X-Men : Sentinel Project

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 Si j'avais su... [Will/Psychopathe cannibale made in Riri au nom inconnu]

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William McKellen
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MessageSujet: Si j'avais su... [Will/Psychopathe cannibale made in Riri au nom inconnu]   Lun 30 Sep 2013 - 22:28

Marchant d’un bon pas, Will ne regardait même pas ce qui l’entourait. Il était focalisé sur une seule et unique chose : la révélation dont il avait été témoin quelques minutes plus tôt. Il entendait encore Eleonnora qui le suppliait presque de remonter en voiture avec elle. Et lui… il lui avait tourné le dos. Jamais il n’aurait fait ça en temps normal. Cette fille, il l’adorait, il était proche d’elle et pouvait tout lui pardonner. Mais pas ça. Le fait qu’elle lui ait menti l’avait blessé mais ce n’était rien comparé au reste. Elle pouvait avoir tous les secrets qu’elle voulait, c’était bien humain et tout le monde avait son petit jardin secret. Mais le fait qu’elle soit au final un représentant de l’ordre… ça ce n’était pas tolérable pour Will. Vu la réaction qu’elle avait eu avec lui, il doutait qu’elle l’ait approché volontairement à cause de ses méfaits. Personne n’était au courant après tout… Mais il redoutait qu’un jour, elle découvre tout, d’une façon ou d’une autre. Jamais il n’irait en prison, il préférait mourir que de moisir derrière les barreaux. Et Nora représentait un danger à présent.

Et quoi de mieux que s’éloigner de toute source de danger ? Will ne pensait plus qu’à se trouver le plus loin possible d’elle. A contrario, se voir ainsi séparé d’elle lui faisait de la peine. Pourquoi avait-il fallu qu’elle soit flic ? Qu’elle soit du côté de la loi ? Plusieurs personnes étaient au courant des méfaits de Will mais comment réagirait-elle elle ? Elle lui demandait de lui faire confiance mais il n’était plus certain de pouvoir. Il craignait vraiment la réaction qu’elle pourrait avoir. Et plutôt que de vivre dans la crainte, il préférait faire une croix sur leur amitié même si cela lui brisait le cœur. Mais c’était sa vie qui était en jeu… tant pis s’il perdait un être cher. Il ne pouvait pas se permettre d’être arrêté et séparé de sa future femme. Comment la rendrait-il heureuse s’il était ainsi privé de liberté, privé d’elle ?

Donnant un coup de pied rageur dans une canette qui trainait sur le sol, Will continua sa route mais fut bien obligé de se stopper lorsqu’il commença à sortir de la ville. Bien que Washington soit grande, elle avait une fin… Il ne lui restait plus qu’à rentrer à présent, n’ayant plus rien à faire ici. Au final, ils n’avaient même pas profité un peu de leur journée ensemble. Devrait-il lui rendre tout ce qu’elle avait pu lui offrir ? Pour l’heure il préférait ne pas y penser, encore trop bouleversé par la révélation. S’arrêtant pour regarder autour de lui, il constata qu’il n’était pas très loin de la grande route qui menait à New York. Hésitant, il se demanda s’il n’avait pas meilleur temps de prendre un taxi plutôt que d’y aller à pieds… La route était fichtrement longue et il ne se sentait pas le courage de tout faire à pied. Autant dire qu’il ne risquait pas d’arriver avant le lendemain… s’il ne se faisait pas écraser en cours de route. Mais la perspective de devoir payer une fortune pour rentrer chez lui ne l’enchantait pas. Tant pis, il se passerait d’un taxi. Marchant le long de la route, il commença à reprendre la direction de New York. Il ne lui restait plus que la solution de faire du stop…

Marchant d’un pas rapide à cause de son énervement, il ne leva même pas le pouce lorsque des voitures passèrent près de lui. A vrai dire, il hésitait, n’étant pas certain que se faire prendre en stop était une bonne idée. Fatalement, il repensait à Ronald Anderson. Type sympa à première vue mais il s’était révélé être un sacré psychopathe en puissance. Amy et Will auraient pu mourir ce jour là… Mais depuis, faire du stop rendrait le rouquin plein d’appréhension. Marchant de nombreux kilomètres, il ne se décida à faire du stop que lorsque le ciel commença à se couvrir. Mieux valait qu’il soit à l’abri avant que la pluie ne se décide à tomber. Pouce en l’air tout en continuant de marcher, le rouquin vit défiler les voitures les unes après les autres. Personne ne daignait s’arrêter. A croire qu’un type borgne ne donnait pas confiance… Sans doute préféreraient-ils prendre une jolie fille. Pas de chance pour le rouquin. Mais alors que la pluie commençait à décorer son t-shirt tout neuf, une voiture se stoppa à sa hauteur. L’homme annonça qu’il ne se rendait pas à New York mais qu’il pouvait toujours l’avancer un peu. Ainsi, il serait au sec et en plus il avancerait bien plus rapidement ainsi. Will accepta, non sans une certaine réticence et grimpa dans le véhicule.

Le type n’était pas très bavard, ce qui arrangeait bien le mutant. Ce dernier n’avait pas tellement envie de feinter la bonne humeur et de papoter avec quelqu’un qu’il ne connaissait pas. De plus, si l’homme avait été trop avenant, Will l’aurait sans doute comparé à Ronald, involontairement. Là, le trajet se fit en grande partie dans le silence. Seul l’autoradio émettait du bruit, enchainant chanson après chanson jusqu’à ce que le CD revienne à son point de départ. Posant la tête contre la vitre, Will ferma les yeux. Il aurait sincèrement souhaité que cette journée ne soit qu’un mauvais rêve.

Mais lorsqu’il ouvrit à nouveau les yeux, il pu constater qu’il était toujours dans la même voiture miteuse qui passait toujours les mêmes chansons. L’automobiliste annonça que leurs routes allaient bientôt se séparer. Apercevant un panneau annonçant un motel à 2 kilomètres, le rouquin lui demanda alors de le déposer là. Il n’allait pas tarder à faire nuit et il se voyait mal continuer sa route une fois qu’elle serait tombée. Une petite halte à un motel s’imposait. Et puis, il avait besoin de réfléchir…

Saluant celui qui lui avait bien rendu service, Will sortit du véhicule et regarda le motel qui lui faisait face. Ca ne payait pas de mine, ça semblait même un peu miteux… mais au moins il aurait un toit au dessus de la tête pour la nuit. Se dépêchant de rentrer au niveau de l’accueil, il demanda aussitôt une chambre. Heureusement qu’il avait pris un peu d’argent avant de sortir… Une fois la clé en main, il longea le porche pour se rendre à sa chambre, assez éloignée de l’accueil. Au moins il ne serait pas dérangé par les vas et vient des éventuels clients et pourrait dormir tranquille.

Ouvrant la porte, il la referma aussitôt mais ne songea pas à la verrouiller. Après tout, qui viendrait le déranger ? Il n’avait rien de précieux sur lui et vu l’endroit, il doutait qu’il y ait beaucoup de monde de toute façon. Remarquant qu’il y avait une télé, Will s’empara de la télécommande et l’alluma. Mais à part de la neige, elle n’affichait pas grand chose. Sans doute aurait-il dû prendre l’option Télévision… Eteignant le poste, le rouquin jeta la télécommande sur la table de chevet. Malgré le trajet en voiture, il était tout de même en partie mouillé. Afin de ne pas attraper froid et d’être confortable, il décida de prendre une douche. Apparemment, l’eau chaude aussi était en option… mais il avait l’habitude de prendre des douches froides alors cela ne le dérangeait pas tellement au final.

Nettoyé et sec, le rouquin ne remit que son pantalon avant de s’installer sur son lit. Bras derrière la tête en guise d’oreiller, il regarda le plafond, songeant à cette journée catastrophique. Pourquoi un petit rien venait tout gâcher ? A ce moment là, il aurait réellement souhaité être blanc comme neige, ne rien avoir à se reprocher… mais il savait que c’était trop tard. A présent, il devait faire avec. Fermant les yeux, il ne tarda pas à s’endormir, fatigué de s’être fait tant de nœuds au cerveau. S’il avait su ce qui l’attendait, sans doute n’aurait-il jamais quitté sa précieuse amie. Mais c’était de toute façon trop tard pour revenir en arrière.

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MessageSujet: Re: Si j'avais su... [Will/Psychopathe cannibale made in Riri au nom inconnu]   Ven 4 Oct 2013 - 0:12

Terrance Brown. Un homme à la fois étrange et mystérieux. Que sait-on de lui ? Très peu de choses. Enfant de la rue, il ne connait rien de plus que les petites ruelles sombres et les malfrats de tout genre. Tout ce que l’on pouvait dire sur lui était qu’il était un excellent guide à travers Washington. Depuis son enfance il traine dans les rues. Il découvre ce monde à la fois si fascinant et dangereux. Son mode de vie intrigue les gens. Ses petites manies étranges les effraies. On le croise dans la rue, on le reconnait. Tous les sans-abris savent qui il est. Un loup solitaire à l’écart de l’univers des gens jugés normaux. L’été, il parcourt les rues de Washington alors que l’hiver il se fait absent. Où se cache-t-il ? Hiberne-t-il comme ces ours sauvages dans leurs grottes ? Personne ne le sait. Lorsqu’il décide de disparaitre, il est devient un véritable fantôme. À un point tel que ses connaissances se demandent s’il a déjà exister…

L’été s’écoulait peu à peu. D’ici de nombreuses semaines, l’automne cognera aux portes. Il était bien rare que Terrance quitte la ville si tôt. Cependant, il n’avait pas le choix. Combien de temps avant que quelqu’un ne découvre le cadavre qu’il avait laissé derrière lui ? Il devait se réfugier en forêt et établir son campement dans un lieu isolé. Mais où ? Cet endroit où il avait auparavant l’habitude de se réfugié avait été transformé en quartier de condominiums. Il ne pouvait plus s’en approcher. Il devait se trouver un nouveau refuge, une nouvelle maison pour l’hiver. Il y passera également l’automne et retournera en ville au printemps, quand tout ce sera calmé.

Imprévisible et secret, Terrance conservait malgré tout certaines habitudes. Il s’arrêtait dans un motel où la sécurité n’avait d’égal que les chambres dégoutantes et peu confortables que l’on pouvait y trouver. Ainsi, il savait qu’il pouvait commettre ses méfaits en paix. Il choisissait un endroit différent à chaque année. Parfois, il revenait sur le lieu de ses anciens crimes. C’était à ce moment-là qu’il se sentait parfaitement comme chez lui. Cette nuit, il comptait bien en profiter avant de disparaitre pour la période hivernale.

Pourquoi avait-il perdu les pédales, quelques jours plus tôt ? Pourquoi avait-il laissé ce manque lui peser, l’écraser comme un vulgaire moucheron ? Il n’aurait jamais dû prendre cette lampe et assommer son dealer. Il avait cru qu’il se réveillerait, quelques instants plus tard. Cependant, il dû accepter la vérité : il était mort. Que faire ? Laisser le corps dans cet appartement miteux ? C’était probablement le mieux à faire. Il avait nettoyé ses traces, volé ce qui avait de la valeur afin de faire passer cela pour un cambriolage ou n’importe quel crime de ce genre. Pendant quelques secondes, il avait eu l’idée de se jeter sur le corps, de le déchiqueter. Il lui fallut une volonté surhumaine afin de ne pas céder. Il s’était promis de trouver quelque chose pour se rassasier plus tard. Pour l’instant, il s’était contenté de manger des morceaux de viande séchée en espérant oublier sa faim.

Rien ne pouvait le rassasié davantage que la chaire et le sang. Il avait besoin de bien plus que de la viande animale. Il lui fallait un repas digne de ce nom. Il ne pouvait attendre plus longtemps. Après avoir longuement marché, quittant Washington afin de s’éloigner de son récent crime, Terrance s’accorda une pause. Il s’installa dans un petit bar miteux, longeant l’autoroute. La pluie s’était abattue sur les environs. Il n’avait pas le choix de stopper sa marche pour quelques temps. Il commanda  un verre d’alcool, un seul. Cela allait l’aider à résister un peu plus longtemps à sa faim. Il allait réussir à l’oublier pendant quelques heures.

Au bout d’un moment, il en eut marre. Il déposa un billet sur le bar puis quitta l’établissement. Il pleuvait toujours. Fouillant dans son énorme sac de randonné, il en tira un petit parapluie. Il marcha ainsi pendant plus d’une heure avant d’arriver à un motel. Aussitôt, une vague de nostalgie s’empara de lui. Il contourna l’accueil et longea les nombreuses chambres endormies. Quelques années plus tôt, il y avait eu un meurtre dans l’une de ces chambres. Jamais le coupable de cette boucherie n’avait été découvert. Un corps démembré avait été retrouvé sur un lit. Plusieurs parties du corps manquaient à l’appelle. Les meilleures parties. L’homme qu’il avait tué était mort dans d’atroces souffrances. Terrance se souvenait encore de ses cris étouffés par le bâillon, de la douleur à travers son regard. Il se rappelait pratiquement du goût de la chaire tendre qui l’enrobait. Par contre, ses poumons n’étaient pas en bon état. Il était un gros fumeur, cela il l’avait rapidement remarqué. À cette époque, il était loin d’en être à son premier meurtre.

L’homme s’arrêta devant LA chambre. Cette pièce qui lui rappelait tant de merveilleux souvenirs. Il ne pouvait rien percevoir à travers les épais rideaux, mais il était persuadé que la pièce n’avait pas tant changé que cela. Il avait hâte d’y pénétrer, mais se retint. Il avait noté, alors qu’il marchait lentement le long de le porche, qu’une lumière avait été allumée. Il avait pu en percevoir les lueurs de la lampe de chevet. Il y avait une personne à l’intérieur. Terrance n’aurait pu espérer mieux. Il décida d’attendre quelques instants avant d’entrer. Il devait s’assurer que sa future victime était bien assoupie. Était-elle seule ? Il avait cru ne voir qu’une seule silhouette, mais il ne devait pas considérer cela comme étant une réalité. Il devait se dire qu’il était possible qu’elle ne soit pas seul, s’attendre à tout.

Après avoir discrètement attendu de longues minutes - il ne saurait dire combien de temps s’était écoulé depuis qu’il s’était assis derrière le bâtiment dans le but de ne pas être repérer par d’éventuels clients qui souhaiteraient rejoindre leur chambre. Terrance se sentait de plus en plus fébrile. Il allait commettre un meurtre. Il allait se régaler. Il n’en pouvait plus d’attendre, il se faisait de plus en plus impatient. Il se leva, se dirigea vers la chambre. Dans la poche de son épaisse veste, il avait ce dont il avait besoin pour maitriser temporairement sa victime. Ainsi, il aura le temps de s’installer en vue de son délicieux festin.

Doucement, il tourna la poignée de la porte. Cette dernière n’était pas verrouillée. Curieux. La personne de l’autre côté était-elle négligente à ce point ? Il poussa doucement la porte et pénétra dans la pièce. Il la referma discrètement derrière lui. Il n’y avait personne dans la salle de bain, il pouvait le voir depuis la porte ouverte. Une seule personne dormait dans le lit. C’était parfait. Il verrouilla la porte et déposa très lentement son gros sac au sol. Il s’approcha du lit, sortant une seringue de sa veste. Il fit quelques pas de loup supplémentaires pour arriver aux côtés de la personne. Il se pencha vers elle et inséra l’aiguille dans la peau de son cou. Sans tarder, il injecta un tranquillisant à sa victime. Une fois assuré qu’elle ne se réveillera pas tout de suite, il s’approcha des rideaux. Personne n’allait voir à travers. Il appuya sur l’interrupteur. La pièce fut aussitôt baignée de lumière. Il était temps de se mettre au travail.

L’homme rangea sa seringue dans un étui épais afin de ne pas se piquer par accident. Il sortit de la corde de son sac et y attacha les pieds de la victime à chaque coin du lit. Par la suite, il attacha ses bras contre son torse. Bien entendu, il prit bien soin de dévêtir entièrement l’homme qu’il avait sous les yeux. Terrance pris quelques secondes pour l’observer. Il était roux, portait un cache-œil et quelques boucles d’oreilles. Rien qui n’intéressait l’homme. Il n’y prêta que très peu d’attention. Ce qu’il voulait voir était le corps. Trop de cicatrices à son goût. Cela ne lui inspirait rien de bon quant à la qualité de la viande. Il était tombé sur une personne qui avait vécu bien des choses horribles dans sa vie. Ce festin ne sera peut-être pas aussi délicieux qu’il ne l’aurait cru. Avant de passer à autre chose, il colla une épaisse couche de ruban adhésif sur la bouche de l’individu afin de l’empêcher de crier.

Sur une petite table circulaire qu’il y avait contre un mur, il posa toutes ses affaires. Pour commencer, un petit réchaud portatif dont il se servait pour faire cuire sa viande. Il avait également une petite poêle qu’il posa dessus. Il déplaça la télévision et la posa au sol afin d’utiliser le meuble pour y déposer quelques couteaux bien tranchants de différentes tailles. Il allait s’en servir pour découper la viande tendre. Il posa, pas très loin, une seringue propre et une petite bouteille au liquide transparent. Pour l’instant, cela allait suffire.

Le temps que l’homme se réveille, Terrance s’enferma dans la salle de bain. Il se débarrassa de ses vêtements et pénétra dans la douche. Depuis combien de semaines ne s’était-il pas lavé convenablement ? Il n’avait pas l’occasion de prendre des douches bien souvent, dans la rue. Après avoir passé une dizaine de minutes sous l’eau chaude, il se sécha avec une serviette et enfila ses seuls morceaux de vêtement propres. Il les avait volés pendant une vente dans la rue, quelques semaines plus tôt. Il rangea la serviette, ses vêtements sales dans un grand sac de plastique. Il en prit un plus petit pour y ranger le savon et ce qu’il avait utilisé. Il en profita pour voler un rouleau de papier de toilette au passage. Il rangea tant bien que mal le tout dans son grand sac. Il était temps de passer au repas. Il avait suffisamment entendu. Il passa une main dans sa chevelure d’ébène dont les mèches touchant ses épaules mouillaient son chandail. Sa victime allait probablement s’éveiller sous peu. Inutile d’attendre plus longtemps, il attrapa la petite bouteille sur le meuble ainsi que la seringue pour prélever le liquide qu’il injecta à sa victime. D’ici une minute, l’anesthésiant. Il est temps de se mettre aux fourneaux.

Lentement, Terrance marcha jusqu’au meuble où il avait déposé ses couteaux. Il attrapa l’un d’entre eux, long et fin. Cela allait suffire, pour commencer. Il allait pouvoir couper de minces tranches, goûter la viande. Il alluma d’ailleurs le feu de son réchaud. Pour la première fois, son regard croisa celui de sa victime, pendant quelques secondes. C’était toujours plus jouissif de manger sous le regard apeuré et dégouter de son casse-croute. Terrance traina une chaise près du lit et s’y assit. Il allait commencer par les jambes. Les muscles seront peut-être plus délicieux que le reste. Il adorait cette partie du corps humain. Il ne savait pas pourquoi, mais il avait une préférence pour les muscles des jambes. Après avoir fait une sorte de garrot pour limiter un maximum l’hémorragie, il commença par découper une mince tranche de peau. Il la jeta dans la poubelle. Il voulait ce qui se trouvait en dessous. Peu à peu, tranchait des morceaux. Lorsque le sang coulait à flot, il prenait soin de stopper un maximum l’hémorragie. Ensuite, il continuait. Il coupa les morceaux souhaités et les jeta dans la poêle, accompagnée d’un peu d’huile. Il devait avoir encore un peu de sauce dans son sac, question d’ajouter au goût. Avant tout, il voulait goûter à cette délicieuse viande qui le faisait saliver. Ce repas allait peut-être être bien meilleur qu’il ne l’aurait cru.
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MessageSujet: Re: Si j'avais su... [Will/Psychopathe cannibale made in Riri au nom inconnu]   Ven 4 Oct 2013 - 12:56

Will avait eu du mal à s’endormir, tourmenté par les évènements de la journée. Pourquoi les choses avaient-elles évoluées ainsi ? Pourquoi avait-il fallu qu’il soit si proche de Nora ? Si elle n’avait été qu’une simple connaissance, cela ne lui aurait rien fait. Il l’aurait effacée de sa vie et cela aurait été terminé, sa vie aurait repris son cours normal. Mais pas là. Nora était sa meilleure amie, celle avec qui il partageait beaucoup de choses et avec qui il n’avait aucun tabou. Avec elle pas de chichi et même si elle était parfois exaspérante, Will lui, s’en amusait. Maintenant qu’il voyait cette amitié réduite en cendres, il se sentait vraiment mal. Il ne voulait pas la perdre mais il n’avait pas le choix. Elle ne lui avait pas laissé le choix…

Fatigué par sa marche et la longue route, le rouquin finit tout de même par trouver le sommeil. Pas un sommeil léger et peuplé de doux rêves, loin de là. Il n’était pas rare qu’il fasse des cauchemars et cette nuit ne fit pas exception à la règle. Bien que son sommeil était agité, il ne l’était pas physiquement. Etalé sur son lit comme une étoile de mer, il donnait l’impression de dormir paisiblement mais c’était loin d’être le cas. Aucun doute que la nuit allait être longue et pas vraiment reposante…

Mais pas un seul instant le mutant ne se doutait que quelqu’un lui voulait du mal. Oui il n’avait pas verrouillé la porte et après ? Il savait se défendre, il était dans un trou perdu et ne possédait rien de valeur sur lui. Aucun intérêt de s’en prendre à lui donc. Mais il n’avait pas envisagé qu’il y avait toutes sortes de personnes qui pouvaient trainer dans le coin… dont de dangereux malades. L’un d’eux était entré dans la chambre sans un bruit et le rouquin dormait toujours sans se rendre compte qu’il n’était plus seul.

Ce n’est que lorsqu’il sentit une vive piqure dans son cou que Will ouvrit les yeux soudainement, coupant court au cauchemar qu’il faisait. Que se passait-il ? Il avait l’impression qu’un moustique géant venait de le piquer. A la gorge, c’était une sensation des plus désagréables. Mais à peine eut-il ouvert les yeux qu’il sentit qu’ils se fermaient tout seul. Il se sentait tomber, perdre conscience sans rien pouvoir y faire. Que lui arrivait-il ? Il eut tout juste le temps d’apercevoir quelqu’un penché au dessus de lui. Un type à l’âge indéfinissable. Un type qu’il n’avait jamais vu. Mais son regard… c’était celui d’un prédateur observant sa proie. Will voulu le pousser, le dégager de devant lui mais son corps ne lui obéissait plus. Il fut incapable de faire le moindre geste et retomba inerte sur le lit, inconscient.

Rien de tout ce que l’homme lui fit ne le réveilla. Il ne dormait pas vraiment, c’était un faux sommeil, artificiel, mais cela ne lui permettait pas pour autant de savoir ce qui lui arrivait. C’était comme s’il dormait mais sans qu’aucun rêve ou cauchemar ne viennent l’animer. Pourtant, cela n’avait rien de reposant, bien au contraire. Il ne sentit rien. Ni même le moment où ses vêtements lui furent retirés ni lorsqu’il fut solidement attaché. Et lorsque sa jambe commença à être dépiautée, il ne ressentit rien non plus. La douleur aurait pu le réveiller mais il n’en fut rien puisque l’anesthésiant fonctionnait à merveille.

Will émergea avec difficulté. Sa tête lui tournait, il avait l’impression d’avoir trop bu comme le soir où il avait dormi chez Eleonnora après une soirée bien arrosée. Il en avait fait des conneries ce soir là. Il avait même dévoilé son pouvoir aux deux femmes sans le vouloir. Cela avait eu du bon car ainsi, Nora et lui s’étaient rapprochés, étant tous deux mutants. Cela leur faisait un secret de moins… Pourquoi repensait-il à ça franchement ?? La bouche pâteuse, le rouquin tourna légèrement la tête sur le côté, comme cherchant à se rendormir parce qu’il ne se sentait pas bien. Mais le reste de son corps ne suivit pas le mouvement.

Encore à moitié dans les vapes, il referma les yeux un instant avant de les rouvrir. Il voyait trouble, avait l’impression de tomber alors qu’il était pourtant allongé. C’était comme la sensation que l’on avait parfois, de tomber dans le vide et de s’écraser soudainement sur le sol. Essayant de reprendre ses esprits, Will ne comprenait pas pourquoi il se sentait si mal. Il n’avait pas bu pourtant. Puis, le souvenir d’un type penché sur lui lui revint. Il l’avait rêvé ou il était réel ? Tournant les yeux, il tomba nez à nez avec lui. Il était toujours là mais il n’était plus au même endroit. Qui était-il ? Le rouquin voulu l’interroger, lui dire de dégager et que ce n’était pas un logement social mais aucun mot ne franchit ses lèvres à part quelques marmonnements étouffés. Will se stoppa alors. Pourquoi ne pouvait-il plus parler ? Ses mots sonnaient drôlement à ses oreilles… Il se rendit alors compte que quelque chose était collé sur sa bouche, l’empêchant d’émettre le moindre mot. C’est à ce moment là que Will fut parfaitement éveillé, comme s’il venait de se prendre une grande claque.

Le ruban adhésif… ce n’était qu’une petite partie. Il était en fait solidement attaché, ses bras collés contre son corps l’empêchant de bouger ou d’attraper quoique ce soit. Dans cette position, impossible de se libérer. Ce type savait ce qu’il faisait. Le reste du corps de Will était attaché au lit et il se redressa un peu pour voir ce que cet homme lui faisait au juste. Oh une seconde… Il était à poil là ?? Entre ses dents, Will l’insulta de pervers psychopathe obsédé, ce qui donna à peu près : « hmm hmm humph hmmph ! »

Mais il était loin du compte. S’il était nu, ce n’était pas pour abuser de lui. En tout cas pas sexuellement. C’était quoi le pire au final ? Will se redressa légèrement et puis alors constater ce que le type faisait. Il était posté près d’une de ses jambes, couteau à la main. Cette scène lui rappelait étrangement celle avec Ronald Anderson et le fait du rouquin ne fit qu’un tour. Mais il paniqua encore plus lorsque l’arme toucha sa peau, la tranchant lentement. Rien. Aucune douleur. Aucune sensation. C’était comme s’il le regardait découper quelqu’un d’autre. Pourquoi ne sentait-il rien du tout ?? Il aurait dû hurler, crier cette insupportable douleur. Pourtant, Will était muet, interloqué par ce qui se produisait sous ses yeux. Lentement, il voyait sa jambe diminuer, se faire découper morceaux par morceaux jusqu’à ce que l’on ne voit plus que l’os. C’était horrible, tout simplement horrible. Will remarqua une seringue posée sur le lit. C’était sans aucun doute la raison pour laquelle il ne sentait rien… Cet homme semblait avoir tout prévu.

On ne pouvait pas dire que l’homme ne prenait pas soin de lui. Il veillait à stopper les hémorragies et à ne pas le tuer, prélevant juste ses muscles. Mais ce n’était pas fait pour rassurer Will qui songeait bientôt terminer dans un vulgaire congélateur à ce rythme là. Les battements de son cœur s’accéléraient au fur et à mesure qu’il voyait sa jambe s’amenuiser. Et puis il vit l’homme mettre tous les morceaux… dans une poêle ??? Un réchaud était disposé en dessous, réchauffant cette viande toute fraiche qui crépitait dans l’huile. Will eut un haut le cœur. Il était en train… de le bouffer ??

Comme s’il venait tout juste de réaliser ce qu’il se passait, le rouquin se mit alors à s’agiter, tirant sur ses liens. Bien sûr il était solidement attaché et il n’arrivait à rien. Plutôt que d’être paniqué comme il avait pu l’être jusqu’à présent, c’était maintenant la colère qui animait ses gestes et son regard. Il fusillait l’homme du regard, l’insultant sans discontinuer même si ce dernier ne risquait pas de comprendre grand chose. Mais s’il l’avait pu, ça aurait donné :


« Espèce d’sale connard d’enculé d’merde, attends un peu que j’me libère et j’vais tell’ment t’péter la gueule qu’même ta mère t’reconnaitra plus ! J’vais t’couper en morceaux et t’les faire bouffer un par un jusqu’à c’que tu t’étouffes avec, t’entends ?! »

Mais bien sûr, il ne risquait pas de comprendre le moindre mot. Cela dit, les paroles de Will étaient sincères et il comptait bien le lui faire payer tout ça. Mais pour l’heure, il était encore en partie sous l’emprise du produit injecté et n’arrivait pas à bouger ni même à se dédoubler. Il était juste impuissant…

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MessageSujet: Re: Si j'avais su... [Will/Psychopathe cannibale made in Riri au nom inconnu]   Sam 5 Oct 2013 - 16:56

Terrance avait du mal à retenir sa joie alors que son couteau découpait doucement de tendres tranches de chair humaine. Il en salivait déjà. Il avait déjà envie d’y goûter. Cependant, il se retint. Il ne savait pas où son repas avait trainé, auparavant. Il valait mieux faire cuire la viande. Et puis, cela lui donnera une autre saveur. De toute façon, il pouvait se préparer différents repas, il y avait assez de viande pour cela. Dommage, il n’était pas tombé sur quelqu’un de plus bâtit. Au moins, il n’était pas trop gras. Il n’avait pas à trier la viande.

Heureusement que l’homme prenait toutes les précautions possible afin d’empêcher sa victime de bouger. Il ne pouvait se permettre la moindre erreur. Si elle bougeait, il pouvait donner un mauvais coup de couteau et ainsi trancher quelque chose qu’il n’aurait jamais dû découper. Ou pire, se blesser. Il ne pouvait laisser une telle chose se produire. C’était pour cette raison qu’il avait toujours sur lui de nombreux produits qu’il achetait à son dealer. D’ailleurs, il allait devoir trouver un nouveau revendeur. Repoussant ce souvenir dans un coin de son esprit, Terrance souhaitait manger l’esprit en paix. Il se concentra sur autre chose.

Les sons émis par sa victime résonnaient comme une douce mélodie à ses oreilles alors qu’il jetait un morceau de plus dans sa poêle. Il se leva et retourna les nombreux morceaux de muscle afin de s’assurer qu’ils cuisent bien de chaque côté. Par la suite, il attrapa sa chaise et se déplaça de l’autre côté du lit. Il déposa le couteau sur le matelas avant de fouiller dans son sac. Il en sortit un grand sac de plastique, ces sacs que l’on utilisait pour conserver la nourriture. Il y avait un mélange de sel, de poivre, de coriandre, de laurier et de clous de girofles. Il s’installa avec son sac sur sa chaise. Chaque morceau de muscle qu’il découpait sur cette jambe intacte finissait dans son sac. Ainsi, il aura de la viande séchée à grignoter plus tard. Lorsqu’il en eut suffisamment, il referma hermétiquement le sac avant de le secouer vivement pour tout mélanger. Il posa le sac sur le meuble de la télévision. Il le rangera plus tard.

Pour l’instant, il avait deux jambes dont la bonne viande avait été retirée pratiquement jusqu’au genou. Il n’avait pas touché aux pieds. Attrapant l’un de ses plus gros couteaux, il tenta de sectionner l’un des os. Ce n’était jamais facile. Habituellement il n’y touchait pas. Il n’avait jamais la patience pour se rendre jusqu’au bout.

Avant de commencer à s’occuper des bras, Terrance vérifia qu’il n’y avait pas d’hémorragie externe sur le corps. Une fois cela fait, il alla retrouver son réchaud et attrapa à la fourchette une petite tranche de viande. Il souffla dessus et attendit quelques secondes avant de la manger. Il savoura ce goût divin jusqu’à ce qu’il ait tout avalé. C’était un véritable délice. S’il laissait les autres tranches réchauffer pendant quelques minutes de plus, la viande sera cuite à point. Cela lui laissait le temps de s’occuper des bras. Pour cela, il devait détacher l’homme. Afin d'être bien certain qu'il ne l'attaque pas, il lui fit une nouvelle injection d’anesthésiant qui avait pour effet de paralyser son corps et de l'empêcher de bouger. Bien entendu, il n'y avait aucune incidence quant à ses fonctions vitales qui continuaient de fonctionner à la perfection. Il passa le couteau sur le torse de l’homme, l’effleurant doucement. Puis, il coupa la corde. De toute façon, il en avait d’autre dans son sac. Il comptait se servir des différents morceaux qu’il venait de sectionner pour attacher les mains de sa victime. Il pourra ainsi s’attaquer aux bras avant de finalement se jeter sur le torse. Sa victime finira par mourir et cela marquera ainsi la fin de son délicieux festin.  
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MessageSujet: Re: Si j'avais su... [Will/Psychopathe cannibale made in Riri au nom inconnu]   Lun 7 Oct 2013 - 12:22

Will aurait préféré ne jamais se réveiller. Peut-être qu’il serait mort ainsi, dévoré par un sinistre inconnu mais au moins, il n’aurait rien vu de tout ça, il n’aurait pas vu sa mort venir. Là, il avait plutôt une belle vue sur la situation et il n’aimait pas ce qu’il voyait. Il ne pouvait ni bouger ni parler, simple spectateur de sa mort à venir. Tout ce qu’il voyait le dégoutait profondément et lui donnait envie de vomir. Comment pouvait-on manger de la chair humaine ? Comment pouvait-on faire en sorte que sa victime se voit diminuer à vue d’œil ? Will était partagé entre la colère et un profond malaise. Il priait pour que tout ça ne soit qu’un rêve puisqu’il ne ressentait aucune douleur. C’était étrange comme sensation de se voir partir en morceaux mais que le corps n’envoyait aucun signaux pour annoncer que sa fin était proche. C’était… surréaliste.

Mais le rouquin n’était pas là pour admirer le travail du cannibale ni même pour lui servir de repas. Il avait simplement voulu dormir dans un motel avant de pouvoir rentrer chez lui retrouver sa future femme et son futur enfant. En fait, tout ça s’éloignait de lui à vue d’œil. Il allait mourir et quand bien même il parvenait à s’en sortir, il ne pourrait plus jamais marcher. Will avait déjà été privé d’un œil mais cela ne l’empêchait pas de vivre. Il y avait des gens handicapés, privés de membres et qui vivaient très bien. Mais le mutant s’imaginait mal vivre ainsi. Comment pourrait-il subvenir aux besoins de sa famille s’il n’était plus capable de faire quoique ce soit ? Il ne serait plus qu’un boulet, qu’une moitié d’homme. Sa vie était foutue.

Le pire était qu’il ne pouvait rien y faire. L’homme avait tout prévu soigneusement et Will ne pouvait pas bouger. Il parvenait à peine à remuer le haut de son corps pour essayer de se débattre. Tout le bas semblait comme paralysé, déjà mort. C’était assez flippant. L’homme s’approcha, prenant une chaise pour être mieux placé, apportant divers sachets. Il faisait quoi là ? Découpant allégrement des morceaux de muscle, il les incorpora alors au sachet, les mélangeant à ce qu’il contenait. On aurait dit un chef cuisinier qui faisait une émission culinaire à la télévision, expliquant comment conserver et préparer certains plats. Sauf que là il était seul et qu’il ne parlait pas. Will n’en croyait pas ses yeux. Ce type n’avait pas agi sous une pulsion, il avait soigneusement tout préparé. Mais pourquoi lui ?

Puis il sortit un couteau bien plus gros et… essaya de lui sectionner le pied ?? L’œil de Will s’écarquilla davantage. Bon sang, il le découpait maintenant ! C’était un véritable film d’horreur qui se déroulait sous ses yeux et c’était lui la victime. Sauf que là, il n’y avait ni effets spéciaux, ni maquillage. Tout était bien réel…

L’homme cessa ce qu’il faisait puis rangea les sachets et repartit vers le réchaud. Le mutant recommença alors à essayer vainement de se libérer. Mais il cessa de gigoter lorsqu’il vit l’homme manger la viande qu’il venait de cuire. Il était en train… de le bouffer… bouchée après bouchée. Et le pire était qu’il semblait se régaler. Non en fait, le pire était qu’il revenait vers lui à nouveau. Voulait-il goûter une autre partie de son corps… ?

Voyant qu’il comptait lui faire une nouvelle injection, Will l’insulta à nouveau à travers le ruban adhésif. Cela ne l’empêcha pas de recevoir le produit. Cette fois, son corps ne bougeait plus du tout. Il ne parvenait plus à le faire se mouvoir, comme s’il était mort et que seule sa tête en était encore capable. Il ne sentait même pas la caresser de la lame contre son torse même s’il la voyait. C’était déstabilisant. L’homme trancha alors ses liens. C’était donc pour ça ? Il voulait effectivement passer à d’autres morceaux. Mais s’il entamait le torse, il ne lui restait plus longtemps à vivre.

Si le nouveau produit était tout frais, celui qui avait servi à endormir Will cessa complètement de faire effet. Il ne savait pas pourquoi il ne pouvait pas utiliser ses pouvoirs et à vrai dire, il n’y pensait même plus, comme se sachant condamné à l’avance. Mais malgré tout, même dans la pire des situations, Will restait un battant. Il comptait bien se battre jusqu’à son dernier battement de cœur. Voyant l’homme se pencher vers lui avec son couteau maintenant qu’il était de nouveau attaché, il eut la soudaine envie de l’égorger. Oui, là, la gorge bien en vue au dessus de lui… C’était si tentant.

Et c’est exactement ce qu’il se produisit. Ou presque. Le clone du rouquin apparu dans le dos de l’homme et l’attrapa à la gorge. Impossible de l’égorger… Il était nu comme un ver et n’avait donc aucun vêtement ou arme sur lui. Pris au dépourvu, il le frappa alors avec force pour le faire tomber. Basculant sur le côté avec sa victime, il profita que le bord du lit était en bois pour attraper la tête du type et la fait rencontrer l’ornement massif. Un bon coup sur la caboche, ça calmait !


« J’vais te buter, fils de pute ! »

Will se mit alors à le frapper, déversant sa rage contre celui qui venait de ruiner sa vie. Il ne retenait pas ses coups, le molestant sans état d’âme. A fleur de peau, il ne réfléchissait pour le moment pas aux conséquences. Il voulait juste la mort de cet homme… mais pas avant qu’il ait bien souffert. Levant les yeux, il vit alors le réchaud et la fumée qui s’en dégageait. La viande était toujours en train de cuire. Cela donna une idée au rouquin qui attrapa alors l’homme par le col et le tira avec force pour le soulever du sol. Même s’il était plus fin que lui, le rouquin était suffisamment musclé pour ça. De plus, l’adrénaline décuplait sa force actuelle. Près du réchaud, il pencha alors le type et lui colla le visage dans la poêle, l’y maintenant le plus possible. Un grésillement horrible se fit entendre.

« Tu l’aimes saignante ou à point ta viande, connard ?! »

Il comptait bien l’y faire frire ainsi ou tout du moins lui faire passer l’envie de bouffer quelqu’un d’autre. Will n’avait plus rien à perdre alors, quitte à mourir, il comptait bien entrainer l’homme avec lui.

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MessageSujet: Re: Si j'avais su... [Will/Psychopathe cannibale made in Riri au nom inconnu]   Lun 7 Oct 2013 - 23:20

Comment présager que quelque chose de mauvais allait se produire alors que tout se passait à merveille ? Une fois sa victime bien maitrisée, Terrance n’avait plus de craintes à se faire. Il savait ce qu’il faisait, il avait l’habitude. Combien de personnes avait-il ainsi tué et dévoré ? Une dizaine, probablement. À chaque meurtre, il avait pris davantage d’assurance et s’était grandement amélioré dans l’art de tuer. Jamais il ne s’était fait attraper et cela n’allait pas se produire de sitôt. Il n’y avait jamais de témoins. Quant à ses victimes… aucune d’entre elles ne pouvait s’en sortir vivante. Enfin, cela était probablement dû au fait qu’il ne s’était jamais attaqué à bien plus puissant qu’un simple humain…

Terrance prenait son temps, cuisinant sa nourriture à point. Il avait toute la nuit devant lui alors pourquoi aller trop rapidement ? De toute façon, personne ne les trouvera. Il pouvait être tranquille. Le peu de personnes faisant partie de son entourage ne savaient jamais où il se trouvait. Il était un grand mystère pour tous. Cela était très utile. Il pouvait disparaitre sans laisser de trace. C’était ce qui allait se produire à l’aube.

Il faudrait plutôt dire que c’était ce qui était dans ses plans.

Maintenant, il pouvait oublier cette idée de quitter cette chambre. Il ne s’en sortira pas vivant. Lorsqu’il se fit attaquer de dos, il ne réalisait pas ce qui se produisait. Comment cela était possible ? La porte était verrouillée depuis le début, la chambre n’avait abrité qu’un seul individu. D’où sortait cet homme, ce jumeau de sa victime ? Était-il en train d’halluciner, de divaguer ? Pourtant, il n’avait consommé aucune drogue aujourd’hui. Alors qu’il se sentait étouffé, pris à la gorge, Terrance fut projeté au sol. Il ne comprenait pas ce qui se passait. Tout ce qu’il savait était qu’il devait partir d’ici en vitesse… ou tuer celui qui avait osé l’interrompre pendant son repas.

Libéré de son agresseur, il devait agir tout de suite. Il était encore sonné par le coup, mais le sentiment de panique et l’adrénaline qui montait en lui le poussait à tenter de se redresser malgré tout. Il se redressa légèrement avant de sentir sa tête être attrapée et violement projetée sur le bord de la base du lit en bois. Il s’écrasa pratiquement aussitôt sur le sol. Il voyait flou, il était confus. Il avait besoin de temps pour reprendre ses esprits, mais il en manquait, justement. Ses minutes étaient, à présent, comptées. L’homme était enragé et menaçait de le tuer. Vu les coups qu’il lui assenait sauvagement, aucun doute qu’il finira par atteindre son but. Bien qu’il tentait de se débattre, Terrance n’avait aucune chance. Chaque coup lui faisait un mal de chien. Il perdait peu à peu ses forces à chaque fois qu’il se faisait de nouveau frapper. Il n’avait pas l’habitude d’être aussi malmené. Il était peu résistant, surtout face à une telle colère déversée sur lui.

Finalement, l’homme le força à se lever. Non… il n’allait tout de même pas faire cela… Secoué, étourdit, reprenant ses esprits, Terrance ne put éviter le réchaud qui s’approchait dangereusement de lui. Il ferma les yeux et hurla de douleur lorsque sa peau toucha la poêle fumante. Il tenta de se débattre, mais l’individu le maintenait solidement. Attrapant un couteau posé sur la table, à côté de la plaque de cuisson, il tenta de poignarder à l’aveuglette son agresseur. Il donnait des coups secs, désespérés, cherchant à tout prix à se libérer de cette terrible emprise.

De son autre main, Terrance tenta de faire basculer le réchaud, de le jeter en bas de la table. Y réunissant ses dernières forces, il se jeta violement sur le côté afin de faire basculer la petite table. Il tomba à la renverse et se cogna la tête contre le lit lors de la chute. Il souffrait, il rageait. Il allait faire regretter à cet homme de lui avoir fait subir cela. Difficilement, il se redressa, il n’arrivait pas à se tenir parfaitement debout, ses jambes tremblaient. Il tenta malgré tout, dans un dernier hurlement de rage, de poignarder celui qui avait osé le faire tant souffrir.
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MessageSujet: Re: Si j'avais su... [Will/Psychopathe cannibale made in Riri au nom inconnu]   Mar 8 Oct 2013 - 14:42

Le cannibale croyait sans doute Will sans défenses. Qui aurait cru qu’un homme solidement attaché, paralysé et privé de ses jambes pourrait ainsi malmener son agresseur ? L’homme ne pouvait s’attendre à une pareille attaque, surtout venant de derrière. Le pouvoir de Will n’avait rien de très puissant ou de fort mais il était assurément pratique. Pour rien au monde il ne l’aurait échangé contre un autre si on lui en donnait l’opportunité. Seulement, il aurait aimé pouvoir utiliser son clone plus tôt… Avant qu’un malade ne le prive de ses jambes.

A présent, galvanisé par le fait que sa vie était foutue, Will s’en donnait à cœur joie alors qu’il pouvait enfin rendre la monnaie de sa pièce à son agresseur. Il n’avait qu’une envie : le faire souffrir un maximum avant de le tuer, afin de lui montrer ce que cela pouvait faire d’être ainsi dépecé. Evidemment, il n’allait pas le manger ou le découper comme lui l’avait fait. Il avait sa propre façon de faire et cela lui convenait très bien. Tandis que le visage de l’homme cuisait dans la poêle brulante et bouillante, Will essayait de ne pas prendre un coup de couteau lancé à l’aveugle. Cependant, le type ne se laissait pas faire et bougeait trop. Le contenu de la table se renversa sur le sol, obligeant Will à changer de tactique. Il s’approcha à nouveau de l’homme pour le saisir mais celui-ci agitait son arme dans tous les sens comme si c’était la seule chose qui pouvait le maintenir en vie. C’était le cas d’ailleurs…

Malheureusement, en s’approchant de trop près, Will reçu un coup de couteau, lui tailladant le bras. Rien de grave, aucune veine importante n’avait été sectionnée mais il avait mal et son bras n’était donc plus aussi fort qu’avant. Peu importait. La colère portait ses mouvements et il ne faisait même pas attention au fait qu’il serait blessé ou non. Il n’était de toute façon qu’un clone qui disparaitrait alors à quoi bon ? Balançant son pied dans la tête de son agresseur, Will profita du fait qu’il était sonné pour lui écraser la main et le faire lâcher son arme. Il s’en empara aussitôt et se jeta alors sur lui. Il aurait pu lui couper la langue pour lui faire passer l’envie de manger les gens. Ou bien le découper petit à petit… Mais il n’en fit rien.

Poussé par sa colère, il se mit à poignarder le cannibale à plusieurs reprises. Il donnait de plus en plus de coups sans réfléchir à ce qu’il faisait. Tout ce qu’il voulait, c’était que cet homme arrête de bouger… définitivement. Pour finir, il lui planta le couteau en travers de la gorge, ce qui tua net celui qui s’était transformé en victime. Voyant qu’il ne bougeait plus, Will se calma enfin, reprenant difficilement sa respiration. Il réalisait alors tout ce qu’il venait de se passer.

Levant la tête vers le lit, il croisa son propre regard. Qu’allait-il devenir ? Lentement, il se leva pour se regarder, ne faisant même pas attention qu’il était couvert de sang. C’était bien le dernier de ses soucis. Lentement, il se détacha puis resta planté là, amorphe, comme si toute son énergie avait été dépensée dans le meurtre de son agresseur. La vision de son corps lui donnait la nausée. Qu’allait-il devenir ? Il n’était pas mort mais à ses yeux, c’était tout comme. Fini le travail, fini la vie de famille. Même son clone ne lui serait plus d’aucune utilité d’ici peu, lorsque ses blessures auront cicatrisées. A quoi bon avoir un clone qui sera privé lui aussi de ses jambes ? Il ne serait plus personne, plus qu’un déchet dont personne ne voudra. Cette simple pensée le rendait malade et il fixa son clone en le jalousant tellement qu’il se mit presque à le détester. Pourquoi tout cela devait-il finir ainsi ?

Le rouquin était tellement mal, désirant tellement une chose qu’il n’aurait plus jamais, qu’il se passa un phénomène des plus étranges. Comme s’il était aspiré hors de son corps, il eut soudainement une drôle de sensation. Puis le corps qui se trouvait sur le lit disparu, ne laissant là que du sang. C’était la seule chose qu’il restait du Will originel. Le clone ouvrit tout grand le seul œil qu’il avait. Que venait-il de se passer ? Mais il n’eut pas le temps de se poser la question qu’il fut pris d’un violent étourdissement. Ses jambes ne le tenaient plus, sa tête lui tournait. Il tomba au sol, ne comprenant pas ce qui lui arrivait. Pourquoi son corps disparaissait au profit du clone ? Pourquoi ne tenait-il plus debout ?

Il n’eut pas tellement le temps de comprendre ce qui lui arrivait puisqu’il sentit une drôle de fumée s’élever dans les airs. La viande brûlait ? Tournant la tête, il vit alors que les longs rideaux de la fenêtre étaient en train de brûler. D’où sortait ce feu ?? Son regard se porta alors sur le réchaud qui était tombé au sol et avait roulé un peu plus loin. Les flammes bleus du gaz avait suffit à démarrer un incendie. C’était bien sa veine… Affolé, perdu, Will ne savait plus quoi faire. Son corps avait disparu, il ne savait pas ce qui lui arrivait et il était complètement nu. Tournant la tête vers le lit pour voir si à tout hasard son corps n’était pas réapparu, il remarqua ses vêtements. Par réflexe, il se redressa et se dirigea vers eux pour les attraper. Il n’avait pas le temps de les mettre alors il se précipita dehors sans réfléchir, courant pour s’éloigner au plus vite de cette chambre maudite.

Il ne s’arrêta qu’une fois à bonne distance, dans la forêt qui entourait une partie du motel. Là il se tourna et pu voir la chambre qu’il venait de quitter commencer à s’embraser. Quelques instants après, le feu s’étendait à d’autres chambres. Par chance, il n’y avait que peu de clients et ses derniers étaient sortis de leurs chambres pour regarder ce qu’il se passait. Will regarda le spectacle d’un œil morne, comme s’il regardait sans voir. En fait, il était content que tout brûle. Ainsi, il avait la sensation qu’il ne s’était rien passé, que tout disparaissait en même temps que le motel.

Pourtant, il ne risquait pas d’oublier ce qu’il avait vécu cette nuit. Même s’il n’avait pas souffert, son esprit était marqué par ce qu’il avait vu. Mais pour le moment, il se sentait surtout mal, comme s’il avait le mal de mer. Il supposait que c’était à cause de tout ça, à cause du fait qu’il ait du tuer quelqu’un, qu’il avait faillit mourir… Mais qu’était-il arrivé dans cette chambre ? Pourquoi avait-il disparu ? C’était comme si… il avait échangé de place avec son clone, conservant donc un corps en parfait état. Ou presque. Son bras lui faisait mal, du sang coulait mais il s’en fichait pour le moment. D’un geste machinal, il remit ses vêtements sauf son t-shirt qu’il déchira pour se faire un bandage. Mieux valait arrêter le saignement…

Ne se sentant pas bien, il s’appuya contre un arbre et se laissa glisser au sol, s’asseyant par terre. Il resta là un moment, les yeux fermés, essayant de calmer son corps qui semblait sous pression. Il ignorait combien de temps s’était écoulé puis il glissa sa main dans la poche de son pantalon, attrapant son portable. Il ne pouvait pas rester ici, il ne voulait pas rester ici. Cependant, il ne voulait voir personne. Mais il ne pouvait pas non plus rentrer à pieds et faire du stop était hors de question, pas dans son état. Machinalement, il parcourra la liste de ses contacts. C’est sur le nom d’Erïka qu’il s’arrêta. Il savait qu’elle, elle le comprendrait et il ne voulait pas inquiéter Amy. De toute façon, elle était la seule personne à pouvoir venir le chercher. Composant son numéro, il attendit qu’elle réponde.


« Salut Rika… Dis, j’ai un problème… Tu peux v’nir me chercher ? C’est Nora qui m’avait emmené et là elle est partie alors… tu pourrais v’nir… ? S’te plait… J’suis sur la route qui mène à Washington… Au niveau de la D74 qui r’monte vers New York… »

Le coup de fil passé, il rangea son téléphone puis se leva avec difficulté. Ignorant l’agitation vers le motel, il retourna au niveau de la route et commença à marcher. Il n’avait que ça à faire de toute façon. Mais on aurait plutôt dis un zombie qu’autre chose. Bien qu’il faisait froid, il s’en moquait. Actuellement, c’était bien le dernier de ses soucis.

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MessageSujet: Re: Si j'avais su... [Will/Psychopathe cannibale made in Riri au nom inconnu]   Mar 8 Oct 2013 - 19:47

Erïka avait trop dormi, ce matin. Ce soir, cela la rattrapait. Elle avait passé deux heures à tourner dans son lit avant de décider de se lever. Avec de la chance, il y aura quelque chose de bon à la télévision. À cette heure-ci, il n’y avait que très peu de résidents encore debout, ce qui lui permit de profiter du calme dans le manoir. Elle s’installa sur le canapé, étendue de tout son long, la tête posée sur un oreiller. La jeune femme attrapa la télécommande et alluma l’appareil avant de changer de chaine. Le temps allait probablement s’écouler plus rapidement une fois qu’elle sera captivée par une quelconque émission.

Il devait être deux heures du matin lorsqu’elle trouva peu à peu le sommeil. Elle avait fermé les yeux, puis s’était efforcée de ne penser à rien. Elle se concentrait simplement sur la chaine radiophonique à laquelle elle avait pu accéder à partir de la télévision. Elle sentait son corps se détendre, son esprit s’apaiser.


“I've come a long, long way,
Made a lot of mistakes,
But I'm breathin, breathin, that's right and I mean it, mean it.
This time I'm a little run down, I've been living out loud.
I could beat it, beat it, that's right, 'cause I'm feelin, feelin,
Invincible.”

Erïka sursauta et se redressa aussitôt en entendant la sonnerie de son téléphone. Il lui fallut quelques secondes pour vaincre les étourdissements qui l’assaillaient. Qui osait l’appeler à une telle heure ? Encore un faux numéro d’une personne bourrée ? Ce ne serait pas la première fois. Cependant, à la sonnerie, elle pouvait reconnaitre parfaitement l’identité de celui qui lui téléphonait. La jeune femme se pencha, attrapa l’appareil posé sur la table basse. Pourquoi Will l’appelait si tard ? Y avait-il un problème ?

Erïka sentit son cœur se serrer, son estomac se nouer. Elle prit une grande inspiration avant de répondre. Soudainement, elle n’avait plus envie de dormir. Elle s’inquiétait. Pourtant, si ça se trouve, il avait simplement trop bu en compagnie de sa sœur et avait maintenant besoin de quelqu’un pour le ramener à l’institut. Elle ne serait pas étonnée. Et si c’était pire ? Et si quelque chose était arrivé ? Tentant de se calmer intérieurement, elle décrocha et posa le téléphone contre son oreille. Elle répondit d’une voix étonnamment calme.


-« Will ? Qu’est-ce qui se passe ? »

Il lui expliqua la situation. Bien entendu, elle ne pouvait pas s’attendre à ce que tout cela soit bien pire qu’elle l’aurait imaginé. Se fiant aux paroles de son frère, elle supposait qu’Eleonnora avait encore eut l’une de ses fameuses urgences. Pourquoi avait-elle laissé Will sur le bord de la route ? Pourquoi ne l’avait-elle pas ramené à New-York ? Où était-elle encore partie ? Impossible de lui soutirer des réponses, elle s’était toujours contentée de rester vague au sujet de ses absences.

Erïka passa une main sur son visage. Elle était prête à tout pour son frère. Même s’il était tard, elle n’allait pas refuser d’aller le chercher. De toute façon, toute trace de fatigue et de sommeil semblaient l’avoir quittée. L’adolescente se leva et éteignit la télévision. D’ici dix minutes, elle aura quitté l’institut.


-« Elle est partie où encore ? Je déteste quand elle me fait le coup de se barrer sans explications. Ça m’étonne qu’elle t’ait laissée sur le bord de la route, par contre. Au moins, tout va bien, c’est le principal. J’arrive le plus vite possible, je devrais en avoir pour une heure. Fais attention à toi, d’ici là. »

Sur ce, l’adolescente raccrocha. Elle monta rapidement, mais silencieusement le grand escalier. Elle sourit légèrement en se disant que ses entrainements portaient ses fruits. Elle se déplaçait tel un fantôme dans les couloirs, jusqu’à sa chambre. Elle entra doucement dans la pièce avant de réaliser que Cassandra n’était pas là. Elle était probablement au travail. Erïka referma la porte derrière elle et appuya sur l’interrupteur. Il était temps de se préparer.

Jetant son téléphone sur son lit, elle alla fouiller sa commode sans ménagement. Et dire qu’elle l’avait totalement rangée il y a quelques jours. Elle jeta un jeans ainsi qu’un débardeur sur le lit avant de retirer ce qui lui servait de pyjama. Elle enfila ses vêtements, fila à la salle de bain, puis en ressortit une minute plus tard. Elle avait observé son reflet dans le miroir, au passage. Sa tignasse blonde était légèrement emmêlée, mais elle s’en fichait. Elle attrapa son grand sac qu’elle portait toujours en bandoulière. Alors qu’elle allait sortir, après avoir chaussé ses longues bottes noires, elle réalisa qu’il lui fallait un moyen de transporter un casque pour Will. Elle n’avait pas le temps d’installer l’espèce de coffre qu’elle pouvait accrocher à son véhicule.

L’adolescente vida le contenu de son sac sur son lit. Elle rangea dans les poches intérieures de sa veste de cuir son portefeuille, son téléphone. Elle attrapa son arme à feu, qui reposait dans un étui qu’elle avait acheté quelques temps plus tôt. Elle l’accrocha à sa ceinture, derrière son dos. Sa veste camouflait parfaitement le tout. Attrapant son sac, elle quitta en vitesse la pièce en éteignant les lumières au passage. Elle se rendit rapidement, mais silencieusement au garage avant de passer dans une petite pièce adjacente. Elle attrapa deux casques, dont le sien qu’elle enfila rapidement. Elle se débâtit avec et eut bien du mal à le faire entrer dans son sac. Lorsqu’elle réussit, elle poussa un soupir de soulagement, ferma un maximum son bagage puis le glissa en bandoulière. Quelques secondes plus tard, elle enfourchait sa moto et quittait l’institut.

Erïka n’appréciait pas la vitesse en moto. Elle avait toujours peur de chuter et de se blesser gravement, voir mourir. Lorsqu’elle faisait de la moto avec son petit ami, elle s’accrochait à lui avec force, craignant toujours de tomber en bas de la moto. Ce matin-ci, alors que l’autoroute était très peu occupée, Erïka fonçait à vive à allure sur le chemin. Elle ne réalisait pas à quel point elle roulait rapidement. Lorsqu’elle posa le regard sur le cadra de vitesse, la jeune femme ralentit instantanément, laissant le véhicule descendre jusqu’à la vitesse autorisée. Elle roula encore un bon moment, ayant l’impression d’avancer trop lentement.

Lorsqu’elle aperçut une silhouette sur le bord de la route, elle ralentit. Elle réalisa, par la suite, qu’il ne s’agissait pas de Will et accéléra aussitôt. Une quinzaine de minutes plus tard, la jeune femme ralentit de nouveau en apercevant un autre individu sur le bord de la route. Elle ralentit de plus en plus, jusqu’à s’arrêter sur le bas-côté. Elle avait reconnu son frère. Retirant son casque, éteignant le moteur sans toutefois éteindre les lumières du véhicule, l’adolescente en débarqua. Elle s’approcha rapidement de lui. Que faisait-il torse nu ? L’air était frais, ce matin. Il allait attraper froid. Silencieuse, elle s’approcha et la serra dans ses bras. Elle frotta sa peau afin de la réchauffer, puis se recula un peu pour observer son bras. Il était blessé ? Il avait eu des ennuis ? Vu la tête qu’il avait, il ne semblait pas être au top de sa forme, ce qui ne faisait qu’inquiéter davantage la jeune femme.

-« Ça ne va pas ? Qu’est-ce qui s’est passé ? Tu es tout froid… Tu veux ma… ? Merde, non, elle ne te fera pas… Il te faut quelque chose à mettre, tu vas mourir de froid sinon. »

Une fois la décision prise face à ce problème, Erïka attrapa le casque dans son sac et le tendit au rouquin. Il y avait un écouteur et un micro qui lui permettra de lui parler en cas de problème, sur le trajet. L’adolescente ne roulait pas trop vite sur le chemin du retour, elle respectait les limites de vitesse et de faisait pas de nombreux dépassements et changement de voie entre les voitures comme elle avait l’habitude de le faire. Inquiète, elle avait hâte de rentrer à l’institut, de prendre soin de son frère. Lorsqu’elle y arriva finalement, alors que tout ce trajet lui avait semblé prendre une éternité, elle fut soulagée. Elle gara son véhicule, en descendit et retira son casque. Elle avait besoin de savoir ce qui s’était produit.

-« Viens, on va à ma chambre. Cassandra n’est pas là, on ne sera pas dérangés. »
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William McKellen
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MessageSujet: Re: Si j'avais su... [Will/Psychopathe cannibale made in Riri au nom inconnu]   Mer 9 Oct 2013 - 14:48

Lorsque Will avait pris la décision de téléphoner à Erïka, il espérait qu’elle ne lui poserait pas 150 questions. Il ignorait si Eleonnora l’avait contacté ou non pour lui parler du petit problème qu’ils avaient eu. Sans doute pas… car si elle en parlait à quelqu’un, nul doute que la personne se poserait des questions sur tout ça. A vrai dire, le rouquin n’avait pas tellement envie d’en parler non plus. Il n’avait envie de parler de rien, son esprit étant encore embrouillé par les derniers évènements. Il n’était d’ailleurs pas certain d’arriver à prononcer une phrase correctement mais Erïka ne sembla pas avoir de mal à le comprendre. Et elle ne posa que très peu de questions au final. Will savait que s’il lui disait qu’il ne voulait pas parler, elle n’insisterait pas… pour le moment.

« J’t’expliquerais plus tard… Prend ton temps… »

Puis il raccrocha sans un mot de plus. Il lui restait une heure environ avant qu’elle n’arrive. Plutôt que de rester là, assis dans le froid à ressasser ce qu’il venait de se passer, le mutant préféra se mettre à marcher. Ainsi, il n’aurait plus cette impression d’être un corps mort. Se mettant lentement en marche, il était content de voir qu’à cette heure tardive, il n’y avait que peu de monde sur la route. Dès que des phrases s’approchaient, Will s’arrêtait et attendait que la voiture passe. Puis il se remettait en route comme un robot, marchant pas après pas.

Sa tête lui tournait toujours si bien qu’il marchait vraiment lentement. A ce rythme là, il n’aurait à peine fait que quelques kilomètres le temps qu’Erïka le rejoigne. Le silence était pesant et l’esprit du rouquin faisait tout pour combler ce vide. Il lui repassait en boucle les horreurs qu’il avait vu ce soir là. Ses jambes n’était plus qu’un tas d’os sanguinolents, son corps ne lui répondait plus… Un type sorti de nul part semblait prendre un malin plaisir à le dévorer vivant… En repensant à cette vision, Will se stoppa pour se jeter à moitié sur la rambarde de la route afin de vomir. Toute l’agitation et le malaise qu’il avait ressenti jusqu’à présent lui avaient vraiment fichu la nausée.

Il resta appuyé contre le métal glacé, prenant le temps de se remettre à respirer normalement. Il avait la bouche pâteuse cumulée à un fichu mauvais goût. Se redressant, il se remit en marche et ne s’arrêta que lorsqu’il aperçu une bouteille en plastique, échouée sur le bas côté. Il s’avança pour la ramasser et constata qu’il restait un fond d’eau. Sans doute un automobiliste qui l’avait balancée là… Pour le coup, cela faisait bien l’affaire du rouquin. Ignorant d’où sortait cette bouteille, il ne fit que se rincer la bouche avec, recrachant son contenu aussitôt. Il ne faisait pas son difficile, ayant passé des années à manger les restes des gens et pas mal de cochonneries. Mais là, il ne voulait pas avaler cette eau qui ne ferait que renforcer le goût dégueulasse qu’il avait en bouche.

Des phares l’éclairèrent à nouveau mais de face cette fois. C’était une moto qui se mit à ralentir une fois à sa hauteur. Par réflexe, Will mit la main sur le manche de son couteau, prêt à s’en servir au cas où. La moto se stoppa non loin de lui et ce n’est que lorsqu’Erïka retira son casque qu’il la reconnue enfin. C’était vrai, elle pilotait une moto et non une voiture… Sur le coup, il avait oublié ce détail. Sans dire un mot, Erïka vint jusqu’à lui pour l’étreindre. Will ne réagit pas tout de suite, lâchant tout d’abord lentement le couteau qu’il tenait avant d’entourer à son tour sa sœur de ses bras. Sa chaleur lui faisait du bien, lui donnait l’impression de ne pas être mort. Mais lorsqu’elle lui frotta la peau, il se raidit, ayant comme la sensation que c’était l’autre cannibale qui le touchait afin de s’assurer qu’il était comestible. Secouant légèrement la tête et fermant les yeux, il essaya de penser à autre chose. Bientôt, il serait chez lui, au chaud.


« C’est… compliqué… Ramène moi s’te plait… J’veux partir d’ici, j’veux rentrer… T’en fais pas pour le froid, j’ai l’habitude… Ca ira. J’suis plus résistant que j’en ai l’air… »

Attrapant le casque tendu, il l’enfila ainsi que l’oreillette bien qu’il ne comptait pas vraiment parler. Une fois Erïka installée, il vint se mettre derrière elle, entourant sa taille de ses bras. Il n’avait pas réellement besoin de la tenir pour rester assis correctement mais là, il avait besoin de cette présence providentielle. Il ne la lâcha que lorsqu’ils furent arrivés, bien plus tard. Descendant alors du véhicule, il lui rendit son casque, passant machinalement une main dans ses cheveux pour qu’ils ne soient plus tout plats et écrasés par le port de cet ustensile.

Erïka lui proposa alors de se rendre à sa chambre. Il n’avait pas envie de rester tout seul et il accepta d’un signe de tête. Tant mieux que Cassandra ne soit pas là, il ne désirait pas avoir à lui expliquer la tête qu’il faisait. Toutefois, avant de se rendre à la chambre, il désirait faire une petite halte avant.


« D’acc… Mais avant j’ai b’soin de boire… Un truc chaud. J’vais me faire un grand mug de café… T’en veux aussi ? »

Se dirigeant vers la cuisine, il prépara ce dont ils avaient besoin rapidement, ne voulant pas s’y éterniser de peur de rencontrer quelqu’un. Il n’était vraiment pas d’humeur à faire la conversation là, il ne tenait pas à faire semblant. Mug en main, il en but aussitôt une gorgée. Dieu que ce goût fort et chaud lui faisait du bien. Il suivit ensuite Erïka jusqu’à sa chambre, ne prenant pas la peine d’aller à l’infirmerie pour soigner son bras. En fait, le froid avait anesthésié sa blessure, si bien qu’il ne la sentait même plus. Une fois dans la pièce, il se dirigea vers le lit de la jeune femme, tasse entre les deux mains comme pour se réchauffer. Il se posa sur le lit et fixa sa tasse en silence, regardant le liquide noir qui remuait à peine. Maintenant qu’il était en sécurité, il ressentait le besoin de parler à quelqu’un de ce qu’il avait vécu. De plus, il avait besoin d’être éclairé sur ce qu’il lui était arrivé. Peut-être qu’Erïka aurait une idée ?


« J’me suis hmm… disputé avec ta sœur. Alors c’pour ça qu’elle était pas avec moi… » commença t-il à expliquer

Il ne mentait pas, dans un sens c’était vrai mais il ne voulait pas dire non plus toute la vérité. Il préférait taire ce qu’il avait appris. Quand bien même il en voulait à Eleonnora, il ne voulait pas révéler à tout le monde la vérité à son sujet. Il savait que c’était secret et que personne ne devait le savoir alors… il le respectait. Mais cela ne voulait pas dire qu’il la pardonnait. Ca… c’était impossible. Mais il passa rapidement sur ce bref détail pour entrer dans le vif du sujet. Avant il but une longue gorgée et posa finalement sa tasse sur la table de chevet, se passant lentement une main sur le visage.


« J’voulais rentrer par moi-même alors j’ai fait du stop… Puis j’me suis arrêté à un motel pour y passer la nuit. Quand j’me suis réveillé… y a un malade qui… J’étais attaché, j’pouvais plus bouger… Il m’a injecté un produit j’crois… Et il m’a… découpé… comme un animal… »

Avalant difficilement sa salive, le rouquin posa les yeux sur ses jambes qui étaient belles et bien là encore. Erïka allait croire qu’il délirait s’il n’expliquait pas toute la situation. Prenant une petite inspiration, il continua son récit.

« Il était en train… d’me bouffer… J’te jure, il avait ramené son réchaud et il m’cuisinait, comme ça… normal… Il a découpé toutes mes jambes… Y avait plus qu’les os… P’tain Rika, mes jambes ! J’aurais été plus rien ! J’sais pas pourquoi j’ai pas pu utiliser mon don avant mais… quand j’ai pu, j’lui ai fait payer très cher… Je l’ai massacré Rika… » fit-il en secouant la tête de dépit, se mettant même à rire nerveusement « A croire que j’suis bon qu’à ça hein ? J’suis un putain d’dingo qui tue des gens ! Et lui, j’lui ai bien rendu la monnaie d’sa pièce, crois moi ! »

Il se calma un peu sans quitter ses jambe du regard. Oui, il aurait dû être mort cette nuit là. Pourquoi avait-il survécu ? Pourquoi était-il devenu son clone ?

« J’sais pas c’qui s’est passé… J’étais là avec mon clone.. J’savais pas quoi faire, j’étais désespéré… Et puis, j’ai disparu… Enfin j’suis devenu moi là… C’qui était mon clone… J’ai… récupéré mes jambes du coup et… Putain j’capte rien… J’me sens pas bien… »

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MessageSujet: Re: Si j'avais su... [Will/Psychopathe cannibale made in Riri au nom inconnu]   Mer 9 Oct 2013 - 18:00

Lorsque l’on téléphonait à deux heures du matin à Erïka, on ne pouvait pas lui dire de prendre son temps pour quoi que ce soit. Bien qu’elle ne sentait pas l’urgence dans la voix de Will, elle savait bien que quelque chose clochait. Elle le connaissait parfaitement bien pour cela. Elle fit donc en sorte d’arriver le plutôt possible à destination. Au volant de sa moto, elle brisait les lois du code de la route. Il n’y avait personne alors pourquoi se priver ? Elle devait rejoindre son frère le plus rapidement possible.

Ce fut une fois à destination qu’elle remarqua à quel point elle avait bien fait de se dépêcher. Son frère ne portait pas de chandail, il semblait dans un sale état. Aussitôt, elle quitta son véhicule et retira son casque pour le serrer dans ses bras. Il était glacé. Elle tenta de frotter son dos afin de le réchauffer, mais il gèlera aussitôt qu’elle s’éloignera de lui. Il faisait trop froid. Elle devait le ramener au plus vite. Il avait beau dire qu’il était résistant, même elle ne se risquerait pas à faire de la moto sans sa veste par une telle température. Les nuits pouvaient être vraiment fraiches à New-York, même en été.

-« Je te ramène. Si je peux faire quoi que ce soit, tu n’as qu’à me le dire, il y a micro et écouteur dans nos casques. Je vais m’occuper de toi. Je ne sais pas ce qui se passe, mais ça m’inquiète. »

Une fois sur la moto, direction New-York. Erïka roulait bien moins vite tout d’abord parce qu’elle avait son frère à bord et qu’elle ne voulait pas lui faire prendre de risques. Déjà qu’il semblait dans un sale état, elle n’avait pas envie d’avoir un accident en prime. Ensuite, il y avait le vent. Elle ne savait jamais si c’était mieux de rouler rapidement pour arriver plus vite à destination ou d’aller plus lentement afin que le vent s’attaque avec moins de force à la peau nue de Will. Au moins, le sentir contre elle la rassurait et lui prouvait qu’il était toujours là. Peu de gens avaient ce privilège de s’accrocher ainsi à elle lorsqu’elle faisait de la moto. Que Will le fasse ne lui dérangeait pas du tout. Au contraire, cette présence le rassurait.

Une fois à l’institut, l’adolescente gara sa moto à côté de celle de son petit ami. Elle en descendit et fila porter les casques dans une petite pièce liée au garage avant de revenir. Il était temps de s’occuper de Will et, surtout, de savoir ce qui s’était produit. Avant de se rendre à la chambre de l’adolescente, le rouquin souhaitait se faire une grande tasse de café. Il en avait vraiment besoin. Il en proposa même à sa petite sœur qui secoua doucement la tête.


-« J’ai déjà du mal à trouver le sommeil. Je vais m’en passer. »

Ils allèrent à la cuisine. Pendant que la machine à café faisait son travail, Erïka fouilla les placards jusqu’à dénicher une boite de biscuits qu’elle décida de garder pour elle. Il en restait un peu moins que la moitié. Elle allait se faire un plaisir de tout manger. Une fois le café prêt, l’adolescente monta à l’étage avec son frère. Elle ouvrit la lumière en pénétrant dans la pièce. Elle renferma la porte derrière Will et lança la boite sur le lit. Elle se prit les pieds dans un vêtement et passa près de glisser puis de tomber. Elle ragea intérieurement contre Cassandra qui avait laissé un chandail trainer sur le sol. Ne pouvait-elle pas se ramasser ? En prenant le vêtement puis l’observa, Erïka remarqua qu’il s’agissait du sien. Encore un vêtement que lui avait offert sa sœur. Elle le jeta dans la malle à linge. L’adolescente ramassa ce qui trainait sur son lit et remis le tout dans son sac, tout comme ce qu’elle avait laissé dans les poches de son manteau, y compris l’arme à feu accrochée à sa ceinture. Elle posa son fourre-tout au sol et retira sa veste avant de venir s’assoir près de Will sur le lit, boite de biscuits en main.

-« Tu peux me raconter ce qui s’est passé ? »

Elle attrapa une couverture et la tira sur Will afin de le garder au chaud. Alors que le rouquin commençait à parler et qu’elle l’écoutait attentivement, elle se leva et alla chercher une veste appartenant à Bobby dans sa penderie. C’était déjà mieux que de lui prêter les siennes. Elle s’agenouilla sur le lit et la posa sur ses épaules tout en découvrant qu’Eleonnora et lui s’était disputé. L’adolescente se laissa tomber sur les fesses et s’adossa contre le mur.

-« Pourquoi vous vous êtes disputés ? Vous vous adorez pourtant, non ? »

Faisant preuve de patience, elle attendit la suite de l’histoire. Même après l’affreuse histoire que Will lui avait déjà racontée il y a fort longtemps, au sujet de l’auto-stop, il s’était décidé à retenter l’expérience. Il avait souhaité rentrer à pied à New-York. Pourquoi ne pas l’avoir appelé plus tôt ? Elle serait venue le chercher sans problème, cela lui aurait fait plaisir. Que s’était-il passé sur le chemin pour que le rouquin se retrouve dans cet état ?

Lorsque Will expliqua qu’il avait décidé de passer la nuit dans un motel et qu’à son réveil un fou l’avait attaché pour le découper comme un boucher, Erïka s’étouffa avec son biscuit. Elle toussa pendant une bonne minute avant de se tourner vers Will, les yeux ronds. Quelqu’un, un sadique, avait osé s’en prendre à son frère ? Si ce dernier avait été découpé, pourquoi n’en portait-il aucune trace ? Ne comprenant pas tout à fait la situation, elle fixait Will afin d’obtenir la suite de l’histoire. Elle avait besoin de savoir ce qui s’était produit.

La suite était encore plus terrifiante. Cela ne faisait que faire remonter de mauvais souvenirs à l’adolescente. Elle les chassa de son esprit. Elle ne voulait pas y penser. Tout ce qui comptait était Will. Doucement, Erïka posa une main sur son avant-bras, comme pour l’inciter à continuer, lui signifier qu’elle était là pour lui. Elle fut encore plus horrifiée d’apprendre qu’un cannibale s’était servi de lui comme encas du soir. Will en avait carrément perdu l’usage de ses jambes. Dans ce cas, pourquoi les avait-il en ce moment ? Que s’était-il produit ? Il avait un don de régénération ou quoi ? La jeune femme resserra sa prise autour du bras de son ami sans le réaliser. C’était si horrible. Comment pouvait-on faire cela ? Ce débile ne pouvait pas aller chercher de la viande au supermarché comme tout le monde ? Non. Ce n’était pas pareil… Ce n’était pas qu’une question de goût, l’adolescente le savait bien. C’était bien plus important et profond que cela. Il y avait des raisons bien précises pourquoi ces cinglés préféraient la viande humaine et elles étaient on ne peut plus sombres.


-« T’as bien fait de le massacrer… C’était pour ta survie ! Tu ne choisis pas les gens que tu croises, que tu croiseras dans le futur. Il faut que tu te battes pour vivre et c’est ce que tu as fait. Tu n’es pas dingue, ce sont eux qui le sont. Tu n’as rien à te reprocher… Tu… Je sais, c’est pas le moment de penser à ça, mais tu t’es débarrassé du corps ? »

Personne ne devait savoir ce qui s’était produit. En aucun cas la police devait remonter jusqu’à Will. Erïka était prête à retourner sur le lieu du crime s’il le fallait. Ce drame devait rester secret. Son ami ne pouvait pas aller en prison. Il avait une fiancée, il allait avoir un enfant, il avait tant à perdre. Pourquoi irait-il en prison alors qu’il avait tout fait pour se sortir de la rue ?

Will expliqua qu’il ne savait trop ce qui s’était produit, par la suite. Il avait changé de corps avec son clone. Il avait hérité d’un corps intact tandis que le clone avait probablement disparu avec celui qui était abimé. Erïka aimerait bien lui donner une explication logique, une réponse qui pourrait le satisfaire, mais elle n’en avait pas. Elle se colla contre lui, passa ses bras autour de sa taille. Elle était désarmée et ne savait pas ce qu’elle pouvait dire ou faire.


-« Je ne sais pas ce qui s’est passé, mais tu es là, c’est le plus important. On a tous besoin de toi dans nos vies. Je suis heureuse que tu t’en sois sorti. Bordel… qu’est-ce que j’aurais fait sans toi ? »

L’adolescente se redressa, posa sa boite de biscuits au sol. Elle n’avait plus faim. Cette histoire lui avait donné mal au cœur. Elle lui rappelait certains mauvais souvenirs qu’elle aurait préféré oublier. Si elle pouvait faire quoi que ce soit pour Will, elle était prête à le faire. Elle tenait à lui, elle ne souhaitait que son bien. Pourquoi ce genre de choses devait lui arriver ? Ne pouvait-il pas avoir une vie calme et paisible comme n’importe qui ?

-« Je peux faire quelque chose ? N’importe quoi, tu peux me demander ce que tu veux. Je… je ne sais pas quoi dire… C’est horrible ce qui s’est passé et ce fou a eu ce qu’il méritait. Tu as fait ce qu’il fallait. Ce ne sera pas facile à oublier, mais si je peux t’y aider d’une quelconque manière… Tu sais que je serais toujours là pour toi. »
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MessageSujet: Re: Si j'avais su... [Will/Psychopathe cannibale made in Riri au nom inconnu]   Ven 11 Oct 2013 - 14:49

Dans l’état dans lequel il était, plus grand chose n’avait d’importance pour Will. Il se moquait bien d’être transi de froid lorsqu’il serait sur la moto. Tout ce qu’il voulait s’était rentrer, s’éloigner au plus vite de l’endroit où il avait vécu l’enfer. De plus, il avait l’habitude d’avoir froid, ayant rarement de quoi se réchauffer l’hiver lorsqu’il vivait dans la rue. Et puis, Erïka lui servirait en quelque sorte de chauffage, non ? Cette dernière était inquiète mais ne posait pas de questions pour le moment. Intérieurement, Will la remercia, il ne désirait pas s’attarder ici.

« J'veux juste rentrer… Ca ira. »

Au départ, Will tenait Erïka par la taille sans pour autant être collé à elle. Mais plus la moto avançait, plus il se laissait aller à se mettre contre elle. Déjà parce qu’ainsi, il était en partie protégé du vent mais aussi parce qu’il pouvait profiter de la chaleur qu’elle dégageait. Cela n’avait pas l’air de la gêner dans ses mouvements alors il resta ainsi. Il savait que si quelque chose la dérangeait, elle ne se gênerait pas pour le lui dire. Ils pouvaient communiquer après tout. Mais aucun d’eux ne dit pourtant un mot durant le trajet.

Même une fois de retour à l’Institut, Will n’était pas très bavard. Avant de se rendre à la chambre d’Erïka, il voulait se faire du café afin de se réchauffer et de rester éveillé un minimum. Après ce qu’il venait de vivre, il ne voulait pas s’endormir tout de suite… Il craignait qu’à son réveil il ne soit encore dans cette chambre de motel en train de se faire cuisiner aux petits oignons. Puisque la russe ne voulait pas de café, il se contenterait d’en faire juste pour lui, ce serait ainsi moins long à attendre.


« Moi j'veux justement pas dormir… »

Une fois le café prêt, Will suivit Erïka jusqu’à sa chambre. Là, il alla directement s’asseoir sur le lit, pensif. Il but quelques gorgées, profitant du liquide bouillant. Il ne savait pas s’il avait tellement envie de raconter ce qui lui était arrivé mais l’adolescente allait sans doute lui poser des questions. D’ailleurs, une fois qu’elle fut assise à côté de lui, elle le lui demanda. Que répondre ? Aller à l’essentiel ? Entrer dans les détails ? Will commença par le début, ce qui l’avait amené à se retrouver là-bas, seul, chose qui avait intrigué Erïka.

Cette révélation la stupéfia encore plus. Oui ces deux là s’adoraient et pourtant… Un simple détail venait de modifier la donne pour de bon. Will ne se voyait plus ami avec quelqu’un qui risquait à tout moment de le mettre derrière les barreaux. C’était tout bonnement impossible et trop stressant pour lui. Si elle mentait à tout le monde, c’était clairement pour une bonne raison… et cette raison justifiait à elle seule que le rouquin ne désire plus la fréquenter. Mais que pouvait-il répondre à Erïka ? Il ne voulait pas dévoiler ce que faisait réellement sa sœur. Elle était restée évasive sur la question mais de toute façon, il ne comptait pas la dénoncer. Tout ça la regardait après tout… Mais lui ne voulait plus prendre part à tout ça.


« On s’adorait… oui… C’est terminé… J’veux plus la voir, c’est mieux comme ça… Elle f’ra sa vie de son côté et moi la mienne du mien… C’est… compliqué… J’ai pas envie d’en parler… Dis toi juste qu’on s’verra plus, c’est tout… »

Passant sur ce détail qui était à l’origine de l’épouvantable nuit qu’avait passé le rouquin, il préféra entrer dans le vif du sujet même si c’était difficile pour lui de devoir décrire ce qu’il avait vécu et ressenti. Mais il fit l’effort de se remémorer ce qu’il s’était passé. Ce n’était pas bien dur, les images étaient encore gravées dans sa mémoire. En parler lui donnait à nouveau la nausée  mais il but une gorgée de café pour la faire passer. Erïka, elle, s’étouffa avec son biscuit. Elle ne devait pas s’attendre à ce qu’il lui raconte une telle chose.

Elle devait s’étonner de ce qu’il disait. Après tout, s’il avait effectivement été découpé comme il le racontait, il aurait dû être dans un sale état et surtout ne plus avoir de jambes. Mais Will savait qu’elle le croyait malgré tout. Pourquoi mentirait-il ? Et puis, son pouvoir pouvait lui confirmer qu’il disait la vérité. Mais afin qu’elle ne pose pas 150 questions, il préféra continuer son récit, expliquant ce qu’il s’était passé même s’il n’avait aucune idée de ce qui lui était arrivé au juste.

Erïka posa sa main sur son bras et Will tourna un peu la tête vers elle. Il frissonna à cause du contact mais ne la repoussa pas. Au contraire, il appréciait sa présence, il se sentait ainsi soutenu, moins seul. De son autre main, il resserra un peu la veste qu’il avait sur le dos. Il n’avait même pas fait attention qu’elle lui en avait posé une sur les épaules. Vu la taille, elle devait appartenir à Bobby… mais le rouquin n’y fit absolument pas attention. Il avoua alors qu’il avait massacré celui qui avait osé s’en prendre à lui. Il avait déjà avoué ses crimes à Erïka par le passé, il savait qu’elle le comprendrait.

Comme prévu, elle ne le déçut pas. Pour elle, c’était lui la victime et non l’autre, il avait juste simplement cherché à survivre. Mais Will savait qu’au fond, ce n’était pas tout à fait vrai. Il aurait juste pu assommer l’homme et appeler la police. Il avait l’avantage, il aurait pu le prendre par surprise et en profiter. Mais non. Il l’avait massacré, il s’était vengé violemment de ce qu’il lui avait fait subir. Et surtout, il ne le regrettait pas un seul instant. Alors s’il n’était pas fou, il était quoi ? Un danger public ? Mais Erïka lui posa une question qui le fit rire d’un air blasé. S’il s’était débarrassé du corps ? Plus besoin…


« L’incendie a probablement effacé toutes traces… Pendant la bagarre, on a fait tomber l’réchaud dont il s’servait pour bouffer… Ca a foutu l’feu, j’me suis enfuis avant qu’ça s’propage… J’imagine qu’maintenant, il reste plus rien. Et Rika… Tu t’trompes sur mon compte, j’ai… » s’interrompit-il, prenant une lente inspiration « J’aurais pu juste l’assommer ou le tuer proprement au pire… mais là je l’ai massacré… C’pas qu’j’en suis fier mais… si c’était à r’faire, j’le referais… »

Puis Will confia ce qu’il s’était passé pour qu’il récupère l’usage de ses jambes. Lui-même ignorait ce qui avait bien pu se produire. C’était comme s’il y avait eu un transfert de conscience, c’était vraiment étrange. Jamais auparavant il n’avait ressenti ça. Il se sentait mal mais il ignorait si c’était à cause de ça ou bien parce qu’il était tout remué à cause du cannibale. Erïka n’avait pas l’air de savoir non plus ce qui avait bien pu se produire. Elle était surtout rassurée qu’il soit encore en vie. Tandis qu’elle se collait à lui, il l’entoura de ses bras, posant sa joue contre le dessus de son crâne.

« J’me battrais t’jours pour ma survie, pas question d’crever bêt’ment. J’suis increvable Rika… La preuve… J’crois quand même que si j’avais pas été mutant… J’serais mort d’puis longtemps… »

Will restait songeur, ne sachant pas trop où tout ça allait le mener. Erïka lui proposait son aide mais que pouvait-elle faire de plus ? Peut-être le rassurer sur autre chose ? Après tout, il avait quelque chose à lui annoncer maintenant qu’il y repensait. Mais étrangement, il était beaucoup moins joyeux et fier que lorsqu’il l’avait dit à Eleonnora. A présent, il n’était plus si sûr que ce soit une bonne nouvelle. Son bras lui faisait à nouveau mal et il retira le bandage de fortune pour constater qu’il fallait vraiment nettoyer la plaie. Peut-être que des points de suture seraient nécessaires mais cela attendrait le lendemain.

« Non, rien… P’t’être soigner ça ? C’est moche… Pas envie qu’ça s’infecte… » commença t-il avant de tourner la tête vers elle « T’sais quoi… ? J’vais être papa… Ouais… Mais maint’nant j’me demande si c’t’une bonne chose en fait… J’serais pas capable d’él’ver un gamin, j’suis un putain de psychopathe Rika… C’pas saint pour un enfant d’avoir un père pareil… »

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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Si j'avais su... [Will/Psychopathe cannibale made in Riri au nom inconnu]   Mar 15 Oct 2013 - 1:31

La vie ne pouvait pas être parfaite. Il arrivait parfois des accidents, des événements imprévisibles, des prises de têtes, tout un tas de choses qui pouvaient avoir des conséquences sur le futur. Erïka était une jeune femme qui tentait à ses amis et sa famille. Il lui en fallait beaucoup pour renier ou ne s’adresser à l’un d’entre eux. Certes, les disputes pouvaient se produire, mais pas de là à ce qu’elle raye quelqu’un de sa vie. Elle ne pouvait pas comprendre les circonstances qui avaient mené Will et Eleonnora à ne plus se parler. L’adolescente était persuadée que c’était temporaire, que tout allait finir par s’arranger. Elle ne pouvait pas croire qu’une part de sa famille se brisait. Elle refusait d’envisager une telle chose. Il lui avait fallu du temps pour apprendre à connaitre et apprivoiser sa grande-sœur. Elle avait été ravie, quoi qu’un peu jalouse au départ, qu’elle s’entende si bien avec son frère de cœur. Si ces deux-là refusaient de se voir, cela mettra-t-il fin à de nombreux projets ? Erïka s’était imaginée aller en Russie avec ceux qu’elle aimait, mais s’ils refusaient de partager cette expérience sous prétexte qu’ils ne se parlaient plus ? À moins qu’ils fassent acte de présence mais entrainent avec eut un froid glacial qui affecterait tous les autres ? Elle devait parler à sa sœur. Elle devait lui demander ce qui se passait. Pour l’instant, elle ne voulait pas question davantage Will. Il semblait secoué par quelque chose et cela ne semblait pas être à cause de cette dispute.

-« D’accord. Je ne sais pas ce qui s’est passé, mais… ça va me faire bizarre que vous ne vous voyez plus. »

Ce n’était pas le moment d’essayer de comprendre, de se demander ce qui avait bien pu se produire pour que deux personnes qui s’aimaient tant décident de s’éloigner l’une de l’autre. Il y avait plus important et bien plus inquiétant que cela, pour l’instant. Les confessions de Will permirent à sa petite sœur de confirmer ses doutes, ceux qui s’étaient emparés d’elle lorsqu’elle avait décroché le téléphone, deux heures plus tôt. Il s’était produit quelque chose de grave. Malheureusement, Will avait de nouveau était contraint à tuer afin de sauver sa peau. Pourquoi ne pouvait-il pas avoir la paix ? Pourquoi le monde entier s’acharnait contre lui ?

Erïka serait mal placée pour juger son frère. Elle-même n’avait pas les mains blanches comme neige. Elle avait commis des gestes irréparables, par le passé. Avec le temps, elle s’en était détaché, elle avait fini par s’en remettre. Elle ne s’en voulait plus pour ce qui s’était produit. Elle s’était défendue afin de sauver sa vie, car elle refusait de laisser quelqu’un la lui voler. Elle n’était pas à blâmer, elle avait fait ce qu’il fallait. Maintenant, elle voyait le meurtre comme une porte de sortie, une dernière alternative alors que plus rien n’était possible.

À force de regarder des films et séries policières, l’adolescente avait noté certaines choses fondamentales à faire lorsqu’on commettait un crime. Elle devait remercier Dexter pour ses ingénieuses solutions pour dissimuler un cadavre. C’était à cela qu’elle pensait. Le corps. Si quelqu’un arrivait sur la scène de crime et découvrait ce qui s’était produit, sera-t-il possible de remonter jusqu’au rouquin ? Elle osa demander à Will ce qu’il avait fait du corps de son agresseur. Il lui répondit que le feu avait tout ravagé. Personne ne pourra savoir ce qui s’était exactement produit. Les preuves s’étaient consumées. Intérieurement, Erïka fut soulagée. Elle n’avait pas envie que la menace d’une probable arrestation pèse sur son frère.

Par contre, la jeune femme se trompait sur quelque chose. Will n’était pas si innocent qu’il le semblait. Il avait eu l’occasion d’agir différemment. Il ne l’avait pas fait. Il aurait pu assommer son agresseur et partir. Il ne l’avait pas fait. Il avait déversé sa colère sur lui et l’avait battu à mort. Il lui en avait voulu et c’était compréhensible. Enfin, ce l’était aux yeux d’Erïka. Leur vision des choses, à ce sujet, se ressemblait énormément.

-« Tu penses sincèrement que j’aurais laissé vivre celui qui aurait tenté de me dévorer vivante ? C’est terrible… c’est absolument dégueulasse. J’aurais fait la même chose, à ta place. Il ne pourra plus faire de mal à qui que ce soit et c’est mieux ainsi. Personne ne saura ce qui s’est produit, l’incendie aura probablement tout détruit. C’est terminé, tu n’auras plus à te tracasser avec ça. »

L’histoire de Will ne s’arrêtait pas à la mort de ce cinglé. Comment avait-il réussit à retrouver l’usage de ses jambes ? Ça, Erïka aimerait bien le savoir. Heureusement, elle ne tarda pas à obtenir la réponse. Malgré cette situation dramatique, le pouvoir de Will avait réussis à lui faire une belle et étonnante surprise. Il avait changé de corps avec celui de son clone. Il avait eu la chance de récupérer un corps intact qui lui permettait de continuer à vivre. C’était difficile de comprendre le pourquoi du comment de cette situation, mais l’important était que le rouquin soit toujours là.

Doucement, Erïka l’enlaça, posant sa tête contre lui. Elle n’allait pas le laisser tomber après ce qu’il venait de vivre. Elle était là pour lui. Si elle pouvait faire quoi que ce soit, elle comptait le faire. Elle était prête à tout pour son frère. Malheureusement, elle n’avait pas de pouvoir extraordinaire qui pouvait lui permettre de soulager la douleur de son frère. Cependant, elle pouvait lui offrir toute son affection et son soutien. Il avait eu de la chance dans ses malheurs, survivant à la mort à chaque fois. Cela, il le devait en grande partie à son pouvoir.


-« Ton don est un vrai cadeau. Je ne veux pas que tu perdes la vie, je ne le supporterais jamais. Grâce à lui, tu as toujours survécu, il y a une raison à ça. Tu as encore beaucoup à vivre, ton heure n’est pas venue. »

Il avait encore de nouvelles expériences à vivre, c’était le cas de le dire. Dans moins de neuf mois, il sera père. Ça, Erïka le savait déjà. Elle était avec Amy au moment où elle l’avait découvert. Cependant, plutôt que de voir de la joie sur le visage de son frère, c’était plutôt l’appréhension qu’elle y lisait. Il n’était pas certain de pouvoir élever un enfant. Il pensait être un psychopathe et dans un tel cas, cela ne serait que malsain pour le bébé à venir. Erïka secoua doucement la tête, portant par la même occasion son attention sur la blessure que lui avait dévoilée Will.

-« Je suis déjà au courant de la nouvelle, j’étais avec Amy lorsqu’elle l’a appris. Tu aurais dû voir sa tête quand le pharmacien lui a filé des tests de grossesses… » Elle sourit brièvement en repensant à la journée de la veille avant de reprendre soudainement son sérieux. « Ce n’est pas parce que tu as tué des psychopathes que tu en es un. Prend par exemple Dexter. Il tue des criminels, des gens qui le méritent. Pourtant, il arrive à avoir une famille. Il est un bon père malgré tout. Tu vas être un père génial, Will. Je n’ai qu’à regarder comment tu me maternes pour le savoir. » Elle lui fit un mince sourire avant de se lever. « Je crois que j’ai quelque chose pour soigner ça. »

Elle se leva et alla dans la salle de bain. Elle y trouva une bouteille de désinfectant qu’elle était censée ramener à l’infirmerie depuis des lustres. Elle revint dans la pièce, attrapant un linge au passage. S’installant sur le lit, elle commença par désinfecter doucement la plaie.

-« C’est assez laid à voir. Je n’ai pas de pansements assez larges ou de bandages, mais il y en a à l’infirmerie. Jette moi ce truc, la poubelle est à côté du lit, de ton côté. » Fit-elle en désignant le morceau de tissu dont il s’était servi pour couvrir la plaie.

Lorsqu’Erïka eut terminé, elle rapporta son matériel dans la salle de bain et laissa le tout sur le bord de l’évier. Elle rangera cela plus tard. En revenant dans la chambre, elle se demandait s’il ne valait pas mieux qu’elle descende seule à l’infirmerie afin d’aller chercher ce dont Will avait besoin. Il devait se reposer et, surtout, rester au chaud. Après le trajet en moto, il ne serait pas étonnant qu’il ait attrapé froid.

-« Je vais descendre te chercher un pansement pour ta blessure. Je vais faire vite. Tu veux que je te ramène quelque chose d’autre ? » Elle se dirigea vers la porte puis s’arrêta, un instant, avant de se tourner vers Will. « Si jamais tu veux être seul, un moment, je peux prendre mon temps. »
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MessageSujet: Re: Si j'avais su... [Will/Psychopathe cannibale made in Riri au nom inconnu]   Mar 15 Oct 2013 - 13:00

Will était quelqu’un d’entier. Il n’était pas du genre à être fourbe et à prévoir à l’avance s’il allait apprécier telle ou telle personne. Pour lui, les relations étaient quelque chose de fort, de puissant. S’il aimait quelqu’un, il l’aimait vraiment. Et s’il la détestait, il la détestait vraiment. Il ne faisait pas les choses à moitié. Mais là, face à ce nouveau cas de figure, il ne savait pas comment réagir. Il aimait Eleonnora et il ne savait pas s’il serait capable de la détester. Même après ce qu’elle lui avait révélé, il n’arrivait pas à la détester. Oh bien sûr il lui en voulait, il lui en voulait de lui avoir menti, de l’avoir mené en bateau pendant tout ce temps. Mais quelque part, il savait que ce n’était pas dépendant de sa volonté. Cependant, après ce qu’il lui était arrivé, il n’avait pas vraiment la tête à réfléchir à ce sujet.

« Tu t’y feras… »

Il était content qu’Erïka n’insista pas plus pour savoir de quoi il était question. Malgré tout, il ne voulait pas trahir Eleonnora en révélant à sa petite sœur ce qu’elle faisait réellement comme métier. La russe connaissait déjà les actes criminels du rouquin et ne lui en avait jamais tenu rigueur. Mais qu’en serait-il d’Eleonnora si elle venait à l’apprendre ? Il avait largement de quoi passer le reste de sa vie derrière les barreaux et ça il en était hors de question. Il se battrait pour vivre, pour être libre. Maintenant qu’il était enfin sorti de la rue, qu’il allait fonder une famille, il ne voulait pas voir tout s’écrouler.

Puisqu’Erïka connaissait déjà ses anciens meurtres, il n’hésita pas à lui raconter celui-là. Il avait besoin d’évacuer, de mettre des mots sur ce qu’il s’était produit. Et il savait que la jeune femme ne le jugerait pas et n’appellerait pas la police pour leur prévenir que le coupable était là, dans sa chambre. Elle, mieux que personne, savait garder un secret.

Mais Will n’était pas fier de ce qu’il avait fait. Si Erïka était compréhensive, il avait peur qu’elle se fourvoie sur son compte. Il n’avait pas fait que se défendre, il avait massacré le type qui aurait pu le priver de sa vie. C’était un meurtre délibéré et même si le mutant n’en était pas fier, il n’éprouvait aucun regret. N’était-ce pas les psychopathes qui ne regrettaient pas leurs gestes ? La russe lui affirma pourtant qu’il n’en était rien, qu’elle aurait fait pareil. Au moins, il ne mangerait plus jamais personne d’autre et le mutant n’avait pas a être inquiété par la police puisque les preuves avaient disparu. Malgré tout, Will éprouvait un profond malaise. Il resserra son étreinte sur Erïka, agrippant ses vêtements.


« J’ai… j’ai cru que… j’ pourrais plus jamais marcher, qu’ma vie était foutue… Qu’à cause d’lui, tout était ruiné… Quand j’ai vu mes jambes… ‘fin c’qu’il en restait, c’était… c’était abominable Rika… C’était plus qu’d’la chair et des muscles qu’il avait pris… c’était ma vie… J’allais tout perdre… tout… »

On aurait pu croire qu’il cherchait à se justifier mais ce n’était pas le cas. Il voulait juste qu’elle comprenne ce qu’il avait pu ressentir mais il peinait à s’exprimer, encore secoué par les derniers évènements. Il se rappelait encore les innombrables coups de couteau qu’il avait donné à l’homme. La sensation de la lame qui pénétrait la chair, il la sentait encore dans son poing serré, comme s’il tenait toujours le manche. Il rouvrit alors la main comme s’il cherchait à se débarrasser de l’arme du crime. Mais elle n’était plus là, dans sa main. Elle était par contre toujours près de lui, accrochée à sa ceinture, encore couverte de sang.

Plus d’une fois cette arme lui avait sauvé la vie mais elle avait également servi à en retirer plus d’une. Par chance, cette fois encore, il n’y avait plus aucune preuve de son passage ni de ses actes. Personne ne saurait sans doute jamais que l’homme retrouvé carbonisé était en réalité un horrible cannibale qui dévorait les gens pendant leur sommeil. Personne ne saurait ce qu’il s’y était produit. C’était peut-être mieux ainsi.

Mais si tout était clair dans l’esprit du rouquin, il y avait quelque chose qui l’était bien moins. Il ne comprenait pas pourquoi et comment il avait pu récupérer son corps au complet. Il se revoyait, allongé sur le lit, son corps rongé en partie. Pourtant, sans savoir comment, il était devenu son clone. Ca, il l’avait bien compris. Il avait eu une drôle de sensation lors du transfert mais il savait à présent qu’il avait échangé de corps d’origine. Pas une seconde il n’avait pensé ça possible. Erïka semblait faire le lien elle aussi, remerciant ce pouvoir qui lui avait maintes fois sauvé la vie. Elle lui disait qu’elle ne supporterait pas de le perdre et Will savait bien à quel point c’était réciproque. Il la serra d’autant plus contre lui.


« Je t’aime Rika… T’es une des meilleures choses qui m’soient arrivées.. J’veux pas t’perdre non plus… Merci d’être là… »

Il avait besoin de sa famille, maintenant plus que jamais. Et il réalisa alors que la famille en question allait bientôt s’agrandir. Mais si au départ, il avait été des plus joyeux, à présent il appréhendait la chose. Il ne serait pas un bon père, lui qui n’hésitait pas à tuer. Il avait trop de sang sur les mains pour élever correctement un enfant. Quel exemple serait-il ?

Il pensait annoncer la nouvelle à Erïka mais elle lui affirma qu’elle était déjà au courant, ayant été avec Amy lors de la découverte. La russe prit alors un exemple pour lui affirmer que malgré ce qu’il avait fait, il serait un bon père. Tout ça n’entrait pas en ligne de compte, il la maternait assez bien pour qu’elle le sache mieux que tout le monde. Cela rassura un peu le rouquin mais il doutait toujours de lui.


« J’suppose qu’elle était… surprise ouais… C’était pas vraiment prévu… Tu t’rends compte… ? J’vais avoir un gamin… moi… » fit-il en riant légèrement, d’un rire un peu fatigué « T’as p’t’être raison… C’t’enfant, j’l’aime déjà même s’il est pas encore né… j’ai juste… peur d’pas lui apporter tout c’dont il a b’soin, tu comprends ? J’suis pas un bon exemple pour lui… »

Erïka se leva pour aller chercher de quoi soigner la plaie. Elle revint peu après avec un flacon et Will la laissa faire. Il serra les dents et serra la couverture lorsqu’elle appliqua le désinfectant. Ca le brûlait horriblement et comme il avait les nerfs à vif, il en souffrait d’autant plus. Mais mieux valait ne pas laisser cette blessure en l’état et la soigner un minimum. Demain, il irait à l’infirmerie pour se faire recoudre. Là, il n’avait juste pas envie de bouger.

« Il m’a fait ça pendant qu’j’lui tapais d’ssus… J’avais même pas fait attention sur l’coup… »
fit-il en jetant un œil à la blessure « C’est vrai qu’c’est moche… J’irais d’main à l’infirmerie pour avoir quelques points d’suture… J’espère juste qu’on m’pos’ra pas trop d’questions… »

Obéissant, il jeta le morceau de tissu dans la poubelle. Erïka rapporta son matériel dans la salle de bain, annonçant qu’elle devait aller à l’infirmerie. Elle lui proposa alors de prendre son temps s’il avait besoin d’être un peu seul. Will resta dubitatif un moment, ne sachant pas trop si c’était une bonne chose. Puis finalement il secoua la tête.

« Non… c’est bon… J’ai b’soin de rien, pas la peine d’prendre ton temps mais cours pas non plus. Mon bras va pas s’envoler… J’ai b’soin de rien… juste d’repos je pense… »

Il attendit qu’elle sorte puis se pencha en avant la tête entre ses mains. Quelle soirée… Maintenant qu’il n’avait plus personne pour lui parler et lui changer les idées, ses souvenirs l’assaillirent avec d’autant plus de vigueur. Les images de cette nuit lui revenaient en boucle, lui rappelant chaque seconde de ce qu’il s’était produit. Il se revoyait sans jambe, il repensait à ce que serait sa vie s’il n’avait pas été un mutant. Non, en fait il serait mort. Mais si son pouvoir ne lui avait pas permis ce transfert de corps… il n’aurait plus rien. Secoué par tout ça, il eut soudainement envie de vomir à nouveau. N’ayant pas le temps de courir jusqu’à la salle de bain, il utilisa la poubelle à ses côtés comme récipient. Une fois son estomac complètement vide, il referma le sachet de la poubelle et se redressa, restant prostré sur le lit comme s’il était mort sur place. Quelques larmes se mirent à couler de son œil valide. L’énervement et la peur le quittaient peu à peu mais ce n’était pas sans peine. Pourvu qu’Erïka ne tarde pas trop.

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MessageSujet: Re: Si j'avais su... [Will/Psychopathe cannibale made in Riri au nom inconnu]   Sam 19 Oct 2013 - 18:12

Il y a certains moments dans la vie où l’on croit que tout est perdu, où l’espoir nous quitte définitivement. À cet instant, il faut accepter de se faire une raison et d’abandonner. Lorsqu’un miracle se produit et vient nous tirer du désespoir, on réalise alors qu’on aurait pu perdre tant de choses. Will aurait perdu sa femme, sa famille, ses amis. Il aurait pu dire adieu à son travail, aux activités qu’il aimait tant pratiquer et, surtout, à sa mobilité. Il s’était vu être dévoré par un fou. Il avait été privé de ses jambes. Il n’y avait plus d’espoir pour lui. Enfin, c’était ce qu’il croyait avant qu’un miracle ne survienne. Il avait eu droit à une chance que personne d’autre n’aurait pu avoir. Il avait pu retrouver l’usage de ses jambes, de son corps. Son pouvoir lui avait permis de se retrouver dans l’enveloppe corporelle intacte de son clone. Cela lui avait sauvé la vie.

-« Tu aurais pu tout perdre, mais ce n’est pas arrivé. Tu t’es battu pour ne pas que le pire se produise. Regarde tes jambes, elles sont toujours là. Je te crois lorsque tu dis que c’était horrible. Heureusement, tu as eu la chance d’avoir un pouvoir qui t’a permis de ne pas conserver de séquelles physique de tout ça. »

Elle se serra un peu plus contre Will. Elle était là pour lui, pour l’écouter et le réconforter. Elle savait ce que c’était que de tuer quelqu’un. Elle connaissait parfaitement bien les émotions qui venaient après avoir posé un tel geste. Jamais elle ne pourrait considérer son frère comme étant un criminel ou bien un psychopathe. Il s’était toujours battu pour sa survie. Ce n’était pas de sa faute s’il était la victime de fous qui cherchaient volontairement à tuer des gens afin d’assouvir leurs sombres pulsions.

Peu importe ce qui s’était produit, l’important était que Will soit toujours là, bien vivant et en un seul morceau. Elle n’aurait jamais supporté de le perdre. Il était l’une des personnes les plus précieuses, les plus chères à son cœur. Elle était prête à tout pour lui. Alors qu’il allait devenir père, il avait encore plus besoin de soutien. Ce ne sera pas facile d’élever un enfant. Il y aura des doutes, des incertitudes, mais Erïka était sûre et certaine que tout ira bien. Il faudra simplement soutenir les parents dans cette nouvelle aventure. L’adolescente, fière de devenir tante, sera toujours là pour eux.


-« Tu seras un excellent père, je n’en doute pas. Bon, lorsque ce sera l’adolescence, ça va être un véritable cauchemar, mais tu vas t’en sortir à merveille. J’ai confiance en toi. » Elle leva la tête vers lui. « Par contre, après ça, ne t’avise plus jamais de me faire la morale sur le fait que j’ai des relations sexuelles. Moi, je connais l’existence des préservatifs. »

Elle grimaça légèrement avant de sourire. Elle savait que son frère était protecteur. Par contre, elle, elle était responsable. Enfin, sur certaines choses. Elle pouvait prendre tout un tas de risques plus débiles les uns que les autres, mais pas celui de tomber enceinte. Elle ne se voyait pas avec un enfant. Elle ne pensait pas qu’elle pourrait être une bonne mère… Enfin, pas sans son petit ami. Lui, par contre, ferait le meilleur père qui soit, elle en était persuadée. Il était calme, patient, doux, gentil… En fait, il était également l’homme parfait.

L’adolescente se redressa. Il était temps de s’occuper de la plaie de Will. Il ne fallait pas qu’elle s’infecte. Justement, puis qu’elle avait du désinfectant sous la main, elle en profita pour nettoyer totalement la blessure, avec le plus de douceur dont elle pouvait faire preuve. Le lendemain, ou plutôt dans la journée si on considérait l’heure, Will allait faire un tour à l’infirmerie pour avoir des points de suture. Son seul souhait était de ne pas avoir à répondre à des questions indiscrètes sur le sujet.

-« Ne t’en fais pas. Tu n’as qu’à dire que c’était un accident et puis voilà. Des élèves blessés, il y en a à tous les jours. »

Erïka n’avait pas de bandages ou de pansements. Elle devait donc se rendre à l’infirmerie. Comme elle ne souhaitait pas laisser Will seul trop longtemps et qu’il semblait avoir besoin de sa compagnie, elle sortit d’un pas rapide de sa chambre. Elle dévala les escaliers à pas de loup et se dirigea vers l’infirmerie. Comme il n’y avait personne, elle en profita pour prendre ce don elle avait besoin avant de remonter. Elle entra lentement, subtilement, dans la chambre, avant de refermer la porte derrière elle. C’était une habitude qu’elle avait prise depuis qu’elle vivait avec Cassandra.

-« J’ai ce qu’il faut, ça devrait aller. » Elle s’assit près de lui et essuya doucement les larmes qui coulaient de son œil. « C’est terminé, je vais m’occuper de toi. Tout ira mieux. »

Elle fit un bandage simple à Will. Cela devrait tenir jusqu’à ce qu’il aille à l’infirmerie. Par la suite, l’adolescente fila à la salle de bain pour remettre son pyjama. Elle sera plus confortable ainsi. Se couchant près de son frère, elle se blotti contre lui en espérait que sa présence pourrait le rassurer. Elle savait que le temps allait être un grand allié et que lui seul pourra véritablement l’aider à lui faire oublier en partie ce qui s’était produit. Il allait s’en remettre, tant et aussi longtemps qu’il aura le soutien de ses proches.

-« Tu veux toujours rester éveillé ? Je ne te quitterais pas d’une semelle, tant et aussi longtemps que tu ne commences pas à te sentir mieux. »
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MessageSujet: Re: Si j'avais su... [Will/Psychopathe cannibale made in Riri au nom inconnu]   Sam 19 Oct 2013 - 21:50

Malgré le fait qu’il soit plus ou moins indemne, Will avait du mal à réaliser qu’il n’avait pas tout perdu. Erïka était là, elle était venu le chercher. Il n’avait pas à être inquiété par la police ni par une éventuelle revanche du cannibale. Ses jambes étaient toujours là, il était vivant. Son futur était toujours à portée de main. Tout était terminé. Mais pourtant, le rouquin ressentait une drôle de sensation. C’était encore trop frais pour qu’il puisse aller de l’avant et faire comme s’il ne s’était rien passé. Car après tout, il s’en était passé des choses. Un homme était mort ce soir. Et cela aurait pu être lui.

« Ouais, c’est sûr, j’ai pas d’séquelles… Ca aurait pu être pire, j’aurais pu crever… Mais c’pas facile quand même… J’crois que mon esprit sait plus trop où il en est… mort, pas mort… entier ou pas… J’ai l’impression d’être un autre tout en étant moi… C’est vraiment bizarre… »


Erïka lui montrait le bon côté des choses et c’était vraiment ce dont il avait besoin. S’il s’écoutait, il s’enfoncerait tout seul en se persuadant qu’il n’était pas mieux que celui qui avait tenté de le manger. Le mutant avait pas mal de sang sur les mains et tout ça ne faisait que lui en rajouter. Comme pouvait-il se voir comme un homme normal ? Quelqu’un qui menait sa vie comme tout le monde et qui serait capable d’offrir à son futur enfant un avenir serein et stable ?

Bien qu’il était parfaitement heureux d’avoir bientôt un enfant, il redoutait ne pas être à la hauteur et confiait ses craintes à Erïka. Elle lui assura cependant qu’il saurait être un bon père, il s’exerçait déjà avec elle sans vraiment le vouloir. Ah ça c’était certain, le rouquin tenait à ses proches et veillait sur eux comme sur la prunelle de son œil unique. Il serait prêt à sacrifier tout ce qu’il avait si cela pouvait faire le bonheur de son enfant. Même s’il n’était pas prévu, cela n’avait que peu d’importance. Il tombait bien, maintenant qu’ils avaient une situation stable.

Mais Erïka cru bon de lui rappeler qu’il n’était père que parce qu’il avait été négligeant. Will regarda Erïka, un peu abasourdi par ses propos. Elle était sérieuse là… ? Etait-ce bien le moment de lui faire des reproches, de lui balancer ce genre de choses au visage ? Même si elle plaisantait sûrement, cela ne fit aucunement rire le mutant. Non, il avait dû mal entendre, elle n’avait pas pu oser lui dire une telle chose… surtout après le fait qu’il venait de dire qu’il aimait cet enfant. Là, elle donnait à la situation un tout autre point de vue. Will n’en croyait tellement pas ses oreilles qu’il fut incapable de dire quelque chose.

Lorsqu’il put dire quelque chose, ce fut pour demander à soigner sa plaie. Elle ne pouvait pas rester dans cet état, il fallait faire quelque chose. Par chance, Erïka était équipée. Elle avait sans doute chapardé ça à l’infirmerie… Il n’était pas rare que la jeune femme ait des médicaments à elle mais là, le rouquin ne voyait pas tellement l’usage qu’elle ferait d’un flacon de désinfectant personnel. De toute façon, il s’en fichait, il n’était pas tellement en état de se poser ce genre de questions. Il se laissait faire alors qu’elle le soignait. Mais la russe ne faisait que soigner partiellement la blessure. Il valait mieux mettre un pansement pour éviter un nouveau saignement et qu’elle ne se salisse. Quelques points seraient nécessaires mais cela attendrait. Will redoutait cependant de se rendre à l’infirmerie, ne tenant pas à subir plein de questions.


« Ouais, j’espère… Au pire, j’irais à l’hôpital… J’y étais allé avec Emma, pour ma tête… Là-bas, j’suis sûr qu’on m’demandera rien. »

Mais le pansement ne pouvait attendre. Erïka s’absenta donc le temps d’aller en chercher un, ce qui laissa un peu de temps à Will pour être seul. Mais là, sans plus personne pour lui changer les idées, il ne put s’empêcher d’être à nouveau tourmenté par ses frais souvenirs. Mais il n’eut pas le temps de se laisser aller qu’Erïka était déjà de retour, lui assurant qu’elle était là et qu’elle allait s’occuper de lui. Will se contenta de mollement hocher la tête, la laissant lui apposer le pansement.

Elle s’éclipsa dans la salle de bain par la suite et Will en profita pour s’allonger sur le lit, fixant le plafond. Il n’était pas certain de parvenir à dormir, le café n’aidait pas non plus. Il craignait surtout de faire des cauchemars si jamais il fermait les yeux. L’adolescente revint, vêtue de son pyjama, et vint se mettre contre lui. Elle lui demandait s’il voulait rester éveillé mais il ne savait pas quoi répondre. Il ne voulait pas non plus la priver de sommeil…

Mais comme elle était là, blottie contre lui, il repensa à ses propos. Il réalisa alors qu’elle ne manquait pas de culot pour lui dire de telles choses, surtout après ce qu’il lui avait dit. Si c’était comme ça qu’elle comptait lui remonter le moral, il était mieux tout seul. Craignant qu’elle ne l’enfonce davantage, le rouquin se redressa, assis sur le lit. Il n’avait pas besoin qu’on soit mesquin avec lui. Certes, il connaissait bien Erïka, il savait comment elle était. Mais il y avait des limites et elle les avait clairement franchie. Ca, il ne pouvait pas l’accepter. Sans un mot, il se leva et s’écarta du lit, se dirigeant vers la porte. Néanmoins, avant de sortir, il se stoppa, main sur la poignée.


« J’préfère rester tout seul final’ment… Merci pour l’pans’ment mais j’ai pas b’soin d’reproches. J’crois qu’tu m’comprends pas… alors j’te laisse. Passe une bonne nuit… »

Sans un mot de plus, il ouvrit la porte et sortit en la refermant. Sans attendre, sans regarder si elle tentait de l’arrêter, il se mit à marcher dans le couloir. Il ne savait pas où il allait mais il s’en fichait. Il voulait juste être seul…

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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Si j'avais su... [Will/Psychopathe cannibale made in Riri au nom inconnu]   Dim 20 Oct 2013 - 0:59

Erïka était du genre à parler sans trop réfléchir avant. Elle crachait ses mots comme du venin et ne se souciait pas de leur effet sur les autres. Enfin, ça, c’était avant. Maintenant, elle faisait attention à ne pas blesser ceux à qui elle tenait avec ses paroles. Il lui arrivait souvent de parler, de dire ce qu’elle pensait sans réfléchir aux conséquences que pouvaient avoir chacun de ses mots. Elle ne le réalisait que par la suite, lorsqu’il était trop tard. Elle manquait de tact et elle n’était clairement pas douée pour l’humour.

Lorsqu’elle plaisanta au sujet de cette discussion qu’elle avait eue avec Will, bien des mois plus tôt, elle ne pensait pas à mal. Elle lui rappelait simplement qu’il était mal placé pour lui reprocher certaines choses, maintenant. L’adolescente n’avait pas apprécié le fait de se faire pratiquement engueuler parce qu’elle était responsable et faisait en sorte de ne pas tomber enceinte. Bien sûr, elle n’en avait pas tenu rigueur à son frère, elle était habituée à ce qu’il la materne comme si elle était encore une enfant.

Lorsqu’elle parla, Erïka ne pensa pas à mal. Elle ne réalisait pas qu’elle avait carrément dit à son frère que sa fille était un accident dû à son irresponsabilité. Elle insinuait simplement que, d’après ce qu’Amy lui avait dit, ils avaient beaucoup de rapports sexuels non protégés. C’était après avoir entendu cela que l’adolescente avait constaté qu’il était fort probable que son amie soit enceinte, avant même qu’elle ne fasse les tests.

Qu’il soit prévu ou non, cet enfant allait être aimé de sa famille. L’adolescente était ravie de devenir tante, bien qu’elle n’était pas très douée avec les enfants. D’ici à sa naissance, cela ne lui fera pas de tort d’apprendre à tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler.

Erïka s’était éclipsée pendant quelques instants afin d’aller chercher des bandages. À son retour, elle pansa la blessure du rouquin, puis alla sa changer. Il était tard. Elle savait que Will ne souhaitait pas dormir. Peut-être avait-il changé d’idée, qui sait ? Quoi qu’il en soit, elle alla enfiler un pyjama avant de le rejoindre dans le lit. Cependant, Will ne tarda pas à se redresser, puis à se lever. L’adolescente s’assit et l’observa. Que faisait-il ?

Elle ne comprenait pas pourquoi Will avait soudainement envie de partir. Elle commença peu à peu à le réaliser lorsqu’il insinua qu’elle ne pouvait le comprendre. Qui pouvait le faire mieux qu’elle ? Qui pouvait comprendre ce que c’était que de tuer une personne ? Elle n’arrivait pas à suivre son ami. Qu’avait-elle dit ? Elle se repassa la conversation dans sa tête afin de chercher à comprendre. Finalement, elle réalisa. Elle avait fait une belle connerie. Aussi rapide qu’une fusée, elle se glissa entre Will et la porte, s’adossant contre celle-ci. Elle n’avait pas voulu insulter ou blesser son frère, elle n’avait pas souhaité dire quelque chose qu’elle ne pensait pas. Elle venait de se mettre dans la merde et devait absolument s’expliquer. Après s’être disputé avec Eleonnora, le rouquin n’avait pas besoin de s’engueuler avec sa sœur cadette.


-« Attend ! Ne pars pas. J’ai merdé, hein ? Je ne voulais pas être méchante, je me suis mal exprimée. Tu sais très bien que je ne pense pas toujours avant de parler… »

L’adolescente prit une respiration, tenta de formuler ce qu’elle allait dire dans sa tête afin de ne pas faire de conneries, puis se lança.

-« Bon d’accord, j’ai dit de la merde, mais je ne le pense pas. Je ne crois pas que ta fille soit indésirable ou quoi que ce soit, non, au contraire je vais l’adorer et je suis très contente de me dire que je vais être tante et je suis encore plus heureuse pour vous. C’est cette histoire, d’il y a quelques mois qui m’est revenu en tête et je faisais référence à ça. Tu me reprochais d’avoir des relations, mais je me protégeais alors que toi bah non… Et bon, après tu fais ce que tu veux, hein. Mais je ne veux pas te faire de reproches directs, je plaisantais… Ma sœur m’a dit que j’avais un sens de l’humour totalement pourris, je comprends ce qu’elle voulait dire, maintenant. Mais au final ça a donné un magnifique bébé qui va naitre de quelques mois. Ça j’en suis heureuse. Je n’ai pas envie de m’engueuler avec toi ou d’être en froid avec toi ce soir. »

Elle s’arrêta pour respirer. Elle avait tout débité en prenant à peine son souffle. Doucement, elle se dégagea de la porte, laissant l’opportunité à Will de sortir. S’il voulait le faire, qu’il le fasse. Sinon, elle serait ravie de passer la nuit avec lui et de le réconforter comme il se doit.

-« Si tu veux partir, vas-y. On dirait que ce n’est pas ton jour avec les Davidoff. »

Elle soupira puis se coucha sur son lit. Elle n’avait pas envie de le voir partir. Au moins, s’il partait vraiment, elle était certaine de ne pas le regarder. Elle repensa à nouveau à ce qu’elle avait dit et pesta intérieurement contre elle-même. Ce qu’elle pouvait être idiote, parfois…
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William McKellen
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MessageSujet: Re: Si j'avais su... [Will/Psychopathe cannibale made in Riri au nom inconnu]   Dim 20 Oct 2013 - 14:29

Will était loin d’avoir l’esprit clair et apaisé. Il était à la fois tendu et nauséeux, épuisé et les nerfs à vif. Il voulait à la fois dormir et à la fois ne surtout pas fermer les yeux sous peine de revivre les derniers évènements. Il ne savait plus ce qu’il voulait, il voulait juste oublier tout ça. Mais il savait que ce n’était pas possible, qu’il s’en rappellerait toute sa vie. Il ne lui restait plus qu’à faire avec, comme il l’avait déjà fait pour les autres.

Et pour ça il comptait sur Erïka. Il savait qu’elle viendrait le chercher s’il le lui demandait. Il savait qu’elle prendrait soin de lui. Il savait qu’elle lui remonterait le moral, lui changerait les idées. Il savait qu’elle le comprendrait et ne lui ferait aucun reproche. Enfin ça, c’était ce qu’il croyait. La vérité était bien autre au final. Même si elle comprenait parfaitement ce qu’il avait été contraint de faire, qu’elle n’avait pas peur de lui, elle était bien loin d’être un as niveau psychologie. Ne comprenait-elle pas dans quel état d’esprit il était ? Il cherchait de l’aide, du soutien. Là plus que jamais, il avait besoin d’être rassuré. Mais Erïka s’y prenait comme un manche et appuya là où ça faisait mal.

Le rouquin avait du mal à être certain que c’était bien ce qu’elle lui disait. Il n’y avait aucun trace de compassion dans ses paroles. Il redoutait de devenir père même s’il n’attendait que ça. Il ne se pensait pas à la hauteur. Et tout ce qu’Erïka trouva à dire, ce fut qu’il était irresponsable. Au final, elle lui disait l’inverse de ce qu’il avait besoin d’entendre. Là, il était encore plus perdu qu’il ne l’était déjà. Son esprit ayant du mal à fonctionner correctement, il resta évasif et se laissa faire alors qu’elle le soignait.

Mais là, allongé au calme, isolé un moment, il put réfléchir. Et les paroles d’Erïka, il ne les tolérait pas. Cela lui faisait mal de l’admettre mais il avait la sensation qu’au final, elle se moquait bien de son état. Cette naissance future, elle venait de la transformer en séance de torture mentale et Will ne voulait plus rester dans la même pièce que celle qui avait proféré de telles absurdités. Il savait qu’Erïka n’était pas toujours très fine dans ses propos mais là, elle poussait le bouchon trop loin.

Se levant, il marcha lentement jusqu’à la porte, ses jambes ne le portant pas encore très bien. C’était surtout qu’il s’était levé un peu vite et que son équilibre était précaire. A peine eut-il atteint la porte qu’Erïka s’était postée devant, lui en barrant l’accès. Que faisait-elle là ? Elle comptait le garder prisonnier ? Will fronça les sourcils, craignant une confrontation. Il n’avait franchement pas envie de se fâcher ou d’élever la voix. Il espérait donc qu’elle se pousse d’elle-même et qu’elle ne l’agresse pas inutilement.

Erïka lui intima d’attendre, comprenant alors où elle avait merdé. Certes, elle admettait ne pas être très douée pour s’exprimer mais cela ne suffisait pas à Will. Stoppé à un mètre d’elle, il attendait qu’elle se pousse. Mais visiblement, elle n’avait pas terminé de parler. S’ensuivit alors un long monologue où elle s’excusa, révélant qu’elle ne pensait pas à mal une seule seconde. Elle réalisait l’avoir blessé et s’en voulait. Will la regarda d’un œil morne puis hocha mollement la tête. Il l’excusait, il savait comment elle était. A quoi bon lui en tenir rigueur ? Quelque part, elle avait raison, il n’aurait jamais dû lui faire de reproches. Mais voilà, il s’inquiétait pour elle, tout simplement. Lui, il avait l’âge et la situation nécessaire pour élever un enfant. Elle… c’était encore elle, l’enfant. Leur situation était donc très différente et le rouquin ne voyait pas pourquoi elle les comparait. Il ne faisait effectivement pas très attention lorsqu’il faisait l’amour avec Amy mais même si la future naissance était une surprise, il ne la regrettait pas un seul instant. A vrai dire, il préférait que les choses se passent ainsi plutôt qu’elles soient programmées. Lui, il était parfaitement heureux du résultat et il ne supportait pas qu’Erïka les insulte de la sorte.

Excuses données, Erïka s’écarta alors de la porte et le contourna. Will la suivit du regard. Il s’attendait à ce qu’elle lui attrape le bras et le traine jusqu’au lit mais elle n’en fit rien. Elle s’éloigna sans se préoccuper davantage de lui, comme si les excuses se suffisaient à elle-même. Pire encore, elle se retourna pour lui dire qu’il pouvait partir, insistant sur le fait qu’il valait mieux qu’il évite les Davidoff pour aujourd’hui. Hé bien il allait suivre ce sage conseil et partir.


« Bonne nuit alors… »

Sans un mot de plus, il ouvrit la porte et sortit, la refermant derrière lui sans un regard en arrière. Il ne comptait pas s’imposer à elle plus longtemps et puisqu’elle ne le retenait pas, il préférait partir. Là il se sentait vraiment de trop. De toute façon, elle comptait dormir et lui non donc les choses étaient réglées. Quittant le couloir, il descendit les escaliers et retourna dehors, dans le froid. Il aurait pu se rendre à sa chambre mais il n’en avait aucune envie. Il préférait marcher sans but, même dans le froid. Marchant jusqu’au portail, il en franchit les grilles pour quitter l’Institut et marcher en direction de New York. Il y avait de la marche mais cela ne lui faisait pas peur. De toute façon, il avait tout le reste de la nuit pour y arriver. Du moment qu’il restait seul, tout lui allait…

_________________

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"Monseigneur William le Borgne de Philadelphie, Roi des Aveugles et Chevalier Servant de la Demoiselle Amylia"


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