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 Parce que je t'aime [Evelynn Jones]

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Eleonnora S. Davidoff

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MessageSujet: Parce que je t'aime [Evelynn Jones]   Jeu 13 Déc 2012 - 18:37

“Another shot of whisky please bartender
Keep it coming ‘til I don't remember at all
How bad it hurts when you're gone”

Lorsqu’Eleonnora s’éveilla, elle réalisa qu’elle était couchée dans son lit, les couvertures jetées sur le parquet, un pan de sa robe de nuit remontée jusqu’au nombril. Son sommeil avait été mouvementé. Quelle heure était-il ? Elle n’osait pas jeter un coup d’œil à son réveille-matin. Elle préféra se lever et se diriger automatiquement vers la salle de bain où elle prit une très longue douche. C’était ce dont elle avait besoin, pour l’instant. Elle avait légèrement mal à la tête, elle se sentait toute retournée. Ce n’était pas dû qu’à l’alcool, loin de là. Il s’était passé quelque chose, la veille. Quelque chose qu’elle commençait à regretter, qui oppressait son cœur et lui tordait les boyaux de l’estomac. Elle se sentait mal, elle craignait les conséquences de son geste. Que se passera-t-il si Evelynn se souvenait de leur baiser de la veille. Elle était saoule, elle ne l’avait pas repoussée, au contraire, elle avait prolongé ce baiser. C’était un souvenir clair et net qu’Eleonnora ne pouvait oublier.

//FLASH//

Passionnée, elle embrassait sa meilleure amie comme jamais elle n’avait embrassé une femme. Elle laissait aller ses longues années de fantasmes et de désir envers elle à travers ses lèvres, lui transmettant tout l’amour sincère qu’elle ressentait à son égard. Elle était folle d’elle. Elle pouvait tout faire pour elle. Elle était la personne le plus importante à sa vie. Jamais elle n’avait osé lui révéler ses sentiments de peur de gâcher leur belle amitié. Elle avait fait semblant pendant si longtemps et, maintenant aidée par l’alcool, elle posait finalement ses lèvres sur celle de son amie. Bien entendu, la jeune femme savait parfaitement qu’elle était hétérosexuelle, bien qu’elle sortait avec peu d’homme. Elle s’attendait à être rejetée, à présent. Cependant, à sa plus grande surprise, la main d’Evelynn passa lentement derrière sa tête, l’attirant ainsi à elle. Que se passait-il ? Rêvait-elle ? Était-elle en plein délire ? Son amie ne la rejetait pas, probablement trop saoule pour réaliser ce qui se produisait. Néanmoins, lorsque le baiser fut rompu et qu’Eleonnora sourit à son amie, cette dernière lui caressa tendrement la joue, imitant son geste. Il s’agissait d’un pur moment de magie auquel elle avait mis fin, pour leur bien à toutes les deux.

//FLASH//

La jeune femme quitta la douche et s’enroula dans une chaude serviette d’un rouge éclatant. Après s’être longuement essuyée, elle s’en servit afin d’entourer sa fine taille. Se plantant devant le miroir, elle sécha sa longue chevelure blonde jusqu’à ce qu’elle ne soit plus mouillée. Il ne lui restait plus qu’à se coiffer, ce qu’elle alla faire en rejoignant sa chambre. Elle n’arrivait pas à oublier les images de la veille. Cela la tourmentait, la hantait. Elle était incapable de penser à autre chose. Lorsqu’elle y arrivait finalement, son esprit trouvait toujours un lien avec Evelynn et les événements de la veille. Impossible de l’oublier momentanément. Enfilant une courte jupe s’arrêtant juste au-dessus de ses genoux, ainsi qu’un débardeur moulant s’agençant parfaitement avec, la jeune femme décida d’accompagner le tout d’un simple veston à sa taille. Après s’être débattue comme une folle avec sa paire de collant et avoir passé cinq bonnes minutes à trouver les chaussures qu’elle désirait, la jeune femme s’installa devant sa coiffeuse afin de se faire une beauté. Elle ne comptait pas sortir si elle n’était pas à son meilleur. Lorsqu’elle fut enfin présentable, elle quitta sa chambre.

Evelynn n’était toujours pas réveillée. Elle dormait sur le canapé. C’était peut-être mieux ainsi. Quelle heure était-il ? Un bref coup d’œil à l’horloge du four lui permis de découvrir qu’il était bien trop tard pour un déjeuner, mais qu’elle pouvait toujours espérer se trouver un bon diner. Quittant l’appartement avant le réveil de son amie, la jeune femme monta dans sa voiture et arpenta les routes, cherchant un endroit où s’arrêter. Elle opta pour le centre commercial. Lorsqu’elle n’était pas au mieux de sa forme, elle faisait les boutiques, bien souvent en compagnie d’Evelynn. Encore une fois, elle pensait à son amie. Dans chaque boutique dans lesquelles elle mettait les pieds, elle repérait toujours une tenue qui plairait à son amie, qui lui irait à merveille. Tout ce qu’elle touchait, tout ce qu’elle entendait lui rappelait un souvenir la concernant. Elle était totalement envahie par son image. Elle n’arrivait pas à l’oublier et devenait folle.

Quittant finalement le centre commercial, la jeune femme se dirigea vers un restaurant huppé de la ville. Elle demanda une table pour deux et s’y installa. Réfléchissant longuement sur l’idée d’appeler un vieil ami afin de lui changer les idées, elle passa dix bonnes minutes à fixer son numéro, inscrit sur son téléphone dernier cri. Puis, finalement, elle daigna l’appeler. Elle eut une chance folle qu’il soit disponible dès maintenant pour la voir. Lui promettant de payer le repas en échange de sa précieuse présence, la jeune femme mis fin à la conversation. Il ne lui restait plus qu’à attendre son ami. En attendant, elle commanda du vin. Dès la première gorgée, elle sut que ce n’était pas une bonne idée de boire tout de suite et qu’il valait mieux qu’elle mange quelque chose, tout d’abord. Encore une fois, elle repensa à Evelynn. Elle avait commandé la même bouteille de vin que celle qu’ils avaient dégusté la veille.

Comment allait Evelynn ? Avait-elle la gueule de bois ? Était-elle inquiète de ne pas la voir à l’appartement ? Eleonnora se posait tant de question, mais n’osait quémander les réponses. Bien entendu, elle pourrait appeler sur le téléphone portable de son amie et lui demander comment elle se portait. Cependant, il y avait un risque qu’elle la question sur ce qui s’était passé la veille. Que pourra-t-elle dire, dans ce cas ? Et si elle subissait un rejet de la part de sa meilleure amie ? Elle ne pouvait lui téléphoner. C’était au-dessus de ses forces. Bien qu’elle ne pouvait éviter sa nouvelle colocataire éternellement, elle pouvait toujours le faire ce soir. Après, elle avisera.

Finalement, l’ami de la jeune femme franchis les portes du restaurant et vin la rejoindre. Ils se saluèrent et discutèrent de tout et de rien avant de passer commande. La discussion dériva sur le cabaret Burlesque où avait anciennement travaillé Eleonnora. C’était à cet endroit qu’elle avait connu Jim. Ce dernier n’avait pas changé depuis la dernière fois qu’elle l’avait vu, il y a près d’un mois de cela. Musicien, chanteur à ses heures, l’homme avait souvent aidé la belle russe à répéter ses numéros. Ils avaient une belle complicité, ils s’entendaient bien. Elle était heureuse d’avoir gardé contact avec lui après avoir quitté son travail afin d’intégrer le S.H.I.E.L.D. Aujourd’hui, elle ne le regrettait pas du tout. Elle avait besoin de parler à quelqu’un et s’il y avait bien une personne qui était au courant de certains de ses déboires amoureux, c’était bien lui.
Lorsqu’ils eurent leurs assiettes devant eux, Eleonnora mangea sans plus attendre, savourant chaque bouchée de son repas qu’elle engloutissait avec classe et distinction. Elle oublia momentanément la raison qui l’avait poussée à appeler son ami. Ils avaient tant parlé de tout et n’importe quoi qu’ils n’avaient pas vu le temps passé. Comme leur repas était terminé depuis un petit moment, ils décidèrent de changer d’endroit, d’aller dans un lieu où ils se sentiront plus détendus.

Après le repas, les anciens collègues se dirigèrent vers un bar, à proximité. Chacun dans leur voiture respective, ils se retrouvèrent devant le bar avant d’y entrer et de s’y installer. La particularité de l’endroit était qu’ils pouvaient, à tout moment, monté sur la petite scène à l’avant de la salle afin de participer au karaoké. Pour Eleonnora qui adorait chanter, c’était un endroit génial. Cependant, elle n’était pas venue pour cela. S’installant au bar, elle se commanda un verre de vodka. À croire que sa leçon d’hier ne lui avait rien appris. Elle laissa Jim passer commande avant de lui parler de ce qui la tourmentait actuellement. Une fois son verre de vodka en main, elle se sentait plus à l’aise d’en parler. Elle but une longue gorgée de son breuvage.
Puis, elle raconta ce qui s’était produit la veille, le mettant en contexte en lui expliquant qu’elle hébergeait maintenant Evelynn. Jim savait bien que la jeune femme était folle amoureuse de sa meilleure amie. Il avait, plus d’une fois, étendue la chanteuse lui parler d’elle, de ses sentiments à son égard et du bonheur qu’elle apportait dans sa vie. Bien qu’il ne l’ait rencontré qu’à de brefs moments, à quelques reprises, il se souvenait bien d’elle. Au départ, il avait eu du mal à comprendre pourquoi Eleonnora était amoureuse d’une femme semblant être son opposée. Il réalisa, bien plus tard, qu’elles se complétaient, ce qui créait la force de leur duo.

Le temps passait, les verres également. Eleonnora tentait de s’enivrer volontairement. Elle payait consommation sur consommation comme si son portefeuille crachait des billets à chaque fois qu’elle l’ouvrait. Elle se fichait de l’argent dépensé, tant que cela puisse lui faire oublier la connerie qu’elle avait fait avec Evelynn. Bien que Jim tentait de lui faire voir le côté positif des choses, il semblerait que cela n’ait aucune influence sur son amie. Il ne pouvait la laisser s’enivrer ainsi, mais ne voulait pas tenter de l’en empêcher, sachant très bien de quoi elle était capable. En deux secondes, elle pouvait le faire passer par-dessus le bar. Il préférait user des mots.

Lorsqu’Eleonnora s’absenta pour aller à la salle de bain, laissant son sac à main sur le bar, Jim en profita pour fouiller à l’intérieur et prendre son téléphone portable. Il fouilla le répertoire jusqu’à tomber sur le nom d’Evelynn. Sans plus attendre, il appela le numéro en espérant qu’elle réponde. Pas question de laisser son amie prendre le volant ce soir. Il fallait quelqu’un pour passer la prendre et s’occuper d’elle, par la suite. Qui sait quel genre de folies elle pouvait bien faire lorsqu’il ne sera plus à ses côtés ? Puisque certaines obligations faisaient en sorte qu’il devait partir dans moins de deux heures et la laisser seule, il préférait qu’elle ait au moins une personne de confiance à ses côtés. Après avoir entendu la tonalité pendant ce qui semblait une éternité, quelqu’un daigna lui répondre. Une voix féminine. Probablement celle d’Evelynn, ce qui serait logique puisqu’il téléphonait à son numéro.


-« Evelynn ? Salut, j’suis Jim, un ami d’Eleonnora. On a du se croiser quelques fois, j’travaillais au cabaret avec elle. J’aurais besoin que tu passes la prendre à un bar où on se trouve. Disons qu’elle a bu pas mal et que je pourrais pas la ramener à son loft. Tu penses pouvoir venir la chercher ? Ça lui évitera de faire des conneries au volant de sa voiture. Attend, je te file l’adresse… »

Il demanda l’adresse exacte au barman, puis la répéta à la jeune femme. Puis, il la salua brièvement et coupa la communication. Il eut le temps de ranger le téléphone dans le sac à main de son amie avant que celle-ci ne soit de retour. Eleonnora se réinstalla sur son tabouret et commanda deux verres de whisky.

-« Je ne te dis pas la file qui y avait à la salle de bain ! Ils devraient ajouter quelques cabines, ça ne leur ferait pas de tort. Le bon côté est que j’ai pu mater la fille juste devant moi. Je te dis pas la poitrine qu’elle avait. Ses seins étaient magnifiques et semblaient naturels, comme je les aime. Tu sais ce genre de poitrine où… »

-« Ça va, épargnes moi les détails, tu veux ? » la coupa Jim. « Ça me fera toujours bizarre de parler de mater les femmes avec toi. Tu vois, c’est le genre de choses que l’on fait entre mecs, d’habitude. »

-« Ne me dis pas que tu penses encore à la fois où j’ai appris à tes copains comment on faisait jouir une femme ? S’il te plait, reviens-en, ça fait plus d’un an cette histoire ! Et je te signale que mes conseils ont améliorés la vie sexuelle de certains ! Si tu m’écoutais un peu, tu aurais peut-être de meilleures baises. »

-« Roh, ça va, ne commence pas avec ça, je te préviens. Déjà que t’es assez directe quand t’es sobres, t’es une vraie calamité avec de l’alcool dans le sang. »

Un débat s’engagea au sujet des rapports sexuels, de l’amour et de la drague. Eleonnora appela même le barman, qui n’était pas tellement occupé, afin de l’inclure dans la discussion et lui demander son avis sur certains points. Elle continuait de boire, comme si sa vodka s’était métamorphosée en eau.
Puis, à un certain moment, elle décida qu’elle en avait assez. Elle ne cessait de penser à Evelynn, peu importe le sujet de discussion. Elle désirait oublier ce qui s’était produit ainsi que la stupidité dans elle avait fait preuve la veille. Posant son énième verre, pas tout à fait vide, sur le comptoir, la jeune femme quitta son tabouret.


-« J’en ai marre de penser à ça ! J’ai envie de chanter ! Et tu vas chanter avec moi ! » Déclara-t-elle en se dirigeant vers le DJ de l’établissement.

Heureusement, la banque de chansons en tout genre de l’employé était très variée. Il n’aurait pas fallu qu’il ne puisse accéder à la demande de la jeune femme et faire jouer la chanson qu’elle exigeait. L’établissement était peu rempli, pour l’instant, mais cela ne faisait pas peur à Eleonnora. Elle avait l’habitude de chanter devant public. Aussi, dès que la musique démarra, elle fit signe à Jim qui n’eut pas d’autre choix que de la rejoindre sur scène, attrapant un micro au passage. Elle connaissait cette chanson par cœur pour l’avoir chantée à de nombreuses reprises avec son ami. Elle était assez sobre pour chanter juste. Elle chantait avec son cœur, ses émotions. Plus rien n’existait autour d’elle, elle était enfermée dans son petit monde, à présent. Elle ne se souciait plus de ce qui se passait dans le bar, ne jetait pas un seul regard aux nouveaux arrivants, totalement absorbée par la mélodie parvenant à ses oreilles.

”You
I had my heart set on you
But nothing else hurts like you do
Who knew that love was so cruel
Yeah yeah yeah
And I waited and waited so long
For someone to never come home
It's my fault to think you'll be true yeah yeah
I'm just a fool”


Jamais elle ne remarqua la présence d’Evelynn alors qu’elle était sur scène. Lorsque la chanson se termina, Eleonnora alla retrouver sa place, au bar, commandant un nouveau verre de whisky au barman qui n’en revenait toujours pas d’avoir entendu une si belle voix, une si belle chanson, surtout de la part d’une femme qui commençait à avoir un peu trop bu. Il hésita à lui servir un verre lorsque Jim lui demanda de ne plus lui donner quoi que ce soit à boire. Il n’avait pas envie de se retrouver avec une femme saoule dans les bras.

Eleonnora, quant à elle, désirait encore boire. Chanter lui avait fait le plus grand bien, elle se sentait mieux. Cependant, elle avait toujours envie d’un petit remontant. C’était le dernier, elle le promettait à son ami qui ne voulait pas céder. Dommage. Elle se contenta d’un verre d’eau, à sa plus grande déception. Par contre, elle ne s’attendait certainement pas à ce qu’une surprise de taille vienne la surprendre, d’un instant à l’autre.

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Evelynn Jones

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MessageSujet: Re: Parce que je t'aime [Evelynn Jones]   Ven 14 Déc 2012 - 8:01

Quelle nuit atroce… Evelynn avait été réveillé à de nombreuses reprises par des maux de cœurs qu’elle ne parvenait pas à éliminer. À chaque fois que le sommeil la quittait, elle tentait de bouger, mais cette simple action de ses muscles et de son corps intoxiqué demandait plus d’effort qu’elle ne pouvait se le permettre. Ses rêves, influencés par la boisson et son pouvoir, étaient affreux, atroces, elle se débattait contre des démons qu’elle-même ne pouvait imaginer. Ce fut une nuit atroce… mais encore, c’était sans doute une des parties les plus joyeuses de la journée.

Le matin, ou enfin l’après-midi, vint beaucoup trop vite aux yeux d’Evelynn qui finit par se réveiller pour de bon. Ses mouvements, affectés cette fois par la fatigue et non l’alcool, étaient au ralenti. Elle se redressa très lentement, prenant soin de s’asseoir doucement, de poser ses pieds délicatement sur le sol avant de prendre la chance de se lever. Ouf, pas de problème jusqu’à présent. Cependant, aucun bruit dans la maison. C’était signe que Nora n’était pas là, sinon elle se serait amusé à faire du bruits jusqu’à ce qu’Evy se lève.

Nora… que c’était-il donc passé hier soir ? Des flashs de la soirée lui revenaient doucement, des verres, du vin, la toile, la soirée sur le canapé, le baiser… LE BAISER ! Elles s’étaient embrassées ! Pour l’amour du ciel, qu’est-ce que ça signifiait ! Était-ce un simple effet de l’alcool sur le corps imbibé des deux jeunes femmes ? Ou alors quelque chose de plus profond c’était produit ? Elle n’avait jamais cru ressentir une telle attirance comme hier soir, une force purement animale, magnétique, envers… son amie depuis toujours ? Comment faire, comment agir désormais ? Même si son esprit luttait actuellement contre la fatigue, elle se souvenait parfaitement de chaque détail, de chaque seconde de ce délicieux baiser avec Eleonnora. Elle passa ses doigts doucement sur sa lèvre inférieure, ayant encore la sensation passionnée de la belle blonde qui l’embrassait. Elle goûtait le sucre, l’alcool et… et… la chaleur… elle avait ressenti une flamme ardente dans le cœur de sa compagne. Était-ce seulement elle qui se faisait des idées ? Que s’était-il passé après tout ?

Marchant doucement jusqu’à la cuisine, elle ouvrit le placard presque vide, saisit rapidement quelques tranches de pain avant de les mettre au micro-onde. Elle dut appuyer sur START avant de réaliser qu’elle s’était trompé d’endroit pour faire cuire ses toasts, et rectifia son erreur aussitôt. Comment pouvait-elle être autant dans la lune ? C’était simple en fait : toutes ses pensées se dirigeaient vers Nora. C’était d’un nouvel œil qu’elle imaginait sa colocataire : elle l’avait vu toutes ses années comme une amie précieuse avec des tenues à faire rougir n’importe qui, mais maintenant… elle voyait la femme superbe qui faisait naître en elle toute sorte de sensation les plus contradictoires possible. La gêne, la passion, l’envie, le plaisir… et l’amour ? Était-ce de l’amour qu’elle ressentait ? Ses toasts resurgirent du grille-pain dans un bruit sec, la faisant sursauter. Elle se prépara donc ses tartines au chocolat avant de se diriger vers sa chambre, d’un pas lent et prudent.

Elle déposa l’assiette sur son bureau et se regarda dans le miroir une seconde. Elle était affreuse, le lendemain de veille laissant ses traces dans son visage. Elle devait se remettre les idées en place, le plus vite serait le mieux. Grignotant une bouchée ici et là, elle choisit quelques vêtements, à savoir une paire de denims serrée et un débardeur noire qu’elle avait toujours trouvé confortable. Nora affirmait qu’elle était séduisante dans celui-ci, même si Evelynn n’avait jamais compris pourquoi. Était-ce la couleur ou le fait qu’il descendait assez bas au creux de ses seins ? Impossible à dire, mais les regards de Nora… les regards de Nora ? Elle la regardait souvent d’une façon spéciale, qu’elle ne réservait qu’à Evy. Qu’est-ce que ça signifiait ? Qu’elle désirait partager autre chose avec l’artiste ? C’était elle qui avait après tout initié le baiser, mais Evelynn n’avait eu besoin d’aucun encouragement pour le continuer aussi longtemps que possible.

Encore Eleonnora… toutes ses pensées convergeaient vers elle, et elle n’aurait pas la paix tant qu’elle n’aurait pas la chance de lui parler. Elle ne comprenait même pas les sentiments qui l’animaient, pas plus qu’elle ne savait quelles étaient les intentions de sa compagne. Son déjeuner/dîner terminé, elle ramassa ses sous-vêtements ainsi qu’une veste courte et se dirigea vers la douche, d’un pas toujours aussi prudent et mal-assuré.

L’eau bouillante lui fit le plus grand bien, purgeant de son corps les effets négatifs de la boisson. Ses idées devinrent aussitôt beaucoup plus claires, ses pensées plus rapides et ses mouvements plus naturels. Elle resta là plus longtemps que nécessaire, appréciant l’eau chaude qui dégoulinait le long de son corps. Lorsqu’elle sortit, elle saisit une serviette blanche laissé à proximité avant de s’essuyer rapidement et de s’habiller. Elle sentit ses cheveux dégouter dans son dos et se demanda si ça valait la peine de les sécher. Jamais très préoccupée par son apparence, Evelynn abordait toujours les tenues confortables offertes à petit prix. Elle décida tout de même de prendre le temps de se sécher les cheveux, les laissant plats dans son dos avant de sortir de la salle de bain, les idées plus claires, mais toujours aussi contradictoires.

Rien ne lui affirmait que ce qui s’était passé hier soit n’était pas qu’une erreur de femmes saoules, surtout qu’elles se connaissaient depuis si longtemps. Si son amie aux femmes aurait eu quelque chose pour elle, elle le lui aurait dit… non ? L’aurait-elle caché ? Pour préserver leur amitié peut-être ? Ou alors elle se faisait simplement beaucoup trop d’idées pour rien ? Et si elle imaginait tout ça, pourquoi Nora n’était pas là actuellement et ne l’avait pas réveillé ? Avait-elle reçu un appel urgent de son travail ? Elle lui avait pourtant assuré bénéficier de quelques jours de repos. Cette trêve s’était peut-être finie plus rapidement que prévu.

Pourtant… elle hésitait à prendre son téléphone et à la contacter. Qu’allait-elle lui dire ? Lui demander ce qui s’était passé hier, prétendre qu’elle avait tout oublié ? Mentir ? Non, ce n’était pas le genre d’Evy, pas parce qu’elle le voulait, mais simplement parce qu’elle était une piètre menteuse. Elle devait savoir auparavant ce qu’elle ressentait pour Nora. Chaque fois qu’elle se retrouvait près d’elle, une chaleur étrange l’envahissait, son cœur se mettait à battre plus vite. Elle avait toujours cru que c’était simplement à cause du lien qu’elles chérissaient ensemble. Y avait-il autre chose ! Arg ! Trop de questions ! Pas de réponses !

Perdue, la jeune femme se résigna à la seule chose qui l’aidait vraiment à se concentrer et à se recentrer : elle ouvrit un cahier à dessin, maintenant installé dans un des grands fauteuils de l’appartement de Nora, et se mit à dessiner doucement, un trait à la fois, la scène de la veille. Cette activité lui apportait beaucoup de calme et de sérénité, et en y associant ses sentiments, elle parvenait parfois à trouver une réponse à ses interrogations. Cette fois-ci, elle y mêla tout ce qu’elle pensait de Nora : ses intuitions, ses observations, ses questionnements, et même son amour pour elle, ou peu importe le nom du sentiment qu’elle vivait maintenant.

Après plus d’une heure à redessiner la scène de la veille, y ajoutant même couleur et ombrages, elle se sentit satisfaite… mais encore incapable de mettre le doigt sur les sentiments qui l’animaient. Cela n’avait servi à rien, c’était bien la première fois que cela lui arrivait. Ses émotions étaient en trop grand changement, et même cette technique ne lui suffisait pas. Elle devait parler à Nora, le plus tôt serait le mieux. Elle saisit son téléphone… et le redéposa à ses côtés.

Non, qu’allait-elle dire à Eleonnora ? Qu’elle se posait des questions sur les sentiments qu’elle nourissait envers elle et qu’elle devait lui en parler ? C’était ridicule ! La blonde se contenterait de rire et lui dire qu’elle n’arriverait sans doute pas avant un bon moment.

Un coup de fil cependant la prit par surprise, et certainement plus l’interlocuteur au bout de la ligne. Elle avait bondi sur le téléphone, voyant le nom d’Eleonnora apparaître, mais ce n’était pas sa voix, c’était une voix masculine. Jim ? Qui était Jim ? Ah oui ! Evy avait un maigre souvenir du bel homme qui avait été le collègue de sa douce amie. Intrigué de recevoir l’appel d’un tel individu par cette heure, surtout qu’ils avaient dû se parler au maximum deux fois, elle écouta attentivement ce qu’il avait à dire :

-« Evelynn ? Salut, j’suis Jim, un ami d’Eleonnora. On a du se croiser quelques fois, j’travaillais au cabaret avec elle. J’aurais besoin que tu passes la prendre à un bar où on se trouve. Disons qu’elle a bu pas mal et que je pourrais pas la ramener à son loft. Tu penses pouvoir venir la chercher ? Ça lui évitera de faire des conneries au volant de sa voiture. Attend, je te file l’adresse… »

Mais qu’est-ce que Nora pouvait bien faire dans un bar à essayer de se saouler autant ? Le peu de fois qu’Evelynn avait vu la Russe complètement saoule, c’était lorsque des nouvelles atroces lui arrivait. Présentement rien ne semblait clocher… ne semblait clocher… oh non… mais que pensait-elle donc en allant simplement boire comme une folle ? Oublier toute la nuit précédente ? Il fallait absolument qu’elle lui mette la main dessus. Surtout qu’elle s’était retenue de l’appeler pour pouvoir avoir une conversation en tête à tête avec elle, si elle ne comprenait plus rien à cause de l’alcool, inutile d’attendre. Prenant un quelconque papier qui traînait sur la table du salon, elle nota l’adresse rapidement puis raccrocha, affirmant à Jim au préalable qu’elle aurait besoin d’environ une quinzaine de minutes pour arriver.

Lorsque la conversation fut coupée, elle déposa le cahier à dessin sur la table et entreprit de trouver son casque. Saisissant sa veste de cuir rapidement au passage, elle sortit dehors et enfourcha sa belle moto. Une dizaines de minutes plus tard, elle était stationnée devant le bar en question, se demandant dans quel état serait sa belle amie.


”You
I had my heart set on you
But nothing else hurts like you do
Who knew that love was so cruel
Yeah yeah yeah
And I waited and waited so long
For someone to never come home
It's my fault to think you'll be true yeah yeah
I'm just a fool”

La voix qu’elle entendait ne pouvait être que celle de sa compagne. Elle connaissait cette chanson, mais jamais elle n’avait entendu Nora la chanter. Et la façon dont elle le chantait… tentait-elle de faire la même chose qu’Evy avait essayé de faire sans franc succès avec ses dessins ? Comprendre ce qui s’était passé ? Les paroles de sa chanson cependant semblaient la viser particulièrement. Attendre si longtemps, ma faute de penser que c’était vrai… Est-ce que Nora l’aimait réellement ? Cette chanson profonde évoquait bien plus un amour pur et sincère qu’un simple flirt. Mais entre les deux femmes, était-ce qu’elle cherchait ?

Elle dût attendre que Nora redescende et retourne s’asseoir pour pouvoir enfin la rejoindre. Elle marchait doucement, ses cheveux cascadant sur sa tenue de moto. Doucement, très doucement, avec hésitation même, elle déposa sa main sur l’épaule de Nora, espérant ne pas l’effrayer.


-No… Nora ? Qu’est-ce que tu fais… ici dans un tel état… t’as pas assez bu hier ?

Elle afficha un sourire un peu mal à l’aise, tentant d’amener une atmosphère joyeuse par la même occasion, mais son cœur battait trop vite pour qu’elle ait une quelconque crédibilité. Elle prit place à ses côtés, commandant un shooter de vodka pour elle qu’elle prit d’un coup avant que sa compagne ne décide de lui voler, et salua par la même occasion Jim, murmurant un silencieux « merci » dans sa direction.

-Il… euh… il faudrait qu’on… se parle Nora… de euh… de ce qui est arrivé hier… J’me sens toute… bizarre…
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Eleonnora S. Davidoff

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MessageSujet: Re: Parce que je t'aime [Evelynn Jones]   Sam 15 Déc 2012 - 5:23

Que faire lorsqu’on se retrouver confronté à une situation dont on ne pouvait s’échapper ? Il fallait y faire face, peu importe les conséquences. C’était ainsi que fonctionnaient les choses. Bien entendu, il était toujours possible de fuir, mais pour aller où ? Les problèmes seront encore là, il était simplement impossible de s’en débarrasser en un claquement de doigt. Il fallait les affronter, sans quoi ils ne disparaitront jamais. Alors, pourquoi Eleonnora ne le faisait-elle pas ? Elle avait préféré appeler son ami Jim afin de lui raconter ses tourments. Elle lui avait parlé de sa récente collocation avec Evelynn, de leur soirée arrosée de la veille ainsi que du baiser échangé. Elle ne savait plus que faire et son ami n’avait de cesse de lui répéter qu’elle devait aller parler à la principale concernée, sinon cette situation ne se règlera jamais.
Têtue, la jeune femme refusait un tel conseil, pensant que le meilleur moyen, pour l’instant, était de noyer son chagrin et tous ses tourments dans l’alcool. Ainsi, peut-être que le choc de sa prochaine rencontre avec sa chère colocataire sera bien moins dur à encaisser. Faute d’arriver à se saouler, pour l’instant, Eleonnora décida de jeter son dévolu sur la chanson. Cela lui permettra d’évacuer davantage ses émotions. Déjà, une fois qu’elle monta sur la petite scène à l’avant de la salle, elle se sentait plus à l’aise. De nombreux regards se portèrent sur elle, mais bien d’autre ne réalisaient même pas qu’elle était là, trop absorbée par leur conversation. Lorsque Jim fut sur scène et que la musique démarra, les personnes inattentives n’eurent pas d’autre choix que de les écouter chanter. La voix de la jeune femme portait énormément et n’avait pas de mal à couvrir le bruit des murmures qu’elle ignorait complètement. Elle n’était pas une amatrice, tout comme Jim. La majorité des gens, par contre, chantaient surtout pour le plaisir. Probablement ne s’étaient-ils pas attendu à un tel spectacle alors qu’Eleonnora exprimait à travers sa chanson toutes les émotions qu’elle traversait actuellement. Lorsqu’elle quitta la scène, à la fin de la chanson, elle essuya rapidement une petite larme au coin de son œil, prenant garde à ne pas bousiller son maquillage.

S’installant au bar, elle s’obstina avec Jim et le serveur afin d’avoir un nouveau verre d’alcool. Personne n’osait faire en sorte qu’elle ait davantage d’alcool dans le sang. Pas question de se ramasser avec une femme totalement saoule et en peine d’amour, ce soir. C’était le pire fléau pour ces deux hommes qui préféraient éviter le pire. Surtout qu’avec le caractère d’Eleonnora, cela n’aurait rien de bien plaisant.

Ce que Jim savait, mais que son amie ignorait était qu’Evelynn était dans le bar. Il l’avait vu entrer alors qu’il était sur scène. Si elle n’avait pas compris ce qui s’était produit la veille, la chanson qu’elle avait entendue devait avoir mis les choses au clair, dans sa tête. Alors que la chanteuse avait le dos tourné, Jim fit un signe de la main à la jeune femme, un peu plus loin. Cette dernière s’avança lentement, hésitante, jusqu’à son ami. Il fallait qu’elles parlent. C’est pourquoi Jim s’effaça, s’éloignant un peu, mais pas trop afin de pouvoir tout entendre.

Lorsqu’elle sentit une main se poser sur son épaule, Eleonnora sursauta. Elle pensait qu’il s’agissait de Jim et tourna lentement la tête vers lui. Erreur. Il s’agissait d’Evelynn. Que faisait-elle ici ? Comment avait-elle su où elle se trouvait ? Elle devait rêver, son amie ne pouvait pas se tenir là, devant elle. Se retournant complètement vers elle, descendant de son tabouret, la jeune femme toisa celle qu’elle aimait, en silence. Elle n’était pas prête à affronter une conversation avec elle. Elle ne sera jamais capable d’y arriver, appréhendant les conséquences.


-« No… Nora ? Qu’est-ce que tu fais… ici dans un tel état… t’as pas assez bu hier ? »

-« Heu… Je… Et toi ? Tu fais quoi ici ? Comment tu m’as retrouvée ? » Demanda-t-elle, décontenancée.

Elle ne voulait répondre la vérité. Certes, elle pouvait toujours mentir, mais elle n’en avait pas la force. Elle se sentait si stressée, énervée. Elle avait besoin de boire. Son amie s’installa au bar et commanda une boisson qu’elle but aussitôt. Cela donna davantage envie à la jeune femme de boire. Reprenant place sur le tabouret, elle demanda de nouveau au barman de la servir et celui-ci fit un léger « non » de la tête. Pourquoi tout le monde s’acharnait contre elle ? Elle devrait peut-être partir et dévaliser un magasin d’alcool avec sa superbe carte de crédit. Ainsi, elle pourra peut-être s’enivrer en paix.


-« Il… euh… il faudrait qu’on… se parle Nora… de euh… de ce qui est arrivé hier… J’me sens toute… bizarre… »

-« C’est à cause de l’alcool, si tu te sens bizarre. » Répondit simplement la jeune femme en regardant devant elle.

En son for intérieur, elle savait qu’Evelynn se souvenait de ce qui s’était produit, la veille. Elle allait lui en parler et lui dire que ce n’était pas réciproque, qu’elle ne ressentait pas la même chose qu’elle. À ce moment précis, Eleonnora devra lui répondre que ce n’était qu’à cause de l’alcool, qu’elle était plus saoule qu’elle ne le croyait et qu’elle avait agi sur un coup de tête, qu’il n’y avait rien de sérieux dans tout cela. Ainsi, tout rentrera dans l’ordre et elle devra faire une fois pour toute son deuil d’Evelynn.


-« Je suppose que tu ne te souviens de rien, comme la plupart du temps ? Alors ça ne sert à rien d’en discuter davantage. J’aimerais rentrer. »

Aussitôt, elle quitta son tabouret, attrapant son sac à main au passage. Elle se sentait suffisamment sobre pour conduire. Dans le pire des cas, elle évitera les grandes routes de la ville et elle devrait bien s’en sortir. Fuir, ce n’était pas son genre. Cependant, cette situation était insoutenable, elle se sentait dépossédée de ses moyens et avait besoin de quitter cet endroit, de se retrouver seule avec son cher ami nommé Whisky.
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Evelynn Jones

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MessageSujet: Re: Parce que je t'aime [Evelynn Jones]   Sam 15 Déc 2012 - 7:10

L’ambiance du bar était au beau fixe, surtout après la chanson qu’Eleonnora avait chanté avec autant de talent. Cependant cela n’empêchait pas Evy de se sentir intensément stressée. Elle avait répondue présente à la demande de Jim pour ramener sa colocataire à moitié saoule à la maison, mais une fois dans le bar, son courage c’était volatilisé. Elle repoussait au plus possible le moment d’avoir cette discussion avec Nora, ayant trop peur de ce qui allait se passer. Que se diraient les deux femmes après tout ? Que c’était un baiser de saoulons, ou alors le plus beau moment de leur vie ? Si Evy et Nora avaient un avis différent sur la question… leur amitié prendrait fin aussitôt, au grand déserpour de l’artiste. C’était sans doute la dernière chose qu’elle voulait : perdre sa sublime amie. Mais en même temps… ce qui s’était passé… avait été si intense…

Elle rejoint donc Nora après avoir repris son courage en main, et surtout s’être assuré d’en prendre aussi du liquide. Un verre de vodka lui ferait le plus grand bien… Un seul, pas toute la bouteille comme la belle blonde était en train de faire. Ni Jim ni le barman semblait vouloir lui laisser prendre un verre supplémentaire, ce qui était facilement compréhensible. Elle tenait bien l’alcool, même le fort, mais elle avait aussi une limite comme tout le monde.

Elle avait posé sa main sur l’épaule d’Eleonnora, la faisant sursauter. Elle retira sa main aussitôt par pur réflexe, laissant celle-ci tomber le long de son corps, ses bras tendues. En fait, tout son corps exprimait le stress et l’inquiétude face à la conversation qu’elle allait bientôt devoir tenir avec sa belle amie. Elle lui demanda tout d’abord, d’un ton « blagueur » mais qui sonnait plus mal à l’aise ce qu’elle faisait là.

-« Heu… Je… Et toi ? Tu fais quoi ici ? Comment tu m’as retrouvée ? »

-Ben…


Devait-elle dire que c’était Jim qui l’avait contacté ? Evy avait bu plus d’une fois, et savoir qu’on avait appelé du secours dans son dos la mettait bien souvent en rogne. Cependant, le mensonge n’était pas son plus grand talent. Elle répondit donc après un court silence :

-Jim m’a appelé… il m’a dit que tu étais ici et que tu… euh… buvais à t’en rendre malade… Alors voilà… je suis là…

Son ton de voix était tout sauf naturel. Des intonations graves et aigues en fait apparaissaient de temps en temps, causé en grande partie par son état actuel. Le verre de vodka qu’elle commanda lui fit le plus grand bien… pendant quelques secondes alors que sa gorge brûlait. Lorsque cette sensation de chaleur disparut, elle se sentait tout aussi stressé et maintenant légèrement plus pauvre. L’alcool n’avait pas aidé… C’était peut-être mieux ainsi. S’installant donc aux côtés de la jeune femme, elle demanda, d’une voix tremblante si elles pouvaient se parler dans l’immédiat ou alors plus tard. Sa réponse la rendit encore plus hésitante.


-« C’est à cause de l’alcool, si tu te sens bizarre. »


Nora ne la regardait même pas dans les yeux ! Ce n’était pas comme si elle regarderait les fesses d’une jolie femme qui passait devant elle, on aurait dit qu’elle évitait le regard de l’artiste. Ces yeux étaient-ils si dangereux ? Evy se tourna donc complètement vers Nora, regardant son visage avec attention, attendant qu’elle se retourne vers elle. Pour une fois qu’Evelynn tentait de prendre l’initiative, ça devait fonctionner. Elle ne voulait pas que cette situation dure plus qu’elle n’avait déjà duré.


-« Je suppose que tu ne te souviens de rien, comme la plupart du temps ? Alors ça ne sert à rien d’en discuter davantage. J’aimerais rentrer. »


-Mais… mais mais…

Elle n’eut cependant pas le loisir de protester à la française plus longtemps, son amie attrapait déjà son sac à main pour quitter l’établissement. Evy fit un rapide haussement d’épaule à Jim, l’air de dire « Qu’est-ce que j’ai dit ? » Mais l’ami de Nora, et même le barman, lui firent des signes évidents pour qu’elle aille la rejoindre. L’artiste ne comprenait pas pourquoi le barman participait à ces simagrées, mais elle se leva tout de même et fit quelques pas de course pour rattraper Nora qui sortait de l’établissement.


-Attends moi !


Elle rattrapa finalement Nora lorsqu’elle sortait du bar et attrapa son poignet. Elle n’avait pas la force de sa compagne, mais vu la fermeté avec laquelle elle attrapa sa main, c’était du sérieux. Les rares fois ou Evy prenaient vraiment les commandes étaient assez rares dans leur vie en fait. Elle aimait suivre le flot, pas diriger le courant. Pourtant, dans l’immédiat, c’est ce qu’elle devait faire. Ce simple contact fit augmenter le rythme déjà irrégulier de son cœur. Aurait-elle le courage d’aller jusqu’au bout de cette discussion ? Parviendrait-elle simplement à regarder Nora pendant ce moment ?


-Nora arrête toi maintenant ! Je viens te chercher et tu me traites comme si j’étais soudainement une nuisance ! Je veux savoir ce qui s’est passé hier… j’avais beau être saoule, ce baiser c’était une première… et des plus agréables en plus…


Elle avait prononcé ses derniers mots plus faiblement, gêné d’admettre cela à sa compagne. En fait, le reste de la discussion était sans doute le moment qu’elle redoutait le plus : si Nora ne voyait en ce moment qu’une connerie alcoolisée, l’histoire se terminait là. C’était s’il y avait quelque chose de plus que le danger se ressentait. C’était un piège mortel qui se dressait sous les deux femmes. Comme le Yin et le Yang, étaient-elles faites pour se compléter ? Ou se repousser ? Evy poussa davantage sa chance, son courage étant présent pendant ces quelques secondes, et repoussa Nora sur le mur de l’établissement. Si sa compagne croyait que ce n’était que pour la retenir, vu le peu de force qu’elle y avait appliqué, elle se trompait royalement. Refermant d’un pas l’espace qui les séparait, la jeune femme ajouta simplement un :

-Tais toi et ferme tes yeux… s’il te plaît…


Elle ferma ses propres yeux.

En elle se battaient des dizaines d’émotions plus étranges et contradictoires les unes que les autres. Son courage lui disait d’essayer et de voir ce qui allait se passer. Sa tête lui affirmait que c’était pur folie. Son cœur la poussait à tenter de tous les moyens possibles de revivre cette sensation. La peur, elle, lui criait de s’enfuir et de faire comme si de rien était pour garder la situation comme elle était.

Elle ne choisit pas l’émotion qui allait avoir le dessus, elle laissa simplement son cœur prendre le contrôle, prendre les commandes, et elle s’approcha de nouveau, les yeux toujours fermés, et posa ses lèvres sur celle de Nora de nouveau. Son cœur se mit à battre bien plus fort que jamais, elle ressentait en elle l’énergie et l’amour qu’elle avait senti dans la nuit, mais à un degré bien supérieur. Ses sens étaient maintenant éveillés, et son baiser n’en fut que plus passionné.
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Eleonnora S. Davidoff

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MessageSujet: Re: Parce que je t'aime [Evelynn Jones]   Dim 16 Déc 2012 - 0:40

Eleonnora ne pouvait rester assise à ce bar, à présent. Maintenant qu’Evelynn était là, à ses côtés, elle n’avait plus le courage de rester. Elle ne savait ce qui allait se passer et cela lui faisait peur. Elle se sentait complétement perdue, elle n’était plus en possession de ses moyens. Pourtant, c’était le type de femme à toujours avoir le dernier mot, toujours savoir quoi faire et dire, qui savait affronter n’importe quelle situation. Mais pas celle-ci. Elle n’y arrivait pas. C’était trop difficile de faire face à Evelynn après ce qu’elle avait fait la veille. Elle se préparait à un rejet. Il ne pouvait y avoir d’autres solutions. Elle avait embrassé sa meilleure amie hétérosexuelle, il ne pouvait y avoir explication plus claire à la situation actuelle. La jeune femme était certaine que si elle ne faisait pas passer ce geste sur le coup de l’alcool, alors, leur amitié se ternira jusqu’à complétement disparaitre.

Attrapant son sac à main et quittant le bar, sans même oser croiser le regard d’Evelynn, la jeune femme avait besoin de prendre l’air. Elle n’écouta pas les protestations d’Evelynn. Elle devait partir. Cependant, celle-ci la suivit. Contrairement à son habitude, elle attrapa sa main, la stoppa ainsi dans sa marche. Depuis quand faisait-elle preuve de temps de fermeté envers elle ? Obligée de se retourner, Eleonnora tenta d’éviter le regard de la jeune femme. Impossible de la regarder. Si elle le faisait, elle allait assurément craquer. Elle avait peur de ce qu’elle pouvait lire dans ses yeux.


-« Nora arrête toi maintenant ! Je viens te chercher et tu me traites comme si j’étais soudainement une nuisance ! Je veux savoir ce qui s’est passé hier… j’avais beau être saoule, ce baiser c’était une première… et des plus agréables en plus… »

Agréable ? Elle avait bel et bien dit « agréable » ? Elle devait rêver, ce n’était pas possible. Dans deux secondes, son amie allait lui sauter dessus et lui faire langoureusement l’amour dans le parking. Voilà. Ce n’était qu’un rêve. Tentant d’imaginer quelque chose, de modifier cette scène mentalement, elle constata rapidement qu’elle n’était pas dans l’un de ses songes délirants à propos de sa magnifique amie. C’était bel et bien la réalité. Que devait-elle dire, maintenant ? Qu’elle était amoureuse d’elle ? Evelynn n’avait jamais démontré d’intérêt pour les femmes, ce n’était pas à cause d’un baiser que tout allait changer à ses yeux, non ?

Toisant Evelynn avec des yeux ronds, la jeune femme n’arrivait à en croire ses oreilles. Elle ne comprenait pas. Elle ne comprenait pas comment cette situation évoluait, à quel point les choses semblaient changer du tout au tout. Que dire ? Que faire ? Sa seule envie était de prendre son amie dans ses bras. Devait-elle être soulagée de savoir qu’elle ne la rejetait pas ? Même si elle n’en était pas certaine, elle se sentait bien mieux. Comme si quelqu’un avait posé des briques sur ses épaules et, qu’à présent, elle pouvait se libérer de ce fardeau.

Trop occupée à observer son amie, osant maintenant croiser son regard, elle ne remarqua pas que Jim avait entrainé le barman avec lui afin d’observer discrètement la scène, ouvrant légèrement la porte du bar située un peu plus loin. La jeune femme fut doucement poussée contre le mur de l’établissement. C’était Evelynn qui prenait le contrôle. Elle avait l’air hésitante, mais guidait leur duo pour l’une des rares fois de sa vie.


-« Tais-toi et ferme tes yeux… s’il te plaît… »

-« Fermer mes… mais pourquoi ? » Fit-elle avant de céder, finalement.

Fermant les yeux après avoir pris une grande inspiration, la jeune femme s’attendait au pire. Qu’allait faire Evelynn ? Allait-elle disparaitre dans la nature pour ne plus jamais réapparaitre ? Non, c’était bien plus que cela. Quelque chose de bien plus agréable que ce qu’elle aurait pu imaginer. C’était tout simplement… magique. Les lèvres d’Evelynn se posèrent sur les siennes. Surprise, la jeune femme ouvrit les yeux avant de constater qu’elle ne rêvait pas. Elle n’était pas folle. Son amie l’embrassait. Un doux baiser. Refermant les yeux, la jeune femme laissa tomber son sac à main au sol afin de poser une main dans le dos de son amie, son autre main se posant sur sa nuque afin de l’attirer à elle. De ce doux baiser émanait tant d’émotions de la part des deux femmes. Le cœur d’Eleonnora fondait sous ce geste de tendresse. Soudainement, elle se sentait bien plus vivante que jamais, attirant le corps de son amie contre le sien. Elle aimait sincèrement Evelynn et voulait lui transmettre tout cet amour profond qu’elle lui cachait depuis si longtemps.


-« Evelynn… »Murmura-t-elleTu ne sais pas à quel point tu me rends heureuse. »

Les sifflements et applaudissement de Jim parvinrent à ses oreilles. La jeune femme tourna la tête vers lui. Elle sourit, sincèrement. Essuyant une larme de joie au coin de son œil, la jeune femme passa un bras autour de la taille de son amie et l’attira doucement contre elle, la serrant dans ses bras. Elle en pleurait presque. Elle se sentait si heureuse, comme si ce rêve devenait réalité. Posant de nouveau ses lèvres sur celle de la jeune femme, Eleonnora profita de ce doux contact avec celle qu’elle aimait.

-« Je suis tellement tellement heureuse. »Lui dit-elle.
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MessageSujet: Re: Parce que je t'aime [Evelynn Jones]   Dim 16 Déc 2012 - 4:54

Lorsqu’elle la rattrapa, elle remarqua que son commentaire sur le baiser sembla l’arrêter dans son élan. Était-elle la seule à avoir ressenti cette… passion cette… énergie ? Des frissons l’avaient parcourus alors que leur lèvres s’étaient sellées pour la première fois. Est-ce que la belle russe avait ressenti cette même sensation ? C’était elle qui avait initié l’acte… du moins dans ses souvenirs. Malheureusement toutes ces pensées avaient été empoisonnées par l’alcool, et donc elle ne pouvait pas s’y fier.

Forçant Eleonnora à se retourner, elle la regarda dans les yeux, tentant de comprendre ce qui se passait en elle tout autant qu’en sa compagne. Aucune des deux femmes ne savaient ce que ressentaient l’autre. Autrefois, cela aurait été évident : elles se connaissaient comme deux gouttes d’eau et étaient à l’aise l’une envers l’autre. Ce baiser, en plus d’avoir créé des sensations des plus chaudes en elle, avait créé ce froid. Il fallait que ça cesse. Elle n’en pouvait plus, et devait savoir ce qui se passait… même si elle ne savait pas ce qui se passait dans son propre cœur… peut-être Nora pourrait mettre une certaine lumière sur cette soirée… mais serait-ce suffisant ?


-« Fermer mes… mais pourquoi ? »


Sans remarquer les deux hommes qui attendaient dans l’entrebâillement de la porte, elle obligeait la belle blonde à fermer ses yeux. Elle fut en fait surprise de voir celle-ci lui obéir. Evy avait les commandes… pour une fois. Elle devait en profiter, tenter sa chance, voir si ce baiser de saoulons n’était que ça… ou s’il y avait quelque chose de plus qu’elle n’osait pas imaginer…

Elle ne fut pas déçu du résultat. Alors que leurs lèvres s’unissaient dans un élégant baiser, elle sentit la passion et la chaleur renaître au creux de son corps, électrisant son corps de la tête au pied. Elle pouvait sentir chacune des fibres de son corps se réveiller sous les émotions intenses qui la traversaient. Lorsque la main de Nora se glissa sur sa nuque, elle en fit de même, glissant son autre main entre les deux femmes, caressant doucement ses formes au travers de ses vêtements. Rien n’alla de travers, ce fut tout simplement parfait… pour elle comme pour sa compagne.


-« Evelynn… Tu ne sais pas à quel point tu me rends heureuse. »


-J’en… j’en ai peut-être… une petite idée...
laissa échapper l’artiste dans un souffle court.

C’est à ce moment-là qu’elle entendit les sifflements de la part des deux hommes. Ils avaient ouvert la porte un peu plus pour exprimer leur joie de les voir ensemble. C’était surtout Jim en fait qui semblait heureux pour les deux femmes, alors que le barman profitait simplement de la vue. Ce fut suffisant pour gêner Evy qui se réfugia aussitôt dans les bras de Nora. En fait, elle n’eut presque pas besoin de le faire puisque celle-ci la serrait déjà. Son visage était rouge et bouillant, elle qui était déjà timide comme tout. Au moins, sa belle… tiens… sa belle quoi ?


Sa belle blonde ? Est-ce qu’ils formaient un couple désormais ? Le questionnement prit place dans son esprit à une vitesse folle. Elle qui n’avait jamais eu d’aventures sérieuses, était-elle en train de s’engager, à long terme, avec Eleonnora ? Elle gardait les yeux fermés, ses deux bras refermés sur elle, entre les deux femmes, pendant que ceux de Nora l’enserraient, la protégeaient. C’était une sensation étrange en fait qui naissait en elle… mais au combien agréable.

Il ne fallut pas grand temps à la belle blonde cependant pour l’embrasser à nouveau, mais cette fois, la timidité d’Evelynn reprit le dessus après quelques secondes. Ce délice, comparable à une caresse divine, la gênait, surtout avec les deux hommes qui ne se gênaient pas pour mater. Elle repoussa donc doucement Nora, ses bras toujours entre eux, et se cacha la tête dans son cou, appréciant tout de même ce contact plus chaste avec la Russe.


-« Je suis tellement tellement heureuse. »


-Moi… moi aussi No… je euh… c’est… tellement… wow pour moi… c’est… pourquoi ton ami mate encore !


Ses paroles étaient dites sur un ton rieur plus que déçu. Elle était trop heureuse pour s’imaginer se fâcher contre Jim, surtout qu’elle ne le connaissait presque pas. Les deux femmes devaient cependant encore se parler, ne serait-ce que de mettre au clair ce qui arrivait. Oh mais… ça pouvait attendre désormais, ce n’était plus aussi pressant. Le mieux pour l’instant était de savourer le moment… mais sans les deux mecs qui mataient. Demandant donc à sa compagne ce qui lui plairait le plus (après tout, Evelynn Jones restait une femme qui préférait laisser les autres mener) :


-Tu… eux… est-ce qu’on reste ici avec ton ami et le séduisant barman qui mate ou… on rentre ?


Si les deux femmes décidaient de partir, c’était sur la moto d’Evelynn. Aucune chance qu’elle ne laisse Nora reprendre sa voiture dans cet état. Bien qu’elle semblait encore en contrôle de ses moyens, ce n’était pas pour rien que Jim l’avait appelé. Elle devrait d’ailleurs le remercier pour ce coup de fil…
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Eleonnora S. Davidoff

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MessageSujet: Re: Parce que je t'aime [Evelynn Jones]   Dim 16 Déc 2012 - 5:50

Eleonnora vivait le bonheur absolu. Rien ne pouvait venir ternir son humeur, à présent. Elle se sentait revivre, comme si on lui avait insufflé un nouveau souffle. Elle était tellement heureuse qu’elle en pleurait presque. Evelynn, la femme qu’elle aimait depuis si longtemps venait de l’embrasser. Ce n’était pas parce qu’elle était saoule, loin de là, elle était bel et bien sobre. Elle avait pris les commandes, avait fait ce pas décisif vers elle. Par ce baiser, elle venait de sceller le début d’une nouvelle et merveilleuse relation amoureuse. Serrant son amie dans ses bras, elle profitait de ce moment unique. En fait, pouvait-elle toujours dire qu’Evelynn était simplement son amie ? Non, elle était bien plus que ça. Un ange, un véritable cadeau du ciel qu’elle tenait enfin dans ses bras. Elle était maintenant sa copine. Jusqu’à preuve du contraire, Eleonnora désirait la considérer ainsi.

Lorsque des sifflements retentirent à ses oreilles, la jeune femme se retourna pour apercevoir Jim, ainsi que le barman, qui observaient la scène avec curiosité. Trop heureuse, la jeune femme leur sourit. Elle étreignit davantage Evelynn avant de poser de nouveau ses lèvres sur les siennes. Cependant, ce baiser dura moins longtemps, la timide demoiselle préférant se cacher dans les bras de sa compagne. Eleonnora laissa échapper un petit rire amusé. Les deux hommes ne semblaient pas vouloir se détacher de cette joyeuse scène, attendant probablement qu’elles viennent les rejoindre à l’intérieur. Evelynn semblait penser à quelque chose de semblable. La jeune femme confia à celle qu’elle aimait qu’elle ne s’était jamais sentie aussi heureuse, qu’elle nageait dans un pur bonheur. Elle n’arrivait pas à trouver les mots justes et c’était également le cas de sa compagne.


-« Moi… moi aussi No… je euh… c’est… tellement… wow pour moi… c’est… pourquoi ton ami mate encore ! »

Elle éclata d’un rire franc. C’est bien vrai, Jim était toujours là. Il s’amusait des réactions des deux femmes. Eleonnora lui fit une petite grimace, tentant de rester sur pied alors qu’elle tenait sa douce dans ses bras. Elle ne savait pas s’il s’agissait de l’euphorie du moment ou bien de l’alcool dans son sang, mais elle avait davantage de mal à tenir ses talons aiguilles. La proposition de son amie lui plaisait bien. Il valait peut-être mieux pour elle de rentrer. Cependant, la jeune femme ne put s’empêcher de tiquer au mot « séduisant barman ». Qu’est-ce qu’elle voulait dire, par là ? Certes, il n’était pas moche, mais ce n’était pas son type. Elle préférait les formes féminines.

-« Séduisant ? Je suis plus jolie que lui, j’en suis sûre ! » Fit-elle sur un ton faussement offusqué.

S’accroupissant afin de ramasser son sac à main, au sol, la jeune femme se dirigea vers le bar dans lequel rentrèrent Jim et l’employé de l’endroit. S’arrêtant au comptoir, elle s’apprêtait à saluer les deux hommes. Il était temps pour elle de rentrer. Malgré tout, avant son départ, Jim tenait à la féliciter, et aussi lui rappeler qu’il avait toujours eu raison.


-« Je savais qu’elle avait une tête à être lesbienne » lui dit Jim en rigolant. « Tu ne m’as jamais écouté et tu t’es torturée pendant tout ce temps pour rien. » Il se tourna vers Evelynn. « Tu sais ça fait combien de temps qu’elle me répète qu’elle est folle de toi ? Au moins deux longues années. Alors t’as intérêt à en prendre soin. J’ai pas envie de la ramasser lorsqu’elle sera en morceau. »

Sur ces belles paroles, il salua les deux femmes qui quittèrent le bar. Eleonnora attrapa la main de sa douce et marcha en sa compagnie jusqu’à la moto. Elle n’avait pas le droit de prendre le volant et devra récupérer sa voiture le lendemain. Elle n’avait pas vraiment le choix. Lorsqu’Evelynn pris place sur le véhicule, enfilant son casque, la jeune femme s’assit derrière elle et s’accrocha à sa taille. Elle profita de cette proximité tout au long du trajet jusqu’au loft qu’elles partageaient, à présent.

En quittant la moto, une fois que celle-ci fut garée, la jeune femme marcha tant bien que mal jusqu’à son domicile. Ses talons commençaient à lui donner mal aux pieds et la première chose qu’elle fit en franchissant le seuil de la porte fut de les retirer. Puis, elle jeta son sac à main sur le fauteuil, avant de se laisser tomber sur le canapé, confortablement couchée sur le dos, la tête posée sur un coussin. Elle se sentait terriblement bien. Les choses ne pourraient pas mieux aller. Faisant signe à Evelynn de la rejoindre, la jeune femme l’attrapa par les mains afin de la guider jusqu’à ce qu’elle soit étendue sur elle et qu’elle puisse lui caresser la tête, passer ses doigts fins et fraichement manucurés dans sa magnifique chevelure chocolatée.


-« On est bien comme ça, n’est-ce pas ? »
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MessageSujet: Re: Parce que je t'aime [Evelynn Jones]   Lun 17 Déc 2012 - 7:42

-« Séduisant ? Je suis plus jolie que lui, j’en suis sûre ! »

-Oh mais non Nora ce n’était pas une compétition non plus…


Il fallut quelques secondes supplémentaires à l’artiste, trop prise dans sa tête et dans son cœur, avant de comprendre que sa compagne n’était pas offusqué pour vrai, qu’elle ne faisait que plaisanter, et lorsqu’elle le comprit, elle donna une fausse tape à Nora sur le bras, elle-même maintenant faussement offusquée.


-T’as pas le droit d’me faire ça tu sais que je comprends jamais les signes subtiles !


Elle ne réussit à garder son air fâché que quelques secondes cependant car elle se remit aussitôt à rire. Le stress retombé, elle pouvait profiter pleinement du moment. Quelque chose voilait par contre la situation dans sa tête : Qu’était-elle en train de faire exactement ? Evelynn n’avait jamais témoigné le moindre intérêt envers la gente féminine… que faisait-elle exactement alors avec sa colocataire lesbienne ? S’ouvrait-elle à un monde différent et nouveau, ou alors elle ne faisait que suivre ses pulsions et ses sensations qui étaient au comble lorsqu’elle embrassait sa douce compagne ? Elle fit rapidement taire ses réflexions, se disant que ces questions se résoudraient de deux façons : soit en discutant avec la belle blonde, ou alors en prenant son temps et en laissant les choses se dérouler de façon… aussi naturelle que possible.

Elle suivit donc Eleonnora à l’intérieur de l’établissement, s’approchant de Jim et du barman qui devaient avoir profité au maximum de la vue des deux femmes s’embrassant. Elle ne désirait pas vraiment s’attarder dans l’établissement, préférant tout d’abord mettre quelques détails au clair avec sa… nouvelle copine… mais quitter ainsi aurait été malpoli, ce que la jeune femme n’était pas. Cependant le commentaire de Jim, prononcé sur un ton rieur, changea son état pendant quelques secondes.


-« Je savais qu’elle avait une tête à être lesbienne. Tu ne m’as jamais écouté et tu t’es torturée pendant tout ce temps pour rien. Tu sais ça fait combien de temps qu’elle me répète qu’elle est folle de toi ? Au moins deux longues années. Alors t’as intérêt à en prendre soin. J’ai pas envie de la ramasser lorsqu’elle sera en morceau. »


Deux longues années ? Mais les deux femmes ne se connaissaient pas depuis beaucoup plus de temps que cela ! Il était vrai qu’elles avaient passé énormément de temps en compagnie l’une de l’autre, mais si ce que Jim disait était vrai… est-ce que Nora s’était sentie attirée par elle depuis si longtemps, presqu’au moment de leur rencontre ? Et… elle avait une tête à être lesbienne ! Quel culot franchement ! S’il l’avait dit sur un ton différent de celui-ci, elle serait sans doute partie sur le champ, mais le ton rieur utilisé par Jim mettait en évidence le fait qu’il ne faisait que blaguer.

Lorsque les deux femmes quittèrent enfin le bar pour se diriger jusqu’à la moto d’Evelynn, elle sentit la main de Nora se glisser dans la sienne. Surprise tout d’abord, elle se rappela que depuis ces nombreuses années de fréquentations, c’était souvent dans les moments stressants et difficiles qu’elles se tenaient la main, et que très souvent c’était Evy qui allait chercher ce contact réconfortant sans savoir pourquoi. Était-ce la réponse à ses nombreuses questions ? Est-ce que son cœur avait secrètement demandé une proximité plus prononcé avec sa douce compagne ? Ses raisonnements et questionnements perdurèrent tout le temps du voyage jusqu’à leur appartement.

Laissant Nora entrer en premier pour s’assurer qu’elle ne tombe pas par terre sur le chemin, elle retira ses propres chaussures en entrant, ainsi que sa veste, pour déposer quelques instants plus tard son casque sur la table du salon. Enfin à la maison, peut-être aurait-elle le courage de parler à Nora de tout ce qui la tracassait. Peut-être… mais pas pour le moment. La belle blonde était encore trop réchauffée et il valait mieux profiter de la situation pour être elle aussi heureuse et calme. Cela ne lui arrivait déjà pas souvent… Lorsque Eleonnora tendit ses mains pour saisir celles d’Evy, elle ne se fit pas prier, se glissant doucement sur elle, les bras passés de chaque côté de son corps. Son cœur battait toujours aussi vite dès qu’elle était près d’elle, et maintenant que leur situation avait dramatiquement évolué, la sensation de chaleur en elle n’en était que pire. Mais toutes ces perceptions avaient perdu leur côté « malaise » et n’étaient maintenant qu’agréable. C’était avec joie qu’elle sentait la main de Nora caresser sa chevelure, son cœur battant plus vite pour finalement se calmer après quelques caresses de sa compagne.


-« On est bien comme ça, n’est-ce pas ? »


-Si… tout à fait…


Maintenant à l’abri des regards envahisseurs du barman et de Jim, les deux femmes pouvaient simplement s’aimer et être l’une avec l’autre, profiter de l’instant présent. La nuit était encore jeune, l’ami de Nora ayant contacté Evy assez rapidement. Pensant à cela… elle n’avait toujours pas mangé ! Son amie avait peut-être faim elle aussi, surtout qu’avec tout l’alcool qu’elle avait bu, manger ne lui ferait pas de tort. En fait, elle ne savait même pas si elle avait bu autant, mais pour que Jim l’appelle ainsi, elle devait avoir passé le cap du raisonnable. Sa démarche plus tôt lui avait confirmé ce qu’elle pensait. Se redressant donc légèrement, elle déposa un chaste baiser sur les lèvres de Nora avant de demander, d’une voix douce :


-Tu… voudrais manger un morceau… ma… ma… ma chérie ?


Ces mots sonnaient bien à ses lèvres, mais elle avait peur d’avoir l’air stupide en les disant, et le rouge qui monta à ses lèvres le montra bien.
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Eleonnora S. Davidoff

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MessageSujet: Re: Parce que je t'aime [Evelynn Jones]   Mar 18 Déc 2012 - 1:24

Eleonnora avait balayé ses craintes, son stress et toutes ces émotions négatives au moment même où Evelynn posa ses lèvres sur les siennes. Il s’agissait d’un pur bonheur, un véritable rêve qu’elle vivait éveillée. Comment aurait-elle pu prévoir un tel dénouement à cette histoire ? Jamais elle n’aurait cru que sa meilleure amie ait pu, un jour, ressentir quelque chose pour elle. Elle le cachait si bien. Elle l’avait toujours crue timide, et elle l’était, et avait justifié bien de ses comportements en se donnant cette excuse. Elle s’était toujours demandé pourquoi son amie rougissait lorsqu’elles étaient à proximité l’une de l’autre. Elle n’avait jamais compris pourquoi Evelynn désirait si souvent partager son lit, une fois la nuit tombée. Elle s’était posée de nombreuses questions, mais n’avait jamais cru que son amie était amoureuse d’elle. Ce soir, elle avait la preuve qu’elle se trompait depuis bien longtemps.

Terriblement heureuse, la jeune femme tenait Evelynn dans ses bras, savourant ce doux moment où la joie et l’excitation prenaient le dessus sur l’alcool présent dans son organisme. Elle se sentait tout simplement bien, elle semblait si rayonnante, soudainement. Son regard si terne s’illuminait alors qu’elle embrassait de nouveau celle qu’elle aimait.

Ce fut les sifflements de Jim et du barman qui firent immerger les filles de leur petite bulle de tendresse. Evelynn, soudainement gênée, se réfugia dans les bras d’Eleonnora qui rigolait. Si elle s’entendait si bien avec Jim, c’était bien parce qu’ils étaient un peu semblable, quelques part. Et d’ailleurs, il le prouva bien avec le commentaire qu’il fit au sujet d’Evelynn, lorsque les filles furent à l’intérieur de l’établissement. Eleonnora en profita pour jeter un coup d’œil au barman afin de déterminer ce que son amie lui trouvait de séduisant. Non, elle ne voyait pas. C’était un homme, pas laid, mais qui n’était pas spécialement son genre. Elle détermina qu’elle était plus belle que lui.

Après avoir salué les deux hommes, les demoiselles quittèrent le bar et montèrent sur la moto d’Evelynn afin de rejoindre leur loft. Une fois qu’elles y furent, Eleonnora se dirigea rapidement à l’intérieur et retira ses chaussures avant de se laisser tomber sur le canapé. Voilà. Elle était parfaitement bien installée, couchée sur le dos, la tête posée sur un coussin. Il ne manquait plus qu’une seule chose : sa belle et douce Evelynn. Tendant les bras afin de l’attraper par les mains et l’attirer doucement à elle, la jeune femme en profita pour passer ses doigts dans la chevelure de sa compagne. Elle se sentait terriblement bien. Elle était heureuse. Elle en fit part à la jeune femme qui approuva. Impossible de rêver mieux, actuellement.

Evelynn posa un tendre baiser sur les lèvres d’Eleonnora avant de lui demander si elle désirait manger quelque chose. Elle l’appela même « chérie ». Cela signifiait donc que leur relation était officielle ? Un large sourire s’étira sur les lèvres de la jeune femme qui agrippa sa petite amie dans ses bras afin de la câliner. Puis elle l’embrassa sur le front, heureuse, riant légèrement de bonheur. Puis, elle relâcha son otage afin qu’elle puisse rendre à la cuisine.


-« Tu es trop mignonne ! » Fit-elle en souriant. « J’ai très faim ! Tu me proposes quoi ? »

Elle laissa sa douce se rendre à la cuisine et se dirigea vers sa chambre. Elle retira l’intégralité de ses vêtements puis chercha quelque chose de plus confortable à mettre. Une culotte de dentelle, une longue robe de nuit sombre et le tour était joué. La jeune femme se dirigea vers la cuisine afin d’y retrouver sa douce. Discrètement, enfin le plus qu’elle pouvait vu son état, elle se plaça derrière elle. Puis, lentement, elle vint l’enlacer, posant sa tête sur son épaule. Doucement, elle posa ses lèvres contre son cou avant de faire comme si rien n’était. Elle devait faire attention à ne pas effrayer son amie. Arrivera-t-elle à prendre tout son temps ? Sobre, elle n’aura aucun problème avec cela.

-« Tu as besoin d’aide ? » Demanda-t-elle alors qu’elle regardait sa copine s’occuper du repas.
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Evelynn Jones

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MessageSujet: Re: Parce que je t'aime [Evelynn Jones]   Mar 18 Déc 2012 - 9:12

Le voyage jusqu’à l’appartement c’était bien déroulé, Evy ne quittant pas la route des yeux pour s’assurer de leur arrivée en toute sureté, mais elle ne pouvait nier que le contact de Nora la faisait de nouveau rougir. Cela avait toujours été ainsi, mais maintenant que quelque chose de plus grand se préparait, elle se demandait comment réagir ou en fait, comment elle devrait réagir. Ne contrôlant pas ses émotions, elle se laissait bien souvent bercer par celles-ci, et Eleonnora l’avait souvent ramené les pieds sur terre. Maintenant que cette situation nouvelle était en place, devait-elle faire comme d’habitude, se laisser guider par son cœur, ou au contraire tenter d’écouter un minimum sa tête ?

Le rapide chemin ne lui permit pas de réfléchir bien longtemps cependant, alors qu’elle garait rapidement sa moto sur le bord de la route et laissait Nora descendre. Elle ne semblait pas avoir de difficulté à marcher, mais ça n’empêchait pas Evy de s’assurer qu’elle ne trébuche pas du haut de ses talons. Elle ne comprenait pas comment la belle blonde pouvait apprécier marcher dans ces engins du diable, l’artiste trouvant les talons haut trop inconfortables pour être portés plus de quelques heures.

Laissant Nora s’installer bien confortablement sur le sofa, elle s’installa directement sur elle, passant ses bras de chaque côté de son corps. Elle était bien, au chaud, elle se sentait protégée. C’était un état d’esprit qu’elle vivait assez rarement, sa nature stressée et peureuse s’exprimant bien souvent malgré elle. Avec sa compagne elle s’était toujours sentie plus à l’aise, plus libre, plus calme, et elle comprenait maintenant pourquoi. De ce fait, elle comprenait aussi d’où venait les battements accélérés de son cœur, la température de son corps qui montait en flèche lorsqu’elle voyait la belle blonde dans un habit bien sexy, et tous ces phénomènes qu’on associait bien souvent à l’amour.

L’amour… était-ce qui se passait désormais entre les deux demoiselles ? Alors que Nora semblait plus qu’heureuse, l’esprit d’Evelynn était toujours voilé par de multiples questions. Elle ne voulait surtout pas heurter sa colocataire, mais pour avoir des réponses, elle devait laisser le temps faire son œuvre… et c’était assez dangereux, surtout que leur amitié était en jeu.


Cependant, le sourire de Nora alors qu’elle lui demandait simplement si elle avait faim vint nettoyer de son esprit toutes ces questions. Pour l’instant, elle savourait le moment présent, appréciant les contacts qu’elle partageait avec la belle blonde. Elle se fit aussitôt « capturée » par sa compagne, mais elle ne se débattit pas, laissant celle-ci poser un doux baiser sur son front.

-« Tu es trop mignonne ! J’ai très faim ! Tu me proposes quoi ? »

Se libérant donc des bras de Noraen riant, son commentaire la gênant un peu comme d'habitude, elle se dirigea rapidement vers la cuisine sur la pointe des pieds. Tous ses gestes étaient naturelles, Evelynn n’ayant jamais été du genre à se préoccuper des apparences ou quoi que ce soit, mais elle avait l’habitude de se déplacer doucement, calmement. Les émotions qui se chamboulaient en elle l’emplissaient de joie, et cela paraissait dans ses moindres mouvements. Le simple trajet du canapé à la cuisine ressemblait à une dance.

-J’ai… j’ai pas encore décidé… je vais voir ce qu’il y a dans ton frigo, il est toujours vide alors je serai chanceuse si je tombe sur quelque chose de comestible ! ajouta-t-elle d’un ton enjoué

Malgré les pas légèrement moins agiles de la jeune femme derrière elle, Evy ne l’entendit pas venir, alors qu’elle fouillait dans une armoire pour des pâtes ou des conserves quelconque. Lorsqu’elle sentit enfin sa séduisante amie l’enlacer, elle était sur la pointe des pieds, et donc redescendit légèrement, glissant ses propres bras sur ceux de la belle blonde. Le contact de ses lèvres contre son cou lui arracha quelques frissons mineurs et un rougissement modéré, mais rien de trop gênant. Le plaisir reprenait doucement la place des malaises que l’artiste ressentait habituellement en présence de la belle blonde, et c’était pour le mieux. Elle pouvait enfin savourer ces émotions qui la traversaient depuis des années.

-« Tu as besoin d’aide ? »

Lorsqu’elle put enfin se retourner, elle se plaça devant sa belle colocataire, lui adressant un sourire sans pareil. Elle aussi était heureuse de la tournure des évènements… même si toutes ces nouveautés lui faisaient peur, elle avait hâte de les vivre, avec Nora comme guide. Saisissant dans un des tiroirs un fouet à mélanger, elle donna un coup léger sur le bout du nez de sa compagne avant de lui tirer la langue.

-De toi en cuisine ? Je dirais oui normallement… mais avec l’alcool que tu as ingurgité, pas une bonne idée…

Elle se retourna aussitôt, riant toujours en saisissant finalement un sachet de pâtes pour le déposer sur le comptoir près d’elle. Elle mit aussitôt un chaudron d’eau à bouillir, puis sortit les quelques ingrédients que Nora possédait dans ses armoires ou son frigo pour faire une sauce simple, rosée, qui donnerait aux pâtes un goût succulent. Ce n’était pas un copieux repas, mais pour l’instant ça ferait l’affaire. Se retournant vers sa succulente compagne en attendant que l’eau bouille, elle lui demanda, les bras croisés :

-Tu pourrais… euh… mettre la table ? Qu’on… soûpe en tête-à-tête toi et moi… on a beaucoup de choses à se dire je crois… Ma première question sera celle-ci : Pourquoi es-tu allé boire ce soir ? T’as eu une mauvaise nouvelle aujourd’hui ?

Evelynn, dans son innocence, ne comprenant pas qu’elle était la cause de la beuverie de sa partenaire. Elle croyait simplement que quelque chose de grave c’était produit, qu’elle voulait oublier ou peu importe. Cependant, dans des circonstances normales, elle aurait avisé l’artiste amateur de ces nouvelles ou au moins de l’endroit où elle se trouverait. Elle ne l’avait pas fait… et Evy s’était inquiétée.
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Eleonnora S. Davidoff

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MessageSujet: Re: Parce que je t'aime [Evelynn Jones]   Mer 19 Déc 2012 - 17:47

L’amour était un concept étrange, bien difficile à expliquer. Chaque personne avait sa propre définition de ce phénomène. Après deux longues années à aimer, désirer sa meilleure, Eleonnora n’avait toujours pas à définir ce dont il s’agissait. Elle avait cessé de s’interroger sur le sujet. À quoi bon se tourmenter avec un sentiment à sens unique ? Jusqu’à ce soir, elle avait bel et bien cru aimer désespérément Evelynn, sachant parfaitement qu’elle ne partagera jamais ses sentiments. Pourtant, cette dernière venait de lui prouver le contraire en l’embrassant tendrement. Comment aurait-elle pu prévoir une telle chose ? Au début, Eleonnora avait bien cru que l’alcool lui jouait de mauvais tour. Puis, après avoir fait une balade sur la moto de son amie afin de regagner l’appartement, elle commença à réaliser qu’il s’agissait bel et bien de la réalité. Prendre l’air lui avait fait le plus grand bien.

Tenant sa douce dans ses bras, elle profitant de ce doux moment qui lui paraissait si irréel. Pourtant, ce n’était pas le cas. Evelynn était timide et hésitante, apprivoisant cette relation d’amour qui se construisait peu à peu devant leurs yeux. Elle l’appelait par un petit nom adorable, elle l’embrassait tendrement. Elle était tout simplement adorable, ce qui ne faisait que renforcer les sentiments que la jeune femme éprouvait pour elle. Après l’avoir serré dans ses bras en lui disant à quel point elle était mignonne, elle relâcha sa petite amie qui riait doucement.

Eleonnora lui demanda ce qu’elle comptait bien cuisiner. Cependant, Evelynn n’avait pas de réponse à lui fournir. C’est vrai, les courses n’avaient pas été faites. À cause de son travail aux horaires instables, au Shield, l’agent de terrain préférait commander un repas via un quelconque restaurant plutôt que de passer à l’épicerie. Parfois, elle pensait à acheter ce qu’il fallait afin de remplir un minimum le réfrigérateur. Il était évident qu’avec sa nouvelle colocataire, elle n’aura pas le choix d’acheter de quoi cuisiner. Si elle était incapable de passer dans les épiceries, elle pourra toujours laisser de l’argent à sa douce qui pourra se procurer ce qu’elle désirait.

Après avoir contemplé sa douce qui se dirigeait vers la cuisine, Eleonnora quitta le canapé et se rendit à sa chambre. Elle se déshabilla afin de pouvoir enfiler une tenue de nuit, bien plus confortable. Puis, discrètement, elle alla rejoindre Evelynn, occupée à fouiller les placards. Sans prévenir, elle l’enlaça tendrement, posa un léger baiser sur son cou. Elle sentit les bras de la jeune femme se poser sur les siens et profita de ce doux contact. Elle se retourna lorsqu’Eleonnora lui demanda si elle avait besoin d’aide à la cuisine. Elle n’avait pas beaucoup de nourriture dans son réfrigérateur, mais elle pouvait toujours inventer une petite recette sympathique. Cependant, Evelynn ne semblait pas du même avis qu’elle. Elle donna un petit coup de fouet à mélanger sur le nez de la jeune femme, refusant qu’elle l’aide aux fourneaux.


-« De toi en cuisine ? Je dirais oui normallement… mais avec l’alcool que tu as ingurgité, pas une bonne idée… »

-« Mais ! Je tiens encore debout ! Je suis capable de faire n’importe quoi. Je n’ai pas bu tant que ça, je te le jure. »

Elle fit une petite moue déçue. Pendant qu’Evelynn s’occupait de cuisiner, elle n’avait rien d’autre à faire que de tourner en rond. Parcourant la cuisine de long en large, elle tentait de trouver une occupation quelconque. Que faire ? Impossible de se servir d’alcool, impossible de toucher aux fourneaux. Que lui restait-il à faire pour passer le temps ? Sa nouvelle petite amie trouva la solution : mettre la table. Cette tâche était simple. Cependant, elle ne devait pas monter la table normalement, comme à son habitude. Elle devait donner une ambiance particulière à ce repas. Aussitôt, elle se mit en mouvement, ravie. Elle s’empara de deux assiettes qu’elle posa l’une en face de l’autre. Puis, elle sortit les ustensiles, mais s’arrêta dans son geste lorsqu’elle entendit les dernières paroles d’Evelynn.

Pourquoi était-elle allée boire ? Devait-elle réellement lui dire cela ? Qu’est-ce que ça changerait à leur relation qu’elle lui dise ou non ? Elle ne cachait rien à sa copine…si on excluait son pouvoir et son travail d’agent gouvernemental qu’il lui était impossible de révéler. Puisqu’elles étaient ensemble, c’était une raison de plus pour continuer d’être honnête envers elle, en ce qui concerne chaque petite chose de la vie, comme elle l’avait toujours été alors qu’elles n’étaient que de simples amies. Cependant, la jeune femme ne se voyait pas comment expliquer tout cela. Prenant le temps de réfléchir en posa les ustensiles, puis les coupes sur la table, elle se retourna vers Evelynn.


-« Ce n’était pas… » Elle baisse lentement les yeux. « Après ce qui s’est passé hier… j’ai bien cru avoir fait une erreur qui aurait tout gâché entre nous… j’avais seulement… je voulais seulement arriver à oublier… à t’oublier pendant un moment, mais c’était impossible. Je pense toujours à toi, tout ce que je vois, tout ce que j’entends, tout ce que je pense fini par dériver vers toi. Je n’aurais jamais pensé que les choses soient… soient ce qu’elles sont, maintenant. Mais j’en suis heureuse. Tu me rends heureuse, Evelynn. »

Elle releva la tête pour lui sourire, puis se dirigea vers une armoire pour attraper deux chandelles hautes qu’elle posa sur la table, en son centre. Elle attrapa, par la suite, un paquet d’allumette afin de faire naitre deux petites flammes sur les chandelles. Rangeant le paquet, elle s’arrêta pour tamiser les lumières. Tout était prêt. Elle s’installa à la table alors que sa petite amie se chargeait de remplir les assiettes. Elle attendit qu’Evelynn soit assise en face d’elle avant de lui souhaiter bon appétit et commencer à déguster son repas. C’était simple, mais c’était bon.

-« Tu as d’autres questions à me poser, tu disais ? » Fit-elle en redoutant ces fameuses questions.
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MessageSujet: Re: Parce que je t'aime [Evelynn Jones]   Jeu 20 Déc 2012 - 7:30

Evelynn n’avait même pas réagi lorsque Nora s’était approchée d’elle silencieusement pour l’enlacer. En fait, trop prise par ses recherches dans les nombreux comptoirs, elle ne l’avait même pas entendu arriver. Lorsque finalement sa compagne passa ses bras de chaque côté de son corps, elle sourit, fermant les yeux quelques instants, ses mains naturellement posées sur les siennes. Qu’elle se sentait bien ainsi. C’était sans doute la première fois qu’elle ressentait une telle énergie accompagnée d’un calme parfait. Une impression assez difficile à expliquer en mots, mais elle était des plus agréables.

Lorsqu’elle se retourna, elle admira le corps de rêve de son amie, et ne put s’empêcher de rougir. Ses tenues de nuit dévoilaient bien souvent beaucoup de… peau, et celle-ci n’en faisait pas exception. Nora avait toujours eu un corps parfait, et ce n’était pas prêt de changer. Elle se mordit rapidement la lèvre inférieure, les yeux plongés dans ceux de sa magnifique compagne avant qu’elle lui demande si elle pouvait l’aider. Riant, le fouet en main, elle lui mit un léger coup sur le nez avant de décliner sur un ton rieur. Nora sembla le prendre moins bien qu’elle le pensait finalement.


-« Mais ! Je tiens encore debout ! Je suis capable de faire n’importe quoi. Je n’ai pas bu tant que ça, je te le jure. »


-Pardon… d’accord attends désolé je pensais que tu étais plus éméchée que ça…


Oups… l’avait-elle blessée ? Sa moue déçue en disait plus que ses paroles, et ses intentions n’avaient jamais été de heurter sa délicieuse partenaire. La voyant faire les cent pas, elle réfléchit rapidement à une solution qui pouvait lui faire plaisir et l’éloigner du four. Elle faisait confiance à Nora, mais ayant bu, elle doutait de ses capacités, et sa nature protectrice la poussait à l’éloigner des fourneaux. Cependant elle eut rapidement une bonne idée qu’elle proposa à son amie qui accepta aussitôt : elle se mit à mettre la table rapidement. Une belle table romantique pour eux… une soirée complète à passer les yeux dans les yeux avec un bon repas pour accompagner le tout…


Sa question sembla couper sa partenaire dans son élan. Lui laissant tout son temps, elle retourna à son eau bouillante dans laquelle elle ajouta les pâtes et alluma un autre feu pour mettre la sauce à chauffer. Elle prenait tout son temps, laissant le temps à Nora de trouver ses mots. Même si un lien puissant les unissait et qu’elles se partageaient toujours tout, ce n’était jamais chose facile de s’exprimer sur des moments douloureux ou difficile. Lorsque finalement Eleonnora sembla s’être reprise et se retourna vers Evy, celle-ci se mit face à elle, s’appuyant sur le comptoir derrière elle.


-« Ce n’était pas… Après ce qui s’est passé hier… j’ai bien cru avoir fait une erreur qui aurait tout gâché entre nous… j’avais seulement… je voulais seulement arriver à oublier… à t’oublier pendant un moment, mais c’était impossible. Je pense toujours à toi, tout ce que je vois, tout ce que j’entends, tout ce que je pense fini par dériver vers toi. Je n’aurais jamais pensé que les choses soient… soient ce qu’elles sont, maintenant. Mais j’en suis heureuse. Tu me rends heureuse, Evelynn. »


La réponse de Nora lui fit l’effet d’un grand sceau d’eau au visage, mais le fait qu’elle évite son regard lui fit encore plus d’effet. Depuis quand la belle blonde avait de la difficulté à la regarder dans les yeux ? Cela devait arriver une fois par année… et encore ! Puis elle prit le temps de comprendre ce qu’elle lui disait. Lorsqu’elle avait posé sa question, elle s’était attendue à une réponse du genre : « mauvaises nouvelles familiales, histoire de bureau » mais pas cette réponse ci. Un sourire apparut lentement sur les lèvres de l’artiste à mesure qu’elle analysait dans son esprit les paroles de sa belle amie, et une chance que l’eau bouillante lui attaque le dos sauvagement car sinon elle aurait pu rester dans cet état d’hébétude longtemps. Elle baissa aussitôt la température du rond avant de s’approcher de Nora doucement et de poses ses mains sur les épaules de celle-ci, plongeant ses yeux dans le regard fuyant de sa colocataire. Le sourire qu’elle affichait désormais était magnifique, Evy aurait pu la regarder ainsi pendant des heures. Il fallait cependant qu’elle réponde, de façon appropriée… elle n’avait jamais été douée avec les mots, préférant dessiner ses émotions. Dessiner…


-Nora… si tu m’avais fait part de tout ça… j’aurais sans doute été effrayée… mais de la façon dont ça s’est passé… j’ai simplement vécu la sensation la plus puissante que je n’avais jamais ressentie… et ça explique pourquoi toutes ces années je rougissais à te voir dans des tenues plus sexy les unes que les autres… Je ne le savais tout simplement pas…


Elle laissa Nora partir et continuer à placer la table pendant qu’elle continuait de préparer le repas et lorsque sa partenaire fut enfin en place, elle remplit les assiettes rapidement. La belle Russe avait vraiment fait des efforts : musique, chandelles, assiettes, c’était un magnifique repas en tête à tête pour les deux femmes… un premier rendez-vous ? Elle lui dit aussi bon appétit avant de goûter son assiette.


-« Tu as d’autres questions à me poser, tu disais ? »


-Euh… oui mais… ce sont tout pleins de petites questions, et j’en ai oublié la moitié ! Ce que Jim à dit tout à l’heure… c’était vrai ? Ça fait deux ans que tu lui parles de moi ?


Elle n’avait pas peur de l’apprendre désormais, elle n’en serait que plus flattée, mais qu’elle n’ait jamais vu les sentiments que Nora éprouvait pour elle prouvait qu’elle ne la connaissait pas suffisament… et elle voulait remédier à la situation au plus vite. Dessiner ! Oui il ne fallait pas qu'elle oublie ! Se redressant aussitôt, elle se dirigea jusqu'à la table du salon et saisit son cahier à dessin, celui qui contenait l'oeuvre qu'elle avait fait au courant de la journée: la scène de la veille, les deux femmes qui s'embrassaient, avec couleur, détails, ombrage, bref un dessin dont elle était fière. Elle le déposa près de Nora avant de retourner s'asseoir.


-Tu sais que lorsque j'essaie de comprendre mes sentiments je dessine depuis le temps... et bien j'essayais toute la journée de comprendre la soirée de hier... et je n'y arrivais pas... ce n'est qu'en t'embrassant tout à l'heure que j'ai compris...
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Eleonnora S. Davidoff

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MessageSujet: Re: Parce que je t'aime [Evelynn Jones]   Lun 24 Déc 2012 - 6:48

Eleonnora tolérait bien l’alcool, en général. Cependant, il arrivait parfois qu’elle abuse un peu trop et se retrouve avec l’esprit embrouillé. Bien qu’elle affirmait pouvoir agir normalement, sa démarche légèrement hésitante qui dérivait bien souvent vers la gauche ou vers la droite la trahissait. Elle savait qu’à ce point, elle avait dépassé ses limites qui étaient pourtant très élevées. Elle n’avait pas d’autres choix, à présent, que de laisser tomber l’alcool. Bien qu’elle voulait rendre service à Evelynn en l’aidant à cuisiner, cette dernière refusait catégoriquement. Pour une fois, c’était elle qui prenait les décisions. Elle décidait de tout, lui interdisait de faire certaines choses qui n’étaient pas recommandées de faire dans son état. C’était très étrange, tout cela. Eleonnora avait un peu de mal à s’y faire, mais ne protestait pas. Elle aimait voir sa douce prendre le rôle de jeune femme forte et imposante. Elle obéissait donc, voyant qu’elle n’avait pas vraiment les moyens de rouspéter.

Se contentant de mettre la table afin de lui donner des allures romanesques, la jeune femme tamisa les lumières et mis un peu de musique pour créer une douce et agréable ambiance. Pour la première fois, elle vivait un véritable diner romantique en compagnie de celle qu’elle aimait. C’était bien dommage que l’alcool soit de la partie et affecte quelque peu ses capacités. Manger quelque chose lui fera probablement le plus grand bien. Celui pourra peut-être lui éviter de répondre à certaines questions de la part de sa nouvelle petite amie. Elle ne pouvait s’empêcher de craindre chacune de ses questions. Jusqu’à quel point allait-elle se dévoiler sur ses sentiments ? Après tout ce temps à tout lui dissimuler, elle devait maintenant s’ouvrir sans tabous, sans gêne.

Elle avait eu du mal à avouer ce qu’elle ressentait à Evelynn. Pourtant, elle avait si souvent rêvé de ce moment. Maintenant qu’elle y était, elle était morte de trouille. Après le baiser qu’elles avaient échangé, il n’y avait plus rien à cacher, ses sentiments étaient plus qu’évidents. Elle se dévoila alors, révélant que sa buverie d’aujourd’hui était une façon d’oublier ce qu’elle avait fait la veille. Elle croyait qu’elle avait tout gâché, elle était certaine que leur amitié avait été ruinée, et pourtant ce n’était pas le cas. Elle ne s’y serait jamais attendue, tout comme elle n’aurait jamais pensé entendre ces mots sortir de la bouche de sa douce amie.


-« Nora… si tu m’avais fait part de tout ça… j’aurais sans doute été effrayée… mais de la façon dont ça s’est passé… j’ai simplement vécu la sensation la plus puissante que je n’avais jamais ressentie… et ça explique pourquoi toutes ces années je rougissais à te voir dans des tenues plus sexy les unes que les autres… Je ne le savais tout simplement pas… »

-« Jamais je n’aurais voulu t’effrayer… te connaissant, j’avais en fait peur que cela se produise… »

Comment aurait-elle pu deviner qu’elle faisait cet effet à sa douce ? Elle l’avait souhaité, à une époque, espérant pouvoir la charmer d’une quelconque manière. Cependant, elle finit par se rendre à l’évidence et se convaincre que jamais sa meilleure amie ne la verrait autrement. Et pourtant, jamais elle n’aurait cru que cela était faux. C’était un nouveau commencement pour toutes les deux. Elles avaient pensé se connaitre par cœur, mais en fait, elles avaient encore tant à apprendre l’une de l’autre.

Installée à la table, mangeant avec appétit les pâtes que venait de cuisiner Evelynn, la jeune femme leva parfois les yeux vers sa douce afin de lui offrir un petit sourire ravi. Puis, elle retournait à son assiette. Bien que ce repas n’était pas de la haute gastronomie, il était tout de même bon. Cependant, il était hors de question d’en remanger le lendemain. Elle ira faire les courses et peuplera ses armoires et son réfrigérateur de divers aliments afin que sa petite amie ne manque de rien. Elle n’était pas ennuyée par le fait de tout payer à partir de maintenant. Elle avait de l’argent pour les faire vivre dans le luxe et comptait bien en profiter. Puisqu’Evelynn était à présent sa petite amie, il n’était plus question qu’elle loge temporairement dans son loft. Elle y vivra comme si elle était chez elle, à partir de maintenant.

Eleonnora demanda à sa douce si elle avait d’autres questions pour elle. Elle hésitait, elle avait peur de ce qu’elle devra révéler. Cela lui semblait si difficile. Elle s’était tu trop longtemps et n’avait jamais pensé révéler cela un jour à Evelynn. Cette dernière lui demanda d’ailleurs si Jim avait dit la vérité, que cela faisait bel et bien deux longues années qu’Eleonnora était amoureuse d’elle. À quoi bon mentir ? Prenant une grande inspiration, déposant sa fourchette sur le bord de son assiette, elle leva les yeux vers sa petite amie afin de lui répondre.


-« Eh bien… oui… ça fait très longtemps… mais j’ai fais en sorte de le dissimuler… Jim était le seul au courant de tout cela.»

Quelques instants plus tard, Evelynn se leva de table afin d’aller chercher quelque chose dans le salon. Qu’est-ce que c’était ? Il ne fallut pas beaucoup de temps avant de le découvrir. L’artiste lui présenta son cahier à dessins. Lentement, Eleonnora s’en empara afin d’observa la scène de la veille, merveilleusement représentée au crayon. Elle était magnifique. Passant doucement ses doigts sur la feuille, comme si elle allait soudainement s’animer, elle resta silencieuse durant de longues secondes. Puis, elle prit la parole.

-« C’est… magnifique Evelynn… Mais… mais je ne comprends pas. Pourquoi c’est à ce moment que tu as compris ? Tu… tu n’étais pas hétéro, toi ? »

La jeune femme pris une dernière bouchée de son assiette après avoir reposé le cahier à dessin sur la table. Puis, elle se leva et contourna la table afin de s’agenouiller auprès d’Evelynn. Elle posa ses bras croisé sur ses jambes et leva la tête vers elle afin de l’observer. Elle lui sourit. Elle était resplendissante. Jamais elle ne l’avait trouvé aussi belle que maintenant.

-« Depuis quand tu as ces réactions avec moi ? » Demanda-t-elle.
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Evelynn Jones

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MessageSujet: Re: Parce que je t'aime [Evelynn Jones]   Mer 26 Déc 2012 - 10:10

-« Jamais je n’aurais voulu t’effrayer… te connaissant, j’avais en fait peur que cela se produise… »

Nora n’avait pas tort. Evelynn était du genre à dramatiser tout ce qui lui arrivait, à s’effrayer devant de minuscules détails et de ne jamais s’engager pour ne pas souffrir. C’était comme ça avec elle, ce n’était pas pour rien qu’elle n’avait eu que des histoires de quelques semaines au maximum. Pareil dans son travail : un emploi stable, bibliothécaire, avec peu de possibilité d’avancement, mais où elle pouvait rester toute sa vie.

Et désormais, avec Eleonnora… C’était tout un risque qu’elle prenait… C’était recommencer à nouveau toute une histoire, leur histoire, mais plus encore… pour sa belle amie qui avait découvert son attirance pour les femmes plusieurs années plus tôt, c’était sans doute quelque chose de connu, mais pour Evy qui apprenait pour la première fois que les réactions naturelles qu’elle avait envers sa colocataire étaient plus qu’une simple amitié… c’était énorme ! Et surtout, très difficile à gérer pour le moment… Elle faisait de son mieux pour garder son calme, pour éviter de se questionner comme elle avait l’habitude de le faire, toujours insertaine d’elle-même, mais sa belle amie avait l’habitude de balayer ses inquiétudes d’un revers de la main. Que se passerait-il à présent, alors qu’elle était au centre des questionnements de l’artiste ? Saurait-elle la rassurer dans ce qui s’annonçait à eux ?


-Je… Je te comprends Nora… je me connais un minimum et euh… j’me vois bien me mettre à paniquer maintenant… mais… j’te fais confiance tu sais…

Cette dernière affirmation résumait tout. Si elle devait vivre cette aventure pleine de nouveautés au combien effrayant, elle le ferait avec Nora… main dans la main…

Reprenant donc une bouchée de pâtes, elle apprécia le goût du repas qu’elle avait cuisiné rapidement. Au moins, elle goûtait meilleur que les pâtes blanches sans sauce. Elle prit son temps, savourant ce court repas en tête à tête, premier de leur « relation ». C’était une sorte de premier rendez-vous, entre la blonde et la brunette, et même si tout n’était pas parfait, à ses yeux, c’était pour le moment tout sauf effrayant. Glissant sa main gauche doucement sur la table, elle vint saisir tendrement celle de sa compagne, accompagnant son geste d’un sourire en replaçant une mèche de cheveux rebelle derrière son oreille. Puis elle demanda enfin ce que Jim avait voulu dire lorsqu’il parlait de… nombreuses années.


-« Eh bien… oui… ça fait très longtemps… mais j’ai fais en sorte de le dissimuler… Jim était le seul au courant de tout cela.»

Sa réponse lui fit autant de bien qu’elle lui fit du mal. Avait-elle fait souffrir sa compagne aussi longtemps sans même le savoir ? Ce n’était certainement pas ce qu’elle voulait ! Elle croyait connaître Nora mais en ignorant cette situation, la connaissait-elle vraiment ? Et quelle genre d’amie était-elle pour faire autant mal à quelqu’un ? Evy était une femme de cœur et de passion, et savait bien ce que signifiait un amour à sens unique… soudainement tous les moments de rapprochement qu’elles avaient eu ensemble durant leurs années de vies en « couple » lui revinrent à l’esprit : lorsqu’elle lui prenait la main à cause de sa nervosité, leur première soirée où elle s’était même glissé sous ses couvertures, toutes ces petites situations lui revinrent aussitôt… Elle avait sans doute fait bien plus de mal à Nora qu’elle ne le croyait… et ça la bouleversa…

-Nora je… j’te demande pardon tu sais… si je t’aurais mieux comprise j’aurais dû… dû comprendre j’veux dire on se connaît bien et tout mais… je m’en suis jamais douté… j’ai dû te faire souffrir un calvaire Nora j’m’excuse !

Elle quitta la table rapidement, ramassant dans le salon son cahier à dessin qu’elle montra à sa chère amie. Celle-ci sembla caresser le papier doucement. Se remémorait-elle de la soirée aussi bien qu’Evy ? Sans doute mieux en fait, à cause du haut taux d’alcool dans le sang de l’artiste. Le sourire et la réponse qu’elle lui donna la firent s’illuminer à son tour.

-« C’est… magnifique Evelynn… Mais… mais je ne comprends pas. Pourquoi c’est à ce moment que tu as compris ? Tu… tu n’étais pas hétéro, toi ? »

-Euh… et bien…

Elle n’avait pas la réponse elle-même, alors comment répondre à sa magnifique compagne aux cheveux dorés ? N’ayant jamais eu d’aventures avec d’autres femmes, elle n’avait tout simplement pas pensé à cette éventualité. Est-ce que le choix était dans la tête ou dans les gênes ? Elle s’était toujours posé la question en fait, et maintenant elle ne le savait pas plus. Elle n’eut pas le temps d’y réfléchir outre mesure, car sa compagne repoussa l’assiette bien vite pour venir s’appuyer contre ses jambes.

-« Depuis quand tu as ces réactions avec moi ? »

-Nora… commença Evelynn d'un ton hésitant, en fait… d’aussi longtemps que je te connaisse j’ai toujours ressenti ce… cet agréable malaise avec toi… je sais pas si tu vois c’que je veux dire… disons… lorsque je te peignais, je te trouvais… oh mon dieu wow tu étais tout simplement éblouissante… et tu l’es encore ça va de soi ! Mais je me sentais… je pensais que j’avais pas le droit de penser ce genre de chose… et pour ton autre question… je vais avoir besoin de plus de temps pour te répondre, je ne le sais pas moi-même, mais pour l’instant, je veux juste… que tu me guides… dans… dans ce… cet… euh… ce chemin… je veux vivre tout ça… en étant… avec toi… pas juste ton amie… ta euh… petite amie ?

Sa dernière phrase finit sur un ton interrogateur. Était-ce ainsi que les deux femmes devaient se qualifier désormais ? Formaient-elles un couple ? Ou alors elles étaient de simples amies qui commençaient une nouvelle aventure ensemble, et qu’au fil des rencontres le terme de « couple » apparaitrait naturellement au-dessus de leur tête ? Evy ne pouvait le dire. En fait, pour le moment, elle considérait simplement qu’elle ne se connaissait pas autant qu’elle pensait, et que sans doute en était avec Eleonnora, elle pourrait mieux se… découvrir. Mais il n’y avait personne dans ce monde, hormis la belle blonde, avec qui elle pouvait envisager de faire ce chemin. Elle voyait déjà tout ça avec un regard stressé, nerveux, mais sa compagne saurait sans doute balayer, comme elle le faisait toujours, ses inquiétudes d’un revers de main.

Elle lâcha sa fourchette lorsque Nora s’agenouilla devant elle, la regardant avec le sourire elle aussi. Elle se sentait tout simplement bien pour l’instant, mais elle savait qu’à la seconde où elle cesserait d’y penser, son stress jaillirait d’un seul coup dans tout son corps. Elle faisait confiance à la séduisante Russe, mais elle ne se faisait pas confiance elle-même, et ce qui se déroulait dans son cœur était immense. Celui-ci s’accélérait, sa température augmentait, mais elle était tout de même bien. Il fallait qu’elle vive ces moments les uns après les autres… et peut-être deviendrait-elle plus à l’aise dans cette nouvelle réalité. Se penchant doucement, elle vint déposer un baiser sur le front de Nora, reculant avec un sourire. Elle se releva légèrement, pas assez pour repousser sa compagne, mais suffisamment pour reculer la chaise derrière elle et s’installer à genoux devant la belle blonde. Son action était bien pensé, mais son agilité n’était pas tout à fait au point, et au moment ou elle s’agenouillait, elle perdit l’équilibre et se retrouva sur les fesses dans un petit cri de surprise.

-Aie !
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Eleonnora S. Davidoff

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MessageSujet: Re: Parce que je t'aime [Evelynn Jones]   Sam 5 Jan 2013 - 3:18

La confiance était quelque chose de primordial dans une relation. Eleonnora n’avait aucun mal à faire confiance à sa douce Evelynn, qu’elle connaissait pratiquement par cœur. Elle pouvait tout lui dire, sans craindre d’être rejetée. Enfin, presque. Il y avait certaines choses qu’elle ne pouvait dire. Elle était contrainte au silence concernant une certaine partie de sa vie actuelle. C’était terriblement difficile de cacher tout cela à la personne qu’elle aimait plus que tout au monde. Elle n’avait pas le choix, malheureusement, et espérait simplement pouvoir mener une belle vie avec sa douce sans que son travail ne vienne sans cesse l’accaparer.

Quoi qu’il en soit, il n’était pas question de travail, pour l’instant. Elle avait tout son temps pour penser à cela plus tard. La seule chose qui comptait actuellement était la merveilleuse et magnifique femme qui était assise devant elle. Pourquoi perdre son temps à se tracasser avec tous ses petits problèmes de la vie alors qu’elle pouvait simplement profiter de l’instant présent ? Heureuse, souriante, Eleonnora ne cachait pas son bonheur de manger en tête à tête avec celle qu’elle aimait. Malgré les questions que lui posait Evelynn, elle était toujours aussi contente à l’idée d’être en sa compagnie. Elle ne tarda pas à révéler que ce qu’elle ressentait envers son amie durait depuis quelques années, qu’elle n’en avait parlé à personne sauf l’un de ses bons amis. Elle ne savait pas ce que son aveu avait eu comme effet sur la jeune femme assise en face d’elle, mais cette dernière ne tarda pas à s’excuser.


-« Nora je… j’te demande pardon tu sais… si je t’aurais mieux comprise j’aurais dû… dû comprendre j’veux dire on se connaît bien et tout mais… je m’en suis jamais douté… j’ai dû te faire souffrir un calvaire Nora j’m’excuse ! »

-« Tu n’as pas à t’excuser. J’avais mes raisons de te le cacher. Je pensais que ces sentiments disparaitraient, que je me ferais une raison… mais, au contraire, ils s’intensifiaient de jour en jour. Je ne peux pas t’en vouloir de n’avoir rien vu. Tu n’as jamais été douée pour voir les subtilités. Au final, nous sommes toutes les deux ensembles, face à face et je me sens simplement bien, comme libérée d’un poids. C’est ce qui compte. »

Elle connaissait très bien Evelynn. Elle savait parfaitement bien que la jeune femme n’était pas douée pour remarquer les signes, les gestes, les remarques subtiles. Par chance, Eleonnora était de nature franche et directe. Elle n’allait jamais par quatre chemins, sauf si cela était vraiment nécessaire. Parfois, elle s’amusait à faire des allusions perverses que son amie ne captait absolument pas. C’était très divertissant de la voir prendre tout au mot, sans comprendre ce qui se cachait derrière. Peut-être un jour finira-t-elle par comprendre, ne serait-ce qu’une seule fois, ses remarques à double sens.

Evelynn avait quitté la table afin d’aller chercher un objet dans le salon. Lorsqu’elle revint, elle tendit son cahier à dessin à la jeune femme qui n’avait toujours pas bougé de son siège. Elle observa très attentivement la scène représentée sur papier, toujours aussi hypnotisée par son talent que par l’œuvre qu’elle avait sous les yeux. Elle était magnifique. Il n’y avait pas d’autre mot. Cependant, une question vint bien rapidement à l’esprit de la jeune femme qui ne tarda pas à reposer le cahier sur la table. Elle désirait savoir depuis quand Evelynn n’était plus hétérosexuelle comme elle l’avait toujours pensé. Cependant, la jeune femme semblait avoir bien du mal à répondre à cette question. Quittant sa chaise, Eleonnora contourna la table afin de s’agenouiller auprès de son amie, posant ses bras croisés sur ses jambes, puis sa tête. Parfois, il y avait de simples questions auxquelles il était bien difficile de répondre. En lui demandant depuis quand Evelynn avait ces réactions étranges en sa présence, la russe venait de lui en poser une autre.


-« Nora… en fait… d’aussi longtemps que je te connaisse j’ai toujours ressenti ce… cet agréable malaise avec toi… je sais pas si tu vois c’que je veux dire… disons… lorsque je te peignais, je te trouvais… oh mon dieu wow tu étais tout simplement éblouissante… et tu l’es encore ça va de soi ! Mais je me sentais… je pensais que j’avais pas le droit de penser ce genre de chose… et pour ton autre question… je vais avoir besoin de plus de temps pour te répondre, je ne le sais pas moi-même, mais pour l’instant, je veux juste… que tu me guides… dans… dans ce… cet… euh… ce chemin… je veux vivre tout ça… en étant… avec toi… pas juste ton amie… ta euh… petite amie ? »

-« Petite amie ? Tu sais que tu me fais le plus beau cadeau, que tu réalises l’un de mes rêves les plus fous ? Je serais douce avec toi, je prendrais soin de toi et je ferais en sorte que tu sois à l’aise dans notre… nouvelle relation. Tout ce que je veux, c’est ton bonheur. Que tu sois hétéro, bisexuelle ou lesbienne, je n’en ai pas grand-chose à faire, en fait. Je veux simplement que tu sois sincère dans tes sentiments envers moi. »

Eleonnora sourit. Un sourire resplendissant, sincère, qui démontrait à quel point elle était heureuse à cet instant même. Elle ne pouvait rêver de mieux. Lorsqu’Evelynn tenta de venir la rejoindre, quittant sa chaise, elle tomba sur les fesses, ce qui arracha un petit rire à son amie. Elle était maladroite, mais cela faisait son charme et ne la rendait que plus adorable aux yeux de la russe. Elle aimait chaque petite chose chez son amie, elle était tout simplement parfaite. S’approchant d’elle à quatre pattes, Eleonnora la renversa doucement sur le sol, une main posée derrière sa tête afin qu’elle ne touche pas brutalement le parquet. Puis, se positionnant lentement, naturellement, au-dessus d’elle, elle joignit ses lèvres aux siennes dans un doux baiser. Elle ne devait absolument pas la brusquer. Elle devait savoir se montrer douce et prendre tout son temps. Ce baiser fini par s’intensifier davantage, Eleonnora laissant lentement ressentir cette passion, cet amour qu’elle approuvait pour celle qui était, dès à présent, sa petite amie.

-« Le plancher n’est pas très confortable… Je connais un meilleur endroit qui pourra nous accueillir. » Fit-elle après avoir rompu leur baiser.

Elle se redressa et, sans prévenir, souleva Evelynn, la portant dans ses bras tel une mariée quittant l’église dans les bras de son mari. Soufflant rapidement les bougies sur la table, la jeune femme se dirigea par la suite vers sa chambre. Elle referma la porte du pied avant de poser sa douce amoureuse sur son confortable lit. Puis, elle s’allongea à ses côtés, profitant de ce moment. La pièce était plongée dans la pénombre, mais elle s’en fichait. Elle savait qu’Evelynn était à ses côtés. Elle pouvait caresser son visage, sa chevelure, entendre cette voix qui faisait fondre son cœur. Elle n’avait besoin de rien d’autre.
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MessageSujet: Re: Parce que je t'aime [Evelynn Jones]   Sam 5 Jan 2013 - 21:59

-« Tu n’as pas à t’excuser. J’avais mes raisons de te le cacher. Je pensais que ces sentiments disparaitraient, que je me ferais une raison… mais, au contraire, ils s’intensifiaient de jour en jour. Je ne peux pas t’en vouloir de n’avoir rien vu. Tu n’as jamais été douée pour voir les subtilités. Au final, nous sommes toutes les deux ensembles, face à face et je me sens simplement bien, comme libérée d’un poids. C’est ce qui compte. »

Sans doute la belle Russe disait vrai… mais ça ne pouvait empêcher Evy de culpabiliser. Elle l’avait, sans le savoir, fait souffrir de longues années… Des moments aussi anodins que les câlins qu’elles se faisaient ou les moments d’inquiétude pendant lesquels elle se serrait contre elle… tout lui revenaient à l’esprit… et elle imaginait sans difficulté que le malaise qu’elle ressentait souvent à ces instants… avait dû être une horreur à chaque instant pour sa compagne. Pourtant elle affirmait se sentir bien désormais. Serait-ce suffisant pour pallier aux nombreuses années de tourmentes ?


-Je sais… je euh… les messages subtiles pour moi c’est… comme du chinois… encore pire le chinois je sais que je le comprends pas, mais ça je les vois même pas… alors essaie plus ce genre de stratégie avec moi… Tu finis toujours par te moquer de moi à la fin, ajouta-t-elle d’un ton plus léger, plus rieur.

Evelynn faisait confiance à sa belle compagne lorsqu’elle affirmait se sentir bien, mais en sachant qu’elle était autant la source de malheur que de bonheur de celle-ci, ça ajoutait un énorme poids sur ses épaules qu’elle ignorait comment porter. Elle se posait déjà des questions sur ses propres sentiments envers la belle Russe, pas au niveau de l’amour qu’elle lui portait, mais simplement… au fait qu’elles étaient deux femmes par exemple ! Ce détail, bien mince aux yeux de la chanteuse, avait une grande importance pour Evy, qui se demandait vraiment comment fonctionnerait une telle relation.

Laissant temporairement ces nombreux questionnements dans son esprit, elle quitta la cuisine rapidement pour ramasser son cahier à dessins et montrer sa dernière création, prélevée de la nuit précédente. Alors qu’Eleonnora regardait l’œuvre, Evelynn était nerveuse, mais attendait patiemment qu’elle émette un commentaire, ou qu’elle pose une question, ce qu’elle fit, une question qu’elle attendait, mais dont elle ignorait la réponse. Elle finit par dire ce qui lui venait à l’esprit aussi naturellement que possible, mais ces paroles étaient prononcées sur un ton anxieux. Y avait-il une bonne réponse de toute façon à ce sujet ? Depuis quand était-elle intéressée aux femmes ? Depuis quelques minutes ? Depuis quelques semaines ? Depuis qu’elle la connaissait ?

-« Petite amie ? Tu sais que tu me fais le plus beau cadeau, que tu réalises l’un de mes rêves les plus fous ? Je serais douce avec toi, je prendrais soin de toi et je ferais en sorte que tu sois à l’aise dans notre… nouvelle relation. Tout ce que je veux, c’est ton bonheur. Que tu sois hétéro, bisexuelle ou lesbienne, je n’en ai pas grand-chose à faire, en fait. Je veux simplement que tu sois sincère dans tes sentiments envers moi. »


-Ça… ça je peux faire… pour le reste… Tu me connais je euh… c’est bizarre j’ai l’impression de m’engager dans… un chemin qui m’était inconnu… mais que j’ai toujours entrevu… Mais j’vais être honnête c’est certain… hi hi hi, se faire appeler petite amie par toi… c’est bizarre… mais j’adore !


Au moins, pour l’une des rares fois, Eleonnora semblait prête à prendre son temps dans quelque chose. Sans être du genre à tout brusquer et à tout bâcler, lorsque sa compagne désirait quelque chose, cela arrivait, et dans les secondes qui suivaient. Comme la situation dans laquelle les deux femmes s’engageaient était totalement nouvelle pour Evy, la belle blonde sembla le comprendre, et acceptait de prendre son temps. Sa réponse ramena sur le visage inquiet de la brunette un sourire franc, magnifique, car elle aussi voyait cette aventure avec bien sûr énormément d’inquiétude, on ne change pas du tout au tout en un jour, mais aussi avec beaucoup… d’excitation. Si tout se passait bien, ce serait sans doute le plus grand changement de toute sa vie.

Dans sa manœuvre maladroite pour rejoindre la belle blonde qui était agenouillée devant elle, elle réussit l’exploit de tomber sur les fesses et de s’étaler par terre en poussant un cri de surprise. Elle n’eut cependant pas beaucoup de temps pour se redresser, puisque Nora, après un rire rapide devant la situation, en profita pour la renverser sur le dos, s’approchant à quatre pattes d’elle pour l’embrasser. Une décharge électrique parcourut de nouveau le corps et les nerfs de la brunette qui ferma les yeux aussitôt, ressentant bien en elle toutes les émotions et sensations qui circulaient à grande vitesse dans son corps et dans son cœur. Une passion sans pareille naissait dans ce contact qui ne durant dans sa tête que quelques secondes. Une de ses mains vint naturellement s’appuyer derrière la tête de Nora pour préserver aussi longtemps que possible cette proximité qui balayait ces nombreux questionnements. Et ce moment… était sublime…


-« Le plancher n’est pas très confortable… Je connais un meilleur endroit qui pourra nous accueillir. »


-Oui… oui oui t’as raison attends j’vais me relevmais qu’est-ce que tu fais !


Sa belle partenaire l’avait saisi sans la prévenir dans ses bras pour la soulever de terre. Le réflexe d’Evy, surprise, fut d’enrouler ses bras autour du cou de Nora comme… une nouvelle mariée. Cette simple réflexion ramena le rouge à ses joues déjà bouillantes suite au baiser et elle appuya sa tête contre la belle Russe pour cacher son visage le plus possible, tentent de limiter le petit rire qui s’échappait de ses lèvres. Encore et toujours du rouge… Serait-elle ainsi gênée pour toujours avec sa belle compagne ? Peut-être… mais seul le temps le dirait.

Alors que Nora la déposait sur le lit qui serait désormais le leur, elle s’installa sur le côté, attendant que sa compagne ne vienne la rejoindre. Lorsqu’elle se coucha à ses côtés, elle la laissa s’installer avant de s’immiscer dans ses bras, profitant de sa chaleur et de son corps. Elle qui avait toujours froid d’habitude ne pouvait nier que la chaleur de sa compagne lui faisait grandement de bien. Soupirant de bonheur, les yeux clos, elle respira doucement, son cœur battant au même rythme que celui de sa magnifique partenaire. Elle resta ainsi quelques secondes avant de se redresser légèrement, la tête sur le haut du corps de sa belle compagne avant de demander :


-Tu.. euh… veux dormir ? On est bien et il se fait tard… Mais je refuse de dormir dans ma chambre ce soir !


Dans son innocence, elle n’avait même pas compris que c’était précisément ce que Nora voulait : qu’ils partagent le même lit pour la suite… de leur vie.
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MessageSujet: Re: Parce que je t'aime [Evelynn Jones]   Mar 8 Jan 2013 - 3:41

Dès le premier soir, Eleonnora avait été très près d’Evelynn. Pour l’une des rares fois de sa vie, ce n’était pas elle qui avait effectué le premier pas. Les choses s’étaient déroulées naturellement, à sa plus grande surprise. La jeune femme s’était volontairement rapprochée d’elle, ce qui avait déclenché une longue série d’aventures qui les avaient menées jusqu’au moment présent. Bien qu’elle eut longtemps souffert des sentiments qu’elle éprouvait envers elle, Eleonnora ne pouvait regretter qu’ils soient, à présent, révélés au grand jour. Tout était dit, mais le dénouement de cette histoire était bien différent de tout ce qu’elle avait pu imaginer. À partir de maintenant, elle pouvait se considérer en couple avec celle qu’elle aimait.

Si le terme « petite amie » était encore étrange aux yeux de la russe, elle savait parfaitement bien que ce ne sera bientôt plus le cas. Elle s’habituera bien rapidement à la bien de couple. Est-ce que ce sera le cas d’Evelynn ? Arrivera-t-elle à trouver le bonheur dans cette relation ? Et si, finalement, elle réalisait que ce n’était pas ce qu’elle désirait ? Une légère crainte s’immisça dans l’esprit de la jeune femme. Elle avait peur de souffrir d’une éventuelle rupture. Pour éviter cela, elle comptait bien prendre grand soin de sa douce, faire en sorte d’être à ses côtés comme elle le pouvait et lui offrir tout ce dont elle avait besoin afin d’être heureuse. Elle ne manquera de rien.

Étendue sur le plancher, au-dessus de sa douce, Eleonnora l’embrassait tendrement, tentant de ne pas la brusquer par ses gestes. Elle ne désirait pas traumatiser la jeune femme dès le début de leur relation. C’est pourquoi elle tentait d’être douce et de prendre tout son temps dans cette nouvelle idylle qui s’amorçait. Elle comptait bien cacher à son amie qu’elle avait terriblement envie d’elle. Il fallait y aller une étape à la fois et si c’était pour Evelynn, la russe pouvait bien attendre cent ans.

Puisque le plancher n’était pas des plus confortables, Eleonnora décida de remédier à la situation. Se redressant, elle attrapa sa douce dans ses bras, la conservant, contre elle, comme une princesse qu’elle délivrait de sa prison. Lentement, tentant de bien mettre un pied devant l’autre sans trébucher sur quoi que ce soit, elle mena sa petite amie jusque dans la chambre où elle la déposa sur le lit. Sans plus attendre, la jeune femme s’étendit à ses côtés, posant confortablement sa tête sur un oreiller. Lorsqu’elle se réveillera, qu’en sera-t-il ? Les choses auront-elles changées ou bien resteront-elles comme elles les laisseront en sombrant dans les bras de Morphée ?


-« Tu.. euh… veux dormir ? On est bien et il se fait tard… Mais je refuse de dormir dans ma chambre ce soir ! »

Les bras passés autour de sa douce, une main caressant sa tête posée sur sa poitrine, la russe ne comptait pas la laisser partir si facilement. Si elle l’avait menée dans ses chambres, c’était bien pour qu’elle la partage ensemble. Maintenant, on pouvait dire qu’elles avaient régler le problème d’espace en ce qui a trait à tout le matériel d’art qu’Eleonnora avait acheté la veille. Ce qui avait si souvent été la chambre d’Evelynn pourra dorénavant être son studio d’art, là où elle pourra peindre, dessiner, laisser libre cours à ses envies artistiques dans le calme. Elle aura toute la quiétude qu’elle désirait puisque sa colocataire pouvait s’absenter durant plusieurs jours lorsque son travail le lui demandait. Il fallait seulement espérer que ce mode de vie lui convienne.

-« Je suis morte de fatigue. Pour cette nuit, je te fais prisonnière. Tu ne quitteras pas mes bras avant le lever du soleil. Mais avant, tu devrais peut-être te mettre dans une tenue plus confortable ? »

Sans rien demander à la jeune femme, Eleonnora lui retira lentement le chandail qu’elle portait, sous lequel un débardeur cachait toujours une partie de son corps. Au moins, sans son gros chandail, elle évitera d’avoir trop chaud et de réchauffer davantage sa partenaire. Lançant le vêtement au pied du lit, la russe se pencha sur sa douce afin de poser de petits baisers au creux de son cou. Puis, elle se coucha de nouveau, confortablement installée sous une mince couverture de satin. Elle attira Evelynn dans ses bras et pris soin de la savoir confortablement installée avant de fermer les yeux. Il ne fallut que quelques minutes pour sombrer dans un profond sommeil. Jamais elle n’avait eu de si belle nuit que dans les bras de celle qu’elle aimait et qui était, à présent, sa petite amie.
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