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 Arracher la Vérité [Grifter,Vendetta,Russell]

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Grifter

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MessageSujet: Arracher la Vérité [Grifter,Vendetta,Russell]   Jeu 18 Oct 2012 - 1:35

Ciel de l'océan Atlantique : 15h17 heure locale

Cela faisait maintenant plusieurs semaines que Daniel était de retour sur la base volante du Shield, sans rien d'autre à faire que s'entrainer et consulter les nouvelles informations qui arrivaient chaque jour. On parlait beaucoup des dernières déclarations du roi du Wakanda sur le vaisseau, et les membres de l'O.N.U. qui surveillaient les activités de l'organisation semblaient sur la corde raide. De l'avis de l'agent, une crise mondiale semblait s'amorcer, et les mutants n'allaient pas arranger les choses.

Il quitta sa chambre pour se rendre dans l'allée des cellules et pour une fois, il allait se présenter à un mutant sans porter son masque. Il s'arrêta devant la porte derrière laquelle était gardé le mutant qui avait attaqué, seul, le siège de la N.F.E.. Il était étrangement bon prisonnier, ce qui n'aidait pas Daniel à se faire une idée sur le personnage, l’interrogatoire allait aider à changer les choses sur ce plan.
Il ouvrit la porte.

- Debout. C'est aujourd'hui qui tu passes ton entretien.

Il escorta le prisonnier accompagné d'autres agents, le Shield ne prenant aucun risque avec les mutants, même à l'intérieur de leur bâtiment et des kilomètres au dessus du niveau de la mer. Les couloirs furent traversés à un rythme constant et sans heurt, ils arrivèrent ainsi à la salle d’interrogatoire dans laquelle il espérait découvrir ce qui motivait ce mutant pour qu'il choisisse de mener sa croisade seul.

Alors qu'il s'attendait à passer dans la seconde salle afin d'observer la scène de l'autre coté d'une traditionnelle vitre à sens unique, on lui fit signe qu'il était demandé dans la salle principal.

- Vous avez participé à sa capture, vous pourrez avoir des questions pertinentes à poser sur le sujet, malgré votre rapport.

Bien entendu, il n'était pas spécialiste de ce genre d'exercice, aussi s'attendait-il à devoir réaliser la chose avec un autre agent plus expérimenté dans ce domaine.
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MessageSujet: Re: Arracher la Vérité [Grifter,Vendetta,Russell]   Jeu 18 Oct 2012 - 18:12

Même si les dernières semaines avaient été plutôt calmes, Russell n'avait pas arrêté de travailler pour autant. Il n'avait pas eu besoin de quitter l'héliporteur depuis sa dernière affaire sur le terrain mais il avait mis tout ce temps libre à bon escient. Plutôt que d'en profiter pour se reposer ou s'entrainer, Russell avait passé presque tout son temps le nez dans les journaux ou à zapper sur diverses chaines d'informations. Cela aurait pu passer pour du loisir mais ce n'était absolument pas le cas. Il cherchait, vérifiait, enregistrait chaque information qu'il lisait ou entendait. Après ce qu'il s'était passé la dernière fois, il craignait de voir fleurir des retombées soudainement. Pourtant, ce n'était pas vraiment le cas. Rien de bien exceptionnel ne se produisait, rien de plus que d'ordinaire en tout cas. Avait-il réussi à arrêter la vidéo à temps ? Et que voulait ce mutant à la fin ? Se faire connaitre ?

Les membres du SHIELD avaient pu voir le contenu de la cassette. Rien de scandaleux mais c'était une invitation claire et nette à la rébellion. Sans grand effet pour le moment. Mais peut-être était-ce parce que, quelque part, des forces se rassemblaient ? C'était un peu ce que craignait Russell et il cherchait donc des indices qui prouveraient un changement majeur sous peu. Pourtant, il ne trouva rien de plus que l'annonce du roi du Wakanda. Difficile de dire qu'il y avait un lien entre les deux affaires. Russell gardait un œil sur ce qu'il se passait dans ce pays là et ceux qui faisaient affaire avec mais il se concentrait davantage sur les États-Unis.

Il n'était pas rare de voir des mutants user de leurs pouvoirs en public pour diverses raisons mais la plupart du temps, le SHIELD remédiait au problème. Ce n'était malheureusement pas toujours le cas, mais au moins ils avaient pu mettre la main sur le fauteur de troubles de la dernière fois. Et vivant cette fois. Généralement, les mutants à problème revenaient raides morts, ne se laissant pas vraiment faire, ne désirant pas être arrêtés. Ça avait été son cas d'ailleurs puisqu'il s'était jeté par la fenêtre du 9ème étage... Mais contrairement au policier qu'il avait emmené dans sa chute, il avait survécu. Ses dons lui avaient permis de rester en vie bien qu'il était tout de même amoché. Récupéré par le SHIELD, il reposait désormais dans une cellule, y moisissant en attendant de se faire interroger. Si son seul pouvoir était son étonnante résistance, alors il ne représentait pas un grand danger. Russell ne s'en préoccupait donc plus vraiment mais une question le taraudait : Pourquoi ?

Comme si l'on avait lu dans ses pensées, un des agents administratifs vint le voir, l'interrompant dans sa lecture du journal. Celui-ci l'informa que le mutant prisonnier auquel il pensait justement était conduit en salle d'interrogatoire et qu'il était invité à y participer. A vrai dire, il était même cordialement sollicité pour mener l'interrogatoire, accompagné d'un autre membre. Russell ne posa pas de questions et se leva, remerciant celui qui était venu le chercher. Inutile de passer par la case Chambre, il avait juste besoin des dossiers de l'affaire afin de n'oublier aucun détail.

L'anglais fit une rapide halte à la salle des archives pour récupérer le fameux dossier concernant le mutant masqué puis, d'un pas rapide, se rendit à la salle d'interrogatoire. Plusieurs personnes se tenaient derrière le miroir sans tain, tournant la tête à son approche. Visiblement, elles avaient hâte d'entendre ce que le mutant avait à dire. Les saluant d'un vague signe de tête, Russell passa aussitôt dans la pièce où se trouvait le prisonnier... et l'autre membre dont il avait été question un peu plus tôt. Volt reconnut aussitôt l'agent Grifter et ne fut pas surpris de le trouver là. Après tout, ils avaient été tous les deux sur cette affaire. Et ce n'était pas la première fois. Même si l'anglais n'était pas quelqu'un de très démonstratif, il avait de bonnes notions de politesse et tendit la main à l'agent pour le saluer.

Une fois fait, il s'avança vers la table où se tenait le prisonnier puis s'assit en face de lui, posant le dossier. Puisqu'il était à l'intérieur, Russell ne portait pas son imperméable, simplement vêtu d'une chemise blanche, d'une cravate noir et d'un pantalon beige. Une tenue qu'on aurait pu dire décontractée à l'instar de celui qui se trouvait dedans. Le sérieux ne quittait que rarement le visage de Russell. Ce dernier ne quittait d'ailleurs pas le prisonnier des yeux, guettant la moindre de ses réactions. Il attendit que Grifter soit prêt, puis posa les yeux rapidement sur le dossier avant de les relever vers celui qui n'avait pas sa place ici
.

"Je n'aime pas tourner inutilement autour du pot. J'imagine qu'après tout ce temps vous avez eu le temps de réfléchir à votre avenir. Je pourrais vous poser plein de questions mais il y en a surtout une qui m'intéresse. Alors je ne la poserais qu'une fois. Pourquoi ?"

Le ton n'était pas menaçant, il était juste direct et ferme. Le prisonnier pouvait ne pas répondre ou mentir mais cela ne jouerait pas en sa faveur. Russell supposait qu'il était ce genre de personnes à se vanter de son "œuvre" et qu'il parlerait plus facilement si on lui en laissait l'opportunité. A voir s'il allait la saisir...
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MessageSujet: Re: Arracher la Vérité [Grifter,Vendetta,Russell]   Mar 23 Oct 2012 - 21:08

    Combien de jours ? Combien d'heures ? Des années ? Des siècles ? La question le taraudait. Il était comme un rat dans une cage. Quoique son sort était pire, et peut-être plus aliénant. Le traitement qu'on lui avait réservé était, à ses yeux, des plus désobligeants. Dénué de tout sens de la politesse. Le S.H.I.E.L.D avait toujours manqué de principes. D'éthique. Jeté au fond d'une cellule sans fenêtres, il devait avouer être un peu perdu. On lui avait tout pris, ne lui laissant que ses vêtements noirs et son masque. Sa cape et son chapeau n'avaient pas survécu à la chute, du moins s'étaient volatilisés.

    Il avait une certaine fascination pour l'endroit où on l'avait amené. Une forteresse. Mais elle n'avait rien de typique, oh non, c'était une forteresse volante. L'héliporteur du SHIELD. Il avait été amené en hélicoptère. Ou en avion, il ne savait plus... Il se rappelait pourtant très distinctement avoir découvert à travers un hublot, une vitre, quelque chose, quelque chose d'immense. La base mobile du SHIELD faisait toujours bon effet auprès des heureux -ou malheureux - élus qui la découvraient. Ce n'était rien d'autre qu'une autre arme de mort dans les cieux. Une plateforme logistique construite à coups de millions, de milliards de dollars. Les contribuables avaient donnés une maison à cette organisation de mécréants, sans même s'en douter. Des voyous. Enfin, c'était l'idée que se faisait V, ignorant la nature réelle du SHIELD. Il faut dire que glaner des informations sur ces derniers pouvait être compliqué, tandis qu'ils savaient tout de votre vie en quelques heures. Et puis, s'il avait eu quelques démêlés par le passé avec des agents de cette organisation sans vraiment le savoir, V ne s'était jamais intéressé de près à l'agence de Fury. Il aurait peut-être du.

    Mais ce n'était pas le moment de tergiverser. Il croupissait depuis très longtemps, du moins, bien trop longtemps à son goût dans ces geôles sans saveur. Il avait connu la captivité. Des décennies. Il avait connu la torture, la souffrance la plus cruelle qui soit, jusqu'à ce qu'une ultime mutilation de son corps ne le libère. Un mal pour un bien, dit-on. Il en garderait à jamais les marques, sur son corps comme dans son âme.

    On lui avait laissé son masque non pas par respect pour les réclamations de Vendetta, mais surtout par souci d'esthétique. En effet, étant soumis au protocole de sécurité gouvernemental régnant à bord, V dût passer à la visite médicale. Il n'est pas nécessaire de vous dire à quelle point les infirmières et médecins furent... surpris. Tout autant que les gardes. Le corps entier de V, amas de peaux mortes, calcinées et de chairs mourantes, avait tant répugné le médecin, qu'il lui prescrivit le port du masque à vie.

    Mais l'interminable attente du "terroriste" comme ils l'appelaient serait bientôt coupée par autre chose que l'heure du repas - infâme, cela va sans dire. On pouvait critiquer la nourriture anglaise, mais celle du SHIELD la valait bien en terme de médiocrité. Enfin ! Un beau matin... ou après-midi, ou même soir, il n'en savait fichtrement rien, la porte s'ouvrit. Un homme plutôt grand, avoisinant la trentaine d'après sa barbe négligée et son air nonchalant fit irruption. Un entretien ? Vendetta se redressa doucement, dubitatif. Rapidement, d'autres agents l'encouragèrent à sortir en le tirant par le bras. Vendetta se laissa faire, docile. Il savait qu'il ne servait à rien de faire violence à ses hôtes. Il avait perdu à son propre jeu et était au cœur d'une prouesse technologique titanesque, encerclé par les plus féroces ennemis qu'il aurait pu espérer avoir un jour. Il valait mieux faire profil bas. C'est pourquoi il était très calme depuis son arrivée ici, ne parlant pas du tout. En réfléchissant tandis qu'on le menait parmi le dédale de couloir de ce QG aérien, il réfléchit sur la nature de cet... entretien. Un interrogatoire, à n'en pas douter. On ne lui avait pas posé une seule question depuis son arrestation, ce qui l'avait étonné, dans un premier temps. Puis il avait émis la thèse qu'on allait tout bonnement se débarrasser de lui, le balançant par-dessus bord quand on aurait du temps à accorder à son cas. Ou alors ils étaient tout simplement surbookés. Mais visiblement, son heure était venue. Il allait connaître la torture ? Il la connaissait déjà. Cela ne lui faisait rien, désormais. Un interrogatoire digne des films policiers qui passaient à la télé ? Avec le flic gentil, et le méchant ? Malgré lui, il trépignait d'impatience. Il avait hâte de défier la patience de ces messieurs. Quoiqu'il était un homme raisonnable... Il doutait encore quant à l'attitude à avoir. Il ne manquerait pas l'occasion de faire part de ses revendications à ses chers hôtes. Qui sait, réveillerait-il l'ardeur endormie de cœurs révolutionnaires, ou d'âmes dépitées, conscientes de la corruption de ce monde ?
    On l'emmena dans une salle plutôt simple. Une table. Une chaise. Il s'assit, fixant la vitre teintée en face de lui. Des officiers devaient certainement l'épier derrière cette vitre, tout en enregistrant tout ce qui serait dit durant l'entretien qui allait suivre. V posa ses mains sur la table, tapotant doucement d'un de ses doigts gantés la surface de celle-ci.


    Rapidement, un agent qu'il n'avait pas encore eu la malchance de croiser pénétra dans la pièce. Une carrure carrée, la gueule des mauvais jours. Le méchant flic. Il posa un dossier sur la table. Surement celui de V. Ce dernier ne s'y attarda pas vraiment, fixant son interlocuteur en remuant doucement la tête. Sa question était directe, ferme. Les possibilités de réponse était infinie. De la plus cocasse à la plus sobre, de la plus extravagante à la plus timide. De la plus franche au plus grand mensonge. Vendetta se pencha légèrement en avant, un sourire se dessinant à la commissure de ses lèvres sèches, derrière son masque.
    Une voix, à la fois grave et puissante, mais fatiguée et surtout étouffée par le masque s'en échappa enfin :


    - Parce que.


    Un léger silence plana sur la salle. Vendetta se redressa, revenant dans sa position initiale. Il savait que sa réponse allait surement irriter son... interrogateur. Mais lui... il n'était rien d'autre qu'un intriguant.

    - La rose est sans pourquoi.

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MessageSujet: Re: Arracher la Vérité [Grifter,Vendetta,Russell]   Mer 24 Oct 2012 - 2:34

Lorsqu'il entra dans la salle, il n'y avait que le mutant, tranquillement assis sur une chaise. Il ne s'était pas manifesté durant le trajet et ne semblait pas particulièrement anxieux bien que son visage restait caché par son masque. Daniel préféra rester debout, attendant celui qui mènerait l’interrogatoire avec lui, et il ne fut pas tellement surpris lorsque ce fut l'agent Blake qui fasse irruption. Ayant mené l’opération avec lui, il était logique qu'il ait bénéficié de la même faveur que lui-même.

Les deux hommes se saluèrent d'une poignée de main avant d'entamer le bras de fer. Ils s'installèrent, même si Daniel préférait rester à quelques pas de distances de la table. Russel posa le dossier, qu'ils avaient tout deux aidé à composer, pourtant Grifter ne l'avait pas lu. De manière général, il n'aimait pas relire ses agissements, cela le mettait mal à l'aise et il terminait toujours par se blâme de n'avoir pas fait telle chose ou tel mouvement au lieu de réaliser une analyse global. Il n'appréciait pas non plus de se faire une idée d'un homme à travers des informations notées par un tiers, car tout cela était trop sujet à interprétation.

L'agent Blake ne perdit pas de temps en fioriture et posa directement la question qui était sur toutes les lèvres. La majorité des membres de l'organisation avaient évidement leur idée, l'homme était un révolutionnaire, voir un anarchiste pour certains, mais le message qu'il avait réussi à faire diffuser, bien que rapidement neutralisé, ne semblait pas particulièrement dangereux. En effet, il ne contenait pas d'informations compromettantes, et ne menaçaient pas outre mesure l'équilibre politique des États-Unis. Quel intérêt y avait-il à prendre tant de risque pour une telle vidéo ?

Malheureusement, le terroriste ne semblait pas décider à s'expliquer, préférant provoquer les deux agents. Daniel doutait fort d'avoir affaire à une petite frappe habituée des gardes à vue, ou à un grand criminel. L'homme s'était lui même défini comme une bonne personne avant de se jeter dans le vide. Il pensait donc défendre une cause, en quelque sorte, néanmoins, savoir cela n’atténuait que peu la frustration de Daniel.

- On n'est pas venu ici pour jouer. Vous avez tué un agent de police et traumatisé des employés de bureau pour la diffusion d'un message sans queue ni tête. On vous donne la possibilité d'expliquer pourquoi vous avez fait tout ça, vous devez bien avoir une raison puisque vous semblez vous définir comme une bonne personne, non ?

Grifter n'était pas énervé outre mesure, mais il détestait les détours. Il préférait mille fois avoir une conversation franche avec le mutant plutôt que de devoir jouer avec les mots pour démêler des bribes de vérité.
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MessageSujet: Re: Arracher la Vérité [Grifter,Vendetta,Russell]   Jeu 25 Oct 2012 - 14:58

Russell s'était déjà adonné à plusieurs interrogatoires par le passé. Il ne s'estimait pas spécialement être un bon interrogateur mais il faisait de son mieux pour arracher la vérité à ceux qui était confrontés à lui. Tout le monde avait des vérités à dire, bien dissimulées derrière une barrière de mensonges. Il suffisait de savoir où creuser, tout simplement. Tout le monde avait une faiblesse, mais qu'en était-il de ceux qui n'avaient rien à perdre ?

Une fois Grifter salué, Russell prit place face au prisonnier masqué. Ainsi paré, il était difficile de lire ses émotions grâce aux traits de son visage... L'anglais ne pouvait donc compter que sur les tons de sa voix pour différencier le vrai du faux, l'honnêteté du sarcasme. Ce n'était pas vraiment un problème mais Russell sentait bien que cet entretien risquait de s'étirer sur la longueur. Jusqu'à présent, le prisonnier restait un homme mystérieux malgré le dossier rempli qui était désormais posé sur la table. Contrairement à Grifter, Russell accordait beaucoup d'importance à ces papiers remplis d'informations. Tout dépendait bien sûr qui les avait annotés mais cela pouvait permettre de se faire une idée du personnage, de savoir quelques détails qui pouvaient tout changer. Ces informations n'étaient pas toujours fiables mais la plupart du temps, les dossiers du SHIELD n'étaient pas complétés à la légère. Cette petite discussion allait justement permettre de les confirmer ou non.

Mais encore fallait-il que le prisonnier parle. Russell lui avait posé une question directe, n'aimant pas les détours, préférant être franc. Après un court silence, l'homme masqué se pencha légèrement sur la table, comme s'il allait révéler un lourd secret et qu'il préférait que peu de personnes l'entendent. Pourtant, ce ne fut pas en murmurant qu'il répondit ces mots courts et simples qui coupaient court à toute négociation possible. Reprenant sa place initiale, il ajouta une phrase comme pour clore complétement la question. Russell resta silencieux, n'ayant pas bougé de sa chaise, les mains toujours jointes sur la table. Sans doute le prisonnier devait-il sourire de triomphe derrière son masque, persuadé qu'il aurait le dernier mot. Après tout, il était le seul à pouvoir décider si oui ou non il allait parler. L'anglais, lui, se contentait de le fixer. Quelle était cette rose dont il parlait ? Était-ce une façon de désigner son projet ou le but de ses actes ? Difficile à dire, Russell ne pouvait faire que des suppositions.

Grifter, qui était resté silencieux jusqu'à présent, prit soudainement la parole. Visiblement, le petit "jeu" du prisonnier n'était pas à son goût. Même s'il restait calme, on sentait bien au ton de sa voix que ce n'était pas la réponse qu'il attendait et qu'il désirait ardemment savoir pourquoi. Russell lui jeta un rapide coup d’œil puis reposa le regard sur le prisonnier. De ce qu'il comprenait, Grifter avait déjà dû avoir l'opportunité de lui parler ou au moins de l'entendre dire. Savait-il quelque chose que l'agent Volt ignorait ? Peut-être qu'ils auraient dû se concerter avant de rentrer dans le vif du sujet. Une petite pause s'imposerait peut-être plus tard si le prisonnier était toujours réfractaire.

Russell laissa le temps au prisonnier d'imprimer la question de Grifter et d'y répondre ou non. Sans doute allait-il se jouer davantage de lui. Puisque la première question était restée sans réponse, Russell ne comptait pas revenir sur ce qu'il avait dit. La question ne serait posée qu'une fois, pas davantage. Cela intriguait déjà l'agent qui aurait cru que ce "terroriste" aurait sauté sur l'occasion de pouvoir enfin s'exprimer. C'était peut-être la carte à jouer pour l'entendre dire enfin ce qu'il cachait. A quoi bon cacher la vérité après s'être donné tant de mal pour rien ? Russell rapprocha ses mains regroupées en poings contre le bord de son menton comme s'il réfléchissait avant de secouer lentement la tête, laissant échapper un soupir tandis que ses mains rejoignaient la table
.

"C'est dommage. On vous donne la possibilité de vous expliquer, de nous en dire plus, de donner un sens à ce que vous avez fait et vous refusez. Vous préférez donc rester un incompris dont les idéaux nous échappent et qui va rester moisir dans nos cellules pendant longtemps ? Soit, c'est votre choix. Je ne vous pensais pas assez stupide pour louper une telle opportunité. Quelqu'un qui se donne tant de mal, seul, pour simplement diffuser une vidéo... je vous aurais cru être un meilleur interlocuteur. Pas comme ces abrutis que l'on a l'habitude de ramasser à la pelle et dont le seul but et simplement de tout détruire. Enfin c'est votre droit. Finalement, vous vous êtes donné beaucoup de mal pour rien."
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MessageSujet: Re: Arracher la Vérité [Grifter,Vendetta,Russell]   Sam 27 Oct 2012 - 18:25

    Celui qui avait posé la question restait de marbre. La suite de l'interrogatoire serait surement beaucoup moins calme, comme allait lui prouver l'intervention du second agent du SHIELD, visiblement agacé par le comportement de V, qui tourna son attention vers lui. Il lui fit un rapide retour aux faits, lui rappelant les crimes qu'il avait perpétré durant les événements de la NFE. Vendetta baissa un instant le visage vers la table, stoppant le mouvement de ses doigts. Il avait de nouveau tué. C'était chaque fois difficile, mais il avait conscience qu'il allait devoir s'y faire : l'image de tueur lui collerait désormais à la peau. Ses actions ne plaidaient pas en sa faveur. Il était peut-être trop maladroit. Trop peu préparé. Trop... seul ?

    L'agent ne manqua pas de souligner qu'ils lui laissaient une occasion d'expliquer ses actes, de donner un sens à sa lutte. A ces mots, V redressa la tête vers ses deux interlocuteurs et les fixa l'un après l'autre, ne les interrompant pas. Ils marquaient peut-être un point. Mais était-il nécessaire de donner raison à ces deux hommes en faisant ce qu'ils désiraient ? Il n'était pas sûr que cela ne le fasse réellement avancer. Quoiqu'il arrive, il était empêtré dans son échec, emprisonné et désormais, on l'invitait à vider son sac avant de tomber dans l'oubli. Il ne pouvait être martyr, alors allait-il devenir l'ennemi de ceux qu'il voulait protéger, avertir, révolter ?
    Une bonne personne. Cet homme avait assisté à l'échange qu'il avait eu avec les policiers. Pourtant, son visage ne lui était en rien familier. Il sondait sa mémoire, en vain. Il se souvenait d'une femme et de deux hommes aux visages brouillés. Il en avait amené un à mourir, volontairement. Le second, peut-être ? Ou un troisième homme, en retrait.

    Le second agent demeurait toujours silencieux et V posa son regard sur lui, se doutant qu'il allait intervenir. Il semblait songeur, mais brisa rapidement le silence qui s'était abattu sur la salle après les derniers mots de l'autre agent. Encore une fois, l'argument de la dernière chance de s'expliquer fut souligné. Pourquoi s'intéressaient-ils tellement au fond ? Ça ne changerait rien à son sort. Il n'avait rien à leur expliquer. Si des gens n'avaient pas le réel désir d'entendre, comment pouvaient-ils écouter ? Ce n'était qu'une question de jugement. Il était pour eux un terroriste, non pas un professeur. Or, il voulait apprendre aux gens. Mais il en était venu à effrayer. C'était pourtant le seul moyen de se faire entendre, et ces deux-là n'était en aucun cas le public qu'il désirait. Encore moins les hommes tapis derrière ces vitres teintées qui épiaient l'entretien de leurs yeux fourbes et pleins de manigances. Il allait néanmoins répondre à l'homme en chemise. Celui-ci avait un certain charisme, et ses paroles avaient plus de poids que son coéquipier. Ils blessaient l'ego, flirtaient avec l'orgueil du prisonnier, pour l'amener à se dévoiler. V était orgueilleux, et la captivité l'avait rendu maussade, en vérité. Garder le silence si longtemps pour un être bavard... Se faire violence pour rester calme, s'abandonner à son sort. Et maintenant subir ceci. On le qualifiait presque d'idiot.


    Il tourna d'abord la tête vers le premier qui avait ouvert sa bouche odieuse. Il prit une grande inspiration. Il était temps de dissiper cette brume qui empiétait sur son cœur. La haine en serait le baume.

    - Vous. Une vidéo sans queue ni tête dites-vous ? N'avez-vous pas, ne serait-ce qu'une once d'humanité en votre âme ? Êtes-vous aveugle ? Sourd ? Êtes-vous seulement humain...

    Puis, il posa de nouveau son regard sur celui qui était assis.


    - Je ne suis pas incompris, cher ami. Vous ne me comprenez pas, là est la nuance. Vous avez posé la bonne question : pourquoi ? Mais c'est moi qui devrait vous la poser. Pourquoi cherchez-vous à comprendre ce qui est explicite, soldat ?

    Vendetta désigna du doigt le dossier qui trônait sur la table.

    - Vous avez un dossier entier consacré à mon humble personne. C'est flatteur, je l'avoue. Vous avez aussi certainement la copie de la vidéo que j'ai diffusé, ou l'original que vous avez récupéré à la NFE. Vous avez une base de données immense, je suppose. Vous avez une base mobile. Des agents capable de frapper n'importe où. Vous avez des experts, des soldats, des scientifiques. Vous êtes tout-puissant. Vous êtes l'élite.

    Il marqua un temps de pause, fixant l'agent qui semblait impassible aux paroles du prisonnier, mais sa posture, légèrement courbée, et ses gestes laissaient entendre qu'il allait poursuivre sa petite tirade.

    - Mais vous êtes stupides. Non... Vous n'êtes pas de ces êtres stupides dénués de raison, oh non... Votre raison est implacable. Elle est froide, dénuée d'humanité, de sentiments. Vous êtes stupidement aveugles.

    Et il se tut. Il devait se calmer, rien ne servait de se lancer dans un discours agressif, voir blessant. Ces deux hommes ne lui avaient rien fait pour l'instant, du moins concrètement. Mais la haine qui couvait en son être nécessitait parfois des excès de rage. Il ne devait cependant pas trop s'y adonner, la colère pouvait faire de nombreux faux pas, et dévoiler ses cartes étaient une mauvaise chose. C'est pourquoi il retomba dans le silence le plus complet.

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MessageSujet: Re: Arracher la Vérité [Grifter,Vendetta,Russell]   Mar 30 Oct 2012 - 1:55

L'intervention de Grifter ne sembla pas porter ses fruits, et après quelques instants à attendre une quelconque manifestation du prisonnier, il reprit une position plus en retrait. Il n'était vraiment pas fait pour les interrogatoires après tout : incapable d'amener les détenus à se livrer. Il attendit donc la suite, et c'est Russel qui reprit les commandes en s'adressant à l'homme masqué.

L'agent Blake était bien plus subtil dans sa démarche, même si ses intentions étaient claires, ces mots étaient bien mieux choisis que ceux utilisés par Grifter quelques instants avant. Il plaçait leur homme au même niveau que d'autres terroristes dénués de moral et de réflexion. Malgré cela, l'homme au masque, bien qu'il semblait avoir tourné son attention vers Russel, ne disait pas un mot. Il resta un moment dans son mutisme avant de finalement se tourner vers Grifter.

- Vous. Une vidéo sans queue ni tête dites-vous ? N'avez-vous pas, ne serait-ce qu'une once d'humanité en votre âme ? Êtes-vous aveugle ? Sourd ? Êtes-vous seulement humain...


Daniel haussa les sourcils, un peu étonné par la soudaine véhémence du prisonnier à son égard. Il aurait presque pu croire qu'il avait considéré comme une insulte les mots qu''il avait employé pour désigner la vidéo qu'il avait fait diffusé. Certainement jugé pour son détachement au contenu, Grifter se demandait si c'était vraiment pour cela que l'homme avait tué un policier. Il aurait aussi bien fait d'utiliser internet, il aurait peut être eu moins de spectateurs, mais au moins il n'aurait pas été associé aux notions de meurtre et de prise d'otage.

Il poursuivit néanmoins, cette fois en s'adressant plus à Russel que Daniel, visiblement il tenait ce dernier en plus haute estime que le tireur. Puisqu'il n'usa plus de mot blessant. Cela dit, au fur et à mesure qu'il poursuivait, son discours perdait en cohérence aux yeux de Grifter. Il ne savait exactement ce que croyait ce révolutionnaire, mais il ne faisait aucun doute qu'il se faisait une fausse idée à propos du Shield. Il semblait assimiler l'organisation à une force oppressante, presque une dictature, dont les agents seraient les soldats endoctrinés.
Daniel se tourna vers Russel, incapable de savoir comment réagir devant une telle personne. Il avait à faire à quelqu'un qui vivait dans un monde décalé du leur, lutant contre des régimes totalitaires inexistants. Bien qu'il faille avouer que les gouvernements n'étaient pas exempts de bavures, allant bien plus loin que les tâches pour lesquelles le peuple les avaient élu, mais de là à parler "d'élite toute puissante" pour désigner les agents du Shield, cela semblait fou.

- On pourrait croire que vous nous pensez à la tête du monde... déclara finalement Grifter qui avait encore du mal à comprendre comment cet homme avait pu en arriver à de telles conclusions.
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MessageSujet: Re: Arracher la Vérité [Grifter,Vendetta,Russell]   Ven 9 Nov 2012 - 16:24

Plutôt homme de terrain, Russell n'était pas spécialement à son aise lorsqu'il s'agissait de travail psychologique. Pour lui, il était plus simple de parler comme s'il s'agissait d'une banale discussion, chaque partie révélant ses questions et ses attentes, sa façon de voir les choses et les conséquences que cela impliquait. A quoi bon dissimuler la vérité après tout ? L'homme assis en face de lui ne cherchait-il justement pas à faire passer un message ? Quel serait l'intérêt de simplement diffuser une vidéo s'il n'y avait pas de but derrière ? Russell avait visionné la vidéo à plusieurs reprises et avait bien compris le message qu'elle envoyait. Mais n'y avait-il que ça ? Il avait pris beaucoup de risques pour ça, pour qu'elle soit diffusée à la télévision plutôt que sur une plateforme comme internet. Il s'était ainsi fait connaitre comme étant une sorte de terroriste, prenant des otages et tuant même, sans véritable raison. Croyait-il encore que son message, quel qu’il soit, serait entendu par la population ? L'anglais ne doutait pas de la réponse. Il avait perdu toute crédibilité au moment même où il avait tué un homme.

Russell n'avait pas envie de s'éterniser sur cette discussion pour le moment à sens unique. Il voulait des réponses et il allait les obtenir d'une façon ou d'une autre. Plutôt que de tourner autour du pot, il posa une question directe, preuve qu'il ne cherchait pas à embrouiller son interlocuteur. Ce dernier ne sembla pourtant pas vouloir s'ouvrir plus que ça, agaçant légèrement l'agent Grifter à cause de sa réponse sarcastique. Celui-ci se joignit d'ailleurs à la conversation, posant une question d'autant plus directe mais aux mots mal choisis. Tout ce qu'il allait faire, c'était braquer leur "invité" et le fermer plutôt que de le pousser à s'ouvrir. Il fallait jouer sur l'intelligence de ce terroriste, le flatter sans toutefois l'encourager dans sa démarche. Oui il était futé, son acte isolé en était la preuve, il avait réussi seul à s'infiltrer dans ce grand studio de télévision et avait presque réussi à faire ce qu'il voulait. Il n'était pas un simple terroriste qui voulait simplement tout détruire par pur désir de chaos, il y avait autre chose qui l'animait et c'était justement ça que l'agent Volt voulait découvrir.

Laissant son collègue s'exprimer, Russell attendit qu'il ait terminé avant de s'exprimer à son tour, jouant sur les mots et la situation pour titiller l'intérêt du prisonnier. En appuyant là où ça faisait mal, en remettant en cause ses actes tout en faisant part d'une certaine estime pour lui, Russell espérait qu'il s'ouvrirait un minimum. Il n'y avait pas de mensonge, il était sincère dans ce qu'il disait même s'il cherchait à le pousser à parler. Si au départ le ton qu'employait le prisonnier était cassant envers Grifter, c'est un tout autre ton qu'il employa avec Russell par la suite. Visiblement, il n'appréciait pas la façon dont Grifter avait réagi à ses paroles et le lui faisait remarquer à sa façon. Russell préféra ne pas s'interposer même si cela le démangeait. Après tout, ces mots ne lui étaient pas destinés.

Cependant, le prisonnier se tourna finalement vers l'anglais qui n'avait pas bougé de sa chaise, se contentant simplement de tourner la tête vers son collègue au moment où celui-ci avait pris la parole. Puisque le terroriste avait à son tour prit la parole, c'est tout naturellement que l'attention de l'agent s'était reportée sur ce dernier, l'écoutant avec attention. Son ton était plus posé mais la façon dont il s'adressait à lui montrait clairement qu'il supposait qu'il n'était pas capable de penser par lui-même, qu'il était manipulé par de plus hautes strates et qu'il n'était qu'un simple soldat qui faisait ce qu'on lui demandait. D'un certain côté il n'avait pas tort mais Russell n'estimait pas être qu'un simple pion. Il faisait un travail en lequel il croyait et il avait sa propre façon de voir les choses. Et ça, il ne comptait pas le cacher. Si cela pouvait être utile pour faire avancer la discussion, autant en profiter.

La tirade de l'homme masqué tirait à sa fin mais il désigna aussitôt le dossier posé sur la table, empêchant alors Russell de prendre la parole puisqu'il n'avait visiblement pas terminé. Si eux étaient bien renseignés -c'était leur métier après tout-, lui aussi savait apparemment pas mal de choses. Plus que la grande majorité de la population en tout cas. Cela ressemblait à un passage de brosse à reluire mais l'anglais supposait bien que son but final n'était pas là. A quoi bon les complimenter de la sorte ? Cela n'avait pas l'air d'être le genre du personnage, plutôt cassant dans sa façon d'être bien qu'il arrondissait les angles par quelques flatteries. Puis il se tût, laissant place à un petit silence que Russell ne combla pas. Il attendait que l'homme ait entièrement terminé sa petite démonstration orale. Maintenant qu'il parlait enfin, pas question de le couper dans son élan. Ce n'était pas ce que Russell voulait entendre mais c'était déjà mieux que rien. Un grand pas en avant.

Une fois certain que l'homme avait terminé son petit discours, Russell hocha légèrement la tête puis poussa le dossier vers celui qu'il concernait, l'invitant à le lire s'il le désirait. C'était un dossier bien sûr confidentiel mais c'était une manœuvre pour lui montrer qu'ils n'avaient rien à cacher et qu'il pouvait bien lire ses propres données. Un homme tel que ce qu'il semblait être ne devait pas vouloir s'attarder sur ce genre de choses, probablement persuadé que ce qui était écrit n'était qu'un tissu de mensonges. Cependant, Russell supposait également que sa curiosité le pousserait à tout de même y jeter un œil, pour confirmer ou non ce qu'il pensait. Le prisonnier était un homme réfléchi, un homme intelligent et il ne se baserait pas que sur de simples suppositions, il avait lui aussi besoin de preuves. Là dessus, Russell et lui se ressemblaient. Enfin, après un petit temps, ce fut à son tour de prendre la parole
.

"Vous avez raison sur un point. Je n'irais pas jusqu'à dire "notre" raison car je ne parle pas pour mes collègues, mais "ma" raison est froide et dépourvue de sentiments. Ordre et sentiments n'ont jamais vraiment fait bon ménage et les mêler à toujours été une preuve de problèmes et de favoritisme. Car oui, si l'on est pas neutre, on est forcément pour l'un des deux côtés. Car inutile de le nier, il y a toujours plusieurs côtés, vous ne croyez pas ? Se voiler la face et penser que nous pouvons avoir un monde unifié, c'est une erreur. Il y aura toujours des dissidents. Cela ne veut pas dire que nous n'écoutons pas les deux partis. Les uns comme les autres, tout le monde a des torts, personne n'est tout blanc ou tout noir. Et vous même ? A quel côté appartenez vous au juste ? A moins que vous ne vous situiez entre les deux ?" demanda t-il en attrapant le paquet de cigarettes qui dépassait de son pantalon, le montrant alors au prisonnier "Je peux ?"

Le but n'était pas de mettre l'homme dans de mauvaises dispositions. Il lui proposa même une cigarette à son tour, lui tendant le paquet s'il désirait se servir avant de faire de même en direction de Grifter. Russell était calme, parlant comme s'il s'adressait à une connaissance, débattant avec lui sur un vaste sujet. Car oui le sujet était on ne peut plus vaste. Mais le sujet était loin d'être clos pour le moment.

"Vous dites que tout ceci est explicite, mais laissez moi vous contredire. Votre vidéo est explicite, je vous l'accorde. Pour l'avoir vue et revue, je ne peux que comprendre le message qu'elle véhicule. Mais qu'espérez-vous en la diffusant ainsi ? Créer un chaos déjà existant dans le cœur de chacun ? Créer une sorte de révolution ? A quelle fin exactement ? Je ne suis pas certain que les gens aient besoin de davantage de chaos dans leurs vies. Nous sommes justement là pour veiller sur la population, quelle que soit la menace, même si elle provient d'eux. Vous-même êtes devenu une menace après votre petit "attentat" raté. Vous avez du potentiel, des idées... Mais vous vous y êtes mal pris. Votre démarche partait peut-être d'un bon sentiment mais maintenant c'est trop tard. A moins... que vous ne coopériez avec nous. Tout cela n'aura peut-être alors pas été vain. Qu'en dites-vous ?"
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MessageSujet: Re: Arracher la Vérité [Grifter,Vendetta,Russell]   Dim 11 Nov 2012 - 16:16

    V tourna doucement la tête vers l'agent debout, qui avait une nouvelle fois pris la parole. Il le fixa un instant avant de lui répondre d'un ton amusé :

    - A la tête du monde ? Non, voyons... C'est l'argent, qui dirige le monde. Cela fait des lobbys commerciaux et industriels des organisations bien plus puissantes que la votre, hélas...

    Le geste du second agent le surprit énormément. Il poussa doucement le dossier vers V qui posa le regard sur celui-ci. Il ne comprenait pas la démarche de l'homme qui voulait certainement lui montrer qu'ils étaient honnêtes et ne lui cacheraient rien. Lire le portrait qu'ils avaient dressés de lui ne pouvait être que bénéfique pour lui. Après tout, qu'avait-il à y perdre ? Il posa sa main sur le dossier et le tira doucement vers lui, le tournant dans son sens, tout en écoutant d'une oreille les paroles de l'agent.


    Il ouvrit le dossier et commença à le feuilleter lentement, avec une curiosité non dissimulée. La première page était consacrée à son identité. Ils n'avaient écris ni prénom, ni nom. Ni son patronyme. Seulement une description physique approximative, faisant état d'un homme vêtu de noir plutôt grand, portant un chapeau et un masque de Guy Fawkes. Aucune photo. La page suivante était un regroupement de clichés de lui, et il fut surpris de voir qu'ils en avaient une dizaine. Lui qui se pensait aussi discret qu'une ombre... Il s'était surestimé, ou avait sous-estimé les agents du SHIELD. La plupart des clichés étaient tirés d'enregistrement vidéos de la banque qu'il avait braqué, ou encore des caméras de surveillances de la NFE.

    Il y avait une feuille entière consacrée aux crimes qu'on pouvait lui reprocher. Vols à main armés, braquage, homicide volontaire et la liste était encore longue. V ne put s'empêcher de pousser un léger sifflement en découvrant toutes les charges qui seraient retenues contre lui s'il passait un jour devant un tribunal. Le reste des pages était dédié à de vulgaires hypothèses sur une possible folie du "sujet" comme ils l'appelaient, ou encore des profils psychologiques érigés par les plus grands psychanalystes et psychologues du SHIELD, certains avoisinant la vérité, d'autres totalement à la masse. Il était rassurant de voir qu'ils n'étaient pas aussi omnipotents qu'il n'y paraissait.

    Vendetta hocha la tête négativement quand l'homme en face de lui lui tendit une cigarette.


    - Non merci. Quel est votre nom ?
    lui demanda-t-il doucement, avant de se tourner vers le second homme. Et vous ?

    Cela serait plus facile d'accrocher un nom à ces visages. Pour leur parler, premièrement, et pour ne jamais les oublier. Il referma délicatement son dossier.

    - Vous avez raison. Tout n'est pas noir et blanc. Un monde unifié est une vision totalement utopiste. Mais nous pouvons montrer aux gens qu'un monde meilleur est possible. Un monde juste. Mais juste pour qui ? Cette notion est relative, j'en ai conscience. Pour les multinationales qui tirent les ficelles de l'économie de marchés actuelle, ce qui est juste est de faire le maximum de profits possible pour augmenter les dividendes de leurs actionnaires. Quelque soient les moyens. Ce qui est juste pour les politiques qui nous dirigent, c'est de s'engraisser sur le dos de leurs électeurs et donner l'image qu'ils veulent sauver leurs nations. Le peuple est souverain, soldat. Il l'a juste oublié. Je suis ici pour le lui rappeler, et pour qu'ils reprennent ses droits... Par la raison... Ou par la force... finit-il, presque dans un murmure tant le ton de sa voix s'était fait faible à la fin de sa phrase.

    Il demeura silencieux, écoutant ce que l'homme avait a dire, avant de sourire doucement derrière son masque. Coopérer ? Avec le SHIELD ? Dans quel but ? Qu'espéraient-ils, honnêtement ? Que l'anarchiste révolutionnaire allait devenir leur pantin ? Ou qu'il allait déballer son sac ? Il l'avait déjà fait en partie, de toute façon, impossible de le retenir quand on le lançait sur un sujet tel que celui-ci. Il avait essayé, mais il n'avait pas tenu plus d'une demi-heure.

    - Veiller sur la population ? Il est temps d'être lucide... Veiller sur eux signifie-t-il les maintenir dans l'ignorance ? Il faudrait plutôt les élever dans la connaissance, pour qu'ils veillent sur eux-même...

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MessageSujet: Re: Arracher la Vérité [Grifter,Vendetta,Russell]   Lun 19 Nov 2012 - 1:06

Russel avait quelque chose de particulier dans sa manière d'appréhender les interrogatoires, quelque chose que Grifter n'avait pas eu souvent l'occasion d'observer dans des situations pourtant similaires. L'agent Blake ne se montrait ni agressif ni dédaigneux , bien au contraire, il parlait au prisonnier avec respect, bien qu'il utilisait également cela pour tenter de le pousser dans son orgueil, il ne le prenait pas de haut. Daniel n'était pas particulièrement mauvais avec les prisonniers lui aussi, mais il avait tout de même tendance à vite être agacé par ces derniers. Il n'aimait pas avoir à batailler pour obtenir des réponses, et les quelques fois où il avait tenté d'obtenir des aveux, il avait finalement laissé la main à d'autres personnes, exaspéré.

Le « terroriste » répondit à Grifter sur un ton plus neutre que le pouvoir était entre les mains des lobbys économiques, et l'agent ne pouvait que lui donner raison sur ce point. Cependant, combien de temps avant que les mutants ne deviennent une ressource à part entière ? Il avait déjà du intervenir pour arrêter les activités de criminels ou d'industriels peu scrupuleux ayant connaissance de l'existence des mutants, et ils n'avaient pas hésité une seconde à se servir de ces derniers sans se soucier de leur santé ou des sévices qu'ils leur faisaient subir.

Russel fit glisser le dossier du prisonnier vers l’intéressé, l'invitant à prendre connaissance des éléments qui y étaient consignés ce que ce dernier ne tarda pas à faire. Alors qu'il lisait, l'agent Blake reprit la conversation, proposant au milieu une cigarette aux deux autres personnes dans la salle. Si l'on retirait le décor et la présence d'autres yeux à travers la vitre sans teint et la caméra, il aurait été difficile d'imaginer qu'il s'agissait d'un interrogatoire. La conversation commençait à s'engager bien plus vers un échange d'opinions et d'idéologies. Une chose que Grifter prenait rarement le temps de faire. Daniel refusa la cigarette, comme le détenu, et il finit par prendre place sur la dernière chaise.

Le prisonnier leur demanda leur nom. Ne voyant aucune raison de le cacher, Grifter répondit :

- Daniel Cole.

L'agent Blake clôtura son discours en invitant le prisonnier à travailler avec eux, plutôt que de chercher à les combattre. Grifter se demandait si Russel lui-même croyait en la possibilité d'une réponse positive, car son avis à lui était assez clair, il était impossible que ce révolutionnaire s'allie avec le Shield pour quoique se soit. Ce fut au tour du détenu de présenter sa propre vision. Et, pour lui, on aurait pu croire que révéler la vérité sur l'existence des mutants à la population du monde allait de soit. Pourtant la question avait souvent été débattue par les représentants siégeant à l'ONU, et cela s'était toujours soldé par une majorité écrasante d'avis contre. Il était certain que la plupart d'entre eux avaient simplement peur, mais pour Daniel, c'était à juste raison.

- C'est un sujet récurrent, mais ce n'est pas nous qui décidons si la vérité doit être révélée à tous ou non. Nous pourrions agir à notre échelle, mais qu'est-ce que cela apporterait ? Ça se voit que vous êtes un humaniste, mais contrairement à vous, j'ai de profondes réserves face à la nature humaine. Avec le peu de gens qui savent pour les mutants, nous avons déjà de quoi faire travailler toutes l'agence, je n'imagine pas ce que cette situation pourrait engendrer à l'échelle mondiale.

Grifter avait un avis radicalement opposé à celui de Vendetta sur ce point. Pour lui, faire confiance à l'être humain était une grave erreur, et il parlait d'expérience. De là à arrêter de croire en lui, peut être allait-il trop loin, mais il restait persuadé que l'annonce officielle de l'existence des mutants ne serait pas suivie par une période de réjouissance, mais plutôt par les prémices de l'apocalypse.
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MessageSujet: Re: Arracher la Vérité [Grifter,Vendetta,Russell]   Lun 19 Nov 2012 - 18:15

Russell n'aimait pas particulièrement les interrogatoires car cela sous entendait qu'il fallait parler. Et l'homme n'était de loin pas un grand bavard, préférant des moments de solitude dès qu'il en avait l'occasion. Seulement puisque c'était dans le cadre de son travail, il pouvait bien faire un effort et mettre de côté ses envies personnelles. Si au départ le prisonnier ne parlait pas ou n'avait dit que quelques mots pour prouver qu'il n'avait rien à leur dire, ce fut rapidement l'inverse qui se produisit. Sans doute blessé ou interpelé par les arguments de Russell, il s'était finalement laissé aller à la discussion, plutôt vivement au départ mais toujours avec un certain calme malgré tout. Oui, une des raisons pour laquelle l'agent Volt appréciait plus ou moins l'interrogatoire actuel était que le prisonnier n'avait rien d'un abruti assoiffé de puissance comme ils en avaient déjà beaucoup mis hors d'état de nuire. Celui-ci avait des convictions, des idées et il avait fait en sorte de les exposer au pays. Seulement voilà, il s'y était vraiment mal pris. La preuve était qu'il se trouvait dans les locaux du SHIELD, assis du mauvais côté de la barrière.

Malgré ce statut peu enviable de terroriste, il leur révélait plus ou moins sa façon de penser sans toutefois se dévoiler entièrement, conservant une part de mystère. Il ne tenait pas des propos délirants, exposant son point de vue sans détour, ne manquant pas de les égratigner au passage. En guise de bonne foi, Russell tendit alors le dossier concernant le prisonnier vers lui. Il avait ainsi le loisir de le consulter s'il le désirait. Et Russell savait qu'il le ferait, même juste par simple curiosité. C'était trop tentant que de pouvoir connaitre ce qu'une organisation pouvait avoir comme information sur lui. Ce geste ne serait sans doute pas très bien perçu par ses supérieurs mais il s'en fichait. Ce qu'ils voulaient, c'était qu'il parle, non ? Alors tous les moyens étaient bons. De plus, quel problème pouvait-il y avoir à ce qu'il consulte son propre dossier ? Il était le mieux placé pour savoir ce qui était juste ou non.

Profitant de ce petit moment de pause, Russell sortit un paquet de cigarettes, en proposant aux deux hommes dans la même pièce que lui qui refusèrent tour à tour. Il sortit donc une unique cigarette du paquet qu'il replaça dans sa poche avant d'en sortir un briquet. Plaçant la cigarette entre ses lèvres, il prit le temps de l'allumer avant de ranger ensuite le briquet et de tirer doucement sur ce lent poison qu'il consommait depuis longtemps. Russell écoutait le prisonnier et l'agent Grifter discuter, ce dernier prenant enfin place sur une chaise plutôt que de rester debout. Était-ce le signe qu'il se joignait plus volontiers à la discussion ? En tout cas, l'homme masqué leur demanda leur nom
.

"Russell Blake. Et à qui avons nous l'honneur ?"

Le dossier mentionnait bien un nom mais cela pouvait très bien être un faux ou une information mal renseignée. La seule personne capable de leur fournir son identité réelle était bien l'homme lui-même. La question pouvait sembler idiote mais ce n'était qu'un simple signe de respect, Russell étant désireux de savoir à qui il parlait et pas juste à des idéaux derrière un masque. Il supposait à l'avance ce que l'homme allait répondre mais il voulait voir s'il serait sincère ou s'il se cacherait encore derrière ses idées.

Le prisonnier continuait d'expliquer son point de vue, rapidement imité par Daniel même si c'était l'inverse qu'il prônait. Deux écoles différentes, deux hommes pourtant à première vue respectables. Sauf que l'un avait du sang sur les mains et s'était comporté comme un trouble-fête. Il perdait donc des points mais cela ne donnait pas moins de valeur à ses propos. Russell était d'accord avec l'agent Grifter même si le prisonnier n'avait pas tort sur toute la ligne. Oui, le monde était pourri, la société était dirigée par l'argent et les aprioris, tout le monde devait rentrer dans le moule dessiné par ceux qui avaient l'argent... Et donc le pouvoir. Russell le savait très bien, il n'était pas né de la dernière pluie. C'était pour cette raison qu'il avait rejoins le SHIELD et non une autre agence. Alors oui il faisait partie du SHIELD mais Nick Fury avait sa façon bien à lui de gérer les choses. Leur but était après tout de protéger la population... même si pour cela il fallait les protéger d'eux-même. Ils étaient incapables de se gérer seuls, c'était couru d'avance
.

"C'est vrai. L'argent et donc l'égoïsme et le pouvoir, dirigent le monde. Les décisions viennent toujours des plus puissants même si le peuple croit vainement avoir droit à la parole. Ça a toujours été comme ça et ça le restera. Pourquoi ? Parce que si ce système n'était pas en place, ce serait le chaos. N'allez pas croire que je suis pour ces charognards véreux, je les déteste sûrement autant que vous. Mais il faut reconnaitre que le peuple n'a pas ce qu'il faut pour se diriger lui-même. Il est rarement unifié, il y aura toujours des dissidents, quel que soit le problème. Comme le dit l'agent Cole, ce n'est pas nous qui décidons ce genre de choses. Et puis, sincèrement, vous mettez un peu trop d'espoir sur ce peuple que vous voulez tant protéger. Notre devoir, notre mission, c'est avant tout de protéger la population, humaine comme mutante, sans distinction. Mais voyons les choses en face. Ils seront incapables de veiller sur eux-même si la nouvelle venait à s'apprendre. Imaginez donc comment ils réagiraient s'ils savaient que des êtres puissants, dotés de pouvoirs incroyables se trouvaient parmi eux ? Qu'ils seraient capables de tout détruire s'ils le voulaient ? Alors oui, ils existent, nous existons, on ne peut le nier. Mais tout dévoiler ainsi ne rendra service à personne."


Russell prit une petite pause. Visiblement, le prisonnier n'avait pas compris où il voulait en venir lorsqu'il parlait de coopérer avec eux. Il ne l'invitait pas à les rejoindre ou à travailler pour eux, non. Il souhaitait juste briser les barrières qui les empêchaient de converser normalement. Cela dit, cette première étape venait d'être franchie. Chacun y allait de son opinion, donnant plus des allures de débat que d'interrogatoire à la discussion. Mais n'était-ce pas mieux ainsi ? Plutôt que de jouer camp contre camp, le mieux était de mêler les opinions pour ensuite en démêler la vérité.

"Qu'espériez-vous avec cette vidéo ? Convaincre les gens qu'il est temps de se réveiller ?"
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MessageSujet: Re: Arracher la Vérité [Grifter,Vendetta,Russell]   Mer 28 Nov 2012 - 22:14

    - Enchanté, Daniel Cole. Enchanté, Russell Blake, lança-t-il d'un ton neutre.

    Il fut légèrement déconcerté par la question de l'agent Blake. Ils ne connaissaient donc pas son nom. La balle était dans son camp. Il pouvait décider de passer au-dessus de ce détail, minime pour beaucoup de personne, mais tellement significatif dans cette position où Vendetta semblait en faiblesse. S'il dévoilait son nom, ils ne tarderaient pas à avoir un dossier très complet sur lui, en effet, le nom de Christopher Valentine était répertorié dans la base de données du projet Arme-X, auquel il avait servi de cobaye à ses prémices, ignorant encore réellement ce qu'on avait alors voulu faire de lui à l'époque. Dans ce genre de situation, rien ne valait un demi-mensonge, ou une demi-vérité, dans ce cas-ci.

    - Appelez-moi Christopher.

    Il écouta en silence les avis divergents des deux agents du SHIELD, se contentant de les fixer pendant qu'ils parlaient, ne montrant aucun signe de désapprobation ou d’approbation. L'agent Cole avait visiblement peur de l'être humain et de sa nature qui s'était parfois montrée destructrice. C'était peut-être à juste titre, mais c'était des facteurs contrôlables qui avaient perverti l'humanité. L'orgueil. Le vice. L'argent, encore et toujours, le pouvoir.

    Ils semblaient toujours revenir sur le même point : les mutants. Vendetta hocha la tête négativement en poussant un léger soupire d'agacement, jetant au passage un coup d’œil à la vitre teintée derrière les deux agents, se rappelant qu'on l'observait, et qu'on l'enregistrait certainement.

    - Il n'est pas toujours question des mutants. L'humanité n'est peut-être pas prête, tant pis. Elle devra bien le savoir un jour ou l'autre. Quand la moitié de la population aura mutée je ne pense pas que vous serez en mesure d'étouffer ce genre d'affaires. Je ne me prétend pas assez intelligent pour trouver une solution au problème des mutations que la race humaine connaît. C'est un problème à régler dans un avenir proche, à anticiper et à accompagner dans son évolution. Ce n'est pas l'embrigadement des mutants qui améliorera leur acceptation dans le futur. Vous n'attisez que la haine. Ce n'est pas sur les mutants que je veux agir. Aucun intérêt. Cependant vous semblez peu confiant envers votre propre espèce, Daniel Cole. Oui, je suis un humaniste, mais je n'en demeure pas moins réaliste. Je sais que l'homme est violent. C'est même la violence que je cherche en lui. Une violence légitime et tournée vers d'autres que le peuple lui-même. Une violence vengeresse, qui les pousserait à reprendre leur dû. Mais l'homme n'est pas que violence. Il est amour, compassion, fraternité... Ne vous laissez pas assombrir par une seule facette de cet immense tableau qu'est l'humanité.


    Il se tourna ensuite vers Russell qui lui optait pour un discours tout à fait différent. Il ne voulait pas remettre en cause l'ordre des choses. C'était compréhensible, la peur de l'inconnu était humaine. Quel système si nous devions changer celui-ci ?


    - Il faut des gens pour diriger. L'humain a été façonné - car il n'est pas né ainsi... - pour être guidé. La société actuelle est bien trop ancrée dans notre vie. Il ne faut pas tout jeter... Il faut nettoyer... Adapter. Nous voulons plus de social, des gouvernements plus responsables... L'économie de profit maximal n'est plus viable, ni vivable. Les classes moyennes sont écrasées petit à petit, sacrifiées sur l'autel du capitalisme... Il serait bien long et fastidieux de faire un débat sur l'avenir de l'économie mondiale, de l'écologie ou de tout ce qu'il y a à changer dans ce monde... Et je ne pense pas que votre intérêt réside en cela. Le mien pas en tout cas. Je ne veux pas convaincre les gens qu'ils doivent se réveiller. Je veux les en persuader. Notez la nuance. Beaucoup partagent mon avis ou des avis se rapprochant du mien. Nous nous devons de fédérer des mouvements révolutionnaires. Nous nous devons d'agir. Ce n'est pas vous qui mettrez des bâtons dans les roues de la vendetta.

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MessageSujet: Re: Arracher la Vérité [Grifter,Vendetta,Russell]   Dim 6 Jan 2013 - 20:23

L'interrogatoire était devenu une discussion, un débat d'idées, un échange. Sans le contexte qu'offrait le lieu de la scène, et les antécédents ayant conduit à cette dernière, il aurait été difficile d'imaginer qu'il s'agissait en réalité d'un interrogatoire. Dans d'autres agences, il aurait été impensable pour deux de ces membres d'agir comme le faisaient Russel et Grifter en ce moment. Feindre la sympathie avec un suspect pour le mener à avouer ou se trahir, oui, mais parler politique et exposer leurs opinions, certainement pas, d'autant que celles ci ne semblaient pas très en accord avec la plupart des gouvernements en place, les deux agents n'hésitant pas à évoquer sans ambages leur défection par rapport à ces derniers.
Le peu de personne connaissant le passé de Daniel savaient que cela n'était qu'une continuité de ses anciens actes. Le jeune homme ayant quitté l'armée des États-Unis, parce qu'il n'était plus en phase avec leurs agissements, et incapable de supporter les opinions trop tranchés de certains autres soldats, voir de ses anciens supérieurs.

Ici, par contre, les membres du Shield laissaient faire, bien conscients des informations qui pouvaient émaner d'une conversation, là où le prisonnier aurait pu se braquer et refuser de se dévoiler, s'il avait été en opposition à ses interlocuteurs. Et ils ne durent pas attendre longtemps avant d'en apprendre un peu plus sur le mutant. Les présentations se soldèrent par celle de l'homme, qui ne donna alors qu'un simple prénom, mais qui allait néanmoins permettre de remplacer un vague "homme au masque".

Daniel et Russel avait exposé leur point de vue, concentré sur le problème mutant, comme il était logique de le faire lorsque l'on se trouvait dans les locaux du Shield. Cependant, la dernière question de l'agent Blake allait permettre de mettre en lumière les intérêts autrement plus généralistes du dénommé Christopher.

Finalement, il n'était qu'un révolutionnaire, mutant certes, mais cela ne semblait pas entrer dans sa manière d’appréhender le monde, pas au point d'en devenir une menace pour tous. De plus, il agissait seul et de manière isolée et, même si ses méthodes n'allaient pas forcément dans ce sens, il n'avait pas particulièrement de visée destructrice ou anarchiste. La violence n'était pas une fin pour lui, c'était un moyen d'atteindre un idéal de cohésion social qui lui semblerait plus légitime, et cela devrait passer par le soutien du peuple, s'il devait agir en bandit et en terroriste pour cela, il était simplement prêt à le faire.

Grifter ne savait que répondre. Il l'avait arrêté et emmené ici parce qu'il était mutant, mais désormais il doutait que la place de l'homme soit ici. Évidemment dans une « simple » prison, il se retrouverait rapidement dehors, évadé grâce à ses capacités, mais on ne pouvait nullement le comparé aux mutants assassins ou prônant la suprématie raciale. Il devrait certainement en parler avec Russel et ses supérieurs, ou il ferait part de son avis si jamais la discussion ne devait pas avoir lieu.

- Vous auriez du exprimer vos idées autrement. Je suppose que même de votre point de vue, la mort de ce policier est une erreur, malheureusement, même en vous confiant à un tribunal d'état, vous devriez aller en prison malgré tout vos regrets concernant cet homicide.


Peut être pourrait-il bénéficier de remise de peine, d'avantage et de faveur, selon sa bonne tenue en cellule. Cela dit, Daniel doutait fort que l'homme accepte de moisir plusieurs années enfermés.
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MessageSujet: Re: Arracher la Vérité [Grifter,Vendetta,Russell]   Dim 27 Jan 2013 - 18:08

Le prisonnier leur avait demandé leur nom. Vu le personnage, c'était sans doute plus une histoire de courtoisie et également pour savoir à qui il avait affaire plutôt qu'une tactique visant à se venger d'eux plus tard. Après tout, ils n'avaient fait que leur travail et en principe, il ne risquait pas de s'échapper pour le moment. Mais pourraient-ils le garder ici bien longtemps ? Vu l'homme qu'il était, on ne pouvait pas dire qu'il représentait une réelle menace. Son seul crime avait été de tuer un homme en voulant s'échapper, chose qu'il aurait pu éviter. Au moins, les agents savaient à présent que tuer ne le dérangeait pas le moins du monde. Les idéaux demandaient toujours un sacrifice... mais celui-la n'avait pas été tellement nécessaire. C'était en tout cas l'avis de Russell qui ne savait pas encore trop quoi penser de cet homme qui se présenta finalement en tant que Christopher. Il n'ajouta pas de nom de famille mais cela importait peu à l'anglais. Au moins il avait un nom à mettre sur un visage... ou un masque en l'occurrence.

Fumant tranquillement, Russell écoutait les arguments de chacun. Son avis était déjà tout fait mais il n'était pas contre écouter des avis contraires. Pour lui, les mutants représentaient une certaine menace. C'était comme donner à un enfant une arme de destruction massive... Il allait vouloir s'amuser avec malgré les recommandations de tout le monde. C'était dans la nature humaine d'être destructeur alors pourquoi pas les mutants ? Sauf que eux, ils en avaient la possibilité. Chez les humains, chacun pouvait devenir un monstre du jour au lendemain selon ses actes. Mais les mutants l'étaient de base puisque différents. C'était la dure réalité.

La discussion aurait pu durer encore longtemps puisque chacun campait sur ses positions. Néanmoins, au fil de la discussion, Russell avait pu apprendre ce qu'il était venu chercher pendant cet interrogatoire. Il était inutile de poursuivre plus longtemps, ils n'étaient pas non plus là pour prendre le thé même si la discussion était intéressante. Leurs supérieurs devaient s'impatienter derrière la vitre sans tain et mieux valait ne pas les faire attendre. L'anglais ramassa le dossier et le referma. Il était temps de clore cet entretien.


"Même si je peux comprendre vos actions, cela ne veut pas dire que je les tolère. Et je doute que cela soit différent pour la population. Même si vos idées sont justes, vous restez à présent un homme prêt à tuer pour se faire entendre. Un meurtrier, en somme. C'est ce que les gens retiendront, malheureusement. Si l'affaire était rendue publique, nulle doute que vous ne rendriez pas service aux mutants qui seraient alors catalogués comme criminels. Vos efforts sont louables mais la population est comme un grand enfant, vous devez bien le savoir. Un vent de panique est si vite arrivé..."

Russell souffla un dernier nuage de fumée puis se redressa, quittant sa chaise. Aussi intelligent soit Christopher, il restait un mutant et un criminel à présent. Il n'était pas là pour sympathiser, c'était de toute façon contre les principes de l'agent. Il hésita un instant à lui tendre la main pour le saluer mais finit par se saisir du dossier à la place.

"Inutile de prolonger cet entretien plus longtemps, vous allez pouvoir retourner dans le calme de votre cellule avant d'être conduit ailleurs dans les jours à venir. Je doute que nous nous revoyons d'ici là ou même plus tard... alors j'espère que vous y réfléchirez à deux fois avant de vous lancer à nouveau dans quelque chose d'aussi fou lorsque vous serez sorti de détention. Merci pour la discussion, c'était enrichissant."

Tournant les talons, il jeta un œil à Grifter puis quitta la pièce. Dehors, il attendit que l'autre agent fasse de même, l'observant à travers la vitre. Une fois face à face, Russell s'avança vers lui. Il voulait son avis.

"Qu'en pensez-vous ? Il m'a l'air sincère mais il reste dangereux malgré tout. J'ai peur de voir naitre de nouveaux "justiciers" prônant de mêmes idéaux dans les temps à venir, pas vous ?"

Russell tourna les yeux, observant les hommes qui venaient chercher le prisonnier pour le ramener en cellule. Son séjour ici était compté mais ses jours en prison ne faisaient que commencer. Encore fallait-il qu'il soit jugé... Dieu que la justice pouvait être lente.
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MessageSujet: Re: Arracher la Vérité [Grifter,Vendetta,Russell]   Lun 18 Fév 2013 - 3:27

    Finissant sa phrase, V se lécha promptement ses lèvres, naturellement desséchées. Il aurait bien demander un verre d'eau, mais il doutait de la qualité de ses hôtes et ne préféra même pas demander s'il pouvait espérer se voir servir un thé, maintenant qu'ils avaient bien discuter. Quoi qu'il advienne, ces deux-là devaient mieux cerner qui il était maintenant. Du moins, ce il qu'il avait endossé il y avait maintenant plusieurs années, et qui lui collait à la peau, et qui lui collerait jusqu'à ce que la mort les sépare. Car s'il était mortel, l'on ne pouvait tuer les idées, et celle-ci quitterait son âme pour agripper celle d'un autre, propageant inexorablement la vendetta. Du moins... Il l'espérait de tout son être.

    Il n'était pas le meilleur combattant, bien qu'il se débrouillait. Il était encore moins le meilleur orateur, ou philosophe. Mais il faisait de son mieux. Faire de sa langue une arme aussi acérée que ses couteaux n'était pas aisé, mais il travaillait, et il avait bon espoir.

    Aussi antipathiques étaient ces types, ils avaient raison sur certains points que V devait méditer. La violence résolvait un bon nombre de soucis. Mais elle ne convainquait pas tout le monde. Il était un humaniste qui utilisait des méthodes loin de cet idéal pourtant très beau. Il ne devait donc pas s'offusquer d'avoir une image ternie par la mort qu'il avait semée. Ce n'était pas son intention, certes. Mais comment, alors ? Il était traqué, et désormais, emprisonné...

    - J'irais en prison, Daniel Cole.

    Il laissa sa phrase en suspend, laissant son regard voguer entre les deux agents du SHIELD.

    - Mais pour combien de temps ? souffla-t-il. On n'emprisonne pas un fantôme... L'eau ne reste pas éternellement au creux de nos mains. Sans un bruit... Dans un souffle... Elle suinte... et fuit, finit-il, et se faisant, sa voix se faisait de plus en plus basse, si bien que le dernier mot fut à peine compréhensible, et que tous durent tendre l'oreille, bien que le silence régnant dans la salle les aidait.

    Russell quant à lui était visiblement convaincu que l'entretien arrivait à son terme. Vendetta se redressa donc, retirant ses coudes de la table en voyant le fumeur refermer son dossier et rassembler les documents. Il ne tarda pas à lui inculquer une petite morale tout en se levant. Avant de claquer des talons, il le remercia néanmoins pour la discussion. Le doute s'insinuerait-il chez l'homme ?


    - J'aurais aimé que cette discussion se fasse dans d'autres circonstances, rétorqua Christopher, à visage découvert... dit-il en souriant lui-même de son ironie.

    Quand ils quittèrent la salle, Vendetta leur jeta un dernier regard, et, avant que la porte ne se referme, s'écria :

    - A bientôt !

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MessageSujet: Re: Arracher la Vérité [Grifter,Vendetta,Russell]   Dim 17 Mar 2013 - 17:05

L'interrogatoire allait bientôt se terminer, malgré son manque de pratique dans le domaine, Daniel pouvait aisément le prévoir. Ils avaient pu poser leurs questions et même, sans que cela ne soit prévu, opposer leurs points de vue sur la situation mutante, et du monde en général. Il n'y avait plus grand intérêt à prolonger l'entretien désormais.

Cependant, avant qu'ils n'y mettent officiellement un terme, le prisonnier s'adressa de nouveau à eux, et plus particulièrement à Grifter. Il reconnut dans un premier temps qu'il se rendrait effectivement en prison, ce qui était un fait entendu, mais reprit après un moment de flottement avec des propos qui ne plurent guère à l'agent. Il laissait très clairement sous entendre que tôt ou tard il finirait par s'échapper, qu'il était impossible de le retenir éternellement, comme il déclarait plus tôt que ses idées ne pouvaient être durablement circonscrites. Il aurait du s'y attendre, surtout après l’aperçu qu'il avait pu avoir du personnage avec les mots qu'ils avaient échangés, mais venant d'un mutant, ce genre de déclaration possédait toujours un impact particulier.

C'est après ces paroles que Russel décida de mettre fin à l'interrogatoire, toujours courtois mais marquant nettement la différence de statut qu'il possédait dans cette situation. L'agent quitta la pièce, laissant ainsi Grifter seul avec le prisonnier. Il se leva à son tour, pour suivre son collègue et ajouta.

-Peut-être que vous pourrez faire passer vos idées depuis la prison. Tant que vous n'évoquez pas les mutants, nous ne devrions pas vous freiner.

Ce fut tout ce qu'il ajouta, même s'il doutait que l'homme suivrait ses conseils, la liberté étant une valeur fondamentale de son discours, il ferait tout pour récupérer la sienne. Daniel s’apprêtait à refermer la porte derrière lui lorsqu'un « A bientôt. » lui parvint, une seconde avant qu'il ne termine son geste. Il venait d'avoir la confirmation que l'homme au masque n'était pas décidé à tomber dans l'oubli.

Une fois la porte refermée, Russel vint tout de suite s'adresser à l'agent. Désirant l'avis de Grifter, il lui demandait ce qu'il pensait du prisonnier, et des explications qu'ils leur avaient donné.

-Ça montre à quel point la mutation peut être un danger. Je ne sais pas ce qu'il a vécu pour avoir le corps ravagé comme ça, mais sans son pouvoir, il aurait obligatoirement agi d'une autre façon pour faire passé ses idées. Même avec une forme de discipline et un idéal, il a eu les yeux plus gros que le ventre en s'attaquant seul à un tel complexe.

Il se tourna à son tour, observant le manège qui commençait à se mettre en place.

-Si même ceux avec des ambitions pouvant être définis comme nobles partent à la dérive, ça ne va pas s'arranger. A mon avis, vous avez raison, ça va se multiplier, et pas seulement pour les justiciers, ils vont rencontrer de plus en plus d'anti-mutants.

Grifter ne savait pas quand le prisonnier serait transféré, car le Shield ne gardait jamais très longtemps un prisonnier sur le vaisseau. Autant pour conserver de la place que pour éviter qu'un ennemi ne puisse en percer les mystères. Étant donné son acte, il allait certainement être confié au gouvernement des Etats-Unis.
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