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 Entre Père Et Fille [Solo]

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Erïka M. Davidoff
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Date d'inscription : 04/05/2011
Age : 24
Localisation : Far Away From You ~

Fiche Tecnhique
Metier: Professeure / PDG des S.M.I.T.E Industries
Age : 21 ans
Nationalité : Russe / Américaine

MessageSujet: Entre Père Et Fille [Solo]   Dim 22 Déc 2013 - 9:10

Les fenêtres étaient couvertes de givre. Il faisait plutôt froid à l’extérieur, la brise hivernale balayant les doux flocons qui se posaient sur le sol. Portant un gros pull, Erïka fixa le paysage extérieur. C’était magnifique. Elle adorait l’ambiance de cette petite maison. Le foyer avait été allumé et les flammes réchauffaient doucement la grande pièce dans laquelle elle se trouvait. Un bruit de vaisselle contre le bois vernis d’une table attira son attention. Elle se leva et gagna la cuisine. Son père venait de servir le repas. Il avait cuisiné un morceau de gibier qu’il avait mis à congeler lors de sa dernière visite. Il fallait simplement espérer que ce soit comestible. Son père n’était pas très doué lorsqu’il était temps de faire la cuisine. Erïka goûta le plat, puis grimaça.

-« Je ne sais pas comment tu arrives à rater tes plats, même les plus simples. C’est dégoutant. » Fit-elle dans sa langue natale. Avec son père, elle pouvait parler le russe.
-« C’est délicieux. Tu ne sais pas apprécier le goût de la vraie viande. » Il gouta un morceau provenant de son assiette. « Tu as raison. C’est immangeable. Je vais jeter ça. J’irais acheter quelque chose à manger au village le plus près. » Il se leva, tenta de prendre l’assiette d’Erïka, mais cette derrière l’en empêcha.
-« Ce n’est pas parce que c’est dégoutant que ce n’est pas comestible. J’ai mangé pire, de toute façon. »
-« Je ne vais pas t’obliger à manger ça. »
-« J’ai faim, je m’en fiche. »
-« Si tu le dis. » Il se réinstalla à table et mangea à son tour.

Erïka termina son assiette sans trop de mal, malgré le goût étrange de la nourriture. Elle avait profité d’un moment d’inattention de son père, alors qu’il s’était levé pour aller chercher une bière dans le réfrigérateur, pour déposer un gros morceau de viande qu’elle n’avait pas touché dans son assiette. Lorsqu’il revint, elle fit comme si rien n’était, repoussant son assiette vide. Elle ramena ses jambes sur sa chaise et attrapa sa tasse de thé dans ses mains. Ici, elle pouvait s’assoir comme elle le voulait. Pas de bonnes manières, ni même de règles de bienséance. Elle pouvait dire ce qu’elle voulait, faire ce qu’elle avait envie et, surtout, porter les vêtements qu’elle désirait. On était loin d’être dans une sortie chic avec Eleonnora. De toute façon, porter des vêtements de marques aurait été idiot puisqu’Erïka et son père était venu ici pour chasser. Ils étaient arrivés quelques heures plus tôt. Après avoir fait un feu dans la cheminée, ils avaient déneigé une grande partie de la propriété, rendant leur déplacement aux alentours bien plus aisés. Pendant qu’Erïka envoyait des SMS à certaines personnes, son père avait décidé de s’occuper du repas. Elle lui avait bien proposé un coup de main, mais il avait refusé. Le repas quel avait mangé était sa conséquence pour ne pas avoir insisté davantage.


-« Tes cours se passent bien, à l’institut ? »
-« Oui. J’ai eu du retard à rattraper à mon retour de la Norvège, mais ça va.»
-« Tu arrives à comprendre tes cours d’économie ? »
-« Bien mieux qu’avant. J’ai réussis à comprendre la matière soudainement, comme si j’avais eu une illumination pendant la nuit. En fait, je réalise surtout que j’ai beau avoir du mal à comprendre, parfois, je réussis tout de même à avoir d’excellentes notes. »
-« Tu n’as jamais pensé à aller à l’université et avoir un diplôme d’économiste ou en gestion de commerce ? »
-« J’ai ai pensé. Ce qui me passionne c’est l’enseignement, pas les affaires. »
-« Tu pourrais reprendre l’entreprise familiale à ma mort. »
-« T’es immortel je te signale. »
-« Tu sais ce que je veux dire, Erïka. »
-« Ce n’est pas Eleonnora l’héritière légitime, de toute façon ? »
-« Je ne crois pas que cela l’intéresse. »
-« Tu devrais lui en parler. C’est elle qui devrait hériter de l’entreprise. Tu sais, elle fait beaucoup d’efforts pour que tu sois fière d’elle. »
-« Je suis fière d’elle. »
-« Dis-le à ta face. »
-« Erïka ! »
-« Non mais tu te regardes dans un miroir, sérieusement ? Tu as toujours ce même air dur et sévère, comme si tu jugeais chaque personne que tu regardes. »
-« Je ne juge personne. »
-« Ce que je veux dire c’est que tu as l’air tellement habitué de jouer le Général stricte et sévère à l’armée que tu ne te rend pas compte de la tronche que tu tires. C’est comme naturel chez toi. Mais c’est pas là que je veux en venir. Tu ne crois pas que tu mets trop de pression à Nora ? À chaque fois que tu débarques au pays, c’est comme si elle accueillait le président des États-Unis. On dirait qu’elle veut juste être parfaite et répondre à tes attentes. Ce n’est pas moi qui l’a réalisé. C’est plutôt grand-mère qui a remarqué ça au fil du temps. »
-« Je veux seulement qu’elle réussisse dans la vie. Je suis fier de ce qu’elle est devenue. Je ne suis pas plus stricte avec elle qu’avec vous. »
-« J’y crois pas. Elle, elle te respecte, tu l’as élevée. Moi, non. Tu n’as pas vraiment d’autorité sur moi, va falloir t’y faire. »
-« Est-ce que quelqu’un en a déjà eu, de toute façon ? »
-« Grand-mère. Et mon grand-père. »
-« Anieta m’a dit qu’il était mort quand vous étiez jeunes, Alexïs et toi. »
-« On avait dix ans, je crois. »
-« Cela a beaucoup affecté votre mère, n’est-ce pas ? »
-« Je ne veux pas parler d’elle. »
-« Pourquoi ? »
-« C’est une connasse. »
-« Je n’étais pas là pour l’empêcher de faire ce qu’elle a fait. Je ne peux rien changer à ce qui s’est produit, mais je peux t’écouter si tu veux en parler. »
-« Je n’en ai pas envie. »
-« Tu sais, même Anieta se demande ce qu’elle a bien pu vous faire subir. Ton frère a toujours dis que c’était toi qui avait le plus souffert, mais il ne nous a jamais dit en quoi. »
-« C’est du passé, qu’est-ce que ça change, de toute façon ? »
-« Peu de choses. Je suis ton père. J’essaie de rattraper le temps perdu, de faire ce que je n’ai jamais pu faire pour toi. »
-« Remuer le passé sert à rien. Je n’ai pas envie d’en parler. Il n’y a rien à dire. Je tente d’oublier ça et d’aller de l’avant. »
-« Si jamais tu as besoin de parler à quelqu’un, peut-être même à un psychologue, je peux t’aider. »
-« Je ne suis pas du genre à parler de mes problèmes, encore moins à un inconnu. »
-« Je sais que tu as subis beaucoup d’actes de violence, surtout pour protéger ton frère. Tu n’as pas été agressée disons… »
-« J’ai été pratiquement battue à mort. J’ai été poignardée, mais je te rassure, je n’ai jamais subit ce genre d’agression. Je crois que c’était plus amusant de me rouer de coups. Je ne pouvais abandonner et me laisser faire. Je me relevais toujours, tant que j’en avais la force. Je pensais pouvoir me battre, me montrer forte. Je ne l’étais pas. Maintenant, grâce à Miss Frost, je m’entraine, j’apprends à me défendre et je sais qu’un jour je n’aurais plus peur de qui que ce soit. »

Erïka se leva. Elle posa sa tasse sur la table et débarrassa les couverts qu’elle rinça et déposa dans l’évier. Son père attrapa sa bouteille de bière et en bu une longue gorgée avant de rompre le silence. Il avait bien compris que la dirigeante de la Frost International occupait une place importante dans la vie de sa fille. Rien qu’à entendre cette dernière en parler, il avait l’impression que cette femme était un véritable modèle pour elle. Pourra-t-il, un jour, occuper une telle place dans la vie d’Erïka et prendre soin d’elle comme Emma l’avait fait ?

-« C’est une jolie femme. Elle semble être également un bon professeur. »
-« Oui. Elle est géniale. »
-« J’aimerais bien la rencontrer, un jour. Je veux avoir une idée de qui est la femme qui semble si bien prendre soin de toi. »
-« Comme tu veux. Je pourrais lui en parler. Si ça se trouve, elle va bosser pendant le temps des fêtes. »
-« Elle n’a personne dans sa vie ? Un mari, un fiancé… ? »
-« Non, pas à ce que je sache. Pourquoi tu veux savoir ça ? »
-« Simple curiosité. »
-« Sergeï ! » Lança Erïka tout en lui faisant de grands yeux. « T’es pas sérieux ? T’as pas un œil sur elle, quand même ?! »
-« Non ! C’est juste qu’elle est une belle femme, élégante, raffinée et… »
-« Et elle a l’âge de ta fille ! »
-« L’âge n’est pas un problème, tu sais. »
-« Non mais t’imaginer, elle, toi… Arrrrg ! Je ne veux même pas imaginer que tu puisses la draguer ! Et si elle devenait ma belle-mère ? Ce serait le cauchemar ! »
-« Au moins il y aurait quelqu’un qui aurait de l’autorité sur toi. » Répondit-il, s’amusant à embêter sa fille.
-« Non. Non. Et non. T’es vraiment sérieux ? »
-« Je sors d’un mariage et ce n’est certainement pas pour m’engager dans un autre. Je veux simplement rencontrer ton professeur, c’est tout. »

Erïka attrapa sa tasse de thé et alla s’installer devant la cheminée, sur le canapé. Elle ramena ses jambes vers elle, laissa de la place à son père. Ce qui était bien, avec lui, était qu’il ne se gênait pas pour lui dire ce qu’il pensait. Cependant, il y avait certaines choses que la jeune femme préférait éviter de savoir, notamment en ce qui concernait la vie amoureuse de son père.

Sergeï ne tarda pas à venir la rejoindre. Il déposa sa bière sur le petit meuble à côté du canapé, puis tendit un paquet à sa fille. Cette dernière leva les yeux vers lui, puis les posa sur la boite. Elle était longue, pas trop large. Erïka posa sa tasse pratiquement vide au sol avant de prendre la boite dans ses mains.


-« C’est quoi ? »
-« Tu n’as qu’à ouvrir. »
-« Avant, promet moi que ce n’est pas une voiture. »
-« Est-ce que ça ressemble à une voiture ? »
-« Nora et toi avez cette même tendance d’acheter des véhicules coûteux. On ne sait jamais. »
-« Ouvre le, tu verras bien ce que c’est. »

La jeune femme sourit. Elle déplia les jambes afin d’y poser le paquet. Doucement, elle retira le ruban qui entourait la boite. Elle l’ouvrit doucement. Il s’agissait d’une boite en bois vernis. Que contenait-elle ? Ce n’était pas très légère, elle retira donc la boite du paquet avec douceur, évitant ainsi de possiblement abîmer ce qui pouvait être à l’intérieur. Après tout, cela pouvait être fragile. Repoussant le paquet cadeau, elle posa la boite de bois sur ses genoux et l’ouvrit lentement. Elle n’avait aucune idée de ce qui pouvait se trouver à l’intérieur. Elle ne tarda pas à le découvrir. Un magnifique fusil de chasse reposait devant elle. Elle avait également des munitions et des nombreux accessoires qui lui seront utiles, notamment pour l’entretien. Erïka passa ses doigts sur le bois vernis de l’arme, puis sur le canon. Son sourire s’agrandit.

-« Il est magnifique. Je l’adore ! »
-« J’espérais bien qu’elle te plaise. Tu reconnais le modèle, la marque, le calibre ? »
-« C’est un Beretta, non ? Comme le tien ? »
-« Oui, exactement. Un semi-automatique calibre 12. »
-« Il est génial. » Elle le prit doucement dans ses mains, le souleva. Elle visa un point invisible près de la cheminée.
-« Nous pourrons le tester demain. Je te montrerais comment t’en occuper et, surtout, comment t’en servir. Il est différent de celui que je te prête habituellement. Je sais que Noël n’est que dans quelques jours, mais je voulais que tu ais l’occasion de t’en servir. »

Erïka observa de nouveau l’arme, puis la posa dans sa boite. Elle déposa cette dernière sur le sol, après l’avoir refermée, afin de pouvoir serrer son père dans ses bras. C’était la première fois qu’elle se montrait si affectueuse à son égard. Sergeï sourit, lui rendit son étreinte. S’il arrivait à rendre sa fille heureuse, il ne pouvait qu’être heureux à son tour. La jeune femme se redressa et attrapa son cadeau afin de le déposer en sécurité dans le placard verrouillé dans lequel ils rangeaient leurs armes. Elle pourra s’en servir demain.

-« Merci ! »
-« Je suis persuadé que tu en prendras soin. »
-« Bien sûr ! Il est génial. J’ai hâte à demain. »
-« Ça viendra assez vite. Il se fait tard. »
-« Je savais qu’il ne fallait pas quitter New-York à l’heure des embouteillages. On est arrivés plus tard que prévu. »
-« Certes, mais nous avons tout le week-end pour chasser, alors que nous n’aurions pas pu le faire si nous étions partis le lendemain matin. Et puis, on a passé une belle soirée. »
-« C’est vrai, tu as raison. Ce sont des moments comme ça qui me prouvent que ce n’est pas si mal d’avoir un père, finalement. »

Il était temps d’aller dormir. Erïka attrapa sa tasse de thé et la but d’un trait avant de la poser sur le comptoir de la cuisine. Elle se dirigea vers sa chambre, mais s’arrêta avant d’ouvrir la porte.

-« Bonne nuit, Sergeï. »
-« Bonne nuit. N’oublie pas, nous nous levons à l’aube, demain. »
-« Ne t’en fais pas, je serais prête à temps. Je veux profiter de notre partie de chasse au maximum. »

Son père esquissa un sourire. Erïka entra dans sa chambre et referma la porte derrière elle. Il était temps de dormir. Une longue journée l’attendait. Elle avait hâte d’y être. Elle voulait profiter au maximum de ce temps passé avec son père. Elle n’avait pas l’occasion de le voir souvent. Il compensait son absence en lui donnant de l’argent, mais elle n’en voulait pas. Ce qu’elle voulait, plus que tout, était un père. Et elle l’avait. Elle l’avait afin connu. Pour rien au monde elle ne souhaiterait le perdre.
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