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 Il vient ce café ? [ Emma-Sam]

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Emma Frost

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MessageSujet: Il vient ce café ? [ Emma-Sam]    Jeu 25 Oct 2012 - 16:59

Emma lissa du revers de la main son tailleur blanc de grande facture alors qu'elle claquait la porte de sa décapotable derrière elle. La fin d'après midi pointait son nez et la femme avait directement pris la route après une importante réunion pour se rendre à l'adresse que lui avait fourni son vieil ami Magnéto. Quelques jour auparavant, ils avaient convenu de se retrouver au sein de la confrérie afin de prendre le café que lui avait promis l'homme depuis quelque temps déjà. Bien sûr, le dirigeant du petit groupe de mutant aurait pu inviter la psionique dans un simple café, mais Emma savait qu'il préférait porter son fameux casque en sa présence. Il n'avait sans doute pas tort. Et puis, de toute façon, cela arrangeait la femme de pouvoir jeter un œil à ce petit repaire qui l’intriguait au plus haut point. Non qu'elle souhaitait jouer les espions mais elle aimait avoir un maximum d'informations sur les divers groupes de mutants existants.

Quoi qu'il en fut, elle se trouvait à présent devant la porte d'entrée de la confrérie et jugeait qu'un café ne pourrait qu'être bienvenu après sa pénible journée. En effet, Emma était lasse. Lasse de jouer les femmes d'affaires, lasse de traiter avec des pions qu'elle pouvait plier à sa volonté d'un simple sourire, d'une pression psychologique ou d'un chantage honteux. Les humains étaient bien trop simples à manipuler et elle ne trouvait plus de plaisir à faire fructifier son entreprise de la sorte. Elle avait besoin de quelque chose de nouveau, d'explorer de nouveaux horizons. Peut-être se permettrait elle un voyage ou un petit moment privilégié au sein du club des damnés à jouer d'intelligence pour obtenir des informations, dans un monde bien plus adapté à ses capacités. Pour l'heure, elle avait autre chose en tête. Remontant son bras avec un geste gracile elle saisit de ses longs doigts fins le gong de la porte et frappa trois petits coups sec. Il n'y avait plus qu'à espérer qu'on ne la ferait pas attendre longtemps, elle détestait patienter devant une porte close.

Fort heureusement, quelqu'un vint lui ouvrir assez rapidement. Un jeune homme d'une vingtaines d'années qui darda sur la demoiselle des rétines reptilienne. Plissant le regard pour le rendre encore plus lourd il fit claqué sa langue avant de prendre la parole en sifflant légèrement.

" C'esssst pourquoi ? "
" Emma Frost, j'ai rendez vous avec Erik, je suis attendue." répondit elle d'un ton tranchant.

La jeune femme était vexée d'être ainsi accueillie par un simple serviteur du mutant aux pouvoirs magnétique. Après tout, elle était exactement à l'heure, comme toujours, il devait donc bien se douter qu'il s'agissait d'elle. Sans attendre de réponse, elle poussa la porte du plat de la main et s'engagea dans la battisse, sentant une main se refermer sur son bras alors qu'elle passait le seuil. Posant son regard azur sur l'entrave palmée, elle constat que le "portier" avait eut l'audace d'enrouler ce qui lui servait de main autour de son poignet. Relevant les yeux, l'air courroucé, elle s'apprêtait à faire comprendre à l'importun son erreur, mais une voix bien connue retentit de l’intérieur de l'immeuble, accaparant l'attention de la blonde.


" Ça ira comme ça mon ami, cette jeune femme est effectivement bienvenue aujourd'hui, je te prie de la laisser passer."


Dégageant son bras avec vivacité, Emma ne prit même pas la peine de poser un nouveau regard victorieux sur le jeune homme, se désintéressant soudainement de lui pour ne toiser que Magnéto à présent visible un peu plus loin dans le hall.

" C'est ainsi que tu accueilles tes invités Erik ? Rien d'étonnant à ce qu'ils soient si peu nombreux."

" Allons Emma, tu comprends que je ne peux me permettre de laisser n'importe qui aller et venir à sa guise."

" Je ne suis pas n'importe qui. Mais passons, je ne suis pas là pour chercher querelle. N'avions nous pas prévu de boire un café ? "

L'homme esquissa un bref sourire, il connaissait la jeune femme et son tempérament et savait qu'il était inutile de rabâcher le sujet de son accueil, désormais clos.

" Effectivement. Je t'en prie, suis moi, nous n'allons tout de même pas prendre cette collation debout, j'ai tout de même un minimum de savoir vivre." railla-t-il.

Emma grinça des dents et retint une réplique. Il osait la chercher alors qu'il n'avait même pas pris la peine de lui ouvrir la porte en personne ? Qu'importe, ce n'était pas le moment de s'emporter, il fallait jouer la carte de la politesse si elle voulait en apprendre un peu plus sur l'endroit. Dressant fièrement le menton elle prit donc la suite de l'homme, équipé comme elle l'avait prévu de son casque protecteur. S'installant dans le petit sofa d'une des pièces à vivre, elle reprit la parole avec un ton neutre.


" Je vois que tu fais toujours autant confiance aux gens. Moi qui pensait que tu m'avais fait venir jusque chez toi pour me montrer que tu n'avais rien à me cacher. Aurai je mal interprétée ton invitation Erik ? "

" Emma, s'il te plait, n'ayons pas une nouvelle fois cette discussion. Je n'aime juste pas que mes pensées soient offertes au premier télépathe venu, ça n'a rien de personnel et je n'ai aucun projet à tenir secret."

" Tu mens tellement mal."

Le vieil homme afficha un petit sourire, ne relevant pas.

" Tu prendras du sucre ? "

" Non.. corsé et amer."

" Je te reconnais bien là..."

L’américaine plissa les yeux, prête à renvoyer la balle dans ce petit jeu de tennis verbal, mais fut interrompue par l'arrivée d'une personne dont elle ne put distinguer le visage, qui s'approcha de son interlocuteur pour lui parler tout bas, bien trop bas pour qu'Emma perçoive ce qu'elle lui disait. Puis, l'importun quitta la pièce, laissant un Magnéto à l'air grave qui mit quelques secondes avant de reprendre la parole, comme si rien ne venait de se passer.

" Je m'excuse ma chère amie, mais j'ai bien peur qu'il ne faille remettre cette entrevue à plus tard, une affaire urgente réclame mon attention. Mais je puis t'assurer que ce n'est que partie remise. "

" Aucun secret n'est ce pas ? C'est à mon tour de m'excuser Erik, mais je ne compte pas partir. J'ai fais la route pour venir jusqu'à toi, j'ai subi le contact de ton garde d'entrée, j'attendrai ton retour ici et tu ne me fera pas changer d'avis."

" Soit, mais cela peut-être assez long. Je me verrai navré de te laisser ainsi attendre seule, je vais demander à l'un de mes amis de te tenir compagnie, si tu n'y vois pas inconvénient bien sûr."

Question rhétorique, Emma savait qu'elle n'avait pas le choix. Lui offrir de la compagnie n'avait rien d'un geste de courtoisie de la part de l'homme, c'était surtout une manière élégante de la faire surveiller sans lui affliger l'humiliation de le formuler ainsi.

" Fort bien, mais je t'en prie ne me confie pas la garde d'un des adolescents à problème que tu as le don de récupérer, j'ai bien assez à faire avec ceux dont je m'occupe à l'institut."

" Comme tu voudras. Sur ce je m'absente, fais comme chez toi, j'espère que tu ne t’ennuiera pas trop."

Emma entendait la phrase prononcée avec distorsion. Comme un avertissement à se mettre à l'aise sans trop fouiller pour autant, et ne pas importuner les autres membres de l'endroit... ni fouiller leur tête. Car oui, c'est chose qu'elle aurait aisément faite si elle avait trouvé le temps trop long.

" Ne t'en fais pas pour moi. J'espère que ton affaire sera vite réglée, je n'ai pas toute la nuit."


Magnéto quitta ensuite la pièce alors qu'Emma se leva pour récupérer son café à présent prêt. Elle s'installa à nouveau sur le sofa, les jambes croisées, la tasse dans les mains, le regard dérivant vers la fenêtre, attendant l'arrivée de la personne qui allait lui être "assignée". Elle espérait qu'elle serait au moins de bonne compagnie et qu'elle aurait un minimum de discussion, sinon elle n'était pas sûre de ne pas l'envoyer promener et de partir en exploration de l'endroit seule.

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MessageSujet: Re: Il vient ce café ? [ Emma-Sam]    Jeu 25 Oct 2012 - 18:19

Samuel avait passé le début d'après-midi à encourager ses élèves lors d'une compétition de volley ball entre différents collèges. Bien qu'il n'était pas avec eux en train de jouer, il s'agitait sur le bord du terrain comme si c'était le cas, leur criant diverses consignes quand ils passaient à proximité de lui, les encourageant dès qu'il en avait l'occasion. Après quelques semaines d'entrainement, il était ravi de voir les résultats. Ayant un peu été prévenus à la dernière minute et le volley ne faisait à la base pas parti du programme, Sam avait dû leur faire faire un entrainement intensif. On ne maitrisait pas un sport en quelques jours mais les progrès avaient été considérables. Parfois même, le petit groupe d'élèves retrouvait leur professeur en dehors des cours pour quelques matchs supplémentaires. L'espagnol ne s'était pas attendu à un miracle mais cela ne l'empêchait pas d'y croire et de donner envie à ses élèves d'y croire aussi. Ils ne visaient pas tout à fait la victoire, le but étant de faire de leur mieux, mais ils s'en sortaient tout de même plutôt bien. Pour preuve, leur école termina deuxième du classement final. Pas de quoi remporter la coupe mais ils étaient tout de même sur le podium, pour la plus grande fierté de Samuel. Content de leurs efforts, il leur promit de tous les inviter à fêter ça dans le restaurant de leur choix, leur laissant une semaine pour se décider. Vraiment, le mutant adorait les enfants.

Encore boosté par le match qui s'était déroulé peu avant, Sam retournait chez lui au pas de course. Puisqu'il était échauffé, autant ne pas gâcher l'opportunité d'à son tour pratiquer un peu de sport. Sa journée étant terminée, il avait tout le loisir de faire désormais ce qu'il voulait. Etape numéro une : rentrer chez lui afin de prendre une bonne douche. Puisqu'il comptait se rendre au repaire de la Confrérie, mieux valait qu'il soit un minimum présentable. Ce n'était pas qu'on lui avait déjà fait le reproche mais il savait aussi se mettre à la place de ses compagnons. Avoir quelqu'un avec soi qui sent la transpiration et qui est vêtu comme un jeune de banlieue alors qu'il a passé l'âge n'était pas forcément appréciable. Samuel se moquait plus ou moins de ce que les gens pensaient de lui, surtout les humains. Mais il avait de la considération, beaucoup de considération pour ses frères mutants. Un peu de tenue ne serait pas de trop pour aller leur rendre visite. Et ainsi, il éviterait les railleries de son ami Ruben qui ne se gênait pas pour lui rappeler ce genre de détails.

Une fois sa douche prise, Samuel se changea, troquant son ensemble de jogging désormais sale contre des vêtements un peu plus habillés. Optant pour une simple chemise noire qu'il ne ferma pas complétement, il enfila également un jean. De quoi être à l'aise sans non plus avoir l'impression de se rendre à une soirée. Passant une main dans ses cheveux pour les rabattre vers l'arrière, il posa les yeux sur son béret. Non, pas aujourd'hui, ça n'irait sans doute pas avec sa tenue. Avoir la tête à l'air lui ferait du bien de toute façon. Prêt, il ne s'attarda pas dans son petit appartement et prit la direction du repaire, situé non loin de chez lui. Plutôt pratique et ainsi, il avait la paix, n'étant pas obligé de côtoyer à longueur de temps ses semblables. C'était plutôt paradoxal pour quelqu'un qui aimait sincèrement les mutants. Mais tout le monde appréciait un peu d'intimité parfois.

Frappant quelques coups à la porte, Samuel n'eut pas besoin de patienter très longtemps avant que celle-ci ne s'ouvre, dévoilant le mutant qui surveillait les allers et venues de tous. Ce dernier lui fit un vague sourire alors que l'espagnol faisait de même, le saluant chaleureusement. Entrant, Sam lui tapota l'épaule en passant puis continua sa route, s'arrêtant devant une petite salle où étaient regroupés trois mutants dont Ruben. Apercevant son ami, Samuel pénétra dans la salle et s'approcha de la table où se trouvaient cartes, bouteilles de bière et jetons ainsi que quelques billets éparpillés. Aucun doute, ils jouaient au poker
.

"Ah, Samuel ! Tu tombes bien, il nous manquait un joueur !"
"Salut les gars. Ah oui ? Vous aviez l'air de bien vous en sortir pourtant."
"Ouais, mais c'est plus drôle si on a un mec en plus à plumer !"
"Tu risques d'être déçu, je ne roule pas sur l'or."
"C'est une bonne opportunité de te refaire alors, non ?"


L'espagnol jeta un œil aux cartes puis aux mutants. Il n'était pas venu spécialement pour jouer aux cartes mais après tout, pourquoi pas ? Ce n'était que la fin d'après midi et il avait bien le temps de faire ce pour quoi il était venu plus tard. Samuel hocha la tête puis prit place sur la dernière chaise libre, tournant le dos à l'entrée. Il ne lui restait plus qu'à espérer que la chance soit de son côté cette fois.

La partie battait son plein, la pièce étant plutôt bien animée par les rires et parfois les insultes. Quelques mutants passaient dans le couloir sans vraiment leur prêter attention, chacun faisant sa vie comme bon lui semblait. Mais quelque chose détourna alors l'attention de Ruben qui avait le regard fixé vers le couloir, ne prêtant plus du tout attention à ce qu'il se passait en jeu. Intrigué, Samuel regarda dans la direction sur laquelle il semblait focalisé, se retournant à demi sur sa chaise avant d'apercevoir un drôle de spectacle. Eric Lensherr, leur chef, se trouvait là, habillé de son casque. C'était pour le moins étrange puisqu'il ne le portait jamais à l'intérieur de son repaire. Que craignait-il donc ? Ou plutôt, qui craignait-il donc ? Le regard de Samuel fut attiré par celle qui faisait face à Magneto. Difficile de ne pas la voir dans son tailleur entièrement blanc. Cela en faisait presque mal aux yeux à cause de la demie pénombre. C'était une belle femme, impossible de dire l'inverse et Samuel appréciait ce qu'il avait sous les yeux. C'était la première fois qu'il la voyait. Sa mémoire lui rappela aussitôt que non, ce n'était en fait pas la première fois. Son visage lui disait quelque chose... Où l'avait-il déjà vue ? Pas ici en tous cas
.

"Dis Ruben... C'est qui cette femme ?"
"Emma Frost. Tu ne la connais pas ?"


Le déclic se fit dans l'esprit de l'espagnol. Si bien sûr, il la connaissait. Pas personnellement mais il l'avait déjà vue à plusieurs reprises dans les journaux. Son nom lui était bien plus connu cependant. Arrivé il y a des années en Amérique et une fois qu'il eut appris la langue, Samuel s'était mis en tête d'en apprendre un maximum sur son environnement. Il s'était alors renseigné sur les grandes figures du pays et plus précieusement de la ville. Emma Frost était connue surtout pour sa compagnie et le fait qu'elle était multimilliardaire. L'étonnement de Samuel se décupla alors. Mais qu'est-ce qu'une personne comme elle faisait ici ? Dans un repaire caché de mutants qui prônaient l'avènement de leur race ? Il n'y avait qu'une seule réponse possible. Pour que Magneto lui ait permis de venir, elle était plus qu'une connaissance ou une amie. Elle était une mutante. Ils étaient vraiment partout, décidément.

Puisque le duo de mutants venait de disparaitre de son champ de vision, Samuel se retourna et se reconcentra sur la partie. Bien qu'il était encore intrigué par l'objectif de la venue de la femme d'affaires, l'espagnol essayait de ne plus y penser. A quoi bon de toute façon ? Ça ne le regardait pas. Mais alors que la partie reprenait de plus belle, Magneto fit une brève apparition, demandant à Samuel de bien vouloir s'occuper de son invitée, précisant qu'il devait la traiter avec le plus grand respect. Ne cherchant pas à contredire les ordres -bien que cela était plus une demande amicale qu'autre chose-, Samuel s'excusa auprès de ses amis et quitta la partie pour se rendre dans un petit salon situé un peu plus loin.

Là, la jeune femme semblait attendre quelque chose. L'espagnol la regarda un instant depuis l'encadrure de la porte puis décida de s'avancer, s'approchant d'elle avant de lui tendre la main de façon à ce qu'elle glisse la sienne dessus. Une fois fait, il se pencha pour lui faire un baise main avant de libérer la mutante de son étreinte. Se redressant, il lui offrit un sourire avant de prendre place dans un fauteuil à côté d'elle et non en face. Ils n'étaient pas là pour se confronter alors autant éviter de lui faire se sentir de la sorte. Si elle était une mutante, elle était comme lui, pas besoin de barrières
.

"Bonjour mademoiselle Frost. Monsieur Lensherr m'a dit qu'il devait s'absenter et qu'il était navré de vous laisser ainsi, mais ça... il a dû vous le dire. Je suis Samuel, c'est un plaisir de vous rencontrer. A vrai dire... je ne pensais jamais pouvoir un jour le faire, votre présence m'intrigue. Je n'aurais jamais cru que vous étiez une mutante... Je ne suis sans doute pas l'interlocuteur que vous attendiez mais puisque je suis là, permettez moi cette question même si elle ne me regarde pas. Qu'est-ce qu'une personne comme vous fait ici ? Vous soutenez notre cause ?" demanda t-il d'un air curieux avec un léger accent

Il ne voulait pas se montrer trop intrusif mais puisqu'il devait s'occuper d'elle, autant discuter. Si elle ne voulait pas répondre, il ne lui en tiendrait pas rigueur, ses questions n'étaient là que pour satisfaire sa curiosité après tout. Samuel tourna la tête vers la table où se trouvait simplement une tasse de café -celle de Magneto puisque celle d'Emma se trouvait dans ses mains- ainsi que la panoplie complète du bon hôte, sucre, lait, etc... Mais rien à manger. Reposant les yeux sur la grande blonde, Samuel appuya ses avant-bras sur ses jambes, légèrement penché en avant, prêt à se lever au cas où
.

"Vous avez peut-être faim ?"
.
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MessageSujet: Re: Il vient ce café ? [ Emma-Sam]    Sam 27 Oct 2012 - 20:53

La grande blonde était tranquillement installée dans le sofa de la salle de détente de la confrérie. Un café entre les mains, elle attendait qu'arrive la personne que Magnéto allait lui mettre sur le dos durant son absence. Le dit chien de garde ne tarda pas à arriver, n'entrant pas directement dans la pièce, prenant le temps de surveiller quelques instant la psionique. Inutile pour Emma de tourner la tête pour sentir la présence de l'individu. Ne prenant d'ailleurs pas la peine d'un tel geste, elle resta à fixer l’extérieur, laissant tout le loisir au nouveau venu de l'analyser, attendant qu'il se décide à signaler par lui même son arrivée. Ce qu'il fit plus rapidement qu'elle ne l'aurait cru. Au moins il ne perdait pas son temps en reluquage inutile et insultant comme la plupart des hommes. Un point pour lui.

Le second point d’estime, il le remporta grâce au geste qui suivit. Pas de vulgaire "salut" en guise de présentation, comme l'avait craint la blonde, mais une main tendue invitant la sienne en un baiser courtois. Depuis quand y avait il des gentlemen dans les rangs de la Confrérie ? Cette fois la mentaliste prit le temps de poser son regard azur sur celui qui allait être son compagnon pour les heures à venir. C'était une personne d’à peu près son âge, élégante, propre sur soi. Un jeune homme charmant, vraiment. Rien à voir avec les paumés qu'elle avait eu l'habitude de rencontrer aux cotés de son vieil ami Erik. Agréablement surprise, elle se fendit d'un petit sourire courtois, qui faisait si souvent des ravages dans le cœur de ses nouveaux investisseurs.

Puis, le latino prit la parole. Une fois de plus il démontra qu'il maitrisait parfaitement les courtoisies. Malgré un accent agréable à l'oreille, son parlé était parfait. Il n'était pas celui d'un illettré ayant rejeté l'éducation au profit de longues heures de zonages inutiles. Magnéto lui avait il envoyé là son meilleur élément afin de l'impressionner ? De lui démontrer que des personnes tout à fait apte à penser par elle même, sans manipulation extérieure, pouvaient se rallier à sa cause ? Mais était ce vraiment le cas de celui qui lui faisait face ? Emma allait faire en sorte de le découvrir.

Pourtant, ce ne fut pas elle qui ouvrit l’interrogatoire. Avant même qu'elle ait pu dire le moindre mot, le jeune homme lui demandait déjà la raison de sa présence. Plus encore, il voulait connaitre ses opinions intimes concernant les humains et les mutants. Une personne franche, Emma aimait ça, bien qu'elle trouva dommage de ne pas trouver plus de subtilité dans ses propos. Malgré tout, elle n'était pas disposée à se dévoiler aussi facilement au premier venu, mais puisque la question avait été posée, autant l'utiliser pour obtenir elle même des informations. Après tout, Erik ne pourrait l'accuser d'avoir fureté puisqu'elle n'était pas celle qui avait lancé le sujet. Souriant à nouveau de son air le plus charmant, tentant d'amadouer son interlocuteur, la professeur prit enfin la parole.


" Bonjour à vous Samuel. Je suis effectivement au courant qu'Erik sera absent quelques temps. Au moins il à la bienséance de ne pas me laisser seule durant son absence. J'espère pouvoir dire que je suis également ravie de faire votre connaissance, mais ça, nous le découvrirons durant les instants qui nous sont octroyés. Je suis navrée mais j'ai bien peur que la raison de ma présence ne regarde que moi, cela dit je peux vous confier que j'étais partie pour savourer un café en compagnie de mon vieil ami, mais puisqu'il n'est plus là, acceptez de prendre sa place pour cela aussi je vous prie. "


Emma, a demie tournée vers son interlocuteur, les jambes croisées, désigna d'un geste de la main la tasse intacte et fumante posée sur la table devant eux, l'invitant à s'en emparer.

" Il est amusant que vous parliez de cause en mentionnant des idées partagées. Enfin, je suppose que vous partagez tous les mêmes ici. A moins que certaines opinions divergent un peu de celles de votre...hmmm..leader ? Vous-même Samuel, partagez vous chacune des idées d'Erik ? "

Prenant le temps de boire une petite gorgée, elle garda les yeux rivés sur l'homme, comme si elle cherchait à lire en lui, n'utilisant cependant pas ses dons pour l'instant, s'amusant de la situation et du petit jeu de questions réponses qui s'amorçait.

" Hé bien, je n'ai rien contre le fait d'accompagner mon café de quelques amuse-bouches. Je n'en ai point vue dans cette pièce mais peut-être avez vous une sorte de..réfectoire ? Je vous avoue que je ne connais pas vraiment les lieux" ajouta elle dans l'espoir de se voir proposer une visite.

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MessageSujet: Re: Il vient ce café ? [ Emma-Sam]    Dim 28 Oct 2012 - 13:58

Lorsque Magneto s'était approché du petit groupe auquel il appartenait, jouant tranquillement aux cartes, Samuel ne s'était pas douté un instant que c'était lui qu'il venait chercher. De temps à autre, l'espagnol accompagnait le leader de la Confrérie pour diverses tâches, ne refusant jamais de lui obéir pour l'instant. Il n'était pas trop réfractaire aux ordres bien qu'il avait sa fierté. Tant que cela coïncidait avec ses idéaux, où était le problème ? Erik Lensherr était un homme qui savait ce qu'il voulait et qui faisait tout pour l'avoir. Un brin manipulateur, il arrivait à plier les autres à ses ordres, usant parfois de diverses manœuvres pour y parvenir. Un peu de flatterie suffisait parfois à créer des miracles. De ce point de vue là, mutants et humains étaient pareils. Le manque de confiance en soi avait besoin d'être comblé. Mais ce genre de choses ne fonctionnait pas sur Samuel. C'était un homme sûr de lui qui savait également ce qu'il voulait et surtout ce qu'il ne voulait pas. Il n'avait pas besoin de faux compliments ni qu'on lui rappelle la difficile situation des mutants pour décider d'agir ou non. Néanmoins, la demande d'Erik n'avait rien à voir avec leur cause. Il s'agissait simplement de passer du temps en compagnie d'Emma Frost afin de l'occuper le temps de l'absence du leader. Connaissant ses tendances à s'absenter pendant des heures, Samuel supposa que cette activité n'allait pas lui prendre que deux minutes. A vrai dire, il était surpris d'une telle demande mais plutôt content. Cette femme l'intriguait et il allait pouvoir l'approcher sans que cela semble mal venu ou intrusif.

Acceptant "l'ordre" sans chipoter, Samuel se rendit au petit salon où se trouvait la jeune femme. Il ne l'observa qu'un court instant avant de se présenter. Inutile d'agir comme si elle était un intrus ou s'il devait se méfier d'elle. Elle connaissait Magneto, elle était présente ici-même, dans le repaire. Ce n'était donc pas n'importe qui. Et elle n'était pas n'importe qui de base. Difficile à croire qu'une célébrité se trouvait là, sous ses yeux. Difficile à croire surtout qu'elle était mutante. Comme quoi, tout le monde le cachait bien. Elle n'avait sûrement pas le choix après tout, pouvant difficilement échapper aux médias. Le moindre écart de sa part et tout le monde saurait que les mutants existaient. Mais elle ne devait pas être la seule dans ce cas.

Puisqu'elle était ici en tant qu'invitée, Samuel la traitait comme telle, comme si elle était sa propre invitée et non celle de Magneto. Même si Samuel avait passé une grande partie de sa vie à vivre dans une grange ou bien dans des endroits mal famés, il n'en était pas moins bien éduqué. Il savait adapter son attitude à son interlocuteur bien qu'une de ses qualités restait constante : il était galant. Difficile de ne pas apprécier ce qui se trouvait sous ses yeux mais il ne voulait pas non plus que la jeune femme se sente observée, reluquée, comme si son espace vital s'était soudainement réduit. Oui, elle était belle, attirante, mais elle était l'invitée de Magneto et ça, il ne fallait pas l'oublier. Samuel n'eut même pas besoin de se forcer pour agir avec elle. Bien qu'il restait poli et respectueux, il ne put s'empêcher de lui poser quelques questions. Après tout, il était là pour l'occuper non ? Et se regarder dans le blanc des yeux était une activité pour le moins ennuyante. Il était curieux de voir quelle attitude elle allait à son tour adopter avec lui. Il n'était pas l'interlocuteur qu'elle attendait et peut-être se refermerait-elle comme une huître en l'envoyant promener ? Ce ne fut heureusement pas le cas. Lorsque Samuel lui fit un baise main pour la saluer, la femme d'affaires eut un sourire, bien que léger, mais qui prouvait qu'elle n'était pas si fermée que cela. Probablement ne s'y était-elle pas attendue. L'espagnol était parfois un peu vieux jeu mais à ses yeux, c'était simplement normal.

En fait, elle était plus souriante qu'il ne l'aurait cru. Cela la rendait plus vivante, plus... accessible. Automatiquement, Samuel lui rendit son sourire. Mais comme il s'y attendait, elle restait secrète sur les raisons de sa présence. Inutile d'insister, cela aurait été se montrer grossier et il n'aurait de toute façon pas obtenu de réponses de cette façon. Elle avait raison après tout, cela ne regardait qu'elle. Puisqu'elle l'invitait à prendre la place d'Erik pour le moment, l'espagnol ne se gêna pas. Il se pencha vers la table pour se saisir de la tasse encore fumante ainsi que de la coupelle sur laquelle elle reposait
.

"Bien que je ne puisse pas remplacer monsieur Lensherr, je ferai en sorte que vous ne regrettiez pas votre visite ici-même. Et c'est moi qui suis navré de m'être montré indiscret. Mais merci pour le café, avec plaisir ! Il ne faudrait pas gâcher..." fit-il en buvant une gorgée avant de reposer la tasse "Vous connaissez monsieur Lensherr depuis longtemps ?"

Elle avait employé le terme "vieil ami", ce qui avait interpelé Samuel. Le connaissait-elle donc depuis longtemps ? Quelles étaient leurs relations exactes ? Cela expliquait en tout cas sa présence en ces lieux bien qu'elle n'était jamais venue auparavant. Samuel étant présent à la Confrérie depuis maintenant sept ans, il l'aurait vue bien avant ça. Si Magneto et elle étaient amis, est-ce que cela ne prouvait pas qu'ils partageaient les mêmes idéaux ? Ou au moins une partie ? Difficile à dire mais ils n'étaient pas ennemis. Toutefois, la présence du casque protecteur du leader intriguait l'espagnol. Pourquoi le portait-il donc à l'intérieur ? Cela devait avoir un rapport avec Emma... Ses pouvoirs peut-être ? Elle était mutante mais difficile de deviner ses capacités juste en la regardant. Rien de visible à première vue... Sûrement quelque chose de mental. Les pouvoirs étaient si variés et si différents que Samuel ne perdit pas de temps à se demander ce qu'elle était capable de faire. Ca, elle seule pouvait y répondre.

Mais plutôt que de répondre à ses questions, elle inversa la tendance et se mit à son tour à poser des questions. Essayait-elle aussi de savoir à qui elle avait affaire ou bien désirait-elle simplement avoir un débat sur le sujet ? Samuel n'était pas du genre manipulateur et ne comptait pas persuader les autres qu'il avait raison. Il avait ses idéaux, sa propre définition des choses et il ne s'en cachait pas, tout comme le fait qu'il était un mutant. Mais jamais il n'essayait d'imposer tout cela aux autres. Chacun était libre de penser tant que cela ne l'empêchait pas lui-même de poursuivre son but
.

"Vous avez raison et tort à la fois. Même si l'on est sous la même bannière, on ne partage pas forcément tous les mêmes idéaux. Globalement, notre lutte est la même, nous prônons l'avènement des mutants. Mais chacun voit les choses à sa façon. Malgré les divergences d'opinion, nous marchons tous dans le même sens, pour défendre ce que nous sommes. Enfin, je ne suis pas là pour parler à la place de mes frères, je ne voudrais pas avoir un mot de trop. En ce qui me concerne... difficile de cacher mon affiliation puisque je suis en ces lieux. Mais là encore, je ne vous apprends rien." fit-il avec un sourire amusé, buvant une nouvelle gorgée de café "Mais pour être plus précis, non, je ne partage pas toutes les idées de monsieur Lensherr. Et je ne m'en cache pas, il le sait. Cependant, je suis pour la cause mutante et n'ait aucune estime pour les humains. La nature a fait de nous des êtres dotés de capacités incroyables, nous ne devrions pas avoir à nous cacher. Et non, ce n'est pas lui qui m'a mis ça dans la tête, je le pensais déjà avant même de le rencontrer. Il a ses idées, j'ai les miennes. Tant que son but et le mien coïncident, il peut compter sur mon soutien inconditionnel." expliqua t-il sans détour, préférant jouer cartes sur table "Les amis sont faits pour se soutenir, il parait." ajouta t-il avec un sourire, laissant sous-entendre le lien entre Emma et Magneto

Si Emma préférait ne rien dire, ce n'était pas le cas de Samuel. Le mystère avait parfois du bon mais là, il était bien mal venu. Ils étaient là pour discuter, s'occuper et non pour jouer aux devinettes et au final ne pas savoir à qui ils avaient affaire. Samuel respectait le silence de la jeune femme à ce propos mais lui ne se cachait pas de ce qu'il pensait de la situation. Son statut de "célébrité" ne lui donnait certainement pas l'opportunité de faire étalage de ses opinions au premier venu et il le comprenait bien. Ce n'était pas une raison pour faire de même et ainsi se retrouver l'un et l'autre face à un mur. S'il dévoilait sans détour ses idéaux, peut-être qu'elle finirait par faire une réflexion à ce propos, d'une façon ou d'une autre. Elle était dans son droit de ne pas partager les mêmes.

Le café étant assez succinct, Samuel proposa à Emma de grignoter un petit quelque chose. Il ne savait pas encore quoi exactement et attendait la réponse pour se décider. Puisqu'elle ne semblait pas contre, il ne lui restait plus qu'à se lever et à lui rapporter de quoi se mettre quelque chose sous la dent. Bien qu'elle était amie avec Erik, elle ne semblait pas connaitre les lieux. Normal pour une première visite au repaire. Peut-être pourrait-elle l'accompagner ? Il se voyait mal la faire poireauter toute seule le temps qu'il fasse l'aller retour et trouve de quoi manger et il ne se voyait pas non plus demander à l'un des mutants de leur rapporter quelque chose. Le meilleur compromis était qu'elle se joigne à lui et l'accompagne jusqu'à la cuisine. Il y avait bien un endroit où se regroupaient les mutants pour manger et Samuel espérait qu'il n'y aurait pas grand monde à cette heure là. Il se leva, déposant sa tasse à moitié vide sur la table puis se tourna vers Emma, tendant la main vers celle-ci pour l'aider à se lever si elle le voulait bien. Il savait qu'elle n'avait pas besoin d'aide pour le faire, elle n'était pas handicapée, mais c'était simplement par politesse. Encore fallait-il qu'elle veuille bouger. Si ce n'était pas le cas, il improviserait
.

"Effectivement. Comme ici les gens vivent en communauté, il y a de quoi satisfaire tout le monde en terme de logement mais aussi de nourriture. Puisque c'est la première fois que vous mettez les pieds ici, voulez-vous venir avec moi jusqu'à la cuisine ? Je ne promet pas que le décor sera un régal pour les yeux mais au moins vous saurez un peu mieux comment l'on vit. Et puis si vous avez vraiment faim, je peux également vous cuisiner quelque chose. Vous êtes l'invitée, vous n'avez qu'à me dire."
.
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MessageSujet: Re: Il vient ce café ? [ Emma-Sam]    Lun 29 Oct 2012 - 18:24

Au moment où le mutant accepta la proposition de la grande blonde et saisit la tasse de café délaissée par Magnéto, Emma put constater une fois de plus que Samuel avait de bonnes manières. La psionique était ravie qu'il les mette ainsi sur le même pied d'égalité, n'ayant pas apprécié si il avait eu la suffisance de la laisser boire seule, imposant ainsi une barrière entre invité et résident. Fort heureusement ce ne fut pas le cas et la femme savait que même si l'homme n'avait pas forcément envie de la boisson, il la consommerait au moins par courtoisie. C'était une nouvelle marque de civisme qu'elle ne manqua pas de noter. Décidément, Erik ne lui avait pas envoyé son plus servile et stupide larbin. La fierté gaussée d'être traitée avec autant de soin et avec le respect qui devait être apporté à une femme telle qu'elle, Emma se sentit un peu plus à l'aise, plus... impliquée dans le moment présent. Cette sensation était difficile à décrire, mais bien souvent, la blonde avait le don de se distancer avec ce qui se passait autour d'elle, là physiquement mais éloignée mentalement, comme si les choses la lassaient, ce qui était souvent le cas. Mais pas cette fois. Au contraire, elle trouvait que la situation devenait agréable et Samuel semblait être quelqu’un d’intéressant qui méritait au moins un peu d'attention. C'est pourquoi elle prit la peine de jouer pleinement le jeu et de répondre aux interrogations de l'homme, n'usant de la carte du mystère que pour ce qu'elle jugeait le plus indiscret.

" Erik ? Hmm, depuis quelques années maintenant. J'avoue que je ne saurai vous donner un chiffre précis, le temps qui à filé depuis fut si chargé qu'il me semble avoir duré mille ans. Mais disons qu'à cette époque je fréquentais des gens qui avaient des liens étroits avec lui et qui nous ont présentés. Nous partagions certaines valeurs et nous avons eu quelques affaires ensembles. C'est ainsi que nous nous sommes connus. Et vous même ? Comment avez vous fait sa connaissance ? Erik accorde rarement son intérêt aux gens si ils n'ont pas un certain potentiel à ses yeux, accepteriez vous de me livrer quel fut celui qui chez vous l'attira ? Cette fois c'est moi qui me montre curieuse, excusez m'en, mais puisque nous sommes assis là à savourer un café tous les deux, autant apprendre à se connaitre. Qui sait, peut-être cela soulèvera t il une nouvelle entente ? "

Emma en disait suffisamment pour qu'on ne lui reproche pas d'éviter les questions, mais pas assez pour se dévoiler, pour livrer toutes les subtilités de sa rencontre avec le mutant aux pouvoirs magnétiques, pour livrer ses propres pensées ou encore la subtilité de leur étrange relation qu'ils nommaient amicale mais qui était bien plus ambiguë que ça, teintée de courtoisie, de partage, de rivalité et d'opposition. En fait, elle partageait avec lui un peu la même relation qu'avec Charles Xavier. Parfois, elle songeait qu'elle était le parfait équilibre d'acte et de pensée des deux hommes. Deux plateaux d'une balance qu'elle tenait chacun d'une main, s’efforçant de ne pas pencher sous le poids de l'un ou de l'autre. Le petit jeu était parfois bien usant et Emma ne souhaitait pas ajouter une nouvelle pesée dans l’équation, c'est pourquoi elle voulut s'assurer des exactes pensées de l'homme en face d'elle, espérant trouver un peu de parcimonie dans le discours qu'il allait lui tenir, craignant un élan d’extrémisme radical anti-humanité. C'est pourquoi elle écouta d'une oreille attentive ce que l'homme avait à lui servir.

Une fois sa curiosité rassasiée, la psionique prit quelque seconde à décrypter chaque mot, chaque idée du latino, en profitant pour vider un peu sa tasse. Comme bien souvent, elle se trouvait face à une personne dont elle ne partageait qu'une partie des opinions. Ce n'était pas vraiment un souci, elle avait l'habitude. Tant que l'homme ne tentait pas -et d'après ce qu'il disait n'en avait pas intention- de lui imposer sa vision des choses, tout se passerait bien. Après tout, chacun était libre d'avoir ses propres pensées et tant qu'elles ne nuisaient pas à Emma, à ses intérêts, ou à ses protégés, elle se moquait bien qu'elles ne soient pas partagées avec les siennes. Cependant, puisque le jeune homme avait fait l'effort de se livrer, elle pouvait bien en retour lui dévoiler ses propres opinions, ce qu'il lui demandait subtilement par son dernier commentaire.

" Pensez vous vraiment, Samuel, qu'une amitié ne peut fonctionner que si les idéaux des deux personnes sont égaux ? Ne croyait vous pas que les oppositions de pensées permettent au contraire un enrichissement des liens ? Je ne parle pas là d'une totale contradiction d'objectif bien sûr, là ce serait sans doute la définition de rivaux, mais d'un écart d'opinion. C'est ce que Erik et moi partageons. Je conçois, comme lui, comme vous, que les mutants ne devraient pas avoir à vivre cachés. Nous sommes l'évolution du monde, je suis parfaitement d'accord et d'ailleurs, subtilement, nous en sommes déjà bien dirigeant. Mais c'est usant de vivre derrière un rideau. Cependant, je n'ai rien contre les humains, à votre instar. Ils sont utiles et parfois même intéressants. Avidement, il y en a de toutes sortes... mais c'est la même chose parmi nos confrères, croyez moi. Vous me dites que vous avez quelques divergences de pensées avec Erik ? Vous me parlez de ses idées, que je ne connais que trop bien, mais vous, quelles sont les vôtres ? Souhaitez vous une extermination de toute une espèce juste pour permettre à une autre de la remplacer ? Ou bien jugez vous juste qu'il est temps que les mutants sortent de l'ombre ? Ce sont deux choses bien différentes que de vouloir voir des personnes s'éteindre plutôt que de souhaiter qu'elles s'allument à un nouvel éveil. "

La grande blonde toisait à présent le mutant avec un regard neutre, dépourvu de tout jugement. Elle ne souhaitait pas entendre l'une ou l'autre réponse, c'était évident, mais désirait juste la vérité, entendre ce que pensait réellement le jeune homme. Sa vision des choses intéressait la psionique qui se demandait jusqu'à quel point il pouvait être endoctriné dans les désirs de son leader. Selon la réponse fournie, elle voulait également pouvoir deviner les projets du vieil homme. Montait-il une armée ? Avait il trouvé le moyen de tenter quelque chose pour mettre sa vision du monde en place ? Ou bien, et de cela la demoiselle en doutait, rassemblait il juste des gens avec une même ligne de pensée pour vivre en communauté dans un endroit paisible, à se rappeler les uns les autres à quel point l'être humain peut-être méprisable ? Oui, Emma voulait des réponses. Ces derniers temps, son "ami" s'était fait bien trop discret et clamait bien moins fort ses idéaux. Si des gens le connaissant moins que la demoiselle aurait pu croire qu'il s’assagissait avec le temps, elle, ne doutait pas une seconde que la raison n'était pas là, connaissant assez le juif pour savoir que sa haine était trop profonde pour disparaitre. Que préparait-il alors pour tenter ainsi de se faire oublier ? Un coup d'éclat ? Possible. Samuel était peut-être au courant et si tel était le cas, elle espérait qu'il serait bien moins secret que Magnéto sur le sujet. Au moins, lui ne portait pas de casque en sa présence...

Puis, l'homme proposa d'accompagner le café de victuailles. Si Emma n'avait pas particulièrement faim, elle vit là une excellente occasion d'être invitée à faire le tour du propriétaire. Acceptant donc, elle fut ravie de voir que Samuel lui proposait de justement se déplacer. Elle avait eu raison de juger qu'il ne l'abandonnerait pas seule sur le canapé, jouant à merveille le rôle de l'hôte. Saisissant la main que lui tendait le latino, elle déposa sa tasse quasi vide sur la table basse et se redressa, prête à le suivre.


" Je vous remercie. Je vous suis. Et je n'ai pas l'appétit pour un repas entier, il est encore tôt, cependant si je dois rester jusqu'au soir, peut-être même davantage, je serais ravie de manger ce que vous pourrez préparer. Mais j'espère tout de même qu'Erik sera de retour avant cela, non que je ne souhaite pas savourer vos plats mais l'idée de passer la soirée, voir la nuit ici ne me plait pas tellement. Je n'ai pas envie de trop attirer la curiosité de vos comparses et moins je resterai, moins j'éveillerai les questions. Je n'apprécie pas tellement les questions... " *ajouta t elle avec un léger sourire qui en disait long avant d'enchérir * " Cela dit, si je suis encore là ce soir, peut-être pourriez vous me permettre de me subtiliser à tout ce petit monde et m'accompagner dans un endroit plus tranquille où nous pourrions manger en paix. Un restaurant par exemple ? "

Car oui, Emma aimait le luxe, Emma aimait être servie, Emma... n'aimait pas du tout l'idée de devoir manger dans une sorte de réfectoire entourée d'une communauté de mutants pour la plus part paumés qui allait la toiser avec curiosité toute la soirée. Non. L'idée d'être invitée au restaurant par le charmant jeune homme qui lui servait désormais de guide était bien plus attirante.


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nous ne devons être rien de moins que fabuleux. "
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MessageSujet: Re: Il vient ce café ? [ Emma-Sam]    Mar 30 Oct 2012 - 13:01

Il était rare que Samuel doive jouer les hôtes pour une raison ou une autre. Peu de personnes venaient à son appartement, ses amis étant principalement des membres de la Confrérie qu'il cotoyait au sein même du repaire. Il n'avait donc que peu souvent l'habitude de recevoir du monde chez lui. Cette fois-ci il n'était même pas chez lui mais bien au repaire, à recevoir une invitée de marque qui n'était même pas la sienne. Magneto avait des responsabilités et avait dû quitter les lieux, laissant là son invitée Emma Frost. Lorsque le mutant était venu le trouver pour lui demander de s'en occuper, Samuel s'était demandé pourquoi il ne la renvoyait tout simplement pas chez elle, coupant ainsi court à cette visite visiblement prévue. Le leader en avait forcément pour longtemps, de longues heures en perspective, et la femme d'affaires risquait fort de s'ennuyer en attendant. Pourquoi tout simplement ne pas reporter cette visite ? Y avait-il un motif important qui l'empêchait de trop la repousser ? Difficile à dire, Samuel ne lisait pas dans les pensées. Cependant, il s'était bien gardé de poser la question. On lui avait demandé un service et il n'avait pas refusé, appréciant de fréquenter un tout autre type de personne pour une fois. Même s'il adorait les mutants de la Confrérie, il fallait reconnaitre que la plupart d'entre eux n'avait rien de sophistiqué ou même de bien élevé. Si l'espagnol n'avait eu au final que peu d'éducation, il savait tout de même comment recevoir quelqu'un de ce standing, courtois de nature. Une belle femme en prime, mutante de surcroît, raisons de plus pour lui être agréable.

A présent assit à côté d'elle, tasse en main pour l'accompagner pour le café, Samuel questionnait la jeune femme. Ce n'était pas un interrogatoire inquisiteur ou intrusif mais plutôt un échange d'informations afin de mieux remettre les choses dans leur contexte et de ne pas faire de gaffe. Emma Frost était apparemment une invitée prestigieuse, non pas à cause de son statut au sein de la société mais parce qu'elle connaissait Magneto et qu'il l'avait accueillie comme une amie en ces lieux. Elle méritait donc davantage d'attention si elle se révélait être une amie proche du leader. Afin de confirmer la chose, Samuel lui demanda quelques petites précisions. Sans se défiler, la mutante prit le temps de lui répondre, ce que le latino apprécia. Toutefois, sa réponse était plutôt floue, n'apportant aucun nom, aucune précision qui aurait pu permettre de trop connaitre son passé. Elle parlait justement au passé, preuve que tout cela était révolu. Qu'en était-il désormais ? Puis ce fut l'inverse, Emma le questionnant à son tour, ajoutant que ce sera là une façon d'apprendre à se connaitre. Plutôt paradoxal pour quelqu'un qui ne se révélait pas. Mais Samuel n'en tint pas compte, comprenant qu'une personne de son statut préférait rester secrête. Lui, il n'avait rien à cacher
.

"Ne vous excusez pas, vous avez tout à fait le droit de poser des questions. Après c'est à moi d'y répondre ou non mais ma réponse ne sera pas juste pour aller dans votre sens ou vous faire plaisir, ce serait bien hypocrite de ma part. En tout cas, je comprends mieux votre lien avec monsieur Lensherr même si je doute que cela dépasse la dizaine d'années, à moins que vous ne fassiez pas votre âge. J'en déduis que vous ne partagez plus les mêmes valeurs ? C'est dommage... mais au moins votre amitié est intacte." répondit-il avec un sourire, prenant le temps de boire une gorgée de café avant de répondre "J'ai pour ma part fait sa connaissance tout à fait par hasard. Je l'ai rencontré, lui et quelques autres mutants, tout simplement au détour d'une rue. Ils préparaient quelque chose je crois mais je les ai interrompu. J'ignore exactement ce que monsieur Lensherr pense de moi, je ne lui ai jamais posé la question. Tout ce que je sais c'est qu'il m'a cru lorsque je lui ai raconté mon histoire et que je lui ai affirmé que la chose la plus importante à mes yeux était la survie et le bienêtre des mutants. Cela ne suffit-il pas, vous pensez ? Peut-être que mon abnégation est suffisante à ses yeux, même si je ne tolère pas non plus n'importe quoi."

Samuel n'hésitait pas dans ses réponses même si ce genre de discussion n'était pas dans ses habitudes. Ici, personne ne se remettait jamais en question, personne ne doutait des autres, tous sous la même bannière telle une grande famille. Car pour lui, c'était ça être mutant : Appartenir à une grande et même famille, sans limites, sans tabous. Ce gêne qu'ils partageaient tous les rendaient plus proches que n'importe quel autre lien de sang. Il n'était pas rare que les parents d'enfants mutants ne l'étaient pas eux-même, créant ainsi un fossé entre eux et leur progéniture. Car là encore, rares étaient ceux qui pouvaient accepter que leur enfant soit si différent, si "anormal". La discussion était d'ailleurs tournée sur le sujet. Emma partageait certaines idées propres à la Confrérie mais était bien plus ouverte qu'eux, incluant dans son idéal les humains alors que eux étaient totalement contre. Tout en sachant cela, elle désirant en savoir plus sur sa façon de penser à lui, s'il était aussi extrêmiste que l'homme qui dominait cette confrérie si particulière. Samuel passa sa main sur sa barbe, songeur, pesant ses mots. Non pas dans le but de lui mentir ou de chercher un échappatoire mais plutôt parce que les idées de la jeune femme avaient du sens et qu'il y réfléchissait. Comme quoi chacun avait sa propre vision des choses.

"Non, vous avez raison sur ce point. L'on peut tout à fait être ami et avoir des divergences d'opinion, heureusement d'ailleurs sinon le monde serait rangé en cases bien distinctes, ce serait dommage. Mais bien souvent, ce sont les mêmes idées, les mêmes buts, qui rapprochent les gens. La division crée des tensions, des doutes et ce n'est jamais bon. Mais voir les choses sous un autre angle, d'un autre point de vue, c'est toujours bon à prendre, je vous le concède. Pour ma part, je déteste les humains, je n'attends rien de bon de leur part, ils m'ont déjà montré le pire. Les différences ont, par le passé, déjà créé des atrocités, je ne vous l'apprends pas. Pourquoi cela serait-il différent cette fois encore, surtout que nous représentons une réelle menace ? Alors oui, j'estime que les mutants doivent sortir de l'ombre, ne plus avoir peur de se montrer, ne plus avoir peur d'eux-même, savoir qu'ils ne sont pas seuls, qu'il y a des milliers de gens comme eux partout dans le monde. Et que ce n'est pas aux humains de nous diriger. Ils ne penseront qu'à nous utiliser ou bien ils auront peur et préférerons se débarasser de nous. Je ne prône pas la disparition d'une espèce pour une autre, nous avons toujours vécu à plusieurs espèces sur la Terre, je ne vois pas en quoi cela serait une bonne chose de les faire disparaitre même s'ils sont... hmm... dépassés ? Je ne trouve pas le mot adéquat. Ils finiront de toute façon par disparaitre d'eux-même, c'est la loi de l'évolution. Nous sommes l'évolution, l'avenir. C'est ça, mon point de vue." répondit-il d'un ton posé, prenant le temps de décrire ce qu'il pensait de la situation

Son but n'était pas de brosser Emma dans le sens du poil ou de coller à son point de vue. Quel intérêt de lui mentir ? Parce qu'il ne la reverrait peut-être jamais ? C'était possible mais ce n'était pas une raison. Samuel était un homme de convictions et se cacher de ce qu'il pensait vraiment ne faisait pas parti de ses idéaux. Ce n'était là de toute façon que son point de vue et en aucun cas la "Vérité" avec un grand V. Chacun avait sa vérité, sa façon de voir les choses et sa vision de l'avenir. Pour lui, c'était ça. La Confrérie était plus extrêmiste dans sa façon de penser et d'agir et Samuel n'avait pas peur de se salir les mains pour cette cause. Mais il ne faisait pas non plus n'importe quoi, ayant tout de même des valeurs, n'étant pas quelqu'un de mauvais par définition.

Plutôt que de simplement laisser son invitée avec une tasse de café alors que l'attente risquait d'être longue, Samuel proposa à Emma quelque chose à manger pour accompagner le tout, ce qu'elle accepta. Ignorant ce qu'il pouvait lui offrir, il décida qu'un petit tour à la cuisine serait nécessaire. Seulement, il ne voulait pas la laisser seule à nouveau et lui proposa alors de l'accompagner, ce qu'elle accepta également. Visiblement, elle comptait rester ici jusqu'au retour de Magneto, même s'il ne rentrait pas avant la nuit. Difficile de cumuler longue attente et de ne pas attirer l'attention de ceux qui vivaient en ces lieux. Sa présence intriguait forcément et il était difficile de ne pas avoir envie de la regarder. Mais ça, l'espagnol comprenait qu'elle en ait rapidement assez de se faire dévisager de la sorte. Pour le moment ils étaient seuls mais leur petite escapade dans les locaux de la Confrérie allait les amener à croiser au moins quelques uns de ses membres. Priant pour que tout se passe bien, Samuel aida courtoisement Emma à se lever. Non, elle n'avait vraiment pas l'air de vouloir cotoyer davantage de monde, proposant même d'aller ailleurs
.

"Alors faisons ça. Il doit bien y avoir ici quelque chose à se mettre sous la temps en attendant le repas du soir. Après nous pourrons tout à fait aller ailleurs, je ne pense pas que monsieur Lensherr ne revienne avant tard ce soir. Si vous voulez bien me suivre..." fit-il en lui souriant, s'avançant dans les couloirs

Maintenant qu'ils étaient debout côte à côte, Samuel pouvait constater qu'elle était plutôt grande pour une femme bien qu'il restait évidemment bien plus grand qu'elle. Même si elle était fine, elle dégageait quelque chose. Quelque chose, comme une sensation de puissance. C'était peut-être à cause de ses vêtements entièrement blancs, difficile à dire. Sans s'attarder à la regarder, l'espagnol se dirigea vers la cuisine située au fond du bâtiment. Et à cause de cela, de nombreux regards, parfois très insistants, eurent le temps de s'attarder sur la femme d'affaires. Difficile de la louper et une femme de son accabit donnait vraiment l'eau à la bouche. Pas étonnant que tous les mâles de la Confrérie présents posaient les yeux sur elle. Arrivés à la cuisine, Samuel constata qu'elle était déjà occupée par 2 mutants en train de fouiller les placards sans doute à la recherche de nourriture. Bien que Samuel resta dans l'encadrure de la porte, ils sentirent sa présence et se retournèrent vers lui avant d'apercevoir celle qui l'accompagnait
.

"Jolie poulette ! C'est un cadeau de Magneto ? C'est trop, fallait pas !"
"Ca calera pas notre faim mais ça calera bien autre chose, hahaha !"


Sans attendre d'en entendre plus, Samuel claqua la porte, coupant ainsi court à leur vision et aussi à leurs paroles imbéciles. Samuel acceptait presque tout et n'importe quoi de la part des mutants. Mais il n'appréciait pas du tout que l'on manque de respect à une femme. S'ils avaient été des humains, ils auraient sans aucun doute passés un mauvais quart d'heure. Soupirant, il se tourna vers Emma. Il était temps de changer d'air. Peut-être qu'ainsi, la mutante s'ouvrirait plus facilement que si elle se sentait espionnée et reluquée sans arrêt.

"Désolé que vous ayez eu à entendre ça. Ils n'ont pas l'habitude de voir de belles femmes comme vous. En même temps, vu leur attitude, ce n'est pas vraiment étonnant... Enfin. Je ne compte pas vous imposer ça plus longtemps. Que diriez vous de changer d'air, hmm ?" fit-il en soulevant la manche gauche de sa chemise pour regarder l'heure, dévoilant ainsi ce qui décorait son poignet "Voilà ce que je vous propose. Je n'habite pas très loin, nous pourrions nous poser là-bas le temps de patienter jusqu'à l'heure du souper et descendre ensuite dans un restaurant ? Quoique si vous préférez, je peux aussi cuisiner. Je dirais à mon ami qui reste ici de m'avertir par téléphone si jamais monsieur Lensherr revenait plus tôt que prévu afin que vous ne vous loupiez pas une seconde fois."
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MessageSujet: Re: Il vient ce café ? [ Emma-Sam]    Ven 16 Nov 2012 - 23:32

L'amertume du liquide qui coulait à présent dans la gorge de la grande blonde lui fit claquer doucement de la langue. La jeune femme aimait le café, elle aimait l'effet qu'il avait sur ses nerfs, l'arrière gout qu'il laissait dans sa bouche, parasitant la moindre saveur qui pouvait succéder à son absorption. En fait, ça n'effaçait pas que les bonnes choses, ça atténuait également la perpétuelle saveur de dégout qui logeait continuellement sous le palais de la demoiselle. Car oui, Emma était une personne tourmentée qui commençait à avoir en aversion la société dans laquelle elle était contrainte d'évoluer en faisant toujours bonne figure. Quelle que chose en elle bouillonnait, une chose qui lui hurlait qu'il était temps de sortir de l'ombre, de cessez de porter un masque, de ne pas avoir peur d'affirmer ce qu'elle était réellement. Oui mais voilà, la psionique n'était pas sotte non plus et si elle savait fort bien qu'elle pourrait faire face à un coup d'éclat des mutants se présentant au monde, ce n'était pas le cas de tous ses condisciples. Et parmi eux il y avait les résidents de l'institut, ses élèves, ses protégés. Il était hors de question que le monde prenne les armes contre leur espèces tant qu'ils ne seraient pas près à se défendre contre ça. C'est pourquoi Emma avait décidée d'entrainer ceux qu'elle jugeait le plus apte à devenir fort et à, à leur tour, veiller sur les autres. Tant que ceux qu'elle avait choisis ne seraient pas prêt, elle jugeait que le monde ne le serait pas non plus pour entendre la vérité. De ce fait, elle allait continuer à évoluer chaque jour avec une rancœur grandissante qui rendra le monde hideux à son regard azur.

Mais pour l'heure, il n'y avait rien de laid devant ses yeux, bien au contraire. Face à elle se tenait un jeune homme charmant, agréable à toiser mais pas que. En effet, Samuel n'était pas une de ces gravure de mode sensuelle mais totalement endoctriné par des idéaux communs, à l'esprit aussi étriqué qu'une camisole et à l'opinion absente. Non, au contraire, l’hispanique semblait avoir l'esprit vif et une intelligence propre qu'il n'avait sans doute pas volé à une bibliothèque. Il était le genre de personne que Emma appréciait, capable de penser par lui même avec rapidité et de jouer des mots avec habileté sans pour autant manquer de franchise.

La tasse en main, les jambes croisées, elle fixait le latino avec une certaine curiosité, s’interrogeant sur les réponses qu'il allait lui fournir. Pourtant, mis à part une petite lueur dans son regard, le visage de le demoiselle était entière fermé, neutre, ne trahissant pas ses pensées, comme bien souvent. Cependant, lorsque le jeune homme évoqua la duré de sa relation avec Erik, elle arqua un sourcil. C'est vrai qu'elle était bien plus jeune que lui, jeune tout court. Son intelligence, son vécu et sa situation lui faisait souvent oublier ce petit détail, se sentant bien plus âgée qu'elle ne l'était en réalité. Le poids des responsabilités sans doute. Quoi qu'il en fut, elle ne releva pas et continua d'écouter le discours de son interlocuteur.


" Donc vous avez rencontrés Erik et son petit groupe tout à fait par hasard ? Intéressant. On peut donc dire que vous êtes ici par la force des choses ? Si vous aviez alors connu un autre leader aux idéaux protecteurs ce jour là, votre orientation aurait alors été différente n'est ce pas ? Faites moi penser à vous présenter un autre de mes ami un de ces jours, histoire de " voir les choses sous un autre angle", comme vous dites. "

L'idée de faire rencontrer Samuel et Charles plaisait beaucoup à Emma. Elle était sure que les deux hommes pourraient échanger des idées et peut-être même faire évoluer les leurs, même si elle craignait que son ami télépathe refuse une fois de plus d'entendre raison au sujet d'une humanité qui allait bien finir par devoir les accepter. Cela semblait pourtant être exactement les pensées du jeune hispanique au vu de ce qu'il continuait de dire.

" Ainsi vous détestez les humains pour leur plus mauvais coté ? Vous dites qu'ils vous ont montrés le pire mais jamais le meilleur ? Ils en sont capables pourtant, vous pouvez me croire. Je pense qu'il faut savoir faire la part des choses. Comme dans tout il y a du noir et du blanc mais surtout beaucoup de gris. Savez vous que certains humains sont au courant de notre existence ? Qu'ils l'acceptent, qu'ils n'y a aucun rejet ? D'autres bien sûr peuvent se montrer monstrueux lorsqu'ils en prennent conscience. Mais les choses ne sont pas si différente parmi les nôtres. Au sein de votre petit groupe par exemple, n'y a t il pas des mutants profondément sadique qui peuvent faire preuve d'une cruauté sans borne ? Il me semble pourtant que Victor Creed cause quelques soucis, sa soif de carnage étant difficilement canalisable. Et justement, vous parlez de différences qui ont créer des atrocités. Je peux comprendre l'inquiétude des humains "normaux" face à nous. Leur espèce est déjà peuplée de monstres, alors informez les que ces être abjectes sont dotés de dons qui les rendent bien plus puissant que le commun des mortels. N'auriez vous pas peur ? Imaginez vous un dictateur mutant, quel humain pourrait alors le détrôner ? Leur peur n'est pas si infondée car oui Samuel, certains d’entre nous présentes une menace pour eux, tout comme certains d'entre eux en présente une pour nous. Cependant je suis d'accord qu'il faudra bien sortir de l'ombre un jour où l'autre et à ce moment là, l'adaptation sera vraiment difficile, les pires êtres de chacun de nos cotés vont s'en donner à cœur joie, au détriments des autres, mais on ne doit pas pour autant les laisser devenir la marque de telle ou telle espèce, si nous tenons bon et que nous bravons les rejets, que nous brisons ceux qui veulent nous briser, il ne pourra que rester que les autres, ceux qui nous accepterons. Aussi, ne pensez vous pas qu'il serait plus juste de ne hair qu'une partie de l'humanité ? Que celle contre laquelle nous devrons prendre les armes ? Et garder un peu de force pour accepter celle qui reste ? Celle qui n'est pas foncièrement mauvaise ? "

La jeune femme prit quelques instants pour reprendre son souffle et laisser son interlocuteur réfléchir à tout ce qu'elle venait de soulever. Durant ce cours laps de temps, elle se demanda si c'était ça le grand projet de Magnéto, un coup d'éclat qui dévoilerai au monde l’existence des mutants. Et puis, pourquoi pas les asservir par la suite, ce serait bien plus utile que les éliminer. Remuant un bref instant le nez elle s’interrogea sur la haine de son ami envers l'humanité, serait elle assez forte pour le pousser jusqu'à la folie ? Serait il capable de tels stratagèmes ? Mettrait il en danger des centaines de vie pour apaiser une douleur qui lui broie le cœur depuis des années ? C'était difficile à dire, mais si c'était le cas certains membres du club des damnés devaient être au courant. Il allait peut-être falloir qu'Emma retourne voir ses vieux camarades. Mais pour l'heure, elle reprit la parole avec la même neutralité dans la voix que précédemment.

" La cohabitation, oui, ce serait la meilleure des solutions. Mais ne tombons pas dans idéalisme, elle arrivera, sans aucun doute, mais après de nombreux bras de fer et beaucoup de compromis, des deux cotés, ainsi que des pertes vitales. Mais je pense que je ne vous apprends rien. Je vous rejoint même lorsque vous affirmez que nous sommes l'évolution, je suis tout à fait d'accord, nous sommes supérieur. Et oui, l'espèce humain finira par disparaitre, non pas en s'éteignant mais en évoluant elle aussi. De plus en plus d'enfants naissent avec le génome x en eux, il viendra un jour ou tous le posséderont. "

Puis, après un brillant échange plein de réflexion et de philosophie, Samuel proposa, en bon hôte de substitution qu'il était, d'accompagner leur collation de nourriture. L'idée n'était pas mauvaise. Non qu'Emma ait vraiment faim, mais ça lui offrait une parfaite occasion de visiter les lieux sans passer pour une fouineuse. Après s'être redressée à l'aide de la main tendu du latino, elle lui emboita le pas dans le couloir, faisant fi des regards qu'elle sentait se tourner vers elle.

Une fois arrivé à destination, c'est à dire à l'encadrement de porte menant vers la cuisine, Emma eut la désagréable confirmation que tous les hommes du refuge était loin d'avoir les manières de son guide. Posant son regard bleu glacial sur un des deux importuns se permettant un humour plus que douteux à son sujet, elle s’apprêtait à "caler l'appétit" de sa cible avec une merveilleuse onde de douleur mentale, lorsque sa proie fut coupée de son champ de vision par la porte se refermant d'un coup sec. Visiblement, Samuel n'aimait pas trop l'attitude de ses deux comparses. Emma n'en fut pas vraiment étonnée au vu de son attitude à lui. Se contentant de hausser les épaules avec dédain lorsqu'il s'excusa à la place des deux autres, elle se tourna vers lui. Ignorant le compliment du latino et ne pensant même pas à le remercier pour son geste, jugeant qu'elle aurait parfaitement pu couper cours aux plaisanteries salaces par ses propres moyens, elle prit la parole.


" Je pense en effet qu'il sera bien plus intéressant pour moi d'attendre chez vous qu'ici. Erik risque effectivement d'en avoir pour un petit temps, sinon il n'aurait pas pris la peine de déranger un de ces "membres" pour qu'il me tienne compagnie. Et comme je n'ai pas tellement envie que la petite scène que l'on vient de vivre se reproduise, j’opte pour trouver refuge chez vous quelques temps. Je ne sais pas si je souhaite gouter votre cuisine ou non mais nous verrons bien lorsque le moment sera venu, pour l'instant je souhaiterai juste quitter les lieux. "

Emma était curieuse de voir dans quel genre d'endroit pouvait vivre le mutant. Après tout, si il avait sa propre demeure, hors de la confrérie, c'est que sans doute il voulait quelque chose de moins... fouillis. Un endroit à lui qui refléterait sa personnalité. Et comme pour l'heure elle était agréable à la grande blonde, elle espérait que l'endroit où il l’emmenait le serait tout autant. Mais puisqu'il disait vivre non loin, elle n'allait pas tarder à le savoir...



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MessageSujet: Re: Il vient ce café ? [ Emma-Sam]    Sam 17 Nov 2012 - 17:37

Samuel aimait les femmes. Bien qu'il n'avait jamais été vraiment en couple, ne voulant pas trop s'attacher, il appréciait de passer du temps avec. Bien souvent, cela se limitait à quelques heures de bon temps, rien de plus, et cela convenait très bien à chacun des deux partis. Il les aimait pour leur douceur et leur façon d'être qui leur était propre, lui apportant une sorte d'apaisement qu'il ne ressentait qu'en leur compagnie. C'était une des raisons pour laquelle il était bien plus agréable avec une femme qu'avec un homme, les faisant passer avant tout le reste, humaine ou pas. Bien sûr, une mutante aurait toujours la priorité sur une humaine, cela allait de soit. Mais il n'empêchait qu'il était bien plus indulgent avec elles d'une manière générale. Cette fois cependant, il était bien en compagnie d'une femme mais pas de sa propre volonté. C'était Magneto qui lui avait demandé de veiller à ce que son invitée ne manque de rien pendant son absence et il comptait bien s'en occuper comme s'il était l'hôte d'origine. Il ne s'attendait cependant pas à trouver là une femme de son statut. Emma Frost n'était pas n'importe qui mais ce n'était pas pour cette raison qu'il se montrait galant et attentionné à son égard. Ca, il l'aurait été avec n'importe quelle autre femme. Cependant, il devait admettre être agréablement surpris de pouvoir avoir une discussion poussée avec elle. Déjà parce qu'elle était mutante mais aussi parce qu'ils avaient un point de vue différent bien que parfois similaire sur la question. Ils apprenaient justement à se connaitre tous les deux, se posant mutuellement des questions aux réponses souvent évasives en ce qui concernait la femme d'affaires. Samuel, lui, ne cachait rien, répondant sans détours bien qu'il usait parfois de tournures de phrases particulières pour pousser Emma a se dévoiler un peu plus. Du peu qu'il venait de parler avec elle, il avait bien compris qu'elle était loin d'être stupide. Comment quelqu'un de stupide aurait pu se trouver à la tête d'un tel empire après tout ? Non, en fait leur discussion était un plaisir. Plaisir des yeux et des oreilles, que demander de plus ? Deux sens comblés, c'était déjà pas mal.

Emma lui demanda d'ailleurs comment il avait rejoint les rangs de Magneto et il lui répondit sans détours. Cela avait été un pur hasard mais le destin faisait parfois bien les choses. Cependant, la jeune femme souligna quelque chose d'important et qui ne manquait pas de sens. Et si les choses avaient été différentes ? Samuel faisait parti de la Confrérie parce qu'il avait rencontré Erik Lensherr et d'autres mutants mais il aurait très bien pu en rencontrer d'autres aux idéaux bien différents. Néanmoins, cela aurait-il cependant collé à la vision des choses qu'avait l'espagnol ? Difficile à dire. Il adhérait plutôt bien à la façon de penser de la Confrérie bien qu'il la trouvait parfois extrêmiste. Mais c'était pour le bien des mutants, il fallait donc faire des sacrifices parfois. Ce qui important à Samuel avant tout était le bien des mutants. C'était supérieur à sa haine des humains mais il se voyait mal faire ami-ami avec eux tout de même. Samuel planta son regard doré dans celui azuré d'Emma, lui offrant un sourire. La façon dont elle présentait les choses laissait penser que ce ne serait pas la seule et unique fois où ils allaient se voir
.

"Exact. Je n'étais en Amérique que depuis peu et je ne parlais pas encore très bien anglais mais la barrière des langues disparait lorsque l'on est mutant. Quoiqu'il en soit, avec des "si", on pourrait refaire le monde. Difficile de dire si j'aurais pu rejoindre un autre groupe ou si ma façon de penser aurait pu être différente, j'en doute. Mais cela reste possible. Néanmoins, mes idéaux restent les mêmes, je n'ai pas besoin d'être sous l'autorité d'une tierce personne pour prendre mes décisions. Je me rangerais du côté des mutants quoiqu'il arrive. Quant à votre proposition... Si cela sous entend que nous nous reverrons, avec plaisir. Ecouter n'a jamais fait de mal à personne de toute façon et tout témoignage ou expérience est bon à prendre."

Puis Samuel avait dévoilé à Emma ce qu'il pensait exactement de la situation. Pour lui, les choses étaient inéluctables, jouées d'avance. Il était facile de prévoir la réaction des humains face à la "menace" mutante. N'y avait-il pas déjà eu des abominations de commises sur le simple compte de la différence ? Ce qui n'était pas "normal", ce qui n'entrait pas dans le moule préconçu des sociétés ne faisait jamais long feu. Rapidement stigmatisés, diabolisés même parfois, ces êtres considérés comme différents avaient toujours été chassés ou exterminés. La nature humaine était ainsi faite, cherchant à se préserver de n'importe quelle façon, même au prix d'incroyables sacrifices. Seulement là, les choses étaient différentes. C'était la loi de l'évolution et personne ne pouvait aller contre. Ils n'étaient pas des monstres, ils étaient l'avenir, que les humains le veuillent ou non. Emma adhérait à certains idéaux de l'espagnol mais en contredisaient d'autres. Elle était bien moins pessimiste que lui mais émettait tout de même certaines réserves, à raison. Samuel l'écoutait attentivement, hochant de temps à autre légèrement la tête lorsqu'il était d'accord avec ses dires. La caractéristique qu'il appréciait particulièrement chez Emma était le fait qu'elle ne lui disait pas quoi faire, lui montrant simplement une autre façon de voir les choses. Elle ne lui reprochait même pas de haïr l'humanité, ne le blâmant sur rien. Pas étonnant qu'elle soit ami avec Magneto au final même si leurs avis étaient divergents sur bien des points.

"Soit, il y a toujours des exceptions. Mais comme leur nom l'indique, cela reste des exceptions. La majorité se fera toujours entendre, la minorité se faisant tout bonnement écraser. Ca a toujours été comme ça malheureusement. Je ne leur pardonnerais pas ce qu'ils ont fait sur le seul compte de la différence. Mais ça ne veut pas pour autant dire que je vais leur faire la guerre. Néanmoins, s'ils la cherchent, ils l'auront mais ils la perdront. C'est vrai que nous ne sommes pas exempts de défauts non plus mais c'est bien souvent dû à ce que nous avons subis par le passé, justement à cause des humains et de leur manque de tolérance. Sinon, la mutation agit parfois également sur le comportement de certains. Victor est difficilement canalisable, c'est un peu un électron libre, c'est pour ça qu'il a besoin d'être entouré. Quant à l'éventuel leader mutant, cela revient au même s'il s'agit d'un humain. Un humain qui dirigerait une nation peuplée de mutants... je doute que cela apporte quelque chose de bon. Ils ne voudront alors que se servir de nous et de notre puissance pour leurs propres buts. De parias, nous deviendrons esclaves. Je ne sais pas quel est le pire. Mais je vous l'accorde, vous avez raison. Si ceux qui sont incapables de nous accepter disparaissent du devant de la scène, alors nous pourrions vivre comme nous l'entendons... même peut-être avec certains humains. Quand je dis que je hais les humains, je parle justement de l'autre partie, celle qui nous considère comme des monstres. Parce que c'est celle-ci qui se fera le plus entendre, sans nul doute. Mais il est difficile de savoir si dans le coeur de ceux qui resteraient, ne se cacheraient pas au final une rancoeur grandissante qui finirait par rejoindre la même façon de penser que ceux que nous aurons vaincu. Finalement, on ne peut qu'émettre des hypothèses pour le moment, mais je vous avouerais que je n'attends rien de l'humanité. Je défendrais mes frères mutants quoiqu'il arrive, même si cela doit me perdre. Alors oui ça ne fera pas avancer les choses mais c'est ce qui m'est le plus cher."

Seulement, tout cela ne tenait pas qu'à eux. Chacun avait sa façon de voir les choses et tout le monde voudrait tirer son épingle du jeu le moment venu. Difficile alors de combler tout le monde, il y aurait forcément des compromis à faire comme venait de le souligner Emma. Elle croyait à la cohabitation, Samuel y croyait moins. Il y en aurait forcément une à un moment donné mais pour combien de temps ? Tout cela lui paraissait bien fragile. Elle avait cependant raison lorsqu'elle disait que les humains évolueraient eux aussi. Mais pas pour ceux déjà vivants. Pour eux, c'était trop tard.

"C'est vrai. Mais c'est justement ça le problème. Ceux qui vivent à l'heure actuelle et ne possèdent pas le fameux gêne se sentiront en danger. La menace ne vient pas des futurs humains, mais bel et bien de ceux présents. Ceux qui ne peuvent devenir ce que nous sommes, ceux qui nous sont inférieurs. Et ils s'opposeront à nous avec d'autant plus de véhémence."

Ils auraient pu en parler pendant des heures. Mais parler donnait soif. Leur soif étant justement comblée, Samuel proposa d'y ajouter de quoi manger afin qu'Emma ne manque de rien. Plutôt que de la laisser patienter seule en attendant son retour, l'espagnol l'invita à l'accompagner dans les couloirs du repaire de la Confrérie jusqu'à la cuisine. Seulement, la cuisine était occupée et vu les remarques qu'osaient faire les mutants qui s'y trouvaient, il valait mieux faire machine arrière et aller autre part. Samuel aimait les mutants mais il aimait les femmes avant tout et il n'était pas question que l'un d'eux leur manque de respect. Plutôt que de leur donner une leçon, il préféra clôturer cette rencontre soudaine là et éloigner Emma de cette source d'ennuis. La solution était toute trouvée, il leur suffisait de partir tout simplement du repaire et de se rendre dans un endroit plus isolé. Samuel proposa de la conduire chez lui puisqu'il ne vivait pas très loin et d'éventuellement sortir plus tard pour aller au restaurant si elle préférait. Ce qu'elle accepta pour le moment.

"Alors allons chez moi. Et détrompez-vous, Erik ne m'a pas dérangé. Ce n'est pas tous les jours que j'ai l'occasion de pouvoir discuter ainsi avec une semblable et c'est plutôt plaisant." ajouta t-il avec un sourire

S'avançant vers la sortie, il lui tendit son bras une fois dehors. Non pas pour ne pas la perdre en cours de route ou parce qu'elle en avait besoin mais plutôt par galanterie. Rien ne l'obligeait à accepter de toute façon. Il avait bien compris qu'il avait affaire à une femme de caractère, pas influencée par les autres. Marchant côte à côte, les deux mutants se dirigeaient vers l'appartement de Samuel, situé quelques immeubles plus loin seulement. On ne pouvait pas dire que le quartier était très bien fréquenté mais il s'en moquait, cela lui allait. De toute façon en cas de pépins, il savait se défendre et n'avait jamais eu de problème jusqu'à présent. Grimpant au troisième étage -il n'y avait pas d'ascenseur-, Samuel déverrouilla la porte puis l'ouvrit avant de se pousser pour laisser Emma entrer la première. Une fois à l'intérieur, il entra à son tour et referma la porte derrière lui.

L'appartement n'était pas immense mais on pouvait bien y vivre. Il n'était pourvu que de 4 pièces au total mais cela suffisait amplement à la vie d'un célibataire. Globalement, tout était rangé et propre sans non plus qu'on ait l'impression d'entrer dans un appartement témoin. Quelqu'un vivait là, cela se voyait. L'entrée donnait directement sur le salon, pièce la plus grande. Un large canapé en forme de L habillait deux des murs de la pièce, situé face à une télévision et une chaine hifi. Une table basse sur laquelle trainait un livre était située juste à côté du canapé et l'on pouvait voir qu'en dessous se trouvait l'étui d'un violon malheureusement fermé, ne dévoilant pas ce qu'il contenait. La cuisine était collée au salon, l'un des murs partiellement ouvert pour donner une sorte de comptoir permettant de communiquer entre les deux pièces. A l'intérieur se trouvait une table et une étonnement assez grande cuisine, pourvue de plusieurs plans de travail. C'était sans doute la pièce la mieux équipée de tout l'appartement. A droite de l'entrée, à l'opposé de la cuisine se trouvait la salle de bain, ne dévoilant rien d'exceptionnel puisque la porte était fermée. Puis la dernière pièce, située entre le salon et la salle de bain, se trouvait être la chambre. Simplement meublée d'un grand lit, d'une bureau et d'une armoire que l'on voyait pas l'ouverture de la porte. Sur le bureau était disposé différents vêtements pas encore rangés dont la plupart étaient des joggings ou autres vêtements de sport
.

"Faites comme chez vous, mettez-vous à l'aise, j'arrive tout de suite." fit-il en lui désignant le salon d'une main avant de la dépasser pour se rendre à la cuisine

Ouvrant un placard, il attrapa un plat et y déposa divers petits biscuits se trouvant auparavant dans une boite en fer. Une fois fait, il retourna au salon où se trouvait Emma et vint s'installer sur le canapé à côté d'elle, lui tendant alors le plat garni avant de le déposer sur la table une fois servie
.

"Ils sont frais de ce matin, j'espère qu'ils seront à votre goût. Je n'avais pas prévu d'invité à vrai dire mais ce n'est pas plus mal. Vous désirez un autre café peut-être ?"
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MessageSujet: Re: Il vient ce café ? [ Emma-Sam]    Ven 21 Déc 2012 - 0:39

Emma était le parfait archétype de la femme d'affaire surbookée. Ses journées étaient peintes de la même couleur terne. Un mélange d'insomnies volontaire pour boucler un dossier, de réunions interminables, de voyages d'affaire -que ce soit pour sa compagnie ou au profit des X-men-, d'entrainements... bref, une boucle sans fin d'actions répétées. Une vie bien morne en soit. Heureusement, elle trouvait une certaine forme de joie et de satisfaction au contact de ses élèves. Bien qu'elle ne le montre jamais, affichant toujours un air parfaitement neutre, voir froid et distant, la présence de ses étudiants était depuis bien longtemps son petit moment hors du quotidien. Oui, ses protégés avaient ce petit quelque chose d'imprévisible qu'offre la fougue de l'adolescence et qui menait souvent Emma de bonnes surprises en mauvaises situations. Et même si elle pouvait ressentir de véritables colères quand celles ci arrivaient, elle devait avouer que c'était bien la seule chose qui pimentait sa vie. Même pas trentenaire et déjà blasée du quotidien.

Pourtant, ce jour là, la fin d'après midi ne s'était pas du tout déroulée comme prévue, et aucun n'élève n'était en cause. Non, Emma était à mille lieues de penser qu'elle terminerait sa journée en compagnie d'un charmant jeune homme, à discuter avec civisme et esprit de divers sujets. Non, elle n'avait pas envisagée faire une nouvelle rencontre, ajouter un nouveau nom à sa liste de connaissance. Non, rien n'avais été prévu et cela rendait la rencontre des plus agréable. C'est pour cette raison que l’américaine décida d'entamer un vrai dialogue, se prêtant autant que sa méfiance le permettait aux jeux des questions réponses et grâce à cela, en découvrant un peu plus sur son interlocuteur.

Ainsi, elle avait pu apprendre les idéaux du latino en sa compagnie, sa vision des choses, du monde, son allégeance aux mutants, ses motivations, pourquoi il se trouvait dans les rangs de la confrérie...
Samuel était une personne intelligente, réfléchie et qui savait penser par lui même. Il l'avait démontrer après à peine quelques mots échangés. Pour cette raison, Emma souhaita le connaitre un peu plus. Pour cette raison, elle préféra rester auprès de lui, sans savoir ce qui allait se passer, plutôt que de rentrer à l'institut vivre une soirée en tout point semblable à la précédente.

Au fil de leur discussion, elle avait pu noter diverses petites choses. Par exemple, la certification qu'il n'était pas d'origine américaine, même si son accent avait été un bon indice de départ. Et le sous entendu d'une colère face aux humains, une colère qui ne pouvait avoir été insufflée en lui que par une mauvaise expérience. Bref, une flopée de choses qui intriguaient Emma. Cependant, ce n'était ni le lieu, ni le moment pour se permettre des questions trop personnelles. Les murs avaient des oreilles dans les communautés, elle ne le savait que trop bien et était assez maligne pour se douter qu'elle n'obtiendrai aucune réponse sincère en un tel endroit. Aussi prit elle son mal en patience, jugeant qu'un jour elle aurait peut-être l'occasion de croiser le jeune homme dans d'autres circonstances.... ou peut-être pas. Pour l'heure ça n'avait pas d'importance, elle prenait plaisir à l'échange qu'ils avaient et c'était tout ce qui comptait, quand bien même celui ci serait le seul qu'ils auraient un jour.

Samuel prouva une fois de plus qu'il était parfaitement maitre de ses idéaux, expliquant qu'il suivait Erik plus par tour du hasard qu'autre chose. Emma en profita pour suggérer en ce cas de rencontrer quelqu'un aux actions divergentes de celle du magnétiseur, Charles Xavier, jugeant qu'il pouvait être intéressant d'offrir de nouvelles horizons mentale au Latino. Lorsqu'il accepta, sous entendant que ça leur permettrai de se revoir, la blonde eut un léger sourire.


" Je suis heureuse d'entendre que vous pensez par vous même. Ce n'est sans doute pas le cas de tout les gens qui nous entourent en ce moment, ce n'est d'ailleurs sans doute pas le cas de la plus part des gens tout court. On dit que les hispaniques ont une forte capacité à penser par eux même, à ne pas se laisser diriger, résultat de siècle de brimades politique. Je pense que c'est des idioties, après tout, tous ne sont pas des Ché guévara en devenir. Mais je pense que pour vous, cela s'applique bien. Enfin, je dis cela, je ne sais même pas d'où vous venez. "


Emma partait à la chasse aux informations, trop habituée à jouer des mots, à manipuler son monde, pour demander les choses avec simplicité.

" Et je pense que l'on peut parfaitement trouver d'autres raisons de se revoir, vous n'êtes pas obligé d'accepter ma proposition de rencontrer mon ami pour cela. Cela dit, c'est très flatteur. "

Puis la discussion dériva sur l'éternelle question. Les humains peuvent ils accepter les mutants ? Samuel ne semblait pas aussi radical qu'Erik, ni aussi naïf que Charles. A vrai dire, il était plutôt mitigé, comprenant, tout comme Emma, que le monde ne se résumait pas à du blanc et à du noir. Ni lui, ni elle, ni personne ne pouvait anticiper ce qui se passerait si les mutants sortaient de l'ombre, mais malgré tout ils partageaient une idée. Celle qu'il n'était pas envisageable de rester caché éternellement et que quoi qu'il arrive, les porteurs du génome devraient se serrer les coudes, comme une grande famille unie. Cependant, contrairement à Samuel qui semblait vouloir la lumière rapidement, Emma elle jugeait qu'il n'était pas encore temps de faire face à une éventuelle guerre. Elle songea un instant qu'il lui faudrait présenter certains de ses élèves à l'homme, qu'il comprenne que tous n'était pas apte à faire face, pas encore, même si la demoiselle souhaitait bien préparer les plus robustes afin de protéger les autres.

" Nous verrons bien ce que l'avenir nous réserves. De toute façon, nous n'allons pas lever le rideau ce soir n'est ce pas ? Je pense qu'il nous reste encore un peu de temps, ne pensez vous pas ? "

Une pensée traversa une nouvelle fois l'esprit de la blonde. Et si Magneto, dans sa folie de puissance, envisageait vraiment de monter sur le devant de la scène ? Étais-ce là ses plans ? La jeune femme espérait que le latino pourrait l'éclairer là dessus.

Samuel reprit la parole en soulevant la possibilité que les humains se révolte dans une sorte de dernier recours, comprenant que leur espèce était entrain de s'éteindre au profit d'une évolution. C'était possible, crédible même, mais assez triste à imaginer car la force du désespoir offre aux gens une puissance terrible, et l'opposer à des pouvoirs tels que ceux des mutants apporterait un véritable carnage. Préférant ne pas y penser, la blonde secoua doucement la tête, ouvrant la bouche pour répondre. Cependant elle n'en eut pas le temps. Arrivés devant ce qui ressemblait à une cuisine, Emma assista à une débilitante scène de mâles grossiers et primitif. N'ayant même pas le temps de les remettre à leur place, elle put voir la porte la séparant de la pièce ou se trouvait les deux idiots se rabattre, poussée sèchement par Samuel.

Puis ce dernier fit une proposition qui ravie Emma. Il l'invita à changer d'endroit, à se rendre chez lui. Décidément, la soirée allait d'imprévus en imprévus et la demoiselle jugea que c'était peut-être l'occasion de parler un peu plus intimement. De plus, une nouvelle question venait de surgir en elle à la vue d'un bracelet féminin enroulant le poignet du latino, lui qui ne portait pourtant aucune alliance. Avait il perdu une compagne ? Un enfant ? Étais ce la raison de sa colère envers les humains ? Une chose était sûre, elle n'aurait pas sa réponse ici. Aussi accepta elle de le suivre jusqu'à chez lui.


" J'ai contrairement à vous, l'habitude de discuter avec nos semblables, mais ça n'en reste pas moins plaisant également. Je vous suis. "

Enroulant son bras à celui de l'homme, proposé avec galanterie, Emma se laissa guidée. Elle se demandait à quoi pouvait ressembler la demeure de l'homme. Elle qui avait toujours vécue dans de luxueux édifice, que ce soit son manoir, celui de Charles ou son ancienne école, se doutait bien qu'elle n'allait pas atterrir dans un tel lieux. Cependant, cela ne la dérangeait pas. Tant que c'était propre -et vu le propriétaire, elle n'en doutait pas- elle serait satisfaite.

Elle fut étonnée d'arriver si vite, n'ayant pas pensée qu'il puisse résider si près du repaire de la confrérie. Pourtant elle ne laissa rien voir, gardant son visage neutre, grimpant les étages jusqu'à découvrir l'appartement de l'homme.

Invitée à faire comme chez elle, la blonde se dirigea vers la pièce qui lui était indiquée. Le salon, assurément. Elle parcourut rapidement la pièce, posant son regard sur diverses choses, des livres, des cd, des dvd, la décoration. L'endroit était agréable, douillé. Il était loin du luxe impeccable de ses habituelles résidences mais ça avait un coté chaleureux qui ne lui déplaisait pas. Ici, elle avait l'impression qu'elle n'aurait pas à être parfaite en toute situation. Amusée par sa propre pensée, Emma alla s'installer sur le canapé, attendant son hôte.

Une fois celui ci de retour, avec un plateau d’amuse bouche, la jeune femme en attrapa un, plus par politesse qu'autre chose, ne le portant pas à sa bouche pour autant.


" Je crois que j'ai pris assez de café pour aujourd'hui. Je ne tiens pas à être électrique toute la soirée. N'auriez vous pas plutôt quelque chose de plus décontractant. Du vin peut-être ? Mais sans doute abusai je un peu trop. C'est déjà fort aimable de m’accueillir chez vous. Votre appartement est fort sympathique. Vous l'avez depuis longtemps ? "

Le quartier n'était pas des plus chic mais l'appartement n'avait rien d'un rade. Emma se demanda quel métier pouvait bien exercer l'homme pour se payer un tel endroit. Elle qui ne pensait trouver que des paumés ou des junkies dans les rangs de la confrérie se trouvait bien usurpée et cela rendait Samuel intriguant à ses yeux.

" Excusez ma curiosité, mais que faites vous dans la vie ? Je veux dire, à part être un fier mutant qui soutiens ses frères au sein de la confrérie ? "

Un petit sourire naturel illumina le visage de la jeune femme. Décidément, il ne manquait que du vin pour qu'elle se sente à l'aise... pour une fois.

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MessageSujet: Re: Il vient ce café ? [ Emma-Sam]    Dim 23 Déc 2012 - 14:52

Malgré le fait qu'il appartenait à un groupe que l'on pouvait qualifier de "terroriste", Samuel était quelqu'un de très sociable. Il adorait faire de nouvelles rencontres, apprendre des autres et surtout être en bonne compagnie. C'était actuellement le cas et il ne regrettait pas que Magneto ait dû s'absenter, lui ayant demandé au préalable de s'occuper de son invitée. S'il adorait ses compagnons mutants, peu importe leurs origines ou rang social, il n'était jamais contre en découvrir d'autres, même s'ils ne partageaient pas les mêmes idéaux. En fait, il était vraiment curieux de connaitre le point de vue de mutants qu'il ne connaissait pas afin de voir si l'horizon était aussi sombre que ce qu'il pensait. Mais à vrai dire, il ne s'était pas attendu à tomber sur une "personnalité". Si tout le monde ne la connaissait pas bien qu'elle était relativement connue, Samuel lui la connaissait. Indirectement bien sûr car il n'avait que lu des informations à son sujet dans la presse mais désormais il l'avait en face de lui. Et il était surpris qu'elle soit comme lui... mutante. En fait, ce fait le rassurait un peu, lui démontrant que les mutants pouvaient se trouver n'importe où et avoir n'importe quel statut. La majorité des membres de la Confrérie avaient un faible rang social et avoir quelqu'un comme Emma Frost de leur côté les aurait bien aidé. Seulement, elle ne semblait plus tellement partager les idéaux d'Eric Lensherr, chef de la Confrérie.

Contrairement à bien des mutants du groupe, Samuel était assez ouvert d'esprit. Cela ne voulait pas dire qu'il cautionnait tout et n'importe quoi mais il n'était jamais contre entendre un discours différent du sien. Si cela provenait d'un mutant, le message qu'il avait à donner était important, quel qu'il soit. Bien sûr, cela ne voulait pas dire que Samuel était facilement manipulable, bien au contraire. Il avait ses propres idées et savait ce qu'il voulait pour l'avenir des mutants. Personne ne lui imposerait son point de vue. C'était ce qu'il y avait de bien avec la jeune femme qui discutait avec lui, c'était qu'elle mettait en avant des évidences sans pour autant déterminer que sa vision des choses était la bonne. L'espagnol était d'accord avec elle sur bien des points mais il restait plus extrémiste qu'elle. Cependant, elle ne semblait pas s'en offusquer, c'était un bon point. Elle parlait parfois à mi-mots et Samuel se demandait quelque part si elle ne le testait pas vu la conclusion qu'elle fit à son propos. Il avait accepté son offre de rencontrer l'une de ses connaissances qui avait un avis bien différent de la situation, une vision moins noire de l'avenir humains-mutants.

Samuel ne voulait pas se montrer trop entreprenant ou grossier, ayant simplement glissé un sous-entendu dans sa phrase mais qui voulait tout dire. Il était rare qu'il rencontre des personnes dans le genre d'Emma Frost et il n'était donc pas contre la revoir. Après tout, elle n'était pas là pour lui à la base, il était donc possible qu'ils ne se revoient pas, sauf si elle repassait une autre fois dans les locaux de la Confrérie. Emma le corrigea en prétendant qu'il n'avait pas besoin de cette excuse pour qu'ils se revoient par la suite. C'était plutôt encourageant et c'était bien la preuve qu'elle ne cherchait pas à lui imposer cette rencontre. Raison de plus pour accepter. Toutefois, elle lui avait demandé indirectement d'où il venait et en gentleman qu'il était, il n'allait pas oublier de lui répondre.


"J'ignore si cela vient de mes origines mais quoiqu'il en soit, suivre le mouvement, quel qu'il soit, comme de véritables moutons n'aidera personne. Au mieux, on sera manipulés et utilisés comme des pions... Pas vraiment une perspective encourageante. Je veux croire que les mutants sauront où se trouve leur intérêt sans qu'on ait besoin de le leur dire. Et j'aurais sans doute fait un très mauvais Ché, la moustache ne me va pas très bien." fit-il remarquer avec un sourire amusé "Je viens pour ma part de l'autre côté de l'océan. Madrid plus précisément. Et non, mon sport préféré n'est pas la corrida." précisa t-il avant de secouer légèrement la tête "Quoiqu'il en soit, ça ne change rien au fait que je veux bien rencontrer votre ami. S'il est comme vous, ça n'en sera que plus intéressant."

Leur débat aurait pu durer toute la soirée, il leur aurait été impossible de deviner ce que l'avenir leur réservait. Tout cela n'était que pures suppositions avec les éléments dont ils disposaient. Quoiqu'il en soit, Emma avait raison, ce n'était pas ce soir que tout allait se jouer. Cependant, Samuel n'était pas tout à fait d'accord sur la fin de sa phrase. Les choses allaient sans doute arriver plus vite que prévu. Peut-être que les autorités ne comptaient pas déjà tout dévoiler au monde entier, pas encore prêt pour faire face à tout ça, mais les plans de la Confrérie, eux, étaient clairs. Il était temps que le monde apprenne. A quoi bon retarder sans cesse l'échéance ? Cela ne faisait que les forcer à rester encore plus longtemps dans l'ombre. Qui aimerait passer toute sa vie à se cacher, à faire semblant d'être un autre ? Personne et Samuel le premier.

"C'est vrai, ce n'est pas ce soir que tout se jouera. Mais tout porte à croire que les choses évolueront bientôt. Seulement, ce n'est pas vous et moi qui pourront y faire quelque chose. Je vous propose donc de faire quelque chose où nous pourrons justement être acteurs et non spectateurs pour le moment."

Ainsi, il l'invita à se joindre à lui pour prendre quelque chose à manger en cuisine plutôt que de la laisser attendre là, seule. Malheureusement, ce ne fut pas une si brillante idée que ça puisqu'ils tombèrent nez à nez avec deux membres de la Confrérie plutôt grossier. Si leur comportement ne dérangeait pas Samuel d'ordinaire, il ne tolérait pas qu'on manque de respect à une femme. Clôturant donc à sa façon ce chapitre dont ils se seraient bien passé, l'espagnol proposa à Emma de se rendre chez lui. Là-bas ils pourraient continuer à discuter sans craindre d'être entendus et ils ne feraient pas de rencontre désagréable. De plus, il pourrait également lui cuisiner quelque chose, lui qui adorait ça. C'était parfait.

Puisqu'elle acceptait sa proposition, il ne leur restait plus qu'à se rendre chez lui. Par chance, il habitait non loin du repaire de la Confrérie, ce qui permettrait à Emma de rejoindre rapidement les lieux une fois qu'Erik serait de retour. De toute façon pour le moment, rien ne pressait, ils avaient sans doute toute la soirée devant eux. Rejoignant rapidement l'appartement, Samuel invita Emma à entrer et à faire comme chez elle tandis qu'il se rendait en cuisine pour lui rapporter de quoi grignoter, comme promis. De retour au salon, il lui proposa un peu de café, offre qu'elle déclina, demandant plutôt autre chose de plus léger. Cela tombait bien, il possédait justement quelques bouteilles de vin. L'espagnol prit tout de même le temps de répondre avant de s'éclipser de nouveau en cuisine. Bien qu'il avait aménagé les pièces pour que les deux puissent communiquer et permettre de continuer de se parler, même à distance, il préférait lui répondre face à face, c'était plus poli.


"J'ai justement du vin. J'en bois assez peu tout seul, il faut bien que ces bouteilles soient bues donc c'est l'occasion. Ca va faire cinq ans que je vis ici, sept que je vis en Amérique. Content qu'il soit à votre goût en tout cas, je n'aurais pas voulu vous faire bouger pour vous rendre dans un endroit moins agréable que la Confrérie. Je vous apporte le vin tout de suite."

Mais avant de se rendre en cuisine, il se saisit de la télécommande de la chaine-hifi et l'activa, mettant le volume assez bas pour que cela reste une musique de fond et ne les dérange pas dans la discussion. Retournant en cuisine, il ouvrit un placard du bas dans lequel était rangées trois bouteilles. Il les observa pour choisir celle qui avait le plus de chance de plaire à la jeune femme puis s'en saisit avant de s'occuper à la débouchonner. Il attrapa deux verres sur pieds puis revint au salon pour déposer le tout sur la table, remplissant les deux verres avant d'en pousser un vers Emma. Il ne lui avait pas encore répondu à propos de ce qu'il faisait mais il préférait attendre d'avoir terminé ses allers retours pour le moment.

"Je ne fais rien en réel rapport avec les mutants en ce qui concerne mon travail. Je suis professeur de sport dans un collège. Je suis également coach sportif lorsque je ne suis pas à l'école. Ca m'occupe et ça arrondit mes fins de mois. Je ne peux pas vraiment me permettre de faire autre chose et puis j'aime le sport, je le pratique beaucoup. De toute façon, j'adore les enfants, c'est donc le métier parfait pour moi. Enfin, je ne suis pas là pour raconter ma vie. C'est peut-être trop personnel mais... vous avez des enfants, vous ?" demanda t-il, curieux

Elle ne semblait pas être mariée. En tout cas il n'avait jamais entendu parler qu'elle ait pu avoir un compagnon dans les articles de presse et elle n'avait pas l'air de porter d'alliance non plus. Cela dit, ça ne l'empêchait pas d'en avoir tout de même. Samuel leva son verre de vin pour le taper doucement contre le sien. C'était un vin provenant d'Espagne justement, fruité et léger. Il n'y avait plus qu'à espérer qu'elle apprécie.
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MessageSujet: Re: Il vient ce café ? [ Emma-Sam]    Sam 5 Jan 2013 - 15:12

Son petit passage à la confrérie s'était finalement mieux passé qu'elle ne l'avait espérée. Oh, bien sûr, elle n'avait pas pu savourer une tasse de café en compagnie de son vieil ami Erik, en profitant pour bavarder de sujets plus ou moins cruciaux avec lui et jouant à tenter de recueillir des informations sur les projets de l'homme. C'était pourtant la raison première de sa visite. Mais malgré tout, Emma n'était pas déçue de son passage. A défaut de passer un peu de temps avec le leader du groupe, elle avait fait connaissance d'un de ses membres. Si d'ordinaire elle aurait refusé d'entretenir le moindre échange avec l'un des protégés de Magneto, craignant des manières déplacées et une bêtise profonde de la part de son interlocuteur, cette fois elle devait avouer que ses préjugés avaient quelque peu fourvoyés son jugement. A l'opposé même de ses idées préconçue, Samuel était une personne doté d'un esprit aiguisé, avec du répondant, qui ne semblait pas vraiment imprégné de mauvaises intentions et qui pour couronné le tout avait des attitudes de gentleman. Non vraiment, Emma n'aurait jamais pensée trouver un homme tel que lui dans le repaire de la confrérie. Cela ne changeait pas tellement son opinion sur l'endroit, elle savait que le latino était une exception, comme le confirmait la rencontre des deux imbéciles de la cuisine, mais cela la rendait que plus ravie de l'avoir rencontré, lui.

C'est d'ailleurs sans doute pour cela que la blonde se permit un peu moins de réserve qu'habituellement. Bien que restant toujours assez évasive sur sa propre vie, elle ne se gênait pas pour interroger son compagnon au sujet de la sienne. Il n'était pas difficile de sentir qu'elle ne le faisait pas par mission ou pour s'assurer du non danger que représentait Samuel, mais bel et bien par intérêt, voir même par curiosité. Si elle avait simplement souhaité lui voler ce qu'il pouvait savoir, une simple insertion dans sa tête aurait suffit après tout. Mais ce n'était pas le but et la jeune femme devait avouer que si habituellement, les jacassements des gens l'agaçait, cette fois, elle appréciait entendre le latino lui confiait sa vie, ses opinions, ses objectifs, de sa propre bouche. Il fallait reconnaitre qu'il maniait bien le verbe et que le petit accent qui enroulait ses mots était plaisant. De plus, si il savait parler avec sérieux, il ponctuait parfois ses commentaires d'une petite touche d'humour qui permettait à Emma de se détendre un peu. Ce fut d'ailleurs ce qui arriva lorsque ce dernier parla de ses origines.


" Effectivement, la moustache ne semble pas être faite pour votre visage. Le béret par contre... - elle marqua une petite pause, le temps de laisser planer le doute à savoir si son commentaire était une moquerie ou non, puis reprit avec un petit sourire au coin des lèvres - Ainsi vous êtes Espagnol... un pays que je ne connais que peu, malgré quelques bref séjour sur le territoire méditerranéen. Je voyage souvent pourtant, mais mes destinations sont en général plus fraiche. Et je n'aurai jamais osée penser que la corrida était votre hobbies, je vous en pries, mes clichés ont leur limite et puis je sais très bien que les Espagnols préfèrent manger leur taureaux que de les voir jouter. Féru de chorizo ? - ponctua t elle avec un petit ton taquin soulignant sa plaisanterie.-

Plaisanter... ça ne lui était pas arrivé depuis bien longtemps. Cela ne faisait pas partie de ses habitudes, de son caractère. Elle était une femme sérieuse, qui évoluait dans un milieu strict ou il n'y avait pas la place pour les fanfaronnades. Pourtant, elle appréciait que parfois, un peu d'humour se glisse dans les discutions qu'elle avait. Le problème c'est qu'il était rare que celle ci s'y prête, souvent trop importante ou trop grave pour en rire. Mais avec Samuel, elle pouvait causer de choses légères. Après tout, il n'était ni son élève, ni son employé, ni même un investisseur ou un politicien susceptible. Non, il était juste une personne qu'elle apprenait à connaitre et qu'elle appréciait un peu plus chaque instant. Peut-être même était il un ami en devenir. Quoi qu'il en fut, Emma n'avait pas envie de clore leur échange tout de suite, aussi, lorsqu'il lui proposa de continuer la soirée ailleurs, chez lui, elle accepta.

Une fois chez l'homme, elle fit un rapide tour de la pièce principale avant de s'asseoir sur le canapé. Croisant les jambes, rejetant ses cheveux en arrière, le dos bien droit, elle semblait, comme toujours, dégager quelque chose de puissant, de prestigieux et surtout... ne pas du tout aller avec le décors. Ce n'était pas que l’appartement était crasseux, bien loin de là, c'est juste que Emma ne semblait jamais à sa place, même au milieu du luxe elle faisait tâche. Ironie pour une personne aux tenues d'un blanc immaculé. Mais c'était ainsi, elle avait l'habitude.

Pourtant, même si elle semblait en décalage avec les lieux, elle ne paraissait pas pour autant s'y sentir mal. Plutôt à l'aise même, elle recommença à poser diverses question à l'espagnol, s’interrogeant une nouvelle fois sur sa vie.


" Vous ne recevez pas souvent pour conserver ainsi vos bouteilles ? A moins que vos invités aient d'autres gouts que les miens ? Sept ans dites vous ? Vous avez donc quitté votre pays très jeune si je ne m'abuse. Vous cherchiez quelque chose sur notre sol ? -elle repensa au bracelet qu'elle avait perçue à son poignet un peu plus tôt et se demanda si il y avait un rapport. Jugeant qu'il parlerait des raisons de sa venue en Amérique quand il le voudrait, et qu'il était inutile d'insister, elle continua - Et ne vous en faites donc pas, il ne m'est pas difficile d'être plus à son aise que là bas. Non que l'endroit soit désagréable en soit, ne me prenez pas pour une bourgeoise prétentieuse, mais je préfère les lieux moins peuplés. "

Puis, une fois l'homme assis en face d'elle, un verre de vin prêt à être consommé non loin, elle eut droit à encore quelques réponses. Lorsque l'homme lui confia être professeur de sport, elle en resta quelques instants silencieuse. Il était bien plus agréable que celui qui avait cette tâche à l'institut. Un nouveau sourire s'installa sur ses lèvres. Si elle savait que certains enseignants ne pratiquaient que pour obtenir un salaire, elle fut ravie d'entendre que pour lui, c'était aussi par passion et par amour des enfants. Un professeur qui tenait à ses élèves, voilà un point qu'il avait en commun. Prenant une gorgée de vin, c'est ce qu'elle s'apprêtait d'ailleurs à lui dire, lorsqu'elle entendit sa question suivante, la laissant interdite un instant, plus sombre.

" Il y a quelques années, une personne que je pensai proche de moi m'a dit que j'avais dans le cœur le même amour que celui d'une mère pour ceux qui étaient à ce moment là mes élèves. Je crois d'ailleurs que même si je le montre bien moins, mes sentiments envers mes étudiants n'ont pas vraiment changés, hélas. Car voyez vous, je suis moi aussi professeur, dans un institut pour jeunes mutants. Alors, pour répondre à votre question, je n'ai pas directement d'enfants mais j'en ai un sacré paquet à ma charge"

Même si les yeux de la jeune femme restaient couverts d'une sorte d'ombre, parler de ses actuels élèves lui évoqua un sourire assez doux.

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MessageSujet: Re: Il vient ce café ? [ Emma-Sam]    Dim 6 Jan 2013 - 0:36

Samuel s'était attendu à passer une journée tout à fait normale, tout comme les jours précédents. A vrai dire, il était rare qu'il se passe quoique ce soit au repaire de la Confrérie. Les affaires importantes se faisaient en dehors après tout. Là, l'espagnol n'y allait que pour prendre des nouvelles de ses congénères et passer un peu de temps avec eux. Il n'aimait pas la solitude et rester seul à son appartement ne lui disait vraiment rien. De plus, il pouvait ainsi être au courant des futurs projets de leur leader mais aujourd'hui, il était fort occupé. Occupé à prendre un café avec une charmante créature. Cependant, des affaires bien plus urgentes changèrent la donne, obligeant Magneto à partir et laisser ainsi Emma Frost aux mains de Samuel, chargé de lui tenir compagnie jusqu'au retour de son leader. L'espagnol n'avait vu aucun inconvénient à rester en compagnie de la femme d'affaires. Déjà parce qu'elle était un régal pour les yeux malgré ce côté froid et inaccessible mais aussi parce qu'elle était un personnage intéressant. Samuel la connaissait indirectement et il la savait à la tête d'une immense fortune à son âge encore jeune. De lourdes responsabilités sur ses épaules qu'elle semblait gérer à merveille. Et cerise sur le gâteau : elle était mutante.

Sam ne lui demanda pas son pouvoir et n'évoqua à aucun moment le fait qu'elle était comme lui. Cela coulait de source après tout. Si elle désirait dévoiler son pouvoir, elle le ferait à un moment ou à un autre. Cependant, l'espagnol supposait qu'il y avait un rapport avec le casque qu'arborait Magneto, casque qu'il ne portait jamais à l'intérieur en temps normal, surtout pas pour boire un thé. Malgré tout, Samuel ne se méfiait pas vraiment d'elle. Il n'avait rien à cacher, fier de ce qu'il était malgré ses blessures du passé. Si elle était télépathe, elle pouvait bien s'amuser, il s'en moquait, même s'il n'aurait pas tellement apprécié que l'on fouille dans sa tête sans son accord. Parler n'était pas une meilleure solution ? De toute façon, c'était exactement ce qu'ils faisaient, apprenant à connaitre le point de vue l'un de l'autre. C'était une discussion fort intéressante et Samuel était ravi de voir qu'elle n'était pas tout à fait d'accord avec lui. Cela changeait des discours complétement étriqués et extrémistes de la plupart de ses compagnons de fortune. Il restait néanmoins pro mutant, quoiqu'il arrive. Néanmoins, leur discussion les amena à parler un peu plus d'eux-même et Samuel répondit avec franchise aux diverses questions que posait son interlocutrice, ne manquant pas d'ajouter une pointe de légèreté à la conversation. Un peu d'humour ne faisait jamais de mal. D'ailleurs il était content de voir qu'Emma y était réceptive. Elle était moins inaccessible qu'il ne le pensait.


"C'est drôle que vous disiez ça... Je porte en temps normal un béret. Il ne me quitte presque jamais. Comme par hasard je ne l'ai pas aujourd'hui. Qui sait, j'aurais peut-être fait un bon Ché finalement !" répliqua t-il en riant doucement, amusé "Comment avez vous deviné ? L'intuition féminine ? Ou bien une petite aide génétique, hmm ?" demanda t-il en plissant les yeux d'un air taquin avant de reprendre un air plus ou moins sérieux. Il ne voulait pas se permettre trop de familiarités non plus. "Le chorizo est excellent, en effet. Les clichés ont la peau dure. C'est par choix, les destinations plus fraiches ? Vous n'appréciez pas la chaleur ?" demanda t-il sans vouloir se montrer trop intrusif

Si elle ne voulait pas répondre, elle ne le fera pas, Samuel le savait déjà. Mais cela ne coûtait rien de poser la question. Et puis cela alimentait agréablement la conversation. Mais pour cela, quoi de mieux que d'accompagner le tout d'un petit encas ? Désirant satisfaire son invitée, Samuel s'aventura avec elle dans la cuisine avant de finalement rebrousser chemin à cause d'importuns et de proposer de se rendre chez lui puis d'éventuellement aller au restaurant un peu plus tard. Emma accepta l'offre et tous deux se rendirent à l'appartement de l'espagnol situé non loin de là.

A l'intérieur, ils étaient tranquilles. Plus personne pour les déranger et ainsi, ils pouvaient continuer leur discussion un peu plus librement qu'auparavant. Ce n'était jamais agréable d'être écouté de tous lorsqu'on ne souhaitait avoir qu'un interlocuteur. Emma ne désirant plus de café demanda plutôt un verre de vin. Cela tombait bien, Samuel en avait plusieurs bouteilles, ce qui amena la jeune femme à lui poser une question à ce sujet. Effectivement, il recevait plutôt rarement de la visite et pour cause : tous ses camarades se trouvaient à la Confrérie ou presque. Mais la révélation qu'il avait fait à propos du nombre d'années où il se trouvait sur le sol américain fit éclore une nouvelle interrogation de la part d'Emma. Et tout cela lui rappelait de bien pénibles souvenirs. L'espace d'un instant, il fixa son poignet où se trouvait le bracelet de perles violettes qui tranchait avec le reste de sa tenue, profitant du fait que son bras tendu vers Emma, lui tendant le verre, dévoilait le bijou. Il secoua légèrement la tête puis releva ses yeux dorés vers elle.


"C'est vrai, je reçois assez peu. La plupart de mes amis sont à la Confrérie et on se voit là-bas. J'espère au moins que le vin sera à votre goût." avoua t-il, faisant une courte pause avant de reprendre "En réalité, j'avais 18 ans quand je suis arrivé ici. Ca fait donc 9 ans que je suis sur le sol américain... mais 7 seulement que j'existe à leurs yeux. Et ce que je cherchais ici... Hmm... disons, une autre vie. Un nouveau départ. Mon pays n'avait plus rien à m'offrir. Ici j'ai trouvé une nouvelle raison de vivre." expliqua t-il avec un léger sourire "Et je ne vous prenais pas pour telle. Simplement, je préfère que mes invités soient à leur aise."

Chacun le verre à la main, ils purent boire quelques gorgées de vin tout en continuant de parler d'un autre sujet. Samuel aurait pu parler de son métier un long moment tant il l'appréciait. Il n'y avait rien de vraiment glorieux, ce n'était pas le genre de job dont on rêvait gamin, mais cela lui suffisait amplement. Il pouvait faire ce qu'il aimait et être entouré d'enfants. Que demander de mieux ? Emma était souriante jusqu'à ce qu'il évoque le sujet des enfants vis à vis d'elle. Une zone d'ombre avait terni son visage et fait disparaitre son sourire. Etait-ce un sujet sensible ? Sûrement. Pourtant cela ne se ressentait pas dans ce qu'elle répondait. Il y avait sans doute quelque chose de plus dont elle ne souhaitait pas parler et l'espagnol respectait ça. Après tout, il était dans le même cas. Il fut néanmoins surpris de la savoir professeur elle aussi. Il la savait femme d'affaire, régnant sur de nombreux investissements, mais il ignorait qu'elle donnait également des cours. Des cours de quoi d'ailleurs ? Peu importait. Cependant, Samuel était ravi de voir la façon dont elle parlait de ses élèves. Malgré tout, elle parlait au passé, comme une époque révolue. Qu'avait-il pu se passer pour qu'elle se referme autant ? Cela ne le regardant pas, il préféra s'abstenir de poser la question. Mais ce qui intéressa le plus Samuel dans cette déclaration fut l'institut pour mutants. Aussitôt qu'elle en parla, l'espagnol montra un intérêt soudain, se penchant un peu plus en avant. Il pensait savoir de quoi elle parlait.

"Ils ont de la chance de vous avoir comme professeur dans ce cas. C'est vrai, je ne vous connais pas vraiment, j'ignore vos antécédents et je ne veux pas le savoir. Le passé est ce qu'il est. Mais rien qu'à la façon dont vous parlez, cela se voit que vous tenez à eux. J'ignorais que vous étiez également professeur ! Qu'enseignez-vous ? L'institut dont vous parlez, c'est l'Institut Xavier, je me trompe ? Peut-être que si je l'avais connu plus tôt, c'est moi qui serait professeur de sport là-bas. Néanmoins, je ne crois pas que ce soit une bonne idée de bercer de jeunes mutants d'utopie et de beaux discours qui ne feront que les faire tomber de haut plus tard. Je ne critique pas mes frères, chacun sa façon de voir les choses mais je ne voulais pas participer à ça. Cela m'étonne d'ailleurs de savoir que vous enseignez là-bas, si tel est le cas. Votre point de vue est un peu différent de ce que l'on m'a rapporté, vis à vis de ceux qui vivent à cet endroit. Une exception peut-être ?"
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MessageSujet: Re: Il vient ce café ? [ Emma-Sam]    Jeu 10 Jan 2013 - 1:09

Le regard azur rivé vers la chevelure sombre de l'homme, Emma avait soudain eut l'étrange idée qu'un béret lui irait à ravir. Si on lui avait demandé pourquoi elle s'était permis une telle remarque, elle aurait été bien incapable de répondre. Habituellement elle ne prêtait pas vraiment attention aux accessoires des autres, trop obnubilée par l'image qu'elle renvoyait, elle. De plus, elle n'était pas conseillère en mode et n'avait pas l’œil affuté pour jouer les visagiste. Pourtant, cette fois, ça lui avait semblé comme une évidence. Quand le latino reprit la parole pour souligner l'amusante coïncidence de son commentaire esthétique, Emma eut un demi sourire. Après tout, c'était peut-être parce que l'homme avait pensé un peu trop fort à l’absence de son couvre chef, que les idées de la jeune femme s'en était retrouvées influencées. Ce genre de suggestion mentale, due à des pensées intrusives, ne lui était pas arrivé depuis longtemps.

Autrefois, les réflexions de ceux l'entourant traversaient son esprit, telles des lames douloureuses, sans qu'elle ne puisse les filtrer. Elle avait longuement souffert de cette incapacité à contrôler les afflux mentaux. Et puis, à force d'entrainement, elle avait appris à rendre son esprit imperméable. Elle avait entendu Charles dire à une jeune télépathe que ce processus était tel un interrupteur, qu'il suffisait de l'éteindre pour souffler un peu. Comme toujours, son ami avait une vision trop simple des choses et l'explication était certes à l'échelle de la compréhension d'une enfant, mais tout de même fort loin de la vérité pour Emma. Car non, ce n'était pas aussi facile. Non il ne suffisait pas d'arrêter son pouvoir. Comment les télépathes le pourraient davantage que les autres ? C'est, comme pour chaque mutants, une partie d'eux. Seulement, l'entrainement leur apprend à former des barrières, à enfermer leur pouvoir au sein même de leur propre tête. Ainsi, rien ne rentre, rien ne sort. Et pour ce faire, il fallait tenir les protections active en permanence. Même la nuit, Emma avait appris à modeler ses réactions psychique. Autrement dit, la psyionique ne connait jamais vraiment de repos.

Pourtant, cette fois, alors qu'elle se trouvait être éveillée, une pensée s'était glissée dans sa tête sans même qu'elle ne s'en rendre compte. Bien sûr, cela pouvait juste être une coïncidence et son commentaire au sujet du béret être du au hasard. Mais il existait une autre possibilité. Celle qu'elle ait, l'espace d'un instant, baissé assez sa garde en présence du jeune homme qu'elle commençait à apprécier, pour qu'un minuscule chemin s'ouvre jusqu'à sa tête. Secouant la tête, Emma se jura d'être plus prudente, dans le doute.

Cependant, tenir son esprit concentré ne signifiait pas perdre toute réceptivité et son coté jouasse lui était toujours bien aiguisé. Aussi, lorsque l'homme fit allusion à la possibilité qu'elle puisse avoir quelques dons psychiques, elle ne put empêcher son habituel tempérament mystérieux de prendre le dessus. Haussant doucement les épaules elle se contenta de sourire avec un air ingénue. Puis, une fois quelques secondes passées, elle décida de répondre à l’interrogation qui venait d'être formulée.

" Et bien, je ne saurais trop dire si la chaleur me plait ou non mais une chose est sûre, le froid lui me convient parfaitement. Il faut dire que je n'y suis pas spécialement sensible et que la neige à un coté reposant que je prend plaisir à savourer. Cependant, il est rare que j'effectue des voyages de plaisance. Généralement mes déplacements sont, hmm... professionnels même si ça ne concerne pas toujours mon entreprise. "

Une nouvelle fois elle répondait sans mensonges, mais ne prenait pas la peine d'entrer dans les détails. Cela pouvait certes soulever de nouvelles interrogations chez l'espagnol. Pourquoi était elle moins sensible aux basses températures ? Étais-ce lié à sa mutation ? Quel pouvait être les diverses motivations de ses déplacements ? Oui, sans doute que le jeune homme se poserait des questions et si il venait à les formuler, alors elle aviserait sur ce qu'elle dirait ou non, mais pour l'heure, elle n'avait pas envie de trop en dévoiler, après tout, même si il lui était sympathique de prime abord, elle ne savait rien de lui et venait tout juste de le rencontrer. Si des intimités devaient être dites, cela viendrait avec le temps, tout comme la confiance.

Et pour l'instant, du temps ils en avaient un peu plus à partager. Ayant délaissés la confrérie pour l'appartement du jeune homme ils allaient pouvoir apprendre à se connaitre un peu mieux dans un endroit plus tranquille. Afin de mettre son invité à l'aise, Samuel ne lésinait pas. Effectuant quelques aller retour entre le salon ou se trouvait Emma et la cuisine, il fit en sorte qu'elle ne manque de rien. Aussi, c'est un petit plat de biscuit à porté, en cas de faim, et un verre de vin en main, assise dans un canapé peu luxueux mais confortable, qu'elle se retrouva en pleine discussion avec l'espagnol.

Prenant une petite gorgée de vin, laissant ses lèvres glisser un instant contre le verre, elle l'écouta lui confier son arrivé sur le territoire américain. Pas besoin d'être télépathe pour percevoir que son histoire comportait quelques zones d'ombres. Lui aussi répondait franchement, sans mensonges, mais ne dévoilait pas tout, ça Emma en était certaine. Cependant, elle ne pouvait lui tenir rigueur de jouer au même jeu qu'elle et elle jugea que si elle avait besoin de temps pour parler de certaines choses, il devaient en être de même pour l'homme, aussi n’insista t elle pas.


" Hmm oui, je comprend. Beaucoup de gens recommence leur vie dans notre pays. Le rêve américain ont ils nommés ça en haut lieu. Mais à vous écouter ce n'est pas ce qui vous attiré ici. L'envie de recommencer à zéro, oui, je peux comprendre ça. J'espère que votre vie est à hauteur de vos attentes et que vos ambitions iront à terme. Moi, tout ce que je peux dire, c'est que votre vin est fort agréable à mon palais et que me contenter est déjà un exploit en sois. Un homme qui cache du bon vin dans son placard ne peut qu'aller loin !"

Une nouvelle fois, Emma teinté ses propos d'un peu d'humour, mais pas que ça. L'homme qui se tenait en face d'elle lui plaisait, en tout point, ce qui était assez rare. Bien sûr, elle attendait dans la déception au tournant, mais pour l'instant elle ne pointait pas son nez. Aussi, espérait elle en effet qu'il parviendrait à une vie qui lui convenait. Elle aussi avait eut un passé tourmenté et s'était donné du mal pour trouver un équilibre plaisant et elle espérait qu'il ferait de même, bien que ça semblait peut-être même être déjà le cas. Car à l'entendre, il semblait heureux de ce qu'il faisait de son existence, particulièrement de son travail et de son attachement à ses élèves. Sur ce point, elle se sentie encore plus proche de lui. Une même raison de vivre ? C'était ce qu'il semblait oui.

" Effectivement, laissons le passé où il est. Et je suis plutôt connue pour ma vie de femme d'affaire, il est donc logique que vous ne sachiez pas que j'enseigne. Et pourtant c'est la vérité, je suis en effet professeur à l'institut Xavier. Je donne des cours de psychologie et de finance. J'ai même parfois l'impression que Charles me prend pour le psychologue de cette école, tant il me charge des élèves à problèmes. Mais dans le fond, et que cela reste entre nous, ça ne me dérange pas plus que ça. Bien sur c'est parfois difficile, contraignant et ça a de quoi rendre dingue, mais ça me permet souvent de me rapprocher de ses élèves et de voir leurs qualités. Vous avez raison, je tiens à eux. Vous marquez également un point au sujet de la vision générale de l'institut parfois un peu trop utopique, de là à dire que je suis exception il y a une marge. Disons que nous avons tous nos opinions et que malgré cela nous tentons de tenir une certaine cohésion. Car Charles à beau avoir ses idéaux, il ne se ferme pas aux autres avis. En général nous arrivons assez bien à concilier nos points de vue. Je respecte ses règles et il me laisse quelques... libertés. Ce qui m'a dernièrement menée à un autre poste au sein de l'établissement. Je suis moi aussi coach, en quelque sorte. Disons que j’apprends à certains élèves à maitriser leur pouvoir hors du cadre scolaire, a se défendre et à protéger les autres. Comme vous pouvez le voir, nous n'avons pas mis d’œillères à nos étudiants et nous ne sommes nous même pas aveugles aux dangers à venir. Donc, nous les préparons. Mais ne pensez pas que nous formons une milice, juste... que ceux qui en sont capable soient assez fort le moment venu pour aider, soutenir et protéger les autres, quand il faudra se serrer davantage les coudes. Et se jour là, qui sait, nous aurons peut-être un autre professeur de sport parmi nous ? "

Sur ce sujet là, Emma n'avait rien à cacher. Il n'y avait aucun secret, aucun tabou. Comme elle l'avait dit, elle ne formait pas une armée et si Samuel jouait les espions pour recueillir ce genre d'information pour son leader, il allait être déçu. Bien sûr, savoir qu'il y avait des élèves formés à l'institut pouvait donner envie à Erik de venir recruter, mais il ne s'était jamais gêné pour le faire, même avant ça et elle avait suffisamment confiance en ses protégés pour savoir que si ils devaient faire un choix, ils le feraient suivant leur convictions et non en étant embobiner. Après, c'était à eux de décider de leur avenir, elle tout ce qu'elle désirait, c'est leur offrir les armes pour se protéger.

" Vous qui aimez tant les enfants et les mutants, je suis étonnée que vous n'ayez pas rejoint une académie spécialisée. Après tout, si vous trouvez les méthodes de Charles trop molle, sachez qu'il ne tient pas la seule qui existe. J'étais moi même directrice d'une de ces écoles il y a quelques temps et bien qu'elle ait du fermer, il y en a d'autres. Je pense que vous seriez, en plus d'un excellent professeur, un très bon mentor pour les jeunes mutants un peu perdus. "

Recroissant ses jambes dans l'autre sens, Emma prit quelques instants pour boire un peu de vin, perdue dans ses pensées. Le discours qu'elle tenait était à peu près celui que lui avait fait son ami en fauteuil roulant alors qu'elle avait perdu tout espoir. Ses Hélios étaient morts, sa sœur était morte, de sa main qui plus est, son école avait fermé et elle ne pensait pas avoir un jour à nouveau envie de s'impliquer dans le corps enseignant. Et pourtant...
Sans le déclic qu'avait eut la psyonique quand le professeur était venu la convaincre de rejoindre son établissement, elle aurait sans doute sombré et serait revenue vers de vielles fréquentations peu recommandable. Qui sait, peut-être même aurait elle rejoint Erik. Après tout, il n'y avait pas de bon ou de mauvais choix entre rejoindre l'un des deux hommes, il y avait juste celui qu'elle avait fait, voilà tout. Reportant son regard sur l'espagnol, une petite ombre nostalgique dans les yeux, elle reprit la parole d'une voix plus fluette, plus étouffé et légérement vacillante.


" Excusez moi de me montrer si exigeante, mais auriez vous par hasard de l'opéra dans votre sélection musicale ? Je n'en ai pas entendue depuis longtemps, n'ayant pas un instant à moi ces derniers mois et j'avoue que j'aimerai bien en écouter un peu, puisque que pour une fois je suis tranquille et que je peux me concentrer sur mes envies. "

(♥)

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MessageSujet: Re: Il vient ce café ? [ Emma-Sam]    Jeu 10 Jan 2013 - 13:26

Ruben avait un pouvoir relativement pratique. Dans les faits, il ne lui servait à rien, ne pouvant se défendre avec, mais il était extrêmement utile pour la Confrérie. Pouvoir repérer les mutants et deviner leurs capacités, même partielles, leur permettait de savoir rapidement à qui ils avaient affaire. C'était loin d'être aussi efficace et précis que Cerebro, la fameuse machine du professeur Xavier, mais cela restait tout de même très utile. Ainsi, Ruben pouvait aussitôt connaitre les capacités du mutant lui faisant face, ce qui lui évitait d'avoir à essayer de deviner ou même de lui demander. Samuel se trouvait chanceux de ne pas avoir ce don, sinon il serait privé du petit jeu qu'il aimait tant. Réussir à deviner quels pouvoirs pouvait bien avoir un autre mutant n'était pas si simple qu'il y paraissait. Alors qu'il était en compagnie d'Emma Frost, il se demandait d'ailleurs quelles pouvaient être ses capacités. Les pouvoirs étaient tellement divers et variés qu'il était difficile de faire une estimation sans rien avoir vu de suspect. Bien des pouvoirs ne se manifestaient pas physiquement et il était donc impossible pour les autres de deviner leur nature si l'utilisateur n'en parlait pas. Malgré tout, Samuel continuait de chercher.

A cause de la remarque de la jeune femme à propos d'un éventuel béret, Samuel la taquina en la soupçonnant d'avoir quelques pouvoirs psychiques puisqu'il portait effectivement un béret d'habitude. Coïncidence sans doute mais la remarque était plutôt amusante. Emma ne répondit rien à ce soupçon, se contentant de hausser les épaules avec un petit sourire. Mystérieuse jusqu'au bout. Mais Samuel comprenait qu'elle n'ait pas envie d'en dévoiler davantage. Chacun avait son petit jardin secret et pour certains mutants, dissimuler ses capacités était mieux pour eux, leur donnant ainsi un élément de surprise. D'autres ne se gênaient pas pour étaler leurs pouvoirs, un peu comme l'espagnol qui ne s'en cachait guère. Mais il respectait ceux qui agissaient à l'inverse, chacun étant libre de ses choix. Malgré tout, Samuel restait penché sur la piste psychique en ce qui concernait la femme d'affaire. Quelque chose de trop physique aurait été remarqué bien avant, connue comme elle l'était. Ou alors elle était simplement très douée. Peut-être les deux, qui sait ?

Emma répondit sans détours aux questions du mutant, n'entrant cependant pas dans les détails. Samuel n'étant pas du genre invasif, il ne comptait pas la harceler de questions. Ce qu'il savait lui suffisait. Ce n'était pas que ça ne l'intéressait pas ou ne l'intriguait pas mais il estimait que si elle n'en révélait pas plus, c'était qu'elle avait ses raisons. Ce qu'elle faisait ne regardait qu'elle. Au moins elle avait répondu.


"Vous avez de la chance alors. Peu de personnes savent s'adapter au froid, préférant le chaud. Quoiqu'il en soit, vous devez beaucoup voyager. Quelque chose me dit que vous parlez plusieurs langues, je me trompe ?"

A force de voyager, surtout pour affaires, on avait tendance à apprendre la langue du pays, bien que généralement l'anglais suffisait. Puisqu'elle n'était jamais allée en Espagne, Samuel supposait qu'elle ne parlait pas cette langue mais ce n'était pas le seul pays qui l'utilisait. Seulement, pas dans un pays froid. Dans le doute, il préféra lui poser la question. Même s'il parlait parfaitement anglais, non sans un petit accent, il appréciait toujours de parler sa langue natale.

A force de parler, ils envisagèrent de changer d'endroit afin d'être plus au calme et surtout pour ne pas être importuné par certains membres de la Confrérie. Si Emma appréciait leur leader, ce n'était pas vraiment le cas de ses membres. Samuel l'avait donc invitée chez lui, afin de pouvoir répondre à ses besoins au cas où. Il ne vivait pas un palace mais l'appartement se suffisait à lui-même. Il avait tout à fait de quoi satisfaire n'importe qui, du moment qu'on ne lui demandait pas la lune. Il espérait que la jeune femme n'était pas du genre à prendre ses rêves pour la réalité et à demander n'importe quoi sous prétexte qu'elle était l'invitée. Par chance, elle demanda seulement du vin, rien de plus. Cela ne les empêcha pas de poursuivre la discussion, bien au contraire. Ils évoquèrent d'ailleurs le temps que Samuel avait pu passer en Amérique jusqu'à présent. Cela ne le dérangeait pas d'en parler, du moment qu'il n'avait pas à parler d'un passé plus lointain encore. Il ne souhaitait à personne de vivre ça mais préférait le garder pour lui. Néanmoins, la discussion se fit un peu plus légère, propos atténués par Emma qui préféra ajouter une petite touche d'humour.


"Le rêve américain hmm j'en ai entendu parler. A vrai dire, je suis venu ici comme j'aurais pu tout à fait aller ailleurs. J'ai pris le premier avion que j'ai vu, ça aurait pu être pour n'importe où. Mais je ne suis pas mécontent d'être arrivé là. J'y ai trouvé bien plus que ce que j'espérais. Et j'espère que vous avez raison même si mes ambitions ne sont pas de devenir oenologue."
répondit-il avec un sourire amusé "Mais si je peux me rendre utile auprès de mes frères et soeurs mutants, alors c'est tout ce que je désire."

Mais il appréciait déjà la vie qu'il menait sur le sol américain. Ici, il pouvait s'adonner à ce qu'il préférait tout en étant entouré d'enfants. Que demander de plus ? Qu'ils soient tous mutants ? C'était trop beau pour être vrai. Peut-être qu'un jour cela le deviendrait mais pour le moment il s'en contentait avec joie. Et puis qui sait ? Peut-être qu'ils étaient des mutants en devenir ou bien qu'ils le cachaient déjà. Emma dévoila être également professeur, ce qui rajouta à ses capacités déjà connues par l'espagnol. Il ne l'aurait jamais imaginée professeur si elle ne le lui avait pas dit. Néanmoins, elle semblait partager sa façon de voir les choses à propos de ses élèves. Ils ne partageaient sans doute pas le même lien avec eux car Samuel n'était qu'un simple professeur de sport après tout. Il n'était pas là pour les modeler ou les aider à gérer leurs pouvoirs tout comme le faisait Emma. En cet instant, l'espagnol l'enviait bien qu'il supposait qu'il ne pourrait être à sa place, pas assez présomptueux pour croire qu'il saurait gérer tout ce qu'elle faisait. Il l'observa avec un air admiratif. Elle faisait tant pour les mutants, elle adhérait plus ou moins à ses idéaux et pourtant, elle supportait l'Institut. Néanmoins, elle précisa que tout le monde n'avait pas cette vision des choses, contrairement à ce qu'il pensait. Etait-ce le signe que le professeur Xavier n'avait pas tant de partisans que ça ? Peu importait à vrai dire. Ce qui comptait était que les élèves ne soient pas bercés d'illusions et qu'ils soient prêts à toute éventualité.

C'est là qu'Emma le surprit le plus, en évoquant une sorte de groupe, différent des autres. Les élèves étaient formés pour apprendre à défendre les autres et devaient donc certainement avoir un regard différent du reste de l'Institut. Samuel était agréablement surpris d'entendre une telle chose. Finalement, Emma et lui avaient plus de points communs qu'il ne le pensait. Elle avait réussi à faire ce que l'espagnol ne pensait possible. Ainsi, ces mutants seraient aptes à défendre les autres lorsque les choses tourneraient mal. Un sacré pas en avant. Mais ce qui surpris le plus le mutant fut l'espèce de proposition qu'elle lui fit une fois son discours terminé. Elle ne lui avait pas posé de questions mais la façon dont elle l'avait dit laissait songer qu'elle pourrait éventuellement lui proposer de les aider à réaliser tout ça. Aider de jeunes mutants, c'était son rêve. Il ne voulait pas que les horreurs de son passé se reproduise. Mais était-ce compatible avec sa haine des humains ?

"Je dois avouer que vous me surprenez. Comme je l'ai déjà dit, vos élèves ont beaucoup de chance de vous avoir, vraiment. Ils peuvent compter sur vous et vous leur donner les clés pour affronter l'avenir. Je ne sais pas s'ils réalisent comme ils sont chanceux. Au moins ils savent à quoi s'en tenir et j'espère sincèrement qu'ils seront à même de pouvoir défendre ceux qui en auront besoin. Je suis content d'entendre qu'un tel projet existe. J'en ai longtemps rêvé mais j'ignorais qu'il existait déjà. J'aurais été ravi de pouvoir apporter mon aide, mais visiblement vous vous en sortez très bien toute seule. Mais permettez moi une question. Le professeur Xavier est donc au courant de tout ça ? Et il le soutient ? C'est paradoxal, je trouve."

Emma demandait pourquoi il n'avait pas rejoint une académie spécialisée, ce qui laissa un arrière goût amer à l'espagnol. S'il ne l'avait pas fait, c'était tout simplement parce qu'il l'avait ignoré pendant longtemps. Depuis qu'il faisait parti de la Confrérie, il n'était jamais sorti des sentiers battus, désirant avant tout servir les intérêts de la cause mutante, ce que faisait très bien la Confrérie. Il avait trouvé ce travail de professeur de sport depuis longtemps et n'avait pas voulu le lâcher, tenant à ses élèves. Quel professeur serait-il s'il allait soudainement voir si l'herbe était plus verte ailleurs, les délaissant ainsi ? Il ne pourrait plus se regarder dans la glace, qu'ils soient mutants ou non. La jeune femme évoqua une académie dont elle avait été à la tête, ce qui rappela à Samuel le discours qu'elle avait tenu un peu plus tôt. Que s'était-il passé pour qu'elle doive repartir de zéro ? S'était-elle trompée ? Avait-elle été trahie ? Ces questions brûlaient les lèvres de l'espagnol mais il préféra se taire. Raviver le passé n'était jamais bon. Cependant, s'il était question d'avenir, c'était encore différent.

"Je ne l'ai appris que récemment. Et je ne veux pas laisser tomber ceux qui ont été là pour moi depuis des années, vous comprenez ? De plus, je ne veux pas non plus abandonner mes élèves, sinon je serais un très mauvais professeur. Pourquoi ne pas ré-ouvrir une académie ? Cela vous donnerait sans doute plus de libertés, non ? J'ignore si je serais un bon mentor. Tout ce que je désire, c'est préparer les plus jeunes à l'avenir, quel qu'il soit."


Samuel venait de terminer son verre de vin et le déposa sur la table. Il attrapa la bouteille mais plutôt que de se resservir, il la tendit vers Emma, lui proposant ainsi de remplir le sien en premier. Puisqu'elle disait aimer ce vin, autant ne pas lui offrir qu'un échantillon. Cette dernière demanda d'ailleurs s'il possédait en terme de musique, de l'opéra. Visiblement, le fond musical ne devait pas lui plaire. Manque de chance, Samuel ne possédait pas ce genre de musique. Il appréciait davantage la musique qui bougeait, les rythmes rapides. Il secoua négativement la tête d'un air désolé. Il avait néanmoins une solution pour palier au problème.

"Non, je n'ai pas ce genre de style musical. Cependant, j'ai mieux à vous proposer si vous voulez. En plus de l'écouter, nous pourrons même le voir."

Eteignant la chaine hifi, il s'empara de la télécommande pour allumer la télévision. Souscrivant à une sorte d'abonnement câblé -c'était le seul moyen pour lui de voir tous les matchs de ses sports préférés- il avait le choix dans énormément de programmes dont certains, payants avec un surplus. Il parcouru les différentes pages et offres musicales avant de trouver celle des opéras. Il fallait payer une petite somme mais rien d'excessif. De toute façon, il pouvait bien faire ça pour faire plaisir à son invitée. Il ne roulait pas sur l'or mais il n'était pas non plus à la rue. Et puis, ce n'était pas comme s'il payait un véritable opéra. Là, c'était au dessus de ses moyens. Tendant la télécommande à la jeune femme, il attendit qu'elle s'en saisisse.

"Et vous avez même le choix. En espérant que l'un d'eux vous plaira."
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MessageSujet: Re: Il vient ce café ? [ Emma-Sam]    Jeu 10 Jan 2013 - 22:20

Une petite moue entendue se dessina sur le visage blême de la reine blanche lorsque l'espagnol lui demanda si elle savait parler diverses langues. Cela pouvait sembler évident pour une femme d'affaire, mais la raison pour laquelle elle maitrisait plusieurs dialectes n'était pas tellement lié à son entreprise. Après tout, elle avait des interprètes chargés de l'escorter lors des négociations. Non, si Emma avait appris à diversifier ses connaissances verbale c'était surtout pour pouvoir communiquer avec un maximum de personne sans prendre la peine d'user de sa voix. Car oui, la télépathie n'usait pas d'un langage universel et si extraire une pensée ne demandait pas de spécialisation linguistique particulière, parler dans la tête d'un étranger était inutile si il ne comprenait pas la langue utilisée. De même lorsqu'il s'agissait d'écouter des pensées. Bien sûr, elle avait beau être extrêmement intelligente et cultivé, elle ne pouvait pas maitriser toutes les langues de la planète. C'est pourquoi elle s'était concentrée sur l’apprentissage de celles les plus utiles à ses "magouilles, telles que les langues de l'Est, puis celles utilisées le plus fréquemment aux état-unis. Les dialectes méditerranéen eux était assez obscur pour elle. Bien qu'elle maitrisait le latin et quelques mots de bienséance français, elle n'avait aucune connaissance dans la langue natale de l'homme, l'espagnol. Celui pratiqué en Espagne tout du moins car celui utilisé au Mexique faisait à peu près partis de son vocabulaire. Elle le baragouinait avec un accent assez mauvais mais par contre le comprenait fort bien. Elle ne savait pas si il y avait une grande différence entre les deux langues mais puisque un océan séparait les deux pays, il y avait forcément eut des changements depuis l'époque coloniale.

" Ceux qui aiment le chaud s'étonnent de ceux qui aiment le froid, et réciproquement à mon avis. C'est là le propre de l'humanité après tout, ne pas comprendre ceux qui ne sont pas comme sois. Et vous avez raison, je parle plusieurs langues. Cela dit, vous avez un avantage sur moi car je dois reconnaitre que l'espagnol m'est inconnu. Bien sur je comprend assez bien l'espagnol du Mexique, je le parle...mal, je crois que c'est le mot. Peut-être pourrai je compter sur vous si je dois à l'avenir rectifier cette lacune ? Au pire je vous engagerai comme coach si vous manquez de temps pour jouer les professeurs de langue. "

Et puis, ils avaient changés d'endroit, se rendant chez Samuel, mais ne cessant pas leur discussion pour autant, curieux d'en apprendre davantage l'un sur l'autre.

" Une nouvelle fois c'est le hasard qui vous a porté semble t il. Confiez vous souvent le chemin de votre avenir au destin, vous laissant porter par les événements ? Je vous envie, j'aimerai parfois moi aussi pouvoir agir ainsi. Être totalement libre de ses choix, ne pas être emprisonné par une étiquette. Dans ma position il est parfois difficile de faire ce que l'on souhaites, hélas. Enfin, ce n'est pas pour ça que je fais ce que je ne souhaite pas faire, au contraire, mais je suis parfois un peu bridée. " -malgré ses propos, Emma ne semblait pas peinée, elle eut même un petit rire au sujet de la réplique sur l’œnologie du jeune homme- " Contentez vous d'être amateur de bon vin, c'est déjà bien plaisant ainsi."

Emma s'ouvrait doucement à l'homme, sans vraiment savoir pourquoi. Étais-ce le vin ? L'ambiance ? Le sourire chaleureux de son interlocuteur ? Ou tout simplement le poids de sa vie qui devenait trop lourd pour tout garder ? Peut-être même étais-ce un mélange de tout cela. Dans le fond qu'importait. Elle ne confiait rien de trop intime non plus, rien de dangereux surtout, rien qui ne pourrait se retourner contre elle. Et puis si ça venait à être le cas, il lui suffirait d'ôter les informations de la tête du jeune homme et de remplacer ses souvenirs par une morne soirée silencieuse. Ce ne serait pas la première fois qu'elle le ferait, ayant souvent été déçue par les gens et restant la seule gardienne de ceux qu'ils avaient pu réellement vivre. Mais pour l'heure, il n'était pas question de trahison ou de manipulation mentale. Tout ce passait bien, très bien même, et poussée par cela la jeune femme continua de dialoguer ouvertement avec son compagnon.

C'est ainsi qu'ils parlèrent de leur métier quasi commun, de leurs attachements à leurs élèves, de l'institut, du petit groupe privilégié d'Emma. Une nouvelle fois elle n'avait rien à cacher, ce n'était pas un secret. Tant qu'elle n'impliquait pas directement un de ses protégés et ne l'exposait pas à un chantage envers elle, elle pouvait en parler. Et lorsque Samuel souleva le fait que ces fameux protégés avaient de la chance de l'avoir, bien qu'ils ne s'en rendaient pas forcément compte, elle eut un petit rire rapide.

" Je ne sais pas si c'est eux qui ont de la chance, ou moi. En quelque sorte on peut dire qu'ils m'ont sauvés la vie autant que je tente de sauver la leur. Et je crois qu'ils se rendent compte si, à leur échelle, avec leur réaction. Cependant je préfère que les choses soient ainsi. Je ne veux pas qu'ils m'adulent, qu'ils me prennent pour modèle ou qu'ils pensent me devoir quelque chose. La meilleure façon qu'ils pourraient avoir de me montrer qu'ils ont conscience de ce que je leur apporte c'est de continuer à chérir les valeurs qui font que c'est eux qui j'ai choisie. Et pour l'instant, je ne suis pas déçue, même si ils sont parfois assez... ingérables. -nouveau rire, plus doux- Et vous avez sans doute raison, je pense que je m'en sors assez bien seule, mais je ne peux pas offrir mes connaissances à trop de monde, je n'aurais jamais assez d'une vie pour le faire, aussi, il ne serait pas désagréable d'avoir parfois de petits coups de main afin d'élargir mon petit groupe. Ou même encore de leur offrir des connaissances que je n'ai pas mais que d'autres possèdent. Enfin.. -elle haussa les épaules- pour l'instant j'ai assez à faire avec ceux qui ont acceptés de suivre ma formation. Et pour vous répondre, oui, Charles est au courant. Je ne peux pas affirmer qu'il approuve, disons qu'il comprend et qu'il laisse à chacun son libre arbitre. Vous savez, c'est peut-être un idéologiste que veux croire que tout se passera bien entre mutant et humain, un homme qui veut éviter la guerre, mais il n'est pas idiot et je pense qu'au fond de lui, il sait que des conflits éclaterons et que les enfants devront être aussi bien préparés que les adultes. Il n'admettra jamais que c'est pour cela qu'il m'a donné carte blanche, mais je pense le connaitre assez bien pour le dire. "

Puis, ce furent les projets d'avenir de Samuel qui furent évoqués. Ou plutôt de possibles projets qu'Emma soumettait à son interlocuteur. Au fond d'elle, elle avait envie qu'un homme tel que lui rejoigne les rangs de l'institut. Elle voyait tout ce qu'il pourrait apporter aux élèves, mais aussi aux autres enseignants et peut-être même à Charles. Mais d'un autre coté, elle comprenait que ce ne soit pas possible, approuvant chacun des contres arguments de l'homme d'un hochement de tête.

" Oui, je comprend. Votre loyauté vous honores cela dit, rien ne vous forces à abandonner qui que ce soit. Je sais que Erik et Charles ne sont pas en bon terme, mais fréquenter l'institut ne signifie pas rejeter la confrérie, nous sommes au dessus de ses enfantillages à mon avis. Quant à vos élèves, il est vrai qu'il serait déplaisant de les quitter, mais une nouvelle fois, rien ne vous empêches de faire quelques activités extra scolaire. Une nouvelle fois je vous entends dire que votre objectif et d'aider vos frères et vos sœurs mutants, rien ne vous en empêches. Vous êtes libre de porter soutiens dans tout les groupes de mutants existant non ? " - prenant une nouvelle gorgée de vin, terminant son verre, elle secoua la tête avant de rependre - " Pour l'heure il n'est pas question d'ouvrir une nouvelle école, l'institut à encore besoin de moi, mais qui sait de quoi demain sera fait ? Ce qui est sûr c'est que quoi qu'il arrive, moi non plus je ne laisserai pas mes élèves derrière moi. "

Puis, Samuel lui remplit une nouvelle fois son verre, ce qui n'était pas pour lui déplaire. Ils avaient beaucoup parlés et sa gorge était sèche à présent. Il était d'ailleurs temps de cesser un peu ces longs discours et de se détendre un peu avec quelque chose de plus léger. Emma souhaitait laisser son esprit divaguer à l'aide de mélodie classique d'opéra mais elle n'avait pas envisagée un seul instant qu'elle pourrait également laisser son regard être hypnotisé par un spectacle en même temps. C'est pourtant ce que lui proposait l'espagnol, lui offrant la télécommande pour qu'elle choisisse quel programme voir. Clignant un peu des yeux, Emma attrapa la télécommande, défilant sur les titres proposés. Elle n'était pas arriérée en ce qui concernait les modernités informatique, mais il ne lui serait jamais venue à l'esprit que l'on puisse commander un opéra depuis sa télé. Pourtant elle avait déjà vue des caméra filmer des représentions auxquelles elle assistait, mais avait alors pensait que c'était pour un documentaire. Mais dans le fond, même si l'idée d'écouter une scénette sur des baffles lui semblait étrange, elle était curieuse de voir ce que ça pouvait donner. Cherchant quelques instant elle eut un petit sourire en sélectionnant son choix.

" María del Carmen, un opéra espagnol. J'apprécie particulièrement la musique de celui ci même si je n'y comprend pas grand chose. Mais aujourd'hui, j'aurais peut-être la chance que quelqu'un m'en explique les subtilités verbales ? "

Avec un petit sourire elle reposa la télécommande sur la table basse, attrapa son verre de vin, et s'installa plus en arrière dans le canapé, tournée vers la télé, aux cotés de Samuel.

" Finalement, j'espère qu'Erik ne sera pas rentré avant un moment... "

Un petit quart d'heure avait passé et le silence s'était imposé dans la pièce. C'est que l'activité ne prêtait plus vraiment à la discussion. Emma été absorbée par l'écran, elle se sentait plutôt bien. La jeune femme était agréablement surprise par le spectacle qui s'offrait à elle. Tendant la main pour saisir son verre de vin, elle en oublia un instant la distance, le regard qu'à demi attentif, essayant de suivre la scénette. Aussi, au lieu d'attraper le conteneur, la blonde tapa du bout des doigts contre la partie bombée du verre. Résultat, le récipient vacilla vers elle projetant son liquide vers les jambes d'Emma. En quelques secondes ses genoux et ses cuisses se trouvèrent humidifiés, son bas, taché. Relevant rapidement le verre, Emma se redressa comme si elle venait d'être piquée. Les yeux rivés sur la catastrophe, elle laissa échapper un long soupir avant de constater que le liquide n'était pas totalement imbibé et qu'à rester ainsi, elle risquait de tâcher le sofa. Sa tenue, bien que très chère, n'étaient pas vraiment un problème. Elle pouvait en racheter une identique sans grande peine. Mais elle ne voulait pas abimer le mobilier de son hôte.

" Je suis navrée, je n'ai pas fais attention. Serait il possible de trouver quelque chose afin que je puisse ôter mon bas ? Je ne voudrais pas tâcher quoi que ce soit ici et cela m’ennuierai de repartir pour une telle bêtise. Une serviette de bain peut-être ? "


Emma se sentait bête de sa propre bêtise, elle s'en voulait, elle était en colère. Pas tant pour les tâches mais parce qu'en une seconde elle avait complétement casser une agréable soirée. Cependant, étant têtue et battante, elle ne voulait laisser une erreur tout gâcher et comptait bien tout faire pour que la soirée continue de se dérouler comme il était prévu, même si pour cela elle devait la clore enroulée dans une serviette. Commençant à déboutonner son bas pour affirmer sa motivation et avant qu'il ne s'y oppose en disant que cela n'était pas nécessaire. Elle suspendit son geste avant de trop en dévoiler et posa son regard sur Samuel, attendant une réponse.

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MessageSujet: Re: Il vient ce café ? [ Emma-Sam]    Ven 11 Jan 2013 - 14:00

La plupart des gens parlaient plusieurs langues, Samuel le premier. Ne parlant à l'origine que sa langue natale, n'ayant plus été à l'école très tôt, il avait bien dû s'adapter à la langue américaine afin de pouvoir vivre sur ce territoire. Bien sûr, il aurait pu se contenter de faire comme la plupart des membres de la faction hispanique et de ne rester qu'entre gens de même origine, facilitant ainsi son intégration, mais il n'avait pas voulu se contenter de ça. Et puis, s'il parlait anglais, il pourrait ainsi rencontrer et communiquer plus aisément avec des mutants d'autres origines. Tout le monde parlait anglais, non ? En tout cas, pour le péon lambda, c'était la base. Mais qu'en était-il des gens du monde des affaires ? Emma disait énormément voyager et l'espagnol voulait bien le croire. Cependant, il savait aussi que certaines personnes de cette caste bien particulière préférait faire appel à des interprètes plutôt que de s'ennuyer à apprendre la langue. Mais la jeune femme répliqua que ce n'était pas son cas. Sans doute préférait-elle conclure ses affaires elle-même sans avoir besoin d'intermédiaire. Elle ne parlait pas espagnol mais semblait le connaitre néanmoins. Ce que parlait les mexicains n'était pas très différent de l'espagnol d'origine mais, comme pour toutes les langues exportées, elle avait sans doute été un peu modifiée au fil du temps. La jeune femme l'invita donc à jouer les professeurs pour l'aider à combler ce qu'elle voyait comme une lacune. Cela ne dérangeait pas l'espagnol de l'aider si elle le souhaitait bien qu'il n'ait jamais enseigné les langues à qui que ce soit. Mais puisqu'il était professeur à l'origine, il faisait preuve d'une certaine pédagogie. Pas sûr que cela soit très utile en présence d'Emma.

"Les gens ne regardent que ce qu'il y a autour de leur nombril. Enfin, j'imagine qu'on ne vit pas tous là où on l'aimerait, délaissant la température qui nous plait tant pour nous adapter à une autre. C'est l'un des points forts de l'être humain, l'adaptation. Mais pas autant que nous, je dirais. Et ma foi, si vous avez l'envie ou le besoin d'améliorer votre espagnol, c'est avec joie que j'essaierais de vous aider. Vous n'aurez qu'à passer si vous êtes dans le coin, maintenant que vous avez connaissance des deux endroits où je réside. Et sinon, vous pouvez toujours me passer un coup de fil pour me demander de venir."

Pour que ses paroles ne soient pas que du vent, il s'empara d'un petit calepin sur la table basse, d'un stylo et y inscrivit son numéro dessus. Il arracha la feuille du carnet et la tendit à la jeune femme avant de reposer le reste là où il l'avait pris. Il écouta ensuite ce qu'Emma lui répondait, s'étonnant un peu de ce qu'elle confiait. Néanmoins, il la comprenait. Son statut ne lui permettait pas de faire ce qu'elle voulait. Elle le pourrait, mais alors son empire s'effondrerait. La société était faite d'une telle façon qu'elle laissait bien peu de place à la liberté individuelle. C'était l'un ou l'autre, il fallait choisir.

"Souvent ? Constamment. J'ai longtemps été sans attaches donc libre d'aller et venir où je le souhaitais. Désormais, je dirais que j'ai trouvé ma place, ici, parmi mes congénères. Cependant cette fois, c'est un peu différent. Là encore, je laisse les choses venir à moi mais j'anticipe ce qu'il pourrait se passer. Je ne veux plus que mes frères mutants se retrouvent menacés d'une façon ou d'une autre et je ferais ce qu'il faut pour ça. Et je comprends que vous soyez bridée. Ce ne doit pas être très agréable de ne pas pouvoir toujours faire ce que nous dictent nos envies. Peut-être que si vous aviez... je ne sais pas... un associé, quelqu'un a qui déléguer du travail, ce serait plus simple pour vous ? J'entends par là, un conseiller ou un second, quelqu'un qui ferait parfois les choses pour vous. Ainsi, vous auriez plus de temps pour vous. Mais j'imagine que vous préférez faire tout par vous-même. Après, je n'y connais rien au monde des affaires, je dis sans doute n'importe quoi."

On ne pouvait pas dire que les deux mutants étaient méfiants l'un de l'autre malgré le fait qu'ils appartenaient à deux factions aux idéaux bien opposés. Malgré tout, ils restaient des mutants et c'est ce qui poussait Samuel à l'écouter et à ne pas rejeter ses arguments. De plus, elle était loin d'être idiote et présentait les choses d'une façon appréciable. Discuter avec elle était intéressant et l'espagnol remerciait intérieurement Magneto d'avoir dû s'absenter.
Poursuivant la discussion, ils abordèrent le sujet de leur métier commun. Tout comme Samuel, Emma était professeur. Mais un type de professeur bien différent du sien. Mentor de plusieurs jeunes mutants, elle leur apprenait à se préparer pour les événements futurs, afin qu'ils soient aptes à veiller sur les autres lorsque les conflits éclateraient. C'était ce qu'aurait voulu être Samuel mais tout ce qu'il pouvait faire pour le moment, c'était veiller lui-même sur ceux de son espèce et aider la Confrérie à atteindre ses objectifs. C'était déjà pas mal en soit mais il voulait faire plus et guettait le moment opportun où il pourrait le faire. Emma avait la chance d'avoir les moyens de réaliser un tel objectif et d'après ce qu'elle disait, cela fonctionnait plutôt bien. La façon dont elle parlait de ses élèves fit sourire Samuel. Ils s'apportaient les uns les autres, c'était un assez bel échange.


"C'est tout à votre honneur. Une telle entente entre mutants fait plaisir à voir et j'espère que cet exemple que vous donnez sera suivi par d'autres. Même si vous les qualifiez d'ingérables, j'imagine que c'est aussi ce qui fait leur charme, à leur façon. Et puis ne pas être trop disciplinés, c'est peut-être pour eux la meilleure façon d'apprendre. J'espère de tout coeur que vous pourrez poursuivre cet apprentissage sans zone d'ombre, même s'il y en aura forcément quelques unes. Mais au moins ils y seront préparés grâce à vous. Pourquoi ne pas vous entourer davantage dans ce cas ? Il y a bien d'autres professeurs au sein de l'Institut. Ne seraient-ils pas aptes à vous aider dans votre tâche ? Quoiqu'il en soit, je suis surpris de savoir que le professeur Xavier adhère à tout ça. Même si vous dites qu'il reste utopiste, il ne l'est pas tant que ça s'il vous a autorisé à le faire. Il n'est peut-être pas si rêveur que ça en fin de compte."

Emma lui avait fait quelques propositions sous-entendues qui ne pouvaient que plaire à l'espagnol. Cependant, ce dernier ne se voyait pas les accepter, ne pouvant pas abandonner ceux pour qui il aurait tout donné. Du moment qu'il aidait des mutants, cela lui convenait. Mais puisqu'il avait déjà trouvé sa place, pourquoi en changer ? La jeune femme le fit cependant relativiser car elle mit en avant le fait qu'il pouvait tout faire sans pour autant choisir. Elle n'avait pas tort mais il ne savait pas si c'était une bonne idée. D'un côté, il mourrait d'envie de se lancer, parce que cela pourrait aider davantage de mutants, mais d'un autre côté, il n'était pas certain que ses propres idéaux collent avec tout ça. Néanmoins, il devait avouer que c'était plutôt tentant.

"C'est vrai, je pourrais. Je ne sais pas si j'en serais capable mais ça ne coûte rien d'essayer. Tant que je peux servir la cause mutante, je peux bien élargir mon panel de possibilités. Puisque j'ai déjà accepté de voir le professeur Xavier, j'imagine que je pourrais en profiter pour en apprendre davantage sur vous et votre groupe. Même si je ne sais pas en quoi je pourrais vous soutenir."


Ce n'était pas les distractions qui manquaient mais Emma demanda à changer de registre musical, préférant de l'opéra. N'en ayant pas, n'étant pas le style musical de l'espagnol, celui-ci opta pour une solution plus simple. Grâce à ses chaines câblées, il pouvait avoir accès à beaucoup de programmes différents... dont de l'opéra. En plus du son, il y avait ainsi l'image. Cela semblait laisser Emma perplexe mais elle accepta et choisit finalement un opéra espagnol.

"Hé bien je tâcherais de faire de mon mieux pour vous éclairer." répondit-il avec un sourire

Voilà qu'à présent, la jeune femme disait espérer qu'Erik prenne tout son temps. Flatté, l'espagnol agrandit son sourire puis se tourna vers la télé. Tous deux s'installèrent à leur aise pour regarder l'opéra. Seule la musique et les chants résonnaient dorénavant dans la pièce. Cela ne faisait qu'un quart d'heure qu'ils le regardaient mais Samuel n'était pas certain d'apprécier ce genre musical. Au moins cela avait l'air de plaire à son invitée, c'était déjà ça. Puis ce fut la catastrophe. Emma renversa son verre de vin, répandant tout le contenu ou presque sur elle. Aussitôt, la femme d'affaires fit un bond, se levant. Le canapé n'était pas tâché mais Samuel n'y portait pas attention. C'était son invitée qui était désormais tâchée et il se précipita aussitôt à la cuisine pour prendre un essui (;D) avant de le lui donner. Ainsi, elle pourrait absorber avec un maximum de liquide et éviter qu'il ne tâche trop ses vêtements même si le mal était déjà fait. Emma s'excusait, demandant ensuite une serviette de bain. Vu qu'elle semblait motivée à se changer, Samuel tourna les talons et se rendit à la salle de bain, s'empara d'une serviette longue et retourna au salon pour la lui donner.


"Tenez, j'espère que ça ira. Et ne vous inquiétez pas, il n'y a pas de mal. J'imagine que le vin a traversé vos vêtements. Si vous voulez, vous pouvez prendre la salle de bain pour vous nettoyer, ça ne doit pas être très agréable. Je n'ai malheureusement pas de quoi vous offrir pour vous changer. Hmm... peut-être un bas de survêtement, même s'il sera trop grand et trop large, ce sera sans doute mieux qu'une serviette. Comme vous voulez. La salle de bain est juste là, faites comme chez vous."
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MessageSujet: Re: Il vient ce café ? [ Emma-Sam]    Mar 29 Jan 2013 - 22:24

La discussion avait pris un étrange tournant. Sans s'en rendre compte, Emma avait légérement laissé fondre le mur de glace derrière lequel elle avait pris l'habitude de s'abriter. Sans pour autant disparaitre, la protection avait tout de même suffisamment faibli pour qu'elle livre quelques informations sur elle, sur sa vie, ses ressentiments. Ce n'était que de maigres informations dans un premier temps, telle que la destination de ses voyages, son climat préféré, son attachement à ses élèves. Mais lentement le ton de sa voix et ses propos avaient commencés à trahir d'autres choses. Un passé lourd de secret et difficile à évoquer, une vie pesante, des obligations étouffantes, une pointe d'amertume et de regrets qui se dissipa à peine apparue. Secouant la tête, la grande blonde décida que le latino en savait déjà bien trop et qu'il était temps de se ressaisir un peu. L'ambiance, le vin, le charme de l'homme, c'était pourtant des choses qui habituellement ne la déstabilisait pas mais qui cette fois avait eut un impact sur la femme, sans doute un peu trop lasse ce jour là.

Bien sûr, elle n'était pas non plus allée jusqu'à se plaindre, l’œil humide et la voix tremblotante. Les jérémiades n'étaient pas son genre et les rares moments de faiblesse qu'elle avait, elle les ravalaient bien vite. Cette fois ce ne fut pas assez rapidement à son gout. Car Samuel semblait loin d'être idiot, il l'avait démontré maintes fois lors de leur échange de la soirée, de plus, l'homme ne manquait pas d’empathie, aussi il ne faisait aucun doute qu'il avait perçu les petits troubles de son interlocutrice. Étais-ce pour cette raison qu'il lui notait à présent son numéro de téléphone ? Afin qu'elle puisse le joindre si elle avait besoin d'une épaule ? Après tout, elle avait fait la même chose avec ses protégés quelques mois plus tôt. Bien sûr, l'espagnol présentait ça d'une tout autre façon, prétextant le faire pour lui permettre de le joindre en cas de désir linguistique, mais Emma n'était pas dupe, jouant elle aussi souvent de fausses excuses pour voiler ses véritables désirs. Après tout, si elle avait besoin d'en faire son professeur, elle savait où le trouver, comme il le soulignait lui même, et n'avait pas besoin de le contacter d’urgence pour ça.

Pourtant, tout en sachant cela, Emma tendit la main pour se saisir du bout de papier, qu'elle glissa dans son porte feuille avant de le ranger dans la poche intérieure de sa veste. Elle se contenta de hocher la tête en guise de merci, trop fière pour soulever verbalement l'hypothèse qu'elle venait d’émettre dans son esprit. De plus, accepter le numéro ne signifiait pas l'utiliser et puis, si elle était amener à devoir contacter l'homme -pour une raison qui n'aurait bien entendu aucun rapport avec ses propres états d'âmes- il lui serait plus aisé de l'appeler que de se déplacer finalement.

Puis, Emma grinça un peu des temps. Voilà que son interlocuteur tentait de lui soumettre d'éventuelle idées afin d'alléger un peu les responsabilités de la blonde. Non, vraiment, elle aurait mieux fait de se taire. Bien sûr, elle savait que l'homme faisait cela afin de l'aider, peut-être même s'inquiétait il un peu pour elle, mais elle n'avait pas besoin de conseil pour gérer sa vie et son empire, même si ça partait d'une bonne intention. Soupirant un peu -ce qui pouvait laisser à penser que c'était à cause de l'impossibilité des propositions- elle tenta de rester courtoise, appréciant l'homme près d'elle et retenant de ce fait, son habituelle attitude désagréable.


" Non, il n'y a personne sur qui je peux me reposer. En fait, il n'y a surtout personne sur qui je veux me reposer. Voyez vous, j’émets certaines réserve face à la confiance que je peux offrir aux autres. Une sorte de carte que je garde dans ma manche, après avoir perdue bien de trop partie en me reposant sur des partenaires. Maintenant, je fais mon jeu seule, c'est plus difficile mais moins risqué. Et puis, j'ai quelques atouts bien à moi. -un fin sourire emplit de mystère orne ses lèvres un instant- Mais s'il vous plait, ne parlons plus de mon ce soir, j'aimerai profiter du peu de temps libre que je possède et la soirée se révèle trop agréable pour être gâchée par un tel sujet barbant. "

Pourtant, c'est bel et bien de travail qu'ils continuèrent à parler, mais de l'autre emploi d'Emma, de celui qu'elle avait en commun avec l'homme. Malgré tout, la blonde ne rechigna pas à converser là dessus, jugeant ce sujet là bien plus agréable.

" Charles est un homme plein d'espoir qui voudrait que le monde soit aussi beau que ses idéologie. Cela dit, même si il ne le reconnaitra jamais, je pense qu'au fond de lui quelque chose lui murmure de garder des réserves. Il reste persuadé que les choses vont bien se passer mais n'écarte pas, ce qui pour lui est une infime possibilité que ce ne soit pas le cas.De plus, comme c'est un homme intelligent, il sait que la meilleure façon de guider ses élèves, reste encore de ne pas les priver de leur libre arbitre. Tout comme ses professeurs. Aussi, si certains ne partagent pas ses idées, tant que ça reste correct et sans haine, il ne s'opposera jamais à une entreprise de la part de l'un d'entre nous. Si nous voulons apprendre à nos élèves à se défendre et qu'eux en formule le désir, alors il n'y a pas de raison qu'il pose son véto là dessus. Et vous avez raison, je devrai porter un peu plus de considération envers mes confrères et me renseigner pour savoir si certains d'entre eux désirent m'aider. C'est sans doute ce que je vais faire d'ailleurs. Même si j'ai peur de ne trouver que peu de volontaires, la plus part adhérant aux idées de notre directeur et se trouvant bien trop sûr d'une paix avec l'humanité pour voir l’intérêt d'un tel entrainement. "


Il était vrai que Emma ne côtoyait pas beaucoup les autres enseignants de l'institut mais elle connaissait les croyances de la plus part. Cependant, elle ne pouvait affirmer que tous aient la même vision des choses que l'homme au fauteuil roulant et se devait de s'assurer que personne n'ait la même optique qu'elle avant de les placers dans un seul panier. Au moins, Samuel lui avait clairement exposer sa façon de voir les choses et la jeune femme savait à quoi s'attendre. Ces informations en poche, elle pensait trouver en lui un bon allié et un bon entraineur pour ses protégés. Après tout, il s'y connaissait en terme de renfort sportif et un instructeur d'exercice ne serait pas à rejeter. Aussi, lorsque l'homme reprit la parole, la psionique eut un léger sourire de contentement.

" Allons Samuel, vous êtes professeur de sport et je pense qu'apprendre à se défendre et à protéger les autres passe aussi par une bonne forme physique. De ce fait, si vous voulez aider, je suis sûre que je vous trouverai de quoi faire. "

Pour l'heure, il était inutile d'épiloguer. La proposition était lancée et l'homme aurait sans doute besoin de temps pour savoir ce qu'il souhaitait vraiment. De plus, il y avait peu de chance qu'il fasse quoi que ce soit avant d'avoir lui même pu juger du caractère de Charles Xavier. Emma savait comme Erik parlait de son vieil ami, oubliant bien souvent de mentionner son ouverture d'esprit, se cantonnant à narrer sa naïveté et sa passivité. Un homme d'action tel que semblait l'être l'Espagnol ne pouvait pas suivre un tel homme, d'ailleurs, Emma savait qu'il ne le ferait pas davantage une fois rencontré, mais au moins il se ferait sa propre opinion et verrait qu'il pouvait garder ses propres idées, sa place au sein de la confrérie et également lui prêter assistance en cas de besoin. Nul nécessité de faire un choix, tant qu'il ne mélangeait pas les activités. Après tout, on ne lui demandait pas de venir modeler les pensés des élèves mais d'entrainer leur corps. A partir de là, qu'importe sa propre idéologie, il voulait aider les mutants et c'était tout ce qui comptait.

Mais puisqu'ils avaient déjà bien bavardé sur le sujet et que la jeune femme trouvait que la discussion était exactement où elle voulait qu'elle soit, Emma décida de passer à autre chose. Se détendre semblait une bonne perspective, aussi demanda t elle si il était possible d'écouter un peu d'opéra. Si Samuel ne semblait posséder aucun disque sur ce grand art vocal, il trouva néanmoins une parfait alternative, louant un spectacle à la télévision. Décidément, il était débrouillard, ce qui plaisait grandement à la blonde.

C'est ainsi qu'ils commencèrent à admirer le spectacle, confortablement installés dans le canapé de l'espagnol, savourant un peu de vin en se laissant porter par les accords de l'opéra. Emma aurait pu dire de cette soirée qu'elle était agréable et raffiné, même si ils se trouvaient juste dans un modeste appartement à regarder un écran. Oui, elle aurait pu le dire...si sa maladresse, pourtant fort rare, n'était pas venue se mêler à la fête. Ainsi, sans trop savoir comment, la blonde réussie à se renverser dessus le verre de vin qu'elle tentait de saisir, tâchant au passage son bas blanc.

Une nouvelle fois, Samuel fit preuve d'une capacité d'adaptation incroyable. Réagissant au tac au tac, il s'empressa de récupérer un essuie (oui!!) qu'il tendit à son invitée. S'en emparant, Emma épongea la tâche sur son vêtement, tapotant vivement en soupirant de dépit.


" Merci..."


Puis, elle récupéra la serviette que le jeune homme venait d'aller chercher, le regardant un instant sans comprendre, avant d'opiner à ses propos. Ça oui, elle avait bien besoin de se rendre à la salle de bain et de décoller le tissu de sa peau, la sensation étant peu agréable.


" J'aimerai bien aller à la salle de bain, oui. Je n'en aurais que pour quelques instants. Je suis navrée. "

Il lui proposait également de lui prêter un bas de survêtement, trop large de surcroit, ce qui arracha une grimace à la jeune femme. Elle n'avait plus portée ce genre de chose depuis son enfance. C'était tellement... pas elle, pas classe... Mais pouvait elle vraiment faire la fine bouche ? Après tout, elle était responsable de ce qui arrivait. Et puis, elle n'allait pas terminer la soirée les fesses à l'air. Bien sûr, elle aurait pu également rentrer chez elle, mais l'envie n'y était pas. Retrouver les murs froids de son manoir sans vie, ce n'était pas des plus réjouissant. Pas plus que l'idée de tourner en rond dans son bureau tout la nuit à l'institut, se maudissant d'avoir manqué le diner qui l'enchantait tant un peu plus tôt. Non, pour une fois, elle allait faire un effort, ravaler sa fierté et rester là jusqu'à la fin, tentant de rattraper sa maladresse.

" Oui... d'accord, un survêtement... Excusez moi un instant "

Prenant la direction de la pièce indiquée, Emma ne tarda pas à y disparaitre, refermant la porte derrière elle sans pour autant tourner la clé. Samuel n'avait pas de raison d'entrer si ce n'est pour lui apporter le vêtement, aussi n'avait elle pas d’intérêt à verrouiller derrière elle.

Une fois à l’intérieur, elle se dirigea vers le lavabo, déposant la serviette propre sur le rebord, y glissant l'essuie en se disant qu'elle ferait mieux de le rincer, et ôta son pantalon qu'elle plaça également sur le bord en porcelaine du bac, la tâche en vue. Puis, elle lâcha un long soupir avant de passer une main sur son front. Elle était agacée. Vraiment agacée. Non par la tâche et la perte de sa tenue hors de prix. Mais parce qu'elle avait perdue le contrôle et par la même, elle avait perdue la face. Elle détestait ça ! Enroulant sa main autour du robinet d'eau froide, elle réprima un frisson de colère, les dents serrées, se maudissant intérieurement. C'est sans doute à cause de cette petite rage que, lorsque le robinet résista un peu, elle adopta une solution démesurée. Changeant son corps en diamant afin de trouver plus de force dans sa prise, elle concentra son énergie pour tourner l'écrou. Une énergie un peu trop puissante pour un pauvre petit robinet à peine grippé. Résultat, la jeune femme se retrouva avec un bout de celui ci dans la main, clignant des yeux pour comprendre, avant de recevoir un giclée d'eau glacée en pleine tête.

Surprise, elle recula d'un pas, avant de revenir vers le lavabo crachant un jet d'eau en continue. Replaçant l'objet à sa place, elle tenta de le revisser, sans succès à cause de la pression constante du liquide. Cependant, elle remarqua qu'en pressant assez fort elle arrivait à faire à nouveau évacuer l'eau par le tuyau.


" Mais c'est pas vrai... quelle journée..."

Le robinet n'était donc pas cassé, juste dévissé et il suffisait de couper l'eau pour le remettre en place. Oui mais voilà, si elle quittait la pièce en cessant de faire pression, la salle de bain serait vite inondée. Si elle demandait à Samuel de couper l'eau, il se demanderait ce qu'il se passe et viendrait sans doute voir, découvrant au passage le pouvoir qu'elle tentait de tenir sous secret, l'utilisant bien souvent comme dernier recours, et ça, il en était hors de question. Si par contre elle cessait d'utiliser sa forme, elle n'aurait plus la force nécessaire pour maintenir le robinet en place. C'était donc également à exclure.

** Réfléchis Emma, réfléchis... **


Soudain, une idée fit sa place dans la tête de la psionique. La solution était somme toute évidente. Il suffisait que ce soit Samuel qui tienne le robinet en place -après tout, battis comme il l'était, il avait assurément la force nécessaire pour cela- pendant qu'il lui indiquait à elle, où couper l'eau. Opinant un instant comme pour confirmer que c'était la meilleure chose à faire, elle tourna la tête vers la porte. Elle était en culotte, trempée et coupable, mais elle n'avait pas vraiment le d'autre choix que de faire venir l'espagnol. Reprenant sa forme normale, subissant une nouvelle aspersion au passage, elle appela rapidement l'homme.

" Samuel ? Pourriez vous venir s'il vous plait ? C'est important... "

A peine eut il franchit la porte qu'elle s'empressa de lui expliquer la situation, ne lui laissant pas le temps de comprendre par lui même, craignant qu'il n’apprécie pas trop la scène.


" Je suis désolée... le robinet s'est dévissé et je n'arrive pas à le remettre. Pourriez vous le maintenir et m'indiquer où couper l'eau je vous prie ? Je vous promet de prendre en charge le moindre dégât ! "


Emma ne s'était jamais sentie aussi mal. Habituée à tenir fermement les rênes de sa vie, cette fois elle devait reconnaitre qu'elles lui avaient glissées des mains. Penaude, mal à l'aise, elle baissa la tête en s'éloignant du jet d'eau, déjà détrempée, attendant qu'il lui indique où aller.

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nous ne devons être rien de moins que fabuleux. "
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MessageSujet: Re: Il vient ce café ? [ Emma-Sam]    Mer 30 Jan 2013 - 19:05

Etant quelqu'un de sociable, Samuel aimait discuter et apprendre à connaitre d'autres personnes. Qu'il les connaisse ou pas depuis longtemps ne changeait pas grand chose pour lui. S'il sentait que la personne était peinée, il essayait de lui remonter le moral. S'il sentait qu'elle était timide, il essayait de la mettre à l'aise. Au fil du temps et à force de s'occuper d'enfants, il avait développé une sorte d'empathie pour les autres. Mais cette même empathie était en grande partie réservée aux mutants. Face à un humain en difficulté, il était prêt à le laisser crever sans lever le petit doigt, hésitant même à l'achever. Il n'avait aucune pitié pour ceux qui n'étaient pas de sa race. Mais en présence d'un des siens, il redoublait de bienveillance.

En présence d'Emma, Samuel se comportait naturellement. Ce n'était pas parce qu'elle était une célèbre femme d'affaires qu'il allait jouer un rôle et faire semblant d'être lui-même juste pour la satisfaire. Cependant, la discussion qu'ils avaient eu jusqu'à présent était on ne peut plus sérieuse, loin des habitudes de l'espagnol qui aimait mettre un peu d'humour dans tout ce qu'il disait. Ils avaient ainsi pu échanger leurs opinions et leurs visions de l'avenir à propos des mutants et petit à petit, en entrevoyant quelque chose de positif, l'ambiance était devenue un peu plus chaleureuse, un peu plus détendue. Il fallait dire que Samuel ne cachait rien, pas même ce qu'il pensait et à présent qu'ils étaient chez lui, les choses ne risquaient pas de changer.

Cependant, la conversation se fit un peu plus intime lorsqu'Emma aborda un sujet qui la tenait visiblement à coeur. Elle avait parlé de ses responsabilités, de ses élèves et de l'entrainement qu'elle leur inculquait. C'était comme si elle avait réalisé ce dont Samuel rêvait depuis longtemps. Elle avait les moyens, les idées, les mutants et elle avait parfaitement réussi à mixer le tout. C'était en tout cas l'impression qu'avait l'espagnol. Il l'enviait presque. Malheureusement, en l'écoutant, elle n'était pas dans une position tout à fait enviable. Pas que son travail ne lui plaisait pas, loin de là, mais elle n'était que trop accaparée par son travail, ses obligations et tout ce dont elle devait s'occuper. C'était le genre de chose qui ne sautait pas aux yeux tant elle semblait mener son bateau toute seule d'une fort belle manière. Les apparences étaient parfois trompeuses. Non pas qu'elle n'y arrivait pas mais les efforts fournis semblaient la diminuer petit à petit. La voyant ainsi, Samuel ne pu que proposer qu'elle délègue un peu, qu'elle se repose un peu sur une autre personne. Mais cela ne semblait pas lui convenir. Elle soupira, expliquant qu'elle ne pouvait se le permettre, ayant déjà trop perdu à cause d'une confiance mal placée. Si Samuel croyait fermement à la confiance entre mutants, il comprenait tout de même qu'elle se soit fait trahir. C'était toujours à double tranchant.


"Je comprends. C'est vrai que c'est un risque et on est jamais mieux servi que par soi-même. C'est tout à votre honneur de conserver la tête haute malgré toutes vos responsabilités. Bien des gens auraient craqués depuis longtemps. Mais soit, parlons de quelque chose de plus tranquille que votre travail. Après tout, nous sommes là pour nous détendre et passer un bon moment, non ?"

Cependant, le sujet tournait toujours autour du travail. Néanmoins, il s'agissait là de l'autre travail d'Emma, celui qu'elle effectuait auprès de jeunes mutants. C'était donc un sujet bien plus détendu et plein d'avenir qu'ils abordaient là. Emma avait formulé une proposition à Samuel qui était bien tenté d'accepter. Mais même s'il agissait parfois impulsivement, surtout lorsque cela concernait les mutants, il préférait ne pas se lancer dans quelque chose qu'il connaissait à peine, préférant d'abord prendre ses marques. Pour se faire, il voulait en priorité rencontrer Charles Xavier et ainsi mieux savoir où il mettait les pieds. Emma le prévint néanmoins que ce dernier était moins naïf qu'il le laissait croire par rapport à ses espoirs envers le futur. L'espagnol était dubitatif. Bien qu'il comprenait l'homme, il n'était pas du genre à attendre que les choses se passent sans rien faire. Si l'on voulait que le monde change en bien, il fallait le façonner et non attendre que cela se fasse tout seul. C'était en tout cas le point de vue du latino.

"J'espère cependant qu'ils relativiseront et auront la présence d'esprit de vous aider malgré tout. Quand bien même ils espèrent cette paix utopique, cela ne coûte rien d'entrainer ces mutants. Ainsi, ils seront prêts si jamais le pire est à prévoir. Il vaut mieux avoir un atout dans sa manche plutôt que d'attendre que ça nous tombe sur le coin du nez. Au moins, vous avez eu la présence d'esprit d'anticiper tout ça et de ne pas rester inactive. Ils vous remercieront plus tard, quand ils réaliseront. "Qui veut la paix, prépare la guerre". Cet adage n'est pas dénué de sens, ils devraient le savoir, eux qui cherchent tant cette paix interraciale."

Samuel devait reconnaitre que la proposition d'Emma était intéressante mais il ne voyait pas en quoi il était susceptible de l'aider. Il était un simple professeur de sport et non un mentor pour mutants. Cependant, la jeune femme lui rappela une chose qu'il avait quelque peu oublié sur le moment. Pour se protéger et protéger les autres, il fallait être en bonne forme physique. Elle n'avait pas tort et l'espagnol hocha la tête, devant reconnaitre qu'elle marquait là un point. Elle n'était visiblement pas contre la première aide venue, du moment que c'était dans l'intérêt de ses protégés.

"Vous avez tout à fait raison. De plus, je peux également enseigner les arts martiaux au besoin, c'est toujours ça de pris. Si je peux vous aider, je le ferais, pour que ces jeunes mutants soient aptes à veiller sur les plus faibles. Je n'ai pas besoin d'autres raisons pour accepter. Vous avez de toute façon mon numéro, nous pourrons toujours nous revoir à un autre moment et voir ça plus en profondeur."

Il était prêt à l'aider, parce qu'il trouvait sa cause juste et digne d'intérêt. Il ne connaissait pas encore le reste ni même le directeur de l'établissement mais il estimait qu'il aviserait en temps et en heure. Peut-être ne serait-il pas le bienvenu après tout. Il faisait parti de la Confrérie et Samuel savait que le courant ne passait pas toujours entre ces deux factions. Mais il ne représentait pas un danger. S'il venait à l'Institut, ce serait uniquement pour entrainer de jeunes mutants, se moquant bien de la rivalité entre le professeur et Magneto. Cela les regardait, il n'allait pas débaucher des étudiants pour les rallier aux idéaux de la Confrérie. Chacun avait droit d'avoir son avis et il le respectait.

Pour l'heure, il n'était plus question de travail ou même de mutants. Installés tranquillement dans le salon, buvant un verre de vin, les deux mutants regardaient un opéra à la télévision. Le son était moins bon, c'était moins prenant mais Samuel ne disposait que de ça pour satisfaire son invitée et répondre à son envie. Au moins, cela semblait lui plaire puisqu'elle semblait plongée dans la retransmission, bien silencieuse depuis que l'opéra avait commencé. Ne voulant pas la déranger, l'espagnol restait silencieux et écoutait également le show jusqu'à ce que l’impensable se produise.

Trop absorbée par ce qu'elle regardait, Emma renversa son verre de vin qui déversa son contenu sur elle, tâchant son bas. Aussitôt, Samuel se rendit à la cuisine pour lui donner de quoi éponger les dégâts, craignant plus pour ses vêtements que pour son canapé. Au moins ainsi, cela imbiberait moins le tissu. Néanmoins, rester mouillée de la sorte ne devait pas être très agréable, il fallait qu'elle puisse se changer mais également qu'elle nettoie le liquide qui avait coulé sur ses jambes. Samuel lui proposa donc d'aller à la salle de bain pendant qu'il lui apporterait un jogging en attendant de porter à nouveau son bas une fois sec. Il n'avait rien à disposition pour une femme et encore moins pour quelqu'un de sa taille mais il estimait qu'un bas de jogging lui serait plus agréable que de se balader en serviette. Emma s'excusa et s'absenta vers la salle de bain.

De son côté, Samuel s'était rendu à sa chambre pour récupérer le dit vêtement. Emma n'avait vraiment pas l'air emballée par l'idée de porter un tel habit et l'espagnol la comprenait. Ce n'était pas vraiment son style mais ce serait néanmoins sans doute mieux. Elle avait l'air également mal à l'aise à cause de son geste. La maladresse arrivait à tout le monde, même aux meilleurs et Samuel espérait qu'une fois nettoyée, elle se sentirait mieux et non plus désolée comme elle l'était.

Une fois le vêtement dans les mains, il sortit de la chambre et s'approcha de la salle de bain, prêt à frapper avant d'ouvrir la porte. Cependant, comme si elle anticipait sa venue, Emma l'appela. Elle disait que c'était important... Que se passait-il donc ? Il avait entendu un drôle de bruit mais n'aurait su dire de quoi il s'agissait. S'était-elle blessée ? Inquiet, il ouvrit donc la porte sans frapper pour découvrir une Emma trempée, se bagarrant avec le robinet. L'eau s'était répandue un peu partout, mouillant la mutante, collant ses vêtements sur sa peau mais présente aussi sur le sol, la vitre... partout ! A cette vitesse là, ce serait bientôt l’inondation. Comment la jeune femme avait-elle fait son compte ? Samuel savait que le robinet était un peu dur et il ne voyait pas comment elle aurait pu l'arracher. Son pouvoir consistait-il en une force démesurée ? Ce n'était pas trop le moment de se poser la question, il fallait rapidement couper cette arrivée d'eau.

Emma expliquait le pourquoi du comment, s'excusant pour ce qu'il s'était passé, assurant qu'elle le dédommagerait. Cependant, Samuel s'en moquait pour le moment, voulant simplement stopper les dégâts. Il s'avança pour la rejoindre et prendre le relai, saisissant le robinet qu'elle tenait encore. La pression de l'eau étant forte, il fallait une certaine force pour le maintenir. Mais contrairement à Emma, l'espagnol était costaud et il n'eut aucun mal à le tenir en place. Cependant, il ne voulait pas que son invitée s'enquiquine à aller couper l'eau. Il allait gérer ça lui-même, en un tour de main. C'était le cas de le dire puisqu'il actionna son pouvoir, redoublant de force pour remettre le robinet à sa place d'un geste vif. Non sans un craquement, le robinet était revenu à sa place et semblait toujours fonctionner. Il le tourna et l'eau cessa de couler. Malgré sa rapidité, l'eau n'avait pas manqué de l'éclabousser et il était à présent également mouillé, comme s'il s'était battu avec un jet d'eau. Sa chemise noire lui collait à la peau et il cala à nouveau ses cheveux trempés en arrière avant de se tourner vers Emma. Celle-ci semblait penaude, désolée que la situation ait dégénérée. Cependant, Samuel souriait, ayant l'air amusé.


"Si vous vouliez une piscine, il fallait le dire ! Je dois avouer que ma salle de bain est petite mais j'ai tout de même une baignoire, à défaut. Tant qu'à être mouillée, autant en profiter pour prendre une douche ou un bain, non ? Ca vous réchauffera un peu, cette eau est gelée !" lança t-il avec un sourire taquin

Il ne voulait pas qu'elle se sente mal pour rien, estimant qu'il n'y avait pas mort d'homme. La taquiner était sa façon à lui de lui montrer qu'il n'était pas fâché et que ce n'était pas bien grave. En aucun cas il ne se moquait d'elle. D'un geste de la main, il désigna quelque chose derrière elle.


"Je vais passer la serpillère afin que l'on ne croit pas avoir atterrit dans un ruisseau. Prenez donc le peignoir si vous voulez, vous serez au sec. Et ne vous inquiétez pas pour les dégâts. Une fois l'eau épongée, ça ira. Vous avez une sacrée force, dites moi !" ajouta t-il avant de s'éclipser pour se rendre à la cuisine

Là, il sortit une serpillère du placard et retourna peu après à la salle de bain pour nettoyer le sol. Sa chemise le collait, il détestait cette sensation humide. Il décida de la retirer et de lancer le vêtement dans le bac à linge sale. De toute façon, il fallait qu'il fasse une lessive. Une fois fait, il se chargea d'éponger le sol en vitesse histoire de laisser Emma un peu tranquille. L'eau avait également collé ses vêtements contre elle, redessinant agréablement ses courbes. De plus, elle avait ôté son bas et il avait une agréable vue de sa personne. Difficile de ne pas en profiter un peu. L'espagnol ne s'en cachait de toute façon pas, il n'était pas aveugle. Cependant, il ne s'éternisa pas plus que nécessaire.


"Voilà, ça devrait faire l'affaire. Je vous laisse en compagnie de la baignoire ou vous avez vu assez d'eau pour la journée ? J'aurais bien aimé avoir une cheminée pour vous réchauffer mais malheureusement j'habite en appartement... Désirez vous autre chose pendant que je suis là ?"
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MessageSujet: Re: Il vient ce café ? [ Emma-Sam]    Lun 25 Fév 2013 - 22:24

"Qui veut la paix, prépare la guerre"

L'adage prononcé par l'espagnol résonnait dans la tête de la grande blonde avec de tristes accent de véracité. On ne peut pas dire que c'était la première fois qu'elle l'entendait, ni même qu'elle en prenait conscience, loin de là. En fait, elle avait réalisée depuis fort longtemps qu'il fallait parfois s'armer, dans le sens métaphorique du terme, lorsqu'on voulait obtenir un certaine tranquillité. Elle même avait choisie les armes tranchantes de la froideur, du mépris, de la distanciation et des mots. Son attitude à elle seule était une arme d'intimidation et une armure de protection en même temps. Plus encore que des réactions comportementale, elle n'hésitait pas à agir, de façon bien souvent répréhensible, lorsqu'il s'agissait d'atteindre son objectif. Si il y a quelques années encore, ce dernier était son propre enrichissement, l'obtention d'un maximum de pouvoir et un certain désir de chaos, aujourd'hui il était aux antipodes de ce qu'il avait pu être. Bien sûr, elle n'avait pas renoncée à la richesse et au pouvoir, mais ses idéaux s'était fait plus noble avec le temps. A présent, si elle devait se battre, c'était pour préserver la sécurité de ses élèves, les aider, les protéger, et ceux même si ils ne comprenaient pas toujours que derrière ses grands airs elle agissait pour leur bien. Samuel semblait penser qu'un jour, ses élèves comprendront. Plus encore, qu'il la remercieront. Emma n'était pas vraiment sûre de ça, mais ça lui importait peu, elle pouvait même dire qu'elle préférait qu'ils continuent à ne pas comprendre, son complaisant dans son rôle de femme froide. Elle ne souhaitait que leur confiance dans le but de mieux les aider, en aucun cas leur affection car elle ne savait que trop bien à quel point l'attachement pouvait être décevant ou pire, douloureux.

Mais pour l'heure, il n'était pas question de ce genre de choses, bien qu'elle devait admettre qu'elle commençait à apprécier le latino avec qui elle passait la soirée. Non seulement son attitude lui plaisait, son physique était agréable et ses discussions enrichissantes, mais plus encore, il pouvait être un atout qu'elle voulait glisser dans sa manche. Aussi, lorsque ce dernier accepta de lui prêter main forte dans son projet "d'enseignement particulier", la jeune femme ne put retenir un sourire satisfait.


" Les arts martiaux ? Merveilleux ! Ce sera sans doute fort utile, tout mes élèves ne possédant pas un don utile pour se défendre voir même pour se battre. Samuel, vous venez de gagner une place dans les numéros favoris de mon téléphone. "


Jusque là, la soirée était plutôt fructueuse. Non seulement la blonde passait un excellent moment en compagnie d'un charmant jeune homme, mais elle venait de se faire un nouvel allié, et personne autant qu'elle savait à quel point ça pouvait être précieux quand les choses ne tournaient pas en sa faveur. Et c'est hélas ainsi que tourna leur bon moment...

Trop sûre d'elle, aguerrie par sa future collaboration avec l'espagnol, la vigilance un peu endormie par leur bonne entente, elle avait cessée l'espace de quelques instants de tenter de contrôler la situation. Se laissant aller, elle avait fait preuve de maladresse lorsqu'elle avait souhaité attraper, sans le regarder, son verre de vin ... le renversant sur elle. S'en suivie quelques aller retour de son hôte pour lui fournir essuie et serviette et en un rien de temps, la jeune femme se retrouva en petite culotte dans la salle de bain de l'espagnol.

La catastrophe aurait pu cesser là, mais c'était sans compter sur le tempérament de l’américaine. Si il y avait bien une chose qu'elle ne supportait pas, c'était perdre le contrôle de la situation. Cela avait le dont de l'agacer au plus au point et même si en général elle parvenait à garder son calme apparent en public lorsque cela arrivait, une fois seule elle avait tendance à éclater. Hors, il n'y avait personne d'autre qu'elle dans la salle de bain à l'heure actuelle... personne, si ce n'est un robinet réticent refusant de tourner et de lui fournir un peu d'eau qui aurait sans doute suffit à l'apaiser si elle se l'était passé sur le visage. Malgré le manque de liquide, le vase déborda quand même et perdant le contrôle d'elle même quelques secondes, Emma drapa sa peau de diamant, arrachant avec force la molette récalcitrante. Ce n'était pas volontaire, ce n'était qu'un accident, mais lorsque une giclée glacée lui arriva en pleine figure, ramenant la jeune femme à la réalité, celle ci réalisa la stupidité de son emportement. Cependant il était déjà trop tard...

L'eau affluait rapidement dans la salle de bain et Emma fut contrainte, après mure réflexion sur la meilleure chose à faire, d'admettre qu'elle devait requérir à l'aide de Samuel. C'est donc un peu gênée qu'elle l'avait sommé de la rejoindre dans la pièce, n'ayant pas fermé la porte à clé, sûre que l'homme ne se montrerait pas impudique. Rapidement, l'homme répondit à son appel et alors que la blonde bredouillait une explication elle pu voir la vivacité de réaction de son hôte. En un rien de temps il avait remplacé la psionique au maintiens du robinet cassé et quelques secondes après, l'avait remis en place... à main nue ! Étais-ce là son pouvoir ? Une super force ? Si tel était le cas, il le maitrisais fort bien, n'en ayant rien laissé paraitre jusqu'alors. Cependant, ce n'était pas le moment pour les questions, c'était plutôt celui des excuses et malgré son habituelle fierté, Emma eut assez d'humilité pour les présenter, sincèrement désolée de la tournure de la situation.

Mal à l'aise, gênée, agacée de ses propres bêtises, elle baissa un peu la tête, semblant attendre une réprimande. C'était une réaction qu'elle n'avait plus eut depuis longtemps. Plus depuis son enfance où elle usait de cette attitude pour faire face aux colères tonitruantes et infondées de son père. Mais aujourd'hui, la personne qui lui faisait face était en droit de s’énerver, de hurler et pour une fois, sa suffisance devait se taire et accepter son tord, ça la mettait dans un rage folle mais elle n'avait pas le choix.

Pourtant, Samuel n'éleva pas la voix. Il ne s'emporta pas. Il ne l'accabla pas. Mieux encore, il se mit à plaisanter avec un ton léger qui n'avait rien de rancunier. Un peu étonnée, Emma mit quelques secondes avant de relever les yeux, le fixant de ses pupilles océan, clignant un bref instant des cils sous la stupéfaction.

Elle l'écouta l'inviter à prendre un bain pour se réchauffer. Il fallait reconnaitre que l'eau glacé n'était pas ce qu'il y avait de plus agréable. Puis, elle suivit la direction qu'il indiquait de la main pour poser son regard sur le peignoir ainsi indiqué, opinant doucement lorsqu'il lui proposa de le revêtir. Sur le coup, son clapet avait été rabattu et elle ne trouvait pas grand chose à dire, mais, tout en enfilant le fameux peignoir, laissant Samuel nettoyer le sol, elle retrouva sa loquacité.


" C'est moi qui ait une sacré force ? Et vous alors !? Je ne pensai pas qu'il serait possible de le revisser sans couper l'eau je dois le reconnaitre. En tout cas je suis désolée que vous ayez eut à vous mouiller vous aussi. Votre montre fonctionne toujours ? Et votre bracelet ? Il n'est pas abimé ? "


Par ses quelques mots, Emma démontra involontairement qu'elle avait minutieusement observé son interlocuteur durant toute la soirée. Elle s'en serait voulue encore d'avantage si Samuel avait du perdre dans l'histoire quelque chose qui lui était précieux.

Puis, lorsque l'homme amorça son départ, renouvelant son invitation à se baigner chaudement, Emma se dirigea vers lui sans vraiment réfléchir. Elle n'avait pas envie qu'il parte. Il affirmait être navré de ne pas avoir de cheminé pour la réchauffer mais ne semblait pas se rendre compte que son corps musclé et mouillé pouvait réveiller un volcan au fond du ventre d'une femme. Avec un peu de chaleur humaine, qui avait besoin d'un feu de bois ? Attrapant la main du latino pour le retenir, se collant contre lui en laissant le peignoir s'ouvrir, Emma lui susurra à l'oreille.


" Alors réchauffez moi, vous. Et il est vrai que votre salle de bain n'a rien d'une piscine mais votre baignoire peut aisément contenir deux personnes... si l'on se serre un peu cela va de sois. "


Emma souhaité reprendre la situation en main, mais il n'y avait pas que ça. Samuel était un bel homme et elle ne semblait pas le laisser indifférent au vu des quelques regards de lui qu'elle avait surpris un peu plus tôt lorsqu'elle était encore à demie dénudée. Aussi, même si elle avait fait quelques gaffes, il n'était pas trop tard pour rendre la soirée son cours agréable, et pour ce faire, elle avait sa petite idée.

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MessageSujet: Re: Il vient ce café ? [ Emma-Sam]    Ven 1 Mar 2013 - 20:13

Samuel avait sa propre vision des choses même si rien n'était encore engagé. Tant que les humains ignoraient l'existence des mutants, ces derniers étaient plus ou moins tranquilles. On ne pouvait donc que spéculer sur ce qui allait se passer une fois que l'information aurait fait le tour de la terre. Mais il restait lucide, ayant déjà eu un avant-goût de ce que pouvait donner cette différence de races. Tout allait bien, tout irait bien. C'était sans doute ce qu'allait annoncer le gouvernement. Il ferait en sorte qu'il n'y ait pas d'émeutes, de manifestations, de persécutions... Oui mais pour combien de temps ? Combien de temps faudrait-il aux humains pour réaliser que les mutants pouvaient être dangereux ? Peu de temps sans doute. Alors pourquoi attendre jusque là ? Pourquoi attendre le jour fatidique alors que tout le monde savait qu'il viendrait tôt ou tard. Les mutants ne seront pas persécuté, c'était hors de question pour l'espagnol. Ce n'était pas pour rien qu'il recherchait un maximum de mutants avec l'aide de Ruben dont le pouvoir permettait de les distinguer des humains. Ainsi, il espérait bien pouvoir réunir le plus possible de mutants pour qu'ils sachent qu'ils n'étaient pas seuls. Ils pourront ainsi se serrer les coudes lorsque le moment serait venu. Mais il n'était pas le seul à avoir eu cette idée, heureusement.

Emma Frost avait elle aussi de son côté, prit les choses en main. Bien qu'elle aidait Charles Xavier pour son Institut de mutants, elle ne restait pas les bras croisés à penser que tout se déroulerait bien. Même si elle ne montait pas une armée, elle avait eu le bon sens de former des mutants au combat et à la protection des autres. Ce n'était peut-être qu'une petite unité mais elle pouvait faire toute la différence si elle était bien préparée. Même si tout se passait bien, même si pour le moment, l'avenir n'était pas noir, bien qu'incertain, ce n'était pas une raison pour rester sans rien faire. Une fois que les dés seront lancés, il sera trop tard pour se préparer et affronter les problèmes. C'était avant qu'il fallait agir. Il y avait un adage qui résumait parfaitement la chose et visiblement, Emma y adhérait, tout comme l'espagnol.

Rien alors ne les empêchait de mettre en commun leurs connaissances et leurs diverses aptitudes pour aider ces dits mutants à progresser rapidement. Samuel n'avait pas tout de suite vu ce qu'il pourrait apporter à un tel projet mais Emma eut tôt fait de lui rafraichir la mémoire. Il devait à présent l'avouer : l'aventure lui tentait plutôt bien, d'autant plus que cela ne pouvait que servir les intérêts des mutants. Ainsi, il n'avait pas besoin d'adhérer à la façon de penser de Charles Xavier pour apporter sa pierre à l'édifice. Et puis même sans ça, il appréciait la femme qu'était Emma Frost et n'était pas contre l'aider. Elle avait su éveiller en lui un intérêt certain et il comptait bien faire de son mieux pour la soutenir dans son projet. Elle s'en amusa d'ailleurs, visiblement enthousiaste à cette nouvelle alliance.


"Arts martiaux, self defense, j'ai plusieurs cordes à mon arc, je peux adapter en fonction de chacun. Je leur apporterais ce dont ils manquent et au pire des cas, rester en forme ne peut faire de mal à personne ! J'espère qu'ils sont motivés au moins. Au pire, comme je compte bien conserver ma place privilégiée dans votre téléphone, je viendrais à chaque fois qu'il y aura besoin de moi. Et si eux ne sont pas motivés, cela me permettra toujours de vous revoir plus souvent."

Il ne comptait pas s'imposer quoiqu'il en soit. Bien qu'il appréciait la compagnie de la jeune femme, il savait bien qu'elle était fort occupée. Que ce soit par les mutants ou par son travail de femme d'affaires. Pour le moment, il attendrait donc ses appels avant de venir. Peut-être que lorsqu'il aura pris ses marques, il viendrait de lui-même. Mais pour l'heure, il préférait ne pas se montrer intrusif et respecter les limites de chacun. De toute façon pour l'instant ils n'avaient pas besoin de s'appeler puisqu'ils étaient déjà ensemble en train de regarder un opéra, tranquillement installés dans le salon de Samuel.

Mais ce moment de calme ne dura pas longtemps. A cause d'un geste maladroit, Emma renversa son verre et se retrouva tâchée de vin. Puisque rester mouillée n'était pas agréable et que le vin tâchait, il valait mieux que la jeune femme se change rapidement. Samuel lui apporta de quoi nettoyer puis l'invita à emprunter sa salle de bain pour qu'elle puisse se laver et se changer afin d'être à l'aise. Il n'avait pas de vêtements à sa taille à lui proposer, n'ayant qu'un jogging à lui prêter. Mais cela ferait l'affaire. Il n'eut cependant pas le temps de le lui apporter car elle l'appela rapidement à l'aide. L'espagnol était loin de se douter du spectacle qui l'attendait derrière la porte, n'ayant pas hésité à l'ouvrir une seconde en sentant qu'elle avait besoin d'un coup de main urgent.

L'eau affluant dans la pièce, déjà en grande partie répandue sur une Emma trempée, essayant de remettre un robinet qui n'était plus à sa place. Sans attendre davantage, Samuel s'empara du robinet et le remit en place d'un coup sec, usant de son pouvoir pour s'aider. Inutile de faire semblant devant elle, elle était une mutante de toute façon et ce n'était pas comme si Samuel avait l'habitude de masquer ses capacités. Jusqu'à présent ils n'avaient pas abordés le sujet de leurs dons communs mais Emma venait d'en avoir un rapide aperçu. Comment était-elle parvenue à arracher le robinet d'ailleurs ? Il soupçonnait là également un aspect du pouvoir de la jeune femme. Il lui fit d'ailleurs remarquer qu'elle était forte et plaisantait à propos de l'état de la salle de bain. Il n'était pas du tout fâché par la situation, trouvant que tout ça avait un côté plutôt comique. Emma s'excusait mais il lui assurait qu'il n'y avait pas mort d'homme, que ce n'était qu'un peu d'eau. Et au lieu de la laisser gérer les dégâts, il se rendit en cuisine pour attraper une serpillère et éponger l'eau tandis qu'Emma se réchauffait dans un peignoir. On aurait dit qu'elle avait perdu sa langue à cause de tout ça.

Finalement, elle sembla sortir de sa torpeur, retrouvant la parole et lui faisant remarquer que c'était plutôt lui qui avait une sacrée force. Il fallait le reconnaitre, il se débrouillait assez bien dans le domaine. C'était peut-être le moment de lui donner quelques indices à propos de son pouvoir. Mais pourrait-elle deviner ? Difficile à dire. En tout cas, elle parlait à nouveau, c'était le principal. Sans doute avait-elle compris qu'il ne lui en voulait pas du tout pour ce qui était arrivé. Mais il s'étonna de voir qu'elle s'inquiétait pour lui et ses biens. Elle avait remarqué ce qu'il portait au poignet ? Pourtant, il ne se rappelait pas lui avoir montré, le tout étant dissimulé sous la manche de sa chemise. Sur le coup, il n'avait pas fait attention à ce qu'il portait et n'avait pas songé que ses biens pourraient être ainsi endommagé. Par réflexe, il souleva la manche et constata que le bracelet n'avait rien. Sa montre ne craignait rien, elle était waterproof et était faite pour la pratique du sport. Résistante donc. S'il pouvait toujours remplacer sa montre, c'était impossible en ce qui concernait le bracelet. Heureusement qu'il n'était pas endommagé.


"Tout va bien, rien d'abimé. C'est d'ailleurs un miracle que tout ça ne se soit pas abimé plus tôt vu que je ne les enlève jamais. Heureusement, ce n'était qu'un peu d'eau ! Et je dois l'admettre, j'ai triché un peu. J'ai utilisé une partie de mon pouvoir pour remettre le robinet. Ca fait toujours des économies en plomberie !" fit-il remarquer avec un sourire amusé

Maintenant que tout était épongé et à peu près sec, Samuel lui rappela qu'elle pouvait prendre une douche ou un bain chaud pour se délasser et oublier cette petite mésaventure. De son côté, il comptait aller se changer vu qu'il était presque aussi mouillé qu'elle. Mais alors qu'il faisait un demi tour pour partir, elle attrapa sa main, le forçant à rester. Il stoppa son geste et se tourna vers elle, étonné. Désirait-elle autre chose en fin de compte ? Il eut vite la réponse lorsqu'elle vint se coller contre lui, le peignoir ne faisant plus obstacle entre eux deux. Samuel baissa les yeux vers elle, ayant une bonne vue sur ses formes agréablement dessinées par ses vêtements mouillés. Elle voulait qu'il la réchauffe lui ? C'était plus que ce qu'il espérait et il ne voyait pas comment il pourrait résister à une femme comme elle. L'invitation ne manquait assurément pas de charme. Si jusqu'à présent il n'avait rien fait pour la charmer, ne désirant pas qu'elle le prenne pour un de ces malappris de la Confrérie, à présent il pouvait s'en donner à coeur joie. C'était comme si elle venait de lui donner l'autorisation. Presque aussitôt, il se décala juste assez pour pouvoir retirer sa chemise qu'il laissa tomber sur le sol. Il n'en avait pas besoin et de toute façon, elle était trempée. Une fois fait, il referma ses bras sur Emma de sorte à ce qu'elle soit à nouveau collée à lui.


"Vous avez raison, il n'y a rien de plus efficace que la chaleur humaine. Après cette douche froide, nous méritons bien un bain chaud. Vous devez être tendue avec tout le travail que vous faites... Pourquoi ne pas ajouter un massage à ce bain, histoire d'être complètement détendue ?" proposa t-il avec un sourire

Il tendit le bras et tourna le robinet de la baignoire afin qu'elle commence à se remplir d'eau chaude. Puisqu'ils seraient deux à y aller, il était inutile qu'il la remplisse de trop. En attendant que l'eau soit en quantité suffisante, il retira le peignoir des épaules de la jeune femme et le déposa à côté, sur un tabouret. Bien qu'Emma avait déjà retirée son bas, il lui restait encore le haut. Doucement, l'espagnol glissa ses mains sur la fermeture du vêtement afin de l'aider à s'en débarrasser.


"Installez vous à votre aise, je tâcherais de ne pas prendre toute la place. Au pire, comme vous dites, cela ne fera que nous permettre de nous réchauffer plus vite."

Une fois qu'Emma eut pris place dans la baignoire, l'espagnol retira le reste de ses vêtements et vint la rejoindre, se glissant derrière elle. Là, il se rapprocha d'elle jusqu'à être tout contre son corps. Lorsque l'eau fut à la bonne hauteur, il la coupa avant de poser ses mains sur la peau dénudée de la jeune femme. Il les fit remonter jusqu'aux épaules et débuta un lent massage, prenant son temps. Il se pencha pour déposer un baiser le long du cou de la mutante, non sans avoir pris la peine de dégager ses cheveux auparavant.

"N'hésitez pas à me dire si je vous fais mal. Parfois je ne contrôle pas toujours ma force." avoua t-il bien qu'il redoublait de vigilance
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MessageSujet: Re: Il vient ce café ? [ Emma-Sam]    Dim 5 Mai 2013 - 0:53

La soirée filait bien plus vite qu'Emma ne l'avait envisagée. Si à l'origine elle n'avait prévue de consacrer que peu de temps à attendre le retour d'Erik, le bon déroulement des échanges qu'elle avait pu avoir avec Samuel changeaient la donne. La femme d'affaire en était même arrivée à ne pas regarder une seule fois le cadran de la montre en or blanc ornant son poignet. C'était une chose fort rare pour elle, habituée à devoir courir après le temps, ou, au contraire, à rêver de le voir s’accélérer lors d’assommants moments cordiaux( è-è) . Pourtant, ce soir là, elle n'avait même pas remarquée la lumière décroître lentement par les carreaux, commençant à assombrir doucement la pièce. Il fallait reconnaître qu'en plus de passer un agréable moment en compagnie du Latino, la blonde venait peut-être de se trouver un nouvel allié. Une personne susceptible de lui prêter main forte dans un projet qui lui tenait à cœur. Un poids de plus dans la balance si les choses venaient à mal tourner. Et cette perspective rendait la rencontre de plus en plus digne d’intérêt.

Bien sûr, le charme de l'homme, son civisme, son patriotisme mutant et sa vivacité d'esprit n'enlevait rien au plaisir du moment qu'ils partageaient. Tout cela rendait la jolie blonde plus détendue et plus prompte à baisser un peu sa garde. Moins sur la défensive qu'à son habitude, elle se prêtait même à glisser quelques sous entendus parmi ses propositions. Et une nouvelle fois, Samuel ne la déçue pas, se prêtant lui aussi au jeu avec classe et subtilité. Une forme de drague cordiale qui convenait fort bien à la jeune femme.


" Je suis heureuse d'entendre que vous savez vous adapter, après tout, mes élèves n'ont pas tous les mêmes besoins, ni les mêmes aptitudes. J'avoue que je ne sais pas trop ce qu'il en est avec les non mutants, mais lorsque l'on enseignes à des enfants qui le sont, ce ne sont pas eux qui s'adaptent aux cours, mais le contraire. Quant à leur motivation, j'ai bien peur qu'elles aussi soient variables. Certains seront heureux d'apprendre, de faire de l'exercice, d'autre le feront par nécessité en pestant de devoir faire du sport. "

Un petit sourire se dessina sur les lèvres de la jeune femme qui, mentalement, faisait déjà des pronostique sur qui allait réagir comment.

" Quant à me voir plus souvent, faites attention à vos propos, je pourrai me retrouver si flattée que je serai capable de vous convier à l'école sans raisons aucunes. "

Nouveau sourire, plus provocant cette fois, signalant que le message était passé et qu'il n'était pas utile d'en rajouter d'avantage.

C'est ainsi que la soirée continua, toujours fort agréable. De la musique, du vin, une plaisante compagnie. Un début de soirée parfait en sois. Du moins, jusqu'à l'accident de maladresse. Pourtant, même si cela était ennuyant, ce n'était pas encore trop grave. Un coup de lavette, un passage par la salle de bain, un affreux jogging masculin enfilé, et les choses allaient pouvoir reprendre leurs cours. C'était sans compter sur une nouvelle catastrophe, orchestrée par les sautes d'humeur de la jeune femme, qui causèrent une semi inondation dans la salle de bain de son ôte. Cependant, là aussi la situation ne fut pas si grave, grâce à l'intervention de l'homme qui stoppa la catastrophe en usant d'une part de son pouvoir, comme il le confia ensuite à son invitée.


" Si vos biens sont saufs, alors tout va bien. Une nouvelle fois, je m'excuse, ce n'est pas dans mes habitudes de semer dans mon sillage autant d'ennuis. Ainsi votre don influence sur votre force ? Ou sur toutes vos capacités physique peut-être ? Cela expliquerait votre attrait pour le sport. "

Emma pouvait certes avoir la réponse à ses questions en quelques instants, il lui suffisait d'aller chercher les informations directement dans l'esprit du latino. Mais elle n'avait pas envie de le faire, pas avec lui, du moins pas pour l'instant. Il l'avait respectée jusque là, elle souhaitait en faire autant, néanmoins elle ne pouvait refréner quelques touches de curiosité. Cependant, elle ne désirait pas non plus se montrer trop insistante. Cela aurait été mal venu de sa part. Après tout, Samuel avait accepté de dévoiler sa puissante force devant elle, lui donnant un avantage, alors qu'elle avait refusait qu'il voit son corps diamanté. A présent elle en savait plus que lui, il ne fallait pas non plus être trop gourmande pour l'instant.

Pourtant, gourmande, elle l'était. Pas dans le sens nutritif de la chose, ni même dans l'avidité d'informations, mais dans le désir de redonner à la soirée un ton qui lui convenait d'avantage. Et à cet instant, ce dont elle avait envie, c'était de laisser tomber les cordialités et de passer aux actes. C'est dans un ultime sous entendu, nettement moins subtil que les précédents, qu'elle lança son invitation. Et à sa plus grande joie, l'homme y répondit favorablement.


" Un bain chaud, un massage, vous savez combler une femme Samuel. Comment pourrai je refuser ? De plus, je dois reconnaître que mes maladresses m'ont fortement tendues les muscles et comme mon masseur est actuellement en Thaïlande pour quelques jours, je serai ravie que vous vous occupiez de mon corps à sa place. "

Elle laissa ensuite l'Espagnol la dévêtir, fermant les yeux un instant lorsqu'il s'affaira à délasser son haut, avant d'enjamber gracieusement la baignoire et de se glisser dans l'eau, prenant place de façon à ce que l'homme puisse la rejoindre.

" Elle est bien assez grande pour deux pour cette baignoire, ce ne sera pas un problème."

La jeune femme le regarda ensuite se déshabiller, puis venir se placer derrière elle. Lorsqu'il fut installé, elle posa ses mains sur les cuisses de ce derniers, celles ci passant de chaque coté de ses hanches, les caressant doucement alors que l'homme commençait son massage. Les yeux mi-clos, Emma tendit son cou de cygne lorsqu'elle sentit les lèvres de l'Espagnol frôler sa peau. Arrêtant le robinet d'une main, avant de la replacer contre l'homme, elle laissa échapper un petit soupir de soulagement, signe que le massage fessait son effet. Petit à petit, ses muscles se relâchèrent, sous les mains habiles de son masseur intérimaire, alors que montait en elle le désir.

" Ne vous en faites pas Samuel, vous ne risquez pas me faire mal, croyez moi. "

C'était un semi indice sur une partie de ses capacités, mais après tout, l'homme l'avait bien mérité. D'autant que si il perdait vraiment le contrôle de sa force, elle n'aurait d'autre choix que de changer son corps, autant qu'il ne soit pas trop surpris si cela devait arriver et qu'il se doute qu'elle possède la faculté de se protéger. Et puis, si les choses se déroulaient comme elle l'escomptait, elle pouvait bien se prêter à une infime confidence. Une fois certaines barrières d'intimité franchis, la confiance commençait à naître. Légère, certes, mais suffisante pour se dévoiler un petit peu plus. Mais pour cela arrive, il fallait déjà qu'ils aient une relation et un peu entraînée par son désir, la grande blonde décida de s'assurer que son partenaire ne ferait pas marche arrière.

Aussi, après avoir savourée encore de longues minutes les bienfaits du massage que lui offrait Samuel, elle se retourna, s'allongeant à demie contre le torse de l'Espagnol, collant son ventre au sien, avant de venir chercher ses lèvres, sans ajouter un mot. Offrant un baiser plein de passion au mutant, songeant un instant que l'eau allait avoir le temps de refroidir avant qu'elle ne le libère, Emma se laissa enfin totalement aller. Finalement, Samuel allait peut-être tenir parole et réussir à totalement la détendre.


" Si l'eau est trop incommodante pour toi, nous pouvons aller tester la chaleur de tes draps si tu veux. A moins que tu aies dans l'idée de profiter des deux lieux, ce qui me conviendrait également très bien. "

Reprenant son baiser avec encore plus de fougue, Emma laissa pour une fois la responsabilité d'une décision à quelqu'un d'autre, puisque dans tout les cas l'option lui plaisait.


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MessageSujet: Re: Il vient ce café ? [ Emma-Sam]    Dim 5 Mai 2013 - 10:49

Samuel aimait son métier mais il aimait encore plus les mutants. Alors lorsqu'on lui proposa de combiner les deux, il n'en fut que plus heureux. C'était une sacré opportunité qui s'offrait à lui et il ne refusa pas, acceptant la proposition quasiment tout de suite. Il aurait pu prendre son temps, analyser la situation, peser le pour et le contre... mais à vrai dire, il ne voyait pas de contre. Oui il faisait parti de la Confrérie et oui, ses idéaux étaient à l'opposé de ceux de l'Institut Xavier. Et après ? Même si Samuel était un Confrère (Confrériiiiiiste) convaincu, il était surtout supporter de la cause mutante. Et l'Institut défendait ses membres coûte que coûte non ? S'il devenait membre du projet d'Emma, il ne comptait pas mettre son grain de sel pour les convaincre que les humains ne leur apporteraient rien de bon. Comme tout bon professeur, il préférait que ses élèves fassent l'erreur afin de mieux comprendre à quoi ils devraient faire face. Tomber pour mieux se relever, c'était la philosophie de l'espagnol, surtout en ce qui concernait les humains.

Le mutant était heureux de voir que n'importe qui pouvait être mutant, même une femme d'affaire mondialement connue. Qui aurait cru, juste en la regardant et en ayant connaissance de son statut, qu'elle formait en secret de jeunes mutants dans le but qu'ils protègent les leur au cas où l'entente avec les humains ne seraient pas si cordiale que ça. Samuel devait le reconnaitre, Emma voyait les deux côtés de la chose, chose assez rare pour être notée. Et il désirait justement l'aider à mettre son projet en place. Tout le monde avait besoin d'être entretenu physiquement, que l'on ait des pouvoirs physiques ou non. Et Samuel était professeur depuis suffisamment longtemps pour savoir qu'il ne servait à rien de faire un programme fixe où les élèves devaient s'adapter. Cela convenait à la majorité mais pas à tous et c'était là le problème. Il ne voyait donc aucun problème à officier élève par élève. Mais avant ça, il devait les connaitre un minimum.


"Les enfants humains s'adaptent assez facilement mais tous n'ont pas le même niveau ni les mêmes compétences et là encore, il faut savoir ruser pour que tous puissent s'amuser et s'entrainer correctement sans avoir l'impression de ralentir le groupe. Ce n'est pas une manoeuvre des plus faciles à mettre en place mais au moins, tout le monde est entrainé selon son niveau. Tout le monde n'aime pas le sport, je le conçois bien, alors j'ai l'habitude de faire face à des réfractaires qui préfèrent attendre la fin du cours. Je m'adapterais à vos élèves, ce n'est pas un problème. Mais pour ça, il faut que j'apprenne à les connaitre, que je sache ce qu'ils sont capables de faire ou non, de voir leur caractère et la façon dont ils agissent... Ainsi, je serais plus à même de leur faire un programme personnalisé. Si cela ne vous dérange pas, je viendrais bien à l'Institut sous peu, voir de quoi il retourne. J'aurais peut-être le plaisir de rencontrer quelques uns de vos protégés ainsi."

Mais même si Emma le faisait venir alors qu''elle ne les entrainait pas, Samuel n'y voyait pas d'inconvénient. Profiter de la présence de la femme d'affaires lui convenait tout aussi bien. Il lui fit un sourire à sa remarque, à la fois amusé et curieux de voir si elle le ferait vraiment.

"Ma foi, je n'ai pas tellement besoin de raisons supplémentaires pour me déplacer, vous en êtes une largement suffisante."

Au moins, on pouvait dire qu'ils étaient sur la même longueur d'onde, se comprenant facilement sans avoir besoin d'être plus précis dans leurs propos. Tout se passait pour le mieux. Même si Emma n'avait au final pas pu s'entretenir avec Magneto, elle n'était pas restée s'ennuyer à la Confrérie, entourée de mutants plus ou moins respectueux. Samuel était un hôte qui savait s'occuper de ses invités comme il le fallait et il ne manquait pas d'offrir à la jeune femme tout ce dont elle avait envie. Il n'était pas non plus son esclave et lui offrait ce qu'il avait sous la main mais par chance, elle se contentait de peu. Elle n'était pas si superficielle qu'une femme de son gabarit pourrait l'être. Après tout, elle était avant tout une femme d'affaires, donc une femme de réflexion et de gestion. Comparé à lui qui n'était qu'un professeur de sport, il ne doutait pas qu'elle se montrerait bien plus maligne que lui dans ses propos. Malgré tout, cela ne voulait pas dire que l'espagnol était stupide, loin de là. Il était bien éduqué et n'était pas du genre à se conduire en malotru, surtout en compagnie d'une femme.

Il ne manqua donc pas de lui montrer la salle de bain lorsqu'elle fut tâchée à cause du vin. Pour lui, tout le monde pouvait faire des erreurs, il n'y avait pas de mal à ça. Emma semblait le vivre assez mal cependant, surtout lorsqu'elle se retrouva avec le robinet dans la main, inondant ainsi la salle de bain. Si Samuel se demandait comment elle avait réussi cet exploit, il ne demanda rien, ne voulant pas prolonger son embarras. Il se contenta de réparer, nettoyer et de lui donner de quoi se réchauffer. Pas question que ce soit elle qui s'occupe de tout ça, elle restait l'invitée. Emma s'excusa à nouveau, ne manquant pas de l'interroger sur la façon dont il avait réussi à reposer le robinet. Parler de son pouvoir ne le dérangeait pas, il en était même plutôt fier. Mais devait-il tout lui dévoiler ou devait-il laisser planer encore un peu de mystère ? Elle était son alliée après tout, mieux valait qu'il le lui avoue afin de lui prouver qu'il lui faisait confiance.


"Ne vous en faites pas, cela peut arriver à tout le monde. Même si nous sommes mutants, personne n'est à l'abri d'une erreur. Et puis, il n'y a pas de mal. Quant à mon don... cela n'a rien à voir avec mon attrait pour le sport, je l'ai toujours aimé avant même de savoir que j'étais un mutant. Vous êtes mon alliée, je n'ai donc pas de raison de vous cacher ce que je suis. Si à l'avenir nous devons travailler ensemble, je préfère que vous sachiez ce que je suis capable de faire. Mon don peut démultiplier ma force physique mais ce n'est pas tout, j'encaisse beaucoup plus également. A vrai dire, j'absorbe la douleur et la transforme en énergie. Ainsi, je peux en faire ce que j'en veux par la suite... comme repositionner un robinet en multipliant ma force physique."

Dévoiler ses capacités pouvait être une erreur, donnant l'avantage à l'adversaire. Mais pour lui, les mutants ne seraient jamais ses adversaires et il n'avait aucune raison de le cacher. Emma se lasserait peut-être maintenant qu'elle savait ce qu'il pouvait faire mais il préféra jouer cartes sur table cette fois. Il y avait des moments pour être mystérieux et d'autres où il fallait se montrer pragmatique. D'ailleurs, il ne manqua pas de l'être lorsque la femme d'affaires lui demanda de la réchauffer. Samuel ne s'y était pas attendu mais il ne tarda pas à répondre d'une manière favorable. Qui ne voudrait pas se montrer ainsi agréable avec une si belle femme ? Le mutant ne cachait pas son attrait pour les femmes mais il ne s'en montrait pas moins respectueux. Ils n'avaient plus qu'à partager un bain tandis qu'il s'occuperait de délasser son invitée.

"J'ignore si j'aurais le talent de votre masseur mais je ferais de mon mieux pour vous détendre et vous faire oublier ce petit incident qui... D'ailleurs, il ne s'est rien passé. Nous sommes sortis regarder un opéra puis à notre retour, il s'est mit à pleuvoir... Trempés une fois rentrés, nous avons décidés de prendre un bain pour nous réchauffer puisque nous étions déjà mouillés de toute façon..."

Mais avant de sauter dans la baignoire, il fallait se déshabiller. Samuel s'occupa de retirer le peu de vêtements qu'il restait à Emma ne manquant pas de l'admirer alors qu'elle pénétrait dans la baignoire. Il retira à son tour ses vêtements et ne tarda pas à se joindre à elle, se calant derrière la mutant pour ainsi pouvoir lui donner le massage promis. Il appréciait de sentir ses mains sur ses jambes. Alors qu'il la massait doucement, il se permit de venir l'embrasser dans le cou. Emma ne le repoussa pas, tendant le cou comme si elle en demandait davantage. L'espagnol ne se gêna alors pas pour continuer, poursuivant le massage et déposant de nouveaux baisers le long de son cou mais également sur ses épaules. Il sentait qu'elle était de plus en plus détendue, ses muscles se relâchant les uns après les autres mais il poursuivait son massage doucement. Il faisait attention de ne pas la brusquer, parfois un peu rude dans ses gestes. Emma le rassura qu'elle ne craignait rien, quand bien même il ne contrôlerait plus son don. Elle ne craignait rien ? Voilà un indice sur ses capacités. Mais cela voulait tout dire et rien dire à la fois. Elle pouvait tout autant avoir un don de résistance physique comme un don mental qui lui permettrait de prendre le contrôle du mutant pour gérer son pouvoir à sa place. Tout était possible chez les mutants...

"Ce n'est pas une raison pour ne pas faire attention à vous, quand bien même vous n'êtes pas en sucre."

Finalement, au bout d'un moment, la mutante se retourna. Samuel la laissa faire, ne sachant pas ce qu'elle comptait faire. Peut-être désirait-elle simplement qu'il la masse autrement ou en avait-elle assez ? Elle vint cependant se coller à lui, de même que ses lèvres vinrent rencontrer les siennes. Et ce ne fut pas pour partager un baiser chaste ou timide. Non, la jeune femme savait ce qu'elle voulait et ce n'était pas Samuel qui allait la repousser. Aussitôt leurs lèvres en contact, il referma ses bras puissants autour d'elle, prolongeant ainsi le contact de leur peau. Alors qu'il répondait avec passion à son baiser, il laissa ses mains parcourir son corps, caressant ses formes. Qui aurait cru que leur rencontre se clôturerait ainsi ? L'instant n'était cependant plus vraiment à la réflexion. Mais comme tout le monde, mutant ou pas, ils avaient besoin de respirer et ils rompirent le baiser. Emma le tutoyait mais quoi de plus normal après ce qu'ils venaient d'échanger ? Cela n'en diminuait pas pour autant le respect qu'ils avaient l'un envers l'autre mais on pouvait dire qu'une étape venait d'être franchie. La mutante lui laissait le choix de la suite des évènements. Mais l'espagnol n'était pas des plus difficiles, peu lui importait le lieu. Et puis, pourquoi se limiter ?

"La diversité a du bon et ce n'est pas un peu d'eau qui risque de me gêner. Le seul élément à prendre en compte, c'est juste toi, le reste n'est qu'accessoire."

Sur ces mots, ils vint la priver de toute réponse possible en venant capturer à son tour ses lèvres des siennes. Cette fois, l'heure n'était plus à la parole et le mutant laissait son corps parler pour lui. Nul besoin de lui dire qu'il avait envie d'elle, les choses étaient on ne peut plus claires depuis un moment maintenant. D'ailleurs, ils se laissèrent aller l'un comme l'autre, ne se posant pas de questions, profitant simplement du moment présent. Samuel prenait plaisir à découvrir le corps de sa partenaire qui se réchauffait contre le sien alors que l'eau refroidissait rapidement. Lorsqu'il en eut assez de barboter dans cette eau froide, Samuel envisagea de changer d'endroit. Emma n'avait-elle pas dit que l'endroit lui importait peu également ? Sans lui demander son avis donc, il l'attrapa dans ses bras et se leva tout en la soulevant. Une manoeuvre peut-être difficile pour le commun des mortels mais pas pour lui.

Il aurait pu lui parler, dire quelque chose, mais ce n'était pas tellement le moment. Il ne voulait pas casser cet instant passé ensemble et l'emmena donc vers sa chambre tout en l'embrassant. Arrivés dans la pièce, il s'assit sur le lit et déposa la jeune femme sur lui, ne cessant de l'embrasser que pour glisser ses lèvres le long de son cou, ne s'arrêtant pas là pour autant. Pourquoi se contenter de peu ? Il découvrait son corps du bout des lèvres, ne se privant de rien. Ils avaient tout leur temps de toute façon non ?
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MessageSujet: Re: Il vient ce café ? [ Emma-Sam]    Ven 10 Mai 2013 - 17:31

Les échanges verbaux entre Emma et Samuel les avaient conduit à aborder un sujet des plus intéressant. Leur travail en tant qu'enseignant. Suite à ça, une idée avait germée. La possibilité d'un partenariat. Un duo des plus bénéfique pour les protégés de la blonde se profilait doucement à l’horizon. Elle s'occuperait de leur esprit, de leur maîtrise, lui de leur capacités physique, de l'entretien de leur forme et de l'apprentissage du self défense. La tête et le corps. Si les deux étaient parfaitement entraînés, alors, ses élèves deviendraient assez fort pour affronter n'importe quelle épreuve.

Samuel proposa de venir faire une visite de courtoisie, pas nécessairement dans le but de mettre tout de suite en place leur projet, mais pour la voir, elle et possiblement quelques uns de ses protégés. L'idée fit naître un sourire sur les lèvres de la blonde. C'était une parfaite opportunité pour tester le latino. Et pour le mettre à l'épreuve, elle savait déjà quel élève elle allait lui faire rencontrer. Ça promettait d'être amusant.


" Cela me semble être une excellente idée. Je vous inviterai donc sous peu à venir nous voir. "

Emma se réjouissait déjà de voir ça. Allait il être capable d'amadouer la petite peste que pouvait être Erïka lorsqu'elle le voulait ? C'était un défi digne des plus patients et elle espérait pour Samuel qu'il y parvienne car si il y arrivait, les autres devraient être facile à entraîner. Du moins, c'est ce que la mutante pensait.

Plus tard, suite à diverses catastrophe non prévues, c'est une autre discussion tout aussi intéressante qui arriva sur le tapis. En effet, après avoir démontré une force exceptionnelle, Samuel confia à la jeune femme la réelle nature de son don. Et bien évidemment, cela suscita la curiosité chez elle. Après tout, puisqu'il avait lancé le sujet, elle jugea qu'il n'avait pas de raison de vouloir garder du mystère autour de son pouvoir. Elle pensa donc être libre de le questionne dessus. Rien ne l’obligeait à répondre de toute façon.


" Une reconversion de puissance. C'est impressionnant. Décidément Samuel, vous ne manquez pas de qualités. Mais dites moi, comment cela marche t il ?
Ressentez vous également la douleur que vous absorbez ? Doit elle être physique ? Mentale ? Les deux peut-être ? Jusqu'à quel seuil pouvait vous l’emmagasiner ? Excusez moi si je me montre trop indiscrète, mais je trouve cela très intéressant à vrai dire. "


En réalité, la blonde était déjà entrain d'imaginer les multiples usages d'un tel pouvoir. Plus encore, elle se demandait de quelles façon lui était il possible de l'associer au sien pour qu'à eux deux, ils en tirent un meilleur partis. Après tout, ils envisageaient bien une alliance, il était normal qu'elle cherche comment la rendre le plus prolifique possible. Mais ce n'était pas tout, Emma analysée toujours les choses ainsi. Comment les informations qu'elle recevait pouvait lui être utile ? C'est de cette façon qu'elle avait pu se forger de puissante alliance et terrasser quiconque se mettait sur son chemin. Bien que pour l'instant, le don du mutant l’intéressait dans une optique de complicité, aussi, pour l'heure, elle désirait savoir le fonctionnement du pouvoir, et non ses failles. Pour l'instant tout du moins...

Cependant, la suite des événements confirmèrent à la psionique qu'une alliance était bien plus plaisante qu'une confrontation. En effet, Samuel avait d'autres attraits que ses capacités mutantes. Il était bel homme, très bel homme même, et Emma comptait bien profiter de cela aussi. C'est pour cette raison qu'elle délaissa le subtil jeu de séduction qu'ils avaient menés jusque là pour aller directement à l'essentiel. Elle le désirait, c'était aussi simple que ça.

Et visiblement, la chose était réciproque. C'est ainsi que la blonde se retrouva plongée dans une bain chaud, le latino glissé derrière elle afin de la masser.


" Oui, c'est exactement comme ça que s'est déroulée la soirée. J'aime votre façon de voir les choses. D'ailleurs, si 'j'avais du remodeler le souvenir de ce que nous venons de vivre, c'est exactement ainsi que je l'aurais fait. C''est que, je suis tout à fait capable de faire ce genre de chose voyez vous, mais visiblement, avec quelqu'un comme vous, je n'aurai pas besoin d'user de tels subterfuges. De plus, cette réalité là est fort plaisante ne trouvez vous pas ? Je ne compte donc pas l’altérer dans votre esprit. Vraiment pas... "

C'était à son tour d'en livrer un peu plus sur son pouvoir. Bien sûr, elle ne comptait pas tout lui dévoiler d'une traite. Après tout, son don était si vaste, capable de tant de choses. Si il voulait en savoir d'avantage, il allait devoir récolter les informations au fur et à mesure. Et puis, c'était tellement plus amusant ainsi.

Pourtant, ce n'était pas sa mutation que l'homme était entrain d'apprendre à connaitre en cet instant, mais plutôt son corps. Le dialogue avait laissé place aux gestes, leurs lèvres ne s'activaient plus que pour échanger de langoureux baisers, leurs mains parcourant la peau l'un de l'autre. Cela faisait quelques temps déjà qu'Emma n'avait pas eut d'amants, et son désir pour le latino réveillait en elle un appétit gourmand. Il fallait vraiment qu'elle prenne plus de temps pour se détendre. Et là, c'était l'occasion. Aussi, qu'importait le lieu ou le jeune homme souhaitait s'ébattre, elle même étant prête à profiter des deux endroits possibles.


" Et moi, tout ce que je veux pour l'instant, c'est toi. "

Ils restèrent donc encore un peu dans la baignoire, laissant leur désir s'exprimer, puis, lorsque l'eau ne fut plus assez agréable, Samuel souleva sa compagne pour l’amener vers sa chambre. Le geste ne fit qu’exciter d'avantage la grande blonde. Elle avait toujours eut un faible pour les hommes fort, capable de se défendre par eux même. Avec Samuel, elle était comblée.

C'est ainsi qu'elle se retrouva assise sur le latino, leurs corps nus en contact, leurs lèvres jouant les exploratrices de l'extrêmes. Emma ne saurait pas dire combien de minutes passèrent ainsi, à laisser parler le désir qui grondait en son ventre, et cela aurait pu durer encore longtemps si quelque chose ne vint pas troubler ses élans.

Ce fut un bruit lointain dans un premier temps, mais connu. Un bruit qui l'extirpa doucement de l'espèce de transe dans laquelle elle se trouvait. Le bruit... de son téléphone portable. Une sonnerie forte résonnant un peu partout dans l'appartement de l'Espagnol. Mais pas n'importe quelle sonnerie, celle attribuée à son vil ami, Magneto. Il était temps qu'il se réveille celui là, mais pour l'heure ce n'était pas le moment. Bien sur, la mutante aurait pu aller chercher son téléphone, bien que ne sachant pas trop ou elle l'avait laissé, pour répondre, mais elle n'en avait aucune envie. Elle appréciait ce qu'elle était entrain de faire et ne souhaitait par l’interrompre pour quelqu'un qui l'avait laissé en plan toute une après midi. De plus, étant donné l'heure, Emma se doutait bien que ce n'était pas pour la faire revenir que l'homme l’appelait. Sans doute voulait il s'excuser, fixer un nouveau rendez vous. Il n'avait cas le faire auprès de son répondeur, là, elle était occupée !!

Ignorant donc l'appel, la mutante se concentra à nouveau sur son séduisant partenaire, l'incitant à basculer en arrière pour s'allonger sur le lit, restant au dessus de lui, pour reprendre là où ils en étaient. Qu'importe ce qui pouvait arriver à présent, rien n’empêcherai Emma de profiter du corps de l'Espagnol.

Et c'est exactement ce qui se passa. Des heures durant, les deux mutants se laissèrent aller au plaisir avant de finalement cesser, se laissant tomber l'un à coté de l'autre, épuisés.

La nuit était déjà tombée depuis un bon moment et la soirée n'en était plus une. Fixant le corps humide et dénudé de celui avec qui elle venait de partager un intime moment, Emma se demanda si il n'était pas tant de partir. Bien sur, il était tentant de clore la nuit blottie dans les bras de l'Espagnol, mais c'était peut-être un peu trop formel à ses yeux. Elle ne voulait pas qu'il se fasse des idées. Pas plus qu'elle ne souhaitait s'entraver d'une relation. Aussi, rester aurait sans doute était une mauvaise idée. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'elle se redressa, prenant quelques secondes pour retrouver son souffle en s’assaillant sur le bord du lit.

"Il est tard, je ferai sans doute mieux d'y aller..."


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MessageSujet: Re: Il vient ce café ? [ Emma-Sam]    Ven 10 Mai 2013 - 18:54

Samuel n'aimait pas brusquer les choses, il aimait prendre son temps afin de ne pas faire d'erreur de précipitation. Cela tranchait avec son tempérament passionné, mettant toute son énergie dans tout ce qui lui tenait à coeur. Il savait cependant faire la part des choses et même si la proposition d'Emma était tout ce qu'il avait toujours attendu, il préférait ne pas trop s'enthousiasmer avant d'avoir vu dans quoi il allait mettre le nez. L'idée de la mutante de former de jeunes mutants était très bonne mais qui sait si tout ça allait coller ? Emma elle-même désirait sans doute voir si le courant allait passer entre le professeur de sport et ses élèves avant de confirmer ce... partenariat ? Quoiqu'il en soit, la femme d'affaires lui confirmait une invitation future pour qu'il vienne faire un tour à l'Institut Xavier. Là il pourrait y rencontrer celui qui dirigeait l'établissement mais aussi les protégés de la jeune femme. Peu importait le jour qu'elle lui donnerait, il s'arrangerait pour être libre comme l'air.

"Je reste à votre disposition dans ce cas. Si jamais je ne réponds pas parce que je suis occupé, n'hésitez pas à me laisser un message pour éviter d'avoir à me recontacter. Je m'arrangerais pour venir le jour J."

Mais plus ils parlaient plus Emma semblait s'intéresser au pouvoir du mutant. Ce dernier aimait bien la laisser chercher mais il estimait cependant qu'en tant que future alliée, elle méritait de savoir à quoi elle pouvait s'attendre de sa part. De toute façon, il n'avait rien à cacher, fier d'être un mutant et fier de la mutation qu'il avait reçu. Il en parlait donc non sans une certaine fierté, appréciant de pouvoir parler en détail de ce qu'il était capable de faire. Tout le monde ne s'y intéressait pas. Mais Emma semblait particulièrement curieuse à ce propos. Voyait-elle là quelque chose qu'il ne voyait pas ? Quoiqu'il en soit, il comptait bien répondre à toutes ses questions.

"Je ressens la douleur mais pas comme vous pourriez la ressentir vous. Prenons un exemple. Si vous me frappiez, comme tout le monde, j'aurais mal mais je ressentirais également un certain plaisir. La douleur se transforme chez moi en quelque chose de positif bien que je ressente les deux effets lorsque cela agit sur moi. Mais si jamais c'est moi qui vous frappais, je ne ressentirais que du plaisir, aucun mal. Jusqu'à présent, je n'ai toujours réussi qu'à absorber la douleur physique mais je reste persuadé que je pourrais également transformer celle mentale. Ce serait alors... dévastateur car je ne serais plus jamais à court d'énergie. Remarquez, il suffise que je me fasse mal pour en regagner... mais la douleur mentale est bien plus puissante que la physique. Je peux emmagasiner beaucoup d'énergie, combien précisément, je ne saurais le dire... Mais je peux stocker plusieurs jours de combats intensifs. Si j'arrive à ma limite, mes yeux deviennent bleus et il faut alors que je m'en libère. Et je n'ai rien à cacher, ne vous en faites pas. J'espère que tout ça répond à vos questions."

Bien que toutes ses questions firent ensuite place au silence alors qu'ils regardaient un opéra à la télévision, cela ne dura pas. A cause d'une maladresse de la femme d'affaires, les deux mutants se retrouvèrent dans la salle de bain, autant mouillés l'un que l'autre. Emma avait gaffé et plutôt deux fois qu'une mais Samuel ne le lui reprochait pas. Il s'en amusait plutôt, lui assurant qu'il n'y avait pas de mal. Emma était plus humaine qu'elle ne voulait l'admettre, elle qui se montrait distante et froide. Cependant, elle ne cacha pas son désir de se rapprocher de l'espagnol, laissant cette fois place aux gestes en plus des mots qui se voulaient moins subtils. Au moins, Samuel savait à quoi s'en tenir et cela ne lui déplaisait pas. Ils pouvaient oublier le petit incident précédent et se laisser aller à autre chose. Pour le confirmer, le mutant signala qu'il ne s'était rien passé, imaginant alors comment la soirée s'était déroulée. Ce n'était pas vrai mais c'était là encore un petit jeu subtil qu'Emma comprenait aisément.

Cependant, elle fit une remarque qui laissa sous entendre l'étendue de ses pouvoirs. Il s'agissait donc bien d'un don mental, axé sur l'esprit. Ainsi donc, elle pouvait modifier les souvenirs d'une personne ? Voilà une arme redoutable... Grâce à ça, elle pouvait faire de son pire ennemi un allié et manipuler les autres facilement. Voilà pourquoi Erik portait son casque lorsqu'il s'entretenait avec elle. Avait-elle joué avec l'esprit de l'espagnol ? Il n'en avait pas l'impression, surtout après ce qu'elle disait. L'aurait-elle fait si tout ne s'était pas déroulé comme elle l'avait prévu ? Sans doute mais il aurait été bien incapable de s'en souvenir.


"Cette réalité me convient très bien, je ne l'échangerais contre aucune autre. Alors merci de ne pas m'en priver, c'est plus agréable lorsque c'est partagé après tout, non ?"

Pas de questions à propos de ses pouvoirs. Ce n'était pas que cela ne l'intéressait pas mais il préférait la laisser se dévoiler petit à petit plutôt que de la harceler de questions. Il savait que de toute façon, elle ne répondrait certainement pas. Il allait donc prendre le temps de la connaitre, voilà tout. Pour l'heure, plus besoin de parler, c'était leurs corps qui s'exprimaient. Caresses après caresses, baisers après baisers, les deux mutants s'affairaient dans la baignoire qu'ils avaient rejoins tous les deux. Plus question de découverte, c'était la passion qui l'avait emporté. Même s'ils ne voyaient pas le temps passer, la température de l'eau leur rappela qu'il était temps de migrer.

Samuel entraina donc son amante jusqu'à sa chambre où ils purent reprendre leurs activités. Jamais lorsqu'il l'avait rencontré, il n'aurait pensé que la soirée terminerait de la sorte. Mais pour l'heure, il n'y pensait pas vraiment, emporté dans un élan d'envies et de désir pour celle qui partageait ses draps. Cependant, un son désagréable ne tarda pas à se faire entendre. Samuel ne s'interrompit pas pour autant, se moquant bien de ce que cela pouvait être. Il s'agissait sans doute d'une sonnerie de téléphone... Pas le sien en tout cas. Celui d'Emma sans doute. Mais la jeune femme n'y prêta pas plus attention que lui, à son grand soulagement. Il n'y aurait rien eu de plus frustrant que de stopper soudainement. Mais Emma ne stoppa rien, au contraire, elle prolongea leurs ébats. Samuel se laissa faire lorsqu'elle le poussa en arrière et ne manqua pas d'admirer le superbe corps de sa partenaire alors qu'elle se trouvait au dessus de lui. Tout ce qu'elle faisait ne faisait qu'augmenter son désir pour elle, si bien que le temps défila rapidement. Rien ne semblait pouvoir les stopper... Mais comme tout le monde, ils avaient des limites. Retombant sur le matelas, ils reprenaient leur souffle, allongés l'un près de l'autre.

Samuel fermait les yeux pour se détendre le temps de retrouver une respiration normale, puis il tourna les yeux vers Emma. Il allait tendre la main vers elle pour l'inciter à venir dans ses bras mais la mutante le prit de vitesse et se redressa sur le bord du lit comme si elle allait partir soudainement. L'espagnol s'appuya sur les avant-bras, surpris de l'entendre confirmer qu'elle songeait partir. Oui il était tard mais elle comptait vraiment partir maintenant ? Alors qu'ils venaient à peine de terminer leurs ébats ? Samuel ne comptait pas la retenir mais il trouvait ça dommage que la soirée se termine ainsi. Sans doute trouvait-elle qu'elle avait perdu trop de temps et que l'appel manqué était urgent. Il s'agissait sans doute de Magneto qui se demandait où elle était passée. Peut-être que lui aussi avait un message sur son répondeur, lui demandant de ramener la femme d'affaires à la Confrérie. Mais l'espagnol s'en fichait un peu pour le moment. Se redressant à son tour, il posa les yeux sur le dos d'Emma, seule chose qu'il voyait pour le moment.


"Un appel important hmm ? Vu l'heure qu'il est, je pense que ce sera reporté de toute façon. Quoiqu'il en soit, je comprends que tu sois occupée et que tu aies d'autres choses à faire que de rester là. Je t'ai bien assez monopolisée. Malgré tout, j'ai le souvenir que dans la soirée que nous venons de passer... entre notre sortie à l'opéra et notre retour ici, nous nous sommes arrêtés à un restaurant pour nous rassasier. A moins que ce n'était après le bain ? Pour reprendre des forces après cette activité physique qu'était notre course sous la pluie ?" proposa t-il en souriant

C'était une habile manoeuvre remplie de sous-entendus pour l'inciter à rester encore un peu et à ne pas se sauver. Cependant, il ne lui imposait rien, c'était une simple proposition. Il comptait vraiment manger pour regagner des forces, leurs ébats l'ayant épuisé. De plus, il n'avait même pas emmené Emma au restaurant comme promis alors il comptait bien se rattraper. Un petit repas nocturne ne pouvait pas leur faire de mal. Mais si Emma regrettait ce qu'il venait de se passer entre eux, il n'insisterait pas plus.


"J'allais me préparer quelque chose à manger alors si tu veux rester encore un peu, tu es la bienvenue. Dans le cas contraire, je vais te prêter quelques vêtements de rechange avant ton départ. Rien d'esthétique, ce n'est pas comme si nous faisions le même gabarit, mais au moins tu seras au sec."
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Emma Frost

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MessageSujet: Re: Il vient ce café ? [ Emma-Sam]    Sam 11 Mai 2013 - 22:06

Emma avait affirmé à Samuel qu'elle le contacterai pour qu'il vienne la retrouver à l'institut. Lui avait affirmé qu'il le ferait, quelque soit la date. Ainsi, l'invitation était restée en suspend, au bon vouloir de la blonde. Mais une chose était sûre, ils allaient se rencontrer à nouveau, et très prochainement. Puisque c'était ainsi, ils auraient tout le temps de discuter d'avantage au sujet d'une éventuelle collaboration à ce moment là. Le débat se clôtura donc sur un hochement de tête de la professeur, signe qu'elle avait bien noté ce que venait de lui dire l'espagnol.

C'était à présent un tout autre sujet qui intéressait la mutante. Puisque le latino avait entre ouvert le couvercle de son coffret à secret, la jeune femme n'allait pas se gêner pour regarder à l’intérieur. En effet, le don de l'homme l'intriguait sincèrement. Et comme à chaque fois qu'elle rencontrait un confrère, elle voulait évaluer l'étendue de ses pouvoirs. Juger de ses capacités, de sa maîtrise, de sa force. Imaginer une possible utilisation de la mutation de son acolyte pour servir ses propres projets et aviser de ses failles en cas de retour de flamme.

Pour le coup, elle n'était pas déçue de ce qu'elle entendait. Certains dons étaient plus utiles que d'autres, c'était le cas de celui du l'espagnol, du moins, aux yeux de la blonde.


" Je dois reconnaître que je suis étonnée. Vu la façon dont vous décrivez le fonctionnement de votre pouvoir, je me serai attendue à vous trouver couvert de blessures, rodant sans cesse à la recherche d'une éventuelle bagarre. Je pense que vous avez un don qui peut être très addictif, et vous en rendre dépendant tel un drogué. Mais si tel était le cas, vous seriez l'esclave de votre pouvoir, hors ça ne me semble pas du être le cas. J'en conclus donc que vous maîtrisez assez bien votre mutation. Pourtant, à vous entendre, vous pouvez le gérer bien plus encore. J'aimerai, si vous le permettez, essayer quelques... expériences en votre compagnie, afin de voir si il est vous est effectivement possible de vous abreuver de douleur mentale. Et si tel est le cas, je vous promet de ne pas pousser le test trop loin, je ne voudrai pas qu'un trop plein de puissance vous fasse exploser. Ce serai réellement dommage, je vous apprécie assez pour l'instant. "


Oui, Emma était ainsi, elle adorait pousser le pouvoir de ses comparses jusqu'à leur maximum. Après tout, leurs gènes leur avaient fait un beau cadeau, elle ne voyait pas pourquoi il fallait le garder à demi emballer.

Il y avait autre chose dont elle aimée jouer. Son charme. Elle appréciait le pouvoir que cela lui offrait sur les gens. Mais pour une fois, c'était sans réel but de manipulation qu'elle l'utilisait. Bien sûr, elle avait une idée derrière la tête, mais qui n'avait rien de déplaisante, ni pour elle, ni pour l'homme. C'était même tout le contraire. Tout ce qu'elle voulait, c'était profiter de quelques instants de plaisirs en compagnie de cet homme qui lui plaisait vraiment beaucoup. Et comme toujours, lorsqu'elle souhaitait quelque chose, elle eut ce qu'elle voulait.

Son corps nu collé à celui de son compagnon, baignant dans une agréable eau tiède, Emma accepta de se dévoiler un peu plus, confiant l'une des capacités de son don. Cependant, elle ne s'attendit pas à la réponse que lui donna l'espagnol. Quelques mots qui la privèrent un instant de voix, la laissant pensive.

Le mutant venait, involontairement, de toucher un point sensible. Il l'avait remercié de ne pas le priver du souvenir de l'instant qu'ils passaient ensembles, soulignant le fait que c'était toujours mieux lorsque celui ci était partagé. Emma ne le savait que trop bien. Durant sa vie, elle avait du, à de multiples reprises, modifier la réalité dans les esprits des gens qu'elles avaient pu croiser. Souvent pour servir son intérêt, mais parfois, à de plus rare occasion, pour protéger la personne qu'elle remodelait mentalement. Le problème, c'est que même si les gens n'avaient pas souvenir de ce qu'il s'était réellement passé, pour elle, c'était le cas. Elle, elle ne pouvait oublier, et c'était parfois bien lourd d'être seule à garder de telles choses.

La professeur repensa un instant à quelques uns de ses anciens élèves. Au meurtre de sa sœur dont elle était l'auteur. A la dissolution de son école. Tout cela avait été la meilleure chose à faire, elle le savait, mais il n’empêchait que certains jours, elle en gardait un gout amer. Aurait elle le même ressentit si elle devait faire oublier à Samuel les moments qu'ils venaient de passer ? Si elle ne lui laissait plus que le souvenir de la femme d'affaire un peu distante avec qui il avait cordialement échangés quelques mots... sans rien de plus. Emma n'en savait rien et elle ne souhaita pas y songer d'avantage. Si les choses devaient se passer ainsi, c'est ce qui se passerait. Elle avait toujours agis de la sorte. C'était une protection, une distanciation envers le reste du monde.

Mais pour l'instant, il n'était pas question d'effacer le moindre souvenir. Samuel ne présentait pas de danger. Il ne la dérangeait pas, ne l'envahissait pas et semblait même voir les choses comme elle. Pas de raison donc de s'inquiéter pour l'instant.


" C'est vrai qu'il est agréable de partager un instant comme celui ci, et cela, même lorsqu'il aura pris fin. Ca permet de se souvenir qu'il y a des choses plaisantes dans ce monde, des moments de tranquillités. Alors, ce moment, j'accepte qu'on le garde pour nous, je ne vous en priverai pas. "

Décidément, le latino était quelqu'un de très plaisant, sous tout les aspects. Emma apprécia qu'il ne la presse pas trop au sujet de ses propres dons. C'est qu'elle n'offrait pas facilement sa confiance, et même si l'homme lui était sympathique il ne l'avait absolument acquise. Elle n'était même pas sûre que quelqu'un est déjà eut ce privilège, gardant toujours une part de méfiance envers tout le monde.

Hors, pour ce qu'ils se trouvèrent occupés à faire ensuite, nul besoin de totale confiance. En effet, inutile de connaitre les intentions de l'autre lorsqu'il s'agissait de laisser son corps s'adonner aux plaisirs charnels. Et c'est exactement ce que firent les deux mutants durant les heures qui suivirent, usant sans gènes le matelas du lit de l'espagnol... Des heures de plaisir intense, sans contrepartie.

Cependant, lorsqu'ils eurent terminés, la blonde jugea qu'il était peut-être temps de mettre les voiles. Non qu'elle ne désirait pas rester là, prolonger cet agréable moment, profiter des bras puissants de l'homme, mais elle n'était pas de ce genre là, elle ne devait pas l'être. Emma avait besoin de tout contrôler, ses désirs compris. Elle ne voulait pas s'abandonner à la faiblesse de la dépendance. Elle ne souhaitait pas s'attacher. Mais elle restait une femme, et elle le savait. C'est pourquoi elle tentait toujours de fuir la moindre tentation, si grande fut elle. De plus, son image de femme totalement indépendante, intouchable, inaccessible, lui tenait à cœur. Une autre de ses protections. Et l'idée de la retirer en présence de l'homme la ramenait à son angoisse première. Non, elle ne pouvait rester, pour conserver la distance nécessaire à sa survie, elle devait partir. Il avait était l'amant d'une nuit, les choses devaient s’arrêter là. Pas de simulacres, pas de faux semblant, les choses n'iraient pas plus loin, alors pourquoi prolonger le départ ? Il n'y avait aucunes raisons. Et pourtant...

Quand l'homme lui proposa de rester manger quelque chose, y mettant les accents de leur petit jeu d'invention, Emma trouva l'idée alléchante. Il était tard et elle devait reconnaître qu'elle avait faim après tant d'efforts. A cette heure, aucun restaurant ne la servirait. Elle n'avait pas spécialement envie de goûter à la cuisine de l'institut et il était hors de question qu'elle fasse la popote. Ces éléments en tête, elle ne voyait pas pourquoi elle refuserait. Et puis, ça lui offrait une excuse pour rester sans pour autant faire part de faiblesse. Aussi, après un court instant de réflexion, elle tourna le visage vers lui, le fixant un peu, feignant de juger le pour et le contre, alors que sa décision était déjà prise.


" Hmmm... il n'y a plus d'appels importants passé une certaine heure. Du moins, pas de ce interlocuteur là. Et je dois reconnaître que notre arrêt au restaurant fut apprécié, la faim se faisant fortement ressentir. "

Elle bascula doucement en arrière, ses longs cheveux caressant le matelas, ses mains agrippées à son bord, afin de mieux jauger l'espagnol malgré l'obscurité.

" Puisque tu m'y invites, j'accepte de manger avec toi. Et puis, je me sens bien ainsi "vêtue", je ne suis pas pressée de revêtir des frusques masculine. Cela ne te dérange pas si je t'emprunte à nouveau ton peignoir et que je t'accompagne en cuisine ? "

Elle ne savait pas pourquoi elle souhaitait lui tenir compagnie alors qu'il préparait de quoi se sustenter. Peut-être craignait elle un empoisonnement, dans son habituelle méfiance des autres. Ou bien peut-être encore désirait elle passer encore un peu de temps avec lui, à souffler quelques minutes encore dans un moment de vie banale, si loin de la sienne. Quoi qu'il en fut, son départ se retrouva repoussé... du moins pour l'instant...

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Il vient ce café ? [ Emma-Sam]

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