ça. Maintenant, allons-y.»

La jeune femme quitta la pièce, non sans jeter un dernier regard au corps de Sunny. Les bêtes d’ombres commençaient à se rapprocher trop dangereusement. Ce fut avec regret et colère qu’Erïka s’engouffra dans le couloir. Elle n’avait pas le choix de partir. Elle devait trouver cette Duchesse ainsi que la personne qu’elle possédait afin de mettre fin à tout cela. La tâche ne sera pas des plus simples : l’institut était immense. Déjà, pas question de retourner au second étage. Il grouillait probablement de ces bestioles à la con. Il fallait plutôt se concentrer sur les pièces principales ainsi que tout endroit où n’importe qui pourrait se trouver. Avec de la chance, soit elle tombera sur celle qu’elle cherchait, soit elle rencontrera un allié. Elle devait espérer et tenter de saisir toutes les opportunités qui pourront se présenter.

Se sachant poursuivie par les créatures d’ombre, Erïka se devait d’avancer d’un pas rapide, malgré le peu de lumière qui l’entourait. Elle ne pouvait pas risquer de se faire attraper. Elle désirait se rendre à l’auditorium là où, si elle n’arrivait pas à trouver qui que ce soit, elle pourra tout de même activer les lumières. Voyant à peine la petite bête qui la guidait, la jeune femme n’avait pas d’autre choix que d’avancer en suivant son instinct, rien de plus. Une fois à proximité de sa destination, la jeune femme passa sa main sur le mur, cherchant ce qui pourrait être une porte. Lorsqu’elle le sentit, elle ne tarda pas à chercher à poignée.

Erïka ne saurait dire si elle était au bon endroit. Elle entra dans la pièce, mais ne referma pas la porte derrière elle. Elle chercha un interrupteur, passa sa main contre le mur. Elle ne tarda pas à en trouver un puis à l’activé. La lumière ne tarda pas à envahir la pièce. Visiblement, elle n’était pas dans la bonne pièce. Plutôt que de rejoindre l’auditorium, qui se trouvait quelques portes plus loin, au bout du couloir, elle avait rejoint la salle d’art. Cette dernière ne tarda pas à être également envahie par les ténèbres. Les yeux mi-clos afin de se protéger de la vive lumière, Erïka observa ce qui se trouvait dans le couloir. Elle repéra les créatures d’ombres, approchant dangereusement. Il était temps de tester son arme…

Levant son arme, la jeune femme visa, comme elle l’avait si bien appris. Elle tira un coup, tenta de viser entre les deux yeux violets de l’une des bêtes. Le bruit du coup de feu résonna à ses oreilles, tranchant le silence qui régnait depuis un bon moment. Elle tira un second coup. Il lui restait maintenant treize balles. Avec de la chance, elle avait réussis à détruire ces bêtes ou, du moins, elle avait su les ralentir pour un petit moment. Puisque la pénombre était revenue, il était temps pour elle de fuir à nouveau dans le couloir, direction l’auditorium.
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MessageSujet: Re: Noirceur surnaturelle (Erïka)   Lun 10 Fév 2014 - 20:24

-Oui et non. Ça, c’était autre chose. L’Autre-Monde, c’est un endroit où il n’y a pas de règles que les humains aimaient tant, mais j’imagine que ça n’a pas vraiment changé. On se contente de voguer dans l’océan, de fusionner avec lui… c’est pas pour rien que je veux y retourner ! Un jour peut-être, tu le verras de tes propres yeux !

Le temps n’étant pas à la présentation de son univers, la forme gamine et fantomatique disparait doucement alors que tu t’éclipses vers la porte. Te faisant don de la chance de toucher les créatures d’ombres, il reste à tes côtés, et dans les lueurs bleutés qui sont près de toi, tu perçois qu’elles sont un peu moins vives. Est-ce que le fait de changer tes balles l’aurait affaibli ? Tu n’as pas le temps de penser à cela de toute façon, les créatures entrent déjà dans la cuisine alors que tu en sors par l’autre porte.

Le chemin semble devenir de plus en plus noir à mesure que tu avances, si bien que tu en perds rapidement tes repaires. Heureusement pour toi, la salle d’art n’est pas encore emplie de ténèbres, mais dès que les portes s’ouvrent et que la lumière survient, une vague d’ombre s’engouffre dans la salle pour avaler toute cette lumière. Ton « piège » semble fonctionner encore et toujours, mais les lumières ne se rallument plus après le passage de l’obscurité. De plus, même si les ombres ambiantes semblent attirés par la luminosité sous toutes ses formes, les créatures humanoïdes ne le sont pas, et semblent réfléchir, analyser, prévoir tes mouvements pour te coincer. Ce n’est que lorsque tu sors la tête par la porte, ton arme au poing, que tu perçois une réaction plus vive de la part de ces créatures.

La première tend le « bras » vers toi, où des ombres commencent à s’échapper. Ton tir, en plus de dégager une forte lumière l’espace d’un instant, l’atteint cependant au visage, et il tombe à la renverse. La seconde opte pour la fuite, entrant progressivement dans le plancher devenu intangible sous ses pieds. Ta seconde balle est tout de même plus rapide que lui, et elle le cueille à la tête lui aussi. Les lueurs mauvâtres semblent s’éteindre, ou du moins réduire de taille, mais elles ne sont pas complètement mortes. Est-ce que la créature pourrait se relever en un instant ou plus jamais ?

L’obscurité environnante, perturbée par la lumière de tes deux tirs, semble moins forte, mais elle reste tout de même envahissante, et doucement, elle se dirige de plus en plus vers la source de lumière la plus probable : ton arme. Tu parviens cependant à atteindre l’auditorium avant de te faire encercler, et tu refermes rapidement la porte derrière toi, la lueur bleutée toujours à tes côtés. Ton ami redevient d’ailleurs progressivement plus visible, plus… épais. Le distinguer dans toute cette obscurité reste difficile.

Tu es entrée dans l’auditorium par le côté, par l’une des entrées du public. La salle peut accueillir environ 300 personnes au total, et la scène est assez grande pour y accueillir une troupe de danseur. Les projecteurs au plafond sont éteins, du moins c’est la partie que tu vois. Ce qui te fait cependant écarquiller les yeux, ce sont les stalactites d’ombre au plafond. Comme la salle est assez grande, l’obscurité provenant de l’extérieur semble doucement s’infiltrer au travers du toit pour former ces pics d’ombres tranchants et dangereux. Autour des projecteurs, il y en a au moins une centaine.

Il y a très peu de lumière dans la salle, ce que tu perçois le mieux, ce sont les rangées de bancs, où de faibles lumières illuminent les pas du public.


-Ils ne sont pas morts tu sais.

Tes réflexions sont interrompues par ton nouvel ami d’ombre, qui prend la parole.

-Ils vont rester comme ça un moment, mais ils vont se relever et te chercher. Ils sont un peu… comment dire… Tu leur as probablement fait mal à la fierté, leur égo, mais sans plus. Ils vont revenir… et de façon plus intelligente cette fois.

Que fais-tu ?

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MessageSujet: Re: Noirceur surnaturelle (Erïka)   Mer 12 Fév 2014 - 22:10

L’Autre-Monde était un endroit où la lumière ne devait quasiment pas exister. Ce devait être un lieu de rencontre pour tout ce qui est profondément mauvais et surtout, non-humain. Personne ne pourrait survivre dans un tel environnement. Erïka ne serait pas prête à tenter l’expérience. Après être passée à deux doigts de se noyer dans une marre de ténèbres, elle préférait s’en abstenir. La Duchesse régnait vraiment sur un océan de créatures d’ombres qui passaient leur temps à se laisser flotter entre les vagues ? Ça semblait ridicule et totalement inintéressant comme environnement. Pourtant, la petite ombre souhaitait retrouver sa maison. C’était l’endroit qu’elle connaissait réellement, dans laquelle elle avait probablement grandit. Elle s’était forgée des souvenirs et peut-être avait-elle des amis, qui sait ? Elle avait un sentiment d’appartenance tout comme Erïka en avait un, fort et puissant, envers l’institut. C’était sa maison, son refuge. Elle y avait trouvé amour et amitié. Jamais elle ne pourrait laisser tomber cet endroit qui représentait tant pour elle. C’était pour cette raison qu’elle allait mettre fin à tout ce bordel.

-« Je préfère te croire sur parole plutôt que d’aller voir ce monde de mes propres yeux. »

Peu de temps après, Erïka quittait la pièce. Sa discussion avec l’ombre en avait probablement attiré d’autres. Est-ce que le bruit les faisait réagir ? Ses premières menaces avaient eu leur effet. Elle pouvait communiquer avec eux. Si la masse d’ombre brumeuse qui parcourait le sol, les murs, tombait facilement dans le piège qu’elle leur tendait à chaque fois alors qu’elle appuyait sur un interrupteur pour ainsi baigner une pièce de lumière, ce n’était pas le cas des créatures qui la poursuivait. Elle devait s’occuper d’eux de façon plus violente. Justement, elle avait l’arme qu’il fallait.

Deux coups de feu furent tirés. Elle ne devait pas gâcher ses balles. Le premier coup heurta la créature qui avait tenté de l’attraper grâce aux filets d’ombres émanant de ce qui devait être son bras. La balle avait traversé sa tête, le faisait aussitôt chuter sur le dos. Était-il mort ? Erïka l’espérait fortement. La seconde balle atteignit la créature qui tenta de se sauver. La fuite n’était pas toujours la meilleure option, surtout contre une personne armée qui n’hésitait pas à faire feu. Pour l’instant, les ennemis de la jeune femme étaient hors d’état de nuire. Cela lui laissait un moment de répit. Elle n’en avait pas pour longtemps, par contre…

Il y avait une chose à laquelle Erïka n’avait pas du tout songé : la lumière produite par son arme au moment où elle avait pressé la détente. Cela pourrait lui nuire grandement. Les ténèbres se dirigeaient rapidement vers elle. Elle entra dans l’auditorium, sachant que cela n’allait pas les ralentir pour très longtemps. Elle referma la porte, derrière elle, dans un grand claquement. En jetant un regard dans la pièce plongée dans l’obscurité, la jeune femme arrivait à distinguer les deux petits yeux bleus de la créature qui la suivait. Au moins, elle n’était pas seule. Cependant, elle restait toujours en danger.

En levant la tête vers le plafond, Erïka constata que la pièce était bien plus dangereuse qu’elle n’aurait pu le croire. Elle réalisa que de tranchantes stalactites étaient accrochées au plafond. Il était évident qu’elles étaient constituées d’ombre. Cela pouvait tomber sur sa tête à n’importe quel moment. Elle ne pouvait pas attendre que cela se produise. Le peu de lumière présente dans la pièce, surtout à ses pieds, lui permettait de voir en partie la grande salle.

La petite ombre qui la suivait obligea Erïka à sortir de ses pensées et faire face à la réalité : les créatures sur qui elle avait tiré n’étaient pas mortes. Elles étaient toujours vivantes et n’allaient pas tarder à revenir afin de se venger. Si ses projectiles n’arrivaient pas à les atteindre, qu’allait-elle faire ?


-« T’es vraiment en train de me dire que mes balles ne les ont pas blessés ? Je fais comment pour les buter, moi ?! Je te signale que la seule personne qui pouvait nous aider est inconsciente et il est impossible de la réveiller ! Montre-moi que t’es plus intelligente que ces créatures et dis-moi comment les buter pour de bon ! »

Erïka ne savait plus quoi faire. Elle commençait à s’énerver. Elle était coincée, dans les ténèbres, poursuivie par des créatures qu’elle ne pouvait pas tuer. Elle en avait marre. Elle devait faire quelque chose. D’un coup sec, elle ouvrit la porte. Elle ne passa pas l’entrebâillement, par contre. Rapidement, elle se dirigea vers les rangées de sièges. Tout en haut, il y avait une section réservée à ceux qui faisaient l’éclairage.

-« Je vais peut-être me prendre ces trucs dans la gueule, mais au moins j’aurais tenté de les tuer. Avec les projecteurs qu’il y a ici, je devrais être capable de faire assez de lumière pour éliminer tout ce qui se trouve dans cette pièce, y compris ces sales bêtes. »

D’un pas décidé, elle se dirigea vers la console. Ce n’était pas la décision la plus réfléchie qu’Erïka ait déjà prise, mais elle n’avait plus de solutions. Elle devait agir même si cela représentait clairement un risque de blessure. Elle n’allait pas attendre que des créatures des ténèbres l’attrapent, la capture et la mène à…

Erïka s’arrêta alors qu’elle se trouvait à quelques pas de la console d’éclairagiste.


-« Si ces créatures m’attrapent, qu’est-ce qui va se passer ? Elles vont me tuer ou bien m’amener à la Duchesse ? »
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MessageSujet: Re: Noirceur surnaturelle (Erïka)   Jeu 13 Fév 2014 - 19:47

La petite créature d’ombre qui te suit se contente de hausser les « épaules » avant de disparaître, ne gardant que ses deux petites lueurs bleutées visible à tes yeux. De toute façon, cette discussion n’a pas lieu d’être si vous êtes tous les deux tués par des monstres d’ombres, alors la fuite que vous prenez est, pour le moment, la meilleure solution possible.

Tes coups de feu ont effectivement un contre coup, à savoir les ombres qui tentent de s’attaquer rapidement à ton arme à chaque tir, mais ils ont aussi un effet positif : chaque éclat de lumière, chaque flash de ton arme fait reculer un peu les ombres environnantes. C’est un répit temporaire, mais un répit quand même. Par chance, tu as le temps de refermer la porte de l’auditorium avant que les ombres ne foncent sur toi.

Tu te diriges doucement vers la section réservée aux éclairagistes, qui n’est pas verrouillée. Alors que tu t’installes devant le tableau de commande, tu constates qu’il y a énormément de boutons, de levier, de télécommandes, et que d’apprendre à te servir de tout cela te demanderait un temps fou. Heureusement, des notes explicatives sur les manettes te permettent de comprendre rapidement le fonctionnement de l’appareil et, même si tes gestes risquent d’être maladroits, tu crois pouvoir faire bouger et allumer les projecteurs assez rapidement.

À ton commentaire, ton ami fantôme ajoute :


-Te prendre les trucs d’ombre au plafond dans la gueule ? Si ce n’est que ça, je peux les dévier je crois mais… tu pourrais aussi envoyer la lumière au « pied » des stalactiques, ça les ferait tomber sur les ombres. Ça va les blesser c’est certain, ils ont la même… densité. Tu peux aussi les éclairer tout simplement, c’est toi qui voit. Tant qu’on réussit à semer ces deux-là.

Alors que tu poses ta seconde question, ton collègue d’ombre réapparaît doucement, ne pensant pas que rester invisible soit nécessaire. Hésitant, il te regarde de haut en bas, comme s’il te jaugeait. Dans la pièce, tu peux voir que les ombres commencent à s’immiscer sous les portes, par les trous de serrures et par tous les moyens possible pour envahir la pièce et refermer autant de lumière que possible. Le brouillard d’ombre se dirige aussi doucement vers les projecteurs, cherchant à les rendre inaccessible avant même que tu ne les allumes.

-Si tu te fais attraper, ça dépend. Si tu as quelque chose qui peut intéresser, la Duchesse, alors ils te mèneront à elle par un portail, mais si tu n’as rien à lui proposer, ils vont te tuer. Tu les as insultés en les blessant déjà. Tes balles ont été efficaces, mais… nous ne sommes pas comme les humains. Nous sommes constitués d’Essence. La partie touchée en a perdu quelque peu. Ce n’est pas du tout agréable. Tu devrais peut-être leur porter attention, je vais m’arranger pour que les pics ne te tombent pas dessus.

Prêt au combat, tu vois que le corps de ton ami se gonfle. Il faisait la taille d’un gamin, il est maintenant un adulte vaguement déformé. S’agrippant aux murs et aux tiges de fer autant que possible, il s’installe au-dessus de tête, formant une espèce de parachute avec son dos. C’est à ce moment que les portes sont défoncées, laissant les deux monstres d’ombre entrer dans la pièce.

-Vas-y !

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MessageSujet: Re: Noirceur surnaturelle (Erïka)   Dim 16 Fév 2014 - 1:18

Le temps était compté. Il ne fallait pas trainer. Erïka savait qu’elle était pourchassée et que ses poursuivants n’allaient pas abandonné si facilement. Elle faisait face à des adversaires coriaces, bien plus qu’elle ne l’aurait imaginé. Elle se devait d’arrêter de les sous-estimer et de considérer qu’ils pouvaient encore la surprendre. Si elle voulait se débarrasser d’eux, peu de choix s’offraient à elle. Si elle souhaitait retrouver la Duchesse, elle avait également peu de marge de manœuvre. Elle devait prendre sa décision intelligemment. Dans l’urgence de la situation, il y avait de fortes chances qu’elle commette une erreur fatale.

De nature combattive, il était difficile pour la jeune femme de se résigner à se laisser kidnapper par qui que ce soit. Elle était du genre à se battre sans relâche, n’acceptant pas d’être une victime. Si elle devait choisir, elle préférait être celle qui tenait l’arme plutôt qu’être celle qui en subissait les frais. C’est pourquoi elle prit une décision qui pourrait se révéler très dangereuse pour elle. Il y avait des chances qu’elle s’en sorte avec des blessures, peut-être même plus graves qu’elle ne pourrait l’imaginer, mais elle devait tenter le coup.

Alors qu’elle venait de rejoindre le panneau de l’éclairagiste, Erïka eut une autre idée. C’était marcher sur son orgueil, mais elle pouvait toujours se laisser kidnapper. Le problème était qu’elle n’était pas certaine d’arriver à ses fins. Ce n’était qu’une supposition. C’est pourquoi elle en fit part à la petite ombre qui la suivait depuis qu’elle avait quitté la cuisine. Avec de la chance, ses conseils seront plus judicieux et, surtout, utile que ceux qu’elle lui avait précédemment donné.

En illuminant simplement le pied des stalactites, Erïka pouvait les faire tomber sur les créatures d’ombre. Ainsi, elle aurait de fortes chances de les tuer. Cela lui simplifierait la tâche. Une fois mortes, elle pourra quitter la pièce à toute vitesse et poursuivre son chemin en profitant de ce court moment de répit. Il était évident que la Duchesse n’était pas ici. Erïka devait réfléchir à un autre endroit. Pour l’instant, elle manquait de temps. Elle devait prendre une décision rapide. Les ombres gagnaient du terrain, elles allaient l’empêcher d’allumer les lumières avant qu’il ne soit trop tard.

Sur un coup de tête, Erïka pris la solution qui lui semblait la plus efficace. Elle regarda rapidement les indications du panneau de contrôle, tentant de les déchiffrer malgré le peu de lumière dont elle pouvait bénéficier. Il était temps d’agir.


-« À moins que le fait d’être issue d’une famille bourgeoise multimilliardaire et mutante ne lui paraisse intéressant, je crois que je vais utiliser la manière forte. Ça, je sais faire. Fais gaffe, ça va être une tuerie. »

Erïka appuya sur les boutons permettant d’allumer les projecteurs se trouvant près d’elle. Elle pouvait ainsi attraper l’un d’entre eux et le déplacer avec un peu de mal vers la base des stalactites. Les créatures étaient entrées dans l’auditorium, il fallait les tuer avant qu’il ne soit trop tard. La jeune femme attrapa le projecteur, sachant qu’elle était en sécurité grâce à la présence de la petite ombre, s’étant transformée au-dessus de sa tête afin de la protéger de ce qui pourrait lui tomber dessus. Erïka éclaira la base des stalactites qui se trouvaient au-dessus des créatures, puis déplaça doucement le projecteur de sorte à ce que toutes les ombres tombent du plafond. Lorsqu’elle aura terminé son boulot, elle allumera les autres projecteurs pour éliminer les ténèbres restant.

-« Est-ce que ces créatures sauraient où se trouve la Duchesse ? Tu certains de ne pas pouvoir faire quelque chose pour la repérer ? »
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MessageSujet: Re: Noirceur surnaturelle (Erïka)   Lun 17 Fév 2014 - 20:10

-Je ne pense pas que ta famille l’intéresse… en revanche, ta mutation, peut-être… c’est comme de l’Essence pour elle. Elle doit pouvoir se l’approprier.

Il s’arrête cependant dans ses propos pour te laisser te préparer, l’assaut étant imminent.

Alors que les deux monstres d’ombres entrent et se glissent doucement jusqu’à ta position, les jets de lumières du projecteur font tomber les stalactites d’ombres sur tes victimes. Cependant, ils sont bien plus agile que tu le croyais, et réussir à les toucher avec les masses d’obscurités au plafond t’es bien difficile. Heureusement, tes entraînements au tir te permettent de prévoir leur position et de faire tomber les pics au bon moment. Le premier est touché à la jambe une fois, alors que le second se fait transpercer de part en part par un immense bloc noir qui vient du plafond. Autant dire qu’il est vaincu. Le deuxième cependant revient à la charge, te balançant un rayon noir au visage. La lumière du projecteur ne te permet pas de bloquer le tir, et ton allié fantomatique s’occupe déjà de ce qui tombe du plafond. Les ombres vivantes sur toi commencent à t’envelopper la tête, t’empêchant de voir, de respirer, de parler pendant plusieurs secondes de paniques, jusqu’à ce qu’ils disparaissent soudainement, te laissant sans le souffle.

Ton allié semble aux prises avec la deuxième masse d’ombre, qui, même blessé à la jambe, refuse d’abandonner le combat. Tu te rends compte que ce qui te dévorait le visage est désormais accroché au pied de ton allié, mais ne semble pas avoir le même impact : ton ami d’ombre semble l’absorber graduellement. Sa forme a de nouveau changé, il a désormais une forme plutôt humanoïde, mais ses bras sont démesurés, pour rivaliser avec le monstre d’ombre.

Alors que tu allumes le reste des projecteurs dans la salle pour te débarrasser du brouillard d’ombre, ton ami en profite pour propulser son adversaire dans un rayon lumineux, lui faisant pousser une longue plainte de douleur. Alors que son corps fond à la lumière, il s’écroule, et au sol, il ne reste que la tête d’ombre, épargnée de la lumière.

Alors que tu poses ta seconde question, l’ombre qui est ton alliée semble rapetisser jusqu’à être encore plus petit qu’à l’habitude. Il te répond simplement :


-Tu n’as qu’à… qu’à lui demander… Il a encore assez d’Essence pour rester en… en vie…

Puis il s’écroule au sol, épuisé. Sa forme devient de plus en plus vaporeux, il perd les traits qu’il avait et qui le rendait « humain », et se transforme en masse d’ombre informe. Tu ne sens pas qu’il est mort ou qu’il est mourant, mais à tes yeux, il vient d’épuiser toute l’énergie qui le restait. Pendant ce temps, la tête d’ombre, elle, tente de bouger et de ramper vers quelque chose sans vraiment de succès, étant juste à côté d’un rayon lumineux. Tu peux t’accorder quelques moments de répits, même au travers des portes, l’obscurité ne tente pas d’entrer, ayant trop peur des puissants projecteurs.

Que fais-tu ?

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MessageSujet: Re: Noirceur surnaturelle (Erïka)   Ven 21 Fév 2014 - 3:38

Erïka avait souvent sous-estimé sa mutation. Elle le faisait toujours, encore maintenant. Elle ne voyait pas en quoi cela pouvait lui être utile dans un combat ou quoi que ce soit du genre. La preuve était là, alors qu’elle devait se demerder pour ne pas se faire attraper par des créatures des ténèbres. Ce n’était pas si simple que cela. Elle devait résonner rapidement, faire des liens avec les diverses informations qu’elle obtenait et trouver des solutions concrètes et durables pour empêcher d’autres étudiants de se faire piéger – heureusement elle n’en avait pas croisé pour l’instant ce qui lui simplifiait la tâche – en plus de devoir se protéger elle-même.

Heureusement pour elle, même si elle n’avait pas l’un des dons les plus utiles du monde, elle avait toujours cette petite ombre qui la suivait, peu importe où elle allait. Cette dernière tentait de l’aider ainsi que de la conseiller au possible. Elle lui fournissait des informations sur la Duchesse, cette femme qui avait causé tout ce bordel. Apparemment, si on avait quelque chose qui pouvait l’intéressé, il était possible de se rendre jusqu’à elle s’en se faire tuer par ses sbires. En voilà une bonne nouvelle ! Par contre, mis à part le fait de venir d’une famille très fortunée et d’avoir d’excellents contacts dans la société de cet univers, elle n’avait rien de très intéressant. Enfin, c’était sans oublier son don.


-« Détecter les mensonges n’est pas l’un des dons les plus convoités, j’en suis certaine. »

Il n’y avait plus de temps pour la discussion. Le temps filait à une vitesse folle. Erïka devait se dépêcher. Les créatures d’ombres étaient déjà dans l’auditorium. Elle devait les tuer avant qu’il ne soit trop tard. Activant un projecteur, Erïka s’en servit pour illuminer les stalactites d’ombres et ainsi les faire chuter sur les créatures. À son plus grand étonnement, ces bêtes étaient bien plus rapides qu’elle ne l’aurait cru. Elle n’allait pas les laisser faire si facilement. Elle visa avec plus de précision, devinant au mieux leur prochaine position. L’un deux finit par mourir. Par contre, il y en avait toujours un qui était encore prêt à attaquer malgré sa jambe blessée. Il devait être dans une rage noire en ce moment.

Malheureusement, malgré l’agilité d’Erïka, cette dernière n’arriva pas à esquiver juste à temps l’attaque qu’on lui asséna. Elle se retrouva bien rapidement avant une masse d’ombre qui lui donnait l’impression de s’être fait attaquée par une méduse ou bien qu’on lui a jeté une matière collante en plein visage, l’empêchant ainsi de respirer. Elle tenta de s’en débarrasser, elle ne voyait plus rien, elle ne pouvait pas dire un seul mot. Elle était en train d’étouffer.

Soudainement, la masse d’ombre disparu. Reprenant son souffle à coup de grandes inspirations, Erïka tentait de savoir ce qui s’était produit. Elle ne comprenait pas. Il lui fallut quelques secondes pour voir que la masse d’ombre était absorbée par son allié. Par contre, ce dernier n’allait peut-être pas pouvoir se battre éternellement, bien qu’il semblait prendre une forme lui permettant d’avoir le dessus dans le combat.

Erïka se jeta sur la console et alluma les autres projecteurs de la salle. Le brouillard qui rasait le sol disparu instantanément et, bientôt, la créature fut également affectée par les rayons de lumière. Les yeux clos, la jeune femme pris quelques secondes pour les rouvrir et s’habituer à la forte lumière qui parcourait la pièce. Son guide lui indiqua qu’elle pouvait maintenant interroger la créature, dont il ne restait plus que la tête. C’était l’occasion ou jamais, peut-être même sa seule chance de savoir où se cachait la Duchesse.

Le regard de la jeune femme se posa sur son guide. Le pauvre, il semblait être agonisant. Cela ne présageait rien de bon. Erïka se pencha légèrement sur elle afin de s’assurer qu’elle allait se remettre du combat.


-« Ca va aller ? »

Ayant peu de temps devant elle, Erïka ne tarda pas trop et s’approcha de l’autre créature d’ombre. Il était temps de passer à l’interrogatoire. Pas question que la jeune femme ne continue à errer dans l’institut sans arriver à trouver la personne qu’elle cherchait.

-« À nous deux, connard. Tu vas me dire où trouver cette Duchesse tout de suite où je te ferais souffrir jusqu’à ta mort. T’as pas intérêt à me raconter de conneries parce que je vais le savoir immédiatement. »
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MessageSujet: Re: Noirceur surnaturelle (Erïka)   Ven 21 Fév 2014 - 20:01

Lorsque tu évoques ton don, ton allié se contente de hausser les épaules, sans trop savoir quoi ajouter. De toute façon, la bataille n’attend pas, et les portes sont enfoncés rapidement par les monstres d’ombre.

Tu t’en sors admirablement bien. Malgré la masse d’ombre qui a failli t’avoir, la façon dont tu as vaincu les créatures mérite d’être félicitée. De plus, tu peux remarques que la lumière est trop forte pour que les ombres rampantes et le brouillard tentent de venir l’éteindre. Cette salle est devenue un refuge, et tant que la lumière des projecteurs continuera d’illuminer l’auditorium, tu seras en sécurité.

Ton guide cependant est effectivement assez fatigué, et il tombe à la renverse. La forme humanoïde qu’il adoptait se transforme en une simple flaque d’ombre. Tu peux voir que celle-ci se déplace doucement vers un coin plus sombre de la pièce pour éviter elle aussi d’être grillé sur place. Tu n’as malheureusement pas de réponse à ta question, ton allié étant trop faible pour se concentrer à nouveau.

Ce n’est pas comme si la tête d’ombre qui reste peut se défendre beaucoup, et lorsque tu t’approches d’elle, tu ne vois pas de réaction du tout. À peine es-tu capable de percevoir la faible lueur mauve de son « regard » lorsque tu t’approches. Il ne tente pas de fuir, pas de se cacher, en fait, il n’a tout simplement pas de réaction. En même temps… difficile d’avoir une réaction quand on est une boule sans visage. Ça ne l’empêche pas de te répondre.


-Je suis déjà mort. Comment veux-tu me tuer encore, niktalak !

Le dernier mot ne veut rien dire à tes oreilles, mais au ton de voix qu’il a emprunté, tu peux te douter facilement qu’il s’agit d’une insulte. Tes études dans les langues cependant te font croire que ce genre de langage très guttural provient peut-être de quelques siècles précédents, du genre 3e ou 4e siècle. C’est définitivement un esprit expérimenté, mais désarmé pour le moment. Il ajoute :

-La Duchesse nous a mené jusqu’à votre pauvre monde, qu’on fasse payer aux humains de nous avoir utilisés pendant des millénaires. Si tu veux la voir, ne te gêne pas, elle ne se cache pas. Elle se contente d’invoquer plus d’esprits pour obtenir sa vengeance. Le pouvoir des ombres l’aide énormément…

Un rire noir s’échappe de la tête parlante, puis tu vois que la masse d’ombre commence à… couler jusqu’au sol. Sous celle-ci, tu aperçois pour la première fois le vrai visage de ton adversaire, et ce n’est pas un visage humain. C’est une tête de gargouille, avec les oreilles pointues, la langue pendante, deux lueurs mauves à la place des yeux, la peau faite de pierre qui semble, malgré leur mobilité, aussi solide que le plancher sur lequel vous vous trouvez. Sa mâchoire bouge au rythme de ses paroles, malgré le fait qu’elle semble faite de pierres.

-Si tu veux la trouver, tu n’as qu’à aller dans la salle couverte de métal. Il y a plusieurs genre de… de canons, mais plus petits. Je ne sais pas à quoi ils servent. M’enfin… à la quantité d’esprit qu’il y a dans les parages… tu n’as pas la moindre chance de t’y rendre en vie.

-Sauf si je l’aide.

Ton allié est revenu d’entre les morts, enfin, façon de parler. Il est debout, mais sa taille a diminué énormément. Il arrive à peine à la hauteur de ta taille maintenant. Son combat l’a visiblement drainé de ses forces. Il se penche pour regarder la tête de gargouille, puis dit simplement :

-Tu l’as bien cherché Faquarl…
-Jabor ? Ne me dis pas que tu t’es allié à une humaine !

Ton compagnon perd à son tour la couverture d’ombre qui voilait son visage. Devant toi se trouve désormais un petit égyptien, en pagne, dont le visage t’est familier. Aurais-tu déjà vu une gravure de ce visage dans un livre d’histoire ? Peut-être…  Le voile d’ombre revient rapidement autour de lui jusqu’à masquer à nouveau son corps en entier, son très petit corps, puis il se tourne vers toi.

-Ouf… ouais, franchement, entre la souffrance de votre monde et le confort des ombres, je choisis cette option sans réfléchir. Quoique ça n’égale pas la caresse de l’Autre monde… Alors, que veux-tu faire maintenant ? Te rendre à la duchesse ? Si la salle qu’il a décrite est bien celle que je pense, on peut s’y rendre en se téléportant. Ça t’irait ?Et que veux-tu faire de lui ?

Que fais-tu ?

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MessageSujet: Re: Noirceur surnaturelle (Erïka)   Lun 24 Fév 2014 - 22:11

Si, un jour, quelqu’un avait dit à Erïka qu’elle se ferait insulté dans une langue qu’elle ne connaissait pas par une ombre agonisante à ses pieds, elle ne l’aurait jamais cru. Elle fixait la tête de la créature d’ombre qu’elle avait quasiment anéantie, la menaçant de la faire souffrir si elle ne lui donnait pas les informations qu’elle recherchait. Visiblement, cela ne faisait pas son effet puisque la bête était déjà en train de mourir à petit feu. Il fallait donc utiliser une nouvelle tactique pour lui faire cracher les informations recherchées.

-« Tu serais surpris de ce que je peux faire. Alors t’as intérêt à n’ouvrir ta putain de gueule que pour me donner les informations que je veux. »

Après avoir couru partout dans l’institut comme une demeurée, s’arrêtant dans de nombreuses pièces au passage afin d’appuyer sur l’interrupteur, Erïka n’était pas aussi patiente qu’en temps normal. Elle commençait à devenir plus agressive, cela se ressentait au ton de sa voix. La créature s’exprima de nouveau, mais pas pour lui dire où était la duchesse. Ce qu’Erïka n’en avait rien à foutre de la raison de sa venue ! Elle voulait simplement lui botter le cul et l’éjecter vite fait, bien fait, de l’institut pour pouvoir retourner dormir dans les bras de son amoureux. C’était si difficile de lui révéler l’endroit où cette connasse se cachait ? Elle n’était pas foutue de se montrer, elle préférait envoyer ses sbires débiles à la place.

La jeune femme soupira alors que la tête se mettait à rire. Il se pensait drôle ? Diabolique ? Eh bien, il n’avait jamais vu de véritables démons, ça se voyait. Cependant, la tête se mis à se… liquéfier. Elle formait une espèce de flaque noire et pas très invitante qui lui rappelait le goudron. La créature lui montra enfin son véritable visage : celle d’une gargouille de pierre qui semblait loin d’être aimable. Il lui révéla finalement la position de la duchesse : elle se trouvait dans une pièce entièrement composée de pièces métalliques, de murs robustes et épais en métal. Il n’y avait qu’une salle qui était ainsi : la salle des dangers. Erïka savait comment s’y rendre. Cependant, il lui fallait le code de l’ascenseur qui permettait d’y accéder. Ça, c’était une tâche moins aisée, considérant qu’Emma refusait catégoriquement de le lui révéler. Elle connaissait trop bien sa protégée pour oser lui confier.

Maintenant, il ne restait plus qu’à se rendre à la salle des dangers. Cependant, Erïka ne pourra pas s’y rendre vivante, selon la gargouille. Il ne la connaissait pas, ça se voyait. Il serait étonné de voir comment elle pouvait se débrouiller pour ressortir vivante de n’importe quelle situation. De toute façon, elle ne comptait pas s’y rendre seule. Elle allait recevoir de l’aide de son guide, cette ombre qui l’avait suivie depuis la cuisine et aidée à se débarrasser de leurs poursuivants.
S’en suivit une courte discussion entre les deux ombres. Erïka les laissa discuter lorsque son ennemi sembla outré qu’une ombre ait pu s’allier à une humaine. La jeune femme le regarda, la mine sombre. On pourrait croire qu’elle était vexée, mais en fait, non. Elle en avait marre de rester ici à discuter pour rien et elle n’allait certainement pas laisser qui que ce soit parler d’elle comme si elle était une moins que rien. Elle avait mieux à faire et le temps ne s’arrêtait jamais.


-« Hey. L’humaine a botté ton gros cul d’enfoiré alors tu fermes ta gueule. »

Elle soupira, puis se tourna vers son allié pour lui signaler qu’il était temps de partir. Cependant, elle remarqua qu’il avait également délaissé son apparence d’ombre pour prendre celle d’un garçon, habillé selon les stéréotypes qu’on collait aux égyptiens. Il ressemblait à quelqu’un qu’elle avait déjà vu, mais elle devait se tromper. Si elle aurait connu quelqu’un d’origine égyptienne, elle l’aurait su. Sûrement avait-elle déjà vu sa photo quelque part… et encore là, ce devait être une coïncidence. Bien rapidement, les ombres l’engloutirent, lui redonnant son apparence qu’Erïka lui connaissait bien.

-« Se téléporter ? Ça inclus que je passe de nouveau à deux doigts de me noyer ? Non merci. À moins que tu puisses rendre le transport plus sécuritaire, on va trouver une autre option. Je ne veux pas atterrir dans la même pièce que la duchesse. Je connais cette salle, c’est trop dangereux. Téléporte-nous n’importe où dans les environs, tant qu’on soit au même étage qu’elle. Quant à lui. » Elle fit un signe du menton en direction de la tête de gargouille. « T’en fais ce que tu veux. S’il représente encore un risque, on l’achève, sinon laisse-le agoniser. Il me fait chier. Maintenant, allons retrouver cette salope. J’en ai marre qu’elle fasse le bordel dans mon monde. »

Le combat approchait. Erïka s’y préparait déjà, mentalement. Il ne restait plus qu’à prendre le portail et se rendre dans les sous-sols. Elle ne savait pas ce qui allait l’attendre, mais elle se préparait à toute éventualité. L’affrontement pouvait commencer.
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MessageSujet: Re: Noirceur surnaturelle (Erïka)   Mer 26 Fév 2014 - 19:52

La tête de gargouille bouge à peine devant tes menaces, de toute façon, elle n’a  plus vraiment le temps de te lancer des pics ou de t’insulter vertement. Ce qui reste de son cou commence déjà à s’effriter et à disparaître, mais ça ne l’empêche pas de te communiquer les informations que tu cherches. Cependant, le commentaire sarcastique que tu lui fais lorsque tu mentionnes que tu lui as cassé la gueule ne le laisse pas de marbre, et même si son visage est entièrement fait de pierre, tu peux voir dans la faible lueur de ses yeux de la colère et de la rage envers toi.

De toute façon, ton guide, qui reprend son apparence ombresque un instant plus tard, te propose une alternative pour te rendre à la salle de métal : la téléportation. Cependant, il n’est idiot au point de ne pas comprendre tes craintes. Doucement, il réfléchit. Sa taille n’a pas changé du tout, il est encore très petit, signe de sa faiblesse, mais il tente tout de même de trouver une alternative.


-Je suis trop faible pour nous assurer un passage sans problème. Cependant…

Sans même attendre ton accord, il se glisse sous tes pieds, et tu tombes… dans un lac d’ombre. Tu te souviens fort bien de cette sensation, c’est ce qui a failli te tuer plus tôt. Cependant, au lieu d’être froid et étouffant, tu te sens étrangement bien, et ta respiration est normale. Tu te sens même revigoré, comme si l’énergie que tu avais dépensée dans ta fuite et le peu d’heures de sommeil que tu avais dans le corps venaient de revenir à la normale. Tu as l’impression d’avoir mangé un délicieux repas, d’avoir dormi pendant dix heures d’affilées, bref, tu es en forme. Plus que cela, tu sens même un tourbillon d’énergie en toi, une réserve que tu ne pensais pas posséder. Ça éveille chacun de tes sens, chacun de tes nerfs au point le plus sensible, te rendant plus alerte et plus agile. Le lac dans lequel tu te trouves est toujours aussi noir, mais, par un procédé que tu ne comprends pas, tu parviens à trouver ton chemin. La lueur bleutée qui indiquait ta sortie est d’ailleurs apparu à quelques mètres de toi. Tu n’as qu’à t’y rendre pour arriver dans une salle préparatoire au repaire de Paige.

Dans ton esprit, tu entends ces mots :


*Je suis désolé de ne pas avoir pu t’aider plus… et les forces me manquent. Ton arme gardera la trace de mon passage, tu pourras faire feu aussi souvent et longtemps que tu le voudras sans recharger. C’est le moins que je puisse faire. Mon… essence se déchire. Je ne peux plus tenir ainsi. J’espère que ces forces que je te lègue seront suffisantes pour que tu nous rendes notre liberté. Tu penseras à moi une fois de temps en temps hein ? Chez vous, j’étais connu sous le nom de Ptolémée. À… une prochaine fois.*

Tu sens l’étau froid du lac se resserrer contre toi doucement, signe que la présence de ton guide vient de disparaître. Ça n’a pas le temps de te refroidir ou de drainer ton énergie, car tu es rendue à la sortie. Dans un bruit de « plouf! », tu passes la sortie… et…

Spoiler:
 

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