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 Chez les Jones (PV Nora)

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Evelynn Jones

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MessageSujet: Chez les Jones (PV Nora)   Mer 9 Jan 2013 - 2:04

4 heures… 4 longues heures de route séparaient la résidence d’Eleonnora (et donc celle d’Evelynn) de la maison de ses parents. Depuis les années, elle n’avait fait le voyage que très rarement, et les contacts s’étaient limités grandement. Cependant, depuis quelques semaines, la mère d’Evy, Penny, désirait la revoir au moins une fois de temps en temps, et avait jugé que la fin de semaine prochaine serait ce moment en particulier. La brunette n’avait pas vraiment argumenté là-dessus, elle aussi désirant revoir sa famille proche. En fait, de tous les membres de la famille, seul son frère Alexander lui manquait vraiment. Autrefois elle avait de longues discussions avec lui de tout et de rien, mais depuis son déménagement à New-York, presque rien, et uniquement pour cause de la distance. Il n’y avait pas eu de froid ou quoi que ce soit, simplement les deux individus avaient perdu contact.

Et Evelynn désirait reparler à son frère… parler de tout et de rien… et surtout de la plus grande nouvelle qui était arrivé dans sa vie : elle avait maintenant pas un copain, mais une copine !

Cette nouvelle la remplissait d’autant de joie que de peur. Ses parents avaient toujours été d’une nature acceptante et invitante, ne disant rien sur son choix de carrière plutôt hors du commun. Était-ce à cause de l’ainé d’Evelynn, Stephen, qui avait un boulot des plus sérieux, représentant pour une compagnie de téléphonie cellulaire, que leur parents acceptaient que les autres enfants aient des travails moins… gratifiant ? Après tout, le père d’Evy, Gordon, était comptable agréé, un métier qui lui donnait un excellent salaire et qui était permanent. Il ne manquerait jamais de travail, c’était certain.

Est-ce que celui-ci, ainsi que sa femme Penny, allaient accepter le nouveau statut de leur seule fille ? Qu’elle soit lesbienne ? Après tout, de leur petite ville de Pennsylvanie, ces histoires étaient assez rares… Cela allait être assez difficile de leur avouer le tout, surtout qu’elle ne leur avait toujours rien dit. Tout ce qu’elle avait mentionné, c’est que sa bonne amie allait les rejoindre un peu plus tard pour passer la fin de semaine avec eux. Ni sa mère, ni son père n’avaient le moindre doute que cette amie était en fait sa petite amie.

N’empêche, après ces réflexions fortes peu intéressantes, elle atteignit la maison de ses parents et arrêta le moteur de sa moto. Elle s’empressa de s’étirer un minimum, déliant ses muscles endoloris par le voyage. Ce moyen de transport qu’elle aimait particulièrement avait bien des désavantages, et l’utiliser sur de longues routes n’était pas des plus confortables. Le pantalon de cuir qu’elle portait, offert par Eleonnora avec pour ordre de le mettre et « Pas tes foutus pantalons baggy affreux » était assez moulants, mais elle était tout de même à l’aise dans celui-ci. Libérant sa chevelure légèrement bouclés à cause du casque, elle se secoua la tête rapidement, ramenant le sang partout dans son corps, ce qui lui fit le plus grand bien. Puis, son casque sous le bras, elle se rendit enfin à la porte de son ancienne maison, pleine de joie… et de stress.

Lorsqu’elle sonna la porte, elle n’eut à attendre que quelques instants avant que la porte de s’ouvre, dévoilant son frère Alex, celui qu’elle espérait revoir, et elle ne se gêna pas pour lui sauter dans les bras, le sourire aux lèvres.


-ALEX ! Comment tu vas !


-Mais… bien bien et toi soeurette comment tu vas ?

-Arrête le soeurette ! Je suis presque aussi vieille que toi !

-Nah t’es toujours plus jeune que moi essaie pas !

La conversation continua sur quelques banalités avec son frère avant qu’ils ne rejoignent le père et la mère qui attendaient au salon devant la télévision. L’atmosphère était à la retrouvaille et à la joie, tout le monde échangeant avec Evelynn des câlins et des paroles douces, certes banales mais agréable. Elle les rejoignit donc sur le sofa, parlant de tout et de rien, répondant principalement aux questions de ses parents et de son frère, omettant de dire quelques détails évidemment concernant Eleonnora. Elle dit simplement que son amie allait les rejoindre un peu plus tard dans la journée, mais son frère qui la connaissait bien savait qu’elle cachait quelque chose. Après tout, pourquoi inviter une amie à rencontrer ses parents tout d’un coup ? Alex ne savait pas exactement ce qu’elle avait derrière la tête, mais il se doutait simplement…

Bref, la conversation agréable qui se déroulait perdura un moment avant que Penny ne leur affirme que le repas était presque prêt et qu’ils pouvaient la rejoindre à la table. C’est à ce moment que Stephen arriva lui aussi à la maison : invité par sa mère, il n’avait pas jugé des plus primordial de revoir sa sœur. Après tout, Evy et lui ne s’aimaient pas beaucoup : il évoquait plus le type en complet de jour et le séducteur classe le soir. Leur personnalité ne fonctionnait tout simplement pas ensemble. Bref, Evelynn se contenta de lui faire un signe de la tête avant de rejoindre sa mère à la cuisine.

Penny avait préparé une lasagne à la viande, un plat qu’Evelynn appréciait particulièrement depuis les années, le tout accompagné de pain à l’ail et d’une salade grecque. Souriante, la brunette aida sa mère à placer la table et à servir les assiettes devant chacune des personnes dans la salle, gardant évidemment une assiette de plus pour Nora. Elle avait hâte de la revoir, même si elle l’avait revu la veille. Sa belle compagne avait changé d’attitude avec elle : l’amour qu’elle ressentait pour Evy était simple et pur, et elle semblait prendre son temps avec elle, ce qu’elle appréciait grandement. Chaque chose que ressentait la brunette était nouvelle, et dans sa nature nerveuse elle en avait peur au tout début, mais s’habituait tranquillement à ces petites attentions. Oh mais quand est-ce qu’elle allait arriver !
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Eleonnora S. Davidoff

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MessageSujet: Re: Chez les Jones (PV Nora)   Mer 9 Jan 2013 - 3:23

“If one smile could erase a frown
Imagine what two could do
And if one voice could change a heart
Imagine what two could do”

Eleonnora venait de quitter les bureaux de SHIELD. Elle avait eu droit à une réunion particulièrement ennuyante où elle avait finalisé un rapport de mission en compagnie des agents avec qui elle avait travaillé. Lorsque les agents eurent terminé leur travail et qu’ils purent officiellement déclarée ce cas clos, ils partirent chacun dans leur direction afin de vaquer à leurs occupations. La jeune femme, elle, avait des projets pour le reste de la journée : se rendre en Pennsylvanie. Elle devait y rencontrer les parents de sa petite amie. Cette rencontre pourrait être bien stressante, mais pas pour elle. Elle venait de vivre bien pire lors de sa dernière mission, s’étant déroulée il y a peu. Ce n’était certainement pas l’idée d’une rencontre avec ses beaux-parents qui allait la faire paniquer.

De retour à son loft, la jeune femme retira bien rapidement son tailleur et fouilla sa garde-robe afin de s’emparer de la tenue qu’elle avait achetée pour l’occasion. Il s’agissait d’une robe aux légères bretelles rouges. Le vêtement moulait parfaitement ses formes, s’arrêtant au-dessus de ses genoux couverts par de longs collants de la couleur de sa peau. Elle glissa une mince chaine dorée autour de son cou et ajusta son décolleté avant d’enfiler un petit haut noir couvrant ses bras ainsi qu’une partie de son dos. Pendant ce temps, elle se servait de ses dons de télékinésie afin de retirer l’élastique maintenant sa chevelure de blé en un sévère chignon. Une brosse vint démêler ses boucles soyeuses pendant qu’un tube de mascara se préoccuper de ses cils. S’emparant d’un tube de rouge à lèvre, elle y appliqua consciencieusement le maquillage. Un peu de fard et de fond de teint plus tard, elle était pratiquement prête à quitter son domicile. Elle s’assura que sa chevelure ondulait parfaitement sur ses épaules, que sa frange tenait parfaitement grâce à du fixatif et que son maquillage mettait ses yeux en valeur avant de quitter sa chambre. Elle attrapa une délicate paire de talons aiguilles qu’elle rangea dans son sac à main dans lequel reposait déjà son portefeuille, son téléphone portable et ses clés de voiture. Elle glissa également son arme à feu dans la poche secrète de son bagage avant de le refermer. Une fois ses bottes enfilées et son nouveau manteau noir sur ses épaules, elle quitta le loft en prenant bien soin de verrouiller la porte.

Les quatre heures de routes lui semblèrent interminables, au bout d’un moment. Elle se lassait de l’autoroute, des paysages répétitifs et monotones. Consultant son GPS intégré afin de s’assurer de suivre le bon chemin, la jeune femme fut bien soulagée de constater qu’elle arrivait bientôt à destination. Elle réduisit le volume de la radio lorsqu’elle pénétra dans un petit quartier résidentiel de la Pennsylvanie. Il ne lui restait plus qu’à trouver la maison des parents d’Evelynn. Lorsque la voix féminine du GPS résonna dans le véhicule, elle se gara devant une jolie maison, tout ce qu’il y avait de plus ordinaire. Avec de la chance, elle n’était pas trop en retard. Sa rencontre avec ses collègues s’était révélée plus longue que prévue. Faisant ronronner le moteur de sa superbe voiture de luxe afin de signaler sa présence à sa douce, la jeune femme coupa le contact. Puis, elle attrapa son sac à main, posé sur le siège passager, et s’extirpa de son véhicule. Claquant la portière, elle verrouilla celle-ci à distance avant de ranger ses clés dans son sac. D’une démarche légère, gracieuse, la jeune femme monta les quelques marches menant au seuil de la demeure. Puis, elle cogna deux coups à la porte, attendant patiemment qu’on vienne lui ouvrir.

En découvrant Evelynn, de l’autre côté de la porte, les battements du cœur amoureux d’Eleonnora se mirent à accélérer. Elle était si jolie de ses pantalons de cuir qui moulaient ses formes à la perfection. Ne sachant si elle devait montrer une quelconque marque d’affection envers sa petite amie, la jeune femme décida de retenir sa furieuse envie de l’embrasser langoureusement. Elle se contenta de saluée sa douce et de pénétrer dans la maison. Aussitôt à l’intérieur, elle retira ses bottes afin de glisser ses pieds dans les chaussures à talons qu’elle extirpa de son sac. Ainsi, elle était encore plus grande que sa petite amie qui, déjà, n’arrivait pas à la dépasser en temps normal. Retirant son manteau, elle le tendit à sa douce, tout comme son sac à main, afin qu’elle puisse les accrocher quelque part. Pendant ce temps, elle se tourna vers les parents d’Evelynn.

Ses beaux-parents. C’était la première fois qu’elle les rencontrait. Elle en avait déjà entendu parler, de la part d’Evelynn, mais sans plus. Habituellement, la famille était un sujet qu’elle préférait éviter. En les observant, elle se demanda s’ils étaient ouverts d’esprits et accepteraient l’homosexualité de leur fille. Après tout, ce n’était pas le cas de tous les parents. Sa propre famille l’incendierait si elle osait leur révéler une telle chose. Elle devait alors faire bien attention à ses paroles et ses gestes afin de ne pas trahir le petit secret qu’Evelynn et elle partageait. Ce n’était pas si difficile, étant donné que son travail consistait principalement à s’infiltrer dans divers milieux et se faire passer pour ce qu’elle n’était pas.


-« Bonjour. Je suis l’amie d’Evelynn. Eleonnora Davidoff. Ravie de vous rencontrer. »

Elle s’approcha de la mère d’Evelynn avant de lui faire la bise, question de politesse. Elle en fit de même avec le père de la jeune femme. Elle était douce et sympathique afin que ses beaux-parents aient une merveilleuse opinion d’elle. Elle restait elle-même, mais tentait d’éviter cette manie de se montrer un peu trop franche et directe. La jeune femme se tourna, par la suite, vers sa petite amie, un grand sourire sur les lèvres. Tout se passait bien, jusqu’à présent.
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Evelynn Jones

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MessageSujet: Re: Chez les Jones (PV Nora)   Mer 9 Jan 2013 - 9:02

Le plaisir qu'avait ressenti Evelynn en entendant les bruits de cognement contre la porte d'entrée lui monta aux joues, et elle s'empressa d'aller ouvrir alors que sa mère terminait de garnir les assiettes. Elle avait attendu l'arrivée de sa belle compagne trop longtemps, et la route sans elle avait été troooop ennuyeuse. Ouvrant la porte, elle sourit à sa belle amie, un sourire qui disait tout du bonheur qu'elle ressentait. Elle s'aperçut elle-même que Nora avait retenu le baiser qu'elle lui réservait à l'habitude. Au moins la belle blonde était rapide et avait deviné que ce sujet devait encore être un peu... glissant pour la famille d'Evelynn. Elle ramassa rapidement le manteau ainsi que le sac à main de sa colocataire pour les accrocher dans le garde-robe.

Cela aurait pu se dérouler si facilement, si naturellement, mais quelque chose arriva qu'Evy, en tant que bonne sœur, aurait dû deviner : ses intentions et ses émotions étaient lisibles dans ses yeux pour quiconque la connaissait un minimum, et avant que les parents ne viennent les rejoindre, Alex s'était glissé derrière la brunette. Le regard que les deux femmes avaient partagé ne lui avait pas échappé, et alors que la cadette se retournait, Alex prit sa respiration... et fut aussitôt interrompu par la main rapide d'Evy.


-Chut... plus tard... j'te raconterai...

Alex : -Maphhhh sesphhhh coolphhh...

Ses paroles pas trop clairse rassurèrent au moins Evelynn qui retira sa main pleine de bave pour l'essuyer rapidement sur son chandail. Elle n'eut pas le temps d'ajouter grand chose, car ses parents vinrent rapidement les rejoindre pour accueillir comme il se doit leur invité.

-« Bonjour. Je suis l’amie d’Evelynn. Eleonnora Davidoff. Ravie de vous rencontrer. »

La jeune brunette prit le temps de regarder Nora. Un éclat de fierté emplit ses yeux. Son amie avait l'air tout à fait charmante, et oh mon dieu qu'elle était belle! Dans cette tenue qui l'avantageait d'une façon spectaculaire, le rouge évoquant la passion et l'énergie qui l'animait, la belle Russe faisait rêver. Evelynn aurait donné n'importe quoi pour avoir ne serait-ce qu'une partie de cette classe. N'empêche, et elle ignorait toujours pourquoi, c'était elle qu'Eleonnora avait choisi, et pas une autre plus chic.

Gordon : -Et bien ravie de vous rencontrer Eleonnora. Je m'appelle Gordon et ma femme s'appelle Penny. Inutile de nous vouvoyer, tu es l'amie d'Evelynn, ça nous fait plaisir de te rencontrer.

Le ton de Gordon était légèrement différent de celui qu'il adoptait à l'habitude. Un mélange de joie et de... questionnement. Que se passait-il dans la tête du père d'Evelynn? Il fit tout de même la bise à leur invité, mais son regard continuait d'évoquer la réflexion. Il pensait à quelque chose, et tant qu'il n'aurait pas sa réponse, la brunette se doutait qu'il garderait cette tête. Avait-il compris ce qui se tramait entre les deux jeunes femmes? Il aurait fait un commentaire sans doute... ça devait être autre chose...

Alex : -Woa génial la bagnole! C'est une Mercedes SLS ça non?

Le mécanicien ne laissait pas sa place. Sans doute était-ce le rugissement du moteur de Nora qui l'avait attiré à aller les voir à la porte d'entrée, il espérait en même temps apercevoir la voiture. Ce commentaire cependant accentua l'effet de réflexion déjà visible sur le visage du père. Cependant, Evelynn déposa un baiser sur sa joue, tentant ainsi de le faire penser à autre chose... même si elle ne savait pas ce qui tournait dans la tête du comptable. Sa technique ne fonctionna qu'à moitié, son père semblant retrouver contact avec la réalité même si son esprit semblait toujours en partie ailleurs.

Penny : -Venez ça va être froid! Nous avons déjà préparé une assiette pour toi Eleonnora.

Evelynn laissa tous le monde passer devant elle, restant derrière Nora qui était bien plus grande qu'elle désormais. En temps normal c'était déjà assez présent, avec les talons qu'elle portait c'était simplement ridicule. Cela ne l'empêcha pas de déposer doucement sa main sur son dos alors qu'ils avançaient vers la salle à manger. Son geste se voulait tendre et discret, et elle espérait que Nora ne lui tiendrait pas rigueur de ce petit stratagème.

-J'avais... vraiment très très hâte de te voir beauté... ajouta discrètement Evelynn pour sa compagne.

Alors que le groupe retourna vers la table laissé entre les mains de Stephen, trop important pour se lever, la vue de la belle Russe lui fit cependant grandement changer d'attitude alors qu'il l'apercevait. Se redressant aussitôt, réajustant machinalement sa chemise courte révélant ses bras musclés, le faux gentleman se dépêcha de tirer la chaise de Nora, lui faisant un sourire digne de magazine.


Stephen : -Salut beauté. Je suis Stephen, mais tu peux m'appeler Steph... Quelle délicieuse rencontre...

Sa tentative de séduction, digne de la subtilité d'un éléphant dans un champ de mine, fit monter aux lèvres d'Evy et d'Alex une dose d'hilarité grandissante. Les deux parvinrent cependant à retenir leur rire en reprenant place. Autour de la table tout le monde avait une assiette. Les parents étaient assis tout au bout, alors que Nora était installé entre le séducteur à deux balles et Evy. Alex avait prit place aux côtés de sa sœur, un sourire toujours présent sur ses lèvres. Pendant combien de temps encore Steph allait-il tenter de faire de l'oeil à la magnifique et somptueuse lesbienne russe? Il ne trouverait certainement pas ça drôle... mais qu'importe, Evelynn connaissait depuis le temps l'attitude de sa compagne face à ses tentatives assez ordinaires. Elle allait sans doute s'amuser un bon moment avant de lui révéler la triste mais au combien hilarante vérité.

Gordon : -Bon à table et bon appétit tous le monde!
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Eleonnora S. Davidoff

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MessageSujet: Re: Chez les Jones (PV Nora)   Jeu 10 Jan 2013 - 5:32

Eleonnora était d’un naturel social. Elle n’avait pas peur de s’adresser aux autres, peu importe les circonstances. Bien qu’elle rencontrait ses beaux-parents pour la première fois, elle n’était pas du tout nerveuse et agissait avec naturel, comme toujours. Cependant, elle devait s’abstenir de dire certaines choses et de poser certains gestes envers sa douce Evelynn, afin qu’il ne découvre pas la véritable nature de leur relation. Elle savait que les parents de sa petite amie n’étaient pas au courant et cette dernière allait probablement retarder le moment de la révélation le plus longtemps qu’elle le pouvait. C’est pourquoi, lorsqu’elle pénétra dans la maison, Eleonnora se contenta de sourire à son amie, sans plus. Elle était heureuse de la voir. Elle était si jolie et si rayonnante. Elle espérait bien qu’elle reste ainsi toute la soirée.

Une fois à l’intérieur, débarrassée de son manteau et portant ses talons aiguille, la jeune femme alla saluer ses beaux-parents, se présentant par la même occasion. La mère d’Evelynn semblait douce et gentille, le genre de femme attentionnée qui aime ses enfants. Son père, lui, semblait un peu plus réservé. Il avait l’air absent. Eleonnora savait reconnaitre les différentes émotions, les différentes expressions qui trahissaient quelque chose chez une personne. Actuellement, le père de sa petite amie semblait être plongé en une profonde réflexion. Il semblait s’être momentanément coupé du reste du monde. Que se passait-il ? Elle aimerait bien le savoir…

Elle n’eut pas le temps de se poser davantage de questions à ce sujet. De toute façon, à quoi bon se casser la tête ? Elle n’était pas en mission, elle devait laisser ses déformations professionnelles de côté. Elle prêta plutôt attention à l’un des frères d’Evelynn, visiblement un connaisseur en matière de voiture. Il lui plaisait déjà. Elle arrivera à bien s’entendre avec lui.


-« Woa génial la bagnole! C'est une Mercedes SLS ça non? »

-« Exactement. C’est le plus récent modèle importé d’Allemagne. Il est au sommet de la technologie automobile, j’y ai fait installer les meilleurs systèmes qui soit. Je te montrerais ça de plus près, si ça te dit. »

Élevée comme un garçon, la jeune femme avait de nombreuses connaissances dans ces domaines que l’on attribut particulièrement aux hommes. Les voitures en faisaient partie. Elle était au courant des progrès dans l’industrie et n’hésitait jamais à se procurer les récents modèles aux prix faramineux. Elle possédait beaucoup d’argent qui ne venait pas de sa fortune familiale. Son travail la payait très bien et elle avait un grand compte bancaire où reposaient les économies qu’elle avait fait depuis son enfance. Lorsque son père ne lui offrait pas le dernier jouet dernier cri, il lui donnait un bon montant d’argent afin qu’elle puisse se procurer ce qu’elle désirait.

-« Venez ça va être froid! Nous avons déjà préparé une assiette pour toi Eleonnora. »

-« Fantastique. J’ai terriblement faim, vous n’avez pas idée à quel point. Quatre heures de route, ce n’est pas rien. »

Eleonnora offrit un sourire à Penny. Puis, elle la suivit jusqu’à la salle à manger. Sur le court chemin, elle sentit la main de sa douce se poser sur son dos. Aussitôt, elle tourna à tête en direction de sa douce Evelynn afin de lui sourire. Elle aimerait lui prendre la main ou bien passer un bras autour de sa taille, mais devait s’abstenir pour l’instant. Lorsque la jeune femme murmura quelques mots à son attention, la russe ne put s’empêcher de sourire davantage. Elle se pencha légèrement vers elle afin de lui dire quelques mots, à son tour. Il y avait quelque chose qu’elle tenait à lui dire depuis son arrivée. Autant profiter de ce moment pendant qu’elle le pouvait.

-« Tu sais que tu as des belles fesses dans ce pantalon ? Tu es toujours aussi jolie, tu m’as manqué. La route était longue sans toi. » Murmura-t-elle en s’assurant que les parents d’Evelynn ne pouvait l’entendre.

Une fois dans la pièce, la jeune femme remarqua qu’il y avait homme assit. Elle ne l’avait pas encore rencontré. Probablement le second frère de sa petite amie. À première vue, il s’agissait de ce genre d’homme macho qui pensait principalement avec ses muscles. La gente masculine aimait bien la draguer. Après tout, elle était magnifique et n’avait rien à envier à quiconque. Elle représentait le parfait stéréotype de la femme blonde, sexy et sans cervelle. À la différence qu’elle avait quelque chose dans le crâne et cachait plutôt bien son jeu. Elle observa attentivement l’homme, à partir du moment où il quitta la chaise. Perplexe, pas convaincu par son numéro, la jeune femme arqua un sourcil. Elle ne pouvait pas dire, maintenant, qu’elle n’était pas intéressée par les hommes. Cela pourrait mettre la puce à l’oreille des autres quant à sa venue ici. Il valait mieux qu’elle se taise et s’amuse un peu aux dépends du dénommé Stephen.


-« Salut beauté. Je suis Stephen, mais tu peux m'appeler Steph... Quelle délicieuse rencontre... »

-« Ravie de te rencontrer… Steph. J'ai toujours aimé avoir l'impression d'être aussi convoitée qu'un morceau de steak. » Fit-elle d’une voix suave.

Celui-ci s’empressa de tirer la chaise de la jeune femme, tentant de se la jouer homme galant. Cependant, Eleonnora n’était pas dupe. Elle avait son caractère et aimait bien jouer avec les hommes. Passant près du frère d’Evelynn, elle tira la chaise se trouvant à côté de celle qu’il tenait. Elle s’assit, comme si rien n’était. Comme les assiettes étaient déjà servies, elle pris soin de les inter-changées afin de se retrouver avec la sienne. Elle leva ensuite la tête vers l’homme et lui offrit un grand sourire innocent.


-« Tu es si gentil avec ta sœur, c’est touchant. » Fit-elle avant de jeter un petit regard à sa douce.

Cette dernière s’installa à ses côtés alors que le dragueur amateur prenait place de l’autre côté de sa chaise. Visiblement, elle n’allait pas s’en débarrasser de sitôt. Comme il s’agissait du frère d’Evelynn, elle ne comptait pas se montrer trop cruelle. Pour l’instant, il valait mieux faire bonne impression auprès de ses beaux-parents. Elle souhaita bon appétit à la suite de Gordon, avant de se mettre à manger. Elle avait si faim et les portions de nourriture n’étaient pas petites. Elle pouvait se compter chanceuse qu’on ne la traite pas comme une anorexique. Au bout d’un moment de silence où tout le monde semblait manger avec appétit, Gordon pris la parole, s’adressant à la jeune femme qui leva aussitôt la tête vers lui.


-« Et si tu nous parlais un peu de toi, Eleonnora ? Que fais-tu dans la vie ? »

Déposant doucement sa fourchette sur le bord de son assiette, la jeune femme avala sa bouchée de lasagne et essuya légèrement ses lèvres avec un essuie-tout avant de prendre la parole. Combien de fois avait-elle parlé de son boulot ? Combien de fois avait-elle été obligée de mentir afin que personne ne découvre son travail d’agent de terrain ? Encore une fois, elle allait mentir, puis changer subtilement de sujet afin de ne pas avoir à répondre à d’autres questions sur le sujet.

-« Je suis porte-parole pour une compagnie de New-York. J’y travaille depuis un moment, déjà. Ce n’est pas ma principale vocation, mais elle me permet de payer mon loft au sein de Manhattan. Evelynn y vit avec moi depuis quelques mois. Si, un jour, vous passez dans le coin, vous serez toujours les bienvenus. N’est-ce pas ? »

Elle posa les yeux vers Evelynn afin d’obtenir son approbation. Ainsi, elle changeait subtilement et habillement de sujet. Elle n’aura pas à répondre à d’autres questions concernant son travail actuel. Elle avait parlé de son loft et de sa colocation avec sa petite amie en espérant que ses parents se concentrent sur cela. Bien qu’elle ne soit pas du genre à trop en révéler à son sujet, elle n’aura probablement pas le choix, ce soir. Il était certain que ses beaux-parents chercheront à la connaitre davantage, surtout s’ils viennent à savoir qu’elle avait une relation avec leur fille. Pour l’instant, la soirée se déroulait plutôt bien et la jeune femme continua de manger élégamment afin de bien paraitre. Elle espérait sincèrement qu’Evelynn soit fière de son comportement actuel. Elle lui demandera son avis sur le déroulement du repas, un peu plus tard.
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Evelynn Jones

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MessageSujet: Re: Chez les Jones (PV Nora)   Ven 11 Jan 2013 - 5:49

-« Exactement. C’est le plus récent modèle importé d’Allemagne. Il est au sommet de la technologie automobile, j’y ai fait installer les meilleurs systèmes qui soit. Je te montrerais ça de plus près, si ça te dit. »

-Ça serait le pied! Evelynn vraiment t'as de bonnes rel...

Un coup de talon bien placé sur le pied d'Alex suffit à lui faire taire cette dernière réplique. Sans doute cela n'aurait pas attiré l'attention des parents, après tout, le terme relation était bien vague, mais la brunette tenait à faire les choses à sa manière... et surtout à retarder cette confrontation. Elle ne savait pas comment aborder le sujet, mais elle devrait le faire d'une façon ou d'une autre. Son frère sautillait sur place légèrement, secouant son pied pour en chasser la sensation de douleur. Evelynn avait bien visé sur le coup, et visiblement Alex avait comprit qu'il devait réellement se taire. Cela étant dit, elle fut assez chanceuse qu'à ce moment sa mère change de sujet, évoquant le repas qui les attendait.

-« Fantastique. J’ai terriblement faim, vous n’avez pas idée à quel point. Quatre heures de route, ce n’est pas rien. »

La mère d'Evelynn sourit alors que sa fille regardait Eleonnora, une certaine lueure de fierté dans les yeux. Sa douce compagne avait l'air tout à fait honorable, gentille, séduisante, le genre de personne qu'on aimerait voir ses enfants fréquenter en vieillissant. La Russe avait été gâté par la nature, mais ne s'en était jamais montré indigne : devant les parents de la brunette, elle agissait avec calme, un sourire aux lèvres. Evelynn aurait donné bien des choses pour avoir ne serait-ce qu'un semblant de la confiance et de l'énergie qui animait sa douce. Mais c'était, et encore pour une raison inconnue, Evy que la belle blonde avait choisi comme partenaire de vie. La cadette de la famille ne savait pas encore tout à fait bien où elle se situait dans toute cette histoire, mais pour l'instant, elle marchait dans les pas de sa maîtresse, suivant les sentiers où elle la menait tout doucement. Elle était bien pour une fois, elle ne se sentait pas stressée par la situation qu'elle vivait... et apprenait.

Suivant ensuite le mouvement, elle ne put s'empêcher de murmurer quelques douces paroles sur le chemin à l'invité de la maison, ce à quoi la belle Russe murmura seulement pour Evelynn :


-« Tu sais que tu as des belles fesses dans ce pantalon ? Tu es toujours aussi jolie, tu m’as manqué. La route était longue sans toi. »

Le rouge lui monta aux joues sans qu'elle ne puisse s'en empêcher, mais elle n'eut pas l'occasion de lui retourner un compliment, la famille pénétrant dans la salle à manger où les assiettes fumantes les attendaient. Cependant la rougeur de son visage disparut rapidement lorsqu'elle aperçut Stephen et surtout qu'elle constata son attitude avec sa belle amie : il lui faisait le coup de la séduction non? Effectivement, le grand frère d'Evy ne se gênait pas pour faire un numéro de charmes à la belle Russe, et ça semblait l'amuser en plus. Une colère commença à transparaître dans les traits de la brunette, mais celle-ci disparut complètement devant l’attitude de sa colocataire :

-« Ravie de te rencontrer… Steph. J'ai toujours aimé avoir l'impression d'être aussi convoitée qu'un morceau de steak. »

Ce fut un sourire qui remplaça sur le visage de la cadette la colère qui avait maintenant complètement disparu. En fait, même son frère Alexander trouvait la situation assez drôle, ayant bien du mal à retenir ses rires. Il fallait dire que Eleonnora avait un don pour remettre à leur place les séducteurs crétins qui s'essayaient tous les uns après les autres. Elle ne se gêna d'ailleurs pas pour signifier déjà de façon assez discrète à Stephen qu'il pouvait très bien aller voir ailleurs.

-« Tu es si gentil avec ta sœur, c’est touchant. » 

-Euh... si si tout à fait... J'suis comme ça moi!

Il tentait peut-être de retourner la situation à son avantage, mais Evelynn avait très bien compris ce que Nora venait de faire. Profitant de la « galanterie » de son frère, elle s'installa confortablement, sa compagne à sa droite et le frère qu'elle aimait à sa gauche. Bien entouré ainsi, le repas pouvait commencer ! Le père d'Evelynn souhaita à tous un bon appétit, puis un silence se fut alors que tous attaquèrent leur assiette. Il fallut quelques instants avant que le père d'Evy ne pose enfin une question à Nora à propos de son emploi. Probablement se questionnait-il sur la marque de sa voiture. Enfin, c'est ce qu'Evelynn pensait. Alors que Nora prenait le temps de s'essuyer doucement les lèvres avant de répondre, la brunette ne put que lui sourire. Dans chacun de ses gestes s'exprimaient une certaine noblesse, une luxure peut-être et surtout d'excellentes manières.

-« Je suis porte-parole pour une compagnie de New-York. J’y travaille depuis un moment, déjà. Ce n’est pas ma principale vocation, mais elle me permet de payer mon loft au sein de Manhattan. Evelynn y vit avec moi depuis quelques mois. Si, un jour, vous passez dans le coin, vous serez toujours les bienvenus. N’est-ce pas ? »

-Euh... oui oui bien sur si vous passez dans le coin un jour vous êtes invité!

-Mais dis moi tu n'avais pas ton propre appartement?

-Oui... oui tout à fait mais euh... on euh... s'est rendu compte que... euh... sa nous coûterait moins cher d'habiter ensemble... et on est euh... souvent ensemble alors... euh... c'est ça...

Evelynn tentait de dissimuler l'incident qui s'était produit et qui avait amené les deux femmes à vivre ensemble. Cela n'avait rien à voir avec leur relation, mais plutôt avec le bandit qui s'était introduit dans son ancien chez elle. Elle ne souhaitait pas inquiéter ses parents qui, sans être superstitieux, avaient bien mis en garde la jeune fille contre les dangers que représentaient une grande ville comme New-York. Est-ce que Nora comprendrait les raisons qui la poussait à cacher ces informations plutôt importantes? Elle espérait bien que si...

-Ouais c'est sur c'est moins cher mais ça doit être chiant non quand vous invitez des mecs?

Le regard de flammes que lui jeta sa sœur sembla le faire rire encore plus. Evelynn n'avait jamais eu une quelconque autorité sur son grand frère, et celui-ci semblait bien décidé à mettre l'artiste dans l'embarras. Non mais qu'est-ce qui lui prenait de rire ainsi de cette situation? C'était déjà un sujet difficile à évoquer, il n'aidait en rien. Son intention pourtant était surtout de dédramatiser la situation. Il connaissait bien sa sœur et savait qu'elle se faisait un sang d'encre pour peu importe la raison. C'était ce qui le poussait à provoquer ainsi Evelynn, lui faire mordre à l'hameçon et la faire avouer qu'elles étaient en couple elle et Nora.

-C'est... c'est certain oui...

-D'autant plus qu'une belle fille comme toi doit pouvoir se trouver un mec des plus sex c'est clair... mais t'as peut-être b'soin de quelqu'un comme moi sexy...

Ne faisait-il pas aucun effort pour être subtil au moins? Même les parents d'Evelynn voyaient ses tentatives de séduction foireuses. Ils n'intervenaient pas bien sur, savourant l'espoir que Nora voit en lui autre chose qu'un représentant de téléphone trop musclé. Après tout, dans leurs yeux, la belle Russe, soignée, digne, représentait un excellent parti pour leur fils. Cependant un coup de pied bien placé de la brunette sur son tibia vint interrompre le fil de ses pensées, son visage prenant une couleur cramoisi alors qu'il retenait son souffle pour limiter la douleur. Evelynn visait bien ce soit, et faisait mouche.
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Eleonnora S. Davidoff

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MessageSujet: Re: Chez les Jones (PV Nora)   Ven 11 Jan 2013 - 8:15

Eleonnora faisait tout afin d’être parfaite aux yeux de la famille d’Evelynn. Elle avait soigné son apparence physique, comme elle le faisait toujours, elle faisait preuve de bienséance, de bonnes manières, tout pour arriver à être appréciée et acceptée dans cette famille. Elle savait que cette rencontre n’était pas anodine. Après toutes ces années, c’était la première fois que sa petite amie lui présentait sa famille. Auparavant, elle lui en avait simplement parlé, sans plus. Elles n’étaient qu’amies, à l’époque. Maintenant, tout était différent. Déjà, si Evelynn avait le courage de révéler leur relation, ce serait un pur miracle. Elle savait bien que le sujet serait difficile à aborder et elle ne pouvait lui en vouloir. Elle-même serait incapable d’en parler à sa propre famille. Elle serait reniée par sa mère. Cela lui était bien égal, considérant le peu d’estime qu’elle portait à cette femme qui ne l’avait pas vraiment élevée. Cependant, pour ce qui était de son père… c’était certain qu’il sera incapable de digérer la nouvelle. Si sa petite amie arrivait à dire la vérité à ses parents, elle aura réussi quelque chose que la jeune femme était incapable de faire.

Après les présentations, Penny invita tout le monde à s’installer à table avant que les assiettes ne refroidissent. Dans la salle à manger, Eleonnora pu rencontrer Stephen, le dragueur de service et frère ainé d’Evelynn. Ce dernier tenta de se montrer galant et de jouer les gentlemans, mais on ne pouvait pas dire que cela fonctionnait avec elle. Elle connaissait ce genre de petits stratagèmes. Voulant jouer un peu avec lui, la jeune femme pris place sur la chaise se trouvant aux côtés de celle qu’il lui tirait. Elle lui fit ensuite remarquer sa galanterie auprès d’Evelynn qui put prendre place sur la chaise en question. Bien évidemment, il ne se laissa pas décourager et affirma qu’il était ainsi, charmant et galant. Peu importe, Eleonnora ne s’intéressera jamais à lui, de toute façon. Elle finira par le lui révéler à un moment ou à un autre, à moins que sa douce se donne le plaisir de le faire.

Le repas débuta et la jeune femme attaqua aussitôt son assiette. Elle avait songé, à quelques reprises, à s’arrêter sur la route afin de s’acheter quelque chose à manger, mais s’était ravisée à chaque fois. Elle ne désirait pas trop manger et ne plus avoir faim pour le repas du soir. Elle avait bien fait d’attendre car le plat était délicieux. L’un des préférés d’Evelynn. Elle connaissait bien les goûts de sa copine.

Puis, Gordon rompit le silence afin de questionner un peu Eleonnora sur qui elle était, ce qu’elle faisait dans la vie. D’un geste naturel, la jeune femme pris soin de terminer sa bouchée avant d’ouvrir la bouche et de prendre la parole à son tour. Elle parla vaguement de son « travail » et fit en sorte que le sujet dérive sur le loft qu’elle partageait avec Evelynn. Ses parents auront probablement de nombreuses questions à poser à ce sujet, surtout s’ils ne savaient pas que leur fille était maintenant en collocation.


-« Euh... oui oui bien sur si vous passez dans le coin un jour vous êtes invité! »

-« Mais dis moi tu n'avais pas ton propre appartement ? »

-« Oui... oui tout à fait mais euh... on euh... s'est rendu compte que... euh... sa nous coûterait moins cher d'habiter ensemble... et on est euh... souvent ensemble alors... euh... c'est ça... »

-« Mon loft est beaucoup plus spacieux. On a reconverti mon bureau afin qu’il serve principalement de salle d’art. Elle peut entreposer ses œuvres et tous ce dont elle a besoin afin de les réaliser. Et puis, il est situé dans un quartier très sécuritaire et moins miteux que celui où elle vivait avant. Il s’agit de la crème de Manhattan.»

Eleonnora ne cachait pas le fait qu’elle avait de l’argent. Pourquoi avoir honte de son superbe loft de luxe ? Elle tentait de rassurer les parents de sa petite amie et de leur démontrer que cette dernière vivait parfaitement bien, dans les meilleures conditions possibles, dans la grande ville. Le quartier dans lequel elle vivait auparavant n’était pas très inspirant. Les vols ne semblaient pas rares et il était arrivé à quelques reprises que la jeune femme s’inquiète réellement du bien-être et de la sécurité de celle qu’elle aimait. Au moins, maintenant, tout allait mieux. Sa sécurité était assurée, auprès d’elle.

Alors qu’Eleonnora prenait une bouchée de son repas, elle passa près de s’étouffer lorsqu’Alexander parla du fait d’inviter des hommes à la maison. Elle ? Inviter des hommes ? Les rares personnes de la gente masculine qu’elle avait invitée dans son appartement se résumaient principalement à son père et Jim. Depuis qu’elle avait intégré le SHIELD, elle voyait bien moins de gens qu’avant. Lorsqu’elle n’était pas en mission, elle se reposait ou passait un peu de temps avec sa douce. De toute façon, elle n’avait jamais été près des hommes. Rares étaient ceux qui désiraient se contenter d’une simple relation d’amitié avec elle.
Quoi qu’il en était, la jeune femme se demandait bien à quel petit jeu jouait le frère d’Evelynn. Était-il innocent ou savait-il quelque chose à propos de leur couple ? À ses paroles et à l’air qu’il affichait, il était évident qu’il savait quelque chose. Tant mieux s’il prenait bien la nouvelle. Mais pourquoi parlait-il d’inviter des hommes ? Était-ce un message subtil envoyé à sa sœur ? Qui sait…

Si Eleonnora avait porté son attention sur l’un des frères, elle devait maintenant s’occuper de l’autre. Il jouait encore les tombeurs et elle se demandait comment l’envoyer de nouveau sur les roses. Il semblerait bien qu’il ne soit pas prêt de lâcher le morceau. La jeune allait donc s’amuser davantage avec lui. Si ça se trouve, cela pourra durer toute la soirée. Il ne réalisera probablement pas qu’une femme comme elle était loin de s’intéresser au premier homme plein de muscles venus.


-« D'autant plus qu'une belle fille comme toi doit pouvoir se trouver un mec des plus sex c'est clair... mais t'as peut-être b'soin de quelqu'un comme moi sexy... »

-« Si je veux voir une personne sexy, je n’ai qu’à me regarder dans un miroir. J’espère que tu possèdes davantage de qualités qui ne sont pas basées uniquement sur l’apparence physique.»

Elle disait le tout avec le sourire. Tout passait mieux avec le sourire. Elle se désintéressa bien rapidement de Stephen afin de manger les quelques bouchées de lasagne restant dans son assiette. Pas la suite, elle essuya délicatement ses lèvres avec son essuie-tout, qu’elle reposa sur la table, aux côtés de son assiette. Elle comptait remercier Penny pour le délicieux repas qu’elle avait préparé, mais Gordon pris la parole avant qu’elle aille le temps d’ouvrir la bouche.

-« Dis-moi, Eleonnora… Davidoff, ça m’est familier. Il y a un lien de parenté avec la riche famille de Russie ou c’est seulement un hasard ? »

Un large sourire s’étira sur les lèvres de la jeune femme. Evelynn lui avait dit que son père était comptable et connaissait bien le milieu des affaires. Visiblement, le nom de sa famille ne lui était pas inconnu. Une certaine vague de fierté traversa son visage. Elle était heureuse de répondre à cette question. Elle pouvait parler de sa famille, tout particulièrement de son père, qui était un homme tout ce qui avait respectable.

-« Effectivement. Je suis la descendante et unique héritière de Sergeï Davidoff. Ma famille est l’une des plus riches de la Russie. Notre fortune est basée sur la vente d’armement. Mon arrière-grand-père, est devenu fournisseur d’arsenal lorsqu’il quitta l’armée. L’entreprise prospéra lors de la seconde guerre mondiale. Elle fournissait le dernier cri de l’armement à l’armée de Russie. Mon grand-père pris la relève de l’entreprise, puis la léga à mon père qui, lui-même, me la léguera à sa mort. Jusqu’à présent, elle se transmettait de père en fils. Comme je suis fille unique, il n’y a personne d’autre pour prendre la relève. J’ai suivis les traces de mes aïeuls et je connais parfaitement bien le domaine de l’armement. Je fais donc honneur à ma famille en me montrant digne de cet héritage que j’espère léguer à une future descendance. »

Fière de ses paroles, Eleonnora sourit, tout simplement. Elle prit la bouteille de vin posée sur la table et s’en servit une coupe, comme si ce qu’elle venait de dire était une simple banalité de la vie comme la pluie et le beau temps. La jeune femme attira doucement le bras afin d’attraper un morceau de pain à l’ail qu’elle posa sur le bord de son assiette. Elle observait toujours la réaction de chaque membre de sa famille face à cette révélation. Avait-elle déjà précisé à Evelynn de quelle classe sociale elle provenait ? Probablement pas. Ce n’était qu’un simple détail pas si important, après tout.
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MessageSujet: Re: Chez les Jones (PV Nora)   Sam 12 Jan 2013 - 4:16

-« Mon loft est beaucoup plus spacieux. On a reconverti mon bureau afin qu’il serve principalement de salle d’art. Elle peut entreposer ses œuvres et tous ce dont elle a besoin afin de les réaliser. Et puis, il est situé dans un quartier très sécuritaire et moins miteux que celui où elle vivait avant. Il s’agit de la crème de Manhattan.»

La belle Russe venait de lui sauver la peau. Avec la confiance dont ses paroles étaient imprégnées, personne autour de la table ne douta de ses paroles, contrairement aux propos irréguliers d’Evelynn. Ses parents avaient sans doute pensés pendant quelques secondes que leur cadette cachait certaines informations, mais les paroles de sa douce compagne avaient calmés leur doute. L’artiste ne voulait pas inquiéter ses parents plus que nécessaire, et déjà qu’ils s’étaient montrés plutôt réticents à l’idée qu’elle déménage dans la grande ville, il ne fallait pas qu’elle leur donne raison. Cela faisait déjà plusieurs années qu’elle habitait dans son petit appartement, et hormis cet évènement, le tout c’était bien passé en général.

Puis vint le commentaire fort désagréable d’Alexander. La simple vue de Nora qui passa très près de s’étouffer suffit à rassurer Evelynn quant à la légitimité de son regard. Elle l’aurait enfoncé dans le sol… et probablement qu’elle ne se serait pas gêné pour rajouter un peu de terre pour couvrir son grand frère. Une chance que sa belle compagne, sans rester impassible, ne mordit pas à l’hameçon. De toute façon, ce fut Stephen qui attira l’attention après cette phrase, mais la belle Russe se fit un plaisir de le remettre à sa place.

-« Si je veux voir une personne sexy, je n’ai qu’à me regarder dans un miroir. J’espère que tu possèdes davantage de qualités qui ne sont pas basées uniquement sur l’apparence physique.»


Même si Evelynn était toujours en colère contre son autre frère, les deux ne purent s’empêcher de se regarder un instant avant d’éclater de rire, ce qui ne fit qu’augmenter la sensation de honte que ressentait désormais Stephen. Celui-ci d’ailleurs ne se retint pas pour descendre son regard de haut en bas vers la belle blonde, la jugeant de façon fort peu polie, avant de s’installer bien confortablement dans le fond de sa chaise.


-Steph laisse tomber... t'as aucune chance...


Puis vint la question de Gordon. Sa question était honnête, simple, mais la réponse de Nora allait laisser sa trace dans l'esprit de la petite famille de Pennsylvanie.


-« Effectivement. Je suis la descendante et unique héritière de Sergeï Davidoff. Ma famille est l’une des plus riches de la Russie. Notre fortune est basée sur la vente d’armement. Mon arrière-grand-père, est devenu fournisseur d’arsenal lorsqu’il quitta l’armée. L’entreprise prospéra lors de la seconde guerre mondiale. Elle fournissait le dernier cri de l’armement à l’armée de Russie. Mon grand-père pris la relève de l’entreprise, puis la léga à mon père qui, lui-même, me la léguera à sa mort. Jusqu’à présent, elle se transmettait de père en fils. Comme je suis fille unique, il n’y a personne d’autre pour prendre la relève. J’ai suivis les traces de mes aïeuls et je connais parfaitement bien le domaine de l’armement. Je fais donc honneur à ma famille en me montrant digne de cet héritage que j’espère léguer à une future descendance. »


Un silence partiel apparut autour de la table. Penny continuait de manger, visiblement ravi qu’Evelynn fréquente quelqu’un d’aussi bien élevée, après tout c’était bien mieux qu’un pouilleux plein d’anneaux dans le nez. Stephen s’était contenté de relever son regard de quelques centimètres vers le visage de la belle Russe, mais le père, lui qui savait très bien à quel niveau s’exprimait cette fortune, ne disait plus un mot. Mais personne n’aurait pu avoir une pire réaction que celle d’Evelynn : elle était tout simplement estomaquée. Elle s’était toujours douté que Nora avait des sources de revenus élevés vu la qualité de l’appartement dans lequel elles habitaient, mais elle avait toujours cru que son père était… médecin ou… avocat ou bref… un métier qui rapporte beaucoup sans faire partie des entreprises les plus riches du monde !


-Ah bon. Alors tu ne dois pas avoir de problème au niveau de tes finances. En tout cas, tu es très bien élevé. C’est agréable de rencontrer quelqu’un d’aussi bien que toi.


C’était la mère qui avait ajouté ses paroles alors que le silence continuait de régner autour de la table. Il fallut énormément de temps avant que quelqu’un d’autre n’ajoute quoi que ce soit, et cette personne, ce fut Evelynn :

-Nora… tu… euh… tu m’avais jamais dit ça… ça fait des années qu’on se connaît… quand tu dis que t’es porte-parole c’est de la compagnie de ton père alors ?


Sa question était innocente, elle ne savait pas trop comment réagir devant cette situation. Après tout, cela expliquait la classe qu’elle exprimait dans chacun de ses gestes : élevés parmi une famille de riche, elle avait sans doute passé une bonne partie de son temps à apprendre comment se tenir en noble compagnie. Mais plus encore, ça expliquait le loft, le pourquoi elle avait été capable de se l’offrir en étant chanteuse de cabaret. Ça disait aussi comment elle avait fait pour lui acheter ses milliers de dollars de fournitures d’artiste d’excellente qualité. Tout s’emboitait parfaitement…

Mais pourquoi lui avoir caché ? Il était vrai qu’Evelynn et Nora abordaient très rarement les sujets d’ordre familiaux, mais avait-elle fait exprès d’omettre cette information ? Avait-elle eu peur que l’artiste ne la fréquente que pour son argent ? Oh… maintenant qu’ils étaient ensemble, est-ce qu’Evelynn avait le droit de piger dans son porte-feuille ? Oh non tout plein de questions…


-Ça explique la belle bagnole en tout cas ! Du coup si j’la bousille tu t’en fous j’espère bien hein ?


Alex venait, sur un ton rieur, de ramener l’ambiance au beau fixe. Toute la famille se mit à rire à son commentaire, ce qui était bien plus agréable que le silence qu’il y avait autour de la table quelques instants plus tôt. Evelynn avait bien de la chance d’avoir un frère comme lui. Et ainsi sans doute le malaise qu’elle ressentait passerait sans doute inaperçu de tous… sauf de sa perspicace compagne. Pourquoi diable tentait-elle de cacher quoi que ce soit à sa nouvelle petite amie ? Elle finissait toujours par le savoir, peu importe ce qui se passait. Mais le commentaire d’Alexander eut un effet de plus : il rappela à Evelynn qu’elle s’en faisait sans doute pour rien, qu’elle imaginait sans doute tout cela dans sa tête. S’essuyant elle aussi les lèvres, elle glissa discrètement sa main sous la table… et caressa doucement la cuisse de sa belle Russe.


-Alex, si tu fais ne serait-ce qu’une seule grafignure sur cette bagnole, j’te fais manger un tableau par le derrière d’accord !


Elle aussi avait adopté un ton plus léger qu’avant. Son frère devait être omniscient, mais il parvenait toujours à dire ou à faire ce qu’Evelynn avait besoin de voir ou d’entendre. Ils s’entendaient bien… et il lui avait manqué.


-Donc t’es fille de riche. T’as pas hérité seulement de la richesse monétaire c’est certain…


Oh non, Stephen, désintéressé quelques instants plus tôt, se remettait de la partie avec des phrases aussi subtiles qu’une baleine dans le désert. Il faisait encore le pitre, c’était évident, mais Nora le remettrait sans doute à sa place. Pour une fois, son commentaire inspirait autant le compliment que la séduction. Il faisait des efforts sans doute pour éviter de sonner comme un pervers… est-ce que la belle Russe s’en rendrait compte ?
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Eleonnora S. Davidoff

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MessageSujet: Re: Chez les Jones (PV Nora)   Sam 12 Jan 2013 - 7:15

Eleonnora avait toujours été une enfant turbulente, dans son enfance. Malgré tout, elle avait appris les règles de bienséances qu’elle avait surtout utilisées bien des années plus tard, lorsque cela se révéla réellement utile. En passant pour une jeune femme distinguée, qui savait bien se tenir, elle pouvait plus facilement se faire accepter des autres. Et puis, elle-même préférait faire face à des personnes sachant se comporter en société, dans le bon lieu et au bon moment, plutôt que de purs sauvages qui faisaient peur à voir. C’est dans cette optique qu’elle agissait toujours de façon irréprochable. Et puis, comme elle se trouvait devant ses beaux-parents, il valait mieux faire des efforts supplémentaires, question qu’il la juge comme étant une très bonne fréquentation pour leur fille.

Elle avait commencé à rassurer les parents d’Evelynn quant à la sécurité du quartier dans lequel elles vivaient. Certes, New York n’était pas une ville très sécuritaire, comme la majorité des endroits sur cette planète, mais en cas de problème la jeune femme pouvait toujours compter sur elle pour lui venir en aide. Elle était agent de terrain, elle connaissait parfaitement bien la ville et ses alentours, sans parler de ses très nombreuses ressources qui pouvaient lui être fort utiles. Si Evelynn avait des ennuis, elle pouvait les lui régler en un claquement de doigts. Il fallait seulement demander.

Jusqu’à présent, le repas se débrouillait bien. Eleonnora n’avait aucun mal à répondre aux questions qu’on lui posait. Elle restait naturelle et profitait de ce repas familial. Depuis combien de temps ne s’était-elle pas assise à une table avec ses deux parents ? Des années. Ce devait être avant son départ à la guerre. Lorsqu’elle en était revenue, elle passait son temps à errer dans la demeure familiale et ne mangeait pratiquement jamais. Par la suite, elle déménagea aux États-Unis. Elle avait, de temps à autre, des nouvelles de son père avec qui elle allait partager un repas dans un excellent restaurant de la ville lorsqu’il venait au pays pour affaires ou autre raison du genre. Même si elle avait déjà partagé des repas avec ses parents, jamais elle n’avait senti qu’elle faisait partie d’une famille. En ce moment, elle en avait une véritable devant les yeux.

La réplique de Stephen fit momentanément disparaitre le sourire d’Eleonnora qui revint bien vite. Elle allait le remettre à sa place, une fois de plus. Pourquoi les hommes ne pouvaient-ils pas comprendre lorsqu’on les rejetait dans la subtilité de la langue anglaise ? Étaient-ils totalement idiots ou simplement ne désiraient-ils pas comprendre ? Mystère. Quoi qu’il en soit, sa réponse ne sembla pas lui plaire, rien qu’au regard qu’il lui jetait. Faisant comme si rien n’était, la jeune femme se retourna vers Evelynn et Alexander qui ne se gênaient pas pour s’esclaffer. Sa petite amie affirma que Stephen n’avait aucune chance avec la belle russe. C’était bien vrai. La seule personne qui comptait pour cette dernière se trouvait à sa droite. Elle était si jolie lorsqu’elle riait. Ça faisait chaud au cœur à entendre.

Finalement, Gordon posa une question au sujet de la famille d’Eleonnora. Il avait fait le lien entre son nom, ses origines russes et la célèbre compagnie familiale qui sera un jour sienne. Fière, la jeune femme expliqua en détail d’où elle provenait réellement. Elle surprit bien des gens avec sa révélation. Elle sentait les regards sur elle. Se servant du vin comme si rien n’était, elle prit bien le temps d’observer la tête que tirait chaque personne. Penny ne semblait pas se soucier davantage de cette révélation, comme si cela ne changeait rien à sa vision d’elle. Malgré tout, un radieux sourire s’affichait sur ses lèvres. C’était tout le contraire de son mari qui la fixait, sans un mot. Il était comptable, il connaissait bien le domaine de ses affaires. L’entreprise familiale valait des milliards de dollars. Elle était à la tête d’un empire qui n’était pas prêt de tomber avec toutes ces guerres qui éclataient sans cesse. Il pouvait être rassuré sur le fait qu’Evelynn mènera une très belle vie à ses côtés.

Evelynn. Elle ne savait pas que la jeune femme était l’héritière d’une si grosse fortune. Elle n’avait jamais jugé bon de lui en toucher un mot. Elle n’aimait pas parler de sa famille, ce genre de détails n’était pas très important, à ses yeux. Après tout, qu’est-ce que ça changerait dans leur relation qu’Evelynn sache qu’elle était issue d’une famille riche ? Elle refusait déjà qu’elle paie tout à sa place. Cela ne changera probablement pas. Bien entendu, si Eleonnora désirait lui offrir quelque chose, elle n’allait surtout pas se gêner pour le faire.
Quoi qu’il en soit, Evelynn semblait totalement étonnée. Estomaquée serait plutôt le mot. Elle regardait la jeune femme avec de grands yeux. Cette dernière se contentait de lui sourire, un magnifique rictus qui illuminait son visage d’ange. Elle quitta sa douce des yeux lorsque Penny lui adressa la parole.


-« Ah bon. Alors tu ne dois pas avoir de problème au niveau de tes finances. En tout cas, tu es très bien élevé. C’est agréable de rencontrer quelqu’un d’aussi bien que toi. »

-« Merci. Je suis ravie de faire bonne impression. Vous comptez tous énormément aux yeux d’Evelynn et je ne veux certainement pas lui faire honte. Après m’avoir accueilli à votre table, c’est la moindre des choses que je vous fasse honneur. »

Puis, ce fut au tour d’Evelynn de prendre la parole. Visiblement, elle avait encore du mal à avaler cette révélation. Elle allait certainement s’y faire, un jour. De toute façon, cela ne changera pas grand-chose à leur vie actuelle. Elle avait un merveilleux loft, elles mangeaient très bien, elles avaient tous ce dont elles avaient besoin.

-« Nora… tu… euh… tu m’avais jamais dit ça… ça fait des années qu’on se connaît… quand tu dis que t’es porte-parole c’est de la compagnie de ton père alors ? »

-« L’entreprise possède une branche américaine qui tente de se développer et d’écraser la compétition très féroce. Mon père m’a offert cet emploi. C’était une véritable opportunité de connaitre davantage la compagnie familiale.»

Elle se tu, un instant, le temps de prendre une gorgée de sa coupe de vin. Ce petit mensonge sur son soit disant travail avait été parfaitement ficelé. Puisque c’était son père qui, via des contacts au SHIELD, lui avait offert l’opportunité de travailler pour eux, il avait participé à la conception de cette fausse identité. Ainsi, il avait fait en sorte que son mensonge soit bien plus crédible si jamais des personnes un peu trop curieuse s’intéressaient de trop près à son travail.

Au commentaire d’Alexander, Eleonnora leva immédiatement la tête vers lui. Toucher à sa voiture ? L’abimer ? Il tenait à mourir ? Bien évidemment, elle était riche, elle pouvait bien s’en procurer une autre, mais cela signifiait beaucoup de paperasse, sans parler l’importation de sa nouvelle automobile. Il s’agissait d’un modèle unique car il avait été conçu selon ses exigences claires et précises. Cependant, au ton que le jeune homme empruntait, elle savait bien qu’il plaisantait. Elle se mit donc à rire légèrement avec les autres membres de la famille. Evelynn précisa tout de même qu’il risquait fortement de le regretter s’il osait faire une seule égratignure sur la voiture de la russe.

Bien évidemment, il fallait que le second frère d’Evelynn se mêle de nouveau de la conversation. N’avait-il pas compris qu’elle n’en avait rien à faire de lui ? Elle pensait s’être débarrassée lorsqu’il lui, surtout après le regard qu’il lui avait lancé un peu plus tôt. Serait-ce l’argent qui l’attirait, à présent ? Certes, cela pouvait être bien alléchant. Malgré tout, elle n’en avait rien à faire de lui. Il perdait son temps.


-« Donc t’es fille de riche. T’as pas hérité seulement de la richesse monétaire c’est certain… »

-« Merci. Ma mère était mannequin dans sa jeunesse. La génétique a décidé que je serais tout aussi magnifique. »

Bien droite sur sa chaise, Eleonnora buvait tranquillement sa coupe de vin. Elle sentait la main d’Evelynn sur sa cuisse et appréciait grandement ce contact. Elle avait été très douce et avait pris tout son temps avec sa douce afin qu’elle soit à l’aise dans leur relation. Elle n’avait jamais rien fait qui pourrait lui faire croire qu’elle la désirait ardemment. Après tout, ce n’était pas que la relation physique qui comptait. Elle aimait la jeune femme d’un amour pure. Si elle devait rester chaste des années durant, elle le ferait. Le seul fait de se coucher dans ses bras, de sentir la chaleur de son corps contre le sien lui suffisait. Elle aimait être auprès d’elle, parler pendant de longues heures de tout et de rien. Leur relation d’amitié avait simplement évolué en quelque chose de magique.

Eleonnora profita du silence ambiant pour manger son pain à l’ail. Ce repas était simple et délicieux. Lorsqu’elle eut terminé sa dernière bouchée, elle n’hésita pas à en faire part à la cuisinière. Rien n’était meilleur qu’un repas fait maison. La jeune femme pourrait bien prendre la peine de cuisiner plus souvent, mais l’envie lui manquait bien souvent et elle cédait à la facilité en commandant toujours chez des traiteurs ou des restaurants à proximité.


-« Le repas était délicieux. Merci, Penny. »

La jeune femme termina sa coupe de vin et la déposa sur la table, près de son assiette. Elle posa lentement sa main sur celle d’Evelynn, dans un geste subtile. Le repas semblait terminé et Eleonnora serait ravie de passer un peu de temps, seule avec sa douce. Pourquoi ne pas quitter la demeure pour un petit moment ? Aussi bien amener le frère qui semblait déjà avoir des doutes sur leur relation. Ainsi, la russe pourra savoir s’il avait réellement deviné la vérité.
Avant tout, elle aida Penny à débarrasser la table, lui amenant son assiette vide à la cuisine afin de la nettoyer. Cependant, sa belle-mère lui assura qu’elle n’avait pas à faire cela et qu’elle pouvait retourner dans la salle à manger pendant qu’elle finissait de débarrasser les couverts. Sans protester, la jeune femme obéis.


-« Puisque le repas semble terminé, personne ne m’en voudra si j’amène Alexander faire un tour dans ma voiture ? Par contre, tu n’as pas intérêt à l’abimée » Fit-elle sur un ton léger en s’adressant au principal concerné.

S’assurant qu’Evelynn les accompagnait, la jeune femme rejoignit le hall d’entrée où elle troqua ses chaussures à talons pour ses chaudes bottes d’hiver. Elle enfila son manteau de manière élégante, puis attrapa son sac à main avant de quitter la chaleur de la maison. Il ne faisait pas trop froid, malgré la disparition du soleil pour la nuit. Fouillant dans son sac à main, la jeune femme trouva ses clés et déverrouilla les portes de sa voiture. Elle s’engouffra du côté conducteur et démarra le véhicule, attendant patiemment que tout le monde soit à bord afin de démarrer.

Une voix robotisée se fit alors entendre. Il s’agissait de son GPS, s’adressant à elle en russe. En un mot, la jeune femme fit en sorte que la langue change soudainement pour l’anglais. Puis, elle lui demanda de repérer le centre commercial le plus près. Les boutiques étaient fermées à cette heure-ci, mais elle s’en fichait. Elle avait simplement besoin d’un point de repère afin de ne pas trop se perdre et avoir un certain itinéraire à suivre. Ajustant le volume de la voix afin qu’il ne soit pas trop dérangeant, la jeune femme s’engagea sur les routes et quitta le quartier résidentiel.


-« Je suppose que tu es un fanatique de voitures, Alexander. Evelynn m’a parlé de toi et m’a dit que vous êtes très proches, tous les deux. Beaucoup plus proches que du dragueur de service. » Elle laissa échapper un petit rire amusé.
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Evelynn Jones

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MessageSujet: Re: Chez les Jones (PV Nora)   Sam 12 Jan 2013 - 21:29

-« Merci. Je suis ravie de faire bonne impression. Vous comptez tous énormément aux yeux d’Evelynn et je ne veux certainement pas lui faire honte. Après m’avoir accueilli à votre table, c’est la moindre des choses que je vous fasse honneur. »

Effectivement, la façon d'agir de sa belle compagne était des plus noble, il n'y avait aucun doute. Personne autour de la table n'avait pensé ne serait-ce qu'une seule fois : « franchement! », et la révélation sur sa propre famille ne pouvait que l'aider. Evelynn la regardait comme si elle n'arrivait pas à avaler la nouvelle. Beaucoup de choses s'expliquaient... mais plusieurs questions apparaissaient aussi dans son esprit. Par exemple : que faisait-elle avec une piètre artiste dans son genre au lieu de fréquenter n'importe qui d'une classe sociale plus importante? Quelqu'un qui l'aurait plus complété ou alors qui aurait pu comprendre certains de ses... oh problèmes avec l'argent par exemple! La brunette se sentait toujours bien différente de Nora sur plusieurs points... cette révélation venait d'en ajouter un autre sur la longue liste.

-« L’entreprise possède une branche américaine qui tente de se développer et d’écraser la compétition très féroce. Mon père m’a offert cet emploi. C’était une véritable opportunité de connaitre davantage la compagnie familiale.» 

Au moins pour une fois Evelynn avait vu juste. Si elle travaillait pour la compagnie familiale, sa expliquait encore une fois comment elle se payait un tel appartement au beau milieu de New-York. En fait, plus Evy y pensait, plus elle se disait qu'elle ne lui avait vraiment jamais demandé la question directement. L'argent étant souvent un sujet à éviter au mieux, l'artiste amateur tentait de ne pas en parler, du moins tant que ça ne concernait pas le sien. Elle avait toute la misère du monde à convaincre Nora de ne pas faire d'achats impulsifs pour elle, et elle comprenait maintenant un peu mieux pourquoi. Tout s'enchaînait dans sa tête... mais la belle blonde n'avait pas changé... c'était la vision qu'elle avait d'elle qui avait changé...

Une chance, grâce au commentaire léger et rieur de son grand frère préféré, la situation légèrement tendue disparut totalement. Evelynn comprit la manœuvre d'Alex, et réalisa qu'il avait raison. Après tout, rien n'avait changé autour de la table. Les deux femmes s'entendaient encore à merveille, elles continueraient de se chamailler ou de se coller... tout dépendant de la situation. De toute façon Evelynn lui fit comprendre de façon fort peu subtile que d’habimer la voiture de sa belle colocataire ne serait pas l'idée du siècle. Si elle ne lui aurait pas dit, c'est Nora qui l'aurait fait. Un rire s'échappa de ses belles lèvres sensuelles dont Evelynn avait peine à quitter du regard.

Qu'est-ce qui la ramena à la raison? Un commentaire idiot de la part de son frère aîné évidemment, le seul et l'unique séducteur de ses dames. Pour une fois cependant il avait fait l'effort de ne pas se montrer désobligeant, prononçant uniquement un compliment fort poli. Est-ce que l'argent avait un tel pouvoir sur son imbécile de frère? Peut-être, c'était possible, et sa expliquerait pourquoi il avait passé du statut « N'en a rien à foutre » à « Hum... intéressant ». Evelynn tourna de nouveau sa tête vers sa belle compagne, s'attendant à ce qu'elle fasse référence à son précédent emploi de chanteuse de cabaret burlesque. Sa réponse la surprit à nouveau.


-« Merci. Ma mère était mannequin dans sa jeunesse. La génétique a décidé que je serais tout aussi magnifique. »

Parce qu'en plus d'un père multi-milliardaire propriétaire d'une des compagnies les plus fortunés du monde, sa mère avait été mannequin? Et bien, Evelynn volait de surprise en surprise. Ce qui la surprenait en fait, c'était qu'autant le sujet de la famille avait été laissé de côté entre les deux femmes, autant ici, devant les parents et les frères d'Evy, Nora en parlait comme si de rien était. Elle tentait de faire bonne impression, c'était certain, mais ça fonctionnait... très très bien. L'artiste était fière de sa belle compagne... et aborder le sujet le plus difficile lui semblait se simplifier doucement. Peut-être serait-elle en mesure de tout dire à ses parents après cette fin de semaine... ou pendant ou...oh non le stress remontait...

-« Le repas était délicieux. Merci, Penny. »

-Oui... oui merci maman c'était vraiment bon ça faisait un bail que je n'avais pas mangé comme ça!

-Vous me faites trop plaisir ! La prochaine fois je ferai encore mieux si vous revenez toutes les deux d'accord ?

La famille acquiesça aux paroles d'Evelynn et de Nora, puis vint le tour du nettoyage et du vidage de la table. Même si Nora s'offrit pour le nettoyage des assiettes, la mère d'Evelynn refusa poliment. Après tout, la belle Russe était son invité... et sa belle fille, même si elle ne le savait pas encore. Evy devrait aborder ce sujet dans la soirée à un moment... mais redoutait la réaction de ses parents. Celle de Stephen ne lui importait pas, celle d'Alexander allait être positive c'était certain, mais rien ne lui permettait d'évaluer celles de ses parents.

-« Puisque le repas semble terminé, personne ne m’en voudra si j’amène Alexander faire un tour dans ma voiture ? Par contre, tu n’as pas intérêt à l’abimée »

-T'inquiète, je conduis depuis que j'ai 14 ans... pas tout à fait légalement mais bon maintenant si j'te l'assure!

Son ton enjoué et son excitation étaient perceptibles. Le père fit un simple hochement de tête en direction de Nora et d'Alexander, jugeant lui aussi qu'il n'y avait aucun problème à ce qu'ils quittent la maison pendant quelques minutes. Après tout, il n'y avait pas d'enfants autour de la table, et tous étaient libre de faire ce qu'ils voulaient. Lui aussi se leva et se dirigea vers le salon, attendant que sa femme le rejoigne. Stephen semblait accaparé par son cellulaire, se cherchant sans doute une conquête où aller passer la nuit. Bref, Nora, Evelynn et Alex avaient le champ libre pour quitter la demeure familiale pendant quelques heures.

Elle se fit un plaisir de placer le manteau de Nora sur ses épaules pour qu'elle l'enfile doucement, lui faisant un sourire en même temps. Ce petit instant était pour elle aussi précieux que n'importe quel moment passé avec la belle Russe. Même si ces instants ne duraient que quelques secondes, pendant ce temps, les deux femmes étaient dans un autre monde, le leur, où elles se serraient l'une contre l'autre devant un bon feu, toutes les deux complètement nues, à simplement être ensemble et à s'hypnotiser dans la contemplation des flammes...

Il fallut une seconde de plus pour qu'Evy ne revienne dans le vrai monde. Sa tête avait la mauvaise habitude de partir sur un sujet et de dériver jusqu'à ce qu'on la ramène à la réalité. Enfilant son propre manteau et ses bottes, elle s'empressa de rejoindre les deux personnes qui l'attendaient dehors. Laissant place à Alex pour qu'il s'installe devant et ainsi profiter pleinement de la balade, l'artiste prit place derrière Nora, puis attendit quelques instants avant que tous le monde soit prêt.

Le son robotisé du GPS la fit sursauter, surtout qu'il s'adressait à eux dans la langue maternelle de sa belle compagne, mais d'une parole la langue changea aussitôt pour l'anglais. S'appuyant confortablement dans le fond de son siège, elle laissa Eleonnora mener la balade, ne disant rien pendant quelques instants, les yeux fermés.


-« Je suppose que tu es un fanatique de voitures, Alexander. Evelynn m’a parlé de toi et m’a dit que vous êtes très proches, tous les deux. Beaucoup plus proches que du dragueur de service. »

-Dragueur de service? T'es polie en plus à c'que j'vois. Ça fait du bien à voir. Ouais chui fan depuis que j'me suis acheté ma première Honda, c'était plusieurs années de ça. M'enfin...

Alexander maintenant la conversation par politesse, mais intérieurement il pensait surtout à la balade qui se déroulait, à la puissance du moteur allemand de la voiture sport. Il resta un instant sans rien dire avant de finalement se retourner vers Evelynn, un sourire aux lèvres. Il savait tout, c'était évident, et se faisait un malin plaisir à titiller sa sœur. Ses prochaines paroles ne firent que le prouver.

-Alors les filles, depuis combien de temps vous couchez ensemble?

Evelynn ouvrit grand les yeux et se redressa d'un coup avant de s'approcher de la tête d'Alexander, un regard de flammes braqués sur lui. Oh, il ne rirait pas bien longtemps, mais avec lui... à quoi est-ce que ça servait d'essayer de cacher quoi que ce soit? Lui et Nora se ressemblaient bien sur ce point, ils pouvaient tous les deux faire dire ce qu'ils voulaient à la brunette trop naïve.

-Non mais qu'est-ce qui te prend de quoi tu parles espèce de demeuré!

-Essaie même pas Evelynn, t'es rouge comme une tomate, t'attends le bon moment pour essayer de m'étrangler, la façon dont tu la regardes. C'est clair. Ta... petite amie a bien plus de capacité pour cacher ça. Toi t'es comme un livre ouvert. Tiens la tu vas tirer sur ma ceinture j'me trompe?

Effectivement, la main droite d'Evelynn qui n'était même pas dans son champ de vision se dirigeait bien sur la ceinture de son grand frère, mais devant ses paroles pleines de sens, elle arrêta aussitôt son mouvement, préférant ne pas donner raison à Alex. Soupirant un grand coup, elle regarda Nora un instant, puis se retourna vers son frère, un regard bien différent désormais dans les yeux. Essayer de nier ne servirait à rien, aussi bien être honnête... et de toute façon elle cherchait à en parler à quelqu'un, aussi bien que ce soit quelqu'un de confiance.

-Environ... environ 4 mois qu'on se... fréquente à proprement parlé. Ça fait bien plus longtemps qu'on se connaît...

-Ah bon... Et Nora qu'est-ce qui t'a amené à fréquenter ma nouille de sœur ?

Étrangement, la principale concernée souhaitait elle aussi entendre la réponse...
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MessageSujet: Re: Chez les Jones (PV Nora)   Sam 12 Jan 2013 - 23:49

Eleonnora aimait bien vanter sa beauté. C’était quelque chose qu’elle n’avait rien que pour elle, qu’elle entretenait avec soin et qui se révélait profitable, parfois. Ce n’était pas comme la fortune de son père, dont elle parlait beaucoup moins. À quoi bon vanter quelque chose qui ne lui appartenait pas ? Certes, elle faisait un excellent salaire pour vivre confortablement et ne pas avoir à se soucier de quelconques problèmes monétaires, mais ne pouvait en parler car cela reviendrait à devoir discuter un peu de son travail. Il s’agissait de quelque chose qu’elle tenait à éviter le plus possible.

Le sujet de sa famille était également quelque chose dont elle ne parlait que peu. Son père était un homme plutôt froid, loin d’être doué dans les relations interpersonnelles. Il n’était pas très démonstrateur au niveau de ses émotions et restait la majorité du temps impassible. La mère de la jeune femme, elle, était ce genre de femme encore plus superficielle qu’elle, qui désirait tout avoir sans faire le moindre effort. Elle aimait le luxe et y baignait jusqu’au cou. Ce n’était pas la personne qu’elle présenterait à Evelynn, un jour. Sa petite amie était tout ce qu’il y avait de plus ordinaire et elle ne méritait pas de subir les critiques de sa génitrice. Eleonnora aimait la belle artiste pour bien des raisons. Elle pourrait énumérer toutes ses qualités et tous ses petits défauts qui la rendaient si adorable. L’amour ne s’explique pas. Elle était follement amoureuse d’Evelynn et ce n’était pas prêt de changer de sitôt.

Le repas était terminé. C’était avec le sourire qu’Eleonnora remerciait sa belle-mère pour le repas qu’elle leur avait servi. Cette dernière lui affirma qu’elle fera encore mieux lorsque les filles reviendront faire un tour pour le souper. Cela ne faisait que ravir davantage la russe qui avait espéré entrer dans les bonnes grâces de la famille. À présent, elle pouvait se dire qu’elle était acceptée dans cette maison et n’était pas détestée par qui que ce soit. Par contre, est-ce que les choses resteront ainsi lorsqu’Evelynn leur dira la vérité ? L’accepteront-ils ? Elle espérait fortement que si.

Puisque Penny refusait son aide pour débarrasser la table, la jeune femme proposa d’amener Alexander faire une balade sur les routes. Puisque personne ne s’opposait à l’idée, la jeune femme se dirigea vers le hall de la maison, en compagnie du principal concerné. Ce dernier affirmait avoir commencé à conduire à l’âge de quatorze ans, bien que ce n’était pas très légal. À présent, il avait son véritable permis de conduire et l’âge légal pour se placer derrière le volant d’un véhicule. Cela rappelait une petite histoire à la jeune femme. Elle se souvient de s’être fait engueuler, par la suite, par son paternel, alors que certains officiers de l’armée étaient plutôt impressionnés par ses talents de conductrices.


-« À l’âge de quatorze ans, je conduisais un tank. J’en avais volé un et je l’avais conduit jusqu’à l’autre bout du camp d’entrainement de l’armée. Je ne te dis pas la tête des officiers quand je suis sortie de là. »

Amusée par sa petite histoire, la jeune femme s’arrêta dans le hall afin de mettre ses bottes, puis son manteau. Ce dernier atterri magiquement sur ses épaules et Eleonnora jeta un regard derrière elle pour constater qu’Evelynn l’aidait à enfiler son vêtement. C’est avec le sourire qu’elle s’exécuta, ne pouvant s’empêcher de lancer des regards amoureux à celle qu’elle aimait. Une fois à l’extérieur, elles pourront cesser de se cacher.

Eleonnora monta dans sa magnifique voiture de luxe et démarra, attendant que ses deux passagers soient à bord avant de se lancer sur les routes. Loin des regards des parents, ils avaient maintenant la possibilité de discuter librement. De toute façon, comme le frère d’Evelynn finira par être lui-aussi au courant de ce qui se passait entre elle et la belle russe, autant lui en parler tout de suite. Malgré tout, question de bien débuter la conversation, la jeune femme parla de sa voiture et demanda à Alexander de lui parler un peu de sa passion pour les voitures. Cela se lisait sur son visage. Il adorait les voitures et semblaient bien apprécier la balade actuelle.


-« Tu n’as jamais conduit de voiture comme celle-ci, je suppose ? On est loin de la Honda. »

Les yeux fixés sur la route, la jeune femme jetait de temps à autre un regard dans le rétroviseur afin de contempler sa douce, semblant totalement perdu dans ses pensées. Elle était si jolie, sa chevelure tombant légèrement sur ses épaules recouvertes de son gros manteau. Parlant du manteau, il n’était plus très beau, la couleur n’était aussi éclatante qu’au premier jour, il était tâché à quelques endroits par la boue et la neige. Il était temps qu’elle lui en offre un autre. Un magnifique manteau qu’elle pourra porter aisément lorsqu’elle fera de la moto. D’ailleurs, Eleonnora avait déjà fait quelques emplettes en prévision de Noël. Elle pouvait bien se permettre de lui donner en avance, considérant le fait qu’elle avait une plus grosse surprise pour elle, qu’elle gardait spécialement pour la journée du 25 décembre.

-« Alors les filles, depuis combien de temps vous couchez ensemble ? »

Alors qu’elle conduisait, jamais Eleonnora ne s’était attendue à une telle question de la part d’Alexander. Elle freina soudainement, sur le coup. La voiture s’arrêta brusquement. Aussitôt, la jeune femme se retourna vers son passager. Avait-il vraiment dit ce qu’elle avait entendu ? Avait-elle rêvé ? Sans plus attendre, elle protesta. Elle n’avait pas touché à Evelynn, comment pouvait-il croire cela ?

-« Quoi ?! Non mais… je l’ai pas touchée ! » Fit-elle alors qu’Evelynn s’exclamait au même moment.

-« Essaie même pas Evelynn, t'es rouge comme une tomate, t'attends le bon moment pour essayer de m'étrangler, la façon dont tu la regardes. C'est clair. Ta... petite amie a bien plus de capacité pour cacher ça. Toi t'es comme un livre ouvert. Tiens la tu vas tirer sur ma ceinture j'me trompe? »

Il avait raison. Evelynn était la reine de la non-subtilité. Impossible pour elle de mentir sans que ce soit clairement visible. Elle ne pouvait rien cacher à Eleonnora, et encore moins à son frère qui la connaissait depuis bien plus longtemps. Si la russe n’avait aucun problème à dissimuler ses véritables sentiments, c’était bien parce qu’elle avait eu droit à deux longues années d’entrainement, persuadée qu’Evelynn ne sera jamais amoureuse d’elle. Et puis, son travail l’amenait à faire des missions sur le terrain qui nécessitait qu’elle joue un double rôle. Cela lui rappela une mission où elle avait infiltré un milieu de la mafia et des bandits en tout genre, se faisant passer pour la femme d’un autre agent. Si Evelynn savait cela… elle ne le saura jamais, alors autant ne pas penser à sa réaction.
La jeune femme poursuivit lentement sa route. Le centre d’achat était tout près. Elle pourra s’arrêter dans le parking dans quelques minutes, ce qui lui permettra de de concentrer entièrement sur la discussion.


-« Environ... environ 4 mois qu'on se... fréquente à proprement parlé. Ça fait bien plus longtemps qu'on se connaît... »

-« Qu’on se fréquente ? Chérie, tu peux lui dire clairement qu’on sort ensemble. On se connait depuis plus de trois ans maintenant, mais notre relation est nouvelle. Je n’ai pas couché avec elle, si c’est ce que tu te demandes, Alex. Pour l’instant, je me contente de la déshabiller du regard. Elle est si jolie, si attirante… »

Pendant un instant, elle avait complétement oublié qu’Evelynn était là. Si elle continuait à parler ainsi, la jeune femme allait la terroriser, c’était certain. Il valait mieux qu’elle calme un peu ses ardeurs et pense à autre chose. Cependant, Alexander n’aidait en rien et lui demandait ce qu’elle pouvait bien trouver à sa nouille de sœur. Très bonne question. Parfois, il y avait des choses qui ne s’expliquent pas. L’amour en fait partie. Malgré tout, Eleonnora se lança. Elle pris soin de pénétrer dans le stationnement et de s’arrêter afin de mieux se concentrer sur sa réponse.

-« Ta sœur est peut-être une nouille, mais elle est une très jolie nouille. C’est le genre de personne qu’on ne remarque pas, aux premiers abords. Elle se fond dans la masse, elle sait se montrer discrète. Elle est naturelle, elle se montre à tous sous son vrai jour. Elle n’est pas superficielle, elle vaut beaucoup plus que ces femmes qui passent pour ce qu’elles ne sont pas. Par contre, elle est timide. C’est toujours adorable de la voir rougir lorsque je lui fais un compliment ou que je porte une tenue totalement indécente. Elle a peut-être du mal à mentir, mais cela ne fait que lui donner un plus grand cœur. Elle est dévouée et elle sait s’occuper des autres, même si elle se montre parfois maladroite. Elle sait rester vraie, elle sait rester unique. Il faut seulement la connaitre pour savoir à quel point elle est encore plus charmante que ce qu’elle semble être. Toutes ses qualités, tous ses défauts, tout ce qu’elle a vécu et tout ce qui fait qu’elle est ce qu’elle est présentement font que je l’aime. Ça ne s’explique pas. L’amour ne peut s’expliquer. Mais je peux te dire qu’elle est la personne la plus formidable que je connaisse, celle qui me donne envie de me lever le matin. Elle est celle que je veux encourager dans sa carrière, dans son futur. Celle que je veux voir s’épanouir à mes côtés et à qui je veux offrir la meilleure vie possible. Je ferais tout pour elle, même s’il s’agit de sacrifier ma propre vie. »

Eleonnora s’assura que sa voiture était en mode parking avant d’ouvrir la portière et quitter son siège. Elle fit un pas afin de s’approcher de la portière arrière qu’elle ouvrit, faisant signe à Evelynn de sortir. Qu’importe que son frère soit là, il connaissait la vérité, à présent. Lorsque sa douce fut en face d’elle, Eleonnora passa une main derrière sa tête, l’attirant ainsi contre elle. Elle posa délicatement ses lèvres sur les siennes en un doux baiser. Caressant sa nuque, passant un bras autour de sa fine taille, la jeune femme désirait prolonger ce baiser aussi longtemps que possible. Ces paroles, elles les avaient longtemps conservées au fond d’elle. Elle avait l’impression de tant dévoiler sur elle, d’un seul coup. Bien qu’elle sortait à présent avec Evelynn, elle n’avait jamais osé lui dire toutes ces belles paroles de peur de l’effrayer. Maintenant, tout était dit. Séparant ses lèvres de celle de sa douce, elle s’approcha de son oreille afin de murmurer quelques mots.

-« Je t’aime, Evelynn. »

Un sourire éclatant illuminait son visage d’ange alors qu’elle regardait sa chérie dans les yeux. Elle était obnubilée par elle. Elle aurait pu rester longtemps ainsi à la regarder. Cependant, Alexander n’était pas discret et la jeune femme réalisa qu’il existait encore. Elle posa le regard sur lui, réfléchissant un instant. Puis, elle embrassa la joue d’Evelynn, la laissant retourner dans la voiture. Elle contourna le véhicule afin de se diriger du côté passager.

-« Si tu as un accident ou si tu choppe une contravention, je t’assassine. » Fit-elle calmement en prenant la place du jeune homme du côté passager de la voiture.

Elle boucla sa ceinture, elle était prête à retourner à la demeure de ses beaux-parents. La jeune femme demanda à son GPS de lui donner l’itinéraire de retour. Puis, elle attendit patiemment, les jambes croisées, qu’Alexander soit prêt à prendre la route. Pendant ce temps, elle jeta des coups d’œil vers l’arrière du véhicule, cherchant à croiser le regard de sa belle. Elle était si jolie. Elle l’aimait tellement. Elle avait l’impression de vivre dans un véritable conte de fée.


-« On rentre, ma jolie ? Je crois qu’il faut annoncer une certaine chose à tes parents. »
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MessageSujet: Re: Chez les Jones (PV Nora)   Lun 14 Jan 2013 - 6:03

-« À l’âge de quatorze ans, je conduisais un tank. J’en avais volé un et je l’avais conduit jusqu’à l’autre bout du camp d’entrainement de l’armée. Je ne te dis pas la tête des officiers quand je suis sortie de là. »

Alors qu’Evelynn, habituée à ce genre d’histoire de l’armée, se contentait de sourire, le visage d’Alexander valait de l’or. Lui ne s’attendait pas du tout à une histoire de ce genre, figé à mi-chemin en train d’enfiler l’une de ses bottes. Quelques secondes plus tard cependant, après avoir absorbé le choc, il se mit à rire, imaginant dans sa tête la scène. Un tank hors de contrôle qui se promenait dans un camp militaire, ça ne devait pas arriver très souvent, et surtout pas aux mains d’une gamine blondasse de 14 ans.


-Alors ça, j’aurais tout donné pour voir ça ! Parce que t’as fait l’armée en plus ? T’en as des cordes à ton arc !

Les parents et le frère aîné d’Evelynn n’entendirent pas cette histoire, occupé à faire autre chose à ce moment-là. De toute façon la brunette et son autre frère rejoignirent bien rapidement la superbe voiture de Nora, Alex à l’avant bien sûr, qu’il profite bien de la balade.

-« Tu n’as jamais conduit de voiture comme celle-ci, je suppose ? On est loin de la Honda. »


-Non, à part dans mes rêves bien sûr ! Je n’ai pas assez de blé pour m’offrir un tel bijou, mais j’aimerais bien m’en remonter une. Ça doit pouvoir se faire même avec mon salaire, si je suis capable d’en trouver une et de la restaurer. M’enfin bon…


Alexander ne voulait pas ennuyer son interlocutrice, alors qu’Evelynn ne les écoutait déjà plus, mais son amour des voitures ressortait naturellement. Après tout, comment oublier la puissance et la beauté de cette superbe machine comme celle-ci ! Une Mercedes, avec une belle blonde au volant ! C’était une vision assez unique au monde, et le grand frère d’Evy en profitait autant que possible.

Il posa d’ailleurs une question très directe aux autres passagères de la voiture, et les réactions de chacune ne furent pas du tout subtiles. Alors qu’Evy essayait dans son innocence et dans son incapacité totale à mentir de… et bien de nier leur relation, la belle blonde freina soudainement, donnant un coup assez violent à Evelynn qui s’était approché. Au moins, grâce à sa ceinture l’impact avait été réduit, mais sa tête heurta quand même son appuie-tête, lui infligeant un choc très désagréable.


-« Quoi ?! Non mais… je l’ai pas touchée ! »

-Oh mais les filles vous n’êtes pas subtiles ni une ni l’autre. Ma sœur est trop prévisible, et toi Eleonnora t’as freiné sans raison au beau milieu d’une route.

La sœur d’Alex lui confirma bien rapidement qu’il avait raison, ajoutant même la durée de leur relation. Dans la tête de son frère, un calcul se faisait rapidement. Depuis combien de temps cachait-elle son orientation sexuelle à sa famille ? Quelques mois ou quelques années ? Peut-être avait-elle décidé enfin de leur révéler le tout. Evelynn se doutait bien en allant voir ses parents et sa famille qu’Alex devinerait le tout. Sans que cela ne fasse partie de son plan, après tout Evy n’avait jamais vraiment de plan, elle avait bien vite comprise qu’elle n’aurait aucune chance de lui cacher une telle information.


-« Qu’on se fréquente ? Chérie, tu peux lui dire clairement qu’on sort ensemble. On se connait depuis plus de trois ans maintenant, mais notre relation est nouvelle. Je n’ai pas couché avec elle, si c’est ce que tu te demandes, Alex. Pour l’instant, je me contente de la déshabiller du regard. Elle est si jolie, si attirante… »


-Oh mais Nora je euh… je voulais dire qu’on se fréquente qu’on sort ensemble… j’voulais pas te blesser… Oh tu sais que je ne suis pas la meilleure pour ce genre de chose bon… Et comment ça me déshabiller du regard !


C’était le genre d’information qui gênait grandement la brunette, le genre qu’elle se sentait mieux de ne pas savoir. Elle n’était pas naïve au point de croire que Nora ne voulait rien faire avec elle… de plus intense et de plus charnel, mais moins elle le savait mieux elle se portait. Sa partenaire ne la répugnait pas, bien au contraire Nora avait tout pour plaire à qui que ce soit, un charme naturel et tout simplement parfait, mais… n’ayant jamais connu les plaisirs de la chair avec une autre femme, cette expérience lui faisait peur… mais avec Nora, peut-être parviendrait-elle à contrôler cette peur et à vivre cette étape de leur vie commune bientôt. De toute façon, si elle n’était pas prête, la réponse de Nora serait bien suffisante à la convaincre.


-« Ta sœur est peut-être une nouille, mais elle est une très jolie nouille. C’est le genre de personne qu’on ne remarque pas, aux przemiers abords. Elle se fond dans la masse, elle sait se montrer discrète. Elle est naturelle, elle se montre à tous sous son vrai jour. Elle n’est pas superficielle, elle vaut beaucoup plus que ces femmes qui passent pour ce qu’elles ne sont pas. Par contre, elle est timide. C’est toujours adorable de la voir rougir lorsque je lui fais un compliment ou que je porte une tenue totalement indécente. Elle a peut-être du mal à mentir, mais cela ne fait que lui donner un plus grand cœur. Elle est dévouée et elle sait s’occuper des autres, même si elle se montre parfois maladroite. Elle sait rester vraie, elle sait rester unique. Il faut seulement la connaitre pour savoir à quel point elle est encore plus charmante que ce qu’elle semble être. Toutes ses qualités, tous ses défauts, tout ce qu’elle a vécu et tout ce qui fait qu’elle est ce qu’elle est présentement font que je l’aime. Ça ne s’explique pas. L’amour ne peut s’expliquer. Mais je peux te dire qu’elle est la personne la plus formidable que je connaisse, celle qui me donne envie de me lever le matin. Elle est celle que je veux encourager dans sa carrière, dans son futur. Celle que je veux voir s’épanouir à mes côtés et à qui je veux offrir la meilleure vie possible. Je ferais tout pour elle, même s’il s’agit de sacrifier ma propre vie. »


Ces mots… firent plus d’effets à Evelynn que tout ce qu’elle avait entendu dans sa vie tout entière. Eleonnora avait parlé avec son cœur, oubliant presque que sa douce l’écoutant sur le siège arrière. Tout cet… océan… de compliments… venaient simplement de son cœur. Nora n’avait jamais cherché à profiter d’elle, et sans doute ne le ferait-elle jamais. Aux yeux d’Evelynn, la belle Russe venait de lui faire comprendre à quel point, pendant toutes ces années ou les deux femmes s’étaient fréquentés comme simples amies, elle l’avait aimé, et surtout à quel point désormais elle pouvait laisser son amour s’exprimer. Son frère était maintenant témoin de cet amour après tout. Cette déclaration naturelle fit rougir les joues déjà brûlantes d’Evy, celle-ci ne sachant pas quoi répondre. Son cœur s’était mis à battre bien plus fort et bien plus vite qu’auparavant, et si Nora ne venait pas l’embrasser maintenant, c’était elle qui lui sautant dans les bras. Une chance que la belle Russe garait sa voiture à ce moment-là…

La Russe se dirigea vers la porte arrière de la voiture qu’elle ouvrit d’un seul coup, faisant signe à Evelynn de sortir. Elle ne se fit pas prier, se levant rapidement pour être à la même « hauteur » que sa belle compagne. Le baiser qu’elles échangèrent fut des plus délicieux… un doux mélange de passion, d’amour et de chaleur fut ressenti par Evelynn qui sentait en même temps la main de sa douce caresser sa nuque. Ses propres mains vinrent enserrer le corps somptueux de sa belle petite amie, sans jamais libérer les lèvres de celle-ci. Elle fit durer le tout autant que possible, attentive aux signes que lui envoyaient Nora. Ses mains caressaient désormais son dos, son cou et ses cheveux.

Dans sa tête ce baiser ne dura que quelques instants, mais il devait s’être écoulé plusieurs secondes en réalité, assez pour qu’Alexandre en profite pour se glisser sur le siège passager. Lorsque Nora finit par se reculer de quelques centimètres, ce fut uniquement à ce moment qu’elle ouvrit les yeux, quittant malgré elle le petit monde qu’elle aimait tant lorsqu’elle était avec sa douce. Ses mots cependant la firent sourire bien plus que n’importe quelle connerie que son idiot de frère aurait pu dire.


-« Je t’aime, Evelynn. »


-Moi aussi je t’aime Nora… Je… J’ai très hâte qu’on ait une nuit juste pour nous… J’ai… euh… je veux… que tu me fasses connaître… autant de belles choses dans ce domaine que possible… d’accord ?


Son sourire était franc et honnête alors qu’elle en profitant avant qu’elle ne reprenne place dans sa voiture pour lui embrasser doucement le cou. Un petit rire s’échappa tout de suite après de ses lèvres, rire qu’elle ne pouvait contenir plus longtemps. En fait, elle ne savait plus très bien comment extérioriser cette énergie pure et douce qu’elle ressentait, cette énergie que Nora lui procurait à chaque baiser. Alors qu’elle reprenait place dans le véhicule, elle s’installa derrière sa chérie, s’approchant de son banc pour appuyer sa tête par-dessus le dossier de celle-ci. Glissant sa main gauche doucement sur la douce jambe de sa petite-amie, elle pouvait ainsi continuer de lui susurrer quelques douces paroles à l’oreille sans que son frère ne l’entende.


-Tu es une déesse ma jolie, une femme magnifique pleine de charme… même si tu as été entraîné à toujours rester forte et dure, tu possèdes une sensibilité bien à toi qui fait de toi une femme extraordinaire. Sans toi Nora je ne sais même pas qui je serais… tu m’as fait respirer dans un monde qui m’étouffais… et je ne peux qu’envisager avec hâte que l’on soit ensemble toutes les deux… dans un beau grand lit… à des années lumières du vrai monde…


La brunette laissa sa main sur la cuisse de sa belle amie, alors qu’elle mettait en garde son frère contre les risques d’un accident. Si une telle situation arrivait, ce n’était pas la contravention qui serait le pire, mais bien la colère de Nora. De toute façon, son frère conduisait toujours de façon prudente même s’il s’amusait beaucoup à pousser le moteur de ses voitures.


-« Si tu as un accident ou si tu choppe une contravention, je t’assassine. »


-T’inquiète j’vais pas WOW !


La voiture fit un bond vers l’avant, comme si on avait essayé de passer du neutre en première avec le frein à main enclenché. Le sourire qu’affichait Alex leur fit comprendre qu’il l’avait fait exprès simplement pour stresser la belle Russe, et aussitôt, après quelques vrombissements de moteur inutile mais au son si agréable, il prit la route, suivant les indications du GPS, bien en maîtrise de cette superbe voiture.


-« On rentre, ma jolie ? Je crois qu’il faut annoncer une certaine chose à tes parents. »

-Oh… euh… je euh… pensais le faire plus euh… demain matin tu sais euh… quand on va déjeuner tous ensemble et euh… je tu vois je euh…


-T’as peur d’la réaction de papa c’est ça ? J’comprends, j’peux pas t’dire comment il va réagir, il va p’tête avoir d’la misère à gober au départ, mais il va comprendre c’hui sûr.


La main d’Evelynn se mit à trembler légèrement sur la jambe de Nora, et instinctivement elle vint quérir celle de sa compagne pour la serrer très fort. Le stress, sa compagne de toujours, revenait lui rendre visite, et ce jusqu’à ce qu’elle avoue le tout à sa famille. Oh bon sang, mais comment leur dire une telle nouvelle ? C’était tout simplement… impensable. Allaient-ils la rejeter, la renier ou pire ? Elle avait entendue bien des histoires d’horreurs dans le genre, et ne voulait pas que cela se passe dans son cas. Sa mère n’aurait sans doute aucun mal à l’accepter, mais pour son père… qu’est-ce qui allait se passer ?


-Nora… tu vas me… me supporter hein ? Tu… tu me laisseras pas faire ça toute seule je euh… je veux pas faire ça toute seule… oh si tu savais comment ça m’inquiète…


Elle laissa conduire son frère jusqu’à la maison, son stress accaparant toutes ses pensées. Comment cette rencontre allait se dérouler ? Comment le père d’Evelynn, Gordon, allait prendre la nouvelle ? Oh mon dieu, pourvu qu’elle le passe bien ? Tant que Nora était auprès d’elle… ça devrait bien se dérouler non ?
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Eleonnora S. Davidoff

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MessageSujet: Re: Chez les Jones (PV Nora)   Lun 14 Jan 2013 - 7:49

Eleonnora avait eu un parcours de vie bien chargé malgré son jeune âge. Habituellement, à vingt-cinq ans, les gens avaient un travail stable ou venaient de quitter les bancs d’école en passant par quelques petits boulots par-ci par-là. La jeune femme, elle, avait été formée comme militaire avant d’aller à la guerre. Elle dégota un boulot comme chanteuse dans un cabaret afin de payer les factures et tenter d’oublier les traumatismes vécus. Elle avait rencontré Evelynn, cette magnifique jeune femme qui était celle de sa vie, Eleonnora en était certaine. Puis, elle quitta le monde artistique pour devenir agent gouvernemental, œuvrant pour protéger la population américaine, principalement. On pouvait dire qu’elle en avait fait du chemin. Cela n’avait fait que la rendre bien plus mature et indépendante qu’elle ne l’était déjà. Heureuse de la vie qu’elle menait, elle ne l’échangerait pour rien au monde.

Partageant une petite anecdote avec le frère d’Evelynn, la jeune femme lui révéla qu’à l’âge de quatorze ans elle avait volé un tank et s’était balader à bord, traversant le base de l’armée Russe. Il fallait savoir qu’elle avait manifesté, assez jeune, l’envie de suivre les traces de son père. Ce dernier lui avait donc appris quelques techniques de base, lui avait enseigné comment se défendre. Il espérait ainsi lui donner une raison de s’entrainer à la place de faire des bêtises. Lorsque la jeune fille qu’elle avait été n’était pas à l’école et avait terminé ses devoirs, elle s’ennuyait bien souvent. C’est pourquoi, pour limiter les dégâts de ses conneries, Sergeï décida d’éduquer sa fille comme un parfait soldat et de la faire marcher au pas. Cela fonctionna. Cependant, le jour où il l’amena avec lui afin de s’entretenir avec un haut gradé, il ne s’était certainement pas attendu à ce que sa fille ne l’attende pas comme il lui avait demandé et se sauve à bord d’un tank. Heureusement qu’il n’y avait eu ni dommages, ni blessés.


-« Alors ça, j’aurais tout donné pour voir ça ! Parce que t’as fait l’armée en plus ? T’en as des cordes à ton arc ! »

-« Pas juste l’armée. Tu serais surpris de savoir ce que j’ai fait de ma vie. »

Une fois dans la voiture d’Eleonnora, filant sur les routes de la Pennsylvanie, le trio pouvait parler librement. Personne n’était là pour les entendre. Ils étaient libres comme l’air. Ce devait être pour cette raison qu’Alexander ne se gêna pas pour être ce qu’il y avait plus franc et direct. Et dire qu’ils avaient tout naturellement parlé de voiture, quelques minutes auparavant. Elle ne se serait pas attendue à un si brusque changement de sujet. Que répondre à cela ? Sur le coup de la surprise, la jeune femme freina au milieu de la route. Heureusement qu’il n’y avait aucune voiture derrière elle à ce moment-là. Bien entendu, son beau-frère ne manqua pas de lui remettre au visage son manque de subtilité. Il fallait dire qu’il posait des questions tout sauf subtiles et discrètes ! La jeune femme se remit à conduire, lentement.

Evelynn et elle lui expliquèrent qu’elles n’étaient pas ensemble depuis si longtemps, mais se connaissaient depuis des années, maintenant. Cependant, Eleonnora aussi était capable de faire preuve de beaucoup de franchise. Alors, lorsqu’elle affirma ne pas avoir couché avec sa petite amie, elle ajouta également que cela ne l’empêchait pas de la désirer et de la déshabiller du regard. Bien évidemment, ce genre de commentaire faisait toujours rougir la belle brune. La conductrice en profita donc pour l’observer dans le rétroviseur. Dommage qu’il fasse si sombre, c’était plutôt difficile à remarquer.


-« Oh mais Nora je euh… je voulais dire qu’on se fréquente qu’on sort ensemble… j’voulais pas te blesser… Oh tu sais que je ne suis pas la meilleure pour ce genre de chose bon… Et comment ça me déshabiller du regard ! »

-« Tu ne me blesse pas, ma jolie, tu le sais bien. Je ne fais que rectifier les choses. Ne te soucis pas de ça. » Elle laissa échapper un petit rire. « Tu es désirable, Evelynn. Tu dois bien te douter que tu m’attires physiquement. Rien que de t’imaginer complétement nue, j’ai la terrible envie de te sauter dessus. »

Elle disait cela sur un ton léger afin de ne pas faire peur à sa douce. Dès le début, elle lui avait dit qu’elle allait prendre tout son temps. Bien que cela soit difficile, par moment, Eleonnora avait fait en sorte de respecter sa compagne et d’attendre qu’elle soit prête avant de la toucher. Bien que dans ses habitudes, si elle désirait quelque chose, elle faisait en sorte de l’obtenir immédiatement, il y avait certains moment où il valait mieux prendre son temps. Et puis, sa relation avec Evelynn n’était pas basée uniquement sur le plaisir de la chaire. C’était également quelque chose de mental, de spirituel. Elles étaient bien, en présence l’une de l’autre. Elles formaient un couple très harmonieux. Elles avaient tout ce dont elles avaient besoin, lorsqu’elles en avaient besoin. Lorsqu’il y avait un problème, ce n’était pas très long pour que la discussion éclate, suivies de solutions afin de tout régler. C’était très rare qu’elles se disputent.

Lorsqu’Alexander la questionna et lui demanda ce qu’il pouvait bien trouver à Evelynn, la jeune femme ouvrit son cœur, purement et simplement. Elle n’avait pas honte de ses sentiments. Elle ne comptait pas les cacher à celle qu’elle aimait. Elle pouvait finalement révéler sincèrement ce qu’elle ressentait depuis si longtemps pour la belle artiste. Cela faisait deux longues années qu’elle l’avait aimé sans s’attendre à ce qu’il y ait quoi que ce soit entre elles. Depuis qu’Evelynn lui avait prouvé qu’une relation était possible entre qu’elle, qu’elle avait également des sentiments, Eleonnora avait l’impression de vivre un parfait rêve. Les contes de fée étaient des histoires d’horreur à côté de ce qu’elle vivait présentement. Elle ne pouvait demander mieux à la vie. L’amour de sa douce était ce qui comptait le plus à ses yeux.

Une fois la voiture garée, Eleonnora quitta son siège afin d’aller rejoindre Evelynn. Elle fit signe à cette dernière de l’imiter et de quitter le véhicule. Ainsi, la jeune femme pu enlacer bien rapidement sa petite amie et l’embrasser avec passion et douceur. Ce baiser était magique, électrisant. Elle sentait chacune des parcelles de son cœur frissonner à la simple caresser de ses lèvres contre les siennes. C’était un moment absolument merveilleux dont elles pouvaient profiter sans être dérangées… ou presque. Après tout, Alexander était toujours là. Ce fut avec regret que le baiser des deux femmes se rompit.
Sans hésitation, la russe lui dit qu’elle l’aimait. Elle était amoureuse d’Evelynn, elle ne le lui cachait plus. Elle voulait lui dire, encore et encore, à quel point elle l’aimait. Les paroles de sa douce ne firent que rendre le sourire qui éclairait son visage encore plus éclatant qu’il ne l’était déjà.


-« Moi aussi je t’aime Nora… Je… J’ai très hâte qu’on ait une nuit juste pour nous… J’ai… euh… je veux… que tu me fasses connaître… autant de belles choses dans ce domaine que possible… d’accord ? »

-« Tu es adorable, ma chérie. Ne soit pas trop pressée, je peux attendre aussi longtemps que tu me le demanderas. Je te veux, je rêve de toi depuis si longtemps, mais je veux que tu sois prête afin que ce moment soit magique pour toute les deux. »

Evelynn l’embrassa doucement dans le cou et la jeune femme en profita pour l’enlacer, l’espace de quelques secondes. Puis, elle la libéra et la laissa retrouver sa place dans la voiture. Pendant ce temps, elle se dirigea vers le siège passager. Chassant Alexander et l’envoyant au volant du véhicule, la jeune femme pris place sur le siège. C’était très étrange de se retrouver assise ici, dans sa propre voiture. Puisse que ce n’était que pour un voyage de quelques minutes, elle allait survivre. Par contre, il ne fallait certainement pas que son beau-frère fasse la moindre égratignure sur son véhicule, sans quoi il allait le regretter.
Sa douce s’installa juste derrière elle afin de pouvoir se rapprocher un maximum et lui murmurer des mots doux à l’oreille. Heureuse, Eleonnora se retourna vers elle, malgré sa ceinture de sécurité, afin de poser un léger baiser sur ses lèvres. Elle était si adorable. Cela lui faisait chaud au cœur. Ses paroles la firent même légèrement rougir, ce qui était terriblement rare.

Alexander s’apprêtait à faire avancer le véhicule. Cependant, ce dernier fit un étrange mouvement vers l’avant. La main d’Eleonnora se crispa aussitôt sur celle d’Evelynn. Avait-elle bien fait de laisser son beau-frère au volant ? Heureusement, ce dernier la rassura et conduisit à merveille sur les routes de la ville. Il n’avait fait que l’effrayer, ce qui ne lui avait visiblement pas plus.

Plus à l’aise, la russe questionna sa douce et lui demanda si elle était prête à parler de leur relation à ses parents. Visiblement, ce n’était pas du tout le cas. Là-dessus, elle ne pouvait que comprendre. Elle ne comptait pas avouer la vérité à ses propres géniteurs avant très longtemps. Elle ne pourra jamais en vouloir à sa petite amie de refuser de dévoiler leur relation. Il valait mieux se taire pour l’instant, alors. Peut-être qu’une nuit de sommeil lui donnera le courage de tout dire.

La main de sa douce tremblait légèrement et Eleonnora la serra davantage afin de la rassurer. Tout ira bien. Si elle avait fait en sorte de bien se présenter, de se montrer comme était une jeune femme modèle, avec des ressources et des moyens, ce n’était pas pour rien. Elle voulait être ce genre de personne que l’on souhaiterait pour ses enfants. Ainsi, peut-être que la nouvelle de sa relation avec Evelynn passera beaucoup mieux aux yeux de ses beaux-parents.


-« Nora… tu vas me… me supporter hein ? Tu… tu me laisseras pas faire ça toute seule je euh… je veux pas faire ça toute seule… oh si tu savais comment ça m’inquiète… »

-« Je serais toujours là pour toi. On le fera ensemble. Tout ira bien. Il n’y a aucune raison pour que tes parents soient contre notre relation. S’ils t’aiment vraiment, ils seront heureux que tu sois avec une personne qui veut ton bonheur et qui a tout pour t’offrir la meilleure vie qui soit, même si c’est une femme. »

Elle tourna la tête en direction de sa petite amie afin de lui sourire. Puis elle se replaça dans une position plus confortable, regardant la route devant elle. Le voyage ne fut pas très long et lorsque la voiture fut garée devant la maison des Jones, Alexander coupa le moteur avant de remettre ses clés à Eleonnora qui s’extirpa du véhicule. Elle se dirigea vers l’arrière de sa voiture et ouvrit le coffre pour en extirper un grand sac de marque, puis un sac provenant de la boutique d’un designer de Manhattan. Après avoir refermé le coffre, elle le verrouilla ainsi que toutes les portes de la voiture. Elle alla rejoindre les autres à l’intérieur. Retirant ses bottes, les troquant contre ses talons aiguilles, la jeune femme laissa son manteau à Evelynn afin qu’elle puisse le ranger. Penny et son mari étaient installés dans le salon. La femme indiqua à Eleonnora qu’elle pouvait s’installer avec son amie à l’étage, pour la nuit, et qu’elle passera dans quelques instants pour leur apporter des couvertures. Il était tard et la jeune femme avait été invitée à rester pour la nuit, si elle le désirait. Alors, puisqu’elle désirait profiter de la présence de sa douce le plus longtemps possible, elle s’était fait un sac contenant quelques tenues qu’elle pourra porter selon son humeur du jour.

Une fois à l’étage, elle déposa ses sacs au pied du lit. Elle attendit qu’Evelynn la rejoigne avant de refermer la porte. Elle enlaça sa petite amie et l’embrassa tendrement au creux du coup avant de la jeter sur le lit en riant. Se jetant sur elle, Eleonnora se mit à la chatouiller doucement, profitant de ce petit moment d’intimité avec celle qu’elle aimait. Puis, lorsqu’elle libéra finalement sa proie de ses terribles, chatouilles, la jeune femme se pencha à moitié sur l’artiste afin de l’embrasser tendrement. Elle glissa sa main sur sa taille, laissant ses doigts toucher à la peau couverte par son chandail. Elle n’alla pas plus loin. Ce n’était pas le moment. La mère d’Evelynn allait arriver d’un moment à l’autre et elles devaient rapidement reprendre leur rôle de simples amies avant d’être surprises ainsi l’une dans les bras de l’autre.

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Evelynn Jones

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MessageSujet: Re: Chez les Jones (PV Nora)   Lun 14 Jan 2013 - 18:37

-« Pas juste l’armée. Tu serais surpris de savoir ce que j’ai fait de ma vie. »

Le visage d’Alexander affichait à nouveau la stupeur, mais il commençait à être habitué avec Nora : il allait de surprise en surprise. Sans doute aurait-il ajouté un commentaire quelconque si la belle Russe n’était pas déjà sorti de la maison, se dirigeant vers sa voiture. Evelynn et son frère la rattrapèrent bien rapidement, s’installant confortablement. Eleonnora fit démarrer le moteur du puissant engin, et ils parcoururent pendant quelques temps les routes calmes et presque vides de la Pennsylvanie.

Le changement brusque de conversation entraîné par Alexander fit faire à Nora une manœuvre qui aurait pu être dangereuse, sous l’effet de la surprise. Il savait tout, et l’avait deviné au premier regard. Il venait simplement de leur confirmer ce qu’ils savaient. Posant quelques questions au couple, il les laissa discuter entre elle. Evy n’avait encore une fois pas compris le ton utilisé par sa belle compagne, croyant l’avoir blessé, mais celle-ci lui montra bien rapidement qu’elle se trompait, ajoutant un commentaire sur son… charme.


-« Tu ne me blesse pas, ma jolie, tu le sais bien. Je ne fais que rectifier les choses. Ne te soucis pas de ça. Tu es désirable, Evelynn. Tu dois bien te douter que tu m’attires physiquement. Rien que de t’imaginer complétement nue, j’ai la terrible envie de te sauter dessus. »


Le rouge qui montait aux joues d’Evelynn augmenta d’un trait, et elle leva un pan de son manteau pour se cacher derrière celui-ci, ce qui ne fit que ramener l’hilarité chez son frère qui connaissait bien cette manœuvre de dissimulation. La jeune artiste avait l’habitude de cacher son visage bouillant derrière tout ce qu’elle pouvait trouver : manteau, robe de chambre, parfois même un simple morceau de pain pouvait faire le travail, et ça n’aidait en rien Alexander à rester stoïque.


-Nora… arrête tu sais que ça me gêne quand tu me dis tout ça…


Il y eut un instant de silence, court, pendant lequel Evelynn reprit son souffle, faisant ainsi descendre la température de son visage, puis elle se rapprocha entre les deux têtes des passagers, la ceinture tendue qui l’empêchait de bouger convenablement. Tournant sa tête légèrement vers la conductrice, elle murmura pour elle simplement :


-Merci… t’es trop gentille Nora… et t’es magnifique en plus… surtout dans… une certaine robe de cuir noire…


Le visage d’Alexander prit un air interrogatif qui changea rapidement en envie. Après tout, quel genre d’homme pouvait nier l’attrait d’une magnifique blonde plantureuse dans une tenue moulante ? Aucun. Il aurait donné cher pour avoir une telle image, même si c’était la blonde de sa propre sœur. Pour lui, ce n’était qu’un détail après tout : Eleonnora restait une femme magnifique que bien des hommes tentaient de charmer de façon plus ou moins subtile. L’autre frère d’Evy n’en était que la preuve.

Puis vint cette superbe déclaration de la part de sa copine qui, tout en faisant (naturellement) rougir ses joues déjà rosées, lui fit vivre un torrent d’émotion toutes plus agréables les unes que les autres. En elle un amour fou résonnait dans chacune de ses cellules, dans chaque parcelle de son corps, un amour qui avait la force de traverser peu importe l’obstacle qu’elle et Nora rencontreraient dans leur vie future… leur vie commune. Une chance que la belle Russe gara rapidement la voiture, sinon peut-être lui aurait-elle bondi dessus pendant sa conduite, ce qui était risqué… mais pour l’instant elle ne voulait que toucher et embrasser sa douce petite amie.

À l’extérieur, dans ce temps frais, un baiser d’une passion sans pareille avait lieu, un baiser ou la passion et l’amour s’exprimaient tous les deux dans un torrent sans fin d’émotions qui électrisait le corps de la jeune artiste. Si ce n’avait été d'Alex au volant, elle aurait continué d’embrasser sa partenaire ainsi pendant des heures sans même s’en rendre compte. Ses mains caressaient naturellement le corps parfait de Nora, l’une d’elle passant dans ses longs cheveux blonds et ondulées. C’était tout à fait extraordinaire et inimaginable, rien de ce qu’elle n’avait vécu jusqu’à présent se comparait à la vague d’amour qui l’envahissait chaque seconde.


-« Tu es adorable, ma chérie. Ne soit pas trop pressée, je peux attendre aussi longtemps que tu me le demanderas. Je te veux, je rêve de toi depuis si longtemps, mais je veux que tu sois prête afin que ce moment soit magique pour toute les deux. »

-Nora… J’veux que ce soit magique… et j’te fais confiance tu sais… faut bien que j’affronte mes peurs moi aussi… même si tout ça m’inquiète, avec toi comme guide… je ne crains rien… allons-y, sinon Alex va commencer à siffler… et avec raison t’es trop jolie !

Retournant rapidement dans la voiture, prenant évidemment place derrière sa magnifique amoureuse, elle lui susurra quelques douces paroles à l’oreille, et remarqua bien rapidement que cela était efficace puisqu’elle eut aussitôt droit à un baiser de la part de celle-ci. Ce qui était le plus remarquable, c’était surtout la rougeur qui était apparu légèrement sur les joues de la Russe. Avait-elle touché un point sensible ? Oh, mais il fallait en profiter dans ce cas !

C’était sans compter sur l’action d’Alex qui avait voulu faire peur à la propriétaire de la Mercedes. Le visage de Nora se crispa un instant jusqu’à ce qu’elle ne voit le sourire du frère d’Evelynn, signe qu’il avait seulement fait ça pour rire. Démarrant doucement, quittant le centre d’achat par l’entrée proposée par le GPS, il prit la route naturellement, profitant de ces quelques minutes de conduite de la superbe voiture. Il était dans sa bulle, obnubilé par cette sensation qu’il avait au volant de puissants engins tel que celui-ci. Les deux femmes avaient bien moins de chances d’être interrompues pendant leur discussion, et elles en profitèrent.

Lorsque Nora lui posa la question qui devait lui brûler les lèvres depuis son arrivée, elle répondit de façon évasive, affirmant que le lendemain matin serait sans doute mieux. Sa main, toujours posée sur la cuisse de son amoureuse, tremblait légèrement, et elle eut le plaisir de sentir celle de sa partenaire l’enserrer doucement. Tout irait bien, autant selon la magnifique Russe que son idiot de frère qui conduisait, mais ça ne l’empêchait pas de douter et de craindre la réaction de sa famille. Avec un peu de chance, peut-être Stephen ferait-il une immense connerie et elle pourrait le dire à ce moment-là, comme ça les parents l’oublieraient un peu, trop occupé à régler le problème de l’aîné de la famille. C’était un plan… vraiment merdique, qu’elle garda pour elle.


-« Je serais toujours là pour toi. On le fera ensemble. Tout ira bien. Il n’y a aucune raison pour que tes parents soient contre notre relation. S’ils t’aiment vraiment, ils seront heureux que tu sois avec une personne qui veut ton bonheur et qui a tout pour t’offrir la meilleure vie qui soit, même si c’est une femme. »


-Je… je sais mais… j’ai beau me dire tout ça, j’ai quand même peur Nora… et si… s’ils ne l’acceptaient pas et… si je ne pouvais plus jamais retourner là-bas… Nora je ferais quoi si j’avais plus de famille ? Je veux pas plus avoir de famille je veux pas…


Le sourire de la belle Russe la rassura un peu, mais ce n’était que temporaire. Sa main continua de serrer avec force celle de Nora, cherchant un réconfort dans ce geste pourtant anodin. Si elle devait le faire, au moins elle allait avoir sa copine à ses côtés. En plus, il était vrai que n’importe quel parents ayant un peu de bon sens aurait souhaité voir ses enfants avec Eleonnora : elle présentait bien, venait d’une bonne famille et n’avait pas la tête enflée. Cependant… souhaiteraient-ils voir leur fille avec elle ?

Quittant le véhicule après la balade offerte par le frère d’Evy, celle-ci posa son regard sur sa partenaire qui ramassait quelques sacs du coffre de sa voiture. Encore des emplettes… certaines choses n’étaient pas faites pour changer, c’était certain. Combien de ces habites est-ce que sa copine porterait de serait-ce qu’une fois ? Probablement… un seul dans le lot… mais bon, c’était sa manie, et elle la respectait. De plus, presque toutes les fois, les vêtements non portés se retrouvaient dans ses propres tiroirs.

Entrant à l’intérieur, elle laissa Penny leur indiquer qu’elle chambre ils pouvaient prendre. Après tout, ils devaient trouver de la place pour loger 4 invités. Auparavant ça aurait été aisé, tous les enfants ayant leur propre chambre, mais chacun avait déménagé depuis, moins loin qu’Evelynn, mais tout de même il ne restait que deux chambres d’invités pour 4 personnes. Penny se disait que les deux femmes ne verraient pas de problème à dormir dans le même lit. Elle ne pensait pas si bien dire.

Evelynn et sa blonde se rendirent donc dans la chambre, mais avant qu’elle ne puisse faire quoi que ce soit, la porte se referma et Nora l’enlaça, l’embrassant tendrement avant de la jeter dans le lit rapidement. Les deux femmes se mirent à rire, puis ce qu’elle n’avait pas prévu du tout arriva : Eleonnora se mit à la chatouiller. C’était vil et mesquin, pour Evelynn qui était beaucoup trop sensible à ce genre d’attaque, et elle se mit à rire sans pouvoir se contrôler, se débattant inutilement contre sa partenaire bien plus forte physiquement. Elle tenta bien de contre-attaquer, mais chaque fois qu’elle approchait sa main du corps de la Russe, celle-ci en profitait pour attaquer de plus belle.


-Nora… ha ha arrête… arrête j’en peux plus !!!


Les larmes aux yeux, elle finit par être libérée de l’attaque de Nora. Reprenant son souffle, elle ne se rendit même pas compte des mouvements de sa copine qui se couchait à moitié sur elle pour l’embrasser. Elle sentit les lèvres de sa partenaire éveiller de nouveau un torrent de flammes en elle, tout comme la main qui la caressait doucement. Evelynn savait qu’elle devait se contrôler, après tout, sa propre mère allait apporter les couvertures d’un instant à l’autre, mais ce baiser était si enivrant. Elle ne voulait pas l’arrêter, et ne se gêna pas pour passer l’une de ses mains autour du dos de Nora, l’autre derrière sa nuque, pour l’empêcher de reculer. Evy n’était pas le genre de femme à prendre toutes les décisions, mais à ce moment précis, elle savait ce qu’elle désirait… et allait l’obtenir…

C’est évidemment ce moment exact que choisit la mère d’Evelynn pour ouvrir la porte. Elle n’avait pas jugé utile de cogner, pensant que les deux femmes s’étaient simplement changées. Ce qu’elle vit la paralysa quelques secondes…


-Ici j’ai les… oh…


Les yeux d’Evelynn s’ouvrirent d’un seul coup. Sous le stress, elle n’eut même pas le réflexe de repousser sa belle amie. De toute façon, tout ce qu’elle aurait pu dire ou faire à ce moment n’aurait que confirmer ce que sa mère savait désormais. Il fallut un certain temps avant qu’Evy finisse par se tasser et se lever, s’approchant de sa mère. Elle prit les couvertures pour les lancer sur le lit, puis prit les mains de sa mère.


-Euh… maman je… euh… je savais pas… trop comment… vous le dire… j’voulais le faire demain mais euh… disons euh… que moi et Nora… on est… ensemble… ensemble… dans le genre couple…


Le visage de Penny était sans émotion, mais dans sa tête des milliers de choses se déroulaient en même temps. Après quelques secondes d’hésitation, un sourire apparut sur ses lèvres. Penny était une femme qui avait vécu toute sa vie pour ses enfants, et si sa fille avait trouvé le bonheur auprès d’une autre femme, elle était heureuse et c’est tout ce qui comptait. Serrant Evy dans ses bras, des larmes s’échappèrent de ses yeux, des larmes de joie.


-Oh ma petite fille… j’suis tellement heureuse pour toi… c’est… inattendu… mais j’suis heureuse pour toi… et ton père le sera aussi… compte sur moi…
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Eleonnora S. Davidoff

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MessageSujet: Re: Chez les Jones (PV Nora)   Mar 15 Jan 2013 - 0:37

Eleonnora avait longtemps cache son désir pour Evelynn. Même si elle était, à présent, en couple avec elle, elle ne voulait pas se risquer de l’effrayer bêtement en lui parlant de ce désir physique qu’elle ressentait. Elle préférait prendre son mal en patience, bien que cela soit bien difficile par moment. Elle attendait que ce soit sa douce qui fasse les premiers pas, fin prête à ce que leur relation passe à une étape suivante. Cela pouvait prendre quelques semaines tout comme plusieurs mois. La jeune femme ne pouvait prédire quand est-ce que cet instant arrivera, mais elle savait très bien qu’il viendra un jour, quitte à faire le premier mouvement. Déjà, Evelynn était bien plus à l’aise avec leur situation de couple. Malgré tout, certaines choses la gênaient, comme elle le disait actuellement. Pourtant, elle devait bien être habituée à sa grande franchise, non ?
Puis, contre toute attente, la jeune femme qui tentait de cacher sa gêne derrière son manteau se redressa finalement et s’approcha le plus possible d’elle afin de lui murmurer quelques mots au sujet de la fameuse robe de cuir qu’elle avait porté, une fois, afin de servir de modèle à Evelynn. L’œuvre qui en avait résulté trônait fièrement dans la pièce principale du loft.


-« Merci… t’es trop gentille Nora… et t’es magnifique en plus… surtout dans… une certaine robe de cuir noire…»

-« Tu n’as pas vue la dernière robe que je viens de me procurer. Elle te fera baver, c’est certain. Encore plus que la robe de cuir. »

La discussion alla dans ce sens et Alexander demanda à la russe ce qu’elle pouvait bien trouver à sa sœur. Certes, il ne pouvait pas comprendre, il était son frère. Il ne la voyait pas du même œil qu’elle. La jeune femme ouvrit donc son cœur et le laissa parler sans censure. Elle expliqua clairement ses sentiments pour sa petite amie. Ce n’était pas que physique. Avant tout, il s’agissait de quelque chose de très spirituelle, d’un amour véritable qui n’était pas près de se faner. Eleonnora allait tout faire afin d’entretenir cette flamme entre elle et sa petite amie. Elle avait les moyens qu’il fallait pour répondre au moindre de ses désirs. Elle comptait bien réaliser ses demandes, si elle le pouvait. Elle ferait n’importe quoi pour sa douce.

Quittant son véhicule, la jeune femme alla rejoindre celle qu’elle aimait. Elle la fit sortir par la porte arrière de l’automobile avant de l’embrasser tendrement. Ce qu’elle pouvait l’aimer. Jamais elle ne trouvera de paroles assez fortes pour le lui dire. Elle était folle d’elle, c’était la femme de sa vie, elle en était persuadée. Elle lui dit qu’elle aimait et Evelynn lui répondit aussitôt qu’il en était de même. Cette dernière se disait fin prête à avancer dans leur relation. Franchir cette étape ? Bientôt ? Était-ce ses paroles qui lui faisaient cet effet là ou y songeait-elle déjà ? Bonne question. Quoi qu’il en soit, Eleonnora lui sourit. Lorsqu’elles seront toutes les deux, qu’elles auront une nuit bien à elles, les deux jeunes femmes pourront s’adonner aux plaisirs de l’amour et de la chaire. Bien qu’Evelynn était légèrement craintive, cela ne posait pas de problème à sa compagne qui fera tout pour la mettre en confiance, qu’elle soit à l’aise. Elle n’allait pas l’effrayer. Ce n’était pas son but. Elle allait simplement lui faire doucement découvrir qu’une relation charnelle avec une autre femme était bien différente de ce qu’elle avait pu vivre avec des hommes.

De nouveau dans la voiture, mais cette fois, assise sur le siège passager, la jeune femme laissa Alexander conduire sa sublime voiture. Cependant, au moment du départ, il fit une manœuvre qui ne plut pas du tout à la propriétaire du véhicule. Par chance, il sut se rattraper et conduisit à merveille dans les rues de la ville. Au moins, il savait être sérieux de temps à autre. Eleonnora profita du trajet pour parler avec sa douce. Elle serrait doucement sa main dans la sienne. À un moment, elle lui parla du grand moment où elle devra annoncer à ses parents qu’elles formaient un couple. Elle savait qu’Evelynn redoutait ce fameux instant, mais elle devait arriver à le faire. Ainsi, pour une fois de sa vie, elle sera bien plus supérieure à elle dans quelque chose. Elle était capable de parler à ses parents. Ils étaient si gentils, ils n’allaient pas la rejeter. Dans le cas d’Eleonnora, faire part d’une telle vérité égalait à un suicide. Malgré tout, la jeune femme était craintive. Elle ne tarda pas à lui faire part de ses tourments.


-« Je… je sais mais… j’ai beau me dire tout ça, j’ai quand même peur Nora… et si… s’ils ne l’acceptaient pas et… si je ne pouvais plus jamais retourner là-bas… Nora je ferais quoi si j’avais plus de famille ? Je veux pas plus avoir de famille je veux pas… »

-« Tu ne perdras pas ta famille. Ils vont avoir besoin d’un moment pour avaler la nouvelle, mais tout ira bien. Si le pire venait à arriver, tu m’auras toujours à tes côtés. Ensemble, on fondera notre propre famille. »

Elle sourit à Evelynn afin de la rassurant. Serrant doucement sa main dans la sienne, elle espérait faire cesser les petits tremblements qui semblaient l’habiter. Tout ira bien. Elle ne devait pas s’en faire. Même si Eleonnora était loin d’être certaine du déroulement des choses suite à l’annonce de cette nouvelle, elle était au moins persuadée que ce sera bien mieux que si elle devait faire face à ses parents pour leur annoncer cela.

Une fois à la maison où Evelynn avait passé son enfance, la jeune femme récupéra ses clés de voiture. Elle tira deux sacs du coffre avant d’entrer à l’intérieur. Penny lui indiqua qu’elle pouvait prendre la chambre à l’étage avec sa douce. C’est ce qu’elle fit, sans plus attendre. Elle déposa les sacs dans la pièce avant de se tourner vers sa petite amie qu’elle embrasse. Puis, elle la jeta sur le lit afin de la chatouiller. Elles riaient bien ensemble, en toute intimité. La porte était fermée, personne ne songerait à les déranger. Enfin, presque.
Evelynn était couchée sur le dos et Eleonnora, positionnée légèrement au-dessus d’elle, l’embrassait tendrement. Elle avait glissé ses doigts sous son chandail afin de caresser sa peau nue alors qu’elle sentait les mains de sa douce se balader sur son dos, sur sa nuque. Elle se sentait parfaitement bien. Ce moment aurait pu durer une éternité, si Penny n’était pas entrée. Aussitôt, tout se figea. Eleonnora s’éloigna lentement de sa douce afin de s’assoir sur le lit. Elle replaça quelques mèches de cheveux, puis sa robe, comme si rien n’était. Evelynn, elle, semblait paniquer. Elle s’approcha rapidement de sa mère, lançant rapidement les couvertures sur le lit. La jeune femme évita le projectile de justesse et se leva.


-« Oh ma petite fille… j’suis tellement heureuse pour toi… c’est… inattendu… mais j’suis heureuse pour toi… et ton père le sera aussi… compte sur moi… »

-« Cela signifie que ce n’est pas certain qu’il le soit ? » Demanda Eleonnora. « Au moins, si tu acceptes notre relation, c’est déjà un pas de géant. Merci Penny. Evelynn est si précieuse à mes yeux. Je peux te promettre que j’en prendrais le plus grand soin. » Elle s’approcha d’Evelynn, une fois l’étreinte terminée, et passa un bras autour de sa taille. « Maintenant, il faut l’annoncer à ton père.

Elle ne savait pas comment le père d’Evelynn allait réagir, mais si ce n’était pas une réaction positive, elle allait faire en sorte de le convaincre, de l’aider à accepter cette relation. Elle n’allait certainement pas le laisser renier sa propre fille sous prétexte qu’elle aimait une personne du même sexe. C’était hors de question. Eleonnora laissa Penny aller rejoindre son mari. Pendant ce temps, elle en profita pour se tourner vers sa douce. Elle caressa doucement son visage, puis posa un léger baiser sur ses lèvres.

-« Tout va bien se passer. Ta mère a bien pris la nouvelle et ce sera également le cas de ton père. Si tu réussis à lui dire, une jolie surprise t’attendra à ton retour dans cette pièce. »

Elle prit la main de sa petite amie et l’entraina lentement avec elle. Bientôt, tout sera terminé. Elles m’auront plus à se cacher dans cette maison. Toute la famille sera au courant, sauf Stephen mais ce n’était pas si important. Il fallait seulement qu’Evelynn réussisse à franchir ces derniers pas qui la séparaient de ce sentiment de délivrance qu’elle ressentira lorsque leur liaison sera acceptée par son père. Tout ira bien. Eleonnora se promettait de faire en sorte que tout se déroule à merveille.
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Evelynn Jones

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MessageSujet: Re: Chez les Jones (PV Nora)   Mer 16 Jan 2013 - 17:29

-« Tu n’as pas vue la dernière robe que je viens de me procurer. Elle te fera baver, c’est certain. Encore plus que la robe de cuir. »

-Tu... me fais déjà baver ma... ma chérie...

Même si ces mots étaient toujours un peu étrange lorsqu'elle les prononçait, ils venaient de façon bien plus naturelles qu'avant. Au début de leur relation de couple, il était presque rare de voir Evelynn prendre une seule initiative, que ce soit simplement pour un baiser ou alors pour prendre la main de sa partenaire ou une action semblable. Avec le temps cette situation s'était améliorée doucement, et maintenant la brunette se permettait de prendre sa magnifique conquête dans ses bras, de caresser ses longs cheveux blonds ou son dos. Elle savait qu'un jour elle serait sans doute aussi à l'aise que Nora, elle l'espérait même, mais son cerveau, sa gêne et son stress ne régressaient pas aussi rapidement que les sentiments de son cœur gonflaient.

-Et j'ai très hâte de la voir déjà... si t'es chanceuse t'auras peut-être une toile qui sait...

Elle laissa sa phrase en suspens alors que Nora répondait à Alexander, faisant en même temps la plus belle déclaration d'amour qu'Evy avait entendue ou lue de toute sa vie. Un sourire radieux aux lèvres, elle n'attendait plus que le bon moment pour lui sauter dans les bras, moment qui arriva peu après alors que la belle blonde sortait du véhicule en lui faisant signe de la suivre.

Un moment magique s'en suivit, moment qui aurait pu durer des années si ce n'avait été d'Alexander au volant. Son cœur, bien éveillé par cette sublime déclaration, ne pouvait qu'espérer entendre des mots semblables à tous les jours de sa vie. Elle n'attendait maintenant que d'avoir un instant seule avec sa compagne pour l'embrasser encore et encore... et peut-être laisser sa gêne de côté pour découvrir ce que Nora attendait depuis des années... qu'elles laissent tout simplement leur corps s'exprimer l'une envers l'autre.

Alors que Nora reprenait place à l'avant de sa Mercedes, maintenant passagère au mains d'Alex, le sujet qui arriva sur le tapis fit rapidement taire ses sentiments amoureux. Expliquer sa situation amoureuse à ses parents l'effrayait bien plus qu'elle n'osait l'avouer, mais sa main tremblante en disait long. Même si la belle Russe se montrait prête à la supporter dans cette épreuve, Evy aurait souhaité ne jamais avoir à le faire. Elle évoqua d'ailleurs ses craintes, mais Eleonnora s'empressa de la rassurer au mieux.


-« Tu ne perdras pas ta famille. Ils vont avoir besoin d’un moment pour avaler la nouvelle, mais tout ira bien. Si le pire venait à arriver, tu m’auras toujours à tes côtés. Ensemble, on fondera notre propre famille. »

-Je... mais Nora je ne veux pas que le pire arrive... je veux te garder... mais je veux les garder eux aussi... je les aime après tout... oh je veux qu'ils acceptent...

Le retour se fit dans une ambiance plutôt tendue, Evelynn imaginant naturellement les pires scénarios possibles. L'image de son père lui ordonnant de se séparer de la belle blonde ou de quitter la maison à tout jamais lui revenait sans cesse, et un douloureux mal de tête s'était installé en elle, le stress en étant la principale cause. Montant rapidement les escaliers, elle entra dans la chambre qui lui avait été attribuée pour la nuit, mais sa compagne avait une toute autre idée derrière la tête. L'attaquant en traître, elle la jeta sur le lit pour l'attaquer à coup de chatouilles. Sans grand succès pour se défendre, Evy riait sans pouvoir se contrôler, espérant que la « torture » prendrait bientôt fin, et à sa grande joie, ses désirs furent comblés. Nora remplaça son attaque par de magnifiques baisers, qui furent malheureusement interrompus par la mère de la brunette.

Celle-ci avala la nouvelle rapidement et exprima son plaisir, heureuse qu'Evy ait trouvé le bonheur. Même si elle l'avait trouvé auprès d'une autre femme, Penny jugeait que tant qu'elle éprouvait du plaisir dans cette relation, rien ne pouvait aller mieux. Cependant, ses paroles laissèrent planer un doute sur l'attitude du père de la jeune femme s'il venait à apprendre tout ceci.


-« Cela signifie que ce n’est pas certain qu’il le soit ? Au moins, si tu acceptes notre relation, c’est déjà un pas de géant. Merci Penny. Evelynn est si précieuse à mes yeux. Je peux te promettre que j’en prendrais le plus grand soin. Maintenant, il faut l’annoncer à ton père.

-Parce... parce qu'il faut le faire dès maintenant? demanda-t-elle, craintive.

Son corps sembla ramollir d'un coup et elle tomba assise par terre, le dos appuyé sur le côté du lit. Elle venait de perdre tout le courage qu'elle avait retrouvé avec l'attitude de sa mère, Nora confirmant ce qu'Evy avait comprise des paroles de sa mère. Gordon serait bien moins acceptant que l'hôtesse de la maison, et la nouvelle serait pour lui un choc bien plus important.

-Oui Evelynn... plutôt tu le fais, plus il aura de temps pour avaler la nouvelle... je vais le préparer, descendez dans cinq minutes, et crois moi, même si on laisse aux hommes croire qu'ils ont du pouvoir, c'est sa femme qui dirige avant tout.

Penny avait bien appris comment fonctionner avec les hommes, et après de nombreuses années de mariage, rien n'avait changé. Les hommes restaient des hommes, toujours aussi influençables et manipulables que lors des débuts de l'histoire de l'humanité. Elle quitta rapidement la chambre des jeunes femmes, les laissant se préparer à comment annoncer la nouvelle. Nora profita de la situation pour lui caresser le visage et l'embrasser doucement, ce qui ramena un petit sourire sur les lèvres de sa partenaire, mais la crainte grondait dans son cœur. Comment allait-il réagir? L'image de Gordon la rejetant de la famille revint dans son esprit, et ses membres se mirent à trembler.

-« Tout va bien se passer. Ta mère a bien pris la nouvelle et ce sera également le cas de ton père. Si tu réussis à lui dire, une jolie surprise t’attendra à ton retour dans cette pièce. »

Même si la surprise était aguichante, elle n'effaçait pas le sentiment de terreur que ressentait Evelynn. Prenant son courage à deux mains, tentant d'empêcher son corps de trembler, elle serra bien fort les doigts de Nora et descendit doucement les marches qui séparaient leur chambre de la cuisine où son père l'attendait assurément. Elle avait entendu des bruits de pas quelques instants plus tôt, et supposaient que Penny l'avait amené là. Effectivement, alors qu'elle franchissait les dernières marches, relâchant en même temps la main de sa douce, elle découvrit son père, installé au bout de la table, sa femme à sa droite, qui attendait patiemment, les mains croisées devant lui.

-Ta mère me dit que tu as quelque chose à m'annoncer? demanda-t-il sur un ton interrogateur.

-Oui... oui papa...

S'installant devant son père à l'autre extrémité de la table, elle respira profondément, fermant les yeux au passage. Gordon commençait à s'inquiéter, mais à la demande silencieuse de sa femme, attendit, stoïque, que sa fille trouve le courage de lui parler. Dans la tête d'Evelynn se dessinait l'image de sa chérie, cette femme magnifique qui maintenant partageait sa vie à un niveau bien supérieur à ce qu'elle n'aurait jamais imaginé, cette déesse qui la complétait en tout point, avec qui elle voulait partager sa vie, ses joies, ses peines, ses victoires et ses défaites. Elle revoyait chaque soir ou elle s'endormait à ses côtés, confortablement installée près d'elle, une couverture leur couvrant le corps pour les garder aux chauds. Elle repensa aux soirées passés à écouter un film médiocre pendant lequel elles se contentaient de discuter de tout et de rien. Et surtout, elle revivait tous les moments où les deux femmes avaient partagé de si agréables baisers, puisant dans ses vision le courage de parler. Nora à ses côtés, elle finit par ouvrir les yeux, puis elle prit la main de sa compagne sur la table.

-Papa... moi et Nora... on est... plus que... de simples amies... on... on... on... on sort ensemble...

Un silence prit aussitôt place autour de la table, alors que Gordon analysait le tout. La surprise ne paraissait pas dans sur son visage de marbre, mais il ne savait pas comment réagir. Une partie de ses espoirs envers sa fille venait de mourir, l'idée d'un mariage ou alors qu'elle porte un enfant ou qu'elle ait le plaisir d'en élever un semblait disparaître. Plusieurs pensées s'enchaînaient ainsi dans sa tête, mais plus il y pensait, plus il voyait qu'en fait il s’inquiétait plus pour ce qu'elle allait perdre comme opportunités que pour ce que lui allait manquer. Se redressant doucement, jetant un regard discret à sa femme, il contourna la longue table pour arriver aux côtés de sa fille. Assise, Evy avait de la difficulté à soutenir son regard, et sa main serrait nerveusement celle de Nora.

-Lève toi ma fille...

Repoussant sa chaise doucement, Evy se redressa pour faire face à son père. Elle faisait facilement une tête de moins que son père, et la tête penchée vers le sol, tout ce que celui-ci pouvait voir était le sommet de son crâne.

-Je... m'attendais pas à ça...

Puis, sans laisser le temps à quiconque de réagir, il se pencha pour être à la hauteur d'Evelynn et la serra dans ses bras. La surprise apparut aussitôt sur le visage de la jeune femme qui referma bien vite ses bras autour du cou de son père. Ça voulait dire qu'il acceptait? Elle l'espérait bien. L'étreinte de son père était solide, assez forte pour lui casser les os, et la scène dura quelques secondes avant que Gordon ne finisse par se séparer d'elle, un sourire aux lèvres.

-Sois heureuse Evy... c'est ce que je souhaite... même si c'est au bras d'une autre femme. Je suis certain que miss Davidoff ici prendra bien soin de toi... sinon je sais où la retrouver... hum... faire le numéro du père dangeureux est moins efficace sur une femme...

Il avait essayé de dire le tout sur un ton enjoué et rieur, mais l'émotion dans la gorge, c'était bien difficile. Evy comprit cependant ce que son père voulait faire et le serra de nouveau dans ses bras avant de se reculer, une larme au coin de l'oeil.

-Merci... papa...

Puis elle se retourna vers Nora, un sourire radieux aux lèvres. Enfin son stress et ses inquiétudes pouvaient tomber. Elle serra la belle Russe dans ses bras, laissant ses larmes couler à flots. Elle ne perdrait pas sa famille... et pouvait rester avec sa compagne. Toutes ses émotions surgissaient en même temps, accumulés depuis trop longtemps en elle.

-Merci Nora...
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MessageSujet: Re: Chez les Jones (PV Nora)   Mer 16 Jan 2013 - 22:43

Eleonnora aimait attirer regards et convoitise. Elle était très jolie et le savait bien. Elle aimait se sentir désirer, surtout par sa merveilleuse petite amie. Elle savait mettre en valeur son corps et ses généreuses formes par diverse tenue à la fois sexy et élégante. Visiblement, cela ne laissait pas sa douce de marbre. C’était bien ce qu’elle espérait. Evelynn l’avait vue dans tous les états pas possibles, mais si elle devait se souvenir d’elle, elle désirait que ce soit en tant que femme forte, élégante et terriblement jolie avec un charme inégalé.

Sans le savoir, l’artiste possédait un moyen de la faire craquer, de la faire accéder à certaines de ses demandes. Il fallait seulement lui parler de toile. Eleonnora était narcissique, cela se voyait assez rapidement chez elle. Afin de l’acheter, il suffisait de la prendre par les sentiments. Elle adorait se voir représentée sur les œuvres d’Evelynn. Si cette dernière accepterait de grosses sommes d’argent de sa part, elle le lui en donnerait sans hésiter. Heureuse, la jeune femme pensait déjà à sa prochaine tenue et au type de toile que sa douce pourrait peindre, cette fois-ci.

Le chemin du retour se passa aussi bien que le chemin de l’allée. Les femme s’échangeaient des mots doux, elles se tenaient par la main et se souriaient. Elles étaient heureuses. Alexander les laissait tranquille, trop concentré sur sa conduite. C’était parfait, ainsi. Elles pouvaient se perdre dans leur petit monde parfait, là où il n’y avait personne d’autres sauf elles. Bien que la soirée chez ses beaux-parents se passait bien, la jeune femme avait bien hâte de retrouver son loft de Manhattan. Elle pourra ainsi vivre son amour avec sa petite-amie dans l’intimité et le confort. Elle en rêvait déjà.

Pendant la balade, Evelynn lui fit part de ses craintes, par rapport à sa famille. Et si elle la rejetait à cause de son orientation ? Et si elle ne désirait plus jamais la revoir ? La jeune femme tremblait, elle était stressée. Elle avait terriblement peur, actuellement, cela se ressentait. Pourtant, ce n’était qu’une épreuve à affronter. Après, elle ne s’en sentira que mieux. Il fallait qu’elle ait un peu confiance en elle et ose faire face à ses parents. Elle comprenait les craintes d’Evelynn et se désir de pouvoir être en couple tout en conservant ses liens familiaux intacts. Cependant, ce n’était pas d’elle que cela dépendait, mais plutôt de ses parents. Tout reposait sur leurs épaules. C’était à eux de savoir accepter le bonheur de leur fille en compagnie d’une autre femme.
La russe embrassa sa main tremblante en guise d’encouragement. Elle voulait la rassurer, lui dire que tout irait bien, mais c’était inutile. Cela ne l’empêchera jamais d’être angoissée. C’était une réaction naturelle en cas de stress, chez elle. La meilleure façon de faire disparaitre cela était de l’obliger à affronter la situation.

Une fois à la maison des parents d’Evelynn, la jeune femme monta à l’étage afin de déposer ses sacs dans la chambre qui lui avait été assignée. Avant l’arrivée de sa petite amie, Eleonnora eut quelques secondes pour consulter son téléphone portable et le ranger dans son soutien-gorge. Elle n’avait reçu aucun appel du boulot, ce qui était positif. Elle n’avait pas envie de partir au beau milieu de la nuit afin d’aller risquer sa vie dans une autre mission. Elle préférait passer du temps avec sa douce, qu’elle captura et chatouilla avec amusement avant de, finalement, l’embrasser tendrement. Cependant, elles n’avaient pas prévu de se faire surprendre par Penny. Dans un sens, c’était peut-être une bonne chose. Cela forçait Evelynn à tout révéler à sa mère. Il n’y avait rien à craindre. Après quelques secondes de silence, la femme serra sa fille dans ses bras, lui affirmant qu’elle désirait son bonheur, rien de plus. Par contre, rien n’indiquait que son mari sera du même avis qu’elle et acceptera si facilement la situation. Cela sembla davantage inquiéter Evelynn qui n’était pas certaine de vouloir faire cela tout de suite.


-« Oui Evelynn... plutôt tu le fais, plus il aura de temps pour avaler la nouvelle... je vais le préparer, descendez dans cinq minutes, et crois-moi, même si on laisse aux hommes croire qu'ils ont du pouvoir, c'est sa femme qui dirige avant tout. »

Lorsque Penny quitta la pièce, Eleonnora s’approcha de sa douce, s’agenouillant à ses côtés. Elle désirait la détendre. Elle l’embrassa tendrement, sur les lèvres, en espérant lui donner un peu de courage. Dans cinq minutes, tout ira mieux, tout sera terminer. Elle devait avoir confiance en elle et en leur relation.
Et puis, Penny avait raison : c’est la femme qui dirige tout. La russe était forte et indépendante. Elle pensait être à la hauteur, être en mesure de faire le même travail qu’un homme. Cette femme montait dans son estime. Elle savait prendre le contrôle et diriger son mari, même si ce dernier devait croire qu’il avait tout le pouvoir dans cette maison. Agir dans l’ombre était le meilleur moyen de tout contrôler. Elle allait bien s’entendre avec sa belle-mère, c’était sûr et certain.

Pendant les cinq minutes qu’elle passa en tête à tête avec sa douce, Eleonnora tenta de lui faire comprendre que tout irait bien et qu’elle n’aura rien à craindre de la réaction de son père. Penny allait faire en sorte qu’il avale mieux la nouvelle, le préparer psychologiquement à la surprise. Et puis, parlant de surprise, il y en avait une jolie qui attendait Evelynn, si elle réussissait à faire face à son père.

Main dans la main, les deux femmes descendirent à l’étage afin de s’installer dans la cuisine. Avant de pénétrer dans la pièce, Eleonnora avait lâché la main de sa douce. Elle pris place à sa gauche, prête à la réconforter au besoin. Elle tenait d’être un soutien pour elle, cette épreuve étant terriblement difficile à surmonter. Elle était à quelques doigts de réussir. Tout ira bien. Elle en était persuadée.
Eleonnora jeta un regard entendu à Penny. Elle était assise aux côtés de son mari, calme et silencieuse. Le regard de la jeune femme parcourait les trois individus assis autour de la table. Elle tentait d’analyser la réaction de chacun. Lorsque la main d’Evelynn vint se poser sur la sienne, la russe la prit délicatement et la serra afin dans un geste tendre. Son regard se posa sur Gordon, qui restait impassible. Impossible de savoir à quoi il pensait, il dissimulait ses émotions. Lorsqu’il se leva et demanda à sa fille de faire de même, il fallut tous les efforts du monde afin qu’Eleonnora soit capable de lâcher sa main. Elle laissa sa petite amie se lever, puis l’imita, la surveillant de près. Si quelque chose dégénérait, elle désirait être en mesure d’agir rapidement.

Cependant, ce qu’elle vit, ce fut une étreinte. Une forte étreinte qui surprit Evelynn. Aussitôt, un magnifique sourire apparaissait sur les lèvres d’Eleonnora. Voilà, tout était dit. Tout allait bien. Le père d’Evelynn acceptait la relation de sa fille. Il l’aimait assez pour passer par-dessus les préjugés et cette situation peu commune pour se réjouir pour elle.


-« Sois heureuse Evy... c'est ce que je souhaite... même si c'est au bras d'une autre femme. Je suis certain que miss Davidoff ici prendra bien soin de toi... sinon je sais où la retrouver... hum... faire le numéro du père dangereux est moins efficace sur une femme... »

-« Surtout lorsque la femme en question est une ancienne militaire. » Ajouta-elle sur un ton léger. « Je prendrais soin d’elle. Elle aura la meilleure vie possible à mes côtés. »

Après avoir serré une nouvelle fois son père dans ses bras, la jeune femme se jeta dans les bras de la russe. Cette dernière la serra tendrement dans ses bras alors qu’elle la remerciait entre deux sanglots. Une main posée sur le dos de sa petite amie, Eleonnora tentait de faire cesser ses larmes, restant silencieuse. Si elle avait besoin de pleurer, qu’elle le fasse. C’était des larmes de joie, témoignage de son bonheur actuel.

-« Tu as été géniale, chérie. Tu as réussis à tout leur dire. Je suis fière de toi. » Murmura-t-elle avant de poser un baiser sur son front.

Elle l’obligea à la regarder dans les yeux, puis essuya doucement ses larmes de son index. Elle lui sourit tendrement, la regardant dans les yeux. Il n’existait plus rien autour d’elles. Elles étaient seules, dans leur petit monde de bonheur. Tout allait bien. Elle avait eu raison. Maintenant, Evelynn pouvait se calmer, évacuer son stress et ses émotions négatives. À présent, leur fin de semaine dans cette maison ne se déroula qu’encore mieux.


-« Et si tu allais à l’étage, voir cette fameuse surprise qui t’attend ? Elle est dans le sac de marque, au pied du lit. Un petit avant-goût de ton cadeau de Noël. »

Elle posa un léger baiser sur ses lèvres et envoya sa petite amie à l’étage. Elle espérait que cette veste de cuir, conçue sur mesure par un designer pas très connu de New-York allait lui plaire. Elle était faite pour la protéger lors de ses balades en moto, hiver comme été. Elle s’harmonisera parfaitement avec les pantalons de cuir qu’elle lui avait offert, quelques temps plus tôt. Comme sa douce n’était pas très douée pour voir les signes subtils, elle ne devinera probablement jamais quel était le véritable cadeau qu’elle lui réservait pour Noël.

La jeune femme sortit son téléphone, qu’elle avait dissimulé dans son soutien-gorge. Elle allait profiter du moment d’absence d’Evelynn pour présenter à ses beaux-parents le cadeau qu’elle lui avait acheté et qui devrait arriver sous peu aux États-Unis. Elle sélectionna la photo sur son téléphone tactile dernier cri et fit signe à Penny et Gordon de s’approcher. La photographie représentait une magnifique moto japonaise. Il s’agissait d’un modèle récent qui coutait une petite fortune.


-« Vous voulez voir le cadeau de Noël d’Evelynn ? Dites-moi ce que vous en pensez. »

C’était avec une certaine fierté qu’elle présentait cette nouvelle acquisition qui, elle l’espérait, allait plaire à sa douce. Il n’y avait rien de trop beau pour elle. Elle désirait lui donner la crème de la crème. Comme, en temps normal, Evelynn refusait qu’elle paie tout pour elle, la jeune femme profitait des occasions spéciales comme Noël pour mettre le paquet. Elle avait beaucoup d’argent à dépenser, ce n’était pas ce genre d’achat qui allait la ruiner.
Lorsqu’Evelynn revint dans la pièce, la jeune femme changea la photographie affichée sur son téléphone, pour une image récente prise de son loft, fraichement nettoyé. Tout était impeccable. Elle avait mis une journée entière à faire le ménage et tout installer les produits d’art de sa douce dans son bureau.


-« Il s’agit du loft dans lequel nous vivons. La vue depuis le balcon est merveilleuse. Il n’y a rien de plus beau. » Fit-elle afin de changer de sujet, comme si cela était naturel.
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MessageSujet: Re: Chez les Jones (PV Nora)   Sam 19 Jan 2013 - 7:09

Evy voyait bien que sa proposition faisait plaisir à Nora. Ça se voyait dans ses yeux, dans son sourire, et de plus elle la connaissait bien. Même si Evy était toujours gênée devant ses propres œuvres, dessiner ou peindre Nora lui semblait toujours plus simple que tout le reste. Elle eut tôt fait de l’embrasser avant de retourner à sa place, ayant déjà hâte de voir la prochaine splendide tenue de sa compagne. Elle était délicieuse dans tout ce qu’elle portait, et avait des choix de qualités. Elle ne pouvait qu’espérer voir quelque chose d’encore plus magnifique que la tenue précédente.

Le reste du voyage fut consacré à un sujet assez difficile pour Evy : avouer sa situation amoureuse à ses parents. Elle tremblait simplement à y penser, mais la belle Russe se faisait un devoir de la rassurer, et ses paroles fonctionnèrent comme un charme. Lorsqu’Alex se stationna finalement devant l’entrée des Jones, Evelynn se sentait mieux, mais ça ne voulait pas dire qu’elle ne stressait plus pour autant. Son stress était simplement plus calme pour le moment… un stress calme… un état naturel pour la jeune artiste.

À la maison, les deux femmes furent surprises par la mère d’Evy lors d’un chaud baiser. Prise sur le fait, Evy avoua le tout à sa mère qui se montra surprise, mais heureuse. Elle était contente que l’artiste se soit casé, même si c’était avec une autre femme. En fait, ça ne la dérangeait pas du tout. Cependant, dans ses paroles, on pouvait sentir que la réaction du père d’Evelynn serait sans doute assez différente et peut-être désagréable. Jugeant qu’il serait utile de le préparer, Penny quitta la chambre des jeunes femmes pour rejoindre son mari, leur demandant de descendre dans cinq minutes.

Eleonnora se montra encore une fois très supportive de la jeune femme, tentant de la rassurer, mais rien à faire : la brunette imaginait déjà tous les scénarios les plus désastreux. Elle finit cependant par descendre, accompagné de sa partenaire, et d’aller s’asseoir à table où son père et sa mère l’attendaient. Elle prit son temps, tentant de trouver les bons mots pour avouer le tout à Gordon, et finit par dire simplement, en prenant la main de Nora, qu’elles sortaient ensemble. Le visage de marbre de son père ne sembla pas se fissurer autre mesure, mais après quelques secondes de silence, il vint faire un énorme câlin à sa fille, lui souhaitant tout le bonheur du monde aux bras de sa compagne Russe. Heureuse, Evy pleurait presque sur son épaule.


-« Surtout lorsque la femme en question est une ancienne militaire. Je prendrais soin d’elle. Elle aura la meilleure vie possible à mes côtés. »

Evelynn regarda Nora un instant avant de se jeter dans ses bras. Elle l’aiderait, c’était certain, et avec elle, leur vie ensemble serait magique. Les quelques mois qu’elles avaient passés ensemble avaient déjà été si parfait, le reste semblait très alléchant. Il fallut quelques instants avant qu’Evy ne parvienne à se calmer, contente que la nouvelle ne crée pas de distance entre sa famille et elle.

-Une ancienne militaire ? Hey bien… vous cachez bien des surprises, Miss Davidoff. Ma fille sera bien avec toi je crois. Tu n’as pas l’air d’être bien méchante, tu sais comment te tenir et tu sembles forte. Je suis satisfait du choix de ma fille, c’est certain.

Le père d’Evy se dirigea vers sa femme qu’il embrassa tendrement, murmurant quelques paroles à son oreille. La réaction fut immédiate : Penny lui donna un léger coup sur l’épaule en le traitant d’idiot avant de passer son bras par-dessus ses hanches, le sourire aux lèvres. Gordon aussi souriait, n’ayant presque pas senti l’attaque de sa femme. Les deux regardaient Evelynn et Nora ensemble et souriaient.

-« Tu as été géniale, chérie. Tu as réussis à tout leur dire. Je suis fière de toi. »


Elle voulut répondre, mais avant qu’elle ne puisse prononcer quoi que ce soit, Nora la força à la regarder dans les yeux. Elle ne s’opposa pas à sa partenaire, plongeant dans son regard. Elle sentit un doigt essuyer sa joue et sourit, esquissant un petit rire de gêne. Pendant ce court instant qui sembla durer des heures, les deux femmes se comprirent. Tout ce que pensait Evelynn, Nora devait le comprendre, elles étaient en phases toutes les deux, et elle aurait tout fait pour que cet instant magique perdure.


-« Et si tu allais à l’étage, voir cette fameuse surprise qui t’attend ? Elle est dans le sac de marque, au pied du lit. Un petit avant-goût de ton cadeau de Noël. »


-Embrasse-moi… encore…

Elle attendit d’avoir ce qu’elle avait exigé avant de s’échapper par l’escalier, remontant à l’étage rapidement pour aller voir la dite surprise. Bondissant dans sa chambre comme une furie à la recherche de nourriture, elle tomba bien rapidement sur le sac de marque, laissé bien en évidence au pied du lit. Elle commença par le prendre, le trouva léger, puis le déposa sur le lit. Intrigué, à genoux, les bras appuyé sur le rebord, la jeune femme tenta d’imaginer ce que sa superbe amie lui aurait offert. Elle avait déjà pu profiter de ses pantalons de cuir qu’elle appréciait particulièrement, donc ce ne serait certainement pas encore des vêtements. Encore du matériel de dessin ? Elle en avait déjà beaucoup trop, Nora ne se gênant pas pour acheter en masse. À quoi sa petite amie avait bien pu penser ?

Elle finit tout de même par ouvrir le sac après quelques longues minutes de devinettes, et découvrit la veste de cuir. Légère, elle semblait chaude et confortable. Elle ne se gêna pas pour l’enfiler aussitôt. Une ceinture ornait le bas de la veste, mais elle était plus décorative qu’autre chose. Une fermeture éclair en plein centre, des protections souples sur les épaules et le long des bras. Fermant la veste devant elle, elle constata qu’elle était parfaitement adaptée à ses formes, qu’elle était très confortable et très légère.

À l’étage cependant, Evy n’entendait rien de la conversation qui avait lieu entre ses parents et Nora. Sa sublime compagne en avait profité pour sortir son téléphone, habilement dissimulé dans son soutien-gorge, pour leur montrer… plusieurs choses.


-« Vous voulez voir le cadeau de Noël d’Evelynn ? Dites-moi ce que vous en pensez. »


Les parents d’Evy hochèrent la tête de façon positive avant de s’installer de chaque côté de Nora, histoire de voir le dit cadeau. Il s’agissait d’une moto, un modèle sport japonais, qui valait une petite fortune, mais ni Gordon ni Penny ne s’y connaissaient en motocyclette. Ils se contentèrent de dire qu’ils étaient certains que leur fille apprécierait le cadeau et surtout l’attention que la Russe avait mise pour le choisir.

Aux anges, elle descendit aux rapidement l’escalier la séparant de sa petite amie. Elle remarqua bien vite qu’elle montrait quelque chose à ses parents. Elle ne savait cependant pas que Nora en avait profité pour changer de photo, choisissant l’image de leur grand loft, pour cacher à Evy son cadeau.


-« Il s’agit du loft dans lequel nous vivons. La vue depuis le balcon est merveilleuse. Il n’y a rien de plus beau. »


-Magnifique, c’est tout simplement magnifique… et c’est au centre de New-York ? Fantastique,
ajouta Penny, ayant comprise la manœuvre de Nora pour cacher le prochain cadeau de sa fille.

Cependant ce que disait Penny était tout à fait honnête : l’appartement des deux femmes était magnifique. Evy se glissa rapidement derrière sa petite amie pour la serrer dans ses bras, contente de son… deuxième cadeau déjà, alors que Noel arrivait dans peu de temps. Elle était heureuse, elle se sentait bien, le stress l’avait quitté et il ne restait en elle que le bonheur et le plaisir de voir sa petite amie prendre autant soin d’elle.


-Merci Nora merci merci merci merci merci ! La veste est tout simplement magnifique, elle est assez moulante pour être confortable, elle est chaude, je suis bien dedans… c’est tout simplement parfait !


La jeune artiste hocha la tête, confirmant les paroles de sa compagne, puis vint s’installer devant eux pour qu’ils puissent tous voir le cadeau de Nora sur son dos, trop heureuse. Elle fit quelques tours sur elle-même. Sa compagne avait bien choisi : la veste était parfaite en tout point, et allait de pair avec son pantalon fait du même matériel.


-Nora… il est tard et je suis un peu fatigué… on devrait peut-être aller se coucher non ?


HJ: Je sais que ce sont pas nos personnages, mais c'est vraiment l'image que j'avais en tête quand Evy demande à Nora de l'embrasser.



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MessageSujet: Re: Chez les Jones (PV Nora)   Mar 22 Jan 2013 - 8:24

Avouer son homosexualité n’était pas une chose aisée. Eleonnora n’avait jamais parlé de son attirance pour les femmes à sa famille, sachant très bien qu’une telle annonce serait un pur désastre pour ses géniteurs. Ils n’accepteront jamais une telle chose. C’est pourquoi elle préférait taire tout ce qui était en lien de près ou de loin avec son orientation sexuelle. Il en était de même à son travail. Pas question que ses collègues soient au courant de quoi que ce soit concernant sa vie privée. Certains de ses supérieurs s’entendaient à merveille avec son père et elle ne voulait prendre le risque que quoi que ce soit remonte à ses oreilles.

Pour Evelynn, la situation n’était pas tout à fait identique. Ses parents semblaient bien plus ouverts et bien plus attachés à leur fille que les siens. Eleonnora était heureuse d’avoir fait leur connaissance. Ils s’étaient montrés tout simplement adorable depuis son arrivée. Elle se sentait à l’aise au sein de cette maison. L’ambiance était calme, agréable, détendue. Enfin, elle l’était depuis qu’Evelynn avait finalement réussis à annoncer la réelle nature de leur relation. Cela n’avait pas été si difficile avec sa mère, elle les avait surprises alors qu’elles s’embrassaient. Cependant, pour ce qui était de son père, cela n’avait pas été aussi simple. Terriblement stressée, la jeune femme avait probablement ramassé tout son courage afin d’arriver à prendre la parole. Au final, elle pouvait être heureuse. Son père tentait d’avaler peu à peu la nouvelle. Il vint serrer Evelynn dans ses bras, une étreinte qui vint rassurer la jeune femme. Cette dernière semblait soudainement se détendre. Cela se voyait assez bien aux larmes de joies qui coulaient de ses magnifiques yeux émeraude.

Eleonnora assurait à ses beaux-parents qu’Evelynn aurait la meilleure vie possible à ses côtés. Elle avait l’argent nécessaire afin de lui offrir ce qu’elle désirait, la faire vivre comme une princesse. Rien n’était trop beau pour elle. Plus important que l’argent, elle avait beaucoup d’amour, de tendresse, à lui offrir. S’il y a bien une chose que la jeune femme savait bien, c’était que l’argent ne pouvait pas tout acheter. Elle n’avait pas vraiment eu d’affection de la part de ses parents. Elle ne désirait pas qu’elle souffre trop de son absence. Sachant très bien que son travail l’accaparait beaucoup et qu’elle n’avait pas d’autres choix que de répondre aux appels peu importe l’heure de la journée, elle comptait faire de son mieux pour profiter un maximum de ce précieux temps qu’elle pouvait passer en sa compagnie.

Lorsqu’Evelynn se jeta dans ses bras, la jeune femme la serra tendrement contre elle. Elle la félicita d’avoir réussis à surmonter ses peurs, son stress, afin d’annoncer la nouvelle à ses parents. Au final, ses efforts avaient payés. Elle ne se rendait pas compte qu’elle était forte, bien plus qu’elle ne pouvait le croire. Il fallait simplement qu’elle ait davantage confiance en elle. La jeune femme posa un baiser sur les lèvres de sa douce et lui proposa de monter à l’étage afin de voir la surprise qu’elle lui réservait, petit avant-gout de Noël. Cependant, avant de s’éloigner, Evelynn lui demanda timidement de l’embrasser de nouveau. Elle était si craquante avec ce petit air gêné qu’elle accéda immédiatement à sa demande, kidnappant délicatement ses lèvres des siennes.

Puis, Evelynn fila à l’étage. Pendant ce temps, Eleonnora s’empara de son téléphone et alla fouiller sa galerie de photos afin de montrer à ses beaux-parents la magnifique moto qu’elle avait commandée pour sa douce. Elle appréciait leur approbation. Cela ne faisait que confirmer son bon goût et son bon choix de véhicule sport.
Lorsque sa petite amie fut de retour, elle passa rapidement à une nouvelle image, représentant l’intérieur de leur grand et somptueux loft de Manhattan. Elle exhibait, encore une fois, sa grande richesse. Pourquoi s’en priver, puisqu’elle en avait l’occasion ? Et puis, cela ne faisait que prouver qu’Evelynn menait la belle vie dans la métropole. Ils n’avaient pas à s’inquiéter pour elle. Si elle décidait de quitter son boulot afin de se concentrer entièrement à son art, elle n’aura jamais à se soucier de l’argent. Elle en aura toujours à portée de main.


-« Magnifique, c’est tout simplement magnifique… et c’est au centre de New-York ? Fantastique. »

-« Effectivement. Nous habitons l’un des quartiers les plus sécurisés et les plus favorisés. Tout est à portée de main.»

Soudainement, sa petite amie surgit derrière elle afin de la serrer dans ses bras. La jeune femme baissa son téléphone et posa ses mains sur les siennes. Elle était heureuse que son présent fasse plaisir à sa douce. Vu la joie qui émanait d’elle, il était certain qu’elle était plus que ravie. Habituellement, elle était gênée de recevoir tant de cadeaux de sa part. Peut-être était-ce le fait d’être en couple qui lui faisait finalement accepter ce qu’elle lui offrait sans rechigner ? Qui sait…

-« Merci Nora merci merci merci merci merci ! La veste est tout simplement magnifique, elle est assez moulante pour être confortable, elle est chaude, je suis bien dedans… c’est tout simplement parfait ! »

-« J’espère bien qu’elle te fait. Je l’ai fait concevoir sur mesure, rien que pour toi. »

Evelynn se posta devant elle, ainsi que ses parents, afin d’exhiber sa nouvelle veste de cuir. Elle lui allait comme un gant. Heureuse de la voir aussi rayonnante, Eleonnora sourit. Elle était si magnifique lorsqu’elle souriait. Cependant, la fatigue se lisait peu à peu sur ses traits. Sa petite amie proposait d’aller rejoindre leur lit afin de se reposer un peu. Pas contrariante du tout, la jeune femme accepta et souhaita une bonne nuit à ses beaux-parents avant de quitter la pièce. Une fois à l’étage, elle referma la porte de la chambre.

Lentement, la jeune femme se déchaussa, puis retira ses vêtements. Elle ne conserva que ses sous-vêtements, puis fouilla dans son sac, posé au pied du lit, afin d’en tirer sa robe de nuit. Sans gêne, malgré la présence d’Evelynn, elle retira son soutien-gorge avant d’enfiler son pyjama. Il était noir, s’arrêtant à ses genoux. Le décolleté mettait en valeur sa poitrine et les minces bretelles étaient parfaitement posées sur ses épaules nues. Par-dessus cela, elle enfila son peignoir de satin. Elle devait s’éclipser hors de la chambre et préférait camoufler sa tenue. Brosse à dent en main, elle rejoignit la salle de bain, le temps de se préparer à aller au lit. Lorsqu’elle revint, elle rangea ses affaires, puis vint serrer sa douce dans ses bras. Puisqu’elle semblait prête à dormir, Eleonnora n’attendit pas plus longtemps et éteignit la lumière de la chambre. Elle laissa tomber son peignoir et sol et se coucha sur le lit. Après s’être glissée sous les couvertures, la jeune femme embrassa tendrement sa douce durant de longues minutes. Par la suite, elle se coucha sur le dos, attirant sa douce contre elle. Elle l’embrassa une dernière fois sur le front avant de fermer les yeux.


-« Bonne nuit ma chérie. »
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Evelynn Jones

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MessageSujet: Re: Chez les Jones (PV Nora)   Jeu 24 Jan 2013 - 3:00

-« Effectivement. Nous habitons l’un des quartiers les plus sécurisés et les plus favorisés. Tout est à portée de main.»

-Oh tu leur montres des photos de ton loft Nora euh… pardon… euh… notre loft… désolé l’habitude…


Evelynn s’était échappé, mais ni un ni l’autre de ses parents ne vit l’erreur de la jeune femme, trop occupé à regarder l’appareil photo de Nora alors qu’Evy lui faisait un énorme câlin. Son cadeau était magnifique, comme toujours lorsque sa compagne achetait quoi que ce soit. Elle avait eu la chance de fêter Noël en avance, la Russe insistant pour qu’elle porte quelque chose d’adéquat pour voyager sur sa moto lorsqu’il faisait froid. C’était d’ailleurs la raison qu’elle avait donné pour que l’artiste ouvre son premier cadeau, c’est-à-dire le pantalon de cuir qu’elle portait actuellement.

Profitant du fait qu’elle déposait son téléphone, Evy put lui dire à quel point elle adorait son deuxième cadeau. Pour une fois elle avait accepté cet élan de générosité de la part de sa copine : elle ne pouvait pas l’empêcher de toute façon, la veste était tout simplement magnifique et puis ça allait avec la paire de pantalon. C’était sans doute un ensemble, elle avait simplement attendu pour lui offrir le second morceau. C’est pour toutes ces raisons que l’artiste ne fit pas d’histoire pour une fois, acceptant avec plaisir la veste de cuir. Et puis… elle devait être jolie là-dedans…


-« J’espère bien qu’elle te fait. Je l’ai fait concevoir sur mesure, rien que pour toi. »


-T’aurais pas dû, ça doit t’avoir coûté trois fois plus cher juste pour ça ! Mais bon, je me tais, je me tais et je profite je sais…


Evelynn prit doucement l’une des mains de Nora et posa son doigt sur ses propres lèvres. Depuis les quelques mois qu’elles avaient passés ensemble, la brunette avait fini par comprendre que parfois… peut-être plus que parfois, argumenter avec sa compagne ne servait à rien et qu’elle devrait essayer de se montrer plus heureuse et moins gênée de recevoir de tels cadeaux. Elle resta ainsi un instant avant d’embrasser le doigt de sa partenaire pour reculer et montrer la magnifique veste à ses parents, tournant sur elle-même, un sourire aux lèvres. Elle était gâtée par sa blonde, c’était certain, et elle tentait d’apprécier ses attentions sans trop bafouiller ou refuser. C’était difficile, mais elle essayait.

La journée avait été longue et chargée en émotion, et maintenant ce que désirait la jeune femme plus que tout était d’aller se coucher. Mentionnant ceci à sa partenaire, celle-ci acquiesça à sa question, avant de monter les marches doucement. Prenant sa main au passage, Evy la suivit, toujours aussi heureuse. Après tout, ce week-end semblait bien parti. Refermant la porte doucement derrière elle, elle chercha dans ses propres sacs son pyjama, qui consistait en un vieux chandail et un jogging confortable.


C’était sans penser sa sublime conquête qui se déshabilla rapidement devant ses yeux, faisant rougir Evelynn de gêne. Elle avait littéralement un corps magnifique, et ne se gênait pas pour le montrer, même en plein milieu de la nuit. Un décolleté magnifique aux minces bretelles, un peignoir de satin, en ajoutant à ça la superbe déclaration de la voiture et POUF ! Les idées germaient dans son esprit, des idées tordues, plus tordues, encore plus tordues… et bien vite elle se retrouva sur le lit, en train d’imaginer des scénarios les plus excitants. Pourquoi avait-elle accepté de passer toute la fin de semaine chez ses parents !

Elle finit par arrêter de penser à ces scénarios, désireuse de garder un peu de contrôle sur elle-même. Déçue, bougonnant presque, elle saisit sa propre brosse à dents pour rejoindre Nora, mais elle arriva au moment où celle-ci quittait la salle de bain. Evelynn fit sa routine du soir, puis vint la rejoindre bien rapidement sous les couvertures, se couchant doucement la tête sur son buste. La nuit allait être loooooonnnngue… Mais au moins elle était dans les bras de celle qu’elle aimait, c’était le principal. Nora l’embrassa alors sur le front, la faisant rire légèrement, avant de dire :


-« Bonne nuit ma chérie. »


-Bonne nuit… mon ange…


Puis elle se laissa aller dans les bras de Morphée…
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