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 Happy Birthday Brother ! [William McKellen & Eleonnora Davidoff]

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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Happy Birthday Brother ! [William McKellen & Eleonnora Davidoff]   Lun 1 Avr 2013 - 1:27

“Throw it away
Forget yesterday
We'll make the great escape
We won't hear a word they say
They don't know us anyway
Watch it burn
Let it die
Cause we are finally free tonight”

-« Lâche-moi ! Tu me fais mal ! »
-« Arrête de bouger ! »
-« Ne me touche pas, j’te dis ! »
-« Si tu n’arrêtes pas de gigoter je te brûle de nouveau l’oreille, c’est clair ? »
-« Sale morue ! Donne-moi la télécommande et fiches moi la paix. »
-« Ce que tu peux être chiant, Mira ! Cesse d’aboyer, tu vas réveiller Evelynn. »
-« Ferme-là, y’a Dexter qui est en train de commettre un meurtre. »

Eleonnora poussa un long soupire de découragement alors que sa sœur se focalisait sur la série diffusée à la télévision. Il était encore tôt, Evelynn reposant toujours dans les bras de Morphée, dans la pièce d’à côté. Erïka était levée depuis quatre heures ce matin. Elle avait tenté maintes fois de retrouver le sommeil, mais en vain. Il était six heures lorsqu’elle quitta la chambre d’invités et alla s’installer sur le canapé du salon avec un livre quelconque qu’elle avait découvert dans la bibliothèque de sa demi-sœur. Cette dernière était amatrice de roman érotique, il semblerait. Après une petite demi-heure de lecture, elle décida d’aller prendre une douche, profitant du fait que personne n’était levé. Lorsqu’elle en sortit, elle renfila ses vêtements de la veille, prévoyant se changer un peu plus tard. Elle alla ranger son pyjama dans son sac et lorsqu’elle revint au salon elle constata qu’Eleonnora venait de se lever. Cette dernière allait également prendre sa douche, saluant brièvement Erïka au passage. Ce fut lorsqu’elle revint vêtue d’un peignoir, près d’une heure plus tard, qu’elle proposa à la jeune fille de prendre le déjeuner. Cette dernière accepta la proposition et versa des céréales ainsi que du lait dans un bol avant de s’installer devant la télévision. Elle ne s’était pas attendue à ce que sa demi-sœur s’installe à ses côtés afin de sécher sa chevelure encore trempe. L’appareil faisait beaucoup de bruit, couvrant le son de la télévision. Heureusement, le supplice ne dura pas bien longtemps et l’adolescente se mis à la recherche de la télécommande. Avec de la chance, elle pourrait écouter l’épisode de Dexter qui était diffusé le lundi matin. Elle ne s’était pas attendue à ce qu’Eleonnora lui demande de s’assoir sur le sol, s’installant juste derrière elle afin de pouvoir lui lisser les cheveux. Pourquoi ? Pourquoi devait-elle subir un tel supplice ? Le pire fut probablement le fer à friser, ce qui nous ramène à cette petite dispute entre les deux sœurs.

-« C’est qui cette fille ? Je n’aime vraiment pas sa chemise, ça ne la mets pas en valeur. »
-« C’est Deb, la sœur de Dexter. Je l’aime pas trop, elle est vraiment chiante et sert à rien des fois. »
-« Un peu comme toi, tu veux dire ? »
-« Va te faire foutre. »
-« Ça t’arrive d’avoir un vocabulaire plus élaboré, parfois ? »

Erïka voulu tourner la tête vers sa demi-sœur, mais cette dernière l’en empêcha aussitôt, tentant de ne pas la brûler de nouveau, accidentellement, avec le fer à friser. Elle avait pratiquement terminé. Lorsqu’elle fut satisfaite du résultat final, elle brossa soigneusement chacune des boucles de l’adolescente pour qu’elles tombent en cascade sur ses épaules, faisant ainsi de jolies petites vagues qui lui donnait déjà un air plus… féminin.

-« Pourquoi tu fais ça, déjà ? » Demanda l’adolescente.
-« Pour que tu sois toute jolie. C’est une journée spéciale, non ? »
-«Ce n’est pas une raison pour me torturer avec tes foutus fers à cheveux ! »
-« Je t’ai déjà dit que j’étais désolée, tu veux quoi de plus ? »
-« Que tu la ferme et me laisse écouter Dexter. »
-« C’est toi qui a pris la parole, je te signale. »

Eleonnora décida de laisser tomber, pour l’instant. Elle attrapa son sèche-cheveux et le mis en fonction, ce qui ne faisait que lui attirer les foudres d’Erïka. Alors qu’elle séchait sa chevelure dorée, la jeune femme faisait comme si les paroles de sa petite sœur ne lui parvenaient pas aux oreilles à cause du bruit. Ce qu’elle pouvait être détestable ! Terminant son bol de céréales tout en tentant de se servir de son don afin de parvenir à entendre un minimum le son de la télévision, l’adolescente espérait que sa sœur éteigne bientôt son foutu sèche-cheveux.

Un épisode de Dexter plus tard, Erïka s’éclipsa afin d’aller se changer. Elle enfila son pantalon de simili cuir et ne put s’empêcher de se regarder dans un miroir afin de voir s’il lui allait bien. Eleonnora commençait à déteindre sur elle, ce n’était pas quelque chose de rassurant. Quoi qu’il en soit, elle enfila le corset noir que lui avait acheté sa sœur. Elle avait insisté pour le lui acheter et lui faire porter en cette journée spéciale. Au final, après avoir longuement dialogué, la jeune femme avait réussis à lui acheté le vêtement. Erïka ajusta les bretelles sur ses épaules et alla voir si Eleonnora était également prête. Cette dernière se maquillait avec précision et minutie, comme si elle effectuait un important travail de peintre. Elle avait posé tous ses produits sur la table de la cuisine afin de pouvoir laisser Evelynn dormir tranquillement. Lorsqu’elle aperçut Erïka, elle leva les yeux de son miroir afin de l’observer pendant quelques secondes. Elle lui fit signe de venir s’assoir sur une chaise, tout près d’elle, et attrapa un peu de fond de teint afin d’en couvrir le visage de se sa sœur. Erïka grimaça, mais obtempéra. Plus vite elle se laissait faire, plus vite cette torture sera terminée. Elle avait hâte d’aller retrouver son frère à l’institut. Une fois complétement maquillée, elle jeta un regard dans le miroir. Était-ce bien elle ? Elle avait du mal à se reconnaitre ainsi maquillée. Une légère couleur rosée colorait ses lèvres alors que ses yeux soulignés de minces traits noirs étaient mis en valeur par un fard brillant, argenté, venant se mêlé parfaitement à la couleur sobre de son mascara. Elle n’avait jamais cru que le maquillage pourrait rendre ses cils aussi longs. Ses joues étaient légèrement fardées afin de lui donner quelques couleurs et ainsi atténué la pâleur fantomatique de sa peau. Erïka sourit pour la première fois depuis qu’elle avait ouvert les yeux, ce matin. Elle se trouvait terriblement jolie. Soudainement, une vive lumière vint la distraire. Elle détourna le regard, oubliant son reflet, pour constater qu’Eleonnora venait de la photographier grâce à son téléphone. Elle fixa l’appareil pendant un instant, réalisant ce qui venait de se produire. La jeune femme en profita pour prendre une seconde photo.


-« Tu es trop craquante là-dessus. Nul doute que ton copain va te sauter dessus s’il te voit comme ça. »
-« Il a déjà envie de me sauter dessus, alors je ne vois pas ce que le maquillage changerait. »
-« Tu serais surprise à quel point ça peut faire de l’effet à un homme de voir un tel changement chez sa copine. D’ailleurs, vous avez couchez ensemble ? »
-« Quoi !? Non mais c’est quoi cette question !? Ce n’est pas de tes affaires ! »
-« Rooh ! Allez, espèce de petite sainte-nitouche. Ne me dis pas que t’es encore vierge. »
-« Je n’ai jamais dit ça ! »
-« Alors ça veut dire que tu ne l’es pas. Il est gère au lit ? »
-« Je t’emmerde, sale morue. Ça ne te concerne pas !»
-« Si tu le dis. Tu es prête ? On devrait y aller si on veut être à l’heure au restaurant. »

Erïka hocha la tête. Elle se leva et alla chercher son sac, qu’elle trainait toujours avec elle, dans lequel elle avait rangé ses vêtements de la veille ainsi que son pyjama. Elle attrapa également son sac à main noir, qu’elle avait acheté il y a quelques jours, qui contenait tout ce dont elle avait besoin, dont son arme à feu. Elle amena le tout dans le salon et attrapa sa veste de cuir qu’elle s’empressa d’enfiler. Attrapant ses sacs, elle suivit Eleonnora à l’extérieur. En jetant un coup d’œil à cette dernière, elle constata qu’elles se ressemblaient énormément. Leurs chevelures bouclées tombaient sur leurs épaules. Elles portaient toutes les deux un pantalon semblable, même si celui d’Eleonnora semblait être fait de véritable cuir, contrairement au sien. Elle portait un corsage qui mettait en valeur sa poitrine, aux couleurs sobres et violacées s’entremêlant à merveille tout comme le maquillage sur ses yeux. Elle enfila une veste identique à celle d’Erïka. Anieta leur avait acheté la même, trouvant que cela leur irait à merveille. Si elles les voyaient ainsi assorties, l’une ressemblant terriblement à l’autre, un peu comme des jumelles, elle n’en serait que plus ravie. Les deux sœurs prirent place dans la voiture d’Eleonnora. Il était temps de se rendre à l’institut.

Pendant le trajet, Eleonnora abandonna la chaine de radio où la voix morne de l’animateur ne faisait que la rendre folle. Elle appuya sur un bouton et tomba sur une station qui faisait jouer une chanson d’Adèle. Elle se mit à chanter doucement avec la voix émanant des haut-parleurs. Le regard perdu dans le vague, Erïka la laissa faire, fixant le paysage défilant devant ses yeux. Lorsqu’une chanson populaire, diffusée sur pratiquement toutes les stations, se mis à résonner à ses oreilles, elle appuya sur un bouton afin de passer à une autre chaine. Pas question de supporter ce genre de musique populaire aux paroles vulgaires et dénudées de sens. Elle sélectionna sa station préférée, reconnue pour diffuser les meilleurs groupes de métal et de hard rock. Elle reconnut immédiatement la chanson qui y jouait et laissa sa tête bouger au rythme de la musique.


-« C’est quoi ce truc ? » Fit Eleonnora en baissant légèrement le son.
-« Du métal symphonique. La meilleure musique qui soit. Écoute la chanson, elle est excellente.»
-« Je crois qu’on a pas la même définition du mot « chanson ». Des mecs qui crient des paroles incompréhensibles sur une musique cacophonique, je ne considère pas ça comme de la bonne musique. »
-« C’est parce que tu ne connais pas Nightwish. Écoute bien la chanteuse, elle a une voix sublime. »

Eleonnora décida de faire preuve de bonne volonté et monta légèrement le son de la radio, attendant impatiemment d’entendre la voix de la chanteuse. Étonnement, elle constata que cette dernière chantait très bien, elle possédait une voix forte et puissante qui se mêlait parfaitement bien à la musique symphonique. Elle chantait clairement, ce qui permettait à la jeune femme de comprendre la moindre de ses paroles.

-« J’avoue que ce n’est pas mal… mais ce n’est pas mon style. »

Une fois arrivés à l’institut, Erïka pianota son code sur le petit clavier près du portail, afin de pouvoir y pénétrer avec sa sœur. Cette dernière gara sa voiture sur le chemin asphalté qui menait à l’entrée principale de l’institut. Elle chercha la clé, insérée dans le contact, puis la retira. Avant de s’éloigner de la ville, la jeune femme avait fait un rapide tour au lave-auto afin que la voiture soit tout simplement resplendissante. Elle brillait de mille feux sous les chauds rayons d’un soleil matinal. Une fois à l’extérieur, elle put constater que le travail avait été bien fait. Attrapant une petite boite que lui tendait Erïka, elle glissa sa main à l’intérieur afin d’y déposer quelque chose, puis referma le couvercle. Elle la redonna à sa demi-sœur qui s’éloigna et pénétra dans l’institut. Cette dernière fit un arrêt à sa chambre afin d’y déposer son sac. Elle n’en avait pas besoin, toutes ses affaires se trouvant dans le sac à main qu’elle avait laissé dans la voiture de sa sœur. En jetant un coup d’œil à son réveil, elle constata qu’il était neuf heures. Elle espérait que Will soit toujours à sa chambre. Elle se rendit à la pièce et cogna à la porte avant d’y entrer. Amy était absente, mais Will était bel et bien là, toujours au lit. Erïka s’approcha de Will et le secoua.

-« Joyeux anniversaire ! » S’écria-t-elle lorsqu’il ouvrit les yeux.

Elle se tenait debout, près du lit. Elle lui souriait, heureuse de le voir. Elle avait si hâte qu’il voit son premier cadeau ! Elle tenait la petite boite ornée d’un joli ruban. Elle attendit qu’il soit levé et se soit habillé convenablement avant de lui faire un câlin. Elle lui avait dit, il y a près d’un mois, de réserver cette journée pour elle. Elle n’avait rien dit d’autre, sauf qu’il devait être en pleine forme et s’habiller un minimum classe car ils allaient sortir. Elle n’avait ajouté aucune information supplémentaire.


-« Tu es prêt à y aller ? Nora nous attends dehors. »

Heureuse, la jeune fille se mis en marche, tenant fermement la boite dans ses mains. Lorsqu’elle eut descendu les escaliers menant au hall, elle se tourna vers Will et lui tendit la petite boite qu’elle tenait. Elle avait hâte de voir sa réaction. Ce cadeau ne venait pas d’elle, mais d’Eleonnora. Elle avait eu une superbe idée et elle espérait que le rouquin appréciera l’attention et, surtout, ne refusera pas le cadeau.

-« C’est de la part de Nora. » Fit-elle lorsqu’elle lui remit la boite.

Elle le laissa déballer son cadeau. La boite ne contenait qu’une simple clé, posée sur du papier de soie. Le rouquin ne pourra comprendre qu’une fois à l’extérieur. La jeune fille lui fit signe de la suivre et franchis les portes pour se retrouver dehors. Eleonnora les attendait, installée près de sa voiture aussi propre qu’au premier jour. Elle écoutait d’une oreille amusée les commentaires des résidents à proximité qui bavait carrément devant une telle merveille automobile… et devant elle. Lorsque la jeune femme aperçu le rouquin, elle s’approcha de lui et l’embrassa sur la joue. Son rouge à lèvre à tenue longue durée ne laissa aucune trace sur sa peau.


-« Joyeux anniversaire, Will. J’espère que tu as ton permis avec toi, ce serait dommage que tu ais une contravention dès ta première sortie sur les routes de la ville. » Fit-elle avant de reculer d’un pas, lui laissant faire le lien entre la clé et le véhicule.

Il y a plus d’un mois, Eleonnora avait reçu sa nouvelle voiture sport. Elle avait décidé de mettre son ancien véhicule en vente, mais n’avait trouvé aucun acheteur. Quelques jours plus tard, alors qu’elle était allée rendre visite à Anieta, elle y rencontra Erïka. C’est là que tout commença.


///FLASH///

-« Vous avez vu ma nouvelle voiture ? Je viens de la faire construire. Elle est sublime. Si ça vous dit, je vous amène faire un tour. » Fit Eleonnora en s’installant sur l’une des chaises posées autour de la table de la cuisine.
-« Non, je ne l’ai pas vu, mais je serais ravie d’y monter. D’ailleurs, j’ai une petite course à faire, pas très loin d’ici, si cela ne t’embête pas, Eleonnora. »
-« Ne t’en fais pas Anieta. Ça va me faire plaisir de t’accompagner. Tu viens avec nous, Mira ? »
-« Combien de fois il va falloir que je te dise de ne pas m’appeler comme ça ? »
-« Ne soit pas rabat-joie. Tu viens avec nous ? »
-« Je suis occupée. »
-« Elle prépare le cadeau d’anniversaire de William. » Expliqua Anieta.
-« C’est vrai, la fameuse date approche. Vous avez organisez quelque chose pour cette journée ? »
-« Pas encore. » Répondit Erïka, concentrée sur ce qu’elle était en train de faire.
-« Alors j’ai peut-être une idée qui pourrait vous plaire. »

Elle exposa son idée à la jeune fille. Après quelques minutes de réflexions, elle réalisa que cela pourrait plaire à son meilleur ami. Elle fit une autre proposition de ce qui serait possible de faire dans la journée. Les deux sœurs se mirent à discuter, ne se disputant pas vraiment, pour une fois. Anieta les observait, heureuse de les voir ainsi s’apprivoiser et s’allier pour faire une belle surprise à leur frère. Au final, elles décidèrent, toutes les trois, de participer à l’anniversaire de William et de lui préparer une journée inoubliable.

-« Il s’est acheté une voiture, maintenant qu’il a le permis ? » Demanda la jeune femme à sa sœur.
-« Non, il est pas certain si c’est une bonne idée. Il hésite encore. »
-« Dans ce cas, je crois avoir une idée. Je cherche à me débarrasser de ma voiture. Elle est en excellente état et je sais qu’il l’adore. Il l’admire à chaque fois que je passe le prendre. Je compte sur toi pour le dissuader d’acheter un véhicule jusqu’à son anniversaire. »
-« Ce serait génial ! Il serait trop content, j’en suis sûre. Il veut surtout garder son argent pour le mariage, ces temps-ci. Une voiture, ça lui faciliterait la vie, surtout pour aller au travail. »
-« Dans ce cas, il est temps de passer au reste des préparatifs, non ? »

///FLASH//

Maintenant, le grand jour était arrivé. William faisait face à son tout premier cadeau de la journée. Erïka et Eleonnora avaient tout un plan pour cette longue journée qui s’annonçait merveilleuse. Il n’était pas au bout de ses surprises.

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William McKellen
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MessageSujet: Re: Happy Birthday Brother ! [William McKellen & Eleonnora Davidoff]   Lun 1 Avr 2013 - 12:48

Will était assis dans le wagon d'un train, seul, regardant par la fenêtre pour passer le temps. Il s'étonnait qu'il y ait si peu de monde. Depuis qu'il avait posé ses fesses dans ce moyen de transport, il n'avait vu passer que deux personnes qui n'avaient pas pris le temps de s'arrêter pour s'asseoir. Peut-être allaient-elles à un wagon bar ou quelque chose comme ça ? En tout cas, il ne les avait jamais vu faire demi tour. Il regrettait de ne rien avoir pris pour s'occuper, s'ennuyant un peu à être assis là à ne rien faire. Peut-être qu'une petite sieste lui permettrait d'avoir le sentiment que le voyage était moins long ? De toute façon, il descendait au terminus et ne risquait donc pas de rater son arrêt. Posant sa tête contre la fenêtre du train, il ferma les yeux et espéra s'endormir rapidement. Mais quelque chose l'intrigua et l'empêcha de trouver le sommeil. Il sentait contre sa joue quelque chose visqueux, poisseux, un peu liquide... Il redressa la tête pour s'essuyer par réflexe et regarda alors sa main. Elle était recouverte d'un liquide rouge qu'il ne connaissait que trop bien. C'était du sang. A vrai dire, tous la surface intérieure du wagon était recouverte de sang. Il n'eut pas le temps de se demander le pourquoi du comment que le train fut soudainement pris de soubresauts, le faisant presque quitter son siège. Mais que se passait-il à la fin ??

Lorsqu'il ouvrit les yeux, il aperçu quelqu'un penché au dessus de lui. Mais dans la pénombre il ne la distinguait pas très bien. Il cru d'abord qu'il s'agissait d'Amy mais remarqua bien vite qu'elle possédait une longue chevelure blonde. Erïka sans doute, bien qu'il y avait quelque chose d'étrange. Se frottant les yeux le temps de se réveiller correctement, il l'entendit lui souhaiter un joyeux anniversaire. Vraiment ? Aussitôt, il tourna la tête vers son réveil qui indiquait également le jour qu'il était. Huit avril. Il avait aujourd'hui en effet 25 ans. A vrai dire, il avait complètement oublié le jour de son anniversaire, n'étant pas un jour particulier à ses yeux. Il vieillissait et c'était tout. Comme il l'avait expliqué une fois à Eleonnora, il n'avait jamais eu de fête d'anniversaire et n'avait donc pas l'habitude de faire de ce jour un évènement particulier. Depuis qu'il connaissait Amy, cette dernière s'arrangeait pour toujours lui offrir un petit quelque chose, même lorsqu'ils étaient dans la rue, simplement pour symboliser cette journée spéciale. Mais il était loin, très loin de deviner ce qui l'attendait. Il se souvenait cependant avoir promis à Erïka de lui réserver cette journée, bien qu'il ne comprenait pas tellement pourquoi.

Il tourna à nouveau la tête vers Erïka qui souriait mais quelque chose clochait. En fait, il ne savait pas quoi, il n'arrivait pas à mettre le doigt dessus. C'est lorsqu'il fit attention à la façon dont étaient ses cheveux habituellement lisses qu'il comprit. Elle ressemblait à s'y méprendre à sa soeur. Elle lui ressemblait déjà fortement en temps normal mais là... c'était une réplique de Nora en miniature. Maquillée, habillée d'un corset, coiffée de façon inhabituelle... Que se passait-il donc ?


"Merde... Vous avez fusionnées ?"

Le pire, c'est qu'il était sérieux, ne comprenant pas pourquoi il y aurait un tel changement chez Erïka. Cela ne voulait pas dire qu'il ne la trouvait pas jolie, bien au contraire, mais il trouvait qu'elle n'avait pas besoin de tout ça pour l'être. C'était naturel chez elle. Et là, ça manquait un peu de naturel... mais il fallait reconnaitre que ça lui allait bien. Elle faisait presque femme comme ça. Etrangement, il avait du mal à visualiser Erïka de la sorte. A ses yeux, elle resterait toujours sa petite soeur et donc ne vieillirait pas, restant éternellement une adolescente. Pour le moment, c'était comme si elle s'était retrouvée coincée dans une faille temporelle. Mais au moins, le rouquin préférait se retrouver dans cette drôle de situation plutôt que dans son rêve. Il n'était pas rare qu'il fasse des cauchemars et il se demandait si cela cesserait un jour ou non. Heureusement, Erïka l'avait réveillé à temps.

Will se redressa et s'étira avant de filer prendre une douche rapide, laissant Erïka faire ce qu'elle voulait en attendant. Une fois propre, il fouilla dans son armoire pour en sortir des vêtements qu'il mettait rarement. Une des rares choses qu'elle lui avait demandé de faire était de se vêtir d'une façon plus chic que d'habitude. Il pouvait donc bien faire ça même s'il ignorait totalement pourquoi. Cela ne le dérangeait pas du tout de s'habiller devant sa soeur, ce n'était de toute façon pas la première fois. Il opta pour un pantalon en toile noir ainsi qu'une chemise rouge foncée qu'il boutonna intégralement, histoire de pouvoir mettre sa cravate correctement. D'ailleurs, devait-il en mettre une ou pas ? Il se retourna vers Erïka et positionna la cravate devant sa gorge, comme si elle était déjà attachée.


"Avec ou sans cravate ?"

Une fois le choix donné, il obtempéra et enfila une veste noire, fin prêt. Il en profita pour rendre l'étreinte à sa soeur, la conversant dans ses bras plus longtemps que d'habitude. Il ne l'avait pas encore remerciée de lui avoir souhaité sa fête et il l'embrassa sur le crâne comme il en avait l'habitude.

"Merci p'tite soeur, c'est gentil d'y avoir pensé. Mais on va où comme ça ?"

Ses cheveux étant encore un peu mouillés, il les avait rabattu en arrière pour qu'ils ne le gênent pas, facilitant par la même occasion sa vision. Il aurait été dommage qu'il loupe une marche le jour de son anniversaire... Alors qu'ils descendaient justement les escaliers, il réalisait que la russe avait évoqué sa soeur. Ainsi, elle était là elle aussi ? Cette simple constatation faisait plaisir au rouquin car cela signifiait qu'elles avaient dû plus ou moins s'entendre afin de pouvoir passer la journée ensemble. Voilà une bien bonne nouvelle ! Et voilà qui expliquait mieux la tenue actuelle d'Erïka... Arrivés dans le hall, la jeune femme lui tendit une petite boite entourée d'un ruban. Elle disait que c'était de la part de sa soeur mais n'expliqua rien de plus. Intrigué, le borgne déballa le cadeau et en extirpa une clé. Il la regarda d'un air curieux, se demandant bien ce qu'elle pouvait ouvrir. En fait, il l'avait déjà vue quelque part... mais où ? Il n'arrivait plus à s'en souvenir.

"Et la serrure, elle s'trouve où ?"


Erïka lui fit signe de la suivre à l'extérieur, ce qu'il aurait de toute façon fait puisque c'est là qu'Eleonnora se trouvait. Cette dernière était appuyée contre sa voiture, brillante comme un sous neuf sous le soleil du matin. Voilà qui allait attirer bien des regards. Un beau véhicule appartenant à une belle femme, il n'y avait rien de mieux pour satisfaire un homme. On pouvait d'ailleurs apercevoir certains résidents, penchés à leur fenêtre, regarder dans sa direction. Voilà qui devait gonfler l'égo de la jeune femme... Lorsque le rouquin et sa soeur sortirent du bâtiment, Eleonnora vint à leur rencontre pour embrasser Will sur la joue. Celui-ci lui offrit un large sourire, content de la voir. Elle lui souhaitait à son tour un joyeux anniversaire tout en lui parlant de son permis. Qu'est-ce que cela avait à voir là-dedans ? Elle allait le laisser conduire sa voiture ? Jusqu'à présent, il n'avait toujours été que passager même s'il avait déjà fait plusieurs allers retours dans cette voiture. Mais lorsqu'elle se poussa pour qu'il regarde la voiture, il se souvint de ce qu'il tenait en main. Il baissa le regard vers la clé puis regarda la voiture. Voilà où il l'avait déjà vue ! C'était la clé de cette voiture-là, déjà vue à maintes reprises dans les mains de la russe. Tout un cheminement se fit dans l'esprit du rouquin qui avait du mal à réaliser l'ampleur du cadeau. Elle... la lui donnait ?! L'oeil unique de Will s'agrandit lorsqu'il réalisa. A le regarder, on aurait pu croire qu'il venait de se figer sur place, statufié. Il savait qu'Eleonnora voulait vendre cette voiture afin d'en acquérir une autre. Elle ne manquait clairement pas d'argent mais avoir deux véhicules ne lui servait à rien. De son côté, le rouquin avait cherché à obtenir une voiture à un prix accessible puisqu'il avait obtenu le permis il y a peu. Mais rien ne l'avait tellement emballé. Le peu de véhicules qui avaient trouvé grâce à ses yeux n'avaient pas été approuvés par Erïka. Il avait demandé l'aide de cette dernière car il savait qu'elle s'y connaissait un minimum en mécanique grâce à Bobby. Il aurait pu demander directement à ce dernier mais il ne voulait pas le déranger. A présent, il comprenait mieux certaines choses et surtout pourquoi sa petite soeur était si difficile en matière de voiture. Elle ne voulait juste pas qu'il s'en achète une.

"... T'es sérieuse ?!" s'exclama t-il soudainement en se tournant vers Nora

Jamais il ne se serait attendu à un tel cadeau. Pour lui, simplement passer la journée avec elle était un excellent cadeau. Mais ça... Ca ! Le rouquin était aux anges, cela se voyait à son sourire qui ne quittait plus son visage. Jamais il n'aurait songé un jour obtenir une telle chose. Dire qu'il y a encore peu, il ne possédait rien du tout. A présent il avait une famille, un toit et une voiture. Et pas n'importe laquelle ! Il adorait ce modèle, en ayant discuté à plusieurs reprises avec Eleonnora. Il se jeta d'ailleurs sur cette dernière pour la serrer contre lui.


"Merci, merci, merci ! Oh p'tain, j'en r'viens pas ! C'est génial ! J'suis encore en train d'rêver, c'est ça ?"

Will n'était pas quelqu'un de matérialiste, se contentant de peu de choses. Mais il appréciait énormément le cadeau qui venait de lui être fait. Déjà parce qu'il lui serait utile mais aussi parce qu'il était vraiment cool et stylé. Mais surtout, surtout, parce que c'était une personne à qui il tenait qui le lui offrait. Lâchant la jeune femme après l'avoir embrassé sur la joue, il se dirigea vers la voiture. Pas besoin de l'admirer sous tous les angles, il la connaissait déjà par coeur. Il passa sa main sur la carrosserie puis ouvrit la portière arrière et la tenir avant de se retourner vers les deux soeurs.


"J'vous emmène, mesd'moiselles ? Installez-vous !"

Il les laissa choisir leur place avant de refermer la portière et de prendre à son tour place dans la voiture, place conducteur pour une fois. Assis devant le volant, il savourait l'instant avant d'insérer la clé et de mettre le contact, faisant vrombir le moteur. Ceinture mise, mains sur le volant, il ignorait toutefois où il était censé aller. Il tourna alors la tête vers les filles qui l'accompagnaient.

"J'sais que y a un gps et tout mais... et si vous m'guidiez, vous ? Nan parce que sinon j'risque d'conduire jusqu'à ce qu'on soit à sec !" fit-il remarquer avec un sourire amusé

_________________

Tu touches, tu payes ! (avec les dents >_<)

"Monseigneur William le Borgne de Philadelphie, Roi des Aveugles et Chevalier Servant de la Demoiselle Amylia"


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MessageSujet: Re: Happy Birthday Brother ! [William McKellen & Eleonnora Davidoff]   Lun 1 Avr 2013 - 18:13

La journée débutait à merveille. Les soeurs Davidoff faisaient de leur mieux pour s’entendre afin de faire passer une journée mémorable à William. Elles avaient prévu tout un itinéraire pour la journée. Il n’allait certainement pas s’ennuyer ! Eleonnora avait garé son véhicule à l’institut, tout près de l’entrée principale. Elle attendait que sa sœur revienne en compagnie du rouquin. Pendant ce temps, elle pouvait sentir le regard de nombreux résidents posés sur elle. Ils l’admiraient ? À moins qu’ils ne soient impressionnés par la voiture ? Quoi qu’il en soit, ils étaient toutes deux aussi magnifiques l’une que l’autre. Faisant la belle, adossée à la voiture, les bras croisés, attendant que les deux résidents soit de retour, elle repensait au planning de cette journée. Espérons qu’ils ne tardent pas trop, ils avaient une réservation au restaurant pour dix heures.

Erïka savait bien que sa sœur tenait à être à l’heure au restaurant. Il lui avait fallu réserver bien en avance afin d’avoir une table digne de ce nom dans l’un des meilleurs restaurants à déjeuner de Manhattan. William avait droit à la totale pour cette journée spéciale. Il n’allait certainement pas être déçu. D’ailleurs, ce dernier était encore assoupi lorsqu’Erïka pénétra dans la chambre. Elle referma doucement la porte derrière elle avant de lui souhaiter un joyeux anniversaire, le réveillant par la même occasion. Elle l’observa s’éveiller doucement, regarder l’heure affichée sur son réveille-matin, puis se frotter doucement les yeux… jusqu’à ce qu’il constate son apparence actuelle. La réaction fut immédiate : de l’incompréhension totale.


-« Non, on a pas fusionné… Je me suis fait torturer par Barbie ce matin. Mais elle m’a acheté un corset. Il est joli, non ? Faut au moins lui reconnaitre qu’elle a… un minimum de sens esthétique.»

L’adolescente en profita justement pour réajuster un peu les bretelles de son corsage alors que son frère allait prendre une douche. Elle avait refusé qu’Eleonnora lui achète un truc qui tenait pour une raison obscure sans manches ni rien. Elle avait donc de légères bretelles qui lui permettaient de s’assurer que le vêtement resterait toujours en place. Parlant de vêtement, Will avait quitté sa douche afin d’enfiler quelque chose de propre et d’un minimum chic pour cette journée. Il faisait bien de se faire beau, surtout avec ce que lui réservait Anieta. Le rouquin lui demanda son avis sur la cravate. Avec ou sans ?

-« Tu peux te passer de la cravate. Comme ça, tu es parfait. »

Ils étaient prêts à partir. Avant tout, Will étreignit sa sœur, ce qu’il n’avait pas fait à son réveil. La jeune fille ne se fit pas prier pour lui rendre cette marque d’affection. Elle était ravie d’avoir son frère pour elle aujourd’hui. Certes, elle devait le partager avec Eleonnora, mais ce n’était qu’un détail. Il la remercia de lui avoir souhaité un joyeux anniversaire. Pour elle, qui avait pratiquement fêté son anniversaire chaque année, c’était quelque chose de normal. Anieta adorait organiser ce genre d’événement et avait toujours tenu à faire des gâteaux, emballer de jolis cadeaux que personne ne voulaient déballer parce qu’ils étaient trop beaux, etc. William n’allait pas échapper à la tradition, cette année. Il lui demanda d’ailleurs où est-ce qu’ils allaient comme ça. Il n’était pas au courant du planning et c’était bien ainsi. Il aura droit à tout un tas de surprise au cours de cette journée.

-« On va déjeuner. J’espère que tu as faim. »

Ils quittèrent la chambre et descendirent jusqu’au hall d’entrée où l’adolescente s’arrêta soudainement afin de lui remettre la première partie de son cadeau. Elle laissa Will ouvrir la boite et observer ce qui se trouvait à l’intérieur. Il prit la clé dans ses mains, réfléchissant à ce qu’elle pouvait bien ouvrir. Alors qu’il demandait où se trouvait la serrure correspondant à ce petit objet, Erïka lui fit signe de le suivre à l’extérieur où Eleonnora les attendait. Elle alla aussitôt accueillir William avec le sourire, lui souhaitant un joyeux anniversaire par la même occasion. Par la suite, elle s’éloigna de lui afin de lui laisser faire le lien entre son permis de conduire, la clé qu’il tenait en main et la sublime voiture devant ses yeux. Elle en profita pour prendre une photo de la tête qu’il faisait grâce à son téléphone portable. Anieta allait sûrement lui réclamer plus tard afin de les mettre dans son album.

Soudainement, William se tourna vers la jeune femme, lui demandant si elle était bel et bien sérieuse. Tout sourire, cette dernière hocha la tête. Quelque secondes plus tard, elle était dans les bras du rouquin, ce dernier l’étreignant avec force sur le coup de la joie. Elle lui rendit cette étreinte, un petit rire joyeux s’échappant de ses lèvres alors qu’elle constatait le bonheur du rouquin. Elle était ravie d’avoir fait un heureux aujourd’hui.


-« Tu ne rêves pas. C’est ta voiture maintenant. D’ailleurs, les papiers d’acquisitions et d’assurances sont dans le coffre à gants. J’ai déjà tout rempli. Il ne manque que quelques informations, ta signature et le tour est joué. »

Tout heureux, William observa la voiture, caressa la carrosserie fraichement nettoyée avant d’ouvrir la portière arrière. Erïka en profita pour s’engouffrer à l’intérieur du véhicule, offrant un grand sourire à son frère au passage. Elle avait eu du mal à faire en sorte qu’il ne s’achète pas une voiture avant aujourd’hui. Elle avait fait en sorte de chercher le moindre défaut, la petite bête noire qui le ferait renoncer à faire un achat. Une chance qu’il lui avait demandé de l’accompagner à chaque fois qu’il allait voir de nouveaux véhicules. Juste au cas, elle avait parlé à Bobby, lui expliquant la superbe journée qu’elle avait préparé pour son frère. S’il lui demandait ses conseils sur un véhicule, il devait faire en sorte de le dissuader de faire un achat.

Eleonnora pris place sur le siège passager. Elle boucla sa ceinture et donna à Erïka le sac à main qu’elle avait laissé sur le siège. Il était temps de se rendre au restaurant. Prêt à se lancer sur les routes de la ville, le rouquin n’attendait plus que les indications afin d’arriver à bon port. Ce fut Eleonnora qui allait le guider. Elle connaissait le chemin.


-« Si tu attends d’être à sec, tu vas passer la journée sur les routes. Elle consomme peu et j’ai fait le plein ce matin. Je vais te montrer le chemin. »

Elle lui donna les indications jusqu’à ce qu’il se gare finalement dans le parking du restaurant. La jeune femme quitta le véhicule lorsqu’il fut totalement stoppé, suivit d’Erïka. Elle avait très faim. Une fois dans l’établissement, Eleonnora s’approcha de l’hôtesse à l’accueil et lui donna son nom afin d’être guidée à la table qu’elle avait réservée. Elle avait demandé un endroit un peu à l’écart du reste de la salle. Dans un coin de la pièce, leur table était située de telle sorte à ce qu’ils aient un minimum d’intimité et ne soit pas coincés auprès de d’autres clients.

La jeune femme pris place sur l’une des chaises, déposant son sac à main à ses pieds. Le serveur vint les voir, peu de temps après, afin de leur demander s’ils désiraient quelque chose à boire. Eleonnora demanda un café latté alors qu’Erïka préféra un smoothie aux fruits. Elles laissèrent William passer commande avant de se plonger dans le menu. Une fois son choix fait, l’adolescente leva la tête vers son frère.


-« Tu as trouvé quelque chose qui te plait ? Les crêpes sont super bonnes ! C’est ce que j’ai pris la dernière fois. »

Après que le serveur ait servis leurs breuvages et pris leur commande, Eleonnora attrapa son téléphone et rechercha une photographie prise un peu plus tôt dans la journée. Il s’agissait de celle où apparaissait Erïka, fraichement maquillée, se fixant dans le petit miroir posé sur la table, le sourire aux lèvres. Elle montra la photo en question à William.

-« Elle est mignonne, non ? Je n’arrête pas de lui dire qu’elle va faire craquer son copain ainsi maquillée, mais elle ne me croit pas. »

Erïka poussa un long soupire découragé. Elle prit une gorgée de son breuvage avant de poser le verre devant elle.

-« Je n’ai jamais dit que je ne te croyais pas. Je dis seulement que je n’ai pas besoin de ça pour qu’il m’aime. » Répliqua la jeune fille.
-« Mais il aura davantage envie de toi, c’est certain. Tu es à croquer, Mira. C’est sûr qu’il te veut dans son lit. »
-« Ce n’est certainement pas mon mascara qui l’a attiré dans le mien. C’est une perte de temps de se maquiller comme ça chaque matin alors qu’il y a tellement mieux à faire.»
-« Comme baiser ? Je suis d’accord. Tu n’as toujours pas répondu à ma question de ce matin. Il gère au lit ? »
-« Je t’ai dit d’aller te faire foutre, ce n’est pas de tes affaires. Et si on parlait plutôt de Will et Amy, puisque ça t’intéresse tant. » Fit-elle en tentant d’éviter d’être de nouveau la cible des questions embarrassante de sa sœur.
-« Alors Will, tu aimes ça qu’une femme se maquille pour être plus jolie à tes yeux ? À moins que tu ne préfères que ta copine s’habille un peu de façon provocante et sexy pour t’allumer ? »
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MessageSujet: Re: Happy Birthday Brother ! [William McKellen & Eleonnora Davidoff]   Sam 6 Avr 2013 - 13:10

Quand on était réveillé brusquement, il n'était pas rare d'avoir du mal à se remettre les idées en place et à réaliser ce qui était vrai ou pas. Erïka ainsi préparée était justement quelque chose d'étrange aux yeux de Will. Jamais encore il ne l'avait vue de la sorte et il se demanda, l'espace d'un instant, s'il n'avait pas tout simplement halluciné. Pourtant, elle ne s'effaçait pas, elle était bien là. C'était d'ailleurs elle qui l'avait fait sortir de son cauchemar. Mais alors pourquoi était-elle ainsi vêtue et maquillée ? Pendant un moment, le rouquin se demanda s'il n'y avait pas un carnaval ou quelque chose du genre qui demandait d'être costumé. Lorsque la russe lui souhaita un bon anniversaire, il comprit alors la raison d'un tel accoutrement, bien que cela l'intriguait toujours. Elle lui rappelait tant Eleonnora qu'il ne pu s'empêcher de lui faire la réflexion à voix haute. Erïka rétorqua qu'elle s'était faite torturer par Barbie. L'image qui se dessinait dans l'esprit du rouquin ainsi que le surnom donné à Eleonnora le fit rire. A croire que les deux soeurs s'étaient finalement entendu, au moins le temps d'une journée. C'était inespéré.

"Il t'va très bien, mais ça t'change. C'est fou c'que vous vous r'ssemblez, quand même..."

Il avait déjà fait cette constatation lorsqu'il avait rencontré Eleonnora pour la première fois mais ainsi fagotée, Erïka lui ressemblait davantage encore. Un coup à presque les prendre pour des soeurs jumelles si on oubliait la différence d'âge. Et dire qu'elles n'étaient que demi-soeurs... Sur cette remarque, Will décida de se lever. Il avait prévu de faire une grasse matinée mais ce n'était apparemment pas au programme. Pour qu'Erïka vienne le voir ainsi, ce n'était sans doute pas sans raison et il préféra ne pas lui faire faux bond. Il lui avait promis après tout et il préférait de toute façon passer du temps avec sa soeur plutôt que de jouer à la marmotte. En peu de temps, il était habillé sobrement mais chic, demandant même à la russe ce qu'elle en pensait. Puisque la cravate était de trop, il la laissa dans le placard et se contentant de ce qu'il avait déjà sur le dos, déboutonnant les deux derniers boutons de sa chemise pour ne pas étouffer vu qu'il ne porterait pas de cravate.

Maintenant qu'il était prêt, il s'attarda pour étreindre sa soeur venue gentiment lui souhaiter un anniversaire qu'il avait déjà oublié. A force de ne pas le fêter, il avait tendance parfois à oublier quel âge il avait réellement. Plusieurs mois étaient parfois nécessaires pour qu'il finisse par enregistrer l'information sans qu'il ne se trompe. Mais maintenant qu'il était réveillé et habillé, il se demandant où sa soeur souhaitait l'emmener. Avait-elle prévue quelque chose pour lui aujourd'hui ? Sans doute. Son accoutrement semblait être déjà rien que pour lui, ce qui lui faisait plaisir. Cela prouvait qu'elle faisait l'effort ultime de supporter sa soeur et de changer ses habitudes juste pour lui faire plaisir. Comme si elle avait besoin de ça... Mais l'attention faisait chaud au coeur du rouquin.


"J'crève la dalle ouais. J'ai rien bouffé hier soir en rentrant. T'm'as fait à manger ?"

Puisqu'ils devaient de toute façon bouger, Will suivit docilement Erïka qui le guidait il ne savait où. En tout cas, ça n'avait pas l'air d'être vers la cuisine de l'Institut. Peut-être allaient-ils chez Anieta ? Et Eleonnora ? Où était-elle ? Erïka en avait parlé vaguement et Will supposait donc qu'elle était dans le coup. Sans doute n'avait-elle pas pu rentrer dans la cour de l'école ou bien les attendait-elle ailleurs. Erïka lui donna d'ailleurs une petite boite enrubannée, déclarant que c'était de la part de sa soeur. Intrigué, Will y découvrit une clé dont il ignorait l'utilité bien qu'elle lui paraissait familière. A peine levé, il avait du mal à se remettre les idées en place et même face à l'objet qu'elle déverrouillait, il ne fit pas tout de suite le lien.

Il ne remarqua même pas que l'ex militaire le prenait en photo pour garder en souvenir la tête qu'il tirait lorsqu'il réalisa le cadeau qu'il venait de recevoir. Il était tellement surpris et ému qu'il ne faisait plus attention à rien. Se moquant bien du fait qu'Eleonnora n'apprécierait peut-être pas une telle étreinte, il se jeta sur elle pour la serrer dans ses bras, trop heureux qu'on lui fasse un pareil présent. Mais cela ne semblait pas lui déplaire puisqu'elle lui rendit l'étreinte, riant d'une telle réaction. Elle lui confirma que les papiers étaient prêts et qu'il ne manquait pas grand chose pour que la voiture soit officiellement à lui.


"P'tain, c'est génial ! J'en cherchais justement une mais j'pensais pas en avoir une comme ça un jour... Merci !"

Tout sourire, il s'approcha de sa voiture pour l'admirer de plus près. Il la connaissait déjà sur le bout des doigts mais là, c'était comme une redécouverte. Il réalisa d'ailleurs quelque chose et se retourna vers Erïka, plissant son seul oeil visible, la regardant avec suspicion.

"Hé mais... C'pour ça qu't'étais si difficile sur l'choix des bagnoles ! T'étais dans l'coup hein, avoue !!"

Mais comment lui en vouloir de l'avoir trompé de la sorte puisque c'était pour lui faire un si beau cadeau ? Evidemment, Will plaisantait, ne risquant pas de lui en vouloir. Puisqu'ils devaient se rendre quelque part, Will fit monter les filles en voiture et s'installa ensuite au volant. Le temps que tout le monde soit prêt, il attrapa les papiers et termina de les remplir afin que tout soit en règle au cas où ils se feraient contrôler. Par chance, il avait sur lui son permis, rangé dans son porte-feuille, lui-même rangé dans la poche de son pantalon. Il n'y avait donc plus qu'à se mettre en route. Will attendit qu'on lui donne les directives, avouant qu'il pourrait conduire jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'essence s'il le fallait. Eleonnora répliqua qu'il pouvait faire ça toute la journée vu que le réservoir était plein.

"On t'a d'jà dit qu't'étais parfaite ?" fit-il remarquer en riant

Il suivit donc les indications données par la russe et se gara dans le parking d'un restaurant. Il n'avait jamais mis les pieds ici mais il connaissait l'enseigne. C'était un restaurant plutôt chic... et très cher. Ils allaient vraiment manger là ?! Will ne fit aucun commentaire, au courant de la fortune des Davidoff mais il se sentait un peu mal à l'aise, ayant l'impression de profiter de la situation même si ce n'était certainement pas le cas. C'était sans doute leur façon de lui fêter son anniversaire et c'était vraiment inhabituel pour lui. Si bien qu'il hésita avant d'entrer dans le restaurant, restant sur le palier de la porte quelques secondes de plus que nécessaire. Une fois à l'intérieur, il suivit le mouvement et s'installa avec les jeunes femmes, attrapant une carte pour regarder ce qui était proposé. Lorsque le serveur arriva pour leur demander ce qu'ils désiraient boire, Will n'hésita pas bien longtemps.


"Un café bien serré siouplait."

Il n'était réveillé que depuis peu mais il voulait avoir rapidement les idées claires pour pouvoir profiter à fond de cette journée qu'il n'oublierait pas de sitôt. Plongé dans le menu, il hésitait sur quoi prendre. Tout lui faisait envie mais il ne pouvait pas tout choisir. Erïka vint à sa rescousse en lui proposant ce qu'elle avait pris la dernière fois et dont elle était sûre de la qualité. Will hocha la tête et regarda à nouveau la carte avant de se décider pour ça.

"Bah, tout m'plait ! Mais c'qui m'plait l'plus, c'est d'être là avec vous. Hmm... j'vais prendre une crêpe, p't'être même deux ! Mais j'ai pas assez faim pour manger tout ce qui m'donne envie !"


Commande passée, Will regarda ce que Eleonnora lui montrait sur son téléphone. Il s'attendait à la voir elle mais ce fut Erïka qu'il aperçut. Bien qu'il fallait l'avouer... elles se ressemblaient vraiment. En fait, la photo devait être récente puisqu'Erïka avait quasiment la même apparence qu'actuellement. Mais le meilleur sur cette photo était la tête que faisait la jeune femme. C'était assez amusant à regarder. Le rouquin ne pu s'empêcher de sourire et il ne le perdit même pas lorsque Nora fit une remarque à propos de Bobby.

"Sûr qu'elle est mignonne, mais j'crois pas que Bobby ait b'soin d'ça pour la trouver à son goût. Même si ça lui f'ra sans doute plaisir ! J'trouve qu'il la mate bien assez comme ça !"


Et le débat entre les deux soeurs commença. Eleonnora était toujours aussi directe, n'ayant pas peur de parler ouvertement de certaines choses. Erïka ne se laissait pas faire pour autant, rendant réplique sur réplique, ce qui amusait beaucoup Will. Auparavant, il se serait peut-être affolé d'entendre certaines choses mais à présent, il s'y était fait. Il laissait donc sa soeur vivre sa vie, conscient que Bobby ne comptait ni profiter d'elle ni lui faire de mal. Il avait mis le temps à admettre tout ça mais maintenant il ne se mêlait plus de leur vie privée. Ils devaient être soulagés... Mais ce n'était pas pour autant qu'il avait envie d'entendre certains détails sur leur vie intime. Il aurait donc dû être soulagé lorsque le sujet changea... mais non. Car c'était sa vie intime à lui dont il était à présent question. Depuis quand cela intéressait-il Erïka ? C'était bien la première fois qu'elle voulait entendre ça. Etait-ce le prix à payer pour éviter de parler de la sienne ? Sans doute. Will ne fut donc pas épargné par Eleonnora mais cela ne le dérangeait pas. Il n'avait rien à cacher, était assez ouvert et n'était pas gêné par la question. A vrai dire, il aimait bien discuter avec Eleonnora parce que rien ne la dérangeait justement.

"Hmm... L'maquillage, c'est vraiment accessoire j'trouve. Ouais, ça met en valeur... mais c'est d'la triche j'trouve. Et c'est moins valorisant qu'les vêtements sexy. J'préfère cent fois voir Amy porter un joli truc plutôt qu'de la voir maquillée. Elle a pas b'soin d'quoiqu'ce soit pour être belle quoi, mais j'avoue qu'j'aime bien la voir porter des fringues sexy. Et toi Rika ? T'préfères quoi chez un mec hmm ? Bon l'maquillage, ça compte pas. Sauf si Bob' fait des choses inavouables ?"

_________________

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MessageSujet: Re: Happy Birthday Brother ! [William McKellen & Eleonnora Davidoff]   Dim 7 Avr 2013 - 5:56

Erïka ressemblait beaucoup à Eleonnora. Elles étaient un peu comme des jumelles, si on oubliait la différence d’âge entre elles. Outre ce détail, leurs styles vestimentaires étaient bien éloignés l’un de l’autre. Erïka préférait le confort avant tout. Eleonnora, elle, prônait le style et la classe. Elle voulait être jolie en tout temps. C’était son petit côté superficiel qui déplaisait tant à l’adolescente. Elle le détestait davantage en réalisant tous le temps que la jeune femme perdait à se préparer, le matin. Elle en avait même fait les frais. William pu le constater lorsque la russe vint le réveiller. Elle était totalement métamorphosée, transformée en poupée Barbie grandeur nature. Elle sursautait toujours en croisant son reflet dans un miroir. Était-ce bien elle ? On dirait plutôt sa sœur en plus petite et avec moins de poitrine…

La jeune fille se trouvait jolie, mais n’arrivait pas à se reconnaitre ainsi accoutrée. Son corset était très joli, sa sœur avait du goût pour certains de ses choix de vêtements, mais ce style ne lui collait pas du tout. Elle s’habillait de cette façon pour cette journée spéciale qu’était l’anniversaire de William. D’ailleurs, ce dernier ne put s’empêcher de lui rappeler à quel point elle ressemblait à sa demi-sœur. Oui, en effet, elles se ressemblaient beaucoup…

Cependant, côté personnalité, ce n’était pas ça. Erïka était plutôt froide et renfermée, aux premiers abords, alors que la jeune femme était sociable et loin d’être gênée. Le social, c’était son truc. Même si plusieurs aspects de leurs personnalités respectives ne collaient pas trop, cela ne les avait pas empêché de s’allier afin de préparer une superbe journée d’anniversaire pour William. Cette journée débutait par un déjeuner dans un excellent restaurant de la ville, choix d’Eleonnora. Ce matin, ce sera un grand chef qui servira le premier repas du rouquin.


-« Non, ce n’est pas moi qui cuisine. On va manger au restaurant. Tu ne vas pas être déçu, crois moi ! »

L’adolescente entraina son frère hors de sa chambre, puis dans le hall où elle lui remit la première partie de son cadeau. La seconde se trouvait à l’extérieur, en compagnie d’Eleonnora, admiré par les résidents de l’institut. On pouvait dire qu’une telle merveille ne pouvait passer inaperçue. Elle resplendissait en cette douce matinée d’avril. Pour une si belle journée, elle était sur son trente et un, question de faire une belle impression. Soyons clair : il était question de la voiture, pas de la jeune femme.

William pris quelques secondes pour comprendre la situation. Il venait de recevoir une voiture de luxe en guise de cadeau d’anniversaire. N’importe qui serait surpris et, surtout, heureux. Le rouquin ne tarda pas à sauter dans les bras de la jeune femme afin de la remercier chaleureusement. Il voulait une voiture, maintenant il l’avait. Erïka était également dans le coup. Elle avait collaboré à sa façon, faisant en sorte que Will n’achète pas d’automobile avant cette fameuse journée. Ça avait plutôt bien réussis. Plutôt que d’avoir une voiture usagée à la qualité douteuse, il en avait une bien plus performante. Eleonnora en avait pris grand soin pendant les dernières années. La carrosserie n’avait pas une seule égratignure, les pièces étaient en excellent état et la rouille n’existait pas. Aucun doute que William n’aura pas à se casser la tête avec un quelconque problème mécanique.


-« Maintenant, tu en as une. C’est un modèle unique, il vaut bien mieux que ce que tu as pu rechercher jusqu’à présent. Je suis heureuse de te l’offrir. »

Toute souriante, elle observa le rouquin admirer son cadeau. Il était heureux, ce n’était pas difficile à voir. Alors qu’il caressait la carrosserie, il s’arrêta, puis se tourna vers Erïka. Avait-il découvert sa part de responsabilité dans l’offre de ce cadeau ? Son rôle avait été de l’empêcher de se procurer un véhicule. Elle avait réussis avec brio. Le pauvre homme avait dû se demander pourquoi elle critiquait et refusait qu’il achète chacune des voitures qu’il lui avait présentées. Sous le coup des accusations, Erïka leva les mains comme si elle était innocente. Cependant, son sourire la trahissait.

-« Bien joué, Sherlock. Il fallait bien quelqu’un pour t’empêcher de faire une connerie. Avoue que tu préfères cette voiture à toutes celles que tu as vues. »

Peu après, elle monta dans la voiture et s’installa sur la banquette arrière. William remplis rapidement les papiers d’acquisition de la voiture, profitant du temps qu’il avait devant lui. Après tout, ils n’étaient pas pressés. William rappela à Eleonnora à quel point elle était parfaite. Mauvaise idée. Il était en train de faire grossir son égo surdimensionné. Erïka comptait les secondes, dans sa tête, avant d’entendre une super réplique narcissique de la part de sa demi-sœur.

-« Oui, je sais. Je suis fantastique. »
-« Et modeste… » Soupira l’adolescente.

Erïka poussa un petit soupire avant de regarder par la fenêtre. Elle préférait se taire pour une partie du voyage et observer le paysage défilant sous ses yeux. Ils se rendaient, à présent, au restaurant. Eleonnora guida Will jusqu’à destination. Ce dernier se débrouillait très bien au volant de la voiture. Il avait bien appris ses leçons.
Une fois la voiture garée, la jeune fille suivit sa sœur à l’intérieur du restaurant. Elles avaient une table réservée dans un petit coin tranquille. Personne ne pourra les déranger, ils pouvaient parler de ce qu’ils voulaient. L’adolescente pris place à la table, déposant son sac à ses pieds. Lorsqu’un serveur vint leur demander s’ils désiraient quelque chose à boire, elle passa sa commande. Elle avait également une petite idée de ce qu’elle allait commander en guise de déjeuner, après avoir jeté un œil au menu, mais elle préféra attendre que tout le monde ait choisis son repas. Elle conseilla Will sur le plat qu’elle avait commandé la dernière fois. Cependant, il ne savait pas trop quoi choisir car il y avait bien trop de plats appétissants.


-« On aura plein d’occasions de revenir comme ça tu pourras gouter plein de plats différents. Il y a tellement de choix… »

Elle pourrait même y amener Bobby. Il n’était jamais contre une petite sortie en amoureux. Ils pourront en profiter pour quitter l’institut et profiter d’un petit moment au calme. Ils s’obstineront peut-être à savoir qui paiera le repas, mais l’adolescente ne comptait pas le laisser faire. D’ailleurs, c’était elle qui payait le déjeuner, ce matin. Eleonnora et elle s’était entendues pour partager les coûts de cette journée. L’adolescente payait le restaurant tandis que sa demi-sœur se chargeait des coûts de la soirée. Elle avait prévu quelque chose de spécial pour William, certaine qu’il allait apprécier ce qu’elle lui réservait. Alors qu’elle était en train de réfléchir, Eleonnora attrapa son téléphone et montra à Will la photo qu’elle avait prise d’elle un peu plus tôt. Elle répétait à quel point sa sœur était jolie et qu’ainsi elle pourrait facilement plaire à Bobby. Elle demanda également l’avis au rouquin sur la question. Ce dernier pensait plutôt quErïka était jolie au naturel. Elle n’avait pas besoin de maquillage pour plaire et elle avait encore moins besoin que Bobby la mate. Son petit côté frère poule ressortait, c’était mignon à voir.

-« Il ne me mate pas tant que ça, voyons. » Fit-elle avant de faire un grand sourire à son frère.-« Seulement quand je me promène à moitié nue dans sa chambre. »

S’en suivit une conversation au sujet de la vie sexuelle d’Erïka. Elle ne comptait pas raconter ce qui se passait au lit avec Bobby à sa demi-sœur et encore moins à son frère. Elle allait garder toutes ces informations pour elle. Le meilleur moyen pour y arriver et avoir la paix était de faire dériver la conversation. Elle aborda donc la relation d’Amy et Will. Elle savait très bien qu’ils s’amusaient bien sous les couvertures, ayant déjà eu le malheur de les entendre à cause de sa super ouïe. Elle ne s’attendait pas à ce que son frère réponde sans gêne aux questions de sa demi-sœur. Au moins un que ça ne mettait pas mal à l’aise. Elle qui croyait que ce sujet était tabou avec lui. Eh bien, elle se trompait.

-« Elle a des seins, ta copine ? » Demanda Eleonnora. « Vois-tu, j’ai acheté un petit habit d’infirmière sexy, l’autre jour. J’ai réalisé après l’avoir acheté que le petit haut avait du mal à fermer à cause de ma poitrine. C’est dommage, il était tellement beau… et ce n’est pas échangeable. Si elle n’a pas deux clémentines à la place des seins comme ma sœur, je suis certaine que la tenue pourrait lui faire. Je te le filerais en passant chez moi, un peu plus tard. Tu ne vas pas pouvoir lui résister avec ça sur le dos, crois-moi. »

Et voilà Eleonnora repartie dans un autre sujet la concernant. Elle avait un de ces dons pour tout ramener à elle. Découragée, l’adolescente pensait se concentrer sur autre chose… comme les serveurs quittant les cuisines avec des assiettes dans les mains. Son petit bol de céréales ne lui avait pas suffis ce matin. Elle avait encore faim. La douce odeur de nourriture flottant dans le restaurant ne faisait qu’augmenter son appétit.
Elle fut sortie de ses pensées par Will, qui lui demanda ce qu’elle préférait chez un mec. Qu’était-elle censée répondre à ça ? Elle ne regardait pas les hommes en général. Par contre, si elle devait dresser la liste de tout ce qui lui plaisait chez Bobby, ils y passeraient la journée.


-« Humm… Je dirais les yeux. Ceux de Bobby sont si beaux… j’adore leur couleur, ça me rappelle l’océan. Et son sourire… Il pourrait faire fondre n’importe quel iceberg. Surtout lorsqu’il sort de la douche et que l’eau dégouline sur son torse musclé et qu’il… » Réalisant ce qu’elle était en train de dire, elle se tut immédiatement. « Vous n’avez rien entendu. J’aime ses yeux et puis voilà. » Fit l’adolescente avant d’essuyer discrètement un peu de salive au coin de ses lèvres.

Leurs plats arrivèrent et l’adolescente se jeta sur son assiette, pressée de manger un si bon repas. Elle s’arrêta à quelques reprises pour faire un commentaire sur son plat. Parfois, elle volait un morceau de fruit ou de crêpe trônant dans l’assiette de Will. Elle ne cherchait pas à être subtile ou quoi que ce soit du genre. Elle avait simplement envie de gouter à ce qui trouvait dans son assiette. D’ailleurs, elle arriva à terminer la sienne malgré toute la nourriture qui s’y trouvait. Ravie d’avoir profité d’un excellent repas, elle sirotait le peu de smoothie restant dans son verre. Une fois que le serveur eut débarrassé la table des plats, il vint remettre la facture à Erïka. Cette dernière ramassa ses affaires, enfila son blouson, attrapa son sac à main et le suivit jusqu’à la caisse afin de payer le repas. Une fois sortie du restaurant, Eleonnora annonça la prochaine destination.


-« On va faire un tour chez moi. Il est encore tôt, nous ne sommes pas attendus avant quelques heures. Je vais te montrer ma nouvelle voiture, William. Tu vas voir, elle est magnifique, une véritable petite merveille. Et il faut que je te file la tenue pour ta copine. Je suis certaine qu’elle va adorer. »
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MessageSujet: Re: Happy Birthday Brother ! [William McKellen & Eleonnora Davidoff]   Mar 9 Avr 2013 - 13:45

A chaque fois qu'Erïka venait le voir, Will coupait toujours court à ses activités, quelles qu'elles soient. Il préférait passer un moment avec sa soeur, surtout depuis que son travail lui prenait beaucoup de son temps. Déjà avant, lorsqu'elle venait parfois en pleine nuit le réveiller à cause d'un cauchemar, il ne l'avait jamais renvoyée seule à sa propre chambre, préférant dormir. Il avait toujours répondu présent lorsqu'elle venait le chercher et cette fois-ci ne dérogea pas à la règle. Sauf que cette fois, elle n'avait pas fait un cauchemar. Le soleil s'était déjà levé depuis un moment et elle était habillée. Mais son apparence était si inhabituelle que le rouquin se demanda même s'il ne rêvait pas encore. Il se souvenait avoir fait un cauchemar... mais la voir comme ça n'avait rien d'un mauvais rêve. C'était juste... étrange. Plus le temps passait, plus elle ressemblait à sa soeur. Heureusement, sa façon d'être n'avait pas l'air de changer, elle.

Puisqu'il était réveillé, Will se leva et se prépara, comme le lui avait demandé sa soeur. Il supposait qu'elle voulait fêter son anniversaire avec lui et cette attention lui faisait vraiment plaisir bien qu'il ignorait à quoi s'attendre. Après tout, il n'avait encore jamais réellement fêté son anniversaire et ne pouvait donc faire que des suppositions à ce sujet. Pourquoi devait-il bien se vêtir pour aller manger ? Pour lui, c'était elle qui lui avait préparé un repas comme il lui arrivait de le faire. Grâce à Anieta, les deux mutants étaient devenus plutôt doués en matière de cuisine. Mais la russe affirma cependant qu'ils iraient au restaurant. Le rouquin s'y rendait très rarement, même depuis qu'il était sorti de la rue. Il n'avait jamais bien vu l'intérêt d'y aller, sauf lorsqu'il avait la flemme de se faire à manger lui-même. Mais cette fois, il serait en compagnie de ses soeurs, cela changeait tout.


"Du moment que j'passe du temps avec toi, j'serais pas déçu."

Erïka avait évoqué Eleonnora mais il n'y avait cependant aucune trace de cette dernière pour le moment. La jeune femme lui donna cependant une boite, sorte de cadeau emballé en expliquant qu'il s'agissait d'un cadeau de la part de sa soeur. Il s'agissait d'une simple clé. Mais à quoi servait une clé toute seule ? Le rouquin eut la réponse dès qu'il mit les pieds à l'extérieur et qu'il eut salué Eleonnora. Elle lui offrait tout bonnement son ancienne voiture, celle qu'il avait pu admirer à maintes reprises et avec qui il avait communiqué via l'intelligent GPS russe. Là encore, il se demanda s'il ne rêvait pas. Mais en serrant la clé dans sa main tellement qu'il en eut mal, il su que c'était bel et bien la réalité.

Dire qu'il était heureux était un doux euphémisme. Jamais il ne se serait attendu à un tel présent. Juste passer du temps avec elles lui aurait suffit mais là, il sautait carrément de joie. Il ne savait comment remercier la jeune femme et se contenta donc de la serrer dans ses bras en répétant des merci à intervalles réguliers. Il n'en revenait toujours pas qu'elle lui ait cédé cette voiture dont elle avait pris tant soin. Il voulait à son tour en prendre soin comme elle l'avait fait jusqu'à présent, rien que pour lui rendre honneur. Cette voiture serait son petit bijou, la jeune femme n'avait pas besoin d'en rajouter pour ça.


"Sûr qu'ça vaudra mieux qu'tout ce que j'avais pu trouver ! Et elle a d'autant plus d'valeur que c'toi qui me l'offre. J'en prendrais soin !"

Lui qui pensait avoir une vieille voiture d'occasion pour débuter, il se retrouvait avec un magnifique véhicule. Heureusement qu'aucune voiture n'avait trouvé grâce aux yeux d'Erïka pendant qu'il faisait ses recherches. Ainsi, il n'avait pas encore envisagé d'en acquérir une. Quelle chance ! Mais le rouquin ne croyait pas au hasard. A bien y réfléchir, il savait que sa soeur était dans le coup et il le lui fit savoir. Erïka ne tenta pas de cacher son lien avec cette surprise, plutôt fière de son coup. Elle pouvait, Will n'y avait vu que du feu et lui avait fait pleinement confiance, comme toujours. Mais oui, il n'était pas déçu, loin de là. Il avait bien fait de l'écouter.

"Forcément que j'la préfère ! Et de loin ! Vous m'avez bien eu, j'admets. Vous savez comment rendre un homme heureux !"

Profitant que la jeune femme passait à sa portée pour grimper dans la voiture, Will déposa un baiser sur son crâne avant qu'elle ne disparaisse sur le siège arrière. Il s'installa ensuite à son tour dans la voiture, signa les papiers qui n'attendaient que lui et se prépara pour se rendre là où elles désiraient l'emmener. Eleonnora semblait avoir tout prévu et Will ne pu s'empêcher de la complimenter, appréciant tout ce qu'elle faisait pour lui. Cette dernière s'en retrouvait apparemment flattée vu sa réaction, en rajoutant une couche. Le rouquin ne s'en offusqua pas. Il avait rapidement compris qu'Eleonnora était quelqu'un a l'égo surdimensionné. Mais personne n'était parfait, non ? Et elle méritait ces compliments. Erïka ne semblait pas partager cet avis cependant, y allant de son petit commentaire.

"J'ai beaucoup d'chance d'vous avoir."
avoua t-il avec sincérité

Le trajet ne fut pas très long mais Will conduisit prudemment. Il ne désirait pas que son magnifique cadeau subisse le moindre dommage. Résultat, il se gara non pas juste devant le restaurant mais un peu à l'écart, là où il ne serait collé à aucune voiture. Descendant du véhicule, il suivit les deux mutantes à l'intérieur, surpris de se rendre dans un tel restaurant. Elles ne faisaient pas les choses à moitié pour sa fête décidément ! Le rouquin s'installa avec elle et jeta un coup d'oeil au menu, ne sachant pas trop quoi choisir pour le moment. En ce qui concernait la boisson, c'était tout vu : un café serré pour lui permettre d'être parfaitement réveillé. Il ne voulait pas ne pas profiter pleinement de cette journée en compagnie de ses soeurs. Mais là, trop de choix tuait le choix. Will décida cependant de prendre ce que lui conseillait Erïka, préférant se fier à quelqu'un pour ne pas tomber sur quelque chose qu'il n'aimerait pas, bien qu'il n'était pas difficile. De plus, la jeune femme affirmait qu'ils auraient l'occasion de revenir.


"Plein d'occaz' ? Genre vos anniv' à vous ? Nan, nan. Ces jours là, c'est moi qui vous ferait un repas rien qu'pour vous !"

En attendant les plats, Eleonnora sortit son téléphone pour montrer à Will une photo d'Erïka, fraichement prise du matin. Décidément, c'était une manie de prendre une photo compromettante de tous les membres de la famille. Mais c'était mignon de voir Erïka s'admirer de la sorte dans une glace. A croire qu'elle n'arrivait pas à se reconnaitre elle-même. Eleonnora affirmait que son petit ami serait incapable de lui résister ainsi accoutrée. Pour Will, elle n'avait pas besoin de ça et certainement pas de le titiller davantage. Son côté frère poule ressortait bien qu'à présent il les laissait en paix. Mais c'était plus fort que lui parfois. Surtout qu'Erïka ne se gêna pas pour faire un commentaire déplacé. Will manqua de s'étouffer avec son café.

"Et t'as pas peur d'prendre froid hmm ?"

S'en suivie une discussion sur ce qui attirait les gens les uns envers les autres. Will ne voulait rien savoir en ce qui concernait la vie sexuelle de sa soeur et son petit ami mais cela ne le dérangeait pas de répondre aux questions d'Eleonnora... du moment qu'elle ne devenait pas non plus trop curieuse. Il préférait cent fois de la lingerie ou des vêtements sexy plutôt que du maquillage. La russe posa alors une question à propos du tour de poitrine d'Amy, expliquant qu'elle avait une certaine tenue à lui donner si elle était capable de rentrer dedans. Le rouquin s'imagina pendant un instant sa petite amie avec ça sur le dos. Quel était l'intérêt de ce genre de vêtements au juste ? C'était sans doute très cher pour le temps que cela restait sur les femmes.

"Elle est plutôt bien fournie à c'niveau là ouais." répondit-il en regardant le décolleté d'Eleonnora "Moins qu'toi mais pas mal quand même. J'imagine qu'elle lui ira du coup. Mais dis moi... c'quoi l'intérêt au juste ? J'veux dire... elle va pas la garder longtemps sur l'dos j'pense..."

En parler avec Eleonnora l'amusait plus qu'autre chose mais il ne souhaitait pas qu'Erïka prenne part à cette conversation. Il préféra donc parler de sujet un peu moins épineux, demandant simplement à la jeune femme ce qui l'attirait chez un homme. Conversation anodine ? Il le pensait. Mais Erïka s'emballa un peu dans son récit. C'était au départ mignon de voir ce qu'elle pensait de son petit ami mais lorsqu'elle se mit à évoquer des traits physiques un peu plus sexuels, Will fronça les sourcils. Elle n'était décidément plus une gamine mais une femme à présent et il avait du mal à la voir ainsi. Au moins, elle était heureuse avec son petit ami, n'était-ce pas le principal ?

"Fondre n'importe quel iceberg ? T'étonne pas s'il finit en flaque d'eau un jour alors."
déclara t-il en riant "Il a d'la chance d'avoir ses deux yeux, lui au moins !"

Le serveur revint avec leur commande et chacun s'attaqua à son plat. Erïka s'attaqua même en partie à celui de Will qui la laissait faire. Il n'était pas rare qu'ils piochent dans les assiettes l'un de l'autre pour goûter tout ce qu'ils ne connaissaient pas et cette journée ci ne fit pas exception à la règle. Will mangeait avec appétit mais fut rapidement calé. Il n'avait pas besoin de beaucoup pour être rassasié mais il avait fait l'effort de manger plus qu'à son habitude. Le repas terminé, c'est Erïka qui alla payer la note avant de revenir vers eux. Will se tapota l'estomac et repositionna correctement sa veste maintenant qu'il était debout. Eleonnora annonça qu'ils n'avaient plus qu'à se rendre chez elle puisqu'ils étaient en avance pour la suite. La suite ? Quelle suite ? Comment ça, ils étaient attendus ? Par qui ? Le rouquin avait pensé que la journée s'arrêterait au repas, déjà bien heureux de tout ce qu'il avait eu jusqu'à présent. Et là, il apprenait que cela ne faisait que commencer ? Il les regarda tour à tour, surpris.

"Attendu ? Par qui ? Où ça ? C'est pas fini ?"
demanda t-il d'affilé, curieux

Il suivit pourtant le mouvement, pas contrariant. Du moment qu'il pouvait passer du temps en famille, il était heureux. Il sentait que cette journée, il allait s'en rappeler longtemps. De retour à la voiture, Will prit le chemin de l'appartement d'Eleonnora. Il savait où elle habitait et n'eut aucun mal à se souvenir de la route. Garant la voiture au parking, il en descendit et suivit la jeune femme pour qu'elle lui montre sa fameuse nouvelle voiture. Il avait hâte de voir l'engin !

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MessageSujet: Re: Happy Birthday Brother ! [William McKellen & Eleonnora Davidoff]   Mar 9 Avr 2013 - 20:57

Eleonnora était ravie que William apprécie son cadeau. C’était quelque chose d’esthétique, de pratique et de luxueux. Quoi de mieux ? Le rouquin n’avait plus à envier les autres voitures, bien moins resplendissante aux côtés de la sienne. Il avait un modèle unique créé par la crème des créateurs automobile d’Allemagne. Aujourd’hui, cette journée se marquera dans son esprit. Ce sera une journée toute spéciale qui ne sera pas prêt d’oublier. Déjà, il venait de recevoir un cadeau valant quelques milliers de dollars. Encore, il n’avait pas vu ce qu’Erïka avait préparé pour lui et il ne s’attendait certainement pas à la soirée qui l’attendait. Quand elles s’alliaient, les sœurs Davidoff faisaient une sacrée équipe. William allait apprécier le travail qu’elles avaient fait ensemble, c’était certain.

-« J’espère bien que tu en prendras soin. Si jamais tu as un problème avec la voiture, ne te gêne pas pour m’en faire part, d’accord ? Je t’amènerais chez ma mécanicienne. Elle est tout simplement sexy et elle a un don avec les voitures. Je t’ai laissé son numéro dans le coffre à gant, au besoin. »

William réalisa qu’Erïka était également dans le coup. Elle avait fait en sorte qu’il n’achète aucune voiture jusqu’à aujourd’hui. Ça avait bien fonctionné et elle était ravie de voir le grand sourire ornant son visage. Il méritait cette voiture. Il méritait cette vie qu’il menait actuellement. Il était passé à travers tant de dures épreuves. Il avait droit à un peu de repos, à une belle vie tranquille. Maintenant, il avait un toit, une famille, des amis, une fiancée, un travail, une magnifique voiture de luxe… Il ne manquait de rien. C’était merveilleux de le voir ainsi sourire et se réjouir d’un tel présent.

Le rouquin affirmait être un homme heureux. Cela prouvait qu’elles avaient bien fait de lui offrir son ancienne voiture. Que pourra-t-elle faire, l’année prochaine ? C’était pratiquement impossible de faire encore mieux. Erïka et elle en avait discuté, une fois. Comment trouver quelque chose d’encore plus fabuleux ? Elles avaient une année entière pour y réfléchir. Ce ne sera pas du gâteau, mais avec leur fortune, tout était possible. Absolument tout.


-« Je sais également faire plaisir aux femmes, si tu vois ce que je veux dire. » Fit Eleonnora en lançant un clin d’œil à Will.

Il était maintenant temps d’aller déjeuner. La jeune femme monta dans l’automobile et s’installa du côté passager, laissant sa petite sœur s’installer à l’arrière. William pris le temps de remplir les papiers d’acquisition et d’assurance avant de démarrer le véhicule. Cet engin lui appartenait, à présent. Heureux, William rappela à Eleonnora à quel point elle était parfaite. La jeune femme en rajouta une couche, affirmant qu’elle le savait déjà. Ce n’était pas la modestie qui l’étouffait, en tout cas. Erïka ne se gêna pas pour murmurer un petit commentaire à ce sujet. Malgré tout, William avait de la chance d’avoir les deux jeunes femmes dans sa vie. C’était réciproque, surtout pour l’adolescente. Il était comme son frère. Elle ne savait pas comment Eleonnora considérait le rouquin, mais elle s’en fichait. Elle l’adorait, c’était le principal.


-« Nous aussi on a de la chance de t’avoir. Beaucoup de chance. Je ne sais pas ce que je ferais sans toi. » Fit Erïka en surgissant derrière William afin de lui faire un câlin.

Le trajet jusqu’au restaurant fut bien tranquille. Ce fut une fois dans l’établissement, bien installées à leur table, que les deux sœurs se chamaillèrent de nouveau. Cela n’avait pas de fin, au plus grand malheur de William. Elles s’envoyaient répliques sur répliques, ne trouvant pas de fin à ce petit manège. Cela cessait bien souvent quand l’une des deux en avait marre. Au moins, elles pouvaient s’entendre sur certaines choses : les plats de ce restaurant étaient délicieux.
Eleonnora était une habituée, contrairement à Erïka qui n’y avait mis les pieds qu’une seule fois. La jeune fille conseilla d’ailleurs au rouquin le plat qu’elle avait pris la dernière fois. Il y avait tant de mets qu’il était difficile de faire le bon choix. Pour sa part, elle comptait revenir ici en compagnie de son petit ami. Peut-être qu’elle pourrait revenir avec Will et Amy, également ? L’adolescente affirma donc qu’ils auraient pleins d’autres occasions pour remettre les pieds dans l’établissement. Will songea à leurs anniversaires, mais il préférait bien mieux cuisiner pour elles.


-« Je te laisse me faire à manger quand tu veux. » Répondit Eleonnora alors que sa sœur avait une idée plus précise de ce qu’elle désirait.
-« Tu crois pouvoir me faire un plat Russe pour mon anniversaire ? Je suis sûre que ce sera bon si c’est toi qui cuisine ! »

Après avoir passé leur commande au serveur, la petite famille se mit à discuter d’un sujet un peu plus tabou pour certaines personnes. Erïka refusait de parler de sa vie intime, encore moins à sa demi-sœur. Pourquoi s’intéressait-elle à ses histoires hétéros ? Elle ne pouvait pas se contenter de ses propres histoires sexuelles ? À moins que ce soit mort de ce côté-là ?
Tout avait commencé par Eleonnora. Elle était toujours à l’origine de ce genre de discussion. Montrant une photo qu’elle avait prise d’elle le matin même, elle affirmait que sa sœur était terriblement jolie ainsi accoutrée et que son petit ami ne pouvait lui résister. Cependant, Erïka savait qu’elle n’avait pas besoin de ça pour lui plaire. Il l’aimait au naturel… même dans sa plus simple tenue. D’ailleurs, elle s’attendait à une quelconque réaction de Will lorsqu’elle affirma que Bobby ne la matait pas vraiment, sauf lorsqu’elle se baladait à moitié nue. Le pauvre rouquin s’étouffa avec son café et Erïka ne put retenir un petit rire amusé, tout comme sa sœur.


-« Ce n’est pas un petit rhume qui va m’empêcher de dormir contre lui, crois-moi. Je n’ai pas peur d’attraper froid. »

Eleonnora y alla également de son petit commentaire.

-« Je suis certaine qu’il est capable de la chauffer, au besoin. »

Et, bien entendu, la conversation dériva jusqu’à parler des seins d’Amy. Eleonnora avait une petite tenue bien sexy qu’elle avait acheté sur un coup de tête sans prendre la peine de l’essayer. Une fois chez elle, elle réalisa que le petit haut ne lui faisait pas. Elle ne prit pas la peine d’essayer la jupe et relégua le tout au fond de son placard. Elle avait complétement oublié ce petit habit, en ayant plein d’autres dans sa garde-robe. Cependant, elle était certaine que cela pouvait convenir à la copine de Will. Et puis, ce dernier n’allait certainement pas rester indifférent face à une belle femme dans une tenue aguichante.
Malgré tout, le rouquin ne voyait pas l’intérêt de débourser pour une tenue qui n’allait que tenir quelques minutes sur le dos de l’acheteuse. Là, il se trompait. Habituellement, elle gardait sa tenue bien plus longtemps qu’Evelynn… Mais bon, ça c’était une toute autre histoire.


-« Détrompe toi, mon cher. Ça ne dépend que de toi. J’espère, au moins, que tu n’es pas précoce. C’est si triste ce genre de chose… Pendant que j’y pense, je te filerais aussi la tenue de policière avec les menottes et tout ça. Elle va être à croquer. »

Découragée, Erïka buvait tranquillement son smoothie. Enfin, c’était jusqu’à ce que William décide de lui demander ce qu’elle aimait chez un homme. Elle aurait dû s’arrêter au premier élément : les yeux. Tout se lisait dans un regard, impossible de mentir. Elle adorait tout particulièrement ceux de son petit ami. Lorsqu’elle sentait son regard posé sur elle, elle se sentait parfois gênée. La couleur de ses yeux était si belle, elle l’enviait d’avoir un si beau regard. Elle aurait réellement dû s’arrêter là. Cependant, elle se mit à parler de son corps. Il s’entrainait, cela se voyait facilement lorsqu’il retirait son chandail. Il était assez musclé pour que cela façonne légèrement son corps, mais pas trop pour que cela soit ridicule. Il était simplement parfait. Rien qu’à y repenser, elle en bavait presque. Elle aurait vraiment dû se taire.

Selon Will, si Bobby pouvait faire fondre n’importe quel iceberg, il était mieux de faire attention à ne pas se transformer en flaque d’eau. Sur le coup, Erïka sourit. Heureusement qu’une telle chose n’arrivera jamais. Elle le voyait plutôt en bonhomme de neige, à la rigueur, mais pas en une simple flaque d’eau. Il était bien trop froid pour cela. Cependant, le simple fait qu’il pose ses deux yeux d’un bleu éclatant sur elle suffisait à la faire rougir et à réchauffer son cœur. Elle avait à la fois chaud et froid, dans ses bras, mais elle se sentait bien. C’était l’important.


-« La seule chose qu’il est capable de faire fondre, en fait, c’est bien mon cœur. » Elle prit une gorgée de son breuvage avant de réaliser ce qu’elle venait de dire. « Attend, j’ai vraiment dit une connerie pareil ? Oublie ça, efface ça de ton esprit. L’amour ça rend con, en fait. »

-« Mais c’est si beau l’amour. Et puis, tu es conne au naturel, c’est pas comme si ça changeait quelque chose. » Ajouta Eleonnora avec un grand sourire.

L’ambiance se calma lors du repas. Tout le monde était trop occupé à manger. Lorsqu’Erïka volait un peu de nourriture dans l’assiette de Will, Eleonnora en volait dans celle de sa sœur, ni vue, ni connue. Lorsque tout le monde fut bien rassasié, Erïka alla payer la facture. Il était temps d’aller se reposer et de digérer tout ce qu’ils avaient engloutit. Eleonnora annonça à William qu’ils se rendaient chez elle, puisqu’il était encore tôt. Le jeune homme fut surpris. Visiblement, il ne s’attendait pas à ce qu’il y ait une suite à ce déjeuner.


-« Tu verras bien ce que l’on te réserve. Mets-toi seulement dans la tête qu’on ne rentre pas avant demain. On va s’amuser jusqu’aux petites heures de la nuit. »

Erïka se jeta dans la voiture, dès qu’elle fut déverrouillée, volant ainsi le siège passager à sa sœur. Elle verrouilla la porte afin qu’elle n’entre pas pour prendre sa place et en profita également pour étirer son bras et verrouiller la portière arrière. Quelques secondes plus tard, la portière se déverrouilla d’elle-même et la jeune femme se glissa à l’arrière du véhicule.

-« Tu n’arriveras jamais à me faire ce coup-là. »
-« Morue, tu triches. »
-« Non, je ne triche pas. Je me sers seulement des atouts que j’ai en ma possession. »

Pendant le trajet jusqu’à l’appartement d’Eleonnora, l’adolescente se souvint d’un truc très important qu’elle devait dire à son frère. Quelques semaines plus tôt, elle était allée voir Emma Frost avant de lui demander un grand service. Elle était heureuse que cette dernière eut accepté sa demande. Vu que la soirée allait durer jusqu’aux petites heures, il serait dommage que Will soit fatigué en entrant au boulot quelques heures plus tard.

-« Au fait, demain tu ne bosses pas. J’ai demandé à Emma de te laisser une journée de congé supplémentaire. Comme ça, tu pourras fêter avec nous cette nuit et faire la marmotte toute la journée. C’est chouette, non ? »

Quelques minutes plus tard, ils se garèrent dans l’espace de stationnement réservé à l’immeuble d’Eleonnora. Cette dernière quitta la voiture dès qu’elle fut stoppé et fit signe aux deux résidents de la suivre. Elle les mena au parking intérieur où étaient garées ne nombreuses voitures. Elle s’approcha de l’une d’elle et la désigna à William, fière de lui montrer sa nouvelle acquisition.

-« Regarde ce bijou. Il n’est pas magnifique ? »

Spoiler:
 

Elle était toujours fière de montrer ses nouvelles acquisitions. Erïka, elle, avait eu l’occasion de voyager dans la voiture. C’était de la tôle avec quatre roues et une radio. Cependant, il fallait avouer qu’elle n’était pas moche. Il y avait plus joli, à ses yeux, mais la voiture n’était pas laide. C’était plutôt le prix qu’Eleonnora avait déboursé pour ce truc, qui l’était. Elles étaient totalement opposées, question dépense. Erïka ne déboursait que peu et pour des choses qui en valait la peine à ses yeux. Sa sœur, elle, dépensait dès qu’elle en avait l’occasion. Encore quelque chose qui les différenciaient. Elles étaient peut-être jumelles physiquement, mais psychologiquement c’était une toute autre histoire…
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MessageSujet: Re: Happy Birthday Brother ! [William McKellen & Eleonnora Davidoff]   Mer 10 Avr 2013 - 13:51

Will n'était pas matérialiste. Il pouvait très bien vivre en ne possédant rien, il l'avait bien fait jusqu'à présent. Mais ce n'était pas une raison pour qu'il ne prenne pas soin de ce qu'il avait maintenant. C'était un magnifique véhicule, bien plus beau que ce qu'il aurait pu s'acheter par lui-même. A vrai dire, même s'il adorait les belles voitures, il aurait sans doute pris une voiture tout à fait banale, de peur de l'abimer ou qu'on lui vole. Qui ne rêverait pas d'une telle voiture ? Elle était hors de prix, était blindée d'options et rien que la peinture devait coûter un mois de salaire. Mais ce qui avait le plus de valeur à ses yeux, c'était qu'il s'agissait d'un cadeau de ses proches. Et ça, ça avait bien plus de valeur que n'importe quoi d'autre. Elles auraient juste pu lui offrir un porte clé qu'il aurait été tout aussi heureux. Mais là, le cadeau était de taille. Assurément, il allait en prendre grand soin !

"J'en prendrais soin comme si c'était vous ! Et puis, t'en fais pas, maintenant qu'elle est à moi, j'compte bien m'démerder si jamais j'ai un souci. Décidément, t'connais tous les gens à connaitre toi ! Même ta mécano est sexy ? Merci pour l'numéro, j'la contacterais au besoin."

Maintenant qu'il avait son cadeau en main, Will réalisait qu'il s'était bien fait avoir par Erïka. Cette dernière avait fait en sorte de rejeter toutes ses propositions d'achat de voiture d'occasion. Vu qu'il n'y connaissait rien et qu'il lui faisait confiance, le rouquin n'avait jamais remis sa parole en doute. Et finalement, il avait bien fait, même si elle lui avait menti. Lorsque c'était pour son bien, il pouvait bien la pardonner. Et puis, il lui avait également caché des choses par le passé, ce n'était pas pour autant qu'elle lui en voulait alors pourquoi le ferait-il ? Au contraire, il s'en amusait, la taquinant à ce sujet. Aucun doute, il se vengerait de cette douce attention. Mais l'heure était plutôt aux compliments. Will ne risquait pas de tomber à cours d'idées pour les remercier tant il était content. Mais il ne fit pas attention que sa phrase pouvait contenir un double sens. Il était rare qu'il se rende compte de ce genre de chose, surtout lorsque les mots venaient de lui. Eleonnora, elle, ne manqua pas de rebondir dessus, ce qui amusa fortement le borgne lorsqu'il eut enfin tilté.

"Arrête, tu vas m'faire regretter d'pas être une nana !" répliqua t-il en riant

Eleonnora avait décidément pensé à tout. La voiture était propre comme un sous neuf, le plein était fait et les papiers étaient pré-remplis, il ne manquait qu'une signature. Will lui en fit la remarque et elle ne trouva rien de mieux que de s'en vanter. Mais contraire à Erïka, Will s'en moquait. Elle pouvait bien avoir un égo surdimensionné, ce n'était pas comme si c'était gênant à ses yeux. Il déclara d'ailleurs qu'il était chanceux de les compter dans sa vie. Erïka vint lui faire un câlin pour confirmer qu'elles aussi, étaient chanceuses. Le rouquin posa ses mains sur les bras de la russe qui l'entouraient, savourant l'étreinte. Décidément, il les adorait vraiment.


"J'te dois beaucoup aussi, Rika. Plus que tu n'le crois."


Il leva le regard vers le rétroviseur intérieur pour pouvoir la regarder et lui offrir un sourire. Lorsqu'elle le lâcha, il démarra le véhicule et suivit les indications d'Eleonnora pour se rendre au restaurant. Will était content de venir ici, il avait l'impression que son anniversaire était devenu quelque chose de spécial. C'était donc aussi grisant de le fêter ? A moins que cela ne soit dû qu'aux douces attentions des soeurs Davidoff. Un peu des deux sans doute. Will ne savait en tout cas pas quoi choisir dans la multitude de plats qui s'offraient à lui. Tout avait l'air bon mais c'était difficile de juger sans avoir au préalablement goûté. Erïka assura qu'ils reviendraient ici de toute façon et qu'il aurait donc l'occasion de tout goûter. Will ne savait pas pour quelles raisons ils pourraient revenir ici, supposant alors qu'elle évoquait leurs anniversaires à elles. Mais le rouquin avait une toute autre idée en ce qui les concernait. Grâce à Anieta, il se débrouillait en cuisine et aimait même concocter de petits plats. Il voulait donc faire honneur aux filles en leur préparant lui-même à manger. Elles avaient l'air d'accord, surtout Erïka qui désirait quelque chose en particulier.

"J'espère que ça vous plaira ! Et pas d'souci, Rika, je te ferais tout un repas complet russe même ! Pourquoi se contenter d'un plat, hmm ?"

Profitant de leurs breuvages, ils continuèrent de discuter maintenant que leur commande était passée. Mais la discussion avait pris une drôle de tournure. Eleonnora avait l'habitude de parler sans détour et cela ne dérangeait aucunement Will. Seulement, lorsqu'il s'agissait de sexe et qu'Erïka était présente, il était tout de suite plus mal à l'aise. Néanmoins, il fit l'effort de ne pas trop le faire remarquer, essayant même de détendre l'atmosphère en évoquant le fait que Bobby n'avait pas besoin qu'Erïka soit ainsi grimée pour la mater. Il l'avait déjà vu faire à plusieurs reprises mais à présent, le rouquin s'était fait une raison. Mieux valait en rire, non ? Cependant, la jeune femme fit une révélation qui manqua de faire s'étouffer Will avec son café. Avait-elle besoin de donner ce genre de détails ? Will tenta plus ou moins de la dissuader en évoquant un rhume probable à force de se coller à quelqu'un d'aussi froid que lui mais cela n'était en rien dissuasif visiblement. Eleonnora en rajouta même une couche.

"Chaud... Froid... C'est justement comme ça qu'on attrape un rhume j'vous ferais remarquer !"

Mauvaise foi ? Sans doute. Son côté frère poule n'était jamais très loin. Mais Eleonnora posa de nouvelles questions au rouquin, le questionnant sur ce qu'il préférait. Il devait avouer qu'imaginer Amy dans une tenue sexy ne le laissait pas indifférent, bien au contraire. Mais il ne voyait pas trop l'intérêt de porter une tenue spéciale si chère... Car lorsqu'il la verrait ainsi vêtue, il lui sauterait assurément dessus et la tenue ne ferait donc pas long feu. Eleonnora voyait pourtant les choses autrement, y allant de son petit commentaire sans gêne avant de proposer une autre tenue. Mais cette tenue évoquée ne faisait pas fantasmer Will, bien au contraire. Il se figea même, son sourire avait disparu.

"Non ! Non non... pas cette tenue là. Celle d'infirmière suffit, j't'assure. C'est gentil d'proposer hein, mais j'me passerais de l'autre."


Déjà qu'il avait peur de terminer en prison un jour, il ne désirait pas voir sa petite amie porter ce genre de chose. Cela ne ferait que lui rappeler de bien mauvaises choses. Pour changer de sujet, il demanda à Erïka ce qui l'attirait chez un homme. C'était un sujet potentiellement épineux mais tout lui paraissait plus agréable à évoquer qu'un éventuel tour en prison. La jeune femme répondit avec franchise. Un peu trop même... Elle en avait dis plus que prévu et se rattrapa bien rapidement, même si le mal était déjà fait. Will poussa un léger soupir découragé et préféra opter pour blaguer à ce sujet plutôt que de faire une remarque désobligeante. Il trouvait sa blague amusante mais ce n'avait pas l'air d'amuser Erïka. Ou alors elle n'avait pas compris. Tout ce qu'elle trouva à répondre était une phrase qui sentait bon l'eau de rose. Mais plutôt que de se moquer comme le faisait Eleonnora, Will trouvait ça adorable. Cela prouvait qu'elle était amoureuse et c'était plaisant à voir. Ce n'était pas le genre de discours qu'il s'était attendu à entendre de sa part et il espérait vraiment qu'elle ne serait jamais déçu par celui qui avait volé son coeur.

"Si ça rend con alors j'suis l'mec le plus demeuré d'la Terre. On a la chance d'tous les trois aimer quelqu'un, c'est pas l'cas d'tout l'monde, on est chanceux."

Les plats arrivèrent et chacun mangea avec appétit, parfois même plus que sa propre part, piquant dans l'assiette des autres. Mais l'ambiance restait agréable, tout comme le repas. Will s'attendait à profiter du repas puis à reprendre le chemin de l'Institut mais ce n'était apparemment pas au programme. Ce n'est qu'une fois dehors que le rouquin réalisa que les filles avaient prévu autre chose pour la suite de la journée. Surpris, il ne voyait vraiment pas ce qu'elles pouvaient faire d'autre pour lui faire davantage plaisir. Il était déjà comblé ! Eleonnora affirma que la journée ne faisait que commencer et qu'ils ne rentreraient pas avant le lendemain. Qu'avaient-elles donc prévu ? Il était trop curieux.

"Sérieux ? Vous savez, j'vous adore déjà hein, pas b'soin d'vous donner tant d'mal !" assura t-il en souriant

Entrant dans la voiture, il attendit que les filles fassent de même. Mais pendant qu'elles se chamaillaient, Will réfléchissait au fait qu'il allait devoir ruser pour faire la sieste à son travail, le lendemain. S'ils terminaient la journée effectivement si tard, il risquait de ne pas être très en forme pour bosser. A moins qu'il n'use pas de son clone pour être plus performant ? Mais Erïka dû lire dans ses pensées car elle fit une remarque à ce sujet. Ainsi donc, elle avait carrément demandé ça à Emma ? Elle pensait à tout elle aussi.


"C'est d'famille de penser à tout comme ça ? J'ignorais qu'tu savais lire dans les pensées aussi ! En tout cas, c'est parfait !" fit-il avec un grand sourire

Le trajet n'était pas très long et Will gara le véhicule avec précaution. Il avait justement hâte de voir celui d'Eleonnora qui remplaçait à présent la voiture qu'elle lui avait offert. Une fois arrivés, le rouquin suivit la grande blonde jusqu'au garage intérieur où dormaient de nombreuses et belles voitures. A chaque fois qu'il passait devant l'une d'elles, il se demandait si c'était celle-ci. Mais elle lui en désigna finalement une, magnifique. Will ne pu retenir un "Wow" d'émerveillement. Ca c'était de la voiture ! Eleonnora avait décidément beaucoup de goût en matière automobile. Le rouquin s'approcha de la voiture et la détailla sous tous les angles, regardant les options qu'elle avait pris. Il ne la toucha cependant pas, conscient que les amateurs de belles voitures n'aimaient pas qu'on laisse des traces sur une si belle carrosserie.


"Superbe ! T'sais choisir les belles caisses ! Tu vas encore en faire, des jaloux, j'te l'dis ! Elle en a sous l'capot au moins ?"

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MessageSujet: Re: Happy Birthday Brother ! [William McKellen & Eleonnora Davidoff]   Jeu 11 Avr 2013 - 5:05

Erïka était une jeune fille directe qui ne manquait jamais de faire valloir son point de vue lorsqu’elle le désirait. Cependant, bien que sa demi-sœur possède ce même trait de caractère, elles étaient tout de même différentes sur certains points. Alors que l’adolescente était plutôt sauvage et crachait vérité et insultes au visage des gens, la jeune femme parlait ouvertement de sexe. Ce sujet n’était pas tabou pour Erïka, en fait il n’y avait pas grand-chose qui l’était avec elle, mais il ne s’agissait pas du genre de sujet dont elle parlait avec n’importe qui. Sa sœur était visiblement obsédée par cela, toute conversation avec elle finissant toujours par converger en ce sens. Encore une fois, elle ne faisait pas exception à la règle en rebondissant sur une réplique de William. Elle savait faire plaisir aux femmes, elle savait se faire désirer des hommes. Elle adorait être admirée, pas étonnant qu’elle prenait toujours autant de temps à se préparer le matin. William allait finir par regretter de ne pas être une femme. Selon Erïka, il ne manquait pas grand-chose. Sa sœur était une morue comme une autre dans ce vaste océan de flétans dissimulés derrière des nénuphars de fond de teint.

-« Tu devrais commencer à le regretter tout de suite ! » Lança Eleonnora à la blague.

Une fois dans la voiture de William, ce dernier termina de remplir les papiers relatifs à son acquisition avant d’être fin prêt à démarrer. Il était heureux de recevoir un tel cadeau, mais il était davantage ravi d’avoir les deux jeunes femmes auprès de lui en cette belle journée. Erïka surgit derrière le banc de son frère afin de pouvoir l’enlacer. Elle l’adorait, il comptait énormément à ses yeux. Elle était chanceuse de l’avoir à ses côtés. Ce sentiment était réciproque. Si elle devait beaucoup au rouquin, c’était également valable pour lui. Il lui devait tellement, elle n’arrivait pas à imaginer à quel point. Heureuse, le sourire aux lèvres, l’adolescente relâcha son emprise sur son frère afin de s’installer confortablement sur la banquette arrière du véhicule.

Ils se rendirent au restaurant où ils purent profiter d’un excellent repas. Cependant, en attendant celui-ci, ils discutèrent de bien des choses. Tout commença en parlant du menu, puis de nourriture. William voulait leur cuisiner un super repas d’anniversaire, lorsque ce sera celui des deux sœurs, plutôt que de les amener au restaurant. Il cuisinait plutôt bien, grâce à Anieta il avait fait beaucoup de progrès en la matière. Eleonnora aimait bien l’idée alors qu’Erïka l’adoptait à deux cent pourcent. Elle savait déjà ce qu’elle désirait : un plat russe. William accepta, mais n’allait pas s’arrêter à un seul petit plat. Il pouvait en cuisiner plusieurs, faire un super dessert également. Il y avait tellement de possibilités.


-« Tu serais capable ? Ce serait génial ! »

Bien entendu, comme à chaque fois qu’Eleonnora était dans les parages, la conversation dériva vers le sexe. Un jour, Erïka allait peut-être finir par s’y faire. Est-ce qu’elle le faisait exprès où elle était ainsi avec tout le monde ? Elle son frère jumeau, Alexïs. Le pauvre, il ne devait probablement pas savoir comment répondre ou éviter ces questions personnelles et un peu trop directes. Il va falloir qu’elle lui apprenne à envoyer promener leur sœur.
William était déjà un peu plus à l’aise avec le sujet que son frère. Cependant, il ne voulait peut-être pas parler de sa vie sexuelle devant sa petite sœur et encore moins que l’inverse ne se produise. Erïka souhaitait garder sa vie privée pour elle. Malgré tout, cela ne l’empêcha pas d’affirmer qu’elle aimait être dans les bras de Bobby, vêtue ou non. Elle n’avait pas peur d’attraper le rhume, loin de là.


-« Un rhume est un rhume. Deux ou trois jours à se moucher et puis c’est terminé, on passe à autre chose. Et puis, ça en vaut la peine si c’est pour être dans les bras de Bobby. »

La suite de la discussion se déroula entre Eleonnora et Will. L’adolescente n’allait pas s’en plaindre. Sa sœur voulait donner un costume sexy à Amy, en espérant que son petit ami apprécie le tout. Elle lui proposa celui d’infirmière, mais il y en avait également un de policière qui était, selon elle, très joli et excitant. Enfin, ce n’était pas le point de vue de William, si on se fiait à sa réaction. Il refusait catégoriquement qu’Amy revêt un tel costume. Pourquoi ? Il n’aimait pas les policières ? Dommage.

-« Tu n’aimes pas les policières ? Pourtant le costume il est très joli, tu sais. Tu ne veux pas y jeter un coup d’œil avant de refuser ? Tu pourrais bien changer d’avis… »

Haussant les épaules face au refus du rouquin, la jeune femme décida de prendre Erïka pour cible de ses questions indiscrètes. Cependant, William changea de sujet avant elle et questionna l’adolescente. Ce qu’elle aimait chez un homme ? Elle commença à parler des hommes en général, mais revint bien vite à Bobby. Elle aimait tout chez lui. Elle fit partager quelques détails qu’elle aurait peut-être du garder pour elle. Déjà, les détails, personne n’avait besoin de les avoir. Ensuite, les trucs à l’eau de rose, elle pouvait bien se les garder. L’amour rendait con. Depuis qu’elle était avec Bobby, elle ne cessait de sortir des petites phrases trop mignonnes dégoulinant de romantisme. C’était affreux. Cependant, selon Eleonnora, sa sœur était conne au naturel, pas besoin de l’amour pour empirer les choses. Pour toute réponse, l’adolescente fit des gros yeux à la jeune femme. Eleonnora faisait cela pour l’embêter, cela se lisait sur son visage. Au moins, elle avait William de son côté. L’amour rendait peut-être con, mais il s’agissait d’un merveilleux sentiment. Ils avaient tous de la chance d’avoir trouvé la personne parfaite, celle qu’ils aimaient sincèrement et qui illuminait leurs vies respectives.

-« On est très chanceux… J’ai parfois du mal à croire qu’Evelynn sort réellement avec moi. J’en ai rêvé pendant longtemps. Elle est si belle, si parfaite… J’aimerais bien l’épouser, un jour. » Confia Eleonnora.

Lorsque le repas fut terminé, Erïka alla payer la facture. Eleonnora, elle, sorti à l’extérieur avec le fêté, le temps que leur petite sœur vienne les rejoindre. La journée n’était pas terminée, loin de là. Il y avait bien des choses au programme. Le jeune homme n’allait pas pouvoir rentrer à l’institut si facilement. La prochaine direction était l’appartement d’Eleonnora. Ainsi, elle pourra lui montrer sa nouvelle voiture. Elle était absolument magnifique, cela valait le coup d’œil. Will avait vraiment cru que son anniversaire se limiterait à un repas au restaurant ? Il ne fallait pas rêver ! Les sœurs Davidoff avaient tout un tas d’idées en réserve. Il n’allait pas être déçu. Même s’il adorait déjà les jeunes femmes, ce n’était pas une raison pour ne pas fêter en grand. Elles l’adoraient et souhaitait lui faire plaisir.


-« Dans ce cas, tu n’as qu’à nous adorer encore plus, ne te retient surtout pas. » Fit Eleonnora avec un grand sourire.

Une fois dans la voiture, elle commença à sa chamailler avec sa petite sœur. Cela ne terminera jamais. Elles continueront toujours à s’embêter et s’envoyer des piques. Personne ne pouvait changer cela. Cependant, Erïka cessa d’argumenter avec sa sœur afin de parler un peu avec Will. Elle avait fait en sorte qu’il puisse profiter d’une journée de congé supplémentaire, demain, afin de récupérer de cette journée qui s’annonçait mouvementée. Cela faisait plus d’un mois qu’elle pensait à cette journée, elle n’avait pas omis un seul détail. Will était heureux, elle avait atteint son objectif.


-« Que veux-tu ? Je suis fantastique. » Fit-elle en imitant sa demi-sœur.

Quelques minutes plus tard, ils se garèrent à l’immeuble où vivait Eleonnora. Cette dernière les fit passer par le garage intérieur, afin de leur montrer sa voiture de luxe. Elle était fière d’en avoir fait son acquisition. Elle allait être encore et toujours admirée, tout autant que son magnifique véhicule. Aucun doute qu’il y aurait des jaloux. Fière de son véhicule, elle laissa le rouquin l’admirer. Elle s’y connaissait en mécanique, elle avait également un très bon goût en matière de véhicule sport. William venait de lui confirmer.


-« À ton avis ? Elle est super performante. Je te ferais faire un tour, un jour, si ça te dit. Tu ne vas pas regretter la balade. »

Après ce petit tour au garage, le trio monta dans l’immeuble jusqu’au loft d’Eleonnora. Aussitôt, la jeune femme agrippa le rouquin et le traina dans sa chambre, puis dans son immense garde-robe, afin de rechercher la tenue dont elle lui avait parlé. Pendant, ce temps, Erïka s’éclipsa dans la salle de bain afin de passer un appel à sa grand-mère. Ils n’étaient pas attendus tout de suite, elle devait s’assurer que tout était prêt avant de débarquer chez la vieille femme. Une fois cela fait, elle alla rejoindre les deux jeunes gens dans la chambre d’Eleonnora. Cette dernière venait de mettre la main sur la tenue qu’elle cherchait et la confia à William. Elle était toujours dans un petit sac provenant du magasin. Ainsi, il pourra le transporter plus facilement.

-« Elle est jolie cette tenue, non ? Ta copine va être terriblement sexy, j’en suis sûre. C’est une belle femme, elle n’en sera que plus désirable. »

Une fois le sac remis à Will, la jeune femme s’éloigna et entraina sa petite sœur avec elle, hors de la pièce. Ainsi, elle échangea quelques mots en russe avec elle, d’une voix suffisamment basse pour que le rouquin n’entende rien. Après s’être mises d’accord, Erïka appela son frère.

-« Will ? Tu viens ? Il faut y aller. »

Elle n’en ajouta pas davantage et attendit qu’il la suive avant de quitter l’appartement. Eleonnora verrouilla derrière elle. Sa douce n’était pas présente, probablement partie faire des courses. Il n’y avait donc personne dans le loft, à présent. Rapidement, elle rejoignit les deux autres à l’extérieur. Erïka avait déjà expliqué à son frère qu’ils filaient de nouveau sur la route. Elle monta dans le véhicule, laissant de nouveau la banquette à sa demi-sœur. Elle comptait donner les indications au conducteur afin qu’il les mène à bon port. Lui donner tout de suite leur lieu de destination serait gâché une partie de la surprise. Ainsi, elle le conduit jusqu’à l’appartement d’Anieta McGowen.


Dernière édition par Erïka M. Davidoff le Ven 12 Avr 2013 - 1:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Happy Birthday Brother ! [William McKellen & Eleonnora Davidoff]   Ven 12 Avr 2013 - 0:15

Certaines personnes s'ennuieraient de voir Eleonnora se vanter à longueur de temps ou n'apprécieraient pas forcément que chaque discussion revienne forcément à un moment ou à un autre autour d'elle, mais pas Will. D'une, il était relativement patient et de deux, il trouvait ça plutôt amusant. En quoi cela pouvait-il le déranger qu'elle aime être au centre de l'attention ? Pour le moment, elle ne lui avait jamais marché sur les pieds et ne l'avait jamais pris de haut malgré leurs origines bien différentes. Après tout, la jeune femme avait tout pour elle, une solide éducation, un métier que beaucoup envieraient et surtout, une colossale fortune. Will était un peu à l'opposé de ça et malgré tout, elle ne lui faisait jamais remarqué et ne le rabaissait jamais. Du coup, il était très tolérant à sa façon d'être, s'amusant des remarques qu'elle pouvait faire. Elle avait tout pour rendre un homme heureux. Dommage qu'elle préfère les femmes.

"Ouais mais j'le regretterais justement d'autant plus... vu que t'es d'jà prise ! Alors j'vais conserver ma virilité hein !"

Et puis, homme ou femme, cela ne l'empêchait pas d'être gâté par la jeune femme. Il n'aurait jamais songé obtenir un si beau véhicule un jour et était même prêt à conduire toute la journée s'il le fallait. Au volant d'une telle voiture, il pouvait bien parcourir les routes aussi longtemps qu'il le fallait. Ce n'était pas qu'une belle voiture, c'était un présent avec une réelle valeur affective et Will était d'autant plus fier de l'avoir. Par chance, le groupe avait dû se rendre au restaurant et même s'il n'était pas bien loin, le rouquin appréciait d'être cette fois derrière le volant et non sur le siège passager. Entre ça et la qualité du restaurant, il aurait pu croire avoir soudainement changé de classe sociale. C'était donc ça la vie des Davidoff ? En tout cas, il était pleinement content de cette journée d'anniversaire qui ne faisait pourtant que commencer.

Mais s'ils fêtaient encore l'anniversaire du rouquin, ce dernier songeait déjà à celui des filles qui lui tenaient compagnie et qui l'avait déjà tant gâté. Lors de leurs fêtes, pas question de venir au restaurant. Will tenait absolument à leur faire lui-même le repas. Cela n'aurait certainement pas le standing d'un grand restaurant mais au moins, ce serait fait maison. Et ce n'était pas une question d'argent, loin de là. Pour elles, Will se moquait bien de débourser jusqu'à son dernier cents mais il préférait faire quelque chose qui venait de lui. Et puis, que pourrait-il bien leur offrir en retour ? Il ne voyait pas de quoi elles pouvaient avoir besoin. En tout cas pour Erïka, il savait déjà. Mais pour Eleonnora, c'était une autre paire de manches. Elle possédait déjà tout ce dont on pouvait rêver ! C'était donc un défi de parvenir à lui faire plaisir... mais le rouquin ne baissait pas les bras et comptait bien trouver. Pas question que les choses n'aillent que dans un sens, l'argent ne faisait pas tout ! Mais pour débuter, la préparation d'un repas typiquement russe était une bonne étape.


"J'm'entrainerais exprès pour qu'ce soit parfait ! J'suis p't'être pas russe, mais j'aurais une bonne alliée pour m'aider !" affirma t-il, songeant à Anieta

Mais très vite il ne fut plus question d'anniversaire. Eleonnora avait abordé sans gêne le sujet de l'attirance chez les deux sexes. Erïka en était à la base le sujet principal mais bien vite la discussion dériva, passant d'Amy à Bobby, les deux absents. Mais même sans la présence du mutant de glace, Erïka ne semblait pas gênée pour évoquer certaines choses que le rouquin aurait préféré ignorer. Il tenta donc de jouer sur la dérision, dissimulant ainsi plus ou moins bien ses craintes de grand frère (trop) protecteur. Mais l'adolescente ne restait pas les bras croisés et se défendait des craintes de Will. Un rhume était bien peu de choses à ses yeux, du moment qu'elle pouvait être avec celui qu'elle aimait. Le borgne sourit à cette réflexion. Cela prouvait bien à quel point elle tenait à lui, faisant fi de ce léger handicap. D'ailleurs, le mutant n'avait-il jamais eu de souci à cause de ça ? Dégager constamment du froid ne devait pas être très agréable pour ses proches. Cependant, Erïka semblait plutôt bien le supporter. Pas étonnant pour quelqu'un dont le sport préféré était les batailles de boules de neige.

Eleonnora quant à elle voulait absolument donner la tenue qui ne lui allait pas à Will pour qu'il puisse la mâter une fois sur le dos d'Amy. Ce dernier se réjouissait de la voir ainsi vêtue même s'il supposait qu'il ne la lui laisserait pas longtemps. La russe évoqua alors une seconde tenue à donner mais cette fois, le rouquin réagit tout à fait différemment. Pour lui, la police n'était en rien un fantasme, c'était plutôt l'inverse. Même s'il n'en parlait jamais, il avait toujours la crainte de voir les flics débarquer à l'Institut pour l'arrêter. Il avait la chance de ne jamais avoir eu d'ennuis jusqu'à présent mais qui savait ce que la police était capable de faire comme progrès dans les enquêtes criminelles ? Eleonnora semblait surprise d'une telle réaction et tenta tout de même de lui faire changer d'avis. En vain.


"C'est... pas mon trip. Et j't'assure que j'risque pas d'changer d'avis. Mais j'te remercie quand même."

Histoire de changer de sujet, Will demanda à Erïka ce qui l'attirait chez le sexe opposé. Là-dessus, le rouquin partait avec un grand désavantage puisqu'il ne possédait qu'un seul oeil. Mais même si Bobby avait ses deux yeux, elle ne s'arrêta pas juste à ça. Partie sur sa lancée, la jeune femme évoqua un peu trop de points qu'elle aimait chez son petit ami. Mais Will ne s'en offusqua pas. Il ne trouva même pas ça "con" comme le disait les deux femmes. Pour lui, c'était une belle preuve d'amour. Ils avaient tous les trois la chance d'être en couple et Will pouvait même se targuer de bientôt être marié. Ce n'était donc certainement pas dire à Eleonnora que le mariage, c'était bon pour les autres. Voir qu'elle envisageait d'épouser sa petite amie était plutôt mignon.

"Comme quoi on finit t'jours pas trouver la personne qui nous convient. J'suis sûr qu'elle s'rait pas contre t'épouser ! Vous allez bien ensemble."

Le repas étant terminé, Will pensait bêtement retourner à l'Institut. Il était loin de se douter qu'il n'était qu'aux préliminaires de la journée. Eleonnora lui annonça cependant que tout ne faisait que commencer. Ainsi donc, elles avaient prévu toute une journée de folie ? C'était bien trop aux yeux du rouquin qui ne pensait pas mériter tant de choses. Mais il était heureux et se demandait comment leur rendre la pareille. Il se remémorait que même dans sa propre famille, il n'avait jamais été aussi heureux. Plus qu'une amitié, il adorait ces filles et ne se gênait pas pour leur dire. Il ne voyait pas comment les aimer plus mais Eleonnora répliqua qu'il trouverait bien un moyen. C'était difficile... A croire qu'elles avaient déjà tout prévu !

De retour à la voiture, Will se demandait dans quel état il serait le lendemain vu qu'il ne rentrerait certainement pas tôt. Travailler en ayant trop peu dormi n'était jamais une bonne chose. Mais Erïka avait anticipé et demandé à Emma de lui donner un jour de congé exprès pour ça. Visiblement, elle avait tout prévu pour qu'il profite pleinement de la journée, sans demi mesure. Le rouquin l'en félicita et elle trouva le moyen de répondre comme l'avait fait sa soeur un peu plus tôt. L'imitation était parfaite, surtout ainsi vêtue et maquillée.

"C'est dans vos gênes, c'est certain !" assura t-il en riant

Le trajet ne fut pas très long jusqu'au loft d'Eleonnora. Là-bas, ils purent admirer la nouvelle voiture qu'elle s'était offert. Elle allait encore en faire, des envieux ! Will observa la voiture sous tous les angles, soulignant le bon goût de la jeune femme en matière d'automobiles. Il la questionna sur la puissance bien que, vu le profil de la voiture, il se doutait bien de la réponse. Ainsi donc, c'était une bête de puissance en plus d'être sublime. Le rouquin n'avait qu'une envie, c'était d'en faire un tour. Mais cependant, il était moins envieux qu'auparavant. Sans doute était-ce à cause du fait qu'il en possédait également une. Et puis, c'était la sienne, elle avait une valeur spéciale. Même si celle-ci pouvait sembler "mieux" sous certains aspects, pour Will elle resterait toujours inférieure.


"Un peu qu'ça m'dit ! Ce s'ra quand tu voudras."


Mais pour l'heure, ils prirent le chemin du loft et s'y installèrent le temps de patienter. Enfin, Will n'eut pas tellement le temps de se poser. En effet, Eleonnora l'avait entrainé dans sa chambre pour lui donner la tenue dont elle lui avait parlé plus tôt. Le rouquin attendit donc patiemment qu'elle la dégote de son armoire, observant le décor. C'était bien la première fois qu'il voyait la chambre de la russe. Jusqu'à présent, il n'y avait jamais mis les pieds. Comme tout le reste de l'appartement, tout était décoré avec goût et luxe. Absorbé par sa contemplation, il ne remarqua pas l'absence d'Erïka. Mais il reporta rapidement son attention sur Eleonnora lorsqu'elle sortit finalement la tenue pour la lui montrer depuis le sac où elle se trouvait. Il jeta un oeil et hocha la tête pour approuver. Il imaginait déjà Amy avec ça sur le dos et se mit à sourire bêtement.

"Un peu qu'c'est une belle femme ! Sans offense hein, mais c'la plus belle femme du monde ! Pas b'soin d'ça pour la rendre jolie. Mais c'est toujours un plus. J'ai hâte qu'elle l'enfile ! Merci Nora."

Sac en main, il continua d'observer la tenue tandis que les deux filles s'étaient éclipsés. Pas suspicieux pour un sou, il n'avait rien vu et ne se doutait pas de ce qu'elles faisaient. Heureusement qu'il n'écoutait pas car, comprenant le russe, il aurait pu capter certains mots. Ce ne fut pas le cas et il ne sortit de la pièce que lorsqu'il fut appelé. Où devaient-ils se rendre à présent ? Retournant à la voiture, il attendit les indications pour atteindre la destination. Ce ne fut que lorsqu'il fut dans le bon quartier qu'il réalisa où ils se rendaient. Voilà qu'ils étaient devant chez Anieta ! Ils avaient fait un sacré détour... Mais pourquoi ? Pour qu'il ne se doute de rien ? Il ne fit cependant aucune réflexion à ce sujet, content d'arrivé en terrain connu. Montant les étages, il frappa à la porte et attendit que la vieille femme vienne ouvrir. Lorsque la porte la dévoila, le rouquin vint la prendre dans ses bras pour la saluer. Mais qu'y avait-il derrière elle ? N'était-ce pas des ballons qu'il voyait par dessus son épaule ?

"Bonjour Anieta, content d'te voir. T'attendais d'la visite ?"

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MessageSujet: Re: Happy Birthday Brother ! [William McKellen & Eleonnora Davidoff]   Ven 12 Avr 2013 - 6:06

Spoiler:
 

Eleonnora était une femme assez particulière. Elle était narcissique, perverse et superficielle. C’était le genre de personne avec qui on ne pouvait pas toujours s’entendre. Pourtant, elle était très sociable. Cependant, sa personnalité ne convenait pas à tous. La preuve, Erïka avait bien du mal à la supporter, la majorité du temps… mais il fallait avouer que l’adolescente n’était pas une bonne référence question relations sociales. Elle était plutôt renfermée, même si elle s’ouvrait peu à peu aux personnes autour d’elle. En fait, ce devait être William qui était trop patient avec les gens. Comment arrivait-il à composer avec les deux personnalités bien distinctes des sœurs Davidoff ? D’un côté, il devait gérer le sale caractère d’Erïka et de l’autre il devait supporter la sublime Eleonnora qui passait son temps à s’envoyer des fleurs. Il devait être maso… ou avoir un véritable don avec les gens.

Les petites chamailles entre les deux sœurs ne pouvaient se stopper l’espace d’une journée. Peu importe l’endroit où le moment, elles trouveront toujours le moyen de s’embêter. Malgré tout, elles prenaient soin de ne pas trop gâcher l’ambiance et de se tenir à carreau en cette merveilleuse journée. Elles voulaient faire passer un très bon moment à William à l’occasion de son anniversaire. Ce serait bête de tout gâcher avec de futiles disputes de gamines.

Rien de mieux qu’une bonne discussion devant un bon repas pour détendre l’atmosphère. Pourquoi rester silencieux alors qu’il y avait tant à dire ? Si William et Erïka se connaissaient par cœur, la jeune femme avait encore beaucoup à apprendre du rouquin. Elle le questionna un peu sur des sujets plutôt tabous pour certaines personnes, mais qui semblaient tout à fait banaux à ses yeux. Par curiosité, elle désirait savoir ce qui allumait William. Ce dernier ne fut pas gêné de répondre à ses questions malgré la présence de leur petite sœur. Pourquoi se censurer en sa présence ? Elle était assez vieille pour entendre parler de sexe, après tout.
Eleonnora adorait les tenues bien sexy, surtout lorsqu’elle était dans un moment intime avec sa douce. Elle en avait plusieurs, chez elle. Récemment, elle avait fait l’acquisition d’une nouvelle tenue, très jolie, mais un peu trop petite pour elle. Comme elle ne pouvait la ramener à la boutique même si elle n’avait essayé que le haut, elle proposait à William de lui donner afin qu’il la fasse porter à sa copine. Elle sera à croquer, elle en était assurée.
Puisqu’ils étaient sur le sujet, elle en profita pour proposer une seconde tenue au rouquin. Un joli petit habit de policière. Cependant, cela était loin de l’enchanter. Ça ne l’allumait pas ? Tant pis. Elle avait quelque peu insisté, mais il refusait toujours. Haussant les épaules, la jeune femme attrapa sa boisson et en but une longue gorgée. On ne peut pas discuter les goûts, après tout.

Contrairement à Erïka et William, qui étaient en couple avec une personne du sexe opposé, Eleonnora préférait les femmes. Les choses étaient ainsi faites. Peu importe ce que l’on tenterait de lui dire, cela ne fera pas changer son faible pour la gente féminine et encore moins son amour pour Evelynn. Elle ne se voyait pas avec une autre femme qu’elle. Elles se connaissaient toutes deux depuis des années, mais n’étaient en couple que depuis un peu plus de six mois. Même si la jeune femme était déjà prête à faire sa demande et en rêvait toujours, elle souhaitait prendre son temps afin de ne pas pousser Evelynn. Elle ne voulait pas effrayer sa douce avec l’idée d’un mariage, pour l’instant, mais un jour le grand moment viendra.

Pour l’instant, elle devait se concentrer sur le moment présent. C’était l’anniversaire de William, après tout. La journée ne s’arrêtait pas à un simple repas au restaurant, loin de là. Il y avait encore d’autres activités qui attendaient le rouquin. Avant tout, ils se rendirent à l’appartement d’Eleonnora. Pendant le trajet, Erïka discutait avec son frère. Elle lui confia qu’elle avait fait en sorte qu’il obtienne un congé le lendemain afin de pouvoir se remettre de la superbe journée qu’ils allaient passer. Cela semblait ravir le rouquin. Tout avait bien été réfléchi par les deux sœurs.
Cherchant à imiter sa grande sœur, Erïka sorti une parfaite réplique puant le narcissisme. Eleonnora fronça les sourcils. Cette petite peste essayait de l’imiter ou quoi ? À ses yeux, cela n’était pas très réussi, ne pouvait admettre qu’elle collait parfaitement à cette imitation. Elle tenta de donner une petite claque derrière la tête de sa sœur, mais cette dernière l’esquiva avec facilité. Ce n’était jamais marrant d’être coincé sur la banquette arrière d’une voiture…

Une fois arrivée à son loft, Eleonnora quitta la voiture de William afin de le guider jusqu’à la sienne. Elle était fière de lui montrer sa nouvelle acquisition de luxe. Elle lui promit de l’amener faire une balade, un jour. Pour l’instant, il était plutôt temps de monter à l’étage afin qu’elle lui donne la fameuse tenue dont elle lui avait parlé au restaurant.

Les sœurs Davidoff avaient pensé à tout. Elles avaient même établis un plan qui consistait à s’assurer que tout allait se dérouler comme elles l’avaient prévu. Une fois dans le loft, Eleonnora entraina William avec elle afin de laisser Erïka passer un coup de fil à leur grand-mère. Ainsi distrait, le rouquin ne se doutera de rien. Elle l’avait trainé dans sa garde-robe avant de chercher frénétiquement le sac contenant la tenue d’infirmière. Lorsqu’elle mit la main dessus, elle la donna à William. Sa copine était une très belle femme, de ce qu’elle avait pu voir sur les photographies présentes dans l’appartement d’Anieta. Elle ne se gêna pas pour le dire au rouquin. Il avait du goût pour avoir choisi une si jolie femme. Il affirmait d’ailleurs qu’il s’agissait de la plus belle femme du monde.


-« Une personne amoureuse dira toujours que sa femme est la plus belle. Avec une tenue pareille, elle va devenir aussi désirable qu’un morceau de caviar dans une réception de la noblesse. »

Quelques instants plus tard, Eleonnora s’était éclipsée de la pièce afin de rejoindre sa sœur. Elles échangèrent quelques mots, puis Erïka appela son frère, lui annonça qu’ils allaient ailleurs. La jeune femme prit soin de verrouiller son appartement avant de les rejoindre à l’extérieur. Elle s’engouffra dans la voiture du rouquin et attendit bien sagement qu’il démarre. Sa sœur lui donna des indications un peu au hasard, l’amenant à se balader à travers la ville. Elle avait besoin de gagner un peu de temps avant d’arriver chez Anieta. Lorsqu’elle jugea qu’ils pouvaient se rendre à destination, elle lui donna le bon chemin.

Une fois garé devant l’immeuble à appartement, tout le monde quitta le véhicule afin de s’y engouffrer. Les deux sœurs restèrent en retrait alors que William cognait à la porte. Quelques secondes plus tard, cette dernière s’ouvrit sur une Anieta vêtue d’une jolie robe de printemps qu’elle avait sortie de son placard pour l’occasion. Elle fut heureuse de voir le rouquin l’étreindre et lui rendit la pareille. Il s’était bien habillé pour l’occasion, cela lui allait à merveille.


-« Joyeux Anniversaire William ! Je suis contente de te voir. Comment te sens-tu maintenant que tu viens de gagner une année ? »

Elle recula de quelques pas afin de le laisser entrer dans l’appartement, suivit des filles. Anieta fut attendrie à la vue des deux jeunes femmes vêtue de façon similaire, portant toute deux les vestes qu’elle leur avait achetée. Elles étaient si jolies ! Tour à tour, la vieille femme vint les étreindre en leur confiant qu’elle les trouvait resplendissantes. Elles avaient fait beaucoup d’effort afin que cette journée soit réussie. Elles avaient pensé à tous, même à leur apparence. C’était si beau à voir.

Avant l’arrivée de ses invités, Anieta avait gonflé et accroché quelques ballons dans le salon. Elle avait sorti une jolie nappe de dentelle et en couvrit la table de la cuisine avant d’y sortir quelques plats de croustilles et de petites bouchées qu’elle avait cuisiné la veille. Les jeunes n’avaient peut-être pas très faim après le copieux repas qu’ils avaient engloutit au restaurant. Elle gardait le meilleur dans le réfrigérateur. La veille, elle avait cuisiné pendant toute la journée, aidée par ses petites filles, afin de préparer un succulent repas d’anniversaire.


-« Vous êtes si beaux, les enfants ! Ça mérite une photo. Venez par-ci et installez-vous l’un à côté de l’autre. »

Elle les entraina dans le salon où elle leur demanda de se placer devant le mur. Eleonnora se plaça à la droite, laissant sa petite sœur se placer entre William et elle. Comme ça, elle semblait encore plus petite, c’était amusant à voir. Faisant un magnifique sourire à la caméra, elle se montrait sous son meilleur jour. Après tout, il ne fallait pas gâcher la photo. Erïka souriait également, se retenant fortement de ne pas faire de sale coup à sa sœur. Lorsque la photo fut prise, elle retira sa veste et la posa sur un fauteuil. Anieta souhaitait prendre quelques photographies supplémentaires. Elle en prit une semblable à la première, alors que les filles avaient retiré leurs vestes, puis une autre avec les deux sœurs seulement, encore une autre avec William et Erïka, puis Eleonnora et William. Pour la dernière photo, elle posa son appareil sur un meuble et activa le compte à rebours avant de venir se placer avec les trois jeunes. Lorsque la photo fut prise, les jeunes purent prendre place sur le canapé. Eleonnora choisit l’un des fauteuils duquel elle retira les vestes qui y étaient posées avant de les accrochées à l’entrée. Erïka, elle, préférait le canapé. Cependant, à peine fut-elle assise qu’elle se releva aussitôt et quitta la pièce.

-« Vous voulez boire quelque chose ? » Demanda la vielle dame avant d’aller préparer les boissons dans la cuisine.

Pendant ce temps, Erïka était partie chercher les cadeaux pour son frère. Elle attrapa une mince et large boite de carton qui avait été emballée avec soin par la jeune fille. Puis, elle s’empara d’une autre boite, de la forme d’un cube. Lorsqu’elle revint dans le salon, elle remit cette petite boite à sa grand-mère, qui venait tout juste de poser les breuvages sur la table basse, avant de s’assoir sur le canapé. Elle avait posé le gros paquet cadeau sur ses jambes, ne le lâchant pas pour autant. Elle le tenait toujours près d’elle, tentant de ne pas trahir sa nervosité. Elle espérait que son frère allait apprécier son cadeau, qu’elle gardait pour la fin.


-« Tiens, William, voici un petit quelque chose pour toi. J’espère que cela te plaira. » Fit Anieta en remettant la petite boite à son petit-fils.

La vieille femme avait longtemps cherché une bonne idée de cadeau. Elle avait fait quelques boutiques sans trouver ce qui pourrait plaire à William. Finalement, elle avait arrêté son choix sur une très jolie montre qu’il pourrait porter à son travail. C’était quelque chose de simple, de discret et de très utile. Elle savait bien que le jeune homme n’était pas matérialiste, loin de là. Elle avait donc recherché quelque chose qu’il pourra utiliser en tout temps. Patiente, elle l’observa alors qu’il déballait son cadeau, pendant qu’Eleonnora filmait le tout. Il fallait bien immortaliser sa réaction afin de remplir un peu la collection de vidéos familiales d’Anieta.

Une fois le premier cadeau déballé, il était temps de passer à celui d’Erïka. Elle hésitait, craignant que ce cadeau sur lequel elle avait travaillé durant des semaines entières ne plaise pas à son frère. Elle regarda le paquet qu’elle tenait entre les mains avant de prendre une grande inspiration et de quitter son siège afin de pouvoir se placer face à William. Elle ne lui donna pas tout de suite le paquet, retardant le grand moment où il découvrira ce qu’il y avait à l’intérieur.


-« J’ai… Je voulais faire quelque chose de spécial. Grand-mère m’a beaucoup aidé à faire ton cadeau et j’espère qu’il va te plaire. J’ai tout fait pour qu’il soit le plus parfait possible. Humm… Enfin… Je crois que tu peux le déballer, maintenant. Joyeux anniversaire. »

Elle tendit timidement la boite à William avant de se rassoir à ses côtés. Eleonnora filmait la scène, ne souhaitant pas en rater une seule miette. Erïka, elle, avait du mal à poser les yeux sur son frère alors qu’il déballait le fameux paquet. Allait-il apprécier ce qu’elle avait fait pour lui ? Elle avait cherché une idée originale, quelque chose d’unique qu’elle pourrait faire pour son frère. Cependant, elle n’aurait jamais été en mesure de réaliser ce cadeau sans l’aide de sa grand-mère. C’est elle qui l’a aidée à faire les bons achats de tissu, à trouver les bons patrons ainsi que le matériel adéquat à la conception de son présent. Erïka avait demandé un coup de main à Amy, lui demandant de l’aider à prendre les mesures de William alors qu’il était profondément endormi. Ainsi, avec ces précieuses informations, elle avait pu se mettre au travail. Elle avait passé des journées entières chez sa grand-mère à coudre en s’assurant que tout était parfait. Elle avait recommencé certaines coutures à maintes reprises, rendant complètement folle la machine à coudre. Pourtant, malgré toutes les crises de nerfs par lesquelles elle était passée, malgré tous les problèmes qu’elle rencontra sur son chemin, elle avait réussis à obtenir un super résultat.

Maintenant, elle offrait à William son habit de mariage. Une magnifique tenue sobre comme on en trouvait dans les magasins spécialisé dans les ventes de ces costumes chics. Elle avait tout fait, du veston au pantalon en passant par la chemise blanche qui allait avec le tout. Certes, elle aurait pu acheter un habit tout à fait identique en magasin, mais ce n’était pas pareil. Elle avait fait cet habit de ses propres mains et il était d’aussi bonne qualité et même plus que ce que l’on retrouvait sur le marché. Anieta avait été d’une aide si précieuse pendant toutes les étapes de la confection. Elle avait terriblement hâte de voir la réaction de son petit-fils. Erïka, elle, retenait son souffle en attendant une quelconque réaction.

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MessageSujet: Re: Happy Birthday Brother ! [William McKellen & Eleonnora Davidoff]   Sam 13 Avr 2013 - 22:55

Will ne pouvait qu'être heureux de cette journée prévue spécialement pour lui. Il était entouré de personnes qui lui étaient chères, il était gâté et surtout, les soeurs Davidoff faisaient un effort considérables pour bien s'entendre. Cela ne les empêchait pas de se chamailler ou de se chercher verbalement mais c'était plus amusant qu'autre chose. Chacune répliquait mais les petites disputes n'allaient jamais bien loin. C'était plus comme de la taquinerie que comme une réelle dispute. S'entendaient-elles mieux avec le temps malgré leurs différences ? C'était tout ce que souhaitait Will. Les voir déjà agir ainsi lui donnait bon espoir et il était content qu'elles en fassent l'effort pour lui. Mais ce qu'il espérait par dessus tout, c'était qu'elles parviennent à réellement s'apprécier un jour, comme une véritable famille.

Aux yeux du rouquin, tout allait pour le mieux. La journée se déroulait à merveille et il était plus gâté qu'il ne l'avait jamais été. Pour lui, toute bonne chose avait une fin et il anticipait donc chaque moment comme étant le dernier. Mais il se trompait lourdement. A chaque fois qu'un bon moment s'arrêtait, un autre le remplaçait aussi. Du restaurant, ils atterrirent donc chez Eleonnora le temps de... de ? D'attendre. Mais attendre quoi, ça le rouquin n'en avait pas la moindre idée. Visiblement ils étaient attendus mais c'est tout ce que les russes avaient jugé bon de lui faire savoir. Une surprise sans doute ! Will ne chercha pas à savoir, préférant la garder intacte jusqu'à la fin. Il le saurait bien assez tôt, non ?

Pour l'instant, Eleonnora lui confiait la tenue qui ne lui allait pas afin qu'Amy puisse en profiter. Ou plutôt, afin que Will puisse en profiter puisque c'était pour son propre plaisir des yeux après tout. L'italienne apprécierait-elle la chose d'ailleurs ? Will devait avouer qu'il n'en avait pas la moindre idée. Peut-être trouverait-elle ça indécent ou stupide. Au quel cas, le rouquin ne s'en formaliserait pas. Elle n'avait clairement pas besoin de ça pour être désirable ! Mais la tenue donnait un petit quelque chose en plus, bien qu'elle ne resterait sans doute pas très longtemps sur son dos du coup. Eleonnora estimait que lorsque l'on aimait quelqu'un, on avait tendance à toujours la trouver d'autant plus belle. Elle n'avait pas tort.


"P't'être. Et puis, tous les goûts sont dans la nature, heureus'ment. Si on aimait tous les mêmes personnes, ce s'rait triste ! J'l'ai toujours trouvée magnifique c'la dit... même sans vêtements d'luxe ou maquillage. Mais c'est vrai qu'ça donne un p'tit quelque chose en plus."


Une fois la tenue donnée, les deux soeurs signalèrent à Will qu'il était temps d'y aller. Finalement, ils étaient restés assez peu de temps au loft. Où se rendaient-ils à présent ? Après un peu de route, ils atteignirent le quartier où vivait Anieta. Même sans avoir besoin d'être guidé jusqu'à son appartement, le rouquin n'avait aucun doute à présent sur l'endroit où ils se rendaient. Ils étaient donc attendus par la vieille dame ? Will était content de la voir, ayant toujours apprécié la vieille femme. Une fête d'anniversaire sans elle n'en était pas vraiment une. A peine entré, elle lui souhaita un joyeux anniversaire et le sourire du rouquin s'agrandit aussitôt. Visiblement, la décoration de l'appartement était bel et bien en son honneur, ce qui ne lui fit que davantage plaisir.

"Merci ! Bah j'me sens hmm... En m'levant, j'me sentais normal, banal... une journée comme une autre quoi, comme d'hab. Mais là, j'me sens juste comme un coq en pâte. J'vais juste avoir envie qu'ce soit à nouveau mon anniversaire demain ! Tes p'tites filles sont formidables et j'sais que c'est d'famille !" assura t-il en souriant

Will pénétra à l'intérieur de l'appartement et pu mieux admirer la façon dont Anieta avait décoré les lieux. Cela donnait un réel air de fête et le rouquin ne se sentait que plus important encore. C'était une sensation étrange que de sentir que pour une fois, des gens l'appréciaient tel qu'il était. C'était la famille qui lui manquait tant depuis tout ce temps. Et quoi de mieux pour immortaliser ce moment que de prendre des photos ? Will savait que sa mémoire se souviendrait toujours de cette journée mais avoir une photo n'était que mieux encore. Anieta étant une grande fan des photographies qu'elle gardait précieusement dans ses différents albums, elle ne manqua pas d'en prendre plusieurs. Voilà donc la raison pour laquelle ils étaient tous si bien vêtu aujourd'hui ? Sans doute. En tout cas, Will prit grand plaisir à poser en compagnie de sa famille, son sourire ne disparaissant pas un seul instant. A les voir tous réunis de la sorte, ils formaient réellement une famille heureuse, cela se voyait. Dommage qu'il manquait quelques personnes.


"Tu pourras m'faire tirer un exemplaire d'la photo où on est tous ensemble ? J'tiens à la rajouter à ma collection d'photos dans ma chambre !" demanda t-il alors qu'ils se dirigeaient tous vers le canapé "J'veux bien d'ça là ! Ca a l'air bon ! C'est quoi ? Du punch ?" demanda t-il ensuite en désignant le récipient sur la table de la cuisine

Will aida la vieille femme à servir les verres et à les apporter au salon tandis qu'Erïka s'était absentée. A son retour, ils étaient tous assis sauf elle, les mains chargées. Que tenait-elle là ? Des cadeaux ? ENCORE ? L'oeil unique du rouquin s'agrandit sous le coup de la surprise. Elles étaient sérieuses ? Une petite boire cubique circula d'Erïka à Anieta avant que ce ne soit Will qui la réceptionne. Il s'agissait d'un présent de la vieille femme.


"Roh... fallait pas, vraiment ! J'ai d'jà été tell'ment gâté... Juste être là avec vous, c'est d'jà une belle surprise ! Merci Anieta, aucun doute qu'ça va m'plaire !" assura t-il

Ravi et fier, le borgne l'ouvrit, curieux de savoir ce qu'il allait y découvrir. Une magnifique montre reposait dans une sorte d'écrin. Rien de tape à l'oeil, elle restait plutôt sobre sans pour autant avoir l'air de mauvaise qualité. Mais elle était surtout pratique et utile. C'était parfait puisque le rouquin n'en possédait pas encore. Pour savoir l'heure, il était toujours obligé de la demander à quelqu'un ou bien de la lire sur les horloges publiques. Pas toujours pratique... Mais grâce à la vieille femme, ce souci appartenait désormais au passé. Sans perdre un instant, il la sortit de la boite et l'enfila à son poignet. Il n'y avait même pas besoin de la régler, elle lui allait très bien. Il l'admira quelques instants puis posa la boite sur la table basse et se tourna vers la vieille femme pour la serrer dans ses bras et l'embrasser sur la joue.

"Merci beaucoup, c'est top, j'en avais pas ! Elle est super ! J'l'adore !"

Il restait à présent la boite qui trônait sur les genoux d'Erïka. Cette dernière se leva pour faire face à Will mais ne lui tendit pas la boite pour autant. Elle semblait étrangement nerveuse. Pourquoi réagissait-elle ainsi ? Le rouquin le comprit dès qu'elle expliqua que c'était elle qui l'avait fait, bien qu'aidée d'Anieta et qu'elle souhaitait qu'il lui plaise. Quoiqu'elle ait fait, comment cela pourrait-il lui déplaire ? Will lui offrit un sourire d'encouragement et attrapa doucement la boite lorsqu'elle la lui tendit. Il l'observa un moment, se demandant ce qu'elle pouvait contenir. Finalement, il la déballa et ouvrit le couvercle, dévoilant une tenue pliée mais dont on devinait chaque partie. Will haussa les sourcils puis attrapa les vêtements pour les soulever légèrement et mieux les observer. Il s'agissait d'une tenue relativement chic, jolie, avec de belles finissions. A vrai dire, on ne les voyait même pas. Du vrai travail de pro. Il s'agissait d'une tenue complète qu'on ne réservait que pour les grandes occasions. Son mariage, par exemple... C'était Erïka qui l'avait faite ? Pour lui ? Lentement, Will reposa la tenue dans la boite. Ses mains étaient légèrement crispées dessus et le seul bruit qu'on entendit était le léger "poc" d'une goutte qui tombait sur le bord de la boite en carton. En fait, ce n'était pas une goutte mais une larme. Will pleurait, touché par le présent que venait de lui offrit celle qui était sa meilleure amie, sa petite soeur de coeur, celle en qui il avait une totale confiance et qui le connaissait par coeur. Rien n'aurait pu lui faire davantage plaisir. Délaissant la boite, il se tourna cette fois vers Erïka qui avait rejoins sa place et l'attrapa aussitôt dans ses bras, la serrant fortement contre lui.

"Merci Rika... merci... T'es la plus géniale des soeurs..." murmura t-il, la joue contre la sienne

Au bout de quelques instants, il se détacha d'elle, souriant, essuyant une larme qui perlait à son oeil avant de reposer les yeux sur le présent. Restait à savoir si la tenue lui allait à présent ! Il se leva donc, annonça qu'il allait l'essayer puis s'éclipsa vers la chambre avec la boite sous le bras. Il aurait pu se changer là, dans le salon, mais il préférait leur faire la surprise une fois la tenue complète sur le dos. Une fois dans la chambre, il se hâta de retirer ce qu'il avait sur le dos puis enfila avec précaution la tenue réalisée par sa soeur, doucement, comme s'il avait peur de l'abimer. Pourtant le tissu était de bonne facture et le vêtement était solide. Lorsqu'il eut tout enfilé, il constata que la tenue lui allait parfaitement. Il n'y avait rien de trop et ce n'était pas trop juste non plus. C'était... parfait ? Il s'épousseta pour bien lisser la tenue et sortit de la chambre pour rejoindre le salon. Un peu nerveux, il se présenta devant les trois femmes, écartant légèrement les bras.


"Alors ? J'ai l'air d'quoi ? Ca m'va bien ? Dis donc, t'as l'compas dans l'oeil Rika ! C'est pile poil ma taille. Comment t'as fait pour m'faire un truc sur mesure ? Tu m'as caché c'talent là ?!"
demanda t-il, tout sourire, incapable de cacher sa joie

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"Monseigneur William le Borgne de Philadelphie, Roi des Aveugles et Chevalier Servant de la Demoiselle Amylia"


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MessageSujet: Re: Happy Birthday Brother ! [William McKellen & Eleonnora Davidoff]   Lun 15 Avr 2013 - 6:03

Tous les goûts sont dans la nature. Eleonnora avait un faible pour tout ce qui était luxueux, hors de prix et qui la faisait davantage rayonnée aux yeux du monde entier. Bien qu’elle connaisse la valeur de l’argent, elle ne se gênait pas pour dépenser le sien à profusion. Tant qu’elle en avait, autant en profiter, non ? Sa fortune ne pourra jamais se dilater si rapidement. Tant que la guerre existera, tant que l’être humain décidera de semer malheur et destruction sur son passage, la compagnie familiale continuera de fleurir. Elle n’avait pas à s’inquiéter de quelque chose qui n’arrivera jamais. Erïka, quant à elle, voyait toujours les choses plus négativement. Elle ne voyait pas l’utilité de vivre une vie comme celle de sa sœur alors qu’elle avait déjà ce qu’elle désirait à porter de main. Tant qu’elle avait un toit et de la nourriture, elle pouvait vivre sans rechigner. On pouvait dire que William faisait le parfait intermédiaire entre les deux sœurs aux goûts et aux aspirations différentes. Elles se disputaient toujours pour une raison ou une autre. Le simple fait d’être dans un centre commercial avec elles était un véritable enfer. Elles passaient leur temps à s’obstiner et à critiquer les goûts de l’autre. Le jeune homme n’avait jamais eu le malheur d’assister à cela, heureusement.

Bien qu’Eleonnora appréciait le luxe, il y avait une seule chose qu’elle ne pouvait pas comparer à quoi que ce soit d’autre : les femmes. Il n’existait aucune femme de luxe, seulement la femme parfaite. Ça, elle l’avait trouvé. Evelynn était la seule personne qu’elle désirait afin de partager sa vie. Elle ne voulait pas d’une autre. Bien qu’il y ait bien d’autres jolies femmes dans le monde, elle n’avait d’yeux que pour sa douce. Ce devait également être le cas de William. Il devait aimer réellement sa petite amie pour vouloir l’épouser et passer le reste de sa vie à ses côtés.


-« Tu as raison. Si on aimait tous les mêmes personnes, ce serait l’enfer. J’aime bien que les gens aient des goûts différents des miens en matière de femme. Ça me fait moins de concurrence. De toute façon, ce n’est pas comme si quelqu’un pouvait rivaliser avec moi…»

Eleonnora cessera-t-elle d’être narcissique, un jour ? Ce serait un véritable miracle. Malheureusement, en cette journée d’anniversaire, il y avait certaines choses impossibles à obtenir. Par contre, William pouvait se compter chanceux d’avoir une famille comme celle des Davidoff dans sa vie. Les deux sœurs étaient des personnes uniques, chacune à leur façon. Leur grand-mère était tout aussi adorable. Pour célébrer le vingt-cinquième anniversaire de William, elle avait tout prévu. Un magnifique repas les attendait dans le réfrigérateur. Cependant, le jeune homme ne pourra le découvrir que ce soir, au moment de manger. En attendant, il pouvait toujours grignoter ce qui se trouvait dans les plats de friandises et de croustilles posés sur la table. Anieta avait même pris soin de faire un punch sans alcool, une recette qu’elle réservait pour les occasions spéciales.

En accueillant William, la vieille femme lui demanda comment il se sentait, aujourd’hui. Il était très gâté par les deux sœurs et la journée était loin d’être terminée. Il y avait encore de nombreuses surprises qui l’attendaient. Anieta avait également quelques surprises pour lui. Elle avait trouvé un petit cadeau qui, elle l’espérait, allait probablement lui plaire. C’était sans parler du gâteau qu’elle avait confectionné en son honneur. Erïka avait proposé qu’elle tente de le faire en forme de caniche, mais la vieille dame avait refusé. Le pauvre, il avait peur des chiens, elle n’allait pas en rajouter une couche, même si cela était une plaisanterie.


-« Tu le mérites, William. Aujourd’hui, tu es traité en roi ! J’espère bien qu’après cette longue journée de festivité, tu vas arriver à patienter jusqu’à l’année prochaine. »

La vieille femme salua, par la suite, ses petites-filles. C’était étonnant de voir à quel point elles se ressemblaient toutes les deux. Eleonnora avait visiblement transformé sa petite sœur afin de lui donner un tout nouveau visage. On aurait pu les prendre pour des jumelles en les voyants ainsi assorties. Afin d’immortaliser ce moment unique, et également conserver un bon souvenir de cette journée, Anieta ressemblant ses petits enfants afin de prendre quelques clichés. Elle en voulait un maximum afin de remplir ses albums photos. Elle pourra également faire laminer l’une d’entre elles afin qu’elle rejoigne les autres photographies accrochées sur les murs.
Eleonnora adorait prendre la pose et n’hésitait pas à sortir, à se mettre à son avantage sur les clichés. Erïka, elle, préférait rester naturel… enfin, aussi naturel que lui permettait tout le maquillage étampé sur son visage.

Une fois la séance photo terminée, William demanda à la vieille femme s’il était possible pour lui d’avoir la toute dernière photographie, celle où ils étaient tous les quatre réunis. Quelle question ? Elle se fera un plaisir de lui en donner une copie afin qu’il garde un excellent souvenir de cette journée. Après tout, c’était SA journée.


-« Mais bien sûr ! Je t’en donnerais une copie dès que je les aurais faites développées. »

Par la suite, le rouquin la questionna sur le bol de punch, se trouva sur la table. Il était curieux, ce demandant ce que cela pouvait bien être. Anieta lui fit signe de la suivre, faisait bien attention à le garder à l’œil. Il ne devait pas s’approcher du réfrigérateur. Pendant ce temps, Eleonnora posa son manteau, ainsi que celui de sa sœur disparue dans une autre pièce, sur des crochets, avant de s’assoir dans un fauteuil. Elle attendait que les autres viennent la rejoindre, profitant de ce petit moment pour répondre à quelques messages reçus sur son téléphone, ce matin.

-« J’ai fait ma recette de punch. Il est excellent, Erïka l’adore. Tu peux m’aider à servir les filles ? Elles vont probablement en vouloir. »

Posant quatre verres sur la table, elle laissa William les remplir un à un avant de les porter dans le salon. Une fois cela fait, le jeune homme pu finalement se laisser tomber sur le canapé. Quelques secondes plus tard, Erïka revenait avec deux paquets cadeaux dans les bras. Elle confia le premier, une petite boite cubique, à Anieta, avant de s’assoir aux côtés de son frère. La vieille femme n’avait certainement pas oublié William en cette journée spéciale. Elle lui avait acheté un petit quelque chose en espérant que cela lui fasse plaisir. Elle lui tendit la boite. Ravi de recevoir ce cadeau, même s’il n’avait pas besoin d’une telle chose pour être heureux, le rouquin ouvrit doucement la petite boite.
Il sembla apprécier la montre qu’elle lui avait offerte puisqu’il l’enfila aussitôt à son poignet. Elle savait que cela lui serait bien utile. Le rouquin vint serrer la vieille femme dans ses bras afin de la remercier de ce joli cadeau.


-« Je suis ravie qu’elle te plaise, William. »

Il était maintenant temps de déballer le fameux cadeau d’Erïka. Sa sœur, qui avait filmé le jeune homme alors qu’il déballait son premier cadeau, démarra une nouvelle vidéo, sur son téléphone, afin d’immortaliser ce moment. Elle avait bien hâte de voir la réaction du rouquin lorsqu’il découvrira ce qu’Erïka avait fait pour lui. Cette dernière n’allait jamais faire carrière en couture, malgré la beauté de son œuvre. Coudre la rendait encore plus agressive. Heureusement qu’Anieta avait été là du début à la fin afin de l’aider et la soutenir du mieux possible.

L’adolescente quitta finalement son siège, se postant devant William afin de lui expliquer qu’elle avait fait le cadeau elle-même. Nerveuse, elle lui tendit finalement le paquet avant de se rassoir à ses côtés. Lorsqu’il retira le couvercle de la boite, elle retint son souffle. Qu’allait-il en penser ? Est-ce que la tenue qu’elle avait confectionnée allait lui faire ? En avait-il déjà acheté une sans qu’elle ne soit au courant ? Appréciera-t-il l’attention ? Le silence planait dans la pièce alors que William observait attentivement la tenue, les divers morceaux qui la composaient. Puis, il reposa le tout dans la boite. Cela ne lui plaisait pas ? Les mains légèrement tremblante, l’adolescente attendait impatiemment un verdict, une réponse de son frère. Tout ce qu’elle vit, fut une goutte d’eau s’écraser à la vitesse de la lumière contre le carton. Tient, il y avait une fuite d’eau au plafond ? La jeune fille y leva les yeux, l’espace de deux secondes, avant de comprendre que ce n’était pas de l’eau…

William se jeta sur elle afin de la serrer dans ses bras. Aussitôt, l’adolescente lui rendit son étreinte. Il la remercia dans un murmure pour ce cadeau. Il semblait touché… Ce fut au moment où sa joue toucha la sienne qu’elle comprit que des larmes avaient doucement coulées. Il pleurait ? Mais pourquoi ? C’était si moche que cela ? Non. Au contraire, ce cadeau était magnifique. Il s’agissait d’un présent unique qui avait pris forme dans les mains d’Erïka. Elle était heureuse que ce cadeau lui fasse plaisir, mais elle n’avait jamais cru qu’il en pleurerait.


-« Maismaismaismaismaismaismais… Ne pleure pas ! Je voulais vraiment te faire plaisir et je suis contente si j’ai réussis.»

Elle resserra son étreinte. Elle était heureuse de l’avoir dans sa vie. Il était un grand frère génial. Lorsqu’elle le libera de ses bras, il essuya son visage. Ce fut à ce moment qu’Eleonnora cessa de filmer la scène. Elle n’aura qu’à mettre le tout sur CD, à la fin de la journée, afin qu’Anieta puisse garder cela en souvenir. C’était bien la première fois que la jeune femme le voyait pleurer. Ce cadeau l’avait profondément touché, cela se voyait assez aisément.

Le rouquin se leva, annonça qu’il allait essayer la tenue. Cela ravi Erïka qui offrit un grand sourire à sa grand-mère. Pendant que le rouquin se changeait, les trois femmes discutèrent de ce cadeau et du fait qu’il semblait très heureux de la journée qu’il passait, jusqu’à présent. Elles n’évoquèrent pas ce qui allait se dérouler en soirée, de peur que le rouquin ne les entende. Lorsque ce dernier revint dans la pièce, après avoir enfilé son habit de mariage, le silence se fit aussitôt. Anieta attrapa aussitôt son appareil photo afin d’immortaliser son petit-fils dans cette tenue. Les vêtements lui allaient à merveille. C’était comme s’il avait servi de modèle tout au long de leur conception. Ce fut Eleonnora qui brisa le silence en premier.


-« Tu as la classe. C’est rare que je dis ça mais, tu es très beau… enfin, pour un homme. »

Elle ne disait pas cela méchamment, loin de là. Venant d’elle, il s’agissait d’un grand compliment. Elle semblait plutôt étonnée, hypnotisée par l’homme devant elle. Il faisait propre, sérieux. Il avait l’air d’avoir vieilli dans cette tenue. Il avait réellement l’air d’un homme qui allait épouser la femme de sa vie.
Anieta fut la prochaine à prendre la parole, après avoir pris quelques photographies du rouquin.


-« Tu es très élégant, William. Cette tenue te va à merveille. Tourne un peu sur toi afin que l’on puisse voir comme elle te va sous tous ses angles. »

Erïka fut la dernière à avoir pris la parole. C’était normal qu’il se demande comment elle avait fait pour prendre les mesures exactes. Après tout, elle ne possédait pas une super vision. Il ne se doutait pas un seul instant qu’elle avait réquisitionné l’aide d’Amy afin de réaliser son projet. Il méritait bien quelques explications. L’inquiétude de la jeune fille avait, à présent, totalement disparue. La tenue lui allait comme un gant. Elle n’était pas trop petite, ni trop grande. Elle lui convenait parfaitement.

-« Je suis contente qu’elle te fasse si bien ! J’avais peur de m’être trompée dans les mesures. En fait, Amy et moi on a profité d’un moment où tu dormais profondément afin de prendre toutes les mesures dont on avait besoin… On a même découvert que tu poussais de petits ronflements trop mignons lorsque l’on te déplaçait un minimum. »

Amusée, la jeune fille ne pouvait retenir son sourire. Maintenant que le verdict sur la tenue était tombé, William avait tout le loisir de retourner se changer. Pendant ce temps, Anieta quitta le salon afin de se rendre dans la pièce d’à côté. Elle fouilla le réfrigérateur et en sorti un petit plateau argenté contenant de la nourriture. Elle vint le porter au salon et le déposa sur la table basse. Entre temps, Eleonnora avait quitté son siège afin de s’emparer de l’un des albums photos de la vieille femme. Elle s’installa près de sa petite sœur et observa le contenu du dit album.
Anieta, quant à elle, proposa le plat d’entrée qu’elle avait fait. Ce n’était que la première partie du repas. Elle avait quelques chaudrons à faire chauffer, mais cela allait encore attendre un petit moment. Après tout, les jeunes n’avaient peut-être pas très faim, même si leur déjeuner remontait à un moment déjà.


-« Vous voulez gouter aux petites bouchées aux crevettes ? C’est une petite recette que j’ai essayé. J’espère que cela vous plaira. »

Les deux sœurs ne se gênèrent pas pour se servir, continuant de feuilleter l’album. À un moment, Eleonnora pouffa de rire. Elle venait de tomber sur une photo de William, coincé dans une piscine glacée, totalement trempé et habillé, avec un joli mohawk sur la tête. C’était de toute beauté. Il avait le don de se retrouver dans des positions ridicules lorsqu’il y avait un appareil photo dans les parages.

-« C’est toi qui l’a prise ? J’adore la tête qu’il tire. »
-« Ce n’est pas moi, je me suis plutôt occupée de ses cheveux. Il est beau, n’est-ce pas ? »
-« Comme un chaton. Le pauvre, il devait faire froid…»
-« Ne t’en fais pas, il s’en ait remis. Il m’a forcé à effacer la photo de mon téléphone, mais juste avant je l’ai envoyé à grand-mère. C’était un si joli moment à immortalisé. »
-« T’as raison. Parlant de moment, je me demande si la photo que j’ai montrée à Anieta l’autre jour est là… » Elle tourna quelques pages avant de tombée sur la photographie de William, couché dans une drôle de position, les pieds sur la table basse de son loft. « Je l’ai laissé dans le salon, totalement bourré, et le lendemain je l’ai retrouvé comme ça. J’adore tellement cette photo. »
-« Mais comment il dort ? Ça n'a pas l'air très confortable... N'empêche, c'est trop marrant. Il est comment lorsqu'il est bourré ? »

Le pauvre Will n’avait pas de chance. Lorsqu’il y avait des appareils photo dans les parages, il était toujours la pauvre victime des sœurs Davidoff. Elles n’hésitaient pas à immortaliser le moment où il se retrouvait dans une situation totalement ridicule. Pourtant, elles ne riaient pas de lui. Elles s’amusaient plutôt des photos qui défilaient sous leurs yeux.
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William McKellen
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MessageSujet: Re: Happy Birthday Brother ! [William McKellen & Eleonnora Davidoff]   Lun 15 Avr 2013 - 19:41

Quelque soit le sujet, Eleonnora ne doutait jamais d'elle et était, à ses yeux, parfaite. Mais qu'est-ce qu'était la perfection au juste ? C'était quelque chose de tellement suggestif qu'il était difficile de juger si telle ou telle personne pouvait l'être. Chacun avait des critères différents et il était donc difficile d'être parfait pour tout le monde. Mais aux vues des critères actuels de la société, il fallait admettre que la jeune femme en remplissait la plupart. Elle avait un physique de rêve digne des plus belles unes de magazines, une fortune colossale et un métier qui ferait des envieux. Pourtant, aux yeux de Will, elle était loin d'être parfaite. Elle ne correspondait pas aux critères qui plaisaient au rouquin mais il devait admettre qu'elle était une jolie femme. Et en tant qu'amie, elle était parfaite. De toute façon, Will ne comptait pas avoir un débat avec elle sur le sujet. Depuis le temps, il avait bien compris qu'elle avait un égo surdimensionné, parfois à juste titre. Cette journée était parfaite alors il n'était pas question de contrarier qui que ce soit !

Will pensait qu'elle se clôturerait chez Anieta mais il se trompait, encore une fois. Les filles lui avaient vraiment préparé une journée où il était traité comme un roi, comme le disait si bien la vieille femme qui n'avait elle non plus pas oublié cette fameuse date. Pour le rouquin, c'était vraiment inattendu et très touchant. Pour quelqu'un qui n'avait jamais fêté son anniversaire, il tombait un peu des nues, se demandant si chaque fête d'anniversaire était similaire. Il supposait cependant que non et que s'il la trouvait si formidable, ce n'était que grâce à celles qui avaient tout organisé. Encore une fois, il leur devait beaucoup et avouait qu'il pourrait s'habituer à ce train de vie. Seulement, il savait que c'était une journée exceptionnelle, il ne se faisait pas d'illusions. Et de toute façon, il estimait qu'il était déjà énormément gâté en temps normal, simplement en étant à leurs côtés. C'était en tout cas bien une des premières fois où on lui disait qu'il méritait une telle vie. Après tout ce qu'il avait vécu et ce qu'il avait fait, il n'aurait jamais imaginé que son futur puisse être si beau. Tout cela, il le devait uniquement aux personnes qu'il avait rencontré au cours de sa vie. Amy, Emma... et à présent Erïka, Anieta et Eleonnora.


"C'est un sentiment étrange que d'vivre une journée comme ça. C'bien la première fois ! Mais j'patienterais, comme ça ça rendra la prochaine encore plus précieuse !"

C'était véritablement un jour de fête comme le rouquin n'en avait jamais vu. Ils étaient tous élégamment vêtus, ils s'étaient rendus à un restaurant des plus chics et même l'appartement d'Anieta était décoré en conséquence. Pour une première réelle fête d'anniversaire, Will était servi ! Lui qui n'avait besoin que de peu de choses pour être heureux, là il débordait de joie tant il était content. Comment rendre la pareille à ces femmes ? La moindre des choses était de sourire sur les photos qu'Anieta prenait. Pour ça, il n'avait pas besoin de se forcer, sa joie parlait d'elle-même. Une fois les photos prises, Will demanda un duplicata à la vieille femme lorsqu'elle les ferait développer. Cette dernière accepta, ce qui ne fit que davantage plaisir au rouquin. Voilà une nouvelle photo qui allait rejoindre les autres sous peu !

La séance photo étant terminée, Will se porta volontaire pour aider la vieille femme à apporter les verres sur la table. Il n'était pas difficile en matière de boisson mais il avait repéré un récipient contenant une sorte de jus d'orange posé sur la table de la cuisine. Intrigué et persuadé que ce n'était pas là que pour faire joli, il désirait goûter le breuvage. Anieta l'informa qu'il s'agissait d'un punch, mais sans alcool. Ce n'était pas plus mal car le rhum n'était pas l'alcool préféré du rouquin. Et puis, mieux valait ne pas se mettre dans un état qui l'empêcherait de profiter correctement du reste de la journée. Ce punch tombait donc à merveille et Will avait hâte de le goûter.


"Bien sûr, j'vais servir. Faut lui faire honneur à c'punch ! J'ai hâte d'goûter ça !"

Attrapant un à un les verres, il servit tout le monde, avant de les apporter sur la petite table du salon où se trouvaient les filles qui patientaient. Il s'assit sur le canapé à son tour puis attrapa un verre et trinqua avec tout le monde.


"A une super fête d'anniversaire à laquelle j'aurais même pas osé rêver. Merci beaucoup !"

Il pu enfin goûter le punch. Il était légèrement acidulé mais était frais et agréable. En un mot : parfait. Will n'allait certainement pas se contenter d'un seul verre. Une fois le sien terminé, il se leva pour aller se servir à nouveau, profitant du fait qu'il soit debout pour resservir celles qui le désiraient. Lorsqu'il revint s'asseoir, Anieta lui tendit une petite boite qu'Erïka était allée chercher dans une autre pièce visiblement, tout comme une autre, beaucoup plus grand, qu'elle conservait sur elle. C'était le présent de la part d'Anieta et Will savait déjà qu'il allait l'adorer. Comment ne pas apprécier un cadeau de la part d'une personne qu'il aimait ? Il s'agissait en plus d'un cadeau utile que le rouquin ne possédait pas encore. C'était parfait ! Ravi, Will remercia Anieta et enfila aussitôt l'objet à son poignet.

Il ne restait plus qu'un cadeau, celui d'Erïka et sans doute le plus important aux yeux du rouquin. Après tout, c'était par Erïka que tout avait commencé. C'était grâce à elle s'il avait rejoins l'Institut Xavier, grâce à elle s'il appartenait à cette famille, grâce à elle s'il avait réussi à remonter la pente. Il lui devait beaucoup et un présent de sa part représentait beaucoup pour Will. C'est donc avec hésitation et non sans une certaine fébrilité qu'il ouvrit la boite qui contenait le cadeau. Il s'agissait d'un ensemble complet, une magnifique tenue, réalisée par les bons soins de la russe. Mais plus qu'un vêtement, c'était sa fonction et son origine qui était touchante. Il s'agissait en fait de la future tenu de marié de Will, lorsque le temps de célébrer son mariage serait venu. Emu, c'est les larmes aux yeux que le rouquin serra sa soeur dans ses bras. Cette dernière ne voulait pas qu'il pleure mais c'était plus fort que lui. Cela représentait beaucoup à ses yeux et il ne savait comment la remercier.


"Bien sûr qu't'as réussi... Et j'pleure justement parce que j'suis heureux. C'est juste que... bah t'es importante pour moi, j'me souviens qu'au départ on pouvait pas s'sentir, ça m'rappelle plein d'souv'nirs."

Il conserva Erïka dans ses bras un petit instant puis la libéra et essuya ses larmes. Il n'avait même pas remarqué qu'Eleonnora filmait la scène en silence, trop absorbé par l'admiration du présent. Il était temps de l'essayer d'ailleurs. Abandonnant temporairement les filles, il fila se changer dans une autre pièce. Lorsqu'il l'enfila, il réalisa que le vêtement était parfaitement adapté à sa morphologie. Surprenant... Erïka était-elle si bonne couturière ? En tout cas, il était vraiment fait pour lui. Mais difficile de juger soi-même de ce que cela donnait une fois porté. Il retourna donc dans le salon pour demander l'avis de celles qui l'attendaient. Un peu nerveux, il attendit à son tour leur jugement. Ce fut Eleonnora qui prit la parole en premier. Elle le trouvait classe et également beau. Venant d'elle, c'était plus qu'un compliment.

"Héhé, merci Nora. Comme quoi t'avais raison, un vêtement, ça peut vraiment changer quelqu'un !"


Anieta le complimenta à son tour, lui demandant de se tourner, ce qu'il fit aussitôt. Il n'aimait pas vraiment être au centre de l'attention contrairement à Eleonnora mais il voulait être certain que sa tenue serait parfaite pour son mariage. Et comme il le pressentait, elle l'était. Mais le verdict final appartenait à celle qui avait donné vie à la tenue. Etait-elle contente de son travail acharné ? Car il devait l'être pour que la tenue soit si belle ! Elle n'était ni trop grande ni trop juste, simplement parfaite. La jeune femme expliqua alors comment elle s'y était prise pour avoir ses mesures exactes. Will n'était pas quelqu'un qui avait le sommeil lourd, habitué à ne dormir que d'une oreille dans la rue où il valait mieux éviter de dormir profondément si l'on ne voulait pas se retrouver sans rien. Ou mort. Mais à cause de son travail éreintant et du fait qu'il vive à présent dans un endroit sûr, il avait tendance à se laisser aller. La preuve était qu'il ne s'était jamais réveillé alors que les filles prenaient ses mesures. Il aurait pu râler de s'être ainsi fait manipuler mais il n'en fit rien.

"Hé ben... au moins j'ronfle que quand on m'touche ! Vous avez bien joué vot' coup en tout cas. L'résultat est parfait ! J'vais la ranger pour n'pas l'abimer ou la salir. J'ai hâte d'pouvoir l'enfiler à nouveau très bientôt. Elle f'ra honneur à Amy, c'est sûr !"

Il fila donc se changer à nouveau, repassant ses autres vêtements et prenant soin de bien replier la tenue faite par Erïka. Il la reposa dans sa boite et la referma avec soin, la laissant dans la pièce pour le moment. Inutile de la ramener dans le salon, elle ne ferait que les encombrer. De toute façon, il ne comptait certainement pas partir sans. Mais il faudrait qu'il la cache quelque part pour qu'Amy ne tombe pas dessus avant le jour J. A moins qu'elle l'ait déjà vue ? Sans doute pas. En tout cas, même si Amy avait aidé Erïka, il espérait qu'elle n'ait pas vu le rendu final. Une fois changé, le rouquin retourna au salon. Les deux soeurs étaient à présent assises côte à côte. C'était mignon à voir. Sans voir ce qu'elles faisaient, le rouquin les entendait rire et entendait surtout le sujet de la discussion. Lui. Eleonnora racontait-elle à sa soeur ce qu'avait donné l'une de leurs soirées ensemble ? Sans prévenir de son retour, le rouquin s'approcha du canapé où elles étaient assises et profita du fait qu'elles lui tournaient ainsi le dos pour caler sa tête entre elles deux, les bras par dessus le dossier, pendant de chaque côté d'elles, un bras entourant l'épaule d'Erïka et l'autre celle de Nora. Il resta ainsi penché contre le canapé, les tenant dans ses bras.

"Dommage pour toi, Rika, tu m'verras jamais bourré ! J'ai décidé d'plus boire suite à tout ça !"

Mais maintenant qu'il était dans cette position, il avait bonne vue sur ce qu'elles regardaient. Il s'agissait d'un album photo où se trouvaient différentes photos de lui. Mais il y en avait une qu'il n'avait jamais vue auparavant. D'où sortait-elle ? Vu la position qu'il avait et l'endroit, il supposa qu'il s'agissait du fameux soir où Eleonnora et lui étaient rentrés complètement saouls, aidés par Evelynn. Quand la jeune femme avait-elle pris cette photo ?! Will fronça les sourcils et tendit le bras pour tourner les pages rapidement. Y avait-il d'autres photos compromettantes ainsi ?! Il en trouva une autre. Une qui ne devrait même plus exister. Comment s'était-elle retrouvée dans l'album d'Anieta ?! Will se souvenait parfaitement de ce jour et il était certain qu'Erïka avait effacé le cliché ! Mais alors... Elle l'avait envoyée ? La vile petite menteuse ! Le rouquin repositionna son bras comme il l'était auparavant, laissant échapper un soupir.

"J'vous déteste..." murmura t-il

Sur ces mots, il tourna la tête vers Eleonnora pour l'embrasser sur la joue avant de faire de même avec Erïka. Il ne parlait bien sûr pas sérieusement. Après les avoir étreint, il les libéra et se redressa sans prêter davantage attention à l'album photo. Il y avait des canapés aux crevettes qui lui faisaient de l'oeil sur la table du salon ! Faisant le tour, il en attrapa un qu'il se hâta de manger tout en prenant place sur le canapé, manquant de s'asseoir volontairement sur les deux russes. Elles n'avaient qu'à se pousser !


"Super bon ! T'es vraiment bonne cuisinière Anieta. J'te solliciterais sans doute pour la confection du repas d'anniversaire des deux diablesses là, j'leur ai promis un r'pas russe mais j'connais pas encore beaucoup d'recettes !"

_________________

Tu touches, tu payes ! (avec les dents >_<)

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MessageSujet: Re: Happy Birthday Brother ! [William McKellen & Eleonnora Davidoff]   Mar 16 Avr 2013 - 20:07

Chaque anniversaire était unique. Cette année, pour la vingt-cinquième année de vie de William, les femmes de la famille Davidoff avaient décidé de fêter en grand. Eleonnora et Erïka avaient préparé un véritable planning bien chargé où le rouquin était le centre de l’attention. Bien évidemment, Anieta était de la partie. C’était d’ailleurs chez elle que se poursuivait la fête. La vieille femme avait préparé un véritable repas de roi pour le rouquin. Il n’allait tout simplement pas en revenir. Cependant, pour commencer le tout en beauté, elle s’était contentée de faire quelques plats d’amuse-gueule accompagné d’un punch aux fruits. Rien de mieux pour grignoter un peu avant le repas. William, intrigué par la boisson qu’elle avait préparée, souhaitait y goûter. La vieille femme n’allait pas s’y opposer. Il l’aida à servir les boissons jusqu’au salon où Eleonnora attendait de se faire servir comme une princesse. Ravie, elle s’empara de l’un des verres. Erïka fit de même, impatiente de boire, mais elle se retint lorsque Will décida de trinquer. Il était heureux de la fête d’anniversaire que les trois femmes lui avaient organisé et ne se gêna pas pour le dire à voix haute. Buvant pratiquement d’un trait son verre, l’adolescente le posa sur la table basse avant de quitter la pièce.

Lorsqu’Erïka revint, elle avait les bras chargés de cadeaux. La première boite renfermait un présent de la part d’Anieta, tandis que la seconde, bien plus grosse, ne quittait pas les bras de l’adolescente. Ravi de la montre que lui avait offerte la vieille femme, William vint la serrer dans ses bras. Cette dernière était heureuse d’avoir taper en plein dans le mille en lui offrant quelque chose qu’il ne possédait pas encore et qui lui serait bien utile dans sa vie de tous les jours. Cependant, le gros paquet cadeau se révélait être le plus précieux et le plus importants de tous. C’était Erïka qui l’avait fait elle-même avec beaucoup de patience et de minutie. Certes, Anieta l’avait aidé par moments, mais le mérite revenait à la jeune fille. Ce cadeau représentait beaucoup pour elle. Elle y avait mis tellement de temps et de cœur qu’elle craignait qu’il ne plaise pas à Will, au final. Pourtant, elle n’avait pas à avoir peur. Il allait adorer, c’était certain.

D’ailleurs, la réaction de Will ne se fit pas attendre, lorsqu’il vit la magnifique tenue qu’elle lui avait confectionnée pour son mariage. Il était touché par cette attention, par ce cadeau unique qui avait pris vie dans les mains de l’adolescente. Quelques larmes coulèrent de son œil émeraude avant de s’écraser contre la boite posée sur ses genoux. Jamais au grand jamais Erïka n’aurait cru que cela le ferait pleurer. Ce n’était pas l’effet recherché loin de là. Serrant son frère dans ses bras, elle lui murmurait de ne pas pleurer, qu’elle ne voulait pas qu’il pleure ainsi. Pourtant, c’était une façon de démontrer à quel point il était heureux. Cela rassura l’adolescente. Son cadeau lui plaisait. Il semblait l’adorer, tout comme il l’adorait.

Will lui rappela cette époque où ils étaient incapables de se sentir. Ils ne se côtoyaient qu’à cause d’Amy, rien de plus. Maintenant, ils étaient les meilleurs amis du monde. Ils se considéraient comme frère et sœur, liés par une puissante amitié que rien ne pourrait détruire. C’était la preuve que les choses avaient évoluées dans le bon sens, au fil du temps. Il leur a seulement fallu un long moment avant de s’apprivoiser et se comprendre. Cela rappelait également à l’adolescente tout un tas de souvenirs. Elle avait l’impression que tout cela remontait à une éternité. C’était si lointain, pour elle.


-« Je m’en souviens. J’avais tellement envie de t’en coller une, à l’époque. Ta tête ne me revenait pas. Maintenant, la seule chose que je te collerais, c’est du Nutella sur le visage ! »

Lorsque l’adolescente relâcha son frère, ce dernier essaya les larmes sur son visage. Il ne sembla pas réaliser qu’il était filmé par Eleonnora et c’était tant mieux. Cela donnait encore plus d’authenticité à ce magnifique et touchant moment entre frère et sœur. La jeune femme cessa de filmer, d’ailleurs, puisque la scène était terminée. Le rouquin désirait essayer son nouvel habit afin de savoir s’il lui allait bien. Pendant ce temps, les filles discutèrent de la journée qu’elles passaient avec William. Elles étaient ravies de la tournure des choses, jusqu’à présent. Tout suivait leur plan. Ce n’était pas encore terminé, elles lui réservaient autre chose pour la soirée. Lorsque le fêté revint dans la pièce, le silence se fit aussitôt afin de l’admirer. Il avait la classe et faisait bel homme dans cet habit. Cela lui allait à merveille. Erïka était très satisfaite du résultat final. Rien n’était trop grand ou trop court. On aurait dit un costume venant d’un magasin spécialisé, rien de moins.
William eut droit aux commentaires et compliments de toutes les femmes présentes. Il était très beau. Nul doute qu’Amy sera en admiration devant son fiancé lorsqu’elle le verra devant l’autel au jour J. Eleonnora avait raison. Une tenue pouvait parfois changer une personne et la transformer en quelqu’un d’autre. Il faisait bien plus adulte encore, et bien plus sérieux, également. Il avait réellement l’air d’un futur marié.

Erïka fut la dernière à donner son verdict. Elle était heureuse du résultat final. Elle était fière du travail qu’elle avait fait. La tenue allait à merveille au rouquin. Elle expliqua d’ailleurs à ce dernier comment elle s’y était prise afin d’obtenir les mesures exactes pour la confection de l’habit. Elle avait demandé un coup de main à Amy en lui disant qu’elle souhaitait faire un vêtement pour William. Elle ne lui en avait jamais parlé davantage ou même montré le résultat. Cela lui fera une surprise le jour du mariage.


-« Elle va te trouver magnifique, c’est sûr. Ça te va tellement bien. »

Pendant que Will se changeait, les sœurs Davidoff s’installèrent l’une à côté de l’autre sur le canapé pour regarder l’un des albums photo d’Anieta. Elles avaient de nombreuses photos de Will dans des positions et des situations ridicules. Le pauvre… C’était dangereux pour lui de se tenir dans la même pièce qu’un appareil photo. Eleonnora racontait à sa petite sœur la soirée d’enfer qu’elle avait passé avec le rouquin. Ils l’avaient terminée bourrée, mais cela restait tout de même un beau souvenir. C’est à ce moment-là que le principal concerné surgit derrière elles, les entourant l’épaule de chacune d’un bras. Il était probablement curieux et désirait en savoir plus sur la discussion actuellement. Cependant, cela n’allait probablement pas lui plaire, puisqu’une photographie compromettante avant fait apparition dans l’album. Eleonnora l’avait donnée à Anieta il y a un mois de cela, se disant que ce précieux cliché pourrait lui plaire.

-« Je suis sûre que tu es marrant quand tu es bourré. Alors, t’es comment sous l’effet de l’alcool ? » Demandant Erïka.

Après avoir vu la fameuse photographie de cette soirée de beuverie, le jeune homme tourna les pages de l’album, cherchant probablement d’autres images compromettantes. Il trouva l’une d’entre elles. Une photo qui n’existait plus, techniquement. Disons qu’Erïka avait pris soin d’envoyer l’image à sa grand-mère avant de la supprimer de son téléphone. Elle n’avait donc pas mentit à Will lorsqu’elle lui avait dit avoir détruit la photo. Elle avait seulement oublié de préciser quelques détails pas très importants…
Will soupira, avant de laisser échapper un « j’vous déteste ». Avant qu’il n’ait pu faire quoi que ce soit, les deux sœurs se retournèrent vers lui et lui embrassèrent la joue. Quel synchronisme !


-« Nous aussi, on t’aime ! » Lâchèrent-elles en même temps.

William les embrassa chacune sur la joue, à son tour, avant de s’éloigner du canapé. Il avait aperçu les petites bouchées aux crevettes qu’avait faites Anieta et il n’avait pu résister à l’envie d’y goûter. Pendant ce temps, les deux sœurs se disputaient, comme d’habitude. Ce n’était même plus étonnant et imprévisible à force.


-« Non mais d’où tu m’imites, toi ? » Lança Erïka.
-« C’est toi qui m’a copiée. N’essaie pas d’être aussi géniale que moi, tu n’y arriveras pas, petite peste.
-« Comme si j’avais envie d’être une morue. Retourne te noyer dans l’océan, tu veux ? »
-« Je vais passer mon tour, ça va ruiner ma coiffure. »

William vint soudainement s’assoir sur les deux filles. Il tentait de se faire une place entre elles ? Erïka se décala légèrement afin de lui laisser la place nécessaire. Pas question qu’il s’assoit sur elle ! La jeune fille grimaça, conservant l’album photo dans ses mains. Il tentait de se venger à sa façon ou quoi ?

-« Eh oh ! Tu me prends pour un fauteuil ou quoi ? » Fit Nora, elle repoussant William vers Erïka, amusée.

L’air de rien, il ne se souciait même pas d’elles, parlant à Anieta du futur repas d’anniversaire qu’il comptait leur faire. Bien évidemment, la vieille femme serait ravie de cuisiner et montrer quelques recettes au rouquin.


-« Ça va me faire grand plaisir de te montrer de nouvelles recettes, William. Tu es le bienvenu quand tu veux. Je te montrerais le nouveau livre de recette que j’ai commandé à la librairie, il y a quelques jours. »

Sur ses mots, elle se rendit à la cuisine. Elle rangea quelques plats et en sortit d’autres qu’elle posa sur la table. Elle fit réchauffer quelques chaudrons et plaça la table pendant ce temps. Pas question que William aille l’aider, cette fois. Il ne devait pas ouvrir le réfrigérateur et en voir le contenu. Eleonnora s’assura que le rouquin ne bougerait pas de sa place, le forçant à se rassoir dès qu’il tentait de se lever. Erïka détourna son attention en lui montra une photographie datant d’il y a quelques mois de cela. Sur la photo, elle était vêtue d’une robe rouge aux fines bretelles. Pour se couvrir, elle portait une petite veste aux longues manches et au capuchon d’une teinte semblable. Son capuchon était joliment décoré de fourrure blanche. Afin de s’agencer avec elle, Alexïs portait une chemise rouge, mais un pantalon noir. Tous deux étaient assis sur les genoux du Père Noël et souriaient à la caméra. Ils étaient adorables à voir, ainsi.

-« On est mignons, non ? Attend, je t’en montre une autre. C’est une fille à qui je donne des cours de japonais qui a insisté pour me faire une tenue à la nipponne. Elle est super douée. J’ai gardé la photo que nous avons prise ensemble. »

Sur la photographie, Erïka posait avec une adolescente aux cheveux courts, blonds. Elles portaient toutes les deux un petit chapeau noir auxquels étaient accrochés des plumes colorées. La jeune fille portait une robe de crinoline et de dentelle aux couleurs arc-en-ciel alors qu’Erïka portait un pantalon sombre de style gothique où pendaient de nombreuses chaines. Elle portait, avec cela, un débardeur par-dessus lequel elle avait enfilé un chandail un peu grand pour elle, qui découvrait l’une de ses épaules. Elle était vêtue bien plus sombrement, mais sa tenue lui allait bien. Les deux filles s’étaient photographiées dans un grand miroir. Si la plus jeune semblait énergique et super joyeuse, Erïka abordait simplement un petit sourire bien plus discret.

Elle passa rapidement quelques pages de l'album, puis décida de le regarder depuis le début. Elle tomba sur une photo prise l'été dernier. William était en boxer, coincé sous une statue de glace alors que Bobby prenait la pose d'un grand guerrier venant de gagner le combat. La jeune fille ne pu s'empêcher de pouffer de rire alors que sa soeur se pencha sur l'album pour mieux voir la photo.


-« Dis donc toi, depuis quand tu te transforme en glace ? »
-« Ce n'est pas moi, c'est une statue de moi qu'à fait Bobby. Il est si génial... Sa statue est super ressemblante, je trouve. »
-« C'est vrai. Elle a l'air d'une sale peste, tout comme toi. Il ne faisait pas trop froid là-dessous, William ? »

Ce petit moment n’avait servi qu’à distraire William. Anieta ne tarda pas à les appeler. Le repas était prêt. Sur la table, tout étaient là. Il y avait un plat de crème de légume fumant légèrement, preuve qu’il venait tout juste d’être réchauffé. Il y avait également du pain frais, un plat de légumes crus, l’éternel bol de punch qui n’avait toujours pas changé de place, ainsi que quelques autres plats de viandes et de salade qu’elle avait préparé pour l’occasion. Il s’agissait d’un véritable buffet. La vieille dame s’installa à la table, suivit de ses petites filles.

-« Bon appétit, les enfants ! Ne mangez pas trop, ce serait dommage de manquer de place pour le dessert. »

Erïka se servit un peu de tout. Cependant, cela ne l’empêchait pas de piquer de la nourriture dans l’assiette de son frère. Tandis qu’elle faisait la pique assiette d’un côté, Eleonnora profita de la diversion pour voler ce qu’elle ne pouvait pas prendre dans les plats posés un peu trop loin d’elle. Puis, elle se mit à manger comme si rien n’était. Le pauvre Will n’était pas aidé avec les deux sœurs qui se liguaient contre lui pour voler sa nourriture sous le regard amusé d’Anieta. Il était destiné à être embêter jusqu’à la fin des temps…
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William McKellen
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MessageSujet: Re: Happy Birthday Brother ! [William McKellen & Eleonnora Davidoff]   Mer 17 Avr 2013 - 11:37

Même si c'était son anniversaire et qu'il était traité comme un roi, Will ne voulait pas pour autant que tout lui soit dû. Il voulait à boire ? Hé bien il allait se servir lui-même, pas encore handicapé. Il en profita également pour servir tout le monde, tant qu'il y était. De plus, cela lui faisait plaisir de pouvoir rendre service un minimum à celles qui avaient fait de cette simple journée, un moment inoubliable. Et puis, c'était la moindre des choses d'être galant et de servir les filles en premier, non ? Même si Will avait vécu dans la rue et était un peu rustre parfois, il n'en avait pas pour autant oublié certaines choses. Vivre avec Amy y était certainement pour beaucoup. Puisque tout le monde avait à présent un verre bien rempli, le rouquin en profita pour porter un toast. Il avait décidément l'impression d'en porter beaucoup depuis qu'il avait rejoins cette famille. Mais il fallait bien avouer que ce n'était que du bonheur à ses yeux.

A chaque moment qui passait, il avait l'impression que cela s'arrêterait là, que la journée était déjà suffisamment pleine de surprises et de cadeaux comme ça. Mais non. Les Davidoff avaient encore d'autres plans en ce qui le concernait. Il eut déjà droit à de nouveaux cadeaux dont celui d'Anieta, une superbe montre. Will n'était pas forcément toujours très soigneux de ses affaires car, peu matérialiste, il se moquait de les perdre. Dans la rue, il valait mieux ne pas accorder de valeur à quoique ce soit. La seule chose à laquelle il tenait un tant soit peu, était ses boucles d'oreilles. Mais ça, il aurait bien du mal à les perdre vu qu'il ne les quittait jamais. Cependant, maintenant qu'il possédait une jolie montre, il comptait bien y faire extrêmement attention. Il s'agissait là d'un présent d'une vieille femme qu'il adorait et considérait comme sa grand-mère. Il était fier de la porter et ne voulait donc pas la perdre ou la casser.

En serait-il de même pour le cadeau d'Erïka ? Difficile de dire qu'il risquait de le perdre vu la taille de la boite. A vrai dire, il n'aurait pas l'occasion de porter ce cadeau tous les jours contrairement à la montre. Mais il possédait une valeur particulière à ses yeux. Déjà c'était Erïka qui l'avait fait elle-même et ensuite, il s'agissait d'une tenue pour son mariage. Cela ne donnait au costume que plus de valeur encore. Will ne s'y était vraiment pas attendu, surtout que la couture demandait une patience et un doigté qu'Erïka ne possédait pas. La preuve qu'il se trompait car elle avait dû faire beaucoup d'efforts pour y parvenir. Savoir qu'elle y avait mis tout son coeur le touchait profondément. C'était le plus beau cadeau qu'elle pouvait lui faire. Will était démonstratif mais cette fois, il ne pu s'empêcher de pleurer, laissant aller ses sentiments pour la jeune femme. Dire qu'à une époque pas si lointaine, ils ne pouvaient pas se sentir. Le rouquin se remémora ses moments qui ne donnaient que plus de valeur à ceux présents. Erïka partageait les mêmes souvenirs et ses remarques amusèrent le mutant. Comment avaient-ils fait pour se rapprocher autant ? A l'époque, ce n'était vraiment pas gagné.


"Qu'est-ce qu'elle a ma tronche, hein ! Le nutella, c'comme le maquillage pour les femmes ? C'pour me rendre plus attrayant ? Pfff... On s'est pas mal engueulé... c'était tendu. Mais à présent, t'es ma soeur, tu fais parti d'ma vie. Pour rien au monde j'reviendrais en arrière."
fit-il avant de regarder ensuite Anieta et Eleonnora "Vous aussi vous faites parti d'ma vie et j'suis bien heureux d'la façon dont ça s'déroule. Personne vous forçait à m'accepter comme l'a fait Rika."

Mais voir la tenue ainsi, dans sa boite, n'était pas très parlant. Will voulait s'assurer qu'elle était parfaite et surtout à sa taille. Peut-être y aurait-il des retouches à faire ? Après tout, il doutait qu'elle connaisse ses mesures. Lui-même ne les connaissait que vaguement. Il s'éclipsa donc le temps de se changer et c'est une fois la tenue sur lui qu'il réalisa qu'elle n'avait en rien besoin de retouches. Elle était parfaitement réalisée, jusque dans les moindres détails. Et surtout, elle lui allait comme un gant. Comment la russe avait-elle réussi un tel tour de main ? Elle avait dit avoir été aidée par Anieta mais quand bien même, elle avait vraiment fait des merveilles. Pour lui. Cela touchait d'autant plus Will qui revint fièrement poser devant les femmes, attendant leurs avis. Il voulait qu'elles soient sincères et elles le furent. Amy n'allait pas en revenir. Ce serait pour elle aussi une belle surprise, surtout lorsqu'elle apprendrait qui était à l'origine de cette tenue.

"Mon mariage s'ra d'autant plus le plus beau jour d'ma vie. Vous avez intérêt à être toutes là !"

Le mariage n'étant pas prévu pour tout de suite, il eut donc tout le loisir d'aller se changer. La tenue ne devait être en aucun cas salie ou abimée d'ici là ! Will s'éclipsa donc le temps de la retirer, prenant son temps pour ne pas la froisser. Il la rangea précieusement et retourna ensuite au salon où les soeurs Davidoff s'étaient rapprochées. Elles parlaient de lui ou en tout cas, Erïka évoquait leur soirée où ils étaient rentrés bourrés. Depuis ce jour, beaucoup de choses avait changé. Will ne le regrettait pas mais il savait que lorsqu'il buvait trop, il commençait à faire n'importe quoi... dont user de son don. Il fallait qu'il boive énormément pour être saoul mais il préférait éviter de retoucher à de l'alcool sans raison. Erïka ne risquait pas de le voir un jour bourré ! Mais elle semblait néanmoins curieuse de savoir ce qu'il pouvait bien faire.

"Bah... j'ai plus d'idées débiles qu'en temps normal. Sisi c'est possible. Mais t'sais, j'm'en souviens toujours que très vaguement alors j'saurais pas t'dire précisément. Nora saura sans doute mieux raconter ! Mais de c'que j'me souviens, elle est pas mieux qu'moi !"

Comme il s'était rapproché des deux soeurs, les bras autour d'elle par dessus le dossier, il eut tout le temps de voir ce qu'elles faisaient avant son arrivée. Elles feuilletaient un album photo dans lequel il apparaissait. Mais si jusqu'à présent il savait d'où venaient toutes les photos, celle qu'il voyait lui était étrangère. Quand cela s'était-il produit ?! C'était chez Eleonnora... sans doute quand il avait bu, justement. A force d'essayer de se souvenir, il se rappela s'être vu se prendre la table et rester là, dormant dans cette position. C'était ridicule. Et Eleonnora abusait d'avoir pris cette photo. Persuadé qu'il y avait d'autres photos de ce style, le rouquin tourna les pages et en découvrit une qui ne devrait même plus exister. Erïka s'était bien moquée de lui, elle avait bien joué son coup. Quelle petite rusée ! Le rouquin devait bien avouer qu'il ne pouvait rien faire face aux soeurs Davidoff. Plein d'ironie, il leur avoua les détester. Mais, comme guidées par la même envie, elles l'embrassèrent en synchro sur la joue. Le voilà bien prit en sandwich mais il devait reconnaitre que c'était agréable. Un sourire éclaira d'ailleurs son visage lorsqu'elles ponctuèrent leur action d'une petite phrase sincère mais à la fois amusante.

"Pas autant que moi j'vous aime." assura t-il

Il les embrassa à son tour sur la joue, chacune leur tour puis il se recula et fit le tour du canapé. Avant de s'asseoir, il en profita pour attraper une bouchée à la crevette qui lui faisait de l'oeil depuis la table du salon. Pendant ce temps, les deux soeurs se disputaient. Encore. On aurait dit qu'elles faisaient une compétition, incapables d'accepter le fait qu'elles se ressemblaient plus qu'elles ne voulaient bien l'admettre. Will les regarda faire, amusé. Il aurait pu se lasser de les voir s'envoyer des gentillesses au visage mais non. Il les trouvait vraiment amusantes à se bouffer le nez sans réelles raisons. Il préférait en rire que de leur faire des reproches.


"Vous êtes mignonnes." fit-il d'ailleurs remarquer, un sourire en coin

Puis, sans leur demander de se pousser, il vint s'asseoir sur le canapé. Ou plutôt sur les deux filles. Il visait pile entre elles deux mais vu qu'elles ne s'étaient pas poussées, il manqua de s'asseoir sur Eleonnora. Cette dernière le poussa aussitôt pour ne pas servir de coussin, lui signalant au passage qu'elle n'était pas un fauteuil. Will se rattrapa sur le dossier pour ne pas s'écraser sur Erïka, profitant de sa proximité pour l'embrasser sur le crâne avant de finalement réussir à se faire son trou entre elles deux.


"Tu faisais un si confortable canapé pourtant... T'es cruelle !" fit-il en lui appuyant légèrement sur la cuisse pour confirmer le fait qu'elle était moelleuse

Mais il ne s'attarda pas sur ce détail. Il avait englouti son petit four et en profita pour demander à Anieta de l'aider à confectionner les futurs plats d'anniversaire des soeurs. Il voulait tout faire lui-même mais il ne connaissait pas beaucoup de recettes et préférait demander à une vraie connaisseuse plutôt que de regarder sur internet. Il avait toute confiance en les qualités culinaires de la vieille femme. Elle lui avait déjà appris une bonne partie de ce qu'il savait. Cette dernière allait justement posséder un nouveau livre de recettes. Cela tombait bien !


"Cool ! J'suis sûr qu'on va leur trouver l'repas parfait !"


Anieta se leva justement pour aller à la cuisine. Elle commença à sortir ustensiles et récipients, signe qu'elle allait préparer le repas. Aussitôt, Will amorça un mouvement pour se lever mais Eleonnora l'empêcha de bouger, le retenant. Il ouvrit la bouche pour protester mais réalisa qu'il y avait sans doute une raison pour qu'elle l'empêche ainsi de bouger. Du coup, il resta sagement avec elle et Erïka. Il y avait de nombreuses autres photos à regarder après tout. Erïka les fit défiler et montra une photo d'elle et Alexïs. La robe qu'elle portait lui rappelait celle qu'elle avait portée une fois, en compagnie de Bobby et lui. Elle montra ensuite une autre photo en compagnie d'une fille que Will ne connaissait pas. Son visage ne lui était pas inconnu mais il ignorait son nom. Il s'agissait d'une des "élèves" d'Erïka. C'était plutôt mignon à voir.

"Vous êtes classes ! J'ignorais qutu donnais des cours à d'autres personnes qu'Bobby et moi. On aura droit à notre tenue nous aussi ?"

Erïka continua de feuilleter et tomba sur une photo que Will aurait préféré oublié. Déjà parce qu'il y apparaissait ridicule -pour changer- et parce qu'il y était dominé. Il détestait ça. Les soeurs débattirent sur le cliché tandis que le rouquin se remémorait la scène. Eleonnora finit par lui poser une question qui lui rappela à quel point il avait cru mourir de froid et surtout de honte.

"Si putain, il caillait sévère ! J'me g'lais les noix !! En plus deux contre un, carrément pas équitable quoi ! Genre môssieur use d'son pouvoir pour s'battre, c'pas juste !"

Peu après, Anieta les appela. Ils abandonnèrent l'album et se rendirent à la cuisine. Sur la table étaient déposés divers plats, certains fumants d'autres non. C'était un véritable festival de plats. Will se stoppa à l'entrée de la cuisine, observant le spectacle culinaire. Tout ça... c'était pour lui ? Pour fêter dignement son anniversaire ? Le repas du restaurant semblait bien pauvre à côté. Le rouquin resta figé un instant, réalisant ce qu'il se passait. Encore une fois, il avait droit à toute une attention. La vieille femme avait cuisiné pour lui. Will se souvenait que même chez lui, il n'avait jamais eu droit à tant d'attention. Pourquoi fallait-il que ce soit une autre famille qui lui donne ce qu'il n'avait pas eu ? Il ne savait pas s'il devait être heureux ou triste en repensant à tout ça. Il était partagé entre deux états mais ce qui ressortait surtout, c'était la reconnaissance qu'il avait pour cette famille russe.

"Ca a l'air vraiment succulent." fit-il remarquer en se décidant finalement à avancer dans la pièce

Il prit place et attendit que tout le monde soit installé avant de servir. Pas question qu'il soit encore traité comme un roi, à lui de faire le service ! Une fois tout le monde servi, il entama son assiette, mangeant avec appétit. Même s'il mangeait peu en temps normal, il ne se privait pas et comptait bien goûter à chaque plat. Erïka piqua dans son assiette de temps à autre. Will s'empara de sa fourchette et lui donna un léger coup sur la main avec le plat du couvert.


"Teuh teuh teuh ! Pas touche, vile pique-assiette ! S'tu comptes me piquer ma nourriture, va falloir te battre !"

Sur ses mots, il reprit sa fourchette correctement en main et l'agita sous le nez d'Erïka comme s'il s'agissait d'une épée. Cette nourriture, c'était de l'or. Pas question de se la faire voler... même s'il y en avait encore plein les plats. Vivement le dessert !

_________________

Tu touches, tu payes ! (avec les dents >_<)

"Monseigneur William le Borgne de Philadelphie, Roi des Aveugles et Chevalier Servant de la Demoiselle Amylia"


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MessageSujet: Re: Happy Birthday Brother ! [William McKellen & Eleonnora Davidoff]   Jeu 18 Avr 2013 - 7:20

À leur toute première rencontre, Erïka et Will ne se supportaient pas. Ils n’y arrivaient pas, le caractère de la jeune fille n’aidant en rien les choses. Cependant, à force de passer du temps ensemble, les choses s’étaient grandement améliorer. Maintenant, ils étaient comme frère et sœur. Rien ne semblait pouvoir ternir leur amitié. Qui l’aurait cru ? Cela était la preuve que tout était possible si on y mettait un peu d’effort. Dans le cas de l’adolescente, cela avait été terriblement difficile que d’apprendre à faire confiance à quelqu’un d’autre. Will lui avait prouvé qu’elle avait bien fait de s’ouvrir à lui, petit à petit. Elle savourait, à présent, cette nouvelle vie qui s’offrait à elle. Elle était bien plus heureuse, voyant un futur radieux se présenter à l’horizon.

À l’occasion de l’anniversaire de Will, la jeune fille avait voulu lui rendre hommage en lui offrant quelque chose qu’elle avait fait elle-même. Elle voulait lui donner un cadeau significatif, quelque chose dans lequel elle se jetterait corps et âme et qui représenterait l’immense patience dont il avait fait preuve envers elle depuis si longtemps. Elle était terriblement heureuse que son cadeau ait ému Will. Elle n’avait jamais voulu le faire pleurer, mais elle pouvait se réjouir de lui avoir fait plaisir.

Les beaux moments de ce genre n’étaient pas terminés, loin de là. La jeune fille comptait en vivre bien autres, encore. Ils avaient eu de si beaux souvenirs, comme la fois où Erïka avait tartiné le visage de son frère avec du Nutella. Elle ne voulait pas retourner dans le passé, pas même pour revivre ce genre d’événement. Elle préférait créer de nouveaux souvenirs avec lui, avec ceux qu’elle aimait et qui lui étaient proches.


-« Le Nutella te va si bien. C’est comme un masque de beauté ! »

Si Will était heureux d’avoir Erïka dans sa vie, il était également fier d’être entouré de personnes comme Anieta et Eleonnora. Rien ne les avait obligées à l’accepter dans leurs vies, dans leur famille. Pourtant, elles l’avaient fait. Le caractère et le sens de l’humour du rouquin avaient finis par les charmées. Elles l’adoraient, bien que leurs liens n’égaleront jamais celui qu’il entretenait avec Erïka.

-« Qui a dit que l’on étaient forcées de faire quoi que ce soit ? Tu es sympathique, tu es drôle, tu as tout un tas de qualités qui font que l’on t’apprécie. » Expliqua Anieta. « Si Erïka est devenue amie avec toi, c’est parce que tu devais être une bonne personne. Elle n’avait pas tort. »

Ces femmes si importantes à William allaient toutes être présentes lors de son mariage, alors qu’il allait porter fièrement la tenue que lui avait confectionnée Erïka. Eleonnora ne manquerait pour rien au monde une nouvelle occasion de s’acheter une robe hors de prix qui la mettrait en valeur sans toutefois voler la vedette à la mariée. D’ailleurs, elle aura enfin l’occasion de rencontrer la chanceuse qui allait épouser le rouquin. Elle en avait beaucoup entendu parler, avait vu son visage sur des photographies, mais ne lui avait jamais adressé la parole. Il en était de même pour le petit ami d’Erïka. Elle se demandait quel genre de personne il était pour arriver à supporter sa monstrueuse petite peste de sœur.

-« Nous ne raterons pas une occasion si spéciale. Nous serons là, compte sur nous. »

Pendant que William se changeait, les deux sœurs se mirent à regarder des photos dans l’un des albums d’Anieta. Elles s’amusaient bien, riant des diverses images où Will apparaissait dans une position ridicule. Le pauvre… Lorsqu’il revint dans le salon, il découvrit bien rapidement qu’il était le principal sujet de discussion des filles et s’immisça dans la conversation. Erïka voulait savoir à quoi ressemblait son frère lorsqu’il était sous l’effet de l’alcool. Cela devait être assez amusant à voir. Effectivement, il ne tarda pas à lui confirmer cela. Il disait encore plus de conneries que d’habitude. Cependant, incapable de parfaitement décrire sa soirée, il laissa Eleonnora lui raconter le reste. Elle-même ne se souvenait plus tellement de ce qui s’était produit. Elle avait bien plus bu que lui.

-« Je te signale que j’avais bu près d’une bouteille de vin à moi seule avant d’aller au bar. Je ne me souviens pas de grand-chose… Tu voulais essayer de me faire draguer notre reflet dans le miroir, ça je m’en souviens encore. Le reste est flou… Ah oui ! Il se battait avec mes clés de voiture. C’était totalement ridicule. J’en ai que des flashbacks, mais ça me revient. Je crois… »

Après ce soir-là, la jeune femme avait décidé d’éviter de boire excessivement. Déjà, Evelynn n’avait pas apprécié de devoir la récupérer, tard le soir, alors qu’elle était totalement bourrée. Désirait faire plaisir à sa douce et ne pas la décevoir, elle avait décidé de cesser les excès. Elle ne savait pas combien de temps elle allait tenir avant de se retrouver dans une soirée d’enfer avec tout un tas de cocktail qu’elle pouvait boire jusqu’à en perdre la tête, mais elle comptait se montrer plus raisonnable à l’avenir. Visiblement, il en était de même pour Will.

Will décida de parcourir l’album photo. Il fut bien surpris d’y retrouver quelques clichés qui auraient dû ne jamais exister. Pourtant, ils étaient bel et bien là. Le rouquin avait beau affirmer qu’il détestait les sœurs Davidoff pour cette manie qu’elles avaient de prendre des photos compromettantes de lui, il ne pouvait cesser de les adorer. Après l’avoir l’embrasser sur les joues, les filles se disputèrent de nouveau à savoir qui avait imité qui la première. Le jour où elles s’entendront à merveille n’était toujours pas venu. Au moins, on pouvait voir qu’elles faisaient de réels efforts pour s’entendre et ne pas trop se disputer comme à leur habitude.
Amusé par une telle situation, Will les complimenta en affirmant qu’elles étaient mignonnes. Leurs réactions ne se firent pas attendre. Elles tournèrent aussitôt la tête en sa direction pour lui répondre.


-« On est pas mignonnes ! »
-« Je sais, je suis magnifique. »

Elles avaient parlé exactement en même temps avant de se dévisager. Erïka soupira. Ce qu’elle pouvait détester le narcissisme de sa sœur. Elle n’arrivera jamais à s’y faire. Quelques instants plus tard, Will lui faisait oublier tout cela en venant s’assoir sur elle. Non mais ! Elle n’était pas un fauteuil, tout comme Eleonnora qui le lui signalait en tentant de le pousser sur sa sœur. Aussitôt, le rouquin répliqua qu’elle semblait être un si confortable canapé.

-« N’empêche, j’ai des coussins très confortables. » Fit-elle en posant ses mains sur ses seins. « Dommage que tu ne puisses pas les essayer. » Ajouta-t-elle avant de tirer la langue.

Afin de détourner l’attention de Will pendant que leur grand-mère préparait le repas, Erïka lui montra quelques clichés qui avaient été ajoutés à l’album. L’un d’entre eux la représentait, accompagnée d’Alexïs, dans de jolies tenues assorties pour Noël. Par la suite, elle lui en montra une autre, plus récente, où elle posait avec l’une des filles à qui elle donnait des cours de langue. Elle était très gentille, quoi qu’un peu étrange par moment. Ce n’était pas cela qui allait l’embêter. Sans être amies pour autant, les deux adolescentes s’entendaient bien. Erïka lui apprenait le japonais, enfin, le peu qu’elle connaissait de cette langue. Savoir l’écrire était un apprentissage long et ardu, ce qui lui demandait beaucoup de temps et d’efforts. En échange de ces cours de langue, la jeune fille lui avait confectionné une tenue gothique de style nippon. Erïka adorait cette tenue et, il fallait bien l’avouer, elle lui allait très bien.

-« Je donne quelques cours à des élèves qui ont des difficultés en langue, normalement. Enfin… Elle est sympa cette fille. Elle serait ravie de vous faire de belles robes de dentelle, j’en suis persuadée. Ça t’irait si bien ! »

Le sourire aux lèvres, l’adolescente parcourue d’autres pages de l’album avant de tomber sur une photographie datant de l’été dernier, alors qu’elle n’était pas en couple avec Bobby depuis très longtemps. Will avait décidé de jouer un tour au petit couple et cela s’était retourné contre lui. Il était resté coincé sous une statue de glace à l’effigie d’Erïka, en boxer, sans possibilité de fuir. Eleonnora le questionna sur ce qu’il avait ressentis sous cet amas de glace et le rouquin ne tarda pas à répondre qu’il avait eu terriblement froid. Il se plaignait que Bobby avait utilisé son pouvoir pour gagner, mais c’était Will qui avait commencé. C’était lui qui s’était dédoublé pour kidnapper Erïka. Elle ne se gêna pas pour lui rappeler sur un ton léger, propice à la plaisanterie.

-« Qui a utilisé son pouvoir pour me kidnapper et m’enfermer dans une autre pièce pendant qu’il se battait avec Bobby dans le salon, mmmmh ? Tu t’es fait avoir à ton propre jeu. »

Le repas était maintenant près. Tout le monde s’installait à la table devant le somptueux buffet qu’avait préparé Anieta. Serviable, Will pris soin de servir tout le monde avant de remplir son assiette. Cependant, son repas était menacé par Erïka. Elle piquait de temps à autre dans son assiette rien que pour l’embêter. À un moment, Will lui donna un coup de fourchette sur le plat de la main afin de l’empêcher d’agir. Cela laissa largement le temps à Eleonnora de voler quelques légumes dans le plat du rouquin, ni vue, ni connue.

-« En garde ! Tu vas devoir te battre pour préserver ta nourriture ! »

Elle croisa sa fourchette avec celle de Will, s’amusant de ce petit affrontement d’ustensiles. Pendant ce temps, Eleonnora avait le temps de terminer son assiette. Comme elle désirait garder un peu d’appétit pour le dessert, elle préféra s’arrêter là. Elle se contentait de voler quelques morceaux dans l’assiette du rouquin puisqu’elle était juste à côté. Il ne remarquait rien, trop absorbée par son combat avec sa petite sœur. Par contre, cette dernière avait tout vu.

-« Il y a une vilaine morue qui mange dans ton assiette ! » Fit-elle alors qu’Eleonnora venait de piquer un énième morceau de légume qu’elle s’empressa de manger.
-« Ce n’est pas bien de mentir, petite peste. »
-« Je ne mens jamais. »
-« Si tu le dis. Alors, Will, il est bon le repas que cette pique-assiette te vole ? »

Lorsque le repas fut terminé, la petite famille pris un moment pour bien digérer le tout. Une fois le moment venu, Anieta se leva et ouvrit la porte du réfrigérateur afin de sortir le gâteau. Aussitôt, Erïka posa ses mains sur l’œil valide de Will. Il ne fallait pas qu’il voit la surprise tout de suite. Grâce à son don, Eleonnora fit venir à elle son téléphone cellulaire. Elle comptait bien filmer la scène. La vieille femme posa le gâteau sur la table. Il était rond, mais décoré avec grand soin. Elle avait fait de nombreux motifs dessus, grâce au crémage. Sur le dessus, elle y avait inscrit « Joyeux Anniversaire William ». Après avoir posé quelques bougies sur le gâteau, puis les avoir allumées, Anieta alla tamiser les lumières de la pièce.
Dès qu’Erïka retira ses mains de l’œil de Will, les trois femmes se mirent à lui chanter un joyeux anniversaire. Bien entendu, Eleonnora ne se gênait pas pour tout filmer jusqu’au moment où Will eut soufflé ses bougies.


-« J’espère que tu as fait un vœux. » Dit Anieta en tendant un grand couteau à Will. « Le fêté doit découper le gâteau, c’est la règle. J’espère qu’il te plaira. »
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MessageSujet: Re: Happy Birthday Brother ! [William McKellen & Eleonnora Davidoff]   Ven 19 Avr 2013 - 21:10

Will et Erïka passaient leur temps à se chercher et n'étaient jamais à court d'idées dès qu'il s'agissait de s'amuser ou de se jouer des tours. C'était devenu une habitude pour eux et aucun d'eux ne semblait s'en lasser. Néanmoins, c'était souvent le rouquin qui prenait, pour le plus grand amusement d'Erïka. Elle ne cessait de lui rappeler cette journée où elle s'était amusée à le tartiner de Nutella alors qu'il dormait encore paisiblement, ne songeant pas un instant qu'il pouvait être en danger en dormant dans la même pièce que sa petite soeur. Elle ne manquait pas de le lui rappeler dès qu'elle en avait l'occasion, fière de sa blague qui avait pourtant finie par se retourner contre elle.

"J'sais que j'suis à croquer hein, pas la peine d'en rajouter !" lança t-il en riant, pas du tout sérieux comme Nora pouvait l'être en faisant ce genre de commentaires

Mais à présent, il y avait également Anieta et elle qui comptaient dans sa vie. C'était grâce à Erïka qu'il avait pu les connaitre et il était des plus heureux qu'elles l'aient accepté tout comme la jeune femme. Ce n'était pas parce que l'adolescente le considérait comme son frère qu'elles étaient forcés de le voir comme un membre de la famille. Et pourtant, c'était le cas, Anieta le confirmait à l'instant, le complimentant sur ce qu'il était. Pour une fois qu'on lui disait qu'il était quelqu'un de bien, il allait finir par croire qu'elle disait vrai. Mais il avait au moins le mérite d'être devenu ami avec quelqu'un qui ne se laissait pas si facilement approcher. C'était une preuve comme une autre. Mais de là à dire qu'il était une bonne personne, il en doutait tout de même un peu.


"C'est gentil. Y a vraiment qu'vous pour m'voir comme ça. J'suis vraiment chanceux d'vous avoir. C'pas tout l'monde qui donne sa chance à un mec comme moi."

Will n'avait pas tant de proches que ça au final. Mais il désirait qu'ils soient tous présents lors de son mariage. Cela se ferait en petit comité mais cela n'avait aucune importance pour lui du moment que ceux à qui il tenait étaient là. Il espérait ainsi faire honneur à la magnifique tenue qu'Erïka lui avait confectionnée. Pas question de faire la cérémonie sans la présence de ceux qui avaient fait de sa vie quelque chose de formidable. Les filles lui affirmèrent une nouvelle fois qu'elles seraient toutes présentes, pour son plus grand bonheur.

Le sujet étant clos et Will s'absenta le temps de ranger la tenue dans sa boite. Le temps qu'il le fasse, les deux soeurs avaient trouvé le moyen de se distraire en regardant l'un des nombreux albums photos d'Anieta. Elles s'amusaient à regarder Will photographié dans des positions improbables à l'insu de son plein gré. Il s'en rendit rapidement compte à son retour, constatant qu'il n'était même pas au courant de tout ça. D'où sortait cette photo prise chez Eleonnora alors qu'ils étaient rentrés d'une soirée bien arrosée ? Erïka n'avait pas été présente et semblait le regretter, juste pour pouvoir voir son frère faire n'importe quoi en étant saoul. Ce dernier avoua ne plus vouloir toucher à la boisson, conscient qu'il aurait pu avoir de sacrés ennuis s'il avait été avec quelqu'un d'autre que la russe, elle aussi mutante. Mais il avait un très vague souvenir de la soirée et demanda donc à Eleonnora de se charger de raconter ce qu'elle savait. Elle aussi avait beaucoup bu et ses souvenirs étaient flous. Elle s'en défendait en prétendant avoir bu plus que lui mais dévoilait certains souvenirs malgré tout.


"C'toi qui a voulu t'rajouter un handicap hein, j'y peux rien moi ! Puis j'ai qu'un oeil, j'vois pas bien quand j'suis bourré ! C'la preuve que j'nous trouve sexy, nan ?" fit-il en riant "Et puis, c'est tes clés qu'avaient commencé ! N'empêche... J'plains la pauvre Evy !"

Un rapide feuilletage de l'album lui permit de se rendre compte qu'aussi bien l'une que l'autre s'était bien jouée de lui. Erïka était toute aussi coupable que sa demi soeur et Will se sentit piégé. Tout cela l'amusait, étant le premier à rire de lui, mais il ne manqua pas de leur dire, à sa façon, qu'il les détestait pour avoir fait ça. En synchro, elles répliquèrent, l'embrassant sur la joue en prononçant la même phrase. C'en était touchant et Will les embrassa à son tour avant de bouger de place pour aller se servir dans le plat de petits fours qui lui faisaient de l'oeil sur la table basse. Pendant ce temps, les soeurs eurent tout le loisir de se disputer à cause de leurs similitudes. Will trouvait ça amusant et mignon, ne manquant pas de le leur faire remarquer non sans une certaine ironie. Leurs réponses ne tardèrent pas mais cette fois, elles étaient à l'opposé l'une de l'autre, ce qui fit davantage rire Will.

"Ne changez jamais. Ja-mais !"

C'est souriant et tout en parlant à Anieta qu'il rejoint le canapé et tenta de s'asseoir dessus. Seulement, les soeurs l'occupaient déjà et il dû se frayer un chemin entre elle, poussé d'un côté puis de l'autre, aucune d'elle ne souhaitant être écrasée. Eleonnora se défendait d'être un fauteuil mais Will lui affirmait qu'elle était confortable et ne devrait pas réagir de la sorte. Pour en rajouter une couche, elle fit référence à son opulente poitrine, le narguant puisqu'il ne pouvait pas y toucher. Cela ne le dérangeait pas, il avait celle d'Amy qu'il pouvait toucher quand il le désirait. Et puis de toute façon, il avait déjà testé la moellosité (oui j'invente des mots et alors ?) d'Eleonnora mais pas de la façon dont elle le voyait.

"Bah, j'ai testé tes g'noux, ça m'va très bien. Ils étaient moelleux ! Pour le reste, j'ai ma p'tite amie alors j'ai aucune raison d'être jaloux."
affirma t-il en hochant la tête

Anieta avait quitté le salon pour se rendre à la cuisine et Will voulu lui emboiter le pas pour l'aider à préparer le repas mais les deux soeurs avaient d'autres plans apparemment. Du coup, il resta avec elles et feuilleta les albums photos en leur compagnie. C'était amusant de voir les divers clichés, datant de différentes époques. Erïka détaillait surtout les tenues, détail auquel le rouquin attachait très peu d'importance. Ce devait être un truc de filles sans doute... Il remarqua cependant qu'il ne connaissait pas l'une des filles présentes sur la photo en compagnie de la russe. Il s'agissait d'une élève de l'Institut à qui Erïka donnait des cours de langue. En échange, elle lui avait confectionné une tenue qui lui allait plutôt bien. Erïka ne manqua pas d'ajouter qu'une belle robe irait bien à son frère. Eleonnora avait-elle vue la fameuse photo ? Il espérait que non.


"J'porte très mal la dentelle figure toi ! Et puis j'lui donne pas d'cours moi, j'la mérite pas ! J'ai une tronche de prof, hm ? J'crois pas !"

Une nouvelle photo fit son apparition. Il s'agissait de l'été dernier, lorsque Bobby avait été présenté à Anieta. Au cours de la soirée, Will avait séparé les deux tourtereaux pour leur jouer un petit tour. Et finalement, il s'était retrouvé assommé et piégé par le couple. Bobby avait utilisé son don pour prendre un avantage non négligeable sur le rouquin, incapable de bouger et d'esquiver la photo. Il tirait une de ses tronches sur la photo... surtout qu'il était à l'envers, ce qui renforçait le côté comique de la chose. Erïka défendit son petit ami en signalant que c'était Will qui avait usé de son pouvoir le premier. Elle n'avait pas tort mais le rouquin faisait parfois preuve de mauvaise foi pour avoir raison.

"Bah évidemment ! Vous êtes deux et j'suis seul ! C'était pour équilibrer l'jeu ! Puis il m'a frappé par derrière ce traitre ! Enfin au moins on voit pas mon torse sur la photo, c'est d'jà ça."

Anieta les appela et les trois jeunes se dirigèrent alors vers la cuisine pour prendre place autour de la table. Les différents plats sentaient drôlement bon et Will avait hâte de pouvoir les goûter. Mais avant tout, il servit tout le monde avant de pouvoir déguster le bon repas préparé par Anieta. Il mangeait avec appétit mais dû s'interrompre pour empêcher l'envahisseur -Erïka- de piquer ce qui se trouvait dans son assiette. Après lui avoir donné un coup de fourchette sur la main, il la défia en duel. Mais pendant ce temps, Eleonnora en profita pour piquer dans son assiette à son tour. Elle fut vite dénoncée par Erïka et Will ne tarda pas à s'emparer de son couteau pour défier Eleonnora cette fois. Deux contre un, cela allait être juste de réussir à gagner. Il pouvait toujours se dédoubler mais il n'en voyait pas tellement l'intérêt pour le moment.

"L'repas est bon ouais, mais la prochaine fois, j'préférerais du poisson ! Comme ça, j'serais sûr qu'vous en mangerez pas. Entre morues, vous êtes pas cannibales quand même !"


Le repas se termina bientôt et ils passèrent le temps en se racontant des anecdotes. Puis, vint le moment du dessert. Will se redressa sur sa chaise et voulu admirer le gâteau mais Erïka l'en empêcha. Malgré un "hé" de protestation, il se laissa faire, impatient de voir ce qui allait atterrir sur la table. Une fois que la main se retira, il pu admirer le gâteau qui avait été fait juste pour lui. Les trois femmes se mirent alors à lui chanter un joyeux anniversaire et c'est ému qu'il le regarda un long moment. Tout ça était fait rien que pour lui et il n'en revenait toujours pas. Quelle journée fantastique. Il souffla ses bougies et attrapa le couteau que lui tendait Anieta. Cette dernière lui demandait s'il avait fait un voeu. A vrai dire, ce n'était pas le cas car il n'était pas au courant de ce genre de tradition, n'ayant pas l'habitude de fêter son anniversaire. Il n'était jamais trop tard non ? Il espérait de tout coeur pouvoir parvenir à rendre ces femmes aussi heureuses que lui. C'était une mission bien difficile mais il comptait bien y mettre toute sa volonté et tout son amour pour elles.

"J'ai fait un voeu un peu en r'tard, j'ignorais qu'il fallait en faire un. Mais j'compte bien tout faire pour qu'il s'réalise ! Tendez moi vos assiettes que j'vous serve ! Il a l'air super bon !"

Toujours habile et à l'aise avec un couteau dans les mains, il découpa rapidement les parts, les servant chacune avant de se prendre une part. Il ne tarda pas à goûter le gâteau, le dévorant et ne manquant pas de s'en resservir une tranche. Repu, il laissa échapper un soupir d'aise en se tapotant l'estomac.

"Fiou... C'est tell'ment bon qu'j'en bouff'rais bien un morceau encore mais après j'vais exploser ! Merci à toutes pour cet excellent moment, c'est... j'suis vraiment heureux d'tout c'que vous faites pour moi."

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MessageSujet: Re: Happy Birthday Brother ! [William McKellen & Eleonnora Davidoff]   Dim 21 Avr 2013 - 6:39

Eleonnora avait vécu de nombreuses soirées bien alcoolisées. Elle adorait fêter avec des amis, et même seule, parfois. Elle n’avait pas besoin d’être accompagnée pour socialiser dans un bar et revenir avec une magnifique conquête. En faisant son entrée au SHIELD, elle n’avait pas eu le choix que de réduire la fréquence de ce genre d’événement. Après tout, avoir une gueule de bois alors qu’elle devait partir en mission ce n’était pas la meilleure des idées. C’est pour cela qu’elle cessa de boire au point d’en être saoule. Puis, lorsqu’elle commença à sortir avec Evelynn, elle réduit encore plus le nombre de beuveries qu’elle faisait. Avec William, elle s’était un peu laisser aller sur l’alcool. Ils avaient finis complétement saouls, tous les deux, au point qu’Evelynn ait dû venir les chercher. Le lendemain, Eleonnora avait retrouvé le rouquin en train de dormir dans une position inusitée, dans son salon. Elle ne s’était pas gênée pour photographier le tout, puis à confier le précieux cliché à Anieta.

Eleonnora tentait de se souvenir de la soirée qu’ils avaient passé au bar afin de raconter les événements à Erïka. Elle se souvenait de quelques éléments, mais sans plus. Elle se rappelait bien du moment où William avait tenté de lui faire draguer leur reflet dans le miroir. La jeune femme était tombée dans le panneau instantanément, ayant dû faire face au miroir avant de comprendre ce qui se passait. Elle se défendait en expliquant qu’elle avait déjà bu avant leur arrivée au bar. Pourtant, Will ne jugeait pas que cela était une excuse valable. Elle était aussi saoule que lui et avait fait tout autant de connerie.


-« Pas besoin que tu sois bourré pour nous trouver sexy. La beauté, c’est de famille chez les Davidoff. Qui peut se vanter d’avoir une mère qui a longtemps été un populaire mannequin professionnel ? »
-« Je suppose que c’est toi. Le narcissisme se transmet avec la beauté flétanesque ? »

Eleonnora ignora sa petite sœur. Elle préférait se concentrer sur les autres photographies que contenant l’album. Cependant, William vint les interrompre en tentant de s’assoir sur elles. Bien évidemment, elles ne tardèrent pas à lui faire de la place. Elles avaient totalement oublié qu’elles se disputaient, quelques secondes plus tôt. Eleonnora était si narcissique que cela en énervait Erïka, refusant d’être associée à cette femme superficielle. Cependant, cela semblait amuser William qui ne souhaitait pas les voir changer, un jour.

Il y avait certaines choses qui ne changeront jamais. La poitrine d’Eleonnora, par exemple. Elle affirmait que ses seins étaient très confortables, mais il ne pouvait y toucher. Ce n’était pas très grave, aux yeux de William. Après tout, il pouvait toujours tripoter ceux d’Amy, faute d’être une femme et d’en avoir également une paire. S’il n’avait pas testé la poitrine de la russe, il avait au moins pu tester ses genoux et y posant la tête, alors qu’ils revenaient de leur soirée arrosée.

Erïka montra certaines photos à son frère afin d’attirer son attention et de lui faire oublier le fait qu’Anieta préparait le repas. Elle lui en montrait une où elle posait avec une jeune fille à qui elle donnait des cours de japonais. Elle en connaissait assez peu, mais avait trouvé la motivation d’en apprendre davantage lorsqu’elle avait du temps de libre. Elle avait toujours eut de la facilité à apprendre d’autres langues et il ne lui fallait que quelques mois d’études pour arriver à tenir une discussion dans une langue étrangère. Ce n’était pas aussi simple que d’apprendre à écrire dans d’autres alphabets, mais elle se débrouillait comme elle pouvait. Quoi qu’il en soit, Erïka adorait la tenue gothique que lui avait confectionnée sa jeune élève en échange des cours qu’elle lui donnait. Cela la mena à parler de la fameuse robe qu’avait porté Will, un jour, afin de la faire rire. Ça avait fonctionné à merveille.


-« Non, tu n’as pas une tronche de prof. Par contre, tu as celle du parfait candidat au port de vieilles robes. D’ailleurs, Nora, je dois absolument te montrer une photo où Will porte une jolie… »

Cependant, elle fut interrompue au milieu de sa phrase. Elle désirait montrer la fameuse photographie où William apparaissait dans une robe. Elle cherchait frénétiquement dans l’album, mais ne la trouvait pas. Soit elle n’avait pas bien regardé, soit elle était dans un autre album. Finalement, elle décida de montrer une autre photographie. Will était coincé sous la statue de glace à l’effigie d’Erïka alors que Bobby prenait une pose de vainqueur. Bien évidemment, le rouquin ne voulait avouer que c’était de sa faute s’il s’était retrouvé ainsi. Il disait ne pas avoir le choix d’utiliser son pouvoir puisqu’ils étaient deux contre lui. C’était dans le but d’équilibrer la partie. Cependant, Erïka n’était pas convaincue de cela.

-« Même à deux tu as réussis à te faire battre. On est trop forts, il faut l’avouer. »
-« Pourquoi tu ne veux pas que l’on voit ton torse ? Tu es complexé ? »

C’était Eleonnora qui venait de parler. Elle n’avait jamais vu les cicatrices de William. Elle ne pouvait pas savoir ce qui lui était arrivé lorsqu’il vivait encore dans la rue. Elle se demandait bien pourquoi il était soulagé que l’on ne voie pas son torse sur la photographie. Elle pensait qu’il était complexé parce qu’il était maigre ou quelque chose du genre. Elle ne voyait pas d’autres raisons.

Anieta ne tarda pas à couper court à cette conversation en leur annonçant que le repas était prêt. Les trois jeunes quittèrent le salon et allèrent s’installer à la table où William se fit un plaisir de les servir. Pendant le repas, Erïka ne cessait de l’embêter en volant de la nourriture dans son assiette. Bien évidemment, Eleonnora profitait de l’occasion pour en faire de même. Puisque le rouquin était trop occupé à défier sa petite sœur au combat, elle ne se gênait pas pour lui voler des légumes. Par contre, la jeune fille décida de la dénoncer et Will se retourna également contre elle, la menaçant d’un couteau. Armée de sa fourchette, la jeune femme était prête à l’affrontement. Eleonnora engagea le combat, imitant Erïka. Elles étaient deux contre un, et donc, étaient sûres et certaines de gagner la partie.
La jeune femme avait demandé au rouquin s’il aimait le repas, malgré le fait que sa petite sœur s’amusait à jouer les pique-assiette. Il lui répondit qu’il aimerait bien manger de la morue, la prochaine fois. Ainsi, il était certain que les deux sœurs ne lui voleraient pas sa nourriture.


-« Je ne suis pas une morue ! C’est elle le poisson ! » Lança Erïka en grimaçant.
-« T’as pas fini de me traiter de morue sale truite ? » Répondit aussitôt Eleonnora.

Une fois le repas terminés, tout le monde pris le temps de digérer tout en discutant tranquillement de tout et de rien, partageant d’amusantes anecdotes au passage. Lorsque vint le moment de manger le gâteau, Erïka se jeta sur William afin de cacher son œil valide de ses mains. Il n’avait pas le droit de voir le fameux dessert jusqu’à ce qu’il soit posé sur la table et que les bougies soit allumées. Une fois que tout fut en place, Erïka redonna la vue à son frère, lui chantant un joyeux anniversaire comme le faisaient Anieta et Eleonnora. Il souffla les bougies sur son gâteau avant même d’avoir fait un vœu. Il était déjà prêt à découper des parts avec le couteau que lui donna la vieille femme. Il n’était pas trop au courant de ce type de tradition, visiblement.


-« On est persuadées que tu as la volonté nécessaire pour qu’il se réalise, mais il n’y a que toi qui le saura lorsque ce sera le cas. »

Tout le monde demanda une part de gâteau. Lorsqu’elles eurent leurs assiettes, les filles commencèrent à manger, complimentant par la même occasion le délicieux dessert préparé par leur grand-mère. Ils mangèrent tous avec appétit. À la fin du repas, William remercia les trois femmes pour ce qu’elles avaient fait pour lui. Elles étaient ravies de lui avoir fait plaisir en cette magnifique journée. Cependant, elle n’était pas terminée pour les jeunes mutants. D’ailleurs, Anieta leur signalait qu’il ne valait mieux pas s’attarder.

-« Vous devriez vous dépêcher avant d’être en retard, les enfants. »
-« Merde ! C’est vrai. C’est dommage, on s’amusait bien. La suite des choses va être tout aussi amusante, par contre. »

Les sœurs se préparèrent rapidement. Eleonnora passa à la salle de bain, rapidement, afin de se refaire une beauté, tandis qu’Erïka enfilait sa veste avant d’attraper son sac à main. Elle fit signe à William de se préparer également. Alors qu’Eleonnora enfilait à son tour sa veste, sa petite sœur allait serrer sans grand-mère dans ses bras, la remerciant chaleureusement d’avoir été là en cette journée spéciale. Puis, ce fut au tour d’Eleonnora d’aller saluer la vieille femme. Elle lui promit de prendre tout un tas de photos du reste de la soirée. En fait, elle avait demandé à l’un de ses amis de s’en occuper et de prendre soin de lui envoyer tous les clichés afin qu’elle puisse les remettre à Anieta.
Finalement, cette dernière vint serrer William dans ses bras, lui souhaitant, pour une dernière fois, un joyeux anniversaire. Elle l’embrassa sur la joue avant de le laisser rejoindre ses sœurs.


-« Prend bien soin de toi, William. Passe une belle soirée, surtout. Tu n’as pas fini d’être surpris par tes sœurs. Elles ont encore quelques surprises pour toi, mais je n’en dis pas plus. »

Une fois dans la voiture de William, Eleonnora lui donna les indications qui les menèrent dans un stationnement, tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Elle quitta le véhicule, suivit de sa petite sœur, puis guida le rouquin jusqu’à l’entrée du bar où elle avait travaillé, auparavant. Elle lui fit signe de la suivre à l’intérieur où la porte avait été laissée déverrouillée. Il y a plus d’un mois de cela, la jeune femme avait payé son ancienne patronne afin d’avoir le club pour elle et ses invités, le temps d’une soirée. Puisqu’habituellement le cabaret était fermé le lundi, cela n’engendrait pas de pertes d’argent pour l’établissement. Au contraire, en plus de donner une occasion aux danseuses de pratiquer leurs numéros, la patronne gagnait une jolie petite somme d’argent. Il fallait bien qu’elle pait ses chanteuses, ses danseuses, son barman.

Une fois à l’intérieur, dans la grande salle, Eleonnora montra à sa petite sœur les tables installées à proximité de la scène. Ils allaient pouvoir s’y assoir. En plus d’avoir une jolie vue sur la scène, sans pour autant y être collé de trop prêt, il n’y aura personne pour les déranger. La jeune femme repéra son ancienne patronne et alla la saluer chaleureusement. Elle ne pouvait s’empêcher d’être joyeuse et de sourire alors qu’elle remettait les pieds dans un endroit qu’elle adorait tant. Elle alla également saluer son ancien collègue et ami, Jim, qui fera office de photographe pour la soirée. Elle échangea quelques mots avec lui avant d’aller rejoindre les autres.
Erïka était déjà assise à la table, sa veste posée sur le dossier de sa chaise. Elle discutait avec William. Ce dernier devait bien se douter de ce qui se passait, à présent. Même s’il s’attendait, à présent, à voir un véritable spectacle burlesque, il n’était pas au bout de ses surprises, car les deux sœurs avaient plus d’un tour dans leur sac.


-« Le spectacle va commencer. Vous allez adorer, j’en suis certaine. »
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MessageSujet: Re: Happy Birthday Brother ! [William McKellen & Eleonnora Davidoff]   Dim 21 Avr 2013 - 19:58

L'alcool avait longtemps servi à Will de moyen de se réchauffer à défaut de pouvoir s'acheter des vêtements d'hiver ou bien d'avoir un toit sans trous pour s'abriter des rudes soirées d'hiver. Si pour beaucoup, l'alcool était un moyen de s'amuser entre amis et de prendre du bon temps, pour lui c'était différent. Cela n'avait rien de drôle de boire jusqu'à ce que son corps soit suffisamment bourré d'alcool pour lui tenir chaud. A force de boire, il avait fini par développer une bonne résistance à l'alcool et pouvait à présent boire beaucoup sans en ressentir les effets. C'était grâce à ça qu'il avait réussi à tenir longtemps face à Eleonnora lorsqu'ils s'étaient adonnés à leur concours de boisson. Boire de la sorte lui avait fait changer sa vision des choses à propos de la boisson. Désormais, il trouvait ça plutôt amusant. Mais pas de là à réitérer l'expérience. Il préférait avoir le contrôle de lui-même et ne pas faire n'importe quoi avec son don comme il l'avait fait en présence de la russe.

Mais malgré leurs déboires, Eleonnora trouvait toujours une raison de se trouver belle et de s'envoyer des compliments. Il fallait dire que le rouquin lui avait grandement facilité la tâche en lui demandant de draguer un couple qui n'était autre qu'eux. Cependant, Will apprit que sa mère était mannequin professionnel ? Rien que ça ? Voilà d'où venait sans doute l'attrait de la jeune femme pour la mode et la beauté. Elle ne partageait pas ça avec sa demie soeur, c'était certain. D'ailleurs cette dernière ne tarda pas à le lui faire remarquer, la traitant à nouveau de morue. Cela commençait à devenir une habitude.


"Perso, j'ai jamais aimé les mannequins. Trop... faux. C'pas mon truc. J'préfère la beauté naturelle, qu'a pas b'soin d'artifices. Mais ouais, t'es une jolie fille. On va dire qu'les Davidoff produisent d'beaux enfants en série ! J'aurais c'te chance moi aussi, vous croyez ?"

Parce que génétiquement, Will n'avait rien à avoir avec les Davidoff. Le lien ne se faisait donc pas automatiquement. Mais quoiqu'il en soit, le rouquin désirait des enfants. Aucun doute qu'il serait un véritable papa poule, il n'y avait qu'à voir comment il se comportait déjà avec Erïka qui était loin d'être une gamine. Même si pour le moment, elle montrait des photos d'elle lorsqu'elle était plus jeune. C'était toujours mieux que des photos de Will dans des positions débiles comme il savait si bien le faire. Mais rapidement, Erïka revint à des photos plus récentes, en dévoilant même une en compagnie d'une autre membre de l'Institut qui lui avait confectionné une tenue. Will ne voyait pas pour quelles raisons elle leur confectionnerait également une tenue, estimant ne pas avoir une tête de prof. Erïka ne se gêna pas pour lui rappeler qu'il portait si bien les robes... et voulait montrer la photo à sa soeur.

HORS-DE-QUES-TION !

Will ne bougea cependant pas. Il aurait pu s'emparer de l'album mais il préférait attendre le moment où elle dénicherait la photo. A ce moment là, il prendrait la photo et partirait avec. Mieux valait attendre. Mais le moment ne vint jamais... La photo ne devait pas se trouver dans cet album ci, par chance ! Cependant, elle en trouva une autre, presque toute aussi vexant pour le rouquin. Se faire dominer par le petit ami de sa petite soeur n'avait rien de glorieux. Il se contenta de râler plutôt que de dissimuler la photo. Au moins, il n'avait rien à cacher sur celle-ci puisque la statue le cachait en grande partie. Erïka jugeait que même à deux contre deux, ils l'avaient dominé. Will ne comptait pas en rester là mais Eleonnora le coupa dans son élan, lui posant une question à propos de son torse.


"Nan, j'suis pas complexé. J'aime juste pas qu'des inconnus m'regardent d'travers ou m'posent des questions à c'sujet."

Plutôt que de se lancer dans une longue explication sur le pourquoi du comment, Will préféra faire quelque chose de plus parlant. Il déboutonna sa chemise et en ouvrit les pans, se tournant vers Eleonnora pour qu'elle puisse voir son torse dans son intégralité ou presque. Ainsi, elle comprendrait sûrement mieux ce qu'il sous-entendait. De nombreuses cicatrices parcouraient sa peau, chacune témoignant de pénibles moments vécus dans la rue. Tout ça appartenait au passé mais son corps restait marqué.

Puisqu'Anieta les appela pour manger, Will se rhabilla et rejoignit la cuisine en compagnie des deux soeurs. Le repas était succulent et tous mangèrent avec appétit. Le restaurant pouvait aller se rhabiller, rien ne battait la cuisine d'Anieta. Cependant, Will eut un peu de mal à manger le contenu de son assiette, constamment dérangé par une Erïka pas subtile qui tentait de lui en voler le contenu. Le rouquin ne se laissa pas faire et la défia en duel pour sauver sa nourriture et l'empêcher de faire main basse dessus. Mais pendant ce temps, Eleonnora en profitait pour voler la nourriture à son tour. Will la défia également, armé de son couteau cette fois, mais avait du mal à avoir le dessus sur deux adversaires à la fois. Il fit remarquer que s'ils mangeaient du poisson la prochaine fois, il y avait des chances pour que les filles n'en mangent pas, les comparant à des morues. Mais les deux filles se défendirent de ces accusations, s'envoyant à nouveau des gentillesses au visage.


"J'peux vous traiter d'choux à la crème s'vous préférez hein ! Mais bon, là on y croit moins, quand on vous connait !"

Pourtant, aux yeux de Will, elles avaient tout d'adorable. C'était de toute façon une taquinerie. Les filles devaient bien avoir compris à quel point Will pouvait les aimer. Ce n'était pas faute de leur avoir répété toute la journée ! Il était temps à présent de sortir le dessert ! Le rouquin n'eut pas le loisir de l'admirer car Erïka l'en empêcha, cachant son oeil. Mais il eut tout le loisir de le faire par la suite, lorsqu'il fut déposé sur la table. Il écouta sa famille lui chanter son anniversaire puis s'occupa de découper ce magnifique gâteau. Sur le coup, il ignorait qu'il devait faire un voeu, mais il n'était jamais trop tard non ? Il souhaitait de tout coeur être à la hauteur. Anieta croyait en tout cas en lui pour le faire. Le gâteau ne fit pas long feu même s'il en restait encore. Difficile de tout manger après un tel repas ! Le rouquin remercia tout le monde de lui avoir offert une si belle journée, pensant que c'était la fin. Mais la réponse d'Anieta l'intrigua. Ils allaient être en retard ? En retard pour quoi ? Il y avait un couvre-feu à l'Institut maintenant ? Mais ce fut Eleonnora qui donna une partie de la réponse.

"La suite ? Comment ça la suite ?! Y a aut' chose encore ??"


Will n'en finissait plus d'être surpris. Jusqu'à où allaient-elles pousser la journée ? Mais au lieu de chipoter, il se prépara, récupérant sa veste laissée sur le dossier d'un fauteuil. Une fois enfilée, il profita que les filles saluaient leur grand-mère pour débarrasser en partie la table. Lorsque ce fut son tour, il serra la vieille femme dans ses bras. Apparemment, elle était au courant de la suite des festivités mais ne voulait pas en révéler davantage. Will estimait que c'était mieux ainsi. Il lui fit un grand sourire avant de se détacher doucement d'elle.

"C'vous qui prenez soin d'moi là ! Moi qui croyais qu'on allait juste rentrer tard... J'suis pas au bout d'mes surprises, comme tu dis. Elles sont bonnes à marier !"

De retour au volant de sa nouvelle voiture, Will suivit le chemin indiqué par Eleonnora. Où se rendaient-ils ainsi ? Il ne demanda rien, préférant avoir la surprise jusqu'au bout. L'endroit où ils se garèrent ne lui disait strictement rien. Silencieux, le rouquin suivit le mouvement, observant le bâtiment vers lequel ils se rendaient. Une enseigne lumineuse attirait l'oeil mais une pancarte affichait pourtant que c'était fermé. Pourquoi y allaient-ils alors ? Eleonnora entra comme si c'était chez elle et Will n'hésita donc pas à la suivre. Elle savait sans doute ce qu'elle faisait. Ce n'est qu'une fois à l'intérieur, lorsqu'il découvrit le décor, qu'il comprit. Il s'agissait sans doute de l'ancien bar dans lequel travaillait la jeune femme. Elle lui avait montré une photo de l'époque où elle chantait sur scène. C'était donc ici ? Will prit le temps d'admirer ce qui l'entourait même s'il n'y avait qu'eux... ou presque. Le rouquin salua le barman et s'installa à la table près de la scène, préparée spécialement pour eux apparemment. Qu'est-ce qui l'attendait ? Eleonnora allait lui faire un petit show rien que pour lui ? Il aimait bien l'entendre chanter alors il avait hâte de la voir à nouveau à l'oeuvre.

"Tu participes pas ? Mais sérieux, y a qu'nous là ? C'est un spectacle juste pour nous ?"

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MessageSujet: Re: Happy Birthday Brother ! [William McKellen & Eleonnora Davidoff]   Lun 22 Avr 2013 - 4:05

Eleonnora vantait toujours son incroyable beauté. Elle descendait d’un mannequin professionnel dont elle avait hérité de son physique de rêve. Par contre, la jeune femme n’avait jamais aimé ce monde superficiel dans lequel elle vivait. Il lui fallut de nombreuses années avant d’apprécier ce type de vie où les apparences régissaient tout. Même si Eleonnora semblait embrigader dans le monde de la mode, elle n’était pas de ces femmes stupides où la couleur de son vernis à ongle importait bien plus qu’autre chose. Au contraire, elle cachait bien son jeu. Elle était très intelligente et faisait partie d’une agence gouvernementale secrète où elle exécutait de périlleuses et délicates missions. Il lui arrivait souvent, à cause de son physique, de servir d’appât et de jouer les femmes nunuches et innocentes. Cela aurait pu être embêtant pour bien des femmes, mais pas elle. Elle avait fini par s’y faire, avec le temps. Et puis, c’était toujours amusant de manipuler les hommes selon son bon vouloir dans le but de les attirer dans un piège.

Même si William n’aimait pas les mannequins, il avouait que les Davidoff avaient tous la chance d’être magnifiques au naturel. Il se demandait si aura également des enfants dotés d’une beauté sans égal. Ça, il ne pourra le savoir qu’une fois qu’il en aura. La génétique pouvait réserver bien des surprises. Ils ne partageaient aucun lien de sang et étaient physiquement différents en tout point. C’était sûr et certains que leurs enfants respectifs n’auront aucun point en commun.


-« On ne sait jamais, avec la génétique. Tu as un joli cheveu roux, si tu avais une petite fille elle serait à croquer. Mais fais gaffe à l’adolescence, les rousses sont tellement sexy, elle va en faire baver plus d’un, surtout avec une jolie mère comme ta fiancée. »

Erïka imaginait déjà le calvaire que la future progéniture de Will va devoir subir. Avec un tel papa poule, ils vont devenir fous ! La jeune fille pourra bien s’en amuser et trouver ça mignon. Après tout, s’il s’occupait de ses enfants, il allait l’oublier. Elle savait bien qu’il agissait seulement ainsi pour la protéger et elle trouvait ça adorable quand il ne poussait pas le bouchon un peu trop loin. Cependant, elle ne pouvait s’empêcher de le taquiner à ce sujet. Il prenait bien plus soin d’elle que son propre père. À la défense de ce dernier, il n’était entré dans sa vie qu’il y a quelques mois et résidait principalement en Russie. Il ne pouvait pas toujours être dans les parages, mais il faisait de nombreux efforts pour venir passer du temps avec ses enfants. Il commençait peu à peu à prendre ses responsabilités de père et s’intéressait réellement à leur vie. Erïka lui avait déjà proposé de l’amener faire de la chasse ou même du camping sauvage durant l’été, cela pourrait être amusant. Ils avaient fini par développer certains intérêts communs et même si la jeune fille s’engueulait parfois avec lui, ça finissait toujours par se régler… même si Anieta devait parfois intervenir pour cela.

Quoi qu’il en soit, Erïka décida de montrer d’autres photographies à William. Elle tomba sur l’une d’entre elle où le pauvre rouquin avait été piégé par Bobby et sa statue de glace. Torse nu, il crevait de froid, le pauvre. Cependant, il était ravi d’une chose : on ne voyait pas son torse. Il n’était pas complexé, comme le pensait Eleonnora, mais il n’aimait pas montrer ses cicatrices à n’importe qui. Afin de lui expliquer la raison, il déboutonna sa chemise et l’ouvrit, montrant ainsi son corps à la jeune femme. Elle ouvrit tout grand les yeux, tout en fixant les cicatrices. La rue ne l’avait pas épargné, c’était évident. Le pauvre… Ce n’était pas très beau à voir, tout ça. Elle restait sans voix, ne sachant pas trop quoi dire.


-« Oh… humm... c’est… c’est plus esthétique avec la chemise. »

Heureusement, Anieta les appela pour manger et la jeune femme alla rejoindre la table. Elle s’y installa et mangea avec appétit le succulent repas qu’avait préparé la vieille femme. Cependant, tout cela ne se déroula pas sans un peu d’action. En effet, les deux sœurs se retrouvèrent à faire un duel à l’épée contre William après avoir osé voler de la nourriture dans son assiette. Il alla même jusqu’à les traiter de morue, poisson qu’il pourra peut-être manger en toute quiétude si elles n’étaient pas cannibales. Cependant, les deux femmes se défendirent d’être des poissons. Dans ce cas qu’étaient-elles ? Des choux à la crème, comme le suggérait Will ? Certes, cela était possible, mais seulement lorsque l’on ne les connaissait pas. C’était une autre preuve qu’il ne fallait pas se fier aux apparences.

Il était loin de se douter de toutes les surprises qu’elles lui avaient encore réservées pour la soirée. Une fois le dessert terminé, Anieta conseilla aux deux sœurs de ne pas trop trainer si elles ne souhaitaient pas arriver en retard à leur prochaine destination. Will ne comprenait pas trop ce qui se passait et il n’avait pas à le savoir. Il découvrira le tout en temps et lieu.


-« Bien sûr qu’il y a autre chose, qu’est-ce que tu crois ? Allez, va chercher tes affaires, il ne faudrait pas arriver en retard. »

Les sœurs se préparèrent à partir puis saluèrent Anieta à tour de rôle avant de sortir à l’extérieur. Il ne restait plus que Will à qui la vieille femme souhaitait de nouveau un joyeux anniversaire. Elle lui demandait de prendre soin de lui, mais il affirmait plutôt le contraire. Il était traité comme un prince, aujourd’hui. Il avouait que les deux jeunes femmes étaient bonnes à marier. C’était bien vrai. William allait bientôt épouser la femme de sa vie. Un jour, ce sera au tour des deux sœurs de revêtir leur robe blanche. Le temps s’écoulait à une vitesse folle et les jeunes grandissaient si rapidement.

-« C’est vrai, elles le sont. Un jour, ce sera à leur tour de se marier. On ne sait jamais, peut-être que dans quelques années, Robert se décidera à faire sa grande demande à Erïka.»

La vieille femme libéra son petit fils et l’envoya retrouver les filles à l’extérieur. Une fois dans la voiture, Eleonnora expliqua au rouquin quel chemin emprunter afin de se rendre à destination. Elle ne donna aucune autre précision supplémentaire. En quittant la voiture suivit d’Erïka, la jeune femme entra dans le club où elle avait travaillé, auparavant. Elle était si heureuse de retrouver cet endroit qu’elle aimait tant. Elle alla saluer la patronne de l’établissement ainsi que l’un de ses amis avant de venir rejoindre les autres à leur table. Will venait de comprendre ce qui se passait. Il allait assister à un magnifique spectacle. Cependant, Eleonnora n’allait pas en faire partie, du moins, pour l’instant. Il lui demanda si la salle leur était réservée.

-« Chaque chose en son temps. Nous avons le club rien que pour nous, ce soir. Alors, prépare toi à en avoir plein la vue, tu ne regretteras pas le spectacle. »

Le spectacle ne tarda pas à commencer, d’ailleurs. Will eut droit à de nombreux numéros où les filles, plus séduisantes les unes que les autres, étaient vêtues de somptueuses tenues burlesques qui les mettaient grandement en valeur. Le chant, la danse, tout y était. Eleonnora regardait tout cela avec nostalgie. Ce que cela pouvait lui manquer ! Elle aimerait tant remonter sur scène… mais cela n’était guère possible. Enfin, sauf pour ce soir. Tout était déjà organisé et Eleonnora avait fait en sorte de pouvoir faire une partie du spectacle. Le spectacle était magnifique. Après quelques chansons, Eleonnora s’éclipsa discrètement afin de se rendre à l’arrière scène, là où était sa patronne. Elle échangea quelques mots avec elle avant d’aller se changer. Il était temps de se préparer pour le spectacle. Elle arrangea son maquillage et pris le temps d’aplatir sa longue chevelure avant de se changer. Elle trépignait d’impatience, ayant terriblement hâte de monter sur scène. Bien évidemment, elle n’était pas seule, accompagnée de quelques danseuses avec qui elle avait travaillé, auparavant. Alors que la scène était plongée dans le noir, elle prit position, se souvenant parfaitement de ce numéro qu’elle avait répété, une semaine plus tôt. Puis, la musique débuta et la scène s’éclaira. C’était l’heure du spectacle.

« You know I have found, the word’s gone around
They all say my feet never do touch the ground
What?! I am a good girl»


Elle se sentait dans son élément, sur la scène. Elle savait parfaitement ce qu’elle faisait. Avec le temps, elle n’avait toujours pas perdu la main et dansait tout aussi bien qu’elle chantait. Au milieu de la chanson, elle descendit de la scène et vint carrément s’assoir sur la table vide, juste devant William. Elle était dans son rôle, jouant la bonne fille à la fois sensuelle et tentatrice. Elle s’amusait avec le jeune homme, posant son pied élégamment chaussée d’un petit soulier à talon aiguille sur son torse, le calant ainsi au fond de sa chaise. Lorsqu’elle le retira lentement, elle posa les deux pieds sur le sol puis se plaça derrière le rouquin. Elle déposa doucement le chapeau qu’elle portait sur sa tête avant de murmurer les dernières paroles de sa chanson à son oreille, puis, elle s’éloigna, posant les pieds sur la salle pour la finale. Lorsque la musique se tût, elle quitta la scène et alla rapidement se changer.

La jeune femme présenta ainsi trois numéros supplémentaires avant d’aller se changer et de rejoindre les autres à leur table. Elle était assez fière de son coup. Avant d’atteindre la table, elle bifurqua et alla s’installer auprès de son ami, qui prenait encore des photos. Les filles étaient en train de terminer l’une de leur chanson. On pouvait dire que William avait de la chance, ainsi entouré de trois jolies filles dansant, chantant tout près de lui, l’incluant dans leur univers burlesque. Elles ne se gênaient pas pour caresser doucement ses épaules ou poser une main sur son torse, mais ne faisaient rien de déplacer ou de vulgaire. Tout cela faisait partie du numéro. Lorsqu’il se termina, elle alla les rejoindre à la table. Il y eut de très nombreux numéros, par la suite, chacun d’entre eux suscitant l’intérêt de la jeune femme tout au long de la soirée, du début à la fin. Le numéro final allait commencer et elle regarda le tout avec un intérêt non dissimulé. Ce qu’elle aimerait changer de vie et retourner sur scène…

Lorsque le spectacle fut terminé, Eleonnora se retourna vers William avec un grand sourire aux lèvres. Vu la tête qu’il faisait, il ne semblait pas déçu de sa soirée. Même Erïka semblait y avoir trouvé un certain intérêt. La soirée c’était merveilleusement bien déroulée. L’adolescente m’avait jamais vu un tel genre de spectacle, auparavant, et ne regrettait certainement pas l’expérience.


-« Alors ? Qu’est-ce que tu en as pensé ? Les filles sont fabuleuses, n’est-ce pas ? »

Eleonnora désirait avoir l’opinion de William. Elle voulait tout savoir sur ce qu’il pensait du spectacle. Une fois la réponse obtenue, elle observa Erïka avec de petits yeux malicieux, murmurant quelque chose en russe tout en sachant qu’elle l’entendrait à la perfection. La jeune fille se contentait de secouer la tête, mais Eleonnora insistait silencieusement. L’adolescente observa la scène, puis sa sœur, puis encore la scène. Il n’était pas question qu’elle fasse ça. Elle n’avait pas le temps, pas les compétences pour cela. Cependant, lorsqu’elle vit Eleonnora imiter la poule, lui signifiait ainsi que ce n’était qu’une trouillarde, sa petite sœur lui lança un regard mauvais. Elle n’allait pas faire ça… non ? En fait, si. La jeune femme ne cessait de la provoquer. Erïka se leva, puis s’éloigna d’un bon pas. Fière de son coup, Eleonnora avait un grand sourire ravi estampée sur les lèvres. Elle observa attentivement sa petite sœur monter sur scène, comme ce qui avait été convenu lorsqu’elles avaient organisé cette soirée. Elle ne s’était pas dégonflée, finalement. Il avait simplement fallu la pousser un peu.

L’éclairage se tamisa et la musique débuta alors qu’Erïka attrapait un micro posé sur la scène. Elle était légèrement nerveuse. Eleonnora avait voulu en faire un clone d’elle, la forcer à chanter et maintenant elle montrait le résultat à William. Elle n’était pas une bonne chanteuse. Sans chanter comme une casserole, elle ne restait pas moins qu’une débutante. Elle n’avait pas tant d’intérêt pour cela et se fichait bien d’avoir une belle voix. Même si Eleonnora lui avait donné quelques trucs, cela ne faisait pas de miracle. Néanmoins, maintenant qu’elle était sur scène, elle n’avait plus d’autre choix que de se laisser aller au rythme de la musique.



« I look inside myself and see my heart is black
I see my red door and it's heading into black
maybe then I'll fade away and not have to face the facts
it's not easy facing up when your whole world is black»


Plus la chanson avançait, plus elle se sentait à l’aise. Elle oubliait les personnes qui l’observaient et bougeait au rythme de la musique. Lorsque la chanson se termina, elle leva les yeux afin de voir son frère et sa sœur. Déposant le micro là où elle l’avait pris, elle descendit de scène et alla les rejoindre. Elle prit place aux côtés de William. C’était la première fois qu’elle chantait dans un micro et elle espérait n’avoir blessé les oreilles de quelqu’un. Plutôt fière d’elle, au final, elle sourit à son frère.

-« Ce n’était pas du grand art, mais j’espère que tu as apprécié. »
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William McKellen
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MessageSujet: Re: Happy Birthday Brother ! [William McKellen & Eleonnora Davidoff]   Lun 22 Avr 2013 - 12:58

Will était d'un naturel protecteur envers les autres. Il détestait les injustices et la violence gratuite, supportant encore moins les imbéciles qui ignoraient ce qu'était le respect, tout ça pour jouer les fanfarons devant les autres. Resté longtemps seul, il avait tendance à se mêler de ce qui ne le regardait pas, se retrouvant souvent dans les problèmes parce qu'il voulait défendre quelqu'un. C'était d'ailleurs à cause de ça qu'il avait perdu son oeil. Mais il ne le regrettait pas pour autant. Du moment qu'il ne perdait pas le second, tout allait bien... Par la suite, il avait été en compagnie d'Amy dont il avait pris grand soin. La pauvre ne parlait pas un mot d'anglais et ne connaissait pas plus l'endroit où elle avait atterri. Le rouquin avait donc fait en sorte de prendre soin d'elle et de la protéger de quiconque. A présent, elle savait se débrouiller seule même s'il continuait de veiller sur elle comme la prunelle de ses yeux (enfin son oeil). Puis, il y avait eu Erïka. Cette dernière ne se montrait pas comme quelqu'un ayant besoin d'être protégée mais elle était plus fragile et vulnérable qu'elle ne le laissait paraitre. Mais même sans savoir ça, Will l'avait toujours protégée, quitte à prendre des coups à sa place. C'était comme ça, il aimait veiller sur les autres. Et plus il aimait la personne, plus il se montrait protecteur envers elle, hormis quelques cas particuliers. Jamais il n'avait songé qu'Eleonnora avait besoin d'une quelconque protection. Peut-être parce qu'elle était un peu plus âgée que lui ? Ou alors c'était le cocon doré dans lequel elle avait grandi qui lui faisait supposer qu'elle n'avait en rien besoin d'être protégée. A moins que ce soit parce qu'elle était une ancienne militaire, tout simplement. Sans doute un subtil mélange de tout ça.

Quoiqu'il en soit, si jamais Will venait à avoir un enfant, nul doute qu'il serait surprotégé. Il en prendrait soin comme d'un vrai trésor et ne laisserait pas n'importe qui s'en approcher. Dit comme ça, cela ressemblait plus à un emprisonnement qu'autre chose mais ce n'était pas non plus ce qu'il voulait. Il désirait simplement qu'il n'arrive rien de mal à sa progéniture, qu'elle soit protégé de toute source potentielle de souffrance. Au fond, il savait bien qu'il était impossible d'en faire abstraction et qu'il ne pourrait pas l'empêcher de vivre sa vie, il ne le souhaitait pas de toute façon, mais il la défendrait simplement contre ce qu'il estimerait être une menace. C'est à dire, beaucoup de choses... Papa poule ? Le mot était faible. Heureusement pour l'heure il n'avait pas encore d'enfant, bien qu'il en désirait. Sur le coup, il ne faisait qu'évoquer le sujet, certain qu'il aurait le plus beau des enfants vu la mère qu'il aurait, même si aucun d'eux n'appartenait à la famille Davidoff. Mais Eleonnora mit le doigt sur un sujet qui raviva la fibre protectrice du rouquin.


"Ouais bah qu'ils viennent ! Personne touch'ra à ma fille ! J'les vois là, les mâles en chaleur qui pensent qu'à ça ! L'premier qui touche ma fille, j'lui démonte la tête !"

A l'entendre, on croirait déjà qu'elle était née et en âge d'avoir un petit ami. Cela promettait pour la suite... Mais qu'adviendrait-il si c'était un garçon qu'il avait ? Sans doute qu'il ne subirait pas la même pression, au contraire. Mais quoiqu'il arrive, Will aimerait ses enfants, c'était sûr et certain. Il aimait déjà les Davidoff comme s'ils étaient de son sang, alors mieux valait ne pas imaginer ce que cela allait donner quand il aurait des êtres de son propre sang, en dehors de ceux qu'il avait déjà. Ceux là, il préférait les oublier. Il avait trouvé tellement mieux qu'il n'y pensait plus, comme s'ils n'avaient jamais existé au final. C'était mieux ainsi car au moins, les Davidoff ne jetaient pas les photos où il apparaissait.

Au contraire, ces photos étaient soit exposées soit rangées dans un album, album qu'ils regardaient justement. Will ne s'étonnait même plus de se voir dans des positions qui ne le mettaient pas vraiment en valeur, préférant en rire qu'autre chose même s'il ne se gênait pas pour râler dès qu'il en avait l'occasion. Avec de telles photos, sa crédibilité en prenait un sacré coup ! Il ne fallait surtout pas que ses futurs enfants voient ces photos sous peine qu'il perde soudainement toute autorité. Qui ne se moquerait pas de lui en le voyant en boxer, coincé sous une statue glacée ? D'un certain côté, il préférait que les gens en rient plutôt qu'ils ne fassent des commentaires sur les marques présentes sur son torse. Par chance, on ne le voyait pas sur la photo, comme il le faisait remarquer. Eleonnora s'interrogea alors sur la raison pour laquelle il n'aimait pas qu'on le voit, le pensant complexé. Il n'avait pas à être complexé sur le sujet. Bien qu'il était loin d'être épais, il avait une musculature plutôt développée, dessinant joliment ses muscles. Mais le tableau était quelque peu gâché par diverses cicatrices.

Puisqu'il ne voulait pas perdre de temps à tout expliquer à la jeune femme, il opta pour une solution plus simple et ouvrit sa chemise pour qu'elle constate la chose par elle-même. Rien qu'à voir la tête qu'elle tirait, il n'eut pas besoin de son commentaire pour savoir ce qu'elle en pensait. On pouvait y lire la surprise mais aussi un certain dégout. Elle n'avait pas l'air de savoir quoi dire mais finalement, elle fit une petite remarque, non sans une certaine hésitation. Au moins, Amy ne l'avait jamais regardé de travers à ce propos. Probablement parce qu'elle savait d'où venait chaque marque. Will se moquait que ce ne soit pas esthétique, du moment que cela ne dérangeait pas sa petite amie. Pour lui, ce n'était qu'un détail. Mais aux yeux d'Eleonnora, c'était quelque chose de visiblement rebutant. Sans tarder davantage, le rouquin reboutonna sa chemise.

"Je sais, c'est moche." commenta t-il à son tour

Mais cela ne coupa heureusement l'appétit à personne. Tout le monde profita du repas et lui fit honneur. Il y eut même un combat pour que le rouquin puisse continuer de manger le contenu de son assiette, pris d'assaut par les deux soeurs. Tout se déroulait dans la joie et la bonne humeur, les taquineries se succédant. Bien qu'en ce qui concernait Erïka et Eleonnora, Will n'était pas certain qu'elles n'étaient pas sérieuses. Ce n'était pas l'amour fou entre elles, contrairement au rouquin. Mais malgré tout, la journée s'était déroulée à merveille. Il pensait qu'ils allaient passer la soirée ici, dans l'appartement d'Anieta, à savourer le reste du délicieux gâteau qu'elle avait préparé juste pour lui, se racontant des anecdotes. Mais les filles avaient prévu un tout autre plan.

Il y avait apparemment quelque chose d'autre de prévu puisqu'ils allaient être en retard, selon les dires d'Eleonnora. En retard pour quoi ? Où ? Will ne comprenait plus rien. Comment avaient-elles pu lui prévoir autant de choses dans une seule journée ? Une chose était sûre, il était abasourdi mais heureux. Bientôt, il allait croire que cette journée ne s'arrêterait jamais. Plutôt que de poser des questions auxquelles il savait qu'il n'aurait aucune réponse, il se contenta d'obéir et se prépara donc avant d'aller serrer Anieta dans ses bras pour lui dire au revoir. Il lui fit remarquer que ses petites filles étaient bonnes à marier tant elle savait gâter un homme. Ce à quoi la vieille femme répliqua que d'ici quelques années, Robert ferait probablement une telle demande à Erïka. L'espace d'un instant, Will eut du mal à deviner qui était Robert. Il fallait dire que personne ne l'appelait jamais par son prénom. Le rouquin préférait de loin son diminutif qui faisait déjà bien moins sérieux. Mais cela ne suffisait pas à rendre cette phrase plus agréable à entendre. Sa petite soeur ? Se marier ? Will avait du mal à visualiser la chose à vrai dire. Cependant, il devait admettre qu'elle formait un beau couple avec Bobby. Tout se passait bien entre eux mais... de là à se marier ?!


"Ouais... P't'être... Dans d'longues années alors ! Quand j'aurais d'jà deux ou trois enfants !"


Will rejoignit les filles qui l'attendaient et ils réintégrèrent la voiture pour se rendre à un endroit inconnu pour lui. Eleonnora avait l'air de parfaitement savoir ce qu'elle faisait. Sans doute était-ce elle qui avait organisé tout ça. Le rouquin suivit le mouvement, comprenant au fur et à mesure où elle les entrainait ainsi. Il s'agissait du bar où elle travaillait anciennement. Il avait été réservé juste pour eux, au plus grand étonnement de Will qui ne s'attendait pas à un spectacle privé. Eleonnora n'avait pas répondu directement à la question, mais elle laissait sous-entendre qu'elle participerait au spectacle. Raison de plus pour qu'il ait envie de voir la suite des évènements. Il ne savait pas du tout à quoi s'attendre, n'ayant jamais mis les pieds dans un tel endroit.

"En rien j'regretterais c'te journée fantastique. J'suis curieux d'voir le spectacle !"


Et justement, il ne tarda pas à commencer. Le rouquin s'installa correctement sur sa chaise, se tournant vers la scène pour profiter pleinement de ce qui se déroulait devant lui. C'était un véritable défilé de jolies filles ! Aucune ne rivalisait avec Amy bien sûr, mais il devait avouer qu'elles étaient de vraies beautés. Quel casting ! Et quels numéros ! Aucun doute, elles savaient comment bouger et c'était un agréable spectacle qui se déroulait devant les yeux du rouquin. Tellement absorbé par ce qu'il se passait sur scène, il ne remarqua même pas la disparition d'Eleonnora. Ce n'est que lorsqu'il la vit apparaitre sur scène qu'il réalisa qu'elle n'était plus avec eux. Pour vérifier, il tourna la tête, comme si elle pouvait se trouver à la fois sur scène et avec eux. Après tout, le rouquin pouvait bien le faire lui alors pourquoi pas ? Mais elle était pourtant uniquement présente sur scène, entourée d'autres filles et présentant à son tour un numéro. Will ne s'attendait pas à ce qu'elle participe réellement et était agréablement surpris. Enfin, il savait à quoi s'en tenir à présent. Il s'était toujours demandé comment se déroulait l'ancien métier de la jeune femme. Maintenant, il savait. A la voir bouger et chanter, nul doute qu'elle adorait ce qu'elle faisait, cela se voyait. Il était dommage qu'elle ait dû stopper.

Mais pour le moment, elle en profitait visiblement tout autant que ses deux spectateurs. Will fut même surpris de la voir descendre de scène pour venir monter sur leur table. Mais elle ne s'arrêta pas là. Alors qu'elle lui faisait face, elle vint poser son pied contre son torse, le coinçant ainsi au fond de sa chaise. Pas de doute, elle savait y faire. Difficile d'être insensible à son charme mais heureusement, le rouquin était immunisé contre ça. Malgré tout, il devait reconnaitre qu'elle était très douée. Beaucoup de clients du bar avaient dû avoir du mal à se tenir face à elle. Il redressa le chapeau qu'elle lui avait collé sur la tête pour ne rien louper du final et se mit à applaudir encore plus fort qu'il ne l'avait déjà fait lorsque le numéro toucha à sa fin. Pendant la courte pause entre deux numéros, Will se tourna vers Erïka.


"Ca m'va bien, nan ?" fit-il en riant, désignant le chapeau

Mais Eleonnora ne tarda pas à refaire son apparition. Encore ! Will s'attendait à un numéro de sa part et non quatre ! Il était servi. La jeune femme n'apparaissait pas dans les numéros suivants. Sans doute était-elle en train de se changer. Pendant ce temps, le rouquin profitait bien des différentes filles qui lui tournaient autour. Il y en aurait sans doute qui tueraient pour être à sa place. Will avait le sourire aux lèvres, ne perdant pas une miette du spectacle. Eleonnora les rejoint peu après, Will lui fit un léger signe de tête, souriant, avant de reposer les yeux sur le spectacle sur scène. On aurait pu dire qu'il en avait pour son argent... si c'était lui qui avait payé. Lorsque le numéro prit fin, signant la fin du spectacle, Will se mit à siffler, lançant des "bravo" entre deux applaudissements. Il était loin d'être déçu.


"C'était sensas' ! J'avais jamais vu d'spectacle comme ça avant. Ca claque ! Et ouais, elles sont fabuleuses mais toi aussi ! C'trop dommage que t'aies arrêté, t'étais géniale ! Quand j'te dis qu'tu devais avoir un fan club, j'plaisantais pas hein ! Dommage qu'j'ai qu'un oeil pour voir tout ça... mais au moins j'ai pu bien m'le rincer, haha. C'est cool comme endroit, j'le recommend'rais. En plus, j'ai un pote qui..."


Personne ne lui coupant la parole, il continuait de parler, emballé par la soirée. Il ne se rendait pas compte que plus personne ne l'écoutait, les deux soeurs étant plongées dans un dialogue silencieux. Will ne remarquait rien, trop occupé à donner son opinion à rallonge sur ce qu'il pensait de tout ça. Ce n'est que lorsqu'Erïka se leva et s'éloigna d'un pas décidé que le rouquin se stoppa. Qu'est-ce qu'il lui prenait soudainement ?

"Bah ? T'vas où ?"

Il se demandait si c'était lui qui l'avait gonflé à force de parler comme un moulin à paroles mais il pensait qu'elle avait l'habitude, à force. Lorsqu'elle monta sur scène, il haussa tout haut les sourcils. Elle allait faire un numéro elle aussi ?! En fait, il n'y avait pas vraiment de numéro. Erïka était seule avec pour seule compagnie, un micro. Will l'observait d'un air surpris, ne s'étant pas attendu à ce qu'elle chante elle aussi. Aussi loin qu'il s'en souvienne, il ne l'avait jamais entendu chanter. Il ne fit donc aucun commentaire, attendant qu'elle entame sa chanson, la regardant juste en souriant.
Pour quelqu'un qui n'était pas une pro, c'était plutôt bien ! Sa voix était juste, elle ne chantait pas faux. Elle avait l'air nerveuse mais pourtant la chanson coulait bien. Mais plus la chanson avançait et moins sa nervosité se faisait ressentir. Si bien qu'à un moment, elle avait l'air tout à fait dans son élément qui n'était pourtant pas le sien. Lorsqu'elle descendit de scène, Will leva bien haut son pouce en signe d'approbation
.

"J'préfère cent fois t'voir toi sur scène qu'd'aller à un concert d'un type que je n'connais qu'via ses chansons. T'étais super ! J'ignorais qu't'avais c'talent ! T'as une belle voix ! 'Tain vous avez mis la barre super haut ! J'ai aucun talent particulier moi ! J'vais devoir m'entrainer ! En tout cas, c'était génial... juste génial... J'ai l'impression d'avoir rattrapé tous mes anniversaires manqués en une seule journée là, tant j'suis gâté. Merci les filles, merci."

Il les attrapa toutes deux dans ses bras et les serra contre lui. Qu'elles ne lui disent pas qu'il y avait encore autre chose cette fois !

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MessageSujet: Re: Happy Birthday Brother ! [William McKellen & Eleonnora Davidoff]   Lun 22 Avr 2013 - 20:02

William avait maintenant le même âge qu’Eleonnora. Ils n’étaient pas au même stade de leur vie, mais ils avaient quelques points communs. Le rouquin allait se marier et la jeune femme souhaitait en faire de même, un jour. Il désirait avoir des enfants, c’était également son cas. Cependant, contrairement à elle, lui il pouvait les faire tout naturellement. La jeune femme avait néanmoins tout un tas de possibilités qui s’offraient à elle. Une fois le moment venu, elle pourra en parler à Evelynn, espérant fortement que celle-ci aimerait tout autant qu’elle avoir un enfant. Cependant, ce n’était pas pour tout de suite. Est-ce que Will prévoyait devenir père, suite à son mariage ? Il avait ce qu’il faut pour faire un bon papa, aucun doute que ses enfants seraient choyés.

Erïka, elle, ne pensait pas comme sa sœur. Elle craignait que Will ne soit un peu trop papa poulet et étouffe ses futurs enfants. Il n’avait qu’à voir comment il se comportait avec elle. Si elle était capable de le remettre à sa place et de lui rappeler qu’elle n’était plus une gamine, lorsqu’il le fallait, ce ne sera pas nécessairement le cas de sa progéniture. Malgré tout, il sera, à coup sûr, un excellent père. Il prendra soin de ses enfants et sera toujours là pour eux, elle en était certaines. En cas de problème, elle sera toujours dans le coin. On ne sait jamais, il aura peut-être besoin d’une baby-sitter, un jour.

Eleonnora avait mis le doigt pile sur le côté poupoule de William. Elle était certaine que son futur enfant sera magnifique. Si c’était une petite fille rousse, elle serait à croquer et ferait tourner les têtes. Cependant, le rouquin n’était pas trop chaud à l’idée que sa fille soit au centre de l’attention masculine. Elle le remarqua assez rapidement, ce qui l’amusa. C’était si mignon de le voir se mettre déjà en mode papa protecteur alors qu’il n’avait toujours pas d’enfant.


-« Il va falloir que tu t’y fasse, un jour elle deviendra une femme et vivra ses expériences. Vaut mieux que tu t’y attendes plutôt que de la surprendre au lit avec une autre femme… Peut-être qu’elle tombera sur un gentil punk qui ne veut pas que la sauter… Non, en fait c’est pas possible, les mecs ne pensent qu’à ça… mais il y en a qui font des efforts et pensent à leur copine avant le sexe. »
-« Eh oh ! Ça suffit les allusions à Bobby ! Il ne pense pas qu’à ça, contrairement à toi ! »
-« Penser et parler son deux termes bien différents. Qui sait s’il n’y pense pas lorsqu’il te voit te balader à moitié nue ? »
-« Qui sait si ce n’est pas moi qui y pense, en fait ? Il a tout pour être désirable et il gère au lit, contrairement à ce que tu peux penser. »
-« Ah ah ! Je le savais ! Je suis fière de toi, tu es tombée sur un bon coup. »

Erïka poussa un long soupire exaspéré et préféra changer de sujet. Elle chercha une autre photographie à montrer à sa sœur. Ainsi, elle pourra lui faire oublier le sexe pendant quelques secondes. Les nerfs du pauvre papa poule qu’était William n’avaient pas fini d’être mis à rude épreuve au cours de cette soirée. Après cette discussion où il put entendre certains détails dont il aurait préféré se passer, il eut l’occasion de passer à autre chose en profitant du délicieux repas qu’avait préparé Anieta. Bien entendu, qui disait repas, disait dessert. Elle avait également préparé un délicieux gâteau qu’il savoura avant d’apprendre qu’il était temps de partir. La soirée n’était pas terminée. Alors que les filles étaient déjà sorties, le jeune homme s’attardait afin de dire au revoir à sa grand-mère. Ils discutèrent pendant un cours moment, William affirmait que les filles étaient bonnes à marier, ce qu’approuvait la vieille femme. Elle parlait déjà du futur mariage d’Erïka. À ses yeux, sa petite fille avait trouvé la personne parfaite, celle qui la rendait heureuse et l’acceptait telle qu’elle était. Elle semblait tellement plus épanouie depuis qu’elle était en couple. Lorsqu’elle lui parlait de son petit ami, on pouvait voir ses yeux briller alors qu’elle s’animait soudainement comme si elle parlait de la septième merveille du monde. Elle était follement amoureuse et Anieta souhaitait que cela dure.
William aussi le souhaitait, bien entendu. Il voulait le bonheur de sa petite sœur. Cependant, il ne semblait pas prêt à imaginer qu’elle puisse se marier, un jour. Il préférait que cela se produise dans très longtemps, quand il aura eu quelques enfants. D’ici là, il jugeait qu’elle serait assez vieille pour se marier. Et puis, Elle n’était avec Bobby que depuis une dizaine de mois, environ. Ils ne pensaient probablement pas à ce genre de chose, pour l’instant.


-« On ne sait jamais ce qui peut se passer d’ici quelques années. Tant qu’elle ne me fait pas des petits-petits-enfants tout de suite… Je préfère qu’elle se marie avant. D’ailleurs, est-ce quAmy et toi projeter d’avoir des enfants, dans les temps à venir ? »

William ne devait pas trop tarder et, suite à cette conversation, quitta l’appartement. Il alla rejoindre ses sœurs qui l’attendaient près de sa voiture. Une fois à l’intérieur, ils se rendirent au cabaret où avaient auparavant travaillé Eleonnora. Elle avait réservé cet endroit juste pour eux afin de profiter en exclusivité d’un spectacle pas comme les autres. La jeune femme comptait en faire partie, le temps de la soirée. Elle s’éclipsa à un moment, discrètement, afin de faire son apparition sur la scène. Elle chantait l’une de ses chansons préférée, n’ayant visiblement pas perdu la main. Elle était visiblement dans son élément et prenait un grand plaisir à savourer ce moment magique. À un moment, elle quitta la scène et s’approcha de William.

Elle déposa le chapeau qu’elle portait sur la tête du jeune homme, elle poursuivait son petit numéro, retournant sur la scène pour la finale de la chanson. Elle fit quelques numéros avant de céder sa place aux danseuses du cabaret. La jeune femme aimerait tant refaire partie de cette équipe dynamique et sympathique, mais savait que cela était impossible. Elle devait maintenant se contenter de regarder le spectacle avec nostalgie.

Après le premier numéro d’Eleonnora, William s’était tourné vers sa sœur. Il portait toujours le chapeau qu’elle avait déposé sur sa tête et lui demandait ce qu’elle en pensait. Ça lui donnait un certain charme, surtout avec le cache-œil qu’il portait. Avec l’habit qu’il portait, pas de doute, il avait la classe !


-« Tu ferais craquer n’importe qui avec ça. Ça te donne un air de riche gentleman, je trouve. »

Le spectacle continua et Eleonnora fini par les rejoindre. Elle s’installa à la table et regarda la suite du spectacle avec intérêt. Erïka était tout aussi hypnotisée par ce qui se passait sur scène. Pour l’une des rares fois de sa vie, elle devait bien avouer que sa sœur avait la classe et savait comment bouger. Elle savait tout aussi bien mettre un homme à ses pieds. Cependant, elle était loin de lui ressemble. Tout cet univers, ce n’était pas son genre. Elle n’avait pas le charme et la sensualité qu’elle dégageait, ça c’était certains. Toutes ses filles étaient comme Eleonnora : magnifiques et talentueuses. On sentait la chimie résonner à travers ce groupe de danseuses.

Lorsque le spectacle fut terminé, Erïka ne se gêna pas pour applaudir. William était encore plus expressif qu’elle, visiblement ravi de ce qu’il avait vu sur scène. Il applaudissait, sifflait, criait son appréciation. Puis, il se tourna vers Eleonnora et complimenta sa prestation tout comme le reste du spectacle. Il la complimenta, soulignant le fait qu’elle était fabuleuse, mais elle ne répliqua pas avec son narcissisme légendaire, cette fois. Elle se contenta de lui sourire. Oui, elle avait dû arrêter et c’était bien dommage. Elle n’avait pas vraiment choisi… Enfin, elle préférait cette vie-là, colorée et pleine de vie, plutôt que de s’aventurer dans les sombres et mornes quartiers de New-York afin de combattre le mal.
Pendant que William ne cessait de parler, de complimenter le spectacle, Eleonnora leva les yeux vers sa petite sœur. Elle, au moins, elle vivait la vie qu’elle désirait. Elle restait unique, naturelle, et vivait selon son bon vouloir sans se soucier de ce que pourrait penser son père. Elle ne se gênait pas pour le défier et le confronter s’il le fallait. Elle refusait de le laisser diriger sa vie.

Quoi qu’il en soit, ce n’était pas le moment de se morfondre. Eleonnora faisait des signes muets à sa sœur, l’incitant à monter sur scène à son tour. Tout était prêt, le micro était à elle. À moins qu’elle ne se soit dégonflée ? Oh… la pauvre poule mouillée. Visiblement, elle détestait se faire traiter de volaille puisqu’elle répliqua à cette provocation en quittant silencieusement la table. Lorsque William lui demanda ce qui se passer, elle ne répondit pas, continuant de marcher en direction de la scène, sur laquelle elle monta.

Erïka n’était pas très à l’aise sur la scène. Toute l’attention était sur elle. Elle ne pouvait plus reculer, elle devait chanter. La jeune fille attendit que la musique démarre et suivit le rythme. Elle n’était pas des plus douées, mais elle s’en fichait. Plus la chanson avançait, plus elle s’amusait. Lorsqu’elle descendit de la scène, elle avait le sourire aux lèvres. Elle alla retrouver sa sœur et son frère. Ce dernier ne manqua pas de lui faire remarquer qu’elle avait été géniale. Elle avait une belle voix ? Elle ne trouvait pas. Pourtant, s’il le disait, c’est que cela devait bien être vrai.
William remercia encore les filles pour cette fabuleuse journée. Il n’arrivait pas à croire qu’il avait tant vécu en si peu de temps. Pourtant, il ne rêvait pas. Comme Will attrapait les deux sœurs, Erïka vint le serrer dans ses bras, attrapant le chapeau qu’il portait toujours afin de le mettre sur sa tête. Cependant, elle se le fit bien vite voler par Eleonnora.


-« On est heureuse que la journée t’ai plu. C’était le but, après tout. Maintenant que ton anniversaire est terminé depuis un moment, je crois que cette soirée l’est également. Je vais aller dire au revoir à tout le monde. »

Elle se leva et alla faire un tour à l’arrière scène avant de saluer tout le monde. Lorsqu’elle vint rejoindre Erïka et William, elle ramassa ses affaires et sorti en leur compagnie. Il était temps de rentrer chez elle. Elle comptait bien sur le rouquin pour la ramener à son loft. Elle s’approcha de lui et passer un bras autour de ses épaules. C’était pratique d’être grande. Erïka, elle, ne pouvait pas l’imiter.

-« J’espère que tu comptes me ramener chez moi, maintenant. »

Bien sûr, il n’allait pas refuser. Ils montèrent dans la voiture et William la raccompagna jusqu’à son loft. Elle s’était installée sur le siège passager et lorsque la voiture atteignit sa destination, elle retira sa ceinture afin de se pencher vers le rouquin, le serrant dans ses bras. Elle lui souhaita une bonne nuit avant de l’embrasser sur la joue. Puis, elle salua également Erïka avant de quitter la voiture. Elle se dirigea vers son immeuble, puis s’y engouffra. Aussitôt, l’adolescente quitta la voiture et vint s’y rassoir, sur le siège qu’avait occupé sa sœur quelques instants plus tôt. Elle offrit un grand sourire à son frère.

-« Tu ne t’attendais pas à ça, n’est-ce pas ? »

Elle était visiblement fière de son coup. William n’aurait jamais cru que la journée se déroulerait ainsi, elle en était persuadée. Elle avait caché la surprise jusqu’à aujourd’hui, prenant garde à ne pas trop en dévoiler sur ce qu’elle avait mijoté avec sa sœur. Elle était maintenant heureuse, ravie d’avoir offert une si belle journée à son frère, qui le méritait, peu importe ce qu’il pourrait en dire.

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William McKellen
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MessageSujet: Re: Happy Birthday Brother ! [William McKellen & Eleonnora Davidoff]   Lun 22 Avr 2013 - 22:25

Il y avait peu de choses sur lesquelles Will était pointilleux mais ses enfants pas encore nés étaient l'un d'eux. Hors de question que des inconnus leur tourne autour. S'il s'agissait d'une fille, il ferait rempart de son corps pour éviter que des mâles mal intentionnés lui tournent autour. On était jamais trop prudent ! Cependant, Eleonnora semblait s'amuser de cette constatation, le titillant davantage. Il savait bien qu'elle avait raison, qu'il fallait qu'elle vive sa vie et qu'elle fasse ses expériences... mais d'un autre côté, il avait peur du résultat. Et si elle faisait de graves erreurs ? Eleonnora lui donna deux cas de figure qui rappelèrent au rouquin d'autres personnes. Que sa fille fréquente une femme, il ne voyait pas de problème. Bon il n'aurait pas de petits enfants mais si elle était heureuse ainsi, où était le problème ? Si c'était un punk et bien.... Hé mais elle faisait référence à Bobby là ? Elle ajouta qu'il était impossible qu'un mec ne pense pas à ça. Là dessus, Will ne pouvait la contredire puisqu'il avait dis lui-même qu'ils y pensaient toujours lors d'une autre soirée. Cependant, y penser ne voulait pas forcément dire passer à l'acte... il savait de quoi il parlait.

Mais Erïka prit part à la conversation, refusant que son petit ami se fasse insulter de la sorte. S'ensuivit une bataille verbale au cours de laquelle la jeune femme fit quelques révélations. Will s'en doutait déjà depuis qu'elle et Bobby s'étaient absentés le temps d'un weekend. Mais cette fois, il ne pouvait plus faire semblant de ne rien savoir. Eleonnora semblait se réjouir de cette découverte. Will tenait cependant à lui faire remarquer son erreur. Tous les hommes n'étaient pas pareils.


"Ouais, on y pense, c'normal nan ? C'pas d'la perversion, juste d'l'envie ! J'ai t'nu six ans sans toucher à Amy, j'en suis pas mort hein ! Bobby aurait pu attendre davantage aussi mais bon, si c'est Rika qui l'dévergonde aussi..."

Will disait la fin de sa phrase sur un ton de plaisanterie, essayant de se détendre lui-même. Ce qui était fait était fait, cela ne servait à rien de faire une crise ou d'insulter Bobby. De toute façon, comme le disait Erïka, c'était potentiellement elle qui le cherchait et non forcément l'inverse. Il fallait bien que jeunesse se fasse... Et même si celle de Will avait mis du temps à se réaliser, ce n'était pas une raison pour l'imposer à tout le monde. L'important était que tout le monde soit heureux.

Et heureux, le rouquin l'était assurément. Après de somptueux et émouvants cadeaux, il avait eu droit à un très bon repas. Peu importait qu'il se fasse charrier, qu'il doive se battre pour sa nourriture ou bien qu'il supporte les disputes des deux soeurs. Pour lui, tout était merveilleux en cette journée pas comme les autres. Il ne manqua pas de le signaler à Anieta alors qu'il lui disait au revoir, prêt à se mettre en route pour une destination inconnue. Pour lui, elles étaient bonnes à marier tant elle était attentionnée à son égard. Quel homme ne rêverait pas d'être à sa place ? Mais par chance, chacune d'elle était en couple, même Erïka l'indomptable qui avait finalement montré patte blanche. Will devait bien reconnaitre que Bobby avait fait du bon travail. Jamais il ne l'avait vue aussi heureuse. Mais il jugeait cependant qu'il était bien trop tôt pour qu'elle se fasse passer la bague au doigt. Dans plusieurs années, peut-être... Pour émettre une durée sans la citer, Will annonça qu'il aurait le temps d'avoir plusieurs enfants avant ça. Au moins, ça laissait de la marge ! Anieta souhaitait qu'elle ait également des enfants mais pas avant le mariage... donc pas avant longtemps. Mais elle interrogea Will à ce propos.


"Bah... En fait, on en a jamais parlé. J'sais pas si elle en veut même si j'suis quasiment sûr qu'oui. Et... j'te cache pas que j'aim'rais en avoir un dès qu'possible. Maintenant qu'on a enfin un toit et d'l'argent pour pouvoir s'en occuper, c'est l'moment ou jamais. J'peux attendre bien sûr mais... crois moi qu'si elle est enceinte, tu s'ras la première informée !"


Il était temps de quitter l'appartement et de se rendre à un tout autre endroit. Will n'y avait encore jamais mis les pieds, contrairement à Eleonnora qui y avait travaillé plusieurs années avant. Il ne s'attendait pas à ce que le bar en entier soit réservé juste pour eux, tout comme le spectacle qui les attendait. Will était à la fois intrigué et charmé par le défilé qui s'opérait sous ses yeux. Il était content de voir qu'Eleonnora se prêtait aussi au jeu, montrant tout le talent qu'elle possédait. Elle vint même l'asticoter de plus près. Pas de doute, elle savait y faire. Difficile de croire qu'elle aimait les femmes... Will hérita de son chapeau, qu'elle avait déposé sur son crâne. Il demanda alors à Erïka qui était à côté de lui si cela lui allait bien. Il ne s'attendait pas à un tel compliment de sa part. Ca lui allait si bien que ça ?

"Comme quoi les apparences sont vraiment trompeuses !" lança t-il en riant

Le spectacle était fabuleux et Will ne se retint pas pour applaudir et exprimer son contentement. Il n'était pas du genre à contenir ce qu'il ressentait, cela se voyait. Puisqu'Eleonnora lui demandait son avis, il ne se gêna pas pour faire diverses éloges... et même s'étendre un peu trop sur le sujet. Cela laissa tout le loisir aux soeurs pour discuter en silence jusqu'au moment où Erïka quitta la table. Will s'interrompit, ne comprenant pas ce qu'il lui prenait. C'est lorsqu'elle atteignit la scène qu'il comprit. A son tour, elle allait présenter un numéro, alors même qu'elle était novice en la matière. Quel plus bel hommage pouvait-il avoir ? Will l'écouta avec attention, touché qu'elle ait fait l'effort de monter sur scène. Lorsqu'elle vint les rejoindre, il ne manqua pas de la complimenter et de la féliciter pour son talent. Serrant les filles contre lui, il les remercia encore et encore pour ce qu'elles avaient pris la peine de faire pour lui. Il se moquait bien que son beau chapeau retourne à sa propriétaire. Cette dernière déclara que la date était passée et que la soirée était enfin terminée. Quelle journée !


"Salue les et félicites les d'ma part aussi !" lança t-il avant qu'elle ne s'éloigne

Lorsqu'elle les eut rejoint à nouveau, ils sortirent du bar. Eleonnora entoura alors les épaules de Will de son bras. Cela le changeait d'Erïka, bien plus petite, qui ne pouvait se permettre ce genre de gestes. Elle lui demandait de la ramener chez elle. Comment pouvait-il refuser ? Vu qu'elle lui avait offert sa voiture, elle n'avait même plus de moyen de transport. C'était la moindre des choses et puis ainsi, ils passeraient encore un peu de temps ensemble plutôt que de se séparer tout de suite.


"J't'aurais bien kidnappée pour un peu d'temps encore mais faut pas abuser des bonnes choses. Bien sûr que j'vais t'ramener !"

Tous en voiture, Will conduisit jusqu'au loft de la jeune femme. Il ne manqua pas de lui rendre son étreinte lorsqu'elle le serra dans ses bras et la remercia encore lorsqu'elle quitta le véhicule pour de bon, lui souhaitant une bonne nuit. Le rouquin ne redémarra pas aussitôt, sachant pertinemment que sa petite soeur allait venir prendre la place désormais libre. Elle ne tarda pas à venir, souriante, lui faisant remarquer qu'il ne s'attendait certainement pas à une telle surprise. C'était peu dire. Démarrant, il hochait lentement la tête, d'un air qui voulait tout dire.

"Ca non ! J'en r'viens encore pas... J'me demande si j'vais pas bientôt m'réveiller et qu'tout ça s'ra qu'un rêve. J'pouvais pas espérer mieux, ni même imaginer un seul instant tout c'que vous aviez prévu. C'était... magique. Ouais, magique. J'ai adoré et passé un excellent moment avec vous. Z'êtes les meilleures, vraiment." répondit-il, tout sourire

Le chemin jusqu'à l'Institut ne fut pas très long et Will n'était pas mécontent de se dégourdir un peu les jambes une fois sa voiture garée. Pas de doute, il allait en faire, des jaloux. Il tenait sous son bras la boite qui contenait sa tenue de mariage. Il allait devoir la cacher habillement s'il ne voulait pas qu'Amy la découvre. Il avait hâte de pouvoir la porter et de lui rendre honneur. Arrivé à l'intérieur du manoir, il monta à l'étage des chambres avec Erïka. Devant sa chambre, il déposa le paquet pour pouvoir prendre sa soeur dans ses bras, l'embrassant sur le front.


"Merci encore pour tout, t'es la plus géniale des soeurs. J'te souhaite une bonne nuit ! Toutes ces émotions m'ont épuisé... mais heureus'ment qu'une bonne fée a veillé à c'que j'bosse pas demain !" fit-il en souriant

Après une dernière étreinte, ils se quittèrent et le rouquin entra dans sa chambre avec le paquet, le cachant du mieux qu'il pouvait dans l'armoire. Il se changea et rejoignit rapidement son lit, épuisé d'une bonne fatigue, ravi de sa journée. Il espérait qu'il pourrait revivre une telle journée. Mais avant ça, ce serait à son tour de faire l'impossible pour les soeurs Davidoff.

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Happy Birthday Brother ! [William McKellen & Eleonnora Davidoff]

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