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 Retrouvailles [PV Iceberg]

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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Retrouvailles [PV Iceberg]   Dim 9 Juin 2013 - 20:53

"Another day without you with me
Is like a blade that cuts right through me
But I can wait
I can wait forever
When you call my heart stops beating
When you're gone it won't stop bleeding
But I can wait
I can wait forever"


Erïka entra dans sa chambre, totalement découragée. Combien de fois lui avait-on dit, aujourd’hui, qu’elle avait l’air déprimée ou même dépressive ? Trop de fois. Elle n’en pouvait plus de ces petites commentaires. Oui, elle broyait du noir. Maintenant, pouvait-on la laisser tranquille ? Jamais elle n’aurait cru que l’absence de Bobby la mettrait dans un tel état. Il aurait pu partir le temps de quelques semaines afin de voyager qu’elle aurait continué de vivre normalement. Cependant, la situation actuelle était différente. Elle savait que son petit ami n’était pas très loin, enfermé dans la chambre froide, cherchant à reprendre le contrôle de son don. Elle voulait l’aider et le soutenir, mais elle avait de plus en plus de mal à le faire à chaque nouvelle journée. Ce qui la déprimait était son incapacité à faire quoi que ce soit pour lui venir en aide. Elle se sentait faible. Le pire dans tout cela était probablement le fait de ne pas savoir si, un jour, la situation pourra être réglée. Sa plus grande crainte était de découvrir qu’elle ne pourra plus jamais être à proximité de celui qu’elle aimait. Cela l’inquiétait bien plus qu’elle ne voulait l’avouer.

On pouvait dire qu’Erïka n’était pas au top de sa forme. Elle mangeait peu, vidait des boites et des boites de mouchoir et passait son temps à avaler des médicaments. Elle était tombée un peu trop souvent malade à cause du froid. Pourtant, elle avait continué d’aller visiter son petit ami, jusqu’à ce qu’elle soit forcée de stopper ses visites pendant quelques jours. Elle avait tout fait pour lui cacher le fait qu’elle était tombée malade. Elle ne voulait pas faire empirer les choses pour lui. C’était déjà difficile à vivre, elle ne voulait pas être un poids supplémentaire. Et puis, il aurait fini par lui interdire de le visiter pour son propre bien, ce qu’elle refusait de faire. Le plus difficile à combattre avait été cette fichue grippe qui l’avait clouée au lit pendant de longues journées. Heureusement que William avait été là pour l’aider et la soutenir. Il l’avait convaincue de ne pas baisser les bras et de rester forte. Il avait pris soin d’elle, quitte à être malade à son tour. Elle lui devait beaucoup.

Erïka déposa son sac tout près de son lit. Elle prenait garde à ne pas trop laisser ses affaires trainer partout depuis que Cassandra avait aménagé dans cette pièce. La jeune fille déposa un bouquin sur son bureau, puis jeta un coup d’œil à ses cochons d’inde. Ils semblaient bien s’amuser, tous les deux. Ils se poursuivaient, l’un et l’autre, à travers leur cage. C’était mignon. L’adolescente leur donna quelques légumes frais, puis elle s’éclipsa à la salle de bain.

En regardant son reflet dans le miroir, la jeune fille soupira. Elle avait une sale tête. Elle semblait déprimée, bien qu’elle ne voulait l’avouer. Elle avait une véritable gueule de zombie avec sa peau pâle et ces traits de crayon noir autour de ses yeux. La jeune fille fouilla sa pharmacie. Elle ne cherchait pas de médicaments. Au contraire, elle voulait des cigarettes. Elle n’en avait plus dans son sac, mais alla malgré tout le fouiller. Elle chercha sur son bureau et dans tous les endroits où elle aurait pu oublier un paquet. Elle savait qu’il y en avait un, pratiquement vide, dans la chambre de Bobby. Cependant, elle se doutait bien qu’il devait être glacé et bon pour la poubelle.

L’adolescente attrapa son téléphone. Elle avait envoyé un message à Cassandra, il y a plus d’une heure, afin de lui demander de lui ramener un paquet. Cependant, la réponse qu’elle avait reçu de la jeune femme, il y a trois quart d’heure, ne lui plaisait pas du tout. "Hors de question, fumer c'est pas bon pour toi !". Elle avait réellement écrit ça ? Erïka relu le message. C’était bel et bien le cas. Cassandra tenait vraiment à supporter son humeur massacrante, ce soir ? C’était à ses risques et périls. La jeune fille avait besoin de se détendre et pour cela elle devait avoir quelque chose à fumer.

Elle déposa son téléphone près de l’évier puis alla chercher l’abreuvoir de ses cochons d’inde afin de le remplir d’eau fraiche. Elle prenait tout son temps, comme si elle n’avait plus aucune énergie. Une fois sa tâche accomplie, l’adolescente décida de se faire couler un bain chaud. Cela pourra peut-être la détendre. Elle s’assit sur le bord de la baignoire et fit couler l’eau à l’intérieur. Quelques instants plus tard, alors qu’elle venait tout juste de refermer les robinets, elle entendit le bruit d’une porte qui s’ouvre et qui se ferme. Cassandra était de retour ? Dans ce cas, l’adolescente allait refermer la porte de la salle de bain. Elle se leva et s’approcha lentement de la chambre.


-« Hey, Cassie, j’espère que tu plaisantais, tout à l’heure, et que tu m’as amené des cigarettes. Si je ne fume pas je vais devenir folle. Et le prochain qui me dit que j’ai l’air dépressive je l’encastre dans le mur. »

En pénétrant dans la chambre, Erïka réalisa qu’il ne s’agissait pas de Cassandra. Elle se figea lorsqu’elle aperçut Bobby. Rêvait-elle ? Était-elle rendue aussi bas que cela pour l’halluciner à ses côtés ? Non. Elle n’était pas folle. Il était bel et bien là, devant elle. Lentement, les traits de la jeune fille se transformèrent. Son visage semblait s’illuminer et son corps reprenait peu à peu vie. C’était comme si elle n’avait été rien de plus qu’un simple cadavre pendant ces dernières semaines. Maintenant, elle se remettait à vivre.

-« Bobby ? Dis-moi que je n’hallucine pas… »

Erïka s’avança lentement vers lui. Ses pas se firent de plus en plus rapides jusqu’à ce qu’elle arrive à ses hauteur. Elle se jeta dans ses bras et le serra contre elle comme si elle avait peur qu’il ne s’évapore soudainement. Elle avait eu si peur de ne plus le prendre dans ses bras. Elle était soulagée de voir que la situation s’était réglée. Elle était heureuse de pouvoir de nouveau être près de lui. Elle sentait de nouveau cette légère température fraiche qui émanait de son corps. Elle ne put s’empêcher de sourire. Cela lui avait également manqué. Alors qu’elle restait contre lui, savourant cette étreinte, elle tentait de ne pas pleurer. Elle en était tellement heureuse que les larmes souhaitaient couler. Elle en sentit une perler au coin de son œil, puis emporter une partie de son maquillage avec elle, jusqu’à sa joue.

Se détachant légèrement de lui afin de l’observer, elle posa doucement ses mains sur ses joues. Elle ne pouvait pas s’empêcher de sourire. Elle peinait à contenir ses larmes. Elle était si heureuse de le revoir. Elle avait commencé à perdre espoir. À de nombreuses reprises elle s’était dit qu’il valait peut-être mieux baisser les bras, mais jamais elle n’avait eu le courage de le faire. Elle l’aimait beaucoup trop pour penser que leur relation pourrait se terminer. Elle n’en souffrirait que davantage, au final. Jamais elle n’aurait cru s’attacher autant à une personne.


-« C’est fou… à quel point tu m’as manqué… Je t’aime tellement… »

Alors que sa gorge se nouait, la jeune fille posa sa tête contre son épaule. Elle ferma les yeux, l’enlaçant tendrement. Elle ne voulait plus le quitter. Elle voulait rester à ses côtés et rattraper le temps perdu. Plus rien n’avait d’importance, maintenant. Erïka venait tout juste de retrouver l’une des personnes à qui elle tenait le plus en ce monde.
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MessageSujet: Re: Retrouvailles [PV Iceberg]   Lun 10 Juin 2013 - 13:17

Bobby ne savait même plus combien de temps s'était écoulé entre le moment où il avait perdu le contrôle de son pouvoir et le moment actuel. Pour lui, c'était comme si tout s'était figé et pas juste ce qui l''entourait. Le temps aussi. Enfermé dans la chambre froide, il n'avait plus de points de repère. Il ne savait même plus quand est ce qu'il faisait nuit, privé de fenêtres. Il avait accepté bien rapidement la proposition d'Emma mais l'avait vite regretté. Etre enfermé dans un réfrigérateur géant n'avait rien de palpitant. Heureusement pour lui, il n'était pas claustrophobe... Mais il estimait que c'était un sacrifice à faire pour protéger les autres de ce qu'il était devenu. Cela n'avait pas découragé Erïka mais à chaque fois qu'il la voyait, elle lui paraissait se faner peu à peu. Cette situation ne pouvait pas durer plus longtemps, surtout qu'il la voyait de moins en moins souvent.

Par chance, Emma trouva assez vite une solution. Pas assez rapide aux yeux des mutants concernés mais une solution était une solution, peu importait le temps qu'elle prendrait. Car c'était soit ça soit... rester ainsi pour le restant de ses jours et être ainsi privé de tout contact humain. Il aurait donc dut dire adieu à la femme qu'il aimait et ça, il ne le tolérait pas. La reine blanche avait été plutôt patiente et lui avait expliqué plus ou moins ce qu'elle comptait faire. Cela avait pris du temps mais à présent, Bobby pouvait admirer le résultat : il était redevenu comme avant.

Levant ses mains devant lui, il avait pu voir que sa peau était normale, que toute trace de glace avait disparue. Il ne voyait pas tout son corps mais il sentait que la glace l'avait quitté. Un peu trop peut-être... Emma avait affirmé qu'il perdrait une bonne partie de ses capacités actuelles, mais que cela ne serait pas très long pour qu'il les apprivoise à nouveau. Petit à petit, elle l'aiderait à évoluer sans risque de voir cette situation se reproduire. Bobby n'aimait pas tellement le fait d'être bridé mais si c'était là la seule solution, il n'allait certainement pas se plaindre. Certaines choses n'avaient cependant pas changé. Il ne craignait toujours pas le froid. Là, au milieu de la chambre froide, torse nu et seulement vêtu d'un pantalon, il n'avait pourtant qu'une envie : se précipiter au dehors. Non pas à cause du froid puisqu'il ne le sentait pas, mais parce qu'il n'en pouvait plus d'être ainsi enfermé et surtout, surtout, parce qu'il désirait pouvoir serrer sa petite amie dans ses bras, chose dont il avait été privé trop longtemps. Cette fois, aucun risque qu'il lui fasse du mal.

Prenant le temps de remercier Emma et d'écouter ses consignes, il ne tarda cependant pas à quitter la cuisine pour monter à l'étage. Il ne fit même pas attention aux divers regards qui se posaient sur lui alors qu'il traversait les couloirs. Plus rien d'autre ne comptait à ses yeux que les retrouvailles avec Erïka. C'est donc tout naturellement vers sa chambre qu'il se dirigea presque en courant. Il ne savait pas dans quel état il allait la retrouver et il devait avouer qu'il avait un peu peur. Peur qu'elle n'ait déjà décidé de le quitter, peur qu'elle craigne que cette situation ne se reproduise. Mais peu lui importait, il désirait avant tout la voir et la serrer dans ses bras.

Ouvrant la porte de la chambre de la jeune femme, il se stoppa une fois à l'intérieur. Erïka n'était pas là mais il y avait du bruit dans la salle de bain. De l'eau coulait, signe qu'elle était bien là. Cependant, en jetant un vague coup d'oeil dans la chambre, il put remarquer que l'autre lit était en partie défait et que de nouvelles affaires étaient présentes. Une nouvelle personne avait investi les lieux ? Il eut à peine le temps de se demander qui avait eu le courage de côtoyer Erïka que la voix de celle ci retentit depuis la salle de bain. Elle s'adressait à Cassandra. Sans doute croyait elle que c'était elle qui venait d'entrer. Ainsi donc, c'était cette mutante qui partageait sa chambre ? Elle était donc revenue. C'était une bonne chose, pour elle comme pour Erïka mais pour l'heure, c'était bien le cadet des soucis du mutant de glace. Il n'aimait pas trop ce qu'il entendait. Erïka avait l'air dépressive ? Rien d'étonnant en soit mais il n'aimait pas l'entendre. Bientôt, ce ne serait plus qu'un mauvais souvenir.

Lorsqu'elle sortit de la salle de bain, elle se stoppa en le voyant. La surprise se mua bien vite en joie, expression que le visage de Bobby mima à son tour. Lorsqu'elle le questionna, il secoua la tête pour lui confirmer qu'elle ne rêvait pas. Il était bien là et il s'était débarrassé de ce qui les empêchait de s'approcher. Doucement, il écarta les bras.

- Tu n'hallucines pas. C'est terminé Erïka, le cauchemar est fini.

La laissant venir jusqu'à lui, il referma ses bras fortement autour d'elle, la serrant contre lui comme si il ne l'avait plus vue depuis des années. Cette sensation lui avait tant manqué et il savourait sa chaleur. Il ne se rendait pas compte que, contrairement à d'habitude, il ne générait quasiment plus aucun froid, ayant une température corporelle quasiment semblable à celle d'un humain normal. Mais le fait qu'il soit resté dans la chambre froide laissait sa peau encore fraiche. Mais cette simple fraicheur ne les empêchait plus de s'approcher. Ils en profitèrent un long moment, comme greffés l'un à l'autre, rattrapant le temps perdu.

Lorsque la jeune femme prit son visage entre ses mains, il la laissa faire, fermant les yeux un bref instant avant de lui sourire. Il était heureux de la voir ainsi sourire malgré son teint malade et son maquillage qui commençait à vouloir se trouver ailleurs que sur ses yeux. Nul doute qu'elle avait vécu une rude épreuve et Bobby s'en voulait de la voir ainsi. A cause de lui, elle avait souffert inutilement. Mais elle n'avait pas l'air de lui en tenir rigueur, lui souriant comme jamais. Elle lui affirmait même qu'il lui avait énormément manqué et qu'elle l'aimait toujours. Au moins sur ce point, ils étaient bien d'accord.

- J'ignore combien de temps a passé mais... c'était tellement long si loin de toi... Tu m'as manqué... Je suis désolé Erïka, tellement désolé... Mais tu sais, je suis heureux maintenant. Heureux parce que tu es toujours là, tu ne m'as pas laissé tomber malgré tout. Heureux parce qu'à nouveau, je peux te serrer contre moi sans craindre de te perdre. Heureux parce que maintenant je sais que j'ai trouvé la seule femme au monde que j'aimerais à ce point. Je t'aime Erïka, merci d'avoir cru en moi. Et pardonne moi de t'avoir infligé ça...

Lui caressant les cheveux tandis qu'elle posait sa tête contre son épaule, il respirait lentement, serein. Sentant son corps contre le sien, il ne voulait même plus bouger. Pourtant, il lui fit relever la tête vers lui après un petit moment afin de la regarder. Souriant, il lui caressa la joue avant de l'embrasser avec une passion non dissimulée. Elle lui avait vraiment manqué et même si ni l'un ni l'autre n'était originellement friand de contact physique, cette fois, ils ne s'en privaient pas une seconde.
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Retrouvailles [PV Iceberg]   Lun 10 Juin 2013 - 15:58

"You look so beautiful today
It's like every time I turn around I see your face
The thing I miss the most is waking up next to you"

La soudaine baisse de moral d’Erïka n’était pas passée inaperçue, au fil des semaines. Au début, elle s’était contentée de rester enfermée dans sa chambre, ne sortant que pour aller rendre visite à Bobby. Ensuite, elle a commencé à voir quelques personnes avec qui elle passait du temps habituellement. Son frère jumeau était venu prendre soin d’elle, restant un peu avec elle après lui avoir apporté des médicaments pour la grippe. Il avait mis sa baisse de moral sur le compte de la maladie. Puis, ce fut au tour de William de constater l’état de la russe. Elle était encore malade à ce moment-là. Il avait fait en sorte de la consoler alors qu’elle s’était effondrée, en pleur, dans ses bras. Ses efforts avaient été récompensés, au final, car il avait réussi à la faire sourire au cours de la journée. Par contre, cela ne dura pas bien longtemps. Elle retrouva sa mine sombre dès le lendemain. Aussitôt qu’elle réussit à aller mieux, elle commença à retourner voir Bobby. Son corps avait encore du mal à résister à la température de la chambre froid. Cela n’avait fait qu’empirer son état. Pourtant, elle avait continué de s’y rendre et de faire comme si rien n’était. Cependant, elle manquait parfois de sommeil, sa peau avait pris un teint très pâle qui ne faisait qu’être accentué par les traits de crayon noir camouflant ses légères cernes.

La plus grande crainte d’Erïka était que son petit ami ne puisse plus jamais redevenir normal. Que fera-t-elle si elle ne pouvait même l’approcher ? Elle vivait déjà assez mal cette situation. Elle l’aimait, elle ne voulait pas le quitter. Par contre, si elle ne le faisait pas, cette situation ne ferait que la ternir davantage. Elle avait réfléchis à cette question à de nombreuses reprises avant de lui réaliser qu’une rupture serait très certainement le coup de grâce.

Elle avait donc continué à se battre. Elle avait de la chance d’avoir des amis sur qui compter. L’une d’entre elle, à qui elle donnait des leçons de japonais, la fit sortir de force à l’extérieur afin qu’elle puisse profiter du soleil et prendre quelques couloirs. Une autre décida que la vodka deviendrait leur meilleur ami. Elles avaient bu, cette soirée-là, mais Erïka n’avait pas été déraisonnable contrairement à son amie. Cependant, leur soirée avait été écourtée par Scott, qui n’appréciait pas de retrouver des élèves saouls dans l’institut. Au final, après une petite engueulade, les filles se retrouvèrent en punition. C’est le lendemain que la jeune fille fit plus ample connaissance avec le mutant qui avait attaqué l’institut contre son gré, Haron. Elle n’avait pas été très sociable avec lui, mais ses pitreries lui avait arraché quelques sourires. À la fin de la journée, elle ne cessait de rire. Ce n’était pas parce qu’il était drôle, loin de là. Elle s’était moquée de lui parce qu’il criait comme une fillette devant un film d’épouvante.
Bien qu’elle finissait par retrouver le moral, à un moment à un autre, elle ne tardait jamais à le perdre.

À travers tout cela, elle n’avait cessé de penser à Bobby. Même Cassandra, qui venait tout juste d’aménager dans la chambre, avait vu que quelque chose n’allait pas. Cependant, elle n’avait jamais cherché à en savoir davantage. C’était mieux ainsi. L’adolescente n’avait jamais voulu parlé de cette situation, préférant tout garder pour elle. Elle ne cachait pas que Bobby lui manquait. Son absence causait un grand vide dans sa vie. Elle qui était habituée à son contact se voyait privée de celui qu’elle aimait. Elle le vivait assez mal, mais tentait toujours de se battre et de rester forte, pour lui. Ce qu’il vivait était encore pire. Elle ne pouvait se laisser abattre par son absence. Enfin, ce n’était que des mots… Au final elle écoutait assez peu ses propres conseils.

Lorsqu’elle quitta la salle de bain, persuadée de tomber sur sa colocataire, Erïka eut toute une surprise. Bobby se tenait devant elle. Elle avait du mal à y croire. Elle était certaine d’halluciner. Tout était vraiment terminé ? Il le lui affirmait, ouvrant les bras afin de l’accueillir. Elle ne tarda pas à se jeter sur lui. Elle le serra contre elle comme si elle avait peur qu’il disparaisse de nouveau. Elle ne voulait plus le quitter. Tout était terminé. Maintenant, ils allaient pouvoir mener le train de vie qu’ils avaient avant. Tout ira mieux. Soudainement, c’était comme si l’adolescente s’était remise à vivre. Elle souriait naturellement, tellement heureuse de retrouver celui qu’elle aimait. Une larme coula sur sa joue, mais elle l’ignorait. Tout ce qui comptait, actuellement, c’était Bobby.

La jeune femme profita de cette étreinte. Cela lui avait tant manqué. La dernière fois qu’elle l’avait serré dans ses bras, elle avait cru finir en statue de glace. Pourtant, cela ne l’avait pas empêché de le faire. Elle avait tout fait pour ne pas être séparé de lui, mais cela n’avait pas été si simple. Maintenant, tout cela était derrière eux. Elle était terriblement heureuse de pouvoir sentir son corps contre le sien, sans aucune barrière de glace pour les séparer.

Lentement, Erïka se détacha de lui afin de pouvoir le regarder dans les yeux. Elle prit délicatement son visage entre ses mains, ne pouvant s’empêcher de sourire. Elle caressa doucement sa joue de son pouce, prenant garde à ne pas le griffer avec ses ongles. Dans une tentative de lui remonter le moral, sa sœur ainée avait décidée de l’amener faire du shopping et avait conclue tout cela par une manucure. Ce que l’adolescente pouvait détester ça. Cependant, elle n’avait jamais protesté contre le traitement, trop lasse pour protester quoi que ce soit. Maintenant, elle avait encore le résultat sous ses yeux. Elle s’en fichait. Bobby était de retour, c’était le plus important.

Bobby ignorait combien de temps s’était écoulé, mais il savait que cela avait été terriblement long. Elle qui avait vécu chaque journée comme étant une épreuve, elle pouvait facilement imaginer que cela avait été bien pire pour Bobby. Enfermé dans une pièce sombre dans fenêtre, sans contact physique, sans la possibilité de savoir ce qui se passait et quelle heure il était… Ce n’avait pas dû être facile. Il s’était battu pour arriver à maitriser son don et ses efforts avaient porté fruit. Erïka était fière de lui. Il avait réussis à surmonter cette épreuve et faire en sorte qu’ils puissent se réunir de nouveau. Elle ne lui en voulait pas pour tout ce qui s’était produit. Son don avait décidé de n’en faire qu’à sa tête et il avait mis les efforts nécessaires pour régler la situation, bien que cela ne se soit pas fait en une journée. Ça avait été plus long que cela. Bien plus long. Aujourd’hui, elle savourait le plaisir de retrouver celui qu’elle aimait.


-« Un mois. Ça fait environ un mois que ça dure. J’avais tellement peur de ne plus pouvoir être près de toi et… en fait, je ne veux même pas penser à ce qui aurait pu se passer. Je suis tellement heureuse de te retrouver. Tout ça… ça m’a montré à quel point je tiens à toi, bien plus que je ne le pensais. Je ne veux plus te perdre. »

La jeune femme le serra à nouveau dans ses bras. Elle avait encore du mal à réaliser qu’il se tenait juste devant elle, qu’elle pouvait le toucher sans craindre d’être blessée. Elle ferma les yeux alors que Bobby caressait doucement sa tête. Elle aurait pu rester comme cela pendant une éternité. Au bout d’un petit moment, son petit ami lui fit relever la tête afin de l’embrasser passionnément. Elle ne se priva pas de lui rendre son baiser avec la même fougue. Plus rien n’existait autour d’elle, sauf lui. Elle ne prêtait plus attention à quoi que ce soit. Elle profitait de la présence de celui qu’elle aimait à ses côtés. Rien ni personne n’aurait pu les séparer. Lentement, elle recula de quelques pas afin d’atteindre son lit, sur lequel elle se laissa tomber, entrainant son petit ami avec elle. Elle le serrait dans ses bras, l’embrassait, caressait son corps comme si c’était la première fois qu’elle le découvrait. Il était bel et bien réel, elle le sentait sous ses mains caressant doucement son dos.

Au bout de quelques secondes, elle rompit le baiser et se redressa. Détournant la tête, elle cacha son visage de son avant-bras avant de laisser échapper un petit éternuement. Elle s’étira afin d’attraper un mouchoir, dans la boite sur sa table de chevet, puis se moucha avant de jeter son déchet dans la poubelle posée près de lit. Elle attrapa Bobby et le força à se coucher sur le dos, contre le matelas, afin qu’elle puisse s’installée tout contre lui.


-« Tu m’as tellement manqué… Pendant que tu étais absent, il s’est produit tellement de choses… Déjà, je ne suis plus seule dans ma chambre. Cassandra y a aménagé il y a près de deux semaines. Et il faut que je te présente quelqu’un qui est entré dans ma vie, il n’y a pas si longtemps. Il était toujours là quand ça n’allait pas trop. »

La jeune femme se leva et quitta son lit. Elle rejoignit son bureau sur lequel était posée la cage de ses cochons d’inde. Doucement, elle en ouvrit la porte et en sortit Pee-Chai. Elle retira le petit morceau de paille coincé dans sa fourrure noir et blanche avant de ferma la porte de la cage. Elle retourna s’assoir sur le lit, tout près de Bobby, puis lui présenta le cochon d’inde avec le sourire.

-« Lui, c’est Pee-Chai. Mais il faut bien prononcer « pee hai » et non « piaille » comme Will n’arrête pas de faire. Il est adorable, n’est-ce pas ? Will me l’a offert. Enfin, maintenant que les présentations sont faites, je vais le mettre dans sa cage. »

Elle déposa la petite bête dans sa cage et la referma soigneusement avant d’éviter qu’il ne s’échappe. Elle voulait passer un maximum de temps avec Bobby, quitte à rater les cours du lendemain ou des jours suivants. Elle voulait rester à ses côtés, maintenant qu’elle l’avait retrouvé. Rien ni personne ne pourrait ternir sa bonne humeur, à présent. Elle se sentait renaitre, retrouvant cette énergie et cette joie qui l’habitait un mois plus tôt. Elle n’avait plus grand-chose à voir avec ce zombie qu’elle était encore, quelques temps plus tôt. Son maquillage avait coulé, s’étalant légèrement sur ses joues, mais elle s’en fichait. Elle était heureuse. Plus jamais elle ne voulait perdre celui qu’elle aimait.
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MessageSujet: Re: Retrouvailles [PV Iceberg]   Mer 19 Juin 2013 - 11:11

Lorsqu'il était resté seul, Bobby perdait rapidement espoir. Il savait qu'il ne devait pas baisser les bras mais c'était plus facile à faire puisque tous les efforts qu'il faisait se soldaient par un échec et qu'il n'avait pas grand monde pour le soutenir par sa simple présence. Seule Emma pouvait l'approcher sans craindre le froid qu'il dégageait mais là encore, elle ne pouvait pas agir pour l'aider. Cependant, sa seule présence lui suffisait, il se sentait déjà moins seul dans cette situation. Il n'en voulait pas à Erïka de venir moins souvent même si elle lui manquait affreusement, sachant pertinemment qu'elle ne pouvait supporter un tel froid même si elle se vantait du contraire. Elle n'avait pas besoin de faire semblant, Bobby le voyait bien. Il faisait même en sorte de l'éloigner de lui, pour son propre bien, même si cela lui déchirait le coeur.

Mais à présent, il n'avait plus besoin de la tenir à distance. C'était terminé, c'était une épreuve qui appartenait désormais au passé. Elle aurait pu les séparer, briser leur couple... mais rien de tout ceci n'était arrivé heureusement. La seule chose que Bobby désirait à présent, c'était rattraper le temps perdu mais surtout, il ne voulait pas faire comme si rien ne s'était passé. Pour lui, c'était un évènement important qui lui prouvait bien une chose : Erïka était celle qu'il lui fallait. Elle avait tenu bon là où n'importe qui aurait baissé les bras. Elle n'imaginait pas à quel point Bobby pouvait lui en être reconnaissant.

Alors qu'il se tenait là, dans sa chambre, et qu'il la regardait, il souriait, conscient que maintenant il pouvait à nouveau l'approcher sans craindre de lui faire du mal. Pas une seconde il doutait qu'elle ne viendrait pas vers lui, qu'elle serait lassée d'avoir attendu si longtemps. Elle n'était pas le genre de personne qui cédait à la facilité, elle était une battante et c'était pour elle qu'il avait repris du poil de la bête. Sans l'intervention d'Emma, il serait sans doute encore sous sa forme de glace mais sa volonté avait très certainement aidé à accélérer les choses. Tout ce qu'il voulait à présent, c'était tenir celle qu'il aimait contre lui, chose qu'il n'avait pu faire depuis longtemps.

Erïka se jeta dans ses bras ouverts et il les referma sur elle, profitant de l'étreinte comme si c'était la dernière qu'elle lui donnait. La dernière fois qu'ils avaient pu se toucher lui paraissait si lointaine maintenant qu'il y réfléchissait. Il ne voulait plus la lâcher, la serrant fortement contre lui, soudainement soulagé, comme si toute pression avait disparu d'un seul coup. Alors qu'ils se regardaient, Bobby pu constater à quel point elle s'était retrouvée affaiblie à cause de la situation. Son corps parlait pour elle. Elle était pâle, semblait malade, fatiguée... Pourtant, son seul sourire parvenait à lui faire oublier tout ça. Mais il ressentait toujours une certaine culpabilité. Cependant, Erïka lui affirmait que tout allait bien, qu'elle tenait à lui plus qu'elle ne l'aurait cru et qu'elle était simplement heureuse de le retrouver. C'était réciproque.

- Un mois... J'aurais même cru plus. Loin de toi le temps passe tellement lentement... C'est... ma faute si tout ça est arrivé, je comprendrais que tu m'en veuilles. Mais crois moi, je n'ai jamais voulu te faire le moindre mal. Je ne suis juste pas assez fort pour me contrôler... Mais au moins, je peux t'approcher à nouveau, c'est tout ce qui compte. Tu es tout ce que j'ai. Si je dois me battre, c'est pour toi que je le ferais.


Si quelque chose lui avait manqué pendant tout ce temps, c'était bien cette proximité avec sa petite amie. Il ne se laissait pas de la sentir contre lui et ne se priva pas pour l'embrasser avec une fougue non contenue. Il était ravi de voir qu'elle la lui retournait alors qu'elle l'attirait avec elle vers le lit. Allongé sur elle, il prolongea leur baiser, glissant une main dans sa longue chevelure blonde. Si il avait trouvé le temps long avant, à présent il avait l'impression qu'il s'était arrêté.

Lorsqu'elle rompit leur baiser, Bobby se recula un peu pour lui laisser de l'espace. Elle était visiblement enrhumée et il savait très bien pourquoi. Il ressentit un petite pointe de culpabilité et lui fit un sourire désolé. Se laissant faire lorsqu'elle le poussa pour qu'il s'allonge, il referma ses bras autour d'elle lorsqu'elle vint se poser contre lui. A nouveau ils allaient pouvoir vivre comme avant, sans barrière entre eux. Erïka lui apprit qu'elle partageait sa chambre avec Cassandra. C'était donc bien elle à qui appartenait les affaires qu'il avait identifié en entrant. Au moins, elles se connaissaient, c'était déjà ça. Mais il ne savait pas si la cohabitation allait bien se passer pour autant. Ce qu'il retint le plus de cette déclaration était surtout le fait qu'une autre personne était rentrée dans sa vie. Quelqu'un d'important apparemment. C'était une phrase anodine mais Bobby ressentit comme une pointe de jalousie. Avait il de la concurrence sans le savoir ?

- Je m'étais demandé qui avait eu l'audace de venir occuper ta chambre... C'est une bonne chose que ce soit Cassandra. Ca se passe bien entre vous ? Vous vous alliez pour torturer le pauvre William ? Et... qui est cette autre personne dont tu parles ? C'est... bien que tu aies eu du soutien.

Même si il le pensait sincèrement, il ne savait pas si c'était une bonne chose pour lui. Faire une crise de jalousie n'était clairement pas son style donc Erïka n'avait rien à craindre. Mais lui, devait il craindre quelque chose ? Contre toute attente, la jeune femme se leva et se dirigea vers la cage de son cochon d'inde. Une soudaine envie de nourrir son animal de compagnie ? Elle revint voir Bobby, tenant un cochon d'inde inconnu dans ses mains. Istina avait subie une nouvelle coloration et une coupe ? Qui sait comment les gens réagissent lorsqu'ils étaient déprimés... Peut-être que Erïka avait eu l'envie de "tunner" son animal de compagnie pour faire passer le temps. Mais il n'en était rien. Il s'agissait d'un tout nouvel animal, acheté par William qui massacrait son nom. Il massacrait la langue anglaise tout court de toute façon... Bobby ressentit un certain soulagement et tendit la main vers l'animal avant d'arrêter son geste. Il n'avait jamais pu toucher Istina à cause du froid qu'il dégageait. Mais cette fois, il pouvait se le permettre, ses pouvoirs étant en stand by. Posant les doigts sur le crâne de l'animal, il le grattouilla doucement.

- Salut Pee-Chai. Merci d'avoir pris soin de ma petite amie pendant mon absence.

Bobby laissa Erïka le remettre dans sa cage, s'asseyant sur le lit.

- Il est mignon. C'est toi qui l'a choisi ? Tu as de la chance d'avoir un grand-frère.

Profitant du fait qu'elle s'était levée, Bobby la rejoignit et vint se poster derrière elle. Il l'attrapa dans ses bras et la souleva du sol, telle une princesse. Elle devait avoir eu tellement froid ces derniers temps... Il fallait arranger les choses.

- J'ai cru entendre que tu te faisais couler un bain. Ce serait dommage de le laisser refroidir, tu ne crois pas ?

Sur ces mots, il se dirigea vers la salle de bain et s'avança vers la baignoire. Sans prendre le temps de retirer ses vêtements, il entra dans l'eau et s'installa dedans, positionnant Erïka sur lui, face à lui cette fois, ses jambes part dessus les siennes. Aucune vapeur ne s'échappait de lui malgré la chaleur de l'eau. Il était... normal.

- Ce n'est même plus désagréable... J'ai l'impression d'être devenu quelqu'un d'autre.

Mais ce n'était pas le plus important. Glissant une main derrière la nuque de sa petite amie, il la rapprocha de lui pour lui donner un long baiser. Maintenant qu'ils étaient réunis, Bobby comptait bien lui faire plaisir pour se faire pardonner. Séparant leurs lèvres, il lui attrapa la main.

- Ca te dirait d'aller au restaurant tous les deux ? C'est moi qui invite.
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Retrouvailles [PV Iceberg]   Mer 19 Juin 2013 - 17:00

Erïka s’était terriblement ennuyée de son petit ami. Il était une personne importante à ses yeux, elle ne souhaitait pas le perdre. Ce cauchemar qu’ils avaient vécu semblait tout faire pour les séparer. Heureusement, à présent, il ne pouvait plus rien contre eux. Ce fut avec une joie, un bonheur non dissimulé que les deux tourtereaux se retrouvèrent. Ils pouvaient reposer dans les bras de l’un et de l’autre sans craindre quoi que ce soit. Ils pouvaient continuer de s’aimer.

La jeune femme ne se doutait pas que les pouvoirs de son petit ami avaient été mis en suspens, lui permettant ainsi de se sentir un peu plus comme un simple humain. Ses vêtements encore imprégnés de la fraicheur de la chambre froide la portait à croire qu’il avait réussis à maitriser son don, mais pas les effets secondaires qui s’y rattachait. De toute façon, elle s’en fichait en ce moment. Elle était heureuse de le retrouver. Il s’agissait de la seule et unique chose qui comptait à ses yeux, actuellement.

Ce dernier mois n’avait pas été de tout repos. Elle avait souvent été malade. Maintenant, cela était du passé. Elle s’en fichait. L’important était de pouvoir être de nouveau avec Bobby. Cette épreuve avait été difficile pour elle, mais davantage pour lui. Elle savait qu’elle n’avait pas à se plaindre. Ce serait stupide de le faire alors qu’il avait été enfermé dans cette chambre froide sans possibilité de communiquer avec qui que ce soit. Il avait été seul pendant longtemps. Erïka avait souhaité passer un maximum de temps avec lui mais, malheureusement, cela n’avait pas toujours été possible. Elle s’en voulait encore de ne pas avoir pu lui tenir compagnie encore plus souvent et bien plus longtemps. Cela finira par lui passer, comme toute cette terrible histoire maintenant terminée.

Bobby comprendrait parfaitement qu’Erïka lui en veuille pour ce qui s’était passé. Toute cette histoire était arrivée pour une certaine raison, après tout. Pourtant, la jeune femme ne lui en tenait pas rigueur. Au contraire, elle s’en était voulue en réalisant qu’elle aurait pu faire quelque chose pour éviter tout cela, et ce, depuis longtemps. Elle avait décidé de se taire en se disant que Bobby finirait par se confier à elle si quelque chose n’allait pas. Elle-même n’était pas du genre à s’ouvrir facilement aux autres. Malheureusement, ce qui était fait, était fait. Elle préférait penser à tout ce qu’ils pouvaient faire, à présent, maintenant que toute cette histoire était terminée. Ses mots lui réchauffaient le cœur, la faisait sourire. Elle était heureuse avec lui, comme elle ne le sera jamais avec qui que ce soit d’autre. Elle le savait.
 
-« Je ne t’en veux pas. J’aurais dû te poser des questions, t’obliger à me parler ou faire n’importe quoi pour ne pas que ça arrive. Puisqu’il est trop tard, maintenant, il vaut mieux oublier ça, tu ne crois pas ? Tu es là, maintenant, c’est tout ce qui compte. Je suis heureuse que tu te sois battu jusqu’au bout pour arriver à sortir de cette pièce dans laquelle tu étais enfermé. À mes yeux, tu es le plus fort. »
 
Elle échangea un baiser passionné avec celui qu’elle aimait, le guidant lentement vers le lit. Ils s’y laissèrent tomber, profitant de ces douces retrouvailles. Erïka avait l’impression de vivre un rêve. Pourtant, c’était bel et bien réel. Bobby était là, auprès d’elle, ses lèvres pressant passionnément les siennes… jusqu’à ce qu’elle ne se redresse. La jeune femme éternua avant de se moucher. D’ici quelques jours, elle aura complétement oublié qu’elle avait été malade. Elle vit parfaitement bien le petit sourire désolé sur son visage et lui sourit à son tour. Elle était heureuse de le voir. Être malade était bien peu comparativement au sentiment de le retrouver et de pouvoir le serrer dans ses bras.

Erïka poussa son petit ami contre le matelas, puis vint s’installer auprès de lui. Elle était simplement bien. Elle se sentait de nouveau vivre. La seule personne à lui faire cet effet était Bobby. Elle l’aimait sincèrement. Parfois, elle se demandait s’il ne se lassait pas d’elle ou s’il ne finirait pas par la quitter tellement elle était chiante, parfois. Pourtant, il avait tenu, jusqu’à présent. Il avait une patience à toute épreuve, c’était le cas de le dire.

Il n’était pas le seul à faire preuve de patience. Cassandra s’en sortait assez bien, jusqu’à présent. Elle avait aménagé dans la chambre il n’y a pas si longtemps de cela. Elle n’y dormait pas toujours, mais lorsqu’elle le faisait, Erïka ne remarquait pas toujours sa présence. Il fallait dire que la jeune femme savait se montrer calme et discrète, ce qui était une bonne chose. Par contre, il lui arrivait parfois de laisser trainer un ou deux vêtements sur le sol. Cela ne dérangeait pas du tout sa colocataire. C’était plutôt amusant de retrouver ses cochons d’inde coincés dans ses sous-vêtements parce qu’ils s’étaient montrés un peu trop curieux.

La jeune femme évoqua également une seconde personne. Enfin, il s’agissait plutôt d’un animal. Erïka le décrivait comme quelqu’un de spécial qui lui avait remonté le moral. Elle n’allait pas tarder à le présenter à Bobby. Pee-Chai était un cochon d’inde tellement adorable ! Quoi que… un peu pervers. Ce devait être normal pour un mâle, non ?
 
-« Ça se passe bien… Elle n’est pas trop chiante, c’est facile de cohabiter avec elle. Je n’avais pas trop la tête à m’allier avec elle pour embêter Will… mais j’ai des photos compromettantes de lui. Je te les montrerais plus tard. Pour l’instant, tu vas voir de qui je parle. Il est trop mignon, quoi qu’un peu pervers… »
 
La jeune femme se leva et alla chercher le petit Pee-Chai dans sa cage. Elle s’installa, par la suite, aux côtés de Bobby afin de lui présenter la petite bête. Elle expliqua brièvement que Will la lui avait achetée afin de lui remonter le moral. Ça avait assez bien fonctionné, surtout pendant les quelques jours où elle avait été retenue au lit par la grippe.

Erïka observait attentivement son petit ami. Lui, au moins, ne disait pas que le pauvre cochon d’inde ressemblait à une moufette. Il approcha doucement la main pour le caresser, mais s’arrêta dans son geste. Il n’avait jamais vraiment approché Istina, le froid qu’il dégageait ne plaisait pas vraiment aux animaux, en général. Cependant, pour la première fois, il caressa la tête de l’animal de compagnie d’Erïka, ce qui la fit sourire de plus belle.

-« Il est mignon, n’est-ce pas ? Il a été à mes côtés pendant tout ce temps. Will n’arrête pas de se moquer parce qu’il a l’air d’une moufette, mais ce n’est même pas vrai ! »
 
L’adolescente se leva et déposa la petite bête dans sa cage. Pour l’instant, elle préférait rester dans les bras de Bobby plutôt que de partir à la chasse au cochon d’inde. Il valait mieux qu’elle s’assure qu’il ne s’enfui pas. Alors qu’elle refermait la cage, Bobby lui demandait si elle l’avait choisi elle-même. Erïka tourna la tête en sa direction avant de lui répondre.
 
-« Oui ! Il était tellement mignon, je n’ai pas pu résister. J’ai beaucoup de chance d’avoir Will. Il s’est bien occupé de moi, surtout cette journée-là. Il m’a fait prendre l’air, m’a amené à l’animalerie et m’a même fait à manger. Par contre, il a choppé la grippe par ma faute… »
 
L’espace de deux secondes, la jeune femme porta son attention sur ses cochons d’inde. Ils n’allaient manquer de rien et ne pouvaient pas s’enfuir. Elle pouvait donc retrouver Bobby et passer du temps avec lui. En fait, ce fut plutôt lui qui la retrouva. Elle s’attendait à ce qu’il l’enlace ou l’embrasser au creux du cou comme il le faisait parfois, mais elle se trompait. Il la souleva carrément du sol. Il faisait quoi, là ? Par réflexe, elle passa ses bras autour de son cou, s’accrochant solidement à lui. Elle le regarda de ses grands-yeux azurés, se demandant ce qu’il allait faire. Lorsqu’il évoqua le bain, elle sourit.

-« J’espère que tu n’as pas peur de l’eau bouillante, alors. »
 
Erïka s’attendait à ce qu’il la dépose, une fois dans la salle de bain. Cependant, ce ne fut pas le cas. Il ne voulait pas qu’elle retire ses vêtements ? Il pouvait toujours le faire à sa place, elle n’allait pas s’en plaindre. Contre toute attente, le jeune homme entra dans l’eau, avec sa petite amie.
 
-« Ah ! Tu fais quoi, là ? »
 
Une fois la surprise passée, ce qui ne fut pas bien long, Erïka se mit à rire. Un rien l’amusait. Elle avait l’impression d’être devenue une autre personne, bien plus souriante et énergique. Elle devait cela à Bobby. C’était grâce à lui qu’elle se sentait ainsi revivre.

L’eau était chaude. Erïka se sentait parfaitement bien. Cependant, un détail l’embêtait. Habituellement, lorsque Bobby plongeait dans l’eau chaude, il y avait toujours une sorte de vapeur qui s’échappait de lui. Pourquoi cela n’arrivait-il pas ? L’eau n’était pas froide ou même tiède, elle était encore chaude. Intriguée, elle l’observa pendant un instant, cherchant la cause de ce phénomène. Maitrisait-il son pouvoir au point de ne plus dégager une basse température corporelle ? En l’entendant parler, elle voyait bien que quelque chose avait changé. Il le lui disait, maintenant. Il ne trouvait plus que l’eau chaude avait quelque chose de désagréable.
 
-« Comment ça se fait ? Tu ne dégage plus de froid ? Tu as réussis à maitriser ton pouvoir à ce point ? Ça veut dire que tu vas pouvoir changer la couleur de tes cheveux ? » Demanda-t-elle, le taquinant un peu sur sa couleur capillaire.

L’heure n’était plus aux questions. Doucement, Bobby la rapprocha de lui afin de pouvoir l’embrasser. L’adolescente ne refusa pas cette proximité. Elle savoura ce baiser comme si c’était le dernier. Cela lui avait tellement manqué. Il lui avait manqué. S’il savait à quel point elle tenait à lui. Il était tout ce qu’il lui fallait. Elle ne voulait personne d’autre. Il était le seul et le restera toujours.

Lorsqu’il rompit le baiser, Bobby lui proposa de se rendre au restaurant. Ce soir, il l’invitait. L’adolescente sourit. Elle fera donc l’effort de manger un peu plus que ces derniers temps. Et puis, elle pourrait en profiter pour mettre l’une des robes que lui avait achetées sa sœur. Enfin, elle allait pouvoir porter la plus décente du lot. Il fallait dire qu’Eleonnora aimait les trucs courts et moulants. Parmi ces nouvelles tenues, il y avait une robe bleue. Celle-là, c’était Erïka qui l’avait choisie. Sa couleur lui rappelait les magnifiques yeux de Bobby. Elle avait passé son temps à le chercher dans les moindres petites choses de son quotidien, cherchant à compenser son absence d’une certaine façon.

-« Un restaurant ? Quel restaurant ? Tu as une idée ? Je dois mettre une robe ? Ma sœur m’en a acheté plein en pensant que ça me remonterait le moral. D’ailleurs, parlant de trucs qu’elle m’a achetés… »
 
Elle lui fit un petit sourire coquin avant d’approcher ses lèvres de son oreille. Malheureusement, le jour où elle avait voulu lui montrer la tenue de nuit que lui avait acheté sa sœur, Bobby s’était transformé en glace. Comme quoi le hasard fait mal les choses, parfois. La jeune femme murmura doucement quelques mots à l’oreille de son petit ami.
 
-« Il y a une jolie tenue de nuit que tu n’as pas encore eut  l’occasion de voir… »
 
Elle posa ses lèvres contre sa joue, puis descendit doucement jusqu’à son cou, déposant de petits et doux baisers. Quelques secondes plus tard, elle se blottissait contre lui, profitant de ce moment intime. Lorsqu’elle en eut marre de ses vêtements trempés, elle leva la tête vers lui et lui sourit. Il y a longtemps qu’il n’avait pas vu la lumière du soleil. Il était temps de remédier à cela. Souriant, elle replaça l’une des mèches rebelles qui tombait devant l’œil de Bobby.  

-« Et si on allait se préparer ? Ta moto nous attend sagement dans le garage. Je l’ai entretenue comme je le pouvais pendant ton absence. En tant que bon professeur, j’espère que tu pourras me dire si j’ai bien retenu mes leçons. »
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MessageSujet: Re: Retrouvailles [PV Iceberg]   Mer 19 Juin 2013 - 21:06

Bobby ne pouvait nier ce qu'il s'était produit. Il aurait aimé que tout ça n'ait été qu'un cauchemar et qu'il s'était tout juste réveillé là, dans les bras d'Erïka. Mais il savait très bien que ce n'était pas le cas. Si il en doutait, il n'avait qu'à voir la mine malade de la jeune femme pour se souvenir des conséquences qu'avait eu une telle affaire. C'était sa faute et il le savait très bien. Il était loin de se douter que la russe se sentait tout aussi coupable que lui puisque si quelqu'un n'avait pas cherché une solution à son problème et l'avait laissée empirer, c'était lui et personne d'autre. Peut-être aurait il parlé et se serait il confier si elle l'avait questionné mais rien n'était moins sûr. Bobby n'était pas quelqu'un de très ouvert mais à présent il réalisait son erreur. Cette simple erreur aurait pu tout foutre en l'air. Il aurait pu être privé de contacts humains pour le restant de sa vie. C'était peut-être ce qui lui pendait au nez si il ne s'entrainait pas avec Emma à l'avenir. Plus question de laisser le hasard faire les choses, il comptait bien prendre sa vie en main.

Erïka ne lui en voulait de toute façon pas, avouant que la faute lui revenait aussi. Bobby secoua la tête. Comment pouvait elle croire que son inaction avait entrainé tout ça ? Si elle cherchait véritablement des fautifs, c'était vers les parents de Bobby qu'il fallait qu'elle se tourne. Mais comme elle le soulignait, il valait mieux qu'ils oublient cette mauvaise passe. Bobby ne comptait cependant pas faire un trait dessus. Tout ceci lui avait montré qu'il devait évoluer et il n'allait pas faire comme si il ne s'était rien passé. Se voiler la face, il l'avait déjà fait trop longtemps.
Toutefois, ce que disait Erïka lui faisait réaliser également qu'il était tout sauf fort. Sans l'intervention d'Emma, il serait sans doute toujours enfermé. Peut-être pour toujours.

- Je pensais que ça passerait tout seul, je ne voulais pas me plaindre. Mais je te promet qu'à l'avenir, je te parlerais. Tu as raison, il vaut mieux qu'on ne s'attarde pas là dessus maintenant mais... tu sais, je ne suis pas si fort que ça. La volonté seule n'a pas suffit, sinon je serais sorti dès le premier jour. Quoiqu'il en soit, tu es une sacrée source de motivation, je peux te l'affirmer.

Allongés sur le lit, ils purent s'adonner à ce qu'ils n'avaient pu faire pendant un long mois. Bobby était content de sentir Erïka contre lui, il ne voulait plus la quitter ne serait ce que pour un instant. Mais la jeune femme était encore un peu malade, par sa faute. Malgré le fait qu'elle ne pouvait supporter le froid qu'il dégageait, elle avait fait en sorte de passer un maximum de temps avec lui. Mais comme tout le monde, elle avait ses limites. Bobby comptait bien prendre soin d'elle maintenant qu'il le pouvait.

Pour l'heure, Erïka lui expliquait qu'elle vivait à présent dans la même chambre que Cassandra, fraichement arrivée à l'institut. Ainsi donc, la serveuse avait rejoins le manoir. Bobby était plutôt content du résultat et espérait qu'elle trouverait les réponses à ses questions. Il avait bien vu que malgré un accueil plutôt glacial, la russe avait fini par apprécier la jeune femme. Apprécier était peut-être un terme fort mais au moins, elles plaisantaient ensemble, ce qui était déjà un grand pas en avant. Sans doute un peu grâce à William quelque part...

Celui ci s'était même fait prendre en photo à nouveau. Le pauvre, il n'allait jamais être tranquille, surtout si les filles s'alliaient. Mais ce n'était pas dans leurs projets pour le moment. En fait, Erïka avait trouvé un nouvel allié, quelqu'un sur qui compter. Bobby se demandait qui était donc cette personne qui lui semblait soudainement si importante. Il n'était pas certain de vouloir le savoir mais sa curiosité fut la plus forte. Le mot "pervers" fit douter le mutant. Bien qu'il avait toute confiance en Erïka, il n'était pas certain que personne n'essaierait de la toucher. Après tout, elle était des plus mignonnes.

- Tant mieux si le courant passe bien. Je suis content qu'elle soit revenue ici, c'est une bonne chose. Ca ne t'embête pas trop de ne plus être seule ? William est au courant pour les photos ? Méfie toi, un jour il te confisquera ton téléphone... Et tu sais, je ne sais pas si c'est une bonne idée de...

Mais il s'interrompit en la voyant ouvrir la cage de son cochon d'inde. N'avait elle pas dit qu'elle allait chercher la fameuse personne là ? Elle ramena un cochon d'inde mais pas Istina. Un autre au nom improbable qui était un cadeau du rouquin. Bobby, bien qu'hésitant, caressa l'animal. Lui qui n'avait pu toucher à un animal depuis longtemps ne se privait pas de le grattouiller. Il allait même pouvoir toucher Istina cette fois. D'après William, l'animal ressemblait à une moufette. Bobby l'observa et eut un sourire amusé.

- Oui, il l'est, on dirait une peluche. En quoi il est pervers au juste... ? Et son nom veut dire quelque chose ou c'est juste comme ça ? A vrai dire, la couleur ressemble à celle d'une moufette oui mais ça s'arrête là. Heureusement qu'il n'en a pas l'odeur.

Erïka expliquait qu'elle l'avait choisi elle-même et que grâce à William, elle s'était sentie mieux même si ça n'avait pas duré. Au moins, elle avait un grand frère sur qui compter. Bobby se demandait ce qu'il avait pu penser de la situation, si il lui aurait dit de le quitter pour son propre bien si il le fallait. Peut-être le découvrirait il un jour. Mais le pauvre rouquin était tombé malade à son tour à force de fréquenter sa soeur malade.

- Ce n'est pas vraiment ta faute, il savait que tu étais malade après tout. Mais c'est noble de sa part d'avoir pris le risque pour pouvoir passer la journée avec toi.

Quittant sa place sur le lit, il rejoignit Erïka alors qu'elle venait de déposer son animal de compagnie dans sa cage. Prenant sa petite amie dans ses bras, il fut amusé de la voir s'interroger sur la suite des évènements. Elle n'avait rien demandé mais il le voyait bien à son regard. Plutôt que de la laisser se poser des questions inutilement, il préféra lui expliquer que puisque le bain était prêt, ils pouvaient le partager. Erïka lui confia que l'eau était sans doute bouillante. C'était un bien infime détail.

- Je sais que tu aimes l'eau brûlante... mais il en faudra plus que ça pour me faire fondre, je t'assure.

Entrant dans la salle de bain, il ne s'arrêta pas pour déposer Erïka au sol, pénétrant directement dans l'eau sans prendre la peine de se dévêtir ce qui provoqua la surprise de la jeune femme. Sans prendre le temps de lui répondre, il s'installa dans l'eau, conservant Erïka contre lui comme si tout était le plus normal du monde.

- Je voulais juste être avec toi là dedans. Le reste, c'est un détail.

Mais le sourire de Bobby disparu lorsqu'elle lui fit remarquer qu'il ne dégageait plus de vapeur comme autrefois. Une différence entre du froid et du chaud créait cette réaction mais pas cette fois. Pour la bonne et simple raison qu'il n'était plus froid. Son pouvoir étant bridé, il ne subissait plus les désagréments qui s'en dégageaient habituellement. Erïka pensait que c'était parce qu'il maitrisait son don. Elle était loin, très loin du compte. Mais l'avouer était un peu difficile pour le mutant car c'était reconnaitre son échec. Baissant les yeux, il chercha ses mots.

- Non, en fait... mon don est... en sommeil. Emma m'en a plus ou moins privé pour me redonner une vie normale. C'est la raison pour laquelle je peux t'approcher à nouveau... c'est comme si je n'étais plus un mutant. Bien sûr j'en reste un alors non, mes cheveux ne vont pas changer de couleur, ça fait parti de moi. Mais pour le moment je... ne suis pas capable de contrôler mon don tout seul...

Mais il n'avait plus envie de penser à ce détail. Seule Erïka lui importait pour le moment et il l'embrassa pour passer à quelque chose de plus agréable. Il désirait passer la journée avec elle et ne pas la quitter une seconde, quitte à paraitre collant. Ils avaient du temps à rattraper. Il proposa donc à sa petite amie de l'inviter au restaurant, comptant bien lui faire plaisir. Elle avait l'air d'accord, posant de nombreuses questions qui ne paraissaient pas des plus importantes aux yeux de Bobby même si il n'était pas contre la voir en robe. Mais elle avait même bien mieux qu'une robe. S'approchant de son oreille, elle lui rappela qu'il y avait une tenue particulière qu'il n'avait pas pu voir. Même si il ignorait à quoi elle pouvait ressembler, de drôles de pensées traversèrent son esprit, sans doute aidées par les baisers que lui donnait sa petite amie. Comment avait il fait pour survivre sans ça pendant tout ce temps ?

- Oh hmm... J'ai hâte de la voir, cette tenue... Tu me la montreras à notre retour ? D'ici là, tu peux bien t'habiller comme tu en as envie mais je ne dis pas non à te voir porter une robe. Tu les portes bien, ça te met en valeur. Pour le restaurant, je pensais à celui sur la 14ème, il fait des spécialités russes. Ca te va ? Sinon on va ailleurs.

Après un petit moment à profiter l'un de l'autre calmement, Erïka décida qu'elle avait suffisamment fait trempette. Bobby hocha la tête, estimant qu'il était en effet temps de sortir de là. Elle avait pris soin de la moto du mutant pendant son absence, ce qui le fit sourire. Embrassant une dernière fois sa petite amie, il la laissa se redresser pour qu'il puisse faire de même.

- Il faut que je passe à ma chambre prendre des vêtements propres et surtout secs, je n'en ai pas pour longtemps. On se rejoint au garage ? Je ne doute pas que tu as bien pris soin d'elle et je t'en remercie d'ailleurs.

Souriant, il quitta la pièce pour retourner à sa chambre. Même si il ne sentait pas le froid, il constatait que les charnières avaient été endommagées par le givre. Poussant la porte, il dût donner un coup d'épaule dans la porte pour qu'elle s'ouvre. Tout était encore gelé à l'intérieur même si la glace diminuait petit à petit. Il n'était pas certain de pouvoir corriger tout ça mais posa sa main sur une partie glacée. La glace s'évapora alors, moins rapidement que d'habitude mais ce qui comptait était le résultat. Au moins, il n'était pas tout à fait privé de pouvoirs. Sans s'en inquiéter, il fouilla son armoire et en sortit une tenue sobre mais habillée sans non plus être sur son trente et un. Chemise blanche bien taillée, veste et pantalon noirs assortis, il s'apprêta rapidement et se rendit presque aussi tôt au garage dès qu'il eut attrapé son portefeuille. Il ne lui restait plus qu'à attendre sa petite amie. Il ne prit même pas la peine de vérifier les réglages de la moto, ayant toute confiance en elle.
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Retrouvailles [PV Iceberg]   Jeu 20 Juin 2013 - 6:57

Erïka avait toujours été du genre à ignorer l’existence des autres, en ayant déjà bien assez à faire de la sienne. Elle avait ses propres problèmes à régler sans avoir à s’occuper de ceux des autres. Cependant, avec le temps, elle avait développé certains traits de caractère qu’elle avait longtemps caché et refoulé. Elle se préoccupait des personnes à qui elle tenait. Elle ne tentait pas d’ignorer leur souffrance et de ne s’occuper que de ses petites affaires. Elle voulait être là pour aider ceux à qui elle tenait. Si elle avait pu faire quelque chose pour Bobby, elle l’aurait fait. Malheureusement, elle ne pouvait pas rivaliser face au froid. Elle avait dû s’y faire une raison.
 
Maintenant, tout était de retour à la normale. La jeune femme pouvait enfin serrer celui qu’elle aimait dans ses bras. Il était temps de rattraper le temps perdu. Si elle pouvait faire quelque chose pour lui, elle le ferait. Elle n’avait pu le faire alors qu’il était dans la chambre froide. Plus jamais elle ne laisserait une telle situation se produire. Elle comptait bien prendre soin de Bobby et faire en sorte qu’il lui parle lorsque les choses n’allaient pas. Elle tenait à lui et ne souhaitait pas le perdre de nouveau.

 
-« Dis-toi que ça aurait pu être plus long. Je suis vraiment contente que tout soit terminé. Même si tu n’as pas été capable de maitriser ton don plus tôt, je crois toujours en toi. Tu en ressors plus fort. À mes yeux, tu restes le meilleur. »
 
Maintenant installée dans le lit, contre son petit ami, la jeune femme pouvait rattraper le temps perdu et profiter de sa présence. Il lui avait tellement manqué. Soudainement, elle se demanda si son téléphone avait été gelé et abîmé à cause de son pouvoir. Lorsqu’elle s’ennuyait, elle lui envoyait des SMS. S’il commençait à les lire un à un, la liste serait très longue. Finalement, il valait mieux qu’il ne sache jamais à quel point il lui avait manqué.
 
Même si personne n’avait réussis à combler son absence, elle avait eu le soutien de William. Elle avait également eut le réconfort de ses cochons d’inde. Elle voulait, d’ailleurs, présenter Pee-Chai à son petit ami. Elle le décrivait comme un être tout à fait mignon, bien que pervers. La cohabitation avec Cassandra se passait bien. Le petit cochon d’inde adorait ses sous-vêtements. Enfin, il avait l’avantage d’être adorable, alors ça allait.

 
-« Pour l’instant, ça va. Elle n’est pas là très souvent. Un peu comme Will. Il travaille beaucoup. Je l’ai vu, il n’y a pas si longtemps, j’ai pris plein de photos marrantes de lui sans qu’il le sache. Alors garde le secret. Il les verra dans l’album de grand-mère, à côté des photos de robe. »
 
Sur ce, la jeune femme alla chercher Pee-Chai. Elle le présenta à Bobby avec le sourire aux lèvres. Elle était heureuse de les voir s’apprivoiser. C’était la première fois qu’il caressait l’un de ses animaux de compagnie. Elle ne se souvenait pas l’avoir déjà vu toucher Istina, par le passé. Ce petit instant ne faisait que la rendre plus heureuse. Elle tenait beaucoup à ses animaux. Elle s’en occupait toujours, prenait soin d’eux et allait même jusqu’à leur donner des noms très significatifs à ses yeux. Personne ne pouvait vraiment savoir ce que celui de Pee-Chai signifiait, à moins de comprendre le Thaïlandais. D’ailleurs, la jeune femme devait expliquer son petit ami en quoi son cochon d’inde était un sale pervers.
 
-« Un jour, il a exploré la pièce et est revenu tout empêtré dans la petite culotte de Cassandra. Je crois que ça veut tout dire. Ne t’en fais pas, Pee-Chai ça ne veut pas dire pervers. Malgré que… Ça signifie « grand-frère ». Je l’ai nommé comme ça en l’honneur de Will. Je dois dire qu’il a un petit côté pervers qui se développe à force de côtoyer ma sœur. »
 
Erïka alla déposer son petit animal dans sa cage. Elle était convaincue qu’il n’avait rien d’une moufette. Will avait tort. Comme le disait Bobby, il n’y avait que les couleurs. Cela ne voulait rien dire. En plus, ses cochons d’inde étaient propres et ne puaient pas comme ces petites bêtes à rayures blanches. Elles étaient également en bonne santé. On ne pouvait pas en dire autant d’elle. Heureusement, c’était pratiquement terminé. Même Will en avait fait les frais, le pauvre. Il avait choppé une méchante grippe, qu’elle lui avait refilée. Cela les avait rapprochés, dans un sens. Ils avaient pu passer un peu de temps ensemble.
 
Maintenant que Bobby était de retour, Erïka allait faire en sorte d’être guérie le plus rapidement possible. Elle voulait profiter de tout le temps qu’elle avait avec lui. Ce long mois de séparation n’avait pas été simple pour eux deux et ils pouvaient, à présent, se réjouir de s’être retrouvés. Quoi de mieux que de partager un bain afin d’avoir une certaine proximité ? L’adolescente fut soulevée de terre puis menée dans la salle de bain. Elle pensait qu’elle y serait déposée ou bien dévêtue avant d’entrer dans l’eau. Eh bien, pas du tout. Bobby entra dans la baignoire, encore habillé. Erïka ne tarda pas à sentir ses vêtements s’alourdir au contact du liquide. Si, au début, elle avait été surprise. Elle était plutôt amusée, maintenant.
 
Elle s’attendait à voir de la vapeur se créer. C’était toujours ainsi lorsque Bobby venait partager un bain chaud avec elle. Pas cette fois. Elle pensait que c’était dû à la maitrise de son don. Elle se trompait. Ce fut lorsque son petit ami lui expliqua qu’il avait échoué dans la maitrise de son pouvoir et qu’il avait accepté qu’il soit bridé afin de pouvoir continuer de mener une existence la plus normale possible. Erïka caressa doucement sa joue. C’était dur pour l’orgueil d’avouer ce genre de chose. Cependant, si c’était ce qu’il fallait pour qu’ils se retrouvent, elle ne pourra qu’en voir les côtés positifs. Il ne se plaindra sûrement pas du fait qu’elle puisse dormir quasiment nue à ses côtés sans craindre d’attraper froid. Par contre, avec les températures estivales, elle allait vite regretter de ne pas avoir son climatiseur… mais cela ne changera rien au fait qu’elle l’aimait.

 
-« Vois les choses du bon côtés. Nous sommes ensemble, maintenant. Je suis sûre que tu arriveras à maitriser ton pouvoir, avec le temps. Tu es puissant. Tu es fort. Tout ça, ça ne peut pas être maitrisé en un clin d’œil, malheureusement. Je préfère t’avoir ici, avec moi, plutôt que de continuer de t’attendre en craignant de ne pas te revoir. Tu pourras retrouver ton pouvoir, plus tard, non ? Tu vas t’entrainer ? Tu vas me faire mon hôtel de glace quand tu l’auras maitrisé, n’est-ce pas ? »
 
Elle y tenait à son hôtel de glace. La jeune femme n’avait pu s’empêcher de glisser un commentaire à ce sujet. Pour l’instant, elle devait bien savourer les avantages de dormir auprès d’une personne qui n’avait pas la peau glacée. Peu importe ce qu’était Bobby, mutant avec ou sans pouvoir, elle s’en fichait. Depuis quand ce souciait-elle de ce genre de chose ? Elle le lui prouva en lui rendant son baiser, à la fois avec passion et tendresse. Ça lui avait tant manqué.
 
Afin de profiter de tout ce temps qu’ils avaient devant eux, Bobby proposa d’amener sa petite amie au restaurant. Erïka en était ravie. Déjà, elle était de nouveau à ses côtés. Ensuite, il parlait d’un restaurant russe. Il fallait avouer qu’elle commençait à avoir faim. Elle n’avait pas beaucoup mangé, aujourd’hui. Elle serait ravie de manger en tête à tête avec celui qu’elle aimait. Elle avait tant de choses à lui raconter ! Par contre, il ne devait pas en avoir tout autant qu’elle à dire… Malgré tout, elle voulait savoir comment ça s’était passé, avec Emma. Par expérience, elle pouvait dire que miss Frost savait être chiante, et pas qu’un peu, mais que ses entrainements portaient leurs fruits.
 
Pour l’instant, la jeune femme était plutôt préoccupée par la robe qu’elle allait porter… et surtout par la tenue qu’elle réservait à son petit ami. Elle voulait rattraper le temps perdu et lui montrer ce qu’il n’avait pas eu l’occasion de mater, un mois plus tôt. Oh non… Et voilà. Elle se mettait à penser à des vêtements. Sa sœur déteignait-elle sur elle ? Non, impossible. Et pourtant… C’était en se demandant si elle prenait la peine de porter ses nouvelles chaussures à talon aiguilles qu’elle réalisait cette horreur. Erïka devait arrêter de trainer avec sa sœur. En fait, elle devait surtout l’empêcher de l’amener avec elle pour des séances de shopping. Lorsqu’elles avaient le malheur de passer devant un magasin de lingerie, c’était la guerre. Eleonnora avait trop de sous-vêtements. En fait, elle avait trop de vêtements et beaucoup d’argent à dépenser. Elle achetait donc tout ce qui lui faisait envie… pour sa petite sœur. Maintenant, Erïka avait pour plus de mille dollars de sous-vêtements et de lingerie dans ses placards. Elle était tout simplement découragée.

 
-« Tu trouves que ça me mets en valeur ? Tu n’as pas vu ce que ma sœur m’a acheté. Elle tente de me transformer en mini clone d’elle. J’ai parfois l’impression de devenir une femme. Une vraie avec les talons et tout… Elle me fait peur des fois. Tu pourras voir ma fameuse tenue ce soir… et les autres, les soirs suivants. Plus jamais je ne fais du shopping avec elle. Si tu savais tout ce qu’elle m’a acheté pour tenter de me remonter le moral... Au moins, tu ne seras pas déçu du résultat. Enfin, j’en dis pas plus sinon tu vas changer d’avis et ne plus vouloir m’amener au restaurant. Je tiens à manger russe, ce soir ! »
 
Elle lui offrit un grand sourire avant de déposer un doux baiser sur ses lèvres. Elle ne s’en lassait jamais. Après un moment à patauger dans l’eau, elle décida qu’il était temps de sortir du bain. Elle retira le bouchon afin de laisser l’eau s’écouler, puis se leva. Bobby proposa qu’ils se rejoignent au garage et elle accepta. Cela lui laissera le temps de se préparer rapidement.
Elle décida de retirer ses vêtements trempés et de les poser sur le bord de la baignoire. Elle allait ainsi éviter de mouiller tout le plancher. Bobby quitta la chambre et elle en profita pour retirer les morceaux de vêtement qu’elle portait toujours. Inutile de lui donner une raison de plus de rester dans la pièce. Une fois nue, elle attrapa une serviette et se sécha. Il était temps de se préparer.
 
Pour l’une des rares fois de sa vie, Erïka fut confronté à un problème féminin qui touchait la majorité des femmes soucieuse de leur apparence : comment se vêtir ? Déjà, elle commença par prendre la robe la plus décente, parmi celles que lui avait acheté sa sœur. Ce devait être l’une des seules qu’elle avait réellement appréciée. La couleur azurée lui rappelait toujours Bobby.
Elle jeta le vêtement sur le lit. Ouvrant son tiroir à sous-vêtement, elle attrapa ce qui lui fallait, tout à fait au hasard. Elle commença à se vêtir. Soutien-gorge sans bretelles, culotte pas du tout assortie – elle se fichait bien que ce le soit ou non – puis court legging qui passera inaperçu sous sa robe, mais qui lui permettra de faire de la moto en toute quiétude. Il était temps d’enfiler la robe. Elle se débattit légèrement pour arriver à rentrer dedans et l’attacher autour de son cou. La jeune femme regarda l’heure. Elle ferait mieux de se dépêcher. Filant à la salle de bain, elle se débarrassa de tout ce maquillage qui avait coulé pour en appliquer une couche, bien plus mince, autour de ses yeux. Elle soulignait ainsi son regard et semblait moins malade. Rapidement, Erïka se coiffa, brossant sa chevelure dorée, puis attrapa une paire de chaussures ainsi que son sac à main avant de filer hors de sa chambre.
 
Elle s’arrêta près du garage pour enfiler ses chaussures à talons aiguilles, assortis à sa robe, encore un cadeau de sa sœur. Avec le temps, Erïka avait cessé de protester. Plus elle tentait de convaincre sa sœur de ne rien lui acheter, moins cela fonctionnait. Un jour, elle cessera peut-être. En tout cas, la jeune femme l’espérait. Après avoir enfilé ses délicates chaussures à talons aiguilles, les attachants autour de ses chevilles grâces aux délicates ganses prévues à cet usage. Au moins, elle ne les perdra pas pendant la balade.
 
Après avoir pris une bonne inspiration, Erïka pénétra dans le garage. Elle avançait lentement afin de ne pas trébucher et s’étaler comme une merde sur le sol. Bobby était déjà là. Il l’attendait depuis longtemps ? Elle espérait que non. Même si c’était le cas, il pouvait se rassurer : ce sera probablement la dernière fois qu’elle prendra autant de temps à se préparer. Pourtant, elle n’avait pris que peu de temps pour s’arranger. Sa sœur, elle, devait bien passer plus d’une heure à se faire jolie à chaque jour. Parfois, elle était décourageante.
 
Quoi qu’il en soit, la jeune femme avançait lentement. Elle replaça légèrement sa robe bustier courte et moulante qu’elle portait. Elle passa une main derrière sa nuque afin de s’assurer qu’elle était belle et bien nouée autour de son cou. Lorsqu’elle arriva près de Bobby, elle trébucha légèrement et fit un pas en avant pour se retrouver dans ses bras. Si elle restait auprès de lui, elle avait peut-être moins de chance de tomber. De peur de chuter, l’adolescente s’était automatiquement raccrochée au bras de son petit ami, plantant par inadvertance ses ongles dans sa peau, ou plutôt dans ses vêtements. Elle espérait qu’il ne sentait rien. Elle n’avait pas l’habitude d’avoir les ongles si pointus et tranchants. Aussitôt, elle relâcha sa prise.
 
Une fois face à Bobby, la jeune femme remarqua un détail important : elle était grande. Ainsi montée sur des talons, elle gagnait quelques centimètres. C’était amusant de voir ce qu’une simple paire de chaussure pouvait faire. La seconde chose qu’Erïka remarqua fut la tenue de son petit ami. Comme ça, elle n’était pas la seule à avoir changé ses habitudes vestimentaires pour ce petit repas au restaurant. Il n’était pas trop chic. Il était élégant et cela plaisait bien à la jeune femme. Elle lui sourit, ne se gênant pas pour le complimenter au passage.

 
-« Tu es très beau comme ça.  J’ai toujours trouvé que les chemises t’allaient bien. Oh, et désolé pour les ongles. J’espère que je ne t’ai pas trop fait mal. » Elle lui montra ses mains aux ongles parfaitement manucurées. « Quand je te disais que ma sœur me fait peur. Elle tente de me transformer en mini-elle. Je suis coincée avec ces trucs et j’ai encore du mal à m’y faire. Enfin, ça finira bien par s’arranger. Alors, prêt à y aller ? »
 
La jeune femme s’éloigna, lentement, prudemment, afin d’aller chercher son casque. Elle en profita pour revenir avec celui de Bobby, par la même occasion. Au passage, elle avait attrapé sa veste de cuir. Au cas où il ferait un peu frais sur la route, valait mieux qu’elle se couvre. S’habituant peu à peu au fait d’être montée sur des échasses, elle rejoignit son petit ami afin de lui remettre ce qui lui appartenait. Elle enfila sa veste, puis son casque, avant d’enfiler son petit sac à main en bandoulière. Par contre, hors de question pour elle de conduire ainsi vêtue. Elle s’installa à l’arrière de la moto, laissant ainsi Bobby prendre place devant elle.
 
-« Je crois que ça fait longtemps que tu ne l’as pas conduite, ça doit te manquer, non ? » Demanda-t-elle avant de baisser la visière de son casque.



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MessageSujet: Re: Retrouvailles [PV Iceberg]   Dim 30 Juin 2013 - 16:24

Bobby avait pour habitude de ne compter que sur lui-même et de ne pas dépendre des autres. Il avait appris à réagir ainsi depuis le départ de John. C'est lors de cet évènement qu'il avait réalisé qu'à trop s'attacher à quelqu'un, on en devenait que plus fragile. Mais depuis qu'il était en couple avec Erïka, les choses étaient différentes. Il avait appris petit à petit à s'ouvrir à elle, à lui faire confiance et à ne pas craindre qu'elle le trahirait à son tour, comme l'avait fait ses anciennes petites amies. Mais il avait fait l'erreur de ne pas s'ouvrir suffisamment à elle. Résultat, il s'était retrouvé encore plus isolé que d'habitude et il avait même failli perdre celle qu'il aimait à cause d'une réaction idiote. Plus jamais il ne prendrait le risque de garder quelque chose pour lui. Désormais, Erïka saurait tout.

- Je crois que tu me surestimes un peu. Mais peu importe, tout ce qui compte à mes yeux, c'est d'être à nouveau avec toi. Je ne sais pas comment tu as fait pour patienter si longtemps mais... merci. Du fond du coeur, merci.

Maintenant qu'il était enfin près d'elle, il ne pensait presque plus au tourment que cela avait été d'être ainsi isolé du reste des êtres vivants peuplant l'Institut. Même si il était habitué à être seul, la présence d'Erïka lui avait cruellement manquée. Ainsi réunis, il n'avait plus l'impression d'avoir passé autant de temps loin d'elle. C'était comme si ils ne s'étaient jamais quittés. Bobby n'avait besoin de personne d'autre qu'elle mais il réalisait qu'elle n'était plus si seule qu'elle l'était auparavant.
Pendant son absence, quelques petites choses avaient changé. Tout d'abord, la chambre semblait occupée par une autre personne. Bobby ne tarda pas à découvrir qu'il s'agissait de Cassandra, la serveuse qu'il avait ramené à l'institut et dont Erïka avait été jalouse. Le mutant de glace espérait que toute trace de cette jalousie avait disparu et qu'à présent, elles s'entendaient aussi bien que lorsqu'elles s'étaient alliées lors de la première visite de la jeune femme à l'institut.

- Elle travaille beaucoup j'imagine. Mais au moins, vous vous acceptez, c'est déjà ça. Elle a un petit copain d'ailleurs ? En tout cas, William est un bon modèle... Méfie toi, il risque de vouloir se venger de tout ça un jour. Mais je te protégerais, même si c'est moi qui doit devenir la victime de photos compromettantes.

Si cette fois ce n'était pas Erïka qui était jalouse, ce fut Bobby. Qui était donc cette personne qui lui avait tenu compagnie pendant son absence ? La jalousie ressentie fut bien vite réduite à néant lorsque Bobby découvrit qu'il ne s'agissait que d'un cochon d'inde et non d'un être humain. Cette fois, Bobby pu le toucher et le caresser. Perdre une bonne partie de ses pouvoirs n'était finalement pas si mal. L'animal portait un drôle de nom qui intriguait Bobby. Erïka eut tôt fait d'éclairer sa lanterne, aussi bien sur le nom que sur le fait que l'animal était un pervers. Tout comme William.

- La nature est ainsi faite... C'est un joli nom, je suis sûr que ça a fait plaisir à Will, non ? C'est marrant, je ne l'imaginais pas tellement pervers... Ta soeur est tant portée sur la chose que ça ? Et ça ne pose pas de problème pour le couple de Will ?

En fait, Bobby se rendait compte qu'il ne connaissait qu'assez peu William et pas du tout la soeur d'Erïka. Il la rencontrerait sans doute un jour mais pas aujourd'hui. Là, il ne voulait se consacrer qu'à celle qu'il aimait et à personne d'autre. Puisque la jeune femme avait déjà prévu quelque chose avant son arrivée, il décida de l'y accompagner, entrant dans le bain chaud en sa compagnie. Sauf qu'il ne prit pas la peine de retirer leurs vêtements avant de le faire et y plongea directement. Pas de trace de vapeur, preuve qu'il avait bel et bien perdu beaucoup de ses facultés. Mais il s'en moquait car il pouvait enfin approcher Erïka sans craindre de la transformer en bloc de glace.

Celle ci s'étonna cependant de l'absence de vapeur. Bobby ne voulant pas lui mentir, il lui avoua que c'était parce qu'il était bridé et que les effets secondaires s'en faisaient donc ressentir. C'était la preuve qu'il avait échoué à maitriser son don, qu'il avait été incapable de redevenir normal, seul. Bobby avait du mal à l'admettre car il se sentait encore plus nul qu'auparavant. Même pour sa petite amie, il avait été incapable de le faire et il avait peur qu'il baisse dans son estime, qu'elle le voit comme un faible et non comme quelqu'un sur qui compter. Pourtant, elle ne le blâma pas, l'encourageant même. Elle se voulait optimiste et mettait en avant les avantages de la condition actuelle de Bobby. Celui ci devait reconnaitre qu'elle avait raison sur toute la ligne et était soulagé de la voir réagir de la sorte. Il se mit même à sourire lorsqu'elle évoqua l'hôtel de glace qu'il lui avait promis.

- C'est vrai, le plus important est que l'on soit réunis à nouveau. Le reste viendra... avec le temps j'imagine. Emma m'a proposé de m'entrainer alors j'ai accepté. Je ne vais pas attendre les bras croisés et me contenter d'une vie comme ça. J'y arriverais, pour toi. Tu l'auras ton hôtel de glace, je te l'ai promis et je ferais en sorte que tu ne sois pas déçue. Merci d'être si patiente.

Bobby aurait pu passer l'après-midi toute entière dans cette baignoire en compagnie de sa petite amie mais il avait d'autres plans. Puisqu'il venait de la retrouver et qu'il n'avait pu s'occuper d'elle pendant tout ce temps, il comptait bien compenser en l'amenant au restaurant. Erïka semblait ravie et se demandait même ce qu'elle allait porter pour l'occasion. Bobby préférait la laisser choisir elle-même mais n'était pas contre le fait qu'elle porte une robe. Même si elle n'en portait que peu souvent, il trouvait que cela lui allait très bien et la mettait en valeur. Mais apparemment, ce n'était pas le seul genre de vêtements que la jeune femme avait dans sa garde robe. Bobby devenait curieux mais il savait qu'il verrait ce dont elle parlait tôt ou tard.

- Ne t'inquiète pas, je sais être patient. Et oui, je trouve que les robes te vont bien. Tu es belle Erïka. Sans doute que ta soeur veut te mettre encore plus en valeur, qui sait ? Au moins grâce à elle, on ne pourra pas dire que tu manques de vêtements. Mais avec ou sans, je t'aime quand même.

Il lui fit un clin d'oeil puis la laissa sortir de l'eau. Chacun retourna à sa chambre pour pouvoir se préparer. Bobby dut tout d'abord faire disparaitre la glace qui avait envahi la pièce avant de retrouver ses vêtements intacts. Au moins, il n'avait pas perdu toutes ses facultés, c'était déjà ça. Il ne tarda pas à se vêtir sobrement mais assez élégamment avant de se rendre au garage. Il avait quelques petites idées en tête mais avant tout, ils devaient déjà atteindre le restaurant. Devant sa moto, il attendit patiemment l'arrivée de sa petite amie.

Lorsqu'il entendit le son de talons dans le garage, il se retourna pour voir Erïka ou en tout cas quelqu'un qui lui ressemblait se diriger vers lui. Elle était comme métamorphosée. On aurait dit une véritable femme, des plus désirables. C'était bien la première fois que Bobby la voyait porter des talons. Cela affinait sa silhouette et la rendait un peu plus grande. Son teint malade n'avait pas complétement disparu mais elle semblait déjà aller bien mieux. C'était sans doute dut à la disparition du mascara qui avait coulé. Perdu dans sa contemplation, le mutant ne fit rien d'autre que de la regarder s'approcher de lui. Il posa sa main sur la sienne lorsqu'elle se rattrapa à lui pour ne pas trébucher. Quelque chose lui fit mal sur le coup et il remarqua alors les ongles qu'elle avait. Tiens, il ne les avait pas remarqué plus tôt. Mais à présent plantés dans sa peau, il se rendait compte à quel point ils étaient longs. Elle s'excusa et en profita pour le complimenter pour sa tenue. Et lui alors ? Que devait il dire devant un tel spectacle ?

- Tu es magnifique Erïka. Ca te... change mais ça te va vraiment bien. Tu es juste superbe... Ton petit ami a vraiment beaucoup de chance je trouve. Il se mit à sourire et se pencha pour l'embrasser. Ce n'est pas grave pour les ongles, au moins tu ne t'es pas fait mal. Et puis tu sais... si tout ça ne te plait pas, tu n'es pas obligée de les porter. Enfin, mettons nous en route.

Erïka s'éloigna pour aller récupérer les casques tandis que Bobby s'occupait des réglages de la moto. Il n'eut pas grand chose à faire car elle était bien entretenue. Il savait que c'était Erïka qui s'en était occupée et était content de voir que son travail portait ses fruits. Bientôt, elle s'y connaitrait autant que lui. Attrapant le casque qu'elle lui tendait, il l'enfila aussitôt puis s'installa devant elle. C'était à son tour de piloter cette fois et il n'en était pas mécontent. Conduire lui avait manqué plus qu'il ne l'aurait cru. Mais toujours moins que la seule présence d'Erïka.

- Ca m'a manqué, effectivement. Mais pas autant que toi.

Il démarra et conduisit jusqu'au centre ville, rejoignant le restaurant russe dont il avait parlé. Il trouva facilement une place où garer sa moto puis tendit son bras à Erïka une fois qu'ils mirent le pied à terre. Pénétrant dans le restaurant, ils furent installés à une table de deux dans un petit coin. Là, ils étaient un peu à l'écart et pouvaient parler tranquillement. Mais Bobby se leva à peine assis, ayant une autre idée en tête avant de passer commande.

- Je reviens. Je suis sûr que tu trouveras un plat qui te plait.

S'éclipsant, il sortit du restaurant sans se faire voir, passant par le côté où Erïka ne pourrait le voir. Il se rendit au fleuriste situé juste à côté et acheta un gros bouquet de roses rouges. Fleurs en main, il retourna au restaurant, bouquet dissimulé plus ou moins habilement derrière son dos. Une fois à la hauteur de sa petite amie, Bobby lui tendit les fleurs tout en se penchant pour l'embrasser sur la joue.

- Elles te plaisent ?
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Retrouvailles [PV Iceberg]   Lun 1 Juil 2013 - 22:39

Chaque jour était un nouveau jour. Erïka vivait ainsi depuis longtemps. Elle ne savait jamais de quoi le lendemain serait fait et préférait vivre en profitant au maximum des heureux événements se présentant à elle. Elle avait été si impatiente, ayant du mal à supporter le fait d’attendre que son petit ami retrouve son apparence normale. À chaque matin, elle avait souhaité le retrouver à ses côtés. À chaque soir, alors qu’elle posait la tête sur l’oreiller, elle espérait le voir surgir dans sa chambre. Si sa chambre n’avait pas été recouverte de glace, elle aurait probablement tenté de l’attendre, bien emmitouflée dans les couvertures de son lit. Jour après jour, elle avait souhaité revoir celui qu’elle aimait. Elle avait craint de ne plus jamais le revoir. Qu’aurait-elle fait s’il lui avait été impossible de reprendre son apparence originelle ? Quelque chose de stupide. S’enfermer dans la chambre froide jusqu’à ce qu’on la sorte de là de force. Quitter l’institut au volant de la moto afin de s’isoler. Elle aurait pu faire n’importe quoi en cherchant à calmer sa peine.

Heureusement, Bobby était là, devant elle. Cette situation n’avait pas été simple pour lui. La jeune femme avait des questions à lui poser. Elle se demandait ce qu’il avait bien pu faire pour passer le temps et comment il avait fait pour arriver à la maitrise de son pouvoir. Était-ce une bonne idée de lui rappeler ce dernier mois ? Il valait peut-être mieux se préoccuper de quelque chose de plus positif. Ses lèvres pressées contre les siennes venaient de lui faire oublier tout ce  à quoi elle pensait.

Bien des choses avaient changées pendant l’absence de Bobby. Déjà, Erïka n’avait plus autant d’intimité qu’auparavant dans sa chambre. Elle devait maintenant cohabiter avec Cassandra. Les choses allaient plutôt bien, pour l’instant. Elles parlaient peu et ne s’embêtaient pas l’une et l’autre. Parfois, la jeune femme laissait trainer quelques vêtements, mais rien de bien embêtant. Il faut dire qu’Erïka n’était pas toujours ordonnée, elle non plus. Son bureau en témoignait très bien. Livres, CDs, DVDs et autres jouets pour ses cochons d’inde encombraient son bureau. Elle ne savait pas pour combien de temps tout cela allait rester là, en équilibre, avant de s’effondrer sur le sol. Elle devrait songer à ranger le tout dans sa bibliothèque.
Quoi qu’il en soit, cela n’était pas très important. Tout se passait relativement bien avec sa colocataire, ce qui était le principal. Elles ne parlaient pas beaucoup. Erïka savait que la jeune femme travaillait parfois de nuit, mais ne faisait jamais de bruit en rentrant. Elle avait un homme dans sa vie, mais rien de bien sérieux. Il fallait dire qu’elles n’avaient pas vraiment cherché à apprendre à se connaitre.


-« La dernière fois que nous avons discuté, elle m’a dit qu’elle n’avait rien de bien sérieux. Ce n’est pas très important. L’important est que tu sois de retour et que tu ailles bien. Je t’aime tellement… Même si tu étais la cible de photos compromettantes, je t’aimerais quand même. »

Bobby connaissait déjà Cassandra. Par contre, il n’avait jamais rencontré Pee-Chai. L’adolescente se fit un plaisir de le lui présenter. Le petit cochon d’inde était un véritable mâle. Ce sale petit pervers s’était rapidement adapté à son nouvel environnement et ne se gênait pas pour explorer la chambre lorsqu’il en avait l’occasion. Il était un peu comme William, ces temps-ci. Plus il se tentait avec Eleonnora, plus il semblait démontrer un côté plutôt pervers. Étrangement, dès que cela concernait Erïka, il ne voulait plus rien entendre. C’était mieux ainsi. Elle avait bien assez d’une sœur perverse et obsédée.

-« Il n’y a pas de problème avec le couple de Will… Enfin, j’en sais rien, ce n’est pas de mes affaires. Il passe beaucoup de temps avec ma sœur. On dirait deux hommes qui parlent de voitures et de sexe devant une bière… si on oublie les seins énormes de ma sœur. Si j’aurais eu des pastèques comme elle, elle m’aurait filé la moitié de sa garde-robe, c’est certain. Puisque ce n’est pas le cas, elle m’achète de la lingerie selon ses goûts sans que je puisse protester. Ça lui plait d’avoir une petite sœur, je crois. Elle s’attend à ce que je lui confie tout, je crois. Surtout sur ma vie sexuelle. Elle n’est pas du tout gênée de me poser des questions indiscrètes. Je lui ai avoué que tu es très doué au lit, une fois. Elle m’a laissée tranquille pendant un bon moment. Maintenant, elle se demande… Tu vas trouver ça ridicule. Elle se demande si tu es bleu de partout. Même Will se le demande, maintenant ! Tu vois comment elle l’influence ? »

Pour l’instant, la jeune femme n’avait pas envie de raconter de long en large sa relation avec sa grande sœur. Les choses s’étaient améliorées avec le temps. Elles se disputaient parfois, elles passaient leur temps à s’envoyer des piques, mais elles avaient appris à se connaitre et s’apprécier. Elles arrivaient à bien s’entendre et partageaient certains intérêts communs. Un jour, elle présentera sa sœur à Bobby… en espérant qu’elle ne le traumatise pas trop. On ne sait jamais.

Erïka était heureuse de pouvoir se rapprocher de Bobby. Elle pouvait le toucher, le caresser, l’embrasser. Elle n’avait plus peur d’être congelée. Dans son bain, ils n’avaient pas le choix de se tenir l’un près de l’autre. Cela n’était pas pour lui déplaire. Elle se blottissait contre lui, profitant de ce doux moment. Elle était étonnée que sa peau ne soit plus froide et que son entrée dans l’eau brûlante n’est pas créé de vapeur. Habituellement, cela se produisait toujours. Bobby fut franc avec elle, avouant qu’il n’avait pas réussis à maitriser son don. Pour l’instant, il était en quelque sorte bloqué. Elle s’en fichait. Elle était heureuse de le voir. Il devait se passer de son don, mais cela pouvait lui permettre de vivre comme n’importe quel humain. Peut-être qu’il réalisera à quel point son pouvoir était précieux ? Rien ne pourrait faire changer la vision qu’Erïka avait de lui, en ce moment. Ce qui comptait, était sa présence à ses côtés.

Maintenant qu’il pouvait reprendre le contrôle de sa vie, Bobby allait s’entrainer avec Emma Frost afin de maitriser son don. Alors, s’il faisait partie de son équipe, cela signifiait-il qu’ils allaient pouvoir s’entrainer ensemble ? Emma avait pris William et Amy sous son aile, également. Ils formaient sa petite équipe. Elle savait comment les entrainer et exploiter leurs capacités. Grâce à elle, Erïka avait beaucoup appris. En sera-t-il de même pour Bobby ? Elle espérait que si. Se plaira-t-il à suivre les entrainements ? Est-ce que cela lui sera bénéfique ? Il était un puissant mutant. Il avait la chance de s’entrainer avec l’un des meilleurs professeurs de cet institut.

-« Faut croire que tu déteins sur moi. La patience n’a jamais été ma plus grande qualité. J’espère que ton entrainement sera bénéfique. Fais gaffe, Miss Frost est assez… sévère…. et chiante quand elle s’y met. Au moins, ça en vaut la peine. »

L’important était qu’il fasse cet entrainement pour lui. Ce ne sera certainement pas facile, il allait devoir redoubler d’efforts afin d’atteindre son objectifs, mais tout cela finira par porter ses fruits. Erïka comptait bien l’encourager. Il devait voir les choses du bon côté. Ils étaient entrainés par une X-Men. Un jour, ils pourront porter le même titre qu’elle. Pour l’instant, ils pouvaient profiter de leur jeunesse. Erïka était une jolie jeune femme. Sa sœur s’amusait à l’habiller, comme si elle était une poupée. Elle lui achetait tout un tas de tenues, sans compter l’argent dépenser. Ses placards étaient pleins et elle avait trop d’argent en banque. Elle en profitait donc pour renouveler la garde-robe de sa sœur.

-« Elle veut un peu trop me mettre en valeur. Peut-être que je te ferais un défilé de tout ce qu’elle m’a acheté, un jour, qui sait ? Si ça se trouve, tu m’aimes bien avec des vêtements, mais encore plus lorsque je n’en porte pas.»

Il était temps de quitter le bain. Chacun alla se préparer de son côté. Erïka décida de se faire jolie, écoutant pour une fois les conseils de sa sœur. C’était bien la dernière fois qu’elle faisait cela. Les talons aiguilles ce n’était pas son fort. Trop paresseuse pour monter à l’étage et changer de chaussures, elle entra dans le garage. Elle n’allait pas faire attendre son petit ami plus longtemps. Elle était vêtue de façon assez inhabituelle. Sa robe courte et moulante, ses chaussures à talons aiguilles, son léger maquillage, tout cela ne lui ressemblait pas. Elle se sentait totalement différente, métamorphosée. Bobby allait devoir en profiter car elle ne comptait pas se vêtir comme cela bien souvent. Elle préférait porter un débardeur et un short, quelque chose de simple et de confortable. Comme ce jour était un jour spécial, elle avait décidé de faire un effort. Ce n’était pas tant pour elle. Elle voulait surtout faire plaisir à Bobby. Il s’était également vêtu de manière élégante. Cela lui allait à ravir. Il lui démontrait ainsi que cette sortie n’était pas tout à fait comme les autres. Il s’agissait de retrouvailles. Ils devaient célébrer cela.

La jeune femme marcha lentement jusqu’à son petit ami. À proximité, elle trébucha et se raccrocha à son bras pour ne pas tomber. Plus jamais elle n’allait porter des trucs aussi hauts. Se redressant, s’assurant d’avoir retrouvé son équilibre, Erïka s’excusa pour ses ongles. Sans le faire exprès, elle les lui avait plantés dans la peau. Ils étaient longs et acérés. Elle n’avait aucune idée de comment les retirer. L’esthéticienne avait fait un excellent travail. Et puis, sa sœur l’avait amené chez la meilleure professionnelle de la ville. Un jour, elle trouvera comment les retirer. Pour l’instant, elle tentait de s’y habituer.


-« Pour l’instant, j’ai envie de les porter. De toute façon, je ne sais pas comment ça se retire. Je ne me suis pas fait jolie pour rien. Après ce long mois enfermé, tu mérites mieux que de me voir avec ma sale tête de zombie. D’ailleurs, je compte bien te kidnapper pour les jours à venir. J’ai de la chance de t’avoir. Beaucoup de chance. Je veux profiter de chaque instant avec toi. » Pour une fois, elle n’avait pas à se mettre sur la pointe des pieds pour l’embrasser tendrement.

Erïka s’éloigna afin d’aller chercher son blouson et les casques de moto. Elle s’installa sur le véhicule, enfilant son casque en attendant que Bobby vienne la rejoindre. Lorsqu’il s’installa sur la moto, elle s’approcha de lui et l’enlaça tendrement. Elle ferma les yeux afin de profiter de la balade. Ça lui avait manqué. Habituellement, elle sentait le froid qu’il dégageait. C’était étrange de sentir que cela avait changé. Elle n’allait pas s’en plaindre. Elle n’aimait pas seulement Bobby pour le froid qu’il dégageait. Elle l’aimait pour ce qu’il était. Il avait toutes les qualités d’un homme parfait : il était gentil, aimable, généreux, attentionné, honnête et compréhensif. Comment avait-elle fait pour ne pas réaliser tout cela plus tôt ? Elle n’avait pas voulu se rapprocher de qui que ce soit, auparavant. Pourtant, si elle l’avait fait, elle ne l’aurait pas regretté. Elle ne regrettait pas d’être avec lui. Elle ne regrettait pas d’avoir attendu qu’il retrouver son apparence normale. Il avait toujours su être patient avec elle. Il avait toujours fait en sorte de la respecter, de lui donner de l’espace lorsqu’elle en avait besoin sans poser trop de questions. Il avait été compréhensif et ne l’avait jamais obligé à quoi que ce soit. Cela avait fini à porter ses fruits car sa confiance en lui se fit d’autant plus forte. Lorsqu’elle lui avait parlé de ce qu’elle avait vécu, il l’avait écouté jusqu’au bout, sans la jugé. Il avait toujours su la consoler lorsqu’elle était la proie d’horribles cauchemars. Il était exceptionnel et rien ne pourra la faire changer d’avis à ce sujet.

Une fois la moto garée près du restaurant, Erïka retira son casque. Elle replaça quelques mèches blondes qui s’étaient rebellées puis descendit du véhicule. Bobby lui tendit son bras, elle l’attrapa doucement et marcha jusqu’au restaurant. Elle faisait bien attention où elle mettait les pieds afin de ne pas tomber. Elle s’habituait peu à peu à ses chaussures. Parfois, elle avait des idées stupides. Porter ces trucs en faisait partie. Elle n’allait pas se plaindre. Elle aurait pu enfiler autre chose avant de quitter l’institut, mais elle ne l’avait pas fait. Maintenant, elle se démerdait.

Une fois dans le restaurant, elle laissa Bobby choisir une table. Ils s’installèrent dans un coin plutôt tranquille, loin des autres clients. Ainsi, ils avaient un peu d’intimité. Une fois assise, la jeune femme déposa sa veste sur le dossier de sa chaise et son casque à côté de sa chaise, tout comme son sac à main. Elle fit un grand sourire à son petit ami avant de regarder le menu. À peine assis, Bobby se leva, annonçant qu’il allait revenir sous peu. Où allait-il comme ça ? Erïka ne posa pas de questions, supposant qu’il allait à la salle de bain. Elle en profita pour regarder le menu. Il était écrit en anglais et en russe. D’ailleurs, la jeune femme devrait peut-être tenter d’apprendre sa langue natale à Bobby. Elle n’aura qu’à lui proposer un peu plus tard. Déterminant quel plat elle allait commander, elle referma le menu.

Puisque Bobby n’était toujours pas de retour, la jeune femme regarda son téléphone portable. Elle envoya un message à sa sœur, question de passer le temps, lui expliquant à quel point ses chaussures à talons aiguilles étaient les pires chaussures de ce monde. Par contre, elle osa la remercier pour la robe qu’elle lui avait offerte, ce qu’elle n’avait pas fait la dernière fois qu’elle l’avait vu. La jeune femme posa son téléphone sur la table. Où était Bobby ?

En jetant un coup d’œil dans le restaurant, elle se demandait ce qui pouvait prendre autant de temps. Elle eut rapidement la réponse lorsqu’elle aperçut son petit ami s’avancer vers elle. Il dissimulait quelque chose derrière son dos. Lorsqu’il fut devant elle, il lui présenta un magnifique bouquet de roses rouges. C’était pour elle ? Il venait vraiment de lui acheter cela ? Elle le fixa, même alors qu’il se penchait pour l’embrasser sur la joue. Elle prit délicatement le bouquet qu’il lui tendait. Erïka n’avait pas l’habitude de recevoir des fleurs. Elle ne s’attendait certainement pas à ce qu’il lui offre un si beau bouquet. Doucement, elle caressa l’une des fleurs du bout des doigts avant de la sentir. Ce doux parfum était enivrant. Elle leva lentement les yeux vers lui, puis lui sourit.


-« Il est magnifique.»

Erïka se leva lentement. Elle tenait le bouquet d’une main, contre elle. Son autre main vint se glisser derrière la nuque de son petit ami afin de l’attirer vers elle. Elle l’embrassa tendrement. Comme ils étaient dans un endroit publique, elle se retint de prolongé davantage ce baiser et sépara ses lèvres des siennes. La jeune femme regagna sa place et déposa le bouquet sur la table.

-« Merci pour le bouquet, je l’adore. »

Lorsque Bobby fut assis à la table, elle tendit le bras en sa direction afin d’attraper sa main, qu’elle serra dans la sienne. Elle lui sourit. Elle était heureuse qu’il l’amène dans ce restaurant. Elle ne s’attendait pas à ce qu’il lui achète également des fleurs. Elle n’avait pas besoin de cela pour être heureuse. Elle l’avait lui, c’était le plus important. Cette douce attention lui avait fait plaisir, elle n’allait pas lui cacher. En peu de temps, il avait réussis à lui faire oublier ce dernier mois. Ça valait la peine d’attendre. Elle espérait qu’il soit tout aussi heureux qu’elle de ces retrouvailles.

-« Tu as décidé de ce que tu allais commander ? J’étais en train de me dire que je pourrais t’apprendre ma langue natale, si tu en a envie. Mon père nous invite à séjourner à son manoir, en Russie, cet été. Tu auras l’occasion de le rencontrer. Tu pourras aussi rencontrer ma sœur et mon frère jumeau. Qu’est-ce que tu en penses ? »

Au départ, Erïka avait eu du mal à s’entendre avec son père. Avec le temps, les choses avaient lentement évoluées. Comme Sergeï Davidoff résidait en Russie, il était plus difficile pour lui et sa fille de faire connaissance. Il passait de temps à autre au pays et, lorsqu’il le faisait, il en profitait pour passer un peu de temps avec ses enfants. Lors de son dernier séjour, il avait proposé à sa fille de passer quelques semaines en Russie, si cela lui plaisait. Peut-être que le fait de réunir la famille en un lieu commun les aideront à tisser des liens. Bien entendu, Erïka avait déjà dit à son père qu’elle n’ira pas en Russie sans son frère et son petit ami. Puisque le jet privé de son père pouvait accueillir bien des gens et que son manoir était comparable à l’institut Xavier, il n’allait certainement pas manquer de place pour y héberger les deux hommes. Comme ça, Sergeï aura l’occasion de faire connaissance avec Bobby. La jeune femme savait que son père ne le détesterait pas. En tout cas, elle l’espérait.
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MessageSujet: Re: Retrouvailles [PV Iceberg]   Mar 20 Aoû 2013 - 15:44

Bobby était content d’apprendre que sa petite amie partageait enfin sa chambre. Elle avait été de longues années à occuper seule cette grande pièce, sans autre compagnie qu’Istina, son cochon d’inde. C’était étrange de la savoir à présent avec une colocataire. Quelque part, cela gênait un peu le mutant de glace qui voyait là une atteinte à leur vie privée. Fini le temps où ils pouvaient faire ce qu’ils désiraient ici, ne craignant pas que quelqu’un pénètre dans la pièce à un moment ou à un autre. Désormais, ils ne pouvaient plus se permettre de faire comme s’il s’agissait de leur chambre commune. Bobby songeait qu’il passerait sans doute beaucoup moins de temps ici à présent. Ce n’était pas qu’il n’aimait pas Cassandra mais il se voyait mal s’incruster constamment. C’était sa chambre à elle aussi désormais.

Il restait toujours la chambre de Bobby, toujours vierge de collocataire. Après ce qui était arrivé au mutant, il doutait que quiconque désire venir occuper les lieux maintenant. Qui voudrait prendre le risque de se retrouver cryogénisé pendant son sommeil ? Les pouvoirs de Bobby étaient bloqués pour le moment mais cela ne durerait pas. Toutefois, il pensait qu’il ne risquait pas d’avoir de colocataire de sitôt, ce qui n’était pas pour lui déplaire. Ainsi, il pouvait tout de même conserver une certaine intimité avec sa petite amie.


- Ca te fait de la compagnie au moins. Et puis, il y a toujours ma chambre. Après tout ça, je doute avoir un jour un colocataire… Tu peux venir quand tu veux, il ne fera plus froid de toute façon, tu y seras mieux. Tout ce que je veux, c’est pouvoir être un minimum près de toi. Tu m’as manqué… mais ce n’est pas une raison pour tenter de prendre une quelconque photo. Will est plus photogénique que moi pour ça.

Bobby venait de rencontrer la nouvelle boule de poils qui tenait à présent compagnie à Istina. Erïka avait du se sentir bien seule pendant l’absence forcée de son petit ami. Celui ci se demandait d’ailleurs si le petit animal n’avait pas déteint sur William. A moins que ce ne soit l’inverse au final. Il semblerait que le rouquin ait tendance à être porté sur la chose dernièrement. D’après Erïka, c’était à cause de sa sœur. Cela rappela à Bobby qu’il n’avait jamais eu l’occasion de la rencontrer encore. D’après le portrait qu’elle en dressait, il se demandait comment la rencontre pourrait se dérouler. Si elle s’attendait à parler de sa vie sexuelle avec lui, elle était mal tombée. Mais la question qu’elle se posait à son sujet lui fit hausser les sourcils. Elle s’interrogeait vraiment là dessus ? Et William aussi ?

- Vous avez grandi séparées. Ce n’est pas si étonnant qu’elle se comporte comme ça avec toi, un peu comme si elle voulait rattraper le temps perdu. Au moins, elle s’intéresse à toi même si c’est en rapport avec notre vie sexuelle… Je ne comprends pas bien pourquoi ils ont tant besoin d’en parler mais après tout, ça les regarde. Tu n’es pas sérieuse ? Ils ne se demandent pas ça quand même… ? Ils devraient bien se douter de la réponse. Mon pouvoir ne cible pas que ma tête… Je m’attendais à perdre cette caractéristique avec mes pouvoirs bloqués mais on dirait que ça va me suivre toute ma vie. Ca va que tu aimes le bleu. Quant à Will et ta sœur, je crois qu’ils se sont juste bien trouvés.


Et il trouvait maintenant plus que jamais qu’eux aussi s’étaient bien trouvés. Aux yeux de Bobby, il n’aurait pu tomber sur une petite amie aussi parfaite qu’Erïka. Pour elle, il était prêt à tout, même à renier ce qu’il était si cela pouvait lui permettre de pouvoir rester avec elle. Son don, il l’avait détesté. Il l’avait empêché de pouvoir approcher celle qu’il aimait, il l’avait rendu malade, l’avait affaiblie et pire que tout, il aurait pu briser leur couple. Mais ils avaient tenu bon et profitaient d’un agréable moment dans la salle de bain, partageant la même baignoire alors qu’ils étaient encore tout habillés. N’ayant plus de contraintes à cause de la chaleur, Bobby se disait qu’être humain était sans doute ce qui pouvait lui arriver de mieux. Sa mutation aurait pu ruiner sa vie. Elle avait déjà ruiné sa relation avec ses parents. Elle aurait pu ruiner sa relation de couple aussi… Sans elle, il aurait été tranquille. Mais sans elle, jamais il n’aurait rencontré Erïka. Même s’il n’avait pu apprivoiser ses capacités, il avait au moins appris à les accepter. C’était déjà un pas en avant. Pour le reste, il allait devoir prendre son mal en patience et travailler d’arrache pieds avec Emma Frost pour apprendre à se contrôler. Plus jamais il ne voulait perdre le contrôle de lui même et faire replonger sa petite amie dans une période de doutes, sans pouvoir la soutenir ou lui assurer que tout irait pour le mieux.

- Pourtant, tu as été plus patiente avec moi que toutes les personnes que j’ai connu jusqu’à présent. C’est grâce à cette patiente si aujourd’hui je suis là, avec toi. Sans elle, je crois que je serais toujours dans ce fichu réfrigérateur… J’ai déjà pu constater que mademoiselle Frost n’aime pas prendre des gants. Elle a eu des paroles assez dures à mon sujet mais je pense qu’elle fait ça pour mon bien. J’y passerais des heures si il le faut, mais je parviendrais à contrôler mon don. Je veux que tu sois fière de moi. Et surtout, je veux que plus jamais on ne soit séparés.

Pendant leur séparation, Bobby n’avait pu admirer les magnifiques tenues qu’Eleonnora avait achetées pour sa petite sœur. Si celle ci semblait fatiguée de nager sous un tas de vêtements, Bobby lui était curieux de voir de quoi il était question. Il se souvenait que le jour où il avait perdu le contrôle de son don, sa petite amie avait voulu lui faire une surprise avec une tenue assez déshabillée. A présent, ils pouvaient rattraper le temps perdu.

- Un défilé juste avec toi comme modèle ? On commence quand ? Je t’aimerais même si tu portais un sac à patates, Erïka. Je t’aime, toi, ton caractère, ton corps et tout ce qui va avec. Je ne vais pas nier que tu me fais de l’effet.

Mais pour le moment, ce n’était pas dans leurs plans présents. Sortis de la baignoire, chacun d’eux rejoignit sa chambre afin de se changer et de se préparer pour une sortie au restaurant. Bobby comptait bien passer la journée avec Erïka et lui faire le plus plaisir possible. Après le calvaire qu’elle avait vécu à cause de lui, il comptait bien tout faire pour se rattraper.

Habillé chic sans pour autant se mettre sur son trente et un, Bobby ne tarda pas à se rendre au garage où il attendit sa petite amie. Celle ci ne tarda pas à arriver, magnifiquement vêtue et apprêtée. Il ne l’avait pas souvent vu ainsi habillée. Elle faisait plus femme. Non pas qu’elle avait l’air d’une gamine en temps normal mais là, il avait l’impression d’être en compagnie d’une adulte. Une chose était sûre, elle était on ne peut plus belle. Elle désirait être la plus jolie possible pour lui afin qu’il n’ait pas à subir ce qu’elle qualifiait de zombie.


- Tu n’étais pas obligée. Mais je me trouve chanceux d’être en compagnie d’être une si belle fille. Et d’autant plus chanceux d’être son petit ami. Ta sœur te torture peut-être mais le résultat est splendide. Je vais avoir l’impression d’être un péquenaud à côté de toi. En tout cas, rassure toi, tu vas devoir me subir à présent. Je ne compte plus m’éloigner, pouvoir ou pas.

Bobby conduisit jusqu’en ville, emmenant sa princesse jusqu’au lieu où ils allaient déjeuner. L’endroit était chic et il espérait qu’il lui plaise. Mais ce n’était pas seulement ça qu’il comptait lui offrir. Bras dessus, bras dessous, ils entrèrent dans le restaurant comme un couple d’adultes ensemble depuis des années. C’était en tout cas la sensation qu’avait Bobby lorsqu’il était avec Erïka. Avec elle, il avait l’impression de la côtoyer depuis très longtemps.

Mais malgré leur récente séparation, il ne tarda pas à disparaître et à la laisser seule, lui assurant cependant qu’il n’allait pas tarder à revenir. Il désirait vraiment lui faire plaisir et qu’elle soit la plus heureuse possible. Après ce qu’il lui avait fait endurer, elle méritait ce qu’il y avait de mieux. Il ne pouvait pas encore lui offrir cet hôtel de glace dont elle rêvait, mais il pouvait bien lui offrir d’autres choses, moins symboliques mais tout aussi belles. Ayant repéré un fleuriste sur le trajet, il s’y rendit en vitesse et ne tarda pas à revenir avec un bouquet de roses qu’il offrit aussitôt à Erïka. Celle ci semblait apprécier le présent, observant les fleurs avant de se lever pour l’embrasser. Bobby répondit à son baiser avec tendresse, content que le cadeau lui plaise.


- Content qu’il te plaise. J’aurais bien pris une autre couleur mais je trouvais que les roses rouges exprimaient plutôt bien ce que je ressens pour toi.

Bobby s’installa à nouveau à table, tenant le menu d’une main tandis qu’il conservait l’autre dans celle d’Erïka. Ce contact lui avait tellement manqué qu’il ne risquait pas de s’en lasser de si tôt. Parcourant rapidement des yeux le menu, il opta pour un plat consistant. Même s’il avait été dans la chambre froide du manoir pendant longtemps, il n’avait pas tellement pu manger à sa faim à cause de son pouvoir. Erïka l’interrogea à ce sujet et en profita pour lui dire qu’elle pourrait lui apprendre le russe en plus du français. Ce serait ainsi pour lui plus simple une fois qu’il mettrait les pieds en Russie. Apparemment, ils y étaient attendus par son père. Il aurait l’occasion de rencontrer toute la famille là bas. Bobby ne sauta pas tout de suite de joie, pesant le pour et le contre. Il était heureux que sa petite amie désire le présenter à son père mais quelque part, il redoutait un peu la rencontre. Celle avec ses propres parents lui restait un peu en travers de la gorge.

- Oui, j’ai décidé. Toi aussi ? Je vais appeler le garçon, on pourra espérer manger rapidement comme ça. Je veux bien que tu m’apprennes le russe, comme ça, je te connaitrais un peu mieux encore. Mais… ton père nous invite ? Je… J’espère que tout se passera pour le mieux. Et surtout que je ne le décevrais pas. J’aurais aimé récupérer mes pouvoirs avant de partir ceci dit…

Même si il les maudissait par moment, il ne se sentait plus lui même sans eux. Il savait que le père d’Erïka était un mutant et si ce dernier lui demandait une démonstration, Bobby se voyait mal refuser. Hors, sans son don, il aurait bien du mal à faire quoique ce soit. Il ne voulait pas paraître ridicule aux yeux du géniteur de sa petite amie.

- J’ai encore une surprise pour toi pour le dessert. Mais ça ne veut pas dire que tu dois dévorer ton assiette pour y arriver plus rapidement.
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Retrouvailles [PV Iceberg]   Mer 21 Aoû 2013 - 3:23

Erïka n’était pas le genre de fille à se faire belle à tous les matins. Lorsqu’elle se maquillait, elle se contentait de quelques traits au crayon noir autour de ses yeux, rien de plus. Elle était loin de ressembler à sa sœur, un véritable mannequin sorti des plus grands magazines. L’apparence était un sujet de dispute fréquent entre les deux sœurs. Erïka préférait s’habiller avec ce qui venait, tant qu’elle était confortable. Eleonnora, elle, préférait être la plus jolie et la plus élégante, peu importe le moment. Elle passait son temps à acheter des vêtements à sa sœur dans l’espoir qu’elle devienne comme elle. C’était peine perdue. Erïka ne comptait pas changer pour qui que ce soit, surtout si c’était pour devenir comme sa sœur.
Ce qu’elle ne disait pas, était qu’elle décidait parfois de porter ce que sa sœur lui offrait. Ce n’était pas son style vestimentaire, mais un peu de changement ne faisait pas de tort, parfois. Sa sœur avait bon goût, parfois. Ça, l’adolescente allait bien se retenir de lui dire. Elle n’allait sûrement pas parler du petit défilé de mode qu’elle comptait faire pour son copain.
Erïka avait tellement de vêtements, mais en portait si peu, au final. Il faudra beaucoup de temps pour montrer à Bobby. Vu la patience de la jeune femme, il pouvait se compter chanceux s’il voyait plus du tiers de la garde-robe. Elle ne savait même plus où ranger ses vêtements tant elle en avait.


-« J’ai rien d’un modèle, mais je peux bien tenter d’en être un pour ce soir. Par contre, pas question que je porte un sac à patate. » Elle sourit. « Tu sais quoi ? Je crois que t’es fou. Tu aimes mon physique, je peux comprendre. Tu aimes mon caractère, ça par contre je ne saisis pas. Je ne comprendrais jamais, je crois. » Elle ne put s’empêcher de rire doucement.

Chaque personne avait ses blessures, ses faiblesses, qu’elle dissimulait aux yeux des autres. Par le passé, Erïka avait été totalement détruite, brisée en mille morceaux. Sa confiance en les autres en avait pris un sacré coup, mais ce n’était rien comparativement à cette vision qu’elle avait longtemps eut d’elle-même. Plutôt que de se rabaisser, elle tentait de se montrer forte et confiante face aux autres. Pourtant, elle n’avait pas toujours une bonne opinion d’elle. Heureusement qu’il y avait des personnes comme Bobby pour la rassurer et lui dire qu’elle n’était pas aussi chiante et invivable qu’elle pouvait le croire. Elle était une jeune fille formidable, il fallait simplement qu’elle le réalise et l’accepte.

Pour ces retrouvailles, Erïka fit un effort question tenue vestimentaire. Elle décida de mettre une jolie robe et d’arranger son maquillage. Elle décida même de porter une paire d’escarpins à talons. Elle n’était peut-être pas la femme la plus jolie, surtout en ce moment où elle semblait encore fatiguée et malade, mais elle savait que l’intention fera plaisir à Bobby. Elle n’était pas de ces filles à changer pour plaire à leur copain. Elle restait toujours elle-même. Cependant, cela ne l’empêchait pas de se faire belle, d’apporter un vent de changement le temps d’une soirée. Elle le faisait parce qu’elle en avait envie. Si elle n’aurait pas eu une sale tête, l’adolescente se serait trouvée encore plus magnifique.

La jeune femme était heureuse d’être auprès de Bobby. Plus rien n’allait le séparer d’elle. S’il comptait ne pas la quitter une seule seconde, elle n’allait pas s’en plaindre. Il lui avait tant manqué ! Elle n’était pas dépendante et pouvait bien passer du temps sans lui, mais en ce moment cela lui semblait impossible. Elle avait passé trop de temps loin de lui. Cela avait été soudain, elle n’avait rien vu venir, un mois plus tôt. Elle avait été privée de celui qu’elle aimait, de sa présence rassurante.

-« Tu n’auras jamais l’air d’un péquenaud. Tu n’as rien en envier aux autres hommes. Ils se ressemblent tous et ils ne sont pas aussi intéressant que toi. Ça tombe bien que tu ne veuilles pas t’éloigner parce que je n’ai pas l’intention de m’éloigner de toi. Tu m’as tellement manqué. »

Le couple se rendit en ville pour un souper au restaurant. Rien de mieux pour pouvoir discuter en paix. Enfermé dans la chambre froide pendant longtemps, Bobby n’avait probablement pas eut l’occasion de faire une multitude d’activité. Qu’y avait-il à faire dans cette pièce mis à part attendre ? La jeune femme ne voyait pas. Sans savoir quelle heure il était, si c’était le jour ou la nuit, il avait dû trouver le temps terriblement long. Si Erïka avait eu le don de retourner dans le passé, elle l’aurait fait afin que cela ne se produise jamais. Personne ne méritait de vivre cela. Faute de pouvoir y faire quelque chose, maintenant que c’était chose du passé, elle pouvait au moins profiter du présent et, surtout, de la présence de celui qu’elle aimait.

Cependant, une fois attablés au restaurant, Bobby s’éclipsa. Où allait-il comme ça ? Probablement à la salle de bain. Faisant preuve de patience, Erïka consulta le menu. Elle avait déjà hâte de le revoir. Pourtant, cela faisait à peine une minute qu’il était parti. Maintenant qu’elle pouvait de nouveau l’approcher, elle ne voulait pas rater une seule minute de ce précieux temps.

Lorsqu’elle l’entendit revenir, Erïka ne pouvait être plus ravie. Elle fut surprise de le voir s’approcher avec un énorme bouquet de roses rouges. Elles étaient magnifiques. La jeune femme avait du mal à ne pas sourire devant un tel cadeau. Comment allait-elle ramener le bouquet, à moto, sans trop l’abimer ? Elle n’en savait rien et n’y pensait pas. Elle était heureuse, tout simplement. Elle ne tarda pas à quitter sa chaise afin d’embrasser son petit ami. Il ne pouvait la rendre plus heureuse.


-« Le rouge est une belle couleur et elle a une belle signification, mais j’ai toujours préféré le bleu. »

Lorsque Bobby fut installé à la table, Erïka y déposa le bouquet. Elle étira le bras afin d’attraper la main de son petit ami. Puisqu’ils avaient choisis leur plat, la jeune femme décida d’aborder un tout autre sujet. Elle souhaitait présenter son petit ami à son père. En fait, ce dernier avait invité ses enfants à le rejoindre dans son grand manoir, en Russie. Ainsi, cela leur permettra de découvrir davantage leur pays natal.

-« Je sais déjà ce que je vais prendre. J’ai tellement faim que je pourrais manger un mammouth. Enfin, si je t’apprends le russe tu pourras discuter avec mon père lorsque tu le rencontreras. Il parle anglais, mais c’est pas terrible avec l’accent qu’il a. Il nous invite à son manoir, mais c’est à nous de décider si on a envie de s’y rendre ou non. Tu sais, on peut attendre que tu récupères tes pouvoirs avant de faire ce voyage. Rien ne presse. Je n’ai qu’à passer un coup de fil et on aura son jet privé à disposition, si on le souhaite. Ça a l’air fou, mais il a un putain de jet. Ne t’inquiète pas, tu ne le décevras pas. Et puis, même si c’était le cas j’en ai rien à foutre de ce qu’il pense de toi. Tu es formidable. Avec ou sans pouvoir. »


Elle était sincère, comme toujours. Elle se souciait peu de l’opinion de son père. Elle s’était passée de lui pendant des années et pourrait bien continuer ainsi si elle le désirait. Cependant, elle avait décidé de faire des efforts afin d’apprendre à le connaitre et de créer une relation père/fille. La distance n’aidait en rien, par contre. C’était pour cette raison que son père l’avait invité en Russie. Comme aucune date n’avait encore été déterminée, l’adolescente avait encore le temps de penser à cette proposition et d’en discuter avec son petit ami. Elle comprenait bien le fait qu’il aimerait avoir ses pouvoirs avant cette rencontre. Erïka connaissait assez son père pour savoir qu’il sera intéressé par le don du jeune homme et qu’il souhaitera une démonstration. Il était toujours intéressé par des rencontres avec d’autres mutants et découvrir les capacités de ceux-ci. Quoi qu’il en soit, ils pouvaient bien reprendre cette discussion un peu plus tard si c’était nécessaire.

Pour l’instant, Erïka était plutôt intriguée par la fameuse surprise que lui réservait son petit ami pour le dessert. Une autre surprise ? Qu’est-ce que cela pouvait bien être ? Elle était curieuse. Puisqu’il l’évoquait, l’idée de manger son repas à la vitesse de la lumière était terriblement tentante.


-« Encore une surprise ? Je suis choyée. Tu me donnes un indice ? Je vais avoir du mal à patienter, sinon. »


Désireuse d’être servie au plus tôt, Erïka appela un serveur dès qu’elle en vit un afin de passer commande. Dommage pour elle, il ne parlait pas le russe. Elle passa sa commande en anglais. Lorsque le serveur reparti, l’adolescente se demanda si elle n’aurait pas mieux fait de commander un dessert tout de suite. Elle était intriguée par cette fameuse surprise. Quoi qu’il en soit, rien ne pouvait être mieux que la présence de Bobby. Elle se fichait du reste tant et aussi longtemps qu’il était avec elle. Il la rendait heureuse, bien plus qu’il ne pouvait le croire.

Lorsque le repas arriva finalement, Erïka pris la peine de souhaiter un bon appétit à son petit ami avant de commencer son assiette. Elle mangeait, bouchée après bouchée. Elle avait complétement cessée de discuter, ayant trop faim pour prendre le temps d’entamer une discussion. Lorsqu’elle eut mangé un peu plus de la moitié de son plat, elle ralentit la cadence.


-« Ton idée était géniale. La nourriture est excellente. Tu n’aurais pas pu m’amener dans un meilleur restaurant. »
Fit-elle avant de voler un morceau de nourriture dans l’assiette de Bobby. « Et je ne mange pas vite parce que je veux arriver plus rapidement au dessert. C’est parce que j’ai faim. »
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MessageSujet: Re: Retrouvailles [PV Iceberg]   Jeu 12 Sep 2013 - 21:37

Quel garçon resterait insensible lorsque sa petite amie lui annonce qu’elle souhaite lui faire un défilé juste pour lui ? Bien que Bobby n’était de loin pas un obsédé sexuel, il n’était pas contre pouvoir admirer Erïka dans diverses tenues. C’était une belle jeune femme, elle avait de beaux atouts même si elle ne les mettait pas toujours en valeur. Elle pouvait bien se vêtir comme elle le voulait, Bobby la trouverait toujours belle. Mais si elle faisait en plus un effort vestimentaire, cela ne pourrait que lui plaire. Il l’imaginait déjà faire des allers retours devant lui, portant à chaque fois une tenue différente. Que porterait elle d’ailleurs ? Il avait déjà loupé la fameuse tenue dont elle lui avait parlé… Il espérait bien la voir cette fois là. D’après Erïka, c’était sa grande sœur qui lui avait fourni les trois quart des vêtements si ce n’était le tout. Bobby ne la connaissait pas encore mais d’après ce que lui avait dit la russe, c’était un véritable cas. Au moins, elle avait l’air d’avoir de bons goûts en matière vestimentaire. Erïka s’étonnait de savoir que Bobby ne l’aimait pas que pour son physique mais aussi pour son caractère. Elle même devait se trouver invivable.

- Tu peux aussi ne rien porter du tout. Il lui sourit. Tu n’es pas obligée de comprendre. Contente toi d’être toi même et ce sera parfait. Si je suis fou, c’est sans nul doute de toi.

Il fallait dire que, éloignés l’un de l’autre pendant un long moment, Bobby avait eu le temps de réfléchir. Personne n’arrivait à la cheville d’Erïka et il ne se voyait plus être sans. Que ferait il si il la perdait ? Il avait perdu ses précédentes petites amies mais aucunes d’elles ne faisait le poids face à Erïka. Ce n’était même pas comparable. Pour fêter leurs retrouvailles, Bobby avait bien une idée derrière la tête. Mais la première étape était de l’emmener au restaurant. Si il fit un effort vestimentaire, ce fut également le cas de la russe. Elle était magnifique, vraiment superbe dans ces nouveaux vêtements. Elle paraissait plus féminine que jamais. Pourtant, elle était toujours elle même.

- Le jour où j’aurais le privilège de dire que tu es ma femme, là je ferais sans doute un tas d’envieux.


Sans attendre davantage, ils se rendirent au restaurant convoité par Bobby. Tout devait être parfait, il désirait qu’Erïka soit heureuse et épanouie. Il désirait absolument lui faire plaisir et il ne voulait plus voir le moindre air malheureux sur son visage. Lorsqu’il l’avait vue après tant de temps de séparation, il avait constaté à quel point elle semblait amorphe, triste. Plus que l’ombre d’elle même. Cela n’avait pas duré longtemps grâce à la présence du mutant mais il voyait bien que tout n’avait pas été rose. Il avait été une source de malheur pour elle et à présent il voulait être l’inverse. Ce n’était pas un simple diner au restaurant qui allait tout arranger d’un claquement de doigt mais c’était un bon début. Toutefois, Bobby abandonna Erika le temps de faire une petite course. Il lui apporta un énorme bouquet de roses rouges, juste pour elle. Il savait que les femmes aimaient les fleurs. Erïka était bien différente des autres femmes, il était donc parfois difficile de savoir ce qu’elle aimerait ou non. Mais Bobby savait que cette attention la toucherait. Le sourire qu’elle lui offrit ne le déçut pas. Elle était vraiment magnifique.

- La prochaine fois, je me déguiserais peut-être en rose. J’ai déjà la couleur qui va bien.

Amusé, Bobby rejoignit sa place, tandis que Erïka déclara savoir déjà quoi prendre. Elle avait faim ? C’était une bonne chose. Cela signifiait qu’elle reprenait du poil de la bête et que sa déprime n’était plus qu’un mauvais souvenir. Les choses rentraient doucement dans l’ordre, petit à petit. Comme motivée par tout ça, elle annonça alors que son père les invitait elle et lui à se rendre en Russie. Bobby n’avait jamais eu l’occasion de rencontrer ses parents. Pour ce qui concernait la mère, il avait cru comprendre qu’il ne risquait pas de la voir. De toute façon, il n’avait aucune envie de rencontrer un tel monstre. Plus loin elle se tenait de sa fille et mieux cela irait. Cependant, il était curieux de rencontrer le paternel. D’après ce qu’Erïka disait de lui, c’était un homme sérieux, pincé, qui ne jurait que par les pouvoirs mutants. Au moins avec lui, Bobby ne serait pas déçu. Il ne risquait pas de se faire jeté dehors en étant traité de monstre, c’était déjà ça. Il enviait même Erïka que son père ait une telle façon de penser. Peut-être parce que lui aussi était mutant… Cela devait jouer.

Mais Bobby ne savait pas trop si c’était une bonne idée d’aller là bas alors qu’il n’avait plus ses pouvoirs. De plus, il avait promis à Erïka un hôtel de glace et si il pouvait le lui faire dans ce pays, ce n’en serait que mieux. Mieux valait donc attendre avant de se précipiter. Ainsi, Bobby aurait le temps de reprendre confiance en lui. Pas question de manquer de conviction devant le père de sa petite amie.

- Ca me fait plaisir de te voir affamée. Quant à ton père… si ça ne t’ennuie pas, je préfère attendre oui. Je préfère travailler mon don, c’est important pour moi. Je veux retrouver le contrôle de moi-même avant de passer à autre chose… J’en ai besoin. Et puis je veux te faire honneur. Mais c’est gentil à lui de nous inviter. Tu dois être contente d’y aller, non ? Toi qui rêvait d’y aller… Mais je ne dis pas non pour le russe. Quoique… Si je comprends Will, je dois pouvoir comprendre ton père non ? Enfin, savoir les bases me sera toujours utile. Et puis, tu es bonne professeur…

Mangeant tranquillement, Bobby annonça quelque chose à son tour. Il avait encore une surprise pour Erïka. Il ne voulait pas lui dire ce que c’était, lui disant simplement que cela arriverait au dessert. Bien évidemment, il avait piqué la curiosité de la mutante. Celle ci voulait un indice pour ne pas perdre patience. Et dieu savait qu’elle n’était pas patiente. Amusé, Bobby accepta de lui donner… un léger indice.

- Voici ton indice : ça ne se mange pas.

Bobby ne pu s’empêcher de rire car cela ne l’aiderait certainement pas à trouver de quoi il s’agissait. Il restait flou volontairement. Même si elle se dépêchait de manger, lui il prenait son temps. Erïka avoua que c’était parce qu’elle avait faim. Ca, il ne pouvait pas le lui reprocher. Ses joues étaient creusées, signe qu’elle n’avait pas dû avaler grand chose pendant des semaines. Bobby ne broncha pas lorsqu’elle piqua dans son assiette. Il fit même de même.

- J’espérais bien qu’il te plairait. On peut dire qu’on se met en condition pour notre futur voyage tous les deux.

L’idée du restaurant russe lui était venu lorsqu’il était passé devant, un soir. C’était peut-être cliché mais la nourriture était bonne et cela faisait plaisir à Erïka. C’était le principal. Leurs assiettes se vidant, le serveur ne tarda pas à les débarrasser. Bobby lui fit un léger signe de tête discret pour lui dire que c’était le moment. Le serveur partit comme il était venu, assiettes en main. Avant de revenir à leur table, bouquet à la main, Bobby avait confié un écrin au serveur, lui demandant d’apporter ceci au lieu du dessert dans l’assiette de la russe.

- J’ai déjà commandé les desserts.

Il voyait déjà Erïka se demander pourquoi mais elle devait bien se douter qu’il s’agissait de la surprise, entre autre. Le serveur arriva, déposant devant Bobby une assiette d’un gâteau quelconque tandis qu’il déposa l’assiette d’Erïka devant elle. Dans l’assiette se trouvait à la place du dessert un écrin tout en longueur. A l’intérieur se trouvait un fin bracelet en or blanc, finement ouvragé et comportant quelques minuscules pierres bleutées qui brillaient sous la lumière. Bobby espérait que le cadeau lui plairait. Prenant une bouche de son dessert, il lui fit un sourire.

- Bon appétit.
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Retrouvailles [PV Iceberg]   Sam 14 Sep 2013 - 1:06

Erïka n’avait jamais eu la fibre romantique. Elle était plutôt terre à terre et ne savait jamais comment réagir lorsque son petit ami la complimentait ou lui offrait un cadeau. Elle n’avait pas l’habitude de ce genre de petites attentions. Elle devait avouer que cela ne lui déplaisait pas pour autant. Au contraire, elle se sentait comme une véritable princesse. À chaque fois qu’elle était dans ses bras, elle ne sentait plus qu’elle était la même. En fait, elle réalisait qu’elle était tout simplement celle qu’elle était réellement, rien de moins. Le fait de lui avoir tout dit, un jour, sur son enfance, son passé, tous les événements qui la hantaient lui avait fait le plus grand bien. En plus de lui faire totalement confiance, elle avait l’impression d’être davantage en sécurité. Il allait la protéger, quoi qu’il arrive. Que ce soit des terreurs nocturnes ou bien pire… Il sera toujours là pour prendre soin d’elle et la réconforter. Bien qu’elle savait se débrouiller seule, Erïka était rassurée de savoir qu’il y avait une personne sur qui elle pouvait compter. Une personne qu’elle aimait de tout son cœur.

Un jour, acceptera-t-elle d’épouser Bobby ? Elle ne se voyait pas passer sa vie sans lui. Elle l’aimait sincèrement, comme elle n’avait jamais aimé quiconque auparavant. Tant qu’il voudra d’elle, elle restera près de lui. Arrivera-t-il à la supporter si longtemps ? Elle était de plus en plus convaincue que si. Il lui était fidèle, il tenait à elle, il ne lui ferait jamais de mal volontairement. Il était l’une des meilleures choses qui lui soit arrivé dans sa vie. Elle ne pouvait imaginer un futur sans lui. Si un jour, que ce soit aujourd’hui, dans quelques semaines ou dans des années, il lui faisait la grande demande, peu importe depuis combien de temps durait leur relation, sa réponse sera toujours la même. Oui.

Erïka pensa à tout cela jusqu’à leur arrivée au restaurant. Il lui fallut peu de temps pour se concentrer sur autre chose, comme le magnifique bouquet de rose que venait de lui offrit Bobby. L’adolescente était touchée par cette attention. Elle avait rarement reçu des fleurs dans sa vie. En fait, en avait-elle déjà reçu ? Elle réfléchit et un vague souvenir d’une ancienne photographie lui revint à l’esprit. Elle devait avoir six ou sept ans lorsqu’elle avait suivi des cours de ballet. Sur l’une des photos de sa grand-mère, elle tenait un bouquet de fleurs qu’elle lui avait offert après le spectacle. Enfin, quoi qu’il en soit, cela ne comptait pas. Elle ne s’en souvenait à peine. Will lui avait bien offert une rose une fois. Quoi qu’il en soit, cela ne changeait rien à la joie qui l’habitait à la vue de ce magnifique bouquet. Elle était très touchée par cette douce attention.

Le couple regarda le menu afin de décider de leur commande. Erïka, elle, avait déjà choisi. En attendant qu’un serveur passe prendre leur commande, elle fit une proposition à son petit ami. Son père désirait inviter ses enfants en Russie. Bien évidemment, il était hors de question pour elle d’y aller sans Bobby. Pour l’instant, rien n’était décidé. Il n’y avait pas de date de déterminée. Ils pouvaient donc reporter ce voyage à plus tard, lorsqu’ils en auront envie. De toute façon, Erïka n’allait pas se contenter de visiter son pays natal. Elle avait de l’argent, elle voulait donc en profiter un maximum pour voyager autant qu’elle le pouvait. Elle voulait mettre en pratique les langues qu’elle connaissait sur le terrain. Elle voulait faire le tour du monde, si elle le pouvait. Si Bobby acceptait de voyager avec elle, elle serait terriblement heureuse. Il ne sera peut-être pas enclin à apprendre tout un tas de langues, mais il acceptait qu’elle lui enseigne le russe. Ainsi, cela leur facilitera les choses une fois en Russie. Et puis, comme ça il pourra discuter avec son père. L’anglais n’était pas son fort. Il avait un accent terrible et on ne comprenait pas toujours ce qu’il disait. Malgré que… comme le disait Bobby, s’ils arrivaient à comprendre William, ils pouvaient comprendre n’importe qui. À la remarque, Erïka pouffa de rire.


-« J’avoue, tu as raison. Mon père parle plus… comment dire… il ne mange pas la moitié de ses mots, quand il parle. Tu l’entendras par toi-même. Quand tu te sentiras prêt à le rencontrer, il suffira de me le dire. En peu de temps, on aura déjà une date de voyage. J’ai déjà hâte d’y être. Je veux y aller depuis que je suis gamine. C’est comme un rêve qui se réalise. Je suis encore plus heureuse d’y aller avec une personne que j’aime. Ce n’est pas le seul endroit que je veux visiter avec toi. Il y en a tant. Puisque j’ai les moyens, je veux voyager autant que je le peux. »

Elle avait déjà quelques idées de destination en tête. Elle savait ce qu’elle voulait visiter. La jeune femme avait acheté des livres, des guides de voyage sur quelques pays où elle souhaitait mettre les pieds un jour. Son père lui versait de l’argent de poche à chaque mois. Enfin, vu le montant, ce n’était pas de l’argent de poche. Il faisait de même avec son frère jumeau, à qui il payait les études de médecine. Comme les études d’Erïka ne coutaient rien, puisqu’elle n’avait pas à acheter de manuels scolaires, elle pouvait profiter de son argent comme bon lui semblait. Contrairement à sa demi-sœur, elle ne touchait pratiquement pas à ses économies. Elle avait tellement de projets à réaliser ! Pour cela, il lui fallait un maximum d’argent. Bien que son anniversaire n’était pas pour bientôt, Erïka avait déjà trouvé ce qu’elle allait offrir à Bobby. Elle avait tout un tas d’idées, mais elle avait finalement arrêté son choix sur quelque chose qui lui fera probablement plaisir. Enfin, elle l’espérait fortement. Puisqu’elle aura bientôt les fonds nécessaire pour faire ce qu’elle désirait, elle allait s’attarder à la préparation du fameux cadeau.

Pour l’instant, c’était plutôt elle qui avait droit à une surprise. Qu’est-ce que c’était ? Elle ne pouvait s’empêcher d’être curieuse. Elle voulait absolument savoir de quoi il s’agissait, ou au moins tenter de l’imaginer. Elle pouvait attendre jusqu’au dessert, mais pas plus longtemps. Elle était bien plus patiente qu’auparavant, mais ses limites n’étaient pas très élevées. Elle finira tôt ou tard par montrer de légers signes d’impatience. Afin de lui faire plaisir, Bobby lui donna un indice sur le cadeau en question. Erïka fit une moue boudeuse en réponse à ce fameux indice qui ne lui apportait aucune information utile. Cependant, elle fut contaminée par le rire de son petit ami. Elle se mit à sourire, tentant de ne pas éclater de rire. Elle devait rester sérieuse !

-« Mais c’est quoi cet indice ? Ça peut être n’importe quoi ! Pour la peine, j’en veux un autre. »

Si elle voulait découvrir rapidement sa surprise, mieux valait qu’elle mange son assiette. Son appétit grandissait peu à peu. Elle mangea à sa faim, bien plus qu’elle ne l’aurait cru. Le retour de Bobby lui était bénéfique. Déjà, elle était bien moins malade. Ensuite, elle ne se tracassait plus avec tout un tas de questions qui la tourmentaient et la blessaient inutilement. Elle avait retrouvé celui qu’elle aimait, en chair et en os. Elle n’avait pas à craindre une séparation, maintenant. Ils pouvaient de nouveau être ensemble et reprendre le cours de leur vie.

Lorsque le repas fut terminé, le serveur ramassa les assiettes. Erïka ne lui prêta aucune attention. Après tout, elle ne se doutait pas de ce qui allait venir. Elle pensait à la surprise que lui réservait son petit ami. Cela pouvait être n’importe quoi. Elle ne savait pas ce qu’il pouvait mijoter. Elle repensa à ce qu’il avait dit, un peu plus tôt, au sujet du fait de devenir sa femme. Se pourrait-il que ce soit cela ? Non, probablement pas. Elle décida d’oublier cette idée. L’adolescente tendit la main pour attraper la carte des desserts, mais Bobby lui révéla qu’il avait déjà passé la commande. Pourquoi avoir déjà fait préparer le tout ? Elle allait bientôt le savoir. Cependant, on voyait bien qu’elle était curieuse et qu’elle se posait de nombreuses questions. Elle avait terriblement hâte de connaitre la surprise.


-« Déjà ? Tu as commandé quelque chose avec du chocolat, j’espère. J’adore le chocolat. »

Le serveur arriva à leur table et déposa l’assiette de Bobby. Du gâteau. Sa part avait l’air délicieuse. Cependant, elle, elle n’avait pas droit à de la nourriture. Dans son assiette, était placé un écrin. L’adolescente leva les yeux du plat, observa Bobby, puis baissa de nouveau les yeux vers le cadeau. Elle sentait déjà ses joues s’enflammer alors qu’on magnifique sourire étirait ses lèvres. Si la boite avait eu la forme d’un cube, elle aurait réellement cru qu’il la demandait en mariage. Erïka ouvrit doucement l’écrin et resta émerveillée par le magnifique bijou qui s’y trouvait. Elle ne pouvait pas croire qu’une telle chose brillait sous ses yeux. Le bracelet était magnifique. La jeune femme laissa échapper un petit rire gêné. Elle ne savait pas comment réagir, ni même quoi dire. Elle était simplement étonnée. Elle ne s’attendait pas à cela.

-« Wow…. Je… Je déteste quand tu me laisse sans voix, comme ça. Je ne sais pas quoi dire, il est tellement beau ! Je l’adore. Il est magnifique, c’est tellement gentil de ta part. » Elle leva les yeux vers lui, heureuse. « Merci ! »

Erïka pris délicatement le bracelet dans ses mains. Elle l’observa de plus près. Il était minutieusement travaillé, un véritable travail de pro. Un tel bijou avait dû couter une fortune, mais elle s’en fichait. Cette attention valait bien plus que le prix. Elle était on ne peut plus heureuse. Le sourire aux lèvres, elle se leva et s’approcha de Bobby. Elle vint s’assoir tout naturellement sur lui et lui présenta le bracelet afin qu’il l’attache autour de son poignet. Jamais elle ne sera capable de le quitter, par la suite. Il était si beau. Elle manquait de mot pour le décrire. Bien qu’elle ne portait pas très souvent de bijoux, elle fera honneur à celui-ci car il avait déjà une véritable valeur sentimentale à ses yeux. Il était léger et fin. Il n’allait pas l’incommoder dans ses tâches de tous les jours. Et puis, elle aimait bien ce qui était discret. Erïka observa une fois de plus les magnifiques pierres bleutées qui étaient incrustées avant de lever la tête vers Bobby.

-« Tu veux bien me le mettre ? »

Elle lui présenta le poignet gauche avec le sourire. Lorsque le bracelet fut autour de son poignet, elle contempla le résultat. Il n’était ni trop grand, ni trop petit. La taille était parfaite. Elle n’avait aucun risque de le perdre, il ne pouvait glisser le long de son poignet. Ravie, elle n’attendit pas une seconde de plus pour embrasser Bobby avec tendresse. Il ne pouvait la rendre plus heureuse et elle ne le lui cacha pas. Elle le regarda droit dans les yeux, le sourire aux lèvres.

-« Je crois que je n’ai jamais été aussi heureuse de toute ma vie. C’est grâce à toi. Ce dernier mois loin de toi m’a fait réaliser quelque chose d’important. Je veux passer le reste de mes jours avec toi, peu importe de quoi le futur sera fait. Tu es le seul homme que j’ai aimé et tu le resteras. Je t’aime tellement, Bobby, tu ne peux pas imaginer à quel point. »

Erïka déposa un second baiser sur ses lèvres. Elle n’aurait jamais pu rêver mieux. Elle vivait le parfait bonheur avec lui. Lorsqu’il n’était pas là, elle avait l’impression que quelque chose s’éteignait en elle. Il lui manquait quelque chose d’essentiel. Elle savait qu’il était l’homme qui la rendra heureuse toute sa vie. Elle savait également que si elle le perdait, elle aura énormément de mal à s’en remettre. Rares étaient les personnes à qui elle tenait. Erïka étaient très attachée à ses proches et si quelque chose leur arrivait, cela l’affectera plus qu’elle ne pouvait l’imaginer. Pour l’instant, il ne valait mieux pas penser à des malheurs. Après tout, elle était en excellente compagnie et passait un merveilleux moment.

L’adolescente se tourna vers l’assiette contenant le dessert de son petit ami. Elle n’allait certainement pas le laisser manger seul. Attrapant une fourchette, elle commença à manger le gâteau. Cependant, puisqu’elle était gentille, elle en laissa également à Bobby. Ayant un morceau sur sa fourchette, elle le porta jusqu’à ses lèvres, conservant une main sous l’ustensile au cas où le dessert déciderait de se suicider sur leurs vêtements.

Lorsque le repas fut terminé, Erïka s’éclipsa pour passer à la salle de bain. Elle commençait à s’habituer aux chaussures qu’elle portait. Lorsqu’elle passa devant un miroir, elle observa son reflet. Elle commençait à avoir meilleure mine et reprenait des couleurs. Elle se sentait mieux dans son corps, mais également dans sa tête. Elle quitta la salle de bain, ayant hâte de retrouver Bobby. Dès qu’elle fut à ses côtés, elle s’accrocha à son bras.


-« Est-ce qu’on retourne à l’institut ou tu as une autre idée derrière la tête ? Personnellement, je ne manque pas d’idée d’activités qu’on pourrait faire ensemble. On a tant de temps à rattraper. »
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MessageSujet: Re: Retrouvailles [PV Iceberg]   Mer 9 Oct 2013 - 19:13

Depuis que Bobby était redevenu quelqu’un capable d’approcher les autres,  il avait prévu de tout faire pour rattraper son retard. Resté bloqué pendant plus d’un mois sous cette forme de glace, il avait largement eu le temps de penser, isolé dans son coin. Personne ou presque à qui parler, ça avait de quoi rendre fou. Heureusement qu’il y avait eu Emma qui venait lui rendre visite de temps à autre ou encore Erïka qui passait quelques fois mais jamais très longtemps. On ne pouvait pas dire qu’il avait réellement pu profiter d’elle, ne pouvant même pas l’approcher. Mais maintenant que tout ça appartenait au passé, Bobby pouvait enfin rattraper tout ce temps perdu.

Il avait donc fait les choses en grand pour ce retour tant attendu. Bien que ce qu’il prévoyait pour cette journée de retrouvailles était en grande partie déjà prévu lorsqu’il n’avait pas encore perdu le contrôle de son don, il voulait qu’Erïka puisse en profiter sans attendre. Cela pouvait paraître être « trop » mais aux yeux du mutant, ce n’était qu’un juste retour des choses.

Au restaurant, les deux élèves pouvaient profiter d’un bon repas tout en se confiant à quel point ils avaient pu manquer l’un à l’autre. Erïka songeait même à le présenter à son père à présent, signe qu’elle ne risquait donc pas de le laisser de côté. Il n’avait pas besoin de ça pour ne plus douter, la ténacité de la jeune femme parlait d’elle même. Si le poids de toute cette situation avait été trop dur à supporter pour elle, nul doute qu’elle l’aurait laissé tomber depuis longtemps. Là pourtant, elle désirait lui présenter quelqu’un d’important pour elle. Tout ce qu’il souhaitait était que cela ne se déroule pas comme la rencontre avec ses propres parents.

- Je ferais en sorte de ne pas te faire attendre trop longtemps dans ce cas. Mais j’aimerais vraiment y aller… en étant complètement moi même, tu comprends ? Après, on ira où tu veux. Mais je préfère être sûr de moi et de mes capacités avant tout. Je viens à peine de te retrouver, maintenant il faut que je me retrouve moi.

Bobby savait qu’Erïka avait une grande famille comparé à lui qui était fils unique et dont les grands parents n’étaient que peu présents. Le seul membre de la famille Davidoff qu’il avait rencontré pour le moment était Anieta, la grand-mère. C’était une femme adorable. Bien qu’humaine, elle ne l’avait pas rejeté, l’admirant même. Quelque part, il devait admettre être un peu jaloux de la famille de sa petite amie, aussi étrange et différente soit elle. Elle lui avait déjà dressé un rapide portrait des autres membres de sa famille mais Bobby préférait les rencontrer en vrai afin de se faire sa propre idée. Pour l’heure, ils n’étaient que tout les deux et cela lui allait très bien. Il ne voulait en aucun cas que quiconque détruise cette journée qu’il voulait à deux.

Et pour concrétiser son retour, pour la remercier de sa dévotion et de sa patience, Bobby voulait marquer le coup. Un repas au restaurant ne suffisait pas, il fallait mieux que ça. Un bijou était peut-être un peu cliché mais au moins c’était quelque chose qu’elle pourrait toujours avoir sur elle en plus d’être joli. Enfin il espérait qu’elle le trouve à son goût, ayant choisis au mieux mais n’étant pas certain qu’au final il lui plaise. Ne pouvant s’empêcher de prévenir sa petite amie du cadeau, Bobby se fit toutefois discret sur la nature de la surprise qu’il allait lui faire. Mais c’était sans compter sur la curiosité de la russe qui se plaignit alors que l’indice fourni ne lui convenait pas.

- Bon on va dire que tu le mérites vu la patience que tu as eu envers moi. C’est quelque chose qui se mariera bien avec tes yeux.

Là encore, c’était on ne peut plus flou mais Bobby ne voulait pas trop en dire, ne désirant pas gâcher la surprise. Il ne se pressa pas pour terminer son plat et fut surpris de voir qu’il en était de même pour Erïka. Pourtant vu son comportement, elle était vraiment pressée de voir ce qu’il avait bien pu lui préparer. Assiettes vidées, il était temps de passer au fameux dessert. Mais Bobby ayant tout prévu, il annonça à sa petite amie qu’il était inutile qu’elle jette un œil à la carte du restaurant.

- Il n’y a pas de chocolat non… sauf sur ma part.

Si elle essayait de manger sa surprise, elle risquait fort de s’y casser les dents. Bobby guettait sa réaction, ne mangeant qu’une ou deux bouchées en attendant. Rien qu’à voir la tête qu’elle faisait alors qu’elle n’avait pas encore ouvert l’écrin, Bobby ne pu s’empêcher de sourire, amusé de la voir rougir. Puis elle ouvrit et se mit à rire légèrement, incapable de dire quelque chose sur le coup. Enfin elle prit la parole pour assurer que le cadeau lui plaisait. Ouf. Voilà qui rassurait le mutant, ravi de voir sa petite amie apprécier autant l’attention.

- Je suis content si il te plait. Quand je l’ai vu, j’ai pensé à toi, je m’étais dit que ça te ferait plaisir. Et puis comme ça, tu peux l’avoir toujours avec toi. Pas comme le casque que je t’ai offert. Si tu le portais tout le temps je ne pourrais plus profiter de ton magnifique sourire.

Lorsqu’Erïka vint pour s’asseoir pour lui, il se décala un peu de la table pour ne pas qu’elle soit gênée. Il la laissa s’asseoir sur lui et l’entoura de ses bras, la regardant en souriant. Elle était définitivement la plus jolie lorsqu’elle souriait ainsi. Il avait bien eu peur de ne plus jamais voir une telle expression sur son visage. Lorsqu’elle lui tendit le bijou, il s’en empara, comptant bien l’aider à le mettre. C’était l’inconvénient de ce type de bijou, il n’était jamais facile à mettre tout seul. Mais à ses yeux, c’était aussi pour lui symbolique de le lui mettre ainsi.

- Bien sûr, donne moi ton poignet.


Il lui entoura le poignet du bracelet et le verrouilla, le laissant glisser le long de sa peau. Il était pile à la bonne taille, ni trop serré ni trop lâche, c’était parfait. Avant de la libérer complètement, il déposa un baiser à demi entre le bracelet et la peau. Puisqu’Erïka l’embrassait ensuite, il se fit un plaisir d’y répondre. Au moins, elle semblait apprécier le cadeau et le lui confirmait juste après. La déclaration qu’elle lui fit alors lui confirma qu’elle était la femme de sa vie. Qui d’autre pourrait tenir ce rôle ? Elle l’idéalisait sans aucun doute trop mais au moins il la rendait heureuse. Il l’avait tant fait souffrir sans le vouloir que la voir ainsi heureuse lui réchauffait le coeur. Plus jamais il ne voulait la voir malheureuse.

- Je suis heureux de te rendre heureuse. Tu le mérites Erïka… Tu es une fille formidable et j’ai bien de la chance que tu aies eu la patience de m’attendre. Tu es mon idéal, je pourrais même dire que tu es parfaite pour moi. Et pour être honnête, je ne pensais pas que tu existais et que tu étais là, si proche de moi. Je ne sais pas de quoi l’avenir est fait mais je serais toujours à tes côtés, c’est promis. Je t’aime et crois bien que ça ne s’arrêtera pas là, ce n’est que le début.

Suite au nouveau baiser, il la laissa profiter un peu du dessert dont elle avait été privée. Chacun leur tour ils eurent droit à une bouchée mais Bobby stoppa rapidement pour lui laisser la majorité de la part. C’était pour elle qu’ils étaient là après tout. Bobby la laissa s’absenter, regardant l’endroit par lequel elle était partie d’un air pensif, comme si elle était toujours là, dans son champ de vision. Il finit par secouer la tête et se leva, se rendant jusqu’à l’entrée du restaurant pour payer la note. Il en profita pour remercier le serveur qui était dans la confidence, lui assurant que tout s’était déroulé à merveille. Avant de partir, il attrapa le bouquet offert à Erïka et patienta le temps qu’elle le rejoigne.

Une fois à ses côtés, il lui rendit son bien et lui tendit son bras. Il n’avait rien prévu de plus pour le moment, trouvant que la soirée était déjà plutôt bien entamée. Ils pouvaient rentrer passer du temps ensemble, sauf si la jeune femme préférait opter pour autre chose. Vu leur tenue, cela serait sans doute limité mais cela importait peu.

- Tu es la reine de la soirée, je te laisse les rennes donc cette fois.
Il sourit, amusé. On peut rentrer ou bien se rendre où tu le souhaites. Tes désirs sont des ordres, princesse.
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MessageSujet: Re: Retrouvailles [PV Iceberg]   Ven 11 Oct 2013 - 20:54

Erïka n’était pas un véritable modèle de patience. Elle avait terriblement hâte de se rendre en Russie. Elle rêvait de découvrir son pays natal, surtout si elle était en compagnie de ceux qu’elle aimait. Elle souhaitait que son petit ami soit avec elle le jour où elle posera les pieds là-bas. Cependant, ce dernier souhaitait attendre un peu, car se rendre en Russie signifiait également rencontrer le père de la jeune femme. Il n’était pas prêt pour ça. Erïka accepta donc d’attendre et de repousser son voyage tant et aussi longtemps que Bobby ne sera pas prêt pour cela. Si c’était pour lui, elle pouvait attendre des siècles s’il le fallait.

-« Je comprends. Prend ton temps. Tu sais que si tu as besoin de quoi que ce soit, je serais toujours là pour toi. Je te laisserais le temps qu’il faudra.»

Lorsque ce fut le temps de manger, elle oublia tout cela. Elle profitait pleinement du moment présent. Qui sait si une autre catastrophe ne leur tombera pas sur la tête d’ici peu ? L’avenir était si imprévisible. Erïka préférait se focaliser sur ce repas au restaurant. Elle ne pouvait être plus heureuse. À peine redevenu lui-même, Bobby ne pensait qu’à lui faire plaisir. Elle avait l’impression de rêver, il la traitait comme une véritable princesse. Elle n’allait pas s’en plaindre, chaque petite attention la rendait heureuse.

D’ailleurs, il avait prévu quelque chose de spécial pour le dessert. Il ne voulait pas lui dire de quoi il s’agissait, préférant conserver la surprise. Il ne lui donna qu’un petit indice qui ne plaisait pas à l’adolescente. Elle n’avait aucun moyen d’essayer de deviner. Elle insista alors pour avoir un autre indice. Bobby céda et accepta pour lui en donner un autre. Il lui disait que la surprise en question se marierait bien avec ses yeux. L’adolescente gonfla légèrement les joues avant de faire une petite moue boudeuse.


-« J’ai l’impression d’entendre ma sœur « Tu devrais mettre ce fard, il va mettre tes yeux en valeur » ou « Tu devrais porter des vêtements plus moulants pour mettre ton corps en valeur et faire ressortir tes atouts. » ou encore « Ne fais pas de traits grossiers sous tes yeux, on dirait un raton laveur ». » Erïka sourit un se remémorant ces souvenirs. « Tu as le don de donner des indices très révélateurs, toi. »

Elle ne pouvait s’empêcher de sourire. Elle était heureuse en ce moment. Elle l’était d’autant plus lorsque le temps du dessert était finalement arrivé. Elle avait hâte de savoir quelle était la fameuse surprise. Elle se demandait s’il ne s’agissait pas d’un gâteau ou d’une pâtisserie qu’elle affectionnait particulièrement. Lorsque l’adolescente aperçu l’écrin dans son assiette, elle ne put s’empêcher de rougir. Elle ne savait pas réagir devant un tel cadeau. Gênée, elle riait doucement alors qu’elle découvrait ce qui se cachait à l’intérieur de l’écrin. Le bracelet était magnifique, il brillait de mille feux sous les yeux d’Erïka qui le prit doucement entre ses doigts. Elle sourit davantage en entendant les doux compliments de son petit ami. Ne sachant pas quoi répondre à cela, elle laissa échapper un nouveau petit rire gêné avant de lever la tête vers lui.

-« En fait, ton pouvoir est d’être capable de me faire sourire. Je… j’aimerais dire quelque chose mais j’y arrive pas, tu es tellement génial, Bobby. Ce cadeau me laisse sans voix tant je l’adore. »

Elle se répétait peut-être, mais ses paroles étaient sincères. Elle adorait ce bracelet. Elle voulait l’avoir tout de suite à son poignet. Elle ne tarda pas à se lever pour aller s’assoir sur son petit ami. Elle lui demanda avec le sourire s’il pouvait lui mettre le bijou. Certes, elle pouvait le faire elle-même, mais elle trouvait que cela avait quelque chose de plus romantique à ce qu’il le fasse pour elle. Lorsqu’il fut attaché autour de son poignet, l’adolescente l’observa avec le sourire. Il lui allait à merveille. Plus jamais il n’allait la quitter à partir de maintenant.

Elle confia à celui qu’elle aimait qu’il était l’homme de sa vie, qu’elle ne voyait pas un futur sans lui. Elle ne l’avait pas attendu si longtemps pour l’abandonner. Elle était heureuse d’être dans ses bras et voulait en profiter jusqu’à la fin de ses jours. Hors de question qu’une situation similaire à ce qu’ils avaient vécu ne se reproduise. Erïka était une femme fidèle, autant pour ses amis que pour son amoureux. Elle tenait à lui plus que tout, sa patience en témoignait. Cela n’avait pas été facile, mais elle avait su attendre. Elle-même ne savait pas comment elle y était arrivée. Certes, elle avait pleuré, ragé, pesté contre toute cette situation, mais elle avait toujours tenu le coup car elle savait que ça en valait véritablement la peine.

-« Je suis loin d’être patiente, heureusement que tu n’as pas eu à me subir de ce côté-là. Par contre, je savais qu’attendre en valait la peine et que je finirais par te retrouver. Je ne pouvais imaginer le contraire. À partir de maintenant, on ne se quittera plus. On est parfait l’un pour l’autre, rien ni personne ne pourront se débarrasser de ce lien qui nous unis. On est plus fort que tout, n’est-ce pas ? »

Elle lui sourit avant de l’embrasser de nouveau. Cependant, ce baiser ne dura pas. L’adolescente décida de s’emparer du morceau de gâteau au chocolat qui était sur la table. Elle en donna quelques bouchées à Bobby, puis mangea le reste. Une fois son envie de chocolat rassasiée, l’adolescente quitta la table afin de faire un tour à la salle de bain. Lorsqu’elle revint, elle rejoint son petit ami à l’entrée. Son sac à main à son épaule, Erïka prit son bouquet de rose et le conserva contre elle d’un bras. Elle ne tarda pas à attraper le bras de son petit ami avant de sortir de l’établissement. Puisqu’elle était la reine de la soirée, c’était à elle que revenait le choix de la prochaine activité. Plein d’idées lui venaient en tête, mais elle devait se contenter d’en choisir une seule. Après un bon moment de réflexion, elle guida Bobby dans une direction, s’éloignant du restaurant.

-« Mon seul désir est de t’avoir près de moi. Ça, c’est déjà fait. Comme ça fait longtemps qu’on n’est pas sortis, surtout toi en fait, je pensais qu’on pourrait marcher un peu et profiter de la soirée. Il y a un petit parc, là. On a qu’à suivre le sentier et revenir à la moto par la suite. Surtout qu’un beau défilé t’attend. »

L’adolescente l’entraina avec elle. Doucement, elle marchait sur le petit sentier. Plus lion, il y avait un terrain de jeu pour les enfants. Plus près d’eux, à leur droite, il y avait des arbres des buissons. Ce fut un mouvement dans l’un d’eux qui attira l’attention d’Erïka. Elle vit un petit museau en sortir, puis une toute petite tête qui rentra aussitôt dans le feuillage. La jeune femme fit stopper Bobby dans sa marche. Elle lui confia son bouquet de fleurs ainsi que son sac à main.

-« Tiens ça, s’il te plait. Je reviens. »

Aussitôt, elle marcha tant bien que mal dans l’herbe, ses talons s’enfonçant tour à tour dans la terre. Elle arriva au buisson et s’accroupit. Avec sa robe courte et moulante, cela n’était pas si simple. La petite tête de l’animal sortit de nouveau des buissons et l’adolescente y présenta sa main afin qu’elle puisse la renifler. Doucement, elle prit le petit animal blanc et noir dans ses bras, caressant son magnifique pelage. Elle revint lentement vers Bobby. Elle était toute souriante, ravie de sa découverte.

-« Regarde ! Il est tellement mignon ce petit chaton ! Il n’a pas de médaille, le pauvre. Tu penses qu’il est perdu ou qu’il n’a pas de maison ? Dommage que je partage ma chambre, parce que je l’aurais bien adopté. »

Comment lui expliquer qu’il s’agissait en fait d’une jeune moufette ? L'animal devait avoir quelques semaines et n'avait pas encore développé la capacité de se défendre à coup de jet liquide et puant. Heureusement pour eux, car un drame aurait pu arriver rapidement. Au moins, l’animal ne semblait pas présenter de signes de peur ou d’agressivité. Elle était calme, profitant des caresses d’Erïka. Lorsqu’elle souhaita retourner au sol, cette dernière l’y posa. La petite bête fit quelques pas, mais n’alla pas bien loin. Elle alla simplement renifler un morceau de carotte qui trainait au sol. Attendrit l’adolescente ne la quitta pas des yeux.

-« Tu ne trouves pas qu’il ressemble un peu à Pee-Chai avec sa fourrure ? J’ai toujours trouvé que les chats avec la fourrure noire et blanche comme ça étaient les plus beaux. C’est quelle race, à ton avis ? »
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Retrouvailles [PV Iceberg]

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