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 Braquage de banque (Russell, Eleonnora et Evelynn)

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Evelynn Jones

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MessageSujet: Braquage de banque (Russell, Eleonnora et Evelynn)   Ven 1 Fév 2013 - 10:13

Le 2 février, une journée qui devait s’annoncer fort régulière, du moins pour Evelynn. Ayant terminé le travail dans les environs de 2h, elle devait faire un petit arrêt dans une banque, question de déposer un chèque de paye. Prenant son sac et sa veste, elle se dépêcha de quitter la bibliothèque, impatiente de rentrer chez elle. La journée était belle, seuls quelques nuages étaient présents dans le ciel. Marchant rapidement dans les rues de New-York, elle s’arrêta dans un café pour se prendre un latte avant d’arriver à la banque.

À l’intérieur, rien ne sortait de l’ordinaire : des comptoirs, des guichets automatiques, des employés… plus ou moins souriants et une file d’attente énorme. C’était prévisible, mais cela découragea Evelynn qui jeta son reste de latte avant de s’installer derrière un homme géant couvert d’un grand imperméable. En fait, si elle aurait été réveillée, ou peut-être simplement un peu plus attentive à ce genre de détails, elle aurait peut-être vu que plusieurs hommes habillés de façon fort similaire (soit un grand imperméable et des lunettes de soleil) semblaient occupés un peu partout dans la salle, mais elle ne remarqua pas ce détail. Après tout, ils pouvaient tous avoir une raison d’être là…

Alors qu’elle faisait la file depuis plusieurs minutes déjà, un son strident se fit entendre alors que plusieurs hommes faisaient irruption dans la salle, tous armés jusqu’aux dents. Au premier coup de feu, Evelynn se jeta à terre, sachant que les coups venaient de derrière elle. Ses réflexes venaient peut-être de la sauver, car plusieurs autres coups de feu survinrent peu après, comme provenant d’un fusil automatique. Comment avaient-ils fait pour pénétrer ici ? Sous… sous leur imperméable… Le détail qu’elle n’avait pas remarqué s’expliqua de lui-même à l’intérieur même du bâtiment, plusieurs personnes dévoilaient une arme semblable à celles des voleurs, tirant quelques coups de feu en direction des comptoirs. Des cris affolés se faisaient entendre de tous les honnêtes gens qui étaient couchés par terre.

-DU CALME S’IL VOUS PLAÎT ! Ceci est un hold-up des plus classiques, vous vous la fermez, et on vous laisse en vie. Vous faites des conneries, et vous mourrez. C'est assez simple je crois ?

Un homme, dans la trentaine à vue de nez, portant une chemise à l’allure décontractée de couleur marron, venait d’entrer. Les cris se turent tout de suite après ses paroles. Combien y avait-il d’employés et de clients couchés par terre en train de prier leur divinité respective pour avoir la vie sauve ? Peut-être une trentaine à ce moment précis. Evelynn sentit la peur naître en elle, mais elle ne contrôlait toujours pas bien son don, et celui-ci décupla la peur que ressentaient tous les gens présents, y compris les voleurs. Cependant, ne touchant personne, l’effet chez eux était bien moindre. Paniquée, Evy sortit son cellulaire, tentant de rester subtile, pour appeler Nora. La sonnerie dura éternellement dans son esprit, et lorsque sa compagne finit par répondre, tout ce qu’elle put dire avant qu’un bandit ne s’approche d’elle fut :


-Nora… Des gars… avec des fusils… à la…

Un coup de pied bien placé lui retira son téléphone aussitôt, et un autre coup le cassa en morceaux. De ce qu’elle pouvait voir, elle n’avait pas été la seule à avoir cette idée, mais le bandit qui l’avait arrêté revint rapidement vers elle, la soulevant de force en l’attrapant par ses cheveux. N’ayant pas le choix de suivre le mouvement du criminel, elle s’attendit à être frappée, mais les sirènes à l’extérieur se firent entendre. La police arrivait ! Une partie des brigands était passée de l’autre côté des grilles tout comme l’homme en chemise, alors que les autres semblaient protéger les lieux et les otages. Le voleur qui avait surpris l’appel d’Evelynn regarda par la fenêtre rapidement, avant de se retourner vers elle. Il ne semblait pas avoir d’autorité sur les autres criminels, n’était qu’un simple lascar de bas étage, un bouclier de viande, mais cela ne l’empêcha pas de crier :

-LIGOTEZ LES OTAGES, QU’ILS NE REMUENT PAS UN CIL ! On attend l’boss ici, et on protège la porte. Vu ?

Ses collègues hochèrent la tête et sortirent des roulettes de ruban adhésif gris, et se mirent à ligoter la trentaine d’otages qu’il y avait dans la salle. Retournant son attention sur Evelynn, le voleur la lâcha brutalement, la faisant tomber sur le sol, avant de sortir lui aussi une roulette. Enveloppant les bras d’Evy des coudes jusqu’au bout des doigts, il la bâillonna rapidement avant de lier ensemble ses chevilles, s’assurant qu’elle ne pouvait plus bouger ou faire quoi que ce soit. Trop effrayée pour se défendre, elle le laissa faire, des larmes s’échappant de ses yeux. Une fois sa besogne terminée, il se pencha simplement sur elle, murmurant, sur un ton carnassier, à son oreille :


-J’vais t’ramener a’ec moi, tu s’ras ma pute. T’es chanceuse non ?

Alors qu’un rire horrible s’échappait de ses lèvres, les autres avaient fini leur travail et se plaçaient de façon stratégique à l’intérieur, laissant les otages partout au sol, certains visibles de l’extérieur, d’autres non, empêchant ainsi les policiers de faire feu vers la banque. Le coin de rue sur lequel se trouvait la banque était maintenant encerclé de policiers qui braquaient leur arme vers celle-ci, attendant le bon moment pour faire feu.

C’est à ce moment, dans les bureaux du SHIELD, que l’information arriva, ainsi que les photos des différents bandits qui venaient d’entrer. L’une d’elle, celle de l’homme en chemise, fut aussitôt analysée avec les fichiers de la base centrale, et ils trouvèrent rapidement de qui il s’agissait : Jake Stones, un mutant criminel dont les informations manquaient cruellement dans leur dossier. Il avait été vu plusieurs fois dans des attentats similaires, et des témoins racontaient que les balles ne le blessaient pas ou partiellement, d’autres affirmaient qu’il portait néanmoins une veste pare-balles sous sa chemise. Ses pouvoirs étaient inconnus, mais les coffres forts étaient souvent troués, comme si lors de la conception des coffres forts, un espace avait littéralement été omis, oubliés, comme s’il n’y avait jamais rien eu. Ces informations laissaient les gens du SHIELD perplexes, mais comme un mutant était inclus, ils devaient agir pour éviter le maximum de blessés.

Contactant l’agente la plus proche, un appel fut aussitôt envoyé à Eleonnora Davidoff, à peine une minute après l’appel d’Evelynn.


-Agente Davidoff, vous devez vous rendre à la « Federal Reserve Bank of New York », il y a un hold up et un mutant est impliqué, un certain Jake Stones. Il est dangereux, il est accompagné de beaucoup d’hommes. On vous envoie les informations. Une équipe vous rejoindra là-bas.

Un appel similaire fut fait à Russell Blake, qui était alors sur la forteresse volante du SHIELD.

-Agent Blake, vous ferez partie de l’équipe qui va à New-York, vous devriez y être dans moins de 15 minutes en hélicoptère. On vous envoie les informations sur Jake Stones, le mutant que vous devrez arrêter si possible, sinon tuer. Le laisser fuir n’est pas une option. Allez-y.
.
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Eleonnora S. Davidoff

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MessageSujet: Re: Braquage de banque (Russell, Eleonnora et Evelynn)   Ven 1 Fév 2013 - 21:27

Eleonnora venait de passer la serpillère dans le salon. À présent, la pièce, comme toutes les autres, brillait de propreté. Une bonne chose de faite. Puisqu’elle n’était pas en service, aujourd’hui, elle en avait profité pour faire un peu de ménage. Evelynn sera ravie de voir cela, une fois qu’elle sera de retour du travail. Elles pourront s’installer tranquillement devant un film, manger un bon repas qu’elle comptait commander au restaurant de sushi du coin, et finir la soirée l’une dans les bras de l’autre. Cette soirée s’annonçait magnifique. La jeune femme jeta au coup d’œil à l’horloge du salon. Puisque sa douce ne tarderait pas à arriver, autant se mettre des vêtements plus confortables. Elle était sortie, ce matin, pour un rendez-vous professionnel avec son comptable. Elle s’était bien habillée et n’avait pas pensé à changer de vêtements une fois de retour chez elle. Elle venait de retirer ses lentilles cornéennes afin de mettre ses lunettes, lorsque son téléphone sonna. Parcourant rapidement la distance entre sa chambre et le salon, elle attrapa l’appareil. L’appel venait d’Evelynn. Elle décrocha aussitôt.

Lorsqu’elle salua sa douce, elle ne s’attendait pas à l’entendre, paniquée, s’adresser à elle. Que se passait-il ? Des hommes armés ? Mais où ? Elle n’eut pas le temps de demander quoi que ce soit. Quelque secondes plus tard, c’était le silence total. Que c’était-il passé ? Où était Evelynn ? Comment la repérer ? Elle tenta immédiatement de trouver l’emplacement de sa petite amie grâce au GPS de son téléphone. Impossible de la trouver. La puce ne fonctionnait pas. Mais que se passait-il ? Paniqué, la jeune femme ne savait que faire. Elle enfila une paire de botte sans talons, noires, qui allaient parfaitement avec son pantalon propre. Elle n’en avait que faire de sa tenue, elle avait pris la première paire qui était à portée de main. S’emparant de son téléphone puis de son sac à main, elle quitta le loft. Elle devait trouver Evelynn. Et si elle s’était fait attaquer sur le chemin du retour ? Elle allait faire le chemin jusqu’à la bibliothèque dans le but de la trouver.

Alors qu’elle montait dans sa voiture, son téléphone sonna de nouveau. Elle décrocha. Cette fois-ci, ce n’était pas Evelynn qui l’appelait. Elle n’avait pas besoin de ça ! Pas du tout ! Pourquoi est-ce que son travail devait l’appeler maintenant ? Elle avait plus urgent à régler. Et si quelqu’un avait osé faire du mal à celle qu’elle aimait ? Elle ne pouvait laisser une telle chose se produire ! À contrecœur, elle écouta les ordres qu’on lui transmettait immédiatement, démarrant le moteur de son automobile.


-« Agente Davidoff, vous devez vous rendre à la « Federal Reserve Bank of New York », il y a un hold up et un mutant est impliqué, un certain Jake Stones. Il est dangereux, il est accompagné de beaucoup d’hommes. On vous envoie les informations. Une équipe vous rejoindra là-bas. »

-« J’y serais dans cinq minutes. »

Sans plus attendre, elle fila en trombe dans les rues de Manhattan. Il s’agissait d’une situation d’urgence. Elle tentait d’éviter un maximum la circulation, roulant plus rapidement que la limite autorisée. Pendant ce temps, un tas de pensées accaparait une partie de son attention. Elle s’inquiétait terriblement pour Evelynn. Où était-elle ? Que lui arrivait-il ? Malheureusement, elle était impuissante dans la situation actuelle. Maintenant, elle avait également une mission sur les bras. Un hold-up. Et s’il y avait un minime espoir que sa douce se trouve à la banque et qu’elle soit prisonnière, elle pourrait la sortir rapidement de cette situation. Elle avait parlé d’hommes armés. Se pourrait-il que tout cela soit lié ? Même si ce n’était pas une situation dans laquelle elle aimerait voir sa douce, elle serait rassurée de savoir qu’elle savait où elle se trouvait et qu’elle pouvait lui venir en aide.

Alors qu’elle roulait, certaines informations lui parvenaient sur son téléphone. Elle recevait certaines informations du SHIELD qu’elle tentait de lire tout en conduisant. Elle en savait suffisamment pour pouvoir prendre la commande des opérations le temps que les renforts arrivent. Pour l’instant, elle était seule et devait gérer cette situation en évitant tout incident fâcheux. Sans se gêné, elle gara sa voiture devant les bandes jaunes installées par les policiers en guise de barrière de sécurité. Quittant sa voiture, tout en coinçant son arme derrière sa ceinture, elle franchit le dit ruban. L’air était frais, elle avait laissé son manteau dans la voiture et ne portait qu’un simple débardeur sous sa chemise blanche. Peu importe, la situation était grave, elle avait plus important à s’occuper. Alors qu’elle marchait vers un groupe de policier, installé devant la banque, à une distance raisonnable des portes, un agent l’aborda.


-« Vous n’avez aucun droit d’être ici, madame ! Retournez derrière le ruban de sécurité. »

-« Agent Davidoff du SHIELD. » Fit-elle en présentant brièvement son badge au policier. « C’est moi qui prend le contrôle des opérations jusqu’à l’arrivée des renforts. »

-« Mais…. » Commença-t-il alors que la jeune femme s’arrêtait devant le capitaine de police, se présentant une nouvelle fois.

-«Je vous laisse le contrôle, agent Davidoff. » Fit le capitaine en s’adressant à la jeune femme. « Nous avons dénombré un total de sept individus pour l’instant. Ils sont peut-être plus nombreux. Il y a une trentaine de personnes qui sont prises en otage, employés comme clients. Mes agents encerclent présentement la banque, attendant les ordres. Que voulez-vous que l’on fasse ? »

-« Pour l’instant, personne ne bouge. Les renforts seront là sous peu. Lorsqu’ils seront arrivés, une équipe spéciale remplacera vos agents. Vous les enverrez repousser les curieux et les médias. Je ne veux voir aucun journaliste tenter de s’approcher de trop près. »

Peu de temps après, comme elle l’avait prédit, les renforts arrivèrent sur place. Elle se dirigea bientôt vers l’équipe spéciale qui avait été envoyée. Elle leur donna l’ordre de remplacer les policiers et de rester immobiles jusqu’à nouvel ordre. Le bâtiment devait être encerclé afin d’éviter la fuite des suspects. Un agent lui remis une oreillette qu’elle s’empressa d’enfoncer dans son oreille. Ainsi elle sera en contact avec les agents lorsqu’elle s’infiltrera à l’intérieur. D’ailleurs, elle n’allait pas s’y rendre seule. L’agent Blake était également présent. Pour avoir déjà travaillé à ses côtés et prétendu être sa femme, elle savait qu’elle pouvait compter sur lui pour cette mission. S’entretenant avec les quelques agents présents, elle leur expliqua bien rapidement les faits.

-« Il y a une trentaine d’otages à l’intérieur du bâtiment. On ne sait pas combien d’hommes les gardent prisonniers, mais il y en a au moins sept. Il faut s’attendre à ce qu’il y en ait plus. Leur leader est un mutant spécialisé dans les vols de banque. Il n’en ai pas à son premier hold-up alors il est organisé et sait ce qu’il fait. Il faut le prendre par surprise. »

Elle leur fit signe de la suivre afin de leur montrer le plan de la banque, installé sur une table. Ainsi, ils avaient une vue d’ensemble des deux étages du bâtiment ainsi que de la configuration des lieux. Elle posa l’index sur un accès situé au deuxième étage. Il était possible d’entrer par une série de fenêtres situées dans les bureaux. Ils pouvaient passer par un escalier de secours afin de se rendre à l’étage. Il fallait seulement espérer qu’il n’y avait personne qui gardait la porte, sans quoi ils devront rapidement et silencieusement se débarrasser de l’intrus surveillant cet accès.

-« Il faut s’infiltrer à l’intérieur. Il y a un accès par cet escalier de secours qui mène au second étage. Par contre, si l’entrée est gardée, il va falloir agir rapidement. Personne ne doit se douter de l’infiltration. Je compte entrer à l’intérieur, je connais l’endroit. Agent Blake, j’aimerais que vous m’accompagniez. On a déjà fait équipe et j’ai besoin d’avoir quelqu’un de confiance auprès de moi. Pendant ce temps, les autres, je vous laisse gérer la situation à l’extérieur. On garde contact en tout temps. Lorsque le deuxième étage sera sécurisé, on pourra faire entrer des membres de l’équipe tactique. »

Elle avait tout décidé sans demander l’avis aux autres. Elle été là la première et s’était permis de gérer la situation. Maintenant, elle comptait entrer à l’intérieur du bâtiment. Elle était déjà prête à s’y rendre, en fait. Elle enfila une veste pare-balle puis ajusta ses lunettes sur son nez. Elle eut le réflexe de prendre son élastique à cheveux, à son poignet, puis réalisa qu’elle l’avait retiré lorsqu’elle était encore dans le loft. Elle devait donc laisser sa chevelure dorée tomber sur ses épaules. Elle allait faire avec. Ce n’était pas ce genre de chose qui allait vraiment la gêner. De toute façon, ce n’était pas le plus important, pour l’instant. Elle devait secourir ces otages et arrêter ces hommes avant qu’il n’y ait des morts.
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MessageSujet: Re: Braquage de banque (Russell, Eleonnora et Evelynn)   Sam 2 Fév 2013 - 15:37

Il était rare que Russell soit inactif. Même s'il avait peu d'activités en dehors de son travail, il ne restait jamais là à se reposer ou à attendre qu'il se passe quelque chose. Quittant rarement la forteresse volante du SHIELD, il en profitait pour s'occuper à sa façon. Ayant déjà mis à jour ses notes et regardé les informations du journal du matin, il ne lui restait plus qu'à s'entrainer dans la salle de sport mise à la disposition du personnel. Quelques personnes s'entrainaient tout comme lui mais cela ne le dérangeait pas tant que personne ne venait lui raconter sa vie ou lui poser des questions auxquelles il n'avait aucune envie de répondre. Utilisant différents appareils, il passa plusieurs heures dans la salle, ne s'arrêtant quelques fois que pour boire un peu d'eau, histoire de ne pas étouffer ses muscles. Alors qu'il était en plein exercice, son téléphone sonna. Il l'avait conservé dans la poche de son short au cas où on voudrait le contacter et il constata qu'il avait bien fait. Attrapant le téléphone, il le décrocha et écouta attentivement ce qui allait être dit. Peu de personnes possédaient son numéro, c'était très certainement le boulot.

"Bonjour ! Monsieur Blake ? Entreprise NewTel, nous aimerions vous proposer nos serv..."

Russell raccrocha. Il se demandait sincèrement comment ces entreprises pouvaient obtenir certains numéros. Agacé, il allait remettre son téléphone à sa place lorsque celui-ci sonna à nouveau. Ils osaient rappeler ? L'anglais regarda le cadrant qui affichait un numéro connu cette fois. C'était bien le travail. Décrochant, il resta silencieux et écouta les directives. Il n'avait que quinze minutes devant lui, aussi il se leva, attrapa ses affaires et se dirigea d'un pas rapide vers sa chambre pour y prendre une douche en vitesse histoire de se débarrasser de la sueur. Enfilant des vêtements propres et son éternel imperméable, il vérifia qu'il avait bien son arme sur lui avant de se diriger vers l'héliport. Comme prévu, le véhicule l'attendait. Grimpant à l'intérieur, il enfila le casque pour ne pas être assourdit par le bruit. Le trajet était court mais il avait le temps de consulter les notes qu'on lui avait fait parvenir.

Russell était professionnel mais un peu psychorigide. Il aimait que les choses soient bien faite et ne voulait rien laisser au hasard. La moindre information était donc cruciale pour la réussite de la mission. Cependant, les informations dont il disposait étaient... parfaitement inutiles. Jake Stones. Comme si un nom allait changer quelque chose. Il s'agissait apparemment d'un mutant mais il n'y avait aucune donnée sur ses éventuels pouvoirs. Affronter un mutant sans savoir de quoi il était capable était dangereux. Comment avait-il été répertorié en tant que mutant si personne ne l'avait vu user de ses pouvoirs. L'information était peut-être fausse... Ou alors celui qui avait écrit ce rapport était idiot ou incompétent. S'attardant donc sur le reste des informations, un peu plus fournies, il apprit qu'il n'en était pas à son coup d'essai. Un spécialiste des Hold-up ? Pourquoi ne pas avoir envoyé la cavalerie plus tôt, surtout s'il s'agissait d'un mutant ? Parfois, Russell ne comprenait pas ses supérieurs et leur manque cruel d'action et d'informations. Il était temps de mettre un terme à cette stupidité sans nom et à remplir un peu plus correctement les dossiers. Au moins les ordres étaient clairs cette fois : mort ou vif mais la fuite n'était pas une option. C'était bien plus simple que d'avoir à le capturer. Finalement, le complétement d'informations n'aurait sans doute pas d'utilité pour la suite...

L'hélicoptère se posa sur un toit et Russell dû descendre plusieurs étages avant de rejoindre une voiture qui l'amena sur place. Il y avait déjà une foule conséquente. Sûrement des badauds un peu trop curieux qui venaient mettre leur nez où il ne fallait pas et qui ne feraient que gêner les forces de l'ordre, pour changer. Russell descendit du véhicule et s'avança jusqu'au ruban qui servait à délimiter le périmètre. Présentant son badge, personne ne lui fit de remarque à ce propos, lui signalant juste que d'autres membres du SHIELD étaient déjà là. Les apercevant au loin, il se dirigea vers eux. Même à distance, il avait reconnu la crinière blonde d'une mutante qu'il connaissait déjà pour avoir fait une mission avec elle. Elle était professionnelle mais avait un caractère un peu spécial. Au moins, elle savait ce qu'elle faisait. S'approchant et se stoppant à côté d'eux, il écouta ce qu'Eleonnora disait. Elle prenait les rennes ? On aurait dit un supérieur en pleine mission. Néanmoins, Russell voyait une faille dans ce qu'elle disait.


"Le prendre par surprise ? C'est un mutant dont on ignore les facultés. C'est lui qui risque fort de nous prendre pas surprise si l'on ouvre pas l'oeil. Cependant, il ne s'attend certainement pas à ce qu'il soit opposé à d'autres mutants. On a un léger avantage mais restons méfiants."

Un peu plus loin, elle leur montra le plan de la banque. Russell le notait dans un coin de son esprit pour être capable de s'en souvenir si les choses tournaient mal. Toute information était bonne à prendre si cela pouvait leur offrir un avantage tactique. Eleonnora dévoilait un plan qu'elle avait visiblement déjà imaginé. Au moins elle connaissait les lieux, c'était déjà ça. Cependant, sa façon de donner des ordres ne plaisait pas trop à l'anglais. Pour qui diable se prenait-elle ? Depuis quand avait-elle un statut supérieur aux autres membres du SHIELD ? Certes, il fallait bien que quelqu'un prenne des décisions mais mettre les idées en commun n'était-elle pas la base même d'une bonne mission ? Au moins, elle voulait qu'il vienne avec elle, le déclarant comme quelqu'un de confiance. Il était cependant étonné qu'elle le vouvoie. Sans doute était-ce pour faire genre devant les autres.

"Puisque vous semblez déjà tout savoir, que comptez vous faire une fois à l'intérieur ? Il serait bon de savoir à quoi s'en tenir avant même de s'infiltrer. On manque d'informations, je vous l'accorde et quoiqu'il en soit, même sans votre avis, je vous aurais accompagné. Je suis là pour agir et non pour me tourner les pouces, agent Davidoff. Votre idée n'est pas mauvaise mais elle a des lacunes. Le bâtiment est pourvu de fenêtres et un simple coup d'oeil à celles-ci suffirait à nous faire repérer et donc à faire échouer toute l'opération. L'escalier de secours est trop à découvert, nous devrions escalader par nos propres moyens. J'espère qu'un peu d'escalade ne vous fait pas peur."

"Et que vous n'aurez pas peur de vous casser un ongle..." Cependant, il garda cette réflexion pour lui. Le but de la manoeuvre n'était pas qu'ils se brouillent ou qu'ils n'arrivent pas à se mettre d'accord mais il fallait rappeler à cette jeune femme qu'elle n'était pas la seule tête pensante et qu'elle n'avait en aucun cas d'autorité sur eux. Ils travaillaient ensemble et non pour elle. Ca, il fallait qu'elle le comprenne vite et bien et qu'elle mette son caractère de côté.

"Pour le reste, je dois avouer être étonné que vous connaissiez l'étage supérieur. A moins que vous ne parliez de celui du dessous ?"


Une fois qu'ils seraient d'accord, il ne leur resterait plus qu'à grimper jusqu'à l'étage du dessus afin d'amorcer l'infiltration. Plus vite ils entreraient en action, mieux cela serait. Mais ils devaient rester prudents, la vie des otages étaient en jeu.
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Eleonnora S. Davidoff

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MessageSujet: Re: Braquage de banque (Russell, Eleonnora et Evelynn)   Dim 3 Fév 2013 - 23:44

Eleonnora était du genre à travailler en solo lorsqu’elle le pouvait. Elle aimait être la seule maitresse des décisions et en assumait pleinement les conséquences. Bien qu’à l’armée elle avait rapidement appris le travail d’équipe, elle avait toujours eu tendance à vouloir prendre les rênes. Il fallait savoir s’imposer et lui dire sa façon de penser afin de l’empêcher de devenir le chef. C’était ce qu’avait fait Russell, dès le début. Il savait comment la jeune femme travaillait et comment elle agissait. Il avait pu le constater lorsqu’elle avait joué le rôle de sa femme. Elle ne s’était pas gênée pour devenir le centre d’attention et ainsi attirer leur cible. Elle affirmait que cela était pour leur mission. C’était bel et bien le cas, même si elle en avait profité pour s’amuser et gonfler son égo. Quoi qu’il en soit, l’agent Blake ne se gênait pas pour déceler les failles dans ses dires. Une fois, ça va, mais ça allait bien rapidement lui taper sur les nerfs.

-« Justement, il ne sait pas que nous sommes mutants. On ne connait peut-être pas son pouvoir, mais on peut se préparer au pire. »

Ne désirant pas discuter plus longtemps, la jeune femme montra aux agents le plan de la banque. Elle avait déjà une petite idée de l’endroit par lequel ils pourraient passer afin de pénétrer dans le bâtiment sans se faire repérer. Elle avait repéré, sur le plan, un escalier de secours situé à l’arrière de la banque. Elle ne l’avait jamais vu, mais supposait que cela pourrait être utile pour entrer, surtout si elle regardait l’endroit où est-ce qu’il débouchait. Les bureaux du deuxième étage allaient probablement être vides. C’était l’occasion d’y entrer. Elle connaissait déjà la configuration des lieux. C’était à cet endroit qu’elle rencontrait son comptable, habituellement. Il avait un bureau situé à cet étage et elle s’y rendait à quelques reprises chaque année pour régler diverses choses quant à sa fortune. Elle pouvait se situer dans ce petit labyrinthe.

Russell lui demanda ce qu’elle comptait faire à l’intérieur. Elle avisera. Voilà son plan. Elle ne pouvait prévoir une stratégie sans savoir où étaient positionnés les divers preneurs d’otages. Ils pouvaient être n’importe où dans ce bâtiment. Malgré tout, elle savait par où passer afin de se rendre à l’étage inférieur. Il y avait deux escaliers distincts. Ils pouvaient descendre par l’un comme par l’autre, mais ne pouvaient risquer de se faire repérer, surtout si les otages étaient à proximité. Elle pouvait facilement élaborer un plan avec les diverses possibilités de s’infiltrer en utilisant tel ou tel accès, mais elle jugeait cela inutile. Elle préférait foncer tête baissée, cette fois-ci. La vie de civils innocents étaient en jeu, et peut-être même celle de sa douce. Elle ne pouvait perdre son temps à élaborer milles stratégie. Elle désirait rentrer dans ce bâtiment au plus vite et aviser selon la situation. Lorsqu’elle était sur le champ de bataille, les choses tournaient que très rarement comme prévu et il fallait savoir s’adapter à chaque problème. S’adapter, c’est ce qu’ils devront faire lorsqu’ils seront à l’intérieur et devront faire face aux bandits. Impossible de savoir comment ils pouvaient réagir en toute circonstance.

Bien que Russell disait que son idée n’était pas mauvaise, Eleonnora avait l’impression que si. Il voulait prendre les commandes ? Il avait une meilleure idée ? Elle l’écoutait. S’il préférait faire de l’escalade, libre à lui. Sur le coup, l’orgueil de la jeune femme pris un coup. Elle n’avait pas réalisé qu’il y avait des baies vitrées à l’arrière du bâtiment. Elle ne s’amusait pas à se promener derrière les boutiques ou quoi que ce soit du genre. Puisqu’il valait mieux, selon Russell, d’entrer par un autre endroit, elle observa le plan afin de bien comprendre son idée. Il avait raison, bien qu’elle avait un peu de mal à l’accepter. Ça finissait toujours par lui passer après quelques minutes.

Quoi qu’il en soit, c’était décidé. Ils allaient escalader par leurs propres moyens. Heureusement qu’elle n’avait pas mis d’escarpin avant de quitter son loft… Courir et faire des acrobaties en talons hauts, elle pouvait y arriver. Grimper sur le toit d’un immeuble, elle en doutait. Puisqu’elle n’avait pas peur de se salir, de chuter ou quoi que ce soit du genre, elle était prête à se mettre à la tâche. Elle voulait agir au plus vite. Tout était une question de temps dans ce genre de situation. Elle ne pouvait se permettre de mettre davantage la vie des otages en danger. Le simple fait qu’ils soient restés à l’intérieur, qu’ils soient à la merci des criminels étaient un terrible risque pour eux. Ils n’y pouvaient rien, ils étaient coincés.
Lorsque l’agent Blake fit cette remarque au sujet de l’escalade, espérant qu’elle n’ait pas peur de grimper. Elle leva la tête vers lui. Pour qui la prenait-il ? Elle avait peut-être l’air d’une femme superficielle, mais il ne fallait pas se fier aux apparences. Elle n’avait pas peur de se salir les mains ou de tâcher sa nouvelle chemise. Ce n’était que des détails. De toute façon, elle était assez riche pour s’acheter des centaines et des centaines de chemises si elle le désirait.


-« Une fois à l’intérieur, on aura deux options pour rejoindre l’étage inférieur. Pour descendre au rez-de-chaussée, il vaut mieux emprunter l’escalier de droite. Celui de gauche est beaucoup plus près de la salle des coffres. C’est probablement là que seront la majorité des preneurs d’otage. »

Son coéquipier lui fit part de son étonnement quant à sa connaissance du second étage. Qu’y avait-il de si étonnant ? Il ne connaissait personne qui prenait rendez-vous avec son comptable dans une banque réputée de la grande ville ? Peu importe, cela ne le concernait pas. Tout ce qui importait, était qu’il pouvait compter sur elle pour lui montrer le chemin. Elle comptait bien se servir de ses connaissances afin de se repérer une fois à l’intérieur. Elle n’aura aucun plan sous la main et il ne valait mieux pas s’égarer.


-« Je parles bien de celui-là, l’étage à bureaux. Ça ne vous arrive jamais de prendre rendez-vous avec votre comptable ? » Fit-elle en tentant de camoufler son agacement.

Elle n’avait pas de temps à perdre. Elle jeta un coup d’œil au bâtiment et les alentours. Les policiers tentaient d’éloigner un maximum les curieux et les journalistes du ruban de sécurité, comme elle l’avait demandé. La banque, elle, était encerclée d’hommes armés, formés pour faire face à des situations comme celle-ci, qui surveillaient le moindre mouvement par les grandes baies vitrées. Il fallait prendre le plus de précaution possible afin d’éviter des morts inutiles. Cependant, de l’extérieur ils étaient tous inutiles. C’est pourquoi Eleonnora voulait entrer rapidement à l’intérieur, afin de faire face à la situation.

Ce n’était pas le moment de se disputer avec son coéquipier. Elle préféra s’éloigner afin d’enfiler une veste pare-balle. Il était temps de faire un peu de sport. Elle attendit que Russell soit prêt avant de se rendre, discrètement, avec lui, à l’escalier de secours. Elle s’agrippa aux barreaux de métal glacés, puis escalada rapidement, évitant soigneusement de passer devant les fenêtres, l’escalier. Les barreaux étaient couverts de neige et elle ne portait pas de gant. Elle fut heureuse d’avoir les deux pieds sur le palier de l’escalier, une fois son escalade terminée. Elle se frotta rapidement les mains afin de les réchauffer. Ça ira mieux une fois à l’intérieur, au chaud. Elle observa, rapidement, l’un de ses ongles. Elle l’avait senti se casser durant l’escalade et constatait qu’effectivement, c’était le cas. Dommage, elle allait devoir prendre un nouveau rendez-vous chez la manucure.

Attrapa son arme, à sa ceinture, la jeune femme se plaça en position, à côté de la porte. Russell avait terminé d’escalader et elle le laissa prendre position près de la porte, puis le laissa l’ouvrir. Lorsqu’il s’engouffra à l’intérieur, elle attendit quelques secondes avant de le suivre. Rapidement, ils firent le tour de l’étage pour constater qu’il n’y avait personne. Les criminels étaient à l’étage inférieur. Comme elle l’avait expliqué, un peu plus tôt, ils devaient emprunter l’escalier de droite afin de descendre. Sans plus attendre, elle l’emprunta, s’assurant toujours que Russell était auprès d’elle. Ils ne devaient pas se séparer. Une fois à l’étage inférieur, ils devaient franchir une porte afin de rejoindre la salle principale où se situaient les comptoirs. Derrière ceux-ci, les bandits devaient y garder les otages.

La jeune femme eu une idée. Se faire passer pour un otage semblait la meilleure solution, puisqu’ils ne savaient pas ce qui se passait de l’autre côté. Retirant son gilet pare-balle et le jetant un peu plus loin, la jeune femme rangea son arme dans son dos, à sa ceinture. Elle le camoufla en le dissimulant sous sa chemise. Se retournant vers son partenaire, elle chuchota brièvement son idée, bien décidée à agir selon son plan.


-« Je vais sortir et me faire passer pour un otage.»
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MessageSujet: Re: Braquage de banque (Russell, Eleonnora et Evelynn)   Lun 4 Fév 2013 - 18:19

Russell n'aimait pas être dérangé pour rien et estimait pour le moment que c'était plus ou moins le cas. Cette mission lui paraissait on ne peut plus bancale et il n'était pas certain qu'avoir Eleonnora à la tête de cette escouade soit forcément une bonne chose. Elle était certes professionnelle et douée, une ancienne militaire même, mais elle n'était pas faite pour être à la tête d'une quelconque équipe. Elle pensait trop à elle-même et pas assez aux autres ni à ce qui les entouraient. Elle ne prenait pas en compte toute une série de risques qui pourraient être mortels pour eux comme pour les otages. Et puis d'abord, en quel honneur donnait-elle des ordres ? L'anglais n'était pas certain que tout décider toute seule soit une très bonne idée. Il fit donc part de quelques éléments qui lui paraissaient étranges et peu fiables. La jeune femme ne se gêna pas pour répliquer mais Russell ne voyait pas bien en quoi ce qu'elle mettait en avant était une bonne chose.

"Autant dire que le seul avantage que nous ayons est que nous savons que nous avons affaire à un mutant. C'est plutôt maigre. Restons discrets le plus longtemps possible, ainsi nous aurons peut-être une démonstration de son pouvoir."

Visiblement, Eleonnora n'était pas d'humeur à discuter et s'approcha des plans de la banque pour établir une façon de procéder. Elle disait connaitre les lieux, c'était déjà pas mal. Néanmoins, le plan d'action qu'elle prônait avait une faille de taille aux yeux de Russell : les fenêtres. Celles qui donnaient sur l'escalier de secours risquaient de les empêcher de monter par là. S'il y avait un garde et qu'il les voyait, ils pouvaient dire adieu à l'infiltration. Et une méthode directe et bourrine n'était pas très malin puisqu'il y avait des otages en jeu. Pour l'anglais, il était plus simple d'escalader le support métallique des escaliers sur le côté et de se hisser jusqu'à la porte de l'étage supérieur. Il présenta donc cette option plutôt que de bêtement monter les escaliers. Il sentit qu'Eleonnora n'appréciait pas trop qu'il discute ses ordres mais le but de la manoeuvre n'était-elle pas qu'ils travaillent ensemble et non qu'il soit sous ses ordres ? Quoiqu'il en était, elle acceptait visiblement cette solution puisqu'elle ne s'y opposa pas. Il aurait été stupide de le faire cela dit. Ils n'étaient pas là pour entrer en conflit mais pour se compléter et c'était exactement ce qu'ils faisaient.

La petite réflexion qu'il avait fait au sujet de l'escalade était peut-être de trop et il le sentit bien à la façon dont elle le regardait. Malgré tout, il savait très bien que la russe était compétente. Elle était une militaire, elle avait fait la guerre, elle était entrainer. Grimper à quelques barreaux était sans aucun doute d'une facilité déconcertante pour elle. Pourtant, ce côté superficiel qui lui collait à la peau laissait penser à Russell qu'elle avait perdu cet aspect un peu masculin depuis qu'elle n'était plus sur les champs de bataille. Du moment qu'elle faisait ce qui était prévu, à quoi bon s'affoler ? Néanmoins, sa connaissance des lieux était une bonne chose même si dans l'immédiat, il leur était impossible de savoir à quoi s'attendre. Les preneurs d'otages avaient peut-être agencé les lieux à leur manière. Il fallait d'abord s'infiltrer à l'intérieur.


"Bien, je fais confiance à vos connaissances, vous me guiderez une fois à l'intérieur. Mieux vaut effectivement rester le plus loin possible des intrus."

Quelque chose l'intriguait tout de même. Comment connaissait-elle si bien les lieux ? Les étages supérieurs étaient réservés aux membres du personnel et il n'avait pas souvenir qu'elle avait été employée d'une banque. Préférant savoir à quoi s'en tenir, il lui posa la question. C'est d'un air évident qu'elle lui répondit avoir rendez-vous là avec son comptable. Son comptable ? Russell la regarda en haussant un sourcil. Un conseiller financier, soit, mais un comptable d'une telle banque... Seuls les plus riches pouvaient s'en vanter. Etait-ce son cas ? Cela intriguait l'anglais mais il préféra ne pas relever. Ils n'étaient pas là pour ça.

"Généralement c'est lui qui vient à moi et non l'inverse. C'est plus convivial disons. Mais soit, je comprends."

Le reste de l'équipe prit position devant la banque tandis que les deux agents s'équipaient. Russell attendait Eleonnora, ne prenant pas la peine d'enfiler un gilet pare-balles. Grâce à son pouvoir, il pouvait repousser les balles et de toute façon, aucun coup de feu ne serait tiré s'ils se débrouillaient bien. De plus, il ne supportait pas ces gilets volumineux qui handicapait grandement leurs mouvements. Une fois la russe prête, il fit le tour du bâtiment avec elle et la laissa grimper en premier. Si elle glissait, il pourrait ainsi plus facilement la rattraper. Grimpant à son tour, il n'eut aucun mal à se hisser, portant des gants et étant de toute façon habitué à faire des tractions. Une fois à l'étage, il se mit à l'opposé de sa partenaire, attrapa son magnum et toucha la poignée de façon à la faire s'ouvrir sans pour autant l'avoir en main. Rien de suspect à première vue, elle n'était donc pas piégée. Ils pouvaient entrer mais devaient rester prudents.

Russell passa en premier, se glissant à l'intérieur avant de se coller tout de suite sur le côté, ne bloquant ainsi pas la sortie, restant accroupi à observer l'étage. Pas un bruit, pas un mouvement. Pas de garde dans le coin à première vue mais on ne savait jamais. L'anglais attendit qu'Eleonnora entre à son tour et referme derrière eux. Ils inspectèrent rapidement les lieux mais ne trouvèrent aucun intrus à cet étage. Ils étaient seuls. Comme l'avait dit la russe avant d'entrer, il y avait deux escaliers. Russell lui laissa donc les rennes et se contenta de suivre, arme toujours en main au cas où. Arrivés à l'étage du dessous, ils se retrouvèrent face à une porte fermée verrouillée mais pas depuis leur côté. Cela facilitait donc les choses. Une petite fenêtre leur donnait une vue de la salle adjacente. De là où ils étaient placés, ils ne pouvaient pas voir clairement où se trouvaient les otages. Ils ne distinguaient que deux gardes au centre de la salle. D'autres devaient se trouver dans le coin. Maintenant, il ne restait plus qu'à trouver une solution pour agir.

Ce fut Eleonnora qui proposa la première une idée. Se faire passer pour un otage ? C'était un bon moyen d'être dans la place mais ce n'était pas dénué de dangers, bien au contraire. Néanmoins, elle avait fait l'armée, savait se défendre et Russell estimait qu'ils n'avaient pas énormément de choix. Eleonnora avait retiré son gilet pare-balles mais avait conservé son arme. Ce n'était pas forcément une bonne idée ça par contre. Si elle se faisait fouiller et cela risquait fort d'arriver, elle se retrouverait en mauvaise posture. Après tout, trouver un membre du personnel seulement maintenant était déjà suspect alors si en plus il était armé... Par chance, la jeune femme portait des vêtements simples qui pouvaient tout à fait la faire passer pour une employée. Il ne restait plus qu'à mettre leur plan en action.


"Sépare toi de ton arme. S'ils te fouillent, c'est trop risqué. Utilise ton pouvoir si vraiment tu as besoin. Au pire, je suis là, fais moi confiance."

A présent qu'ils n'étaient plus que deux, il se permettait de la tutoyer. Alors qu'Eleonnora se débarrassait de son arme, une porte derrière eux s'ouvrit. L'anglais se retourna vivement et découvrit un homme armé qui semblait tout aussi étonné qu'eux de les trouver là. Visiblement, il s'agissait d'un des hommes du gang. Les deux agents n'avaient pas pensé à vérifier tous les coins et cela aurait pu leur être fatal. Profitant de l'effet de surprise, Russell se jeta sur le type, lui assena un coup de coude dans l'estomac et en profita pour lui arracher l'arme des mains avant de lui coller la sienne sur la tempe.

"Reste tranquille, tais toi et tout se passera bien." murmura t-il

Aidé d'Eleonnora, il fouilla l'homme et lui attacha les mains afin qu'il ne fasse rien de stupide. La seule chose digne d'intérêt qu'ils avaient trouvé sur lui était un talkie-walkie qui pour le moment était parfaitement silencieux. Sans doute l'homme était une sentinelle chargée de vérifier les différents étages et qu'ils ne l'avaient pas vu sur le coup. Par chance, ils étaient intervenus les premiers. A eux d'en tirer avantage. Russell supposait qu'en tant que sentinelle, l'homme serait amener à faire un rapport fréquent et que s'il ne parlait pas à la prochaine, les autres trouveraient ça suspect. Plutôt que d'attendre que cela leur tombe sur le coin du nez, il agita l'objet sous le nez du garde.


"Sentinelle, hmm ? Bien, voilà ce que tu vas faire. S'ils appellent, tu leur dis qu'il n'y a rien à signaler. Là, tu vas les appeler et leur dire que tu as trouvé une employée que tentait de se cacher et que tu leur envoies afin qu'il la garde avec les autres otages, compris ? Pas de blague, pas de coup fourré, ce doit être naturel."
"Comme si j'allais vous aider... vous êtes débiles ma parole !"
"Mais tu vas nous aider. Si tu ne nous es d'aucune utilité, nous t'éliminons, c'est plus simple."


Le garde eut l'air étonné et fronça les sourcils. Visiblement, ce que disait Russell lui paraissait peu crédible et il se mit à rire comme si l'on venait de lui raconter une blague franchement mauvaise.

"Bah voyons ! Vous êtes flics ou un truc du genre. Vous pouvez pas faire ça, vous êtes pas des assassins."

Russell soupira puis retira ses gants. Il allait devoir persuader cet homme s'il voulait qu'il coopère et il n'avait pas 150 moyens à sa disposition. Ce type avait raison, ils ne pouvaient pas tuer ainsi, ils représentaient les forces de l'ordre. Mais ça, l'homme n'avait pas à le savoir. Et Russell savait très bien se montrer menaçant et crédible quand il le voulait, quitte à faire d'horribles choses. La vie des otages était en jeu. Posant une main sur la bouche du garde, il lui enfonça son autre poing dans le ventre et lui donna une bonne décharge électrique. Heureusement qu'il l'empêchait de crier sinon il aurait rameuté tous les autres. Il lui balança suffisamment d'électricité pour lui retirer l'envie de plaisanter à nouveau et de les prendre pour des bleus. Mais il fallait ajouter une petite chose à tout cela.

"Tu fais erreur. Nous ne sommes pas là pour jouer. Nous avons l'autorisation de tuer tout obstacle, toute entrave à la mission. Et devine quoi ? Tu es une sacrée entrave. Je n'ai pas envie de m'encombrer avec toi et te briser la nuque serait aisé. Mais si tu te montres coopératif, on te laissera repartir sur tes deux pieds une fois notre mission terminée. Alors je vais retirer ma main et si tu fais le moindre bruit sans mon autorisation, je te tire une balle entre les deux yeux, c'est compris ?"

L'homme agita lentement la tête d'un air apeuré et l'anglais retira sa main à la même vitesse. Visiblement, cette petite séance d'électrochocs l'avait calmé. Par chance, il avait prit le temps de recharger ses batteries avant d'arriver sur les lieux de la mission. Russell attrapa le rouleau d'adhésif que l'homme transportait avec lui et fit signe à Eleonnora de mettre les mains dans le dos afin de les lui ligoter. Il fallait qu'elle ait l'air d'un otage crédible. Attrapant le talkie-walkie, il ne donna ensuite à l'homme, le visant soigneusement avec son magnum, tout prêt de son front. Il jeta un oeil à Eleonnora et lui fit signe d'aller jusqu'à la porte.

"Bien, maintenant tu vas appeler tes potes et tu vas leur dire que tu leur envoie un otage depuis les étages supérieurs et qu'il n'y a rien d'autre à signaler mais que tu continues de patrouiller au cas où. Pas d'entourloupe, si je sens le moindre truc suspect, je tire. Et je prendrais ce dont j'ai besoin pour le pressing dans ton portefeuille. Allez, à toi."

La petite mise en scène semblait fonctionner et Eleonnora ouvrit la porte, dévoilant son talent d'actrice pour jouer l'otage apeuré. Russell restait en retrait pour le moment et attendit que la porte se referme, restant seul avec leur propre otage. Il récupéra l'objet et attendit, observant furtivement à la fenêtre ce qu'il se passait.
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Eleonnora S. Davidoff

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MessageSujet: Re: Braquage de banque (Russell, Eleonnora et Evelynn)   Mar 26 Fév 2013 - 16:28

Eleonnora adorait être au coeur de l’action. C’était ainsi qu’elle sentait qu’elle faisait quelque chose d’utile. Elle pouvait ainsi changer les choses et faire évoluer la situation dans laquelle elle était plongée. La jeune femme n’avait pas peur de mourir. Elle était passée trop souvent près des griffes de la faucheuse pour craindre de perdre la vie lors d’un braquage. Elle était peut-être un peu trop sûre d’elle en fait. Une fausse manœuvre, un pas de travers et elle pouvait être tuée. Elle n’était pas à l’abri du danger, malgré tout. Cependant, afin de faire prendre conscience de cela à la russe, il en fallait beaucoup. Elle était têtue et avait sa propre vision des choses. L’opinion des autres n’avait que peu de valeur à ses yeux lorsque cela contredisait sa façon de penser et de voir les choses.

Une fois à l’intérieur du bâtiment, elle ne devait rien laisser au hasard. Elle devait faire très attention au moindre détail. Les preneurs d’otage ne devaient connaitre leur présence en ces lieux. Cela pourrait compromettre leur mission ainsi que la vie des otages. Sur ses gardes, la jeune femme s’assura que le deuxième étage de la banque était désert afin d’emprunter l’un des escaliers menant au rez-de-chaussée. Lorsqu’ils arrivèrent à la dernière marche, ils purent rapidement constater qu’ils devaient franchir une porte afin de se rendre dans la pièce principale. Derrière cette dernière se trouvaient des gardes armés. Quoi de plus normal, lors d’un braquage, de s’assurer la présence d’hommes armés un peu partout dans les endroits les plus stratégiques ? Cela était très embêtant pour Eleonnora, qui cherchait un moyen de franchir cette porte sans attirer les soupçons. Puis, une idée lui vint en tête : elle allait se faire passer pour un otage.

Retirant son gilet pare-balle, cela ne la mettait pas en valeur de toute façon, la jeune femme glissa son arme à sa ceinture. Cependant, Russell affirma que ce n’était pas une excellente idée. Si elle était fouillée, elle sera immédiatement démasquée. Ce n’était pas faux. Cependant, si elle n’avait pas d’arme, cela signifiait qu’elle ne pourra compter que sur ses compétences en matière de combat au corps à corps ainsi que sur son don. Elle devrait se débrouiller à merveille. Au besoin, elle se fera un plaisir de s’emparer de l’un des fusils que tenaient les preneurs d’otages.
Eleonnora confia son arme à Russell. Après tout, ce n’était pas comme si elle avait le choix. Elle était pressée d’entrer dans cette pièce, bien qu’elle tentait de le dissimuler. Elle ne cessait de penser à Evelynn, espérant la retrouver saine et sauve derrière ces murs. Que ferait-elle sans elle ? Elle ne pouvait imaginer le pire, cela lui fendait le cœur.

Elle était prête à franchir la porte, à jouer son rôle de victime. Elle devait être convaincante si elle ne voulait pas se faire fusiller sur place. Cependant, un élément de surprise fut irruption dans la cage d’escalier. Aussitôt, Russell s’empara de l’intrus et le fit taire. Ils ne pouvaient se permettre d’être ainsi compromis. Pendant que son coéquipier faisait parler l’homme et cherchait à obtenir certaines informations, Eleonnora restait silencieuse, les bras croisés, jetant de temps à autre un regard vers la porte. Elle ne jugeait pas utile de se mêler de cela. Elle portait tout de même attention à leur échange. Comme ça, ce garde pensait vraiment qu’on devait le laisser vivre ? Ils n’étaient pas de la police, ils n’avaient pas les mêmes ordres, les mêmes obligations et restrictions qu’eux. S’ils n’avaient pas le choix de tuer un obstacle, ils le faisaient. Eleonnora ne comptait plus le nombre de morts qu’elle avait fait au cours de sa carrière de militaire et d’agent de terrain. Ce n’était pas un nouveau meurtre à sa liste qui allait lui faire peur.

Afin d’avoir l’air d’un véritable otage, Russell ligota la jeune femme, enroulant du ruban adhésif autour de ses poignets. Elle pourra s’en débarrasser grâce à son don, au besoin. C’était bien moins pratique de se battre sans ses bras, après tout. Elle espérait seulement que tout se passera bien et qu’elle ne mettra pas la vie des otages en décidant d’agir et de mettre les gardes au sol. Pour l’instant, il valait mieux qu’elle ne prévoit aucun plan. Elle agira selon la situation devant laquelle elle se trouvera.
Puisque le garde apeuré contacta ses collègues afin de signaler la présence d’un otage, le temps d’Eleonnora était compté. Elle devait pénétrer dans la pièce dans la minute qui suit afin que rien ne semble très suspect. Elle s’approcha de la porte, puis l’ouvrit doucement grâce à son don. Elle fit tout de même semblant de l’ouvrir avec ses mains ligotées, question de ne pas se révéler à l’homme que Russell gardait en otage.

Une fois de l’autre côté de la porte, elle aperçut immédiatement un homme armé, pointant son fusil vers elle. Il ne semblait pas prêt à faire feu, il la menaçait simplement pour qu’elle se tienne au calme. Alors qu’à sa droite il n’y avait qu’un mur de béton, devant elle se trouvait une porte qui menait probablement derrière les comptoirs bancaires. Les otages étaient-ils là ? Non, pas du tout. À sa gauche, dans la vaste pièce, se trouvait des civils, tous ligotés et assit à proximité les uns des autres, formant ainsi une masse de personnes totalement impuissante face à cette situation. Plus loin, de l’autre côté de ce petit rassemblement, un homme se tenait debout, armé, surveillant attentivement les prisonniers. À la gauche de cet homme, près des portes principales, se tenaient deux autres hommes qui surveillaient ce qui se passait à l’extérieur à travers les immenses baies vitrées. Il ne semblait y avoir personne d’autre.

La jeune femme vit l’homme devant elle s’avancer et se poster à moitié derrière elle afin de lui agripper le bras. Il comptait les amener auprès des autres otages. Faisant semblant de se débattre légèrement, Eleonnora usait discrètement de son pouvoir afin de défaire ses liens. Personne ne regardait en leur direction, pour l’instant, mis à part celui qui la retenait. Elle devait agir, elle en avait l’occasion. Elle espérait simplement qu’aucun otage ne soit blessé si jamais elle faisait un faux pas. Si elle se laissait mener jusqu’aux otages, elle ne sera plus qu’un civil parmi les autres, devenant totalement inutile pour Russell. Elle ne pourra plus lui venir en aide. Jouant le tout pour le tout, même si la situation était délicate et terriblement risquée, elle passa à l’action.

Le ruban couvrant ses bras fut brutalement projeté à la gorge de l’homme. Tel un serpent, il s’enroula autour de son cou et se mis à l’étrangler. Se retournant vivement, mais brièvement, elle vola l’arme des mains de sa victime, le laissant choir au sol. Rapidement, elle longea la porte, puis le court mur pour arriver auprès d’un homme qui lui tournait le dos, surveillant les otages. Elle le mit hors d’état de nuire d’un simple coup puissant et précis à la nuque. Il perdit instantanément connaissance. Maintenant, elle était à découvert. L’homme situé de l’autre côté du tas d’otages la remarqua rapidement. Elle ne pouvait pas le laisser faire feu. Son premier rélfexe fut d’user de son don afin de lui jeter la première chose qui apparaissait dans son champ de vision. Elle vit une mallette noire, près de lui, qu’elle projeta à sa tête. Cependant, cela ne fit que sonner légèrement l’homme qui fit quelques pas vers l’arrière. Si elle ne faisait rien, dans quelques secondes, elle devra tirer, quitte à faire des morts chez les preneurs d’otages.
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Braquage de banque (Russell, Eleonnora et Evelynn)

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