X-Men : Sentinel Project

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 Une aide bienvenue [Samuel/Cassandra]

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MessageSujet: Re: Une aide bienvenue [Samuel/Cassandra]   Jeu 24 Jan 2013 - 15:24

Etre un cobaye pour tester un pouvoir pouvait se révéler dangereux. Cela dépendait bien sûr de la nature du pouvoir et de son utilisateur, comme Samuel venait de le faire remarquer à Cassandra. Mais il ne craignait pas de s'y risquer si cela pouvait l'aider à mieux se maitriser. Il fallait bien s'y essayer et il fallait bien quelqu'un qui oserait se proposer. Que risquait-il après tout ? Un cauchemar ? Il avait vu pire... Il était aussi fort possible qu'il ne se passe rien du tout également. S'il se trompait, elle ne pourrait en rien interférer sur les rêves. Quand bien même il avait raison, il doutait de voir un résultat dès le premier essai. Mais comme il le disait, le meilleur moyen de le savoir était d'essayer et ce, plusieurs fois, pour être sûrs. Samuel était prêt à donner de son temps et de sa personne pour aider une mutante, quand bien même cela se retournerait contre lui. Visiblement, elle avait longtemps été seule et il était temps de corriger ça. Il hésitait cependant à lui faire rencontrer d'autres membres de la Confrérie, plus extrémistes que lui. Il ne voulait pas que son pouvoir soit utilisé à des fins qu'elle n'avait pas choisi elle-même et il connaissait le penchant qu'avaient certains confréristes (8D) à manipuler les autres pour que cela serve leurs intérêts.

"Et moi j'espère que ça te permettra de mieux apprivoiser ton pouvoir. Mais je pense qu'il va falloir plus d'une séance pour savoir à quoi s'en tenir. On fera ça quand tu le voudras, tu n'auras qu'à me le dire."

Ce n'était certainement pas pour maintenant car ils venaient de se réveiller et Samuel n'avait plus du tout envie de dormir après un tel réveil en fanfare. Surtout si c'était pour refaire un cauchemar par la suite. Non, cela attendrait un autre moment. Déjà, ils devaient planifier ce qu'ils allaient faire de leur journée. L'espagnol ignorait encore si la jeune femme comptait rester avec lui la journée ou si elle préférait rentrer directement chez elle. Ne désirant pas qu'elle se sente chassée, il n'aborda pas la question, attendant que ce soit elle qui amorce le sujet.

Pour le moment, il était question du travail de la jeune femme et de son incapacité à travailler pour au moins la journée à venir. Samuel se voulait plus prudent qu'elle et lui conseillait un repos supplémentaire. Afin qu'elle accepte et ne s'ennuie pas comme elle semblait le croire, l'espagnol lui proposa de lui tenir compagnie et de l'occuper un peu. Etre absorbé par son travail était une bonne chose mais il ne fallait pas non plus avoir que ça dans la vie. A présent que la serveuse avait connaissance des mutants, peut-être s'ouvrirait-elle un peu plus et s'accorderait de nouvelles activités, quelles qu'elles soient. Pour qu'elle accepte davantage son aide, il se proposait également pour jouer les infirmiers. Il l'avait déjà fait la veille et ne se débrouillait pas si mal, non ? Ainsi, il veillerait sur elle et sa blessure et l'empêcherait de la maltraiter comme elle l'avait fait la veille. Elle n'avait pas l'air d'être le genre de personne à réellement prendre soin d'elle-même. Mais puisqu'elle s'était intéressée à ce qu'il faisait dans la vie, il lui demanda aussitôt si elle pratiquait un sport. La plupart se pratiquaient à deux et il était toujours bon d'avoir un partenaire que l'on connaissait. Cependant, ce ne semblait pas être le cas de Cassandra qui affirmait que son travail lui suffisait pour se défouler. Samuel haussa les sourcils. Son travail ? Un défouloir ? Mais elle était serveuse non ? Il avait beau réfléchir, l'espagnol ne voyait pas en quoi cela représentait un sport bien qu'être debout toute la journée à piétiner ne devait pas être agréable.


"Ton boulot ? Mais... Ils vous font courir pour servir les clients ou quoi ?"

En parlant de boulot, Samuel envisageait justement de peut-être changer de boulot, trouvant que la casquette de chauffeur lui allait sans doute pas mal. Tout ça n'était que pour plaisanter suite à la demande de Cassandra qui avait voulu prendre le Tram pour rentrer. Pas question que l'espagnol la laisse ainsi alors qu'il pouvait la raccompagner. Elle avait d'ailleurs accepté également cette nouvelle proposition, lui faisant remarquer qu'il avait l'air très sérieux avec ce nouveau couvre-chef.

"Tu as raison, je porte mieux le béret je crois. Puis je n'aimerais pas passer ma journée assis à juste conduire. Alors je serais juste ton chauffeur à toi."

Et il était plus simple de se contacter s'ils possédaient leur numéro de téléphone respectif. Samuel fournit donc le sien à Cassandra qui lui envoya un sms en retour. Ainsi, il suffirait d'un coup de fil pour qu'ils puissent se revoir. Ils auraient pu simplement se recroiser un jour dans la rue, mais laisser les choses au hasard ne facilitait pas toujours le résultat. Samuel pouvait également se rendre au bar où travaillait la jeune femme maintenant qu'il savait duquel il s'agissait mais si elle avait un jour besoin de son aide, il était plus simple de pouvoir le joindre à n'importe quel moment plutôt que d'attendre sa visite. Samuel préféra jouer sur l'humour en la menaçant faussement de la harceler maintenant qu'il possédait son numéro. Cela ne sembla pas effrayer le moins du monde Cassandra.

"Dans ce cas, je saurais quoi faire la prochaine fois qu'on se contactera..." répliqua t-il en souriant, amusé

Préparer une salade de fruits semblait être une activité tout à fait inoffensive. Et pourtant. L'orange attaqua la serveuse, répandant son jus sur son haut qu'elle s'empressa de retirer pour le nettoyer. Samuel ne manqua pas d'observer la vue qu'il avait à présent sous le nez mais il fournit néanmoins un tshirt à Cassandra pour qu'elle ne prenne pas froid. Dommage, il se voilait ainsi le paysage mais il ne voulait pas avoir un comportement déplacé. Il était un homme, elle était une femme. Etait-ce sa faute si elle avait des arguments qui l'attiraient ? La jeune femme lui assura ne pas avoir besoin d'aide et se remit à la tâche, tout comme lui. Elle termina cependant plus rapidement que lui et demanda si elle pouvait se rendre utile en faisant autre chose. Après une courte réflexion, il lui indiqua qu'elle pouvait faire fondre du chocolat pour accompagner les pancakes qu'il était en train de cuire.

Il s'était un peu écarté pour lui faire de la place sur le feu et resta concentré sur ce qu'il faisait. Le but n'était pas de faire brûler leur nourriture ! Il ne fit donc pas attention à ce que faisait Cassandra jusqu'à ce qu'il sentit quelque chose sur son visage. Que faisait-elle ? Il sentit quelque chose de tiède sur sa joue et observa la jeune femme lécher son doigt plein de chocolat tandis qu'elle évoquait quelque chose à propos de moustaches de chat. Rapidement, il fit le lien dans sa tête avec ce qu'il venait de sentir sur sa joue. A elle voulait jouer ? Elle allait être servie !


"Attention... les chats sont des prédateurs." fit-il remarquer en plissant les yeux tout en fixant la jeune femme

Plongeant à son tour son doigt dans le chocolat fondu, il se retourna vers elle pour la barbouiller à son tour. Seulement, elle n'était pas idiote et avait bien compris ce qu'il comptait faire. Elle n'avait pas attendu sagement de se faire tartiner à son tour et s'était rapidement éloigné de lui de quelques pas. Comme si cela allait suffire à échapper à son emprise ! Samuel lui couru après jusqu'à la coincer dans le cul de sac de la cuisine. Elle ne pouvait plus s'échapper, elle devait forcément passer devant lui. Il agita un doigt menaçant recouvert de chocolat et la força à reculer jusqu'à ce qu'elle touche le mur derrière elle. D'un geste rapide, il la toucha à deux reprises dans le cou, dessinant ainsi deux points rapprochés, comme si un vampire l'avait mordu... ou un animal sauvage.


"Maintenant que j'ai marqué ma proie, par quel morceau je commence... ?" demanda t-il en agitant son doigt plein de chocolat devant ses yeux
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MessageSujet: Re: Une aide bienvenue [Samuel/Cassandra]   Jeu 24 Jan 2013 - 18:21

L'hypothèse de Samuel sur la possibilité pour Cassie d'agir sur les rêves des autres était très intéressante, tout autant que sa théorie selon laquelle certains pouvoirs pouvaient se développer seuls. La jeune femme n'avait jamais tenté d'influencer les songes de son entourage ; elle ignorait si elle en avait la capacité, et pour ce qui était de vérifier que cela avait bel et bien marché... ce n'était pas gagné. De toute manière, il aurait déjà fallu qu'elle y pense auparavant, ce qui n'était jamais arrivé. Son hôte lui avait ainsi apporté un regard neuf sur son pouvoir, et ce n'était pas le moins du monde négligeable. Ne restait qu'à mettre en œuvre les expériences... l'espagnol se portait même volontaire. Était-il sujet à de nombreux cauchemars ? En tout cas il en avait eu un cette nuit... la jeune femme espérait que, dans le cas où elle pourrait en effet influencer les rêves, cela lui apporterait un peu de réconfort... cela restait vraiment sympathique de sa part.

    « Sans doute oui. Hé bien... le plus tôt possible, pourquoi pas. »


Mais c'était certain qu'ils n'allaient pas tenter le coup maintenant puisqu'ils venaient juste de se réveiller. Devant une tasse de café, ils discutèrent un peu du repos que devrait prendre la mutant le temps que sa blessure guérisse complètement. Et à vrai dire, elle n'était pas tant emballé par le fait d'arrêter de travailler, même si cela mettait sa santé en jeu. Toutefois la proposition de Samuel changeait la donne et rendait pour le coup la perspective de quelques jours de repos beaucoup plus attrayante, puisque ainsi l'illusionniste ne serait pas toute seule. Il était même prêt à s'occuper de sa blessure... il fallait dire qu'il s'y prenait mieux que la jeune femme qui y allait un peu comme un bourrin ; elle n'avait en effet pas été très tendre avec sa plaie la veille au soir, n'hésitant pas à verser de l'antiseptique avec ce qui pourrait s'apparenter à de la barbarie... quoiqu'il en soit, elle avait accepté avec joie, tout sourire. Quand il lui demanda si elle pratiquait un sport, elle répondit que non, son travail étant déjà en soi un défouloir, ce qui eut l'air d'étonner Samuel qui demanda d'ailleurs quelques explications. Évidemment, si Cassandra ne disait pas ce qu'il en était, il ne risquait pas de deviner.

    « Ah, non non. Ce côté-là c'est plutôt cool. En fait je suis danseuse aussi. »


La suite de la discussion fut empreinte d'humour, tandis que la jeune femme grâce à ses pouvoirs avait affublé son hôte d'une casquette de chauffeur, dont la visière retombait sur ses yeux. Cela lui donnait un air particulièrement sérieux, comme le lui fit remarquer l'illusionniste, qui ne lui allait pas si bien que ça. Ses yeux dorés et son sourire lui conféraient un air de douceur, et le couvre-chef noir sinistre disparut bientôt des cheveux de l'espagnol.

    « J'demande à voir ! Sûr qu'entre le sport et la conduite, y'a un sacré fossé... mais merci en tout cas, j'en suis flattée ! »


C'est avec le sourire qu'elle s'apprêtait à découper les premiers fruits, mais Samuel lui avait tendu un papier sur lequel était écrit son numéro de portable. Enthousiaste, Cassandra s'était éloignée afin de l'enregistrer dans son propre appareil, histoire qu'elle ne l'oublie pas par la suite. Elle envoya du même coup le sien au jeune homme, ce qui leur permettrait de se contacter plus tard et qu'ils puissent même se revoir. Pour le moment ils n'étaient pas encore séparés et il fallait en profiter, surtout que l'ambiance était au beau fixe, l'un et l'autre s'échangeant des taquineries ; le mutant faisait semblant de menacer la jeune femme qui était bien loin d'être effrayée, comme elle le lui révéla en souriant.

    « Tiens donc... et que feras-tu dis-moi ? » questionna-t-elle avec un air curieux.


Quoiqu'il en soit, les fruits étaient plus dangereux que Samuel... en particulier l'orange. Cette dernière n'apprécia pas la lame du couteau s'enfonçant dans sa chair, et le résultat, Cassandra se tâcha avec le jus du fruit. Retirant à la hâte son débardeur pour le passer sous l'eau, elle ne remarqua que plus tard le regard de son hôte, sans en être plus gênée que ça, même si ses joues avait pris des couleurs. Après tout, elle même ne s'était pas retenue de l'observer avec attention pendant qu'il dormait encore... au moins il n'était pas insensible... ni homosexuel. Lui adressant un sourire et le remerciant, elle enfila le large T-shirt et étendit son débardeur mouillé sur un dossier de chaise pour qu'il y sèche. Se remettant au travail, elle déclina l'aide que lui proposait Samuel, affirmant pouvoir s'en sortir seule contre les fruits rebelles. Et elle tint parole, puisque peu de temps après la salade était prête. À présent désœuvrée, elle demanda au mutant qui faisait cuire les pancakes si elle pouvait faire autre chose pour l'aider, et il lui indiqua l'emplacement des casseroles et du chocolat afin qu'elle en fasse fondre un peu.

Elle se mit sans tarder à l'ouvrage, mais tandis que les carrés bruns se transformaient doucement en une succulente fondue sucrée, une idée germa dans l'esprit de la jeune femme, qui était déterminée à continuer de s'amuser avec Samuel. Trempant deux de ses doigts dans le chocolat, elle traça deux traits sur la joue du jeune homme, lui conférant ainsi des moustaches de chats – certes inachevées. Restait à en tracer sur son autre joue mais encore fallait-il que Cassie y parvienne... car l'espagnol n'avait pas l'intention de se laisser faire. L'illusionniste semblait même avoir réveiller le prédateur...

    « Hmm... sans doute... mais les souris savent courir vite. » argumenta-t-elle avec un sourire un tantinet provocateur.


Voyant venir la riposte chocolatée, Cassandra s'éloigna de la gazinière, esquivant le doigt de Samuel qui voulait dessiner à son tour sur son visage. Laissant échapper un rire, la jeune femme recula promptement et chercha à s'échapper afin que l'espagnol ne l'attrape pas, mais elle avait mal calculé son coup. En s'enfuyant, elle s'était malencontreusement éloignée vers un pan de mur qui ne laissait aucune échappatoire. Reculant toujours pour ne pas se laisser tartiner du chocolat sur la figure, elle finit par être coincée entre le mur et Samuel, ce dernier traçant deux points de chocolat dans le cou de la jeune femme, lui arrachant du même coup un nouveau sourire amusé. Silencieuse un instant, elle suivit des yeux le doigt de l'espagnol qui s'agitait devant elle.

    « Toi qui vois... tu me diras si je suis comestible ! Par contre... je suis pas sensible à l'hypnose ! »


Rapidement mais avec légèreté, elle attrapa la main du mutant et la dirigea vers lui, faisant ainsi entrer en contact son doigt plein de chocolat et son nez. Tel était pris qui croyait prendre. Un nouveau rire se fit entendre de la part de la jeune femme devant l'air surpris de son hôte, qui ne s'était pas vraiment attendu à une telle contre-attaque. Mais elle n'allait pas s'arrêter en si bon chemin, non ! Récoltant encore un peu de chocolat sur ses doigts, elle s'empressa de tracer les deux derniers traits qui manquait sur l'autre joue de Samuel.

    « Et voilà... maintenant tu es vraiment un chat ! Appétissant d'ailleurs... » conclut-elle en souriant.


Restait à voir ce qui allait advenir de la souris maintenant...
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MessageSujet: Re: Une aide bienvenue [Samuel/Cassandra]   Jeu 24 Jan 2013 - 21:32

Cette fois, ils s'étaient mis d'accord, Cassandra testerait l'étendue de ses pouvoirs sur Samuel. Il était un cobaye comme un autre mais mieux que ça, il était volontaire. Cette simple différence changerait peut-être tout... ou rien. Difficile de prévoir à l'avance. Ils ignoraient même encore si un tel projet était faisable. En tout cas, la jeune femme souhaitait vérifier cette hypothèse et cela n'allait sans doute pas tarder. Peut-être à leur prochaine nuit, qui sait ? Mais pour ça, encore fallait-il que la jeune femme reste une journée de plus en la compagnie de l'espagnol. Ce n'était sans doute pas ce qu'elle avait prévu à la base. Avait-elle même prévu quelque chose ? Sans doute pas car ses projets avaient été chamboulés à l'instant même où elle s'était faite agressée. Jamais elle n'aurait pu s'imaginer qu'un mutant viendrait lui filer un coup de main et qu'elle passerait la nuit chez lui, en sécurité.

C'était à présent chose faite et ils purent passer à un tout autre sujet : celui de l'incapacité de Cassandra à travailler pour la journée. A vrai dire, c'était le sujet qui avait réveillé Samuel, la sonnerie du portable prévenant d'une tentative de communication de la patronne de la serveuse. Puisqu'ils parlaient de l'activité de la jeune femme, cette dernière en profita pour questionner Samuel à propos du sien. Il révéla être professeur de sport, entre autre, et s'intéressa à son tour à l'éventuel sport que pouvait bien faire Cassandra. Cette dernière justifiait l'absence de pratiques sportives par le fait que son boulot lui suffisait à ce niveau là. L'espagnol ne voyait pas bien le rapport entre du sport et un service de bar. Aussi imagina t-il quelque chose de saugrenu mais c'était la seule chose qui lui venait à l'esprit sur le moment. En fait, il lui manquait une information essentielle. Cassandra expliqua qu'elle était également danseuse. Les sourcils de Samuel se haussèrent bien haut et il laissa échapper un "Ooooh" surpris. Mais en fait, cela ne l'étonnait pas tant. Elle avait un physique de rêve, parfait pour ce genre de chose. Elle devait vendre du rêve à bien des hommes. Tant qu'ils ne faisaient que regarder... L'espace d'un instant, Samuel se demanda si ce n'était pas en lien avec l'agression de la veille. Certains ne veulent pas se contenter du rêve...


"Je comprends mieux ! J'ignorais que ce bar faisait également des genres de spectacles à vrai dire. Danser sur scène doit être éprouvant, effectivement. Ca me donnera une raison de plus de venir te voir à ton travail, j'ai hâte de te voir à l'oeuvre." affirma t-il en souriant "Mais dis moi... ce ne serait pas en rapport avec les deux types d'hier ? J'imagine que certains... spectateurs préfèrent toucher que regarder, non ?"

Et puisqu'elle était blessée à cause de ça, l'espagnol comptait bien la raccompagner, se nommant lui-même le chauffeur personnel de Cassandra. Même si cette dernière possédait un véhicule, conduire ne ferait pas du bien à sa jambe blessée. Puisqu'il était là et disponible, autant en profiter. Ils firent quelques plaisanteries au sujet d'un éventuel changement de métier de la part de l'espagnol, agrémenté d'une illusion pour imager le tout. Elle disait être flattée et Samuel lui répondit par un sourire.

"Un fossé hein... Ne t'inquiète pas, je suis un pilote, aucun risque que l'on tombe dans l'un d'eux !" avoua t-il en riant à demi

Et pour qu'ils puissent se joindre à l'avenir, ils échangèrent leurs numéros de téléphone. S'ensuivit une plaisanterie à ce propos et aucun des deux camps n'avait l'air de vouloir lâcher le morceau. Samuel fit un sous-entendu et la jeune femme chercha à en savoir plus. Ses propos pouvaient être pris de diverses façons et visiblement, elle souhaitait savoir quelle était la bonne. L'espagnol la regarda en coin un instant, lui offrant un sourire en coin.


"Et bien... je te réchaufferais jusqu'à ce que tu ne trembles plus." fit-il sans pour autant entrer volontairement dans les détails

C'était plus amusant ainsi. Et c'est dans la bonne humeur qu'ils continuèrent de cuisiner ensemble. Cassandra fit pourtant une pause afin de retirer son tshirt tâché, laissant tout le loisir à Samuel de satisfaire son regard. En effet, celui-ci était fixé sur la poitrine de la jeune femme qui était juste sous son nez. S'il s'écoutait, il en profiterait un peu plus mais ne voulait pas paraitre trop avenant. Il se contenta donc de regarder et d'aller lui chercher de quoi se changer. Elle était son invitée, elle devait être bien traitée. Cassandra sembla remarquer son regard -ce n'était pas comme s'il s'en cachait- et elle sembla quelque peu gênée mais ne lui fit aucune réflexion. Puisqu'elle était une danseuse, elle devait être habituée à être regardée de la sorte. Néanmoins, il ne voulait pas la mettre mal à l'aise et qu'elle le confonde avec ces types qui se croyaient tout permis. Il jouait donc sur la fibre humoristique plus qu'autre chose.

Chacun s'amusait donc de la situation et terminait ce qu'il faisait. Cassandra se mit à faire fondre du chocolat tandis que Samuel faisait cuire les pancakes. Il ne vit même pas venir le coup fourré que venait de lui faire la jeune femme, lui dessinant des moustaches de chat avec le chocolat fondu. Joueur, Samuel ne comptait pas en rester là et comptait bien se venger. Il était le prédateur, elle la proie.

"Mais on a inventé les pièges à souris... ce n'est pas pour rien. Cependant, je n'ai pas besoin d'aide pour t'attraper. Viens là !"

Il se jeta vers elle, le doigt plein de chocolat mais elle fut plus rapide. Une petite course démarra et l'espagnol finit par piéger Cassandra, la collant contre le mur auquel elle faisait dos. Elle était à lui et il comptait bien jouer avec. Il commença par lui dessiner deux points distincts dans le cou, telle une morsure puis agita le doigt, prêt à lui tartiner le visage. Seulement, Cassandra fut à nouveau plus rapide et retourna son arme contre lui. Voilà qu'il était un chat à part entière à présent... Même piégée, elle continuait à se moquer de lui. Il plissa les yeux, la fixant de ses yeux dorés puis se mit à sourire en coin.

"Moins appétissant que toi..." murmura t-il à son oreille

Plutôt que de se reculer pour lui faire face à nouveau, il se pencha vers son cou et lécha les deux traces de chocolat qu'il avait faite, faisant semblant de la manger ainsi. Il attarda ses lèvres le long de sa peau avant de réaliser soudainement quelque chose. Ca sentait le brûlé... Les pancakes ! Il les avait complétement oublié, trop pris par le jeu et celui qu'il était en train de faire cuire commençait à brûler. Il s'écarta vivement de la jeune femme en laissant échapper un "merde" tout en se précipitant vers le gaz. Inutile de faire brûler leur repas et l'appartement... Il retourna la nourriture mais celle-ci était déjà noire charbon... Bon à jeter.


"Heureusement, j'en ai déjà fait un bon nombre avant. J'espère que tu as faim."
fit-il avec un sourire désolé en se retournant vers la jeune femme

Le déjeuner était prêt.
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MessageSujet: Re: Une aide bienvenue [Samuel/Cassandra]   Ven 25 Jan 2013 - 1:17

La petite expérience qu'ils avaient planifier risquait d'être captivante... à condition bien sûr qu'elle mène à quelque chose. L'idée de Samuel avait beau être excellente, ils allaient avancer à tâtons dans ces petits tests ; après tout, Cassandra ignorait totalement si elle pouvait agir au niveau onirique, mais le jeu en valait la chandelle. Surtout que cela prolongeait également le temps passé en la compagnie de son très sympathique et séduisant camarade mutant. Une fois n'était pas coutume, le jeune homme plaisait beaucoup à l'illusionniste, même s'ils ne se connaissaient que depuis très peu de temps. S'étant donc tous deux décidés pour que Cassie tente d'influer sur les rêves de l'espagnol, la conversation dériva bientôt sur le congé que devrait prendre la jeune femme pour se remettre tout à fait de la blessure qu'elle avait reçu lors de son agression. Elle avait certes prévenue sa patronne qu'elle ne pourrait danser avant un petit moment, mais elle doutait que sa jambe l'empêcherait de remplir ses fonctions de serveuse. Par ailleurs, parlant de boulot, la mutante était curieuse de savoir ce que son hôte exerçait comme métier. La conversation s'orienta donc sur le sport, puisque Samuel était professeur d'éducation physique dans un collège. Sympathique travail du point de vue de la jeune femme, bien qu'elle ne doutait pas qu'il ne devait pas être de tout repos. De fil en aiguille, l'espagnol en arriva à demander à son invitée si elle pratiquait un sport. Elle révéla alors que son travail faisait office de sport, et devant l'incompréhension de son interlocuteur, précisa qu'elle était danseuse, pour la plus grande surprise apparente de Samuel.

    « Un peu, mais au moins ça défoule et c'est pas désagréable comme sport. Hé bien, quand tu voudras, fit-elle en lui adressant un sourire avec plaisir, enfin... pour le coup je pense que ce sera pas avant quelques jours... le spectacle attendra un peu ! Hmm, en fait... l'un des deux mecs d'hier m'avait déjà ''touchée'', comme tu dis... je dansais pas encore à l'époque. Mais du coup un de mes collègues l'a fichu à la porte du bar, et j'imagine sans mal que ça lui est resté en travers de la gorge... pour le reste, t'as pas tort, certains ont les mains un peu trop baladeuses. Ça reste quand même exceptionnel. » conclut-elle, son ton s'étant légèrement durci durant son récit.


Pour sa part, Cassie avait vite fait de faire ranger les mains des plus pervers dans les poches de leurs pantalons, à grand renfort de regards de glaces et de paroles venimeuses. Quand il s'agissait de se défendre, la jeune femme ne gardait pas sa langue dans sa poche. Quoiqu'il en soit, avec une telle blessure, il lui serait difficile d'assurer ses danses dans les jours à venir ou même de se déplacer à pied pour un long trajet. C'est ainsi qu'elle accepta la proposition de Samuel de la raccompagner chez elle en voiture plutôt qu'elle prenne les transports en commun. La conversation s'enrichit en matière de plaisanteries, mais la jeune femme était flattée que l'espagnol s'auto-bombarde son chauffeur personnel pour la journée. Malheureusement pour lui, la casquette noire des conducteurs ne lui allait pas si bien que cela.

    « Pilote ? Tu es plein de ressources on dirait. » fit-elle, amusée.


Leurs coordonnées échangées, les taquineries reprirent leur cours et Cassandra y prit goût, répondant toujours avec le sourire aux propos faussement menaçants de Samuel. Néanmoins ils perdirent vite leur caractère prétendument effrayant pour se transformer en sous-entendus qui pouvaient vouloir dire bien des choses. À la demande de l'illusionniste, le mutant apporta une précision supplémentaire, qui fit légèrement rosir la jeune femme tout en la faisant sourire.

    « Perspective alléchante... ça donnerait envie de trembler exprès. » dit-elle avant de rire brièvement.


La préparation du petit déjeuner ne se fit pas sans accident pour Cassie. Rien de bien grave puisqu'elle avait simplement tâché son débardeur, mais cela la forçait à le retirer pour le passer immédiatement sous l'eau. Résultat, Samuel avait une excellente vue sur le buste avantageux de la danseuse, ce qui n'était apparemment pas pour lui déplaire, loin de là. Mais la jeune femme ne fit aucun commentaire. Après tout il ne faisait rien de mal. C'est avec le sourire qu'elle enfila le T-shirt propre que son hôte lui avait apporté, en attendant que son haut sèche. Elle eut tôt fait ensuite de venir à bout des fruits, les réduisant en salade avant de préparer du chocolat fondu, tandis que Samuel, à côté d'elle, faisait cuire des pancakes. Tous leurs échanges de plaisanteries avait attisé l'humour quelque peu enfantin de la jeune femme, et de récents souvenirs et la présence du chocolat fondu lui donnèrent envie de faire une petite farce à l'espagnol. Rapidement, ce dernier se retrouva avec deux traits bruns sur la joue qui évoquaient des moustaches de chat. Et le moins qu'on pouvait dire, c'est que ça n'allait pas trop mal avec sa petite barbe taillée avec originalité. Cependant, le chat n'allait certainement pas se laisser faire aussi facilement. Cassandra avait réveillé le prédateur.

    « Ouch, ça fait mal ça... mais ce sont les humains qui les ont inventé, pas les chats ! Viens donc toi, combien de temps te faudra-t-il pour me capturer ? » dit-elle sur un ton rieur.


La course poursuite au final ne dura pas très longtemps, la souris se retrouvant bientôt coincée entre le mur et le chat. Sacré chasseur qu'il était... mais malgré le fait qu'elle ne pouvait plus s'échapper, Cassandra n'avait pas finit de taquiner son hôte, peignant contre son gré le bout de son nez et son autre joue avec le chocolat qui lui restait sur l'index. Il avait déjà dessiné deux petits points dans le cou de la jeune femme, mais question tartinade, elle remportait la palme. Ainsi barbouillé de chocolat, Samuel paraissait très appétissant aux yeux de la mutante qui ne manqua de le lui avouer.

La réaction de l'espagnol ne se fit pas attendre. Rendant le compliment à la jeune femme, il alla récupérer le chocolat laissé sur sa nuque, faisant même mine de la dévorer. Le chat avait gagné la partie. Ne pouvant reculer davantage, Cassie était à la merci de Samuel... ce qui était loin de lui déplaire. Serrant légèrement un pan de la chemise du jeune homme, ses lèvres sur son cou lui rappelait d'anciens échanges et combien elle avait apprécié à l'époque ce genre de contact. Sans doute aurait-ce continué en ce sens... si une étrange odeur n'avait pas commencé à flotter dans la pièce. Son hôte l'avait également remarquée et avait cessé son activité pour aller retirer la poêle du feu. Mais trop tard, le rond de pâte était déjà trop noirci pour être mangé.

    « Mince... désolée, c'est ma faute... plutôt oui, les courses poursuites ça ouvre l'appétit. » fit-elle avec un léger sourire navré, tentant de raviver l'ambiance joyeuse.


Retirant le chocolat du feu qui lui n'avait heureusement pas brûlé, elle apporta la casserole sur la table, mais ne s'installa pas tout de suite. Terminant de disposer les couverts et assiettes, elle remarqua que Samuel portait toujours ses traces de chocolat. S'approchant de lui, elle vint récupérer la petite pointe sucrée qui agrémentait le nez de l'espagnol sur le bout de son doigt, avant de lécher sa récolte.

    « Vraiment appétissant... j'te laisse les moustaches pour le moment, elles te vont drôlement bien, dit-elle avec une frimousse rieuse. Bon appétit ! »


Elle attaqua son assiette une fois qu'ils furent tous les deux servis, savourant les pancakes chocolatés. Cassandra adorait ce qui était sucré, et un de ses défauts consistait à grignoter parfois un petit truc propre à bien faire monter la glycémie. Ça restait occasionnel cependant et comme elle se dépensait en dansant, ses petits excès ne se voyaient pas...

    « C'est super bon... t'es un bon cuisinier. » complimenta-t-elle Samuel avec un sourire.
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MessageSujet: Re: Une aide bienvenue [Samuel/Cassandra]   Ven 25 Jan 2013 - 13:30

Samuel avait l'âme d'une mère poule, toujours à veiller sur les autres et à faire en sorte qu'il ne leur arrive rien. Bien sûr, ce cas de figure n'était valable que pour les mutants, les humains n'avaient à ses yeux strictement aucun intérêt. Ils étaient même de trop. Mais pour les autres, il les protégeait, de quelque façon que ce soit. C'était peut-être une habitude qu'il avait prise avec le temps, à force de n'être qu'avec des enfants encore trop jeunes pour savoir se débrouiller par eux-même, malgré leurs pouvoirs. Preuve en avait été faite lors du jour où ils furent tous massacrés sans exception. Comme quoi, ce n'était pas parce que l'on avait des pouvoirs que l'on était dangereux. L'être humain l'était de base et il n'avait pas besoin d'une mutation pour faire du mal à son prochain. Pour ça, il y avait leur esprit tordu et les différentes armes qu'ils pouvaient inventer. C'était pour cette raison que Samuel détestait les armes quelles qu'elles soient. Il préférait simplement se débrouiller avec son pouvoir, amplement suffisant pour se battre et défendre quelqu'un. Preuve en avait été également faite le soir précédent, lorsqu'il avait rencontré Cassandra. Mais pouvait-on en dire autant d'elle ? Son pouvoir était impressionnant mais il aurait très bien pu être inutile en combat. Malgré tout, grâce à ses chimères horrifiques, elle avait provoqué chez ses assaillants une peur bleue qui les avait empêchés de lui faire à nouveau du mal. Mais cela risquait de ne pas fonctionner avec tout le monde. Ca restait des illusions. Le mieux à faire était de faire développer son pouvoir, de lui trouver d'autres utilisations. Et Samuel comptait bien l'aider dans cette tâche afin qu'elle ne soit plus jamais emmerdée par de stupides humains.

C'est plus tard qu'il comprit pourquoi ils l'avaient attaquée. Cassandra détailla son travail, chose qu'elle n'avait pas fait jusqu'à présent et l'espagnol su alors qu'elle n'était pas seulement serveuse mais également danseuse. Voilà qui changeait pas mal de choses. Cela expliquait le comportement de ses agresseurs et donnait davantage l'envie à Samuel de retourner leur apprendre les bonnes manières. Seulement, ce n'était plus possible. Frapper des cadavres était parfaitement inutiles et encore fallait-il qu'ils puissent être trouvés. Néanmoins, Samuel était curieux de voir la jeune femme à l'oeuvre et cette dernière l'invita à venir quand il le souhaitait. Instinctivement, il baissa les yeux vers les bandages qui entouraient la jambe de la serveuse. C'était le moment de rappeler qu'il valait mieux prendre soin de sa jambe avant tout.


"Quand notre "amie" ira mieux alors." précisa t-il en tapotant doucement la jambe de la jeune femme pour qu'elle comprenne l'allusion, évitant soigneusement de toucher la blessure "Enfin quelque part, ça ne m'étonne pas tant. Le bar est situé dans ce quartier... qui est loin d'être un endroit bien fréquenté. La politesse se fait rare et tout le monde se croit tout permis. Ca ne m'étonnerait donc pas que quatre vingt dix pourcent de la clientèle fasse parti de cette catégorie. C'est une chance que ça ne te soit pas arrivé plus souvent. Et mieux vaut que personne ne s'amuse à refaire quelque chose dans ce goût là s'ils ne veulent pas subir le même sort que les deux sans-gênes de la veille."

Après le petit discours de Cassandra et de sa façon de voir les choses, même si elle était loin d'avoir tort, Samuel se garda bien de la toucher à nouveau. Pas question qu'elle croit qu'il appartenait à ce type d'individus et qu'il n'attendait qu'une chose de sa part. Dommage car l'espagnol était quelqu'un de tactile et il devait avouer que la serveuse était une très jolie femme. Mais il ne pouvait se permettre d'aller plus loin et préféra passer à autre chose en proposant à Cassandra de la ramener en voiture plutôt que de la laisser prendre le Tram seule. Ayant oublié la proposition de la veille, elle accepta néanmoins, contente d'avoir à présent quelqu'un qui se désignait comme son chauffeur personnel. Celui-ci ne manqua pas d'y ajouter un peu d'humour, surtout après l'apparition d'une casquette illusoire, se prétendant carrément pilote et que ce n'était pas un fossé qui lui faisait peur. A vrai dire, sa voiture n'avait rien d'une voiture de course mais elle roulait parfaitement.

"Il faut bien pour survivre en ce monde hostile. Je m'adapte à tout, même à ne pas être déconcentré lorsque je conduis avec une belle femme à côté de moi." ajouta t-il avec un sourire amusé

Ils avaient d'ailleurs échangé leurs numéros pour pouvoir se contacter plus facilement au besoin. Cela ne leur serait guère utile pour les jours à venir puisque Samuel comptait bien s'occuper de la jeune femme pour qu'elle se repose et se remette de sa blessure, mais à l'avenir, il était certain qu'ils s'en serviraient. Après tout, le courant passait plutôt bien entre eux non ? Tellement bien que Samuel se permit une petite blague, faisant quelques sous-entendus. Cassandra y semblait réceptive ou en tout cas elle répliquait à la blague. Elle ne s'en offusquait pas mais semblait quelque peu gênée. Malgré tout, elle répliquait.


"Ne t'étonne pas alors si tu me vois m'approcher dès que tu trembleras."

Mais c'est une toute autre chose qui se produisit. Alors qu'ils préparaient le déjeuner chacun de leur côté, Cassandra se fit "agresser" par une orange qui ne comptait pas se laisser faire. Résultat, son haut fut tâché de jus et elle dû le retirer pour le laver, sous les yeux admiratifs de Samuel qui ne manquait pas d'admirer la vue. Après s'être rincé l'oeil, il offrit tout de même un tshirt à son invitée afin qu'elle ait quelque chose sur le dos le temps que son haut sèche. Chacun pu reprendre sa préparation par la suite et la serveuse passa à autre chose, ayant terminé la salade de fruits. Mais plutôt que d'attendre sagement que Samuel ait terminé de cuire les pancakes, elle se servit du chocolat à présent fondu pour lui dessiner des moustaches de chat, en partie. Samuel se mit donc dans la peau du personnage, prêt à croquer la souris qui venait se moquer de lui.

"Tu es sur mon territoire, tu ne peux pas t'échapper... Tu es à moi !" fit-il avant de se lancer à la poursuite de sa proie

Telle une souris, elle se faufilait à travers les meubles mais finit néanmoins par se faire piéger. Samuel connaissait bien son appartement et il s'était arrangé pour qu'elle se retrouve coincée. Son plan avait parfaitement fonctionné. Alors qu'elle était à sa merci, collée contre le mur, menacée de se faire dessiner à son tour des moustaches, la jeune femme anticipa et retourna le chocolat contre son agresseur qui se retrouvait avec des moustaches complètes. Il ne comptait pas en rester là et dévora sa proie, léchant le chocolat répandu dans son cou. Il était tenté de faire plus que ça sous le couvert du jeu, sentant une des mains de Cassandra tirer un peu sur sa chemise mais une odeur de brûlé l'interrompit. Le petit déjeuner était en train de cramer, abandonné sur le feu.

Samuel fit rapidement volte-face pour extraire l'aliment avant qu'il ne soit immangeable mais c'était trop tard... Il jeta donc le délaissé pancake et termina de préparer le reste. Cassandra se nomma seule fautive mais l'espagnol ne voyait pas en quoi c'était sa faute. C'est lui seul qui avait décidé de lui courir après alors qu'il cuisinait. Il aurait dû attendre de terminer de cuisiner avant de se lancer. Et puis il n'y avait pas de mal, ce n'était pas comme si l'appartement avait pris feu.


"Ce n'est pas ta faute, je n'avais qu'à pas abandonner mon poste. On a juste perdu un pancake, rien de dramatique. Cependant, si j'ai encore faim pour un dernier pancake et qu'à cause de celui-ci je n'ai pas ma dose, c'est toi que je dévorerais, tu es prévenue !" lança t-il avec un rire

Il laissa la jeune femme mettre les couverts tandis qu'il nettoyait les ustensiles afin que la saleté n'accroche pas. Une fois fait, il apporta les pancakes et s'installa à la table. Cassandra s'approcha de lui pour lui toucher le nez, récupérant en fait le chocolat qui y était resté. Il avait complétement oublié qu'il était encore barbouillé. Samuel remua le nez dans une drôle de mimique puis attendit qu'elle s'installe à son tour pour commencer à manger.


"Les chats n'aiment pas l'eau... Il va falloir les nettoyer autrement." laissa t-il sous entendre, souriant en coin "Bon appétit !"

Enfin ils purent manger et profiter de ce petit déjeuner préparé en commun. Elle le félicita alors qu'il servait des bols de salade de fruits à chacun. Il considérait ne pas avoir fait grand chose mais appréciait le compliment. Cuisiner était une de ses passions et il aimait savoir que ce qu'il préparait satisfaisait les autres.

"Je n'ai pas fais grand chose et puis tu m'as aidé. J'adore cuisiner et puis c'est meilleur quand c'est fait maison." fit-il remarquer avec un sourire

En tournant les yeux vers elle, il remarqua qu'il lui restait un peu de chocolat dans le cou puisqu'il n'avait pas eu le temps de tout récupérer. Dommage d'ailleurs. D'un geste de la main, il lui indiqua son cou en le mimant sur le sien.


"Il t'en reste un peu là. D'ailleurs si tu veux prendre une douche, n'hésites pas, tu peux prendre une serviette propre dans le placard de la salle de bain."
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MessageSujet: Re: Une aide bienvenue [Samuel/Cassandra]   Ven 25 Jan 2013 - 22:37

Cassandra avait mis du temps à savoir se défendre. Sans cesse persécutée pour une raison ou une autre dans son enfance, elle s'était rendue compte que se refermer comme une huître n'était pas suffisant pour faire cesser les mauvais traitements de ses camarades. Riposter à coups de poings et de pieds ? Ça aurait pu marcher contre un ou maximum deux de ses attaquants, mais ils s'y mettaient toujours à plusieurs, histoire d'être sûrs d'avoir toujours l'avantage. Leur supériorité en nombre n'avait d'égale que leur lâcheté au final. Et c'est dans cet environnement hostile et si peu sûr que le pouvoir de la mutante était apparu. Et elle en fit un excellent usage. Elle avait à présent les moyens de terrifier les gens afin qu'ils la laissent en paix, de les manipuler, alors pourquoi s'en priver ? Ne pouvant également pas sempiternellement user ses chimères, la jeune femme avait aussi appris à garder son expression neutre, prête à glacer ses yeux quand il le fallait, et à ne pas avoir la langue dans sa poche pour rabattre le caquet aux gens. Et c'est avec cette carapace de fer qu'elle avait quitté la Virginie pour s'installer à New York. Elle avait également fait l'acquisition d'un pistolet, pour les cas extrêmes... elle aurait pur s'en servir la veille au soir, mais les circonstances étaient parties en sa défaveur. Heureusement que ses illusions avaient stoppé les agresseurs dans leur élan, et que Samuel lui avait filé un coup de main appréciable. Passant la nuit chez le jeune homme après qu'il ait soigné sa blessure, ils faisaient à présent un peu mieux connaissance, partant sur de très bonnes bases puisqu'ils étaient tous les deux des mutants.

De fil en aiguille, ils en arrivèrent à leurs boulots respectifs : Samuel était professeur de sport, et Cassie exerçait également un métier qui bougeait pas mal. Cela ne correspondait pas vraiment au profil du travail de serveuse, ce qui perdit un peu l'espagnol. Rattrapant son erreur, elle détailla un peu mieux son emploi, précisant à son hôte qu'elle était danseuse en plus d'être serveuse. L'espagnol sembla alors comprendre un peu mieux la situation dans laquelle se trouvait Cassandra la veille. Il lui confia alors qu'il serait ravi de la voir danser, et la jeune femme lui sourit en réponse, le prévenant cependant que cela attendrait quelques jours, ce avec quoi le mutant était d'accord.

    « Tu n'as pas tort. Je connais pas encore très bien la ville et je pensais pas que ce quartier était si mal famé. Enfin maintenant je le sais... je ferais davantage attention dorénavant. C'est la première fois que ça m'arrivait, mais si ça devait se reproduire, je saurais à quoi m'attendre et surtout je réagirais plus vite... »


Elle ne précisa pas davantage, ne mentionnant pas sa possession d'un flingue. Elle n'hésiterait pas à faire feu si d'aventure d'autres drogués, pervers et compagnie viendraient lui chercher des noises avec un joli couteau pointu, et n'en éprouverait sans doute aucun remord. On lui voulait du mal, elle ripostait, point barre. En l'occurrence, ça n'était que de la légitime défense. Mais ce n'était guère le moment de se laisser aller à de si sombres pensées. Les discours sérieux firent bientôt place aux plaisanteries, amorcées par l'espagnol qui rappela à son invitée qu'il pourrait la ramener chez elle au lieu qu'elle prenne les transports en commun, s'autoproclamant donc chauffeur attitré de l'illusionniste. Cette dernière matérialisa alors une casquette sur la tête de son hôte, amusé par le petit stratagème. Prof de sport, pilote, cachait-il encore d'autres atouts dans sa manche ? La jeune femme lui offrit un sourire en réponse à son compliment.

    « C'est vrai qu'avoir plusieurs cordes à son arc, ça aide toujours. Ah vraiment ?... même si la femme en question te distrait volontairement ? » dit-elle avec un air provocateur.


Ils s'étaient ensuite donnés mutuellement leurs numéros de téléphone, ce qui leur serait très pratique à l'avenir. Riant aux fausses menaces de Samuel, Cassie était en réalité vraiment ravie. Elle n'avait que peu de connaissances, évitant toujours les humains du mieux possible – seuls certains, moins désagréables que d'autres, avait une petite place dans l'estime de la jeune femme. Mais concernant les mutants, c'était autre chose, et elle espérait quand même se faire des amis parmi eux. En ce qui la concernait elle et Samuel, cela semblait très bien parti, ce qui réjouissait la jeune femme. Les blagues de l'espagnol l'amusait, de même que ses sous-entendus, qui la firent se colorer un peu.

    « Pas de problème, j'ouvrirais volontiers les bras. » promit-elle en souriant.


Après avoir échangé son débardeur tâché par une orange et lavé à grande eau contre un T-shirt de Samuel qui put profiter du paysage de la jeune femme, cette dernière termina son travail en remplissant un saladier de fruits coupés en morceaux. Il fallait maintenant passé à la fonte du chocolat, ce qui donna une idée de blague à Cassandra. Se servant de la sucrerie, elle traça deux moustaches de chat sur la joue de Samuel, lequel était occupé à cuire les pancakes et donc trop surpris par le geste de la jeune femme pour répliquer immédiatement. Cela permit à l'illusionniste d'échapper au prédateur qui venait à son tour de s'armer de chocolat dans le but de lui rendre la pareille.

Courant avec agilité pour éviter les divers obstacles présents dans la cuisine, la petite souris se retrouva néanmoins bientôt coincée contre le mur et à la merci des griffes du chat. Mais ce dernier mettait du temps à l'attaquer vraiment, se contentant d'abord d'apposer sa marque dans son cou. Et profitant de la réflexion du prédateur, l'espiègle proie retourna son chocolat contre lui, terminant de l'affubler de moustaches de chat et même d'une truffe qui le rendait bien appétissant. Mais pourtant ce fut bien Samuel qui se mit à lui dévorer le cou, allant chercher le chocolat qu'il y avait déposé. Ce qui n'était guère désagréable... instinctivement, Cassandra serra doucement le haut du jeune homme presque collé à elle, comme pour le rapprocher davantage, mais tout cela se termina bien vite avec l'odeur de brûlé qui montait de la poêle abandonnée. La jeune femme s'excusa, mais son hôte la rassura bien vite, répondant encore une fois avec humour.

    « Au moins, tu seras bien calé ! Mais attention, je suis un aliment qui a tendance à s'échapper... » dit-elle avec un petit clin d’œil.


Cassie prépara la table qui fut bien porteuse des éléments de leur repas. En guise d'apéritif, la danseuse vint récupérer sur le nez de Samuel la petite pointe de chocolat qu'elle lui avait apposé quelques instants auparavant. Cependant elle lui laissa les moustaches qu'il avait toujours sur les joues, soutenant qu'elles lui allaient comme un gant. Puis s'installant, elle lui souhaita un bon appétit.

    « Hm, c'est vrai... j'ai bien une petite idée... »


Souriante, elle attaqua son assiette dont le contenu se révéla délicieux, et félicita le cuisinier installé à côté d'elle. Il devait faire souvent la cuisine comme il disait aimer cette activité, résultat ses pancakes s'avéraient vraiment très bon. Pas comme ceux de Cassie à qui il arrivait quelques fois de rater ses plats les plus simples...

    « Pas faux, surtout quand on les rate pas... ça m'arrive souvent. » fit-elle sur le ton de la confidence mais avec le sourire.


Calmant donc sa faim qui avait commencé à se manifester avec la délicieuse odeur du chocolat, la jeune femme savourait son plat quand elle remarqua le geste de Samuel qui montrait son cou. Apparemment il n'avait pas récupéré tout le sucré qu'il avait répandu dans le cou de la danseuse. En avait-il mis tant que ça ?

    « D'accord, merci. Mais dis-moi, t'en aurais pas laissé exprès pour pouvoir jouer encore après ? Les chats aiment bien s'amuser avec leurs proies... d'ailleurs... »


Déposant ses couverts et se tournant vers l'espagnol, elle s'approcha lentement de lui puis vint lécher doucement les deux moustaches de chocolat encore étalées sur une de ses joues. Elle fit durer quelque peu le contact, ses lèvres touchant avec légèreté sa peau. Décidément c'était un jeu qui lui plaisait bien... se reculant doucement mais pas complètement, elle sourit au mutant.

    « Et voilà... tu es redevenu un demi-chat pour l'instant. Tu veux que je te nettoie l'autre joue aussi ? J'ai bien l'impression que les rôles du prédateur et de la proie viennent de s'inverser... » fit-elle avec un petit rire.
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MessageSujet: Re: Une aide bienvenue [Samuel/Cassandra]   Sam 26 Jan 2013 - 0:10

Tout le monde n'était pas préparé à se battre. Il était naturel pour certain d'avoir à le faire, élevé dans certains quartiers difficiles ou dans des milieux hostiles. Mais pour la plupart des gens, il n'y avait aucune utilité à apprendre un sport de combat... à part pour le sport bien entendu. Cela ne serait pas dans la vie de tous les jours, heureusement. Les agressions n'étaient pas non plus un lot quotidien, mais il y avait certains quartiers de la ville de New York plus dangereux que d'autres, moins fréquentables... Le quartier dans lequel vivait Samuel était l'un d'eux. Mieux valait éviter de s'y rendre la nuit ou bien encore seul si l'on ne voulait pas se faire dépouiller ou pire. Manque de chance, c'était exactement ce qu'avait fait Cassandra. Mais qu'y pouvait-elle ? Elle travaillait dans un bar qui se situait là et n'avait d'autre choix que de terminer tard. Fatalement, ce qui devait arriver arriva... Mais il y avait une raison supplémentaire qui expliquait l'agression qu'elle avait subit. En effet, la jeune femme expliqua qu'elle était non seulement serveuse mais aussi danseuse. A voir son physique, ce n'était pas étonnant. Et cela devait d'autant plus exciter les spectateurs et autres clients du bar dans lequel elle travaillait. Pas étonnant qu'ils se croient ensuite tout permis. Cette simple constatation agaça Samuel. A croire que l'on était retourné à l'âge de pierre par moment.

Dans sa réponse, Cassandra laissait un sous-entendu mais l'espagnol n'était pas certain de savoir de quoi il s'agissait exactement. Voulait-elle dire qu'elle serait plus réactive et qu'elle userait de son pouvoir plus tôt que cette fois ? Samuel ayant été absent au début de l'agression, il ignorait comment elle s'était débrouillée jusque là. Il ignorait qu'elle cachait une arme et comptait s'en servir. Il supposa donc simplement que tuer ses agresseurs à coup d'illusions ne la gênerait pas. Après tout, il le méritait et ce n'était certainement pas Samuel qui allait la contredire, au contraire.


"Si tu veux, je te ferais visiter ou t'expliquerais tout du moins les coins à éviter. Comme toute grande ville, New York n'a pas que des bons côtés. Mais les mauvaises personnes ont tendance à se regrouper. Comme ici. Je ne veux pas être pessimiste mais je doute que ce soit la seule et unique fois où il t'arrivera quelque chose du genre si tu continues de travailler dans les environs. N'hésite pas à te défendre, peu importe les conséquences. Ceux qui cherchent les ennuis sont les seuls fautifs, les seuls." affirma t-il d'un léger hochement de tête

La discussion tourna cependant bien rapidement à la rigolade car Samuel ne voulait pas qu'un sujet si sérieux plombe cette journée. L'agression datait d'hier et non d'aujourd'hui. Inutile donc de remettre ça sur le tapis, surtout que Cassandra ne risquait plus de revoir les deux malotrus. L'espagnol prévoyait donc déjà de passer la journée et les jours suivants de convalescence avec elle afin de la forcer à se reposer un peu. Elle avait l'air d'être une patiente difficile qui ne prenait pas soin d'elle. Mais prendre soin des autres, c'était ce que savait faire de mieux Samuel. Ca et la chasse aux humains. Mais puisqu'il était en compagnie d'une charmante mutante, il n'allait certainement pas perdre de temps avec d'inutiles humains. L'espagnol plaisanta à propos de ses talents de conduite qui succédait à ses talents de sportif. Comme le faisait remarquer Cassandra, il avait de nombreuses cordes à son arc. Il certifiait néanmoins ne pouvoir être déconcentré, formant ainsi un compliment pour la jeune femme. Cette dernière ne manqua pas de répliquer, le provoquant un peu. Samuel esquissa un sourire en coin. Il aimait les gens joueurs tout comme lui, surtout les femmes.


"Surtout si cela peut dépanner les autres. Hé bien.. tout dépend le thème de la déconcentration à vrai dire et comment elle s'y prendrait."

Au moins, on ne pouvait pas dire que Cassandra ne se sentait pas à l'aise sinon elle n'aurait pas une telle répartie. Cela perturbait un peu l'espagnol qui ne savait pas ce qu'il pouvait ou non faire. D'un côté, il ne voulait pas trop l'approcher, de peur qu'elle ne croit qu'il ne valait pas mieux que les deux pervers de la veille. Mais d'un autre côté, il sentait qu'elle jouait avec lui et il était tenté de céder. Mais pour le moment il tenait bon et se contentait d'être un bon hôte... jouant sur la corde de l'humour. Seulement, ce qu'ils se disaient était rempli de sous-entendus, ce qui ne facilitait pas les choses. Elle n'avait pas l'air tellement farouche vu ce qu'elle disait mais était-ce vraiment le cas ou n'était-ce qu'une apparence, qu'une façade ? Samuel n'en savait rien et il préférait laisser les choses venir d'elles-même plutôt que de tenter le diable même si ce n'était pas l'envie qui manquait.

"Méfie toi, tu risques de ne plus sortir des miens par la suite."


Puis tout dérapa. D'abord le couteau de Cassandra sur l'orange qui l'arrosa copieusement, la forçant à quitter son haut. L'espagnol n'était pas mécontent d'avoir une telle vue, ne se gênant pas pour la regarder ainsi dévêtue avant de finalement lui donner de quoi se changer. Puis vint le tour du chocolat fondu qui se retrouva en train de décorer la joue de Samuel. Ce dernier ne comptait pas se laisser ainsi faire et via un petit jeu de chat et de souris, il coursa Cassandra dans l'appartement, faisant attention à ne pas trop la faire courir. Le but n'était pas non plus de rouvrir sa plaie et qu'elle se blesse. Néanmoins, il finit par la coincer et commença un peu à jouer avec elle, venant lécher le chocolat qu'il venait de répandre le long de son cou. C'était délicieux. Mais était-ce sa peau ou le chocolat qui donnait ce petit goût si particulier ? Il n'aurait su le dire car quelques instants plus tard, il dû s'éloigner d'elle pour retirer les pancakes du feu. Dommage. Au moins, le petit déjeuner était prêt. Samuel fit remarquer que même si ce n'était pas de la faute de son invitée si un pancake avait brûlé, il ne se gênerait pas pour la manger toute crue elle s'il avait encore faim par manque de nourriture. Encore une fois, elle répliqua, faisant référence à leur petite course.

"Dans ce cas, je te capturerais et te conserverais dans mes bras pour que tu ne puisses plus fuir. Quand j'ai faim, je suis impitoyable..." fit-il remarquer en riant avant de lui faire un clin d'oeil

Alors qu'elle terminait de mettre la table, Cassandra fit remarquer qu'il avait encore du chocolat sur le visage et plus exactement sur le nez en l'occurrence, prélevant un peu de ce liquide sombre et sucré. Elle ne voulait pas lui retirer le reste, estimant que cela lui allait bien. Y allant à nouveau de son sous-entendu, Samuel fit remarquer que les chats n'aimaient pas l'eau... et que justement, il avait le rôle du chat. La toilette serait donc faite par un autre moyen. La jeune femme avoua avoir une idée pour se faire, intriguant l'espagnol.


"Si c'est pour me nettoyer à grands coups de serviettes, je passe mon tour !" signala t-il en souriant avant de commencer à manger

Manger lui faisait du bien et il appréciait le repas qu'ils avaient préparé tous les deux. Il appréciait le compliment également, le partageant cependant avec la jeune femme qui l'avait aidé. D'après ce qu'elle disait, elle ne les réussissait pas aussi bien que lui. La cuisine, c'était comme tout, ça s'apprenait. Et cela ne le dérangeait pas de lui donner un coup de pouce.


"Et bien je pourrais toujours te donner quelques cours afin que plus jamais tu ne les rates, qu'en dis-tu ?"

Samuel entamait sa salade de fruits lorsqu'il remarqua qu'il avait mal fait son nettoyage. En effet, le long du cou de Cassandra était encore présente une fine trace de chocolat. Cette dernière avait dû couler un peu lorsqu'il l'avait étalée. Il le fit donc remarquer à son invitée et lui proposa même de prendre une douche pour être certaine de ne rien laisser trainer. Elle le remercia mais l'accusa ou plutôt le soupçonna de l'avoir laissé là volontairement afin de pouvoir reprendre ce "nettoyage" plus tard. Ce n'était pas le cas mais il aurait pu. Il n'eut pas le temps de répliquer, regardant Cassandra se lever et s'approcher de lui, se demandant ce qu'elle voulait dire.

Plutôt que de parler, elle communiqua à base de gestes, prélevant une partie du chocolat se trouvant sur le visage de Samuel, dégageant l'une de ses joues. Le contact de ses lèvres contre sa peau était agréable et il ne la quitta pas des yeux, la regardant faire son office. Voilà qu'elle jouait encore avec lui, le taquinant même en le traitant à son tour comme une proie. A elle voulait jouer à ça ? Cette fois, Samuel n'allait pas simplement faire semblant. Sans prévenir, il recula un peu sa chaise de la table tout en restant assis puis attrapa Cassandra dans ses bras et la renversa vers lui, la couchant sur ses genoux. Il pencha son visage juste à quelques centimètres de celui de la jeune femme, plongeant ses yeux dorés dans les siens.


"Que tu crois... Un prédateur ne devient jamais une proie... Il a plus d'un tour dans son sac !"

Sur ces mots, il plongea son visage dans le creux du cou de la serveuse, récoltant rapidement le chocolat d'un coup de langue avant de finalement déposer lentement quelques baisers le long de son cou. Il prenait son temps, parcourant sa peau du bout de ses lèvres, pas avare en baisers. Il la maintenait d'un bras, son autre main s'étant glissée sous le tshirt de Cassandra, caressant doucement la peau de son ventre sans toutefois s'aventurer plus loin. Au bout d'un instant, il redressa le visage et l'observa, souriant en coin.

"Une dernière volonté avant que je ne te dévore ?"
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MessageSujet: Re: Une aide bienvenue [Samuel/Cassandra]   Sam 26 Jan 2013 - 3:09

Cela faisait un peu plus d'un an que Cassandra vivait à New York. Toutes les premières années de sa vie, elle les avait passées en Virginie, dans l'orphelinat où elle avait été recueillie et avait grandi. Et ce n'était pas en traînant dans les mauvais quartiers qu'elle appris à se ''battre'', oh que non. D'ailleurs, on ne pouvait pas dire qu'elle disposait vraiment de techniques de combat, à part savoir envoyer des coups de poings et des coups de genoux à des endroits bien placés... non, Cassie se défendait avec une épaisse carapace de froideur, des mots d'acide, et surtout, avec ses illusions. Elles ne pouvaient certes causer aucun dommage physique, mais au niveau psychologique, cela avait un sacré impact, qui lui garantissait la paix prochaine. Aucun risque de revenir embêter une pauvre fillette solitaire après avoir eu une scène terrifiante sous les yeux... mais à présent, la mutante disposait d'un flingue ; elle ne s'en était certes pas encore servi, mais elle n'hésiterait pas si elle devait subir une nouvelle agression. En ce qui concernait celle de la veille au soir, la jeune femme avait pu bénéficier de l'aide de Samuel, un mutant comme elle au pouvoir extrêmement pratique.

Comme il demandait des explications supplémentaires, l'illusionniste lui apprit qu'elle était danseuse. Argument en plus pour expliquer le fait qu'elle se fasse ainsi agresser à la sortie de son travail. D'ailleurs, elle se rappelait de l'homme uniquement quand il avait porté une main à son derrière, mais peut-être était-il revenu par la suite et l'avait vu danser, qu'en savait-elle ? Ça expliquait son geste en tout cas... la voix durcie par la haine que lui inspirait ses souvenirs des deux hommes, Cassandra affirma que la prochaine fois elle réagirait mieux, sans pour autant préciser la teneur de ses actions. Elle se comprenait parfaitement bien, et le flingue qui se trouvait dans son sac servirait bien à quelque chose quand d'autres connards s'en reprendraient à elle... de toute manière, c'est les balles ou les illusions, à l'horreur tellement réelle qu'ils en mourraient de peur.

    « C'est gentil. Ils sont nombreux ? T'as sans doute pas tort après tout... je suppose que je devrais m'estimer heureuse que ça me soit arrivé ''que'' maintenant et pas avant, fit-elle en mimant les guillemets avec ses doigts. Merci du conseil, je compte bien ne pas me laisser faire, sois-en certain. Quand on cherche les ennuis, on les trouve... et on les regrette, si on a encore le temps de le faire. » dit-elle de manière neutre.


Mais la conversation ne stagna pas à cette ambiance sérieuse et noire, bien au contraire. Cassie souriait rarement autant et ce n'était pas uniquement pour faire écho à ceux de Samuel, non. Elle souriait et riait avec authenticité, vraiment amusée par les taquineries de son hôte et contente même de faire la connaissance d'un nouveau camarade mutant. Elle se sentait d'autant moins seule qu'ils allaient passer les jours suivants ensemble, l'espagnol étant en congé et ayant proposé à son invitée de rester avec elle afin de l'aider à soigner sa blessure et qu'elle ne se sente pas seule, à subir l'oisiveté. La plaisanterie fut ensuite à la place d'honneur dans la discussion, tandis que Samuel vantait avec le sourire ses différents atouts, notamment celui de ne pas se déconcentrer facilement. Cela donnait envie de relever le défi à la jeune femme, juste pour le rire, souriant au mutant pour son compliment.

    « Voilà qui mérite d'être étudié et testé... tu ne vois pas d'inconvénient à ce que je tente ma chance ? »


Où était passé la jeune femme d'ordinaire si froide et neutre avec son entourage que personne ne semblait pouvoir transpercer sa carapace ? La vérité était que Cassandra était au fond quelqu'un qui aimait rire et s'amuser, mais cette facette d'elle-même était profondément enfouie derrière son masque d'impassibilité habituel. Plusieurs facteurs néanmoins avait fait rejaillir ce côté de sa personnalité. Premièrement, Samuel était un mutant, et comme cela avait été le cas avec le trio de l'institut, elle n'était pas obligée de jouer à l'humaine et pouvait ainsi créer des illusions comme bon lui semblait sans avoir la crainte de se dévoiler à un humain. Deuxièmement, il l'avait aidée dans une situation critique et s'était toujours montré sincère jusqu'à maintenant, or l'honnêteté était une valeur à laquelle la jeune femme tenait beaucoup. Et troisièmement, elle était réceptive à l'humour de l'espagnol et avait envie d'y répondre. D'autant plus qu'il était fort bel homme... Cassie y était sensible et n'avait pas un cœur de pierre ; les apparences étaient trompeuses. Aussi la jeune femme ne se lassait pas de jouer avec son hôte, des sous-entendus rejoignant bientôt leur échange de plus en plus captivant et intéressant aux yeux de la jeune femme. Les bras de Samuel devaient sans nul doute être aussi accueillants que lui...

    « Ce n'est pas moi que ça dérangerait en tout cas. »


Elle devait avoir atteint un point de non-retour, mais ses propos étaient sincères. La suite des événements alimenta davantage le jeu, même si le coup du débardeur tâché n'était pas volontaire. Cassandra avait ainsi pu constater que le jeune homme appréciait ce qu'il avait eu sous les yeux l'espace d'un moment, avant que tout ne soit recouvert par un T-shirt propre et sec. Mais ce fut bientôt au tour de l'illusionniste de démarrer une nouvelle série de plaisanteries, peignant la joue de Samuel avec du chocolat avant que ne débute une course poursuite, la jeune femme jouant la souris et son hôte son prédateur naturel, à savoir le chat. Le petit jeu était très amusant de l'avis de Cassie, qui continuait de se jouer du mutant, lequel sous le couvert du jeu commença à ''dévorer'' sa proie qu'il avait coincée contre le mur. La jeune femme n'aurait su dire combien de temps aurait continué l'agréable ''repas'' du prédateur sans la crémation du pancake laissé pour compte dans la poêle... l'heure du repas avait sonné, mais l'ambiance n'avait pas perdu de son humour, ni de ses sous-entendus. Samuel menaça en effet de manger son invitée s'il s'avérait qu'il avait encore faim après le petit déjeuner, mais comment dire, ça ne faisait guère très peur à la petite souris... laquelle pensait pouvoir compter sur ses talents cachés quant à la fuite.

    « Il faudra déjà que tu me captures ! Quoique... un tel sort, donnerait presque envie de se laisser attraper... Presque. » fit-elle avant de rire doucement.


Finissant de mettre la table et récupérant du chocolat sur le nez de Samuel, elle lui fit remarquer combien les moustaches de chat lui allaient bien, malgré qu'il faudrait à un moment où un autre les effacer... mais pas avec de l'eau, comme l'espagnol précisait que les chats n'aimaient guère ce liquide. Ce n'était par ailleurs pas à cette méthode que pensait la jeune femme, ni même d'ailleurs à la toilette à la serviette, non. Elle avait une bien meilleure idée mais n'ajouta rien, conservant un air de mystère sur son visage toujours souriant.

Tous deux purent commencer à manger leur repas, calmant leurs estomacs dont celui de Cassie qui, elle le sentait, ne tarderait pas à gronder pour réclamer son remplissage. La nourriture était délicieuse, la mutante appréciant les pancakes, aliment qu'elle ne mangeait pas souvent à cause de ses nombreux ratés culinaires. Elle confia cette information à son hôte qui lui proposa alors de lui donner quelques cours de cuisine, lui-même passionné de cette discipline. Ça ne pourrait que lui être bénéfique.

    « Ça me va ! Grâce à toi je ne raterais plus mon p'tit déjeuner ! » fit-elle en riant.


Samuel n'avait pas ôté tout le chocolat qu'il avait déposé dans le cou de la jeune femme, cette dernière le suspecta alors gentiment d'avoir volontairement laissé la substance dans sa nuque pour revenir l'y chercher plus tard, gardant un prétexte pour jouer avec sa proie. D'ailleurs, il semblait à Cassie que les rôles étaient inversés... à présent qu'elle récupérait avec lenteur les fausses moustaches de chat de la joue de l'espagnol du bout de sa langue, n'était-ce pas elle qui était devenue prédatrice, tenant son hôte à sa merci ? Raté petite souris... Samuel recula brusquement sa chaise, et la jeune femme pensa qu'elle allait perdre l'équilibre et tomber. Mais il n'en fut rien, son hôte l'attrapa entre ses bras et l'allongea sur ses genoux, rapprochant du même coup ses incroyables pupilles dorées du visage de l'illusionniste. Elle s'était jetée ni plus ni moins dans la gueule du loup... ou du chat, c'était selon. Les gestes de Samuel la firent d'abord rire, alors qu'il terminait de récupérer le chocolat encore présent dans son cou et la chatouillait en même temps. Puis cela se transforma en d'agréables baisers qu'il disséminait tout le long de son cou, propres à faire frissonner légèrement la jeune femme. Cassandra était accrochée à la chemise de Samuel, en équilibre précaire sur ses genoux bien qu'il la tenait d'une main, l'autre étant occupée à explorer doucement la peau de son ventre, sans pour autant avoir les mains trop baladeuses. La mutante caressa doucement les cheveux du ''chat'', appréciant le contact, jusqu'à ce qu'il redresse la tête, lui demandant sa dernière volonté. Espiègle, Cassie eut un rire bref avant de déclarer.

    « Finir ta toilette, vilain matou ! »


Sur ce, elle récupéra bien plus rapidement que précédemment le reste de chocolat sur le visage de Samuel, avant de ralentir ses gestes et de le regarder dans les yeux. Ils étaient à la fois doux et pétillants... Cassandra sourit et déposa ses lèvres sur celles du mutant pour un court baiser un peu timide.

    « Maintenant tu peux me dévorer... »
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MessageSujet: Re: Une aide bienvenue [Samuel/Cassandra]   Sam 26 Jan 2013 - 16:20

Etant arrivé en Amérique depuis maintenant plus de sept ans, Samuel pouvait certifier qu'il connaissait bien la ville de New York. Il aurait pu aller dans une autre ville, moins peuplée, plus facile d'accès mais il avait toujours voulu se trouver dans un endroit où il était davantage susceptible de tomber sur des mutants. Et qui disait plus de population disait pourcentage plus élevé de mutants. Bien sûr, il devait ainsi côtoyer plus d'humains également mais c'était un sacrifice nécessaire pour atteindre son but. Et puis, il n'avait pas trop le choix pour le moment, la Terre appartenait encore aux humains pour le moment. Cependant, il pouvait aider Cassandra à se sentir davantage chez elle dans cette grande ville qu'était New York en lui indiquant les endroits à éviter et ceux à privilégier. Elle n'était là que depuis peu apparemment et il n'était pas toujours évident de savoir où l'on mettait les pieds quand on ne connaissait pas encore bien une ville. Surtout que New York comptait bon nombre de différents quartiers, pas tous très fréquentables. Cassandra restait réaliste sur ce qui lui était arrivé mais mieux valait que cela ne se reproduise pas à l'avenir. C'était mieux... pour ceux qui s'y risqueraient. En tout cas, vu la façon de parler de la jeune femme, c'était certain qu'elle ne serait plus à nouveau une victime.

"Pas tant que ça, non mais mieux vaut les éviter quand on a rien à y faire. Parce que la population qui y vit est un beau concentré de connards en tout genre qui n'auront aucun scrupule à te faire du mal. C'est un peu la loi du plus fort on va dire. Malgré la présence, faible, de la police, ils arrivent à faire ce qu'ils veulent. Et j'aurais préféré que ça ne t'arrive pas tout court mais au moins on a évité le pire je pense. Mais voyons ça positivement. Ca nous aura permis de nous rencontrer." assura t-il en souriant "On apprend tous de nos erreurs. Certains ne l'apprennent que trop tard mais on ne va pas les plaindre non plus."

Pour le moment, Cassandra ne craignait plus rien car elle allait rester en compagnie de Samuel pour les jours à venir. Et en plus de lui servir de garde du corps, il comptait bien lui servir de chauffeur pour l'emmener où elle le désirait. Mieux valait éviter qu'elle se serve trop de sa jambe pour le moment. Ce fut avec une touche d'humour que cette discussion se poursuivit, à présent teintée de sous-entendus plus ou moins équivoques. Samuel se disait imperturbable au volant, tout en glissant un compliment à Cassandra qui ne s'était pas gênée pour répliquer. Qu'à cela ne tienne, l'espagnol se demandait bien de quoi elle était capable et la mettait à l'épreuve. Aussitôt, elle demandait à tenter sa chance comme s'il s'agissait d'un jeu où l'on pouvait gagner gros. Elle semblait sûre de gagner !

"Tu me sembles trop sûre de toi... Tente donc ta chance, je tâcherais de rester de marbre !" fit-il avec un air sérieux l'espace d'un instant avant de se mettre à rire

C'est sur ce thème qu'ils continuèrent de discuter, l'ambiance restant légère et espiègle. Samuel appréciait la façon de répliquer de Cassandra. Elle ne se laissait pas faire, se faisait désirer et savait également répondre avec humour. Lui qui appréciait les femmes, il les aimait d'autant plus lorsqu'elles ne se contentaient pas d'être juste jolies. Celles qui avaient de la répartie étaient bien plus intéressantes aux yeux de l'espagnol. Cassandra en faisait parti et il ne se gênait pas pour sous-entendre qu'il était susceptible de la prendre dans ses bras au cour d'un petit jeu verbal. Plutôt que de s'en offusquer, c'était comme si la serveuse l'invitait à le faire justement. Il y songerait lorsque le moment se présenterait. Au moins il savait qu'il avait l'autorisation. Mais était-ce juste pour rire ? Il verrait bien le moment venu.


"Ca tombe plutôt bien puisque cette "menace" t'était destinée." répliqua t-il avec un sourire en coin

Tout en discutant, ils s'occupaient chacun de préparer le petit déjeuner. Une maladresse de la part de la jeune femme la força à retirer son haut, ce qui n'était pas pour déplaire à Samuel, profitant de ce qu'il avait sous les yeux. Cependant, il ne se serait pas permis de la toucher, observant juste avec les yeux. Ce n'était pas qu'il n'en avait pas envie mais elle se faisait déjà suffisamment emmerdée à son travail pour qu'en plus ce soit le cas en dehors. Il lui fournit donc de quoi se changer et chacun reprit sa préparation. Mais cela ne dura pas longtemps puisque Cassandra ouvrit les hostilités en tartinant Samuel de chocolat. S'engagea une course poursuite rapide entre eux où l'espagnol jouait le rôle du prédateur, capturant sa proie. Et il comptait bien la manger à sa façon, s'amusant de leurs sous-entendus, lorsqu'il se rappela, aidé d'une drôle d'odeur, qu'il avait quelque chose sur le feu. Cette petite pause leur permit de stopper là leurs jeux et de manger enfin. Encore une fois, Samuel rappela qu'il comptait la manger si par sa "faute", il n'avait pas suffisamment à manger. Elle ferait une belle compensation. Mais la jeune femme ne comptait pas se laisser manger sans rien faire, répliquant qu'il faudrait déjà qu'il la capture pour ça. Toutefois, elle était sur le point d'envisager de se laisser faire tant cette perspective lui plaisait. Presque seulement.


"Je vais tenter l'hypnose dans ce cas... Ainsi, je n'aurais même pas d'efforts à faire." souligna t-il en plongeant ses yeux dans les siens comme si il allait le faire

Mais il s'interrompit pour manger un peu et satisfaire son appétit grandissant. Le repas était bon et Samuel promit à Cassandra de lui donner quelques trucs culinaires afin de ne plus jamais rater ses pancakes. Pour une fois que son savoir-faire pouvait être utile à quelqu'un, il n'allait pas se priver. Et puis une chose en entrainant une autre, Cassandra revint le taquiner en s'approchant de lui, le qualifiant à présent de proie en lui ayant retiré les moustaches d'un seul côté de son visage, encore marqué par le chocolat. Même si Samuel appréciait le traitement, il ne comptait pas se faire ainsi traiter de proie plus longtemps. Tel un félin aux réflexes rapides, il s'empara de la jeune femme, la faisant basculer contre lui pour à son tour lui retirer les dernières traces de chocolat sur son cou. Ce n'était qu'un prétexte pour y déposer quelques baisers gourmands mais aussi pour voir jusqu'où elle était prête à jouer. Cela ne semblait pas lui déplaire puisqu'elle ne le repoussait pas, accrochée à sa chemise. Il releva néanmoins la tête pour avoir confirmation de sa dernière volonté.

Cassandra riait légèrement, ne semblant pas le moins du monde inquiétée par ce qu'il se passait. Elle répliqua à nouveau avec humour et s'empressa de mettre à exécution son dernier souhait, léchant la moustache restante sur le visage de l'espagnol. Ce dernier la regardait en souriant, amusé par ce qu'elle faisait et impatient de pouvoir la dévorer. Il ne s'attendait pas cependant à ce qu'elle dépose un baiser sur ses lèvres. L'observant un instant, il déposa ses lèvres sur sa joue.


"Dommage que tu n'aies pas de moustaches... nous aurions fait un magnifique duo de prédateurs."

Sur ces mots, il fit glisser ses lèvres le long de sa joue jusqu'à ce qu'elles rejoignent celles de la jeune femme, lui donnant un aussi court baiser que le sien. Il l'enchaina avec un autre, un peu plus long, puis encore un autre, cette fois plus langoureux. Pourquoi se priver ? Sa main libre en profitait pour continuer son oeuvre, se dirigeant néanmoins vers le bas jusqu'à atteindre ses jambes. Puisqu'elle avait retiré ses collants, il pouvait désormais caresser directement sa peau et ne s'en priva pas. Glissant sa main le long de ses jambes, il les caressa aussi longtemps que durait le baiser qu'il finit néanmoins par stopper. Ils étaient peut-être mutants mais ils n'avaient pas la respiration illimitée non plus.

Samuel en profita pour la redresser afin qu'elle ne se sente pas mal à moitié dans le vide. Il la conserva néanmoins sur ses genoux, remontant ses mains jusqu'au tshirt qu'elle portait pour le relever lentement. Se penchant, il vint embrasser la peau de son ventre au fur et à mesure qu'il découvrait le vêtement. Finalement, elle n'allait pas le porter très longtemps.
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MessageSujet: Re: Une aide bienvenue [Samuel/Cassandra]   Sam 26 Jan 2013 - 19:36

Quitter la province pour rejoindre la Grande Pomme et y vivre n'avait pas été quelque chose de très difficile pour la jeune femme, même si elle s'était plus ou moins attachée à la petite ville où elle avait passé son enfance ; quoique le mot attachement n'était pas vraiment approprié. C'était plus un repère qu'autre chose au final... voilà pourquoi Cassie n'avait pas eu de mal à partir. Par ailleurs, qu'est-ce qui aurait pu vraiment la retenir là-bas ? Les souvenirs ? La bonne blague... démarrer une nouvelle vie à New York lui avait semblé être la meilleure option. Elle n'y connaissait personne mais se sentait néanmoins vivre dans une ville vivante. Enfin, sa principale activité restait tout de même le travail, elle en avait bien besoin pour vivre ; et restant toujours assez distante des autres, les loisirs étaient rares, se contentant la plupart du temps de boire un verre avec des collègues de travail. Quoique la donne avait changé maintenant qu'elle connaissait les mutants. Elle passait justement un moment avec l'un d'eux, après qu'il l'ait aidée à sortir d'une situation dangereuse. Samuel la sensibilisait quant aux quartiers mal fréquentés qui existaient dans la ville, et l'illusionniste avait certes conscience qu'il y avait bel et bien mais ne les connaissait pas spécialement ; et jusqu'à la veille au soir où elle s'était faite agressée, elle n'avait jamais vraiment considéré le quartier où elle bossait comme étant mal famé. Mais elle avait eu tort.

    « Je comprends. Les connards qui se rassemblent en groupe, ça date pas d'hier. Mais au moins je saurais à quoi m'en tenir maintenant. Je serais pas étonnée non plus que la police ne fasse pas grand chose volontairement... pour eux aussi c'est dangereux. Heureusement que tu passais dans le coin. Tant pis pour ceux qui cherchent les problèmes. »


C'était dit sur un ton qui n'admettait pas de contestation. Cassandra n'avait aucune pitié pour ce genre de racailles. Mais ce n'était pas le moment d'y penser, celui qui lui tenait compagnie était à l'extrême opposé des connards de la veille au soir. La discussion se teinta bientôt d'humour et de sous-entendus, l'espagnol lançant une sorte de défi que la jeune femme trouvait irrésistible à relever. Il était réellement impossible à déconcentrer avec un volant entre les mains ? C'était ce qu'ils allaient quand ils seraient en situation. Cassie ne savait pas si elle gagnerait, mais essayer était vraiment tentant et elle pensait bien avoir ses chances d'obtenir des résultats ! Mais selon son hôte, elle semblait se surestimer un peu.

    « C'est ce que nous verrons... je compte bien tout faire pour t'animer ! »


La jeune femme n'était pas du genre à avoir la langue dans sa poche, sans pour autant être excessivement bavarde et piailler comme la plupart de ses collègues danseuses. Mais elle avait le sens de la répartie quand il le fallait, et comme elle se sentait parfaitement à l'aise avec Samuel, elle s'en donnait à cœur joie, s'amusant à lui répondre et à la taquiner en retour. Il était bien rare qu'elle apprécie tant quelqu'un, aussi en profitait-elle, d'autant plus que le jeune homme ne la laissait pas insensible. Ils plaisantaient à présent à propos des bras du mutant dans lesquels il pourrait piéger la jeune femme, ce qui passait plus pour une perspective alléchante pour elle que pour une réelle menace. Et elle ne manqua pas de le lui apprendre.

    « Tu m'en vois extrêmement ravie. » fit-elle en souriant.


Tout en discutant, la préparation du petit déjeuner avançait, agrémentée même d'un petit accident pour la jeune femme qui projeta sans faire exprès du jus de fruit sur son haut. Samuel eut la gentillesse de lui prêter un T-shirt de remplacement en attendant que son débardeur sèche, et Cassie put même constater que la vue semblait lui plaire particulièrement. Tant mieux, car c'était également son cas, en ce qui concernait le tableau qu'elle avait regardé avec attention le matin-même, sans pour autant trop s'y attarder. Cependant, l'illusionniste eut soudainement l'envie de démarrer un petit jeu, lançant la première attaque en tartinant la joue de son hôte de chocolat fondu et le transformant ainsi en chat – ou presque. La souris se faufila à travers la pièce, poursuivie par son prédateur qui comptait bien lui rendre la pareille. Elle finit bientôt emprisonnée contre le mur et à la merci de Samuel, qui entreprit de la dévorer, commençant par le cou qu'il avait enduit de chocolat au préalable. Le jeu prenait une tournure très intéressante, mais il fut interrompu par la drôle d'odeur qui s'élevait de la poêle, où un pancake y avait été oublié. Cassandra s'excusa d'avoir détourner son attention, mais ne comptait pas pour autant se livrer aussi facilement au chat. En bonne petite proie, elle ferait ce qu'il faudrait pour lui échapper, quand bien même il était très tentant de se laisser capturer par un si séduisant prédateur.

    « Et tu penses que ça marchera, hm ? Maintenant c'est toi qui est un peu trop sûr. » remarqua-t-elle en riant, détournant un peu les yeux de ses pupilles dorées.


Il était temps à présent de remplir leurs estomacs vides, et les délicieux pancakes de son hôte rappela à Cassandra ses propres échecs culinaires occasionnels, dont elle fit part à l'espagnol. Ce dernier lui proposa de lui enseigner quelques astuces de cuisine, ce qui lui serait sans aucun doute très utile à l'avenir. Elle pourrait même avoir un aperçu de la fibre pédagogique de Samuel ainsi... d'ailleurs, ce dernier lui faisant remarquer qu'elle avait encore du chocolat sur le cou, la jeune femme décida qu'il était temps de débarrasser le chat d'une partie de ses moustaches, d'une manière bien plus joueuse qu'avec de l'eau ou une serviette. Cependant, la souris croyant être devenue la prédatrice eut tôt fait de redescendre sur terre. Le mutant l'attrapa dans ses bras et la renversa sur ses genoux, la maintenant une nouvelle fois à sa merci. Il joua encore avec elle, lui laissant seulement le loisir de prononcer sa dernière volonté.

Rieuse, la jeune femme ôta complètement les moustaches de chat de l'espagnol, se régalant au passage et terminant ainsi la toilette du félin. Mais elle ne s'arrêta pas là. Le regardant un petit instant dans les yeux, son envie grandissait de continuer le petit jeu et même de le pousser plus loin... elle y céda finalement en se décidant à embrasser légèrement Samuel, lui accordant finalement le droit de la dévorer.

    « Les souris aussi ont des moustaches... ça fait quand même de moi une prédatrice ? » demanda-t-elle avec un petit sourire.


Elle apprécia le contact de ses lèvres sur sa joue, puis bientôt sur sa propre bouche, l'embrassant à son tour. Le baiser fut tout aussi court et timide que le premier qu'elle lui avait donné, mais il n'en resta pas là, lui en prodiguant un autre puis encore un autre, plus long, plus passionné. Les caresses du jeune homme paraissaient infiniment agréables à Cassandra, laquelle fit glisser ses mains dans le cou et sur les joues de Samuel, appuyant un peu plus leur échange, auquel ils mirent bientôt fin cependant sous peine de s'asphyxier. L'espagnol installa un peu mieux la jeune femme sur ses genoux, sans interrompre ses caresses qui se déplacèrent cette fois au niveau de son ventre, de même que ses baisers. Contact qui fit frissonner légèrement la jeune femme mais ce n'était pas pour autant qu'elle allait rester sans réagir, non. Leurs échanges étaient loin de la laisser de marbre. Une de ses mains se mit à caresser doucement les cheveux de l'espagnol, tandis que la deuxième glissa sur les premiers boutons de sa chemise qu'elle défit lentement, aventurant ensuite ses doigts sur la peau tiède de son buste bien dessiné. Lui laissant le loisir de retirer son large T-shirt, elle eut un sourire.

    « La proie du chat est-elle comestible ? »


Quand le visage de Samuel remonta vers le sien, la danseuse l'embrassa de nouveau, de manière moins timide que la première fois. C'était décidément agréable... voilà un certain temps qu'elle n'avait plus eu ce genre de contact avec un homme. Mais les circonstances avaient été très différentes... n'y songeant pas pour le moment, Cassandra se concentra sur le séduisant espagnol, prolongeant ainsi le captivant petit jeu.
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MessageSujet: Re: Une aide bienvenue [Samuel/Cassandra]   Sam 26 Jan 2013 - 23:40

Même s'il faisait parti d'une bande de mutants qualifiés de terroristes, Samuel avait des principes. Il ne ferait jamais de mal au moindre mutant, quel qu'il soit, sauf s'il y était vraiment obligé pour une raison valable. En dehors de ça, il n'avait aucun scrupule à tabasser ou simplement tuer des humains. Mais il ne tuait pas non plus pour le plaisir ou à l'aveugle, non. Il lui fallait des coupables, des humains qui ne manqueraient à personne, des salauds qui ne méritaient que de crever. Car c'était eux qui gangrénaient la race humaine et la rendait faible et idiote. Leur cas étant contagieux, mieux valait rapidement se débarrasser d'eux. Et ce n'était certainement pas Cassandra qui allait le contredire, pas après ce qu'elle avait vécu. Mais au moins, elle était à présent en sécurité auprès d'un mutant qui ne risquait pas de lui faire du mal, bien au contraire.

"L'union fait la force à ce qu'il parait. Quoiqu'il arrive, ne te laisse pas faire, jamais. Tu ne fais pas partie de ces personnes faibles, de ces victimes. Tu es une mutante, tu es plus forte qu'eux, sur tous les points."

C'était une constatation évidente pour Samuel. Mais ce n'était pas la seule. Il pu aisément constater par la suite que Cassandra était une jeune femme pleine de ressource... et de répartie. Quoiqu'ils disaient, leurs mots étaient empreints d'humour et de sous-entendus. Aucun des deux n'avait l'air de vouloir lâcher prise, plus têtus l'un que l'autre. C'était un petit jeu qui amusait drôlement l'espagnol et qui était content d'avoir une partenaire qui se laissait prendre au jeu. Même s'ils évoquaient certains sujets sérieux, comme la guérison de la jambe de la serveuse, ils ne manquaient pas de plaisanter également dessus. C'est pour cette raison que Samuel en vint à devenir un chauffeur prétendument imperturbable. Cassandra comptait bien le mettre à l'épreuve et il était curieux de savoir ce qu'elle comptait lui préparer pour réussir à le troubler.

"Nous verrons bien si tu es toute aussi pleine de ressources que moi dans ce cas." conclut-il avec un clin d'oeil

Les sous-entendus fusèrent de bon train, animant leurs discussions avec humour. La jeune femme ne semblait pas tellement farouche d'après ce qu'elle disait. Mais ce n'était peut-être que des taquineries. Ainsi, Samuel préféra rester sur des mots et non des actes. De toute façon, ils étaient déjà occupés à préparer la nourriture chacun de leur côté. Tellement occupés que Cassandra se tâcha. Ce n'était rien d'important mais l'espagnol pu l'admirer à demie vêtue pendant un court instant. C'était un aperçu bien intéressant. Ce ne fut qu'une courte pause dans leur préparation mais une autre arrivait bientôt. En effet, Cassandra s'arma de chocolat pour taquiner Samuel qui ne comptait pas en rester là. Il avait son honneur de mâle prédateur félin à défendre !

Toutes moustaches dehors, il s'amusa un peu avec elle, courant, chatouillant et caressant sa proie. Le mot dévorer prenait un tout autre sens. Seulement, Samuel n'eut pas le temps d'aller plus loin puisque la nourriture le rappela à l'ordre : elle était en train de brûler, ainsi abandonnée. La partie de course poursuite était à présent terminée mais l'espagnol ne comptait pas abandonner si facilement. Elle restait dans son viseur si jamais la nourriture ne le comblait pas. Cassandra semblait elle aussi sûre d'elle, n'ayant pas l'air de craindre d'éventuelles représailles.


"Ce n'est pas en doutant que j'y parviendrais en tout cas. C'est en essayant que je verrais bien si c'est efficace... ou non. Si ce n'est pas le cas, je changerais de méthode. Comme tu dis, j'ai plus d'une corde à mon arc." fit-il en souriant

S'ensuivit le repas dans la bonne humeur, chacun y trouvant son compte. Peut-être oui, mais il restait de la nourriture ailleurs que dans leurs assiettes. En effet, l'espagnol était encore barbouillé de chocolat contrairement à la serveuse à qui il ne restait qu'une petite trace à peine. La jeune femme s'était avancée pour l'en débarrasser en partie seulement, ne manquant pas de le taquiner au passage. Mais en titillant l'animal, elle avait réveillée la bête qui dormait en lui. Pas question la laisser le faire tourner en bourrique ! Il prit alors les devants, la capturant dans ses bras pour la punir d'une drôle de façon. C'est amusée qu'elle répliqua et termina de le nettoyer.


"Sans doute... Mais tu es déjà entre mes griffes, c'est trop tard."

Pour clarifier sa déclaration, il ne manqua pas de lui retourner le baiser qu'elle venait de lui donner, l'appuyant et le prolongeant à plusieurs reprises. Puisqu'elle était dans ses bras, il en profita pour la caresser, découvrant sa peau petit à petit. Il savait déjà en partie ce qu'elle cachait et après l'avoir redressée sur ses genoux, il entreprit de lui retirer lentement son tshirt, prenant le temps d'embrasser sa peau découverte. Cassandra ne resta pas les bras ballants, commençant à le dévêtir à son tour. Samuel appréciait le contact de ses mains contre sa peau et il s'interrompit simplement le temps de lui retirer son haut. Encore une fois, elle jouait avec lui.

"Elle est très appétissante en tout cas. Mais j'ai besoin de goûter un peu plus pour juger."

Souriant en coin, il joignit à nouveau ses lèvres aux siennes pour un sulfureux baiser, laissant ses mains parcourir son corps. Il cessa cependant ses gestes pour glisser un bras derrière son dos et l'autre sous ses jambes afin de la soulever. Se levant, il se dirigea vers une autre pièce sans cesser de l'embrasser. Du pied, il poussa la porte la chambre et s'avança vers le lit, déposant en douceur la jeune femme dessus tout en suivant le mouvement, comme s'il ne voulait pas se décoller d'elle. Glissant ses lèvres jusqu'à son cou, il lui retira son soutien-gorge qu'il balança à travers la pièce, peu soucieux de savoir où il avait atterri. Il en profita pour se débarrasser également de sa propre chemise qu'il lança également à l'aveugle. Se penchant sur Cassandra, il vint l'embrasser à nouveau, caressant ses cuisses d'une main, remontant jusqu'à aller explorer ce qu'il y avait de caché sous sa jupe. Il espérait qu'elle n'était pas trop pressée car il comptait bien prendre son temps pour dévorer sa proie.
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MessageSujet: Re: Une aide bienvenue [Samuel/Cassandra]   Dim 27 Jan 2013 - 1:59

Au fur et à mesure que l'on avance dans la vie, on perd peu à peu foi en l'humanité. Parce que l'on voit des injustices tous les jours. Parce que les gens autour de nous nous dégoûtent, que ce soit par leurs trahisons ou leur incroyable habileté à répandre le mal. Et malgré tout ça, Cassandra gardait toujours l'infime, si minuscule espoir que les êtres humains n'étaient pas tous pourris jusqu'à l'os. Les bonnes personnes devaient bien exister, même si elles se faisaient extrêmement rare. En tout cas, du peu qu'elle savait de lui, elle pensait pouvoir dire que Samuel faisait partie de ces gens qui méritaient la confiance, mais il appartenait à un tout autre registre cependant : celui des mutants. La jeune femme se demanda si leurs différences d'avec la population humaine les rendait plus soudés entre eux, malgré leurs idéaux différents que le jeune homme lui avait exposé la veille au soir. N'ayant réellement affaire aux mutants que depuis peu, l'espoir de l'illusionniste de pouvoir rencontrer des gens qui valaient vraiment la peine s'accrût. Elle espérait à l'avenir qu'elle ne serait pas déçue... elle regarda l'espagnol qui l'encourageait à ne jamais baisser les bras et qui l'assurait qu'elle était plus forte que tous ces débiles qui n'avaient que ça à faire, d'agresser et faire du mal aux gens.

    « Je n'y compte pas. Mais merci, ce que tu dis redonne du courage. » dit-elle avec un léger sourire.


Parce que malgré son apparence calme, juste plus ouverte que d'habitude, la jeune femme ne pouvait nier qu'elle se sentait abattue par les événements de la veille. Elle se débrouillait pour ne pas le montrer, habituée à cacher ses émotions. Heureusement la suite de la conversation lui changea grandement les idées puisqu'elle avait démarré avec Samuel un agréable échange de paroles humoristiques, le tout sur un fond de sujets à la base sérieux. Ainsi, la demande de la jeune femme de connaître l'emplacement de la station de tramway la plus proche se changea bientôt en un débat sur la capacité de concentration du jeune homme au volant de sa voiture. Une compétence que Cassandra avait vraiment envie de mettre à l'épreuve, ne doutant pas que cela promettait d'être très amusant. Elle répondit d'un sourire aux propos de l'espagnol, qui acceptait le défi. Rirait bien qui rirait le dernier... la jeune femme comptait bien tout faire pour le déconcentrer.

Le petit jeu des sous-entendus humoristiques continua allègrement, chacun en rajoutant toujours une couche, au point que l'on ne savait plus distinguer le vrai du faux. Apparemment Samuel ne serait pas fâché d'accueillir la jeune femme entre ses bras si elle devait se mettre à trembler. Et Cassandra d'en rajouter en affirmant qu'elle s'y blottirait avec plein de bonne volonté... qu'elle ait froid ou pas d'ailleurs. Mais cela elle ne le précisa pas. C'était tout ce qui faisait le piment de leur jeu. Cependant aucun des deux n'alla plus loin, puisqu'ils étaient déjà bien accaparés par leurs tâches culinaires. En parlant de tâche, c'est ce qui fit enlever son débardeur à la mutante, bientôt remplacé par un des T-shirts de Samuel, lequel put avoir un bel aperçu du corps de la danseuse. Cette dernière cependant ne lui fit aucune remarque. Contrairement aux clients qui fréquentaient le bar, le jeune homme n'avait pas cette horrible lueur lubrique dans le regard, qui était déjà bien assez présente dans les yeux des pervers qui en étaient à leur quatrième bière et qui se retenaient de saliver sur leurs vêtements en regardant les jeunes femmes sur la scène. Rien que d'y songer, une expression de mépris faillit passer sur le visage de l'illusionniste. Mais pour l'heure, elle avait envie de continuer à s'amuser avec son hôte, et c'est après l'avoir transformé en chat chocolaté qu'elle chercha à échapper à ses ''représailles'', s'enfuyant telle une petite souris mais se fit bientôt coincé par le prédateur, continuant pourtant à se jouer de lui.

Le félin avait commencé à dévorer sa proie, laquelle ne se plaignait d'un tel traitement. Elle se complaisait dans son rôle de souris à la merci du chat, mais la crémation d'un pancake les fit tout arrêter. Il était temps de passer à table, la petite course poursuite leur ayant bien ouvert l'appétit. Néanmoins, Samuel prévint son invitée qu'elle risquait bien d'être mangée si sa faim n'était pas suffisamment comblée, menace qui fit sourire la jeune femme. Elle n'était pas effrayée pour deux sous, mettant même le chat au défi de l'attraper. Il ne pourrait pas la dévorer s'il ne pouvait lui mettre la main dessus...

    « Certainement. Qui ne tente rien n'a rien, comme on dit. Sûr que si tu comptes sur tes talents, tu pars avec un bel avantage ! Tu dois bien avoir un talon d'Achille pourtant, hm ? » demanda-t-elle avec un air inquisiteur, avant de se remettre à sourire.


Le repas leur fit du bien, remplissant leurs ventres qui criaient famine. Pourtant, il restait encore de quoi manger... notamment le chocolat encore présent sur les joues de Samuel et qui représentait de jolies moustaches de chat. Cassandra se fit un plaisir de faire sa toilette, recueillant directement avec sa bouche les dernières traces sucrées, au goût rehaussé par l'arôme de sa peau. Il fit de même, récupérer le chocolat qu'il avait laissé dans son cou, non sans l'avoir auparavant emprisonnée dans ses bras et faite basculer sur ses genoux. Elle pensait bien avoir mérité le titre de prédatrice, même en tant que souris, mais Samuel lui rappela qu'elle était désormais sa prisonnière et que la chasse était terminée, clôturant ses propos avec un baiser en réponse à celui qu'elle lui avait donné.

    « Trop tard... pour cette fois. »


Leurs embrassades gagnèrent en passion petit à petit. Laissant l'espagnol parcourir sa peau à loisir et retirer le large T-shirt qu'il lui avait prêté – elle ne l'avait finalement pas beaucoup porté – Cassie s'attaqua à la chemise de son hôte, qu'elle défit avec lenteur avant de découvrir à son tour son buste tiède et à la sculpture de rêve. Le sport avait ses avantages... prenant toujours plaisir à le taquiner, elle reprit la parole pour lui demander s'il trouvait sa proie à son goût. En ce qui la concernait elle d'ailleurs... elle pouvait affirmer que le prédateur lui faisait drôlement envie. Souriant à sa réponse, elle revint plonger ses yeux d'obsidienne dans ceux de l'espagnol.

    « Dans ce cas... qu'attends-tu ? »


L'invitation était envoyée, la réponse fusa sous la forme d'un baiser qui était très, très loin d'être semblable aux tous premiers, courts et timides. Trop occupée à lui répondre avec la même passion que lui, elle ne fit pas tout de suite attention à l'arrêt de ses caresses pour la prendre dans ses bras et la soulever. Quand elle s'en rendit compte, elle avait déjà passé ses bras autour de son cou, s'y accrochant ainsi et se rapprochant également davantage de lui de cette manière. Quelques instants plus tard ils se retrouvaient dans le lit de Samuel, aux draps encore froissés suite à la nuit dernière puisque Cassandra y avait dormi. Palpant avec avidité le corps du mutant qui ne l'avait pas quittée, la jeune femme le laissa retirer et son sous-vêtement et sa propre chemise, envoyés elle ne savait dans quel coin de la pièce – détail dont elle se fichait royalement. Les baisers et les caresses reprirent ensuite, les mains de l'illusionniste explorant le dos du jeune homme tandis que celles de ce dernier s'aventuraient sous sa jupe.

Prenant Samuel dans ses bras, elle le fit s'allonger à son tour, de manière à se retrouver au-dessus de lui et à se redresser pour pouvoir faire glisser la fermeture éclair de sa jupe, qui se trouvait dans son dos. Elle était plus facile à ôter comme ça. L'opération ne prit guère énormément de temps, mais le peu de temps qu'elle passa éloignée du visage du latino lui sembla beaucoup trop important. Aussi, s'étant débarrassée de son bandeau de tissu, elle revint embrasser langoureusement l'espagnol, se collant contre lui tandis que ses mains s'occupaient de défaire son pantalon. Ses lèvres ne tardèrent pas non plus à se déplacer le long de son cou, à l'endroit où lui-même l'avait déjà embrassé à de nombreuses reprises. Étant parvenue à dégrafer le bas de Samuel, Cassie put commencer à aventurer ses mains, non sans avoir au préalable passer ses doigts sur ses flancs. Le ''repas'' de la bête promettait d'être fastueux...
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MessageSujet: Re: Une aide bienvenue [Samuel/Cassandra]   Dim 27 Jan 2013 - 16:17

Samuel était loin de bien connaitre Cassandra. Après tout, ils s'étaient rencontrés tout juste la veille au soir. Mais il avait déduit qu'elle avait une vision un peu terne du monde à sa façon de répondre et de voir les choses. C'était sans doute dû au fait qu'elle avait l'air d'être une solitaire endurcie. Preuve en était qu'elle disait s'ennuyer dès qu'elle n'allait pas travailler. Soit elle manquait d'activités, soit elle manquait de proches. Un peu des deux sans doute. Difficile de le lui reprocher. Il n'était pas toujours facile de trouver sa place dans la société, surtout lorsqu'on était différent. Samuel était aussi passé par là mais il était resté d'un naturel avenant, ce qui facilitait pas mal ses relations. Cassandra semblait un peu plus renfermée que lui, froide dans sa façon d’appréhender les choses. Mais au moins, depuis que l'espagnol et elle discutaient, elle semblait se détendre peu à peu, souriant plus fréquemment. Samuel comptait bien faire en sorte que cela dure, surtout qu'ils allaient passer quelques jours ensemble.

"Ne perds jamais espoir, Cassandra. L'avenir qui nous attend, nous autres mutants, ne sera pas sombre si on se serre les coudes. Crois moi, je ferais tout ce que je peux pour ça."

Et quoi de mieux pour éviter d'être morose, qu'un peu d'humour ? Samuel ne comptait à aucun moment s'imposer, ne lui faisant des propositions, la taquinant toujours un peu pour lui prouver qu'elle ne dérangeait pas. Car il avait vraiment l'impression qu'elle croyait toujours être de trop. A moins qu'elle n'ait simplement pas l'habitude que l'on s'occupe d'elle. Quoiqu'il en soit, Samuel comptait bien s'occuper d'elle pendant les jours à venir, évitant ainsi que sa blessure à la jambe ne mette trop de temps à guérir. Guide, médecin ou encore chauffeur, il était prêt à endosser tous les rôles avec plus ou moins d'efficacité. Il prétendait néanmoins être un pilote accompli que rien ne pouvait troubler. Cassandra comptait apparemment lui prouver le contraire et Samuel attendait patiemment le moment venu, prêt à jouer à ce petit jeu.

Mais pour le moment, c'était à un autre jeu auquel ils jouaient, usant de sous-entendus l'un comme l'autre. C'était à celui qui arriverait à coincer l'autre avec sa répartie mais aucun des deux n'avait l'air de vouloir lâcher le morceau. Au final, les sous-entendus ressemblaient fortement à des invitations auxquelles aucun des deux ne répondait autrement que par la parole pour le moment. Au moins, l'ambiance était au beau fixe malgré le petit incident qui envoya le haut de Cassandra passer un moment sous l'eau froide. Samuel remerciait intérieurement l'orange gicleuse de lui avoir offert une si belle vue. La confection des plats du petit déjeuner pouvait reprendre mais ce ne fut que de courte durée.

Le chocolat prévu pour les pancakes eut finalement un second usage. La jeune femme s'en était servie pour s'amuser de Samuel qui ne comptait pas en rester là, lui courant après pour lui faire regretter tant d'effronterie. Sa sévère punition semblait néanmoins paraitre agréable à Cassandra qui ne se débattait pas, se laissant faire jusqu'à ce que le prédateur fasse machine arrière, rappelé à l'ordre par un pancake trop cuit. C'est sur ce second petit incident que leurs jeux stoppèrent... tout du moins physiquement. Car même s'ils mangeaient, ils continuaient à s'asticoter l'un l'autre. C'était un jeu sans fin ! Mais la proie prénommée Cassandra ne comptait pas se laisser faire si facilement. C'était sans compter sur les divers talents de l'espagnol qui lui rappelait justement qu'il avait plus d'un tour dans son sac. Mais la jeune femme y voyait justement le moyen de trouver un éventuel point faible. En avait-il juste un ? Ca, il fallait le découvrir.


"Peut-être bien. Mais ne crois pas que je te le dirais. Tu vas devoir chercher par toi-même ! Faire tes propres expérimentations... Alors peut-être que tu trouveras. J'espère que tu es patiente."

Cela ne les empêcha pas de manger à leur faim. Mais ils restaient gourmands et Cassandra fut la première à venir récupérer un surplus de chocolat qui décorait encore les joues de l'espagnol. La première oui, mais pas la dernière. Elle se vantait d'être devenue une prédatrice. Mais elle oubliait à qui elle avait affaire. Trop près de Samuel, ce dernier pu l'attraper dans ses bras pour la punir d'un tel affront à coups de baisers le long du cou, là où c'était trouvé le chocolat. Mais il ne se contenta pas juste de ça, lui caressant le ventre par la même occasion. Il n'y avait qu'un prédateur et c'était lui. Mais Cassandra ne semblait pas abandonner pour autant, même si cette fois, elle baissait les armes. Cela faisait-il office de promesse de remettre ça une prochaine fois ? Sans doute.

"Ne crois pas que je te laisserais gagner les prochaines fois pour autant. J'ai un honneur à défendre." fit-il avec un clin d'oeil

Ils ne purent alimenter le débat bien longtemps puisque leurs lèvres s'étaient à présent scellées pour échanger de longs baisers plein de désir. A force de jouer, ils avaient fini par succomber mais ce n'était pas pour déplaire à Samuel, loin de là. Il avait interrompu leurs échanges pour la débarrasser de ce tshirt qui était définitivement de trop avant de reprendre là où ils en étaient restés. Malgré tout, Cassandra en rajoutait une couche, lui demandant ce qu'il attendait avant de goûter sa proie fraichement attrapée. Il lui offrit un sourire taquin tout en laissant ses mains parcourir son corps lentement.


"J'aime prendre mon temps."

Cependant, afin d'être plus à l'aise, il transporta la jeune femme hors de la cuisine pour la mener à la chambre, la déposant alors sur le lit avant de l'y rejoindre. De plus, dans le tiroir de la table de chevet se trouvait de quoi éviter qu'elle ne tombe enceinte. Samuel aimait les enfants mais il ne se sentait pas prêt à en avoir un, surtout avec une femme qui, aussi adorable soit-elle, ne le connaissait que depuis quelques heures.
La plupart de leurs vêtements ne firent pas long feu, rejoignant le sol sans vraiment de douceur. Samuel explorait le corps de la jeune femme de ses mains et de ses lèvres avant que les rôles ne soient finalement inversés. L'espagnol se laissa faire, se retrouvant allongé sous Cassandra. De là, il avait une belle vue sur la jeune femme qui ôtait sa jupe tandis qu'il lui caressait les jambes, les yeux rivés sur ses gestes. Revenant près de lui, il répondit à son baiser avec tout autant d'envie qu'elle, appréciant les caresses qu'elle lui procurait. Sans cesser le baiser, il se redressa pour être assis, collant la serveuse contre lui, ses mains se baladant le long de son corps de rêve. Il détacha ses lèvres des siennes pour lui murmurer quelque chose à l'oreille.


"Tu es magnifique, Cassandra..." chuchota t-il avant de lui mordiller le lobe

Faisant glisser ses mains le long de son dos, il s'attarda un moment sur ses fesses avant de les descendre davantage, en profitant pour retirer le dernier morceau de tissu qui cachait encore une partie de son corps. Il prenait son temps pour explorer ce terrain encore inconnu, prenant connaissance de chaque recoin. Mais son envie se fit néanmoins pressante et il ne tarda pas à aller plus loin, non sans s'être protégé avant. On était jamais trop prudent. Samuel laissa Cassandra prendre les commandes et y aller à son rythme pendant un temps jusqu'à ce que finalement, il inverse leurs positions et joue à nouveau son rôle de prédateur.

Les rayons du soleil filtraient à travers les rideaux, formant de drôles d'ombres sur leurs corps nus, allongés l'un contre l'autre. Samuel ne savait pas combien de temps s'était écoulé et à vrai dire, il s'en moquait bien. Ils avaient toute la journée pour faire ce qu'ils voulaient. Ce n'était pas comme s'ils étaient attendus à leur travail. L'espagnol caressait lentement la peau de sa partenaire, s'attardant au niveau de sa jambe. Le bandage était toujours là, bien qu'un peu défait à présent. Il était temps de le changer mais avant tout d'éliminer toute cette sueur. Tournant la tête vers elle, il se redressa un peu, souriant.


"Comment va ta jambe ?"

Au fond, il connaissait déjà la réponse. Il absorbait la douleur après tout, mais il voulait tout de même son avis. C'était plus sympathique de parler plutôt que de deviner. Et puis, n'était-il pas son médecin personnel ?

"Je crois qu'on a bien mérité une petite douche finalement. Tu la prends avec moi ?"
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Cassandra Farrell

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MessageSujet: Re: Une aide bienvenue [Samuel/Cassandra]   Dim 27 Jan 2013 - 20:28

    « Je l'espère, même si j'imagine que ce sera loin d'être facile... il faut toujours se battre avec acharnement pour être reconnu, et la plupart du temps les résultats ne sont pas à la hauteur des efforts fournis... »


Ça pouvait être constaté partout, pas seulement pour les mutants. Même au sein de l'humanité même, les personnes différentes, que ce soit par leurs origines, leur handicap, devaient se démener comme pas possible pour faire reconnaître leurs droits. Quant à ce qu'ils soient acceptés parmi la population, c'était encore autre chose... les humains pouvaient être tellement élitistes et racistes, et leurs beaux discours sur l'égalité et la tolérance ne changeaient rien, leurs attitudes restaient les mêmes : rejet, ostracisme, persécution... vraiment, quel monde pourri. Face à ça, il était difficile de ne pas se blinder de froideur et de mépris comme l'avait fait Cassandra, qui à la base restait quelqu'un de sympathique. Mais sa gentillesse était bien cachée et protégée par sa lourde carapace de neutralité. Samuel lui, paraissait bien plus ouvert et possédait des facilités à aborder les gens. Preuve en était avec l'illusionniste qui ne se retenait pas de lui sourire, laissant tomber pour le moment son masque d'impassibilité.

Celui-ci ne devait jamais reprendre sa place sur le visage de la jeune femme pour le reste de la matinée. Embarqués dans un dialogue largement humoristique, chacun des deux partis s'y complaisait. Le malaise de Cassie n'était plus qu'un vieux souvenir, les efforts de son hôte pour qu'elle ne se sente pas un boulet avaient porté leurs fruits. Ils prirent tous deux plaisir à s'échanger des plaisanteries, des promesses de jeu, comme celui où la mutante jurait de tout faire pour déstabiliser son conducteur attitré, des sous-entendus... ils rivalisaient de répartie pour leur plus grand bonheur, ce n'était pas tout le monde qui avait ce genre de capacité de réponse. Le plus intéressant restait tout de même le contenu de leur dialogue ; d'insinuations ils étaient passés ni plus ni moins à des invitations qui pour le moment n'étaient guère prises au sérieux. C'était plus drôle ainsi, quoique la jeune femme était sincère en disant qu'elle ne refuserait pas les bras de Samuel... pour une fois qu'un homme lui plaisait vraiment !

Quoiqu'il en soit, ce fut dans la bonne humeur qu'ils préparèrent le petit déjeuner, avec un petit bémol pour le haut de la jeune femme qui fut tâché par un fruit. Petit contretemps qui ne fut rien cependant comparé au véritable jeu qu'avait instauré Cassandra en apposant sur la joue de son hôte des moustaches de chocolat. Avait-on déjà vu une souris apprécier de s'être faite capturée par le chat et dévorée par lui ? Malheureusement pour le félin, l'apéritif ne dura pas longtemps, la préparation du repas le rappelant à l'ordre avec une odeur de brûlé. Toutefois le jeu ne s'arrêta pas là, comme ils continuaient de se taquiner mutuellement, Samuel vantant sa supériorité que lui conférait son statut de prédateur et son invitée lui rappelant que toute proie avait un don pour la fuite. Mais le mutant disposait de plusieurs atouts pour attraper la souris, ce qui fit que cette dernière se posa des questions sur ses points faibles.

    « Ce serait beaucoup moins drôle si tu me le disais ! Hmm, je vois... encore un défi à relever. J'imagine que tu ne vas pas me laisser le découvrir si facilement. Mais tant mieux... je peux être très patiente quand le jeu en vaut la chandelle. » admit-elle avec un sourire.


Le repas se passa dans la bonne humeur et l'humour, se terminant par la récolte de chocolat que l'un et l'autre arboraient encore sur le visage et dans le cou. Cassie se fit bientôt attraper par le redoutable félin à qui elle retirait les fausses moustaches, tandis qu'il commençait à découvrir sa peau et à lui rappeler qu'il n'y avait dans la pièce qu'un seul et unique prédateur, malgré les capacités de chasse de la petite souris. Cette dernière accepta sa défaite pour le moment, remettant ainsi à plus tard ses démonstrations de chasse. Samuel l'avertit cependant de ne pas crier victoire trop vite, n'ayant guère l'intention de lui laisser la victoire facile.

    « ''Laisser gagner'' ? Je compte bien remporter la victoire à la loyale... avec mes propres moyens. Voyons comment tu te défendras... »


Sur ces propos, le silence s'installa, entrecoupé seulement de soupirs comme les deux mutants étaient occupés à s'embrasser langoureusement. Le prédateur reprit bientôt son exploration du corps de sa proie, rendant cette dernière curieuse quant à l'avis qu'il s'en faisait. C'était là encore un excellent moyen de le titiller, utilisant encore ce qu'il lui restait de lucidité pour taquiner le jeune homme dont les caresses étaient très loin de la laisser insensible. Samuel lui avoua aimer prendre son temps avant de dévorer son repas, répartie qui fit rire doucement la jeune femme.

    « C'est tout à ton honneur. »


Reprenant leurs baisers, ce ne fut plus qu'une question de temps avant qu'ils ne rejoignent la chambre, endroit plus approprié et plus confortable que la cuisine. Embrassant toujours le jeune homme avec un désir grandissant, Cassandra le laissa retirer les quelques vêtements qui étaient vraiment de trop pour le moment. Elle prit cependant les commandes à un moment, se retrouvant au-dessus de Samuel pour retirer elle-même sa jupe et le pantalon du mutant, avant de lui prodiguer de nouvelles caresses et baisers. Il lui faisait réellement envie et elle était contente de constater que cela était réciproque. Le laissant se redresser, elle passa ses mains une nouvelle fois dans son dos, répondant à son baiser et se rapprochant au plus près de lui. Elle ne s'était pas attendue cependant à ce qu'il lui murmure un compliment, mais elle en fut touchée. Bien qu'elle se savait assez jolie, ce n'était pas quelque chose qu'elle entendait souvent, et de la part du bel espagnol cela lui faisait plaisir.

    « Samuel... »


Elle ne put en dire plus, mordant sa lèvre inférieure pour retenir un soupir de plaisir généré par les caresses qu'il lui donnait, ses mains glissant elles aussi le long de son dos et plus bas encore. La jeune femme quant à elle faisait courir ses paumes et ses doigts sur les muscles saillants du mutant, jusqu'à remonter dans ses cheveux qu'elle ébouriffa en ramenant le visage de l'homme vers le sien pour l'embrasser de nouveau, ne se lassant pas le moins du monde de ses lèvres. C'est à ce moment qu'elle songea brusquement qu'il ne serait pas mal qu'ils se protègent avant d'aller plus loin, mais heureusement le jeune homme disposait de quoi. Aussi, après avoir encore échangé de multiples caresses, amenant leur désir mutuel à son paroxysme, ils purent passer à l'étape supérieure en toute sûreté. Cassandra se voyait mal tomber enceinte... elle était encore jeune, bien qu'elle espérait un jour avoir la famille qui lui manquait tant. Mais ce n'était guère le moment de songer à cela. Il n'y avait pour l'instant plus qu'eux deux, partageant un long moment de plaisir, la jeune femme prenant d'abord les commandes avant de les laisser à Samuel.

Ils ne firent pas les choses à moitié ; longtemps après – Cassie n'aurait su dire combien de temps exactement – ils étaient installés l'un contre l'autre, reprenant leurs souffles. La jambe de la jeune femme l'élançait un peu comme elle avait légèrement forcé dessus, mais elle était parfaitement supportable et ne représentait rien à côté du délicieux moment passé avec le jeune homme. Ce dernier d'ailleurs, promenant toujours une main légère sur sa peau, prit de ses nouvelles. L'illusionniste lui répondit avec un sourire doux.

    « Ça va aller. Ça lance juste un peu mais sans plus. » Un petit et court silence s'installa tandis qu'une question se formait dans l'esprit de la jeune femme. « Dis... est-ce que tu ressens la douleur comme celui qui la subit ? On dit que c'est quelque chose de très subjectif... mais je me demandais si tu pouvais en quelque sorte la quantifier ? »


Il lui proposa également de prendre une douche en sa compagnie. Il fallait dire qu'ils en avaient bien besoin tous les deux, et l'invitation de Samuel fit naître un nouveau sourire sur le visage de la jeune femme. Avant de répondre, elle se redressa à son tour et vint embrasser légèrement l'espagnol, comme un prélude à son acceptation.

    « Avec grand plaisir... »


Elle se redressa ensuite avant de se lever du lit, veillant à ne pas avoir de vertiges. Puis se rendant à la salle de bains avec Samuel, la première chose qu'elle fit fut de défaire ses bandages qui étaient déjà quelque peu arrachés par leurs récents ébats. Toutefois la plaie en dessous avait plutôt une bonne tête ; pas de suintement, juste un peu inflammatoire et quelques tâches de sang étaient présentes sur la compresse. Finalement peut-être qu'elle guérirait plus vite que ne le prévoyait la danseuse. Se redressant, elle sourit à l'adresse de son partenaire, le rejoignant dans la douche.

    « Je ne connais pas encore tes dons de chauffeur, mais pour ce qui est des soins infirmiers, tu as du talent. Je pourrais me remettre à danser plus vite que je ne pensais. »
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MessageSujet: Re: Une aide bienvenue [Samuel/Cassandra]   Lun 28 Jan 2013 - 17:32

"Il est temps que les choses changent. Cette société n'a déjà que trop durée et comme tout, il faut évoluer. C'est déjà notre cas à nous, il ne reste plus à l'humanité qu'à changer. Car c'est à elle de s'adapter et non à nous."

C'était en tout cas l'avis de Samuel et il espérait que cette façon de voir les choses donnerait confiance à Cassandra en ce qui concernait l'avenir. Il ne pouvait savoir à l'avance comment les choses allaient se jouer mais il comptait bien faire en sorte que le sort des mutants ne soit pas sombre, bien au contraire. Il n'était personne, qu'un type de plus parmi un peuple bien nombreux et son action n'aurait aucune incidence sur le déroulement des choses. Mais grâce à la Confrérie, il envisageait les choses autrement. Il était temps que les choses changent. Définitivement.

Mais plutôt que de rester sur cette vision futuriste et trop sérieuse, les deux mutants changèrent habilement de sujet en évoquant le reste de la journée à venir. Cassandra avait besoin de repos pour sa jambe et Samuel avait du temps libre. Ils planifiaient alors leurs activités communes ensemble, ne manquant pas d'y ajouter humour et tentation. Car oui, ils se cherchaient l'un l'autre, avec plus ou moins de conviction. Tout restait lié à l'humour mais les sous-entendus allaient bon train. Impossible de les arrêter ! Pourtant, ils ne faisaient que parler, dissimulant diverses invitations dans leurs propos. Aucun des deux n'agissait pour l'instant mais au moins, l'ambiance était bonne et loin d'être aussi morose que la soirée précédente.

C'est dans cette ambiance qu'ils préparèrent à manger, non sans continuer de jouer à leur petit jeu, se cherchant continuellement. Ce fut finalement Cassandra qui ouvrit les hostilités en s'aidant de chocolat en guise d'arme. Samuel ne resta pas les bras croisés et entama une contre-attaque fulgurante, piégeant sa proie tel un prédateur féroce. Cependant, il n'eut pas le temps de profiter de son repas puisque le véritable plat était en train de brûler. Malgré ce léger contre-temps, ils purent profiter d'un bon repas, préparé par leurs soins. La jeune femme taquina l'espagnol, le prenant au jeu, lui assurant qu'il ne pouvait pas gagner à tous les coups. Elle désirait connaitre ses points faibles mais il ne comptait pas lui révéler si facilement... Cela semblait l'arranger d'ailleurs.


"Alors espérons que tu ne perdes pas patience... et que tu ne te lasses pas. Je n'aimerais pas perdre une telle partenaire de jeu."

L'ambiance n'avait en rien perdu de sa chaleur et la serveuse y ajouta une touche plus physique une fois son repas terminé, voulant à son tour jouer le rôle de la prédatrice. Malheureusement pour elle, Samuel ne comptait pas se laisser faire, aussi agréable ses gestes soient-ils. Il avait une réputation de mâle félin à défendre ! Profitant de ce petit jeu, il la captura à nouveau dans ses bras et lui fit connaitre le sort réservé aux proies dans son genre. Elle croyait pouvoir gagner une prochaine manche... mais pour celle-ci, c'était déjà trop tard. Samuel le lui fit remarquer et s'amusa de la voir répliquer encore. Elle se laissait faire mais d'un autre côté, elle ne voulait pas laisser tomber.

"J'ai hâte de voir quels moyens tu vas utiliser..."

Bien qu'il se montrait doux et lent dans ses gestes, ces derniers ne tardèrent pas à devenir plus passionnés et sensuels, accentués par ceux de Cassandra. Ils continuaient de jouer malgré leur désir réciproque qui grandissait au fur et à mesure. Bientôt, ils ne parlèrent plus, trop occupés à s'embrasser et à se caresser. Ils ne tardèrent pas d'ailleurs à rejoindre la chambre à coucher, s'allongeant sur le lit pour poursuivre leurs échanges enflammés. Ceux ci gagnèrent en intensité et les deux mutants purent passer un long moment à profiter du corps l'un de l'autre, laissant leur désir mutuel parler pour eux.

Une fois satisfaits, ils restèrent allongés l'un contre l'autre, se reposant après une si intense activité physique. Samuel avait beau être un sportif, il avait besoin de reprendre son souffle comme tout le monde et il était ravi de le faire auprès d'une si belle créature. Il s'enquit cependant de l'état de la jambe de Cassandra, blessée la veille au soir. Ils avaient pas mal remués et il était possible que cela ait ravivé la douleur. Il savait déjà à quoi s'en tenir à cause de son pouvoir mais il voulait simplement se montrer prévenant et envisager de renouveler le bandage. La danseuse lui répondit que ce n'était rien, lançant juste par moment. Cependant, elle ajouta une question, sans doute intriguée par le pouvoir de l'espagnol. Elle n'était pas très loin de la vérité mais elle faisait néanmoins erreur sur une chose.


"Bien. On changera le bandage et d'ici peu, tu ne devrais plus trop la sentir." répondit-il sans cesser de caresser les contours de sa jambe "Je la ressens, mais d'une façon différente. Alors oui, je peux la quantifier, savoir à quel point quelqu'un souffre... Mais ça ne me fait pas souffrir. Ca... me fait du bien, au contraire. Eprouver la douleur des autres, c'est pour moi comme une sorte d'apaisement, quelque chose de vraiment agréable. D'ailleurs, à cause de ça, il n'est pas rare de me voir sourire quand quelqu'un est blessé... Pas que ça me plaise de voir les gens souffrir... c'est juste mon corps qui réagit ainsi."

Il était temps de prendre une douche pour se délasser et faire disparaitre toute trace de sueur. Samuel proposa donc à Cassandra de l'accompagner sous la douche. Ils n'étaient plus à ça près à présent. Pour toute réponse, elle l'embrassa légèrement. L'espagnol répondit au baiser, lui caressant la joue au passage. Cassandra acceptait et se leva pour le confirmer, se dirigeant vers la salle de bain. Samuel fit de même, la suivant de près mais la laissant ôter tranquillement son bandage pendant qu'il faisait couler l'eau, attendant qu'elle devienne chaude. La jeune femme le rejoignit peu après, vantant ses mérites de médecin quant à l'état de sa blessure. Apparemment, elle guérissait correctement.

"Bonne nouvelle. Même si du coup, cela raccourcit nos quelques jours à passer ensemble. Il faut dire qu'avec la quantité de désinfectant que tu as mis, je doutais que la plaie guérisse mal." répliqua t-il avec un sourire amusé, se souvenant de sa "barbarie

Samuel s'empara du savon pour le passer le long du corps de sa partenaire, ne se lassant pas de le parcourir. La douche lui faisait du bien et il s'y éternisa un peu plus longtemps que d'habitude, pour une fois en agréable compagnie. Peu après, ils en sortirent pour se sécher et l'espagnol enfila un boxer propre. Il décrocha le peignoir pendu derrière la porte et le posa sur les épaules de Cassandra. Il était tout chaud puisque situé non loin du radiateur et était agréable à porter. Samuel préférait que ce soit son invitée qui l'ait même s'il était du coup un peu grand, à la taille de l'homme. Avant de sortir de la salle de bain, il attrapa le matériel de soin dans le placard
.

"Viens, retournons à la chambre le temps que je te refasse le bandage."

Une fois installés, Samuel souleva le peignoir juste assez pour avoir accès à la blessure. C'est avec douceur qu'il prit soin de la plaie, appliquant un baume cicatrisant et reposant un bandage dessus. A présent, ils pouvaient se rhabiller mais en regardant les vêtements éparpillés sur le sol, l'espagnol eut une idée. A cause de l'attaque de l'orange et des deux abrutis, les vêtements de Cassandra s'étaient retrouvés diminués. Samuel lui avait bien prêté un tshirt mais ce n'était pas forcément confortable pour la jeune femme puisque loin d'être à sa taille.

"Tu veux qu'on passe chez toi pour que tu puisses récupérer des vêtements propres et à ta taille ? On pourra en profiter pour sortir un peu par la suite si ça te tente."
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MessageSujet: Re: Une aide bienvenue [Samuel/Cassandra]   Mar 29 Jan 2013 - 18:37

Cassandra acquiesça légèrement aux paroles de son hôte, pour marquer qu'elle était bien d'accord avec lui. Il était grand temps que la société actuelle change, malheureusement il était à prévoir qu'elle évolue dans le mauvais sens... comme toujours. Néanmoins, là où Samuel n'avait pas tort non plus, c'était sur le fait que l'humanité devrait s'adapter aux mutants, et non l'inverse, cela respectait la logique de l'évolution. Cependant, cela ne se ferait pas en un claquement de doigts ; cela prendrait sans doute des décennies de l'avis de la jeune femme. Mais elle ignorait cependant par quels moyens radicaux les mutants – ou du moins certains – comptaient se faire entendre. Ce qu'elle savait déjà, c'était qu'à l'Institut ils ne se sentaient pas près à révéler leur existence au monde entier, se doutant bien des conséquences que cela engendrerait. Cassie soupira intérieurement. Il allait lui falloir réfléchir sérieusement à tout ça, car même si ça ressemblait à des débats politiques et qu'elle n'aimait pas forcément ça, elle était quand même impliquée puisque cela concernait les mutants et donc elle-même. Quoiqu'il en était, elle n'avait guère la foi en l'humanité et doutait donc qu'elle réussisse à changer considérablement pour accepter les mutants. Mais qui savait de quoi était fait l'avenir ? Il n'y avait qu'à le laisser venir ; de plus, l'objectif principal de l'illusionniste se trouvait ailleurs...

En tout cas, l'heure n'était plus aux propos sérieux et incertains concernant l'avenir. Mieux valait profiter du présent, et c'est exactement ce que faisaient les deux mutants, qui discutaient et plaisantaient allègrement, non sans ajouter divers sous-entendus plus ou moins sincères, qui dissimulaient des invitations, bien qu'aucun des deux n'y répondait pour le moment. Cassandra se dit qu'elle ne risquait pas de s'ennuyer dans les jours à venir où elle ne pourrait travailler avec un tel camarade de jeu, doublé d'un séduisant et sympathique mutant. Il avait beaucoup de choses pour lui plaire, ce qui était assez exceptionnel. Le plus incroyable restait tout de même l'ouverture d'esprit dont faisait preuve la jeune femme d'habitude si froide et impassible. C'était sans doute l'effet mutant ; après tout elle avait bien réussi également à se dérider un peu lors de son premier passage à l'Institut, là encore grâce au trio qui l'avait accueillie ; à partir du moment où elle était acceptée et respectée, à moins que les autres ne lui inspirent une profonde antipathie, elle savait très bien se montrer agréable.

Souriant donc presque continuellement, elle aida Samuel à préparer le petit déjeuner, durant lequel elle instaura un petit jeu très amusant avec l'aide du chocolat. Cependant ils furent rapidement pris de court comme la poêle était restée sur le feu et dégageait une odeur de brûlé. Mais aussi bien le chat que la souris purent manger tranquillement suite à leur petite course... ou presque, puisque l'un et l'autre continuaient de se titiller sans vouloir mettre fin au jeu. Il fallait dire qu'ils s'y laissaient prendre de bonne volonté et que l'un et l'autre participaient avec grand intérêt. Ainsi, Cassandra s'interrogea les éventuels points faibles de son hôte, imaginant qu'il serait drôle qu'elle puisse les découvrir par elle-même plutôt que Samuel ne les lui dévoilent. D'ailleurs ce dernier n'allait pas lui laisser la tâche si facile.

    « Je ne compte pas non plus laisser tomber un si bon camarade. Ça promet d'être intéressant et amusant... » fit-elle avec un sourire.


Parlant de faiblesse, la jeune femme pensait avoir à sa merci son hôte à présent qu'elle le ''dévorait'' légèrement, mais le prédateur reprit bien vite ses droits sur sa proie, la débarrassant des dernières traces de chocolat qui lui restait non sans l'avoir auparavant capturée entre ses bras. Aussi pour cette fois, Cassie baissait les armes puisqu'elle s'était définitivement laissée prendre au piège du chat, mais elle le prévint qu'il n'en serait pas toujours ainsi. Quoiqu'il en soit, cette petite défaite ne lui avait pas coupé la langue, et elle continuait à asticoter l'espagnol, lequel s'amusait tout autant de la situation.

    « Ça sera la surprise... »


Néanmoins, ils finirent tous les deux par céder à leurs désirs, Cassandra la première en embrassant doucement le mutant aux yeux dorés. Ce dernier y répondit et ils passèrent ainsi un petit moment à échanger caresses et baisers, découvrant petit à petit le corps de l'autre, jusqu'à ce que leurs envies les amènent entre les draps du lit où ils passèrent un bon bout de temps dans les bras l'un de l'autre, prolongeant ainsi leurs ébats qui gagnèrent en passion et intensité. Ils ne prirent fin que bien plus tard, après avoir comblé leurs désirs. La jeune femme sentait sa jambe la tirailler un peu, bien que c'était tout à fait supportable. De plus les caresses légères de Samuel étant agréables, elle préféra se concentrer dessus plutôt que sur la douleur. Elle-même avait laissé sa main sur le flanc du jeune homme tourné vers elle, qui lui demandait à présent comment allait sa blessure. Elle le rassura néanmoins quant à sa plaie, dont le bandage était un peu défait après cette intense mais agréable activité physique. D'ailleurs, cela refit penser à Cassie ses questions de la veille au soir qu'elle n'avait pas osé poser à Samuel, aussi en profita-t-elle cette fois, et les explications de l'espagnol furent très claires.

    « Je comprends... ce doit être étrange, mais ça vaut mieux que de subir la même souffrance que les autres... je veux dire, dans le sens où ça ne te porte pas préjudice. Du coup, c'est en quelque sorte, hm... proportionnel ? Plus il y a de douleur et mieux tu te sens ? En tout cas j'imagine que ce serait drôlement utile dans un hôpital... ou quand un de tes élèves se fait mal. » supposa-t-elle, songeuse.


Comme ils étaient tous deux couverts de sueur, une bonne douche s'imposait, et le mutant proposa à la jeune femme de la prendre avec lui, ce qu'elle accepta en l'embrassant doucement. Ce n'était pas comme s'ils allaient être gênés de se voir dans leur plus simple appareil, et puis ce serait d'autant plus agréable comme cela. Ils se rendirent donc à la salle d'eau, où Cassie enleva ses bandages, découvrant ainsi une plaie propre et en bonne voie de guérison. Elle ne manqua pas d'en faire part à Samuel, complimentant par là-même ses talents de médecin, bien plus efficaces que ceux de l'illusionniste même si le jeune homme lui rappela l'efficacité de ses méthodes de soins archaïques. La mutante eut un sourire, faisant plisser son nez.

    « Pas faux... sauf si je me blesse encore et que je te laisse me soigner. À moi que ce ne soit l'inverse et que je dois m'occuper de toi... promis juré par contre, je verserais pas la bouteille d’antiseptique sur toi, toute mauvaise soignante que je suis ! » dit-elle sur le ton de la plaisanterie. « Mais mieux vaut être en bonne santé, ce serait bien plus agréable comme ça à l'avenir... » finit-elle doucement.


Ses paroles laissaient entendre que l'« avenir » en question dépassait les quelques jours qu'ils avaient planifier de passer ensemble. Se reverraient-ils après ça ? Ils n'en avaient pas parlé, mais Cassandra l'espérait même si elle ne le formula pas. N'ayant que bien peu de contacts mis à part au boulot où elle restait quelqu'un de froid, la compagnie de Samuel la changeait grandement... restait à voir comment cela évoluerait. Ils étaient déjà camarades de race et pourraient se contacter, c'était déjà pas mal. La jeune femme laissa Samuel la savonner, savourant ses gestes avant de lui prodiguer les mêmes, tout en douceur. Après ce plaisant moment, ils sortirent de la cabine, Cassie séchant ses pointes de cheveux qu'elle avait ramené en chignon. Elle sourit à l'espagnol quand ce dernier l'entoura de son peignoir, agréablement tiède. Ne restait qu'à s'habiller... et à refaire le pansement de la jeune femme, son hôte ayant déjà pris le matériel.

    « Je te suis. »


Se séchant sur le trajet, la mutante récupéra ses sous vêtements avant de s'asseoir et de laisser le jeune homme faire son office. Tout comme la veille, il s'y prit avec beaucoup de douceur, et rapidement le pansement fut fermé. Vraiment, avec d'aussi bons soins, elle se rétablirait en peu de temps. Sur sa joue, l'entaille provoquée par le coup de poing d'un de ses agresseurs se refermait déjà, laissant simplement un petit trait rouge sur sa joue.

    « Merci beaucoup, Samuel. » dit-elle en souriant.


Se redressant, elle put ainsi ôter le peignoir et remettre ses sous-vêtements. Ramassant sa jupe au pied du lit, elle la tendit devant pour examiner la coupure faite par le couteau du connard de la veille au soir, qui n'avait pas fait que trouer ses collants. Elle n'était pas énorme, mais elle méritait bien quelques réparations. Elle disposait bien de quoi coudre, ayant quelques bases dans ce domaine... mais c'était chez elle que se trouvait le matériel. Enfilant donc son bas et ses hautes bottes, elle tourna la tête vers Samuel qui lui fit une proposition plutôt pratique.

    « C'est une bonne idée, ça me va. Et je suis partante pour la sortie également, tu aimerais aller quelque part en particulier ? J'reviens, je vais chercher le reste de mes affaires. »


Sortant de la chambre de l'espagnol, elle alla reprendre son débardeur encore légèrement humide sur le dossier d'une chaise de la cuisine, dans laquelle elle en profita pour débarrasser la table et nettoyer leurs assiettes puisqu'ils avaient tout laissé en plan, trop affairés par leur petit jeu... Une fois cela fait, elle remit son pull et sa veste, attendant que Samuel soit également prêt pour mettre son sac sur son épaule.

    « J'y pense, je vais pouvoir tester ta concentration de super pilote... »
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MessageSujet: Re: Une aide bienvenue [Samuel/Cassandra]   Mar 29 Jan 2013 - 21:21

Samuel aurait pu passer la journée à parler de la cause mutante, surtout qu'il était face à une consœur qui partageait en partie son avis. C'était un sujet qui méritait d'être évoqué car après tout, ils étaient tous dans le même bateau, quelques soient leurs idéaux. Leur avenir serait le même, qu'ils le veuillent ou non et cela dépendrait essentiellement des humains. Sauf si les mutants faisaient en sorte de ne plus jamais être des victimes. Pourquoi stigmatiser l'évolution ? Le progrès, le changement... c'était des choses qui faisaient peur aux humains quelque part. Mais le monde devait bien évoluer un jour. Avec ou sans eux. Néanmoins, l'espagnol ne s'attarda pas sur le sujet, estimant que son invitée n'avait pas à subir sa façon de penser. Pour ça, il avait ses amis de la Confrérie et il les voyait bien assez souvent. Pour une fois qu'il était en compagnie d'une agréable jeune femme, il n'allait pas tout gâcher en parlant de sujets barbants.

Ce qu'ils faisaient pour le moment n'avait, au contraire, rien d'ennuyeux. Ils partageaient une bonne dose de bonne humeur et de taquineries, faisant preuve de répartie quelque soit le sujet évoqué. Il y avait une constante néanmoins : tout tournait autour de sous-entendus. Si au départ, cela n'était que de l'humour, une façon de provoquer gentiment l'autre, au fil de la conversation, cela n'en devenait que plus sérieux bien qu'aucun des deux ne faisait quoique ce soit. Même lorsque Cassandra retira son haut pour laver une tâche, Samuel conserva ses mains dans ses poches bien que ce n'était pas l'envie qui manquait de regarder un si beau corps avec les mains. Mais il savait se tenir et puis, ce n'était pas comme si c'était une invitation volontaire de la part de la jeune femme, ayant juste été victime d'une orange rebelle.

Cependant par la suite, le jeu devint un peu plus intense. Cela commença par le barbouillage de chocolat et se termina par une toilette respective, Cassandra sur les genoux d'un Samuel dans la peau d'un dangereux prédateur. Bien qu'elle continuait de se défendre verbalement, le félin ne comptait pas laisser échapper sa proie... C'était trop tard. Il avait été trop tenté, aussi bien oralement que physiquement puisque la danseuse n'avait pas manqué de l'embrasser. Pourquoi résister lorsque chacune des deux parties n'attendait que ça ?

Ils laissèrent libre cours à leurs pulsions, ayant quitté la cuisine pour privilégier la chambre à coucher, endroit plus propice à davantage d'intimité. Cependant, Samuel n'était pas du genre à faire attention à l'endroit, se focalisant essentiellement sur sa partenaire. Mais là, il préférait avoir de l'espace et de la place ainsi qu'avoir ce qu'il fallait à portée de main. Les sous-entendus étaient à présents en train de se réaliser, les deux mutants s'en donnant à coeur joie dans les draps du lit. Peu importait le temps qui passait, il n'y avait plus que leurs corps brûlants et leur désir respectif qui parlaient pour eux.

Mais comme toutes les bonnes choses avaient une fin, ils se retrouvèrent allongés à reprendre leurs esprits et leurs souffles. Pas besoin de parler de ce qu'il venait de se passer entre eux. Ils étaient adultes et responsables et n'avaient fait que suivre leurs envies, rien de plus. Chacun avait l'air satisfait mais Samuel se préoccupait tout de même de l'état de la jambe de Cassandra. Il l'avait touché pendant leurs ébats mais n'avait sur le moment pas pensé au fait qu'elle pourrait avoir mal. Elle le rassura cependant, tout allait bien. Cette question en amena néanmoins une de la part de la jeune femme à propos des pouvoirs de l'espagnol. Il tenta d'être le plus précis possible, dévoilant un côté de son pouvoir qu'il n'aimait pas forcément. Voir quelqu'un sourire parce qu'on est au plus mal n'a rien de très encourageant. Néanmoins, Cassandra avait raison, il valait mieux que ce soit dans ce sens là plutôt que l'inverse. Sinon il souffrirait en permanence.


"C'est vrai, il vaut mieux que ce soit dans ce sens là, sinon ce serait un peu handicapant pour moi. J'absorbe la douleur sur un large périmètre et comme tout le monde souffre plus ou moins, ce serait un véritable calvaire. Et c'est exact, c'est proportionnel. Du coup j'ai tendance à me montrer violent en combat... parce que ça me booste. Et je dois t'avouer que de temps en temps, je vais faire un tour près de l'hôpital. Les urgences surtout. Facile de faire le plein d'énergie là-bas. Un jour j'espère pouvoir annihiler cette douleur auprès des mutants afin qu'ils ne souffrent plus de leurs blessures." expliqua t-il, posant doucement la main sur le bandage de Cassandra avant de relever la main "Juste comme ça, tu ne sentirais plus rien. Ce serait formidable, non ?"

Une bonne douche s'imposait à présent et ce n'était pas Cassandra qui était contre. Alors que Samuel faisait chauffer l'eau pour qu'elle soit à bonne température lorsque la jeune femme le rejoindrait, cette dernière observait l'étendue des dégâts au niveau de sa jambe. Par chance, rien à signaler hormis le bon travail qu'avait effectué l'espagnol lorsqu'il avait apporté les soins sur la plaie. Il taquina la danseuse à propos de sa propre façon d'administrer les soins, rajoutant que c'était grâce à ça qu'elle allait sûrement mieux. Elle se proposa d'ailleurs pour le soigner si jamais il venait à se blesser, précisant qu'elle ne ferait pas comme pour elle-même.

"Ca me rassure... J'aimerais bien te voir à l'oeuvre. Ca donnerait presque envie de se blesser volontairement. Mais comme tu dis, faisons attention à nous plutôt, on a qu'une vie."

L'avenir. Une notion bien vague. Cela pouvait tout aussi bien qualifier un futur proche qu'une date lointaine. Mais cela certifiait une chose : ils allaient se revoir et ce n'était pas pour déplaire à l'espagnol. Cassandra était une femme agréable, intelligente, pleine de ressources et le courant passait bien entre eux. Pourquoi alors éviter de se revoir par la suite ? Ils avaient de toute façon échanger leurs numéros. Mais seul l'avenir savait ce qu'il adviendrait de cette drôle de relation. Pour le moment, Samuel ne se posait pas de questions à ce propos. Les choses se feraient d'elles-même. Sous l'eau chaude de la douche, ils purent continuer de profiter un peu du corps l'un de l'autre en se savonnant mutuellement. Il ne fallait pas passer à côté de ces petits moments agréables. Sortant de la salle de bain, l'espagnol offrit son peignoir à son invitée avant de l'installer pour poser un bandage propre sur la plaie. Cassandra le remercia une fois qu'il eut terminé les soins même s'il estimait qu'il n'avait pas fait grand chose.

"Je t'en prie. Et lorsque cette plaie sera complétement cicatrisée, ce sera comme s'il ne s'était jamais rien passé. La seule chose qui perdurera, ce sera notre rencontre."

Il ouvrit son placard pour prendre des vêtements propres et commencer à s'habiller. Il réalisa alors que Cassandra ne disposait pas vraiment de vêtements adéquats. Sa jupe était quelque peu trouée, elle n'avait plus de collants et son haut tâché était encore humide. Un petit détour par chez elle ne serait donc pas du luxe. Et puis elle serait sans doute plus à l'aise une fois vêtue correctement. De plus, Samuel pourrait ainsi voir où elle résidait. Il lui proposa donc de la ramener chez elle. Non pas pour se débarrasser d'elle -il lui avait promis de passer quelques jours avec elle- mais pour qu'elle soit plus à l'aise et ait tout ce qu'il lui fallait à portée de main. Chez un homme, il n'y avait sans doute pas tout ce dont une femme avait besoin... Cassandra accepta, l'interrogeant sur la suite des événements.

"Que dirais tu de se faire un petit ciné ? Tu aimes quel genre de films ? Et sinon, on peut toujours aller faire un tour à central park, passer faire quelques boutiques... On a le choix ! J'ignore si tu as un envie particulière."

Cassandra s'éclipsa le temps de s'habiller et Samuel ramassa ses vêtements sales pour les mettre dans la corbeille de linge sale. Il retourna ensuite dans le salon puis la cuisine et aida la jeune femme à tout ranger et nettoyer. Pas question qu'il la laisse tout faire, elle était l'invitée ! Il la remercia cependant de son aide, rien ne l'y obligeait. S'emparant de son téléphone puis de son porte-feuille, l'espagnol attendit ensuite que la danseuse soit prête. Ce fut bientôt le cas et il attrapa alors les clés de sa voiture. Cassandra ne manqua pas de lui rappeler un important détail...

"Tu peux toujours essayer, en effet... Bon courage !" lança t-il, souriant en coin

Il la laissa passer en premier puis il ferma l'appartement et descendit les escaliers en sa compagnie. Rejoignant le véhicule, il le déverrouilla et ouvrit la portière côté passager pour que Cassandra s'asseye. Puis, une fois fait, il referma la portière et s'installa place conducteur. La voiture n'était pas immense mais elle lui suffisait pour être à l'aise et elle roulait. C'était l'essentiel. Samuel démarra puis se mit à l'affut des indications de la jeune femme pour se rendre jusqu'à chez elle. Pour le moment, tout se passait bien...
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MessageSujet: Re: Une aide bienvenue [Samuel/Cassandra]   Mer 30 Jan 2013 - 19:55

Il y avait énormément d'intérêt à discuter de la condition mutante, que Cassandra n'ignorait que trop. Elle avait certes déjà son avis sur le reste de l'humanité, ayant vécu tant d'années entourée de personnes plus ou moins hostiles ou simplement indifférentes. La jeune femme n'avait pas connu beaucoup de gens qui avaient véritablement gagné sa confiance et avec lesquels elle pouvait se dérider ; et même dans le cas où elle s'était enfin faite un ou deux amis, ils avaient fini par ne plus se parler ou s'étaient perdus de vue. Aussi la jeune femme ne croyait plus beaucoup en sa possible relation avec les autres... jusqu'à ce qu'elle prenne conscience de l'existence des mutants. Et jusque là, tout se passait bien avec eux, les quelques petits bémols n'étant rien face au regain de confiance de l'illusionniste. L'intérêt maintenant était d'analyser les oppositions entre mutants et humains, n'ayant pas vraiment d'avis arrêté pour le moment sinon son mépris pour la majorité des humains – car ils ne pouvaient pas tous être à jeter aux Enfers...

Mais un sujet aussi sombre et sérieux n'avait pas sa place dans l'ambiance joyeuse et taquine qu'avaient instauré les deux mutants. L'un et l'autre rivalisaient d'imagination pour alimenter leurs réparties et le contenu de leurs sous-entendus, au sérieux toujours un peu plus croissant. Il faut dire que Samuel était un bel homme, en plus d'être vraiment très sympathique. Et si Cassie avait été mal à l'aise au début de leur rencontre, ce n'était désormais plus le cas, comme son hôte lui avait donné l'occasion et l'envie de sourire et de s'amuser... et de glisser des invitations pleines d'humour mais aussi de sincérité dans ses propos. Cependant cela restait pour le moment de simple taquineries.

Néanmoins, le jeu prit un autre tournant quand la mutante eut l'idée d'utiliser le chocolat à d'autres fins que pour le tartiner sur les pancakes. Samuel faisait un chat très appétissant avec ses moustaches sucrées, que Cassandra récupéra peu après du bout des lèvres. Le jeune homme fit de même en léchant le cou barbouillé de la jeune femme, et c'est à partir de là que les invitations précédentes prirent tout leur sens. Ce ne fut plus qu'une question de minutes avant qu'ils ne finissent par succomber à leurs envies respectives. À force de trop se chercher et se titiller, ils avaient fini par se trouver... et ne se lâchaient désormais plus.

Portant l'illusionniste dans ses bras, l'espagnol eut tôt fait de l'emmener dans la chambre et de se coucher avec elle dans le lit, où ils purent continuer leur passionnante activité dans un lieu plus confortable et intime. Ils passèrent un long moment à assouvir leur désir l'un de l'autre ; aucun des deux n'était très regardant quant au temps qui passait, et même à la fin de leurs ébats, peu leur importait de savoir quelle heure il était et combien de temps ils avaient passé dans les bras de l'autre. Couchée à côté de Samuel, la jeune femme appréciait les caresses qu'il lui donnait encore, ainsi que sa sollicitude quant à sa jambe blessée, à propos de laquelle elle le rassura. Tout était bien pour le moment, les deux mutants semblaient comblés par l'agréable moment qu'ils venaient de passer. La demande du jeune homme amena finalement une question de Cassandra, concernant son étonnant pouvoir d'absorption de la douleur. L'espagnol se montra clair dans ses explications, décrivant même un aspect assez contradictoire de son don, puisqu'il ressentait un certain bien-être en recevant la douleur des autres. Mais il valait mieux que ça soit comme ça plutôt qu'il ait toujours à souffrir comme les gens autour de lui.

    « C'est vrai... mais il ne s'agit que des douleurs physiques ? Ou également psychologiques ? Celles là doivent être bien pires, je suppose... tu ne dois jamais être à court d'énergie alors. C'est vraiment pratique, dit-elle avec un sourire. Formidable, oui, c'est le mot. Tu y arriveras un jour sans doute, si nos dons évoluent vraiment ! Et en plus tu peux déjà protéger les autres et te protéger toi grâce à ton pouvoir... je trouve ça merveilleux. Peut-être que tu pourrais arriver à les soigner également... » termina-t-elle doucement.


De l'avis de la jeune femme, le don de Samuel était réellement utile, grâce à la diversité des utilisations qu'il en faisait, comme il lui avait fait une petite démonstration la veille. Il avait sans doute plein de possibilités à la clé, qui sait s'il ne serait pas à même de soigner les blessures avec la douleur qu'il en aurait retiré ? Après cette petite discussion, il était temps de prendre une douche, et Cassandra accepta volontiers de suivre son hôte dans la cabine, l'embrassant doucement et retirant son bandage une fois arrivés dans la salle de bains. En attendant que Samuel ne dispose réellement du pouvoir de soigner – si cela arrivait un jour – il avait déjà des talents certains en médecine... il n'y avait qu'à voir l'évolution très favorable de la plaie de la jeune femme. Le latino rappela à cette dernière sa drôle de façon de se soigner, et Cassie lui promit de ne pas utiliser un moyen aussi barbare si à l'avenir elle devait aussi s'occuper du jeune homme. Ce dernier envisageait presque de se faire mal exprès pour qu'elle le soigne.

    « Tout à fait. Mais si ça devait arriver, tu pourrais compter sur moi. »


Cependant, mieux valait qu'ils se revoient dans les meilleures dispositions possibles. Il était à peu près certain que leur rencontre ne s'arrêterait pas là et qu'ils passeraient d'autres moments ensemble à l'avenir, sans compter les jours à venir. Cela dit, ils ne savaient pas de quoi était fait le futur et le mieux à faire était de laisser aller les choses et de les prendre comme elles venaient. Néanmoins ils avaient déjà plusieurs points communs en plus d'avoir partagé un agréable moment ensemble, cela ne s'arrêterait sans doute pas là. Peut-être qu'ils deviendraient amis ? Cassandra en avait une notion tellement personnelle et avait été tant déçue qu'elle avait cessé d'y croire un temps. Mais avec les mutants et donc Samuel, ça pouvait peut-être marcher... trêve de réflexion pour l'instant, l'heure était à la détente sous l'eau chaude, à se laver et à profiter encore un peu de leur peau nue. Et une fois que ce fut fait, ils purent se sécher, la jeune femme enveloppée dans le peignoir tiède du mutant, et ce dernier en profita pour refaire le pansement de son invitée. Celle-ci le remercia, souriant à la remarque que fit l'espagnol.

    « Autrement dit, le meilleur. » fit-elle.


Ramassant ses vêtements et commençant à se rhabiller, l'illusionniste évalua les dégâts que sa jupe avait subi la veille. Elle était fendue et risquait de se déchirer si elle tirait trop sur le tissu, mais cela était sans doute réparable. Elle avait bien de quoi recoudre chez elle, ainsi qu'un minimum de bases en couture. Mais la proposition de Samuel était intéressante ; une fois chez elle, elle pourrait s'habiller un peu plus convenablement – déambuler dans la rue en jupe et sans collants, comme les siens étaient carrément hors d'usage, n'était pas vraiment ce qu'il y avait de mieux. Aussi Cassandra accepta, lui demandant ensuite s'il avait une idée en ce qui concernait leurs activités suivantes.

    « Un ciné oui, pourquoi pas ! J'suis pas difficile, j'aime un peu de tout... tu as une préférence ? Puis on avisera après au pire... »


Elle partit ensuite chercher son débardeur, qui finirait dans la baignoire une fois arrivée chez elle. Elle en profita pour mettre un peu d'ordre dans la cuisine restée à l'état de champ de bataille après leur repas, vite rejointe par Samuel qui l'aida. Elle finit ensuite de se préparer, ramassant son sac et sa veste et ils furent bientôt tous les deux prêts à partir. Ce qui fit que Cassandra se souvint du petit défi lancé un peu plus tôt, à savoir si elle arriverait à déconcentrer le mutant pendant qu'il serait au volant. Le jeune homme, sûr de lui, lui souhaita un bon courage. L'illusionniste répondit à son sourire, certaine de sa petite idée.

    « Merci bien ! »


Une fois dehors, elle suivit Samuel jusqu'à sa voiture. Il était gentleman également, ses gestes lui rappelaient étrangement quelqu'un qui avait déjà agi de même... la galanterie n'était peut-être une valeur aussi archaïque qu'elle ne le pensait. Elle s'installa donc et l'espagnol fit de même, puis ils purent se mettre en route, Cassandra indiquant les directions à prendre pour qu'ils se rendent dans le Bronx, le quartier où elle vivait. Même s'il était réputé pour être mal fréquenté, la jeune femme vivait dans un coin du quartier qui craignait moins que les autres rues. Puis au cours du voyage, la jeune femme décida qu'il était temps de mettre à l'épreuve la concentration de Samuel. Le but était qu'il détourne simplement un instant son regard de la route n'est-ce pas ? Pour Cassie, la solution était toute trouvée, elle avait même l'embarras du choix.

Une petite sphère bleue apparut bientôt sur l'avant-bras droit du latino, de sorte qu'elle se tenait bel et bien dans son champ de vision. La petite boule s'éleva et grossit rapidement pour devenir un oisillon ; mais l'évolution ne s'arrêta pas là. Volant dans l'habitacle, il se transforma bientôt en un grand oiseau... entièrement fait d'eau. Ses ailes bouillonnaient de bulles, sa silhouette ondoyait de sorte à ce qu'il garde toujours la même forme. Il finit par se poser sur la main de Cassandra avant de se réduire à une simple bulle d'eau qui disparut en éclatant. Le tout bien sûr avait été d'un réalisme incroyable, et la jeune femme avait pu constater durant tout le temps – court – qu'avait duré sa chimère que Samuel avait bel et bien détourné les yeux un moment de la route. Elle eut un sourire satisfait.

    « Et voilà, j'ai gagné ! »


L'apparition avait été très peu longue. Le but n'était pas non plus qu'ils aient un accident, et Cassandra avait vérifié auparavant qu'il n'y avait que bien peu de voitures dans la rue qu'ils longeaient. D'ailleurs ils étaient presque arrivés, la mutante reconnaissant le mur tagué devant lequel elle passait tous les jours...
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MessageSujet: Re: Une aide bienvenue [Samuel/Cassandra]   Dim 3 Fév 2013 - 14:16

Les diverses invitations et provocations des deux mutants avaient finalement portées leurs fruits. Si au départ ce n'était que de la taquinerie, tout cela s'était rapidement transformé en quelque chose de plus concret. Ils avaient certes cédé à leurs pulsions mais il n'y avait pas que ça. Au moins il n'y avait personne pour les déranger et les mauvais souvenirs de la veille étaient à présent derrière eux. Ils pouvaient se donner l'un à l'autre sans prendre en compte le temps qui passait, sans penser à autre chose. Lorsqu'ils furent satisfaits, la vie ne reprit pas tout à fait son cours normal. En général, les gens étaient toujours pressés, couraient après le temps, voulaient que les choses aillent plus vite. Ce n'était pas le cas de Samuel qui prenait son temps, toujours allongé contre Cassandra. Pourquoi diable devoir se dépêcher de se rhabiller et de retourner rapidement à la cuisine pour la ranger maintenant que le repas -les repas ?- était terminé ? L'espagnol ne voulait pas faire comme s'il ne s'était rien passé et même si pour lui, ce n'était qu'un événement à l'origine banal, il appréciait celle qui avait partagé ce moment avec lui. Inutile donc de tout gâcher en lui disant qu'il était temps qu'elle rentre chez elle. Ce n'était de toute façon pas ce qu'il pensait ni ce qu'il voulait. Ils avaient prévu de passer la journée ensemble, non ? Tout comme les prochains jours à venir le temps que la jambe de la jeune femme lui permette à nouveau d'effectuer son travail correctement.

C'était d'ailleurs sur cette jambe blessée que Samuel s'attardait à présent. Bien qu'ils n'avaient pas fait attention pendant leurs ébats, il s'inquiétait un peu de l'état de la blessure à force de tirer dessus en changeant de position. D'après ce que disait Cassandra, tout allait bien même si cela tirait un peu. Samuel le sentait légèrement à cause de la douleur mais ce n'était rien de réellement douloureux. Un peu rassuré, il proposa de partager la douche afin de passer encore un peu de temps à profiter de l'autre. Proposition acceptée, la jeune femme retira le bandage de sa jambe pour constater qu'elle allait parfaitement bien contrairement à ce qu'ils avaient pu penser. Une bonne cicatrisation en somme. C'était, d'après Cassandra, grâce aux bons soins de l'espagnol mais ce dernier en doutait fortement. Bien que professeur de sport et habitué des petits bobos de ses élèves, il était loin de revendiquer une quelconque connaissance en matière de soins. L'important, c'était que la serveuse puisse guérir rapidement.

Cette notion de douleur apporta une question de la part de la jeune femme qui connaissait à présent le pouvoir de son hôte. Il était légitime qu'elle s'interroge puisque le don de Samuel était assez particulier. Il y répondit donc de son mieux, espérant être suffisamment clair dans ses propos. Les interrogations de la jeune femme étaient intéressantes et il devait avouer qu'il n'avait pas pensé à certaines options... comme la douleur psychologique. Elle était en effet et de son avis, bien plus puissante que la douleur physique. Elle pouvait également durer bien plus longtemps et ne pouvait se soulager à l'aide de médicaments et autres anti-douleurs. C'était un atout à ne pas négliger mais l'espagnol ignorait s'il en était capable. C'était en tout cas une nouvelle voie intéressante à explorer. Cassandra trouvait ce pouvoir des plus pratiques, supposant même qu'il pourrait soigner les autres avec. Ca, c'était une autre histoire...


"Physique seulement. A vrai dire, je n'avais pas songé à l'aspect psychologique parce que c'est relativement différent. Mais tu as raison, ça pourrait être très intéressant... C'est une douleur plus... pure je dirais et également pire. Mais elles ont deux origines bien distinctes et je ne sais pas si je serais capable de m'en servir. Si tel était le cas, je crois que plus jamais je ne serais à court d'énergie ! Mais comme tu dis, il est déjà rare que je le sois, je ne me sers pas tant que ça de mon pouvoir donc j'emmagasine beaucoup de puissance avant d'en faire l'usage, bien souvent. C'est vrai que mon pouvoir est plutôt pratique mais..."

Il marqua une courte pause, précisant la fin de sa phrase uniquement dans ses pensées. Son pouvoir ne lui avait pas permis de protéger ceux auxquels il tenait, s'étant déclenché trop tard. Même s'il était actif depuis plusieurs années, il ignorait le fait qu'il était un mutant à cette époque et n'avait donc rien pu faire à part punir ceux qui avaient commis ces atrocités. C'était donc pour lui un échec et cela lui prouvait que son pouvoir n'était pas si utile que ça s'il était incapable de protéger les siens. A présent, il était voué corps et âme à leur protection et il n'était pas question que quelqu'un fasse de mal à un mutant. Le visage de Samuel avait pris une expression désolée, un peu perdu dans ses pensées.

"Mais malgré tout, il ne m'a pas empêché de perdre ceux que j'aimais." avoua t-il en lâchant un bref soupir "Quoiqu'il en soit, j'ignore si je pourrais soigner les autres mais si je peux au moins les soulager d'une façon ou d'une autre, ce serait vraiment génial."

Une agréable douche plus tard, Samuel s'occupa à nouveau de la jambe de Cassandra et refit le bandage correctement. Ce n'était pas parce qu'elle cicatrisait bien qu'il fallait se laisser aller à présent. Et puis s'il ne pouvait pas encore la soulager grâce à son pouvoir pour le moment -encore fallait-il que ce soit possible-, il pouvait toujours la soigner ainsi. C'était toujours mieux que rien. Et puis, en échange, Cassandra avait proposé de le soigner si jamais il se blessait à son tour. Il était rare qu'il soit véritablement blessé à cause de son pouvoir mais il n'était pas non plus immortel et il lui arrivait parfois de prendre volontairement des coups afin de booster la puissance de son don. Cela ne voulait pas pour autant dire qu'il aimait souffrir mais s'il y avait à la clé des soins prodigués par la jeune femme, il allait peut-être relativiser.

Pour le moment, il était temps qu'ils se rhabillent et avisent du reste de la journée. Samuel n'avait aucun problème pour s'habiller, il était chez lui après tout. Cependant, ce n'était pas le cas de la danseuse. Sa jupe était déchirée en partie, son haut tâché... L'espagnol privilégia donc une nouvelle solution : se rendre à son domicile afin de trouver véritablement de quoi se changer. Et tant qu'ils étaient de sortie, autant en profiter pour s'amuser un peu ailleurs que dans l'appartement. L'idée lui plaisait visiblement même si elle n'avait pas d'idée précise en ce qui concernait une séance de cinéma. Ce n'était pas comme si c'était un problème. Au moins, ils auraient le choix.


"Pas de problème, on aura qu'à voir sur place ce qu'ils jouent, ce sera plus simple. Et puis comme ça nous aurons la surprise."


Il ne leur restait plus qu'à se préparer avant de grimper en voiture. Cassandra rappela que c'était un bon prétexte pour réussir le pari qu'elle s'était lancée. Samuel doutait de sa réussite et il le lui fit remarquer avant qu'ils ne prennent leurs quelques affaires et descendent à la voiture. Une fois à l'intérieur, l'espagnol démarra et suivit les indications de la jeune femme, ignorant encore où elle vivait. Il ne s'attendait pas à voir ce qu'il allait voir. Au départ, il n'y prêta pas attention, concentré sur la route. C'est lorsqu'un oiseau se forma soudainement devant lui qu'il ne pu s'empêcher de tourner les yeux pour l'observer. C'était beau. Beau et inédit. L'illusion dégageait une certaine grâce, car oui, c'était forcément une illusion et Samuel savait très bien de qui elle provenait. Comme Cassandra venait de le faire remarquer, il avait perdu puisqu'il avait quitté la route des yeux. L'espagnol les plissa en la fixant avant de se mettre à rire.

"Bon, bon... j'admets ! Mais tu as triché ! Enfin, un pari est un pari. Que veux tu en récompense ?"


Peu après, ils arrivèrent au pied de l'immeuble où vivait Cassandra. Descendant de voiture, les deux mutants montèrent les étages avant d'atteindre l'appartement. Samuel attendit patiemment qu'elle ouvre la porte puis la suivit à l'intérieur. C'était un peu plus petit que chez lui mais tout à fait vivable. Cependant, il pu remarquer qu'il y avait plus de désordre que chez lui, ce qui l'étonna pour une femme. Il ne fit cependant aucun commentaire, chacun vivait à sa façon et ce n'était pas un peu de désordre qui allait bouleverser les choses. De plus, cela donnait un côté plus vivant aux lieux. Samuel se posa sur le canapé, prenant garde à ne pas s'asseoir sur un livre qui trainait.

"Prends ton temps hein, je t'attends de toute façon. Oh et puis, juste comme ça... c'est toi qui conduiras pour le prochain trajet. J'ai droit à une revanche !"
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MessageSujet: Re: Une aide bienvenue [Samuel/Cassandra]   Dim 3 Fév 2013 - 23:03

La matinée s'était avérée riche en humour et taquineries, comme chacun des deux partis s'y était laissé prendre de bon cœur. Chose rare, Cassie n'avait pas hésité à s'amuser avec son hôte, échangeant avec lui bon nombre de sous-entendus qui finirent par se réaliser. Dans les bras l'un de l'autre, ils purent assouvir leur désir tranquillement, prenant tout le temps qu'ils voulaient. Pourquoi se presser ? Aucun des deux n'était attendu ailleurs après tout. Aussi, après un long moment de passion, il se retrouvèrent allongés l'un contre l'autre, savourant encore leurs contacts charnels. Ils étaient bien comme ça, même si pour l'illusionniste, sa blessure se rappelait désagréablement à elle. Mais outre cet élément, elle ne pensait guère à grand chose pour le moment, se concentrant sur les caresses que lui donnait encore Samuel. Il était à prévoir qu'elle se mettrait à réfléchir sur ce qu'il se venait de se passer un peu plus tard, comme elle songeait rarement aux conséquences de ses actes avant de les avoir mis en œuvre. Mais du moins, elle ne regrettait pas ce qui venait de se dérouler entre eux. L'un comme l'autre était satisfait, et c'est tout ce qui devait compter, n'est-ce pas ?

La jeune femme rassura son partenaire quant à l'état de sa jambe. Même si elle avait tiré dessus pendant leurs étreintes, ça n'avait pas été assez important pour vraiment la faire souffrir ni qu'elle se remette à saigner ; Cassie l'aurait senti, et Samuel aussi d'ailleurs. En tout cas, le fait qu'il demande comment elle se sentait plutôt qu'il ne se repose que sur son ressenti faisait plaisir à la mutante. Cette dernière accepta d'ailleurs de partager encore un moment avec le jeune homme sous la douche, prolongeant ainsi leur moment d'intimité. Par ailleurs, ils purent tous deux constater, alors que Cassandra retirait ses bandages, que sa plaie se portait à merveille. D'ici quelques jours il n'y paraîtrait plus.

Samuel disposait d'un don très particulier qui avait soulevé pas mal de questionnement de la part de la serveuse ; et comme elle n'avait pas osé les poser la veille au soir, elle demandait à présent des explications au mutant concernant son pouvoir. Sa réponse entraîna donc de la part de l'illusionniste d'autres interrogations, comme par exemple la capacité de l'espagnol à utiliser également la douleur psychologique. C'était en effet une souffrance bien différente et autrement plus puissante que la seule douleur physique, qui pouvait disparaître aisément grâce à des calmants. Mais pour le mal-être mental, il n'existait guère de traitement efficace, sinon le temps. Et encore... toutefois, Samuel lui précisa qu'il n'absorbait que la douleur physique, n'ayant jamais pensé à l'autre caractère de la souffrance. Cela lui donnait une autre piste d'essai, comme il l'avait proposé pour les illusions oniriques de Cassandra. Un regard ne faisait décidément pas de mal et permettait de faire évoluer ses capacités d'une manière différente de celle à laquelle on pensait au départ.

    « Je comprends. Ça pourrait être intéressant d'essayer, surtout que oui, tu ne serais plus jamais en panne d'énergie. »


Elle l'écouta tranquillement décrire ses modalités d'utilisation de son pouvoir, avant qu'il ne s'interrompe un instant. Cassandra respecta son silence, mais sentit bien que quelque chose n'allait pas. Le jeune homme semblait perdu dans ses pensées, une expression de tristesse apparaissant bientôt sur son visage. Il ne devait pas songer à quelque chose de très réjouissant, et la danseuse en eut confirmation quand il termina sa phrase. Elle fut surprise, ne s'attendant pas à entendre un tel aveu de la part de celui qui l'avait pourtant protégée grâce à son pouvoir. Elle se sentit navrée, pensant avoir ravivé des souvenirs douloureux sans qu'elle le veuille.

    « Je suis désolée de l'apprendre... excuse-moi, je ne pensais pas que cela te rappellerais de mauvais souvenirs. En tout cas tu serais d'une grande aide si jamais tu pouvais apaiser la douleur des gens. »


Après avoir passé un bon moment sous l'eau chaude, même si l'espagnol n'en était pas au soulagement total de la douleur, il s'y prenait bien de l'avis de la jeune femme pour prodiguer des soins. Il y allait en douceur, pas comme Cassie qui s'y prenait avec une certaine barbarie, se débrouillant toujours pour endurer la douleur. Toutefois, cela n'était vrai que quand elle se soignait elle-même Il allait sans dire que si elle devait prendre soin de Samuel un jour qu'il se serait blessée, elle ne s'y prendrait pas de la même façon, et elle le précisa néanmoins avec humour à son hôte.

Quoiqu'il en soit, l'heure était venue de s'habiller et de décider de ce qu'ils allaient faire de la journée. La proposition de l'espagnol était très intéressante, surtout que cela permettrait à la danseuse de retrouver des habits qui n'étaient pas endommagés en retournant par chez elle. Elle accepta donc, de même que la séance de cinéma qui s'ensuivrait. Cela promettait une belle journée en perspective ainsi que de l'amusement. Cassie était enchantée en tout cas de ne guère rester seule ; cela la changeait pas mal de d'habitude après tout, et on ne pouvait pas dire que la compagnie de Samuel était déplaisante, loin de là. Cela leur laissait aussi le temps de mieux apprendre à se connaître.

Le programme étant ainsi planifié pour le moment, ils furent bientôt tous les deux prêts pour se rendre chez Cassandra. Le froid lui frigorifia les jambes une fois dehors, et elle songeait déjà au jean dans lequel elle sauterait une fois arrivés chez elle. Cependant, il y avait quelque chose de bien plus intéressant à faire auparavant : relever le défi qu'elle avait lancé un peu plus tôt dans la matinée, à savoir si elle parvenait à déconcentrer Samuel durant sa conduite. Lui donnant les indications pour se rendre dans son quartier, elle s'assura qu'il n'y avait guère de danger sur la route pour mettre son plan à exécution. Ce ne fut pas bien difficile, puisqu'elle fit appel à son don et à son imagination. Un oiseau entièrement fait d'eau détourna l'attention du mutant durant quelques instants, faisant ainsi remporter le défi à la jeune femme, laquelle souriait allègrement en réponse au rire du mutant. Ce dernier accepta donc sa défaite et lui demanda ce qu'elle souhaitait en récompense de sa victoire. L'illusionniste n'avait pas vraiment d'idée, aussi profita-t-elle d'un arrêt de la voiture pour s'approcher de Samuel et tourner son visage vers le sien pour l'embrasser brièvement.

    « De la triche ? Je ne crois pas qu'on ait précisé par quels moyens je devais te déconcentrer... en tout cas comme récompense, cela me va très bien. » dit-elle en souriant.


Il ne leur fallut guère plus beaucoup de temps avant qu'ils n'arrivent en bas de la résidence de la jeune femme. Ils montèrent les étages jusqu'au deuxième et Cassie déverrouilla sa porte, laissant ensuite passer Samuel une fois qu'elle fut entrée. Elle avait cependant oublié un important détail : le joli désordre qui régnait chez elle. La jeune femme lisait et dessinait en effet beaucoup, aussi de nombreux livres, feuilles et crayons étaient éparpillés sur la table et le canapé dans son petit salon, sans compter les quelques parties de murs que la jeune femme avaient peint à l'image des mondes chimériques, ce qui donnait un drôle mélange de couleurs et une ambiance étrange, bien que les dessins se mêlaient avec harmonie.

    « Désolée pour le bazar... je reçois jamais personne alors je fais pas attention à ce que tout soit toujours en ordre. Mais fais comme chez toi surtout ! Je reviens vite. »


Elle désigna de la main le canapé du salon afin que Samuel s'y installe, remarquant au dernier moment que des livres y traînaient encore. Il faudrait d'ailleurs qu'elle repasse à la bibliothèque... Se rendant dans sa chambre derrière le salon, Cassie ôta rapidement ses vêtements dans un sale état, les laissant sur un coin de son lit et choisit dans son placard de quoi se changer. Elle attrapa son bon vieux jean slim ainsi qu'un haut décolleté aux manches trois quarts pour remplacer son débardeur tâché. De nouveau un peu plus présentable, elle retourna au salon où l'attendait l'espagnol et répondit en riant à ses propos.

    « Voilà. Une revanche hein ? Je me demande bien comment tu comptes t'y prendre. Mais soit, ça me va, je conduirais. Je compte sur toi pour m'indiquer la route par contre... comme tu connais New York bien mieux que moi. Au fait, tu étais où avant de venir dans cette ville ? Ah, zut, je manque à tous mes devoirs... tu veux boire quelque chose ? On est pas pressés, si tu veux je peux faire du café ou bien j'ai de l'alcool... »


Pendant qu'elle proposait cela, elle essayait de ranger un minimum les livres qui traînaient et de les ranger sur la bibliothèque. Note pour l'avenir, être davantage ordonnée...
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MessageSujet: Re: Une aide bienvenue [Samuel/Cassandra]   Mer 13 Fév 2013 - 19:00

Samuel ne cachait jamais le fait qu'il était un mutant. Cela ne le dérangeait pas non plus de parler de son pouvoir et de ses spécificités à un autre mutant. Cependant, il gardait ces informations secrètes si jamais il avait affaire à un humain. Pas question que ces derniers soient au courant de ce qu'il était capable de faire. C'était après tout ça façon à lui de se défendre au besoin. Garder un peu de mystère lui donnait donc un ascendant sur ses adversaires. Mais les mutants n'étaient pas ses ennemis, loin de là. Il n'avait donc aucun secret pour eux et certainement pas pour une femme avec qui il venait de passer un agréable moment. Il lui faisait confiance, simplement parce qu'elle était une mutante. Autant il se méfiait des humains même s'il ne le montrait pas, autant il avait une confiance aveugle en ceux qui étaient comme lui. Jusque là, il avait eu raison de procéder ainsi, jamais un mutant ne l'avait trahi, contrairement aux humains trop stupides pour comprendre ce qu'ils étaient.

Et puis, entre mutants, l'on pouvait avoir des conversations impossibles à avoir avec un humain. Parler de l'évolution d'un pouvoir, c'était quelque chose de particulier qu'on ne pouvait que difficilement comprendre lorsque l'on était différent. Malgré tout, lorsqu'il était plus jeune, Samuel avait plus ou moins compris ce qu'avait ressenti les mutants. Mais une fois encore, il mettait cette constatation sur le fait qu'il était un mutant sans même le savoir. Un véritable humain ne pourrait les comprendre. Cassandra démontrait qu'elle comprenait bien son fonctionnement juste à la façon dont elle posait des questions. Elle avait même envisagé quelque chose à laquelle l'espagnol n'avait pas pensé. Comme quoi, on avait toujours plus d'idées à plusieurs. La jeune femme non plus n'avait pas tout envisagé pour son propre pouvoir et à présent, elle avait d'autres pistes à explorer. L'entraide entre mutants les aiderait forcément à évoluer ou à mieux maîtriser leurs pouvoirs, c'était certain.


"Merci de tes conseils. C'est agréable de pouvoir en discuter sans craindre de passer pour un monstre, pas vrai ?"

Mais parler de ses pouvoirs et de leur utilité avait forcément ramené sur le tapis le fait qu'il avait aidé Cassandra la veille. Il s'était effectivement servi de son don pour donner une bonne correction à ceux qui l'avaient agressé. Il aurait pu l'éviter, simplement user de sa force naturelle puisqu'il était suffisamment costaud pour ça, mais il avait préféré leur faire réellement regretter d'attaquer une mutante. De ce fait, les pouvoirs de Samuel avaient plus ou moins sauvés Cassandra. Cela lui rappela forcément la fois où, malgré ses dons, il avait été incapable de faire quoique ce soit. Tandis qu'il parlait, il regardait ses mains, se souvenant qu'elles étaient couvertes de sang lorsqu'il avait fait regretter à ces monstres leurs actes. Il ne détailla rien de trop personnel, révélant juste qu'il ne pouvait pas sauver tout le monde. Il restait réaliste, sachant que malgré sa forte volonté, il n'arriverait pas à tout faire tout seul. La solution était là, il suffisait de s'unir pour ne plus jamais être en danger ou avoir peur des autres.

"Je ferais ce que je peux pour que ce soit le cas. Mon pouvoir est au service des mutants, ils peuvent tous compter sur moi. Tu peux compter sur moi. Et ne soit pas désolée, tu ne pouvais pas deviner. C'est du passé de toute façon..." répondit-il non sans jeter un oeil au bracelet qu'il portait

Bien que cela faisait parti du passé, comme il le disait si bien, il n'arrivait pas à accepter ce qu'il s'était produit ce jour là. Cela le hantait encore tant d'années après et sa haine envers les humains n'avait pas diminuée d'un iota. Il n'en voulait pas à Cassandra d'avoir abordé le sujet puisqu'elle n'aurait pu deviner que la naissance du pouvoir de l'espagnol était un douloureux souvenir au final. Rien n'avait obligé Samuel à en parler mais dire quelques mots à ce sujet le consolait quelque peu. Il n'était cependant pas l'heure de se lamenter et le latino reprit son sourire alors qu'il s'occupait de la blessure de la jeune femme, s'y prenant avec soin pour ne pas lui faire de mal. Finalement, elle risquait de guérir plus vite que prévu. Ce n'était pas plus mal, bien au contraire mais cela réduirait les jours qu'ils avaient à passer ensemble. D'ailleurs, il était temps de se décider sur la suite de la journée.

Au final, ils s'étaient décidés pour aller tout d'abord chez la jeune femme afin qu'elle puisse avoir de quoi se changer et être à l'aise pour le reste de la journée. Une jupe déchirée et un haut tâché n'étaient pas ce que l'on pouvait appeler quelque chose de confortable, surtout pour sortir. Une sortie au cinéma était également prévue, de quoi les occuper un petit moment. Mais la priorité était de ramener Cassandra à son domicile même si Samuel ne désirait pas la chasser de chez lui. Elle lui rappela d'ailleurs qu'ils avaient un petit pari et que la route jusqu'à chez elle serait un bon moyen de mettre l'espagnol à l'épreuve. Confiant, il ne se doutait pas un seul instant qu'elle réussirait.

Il n'était pas vexé d'avoir perdu, pas spécialement mauvais joueur, mais estimait non sans une certaine espièglerie que Cassandra avait triché. User de ses dons rendait le jeu un peu trop facile aux yeux du latino qui ne s'était pas attendu à ce qu'elle s'en serve. Mais n'étaient-ils pas mutants après tout ? Utiliser leur don était naturel pour eux, ils faisaient partis d'eux et ne devait donc pas s'abstenir. Cassandra avait rusé, elle avait bien fait et surtout, elle l'avait bien eu. Samuel ne manqua pas de la taquiner sur ce fait néanmoins mais lui proposa de lui donner un gage, sorte de récompense méritée puisqu'elle avait remporté le pari. Pour toute réponse, elle l'embrassa, profitant d'un arrêt à un feu rouge. Surpris, l'espagnol se mit à sourire lorsqu'elle précisa que cette récompense lui convenait.


"Tu as raison, je ne m'y attendais juste pas. Et si j'ai droit à ce genre de gage, je vais songer à perdre plus souvent..." fit-il remarquer avec un sourire en coin

Ils étaient enfin arrivés. Samuel gara la voiture non loin et accompagna Cassandra jusqu'à chez elle. Il ne comptait pas rester dans la voiture mais ne comptait pas non plus s'imposer si elle ne l'invitait pas à entrer. Après tout, chaque personne tenait à son intimité, à son petit nid douillet personnel. Il n'aurait pas été surpris si elle avait refusé qu'il entre. Cependant, elle n'en fit rien et il s'installa sur le canapé, notant au passage à quel point elle aimait la lecture. Des livres trainaient un peu partout, il avait même faillit s'asseoir dessus. Il y avait également de quoi dessiner et certains murs étaient même peints. Samuel jeta un coup d'oeil autour de lui sans non plus trop insister. Observer ainsi l'appartement de quelqu'un n'était pas forcément très poli. Cassandra s'excusa d'ailleurs pour la gêne occasionnée, peu habituée à recevoir du monde. Voilà qui confirmait à nouveau le fait qu'elle était du genre solitaire.


"Pas de soucis, un chez soi c'est fait pour être à l'aise avant tout. Et même si ce ne sera pas l'unique fois où je viendrais, ne t'embête pas à faire du ménage pour moi. Au moins ça a un côté vivant et chaleureux, on sent que quelqu'un vit ici."

Puisque la danseuse s'était absentée pour se changer, Samuel reprit son inspection, ne touchant à rien cependant. Elle devait passer un bon paquet de temps ici vu tout ce qui était utilisé. Preuve supplémentaire qu'elle devait faire au final peu de sortie. A quoi bon sortir lorsque l'on ne connaissait personne pour nous accompagner ? Pour en rencontrer justement ? Ca n'avait pas l'air d'être son genre. Peut-être ne voudrait-elle pas que l'espagnol revienne une prochaine fois après tout. Mais quelque chose lui disait malgré tout que ce ne serait pas le cas. Ils s'entendaient bien, non ? Cassandra revint peu après, visiblement amusée par la proposition de Samuel qui tenait à sa revanche. Elle s'occupa alors à ranger ce qui trainait tout en lui posant quelques questions. Samuel attrapa les livres à sa portée puis se leva et s'approcha d'elle pour l'aider à ranger.

"Pas de soucis, je te guiderais. J'imite très bien le GPS." répliqua t-il d'un air amusé "Avant de venir à New York, je vivais en Espagne, dans mon pays d'origine. Je n'ai pas vraiment visité les états-unis à vrai dire. Et toi, d'où tu viens ? Et je ne dis pas non à un verre d'alcool, si je bois encore du café, je vais être énervé toute la journée ! D'ailleurs, je ne voudrais pas abuser mais... tu aurais quelque chose à grignoter ? Le petit déjeuner ne m'a pas suffit, ça m'a juste ouvert l'appétit. Au pire, on peut sortir en ville manger quelque chose, c'est comme tu préfères."
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MessageSujet: Re: Une aide bienvenue [Samuel/Cassandra]   Lun 18 Fév 2013 - 23:33

Depuis qu'elle avait connaissance de son pouvoir, Cassandra s'en était toujours servie afin de se protéger, de manipuler quelques fois les gens et surtout, pour fuir la réalité qui de temps à autre lui pesait trop. Elle s'était également toujours débrouillée pour que jamais personne ne découvre qu'elle était à l'origine de certaines apparitions inexpliquées. Projeter des illusions, oui, mais toujours incognito. Cependant, la donne avait changé depuis qu'elle savait qu'il existait bel et bien d'autres gens qui lui ressemblaient. Samuel en faisait partie, et c'est pour cela que la jeune femme ne se privait pas de mettre en œuvre ses chimères en sa présence ni de parler de leurs pouvoirs respectifs. D'ailleurs, ça ne semblait pas déranger plus que cela l'espagnol. Même, grâce à lui, Cassie avait une nouvelle voie d'exploration afin de perfectionner ses illusions. Le jeune homme lui avait en effet demandé si elle pouvait agir sur les rêves, chose à laquelle elle n'avait jamais pensé. Elle avait fait de même en suggérant à son partenaire d'utiliser son pouvoir afin de soigner les gens, pas seulement absorber leur mal-être. Ses capacités prêtaient en effet à de nombreuses possibilités d'utilisation. En tout cas, il était vraiment intéressant qu'ils puissent s'échanger leurs points de vues sur leurs dons, cela leur permettait de les faire évoluer et de connaître un peu mieux l'autre.

    « Merci à toi. Et tu as raison. De pouvoir en discuter tout simplement, c'est génial. Toujours se cacher, c'en est fatiguant à la longue, bien que ce soit nécessaire. »


De l'avis de la jeune femme, Samuel avait très largement les capacités de protéger ceux qu'ils voulaient. Ne l'avait-il pas fait la veille au soir en châtiant comme il se devait les ordures qui s'en étaient pris à elle ? Ces mêmes humains qui à l'heure qu'il était n'étaient plus de ce monde... cependant, le latino ne semblait pas très heureux. Et il ne tarda pas à expliquer à son invitée la raison pour laquelle il avait une si triste mine. Cassie se redressa un peu surprise et peinée d'entendre de si tristes propos. Sans doute Samuel n'y avait été pour rien dans la perte de ces êtres chers qu'il mentionnait. Mais il avait du être confronté à la limite de ce qu'il pouvait faire... ce devait être le lot de tout un chacun. La jeune femme s'excusa, pensant lui avoir rappelé sans le vouloir de mauvaises choses, et chercha d'une certaine manière à le consoler avec la probable évolution de son don vers des possibilités plus joyeuses... même si cela ne restait, bien entendu, qu'une probabilité. Rien de certain. Cependant, il gardait les pieds sur terre et assurait qu'il ferait tout ce qu'il pouvait pour aider les mutants. La jeune femme cilla. Comment qualifier cela ? Noble ? Altruiste ? Protecteur ? Quoi qu'il en soit...

    « Je m'en souviendrais. Je tâcherais de te rendre la pareille. C'est du passé, mais... d'une certaine façon, c'est ce qui t'aideras à avancer et à évoluer. Et te souvenir d'eux, c'est leur permettre de continuer à exister, d'une certaine manière. »


C'étaient des mots un peu maladroits. Après tout, Cassandra n'était pas très forte en matière de consolation. Mais elle disait ce qu'elle pensait vraiment, quoiqu'elle ne sache pas grand chose de la souffrance de son camarade. Qu'était-ce donc que de perdre quelqu'un que l'on chérissait ? La jeune femme l'ignorait tout à fait. Ce n'était pas comme si elle avait véritablement aimé quelqu'un. Ou plutôt si, jusqu'à ce que la personne en question la déçoive au point lui retirer toute confiance et affection. En tout cas, l'heure n'était pas à la tristesse, au contraire. Samuel un peu requinqué, ils purent passer sous la douche et le jeune homme s'occupa de la blessure de sa partenaire, qui s'améliorait à vue d’œil. C'était bien et moins bien à la fois... mais mieux valait se concentrer sur le meilleur. C'était une belle rencontre.

De toute manière, ce n'était pas comme si le temps qu'ils avaient à passer ensemble était déjà terminé, loin de là. Mais s'ils voulaient sortir, mieux valait pour la jeune femme qu'elle endosse des vêtements plus corrects. Aussi, la première étape consistait à ce qu'ils aillent chez la mutante afin qu'elle puisse se changer correctement. Par ailleurs, le trajet jusqu'à chez elle lui offrait l'occasion de mettre à l'épreuve la concentration soit-disant inébranlable de Samuel. Et l'illusionniste prouva exactement le contraire, utilisant son don pour lui faire détourner le regard de la route l'espace d'un instant. Elle rit au résultat que cela donna, et nia avoir triché. Après tout, ils n'avaient pas défini de critères pour ce qui était de la nature de la déconcentration ! Et en guise de gage, comme le lui proposait l'espagnol, la jeune femme lui vola rapidement un léger baiser. Cela lui suffisait amplement, en guise de récompense.

    « C'était tout l'intérêt de la manœuvre. Mais si tu gagnais tu pourrais choisir le gage aussi... » fit-elle avec un petit sourire.


Rentrer chez soi... existe-t-il un meilleur sentiment ? Retrouver un lieu familier, où on se sent plus que jamais à sa place. C'était ce que ressentait Cassandra en rentrant chez elle après être sortie. C'était en quelque sorte son refuge, son sanctuaire. Et elle l'avait arrangé à l'image de ses chimères, comme certains des murs étaient peints de sa main. Samuel pouvait le constater par lui-même. Invitant le jeune homme à s'asseoir sur le canapé, elle s'excusa du désordre qui régnait chez elle, pour ne pas dire véritable capharnaüm. Des livres et des crayons traînaient un peu partout, même sur le canapé où s'était installé l'espagnol. Même si elle n'était pas vraiment du genre bordélique, le fait qu'elle ne reçoive jamais personne chez elle ne l'incitait pas plus que ça à mettre de l'ordre. Mais à présent elle devrait y songer. Ce n'était pas très agréable pour son invité de se retrouver dans un pareil bazar.

    « Bah, c'est quand même bien mieux quand on ne s'assoit pas sur des livres. » fit-elle avec un rire gêné, avant de s'éclipser dans sa chambre.


Attrapant un jean et un haut propre, elle se changea rapidement et revint dans son petit salon, commençant à ranger le plus gros de ses livres sur sa bibliothèque clairsemée. Elle eut un rire quand Samuel lui proposa de prendre le volant après, afin qu'il ait sa revanche. Bien qu'elle n'avait pas de voiture, Cassie disposait du permis, aussi accepta-t-elle, à la condition que le jeune homme la guide. Il connaissait bien mieux la ville qu'elle après tout. Le remerciant pour la brassée de livres qu'il l'aida à ranger, elle lui proposa à boire.

    « J'ai hâte d'entendre ça alors. » dit-elle en souriant. « Tu as dû faire un sacré voyage... l'Europe c'est pas la porte à côté... c'était l'appel du rêve américain ? Je viens de la Virginie en ce qui me concerne, j'y ai grandi. Va pour l'alcool, et j'peux préparer quelque chose, sans souci... et sans le cramer non plus. » rit-elle. « Viens, tu peux poser ta veste sur le canapé, mets-toi à l'aise. » lui dit-elle avant de se diriger vers la cuisine, en face du salon.


Cette pièce au moins était le contraire du living : elle était bien rangée, il n'y avait pas de vaisselle qui traînait. Se baissant au niveau du placard, elle sortit quelques bouteilles qu'elle déposa sur le plan de travail, sortant ensuite des verres et regardant en même temps ce qu'elle pouvait cuisiner avec ce qu'elle avait.

    « J'peux te proposer de la vodka, de l'amaretto ou du gin. Et pour le repas... pâtes et bacon, ça t'irait ? » proposa-t-elle en se redressant vers son invité, avant de commencer à servir la boisson alcoolisée de son choix. Elle entrechoqua ensuite son verre au sien. « Santé. » fit-elle en souriant.
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MessageSujet: Re: Une aide bienvenue [Samuel/Cassandra]   Jeu 28 Fév 2013 - 15:37

Cassandra était l'exemple même d'un cas mutant que Samuel ne voulait plus voir se reproduire même s'il savait que cela prendrait du temps avant que les choses ne changent. En effet, la jeune femme avait longtemps vécu dans l'ignorance, forcée de dissimuler son merveilleux don aux yeux des autres afin de paraitre "normale". Elle n'avait jamais pu en parler à qui que ce soit, n'ayant jamais rencontré d'autre mutant. A vrai dire, elle en avait sûrement déjà croisé mais ces derniers devaient faire comme elle : cacher ce qu'ils étaient vraiment. Quelle honte y avait-il à être différent ? A être plus fort et à avoir des capacités hors du commun ? C'était un don, pas une malédiction. Mais visiblement, aux yeux de la plupart des mutants, c'était plus un handicap qu'autre chose. Il fallait changer ça, ce n'était pas tolérable.

"Un jour, ce ne sera plus nécessaire. Ca n'aurait jamais dû l'être d'ailleurs. En quoi est-ce un mal si l'on est différents ? Les mutants font partis de la société, ils sont l'avenir. On ne cache pas le progrès, on le met au contraire en avant. Alors pourquoi serait-ce différent avec nous ?"

Samuel avait eu la chance de toujours avoir été en compagnie de mutants ou presque. Jamais il n'avait été dans l'ignorance et il se trouvait chanceux contrairement à beaucoup d'autres. Tous devraient avoir la même chance, mais il était difficile de contacter tous les mutants. C'était d'ailleurs le fruit du hasard si l'espagnol était au courant en ce qui concernait Cassandra. Lui ne se cachait jamais. Parce qu'il en était fier mais également parce que de cette façon, les mutants qui cachaient leur identité auraient conscience qu'ils étaient face à quelqu'un comme eux. Cette technique fonctionnait plutôt bien pour trouver d'autres mutants plus facilement. Heureusement, il avait un pouvoir assez voyant, ce qui facilitait les choses. Samuel déclarait d'ailleurs être là pour tous les mutants. C'était sa famille désormais. Mais il n'en oubliait pas les jeunes mutants dont il s'était occupé, plus jeune. Il en conservait de précieux souvenirs qui remontaient justement à la surface lorsqu'il avouait que son pouvoir lui avait été parfois inutile pour sauver ceux à qui il tenait. Il ne voulait pas voir un tel évènement se reproduire.

Cassandra était désolée de lui avoir rappelé de mauvais souvenirs mais comment aurait-elle pu deviner que le passé était pour lui source de traumatisme, source de sa haine envers les humains ? Malgré tout, la jeune femme lui fit voir le bon côté des choses, lui rappelant que le passé lui permettrait d'évoluer et que ceux qu'il avait perdu continueraient de vivre à travers lui. Il ne pouvait nier qu'elle avait raison, mais il aurait préféré que leur sacrifice ne soit pas fatidique et qu'ils soient toujours en vie. On ne pouvait malheureusement changer le passé et il ne devait pas faire l'erreur de vivre dedans.


"C'est vrai. C'est ce qui fait de moi ce que je suis actuellement. Je ne les oublierais jamais mais j'aurais préféré... qu'il ne leur arrive rien. Les humains ne sont pas dignes de confiance, on ne peut pas compter sur eux pour notre avenir, ils feront tout pour nous mettre des bâtons dans les roues, pour nous évincer et nous faire enfermer comme si nous étions des monstres. On ne peut compter que sur nous-même. Mais tu sais, rien ne t'oblige à me rendre la pareille."

Il ne l'avait clairement pas aidée pour qu'elle se sente redevable envers lui. Après tout, il avait profité autant qu'elle de cette rencontre, découvrant une jeune femme agréable et intéressante qu'il n'aurait sans doute pas croisée sans ça. C'était le hasard qui les avait fait se croiser et c'était une chance qu'ils soient tout deux mutants. De plus, ils allaient passer quelques jours ensemble le temps que la blessure de Cassandra soit complétement guérie et lui permette de reprendre son travail. Ils auraient donc tout le loisir de passer d'autres bons moments ensemble, dans les jours à venir ou même plus tard d'ailleurs, maintenant qu'ils avaient leur numéro de téléphone respectif. Et puisque la jambe de la serveuse était à présent bandée et soignée, ils pouvaient se préparer pour se rendre chez elle.

Durant le trajet, Cassandra usa de son don pour gagner le petit pari qu'ils avaient mis en place un peu plus tôt. Difficile de ne pas quitter la route des yeux lorsque l'on faisait face à un tel spectacle. Samuel perdit donc le pari mais il était beau joueur et lui proposa la récompense de son choix. Ce que la jeune femme choisit lui fit tout autant plaisir qu'à elle. Ce n'était pas vraiment un gage puisqu'il en profitait également. Si la "punition" devait être à chaque fois la même, il allait proposer davantage de paris... et tous les perdre. Mais pouvait-on vraiment qualifier ça de défaite au final ? Cassandra souleva un point important cependant. S'il gagnait, il pourrait choisir autre chose.


"Hmm, en effet... Intéressant ! Et puis, si je te laissais gagner à chaque fois, il n'y aurait aucun défi. Méfie toi, je gagnerais le prochain pari, tu es prévenue !"

L'appartement de Cassandra était chaleureux, on sentait que quelqu'un y vivait, cela se voyait au désordre ambiant. Mais cela ne dérangeait pas du tout Samuel. Il ne voulait pas qu'elle se sente obligée de tout chambouler juste à cause de sa présence temporaire. Il la rassura donc sur ce fait mais elle tenait visiblement à tout de même ranger un peu. Il était vrai qu'il devait faire attention à ne pas s'asseoir sur quelque chose pour le moment. Mais pousser quelques livres n'allait pas le tuer ! Il haussa les épaules à la remarque de la jeune femme, histoire de dire qu'il s'en moquait. Il n'était pas venu pour faire un état des lieux après tout. Ils étaient là pour que Cassandra puisse se changer et c'est justement ce qu'elle partie faire.

Il profita de son absence pour admirer ce qui l'entourait. Le mur était peint et il se demandait si c'était elle qui s'était amusée de la sorte. Sans doute que oui mais il préférait lui poser la question. Rares étaient les gens qui arrangeaient ainsi leur appartement. Lorsqu'elle fut de retour cependant, il n'enchaina pas directement sur le sujet, réclamant une revanche pour le pari de la conduite. Il voulait à son tour la mettre à l'épreuve puisqu'elle savait conduire. Peu importait qu'elle ne connaisse pas la destination, il comptait bien la guider. Pour le moment, ils évoquaient leurs origines respectives, Samuel venant de bien plus loin qu'elle. C'était effectivement curieux qu'il vienne de si loin, ce qui fit naitre une interrogation légitime chez la mutante.


"Disons que j'espérais démarrer une nouvelle vie ici, loin de mon passé. Je pensais que changer de pays m'aiderait. J'ai atterris ici mais c'est le fruit du hasard, j'ai pris le premier avion qui venait. Mais et toi, qu'est-ce qui t'amène à New York ? La Virginie c'est moins intéressant ? Juste une envie comme ça ?"

Il ne voulait pas se montrer trop intrusif mais il pensait qu'ainsi, il connaitrait un peu mieux son interlocutrice. Cette dernière lui proposa d'ailleurs à boire et à manger, chose qu'il ne refusa pas car il n'avait pas assez manger. En fait, s'il s'écoutait, il mangerait tout le temps. Il avait constamment faim, comme si son appétit était impossible à satisfaire. Pourtant, il ne prenait pas un gramme, sans doute à cause de tout l'activité physique qu'il faisait. Son poids était surtout dû à sa masse musculaire plus qu'autre chose. Mais même s'il avait faim, il ne voulait pas non plus dépouiller Cassandra de ses réserves alimentaires. Il allait donc devoir se tenir. Faisant comme elle le lui indiquait, il laissa sa veste sur le dossier du canapé et se leva ensuite pour la suivre en cuisine.

"J'ajoute une condition à ma demande ! Je veux participer. Et je ne doute pas de tes talents de cuisinière. De toute façon, si c'est cramé, tu sais ce qui t'attend pour compenser le manque de nourriture." fit-il remarquer avec un sourire taquin

Cette pièce était digne d'un musée. Elle était plutôt bien rangée, si bien qu'on aurait pu croire que Cassandra n'avait jamais cuisiné là et qu'elle servait juste pour la décoration. Mais au moins elle savait où était rangés les ustensiles, sortant bouteilles d'alcool et verres. Samuel s'empara tour à tour des bouteilles, réfléchissant à ce qu'il allait prendre. Il n'aimait pas le gin mais hésitait entre les deux autres. De toute façon, pas question de boire trop d'alcool, un verre suffirait pour la journée. Il n'était pas amateur de cuites en tout genre.


"Amaretto ce sera parfait. Et pour le repas aussi. Mon estomac n'est pas très regardant. Lui c'est surtout la quantité qui l'intéresse !"

Il s'empara de son verre maintenant servi et le fit rencontrer celui de Cassandra, répondant joyeusement à son "santé". Il but une gorgée pour commencer, conservant son verre en main avant de se tourner vers le salon sans pour autant quitter la cuisine. De là, il pouvait voir la peinture sur le mur et la question qu'il s'était posée plus tôt se reformula dans sa tête. C'était le moment pour la questionner à présent.

"C'est toi qui a peint ça ?"
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MessageSujet: Re: Une aide bienvenue [Samuel/Cassandra]   Sam 2 Mar 2013 - 23:32

Samuel fréquentait depuis longtemps déjà des mutants, des gens qui étaient comme eux, dotés de capacités extraordinaires qui les plaçaient de ce fait au-dessus des simples humains. Aussi avait-il suffisamment d'expérience pour se faire une opinion sur les mutants et les humains, sachant qu'ils pouvaient croire en les uns et se méfiant plus que tout des autres. Cassandra était à moitié d'accord avec lui. Moitié seulement, car elle ne fréquentait pas depuis très longtemps les mutants et ignorait donc si elle pouvait leur faire confiance aussi aveuglément ; et là où l'espagnol voyait en la totalité de l'humanité une menace pour leur espèce, la jeune femme pensait qu'ils n'étaient pas tous aussi intolérants. Il en existait forcément qui ne chercheraient pas à annihiler les mutants. Quoiqu'il en soit, garder ses dons secrets était quelque chose de primordiale, même si de l'avis du jeune homme, cela n'aurait jamais dû être le cas.

    « Il y a progrès et progrès. Ce que les humains contrôlent et ce qu'ils ne contrôlent pas. Et c'est parce que nous faisons partie de la deuxième catégorie qu'ils nous craignent et risquent de nous évincer. Ils ne nous ont pas créés, nous ne sommes pas des machines, aussi ils ne peuvent pas nous manipuler. Et tant mieux. Nous sommes vivants et nous avons notre libre arbitre. Alors un jour, peut-être... qu'on ne se cachera plus. »


Résultat d'une petite réflexion. Cassie employait toujours cependant le « peut-être ». Qui savait de quoi était fait l'avenir ? De toute manière, se cacher ou pas, cela revenait un peu au même pour la jeune femme. Son don n'était pas quelque chose de voyant et il n'était pas difficile de les faire passer pour des hallucinations à ceux qu'elle visait. D'ailleurs, ce manque de visibilité était un peu problématique : elle pensait en effet que la plupart des mutants disposaient de capacités qui ne se voyaient guère – évidemment puisque ainsi ils pouvaient se fondre dans la masse de l'humanité. Mais résultat, il n'y avait aucun moyen de savoir si l'autre en face était un mutant ou simplement un humain. Tout reposait sur le hasard, et leur rencontre à elle et Samuel ne dérogeait pas à la règle. N'aurait-elle pas fait usage de son don ni l'espagnol du sien qu'ils ne se seraient jamais rendus compte de ce qu'ils étaient réellement.

Néanmoins, la conversation prit une tournure un peu plus triste quand Samuel évoqua la disparition d'êtres chers qu'il n'avait pu sauver malgré son don. Cela surprit Cassandra en même temps qu'elle fut peinée d'apprendre cela. Vu le don du jeune homme, il lui avait semblé clair qu'il pouvait défendre efficacement qui il voulait. Mais elle ne connaissait pas les conditions dans lesquelles s'était déroulée cette perte et ne questionna pas son hôte à ce sujet. Loin d'elle l'envie de lui rappeler de si mauvais souvenirs, bien qu'elle tenta de le consoler en lui disant que le passé permettait d'avancer et que conserver les souvenirs des défunts était une autre manière de les aider à exister. Même si elle n'avait jamais subi une telle perte, Cassandra était certaine de ses propos. Sans doute était-ce grâce à son pouvoir qu'elle pouvait parler ainsi... en tout cas, d'après les paroles de Samuel, l'illusionniste commençait à discerner la raison de sa haine envers les humains.

    « Je comprends... j'espère que tu ne subiras plus une perte aussi douloureuse à cause d'eux. Je sais, mais j'y tiens quand même. Tu pourras compter sur moi. »


Elle n'avait jamais eu beaucoup d'occasions d'aider des gens qui en valaient véritablement la peine. Et après tout ce qu'avait fait Samuel pour elle, c'était à ses yeux la moindre des choses, d'autant qu'il y avait entre eux un bon esprit de camaraderie. Une amitié naissante ? Cassandra le ressentait ainsi en tout cas. Mais elle devait y aller mollo cependant. Elle savait combien on pouvait être déçu en espérant trop fort. Mais il y avait des fois où c'était juste irrésistible... comme maintenant. La jeune femme appréciait donc fortement l'espagnol et son instinct lui disait qu'ils resteraient longtemps en aussi bons termes. Et ça n'était pas pour lui déplaire, loin de là. Aussi, elle était à peu près certaine que les prochains jours qu'ils allaient passer ensemble seraient intéressants. Peut-être même passeraient-ils trop vite à son goût. Mais qu'importe, pour le moment il fallait profiter de l'instant présent.

C'est donc dans la bonne humeur qu'ils se rendirent chez l'illusionniste afin que celle-ci puisse retrouver des vêtements convenables, ni déchirés ni tâchés. C'était l'occasion d'ailleurs de mettre à l'épreuve la concentration de Samuel, comme cela avait été un sujet de plaisanterie un peu plus tôt dans la journée. Cela fut un jeu d'enfant pour Cassandra que de détourner un instant de la route le regard du jeune homme, grâce à une de ses chimères. Il était bon joueur, accordant à son invitée le droit de choisir le gage. Cette dernière n'y avait guère vraiment réfléchi, aussi fit-elle quelque chose qui leur profitait à tous deux, lui faisant remarquer que s'il gagnait une prochaine fois il pourrait choisir autre chose. Mais pour cela... encore fallait-il qu'il gagne ! C'est avec un sourire amusé qu'elle lui répondit.

    « Je suis d'accord, ce serait bien moins drôle aussi. En tout cas c'est ce qu'on verra ! Je me demande comment tu vas t'y prendre... »


C'est sur ces belles paroles de défi qu'ils arrivèrent à l'appartement de Cassandra. Et on ne pouvait pas dire que ce dernier était excessivement bien rangé. C'était même plutôt le contraire, hormis la cuisine et la salle de bains qui étaient tenues en ordre. Mais le salon à lui tout seul représentait un véritable capharnaüm. Cassie n'était pas franchement quelqu'un de bordélique, mais d'un autre côté, elle ne recevait jamais personne et ne faisait donc pas attention à ce que tout soit très bien rangé... Samuel eut beau lui dire de ne pas se déranger pour lui, elle se promit à l'avenir de veiller à ce que son salon soit plus présentable. S'asseoir sur des livres, ce n'était guère agréable. Une fois qu'elle se fut changée, elle revint dans le living, souriant à la proposition de l'espagnol qui voulait prendre sa revanche, ce qu'elle accepta, à condition qu'il la guide. Ce qui lui fit demander d'où venait le jeune homme, et il s'avéra qu'il était originaire de l'Europe. Changer de continent pour démarrer une nouvelle vie, voilà qui se tenait. Et ça changeait radicalement... du moins c'est ce que pensait la jeune femme.

    « Le hasard fait décidément bien les choses, remarqua-t-elle avec un sourire. Elle réfléchit un instant à sa manière de formuler sa réponse ainsi que son contenu, puis reprit finalement la parole. La même chose que toi, à peu près. J'ai toujours vécu dans un orphelinat, alors en en sortant, j'étais libre d'aller où je voulais. C'est pas que la Virginie soit très intéressante... mais New York est une ville on ne peut plus vivante. Je ne regrette pas d'y être venue. »


Invitant son hôte à faire comme chez lui, elle lui proposa à boire et à manger, chose qu'il accepta. Elle se dirigea donc dans la cuisine où Samuel l'y rejoignit bientôt, manifestant la volonté de participer à la confection du repas. Ce n'était pas plus mal, puisqu'il semblait bien meilleure que la jeune femme dans la discipline culinaire. Elle sortit néanmoins les bouteilles d'alcool dont elle disposait et se redressa pour accueillir avec un rire bref les propos du latino.

    « Ça marche ! Mais attention, je pourrais bien oublier malencontreusement quelque chose sur le feu... en sachant ce qui m'attend. » fit-elle, un peu espiègle. « Si tu veux tu pourras t'occuper des pâtes, je me charge du bacon. »


C'était amusant d'alimenter ce petit jeu. Cassandra les servit en alcool, remplissant le verre de Samuel d'amaretto et le sien de vodka. Même si elle était seule chez elle, ça ne l'empêchait pas de boire un verre ou deux de temps à autre, d'autant plus qu'elle tenait assez bien l'alcool. Une fois leurs verres en main, ils trinquèrent avec le sourire. Cassie descendit une gorgée de vodka, appréciant la brûlure que cela faisait naître dans sa gorge. Elle en profita ensuite pour sortir les ingrédients de leur repas, se retournant vers Samuel quand ce dernier posa une question à propos du mur peint dans le salon.

Il est vrai qu'il portait à se poser des questions, ce mur. En fait, la jeune femme y avait représenté toutes sortes de choses qui sortaient de son imaginaire. Des paysages, des créatures, des personnages, des scènes, tous différents les uns des autres et pourtant se mêlant harmonieusement dans la fresque murale. C'était tout un mélange de quelques mondes et histoires nés de l'imagination de la jeune femme, une fraction seulement.

    « Oui. C'est moins monocorde qu'une tapisserie... » plaisanta-t-elle doucement. « Tu aimes bien l'art ? La peinture ? »


Ayant sorti les ustensiles nécessaires à la préparation du déjeuner, Cassandra s'était adossée au plan de travail, buvant une nouvelle gorgée de vodka en attendant la réponse de son interlocuteur. Il était temps qu'ils en apprennent un peu plus l'un sur l'autre. Une fois n'était pas coutume, la jeune femme était moins réticente à en dévoiler sur elle et à poser des questions à Samuel. Sans doute l'appréciation qu'elle éprouvait à son encontre l'encourageait à aller en ce sens.
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MessageSujet: Re: Une aide bienvenue [Samuel/Cassandra]   Sam 9 Mar 2013 - 21:11

Samuel aurait pu argumenter pendant des heures sur le sujet mais il sentait que ce n'était pas la peine. Il ne voulait pas convertir Cassandra à ses idéaux, il les exposait juste mais sentait que la discussion en prenait pourtant le sens. Pas qu'il n'était pas d'accord avec elle, au contraire, mais son point de vue sur la situation était un peu plus extrémiste. C'était comme si la jeune femme plaignait les humains pour leur ignorance. Il n'y avait franchement pas de quoi les plaindre. Ils étaient maîtres de leur destin... et l'espagnol ne voulait pas qu'ils le deviennent également pour celui des mutants. Cassandra restait hésitante à propos de l'avenir contrairement à Samuel qui savait ce qui se tramait dans l'ombre. Les évènements allaient arriver plus vite que prévu.

"Les humains se sont toujours pris pour des dieux. Et ça ne changera pas lorsqu'ils découvriront que nous existons. Ils penseront juste que nous sommes des hérésies ou bien nous prendrons comme cobayes de laboratoire afin de s'approprier nos dons. Je doute qu'ils nous laissent notre libre arbitre si facilement. Pourtant, nous sommes comme eux, nous ne demandons qu'à faire notre vie sans être ennuyés par qui que ce soit. Mais comme toujours, ce sera la majorité qui décidera. Ou plutôt c'est ce que l'on voudra nous faire croire."

Puisqu'ils parlaient d'eux et de leurs capacités, ils abordèrent les différentes possibilités qui s'offraient à eux en terme d'évolution de pouvoirs. Entre les fantasmes et la réalité cependant, il pouvait y avoir un gouffre. Il était facile d'imaginer différentes capacités. Mais les mettre en pratique n'était pas forcément possible. Samuel avait toujours cherché à pouvoir soulager les gens de leur douleur sans y parvenir. Il commençait à douter pouvoir y parvenir un jour. Il ne perdait pas espoir cependant, même si le passé aimait se rappeler à lui pour lui prouver qu'aussi puissant soit son pouvoir, il ne pouvait sauver tous les mutants. Malgré tout, il voulait faire de son mieux, quitte à devoir débarrasser la terre de tous les humains qui la peuplaient. Cela lui rappelait de bien douloureux souvenirs mais Cassandra essayait de lui faire voir l'autre côté des choses. Elle avait raison, il ne devait pas penser à eux en étant triste mais en pensant à cette rancoeur qu'il avait à propos de ceux qui n'étaient pas mutants. Il ne voulait plus perdre un seul camarade.

"Je les en empêcherais. Je protégerais tous les mutants du mieux que je peux. Je ne veux plus perdre qui que ce soit. Aucun humain ne te touchera ou alors ce sera la dernière chose qu'il fera."

Il ne pouvait veiller sur tout le monde mais il comptait bien faire tout ce qui était en son pouvoir pour y parvenir malgré tout. Si les mutants s'unissaient, ils ne seraient que plus forts. Plus jamais ils ne seraient les victimes ou les boucs émissaires de la folie des hommes. Mais ce n'était pas en en discutant dans la chambre, à moitié nus, qu'ils allaient changer le monde à eux seuls. Seul l'avenir serait à même de leur répondre. En attendant, ils pouvaient simplement faire de leur mieux et vivre leur vie de la façon dont ils l'entendaient. Et pour l'instant, ils avaient planifiés de passer les prochains jours ensemble en attendant la guérison de la jambe de Cassandra.

La première étape était un détour par chez elle juste le temps qu'elle puisse se vêtir correctement avant de se rendre en ville pour une séance de cinéma qu'ils n'avaient pas encore déterminé. Ce fut Samuel qui conduisit, écoutant les indications que lui donnait Cassandra au fur et à mesure. Ils avaient parlé un peu plus tôt d'un défi de conduite et l'espagnol dû admettre qu'il avait perdu, distrait par l'illusion de la jeune femme. S'il estima au départ avoir été trompé, que la mutante avait triché, il fut néanmoins satisfait de son "gage" qui n'en était pas vraiment un. Et puis, était-ce réellement tricher que d'utiliser les capacités qu'elle avait ? Dans la logique, non, mais Samuel ne pouvait lutter contre un tel pouvoir. Il admit volontiers sa défaite et même les prochaines s'il recevait un baiser à chaque fois. Mais il comptait cependant remporter le prochain défi, pouvant ainsi lui demander ce qu'il souhaitait en retour.


"Comme si j'allais te révéler mon secret... Sache juste que je suis plein de ressources quand je veux quelque chose !"

Il lui fit un clin d'oeil et continua le trajet jusqu'à se garer non loin de chez elle. L'accompagnant jusqu'à la porte, il entra en même temps qu'elle, découvrant alors l'endroit dans lequel elle vivait. L'appartement était plus petit mais tout aussi chaleureux que celui de l'espagnol, voire plus. Il semblait en tout cas plus habité que l'autre, faisant moins "maison témoin". Cet aspect sembla d'ailleurs déranger légèrement Cassandra qui s'excusa pour le désordre. Samuel lui assura que ce n'était rien et la laissa aller se changer tranquillement tandis qu'il restait dans le salon, admirant ce qui l'entourait.

A son retour, elle lui demanda d'où il venait précisément. Malgré son parler parfait, il ne pouvait nier avoir un certain accent bien qu'il tentait de le camoufler de son mieux. Ses origines latines ressortaient toujours à un moment ou à un autre. Malgré son passé tortueux, il n'avait rien à cacher et expliqua donc brièvement son arrivée en Amérique à Cassandra, parfait fruit du hasard. La jeune femme trouvait le hasard bien fait et Samuel ne pouvait qu'être d'accord avec elle. Dans ce pays, il avait trouvé bien plus que ce qu'il espérait. Un nouveau départ... et sans doute un meilleur avenir. Pour le moment, il n'était en tout cas pas déçu. Cassandra expliqua quant à elle qu'elle venait de Virginie, précisant qu'elle était auparavant dans un orphelinat. Cette remarque étonna Samuel mais il ne pouvait que compatir. Même s'il ignorait encore comment elle s'était retrouvée là, lui aussi avait perdu ses parents assez jeune.


"J'ignore comment c'est, un orphelinat. Des fois, je me dis que j'aurais sans doute préférer y aller plutôt que d'être confié à mon oncle et ma tante. Comme toi, j'ai perdu mes parents assez tôt. Mais tu as raison en ce qui concerne New York, il n'y a pas ville plus vivante. Et puis, tu rehausses ainsi le quota de jolies serveuses."

Puisque Cassandra s'était changée, elle invita Samuel à prendre un verre. Une fois qu'ils eurent trinqué, ils évoquèrent un repas. L'espagnol mangeait beaucoup et il n'avait justement pas assez manger. Mais il comptait bien se tenir pour ne pas dévaliser le garde manger de son hôte. Il menaça cependant de s'en prendre à elle si jamais il avait encore faim par la suite, comme il l'avait fait lorsqu'ils étaient chez lui. Bien loin de faire peur à la jeune femme, puisqu'elle s'en amusa, Samuel dû reconnaitre que s'il la mangeait en entier, il serait ensuite privé de sa présence. Une bien triste constatation.

"Hmm... Je vais être raisonnable et ne pas trop abuser des bonnes choses. Au pire, je me rattraperais une fois au cinéma. Mais évite d'être si appétissante, je vais finir par bouder le véritable repas ! Enfin... que dirais-tu d'une bonne sauce avec les pâtes ? Ca leur donnera plus de goût. Je n'ai pas besoin de grand chose pour les faire." proposa t-il avant de se mettre aux fourneaux

Cependant, les yeux de l'espagnol rencontrèrent à nouveau la peinture qui ornait l'un des murs de l'appartement. Il ne pu s'empêcher de questionner Cassandra à ce propos. C'était bien elle qui l'avait réalisé, prétendant que c'était toujours mieux qu'une tapisserie. Au moins, cela personnalisait réellement l'endroit. Une façon comme une autre de se l'approprier. Samuel aimait bien les créations des autres mais il était nul en dessin. Dessiner un bonhomme était simple pour lui : quelques traits et un rond, le tour était joué !


"J'aime bien, mais chez les autres. Je veux dire, je suis vraiment nul en dessin... mais j'aime bien admirer les autres ! Tu as du talent, c'est vraiment joli. Hé, je t'engagerais presque pour refaire un mur de chez moi ! Tu fais des bons prix, j'espère ?"

Se concentrant à nouveau sur ce qu'il faisait, il se mit à cuire les pâtes. Tandis qu'elles cuisaient, il prépara la sauce. Le repas se fit rapidement et bientôt, ils se retrouvèrent à nouveau à table pour déguster leur repas. Samuel adorait préparer la cuisine. Peut-être parce qu'il mangeait beaucoup. En tous les cas, il termina les plats, n'en laissant pas une miette. Il espérait ne pas avoir terminé les réserves de la jeune femme, comptant bien faire les courses pour compenser de toute façon. Mais avant ça, ils avaient une petite sortie à faire en centre ville.

"On se met en route pour le cinéma ? C'est toi qui conduit cette fois." fit-il en lui tendant les clés
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