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 Voyage Mortel [PV Colossus]

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Eleonnora S. Davidoff

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MessageSujet: Voyage Mortel [PV Colossus]   Lun 20 Mai 2013 - 5:02

Eleonnora monta dans le train sans réprimer un petit air de dégoût. Elle n’aimait pas prendre les transports en commun. C’était une expérience désagréable à chaque fois. C’est pourquoi elle était heureuse d’avoir une magnifique voiture de luxe, tout ce qu’il y a de plus élégant, rapide, confortable et… en panne. Malheureusement pour elle, son véhicule avait décidé de tomber en arrêt de maladie. Il reposait, depuis quelques temps, chez sa douce garagiste qui prenait soin de lui comme nul autre. D’ici deux jours, elle pourra de nouveau savourer le plaisir de s’installer au volant de son précieux véhicule. Pour l’instant, la jeune femme devait se débrouiller par elle-même afin de retrouver le confort de son domicile. Elle avait passé près d’une semaine en mission. On pouvait dire que tout cela l’avait exténué. Elle espérait donc que cette balade en train pourrait lui être bénéfique. Elle ne serait pas contre un peu de repos.

Une fois installée sur son siège, la jeune fille jeta un regard par la fenêtre. La vue n’était pas très jolie, pour l’instant. Elle songea brièvement au fait qu’elle aurait dû attendre le prochain train qui partait en direction de New-York deux heures plus tard. Ainsi, elle aurait peut-être eu la chance d’avoir un billet en première classe. Les sièges y étaient probablement plus confortables. Et, qui sait, peut-être qu’elle aurait été entourée de personnes fortunées qui se déplaçaient pour affaire. En fait, non. Les gens fortunés ne prenaient pas le train, ils avaient leur propre véhicule.

Alors que le train démarrait doucement, Eleonnora se réjouit du fait de se retrouver seule. Il n’y avait personne à ses côtés. Enfin, c’était ce qu’elle croyait avant qu’un homme ne s’approche de sa place. Elle fut obligée de retirer son sac à main, posé sur le siège libre à ses côtés, pour le déposer sur ses cuisses. Elle n’était pas vraiment d’humeur à faire la conversation à qui que ce soit, elle qui était pourtant du genre sociable. Elle préférait rester dans son coin et regarder le paysage défiler sous ses yeux.

Au bout d’une dizaine de minutes, la jeune femme en eut assez de ses lunettes, encore et toujours sales. Pourquoi est-ce que les verres s’encrassaient si facilement ? Elle les retira et les nettoya avec beaucoup d’attention. Ce n’était pas comme si elle avait autre chose à faire, de toute façon. Elle s’acharna légèrement sur une tâche de mascara qui avait élu domicile sur son verre droit avant de ranger ses lunettes dans leur étui, qui trouva lui-même sa place dans son sac à main. L’air de rien, elle décida de mettre ses lentilles cornéennes, une à une, pas du tout déranger par le train en mouvement. Elle avait des problèmes de vision mineurs, rien de bien grave. Malgré tout, lorsqu’elle y pensait, elle portait ses lentilles. Cela lui évitait de devoir plisser les yeux pour lire certains caractères dans le journal ou bien à la télévision. Maintenant que cela était fait, elle s’assura, grâce son petit miroir, que son maquillage n’était pas abîmer. Comme tout était parfait, elle s’occupa de ses cheveux, prenant bien soin de se débarrasser de son chignon afin de laisser ses mèches tomber gracieusement sur ses épaules en de jolies bouclettes dorées.

Ayant mal refermé son sac, la jeune femme ne remarqua pas immédiatement que son rouge à lèvre préparait une évasion risquée. Elle ne le réalisa qu’au moment où il atteignit le sol et roula au pied de l’inconnu assis tout près d’elle. Plutôt que de se pencher et d’étirer le bras dans l’espoir de l’attraper, elle préférait lui demander de le faire pour elle.


-« Excusez-moi. Mon rouge à lèvres est tombé. Pourriez-vous le ramasser pour moi ? »

Avec ses yeux de biches, impossible qu’un homme puisse lui résister. Elle allait avoir ce qu’elle désirait comme toujours. Dès qu’elle eut son tube de rouge à lèvres en main, elle prit bien soin de le ranger dans son sac à main, qu’elle referma avec soin. Cette fois-ci, elle n’allait pas perdre quoi que ce soit par inadvertance.

À présent, que faire ? Elle avait tout rangé dans son sac à main et elle s’ennuyait. La jeune femme posa de nouveau son regard sur le paysage extérieur avant de décider de retirer le veston de son tailleur, dévoilant ainsi la jolie chemise blanche qu’elle portait, collant parfaitement bien à ses généreuses formes. Elle détacha quelques boutons afin de ne pas trop étouffer, puis laissa l’ennui revenir auprès d’elle. Ce n’était pas très amusant les balades en train. Elle pourrait bien discuter avec la personne assise à ses côtés, mais elle n’en avait pas envie. Et puis, c’était un homme. Elle n’aurait pas pu être assise à côté d’une jolie femme à reluquer ? Bien qu’elle était en couple, cela ne l’empêchait pas de trouver une autre femme de son goût et de discuter innocemment avec elle.

Un coup de feu retentit. Quoi ? Oui, un véritable coup de feu. Elle n’avait pas halluciné. Tous les sens en alerte, la jeune femme cherchait l’origine de ce bruit. Les autres passagers se posaient tout autant de questions qu’elle. Aussitôt, Eleonnora se pencha et attrapa son sac à main duquel elle tira son arme de service. Elle la glissa derrière son dos et la camoufla tant bien que mal avec sa chemise qu’elle n’avait pas rentrée dans son pantalon noir. Elle quitta son siège et traversa le wagon afin de rejoindre celui dont venait le coup de feu. Elle entendait des cris, ce qui n’était pas bon signe. En tant qu’agent gouvernementale, elle se devait d’agir. En tant qu’ancienne militaire d’expérience qui adorait surprendre ses adversaires parce qu’elle était à la fois belle et terriblement dangereuse, elle se devait également d’agir.
Alors qu’elle atteignait la porte qui menait au wagon situé derrière le sien, celle de celui qui le précédait s’ouvrit sur deux individus armés. Pourtant, les coups de feu ne venaient pas de là. Cela signifiait qu’ils étaient plusieurs individus prêts à faire feu au besoin. D’ailleurs, alors que l’un des hommes criait à tout le monde de s’assoir et de lui donner leurs objets de valeurs, le second s’approchait d’Eleonnora, braquant son arme sur elle.

Finalement, elle aurait préféré s’ennuyer.

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MessageSujet: Re: Voyage Mortel [PV Colossus]   Lun 20 Mai 2013 - 15:15

Colossus aimait bien les déplacements, quelle que soit la raison, appréciant de voyager. Rester à l'institut Xavier pour aider les élèves ou bien entretenir le bâtiment ne le dérangeait pas, mais si il avait le choix, il préférait prendre l'air à l'extérieur. Ce qu'il préférait était de se rendre dans des endroits peu habités, proches de la campagne. Ainsi, il avait l'impression de revoir un peu sa Russie natale. Il fallait dire que New York et ses environs étaient à l'opposé de l'endroit où il avait toujours vécu auparavant et malgré les années qui passaient, il avait toujours un peu de mal à s'y faire, peu à l'aise dans les espaces très urbanisés. Là, il était servi.

Le professeur Xavier l'avait envoyé rencontrer un mutant qu'il avait repéré à l'aide du cerebro, situé un peu en dehors de la ville. Et pour le déplacement, il s'était contenté d'un voyage en train. Piotr ne disposait pas d'un véhicule personnel et il se voyait mal utiliser le jet dissimulé dans les sous-sols de l'institut. Question discrétion, cela aurait été plus que moyen, même si l'appareil était doté d'un camouflage optique. De toute façon, le mutant préférait le calme tranquille d'un chemin de fer. Cela lui laissait le temps pour dessiner un peu puisque le trajet était un peu long. Il pouvait ainsi profiter de la stabilité du train et du fait qu'il n'avait pas à conduire pour se rendre là où il devait aller. Pour l'heure, il patientait sur le bord du quai, sac en bandoulière autour de l'épaule. A l'intérieur se situaient un carnet à dessins en partie rempli, quelques crayons, une bouteille d'eau et des documents que le mutant avait échangé avec son confrère en échange de ceux fournis par le professeur Xavier. Il aurait sans doute été plus simple de faire appel à un coursier mais le professeur tenait à ce que ce soit un homme de confiance qui les lui remette. De plus, il était ainsi mieux vu d'envoyer l'un des membres de l'équipe du professeur pour une entrevue avec un confrère.

Perdu dans ses pensées, Piotr faillit manquer le train, arrivé en gare, prêt à partir. C'est juste à temps qu'il parvint à se glisser à l'intérieur avant que les portes ne se ferment. S'avançant dans l'allée, il remarqua que la quasi totalité des sièges étaient pris. Il repéra cependant un siège libre à côté d'une tête blonde. Bien qu'il aurait pu rester debout, il se rappela qu'il avait un long moment de voyage et qu'il vaudrait mieux qu'il s'asseye. Avec sa carrure, il gênait un peu, planté au milieu du couloir. Tranquillement, il rejoignit la place libre et s'installa à côté d'une jeune femme. Il la salua d'un signe de tête et cette dernière retira son sac à main pour lui laisser la place. Lui lançant un "merci" non sans un certain accent, il prit place, veillant à ne pas prendre trop de place. Il fallait dire que les places n'étaient pas tellement faites pour des individus de sa carrure. Il fit donc attention à ne pas trop s'étaler, jetant un oeil à la vitre qui leur faisait face puisqu'ils étaient situés dans un coin du wagon. Ainsi, il pouvait voir derrière lui ainsi que la jeune femme assise à ses côtés sans qu'il ait besoin de tourner la tête.

Celle ci semblait s'ennuyer bien qu'elle n'avait pas l'air très motivée pour faire la conversation. Piotr la laissa donc tranquille, ouvrant son sac pour en sortir son carnet à dessins. Il attrapa un crayon et, observant le reflet, se mit à la dessiner. Le russe aimait dessiner dès qu'il avait un moment de libre et elle faisait un bon modèle. Le paysage défilait bien trop vite pour qu'il puisse prendre un élément de décor comme sujet. Et puis la jeune femme lui rappelait quelqu'un. Sans doute un peu sa soeur à cause de la couleur de ses cheveux. Finalement, elle se mit nettoyer ses lunettes avec beaucoup de soin avant de les ranger, optant pour des lentilles. Détachant ensuite ses cheveux, elle ressemblait à une toute autre personne à présent. Par chance, Piotr n'avait fait que l'ébauche et il n'eut pas à recommencer son croquis d'elle. Mais il fut cependant interrompu par l'évasion d'un tube de rouge à lèvres qui vint fricoter avec ses pieds. La jeune femme lui demanda alors si il pouvait le ramasser.

- Bien sûr. Tenez.

Piotr se pencha et s'empara du petit tube qui était d'une taille ridicule dans la main du colosse. Lui tendant, paume ouverte, il attendit qu'elle le récupère avant de reprendre son dessin. Concentré sur ce qu'il faisait, focalisé sur son visage, il ne fit même pas attention au fait qu'elle s'était en partie dévêtue. De toute façon, Piotr était loin d'être du genre à dévisager les gens pour ça, même si la jeune femme était une très belle créature. Il s'interrompit cependant lorsqu'il entendit une détonation. C'était un coup de feu ? Il en était quasiment persuadé. En tout cas, il n'avait pas rêvé puisque tout le monde avait l'air de se demander ce qu'il se passait. Regardant en direction de là d'où venait le bruit, le russe ne fit pas attention à la manoeuvre de sa voisine et ne distingua donc pas l'arme qu'elle dissimula aussitôt.

La femme se leva soudainement. Où se rendait elle ainsi ? Le mutant rangea son carnet et amorça un mouvement pour se lever à son tour mais il resta finalement assis. Il avait aperçu des hommes armés à travers la petite vitre qui séparait les deux wagons et qui arrivaient dans le dos de la jeune femme. A peine entrés, ils sommèrent tout le monde de rester en place et de leur donner tout ce qui avait un tant soit peu de valeur. Avec Piotr, ils étaient mal tombés, il n'avait que quelques dollars en poche. Il aurait pu intervenir mais il ne comptait pas créer la panique en se transformant devant des dizaines de personnes. Il préféra d'abord voir comment les choses évoluaient et se montra donc coopératif pour débuter. Cependant, l'un des deux hommes braqua la jeune femme qui s'était levée, s'approchant d'elle petit à petit. Piotr tournait la tête pour les suivre des yeux, observant ce qu'il se passait. Il vit alors un autre homme arriver du wagon de derrière, se tenant alors dans le dos de la jeune femme. Elle était encerclée. La poussant du chemin, il lui somma d'aller s'asseoir avant de s'apercevoir de quelque chose d'anormal. Soulevant l'arrière de sa chemise, il en retira une arme à feu, la braquant alors aussitôt avec.

- Putain elle est armée, c'est une flic !
- Bute la avant qu'elle...


L'homme n'eut pas le temps de terminer sa phrase. Piotr s'était levé pour lui assener un joli direct du droit et ainsi créer une diversion. Si il ne faisait rien, ils allaient la tuer, purement et simplement. Pas question qu'il laisse un tel drame se produire. Mieux valait que ce soit lui la cible, il ne craignait rien. Tant pis pour la discrétion si il devait user de son don.

- Bordel, ils sont deux !

Comme prévu, ils changèrent de cible pour le viser lui. Mais cette fois, les deux hommes restants firent feu. La peau de Piotr devint alors complétement métallique, renvoyant les projectiles vers le plafond. Par chance, personne ne fut touché. Les bandits stoppèrent leurs tirs, sidérés devant ce qu'ils voyaient. Le mutant était devenu beaucoup plus imposant et profita de leur moment de surprise pour assommer le plus proche de lui. Il n'en restait plus qu'un, en tout cas dans ce wagon ci. Voyant que tirer sur le russe ne servait à rien, il retourna son arme contre la jeune femme. Au moins elle, elle semblait plus facile à tuer. Piotr était un peu loin pour intervenir mais si il le fallait, il courrait jusqu'à elle pour la protéger, quitte à défoncer le sol du wagon à cause du poids de sa course. Elle devait être policière, non, vu qu'elle avait une arme ? Elle n'était sans doute pas une femme si fragile qu'elle semblait l'être.


[HJ : je me suis permis quelques libertés. Si ça te gêne, dis moi, je changerais Wink]
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Eleonnora S. Davidoff

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MessageSujet: Re: Voyage Mortel [PV Colossus]   Mar 21 Mai 2013 - 3:24

Les voyages en train… Quoi de pire lorsque l’on détestait ce genre de transport ? Bien entendu, elle savait supporter le voyagement s’il le fallait, mais c’était loin d’être sa tasse de thé. Elle regrettait le confort et la solitude que lui apportait son automobile. Et puis, ainsi, elle pouvait écouter la musique qu’elle désirait. C’était bien mieux que l’affreuse station radiophonique qui était faiblement diffusée dans le train. Par contre, elle était capable de faire preuve de bonne volonté et de voir le bon côté des choses. Au moins, dans ce wagon, il n’y avait pas d’enfants. Elle n’aurait pas pu supporter un voyage turbulent. Elle avait besoin de calme et de repos. L’homme qui avait pris place à ses côtés ne semblait pas être très embêtant. Il était… massif. Il prenait beaucoup de place, bien qu’il n’empiétait pas sur l’espace occupé par la russe. Il faisait de la musculation abusive ou du culturisme ? Il était musclé, beaucoup trop au goût d’Eleonnora. Elle préférait les femmes belles sveltes aux formes avantageuses. Bon, question d’homme elle n’était jamais très objective, il fallait l’avouer.

Alors qu’elle se mettait à son aise et se faisait rapidement une beauté, la jeune femme remarqua que son rouge à lèvre avait quitté son sac à main afin de rouler jusqu’aux pieds de l’inconnu assis à ses côtés. Plutôt que de se pencher vers ses grands pieds, elle préféra lui demander de le faire à sa place. Il répondit à sa demande avec courtoisie, lui remettant le tube de rouge à lèvre qu’elle avait perdu. Il semblait si petit dans sa main, elle avait l’impression qu’il pourrait le broyer aisément. La main délicate d’Eleonnora vint s’empara du tube de maquillage alors qu’elle adressait un sourire charmeur à l’inconnu. Il s’agissait de ce genre de sourire de femme fatale qu’elle adresser autant aux hommes qu’aux femmes. Elle aimait se sentir irrésistible.


-« Merci. »

Après avoir rangé son maquillage, elle retira son veston, puis détacha quelques boutons de sa chemise. Ce n’était pas pour les beaux yeux de l’inconnu, mais plutôt pour être à l’aise. Maintenant, elle pouvait tenter de profiter du voyage et d’y trouver de bons côtés. Elle se réjouissait déjà de retrouver son loft ainsi que la sublime femme qui y vivait. Ce qu’Evelynn pouvait lui manquer… C’était difficile de partir en mission sans savoir si elle pourra la revoir bientôt. Au moins, elle pouvait se dire qu’elle s’en était sortie vivante cette fois-ci. Enfin, c’était ce qu’elle pensait. Lorsqu’un coup de feu résonna, la jeune femme sue qu’elle ne pourrait avoir droit à un peu de tranquillité. Elle devait faire son boulot et agir. C’est ce qu’elle fit en glissant son arme à feu dans son dos. Elle se dirigea tout de suite en direction du bruit. Alors qu’elle arrivait à l’autre bout du wagon, cherchant à accéder au suivant, deux hommes armés apparurent derrière elle. Combien étaient-ils dans ce fichu train ? Visiblement, elle allait devoir gérer seule cette délicate situation.

Elle se retrouvait face à l’un des deux hommes qui la braquait. Elle ne pouvait rien faire à distance sauf si elle décidait d’utiliser son pouvoir. Elle devait arriver à s’approcher de lui afin de le maitriser. Cependant, alors qu’elle analysait rapidement la situation, un homme sortit du wagon derrière elle et la bouscula, l’obligeant à aller s’assoir à sa place. Enfin, ce fut avant qu’il ne remarque qu’elle était armée et qu’il lui prenne son arme. Maintenant, elle était dans une situation peu envieuse. Elle n’avait pas d’autres choix que de se défendre puisqu’elle était découverte. Elle ne pouvait pas risquer d’être tuée ou qu’un autre passager écope à sa place. Elle devait agir rapidement. Malheureusement pour ces bandits, elle n’était pas une simple policière.

Alors que les hommes étaient bien décidés à la tuer, le grand géant qui s’était assis à côté d’elle au début du voyage s’était levé afin de frapper l’un des hommes. Aux mains qu’il avait, la jeune femme ne serait pas étonnée de savoir qu’il lui avait cassé le nez, la mâchoire, et peut-être même le visage au grand complet tant qu’à y être. Enfin, ce n’était pas le temps de penser à cela. Elle avait la chance qu’il eut décidé de faire diversion. Cela lui laissait le temps d’agir et de maitriser l’homme qui avait son arme braqué dans son dos. Cependant, elle n’était pas au bout de ses surprises. L’homme en question avait été pris pour cible par les braqueurs qui n’avaient pas eu une seule seconde d’hésitation avant de tirer en sa direction. Aussitôt, la peau de l’homme devint… étrange. Comme si du métal le recouvrait entièrement, à présent. En plus de gérer des braqueurs, elle allait devoir, également, s’occuper d’un mutant ? Elle n’était pas au bout de ses peines…. Maintenant, elle n’avait pas le choix de faire appel à des collègues de S.H.I.E.L.D qui devront se charger de modifier la mémoire de tous ceux et celles qui l’auront vus sous cette forme.

Puisque l’homme avait assommé un braqueur, il ne restait plus qu’à s’occuper du dernier. D’ailleurs, Eleonnora était de nouveau sa cible. Elle ne comptait pas se laisser faire si facilement. Il était derrière elle, la menaçant de son arme. Il était suffisamment proche d’elle pour qu’elle puisse attraper son bras, lui faire lâcher son arme de force et le balancer par-dessus son épaule, grâce à une prise qu’elle maitrisait parfaitement, et le projeter lourdement sur le sol. Pendant qu’il était en train de souffrir et de réaliser ce qui venait de se produire, la jeune femme s’empara de l’une des cordes qui servait à garder les petits rideaux devant les fenêtres ouverts. Elle en avait juste assez pour ce qu’elle désirait faire. Faute d’avoir des menottes, elle devait improviser. Elle agrippa l’homme qu’elle avait projeté au sol et le força à se tourner sur le ventre. Elle le maitrisa le temps de lui attacher les mains derrière le dos. Ça allait faire l’affaire pour l’instant. En se redressant, Eleonnora croisa le regard de l’inconnu.


-« Merci du coup de main. Maintenant, pourriez-vous ligoter ces deux-là afin qu’ils ne se sauvent pas ? Je vais voir ce qui se passe dans l’autre wagon. »

La jeune femme s’éloigna afin de pénétrer dans l’autre wagon. Elle se dirigea immédiatement vers le petit attroupement de personnes, qui occupait le couloir. Certaines d’entre elles s’éloignèrent en la voyant ainsi, arme à la main. Elle l’avait reprise à l’individu qu’elle venait de maitriser. Rangeant de nouveau son arme, elle demanda à quelques personnes de dégager de son chemin afin de poser un genou au sol, tout près d’un homme blessé par balle. Il était toujours conscient, fixant Eleonnora de ses grands yeux émeraude. À ses côtés, un jeune homme faisait pression sur la plaie avec un morceau de tissu, tentant de faire cesser le saignement.
-« Il va s’en sortir ? »
-« Oui, oui ne vous en faites pas. Je suis infirmier. »
-« Parfait. Installez-le sur les sièges, juste là. Je vais sécuriser le reste du train. »

Elle se leva et se dirigea vers les autres wagons qu’elle inspecta un à un. Au passage, elle devait rassurer les passagers inquiets de la situation. Parfois, elle devait bien l’avouer, elle détestait sérieusement son job. Elle ne l’avait pas trop choisit et même s’il lui rapportait un très bon salaire, elle s’en fichait. Elle aurait préféré continuer à chanter plutôt que de s’aventurer dans de telles situations dangereuses. Au moins, lorsque tout cela sera terminé, sa frustration passagère laissera place à une certaine fierté d’avoir accompli quelque chose d’utile.

Après avoir fait le tour de tous les wagons situés derrière le sien, la jeune femme rebroussa chemin. Elle retrouva l’endroit où elle avait laissé le mutant à l’armure ainsi que les deux trois braqueurs. Cependant, ils ne devaient pas être seuls, elle en était persuadée. Ce fut des cris provenant de l’avant du train qui lui confirmèrent le tout. Plutôt que de se jeter dans l’inconnu tout en risquant sa peau, Eleonnora comptait se servir d’une belle diversion qu’elle avait à portée de main. Elle se tourna vers l’homme d’acier… ou de fer… enfin, peu importe, celui qui avait une armure.

-« Vous allez m’accompagner. Puisque vous n’avez pas peur des balles, on va aller faire une petite visite aux individus qui occupent l’avant de ce train. »
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MessageSujet: Re: Voyage Mortel [PV Colossus]   Jeu 23 Mai 2013 - 10:52

Colossus était serviable de nature, passant autrefois son temps à aider les membres de la ferme collective dans laquelle il vivait. Il était rare qu'il dise non, surtout lorsque l'on ne lui donnait pas d'ordre. Alors pourquoi aurait il refusé de ramasser le tube de rouge à lèvres de sa voisine ? Il aurait pu la laisser se débrouiller mais même si elle ne le lui avait pas demandé, il l'aurait ramassé de lui même. Seulement, il n'avait pas senti le si petit tube contre son pied et n'avait pas donc vu qu'il s'était échappé du sac de sa propriétaire. Ce n'est que lorsqu'elle le lui demanda, donc, qu'il se baissa pour le ramasser afin de le lui rendre. La jeune femme sembla ravie, lui adressant un sourire particulier qui mit un peu mal à l'aise le colosse. Lui retournant un sourire -gêné celui là- il se détourna et reprit son dessin. Contre toute attente, Piotr était un peu timide parfois et voir une si belle femme lui faire un tel sourire le gênait, pour la simple et bonne raison qu'il ne savait pas trop comment réagir.

- De rien...

Mais une fois son dessin reprit, il se sentit déjà mieux, concentré sur la feuille et le modèle. Quand il dessinait ou peignait, plus rien ne le dérangeait, son air gêné avait aussitôt disparu. Même le fait que sa voisine se dévêtisse en partie ne lui fit aucun effet puisqu'il se focalisait essentiellement sur son visage. Mais il y eut bien quelque chose qui l'interrompit et le fit lever les yeux de sa feuille. Un coup de feu avait retentit dans le train. Pas dans leur wagon mais plutôt dans un, plus à l'arrière. La jeune femme assise auparavant à ses côtés s'était soudainement levée comme si elle savait très bien ce qu'elle faisait, partant d'un pas décidé vers l'origine du coup de feu. Piotr voulu la suivre pour l'empêcher de faire une bêtise en se montrant trop curieuse mais elle fut plus rapide que lui. Et l'arrivée d'hommes armés n'arrangea rien...

La jeune femme fut donc empêchée d'aller plus loin, gentiment menacée par les armes à feu. Elle ne vit pas un autre homme arriver dans son dos. Dos qui dissimulait une arme dont il s'empara, aboyant à ses acolytes de la tuer sans autre forme de procès. Piotr ne comptait pas regarder ça sans rien faire. Pas question qu'un meurtre soit perpétré en sa présence, surtout devant tant de personnes. Il fit donc diversion en s'en prenant à l'un des types qu'il assomma d'un coup de poing bien placé. Ce fut aussitôt lui qui fut désigné comme nouvelle cible. Ce que ces types ignoraient était qu'ils ne risquaient pas de lui faire bien mal...

La peau du mutant devint plus dure que l'acier et les balles ricochèrent dessus, ne lui infligeant aucun dégât. Ainsi protégé, il eut tout le loisir de s'occuper d'un des tireurs proche de lui, l'assommant tout comme son coéquipier. Il ne restait plus que celui qui était derrière la jeune femme mais Colossus se voyait mal courir dans le couloir sous peine de faire s'effondrer le wagon. Déjà que sa tête touchait le plafond et qu'il avait du mal à passer entre les sièges... alors il ne fallait pas compter sur un mouvement rapide de sa part pour le moment. Par chance, la jeune femme maitrisa rapidement son agresseur, le projetant au sol avec une technique qu'elle semblait bien maitriser. Aucun doute qu'elle faisait partie des forces de l'ordre ou de quelque chose dans le genre. Armée, expérimentée, elle avait l'air de savoir ce qu'elle faisait. C'était une chance de l'avoir dans le train.

Aussitôt le dernier bandit ficelé, elle s'adressa au géant qui n'avait pas bougé de sa place. Elle lui parlait tout à fait normalement, le remerciant et lui demandant de s'occuper des deux autres qui gisaient au sol, à ses pieds. Pas une seule seconde, elle ne paru étonnée de le voir sous cette forme, comme si elle savait parfaitement que les mutants existaient. C'était mieux ainsi, il n'aurait donc pas à s'expliquer. Par contre, vu le regard des autres passagers dans le wagon, il était certain que ceux ci ignoraient tout. Piotr n'y prêta pas attention et attrapa de quoi ligoter les malfaiteurs tandis que la jeune femme s'éloignait.

- Je m'en occupe. Faites attention à vous.

Remarque sans doute inutile puisqu'elle semblait savoir ce qu'elle faisait mais il ne voulait pas voir un meurtre aujourd'hui. Mais il ne chercha pas à la dissuader de faire son travail, prenant soin de faire celui qu'elle lui avait confié. Une fois les deux hommes solidement attachés, il se redressa et regarda les passages du wagon. Nul doute sur le fait qu'ils avaient peur de lui. Personne ne parlait, personne ne bougeait, sans doute de peur de représailles. Vu la facilité avec laquelle il avait mis KO les deux hommes, ils pensaient sans doute qu'il pourrait tuer n'importe qui aisément. Difficile de leur en vouloir de penser ça face à un tel spectacle.

- Ne craignez rien, je ne vous ferais aucun mal. Nous sommes là pour vous protéger.

Il ignorait si ils allaient le croire mais qu'importait. Il fallait dire que son apparence physique avait tout d'agressif et qu'il était donc difficile de penser qu'il était un homme doux comme un agneau en temps ordinaire. Alors qu'il se dirigeait vers la porte qu'avait empruntée la policière, celle ci apparue soudainement. Avait elle rencontré de la difficulté ? De nouveaux cris se firent entendre et le mutant tourna la tête dans cette direction. La jeune femme lui demanda alors son aide, lui demandant plus ou moins de servir de gilet pare-balles vivant. Piotr était satisfait de voir qu'elle ne comptait pas prendre de risques inconsidérés et qu'elle préférait s'appuyer sur lui.

- Je passe devant. Ainsi, en plus de vous servir de protection je vous dissimulerais, ils penseront que je suis seul.

Prenant donc les devants, il avança d'un pas décidé à travers les wagons, ne prêtant pas attention aux regards qu'on lui jetait. Tout le monde était assis à sa place et contrairement à ce que l'on aurait pu attendre, tout le monde était plus ou moins calme. Sans doute que les gens avaient saisi qu'à bord d'un train en marche, il était inutile d'aller où que ce soit. Piotr remarqua qu'ils venaient de passer devant une gare où ils auraient normalement dû s'arrêter. Sans doute que les bandits avaient pris le contrôle du train.

- Certains d'entre eux doivent se trouver dans la cabine de pilotage. J'espère qu'ils n'ont fait aucun mal au chauffeur, je n'y connais rien en train.

Et il doutait que la jeune femme qui lui collait au train (HJ : jeu de mots, ramuchooooo) s'y connaisse également. Pour le moment, ce n'était pas leur priorité, il fallait vérifier combien ils étaient et les neutraliser au plus vite. Dans le wagon suivant, ils ne virent personne de suspect non plus. Mais à la sortie du wagon, juste au niveau du palier, Piotr vit quelque chose sur le sol. Il se baissa pour le ramasser et découvrit qu'il s'agissait d'une poupée. Sans doute une petite fille l'avait elle faite tomber en désirant retrouver son wagon ou s'échapper. Ou pire. Du mouvement dans les toilettes juste sur le côté fit relever la tête du mutant. Et si l'un des bandits s'y cachait pour prendre les éventuels fuyards en traitre ? Posant la main sur la poignée, Colossus n'eut aucun mal à ouvrir la porte malgré le fait qu'elle était verrouillée. Un petit cri se fit entendre. Il s'agissait en fait d'une petite fille blonde qui ne devait pas avoir plus de huit ans.

- Snezhinka... (HJ : Flocon de neige)

Pourquoi lui rappelait elle sa petite soeur, son petit flocon de neige ? Il savait très bien qu'elle ne risquait pas d'être là. Sa Russie natale lui manquait sans doute plus qu'il ne voulait bien l'admettre. Il observa la poupée dans sa main et en déduisit qu'elle lui appartenait, ayant trouvé refuge ici dans une éventuelle fuite. Peut-être s'était elle perdue et avait préféré se cacher. S'accroupissant, il tendit la poupée vers la petite fille, agissant avec une lenteur incroyable pour ne pas lui faire peur à cause d'un geste trop brusque.

- Tiens, c'est ta poupée ? Tu t'es perdue ? Où sont tes parents ?
- La touche pas !!!


Un adolescent venait soudainement d'apparaitre, sautant sur le dos du mutant accroupi comme un diable qui sortait de sa boite. D'où sortait il ? Piotr était persuadé de n'avoir vu que la gamine dans cette petite pièce. Ce qu'il ignorait, c'était qu'il avait toujours été présent, dissimulé grâce à son don d'invisibilité. A présent, il était bien visible et frappait le géant comme il le pouvait, croyant sans doute qu'il comptait faire du mal à celle qui était probablement sa petite soeur. Le géant lui attrapa doucement les poings et le fit descendre de son dos pour le poser au sol une fois qu'il fut redressé. Il le lâcha ensuite doucement, lui tendant la poupée que la petite fille n'avait pas prise.

- Tu vas faire plus de mal à toi qu'à moi. Ce n'est pas nous les méchants. Vous voyez la jeune femme avec moi ? Il désigna Eleonnora non loin de lui Elle est policière, elle va arrêter ceux qui attaquent le train. Restez ici en attendant. Vous êtes seuls ?
- Nos parents ont été emmené par les méchants...
- On va les retrouver. C'est ta petite soeur ?
- Oui...
- Alors protège la bien mais n'oublie pas qu'ils sont armés.


Le garçon hocha la tête et prit la poupée. Colossus se détourna et passa à l'autre wagon. Un homme était allongé sur le sol, inconscient. Piotr s'en approcha et se baissa, sentant qu'il était encore en vie. Mais derrière Eleonnora, l'un des passagers venait de quitter son siège, arme à la main. Il s'agissait d'un des malfrats, dissimulé parmi la foule. Il profitait de la diversion pour les prendre à revers. Voyant du mouvement, Colossus se redressa et se retourna aussitôt pour passer ses bras autour de la jeune femme. Vu la taille de ses bras, il lui procurait ainsi une protection suffisamment grande pour qu'elle ne puisse être touchée et ne pas être gênée pour tirer. Ce voyage en train était décidément bien pénible.
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MessageSujet: Re: Voyage Mortel [PV Colossus]   Ven 24 Mai 2013 - 6:54

Eleonnora était ce genre de femme belle et dangereuse, pure stéréotype des films d’actions et de testostérone qui faisaient rêver les hommes. Elle savait bien cacher son jeu. Qui pourrait deviner que derrière ses airs de poupée Barbie pleine aux as se cachait une tireuse d’élite, ancienne militaire qui travaillait maintenant pour une agence gouvernementale secrète ? Personne. Pourtant, c’était la vérité. Voilà la preuve que les apparences pouvaient être trompeuses.

Dans ce train bondé, cette femme fatale semblait bien ordinaire, tout simplement inoffensive. Elle n’avait rien de bien particulier à envier, si ce n’était que sa grande beauté. Pourtant, alors que des coups de feu déchiraient l’ambiance calme et sereine de ce train, elle redevenait cet agent qui œuvrait pour le bien de la population. Elle n’avait pas d’autres choix que d’agir. Ce n’était pas que son travail qui le lui obligeait, mais également sa conscience et son orgueil. Elle ne pouvait pas laisser des innocents être tués pour quelques billets, pas plus qu’elle ne pouvait supporter qu’un homme ose lui voler ses biens de valeur pour s’enrichir. Ils n’avaient qu’à faire comme elle et travailler ! Elle avait tout pour se la couler douce. Elle était l’une des actionnaires majoritaire de la compagnie familiale et gagnait assez d’argent pour passer ses journées à se prélasser dans son loft d’un million de dollars. Pourtant, elle ne restait pas les bras croisés et travaillait. Elle faisait quelque chose d’utile de sa vie et faisait une petite différence dans cette société où les criminels se croyaient tout permis, mission après mission.

Bien entendu, la beauté d’Eleonnora n’était pas la seule de ses qualités. Elle était également puissante, et pas seulement en ce qui concernait la force et l’endurance physique. Elle était une mutante, une femme issue de l’évolution de l’humanité. Elle possédait un don extraordinaire qui lui permettait de faire ce que personne d’autre ne pouvait faire. Elle venait peut-être de se faire surprendre et de perdre sa couverture, car les bandits avaient bien deviné qu’elle était policière, mais ils ne savaient pas qu’elle pouvait très bien les mettre au sol, les uns après les autres. Les balles, elle pouvait les faire dévier de leur trajectoire. Cette corde qui servait à retenir les rideaux et ainsi dégager la vue des passagers qui pouvaient observer le paysage par la fenêtre pouvait très bien s’enrouler, comme par magie, autour de leur cou et les étrangler comme le ferait un serpent avec sa proie. Elle n’avait pas peur de mourir. Elle avait tant de fois échappée à la grande faucheuse. Elle allait s’en sortir. D’ailleurs, les seules personnes qui risquaient de mourir étaient ces malfrats.

Contre toute attente, un mutant révéla sa présence en ces lieux. Cet homme, grand et costaux, qui avait pris place à ses côtés, quitta son siège afin de lui venir en aide. Visiblement, il n’avait pas peur des balles, lui non plus. Alors que les tirs fusaient en sa direction, sa peau vint se couvrir d’une armure de métal résistante qui dévia les balles vers le plafond. Aucune bosse, aucune égratignure, comme si on lui avait simplement jeté des petites balles de mousses. Il avait pris le risque d’ainsi se révéler afin de lui venir en aide, ce qui était tout à fait honorable. Cependant, les passagers témoins de cette scène ne seront sûrement pas du même avis. C’était pour cette raison qu’Eleonnora sera forcée de faire appel à ses collègues afin qu’ils modifient la mémoire de ces gens afin de les préserver de la vérité. Les humains n’étaient pas prêts à connaitre l’existence des mutants. Elle devait donc faire en sorte qu’elle soit protégée, pour le bien de tous.

Puisque le colosse de métal avait su s’occuper de deux des malfrats qui l’avaient pris pour cible, la jeune femme pouvait aisément mettre le troisième hors d’état de nuire. En moins de deux, il était cloué au sol, n’ayant probablement pas compris ce qui s’était produit. Elle fit en sorte qu’il ne puisse plus nuire. Ainsi, elle pouvait passer à l’inspection des autres wagons de ce train. Et ils étaient nombreux ! Elle commença par l’arrière du train, souhaitant s’occuper avant tout du wagon où le premier coup de feu avait retentis. Un homme avait été blessé, mais il était hors de danger, heureusement. Un infirmier était présent dans le train et comptait bien veiller sur lui jusqu’à ce que ce voyage infernal prenne fin. La jeune femme inspecta chacun des wagons. Rien à signaler. Elle retourna d’un pas rapide vers le wagon où se trouvait toujours le mutant à forte carrure. Elle avait besoin de lui. Puisqu’il avait utilisé son pouvoir au grand jour, autant qu’il lui soit utile. Elle lui demanda de la suivre dans les wagons précédant le leur. Il allait lui servir de bouclier humain. Il avait tout compris de la stratégie de la jeune femme.


-« C’est bon de savoir que nous sommes sur la même longueur d’onde. Contentez-vous de jouer votre rôle et ne faites rien d’imprudent, surtout. »

Ils s’avancèrent dans le wagon. Eleonnora prenait soin de rester discrète, dissimulée derrière le mutant. Ce n’était pas bien difficile à la taille qu’il avait. Ainsi, elle se faisait discrète et pouvait surgir au meilleur moment afin de surprendre les bandits. L’effet de surprise était primordial lorsqu’il fallait neutraliser un ennemi. En le prenant ainsi au dépourvu, il hésitait à agir et cela laissait les secondes nécessaires à sa capture. Déjà, personne ne s’attendrait à voir un colosse de métal traverser le train. En soit, c’était déjà un bon élément de surprise qui allait déstabiliser les preneurs d’otage.

Comme le soulignait l’homme, il y avait de forte chance pour que certains bandits se soient refugiés dans la cabine des conducteurs. Ils avaient ainsi tout le contrôle sur l’imposant véhicule, décidant de sa prochaine destination. Si aucun d’entre eux ne possédait les connaissances nécessaires à la conduite de cet appareil, ils allaient garder les chauffeurs en vie. Advenant le cas où ces pauvres innocents seraient tués, Eleonnora sera en mesure de prendre les commandes. Ce devait être bien moins difficile à contrôler qu’un avion, elle en était certaine.


-« Évitez de penser au pire. Tout le monde s’en sortira vivant… »

Ils continuèrent d’avancer. Cependant, le colosse décida de s’arrêter afin de ramasser une poupée. Ce n’était pas le temps pour ce genre de chose. La jeune femme ne pouvait rester là et attendre qu’il retrouve sa propriétaire. Elle s’éloigna de lui et s’approcha discrètement de la porte menant au wagon suivant. Elle ne se posta pas devant, s’adossant contre la paroi juste à côté. Pour l’instant, il valait mieux qu’elle reste sur ses gardes. Elle jeta un premier coup d’œil par la petite fenêtre de la porte, mais ne percevait rien d’anormal. Alors qu’elle s’apprêtait à poser la main sur la poignée, elle tourna la tête en direction de l’homme. Elle avait cru l’entendre dire quelque chose en russe. Elle n’était pas folle. Alors, c’était cela l’accent qu’il avait. Quelques étaient les chances qu’elle se retrouve assise aux côtés d’un mutant russe dans un train pris en otage par des brigands ? Une sur un milliard et même plus. La jeune femme se demanda l’espace d’un instant s’il lui avait adressé à parole avant de voir un adolescent sortir d’une petite cabine. Elle se demandait ce qui se passait et comptait bien ramener tout le monde à l’ordre, mais l’homme se contenta de poser l’adolescent qui l’avait attaqué sur le sol, comme s’il posait un petit chaton un peu sauvage et joueur dans son panier. Il expliqua au jeune homme qu’elle était policière et fera en sorte d’arrêter les bandits. Ah ! Ce qu’elle détestait être considérée comme une simple policière. Elle était bien plus que cela. Elle était agent secret. C’était bien plus classe comme titre, bien qu’elle ne pouvait le clamer haut et fort.

Quoi qu’il en soit, ce n’était plus le temps de discuter. Au moins, ce petit incident leur avait permis d’obtenir une précieuse information. Les bandits avaient pris des passagers du train en otage. Où étaient-ils ? Quelque part dans les wagons qui les précédaient. Il fallait espérer qu’ils étaient toujours en vie.
Laissant passer l’homme devant elle, Eleonnora le talonnait de près. Visiblement, dans ce wagon il n’y avait rien de menaçant à signaler. Cependant, un homme était étendu sur le sol, inconscient. La jeune femme demanda si quelqu’un était en mesure de déposer cet homme sur les sièges, prenant garde à ne pas empirer son état. Deux hommes qui affirmaient avoir des notions de secourisme se portèrent volontaire pour déplacer la pauvre victime inconsciente dans un coin plus sûr. Le corridor central était absolument à éviter, surtout lorsque l’on réalisait toute la place que prenait le mutant de métal. Occupée à s’assurer que l’homme serait bel et bien mis en sécurité, elle ne réalisa pas immédiatement qu’il y avait du mouvement derrière elle. Il aurait pu s’agir d’un passager qui souhaitait aider, rien de plus. Cependant, elle se trompait. Le colosse passa ses énormes bras autour d’elle afin de la protéger d’une balle tirée en sa direction. Elle se sentait si petite, comme s’il allait la broyer s’il décidait de resserrer davantage son étreinte. Avant que la balle ne ricoche contre les bras de métal du géant, Eleonnora usa de son don et renvoya immédiatement le projectile à son propriétaire, le touchant ainsi à l’épaule. Lorsque les bras de l’homme cessèrent de faire office de bouclier, la jeune femme fit en sorte que le brigand qu’elle venait de blesser ne puisse faire quoi que ce soit d’autre, comme ce qui s’était produit avec ses collègues. Une fois cela fait, elle traversa le wagon. Un très bref regard par la petite fenêtre permis de réaliser que de l’autre côté de la porte se trouvait la cabine du conducteur. Elle eut à peine le temps de se mettre hors du champ de vision qu’avaient les preneurs d’otage grâce à la petite fenêtre que la porte s’ouvrait déjà, laissant passer l’un d’entre eux, tenant fermement une femme qui devait être la mère des enfants qu’ils avaient croisés. Elle était menacée d’une arme à feu, posée sur la tempe.


-« Pose ton flingue sur le sol où je la tue ! »

Eleonnora n’avait pas trop le choix d’obéir. De toute façon, même privée de son arme elle avait toujours le moyen d’agir. Elle observa attentivement le preneur d’otage alors qu’elle s’accroupissait afin de poser sur arme sur le sol. Elle se redressa tout aussi lentement avant de donner un petit coup de pied sur son arme afin de la faire glisser en direction du malfaiteur. Il était un peu plus petit qu’elle. Son arme était chargée. Il ne semblait pas très musclé. Alors qu’elle se tenait bien droite, les mains en l’air, la jeune femme se concentra sur l’arme. Elle devait arriver à le désarmer. En se concentrant pendant quelques secondes, elle arriva à faire tomber le chargeur de l’arme sur le sol, ce qui déstabilisa le bandit. Dès qu’il baissait la tête vers le sol afin de voir de quoi il s’agissait, la jeune femme usa de nouveau de son pouvoir afin que l’arme vienne assommer son propriétaire d’un coup fort et puissant. Aussitôt, Eleonnora se précipita en direction de la femme qu’elle agrippa et protégea en se plaçant devant elle.

La jeune femme ne distinguait qu’un homme dans la cabine. Ce dernier fit feu en sa direction. Sans plus attendre, elle s’accroupit, entrainant la femme qu’elle protégeait avec elle afin qu’elle se couche sur le sol et évite ainsi de se prendre inutilement une balle. Eleonnora étira le bras et récupéra, grâce à son pouvoir de télékinésie, son arme en moins d’une seconde afin de répliquer aux tirs. Elle n’arrivait pas à toucher sa cible qui se dissimulait dans la cabine. Lorsqu’il osait tirer en sa direction, elle faisait dévier chacune de ses balles vers le plafond afin d’éviter de blesser qui que ce soit. Cependant, elle était coincée. Elle ne pouvait avancer davantage sans risquer d’être blessée ou de voir l’autre otage être blessé à son tour. Cette situation était un peu trop délicate à son goût.
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MessageSujet: Re: Voyage Mortel [PV Colossus]   Jeu 30 Mai 2013 - 15:30

Malgré sa grande taille et son imposante carrure, Colossus aimait se faire discret. Il n'était pas du genre à se faire remarquer, s'habillant d'une façon tout à fait banale et ne faisant jamais rien de remarquable. Cependant, sa seule silhouette attirait les regards, ce qui le rendait parfois nerveux. Là, au milieu du train, il se sentait un peu à l'écart, ce qui le rassurait. De plus, il dessinait, ce qui lui permettait de ne plus vraiment prêter attention au reste ni à ce qui l'entourait en dehors de son modèle. Mais lorsqu'un coup de feu retentit, il n'eut d'autre choix que d'arrêter et de revenir à la réalité. Il ne désirait pas dévoiler son don à tous ces humains mais il ne pouvait pas non plus les laisser se faire blesser sans intervenir. Le professeur Xavier lui avait déjà recommandé de ne jamais user de son pouvoir en public. Mais là, une vie était en jeu. Son ex voisine de siège était en danger et il ne pouvait pas la regarder se faire tuer en sans rien faire pour la protéger.

Piotr n'était pas quelqu'un de violent ni de vindicatif mais lorsque les choses l'imposaient, il savait se montrer ferme et combattif. Puisqu'il faisait face à des humains, même armés, il faisait attention à ne pas trop les blesser. Sous cette forme de métal, il pouvait broyer n'importe qui d'une simple pression si il ne faisait pas attention. Un simple coup suffisait à mettre à terre les adversaires et il n'avait pas besoin de faire attention à lui même puisque les balles ricochaient sur lui. Tout aurait été des plus simples si le dernier rescapé n'avait pas changé de cible à la dernière seconde. Par chance, la jeune femme prise pour cible savait parfaitement bien se défendre, ayant sans doute eu une formation de self défense puisqu'elle était policière. Elle s'occupa facilement de celui qui la menaçait et l'attacha bien rapidement comme si elle n'avait jamais été en danger.

Bien que les trois bandits étaient à présent au sol et incapables de faire le moindre mal à quiconque, on aurait pu croire que tout était terminé. Mais ils n'étaient sans doute pas seuls et c'est ce que la policière partit vérifier. Elle revint peu de temps après pour venir chercher l'aide du mutant qui n'avait quasiment pas bougé de sa place. Il n'avait même pas eu le temps de reprendre sa forme humaine. De toute façon, ce n'était pas plus mal car c'était sous cette forme de métal qu'il était le plus efficace pour ce genre de situation. Il décida donc d'accompagner la jeune femme le long des wagons, prenant les devants pour qu'elle ne se retrouve pas blessée. Celle ci lui donnait presque des ordres mais il n'y prêta pas attention, supposant qu'elle croyait parler à quelqu'un qui ignorait tout des tactiques militaires. Si Piotr n'avait jamais été militaire, son grand-frère, lui, l'avait été. Mais il fallait dire que le colosse appartenaient aux X-men et qu'il était loin d'être un novice en travail d'équipe.

- Je ne risque pas grand chose, ne vous en faites pas. Je ne mettrais personne en danger, comptez sur moi.

Alors qu'ils traversaient des wagons plutôt calmes, Piotr songea que certains malfrats devaient se trouver dans la cabine de pilotage, ce qui expliquerait pourquoi le train ne stoppait à aucun arrêt. Il espérait seulement qu'ils n'aient pas tué ou blessé le conducteur afin que le train ne fonce pas n'importe où. La jeune femme qui l'accompagnait avait l'air plus confiante que lui sur le sujet. Sans doute un des côtés rassurants de son métier qui ressortait bien que le russe n'avait pas tellement besoin qu'on lui dise ce genre de choses. Il se contenta de hocher la tête et continua d'avancer au fur et à mesure dans les différents wagons jusqu'à ce qu'il trouve une poupée.

Si Eleonnora n'y aurait pas prêté la moindre attention, ce n'était pas le cas du colosse qui chercha sa propriétaire. Piotr adorait les enfants et il ne voulait pas qu'une enfant soit seule ou en danger. Il ne tarda pas à la retrouver bien qu'il lui fit plus peur qu'autre chose. Elle fut bien vite défendue par son frère, un mutant, qui expliqua que leurs parents avaient été séparés d'eux, chose plutôt étrange. Généralement, c'était les enfants qui étaient pris pour cibles car plus facile à transporter et plus faciles à maitriser au besoin. C'était une information importante car si les bandits avaient des otages en particulier, cela limitait les possibilités du duo de choc.

Information en poche, ils laissèrent les enfants dans leur abris de fortune et continuèrent leur route. Le prochain wagon était tout aussi calme que les précédents, à la seule différence qu'un homme gisait sur le sol. Alors que Piotr se penchait pour voir de quoi il retournait, la jeune femme fut prise pour cible. Le mutant se redressa pour lui servir de bouclier vivant mais elle n'en eut au final pas vraiment besoin. Sans explication, la balle fit demi tour et percuta son expéditeur à l'épaule. Piotr était certain qu'elle n'avait pas ricoché sur lui... Comment avait elle donc changé de direction ? La policière était elle une mutante elle aussi ? Cela expliquerait pourquoi elle n'était pas surprise de voir l'autre forme du colosse. Mais l'heure n'était ni aux questions ni aux constatations. Il fallait agir et rapidement. La jeune femme s'occupa de l'homme tandis que Piotr s'occupait du civil à terre, le déposant en lieu sûr. Mais alors qu'ils approchaient de la cabine de pilotage, la porte s'en ouvrit et elle dévoila un homme armé, menaçant une femme. Sans doute la mère des deux enfants croisés plus tôt.

La policière obéit à l'homme et jeta son arme vers lui sans chipoter. Piotr pouvait difficilement jeter son arme, il n'en possédait pas. Il était sa propre arme et se voyait mal se jeter à ses pieds. Une balle ne lui ferait rien mais l'otage, elle, risquait fort de finir en passoire. Mieux valait se montrer prudent si ils ne voulaient pas qu'elle termine mal. Mais alors que le malfrat baissait la tête pour regarder l'arme à ses pieds, celle ci vint le percuter en plein visage, le sonnant sur le coup. Encore quelque chose d'inhabituel. Aucun doute sur le fait que la jeune femme n'y était pas étrangère. Elle profita de ce moment de surprise pour se précipiter vers l'otage et l'entrainer avec elle à terre afin d'éviter les tirs. En deux temps trois mouvements, elle récupéra son arme et pu tirer à son tour, échangeant coup sur coup avec l'homme encore dans la cabine. Les tirs risquaient de finir par blesser quelqu'un dont peut-être le chauffeur qui se trouvait à l'intérieur. Il était temps d'agir.

Colossus avança sur le champ de bataille sans sourciller et s'interposa entre les deux camps. Les deux femmes étaient donc sauves puisqu'il prenait toute la place et empêchait qu'elles soient prises pour cibles. Continuant d'avancer, il s'engouffra comme il pu dans la cabine de pilotage alors que l'homme vidait son chargeur sur lui, en vain. Le russe attrapa l'arme et la broya d'un geste de la main comme s'il s'agissait d'une simple feuille de papier. Jetant les morceaux à terre, il empoigna ensuite le bandit et le souleva devant lui pour qu'il lui fasse face.

- Combien êtes vous au juste ? Si tu ne veux pas passer par la fenêtre, je te conseille de répondre tout de suite et de ne pas me prendre pour un idiot.
- Sept ! On est sept ! Lâchez moi maintenant !


Piotr était quelqu'un de doux par nature mais il savait se montrer menaçant si il le fallait. Puisque l'homme lui avait répondu, il se contenta de l'assommer pour éviter qu'il ne tente de s'échapper puis l'enferma dans un placard vide de la cabine. Ainsi, il ne risquait pas de s'enfuir. Le russe n'avait pas souvenir d'avoir croisé sept malfrats et supposa donc qu'il en restait d'autres quelque part. Mais pour l'heure, il voulait s'assurer que sa partenaire temporaire et l'otage se portaient bien. Sortant de la cabine, il s'avança vers elles.

- Tout va bien ? D'après ce qu'a dit l'homme, ils sont sept. Je crois que...


Le train freina soudainement. Quelqu'un venait de tirer le signal d'alarme et la totalité du train ralentissait brusquement jusqu'à marquer un arrêt total. Que se passait il à présent ? Voyant que leur plan tombait à l'eau, il était possible que les bandits restants aient décidés de prendre la poudre d'escampette. Mais il ne fallait pas qu'ils descendent ainsi en plein milieu des voies. Qui sait si il n'y avait pas un autre train en approche. Et puis, il valait mieux éviter qu'ils fuient avec leur éventuel butin. Si la jeune femme et lui se décidaient à sortir, mieux valait redoubler de prudence.

- On peut se séparer si vous le souhaitez. De ce que j'ai vu, vous n'avez pas tellement besoin de moi. C'est peut-être une ruse pour nous faire croire qu'ils ont quitté le train alors qu'ils sont encore à bord.
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MessageSujet: Re: Voyage Mortel [PV Colossus]   Lun 3 Juin 2013 - 4:41

Plus jamais. Plus jamais Eleonnora n’empruntera les transports en commun. Elle en avait assez. Il n’y avait pas moyen pour qu’elle puisse rentrer tranquillement chez elle sans devoir jouer à nouveau son rôle d’agent gouvernemental et empêcher des innocents se faire tuer ? Bien qu’elle faisait quelque chose d’utile pour la société et sauvait les vies d’innocentes personnes, elle n’avait franchement pas envie de se retrouver dans une telle situation. Si seulement cela aurait pu être une prise d’otage comme une autre. Eh bien, non. Son voisin de siège se trouvait être un mutant qui ne se gênait pas pour utiliser son don en public. Bien que cela était pour la bonne cause, Eleonnora ne faisait qu’en détester davantage ce voyage. Elle devait faire en sorte de contacter ses collègues du S.H.I.E.L.D. qui s’occuperont de la situation. Ils avaient ce qu’il fallait afin de modifier la mémoire des passagers afin que personne ne se souvienne de l’individu à la peau de métal.

Coincée au beau milieu d’une fusillade dont elle était l’une des tireuses, la jeune femme n’avait pas vraiment l’occasion de se plaindre intérieurement. Elle était plutôt préoccupée par la présence des nombreux civils près d’elle ainsi que des balles qui fusaient à grande vitesse. Heureusement, elle n’avait aucun mal à les détourner. Ce fut d’autant plus simple lorsque le colosse de métal s’interposa entre les deux tireurs et pénétra dans la cabine. Aussitôt, Eleonnora fit signe à la femme qu’elle protégeait de s’éloigner de ce champ de bataille. Elle pouvait ainsi retrouver ses enfants sans craindre d’être blessée.
L’homme de métal semblait bien s’occuper du preneur d’otage, lui faisant passer un petit interrogatoire. Cela porta ses fruits puisque l’individu, pris au piège, avoua qu’ils étaient sept hommes armés sur ce train. Cela signifiait donc qu’il fallait trouver le dernier. Quand est-ce que ce fichus cauchemar prendra fin ?

Le train freina brusquement avant qu’Eleonnora ne puisse s’adresser à son coéquipier. Cela signifiait probablement que le dernier individu allait tenter de fuir… À moins qu’il ne le leur faisait croire, comme le supposait le colosse de métal. Dans ce cas, il n’y avait pas une seconde à perdre. Il fallait absolument intervenir avant qu’il n’y ait de nouveaux blessés. La jeune femme décida de faire le tour du train. Elle allait réquisitionner l’aide de l’individu pendant un petit moment, encore.


-« Je vais partir à sa recherche. Pendant ce temps, vous allez regrouper les autres individus au même endroit afin de pouvoir les surveiller. »

Sur ces mots, elle se dirigea vers le wagon où elle s’était installée, au début du voyage. Elle avait visité les wagons précédents et n’avait rien trouvé. Elle supposait que le criminel se trouvait probablement vers l’arrière du train et qu’il allait tenter de fuir de cette façon. Ou presque… Un petit coup d’œil par la fenêtre lui permis de constater que le bandit venait tout juste de fuir par… elle n’en savait rien mais ce n’était qu’un détail. L’important était qu’elle avait trouvé le dernier bandit qui avait probablement fuit en les entendant arriver. Elle ne remarqua pas immédiatement qu’il avait commencé à détacher l’un de ses acolytes, ayant été solidement ligoté. Eleonnora était bien trop concentrée sur l’individu qui fuyait. Elle se s’approcha d’une fenêtre qu’elle ouvrit d’un geste sec. Avec de la chance, elle arrivera à l’atteindre à cette distance. Il courait, le temps de la jeune femme était compté. D’ici quelques secondes, elle ne pourra plus l’atteindre. Elle tira un coup de feu qui se perdit dans le champ. Lorsqu’elle tira le second, elle fit elle-même dévier la balle afin qu’elle se loge dans la jambe de l’homme, tout juste en dessous du genou. Elle ne voulait pas le tuer, simplement éviter de le voir fuir.

Aussitôt, Eleonnora regagna sa place afin d’attraper son téléphone portable, resté dans son sac à main, elle ne remarqua pas l’individu qui tentait subtilement de défaire ses liens afin de l’attaquer dans le dos. Elle n’était pas très attentive, collant le téléphone à son oreille alors que le numéro se composait. Elle observait toujours l’individu, couché sur le sol, dans l’herbe, qui ne bougeait plus. Il aura beau tenter de fuir, elle le rattrapera sans problème et ce, même à talon aiguille.
Lorsqu’elle put enfin s’adresser à quelqu’un, Eleonnora demanda à ce que des renforts soient envoyer afin de s’occuper des bandits et de régler le problème qu’elle avait avec le colosse de métal. Pas question de laisser les témoins se souvenir de cela. Cependant, elle ne sera plus en mesure de dire quoi que ce soit si elle ne réalisait pas ce qui se passait tout près d’elle…


Lorsqu’elle se retourna finalement, tout ce qu’elle vit fut un individu étendu sur le sol. Il était assommé ou quoi ? Peut-être qu’un passager l’avait déplacé là, qui sait ? Ne se gênant pas pour l’enjamber, Eleonnora décréta qu’il était temps d’aller chercher le dernier individu, celui qui était toujours à l’extérieur. Ce qui était bien avec l’agence dans laquelle elle travaillait était que les renforts arrivaient à une vitesse folle. D’ici cinq minutes, tout cela sera terminé.

Plutôt que d’effectuer la sale besogne par elle-même, car il était hors de question qu’elle transporte cet homme sale et blessé, elle préféra s’adresser au colosse. Lui, il avait la force de le soulever et de l’amener jusqu’ici.


-« Allez chercher l’individu à l’extérieur et ramenez le avec les autres. Des renforts arriveront d’ici quelques minutes. »

Comme elle l’avait dit, à peine cinq minutes plus tard des hélicoptères se posèrent à proximité du train. Ils furent suivit par des automobiles, peu de temps après. Eleonnora se chargea de tout expliquer la situation alors que d’autres agents prenaient les choses en main. Il y avait bien des choses à faire avant que ce train ne redémarre. Il fallait s’occuper des criminels, puis des blessés et ensuite il fallait modifier la mémoire de tout le monde. Cela allait prendre du temps, mais au moins Eleonnora pouvait se rendre jusqu’à la prochaine gare. Elle avait fait son devoir, ce n’était plus à elle de gérer tout cela.

La jeune femme alla tout naturellement ramasser ses affaires. Elle s’assura que tout était dans son sac à main avant de poser son veston sur son bras et de s’éloigner. Cependant, cela n’était pas sans échanger quelques mots avec l’individu qui l’avait aidé à protéger les personnes présentes dans le train. Elle s’était déjà occupée de son cas, auprès des autres agents. Il pouvait être tranquille. Cependant, ce n’était pas pour autant qu’elle allait le laisser en plan comme si rien n’était. Si elle pouvait glaner quelques informations à son sujet, elle en serait ravie. Elle s’approcha de lui. Comme il ne la regardait pas, elle attira son attention en posant délicatement sa main – dont sa manucure était miraculeusement intacte – sur son biceps. Il était vraiment grand. Déjà qu’elle était plutôt grande pour une femme et dépassait parfois certains hommes plutôt petits, là elle ne pouvait que se sentir minuscule. Elle lui sourit.


-« Merci pour le coup de main. Maintenant vous avez deux choix. Soit vous restez ici pour une durée indéterminée, soit vous rentrez en ma compagnie à la gare de New-York… À moins que vous ne vous arrêtiez à l’une des gares sur mon chemin. À votre place, je choisirais la seconde option, ce serait dommage de refuser de passer un moment en si bonne compagnie après ce qui vient de se produire. »

Même après une mission, même si Eleonnora était épuisée et ne désirait que retrouver son loft, son narcissisme de disparaissait pas. Elle était toujours là pour se mettre en valeur et s’envoyer des fleurs. Il fallait en profiter. Un agent du S.H.I.E.L.D. allait se charger de la raccompagner à la gare de New-York. Il fallait en profiter, pour une fois qu’il y avait bien plus d’agents sur les lieux que nécessaire. Il ne restait plus qu’à savoir si le mutant allait accepter sa proposition. En fait, c’était quasiment certain qu’il le ferait. Qui pourrait résister aux jolies yeux de biches d’Eleonnora ?



[H-RP: Si j'ai trop avancé dans mon poste, je pourrais le modifier sans problème ^^ ]
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MessageSujet: Re: Voyage Mortel [PV Colossus]   Mar 4 Juin 2013 - 18:28

Colossus aimait les endroits tranquilles, le calme et la sérénité. Là, pour le coup, il était plutôt mal tombé, au beau milieu d'une prise d'otage doublée d'un hold up de passagers. Par chance, le russe ne craignait pas grand chose et pouvait sans difficulté stopper quelques humains à peine armés. Il était secondé -même si c'était plutôt l'inverse- par une jeune femme policière qui était, aussi étonnant que cela puisse paraitre, une mutante tout comme lui. C'était ainsi bien plus simple pour eux d'intervenir tout en évitant d'avoir des blessés sur les bras. Il y en avait déjà mais au moins, ils faisaient en sorte de minimiser les choses. Après tout, ils n'étaient que deux contre sept hommes armés et sans doute préparés.

Sept ? Il en manquait donc un. Mais Piotr eut à peine le temps d'en faire part à sa partenaire d'un jour que le train freina brusquement. Ce n'était pas le conducteur qui en était à l'origine. Quelqu'un avait donc tiré le signal d'alarme pour stopper le train dans sa course folle. Si cela aurait pu être une bonne nouvelle, le mutant doutait que cela annonce quelque chose de bien. Le dernier malfrat devait sans doute chercher à s'enfuir d'une façon ou d'une autre. Mieux valait qu'ils se séparent afin de rapidement le retrouver avant qu'il ne s'échappe pour de bon. La policière lui donnait des ordres mais Piotr ne chipotait pas. Ne représentait elle pas les forces de l'ordre après tout ?

- Je vais les rassembler dans le wagon bar afin qu'ils ne soient pas trop proches des passagers au cas où ils tenteraient quelque chose de stupide.

Il s'exécuta aussitôt, commençant par rapatrier celui qu'il avait enfermé dans le placard jusqu'au wagon adéquat. Wagon par wagon, il allait récupérer les hommes inconscients et ligotés qui gisaient encore sur le sol. Ils ne poseraient sans doute plus de problèmes mais mieux valait rester prudent tant que tout n'était pas terminé pour de bon. Pour faire ce travail, il avait repris forme humaine afin de faire moins peur aux civils qui se trouvaient là. Sa seule force humaine lui suffisait amplement pour soulever sans peine les malfrats. Et puis, il pouvait ainsi plus facilement se déplacer et ne plus risquer d'endommager le train.

Alors qu'il se rendait dans l'un des wagons, il remarqua que la policière s'y trouvait, penchée à une fenêtre. Elle avait sans doute repéré le fuyard et avait même sans doute déjà mis un terme à sa cavale puisqu'elle rangeait son arme. Sans prévenir de son arrivée, Piotr s'avança vers l'homme allongé au sol. Celui ci n'était pas inconscient et était même parvenu à détacher en bonne partie ses liens. La jeune femme lui tournait le dos et ne voyait pas ce qu'il se passait. Le russe s'approcha et lui donna un coup derrière la nuque avant de se redresser. Au moins, il ne risquait plus de faire de mal à quiconque pour le moment. Mais avant même qu'il ait pu attraper l'homme pour le ramener avec ses compagnons, il aperçu la petite fille qu'il avait vu plus tôt dans le couloir. Oubliant là l'homme, il s'avança dans le couloir du wagon et en sorti pour la rejoindre. La femme prise en otage était avec elle et son frère. Voyant que la famille était réunie ou presque, Colossus préféra ne pas s'imposer davantage. Au moins, la petite fille allait bien.

Il retourna dans le wagon et tomba sur la policière qui lui demanda d'aller chercher celui qui était dehors. Ainsi donc, elle l'avait mis hors d'état de nuire, c'était une bonne chose. Piotr ne chipota pas mais ramassa déjà celui qui trainait à ses pieds avant de se rendre à l'extérieur. Quelques mètres plus loin se trouvait un homme au sol, encore conscient et qui débitait une flopée d'insultes. Il était tombé sur l'une des voies et ne pouvait apparemment plus bouger. Piotr s'approcha mais aperçu un peu plus loin un train qui arrivait sur cette dite voie. Il y avait assez peu d'espace entre les deux voies et le russe se voyait mal jouer les funambules. Il fallait que le train s'arrête. Agitant le bras, Piotr espérait que le conducteur les verrait assez tôt pour freiner. Le crissement des freins confirma qu'il les avait bien vus mais la distance était trop courte pour qu'il n'écrase pas l'homme à terre.

Le mutant déposa rapidement celui qu'il portait au sol, à l'abri et fonça vers le train. Il n'avait pas le choix si il ne voulait pas voir le malfrat perdre la vie de la plus atroce des façons. La peau du mutant reprit une apparence métallique tandis qu'il se postait entre l'homme et le train qui ne ralentissait pas assez vite. L'impact fut moins fort que prévu grâce au freinage du conducteur mais les dommages étaient tout de même conséquents. Piotr était presque incrusté dans l'avant du véhicule mais au moins, il l'avait stoppé aisément. Les pauvres passagers avaient dû être bousculés à cause de l'impact et il espérait que personne n'était blessé. Sans tarder, il attrapa le bandit au sol tout en reprenant forme humaine et s'avança pour attraper l'autre. Un sur chaque épaule, il retourna dans le train comme si de rien n'était. Cela allait en faire, des gens à qui effacer la mémoire... Mais Piotr ne se sentait pas coupable pour autant. Il avait fait ce qui lui semblait le plus juste, peu importait les conséquences. Il savait qu'en cas de besoin, il pouvait compter sur le professeur Xavier. Il avait déjà effacé la mémoire de beaucoup de gens alors pourquoi pas cette fois encore ?

Piotr ramena les deux individus et les déposa avec les autres afin de les rassembler. Un équipe d'agents arrivèrent pile à ce moment là pour inspecter les lieux. On n'aurait pas dit qu'il s'agissait de policiers. Etait ce des forces spéciales ? Sans doute mais Piotr ignorait leur existence. De toute façon, tout cela ne le regardait plus et il était content de voir qu'aucun des nouveaux arrivants ne lui posait de questions ou n'essayait de l'appréhender. Par la fenêtre du wagon, il admirait le résultat de son intervention sur l'autre train, toujours à l'arrêt. Il ne risquait pas de repartir tout de suite. Les passagers de ce train allaient sans doute investir celui ci, en partie vide. Perdu dans ses pensées, il tourna la tête vers la jeune femme lorsqu'il sentit quelque chose sur son bras. Ses yeux rencontrèrent les siens et il eut un moment de flottement l'espace d'un instant.

Elle lui souriait, lui présentant alors les options qui s'offraient à lui. Il pouvait soit attendre ici des heures que les agents dont il ignorait l'affiliation terminent ce qu'ils faisaient. Soit il pouvait rentrer en sa compagnie. Piotr ne se méfiait pas de la jeune femme, ne supposant même pas qu'elle voudrait en savoir plus sur lui grâce à ça. Il était seulement bien content de pouvoir rapidement quitter les lieux et de pouvoir rentrer chez lui. Ce n'était pas les yeux de biche de la jeune femme qui allaient le forcer à accepter mais cela ne fit que renforcer sa décision.

- Je n'allais pas rester sans rien faire alors que vous risquiez votre vie. Et j'accepte votre proposition, je ne tiens pas à rester ici des heures sous le regard des voyageurs. Ce sera avec plaisir que je prendrais la même route que vous. New York sera très bien, c'est là que je me rendais à l'origine.

Se tournant complètement vers elle, il lui tendit sa grande main pour qu'elle la lui serre. Avec tout ça, ils ne s'étaient même pas présentés.

- A qui ai je l'honneur, au fait ? Je m'appelle Piotr mais vous pouvez m'appeler Peter, comme tout le monde. Je dois avouer que votre mutation est plutôt utile mais je ne me doutais pas que les forces de police disposaient de mutants dans leurs effectifs. Vous n'allez pas m'arrêter au moins ?
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MessageSujet: Re: Voyage Mortel [PV Colossus]   Mer 5 Juin 2013 - 18:16

Ce qu’Eleonnora aimait le plus des missions, c’était la fin. Ce fameux moment où elle avait accomplis son devoir et pouvait rentrer chez elle en paix afin de retrouver celle qu’elle aimait. Il n’y avait rien de mieux. Cependant, il y avait des moments où ce n’était pas si simple, comme celui-ci. Elle devait gérer une prise d’otage alors qu’elle rentrait tranquillement chez elle, en train. Autant dire que cela lui déplaisait au plus haut point. Elle qui pensait acquérir un peu de repos, elle se trompait royalement. Puisqu’elle n’avait pas le choix, elle accomplissait son devoir et s’assurait que tout le monde allait rentrer sain et sauf.

Heureusement, durant cet événement des plus désagréables où elle avait passé son temps à maitriser des bandits ou échanger des coups de feu avec eux, elle avait eu l’assistance de l’un des passagers. Il ne s’agissait pas d’une personne comme une autre, mais bien d’un mutant dont le pouvoir s’était révélé très utile. Elle devait l’en remercier. Grâce à lui, il avait été bien plus simple de gérer la situation et de faire en sorte que personne ne soit tué.

Puisque toute cette mésaventure était terminée, Eleonnora pouvait maintenant rentrer chez elle. Cependant, elle comptait bien inviter cet homme à la suivre. Elle avait quelques questions à lui poser, notamment sur sa mutation. Elle l’avait également vu, alors qu’il arrêtait ce second train fonçant à sa direction alors qu’il allait chercher l’un des criminels sur les rails. Il n’avait pas froid aux yeux et était bien sûr de lui pour effectuer une telle manœuvre. Elle aimait bien les gens téméraires.

Quoi qu’il en soit, il avait deux choix : soit il restait dans ce train pour une durée indéterminée, soit il acceptait de la suivre jusqu’à la gare de New-York. La décision lui revenait, mais elle comptait bien le pousser à accepter. Elle avait, en tant que femme, tout un tas d’atouts et d’arguments pour le faire changer d’avis dans le cas d’un refus. Après tout, elle était bien trop jolie et charmante pour qu’un homme puisse lui résister.
Elle fut ravie de voir qu’il acceptait. Ce devait être son charisme de femme fatale qui avait encore fait effet, elle en était persuadée. Son sourire ne s’en fit que plus grand et encore plus resplendissant.


-« Fantastique. Cela nous permettra de faire plus ample connaissance. »

Parlant de faire connaissance, il serait peut-être temps de se présenter. Ce fut l’homme qui se présenta le premier, lui tendant la main. Piotr. Elle pourrait également l’appeler Peter, mais cela ira selon son envie. Elle se concentra plutôt sur le compliment qu’il lui fit au sujet de son don. Grave erreur. C’était la meilleure façon pour qu’Eleonnora se mette aussitôt de l’avant en vantant son immense talent et tout le blabla inutile qui s’en suivait toujours.
La jeune femme lui serra la main. Elle avait toujours une bonne poigne, ce qui surprenait les hommes. Vu la taille que faisait le colosse, aucun doute qu’il ne sentira pratiquement rien.


-« Eleonnora Davidoff. Ne vous en faites pas, Piotr, je ne compte pas vous arrêter. Je dois vous avouer que je ne suis pas une policière ordinaire. Ce n’est pas tout le monde qui a la chance d’avoir un don aussi fantastique que le mien. Mais d’ailleurs, et si vous me parliez un peu du votre. Il n’est pas très discret, contrairement au mien, ce qui est un atout non négligeable dans les situations de ce genre. »

Nul doute que n’importe qui aurait préféré rester dans le train plutôt que d’entendre Eleonnora se vanter. Elle fit signe à Piotr de la suivre à l’extérieur du train. Une voiture les attendait, un peu plus loin, tout comme son chauffeur. Ce que cela pouvait être pratique. Elle n’avait pas à se casser la tête avec la conduite du véhicule, jusqu’à la gare. Cependant, lorsqu’elle y sera, elle sera contrainte d’emprunter de nouveau les transports en commun. Pas question…

-« Pardonnez-moi, j’ai un coup de fil à passer. »

Elle s’arrêta devant la voiture qui allait les ramener à la gare de New-York et ouvrit l’une des portières arrières afin d’inviter le colosse à s’y engouffrer. Elle s’éloigna, par la suite, de quelques pas afin de passer un appel. Elle composa un numéro puis laissa sonner. Elle savait sa voiture au garage, sa copine au boulot, alors il ne restait qu’une solution…

-« Salut sale peste ! Je suppose que tu ne fais rien d’intéressant, n’est-ce pas ? »
-« ... Je me demande si je dois t’envoyer promener ou simplement te raccrocher au nez. »
-« Ce que tu peux être rabat-joie. Allez, dis-moi que tu es à l’institut et que tu aimes assez ta sœur pour passer la prendre à la gare de New-York. »
-« Je suis chez grand-mère et je n’ai pas la moto alors débrouille toi. »
-« Nonnonnon ! En fait, c’est parfait. Tu peux passer prendre ma voiture au garage à deux rues de là ? »
-« Tu veux que j’en fasse quoi ? Je conduis une moto. »
-« C’est pas grave, c’est presque pareil. »
-« Non, ce ne l’est pas. Je n’ai pas le permis pour ça et… »
-« Ce n’est qu’un détail. Si tu le fais, je te serais redevable, penses-y. »
-« Rien à foutre. »
-« Parfait, alors je t’attend d’ici trente minutes à la gare de New-York. Prend bien soin de ma voiture. »
-« Mais puisque je te dis que je conduis une putain de moto ! Je ne vais pas… »
-« Moi aussi, je t’adore. A tantôt ! »

La jeune femme raccrocha et alla rejoindre la voiture. Ah ! Ce qu’elle pouvait aimer embêter sa sœur. Elle était pratiquement certaine qu’elle finira par accéder à sa demande. Ce n’était pas si difficile que de conduire, elle allait bien s’en sortir, non ? Après s’être installée sur la banquette arrière, où elle trouvait qu’il manquait vachement de place, elle demanda au chauffeur de démarrer. Elle avait maintenant tout son temps pour questionner Piotr. La jeune femme croisa les jambes avant de tourner la tête en sa direction. Lorsqu’elle s’exprima, elle le fit en russe, consciente qu’il pourra facilement la comprendre.

-« J’ai cru comprendre que vous parliez le russe. Autant continuer en ce sens, dans ce cas. Cela évitera que des oreilles indiscrètes nous comprennent. »

Elle avait plusieurs questions à lui poser, mais par où commencer ? Pourquoi ne pas parler de son pouvoir ? Et si elle le questionnait sur sa destination ? Non, elle s’en fichait un peu de l’endroit où il allait. Qui sait si ce n’était pas un mutant terroriste qui cachait bien son jeu ? Avant de passer aux conclusions hâtives, il valait mieux commencer par poser une première question.

-« Ça ne vous gêne pas de vous exposer ainsi en public sous votre forme de métal ? Plus d’une centaine de personne vous ont vus ainsi. Cela commencerait à mettre la puce à l’oreiller au gens quant à l’existence de personnes aux dons particuliers, vous ne trouvez pas ? Après tout, ce genre d’événement fait toujours parler. »
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MessageSujet: Re: Voyage Mortel [PV Colossus]   Jeu 6 Juin 2013 - 18:17

Piotr aurait souhaité que cette journée ne soit jamais arrivée. Il détestait devoir intervenir en usant de son pouvoir mais avait il eu le choix ? Il aurait pu ne rien faire mais si jamais quelqu'un avait été blessé, il ne se le serait jamais pardonné. Il y avait eu des blessés de toute façon mais il aurait pu y avoir pire. La jeune femme sur qui il veillait aurait pu se faire tuer. Quoiqu'en y réfléchissant bien, elle était entrainée, armée et mutante de surcroit. Que d'avantages face à de simples humains armés qui ne s'attendaient certainement pas à de tels tours de passe-passe. Mais, sous son côté doux et paisible, Piotr était un homme d'action lorsqu'il le fallait. Et il estimait justement que la situation le nécessitait. Maintenant qu'il pouvait réfléchir à tout ça, il ne regrettait pas son intervention. Tout était bien qui finissait bien, non ?

Mais maintenant que les forces de police, d'intervention ou d'il ne savait trop quoi étaient là, il se demandait si il avait bien fait d'agir. Il allait certainement devoir passer des heures au poste à expliquer ce qu'il était, à leur assurer qu'il n'était ni un criminel ni quelqu'un de dangereux et il allait devoir faire en sorte de ne pas terminer comme cobaye de laboratoire. Là, le professeur Xavier était prié d'intervenir rapidement afin que plus personne ne se souvienne de ce petit incident. Après tout, il n'avait rien fait de mal à part détruire partiellement un train. Mais c'était pour sauver une vie, même celle d'un malfrat alors où était le problème ? Seulement, le professeur Xavier n'était pas dans les parages et le russe allait sans doute devoir faire face seul à tout cela pour le moment. Il savait que le dirigeant de l'institut ne prendrait pas le risque de faire savoir à la population que les mutants existaient. Mais pour l'heure, le colosse était seul.

C'était en tout cas ce qu'il pensait jusqu'à ce que la jeune femme qui l'avait aidée se rappelle à lui. Vu sa façon de présenter les choses, c'était comme si tout était réglé, qu'elle avait fait en sorte que personne ne lui pose le moindre problème. Plutôt surprenant après les derniers évènements. Piotr ne savait donc pas tellement à quoi s'attendre, il ignorait si il fonçait droit dans un piège présenté de façon fort polie ou bien si elle avait l'autorité nécessaire pour faire en sorte que personne ne s'interpose entre eux. Ce n'était certainement pas la police qui venait d'arriver vu la façon dont ils procédaient. Mais il pourrait sans doute se renseigner d'avantage si il se joignait la jeune femme pour aller jusqu'à New York. Lorsqu'il accepta, la policière lui fit un tel sourire que le russe se sentit rougir. Il n'était décidément jamais à l'aise avec les femmes et il détourna les yeux de manière polie.

- Il est vrai que nous n'avons pas tellement eu l'occasion de le faire plus tôt...


Afin de faire disparaitre rapidement sa gêne, Piotr décida de prendre les devants et de se présenter. Il lui tendit donc la main et reposa les yeux sur elle en attendant qu'elle la lui serre. Il en profita pour lui donner son nom ainsi que son nom adapté à la sauce américaine. La plupart des américains n'aimaient pas s'adapter et préféraient user de noms qui leur parlaient plus facilement. Mais pas Eleonnora, comme elle se nommait. Elle le nomma Piotr et lui serra la main avec plus de poigne que la plupart des gens. Le géant fit attention à ne pas lui broyer la main, se montrant plus doux que ne le laissait supposer son apparence. La jeune femme lui confirmait donc qu'elle était un agent un peu spéciale et pas simplement à cause de son don. Mais elle ne comptait pas l'arrêter, ce qui était déjà une bonne chose en soit. Probablement ne souhaitait elle que quelques renseignements puisqu'elle le questionnait à propos de son don. Piotr espérait que ce n'était que dans le but de satisfaire sa curiosité.

- Ravi de vous connaitre Eleonnora. Comme vous dites, mon don n'est pas discret mais il me correspond assez bien. Ma peau prend les caractéristiques d'un métal organique des plus résistants. Même si les malfrats nous avaient attaqué avec un lance roquette, je ne l'aurais même pas senti. Cela développe également ma force musculaire, je pourrais sans problème soulever le train si besoin était. Votre don a l'avantage d'être plus discret et donc de bénéficier d'un effet de surprise mais le mien surprend aussi, d'une toute autre façon.

Eleonnora s'excusa, le prévenant qu'elle avait un coup de fil à passer et l'entraina avec lui pour lui ouvrir la portière d'un véhicule. Après une hésitation, le russe entra à l'intérieur lentement et la voiture affaissa sous son poids. Alors qu'il refermait la portière, il regardait Eleonnora s'éloigner pour téléphoner en paix. Il espérait simplement qu'elle ne prévenait pas ses supérieurs qu'elle comptait leur ramener un mutant. Le colosse patienta sagement, lançant un sourire courtois au chauffeur qui n'avait pas dit un mot.

Piotr fut soulagé de voir Eleonnora revenir, seule. Elle avait pris place à ses côtés et ne semblait pas vouloir l'arrêter spécialement, demandant au chauffeur de les conduire à New York. Mais juste après, alors qu'elle s'adressait au mutant, elle se mit à parler en russe avec une aisance particulière et sans le moindre accent. Piotr aurait pu jurer qu'elle était russe d'origine pour le parler si bien. Il se mit à sourire face à cette constatation. Combien de chances y avait il pour qu'il tombe sur une mutante et russe de surcroit ? Piotr se mit à son tour à parler dans sa langue natale.

- Je ne pensais pas tomber sur une compatriote. Je suis russe, je ne suis aux Etats-Unis que depuis quelques petites années. Vous êtes ici depuis longtemps ?

Mais puisqu'ils ne pouvaient être compris par quelqu'un d'autre qui ne parlait cette langue, ils en profitèrent pour parler de choses plus sérieuses. Eleonnora lui posait quelques questions et le russe n'eut pas de mal à deviner que ce n'était que des reproches dissimulés. Il était vrai que ce qu'il avait fait était dangereux, pour lui et même la population, mais il pensait avoir fait le bon choix. Il y avait un temps pour réfléchir et un autre pour agir. Pas une seule seconde il ne pensait devoir lui rendre des comptes bien qu'il savait que ses actes pourraient avoir des conséquences désastreuses. Par chance, il avait un allié de poids qui pourrait gérer tout ça.

- Ce n'est pas une question de gêne ou non. Vous étiez en danger, je pouvais intervenir et je l'ai fait. Oui, des gens m'ont vu mais qu'aurais je du faire ? Rester les bras croisés à regarder des gens se faire tuer ? J'ignorais que vous étiez comme moi et même si je l'avais su, j'aurais agis malgré tout. Je n'ai pas peur de ce qui pourrait se produire car je connais quelqu'un qui saurait gérer la situation. Je ne suis en effet pas certain que les humains soient prêts à connaitre notre existence. Qu'auriez vous fait à ma place ?
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MessageSujet: Re: Voyage Mortel [PV Colossus]   Ven 7 Juin 2013 - 19:35

Maintenant que toute cette situation désagréable qu’avait été la prise d’otage dans le train était finalement terminée, Eleonnora pouvait rentrer chez elle. En plus de cela, elle pouvait passer à la partie la plus amusante de son métier : interroger. Elle adorait parler, socialiser et connaitre les autres. Elle était très douée pour poser des questions et n’était pas gênée d’aborder les sujets sensibles et plutôt personnels. Elle comptait bien poser quelques questions à Piotr au sujet de ce qu’il faisait dans la vie, de son don de mutant, et d’un tas de petites choses dans le genre.

Avant toute chose, il était temps de faire les présentations. Piotr fut le premier à décliner son identité et lui tendre la main. La jeune femme lui répondit à son tour en la lui serrant. Elle était consciente que sa poigne n’était rien avec celle du colosse, mais il était tout de même doux et ne lui broyait pas les doigts, c’était déjà ça. Pas question qu’il lui casse quoi que ce soit ou ne lui ruine sa manucure. Elle n’avait pas une super peau qui se métallisaient comme une carcasse indestructible contrairement à Piotr.


-« J’ai bien constaté l’efficacité de votre armure. On peut dire que ça vous fait des muscles d’enfer. Vous vous entrainez pour les entretenir, j’espère bien. Être fort est toujours un atout, mais ce n’est pas une raison pour ne pas tenter de devenir toujours plus fort. Déjà, vous êtes une belle surprise en soi. Vous n’êtes pas le genre d’homme de qui on souhaite s’attirer les foudres. Votre don vous donne un avantage supplémentaire, c’est le cas de le dire. »

Puisque les présentations étaient faites, les deux mutants se dirigèrent vers la voiture garée à l’extérieur du train. Elle s’absenta l’espace de quelques secondes afin de passer un coup de fil et ainsi embêter sa sœur par la même occasion. Hors de question qu’elle rentre chez elle en autobus. Elle comptait bien sur sa jeune sœur pour lui conduire sa voiture jusqu’à la gare de New-York. Une fois qu’elle eut raccroché, elle vint prendre place aux côtés de Piotr dans la voiture. Il était temps de démarrer.

Elle décida d’entretenir une conversation uniquement en russe. La jeune femme n’avait pas toujours l’occasion de parler sa langue natale alors autant en profiter. Aussitôt, Piotr perdit cet accent qu’il avait lorsqu’il s’exprimait en anglais. Nul doute que le russe était sa langue natale. D’ailleurs, il lui demanda depuis combien de temps elle était aux États-Unis. Pour sa part, il ne l’était que depuis quelques années. Un peu comme elle, en fait.


-« Ça doit bien faire quatre ans que j’ai aménagé ici. Je vivais à Moscow, auparavant. Après avoir quitté l’armée, j’avais besoin de changer d’air. Je ne suis pas déçue de ma décision, j’adore ce pays. Pourquoi avoir quitté la Russie ?»

C’était toujours étonnant de savoir qu’Eleonnora était une ancienne militaire. Pourtant, c’était bel et bien vrai. Elle avait tiré beaucoup d’expérience de son passage sur les champs de bataille. Cependant, elle serait bien incapable d’y remettre les pieds. Autant elle arrivait à faire face à des prises d’otages, des fusillades et bien d’autres événements de ce genre, autant elle ne pourrait pas supporter de se retrouver de nouveau sur le champ de bataille. Après ce qui lui était arrivé là-bas, elle préférait simplement oublier et passer à autre chose.

Eleonnora décida de changer de sujet et de revenir sur ce qui s’était passé dans le train. Elle devait en profiter et questionner comme elle le pouvait Piotr. Elle avait bien fait de le laisser hors de cette situation et de ne pas l’obliger à répondre aux questions de d’autres agents. Malgré sa grande carrure, il semblait parfaitement inoffensif. En fait, il semblait plutôt avoir un grand sens de la justice. C’était bien beau, tout cela, mais qu’il évite de se promener souvent sous sa forme de métal. Déjà qu’il ne passait pas vraiment inaperçu en temps normal…


-« C’est vrai que vous ne pouviez deviner qu’une si jolie femme soit, en fait, entrainée pour faire face aux pires situations qu’il puisse y avoir. Tout le monde fait cette erreur. Votre coup de main a été utile, il faut bien l’avouer. Dans un tel environnement avec autant de civil, il est bien difficile de s’assurer que tout le monde est en sécurité. À votre place, j’aurais probablement misé uniquement sur ma force physique. Je n’ai pas peur de me prendre des balles, il faut dire. Il n’existe probablement pas de façon parfaite de faire les choses alors il vaut mieux se compter chanceux que personne ne se rappellera de ces événements. »

Ce qui l’intrigua le plus, était cette fameuse personne qui aurait pu gérer la situation. De qui parlait-il ? Sûrement pas des autorités. À moins qu’il n’ait des contacts dans le SHIELD lui permettant ainsi de faire en sorte que ce genre d’événement impliquant des mutants soit effacé de la tête des gens.

-« Je serais bien curieuse de savoir qui est cette fameuse personne de qui vous parlez.»

Elle observa le paysage, par la fenêtre. Il venait tout juste de passer une gare. Bientôt, ils arriveront à New-York. Elle avait bien hâte de rentrer chez elle et de se reposer. Elle avait d’un grand bain, elle avait envie de sushis et, surtout, elle avait envie d’Evelynn. Après tous ces événements, elle avait bien droit à un peu de repos. Bon, avant tout elle n’aura pas le choix de ramener sa sœur à l’institut, mais ce n’était pas une grosse corvée. Après tout, elle pouvait se dire qu’elle passait du temps avec sa petite sœur, ce qui était une occasion qu’elle devait saisir.

« J’espère que vous n’étiez pas très pressé de rentrer chez vous. »-
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MessageSujet: Re: Voyage Mortel [PV Colossus]   Sam 8 Juin 2013 - 10:49

Piotr n'était jamais contre faire de nouvelles rencontres, surtout lorsqu'il s'agissait de mutants. A l'institut Xavier, question mutants, il était servi et il s'étonnait toujours de voir comme le monde était peuplé de ces êtres surnaturels. Cependant, comme le disait Eleonnora, le russe n'avait pas spécialement besoin de son armure de métal pour être imposant. Ca, il l'était naturellement et sans avoir spécialement eu besoin de s'entrainer. Il était né comme ça, telle une force de la nature à qui il valait mieux éviter de chercher des crosses. Vu la façon dont elle parlait, la jeune femme devait être quelqu'un pour qui l'entrainement n'était pas une option et qui cherchait toujours à devenir meilleure. Au moins, elle avait réussi sa mission avec brio.

- A vrai dire, j'ai cette carrure là de naissance. J'imagine que mon travail à la ferme et mes gênes mutants n'ont fait qu'aider à me modeler au fil du temps mais je ne nie pas que je m'entraine. Si cela ne change rien à ma résistance, je peux néanmoins décupler ma force physique beaucoup plus facilement à présent. Quoiqu'il en soit, je ne m'en sers qu'assez peu, en tout cas pas pour me battre. Si seulement les Hommes étaient moins belliqueux...

Quittant les lieux où agents spéciaux et civils se côtoyaient, les deux mutants rejoignirent un véhicule qui allait les conduire à la gare de New York, leur permettant ainsi de terminer leur trajet initial. C'était là un avantage qu'avait le russe par rapport aux autres passagers. Pourquoi avait il droit à ce traitement de faveur, lui ? Lorsque Eleonnora le rejoignit dans la voiture une fois son coup de fil terminé, le russe eut la réponse : elle souhaitait l'interroger. Sans doute parce qu'il était mutant et qu'il représentait une éventuelle menace à ses yeux. Mais n'était elle pas mutante elle aussi ? Elle lui évitait en tout cas le moindre problème avec ses collègues et rien que pour ça, il la remerciait. Il ne tenait pas à passer des heures au poste à répondre à des questions auxquelles il ne saurait pas répondre.

Mais le plus surprenant dans cette conversation était le fait que la jeune femme s'était mise à parler en russe. Elle n'était pas juste bilingue, elle était russe d'origine, tout comme Piotr. Maintenant qu'il y repensait, son nom de famille résonnait effectivement très russe et d'ailleurs, il avait déjà entendu ce nom là, mais où ? Perdu au milieu de sa campagne profonde, le colosse n'avait jamais entendu parler de la company que tenaient les Davidoff. C'était autre chose qu'il connaissait et il ne tarda pas à s'en souvenir. Il voulu lui poser la question quant à ses liens de parenté mais ce que venait de dire Eleonnora attira son attention. Elle avait fait l'armée ? C'était plutôt rare pour une femme mais cette simple évocation rappela de douloureux souvenirs à Piotr. C'était à cause de l'armée que son frère était mort. C'était à cause de l'armée qu'il avait dut fuir son pays afin de protéger sa famille et d'éviter qu'elle ne soit prise en otage ou même tuée. Non, il ne portait pas l'armée dans son coeur et la seule expression de son visage en témoigna. Ses traits, auparavant doux et tranquilles, même gênés à cause de la prestance d'Eleonnora, devinrent plus durs.

- Vous êtes ici depuis plus longtemps que moi. La Russie ne vous manque pas ? Vous avez bien fait de quitter l'armée... Elle est en partie la raison de mon départ du pays. Disons qu'un ami m'a convaincu de venir ici, aux Etats-Unis, pour me rendre utile et surtout afin de protéger ma famille. Je compte bien retourner au pays dès que je le peux. Je ne suis pas fait pour vivre ici.


Eleonnora ne tarda pas à évoquer l'affaire du train. C'était sans doute son but initial, les autres question n'étant posées que par politesse. Désirait elle lui faire comprendre qu'en agissant de la sorte, il risquait de produire des drames ? Il n'avait agit que pour protéger les civils et non dans le but de faire une démonstration de ce qu'il était, ce n'était pas son genre. La russe lui affirma qu'il aurait pu en découdre avec les malfrats à la seule force de ses poings mais il n'en était pas si sûr que ça. Et de toute façon, ce n'était pas comme si son pouvoir lui en laissait le choix. La façon qu'avait Eleonnora de se mettre en avant surprenait un peu Piotr. Elle ne faisait que rappeler les évidences mais il avait du mal à en saisir l'intérêt. Mais elle n'avait pas tort, elle était véritablement une belle femme. Cependant, ce qu'elle disait intriguait le russe. Personne ne se souviendrait de rien ? De quels moyens disposait son agence ? Existait il un autre mutant comme le professeur Xavier ?

- Dès que je suis en danger, mon don s'active automatiquement. Il est très lié à ce que je ressens alors, je ne peux pas toujours décider de le faire apparaitre ou non. J'ai eu la chance, jusqu'à présent, de ne jamais avoir de témoins de mes transformations. Vous avez de la chance d'avoir hérité de beaux gênes, que ce soit votre mutation ou... le reste... Mais comment comptez vous faire pour que personne ne se souvienne de tout ça ?


Piotr aussi avait une solution mais il s'était bien gardé de la préciser. Cependant, Eleonnora tenait à en savoir plus vu sa question qui paraissait peut-être innocente aux premiers abords. Piotr était peut-être naïf mais il n'était pas stupide et il ne comptait pas vendre le professeur Xavier à la première venue.

- Il s'agit de l'ami qui m'a fait venir ici, en Amérique.

C'est tout ce qu'elle saurait. Le trajet durait et vu la gare qu'ils venaient de passer, ils en avaient encore pour un petit moment. La voiture était plus lente que le train, surtout avec les éventuels bouchons mais ils n'avaient pas le choix. On ne pouvait pas dire que Piotr soit spécialement pressé. Peut-être pourrait il reprendre le dessin qu'il avait commencé ? La question qu'il avait souhaité poser un peu plus tôt lui revint en mémoire. Seulement, si il la posait, il allait devoir la jouer fine. Il ne voulait pas parler de l'institut mais il n'aurait pas le choix si il voulait avoir sa réponse. Mieux valait qu'il soit le plus honnête possible afin qu'Eleonnora ne décide pas d'enquêter sur l'endroit ou sur lui. Si elle découvrait qu'il mentait, c'était là qu'elle s'intéresserait à lui. Du coup, il lui donna la vérité sans toutefois révéler les grandes lignes.

- Je n'avais pas de cours à donner aujourd'hui alors non, je ne suis pas pressé. D'ailleurs, votre nom me dit quelque chose. Vous n'auriez pas une soeur par hasard ? Je suis professeur dans un institut pour surdoués et il y a une élève qui porte le même nom de famille.

Il hésita à sortir son calepin mais finalement, il ouvrit son sac pour l'en extraire. Plutôt que de refaire comme dans le train, il lui tendit le portrait qu'il avait fait d'elle, pas terminé mais déjà plutôt bien avancé. On la reconnaissait sans mal, Piotr était un artiste né. Un peu gêné, il espérait qu'elle ne le prendrait pas mal.

- Vous êtes un beau modèle... Ca ne vous dérange pas si je continue ? Je n'aime pas le travail inachevé...
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MessageSujet: Re: Voyage Mortel [PV Colossus]   Dim 9 Juin 2013 - 10:06

Eleonnora ne s’intéressait pas vraiment au physique des hommes. Autant dire qu’elle ne s’intéressait pas du tout à la gente masculine. Pour ce qui était des femmes, c’était une autre histoire. Elle adorait les contempler, quel que soit leur apparence physique. Bien sûr, elle en trouvait toujours des plus agréables à regarder que d’autres. Évidemment, il n’y en avait aucun qui arrivait à la cheville d’Evelynn. À ses yeux, la femme de sa vie était la plus belle de toute et personne ne pourrait lui voler cette place dans son cœur. Même pas la jolie brunette assise, un peu plus loin, qui semblait encore ébranlée par les événements venant tout juste de se produire dans le train.

Enfin, le temps n’était pas au matage. Elle devait plutôt écouter ce que lui disait son interlocuteur au lieu de loucher discrètement sur la belle femme se trouvant un peu plus loin. La jeune femme, qui écoutait d’une oreille les paroles de Piotr, lui porta soudainement bien plus d’attention. Ainsi donc, il avait travaillé dans une ferme ? Eh bien… Comme le disent certains, il n’y a pas de sous métier. Elle était tout le contraire de lui. Plutôt que d’évoluer dans la campagne, elle avait connu la ville, le confort d’un manoir hors de prix et la vie d’adolescente multimilliardaire.


-« Vous avez travaillé dans une ferme ? Eh bien, laissez-moi vous dire que vous n’avez rien d’un fermier comme on en voit dans les films. Quoi qu’il en soit, c’est bien dommage que l’humain soit toujours porté à juger au premier regard, sans même apprendre à connaitre. Que voulez-vous, les choses sont ainsi faites. La société est irrécupérable, il faut s’y faire. »

Puisque les présentations étaient faites, pourquoi ne pas quitter ce train et laisser les agents du S.H.I.E.L.D. faire leur boulot ? La jeune femme mena Piotr jusqu’à la voiture qui allait les conduire à la gare de New York. Avant d’y monter, Eleonnora passa un rapide coup de fil à sa petite sœur. Elle vint s’installer, par la suite, à l’intérieur du véhicule qui démarra quelques instants plus tard. Confortablement installée, la jeune femme entama la discussion en russe. Elle avait bien vu que le colosse parlait sa langue natale, et pour cause, il était également originaire de Russie. Cela leur faisait un point commun supplémentaire.

Cependant, la jeune femme cachait bien certains de ses atouts. Non, il n’était pas question de sa poitrine ou toute autre partie de son anatomie. Il s’agissait plutôt de ses compétences. Elle ne faisait pas partie du S.H.I.E.L.D. pour rien. Elle avait fait l’armée alors qu’elle vivait toujours dans son pays natal. Bien qu’elle avait beaucoup appris au cours des quelques années qu’elle y avait passé, on ne pouvait pas dire qu’elle s’en était sortie indemne. Elle n’avait pas été blessée physiquement, mais elle portait encore des blessures psychologiques qui ne pouvaient se guérir si facilement.


-« La Russie me manque, parfois. De temps à autre, je rentre au manoir familial retrouver mes parents. Ça ne dure jamais bien longtemps. Ma vie est ici, maintenant. L’armée m’a beaucoup appris, mais en contrepartie je n’ai pas eu la vie facile. C’est difficile d’être dans l’armée lorsque l’on est une femme. Enfin… Là où j’étais c’était loin d’être simple. En temps de paix, on connaissait plus de morts qu’en temps de guerre. Les gens sont cruels, ils s’intimident entre eux et, au final, bon nombre de ces personnes optent pour le suicide. J’ai toujours eu du caractère, je ne me suis jamais laissé faire. Et puis, mon père était général de division, à l’époque. Ça m’a beaucoup aidé. Personne n’osait vraiment s’attaquer à moi puisque j’avais des contacts hauts gradés. Et puis, lorsque certains osaient le faire, je les envoyais à l’infirmerie. Si ce n’est pas trop indiscret, puis-je savoir pourquoi l’armée vous oblige-t-elle à fuir le pays ? »

C’était très étonnant de sa part, mais Eleonnora cessa de parler d’elle. Elle revint plutôt sur l’affaire du train. Il fallait avouer qu’il y avait une petite divergence d’opinion sur la meilleure tactique à adopter dans un cas comme celui qu’ils venaient de vivre. Cependant, il n’y avait pas de plan parfait. Ils avaient fait de leur mieux, ils avaient improvisé. Maintenant, il y avait des agents qui s’occupaient de régler cette affaire pour de bon.
La jeune femme eut la chance d’obtenir quelques informations supplémentaires sur le pouvoir de Piotr. Alors, il ne le contrôlait pas autant qu’elle le pensait ? S’il se transformait sous le coup des émotions, cela pouvait s’avérer dangereux. Qui sait ce qu’un homme qui ne craignaient les obus venait à devenir une véritable furie en plein centre-ville ? Pourtant, elle n’avait pas l’impression qu’il était du genre à se mettre en colère très facilement. Il était plutôt calme et posé. Quoi qu’il en soit, il valait mieux qu’elle ne prenne rien pour acquis. Elle venait de le rencontrer et ne connaissait quasiment rien à son sujet.

Piotr fit remarquer à la jeune femme qu’elle avait des beaux gènes, et il ne parlait pas que de sa mutation. Flattée, elle oublia complétement sa question concernant les nombreuses mémoires à effacer dans le train. Elle était plutôt concentrée sur les compliments, n’hésitant pas à en rajouter une couche. Piotr allait rapidement découvrir qu’il y avait certaines choses qu’il fallait éviter de dire à la jeune femme s’il ne voulait pas subit son narcissisme sans cesse grandissant.


-« Je sais, je suis tellement jolie. J’ai eu de la chance d’hérité des gènes de ma mère. Un magnifique mannequin, bien qu’elle commence à être ridée. Elle tente de le cacher, mais ce n’est pas très concluant comme résultat. Et puis, je ne prends pas beauté pour acquise, comme certaines en ferait l’erreur. Je prends soin de moi afin de n’en être que plus resplendissante à chaque jour. »

Elle se remémora soudainement la question qu’il lui avait posée au sujet de la faculté d’effacer la mémoire des gens. Soudainement, la jeune femme se redressa légèrement, comme si elle tentait de prendre une pose un peu plus professionnelle avant de répondre brièvement. Elle ne pouvait pas trop en dire sur le sujet. De toute façon, elle n’en avait pas envie. Elle préférait que l’on parle d’elle. C’était un sujet bien plus intéressant.

-« Nous avons nos propres méthodes pour régler ce genre de situation et faire en sorte que personne ne se souvienne de ce qui s’est passé. Je pourrais peut-être vous en dire plus si vous en faites de même. »


Cependant, il était bien évident que Piotr n’allait pas donner le nom de son ami si facilement. Il préférait expliquer qu’il s’agissait de la même personne qui l’avait fait venir en Amérique. Cela laissait bien trop de possibilités. Pour l’instant, la jeune femme avait déjà collecté quelques informations à son sujet, ce qui était un bon début. Ils étaient encore un moment à passer ensemble, dans cette voiture. Elle avait donc le temps de lui poser d’autres questions si elle en avait envie.

Pour l’instant, elle décida de changer un peu de sujet. Ainsi, elle pourra le mettre bien plus à l’aise. S’il se sentait en confiance, elle arrivera peut-être à apprendre certaines choses sur lui. On ne sait jamais. Elle lui demanda simplement s’il était bien pressé de retourner à New-York. Toute cette aventure les avait retardés, mais il semblerait que ni l’un, ni l’autre, n’ait quelque chose d’important à faire. Il expliqua qu’il n’avait pas de cours à donner aujourd’hui. IL était donc enseignant ? Difficile à croire. Il devait être professeur de sport ou quelque chose dans le genre. Elle n’en serait même pas étonnée. En plus, il n’était pas instituteur dans une école comme les autres. Il s’agissait d’un établissement surdoué. Comme celui que fréquentait Erïka. Ce qui mit la puce à l’oreille de la jeune femme sur le lieu de travail de Piotr fut la référence à une élève qui portait le même nom qu’elle. Il n’existait pas tant de Davidoff, surtout en Amérique. Il était clair qu’il s’agissait de sa sœur, Eleonnora était certaine de ne pas se tromper.


-« Erïka Davidoff. C’est ça ? Je suis trop forte. C’est ma petite sœur. Elle est mignonne, mais elle est un peu garçon manqué. Elle ne prend pas autant soin de son apparence que moi. On se ressemble beaucoup, mais elle, elle a les cheveux plats. Je lui ai dit que les boucles lui iraient mieux, mais elle refuse de m’écouter. En fait, elle n’aime pas très les activités plutôt…propres aux femmes, si on peut dire. Elle déteste le shopping, elle ne veut pas m'accompagner chez la manucure, elle ne supporte pas les spas... Et elle a l’un de ces caractères, c’est fou… Mais bon, c’est comme ça que je l’apprécie. Elle est très gentille, quand on la connait bien. D’ailleurs, elle est censée venir me prendre à la gare. C’est étonnant de sa part, mais autant en profiter. D’ailleurs, si vous vous rendez également à l’institut, je peux vous ramener. Je dois justement l’y reconduire. J’ai également en frère. Alexïs. Il est tellement gentil, tellement adorable. Il est tout le contraire d’elle. Il n’étudie pas à l’institut, mais il m’accompagne parfois rendre visite à notre chère sœur. Il est en école de médecine. C’est fabuleux. Il est fait pour ce travail. Il a toutes les qualités, pour cela, sans parler de son pouvoir… Mais, enfin, je m’égare. Qu’enseignez-vous ? »

La jeune femme ne tarda pas à passer à autre chose. Elle observa de nouveau le paysage. Elle avait hâte de sortir un peu et de se dégourdir les jambes. Elle espérait qu’à son arrivée à la gare, Erïka soit déjà là. Eleonnora n’avait pas vraiment envie d’attendre une éternité dans cet endroit toujours bondé. Il y avait intérêt à ce que sa voiture soit toujours en bon état. Déjà qu’elle avait dû l’envoyer en réparation pour un problème de moteur. Elle n’avait pas envie de la ramener chez le garagiste.

Le regard de la jeune femme fut attiré par ce qui se passait à ses côtés. Piotr venait d’extirper un cahier de son sac. Pour quoi faire ? Il avait soudainement envie d’écrire ? Non, plutôt de dessiner. Elle ne tarda pas à le découvrir lorsqu’elle vit le magnifique dessin qu’il lui tendit. Le visage d’Eleonnora s’illumina. Rien ne pouvait lui faire plus plaisir qu’un dessin d’elle. Enfin, si. Un dessin d’elle fait par Evelynn. Elle observait le portrait inachevé avec admiration. Il était terriblement doué en dessin. Elle avait trop rarement connu des artistes arrivant à créer de si belles œuvres.
Piotr lui avoua qu’elle était un excellent modèle, ce qui ne fit que flatter davantage Eleonnora. Elle lui rendit le dessin avec le sourire, acceptant qu’il le termine. Elle avait terriblement envie de voir le résultat final.


-« Ce dessin est magnifique. Vous avez énormément de talent. Je sais ce que je dis. Ma colocataire est artiste. Elle fait de magnifiques toiles. J’ai rarement vu des personnes aussi douées qu’elle. Ne vous gênez pas et continuer à dessiner. Vous avez besoin que je prenne la pose ? Cela ne me dérange pas du tout. J’en serais honorée. Après tout, vous savez si bien représenter ma grande beauté. »

Elle se cala légèrement dans son siège et observa le paysage pendant que Piotr terminait son dessin. Elle était toujours ravie de poser et de servir de modèle. Cela ne faisait que la faire sentir bien plus importante qu’elle ne l’était déjà. Perdue dans ses pensées, réfléchissant au fait qu’elle était si belle, si inspirante, elle ne vit pas le temps passer. La voiture s’arrêta finalement à la gare. Il était enfin temps de sortir. Elle retira sa ceinture de sécurité, puis ramassa ses affaires. Elle remercia l’agent qui les avait conduits jusqu’ici avant de quitter le véhicule, dont elle claqua la portière derrière elle. Il fallait maintenant trouver sa petite sœur. Difficile à faire avec toutes ces voitures garées çà et là où les chauffeurs venaient prendre ou déposer des proches.

-« Si vous voyez une magnifique voiture de luxe noire, une fisker karma pour être plus précise, avec une petite blonde de mauvais poil probablement en train de fumer, faites-moi signe. »
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MessageSujet: Re: Voyage Mortel [PV Colossus]   Mer 19 Juin 2013 - 13:43

Eleonnora et Piotr étaient entrés dans une discussion plutôt inattendue mais qui permettait au russe de mieux cerner à qui il avait affaire. Jusqu'à présent, il visualisait la jeune femme comme un agent spécial, entrainé et sûr de lui. C'était un fait. Mais là, il découvrait une partie d'elle qui n'avait rien à voir avec son métier. La façon dont elle parlait lui laissait penser qu'elle ne faisait que discuter, ne cherchant pas spécialement à lui faire subir un interrogatoire. Mais sa vision des choses avait l'air un peu particulière. Ainsi donc elle ne le voyait pas comme un fermier ? La référence qu'elle fit à propos des films laissa sous-entendre à Piotr qu'elle n'avait jamais mis les pieds dans une ferme. Elle n'était visiblement pas le genre de femme qui mettait les pieds là dedans. En fait, Piotr ne savait pas trop quoi penser d'elle. Se moquait elle de lui ou bien était ce simplement sa façon d'être ? Il pencha pour la seconde option, elle n'avait pas l'air de se préoccuper d'autre chose que d'elle même malgré ce qu'elle disait.

- J'ai vécu presque toute ma vie là bas, oui. Mais j'ignorais qu'il y avait un physique pour être fermier ou non. Les Hommes sont ce qu'ils sont, mais il faut garder à l'esprit que la société a toujours mis certaines personnes de côté, ce sera toujours le cas. Je ne m'inquiète pas trop pour les humains, je sais qu'ils resteront solidaires face à une même menace. J'espère simplement que cette dite menace, ce ne sera pas nous.

Le train ne risquant pas de repartir tout de suite, Piotr eut la chance de se faire proposer d'être ramené à bon port. Il ne refusa pas, préférant se trouver avec une semblable qui savait ce qu'il était plutôt qu'un troupeau d'humains qui ne feraient que le dévisager pendant tout le trajet. De plus, la jeune femme se mit à parler en russe, ravivant alors l'intérêt de Piotr pour elle. Ainsi donc, ils venaient du même pays. Ce fut l'occasion pour eux d'en discuter un peu. La jeune femme auparavant assez distante et peu bavarde se mit alors à carrément raconter sa vie en détails, ce qui surprit un peu Piotr. D'habitude, les gens évitaient de trop parler d'eux. Elle, on aurait dit que c'était l'inverse. D'après ce qu'elle disait, elle était riche. Ce n'était pas tout le monde qui possédait un manoir, surtout pas Colossus qui avait toujours vécu dans la chaleur d'une petite ferme. Maintenant qu'il y repensait, le nom Davidoff ne lui était pas inconnu. Riche, général, russe... Même si il n'était pas incollable sur les personnalités de son pays, Piotr était tout de même au courant de certaines choses. Mais toujours était il qu'il détestait les militaires depuis ce qui était arrivé à sa famille. Pas de chance pour Eleonnora, elle en était une. Etait oui, car ce n'était plus le cas. De toute façon, ce n'était pas les soldat qu'il détestait mais bel et bien ceux qui donnaient les ordres. Eleonnora se montrait curieuse et il ne savait pas si il devait tout lui dire ou non. Si il avait fuit la Russie, ce n'était pas pour rien. Si le père d'Eleonnora était effectivement un haut gradé, il valait mieux qu'il ne dise rien.

- Au moins, cela a fait de vous une femme forte, j'imagine... Votre père est le général Davidoff ? Celui qui a fait fortune en vendant des armes ou je confonds avec quelqu'un d'autre ? Qu'est ce qui me dit que vous ne lui direz pas tout ? Je ne suis pas venu jusqu'ici pour tout ruiner bêtement. Quoiqu'il en soit... vous devriez deviner. Je suis un mutant. Cette seule raison suffit à beaucoup de choses.

Parlant d'autre chose, Eleonnora s'intéressa au pouvoir qu'il avait. Il lui en fit une brève description, ne voyant pas le mal de lui en parler puisqu'elle en avait été de toute façon témoin. Malgré un pouvoir qui pourrait se révéler destructeur, Piotr ne comptait pas faire de mal à une mouche. Certes il s'en était pris aux malfrats mais uniquement dans le but de protéger les voyageurs. Il était un protecteur, non un assassin, et il espérait que la jeune femme le comprenne. Il ne tenait pas à être espionné et suivi par les membres de son organisation, quelle qu'elle soit.

Piotr était un peu gêné d'être en compagnie d'Eleonnora. Elle avait le don de le mettre mal à l'aise mais il devait reconnaitre qu'elle était une belle femme. C'était d'ailleurs la raison de la gêne du géant. Bien que mal à l'aise, il lui fit remarquer qu'elle était jolie. Grave erreur de sa part puisqu'elle rebondit aussitôt dessus, oubliant tout le reste pour se lancer des fleurs. S'aimait elle à ce point ?

- Et vous... avez préféré suivre les pas de votre père plutôt que ceux de votre mère ?

C'était plus par politesse qu'autre chose qu'il posait la question, n'osant pas ignorer ce qu'elle disait. Mais elle n'en oublia pas sa principale question pour autant à propos du geste de Piotr et des conséquences qui en découlaient. Le russe n'avait pas honte et ne se sentait pas fautif. Parfois, il fallait ce qu'il fallait pour que les choses s'arrangent. Il savait de toute façon quoi faire pour que tout ça ne soit plus présent dans l'esprit des voyageurs. Le professeur Xavier l'avait déjà fait plus d'une fois. Eleonnora ne voulait rien dire à propos de leurs méthodes. Ou alors si elle le faisait, ce serait à l'unique condition qu'il fasse de même. Mais il n'était pas question qu'il implique son ami là dedans.

- Alors je resterais ignorant. Cela ne concerne pas que moi et par respect pour lui, je ne tiens pas à le mêler à ça. Votre organisation prend les choses en main, c'est une bonne chose. Je vous en suis reconnaissant.

Piotr n'était pas spécialement pressé de rentrer à l'institut, il avait tout son temps. Mais alors qu'il repensait à l'endroit qu'il allait rejoindre, il réalisa que le nom Davidoff lui évoquait autre chose qu'un marchand d'arme. L'une de ses élèves portait ce nom et il était fort probable qu'elles aient un lien de parenté. Après tout, elles se ressemblaient beaucoup et étaient russes toutes les deux. Il préféra néanmoins poser la question pour ne pas paraitre idiot. Quelle erreur il fit de demander ce genre de choses. Eleonnora parti dans un monologue sur la vie de sa soeur et ce qu'elle pensait d'elle. Elle évoqua même son frère, inconnu à Piotr. Au moins, le point positif dans tout ça était qu'il serait ramené à l'institut sans avoir à emprunter un autre transport. Il ne fut pas mécontent qu'Eleonnora se stoppe d'elle même et aborde un autre sujet.

- Oui, c'était bien à Erïka que je pensais. Vous vous ressemblez beaucoup mais pas en ce qui concerne le caractère. J'enseigne l'art, j'ai toujours aimer peindre et dessiner et j'aimerais faire découvrir ce genre d'activités au plus grand nombre d'élèves possibles.

Par chance, Eleonnora ne posa aucune question à propos de l'institut. Sans doute devait elle déjà savoir à quoi s'en tenir puisque sa soeur y était. Piotr ne voulait pas prendre le risque de voir débarquer une force militaire au sein de l'institut et il espérait donc qu'elle ne poserait pas d'autres questions. Mais puisqu'ils parlaient d'art et puisque Eleonnora s'aimait tant, Piotr lui montra le dessin qu'il avait fait d'elle. Il n'était pas terminé et il comptait profiter de ce trajet en voiture pour l'achever. Et puis, peut-être que le fait de dessiner lui permettrait de s'évader un peu et de ne plus avoir à entendre la jeune femme se vanter toutes les deux minutes. Mais encore fallait il qu'elle accepte qu'il poursuive son dessin. Il ne doutait pas trop de sa réponse mais elle aurait pu être vexée qu'il l'ait ainsi observée sans son accord.

Heureusement, elle était plutôt contente du résultat et ne s'offusqua pas du tout d'avoir été prise pour modèle. Elle cataloguait le dessin comme étant particulièrement réussi, ajoutant que sa colocataire était elle aussi artiste. Voilà qui intéressait déjà plus Piotr. Mais pour l'heure, il désirait terminer son oeuvre, n'aimant pas laisser les choses inachevées. Eleonnora n'était pas contre, désirant même prendre la pose si il le fallait.

- Non, restez simplement... naturelle. Ca ressortira d'autant mieux une fois le dessin terminé. Faites comme si je n'étais pas là. Votre colocataire est artiste ? Elle expose ou c'est juste pour le loisir ?

Tout le monde ne voyait pas le monde de l'art de la même façon. Colossus, bien qu'étant un artiste émérite, ne comptait pas exposer ses oeuvres, trouvant qu'il s'agissait de quelque chose de personnel. Il ne comptait pas faire fortune grâce à ça. Mais durant le trajet, il pu terminer le dessin, n'ayant besoin que de peu de temps pour l'achever. Il tendit la feuille à la jeune femme pour le lui donner puis sorti de la voiture dès qu'elle stoppa. Se penchant à la fenêtre pour remercier le chauffeur, il regarda ensuite autour de lui pour repérer l'éventuelle voiture que lui décrivait Eleonnora. Puisqu'il était très grand, il pouvait voir bien plus loin qu'une personne normale. Il ne tarda pas à repérer la dite voiture, surtout parce qu'il avait remarqué Erïka qui se trouvait à côté, l'air agacé, pianotant sur son téléphone, cigarette à la bouche. Il n'y connaissait pas grand chose en voiture après tout... Frôlant le bras de la russe pour attirer son attention, Piotr ne quitta pas Erïka des yeux, de peur de la perdre.

- Elle est là bas, un peu plus loin. Elle a effectivement l'air de mauvaise humeur. Un souci ?
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MessageSujet: Re: Voyage Mortel [PV Colossus]   Sam 22 Juin 2013 - 5:29

Eleonnora ne craignait pas les humains. Était-ce parce qu’elle était un peu comme un, en fait ? Son gène X ne s’était jamais réveillé. Elle avait reçu ses pouvoirs de son père. Elle était humaine, comme n’importe qui à la naissance. Normalement, elle n’aurait jamais dû être mutante. Puisqu’elle l’était, à présent, elle utilisait cet avantage à sa guise. C’était dans la nature des homos sapiens de se battre contre ce dont ils avaient peur, ce qu’ils ne connaissaient pas. Ils n’étaient pas prêts à connaitre l’existence des mutants. Il valait mieux la dissimuler aussi longtemps que possible.

-« Si l’être humain décide que nous sommes une menace, il regrettera bien vite cela. Nous sommes partout. Nous sommes puissants. Pas seulement à cause de nos pouvoirs. Il suffit d’avoir de l’argent, comme moi, pour être puissant. »

Eleonnora avait tout pour elle. Belle, riche, puissante. C’était ce qui la décrivait le mieux. Elle n’avait besoin de personne pour se défendre, sachant très bien le faire toute seule. C’était ce qu’elle expliquait à Piotr, d’ailleurs. Elle avait fait l’armée de Russie. Son père était l’un des hauts gradés, très respectés, de cette dite armée. Elle l’avait toujours admirée. Cependant, ce n’était pas le cas de tout le monde. Nul doute qu’il devait avoir des rivaux ou bien des ennemis. D’ailleurs, l’interlocuteur de la jeune femme semblait s’en méfier. Il préférait éviter de parler des raisons l’ayant conduit à quitter son pays natal. Visiblement, cela avait un rapport avec l’armée, mais également avec le fait qu’il soit mutant. Dans ce cas, elle n’allait pas poser davantage de questions. De toute façon, elle pourrait mener sa petite enquête si elle en avait envie. Pour cela, il faudrait qu’elle en ait envie.

-« Je savais que ce nom ne pouvait pas être inconnu à quelqu’un originaire de la Russie. Nous sommes l'une des familles les plus riches et puissantes du pays, c’est pour ça. Mon père est effectivement à la tête de la plus grosse compagnie d’armement du pays. C’est un homme intègre avec des principes. Il n’a sûrement aucun lien avec vos problèmes. J’en suis persuadée. Si cela peut vous rassurer, il ne serait pas du genre à poursuivre l’un de nos semblables. Dans la famille, c’est un honneur que d’être mutant, bien que nous prenons garde à conserver notre petit secret. Alors, je compte sur vous pour ne rien dire. »

Elle posa doucement sa main sur son biceps, comme si ce simple geste doux allait le pousser à endormir sa méfiance. Elle lui sourit puis retira lentement sa main. Elle aimait sentir qu’elle ne laissait pas les hommes indifférents. Encore une fois, ce devait être le cas puisque Piotr la complimentait. Elle n’hésita pas un seul instant à vanter sa grande beauté. Elle était très narcissique. Un peu trop, d’ailleurs. Le pauvre Piotr avait fait une grave erreur en la complimentant. Il fallait espérer pour lui qu’il ne refera pas cette erreur. Il osait même poser des questions à Eleonnora concernant son choix de carrière. Elle aurait pu facilement suivre les traces de sa mère mais, elle avait préféré devenir militaire. Pourquoi ? N’importe qui lui posait cette question. Personne n’obtenait la véritable réponse. La jeune femme ne pouvait avouer qu’elle désirait seulement être considérée par son père. Elle souhaitait qu’il soit fier d’elle et elle ne voyait pas d’autres moyens d’y arriver que d’être le garçon qu’il n’avait jamais eu.

-« Le monde de la mode ne m’a jamais enchanté… Enfin, c’était le cas avant d’arriver ici. Mes amies se sont fait un grand plaisir de me faire découvrir les plaisirs de la haute couture. Pourquoi me priver ? Je suis multimilliardaire et je gagne très bien ma vie. Je ne manque certainement pas d’action dans mon quotidien. Ce boulot est tellement épuisant. Au moins, je peux me dire que je change peu à peu les choses en retirant les criminels de la circulation. »

La jeune femme ne travaillait pas pour n’importe qui. Elle travaillait pour une grande agence, bien qu’inconnu pour la majorité de la population. Elle oeuvrait dans le secret afin de combattre le crime. Elle changeait les choses, peu à peu, à chaque nouvelle mission. Ce n’était pas gagné, le mal ne sera jamais enrayé, mais elle l’empêchait de prendre de l’ampleur. Le S.H.I.E.L.D. avait son lot de méthodes efficaces pour faire face à diverses situations. Celle-ci était un bon exemple. La mémoire des passagers du train allait être altérée, voir même effacée, afin que personne ne se souvienne d’avoir vu Piotr utiliser ses pouvoirs. D’ailleurs, ce dernier semblait connaitre une personne capable de faire la même chose. Par contre, il refusait de révéler son identité. Dommage. Elle finira par le savoir un jour un l’autre, peut-être. Elle n’avait pas l’intention de le forcer à parler. Elle se contentait de poser des questions et d’obtenir un maximum de réponse. On ne sait jamais, peut-être que cela lui sera utile.

Elle ne tarda pas à découvrir que Piotr enseignait à l’institut Xavier. Ce fut facile à deviner puisqu’Erïka allait à cette même école. La jeune femme commença un long monologue sur elle, puis sur sa sœur, discutant inlassablement. Lorsqu’elle s’arrêta enfin, Piotr eu l’occasion de placer un mot ou deux. C’était déjà ça. Il affirmait que les deux sœurs se ressemblaient beaucoup, physiquement, mais que leurs personnalités étaient bien distinctes. Il avait totalement raison.


-« Je sais bien. Elle a un de ces sales caractères. C’est fou ce qu’elle peut être détestable lorsqu’elle s’y met. Je lui ai dit d’être un peu plus sociable et d’aller vers les gens sans leur mettre son poing à la figure. C’est comme un animal sauvage très difficile à dresser. Une chance qu’il a William pour s’occuper d’elle et la calmer lorsqu’elle s’énerve. D’ailleurs, je me demande comment son copain fait pour la supporter… Elle n’est pas chiante avec vous, j’espère ? Si ça se trouve, elle sait à peine qui vous êtes, l’art n’est pas trop son truc. Malgré que, si vous arrivez à lui faire dessiner un bonhomme allumette proportionnel, un jour, cela tiendra du miracle. Malgré tout, elle sait être adorable quand elle fait des efforts. »

Parlant d’art, Piotr lui montra le dessin qu’il avait fait d’elle. Aussitôt, Eleonnora fut charmée par le fait d’avoir été prise en modèle par un artiste. Ce qu’elle pouvait adorer cela ! C’était le genre de chose qui la faisait sentir belle et importante. Son style de dessin était différent de celui d’Evelynn. Pas qu’elle se lassait des dessins de sa douce, cela était impossible, mais elle aimait bien voir les œuvres de d’autres personnes. Ravie à l’idée que Piotr termine son dessin, elle le laissa faire. Elle proposait même de prendre la pose au besoin. Cependant, l’homme préférait qu’elle reste au naturel. Ce fut ce qu’elle tenta de faire, regardant le paysage défiler à l’extérieur.

Ne pouvant s’empêcher de parler d’Evelynn, Eleonnora recommença à monologuer. Ce qu’elle pouvait admirer le talent de sa douce et tendre compagne. Elle était si douée, mais si peu connue. Elle avait déjà exposé, très peu de fois, et la jeune femme souhaitait que cela se reproduise de nouveau. Evelynn avait le talent nécessaire pour devenir une véritable artiste, un modèle pour les autres peintres.


-« Elle a déjà exposé. Ce n’est pas arrivé très souvent, malheureusement. Elle mérite tellement d’être reconnue pour son immense talent. Ses toiles sont si belles, si… il n’y a pas de mot pour les décrire. Elle a un véritable don avec l’art, c’est ce dans quoi elle excelle. J’aimerais tant pouvoir l’aider à exposer. C’est déjà arrivé à quelques reprises, mais ce n’était pas les expositions les plus prestigieuses. Quoi que… j’ai déjà étudié avec une fille… je crois qu’elle est devenue peintre et se balade en Europe, d’exposition en exposition. Vous avez de bons contacts dans ce domaine, dites-moi ? »

Pendant le trajet, Piotr pu terminer son dessin et Eleonnora décida de la fermer. Il aura pu profiter d’un petit moment de quiétude. Une fois arrivés à destination, les mutants quittèrent la voiture, non sans avoir remercié leur chauffeur juste avant. Concentrée sur le dessin que lui avait remis Piotr, admirant la qualité de l’illustration ainsi que sa grande beauté, lui rappelant à quel point elle était un modèle formidable, il lui fallut quelques secondes pour réaliser qu’elle était entourée de gens. Il était maintenant temps de trouver sa sœur. Elle demanda un coup de main à Piotr puisqu’il était assez grand. D’ailleurs, il fut le premier à apercevoir Erïka. Il ne tarda pas à le signaler, affirmant qu’elle semblait de mauvaise humeur.

-« Elle est comme ça ces derniers temps, je ne sais pas trop pourquoi. Selon moi, quelque chose ne va pas avec son copain. Pourtant, je lui ai acheté de magnifiques tenues qui ne peuvent le laisser indifférent. Alors, soit il est vraiment coincé, soit il y a un problème dans leur couple. Je ne vois que ça. À chaque fois que j’aborde le sujet, elle l’évite, c’est clair qu’il y a un truc qui cloche. Je peux croire que ma sœur est frigide et aussi aimable qu’un ours polaire mal léché, mais je pensais qu’il aimait ça. Il a un pouvoir, lui aussi, un truc lié à la glace je crois. Il doit bien aimé les filles frigides comme ma sœur, alors. Non ? Enfin, il ne faut pas s’en faire. Elle aboie fort, mais elle ne mord pas. Elle tape, par contre. »

Eleonnora se dirigea vers sa  voiture, prenant garde à ne pas abimer le dessin qu’elle tenait délicatement entre ses doigts. Elle n’avait pas envie de le perdre et prenait garde à ne pas le lâcher ou même le voir s’envoler avec la légère brise. Une fois arrivée à sa voiture, elle sourit à sa sœur. Cette dernière leva les yeux vers elle et la toisa un moment avant de ranger son téléphone dans la poche de son short. Elle attrapa la cigarette coincée entre ses lèvres, se préparant psychologique à supporter sa grande sœur.

-« Comme je suis contente de te voir ! » Fit Eleonnora. « Le trajet s’est bien passé, j’espère ? »
-« J’ai grillé quatre feux rouges, deux feux jaunes, j’ai passé près de faucher une dizaine de connards qui ne savent pas traverser aux intersections, j’ai arraché le miroir d’une bagnole garée en double et j’ai passé près de foncer dans deux autres voitures en voulant passer entre elles. Pourquoi ? Parce que je n'ai jamais chauffé de voiture. Je conduis une putain de moto ! »
-« Mais c’est comme conduire une voiture, arrête de te plaindre. Ce n’est pas ma faute si tu n’es pas douée sur la route. »
-« Ce que t’es chiante ! J’ai pas l’habitude de conduire ce truc là ! En plus, ta mécano m’a obligée à payer ta note avant de partir. Maintenant, tu me dois cinq milles dollars. »
-« Je te rembourserais bientôt, ne t’en fais pas. Monte et essaie de ne pas avoir l’air sauvage, tu veux bien ? Tu vas finir par avoir des rides à force de froncer les sourcils. »

Eleonnora monta dans la voiture et y déposa soigneusement ses affaires sur le siège passager. Pendant ce temps, Erïka restait à l’extérieur, observant Piotr. Il faisait quoi ici, lui ? Elle n’avait pas de mal à le reconnaitre, il s’agissait d’un professeur à l’institut. Il fallait dire qu’il ne passait pas vraiment inaperçu. Puisqu’Amy, sa meilleure amie, passait beaucoup de temps dans la salle d’art, l’adolescente avait eu l’occasion de le croiser à quelques reprises. Par contre, elle n’avait jamais suivit ses cours. Il fallait dire que l’art n’était pas son truc.

-« Vous faites quoi ici ? Ne me dites pas que vous connaissez ma sœur ? Oh… Comme je vous plains. Sincèrement. Si elle est chiante, dites-lui de la boucler, ne vous gênez pas. »

Erïka s’installa à l’arrière du véhicule, laissant de la place pour Piotr. Assise près de la fenêtre, qu’elle ne tarda pas à baisser afin de laisser la fumée de sa cigarette s’échapper, elle tentait d’oublier la présence de sa sœur pour un petit moment. Ces temps-ci, elle n’avait pas besoin de ça. Elle n’était pas d’humeur à quoi que ce soit. Elle espérait que la présence de Piotr soit une diversion suffisante pour que sa sœur oublie son existence. C’était raté. Dès qu’Eleonnora démarra, elle se remit à jacasser.

-« Alors, comment ça va avec ton copain ? Il a aimé la tenue que je t’ai achetée ? »
-« Je t’ai dit de me lâcher avec ça. »
-« Ça, ce n’est pas bon signe. Comment peut-il résister à ça ? Aucun homme censé ne le peut. Tu es une jolie femme, même si tu ne t’arranges pas à ton avantage. Alors, il n’y a que deux options : soit il ne gère pas au lit et ça le complexe, soit il est gay. J’espère pour toi qu’il n’est pas gay, ma pauvre… »
-« Bobby n’est pas gay. Maintenant, tu peux la boucler et parler d’autre chose que de ma vie de couple ? Tu me donnes sérieusement envie de me jeter en bas de la voiture. »
-« Évite de faire ça. J’ai pas envie de gérer un cadavre, déjà que tu en as le teint. T’es encore tombée malade ou quoi ? »
-« La ferme. »

Un lourd silence plana. Pas pour très longtemps. Eleonnora porta son attention sur Piotr.

-« Et vous, Piotr, avez-vous une femme dans votre vie. Ou un homme, qui sait ? »
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Voyage Mortel [PV Colossus]

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