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 Besoin de réconfort ? Frère poule est là [PV William McKellen]

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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Besoin de réconfort ? Frère poule est là [PV William McKellen]   Lun 6 Mai 2013 - 14:36

"Je fais comme si tout était normal,
Mais derrière mon sourire, mon regard,
J’ai mal…
Et je doute sans cesse, me délaisse, me déteste
J’ai besoin de me tester je suis prête à risquer le peu qu’il me reste"

Combien de temps c’était écoulé depuis ma fameuse nuit où Erïka avait découvert que son petit ami ne maitrisait plus du tout son pouvoir, les obligeant à ne plus s’approcher durant tout ce temps ? Elle n’en savait rien. Elle ne voulait pas le savoir. Ça faisait trop longtemps. Deux semaines, peut-être ? C’était long. Trop long. Elle n’en pouvait plus de vivre comme ça. Elle savait qu’il en était de même pour Bobby, que c’était tout aussi dur pour lui de devoir tenter de maitriser un pouvoir qui n’en faisait qu’à sa tête. Pendant ce temps, il ne pouvait plus approcher qui que ce soit. Même Erïka était incapable de supporter le froid de sa chambre plus de quelques minutes. Elle s’était rendue malade à force de tenter, jour après jour, de l’approcher. Elle était chaudement vêtue, mais cela ne suffisait pas. Jour après jour, elle se décourageait et perdait confiance en elle. Et si elle n’arrivait plus jamais à se tenir à ses côtés ? Sera-t-elle condamnée à lui parler à travers d’une porte pour le reste de ses jours ? La séparation était inenvisageable, pour l’instant. Cependant, plus le temps s’écoulait, plus elle craignait que ce moment ne finisse par arriver. Ce n’était certainement pas elle qui allait l’aborder.

Une nouvelle fois, elle était triste de ne pas pouvoir s’approcher de lui, ne serait-ce que pour le serrer brièvement dans ses bras. Le cœur brisé, la jeune fille avait quitté la chambre de son petit ami à la vitesse de l’éclair, lui ayant auparavant offert un sourire d’encouragement en tentant de dissimuler son chagrin. Il ne devait pas se sentir encore plus mal parce qu’elle n’arrivait pas à supporter cette situation. Elle tentait de l’encourager à maitriser son pouvoir et lui affirmait qu’elle viendrait le voir dès le lendemain. Une fois la porte renfermée derrière elle, l’adolescente parcouru le couloir à la course, cherchant à retrouver sa chambre avant que quelqu’un ne la voit en train de pleurer, vêtue de son gros manteau d’hiver alors qu’il faisait chaud à l’extérieur. Au passage, elle bouscula quelqu’un mais n’y porta pas la moindre attention. Elle entra dans sa chambre, plus referma violemment la porte. Aussitôt, la jeune fille se débarrassa de son manteau, le jeta au sol. Elle se laissa tomber sur le lit afin de laisser ses larmes couler.

La pauvre Erïka était triste, elle ne pouvait cesser de pleurer alors qu’elle était coincée dans un grand tourbillon émotionnel. À force de côtoyer les basses températures polaires, elle avait fini par tomber malade. Il y a deux semaines, elle n’avait attrapé qu’un petit rhume dont elle s’était rapidement remise. Ce matin, elle s’était réveillée fiévreuse après une courte nuit. Elle avait besoin de repos, mais elle s’efforçait toujours de se lever, de faire comme si rien n’était. Elle ne pouvait avouer sa défaite. Elle ne pouvait avouer qu’elle n’avait pas d’autres choix que d’abandonner, de cesser de voir Bobby et d’espérer que tout cela aura une fin, un jour.

La jeune fille se redressa, tentant de sécher ses larmes. Elle retira ses bottes et les jeta au sol. Elle avait trop chaud avec ses trucs. Elle retira également sa veste, son pull, puis le chandail à longue manche qu’elle avait en dessous, puis son t-shirt, afin de ne conserver que son débardeur. À chaque fois qu’elle y allait, elle devait se couvrir de vêtements supplémentaires et elle commençait à manquer d’imagination. Elle retira ses deux pantalons de jogging et conserva ses jeans. Elle avait bien moins chaud, ainsi, mais elle ne se sentait toujours pas mieux.

La jeune fille fit quelques pas, afin d’attraper la boite de mouchoirs posée sur son bureau. Elle se moucha à de maintes reprises, réalisant qu’elle était de nouveau malade. Découragée, elle jeta la boite sur son lit et sortit Istina de sa cage. Elle n’avait parlé à personne de ce qui s’était produit avec son petit ami. Elle n’avait pas vraiment envie d’en parler. Peut-être qu’en fait cela lui ferait le plus grand bien. Cependant, dans son état, Erïka peinait à se rendre à la cuisine pour enfin manger son premier repas de la journée. Il était quelle heure, déjà ? Quatorze heures… Le temps passait à une vitesse folle.

Assise sur son lit, adossé contre le mur, la jeune fille caressait la fourrure de son cochon d’inde. Elle repensait encore, inlassablement, à ces dernières semaines. Est-ce que tout cela aura une fin ? Elle ne pouvait le savoir, pas plus que son petit ami. Elle n’avait qu’une hâte : le serrer dans ses bras et l’embrasser avec une passion non dissimulée. Et dire qu’Erïka détestait les contacts physiques… Pourtant, ce n’était pas pareil dans les bras de Bobby. Elle se sentait bien, en sécurité. Elle voulait être proche de lui. Maintenant, elle ne pouvait même plus lui dire deux mots sans claquer des dents.

À force de ressasser tout cela, Erïka s’était remise à pleurer. Elle ramena ses genoux vers elle et posa sa tête contre alors qu’Istina s’éloignait d’elle pour se balader sur le lit. La jeune fille n’y prêta aucune attention. Cependant, lorsqu’elle entendit quelques coups contre la porte avant d’entendre qu’elle ne s’ouvrait, elle leva la tête, posant immédiatement la main contre sa bouche afin de ne plus faire de bruit. Si ce n’était pas le bruit de ses sanglots qui la trahissait, ce seront les chaudes larmes coulant sur ses joues. Elle s’efforçait de les essuyer.
Elle n’avait aucune envie de recevoir de la visite. Elle ne voulait pas qu’on la voit dans cet état. Elle était malade et en pleurs. C’était le pire tableau qui soit. Elle avait besoin d’être seule. Enfin, c’était ce qu’elle tentait de se dire. En ce moment, elle ne désirait que son petit ami, mais c’était impossible d’aller le voir. Si elle y retournait, elle allait finir par tomber sous ce froid. Son corps l’avait prévenu à maintes reprises, il ne pouvait plus en supporter davantage. Elle avait repoussé ses limites autant qu’elle le pouvait et maintenant elle devait en faire les frais.


-« Fiche-moi la paix… » Lança-t-elle faiblement avant de voir qu’Istina tentait de se sauver en sautant sur son manteau, en bas du lit. « Reviens ici, sale peste. Si tu disparais, tu peux toujours courir pour que je m’occupe de toi. »

Lorsque la jeune fille réalisa que la personne qui venait d'entrer était Will, elle se figea. Il allait s'inquiéter à coup sur s'il la voyait dans cet état. Elle se leva et quitta la pièce pour rejoindre la salle de bain afin de sécher ses larmes et prendre le temps de prendre des médicaments contre la grippe. Cela lui laissait les secondes dont elle avait besoin pour avoir l'air un minimum bien avant de retourner dans la chambre. Cependant, ses yeux rougit et son teint malade ne trompait personne.


--« Salut Will... Tu peux prendre Istina et lui donner de la salade ? Elle se sauve encore, à croire que mon lit ne lui plait pas. »
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William McKellen
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MessageSujet: Re: Besoin de réconfort ? Frère poule est là [PV William McKellen]   Lun 6 Mai 2013 - 16:27

Will était résigné. Depuis qu'Erïka avait joué les filles de l'air en partant tout un weekend loin de l'Institut en compagnie de son petit ami, le rouquin s'était fait une raison. Il était inutile qu'il les surveille. S'ils avaient décidé de faire quelque chose, ce n'était pas lui qui pourrait les en dissuader. Il devait se rendre à l'évidence, sa petite soeur était devenue une femme et il ne pouvait rien y faire. Mais était-ce un mal ? Pas tellement à bien y réfléchir. Bobby semblait être quelqu'un de bien et pour qu'Erïka soit à ce point accro à lui, ce n'était sans doute pas sans raisons. C'était mignon de la voir ainsi amoureuse et Will se réjouissait que tout aille bien entre eux. Ses craintes s'étaient apaisées en constatant que Bobby était un type bien qui ne profitait pas d'elle. Tout allait donc pour le mieux.

Seulement, il la voyait encore moins qu'auparavant, souvent monopolisée par son petit ami. Will ne le reprochait à personne mais le temps où il passait de longues journées en compagnie de sa petite soeur lui manquait parfois. Il était loin de s'ennuyer, généralement blindé de boulot de la part d'Emma, mais il regrettait de ne plus beaucoup voir Erïka. Même lorsqu'elle lui disait arriver parfois, elle mettait des heures à s'exécuter. Il se souvenait de la fois où elle l'avait averti par sms qu'elle arrivait à l'Institut et qu'elle n'allait pas tarder à le rejoindre à sa chambre tandis qu'il s'occupait d'Istina pendant son absence. Sauf que la russe n'avait pas daigné pointer le bout de son nez, ayant finalement passé toute la soirée et la nuit en compagnie de son petit copain. Will s'en était endormi sur son lit à force de l'attendre et ne s'était réveillé que le lendemain, tout juste avant de devoir partir au boulot. Il ne lui en voulait pas, préférant qu'elle profite de sa vie pour une fois qu'elle la vivait vraiment, mais il regrettait un peu qu'il peine tant à la voir.

Il n'en faisait pas de cas mais il attendait avec impatience son jour de congé afin de passer un peu de temps avec elle. Si elle était disponible... ce qui était moins sûr. Ce qu'il ignorait, c'était qu'il allait avoir plus de temps que prévu. En effet, le jour précédant son jour de congé, Emma lui annonça qu'elle devait partir, une histoire d'affaire à régler, quelque chose comme ça. En son absence, elle lui donnait sa journée, lui permettant de faire ce qu'il désirait pour le reste de la journée. Il était tout juste midi, il avait donc toute l'après midi de libre. C'était parfait. Mais encore fallait-il qu'Erïka ne soit pas en cours à cette heure là.

Première étape déjà : rentrer puis aller manger un peu. Maintenant qu'il avait sa propre voiture, il n'était plus contrait d'attendre le bus comme il le faisait avant. Rejoignant son véhicule il prit tranquillement le chemin de l'Institut, évitant les embouteillages grâce à son super GPS russe. Heureusement qu'il se débrouillait bien dans cette langue à présent... Une fois arrivé, il se dirigea aussitôt à la cuisine pour déjeuner, prenant le temps de papoter avec quelques élèves qui se trouvaient là. Une fois sustenté, il migra jusqu'à sa chambre pour se changer. Malheureusement, il se posa le temps de faire une petite sieste et plusieurs heures passèrent. Comme quoi il devait avoir un peu de sommeil en retard... A son réveil, il prit une douche pour se réveiller, se changea finalement et sortit de sa chambre. Il était temps d'aller voir Erïka... si elle était dans sa chambre.

Après tout, elle pouvait très bien être en cours... ou avec Bobby. Un sms lui aurait permis de ne pas avoir à se déplacer pour rien mais il n'avait pas encore le réflexe d'en envoyer parfois. Il cogna donc à la porte de sa petite soeur mais n'eut aucune réponse. Zut, elle était absente... Mais alors qu'il allait tourner les talons, sa voix retentit. Nasillarde, faible... ce n'était pas le ton de voix habituel de la russe. En ce qui concernait l'accueil glacial, rien d'étonnant. Mais le reste était déjà plus inquiétant. Le chasserait-elle si il entrait ? Il en doutait et de toute façon, c'était trop tard, il était inquiet. Il voulait savoir ce qui lui arrivait et espérait ainsi pouvoir l'aider, quelque soit le problème.

Sans gêne, il entra donc et referma la porte derrière lui. Lorsqu'elle l'aperçu, Erïka eut comme une sorte de blocage, figée, ne s'attendant certainement pas à voir quelqu'un et surtout pas lui. Après tout, il était censé être au boulot. Mais elle sembla avoir une soudaine révélation et se leva pour aller s'enfermer dans la salle de bain. Une envie pressante ? Will ne fit aucun commentaire et attendit patiemment qu'elle revienne. Du peu qu'il avait pu voir, elle n'avait vraiment pas l'air en forme... Constatation qui se confirma lorsqu'elle fut de retour dans la chambre. Ses traits étaient tirés, son visage un peu rouge et ses yeux exprimaient à eux seuls son mal être. Que lui arrivait-il donc ? Alors qu'elle le saluait et lui demandait de s'occuper d'Istina, Will ne put s'empêcher une remarque.


"La vache, t'as une sale gueule !"

Ca, c'était fait. Ce n'était pas dit méchamment, c'était juste la vérité. Will était quelqu'un de franc et bien souvent, il réagissait sans réfléchir aux conséquences, oubliant qu'il pouvait vexer les autres. Parfois, on aurait dit qu'il avait le manque de tact d'un enfant. Mais en dehors de cette constatation, son inquiétude ne fit que grimper. Inutile qu'elle le nie, elle avait pleuré... Pourquoi ? Le rouquin voulait tout savoir mais il ne voulait pas non plus l'agresser d'entrée de jeu. Si elle n'était pas bien, il allait s'occuper d'elle comme le grand frère dévoué qu'il était. Première étape, se débarrasser d'Istina afin de pouvoir être tranquille. Will attrapa donc la petite fuyarde et la reposa dans sa cage en compagnie de feuilles de salade et il en profita pour remplir son eau. Erïka avait rejoint son lit pendant ce temps. Une fois Istina nourrie et abreuvée, le rouquin rejoignit sa soeur sur le lit, il l'attrapa dans ses bras et s'allongea avec sur le matelas sans lui demander son avis. D'une main, il s'empara de la couverture et les recouvrit avec tous les deux. Si elle était malade, il fallait qu'elle reste au chaud. Ainsi contre elle, il sentait qu'elle n'était pas au top de sa forme. Elle avait passé la nuit dehors les cheveux mouillés ou quoi ? A aucun moment il ne fit le lien avec Bobby. Cependant, savoir qu'elle avait pleuré lui faisant penser au mutant. Erïka n'était pas du genre à pleurer pour un rien et le rouquin se demandait si ce n'était pas lié à un problème de couple. Si tel était le cas, Bobby pouvait numéroter ses abattis.

"On est bien là nan ? T'as faim ? T'veux que j'aille t'chercher un truc ? T'es brûlante... Qu'est-ce que t'as foutu ?" demanda t-il en l'embrassant sur le front

Comme si ce simple geste pourrait faire baisser sa température... Mais ce qui l'inquiétait davantage que la maladie était ces larmes. Elle faisait comme si de rien n'était mais Will la connaissait bien. Il l'observa un instant comme si, juste en la regardant, il pourrait deviner ce qui la tourmentait. Il détestait savoir que sa soeur était mal.


"Qu'est-ce qui t'arrive Rika ? T'as des ennuis ? C'est Bobby ? J'dois aller lui péter la gueule ? M'dis pas qu'tout va bien hein... J'sais que quelque chose n'va pas. J'suis là pour toi."

_________________

Tu touches, tu payes ! (avec les dents >_<)

"Monseigneur William le Borgne de Philadelphie, Roi des Aveugles et Chevalier Servant de la Demoiselle Amylia"


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MessageSujet: Re: Besoin de réconfort ? Frère poule est là [PV William McKellen]   Lun 6 Mai 2013 - 18:18

Erïka n’était pas en pleine forme. Elle était malade et plongée dans une tristesse qui la rongeait depuis des jours entiers. Elle aurait pu se confier à Will. Le rouquin était toujours là pour elle et elle le savait bien. Cependant, elle osait de moins en moins le déranger alors qu’Emma le surchargeait de travail et le tuait à la tâche. Il avait besoin d’un peu de repos. Parfois, elle espérait qu’il soit à sa chambre, mais elle tombait sur Amy, la majorité du temps. Leurs trains de vie ne correspondaient plus, ils ne s’agençaient plus ensemble. Erïka passait beaucoup de temps avec Bobby et partait parfois avec lui pendant les week-ends afin de faire de la moto, de passer du temps en amoureux. Ils étaient de plus en plus proches, au fil du temps. Cependant un triste événement qu’ils ne pouvaient contrôler avait brisé tout ce petit univers dans lequel baignait l’adolescente.

La jeune fille était amoureuse pour la toute première fois de sa vie. Elle avait connu la joie, la passion, mais également la jalousie et la peur d’être laissée comme une vieille chaussette. Maintenant, elle devait connaitre la séparation. Ce n’était pas définitif, elle savait qu’un jour ou l’autre Bobby arrivera à maitriser son pouvoir. Cependant, ce n’était pas sans en souffrir. Au fil des jours, la santé d’Erïka se détériorait et elle pouvait de moins en moins supporter la présence de son petit ami.

Erïka s’était enfermée dans sa chambre afin de pleurer en paix. Elle ne voulait pas que quelqu’un la voit dans cet état, elle était pitoyable, totalement détruite par son orgueil. Elle s’obstinait à repousser les limites de son corps, à persister à affronter une température bien trop basse pour ce que le corps humain était en mesure de supporter. Maintenant, elle devait en faire les frais. Elle n’était plus enrhumée, mais plutôt grippée. Elle se sentait faible, elle avait du mal à trouver le sommeil. Son corps avait besoin de beaucoup de repos après avoir frôlé l’hypothermie à quelques reprises.

La jeune fille ne s’attendait pas à recevoir de la visite, aujourd’hui. En fait, elle fuyait ceux qu’elle connaissait et s’enfermait dans la solitude. Malheureusement, son état en inquiétait plus d’un, don Will qui n’hésita pas à pénétrer dans sa chambre alors qu’elle l’envoyait promener d’une voix faible, entre deux sanglots.
Dès que la porte s’ouvrit, elle s’enfuit. Elle alla s’enfermer dans la salle de bain le temps de sécher ses larmes et de prendre quelques médicaments contre la grippe. Elle avait demandé à Alexïs de lui apporter, mais avait refusé de parler de ce qui la tracassait avec lui. Il pensait simplement qu’à force de rester au frais avec son petit ami elle avait fini par tomber malade.

Si elle avait pu duper Alexïs, elle ne pourra en faire de même avec Will. Il la connaissait si bien, il verra automatiquement que quelque chose n’allait pas. D’ailleurs, lorsqu’il posa les yeux sur elle, il fit un commentaire sur la tête qu’elle avait. Et oui, elle avait vraiment une sale tête. Elle n’était pas au meilleur de sa forme et n’allait pas lui en vouloir pour son petit commentaire. Cela ne faisait que prouver que c’était réellement visible et qu’elle ne pouvait le cacher si facilement.


-« Ppfff… Pourquoi tu crois que je ne voulais pas voir qui que ce soit ? Même Scum est moins effrayant que moi, en ce moment. »

Son frère s’occupa d’Istina comme elle le lui avait demandé. Pendant ce temps, elle retrouva son lit chaud et douillet. Elle grelotait légèrement. Lorsque Will vint la rejoindre, il prit place à ses côtés et se coucha avec elle sur le matelas avant de la couvrir d’une couverture. La jeune fille se colla contre lui. C’était étrange de se retrouver contre quelqu’un qui dégageait de la chaleur. Elle n’allait pas s’en plaindre. Elle en avait besoin. Elle avait encore plus besoin de réconfort, bien qu’elle ne voulait l’avouer. Son frère lui manquait terriblement. Elle aimerait bien passer des journées avec lui comme avant. Dans quelques mois elle sera en vacance. Elle pourra en profiter pour être avec lui et lui faire des mauvais coups, comme toujours. Elle avait tout un tas de travaux à faire, mais elle finira par en venir à bout. Dans son état, elle ne faisait que prendre du retard. Elle avait cessé de donner des cours de langues car elle n’était plus assez en forme pour le faire et perdait patience à tout moment. Il fallait qu’elle se repose et qu’elle se résigne enfin à passer quelques journées sans voir Bobby. S’il la voyait dans cet état, il s’inquiétera davantage pour elle et s’en voudra qu’une telle situation soit arrivée. Il fallait qu’elle reste loin de sa chambre, pour le moment. Y arrivera-t-elle ?

William lui demandait ce qui se passait. Il se demandait qu’est-ce qu’elle avait pour être dans un tel état. Il était prêt à lui chercher à manger, si elle avait faim. Autant elle n’avait pas d’appétit, ayant l’estomac noué depuis le début de la journée, autant son corps réclamait de la nourriture afin de pouvoir continuer à fonctionner. Elle devait se résigner à accepter l’aide de son frère et reconnaitre qu’elle avait été stupide d’avoir ruiné sa santé. Erïka leva les yeux vers son frère. Que ferait-elle sans lui ?


-« Ce serait bien que je prenne un déjeuner… Je crois avoir choppé la grippe, mais je vais survivre. »

L’adolescente se blottit davantage contre lui. Elle n’avait pas envie qu’il la laisse seule, finalement. Il pouvait bien se dédoubler, après tout. Elle ferma les yeux l’espace d’un instant. Son frère cherchait à savoir ce qui n’allait pas. Il savait qu’elle n’était pas que malade. Il lisait en elle comme dans un livre. Ses yeux humides et rougis par les larmes témoignaient de son chagrin. Peut-être que le fait de parler de la situation lui ferait du bien ?

Lorsque Will parla de Bobby, les larmes montèrent aux yeux de l’adolescente. S’il savait à quel point il la rendait heureuse, qu’il faisait tout pour elle. Il ne lui avait pas fait de mal volontairement. Il la repoussait afin de préserver sa santé. Il avait raison de le faire, mais Erïka en souffrait davantage. Elle tenta de parler entre deux sanglots étouffés. Elle leva la tête vers lui et le fixa de ses yeux larmoyants. Elle était bien plus affectée par cette situation qu’elle ne l’aurait cru.


-« Non... il est… il est si gentil… si… » Elle se remit à pleurer de plus belle. « Pourquoi ça doit arriver ? Pourquoi ? Je… je n’arrive plus à l’approcher… il ne veut plus que je le vois… il a peur pour moi… mais… mais ça va aller… je ne veux pas le laisser… »

La jeune fille se redressa faiblement afin d’attraper la boite de mouchoir. Elle utilisa quelques mouchoirs avant de les jeter tant bien que mal dans la poubelle. Puis, elle se recoucha auprès de Will, posant la tête sur un oreiller. Elle avait calmé ses sanglots et sécher les nouvelles larmes qui avaient coulées le long de ses joues.

-« Il… il ne maitrise plus son don… Il est fait de glace et dans sa chambre il fait si froid… je n’arrive plus à mettre les pieds plus de dix minutes dans sa chambre sans penser que je vais finir par geler sur place… Ça dure depuis trop longtemps… Je ne peux pas l’aider, je suis faible, trop faible pour pouvoir faire quoi que ce soit… »
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MessageSujet: Re: Besoin de réconfort ? Frère poule est là [PV William McKellen]   Lun 6 Mai 2013 - 19:50

On pouvait donner tous les défauts du monde à Will mais s'il y avait bien quelque chose qu'on ne pouvait lui reprocher, c'était qu'il était toujours là pour ses proches. Quitte à toujours les faire passer en priorité par rapport à lui, il veillait sur eux comme sur la prunelle de son oeil. Et dieu sait qu'il y tenait car il ne fallait pas oublier qu'il était borgne... Le rouquin ne comptait que peu de proches mais il s'occupait de ces derniers avec la plus grande attention. Ils pouvaient lui demander ce qu'ils voulaient. Mais même lorsqu'ils ne demandaient rien, il s'arrangeait toujours pour prendre soin d'eux et leur être agréable. Car plus que tout au monde, leur bienêtre lui importait. Et là, il s'agissait d'Erïka, sa meilleure amie, celle qu'il considérait comme sa petite soeur. Pas question donc de faire la sourde oreille et de repartir alors qu'elle lui en donnait l'ordre. Après tout, elle ne voyait pas encore à travers la porte et ne se doutait pas de qui se trouvait derrière. Il supposait qu'elle ne le chasserait pas s'il entrait.

Il ne se gêna donc pas pour s'incruster mais sa soudaine présence fit fuir la jeune femme qui trouva refuge dans sa salle de bain. Il ne s'en inquiéta pas, supposant que vu qu'elle avait l'air malade, elle devait sans doute faire un nombre incalculables d'allers retours entre les deux pièces. Quoiqu'il en soit, il ne relia pas un seul instant son arrivée et cette fuite soudaine. Il patienta et signala à sa soeur qu'elle avait mauvaise mine lorsqu'elle refit surface. Erïka ne se fâcha pas, elle avait plus l'air lessivée qu'autre chose, blasée et consciente de son état. Pauvre Scum qui était pris à titre de comparaison. Oui, le lézard avait le teint verdâtre... mais il n'était pas spécialement effrayant. En tout cas, lorsqu'on s'y était habitué... Will prendrait-il l'habitude de voir sa soeur ainsi ?


"Mais on s'en fout d'l'avis des aut'. D'puis quand tu t'prives pour eux ? M'enfin remarque, t'es mieux au chaud dans ta chambre et puis comme ça tu contamines personne hein !" fit-il remarquer avec un sourire, taquin "Puis même si t'as un p'tit air d'famille avec Scum actuell'ment, au moins t'en as pas l'odeur. C't'un détail non négligeable !"

Heureusement que cet état n'était que passager. Mais ce n'était pas en faisant rien qu'il allait s'améliorer cependant. Erïka devait se nourrir au même titre qu'Istina. Mais puisqu'elle le lui demandait, le rouquin s'occupa de nourrir la boule de poils en premier lieu. Il savait que la jeune femme insisterait ou bien se lèverait pour aller le faire elle-même s'il n'agissait pas et il préférait donc le faire lui-même. Bestiole nourrie, Will vint se caler contre Erïka, l'enroulant avec lui dans la couette bien chaude. Ainsi, ils étaient bien installés,cette position se prêtant davantage aux confidences. Car le rouquin n'était pas idiot, il voyait bien que la maladie n'était pas la raison qui peinait sa petite soeur. Car oui, elle était peinée et pas qu'un peu. Cela faisait longtemps qu'il ne l'avait pas vue pleurer. Et même sans en avoir été le témoin direct, il remarqua que les larmes marquaient encore les joues de la russe. Will détestait la voir triste ou abattue. Il faisait toujours en sorte de lui remonter le moral tout comme elle le faisait avec lui. Mais plutôt que de l'agresser en lui demandant aussitôt ce qui n'allait pas, il préféra prendre soin d'elle et lui laisser le temps de souffler.

Quand on était malade, il fallait surtout manger pour se sentir mieux. Will en savait quelque chose. Lorsqu'il vivait dans la rue et était malade, il fallait absolument qu'il mange et boive s'il ne voulait pas finir par manger les pissenlits par la racine. Erïka lui avouait avoir sans doute chopper la grippe, ce n'était clairement pas la fin du monde, mais aux yeux du rouquin ce n'était pas à négliger. Cette simple maladie aurait pu le tuer avant alors il ne prenait pas ça à la légère. Seulement, pour aller chercher de quoi manger à la jeune femme, il devait bouger. Comme c'était pratique de pouvoir être à deux endroits à la fois ! Car il ne désirait pas abandonner la russe qui, de toute façon, était accrochée à lui. Alors qu'il se dédoublait, son clone sortant aussitôt de la chambre, Will cajola Erïka, la serrant doucement dans ses bras.


"J'te ramène à manger et à boire, ça va t'faire du bien ! Ca plus un gros câlin guérisseur, tu s'ras sur pieds sous peu ! C'pas une p'tite maladie qui va arrêter une Davidoff !"

Mais pendant que le clone trottinait jusqu'à la cuisine pour faire un bon plateau repas à la jeune femme, Will désirait savoir ce qui la tourmentait. Ce n'était pas de la curiosité malsaine, il voulait l'aider et espérait qu'elle se confierait à lui. Il ne voulait pas non plus la forcer à le faire si elle n'en avait pas l'envie mais mieux que personne, il savait qu'elle devait vider ce qu'elle avait sur le coeur avant que cela ne la ronge davantage. Son état ne datait sans doute pas d'hier. Il la questionna donc, ne sachant pas trop quelle pouvait être la raison de son malaise. Mais même sans indice, il ne put s'empêcher de soupçonner Bobby. La jeune femme était fragile et c'était la première fois qu'elle était en couple. Une déception amoureuse serait donc dévastatrice pour elle.

Dès qu'il eut prononcé le nom de Bobby, les larmes montèrent aux yeux d'Erïka, preuve qu'il y était bien pour quelque chose. Aussitôt, Will fronça les sourcils, prêt à aller lui démonter la tête s'il le fallait. Gare à celui qui faisait souffrir sa petite soeur adorée. Pourtant, elle disait qu'il était gentil, preuve qu'il n'avait donc rien fait. Quel était donc le problème ? Voilà que la russe se mettait à pleurer pour de bon, laissant le rouquin perplexe. Sans avoir besoin de plus, il la berça doucement dans ses bras, essayant de l'apaiser. Ce n'était pas plus mal si elle se laissait aller. Mais rapidement, elle expliqua le pourquoi du comment. Enfin... plus ou moins. De ce que comprenait Will, elle ne pouvait plus l'approcher et Bobby la repoussait. Mais pour quelle raison ? Il s'était transformé en démon ou quoi ?


"Alors c'pas sa faute ? J'comprends pas... Il s'passe quoi ? Pourquoi t'peux plus l'approcher ?"

Il attendit patiemment qu'elle ait terminé de se moucher pour commencer ses explications. Will était patient et pouvait patienter toute la journée s'il le fallait pour qu'elle parle enfin. Mais il sentait que ce ne serait pas nécessaire. Elle avait besoin de laisser aller toute cette peine qu'elle contenait. Ainsi, il ne tarda pas à apprendre que Bobby n'était plus qu'un homme de glace, inapprochable à moins de désirer être congelé sur place. Son pouvoir avait pété les plombs soudainement ? Quoiqu'il en soit, Erïka ne pouvait plus l'approcher, elle que son froid n'avait jamais dérangé jusqu'à présent. Ce devait être une situation délicate pour un couple de ne plus pouvoir s'approcher du tout. Et le pire était que cela durait. Erïka s'accusait d'être trop faible pour être d'une quelconque utilité. Pas évident pour elle de ne pas voir les choses en noir. Mais le rouquin était là pour l'aider et la soutenir. Glissant un bras autour d'elle, il la câlina à nouveau.

"C'est l'souci quand on est mutant. Plus l'pouvoir est puissant, plus c'est difficile d'le gérer. Mais on finit t'jours par l'cont'nir et après ça pose plus problème. Faut juste êt' patient. Et crois moi, Rika, t'es loin d'être faible. Mutant ou non, on reste humains... et les humains c'pas fait pour vivre au Pôle nord, on est pas des pingouins. Y a qu'lui qui peut supporter sa température, ça veut pas dire qu'tu l'aimes moins ou qu'tas pas la volonté d'le faire. T'as rien à prouver. C'pas comme si tu l'avais quitté, non ? J'comprends qu'ça te peine, ça doit pas êt' facile... Mais tu dois croire en lui. Ca l'aid'ra, c'est certain."

La porte s'ouvrit, faisant apparaitre le clone qui transportait un plateau bien rempli. Il s'approcha du lit et attendit que le duo se redresse pour déposer ensuite le plateau sur les genoux d'Erïka tandis que Will calait des coussins dans son dos pour qu'elle soit à l'aise. Il avait apporté différents types de nourriture : fruits, brioche, sandwichs, un peu de riz avec de la viande chaude découpée en lamelles et de l'eau. Le rouquin la laissa manger à son rythme, ne la forçant pas et réfléchissant à ce qu'il pourrait faire pour qu'elle aille mieux. Simplement lui parler ne suffirait pas. Il fallait lui changer les idées.

"Quand t'aura terminé ton r'pas, si on s'faisait une p'tite sortie toi et moi ? Comme au bon vieux temps ? J'sais, t'es malade, général'ment on sort pas et on reste au chaud. Mais j'reste persuadé qu'sortir te f'ra l'plus grand bien. J'suis sûr qu't'as pas mis l'nez dehors d'puis un bail !"

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MessageSujet: Re: Besoin de réconfort ? Frère poule est là [PV William McKellen]   Mar 7 Mai 2013 - 0:17

"Je veux tout tenter,
Je manque d’espace je veux tout changer,
Bousculer ma vie pour mieux respirer,
Faire sortir ma rage,
Je me perds, je me perds, je me perds, je me blesse."

Erïka avait une sale tête, personne ne pouvait la contredire à ce sujet. Elle n’était pas comme sa demi-sœur, toujours en train de s’arranger pour être la plus belle dans les rues de New-York. Au contraire, Erïka préférait rester naturelle. Elle n’avait pas besoin d’artifices pour être jolie. Malgré que, en ce moment, ce ne serait pas du luxe. Habituellement, elle dissimulait ses cernes en appliquant du crayon noir autour de ses yeux. Elle aurait pu le faire aujourd’hui, mais comme elle ne cessait de pleurer, il valait mieux éviter.
Elle n’avait pas prévu de voir quelqu’un, aujourd’hui. Elle allait en classe et puis voilà. Elle ne socialisait pas avec qui que ce soit. Même les cours de langues qu’elle donnait à certains élèves éprouvant des difficultés en la matière étaient annulés car elle n’arrivait pas à enseigner adéquatement quoi que ce soit. Elle repensait toujours aux événements s’étant déroulés deux semaines plus tôt, cherchant vainement une solution qui ne parviendra jamais jusqu’à elle.

Will était venu la voir pour une raison qu’elle ignorait. Ça faisait longtemps qu’elle ne l’avait pas vu. Ils n’arrivaient jamais à avoir les mêmes disponibilités, c’était bien dommage. Cependant, la jeune fille savait qu’avec l’arrivée des vacances elle aura bien plus de temps pour elle et pourra passer des journées complètes avec son frère lorsque ce dernier aura quelques jours de congé. Ça lui manquait de faire des conneries en sa compagnie. Un jour, peut-être, ils pourront recommencer comme avant.

Pour l’instant, Will constatait son état. La jeune fille avait une sale gueule en ce moment. Elle se comparait à Scum, affirmant qu’elle devait faire peur. C’était pour cette raison qu’elle ne voulait pas sortir en public. En fait, elle voulait surtout éviter que les gens qui la connaissaient ne lui posent des questions. Elle préférait rester enfermée dans sa chambre, quitte à ne pas aller manger. Elle grignotera les carottes qu’elle conservait au frais pour Istina et puis voilà.
Le rouquin se demandait depuis quand elle se souciait du jugement des autres. C’était une bonne question. Elle s’en fichait que les gens la voit avec sa sale tête. C’était surtout le fait qu’ils lui poseront peut-être des réponses qu’elle voulait éviter. Elle ne se sentait pas apte à parler à qui que ce soit et craignait de flancher à tout moment. Elle voulait simplement être seule. Cependant, maintenant que William était là, elle ne voulait plus qu’il parte. Elle avait bien plus besoin de lui que ce qu’elle pouvait penser.


-« J’en ai rien à foutre des autres, je ne veux pas tomber sur qui que ce soit, c’est tout. Encore heureux que j’ai pas l’odeur de Scum ! D’ailleurs, Alexïs songe à lui faire prendre un bain ce pour fêter l’arrivée de l’été. Ça va être aussi éreintant que de faire prendre un bain à un chien, si tu veux mon avis. Il serait capable de manger le savon. »

La jeune fille poussa un long soupire avant de s’installer dans son lit. Elle ne tarda pas à s’y coucher, dans les bras de Will. Ainsi blottie contre lui, elle se remémorait tous les souvenirs de ces moments où elle avait dormi avec lui car elle peinait à trouver le sommeil. Il n’était jamais embêter par le fait de devoir se lever au milieu de la nuit afin de lui changer les idées. Il était toujours là pour elle, qu’importe le moment. Elle était chanceuse d’avoir un frère comme lui.

Malade, elle ne pensait même pas à prendre soin d’elle. Heureusement que Will était là et qu’il pouvait se dédoubler afin d’aller lui préparer quelque chose à manger. C’était ce qu’il lui fallait afin qu’elle se remette tranquillement sur pied. La jeune fille resta collée contre le Will original alors qu’elle entendait son clone quitter la pièce. Maintenant, il désirait savoir ce qui n’allait pas. S’il savait… elle avait facilement combattu son vilain rhume, mais la grippe était bien plus tenace, lui volant la moindre de ses forces et lui faisant vider de nombreuses boites de mouchoirs. Elle n’avait aucun mal à lui dire qu’elle n’était que grippée et que cela allait finir par passer. Comme il le disait, ce n’était pas une petite maladie de ce genre qui allait tuer une Davidoff. Elle était forte, elle allait combattre ce vilain virus dans le temps de le dire. Pour cela, il fallait qu’elle cesse ses visites au Pôle Nord, quelques portes plus loin. Ça l’aidera grandement à se rétablir.

S’il savait qu’elle était malade et faisait en sorte de l’aider à reprendre la forme, il n’avait aucune idée de ce qui pouvait la tracasser. Il lui posa donc la question sans s’attendre à ce qu’elle fonde en larme en prononçant le prénom de Bobby. Elle avait besoin de pleurer et elle savait qu’elle pouvait montrer ses faiblesses devant son frère. Il ne la jugera jamais et il n’en profitera jamais pour lui faire de sale coup. Elle avait confiance en lui. Cependant, il ne pouvait pas comprendre ce qui se passait. Elle n’avait parlé à personne du nouvel état de Bobby, mis à part à Emma Frost qui comptait faire ce qu’elle pouvait afin qu’il maitrise de nouveau son don. En attendant, la jeune fille devait tenter de passer les journées comme elle le pouvait en se demandant si tout cela ne se serait pas produit si elle avait inciter Bobby à se confier à elle et lui dire ce qui le tracassait tant depuis leur retour de Boston. Elle ne cessait d’y penser.

Erïka se redressa et pris tout son temps pour se moucher et calmer ses pleurs avant d’expliquer brièvement la situation à Will. Elle se sentait si faible de ne pouvoir soutenir l’homme qu’elle aimait. Elle maudissait son corps d’avoir de telles limites. Pourquoi ne pouvait-elle pas avoir un don véritablement utile ? Elle était mutante et mis à part avoir de super migraine, son don était rarement utile. Will tenta de la consoler en la serrant tout doucement contre lui. Elle devait se rendre à l’évidence. Elle avait des limites qu’elle ne pouvait franchir. Elle était humaine, après tout.


-« Je veux devenir un putain de pingouin ! Pourquoi j’ai pas une mutation qui sert à quelque chose ? ! »

Elle se moucha de nouveau, tentant de ne plus sangloter. Elle en avait marre d’être faible. Elle ne servait à rien au combat. Elle pouvait se faire tuer par n’importe quel mutant n’ayant pas un pouvoir passif, et encore…. Elle voulait devenir plus forte pour pouvoir rivaliser question agilité et force physique. Elle n’avait pas envie d’être la demoiselle en détresse qu’il fallait toujours sauver, ni même un élément purement inutile aux autres. Elle avait besoin de se sentir forte afin d’affronter le danger, mais également les divers problèmes que la vie posait sur son chemin. Erïka posa sa tête contre le torse de son frère puis passa ses bras autour de sa taille.

-« Je ne veux pas qu’on parle de séparation. Je ne compte pas le laisser, mais j’ai peur que son état soit permanent. Si c’était le cas… je… je ne veux même pas y penser. Je l’aime… Je l’aime tellement et j’ai peur de ce qui va arriver s’il ne retrouve plus sa forme originale. »

Elle fut parcourue de petits spasmes, tentant de ne pas fondre de nouveau en larme. Elle se sentait si ridicule. Essuyant ses larmes, elle se redressa et s’installa, bien droite, le dos contre des oreillers. Will venait de lui apporter un plateau de nourriture. Elle grignota un peu de tout sans avoir de réel appétit. Cependant, elle s’attarda sur le sandwich qu’elle mangeait par petites bouchées avant de le reposer dans l’assiette.
Will lui proposait de faire une petite sortie une fois qu’elle aura terminé son repas. Elle n’était pas trop en état de sortir, mais peut-être que le simple fait de sortir au soleil lui permettrait de reprendre des couleurs et de la rendre un peu plus joyeuse. Depuis le temps qu’elle était enfermée dans l’institut…


-« Ça doit faire deux semaines que j’ai pas quitté l’institut… Tu veux aller où ? »

Lorsqu’elle eut terminé de manger, elle posa le plateau sur le sol. Elle n’avait pas énormément mangé, mais au moins son appétit était comblé pour un bon moment. Elle devait en profiter, puisque Will était là pour prendre soin d’elle. Qui sait si elle ne sera pas clouée au lit demain ?

-« Merci, ça fait du bien de manger. »

Erïka quitta avec peine son lit afin de mettre son manteau d’hiver. Puis, elle réalisa qu’elle n’allait pas voir Bobby et qu’il faisait probablement chaud à l’extérieur. Elle mit plutôt une veste et décida de conserver son jean. Elle n’avait pas la force de se changer. Après avoir fouillé son sac afin d’être certaine que tout ce dont elle avait besoin était là, elle le glissa mollement à son épaule.

-« Je suis prête. Si tu me demandes de conduire, tu peux être certain qu’on va se retrouver à l’hôpital. » Fit-elle d’une voix morne et fatiguée.
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MessageSujet: Re: Besoin de réconfort ? Frère poule est là [PV William McKellen]   Mar 7 Mai 2013 - 11:28

Depuis le temps que Will connaissait Erïka, il l'avait vue évoluer. Au départ froide, distante, agressive et au mauvais caractère, la russe avait tout pour taper sur les nerfs du premier venu. C'était d'ailleurs ce qu'il s'était passé avec le rouquin mais ce dernier avait fait l'effort de la supporter puisqu'elle s'entendait bien avec sa petite amie. Par chance, il était patient et cette patience avait porté ses fruits. Bien sûr, il dû la remettre à sa place plus d'une fois pour qu'elle le respecte et n'en fasse plus qu'à sa tête mais au moins ils étaient devenus amis. Will avait découvert certains éléments du passé d'Erïka et faisait à présent en sorte qu'elle puisse profiter de la vie, qu'elle s'épanouisse et que plus rien ne vienne la peiner. Il en était même devenu son protecteur, empêchant quiconque de lui faire du mal, de près ou de loin. Au moindre problème, important ou non, il était là, elle pouvait compter sur lui. Et une fois encore, il ne comptait pas déroger à cette règle qu'il s'était lui-même imposée. Il était heureux de voir sa soeur heureuse. Mais là pour l'instant, il était surtout inquiet vu son état.

Comme il le lui faisait "subtilement" remarquer, elle avait vraiment l'air malade. Il y avait parfois des gens qui n'étaient pas bien mais qui le cachaient encore assez bien. Là, il serait difficile de nier qu'elle était mal. Il l'avait vue assez rarement malade, mais lorsqu'elle l'était, il était aux petits soins pour elle, faisant en sorte de la faire guérir plus vite. Oh bien sûr, il n'était pas médecin mais il pouvait lui préparer de bons repas pour la remettre sur pieds et veiller à ce qu'elle ne fasse pas de folies. Car il la connaissait... elle était bien du genre à n'en faire qu'à sa tête et à aggraver son état. Il ne pouvait la surveiller constamment mais le temps où il serait là, il se transformerait en véritable infirmier. (non je mettrais pas la tenue, allez vous faire foutre !)

Et quoi de mieux lorsqu'on était patraque que de rire un peu ? Will fit en sorte que sa remarque soit teintée d'humour afin que la russe puisse en rire tout comme lui et cela portait plus ou moins ses fruits. En tout cas, la conversation bifurqua sur le pauvre Scum qui n'avait rien demandé. Heureusement que tout le monde n'avait pas cette mutation. D'ailleurs, Erïka fit référence à son frère. Ne pouvait-il pas venir la guérir, lui qui était doté du don de guérison ? Cela faciliterait bien les choses. Mais il était sans doute occupé et connaissant Erïka, elle ne le ferait pas déplacer juste pour ça.


"T'as la chance d'pas avoir d'coloc ! Mais t'sais, tu peux v'nir dans not' chambre à nous hein si t'en as l'envie aussi. Peu importe ta tronche, on aime ta présence. Enfin, tu voulais p't'être êt' seule ? D'ailleurs Alexïs pourrait pas t'guérir ? J'sais qu'il sait réparer l'corps humain mais les maladies, il sait aussi ? Et bien sûr qu'Scum bouff'rait l'savon. Remarque, il aurait bonne haleine au moins après !"

Une fois Istina nourrie, Will s'occupa d'Erïka, venant lui tenir compagnie dans son lit et lui apporter un peu d'affection. De temps à autre, il n'était pas rare qu'Erïka vienne le réveiller au milieu de la nuit parce qu'elle avait fait un cauchemar et ne voulait plus être seule. Il allait ainsi dormir avec elle ou bien elle venait dormir avec lui quand Amy n'était pas là. Partager le même lit n'était donc pas une nouveauté pour eux. Mais depuis que Bobby partageait la vie de la jeune femme, le rouquin ne la voyait plus débarquer en pleine nuit. Sans doute s'occupait-il d'elle à son tour. Ces petits moments manquaient un peu à Will parfois mais il trouvait que ce n'était pas plus mal qu'elle se tourne vers celui qu'elle aimait. Au moins, il s'occupait d'elle.

Mais pour l'heure, c'était à son tour de veiller sur elle. Où était Bobby d'ailleurs ? En cours sans doute. Ou alors il ne voulait pas être contaminé... Pouvait-il tomber malade avec le pouvoir qu'il avait ? Un jour, il lui demanderait. Pour l'heure, il demandait à Erïka si elle avait mangé et comment elle était ainsi tombée malade. Peu importait la raison, l'important c'était de guérir rapidement. Et pour ça, il fallait manger ! Se dédoublant, Will pu ainsi se rendre à la cuisine tout en étant toujours dans le lit d'Erïka. Le repas n'arrivant pas avant quelques instants le temps de le préparer, le rouquin en profita pour aborder le sujet qui lui brûlait les lèvres depuis qu'il avait posé les pieds dans la chambre de sa petite soeur.

Même s'il n'avait qu'un oeil, il avait parfaitement vu qu'elle avait pleuré. Cela faisait longtemps, si longtemps qu'il ne l'avait pas vue faire qu'il se demandait quelle pouvait en être la raison. Jusqu'à présent, tout se passait bien. Alors quel était le problème ? De mauvaises notes ? Non, elle n'était pas du genre à se laisser abattre pour ça et elle était bonne élève. Une prise de tête avec son père ? Elle était plus du genre à gueuler qu'à pleurer mais cela restait une possibilité. Une dispute avec son petit ami ? Ca c'était vraiment probable. Enfin, Will voyait mal Bobby s'énerver mais il était tout à fait capable de blesser Erïka, comme tout le monde. Malgré ses airs de jeune fille qui savait s'imposer, elle n'en restait pas moins fragile. Mais plutôt que de sauter sur des conclusions hâtives, il préféra lui demander directement. Il savait qu'elle lui avouerait ce qui la tourmentait, ils se disaient toujours tout... même le pire. Ils n'avaient rien à se cacher l'un à l'autre.

Lorsque Will mit en avant Bobby, le soupçonnant d'y être pour quelque chose, il sentit qu'il avait touché au but rien qu'à voir la tête d'Erïka. Que lui avait-il fait ?! Il allait passer un mauvais quart d'heure sous peu ! Le rouquin l'avait prévenu que s'il faisait un jour pleurer sa soeur, il avait intérêt à courir vite. Ce jour venait apparemment d'arriver... ou peut-être pas finalement. La jeune femme précisait que ce n'était en rien sa faute mais Will ignorait encore le pourquoi du comment. Là, il était perdu, ne voyant pas où était le problème au juste. Mais le simple fait d'évoquer son petit ami fit fondre Erïka en larmes. Will ne la brusqua pas et la laissa faire à son rythme, patient. Doucement, il lui caressait le dos alors qu'elle s'était redressée pour se moucher. Finalement, elle expliqua que le pouvoir du mutant était hors de contrôle et qu'elle était bien incapable de l'approcher, même avec toute la meilleure volonté du monde. Des larmes, elle passait à la colère, maudissant ses pouvoirs qui, d'après elle, ne servaient à rien dans une telle situation. Will continuait de lui caresser le dos dans le but de l'apaiser. Il préférait qu'elle pleure un bon coup et déverse ce qu'elle avait sur le coeur.


"A part l'pouvoir d'Bobby, j'doute qu'il existe un pouvoir qui permettrait de supporter ça. Ou alors y en a peu. T'es pas impuissante, Rika. C'est lui qui est trop puissant. T'sais, j'parle pas mal avec Emma et d'temps en temps avec l'professeur Xavier. J'ai appris pas mal d'choses que j'ignorais sur les mutants. T'savais qu'il y avait différents types d'mutants ? Un genre d'classification. Bah Bobby fait parti des plus puissants. Ils sont très rares mais y pourraient ravager complèt'ment la Terre s'ils le voulaient. J'sais pas s'il est au courant... mais quoi qu'il en soit, c'pas une mutation qu'on apprend à maitriser facil'ment, ça prend beaucoup plus d'temps que pour les nôtres, beaucoup plus inoffensives. Par chance, on est à l'Institut, ils vont l'aider à s'contrôler, c'est fait pour ça ici, non ? Alors ouais c'est vrai, c'pas cool c'qui arrive mais j'pense qu'c'est une étape obligatoire."

Mais Erïka avait peur que l'état soudain de son petit ami soit permanent. Il était possible que ce soit le cas, difficile de prévoir à l'avance comment allait évoluer une mutation. C'était vraiment du cas par cas et seul l'avenir avait la réponse. Mais si tel était le cas, personne ne pourrait plus approcher Bobby, pas même celle qu'il aimait. Comment vivre ainsi une relation de couple ? Erïka y pensait, c'était clairement ce qui la mettait dans tous ses états. Elle craignait d'être séparé de celui qu'elle aimait... et difficile de ne pas voir à quel point elle tenait à lui. Will se réjouissait de la voir ainsi amoureuse mais d'un certain côté, c'était justement ce qui la rendait malheureuse. L'amour n'avait pas que des bons côtés parfois, il pouvait être également dévastateur. Et Will ne désirait pas que cela arrive à sa petite soeur. Il fallait qu'elle garde espoir. Ils ignoraient comment le pouvoir de Bobby allait évoluer mais ils pouvaient toujours essayer de voir les choses du bon côté. Erïka était agrippée contre lui et le rouquin la serra dans ses bras, l'embrassant sur le crâne tandis qu'il la berçait légèrement. Il aurait donné n'importe quoi pour la débarrasser de cette peine.

"Personne parle d'séparation, Rika. Qu'il reste ainsi, c't'un risque, oui, c'est sûr. Mais rien n'prouve qu'il va pas r'devenir comme avant. J'suis sûr qu'il réussira à surpasser son don. Il doit avoir qu'une hâte, c'est d'te serrer dans ses bras. Sois patiente jusqu'au jour où ça arriv'ra. Aie confiance en lui et en ceux qui l'aident. J'suis sûr qu'il t'aime autant qu'tu l'aimes. Au début t'sais, j'le soupçonnais, j'me méfiais d'lui. J'voulais pas qu'il t'fasse du mal. Maint'nant j'sais qu'il t'en fera jamais, c'est un chic type. Lui non plus, il t'laissera pas, j'en suis convaincu."

Le clone était de retour, plateau à la main. Will installa Erïka correctement pour qu'elle soit le mieux possible et il la laissa manger, profitant de la présence du plateau bien fourni pour croquer dans un fruit. S'il mangeait lui aussi, Erïka n'aurait pas l'impression qu'il la fixe alors qu'elle se nourrissait. Elle mangea assez peu mais elle mangea, c'était l'important. Le rouquin n'insista pas pour qu'elle mange plus, il ne fallait pas la gaver non plus. Aller dehors lui ferait sans doute du bien. Il faisait beau, c'était l'occasion d'en profiter. Erïka avoua ne pas être sortie depuis deux semaines. Tant que ça ?! Depuis combien de temps était-elle malade au juste ?

"Hé ben il est temps d'y remédier ! On peut aller faire un p'tit tour à Central Park histoire qu'tu prennes l'air et l'soleil. Puis comme y a l'centre commercial juste à côté, on aura qu'à y faire un tour !"


Quoi de mieux que de s'offrir un petit quelque chose quand on avait pas le moral ? Compensation ? Naaaan. Enfin un peu quand même... Mais au moins, cela changerait les idées à la russe. Le clone qui était resté là s'empara du plateau et sortit de la chambre pour aller le ranger. Will la regarda se préparer et fut étonné de la voir mettre un gros manteau. Il l'avait vu trainer sur le sol quand il était entré, ainsi que tout un tas de fringues, mais pensait juste qu'elle faisait un peu de rangement. Enfin... à sa façon. Là, il commençait à faire le lien... Beaucoup de vêtements chauds... un petit ami en mode glaçon intense... une russe malade... Tout s'expliquait ! C'était bel et bien la faute de Bobby si Erïka était malade ! Quoique le rouquin soupçonnait sa soeur d'avoir bravé le froid juste par orgueil. C'était bien son genre de risquer ainsi sa peau.

"Si j'avais su plus tôt, j'serais v'nu avant. Aujourd'hui, tu vas pas t'débarrasser d'moi, prépare toi à m'supporter toute la journée ! J'serais là rien qu'pour toi."

Inutile de l'enguirlander sur l'origine de sa maladie. Il était persuadé qu'il n'arriverait pas à la convaincre de ne plus y retourner. Elle tenait trop à Bobby pour ça. Mais pour l'heure, il était temps de partir. Erïka signalait qu'elle n'était pas en état de conduire. Ca, il s'en serait bien douté !

"T'inquiète, j'm'occupe de tout. Quitte à t'porter sur mon dos ! Au pire, tu m'conduiras en me tirant sur les oreilles et... on aura un accident d'Will. On devrait s'en r'mettre. Allez en route !"

Sans lui demander son avis, il lui piqua sa boite de mouchoirs. Elle leur serait sans doute utile tout au long de la journée. Le rouquin prit la main de sa soeur et l'entraina jusqu'au garage où reposait sa voiture. Il déposa le paquet de mouchoirs sur le tableau de bord et démarra lorsqu'Erïka fut prête. Il conduisit quelques minutes puis trouva une place non loin du parc. Par chance, il n'y avait pas encore trop de monde à cette heure là. Une fois hors du véhicule, il attendit que la russe le rejoigne. Une petite promenade dans le parc ne pouvait que lui faire du bien mais il ne voulait pas non plus la pousser à faire des folies.

"Si jamais tu t'sens pas bien, hésite pas à m'le dire. Mais j'pense qu'le soleil va t'faire du bien. Tiens, t'veux une glace ? Y a un marchand là."

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MessageSujet: Re: Besoin de réconfort ? Frère poule est là [PV William McKellen]   Mar 7 Mai 2013 - 16:33

Erïka avait toujours eut pour habitude d’aller voir Will lorsqu’elle ne se sentait pas bien. Cependant, avec le temps, elle avait laissait le rouquin profiter de ses nuits de sommeil afin qu’il soit en pleine forme pour le boulot. Elle allait maintenant voir Bobby lorsqu’elle avait besoin de réconfort. Comme elle dormait souvent avec lui, il n’était pas rare qu’il se réveille en même temps qu’elle lorsqu’elle faisait un cauchemar. Il savait ce qui la tracassait et troublait ses nuits. Ils étaient en mesure de la comprendre et de l’aider à oublier ses mauvais rêves.

Ce n’était pas pour autant qu’Erïka n’aimait plus son frère. Au contraire, elle l’adorait plus que tout et avait hâte d’avoir plus de temps pour faire des conneries avec lui, comme avant. Cependant, elle ne pouvait pas trop compter là-dessus pour le moment. Avec l’école et le fait qu’elle était malade depuis les deux dernières semaines, elle passait le plus clair de son temps dans sa chambre. D’ailleurs, pendant ce temps, le rouquin était au travail. D’ailleurs, ne devrait-il pas s’y trouver, actuellement ? À moins qu’elle ait fini par perdre le fil des jours et que ce soit déjà le week-end ? Elle n’en savait rien.

Il n’y avait pas beaucoup de choses qui importaient à l’adolescente, en ce moment. Elle se fichait des autres, ce qui n’était pas nouveau. Elle n’en avait rien à faire de la tête qu’elle avait, mais elle préférait rester discrète et ne pas avoir à répondre aux questions de personnes qu’elle connaissait. Elle restait donc cloitrée dans sa chambre, avec son ami la grippe. Elle avait demandé à Alexïs de lui apporter des médicaments afin d’atténuer les symptômes, mais elle n’avait jamais pensé à lui demander de la guérir. Il était tellement fatigué ces derniers temps. La fin de sa session de médecine faisait des ravages sur le pauvre jeune homme qui tenait le coup malgré tout. Elle ne voulait pas lui demander d’utiliser son don pour si peu. Et puis, aux dernières nouvelles, il n’était pas en mesure de soigner les petites maladies.


-« Je ne crois pas qu’il fait dans la grippe, rhume et toutes les saletés que j’ai pu chopper. Il m’a apporté des médicaments, ça va suffire. »

La jeune fille s’installa dans son lit en compagnie de son frère. C’était une étrange sensation que de se coucher contre une personne dégageant de la chaleur. Elle n’y était plus habituée depuis un bon moment. En fait, elle ne voyait pas grand monde ces derniers temps. De temps à autre, elle croisait les élèves qu’elle aidait en cours de langue, échangeait deux ou trois mots avec eux et retournait à ses occupations.
Maintenant qu’elle était seule avec Will, elle réalisait que ce contact humain lui faisait le plus grand bien. Elle se confia à lui, expliquant la raison de son chagrin. Elle pouvait finalement laisser aller toutes les émotions qu’elle gardait pour elle depuis ces dernières semaines. Elle n’en avait pas parlé à Bobby, cette situation était déjà assez dure pour lui en ce moment. Elle avait donc accumulé les émotions jusqu’à ce que ça explose de nouveau. Will faisait de son mieux pour la consoler. Après tout, ce n’était pas de sa faute si cela était arrivé. Elle ne devait pas s’en vouloir d’être si faible. Elle était humaine, elle avait ses limites. Le rouquin lui expliquait que Bobby était l’un des mutants les plus puissants de ce monde et qu’il devait apprendre à maitriser toute cette puissance, peu à peu. Cette situation finira par se régler, elle devait y croire.


-« Il est… si puissant que ça ? Mmppf… J’ai l’air si ridicule à côté de lui. Je ne fais qu’aboyer, mais pour agir… je ne vaux pas grand-chose. J’aimerais tant pouvoir l’aider… Ça fait quatorze putains de journées que tout ça dur. Pourquoi j’ai pas un pouvoir comme Alexïs qui m’empêche de tomber malade ? J’espère que tout ça finira par revenir à la normale… j’en peux plus et c’est tout aussi difficile pour lui… Il ne veut plus que je l’approche car il a failli me congeler la première fois, mais j’en ai tellement envie, peu importe les risques. Je te le dis, l’amour ça rend con. »

Elle se blottit dans les bras de Will, s’agrippant à lui. Et si son petit ami ne pouvait reprendre sa forme originale, allait-il la quitter ? Elle ne voulait pas que leur relation se termine, mais elle craignait fortement qu’il décide de la laisser afin qu’elle ne soit pas enchaînée à un homme qu’elle ne pouvait même pas approcher. Et elle, arrivera-t-elle à supporter ce genre de relation ? Cela ne faisait que deux semaines et elle était déjà à bout. Elle craignait le futur. Elle ne savait pas ce qui allait se produire et avait terriblement peur de le savoir. Cependant, Will prenait soin de la rassurer. Elle ne devait pas s’en faire pour cela. Bobby finira par maitriser son don et n’aura qu’une hâte : la serrer dans ses bras. Même si Will s’était toujours méfié de lui, au tout début, me mutant avait su lui prouver qu’il ne fera jamais de mal à sa petite sœur. Elle reconnaissait bien son frère poule.

-« J’espère que tu as raison. J’espère que ça se terminera bientôt… Il faut que je lui montre la tenue de nuit que ma sœur m’a achetée. » Elle fit un petit sourire, tentant de regagner un peu d’énergie.

Lorsque le clone arriva dans la chambre, l’original fit en sorte qu’Erïka soit bien installée afin de manger. Elle n’avait pas beaucoup d’appétit, mais elle avait au moins mangé à sa faim. Lorsqu’elle eut terminé son repas, elle laissa le clone s’occuper du plateau. Il était temps de sortir un peu. Il y a longtemps qu’Erïka n’était pas sortie au soleil. Cela lui fera le plus grand bien. L’adolescente commença à se préparer à la vitesse d’une tortue unijambiste. Elle allait avoir Will à ses côtés toute la journée, pas prêt à la lâcher. Ce n’était pas elle qui allait s’en plaindre.


-« Je ne voulais pas que tu t’inquiètes, tu es assez occupé avec ton boulot. Oh et… Je voulais te le dire depuis un moment, mais je n’arrivais jamais à te trouver. Je suis désolé de t’avoir oublié après être revenue de mon week-end sur les routes. Je ferais en sorte que ça n’arrive plus. »

Elle savait qu’elle allait probablement contaminer son frère en faisant ça, mais elle s’approcha de lui et le serra dans ses bras. Ce qu’il avait pu lui manquer. Maintenant, elle voulait profiter de sa présence pour la journée. Il allait faire comme toujours et lui faire oublier ses tourments, elle en était persuadée. Elle l’aimait, c’était son grand frère, personne ne pourrait lui voler ce rôle majeur dans sa vie. Elle était heureuse d’être à ses côtés. Si elle l’oubliait, si elle le blessait, elle voulait toujours réparer ses erreurs car elle savait ce qu’elle avait à perdre. S’il s’éloignait d’elle et la laissait tomber, elle perdait une part importante de sa vie.

N’ayant pas envie de conduire, elle souhaitait que Will prenne le volant de sa voiture. Et puis, être grippé avec un casque de moto sur la tête n’était pas la meilleure chose. C’était plutôt désagréable et elle n’avait pas besoin de l’avoir fait pour l’imaginer. L’adolescente pouvait être rassurée, Will comptait assurer son transport jusqu’en ville, quitte à la transporter sur son dos.


-« Tu devrais prendre un brevet pour ton nouveau moyen de transport. Je suis certaine que tu ferais fureur. »

Erïka suivit son frère jusqu’à sa voiture et s’assit sur le siège passager. Il avait amené sa boite de mouchoir, conscient qu’elle allait en avoir besoin. Elle ne resta pas bien longtemps sur le tableau de bord, la jeune fille préférant la ranger dans son grand sac. Ainsi, elle pourra la trimballer à sa guise. Durant le trajet, elle ouvrit légèrement sa fenêtre. L’air frais lui faisait bien plus de bien qu’elle ne le pensait. Elle se cala confortablement dans son siège et ferma les yeux. Le voyage fut plus rapide que ce qu’elle pensait. Will venait de se garer et la jeune fille quitta son état végétatif pour sortir de la voiture. Claquant la portière, elle jeta un regard à la ville. Ça faisait bien longtemps qu’elle n’y avait pas mis les pieds. Elle restait près de son frère, marchant à ses côtés à travers Central Park.

Will lui proposait de s’arrêter manger une glace. La jeune fille n’avait pas très faim, elle avait bien mangé lorsqu’elle était à l’institut. Elle ne voulait pas se gaver de quoi que ce soit d’autre et encore moins de glace. Il se rendait compte de ce qu’il disait ? Peut-être pas. Elle n’allait pas l’obliger à faire attention à chaque mot qu’il employait sinon il ne dira plus rien, le pauvre. La jeune fille se contenta de secouer la tête. Elle ne voulait pas manger.


-« S’il te plait, ne me refait pas pleurer. »

Par contre, si Will avait envie d’un glace, elle n’allait pas l’en empêcher. Ils continuèrent leur balade dans le parc jusqu’à ce qu’Erïka en ait marre de la chaleur. Il n’y avait pas beaucoup de gens à l’extérieur. Soit c’était parce que c’était la semaine et que les gens étaient soit à l’école, soit au boulot ou c’était parce qu’il faisait un peu trop chaud. La jeune fille attrapa son frère par la main afin de l’entrainer vers le centre commercial.

-« J’aimerais aller au centre commercial. »

Erïka entra dans le bâtiment. Il était temps pour elle de faire des achats puisqu’elle en avait l’occasion. Elle tenant toujours la main de Will, elle le fit entrer dans un magasin de film. Elle avait besoin de faire quelques achats qui lui seront utile afin de combler ses nuits d’insomnie. Elle recherchait quelques séries particulières dont elle prit les DVDs sans trop regarder le prix. Elle s’était habituée au fait d’avoir de l’argent et le dépensait un peu plus qu’auparavant. Elle n’achetait pas des trucs hors de prix comme Eleonnora, mais elle se faisait plaisir en s’achetant de temps à autre des petites choses qui lui faisaient plaisir. Ayant trois coffrets DVD dans les mains, la jeune fille alla payer ses achats. Elle quitta la boutique lorsque son frère fut prêt à faire de même, tenant son sac d’achat dans sa main.

-« Comment vont les préparatifs pour le mariage ? » demanda soudainement la jeune fille.
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William McKellen
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MessageSujet: Re: Besoin de réconfort ? Frère poule est là [PV William McKellen]   Mar 7 Mai 2013 - 23:44

Etre mutant, c'était rendre la vie plus pratique. Les pouvoirs dont ils étaient porteurs pouvaient bien les aider dans le quotidien. En ce qui concernait Will, il ne se passait pas une journée sans qu'il l'utilise. C'était devenu une habitude pour lui de faire plusieurs choses à la fois, il n'y faisait même plus attention à force. Pour lui, c'était tout à fait normal. En ce qui concernait le pouvoir d'Alexïs, Will supposait que ce devait être rudement pratique pour pratiquer la médecine. Pourquoi s'embêtait-il avec des cours d'ailleurs ? Il était capable de faire ce que la médecine ne pouvait accomplir. Pourquoi cette perte de temps ? Le rouquin avait un peu de mal à comprendre. Sans doute ne contrôlait-il pas suffisamment son pouvoir et qu'il voulait compenser en apprenant comme tout le monde ? Il fallait dire que s'il utilisait son don devant quelqu'un, cela risquerait de faire des vagues. C'était sans doute la raison. Manque de bol, il ne soignait pas les maladies... en tout cas pas encore.

"Dommage... T'aurais été sur pieds d'autant plus vite. D'ailleurs pourquoi il fait des études ? Il est d'jà un miracle à lui seul ! M'enfin après avoir vécu dans la rue, j'connais mille et un truc pour vite s'remettre sur pieds. C'est l'moment d't'en faire profiter !"

Quand on était mal nourri et sujet à blessures fréquentes, il n'était pas rare de tomber malade. Au fil du temps, le rouquin avait développé une bonne résistance aux maladies, ses anticorps se retrouvant souvent confrontés à différentes maladies ou bactéries. Cependant, depuis qu'il avait rejoins l'Institut, il n'était plus tombé malade en dehors de la fois où il avait été ramené par Emma. C'était la seule et unique fois et il priait pour que cela dure. Même lorsque Bobby l'avait congelé avec l'eau de la piscine, il n'avait même pas attrapé de rhume. Il redoutait cependant le prochain jour où il tomberait malade... car il sentait que ce serait quelque chose de bien carabiné.

Un autre qui ne risquait pas d'attraper froid, c'était bien Bobby. Il ne le ressentait même pas ! Mais en ce qui concernait Erïka, c'était une autre paire de manches... La jeune femme ne pouvait plus approcher son petit ami sous peine d'être cryogénisée sur place, ses pouvoirs étant complètement hors de contrôle. Drôle de situation que voilà et surtout bien soudaine. Will se demandait ce qui avait pu la déclencher mais il ignorait comment un mutant comme lui pouvait vivre sa mutation. Il était pourvue d'une mutation rare et difficile à maitriser, pas étonnant donc qu'il peine à le gérer lorsqu'il n'en faisait qu'à sa tête. Pour Will, il n'y avait jamais vraiment eut de souci avec son pouvoir. Après tout, que risquait-il si son don perdait soudainement les pédales ? Que son clone lui colle une droite ? Il s'en remettrait facilement. En ce qui concernait Bobby, c'était une autre histoire... Un simple dérèglement et l'Institut se retrouvait transformé en igloo géant. Heureusement qu'il maitrisait la glace et non le feu, sinon ils seraient à présent sans abri. Encore.

Le rouquin essayait donc par tous les moyens de faire voir le bon côté des choses à sa petite soeur. Quand on était au plus mal, il était difficile de penser positivement. On pensait automatiquement au pire et il était difficile de voir les choses autrement. L'espace d'un instant, il essayait de se mettre à la place d'Erïka pour mieux la comprendre. Comment le vivrait-il si jamais il ne pouvait plus approcher Amy ? Eux qui étaient inséparables, il le vivrait assurément très mal. Surtout si, au bout du compte, on ignorait s'il y avait un retour possible à cette situation. Ils ne pouvaient rien faire, ils ne pouvait qu'attendre que Bobby trouve la force de faire face à tout ça. Erïka se sentait faible à côté de son petit ami mais elle oubliait que son véritable pouvoir, ce n'était pas son don. Le simple fait qu'elle ait vraiment compté le nombre de jours de séparation prouvait bien qu'elle vivait très mal cette situation. Will resserra doucement son étreinte autour d'elle, lui souriant alors qu'il lui tapotait le bout du nez.

"On n'choisit pas nos mutations. Et crois moi, t'es bien plus puissante que c'que tu crois. Ton vrai pouvoir, c'pas de détecter les mensonges hein. C'est d'donner de l'amour à celui qu't'aimes. Tu t'en rends p't'être pas compte mais tout c'que tu fais pour lui, j'suis sûr qu'il l'oublie pas et qu'ça l'aide à aller d'l'avant. Ta force, c'est c'que tu lui offres, c'est la confiance que t'as en lui. Dis toi qu'si lui il doit maitriser son don, toi tu dois continuer d'contrôler cette foi que t'as en lui. Puis même si t'avais l'don d'Alexïs, tu finirais g'lée quand même hein... J'te comprends tu sais. J'voudrais pas êt' séparé d'Amy, pour rien au monde, même temporair'ment. Mais c'est l'prix à payer. Dis toi qu'une fois ça passé, plus rien n'vous séparera. Pas même une jolie fille brune qui peut créer des illusions."

Il taquinait Erïka en lui rappelant que même face à Cassandra, Bobby n'avait même pas émit le moindre signe d'intérêt à son égard. Will était persuadé que leur couple était fait pour durer et il faisait tout pour le lui montrer. Lui qui avait toujours été frileux sur le sujet, il se montrait à présent comme un véritable défenseur de leur cause. Il ne voulait pas que sa petite soeur perde espoir et soit davantage blessée. Déjà que de la voir comme ça était une véritable torture alors il n'imaginait pas si cela empirait. Il s'imaginait débarquer dans la chambre de Bobby pour lui secouer les puces et lui dire à quel point sa petite amie souffrait de la situation. Mais à bien y réfléchir, ce n'était peut-être pas une bonne idée. Bobby n'était pas du genre impulsif et à se déchainer si on le poussait à bout. Tout ça ne ferait que le faire souffrir inutilement sans doute... Pourvu qu'Emma l'aide au plus vite. Mais déjà, Erïka se montrait un peu plus positive. Voyait-elle une autre alternative à tout ça ? C'était un bon début, même si ce qu'entendait le rouquin ne lui plaisait pas trop.

"Hé, ça pourrait l'motiver nan ? Genre tu prends une photo d'toi dans cette tenue, tu lui cales sous la porte d'sa chambre et j'te parie qu'dans les jours à v'nir, il aura maitrisé son don ! On est comme ça les hommes... on a b'soin d'motivation ! Connaissant Nora, ta tenue doit pas r'ssembler à celle d'une none, j'me trompe ?"

Il était temps qu'elle reprenne des forces en mangeant. Laissant la jeune femme manger à son rythme, Will fit de même, profitant du plateau bien rempli. Il savait bien qu'elle ne mangerait pas tout mais il était déjà content de voir qu'elle faisait l'effort de se nourrir un minimum. Il était d'autant plus content de voir qu'elle acceptait sa proposition de sortir un peu. C'était des signes qui ne trompaient pas. Si elle faisait l'effort de sortir de sa torpeur, c'était qu'elle voulait croire que tout s'arrangerait. Il ne restait plus à Bobby qu'à faire l'effort final qui leur permettrait de se retrouver. En attendant, c'était au rouquin de s'occuper de sa soeur, comptant bien passer la journée avec puisqu'il avait congé. Mais il se sentait un peu nul de ne pas avoir pu intervenir avant, ignorant tout de l'état de la russe. Cette dernière n'avait pas pris la peine de le prévenir et il était bien occupé avec son travail. Mais la jeune femme expliqua qu'elle n'avait pas voulu l'inquiéter. Comme si c'était le cas ! Elle en profita pour s'excuser de lui avoir posé un lapin l'autre fois, assurant que ça n'arriverait plus. Cette attention fit sourire le mutant.

"J'm'inquiét'rais t'jours pour toi. T'es ma soeur. Et mon boulot passe largement après toi ! C'pas grave que tu m'aies oublié. T'voir heureuse et épanouie compense. Et puis, tu m'donnes une nouvelle raison d'me venger ! D'toute façon j'suis là aujourd'hui et j'serais là les aut' jours. Quand j'te dis qu'tu peux compter sur moi, même si toi t'es pas dispo, c'est pas grave. J'préfère t'savoir ailleurs et bien occupée qu'là, terrée dans ton lit à attendre que l'temps passe."

Maintenant qu'Erïka était préparée et sur pieds, elle en profita pour serrer à nouveau Will dans ses bras. Celui-ci lui rendit son étreinte, se moquant des risques encourus. Il l'embrassa sur le front, profitant de ces petites attentions qui lui avait manquées depuis qu'ils ne s'étaient pas vus. Cette journée, c'était la leur et il n'était pas question que la jeune femme soit à nouveau peinée au cours de leur sortie. Le rouquin avait tout prévu, elle n'avait rien à faire. Juste à se laisser guider et transportée. Mais surtout, surtout, à profiter de cette journée ensemble, oubliant ses soucis. Will était content de voir qu'elle embarquait dans ses blagues et il espérait bien que cela dure. Quand il s'agissait de faire le pitre, il n'était jamais le dernier.

Le trajet en voiture ne fut pas très long mais Will prit son temps lorsqu'il remarqua qu'Erïka somnolait à moitié, bercée par le vrombissement du véhicule. Il ne parla donc pas, ne désirant pas l'empêcher de se reposer. D'ici peu, elle devra marcher et ne pourrait donc plus s'adonner à la sieste alors autant qu'elle en profite. Une fois sur place, le rouquin embarqua sa soeur avec lui, se promenant sous la chaleur des rayons du soleil. Rien de tel qu'un peu de lumière pour oublier qu'on était malade comme un chien. Apercevant un marchand de glace non loin, Will proposa aussitôt de s'y arrêter. Il ne réalisa pas sur le coup qu'il venait de dire une bêtise plus grosse que lui. La glace allait forcément rappeler à Erïka les soucis qu'elle rencontrait avec Bobby. Lorsqu'elle lui fit la remarque, le rouquin se sentit soudainement très bête et il s'en voulu. Pourquoi ne réfléchissait-il jamais avant de parler ?


"Désolé... J'suis pas très malin des fois. Puis d'toute façon, t'as d'jà trop mangé ! Après t'vas finir toute ronde ! Remarque, ce s'ra plus facile pour t'déplacer... On t'roulera !"

Il essayait de changer de sujet pas très habilement mais au moins il ne parlait plus de Bobby indirectement. Ils reprirent leur promenade mais celle-ci ne dura pas bien longtemps. Erïka attrapa la main de son frère pour l'entrainer avec elle en direction des magasins. Si elle voulait se faire plaisir, il n'allait certainement pas s'y opposer. Il la laissa donc choisir où elle désirait se rendre, la suivant docilement, sa main dans la sienne. Il mit son petit grain de sel lorsqu'elle regarda des DVDs, lui conseillant tel ou tel film ou série qu'il avait pu voir. Mais au final, il se rendit vite compte qu'il n'y connaissait pas grand chose. Résultat, il demandait à ce qu'ils regardent quelques épisodes ensemble. Peut-être le feraient-ils à leur retour, qui sait ? Quittant le magasin, Will attrapa le sac de la russe pour la débarrasser. Se moucher avec une main n'avait rien de pratique... Il se demandait où ils s'arrêtaient ensuite. Mais il n'eut pas le temps d'y penser puisqu'Erïka lui posa une question qui retint toute son attention. Le mariage ! Comment ne pas y penser ?

"Ca s'passe bien mais ça va pas assez vite à mon goût ! Amy va bientôt aller choisir sa robe, faut qu't'y ailles avec elle pour la conseiller ! Comme ça tu pourras lui trouver une t'nue qui va bien avec la mienne. Bon elle pourra pas rivaliser avec mon super costard sur mesure, héhé, mais c'est pas grave ! J'hésite encore sur la liste des invités.. P't'être que tu pourrais m'aider !"

Poursuivant leur chemin, ils passèrent devant une boutique de lingerie. Will se mit à sourire en repensant à de vieux souvenirs. Erïka se rappelait-elle de cette journée qui leur avait permis de se rapprocher ?

"Dis moi qu'tu comptes pas ach'ter des sous-vêt'ments c'te fois hein ?" demanda t-il en riant

Quelques magasins plus loin se trouvait une animalerie. Will songeait à acheter un chaton à Amy mais il se demandait s'il n'aurait pas meilleur temps d'en prendre un directement dans la rue. Les gens abandonnaient facilement leurs animaux alors autant aider ceux qui en avaient le plus besoin... Le duo s'arrêta devant la vitrine du magasin où l'on pouvait voir divers animaux. Le rouquin songeait à Istina et se demandait si elle ne s'ennuyait pas trop lorsqu'Erïka n'était pas là pour s'en occuper. N'était-ce pas l'occasion de lui trouver un peu de compagnie ici même ? Et puis, cela ferait sans doute plaisir à la russe.


"Et si on ram'nait un peu d'compagnie à Istina, t'en dis quoi ? C'moi qui paye !"

_________________

Tu touches, tu payes ! (avec les dents >_<)

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MessageSujet: Re: Besoin de réconfort ? Frère poule est là [PV William McKellen]   Mer 8 Mai 2013 - 6:05

Erïka connaissait son frère jumeau depuis toujours. C’était normal, ils avaient été élevés ensemble. Ces dernières années, ils avaient commencé à se perdre de vue. Ils étaient tous deux très occupés, mais ils trouvaient toujours le moyen de se voir de temps à autre afin de passer de bons moments entre frère et sœur. La passion pour la médecine ne datait pas d’hier pour Alexïs. Auparavant, si on oubliait l’époque où il croyait fortement qu’il pourrait devenir une tortue ninja, il désirait devenir vétérinaire. Allez savoir pourquoi il en avait décidé autrement, finalement. Le don de guérison lui collait à merveille. Il avait pratiquement complété sa première année de médecine avec brio malgré les hauts et les bas qu’il avait vécu. Erïka avait confiance en lui et savait que ce métier lui collait à la peau. C’était fait pour lui. Cependant, Will se posait une question à ce sujet. Pourquoi s’acharnait-il à s’épuiser au travail et à débourser une fortune pour ses études ? Il avait un pouvoir qui valait tout l’or du monde. Il pouvait guérir les blessures. Il n’avait pas besoin d’aller à l’école pour le faire. Erïka expliqua au rouquin les raisons qui poussaient son frère jumeau à poursuivre ses études dans cette voie.

-« C’est l’un de ses rêves d’être diplômé en médecine. Il veut aider les gens et même s’il a son pouvoir, il ne peut pas tout faire. C’est un atout pour lui, rien de plus. Il veut pouvoir être en mesure de soigner n’importe qui sans avoir nécessairement recours à son pouvoir. À ce que je sache, il ne guérit pas encore le cancer et n’empêche pas les crises cardiaques en un claquement de doigt. Et puis, c’est un but qu’il s’est fixé dans la vie. Il adore ce qu’il fait, même s’il s’épuise au boulot. Au moins, depuis que notre père lui paie ses études, il a arrêté de travailler. Il faut qu’il se ménage un peu, même si les nuits blanches ce n’est pas un problème pour lui. »

Puisqu’Alexïs n’était pas là pour soigner sa petite sœur, c’était Will qui allait occuper ce rôle. Il le faisait à merveille. Il l’avait couchée dans le lit et couverte d’une grosse couverture afin qu’elle n’ait pas trop froid. Il fallait éviter que son état empire. À force de côtoyer le froid glacial que dégageait Bobby et la chaleur ambiante de l’institut elle avait fini par tomber malade. Il fallait bien s’y attendre, elle n’était pas comme son frère. Elle devait maintenant prendre soin d’elle. Fini l’orgueil, il devait prendre des vacances le temps de quelques jours. Ainsi, la jeune fille pourra reprendre du poil de la bête et pourra de nouveau soutenir son petit ami. Elle ne voulait pas qu’il la voit dans cet état. Il allait se sentir coupable et croire que c’était de sa faute. La jeune fille ne voulait pas l’inquiété. Elle était assez grande pour prendre soin d’elle s’il le fallait.

Par contre, Erïka se fichait un peu trop de sa santé. Elle était bien plus préoccupée par celui qu’elle aimait. Elle désirait l’aider, faire quelque chose pour lui. Elle se sentait si impuissante face à son don. Chagrinée, la jeune fille faisait de son mieux pour combattre le froid polaire qui envahissait maintenant la chambre de Bobby afin de passer un peu de temps avec lui. Elle l’aimait tellement. Elle refusait de l’abandonner si facilement. Cependant, son corps avait des limites qu’elle ne pouvait franchir. Il fallait qu’elle se rende à l’évidence : elle n’était pas un pingouin.

Will tentait malgré tout de voir le bon côté des choses et de la rassurer. Il faisait de son mieux afin de lui remonter le moral, ce qui n’était pas une tâche facile. Malade et fatiguée, l’adolescente n’était pas très encline à entendre les bons mots de qui que ce soit, cloitrée dans son négativisme. Il n’y avait que son frère pour la comprendre et la raisonner. Il le connaissait à la perfection et savait ce qu’il fallait dire afin de lui redonner le sourire. Même s’il n’avait pas encore réussis, il était sur la bonne voie. Erïka ne devait pas considérer ses pouvoirs comme peu utile. Elle tirait sa force d’elle-même, de ce qui l’animait. C’était son amour pour Bobby qui la rendait forte et lui avait permis de passer ces deux semaines sans flancher. Elle avait la force pour continuer de se battre et faire en sorte que son petit ami n’abandonne pas. Cette situation pouvait durer encore longtemps, mais elle ne devait pas se laisser abattre et rêver du jour où tout redeviendra comme avant. C’était une épreuve pour leur couple, mais ils passeront à travers. Personne ne pourra les séparer. Absolument personne.


-« C’est difficile… des fois je me dis que je devrais abandonner, ça me ronge tellement toute cette histoire, mais d’un autre côté, je n’en ai pas envie. J’aime tellement Bobby et je ne veux pas être séparé de lui. Tu crois que cette morue aurait pu penser à le draguer ? La première fille qui s’approche trop de lui, je la défonce. »

Même si elle avait fini par relativement bien s’entendre avec Cassandra, Erïka ne pouvait cacher à son frère le fait qu’elle avait été jalouse. Comment ne pas craindre le pire alors que son petit ami ramener une magnifique femme à l’institut ? Si la jeune fille avait douté pendant un moment, les choses avaient fini par s’arranger lorsque Bobby lui prouva qu’elle était la seule à ses yeux. Ses gestes et ses paroles comptaient tellement pour elle. Il avait su lui redonner confiance et laisser peu à peu disparaitre la méfiance qu’elle avait envers Cassandra. Malgré tout, cela n’en faisait pas des amies pour autant. La jeune fille ne pensait pas la revoir à moins qu’elle ne décide d’intégrer l’institut. Elle n’y croyait pas trop, pour l’instant. Le temps s’était écoulé depuis sa visite et l’adolescente ne pensait pas qu’elle rejoindrait le manoir.

Quoi qu’il en soit, la jeune fille préférait penser à autre chose. Enfin, elle tentait de penser à autre chose. Elle finissait toujours par repenser à son petit ami. Elle avait hâte de pouvoir le serrer de nouveau dans ses bras, de partager ses nuits avec lui et de lui montrer la tenue de nuit que sa demi-sœur lui avait achetée. Il n’avait pas pu en profiter, la première fois, vu le problème de température dont il était victime. Cependant, la jeune fille était prête à remettre son petit déshabillé n’importe quand, rien que pour lui. Il fallait avouer que sa sœur avait bon goût et ne lui avait pas acheté n’importe quoi. Will voyait ça comme une source de motivation, lui proposant même de se prendre en photo dans cette tenue. Il plaisantait ou quoi ? C’était papa poule qui disait ça ? Le même mec qui l’avait engueulé parce qu’elle utilisait une contraception afin de ne pas tomber enceinte ? Pour la première fois depuis l’arrivée de Will, la jeune fille eut une réelle réaction autre que les pleurs et les larmes. Elle ouvrit grand les yeux, le fixant d’un air étonné. Elle devait rêver. Pour être certaine, elle pinça légèrement le bras de Will. Ah non, en fait c’était le sien qu’elle aurait dû pincer…


-« Tu es… sérieux ? J’ai bien entendu, là ? Tu dois faire de la fièvre. Je ne vais pas me prendre en photo, mais plutôt gardée ma tenue pour le jour où il aura repris son apparence original. J’espère que ça lui plaira. Regarde, c’est la tenue qui est accrochée à la poignée de ma commode. C’est fou comment un truc avec assez peu de tissus puisse être confortable. »


Il était temps pour Erïka de manger quelque chose. Elle n’avait rien avalé depuis son réveil. Impossible de combattre la maladie si elle ne se nourrissait pas convenablement. La jeune fille ne rechigna pas et mangea jusqu’à ce qu’elle n’ait plus faim. Le repas que Will lui avait préparé était bon, mais elle n’avait pas assez d’appétit pour tout manger. Une fois qu’elle fut rassasiée, elle laissa le clone repartir avec le plateau repas.

Elle devait maintenant se préparer à sortir. Ce fut long, elle bougeait lentement et prenait tout son temps, mais elle finit par rassembler toute ses affaires. Il était temps de partir. Avant tout, elle fit un câlin à son frère afin de le remercier de ce qu’il faisait pour elle. Elle s’excusa également de l’avoir parfois oublié voir négligé ces dernières semaines. Il lui pardonnait. L’important était qu’elle soit heureuse et épanouie. Il sera toujours là pour prendre soin d’elle et ne pourra jamais cesser de s’inquiété à son sujet, en bon frère poule qu’il était. Comment avait-elle fait pour avoir un frère si génial ?

Les deux mutants quittèrent l’institut et pour rejoindre la civilisation. Erïka somnolait durant le trajet, mais repris rapidement ses esprits lorsque la voiture se gara. Elle n’était pas contre une petite promenade, mais le soleil lui tapait vraiment sur la tête. Elle n’aimait pas trop ça. Will lui proposa de s’arrêter prendre une glace puisqu’il y avait un stand tout près, mais elle refusa aussitôt. Elle voulait éviter de parler de glace et, surtout, ne pas en manger. Elle n’avait pas très faim pour l’instant. Le rouquin réalisa son erreur et tenta de sa rattraper en plaisantant un peu, ce qui fit légèrement sourire sa sœur.


-« Dis-le que tu veux me faire engraisser pour m’empêcher de porter des tenues sexy. »

Erïka en avait marre d’être à l’extérieur. Elle voulait retrouver l’air climatisé. Rien de mieux que d’entrer dans un centre commercial. Ainsi, elle pourrait également en profiter pour faire quelques achats. Elle s’arrêta notamment dans une boutique de films afin de faire le plein de nouvelles séries télévisées à regarder lorsqu’elle n’arrivait pas à trouver le sommeil. Elle discutait avec Will, lui conseillant certains films par la même occasion et écoutant également son avis sur ce qu’il avait déjà pu visionner. Elle n’était pas contre l’idée d’écouter une bonne série avec lui, ce soir. Ce serait parfait pour terminer la journée.
Une fois ses emplettes terminée, la jeune fille quitta la boutique. Will joua le gentleman en portant son sac. C’était gentil de sa part et elle ne protesta pas. Pendant qu’ils marchaient, regardant les boutiques sur leur chemin, Erïka questionna son frère au sujet de l’avancement du mariage. Les préparatifs ne se faisaient pas à la hâte, mais la jeune fille avait bien hâte à cette fameuse cérémonie qui allait se révéler inoubliable pour ses meilleurs amis.


-« Si je la croise, je lui demanderais s’il elle a une idée de la boutique où elle veut acheter sa robe. Je suis certaine que grand-mère en connait plein si on ne sait pas par où commencer. » Elle laissa échapper un long bâillement qu’elle dissimula derrière sa main. Elle était fatiguée, elle ne pouvait le cacher. « Pourquoi tu hésites ? Il y a des gens que tu ne sais pas si tu devrais inviter ? »

Ils continuèrent leur marche et passèrent devant une boutique de lingerie. La première fois qu’ils avaient fait les boutiques ensemble, Erïka c’était arrêtée dans ce genre de boutique afin de faire des emplettes. Vu les rabais qu’il y avait en boutique, cela ne ferait pas de tort à l’adolescente de s’acheter de nouveaux sous-vêtements.

-« Désolé, mais il va falloir que tu survives à ça. »

La jeune fille pénétra dans la boutique et commença à regarder les soutien-gorge avant d’en choisir quelques-uns tout comme les petites culottes. Elle n’était pas gênée par le fait d’être avec Will. C’était son frère, après tout. Erïka compléta ses achats, il ne fallait plus que payer le tout. En se rendant au comptoir caisse, elle remarqua une jolie tenue de nuit, très sexy, mais également magnifique. Elle avait vu la même lorsqu’elle avait fait les boutiques avec sa sœur, il y a plus d’un mois.

-« Nora a essayé cette tenue l'autre jour, mais en fait elle pense que ça ferait mieux à Amy. Selon elle, ce serait dans sa palette de couleur et ça ferait ressortir ses yeux. Je ne sais pas comment elle voit ce genre de chose, mais bon. N’empêche, elle est très jolie cette tenue. »

Erïka alla payer ses achats et ils purent quitter la boutique afin de reprendre leur marche dans les couloirs du centre commercial. Il n’y avait pas trop de clients, c’était une bonne chose. L’adolescente n’aimait pas vraiment les foules et préférait faire ses emplettes en paix. Les mutants s’arrêtèrent devant une animalerie. Aussitôt, la jeune fille regarda les mignons petits chatons qui s’amusaient dans la vitrine. C’était tout simplement adorable. Cela lui rappelait qu’elle avait toujours eut envie d’un nouvel animal, mais elle n’avait jamais eu le temps de faire quelque recherche afin de trouver un compagnon parfait. Maintenant, Will lui donnait l’occasion de trouver un ami pour Istina, prêt à le lui offrir. L’adolescente tourna la tête vers lui et le regarda avec de grands yeux émerveillés, comme une petite fille devant un magasin de bonbons.

-« Tu ferais ça ? Je peux prendre celui que je veux, hein ?! » Elle fit un gros câlin à son frère avant d’entrer dans la boutique.

Aussitôt, la jeune fille se dirigea vers la section des petits rongeurs. Il y avait des lapins, des gerbilles, des souris et des cochons d’inde. Erïka les observa attentivement, tour à tour. Ils étaient mignons, elle ne savait pas lequel choisir. Puis, l’un d’entre eux attira son attention. Lui. C’était lui qu’elle voulait. Sans plus attendre, elle arrêta un employé qui passait près d’elle afin qu’il prenne le petit animal qu’elle désirait. Elle demanda à le prendre dans ses bras lorsqu’il l’eut retiré de sa cage.


-« Regarde Will ! C’est lui que je veux. Il est tellement adorable, tellement mignon, absolument trognon. C’est le plus beau de tous. Il ira tellement bien avec Istina… »

Il s’agissait d’un cochon d’inde mâle à la fourrure éparse, courte, mais tellement douce. Caressant du bout de l’index le crâne de l’animal, elle admirait sa fourrure noire don une ligne blanche parcourait son dos. Il était tellement mignon. C’était lui qu’elle voulait et aucun autre ! Elle remit le petit animal au garçon de l’animalerie le temps d’acheter de la nourriture supplémentaire ainsi qu’une petite cage de voyage. Elle en avait déjà une pour Istina, mais c’était impossible d’y faire entrer deux cochons d’inde. Ainsi, elle pourra mieux transporter son compagnon qu’elle présenta officiellement à Will dès qu’elle eut rejoint la caisse.

-« Je l’ai baptisé Pee-Chai. C’est mignon, non ? »

Le dénommé Pee-Chai ne tarda pas à rejoindre sa petit cage de transport. La jeune fille referma doucement la petite porte en s’assurant qu’elle était bel et bien verrouillée. Elle était maintenant prête à quitter la boutique. Laissant Will s’occuper des autres achats qu’elle venait tout juste de payer, elle transporta la cage de son cochon d’inde dans ses bras. Cette petite attention lui avait fait terriblement plaisir. Elle commençait à être de bien meilleure humeur et à retrouver son énergie habituelle.

-« Merci ! Il était tellement mignon. Je t’ai dit merci ? Tu es le meilleur, tu le sais, ça ? Et toi tu es le plus beau. » Fit-elle en adressant sa dernière phrase au cochon d’inde.
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William McKellen
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MessageSujet: Re: Besoin de réconfort ? Frère poule est là [PV William McKellen]   Mer 8 Mai 2013 - 11:16

Le plus important dans une vie, c'était bien la santé. Sans ça, on ne pouvait rien faire. Etre malade plus ou moins gravement était réellement handicapant pour faire quoique ce soit. La santé, c'était du sérieux ! Will le savait mieux que personne après avoir passé des années sans soins. Il avait même failli mourir à plusieurs reprises à cause d'un manque de soins. C'était un miracle qu'il soit encore en vie d'ailleurs. La plupart des cicatrices qui ornaient son corps lui rappelaient les blessures qui les avaient causées. Celle sur sa main, c'était Alexïs qui lui avait soignée. Sans lui, le rouquin aurait très certainement perdu un peu l'usage de ses doigts. A présent, il conservait une marque mais au moins il n'avait aucune séquelle. Le don d'Alexïs n'était pas tout à fait au point mais Will était persuadé qu'avec de la pratique, il pourrait tout soigner, y compris les maladies. Il n'était pas certain que seul, le mutant s'entraine. D'autant plus que ses études devaient lui prendre les trois quarts de son temps. Mais au moins, il faisait tout pour avoir plusieurs cordes à son arc. Ce n'était pas plus mal ainsi.

"J'comprends. Mais j'reste persuadé qu's'il s'entrainait avec son don, il pourrait grand'ment l'améliorer. Même guérir des maladies juste en touchant les gens, qui sait ? Ce s'rait génial non ? Tu t'rends compte des miracles qu'il pourrait accomplir ? Enfin c'est tout à son honneur d'faire ces études et d'vouloir aider les gens. Mais il d'vrait travailler son don aussi, j'suis sûr qu'il y gagnerait."

Puisqu'Alexïs ne pouvait guérir Erïka, il ne restait plus qu'à prendre soin d'elle pour qu'elle soit de nouveau rapidement sur pieds. Will n'aimait pas la voir amoindrie et faiblarde. Ca ne lui ressemblait tellement pas... Mais ce qu'il aimait encore moins, c'était de la voir dévastée. Elle pouvait faire ce qu'elle voulait pour le cacher, Will n'était pas dupe. Il savait que ça n'allait pas et désirait savoir pourquoi afin de pouvoir lui apporter son aide. Il réalisa vite qu'il ne pouvait pas y faire grand chose. Comment gérer une situation comme celle-ci ? Erïka en était tombée malade à force de rendre visite à son petit ami dont le froid polaire dissuadait tous ceux qui auraient pu vouloir s'approcher. Tous sauf Erïka la téméraire qui, quitte à terminer en glaçon, ne voulait pas abandonner celui qu'elle aimait. Le rouquin ne pouvait le lui reprocher, il aurait fait exactement la même chose s'il s'agissait d'Amy, quitte à en crever. Mais il voulait surtout qu'elle prenne soin d'elle. Ce n'était pas en étant constamment malade qu'elle allait aider Bobby à voir le bon côté des choses.

Mais Erïka commençait à perdre espoir, malheureusement. Elle ne voulait pas se séparer de lui mais elle craignait le pire. Elle avouait même avoir songé à abandonner face à cette situation ingérable. Abandonner ? Elle ? Elle était la personne la plus têtue au monde que Will connaissait. Il supposait que son amour pour Bobby la dissuaderait toujours de le laisser tomber. Même si elle n'avait jamais eu de petit ami avant lui, il ne doutait pas qu'elle l'aimait sincèrement et inversement. Le rouquin ne pensait pas un seul instant qu'il aurait pu la tromper avec qui que ce soit. Lorsque la russe évoqua une morue qui aurait pu le détourner d'elle, Will eut un moment d'hésitation.


"N'abandonne pas. Tout ça va t'rendre plus forte que tu l'es déjà. Votre amour n'en s'ra qu'plus fort après tout ça, tu verra. Mais... d'quelle morue tu parles ?" demanda t-il en réfléchissant à qui aurait pu remplir ce rôle "Oh attend, tu parles de Cassandra ? J'pense pas qu'elle ait pensé à c'genre de choses... Ni lui. C'était mignon ta crise d'jalousie. Si j'avais rien dit à Bobby, il aurait t'jours pas compris pourquoi tu réagissais comme ça."

Will se souvenait de l'accueil glacial qu'Erïka avait réservé à la jeune femme après avoir vu qu'elle était venue à l'Institut en compagnie de Bobby. Ce dernier avait simplement voulu lui rendre service, ignorant qu'en agissant ainsi, il s'attirerait les foudres d'Erïka. Ou plutôt, c'est Cassandra qui en fut la victime. Par chance, ça n'avait pas duré bien longtemps et le courant était par la suite plutôt bien passé. Qu'en serait-il si jamais elles se croisaient à nouveau ? Le rouquin ne doutait pas un instant qu'elles s'allieraient pour lui jouer un tour... Heureusement qu'il était là !

Ce n'était en tout cas pas ce que devait se dire Erïka lorsqu'il jouait les papas poule. Protecteur, trop, il avait tendance à empêcher Erïka de vivre sa vie comme elle l'entendait parce qu'il avait peur qu'elle en ressorte blessée. Tout ce qu'il faisait, c'était pour elle, pour la protéger et faire en sorte qu'elle ne soit plus blessée. Il désirait qu'elle profite pleinement de la vie mais se méfiait des autres. Lorsqu'il s'était rendu compte qu'elle prenait la pilule, il n'avait pu s'empêcher de piquer une crise. Manque de chance, Erïka criait plus fort que lui. Depuis qu'il savait que Bobby et elle ne s'étaient certainement pas aventurés si loin dans le pays pour amour de la moto, il les laissait tranquilles. Il ne pouvait les empêcher de faire ce qu'ils voulaient et dans un sens, c'était mieux comme ça. Les gênes de papa poule de Will s'étaient donc calmés, dans un sens rassurés de voir que tout se passait bien entre eux. En tout cas jusqu'à présent... Mais là, la situation était critique et Will ne voyait pas cinquante solutions.

Puisque sa petite soeur évoquait une tenue sexy à laquelle son petit ami n'avait pas encore eu droit, le rouquin y vit là une source de motivation. Si Bobby désirait la voir ainsi, il fallait qu'il cesse de congeler tout ce qui entrait dans la même pièce que lui. Et s'il voulait la toucher, il devait retrouver forme humaine. Elle était pas belle cette motivation là ? Si en temps normal Will se serait offusqué qu'elle porte une telle chose, là il faisait l'inverse. Pas étonnant que la jeune femme ne comprenne pas ce qu'il se passait. Elle lui pinça même le bras, ce qu'il ne comprit pas. A vrai dire, elle avait du mal à croire les mots qui sortaient de sa bouche tant c'était inédit.


"Mais aieuh ! Pourquoi qu'tu m'pinces ? J'suis réel hein ! C'pour faire des expériences avec mon clone, c'est ça ?" lança t-il en se frottant le bras "Et non j'vais bien. Faut c'qu'il faut pour motiver un homme, voilà tout ! C'est certain qu'ça va lui plaire, c'est..." fit-il avant même d'avoir vu la tenue, tournant le regard vers elle, accrochée à commode "Oh mon dieu, c'est ça ?! Mais c'plus une tenue là, t'es limite à poil ! Et tu m'demandes si ça va lui plaire ? Ahlala... un jour, j't'expliqu'rais comment fonctionne un mec... C'est simple, j't'assure."

Une fois un bon repas prit, Will avait proposé à sa soeur de sortir un peu pour se changer les idées mais également pour prendre l'air. L'idée lui plaisait et elle se prépara aussitôt. A son rythme, mais ce n'était pas comme s'ils étaient pressés. Elle profita qu'ils n'étaient pas encore partis pour lui dire quelque chose qu'elle n'avait pu lui dire plus tôt. Elle s'excusait de l'avoir oublié, assurant que ça ne se reproduirait plus. Will ne lui en tenait pas rigueur, conscient qu'elle avait sa vie et ne pouvait pas penser à tout. Cela ne les empêchait pas de passer certaines de leurs journées ensemble, comme au bon vieux temps alors il ne lui en voulait pas. Tout ce qu'il désirait, c'était qu'elle puisse goûter à cette vie d'une adolescente ordinaire dont elle avait été privée jusqu'à récemment. Là, elle en profitait, c'était tout ce qui comptait aux yeux du mutant.

Arrivés à Central Park, Will s'occupait à motiver Erïka, l'entrainant avec lui et lui proposant tout ce qu'il voyait. Dont une glace. Terrible erreur de sa part mais il ne s'en rendit compte que lorsque la jeune femme lui fit une remarque à ce sujet. Penaud sur le coup, il reprit vite du poil de la bête en tournant cette phrase en dérision. Mieux valait en rire et le rouquin avait fait du rire son arme principale. Quoi de mieux que de rire un peu lorsqu'on avait pas le moral ? Cela semblait fonctionner puisqu'Erïka ne le prit pas mal, souriant même légèrement à cette réplique. C'était un bon début.


"Zut, démasqué... Comment tu fais pour m'percer si facil'ment à jour hmm ? Mes plans machiavéliques tombent à l'eau après..."

Leur promenade les mena au centre commercial, Erïka désirant y faire un tour. Elle acheta divers DVDs dont elle discuta avec Will. Au moins, ils sauraient quoi faire à leur retour. Tout comme il l'avait fait lorsqu'ils avaient été faire les courses ensemble la première fois, il porta les sacs. A les voir ainsi, main dans la main en train de faire des emplettes, on aurait pu les prendre pour un couple. Mais pas une seconde le rouquin ne pensait à mal. Erïka était sa petite soeur et il ne la verrait jamais autrement, peu importe ce que les autres pouvaient en penser. Il était difficile de les penser frères et soeurs vu leur manque de ressemblance mais les liens du coeur étaient plus forts que ceux du sang après tout.

Alors qu'ils marchaient le long des allées, Erïka lui demanda d'ailleurs où en étaient les préparatifs du mariage. La plupart des choses étaient réglées mais tout restait encore à faire. Ce que c'était compliqué de se marier ! Heureusement qu'Anieta et la famille Davidoff était là pour les aider. Mais le rouquin hésitait surtout sur la liste des invités. Pas de doute, ce serait en petit comité mais il n'était pas certain de vouloir voir tous ses amis à son mariage. Il fallait dire que la plupart étaient dangereux, quand bien même ils étaient sympathiques. Voyant sa petite soeur bâiller, Will supposa qu'ils ne traineraient pas très longtemps dans les magasins. Sans doute avait-elle besoin de se reposer.


"J'suis sûr qu'elle sera d'très bon conseil. Elle a d'jà su bien m'conseiller sur plein d'choses ! Et puis ça f'ra plaisir à Amy qu'tu fasses ça avec elle. Tu m'diras si elle est autant stressée qu'moi... Enfin, t'en fais pas, on va bientôt rentrer, tu pourras t'reposer. Quant à ma liste d'invités... Ouais. C'est surtout à propos d'ma mère en fait, j'arrive pas à m'décider."


Alors qu'ils passaient devant une boutique de lingerie, Will espéra secrètement ne pas avoir à y mettre les pieds. Il lui en fit même la remarque, songeant à leur première balade ici. Mais Erïka lui signala qu'il allait devoir y passer malgré tout. Il aurait pu attendre dehors comme la première fois mais non. Cette fois, il entra avec elle. Après tout, il avait déjà vu sa soeur en sous-vêtements à maintes reprises alors ce n'était pas la mer à boire. Il évitait cependant de regarder les tenues qui se trouvaient sous ses yeux, ne pouvant s'empêcher d'imaginer Amy dedans. Dommage qu'elle n'était pas là pour les essayer... Alors qu'Erïka passait en caisse pour payer, elle lui désigna une belle tenue de nuit. D'après Nora, elle irait parfaitement bien à Amy et Will l'imagina la portant. C'est vrai qu'elle était belle mais que penserait l'italienne s'il lui ramenait ce genre de chose ? Le prendrait-elle pour un pervers ? Partagé, le rouquin hésitait à la prendre mais finalement la passion l'emporta sur la raison. Il l'acheta et s'empara de tous les sacs, les portant tous à la même main pour garder l'autre libre.

"Faut qu'j'arrête d'faire les courses avec toi, ça m'réussit pas. J'espère qu'Amy va pas m'prendre pour un pervers si j'lui offre ça..."

Ils étaient bientôt arrivés au bout de l'allée de magasins. Il était bientôt temps de faire demi tour afin de rentrer à l'Institut. Mais à quelques pas de là se trouvait une animalerie. Les deux mutants s'y arrêtèrent et regardèrent la vitrine dans laquelle plusieurs petits animaux gambadaient et s'amusaient. A voir l'air émerveillé d'Erïka, nul doute qu'elle raffolait des animaux. Ca, le rouquin le savait déjà. Et pour lui faire plaisir, il lui proposa alors d'en acheter un, histoire de faire un peu de compagnie à Istina... mais surtout à la jeune femme qui en manquait cruellement. Rien ne valait un petit animal de compagnie pour se consoler. Même s'ils n'étaient pas dotés de paroles, ils savaient se suffire à eux-même pour remonter le moral. A cette annonce, Erïka sembla être retombée en enfance. Cela fit sourire Will qui était content de la voir motivée par une telle offre.

"C'ui qu'tu veux. Fais toi plaisir et prend ton temps. J'payerais tout c'qui va avec."

Après une courte visite des cages des cochons d'inde et autres bêtes à poils, Erïka jeta son dévolu sur une petite boule de poils noire et blanche. La tenant dans ses bras, elle avait l'air on ne peut plus heureuse. Mais dans ce mignon petit tableau, quelque chose dérangeait Will. Elle se rendait compte de ce qu'elle tenait là ou pas ? Haussant un sourcil, il hésitait entre le rire et le sourire. Elle était si mignonne, si touchante avec son petit animal... mais d'un autre côté, il lui faisait penser à un tout autre animal qu'affectionnait particulièrement la russe. Elle le voyait partout, quitte à le confondre avec des chats !

"Oui il est mignon il... Non mais c'parce qu'il r'ssemble à une moufette qu't'as choisis c'ui là hein ? Avoue !"

Tendant la main, il grattouilla le dessus de la tête de l'animal avant de laisser le vendeur le récupérer. Erïka trouva tout ce dont elle avait besoin puis Will passa en caisse pour régler les achats. Il ne leur restait plus qu'à retourner à l'Institut à présent. Impossible de continuer leurs emplettes avec un animal sur les bras. Mais avant que l'animal en question ne puisse rejoindre sa cage de transport, Erïka le colla à nouveau sous le nez de son frère. Elle lui avait déjà trouvé un nom qui sonnait étrangement aux oreilles du rouquin.

"Pichaille ? (j'sais pas la prononciation donc je corrigerais en fonction. Dis toi juste qu'il le prononce super mal xD) C'est curieux comme nom.... C'est censé vouloir dire quelqu'chose ? J'espère qu'il va bien s'entendre avec Istina et... Oh mais c'est un mâle ???"

Il venait de le réaliser. Ca n'allait pas poser problème avec Istina ? Il espérait que non. Il ne tenait pas à voir la chambre de sa soeur envahi de bébés cochons d'inde... Le duo de mutants traversa le centre commercial en marche arrière dans le but de rejoindre la voiture. Erïka transportait la cage, visiblement heureuse du présent. Elle ne tarda pas à le signaler d'ailleurs, remerciant son frère. Il était heureux de voir qu'elle semblait avoir la pêche et qu'elle n'était plus si abattue. Bien sûr, ce n'était que temporaire mais c'était déjà une belle victoire en soi.

"Si ça t'fait plaisir, ça m'fait plaisir. Content qu'ça t'plaise en tout cas. P't'être qu'il faudra leur ach'ter une cage plus grande pour eux deux à l'av'nir."

Il ne leur restait plus qu'à rentrer. Le trajet en voiture fut rapide et sous peu, ils se retrouvèrent à nouveau dans la chambre d'Erïka où le clone s'était occupé d'Istina. Il avait même agencé la cage pour qu'il y ait de la place pour le nouvel arrivant.

_________________

Tu touches, tu payes ! (avec les dents >_<)

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MessageSujet: Re: Besoin de réconfort ? Frère poule est là [PV William McKellen]   Mer 8 Mai 2013 - 19:21

On pouvait dire ce que l’on voulait, ce n’était pas tout le monde qui acceptait l’existence des mutants. Autant certains de leurs dons étaient merveilleux, un véritable cadeau du ciel qui en émerveillait plus d’un, autant aux yeux de d’autres ces pouvoirs étaient plutôt des malédictions à craindre et à redouter. Dans le cas d’Alexïs, son pouvoir représentait l’un des plus beaux de cette terre. Il ne semait pas la destruction sur son passage. Au contraire, il amenait la vie et la santé. Cependant, il ne comptait pas que sur son pouvoir pour ça. Si un jour il se retrouvait dans une situation délicate et ne pouvait s’en servir, il pourra toujours compter sur ses compétences de médecin. Malgré tout, Will voyait bien plus l’intérêt de s’acharner à utiliser son pouvoir plutôt que d’entreprendre de longues et pénibles études en médecine. Erïka connaissait bien son frère, mais c’était lui qui était le mieux placer pour parler de ses motivations. Elle l’enverra trainer avec Will lorsqu’il aura un peu de temps à lui consacrer.

-« Il s’entraine beaucoup, j’en suis certaine. Cependant, il ne le fait qu’avec des mutants. Je ne connais pas les limites de son don, mais je suis sûre qu’il peut être très puissant. Plutôt que d’attirer toute l’attention, il préfère rester dans l’ombre des égouts et aider des amis. »

La jeune fille s’installa sur le lit, lasse et fatiguée. Elle se coucha dans les bras de Will afin d’être plus confortable pour se confier. Pour la première fois, elle expliquait à une autre personne ce qui se passait avec Bobby. Elle avait gardé tout cela pour elle pendant longtemps, refoulant ses sentiments. Même son petit ami ne savait pas qu’elle souffrait énormément de cette séparation car elle faisait de son mieux pour le dissimuler. Elle espérait simplement que cela ait fonctionné. Elle ne voulait pas qu’il se sente encore plus mal. Déjà qu’ils ne pouvaient pas s’approcher l’un et l’autre. Elle ruinait sa santé à chaque fois qu’elle allait le voir, frôlant l’hypothermie à quelques reprises. Maintenant, son corps réclamait vengeance en lui présentant une magnifique grippe sur un plateau d’argent. Elle n’avait pas d’autres choix que de se reposer et prendre soin d’elle.

Will comptait bien l’aider à se sentir mieux. Déjà, son clone était occupé à préparer un délicieux repas pour la jeune fille. Pendant ce temps, elle prenait grand soin d’Erïka et tentait de faire en sorte qu’elle aille mieux dans sa tête. Elle tentait tant à Bobby et ne voulait pas l’abandonner. Jusqu’à présent, il n’y avait rien qui avait pu les séparer. Que ce soit leurs pouvoirs ou bien d’autres femmes qui avaient provoqué la jalousie d’Erïka. D’ailleurs, elle n’allait pas hésité à se battre pour celui qu’elle aime. Pas question que la première venue tente de le lui voler. Will fit référence à la petite crise de jalousie qu’elle avait eut avec l’arrivée de Cassandra en qualifiant cela de mignon. Quoi ?! Comment il avait deviné ?! Il s’agissait de Will, c’était bien évident qu’il avait tout de suite remarqué. Le pire était qu’il avait tout dit à Bobby. Oh non… L’adolescente aurait aimé ne jamais lui dire. Malgré tout, son petit ami ne lui avait jamais reproché cela et n’y avait jamais fait référence. C’était une bonne chose, non ?


-« Quequequequequoi !? Tu lui as dis ? C’était si visible que ça ? Ce n’était pas mignon ! II ne m’a jamais reparlé de ça, je ne pensais pas qu’il l’avait vu… »

Erïka était confuse, mais bien moins que lorsque Will lui dit quelque chose qui ne lui ressemblait pas du tout. Elle avait bien compris ? Il lui proposait vraiment de se prendre en petite tenue afin de faire plaisir à son petit ami ? Il était tombé sur la tête ou quoi ? Lui, papa poule, osait dire ce genre de chose ?! Elle n’en revenait tout simplement pas. Elle le pinça en espérant avoir halluciné. En fait, c’était elle qu’elle devait pincer…
S’il voyait la tenue qu’Eleonnora lui avait achetée… en fait si, il la vit. La réaction fut immédiate. Lui aussi il était troublé par le manque de tissus. Malgré tout, il fallait avouer que c’était confortable. C’était sûr et certain que cette tenue allait plaire à Bobby. Il était un homme. Will était même prêt à lui expliquer comment fonctionnait le cerveau masculin pour qu’elle comprenne à quel point cela allait lui faire grand plaisir de la voir ainsi accoutrée.


-« En fait, c’est moi qui devait me pincer. » Elle ne tarda pas à le faire. « Ah non, c’est bien réel. Tu t’attendais à quoi avec Nora ? Ce truc couvre tout juste mes seins et encore, j’ai un de ses décolletés avec ce truc… » Elle jeta un dernier coup d’œil à la tenue avant de reporter son attention sur Will. « En fait, un mec ne pense qu’avec sa queue et passe son temps à fantasmer sur les belles femmes, même celles qui ne sont pas la sienne car c’est dans leur nature que de mater toutes les belles créatures de cette terre et d’en baiser quelques-unes au passage parce qu’ils en ont besoin pour gonfler leur égo de mâle dominant et de se sentir fort et viril sans parler du fait qu’ils doivent absolument assouvir ce désir sous peine de devoir se contenter de quelques pornos ainsi que de leur main droit. » La jeune fille repris son souffle avant de se moucher de nouveau. « Ne me regarde pas comme ça, c’est Eleonnora qui m’a expliqué ça. »

Lorsque le repas fut terminé, les deux mutants quittèrent l’institut. Un petit bain de soleil n’allait certainement pas faire de tort à Erïka. Au contraire, elle allait peut-être reprendre quelques couleurs. Après avoir somnolé pendant un moment dans la voiture, elle marchait sous le chaud soleil qui n’hésitait pas à projeter ses rayons sur ses vêtements sobres. Il n’en fallu pas plus pour qu’elle décide de se mettre au frais, dans le centre commercial. Elle avait envie de faire quelques emplettes. Après avoir acheté quelques DVDs qu’elle comptait regarder avec son frère en soirée, ils reprirent leur marche dans le centre commercial. Il y avait tant de boutiques à visiter, mais Erïka n’était pas trop d’humeur à toute les faire. Elle préférait se limiter au stricte nécessaire. Et oui, les coffrets DVDs des sept saisons de la série Dexter étaient très importants à sa survie. Interdiction formelle de la contredire.

Afin de discuter un peu et de savoir où en était Will dans les préparatifs de son mariage, elle le questionna à ce sujet. La jeune fille devait aller faire les boutiques avec Amy afin de l’aider à lui trouver une robe de mariée. Cela attendra au moins qu’elle se sente mieux car elle ne sera jamais en forme pour passer sa journée à marcher dans les rues de New-York. Elle allait encore moins parcourir les rues au volant de sa moto dans son état. Il valait mieux attendre. Pour l’instant, Will lui demandait quelques conseils au sujet de la liste des invités. Il hésitait à inviter quelques personnes dont sa mère. La jeune fille s’arrêta immédiatement et le toisa avec étonnement. Pourquoi ? Pourquoi l’inviter elle ? Il ne parlait plus à sa famille qui l’avait renié. Il avait tué son père afin de survivre et il craignait de croiser sa sœur dans les rues de la ville, totalement par hasard. C’était une mauvaise idée. Une très mauvaise idée.


-« Non. Ne fais pas ça. On veut une cérémonie heureuse, pas un drame à la con digne des plus grands soaps américains. Oublie cette idée. C’est nous ta famille, maintenant. »

La jeune fille n’était pas chaude à l’idée que Will invite sa mère au mariage. Par contre, elle appréciait beaucoup celle d’entrer dans une boutique de lingerie. Wil devait maintenant la suivre qu’il le veuille ou non. Elle n’allait pas trainer très longtemps, de toute façon. Il fallait seulement qu’elle trouve des sous-vêtements qui lui plaisaient et qui étaient à sa taille, rien de plus. Une fois que ses choix fut faits, elle n’avait plus qu’à passer à la caisse. Au passage, elle s’arrêta afin de montrer une petite tenue à Will. Eleonnora avait fait un commentaire à ce sujet en affirmant qu’elle irait à merveille à Amy. Le rouquin décida de l’acheter en espérant que sa petite amie ne le prendrait pas pour un pervers, par la suite.

-« Ne t’en fais pas, je plaiderais en ta faveur en lui disant à quel point c’était confortable. C’est parfait pour dormir l’été, quand il fait très chaud. Malgré que… non en fait il faut que j’arrête de penser à ça. »

Elle secoua la tête afin d’éjecter l’image de son petit ami de son esprit. Elle ne devait pas se morfondre maintenant. La jeune fille paya ses achats et laissa son frère porter son sac. Ils quittèrent la boutique et continuèrent à errer dans le centre commercial jusqu’à ce qu’ils croisent une animalerie. Aussitôt, la jeune fille observa les animaux dans la vitrine, totalement attendrie. Will lui proposa alors de lui acheter un autre cochon d’inde, si elle le désirait. Heureuse, elle se jeta dans les bras de son frère avant d’entrer dans la boutique. Il venait de lui redonner un soudain regain d’énergie. Sa présence était bénéfique, elle commençait à retrouver le moral, petit à petit.

Il ne fallut pas longtemps avant qu’Erïka ne découvre la petite bête parfaite. Elle était noire et blanche et tout à fait adorable. La jeune fille demanda à un vendeur de la lui sortir de sa cage afin qu’elle puisse la câliner doucement. C’était elle qu’elle voulait et aucune autre. Son choix était fait et elle n’allait certainement pas changer d’idée, à présent. Toute heureuse, l’adolescente montra son choix à son frère, fière de sa décision. Ce dernier toisa l’animal et lui caressa doucement la tête afin de lui faire part de cette grande ressemblance avec une moufette.


-« Tu trouves qu’il y ressemble ? Il est seulement noir et blanc, il n’a pas l’allure d’une moufette avec sa fourrure. Je le choisi parce que c’est le plus mignon et qu’Istina va pouvoir enfin avoir un copain rien que pour elle. »

C’était avec précaution qu’elle laissa le vendeur de l’animalerie s’en occuper. Il l’amena à la caisse le temps qu’elle fasse quelques achats supplémentaires dont une cage de transport. Elle était plus grande que celle qu’elle possédait, ce qui lui permettra de transporter les deux petites bêtes à la fois. La jeune fille alla par la suite à la caisse afin de récupérer sa petite bête et la déposer à l’intérieur. Juste avant, elle présenta malgré tout son nouveau compagnon à son frère. Elle lui avait déjà trouvé un nom dont elle était assez fière, malgré le sens étrange que l’on pouvait y trouver en anglais.
Visiblement, Will n’était pas le plus doué avec les langues étrangères. Il avait trouvé le moyen de massacrer le nom du pauvre petit Pee-Chai. D’ailleurs, son frère réalisa que ce dernier était un mâle. De toute façon, vu le nom qu’elle lui avait donné, c’était plutôt évident à ses yeux.


-« Si, c’est un mâle. Pee-Chai, ça signifie « grand-frère » en Thaïlandais. Je trouvais ça mignon et tout à ton honneur en plus. C’est très significatif pour moi. »

Toute heureuse, la jeune fille quitta l’animalerie en conservant la cage dans ses bras. Elle remerciait Will de lui avoir offert cette petite bête absolument adorable. Elle ne cessait de lui parler, de la complimenter, regardant attentivement ses réactions alors qu’elle prenait soin de ne pas trop bouger la cage. Leurs achats étaient terminés. Ils ne pouvaient pas vraiment se balader dans les boutiques avec un cochon d’inde dans les bras. Ils allaient donc rentrer à l’institut où Pee-Chai pourra faire la rencontre d’Istina. Erïka ne s’inquiétait pas pour la cage qu’ils allaient partager. Elle était bien assez grande pour eux deux.

-« Ne t’en fais pas. La cage est déjà très grande pour Istina. À deux, ils auront l’habitat parfait. Ils vont être si mignon ensemble. Tu ne trouves pas ? »

Ils quittèrent le centre commercial et montèrent dans la voiture de Will. Il faisait chaud à l’intérieur ! La jeune fille ne tarda pas à activer la climatisation en espérant avoir droit à de l’air frais au plus tôt. Elle s’amusait bien avec sa petite bête, glissant ses doigts dans la cage en tentant de caresser sa petite tête. Elle ne cessait de sourire, preuve que Will avait bien réussis son travail.

-« Ooh ! Regarde, on voit à peine ses yeux avec sa fourrure. Il est trop mignon. Je l’adore. Il faut que je prenne une photo pour l’envoyer à grand-mère. D’ailleurs, elle va bien ? Ça fait un moment que je ne l’ai pas vue. »

Lorsqu’ils furent arrivés à l’institut, la jeune fille se dirigea immédiatement vers sa chambre, impatiente de présenter Pee-Chai à sa petite Istina. Lorsqu’elle arriva dans sa chambre, elle réalisa que le clone y était déjà, ayant même fait en sorte d’adapter la cage des cochons d’inde de façon à ce qu’ils puissent cohabiter facilement ensemble. L’adolescente fut ravie qu’il ait pensé à faire ça et lui demanda de sortir Istina de sa cage afin de la poser sur son lit. Elle s’agenouilla devant et ouvrit la cage de Pee-Chai avant de le déposer également sur le matelas. Elle voulait qu’ils fassent connaissance. Elle les regarda attentivement s’apprivoiser l’un et l’autre, un peu craintifs, mais ils ne s’attaquaient pas ou quoi que ce soit du genre. Le courant avait l’air de bien passer, jusqu’à présent.


-« Regarde ! Ils sont trop mignons ! Ils ont l’air de bien s’entendre. Ils vont faire un beau couple… j’ai hâte de présenter Pee-Chai à Bobby. »

Elle baissa les yeux avant de se lever et d’aller chercher des morceaux de piment vert qu’elle posa sur le matelas pour ses petites bêtes. Elle les regarda grignoter silencieusement. La jeune fille ne devait pas se laisser abattre et penser à ses problèmes. Elle devait plutôt penser à ce bon moment qu’elle pensait à son frère. La jeune fille étira son bras et pris son sac. Elle attrapa sa boite de mouchoir qu’elle vida finalement. Voilà, c’était la cinquième en deux semaines qu’elle vidait. Elle poussa un petit soupire.

-« Je vais finir par vider toute la réserve de mouchoirs de l’institut. Tu ne vas pas tomber malade à cause de moi, j’espère. »
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William McKellen
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MessageSujet: Re: Besoin de réconfort ? Frère poule est là [PV William McKellen]   Jeu 9 Mai 2013 - 0:39

Alexïs n'était clairement pas le genre de personne qui se mettait en avant, préférant rester dans l'ombre et être discret. Quelque part, il lui faisait un peu penser à Bobby... en pire. Cela ne l'étonnait pas qu'il ne s'entraine qu'avec ses amis mutants qui... Attendez là... elle a dit égouts ? Les sourcils de Will se haussèrent. Alexïs se promenait dans les égouts ? Le rouquin savait qu'il connaissait Scum mais il ignorait qu'il y allait souvent. Mais qu'il s'entraine avec des mutants n'avait rien de surprenant. Le faire devant des humains aurait été une grave erreur... en tout cas tant que les mutants étaient encore inconnus de la population. Même si son pouvoir était un miracle à lui seul, il y aurait toujours des gens pour le prendre pour un extra-terrestre. Mieux valait qu'il garde son secret encore quelques temps.

"Egouts ? Attends, comment ça il traine dans les égouts ? J'l'imaginais pas trainer là... Mais il y fait quoi ? Il traine avec les morlocks ? Enfin, j'comprends qu'il veuille pas attirer l'attention et tout mais... il pourrait v'nir s'entrainer ici ou en tout cas choper quelques conseils, non ?"

Allongés l'un contre l'autre, les deux amis se parlaient sans barrières. Erïka ne tarda pas à confier à Will ce qui la tourmentait et il fit de son mieux pour la réconforter. Il savait que la seule chose qui la ferait aller mieux serait de pouvoir à nouveau serrer Bobby dans ses bras mais pour ça, elle allait devoir attendre. A défaut, il essayait de lui faire voir le bon côté des choses, qu'il n'y aurait pas de séparation possible entre eux et que tout finirait bien. En fait il n'en savait rien mais il l'espérait de tout coeur. Voir sa soeur ainsi peinée lui faisait vraiment de la peine. Il n'aimait pas la voir mal, que ce soit parce qu'elle était contrariée ou parce qu'elle était blessée d'une façon ou d'une autre. Elle était du genre à plutôt bien dissimuler ses émotions mais là, elle ne pouvait rien lui cacher. Il la connaissait trop bien.

Il avait même tout compris lorsque Cassandra était venue à l'Institut. Pas besoin de lui poser la question pour savoir qu'elle était jalouse de cette nouvelle arrivante. Il n'y avait que ça pour expliquer son soudain changement de comportement. Quoi de plus normal pour quelqu'un qui découvrait l'amour et qui n'était pas sûre d'elle-même ? Après tout, Bobby avait eu plusieurs petites amies auparavant... Mais ce n'était pas lui qu'elle remettait en question cependant. Ce dernier n'avait même jamais compris qu'elle était jalouse de Cassandra, Will avait dû le lui expliquer pour que le mutant rassure sa petite amie. Grâce à ça, l'atmosphère s'était rapidement détendue. Erïka n'avait cependant jamais soupçonné que Bobby puisse être au courant... ni qui que ce soit d'autre d'ailleurs. Il n'y avait qu'à voir sa réaction lorsque le rouquin lui avoua ce qu'il s'était passé à son insu ce jour là.


"Moi j'trouvais ça mignon. Ca prouvait qu't'étais amoureuse et qu'tu voulais défendre ton territoire. La jalousie a pas qu'des mauvais côtés. Mais Bobby avait rien calculé en fait... Quand j'suis parti tout seul avec lui, j'lui ai expliqué pourquoi t'étais si froide avec Cassandra. Il est tombé des nues ! M'enfin il a compris par la suite et j'imagine qu'il f'ra plus attention à l'av'nir. Quoiqu'il en soit ça m'étonne pas qu'il t'ait rien dit, ça aurait pas changé grand chose. J'suis même sûr qu'ça lui a fait plaisir !"


Mais une autre chose qui lui ferait assurément plaisir serait qu'Erïka porte la tenue légère qui ornait la poignée de sa commode. Pouvait-on vraiment qualifier ça d'une tenue ? Il y avait plus de vide que de tissu... Pas étonnant que le vêtement vienne de Nora. Si Erïka portait ça, son petit ami lui sauterait assurément dessus. C'était peut-être là une bonne source de motivation pour que Bobby retrouve sa forme originale plus vite. En tout cas, c'était ce que pensait le rouquin. Lui qui préférait voir sa petite soeur comme une bonne soeur, chaste et pure, il ne voyait à présent aucun mal à aller taquiner le mâle. Il fallait ce qu'il fallait pour que tout rentre dans l'ordre... Et puis de toute façon, elle était une grande fille non ? Il était temps qu'il cesse de la couver comme une petite fille. Elle était une femme même s'il ne voulait pas voir les choses en face bien souvent. Erïka le pinça, avouant ensuite qu'elle était censée se pincer elle pour voir si elle ne rêvait pas. Comment pouvait-elle se tromper de cible ?! Pour la peine, le rouquin la pinça à son tour. Non mais !

Mais là, Erïka lui tint un drôle de discours. Jamais Will n'aurait cru qu'elle avait une telle image des hommes. Elle le pensait sincèrement ? Pourtant, quand elle évoquait Bobby, le rouquin n'avait pas tellement l'impression qu'elle le voyait comme ça. C'était plutôt pessimiste comme façon de voir les choses. A l'entendre, les hommes étaient bien incapables d'être fidèles. D'un certain côté elle n'avait pas tout à fait tort mais elle exagérait. Alors qu'elle parlait, la tête de Will se transformait au fur et à mesure. D'abord la surprise puis la stupéfaction et enfin le rire. Erïka venait d'expliquer que cette tirade satyrique venait de sa soeur. Tout s'expliquait !


"Ca m'étonne pas d'elle tiens ! Elle a un point d'vue tell'ment négatif des mecs, va savoir pourquoi. M'enfin, elle a pas tout à fait tort mais là, elle exagère carrément. On est pas comme ça ! 'Fin pas tous ! C'pas d'notre faute si vous êtes si attirantes hein ! Par contre, aucune femme m'a jamais donné envie à part Amy et j'compte pas aller voir ailleurs. J'pense que c'est pareil pour Bobby... On sait s'tenir hein ! Mais ça veut pas dire qu'on est insensibles... surtout face à la femme qu'on aime. Oh et puis qu'elle aille pas m'dire qu'elle a pas envie d'sauter sur toutes les nanas qu'elle voit elle hein !! Et m'dis pas qu'tu penses comme elle... Si ?"

Entre deux discussions, Erïka trouva le temps de terminer de manger. Il ne leur restait plus qu'à se rendre à Central Park, endroit sur lequel le rouquin avait jeté son dévolu. Il connaissait l'endroit par coeur et aimait y passer du temps avec Amy. Nul doute qu'Erïka apprécierait de passer un peu de temps dehors, au grand air. Toujours respirer le même air chargé de microbes ne devait pas être top. Cependant, une fois sur place, ils migrèrent rapidement vers le centre commercial. La jeune femme avait sans doute des envies d'achats. Cela se confirma par l'achat de DVDs en masse. Au moins, ils auraient de quoi s'occuper à leur retour. Ils n'avaient pas forcément besoin de parler pour se sentir bien tant qu'ils étaient l'un avec l'autre. Mais cela ne les empêchait pas de se parler. Erïka était curieuse à propos de l'avancement des préparatifs de mariage et Will lui confia plusieurs de ses doutes... dont celui d'inviter ou non sa mère. La réaction de la russe fut sans appel. Elle rejeta aussitôt cette proposition, comme s'il avait proposé d'inviter Satan en personne. Etrangement, Anieta avait eu la même réaction. A croire que la famille de Will était synonyme de malheur. A bien y réfléchir, elle n'avait pas tout à fait tort. Mais en ce qui concernait sa mère, c'était différent. Non ?

"Ouais... t'as sans doute raison. J'vais laisser ça derrière moi. J'ai b'soin qu'de vous."

Malgré tout, c'était plus facile à dire qu'à faire. Mais il était reconnaissant envers les Davidoff de lui avoir offert une telle famille. C'était sans comparaison avec la précédente. D'ailleurs la boutique dans laquelle ils entrèrent était sans comparaison avec celle d'avant. Une boutique de lingerie... Will se sentait un peu comme un intrus mais il accompagna tout de même sa soeur tandis qu'elle faisait ses achats. Il en profita pour acheter une tenue à Amy. Il n'avait pas du tout prévu de le faire mais Erïka l'y incita en y allant de son petit commentaire. Sans peine, il avait imaginé Amy la porter et... dieu que le résultat était intéressant. Il n'était cependant pas certain que l'italienne voit les choses de cette façon. Heureusement, Erïka assurait qu'elle le soutiendrait dans sa démarche... en tout cas jusqu'à ce qu'elle fasse référence à Bobby sans pour autant le citer. Mieux valait changer de sujet.

"En fait, j'devrais d'mander à Nora tout c'qu'elle porte plus. J'suis sûr qu'ça irait à Amy ! Et puis comme ça, j'pass'rais pas pour un pervers si elles font des échanges de fringues, héhé."

Leur marche se poursuivit et les fit arriver devant une boutique pour animaux. Voyant Erïka littéralement happée par la vitrine, Will lui proposa de lui offrir un nouvel animal de compagnie. Ces petites bêtes avaient un pouvoir bénéfique sur le moral assez incroyable. Il n'y avait qu'à voir la réaction de la jeune femme à cette nouvelle pour s'en apercevoir. Elle ne l'avait même pas encore choisi qu'elle était déjà bien plus joyeuse et énergique qu'elle ne l'avait été depuis que Will était entré dans sa chambre. Elle ne mit pas longtemps à trouver l'élu, l'animal qui prendrait place aux côtés d'Istina. Son apparence faisait étrangement penser à une moufette d'après Will. Puisqu'Erïka était fan de cet animal, il se demandait s'il n'y avait pas un lien entre les deux. Mais cette dernière nia toute ressemblance quelconque.

"Bah il a l'droit d'être une moufette mal coiffée hein. J'trouve quand même qu'il y r'ssemble ! Enfin il est mignon, c'est indéniable."

Animal choisi, ils passèrent en caisse et Erïka pu récupérer l'animal peu après, le présentant officiellement maintenant qu'elle lui avait trouvé un nom. Piaille... drôle de nom quand même. Presque un nom d'oiseau ! S'il y avait une signification, le rouquin ne voyait pas ce que cela pouvait être. Et pour cause, il s'agissait de thaïlandais. Il pouvait chercher longtemps, il n'aurait jamais trouvé ! Si Will s'était d'abord focalisé sur le fait qu'il s'agissait d'un mâle, à présent il avait complétement oublié cette information. Ce que lui confiait Erïka était bien plus important à ses yeux. La signification du nom lui faisait chaud au coeur. Elle lui rendait ainsi hommage par le biais de cette boule de poils. Certaines personnes auraient trouvé ça ridicule mais pas Will. Lui il était touché et ne pu s'empêcher de sourire, l'embrassant sur le front.

"C'est un super nom, j'adore. Dommage qu'il soit pas roux, héhé. Oh r'marque, y a une certaine ressemblance avec un mouniche !"

L'animal en cage, ils reprirent doucement le chemin de la sortie. Erïka avait l'air d'aller mieux et Will priait pour que cela dure. Pour l'instant, elle n'avait d'yeux que pour son nouvel animal de compagnie poilu. Qu'il devait être bon être un animal de compagnie parfois... Chouchouté et choyé comme un véritable trésor. La belle vie en somme ! Enfin, encore fallait-il tomber sur de bons maitres... Erïka était l'un d'eux, il n'y avait pas à en douter. Le rouquin jeta un oeil à la cage suffisamment grande pour deux cochons d'inde. Comment allait réagir Istina d'ailleurs ? Cela lui rappela qu'il y avait un petit souci...

"Istina m'a l'air assez sociable alors j'pense qu'ça devrait aller. Mais t'as pas peur qu'ils... enfin d'hériter d'plein d'bébés cochons d'inde ? Un mâle et une femelle enfermés dans la même cage.. voilà quoi !"

De retour à la voiture, Will s'occupa de conduire jusqu'à l'Institut. Il laissait Erïka jouer avec la climatisation, supposant qu'à force de côtoyer le grand froid, elle avait encore plus chaud qu'auparavant. Heureusement, il n'était pas frileux. Alors qu'elle parlait à nouveau de Pee-Chai, Anieta arriva dans la conversation. Vu qu'Erïka n'était pas sortie depuis plusieurs semaines, il n'y avait rien d'étonnant à ce qu'elle n'ait pas vue sa grand-mère contrairement à Will. Ce dernier la voyait fréquemment, lui rendant visite dès qu'il en avait l'occasion.

"Elle s'porte bien. T'sais qu'elle compte acheter un chien ? Histoire d'se sentir moins seule. Ca lui f'ra du bien j'pense. J'aurais préféré qu'elle prenne un chat, m'enfin... Elle s'ra ravie d'avoir d'tes nouvelles, elle pense qu't'es très prise par tes cours."

Voiture garée, les deux mutants retournèrent à la chambre d'Erïka où le clone avait tout préparé. Même la chambre était rangée, les vêtements ramassés et la poubelle pleine de mouchoirs vidée. Il ne leur restait plus qu'à s'installer sur le lit en compagnie des deux animaux qui apprenaient alors à se connaitre. Tout se passait bien, il n'y avait pas de couinements, pas de morsure... Erïka s'en réjouissait. Comme du moment où elle montrerait le nouveau venu à son petit ami. Mais pour ça, elle allait devoir patienter encore un peu.

"Pourvu qu'ça dure. Qui sait, Bobby pourra p't'être même l'prendre dans ses bras."

Après avoir nourri les deux bestioles, Erïka se moucha, pour la énième fois de la journée. Son nez allait finir par se décrocher à ce rythme ! Elle espérait d'ailleurs ne pas contaminer son frère. Ce dernier haussa les épaules. Tomber malade ne lui faisait pas peur si cela lui permettait de passer du temps avec elle. Elle n'était pas la seule à prendre des risques pour être près de ceux qu'elle aimait. Pour lui prouver qu'il s'en fichait, Will l'embrassa sur la joue et la serra contre lui.

"J'm'en fous tu sais. Peu importe si j'tombe malade, j'vais pas m'priver pour autant. J'te f'rais d'la soupe tantôt, ça t'fera du bien. Ca t'dit qu'on s'installe pour r'garder un truc ?"

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MessageSujet: Re: Besoin de réconfort ? Frère poule est là [PV William McKellen]   Jeu 9 Mai 2013 - 5:55

Alexïs était un jeune homme qui prenait soin de lui et savait bien paraitre auprès des autres. Il savait se montrer courtois et ainsi passer pour un parfait gentleman. Bien sûr, il était loin d’être comme sa sœur ainée, toujours préoccuper par son apparence. Il n’en était pas obsédé et se fichait bien de ce qu’il portait dans un sens. L’important était qu’il se sente bien dans sa peau, dans son corps. Jamais on n’aurait pu croire qu’un jeune homme comme lui pouvait passer son temps libre dans les égouts de New-York. Pourtant, c’était bel et bien vrai. Il tenait énormément aux Morlocks et il faisait tout pour tenter de leur rendre la vie plus agréable. Le dimanche, il prenait toujours le temps de préparer des biscuits ou bien des brownies qu’il partageait avec les gens de l’Allée tout en jouant aux échecs avec ses amis.
Erïka connaissait bien le train de vie de son frère. Elle savait qu’il ne laisserait pas tomber ces mutants qui avaient bien besoin d’une personne à la surface afin de les aider en cas de besoin. Il s’entendait très bien avec Scum, d’ailleurs. Parfois, la jeune fille se rendait dans les égouts afin de porter quelques courses pour rendre service à son frère qui était débordé par ses études. Cependant, il s’agissait d’un détail que Will semblait ignorer. Il n’imaginait pas du tout Alexïs se balader dans les égouts crasseux de la ville.


-« Exactement. Il passe beaucoup de temps dans l’Allée. Il aide les Morlocks à sa façon. Il les soigne, il leur apporte de la nourriture et il passe du temps avec eux. Il adore jouer aux échecs. Il m’a également parlé du Guérisseur, un truc dans le genre. C’est un vieil homme qui a un don semblable au sien. Je crois que s’il a vraiment besoin d’aller voir ailleurs, il finira par venir ici. En attendant, il a l’air heureux d’être avec les Morlocks. Je crois même qu’il a un faible pour une fille qui vit avec eux… l’une des seuls qui a l’air d’une humaine. »

Cela manquait tant à la jeune fille que de faire ce genre de confidence à son frère. Elle était heureuse d’être à ses côtés aujourd’hui et comptait bien essayer d’en profiter malgré son humeur actuelle. Il fallait dire que l’état dans lequel était actuellement Bobby l’inquiétait et elle craignait de ne plus pouvoir l’approcher, ce qui mettrait assurément fin, à un moment ou à un autre, à leur relation. Même si Erïka était parfois découragée et avait envie de laisser tomber, elle ne le faisait pas. Elle aimait bien trop Bobby pour ça. Et puis, si elle abandonnait, cela signifierait la fin de leur couple. C’était inconcevable à ses yeux. Elle allait donc continuer à se battre. Les conseils et encouragements de Will lui permettait de reprendre confiance en elle, même si elle se sentait faible face à ces récents événements.
En tant que couple, Bobby et Erïka avaient vécus d’autres épreuves par le passer. Le jeune homme avaient dû composer avec la jalousie de sa petite amie envers Cassandra. Il avait réussis avec brio à rassurer la pauvre jeune fille qui manquait parfois de confiance en elle. Will, quant à lui, trouvait que cela était mignon car c’était une preuve d’amour. Il en avait même fait part à Bobby qui n’aurait sans doute jamais remarqué qu’elle était jalouse. Dès qu’il la su, il a fait attention à sa petite amie bien qu’il ne lui avait jamais rien dit à ce sujet.


-« Je suis difficile à comprendre. Il avait tant à apprendre sur moi, avant. Maintenant, je me rends compte qu’on se complète et qu’on se comprend à merveille. On n’a pas besoin de parler pour savoir quand il y a quelque chose qui ne va pas chez l’autre. »

Elle aurait peut-être dû intervenir plus tôt et demander à Bobby de se confier à elle au lieu de tout garder ses émotions pour lui. Elle avait été comme ça, avant. Elle savait que ce n’était pas toujours simple de s’ouvrir, mais il pouvait lui faire confiance. Il lui disait si souvent, elle savait que c’était sincère. Il n’avait pas voulu l’ennuyer avec ses soucis, mais les choses auraient peut-être été différentes s’il l’avait fait. Malheureusement, il était impossible de changer le passé. Elle devait maintenant composer avec.

En attendant, elle devait espérer le meilleur pour le futur. Lorsque Bobby aura repris sa forme normale, elle enfilera la tenue aguichante que sa demi-sœur lui avait achetée. Ainsi, il pourra réellement la contempler, cette fois. Et lui enlever, éventuellement. Nul doute que lorsqu’elle le retrouvera, la jeune fille ne voudra plus le quitter et souhaitera passer la journée dans ses bras, que ce soit en regardant un film ou en testant le matelas. Elle souhaitait simplement rester auprès de lui. Elle avait terriblement hâte que ce jour arrive.

Pour l’instant, elle se contenter de parler de la tenue, la désignant à Will par la même occasion. C’était bel et bien le genre d’Eleonnora. D’ailleurs, Erïka lui fit part de son point de vue sur les hommes. Sa sœur avait l’une de ces façons de les percevoir… Et la jeune fille était loin d’être d’accord à ce sujet. Bobby était un homme formidable et jamais il n’irait la tromper. Leur relation était basée sur le respect, l’honnêteté, l’amour et la fidélité ainsi que tout un tas de belles valeurs que chérissait Erïka. Will se demandait pourquoi Eleonnora avait une façon si négative de percevoir la gente masculine. C’était une bonne question…


-« Je me demande aussi pourquoi elle déteste tant les hommes. Faudrait lui demander, un jour. Non mais oh ! Tu me prends pour qui ? Je ne pense pas comme elle. J’ai la gueule d’une féministe enragée ? Si tu me réponds que si je t’envoie tenir compagnie à mon ours polaire alors fait gaffe. »

Pendant leur discussion, Erïka prenait tout son temps afin de se nourrir. Lorsqu’elle en eut assez, elle se prépara à sortir. Elle ne rechigna pas trop à l’idée de quitter l’institut, mais elle n’avait pas très envie de se retrouver dans un endroit bondé. Elle espérait que Will avait une bonne idée derrière la tête. Central Park pouvait être considéré comme une bonne option, mais il faisait bien trop chaud au goût de l’adolescente qui entraina son frère au centre commercial. Parmi les boutiques qu’ils visitèrent, il y avait cette boutique de lingerie où la jeune fille faisait ses emplettes. Au moins, Eleonora et elle avait trouvé un lieu qu’elles appréciaient toute les deux. La jeune fille fit quelques achats. Au passage, elle commenta une tenue de nuit que sa sœur trouvait très jolie, surtout qu’elle pourrait bien aller à Amy. Will décida de l’acheter, mais il craignait de passer pour un pervers. En fait, la solution serait que sa sœur lui file tout ce qu’elle ne portait plus afin d’en faire cadeau à Amy. Elle serait habillée avec classe et pourrait porter des tenues totalement sexy pour les beaux y… l’œil de Will. Il ne passerait même pas pour un pervers.

-« T’as raison. En plus, l’été arrive. C’est certain qu’elle va vider la moitié de sa garde-robe et se débarrasser de tout ce qui n’est plus à la mode. J’espère que tu as de la place dans ton placard. »

Comme Eleonnora voulait toujours bien paraitre et être remarquée pour sa grande beauté, elle ne négligeait aucun détail lorsqu’elle se préparait. Le choix des vêtements était tout aussi important que le maquillage et la coiffure. Heureusement que tout le monde n’était pas comme elle. Il n’y avait qu’à regarder le cochon d’inde que tenait Erïka dans ses bras pour voir que d’être bien coiffé n’était pas une priorité pour tous. Will n’arrêtait pas de comparer le pauvre petit animal à une moufette. Il n’avait que les couleurs, rien de plus. La jeune fille pointa un petit chaton qui s’amusait derrière une vitre. Il était noir et blanc et ressemblait à une moufette.

-« Il n’a que les couleurs de la moufette, mais sinon ça ne lui ressemble pas alors que là-bas, c’est une moufette. Enfin, je crois. Depuis quand il y a des moufettes dans les animaleries ? »

Une fois qu’elle eut finalement adopté la bête, ils se dirigèrent à la caisse où Erïka présenta officiellement son cochon d’inde sous son nouveau nom : Pee-Chai. Will approuvait ce choix, ce qui fit plaisir à l’adolescente. Elle était contente que cela lui plaise car elle n’aurait pas changé d’idée de toute façon. Il trouvait dommage que la petite bête ne soit pas rousse, mais il y voyait, par contre, une sacrée ressemblance avec un mouniche. En fait, si la bête aurait été un peu plus grosse et aurait eu les traits d’un caniche, cela aurait été parfait.

-« Prochain achat, c’est un caniche noir et blanc. » Fit-elle avec un grand sourire.

Transportant son nouvel animal de compagnie dans sa cage, elle était plus qu’heureuse. Cependant, elle n’avait pas vraiment pensé au fait qu’un mâle et une femelle dans une même cage pourrait donner des bébés. En fait, elle s’en fichait un peu. Voir sa famille de cochon d’inde s’agrandir serait un véritable plaisir. Elle aura encore plus de petites bêtes à s’occuper et à chérir. Elle n’en serait que plus heureuse. Il lui faudra acheter une autre cage, ce genre de chose, mais ce n’était que des détails à ses yeux.


-« Oh oui ! L’un de leur bébé s’appellera Mouniche ! » Fit-elle, enthousiaste.

Une fois dans la voiture de Will, la jeune fille actionna l’air climatisée avant de porter toute son attention sur Pee-Chai. Bien sûr, elle n’en oubliait pas Will pour autant. La jeune fille lui fit part de son idée d’envoyer une photographie de son cochon d’inde à sa grand-mère. Elle en profitera également pour donner signe de vie. Il y a un moment qu’elle ne l’avait pas vue. Lorsqu’elle ira mieux, elle passera chez Anieta. Il y avait certaines choses que la jeune fille ne savait pas. Par exemple, sa grand-mère comptait acheter un chien. Un véritable chien qui n’allait certainement pas plaire à Will. Le pauvre en avait peur, il allait en baver lorsqu’il mettra les pieds dans son appartement. Allait-il survivre à cette dure épreuve ?


-« Un chien ? J’ai hâte de voir ça, alors. Je lui téléphonerais pour prendre de ses nouvelles. Tu crois qu’elle va prendre un caniche ? Ce serait le moment de vaincre ta peur, tu ne crois pas ? »

Une fois à l’institut, Erïka monta à sa chambre, pressée de faire socialiser ses cochons d’inde. Elle ne fut pas déçue du résultat. Ils s’apprivoisaient peu à peu, pour le plus grand bonheur de l’adolescente. Elle aimerait tant que Bobby puisse voir ça. Faute de pouvoir le faire venir dans sa chambre, elle attrapa son téléphone et photographia les deux animaux alors qu’ils se reniflaient, museau contre museau. Elle enverra également cette photo à sa grand-mère. Elle sera ravie de la recevoir.

Pour l’instant, la jeune fille allait s’abstenir de lui rendre visite. Elle était malade, passant son temps à sa moucher. Elle venait de vider une nouvelle boite de mouchoir. Découragée, elle souhaitait à Will de ne pas tomber malade à cause d’elle. Ce n’était jamais drôle d’être dans cet état. Cependant, cela ne l’effrayait pas trop. Pour lui prouver, il l’embrassa sur la joue avant de la serrer dans ses bras. Elle lui rendit son étreinte avec joie.


-« Tu vas me faire de la soupe aux légumes, n’est-ce pas ? C’est ma préférée. On commence par regarder un épisode de Dexter et puis on verra après pour le repas. Tu dois découvrir cette série. Il manie encore mieux le couteau que toi. » Lança-t-elle avant de se lever.

Elle déposa à tour de rôle les deux cochons d’inde dans leur cage puis s’installa sur son lit avec Will. Elle attrapa son lecteur DVD portatif et s’empara du coffret de la première saison de la série avant d’y insérer le premier CD. La jeune fille adorait cette série télévisée et voulait faire partager cela avec son frère. Installée confortablement près de lui, elle fixait le petit écran avec attention. Au bout d’un moment elle se mit à commenter ce qui se passait à l’écran.


-« Tu as vu sa façon de tuer ? Regarde, il a tellement de couteau et il en prend soin, c’est fou. Ah ! Elle, c’est sa sœur, Deb, mais je ne l’aime pas. Elle non plus je ne l’aime pas, c’est Laguerta. Elle est chiante. Et Doakes… Lui il est insupportable. J’y mettrais bien mon poing dans la gueule, des fois. Dexter c’est le meilleur. Il a l’air frigide, mais il finit par moins l’être avec le temps. »

Le temps s’écoulait et Erïka enchaina quelques épisodes avant de commencer à ressentir la faim. Elle leva les yeux vers son frère alors qu’elle s’apprêtait à lancer le cinquième épisode de la saison. Elle n’avait pas très envie de se lever. Will, lui, pouvait se dédoubler. C’était rare qu’Erïka jouait ainsi les feignante, mais elle était malade et elle avait décidé d’abuser un peu du pouvoir de son frère qui était très utile, il fallait le reconnaitre.

-« Je peux avoir ma soupe aux légumes ? Avec un grand verre d’eau froid. Très grand ! Et une salade de fruits ! Grand-mère me faisait souvent une salade de fruit quand j’étais malade parce que j’étais incapable de manger quoi que ce soit d’autre. Tu veux partager ? »
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William McKellen
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MessageSujet: Re: Besoin de réconfort ? Frère poule est là [PV William McKellen]   Ven 10 Mai 2013 - 0:03

Si l'on pouvait ajouter des saints à ceux existants déjà, Will aurait sans souci ajouté le nom d'Alexïs. Dire que ce garçon était d'une gentillesse et d'une générosité à toute épreuve était un doux euphémisme. Il avait clairement la main sur le coeur et préférait aider ceux qui en avaient le plus besoin au lieu de penser à lui. C'était tout à son honneur et il y avait trop peu de gens comme lui. Comment faisait-il pour agir ainsi, lui qui s'était fait trahir par sa propre famille ? En tout cas, le rouquin constatait que le don du mutant n'était pas ce qui l'intéressait le plus dans la vie. Rendre service aux autres était davantage dans ses cordes apparemment. C'était dommage qu'il ne cherche pas à améliorer son don au maximum mais au moins il faisait ce qui lui plaisait, c'était déjà bien. Mais le plus étonnant dans ce que disait Erïka était la fin de sa phrase. Alexïs aurait un faible pour l'un des morlocks ? Au moins, d'après ce qu'elle disait, elle avait l'air humaine... plus ou moins.

"T'es sûre ? J'veux dire... j'l'ai jamais vu avec une fille auparavant, ça a même pas l'air d'l'intéresser. T'crois qu'il est pas juste gentil avec, comme tout l'monde ? A moins qu'il veuille jouer au docteur avec elle ? Haha, l'petit galopin, j'comprends mieux !"

Pour le moment, Erïka ne risquait pas de s'adonner à une telle activité avec son petit ami. Il préférait faire mumuse dans la glace plutôt que de la côtoyer. Il fallait dire qu'il n'avait pas tellement le choix non plus, son pouvoir n'en faisant qu'à sa tête. Mais il fallait passer outre cette épreuve et en ressortir plus fort ! C'était plus facile à dire qu'à faire mais Will était là pour soutenir Erïka coûte que coûte. Il ne voulait pas la voir déprimer et être triste à cause de son couple. Elle qui était si épanouie, si heureuse depuis qu'elle sortait avec Bobby, elle était à présent complétement abattue. Quitte à ce qu'elle réagisse, le rouquin préférait la voir mordante et agressive, cherchant à défendre son territoire face à une potentielle ennemie. A bien y réfléchir, ce n'avait pas non plus été totalement ça vis à vis de Cassandra. Elle ne l'avait pas agressée, elle avait surtout été relativement froide et désagréable avec elle, rien de plus. Mais une seule chose expliquait ce soudain changement de comportement. Will n'était pas dupe, il connaissait très bien sa soeur même si c'était la première fois qu'elle était en couple. Elle se sentait menacée par la présence de Cassandra, elle n'était plus sûre de faire le poids, plus sûre d'elle même, elle mesurait les risques que Bobby la quitte pour elle... Elle était jalouse, tout simplement.

Will ne s'était pas gêné pour le dire à Bobby, ne voyant pas le mal à ça. Au contraire, s'il savait à quoi s'en tenir, il ne ferait que plus attention à ne pas froisser Erïka involontairement. Et ça avait plutôt bien fonctionné vu le résultat final. Erïka s'estimait compliquée. Ce n'était pas Will qui allait la contredire à ce sujet mais il la comprenait cependant parfaitement bien. Une fois qu'on avait compris comment elle fonctionnait, c'était plutôt simple. Le rouquin avait mis du temps à le comprendre mais à présent, ils étaient comme les doigts de la main : inséparables. Mais désormais, Bobby aussi semblait en mesure de la comprendre parfaitement. C'était plutôt une bonne nouvelle, surtout pour un couple. Au moins, elle confirmait le fait qu'elle était heureuse en couple et Will espérait que cela ne change jamais.


"C'parce qu'vous êtes sur la même longueur d'ondes ! Au moins il t'comprend, c't'une bonne chose. Parfois dans les couples, on s'comprend pas toujours, on a du mal à communiquer. 'Fin moi j'ai jamais eu c'problème et on dirait qu'toi non plus. Pourvu qu'ça dure ! Je me demande s'il serait jaloux lui tiens... Faudrait faire le test un jour, tu crois pas ?"

Tout comme il faudrait faire le test de combien de temps Bobby mettrait à reprendre sa forme originelle s'il voyait une photo d'Erïka en petite tenue. Will était persuadé que cela l'aiderait mais la russe n'avait pas tellement envie de faire le test. Dommage. Le rouquin voulait lui expliquer comment les hommes fonctionnaient pour qu'elle comprenne mieux... mais elle sortit alors tout un discours féministe qui donnait le mauvais rôle aux hommes. C'était si inattendu qu'elle dû ajouter que cela venait d'Eleonnora et non d'elle. Tout s'expliquait. Ou presque ! Pourquoi Eleonnora détestait tant les hommes ? Ils n'étaient pas tous fait dans le même moule ! Même si Will avouait volontiers avoir des besoins et des envies, il savait se tenir et respectait les femmes. Erïka ne savait pas plus que lui d'où venait cette haine des hommes. En tout cas, elle ne semblait pas partager cette opinion bien tranchée.

"Bah nan mais vu la façon dont t'as récité ça par coeur, on aurait pu l'croire. Bah, ta soeur sait pas c'qu'elle perd. Et puis, comme si y avait qu'les hommes qui pensaient à ça ! Vous êtes comme nous !"

Mais plutôt que de continuer de discuter enfermés, Will emmena Erïka avec lui pour prendre l'air bien que leurs pas les menèrent rapidement de nouveau à l'intérieur, au centre commercial. Là, elle pu faire quelques achats. Ne disait-on pas que quand on avait pas le moral, un peu de shopping pouvait aider ? Acquérir de nouvelles choses permettait de ne plus penser à ce qui nous tourmentait. En était-il de même pour la russe ? En tout cas, elle semblait peu à peu retrouver un peu de son dynamisme, achetant séries et lingerie. Will en profita pour acheter une tenue à Amy, incité par sa soeur qui en avait profité pour glisser un petit compliment à propos d'Amy, l'air de rien. Visiblement, c'était la faute de Nora et cette dernière était, selon Will, bien du genre à céder une partie de sa garde robe pour en changer. Puisqu'Amy et elle faisait à peu près la même taille bien qu'Amy était plus mince, la russe pourrait lui donner quelques petits vêtements plutôt que de les jeter. Erïka semblait penser en ce sens également.

"La moitié ? Sa manie de jeter l'argent par les f'nêtres m'étonn'ra toujours. M'enfin elle peut bien faire c'qu'elle veut, en plus ça nous arrange. Puis t'sais, on a plein d'place dans not' chambre. On a assez peu d'vêt'ments, question d'habitude. J'suis sûr qu'Amy s'ra ravie d'avoir d'nouvelles choses à mettre !"

Désirant faire plaisir à sa petite soeur, Will lui proposa de s'acheter un cochon d'inde alors qu'ils s'étaient arrêtés devant une boutique pour animaux. La jeune femme ne s'attarda pas devant et pénétra à l'intérieur pour trouver l'animal de son choix. Et son choix était... disons discutable du point de vue du rouquin. Ah ça pour être mignon, il était mignon ce cochon d'inde ! On aurait presque dit qu'il n'avait pas de pattes. Mais la couleur lui faisait vraiment penser à une moufette, animal de prédilection de l'adolescente. Elle l'avait fait exprès ou quoi ? D'après elle, ce n'était que le fruit du hasard. Elle ne voyait pas vraiment de ressemblance en dehors de la couleur. Pour appuyer ses dires, elle lui montra un chaton dans une vitrine, le désignant comme étant une moufette. Will vint plaquer sa main contre son visage d'un air désespéré.

"Dis moi qu'tu l'fais exprès hein... C'est un chaton ça Rika !"

A peine acheté, le cochon d'inde hérita déjà d'un nom. Pour Will, ça ne voulait rien dire mais la jeune femme lui expliqua rapidement toute la signification qu'il y avait derrière ce nom original. Touché, il n'en fut que davantage ravi. Sa petite soeur semblait adorer son présent et elle lui rendait honneur. C'était juste parfait. Dommage que le cochon d'inde ne soit pas roux pour compléter le tableau. Erïka le taquina en ajoutant que sa prochaine acquisition serait un caniche. Elle en était parfaitement capable mais Will se savait sauf.

"Par chance, les chiens sont interdits à l'Institut j'crois bien. Quel dommaaaaaaaage ! D'toute façon j'ai d'jà un chien d'garde géant alors bon..."

Mais le plus important dans tout ça était qu'il s'agissait d'un mâle. Istina étant une femelle, il était donc fort possible qu'ils ne fassent pas que s'amuser ensemble. Les animaux étaient comme ça, ils n'étaient pas très regardants. S'accoupler était naturel et deux petites bêtes enfermées dans une cage donnerait sans aucun doute des rejetons. Erïka ne semblait pas s'affoler à cette idée, plutôt ravie même. L'un des futurs bébés avait même déjà un nom ! Will se mit à rire.

"Nomme c'ui qui s'ra noir et blanc comme son papa alors ! Ca lui ira comme un gant comme ça !"

Leurs courses étant terminées et puisqu'ils avaient un nouveau pensionnaire à amener à l'Institut, les deux mutants remontèrent en voiture. Erïka profita du trajet pour questionner son frère à propos de sa grand-mère. Cette dernière allait bien mais comptait acquérir un chien. Will n'était pas très chaud à cette idée mais il ne voulait pas l'en empêcher. Il allait devoir prendre sur lui. Cependant, la remarque d'Erïka le fit réagir vivement. Un caniche ? Et puis quoi encore ?! Quitte à faire preuve de mauvaise foi, il voulait se défendre pour ne pas paraitre idiot. Car oui, il se trouvait idiot d'avoir peur des chiens.

"Mais j'ai pas peur !! J'les aime pas, c'tout. C'est con ces bêtes là, faut pas qu'elle prenne un caniche hein ! Enfin au moins ça lui tiendra compagnie..."

Lorsqu'ils entrèrent dans la chambre d'Erïka, le clone sortit sans disparaitre pour autant, vaquant à ses occupations ailleurs. Will et Erïka en profitèrent pour regarder les cochons d'inde s'apprivoiser. Tout se passait bien pour le moment et il n'y avait pas de raisons pour que ça ne dure pas. Il était donc temps pour les mutants de prendre soin d'eux et de laisser les animaux en paix dans leur cage. S'ils avaient besoin, ils couineraient. Le rouquin proposa qu'ils s'installent pour regarder quelque chose jusqu'à ce que la jeune femme ait assez faim pour manger un peu de soupe. Elle la voulait aux légumes mais c'était bien ce qu'était déjà en train de faire son clone en cuisine. Il la connaissait bien, sa petite soeur.

"T'en fais pas, j'ai tout prévu j'te dis ! T'auras qu'à m'dire quand tu la voudras, elle s'ra prête !" annonça t-il avec un sourire avant de la regarder d'un air dubitatif "Mieux manier les couteaux qu'moi ? J'demande à voir ça !"

Intrigué par cette série qu'il ne connaissait pas, Will s'installa près de sa soeur alors qu'elle mettait le DVD en route. Jusqu'à présent, il avait assez peu eu l'occasion de regarder la télé et ne connaissait que peu de films ou séries. C'était quoi cette histoire de couteaux ? Il eut bientôt la réponse après avoir du quelques épisodes. Le rouquin était partagé. D'un côté, il trouvait la série intéressante et bien pensée, le personnage principal agissant d'une façon qui lui plaisait bien. Mais d'un autre côté, il s'agissait d'un tueur en série avec ses rituels... Et cela lui faisait penser à Ronald. Lui aussi était un tueur en série qui procédait toujours de la même façon. Will essayait de ne pas y penser mais il avait du mal. Erïka le coupa dans ses interrogations intérieures alors qu'elle donnait son avis sur la question.

"J'en connais une aut' qu'est comme lui. Frigide mais sympa avec l'temps, hmm. Ca t'rappelle quelqu'un ?" demanda t-il d'un air taquin "C'est con mais... j'trouve qu'il est bien, son code. Franch'ment, sans tous ces psychopathes dans les rues, on s'rait bien plus tranquilles. Y faudrait un mec comme lui, qui nous en débarrasse... Mais bon, c'est un tueur en série quoi... c'est... un psychopathe aussi. Il tue pour l'plaisir et ça... j'aime pas ça. Enfin j'aime bien la série hein mais... Bah. J'réfléchis trop sans doute."

Les épisodes se poursuivirent jusqu'à ce qu'Erïka annonce qu'elle avait grand faim. Le rouquin prit tout en note et hocha la tête tandis que son clone se mettait à l'ouvrage. Nul besoin de se déplacer, elle aurait bientôt ce qu'elle désirait, le tout livré à domicile, sur un plateau !

"A la fin d'l'épisode, t'auras ton r'pas. Et t'en fais pas, j'en ai fait assez pour deux. Au pire si j'ai encore faim, j'te mangerais toi !"

Une dizaine de minutes plus tard, la porte de la chambre s'ouvrit et l'autre Will vint déposer le plateau sur le lit. Deux bols de soupe, de l'eau si froide qu'elle faisait de la condensation sur le bord du grand verre dans lequel elle se trouvait, deux coupelles de salade de fruits et deux crêpes repliées, garnies de nutella. Un festin de roi ! Pourvu que la russe ait assez faim pour tout manger. Will en tout cas allait tout dévorer.

"Ca t'va comme menu, princesse ? J'ai rajouté un p'tit extra. Mais interdiction d'le mettre ailleurs qu'dans ta bouche, j't'ai à l'oeil hein !"

_________________

Tu touches, tu payes ! (avec les dents >_<)

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MessageSujet: Re: Besoin de réconfort ? Frère poule est là [PV William McKellen]   Ven 10 Mai 2013 - 5:45

Erïka était tout le contraire de son frère lorsqu’il était question d’amour. Elle avait eu beaucoup de chance de tomber sur un jeune homme comme Bobby qui l’acceptait telle qu’elle était malgré ses gros défauts. Il était fantastique et la traitait comme une princesse. Il était toujours serviable, adorable avec elle. Elle ne pouvait pas se plaindre de lui, elle n’aurait tout simplement rien à dire. Il était parfait, à ses yeux. Alexïs était un peu ce genre d’homme. Un véritable gentleman dont le bonheur de sa douce était important à ses yeux. Il était du genre à attirer les femmes douces et sensible, un peu comme lui. D’ailleurs, sa dernière petite copine semblait être une femme délicate qui pouvait se briser à tout moment comme une véritable poupée de porcelaine. Cependant, leur relation ne s’était pas éternisée. Alexïs avait fini par s’en remettre avec le temps. Maintenant, il semblait avoir un faible pour l’une des Morlocks. Rien qu’à l’entendre parler, on voyait bien que cette fille lui plaisait. Il n’arrêtait tout simplement pas d’aborder ce sujet. Peut-être que cette mutante était la bonne, qui sait ?

-« Puisque je te le dis. Je suis sûre et certaine. Il a déjà eu une copine avant, mais ça n’a pas trop fonctionné, au final. Enfin, n’empêche qu’il a peut-être trouvé sa fameuse patiente fétiche, qui sait ? J’espère seulement qu’il ne fera rien de dégoutant dans les égouts, c’est sale. Malgré que ce ne serait pas trop son genre… »

Erïka était heureuse si son frère avait trouvé une personne qui faisait battre son cœur. L’amour était un si beau sentiment lorsque l’on avait l’occasion de le vivre. La jeune fille filait le parfait bonheur avec son petit ami. Toute cette situation problématique de mutation qui n’en faisait qu’à sa tête venait ternir ce beau petit monde dans lequel elle vivait, la laissant durement chuter dans la réalité. Au moins, elle pouvait se dire que les choses finiront par s’arranger. Un jour, tout ira mieux. Will le lui disait. Il fallait qu’elle soit patiente et continue de se battre. Après tout, Bobby en valait la peine. Elle l’aimait sincèrement et elle souhaitait rester à ses côtés. Ils allaient finir par passer à travers cette épreuve. Ensuite, tout redeviendra normal. Ils pourront à nouveau passer du temps ensemble, l’un près de l’autre. Ils se comprenaient, même dans le silence. Ils se complétaient à merveille. Erïka était fougueuse, impulsive et ne laissait pas sa place alors que Bobby était, au contraire, calme, posé et réfléchis. Il était en quelque sorte la voix de la raison, celui qui pouvait calmer sa petite amie lorsqu’elle s’énervait soudainement.

-« Je suis la déesse de la franchise, ce n’est pas avec moi qu’il y aura des problèmes de communication. Je ne crois pas qu’il soit du genre à être jaloux. Il sait bien que je n’irais jamais voir ailleurs. Je ne suis pas du genre à aller me rapprocher du premier venu. J’ai beaucoup parlé avec lui pendant notre week-end à NewPort et je lui ai finalement parlé de ma famille, de ce que j’ai vécu… Quand j’ai parlé de ma mère, c’était la première fois que je l’ai vu se crisper comme s’il était frustré contre quelqu’un. C’était étrange, mais au moins je sais que je peux compter sur lui si un jour un autre drame arrivait. Maintenant, il sait pourquoi je me réveillais parfois la nuit en criant ou bien totalement en sueur, incapable de reconnaitre la réalité. »

Plutôt que de continuer de parler de Bobby et rappeler à Erïka à quel point il lui manquait, les mutants discutèrent plutôt de leur sœur, Eleonnora. Elle revenait souvent dans leurs conversation, surtout lorsqu’ils étaient en train de faire quelques achats dans une boutique de lingerie. Leur sœur adorait faire les boutiques et acheter de nouvelles tenues hors de prix. Lorsque sa garde-robe était pleine, elle se débarrassait des tenues qu’elle aimait moins et qui n’étaient plus à la mode. Lorsqu’elle désirait se débarrasser de ses vêtements de marque, Eleonnora trouvait toujours quelqu’un à qui les refiler.

-« Profites-en. Des tenues à cent dollars du morceau, ce n’est pas ce que s’achèterait Amy. Nora sera ravie de lui donner, j’en suis certaine. Parfois, elle veut me donner des trucs et c’est à ce moment qu’elle me rappelle que je n’ai pas des seins aussi gros que les siens. »

Après la boutique de lingerie, ils allèrent se changer les idées à l’animalerie. C’était ce qu’il fallait afin de redonner le sourire à Erïka. Elle avait déniché le parfait petit cochon d’inde, celui qu’elle te souhaitait adopter. Il était tout mignon avec sa fourrure noir et blanche qui rappelait le pelage de la moufette. La jeune fille n’était pas tant de cet avis et pointa un chaton qui s’amusait derrière une vitrine, un peu plus loin. Ça, c’était une moufette. C’était son portrait craché. Cependant, Will ne la croyait pas du tout et étampa sa main dans son visage, comme s’il était découragé.

-« C’est un chaton ? Non mais attend, regarde sa queue, et sa couleur ! On dirait une moufette. »

La jeune fille pu repartir de l’animalerie avec son nouveau cochon d’inde qu’elle baptisa affectueusement Pee-Chai en l’honneur de son frère. Afin de taquiner ce dernier, elle parla de faire l’acquisition d’un caniche. Bien sûr, elle n’était pas sérieuse. Le professeur Xavier n’accepterait jamais qu’elle ait un chien à l’institut. De toute façon, Will affirmait avoir déjà un chien de garde géant. Ah bon ?

-« Un chien de garde ? Depuis quand ? Je pensais que tu ne les aimais pas. »

Will affirmait toujours qu’il n’avait pas peur des chiens. Pourtant, Erïka était persuadée du contraire. Maintenant que leur grand-mère allait adopter un petit canidé, il allait devoir apprendre à l’apprivoiser et vaincre ses craintes. Il allait s’y faire et apprécier la bête, la jeune fille en était persuadée. Elle allait faire en sorte qu’il n’ait plus cette vision négative des chiens. Ce n’était pas con ces animaux-là. Au contraire, ils étaient intelligents, fidèles et affectueux. Elle voyait bien que Will était plein de mauvaise volonté lorsqu’il était question de chien.

-« Ce n’est pas bien de mentir. Les chiens sont des animaux fidèles, ils ne sont pas con, voyons. C’est super intelligent. Je suis certaine que son chien sera bien élevé. »

Une fois à l’institut, Erïka se révélait être toute aussi joyeuse que lorsqu’elle avait quitté l’animalerie. Ses cochons d’inde s’entendaient à merveille et elle décida de les laisser faire plus ample connaissance dans leur cage. Ainsi, elle pouvait s’installer dans son lit avec son frère afin de regarder la série télévisée qu’elle avait acheté. Elle ne se lassait jamais de regarder cette série lorsqu’elle était diffusée à la télévision. Elle avait manqué certains épisodes. Maintenant, elle avait l’occasion de les visionner en bonne compagnie. Elle affirmait que Dexter maniait encore plus les couteaux que son frère, ce qui intrigua ce dernier.

Ils écoutèrent quelques épisodes et la jeune fille ne se gênait pas pour faire quelques commentaires de temps à autre. Will fini par donner également son avis sur cette série et sur la mentalité du protagoniste. Il tuait des gens en s’assurant qu’ils étaient de véritables criminels, tout ce qu’il y avait de plus mauvais et qui devait disparaitre de la société. On ne pouvait pas accepter des meurtres, même pour une telle cause. Le fait de regarder la série du point de vue du personnage principal aidait les auditeurs à mieux se mettre dans sa peau afin de le comprendre. On finissait par s’y attacher au bout de quelques épisodes.
Quoi qu’il en soit, Erïka fit partager son avis et Will affirmait qu’il connaissait bien une autre personne qui, comme Dexter, était frigide en apparence, mais se révélait tout à fait différente avec le temps.


-« C’est qui la frigide ? Cassandra ? Tu as peut-être raison… Tu savais que cette série était inspirée de faits réels ? Le mec avait décidé de faire justice par lui-même. Rien n’excuse ses meurtres, mais il a raison de tuer des gens qui font le mal. Il en débarrasse la société et pas seulement sur un coup de tête. Il prend la peine de s’assurer que ses victimes soient réellement des criminels qui n’ont pas été jugés adéquatement par la justice. Je ne crois pas que ce soit un psychopathe… en fait, pas comme d’autres. Il est un peu une victime de son passé. Il a été marqué par un traumatisme et il n’a rien choisi. Ça l’a marqué pour la vie. Je crois que ça porte à réflexion sur la société, sur nos valeurs. On voit un autre côté de la médaille. Ça change d’être toujours du point de vue de la police. Là, on a droit à celui du criminel. C’est con, normalement on voudrait qu’il soit arrêté, mais en fait, saison après saison on souhaite seulement qu’il s’en sorte. »

Puisqu’elle avait faim, la jeune fille souhaitait manger sa soupe. Will, en bon grand-frère, fit en sorte qu’ils aillent leur repas suite à leur énième épisode. La jeune fille était ravie de voir le plateau devant elle. Il y avait de la soupe, de la salade de fruit et, encore mieux, des crêpes au Nutella. Cependant, Will la prévint. Pas de chocolat ailleurs que dans sa bouche. La jeune fille attrapa un morceau de sa crêpe dont elle lécha le chocolat. Après un regard à son frère, elle vint lui lécher la joue avec amusement.

-« C’est toujours dans ma bouche ! » Lança-t-elle avant de manger son morceau de crêpe.

Elle dégustait sa soupe avec bien plus d’appétit qu’en après-midi. Puisqu’ils prenaient le repas au lit, elle en profita pour mettre un autre épisode de la série. Elle ne s’en lassait jamais. Elle termina son bol avant d’attaquer sa salade de fruit. Cependant, elle commençait à manquer d’appétit pour terminer sa crêpe qu’elle laissa à son frère. Elle était rassasiée jusqu’au lendemain, c’était sûr et certain !


-« C’était très bon ! J’aimerais en manger encore parce que c’est bon, mais mon estomac est saturé. C’est dommage. Tu t’améliores en cuisine. »
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MessageSujet: Re: Besoin de réconfort ? Frère poule est là [PV William McKellen]   Ven 10 Mai 2013 - 13:43

Alors qu'ils parlaient des dons d'Alexïs, Erïka et will changèrent soudainement de sujet. Comme si c'était quelque chose de bien plus important, le rouquin était presque choqué d'entendre que le jumeau de sa soeur avait été en couple. Etrangement, il ne l'avait jamais imaginé en couple, trop pris par son travail et ses visites qu'il rendait aux morlocks. Pas si étonnant que ça qu'il ait le béguin pour l'un d'eux au final... Mais à quoi pouvait-elle bien ressembler ? Will doutait qu'Alexïs se trouve une fille au même caractère que sa soeur. Il était trop doux et trop calme pour être en couple avec quelqu'un comme ça. Quoique, à bien y réfléchir, il avait quelques points communs avec Bobby.

"Patiente fétiche hein ? Qui sait s'il lui fait pas d'jà des check up complets ? M'enfin, dommage qu'il ait pas encore trouvé chaussure à son pied. On a eu assez d'chance d'tomber sur la bonne personne du premier coup nous."

Même si Will avait à présent vingt cinq ans, il n'avait jamais aimé qu'Amy. Même s'il avait mis du temps à se déclarer, il n'avait jamais regardé une autre femme. Même plus jeune, avant qu'il ne la connaisse, il n'avait jamais réellement trouvé une fille qui lui plaisait. C'était peut-être le destin, se dire qu'on attendait la bonne personne, la seule capable de nous rendre heureux. En tout cas, le rouquin espérait qu'il en était de même pour Erïka bien que actuellement les choses étaient compliquées. Elle ne pouvait approcher son petit ami mais Will était persuadé que ce n'était que temporaire. Il n'y avait pas que du bonheur dans un couple, il y avait aussi des périodes sombres... Et la jeune femme était en train d'expérimenter l'une d'elle. Elle était déjà passée par la case Jalousie et le rouquin se demandait si cela se reproduirait... Ou même si Bobby pourrait être jaloux à son tour. D'après Erïka, ce n'était pas son genre et de toute façon, il la connaissait assez bien pour savoir qu'elle ne se lierait pas avec une autre personne si facilement. Elle n'avait pas tort. En fait, elle lui avait beaucoup parlé de lui dernièrement et Will fut surpris de savoir qu'elle lui avait confié certaines choses. Cela prouvait qu'elle lui faisait totalement confiance si tel était le cas. Cela ne ferait qu'aider leur couple, il en était persuadé.

"C'est vrai que c'pas ton genre d'te lier facil'ment à quelqu'un et puis il a pas l'air d'êt' quelqu'un d'suspicieux de nature. C'est une bonne chose qu'tu t'sois confiée à lui, au moins il sait à quoi s'en t'nir. Hé ça s'trouve il sait plus d'choses qu'moi ! C'est moi qui vais êt' jaloux là !"

Bien sûr il plaisantait. Enfin, en partie. Il voyait de moins en moins sa petite soeur, accaparée par son petit ami et était parfois un peu déçu que les choses aient changées. Mais c'était ainsi et il faisait avec, content malgré tout qu'elle soit heureuse. Bien que pour le moment elle avait surtout besoin qu'on lui remonte le moral et qu'on lui change les idées. Will était là pour ça, ne comptant pas la laisser tomber. Il voulait la faire sourire à nouveau et ce n'était pas en restant cloitrée dans sa chambre qu'elle y parviendrait. Sortis prendre l'air, ils en profitèrent pour faire quelques courses, Erïka achetant diverses choses alors que Will se contenta d'une tenue pour Amy. Ainsi, il lui faisait plaisir et se faisait plaisir par la même occasion... Ce n'était jamais donné ces choses là et il n'était pas mécontent d'entendre qu'Eleonnora se séparerait sans doute d'une bonne partie de sa garde-robe sous peu. Voilà qui allait garnir celle d'Amy puisqu'elles faisaient presque la même taille. Mais il faillit s'étouffer en entendant le prix de ces morceaux de tissu.

"Cent dollars ?? La vache, c'est du vol ! Moins y a d'tissu plus c'est cher ou quoi ? Puis t'sais qu'Nora aime t'jours s'mettre en valeur. Elle trouv'ra t'jours qu'elle est plus "ceci" ou plus "cela" qu'toi pour s'envoyer des fleurs. Mais t'as rien à lui envier, t'es une belle fille. Vous avez juste pas l'même style voilà tout."

En tout cas, il allait finir par croire qu'elle avait besoin de lunettes. La jeune femme confondait constamment un chaton et une moufette. Ce n'était pourtant pas le même animal ! Will trouvait que justement, le cochon d'inde qu'elle avait choisi comme compagnon pour Istina y ressemblait bougrement. Erïka, elle, trouvait que non, pointant du doigt ce qu'elle pensait être une moufette. Le rouquin ne savait plus si elle était sérieuse ou non... Mais visiblement, c'était pourtant le cas. A croire qu'elle ne parviendrait jamais à faire la différence. Dommage que les moufettes n'étaient pas des animaux domestiques sans quoi il lui en aurait offert une sur le champ. Quoique... elle était capable de la dresser pour qu'elle vienne l'attaquer à coup de jet puant. Finalement, c'était une bonne chose qu'on en trouve pas en animalerie.

"On dirait. Vagu'ment. C'est un chat ! T'sais, l'truc qui fait miaou et qui passe son temps à s'lécher l'derrière. S'tu tiens tant à en avoir une, colle une queue noire et blanche à Pihaille et hop, tu l'auras ta moufette de compagnie ! Quoique... nan en fait vu son nom, après on va croire que j'pue. Et j'pue pas ! Les douches, c'est vach'ment bien."

Erïka menaçait d'acquérir un caniche comme prochain animal mais Will ne craignait pas cette menace. Il savait qu'elle n'y aurait pas droit et il était bien content que ce soit le cas. Elle aurait été tout à fait capable d'en prendre un juste pour l'embêter et le forcer à faire ami-ami avec. Rien que d'y penser, le rouquin en avait des frissons. Il ne voulait pas de chien. Il en avait déjà un géant qui lui servait de garde du corps, c'était suffisant. Erïka n'était pas encore au courant de cette histoire. C'était le moment ou jamais. Ainsi, elle ne serait pas surprise quand elle le verrait.

"Bah c'est vrai mais là c'est différent. C't'un mutant. En fait, c'est un loup mais il s'comporte plus comme... un gros chien. C't'un nouvel arrivant, c'est moi qui l'ait accueilli et poussé à v'nir à l'Institut. Du coup il s'sent redevable envers moi et il veut veiller sur ma pomme. Il est assez imposant mais c'est plus un gros toutou qu'un grand méchant loup. Tu l'croiseras sans doute un jour ou l'autre. Il est rarement sous sa forme humaine."

Mais même si Erïka n'adoptait pas de chien, Anieta elle, comptait bien le faire. Au plus grand désespoir de Will qui essayait de ne rien en laisser paraitre. C'était plutôt raté car Erïka le grilla aussitôt alors qu'il se défendait d'avoir peur des chiens. Forcément puisque c'était un mensonge, mais d'un certain côté, il se mentait à lui-même. Il ne voulait pas reconnaitre qu'il en avait la frousse, préférant dire qu'il ne les aimait pas. La russe ne se gêna pas pour lui mettre le nez dans son erreur et assura que les chiens étaient de braves bêtes. Will restait dubitatif sur le sujet.

"Mais j'mens pas, c'est... ! Pff... C'pas d'ma faute s'ils m'fichent les j'tons... J'ai pas confiance... J'suis sûr qu'il va m'mordre à un moment ou à un autre !"

Maintenant qu'ils étaient rentrés à l'Institut, ils purent se mettre à l'aise pour regarder les séries que la russe venait d'acheter. Les cochons d'inde étaient occupés à s'apprivoiser l'un l'autre et ils ne dérangèrent pas les deux mutants, absorbés par ce qui se passait à l'écran. Will trouvait la série intéressant mais en avait un point de vue mitigé malgré tout. Quelque part, il se reconnaissait un peu en Dexter, le côté psychopathe en moins. Lui aussi avait tué des gens qui le méritaient mais c'était plus involontairement qu'autre chose. Sauf en ce qui concernait Ronald. Son meurtre avait été un bienfait, non ? Ainsi, il n'avait plus fait de victimes par la suite. Si jamais Will se faisait attraper par la police, les jurés le condamneraient-ils pour son acte ? Il avait rendu service à la population non ? Même si à l'origine, il avait ça dans le simple but égoïste de protéger Amy. Là, il comprenait que Dexter tue ceux que la justice n'arrivait pas à coincer. C'était une bonne façon de faire en sorte qu'on ait ce que l'on mérite. Mais dans ce cas là, Dexter tuerait-il le rouquin ? Difficile à dire, ça ne restait qu'une série.

Erïka défendait Dexter, comprenant parfaitement ses agissements. D'un certain côté, cela n'étonnait pas Will. Elle ne l'avait jamais jugé pour ses crimes et trouvait même ça normal, estimant que les victimes l'avaient mérité. Elle avait clairement un point de vue plus tranché que lui sur la situation et Will ne savait pas si c'était une bonne chose finalement. Mais elle avait raison quand elle affirmait qu'on finissait par s'attacher au personnage principal. Cependant, aux yeux de Will, il restait un psychopathe. Une personne frigide au premier abord mais plus sympathique par la suite. Comme une autre personne... qu'Erïka repéra comme étant Cassandra. Cela fit rire le mutant, ne pensant pas qu'elle ne comprendrait pas son allusion.


"Mais non, nouille ! J'parlais d'toi ! T'étais aussi aimable qu'une porte d'prison à l'origine ! Mais t'es une toute autre personne au final. J'pensais pas qu'c'était inspiré d'faits réels mais dans un sens, ça m'étonne pas. N'empêche qu'même s'il fait ça bien et tout.. ça reste un psychopathe. Il a b'soin d'tuer, ça s'voit. Il fait ça avant tout pour lui-même, même s'il choisi ses victimes et qu'elles manqu'ront à personne. Enfin j'espère qu'il s'fera pas attrapé, ça m'ferait chier qu'tous ces connards s'en sortent !"

Erïka avait réclamé tout un menu et le rouquin avait fait en sorte qu'elle ait tout ce qu'elle désirait, même un petit extra. Voir qu'elle réclamait à manger était une bonne chose, elle était sur la voie de la guérison ! Il avait donc tout préparé à l'aide de son clone et il n'y avait plus qu'à manger à présent. Le petit extra était une crêpe au nutella qu'elle n'avait pas demandé mais Will savait que cela lui ferait plaisir. Il l'avertit cependant de ne pas jouer avec et de se contenter de la manger. Manque de chance, Erïka joua sur les mots et trouva le moyen de venir coller du nutella sur la joue. Will s'empressa de s'essuyer la joue puis s'empara à son tour de sa crêpe. Plongeant le doigt sur le chocolat, il vint dessiner une rapide moustache sous le nez de sa soeur. Ainsi, il était vengé.

"Moi j'ai pas dit que j'devais m'contenter d'la manger, m'regarde pas comme ça ! Allez, bon appétiiiiit... moustachio !"

Sourire en coin, il reposa sa crêpe pour la manger plus tard. Mangeant à son rythme, il était surpris de voir qu'Erïka mangeait presque plus vite que lui. Elle reprenait des forces, c'était une bonne chose. Mais arrivée à la crêpe, elle la laissa au mutant qui ne se priva pas pour la manger. Au moins elle avait mangé plus que prévu, c'était déjà ça. Will termina ce qui trainait sur le plateau et le posa à côté alors que sa soeur le complimentait sur sa cuisine.

"Dis tout d'suite qu'c'était pas bon avant !" fit-il en riant à demi "Mais content qu'ça t'ai plu. Ca va t'redonner des forces ! Si jamais t'as encore faim plus tard, hésite pas à m'dire. Moi en tout cas..." ajouta t-il avant de s'interrompre, attrapant la couverture pour enrouler Erïka dedans avant de faire semblant de lui manger la joue "... j'ai encore faim ! Nomnomnomnomnomnomnom !" lança t-il en la chatouillant alors qu'il la prenait pour une crêpe

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MessageSujet: Re: Besoin de réconfort ? Frère poule est là [PV William McKellen]   Dim 12 Mai 2013 - 1:00

Erïka avait de la chance d’être tombée sur le petit ami parfait. Elle n’avait jamais été aussi heureuse depuis qu’elle sortait avec lui. Elle espérait fortement que cela soit réciproque. La jeune fille n’était pas du genre à tisser des liens facilement, mais lorsqu’elle se décidait à le faire, elle n’abandonnait pas ces personnes à qui elle accordait sa confiance. Bobby était l’une d’entre elles. Malgré la dure épreuve qu’ils devaient affronter, elle faisait de son mieux pour rester à ses côtés. Elle n’avait pas peur de tomber malade bien que cela altérait son humeur et la dotait d’une faiblesse monumentale. Elle n’avait plus la force pour faire quoi que ce soit. Peu à peu, elle perdait espoir et cela se ressentait. Il n’y avait qu’à voir la tête de zombie qu’elle avait pour comprendre à quel point elle était abattue par la situation.

Elle avait de la chance de pouvoir compter sur un grand frère aussi gentil et attentionné que William. Il était toujours là pour elle, même s’il lui était arrivé d’être négligé par sa sœur. Les liens qu’ils entretenaient étaient forts et puissants, impossible de les détruire. Avec le temps, ils passaient bien moins de temps ensemble. Entre étude, boulot et vie de couple, ils ne pouvaient pas toujours avoir des horaires qui leur permettaient de se voir plus souvent. La jeune fille laissait son frère vivre sa vie et tentait de l’embêter un peu moins souvent. Lorsqu’elle était en proie à de vilains cauchemars, elle se tournait maintenant vers Bobby. Il savait ce qu’elle avait vécu, bien qu’elle n’était pas allée dans les détails. L’important était qu’elle lui fasse suffisamment confiance pour lui confier un tel secret qui la tourmentait depuis bien longtemps. Il était là pour la soutenir, pour la consoler, la réconforter lorsque plus rien n’allait. Il avait une patience à toute épreuve. Il était tout simplement formidable. Aussi génial soit-il, il y avait certaines choses qu’Erïka n’osera jamais lui raconter. Certains événements marquants de sa vie devaient rester secrets. Il n’y avait que Will qui connaissait ce crime qu’elle avait commis en cherchant à se défendre, un soir. Il restera probablement le seul à le savoir.


-« Ne soit pas jaloux. Il y a des choses que je ne partage qu’avec toi et rien qu’avec toi. C’est peut-être mieux ainsi. »

Il y avait, malgré tout, certaines choses qu’elle ne partagera jamais avec son frère. La lingerie, par exemple. De toute façon, il ne pourrait jamais rentrer dans ses vêtements. Cependant, sa sœur lui filait quelques trucs de temps à autre afin de faire de la place dans sa garde-robe. Elle achetait des tenues hors de prix, se fichant bien de l’argent dépensé, au final. Elle avait les moyens de faire ce genre d’achat et elle ne se gênait pas pour le faire. Elle en faisait profiter les autres lorsqu’elle se départissait de ses tenues hors de prix. D’ailleurs. Le rouquin sera toujours étonné de la fortune qu’elle pouvait dépenser pour un seul morceau de vêtement, qui n’était pas toujours très… couverts.

-« C’est une question de marque. Parce que ça vient d’un tel designer ou d’un autre, les prix grimpent à vitesse folle. C’est con, mais c’est ainsi. Je n’ai pas grand-chose à envier à la barbie qui me sert de soeur Je me trouve jolie comme je suis et ce n’est pas elle qui va me convaincre du contraire. Et puis, ils sont bien mes seins… » Elle regarda sa poitrine un petit moment avant de poser ses yeux ailleurs.

Après la boutique de lingerie, ils passèrent à l’animalerie où Will acheta le plus mignon des cochons d’inde à sa petite sœur. Cette dernière était tellement heureuse ! Si elle en avait eu la force, elle se serait mise à sauter de joie alors qu’ils regagnaient la voiture de Will. Le cadeau que lui avait fait Eleonnora se révélait terriblement utile. La jeune fille ne se serait pas imaginée en train de conduire la moto de son petit ami, grippée et dans un sale état, avec un passager et un cochon d’inde à bord. Elle ne voulait pas le traumatiser dès sa première journée en sa compagnie, le pauvre. Erïka caressait tendrement, à travers la cage, sa douce fourrure noir et blanche. Il ne ressemblait pas à une moufette. C’était plutôt le chaton qu’elle avait vu dans la vitrine qui était identique ! Will avait essayé de la convaincre que c’était un chaton. Elle s’était alors contentée de faire une petite moue pensive avant d’abandonner ce combat. Elle n’avait pas la force de se laisser dans un débat afin de lui faire entendre raison.

Elle préférait tenter de convaincre Will que c’était une bonne chose d’apprendre à apprivoiser un gentil petit chien. Il allait devoir s’y faire puisqu’Anieta comptait en adopter un. Et puis, le rouquin ne devait pas avoir si peur que ça s’il avait un gros toutou en guise de garde du corps. Erïka avait dû le voir une fois où deux sur le terrain de l’institut, mais sans plus. Elle ne pensait pas que le mutant dont il lui parlait oserait se balader sous sa forme animale dans le manoir. D’ailleurs, pendant que Will tentait de la convaincre qu’il n’avait pas peur des chiens, elle revint sur le sujet.


-« Je te signale que ton garde du corps est un gros chien poilu. Il ne t’a pas mordu, non ? Alors, tu vois, c’est un bon début. Tu vas voir, grand-mère va adopter le plus gentil et le plus adorable des chiens. Tu n’auras plus à avoir peur. »

Une fois à l’institut, la jeune fille laissa ses cochons d’inde s’apprivoiser pendant qu’elle regardait la série Dexter avant son frère. Elle adorait voir l’évolution du protagoniste saison après saison alors qu’il devait faire en sorte d’assouvir ses pulsions meurtrières sur des criminels ayant échappé au système de la justice sans même se faire découvrir par qui que ce soit. Cette série avait le don de faire durer le suspense, épisode après épisode. Elle arrivait à se mettre dans la peau du personnage principal et comprendre ses motivations. Lorsqu’elle discutait de cela avec Will, elle ne se gênait pas pour le défendre, bien que ce soit un personnage fictif. Elle avouait qu’il était peut-être frigide et distant, au début, mais que cela allait en s’améliorant au fil du temps. Le rouquin fit d’ailleurs référence à quelqu’un de ce genre qu’il connaissait bien. La jeune fille crut tout d’abord à Cassandra avant qu’il ne lui dise qu’en fait il parlait de sa petite sœur adorée.

Même si Will n’avait pas le même point de vue que sa petite sœur sur la série, on pouvait dire qu’ils arrivaient tout de même à s’entendre sur certains éléments. Des criminels échappaient parfois aux griffes de la justice alors qu’ils ne méritaient rien de moins que la mort. C’était dans le but d’éliminer ces pourritures que Dexter faisait en sorte de les traquer et de les tuer sans que personne ne le réalise. Par contre, ce n’était pas sans danger. Bien évidemment, il s’agissait là d’une série télévisée où tout pouvait se produire. La réalité était toute autre et prendre de tels risques était terriblement dangereux. Erïka ne se risquerait pas à voir de nouveau sa vie détruite parce qu’elle avait décidé de tuer la mauvaise personne au mauvais moment. Ce n’était pas si simple que cela que de commettre un meurtre. Cela restait sur la conscience et ne disparaissait pas du jour au lendemain. Cependant, si elle devait tuer pour rester en vie, elle le ferait. C’était une question de survie.

Ayant faim, la jeune fille avait demandé à son frère de lui apporter le repas. C’est ce qu’il fit. Rien de tel qu’un bon bol de soupe accompagné de salade de fruits et, en prime, des crêpes au chocolat. Rien de tel pour soigner une bonne grippe. Le rouquin se méfiait de sa petite sœur, refusant que le chocolat se retrouve ailleurs que dans sa bouche. Cependant, elle avait plus d’un tour dans son sac et lécha la joue de son frère afin de l’en couvrir de chocolat. Il ne tarda pas à prendre sa revanche en lui dessinant une belle moustache, ce qui amusa l’adolescente. Malgré tout, elle fit de son mieux pour paraitre sérieuse et ainsi lui faire des gros yeux, ce qui n’eut pas vraiment l’effet escompté. Elle tenta de l’atteindre avec sa langue, mais en vain. Elle se contenta s’essuyer le plus possible son visage et de manger le chocolat se retrouvant sur sa main.

Une fois qu’elle eut dévoré son copieux repas, la jeune fille pouvait maintenant terminer la journée en paix. Vu l’appétit qu’elle avait aujourd’hui, elle était étonnée d’avoir réussis à manger ses deux bols. Comme la crêpe était trop grosse et qu’elle n’arrivait pas à la finir, elle la laissa à Will qui ne se gêna pas pour la manger avec appétit. D’ailleurs, ce dernier avait fait un délicieux repas et elle se devait de lui confirmer qu’il avait fait beaucoup de progrès depuis le temps. Il était heureux que celui lui ait plus. Si elle avait besoin de quoi que ce soit d’autre, elle n’avait qu’à demander. Pour sa part, le rouquin avait encore faim et il décida de tenter de grignoter un bout de sa petite sœur qui se mis à se débattre tout en riant.


-« A…A… Arrête ! Me touche pas espèce de Mouniche ! »

Lorsqu’ils se calmèrent, la jeune fille attrapa son lecteur DVD afin de mettre un énième épisode de Dexter. Elle ne se lassait jamais de cette série. Cependant, elle était fatiguée et malgré tout son bon vouloir, elle ferma les yeux et s’endormi doucement contre son frère. Elle avait besoin de repos. Elle était tout aussi épuisée physiquement que mentalement. Elle ne réalisa pas qu’elle s’était endormie et ne rouvrirait les yeux que le lendemain matin. Will sera-t-il toujours là ? Elle ne pouvait le savoir. Elle serait heureuse de le retrouver à ses côtés, comme au bon vieux temps. Cependant, elle ne devait pas trop en espérer. Malgré que… N’était-ce pas l’espoir qui animait Erïka et la poussait à croire qu’un jour, les problèmes de sa vie s’envoleront comme par magie, la libérant d’un terrible fardeau ?
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MessageSujet: Re: Besoin de réconfort ? Frère poule est là [PV William McKellen]   Lun 13 Mai 2013 - 14:26

On ne pouvait pas dire que Will soit exactement jaloux. Pour cela, il aurait fallu qu'il entretienne avec Erïka la même relation que celle qu'elle entretenait avec Bobby. Hors, c'était loin d'être le cas. Le premier était le meilleur ami de la jeune femme, son frère, son confident. Le second était son petit ami. Même si dans les deux cas, ils s'aimaient, ce n'était pas le même amour. Le rouquin n'était en rien jaloux de cette relation, il regrettait juste de passer moins de temps avec elle. C'était un peu comme si elle n'avait plus besoin de lui, pouvant désormais ne compter que sur Bobby. Pourtant, il n'en était rien. Si les deux mutants étaient très proches, Bobby connaissant à présent une bonne partie de la vie d'Erïka, il était loin de tout savoir encore. Certaines parties lui resteraient d'ailleurs sans doute toujours cachées. Avait-il besoin de tout savoir après tout ? Will estimait que non même s'il supposait qu'un jour ou l'autre, Bobby finirait par tout savoir, volontairement ou non. Erïka lui affirmait d'ailleurs qu'il n'avait aucune raison d'être jaloux, restant encore le seul gardien de certains de ses secrets.

"Tes secrets s'ront bien gardés. En fait, j'm'en fous que tu t'confies à un autre. C'est ton p'tit ami et moi tout c'que j'veux, c'est qu'tu sois heureuse, qu'tu profites d'la vie. Pour l'reste, c'est accessoire. Moi j'serais t'jours là pour toi, quoiqu'il arrive."

Et il était justement là, avec elle, dans le magasin de lingerie qu'il avait soigneusement évité la première fois qu'ils étaient venus dans le centre commercial. Cette fois, il n'y avait pas échappé mais il s'en fichait un peu. Il n'était plus gêné de ce genre de choses, achetant même une tenue pour Amy. Mais il ne comprenait pas pourquoi ces types de vêtements étaient si chers, pourtant assez peu fournis en tissu. Cela ne dérangeait cependant pas Eleonnora, pleine aux as et qui en achetait plus que de raisons. Au moins, elle pouvait ainsi fournir l'italienne vu qu'elles faisaient quasiment la même taille contrairement à Erïka. Une question de poitrine apparemment... Mais Will rassurait sa soeur en lui affirmant qu'elle n'avait pas besoin d'une grosse poitrine pour être une belle fille. Elle semblait d'accord mais regardait ses seins comme si elle cherchait une confirmation marquée dessus. Will la regarda faire, amusé.

"Mais oui t'es bien foutue, t'en fais donc pas pour ça. C'est vraiment un truc d'nana ça, d'se comparer les unes aux autres ! J'suis sûr qu'Bobby t'trouve tout à fait à son goût. C'est c'qui compte, nan ?"

Puis après les vêtements, ce fut aux tours des animaux. Erïka se choisit un nouveau compagnon cochon d'inde qu'elle prénomma Pee-Chai en l'honneur du rouquin. Ce dernier était ravi de lui avoir fait un tel présent, content de voir qu'elle regagnait du poil de la bête. En parlant de bête, Anieta désirait elle aussi obtenir un compagnon poilu. Mais pour elle, ce serait plutôt un chien, pour le plus grand malheur de Will. Il ne les aimait pas, il en avait peur et n'était jamais tranquille lorsqu'il y avait l'une de ces bêtes dans un périmètre trop proche de lui. Mais il allait devoir s'y faire de toute façon, ne comptant pas arrête de voir sa grand-mère sous prétexte qu'un sac à puce partageait son appartement. Il arrivait déjà à supporter sans peine la présence du gros chien qu'était Alex, c'était un bon début non ? C'était d'ailleurs ce que lui faisait remarquer Erïka pour lui prouver qu'il se méprenait sur le compte des chiens. Mais aux yeux du rouquin, ça n'avait rien à voir. Comment comparer un mutant et un simple chien ? De plus, Alex était un loup même s'il se comportait comme un animal domestique.

"Ouais mais non, c'pas pareil. D'jà, la première fois qu'on s'est parlé, il a failli m'bouffer ! Puis Alex est un loup, pas un chien alors c'est différent. M'enfin, j'imagine qu'si Anieta prend un chien, il sera comme elle, alors... ça d'vrait aller... Je pense."

Pour l'heure, il n'y pensait plus, de retour à l'Institut et allongé sur le lit d'Erïka en sa compagnie. Ils regardaient les DVDs que la jeune femme avait achetés. La série était plutôt prenante mais elle faisait également réfléchir Will sur ses propres actes, certains étant similaires à ceux du héros principal. Et si la véritable justice était de tuer ceux qui le méritaient, tout simplement ? C'était un peu radical comme vision des choses mais le mutant se demandait s'il n'y avait pas un fond de vérité. C'était sans doute parce qu'ainsi, il se trouvait des excuses pour justifier ses crimes. Il préféra ne plus y penser, de vieux souvenirs lui revenant en mémoire.

La pause du repas était une aubaine et ainsi, les deux mutants purent manger à leur aise, bien qu'Erïka trouva le moyen de tartiner Will de nutella. Ce dernier ne se gêna pas pour se venger sur le coup et il riait de voir sa soeur essayer d'atteindre la belle moustache de chocolat qui ornait son nez. Cela lui allait comme un gant ! Mais elle ne tarda pas à l'effacer et ils purent manger tranquillement. La fin de repas fut cependant un peu plus mouvementée, Will décidant de manger sa soeur pour terminer le repas. Alors qu'elle le traitait de mouniche, ce dernier redoubla de chatouilles pour lui faire regretter de telles paroles.


"J'suis un mouniche sauvage, j'obéis paaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaas !"

Quelques chatouilles plus tard, il la laissa tout de même reprendre son souffle. Le but n'était pas de la tuer non plus. De plus, elle était malade et n'était pas au meilleur de sa forme. Un peu de repos après tout ça lui ferait sans doute du bien. Se réinstallant pendant que le clone rapportait le plateau en cuisine, Will pu regarder un nouvel épisode de la série. Tout n'était pas noir dans cette série et une chose qui amusait particulièrement le rouquin était l'un des personnages, Vince Masuka, qui faisait preuve d'un humour plus que douteux.

"Lui alors, l'est vraiment con ! Il a l'chic pour dire c'qu'il faut pas au moment où il faut pas. Tu trouves pas ?"

Mais il n'obtint aucune réponse. Intrigué, il pencha la tête et constata qu'Erïka s'était endormie contre lui. Prenant la couverture, il la positionna autour de sa soeur, veillant à ce qu'elle soit bien couverte et au chaud. Il évita de trop remuer et laissa le lecteur tourner, ne voulant pas se lever pour l'éteindre et prendre le risque de la réveiller. Vu l'heure qu'il était, il préféra passer la nuit avec elle. De toute façon, il avait congé le lendemain et pourrait donc à nouveau s'occuper d'elle. Déposant un léger baiser sur son crâne, il se positionna à son tour confortablement et ne tarda pas à s'endormir. Au moins, il était content de voir que sa petite soeur avait retrouvé le sourire, ne serait-ce que pour une journée.

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