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 Ne pas forcer l'hospitalité... Sauf dans certains cas (Terminé)

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Scum
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MessageSujet: Ne pas forcer l'hospitalité... Sauf dans certains cas (Terminé)   Jeu 19 Avr 2012 - 21:33

Déambulant dans les galeries souterraines crasseuses, un invité sur l'épaule, un repas sous le coude, Scum se dirigeait tranquillement vers le domaine des Morlocks, traversant un tunnel si sombre qu'il était bien heureux que ses yeux soient capables de percer l'obscurité. Susurrant le thème des Tortues Ninja pour s'occuper l'esprit, il déboucha assez vite dans l'Allée et son réseau de bunkers souterrains.

Une fois devant la grande porte blindée, il posa les desserts à terre, ne voulant pas balancer Alexïs à terre comme un simple paquet, et se saisit d'un morceau de tuyau qui traînait pour en marteler l'épaisse surface métallique. Il ne fallait pas croire que frapper à la porte en attendant que la Taupe veuille bien se montrer était la seule façon d'entrer chez les Morlocks, simplement elle était la plus adaptée à la venue d'invités auxquels Callisto ne souhaitait pas forcément que l'on montre les entrées dissimulées, comme les labyrinthes de tuyauterie humide et malodorante ou les quelques trappes et monte-charge qui remontaient directement à la surface dans des endroits abandonnés de la ville...

Lorsque après un moment d'attente -que Scum mit à profit pour reprendre la nourriture- le portail se forma sur la surface blindée, le mutant reptilien ne se fit pas prier pour passer au travers, ressentant une fois encore cette sensation typique, froide et piquante qui lui parcourait le corps au moment d'aller outre les lois de la physique.

En passant de l'autre côté, il put voir la Taupe le regarder, puis regarder ce qu'il ramenait.

"_Eh bien... Je vois que tu nous a encore traumatisé un gamin, dit-il avec un petit air rieur. C'est un mutant, au moins ?
_Oui, fit Scum, légèrement soucieux, en avançant vers un des quelques matelas défoncés qui reposaient dans la pièce crasseuse. C'est le frère jumeau d'une amie... Tu sais, cette fille de l'Institut.
_Je vois, bizarre qu'il ait réagi comme... Enfin comme...commença la Taupe, embarrassé de dire à son confrère à écailles qu'Alexïs avait eu une réaction tout à fait normale. Le mutant reptilien eut d'ailleurs un petit sifflement agacé, pour lui signifier qu'il pouvait arrêter de chercher ses mots, qu'il avait saisi l'idée.
_Il n'a pas réagi comme tout le monde... On discutait tranquillement et puis pouf ! Voilà qu'il me claque entre les doigts ! expliqua Scum en déposant l'adolescent sur le matelas miteux. Tu peux m'apporter de l'eau ?
_A condition que tu partages un bout de ces friandises que tu as avec toi, répondit la Taupe, aimablement. Je sens d'ici la bonne odeur de glaçage." ajouta-t-il en papillonnant des doigts, gourmand.

Scum sourit à son compère avant que celui-ci ne se détourne pour aller trouver une des quelques sources d'eau potable du coin. Il tourna ensuite son attention vers le frère de Verity, sur le visage duquel il se pencha.

"Eyh petit, tu m'entends ?"




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Alexïs N. Davidoff

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MessageSujet: Re: Ne pas forcer l'hospitalité... Sauf dans certains cas (Terminé)   Ven 20 Avr 2012 - 2:18

“If everyone cared and nobody cried
If everyone loved and nobody lied
If everyone shared and swallowed their pride
We'd see the day when nobody died”

Alexïs reprenait peu à peu conscience. Cela avait commencé par son odorat, puis son ouïe et finalement sa vue. La mémoire lui revenait peu à peu, il réalisait qu’il était transporté par le dénommé Scum, qui n’avait pas eu la bonté de le laisser sur le pavé glacé de la ruelle sombre… En fait, il avait fait ce qu’il fallait lors de ce genre de situation, malgré que l’adolescent ait préféré rester à la surface. Les bras ballants, le jeune homme tenta de redresser la tête afin d’éviter que le sang ne descende trop rapidement au cerveau, ce qui était très mauvais. Visiblement, Scum n’avait pas suivi de cours en matière de secourisme. Bien qu’il ne voulait signifier au mutant qu’il était réveillé et bien conscient, l’adolescent se redressa en s’appuyant doucement sur la peau dure et quelque peu visqueuse de son porteur. Quelques instants plus tard, il reprenait sa position initiale, trop fatigué pour se soutenir dans de telles conditions. Il sentit Scum se pencher une première fois, puis l’entendit cogner contre une paroi avec un objet de métal, ce qu’il n’apprécia pas spécialement. Puis, le mutant se pencha de nouveau avant d’avancer. Un cours instant, Alexïs sentit un drôle de frisson le parcourir, une sensation désagréable, trop étrange à ses yeux.

Une faible lumière éclairait les lieux. Alexïs distinguait une troisième personne dans la salle encombrée de déchets. S’il y avait bien une chose qui lui sautait aux yeux, c’était l’insalubrité de l’endroit. Comment pouvait-on vivre dans de pareilles conditions ? Le jeune homme tentait de voir cette personne qui les accueillait et discutait avec Scum, sans se faire remarquer. Lors de ce cours dialogue, Alexïs constata certaines choses : Premièrement, Scum semblait être reconnu pour traumatiser les gens, ce qui ne l’étonnait pas du tout, en fait. Deuxièmement : Scum considérait sa sœur jumelle comme une amie, ce qui étonnait grandement Alexïs qui savait très bien que cette chère Erïka n’était pas douée pour les relations sociales. Il se demanda quel genre de relation amicale ils pouvaient bien entretenir. Troisièmement : Apparemment qu’Alexïs n’était pas normal. Pourtant, s’évanouir alors qu’une bête… enfin… un humain à l’apparence bestiale le kidnappait, c’était bien une réaction normale, non ?

Scum jeta son fardeau sur un matelas, mou, dont l’un des ressorts se posa contre le dos du jeune homme. Il ne fallut que de brève secondes à Alexïs pour se redresser, ne pouvant imaginer toutes les bactéries et bestioles pouvant se trouver dans le tissu. Pas question de poser la tête sur ce truc ! Alors qu’il était assis, l’adolescent eut la chance, l’espace de quelques secondes, de voir le visage du mystérieux interlocuteur. Il était… poilu, c’était le cas de le dire. Il comprenait, au vu de son apparence, pourquoi il se cachait dans les égouts. Il ressemblait à un mammifère, mais il ne pourrait dire lequel. Une marmotte? Une taupe ? Quelque chose de ce genre. Au moins, il ne s’agissait pas d’un second reptile bipède. D’ailleurs, parlant de reptile, Scum se pencha vers le jeune homme.


-"Eyh petit, tu m'entends ?"

-« Heu… Oui, oui… très bien, même… » Fit Alexïs avec hésitation, s’étonnant tout de même du fait qu’il réponde calmement. La surprise était passée, il était temps. « Puis-je savoir où nous nous trouvons actuellement ? »

L’adolescent se leva lentement, très lentement afin de ne pas brusquer Scum. Il ne tenait pas à rester assis sur ce matelas absolument dégoutant. Pourtant, il avait déjà passé des jours et des jours dans les forêts, ce n’était pas plus propre qu’ici. Enfin, l’odeur était déjà plus supportable.
Quoi qu’il en soit, Alexïs était coincé dans cet endroit en compagnie de Scum et d’autres mutants qu’il ne connaissait pas. Comment sortir d’ici ? Il aimerait bien le savoir. Pour l’instant, il n’avait d’autre choix que de faire bonne figure et se montrer respectueux, comme s’il était en visite chez un quelconque humain. D'ailleurs, maintenant qu'il s'était calmé, Alexïs avait deux mots à dire à Scum.


-« Pardonnez-moi d'avoir ainsi réagi face à vous. Je ne souhaitais guère vous blesser. J'avoue avoir été surpris par votre apparence, ma foi, peu commune. J'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur pour ce comportement inacceptable. » Dit-il timidement, pratiquement dans un murmure.
.
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Scum
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MessageSujet: Re: Ne pas forcer l'hospitalité... Sauf dans certains cas (Terminé)   Ven 20 Avr 2012 - 4:47

Dès qu'il le posa sur le matelas, Scum put noter qu'Alexïs avait repris conscience et cela le rassura. Il voulut tout de même être certain que son attention était bien ici, avec eux, d'où sa question très banale. Lorsque l'adolescent lui répondit par l'affirmative, l'écailleux hocha la tête d'un air entendu.

"_A la bonne heure, dit-il. Je pensais pas que tu nous reviendrais avant une heure ou deux."

«_Puis-je savoir où nous nous trouvons actuellement ? demanda le jeune homme en se redressant, curieux.
_Héhé, bienvenue dans l'Allée petit. Sans doute le meilleur endroit pour les mutants dans notre genre, déclara-t-il en écartant les bras, la voix pleine d'ironie. On peut t'accorder l'hospitalité le temps qu'il faut, et le temps que tu veux."

*C'est à dire à peu près trente secondes, si je commence à comprendre le fonctionnement de ce petit* pensa le mutant reptilien.

Et puisqu'il était question d'hospitalité, la Taupe revenait un bol d'eau, peut-être pas fraîche, mais propre au premier abord. Aussi propre que la laissait le récipient non lavé...
Poliment, le mutant passe-muraille tendit le bol au jeune homme.

"_C'est ici que vivent la plupart des mutants rejetés par les gens de la surface... Loin des regards, et loin de la colère des humains..." expliqua-t-il tristement.

Scum hocha la tête, comme pour approuver ces dires. Portant son attention sur le garçon, il le trouva distrait, pensif, et se demanda bien ce qui lui passait par la tête.

-« Pardonnez-moi d'avoir ainsi réagi face à vous. Je ne souhaitais guère vous blesser. J'avoue avoir été surpris par votre apparence, ma foi, peu commune. J'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur pour ce comportement inacceptable. »

Ces quelques paroles laissèrent Scum pensif à son tour. Il aurait pu rétorquer très vite que ce n'était rien, qu'il avait l'habitude. Mais le jeune homme s'était exprimé d'une telle façon que l'écailleux dut y réfléchir à deux fois avant d'être sûr d'avoir saisi.

Scum n'avait pas de problème avec les tournures de phrases complexes, Scum était lui-même un peu littéraire et Scum avouait volontiers qu'il dévorait la plupart des livres qui lui tombaient sous la main. Mais Scum savait que ce genre de phrase haut-perchée trouvait rarement sa place en dehors des ouvrages... Ni même dans le courant du 3eme millénaire.

C'est ainsi qu'avec son confrère poilu, les deux Morlocks se trouvèrent à tirer une tête de six pieds de long. Puis après un moment durant lequel on entendit une mouche voler, la Taupe toussota et déclara :

"Hmm... Bon, je vais aller chercher un... Dictionnaire. 'Peut toujours être utile."
glissa-t-il avant de filer.

L'écailleux regarda son compère filer avant de retourner son attention vers Alexïs.

"Ouais. Donc, commença-t-il en se raclant la gorge. T'en fais pas pour ça, c'est l'histoire de ma vie. Disons juste que tu as tenu plus longtemps que la plupart des humains... Mais comparé à ta sœur, désolé de te dire que tu es très haut sur l'échelle de l'émotivité." annonça-t-il en hochant la tête, comme pour appuyer ses propos.

"Par ailleurs... De quel siècle tu viens pour nous sortir de telles expressions ?
demanda-t-il en venant appuyer une fois de plus sur le front du garçon. Est-ce que tu as rendu visite à la Reine d'Angleterre ou...?"

Le questionnement de Scum pouvait paraître très farfelu, mais il prenait du sens sous sa boîte crânienne alors que s'y dessiner plus précisément une idée des pouvoirs d'Alexïs. Voyage temporel ? Téléportation à longue distance ? Le raisonnement n'eut malheureusement pas le temps de s'envoler très loin, interrompu par un cri à proximité.

"Où est le Guérisseur ?!"

La voix qui avait crié cela appartenait à une mutante dont l'apparence se situait à mi-chemin entre la femme et la tigresse, et pour peu que Scum pouvait en juger, le mélange rendait plutôt bien : élégant, gracieux et mortel.
Spoiler:
 

La femme féline avait passé autour de ses épaules le bras d'un vieil homme à la barbe fournie et grisonnante, affublé d'un béret d'ouvrier. Il tenait dans sa main une simple flûte, mais semblait s'y accrocher comme si sa vie en dépendait.

Spoiler:
 

Grimaçant de douleur, on pouvait distinctement voir que sa jambe droite était dans un sale état. Le jean était déchiqueté et la jambe lacérée comme si elle était passée entre des mâchoires aux crocs aiguisés et avides de chair. Du côté droit, il était soutenu par un autre homme, au crâne dégarni et aux sourcils broussailleux qui l'encourageait à avancer et à garder la tête haute, qu'importe la douleur.

Spoiler:
 

"Oh misère..." lâcha Scum en voyant la scène. Se sentant presque paniquer, il bondit à la rencontre des Morlocks pour obtenir un état de la situation :

"_Qu'est-ce qui est arrivé ?! s'écria-t-il, en s'agitant sans trop savoir quoi faire.
_Il a perdu le contrôle d'un de ses crocodiles. La bestiole a voulu le bouffer, gronda la femme-féline aussi rapidement qu'elle le pouvait. Ne reste pas planté là ! Amène nous le Guérisseur !
_Le Guérisseur a déjà donné tout ce qu'il avait pour soigner les gamins de Ent, tu te rappelles ? rétorqua l'écailleux. On ne peut pas le pousser à l'épuisement...
_C'est ça ou le Fifre perds une jambe ! rugit la femme. Tu sais qu'on a pas tous une résistance hors du commun, si sa plaie s'infecte...
_Je sais ! cria Scum. Laisse moi juste le temps de réfléchir !"

Cependant, il n'eut pas à s'esquinter les neurones, car une jeune héros venait de se démarquer et s'était élancé à la rencontre du blessé...


Dernière édition par Scum le Dim 22 Avr 2012 - 14:28, édité 1 fois
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Alexïs N. Davidoff

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MessageSujet: Re: Ne pas forcer l'hospitalité... Sauf dans certains cas (Terminé)   Sam 21 Avr 2012 - 1:54

Alexïs avait bien de la chance d’avoir un système immunitaire à toute épreuve. Il ne tombait jamais malade. Malgré tout, il ne prenait pas de risque, comme en ce moment même. Bien qu’il pourrait vivre dans cet endroit crasseux sans tomber malade, il préférait y passer le moins de temps possible. Scum semblait ravi de constater qu’il s’était réveillé bien rapidement, plus vite qu’il ne l’espérait, même. C’était l’une des caractéristiques du jeune homme : il ne perdait jamais connaissance bien longtemps. D’ailleurs, lorsqu’il était gamin, Erïka tombait malade bien plus souvent que lui. En fait, il ne se souvient pas de la dernière fois où il ne se sentait pas très bien, ne serait-ce qu’à cause d’un petit rhume.

L’Allée. Voilà le nom de cet endroit bien mal entretenu. Certes, ce n’était pas un cinq étoiles, mais il s’agissait d’un endroit où pouvaient vivre en toute sécurité les gens comme Scum. Celui-ci lui expliqua tristement la dure réalité de la vie, cette réalité touchant plus de mutants que le jeune homme pouvait le croire. Après tout, ne se croyait-il pas seul au monde, quelques mois plus tôt, avant de découvrir que sa propre sœur était elle-même une mutante ? Il n’imaginait même pas que des semblables soient obligés de se cacher de la société à cause de leur apparence. C’était bien gentil de la part de Scum de lui offrir l’hospitalité. Cependant, Alexïs possédait son appartement et comptait bien y rester. Avec de la chance, il pourra même y retourner avant l’aurore.

L’homme qu’Alexïs avait aperçu un peu plus tôt s’avança vers lui et lui remit un bol d’eau quelques peu douteux. Par politesse, le jeune homme prit une brève gorgée du breuvage. Décidément, il leur fallait quelque chose pour faire la vaisselle, ici. L’idée de leur refiler son surplus de vaisselle lui vint en tête, mais il la chassa aussitôt. Il se contenta de s’excuser pour le comportement inadéquat et blessant qu’il avait eu envers Scum. Après tout, ce dernier n’avait certainement pas choisi volontairement son apparence actuelle. Si Scum se contenta d’expliquer que ce n’était pas grand-chose, qu’il avait l’habitude, le second homme parla d’aller chercher un dictionnaire. Certes, Alexïs avait un vocabulaire bien… particulier pour son âge. Les gens qu’il côtoyait habituellement avaient fini par s’y faire, mais cela surprenait toujours les inconnus. D’ailleurs le lézard lui demanda d’où venait cette façon de parler.
Comparativement à sa sœur, qui avait un langage peu soigné en usant de bien mauvais mots, le jeune homme restait poli en tout temps. Ce n’était pas leur seule différence, comme le nota Scum, leurs caractères divergeaient énormément. L’un était doux, timide, poli. L’autre était agressive, froide et sans remords.


-"Par ailleurs... De quel siècle tu viens pour nous sortir de telles expressions ? Est-ce que tu as rendu visite à la Reine d'Angleterre ou...?"

-« J’ai adopté cette façon de m’exprimer lors de mes nombreuses et laborieuses journées de travail où je me dois d’être un véritable gentleman afin de servir mes clients. Cela est une simple habitude dont je ne peux me défaire, à présent. J’espère tout de même être suffisamment compréhensible afin d’éviter tout quiproquo. »

La discussion fut interrompue par une femme lançant un appel à l’aide, à proximité. Celle-ci demanda à voir le guérisseur en urgence. Alexïs ne savait qui il était, mais ne posa aucune question. Il observa l’apparence des trois individus qui s’avançaient dans la pièce avant de poser son regard sur un homme à la barbe grisonnante. Aussitôt, l’adolescent nota la blessure de ce dernier, à la jambe. Alors que la discussion se portait sur l’origine de la blessure et la disponibilité du médecin des lieux, le jeune homme posa son bol au sol et se porta au secours du blessé, s’approchant rapidement de lui.

-« Je suis en mesure de le soigner. Posez-le sur le matelas, je vous prie. » Fit-il rapidement, tentant de conserver son calme alors que l’homme se faisait assoir sur le vieux matelas. « Possédez-vous une trousse de soin… ? » Demanda-t-il avait de réaliser que ce n’était peut-être pas le genre de chose disponibles dans les égouts. Il n’avait pas le temps de monter à la surface afin de récupérer la trousse de secours présente dans sa voiture, ne sachant pas où se situait cette dernière.

Alexïs posa ses mains au-dessus de la plaie. Pourquoi n’avait-il pas de gant lorsqu’il en avait besoin ? Il ne pouvait pas toucher une plaine ainsi ! Pourtant, il n’avait pas le choix. Tout d’abord, s’il faisait stopper l’hémorragie, cela serait bien. Mais qu’avait-il pour cela ? Rien. Il devait se concentrer afin de guérir cette plaie en souhaitant qu’il n’y ait aucune complication par la suite. Fermant les yeux, les mains au-dessus de la plaie, Alexïs mit toute sa concentration afin de faire agir son pouvoir. Une lumière bleutée enveloppa ses mains, dégageant une douce chaleur qui se propageait au niveau de la blessure, la cicatrisant peu à peu. Lorsque le jeune homme rouvrit les yeux, il réalisa qu’il avait réussi à refermer complètement la plaie, signe que cette dernière n’était pas si profonde que ce qu’il pensait.


-« Vous sentez-vous mieux, monsieur ? » Demanda-t-il à son patient.
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MessageSujet: Re: Ne pas forcer l'hospitalité... Sauf dans certains cas (Terminé)   Dim 22 Avr 2012 - 15:12

Scum, qui avait maintenant la certitude qu'Alexïs était un garçon émotif et fragile fut bien étonné de le voir s'élancer ainsi à la rescousse d'un blessé. Il n'aurait pas imaginé qu'il était capable de supporter la vue du sang, alors être en mesure de soigner ce genre de plaie...
Pourtant, c'est bien ce qu'il fit. Se dressant devant les Morlocks, il leur demanda poliment de poser le blessé sur le matelas, indiquant qu'il était en mesure de le prendre en charge. Mais tout aimable qu'il fut, cet impératif déclencha la méfiance de Thornn, la femme-félin qui montra les crocs. L'autre mutant, Monte, ne laissait entrevoir qu'un froncement de sourcil et un air circonspect. Le Fifre, le blessé, était bien trop occupé à subir sa douleur pour se méfier de qui pourrait y mettre fin...

Scum hocha la tête, se voulant rassurant :

"On peut lui faire confiance. Déposez-le vite !" s'écria-t-il en filant vers le matelas pour l'approcher au plus près du blessé.

Thornn et Monte déposèrent le mutant écorché, alors que l'adolescent se plaçait à son côté. Soucieux, il demanda :

« Possédez-vous une trousse de soin… ? »

Scum secoua la tête, navré. Ils en avaient eu une auparavant, mais les instruments avaient fini brisés, les fournitures vite épuisées, et ils avaient toujours plus ou moins compté sur les pouvoirs du Guérisseur pour les aider. Maintenant qu'il y pensait, l'écailleux se dit qu'il leur en faudrait une nouvelle assez vite.

La situation força le jeune homme a faire une démonstration de son pouvoir, ne laissant plus d'occasion au mutant reptilien de le deviner. Sous les yeux des Morlocks, les mains pâles de l'adolescent se nimbèrent d'une douce lumière bleue, qui se répandit sur la plaie, la refermant doucement.

"Ça alors, c'est la même mutation que le Guérisseur." pensa Scum qui cherchait déjà des raisons logiques à cette coïncidence.

Bien vite, il ne resta plus rien de la blessure et le Fifre put souffler, ou plutôt haleter et essuyer les sueurs froides de son front. Une fois remis pleinement, Alexïs lui demanda :

« _Vous sentez-vous mieux, monsieur ?
_ Oui, petit, merci bien. J'aurais pas aimé que c'te maudite plaie aille s'infecter..."

Comme pour appuyer sa gratitude, il sourit à l'adolescent et les autres Morlocks se détendirent. Thornn poussa un petit soupir soulagé, et Monte qui avait observé la scène bras croisés, hocha doucement la tête.

"_On t'en doit une sur ce coup-là, déclara Scum.
_Oui, renchérit la femme-félin, reconnaissante. A partir de maintenant, si tu as besoin de quoique ce soit, n'hésite pas à demander notre aide.
_En fait, intervint Monte. C'est nous qui aurions bien besoin de son coup de main.
_Tsssk, siffla l'écailleux. Ne dis pas de bêtise, nous avons déjà un Guérisseur. Et ce petit a sans doute déjà une vie à la surface.
_Je ne remets pas en doute les pouvoirs du Guérisseur, mais il se fait vieux, faible... On ne peut pas lui en demander plus qu'il ne peut en donner, même s'il serait prêt à le faire."

Scum se renfrogna, l'air grave. Il était vrai que le Guérisseur avait d'extraordinaires pouvoirs de guérison. Mais comme le disait le mutant aux forts sourcils, il vieillissait, usait ses forces à permettre aux autres de retrouver les leurs. Eut-il fallu qu'il meure pour sauver une vie, il l'aurait fait sans hésiter et trop souvent ses confrères avaient du le stopper avant que cela n'arrive... Tous les Morlocks savaient au fond qu'un jour l'abnégation du vieil homme le tuerait, et qu'ils le pleureraient longtemps.

Le mutant reptilien gronda, avant de déclarer :

"_On en parlera à Callisto...
_On devrait en parler au petit d'abord, vous ne pensez pas ?" intervint Thornn, en adressant un sourire félin à Alexïs, guettant sa réaction.

Scum hocha la tête, et Monte eut un grognement approbateur. Aussitôt, toute l'attention se tourna sur le jeune guérisseur.


Dernière édition par Scum le Jeu 3 Mai 2012 - 14:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ne pas forcer l'hospitalité... Sauf dans certains cas (Terminé)   Jeu 26 Avr 2012 - 6:31

Lorsqu’il était question d’urgence médicale, Alexïs était en alerte, prêt à agir. S’il y avait bien une chose pour laquelle il pouvait tout tenter, c’était prendre soin des personnes en détresse. Dans ce cas-ci, un homme avait été mené dans la pièce où il se trouvait avec Scum. Aussitôt, ce dernier s’était porté à la rescousse du blessé, demandant à ce qu’il soit posé sur un vieux matelas miteux. S’il avait remarqué que les deux mutants transportant l’homme étaient réticents à le laisser entre les mains d’un inconnu, Scum leur assura qu’ils pouvaient lui faire confiance. Ce fut ainsi qu’Alexïs fut en mesure de s’occuper de son blessé, refermant doucement sa plaie grâce à la chaude lumière bleutée émanant de ses mains. Soulagé que son pouvoir ait fait effet, le jeune homme laissa échapper un bref soupir de soulagement avant d’offrir un sourire réconfortant à son patient. Cet homme avait eu bien de la chance de tomber sur lui à un tel moment. Si ce fameux Guérisseur n’avait pu s’occuper de lui, que ce serait-il produit ? La plaie se serait assurément infectée et sans trousse de soin afin de désinfecter et bander cela, l’amputation serait probablement devenue nécessaire.

Le vieil homme remercia Alexïs alors que ce dernier se levait afin d’observer les autres mutants. À tour de rôle, ils prirent la parole afin de le remercier pour ce qu’il avait fait. Ses joues s’empourprèrent légèrement et il passa une main dans sa chevelure blonde, murmurant faiblement qu’il n’avait pas à mériter tant de bons mots. Il avait agi par instinct, rien de plus. Malgré tout, il était bien heureux de voir les visages détendus des autres mutants. L’adolescent avait passé outre leurs apparences bien peu communes, ne les dévisageant plus, mais évitant tout de même d’observer un peu trop longtemps la femme-féline. Elle était jolie, il fallait bien l’avouer, mais il serait bien malpoli que de la dévisager ou de fixer toute partie de son corps outre son visage.

Le futur médecin ouvrit la bouche pour parler, mais le petit groupe de mutants était plongé dans une discussion au sujet du Guérisseur. Cela lui permit d’en apprendre davantage sur ce qu’il était et sa situation actuelle. Ainsi, il se faisait vieux et ne pourra probablement pas agir adéquatement si l’un d’entre eux subissait de graves blessures. Malheureusement pour ces mutants, Alexïs ne pouvait être d’un plus grand secours, son pouvoir étant limité. Sa capacité de guérison ne représentait rien comparativement à celle du vieil homme, il en était certain. Malgré cela, le groupe de mutants semblait bien intéressé par l’aide que pourrait leur procurer Alexïs. Bien évidemment, ce dernier serait ravi de se porter au secours de personnes ayant besoin de soins, que ce soit grâce à son pouvoir ou bien ses connaissances. Il comprenait qu’il était impossible pour eux, surtout à cause de leur apparence hors du commun, de se rendre dans un hôpital ou même une clinique afin d’obtenir les soins désirés. Sans parler des coûts reliés à cela…

L’attention du groupe se porta entièrement sur le blondinet alors que la femme lui demandait son avis au sujet de la question sur laquelle ils débattaient. Certes, il était partant s’il s’agissait d’aider des semblables mutants. Cependant, il doutait de ses capacités à gérer certains types de blessures. Il n’avait pas entièrement confiance en lui lorsqu’il était question de son pouvoir, ne pouvant réaliser de bien grands exploits. Ce fut après un court moment de réflexion que le jeune homme prit la parole. Il avait pris sa décision.


-« Si vous désirez obtenir mon aide afin de soigner les personnes peuplant votre communauté, je ne peux qu’accepter. En tant que futur médecin, je m’engagerais, dès lors, à partager mes connaissances ainsi qu’à vous faire profiter des fruits du bien peu d’expérience en la matière que je possède actuellement. » Il marqua une pause avant de poursuivre. « Si vous me le permettez, Scum, pourrais-je vous demander qui est cette fameuse Callisto dont vous avez invoqué le nom ? »
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MessageSujet: Re: Ne pas forcer l'hospitalité... Sauf dans certains cas (Terminé)   Ven 4 Mai 2012 - 15:36

Alors que les Morlocks restaient silencieux dans l'attente de la réponse d'Alexïs, Scum entama la distribution des pâtisseries du jeune homme. Chacun eut droit à un petit éclair au chocolat et le Fifre gagna une double ration pour reprendre ses forces. Lorsque le jeune homme prit la parole, il leur fallut redoubler d'attention pour se retrouver dans ses paroles bien plus alambiquées que ce à quoi ils étaient habitués :

-« Si vous désirez obtenir mon aide afin de soigner les personnes peuplant votre communauté, je ne peux qu’accepter. En tant que futur médecin, je m’engagerais, dès lors, à partager mes connaissances ainsi qu’à vous faire profiter des fruits du bien peu d’expérience en la matière que je possède actuellement. »

L'adolescent marqua une pause avant de poursuivre, ce qui laissa le temps aux autres mutants d'assimiler son discours mais aussi de se rendre compte que son éducation lui avait enseigné l'humilité à trop forte dose.

"_Si vous me le permettez, Scum, pourrais-je vous demander qui est cette fameuse Callisto dont vous avez invoqué le nom ?
_Callisto ? C'est notre cheffe, c'est elle qui a réuni la plupart d'entre nous et nous a guidé ici, loin des regards...
_En tant que tel, renchérit Monte, c'est elle qui prendra la décision finale d'accueillir un jeune guérisseur parmi nous. Et c'est elle aussi qui t'expliquera ce que cela implique de nous rejoindre."

Scum hocha la tête gravement. Il était vrai que rejoindre les Morlocks impliquait généralement de sacrifier la vie que l'on pouvait avoir à la surface pour se consacrer à la survie de la communauté. Jusque là, cela avait rarement posé problème puisque beaucoup des mutants des égouts n'avaient pas eu une vie très enviable en ville. Seulement, l'écailleux que cela soit le cas pour Alexïs, qui avait au moins une sœur là-haut.

"_Si tu te sens prêt à mettre ton pouvoir à notre disposition, je suppose que Scum pourra te mener à Callisto dès ce soir. Elle est sans doute en train d'entraîner Marrow, comme d'habitude, déclara Thornn avec un petit sourire narquois.
_Moi ? demanda le mutant reptilien dont la voix trahissait un certain malaise. Pourquoi c'est toujours moi qui doit présenter les nouveaux arrivants ?
_Peut-être parce que c'est toujours toi qui les ramène..." dit Monte d'un air de pince-sans-rire.

Scum lâcha un petit sifflement agacé.
"Elle s'arrange toujours pour me faire participer à ses entraînements dingues avec Marrow..." se plaignit-il.

Ses paroles arrachèrent un petit ricanement à Thornn qui vint passer une de ses griffes le long de la mâchoire reptilienne, approchant son visage félin de celui de l'écailleux :

"Oooh... Le pauvre petit Scummy a peur de se prendre une nouvelle raclée par une fillette ?" lui susurra-t-elle d'une voix faussement plaintive, moqueuse.

Scum détestait lorsqu'elle faisait cela. Ou alors il adorait, il n'avait pas encore réussi à bien décider... Néanmoins, la remarque lui arracha un nouveau sifflement d'agacement.

"Tssssk... C'est bon, inutile de me charrier, dit-il sans quitter du regard les yeux félins de la femme. On ira la voir dès que possible."

Thornn hocha la tête en silence avant de piocher un nouveau dessert et de se lever, déclarant :

"Je vais aller faire un tour pour voir ce que fichent les autres. Monte, tu m'accompagnes ?" demanda-t-elle à l'adresse de son compère au crâne dégarni. Celui-ci, qui était resté debout les bras croisés, eut un petit grondement d'approbation pour toute réponse et les deux Morlocks s'éloignèrent, s'engageant dans les galeries sales qui constituaient l'Allée.

Scum les suivit un instant du regard avant de se tourner vers le Fifre :

"_Tu devrais te reposer encore un peu, je pense...
_Je vais réviser ma musique... dit le joueur de flûte avec un petit hochement de tête. Visiblement il a suffi d'une fausse note quelque part pour que je perde le contrôle..."

L'écailleux haussa les épaules en réponse. Le pouvoir du Fifre consistant à mener les animaux grâce à la mélodie de sa flûte, il était évident que sa maîtrise dépendait beaucoup de ses talents musicaux. Et maintenir un air sans fausse note tout en canalisant son pouvoir à travers la musique créée n'était pas une des tâches les plus faciles à accomplir.

Tandis que le Fifre portait sa flûte à ses lèvres et commençait doucement sa mélodie enchanteresse, Scum porta son attention sur Alexïs :

"Quand tu veux petit."


[Alors oui, bon, j'ai pas inséré de musique de flûte pour la mélodie. Bon, je suis pas aussi doué que Hyppy pour ça x)]
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Alexïs N. Davidoff

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MessageSujet: Re: Ne pas forcer l'hospitalité... Sauf dans certains cas (Terminé)   Jeu 10 Mai 2012 - 1:28

Callisto. Tel était le nom de cette femme dirigeant les mutants habitant les égouts. L’espace d’un instant, Alexïs tenta d’imaginer son apparence physique. Serait-elle un croisement entre une araignée et un être humain ? Ou bien une diablesse ? Une femme complètement défigurée ? À moins qu’elle ne possédait un handicap plus lourd ? Le jeune homme se questionnait énormément, se demandant également quels étaient ses principaux traits de caractère. Il ne doutait pas qu’elle puisse être une femme vaillante, brillante et également très protectrice à l’égard de ceux qui vivaient en cet endroit peu accueillant.
Alexïs était légèrement nerveux à l’idée de la rencontrer, mais il était également curieux. Il comprenait peu à peu qu’il s’embarquait dans une situation peu commune à laquelle il n’avait jamais été confrontée. Et si elle ne l’aimait pas ? Et s’il n’était pas à la hauteur ? Certes, il voulait venir en aide aux mutants des égouts, mais désirait également vivre sa vie à la surface. Était-ce trop demander ? Et s’il devait laisser tomber ses études ou même son travail afin de passer plus de temps dans les souterrains ? Devenant un peu plus nerveux en pensant au pire, le jeune homme ne souhaitait qu’être rassuré. Cependant, il ne pourra l’être qu’après sa rencontre avec la dénommée Callisto.

Perdu dans ses pensées, le jeune homme écouta distraitement la conversation qu’avait Scum avec ses amis. Il tentait de peser rapidement le pour et le contre de chaque situation dans chacun des cas pouvant se produire selon la décision qu’il prendrait. Il ajusta son veston et passa une main dans sa chevelure blonde, poussant un léger soupir rapidement enterré par les voix des mutants. Tout ce qu’il avait cru comprendre était que Callisto se battait. Pour quelle raison ? Il n’en savait rien. Tout ce dont il pouvait être certain était qu’il la rencontrerait cette nuit. Lui qui espérait pouvoir rentrer rapidement chez lui… il passera probablement une nuit blanche. S’il se sentira légèrement fatigué, il ne ressentira pas davantage le manque de sommeil. Il fallait bien des côtés pratiques à un super système immunitaire et une bonne résistance physique, non ?

La femme féline ainsi que le mutant fluorescent s’éloignèrent afin de retrouver leurs semblables, laissant Alexïs en compagnie de Scum et de l’homme qu’il avait sauvé. Ce dernier semblait se porter beaucoup mieux. Il était assez en forme pour jouer de la flûte. Bien rapidement, Alexïs fut séduit par la douce mélodie provenant de l’instrument. Il ferma les yeux un bref instant, laissant apparaitre des nombreuses images invoquées par les notes dans son esprit. Puis, il entendit la voix de Scum. Trop concentré sur le son de la flûte, il ne comprit pas ce que le mutant lui avait dit.


-« Heu… Quoi ? Ah heu… Oui… » Fit-il, sortant soudainement de ses esprits.

Il suivit Scum, sans un mot de plus. Il observait attentivement chacun des endroits par lesquels il passait, surtout les moins éclairés. Il ne savait pas du tout où est-ce qu’il se rendait, mais pouvait bien faire confiance au sens de l’orientation de Scum. Lorsqu’il arriva finalement à destination, il tenta de repérer la fameuse Callisto du regard. Puis, son regard se posa sur une femme assez grande, aux jolies formes. Elle dégageait quelque chose d’inquiétant, d’imposant. Il ne pouvait la regarder dans les yeux sans finalement baisser le regard. Ses mains se mirent à trembler, légèrement, alors que de petites gouttes de sueurs firent leur apparition sur sa peau blanchâtre. Elle ne lui inspirait pas confiance, semblant sévère et sans pitié. Malgré tout, il fit de son mieux afin de ne rien laisser paraitre. Lorsque la femme fut à leur hauteur, il s’efforça de sourire naturellement et de se montrer sympathique. Avec de la chance, ce qu’il percevait d’elle n’était qu’une première impression. Qui sait, peut-être se trouvera-t-elle être une femme douce et fort sympathique ?


-« Bonsoir mademoiselle Callisto. Heumm… C'est... C'est Scum qui m'a mené en ces lieux. Je me présente, je me nomme Alexïs. Je suis honoré de faire votre connaissance. »
.
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MessageSujet: Re: Ne pas forcer l'hospitalité... Sauf dans certains cas (Terminé)   Dim 13 Mai 2012 - 16:00

En se levant, Scum fit un petit signe au Fifre pour signifier qu'il partait mais le musicien resta concentré sur sa mélodie, les yeux clos, et ne répondit pas. Le mutant reptilien quitta alors la salle pour s'enfoncer dans les couloirs crasseux de l'Allée, suivi du jeune blondinet.

"Elle va sans doute chercher à t'intimider au début, ou au moins à t’impressionner... prévint l'écailleux. Ne t'y fie pas, elle veut simplement asseoir son statut de chef. C'est une femme bien dans le fond." ajouta-t-il avec un sourire.

Au bout de quelques minutes, les deux mutants arrivèrent à une porte blindée, verrouillée par une écoutille.

"C'est ici qu'elle a l'habitude de s'entraîner." indiqua Scum en tendant les bras vers l'écoutille. Sa force, supérieure à celle d'un humain normal, ne fut pas de trop pour faire bouger la roue de métal corrodé qui gémit sous les efforts du mutant pour la faire tourner. L'écailleux ne prit d'ailleurs pas la peine de frapper avant d'entrer, le grincement métallique se suffisait à lui-même...

Une fois la porte déverrouillée, le mutant reptilien tira sur l'écoutille, et le panneau blindé s'ouvrit presque sans geindre, dévoilant une salle plongée dans la pénombre, silencieuse.

"Hrm, évidemment..."
dit Scum en roulant des yeux. Levant le bras devant Alexis, il fit signe à ce dernier de ne pas s'avancer et s'engouffra lui-même dans l'obscurité.

Quelques secondes s'écoulèrent avant qu'un cri de combat ne retentisse, suivi de bruits de coups et de lutte, ainsi que diverses plaintes de la part de Scum, telles que "Doucement !" ou "C'est pas drôle !". On entendit finalement un rire féminin et une grande femme à l'allure athlétique sortit de la salle. Ses cheveux noirs emmêlés était le seul signe qu'elle avait pu participer à un combat, car elle ne transpirait pas, pas plus qu'elle ne semblait essoufflée. Borgne, elle posa son son œil valide sur Alexïs, effaçant aussitôt le sourire satisfait sur son visage. Et sans quitter le jeune garçon du regard, elle referma la porte blindée, verrouillant l'écoutille d'une seule main et dans un grincement sinistre, avec autant de facilité que l'on tournerait le volant d'une voiture.

Devant le jeune médecin se tenait Callisto, l'air grave, et le regard brillant d'une menace sourde et d'une volonté sans faille.


[Je vais tâcher d'enchaîner assez vite avec un post de Calli' ^^]
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MessageSujet: Re: Ne pas forcer l'hospitalité... Sauf dans certains cas (Terminé)   Dim 13 Mai 2012 - 17:20

Marrow, plus qu'une fille pour moi, elle est un espoir.

Personne n'est éternel. Les rois s'éteignent et les chefs disparaissent, mais les royaumes et leurs peuples subsistent. C'est pourquoi tout meneur se doit d'avoir un successeur : pour que ceux qui suivent continuent d'être guidés.

Mon espoir de succession, je l'ai placé en Marrow. Elle n'est pas réellement ma fille mais elle est fière, féroce, indomptable. Elle est ma fierté et je veux lui donner les armes pour protéger les nôtres du monde de la surface.
Mais une fille capable de transformer chacun des os de son corps en une lame mortelle n'a sûrement pas besoin d'arme me direz vous. Sachez qu'un pouvoir, peu importe son potentiel n'est rien sans la maîtrise. Et la maîtrise c'est ce à quoi chaque mutant ici bas doit aspirer, une maîtrise totale et sans faille de ses facultés. Celle de Marrow, je veux qu'elle soit parfaite.

Je souris devant l'air impassible qu'elle affiche alors qu'elle extrait de ses côtes un nouvel éventail de lames osseuses. Encore une enfant, et déjà elle supporte la douleur de sa mutation sans broncher. Ma fille bien-aimée.

La notion du temps est très vague dans ces tunnels, et plus encore dans la pénombre totale qui règne ici -petite difficulté supplémentaire à ma chère fille qui, elle, ne voit pas dans le noir- et je ne saurais vraiment dire depuis combien de temps nous nous entraînons. Bien assez longtemps pour voir la sueur perler sur son front en tout cas.

Cette petit est formidable, même aveuglée, elle se bat avec hargne et bien que la plupart de ses attaques ne rencontre que le vide, elle n'accepte pas de rester sur la défensive. L'impatience de la jeunesse sans doute... Un défaut que le temps viendra lisser de lui-même.

Puis, comme une fausse note dans la symphonie de notre combat, je perçois quelqu'un de l'autre côté de la porte, qui pose ses mains sur l'écoutille de la porte et commence à l'ouvrir dans un horrible grincement...
Nous tapissant dans l'ombre que la lumière du couloir ne saura atteindre, moi et Marrow attendons en silence de savoir qui fait son entrée.

Deux silhouettes se découpent dans l’entrebâillement de la porte, celle d'un jeune homme qui m'est inconnu et... Ha... Scum. Un garçon gentil, peut-être parfois trop pour son bien, familier des quiproquo et autres malentendus. Et une fâcheuse tendance à ramener plus de bouches à nourrir lorsqu'il ne trouve pas de repas. Mais il connaît les meilleures pizzerias de la ville, sans aucun doute. Et bien que le combat n'a pas l'air d'être sa tasse de thé, il rechigne rarement à se lancer dans la bagarre. Parfait.

Je jette un œil à Marrow qui me rend un regard entendu. Je souris, satisfaite lorsqu'elle se lance à l'assaut dans un cri. La chasse au lézard commence, et le voilà qui se plaint, bondissant dans tous les sens pour échapper à ma petite protégée...

Silencieusement, je m'éloigne de leur combat et m'éclipse hors de la salle, jaugeant notre nouvel arrivant en fermant la porte, l'air de rien. En un instant, Scum est enfermé à l'intérieur et le petit blondinet qui se tient en face de moi est prêt à l'interrogatoire. Tendant tous mes sens vers lui, je cherche à capter qui il est, ce qu'il ressent, s'il a peur, s'il a faim, s'il est épuisé.

C'est un jeune garçon à l'air candide, qui ne semble pas cacher grand chose derrière cette apparence. Ses vêtements ont été rendus crasseux par son voyage jusqu'ici, et ils subsiste chez lui quelques odeurs qui indiquent qu'il n'a pas l'habitude de ce genre d'environnement qu'est l'Allée. Trop propre, trop bien dans sa peau, si Scum l'a amené c'est qu'il est un mutant, mais il n'a sans doute pas un pouvoir très handicapant...

Sous mon regard, il baisse le sien. La confrontation ne fait pas partie de sa vie, il est conciliant, fragile, soumis. Une chance qu'il soit tombé sur Scum, ce genre de gamin se ferait croquer tout cru par ici. La sueur perle à son front, je peux sentir sa peur, son anxiété, confirmés encore lorsque timidement, il bredouille quelques paroles :

-« Bonsoir mademoiselle Callisto. Heumm… C'est... C'est Scum qui m'a mené en ces lieux. Je me présente, je me nomme Alexïs. Je suis honoré de faire votre connaissance.

Ses formulations désuètes me font penser qu'il cherche à cacher tout son malaise derrière une bonne éducation. Hochant la tête, je prend la parole à mon tour :

_Alexïs... répétai-je en croisant les bras. Tu peux relever la tête. Ta fierté et ta dignité sont des choses que tu te dois de préserver, et de présenter à ceux qui s'adressent à toi."

Je ne vais pas mentir, j'apprécie de voir les autres baisser les yeux sous mon regard. Après tout, je suis la cheffe ici et il est normal qu'ils se soumettent. Mais ce qui est le plus appréciable, c'est de pouvoir leur permettre de relever la tête. Sans compter qu'il est bien plus simple de lire dans les yeux d'une personne ce qu'elle peut tramait alors qu'elle vous parle. Les fenêtres de l'âme comme on dit. Dans les yeux de ce garçon, je ne vois que la sincérité. Et de la peur aussi.

"Ma foi, notre demeure est un bien drôle d'endroit pour un jeune garçon de ton acabit. Peut-on savoir ce qui a pu t'amener à tomber dans les griffes de notre horrible lézard ?" demandai-je avec un petit sourire narquois.

C'est idiot vous me direz, de sourire à ses propres paroles. Cependant il faut avouer que qualifier Scum "d'horrible lézard" n'est pas vraiment crédible lorsqu'on le connaît bien. Même en y mettant le plus de sérieux possible.
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MessageSujet: Re: Ne pas forcer l'hospitalité... Sauf dans certains cas (Terminé)   Jeu 17 Mai 2012 - 18:16

Alexïs suivit Scum à travers les chemins crasseux menant jusqu’à l’endroit où se trouvait cette fameuse Callisto. Bien que le jeune homme ait bien écouté lorsque le mutant lui avait expliqué que la cheffe tenterait de l’intimider afin de démontrer sa force et son caractère de leader en tant que dirigeante du groupe, il avait complétement oublié lorsqu’il arriva face à l’écoutille. Alexïs avait longtemps été un garçon timide, se laissant facilement marcher sur les pieds. C’était légèrement le cas, encore aujourd’hui. Plutôt que d’argumenter et d’en venir aux affrontements physiques ou verbaux, il préférait trouver de nouvelles alternatives afin de se défiler et de ne pas avoir à faire à une personne ou bien un problème. Les personnes de fort caractère lui avait toujours fait peur. Après avoir vécu avec Erïka, il avait fini par avoir l’habitude de se buter à un mur immuable. Callisto était-elle comme elle ? Si c’était le cas, il lui sera plus simple de discuter avec elle sans craindre de la choquer ou de la mettre en colère. Si ce n’était pas le cas, il craignait de se mettre la femme à dos. Il était trop tard pour reculer, Scum ouvrait déjà la porte blindée derrière laquelle s’entrainait Callisto. Il fit signe au jeune homme de l’attendre alors qu’il pénétrait dans la pièce sombre.

Les mains tremblantes, Alexïs tentait de ne pas démontrer le stress s’emparant de lui. Il fourra ses mains dans les poches de son pantalon, sali par la crasse des égouts. En le transportant, Scum avait tâché son habit de travail des divers substances posées sur lui. La première chose que comptait faire l’adolescent en quittant cet endroit était de prendre une douche et de laver ses vêtements. Avec de la chance, l’odeur ne sera pas durement imprégnée dans le tissu.

La voix de Scum parvint soudainement aux oreilles du mutant, brisant alors le silence inquiétant régnant jusqu’à présent. Ce qu’il entendait ne laissait présager rien de bon. Le lézard était-il attaqué ? Par qui ? Alexïs devait-il passer cette porte afin de lui venir en aide ? Et s’il combattait, que pourrait-il faire ? Il ne savait pas se battre et était contre la violence. La voie diplomatique pourrait-elle épargner ce pauvre Scum ? Les tremblements de l’adolescent furent plus visibles et l’idée de fuir à toute jambe lui effleura l’esprit. Cependant, il ne put mettre cette idée à exécution.

Une femme franchit le seuil de la porte, se dressant devant Alexïs qui la détailla brièvement du regard. Elle était grande, elle semblait forte et sans pitié. Elle se dressait, bien droite, devant le jeune homme qui était incapable de la regarder dans les yeux... ou plutôt dans l’œil. Son deuxième œil était dissimulé derrière un bandeau, ce qui lui rappelait un ami de sa sœur arborant le même accessoire. La femme referma la porte, y laissant le pauvre Scum, aux prises avec une personne bien décidée l'affronter. Bien qu'en temps normal, Alexïs se serait inquiété pour Scum, il était plutôt nerveux et apeuré, espérant mentalement que le mutant soit de retour afin de l'aider à faire face à cette femme. Il lui était maintenant inutile de garder ses mains dans ses poches. Ses jambes tremblaient également et laissaient paraitre le stress s'emparant peu à peu de son corps. Son estomac était noué. Il surveillait le moindre geste de celle qui semblait être Callisto. Plus de fatigue, il était parfaitement éveillé, comme un animal aux aguets, prêt à prendre la fuite si besoin était. Son regard fuyait l’œil unique de la mutante. Il avait bien du mal à regarder quelqu'un droit dans les yeux. Il ne pouvait y arriver avec cette femme qui, sans même poser le moindre geste, l'intimidait. Elle dégageait quelque chose de puissant, une aura qui poussait Alexïs à se soumettre afin de rester dans ses bonnes grâces. Il préférait fixer un mur, tout près d'elle, ou bien le sol. Pas son œil. À chaque fois que leurs regards se croisèrent, le mutant sentait ses jambes trembler davantage, menaçant de le laisser tomber à tout moment. Malgré ses craintes, il ose tout de même briser la glace, combattre sa timidité afin de s'adresser à Callisto, relevant légèrement la tête, évitant soigneusement son œil perçant.


-"Alexïs... Tu peux relever la tête. Ta fierté et ta dignité sont des choses que tu te dois de préserver, et de présenter à ceux qui s'adressent à toi."

Que dire, que faire devant cette réponse ? Il n'arrivait pas à prononcer quoi que ce soit, si ce n'était qu'un petit "Pardonnez-moi". Relevant la tête, n'ayant pas d'autre choix, le jeune homme fixa un point sur la porte, tout près du visage de Callisto. Il n'arrivait pas à la regarder dans les yeux, mais il pouvait toujours faire semblant. De la dignité, il en avait. De la fierté... elle était bien cachée. Timide et peu sûr de lui, le blondinet n'avait jamais été le genre de garçon à s'imposer et se faire une place dans ce monde. Il évitait et fuyait les problèmes s'il ne pouvait leur faire face. Il n'affrontait pas l'ennemi, mais se soumettait à lui. Même face à sa propre sœur, il avait rarement osé hausser la voix afin de lui démontrer qu'il était là, qu'il valait quelque chose, qu'il désirait se faire entendre. Dans ce cas-ci, le jeune homme commençait à croire que sa politesse et sa docilité ne l'aideront en rien... Serait-il temps qu'il commence à s'affirmer ?

-"Ma foi, notre demeure est un bien drôle d'endroit pour un jeune garçon de ton acabit. Peut-on savoir ce qui a pu t'amener à tomber dans les griffes de notre horrible lézard ?"

S'il y a bien quelque chose qui est tombé dans les griffes de Scum, ce sont ses clés de voitures... Avant de se retrouver lui-même entrainé par le mutant dans les égouts crasseux de la ville. Si, au départ, Alexïs l'aurait volontiers qualifié "d'horrible lézard", comme le faisait Callisto, il n'était plus de cet avis. Peu à peu, le jeune homme avait aperçu une personnalité bien différente de celle de l'horrible monstre dévoreur de chair humaine. Il le trouvait pratiquement sympathique. Ce n'était qu'une question de point de vue. Le sourire de Callisto en disait long sur ce qu'elle pensait de Scum. Sûrement plaisantait-elle. Il espérait qu'elle plaisantait.

-"Eh bien... Tout a débuté lorsque... en fait... je quittais mon lieu de travail et j'ai malencontreusement fait tomber les clés de mon véhicule dans une bouche d'égout laissée ouverte. Lorsque je suis descendu... il... il y avait Scum... il me confondait avec ma sœur jumelle, qu'il semble bien connaitre. C'est pour cette raison qu'il conclut bien rapidement que je possédait un don, tout comme elle. Enfin... j'ai tenté de fuir. J'avoue avoir crains pour ma vie en faisant face à Scum. J'ai cru que lui laisser les confiseries que je transportais avec moi suffirait à me faire oublier, mais ce ne fut le cas. En tentant de rejoindre mon automobile, j'ai eu le malheur de verrouiller mes portières à distance. Il crut alors que je désirais le suivre. Au final, j'ai perdu connaissance et lorsque je me suis finalement éveillé, j'étais en ces lieux." Il prit une grande inspiration et poursuivit. "Peu de temps après mon arrivée, un homme blessé fut mené à l'endroit où nous nous trouvions. En tant que futur médecin, je ne pouvais le laisser dans cet état sans que la plaie ne s'infecte. Étant donné que je ne possédais ma trousse de soin afin de panser convenablement sa blessure, j'ai usé de mon don afin de le guérir complétement. Suite à cet événement, certaines personnes ont cru bon de procéder à une rencontre entre vous et moi."

Alexïs respira profondément. Sa nervosité ne le quittait toujours pas. Il avait bien hâte de voir Scum franchir cette porte close. Il n'était pas très à l'aise à l'idée de rester seul avec Callisto. Même si elle semblait être une combattante, les bruits de lutte ainsi que la sueur perlant toujours sur son front témoignaient de son implication dans un quelconque entrainement physique. Et si Scum ne sortait pas de cette pièce ? Alexïs devait-il en profiter pour demander le chemin de la sortie ? Peu importait l'endroit où il se trouvera par la suite, il lui suffira simplement de prendre un taxi afin de rentrer chez lui. Face à Callisto, il hésitait à proposer son aide en tant que guérisseur. Elle l'effrayait et il ne se sentait pas très à l'aise en sa compagnie. Cependant, maintenant qu'il était face à elle, il se devait d'aller droit au but. Rapidement, il s'exprima de cette façon de parler lui étant propre, ne tournant pas davantage autour du pot. Le pire qui puisse lui arriver était un refus, n'est-ce pas ?

-"Ne croyez surtout pas que je désire m'imposer parmi votre communauté. Scum a jugé bon de me présenter à vous afin que nous puissions discuter. Un peu plus tôt, je lui ai confié le désir de vous venir en aide en mettant à votre disposition mes capacités de jeune étudiant en médecine. Je pourrais parfaitement comprendre que vous ne soyez pas enchantée à l'idée de porter la moindre parcelle de confiance en l'inconnu que je suis, mais je peux vous assurer que je ferais de mon mieux pour vous être le plus utile possible."
.
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MessageSujet: Re: Ne pas forcer l'hospitalité... Sauf dans certains cas (Terminé)   Mer 23 Mai 2012 - 13:11

Lorsqu'il releva la tête, je cru un instant qu'il me regardait vraiment. En vérité, il a l'expression de ceux qui regardent sans voir, parce qu'une intense réflexion les empêche de se concentrer sur l'extérieur. Sans doute rassemble-t-il tout son courage et ses esprits pour apporter une réponse à ma question. Affichant à nouveau un air sérieux, j'attends le moment où il déglutira, signe qu'il va enfin tout expliquer. Mais celui-ci ne vient pas, à la place un flot de paroles jaillit de ses lèvres, avec quelques ratés parfois, mais l'ensemble est clair, il parle comme un livre :

-"Eh bien... Tout a débuté lorsque... en fait... je quittais mon lieu de travail et j'ai malencontreusement fait tomber les clés de mon véhicule dans une bouche d'égout laissée ouverte. Lorsque je suis descendu... il... il y avait Scum... il me confondait avec ma sœur jumelle, qu'il semble bien connaitre. C'est pour cette raison qu'il conclut bien rapidement que je possédais un don, tout comme elle. Enfin... j'ai tenté de fuir. J'avoue avoir crains pour ma vie en faisant face à Scum. J'ai cru que lui laisser les confiseries que je transportais avec moi suffirait à me faire oublier, mais ce ne fut le cas. En tentant de rejoindre mon automobile, j'ai eu le malheur de verrouiller mes portières à distance. Il crut alors que je désirais le suivre. Au final, j'ai perdu connaissance et lorsque je me suis finalement éveillé, j'étais en ces lieux."

Confondu avec sa sœur jumelle... Voilà un quiproquo de plus à ajouter à la liste de Scum. L'histoire d'Alexïs, quoique risible, n'en reste pas moins cohérente. Sa réaction face à notre écailleux n'est pas si étonnante : les mutants dont le physique n'est pas altéré par le génome ont tendance à s'effrayer de leurs congénères les plus... Étranges. Du reste, le lézard est un tel ventre qu'il n'aurait pas insisté sans une bonne raison pour embarquer ce petit, pas après qu'on lui ait offert de la nourriture en échange de tranquillité. Sans doute cela a-t-il à voir avec cette sœur...

A quel moment Scum m'a-t-il parlé d'une petite blondinette blanche comme un linge ?

Je n'eus pas vraiment l'occasion de pousser la réflexion très loin, Alexïs poursuivait après avoir pris une inspiration :

"Peu de temps après mon arrivée, un homme blessé fut mené à l'endroit où nous nous trouvions. En tant que futur médecin, je ne pouvais le laisser dans cet état sans que la plaie ne s'infecte. Étant donné que je ne possédais ma trousse de soin afin de panser convenablement sa blessure, j'ai usé de mon don afin de le guérir complétement. Suite à cet événement, certaines personnes ont cru bon de procéder à une rencontre entre vous et moi."

Mon œil valide s'étrécit en entendant la nouvelle et je pinçai les lèvres.

"Qui ? Où et comment ?" demandai-je soudainement, en teintant ma voix d'une haute dose de sévérité pour en cacher l'inquiétude.

Les égouts sont un endroit plus hostile qu'on ne le pense, il peut ne s'agir que d'un simple accident, ou d'une bagarre qui aurait été un peu trop loin. Les Morlocks sont bagarreurs. Taquins et bagarreurs. Mais si des humains sont dans le coup...

Néanmoins, le blessé semble hors de danger maintenant. Ce petit aurait le don de soigner les plaies alors... Intéressant. Je balaye mes inquiétudes d'un geste de la main, et d'un autre, invite Alexïs à continuer. Chaque question trouvera sa réponse en heure et en temps.

-"Ne croyez surtout pas que je désire m'imposer parmi votre communauté. Scum a jugé bon de me présenter à vous afin que nous puissions discuter. Un peu plus tôt, je lui ai confié le désir de vous venir en aide en mettant à votre disposition mes capacités de jeune étudiant en médecine. Je pourrais parfaitement comprendre que vous ne soyez pas enchantée à l'idée de porter la moindre parcelle de confiance en l'inconnu que je suis, mais je peux vous assurer que je ferais de mon mieux pour vous être le plus utile possible."

Fermant les yeux, je hochai doucement la tête pour lui signifier que j'avais bien assimilé ses informations.
Oh... Comme c'est généreux. Malheureusement, je ne pense pas qu'il ait ce qu'il faut pour vivre ici-bas. Étudiant en médecine... Pourquoi ne pas revenir une fois ces études finies ? Nous avons déjà un Guérisseur et il a toujours suffi...

L'image du vieil homme me revint en tête. Un air doux, un regard triste... Sans doute l'un des hommes les plus généreux que cette Terre ait porté : il fait don de sa mutation à tous, sans regarder à sa propre santé.
Je me suis longtemps demandé ce qui pouvait causer son chagrin.
Après tout, c'était un des Morlocks les plus respectés et les plus remerciés de l'Allée, et beaucoup ici se contentent d'un bien plus triste sort. Et puis au bout du compte, j'ai compris... Le Guérisseur se fait vieux, s'épuise à la tâche pour tenir en vie tous ces inconscients. Ce qui le rend triste c'est de ne pas pouvoir faire plus, d'être limité par son corps et par le temps qu'il lui reste à vivre. A-t-on déjà vu un homme prêt à mourir pour les autres et craindre en même temps d'être écarté de son devoir par la mort ?

Un paradoxe qui rend la personne complexe, comme la plupart des individus ici.

Rouvrant les yeux, j'observai à nouveau Alexïs. Derrière ce petit air déterminé qu'il s'efforçait d'afficher, se cachait une clémence d'âme certaine. Ses yeux bleus couvaient le désir d'aider, farouche, insistant. Je me surpris à l'imaginer aux côtés du Guérisseur, trouvant de nombreuses similitudes dans leurs façons d'être.
Nul doute que si je le présentais au vieil homme, celui-ci trouverait en lui la même chose que je vois en Marrow : Un espoir de succession.

Cette pensée me fit sourire, peut-être un peu trop maternellement.

"Bien, dis-je en reprenant un air sérieux. Je vais être honnête, je ne pense pas que tu ais ce qu'il faut pour survivre ici... Scum a sans doute eu tort d'insister pour te faire venir. Tu seras mieux à la surface, aussi longtemps que ta mutation te le permettra."

Je marquai une pause, guettant sa réaction, avant de reprendre d'une voix traînante.

"Néanmoins... Nous pourrions avoir besoin d'un pouvoir comme le tien. Par ailleurs, j'aurais quelques précisions à te demander. Tu dis que Scum connaît ta sœur jumelle... Parle moi de ça."


Un jeune garçon désireux de nous aider... Mais qui ne peut vraisemblablement pas être placé dans notre environnement. Il y a sans doute un filon à exploiter ici... Il suffit de savoir où creuser. Je suis persuadée que le lézard m'a déjà parlé de cette fille. Sa réponse devrait me rafraîchir la mémoire, sans doute.
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MessageSujet: Re: Ne pas forcer l'hospitalité... Sauf dans certains cas (Terminé)   Mar 5 Juin 2012 - 6:00

Comment un simple incident pouvait mener au déroulement de nombreuses actions et, au final, à un dénouement parfaitement inattendu ? Alexïs avait simplement échappé ses clés dans une bouche d’égout. En y descendant, il rencontra Scum, tenta de fuir, perdit connaissance, fut mené dans un repaire de mutants, soigna l’un des leurs et se retrouva finalement face à leur cheffe. En quittant son lieu de travail, le jeune homme s’était plutôt attendu à rentrer chez lui et retrouver son lit. Beau changement de programme. N’ayant pas le choix de reporter son sommeil à plus tard, Alexïs se devait de prêter une attention particulière à Callisto, la femme lui faisant actuellement face. Il lui expliqua la situation, comment il s’était retrouvé dans les égouts, puis dans les souterrains. Il ne pouvait être plus sincère que cela. Après tout, il n’avait aucune raison de lui cacher la stricte vérité. Ainsi, elle le verra probablement d’un bon œil, non ? Avec les femmes au fort caractère, comme sa sœur et cette femme, il valait mieux les flatter dans le sens du poil…

Alexïs avait cessé de parler afin de reprendre son souffle, alors qu’il venait de terminer son récit. Il avait expliqué à Callisto tout ce qui s'était produis depuis sa rencontre avec Scum. Celle-ci avait semblé l’écouter, restant de marbre, jusqu’à ce qu’il invoque l’incident s’étant produit un peu plus tôt avec l’homme aux crocodiles. Aussitôt, son air changea et sa voix sévère s’éleva dans les souterrains où ils se trouvaient, faisant trembler le pauvre petit mutant sensible qu’était Alexïs.


-"Qui ? Où et comment ?"

-« C’est… Je… Il… Il s’agit d’un vieil homme barbu… Il a malheureusement subi la morsure d’un crocodile et… je ne sais pas où nous étions exactement… je venais de m’éveiller dans le repaire et des mutants l’ont mené à cet endroit… je l’ai soigné… Il va bien, je peux vous l’assurer ! »

Jamais Alexïs n’aurait quitté un patient sans s’assurer de son état. Cet homme était guéri de sa blessure et affirmait se porter bien mieux, comme il avait pu le constater. S’il avait présenté un quelconque signe inquiétant, il serait resté à son chevet afin de surveiller son état. Il avait beau avoir peu d’expérience et de connaissances comparativement à un véritable médecin, il savait prendre soin des autres, quel que soit leur état. Le jeune homme expliqua tout de même à Callisto qu’il ne souhaitait s’incruster parmi les leurs, qu’il n’avait fait que rendre service. Si elle ne désirait pas recevoir son aide ou que quiconque dans ses protégés en profite, il respectera son choix. La jeune femme qui avait clos son œil visible le rouvrit, prête à lui donner une réponse. Nerveux, Alexïs passa une main dans sa chevelure blonde.

-« Bien. Je vais être honnête, je ne pense pas que tu ais ce qu'il faut pour survivre ici... Scum a sans doute eu tort d'insister pour te faire venir. Tu seras mieux à la surface, aussi longtemps que ta mutation te le permettra. »

Comment Alexis pouvait-il réagir à ce refus ? Il tentait de comprendre les raisons qui poussait Callisto à décliner son offre, mais en vain. Il n’avait aucune explication. Était-ce parce qu’il ne leur ressemblait pas d’un point de vu physique ? Parce qu’elle croyait qu’il était trop sensible pour cet univers ? Elle avait tort, dans un sens. Il avait vécu, par le passé, les pires horreurs, il avait assisté à des événements dignes des films les plus gores jamais imaginés. Personne ne pouvait comprendre ce qu’il avait vécu, personne ne pouvait le savoir. Certes, il semblait être un jeune homme bien sensible, mais il savait se montrer courageux s’il le désirait, il en avait la certitude. Pourquoi ne pas lui donner sa chance ? Si Callisto refusait son aide, était-ce parce qu’elle avait déjà un guérisseur sous la main ? Il y avait tant de raisons plausibles et il n’arrivait pas à comprendre quelles étaient les motivations de Callisto. Probablement faisait-elle partie de ces femmes fortes, tout comme Erïka, qui ne demandaient aucunement de l’aide à quiconque, même en dernier recours ? Quoi qu’il en soit, Alexïs ne savait s’il devait se compter chanceux de pouvoir continuer à vivre, partageant ses journées entre ses études, son travail et ses activités sociales ou s’il devait s’attrister de ne pouvoir faire quoi que ce soit pour ces mutants coincés sous terre, craignant le jugement des humains peuplant la surface. Enfonçant les mains dans ses poches, il ne savait si l’air qu’il affichait était plutôt neutre ou affichait sa déception de ne pouvoir aider. Jamais il n’aurait osé pousser un soupir de soulagement ou quoi que ce soit dans le genre. Certes, il aurait eu bien du mal à vivre en partageant son temps entre la vie en surface et celle en souterrain, car il comptait bien jongler avec ces deux-là, mais il aurait trouvé le moyen d’y arriver. Cependant, Callisto en avait décidé autrement.

-"Néanmoins... Nous pourrions avoir besoin d'un pouvoir comme le tien. Par ailleurs, j'aurais quelques précisions à te demander. Tu dis que Scum connaît ta sœur jumelle... Parle-moi de ça."

Callisto affirmait avoir besoin d’un pouvoir comme le sien. Alors, elle ne refusait pas son aide car elle possédait déjà un guérisseur ? Il ne savait pas si cela devait le rassurer ou non. Quoi qu’il en soit, son attention fut portée sur un autre sujet qu’évoqua la femme. Sa sœur jumelle ? Que désirait-elle savoir à son sujet ? Il n’y avait rien à dire là-dessus. Si elle était amie avec Scum, Callisto devrait demander à celui-ci les informations qu’il connaissait à son sujet. De peur de trop en dire, Alexïs préférait rester sur ce que n’importe qui pouvait savoir sur elle, évitant ainsi de dévoiler certaines informations qu’il aurait mieux fait de garder secrètes.

-« Eh bien… Ma sœur jumelle se prénomme Erïka. J’ai découvert ce soir même que Scum et elle s’étaient déjà rencontrés dans le passé. Si je me fie à la réaction de Scum, qui me confondait alors avec elle, ils semblent en bons termes. Disons que j’ai été légèrement étonné par cela car elle n’est pas très sociable et se montre plutôt froide avec les autres… Enfin, elle a un bon fond et sait se battre… pas toujours pour les bonnes raisons, mais il est souvent difficile de la raisonner sur ce point. Par contre, elle a également ses qualités, n’allez pas croire le contraire ! Elle est loyale et ne tolère aucunement les mensonges… En fait, il s’agit de son pouvoir. Elle a la possibilité de distinguer le vrai du faux au travers des paroles d’autrui. Et puis… quoi dire d’autre sur elle ? Elle est présentement étudiante dans un institut privé très… particulier, disons-le ainsi. Je ne connais pas son cheminement scolaire, mais elle n’est pas du genre à aimer les sciences ou bien la médecine tout comme moi. Elle préfère plutôt les langues… Aux dernières nouvelles, elle jonglait habilement avec quatre langues bien distinctes… Enfin… »

Alexïs ne savait plus quoi dire. Un sourire ornait maintenant son visage. Un sourire nostalgique qui ne voulait s’effacer malgré les diverses tentatives du jeune homme afin de le faire disparaitre. Bien qu’il ait eu la chance de voir sa sœur, il n’y a pas si longtemps de cela, il s’ennuyait d’elle. Avec les années ils s’étaient éloignés, ils avaient manqués tout un tas d’événements, heureux comme malheureux, dans la vie de l’un comme de l’autre. Lorsqu’il s’était adressé à Callisto, il ne pensait pas aux informations utiles qu’il pouvait lui fournir, mais plutôt à tout ce qui lui passait par la tête, à ce qu’il avait appris sur Erïka lors de leurs dernières rencontres. S’il n’était pas si tard - ou si tôt, il ne savait plus – il serait allé sonner aux portes de l’institut afin de lui parler de tout ce qui venait de se produire, puis de tout et de rien, des banalités de la vie. Il désirait seulement sa compagnie, rattrapé tous ces mois loin d’elle. Momentanément, il en avait même oublié la présence de Callisto.
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MessageSujet: Re: Ne pas forcer l'hospitalité... Sauf dans certains cas (Terminé)   Dim 17 Juin 2012 - 23:09

Une des choses les plus ardues dans notre communauté, c'est encore de trouver un rôle à chacun. La plupart des Morlocks ayant des pouvoirs trop dangereux à utiliser ou ayant hérité de mutations plus handicapantes qu'utiles, ce n'est pas facile de leur permettre à tous d'exploiter leur malédiction pour en faire un don. Et dans un endroit pareil, l'exercice est encore plus dur.

Ainsi, le Fifre, qui a le pouvoir de mener les esprits simples des bêtes par le simple son de sa flûte, avait eu quelques soucis avec les crocodiles qu'il s'entraîne à dompter... Une chance qu'il s'en soit tiré avec une simple morsure. Une simple morsure déjà guérie par notre nouveau venu...

Silencieuse, je le jauge à nouveau avant qu'il ne réponde à ma question, cherchant quel pourrait être son rôle à lui. Évidemment, il pourrait être un second Guérisseur mais au-delà de ce chemin tout tracé, je pense pouvoir exploiter ses liens avec la surface, tant qu'il en a. Tout ce qu'il faut, c'est qu'il me parle un peu de ces liens.

Le voilà donc qui déblatère sans fin sur sa sœur jumelle. Hm... J'aurais dû être plus précise dans ma demande, je ne lui ai pas demandé de raconter sa vie... Néanmoins, je porte toute mon attention sur ses paroles, faisant le tri dans ma tête, sans un mot.


Erika... C'est donc le nom de cette fille pâle et pas très facile dont Scum m'a parlé. Étonnant qu'il ait pu se lier d'amitié avec une personnalité aussi forte et aussi froide que semble la décrire Alexïs, lui qui est plutôt maladroit... Le pouvoir de détecter les mensonges, intéressant, sans doute. Le lézard m'avait-il dit qu'il lui avait trouvé un surnom, j'imagine que oui. Mais voilà la partie intéressante : résidente dans un institut particulier. Oui bien sûr, c'est cet endroit que Scum était allé visiter. Un institut pour mutants. Et d'après ce qu'il m'avait dit à son retour, ça ne s'est pas vraiment bien passé... Pas tellement surprenant au final. Peut-être que ce jeune blondinet, avec sa politesse outrancière s'en sortira mieux là-bas.

-«...Elle préfère plutôt les langues… Aux dernières nouvelles, elle jonglait habilement avec quatre langues bien distinctes… Enfin… »

Je hoche doucement la tête pour lui signifier qu'il peut arrêter là, avant de prendre à mon tour la parole :

"Bien, bien. Je n'avais pas besoin d'en savoir autant, mais parler de cet institut spécial m'a permis de me souvenir d'une ancienne escapade de notre ami à écailles, dis je en désignant d'un petit mouvement de tête la salle blindée où est toujours enfermé Scum. Vois-tu, cet endroit est comme une fenêtre sur le monde pour les mutants, nul doute qu'ils sont aux premières loges pour voir évoluer la situation des nôtres à la surface. Ils en sont même sûrement des acteurs, si tu veux mon avis. Et pour nous qui vivons reclus et dissimulés, il me paraît essentiel de savoir ce qui se dit sur nous là-haut."

Marquant une pause, je lui laisse le temps de réfléchir un peu à cela avant de reprendre :

"Aussi, j'aimerais disposer d'un émissaire dans cet institut. Une sorte de messager qui saurait me renseigner sur ce qui se prépare pour nous et le cas échéant, porter des nouvelles des Morlocks. Scum s'est déjà rendu là-bas, et même s'il n'a pas été brillant... Au moins les dirigeants de l'institut sont au courant de notre existence et de notre situation."


Plongeant mon regard dans le sien, j'attends un moment de savoir s'il voit où je veux en venir, mais il n'a pas l'air idiot, je ne m'en fais pas.

"Tu as la chance d'avoir une vie et une famille à la surface. Tu n'as pas besoin de te cacher aux yeux des humains ou de fuir leur présence et tu es encore libre de tes mouvements. Qui plus est tu n'es pas toi-même résident de cet institut et dispose d'un contact sur place. Je pense que tu pourrais parfaitement remplir ce rôle." déclarais-je de façon très sérieuse, omettant volontairement de lui demander son avis sur la question.

J'ose espérer maintenant qu'il ne s'oppose pas à cette idée, il ne m'a pas l'air contrariant mais pour peu qu'il ait des principes et qu'il ait l'impression que je veux faire de lui un espion, il risque d'être réticent...
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MessageSujet: Re: Ne pas forcer l'hospitalité... Sauf dans certains cas (Terminé)   Mar 3 Juil 2012 - 19:02

Alexïs était un jeune homme empli de joie de vivre. Il se plaisait à discuter durant des heures des petits bonheurs de la vie tout en mangeant une crème glacée par un après-midi ensoleillé en compagnie de sa bien-aimée. Cependant, actuellement, ce n’était pas l’après-midi, il n’avait pas de crème glacée sous la main et Callisto était bien loin d’être sa bien-aimée. Malgré tout, il se plaisait à discuter de sa sœur en se remémorant de doux souvenirs. Il en oublia presque qu’il était dans les égouts de la ville, répondant simplement à une question posée par une imposante femme qui le toisait de son œil sévère. D’ailleurs, il devrait probablement arrêter de déblatérer comme s’il racontait les péripéties de sa journée à une bonne amie. Callisto lui fit signe qu’il pouvait cesser son long monologue, qu’elle en avait entendu assez. À ce moment, le jeune homme se tut, attendant impatiemment qu’elle prenne la parole afin de meubler ce lourd silence.

-« Bien, bien. Je n'avais pas besoin d'en savoir autant, mais parler de cet institut spécial m'a permis de me souvenir d'une ancienne escapade de notre ami à écailles »

L’attention d’Alexïs se porta sur la porte blindée. C’est vrai ! Il avait complétement oublié Scum ! Comment allait-il ? Aux derniers cris qu’il avait entendu, ce ne semblait pas être le paradis derrière cette porte. Pourquoi ne sortait-il pas de là ? Qu’est-ce qui se passait là-bas ? Inquiet, le jeune homme se demandait si mettre fin à la conversation allait permettre au mutant à écaille d’émerger de la pièce. S’il arrêtait de se perdre dans ses souvenirs et divagation, le futur médecin pourra mettre un terme à cet entretien et ouvrir cette porte… s’il n’oubliait pas.

-« Vois-tu, cet endroit est comme une fenêtre sur le monde pour les mutants, nul doute qu'ils sont aux premières loges pour voir évoluer la situation des nôtres à la surface. Ils en sont même sûrement des acteurs, si tu veux mon avis. Et pour nous qui vivons reclus et dissimulés, il me paraît essentiel de savoir ce qui se dit sur nous là-haut. »

Jusqu’à présent, le jeune homme comprenait parfaitement Callisto. S’il avait cru, lui-même, qu’il était possible de le rejeter pour son don, il ne doutait pas une seule seconde que les mutants vivant ici craignent de monter à la surface. Alexïs se souvint qu’il lui avait fallu la découverte de ses semblables, l’approbation de sa sœur jumelle ainsi que le visionnement de quelques saisons de Charmed afin de parvenir à s’accepter pleinement en tant que mutant. Il ne parlait pas de son don à ceux qui l’entouraient pour autant. Il préférait rester discret, comme toujours, gardant ce secret parmi les membres de sa famille.
Bien entendu, s’il advenait que le voile sur les mutants était levé, le jeune homme comptait bien observer attentivement la situation, l’analysant sous toutes ses coutures. Il se doutait bien que la population ne pourra accepter pleinement ces diverses mutations génétiques conférant des pouvoirs à de nombreux êtres humains. Cependant, il espérait. C’était tout ce qu’il pouvait faire, espérer que les mutants soient acceptés afin que tous ces gens vivant dans les souterrains puissent vivre au grand jour, sans avoir peur du regard des autres.
Lors de ce long silence où Callisto le laissait réfléchir, le jeune homme laissa dériver ses pensées. Rêvassant d’un monde meilleur où les mutants seraient accueillis comme des humains à part entière, il se rappela certaines séries télévisées qu’il aimait bien. Dans chacune d’entre elle, impossible pour le héros principal de révéler ses dons sous peine d’être accusé de sorcellerie ou bien d’être considéré comme un rat de laboratoire. Malheureusement, ces événements fictifs semblaient bien près de la réalité. Un peu trop à son gout…


-« Aussi, j'aimerais disposer d'un émissaire dans cet institut. Une sorte de messager qui saurait me renseigner sur ce qui se prépare pour nous et le cas échéant, porter des nouvelles des Morlocks. Scum s'est déjà rendu là-bas, et même s'il n'a pas été brillant... Au moins les dirigeants de l'institut sont au courant de notre existence et de notre situation. »

Alors, le rôle d’Alexïs serait de jouer le hibou ? Comme Hedwige, le hibou d’Harry Potter ? Décidément, ce jeune homme devait laisser tomber la télévision… Voilà qu’il s’imaginait dans cet univers. Comme un porteur de bonnes nouvelles – car il refusait de penser aux mauvaises pour l’instant – il aura l’occasion d’être utile aux Morlocks, ainsi qu’à l’institut, tout en passant plus de temps avec sa sœur. Quoi de mieux pour rattraper ces quelques années où il s’était éloigné d’elle afin de bâtir sa vie ?
Quoi qu’il en soit, il était très intéressé par cette offre lui permettant de partager son temps entre ses études, son travail et la communauté des mutants, quitte à sacrifier la vie sociale qu’il possédait à la surface. Il devait établir ses priorités dans la vie et il était bien clair que la vie de ces mutants était bien plus importante qu’une séance de shopping avec ses amies. Ayant un aperçu de ce qu’ils vivaient, Alexïs comptait les aider comme il le pouvait. Il exécutera les demandes de Callisto avec professionnalisme.

Lorsque l’œil de Callisto se plongea dans celui du blondinet, ce dernier se raidit légèrement, ne sachant où se placer. Il avait bien du mal à regarder quelqu’un dans les yeux, surtout cette femme. Elle dégageait quelque chose d’intimidant qui ne lui plaisait pas du tout. Tentant de détourner le regard, fixant un point derrière elle, le jeune homme avait soudainement hâte à la fin de cet entretien.

-« Tu as la chance d'avoir une vie et une famille à la surface. Tu n'as pas besoin de te cacher aux yeux des humains ou de fuir leur présence et tu es encore libre de tes mouvements. Qui plus est tu n'es pas toi-même résident de cet institut et dispose d'un contact sur place. Je pense que tu pourrais parfaitement remplir ce rôle. »

Alexïs hocha la tête. Elle avait tout à fait raison et ne pouvait le contredire sur le sujet. Il avait tout ce qu’il fallait afin de devenir le parfait petit agent de liaison entre les Morlocks et l’institut. Pouvait-il parler de cela à sa sœur ? Ne devrait-il pas garder cela secret pour le moment, lui laissant ainsi un temps d’adaptation à sa nouvelle situation ? Et s’il était obligé de se taire ? Arrivera-t-il à justifier ses visites, soudainement plus fréquentes, à l’institut ? Sa sœur allait tout découvrir. Elle était douée avec les mots et trouvera le moyen de connaitre la vérité. Il devait poser la question à Callisto, sinon il s’en voudra de ne pas l’avoir fait une fois face à sa jumelle.

-« Puis-je vous demander… Est-ce que la nature de ce… de ce rôle est secrète ? Je veux dire… puis-je en parler à ma sœur ? Elle devinera tout un jour ou l’autre et je tiens à être honnête avec elle. »

Il prit une grande inspiration. Si cette seule condition était respectée et qu’il pouvait être honnête envers sa sœur, le jeune homme était prêt à accepter ce travail. Il était déterminé à réussir cette délicate tâche qui lui avait été confié et estimait que Callisto avait un minimum de confiance en lui pour lui proposer cela. Il ne comptait pas la décevoir, désirant se rendre utile.

-« Si cette simple condition est remplie, j’accepte avec joie de prendre cette responsabilité et ainsi de vous informer de l’évolution de la cause des mutants au sein de l’institut. J’espère ne pas vous décevoir, mademoiselle Callisto. » Dit-il en inclinant légèrement la tête vers le bas.
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MessageSujet: Re: Ne pas forcer l'hospitalité... Sauf dans certains cas (Terminé)   Ven 27 Juil 2012 - 1:22

Après lui avoir annoncé la teneur de ma proposition et les raisons qui avaient orienté mon choix vers lui, j'attends la réponse d'Alexïs et la promesse de son engagement à notre cause... Ou non. Il a parfaitement le droit de refuser, même si la tâche est simple et n'exige pas de lui des talents surhumains qu'il n'a pas. Mais je sais avant même qu'il hoche la tête qu'il ne dira pas non, le désir d'aider est bien trop fort chez lui pour qu'il envisage de se défiler.
Pourtant, je peux voir dans ses yeux fuyants qu'il est pris de doutes. Peut-être est-il réticent à endosser ce rôle qui pourrait se rapprocher de celui d'espion. Sans doute a-t-il une morale qui va à l'encontre de ce que je lui demande. Il semble être un jeune homme plein d'espoirs, il n'est pas encore assez pragmatique, n'a pas vécu assez de ces choses qui dérangent l'esprit... Ou peut-être que si ?

Je hausse un sourcil interrogateur, curieuse de savoir quelle interrogation peut bien le tracasser ainsi, et celle-ci s'extirpe difficilement d'entre ses lèvres.

-« Puis-je vous demander… Est-ce que la nature de ce… de ce rôle est secrète ? Je veux dire… puis-je en parler à ma sœur ? Elle devinera tout un jour ou l’autre et je tiens à être honnête avec elle. »

Ha oui. L'embarras de cacher à sa sœur jumelle une affaire dans laquelle elle est incluse. Embarras sans doute doublé par le fait que cette même sœur est un détecteur de mensonges vivant. Que dire ? Ce petit n'a sans doute aucune autre carte dans son jeu que celle de l'honnêteté. Et malheureusement, je n'ai pas vraiment de meilleur joueur à placer à la table...

Sans un mot, je le regarde fixement, car je sens qu'il veut ajouter autre chose...

-« Si cette simple condition est remplie, j’accepte avec joie de prendre cette responsabilité et ainsi de vous informer de l’évolution de la cause des mutants au sein de l’institut. J’espère ne pas vous décevoir, mademoiselle Callisto. »

Le terme "condition" ne me plait pas vraiment, pas plus que le terme "mademoiselle" en fait, mais passons. Ce petit a pris soin de bien choisir ses mots jusque là, inutile de l'embêter avec ces deux derniers.

Je hoche doucement la tête avant de répondre :

"_Étant donné que j'attends de toi que tu sois porteur autant que preneur de nouvelles, tu n'auras pas à cacher la nature de ta mission. Du moins pas à ta sœur. Mais je ne peux que te conseiller de ne pas le crier sur tous les toits, et de ne pas te laisser porter par ton enthousiasme à vouloir bien faire : c'est la meilleure façon de trébucher."

Je pivote finalement vers la porte derrière laquelle sont encore enfermés Scum et Marrow. Prenant la parole tout en faisant tourner l'écoutille grinçante, j'explique au petit la suite des événements :

"Bien, si tout est clair. Je vais laisser Scum te raccompagner à l'extérieur... S'il en est capable, ajoutai-je malicieusement. Un conseil, retiens bien le chemin, et laisse nous un moyen de te recontacter, ce sera évidemment utile."

Une fois la porte ouverte, je pus voir non sans une once de fierté Marrow sortir de l'ombre, ruisselante de sueur mais toujours droite et fière, l'air farouche. Quel âge avait-elle, déjà ? Douze ans ou bien quatorze ? Difficile à dire à cause du visage trop tôt devenu adulte qui trônait sous sa crinière de cheveux roses.

Le lézard suivit peu après, soufflant et sifflant, la langue pendante. Son ancienne peau grisâtre, sur le point d'être totalement remplacée, était un peu plus lambeaux qu'à son entrée, dévoilant un peu plus la nouvelle. Il ne remercierait sans doute ni Marrow ni moi pour l'avoir aidé dans cette période difficile qu'est la mue d'un reptile...

"_Misère Callisto... Tu l'as... Bien entraînée dit-il entre deux souffles.
_Oh mais l'entraînement est loin d'être terminé. Je vois qu'elle n'a pas réussi à t'assommer cette fois. C'est qu'il y a quelques choses à retravailler" répondis-je avec un petit sourire narquois, en prenant place près de ma fille.

"Nous avons fini notre entretien, dis-je en désignant Alexïs. J'aimerais que tu le raccompagnes à la surface maintenant. De préférence là où tu l'as trouvé"

Lorsque les deux garçons furent prêts à partir -c'est à dire lorsque Scum retrouva un peu de souffle- j'adresse une dernière parole à Alexïs :

"Oh et une dernière chose. Inutile de m'appeler 'mademoiselle', Callisto suffit. En fait, si tu pouvais vraiment éviter ce mot, cela m'arrangerait"


Les paroles n'étaient pas sévères, mais le regard que je dardais sur le petit l'était. Cela suffirait à bien ancrer le message dans cet esprit impressionnable. Pour des raisons personnelles je n'aimes pas ce titre. Trop de mauvais souvenirs y sont liés, trop amers. Heureusement, lorsque je me surprend à grimacer devant cette pensée, les deux autres ont déjà entamé leur marche et Marrow ne les quitte pas de son regard farouche.
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MessageSujet: Re: Ne pas forcer l'hospitalité... Sauf dans certains cas (Terminé)   Ven 27 Juil 2012 - 21:50

Alexïs était loin d’être le roi de la vérité, comme l’était sa soeur jumelle. Il utilisait souvent les mensonges à son avantage, que ce soit pour se sauver d’un quelconque endroit en prétextant qu’il devait rentrer travailler ou bien pour éviter de parler de certains sujets en inventant quelque chose pour couper court aux interrogations de certains de ses amis. Il ne parlait pas beaucoup de son passé et, lorsqu’il le faisait, ce n’était que pour partager certains événement de sa jeune enfance, sans s’avancer sur les terribles événements survenus après ses dix années de vie. C’était mieux ainsi. Bien qu’il aurait bien menti à sa sœur si cela pouvait protéger son nouveau rôle d’espion ainsi que Callisto qui lui confiait cette grande mission, il ne pouvait le faire. Le don de sa jumelle lui permettra de savoir bien rapidement qu’il cachait quelque chose et il ne pourra lui cacher bien longtemps la vérité. Elle insistera jusqu’à savoir ce qu’il tramait. Après tout, ils ne se voyaient que très rarement. Si, soudainement, il daignait la visiter régulièrement, elle y décèlera quelque chose de louche. Valait mieux jouer la carte de la vérité avec elle en lui faisant promettre de garder le secret.
Pour cette importante raison, Alexïs demanda timidement à la femme se trouvant devant lui s’il pouvait parler de son nouveau rôle auprès des Morlocks à Erïka. Il attendait nerveusement la réponse, craignant un refus.

-« Étant donné que j'attends de toi que tu sois porteur autant que preneur de nouvelles, tu n'auras pas à cacher la nature de ta mission. Du moins pas à ta sœur. Mais je ne peux que te conseiller de ne pas le crier sur tous les toits, et de ne pas te laisser porter par ton enthousiasme à vouloir bien faire : c'est la meilleure façon de trébucher. »

Comme un petit garçon bien obéissant, le jeune homme hocha la tête. Il comprenait parfaitement. Il s’agissait d’une mission sérieuse et pouvait comprendre l’importance que cela avait pour la mutante. Elle vivait sous terre, elle n’avait pas nécessairement accès à des vagues d’informations, devant se contenter de ce qu’on lui rapportait. Il prendra alors son rôle à cœur et fera de son mieux pour rapporter de bonnes nouvelles à Callisto. Avec son enthousiasme et sa douceur naturelle, l’adolescent n’aura aucun problème à lui faire part des meilleures nouvelles. Pour ce qui était des mauvaises, par contre, c’était une toute autre histoire… Il aura bien du mal à lui annoncer adéquatement, craignant ses réactions. Malheureusement, cela faisait partie du boulot, il allait devoir s’y faire.
Se tournant vers la porte derrière laquelle se trouvait Scum, Callisto entreprit de tourner l’écoutille avec une certaine facilité, ce qui donnait l’impression qu’il était donné à n’importe qui d’ouvrir cette porte.


-« Bien, si tout est clair. Je vais laisser Scum te raccompagner à l'extérieur... S'il en est capable. Un conseil, retiens bien le chemin, et laisse nous un moyen de te recontacter, ce sera évidemment utile. »

S’il en est capable ? Pas bien rassurant tout cela… Elle insinuait donc que Scum était du genre à se perdre dans les divers chemins menant à la sortie des égouts. Considérant qu’il y avait de très nombreuses bouches d’égout dans la ville de New-York et que l’adolescent devait se rendre à un endroit très précis, soit son automobile, il craignait de devoir passer la nuit à errer dans les souterrains. Ne préférant pas y songer pour l’instant, Alexïs fouilla dans la poche intérieure de son chic veston afin d’en sortir un calepin dont la moitié des feuilles avaient déjà disparues, ainsi qu’un stylo. Habituellement, il y notait les commandes des clients qu’il servait respectueusement sur son lieu de travail. Une feuille de plus ou de moins dans son carnet ne changera pas grand-chose à sa vie. Il s’empressa alors de noter son numéro de téléphone cellulaire, mais songeant au fait qu’il ne répondait pas toujours, perdant souvent son téléphone dans le fouillis qu’était sa chambre, il prit soin de noter l’adresse de son appartement ainsi que les rues environnantes, ce qui pouvait toujours servir pour ces gens vivant sous terre. Il tendit le papier à Callisto lorsque cette dernière lâcha l’écoutille, ouvrant la porte de métal.

-« Il s’agit de mes coordonnées personnelles. Vous pouvez me téléphoner en tout temps, je tâcherais de faire mon possible afin de répondre à vos appels. S’il y a une urgence, j’ai pris la peine de noter l’adresse de mon domicile, bien que je ne sois pas le seul à l’habiter. Voici tout ce que je peux vous donner en guise de renseignements. »

Une fois la porte ouverte, une jeune fille… heum… femme, sortie de l’ombre afin d’apparaitre, un air victorieux trônant sur son visage. En fait, Alexïs n’arrivait pas à déterminer si cette demoiselle à la chevelure rosée était plus jeune ou plus vieille que lui. Il ne lui donnait pas plus de dix-sept années, probablement à cause de son visage aux traits durcis, ravagé par ce qui était probablement un long passé douloureux. Quoi qu’il en soit, le jeune homme évita de l’observer trop longtemps, de peur qu’elle ne croit qu’il la dévisageait. Il posa plutôt son regard sur Scum, totalement essoufflé, émergeant de la pièce. Observant quelques lambeaux de peau pendant autour du corps du lézard, Alexïs s’inquiéta. Était-ce normal ? Était-il blessé ? Il n’y avait pas de trace de sang, ce qui était probablement une bonne chose, mais le jeune homme ne pouvait s’empêcher de s’en faire pour les autres, même lorsqu’il ne les connaissait pas. Après tout, n’était-ce pas ainsi qu’il avait rencontré sa douce Clara ? Bon, il l’avait heurté avec sa voiture, c’était son devoir de la mener à l’hôpital, mais il était, malgré tout, resté avec elle afin de s’assurer de son état, ce qu’il n’était pas obligé de faire. Selon lui, il y avait toujours du bon à aider quelqu’un et cette situation était le meilleur exemple possible.

Callisto annonça que l’entretien était terminé et demanda à Scum de raccompagner Alexïs. Avait-il suffisamment de force afin de le conduire jusqu’à la bouche d’égout le menant à son automobile ? Il semblerait bien que si car le lézard s’éloigna de sa cheffe une fois qu’il eut retrouvé son souffle. Immédiatement, Alexïs rangea son carnet ainsi que son stylo dans la poche intérieure de son veston avant de suivre le mutant. Alors qu’ils avaient fait quelque pas, Callisto prit la parole, s’adressant au blondinet qui se retourna aussitôt afin de l’écouter attentivement.


-« Oh et une dernière chose. Inutile de m'appeler 'mademoiselle', Callisto suffit. En fait, si tu pouvais vraiment éviter ce mot, cela m'arrangerait. »

-« Oui, bien sûr, ma… Callisto. J’éviterais ce mot à l’avenir. »

Un peu trop poli, Alexïs était habitué à nommer les femmes « Madame » ou bien « Mademoiselle ». Bien évidemment, il évitait d’appeler ses amies ainsi, mais lorsqu’il s’agissait d’une figure d’autorité, n’osait appeler la personne par son nom, préférant les classiques formules de politesse. Étant donné que Callisto ne semblait pas apprécier, il allait faire de son mieux afin de l’appeler par son prénom, sans pour autant la tutoyer. Il lui faudra un long moment avant d’être suffisamment à l’aise pour cesser de la vouvoyer.
Quoi qu’il en soit, le jeune homme reprit sa marche aux côtés de Scum, traversant le repère des Morlocks, observant avec curiosité ceux qu’il croisait brièvement. Puis, il reporta son attention sur le mutant l’accompagnant. Mal à l’aise dans le silence régnant entre eux deux, l’adolescent décida de prendre la parole.


-« Je vous remercie de vous déplacer pour ainsi m’aider à retrouver mon chemin jusqu’à la surface. Le réseau d’égout semble être un véritable labyrinthe. »

Lorsqu’il passa devant l’homme à la flûte qu’il avait soigné un peu plus tôt, Alexïs lui fit un signe de la main, ne souhaitant le déranger alors qu’il continuait de souffler dans son instrument. Puis, il suivit Scum à l’extérieur du repère. Aussitôt, l’odeur des égouts lui monta au nez. C’était tout simplement infect ! L’odeur était bien moins forte de l’autre côté des murs…

-« N’êtes-vous pas épuisé par tout cet entrainement, Scum ? Il est important de bien manger et de boire de l’eau fraiche lorsque l’on fait de l’activité physique comme vous sembliez le faire avec cette jeune femme… J’espère qu’elle ne vous a pas fait de mal, je m’inquiète de ces lambeaux de peau ici et là. » Il pointa quelques morceaux de peau se détachant lentement de Scum. « Êtes-vous affecté par les mêmes changements génétiques que ceux de votre race… Humm… Pardonnez-moi je voulais simplement dire, vous savez… Les reptiles… Pas que vous n’êtes pas humain, mais votre forme physique n’est pas celle d’un être ordinaire… Je veux dire… Nous n’avons pas une apparence semblable et je me demandais s’il y avait certains différences… Vous voyez ? En fait, j’ai vu un reportage sur les reptiles en biologie l’autre jour et je me demandais si on pouvait vous associer quelques ressemblances avec les lézards, vous voyez ? Je ne veux surtout pas vous insulter ou vous mettre mal à l’aise, vous comprenez ? Il s’agit seulement de curiosité et si vous ne vous sentez pas suffisamment à l’aise pour me parler de ce sujet, vous n’êtes pas obligé vous savez… »

Parlant énormément et se mêlant souvent les pinceaux, Alexïs tentait de se justifier auprès de Scum, espérant qu’il ne se vexerait pas s’il lui posait quelques questions au sujet de son apparence. Il ne voulait pas le mettre mal à l’aise, mais sentait que plus il parlait, plus il aggravait son cas. Il décida finalement de se taire, se disant que si Scum refusait de parler de lui, il en fera tout autant. Le malaise dû au silence ne fera que grandir…

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Scum
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MessageSujet: Re: Ne pas forcer l'hospitalité... Sauf dans certains cas (Terminé)   Ven 17 Aoû 2012 - 3:39

Callisto partie avec les informations dont elle avait besoin, il incombait à Scum de prendre en charge le jeune homme qu'il avait si vite amené dans l'Allée. Du fait de son entraînement forcé avec Marrow, le mutant reptilien traînait des quatre pattes sur le sol crasseux, adoptant une démarche quadrupède fatiguée.
Peut-être était-ce parce qu'il voyait bien son état d'épuisement, ou tout simplement parce qu'il était lui-même, que Alexis le remercia avec politesse de bien vouloir le raccompagner jusqu'à la surface.

-« Je vous remercie de vous déplacer pour ainsi m’aider à retrouver mon chemin jusqu’à la surface. Le réseau d’égout semble être un véritable labyrinthe.
_C'est normal, rétorqua l'écailleux dans un souffle. Peu de gens pourraient retrouver la sortie du premier coup. Et encore moins l'endroit exact de la surface où ils sont entrés. Il parait que l'Allée s'étend sous toute la ville, c'est un réseau qui a été construit pendant la Guerreuh... Tu sais celle qui n'a pas eu lieu parce que tout le monde avait de trop grosses bombes ?" expliqua-t-il avec sa culture quelque peu déformée.

Parcourant les couloirs de l'Allée, les deux mutants croisèrent à nouveau le Fifre, plongé dans sa pratique de l'art musical. Si Scum se contenta de le regarder faire, économisant son souffle, Alexis lui adressa un petit signe de la main qui fit sourire l'écailleux. Nul doute que si le jeune garçon était médecin il serait de ceux qui organisent un suivi rigoureux de leurs patients et de l'évolution de leur état. C'était une bonne chose de pouvoir compter sur lui.

Admettant que la Taupe avait autre chose à faire ce soir que jouer les portiers, et assumant que Callisto faisait suffisamment confiance à Alexïs pour le laisser emprunter les passages dissimulés, Scum mena le frère de Verity à un mur affublé de barreaux qui formaient une échelle semblable à toutes celles que l'on trouvait dans les égouts, et qui menait à une écoutille au plafond.
Une fois déverrouillée avec forces grincements, cette dernière s'ouvrait sur une partie accidentée des égouts, abandonnée dans son état déplorable. Ce qui n'était pas pour déplaire aux Morlocks d'ailleurs, ceux-ci pouvant dissimuler l'écoutille dans un monceau de débris, la faisant même passer pour un élément de tuyauterie au milieu d'un ensemble de vieux tuyaux.

Sur le trajet, Alexis était resté silencieux, sans doute à cause de sa timidité et de son malaise avait pensé Scum, Il ne s'attendait pas à l'impressionnant débit de paroles qui jaillit de ses lèvres :

-« N’êtes-vous pas épuisé par tout cet entrainement, Scum ? Il est important de bien manger et de boire de l’eau fraiche lorsque l’on fait de l’activité physique comme vous sembliez le faire avec cette jeune femme… J’espère qu’elle ne vous a pas fait de mal, je m’inquiète de ces lambeaux de peau ici et là. » dit-il en pointant quelques morceaux de peau se détachant lentement de son corps. « Êtes-vous affecté par les mêmes changements génétiques que ceux de votre race… Humm… Pardonnez-moi je voulais simplement dire, vous savez… Les reptiles… Pas que vous n’êtes pas humain, mais votre forme physique n’est pas celle d’un être ordinaire… Je veux dire… Nous n’avons pas une apparence semblable et je me demandais s’il y avait certains différences… Vous voyez ? En fait, j’ai vu un reportage sur les reptiles en biologie l’autre jour et je me demandais si on pouvait vous associer quelques ressemblances avec les lézards, vous voyez ? Je ne veux surtout pas vous insulter ou vous mettre mal à l’aise, vous comprenez ? Il s’agit seulement de curiosité et si vous ne vous sentez pas suffisamment à l’aise pour me parler de ce sujet, vous n’êtes pas obligé vous savez… »

Que pouvait répondre Scum à ce flot de questions ?

"Oui je suis épuisé, oui je pense que boire un coup me ferait du bien et bien sûr j'aimerais manger à ma faim, mais c'est un peu compliqué dans le coin" ou bien "Oh ça là ? C'est ma vieille peau qui se fait la malle, t'en fais pas"

En fait tout ce qui sortit de sa bouche reptilienne furent quelques "Et ben..", "En fait..." et autres "Oui je suis affecté par les... Oui, les reptiles... Humain, non... Oui, non... Pas de problème... Oui, je vois... Un reportage, oui, télé... Lézards, oui... D'accord... Mal à l'aise, non... Oui, je..."

Secouant la tête, il lâcha un long sifflement comme un soupir, avant de prendre la parole :

"Hrrrmm... Oui, c'est ma mue. Si c'était bien ça la question. C'est le printemps, je fais peau neuve comme qui dirait !
s'esclaffa l'écailleux en grattant négligemment quelques lambeaux qui tombèrent au sol. Baah... Je suis bien content que la mauvaise saison se termine... Quoiqu'en dise ta sœur, l'hiver c'est pas une bonne saison pour les lézards..." se plaignit-il, un peu las.

*Mais l'été approche, pensa-t-il tout en conduisant le petit vers l'endroit où il l'avait trouvé. Bientot les longues siestes au soleil, c'est pas trop tôt.*

(Ok j'aurais du faire un post de clôture, mais si ça te dérange pas d'échanger la réplique encore un peu ^-^ Si oui, je complète !)
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Alexïs N. Davidoff

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MessageSujet: Re: Ne pas forcer l'hospitalité... Sauf dans certains cas (Terminé)   Dim 2 Sep 2012 - 3:33

Alexïs avait beaucoup appris de cette visite dans les égouts. Il connaissait l’institut, un manoir luxueux où les mutants pouvaient s’instruire, manger à leur faim, vivre comme bon leur semblait en toute sécurité. Aujourd’hui, il avait découvert le parfait opposé de ce havre de paix. Les égouts étaient sales, crasseux et ne sentaient pas très bon. On n’y trouvait pas de nourriture et les conditions de vie semblaient bien difficiles. Ces mutants ne méritaient pas ça. Ils méritaient un endroit où vivre en toute quiétude, sans se demander à chaque matin comment ils feraient pour dénicher leur repas du soir. Les voir ainsi attristait grandement Alexïs qui se demandait pourquoi ces mutants n’allaient pas rejoindre l’institut, tout comme l’avait fait sa sœur quelques années plus tôt. Ils auraient tant à gagner en faisant cela. Malheureusement, il semblerait que les choses ne soient si simples. Après tout, Callisto connaissait l’existence de l’institut et n’avait aucunement songé à y déplacer ceux qui étaient sous sa protection. Peut-être qu’un jour, il en connaitra les raisons.

Marchant aux côtés de Scum, l’adolescent eut la politesse de le remercier de le mener à la surface. Il voyait bien que le lézard était essoufflé après avoir fait de gros efforts physiques. Alexïs se préoccupait de son état, désirant s’assurer qu’il ne s’évanouira pas soudainement. Ne marchant pas trop vite afin de ne pas presser le mutant, le russe découvrit que ce qu’ils nommaient l’Allée s’étendait sous toute la ville. Il avait bien du mal à croire que cet endroit soit si grand. Il remarqua, d’ailleurs, que Scum avait du mal à se souvenir d’une certaine guerre datant de longtemps. Les cours d’histoire n’étaient pas le fort point fort d’Alexïs, il tenta de lui répondre selon ses souvenirs.


-« Serait-ce la Guerre Froide que vous évoquez ? Celle qui opposa les États-Unis à la Russie, mon cher pays natal. Il est bien difficile de se souvenir de ces nombreuses guerres ayant eu lieu tant il y en a, malheureusement. Cela pourra vous semblez bien utopiste, mais j’ai espoir de connaitre un monde sans guerres sanglantes et inutiles, un jour. »

Poursuivant son chemin, Alexïs retenait, malgré tout, l’information que Scum lui avait fourni au sujet de l’Allée. Il tentait de retenir un maximum d’informations. Passant près du mutant qu’il avait soigné un peu plus tôt, le jeune homme lui adressa un signe de la main, savourant par la même occasion les douces notes émanant de l’instrument dont il jouait. Puis, l’attention du russe se posa sur les nombreux barreaux posés contre l’une des parois de ce qu’il pouvait désigner comme étant une pièce… ou quoi que ce soit du genre. Quoi qu’il en soit, Scum n’empruntait pas le même chemin qu’il y a une heure de cela. Il escalada les barreaux et déboucha la sortie, au plafond, bloquée par une écoutille. Le suivant sagement, Alexïs ne dit rien et s’extirpa de la cachette des Morlocks. Il allait devoir se souvenir de cet emplacement s’il désirait y retourner. L’endroit où ils débouchèrent était fort peu accueillant. Sale et parsemé de débris en tout genre, cet endroit était loin de lui plaire et il fut bien heureux de suivre Scum dans les couloirs longeant les égouts.

L’adolescent avait toujours été un peu timide. Lorsqu’il parlait finalement, il ne se rendait pas toujours compte qu’il s’emmêlait les pinceaux et se mettait à discuter de choses parfois peu intéressantes aux yeux des autres. Soudainement, sans que Scum puisse s’y attendre, Alexïs se mis à parler de la condition de lézard de Scum, lui posant de nombreuses questions auxquelles il n’avait pas le temps de répondre. Après avoir compris que ce n’était pas nécessaire de développer davantage son point de vue, car il finira par ennuyer Scum et non le vexer, au final, le jeune homme se tut complétement en espérant une réponse du mutant marchant à ses côtés. Il en profita pour se trouver des points de repère qui l’aiderait à s’orienter à sa prochaine visite dans les égouts. Il n’y avait pas grand-chose, tous les couloirs se ressemblaient. L’eau était aussi sale et crasseuse, peu importe le chemin qu’ils empruntaient. Puis, Scum émis une espèce de sifflement avant de prendre la parole. Aussitôt Alexïs tourna la tête en sa direction afin de mieux l’écouter.


-« Hrrrmm... Oui, c'est ma mue. Si c'était bien ça la question. C'est le printemps, je fais peau neuve comme qui dirait ! Baah... Je suis bien content que la mauvaise saison se termine... Quoiqu'en dise ta sœur, l'hiver c'est pas une bonne saison pour les lézards... »

-« Il doit être bien difficile pour vous de supporter le temps froid, surtout dans de pareilles conditions… Malgré tout, vous semblez plutôt bien vous en sortir. L’hiver, pour ma sœur et moi, qui préférons les basses températures, est un véritable paradis. La neige descendant allégrement le ciel est une vision des plus magnifiques. Enfin… il faut dire que cela est plutôt une question de goûts personnels. »

Poursuivant sa route, les deux mutants arrivèrent bientôt à destination, là où Alexïs avait laissé sa voiture, à la surface. Il était reconnaissant envers Scum de l’avoir conduit à travers les nombreux couloirs identiques des égouts. Cette visite, il ne pourra jamais l’oublier. Il avait tant appris, tant découvert sur des mutants qui vivaient dans une situation difficile. Il regrettait d’avoir été effrayé par Scum, au tout début, mais n’avait su comment réagir face à cette situation. Au pied de ces barres de fer qui le mèneront jusqu’à la surface, Alexïs s’inclina légèrement, respectueusement, face au mutant écailleux.

-« Je vous suis reconnaissant d’ainsi me mener jusqu’à la surface. Je ferais tout mon possible afin de vous rendre visite régulièrement et m’assurer de votre état de santé, à vous tous. J’espère vous croiser de nouveau, sous peu. Sur ce, je vous souhaite une bonne nuit, Scum. Prenez bien soin de vous. »

Alexïs grimpa les barreaux et se retrouva à la surface, non sans avoir fourni un immense effort afin de déplacer les plaques des égouts. Une fois à l’extérieur, il agita la main à l’intention de Scum, en guise d’au revoir, et replaça adéquatement la plaque. S’assurant que, cette fois-ci, il possédait bel et bien ses clés, l’adolescent monta à bord de son automobile et démarra, ne pouvant cesser de penser à tous ces mutants qu’il espérait pouvoir sortir, un jour, de leur misère.
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MessageSujet: Re: Ne pas forcer l'hospitalité... Sauf dans certains cas (Terminé)   Dim 23 Sep 2012 - 16:51

Scum hocha doucement la tête lorsque Alexïs lui confia son désir de vivre dans un monde en paix. Le mutant reptilien était un peu plus égoïste et voulait simplement qu'on le laisse en paix, lui, raison pour laquelle il avait sa propre cachette dans les égouts, en plus de l'Allée.
Repensant d'ailleurs au réseau souterrain, il avait toujours trouvé cela ironique qu'une communauté de mutants ayant le potentiel d'une bombe -au moins médiatique- ait trouvé refuge dans un abri anti-atomique oublié.
Le bon côté des choses était qu'ici au moins ils étaient à l'abri de l'arme la plus radicale que pouvaient envoyer les humains et que ces derniers étaient eux-mêmes épargnés par les démonstrations de pouvoir contenues sous leurs pieds.

Une vie si misérable pour la survie d'un équilibre si précaire, c'était un peu à ce sacrifice qu'avaient consenti les Morlocks, même si la plupart n'étaient pas des âmes charitables et ne se tenaient tranquille que parce que Callisto pouvait venir leur botter les fesses à tout moment...

A ce propos, la petite protégée de la cheffe ne l'avait pas loupé, et comme put le remarquer Alexïs sa peau écailleuse mourante était plus en lambeaux qu'auparavant. Cela souleva de la part du jeune homme quelques questions sur la morphologie du lézard et sa survie aux rudes hivers de la ville.

-« Il doit être bien difficile pour vous de supporter le temps froid, surtout dans de pareilles conditions… Malgré tout, vous semblez plutôt bien vous en sortir. L’hiver, pour ma sœur et moi, qui préférons les basses températures, est un véritable paradis. La neige descendant allégrement le ciel est une vision des plus magnifiques. Enfin… il faut dire que cela est plutôt une question de goûts personnels. »

"_Question de goût oui sans doute... Peut-être que je pourrais apprécier la saison si elle ne me forçait pas à hiberner dans un coin chaud. Il y a surement des tas de rues en ville qui seraient chouettes à descendre en luge, sans parler des batailles de boules de neige !"

Soudainement plus enthousiaste, Scum fit fi de son épuisement pour guider proprement et efficacement le frère d'Erika. Le mutant reptilien connaissait les égouts de la ville par cœur ou presque, mais Alexïs n'était pas dans son environnement, et de loin. L'écailleux lui confia alors quelques petites astuces pour se repérer, pointant du doigt les indications que les services de la ville avaient laissés pour que leurs employés s'y retrouvent, soulignant que les égouts étaient à peu de choses près organisés de la même façon que les rues de la ville. Il lui confia quelques indices pour trouver et reconnaître certains des passages de l'Allée les plus accessibles à une personne de sa carrure, lui recommandant mille prudences lorsqu'il viendrait.

-« Je vous suis reconnaissant d’ainsi me mener jusqu’à la surface. Je ferais tout mon possible afin de vous rendre visite régulièrement et m’assurer de votre état de santé, à vous tous. J’espère vous croiser de nouveau, sous peu. Sur ce, je vous souhaite une bonne nuit, Scum. Prenez bien soin de vous. » dit le jeune homme avant de monter l'échelle à barreaux qui le mènerait à la surface.

_Pas de problème, va. T'es des nôtres maintenant, au moins à mi-temps on dirait. On attend ta prochaine visite avec impatience, Lelahel.

Ce n'est que lorsque qu'Alexïs eut disparu de son champ de vision que l'écailleux se rendit compte qu'il ne s'appelait pas Lelahel. A vrai dire, il ne connaissait aucune personne affublée d'un nom si peu commun et se demandait bien quelle drôle d'idée avait pu lui traverser l'esprit. D'ailleurs maintenant qu'il était seul dans les égouts, il remarqua une gêne entre ses orteils palmés, un déchet qui s'était collé à sa patte adhésive et que, maintenant qu'il y pensait, il avait eu sous le nez pendant une grande partie de la marche, lorsqu'il baissait les yeux au sol.

En levant la patte pour se saisir du prospectus tâché, il put reconnaitre quelques signes ecclésiastiques et des slogans très catholiques qui appelaient les fidèles à venir prier et se soulager de leurs maux et de leurs pêchés dans le lieu de culte le plus proche. Parmi ces pieuses paroles il put lire : L'Ange Lelahel est un Ange guérisseur, car l'Amour est la base de toute guérison. Il aide à découvrir de nouveaux moyens, moyens construits et élaborés par la Lumière.

Ricanant en se disant que c'était bien trouvé, il jeta négligemment le papier de côté et s'en fut dans les profondeurs des égouts.
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Ne pas forcer l'hospitalité... Sauf dans certains cas (Terminé)

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