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 Confiance Aveugle [Iceberg]

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MessageSujet: Re: Confiance Aveugle [Iceberg]   Confiance Aveugle [Iceberg] - Page 2 Icon_minitime1Mar 26 Mar 2013 - 14:13

[Pas de problème, ça donne plein de contenu Wink Je n'ai rien ajouté de plus pour ne pas faire trop long cependant mais je peux rajouter si tu le souhaites !]



Au moins, Erïka avait le mérite d'être quelqu'un de très franc. Il était rare qu'elle cache ce qu'elle pensait ou s'empêche d'être elle même, préférant agir naturellement, quitte à se créer des problèmes. C'était un côté que Bobby appréciait chez elle. Bien qu'impulsive, elle ne faisait pas l'effort de rentrer dans le moule pour plaire aux autres. Il y avait trop de gens superficiels et « faux » dans la société actuelle, se sentant obligés d'agir d'une certaine façon pour être accepté. La russe, elle, s'en moquait et ne cherchait pas spécialement à se faire des amis. Pourtant elle en avait et Bobby l'aimait telle qu'elle était. Il appréciait qu'elle lui dise qu'il pouvait agir également comme il le souhaitait si il voulait venir la voir à sa chambre et qu'elle le lui dirait si jamais elle préférait s'isoler. Il ne lui imposait jamais rien, pas même sa présence, connaissant son caractère solitaire. Et puis, tout le monde avait besoin d'un petit moment à soi, être au calme, tranquille.

- Je n'hésiterais plus à venir te voir dans ce cas. Et même si c'est moi, ne te retiens pas de m'envoyer balader si tu n'as pas le coeur à supporter ma présence. Je sais que tu le feras, je te connais bien maintenant, mais je préfère qu'on sache à quoi s'en tenir. Ma porte te sera toujours ouverte en tout cas.

Bobby avait ce réflexe de ne jamais se coller aux autres. Depuis qu'il était avec Erïka, il se permettait un peu plus souvent de l'approcher et de la prendre dans ses bras, étant quelqu'un d'affectueux, mais il évitait de le faire trop longtemps. Il savait que la température de son corps n'était pas forcément agréable et ne souhaitait l'imposer à personne. Il se qualifia donc d'anormal. Qui d'autre dégageait un froid pareil ? Il souhaitait parfois pouvoir être comme tout le monde, ne pas avoir de contraintes et ne jamais se priver d'approcher ceux à qui il tenait. Mais il savait que c'était sans doute impossible, qu'il serait toujours comme ça, ne songeant pas que cela pourrait s'améliorer au fil du temps. Sa mutation était ainsi faite et il s'était fait une raison, un peu défaitiste certes mais une raison quand même. Il ne s'attendait pas à ce que sa petite amie lui fasse une telle réflexion. Généralement lorsqu'il faisait référence au froid de son corps, personne ne le contredisait, c'était la vérité après tout. Mais la russe ne voyait pas les choses comme ça. Elle le qualifia même d'extraordinaire, lui reprochant de désirer être comme tout le monde. C'était dans des moments comme celui ci où Bobby savait pourquoi il aimait tant cette fille.

- Promis, je ne le dirais plus. Tout ce qui compte pour moi, c'est que tu ne finisses pas par te lasser. On a qu'à dire... qu'on est fait l'un pour l'autre.

Un sourire sincère, un baiser volé et tout cela était déjà oublié, derrière eux. Ils pouvaient à présent s'adonner à la réparation de la moto ensemble. Si certains adeptes de la mécanique n'auraient jamais laissé personne d'autre qu'eux même toucher à leur précieux véhicule, ce n'était pas le cas de Bobby. Déjà il la lui prêtait lorsqu'elle le désirait et il estimait également qu'elle apprendrait bien plus facilement en testant elle même les diverses techniques d'entretien. N'était ce pas avec la pratique que l'on apprenait le plus rapidement ? Voir et comprendre était une chose mais la pratiquer en était une autre et Bobby préférait cent fois qu'elle agisse plutôt qu'elle se contente d'admirer sans rien faire. Et puis, il fallait dire qu'Erïka s'en sortait vraiment bien, ayant redonné une seconde vie à la moto. Bobby, son professeur en la matière, l'avait félicité mais elle lui avait retourné le compliment. Lui, un professeur de mécanique ? Et pourquoi pas ?

Mais Scott était le plus avisé en ce domaine. C'était en tout cas l'avis de Bobby mais pas celui de la jeune femme qui n'avait pas l'air de le porter dans son coeur. Le mutant de glace s'entendait bien avec Cyclope mais il comprenait que tout le monde ne l'apprécie pas. Il était parfois tellement... rigide dans sa manière de faire les choses que ça en devenait pénible. Mais cela n'empêchait pas Bobby d'être ami avec. En dehors du milieu professionnel, il était un type agréable. Comme le soulignait Erïka, Bobby était loin d'être quelqu'un de difficile. Après tout, il tolérait bien l'insupportable John. Mais ce n'était pas pour autant qu'il cherchait à se faire apprécier et bien voir par tout le monde, tout comme Erïka.

- C'est un des côtés que j'aime chez toi. Tu ne te forces pas, tu restes naturelle, ne cherchant pas à être aimée. De toute façon, on ne peut pas aimer tout le monde et ce n'est pas parce que tu n'aimes pas Scott que je te forcerais à le côtoyer. Ne te sens pas obligée de le supporter à cause de moi, ne change rien. C'est très noble que tu veuilles agir comme l'a fait Emma pour toi. Pour ma part, je ne vois pas mon avenir ailleurs qu'ici. C'est ma maison et je compte bien user de mes dons quel qu'ils soient pour aider les résidents. Et puis, te savoir ici ne me fait que davantage de raisons de ne jamais quitter le manoir. Ma vie, elle est ici, avec toi.

Pourtant, cela ne l'empêchait pas de vouloir partir ailleurs, du moment qu'il était en compagnie de celle qu'il aimait. Puisqu'elle avait proposé un voyage le temps d'un weekend, le mutant avait accepté, l'ayant accompagnée à sa chambre le temps qu'elle se change et se prépare. Cela aurait pu tourner tout à fait différemment si seulement le portable d'Erïka ne s'était pas mis à sonner. Finalement, il était peut-être temps de partir. Mais la jeune femme fit une révélation à Bobby à propos de sa soudaine fortune et de sa rencontre avec son père. Bien qu'il était étonné de l'apprendre, il ne demanda rien. S'ils commençaient à discuter ici, il sentait qu'ils ne partiraient jamais. Il ignorait beaucoup de choses sur sa petite amie et il était toujours curieux d'en savoir davantage pour apprendre à mieux la connaitre. Il ne doutait pas qu'il ne ferait que l'apprécier davantage mais il ne voulait pas non plus qu'elle s'y sente forcée. Quoiqu'il en soit, il ne demanda rien sur le coup, préférant attendre un moment où ils seraient ailleurs... là où la sonnerie du téléphone ne serait plus que secondaire.

Fins prêts tous les deux, ils se mirent en route, collés l'un contre l'autre sur la moto qui les emmenait dans le nord des Etats-unis. Bobby conduisait un peu au hasard, n'ayant pas d'objectif particulier ni de point précis à atteindre. Il roulait là où la route les emmenait, adaptant sa conduite aux désirs d'Erïka, apparemment pas très à l'aise avec la vitesse contrairement à lui. Cela ne le dérangeait pas de prendre son temps, n'étant pas pressé après tout. De plus, c'était plus simple pour communiquer même si ils avaient tous deux une oreillette pour faciliter leurs discussions. Alors qu'ils longeaient une forêt, la russe fit une réflexion à ce sujet, demandant par ailleurs à Bobby si il aimait les arbres. Du peu qu'elle en disait, elle appréciait sans doute les promenades en forêt mais la façon dont elle en parlait était étrange. Préférant ne pas trop y prêter attention et ne pas se faire déconcentrer, il répondit simplement ce qui lui passait par la tête.

- C'est vrai, le boisé n'est pas très fréquenté, c'est pourtant une zone agréable. A croire que les élèves ont peur de se perdre. Je dois avouer que je ne suis pas sûr de m'y retrouver si je m'y aventurais... Mais tu seras là pour me guider, non ?

C'était une façon comme une autre d'accepter la proposition de promenade dans les bois. Pour l'heure, leur vadrouille les mena à la ville de Pittsford où ils firent une halte le temps de manger un peu. Ils avaient déjà bien roulé et une petite pause ne pouvait pas leur faire de mal, leur permettant de se dégourdir un peu les jambes. Et puisque leur futur trajet était décidé et que le restaurant où ils étaient était peu fréquenté, Bobby en profita pour poser les questions qui lui brûlaient les lèvres depuis maintenant un petit moment. Il pouvait très bien vivre sans rien savoir du passé ou de la situation familiale d'Erïka mais il était curieux d'en apprendre plus sur les origines de sa petite amie. Ce qu'elle avait dit un peu plus tôt l'avait intrigué et il se demandait quels liens elle pouvait entretenir avec ses parents. Lui même n'était pas en bon terme avec les siens mais leur relation était toujours plus simple que celle que semblait avoir Erïka avec les siens. Bobby avait toujours connu ses parents et avait eu une vie plus que banale avant son arrivée à l'institut Xavier. Cela n'avait pas l'air d'être le cas pour la jeune femme qui avait passé bien plus de temps avec ses grands parents qu'avec ses géniteurs.

Elle révéla en effet diverses informations, toutes plus étonnantes les unes que les autres. Sa vie avant l'institut n'avait pas l'air d'avoir été de tout repos, comme il l'avait supposé. Quel effet cela pouvait faire d'avoir l'un de ses parents qui était au final un pur inconnu ? Il devait être difficile de le considérer comme l'un de ses parents puisqu'il n'avait jamais été là. Bobby comprenait bien Erïka sur ce point mais il se voyait difficilement à sa place. Par chance, elle se montrait bavarde et le mutant comprenait donc mieux ce qu'elle pouvait ressentir face à tout ça. Il n'avait donc pas besoin de la harceler de questions pour savoir à quoi s'en tenir même si il avait tout de même quelques petites choses à lui demander, voulant éclaircir certains points.

Il ne demanda cependant rien car la serveuse leur apporta leur repas. Tous deux mangèrent jusqu'à ce qu'Erïka stoppe pour dévoiler à Bobby son véritable prénom. Décidément, elle était pleine de secrets, bien plus qu'il ne l'aurait cru. Mais rien de ce qu'elle pouvait dire ne fit changer d'avis le garçon à son sujet. Il l'aimait, qu'est ce qui pourrait faire changer ça ? Une déception ? Peut être mais c'était fort peu probable. A moins qu'elle ne le trompe, il ne voyait pas de réelle raison qui pourrait le faire douter d'elle. Elle pouvait bien se nommer comme elle le voulait, cela lui importait peu. Sa personnalité, elle, était restée vraie, c'était le plus important pour lui. Mais il était heureux de connaitre tous ces détails. Ainsi, il avait l'impression de la connaitre depuis bien plus longtemps. Et il était heureux d'entendre qu'elle lui faisait confiance.

- Je comprend mieux d'où vient le Rosy. Je m'étais toujours posé la question à vrai dire. Mais ce n'est qu'un nom après tout, ça ne change pas qui tu es. Celle que j'aime, c'est celle que tu es, peu importe comment on te nomme au final. Le mieux, c'est que tu aies un prénom qui te plaise... et qui te permette de mettre ton passé derrière toi. Quoiqu'il en soit, je suis là pour toi. Ton passé était peut-être chaotique mais ton futur sera bien plus paisible. Ton présent l'est déjà non ? Quoiqu'il se soit passé, on est là pour toi à présent, tu n'es plus toute seule. Même si je crois que tu ne l'as jamais été au final. Dans ton malheur, tu as eu la chance d'avoir ton frère et tes grands parents.

Bobby avait posé quelques questions à propos des nouveaux membres de la famille d'Erïka. Elle n'avait pas l'air de très bien s'entendre avec son père et apparemment, elle ne connaissait pas sa soeur. Mais William si ? Se connaissaient ils d'avant sans savoir qui ils étaient ? D'après le portrait que dressait Erïka de sa soeur, elles avaient l'air relativement différentes. C'était justement curieux si William s'entendait si bien avec elle. Du peu que Bobby le connaissait, il n'avait pas l'air de se lier d'amitié avec des gens creux et superficiels.

- Ton père ne pourra pas rattraper le temps perdu, c'est certain. Mais c'est peut-être quelqu'un de bien qui ne sait juste pas comment agir. Au moins, il a envie d'être près de vous à présent, c'est déjà ça. Il ne nie pas votre existence en bloc. Ca m'étonne que Will connaisse ta soeur. Comment ça se fait ? Ils se connaissaient d'avant ? Tu la connais depuis longtemps toi ?

Et finalement, après toutes ces personnes citées, il en restait une qui restait dans le flou voire dans le néant. A aucun moment il n'avait été question de sa mère. Il devait y avoir une raison pour qu'elle passe ainsi à la trappe mais Bobby ne voyait pas vraiment quoi. Il posa donc la question sans se douter de ce qui allait suivre. Qui pouvait bien imaginer une telle histoire ? Quand il vit Erïka se lever pour s'asseoir à côté de lui, il sentit qu'il touchait un point sensible. Plus sensible que tout le reste. Il se poussa donc un peu pour lui faire davantage de place et qu'elle ne soit pas gênée par ses affaires. Il l'entoura de son bras libre lorsqu'elle posa sa tête contre son épaule et caressa le dos de sa main du pouce, comme pour l'apaiser alors qu'elle osait se confier.

Bobby écoutait sa petite amie, se demandant quel genre de mère son frère et elle avaient eu. Qui traite ainsi ses enfants ? Lorsqu'elle leva les yeux vers lui, il ne lui offrit pas de sourire. Il n'y avait vraiment pas de quoi sourire après tout. Mais il la regardait sans faillir, sans la juger, sans la plaindre. Elle avait vécu des choses horribles, oui, mais elle était forte et elle s'était relevée malgré tout. Bobby n'osait imaginer les horreurs auxquelles elle avait dû faire face et la terrible enfance qu'elle avait due avoir à cause des choix désastreux de sa mère. Comment pouvait on faire ça à son enfant ?
Par chance, les jumeaux avaient réussi à s'enfuir mais d'après ce qu'elle disait, la menace restait belle et bien présente. Voilà qui expliquait l'arrivée d'Erïka à l'institut et son changement de nom. Elle devait vivre cachée pour ne plus avoir à subir la menace de sa génitrice... Quel cauchemar cela devait être que de vivre dans l’incertitude et le doute. Voilà qui expliquait également les nombreux cauchemars qu'elle faisait parfois pendant la nuit. Au fur et à mesure du récit, Bobby resserrait son étreinte sur Erïka, comme si il vivait lui aussi ce qu'elle avait vécu juste en entendant ce qu'elle racontait.

- Je... ne pensais pas que tu avais pu vivre tout ça. Personne ne mérite ça, excuse moi mais ta mère est dangereuse et complètement folle. Je comprends mieux pourquoi tu n'y fais jamais référence, désolé que tu aies du revivre indirectement tout ça pour m'en parler... C'est une chance que vous vous en soyez sorti et elle ne gâchera pas ça. J'ignore si je peux faire quoique ce soit mais je ne la laisserais pas t'enlever à nous. Plus jamais tu n'auras à subir toutes ces choses, elle n'a plus aucune autorité sur toi et n'en aura plus jamais. C'est juste... une folle dangereuse, elle n'a aucune excuse. Merci d'avoir été honnête, tu aurais pu ne pas m'en parler et garder tout ça pour toi. Mais je te promet que ça n'arrivera plus, que je ne la laisserais pas refaire surface dans ta vie sans rien tenter. Tu as réussi à t'en sortir, c'est génial. Un jour, tu ne feras plus de cauchemars. *il fit une courte pause où il prit une inspiration* Je ne peux rien promettre sur l'avenir, j'ignore de quoi il sera fait, ça ne dépend pas que de moi. Mais en ce qui me concerne, je ne veux pas t'abandonner. Pourquoi laisserais je la fille que j'aime ? Tu vas me dire que j'ai déjà eu des petites amies avant, c'est vrai. Mais je n'en aimais aucune réellement. Toi je t'aime et si je dois me battre pour te garder, je le ferais.

Il l'embrassa sur le front, la serrant contre lui. Si Bobby était du genre gentil et compréhensif, là il ne voyait aucune excuse à cette femme tortionnaire. Même si il était en colère contre une femme qu'il ne connaissait même pas, il essayait de rester calme. Cependant, cela se sentait au ton de sa voix qu'il était sur les nerfs. Il écouta cependant Erïka attentivement et s'apaisa petit à petit lorsqu'il entendit ce qu'elle ajouta. Cette petite anecdote prouvait qu'Erïka ne voyait pas toutes les choses en noir et qu'au fil du temps, elle avait appris à s'ouvrir aux autres.

- C'est vrai ? Je n'aurais jamais cru... D'habitude, je fais plus fuir les gens que l'inverse. C'est... plaisant de voir qu'on ne fait pas fuir tout le monde. Tes petites prises de bec avec John me faisaient plutôt rire, je dois avouer et j'appréciais toujours de t'avoir avec nous. C'est bien que le temps ait fini par nous rapprocher, je ne sais pas si j'aurais osé t'approcher moi aussi... Je suis un peu comme toi, je reste à distance des autres. C'est une bonne chose que tu aies pris les choses en main, je ne regrette rien du tout. Je ne pensais pas trouver un jour quelqu'un comme toi. Comme quoi, on est jamais au bout de nos surprises, tu as raison. J'ai confiance en toi plus qu'en quiconque.
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Confiance Aveugle [Iceberg]   Confiance Aveugle [Iceberg] - Page 2 Icon_minitime1Jeu 28 Mar 2013 - 20:48

L’amour ne peut subsister sans cette petite touché de naïveté qui porte le couple à s’imaginer passer leur vie entière ensemble. Même une personne aussi réaliste et terre à terre qu’Erïka ne pouvait échapper à cela. Elle était amoureuse et ne pouvait s’imaginer la fin de sa relation avec Bobby. Elle était heureuse et elle voulait profiter de ce bonheur aussi longtemps qu’elle le pourrait. À l’institut, elle était entourée des personnes qu’elle aimait. Elle se voyait bien avoir un avenir dans ce grand manoir. Elle désirait devenir professeur et enseigner à des jeunes comme elle. Si Bobby restait à l’institut, auprès d’elle, elle ne pourrait être plus heureuse. Chaque jour elle pourrait le côtoyer tout comme Will ou Amy. Elle n’avait pas besoin de beaucoup pour être heureuse. Seulement des personnes à qui elle tenait énormément.

Lorsqu’elle repensait à tout ce que le professeur Xavier et Emma Frost avaient fait pour elle, cela ne lui donnait que davantage l’envie de rester à l’institut et de faire quelque chose, à son tour, pour aider les jeunes mutants. À quoi bon partir ? Il n’y avait rien pour elle à l’extérieur. L’institut était son foyer et il le restera. Qui sait, peut-être aura-t-elle une descendance un jour ? Elle était loin de se voir avec des enfants, pour le moment. Après tout, elle était jeune et elle avait plein de rêves, plein d’ambitions. Elle voulait prendre la vie au jour le jour sans trop se casser la tête. Elle espérait simplement que sa relation avec Bobby n’ait pas de fin. Elle sentait qu’elle avait trouvé la personne parfaite pour elle. C’était inexplicable. Elle le sentait, au fond d’elle, qu’elle ne pourrait jamais aimer un autre homme plus que lui. Elle se voyait vieillir à ses côtés, à l’institut. Même si elle savait parfaitement bien qu’elle ne pouvait voir de quoi le futur sera fait, elle désirait espérer et croire en ses espoirs.

C’est en se remémorant ses rêves et ses ambitions qu’elle pouvait maintenant passer à travers les dures épreuves se dressant sur son chemin. Lorsqu’elle était arrivée à l’institut, elle était brisée. Elle n’avait plus de rêves. Elle n’avait plus d’espoir. Elle vivait comme un robot, dénué d’âme et d’émotions. Elle se laissait peu à peu dépérir sans chercher à combattre pour vivre. Le professeur Xavier lui avait permis de se sentir en sécurité en l’accueillant à l’institut. Par contre, cela ne pouvait effacer ce qu’elle avait vécu par le passé. Ce n’est qu’après s’être confiée à lui que l’adolescente pu recevoir de l’aide. Elle refusait de s’adresser à un psychologue. La seule personne à qui elle s’ouvrait était le professeur. Il lui avait donné le plus d’aide possible. Grâce à lui elle avait peu à peu réussis à gérer son agressivité. Lorsqu’Emma Frost entra dans le tableau, elle fit une réelle différence dans la vie d’Erïka. L’adolescente restait craintive face au monde extérieur, mais en rencontrant Will et Amy elle eut la preuve parfaite qu’il n’y avait pas que des gens mauvais prêts à lui faire du mal au détour d’une petite rue au milieu de cette grande ville.

Peu à peu, elle reprenait goût à la vie. Elle se sentait bien mieux, elle profitait enfin de son adolescence et ne restait plus enfermée dans sa chambre à broyer du noir. Même si elle semblait aller parfaitement bien, qu’elle respirait le bonheur et la joie de vivre, elle était toujours marquée par certains événements de son passé. Alors qu’elle observait la forêt dense défiler devant ses yeux, elle se demandait si elle allait réussir à surmonter tout cela et tirer un trait définitif sur son passé.


-« Ça me fera plaisir de te guider. Si on se perd, on pourra toujours se construire un igloo pour la nuit et tuer des petits animaux pour se nourrir. Je te jure que ce n’est pas si mal une fois cuit, surtout la viande d’écureuil. »

Parlant de nourriture, il était temps de s’arrêter manger. En compagnie de Bobby, l’adolescente s’installa au fond d’un petit restaurant afin de pouvoir discuter tranquillement, loin des oreilles indiscrètes. Son petit ami avait tout un tas de questions à lui poser, notamment au sujet de son père. Elle lui expliqua la situation, racontant qu’elle ne l’avait jamais connu jusqu’à présent. Elle ne savait pas si sa rencontrer était une bonne chose. Elle n’avait pas besoin de lui et encore moins de son argent. Cependant, elle allait probablement lui laisser une chance de prouver qu’il voulait vraiment faire partie de sa vie. Contrairement à sa mère, son père avait l’occasion de lui prouver qu’il méritait de faire partie de sa vie. Elle espérait qu’il saisirait cette chance.

Erïka avait également eut l’occasion de rencontrer brièvement sa demi-sœur. Elle s’entendait bien avec Will. L’adolescente ne pouvait avouer qu’elle était légèrement jalouse du fait que son frère s’entendait super bien avec cette femme et qu’ils passaient du temps ensemble. Le peu qu’elle avait entrevu d’elle ne lui plaisait pas tellement. Elle devrait peut-être faire des efforts afin de savoir pourquoi Will s’entendait si bien avec elle. Y arrivera-t-elle ? Ce sera sûrement une question de temps.

Toutes ces récentes révélations sur ses origines l’avaient quelque peu secouée. Cependant, elle pouvait se compter chanceuse de voir de si belles choses se passer dans sa vie. Comme le disait Bobby, elle avait toujours un magnifique futur devant elle et son présent était bien plus paisible, non. Ce présent, elle le devait aux personnes qui l’entouraient. Tout particulièrement à Will. C’est grâce à lui qu’elle s’est peu à peu ouverte aux autres. C’est grâce à lui qu’elle a commencé à reprendre confiance en elle et en ceux qui l’entouraient. Sa vie était bien plus belle depuis qu’il y était entré. Elle était terriblement chanceuse de l’avoir à ses côtés, dans les bons comme dans les mauvais moments. Elle ne pourra jamais lui dire à quel point elle lui était reconnaissante d’être simplement lui, d’être celui qui l’a aidé à être celle qu’elle est aujourd’hui.

Peu importe son nom, elle restait toujours Erïka. En changeant de nom, elle changeait de vie. Elle avait coupé les ponts avec sa mère –ou du moins, elle avait fait de son mieux pour ne plus jamais avoir à faire à elle – mais y avait gagné un père. Bien qu’il soit arrivé tard dans sa vie, il était là. L’adolescente ne devait plus ressasser le passé et regarder devant elle. Lorsqu’elle levait les yeux, elle voyait Bobby. Elle était heureuse avec lui. Elle voulait rester à ses côtés. Jamais elle ne se serait imaginée devenir sa petite amie, lorsqu’elle l’avait rencontré pour la première fois. En fait, elle ne se serait jamais imaginée en couple. Pourtant, il y avait un homme assez fou pour l’aimer et la désirer dans sa vie. Peu importe qui elle était. Peu importe ce qu’elle avait vécu. Il l’aimait comme elle était, tout simplement.


-« Le présent n’est pas parfait, mais j’ai la chance d’avoir des personnes géniales à mes côtés. Je me suis longtemps sentie seule… même entourée. Ma famille était ce qui m’importait le plus. Je n’avais pas vraiment d’amis, je passais tout mon temps avec Alexïs. J’étais toujours là pour prendre soin de lui ou le protéger. Il est loin d’avoir mon caractère. Lorsqu’il a tenté de se suicider, j’ai cru que j’allais tout perdre. Je n’allais pas pouvoir m’en remettre. Heureusement, il a survécu. Quelques mois plus tard, il quittait la maison pour faire sa vie, suivre sa propre voie et passer à autre chose. Moi, je suis rentrée à l’institut. Jamais je n’aurais cru être en mesure de me mêler aux autres. Lorsque j’étais avec d’autres résidents, je n’étais jamais moi-même, j’avais peur de me rapprocher et de tisser des liens. C’est grâce à Will que j’ai appris à faire davantage confiance à ceux qui m’entoure et à ne plus craindre d’être blessée. Quand je regarde ceux qui m’entourent présentement, je réalise que j’ai la plus belle des familles. Je n’ai besoin de rien de plus. »

Elle tenait à prendre soin de ceux qui lui étaient chers. Elle n’avait pas besoin d’avoir des centaines d’amis. Le peu de personnes qui faisaient partie de son entourage lui suffisait. Elle aimait bien sa tranquillité sa solitude, autant que de passer du temps avec ceux qu’elle aimait. Pourquoi remplir son agenda de sorties en clubs, de diners au restaurant et de tas d’activités sociales de ce genre alors qu’elle avait déjà tout ce dont elle avait besoin ? Elle avait un petit ami adorable, attentionné, un grand frère protecteur sur qui elle pouvait toujours compter lorsqu’elle avait envie de rire, un frère jumeau timide mais si cultivé avec qui elle pouvait discuter de tout et de rien pendant des journées entière, une grand-mère adorable toujours prête à l’accueillir à bras ouverts, et un père… une sœur… qui ne faisaient pas vraiment partie de sa vie pour l’instant. Les acceptera-t-elle un jour ?

-« Il a évité pendant près de trois ans de nous faire part de son existence. Il n’était pas prêt à nous rencontrer. J’aurais aimé qu’il le fasse plus tôt. Enfin… Pour ce qui est de ma sœur, je ne sais pas trop. J’ai bien vu que Will et elle s’entendaient bien. J’ai cru comprendre qu’ils s’étaient rencontrés par hasard chez ma grand-mère, quelque chose du genre… Je ne la connais que depuis quelques semaines, rien de plus… Ma grand-mère aimerait nous inviter toutes les deux chez elle afin qu’on apprenne à mieux se connaitre. Je ne sais pas trop à quoi m’attendre. »

Elle avait le choix. Elle pouvait donner une chance à Eleonnora. Peut-être que derrière son maquillage se cachait une jeune femme… moins superficielle qu’elle semblait l’être. Quant à son père, peut-être arrivera-t-elle à découvrir quelque chose derrière ces airs sévères et autoritaires qu’il se donnait. La jeune fille avait un sale caractère, tout comme lui, et ne se laissait pas marcher sur les pieds. S’ils ne s’ouvraient pas, ce sera impossible de tisser des liens. Savait-il pourquoi elle était si refermée ? Avait-il été mis au courant de ce que son frère et elle avait vécu ? Elle n’en savait rien. Qu’il sache ou non, cela lui importait pour l’instant.

C’était au tour de Bobby d’avoir droit aux révélations. Ce n’était jamais simple pour elle de parler d’un sujet si sensible. Pourtant, elle y arrivait, tentant de ne pas entrer dans les détails. Elle frissonnait, mais ce n’était pas à cause du froid que dégageait son petit ami. Elle se remémorait certaines choses, certains moments qu’elle aurait bien voulu oublier. Alors qu’elle parlait, elle sentait son amoureux l’étreindre doucement. Elle le regardait, elle lisait les émotions sur son visage. Ce n’était jamais le genre de chose que l’on s’attendait à entendre de la part de quelqu’un, surtout de sa petite amie. Pourtant, c’était la réalité. Elle lui épargnait les détails, les choses les plus horribles. Elle ne voulait pas lui faire peur. Elle préférait garder cela pour elle.


-« C’est pas le plus horrible. Même si je suis partie de cet endroit… ça me poursuit dans mes rêves. C’est difficile d’oublier. Il faut que je tire complètement un trait là-dessus. C’est ma seule façon d’être en paix et de passer à autre chose. J’ai seulement besoin de savoir que je pourrais toujours compter sur ceux à qui je tiens. »

Erïka avait simplement besoin du soutien de ses proches dans les moments difficiles. Peu à peu, elle apprenait à demander de l’aide alors qu’elle se sentait au plus bas. Elle ne voulait pas toujours embêter Will avec ses problèmes, craignant de parfois de lui tomber sur les nerfs. Après tout, il avait un boulot, une vie. Elle ne pouvait pas toujours le réveiller au milieu de la nuit à cause de ses angoisses. Et puis, lorsque viendra le moment d’affronter de nouveau son passé, elle aura besoin de tous ceux à qui elle tient, de se sentir entourée afin de ne pas s’effondrer.

L’histoire d’Erïka n’avait rien de banale. C’était quelque chose d’assez révoltant. Elle le sentait bien, rien qu’au ton de la voix de son petit ami, qu’il ne prenait pas ses paroles à la légère. Il ne pouvait pas rester différent à une telle chose. L’adolescente leva doucement la main et vint caresser la joue de Bobby. Il était rare qu’elle le voie dans un état similaire. Il était plutôt calme et posé, en temps normal. Il s’énervait rarement. En fait, elle ne se souvenait pas l’avoir vu en colère, pas même un tout petit peu. Elle n’avait pas envie de le voir dans cet état. Il ne pouvait rien changer au passé. Pour le détendre, elle lui raconta une petite anecdote datant de l’époque où ils se côtoyaient en compagnie de John. C’était il y a si longtemps. Elle ne lui avait jamais avoué qu’au départ, la seule raison qui la poussait à s’approcher de lui était de profiter du froid qu’il dégageait. Maintenant, il savait. Il pouvait bien la trouver ridicule, elle-même se disant que c’était totalement stupide.


-« J’ai toujours été différente des autres. Lorsque j’étais gamine, mon frère et moi on passait nos journées d’hiver à construire un super château de neige. On aimait bien le froid. Tu n’imagines pas ma tête quand j’ai découvert qu’il existait un glaçon humain dans le même institut que moi. » Un petit sourire amusé étira brièvement ses lèvres. « John en revanche… je ne supportais pas la chaleur qu’il dégageait, mais il faisait un bon allumeur de clopes. Enfin… Je suis bien heureuse de t’avoir approché cet après-midi-là, l’été dernier. Je ne pensais pas que les choses iraient en ce sens. Je me sentais bien avec toi. Ça ne s’explique pas vraiment… mais je ne regrette pas ce qui s’est produit ce jour-là. Dommage qu’il nous ait fallu tout ce temps avant de se rapprocher. »

Entre-temps, Bobby avait eu de nombreuses petites amies. L’adolescente, elle, ne pensait pas du tout à avoir une relation amoureuse. Cependant, elle ne pouvait s’empêcher de se demander avec qui le mutant était sorti, auparavant. Elle avait bien entendu quelques trucs çà et là dans les couloirs, mais elle ne pouvait savoir si c’était vrai ou non. Autant demander au principal concerné.

-« Dis-moi… tu as déjà sorti avec des filles qui ne faisaient pas partie de l’institut ? Tes relations n’avaient jamais duré bien longtemps à ce que j’ai cru comprendre… pourquoi ? »

La serveuse revint à leur table afin de leur demander si tout était à leur goût. Erïka lui annonça qu’ils avaient terminés le plat, supposant que Bobby dirait le contraire si ce n’était pas son cas. Elle demanda également la facture. Après tout, ils n’allaient pas s’éterniser dans ce petit restaurant. Lorsque la femme reparti avec les assiettes, l’adolescente leva les yeux vers son petit ami, bien curieuse d’entendre la réponse à sa question. En espérant qu’il y réponde.
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MessageSujet: Re: Confiance Aveugle [Iceberg]   Confiance Aveugle [Iceberg] - Page 2 Icon_minitime1Mer 3 Avr 2013 - 23:45

Bobby était content qu'Erïka l'ait approché, l'été dernier. Si elle ne l'avait pas fait, ils ne seraient certainement pas en couple à présent car le mutant n'aurait sans doute pas fait le moindre pas vers elle. Non pas qu'il ne la trouvait pas attirante et qu'il n'était pas bien avec, bien au contraire, mais il avait craint de simplement ruiner leur amitié, si l'on pouvait appeler ça comme ça. Erïka n'avait pas vraiment d'amis, elle trainait simplement avec lui et John à l'époque, plus comme de simples connaissances qu'autre chose. Mais au moins, elle ne s'en était jamais pris à Bobby et le courant passait plutôt bien entre eux. Et ça, il ne voulait pas le gâcher en l'approchant de trop près. Il avait donc attendu que ce soit elle qui fasse le premier pas, espérant qu'un jour, cela se produirait. Et son rêve était devenu réalité. Il n'avait plus eu qu'à y mettre du sien et à lui dévoiler peu à peu ce qu'il ressentait. Cela aurait il fonctionné si c'était lui qui avait pris les devants ? Difficile à dire. Mais cela ne servait à rien de se poser la question, seul le résultat final comptait non ?

A présent, il était heureux avec elle et leur idylle durait à présent depuis de longs mois. Rien ne semblait présager une rupture d'un jour à l'autre contrairement aux précédentes filles avec qui le mutant avait été en couple. Erïka n'était pas découragée par le froid qu'il dégageait et ne semblait pas se lasser de lui, c'était plutôt bon signe. Mais cela allait il durer ? D'après le discours qu'elle avait tenu un peu plus tôt, Bobby n'en doutait plus, rassuré qu'elle le considère comme quelqu'un d'extraordinaire malgré son "handicap". Il ne voulait pas qu''elle le quitte comme les autres car si il s'était remis rapidement de chaque rupture, il savait que celle ci serait différente. Car il aimait sincèrement Erïka et qu'il n''en voulait pas une autre. Elle était tout ce qu'il aimait chez une femme et n'en voulait donc pas une autre, trop heureux qu'elle partage les mêmes sentiments que lui.

Elle aimait même faire de la moto, tout comme lui et en prenait grand soin malgré le petit incident dont elle avait été victime. Mais tout cela appartenait maintenant au passé puisque la moto était comme neuve et qu'ils étaient partis pour un petit weekend juste tous les deux. Cela faisait longtemps que Bobby n'avait pas quitté l'institut si longtemps. Lorsqu'il sortait, ce n'était généralement que pour quelques heures pour aller s'entrainer en ville ou sortir avec quelques amis, rien de plus. Cette sortie en couple était pour lui une façon d'apprendre à mieux connaitre sa petite amie. Elle lui avait déjà fait quelques révélations qui le travaillaient un peu mais ses réflexions sur la forêt l'intriguaient également. Elle en parlait comme si elle y avait vécu pendant un moment, n'ayant rien d'autre pour vivre. Elle avait déjà mangé des écureuils ? Bobby se demandait dans quelles circonstances cela avait pu se produire mais évita de poser la question.

- Tu as l'air de t'y connaitre, je suis sûr que tu ne nous perdras pas. Et au pire des cas comme tu dis, on a toujours une option de repli même si avec mon pouvoir, on pourrait en sortir assez facilement. En ce qui concerne le goût de l'écureuil, je veux bien te croire. Mais si j'ai vraiment faim, ça risque de ne pas me suffire. Tant pis, je te dévorerais toi.

Il souriait mais avec son casque et puisqu'il tournait le dos à Erïka, celle ci ne pouvait le voir. En parlant de manger, Erïka se manifesta justement pour qu'ils fassent une halte très bientôt pour pouvoir manger. La prochaine ville n'étant pas loin, ils s'y arrêtèrent et se rendirent au restaurant qu'avait aperçu la russe depuis le parking. Là, ils ne firent pas que manger. Bobby posa de nombreuses questions à sa petite amie à propos de son passé et il était loin, très loin de se douter de ce qu'elle avait pu vivre. Il ne l'avait jamais soupçonnée de porter un prénom d'emprunt. Mais qui aurait pu deviner une telle histoire ? Bobby trouvait que la jeune femme avait fait preuve d'une volonté extraordinaire pour continuer à croquer la vie à pleines dents car vu la façon dont elle parlait de son passé, il n'avait rien d'enviable. Son frère avait même tenté de se suicider, prouvant bien que ce n'était pas à la portée de tout le monde de supporter de telles choses. Que leur avait-on donc fait subir ? Par chance, elle avait croisé la route de William qui, d'après ce qu'elle disait, lui avait fait voir les choses d'une autre façon, l'aidant à s'épanouir pour devenir celle qu'elle était à présent. Etait il au courant des éléments de son passé ? Cela importait peu au final, ce qui comptait, c'était qu'il l'avait aidé à relever la tête.

- Au moins, tu as tenu bon. Malgré ce que tu as pu vivre, tu n'as pas abandonné, tu t'es battu, tu méritais bien une vie tranquille que tu peux à présent apprécier à sa juste valeur. Je ne remercierais jamais assez Will d'avoir croisé ta route si il est le point de départ qui a tout fait évoluer. Le présent n'est pas parfait, le futur ne le sera peut-être jamais mais au moins tu le vis et tu peux compter sur tes proches. Quelque soit l'obstacle, je sais que tu le surmonteras mais tu ne le feras plus jamais seule. Moi je serais en tout cas là pour toi.

Mais à présent, il fallait également compter son père et sa demi soeur dans l'équation. Sortis de nul part, ils avaient soudainement atterris dans la vie de la jeune femme, s'imposant à présent comme une famille qu'elle aurait toujours du avoir. Ce n'était apparemment pas de l'avis d'Erïka qui n'était pas certaine d'arriver à les apprécier ni à les accepter un jour. Mais qu'elle le veuille ou non, ils étaient de sa famille, de son sang. Ca, elle ne pouvait le nier. Pourquoi ne pas leur donner leur chance, même si son père n'avait pas forcément très bien joué le coup jusque là ? Sa soeur quant à elle semblait bien s'entendre avec William d'après ce que disait Erïka. Pourtant, vu le portrait qu'elle en peignait, Bobby avait du mal à croire que le rouquin puisse bien l'aimer. Elle devait sans doute être une personne appréciable mais il fallait prendre le temps de la connaitre. Encore fallait il qu'Erïka veuille le prendre, ce temps.

- Will a l'air doué pour lire en nous. Il a su déceler en toi celle que tu étais vraiment et non celle que tu affichais. Pourquoi ne ferait il pas de même avec ta soeur ? Profite de ta journée avec ta famille, rien d'autre. Si tu attends quelque chose de précis, ça risque de tout gâcher. Ne t'occupe pas d'eux et vis ta vie comme tu l'as fait jusqu'à présent. A eux de s'adapter.

Mais cette partie de la famille était une simple rigolade à côté de ce que la génitrice avait pu faire subir à ses enfants. Bobby avait posé une simple question mais ne s'était pas attendu à ce que la réponse soit si cinglante. Il ne pensait pas que cela pouvait aller si loin. Il avait imaginé qu'elle aurait pu les avoir battus, abandonnés ou quelque chose du genre, mais jamais il n'aurait pu deviner ce qu'elle leur avait réellement fait subir. Il savait à présent qu'Erïka avait plus qu'une simple volonté. Elle voulait vivre sa vie, loin de tout ça, loin de toute contrainte, de tout lien familial qui pourrait la blesser à nouveau. Pas étonnant qu'elle soit si frileuse à l'idée d'incorporer une nouvelle partie de sa famille à sa vie présente. Mais les horreurs qu'elle avait subi avaient peu de chance de se reproduire à nouveau. En tout cas, le mutant l'espérait fortement. En écoutant ce récit inattendu, il ne pu s'empêcher de se sentir en colère, furieux que des parents puissent traiter leurs enfants de la sorte. Erïka affirmait qu'il lui suffisait de tirer un trait sur tout ça, que le temps ferait son office, mais Bobby n'en était pas persuadé. C'était du passé oui, mais cela marquait profondément, on ne pouvait s'en soustraire. L'esprit, une fois marqué, n'oubliait jamais. Mais il comprenait qu'elle voit les choses de cette façon. C'était d'ailleurs une bonne chose et il ne voulait pas qu'elle voit ça autrement. La jeune femme avait du sentir qu'il bouillait intérieurement car elle posa sa main sur sa joue, comme si elle cherchait à l'apaiser. Aussitôt, il se rendit compte qu'il s'énervait pour rien, sa mère n'étant pas présente et le passé ne pouvant de toute façon pas être modifié. Il se détendit donc, relâchant ses muscles et apaisant son regard, fermant ses yeux bleus pour profiter de la caresse.

- C'est difficile d'oublier, j'imagine bien. Ta nouvelle vie t'aidera à surmonter tout ça. On t'aidera à surmonter tout ça. Mais quelque part, ça fait parti de toi, c'est ce qui t'a modelée. Evidemment, ça aurait été mieux que tu ne subisses pas tout ça mais ça a fait de toi quelqu'un de fort sur qui on peut nous même compter.

Et pour oublier cette discussion sérieuse et un peu déprimante, Erïka évoqua le fait qu'elle avait toujours hésité à l'approcher afin de profiter du froid qu'il dégageait. C'était bien la première fois qu'on lui faisait une telle révélation mais cela lui plaisait. Pour une fois qu'on ne le fuyait pas et qu'on recherchait sa présence... De plus, elle avouait avoir toujours apprécié sa compagnie, qu'il était le seul à ne pas lui taper sur les nerfs. Bobby avait très peu d'ennemis et les seules personnes qu'il énervait étaient celles qui ne supportaient pas le fait qu'il ne se fâche jamais. Pour l'instant, il n'avait jamais eu besoin de se mettre en colère réellement et ne voyait donc pas pourquoi il le ferait sans raison valable. Il aurait pu se vexer et mal prendre ce que venait de dire Erïka, le traitant de glaçon humain mais ce ne fut pas le cas. Pourquoi se fâcher pour une vérité ? L'important était la finalité : ils étaient ensemble.

- J'ai de la chance que tu sois si tolérante au froid alors. John ne m'avait jamais fait de remarques à ce sujet. Ca ne l'empêchait pas de me donner des surnoms ridicules mais il restait toujours près de moi malgré tout. Enfin, jusqu'à présent... C'est vrai qu'on a beaucoup attendu mais ce n'est sans doute pas plus mal comme ça. Peut-être qu'avant ça aurait été trop tôt. Là, on est bien comme ça, non ? Tu es tout ce qu'il me faut.

Bobby n'était pas un célibataire endurci, loin de là. Il avait eu plusieurs petites amies avant Erïka et n'en était donc pas à son coup d'essai. Mais il n'était pas comme certains qui se vantaient du nombre de fréquentations qu'ils avaient pu avoir. Contrairement à beaucoup, il ne cherchait pas juste des aventures mais bel et bien une relation durable. Cela faisait maintenant un long moment qu'il était avec la russe. C'était de loin sa relation la plus longue. Il ne s'attendait cependant pas à ce que la jeune femme le questionne à propos de ses ex. Surpris, il ne su pas quoi dire, d'autant plus que la serveuse le coupa dans son élan. Il en profita pour réfléchir à ce qu'il allait dire, laissant sa petite amie gérer la demande de facture. Quand il sentit le regard d'Erïka sur lui, il tourna la tête vers elle.

- Non, je n'ai fréquenté que des filles de l'institut. Comment pourrais je expliquer le froid de mon corps à quelqu'un qui n'est pas un mutant ? C'est trop suspect... Et c'est la raison pour laquelle elles ont duré si peu de temps. Je suis froid. Dans tous les sens du terme et ça ne plait pas à tout le monde. Au fil du temps, elles s'éloignaient de moi et allaient voir ailleurs. Je ne suis pas fait pour les interactions sociales il faut croire. C'est pour ça que je suis si heureux que tu m'acceptes comme je suis.
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Confiance Aveugle [Iceberg]   Confiance Aveugle [Iceberg] - Page 2 Icon_minitime1Ven 5 Avr 2013 - 4:57

Erïka adorait la forêt avoisinant l’institut Xavier. Elle pouvait y avoir un certain calme et profiter de la nature. Aucun danger ne la guettait, elle se sentait en sécurité. Dans la forêt, il ne se cachait que des animaux qui pourraient bien finir comme repas s’ils désiraient de s’en prendre à elle. Et puis, elle connaissait son chemin. Elle savait comment se retrouver au milieu de ces arbres tofus. S’il y avait un problème, elle pouvait retrouver l’institut assez facilement. Sinon, elle pouvait toujours grimper dans les arbres. Elle était agile, elle savait qu’elle pouvait le faire. Cependant, que pouvait-elle craindre ? Qu’est-ce qui pouvait la faire fuir ? Certes, elle avait eu quelques mauvais souvenirs dans le passé. Elle avait dû fuir cette secte, se retrouvant dans une épaisse forêt qu’elle ne connaissait pas. Le danger était partout autour d’elle. Que faire si un animal sauvage attaquait ? Que faire si les hommes de cette secte partaient à sa recherche ? Elle avait eu peur. Elle avait craint de ne pas s’en sortir. Pourtant, elle avait réussis. Elle s’était remise sur ses pieds et avait recommencé à vivre. Certes, elle ne pouvait se débarrasser de ce qui l’a marqué, de ce qui la hante toujours, mais elle pouvait toujours aller de l’avant. C’était ce qu’elle devait faire. Aller de l’avant et affronter ses peurs. Elle devait devenir plus forte, plus courageuse afin de ne plus jamais reculer devant le danger.

Il y avait toujours une façon d’oublier ses craintes et de rire de certaines situations. Comme être perdu en forêt, par exemple. Comme Bobby le disait, son pouvoir pourrait leur être utile s’ils désiraient s’échapper de leur prison naturelle. Mais pourquoi ne pas simplement faire comme les humains normaux et tenter de sortir de là par n’importe quel autre moyen ? Cela pourrait être amusant, un jour. Et puis, Erïka aimait bien chasser. Elle pourrait tenir des jours et des jours entiers à se nourrir de petites bêtes et à vivre sous des abris de bois et de feuillage. Si les petits animaux ne convenaient plus, il y avait toujours le cannibalisme, comme le suggérait Bobby en proposant de la dévorer.


-« Mais ! Je ne suis pas comestible, voyons ! » Fit la jeune fille, accompagnée d’un petit rire amusé. « Si c’est comme ça, je te conseille de surveiller tes arrières parce que j’adore les glaces. »

Si elle en aurait eu l’occasion, elle aurait sans doute fait semblant de croquer un morceau de son petit ami. Malheureusement, assise derrière lui, sur une moto qui filait à bonne vitesse sur une route pratiquement déserte, elle n’avait pas l’occasion de le faire. Elle préférait rester sagement assise derrière lui, les bras passés autour de sa taille, à communiquer via le système de micro et écouteur qu’ils portaient sous leur casque respectif.

À force de parler de nourriture, l’adolescente commençait à avoir une fringale. Elle désirait s’arrêter dans un restaurant, sur le chemin, afin de manger un peu. Ils avaient tout leur temps devant eux, de toute façon. Ce n’était pas un petit arrêt de ce genre qui allait déranger Bobby. Ce dernier se gara finalement dans une petite ville, la première qui croisait leur chemin, et gara la moto dans un parking. L’adolescente quant à elle, avait repéré un restaurant tranquille dans lequel ils s’installèrent. C’était le temps de manger, mais aussi celui de faire certaines confidences. L’adolescente confia à son petit ami qu’elle n’avait jamais connu son père, jusqu’à il y peu. Plus Erïka parlait, plus d’éléments de son passé refaisaient surface. Elle avait complétement oublié l’endroit où ils se trouvaient. Elle était plongée dans son histoire, dans ce flot de paroles qui surgissait de ses lèvres à chaque fois qu’elle répondait à une nouvelle question de Bobby. Elle parla de son père, de sa demi-sœur, ne sachant pas si un jour elle pourra considérer qu’ils font partie de sa vie comme étant des membres de sa famille. Elle ne devait pas penser à tout cela et y aller au jour le jour. Elle vivait sa vie, s’ils voulaient faire partie de la sienne ils devaient s’adapter et prouver qu’ils n’étaient pas que de passage. Elle ne les connaissait pas vraiment, pour l’instant. Elle n’avait que ses premières impressions pour représenter ces deux membres de sa famille. Arrivera-t-elle à passer outre cela afin de voir ce qu’ils étaient réellement ? William y était arrivé, lui. Il semblait bien s’entendre avec sa demi-sœur. Cela signifiait qu’elle n’était pas aussi pimbêche et superficielle qu’elle semblait l’être. Malgré tout, elle avait du mal à trouver la volonté de s’entendre avec elle. Était-elle jalouse ? Avait-elle peur que son frère s’entende davantage avec Eleonnora qu’avec elle ? Il y avait une pointe de jalousie dans tout cela, impossible de le nier.


-« Je ne sais pas ce que peut avoir cette fille pour que Will puisse si bien s’entendre avec elle… Elle me ressemble physiquement si on retire la tonne de maquillage qu’elle porte, mais sans plus. »

Peu à peu le sujet dérivait vers quelque chose de bien plus sombre, de terriblement douloureux. Bobby ne se doutait pas un seul instant de ce qu’elle avait pu vivre. Comment éviter de poser la question sur un sujet épineux alors qu’il n’avait aucune idée de ce qu’il représentait aux yeux de l’adolescente. Elle avait parlé de sa famille, mais seule sa mère était absente du tableau. Erïka vint s’assoir aux côtés de son petit ami pour lui raconter la suite de son histoire. Autant dire que ce genre de chose ne laissait personne indifférent. Pas même Bobby. Lui qui était si calme et posé habituellement se crispait au court du récit de l’adolescente. Comment supporter que l’on ait fait vivre l’enfer à la personne aimée ? Malgré tout, il ne pouvait rien y changer. Cela faisait partie du passé. C’était terminé… enfin, presque. Elle devait encore faire certaines choses afin de mettre fin à tout cela. Elle n’allait pas les tuer, bien qu’elle ait songé à de multiples reprises à débarquer dans cette secte avec une arme et faire feu sur tout ce qui s’y trouvait. Cependant, il y avait d’autres solutions, bien plus pacifique. Les trainer devant la justice, par exemple. Y arrivera-t-elle ? Elle n’en savait rien. Cependant, ça valait la peine d’essayer. Sans quoi la première option sera toujours possible. Espérons seulement qu’elle ne décide pas d’en arriver là sur un coup de tête.

Doucement, elle caressait la joue de Bobby, le regardant s’adoucir doucement. Elle l’écoutait attentivement, oubliant tout ce qui se trouvait autour d’elle. Plus personne n’existait à ses yeux. Ils étaient seuls. C’est lorsqu’elle réalisa qu’ils étaient dans un restaurant qu’elle aurait aimé être à l’institut ou même à l’hôtel, seuls. Ainsi, ils pourraient parler de ce qu’ils désiraient. Ainsi, ils pourraient rester confortablement collés l’un à l’autre, plongés dans ce moment de confidence. Erïka était heureuse d’avoir Bobby à ses côtés. Lorsqu’elle l’entendait s’adresser à elle, lui dire qu’il sera là pour elle et elle ne pouvait s’empêcher de sourire légèrement.

Maintenant, il était temps de cesser de parler de ces mauvais souvenirs. Il fallait se concentrer sur quelque chose de plus positif. C’est pourquoi Erïka raconta à son petit ami une anecdote datant qu’il y a quelques années, alors qu’elle était à l’institut que depuis peu. Ainsi, cela permettait à l’atmosphère de changer légèrement. Ils pouvaient passer à un sujet bien plus léger. Ils parlaient un peu du passé, mais d’un passé bien plus heureux.


-« Je suis tolérante au froid, mais j’ai mes limites. Je me souvenais, quand j’étais jeune, chaque hiver je tombais malade parce que j’allais jouer dans la neige sans mon manteau sous prétexte que j’avais trop chaud. Ma grand-mère était découragée. Je suis certaine qu’elle n’est même pas étonnée que je sois avec un homme qui me rappelle sans cesse les hivers glacials que l’on avait autrefois. On a peut-être attendu longtemps, comme tu le dis, mais ça en valait la peine. »

Elle en profita pour le questionner sur les ex qu’il avait eues. Le sujet était peut-être malaisant pour lui, mais pas pour Erïka qui voulait en savoir davantage. Cependant, à peine l’adolescente avait-elle posé sa question que la serveuse surgit de nulle part afin de prendre leurs plats terminés. Elle comptait revenir dans quelques minutes avec la facture. Cela laissait amplement le temps à Bobby pour répondre à sa question. Écoutant attentivement ce qu’il avait à dire, la jeune fille eut droit à quelques informations qu’elle connaissait déjà, ou presque. Elle savait que Bobby était sorti avec certaines filles de l’institut. Elle était peut-être du genre solitaire, mais elle savait écouter ce qui se disait autour d’elle. Même si elle n’avait jamais rien pris véritablement au sérieux, après tout, une rumeur se propageait et se déformait si rapidement, cela ne l’avait pas empêché de se poser des questions. Bien rapidement, la jeune fille su ce qui n’avait pas fonctionné avec toutes les ex de Bobby : il était froid comme de la glace et ce, dans tous les sens du terme. Ce devait être pour cela que sa relation avec Erïka fonctionnait si bien : elle avait toujours chaud. Ils faisaient une bonne paire tous les deux.

L’adolescente posa son index contre la joue de son petit copain, le fixant dans les yeux sans rien dire. Il était froid, et puis ? Ces filles avec qui il était sorti ne devaient pas l’aimer comme elle l’aime. Il a peut-être l’air sérieux, il ne sourit pas toujours, mais il est loin d’être aussi froid que l’on peut le croire. Il est un peu comme elle, il cache bien son jeu. Il suffit d’apprendre à le connaitre et de s’approcher suffisamment de lui pour découvrir son magnifique sourire qui est loin de laisser indifférent. Il ne montre peut-être pas ses émotions, il reste peut-être aussi froid que de la glace en temps normal, mais cela ne veut pas dire qu’il ne peut pas aimer pour autant. Elle l’aimait pour ce qu’il était, sinon elle ne serait pas sortie avec lui. Elle savait bien que sa peau était terriblement froide, mais cela ne l’empêchait pas de se coller contre lui si elle en avait envie. Elle pouvait toujours enfiler un pull au besoin. Ce n’était que de petits détails. Elle aimait sincèrement Bobby et c’était tout ce qui comptait.


-« Tu es froid.... » Fit-elle sans le quitter des yeux. Elle semblait plus sérieuse que jamais. Cependant, ses traits s’adoucirent et un magnifique sourire vint orner ses lèvres alors qu’elle posa son index contre son torse, au niveau de son cœur. « …mais ton cœur est chaud comme la braise. Je le sens battre avec force à chaque fois que je pose mon oreille contre lui. Contrairement aux autres, je n’ai pas peur de finir frigorifiée si cela me permet d’être près de toi.» Elle se redressa légèrement afin de poser un baiser sur les lèvres de son petit ami. Dès que ses lèvres quittèrent les siennes, elle lui offrit un grand sourire. « C’est moi où j’ai dit un truc super romantique qui pue l’eau de rose ? Je dois avoir choppé quelque chose, ce n’est pas normal. » Elle attrapa la main de Bobby et la posa sur son front. « Tu crois que je suis tombée malade? » Fit-elle en tentant de ne pas rire.

La serveuse revint, facture en main et Erïka n’eut d’autres choix que de se lever et s’étirer pour attraper son portefeuille, de l’autre côté de la table. Lorsqu’elle l’eut en main, elle paya le repas en laissant un pourboire à la serveuse, puis jeta son portefeuille dans son sac. Il était peut-être temps de partir. Après tout, ils avaient de la route à faire avant d’arriver à Newport. Lorsque la serveuse repartie, l’adolescente attrapa son manteau et l’enfila avant d’attraper son sac, qu’elle glissa en bandoulière, puis son casque. Elle attendit que Bobby soit prêt avant d’attraper sa main et de quitter le restaurant en sa compagnie.

C’était au tour de la russe de conduire. Elle enfila son casque et fit bien attention à ce que son écouteur soit bien placé à son oreille, question de pouvoir entendre son petit ami parler durant le trajet. Elle enfourcha le véhicule et démarra. Il était temps de se lancer sur les routes et de laisser son sens de l’orientation – et surtout les panneaux routiers – la guider jusqu’à bon port.
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MessageSujet: Re: Confiance Aveugle [Iceberg]   Confiance Aveugle [Iceberg] - Page 2 Icon_minitime1Dim 14 Avr 2013 - 10:53

Quoi de mieux pour alléger une atmosphère un peu pesante que de plaisanter un peu ? Parler de forêt aurait pu être tout à fait banal, après tout, cela n'avait rien d'exceptionnel. Mais de la façon dont en parlait Erïka, cela semblait avoir une toute autre signification. Bien que le ton de sa voix restait le même, ce qu'elle disait semblait appartenir au passé, comme si la forêt et elle partageaient un passé commun. Bobby ignorait ce qui se cachait derrière tout ça mais ne posa aucune question. Parler via des oreillettes n'était pas la meilleure façon de procéder, surtout s'il y avait quelque chose de pénible à raconter. Allait on se perdre en forêt et manger des écureuils pour le plaisir ? Sans doute pas. Mais tout cela ne restait que des suppositions et Bobby préféra ne pas trop s'avancer. Mais comme le sujet semblait un peu trop sérieux à son goût, il décida d'apporter une petite touche de plaisanterie, estimant que s'il mourait de faim, il pourrait toujours dévorer Erïka à défaut des écureuils, sans doute pas à son goût. La russe se défendit d'être comestible mais lui retourna la proposition, avouant adorer les glaces. Ca, une glace, il en faisait une de taille.

- Je suis trop froid pour être mangé. Ta langue risquerait de rester collée sur ma peau, ce serait ballot, non ?

Mais quoi de mieux que de se rendre dans un véritable restaurant pour pouvoir manger ? Après tout, ils n'étaient pas perdus en forêt, pas encore, et avaient donc tout le loisir de se rendre où ils le désiraient pour caler leurs estomacs. C'est là, tranquillement installés dans un restaurant et à l'abri des oreilles indiscrètes que Bobby posa quelques questions à Erïka à propos de certaines choses qu'il ignorait encore chez elle. En fait, il ignorait tout de son passé et de ses origines. Mis à part le fait qu'elle était russe et avait une grand mère adorable, il ne savait pas grand chose. Cela lui suffisait, il n'avait besoin de rien d'autre pour l'aimer mais ce n'était pas pour autant qu'il ne voulait rien savoir d'elle, au contraire. Profitant des questions, la jeune femme lui donna quelques détails sur sa vie et ce qu'elle avait vécu jusqu'à présent. Peu de monde pouvait se targuer d'être enfant d'un milliardaire et c'était pourtant le cas d'Erïka bien que son comportement n'avait en rien changé depuis qu'elle l'avait appris et touché une part de son héritage. Beaucoup auraient changé, profitant de leur nouveau statut, mais pas elle. Mais à présent, Erïka devait composer avec un père et une demi soeur dont elle ne connaissait rien et qui avaient débarqué dans sa vie. Rien ne l'obligeait à les accepter mais avoir une famille unie était toujours mieux. Cependant, une certaine différence n'empêcherait elle pas un rapprochement ? Et si ils n'étaient pas mutants, eux ? Erïka ferait elle face au même souci que lui ? Ils n'avaient pas forcément la même tolérance qu'Anieta. Quoiqu'il en soit, elle ne semblait pas très bien s'entendre avec sa soeur, contrairement à William. La façon dont elle en parlait fit sourire Bobby. Pourquoi réagissait elle de la sorte ? On aurait dit qu'elle était plus ou moins jalouse du rapprochement entre son frère et sa soeur. Etait ce parce qu'elle, elle n'y arrivait pas ou bien parce que cette nouvelle tête accaparait un peu trop l'attention du rouquin ?

- Peut-être que tu le découvriras en passant plus de temps avec elle. Ou si tu préfères, tu peux toujours demander à Will directement. Ca t'ennuie qu'ils se rapprochent ? D'ailleurs, je me demandais... ils sont mutants ? Ton père et ta demi soeur ? Anieta ne l'est pas alors, je me demandais...

Mais en dehors de tout ce petit monde, il restait une personne, jamais évoquée : sa mère. Bobby se rendit rapidement compte à quel point il s'agissait d'un sujet épineux et regretta quelque part de l'avoir abordé. Néanmoins il connaissait à présent le passé de sa petite amie et ce qu'elle avait pu vivre. Ainsi, il serait à même de mieux la comprendre et il la remercia d'avoir eu assez confiance en lui pour lui confier tout cela. Bien que la menace de sa mère soit éloignée, elle était toujours présente. Le changement de nom et de lieu de vie d'Erïka suffirait il à la protéger ? Le mutant ne voulait pas que la jeune femme soit à nouveau dans le tourment mais à part la protéger si il arrivait quelque chose et la soutenir en continu, il ne pouvait pas faire grand chose. Il ne connaissait rien de cette secte dont elle avait été prisonnière et c'était sans doute mieux ainsi. A présent, les choses avaient changées, Erïka avait droit à une nouvelle vie bien méritée. Bobby lui assura, après s'être calmé, qu'elle pourrait toujours compter sur lui. Il ignorait bien de quoi était fait le lendemain mais il ne comptait pas abandonner la femme qu'il aimait.

Cela remémora à Erïka les moments passés ensemble, avant qu'ils ne soient un couple. La russe était bien la seule personne qu'il attirait à cause du froid qu'il dégageait. Chez d'autres, c'était plutôt l'inverse et il en avait fait une habitude. A croire qu'avec elle, il était loin d'être au bout de ses surprises, pour son plus grand bonheur. Erïka expliqua qu'elle avait toujours aimé le froid, quitte à s'en rendre malade. Malgré tout, elle n'avait jamais vraiment osé s'approcher de lui pour profiter de cette fraicheur, bien qu'ils s'étaient toujours bien entendus. Au moins ils étaient en couple maintenant. Cela avait mis du temps à se mettre en place, mais c'était sans doute mieux ainsi.

- J'aurais pu t'approcher plus tôt mais... je ne voulais pas perdre notre amitié si jamais tu n'avais pas voulu de moi.

Mais contrairement à elle, Bobby avait déjà été plusieurs fois en couple, il n'était pas novice en la matière. Bien qu'il avait eu plusieurs petites amies, il ne les avait jamais conservées très longtemps, pour plusieurs raisons. Peu de personnes étaient tolérantes au froid et cela suffisait bien souvent à les éloigner, jusqu'à ce que finalement, elles en aient assez de ne pas pouvoir être proche de leur copain. Cette barrière sociale avait fini par décourager le jeune homme, persuadé qu'il serait condamné à finir ses jours seul. A moins de tomber sur quelqu'un que le froid ne dérangeait pas... Erïka était cette personne. Mais il n'y avait pas que ça. Son caractère assez froid et effacé ne contentait pas toujours tout le monde. On pouvait dire ce que l'on voulait, Bobby n'était pas des plus contrariants. Son calme énervait parfois les autres qui pensaient alors qu'il était insensible à tout ce qu'on pouvait lui dire. Mais c'était faux. Il était expressif mais n'en abusait pas et était assez posé. Erïka semblait l'avoir compris. Pourtant, elle posa son doigt sur sa joue, comme pour constater quelque chose avant de définir qu'il était froid. Cette petite réflexion fit un pincement au coeur de Bobby. Il le savait bien qu'il était froid. Elle n'allait pas s'y mettre elle aussi ? Pas elle...

Mais elle ne s'arrêta pas là. Bobby voulu dire quelque chose mais en voyant son sourire se dessiner, il ne savait plus quoi dire. Des yeux, il suivit le cheminement de son index jusque sur son torse, au niveau du coeur, avant de remonter les yeux vers elle. Ce qu'elle déclara alors laissa Bobby un peu pantois, surpris par une telle déclaration. Il n'y avait vraiment qu'elle pour voir les choses sous cet angle. Ce discours réchauffa davantage le coeur du mutant qui se mit à sourire à son tour, touché par ce qu'elle disait. Il répondit avec tendresse au baiser qu'elle lui donna, se retenant de ne pas le pousser davantage parce qu'ils étaient au beau milieu d'un restaurant. Mais Erïka se demanda finalement si elle n'était pas malade pour tenir un tel discours, trop romantique à ses yeux. Voilà que la main de Bobby était placée sur le front de la jeune femme. Celui ci se mit à sourire et glissa sa main jusque sur sa joue, la caressant doucement.

- Si tu es malade, je le suis sans doute autant que toi. Parce que mon coeur, c'est toi qui le réchauffe. Voilà pourquoi sans doute, personne ne l'avait constaté avant toi. Tu étais tout ce qu'il me manquait. Tu vois, je crois que je couve la même chose que toi... Mais je m'en fiche, au moins John n'est pas là pour se moquer de nous.

Il se mit à sourire puis l'embrassa à son tour avant que la serveuse ne fasse irruption. Bobby laissa Erïka payer, ne tenant pas à se battre avec elle pour ça. Il paierait la prochaine facture, ce n'était pas un souci. Maintenant qu'ils avait réglé la note, ils étaient libres de partir pour continuer le trajet jusqu'à Newport. Bobby rassembla ses affaires, enfila à nouveau sa veste et attendit qu'Erïka fasse de même, le casque sous le bras. C'était au tour de la jeune femme de prendre les commandes. Bobby s'installa derrière elle, la tenant fermement mais sans l'étouffer pour autant. Il aimait cette proximité avec elle et lui faisait totalement confiance pour les mener à bon port. Une fois l'oreillette mise, il remit son casque et attendit qu'elle démarre. Par chance, l'heure était un peu avancée et il y avait moins de monde sur les routes. Elle n'eut donc pas à batailler avec trop de circulation. De plus, Bobby l'avertit de changer de route à un moment, ayant repéré une petite route qui serait plus fréquentable que les grands axes. Ainsi, ils n'auraient pas le stress de la circulation même si le trajet serait un petit peu plus long. Le soleil disparaissait derrière l'horizon bien qu'il ne faisait pas encore noir. Au loin se dessinait la ville, déjà en partie illuminée. Ils allaient enfin pouvoir se reposer.

- On arrive bientôt on dirait. Pas trop fatiguée ?
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MessageSujet: Re: Confiance Aveugle [Iceberg]   Confiance Aveugle [Iceberg] - Page 2 Icon_minitime1Mar 16 Avr 2013 - 0:13

Erïka avait parfois tendance à parler de certaines choses avec un drôle d’air, comme si elle évoquait de mauvais souvenirs sans toutefois le dire ouvertement. Elle devrait se taire, par moment. Autant elle avait envie de parler, autant elle craignait de s’avancer sur les sujets épineux qui lui trottaient dans la tête. Pourtant, il faudra bien qu’elle se montre directe, comme elle le faisait habituellement, plutôt que de laisser Bobby dans l’ignorance avec tout un tas de questions sans réponse. Ce dernier prenait soin de ne pas trop se préoccuper de la façon dont sa petite amie parlait de la forêt. Il préférait détendre l’atmosphère et plaisanter un peu. Cela fonctionnait à merveille. Ils avaient dérivés sur un autre sujet et parlaient maintenant de nourriture. Enfin, Bobby parlait de dévorer Erïka qui n’était pas du tout d’accord avec cela. Elle comptait bien le dévorer lui, à la place, adorant les glaces. Cependant, le mutant lui expliqua qu’il était tellement froid que sa langue risquait de rester collée contre sa peau. Ce n’était pas cette raison qui allait découragée l’adolescente pour autant ! Elle avait tout un tas de solutions en réserve.

-« Alors je vais te réchauffer et te faire fondre tout doucement avant de te manger tout cru ! »

Pour l’heure, il valait mieux trouver un restaurant afin de calmer la fin d’Erïka. Ce serait dommage qu’elle décide de se rabattre sur son petit ami et de le dévorer vivant. Ils s’arrêtèrent donc dans un petit restaurant afin de prendre le temps de se rassasier et de discuter un peu. Ainsi, Bobby en appris plus que jamais sur Erïka, sa famille, son passé. Elle était mystérieuse, elle avait toujours caché ce qu’elle avait vécu. Maintenant, on pouvait dire que le jeune homme était en mesure de comprendre l’origine des nombreux cauchemars qui assaillaient sa petite amie. Elle n’avait pas eu une enfance très facile, mais s’en était sortie. À présent, elle souhaitait passer à autre chose. De nouveaux membres de sa famille avaient fait récemment irruption dans sa vie. Si elle ne savait pas trop quoi penser de son père, elle avait déjà décidé qu’elle n’aimait pas sa sœur. Cela ne lui plaisait pas que de voir Will s’entendre si bien avec elle. Elle était jalouse ? Si. Cependant, cela serait impossible de lui faire avouer. Afin, après sa petite crise de jalousie mal dissimulé lorsque Bobby était rentré à l’institut avec Cassandra, l’été dernier, le jeune homme devait avoir plus de facilité à remarquer que quelque chose n’allait pas. Il lui demanda si elle n’aimait pas le fait que Will et Eleonnora semble si bien s’entendre.  L’adolescente grommela quelque chose de pas très clair et de pratiquement inaudibles avant de répondre à la question.

-« Je ne sais pas. Je ne comprends pas pourquoi il l’apprécie. Je ne sais pas si elle est mutante… mais tu crois que ça peut aider au fait qu’ils s’entendent bien ? J’ai cru comprendre que mon père était comme nous, alors peut-être qu’elle aussi… Son pouvoir doit être d’être super narcissique. Je n’ai jamais vu une femme s’aimer et se vanter autant. »

Pour l’instant, Erïka ne voulait pas penser à cela. À quoi bon pourrir davantage l’ambiance ? Elle parla de son passé, même de sa mère en révélant les tragiques événements qu’elle avait vécu à cause de cette femme. Tout cela était du passé. Il fallait aller de l’avant et se concentrer uniquement sur le présent. C’était ce qu’elle désirait faire, présentement. Elle était heureuse de la vie qu’elle menait. Elle se comptait chanceuse d’avoir Bobby dans sa vie, même s’il leur avait fallu beaucoup de temps avant de devenir officiellement un couple. Ils s’étaient côtoyés pendant quelques années, surtout à l’époque où John résidait toujours à l’institut. Même s’il y avait eu une certaine attirance, bien des facteurs avaient empêché un couple de se former à l’époque. Déjà, il y avait l’incapacité d’Erïka à faire confiance à qui que ce soit. Elle craignait de se lier à qui que ce soit et d’en souffrir par la suite. Maintenant, elle s’ouvrait peu à peu, même si cette crainte était toujours présente, au fond d’elle.

L’adolescente n’avait jamais pensé que leur relation ne pourrait pas fonctionner à cause de Bobby. Au contraire, elle pensait plutôt que son propre caractère pourrait causer un véritable désastre dans leur relation. Le jeune homme aurait pu se lasser d’elle, de ses problèmes qui la suivaient partout, mais non. Il avait toujours été près d’elle lorsqu’elle se réveillait suite à un cauchemar. Il avait toujours été gentil et patient à son égard. Parfois, elle se demandait même s’il lui arrivait à se frustrer. Elle ne le voyait jamais en colère. En fait, c’était peut-être une bonne chose. Cela évitait une guerre mondiale à chaque fois qu’Erïka était sur les nerfs et rageait contre la première personne à dire un mot de travers. Son tempérament doux et calme la poussait à adopter la même attitude. Après tout, lorsqu’elle était seule dans son coin, elle était plutôt calme et posée. C’est seulement qu’elle n’arrivait pas à adopter la même attitude lorsqu’elle était entourée de gens.

La jeune fille posa l’index contre la joue de son petit ami avant d’affirmer qu’il était froid. Elle n’allait pas lui cacher la vérité, l’évidence même, après tout. Cependant, elle ne s’arrêta pas là. Elle laissa son doigt glisser jusqu’au cœur de Bobby, se laissant aller dans un élan de romantisme pur. Elle était sincère. Son cœur était chaud. Il n’était pas si froid qu’il le paraissait. Il savait s’amuser, plaisanter. Elle le voyait sourire lorsqu’elle était à ses côtés. Elle faisait simplement partie de ces rares personnes à voir au-delà des apparences. Erïka l’aimait tel qu’il était, sinon elle ne serait jamais sortie avec lui et leur couple n’aurait pas duré si longtemps.
Embrassant tendrement Bobby, la jeune fille ignora les quelques personnes présentes dans le restaurant. Elle était bien dans ses bras, elle n’avait pas envie de les quitter. Par contre, au bout de quelques secondes, elle rompit le baiser en se demandant si elle n’était pas tombée malade. Elle disait des choses romantiques et totalement ridicules qui ne lui ressemblaient pas du tout. Attrapant la main de son petit ami, elle la posa contre son front. Quelque chose clochait, chez elle.

Pourtant, Bobby la rassura. Il était atteint de la même fièvre qu’elle. Ils étaient tous les deux malades. Cette maladie incurable se nommait amour. Si son cœur était si chaud, c’était parce qu’elle était là pour le faire battre, pour le réchauffer. La jeune fille se mis à rougir face à de si belles paroles. Un petit rire gêné vint également franchir ses lèvres alors qu’elle tentait de le retenir.


-« C’est tellement mignon… mais tellement étrange, aussi. J’ai pas l’habitude d’entendre ce genre de choses. »

Ils étaient mignons à voir. Heureusement que John n’était pas là pour rire d’eux, comme le disait Bobby. Erïka perdrait toute crédibilité à ses yeux, c’était assuré. Ce n’était pas comme si elle prêtait attention à l’opinion qu’il avait d’elle. Néanmoins, elle préférait qu’il la perçoive comme une jeune femme au fort caractère qui ne se laissait pas marcher sur les pieds par quiconque.
D’ailleurs, elle remarqua qu’il était rare que ce soit Bobby qui parle de lui. Habituellement, il ne parlait pas du mutant, surtout depuis qu’il avait quitté l’institut. Erïka avait eu le malheur de le croiser à quelques reprises. En était-ce de même pour Bobby ? Elle profita du fait qu’il abordait le sujet afin de lui raconter un événement s’étant produit l’été dernier. Elle n’avait jamais revu John depuis cet événement. Heureusement. Disons qu’elle n’en gardait pas un très bon souvenir…


-« S’il nous verrait comme ça, il se moquerait de nous, c’est certain. D’ailleurs, je l’ai revu il y a plusieurs mois de ça. Il est… il est vraiment con, encore plus qu’auparavant. J’étais allée à la gare, pas loin de là il y a un grand marché extérieur et j’avais envie de faire quelques courses. Quand je suis allée retrouver la moto dans le parking souterrain de la gare, je l’ai croisé. Il y avait un de ces boucans, plus haut… Il avait foutu le feu. Il tentait de partir, l’air de rien…»

//FLASH//

John avait été touché par balle, ce qui l’avait fait chuter de sa moto. Le policier qui avait tiré le coup de feu fut immédiatement brûlé par le jeune homme, mais n’en mourra pas, heureusement. Il était uniquement brûlé sévèrement. La jeune fille ne préféra pas s’attarder. Elle souhaitait partir. Même si John s’adressait à elle, elle l’ignorait. Elle était en colère contre lui, contre ce qu’il avait fait. Elle l’attrapa par le collet et l’engueula comme jamais, ignorant sa blessure à l’épaule.


-« Tu n’es qu’un con John ! Un putain de sale connard ! Tu tues des gens pour le plaisir ! Tu te rends tu comptes de ce que tu es devenu ?! Un monstre ! Comment tu peux oser faire ça ?! » Elle le repoussa, le projetant au sol, et ramassa ses clés avant de reculer d’un pas. « Tu n’es plus le même… Tu ne le seras jamais plus… »

-« Argh keuf...c'était eux ou moi...arghh »

//FLASH//

-« … mais des policiers ont tentés de l’arrêter. Ça n’a pas trop fonctionné. Il ne les a pas tués, mais ce n’était pas très beau à voir. J’étais si nerveuse, je me suis dépêchée de me rendre à ta moto, que j’avais garée au peu plus loin. Je suis montée et j’ai tenté de démarrer. »

//FLASH//

Troublée et terriblement nerveuse, la jeune fille n’arrivait pas à insérer les clés dans le contact. Elle tentait de se calmer, mais en vain. Ses mains tremblaient, elle était sur les nerfs. Soudainement, John, qui avait réussis à remonter sur sa moto, conduit jusqu’à elle et attrapa les clés du véhicule qu’elle tenait nerveusement. Il les inséra lui-même dans le contact. C’est à ce moment qu’il constata que la moto n’appartenait pas à Erïka.


-« C'est celle de... keuff »
-« Celle de Bobby. »

Dans d’autres circonstances, elle aurait peut-être avoué qu’elle sortait avec lui, mais pas dans une telle situation. Elle préféra démarrer, fuir loin d’ici, et rentrer à l’institut en tentant d’oublier ce qui s’était produit.

-« Tu dois partir d'ici avant que la police ne débarque... »

-« La police ? La police !? Regarde autour de toi, tu viens de la cramer pauv’ con ! »

Écœurée, la jeune fille mis son casque et démarra à toute vitesse. Elle ne voulait plus entendre parler de John. Plus jamais.

//FLASH//


-« … j’y arrivait pas, en fait. Il l’a fait pour moi. Ensuite j’ai démarré. Je suis partie. Si je le revoie, je lui mets la baffe de sa vie. »

Elle venait de lui raconter toute l’histoire. Elle lui avait expliqué comment elle s’était sentie à ce moment, alors qu’elle avait vu des hommes être gravement brûler devant ses yeux. Elle ne voulait plus revoir John depuis ce qui s’était produit. Il était passé d’un côté bien plus sombre. Il avait changé. Il n’était pas celui qui ne faisait que l’enquiquiner à l’institut. Il était un tueur, un monstre.

-« Enfin… ça ne sert à rien de parler de mauvais souvenirs. Il ne fait plus partie de ma vie, ce n’est pas une perte. Il faut voir le bon côté des choses : il n’y a plus personne pour occuper ta chambre, ce qui nous laisse toute la pièce rien que pour nous. »

Erïka était maintenant prête à reprendre la route. Elle paya la facture du repas avant d’enfiler son manteau, puis d’attraper son sac et son casque. La jeune fille quitta l’établissement aux côtés de son petit ami. C’était à son tour de prendre le volant. Enfila son casque, elle s’installa sur le véhicule. Lorsque Bobby fut prêt, elle démarra. Elle se laissait guider par l’autoroute, n’ayant pas autre chose à faire que de rouler sur les longs chemins mornes. C’était bien plus ennuyeux que ce qu’elle croyait. À un moment, Bobby l’averti de changer de route afin de prendre un autre chemin. Elle l’écouta et fit ce qu’il disait.

Le soleil tombait lentement, à l’horizon. Il allait bientôt faire nuit. Heureusement, ils étaient à proximité de la ville. Elle commençait à fatiguer, avec le temps. Il n’y avait rien d’intéressant sur ce type de route, contrairement à la ville, où ses sens étaient en alerte. Elle devait faire attention à ne pas frapper un piéton ou ne pas heurter une autre voiture. Bobby lui demanda si elle n’était pas trop fatiguée. En fait, si. Cependant, elle savait parfaitement qu’au moment où elle posera les pieds sur la terre ferme, elle se sentira bien plus énergique.


-«  Ça va aller. La route est longue et chiante. Je ne savais pas que c’était si ennuyeux de rouler sur une longue route comme ça.  Je préfère nettement la ville. »

D’ailleurs, lorsqu’elle arriva en ville, elle trouva un petit motel où ils pourraient s’arrêter pour la nuit. Elle s’y gara après avoir proposé à Bobby de s’y arrêter. Une fois le moteur coupé, la jeune fille descendit du véhicule. Elle accompagna son petit ami jusqu’à l’intérieur du bâtiment où elle s’approcha du comptoir, à l’accueil. Elle demanda une seule chambre. Lorsqu’elle eut les clés, elle se rendit à la porte dont le numéro correspondait à celle de la clé. Elle y entra. Ce n’était rien de bien luxueux, il n’y avait que le minimum. Il était possible de se coucher sur le lit afin de regarder la télévision. Lié à la chambre, il y avait une petite salle de bain. Elle prendra un bain un peu plus tard. La jeune fille posa son casque sur la commode et posa sa veste sur un crochet. Son sac alla rejoindre le casque, sur la commode. Par la suite, la jeune fille se jeta sur le lit.

-« Elle est sympa cette chambre, non ? »


Dernière édition par Erïka M. Davidoff le Mer 28 Aoû 2013 - 3:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Confiance Aveugle [Iceberg]   Confiance Aveugle [Iceberg] - Page 2 Icon_minitime1Mar 16 Avr 2013 - 10:20

La façon dont répliquait Erïka amusait Bobby. Si Will les entendait, nul doute qu'il comprendrait les choses autrement que, leur reprochant sans doute d'user de double sens pour ne pas dire clairement les choses. Mais cette fois, il n'était pas là et rien ne les empêchait donc de dire ce qui leur passait par la tête. La répartie de la russe était bien trouvée mais Bobby ne tenait pas à finir dévorer. En tout cas, pas au premier sens du terme. Il ne pouvait se défendre physiquement alors il ne lui restait plus qu'une solution, user de la parole. Mais tenait il vraiment à se défendre ?

- Je suis partagé... D'un côté, j'ai bien envie de me laisser faire mais d'un autre côté... si tu me dévores, cela signifie que je ne pourrais plus jamais te revoir. Et ça, je ne suis pas tellement d'accord.

Mais ils devaient l'avouer, ils avaient faim tous les deux. Et la perspective de courir dans la nature pour chercher de quoi manger était peut-être amusante mais pénible et au final peu nourrissante. Se rendre dans un restaurant leur évitait donc de devoir courir après un éventuel plat sur pattes. Arrivés en ville, ils choisirent un restaurant et s'y installèrent le temps de manger et de se reposer un peu après un long trajet. Ce n'était pas forcément le lieu idéal pour parler d'un sujet épineux mais pourtant, ils évoquèrent finalement le passé d'Erïka et l'arrivée de nouveaux membres de sa famille dans sa vie. On ne pouvait pas dire que sa vie était un long fleuve tranquille et Bobby s'étonnait de ne pas l'avoir vue plus souvent craquer. Elle faisait preuve d'une sacrée force mentale. Sans doute cela était il du à ses proches mais le mutant soupçonnait néanmoins la jeune femme d'être une réelle combattante pour ne pas avoir baissé les bras. Malgré ce qui s'était passé, elle conservait un caractère tranché, elle ne s'était pas repliée sur elle-même. Peut-être que son agressivité venait justement de là, mais comment lui en vouloir ?

Sa demi soeur semblait assez différente d'elle d'après ce qu'elle disait. Malgré tout, cela ne l'empêchait pas de bien s'entendre avec William et Erïka ne comprenait pas pourquoi. Eleonnora était elle si pénible que ça pour qu'elle se pose la question ? Ou était ce juste parce qu'elle ne l'appréciait pas elle et que du coup elle ne concevait pas que l'on puisse l'aimer ? Bobby ne l'avait pas encore rencontrée et il lui était donc difficile d'émettre un jugement sur elle, il ne pouvait se fier qu'à ce que lui disait Erïka. Et il savait bien qu'elle n'était certainement pas objective. Elle la soupçonnait d'être mutante, tout comme elle et son père, ce qui était à ses yeux une raison nécessaire ou presque pour que le rouquin et elle puissent s'entendre. Will n'aimait pas les humains ? En tout cas, Erïka n'avait pas l'air de tellement aimer sa soeur vu la façon dont elle en parlait. Néanmoins, la supposition du pouvoir de la jeune femme fit rire Bobby.

- Si elle a un pouvoir, c'est peut-être justement ça qui la fait se sentir supérieure. Et il y a de grandes chances qu'elle soit une mutante, oui, surtout si ton père l'est. C'est un gêne qui se transmet via les pères, qu'ils soient porteurs actifs ou passifs. Tu crois que c'est une raison suffisante pour que Will et elle s'entendent bien ? Il n'aime pas les humains ? En tout cas, je suis certain qu'à ses yeux, elle ne t'arrive pas à la cheville.

Cela se voyait qu'elle était jalouse, même juste un peu. William le savait il au moins ? Sans doute pas. Lorsque cela nous concernait, on avait tendance à ne pas voir des choses évidentes. Comme lorsque Bobby avait amené Cassandra à l'institut. Erïka avait piqué une crise de jalousie que le mutant n'avait compris que parce que le rouquin le lui avait fait remarquer. Il ne fallait cependant pas qu'elle s'inquiète en ce qui concernait William. Bobby ne doutait pas un seul instant qu'il la laisse tomber ou se mette à lui préférer sa soeur. Car vu la façon dont il s'occupait d'elle et le vrai frère poule qu'il était, aucun doute que cela arrive. Erïka était bien entourée.

Bobby non plus ne comptait pas la laisser tomber. Il avait toujours été plus ou moins là, bien qu'un peu effacé. Ils se connaissaient maintenant depuis plusieurs années, presque depuis l'arrivée d'Erïka à l'institut, bien qu'ils n'aient jamais été très proches auparavant. Cependant, Erïka avouait avoir voulu plus d'une fois se rapprocher de lui physiquement pour profiter du froid qu'il dégageait. C'était bien la seule personne à vouloir le faire volontairement et cela faisait plaisir à Bobby. Sa seule crainte était que, comme les autres, elle finisse par s'éloigner de lui car cela devenait difficilement supportable d'être à proximité d'un tel glaçon. Il faisait ce qu'il pouvait pour contrôler sa température corporelle mais il ne pouvait pas non plus faire de miracles.

Erïka l'avait interrogé sur ses anciennes petites amies et Bobby avait été franc avec elle bien que cela ne lui faisait pas plaisir et se souvenir qu'il les avait toutes perdu à cause de la même raison. La jeune femme subirait elle le même sort ? Il ne l'espérait pas car elle, il l'aimait. Il ne voulait la perdre sous aucun prétexte, cela serait insupportable pour lui si elle venait à s'éloigner de lui d'une façon ou d'une autre. Mais elle le rassura dans ses propos. Cela semblait venait du fond du coeur car elle s'étonnait elle-même d'avoir un tel discours, se définissant comme malade.

- Il va falloir que tu prennes l'habitude alors. Je te promet que je prendrais soin de toi, surtout... si tu es malade.

Si elle l'était, Bobby était atteint du même syndrome et il se fichait bien qu'on se moque de lui à cause de ça, même de la part de John. Il s'imaginait que ce dernier ne les aurait pas loupé s'il avait été encore parmi eux. Mais ce n'était plus le cas. Bobby ne parlait jamais de lui ou rarement, étant pour lui un bien mauvais souvenir et également un échec personnel. Comment avait il pu laisser son ami se faire ainsi corrompre ? En parler était pour Bobby quelque chose de douloureux mais il ne pouvait pas non plus faire comme si il n'existait pas. Erïka avoua l'avoir vu il y a peu de temps et le catalogua comme étant encore plus con qu'auparavant. Cela n'étonna pas spécialement Bobby. Il avait rejoint la Confrérie et devait donc obéir à Magneto tel un valet. Ce qu'elle révéla cependant fit hausser un sourcil à Bobby avant qu'il ne lâche un soupir. Il s'en était pris à la police ? Que cherchait il à prouver ? Bien que le mutant n'avait pas envie de parler de ça, il pesa le pour et le contre et supposa qu'il valait mieux qu'il dise ce qu'il avait sur le coeur. Avec Erïka, il pouvait bien en parler.

- Au moins il ne s'en est pas pris à toi, c'est déjà ça. C'est... sans doute ma faute si il a mal tourné. Je n'ai pas réussi à le raisonner... Il a toujours été tête brûlée, il n'écoutait que lui... et il s'est quand même fait manipuler si facilement... J'ai eu beau dire ce que je voulais, il n'a pas hésité une seconde à nous trahir. J'ai essayé de le retrouver pour lui faire changer d'avis mais... ça n'a jamais rien donné de bon. Tout ce qu'il veut c'est m'affronter pour prouver qu'il est plus fort que moi. Ca ne m'intéresse pas de me battre contre lui... Je veux juste... que ça redevienne comme avant. Mais je sais que c'est trop tard.

Ca, c'était le mauvais côté de la chose. Mais pour Erïka, ce n'était pas une grosse perte et cela leur laissait la chambre pour eux seuls. Qui voudrait la partager avec Bobby de toute façon ? Personne ne tenait à vivre dans un frigo.

- Mais c'est vrai que ça nous laisse un peu de liberté, du coup. Peut-être qu'on pourrait l'amener un peu mieux pour que ce soit notre chambre à nous... officieusement bien sûr.

Maintenant qu'ils étaient repus, il était temps de reprendre la route. Leur objectif étant défini, ils n'avaient plus qu'à rouler jusqu'à là bas. C'était au tour d'Erïka de piloter et Bobby la laissa faire, ne lui donnant pas une seule fois un conseil. Après tout, elle avait son permis et il lui faisait pleinement confiance. De plus, il n'y avait pas foule et c'était bien souvent de longues lignes droites. Des endroits parfaits pour piquer une pointe de vitesse. Mais Erïka n'était pas fan de vitesse comme il l'était. Elle avouait également trouver le trajet pénible et peu intéressant. Bobby s'en fichait un peu du moment qu'il était sur sa moto mais il devait reconnaitre que cela n'avait rien de passionnant.

- Je conduirais davantage au retour et je te laisserais la main lorsqu'on approchera des villes.

Ils ne tardèrent pas à arriver en ville et n'eurent aucun mal à trouver un motel. La moto garée, les deux mutants prirent une chambre. Inutile d'en prendre deux séparées, ils étaient un couple non ? Pour une fois qu'ils n'étaient pas à l'institut, ils pouvaient bien procéder comme ils le souhaitaient, loin des règlements. Une fois dans la chambre, Bobby déposa son casque à côté de celui d'Erïka et retira sa veste, la déposant sur le dossier d'une chaise. Erïka occupait déjà le lit. N'avait elle pas dit qu'elle n'était pas fatiguée ? Bobby l'y rejoignit, s'asseyant près d'elle. Il balaya la pièce des yeux. La chambre n'avait rien d'exceptionnel, elle était même plus banale que celles qu'ils avaient à l'institut. Mais au moins, ils partageaient la même. Se saisissant d'un des oreillers, Bobby donna un coup à sa petite amie avec, souriant d'un air amusé.

- Très sympa. Les oreillers sont plutôt bien rembourrés. Et en plus... il y a une jolie fille fournie avec. Que demander de mieux ?
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MessageSujet: Re: Confiance Aveugle [Iceberg]   Confiance Aveugle [Iceberg] - Page 2 Icon_minitime1Mar 16 Avr 2013 - 17:21

Erïka était douée pour détecter les paroles à doubles sens. Combien de fois elle avait étendu Will dire quelque chose sans même penser de travers alors qu’elle voyait parfaitement un sens pervers à ses paroles ? Cependant, quand il était question de Bobby, le rouquin était un véritable champion pour relever tous les doubles sens. Heureusement qu’il n’était pas là. Sans le contexte de la conversation, il ne pourrait pas comprendre de quoi ils parlaient. Ils avaient débuté sur quelques paroles d’Erïka au sujet de la forêt qui les entourait, puis de nourriture sur patte. À présent, le petit couple parlait de qui allait dévorer l’autre. Erïka, qui adorait les glaces, affirmait qu’elle n’avait qu’à réchauffer Bobby afin de le manger sans voir sa langue se coller contre sa peau glacée. Cependant, si elle faisait cela, n’allait-elle pas le perdre ? Ce serait triste de le faire disparaitre sous prétexte qu’elle avait une envie insatiable de manger quelque chose de froid.

-« Mmmm… Dans ce cas, je vais contenir mon appétit. Je n’ai pas envie de te perdre, même si tu sembles si délicieux. »

Une fois aux restaurants, la jeune fille eut l’occasion de manger à sa faim. Elle eut également une longue conversation avec Bobby concernant des sujets plus personnel. Dans le lot de ses révélations, elle lui parla de l’arrivée de son père et de sa demi-sœur dans sa vie. Erïka n’aimait pas vraiment cette dernière. Il y a quelque chose chez elle qui ne lui plaisait pas du tout. Et puis, pourquoi William s’entendait aussi bien avec cette pimbêche ? Elle n’était pas du tout son genre ! Elle ne voyait aucune raison logique pour qu’il s’entende bien avec elle. Était-ce parce qu’elle était mutante ? Non, ce ne pouvait pas être pour cela, après tout il détestait bien d’autres mutants comme il appréciait des humains. Pourtant, elle ne voyait aucune autre raison. Et puis, sachant que son père avait un don, sans qu’elle en connaisse la nature, elle détermina que les chances que sa demi-sœur soit également affectée par le gène X.

-« Je ne sais pas si c’est ce qui fait qu’il s’entend bien avec elle. Je ne comprends pas pourquoi il l’aime bien. Ça ne m’étonnerait pas qu’elle ait la tête enflée à cause de son don. Elle est riche, elle ressemble à un mannequin et elle est mutante, normal qu’elle ait la grosse tête. Je sais que Will est super méfiant envers les humains, il ne leur fait pas trop confiance pour de nombreuses raisons personnelles, mais je ne le vois pas aimer une personne parce qu’elle est mutante. Pourtant, je ne vois pas d’autres raisons d’aimer cette fille… »

Elle n’aimait pas Eleonnora, cela était clair, net et précis. Leurs caractères ne collaient pas, c’est tout. Elle ne voulait pas avouée être jalouse du fait que son frère s’entende bien avec sa demi-sœur. Même son jumeau l’adorait ! Mais bon, il n’était pas une référence, il aimait tout le monde. Et puis, voilà enfin une femme de la famille qui acceptait de regarder Beautés Désespérées et de parler de potins avec lui. Mis à part l’apparence physique, Erïka ne partageait rien avec cette femme et cela restera encore ainsi pendant longtemps, selon elle. Même si elles vivaient toutes deux à New-York, ce n’était pas une raison pour se côtoyer.

Pourquoi parler de personnes absentes ? Ils étaient ensemble, tous les deux, dans un petit restaurant tranquille. Ils en profitèrent pour parler un peu d’eux, du couple qu’ils formaient. Ils étaient si mignons à voir, à se dire des trucs super romantiques qui en rendraient malade Erïka, en temps normal. L’adolescente n’était pas une jeune fille très romantique et ne rêvait pas d’une histoire parfaite avec un prince charmant qui serait le plus beau de tous, le plus galant, le plus génial de tous les hommes de cette Terre. Elle avait Bobby et cela lui suffisait. Elle l’aimait sincèrement et, à ses yeux, il était parfait. Il l’était dans ses qualités tout comme dans ses défauts, qu’elle cherchait toujours, d’ailleurs. Elle n’avait pas besoin du stéréotype du bellâtre que l’on voyait dans les films. Elle avait un petit ami tout simplement fantastique, qui l’aimait, qui la comprenait, qui s’occupait d’elle. Il était si adorable, si gentil. Il se distinguait par la couleur éclatante de ses magnifiques cheveux bleus, mais c’était quelque chose qu’elle adorait chez lui. Il n’était pas comme les autres. Il dégageait un certain froid qui l’attirait, elle qui adorait l’hiver depuis sa plus tendre enfance. Elle n’avait pas besoin de quelqu’un d’autre que lui. Il était tout ce dont elle désirait et pouvait se compter terriblement chanceuse de l’avoir à ses côtés. Sa relation était solide, bien plus solide que celles que Bobby avait entretenu auparavant avec d’autres filles de l’institut, la preuve qu’elle n’était pas comme les autres à ses yeux.

Bobby lui promettait de prendre soin d’elle, surtout si elle tombait malade. L’amour l’avait sévèrement touchée et il n’y avait pas de cure à un tel fléau. Il l’accompagnait dans sa fièvre. Elle n’avait pas d’autres choix que de s’habituer aux belles paroles romantiques. Au moins, c’était bien plus agréable qu’un rhume. Il lui arrivait parfois de tomber malade, malgré son fort système immunitaire. Elle restait tout de même humaine, pas comme son frère qui était immunisé à toute maladie grâce à son don. Elle savait qu’à force de côtoyer Bobby et de se coller contre lui, elle finirait par attraper un rhume. Elle s’en fichait éperdument. Ce n’était qu’un petit détail. Après trois ou quatre jours à tousser et se moucher, la maladie finira par disparaitre et ce sera comme si elle n’avait jamais exister. Aucun doute qu’elle était amoureuse de Bobby.


-« Tu as de la chance, je tombe rarement malade. Si être en amour est une véritable maladie, je suis prête à le rester toute ma vie.»

Erïka était en amour avec un homme de glace, qui savait à la fois refroidir son corps, mais réchauffer son coeur. Son opposé, sur tous les aspects, qui représentait le feu fort et destructeur, la repoussait totalement. Le pouvoir de John, mis à part avoir l’utilité de lui allumer ses cigarettes, ne lui était aucunement attirant. Au contraire, cela le rendait dangereux lorsqu’il avait une flamme à proximité. Heureusement qu’il ne pouvait pas les matérialiser, comme Bobby le faisait avec la glace. L’événement à la gare aurait pu être bien plus horrible. Erïka profita du fait que ce fut Bobby qui évoqua le sujet John en premier pour raconter sa dernière rencontre avec lui. Ce n’était pas très agréable à entendre, comme histoire. Pourtant, il s’agissait de la stricte vérité.

Plus le temps avançait, plus il devenait con. Il était embrigadé dans un groupe de mutants terroristes et terriblement dangereux. Au plus grand étonnement d’Erïka, son petit ami lui révéla que tout était de sa faute. En quoi l’était-ce ? Elle ne comprenait pas. Heureusement, Bobby lui expliqua quelque chose qu’il semblait avoir gardé pour lui depuis assez longtemps. L’adolescente se rapprocha davantage de lui, si cela était possible, puis attrapa doucement sa main. Ce n’était pas de sa faute si John était parti. Il était une véritable tête brûlée en quête de pouvoir et d’action. Il suivait son propre chemin selon ses envies sans même penser aux personnes qui auraient pu, ne serait-ce qu’un peu, tenir à lui.


-« Tu n’y peux rien s’il est partit. Ne te sens pas coupable parce qu’il a fait le con. Tu as tenté de le raisonner et cela n’a pas fonctionné. Ce n’est pas toi qui l’a poussé à partir, alors ce n’est pas de ta faute. Tout le monde est vulnérable à un homme qui sait user des mots pour manipuler le premier venu. Peut-être que John réalisera qu’il n’a pas choisi la voie qu’il lui convenait et qu’il reviendra à l’institut, qui sait. S’il le fait, je serais ravie de lui foutre une baffe de bienvenue. Ne t’en veut pas pour les choix qu’il a faits. Les choses ne reviendront jamais comme avant, alors vaut mieux profiter de notre présent tel qu’il est. »


Elle ne savait pas que le sujet semblait si sensible pour Bobby. Elle avait déjà parlé de John à plusieurs reprises sans qu’il ne prenne réellement part à la discussion. La jeune fille, ne se doutait pas un seul instant qu’il se blâmait pour le départ de son ancien ami. Erïka, qui ne s’était pas tant attaché à lui, n’avait pas souffert de cela. Pour elle, il s’agissait d’une personne qui allait faire sa vie, même si ses choix ne lui convenaient pas. Elle, elle voulait vivre avec son petit ami. Elle se fichait bien de ce que faisaient les autres tant qu’elle était heureuse. Si quelqu’un osait faire souffrir une personne à qui elle tenait, elle ne se gênerait pas pour montrer les crocs et se battre au besoin. Si John tenait à se battre contre Bobby, qui lui ne voulait pas d’un tel affrontement, ce serait probablement Erïka qui se retrouverait en première ligne pour l’affronter. L’adolescente n’avait pas froid aux yeux. Elle était prête à tout pour défendre ceux qu’elle aimait et pour mettre une raclée à cet imbécile de tête brûlée.

-« S’il tient tant à se battre contre toi, il va avoir toute une surprise parce que je ne le laisserais pas faire. Je vais lui mettre à raclée de sa vie à ce con. Ça va lui apprendre à jouer les imbéciles.»

Visiblement, le départ de John ne lui faisait ni chaud, ni froid. Elle voyait même des bons côtés à son départ. Bobby se retrouvait avec un dortoir pour lui seul. La pièce était grande et Erïka pourrait s’y incruster assez facilement. Faute de pouvoir obtenir une chambre pour eux deux, ils pouvaient toujours occuper officieusement la sienne. Il n’y avait qu’elle pour supporter le froid qu’il dégageait. Plutôt que de se plaindre de la température, elle enfilait un pull et le tour était joué. Cependant, est-ce que son cochon d’inde pourrait le supporter ? Elle pouvait toujours tenter le coup et transférer Istina dans la chambre du jeune homme, si elle comptait y passer quelques nuits. Ainsi, elle pourra voir si la petite bête s’adaptait bien à la pièce.

-« Ça veut dire que je pourrais y amener la cage d’Istina ? Il faut que je m'en occupe. Elle a besoin d’attention, d’affection… et surtout de nourriture. D’ailleurs, je pensais adopter un autre cochon d’inde afin de lui tenir compagnie… »

Une fois la discussion terminée, Erïka ramassa ses affaires et quitta le restaurant en compagnie de Bobby. Ils enfourchèrent la moto et la jeune fille démarra. Elle conduit sur de longues routes monotones et peu fréquentées. Rien de plus ennuyant. Elle n’était pas une grande fan de vitesse, surtout après l’accident qu’elle avait eu la veille. Elle n’avait pas roulé très vite et, pourtant, cela ne l’avait pas empêché de chuter. Elle préférait éviter les accidents et conduire avec prudence. Cependant, le trajet l’ennuyait au plus haut point. Elle se demandait si cela allait bientôt se terminer. Lorsqu’elle aperçut les lumières de la ville, elle fut soulagée. Elle avait hâte de poser les deux pieds sur terre et de se dégourdir les jambes.
Afin de l’accommoder, Bobby lui proposa de conduire sur le chemin du retour. Il lui laissera le volant une fois à proximité de la ville. Ainsi, elle n’aura pas à tenter de se tenir éveiller sur les longues routes monotones.


-« Génial. Les autoroutes ce n’est pas trop mon truc. Je préfère être collée contre toi plutôt que de conduire. »

La jeune fille repéra un motel et alla se garer dans l’espace de stationnement destinés aux clients. Lorsqu’elle quitta le véhicule, elle fit quelques pas, bien heureuse de retrouver la terre ferme. Puis, elle accompagna Bobby à l’intérieur de l’établissement en espérant qu’il y aurait une chambre de libre pour eux. Heureusement, ce fut le cas. Le jeune couple se rendit jusqu’à la chambre qui leur avait été attribuée. Une fois la porte refermée, ils purent se mettre à l’aise, Erïka se débarrassa de son sac, son casque, son manteau, afin d’être bien plus confortable. La chambre était simple, bien moins luxueuse que celles de l’institut, mais cela convenait parfaitement à l’adolescente qui se jeta sur le lit. Elle se roula dessus avant de se retrouver sur le dos. Alors que Bobby s’assoyait à ses côtés, elle se redressa. Cependant, elle ne s’attendait certainement pas à se prendre un coup d’oreiller en pleine tête. Oui… ils étaient rembourrés les oreillers.

-« La jolie fille, elle t’emmerde.» Fit-elle pour plaisanter, tirant la langue à son petit ami. Elle attrapa un autre oreiller et s’en servit pour le frapper à son tour. « Ce serait dommage que je sois la seule à tester les oreillers, non ? »

Elle se jeta sur Bobby afin de lui voler son oreiller. Elle tentait de l’éloigner de toute forme de coussin que ce soit. Cependant, la tâche n’était pas aisée. Dans une manœuvre visant à l’empêcher de la frapper de nouveau à coup d’oreiller, elle tomba en bas du lit. Couchée sur le dos, elle ne pouvait pas retenir son hilarité alors qu’elle se redressait lentement. Elle devait avoir l’air ridicule, mais elle s’en fichait. Calmant son rire, la jeune fille s’éloigna du lit afin de fouiller son sac. Elle en tira son téléphone et éteignit la sonnerie. Pas question que son frère poule ne la dérange une fois de plus, aujourd’hui.
Par la suite, elle se retourna lentement vers Bobby. Il était toujours sur le lit. Parfait. Elle attrapa un oreiller gisant sur le sol, prête à reprendre leur petit jeu.


-« Je n’ai toujours pas dit mon dernier mot ! » Fit-elle avait de se jeter sur lui dans le but de lui donner des coups de coussin.

Au bout d’un petit moment, Erïka attrapa son petit ami et le plaqua contre le matelas du lit afin de l’embrasser passionnément. Sa main posée sur un oreiller s’en saisit bien rapidement. Lorsqu’elle rompit le baiser, l’adolescente mis un dernier coup d’oreiller à Bobby avant de se sauver. Elle alla s’enfermer dans la salle de bain, hilare. Elle était plutôt fière de son coup, il fallait l’avouer. La jeune fille s’assura que la porte était bel et bien verrouillée avant de s’en éloigner. Afin de narguer davantage le pauvre Bobby, elle se dirigea vers la douche et tourna les robinets afin que de l’eau chaude s’écoule du pommeau de douche. Il allait croire qu’elle était en train de se dévêtir dans le but de prendre une bonne douche chaude, mais ce n’était pas du tout le cas. Toute habillée, la jeune fille s’amusait plutôt à passer sa main sous l’eau afin d’en tester la température. Elle retira, néanmoins, la chemise qu’elle portait, dévoilant le débardeur qu’elle avait enfilé avant de quitter l’institut, ce matin même.


-« Tu ne sais pas ce que tu rates ! Dommage que la porte soit verrouillée. » Lança l’adolescente, amusée.
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MessageSujet: Re: Confiance Aveugle [Iceberg]   Confiance Aveugle [Iceberg] - Page 2 Icon_minitime1Mer 17 Avr 2013 - 0:53

Depuis qu'ils avaient quitté l'institut, Erïka et Bobby avaient eu diverses discussions. D'abord joyeuses, ensuite à double sens et enfin, plus tragiques. En effet, la jeune femme n'avait pas eu une vie très heureuse par le passé et c'était au cours d'une conversation qu'elle se dévoilait petit à petit aux yeux de Bobby. Il se rendait compte à quel point il pouvait en fait assez mal la connaitre. Il s'était bien douté qu'elle n'avait pas eu une vie rose vu la façon dont elle réagissait face à des situations anodines ou bien juste à cause des fréquents cauchemars qu'elle pouvait faire. Il n'était pas rare qu'ils dorment ensemble et le mutant se demandait d'où cela pouvait venir. A présent, il le devinait aisément. Un passé marquant ne vous quittait jamais vraiment, même lorsque l'ont faisait tous les efforts du monde pour l'oublier. Jamais Bobby n'avait posé la question à Erïka, à la fois curieux et respectueux de son silence. Si elle voulait en parler, elle le ferait d'elle même. Et c'était exactement ce qu'elle avait fini par faire. Cela prouvait au mutant qu'elle lui faisait suffisamment confiance pour lui parler ce qu'elle avait vécu avant. Mais ce qui comptait était le présent bien qu'il n'était pas tout à fait parfait non plus.

Erïka n'était pas tout à fait ravie d'avoir de nouvelles personnes dans sa vie, plus ou moins imposées. Mais elle n'était pas non plus obligée de les supporter. Elle avait sa vie, ils avaient la leur et cela semblait plutôt bien fonctionner. Mais si la jeune femme semblait ne pas s'entendre avec sa soeur, ce n'était pas le cas de William qui, d'après elle, l'appréciait. Il y avait sans doute une raison à cette bonne entente mais cela n'avait vraiment pas l'air de plaire à Erïka. Bobby sentait bien que c'était en partie la jalousie qui animait ses propos et il trouvait cela mignon et touchant. Mais ça, il se garda bien de le dire de cette façon, sachant que la jeune femme risquait de mal le prendre. Si Will n'avait pas de réelles raisons d'aimer Eleonnora, c'était sans doute qu'il l'appréciait pour qui elle était, tout simplement. Mais Erïka prendrait elle la peine d'apprendre à la connaitre et à ne pas se laisser dévorer par la jalousie ?

- Pose lui la question alors. Et puis, tu as exactement les mêmes qualités qu'elle. Riche, belle, mutante... Mais ce n'est sans doute pas à cause de ces points communs qu'il l'apprécie je pense. Tu connais suffisamment Will pour savoir qu'il n'est pas du genre à aimer une personne pour ce qu'elle peut lui apporter.

Bobby ne connaissait d'Eleonnora que ce que Erïka avait pu lui en dire. Difficile donc de se faire un jugement sur une personne inconnue. Mais pour l'heure, le sort de cette jeune femme n'intéressait pas particulièrement le mutant. Il était surtout attentif à ce qu'Erïka pouvait lui dire sur elle. Beaucoup de choses n'auraient pu être devinées. Même son prénom était faux. Mais l'amour qu'elle lui portait, ça, c'était sincère et il le voyait bien dans sa façon de se comporter et dans ses propos. Erïka trouvait ça stupide ou mièvre. Bobby lui, trouvait ça touchant. C'était tout simplement les personnes qui ne partageaient pas ce genre de choses qui étaient médisantes, voilà tout. Pourquoi se priver de dire ce que l'on voulait à la personne aimée ? De l'amour, on en disait des choses. Qu'il rendait aveugle ou bien encore con. C'était peut-être une réalité mais c'était quelque chose qui, aux yeux de Bobby, transcendait l'âme. On était prêt à accepter beaucoup de la personne aimée, même ses plus gros défauts.

Erïka supportait d'ailleurs l'un des pires côtés de Bobby : le froid qu'il dégageait. C'était pour elle un critère d'attirance, contrairement aux autres. Etait elle anormale ? Au contraire, elle leur était supérieure, elle était parfaite aux yeux de Bobby. Certes elle possédait son caractère, elle piquait parfois des crises sans réelles raisons mais qui était infaillible ? Il ne lui demandait pas d'être parfaite, juste d'être telle qu'elle était, rien de plus. Parce qu'au final, c'était comme ça qu'il l'aimait, pure, naturelle. Comme elle le disait, il avait de la chance. Même à son contact, elle risquait peu d'être malade. Mais en ce qui concernait la maladie d'amour, ça c'était une autre histoire.

- Je crois que dans certains cas, c'est un mal incurable... J'espère juste que tu n'en guériras pas. Car je n'aimerais pas te transformer en statue de glace pour te garder près de moi si jamais tu venais à te sentir... "mieux".

Quelqu'un qui n'avait jamais aimé et qui aurait été bien incapable de les comprendre comme Pyro se serait sans doute moqué d'eux. Mais il n'était pas là et il y avait peu de chance pour qu'ils le croisent. En tout cas pas ici. Bobby redoutait un peu le jour où il verrait à nouveau John. Si au départ il l'avait cherché pour lui faire entendre raison, à présent il préférait éviter son contact. Que lui dirait il ? Il savait qu'il ne parviendrait pas à le raisonner, il était entré trop profondément dans cet autre monde, cette autre vision des mutants. Comment faire redescendre à un niveau réel quelqu'un qui se prenait pour un dieu ? Bobby s'en voulait de ne pas avoir pu retenir son ami mais Erïka lui affirmait qu'il n'avait rien à se reprocher. Forcément, il ne l'avait pas jeté dehors, au contraire, mais ses efforts étaient restés vains.

- J'aurais du trouver les mots pour lui faire comprendre qu'il se trompait mais il a préféré en écouter un autre. Je le pensais mon ami mais... au final j'ai le sentiment que notre amitié n'avait aucune valeur à ses yeux. Il l'a laissée tomber si... facilement...

Leurs pouvoirs étant opposés, Bobby savait que John voudrait à nouveau l'affronter pour lui prouver sa supériorité, aussi bien dans son don que dans ses idéaux. Ce jour là, le mutant le redoutait vraiment. Il ne comptait pas fuir le combat mais il ne désirait pas affronter son ami ou lui faire du mal sans le vouloir. Et il savait que Pyro était capable de le pousser jusque là. Car si c'était ce qu'il fallait pour lui faire entendre raison, Bobby le ferait. Cependant, Erïka comptait s'en mêler si Bobby ne désirait pas affronter John. Elle voulait s'interposer pour donner une leçon à Pyro ? Etait elle inconsciente ? Les flammes de John pourraient la brûler, la dévorer et ne laisser qu'un tas de cendres à sa place. Bobby craignait le feu mais sa glace était suffisamment puissante pour y résister. Il était bien un des rares à pouvoir le calmer si il le fallait. Mais aurait il suffisamment de volonté pour le faire ? Erïka, elle, semblait en déborder, de volonté. Toutefois, le mutant préféra mettre les choses au clair.

- Promet moi une chose s'il te plait. S'il m'attaque, n'interviens pas. Jamais. Je peux facilement me protéger du feu mais pas toi et je ne supporterais pas qu'il t'arrive quelque chose. Je sais qu'il ne t'a rien fait jusqu'à présent et que tu sais te battre mais... John est imprévisible avec ses flammes.

Mais le départ de John avait du bon sur certains points. Bobby n'avait plus eu de colocataires depuis son départ et possédait donc une chambre rien que pour lui. Il pouvait donc y faire ce qu'il voulait puisqu'il doutait qu'une personne soit suffisamment téméraire pour oser venir dormir dans un frigo géant. Bien sûr Bobby régulait sa température et la pièce n'était donc pas non plus un congélateur mais il y faisait toujours un peu frais. Cela ne dérangeait pas Erïka mais qu'en serait il d'Istina ? Bobby ignorait si ce petit animal appréciait ou non le froid. Il en doutait cependant fortement, n'ayant jamais pu toucher le cochon d'inde.

- Pourquoi pas ? Il faudrait faire un test, voir comment elle s'adapte. Je ne veux pas la torturer non plus. Au pire, on lui mettra une petite couverture. Et le second cochon d'inde, c'est une bonne idée. Comme ça tu auras moins besoin de t'en occuper et ça me laissera davantage de temps pour profiter de toi.

Il lui sourit et lui vola un baiser. L'addition arriva et une fois réglée, ils purent reprendre leur route. Erïka conduisait mais elle n'avait pas l'air d'apprécier autant la conduite que d'habitude. Elle révéla qu'elle préférait cent fois conduire en ville que sur des longues routes sans fin. C'était deux environnements bien différents et Bobby était donc prêt à prendre le relai sur les longues distances pour qu'elle puisse conduire de la façon qu'elle préférait. Quitte à aller loin, autant que le voyage lui plaise. Ils atteignirent Newport alors que la nuit tombait, juste à temps pour trouver un motel. Cela ne leur ferait pas de mal de descendre du véhicule et de se reposer réellement. Malgré tout, le mutant n'était pas si fatigué que ça. Dans la chambre se trouvait entre autre une télévision. Une façon de passer le temps avant de dormir ? Possible mais pour le moment il avait autre chose en tête. S'emparant d'un des oreillers, il s'en servit pour frapper Erïka en traitre. Celle ci ne resta pas inactive et répliqua aussitôt, lui donnant également un coup après lui avoir tiré la langue.

- Au moins, j'ai réussi à attirer son attention, c'est déjà pas mal. Maintenant qu'on a testé les oreilles, on peut tester le matelas, remarque. Je suis sûr qu'on rebondit très bien dessus...

Mais Erïka essaya de lui voler son oreiller pour le désarmer. Bobby ne se laissa pas faire, tentant de conserver son arme tout en attaquant à nouveau la jeune femme. Si bien qu'elle se retrouva au sol, éjectée hors du lit. Surpris par la chute, le mutant se stoppa dans son élan, mais il se mit à rire lorsqu'il entendit qu'Erïka s'esclaffait. Tout allait pour le mieux. Il la suivit des yeux lorsqu'elle s'approcha de son sac, se demandant ce qu'elle faisait. Envoyait elle un message à William pour se plaindre de mauvais traitement ? Ce n'était pas son genre. Quoiqu'il en soit, elle revint peu après, arme en main pour se jeter sur lui. Mais là, au lieu de l'attaquer, elle le plaqua contre le matelas et l'embrassa soudainement avec une passion non dissimulée. Bobby en lâcha son oreiller et répondit au baiser, oubliant ce qu'ils faisaient quelques secondes plus tôt. Cependant, la jeune femme n'en resta pas là, récupéra un oreiller et lui donna un nouveau coup.

- Hé ! C'est déloyal ça !

Mais ce qui l'était encore plus fut la suite des évènements. Erïka se sauva rapidement, vite hors de portée de représailles et s'enferma dans la salle de bain. Se croyait elle à l'abri ? Bobby se redressa et se dirigea vers la porte qu'il tenta d'ouvrir, en vain. En fait, elle était à l'abri... Il l'entendait rire à travers la porte et donna quelques coups contre. Mais il savait bien qu'elle n'allait pas ouvrir, elle le faisait tourner en bourrique. Etait ce ce que ressentait William parfois ? C'était sans doute différent. Là elle lui avait donné un peu d'elle avait de fuir. C'était un peu comme un échantillon dont il ne pourrait pas avoir le produit fini. C'était vexant. De l'autre côté de la porte, l'eau coulait. Elle prenait une douche ? Erïka enfonça un peu plus le clou en le narguant puisqu'il lui était impossible de la rejoindre. Mais si il ne pouvait venir à elle, c'est elle qui allait venir à lui. Le mutant avait plus d'un tour dans son sac.

Posant la main contre le mur, il usa de son pouvoir. Le mur se retrouva couvert d'une très mince et fine couche de glace qui se déplaça rapidement tout le long. Passant à travers la porte, elle se prolongea de l'autre côté du mur, suivant le prolongement jusqu'à atteindre la douche. Une fois son but atteint, l'eau se figea, devenant soudainement gelée. Comment comptait elle prendre sa douche à présent ? Si elle voulait y remédier, elle allait devoir ouvrir la porte et le faire entrer. L'air de rien, il demanda, sourire aux lèvres :

- L'eau est à la bonne température au moins ?
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Erïka M. Davidoff
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Erïka M. Davidoff

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MessageSujet: Re: Confiance Aveugle [Iceberg]   Confiance Aveugle [Iceberg] - Page 2 Icon_minitime1Mer 17 Avr 2013 - 5:39

Erïka n’était pas du genre à avouer qu’elle était jalouse. Elle pouvait dire bien des choses sur elle, mais pas ça. Elle n’admettra jamais qu’elle n’aimait pas sa demi-sœur parce qu’elle s’entendait bien avec William. Il y avait d’autres raisons, certes, mais si elle apprenait à connaitre davantage Eleonnora, peut-être que les choses iraient en s’améliorant. Après tout, l’adolescente ne se fiait qu’à se première impression. Ce n’était pas cela qui pourrait l’aider à déterminer quel genre de femme elle était, en réalité. Elle pourrait peut-être en parler à Will. Il pourrait lui dire pourquoi il semblait tant l’apprécier. Selon Bobby, c’était parce que, tout comme Eleonnora, elle était belle, riche et mutante. Cependant, Will ne s’arrêtait pas qu’à ces qualités. Il y avait autre chose, cela était certain. Erïka avait du mal à avouer que son petit ami avait fort probablement raison. Après tout, Will ne jugeait pas une personne à cause de sa beauté ou de sa richesse. Mais quelles étaient les qualités de sa demi-sœur pour que Will s’intéresse un tant soit peu à elle ?

-« Je ne crois pas qu’être riche soit considéré comme une qualité, mais je veux ce que tu veux dire. Je pourrais peut-être lui poser la question… Je verrais bien. »

Quoi qu’il en soit, Erïka n’allait pas se soucier de sa nouvelle famille, pour l’instant. Elle préférait se soucier des personnes proches d’elle, pour l’instant. Bobby faisait partie de ces personnes à qui elle tenait énormément. Elle avait envie de passer du bon temps avec lui. Elle devait cesser de penser à des choses plus ou moins négatives. Après tout, elle était hors de l’institut dans une ville qu’elle ne connaissait pas du tout, en compagnie de son petit ami. On pouvait dire que le voyage s’annonçait très agréable, malgré les tristes révélations qu’avait fait Erïka au sujet de son passé. Tout cela était derrière elle, il fallait qu’elle aille de l’avant. Sa vie était bien plus belle depuis la dernière année qui s’était écoulée. William avait joué un grand rôle dans tout cela. C’était grâce à lui qu’elle avait appris à ne plus vivre simplement la vie, mais également à la savourer. Lorsque Bobby et elle se mirent à sortir ensemble, la jeune fille ne pouvait être plus heureuse. D’ailleurs, elle l’était toujours. Elle avait craint, au tout début, que leur couple n’allait peut-être pas durer très longtemps à cause de son sale caractère. Maintenant, elle avait compris que Bobby l’aimait pour ce qu’elle était, qualités comme défauts. L’amour rendait con… et peut-être même masochiste, qui sait. Elle ne savait toujours pas comment son petit ami arrivait à la supporter. Il avait une patience légendaire, à toute épreuve. L’amour était une maladie incurable. Elle se trouvait partout tel un véritable fléau et transformait la vie des gens, dont celle d’Erïka. Elle n’avait pas envie d’être guérit, tout comme Bobby.

-« Je ne compte pas m’en guérir un jour et j’espère bien qu’il en soit de même pour toi. Je ne peux même pas te congeler ! Il va falloir que je trouve une autre façon de te garder près de moi. Peut-être que si je te séquestrais dans une chambre froide sans possibilité d’échappatoire…. »

Ce n’était pas tout le monde qui pouvait comprendre à quel point l’adolescente aimait Bobby. Si elle en venait à dire des phrases mignonnes, romantiques et totalement débiles, c’était parce qu’elle l’aimait. C’était l’un des effets secondaires de l’amour, apparemment. Cependant, certaines personnes comme John ne pourraient pas comprendre une telle chose. Il était passé du mauvais côté, rejoignant un groupe de mutants terroriste. Selon Erïka, il était impossible de le faire changer d’avis. Elle ne voyait pas pourquoi il accepterait de retourner à l’institut. Il était parti en laissant tout le monde derrière lui, incompris Bobby. Pourtant, ils étaient amis, non ? Était… c’était bien le mot. En fait, John n’avait peut-être jamais considérer le mutant de glace comme un véritable ami s’il avait décidé de s’en faire un rival qu’il se jurait de battre un jour. Il était si stupide. Dans tout cela, il n’avait pas pensé un seul instant à Bobby, qui semblait encore regretter de l’avoir laisser partir. Pourtant, il n’y pouvait rien. Rien qu’à entendre son petit ami parler, Erïka avait la grande envie d’aller botter les fesses de John. Elle ne voulait pas que qui que ce soit blesse Bobby.

-« Tu as fait ce que tu pouvais. La connerie ça ne se soigne pas en un claquement de doigt, tu sais. Il est con et il a fait un choix totalement stupide. Tu ne pouvais rien faire de plus. Il voulait de la liberté, du pouvoir. C’est probablement ce que Magneto lui avait promis. John t’a peut-être laissé tomber, mais moi je ne le ferais pas. Je tiens bien trop à toi pour ça. S’il n’a pas vu qu’il avait une personne aussi formidable à ses côtés, c’est bien la preuve que c’est un gros connard. Ne pense plus à lui, préoccupe toi plutôt des personnes qui en valent vraiment la peine. »


Malgré tout, Erïka savait que ses paroles ne pourront rien changer. Elle espérait seulement que Bobby se sente un peu mieux grâce à cela. Elle n’était pas douée pour remonter le moral des gens, lâchant sa façon de penser de manière crue et sans censure. Elle ne voulait pas imaginer ce que cela pourrait donner si John était de retour et décidait de se battre contre Bobby. Ce dernier refusera de le faire, à moins qu’il y soit forcé. La jeune fille ne souhaitait pas que les choses se rendent aussi loin. Si elle le pouvait, elle désirait se battre. Elle allait lui refaire le portrait à cet imbécile. Elle n’avait pas peur d’être blessée. Elle savait qu’elle avait du mal à supporter les grandes chaleurs, mais ne pensait pas à ce détail, pour l’instant. Elle était fixée sur l’idée de casser la gueule à ce connard de mutant.

Cependant, Bobby ne voyait pas les choses du même œil qu’elle. Il refusait catégoriquement qu’elle fasse quelque chose d’impulsif et d’insensé comme d’affronter Pyro. Ce serait totalement stupide de sa part. Elle pourrait être gravement brûlée ou bien incinérée. Il voulait faire promettre à Erïka de ne pas intervenir si, un jour, il y avait un affrontement entre les deux mutants. Cependant, la jeune fille s’obstina. Elle refusait que Bobby affronte cette situation seul. Elle savait se battre, elle connaissait le danger. Elle ne comptait pas mourir et allait tout faire pour survivre, peu importe ce qu’elle devra supporter.


-« Je n’ai pas peur de lui, je n’ai pas peur de ses flammes et je n’ai pas peur de mourir. Parce que je ne mourrais pas. Il ne va rien m’arriver, si ce n’est que quelques brûlures. Je ne le laisserais pas me faire du mal et je le laisserais encore moins te blesser davantage. Je sais parfaitement de quoi il est capable, s’il veut me tuer, il verra que c’est un jeu qui se joue à deux. Et je n’aurais aucun remord à le buter, s’il le faut. »

Erïka était contente que John ne fasse plus partie de sa vie et ce, pour plusieurs raisons. Son départ avait eu du bon, la chambre de Bobby étant libre. Il y avait beaucoup de place dans la pièce, assez pour que la jeune fille se permette d’y loger officieusement. Elle pensait même y installer la cage de son cochon d’inde afin de voir s’il serait en mesure de supporter la température de la pièce. Si ce n’était pas le cas, elle trouvera une autre solution. Et puis, peut-être que l’arrivée d’un nouveau cochon d’inde dans la cage aidera la petite Istina à se tenir au chaud et, surtout, ne pas demander autant d’attention à sa propriétaire.


-« On verra bien ce que ça donnera. Ce serait génial si elle arrivait à s’acclimater facilement et à supporter le froid. Malgré qu’il ne fait pas si frais dans ta chambre. C’est comme être dans un climatiseur à l’année longue. »

Après cette longue discussion, le couple quitta le restaurant afin de reprendre la route. Ils ne s’arrêtèrent qu’en soirée, alors que le soleil disparaissait à l’horizon. Ils avaient décidé de loger dans un motel pour la nuit. La chambre était simple, possédant tout ce dont ils avaient besoin. Ce n’était pas nécessaire de payer pour quelque chose de trop luxueux. Ils avaient besoin d’un lit et d’un peu d’intimité, c’est tout. Assise sur le lit, la jeune fille ne s’était pas attendue à ce que Bobby l’attaque en traite à coup d’oreiller. Elle répliqua aussitôt, ne se privant pas pour le frapper avec un autre oreiller présent sur le lit. Le jeune homme affirmait qu’il avait maintenant toute son attention et qu’ils pouvaient passer à la prochaine étape : tester le matelas. Erïka était loin d’être de cet avis, plutôt motivée par l’idée d’une guerre d’oreillers.

-« Je crois que le matelas va attendre un peu. Je ne suis toujours pas certaine quant à la qualité des oreillers. Il faut que je les teste encore un peu. »

Une guerre débuta. Cependant, elle fut interrompue par la chute d’Erïka, en bas du lit. Elle n’avait pas mal et préféra rire de cette situation avant d’aller éteindre la sonnerie de son téléphone. C’était le moment de le faire, puisqu’elle y pensait. Elle n’avait pas vraiment envie d’être dérangée par qui que ce soit, ce soir. Attrapant un oreiller, elle se jeta de nouveau sur Bobby. Plutôt que de le frapper à répétition, elle opta pour une autre stratégie, plaquant son petit ami sur le lit avant de l’embrasser passionnément. Puis, elle lui donna un coup d’oreiller et le laissa en plan, allant s’enfermer dans la salle de bain.

-« Tous les coups sont permis, lorsqu’il n’y a pas de règles ! » Lança-t-elle avant de claquer la porte et de la verrouiller.

Afin de narguer son petit ami, elle lui fit croire qu’elle prenait sa douche. Ouvrant les robinets d’eau, elle écouta Bobby cogner contre la porte. Elle ne comptait pas lui ouvrir tout de suite, ce n’était pas marrant. La jeune fille pris son temps pour retirer la chemise qu’elle portait, se demandant si son petit ami allait trouver un moyen d’entrer à l’intérieur de la pièce. Elle s’amusait de la situation, jusqu’à ce qu’elle aperçoive soudainement de la glace contre le mur lui faisant face. La glace en question vint geler le pommeau de douche. Aussitôt, la jeune fille ferma les robinets. Il pensait lui avoir joué un mauvais tour, mais il se trompait. Elle n’était pas sous l’eau, comme il le supposait.

L’adolescente attendit quelques secondes où elle écouta attentivement le moindre mouvement, le moindre bruit que faisait Bobby. Lorsqu’elle fut certaine d’avoir le champ libre pour se faufiler hors de la salle de bain, elle ouvrit la porte et jeta sa chemise à la tête de son petit ami afin de l’aveugler temporairement.


-« Elle avait l’air excellente cette eau, dommage que je n’étais pas sous la douche. »

Elle se rendit rapidement à l’autre bout de la pièce afin d’éviter Bobby. Elle avait de la chance d’être arrivée à se faufiler rapidement sans se faire attraper. Cependant, il n’allait certainement pas tarder à venir la rejoindre, elle tenta de le repousser en lui lançant de nouveau un coussin, puis glissa la main dans son sac, se trouvant sur la commode derrière elle, afin de l’attaquer avec la boite de préservatif qu’elle y avait rangé avant de quitter l’institut.

-« Attrape ça. Tu n’as sûrement pas pensé à en amener, je me trompe ? »

Ainsi, cela lui laissa quelques secondes de répit pour trouver une autre façon de fuir. Leur petit jeu lui plaisait bien et elle était prête à courir à travers la chambre et balancer tous les coussins sur son chemin, et même le matelas s’il le fallait, pour gagner la partie. À moins que les choses ne se terminent autrement…
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MessageSujet: Re: Confiance Aveugle [Iceberg]   Confiance Aveugle [Iceberg] - Page 2 Icon_minitime1Jeu 18 Avr 2013 - 0:48

Erïka manquait elle de confiance en elle face à sa soeur ? Pour Bobby, elle n'avait pas à douter d'elle comme elle semblait le faire. Car cette mauvaise volonté qu'elle mettait face à ce nouveau membre de sa famille semblait simplement être une comparaison entre elles. Ne l'appréciait elle pas juste parce que William avait développé un intérêt pour elle ? Il pouvait y avoir beaucoup d'explications mais Bobby supposait simplement que sa petite amie ne comptait pas vraiment faire d'effort pour accepter Eleonnora. Pour le moment, on aurait dit qu'elle la voyait juste comme un intrus, rien d'autre. C'était une présence nuisible et elle n'avait pas l'air de vouloir la connaitre davantage. Peut-être que la jeune femme réviserait sa vision des choses une fois que le rouquin lui aurait expliqué pourquoi il appréciait cette autre russe.

- Mutante ou non, soeur ou pas, rien ne t'oblige à l'apprécier si rien ne t'attire chez elle. Mais si j'ai bonne mémoire, tu ne supportais pas Will au début de votre relation. Alors peut-être que ça sera la même chose avec elle, qui sait ?

Bobby ne voulait fermer aucune porte et espérait qu'elle finirait par s'entendre avec sa soeur. Avoir une famille unie était quelque chose de merveilleux. Enfin, sans doute. Le mutant n'en savait trop rien à vrai dire. Il n'avait que ses parents et ces derniers ne considérait plus vraiment leur fils comme vivant. Au moins, lorsque l'on était seul, on était pas déçu. C'était sans doute la façon de voir d'Erïka jusqu'à présent et Bobby pensait qu'elle n'avait pas tout à fait tort. Mais il y avait également de belles choses qu'on ne pouvait que partager pour pouvoir en profiter. Cela se vivait à deux. Comme l'amour par exemple. Il pouvait bien sûr être à sens unique mais il n'était vraiment entier que lorsqu'il était partagé, tout comme Bobby le faisait avec Erïka. Ils en venaient à se dire des choses qui pourraient être considérées comme niaises ou idiotes par ceux qui ne vivaient pas ce sentiment mais à quoi bon s'en inquiéter ?

- Je ne vois aucune raison d'en guérir, ce n'est pas comme si je cherchais un remède. Si tu veux un moyen de me garder près de toi, il y en a un beaucoup plus simple tu sais.... Il suffit que tu ne changes pas, que tu restes telle que tu es.

Tout le monde changeait. En tout cas plus ou moins. Fondamentalement, on restait les mêmes, quelque part. Mais une part de nous changeait en fonction des évènements que l'on pouvait traverser. Erïka en était un bon exemple, elle était restée une battante mais ses expériences passées l'avaient profondément marquée. Elle était plus agressive, moins sociable... Malgré tout, une fois la confiance accordée, elle devenait une toute autre personne. Mais qu'en était il de John ? Celui ci avait il toujours été con, comme le disait Erïka ? Bobby savait qu'il était particulier, tête brûlée et qu'il n'écoutait que lui. Alors pourquoi avait il écouté cette fois cet homme ? Etait ce parce qu'il lui proposait ce qu'il avait toujours voulu ? Avaient ils un jour été réellement amis ? Le mutant de glace ne savait plus vraiment à quoi s'en tenir depuis que Pyro avait déserté l'institut. Pour lui, c'était tout son univers et les dernières années passées là qui étaient remis en cause. Erïka avait un point de vue bien tranché sur la question et affirma que elle, elle ne le laisserait pas tomber. John ne lui avait jamais rien certifié de tel après tout. Pourquoi en attendre autant alors ? Parce que Pyro était son premier véritable ami ? C'était bien possible.

- Je sais que tu as raison... Mais je ne pensais pas qu'il partirait si... facilement. A croire qu'il n'y avait rien d'important pour lui à l'institut. Comme tu dis, il a fait son choix. Mais je reste persuadé que je peux lui faire changer d'avis.

Et si pour ça il devait se battre contre lui alors il le ferait. Bobby n'était pas du tout quelqu'un de belliqueux et il ne tenait pas à faire de mal à son ami mais il savait que celui ci ne comprenait que le langage des poings. Ou en l'occurrence celui de la glace. Il y avait toujours eu une sorte de rivalité entre eux à cause de leurs pouvoirs opposés mais rien qui les avait mené jusqu'à la bagarre. A présent les choses seraient sans doute bien différentes. Mais Erïka ne tenait pas à rester les bras croisés si jamais John attaquait Bobby. Elle comptait bien s'en mêler, expliquant ne pas avoir peur de se faire blesser. Comme si cela était une excuse suffisante pour que Bobby accepte qu'elle se mêle à cet éventuel combat. Pour lui, c'était simplement hors de question. Mais comment lui faire comprendre ça sans la vexer ? D'un certain côté, il était content de voir qu'il pouvait compte sur elle, mais d'autre part, il estimait que c'était entre Pyro et lui. Elle évoquait le fait de le tuer si il le fallait avec un peu trop de facilité aux yeux de Bobby.

- Tu n'as peut-être pas peur de mourir mais moi j'ai peur que tu meurs. Tu es importante pour moi et je ne supporterais pas de te perdre pour une bêtise pareille. J'ai beaucoup de chance de t'avoir pour me soutenir mais ce combat, ce sera entre lui et moi. John... ne mérite pas la mort tu sais.

Mais son départ avait aussi eu du bon. Déjà parce qu'Erïka et Bobby avaient enfin pu se rapprocher mais aussi parce que la chambre de celui ci était désormais libre. Personne ne pouvait les déranger lorsque sa petite amie et lui la partageait. Aucun risque de voir débarquer un colocataire à l'improviste. En tout cas, pour le moment. Peu de gens aimaient dormir dans un lieu trop froid pour eux. Ainsi, Bobby n'était pas non plus forcé de réguler sa température constamment, lui permettant de dormir plus facilement. Erïka et lui n'avaient pas leur chambre à eux mais ils pouvaient toujours partager celle de Bobby. Pour l'instant, c'était suffisant. Même Istina y avait sa place si elle le désirait mais encore fallait il qu'elle s'adapte à la fraicheur des lieux. Comme toujours Erïka voyait le bon côté des choses et le rassurait quant au froid qu'il faisait. Lui avait déjà t-il dit à quel point il l'aimait ? Pour toute réponse, il se contenta de l'embrasser.

Une autre étape de leur voyage débuta lorsqu'ils quittèrent le restaurant et prirent la route de Newport. Ils étaient loin de l'institut, ils étaient libres d'aller où ils le désiraient, là où personne ne débarquerait pour les déranger. Ce genre de balade, Bobby risquait d'y prendre goût même si pour lui l'institut avait quelque chose de rassurant. Etre là, dans un lieu inconnu avec pour seule compagnie celle de sa petite amie était pour lui parfait. Mais toute bonne chose avait une fin. La nuit tombait et ils avaient trouvé un motel pour pouvoir faire une halte et se reposer. Les voyages en moto n'étaient pas de tout repos. Malgré ça, ils étaient suffisamment en forme pour faire une bataille d'oreillers. Mais pour Bobby, il n'y avait pas que les oreillers d'intéressant. Seulement, Erïka ne semblait pas partager cet avis pour le moment et continua cette bataille. Le mutant ne comptait pas se laisser faire et répliqua à chaque coup. Erïka en tomba même du lit mais cela ne la stoppa pas. Elle tricha même en l'embrassant, tactique qui ne visait qu'à distraire Bobby. Celui ci se fit bien avoir lorsque sa petite amie disparue dans la salle de bain, le laissant seul. Elle comptait se doucher sans lui ? Pour l'en empêcher, il gela l'arrivée d'eau. Pour ça, pas besoin de pénétrer dans la pièce. Il attendait donc qu'Erïka sorte de la salle de bain pour l'inciter à redonner à l'eau sa forme originale. Mais pour ça, encore fallait il qu'elle le mérite...

Cependant, Erïka avoua ne pas se trouver sous l'eau. Son coup n'était donc qu'en partie ratée. Elle n'allait pas rester dans la salle de bain vu qu'elle ne pouvait plus rien y faire. Bobby patientait donc sur le côté de la porte, prêt à lui sauter dessus. Mais Erïka fut plus maligne et lui envoya quelque chose au visage à peine sortie de la pièce, l'aveuglant sur le coup. Bobby retira le vêtement et réalisa qu'il s'agissait de sa chemise. Il la mit en boule et s'en servit aussitôt comme projectile, l'envoyant vers Erïka qui l'esquiva. Il se rapprocha donc mais elle avait trouvé un tout autre type de munitions. Il manqua de se prendre la boite en pleine tête mais l'attrapa juste avant l'impact. Qu'est ce que c'était ? Bobby retourna la boite et constata qu'il s'agissait d'une boite de préservatifs. Et comme elle le lui faisait remarquer, il n'en avait effectivement pas emmené. Mieux valait ne pas s'en servir comme munitions donc.

- Tu ne te trompes pas. Pourtant, je suis prévoyant habituellement... mais avec toi, tout est si imprévisible...

Ce n'était pas un reproche, Bobby appréciait plutôt la chose. Lui qui calculait tout à l'avance, avec Erïka cela lui était impossible. Le mutant déposa la boite sur la table de chevet et retira son t-shirt pour l'envoyer vers sa petite amie qui avait ramené tous les oreillers vers elle, le privant ainsi d'autre type de munitions que les vêtements. Son tir étant encore une fois raté, il commençait à manquer sévèrement de quoi lancer. Erïka était un peu trop agile parfois. Il stoppa donc son effeuillage ici et procéda autrement. Si il ne pouvait la viser parce qu'elle bougeait trop, il suffisait de la bloquer, de l'empêcher de se sauver. Tendant les bras de chaque côté de son corps, il développa deux murs de glace, dessinant une sorte de longue allée entre elle et lui. Elle ne pouvait plus lui échapper à présent. Lentement, il se dirigea vers elle, sourire aux lèvres.

- Oui je sais je triche mais... ne disais tu pas que tous les coups étaient permis ?

Une fois à proximité d'elle, il l'attrapa dans ses bras et fit disparaitre les murs de glace. Maintenant qu'il la tenait, ce n'était plus la peine de l'enfermer de la sorte. De plus, il ne désirait pas que cela lui rappelle de mauvais souvenirs. Ignorant les détails de ce qu'elle avait pu vivre par le passé, il préférait ne pas remuer le couteau dans la plaie. Penchant la tête, il l'embrassa lentement dans le cou.

- Si tu tiens tant à prendre une douche ou un bain, on peut toujours le prendre ensemble.
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Confiance Aveugle [Iceberg]   Confiance Aveugle [Iceberg] - Page 2 Icon_minitime1Jeu 18 Avr 2013 - 4:23

Erïka n’était pas le genre de fille à faire semblant. Si elle n’aimait pas une personne, elle ne se forçait pas à la côtoyer. Elle se fichait bien de l’opinion des autres sur elle, seul celui de ses proches comptait réellement à ses yeux. Elle n’allait pas se forcer à aimer sa demi-sœur, même si elles possédaient un lien de sang indéniable. Même si la femme était son opposée, Will s’entendait bien avec elle. Erïka ne comprenait pas pourquoi. Bobby tentait de lui dire qu’elle devrait prendre le temps d’apprendre à la connaitre ou bien de demander à Will pourquoi il s’entendait bien avec cette femme. Faisant preuve de mauvaise volonté, la jeune fille ne pouvait concevoir l’idée de passer volontairement du temps avec Eleonnora. Ce n’était pas parce qu’elle s’entendait à merveille avec Will alors qu’ils ne pouvaient pas se supporter lors de leurs premières rencontres que cela allait en être de même avec la jeune femme. Pas convaincue, Erïka préféra clore le sujet. Elle n’avait pas envie de faire d’effort pour s’entendre avec sa sœur, pour l’instant.

-« Mouais… Peut-être bien… J’en sais rien. »

Par contre, s’il s’agissait de parler de son petit ami, l’adolescente était partante ! Elle l’aimait sincèrement et le fait de passer du temps avec lui, loin de New York, lui faisait plaisir. Il s’agissait d’une belle sortie en amoureux. Elle était bien avec lui, c’était différent de ce qu’elle ressentait lorsqu’elle était avec n’importe qui d’autre. Elle espérait que leur couple dure encore longtemps. Elle ne voyait aucune cause de séparation à l’horizon et souhaitait que cela ne lui arrive jamais. Elle était réellement amoureuse de lui et le simple fait de le perdre la ferait sombrer dans une profonde déprime. Heureusement, aucun événement du genre n’était prévu. Ils formaient un couple heureux et unis qui ne souhaitait pas voir cela se terminer. L’une des façons pour qu’elle ne le perde pas était de simplement rester elle-même. Pourquoi changerait-elle pour quelqu’un d’autre ? Il l’acceptait telle qu’elle était et cela lui réchauffait le cœur. Elle vivait une relation vraie, basée sur l’honnêteté et la vérité pure. Ils n’y avaient pas de cachoteries, pas de tromperies, pas de mensonges. Cela n’arrivera probablement jamais.

-« Rester moi-même… Ça, je sais faire ! Tant que tu m’aimes, je serais toujours heureuse, parce que moi je ne cesserais jamais de t’aimer… à moins que tu ne deviennes un gros connard un jour. Dans ton cas, aucune chance que ça arrive. J’en suis certaine. Tu es parfait comme tu es. »

Des connards, il y en avait partout sur cette terre. Erïka en avait connu beaucoup dans sa vie. John faisait d’ailleurs partie de cette catégorie. Il avait fait le con à de trop nombreuses reprises. Il avait commis des gestes inadmissibles pour le simple plaisir de se sentir aussi puissant que ses flammes. Erïka savait de quoi il était capable. Elle l’avait bien vu de ses propres yeux. Même si Magneto l’avait enrôlé dans son groupe de mutants terroristes, John n’était pas à plaindre. Il avait accepté sa proposition. Il avait décidé de partir et il semblait se plaire de cette vie. C’était son droit, c’était son choix. L’adolescente ne l’approuvait pas, cependant. Elle n’acceptait pas le fait qu’il ait pu faire souffrir Bobby en le laissant tomber comme une vieille chaussette. L’amitié ne représentait donc rien à ses yeux ? En fait, peut-être qu’il n’y avait rien d’important pour lui autre que sa petite personne. C’était inutile de tenter de ramener quelqu’un d’aussi dangereux à l’institut. Bobby voulait le convaincre, mais sa petite amie pensait que ce serait préférable d’abandonner cette idée. Il souffrirait davantage à s’investir un peu trop dans un espoir qui n’en valait pas la peine.

-« N’espère pas trop que ça arrive un jour, d’accord ? Il ne faut pas s’attendre à beaucoup de sa part. Moins tu auras d’attentes et moins tu seras déçu, au final. »

Erïka ne voyait plus qu’un mutant dangereux qui n’hésitait pas à se jouer des autres pour son petit plaisir personnel. Il n’avait jamais hésité à la rendre prisonnière de ses flammes, s’il le fallait. Il se fichait bien de la faire souffrir et elle était persuadée qu’il ne se souciait pas de Bobby. Il était parti, il était devenu quelqu’un d’autre. Il était dangereux et il le restera toujours, à présent. Très protectrice envers les personnes qu’elle chérissait, Erïka n’hésiterait jamais à se lancer dans un combat face au mutant de flamme si elle sentait le besoin de le faire. Elle n’avait pas peur d’être blessé ou même d’être tuée. Elle avait frôlé la mort un peu trop souvent pour la craindre, à présent. Elle voulait simplement le bienêtre de ses proches. Elle était prête à tout, même à tuer si la situation l’exigeait. Cependant, Bobby n’était toujours pas d’accord avec elle, refusant qu’elle se mêle de cet affrontement, s’il devait se produire un jour. Il ne voulait prendre le risque de la perdre. Elle ne pouvait résister à de puissantes flammes destructrices. Elle n’était pas de taille à se battre contre John, il fallait qu’elle finisse par le réaliser.

-« Je m’achèterais le don d’immortalité sur Ebay, s’il le faut, mais je n’ai pas envie que tu l’affrontes seul. Je sais que tu sais te battre, que tu peux rivaliser avec lui, mais je ne veux pas que tu sois blessé dans tout ça. Si tu veux l’affronter en combat singulier, je te laisserais faire… mais s’il franchit les limites je ne me gênerais pas pour intervenir. Il est dangereux. S’il s’en prend à des gens à qui je tiens… je ferais tout pour les protéger, tu comprends ? »

Elle tenait à prendre soin des personnes qui lui étaient chères. Quoi de mieux que de passer de temps avec elles ? Cette petite escapade avec Bobby lui donnait l’occasion rêvée de profiter de sa présence à cent pourcent, sans être dérangée par qui que ce soit. À l’institut, il était impossible d’en faire de même. N’importe qui pouvait débarquer n’importe quand afin de les déranger. Loin de New-York, le seul moyen de rejoindre l’adolescente était de lui envoyer un message ou bien de lui téléphoner sur son cellulaire. Cependant, que faire si elle avait éteint la sonnerie de ce dernier ? Rien. Elle était coupée du reste du monde, elle avait la paix.

Ainsi, elle reprit la guerre d’oreillers que Bobby avait débuté en entrant dans la chambre du motel. La jeune fille avait l’esprit tranquille, maintenant qu’elle savait qu’elle ne sera plus interrompue par qui que ce soit. Elle jugeait avoir la nuit devant elle et ne s’empêchait pas de s’amuser avec Bobby. Le plaquant soudainement contre le lit, elle comptait le distraire en l’embrassant passionnément. Bien qu’elle avait pris goût au baiser et serait bien restée contre lui à profiter de ce tendre moment, l’envie de lui jouer un sale tour était bien plus forte. Après lui avoir mis un coup d’oreiller, elle se sauva à la vitesse de la lumière. Enfermée dans la salle de bain, elle faisait croire à Bobby qu’elle prenait sa douche sans lui. Le pauvre, il devait avoir envie de venir la rejoindre.

Faute de pouvoir entrer dans la pièce, le jeune homme gela complétement l’eau de la douche, supposant qu’elle était déjà sous l’eau. Cependant, il se trompait. Erïka ferma les robinets d’eau et se prépara à quitter la pièce. Elle attrapa la chemise qu’elle venait de retirer et la lança sur la tête de Bobby dès qu’elle franchit la porte. Ainsi, cela faisait une parfaite diversion le temps qu’elle se retrouve à l’opposé de lui, dans la pièce. Bobby se tourna vers elle et lui jeta la chemise, qu’il avait roulée en boule, à la figure. Elle l’évita aisément et décida d’attaquer à coup de coussins. Cependant, elle était en manque de munition et devait se tourner vers autre chose. Elle opta pour la boite de préservatif qui se trouvait dans son sac. Après tout, l’assommer avec l’arme à feu se trouvant tout au fond de son sac ne lui aurait probablement pas plus. Elle ne voulait pas le blesser, après tout.

Le fait d’avoir lancé quelque chose d’aussi inattendu qu’une boite de préservatifs laissait de précieuses secondes de répit à Erïka, qui en profitait pour rassembler quelques coussins en guise de munition. Néanmoins, elle ne perdit pas une seule miette de la réaction de Bobby. Comme elle s’en doutait, il n’en avait pas amené. Il n’avait pas été très prévoyant, sur ce coup. C’était bien la preuve qu’il ne pensait pas qu’au sexe. Normalement, ce genre de petit voyage menant dans un motel aurait été l’occasion rêvé pour n’importe quel garçon de conclure avec leur petite amie. L’adolescente n’allait certainement pas cacher à son copain qu’elle avait envie de lui. Elle préférait laisser les choses aller comme elles venaient sans se casser la tête avec le futur. Si le bon moment se présentait, elle comptait le saisir. Avec elle, difficile de prévoir quoi que ce soit, comme le disait Bobby.


-« Imprévisible, impulsive, c’est tout à fait moi, ça. J’adore te surprendre ! »

Déposant la boite sur la table de chevet, Bobby décida de retirer son chandail afin de l’envoyer sur Erïka, qui avait rameuté tous les oreillers autour d’elle. La jeune fille attrapa le vêtement avant de le lancer au loin, dans la pièce. Elle n’allait surtout pas se priver de la vue qui s’offrait à elle. Elle n’allait pas se le cacher, il était très beau à voir. Sortant rapidement de sa contemplation, elle se mit à attaquer son petit ami en lui lançant un coussin. Elle l’avait déjà vu torse nu, ce n’était pas nouveau. Le moment était à la bataille, elle devait rester concentrée. Cependant, Bobby avait plus d’un tour dans son sac. Il n’allait pas se laisser attaquer si facilement. Afin de coincé la jeune fille, il fit apparaitre de longs murs de glace de chaque côté de son corps. Elle se sentait coincée, prise au piège, sans possibilité de fuir. Il y avait la commode, derrière elle, qui l’empêchait de reculer. Tout ce qu’elle pouvait faire était de s’avancer vers Bobby. D’ailleurs, ce dernier se dirigeait vers elle. Tous les coups étaient permis, elle l’avait dit elle-même. Elle n’avait pas d’autres choix que de concéder la victoire au jeune homme.

-« C’est vrai, c’est bien ce que j’ai dit. C’est dans ce genre de moments-là que je regrette de ne pas avoir de pouvoir plus… utile. » Fit-elle en s’avançant lentement vers lui.

Une fois près d’elle, Bobby la pris dans ses bras et fit disparaitre les murs de glace. Cela la soulageait, car elle n’aimait pas trop se sentir coincée, sans possibilité de fuir. Elle enlaça son petit ami et ferma les yeux, profitant de cette étreinte. Elle se sentait parfaitement bien, dans ses bras. Elle n’avait plus envie de se battre avec les oreillers. Ses lèvres posées contre son cou la faisaient frissonner. Quelques secondes plus tard, elle l’embrassait tendrement.

Lorsqu’il proposa de prendre une douche, ou même un bain, Erïka réfléchis à la proposition. Il y avait également le matelas qu’ils n’avaient toujours pas testé, mais cela allait attendre. Elle avait envie de prendre un bain. D’après ce qu’elle avait vu, il était assez grand pour eux deux.


-« Je ne suis pas contre un bon bain chaud. J’espère que tu ne vas pas fondre. »

Erïka aimait le froid, la neige, l’hiver, mais elle n’était jamais contre un grand bain chaud. Il y avait des limites à ce qu’elle pouvait supporter, après tout. Quittant son petit ami afin d’entrer dans la salle de bain, l’adolescente commença à faire couler l’eau dans la baignoire. Elle en profita pour tenter de faire fondre la glace collée au pommeau de douche. Fouillant dans la pharmacie, elle tomba sur une petite bouteille de savon mousse, qu’elle versa dans l’eau. Cela lui rappelait son enfance où elle ne se lassait jamais des longs bains chauds plein de mousse où elle pouvait jouer avec ses petits bateaux en plastique. C’était le bon vieux temps. Maintenant, elle était pratiquement une femme. Elle avait remplacé les bateaux par un homme aimant. Les choses changeaient avec le temps, c’était inévitable.

Lorsque le bain fut prêt, Erïka retira son débardeur. Elle répéta ce qu’elle avait fait avec la chemise, quelques minutes plus tôt, posant le vêtement sur la tête de Bobby. Elle n’était pas gênée avec le fait qu’il la voit complétement nue, mais… il y avait un peu de cela. Le temps qu’elle se sente totalement à l’aise, et surtout qu’elle soit dans le bain, il n’avait pas le droit de la regarder.


-« Ne retire pas ce vêtement de ta tête, espèce de petit pervers. » Fit-elle avant de retirer son soutien-gorge et de le déposer sur sa tête, par-dessus l’autre vêtement. « Tu ne me regarde pas tant que je ne te l’ai pas dit. » Une fois complétement nue, elle embrassa Bobby sur la joue et se glissa dans le bain, couvrant son corps d’eau et de mousse. « Maintenant tu peux regarder. » Fit-elle avec un grand sourire. « Ça ne t’embête pas que l’eau soit chaude, j’espère ? »
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MessageSujet: Re: Confiance Aveugle [Iceberg]   Confiance Aveugle [Iceberg] - Page 2 Icon_minitime1Jeu 18 Avr 2013 - 12:17

Quand Erïka avait décidé de quelque chose, il était difficile de lui faire changer d'avis. Ce n'était de toute façon pas le but de Bobby, il essayait simplement de lui faire voir l'autre côté des choses. Mais elle s'entêtait et n'était pas très ouverte à de nouvelles propositions en ce qui concernait sa soeur. Le mutant n'insista pas, il ne désirait pas se lancer dans un débat parfaitement inutile. Il ne connaissait même pas cette Eleonnora et son but n'était pas de la défendre tel un avocat. Il envisageait juste les choses sous un autre angle. Mais pour Erïka, c'était une façon de voir impensable. Pour le moment en tout cas. Libre à elle de ne pas être proche de sa soeur. Ce n'était pas parce qu'elle faisait parti de sa famille que quoique ce soit l'obligeait à la fréquenter et à la porter dans son coeur. Il y en avait au moins un qui profitait de la situation : William. Lui au moins pouvait se targuer de bien s'entendre avec les deux soeurs. Serait ce aussi le cas de Bobby ? Il craignait un peu la réaction d'Erïka si jamais il venait à bien s'entendre avec Eleonnora. Elle risquait fort de mal le prendre mais il ne voulait pas non plus faire semblant. De toute façon, Eleonnora n'était pas là et il n'était pas question de parler d'elle toute la journée.

Erïka avait évoqué d'autres sujets bien plus douloureux et sans comparaison aucune avec une simple embrouille entre soeurs. Bobby était content qu'elle lui fasse suffisamment confiance pour lui révéler tout ça même si il était à présent trop tard pour qu'il puisse y changer quoique ce soit. Au moins, il savait ce qu'elle avait vécu et était mieux à même de la comprendre. Rien de ce qu'elle lui révéla ne changea sa vision de la jeune femme. Au contraire, cela ne fit que renforcer certains côtés qu'il connaissait déjà. Comme le fait qu'elle était une battante par exemple. On pouvait lui reprocher son mauvais caractère ou son agressivité mais c'était une personne vraie sur qui l'on pouvait compter. Bobby l'aimait pour ce qu'elle était et il ne désirait pas la voir changer pour tenter de devenir une personne qu'elle n'était pas, juste pour rentrer dans le moule. Visiblement, ce n'était pas dans les projets d'Erïka de changer et c'était tout ce qui comptait. Elle lui assurait même ne jamais cesser de l'aimer. Cela le touchait mais il restait cependant dubitatif sur le sujet. Comment être sûr que rien ne changera jamais entre eux ? Bobby aimait profondément Erïka mais ils n'étaient pas à l'abri d'un problème. D'après elle, tant qu'il ne devenait pas un gros connard, il y avait peu de chances que cela arrive.

- Je ne comptais pas changer non plus mais on change tous un peu quand même. La preuve, depuis que je suis avec toi, je suis un peu plus ouvert qu'auparavant et j'ai un peu plus confiance en moi. Si tu me trouves parfait, tu n'y es sans doute pas étrangère. Et le seul moyen pour moi de cesser de t'aimer, je crois que ce serait que je meurs. Là, même avec la meilleure volonté du monde, je n'aurais pas trop le choix.

Mourir, il ne comptait pas le faire avant de nombreuses années. Erïka serait elle toujours à ses côtés d'ici là ? Il l'espérait mais qui pouvait prévoir de quoi l'avenir était fait ? Bobby ne voulait pas être séparé d'elle, surtout si c'était parce qu'elle s'était mise inutilement en danger. Il lui était reconnaissant de vouloir le soutenir contre John mais il savait aussi qu'elle n'aurait aucune chance face à lui. Que pouvait elle faire contre des flammes ? Bobby pouvait le contrer assez facilement lui, grâce à son pouvoir. D'ailleurs, il était théoriquement beaucoup plus puissant que John, tout simplement parce qu'il pouvait créer la glace en plus de la contrôler. John, lui, était incapable de créer des flammes. Seulement, Bobby manquait de confiance en lui et il ne possédait pas le caractère de Pyro. De plus, si ils venaient à s'affronter, John aurait un avantage non négligeable sur Bobby. Il voulait se battre, le blesser, lui prouver sa supériorité... Et ainsi, il ne se retiendrait pas, il laisserait son pouvoir exploser, se libérer complètement. Ce n'était pas le cas de Bobby et cela ne le serait jamais. Celui ci ne voulait pas faire de mal à son ami, simplement le rappeler à la raison. Ainsi donc, il partait avec un gros désavantage. Arriverait il de toute façon à le raisonner ? D'après Erïka, mieux valait ne rien attendre de sa part, cela ne serait que déception. Elle avait sans doute raison mais Bobby conservait un infime espoir qu'il puisse changer malgré tout, qu'il réalise son erreur. Mais si jamais John blessait Erïka, Bobby n'était pas certain de pouvoir le pardonner.

- Oui, je te comprends Erïka, je ferais la même chose. Mais je n'ai pas envie que tu te retrouves blessée. Qui sait de quoi il est capable à présent... Alors je ferais en sorte que tu n'aies pas à intervenir, comme ça il n'y aura pas de problèmes. Je le vaincrais et on en parlera plus.

Avoir quelqu'un à protéger pouvait être un handicap comme une aide précieuse. Cela développait chez Bobby une nouvelle volonté qui lui donnait davantage la force de se battre. Lui qui n'aimait pas ça, il était prêt à le faire si c'était pour protéger celle qu'il aimait. Peut-être que finalement, le combat prendrait une tournure inattendue. Mais encore fallait il qu'ils s'affrontent un jour. Pour le moment, Erïka et Bobby étaient seuls, libres de faire ce qu'ils désiraient, loin de tout tracas. Ici, ils ne risquaient pas de tomber sur Pyro ou qui que ce soit d'autre qu'ils pourraient connaitre.
Du restaurant, ils étaient retournés sur la route puis s'étaient arrêtés à un motel de Newport. Cela les changeait pas mal des chambres qu'ils avaient à l'institut Xavier mais au moins ils étaient au chaud, à l'abri et possédaient toute l'intimité qu'ils désiraient. Mais pour le moment, c'était l'amusement qui avait pris le dessus. Bobby avait ouvert les hostilités à l'aide d'un coussin et Erïka ne s'était pas laissée faire, rendant coup pour coup. Elle usa même de ses atouts pour déconcentrer Bobby et le planter là, s'enfermant dans la salle de bain. Mais le mutant n'avait pas dit son dernier mot. Même hors de la pièce, il pouvait y intervenir d'une certaine façon. Là, il empêcha tout bonnement sa petite amie de prendre sa douche. Ainsi, elle était bien forcée de sortir non ? Elle n'allait pas rester là pendant des heures...

Comme il s'y attendait, elle finit par sortir. Mais Erïka avait plus d'un tour dans son sac et elle envoya un vêtement au visage de Bobby pour le distraire suffisamment longtemps afin de pouvoir passer sans se faire attraper. Le mutant répliqua aussitôt en renvoyant l'objet, en vain. Cherchant à attraper sa petite amie, le mutant dut affronter un nouveau projectile. Mais celui là, il ne l'avait pas vu venir. Il préféra ne pas le renvoyer et le déposa sur la table de chevet. Comme le disait Erïka, il avait quelque peu oublié ce détail. A vrai dire, il n'était pas venu ici dans l'optique de coucher avec sa petite amie. Non pas qu'il n'avait pas envie d'elle, bien au contraire, mais il n'avait pas pensé qu'ils avaient besoin d'aller si loin pour ça. Au moins, Erïka avait pensé à tout, leur permettant ainsi d'agir comme bon leur semblait.

- Et j'aime que tu me surprennes. Je sens que tu n'as pas fini de m'étonner.

Mais malgré cette petite discussion, Bobby n'avait pas oublié qu'il avait une revanche à prendre. Le combat n'était pas encore tout à fait terminé. Erïka avait profité de ce petit moment de flottement pour se fournir en munitions, ne laissant à Bobby rien d'autre que ses vêtements. Il usa donc de son t-shirt comme projectile mais rata une nouvelle fois sa cible. Il ne lui restait donc plus qu'une option. Usant de son pouvoir, il piégea Erïka qui n'eut d'autre choix que de se laisser faire. Aussitôt dans ses bras, il fit disparaitre bien rapidement les murs de glace qu'il avait formés, ne désirant pas que sa petite amie se sente mal ou bien contrainte. Il profita du baiser qu'elle lui donna, savourant ce calme après la tempête. Rien ne pressait, ils avaient tout leur temps. Alors pourquoi ne pas prendre un bain pour se délasser un peu ? Tous ces trajets en moto tendaient les muscles et ils avaient bien le droit à un peu de détente. Erïka accepta la proposition, espérant qu'il ne fondrait pas à cause de la chaleur de l'eau.

- Par chance, je ne suis pas fait en glace. Sinon mon coeur m'aurait fait fondre depuis longtemps.

Erïka se dirigea vers la salle de bain pour aller préparer l'eau et Bobby s'occupa de ramasser les oreillers qui trainaient au sol pendant ce temps. Lorsqu'il pénétra dans la salle d'eau, il remarqua qu'elle essayait de retirer la glace présente sur le pommeau de douche. Bobby l'aida en la faisant disparaitre rapidement, c'était bien plus simple ainsi. Il la laissa ensuite préparer le bain comme elle le désirait, patientant sagement à côté d'elle. Une fois le bain prêt, il ne restait plus qu'à s'y plonger. Erïka commença à se dévêtir mais Bobby n'eut pas le loisir de profiter de la vue : le vêtement venait de lui atterrir sur la tête. Il leva la main pour le retirer mais Erïka l'avertit de ne rien en faire. Elle ne voulait pas qu'il la voit nue ? C'était plutôt curieux et il trouvait ça bien dommage. Cependant, il ne voulait pas la contrarier et baissa la main, restant avec le vêtement devant les yeux. Il pouvait toujours tricher en penchant un peu la tête mais il n'en fit rien. Pas question de trahir sa confiance pour quelque chose d'aussi futile bien que l'envie de la voir ainsi était plutôt tentante. Il l'avait déjà vue à demi vêtue à plusieurs reprises mais jamais complètement nue. Cela attendrait encore un peu, apparemment... Elle l'embrassa finalement sur la joue mais ne lui donna pas encore le feu vert. C'était un peu frustrant de ne rien voir. Il l'entendit se plonger dans le bain et affirmer par la suite qu'il pouvait regarder. Il retira donc ce qui trônait sur son crâne et déposa le tout avec le reste des vêtements. Erïka était bel et bien dans le bain mais la mousse empêchait de voir quoique ce soit. Bobby ne s'attarda donc pas sur le spectacle.

- Non, ça ne me dérange pas. En plus, ça rendra ma peau certainement plus agréable pour toi.

Car au lieu de refroidir la température de l'eau, c'était lui qui allait avoir une température presque normale. Il avait déjà fait le test à plusieurs reprises mais il fallait néanmoins qu'il régule toujours sa température sous peine de faire descendre rapidement celle du bain. Il ne risquait pas de transformer l'eau en mer arctique mais un bain froid n'avait certainement rien d'agréable pour Erïka. Ce fut à son tour donc de retirer ses vêtements. Mais il ne se cacha pas lui. Détachant sa ceinture, il retira ce qui lui restait sur le dos et laissa le tout sur le sol pour le moment. S'approchant de la baignoire, il s'y plongea à son tour, venant se mettre derrière Erïka. Lorsqu'il entra dans l'eau, un peu de vapeur se dégagea de son corps, les deux températures contrastant pas mal. Mais elle disparu bien vite et la peau de Bobby prit rapidement une température normale, réchauffé par l'eau chaude.

- Ca va ? Ce n'est pas trop froid ?

Certain qu'il ne risquait pas de la faire frisonner, il vint se coller à elle, l'entourant de ses jambes, déposant l'une de ses mains sur la cuisse de la russe. Il caressa doucement sa peau, dégageant légèrement les longs cheveux blonds qui le gênait de l'autre, afin de pouvoir l'embrasser le long de l'épaule puis sur la nuque. Ils avaient tout leur temps et c'était plutôt appréciable. Même s'il ne voyait pas complètement le corps de sa petite amie, il pouvait le deviner en le touchant simplement. C'était déjà mieux que rien.
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Confiance Aveugle [Iceberg]   Confiance Aveugle [Iceberg] - Page 2 Icon_minitime1Jeu 18 Avr 2013 - 17:48

Erïka avait énormément changé avec les années. Les événements qu’elle avait vécus dans le passé avaient façonné sa personnalité et sa façon de voir les choses. Elle était devenue bien plus agressive et impulsive qu’auparavant, comme un animal sauvage souhaitant se protéger des prédateurs qui l’encerclait. Elle ne faisait plus confiance en qui que ce soit e refusait catégoriquement de se rapprocher des autres, craignant d’être de nouveau blessée. Avec le temps, les choses étaient allées en s’améliorant. On pouvait dire que la jeune fille était une toute autre personne, à présent. En fait, elle montrait sa meilleure facette d’elle à ceux à qui elle pouvait faire confiance. Elle pouvait se montrer telle qu’elle était sans craindre que l’on tente de lui faire du mal. Elle restait toujours méfiante envers les inconnus, pouvant s’attendre à n’importe quoi de leur part.

La jeune fille se fichait de bien de plaire aux autres. Elle avait des personnes formidables dans son entourage et cela lui suffisait amplement. Bobby avait pu voir le grand changement d’Erïka. Elle était bien plus ouverte qu’auparavant. Maintenant qu’ils étaient en couple, il la connaissait encore plus. Certes, il n’avait jamais su ce qui lui était arrivé par le passé. Cependant, cela ne l’avait jamais empêché de l’aimer. Depuis qu’il connaissait la véritable identité de la jeune fille, les choses n’avaient pas vraiment changées. Il l’aimait toujours autant et son seul désir était qu’elle reste vraie, authentique, comme elle l’avait toujours été à ses yeux.
Certes, on n’était pas à l’abri du changement. Après tout, tout le monde se retrouvait façonné jour après jour suite à certains événements de leur vie. C’était tout à fait normal. Cependant, Erïka ne pensait pas changer à un point tel où Bobby ne pourrait plus la reconnaitre. Elle était bien dans sa peau, elle voulait rester tel qu’elle était actuellement.

Depuis qu’il sortait avec Erïka, Bobby avait gagné un peu plus de confiance en lui. La jeune fille était bien heureuse d’entendre cela. Après tout, avec une petite amie toujours franche et honnête, cela devait aider les choses. Elle ne le complimentait jamais pour lui faire plaisir, elle le faisait parce qu’elle le pensait et que c’était vrai, à ses yeux. Elle n’avait jamais vu à quel point Bobby manquait de confiance en lui. Était-ce à cause de son pouvoir ? Cela lui nuisait dans les relations interpersonnelles, surtout dans le cas de ses ex. Il ne pouvait pas vraiment s’approcher des autres, qui n’aimaient pas vraiment le froid qu’il dégageait, et encore moins des animaux qui semblaient bien plus réticent à ce froid. Pourquoi ne pas adopter un pingouin ?

Cependant, s’il y avait une chose que la jeune fille avait bien vu évoluer, c’était le comportement de son petit ami avec les autres. Elle l’avait toujours vue plutôt distant avec les autres. Il ne se lâchait jamais comme elle pouvait le faire avec William. Pourtant, il lui montra qu’elle se trompait à ce sujet. Il savait s’amuser et ne se gênait pas pour l’aider à jouer des tours à son frère.
S’il s’ouvrait davantage, c’était une bonne chose. Le plus important était, surtout, qu’il soit capable de s’ouvrir à elle, comme elle l’avait fait en parlant de son passé et de sa famille. Elle ne voulait pas le forcer à quoi que ce soit, mais elle aimait également en savoir un peu plus sur lui, sur ce qui l’avait poussé à rejoindre l’institut. Tout le monde avait un passé différent, quel était le sien ? Ce n’était pas encore le moment de lui demander. Elle allait attendre encore un peu.


-« Ne meurs pas et continue de m’aimer, dans ce cas ! Ne cesse pas d’avoir confiance en toi, je serais toujours là pour te répéter à quel point tu es parfait, à mes yeux. Tu es aussi très patient pour arriver à me supporter. C’est un exploit ! »

Ce serait un véritable exploit si Erïka arrivait à combattre John sans être sévèrement blessée. Le mutant de feu était tout simplement imprévisible, elle ne pouvait pas savoir à quoi s’attendre de sa part. C’était l’une des raisons qui poussaient Bobby à convaincre Erïka d’abandonner l’idée de s’immiscer dans un futur affrontement, s’il y en avait un, un jour. Elle voulait faire en sorte de protéger son petit ami, elle ne voulait pas qu’il soit obligé de participer à un combat parce que John avait soif de supériorité. C’était totalement ridicule. Pourtant, s’il devait le faire, il le ferait. Il comptait en sortir vainqueur puis oublier toute cette histoire.

-« Tu en sortiras vainqueur, c’est certain. Je crois en toi. »

Ils oublièrent tout cela afin de reprendre leur route vers New Port. Alors que la nuit commençait à tomber sur la ville, ils s’arrêtèrent dans un petit motel. Erïka se fichait bien du prix d’une chambre ou de l’endroit où ils allaient rester. Elle voulait simplement un toit pour la nuit. Elle l’avait. Elle était libre de faire ce qu’elle désirait avec Bobby, ce soir. Si certains couples se seraient empressés de se jeter sur le lit afin de faire sauvagement l’amour, la jeune fille préférait cette guerre d’oreiller qui ne semblait jamais prendre fin. Même après s’être enfermée dans la salle de bain, l’adolescente restait dans la mentalité qu’elle pouvait continuer d’embêter son petit ami. Ils passaient du temps de qualité ensemble, ce n’était pas nécessaire qu’ils soient sous les couvertures pour cela.

Après avoir fuis la salle de bain, la jeune fille lança le peu de projectiles qu’elle avait sous la main. Elle alla même jusqu’à lancer la boite de préservatifs à la tête de son petit ami, qui préféra la poser sur la table de chevet, au cas où cela leur serait utile plus tard. Erïka n’allait pas cacher le fait qu’elle avait envie de son petit ami depuis un bon moment, déjà. Ils auraient peut-être passé à une étape supérieure dans leur relation, ce matin même, si la jeune fille n’avait pas tenu à décrocher son téléphone qui avait décidé de sonner en plein milieu de leurs occupations. Maintenant que ce dernier était éteint, personne ne risquait de les déranger. Prévoyante, la jeune fille s’était dit que cela pourrait leur être utile. On ne savait jamais ce qui pouvait se passer avec elle. Bobby n’avait pas fini d’être surpris.

Certaines personnes disaient : « Faites l’amour et non la guerre. » Cependant, avant de passer à cette première étape, ils devaient terminer la guerre. Erïka n’était pas prête à abandonner et Bobby le savait bien. C’est pour cela qu’il fit en sorte qu’elle ne puisse plus l’attaquer, créant deux longs murs de glace, il empêcha toute échappatoire. La jeune fille n’avait pas d’autres choix que de se rendre, bien qu’elle n’allait certainement pas avouer avoir perdu la partie. Elle préféra se laisser bercer par les bras de son petit ami, savourant chacun de ses baisers.

Le mutant lui fit une proposition très alléchante. Un grand bain chaud ferait plaisir à la jeune fille qui s’empressa d’accepter. Elle espérait seulement que Bobby ne fonde pas, une fois dans l’eau. Heureusement qu’il n’était pas fait de glace. Une fois dans la salle de bain, la jeune fille tenta de retirer la glace restée contre le pommeau de la douche. Elle n’y arrivait tout simplement pas et le coup de main de Bobby fut le bienvenu. Ainsi, elle put commencer à préparer le bain. Lorsqu’il fut prêt, elle commença à retirer ses vêtements, mais les posa sur la tête de son petit ami afin qu’il ne la voit pas complétement nue. Elle aurait pu se balader en sous-vêtement devant lui, cela ne l’aurait pas déranger. Cependant, elle se trouvait être plus gênée par sa nudité que ce qu’elle aurait pu croire. Après s’être glissé dans le bain moussant, la jeune fille annonça à Bobby qu’il pouvait la rejoindre, maintenant.

Lorsqu’il se déshabilla, elle ne perdit pas une seule miette du spectacle. Cependant, alors qu’elle le voyait dans on plus simple appareil, elle ne put s’empêcher de baisser les yeux, tout en rougissant. Pourtant, il n’était pas le premier homme nu qu’elle voyait. Elle n’avait pas à être gênée, mais pourtant elle l’était. Elle sera sûrement à l’aise une fois qu’ils seront tous les deux dans le bain, l’un contre l’autre.
Le jeune homme vint se glisser derrière elle. Aussitôt, la jeune fille vint se coller contre lui. De toute façon, vu la taille du bain, elle n’avait pas vraiment le choix. Elle ferma les yeux alors que de la vapeur venait doucement chatouiller son visage. Ce devait être causé par le contact entre le chaud et le froid. D’ailleurs, le corps de Bobby prenait doucement la température de l’eau. Il était bien moins glacé et l’adolescente ne comptait pas s’en plaindre. Elle s’installa confortablement contre lui. Il lui demanda si la température allait, si ce n’était pas trop froid.

-« C’est parfait. Tout est parfait. » Fit-elle en fermant doucement les yeux pour profiter de ses caresses. « Tu n’as pas trop chaud ? »

Au bout d’un moment, elle posa une main sur sa jambe. Elle la caressa doucement, avant d’avoir une énième idée. Elle attrapa un peu de mousse, flottant sur l’eau, puis se retourna comme elle pouvait vers son petit ami afin de déposer un peu de cette mousse sur son nez. Elle ne put s’empêcher de sourire. Passant une main derrière sa tête, elle tenta de l’attirer du mieux qu’elle pouvait vers elle, afin de l’embrasser tendrement. Puis, elle tenta tant bien que mal de se tourner sur le côté afin de poser sa tête contre son torse. Ainsi, lorsqu’elle leva les yeux vers lui, elle pouvait voir son visage. Sa main, glissée sous l’eau caressait doucement sa peau. Elle remonta lentement vers son torse, hypnotisée par l’eau et la mousse coulant le long de son corps.

-« Dis, je peux te poser une question ? »

Elle n’avait pas réfléchis avant de prononcer cette phrase. Elle s’était mise à réfléchir à tout un tas de choses, sans réellement penser au fait que ce ne soit pas vraiment le moment d’aborder le sujet. Malgré tout, elle n’allait pas reculer et revenir sur ses paroles. Elle comptait lui poser sa question en espérant ne pas aborder un sujet trop épineux. Elle avait tout de même la vague impression que cela allait être le cas. Elle espérait vraiment se tromper.

-« J’étais curieuse… Puisque l’on parlait de ma famille, tout à l’heure, au restaurant, je me demandais ce qui en était pour la tienne. Tu ne m’en as jamais parlé, alors je me demandais si, toi aussi, t’avais vécu des choses assez terribles par le passé. J’espère vraiment me tromper. Enfin, ce n’est pas vraiment une question, mais disons que j’en ai pas mal qui me trottent en tête, présentement. »
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MessageSujet: Re: Confiance Aveugle [Iceberg]   Confiance Aveugle [Iceberg] - Page 2 Icon_minitime1Ven 19 Avr 2013 - 0:57

Bobby parlait assez peu de lui, peu loquace de base et il n'aimait pas tellement se dévoiler aux autres. Déjà parce qu'il estimait qu'il n'avait rien d'intéressant à raconter à de tierces personnes mais aussi tout bonnement parce qu'il manquait de confiance en lui. Malgré le fait qu'il ait un pouvoir puissant et qu'il soit relativement doué dans ses études, il se rabaissait constamment et ne profitait jamais de ses pleines capacités. C'était du à sa nature renfermée mais aussi à son expérience humaine. A plusieurs reprises, il avait constaté avoir déçu les autres dans leurs attentes et se remettait donc constamment en question. Et une fois que le doute s'était insinué dans un esprit, il était difficile de l'en faire sortir.

Cela aurait pu s'arranger avec le temps, surtout en vivant à l'institut, entouré de mutants tout comme lui, mais ce ne fut pas le cas. Au contact des autres, il se sentait encore plus différent car c'était eux qui le faisaient se sentir ainsi. Même si ils avaient un point commun, celui d'être mutant, son don lui octroyait un handicap social. Peu de gens tolérait le froid et il avait fini par s'isoler de lui-même pour ne pas s'imposer aux autres. Il avait tenté de faire pencher la balance en se mettant en couple mais là encore, ce fut échec sur échec. Il commençait à baisser les bras mais il y a eut John.

Celui ci n'en faisait qu'à sa tête et se moquait de l'avis des autres comme des règlements. Bobby et lui n'avaient rien en commun, pas même leurs pouvoirs. Et pourtant, ils s'étaient rapidement rapprochés. Leurs oppositions étaient sans doute la raison de tout cela mais Bobby n'avait pas cherché à le savoir. Le côtoyer lui plaisait et il devait l'avouer, il s'amusait bien avec. Mais désormais, ce n'était plus le cas. John avait quitté l'institut pour rejoindre un camp qui correspondait plus à son idéal visiblement. Mais si lui l'avait quitté, il y avait une personne qui ne l'avait pas fait. Erïka. Depuis qu'ils se connaissaient, ils n'avaient jamais été très proches, jusqu'à récemment. Il ne leur avait pas fallu grand chose pour sauter le pas et Bobby ne le regrettait pas. Il était amoureux d'elle et elle lui prouvait qu'il avait bien eut raison d'espérer. Grâce à elle, il retrouvait peu à peu confiance mais restait craintif sur un point. Si jamais elle le lâchait comme les autres, il envisagerait certainement de s'isoler davantage. Pourtant, il ne pensait pas que cela arriverait un jour. Elle, elle ne le laisserait pas tomber.

- Je me moque d'être parfait pour les autres, il n'y a que ton avis qui m'importe. Je te supportes, tu me supportes, c'est ça être en couple, aimer nos qualités mais aussi nos défauts. Tu es une petite amie formidable, je suis certain que beaucoup sont jaloux.

Pas Pyro en tout cas. Bien qu'il ait un caractère explosif, il n'avait jamais montré le moindre intérêt pour Erïka. Elle ne devait pas être son genre car il ne se serait sans doute pas gêné pour la draguer sinon. Au moins, ils n'avaient pas à se battre pour ça, mais John trouverait sans doute un tas d'autres raisons pour qu'ils s'affrontent. Bobby ne voulait pas que cela arrive mais si Erïka y était impliquée d'une façon ou d'une autre, il n'aurait pas le choix. Mais y arriverait il seulement ? Erïka y croyait, elle. Cela suffisait à Bobby pour avoir un regain de confiance en lui.

- On s'entrainera à la boxe tous les deux si tu veux. Comme ça, on pourra toujours lui mettre une bonne droite en synchro pour lui remettre les idées en place.

Pour le moment, ils s'entrainaient surtout à se taper dessus à coups d'oreiller. C'était Bobby qui avait ouvert les hostilités et il savait qu'Erïka n'était pas du genre à abandonner facilement. Mais cela ne rendait le challenge que plus intéressant encore. Après être restés figés des heures sur la moto, pouvoir bouger de la sorte ne pouvait que leur faire du bien. Erïka tenta bien de s'isoler dans la salle de bain pour prendre une douche mais Bobby l'en empêcha. Il se fit cependant prendre à son propre jeu et manqua finalement de munitions pour faire regretter à la russe sa fourberie. Puisqu'elle disait que tout était permis, Bobby se permit d'user de son don afin de la piéger. Ainsi, il mettait fin au combat et proposait quelque chose pour qu'ils se délassent après cette courte activité physique. Prendre un bain leur ferait du bien et leur permettrait un moment d'intimité, rien que tous les deux.

Erïka semblait intéressée par cette idée et reprit donc la direction de la salle de bain, faisant couler l'eau chaude. Bobby remit un peu d'ordre à la chambre mais ne changea fondamentalement pas grand chose. La boite qu'elle lui avait lancée à la tête n'avait quant à elle pas bougé de la table de chevet. Sans doute servirait elle plus tard mais Bobby préférait ne pas y penser. Chaque chose en son temps, rien ne pressait. Ce n'était pas comme si un rouquin risquait de débarquer à l'improviste...

Le bain étant prêt, Erïka commença à se dévêtir. Bobby aurait pu profiter du spectacle mais n'en eut pas le loisir puisque ses yeux se retrouvèrent vite couverts. La jeune femme n'avait pas l'air de vouloir qu'il l'admire dans sa tenue d'Eve et il trouvait cela bien dommage. Le corps d'une femme était plutôt agréable à regarder, surtout lorsqu'il s'agissait de la personne que l'on aimait. Bobby n'en fit cependant pas une affaire d'état et la laissa faire comme elle le préférait. Lorsqu'elle l'autorisa à regarder... il n'y avait plus grand chose à voir. Le mutant ne s'attarda donc pas et se dévêtit à son tour, pas spécialement pudique pour sa part. Il l'était en temps normal mais avec Erïka, il n'avait pas de problèmes. Ils étaient un couple, non ? Se voir nu n'avait donc rien d'étrange. Cependant, la jeune femme contemplait l'eau du bain. Apparemment, elle n'était pas tout à fait à l'aise avec ça pour le moment.

Se glissant dans le bain, il apprécia de sentir sa petite amie contre lui, sa peau chaude au contact de la sienne qui se réchauffait progressivement à cause de l'eau. Même si il n'aimait pas particulièrement le chaud, il n'y faisait pas une allergie non plus. De toute façon, ce qui l'importait était de partager ce bain avec Erïka et rien d'autre. S'appuyant contre le rebord de la baignoire, Bobby laissa Erïka s'installer contre lui, à son aise. C'était une sensation agréable que d'être ainsi mais était ce partagé ? Il espérait qu'il ne rendait pas l'eau trop froide, n'ayant pas tellement l'habitude de partager ce genre de moment. Erïka le rassura rapidement et lui retourna la question mais dans le sens inverse.

- Non ça va. Et puis, si ça peut me permettre d'être tout contre toi comme ça, je veux bien qu'on me mette dans de la lave en fusion.

Bobby appréciait les caresses que lui prodiguait sa petite amie et ne manquait pas de les lui rendre. Lorsqu'elle lui posa un peu de mousse sur le nez, il fit une légère grimace amusée. Il devait avoir l'air malin avec ça sur le bout du nez. Une main vint se glisser à l'arrière de sa tête et il ne résista pas, amorçant le mouvement également pour pouvoir mieux rendre le baiser que lui donnait Erïka. Décidément, elle était vraiment joueuse. Une fois le baiser achevé, Bobby ne manqua pas de s'essuyer le nez sur la joue de la jeune femme qui était en train de se tourner. Il se décala un peu pour lui laisser autant d'espace que le permettait la baignoire. Lorsqu'elle fut placée, il referma ses bras autour d'elle, caressant sa peau et posant sa tête contre la sienne. Il pourrait rester des heures comme ça. Mais Erïka reprit la parole, lui demandant une chose toute simple.

- Bien sûr, tu n'as pas besoin de me demander mon autorisation.

Il s'attendait à tout sauf à ça. A vrai dire, il ne voyait pas bien le rapport mais supposa que c'était à cause de tout ce qu'elle avait révélé sur elle. Bobby, lui, ne parlait jamais de lui, pas même à elle. C'était son droit de vouloir en savoir plus même si il trouvait qu'il n'y avait rien d'intéressant. Il était loin d'avoir eut un terrible passé comme la russe mais il n'avait rien de vraiment joyeux non plus. Ses parents, il n'était même pas certain de les revoir un jour à vrai dire. Après un court silence, il se mit à sourire d'un air désabusé.

- Disons que je ne risque pas de te présenter à mes parents. Je ne les ais pas revu depuis des années et je ne crois pas leur manquer. Rassure toi, je n'ai rien vécu d'horrible, c'est juste... qu'à leurs yeux, je suis une honte. Ils ont peut-être peur de moi, je ne sais pas. Tout ce que je sais c'est qu'ils ne veulent plus de moi chez eux. Je n'ai pas insisté. Ils me prenaient pour un surdoué et quand je leur ais dis la vérité, ça a été un sacré choc. Alors depuis, je vis à l'institut. Tu avais d'autres questions ? Je n'ai rien à cacher, c'est juste que je n'ai pas trop l'habitude de parler de moi.
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MessageSujet: Re: Confiance Aveugle [Iceberg]   Confiance Aveugle [Iceberg] - Page 2 Icon_minitime1Ven 19 Avr 2013 - 4:34

Erïka n’avait rien en envier aux autres. Elle était très jolie, ça elle ne pouvait le nier. Cependant, son caractère en refroidissait plus d’un. Comment apprécier une fille qui menaçait de nous sauter à la gorge lorsqu’on l’approchait d’un peu trop près ? Il avait fallu bien du temps à la jeune fille afin de se sentir bien dans sa tête. Elle n’avait aucun problème avec son corps, malgré que la cicatrice ornant son avant-bras gauche lui rappelait sans cesse de mauvais souvenirs. Tout se passait dans sa tête. Elle avait peu confiance en elle et il lui avait fallu beaucoup d’efforts afin d’améliorer cela. Encore aujourd’hui, il lui arrivait de douter d’elle. Elle s’efforçait de cacher cela et de paraitre forte, mais il n’y avait que ceux qui la connaissait vraiment qui pouvait voir qu’elle était une adolescente brisée par de tristes événements de la vie. Si, avec le temps, elle avait reçu de l’aide de ses proches, de la part de personnes de confiance, elle restait toujours marquée par ce qu’elle avait vécu. La jeune fille en faisait encore des cauchemars. Au moins, maintenant, elle avait la chance d’avoir des personnes formidables pour l’aider à la rassurer lorsqu’elle se sentait totalement déboussolée.

L’adolescente n’avait jamais cherché à être ce qu’elle n’était pas. À quoi bon se forcer à faire plaisirs aux autres ? C’était à eux de l’accepter tel qu’elle l’était. C’était ce qu’avait fait Bobby. Il s’avait l’aimer pour ce qu’elle était réellement, bons comme mauvais côtés. Par moment, elle s’étonnait de voir à quel point il pouvait se montrer patient. Après tout, elle avait tout un caractère et ne laissait pas sa place. Dès qu’elle était énervée, un rien pouvait la pousser à engueuler le premier venu bien que celui-ci n’est strictement rien fait. Pour Bobby, c’était normal que de la supporter, peu importe le moment. Après tout, ils étaient un couple. Ils étaient soudés et savait faire face à n’importe quel problème en y mettant les efforts nécessaires pour les régler un à un.
Erïka n’était pas certaine, cependant, que Bobby ait raison lorsqu’il disait que bien des gens devaient être jaloux. Peut-être qu’à première vue, certains hommes pouvaient être jaloux de voir qu’il était avec une aussi jolie fille qu’Erïka. Cependant, si l’on s’approchait d’elle, on pouvait découvrir qu’elle avait un caractère bien trempé et ne laissait pas sa place.


-« Jaloux ? Dès qu’ils connaissent mon caractère, ils cessent de l’être, j’en suis certaine. Je m’en fiche, de toute façon. Je t’ai toi. Je n’ai aucune raison d’aller voir ailleurs. Les autres peuvent bien être jaloux, ils le resteront. »

La jeune fille offrit un radieux sourire à son petit ami. Ils étaient adorables à voir comme ça. Pourquoi avoir besoin d’un autre homme alors qu’elle avait déjà une personne formidable dans sa vie qui arrivait à la rendre heureuse par la simple force de son sourire ? Elle ne pensait pas trouver le bonheur ailleurs. Il y avait trop de gens avec qui elle ne s’entendait pas. John en était un bon exemple. Elle avait plutôt envie de le cogner que de le serrer dans ses bras. Il adhérait à des idéaux qu’elle rejetait complétement. Il était devenu tout ce qu’elle détestait. Elle savait que la prochaine fois qu’elle lui ferait face, elle se laissera aller, impulsive comme à son habitude. Elle ne se gênera pas pour le frapper s’il venait à menacer ses proches ou la menacer, elle. Elle pouvait s’attendre à tout de sa part.
Bobby proposait à la jeune fille de s’entrainer avec lui à la boxe. En plus de lui permettre de se détendre, elle pourra peut-être oublier l’existence de John. La jeune fille adorait pratiquer ce sport et elle était ravie que son petit ami ait la même passion qu’elle. Ainsi, ils pouvaient s’entrainer lorsqu’ils en avaient l’occasion.


-« Fais gaffe, je me suis beaucoup entrainée avec Emma. Tu vas voir de quoi je suis capable ! »

Erïka avait un grand esprit de compétition. Emma Frost, lors de ses entrainements, faisait toujours en sorte de la provoquer, de la mener à donner tout ce qu’elle avait. La jeune fille s’était beaucoup améliorée en matière de combat. Elle évitait de parler pour ne rien dire, elle ne faisait qu’attaquer et se défendre. Elle se servait de son ouïe comme d’un atout et apprenait à ne plus agir impulsivement. Cela fonctionnait assez bien… en entrainement. Cependant, la jeune fille était motivée, elle désirait faire des efforts. Elle rêvait de faire partie des X-Men, un jour, et comptait bien voir ce rêve se réaliser.

Si elle souhaitait démontrer qu’elle était agile et assez douée pour éviter des projectiles, elle avait réussis. Bobby avait beau lui lancer son chandail à la figure, elle trouvait le moyen de l’éviter et de préparer une nouvelle attaque de coussins. Elle ne comptait pas se rendre si facilement. Ce petit jeu était très amusant, surtout qu’elle était en train de gagner. Cependant, Bobby changea la donne en usant de son pouvoir. Il coinça Erïka entre deux murs de glace avant de venir la kidnapper avec douceur. Il avait gagné. Cependant, la jeune fille n’avait pas dit son dernier mot ! Elle allait simplement profiter des baisers de son petit ami… et surtout du bain qu’il proposait de prendre.

Appréciant l’idée, la jeune fille se rendit à la salle de bain. À ses yeux, ils avaient la nuit devant eux. Insomniaque, elle savait que quelques heures de sommeil lui suffiront, lorsqu’elle aura envie d’aller au lit. Après avoir fait couler le bain, elle se glissa à l’intérieur, ayant pris soin de ne pas être vue de son petit ami. Elle était légèrement gênée à l’idée de se retrouver complétement nue devant lui. Elle était tout autant de le voir se dévêtir devant ses yeux. Pourtant, ce n’était pas la première fois qu’elle voyait quelqu’un de nu. C’était simplement parce que c’était… différent. Elle ne saurait dire en quoi, mais elle était un peu gênée face à cette situation. C’était nouveau pour elle. C’est ça. Nouveau. Se connaissant, elle savait bien qu’une fois parfaitement à l’aise, elle allait oublier ce détail. Avec Bobby, c’était sûr et certain qu’elle se sentirait bien.

Une fois que son petit ami l’eut rejoint dans le bain, la jeune fille s’installa confortablement contre lui. L’eau était à parfaite température pour elle et espérait qu’il en soit de même pour lui. Son corps se réchauffait doucement et cela n’était pas pour déplaire à Erïka. Bien qu’elle aimait le froid qu’il dégageait, un peu de chaleur ne lui faisait pas de tort. Il affirmait que l’eau était à bonne température. Tant qu’elle était tout près de lui, il s’en fichait bien du fait que ce soit chaud ou froid.


-« Si tu prends ton bain dans de la lave en fusion, je te préviens, je passe mon tour. » Fit-elle en grimaçant.

Erïka ne manquait pas de profiter de cet agréable moment de tendresse avec son petit ami. Elle se sentait bien dans ses bras, frissonnant doucement sous ses douces caresses. Espiègle, elle ne manquait pas une occasion de taquiner Bobby. Attrapant un peu de mousse flottant sur l’eau, elle en déposa sur le nez de son petit ami. Cependant, elle ne s’arrêta pas là, profitant de la proximité qu’elle avait avec lui pour l’embrasser tendrement. Lorsque le baiser pris fin, le jeune homme vint frotter le bout de son nez sur la joue de la jeune fille, faisant ainsi disparaitre la mousse qu’il y avait dessus. Il ne manqua pas de faire rire Erïka, par la même occasion.

S’installant confortablement contre lui, la jeune fille caressait doucement son torse du bout des doigts. Sa tête contre la sienne, elle savourait ce moment. Elle devait en profiter pendant qu’elle en avait l’occasion. Malgré tout, certaines questions lui trottaient en tête. Elle savait qu’au moment où elle obtiendrait des réponses, elle cesserait d’y penser. Elle commença par demander à Bobby si elle pouvait lui poser une question. Cette question en elle-même était stupide, puisqu’il n’allait certainement refuser. Cependant, il aurait très bien pu s’abstenir de lui répondre lorsqu’elle lui demanda quelques détails sur sa famille, son passé, chose dont il ne parlait jamais. Après avoir beaucoup parlé d’elle, Erïka s’était souvenu de toutes ces questions qu’elle s’était posée au sujet de Bobby, sans pour autant lui poser. Même si ce n’était pas le meilleur moment, elle décida tout de même d’aborder le sujet.

L’adolescente eut des réponses. Ce n’était peut-être pas ce à quoi elle s’attendait, mais c’était la vérité. Elle n’aurait jamais pensé que Bobby avait été rejeté par sa famille à cause de ce qu’il était. Il était formidable, il avait tellement de belles qualités. Il était gentil, serviable, intelligente, c’était un jeune homme modèle comme de nombreuses familles rêveraient d’avoir. Pourtant, parce qu’il avait un don hors du commun qui le rendait encore plus extraordinaire, il était rejeté. C’était totalement ridicule.


-« Ils sont cons. »

Pour Erïka, tous ceux qui posaient un geste con étaient des cons. Donc, par association d’idées, les parents de Bobby étaient cons. Bien évidemment, la jeune fille n’allait pas s’arrêter à ce futile commentaire. Elle ne comprenait pas pourquoi des parents qui prétendaient chérir leur enfant pouvaient le rejeter du jour au lendemain. Elle vint à se demander quel serait la réaction de sa mère si elle apprenait qu’elle était mutante. Sûrement serait-elle assez folle pour la trainer au bucher. L’adolescente leva la tête vers Bobby.

-« Si ça se trouve, ils aiment pas trop la vérité. Ils me détesteraient. Enfin, je m’en fiche de ce qu’ils peuvent bien penser. S’ils ne te veulent plus dans leur famille, dis-toi que tu as gagné la mienne. Ma grand-mère t’adore. Elle te trouve tellement gentil, serviable et poli. Elle dit que tu ferais craquer toutes les mémés du quartier…. Et je crois que c’était un compliment. C’est rare de trouver quelqu’un comme toi, de nos jours. Tu es unique et j’adore ça. » Elle se redressa pour l’embrasser sur la joue. « Tu as des frères ou des sœurs ? »

Lorsqu’elle en eut assez du bain, la mousse s’étant pratiquement toute dissipée et l’eau devenant de plus en plus froide, Erïka décida de sortir et de se sécher. Elle posa sa main sur les yeux de son petit ami en lui demandant de les fermer le temps qu’elle sortait de l’eau. Elle avait une petite idée derrière la tête. Une fois hors du bain, elle s’enroula dans une serviette avant de lui dire qu’il pouvait ouvrir les yeux. Pendant qu’il sortait à son tour, elle en profita pour regarder son reflet dans le miroir et replacer quelque peu ses cheveux en partie mouillée. Puis, avant que Bobby n’attrape une serviette, elle se jeta sur lui et le serra dans ses bras, l’enroulant avec elle dans sa serviette.

-« Je t’ai attrapé ! »

Levant la tête vers lui, elle lui offrit un grand sourire. Elle se dressa sur la pointe des pieds avant de poser un baiser sur ses lèvres. Ce soir, elle se sentait espiègle, elle avait envie de jouer, s’amuser, plaisanter. Elle avait plus d’un tour dans son sac, au plus grand malheur de Bobby qui allait devoir la supporter tout au long de leur voyage. Par contre, il fallait voir le bon côté des choses. Ce sera toujours moins pire que tous les sales tours qu’elle pouvait jouer à William. La jeune fille se détacha de son petit ami et referma la serviette sur son corps avant de reculer de quelque pas.

-« Si tu veux me voir nue… Il faudra que tu arrives à m’attraper ! »

Aussitôt, elle sorti de la salle de bain en claquant la porte derrière elle. Il fallait qu’elle trouve une cachette au plus vite ! Sans attendre, elle se jeta dans une penderie, vide, et referma doucement la porte afin qu’il ne découvre pas sa cachette. Puis, elle attendit impatiemment qu’il la découvre. Il n’y avait pas des millions de cachettes dans cette chambre, il allait bien rapidement en faire le tour et la découvrir. Enfin, elle l’espérait.
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MessageSujet: Re: Confiance Aveugle [Iceberg]   Confiance Aveugle [Iceberg] - Page 2 Icon_minitime1Ven 19 Avr 2013 - 13:22

La jalousie pouvait avoir plusieurs visages, mais dans tous les cas, elle était destructrice. Bobby ne la ressentait cependant pas. Même en ce qui concernait William avec qui Erïka était très proche, il ne se sentait nullement menacé. Même si elle passait autant de temps que possible avec, il ne comptait pas s'imposer ou vouloir être constamment avec elle. Elle ne lui appartenait pas et pouvait bien faire ce qu'elle désirait avec qui elle le désirait. Ils vivaient chacun leur vie de leur côté sans pour autant oublier de se voir fréquemment. Mais puisqu'ils comptaient se voir un peu plus et éventuellement partager officieusement la même chambre, il était possible que ce soit lui qui fasse des jaloux. Déjà parce qu'il était en couple avec elle mais aussi parce qu'il la monopolisait plus ou moins. Comme maintenant par exemple. Loin de tout, ils n'avaient pensé qu'à eux en s'isolant ainsi. William râlerait il à leur retour ? Difficile à dire mais Bobby se demandait si le rouquin pourrait être jaloux. Pas jaloux en terme d'amour mais jaloux dans le sens où il pourrait moins profiter de sa soeur. Ce n'était de toute façon pas comme si il y avait à faire un choix. Ils partageaient tous leurs vies et tout se passait pour le mieux. Erïka, elle, ne voyait pas qui pourrait être jaloux de Bobby vis à vis d'elle. Elle ne voyait là que ses défauts.

- Hé bien moi, j'aurais été jaloux si je t'avais vu avec un autre. Tu ne vois pas assez tes qualités mais moi si. J'ai beaucoup de chance de pouvoir en profiter.

Erïka avait toujours eu pour habitude de trainer avec John et lui même si elle s'entendait mieux avec lui qu'avec le mutant de feu. Pourtant, lorsque Pyro avait quitté l'institut, Bobby et elle s'étaient éloignés. Bobby, surtout, qui ne voulait pas voir se reproduire un tel schéma une seconde fois. Mais les évènements les avaient finalement rapprochés et ce n'était pas lui qui allait s'en plaindre. Peu importait Pyro tant qu'ils étaient encore tous les deux. Mais si ce dernier revenait et désirait montrer à tous et surtout à Bobby sa suprématie, il risquait fort d'y avoir un combat. Et Bobby ne voulait pas qu'Erïka s'en mêle sous peine d'être grièvement blessée. Il n'était pas invincible non plus mais il pouvait au moins rivaliser avec ce pouvoir de flammes. Cependant, Pyro était vulnérable si il n'avait pas de flammes à portée de main. Et là, une bonne droite suffirait à lui remettre les idées en place. Erïka était partante pour lui en coller une, même juste pour le plaisir et pour lui faire regretter sa défection. Puisque Bobby et elle avaient la boxe en commun, il proposa donc qu'ils s'entrainent ensemble. Ainsi, ils seraient plus à même de pouvoir mettre une bonne correction à celui qui s'était prétendu leur ami.

Erïka faisait référence à ses entrainements avec Emma et Bobby se demandait bien en quoi cela consistait. Il savait que la reine blanche avait pris Erïka sous son aile mais il ignorait dans quel but exactement. Pourquoi subissait elle un entrainement particulier ? Quoiqu'il en soit, Bobby se doutait bien qu'elle n'était pas à prendre à la légère. Son don ne lui était d'aucune utilité en combat ou presque et se renforcer autrement était une bonne idée. Mais y avait il une finalité particulière à tout ça ? Bobby se souvenait qu'elle lui avait révélé vouloir devenir x-men plus tard. Etait ce la raison de ces entrainements ? Il le découvrirait sans doute plus tard.

- Je ne comptais pas te sous-estimer, ça aurait été une grave erreur de ma part. Mais Emma ou pas, je ne compte pas te laisser gagner si facilement !


Et même là, dans la chambre du motel, il ne la laissait pas se défiler. Déjà parce que c'était lui qui avait ouvert les hostilités mais aussi parce que sa fierté masculine était en jeu. Malgré tout, il n'en ferait pas une maladie si il perdait. Mais si il voulait pouvoir prendre sa petite amie dans ses bras, il allait devoir ruser car cette dernière se faufilait comme une souris et esquivait ses pièges. Bobby usa donc de son pouvoir pour clore cette petite course poursuite et lui proposer une autre activité à deux.

S'ils se fréquentaient souvent, c'était bien la première fois qu'ils partageaient un tel moment. Bobby ne s'était pas douté qu'il ne pourrait pas profiter de la vue qui s'offrait à lui ni que sa petite amie serait autant timide à l'idée de se dévoiler à lui. Malgré ça, elle avait accepté le bain sans rechigner et s'y était glissée rapidement. Le mutant la laissa faire à son rythme et selon ses envies, ne se gênant pas quant à lui pour se dévêtir devant elle. Peut-être qu'ainsi, elle finirait par se sentir plus à l'aise si elle voyait que lui n'hésitait pas. Il comprenait bien que, contrairement à elle, ce n'était pas la première fois qu'il était en couple. Chaque chose en son temps, donc.

Il ne tarda pas à la rejoindre ensuite dans l'eau chaude, se calant derrière elle et appréciant cette proximité. Ils étaient souvent dans les bras l'un de l'eau mais là, c'était différent. Leurs vêtements ne faisaient plus obstacle et la superficie de la baignoire les forçait à être proches, ce qui était appréciable. Mais même sans ça, ils recherchaient le contact l'un de l'autre, s'interrogeant sur la température de l'eau.

- Disons que j'ai plutôt tendance à ne pas utiliser du tout le ballon d'eau chaude. Ca fait des économies et en plus, je peux rester sous l'eau aussi longtemps que je le désire. Mais je peux bien m'adapter à toutes les températures si tu viens te joindre à moi. J'apprécie la chaleur que tu dégages. Juste t'avoir contre moi, ça me suffit.

Après un baiser, ils s'installèrent pour être plus confortables et restèrent ainsi dans les bras l'un de l'autre un bon moment. Bobby caressait la peau de sa petite amie qui faisait de même. Même si il ne pouvait voir l'intégralité de son corps, il pouvait le deviner en le touchant, c'était déjà ça de pris. Ils étaient silencieux, appréciant simplement le moment mais Erïka prit à nouveau la parole. Que voulait elle donc lui demander ? N'ayant rien à cacher, Bobby la laissa poser sa question. Il ne s'attendait pas à ce qu'elle s'intéresse à sa famille mais puisqu'elle avait parlé de la sienne, aussi particulière soit elle, il n'était pas étonnant qu'elle s'interroge sur celle de son petit ami. Celui ci n'aimait pas tellement en parler, lui rappelant qu'il n'était plus le bienvenu chez lui mais il ne voulait rien cacher à Erïka. Il lui expliqua donc brièvement que ses parents avaient été grandement déçu de découvrir la différence de leur fils et qu'il ne les avait plus vu depuis longtemps. Erïka donna son jugement de la situation avec sa franchise légendaire. Cela n'étonnait même plus Bobby qui ne fit aucun commentaire sur le sujet. Il ne pouvait pas dire que ses parents étaient cons, ils restaient ses parents. Ils n'étaient juste pas... compréhensifs. Voilà, c'était ça.

Erïka leva la tête vers lui, signe qu'elle allait lui parler et il la regarda, attendant qu'elle exprime davantage son point de vue. Elle pensait qu'ils la détesteraient ? C'était possible, elle était mutante même si sa mutation n'avait rien d'apparent. Mais elle tenta de le rassurer en lui disant que si il avait perdu une famille, il en avait gagné une autre. Ainsi donc, Anieta l'adorait ? Cela fit sourire Bobby légèrement, appréciant de savoir qu'au moins tous les humains n'étaient pas pareils. Les compliments que lui faisaient sa petite amie le touchaient mais il savait bien que ce qui dérangeait, ce n'était pas sa façon d'être mais ce qu'il était. Etre mutant était visiblement un plus gros problème qu'il ne l'aurait pensé. Mais au moins, ce n'était pas le cas pour tout le monde.

- Je me moque de leur avis vis à vis de toi, je t'aime et ça ne regarde que moi. De toute façon, je ne crois pas que ma vie les intéresse encore... Ils ne m'ont jamais vraiment parlé depuis qu'ils sont au courant pour mon don. Ils m'ont juste dit... de retourner d'où je venais. C'est tout. En fait, je... c'est moi qui suis parti. Je ne sais même pas si les choses seraient différentes à présent, si ils ont réfléchi... Ils n'ont pas cherché à me contacter et j'ai un peu peur d'être à nouveau déçu. En tout cas, ta grand-mère est quelqu'un de formidable. Avec elle, je n'ai pas l'impression d'être différent, c'est agréable. Il sourit au baiser avant de secouer légèrement la tête Non, je suis fils unique alors j'ai l'habitude d'être seul.

Après leur petite discussion, Erïka posa sa main devant les yeux de Bobby, lui coupant à nouveau toute vision. Encore une fois, il allait devoir ne rien regarder le temps qu'elle sorte de l'eau. Sans rien dire, il s'exécuta, conservant les yeux fermés même une fois la main retirée. Il finirait bien par la voir nue un jour ou l'autre de toute façon. Lorsqu'il pu ouvrit les yeux, il constata qu'elle était en serviette. Même ainsi, la vue était appréciable. Il la regarda comme si il pouvait voir à travers le tissu puis sortit à son tour de la baignoire avant de la vider. Il tendit la main pour s'emparer d'une serviette à son tour mais Erïka vint l'inclure dans la sienne, collant son corps contre le sien. C'était étrange de la voir timide sur certains points et sur d'autres non. Bobby appréciait de se retrouver ainsi collé à elle et en profita pour l'enlacer, la serrant à son tour contre lui. Il répondit au baiser qu'elle lui donna avant de lui sourire.

- Si c'est ça ma punition à chaque fois que je me ferais attraper, je crois que je vais perdre souvent.

Mais ce moment fut trop court à son goût. La jeune femme l'avait lâché et avait conservé la serviette autour d'elle, dissimulant encore son corps. Elle n'avait pas encore terminé de jouer apparemment puisqu'elle se faufila hors de la salle de bain, lui annonçant qu'il fallait d'abord qu'il l'attrape si il en voulait plus. Comme si elle allait pouvoir s'échapper bien loin dans leur chambre... Au lieu de lui courir après, Bobby prit son temps et attrapa une serviette qu'il passa autour de sa taille. Une fois positionnée, il sortit enfin de la salle de bain pour constater qu'Erïka n'était nulle part. Elle s'était cachée ? Il n'y avait cependant pas cinquante cachettes possibles et Bobby doutait qu'elle soit sortie dans le couloir du motel ainsi vêtue. Il procéda donc par élimination pour la trouver. Le lit était trop bas pour que quelqu'un puisse s'y dissimuler. La chambre ne contenait pas d'autres pièces. Il n'y avait personne sous la petite table non loin de l'entrée. Seul le placard pouvait cacher éventuellement un être humain. C'est donc vers ce dernier que le mutant se dirigea lentement, savourant le moment où il allait la débusquer. Arrivé devant la penderie, il posa la main sur l'ouverture et tira d'un coup sec, contrastant avec ses gestes lents jusqu'à présent. Erïka était bel et bien là. Elle était à lui cette fois.

- C'est gentil de t'être piégée toute seule. Tu ne peux plus fuir à présent...


Au lieu de l'attraper et de la sortir de là, il s'avança et entra à son tour dans la penderie. Venant se coller à elle, il captura ses lèvres des siennes et lui donna un baiser passionné tandis que ses mains attrapèrent la serviette pour la lui retirer lentement. Il prenait son temps, glissant par la même occasion ses mains le long du corps de la jeune femme qui se dévoilait petit à petit. Mais trop occupé par le baiser, il ne pouvait profiter de la vue. Cela l'importait peu pour le moment, il avait le temps. Laissant tomber la serviette au sol, il remonta ses mains pour caresser les hanches d'Erïka puis l'enlaça avant de reculer, la faisant suivre le même chemin que lui pour sortir de la penderie. Même une fois dehors, il ne cessa son baiser, se penchant pour la soulever dans ses bras pour la déplacer jusqu'au lit. Doucement, il la déposa dessus et rompit le baiser pour la regarder dans les yeux, souriant.

- Tu comptes encore pouvoir t'échapper ?
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MessageSujet: Re: Confiance Aveugle [Iceberg]   Confiance Aveugle [Iceberg] - Page 2 Icon_minitime1Ven 19 Avr 2013 - 21:43

Il arrivait parfois qu’Erïka pique des crises de jalousie pour des riens. Elle arrivait à s’inquiéter et se faire des histoires toute seule alors qu’elle n’avait aucune raison pour cela. Pourtant, c’était déjà arrivé, mais Bobby avait fait en sorte de la rassurer à chaque fois. D’ailleurs, ce type d’événement était très peu fréquent. C’était une bonne chose. Elle ne pouvait pas douter de l’amour de Bobby pour elle. Elle n’avait rien à envier à qui que ce soit d’autre. Elle avait un petit ami formidable qu’elle aimait de tout son cœur et ils formaient un couple heureux.
La jeune fille ne s’était pas attendue à ce que Bobby lui avoue qu’il aurait été jaloux s’il l’avait vu dans les bras d’un autre homme. Lui ? Jaloux ? Elle se retint de rire. Elle ne le voyait pas du tout comme ça. Pourtant, s’il le disait, ce devait être bien vrai. La jeune fille embrassa Bobby sur la joue.


-« Eh bien, je crois que tu n’as aucune raison d’être jaloux puisque je suis avec toi, maintenant. »

Elle n’avait aucune raison d’aller voir ailleurs. Si elle ne l’aimait pas, elle ne souhaiterait pas passer du temps avec lui, loin de l’institut. Enfermés dans une chambre de motel où personne ne pouvait les déranger, l’adolescente s’attendait à ce qui se passe bien des choses. Elle n’était pas venue ici dans le but de coucher avec Bobby, après tout elle aurait pu le faire alors qu’ils étaient à l’institut le matin même. Elle avait simplement envie de se retrouver seule avec lui et de passer du bon temps. C’est pour cela qu’ils s’installèrent confortablement dans un grand bain chaud afin de se détendre après une longue journée à conduire sur les routes américaines.

Erïka refusait de montrer son corps à Bobby, pour l’instant. Elle était un peu gênée à cette idée, mais de voir qu’il semblait très à l’aise de sa nudité l’aidait à se détendre. Elle n’était probablement pas la première femme nue qu’il voyait. Elle avait un joli corps, ce n’était pas la peine de se cacher. Malgré tout, elle le faisait. Alors qu’elle était dans les bras de son petit ami, elle se détendait peu à peu sous ses caresses. Elle se sentait bien contre lui. Elle adorait sentir son corps se réchauffer peu à peu grâce à l’eau chaude. Il n’avait pas l’habitude de tremper dans de l’eau de cette température, mais elle était ravie qu’il le fasse pour elle. Jamais elle n’aurait pu s’immerger dans l’eau glacée comme il le faisait.


-« Alors tu vas apprendre à apprécier mes bains d’eau chaude. J’ai beau aimer le froid, je ne suis pas un pingouin. »

Le silence planait dans la pièce. C’était agréable. La jeune fille n’avait pas besoin d’entretenir de futiles conversations pour se sentir bien. Elle était à l’aise dans ce silence. Cependant, quelques petites questions lui trottaient en tête et elle décida de les poser à son petit ami. Elle souhaitait qu’il lui parle un peu de sa famille. Après tout, il n’en avait jamais fait allusion depuis qu’ils se connaissaient. Elle découvrir bien rapidement que Bobby n’entretenait plus aucun lien avec ses parents, ceux-ci l’ayant chassé de leur demeure il y a quelques années. Cela frustrait Erïka. Pourquoi les parents agissaient comme des véritables abrutis, parfois ?

-« S’ils n’ont pas cherchés à te contacter, ils peuvent bien aller se faire voir. Ce que les gens peuvent être cons parfois. Ils ont toutes les raisons du monde pour être fiers de toi. Tu as tout pour toi, je ne vois pas pourquoi ils te rejetteraient parce que tu es unique, différent des autres. Au contraire, ce serait plutôt une fierté, non ? Enfin… si un jour tu tentes de prendre contact avec eux, je serais là pour toi. On ne sait jamais, peut-être qu’ils ont peur de t’appeler… mais bon, je ne me fais pas trop d’espoirs. Faut dire que je ne crois plus en l’humain depuis bien longtemps. On ne peut plus faire confiance à personne… »

Heureusement qu’il y avait des personnes comme sa grand-mère qui acceptait les mutants. Lorsque le pouvoir d’Erïka faisait des siennes, elle avait toujours été là pour lui venir en aide, espérant que cela se termine un jour. La jeune fille avait toujours des migraines et se retrouvait parfois clouée au lit, incapable de faire quoi que ce soit d’autre que de souffrir. Lorsque le professeur Xavier vint leur apporter des réponses, Anieta ne fut pas effrayée par la découverte des mutants, mais plutôt soulagée qu’il puisse y avoir une solution aux maux de sa petite fille. Plus tard, elle découvrit également le don d’Alexïs. Ce dernier avait hésité à lui en parler, au départ, puis, en sachant que sa sœur jumelle était comme lui, il décida de révéler ce qu’il était réellement. La vieille femme ne fut pas effrayée, encore une fois. Son petit fils avait le don de guérir les gens. C’était merveilleux. Il n’y avait pas de quoi avoir peur. Par la suite, elle rencontra William, puis Bobby… Le monde était peuplé de mutant. Tout comme les humains, il y en avait des bons et des mauvais.

-« Ma grand-mère est géniale. Elle s’en fiche bien que nous soyons mutant. Je me souviendrais toujours du jour où le professeur était venu nous rendre visite. À l’époque, on cherchait désespérément ce qui se passait avec moi. J’avais de migraines qui me ruinaient mes journées. Je ne sortais même plus de chez moi, parce que c’était dans la rue, dans les endroits publics et bondés que ça empirait. Quand le professeur lui a parlé des mutants et du fait qu’il était possible que tout cela cesse si j’arrivais à maitriser mon don… elle était tellement soulagée. Et très heureuse. Je n’étais pas trop chaude à l’idée de me retrouver dans un institut où il y avait tant de gens, où je n’étais pas certaine de me sentir à ma place, mais elle a réussis à me convaincre. C’était la meilleure façon de me protéger, d’être en sécurité et de pouvoir me reconstruire une vie. Aujourd’hui, je ne regrette pas du tout d’avoir décidé de l’écouter. »

Comment Bobby était entré à l’institut ? Il avait rencontré un autre mutant ? Le professeur était-il venu à sa rencontre ? Cela était différent pour tout le monde. Chaque personne avait mal vécu la découverte de son pouvoir. Ce n’était pas sans conséquence, il y avait toujours un prix à payer. Cependant, les choses pouvaient s’arranger si on se donnait simplement la peine d’apprendre à maitriser nos pouvoirs et non tenter de les cacher en prétendant qu’ils n’existaient pas. Un jour, leur existence sera dévoilée, ils ne pourront plus se fondre dans la masse. À ce moment, ils devront tous assumer leur différence face à ce monde hostile où les humains craignaient l’inconnu et brimait la différence.

-« Comment tu as rejoint l’institut ? »

Une fois leur discussion terminée, la jeune fille quitta le bain, posant sa main sur les yeux de Bobby afin qu’il ne la regarde pas nue. Après ce petit moment d’intimité qu’ils avaient passé ensemble, elle aurait pu le laisser la regarder, mais elle avait une autre idée derrière la tête. Se connaissant, elle savait bien qu’une fois qu’elle lui aura dévoilé son corps, la gêne disparaitrait rapidement. Avant, elle voulait encore le taquiner, le faire languir. Lorsqu’il sortit à son tour du bain, elle vint le serrer dans ses bras, l’enroulant avec elle dans sa serviette. Maintenant qu’il avait quitté le bain, sa température corporelle recommençait à chuter. Elle pouvait déjà le sentir alors qu’elle était collée contre lui, sans aucun vêtement pour la protéger du froid. Se hissant sur la pointe des pieds, elle l’embrassa tendrement. C’était étrange de sentir son corps nu contre le sien, mais c’était très loin d’être désagréable. Elle frissonnait sous ce changement de température.

Ayant envie de jouer, la jeune fille s’éloignait de son petit ami avant de se sauver hors de la pièce. Elle se cacha dans un placard, n’ayant aucun autre endroit où aller. De là où elle était, elle pouvait parfaitement entendre le moindre mouvement que faisait son petit ami. Elle l’entendit sortir de la salle de bain, prenant tout son temps pour la rechercher. L’adolescente tentait de rester discrète, retenant son rire amusé avec peine et misère. Puis, soudainement la porte de la penderie s’ouvrit d’un coup sec. Adossée contre le mur, elle ne pouvait pas fuir. Elle laissa donc Bobby venir à elle.


-« La prochaine fois, on s’arrête dans un motel qui a plus de cachettes dans leurs chambres ! Je me serais bien cachée sous les couvertures, mais je trouvais que ça te facilitait un peu trop la tâche…»

Elle lui offrit un grand sourire alors qu’il s’avançait lentement vers elle avant de la prendre dans ses bras. Il l’embrassa passionnément et Erïka n’hésitait pas à lui rendre son baiser avec tout autant de fougue. Elle sentait les mains de son petit ami se glisser doucement jusqu’à sa serviette afin de lui retirer. Sans ce morceau de tissu couvrant sa peau, elle se sentait nue, c’était le cas de le dire. Elle ne pouvait rien faire pour se cacher. Et puis, il avait gagné la partie, il l’avait trouvée. Elle devait respectée sa parole. C’était tout de suite moins gênant lorsqu’elle ne se sentait pas observée.

Chassant toute les pensées de son esprit, la jeune fille se concentra uniquement sur une chose : Bobby. À quoi bon s’embêter avec tout un tas de détails futiles ? Elle allait bien finir par en revenir de sa nudité, à un moment où à un autre. Lorsqu’elle quitta la penderie, suivant ainsi Bobby qui l’entrainait dans la pièce principale, elle fut soudainement soulevée et déposer sur le lit. Là, il la regarda dans les yeux. Elle fit de même, levant doucement la main afin de caresser sa joue. Elle ne comptait pas fuir. Elle n’en avait pas envie. Elle lui sourit.


-« Je pourrais bien te dire que je compte m’échapper afin de t’embêter, mais je n’en ai pas envie. Je préfère rester dans tes bras. Je t’aime, Bobby. »

Elle se redressa légèrement afin de l’embrasser tendrement. Elle se sentait bien dans ses bras, qu’il soit froid ou non. Elle s’en fichait. Bien qu’elle n’avait pas de vêtements pour couvrir sa peau nue, elle n’avait pas très froid. Au contraire, elle sentait son corps se réchauffer doucement, sans comprendre pourquoi. Ses joues s’enflammèrent alors qu’elle sentait les mains de son petit ami caresser son corps, ses hanches, sa poitrine. Elle lui rendait chacune de ses caresses au centuple. Elle ne le laissait pas s’éloigner d’elle. En fait, le seul moment où elle le laissa la quitter fut un moment d’attraper la boite de préservatif. Finalement, elle avait bien fait de les amener.

Erïka n’aurait jamais cru, lorsqu’elle rencontra Bobby pour la première fois, qu’elle se retrouverait si intime avec lui. Elle ne regrettait pas d’avoir sauté le pas, d’être sortie avec lui. Elle l’aimait sincèrement pour ce qu’il était. Elle se fichait bien que son pouvoir rende ses yeux si éclatants ou colore sa chevelure d’une couleur inhabituelle. Elle se fichait tout autant de la température de son corps. Elle était heureuse d’être dans ses bras, de partager ce moment d’intimité avec lui, de sentir son corps glacé contre le sien. Tout ce qui lui important était le fait qu’ils s’aimaient.

Lorsque leur moment d’intimité pris fin, la jeune fille resta couchée sur le lit, cherchant paresseusement un coussin. Elle faisait juste bouger son bras, jusqu’à ce que sa main tombée sur l’objet désiré qu’elle cala sous sa tête. Ne souhaitant pas s’éloigner de Bobby, elle l’obligea à se coucher près d’elle afin qu’elle puisse s’installer confortablement contre lui, la tête sur son torse. C’était encore plus confortable que l’oreiller. Elle ferma les yeux et écouta les battements du cœur de Bobby. Cette symphonie était si belle. Lorsqu’elle rouvrit les yeux, elle se redressa légèrement afin de se couvrir d’une mince couverture restée sur le lit.


-« C’est normal que je me sente fatiguée ? Je n’ai plus envie de bouger… je veux seulement rester dans tes bras. »


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MessageSujet: Re: Confiance Aveugle [Iceberg]   Confiance Aveugle [Iceberg] - Page 2 Icon_minitime1Dim 21 Avr 2013 - 0:04

Erïka avait raison, Bobby n'avait pas à être jaloux de qui que ce soit puisque c'était avec lui qu'elle s'était mise en couple. Jamais auparavant elle ne l'avait été mais il se doutait bien que cela arriverait un jour ou l'autre. Aussi invivable semblait elle être, lui il trouvait qu'elle pourrait tout à fait faire une petite amie comme une autre. Mais là encore, il se trompait. Elle était loin d'être comme les autres. Ca, il ne l'avait vraiment découvert qu'au fil du temps, en appréciant sa compagnie et en passant du temps avec elle. Et la fille qu'il avait découvert même si il en avait déjà eu un bon aperçu lorsqu'ils étaient simplement amis était formidable. Si seulement les autres avaient conscience de celle qu'elle était vraiment, nulle doute que bon nombre de résidents de l'institut serait jaloux. Mais quelle importance les autres pouvaient ils bien avoir ? C'était lui qui était en couple avec, lui qui était chanceux.

- C'est vrai. Peut-être que tu n'as jamais été en couple avant moi mais je compte bien être le premier et le dernier.

Il ne pouvait savoir ce qui allait se passer à l'avenir mais si tout restait tel quel, il n'y avait aucune raison pour qu'ils se séparent. Bobby l'aimait et c'était réciproque alors pourquoi cesser cette belle histoire ? Parce qu'un autre pourrait parvenir à ravir son coeur ? C'était une possibilité mais le mutant ne comptait de toute façon pas la laisser partir comme ça. Autant il la laissait faire ce qu'elle voulait, autant il ne voulait pas la perdre et se battrait pour la récupérer si il le fallait. Il ne voulait pas la voir s'éloigner de lui sans faire quoique ce soit.

Déjà là, elle s'éloignait de lui mais il y avait une raison à cela. Il n'y avait rien de sérieux à cette séparation, c'était un simple jeu entre eux, s'amusant à se bombarder de munitions en tout genre. Mais le rapprochement eut finalement lieu, Bobby usant de son don à cette fin. Il n'était pas rare qu'il utilise ses capacités dans des moments quotidiens pour se faciliter la tâche. Contrairement à d'autres qui n'osaient utiliser leurs dons, Bobby, lui, ne se gênait pas. Pourquoi s'en priver alors que cela faisait parti de lui ? Il trouvait cela naturel et se sentait toujours mieux quand il pouvait s'en servir. Rester donc cloitré au milieu d'une foule d'humains pendant un long moment était donc une sorte de torture pour lui, forcé à réguler au maximum sa température pour que personne ne se doute de ce qu'il était. Au pire, avec sa peau pâle et froide, on le prendrait pour un vampire... Mais c'était bien les seuls points communs qu'il pouvait partager avec ces créatures de légendes. Qui croyait à ça de toute façon ? Sans doute autant de monde qui croyait à l'existence de gens aux pouvoirs surnaturels...
Mais au moins, Erïka ne s'éloignait pas de lui à cause du froid. C'était plutôt pour jouer et le faire tourner en bourrique. Et il devait admettre que cela fonctionnait plutôt bien. La bataille dura un temps puis Bobby y mit un terme en piégeant sa petite amie. Après cette prison glacée, quoi de mieux que de partager un bon bain chaud ? Bobby tolérait moyennement les hautes températures mais ce n'était pas le chaud d'un bain qui allait lui être pénible. Là, contre Erïka, il était parfaitement bien. Pour lui, la température de l'eau pouvait être glacée qu'il s'en fichait, ne la ressentant pas. Mais il n'en était pas de même pour la jeune femme qui ne comptait pas partager sa douche si il ne comptait pas monter de quelques degrés.

- Je saurais m'adapter. J'ai bien assez de froid autour de moi constamment, tu n'as pas besoin de t'y faire, au contraire. J'aime ta chaleur.

Bobby était bien, tout contre Erïka, savourant le silence des lieux. Ils n'avaient besoin de rien d'autre, comme étant seuls au monde. Cependant, la jeune femme reprit la parole, interrogeant son petit ami sur sa famille. Si il n'en parlait jamais, ce n'était pas sans raison. Malgré tout, il fit l'effort de révéler la vérité à Erïka qui avait fait de même à son sujet. Il n'avait rien à cacher, il n'aimait simplement pas se rappeler de vieux souvenirs douloureux. La russe fit comme à son habitude : elle jugea la situation avec son tact et son franc parler habituel. Encore une fois, elle nourrissait Bobby de compliments dont ses parents ne l'avaient jamais gratifié et il essayait de se dire qu'elle avait raison. Néanmoins, il se demandait si les choses n'avaient pas changées, depuis le temps. Ils avaient eu tout le temps pour réfléchir, alors si il les revoyait, leur réaction serait peut-être différente ? Tout rentrerait dans l'ordre ? Erïka tenait un discours assez défaitiste, estimant que la confiance était difficile à donner. Encore une fois, elle n'avait pas tort mais que ferait on sans un peu d'espoir ?

- C'est justement ma différence qui leur fait peur, je pense. C'est ça... je dois leur faire peur. Tous les parents ne soutiennent pas leur enfant quoiqu'il lui arrive, c'est comme ça. Je n'ai pas demandé à être mutant mais si ils ne m'acceptent pas comme je suis... alors tant pis. Je suis resté seul jusqu'à présent, ça ne m'a pas tué. Mais toi, je sais que je peux te faire confiance.

Et il pouvait également faire confiance à Anieta, il le sentait. Celle ci ne s'était pas offusquée de le voir utiliser son pouvoir, elle l'avait même qualifié de merveilleux. Merveilleux... C'était bien la première fois qu'il entendait ça dans la bouche d'une humaine. Comme quoi ils n'étaient pas tous pareils. Pourquoi ses parents n'avaient ils pas réagi comme ça eux ? On ne pouvait pas le choisir, malheureusement, il fallait faire avec. Erïka expliqua alors dans quelles circonstances elle avait rejoint l'institut Xavier. Au moins, elle avait toujours eu sa grand-mère pour la soutenir pendant tout ce temps. Bobby, lui, avait toujours été seul. Mais grâce au professeur, il n'avait pas eu peur très longtemps de ce qu'il était. Puisque Erïka lui posa la question sur son arrivée à lui, il estimait qu'il était temps qu'il lui révèle l'apparition de son pouvoir.

- Grâce au professeur, c'est lui qui m'a trouvé. Pour défendre un de mes amis, j'ai du me battre contre ses agresseurs... mais je n'étais pas très doué pour ça à l'époque et ils ont vite pris le dessus. Ils allaient partir, je ne voulais pas qu'ils s'en prennent ensuite à mon ami... alors je leur ai sauté dessus pour qu'ils ne partent pas. C'est là qu'ils ont sorti une arme et... et je crois que j'ai eu tellement peur de mourir que ça a réveillé mon gêne X. L'un de mes agresseurs était pris dans un bloc de glace... J'ai cru qu'il était mort. J'avais peur, je ne comprenais pas ce qu'il venait de se produire... et le professeur est arrivé, comme ça. Comme si il avait toujours su que cela allait se produire, comme si il me connaissait déjà. Il m'a offert de venir à son institut et j'ai accepté. Mes parents ignoraient tout à l'époque, ils pensaient que ce n'était qu'une école pour surdoués, rien de plus.


Même si l'heure du bain était terminée, Erïka jugea qu'il n'était toujours pas temps pour Bobby de la voir nue. Elle dissimula ses yeux et lui ordonna de ne pas les ouvrir tant qu'elle ne l'y autorisait pas. Il se laissa faire et la découvrit peu après en serviette. Sortant à son tour du bain, il savoura le moment où elle vint se coller à lui, l'incluant dans sa serviette. Mais ce moment ne dura pas longtemps. Peu après, elle s'isola dans sa serviette et sortit en courant de la salle de bain pour aller se cacher dans la chambre. Bobby prit le temps de mettre une serviette autour de lui avant de la chercher. Ce n'était pas bien difficile vu le nombre limité de cachettes possibles. Une fois dans l'armoire avec elle, il lui fit remarquer qu'elle n'était pas très bien cachée. Ce à quoi elle répliqua qu'elle ne voulait pas non plus trop lui faciliter la tâche.

- Qui te dit que ce n'est pas moi qui te donnerait du fil à retordre la prochaine fois ?


Puisqu'elle était coincée, il ne se gêna pas pour prélever son gain, retirant ainsi la serviette qui cachait le corps de la jeune femme. Mais occupé à l'embrasser, il ne pouvait pas encore la voir. Cela ne lui posait pas de problème et il l'entraina jusqu'au lit où il s'y allongea avec elle. Erïka posa sa main sur sa joue, lui avouant que cette fois, elle ne voulait plus fuir mais rester dans ses bras. Bobby lui sourit, frottant sa joue contre la main avant de répondre au baiser qu'elle lui donnait. Il le cessa seulement le temps de lui répondre.

- Alors ne les quitte pas. Je t'aime Erïka.

Il reprit le baiser, l'intensifiant et ne se gênant pas cette fois pour explorer davantage le corps de sa petite amie. Il prenait son temps, ne désirant pas qu'elle regrette quoique ce soit, agissant avec douceur mais non sans une certaine passion. Cette fois, plus question de courir partout ou de se jouer des tours, il n'y avait plus que leur amour commun qui s'exprimait. Pour Bobby, ce n'était pas une découverte mais pour une fois, il était avec une personne qu'il aimait sincèrement. Et de ce simple fait, il eut l'impression que tout était bien différent, mieux. Son corps d'habitude froid se réchauffait progressivement jusqu'à ce qu'il atteigne à peu près la température qu'il avait lorsqu'il était dans le bain. L'avantage de son pouvoir, c'est qu'il ne transpirait jamais, même ainsi collé au corps de la russe.

Et même lorsque ce moment intime prit fin, ils restèrent collés l'un à l'autre. Bobby s'était décalé sur le côté pour s'allonger sur le dos et reprendre son souffle mais Erïka vint rapidement se mettre contre lui. D'un bras, il l'entoura pour la maintenir contre lui, redressant le cou pour l'embrasser sur la tête. D'une main distraite, il caressait ses cheveux ainsi que la peau de son dos. Il se sentait parfaitement bien et ne regrettait nullement qu'ils soient partis si loin. Et si ils allaient plus loin encore ? L'idée trottait dans la tête de Bobby mais Erïka le fit revenir à la réalité en se mettant à parler après avoir récupéré une couverture. Il l'attrapa pour la caler davantage sur eux et que sa petite amie soit le plus confortable possible.

- Il n'y a rien d'anormal à ça et je te rassure, je suis tout autant fatigué que toi. Et de toute façon, je ne comptais pas te lâcher. Tu es ma prisonnière... Il lui sourit, levant sa main pour caresser sa joue du bout des doigts Après une bonne nuit de sommeil, on sera frais et dispos pour reprendre la route. Je me disais justement... et si on faisait un détour par chez moi ? J'ai envie de voir si les choses ont changées et... j'aimerais le faire en ta compagnie... si tu veux bien.
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Confiance Aveugle [Iceberg]   Confiance Aveugle [Iceberg] - Page 2 Icon_minitime1Dim 21 Avr 2013 - 4:19

Erïka avait souvent chaud. Elle se promenait souvent en débardeur ou dans une tenue qui lui permettait d’être à l’aise en tout temps. Parfois, elle mettait une veste ou un pull lors des froides températures afin de se réchauffer. Lorsque le don de Bobby venait à refroidir sa chambre comme s’ils étaient au pôle Nord, l’adolescente enfilait un gros chandail et voilà tout. Elle n’allait pas reprocher à son petit ami d’être froid. Cela faisait partie de lui. Elle préférait s’adapter selon la situation. Et puis, l’été il faisait un excellent climatiseur. Autant elle était négative et voyait le mauvais côté des choses, autant avec Bobby elle ne voyait que ses qualités. Elle restait réaliste, elle le connaissait assez bien pour savoir quels étaient ses défauts, mais elle en faisait abstraction. Elle l’aimait tel qu’il était. Même s’il prenait des douches un peu trop froides à son goût…

Elle était heureuse que Bobby soit le genre d’homme qui savait s’adapter à certaines situations. Ainsi, cela ne lui dérangeait pas de prendre un bain chaud avec elle. Jamais elle n’aurait pu supporter une eau à basse température. Installée contre lui, elle pouvait sentir son corps se réchauffer lentement. Elle caressait doucement son torse, s’amusant même à le couvrir de mousse. Dommage que l’eau dilue bien rapidement le savon moussant. Elle se souvenait bien que lorsqu’elle était gamine, elle faisait toujours en sorte de vider à demi son bain avant de faire couler d’autre eau afin de rajouter beaucoup de savon mousse. Ainsi, elle restait encore plus longtemps à s’amuser. Elle se battait avec Anieta pour ne pas prendre son bain, mais lorsqu’elle y était, elle n’en sortait plus. Sa grand-mère s’amuserait bien à raconter ce genre de petites anecdotes à son frère ou bien à son petit ami. Espérons seulement qu’elle ne s’en souvienne jamais, car il y avait bien des histoires compromettantes à raconter sur son compte.


-« Je te laisse profiter de ma chaleur quand tu veux, alors. Surtout l’été ! » Lança-t-elle en référence au fait qu’il aimait bien la chaleur de son corps.

Puisqu’ils étaient tous les deux, seuls, plongés dans le silence, la jeune fille décida de prendre la parole. Erïka avait très peu de sujets tabous. Il fallait seulement éviter de parler de sa mère ou bien de secte. Lorsque ces sujets n’étaient pas abordés, elle pouvait parler d’absolument tout. Elle était assez ouverte d’esprit et préférait toujours parler avec franchise. Lorsqu’elle se posait des questions, comme c’était actuellement le cas, elle le faisait. Elle jugeait qu’elle pourrait choisir ce moment pour le faire. Elle questionna donc Bobby au sujet de sa famille.

La jeune fille découvrit que tout n’était pas rose chez lui. Il n’avait peut-être pas vécu un drame comme elle, mais il avait tout de même été rejeté de ses parents. Cela l’avait affecté, c’était certain. Leur fils était différent et puis ? C’était cette différence qui le rendait unique. Sa confiance en ses parents était peut-être brisée à cause de toute cette histoire, mais il savait qu’il pouvait compter sur Erïka. Elle l’aimait tel qu’il était, avec ou sans son don. L’adolescente se sentait heureuse d’entendre de la part de son petit ami qu’il lui faisait confiance. À chaque fois qu’il lui disait une telle chose, elle ne pouvait s’empêcher de sourire. La confiance était quelque chose de si important pour elle.
C’était si difficile pour être de faire confiance à une autre personne et, pourtant, elle avait réussis à le faire avec le professeur Xavier. Elle avait été méfiante, au début, craignant qu’il ne tente de l’embobiner dans quelque chose. Après tout, cet homme sortait de nulle part afin de lui parler de son institut de surdoué situé à des kilomètres de New-York. Cependant, le mutant à su lui prouver qu’il disait vrai. Ainsi, elle gagna peu à peu confiance en lui. Bien qu’elle n’était pas aussi idéaliste que lui, elle avait fini par comprendre et adhérer à certaines de ses idées. Erïka voulait aider les mutants comme il avait su l’aider, comme il avait aidé Bobby. Son don s’était déclenché dans un moment de panique. Il avait voulu aider une personne qui avait des ennuis, défendre l’un de ses amis. Il aurait pu en mourir, surtout si l’un des agresseurs était armé. Pourtant, son don l’a sauvé. Le professeur Xavier, lui, l’a sauvé de son don. Sans un certain contrôle dessus, il aurait pu geler la ville au grand complet, elle en était persuadée. Son pouvoir était puissant, il pouvait faire ce qu’il désirait grâce à lui. Maintenant, il le maitrisait davantage. En fait, elle trouvait qu’il le maitrisait à merveille. L’institut leur avait été bénéfique à tous les deux. En plus de leur avoir appris la maitrise de leurs pouvoirs respectifs, ils avaient pu s’y rencontrer.


-« L’agresseur… tu l’as laissé dans son bloc de glace ? Il l’aurait bien mérité, après tout. Il aurait pu te tuer. Heureusement que ton don s’est déclenché. Mais tu n’as pas eu peur du professeur lorsqu’il est venu te voir ? Tu n’as pas craint qu’il ne soit pas ce qu’il prétendait être ? »

Elle resta silencieuse un moment avant de réaliser quelque chose. Il y avait bien une question qu’elle voulait lui poser depuis longtemps. Cela remontait même à l’époque où ils venaient à peine de se rencontrer. Elle n’avait jamais pu s’empêcher de se questionner à ce sujet. Maintenant qu’elle y penserait et qu’il était dans la même pièce qu’elle, elle pouvait enfin la lui poser. C’était quelque chose de totalement stupide, un petit détail qui n’avait aucune importance, mais qui attisait sa curiosité.

-« Tu as toujours eu les cheveux bleus ? »

Une fois leur bain terminé, Erïka alla s’enrouler dans une serviette. Elle ne révélait pas tout de suite son corps à son petit ami, souhaitant s’amuser un peu avec lui. Elle fuit la salle de bain afin d’aller se cacher dans le placard. Elle attendait impatiemment que son petit ami vienne la chercher. Lorsqu’il vint la rejoindre, elle lui confia qu’elle avait tenté de ne pas trop lui faciliter la tâche. Cependant, la chambre manquait énormément de cachettes. La prochaine fois, elle choisira un endroit où il y a plus de cachettes. Ne comptant pas fuir, elle attendit que Bobby s’avance vers elle afin de réclamer sa récompense. Il insinuait qu’il pourrait éventuellement lui donner du fil à retordre, la prochaine fois qu’ils se laisseraient aller à un petit jeu du genre. Erïka laissa échapper un petit rire. Elle n’y croyait pas vraiment. S’il comptait mettre ses paroles à exécution, elle était certaine de pouvoir le trouver rapidement. Son ouïe pouvait être très utile, parfois.

-« Ah oui ? J’ai bien hâte de voir ça, dans ce cas. Tu ne pourras pas m’échapper, j’en suis certaine. »

Lorsqu’il fut tout près d’elle, Bobby l’embrassa avec une passion non dissimulée. Cependant, le placard n’était pas le meilleur endroit du monde pour exprimer son amour. Ils avaient un lit, tout près. Il était temps de tester le matelas. Il souleva Erïka et l’y déposa doucement avant de s’installer tout près d’elle. Ne souhaitant plus quitter ses bras, la jeune fille l’enlaça. Elle se sentait bien avec lui. Elle voulait être près de lui. Elle l’aimait sincèrement et savait parfaitement bien qu’elle ne commettait pas une erreur en lui offrant son corps. À la fois doux et passionné, il lui faisait vivre un merveilleux moment de tendresse et d’amour à l’état pur. Tout cela était bien différent de ce à quoi elle avait pu assister, à son plus grand malheur, par le passé. Il savait comment prendre soin d’elle, être doux et attentionné à son égard. Il prenait son temps, ne cherchant pas à la brusquer ni même à assouvir ses pulsions dans un temps record. Il lui prouvait qu’il était encore possible d’aimer dans ce monde où régnaient l’infidélité et les tromperies en tout genre.

Lorsque ce moment d’intimité se termina, Erïka s’installa confortablement près de Bobby, qui s’était allongé sur le dos, sur le matelas. Elle avait terriblement chaud et remarqua que le corps de son petit ami n’était pas aussi glacé qu’à son habitude. Cependant, contrairement à elle, il ne suait pas. Elle devait aller prendre une douche, mais cela allait attendre au lendemain. Elle était fatiguée, elle souhaitait dormir. Avait-elle trouvé son remède à l’insomnie ?
Lorsqu’elle sentit Bobby l’embrasser sur la tête, elle sourit. Elle écoutait les battements de son cœur comme s’il s’agissait d’une douce mélodie. Elle aurait parfaitement pu s’endormir alors qu’elle le sentait caresser doucement sa peau ainsi que sa chevelure dorée. Cependant, elle souhaitait couvrir son corps d’une légère couverture. Elle se redressa légèrement avant de la ramener sur elle, Bobby l’aidant à ce qu’elle soit parfaitement confortable. La jeune fille repris sa position initiale, se demandant à voir haute si c’était normal qu’elle soit soudainement si fatiguée. Elle ne put réprimer un petit bâillement qui s’échappait de ses lèvres.


-« Je ne chercherais même pas à me libérer de ton emprise. J’ai seulement envie de dormir… C’était épuisant, mais je ne regrette rien. Je suis heureuse d’être à tes côtés. »

Maintenant devenue la prisonnière de Bobby, elle ne pouvait plus quitter ses bras. C’était parfait ainsi, car elle n’en avait pas du tout envie. Les yeux mi-clos, elle regardait ses doigts se balader sur le torse de son petit ami. Combien de temps résisterait-elle avait de sombrer dans un profond sommeil ? Elle pensait que cela ne tarderait pas, mais lorsque Bobby se mit à lui parler du fait qu’il aimerait voir si les choses avaient changées, avec le temps, dans sa famille, elle ouvrit immédiatement les yeux et leva la tête en sa direction. Pourquoi une telle décision ? Est-ce que leur petite conversation lui avait fait réfléchir à tout cela ?

-« Je veux bien t’accompagner. Par contre, ne t’attend pas à ce que je joue à la petite amie modèle devant tes parents. S’ils font les cons… et bien je crois que tu me connais assez pour savoir que je n’ai pas peur de dire ce que je pense. J’espère seulement que tout se passera bien. »

Elle se redressa afin de pouvoir embrasser Bobby. La couverture glissait doucement, révélant une partie de son corps nu. Elle était moins gênée à l’idée qu’il puisse contempler son corps. Après tout, il venait tout juste de le découvrir entièrement alors qu’ils se donnaient l’un à l’autre. Lorsqu’elle rompit le baiser elle reprit sa position initiale, sa tête posée contre son épaule, puis ferma les yeux.

-« C’est rare que ça m’arrive, mais j’ai terriblement envie de dormir. Bonne nuit, Bobby. »

En moins de dix minutes, elle dormait déjà. Elle ne savait pas combien de temps s’était écoulé jusqu’à son réveil, mais il n’y avait eu aucun cauchemar à l’horizon, ça elle pouvait le confirmer. Parfaitement reposée, elle ouvrit lentement les yeux. Elle put constater, à ce moment-là, qu’elle s’était enroulée dans la couverture durant son sommeil. Malgré tout, elle n’avait pas tant bougé, toujours installée près de son petit ami. D’ailleurs, celui-ci dormait toujours. Lentement, la jeune fille se redressa et se désempêtra de sa couverture. Elle en couvrit le corps de Bobby avant de l’embrasser sur la joue. Il était mignon quand il dormait.

Quittant doucement le lit, la jeune fille aperçu le réveil matin, sur la table de chevet, dissimulé par la boite de préservatif. Retirant la boite afin de la poser plus loin, elle put ainsi réaliser qu’il était pratiquement neuf heures du matin. Il était temps d’aller prendre une bonne douche. Erïka attrapa la serviette qu’elle avait utilisée la veille puis fila à la salle de bain. Elle referma doucement la porte derrière elle, mais ne la verrouilla pas. Elle se dépêcha d’entrer dans la douche et de faire couler l’eau chaude. Elle frissonnait à cause du froid que dégageait son petit ami. Elle avait beau aimé ça habituellement, mais dans le cas actuel où elle n’avait pas de vêtements sur le dos, c’était un peu plus difficile à supporter.

Quoi qu’il en soit, Erïka était de très bonne humeur, ce matin. Tout en lavant ses cheveux avec une bouteille de shampoing trouvée dans la pharmacie, elle se remémorait la soirée de la veille. C’était un merveilleux moment qu’elle avait passé avec Bobby. Loin de tout, seule avec lui, elle avait l’impression de vivre dans un autre univers. Elle n’avait pas envie de remettre les deux pieds sur terre et de rentrer à l’institut. Pourtant, elle n’avait pas trop le choix. Ils avaient des cours à suivre, après tout. Ils n’avaient pas le choix de rentrer à un moment où à un autre. Cependant, ils avaient encore la journée devant eux. Bobby souhaitait passer chez ses parents afin de voir si les choses avaient changées, s’ils étaient prêts à l’accepter tel qu’il était. Erïka n’était pas très optimiste à ce sujet, mais elle souhaitait tout de même que les choses finissent bien pour son petit ami. Ça, elle ne le saura que dans quelques heures, lorsqu’ils arriveront à destination. Pour l’instant, elle comptait rester dans la douche quelques minutes de plus avant d’aller réveiller Bobby. S’il dormait encore…

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MessageSujet: Re: Confiance Aveugle [Iceberg]   Confiance Aveugle [Iceberg] - Page 2 Icon_minitime1Dim 21 Avr 2013 - 18:43

Bien que Bobby n'aimait pas les températures élevées, il les supportait malgré tout. Son pouvoir lui permettait de réfrigérer son corps et de conserver autant que possible une température basse, ce qu'il préférait. Cependant, cela ne voulait pas dire qu'il était allergique à toute source de chaleur, comme l'aurait été un glaçon. Il ne risquait pas de fondre, heureusement. Ce n'était pas comme si il était réellement fait de glace, il restait humain après tout. Mais ce n'était pas une raison suffisante pour que les autres recherchent sa chaleur humaine inexistante. Il n'y avait qu'Erïka pour venir se blottir dans ses bras et pour lui, cette chaleur était bien plus bénéfique que n'importe quelle douche glacée du monde. Il aimait la sentir contre lui et ne souffrait aucunement de cette chaleur qu'elle dégageait. Cela aurait été de même avec n'importe qui mais le fait qu'il s'agisse de sa petite amie changeait tout à ses yeux.

- Je nous construirais un igloo en guise de chambre, au moins on sera au frais pour l'été.

Pour le moment, ils étaient plutôt au chaud dans le bain mais cela ne dérangeait pas tant Bobby. Juste pour être ainsi contre sa petite amie, il était prêt à faire beaucoup d'efforts. Pourquoi serait ce à elle de faire toujours l'effort de supporter le froid ? A lui également de supporter le chaud, c'était donnant donnant. Mais ils n'avaient pas besoin de parler pour se comprendre, restant simplement l'un contre l'autre. Erïka l'interrogea tout de même sur certains points, comme sa famille par exemple. Si Bobby n'aimait pas en parler, il désirait cependant que sa petite amie sache à quoi s'en tenir. Si il faisait bien confiance à quelqu'un, c'était elle et il n'hésita donc pas trop longtemps avant de lui dire la vérité sur le sujet. Cela n'avait rien d'épineux comme l'était le passé de la jeune femme mais pour Bobby, cela n'avait rien d'agréable de l'évoquer. Parfois, il aurait préféré oublier ou penser être orphelin. Au moins, il n'aurait pas eu de remords à ce sujet comme il en éprouvait actuellement. Il lui arrivait de temps en temps de souhaiter que les choses soient différentes ou bien qu'il ne soit même pas mutant. Mais si tel n'avait pas été le cas, il n'aurait alors jamais connu Erïka. Un peu de souffrance était un bien faible prix à côté du bonheur qu'elle lui offrait. Mais c'était surtout grâce à l'intervention du professeur Xavier qu'il s'était retrouvé à l'institut qui portait son nom.

Il raconta d'ailleurs ce moment clé de sa vie à Erïka, expliquant comment s'était réveillé son don et comment était arrivée sa rencontre avec le professeur. Erïka ne voyait pas le mal dans l'histoire, elle déclarait simplement que cela était bien fait pour l'agresseur. Bobby le pensait également mais sur le coup, il avait juste cru l'avoir tué sans le vouloir, le piégeant mortellement dans un bloc de glace. Par chance, cela ressemblait juste à de la cryogénisation et le malfrat avait donc eu la vie sauve. En ce qui concernait le professeur Xavier, étrangement, Bobby n'avait jamais douté de lui, pas à un seul moment. Le simple fait qu'il se soit trouvé là et qu'il sache ce qui arrivait au jeune mutant était suffisant à ses yeux. Il l'avait sauvé.

- Non, il n'y est resté que le laps de temps où je suis resté seul avec lui. A vrai dire, le professeur m'a aidé à le libérer de sa prison glacée et... il lui a effacé la mémoire. On l'a laissé là, inconscient sur le sol de la rue. Je n'ai jamais douté du professeur, c'est lui qui m'a aidé, lui qui m'a expliqué... Il ne m'a jamais rien imposé, c'est moi qui ait voulu le suivre. Parce qu'il était le seul capable de m'aider à contrôler ce que j'étais devenu. Ca me faisait peur et il était un peu mon guide, en quelque sorte. Et au moins, lui, il n'avait pas peur de moi.

Mais Erïka avait d'autres questions. Lorsqu'elle lui demanda si il avait toujours eu les cheveux bleus, Bobby haussa un sourcil. Heureusement que cela n'avait pas été le cas, sinon les autres se seraient rapidement doutés de quelque chose. Il n'imaginait même pas la réaction de ses parents si il était né avec les cheveux bleus. D'une main, il attrapa l'une de ses mèches de cheveux avant de finalement la lâcher.

- Non, j'étais brun à l'origine. Mais au fil du temps, mes cheveux ont commencé à avoir des reflets bleus. C'était assez discret au départ puis ça s'est généralisé. J'ai tenté de faire des teintures mais ça revenait constamment et rapidement alors j'ai abandonné. Moi qui déteste me faire remarquer... maintenant on me voit de loin. Heureusement, les gens s'imaginent qu'il s'agit d'une simple teinture.

Toute bonne chose avait une fin et il fut temps de quitter le bain qui commençait à refroidir un peu trop aux yeux d'Erïka. Celle ci voila d'ailleurs ceux de Bobby en lui demandant de ne pas la regarder, ce qu'il fit. Cela le démangeait d'ouvrir les yeux mais il prenait sur lui, se disant qu'il finirait par pouvoir l'admirer tôt ou tard, rien ne pressait. Quand il eut l'autorisation de les ouvrir, il en profita pour sortir de la baignoire à son tour. Là, il fut réceptionné par Erïka qui l'embrassa avant de se sauver dans la pièce d'à côté. Bobby enfila une serviette et se mit ensuite à la recherche de sa petite amie fugitive. Il n'eut pas tellement de mal à la trouver et le lui fit remarquer. Un jour, elle comptait bien recommencer pour lui donner plus de mal. Mais et si c'était lui qui lui donnait du mal, pour changer ? Erïka ne semblait pas douter d'elle un seul instant.

- Mmh quel dilemme... J'ai envie de te faire moi aussi tourner en bourrique, mais d'un autre côté, j'ai envie que tu m'attrapes rapidement...

Mais pour le moment, ce fut Bobby qui attrapa Erïka, l'entrainant hors du placard tout en l'embrassant avec envie et passion. Plus question de fuir cette fois, comme elle le disait elle-même. Ils ne se quittèrent plus, ne détachant leurs corps l'un de l'autre que lorsqu'ils furent épuisés. Même si ce n'était pas la première fois pour Bobby, il l'avait tout de même vécu différemment des autres. Comme quoi le fait de ressentir de l'amour changeait parfois bien les choses. Impossible de dire que tout cela n'était qu'une histoire d'attirance physique, il y avait bien plus que ça. Bobby voulait tout partager avec elle et c'était déjà une nouvelle étape de franchie pour eux.

Mais toute cette activité physique leur avait donné chaud et surtout, les avait épuisé. Ils reposaient donc sur le lit mais toujours l'un contre l'autre, profitant de cette proximité. Bobby se sentait bien, fatigué mais bien, ne regrettant rien du tout. Il était content d'entendre qu'il en était de même pour Erïka. Il devait avouer que cela le soulageait, il ne voulait pas que sa petite amie regrette ce qui venait de se passer entre eux. Tout ce qu'il souhaitait était qu'elle soit heureuse et c'était visiblement le cas, ce qui ne faisait qu'augmenter son propre bonheur. Tout était simplement parfait. Bobby continuait de caresser la peau d'Erïka, la rassurant sur le fait que ce n'était en rien anormal d'être soudainement fatigué.

- Que tu sois heureuse est tout ce qui m'importe. Prend un repos bien mérité, on a le temps et de toute façon, je ne compte pas m'éloigner de toi. Je t'aime.

Cependant, bien que fatigué, Bobby avait une idée qui lui trottait dans la tête depuis qu'ils avaient évoqué ses parents. Depuis toutes ces années, il espérait que les choses aient un peu évoluées bien que l'absence de nouvelles de leur part ne présageait rien de bon. Malgré tout, le mutant avait envie d'y croire mais il ne voulait pas y faire face seul. La présence de sa petite amie était donc un plus non négligeable. Mais là encore, il ne voulait rien lui imposer. Rencontrer des "cons" comme elle les présentait ne la tentait sans doute pas. Bobby préféra donc lui demander son avis avant d'envisager de réellement se rendre chez lui. Par chance, elle accepta mais préféra le prévenir qu'elle ne comptait pas faire semblant juste pour faire plaisir. Cela tombait bien, c'était justement là dessus que comptait Bobby.

- Erïka, tu devrais savoir que je t'aime pour ce que tu es. Je ne veux pas que tu joues un rôle, je veux que tu sois toi. C'est toi que j'aime, pas une autre que tu imiterais. Si ils ne t'apprécient pas, tant pis pour eux, je m'en moque. Je n'ai pas besoin de leur bénédiction. Ils ne sont pas à ma place et n'ont pas de consignes à me donner à ce sujet. Et si jamais ça dérape... on partira aussitôt. Je ne veux pas t'imposer ça.

Il répondit avec tendresse au baiser qu'elle lui donna et replaça la couverture correctement sur elle. Cela ne le dérangeait pas d'admirer son corps, bien au contraire, mais il ne voulait pas qu'elle ait froid. Et il savait pertinemment que lorsqu'il dormait, il ne régulait plus autant sa température que lorsqu'il était éveillé. Erïka lui souhaita une bonne nuit, apparemment très fatiguée. C'était une bonne chose, au moins elle allait dormir d'une traite cette fois.

- Alors repose toi et fais de beaux rêves. Bonne nuit mon ange.

Peu après, Erïka s'était endormie, Bobby le sentait à la façon dont elle respirait. Il ne tarda pas non plus à s'endormir, le sourire aux lèvres.
Lorsqu'il se réveilla, la première chose qu'il chercha fut la proximité de sa petite amie. Mais à côté de lui, il n'y avait plus personne. Seule la couverture était déposée sur lui. Où se trouvait Erïka ? Le son de l'eau qui coulait depuis la salle de bain lui donna un précieux indice. L'espace d'un instant, il avait eu peur qu'elle soit tout simplement partie sans lui. Mais non, elle était là, simplement en train de prendre sa douche. Bobby s'étira puis retira la couverture et se leva, se dirigeant vers la salle de bain. Il entra à l'intérieur et, sans demander l'autorisation, vint rejoindre la russe sous sa douche. Il avait pris la peine de réguler sa température pour qu'elle n'ait pas un choc de température et supposait bien qu'il se réchaufferait assez vite. La seule chose à laquelle il ne s'attendait pas fut que l'eau soit si chaude. Il eut un mouvement de recul, plus par surprise qu'autre chose, mais resta tout de même sous le jet d'eau. De la vapeur se dégagea rapidement de son corps à cause de la différence de température mais elle se dissipa assez rapidement. Puisque Erïka lui tournait le dos, il vint doucement se coller à elle, déposant un baiser sur son épaule.

- Bonjour toi. Tu as bien dormi ?


Lorsqu'ils furent propres, les deux mutants quittèrent la salle de bain pour aller se préparer. Bobby se rhabilla, réfléchissant à l'itinéraire qu'ils devaient prendre pour se rendre à Boston, là où vivaient désormais ses parents... si ils n'avaient pas déménagé entre temps. Assis sur le lit, il observait la carte. La ville n'était pas si loin mais ils n'auraient pas le temps de faire autre chose si ils voulaient être rentrés pour la soirée.

- On doit passer par là pour rejoindre Boston. Je conduirais en premier et je te laisserais la main une fois près de la ville. Tu verras, c'est assez amusant de conduire là-bas, il y a peu de lignes droites. Mais... après on est pas obligés d'y aller aujourd'hui. Si tu préfères faire autre chose, c'est comme tu veux.
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MessageSujet: Re: Confiance Aveugle [Iceberg]   Confiance Aveugle [Iceberg] - Page 2 Icon_minitime1Dim 21 Avr 2013 - 22:02

Erïka détestait les grandes chaleurs d’été. Elle restait à l’air climatisé, la majorité du temps. Lorsqu’elle sortait à l’extérieur, c’était par nécessiter. Parfois, elle faisait preuve de bonne volonté et allait faire un tour dehors afin de profiter un peu du soleil et du beau temps. C’était dans des circonstances semblables qu’elle avait croisé Bobby, l’été dernier. Depuis, les petites balades sous le soleil lui semblaient une excellente idée. Lors des chaudes nuits, elle pouvait dormir auprès de son petit ami. Il était le climatiseur parfait. Un jour, elle aimerait bien qu’il transforme sa chambre en véritable igloo. Elle avait déjà entendu parler d’un hôtel de glace, au Québec, une province du Canada. Apparemment, les gens dormaient dans un habitat entièrement constitué de glace. Cependant, pas besoin de dépenser une fortune pour profiter d’une telle expérience. Elle savait que Bobby pourrait lui offrir cela si elle le lui demandait. Et puis, lui qui dormait constamment au froid ne sera certainement pas dérangé par cela.

-« Un igloo ? J’ai une meilleure idée ! Tu as déjà entendu parler de l’hôtel de glace ? C’est un hôtel fait que de glace, au Canada. Là, on y dort sur un lit de glace avec des meubles de glace, tout est en glace ! Mais ça coute vachement cher… Alors que toi tu pourrais en fabriquer un. On pourrait avoir une chambre de glace, rien que pour nous et y passer la nuit. C’est un peu comme un igloo, mais en plus chic. »

La jeune fille semblait toute émerveillée, toute excitée à l’idée d’avoir une chambre fait de glace le temps d’une nuit. C’était un projet qu’elle voulait voir se réaliser un jour. Pas besoin de payer des centaines de dollars pour passer une nuit dans un palace de glace alors que Bobby pouvait le faire quand il le désirait. Elle rêvait déjà de ce moment où elle verra son désir se réaliser. Elle espérait fortement que Bobby puisse faire en sorte que cela se produise, un jour. Elle ne craignait pas de refus de sa part. Après tout, il devait être ravi qu’elle aime le froid au point de vouloir camper dans un domaine glacé.

Pour le moment, la jeune fille préférait faire trempette dans l’eau chaude. C’était bien la première fois que le corps de Bobby éteignait la température corporelle d’un être humain normal et elle comptait bien en profiter. C’était un moment très agréable qu’ils passaient et Erïka espérait ne pas avoir tout gâché en posant quelques questions sur la famille de son petit ami. Maintenant, elle savait pourquoi elle n’avait jamais entendu parler de sa famille. Être rejeté par des personnes en qui on avait confiance faisait mal. C’était difficile de s’en remettre lorsqu’il s’agissait de ses propres parents. Lorsque son don s’était déclenché, il était seul sans personne pour l’aider. Il eut la chance de rencontrer le professeur Xavier à ce moment précis. Erïka lui demanda s’il ne s’était pas méfier, au départ. Au contraire, le jeune homme avait décidé de lui faire confiance, de le suivre jusqu’à l’institut. Cet homme avait fait beaucoup pour lui, lui offrant une belle vie dans son magnifique manoir, là où il pouvait apprendre à maitriser son don. Il était la preuve qu’il existait toujours des personnes généreuses prêtes à aider les autres.


-« Le professeur est un homme formidable. Il est la preuve qu’il y a toujours des gens biens dans ce monde… même s’ils sont très rares et quasiment introuvables. Tu as eu de la chance qu’il soit là pour t’aider. Heureusement que tu as rejoint l’institut, ça nous a permis de nous rencontrer. »

Il y avait toujours eu un petit détail qui avait intrigué Erïka quant au pouvoir de son petit ami : la couleur de ses cheveux. Elle se demandait qu’elle pouvait bien être sa couleur naturelle. Il n’était pas blond, quand même ? Elle l’observait alors qu’il s’emparait de l’une de ses mèches afin d’y jeter un coup d’œil, ce qui fit sourire Erïka. Elle leva sa main mouillée et couverte de mousse qu’elle passa dans sa chevelure.
Bobby lui révéla alors qu’il était brun, au naturel. Auparavant, il pouvait se fondre dans la masse, passer inaperçu. Cependant, ce n’était plus possible. Avec sa chevelure bleutée qui décoloraient trop facilement lorsqu’il y appliquait de la teinture, il avait plus de mal à être discret. Peu importe la couleur de ses cheveux, cela ne changeait rien aux yeux de l’adolescente, bien qu’elle aurait aimé voir de quoi il avait l’air avec sa couleur naturelle. Il était beau tel qu’il était et rien n’allait changer l’opinion qu’elle avait de lui.


-« Je suis certaine que tu devais être très craquant. D’ailleurs, tu l’est toujours autant. Ça te va bien cette couleur, je trouve. Ça m’évite de te perdre dans la foule, c’est une bonne chose, je trouve. Et puis, ça ne fait que te rendre encore plus unique… Tu fais des jaloux, je peux te l’assurer ! »

Erïka quitta le bain, l’eau n’étant plus assez chaude à son goût. Elle s’enroula dans une serviette dans laquelle elle inclue Bobby avant de fuir dans la pièce d’à côté. Elle décida de se cacher dans un placard, le défiant de la retrouver même si elle savait très bien que la tâche serait très simple. Il n’y avait pas beaucoup de cachettes dans cette pièce. Il prit tout son temps pour la chercher, ayant bien dévidé où elle se cachait. Après l’avoir découverte dans le placard, il s’approcha d’elle afin de réclamer son dû. Il affirmait que ce sera à son tour de la faire tourner en bourrique, la prochaine fois. Cependant, la jeune fille n’y croyait pas trop. Comme il le disait lui-même, il avait également envie qu’elle le trouve rapidement.

-« Alors cache-toi dans un placard. C’est le meilleur des endroits pour être trouvé rapidement, comme tu peux le constater. »

Bobby pris tout son temps afin de retirer la serviette de sa petite amie. Ils s’embrassèrent avec passion avant de se diriger lentement vers le lit où ils partagèrent un merveilleux moment de tendresse. Elle se sentait si bien près de lui, dans ses bras, qu’elle refusait de les quitter même après que ce moment eut pris fin. Installée confortablement contre lui, elle ne regrettait pas ce moment magique qu’elle avait passé auprès de lui. Elle ne pouvait s’empêcher de sourire malgré la grande fatigue qui l’habitait. Elle comptait fermer les yeux et s’endormir, mais le jeune homme lui parlait d’une petite idée qui lui traversait la tête. Il voulait visiter sa famille ? Erïka n’était pas contre cette idée, mais elle ne comptait pas jouer à la jeune fille modèle. Elle avait son caractère et elle comptait bien rester au naturel. L’opinion de ses beaux-parents lui importait peu. Cependant, son petit ami lui assurait qu’il l’aimait pour ce qu’elle était et qu’il refusait qu’elle fasse semblant pour eux.

-« Ça restera toujours l’un des plus grands mystères de ma vie : comment fais-tu pour me supporter ? Bah… Ce n’est pas si important, en fait. J’espère seulement que tes parents seront un peu plus ouverts d’esprit, cette fois. Tant qu’ils ne veulent pas notre peau, je crois pouvoir supporter le fait qu’ils nous chassent, dans le pire des cas. »

La jeune fille n’avait plus très envie de parler, pour l’instant. Elle était terriblement fatiguée et souhaitait profiter de la longue nuit de sommeil qui s’offrait à elle. Confortablement blottie contre son petit ami, elle ferma les yeux et s’endormit. Ce fut une nuit sans cauchemar. Elle ne se réveilla qu’au petit matin, alors que la chambre était devenue un véritable congélateur. Sa petite couverture ne la protégeait pas suffisamment du froid, surtout qu’elle était nue en-dessous. Elle décida de prendre une douche chaude afin de réchauffer sa peau glacée. Avant de filer dans l’autre pièce, elle couvrit son petit ami et l’embrassa sur la joue.

Une fois sous la douche, elle profita de l’eau bouillante coulant sur sa peau. C’était la meilleure façon de bien se réveiller le matin. Elle ne savait pas si Bobby était réveillé. Lorsqu’elle avait quitté le lit, il dormait si paisiblement qu’elle n’avait pas osé le tirer de son sommeil. Apparemment, il n’avait pas dormi bien plus longtemps qu’elle. Il vint la rejoindre dans la salle de bain, puis entra dans la douche sans même lui demander la permission. Elle tourna la tête en sa direction lorsqu’elle le sentit approcher d’elle. Lorsque l’eau brulante entra en collision avec sa peau, il recula. De la vapeur commençait peu à peu à apparaitre dans la douche. Erïka, amusée par la situation, ne put s’empêcher de laisser échapper un petit rire. Néanmoins, cela n’empêchait pas le jeune homme de venir se coller contre elle, lui demandant si elle avait passé une bonne nuit.


-« J’ai très bien dormi. Je ne me souviens pas de la dernière fois où je me suis assoupie comme une buche avant de me réveiller en pleine forme le lendemain matin. Et toi ? »
Elle se retourna afin de lui faire face. « Pas trop dur le réveil à l’eau chaude ? » Amusée, elle passa ses bras autour de son cou avant de l’embrasser tendrement.

Une fois la douche terminée, elle s’enroula dans sa serviette et se sécha entièrement avant d’enfiler ses sous-vêtements ainsi que son jean. Elle quitta la pièce, son haut dans la main, et le jeta dans son sac avant d’attraper un chandail qu’elle y avait rangé la veille. Elle alla rejoindre Bobby, tout en l’enfilant. Elle se laissa tomber sur le lit, à ses côtés, puis observa la carte qu’il avait déposée devant lui. Elle était curieuse de connaitre leur prochaine destination. Il lui montra le chemin qu’ils allaient suivre jusqu’à Boston, là où vivaient ses parents.


-« Pourquoi ne pas y aller aujourd’hui ? Ce n’est pas comme si on avait déjà des plans pour la journée. Tant que je suis avec toi, ça me va. Dans ce cas, je te laisse conduire. Si tu ne me laisse pas le volant une fois près de la ville, je vais devoir user de la force afin de te le reprendre ! Comme ça ! Gggggrrr ! »

Afin d’appuyer ses propos, Erïka se jeta sur son petit ami, le renversant sur le lit. Elle tentait de le chatouiller, n’arrivant pas à s’empêcher de rire. Lorsqu’elle se calma finalement, elle regarda Bobby dans les yeux, silencieuse, avant de l’embrasser tendrement. Elle n’avait pas envie de partir. Elle aurait pu passer des journées entières ici, même si la chambre n’avait rien de bien distrayant mis à part la télévision. Elle était si bien avec lui. Elle ne voulait pas que ce petit voyage se termine. Pourtant, elle pouvait toujours rêver et planifier une future escapade qui les mènera encore plus loin. Pour l’instant, il était temps de rentrer. Sur le chemin, ils s’arrêteront chez les parents de Bobby en espérant qu’un drame ne les attendait pas une fois à destination.

-« Alors, on y va ? »

L’adolescente se redressa et alla enfilait son manteau. Elle n’oublia pas la chemise de son petit ami, ni même la boite de préservatifs, qu’elle lança dans son sac. Elle s’assurant d’avoir ses affaires et de ne rien oublier avant de quitter la chambre. Elle se passa devant l’accueil et y remit la clé de la chambre. Elle avait déjà réglé la facture à son arrivée, donc elle n’avait pas besoin de sortir son portefeuille. En rejoignant la moto, elle pensa à activer la sonnerie de son téléphone. La veille, son frère avait tenté de la joindre, mais en vain, comme pouvait en témoigner cet appel manqué apparaissant sur son appareil. Dommage pour lui, elle était très occupée et n’avait pas pu prendre son appel. Elle l’appellera un peu plus tard.

La jeune fille s’installa sur la moto, derrière son petit ami, avant de passer ses bras autour de sa taille. Elle était prête à filer sur les routes. Le voyage allait être long, mais tant qu’elle était avec Bobby elle s’en fichait. Tout au long de la balade, elle ne cessait de s’imaginer tout un tas de scénarios, se demandant ce qui allait se produire une fois arrivés à destination. Elle espérait de tout cœur que tout se passe bien.

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MessageSujet: Re: Confiance Aveugle [Iceberg]   Confiance Aveugle [Iceberg] - Page 2 Icon_minitime1Mar 23 Avr 2013 - 13:21

Bobby avait déjà réalisé un château de glace pour Erïka, mais à moindre échelle. Dans celui ci, pas question de rentrer à moins que l'on soit un minipouce. C'était plus pour la décoration et la signification que pour vraiment aller à l'intérieur. Puis par la suite, il avait formé un dôme de glace dans la chambre de la jeune femme. On pouvait apparenter cela à un igloo simplifié tant la forme était similaire. Alors reproduire un igloo était pour lui l'enfance de l'art en plus de lui faire plaisir. Pour une fois que quelqu'un désirait côtoyer le froid et lui demandait de réaliser différentes choses à l'aide de ses pouvoirs, Bobby était plus qu'heureux. Quel plaisir de faire plaisir et d'être soi-même sans avoir besoin de limiter ses capacités. Mais Erïka voulait plus que ça, elle ne voulait pas se contenter d'un simple igloo, elle voyait les choses en grand. En très grand même puisqu'elle désirait un hôtel, carrément. Le mutant avait déjà entendu parler de ces hôtels de glace et se demandait si il y avait vraiment des gens qui payaient une fortune pour dormir dans de la glace. Si tel était le cas, il deviendrait vite riche car il pouvait faire ce qu'il voulait avec de la glace, pouvant la modifier à sa guise en plus de la générer. Mais autant un igloo était facile à réaliser, autant un hôtel demandait plus de compétence. Ce n'était pas tellement le problème pour lui mais il lui fallait une source d'eau pour pouvoir faire quelque chose de si grand. L'eau de la piscine peut-être ? Le temps d'une nuit, personne ne regretterait sa disparition, c'était certain, mais un hôtel dans la cour de l'institut ne passerait sans doute pas inaperçu. Peu importait l'avis des autres pour une fois car quelqu'un lui demandait ce que personne ne lui avait jamais demandé.

- Je t'ai déjà dit que je t'aimais et que tu étais parfaite ? Tu l'auras ton hôtel, c'est promis. Et rassure toi, tant que je suis à l'intérieur, aucun risque qu'il fonde, même si je dors.

Il était vraiment content de voir qu'elle ne demandait pas ça pour lui faire plaisir mais pour se faire plaisir à elle. Elle était celle qu'il lui fallait, elle l'avait toujours été. Dommage qu'ils aient attendu si longtemps pour se rapprocher. Mais à présent, ils ne pouvaient être plus près l'un de l'autre, dans l'eau du même bain. L'eau était chaude mais ce n'était rien à supporter comparé à ce que Erïka devait constamment subir à cause de la mutation de Bobby. Pour elle, il supporterait n'importe quoi. Le côté pénible de la chaleur disparaissait au profit du bienêtre qu'il ressentait en présence de sa petite amie. Etait elle magique ? Il y avait sans doute un peu de ça, quelque chose comme la mutation : petite amie parfaite. Et c'est avec lui qu'elle sortait, il ne pouvait donc se considérer que comme chanceux.

Même lorsqu'elle le questionna, à propos de sa famille et de l'apparition de son pouvoir, il n'estima pas qu'elle se montrait trop curieuse. Au moins cela prouvait qu'elle s'intéressait à lui et désirait le connaitre davantage. Bobby ne parlait jamais de lui mais il apprenait petit à petit à le faire avec elle. Plus il parlait, plus il sentait qu'il pouvait lui en dire davantage. Il n'avait pas peur qu'elle le juge, pas vraiment surpris de la façon dont elle qualifiait ses parents. Depuis le temps, il savait bien que la jeune femme était franche et n'hésitait pas à dire ce que tout le monde pensait tout bas. De là à dire que Bobby considérait ses parents comme des cons, il y avait quand même de la marge, mais il comprenait son point de vue. Au moins en ce qui concernait le professeur, ils étaient bien d'accord. Grâce à lui, ils n'avaient pas eu peur de leur mutation et avait rejoint un institut de rêve, lieu de leur rencontre. Sans lui, probablement ne se seraient ils jamais croisés. Que serait devenu Bobby si le professeur n'était pas intervenu pour l'aider ? Il préférait ne pas l'imaginer.

- Malheureusement il ne peut pas être partout. Beaucoup de mutants n'ont pas eu notre chance. J'espère qu'un jour, il existera d'autres écoles comme l'institut Xavier.

Et puisqu'ils parlaient de leur mutation, Erïka en profita pour demander à Bobby si il avait toujours eu les cheveux de cette étrange couleur. Heureusement pour lui, ce n'était pas le cas. Mais désormais, il devait faire avec, cela faisait parti de lui, conséquence de son pouvoir. Erïka passa l'une de ses mains dans les cheveux de Bobby qui se laissa faire en souriant. La jeune femme le complimentait sur la couleur si particulière de ses cheveux, ne lui trouvant que des qualités. Ca pour sûr, il était visible de loin à présent et par chance, il pouvait prétendre qu'il s'agissait d'une couleur. Se teindre les cheveux était de toute façon courant alors il était rare qu'on le dévisage trop à cause de ça bien que cela surprenait les gens. Cependant, il n'était pas certain de faire des jaloux, comme le prétendait la russe.

- C'est vrai, ça a des côtés pratiques. Mais des jaloux ? Je ne vois pas en quoi on me jalouserait cette couleur...

Une fois hors du bain, les deux mutants jouèrent à cache-cache. Erïka ne fut pas bien difficile à trouver et Bobby ne se gêna pas pour le lui faire remarquer. Au moins, il n'avait pas eu à lui courir après trop longtemps, c'était déjà ça. Puisqu'elle était à sa merci, il prenait tout son temps, certain qu'elle ne pourrait lui échapper de toute façon. Puisqu'elle aimait le faire languir, il la menaçait de faire la même chose, la prochaine fois. Lui aussi savait se cacher mais il était partagé entre l'envie de jouer et celle d'être rapidement trouvé. Elle lui proposa alors de se cacher dans un placard, histoire d'être débusqué très vite. Mais il avait une bien meilleure idée encore.

- J'opterais plutôt pour me cacher sous les draps. La meilleure cachette à mes yeux !

Et ils s'y dirigèrent justement, rejoignant le lit sans penser cette fois à se jouer des tours. Il n'y avait plus qu'eux et l'amour qui les liait, qu'ils laissèrent s'exprimer sans craindre d'être dérangés cette fois. Erïka avait été bien plus prévoyante que lui pour le coup et il la remerciait en silence d'y avoir pensé. Il n'y aurait rien eu de plus frustrant que de vouloir passer un moment intime avec elle sans pouvoir le mettre à exécution. Cette expérience fut enrichissante aussi bien pour l'un que pour l'autre, Bobby réalisant qu'aimer une personne changeait bien des choses. Là, étendu contre Erïka, il réfléchissant à la suite des évènements, bien que fatigué. A ses yeux, elle était parfaite et il avait envie de montrer à ses parents qu'il réussissait tout ce qu'il entreprenait, contrairement à ce qu'ils pouvaient penser. Il était mutant et alors ? C'était un surdoué qui avait d'excellents résultats et à présent, il avait trouvé la parfaite petite amie. Le temps effaçait parfois les choses et il espérait que c'était le cas pour sa situation familiale. Le meilleur moyen de le savoir était de se rendre à son ancien chez lui.

Mais comment réagiraient ses parents ? Il avait peur de le savoir et désirait la présence d'Erïka à ses côtés. Elle accepta mais ne voulait pas jouer un rôle ou faire semblant, juste pour leur faire plaisir. Cela tombait bien, ce n'était pas du tout dans les plans de Bobby. A quoi bon leur présenter quelqu'un qui n'existait pas ? Il était fier d'elle et l'aimait telle qu'elle était. Cela semblait bien la surprendre, encore. Elle était assez pessimiste sur la façon dont les évènements risquaient de se dérouler mais Bobby espérait qu'elle se trompait.

- Tu as une vision trop négative de toi-même, voilà tout. Je pense que dans le pire des cas, ils nous ignoreront ou nous demanderons de partir, tout simplement. Mais j'aimerais qu'ils m'écoutent cette fois...

Leur discussion prit fin puisque la jeune femme était épuisée et souhaitait dormir. Bobby n'allait pas la priver d'un sommeil réparateur, surtout qu''elle s'endormait facilement pour une fois. Il ne tarda pas non plus à sombrer dans le sommeil, plus fatigué qu'il ne l'aurait cru. Il ne fut même pas le premier à se réveiller, encore profondément endormi lorsque Erïka quitta le lit. Il n'émergea que quelques instants plus tard alors que la jeune femme se trouvait sous une douche bien chaude. Il ne tarda pas à la rejoindre, désirant profiter de la douche en même temps qu'elle. Il aurait pu attendre son tour mais en l'y rejoignant, il pouvait également profiter de sa présence. Au moins cette fois, elle ne lui cachait pas son corps.

Mais la différence de température entre l'eau et la peau de Bobby créa de la vapeur lorsqu'il se glissa près d'elle. Ce n'était pas très agréable mais tant pis, il comptait bien prendre cette douche maintenant. Comme si de rien n'était, il salua Erïka et lui demanda si elle avait bien dormi. C'était le cas, pour une des rares fois depuis longtemps. En ce qui concernait Bobby, il devait avouer avoir dormi comme un loir. Mais il n'avait pas de problème pour dormir, lui, bien qu'il avait le sommeil assez léger, se réveillant parfois au moindre bruit. Au moins, il pouvait ainsi émerger rapidement lorsque sa petite amie n'arrivait pas à dormir, pouvant ainsi lui tenir compagnie.

- J'ai dormi comme une masse. Même un concert de klaxons n'aurait pu me réveiller je crois...
Il lui sourit lorsqu'elle se retourna, lui demandant si l'eau chaude n'était pas trop désagréable On va dire que ça réveille. Mais ça vaut le coup vu ce qui se trouve en dessous.

Il lui sourit et passa ses bras autour de sa taille pour lui rendre son baiser. Une fois la douche terminée, ils retournèrent à la chambre pour s'habiller et se préparer à quitter les lieux. Bobby n'était pas pressé de partir mais la route était longue et mieux valait qu'ils ne rentrent pas trop tard. Boston n'était pas sur la route, il fallait faire un détour pour s'y rendre et Bobby ne voulait pas imposer le trajet à Erïka. Cependant, cette dernière ne semblait pas réticente d'y aller, désirant simplement conduire une fois en ville. Et elle comptait bien qu'il lui laisse la main à ce moment là, sous peine de se faire dévorer par un fauve, qu'elle mima très bien en se jetant sur lui, le renversant sur le lit. Mais elle ne s'arrêta pas là, elle se mit également à le chatouiller et il essaya de se soustraire à cette torture, sans grand succès.

- D'accord, d'accord ! C'est ... c'est promis, arrête !

Il riait tellement qu'il avait du mal à parler et il fut soulager lorsque Erïka stoppa enfin. Il lui caressa la joue tandis qu'elle l'observait sans rien dire et répondit avec plaisir au baiser qu'elle lui donna. Mais il était temps de partir à présent. Ils se levèrent et rassemblèrent leurs affaires, Bobby rangeant la carte et enfilant sa veste de moto avant de récupérer son casque. Tout étant déjà réglé, ils n'avaient plus qu'à partir. Bobby monta sur sa moto et attendit que sa petite amie soit bien placée avant de démarrer. Ils rejoignirent une grande route qui reliait Newport à Boston directement. Le trajet n'aurait rien de folichon mais au moins ils arriveraient rapidement. Bobby profita de ce petit moment de longue ligne droite pour discuter avec sa petite amie, histoire de briser le silence et que cela ne soit pas trop ennuyant. Arrivés près de la ville, il s'arrêta et laissa les commandes à Erïka. Accroché à elle, il la guidait au fur et à mesure pour qu'elle trouve le chemin de sa maison facilement. Ils ne tardèrent pas à arriver dans un quartier résidentiel où défilaient les maisons, toutes plus belles les unes que les autres. Il lui demanda alors de s'arrêter devant l'une d'elles. Bobby descendit de la moto une fois stoppée et retira son casque. Cela faisait longtemps qu'il n'était pas revenu ici.

Il attendit Erïka puis s'avança dans l'allée en sa compagnie, lui tenant la main. C'était pour montrer qu'ils étaient un couple mais également pour se donner du courage. Mais à peine arrivés devant la porte, une voix retentit non loin d'eux.

- Roby !

Une seule personne l'appelait comme ça. A vrai dire, deux, pour être exact. Bobby se retourna juste assez vite pour voir une petite fille lui foncer dessus et s'accrocher à ses jambes. Il s'agissait de Mary, sa cousine. Quel âge avait elle à présent ? Elle devait avoir dans les huit ans, quelque chose comme ça. Surpris de la voir ici, il était cependant content de voir qu'au moins l'un des membres de sa famille ne le détestait pas. Peut-être parce qu'elle n'était pas au courant pour son pouvoir ? Bobby se pencha et prit la jeune fille dans ses bras, la soulevant du sol.

- Bonjour Mary. Tu as bien grandi dis donc !
- Et je vais devenir grande encore tout plein !! C'est qui la dame ?
- C'est ma petite amie, Erïka.
- Elle est pas petite, elle est plus grande que moi !


Bobby se mit à rire devant cette remarque. Comme quoi les enfants ne voyaient pas la même chose que les adultes. Mary tendit sa main pour la tendre vers Erïka comme pour la lui serrer. Au moins, elle était polie. Une fois la salutation effectuée, elle se mit à jouer avec les cheveux du mutant.

- C'est joli, on dirait la mer ! Tu aimes la mer ?

Elle demandait ça à Erïka. Au moins, elle n'avait pas fait de commentaires désobligeants sur le sujet. Avec les enfants, il fallait s'attendre à tout. Bobby désirait cependant savoir si ses parents étaient là. C'était la raison de leur présence ici après tout.

- Dis moi, Mary, mes parents sont là ?
- Oui mais en fait non. Ils sont là mais ils sont partis. Ils sont allés faire une promenade avec maman je crois. Papa est resté dormir sur le canapé du salon, il avait pas envie d'y aller. Alors je m'ennuyais, je jouais dehors ! Je pensais pas que tu viendrais, tata et tonton ont dis que t'étais malade.


Malade ? C'était ainsi qu'ils expliquaient l'absence de Bobby et sa mutation ? Ne sachant pas trop à quoi s'attendre, le mutant décida tout de même qu'ils feraient mieux de rentrer à l'intérieur. Même si ses parents n'étaient pas là, ils pourraient toujours occuper son ancienne chambre. Il avait sans doute quelques trucs à y récupérer, n'ayant pas pu le faire la dernière fois qu'il était venu. Bobby déposa sa cousine à terre et la laissa retourner jouer. Par chance, comme il était bien couvert, elle n'avait pas ressenti le froid qu'il dégageait. Ce n'était pas plus mal. Bobby reprit la main d'Erïka et la guida à l'intérieur de la maison. Ils évitèrent le salon, ne voulant pas tomber sur l'oncle, puis grimpèrent à l'étage, là où se trouvait la chambre de Bobby. Celui ci entra et fit entrer sa petite amie avant de refermer la porte. La chambre était assez grande, décorée de divers posters. Une paire de vieux gants de boxe trainaient dans un coin. Sur l'un des murs de la chambres se trouvaient plusieurs photos, dont certaines où il y apparaissait, petit ou un peu plus jeune qu'à présent. Il n'avait pas cette couleur de cheveux particulière encore et on avait un peu de mal à le reconnaitre. Le temps passait vite...
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Confiance Aveugle [Iceberg]   Confiance Aveugle [Iceberg] - Page 2 Icon_minitime1Mer 24 Avr 2013 - 0:40

Erïka avait parfois des idées assez particulières en tête. Il suffisait d’écouter les nombreuses histoires d’Anieta pour réaliser qu’elle avait beaucoup d’expérience pour ce qui était de faire des bêtises. Par exemple, mettre du savon mousse dans la piscine afin de s’en faire un bain géant… Depuis ce temps, elle avait appris à mettre le savon que dans son bain, preuve qu’elle apprenait de ses erreurs. Malgré tout, il lui arrivait toujours d’avoir des idées folles qu’elle ne pouvait pas toujours réalisé seule. Bobby lui avait proposé un igloo pour la tenir au frais cet été, mais elle voyait bien plus grand. Un simple igloo ne lui suffisait pas. Elle voulait quelque chose d’encore plus somptueux, quelque chose de comparable à l’hôtel de glace que l’on pouvait retrouver dans une ville du Canada. Elle regardait Bobby de ses beaux grands yeux azurés, le suppliant silencieusement d’accéder à sa demande. Elle savait qu’il ne refuserait pas.
En effet, il ne rejetait pas sa demande très particulière. Il acceptait et lui promettait qu’elle aurait son hôtel ! Ravie, la jeune fille ne pouvait s’empêcher de sourire. Il venait d’en faire une heureuse, c’était certain. Il n’y avait qu’à la voir rayonner pour le savoir.


-« Hummm… Je crois que tu me l’as déjà dit… mais j’adore te l’entendre dire ! C’est toi l’homme parfait qui va me faire un hôtel de glace ! Et je veux que le lit soit fait de glace aussi ! J’installerais quelques couvertures par-dessus comme ça je n’aurais pas trop froid et ce sera parfait ! »

On pouvait voir à quel point Erïka était bien différente de ce qu’elle projetait habituellement. Autant elle se montrait froide et distante avec les autres, autant elle était aussi joyeuse et énervée comme une petite puce lorsque l’on apprenait à la connaitre. En ce moment, rien ne semblait pouvoir calmer sa joie et son esprit imaginatif. Elle imaginait déjà ce à quoi pourrait ressembler son futur domaine de glace. Cependant, elle finit par se détendre et passer à un tout autre sujet de conversation. Elle profitait du moment qu’elle passait, seul à seul, avec Bobby, afin de lui poser quelques questions sur sa famille, sur son pouvoir. Ils parlaient également de l’institut et du professeur Xavier, qui avait changé leur vie à tous les deux. Ils avaient eu de la chance de le rencontrer. Cependant, ce n’était pas le cas pour tous les mutants. Certains d’entre eux avaient besoin d’aide et personne n’était là pour leur tendre la main. Par contre, il y avait toujours les X-Men pour leur venir en aide, puisque le professeur ne pouvait se dédoubler et être partout à la fois.

-« Même s’il n’existe pas d’autres écoles, il faut se dire qu’il y a toujours les X-Men. Ils ne laisseront jamais tomber un mutant qui a besoin d’aide. C’est vrai que ce serait bien d’avoir d’autres endroits comme l’institut, par contre. Comme ça, les mutants à travers le monde pourraient y trouver un refuge. »

Puisqu’ils parlaient de mutation, Erïka décida de poser une question qui lui brûlait les lèvres : quelle était la couleur naturelle de Bobby ? Cette question était peut-être étrange, mais elle s’en fichait et cherchait à obtenir une réponse. Bien évidemment, il n’allait pas lui dissimuler une si petite information. Il avait les cheveux bruns, au naturel. La jeune fille se demandait bien à quoi il ressemblait lorsqu’il était jeune. Il devait être adorable, elle était certaine que cette couleur devait bien lui aller. Malgré tout, elle adorait le bleu de ses cheveux, qu’il soit naturel ou non. Apparemment, question teinture, le bleu était l’une des couleurs les plus difficiles à entretenir, décolorant en vert assez rapidement. Il faisait des jaloux, bien qu’il n’y croyait pas trop. Pourtant, Erïka lui assurait que si.

-« Le bleu c’est difficile à entretenir car ça déteint super rapidement, apparemment. En fait, c’est ma demi-sœur, au milieu de son blabla inutile, qui me parlait de ça. Elle a vu les photos que ma grand-mère a encadrées dans son salon dont l’une où on apparait tous les deux. En plus de penser que tu es punk, elle est jalouse de tes cheveux parce que ta couleur est trop belle, trop éclatante et super bien entretenue. »

Ne souhaitant pas parler davantage de sa demi-sœur, la jeune fille décida de quitter le bain. Elle avait une petite idée dans la tête et s’amusait à faire tourner Bobby en bourrique. Elle se cacha dans un placard, attendant impatiemment qu’il vienne la chercher. Heureusement qu’il ne tarda pas à venir la rejoindre et à l’y en sortir pour la coucher sur le lit. Si, un jour, il décidait de se cacher afin de lui jouer le même tour, il songeait à se cacher sous les couvertures. Ainsi, la jeune fille n’hésitera pas à venir le rejoindre. Elle aimait être dans ses bras, comme en ce moment, où elle partageait un moment de tendresse. Même lorsque cela se termina, elle resta collée contre lui, fermant les yeux et profitant de l’instant présent. Elle était fatiguée et savait parfaitement bien qu’elle ne tardera pas à s’endormir. Malgré tout, elle faisait des efforts pour rester éveillée.

Bobby souhaitait passer chez lui et voir si les choses avaient changées avec le temps. Il souhaitait, par la même occasion, présenter sa petite-amie à ses parents. Erïka n’était pas certaine de faire bonne impression, mais elle s’en fichait. Elle comptait bien rester naturelle quoi qu’il arrive. Elle savait qu’elle avait un sale caractère et avait une vision négative d’elle-même, tout comme de la situation dont ils parlaient. Elle n’était pas certaine que tout se déroule à merveille, mais souhaitait tout de même avoir tort.


-« S’ils ne veulent pas t’écouter, je vais faire en sorte qu’il le fasse. Habituellement ça attire l’attention des gens quand je me mets à leur jeter la vérité en pleine face… À moins que ce ne soit quand je les traite de connard, je ne sais pas trop. »

Quoi qu’il en soit, la jeune fille n’était pas en état de réfléchir. Elle ferma les yeux et souhaita une bonne nuit à son petit ami avant de sombrer dans les bras de Morphée.
Lorsqu’elle se réveilla, le lendemain matin, elle décida d’aller prendre une douche. Elle ne s’attendait pas à ce que Bobby vienne la rejoindre sous l’eau brûlante, mais il semblait en faire fit afin de pouvoir la serrer dans ses bras. Il lui demanda si elle avait passé une bonne nuit. Oh que si ! C’était l’une des meilleures nuits de sa vie. Elle avait pu profiter d’un sommeil sans interruption et faire le plein d’énergie afin d’affronter cette journée qui s’annonçait mouvementée et riche en émotions. Elle espérait que Bobby ait pu dormir aussi bien qu’elle.

-« Tant mieux alors. Habituellement tu as le sommeil léger. »

Elle déposa un baiser sur ses lèvres avant de quitter la douche. Elle avait terminé de le torturer. Elle alla sa changer puis préparer ses affaires. Bobby s’était installé sur le lit afin de regarder sa carte routière et la jeune fille vint s’assoir à ses côtés. Elle tenait à conduire une fois en ville. Si son petit ami ne lui laissait pas faire, elle comptait bien se venger et l’attaquant comme un animal sauvage, ce qu’elle fit en se jetant sur lui afin de le chatouiller. Sous cette terrible attaque, il n’eut pas le choix que de capituler et lui promettre de lui donner ce qu’elle désirait. Alors, elle s’arrêta et se contentant de le fixer silencieusement. Lorsqu’il mit fin à son hilarité, elle en profita pour l’embrasser tendrement.

Il était maintenant temps de partir. Les tourtereaux quittèrent le motel et filèrent sur la grande route. Bobby conduisait pour cette première partie du trajet, tandis qu’Erïka regardait le paysage défiler devant ses yeux, bien accrochée à lui. Ils discutèrent de choses et d’autres tout au long du voyage. Une fois à proximité de la ville, le jeune homme laissa sa petite amie prendre le contrôle du véhicule, comme il le lui avait promis. Ravie, Erïka repris la route à travers la ville de Boston. Elle n’y avait jamais mis les pieds, aussi loin qu’elle se souvienne. Elle prêtait donc une attention particulière aux indications que lui donnait Bobby qui les mena finalement à destination. Les maisons étaient magnifiques, il était évident qu’il avait grandi dans un quartier aisé. Ça semblait être un bel environnement pour élever des enfants.


-« Tes parents ne sont pas pauvres, dis donc ! C’est une jolie maison, dans un beau quartier et j’aurais pu écraser au moins trois enfants qui se jetaient dans la rue à la dernière seconde. Une chance que je ne roulais pas très vite et que j’avais le temps de les voir et les entendre passer. »

La jeune fille se gara devant la maison de Bobby, puis coupa le moteur du véhicule. Elle en descendit, puis retira son casque. Elle sentit son petit ami prendre sa main dans la sienne et sourit. Elle devait maintenant se préparer à rencontrer ses beaux-parents. Elle n’était pas très optimiste, mais espérait que tout se passe bien.

Soudainement, une petite voix aigüe retentit à ses oreilles. Elle se crispa légèrement sur le coup. Elle détestait ce genre de petites voix qui appartenait à une petite fille. Cette dernière se jeta sur Bobby en l’appelant par un drôle de pseudonyme. Roby ? Erïka trouvait ça particulier, mais ne dit rien à ce sujet. Impossible de rire de ce surnom lorsque l’on se faisait appeler Rosy… Le jeune homme pris la dénommée Mary dans ses bras, visiblement heureux de la voir. Erïka, elle préférait rester légèrement à l’écart. Il lui avait dit qu’il n’avait pas de sœur, alors qui était cette gamine ?

Impossible de rester en retrait. La petite fille voulait savoir qui elle était. Aussitôt, Bobby s’occupa des présentations. Tant mieux, Erïka était loin d’être douée pour ce genre de chose. Et puis, elle n’était pas une dame ! Elle était trop jeune pour avoir l’air d’une… dame. Cependant, elle n’allait pas chipoter, ce n’était qu’une enfant. Elle allait faire preuve de bonne volonté, cette fois-ci. Au moins, la gamine se rattrapa en disant qu’elle était grande. Visiblement, cette dernière ne comprenait pas le concept d’une petite amie. C’était mignon à voir. Elle était encore pure et innocente, valait mieux que ça reste ainsi.
Mary s’approcha de l’adolescente afin de lui tendre la main. Pendant deux secondes, Erïka la regarda, ne sachant pas trop quoi faire sur le coup. Puis, elle tendit, à son tour, la main à la gamine, qui semblait en être ravie. Elle ne détestait pas les enfants, mais disons que ça prenait un bon moment avant que ça ne colle. On pouvait dire qu’Erïka ne montrait pas sa nature à n’importe qui.

La gamine remarqua la couleur des cheveux de Bobby et se mis à jouer avec, visiblement amusée par cette coloration inhabituelle. Au moins, cela ne semblait y déplaire. Quelle tête ferait-elle si Erïka lui disait que c’était naturel ? Elle préférait se taire à ce sujet, par contre. Elle ne souhaitait pas mettre son petit ami dans l’embarras. Après tout, il n’avait pas choisi les effets secondaires de sa mutation. La gamine lui demandait si elle aimait la mer. L’adolescente passa une main dans la chevelure de son petit ami, souriant légèrement.


-« J’aime bien la mer, mais je préfère la neige. Pas toi ? »

Bobby changea de sujet en demandant à la gamine si ses parents étaient là. Elle répondit par la négative. Ils étaient sortis prendre une marche. Tant mieux, Erïka n’avait pas spécialement envie de les rencontrer tout de suite. Cependant, elle tiqua sur la dernière phrase de la gamine. Bobby était malade ? C’était quoi ces conneries ? Il s’agissait d’une excuse inventée par ses parents pour ne pas lui dire qu’ils étaient trop cons pour accepter leur fils tel qu’il était ? Qu’est-ce que c’était ridicule. Erïka ne supportait pas les mensonges. À quoi bon rentrer des trucs pareils dans la tête de cette gamine ? Cela ne suffisait pas de simplement dire qu’il vivait à l’institut ? Ils n’avaient pas besoin de parler de son pouvoir, mais de là à lui faire croire qu’il était malade… ils auraient pu trouver mieux.

-« Malade ? Tu trouves qu’il a l’air malade, toi ? Il me semble en pleine forme… Tu es certaine que ton… oncle et ta tante t’ont dit la vérité ? »

Elle ne put s’empêcher d’ajouter son petit commentaire sur un ton calme, n’aimant pas trop le fait de faire croire n’importe quoi à cette pauvre enfant. Elle serait également rejetée si son don venait à se manifester un jour ? Mais quelles conneries… Bobby décida d’entrer à l’intérieur avec Erïka, au plus grand bonheur de celle-ci. Il valait mieux couper cours à la conversation avec la gamine avant qu’elle ne tente de la convaincre que ses parents lui racontaient des salades.
Une fois à l’intérieur, Bobby guida Erïka jusqu’à son ancienne chambre. Elle observa la décoration. Cette chambre ressemblait à n’importe quelle chambre d’adolescent. La jeune fille profita de ce moment où ils étaient seuls pour leur demander quel était son lien avec la gamine.


-« C’était qui la petite fille ? Quelqu’un de ta famille ? C’est ta cousine, si j’ai bien compris, non ? »

Elle s’arrêta devant les photographies affichées sur le mur. Il y en avait plusieurs sur lesquels il apparaissait. Il était beaucoup plus jeune, sa mutation ne s’était toujours pas déclenchée à l’époque.

-« Tu étais tellement mignon quand tu étais petit ! Ça t’allait bien les cheveux bruns. D’ailleurs, tu es toujours aussi beau. »

Elle se détourna des photographies afin de parcourir un peu la pièce. Elle attrapa une paire de gants de boxe qui trainaient par là et les observa. Elle décida de les essayer et les enfila. C’était un peu grand pour elle. La jeune fille les retira avant de se retourner vers Bobby. Après avoir reposé les gants, elle s’approcha de lui et le serra dans ses bras.

-« Ça te rappelle des souvenirs, tout ça, je suppose ? »

Elle ferma les yeux, profitant de l’étreinte, mais les rouvrit bien assez rapidement. Elle entendait du bruit, à l’étage. La gamine était toujours à l’extérieur et elle distinguait très bien sa petite voix d’enfant. Elle s’adressait à d’autres personnes, devant la demeure. Elle cherchait à distinguer les voix et tenter de deviner de qui il s’agissait. Puis, elle entendit ses interlocuteurs se diriger vers la maison. Erïka leva la tête vers son petit ami.

-« Je crois que tes parents sont là. Ça va aller ? Tu vas être capable de leur faire face ? Ta cousine à du leur dire que nous sommes là… »


Dernière édition par Erïka M. Davidoff le Sam 27 Avr 2013 - 22:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Confiance Aveugle [Iceberg]   Confiance Aveugle [Iceberg] - Page 2 Icon_minitime1Sam 27 Avr 2013 - 10:56

Plus Erïka parlait, plus Bobby souriait. Comment faisait-elle pour toujours dire ce qu'il voulait entendre ? Elle ne lisait pourtant pas dans ses pensées, en tout cas, pas qu'il sache. Mais ce n'était clairement pas pour lui faire plaisir à lui qu'elle lui demandait de lui construire un hôtel entièrement fait de glace, juste pour eux deux. Cela se sentait à la façon dont elle parlait qu'elle attendait avec impatience le moment où elle verrait le bâtiment prendre forme sous ses yeux, ce n'était pas une demande faite dans le vent, c'était une véritable envie. Et Bobby ne l'aimait que davantage pour ça. Tiendrait elle toute une nuit dans une chambre entièrement glacée, sans confort ? Il n'en doutait pas une seule seconde. Si quelqu'un pouvait même y prendre du plaisir, c'était bien elle. Doucement, il prit sa main dans la sienne pour déposer un baiser dessus.

- Tu auras tout ce que tu voudras, c'est la moindre des choses pour celle que j'aime.

Et la moindre des choses était de lui dire la vérité lorsqu'elle le questionnait même si cela ne lui plaisait pas d'aborder certains sujets. Il fut ainsi question de mutation, de rencontres, de famille et aussi d'effets secondaires. Bobby n'en parlait jamais à personne, n'ayant aucune envie de confier ce genre de choses même avec le peu de proches qu'il avait. Avec John qui était ce que l'on pouvait considérer comme son meilleur ami, il n'avait jamais pris la peine de se confier. Après tout, ils n'étaient pas tellement dans une optique de bons amis qui s'épaulaient et se racontaient leurs malheurs. Cela n'avait jamais manqué à Bobby mais maintenant qu'il en parlait à sa petite amie, il réalisait que ce n'était pas si mal que ça. Elle n'avait fait aucun commentaire péjoratif sur le sujet et n'avait émis aucun jugement, sauf en ce qui concernait ses parents. Mais comment lui en vouloir ? Les parents et elle, ça avait l'air de faire deux. Il fallait dire qu'elle n'avait pas vraiment eu beaucoup de chance avec les siens, il n'y avait donc rien d'étonnant à ce qu'elle ne soit pas tendre avec ceux de Bobby. Et puis, elle avait des raisons de les cataloguer de la sorte même si elle ne les connaissait pas. Le mutant ne lui en voulait donc pas, surtout qu'elle le défendait quelque part. Tous les humains n'étaient pas réceptif à la mutation et tous les mutants n'avaient pas la chance d'avoir quelqu'un sur qui compter pour faire face à leur différence.

- Mais les X-men sont peu nombreux et il y a tant de mutants de par le monde... J'espère qu'un jour, certains se mobiliseront pour prévenir toute persécution des mutants ou bien même des humains. Ca marche dans les deux sens.

Bobby n'avait jamais été réellement persécuté à cause de son don. Ses parents l'avaient plus ou moins rejeté mais jamais d'autres personnes ne l'avaient fait. Il fallait dire que si on ne le collait pas, on ne pouvait deviner qu'il n'était pas comme tout le monde. Seule sa couleur de cheveux démontrait qu'il avait un petit quelque chose en plus. Mais là encore, il fallait savoir que c'était une couleur naturelle. Erïka lui avait même posé la question car sa demi soeur lui avait apparemment fait une remarque sur le sujet. Mais ce que retint surtout Bobby fut le fait qu'il soit comparé à un punk. Lui ? Le fils de bonne famille, le bon élève ? Un punk ? Bobby regarda Erïka comme si elle se moquait de lui.

- Moi, un punk ? Juste à cause de ma couleur de cheveux ? Je veux bien que ça ne soit pas ordinaire mais n'a t elle pas la mauvaise habitude de juger sur les apparences ?

Mais ce moment de questionnement et de doutes fut rapidement remplacé par un agréable moment de jeu, Erïka souhaitant encore s'amuser de son petit ami. Celui ci ne baissa pas les bras et la trouva bien rapidement. Le challenge n'avait pas été bien difficile mais allait il s'en plaindre ? Pas tellement. Grâce à ça, il pu passer un moment particulier en compagnie de celle qu'il aimait. Attendre en avait bien valu la peine et c'est allongé contre elle et caressant son dos qu'il réalisait à quel point il était chanceux de l'avoir. Ses anciennes petites amies faisaient tellement pâle figure à côté d'elle qu'il se demandait comment il avait pu sortir avec. L'amour l'aveuglait sans doute mais il s'en fichait, ce n'était pas comme s'il en pâtissait. Il était fatigué, n'avait qu'une envie, c'était dormir mais pourtant, il désirait demander quelque chose à Erïka avant qu'ils ne ferment les yeux. Ses questionnements avaient fait réfléchir Bobby et il désirait à présent retourner chez lui pour voir si, à tout hasard, les choses n'auraient pas évoluées. Mais il ne voulait y aller seul et la présence d'Erïka tombait à pic. Elle n'était pas contre mais prévenait qu'elle ne garderait sans doute pas son sang froid si ils allaient trop loin.

- Tout le monde n'apprécie pas la franchise. C'est pourtant l'une de tes plus belles qualités alors ils devront faire avec.

Bobby déposa un baiser sur les lèvres de la russe et la laissa s'endormir paisiblement alors qu'il faisait de même. Une bonne nuit de sommeil ne pouvait pas leur faire de mal. Mais le froid que dégageait Bobby en dormant était bien plus fort que lorsqu'il était éveillé et il ne fut donc pas étonné de voir que sa petite amie n'était plus là à son réveil. Il la trouva dans la salle de bain, prenant une douche sous une eau des plus chaudes. Mais ça, il ne s'en rendit compte qu'une fois qu'il l'avait rejoint. Le moment de surprise passé, il était bien content de retrouver à nouveau ses bras. C'était un réveil des plus agréables et la chaleur de l'eau n'était pas si horrible que ça finalement.

Une fois leur douche terminée, ils retournèrent à la chambre pour se préparer et envisager la route à prendre. Bobby ignorait si Erïka était partante pour se rendre à Boston aujourd'hui, estimant que cela pouvait de toute façon attendre. Mais la jeune femme n'était pas contrariante et Boston fut donc désigné comme leur prochaine étape. C'était au tour de Bobby de conduire et il fit en sorte que le trajet jusqu'à chez lui ne soit pas trop long afin que sa petite amie puisse rapidement profiter d'un moment de conduite une fois en ville. Alors qu'ils arpentaient la rue où Bobby vivait autrement, Erïka ne pu retenir un commentaire à propos de l'endroit et surtout de la maison où il avait grandi.

- Il faut dire qu'il y a assez peu de véhicules qui passent par ici alors ils ne font pas attention... Mais c'est un quartier tranquille où il fait bon vivre. Enfin, d'après ce dont je me souviens. Et oui, mes parents ne sont pas dans le besoin. La vie au manoir ne m'a donc pas vraiment changé de mes habitudes.

Bobby descendit du véhicule une fois garé et attrapa la main d'Erïka tandis qu'il se dirigeait, non sans une certaine appréhension, vers la porte de chez lui. Mais ils ne purent l'atteindre car quelqu'un les en empêcha, surgissant de nulle part. Il s'agissait de Mary, la cousine du mutant qu'il n'avait pas vue depuis longtemps. Il était content de la voir, aimant les enfants et leur innocence parfois déboussolante. La petite fille le questionna et demanda même qui était Erïka qui jusqu'à présent n'avait strictement rien dit. Elle n'avait pas l'air très à l'aise, ne sachant sans doute pas quoi dire face à un enfant qu'elle ne connaissait pas. Aimait elle les enfants d'ailleurs ? Bobby ne le savait même pas mais il sentait qu'il n'allait pas tarder à le savoir. Erïka semblait hésitante, ne serrant pas la main tendue tout de suite mais elle fit l'effort de le faire, c'était déjà ça et cela suffisait à ce que Mary soit contente et l'oublie un peu. Bobby répondait à ses questions pour l'occuper et qu'elle ne les colle pas trop par la suite. Ils n'étaient pas là pour s'amuser après tout.

Mary s'attarda sur la chevelure à la couleur inhabituelle de Bobby mais ne fit pas de critique sur le sujet, plutôt amusée par la couleur. Elle demanda même son avis à Erïka alors qu'elle comparait ça à la couleur de l'océan. Erïka ne se gêna pas pour passer la main à son tour dans la chevelure du mutant, ce qui le fit sourire. Il allait vraiment finir par croire que c'était plus un avantage qu'autre chose, à force. La jeune femme expliqua qu'elle préférait la neige, faisant sans doute référence au pouvoir de Bobby sans réellement le dire. Mary semblait dubitative, comme pesant le pour et le contre avant de répondre.

- Oui mais c'est froid ! Mais c'est rigolo, on peut se rouler dedans et puis on peut la lancer sur les autres ! Et puis la neige on peut l'avoir partout alors que la mer, c'est pas partout !

Bobby sourit à cette affirmation mais préféra revenir à la raison de leur présence ici. Mary les informa que les parents du mutant n'étaient pas là, partis en promenade en compagnie de la mère de la petite fille, son père étant resté faire une sieste à l'intérieur. Mais elle s'étonnait de la présence de Bobby, déclaré comme étant malade par ses parents pour expliquer son absence. Bobby était blessé mais il n'en montra rien. Il ne voulait pas inquiéter davantage la petite fille ni lui mentir mais c'était une situation épineuse. Mieux valait qu'elle ne sache rien pour le moment. Erïka ne se gêna pas pour intervenir cette fois, trouvant apparemment scandaleux la façon dont s'était comporté les parents de son petit ami. N'allait elle pas trop loin en accusant les parents de Bobby de mentir ? C'était la vérité après tout mais l'enfant devait elle le savoir ?

- Non il a pas l'air malade alors je suis contente qu'il aille bien ! Mais pourquoi ils me diraient pas la vérité vraie ? Les adultes ils disent toujours qu'il faut pas mentir...
- Et ils ont raison. Mais parfois ils font l'inverse de ce qu'ils imposent aux autres. Ne mens jamais Mary, d'accord ?


La petite fille hocha la tête et Bobby la remercia, la laissant retourner à ses occupations tandis qu'il se dirigea à l'intérieur avec Erïka. Il ne s'attarda pas et grimpa à l'étage, rejoignant son ancienne chambre. Rien n'avait changé, ce qui lui donnait un sentiment de sécurité. Si cette pièce n'avait pas encore été transformée en bureau ou autre, cela signifiait il que ses parents ne l'avaient pas complètement rejeté ? Il redoutait la réponse qu'il allait pourtant bientôt avoir. Erïka lui demandait qui était Mary. Il était vrai qu'il ne l'avait pas présentée exactement même si certains éléments avaient été révélés.

- Il s'agit de ma cousine, Mary. Elle venait souvent ici quand elle était toute petite, lorsque ses parents avaient besoin de baby-sitter. Je m'en suis pas mal occupé à l'époque. Tu n'aimes pas les enfants ?

Tournant les yeux vers Erïka, il la vit faire le tour de la chambre, s'attardant sur les photos qui ornaient l'un des murs. Elles dataient un peu mais à l'époque, la mutation du jeune homme ne s'était pas encore déclenchée et il avait l'air tout à fait banal. Erïka le trouvait vraiment mignon à cette période mais ne manqua pas de le complimenter sur le présent, ce qui le fit sourire.

- Je passais plus facilement inaperçu à l'époque on va dire. Mais merci, ton avis compte beaucoup pour moi.

Il la laissa faire le tour de la pièce tandis qu'il repensait aux évènements passés. Tout ça lui semblait si loin... Il n'était pas certain d'avoir fait le bon choix en revenant ici mais c'était trop tard pour faire machine arrière. Erïka vint le serrer dans ses bras, comme si elle avait ressenti le doute qui l'assaillait sur le moment. Il referma ses bras autour d'elle, savourant l'étreinte.

- Oui, ça me rappelle pas mal de choses. Mais c'est une époque révolue, ça appartient au passé. Plus rien ne sera jamais comme avant, c'est certain.

Erïka ne tarda pas à lui faire savoir que ses parents étaient là. Le bruit de la porte d'entrée le confirma quelques secondes après. Comment avait elle deviné ça ? Sans doute à cause de sa seconde mutation. Ils ne pouvaient vraiment plus reculer et Bobby prit une grande inspiration, redoutant ce moment. Il se détacha de la russe et lui prit à nouveau la main. Pas question de la laisser en arrière plan, il était venu ici avec elle et ne comptait pas la cacher.

- Je ne sais pas en fait... mais tu es là alors ça ira. Je ne t'imposerais rien. Si ça tourne mal, on s'en ira tout de suite.


Bobby n'avait pas quitté sa veste exprès, au cas où. Il descendit les marches et arriva dans le salon. Ses parents étaient là, dos tourné, ne les ayant pas encore vu. Pas de trace des parents de Mary ni même de la petite fille. Ils étaient sans doute restés dehors avec elle pour ne pas se mêler de ce qui ne les regardait pas. Resté à l'entrée du salon, Bobby hésitait à dire quelque chose puis finalement il se lança.

- Bonjour papa... maman...

Les deux adultes se retournèrent comme si ils avaient vu un cambrioleur, le dévisageant d'un air mi surpris mi apeuré. Quoi, il leur faisait peur ? Réellement ? Les avait il un jour menacé ou c'était il montré dangereux ? Il n'en avait pas le souvenir mais cette simple réaction le blessait. Il tenta de ne rien en montrer, s'avançant un peu, tenant toujours la main d'Erïka. Aussitôt, le regard de ses parents bifurqua vers la jeune femme qu'ils ne connaissaient pas.

- Robert... On ne pensait pas que... Mais qui est ce ? Tu fais entrer des inconnus chez nous à présent ?

Bobby crispa un peu la mâchoire, n'appréciant pas tellement un tel jugement. Déjà, il ne s'agissait pas d'une inconnue mais de sa petite amie et ensuite, ils lui parlaient comme si il était un délinquant, lui qui avait toujours été un enfant modèle. Heureusement que Bobby n'était pas du genre à s'énerver facilement. Mais il préférait parler à la place de la jeune femme pour le moment, ne désirant pas qu'elle s'énerve non plus.

- Elle n'est en rien une inconnue, il s'agit d'Erïka, ma petite amie. J'aurais bien voulu vous la présenter plus tôt mais vous avez changé votre numéro de téléphone. Les serrures aussi, j'imagine... Par chance, c'était ouvert. Je voulais prendre de vos nouvelles, savoir comment vous allez. Ca fait... longtemps qu'on ne s'est plus parlé.

Les parents restèrent silencieux avant de prendre place sur le canapé. Le père fit un signe de tête pour les inviter à s'asseoir également mais l'on voyait bien qu'il n'était pas en confiance, loin de là.

- Hé bien nous allons bien, comme tu peux le voir. Nous ne pensions pas;.. que tu reviendrais.
- Pourquoi ? Vous êtes mes parents et c'est aussi ici chez moi non ?
- Oui mais... les choses ont changées, tu le sais. Tu devrais rester avec ceux qui sont comme toi, c'est... mieux pour toi... Elle est... comme toi j'imagine ?


Cette fois, il préféra laisser Erïka répondre.
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