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 Entre réalité et fiction [William Cage & Erïka Davidoff]

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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Entre réalité et fiction [William Cage & Erïka Davidoff]   Dim 1 Avr 2012 - 17:33

« What I thought wasn't mine
In the light
Was one of a kind,
A precious pearl
When I wanted to cry
I couldn't cause I
Wasn't allowed »

Figée devant cette porte de bois qui dissimulait une pièce bien innocente, Erïka se faisait des films. Elle avait du mal à oublier ces images fictionnelles hantant son esprit tourmenté afin de reprendre contact avec une réalité bien plus rassurante. Ce fut Will qui ouvrit la porte, la jeune fille ne semblant faire le moindre mouvement pour pénétrer dans la pièce. Il trouva l’interrupteur, ce qui fit jaillir une forte lumière dans la pièce. La jeune fille le suivit dans la chambre et l’arpenta, alla discrètement vérifier que son placard ainsi que sa salle de bain étaient bel et bien vides. C’était le cas, à son plus grand soulagement.

-"Va t'falloir supporter ma présence pour l'reste d'la nuit, j'le crains !"

-« Alors arme toi de patience, elle risque d’être longue… »

La jeune fille passa devant la cage de son cochon d’inde, Istina, qui dormait toujours. Un sommeil paisible, sans tourment. Était-il possible de se transformer en cochon d’inde pour la nuit ? Malheureusement, il ne s’agissait pas de son pouvoir. Se dirigeant finalement vers son lit, dont les couvertures étaient éparpillées sur le sol, Erïka entreprit de le préparer afin qu’il soit plus confortable. Qui sait, peut-être trouvera-t-elle le sommeil ? Elle en doutait fortement, mais un lit bien fait était toujours plus confortable. Une fois cela terminé, elle se laissa tomber sur le matelas. En quittant sa chambre, elle n’avait pas éteint sa radio, faisant son travail en baignant la pièce d’une douce musique. La jeune fille n’osa pas l’arrêter, souhaitant éviter le silence.

Se redressant, l’adolescente observa son ami et lui fit signe qu’il pouvait la rejoindre. Assise, le dos contre le mur, où se situait la tête de son lit, elle avait laissé une place libre à ses côtés. Elle souhaitait sentir la présence rassurante de son ami à ses côtés. Et puis, ainsi, l’ambiance était bien plus propice aux confidences. Prenant une grande bouffée d’air, la jeune fille ne savait comment aborder le sujet de ses cauchemars. Elle songea qu’il était bien plus simple d’ouvrir la conversation en posant une simple question à l’homme.

-« Est-ce qu’il t’arrive… parfois de faire des cauchemars, mais d’être persuadé qu’ils sont la réalité ? »
.
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William McKellen
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MessageSujet: Re: Entre réalité et fiction [William Cage & Erïka Davidoff]   Dim 1 Avr 2012 - 18:11

William savait plus ou moins à quoi s'attendre. Même si ils n'avaient pas pu parler beaucoup depuis qu'Erïka était venue frapper à la porte de sa chambre, le rouquin supposait qu'elle apprécierait peut-être de se confier. A défaut, il se contenterait d'être là, présent, essayant de la rassurer de son mieux juste en passant du temps avec elle. Maintenant qu'ils étaient de nouveau seuls, ils pouvaient reprendre la conversation interrompue un peu plus tôt par les coups de feu provoqués par Evan. Tout cela n'avait fait qu'accroître la tension qui raidissait le corps de la russe et le borgne ne savait pas si elle pourrait redormir cette nuit. Quoiqu'il en soit, lui ne comptait pas dormir et cela lui donnerait au moins de la compagnie pour les heures à venir, à défaut de veiller sur le sommeil de l'adolescente.

Erïka était désormais entrée à son tour dans la pièce qui lui servait de chambre. Pièce relativement spacieuse pour une seule personne, il fallait le reconnaitre. A vrai dire, un second lit se trouvait là mais n'avait jamais trouvé de propriétaire, étrangement. Le caractère de la russe devait à lui seul suffire à décourager les plus téméraires des autres filles. Pourtant, Will savait qu'il aurait pu partager la chambre avec elle sans jamais avoir le moindre problème. Il suffisait de la connaitre, voilà tout. Le rouquin balaya la pièce du regard, constatant que les draps trainaient au sol comme si on les y avait jeté à la hâte. Cela avait dû certainement être le cas si Erïka avait été en proie à des cauchemars trop réels à son goût. De là à ce que cela se manifeste aussi physiquement, c'est qu'elle avait réellement dû être effrayée. L'étudiante eut un réflexe curieux. Elle se rendit à sa salle de bain puis vers son placard, les inspectant comme si elle comptait y trouver quelqu'un ou quelque chose de particulier. Craignait-elle que quelqu'un s'y soit caché, attendant le moment propice pour venir l'agresser pendant son sommeil ? N'ayant aucune idée de ce qu'avait été son cauchemar, Will ne pouvait que faire des suppositions. Il la laissa faire, estimant qu'il était bien qu'elle fasse ce genre de chose pour se rassurer elle-même. Et puis ainsi, il savait quels endroits surveiller au cas où, même si il savait très bien que rien ni personne n'y apparaitrait.

Le borgne crut bon de signifier à Erïka qu'il comptait squatter là toute la nuit pour qu'elle ne s'en étonne pas. Elle ne semblait pas mécontente mais ne sautait pas de joie non plus, lui certifiant que la nuit risquait d'être longue. Si ils passaient la nuit à discuter, elle le serait sûrement, en effet. Mais le temps passait toujours plus vite à deux. Et puis maintenant elle ne craignait rien. Dans le pire des cas, il s'arrangerait pour lui changer les idées
.

"Bah comme ça, ça m'permettra d'passer un long moment avec toi ! J'ai toute la nuit moi, chuis pas pressé. C'plutôt toi qui va devoir faire preuve d'patience pour m'supporter, héhé." répliqua t-il d'un air amusé

Pendant ce temps, Erïka s'évertua à refaire son lit du mieux possible. Will se contenta de la regarder. Non pas parce qu'il avait la flemme de l'aider mais parce qu'il ne savait pas ce qu'elle voulait faire exactement, si elle voulait installer les draps d'une certaine façon ou non. Et puis elle n'était pas empotée non plus. Si elle avait réellement besoin d'un coup de main, elle le lui aurait demandé. Une douce musique flottait dans la pièce. C'était curieux ça. Erïka dormait avec de la musique ? A moins qu'elle l'ait allumé pour avoir un peu de son, comme une présence rassurante. Quoiqu'il en soit, elle ne l'éteignit pas, la laissant tourner. Ce n'était pas plus mal, cela donnait un côté un peu plus agréable à la situation.

Le lit fait, la russe s'y laissa tomber, s'adossant contre le mur avant de faire signe au mutant qu'il pouvait venir. Il ne se fit pas prier et s'avança pour la rejoindre, grimpant à son tour sur le lit, s'asseyant à côté de la russe. Il lui offrit un sourire qui se voulait rassurant, puis jeta un œil vers la cage d'Istina. L'animal n'avait pas l'air d'avoir perdu le sommeil, lui. Finalement, Erïka se mit à parler, lui posant une question. Le regard de Will se posa sur la jeune femme de nouveau.

Des cauchemars il en faisait souvent. Très souvent tirés de situations qui pourraient être réelles, incorporant des membres de sa famille ou des amis, bien souvent. Mais de là à les croire réels une fois dans la réalité, ça ne lui était jamais vraiment arrivé. Pourtant, il avait parfois du mal à s'en remettre tout de suite. Le rouquin tapota sur son menton de son index, songeur
.

"J'fais souvent des cauch'mars depuis que j'dors plus d'une heure d'affilée. Souvent c'est sur ma famille. Et... ça a l'air vraiment super réel sur le coup. C'est des situations qui pourraient très bien arriver. C'est sans doute c'que j'crains au fond, qui r'ssort une fois que j'dors. J'en sais trop rien. M'faut un moment pour réaliser que tout ça n'était qu'un rêve et qu'tout va bien. Et là, j'suis bien soulagé qu'ce soit l'cas !" répondit-il doucement en la regardant, n'osant pas lui poser de questions pour ne pas la brusquer, la laissant mener la discussion
.

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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Entre réalité et fiction [William Cage & Erïka Davidoff]   Dim 1 Avr 2012 - 19:12

Sans Will, Erïka serait probablement dans les couloirs de l’institut, errant inlassablement tel un fantôme de minuit qui n’aurait trouvé la paix. Si elle se trouvait dans sa chambre, c’était bien parce que l’homme l’accompagnait. Il savait la rassurer et lui donner confiance. Elle avait confiance en lui, ce qui était une chose rare chez elle. Elle ne faisait plus confiance à personne depuis bien longtemps. Malgré son don de percevoir la vérité à travers les paroles, la jeune fille n’arrivait pas à se convaincre qu’une personne était honnête à cent pour cent. Le professeur Xavier lui-même lui avait dit qu’elle ne pouvait distinguer le vrai du faux lorsqu’un individu croyait dur comme fer à ses propres mensonges. Elle voyait le mal partout, même où il n’y était pas. Baissera-t-elle sa garde un jour ?

Assise dans son lit, remontant un oreiller derrière son dos afin d’être davantage confortable, la jeune fille observa son ami. Elle lui avait posé une question qui le mena à faire quelques réflexions sur lui-même, sur ses songes, ses craintes. Elle le laissa à ses pensées, attendant patiemment une réponse. Elle savait qu’il n’allait pas lui mentir ou bien tenter d’inventer des malheurs plus gros que les siens afin de lui faire comprendre qu’elle n’avait pas à se plaindre, qu’il y avait des gens qui vivaient pire situation. Certaines personnes aimaient bien s’adonner à cette activité afin d’obtenir de l’attention, mais pas le rouquin. Erïka elle-même détestait les gens qui tentaient désespérément d’avoir l’attention de tous, cherchant au contraire à disparaitre afin d’être tranquille.


-"J'fais souvent des cauch'mars depuis que j'dors plus d'une heure d'affilé. Souvent c'est sur ma famille. Et... ça a l'air vraiment super réel sur le coup. C'est des situations qui pourraient très bien arriver. C'est sans doute c'que j'crains au fond, qui r'ssort une fois que j'dors. J'en sais trop rien. M'faut un moment pour réaliser que tout ça n'était qu'un rêve et qu'tout va bien. Et là, j'suis bien soulagé qu'ce soit l'cas !"

C’était bien ce qui faisait peur à Erïka. Les situations auxquelles elle était confrontée dans son esprit pouvaient très bien se produire, aussi tordues soient-elles. L’adolescente se sentait un peu moins seule, sachant qu’il faisait également de mauvais rêves dont il n’était pas toujours simple de s’échapper afin de retrouver la réalité. Il pouvait donc comprendre qu’elle soit terrifiée lors de son réveil. Cependant, contrairement, à d’autres, ses réactions face au retour à la réalité étaient bien différentes, la poussant à fuir l’endroit sécuritaire où elle se trouvait, croyant que cela était plus qu’un simple rêve. Elle pouvait pleurer, hurler, sans se rendre compte que tout était terminé. Pour elle, ce ne l’était pas. Ce ne le sera qu’au moment où ceux qui lui avait fait tant de mal seront morts.

-« Ce qui fait peur, c’est bien le fait que ça pourrait se produire. Je sais que c’est la réalité. En me réveillant, je suis certaine d’être coincée dans ce qui n’était qu’un cauchemar. »

Elle ne savait comment expliquer le degré de peur qu’elle puisse ressentir lorsqu’elle était coincée dans cet univers imaginaire. Parfois, elle aimerait être télépathe afin d’expliquer ce qu’elle ressentait, non pas par des mots, mais bien des images décrivant spécifiquement ce qu’elle n’arrivait à dire. Malheureusement, elle devait se débrouiller avec ce qu’elle possédait. Peu importe la langue, elle n’arriverait pas à expliquer ce sentiment de peur l’habitant ce soir. C’était indescriptible. L’adolescente marqua une pause dans ses paroles avant de reprendre.

-« Tu te souviens de notre soirée sous la tente ? L’histoire que je vous avais racontée… elle s’est véritablement produite. Ce n’est rien à côté des autres scènes que j’ai pu voir, entendre, ressentir là-bas… Ce sont des choses bien pires qui me hantent le soir. C’est difficile de tout oublier… J’ai peur de revivre tout ça. Tu comprends ? »

Erïka se redressa légèrement afin de retirer l’arme à feu toujours coincée dans l’élastique de son pantalon de pyjama. Elle déposa son Beretta devant elle, sur les couvertures. Ainsi, elle sera installée bien plus confortablement. Glissant ses jambes sous ses couvertures afin d’avoir chaud, elle posa son dos contre un oreiller placé entre le mur et elle.

-« Des histoires morbides, j’en ai un tas en tête. C’est plus simple de me détacher de ce que j’ai vu… que de ce que j’ai subis. C’est ancré en moi et ça vient me terroriser dans mon sommeil. On a tous une chose que l’on redoute plus que tout, qui nous a profondément marqué… »


Dernière édition par Erïka M. Davidoff le Lun 3 Déc 2012 - 3:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Entre réalité et fiction [William Cage & Erïka Davidoff]   Dim 1 Avr 2012 - 20:03

Will essayait de se souvenir de ce qu'Erïka lui avait dit un peu plus tôt dans la soirée. Elle n'avait pas eu l'opportunité d'être très bavarde, vite interrompue dans ses explications par l'arrivée d'Evan. Pourtant, Will avait compris l'essentiel : des cauchemars étaient la cause de son mal-être présent. Lorsque la russe était venue se réfugier dans ses bras, il avait bien sentit qu'elle n'allait pas bien. Il n'y avait pas besoin de mots pour le comprendre. Tremblante, gêlée, elle cherchait désespérement quelque chose pour se rassurer, se raccrocher à une réalité qui n'avait rien à voir avec ce qu'elle avait vécu pendant la nuit, dans ses songes. Même si les cauchemars étaient terminés et que ce n'était plus qu'un mauvais souvenir, ils n'en restaient pas moins très présents dans l'esprit de la jeune femme, cela se sentait sans peine.

Maintenant qu'ils étaient de nouveau seuls, Will pouvait se permettre d'être plus affectueux avec Erïka qu'il ne l'avait fait lorsqu'ils étaient avec Evan. Pourtant, il se contenta de s'asseoir près d'elle, ne l'obligeant pas à un calin forcé. Vu la question qu'elle venait de lui poser, c'était l'heure des confidences. Et pour mieux s'ouvrir à l'autre, quoi de mieux que de lui demander si il a déjà vécu une chose similaire. Similaire oui, mais pas aussi forte. Il ne lui était arrivé qu'une rare fois d'avoir véritablement du mal à retrouver ses esprits, à se rendre compte de ce qui était réel ou pas, trop absorbé par la violence de son rêve. Mais une fois suffisait pour comprendre la crainte de la jeune femme. Pour mieux revenir à la réalité, il fallait absolument des points de repères, des choses qui contredisent l'éventuelle existance de ce qui hantait nos rêves.

De retour dans sa chambre, il était possible qu'Erïka se mette à revivre les cauchemars qu'elle avait fait peu avant. Will ignorait si elle comptait dormir, supposant qu'elle n'était pas suffisament apaisée pour le faire pour le moment. Peut-être qu'un peu de conversation finira par lui donner sommeil ou en tout cas à calmer son esprit. Il écouta donc la jeune femme attentivement, ignorant encore ce à quoi elle avait bien pu rêver. La perte d'un être cher ? Sa propre mort ? Des meurtres atroces ? Tout était possible et chacun vivait ses rêves d'une façon différente. Amy elle aussi faisait des cauchemars. Ils étaient plus récurents depuis leur rencontre avec Ronald, étrangement... Il lui arrivait de se réveiller en sursaut et de crier son nom, en proie à une peur incontrôlée. Will était incapable de dire si cela durerait longtemps ou si le temps finirait par l'apaiser. Il espérait que ce soit le cas.

Erïka expliqua alors que ce qu'elle redoutait le plus dans ses cauchemars c'était justement le fait qu'ils pouvaient se réaliser. C'était bien évidemment le pire qui puisse arriver, rêver de quelque chose de réel, de possible. Le cerveau déployait alors un trésor d'imagination pour nous mettre dans des situations horribles, possibles mais horribles. Les rêves fictifs ne faisaient clairement pas le même effet. Se faire dévorer par un dinosaure n'effrayait personne bien longtemps
.

"Oui j'comprend. J'ressens exactement la même chose quand ça m'arrive. Not' cerveau a tendance à avoir beaucoup d'imagination parfois. Trop même. C'est vrai, c'est possible. Mais quand on fait d'beaux rêves aussi, faut s'dire ça. On peut pas contrôler ce à quoi on rêve malheureusement. C'est une représentation psychique de c'qu'on ressent y parait." répondit-il en essayant de se rappeler de cette explication sur les rêves "Y a toujours la solution qui consiste à t'faire te sentir bien autant qu't'as eu peur. C'pas facile mais ça vient avec le temps !" ajouta t-il avec un léger sourire

La russe évoqua l'histoire qu'elle avait raconté un soir précédent, lorsqu'ils s'étaient raconté des histoires d'horreur. Le rouquin se souvenait bien du récit très glauque de la jeune femme. Mais il haussa des sourcils surpris en entendant qu'il s'agissait d'une histoire vraie. Il ne l'avait pas envisagé une seule seconde. Qu'elle aie été vraie était une chose... mais qu'Erïka l'aie vécu en était une autre. Qu'avait-elle bien pu vivre de pire ? Comment quelqu'un pouvait vivre ce genre de chose à plusieurs reprises sans perdre la raison ? L'explication du comportement parfois curieux de la jeune femme s'expliquait de mieux en mieux. Will savait déjà qu'elle avait vécu des choses atroces mais n'avait pas idée à quel point. Le mutant hocha légèrement la tête lorsqu'elle lui demanda si il comprenait. Il comprenait ce qu'elle pouvait ressentir, oui, mais ne comprenait pas comment on pouvait infliger ce genre de choses à quelqu'un
.

"J'savais pas... Sur le coup, j'ai cru qu't'inventait, j'ai pas réfléchis. Mais on f'ra en sorte que c'genre de choses s'reproduise pas. Jamais. T'as d'jà trop subis, trop d'fois. C'pas étonnant qu'ça vienne hanter tes rêves, impossible d'se débarasser de souvenirs pareils. Mais tu sais quoi ? Des souv'nirs, on va t'en faire. Et des beaux ! Des agréables ! Tellement qu'ils surpass'ront tes cauchemars. Fatal'ment, ça r'viendra toujours un peu mais beaucoup moins, j'en suis certain." répondit-il en hochant la tête pour appuyer ses propos

William posa les yeux sur ce qu'Erïka venait de sortir de derrière son dos. L'arme a fait qu'elle avait acquise grâce à lui. Elle l'avait donc prise avec elle... C'était donc qu'elle avait eu relativement peur, au point de se munir de quelque chose pour se défendre physiquement contre une menace qui n'existait que dans sa tête. Entre la réalité et la fiction, il n'y avait parfois qu'un pas. Le rouquin en profita pour se redresser, retirer la veste de la jeune femme et la posa au bout du lit avant de revenir s'adosser au mur, un peu avachi. Il retira un des bracelets qu'il portait au poignet et attrapa doucement celui de la jeune femme pour l'attacher au sien
.

"Tiens. Comme ça t'aura toujours un peu d'moi où qu'tu sois. P't'être même qu'ça te protégera contre les mauvais rêves !" fit-il en riant légèrement, ne croyant pas à ce genre de choses

Des choses qui l'avaient marqué, oui, lui aussi en avait. Que cela date de son passage en hopital psychiatrique ou qu'il s'agissait de mauvais souvenirs de la rue ou encore des meurtres qu'il avait commis, il savait ce que c'était. Néanmoins, ce que les deux mutants avaient subis était très différents. Difficile donc de se mettre à la place l'un de l'autre. Malgré tout, Will pouvait comprendre le désarroi auquel son amie faisait face
.

"C'est ancré en nous, c'est vrai. Ca fait parti d'nous, c'est c'qui nous a construit, c'qui fait d'nous c'que nous sommes. C'est égoïste c'que j'vais dire, mais... si t'avais pas vécu tout ça, tu serais pas celle que tu es à l'heure actuelle. Et moi j't'aime comme t'es. Alors ouais c'est clair que c'est pas enviable comme situation mais ça reste le passé. D'vant toi t'as un av'nir pour te saisir de tout c'que t'as pas pu avoir pendant c'temps là. T'es plus toute seule maint'nant Rika. On est là pour toi. Et même si des gens t'veulent du mal, même si tes rêves te rappel'ront les horreurs de ton existence... Nous on s'ra là pour la rendre plus douce..."

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MessageSujet: Re: Entre réalité et fiction [William Cage & Erïka Davidoff]   Dim 1 Avr 2012 - 23:35

Will semblait s'y connaitre un minimum en ce qui concernait les rêves. Il en savait déjà mieux qu'Erïka, qui cherchait désespérément un moyen de faire cesser cela. S'il s'agissait bel et bien de son subconscient qui faisait ressortir ses peurs, son passé, elle ne pouvait rien faire pour que ça s'arrête. Après tout, s'il suffisait d'oublier, rien de plus, elle n'en serait pas là. L'esprit humain était bien difficile à déchiffrer, le professeur Xavier lui avait expliqué à quelques reprises. Will expliqua à l'adolescente qu'elle devait se sentir bien autant qu'elle avait peur. C'était plus facile à dire qu'à faire, mais si elle vivait de belles soirées comme celle passée chez Anieta, il y a quelques semaines de cela, elle trouvera peut-être ce sommeil paisible dont elle rêvait tant.

-''J'savais pas... Sur le coup, j'ai cru qu't'inventait, j'ai pas réfléchis. Mais on f'ra en sorte que c'genre de choses s'reproduise pas. Jamais. T'as d'jà trop subis, trop d'fois. C'pas étonnant qu'ça vienne hanter tes rêves, impossible d'se débarasser de souvenirs pareils. Mais tu sais quoi ? Des souv'nirs, on va t'en faire. Et des beaux ! Des agréables ! Tellement qu'ils surpass'ront tes cauchemars. Fatal'ment, ça r'viendra toujours un peu mais beaucoup moins, j'en suis certain.''

Le sujet de la discussion avait légèrement dérivé sur ces histoires de peur racontées lors d'une soirée sous la tente avec Will et Amy. L'adolescente avait décidé de raconter une histoire glauque, souvenir de son passé douloureux. Si elle avait réussis à raconter cette histoire, c'était bien parce qu'elle ne l'avait pas vécu d'elle-même. Elle n'avait été qu'une figurante, éveillée durant une nuit noire alors qu'un adolescent était dévoré vivant, ses cris déchirant le silence de ce qui leur servait de dortoir. Elle cru voir du sang couler entre les planches du second étage avant de s'écraser sur le sol, au pied de leurs lits. Maintenant que l'ami de la mutante savait que cela était une véritable histoire, il devait se douter du genre d'univers de cinglés dans lequel elle avait vécu. Mais qu'est-ce qui était le pire ? Cette affreuse histoire ou bien le fait de savoir que ce n'était pas la chose la plus affreuse à s'être produite, loin de là ?

-"J'ai déjà des bons souvenirs, grâce à toi. Je ne me souviens plus de la dernière fois où j'avais réellement ris, pas pour me moquer, mais rire sincèrement parce que c'est drôle. Faut dire que cette histoire du caniche m'a tuée...'' Elle esquissa un mince sourire à ce souvenir.

L'homme se débarrassa de la veste qu'Erïka lui avait passé, un peu plus tôt. Puis, il détacha l'un des bracelets qu'il portait au poignet avant de le passer à celui de la russe. La jeune fille l'observa, silencieuse, posant à tour de rôle son regard sur Will, puis sur le bracelet. Cette fois-ci, elle étira ses lèvres en un rictus ravie. Ce présent lui faisait plaisir, tout autant que les mots l'accompagnant. Pour toute réponse, elle s'approcha de son ami et le serra dans ses bras. N'étant pas friande de démonstrations d'affection, il était bien rare que la mutante pose ce genre de geste envers quelqu'un. Cependant, il y avait certains moments où elle avait besoin d'être rassurée, comme plus tôt dans la nuit, et d'autres, comme celui-ci où elle démontrait à une personne qui lui était chère qu'elle l'appréciait.

-"Tiens. Comme ça t'aura toujours un peu d'moi où qu'tu sois. P't'être même qu'ça te protégera contre les mauvais rêves !"

-''Avec ta protection et celle d'Amy, j'aurais peut-être quelques nuits de paix, qui sait ?'' Dit-elle en sachant que cela était trop beau pour être vrai.

À peine installée confortablement, son arme à feu sur les couvertures, l'adolescente se redressa et quitta son lit afin de se diriger vers son bureau où elle attrapa un morceau de carton. Elle revint s'assoir et montra le dessin r
crayonné par Amy. Un capteur de mauvais rêve. Il constituait en un cercle ainsi que de multiples lignes à l'intérieur. C'était bien simple, mais Erïka l'avait conservé suite à la nuit qu'Amy avait passé dans sa chambre. Elle n'avait jamais songé à le jeter, même si elle ne croyait pas du tout aux pouvoirs des capteurs de rêves.


-''Le jour de notre rencontre, lorsqu'Amy a dormi ici, elle m'a dessiné ça afin de combattre les cauchemars."

Elle enchaina ensuite en ajoutant quelques mots au sujet de son histoire morbide. Encore une fois, Will trouva les mots pour la rassurer. Elle n'avait pas besoin de savoir si cela était sincère ou non, bien qu'elle ne doutait pas que cela le soit. Tout ce qu'elle désirait, en ce moment, était une personne qui lui dise que le futur sera meilleur, que tout ira bien. Combien de fois avait-elle désiré être rassurée, mais n'avait eu que du vent ? Elle ne les comptait plus. Maintenant, elle avait un véritable ami sur qui compter. Une personne qui acceptait d'être réveillée au milieu de la nuit pour un simple cauchemar... S'il venait à se produire un drame dans la vie de Will, s'il lui arrivait quelque chose, Erïka ne pourra jamais rester sans rien faire, les bras croisés. Elle était prête à prendre des risques pour lui, quitte à être blessée.

-"C'est ancré en nous, c'est vrai. Ca fait parti d'nous, c'est c'qui nous a construit, c'qui fait d'nous c'que nous sommes. C'est égoïste c'que j'vais dire, mais... si t'avais pas vécu tout ça, tu serais pas celle que tu es à l'heure actuelle. Et moi j't'aime comme t'es. Alors ouais c'est clair que c'est pas enviable comme situation mais ça reste le passé. D'vant toi t'as un av'nir pour te saisir de tout c'que t'as pas pu avoir pendant c'temps là. T'es plus toute seule maint'nant Rika. On est là pour toi. Et même si des gens t'veulent du mal, même si tes rêves te rappel'ront les horreurs de ton existence... Nous on s'ra là pour la rendre plus douce..."

-"Je suis heureuse de t'avoir. Si nous nous serions pas trouvez dans la salle de sport par hasard, si tu ne t'aurais pas donné la mission de faire des blagues de merde, je crois qu'on n'en serait pas là. Avec mon caractère, les gens laissent rapidement tomber l'idée de m'approcher, ce qui est une bonne chose. Mais pas toi. Tu t'es accroché, je ne sais pas pourquoi. Il y a peu de gens qui entrent dans ma vie, mais je sais qu'une fois qu'ils y sont, je peux leur faire confiance. Tu sais... si ça ne va pas, toi aussi tu peux me réveiller au milieu de la nuit... je vais rechigner, te détester, mais je vais t'aider... Je crois que tu commences à me connaitre."

Dialoguer avec lui lui faisait le plus grand bien. Elle retrouvait peu à peu l'humeur, bien qu'elle restait légèrement tendue. Will avait un véritable pouvoir et ce n'était pas celui de se dédoubler. Son pouvoir résidait dans le fait de faire naitre des sourires sur les lèvres des gens malheureux. Une personne telle que lui méritait également sa part de bonheur. Si, en apparence, Erïka semblait froide et égoïste, elle pouvait se révéler fidèle et protectrice envers ceux qu'elle adorait. Ces gens là, Will en faisait partie.



[Pardonne moi les nombreuses, très nombreuses fautes et les trucs pas clairs. Ça donne ça quand j'ai pas Word >< J'ai corrigé une partie, ça ne change absolument rien au poste, c'est seulement légèrement plus lisible.]
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MessageSujet: Re: Entre réalité et fiction [William Cage & Erïka Davidoff]   Lun 2 Avr 2012 - 13:07

[T'inquiètes, j'ai fini par comprendre :p J'étais fatiguée, ça aide pas xD Du coup j'ai préféré poster ce matin, pardon Mad]


Le subconscient était quelque chose de complexe et d'impossible à contrôler. On ne pouvait pas dire que Will était un expert dans le domaine, loin de là, mais il avait déjà eu l'occasion de lire un livre ou deux sur le sujet. Bien souvent, les rêves étaient interprêtés comme des projections de notre subconscient, nous rappelant pendant notre sommeil ce qui se terre au fond de notre esprit. Que ce soit des choses que l'on désire oublier ou même des choses dont on a pas vraiment conscience, les rêves sont là pour nous les renvoyer en pleine figure. L'esprit humain était quelque chose de bien compliqué et le rouquin se demandait si quelqu'un qui contrôlait les esprits des autres comme Emma pouvait y faire quelque chose. Bien sûr, ce serait tricher et c'était possiblement dangereux, mais ça restait une solution, même si Will doutait que ce soit la meilleure. Nos souvenirs et nos craintes étaient gravées en nous, c'était comme ça. Autant les souvenirs, on ne pouvait pas s'en défaire, autant les craintes, elles pouvaient évoluer voire disparaitre. Et si Erïka ne rêvait pas de son passé mais uniquement de possibles situations futures, il était fort possible que ses cauchemars cessent un jour. En tout cas, c'est ce que le borgne souhaitait pour elle. Il ne s'y connaissait pas suffisament pour être certain de ce qu'il avançait et il préféra donc garder ça pour lui, afin de ne pas donner de faux espoirs à Erïka.

Malgré tout ce que la russe avait semblé vivre auparavant, jamais William n'aurait songé que l'histoire morbide qu'elle avait raconté la veille était vraie. Juste en récit il n'avait déjà pas trouvé ça super rassurant mais si en plus c'était réellement arrivé... il plaignait sincèrement la jeune femme. Comment oublier des choses pareilles ? Difficile voire impossible. Même si avec le temps, les souvenirs s'estompent, ce genre de chose reste gravé en nous, revenant sur le tapis au moment où on s'y attendait le moins. Le rouquin était d'ailleurs surpris qu'elle en ait parlé, même si sur le coup elle n'avait pas précisé qu'il s'agissait d'une histoire vraie, son histoire. Peut-être que l'adolescente estimait qu'en en parlant, cela la libérerait d'une certaine façon. Malgré tout, Erïka certifia avoir de bons souvenirs grâce à lui, ce qui l'étonna. Elle n'avait de bons souvenirs que grâce à lui ? N'en avait-elle pas d'autres depuis les horreurs qu'elle avait subies ? Visiblement pas, d'après ce qu'elle disait
.

"Dis toi qu'c'est que l'début ! Des bons souv'nirs, on t'en f'ra plein. Tout c'que t'as vécu s'ra plus qu'un mauvais souvenir, on pourra dire que ça n'appartient plus qu'au passé. J'te l'promet Rika, tant qu'on s'ra ensemble on s'fera plein de nouveaux souvenirs. Les problèmes du passé, on les surmontera avec ces futurs moments d'joie." affirma t-il en souriant, affichant un air convaincu "Puis c'caniche il f'sait vraiment peur là... avec toutes ses p'tites dents pointues..." ajouta t-il en retroussant les lèvres comme s'il imitait le caniche en question

Pour qu'Erïka sache qu'il serait toujours près d'elle, même à distance, le mutant lui offrit un de ses bracelets. Ils n'avaient pas vraiment de valeur, mais c'était plus symbolique qu'autre chose. C'était sa façon de se lier à elle, de lui apporter une preuve physique que ce qu'il disait n'était pas du vent. Le sourire qu'elle lui offrit en échange lui fit réellement plaisir. Ne s'attendant pas à ce qu'elle le serre dans ses bras, Will fut surpris par son geste mais répondit presque aussitôt à l'étreinte. Les marques d'affection de l'adolescente étaient rares. Rares mais précieuses. Le rouquin ne lui avait pas offert ce présent dans ce but là, mais il n'était pas mécontent de voir que cela lui faisait plaisir. Presque aussitôt, elle évoqua une protection qu'Amy lui aurait offerte. Pour lui expliquer, elle se leva et ramena un morceau de carton qu'elle lui montra
.

"Ca m'étonne pas tiens, c'est tell'ment elle." répondit-il en souriant d'un air attendri "En tout cas, avec ces deux protections, j'donne pas cher d'la peau des cauchemars ! Puis si ils viennent quand même, j'leur casse la tête moi !" ajouta t-il en brandissant le point d'un air vengeur

Will se souvenait de la réaction que la russe avait eu lorsqu'ils avaient croisé sa mère. Une véritable crise de panique et de larmes. Un simple mauvais souvenir ne pouvait pas déclencher à lui seule cette réaction. Non, il y avait quelque chose derrière de plus terrible, d'insondable, d'irréel aux yeux des autres. Le rouquin pensait comprendre ce qu'elle pouvait ressentir, mais il était bien loin du compte. A vrai dire, il n'avait pas besoin de connaitre la vie de la jeune femme par coeur, il voyait bien à ses réactions et à son comportement que son passé l'avait clairement marqué de sa main de fer, façonnée par ce qu'elle avait subit. Mais jusqu'à présent, même si elle avait eu son frère avec elle, ils avaient été seuls, n'avaient eu personne sur qui compter, sur qui se reposer. Maintenant, c'était différent, ce n'était plus le cas. Si Alexïs était loin, lui, Erïka avait au moins Amy et Will sous la main. Le borgne ne manqua pas de le rappeler à son amie, pour lui assurer que quoiqu'il arrive, ils seraient là. Erïka lui confia alors qu'il avait bien fait d'insister, d'essayer de la connaitre et qu'elle ne regrettait pas ce qu'ils étaient devenus. Elle lui assura même qu'il pouvait à son tour venir la voir n'importe quand si il en avait besoin. Cette simple remarque le toucha
.

"Hé, mon humour est très bien, d'abord !" lança t-il d'un air faussement vexé avant de se mettre à rire "Tu sais, j'lâche pas l'affaire si facil'ment. J'suis têtu moi aussi ! J'tenais pas spécial'ment à m'imposer dans ta vie, j'avais bien compris qu'tu préférais la solitude. Faut dire qu'tu l'fais assez bien comprendre ! Mais... malgré tout, on est comme on est. Même si on s'est engueulés, même si on s'est tapés d'ssus, bah... on va dire qu'ça nous a rapproché ! J'laisse pas tomber les gens comme ça. Même si tu m'as jamais rien d'mandé, j'en avais juste envie, c'est comme ça. J'sais aussi que j'peux compter sur toi, merci Rika. J'l'oublierai pas, t'en fais pas. Notre porte t'sera toujours ouverte, pour les bons et les mauvais moments. On fait pas l'tri ! J'dis pas qu'du jour au lendemain tout va s'arranger, mais on f'ra face, ensemble, on lâchera rien. On sur'montera les ennuis quelqu'ils soient et on pourra enfin vivre not' vie tranquille, sans craindre une nouvelle tuile. J'peux pas combattre tes rêves, mais j'ferai tout mon possible pour qu'dans la réalité, tu profites enfin d'ta vie, comme avant." fit-il sur un ton plus sérieux, un léger sourire aux lèvres, avant d'embrasser Erïka sur le front

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MessageSujet: Re: Entre réalité et fiction [William Cage & Erïka Davidoff]   Lun 2 Avr 2012 - 16:53

Le bonheur, la joie, la paix, tout cela semblait inatteignable pour Erïka. Elle ne se plaignait pas, mais ne se venait pas en aide. Elle pourrait imiter Alexïs et s’ensevelir sous un tas de travaux scolaires, d’heures de travail, de projets sociaux, dans le but de ne plus avoir le temps de penser au pire, mais c’était impossible. Elle ne pouvait pas jouer la comédie, elle n’y arrivait pas. L’adolescente se condamnait elle-même à la solitude et aux cauchemars sans même s’en rendre compte. Heureusement qu’elle avait des personnes sur qui compter lorsque la situation s’aggravait.

Ces personnes, avaient réussis l’exploit de la faire rire et sourire. Elles avaient vécu, à leur façon, des situations très difficiles, des événements terribles, mais ils s’en étaient tous sorties. Erïka ferma les yeux, un court instant, imaginant ce que devait être la vie dans les rues de New-York. Comment Will avait-il réussis à garder le sourire, ainsi qu’une telle joie de vivre, dans la rue ? La majorité des gens terminaient dans l’univers de la drogue, du vol, des armes, de l’alcool ou bien, peu d’entre eux, restaient là à mendier, ou à ramasser un maximum d’objets dans les ordures publiques. Qu’est-ce qui avait permis au rouquin de tenir bon pendant si longtemps ?


-"Puis c'caniche il f'sait vraiment peur là... avec toutes ses p'tites dents pointues..."

La mutante laissa échapper un rire face à cette imitation du caniche carnivore. À ce moment, elle se demanda, une fois de plus, comment il avait réussis à s’en sortir sans trop de séquelles visibles. En fait, peut-être était-ce caractère enjoué, farceur, qui dissimulait des blessures bien plus grandes ? Était-il comme son frère, au fond ? Elle finira bien par lui demander, un jour.

Erïka laissa Will lui attacher son bracelet au poignet. Il était bien simple, mais il représentait quelque chose. Elle n’était pas matérialiste, loin de là, mais aimait ce genre de présents, bien plus sincères qu’un simple objet provenant d’une boutique quelconque. Elle remercia Will par une étreinte bien méritée. La jeune fille se sentait en sécurité auprès de son ami qui lui donnait espoirs de jours meilleurs, sans tourments, sans cris ni larmes.

-"Ca m'étonne pas tiens, c'est tell'ment elle. En tout cas, avec ces deux protections, j'donne pas cher d'la peau des cauchemars ! Puis si ils viennent quand même, j'leur casse la tête moi !"

Si les mauvais rêves disparaissaient qu’avec l’aide de simples objets, il y avait bien longtemps qu’Erïka s’en serait entouré. Cependant, elle n’y croyait pas, ce qui brisait probablement la magie. Elle pouvait comparer cela avec l’utilisation abusive d’aspirine lorsqu’elle avait mal à la tête. Le simple fait de prendre un comprimé ressemblant en tout point à un médicament, mais qui n’était rien de plus que du sucre en étant persuadé de consommer un médicament pouvait faire disparaitre un mal de tête. Elle se souvenait d’une étude où les personnes ayant consommé le fux comprimé prétendaient ne plus avoir mal à la tête, car ils avaient crus prendre de l’aspirine et étaient convaincu que le mal de tête disparaitrait. Cela ne fonctionnait pas avec Erïka. Encore une fois, si elle y croyait, elle ne serait pas obligée de doubler la dose maximal de comprimés afin de soulager sa pauvre tête. Malgré qu’elle, à la différence de ces cobayes, était mutante. Parfois, la vie ne semblait pas tendre avec la jeune fille. Elle n’y pouvait rien.

-"Hé, mon humour est très bien, d'abord ! Tu sais, j'lâche pas l'affaire si facil'ment. J'suis têtu moi aussi ! J'tenais pas spécial'ment à m'imposer dans ta vie, j'avais bien compris qu'tu préférais la solitude. Faut dire qu'tu l'fais assez bien comprendre ! Mais... malgré tout, on est comme on est. Même si on s'est engueulés, même si on s'est tapés d'ssus, bah... on va dire qu'ça nous a rapproché ! J'laisse pas tomber les gens comme ça. Même si tu m'as jamais rien d'mandé, j'en avais juste envie, c'est comme ça. J'sais aussi que j'peux compter sur toi, merci Rika. J'l'oublierai pas, t'en fais pas. Notre porte t'sera toujours ouverte, pour les bons et les mauvais moments. On fait pas l'tri ! J'dis pas qu'du jour au lendemain tout va s'arranger, mais on f'ra face, ensemble, on lâchera rien. On sur'montera les ennuis quelqu'ils soient et on pourra enfin vivre not' vie tranquille, sans craindre une nouvelle tuile. J'peux pas combattre tes rêves, mais j'ferai tout mon possible pour qu'dans la réalité, tu profites enfin d'ta vie, comme avant."

Cependant, elle se raccrochait à cette idée qu’elle n’était pas seule, qu’il y avait des gens pour l’aider dans les mauvais moments, mais également pour partager les meilleurs. Les paroles de Will lui firent chaud au cœur. L’adolescente sourit, comme une enfant. Elle sentit les lèvres de l’homme se poser sur son front et ferma les yeux, bercée par ses mots. Elle resta accrochée à Will, comme si elle craignait soudainement qu’il ne s’envole comme ces ballons lors des soirs de carnaval.

-« Avant… ça remonte à si longtemps que je ne suis pas certaine de m’en souvenir. Il y a certains moments dont je me souviens grâce aux photos de ma grand-mère, mais c’est tout. J’aurais aimé me souvenir de mes premières années de vie, mais c’est impossible. »

Elle marqua une pose et soupira. L’heure était aux confidences et il était fort probable qu’à la fin de cela, Will en ait marre de l’entendre parler. Erïka était peu bavarde en temps normal, mais lorsqu’elle s’y mettait, rien ne pouvait la stopper. Il allait devoir l’écouter jusqu’au bout… ou jusqu’à ce qu’elle ne soit plus en mesure de raconter sa terrible histoire…

-« J’habitais en Russie, avant. Je n’ai jamais connu mon père, il était militaire. Ma… mère… était pas foutue de se débrouillée seule et j’avais que deux ans en arrivant ici. On vivait chez mes grands-parents, ma mère travaillait toujours et j’ai l’impression que ce sont eux qui m’ont élevé en fait. J’ai appris le russe avec ma grand-mère, l’anglais avec mon grand-père. Je me souviens que ma grand-mère voulait nous amener en Russie, mon frère et moi, pour fêter notre majorité. Maintenant, je crois que c’est tombé à l’eau… C’est dommage, j’aurais pu me mettre sur les traces de mon père, en espérant que ce n’est pas un salaud fini. »

Elle marqua une nouvelle pause. Elle se souvenait de ces projets qu’Anieta avait pour ses petits-enfants. Elle en prenait soin comme si c’était les siens. D’origine Russe, elle souhaitait que les jumeaux nouent des liens avec leur culture, malgré le fait qu’ils habitaient les États-Unis. Que ce serait-il produit si l’adolescente avait eu une adolescente ordinaire ? Serait-elle allée à l’institut ? Tant de question, mais aucun moyen d’y répondre…
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MessageSujet: Re: Entre réalité et fiction [William Cage & Erïka Davidoff]   Lun 2 Avr 2012 - 19:11

Will était passé maître dans l'art de l'auto-dérision, même s'il évitait de trop parler de son passé. Tout était prétexte à rire, même lui, si cela pouvait redonner le sourire aux autres. A quoi bon se vexer de ce genre de chose alors qu'au final, elles étaient drôles ? Sur le coup, elles l'étaient beaucoup moins cependant. Mais avec le temps, on relativisait les choses et ce qui nous faisait honte pouvait alors devenir un sujet drôle. Mieux valait en rire qu'en pleurer, non ? Au moins cela avait le mérite de revenir souvent dans la conversation et prêtait toujours à rire. Sur le coup, Will n'avait pas pensé que malgré son imitation -très réussie- du petit chien, il réussirait à arracher un rire à Erïka.

Puisqu'il ne pouvait pas constamment être à ses côtés et qu'il ne pouvait pas non plus veiller sur elle 24h/24, le rouquin lui offrit un des biens qu'il possédait. Bien sûr, cela n'allait pas révolutionner son existence ni lui apporter quoique ce soit de réellement utile. Mais c'était simplement une façon de lui signifier qu'elle était importante pour lui et qu'ils étaient proches. Le fait qu'il dise que l'objet la protégerait contre les mauvais rêves était bien entendu inventé et il n'y croyait pas non plus une seconde, c'était plus pour plaisanter qu'autre chose. Mais c'était également une façon de lui dire qu'il espérait qu'elle ne soit plus en proie à de pareils cauchemars à l'avenir. Et que si cela se reproduisait, elle se rappelerait grâce au bracelet qu'elle pouvait venir voir le mutant quand elle le désirait. Ca, elle le savait déjà et l'avait déjà fait, mais c'était un moyen d'affirmer les choses, de les rendre un peu plus concrêtes même si globalement ça n'apportait pas grand chose de plus.

Le regard du borgne se posa sur l'arme à feu qui trainait sur les couvertures d'Erïka. Voilà une arme bien inutile face à l'invisible, face à l'imaginaire. Les cauchemars étaient prenants et parfois traumatisants, mais on ne pouvait rien y faire, même avec la meilleure défense du monde. Will trouvait donc paradoxal que la jeune femme ait pris son arme avec elle. Mais il se souvint qu'il avait été question de rêves qui incluaient des situations possibles, donc réalistes. De peur que cela n'arrive réellement, elle s'était donc munie de l'arme qu'elle avait acquise pour se protéger ? C'était sans doute pour cette raison, quoi d'autre ? Le fait de posséder une arme à feu devait la faire se sentir un peu mieux, rassurée par le poids du pistolet qui lui rappelait qu'elle était bien dans la réalité et plus dans ses rêves. Désormais, elle n'en avait plus vraiment besoin, les mauvais rêves étaient loin et elle n'était plus seule. Néanmoins, Will ne lui fit pas la remarque et ne toucha pas à l'arme. Tout était bon pour rassurer la jeune femme, même le fait de conserver son arme à côté d'elle. Il n'allait quand même pas la priver d'un soutien, même fictif.

Will s'était donné la difficile mission de rassurer Erïka et de la faire se sentir bien. N'était-ce pas pour ça qu'elle était venue le réveiller après tout ? Il ne comptait pas la laisser seule de la nuit, ni même partir si il voyait qu'elle ne se sentait pas un minimum bien. Il commençait à bien la connaitre et savait à partir de quel moment elle reprenait du poil de la bête. Lorsqu'ils étaient seuls, l'adolescente n'adoptait plus du tout le même comportement et elle se montrait sous un autre jour, plus... fragile. Au moins elle pouvait enfin relâcher la pression de toute la partie de la soirée passée avec Evan qui n'avait fait que l'agacer davantage. Lui, il n'était pas encore prêt de rentrer dans les bonnes grâces de la russe, c'était certain.

Erïka restait contre lui et il ne bougeait pas pour conserver la position dans laquelle ils étaient. Un vrai moment de détente après tant de péripéties au cours de la nuit. La russe semblait essayer de se souvenir de ses précédents bons souvenirs, lorsqu'elle était jeune et que les ennuis ne lui pleuvaient pas encore dessus en cascade. Mais elle avoua ne pas ou très peu s'en souvenir. Il était difficile même pour quelqu'un ayant une excellente mémoire de se souvenir de notre enfance. Bien sûr, on conservait certains souvenirs inoubliables, mais le reste disparaissait dans les méandres de notre inconscient pour laisser la place à de nouveaux souvenirs. C'était d'ailleurs là dessus que Will voulait rebondir
.

"Tu t'en souviens plus parce que c'est vieux. Et qu'd'autres souvenirs t'ont marqué davantage, ça en a presque effacé les autres. La mémoire s'souvient surtout des choses marquantes, c'est comme ça. Du coup, si des mauvais souv'nirs ont pu effacer les anciens, ben on t'créera de nouveaux souvenirs pour les supplanter. Mais des bons, ça va d'soit ! Et un jour, tu pourras dire : Avant... J'm'en souviens plus, et c'est pas plus mal." affirma t-il en souriant

L'étudiante soupira, restant silencieuse pendant un court instant. Puis, sans réellement de transition, elle lui confia certains éléments de son passé, de son enfance. Will se plaignait de sa famille mais au moins lui, il l'avait connu. Il fut surpris d'apprendre qu'Erïka ne connaissait pas son père, réalisant maintenant qu'il était vrai qu'elle n'en avait jamais parlé. Pas tellement de sa mère non plus à vrai dire. Elle disait avoir vécu en Russie puis déménager en Amérique pour vivre avec ses grands-parents. Mais alors... Anieta n'était pas russe ? Cela expliquait pourquoi il n'avait jamais trouvé de nom russe sur les boites aux lettres des appartements. Ah moins que... Elle lui avait appris le russe ? Elle l'était alors ? Le grand-père leur apprenait l'anglais... Mais oui, bien sûr, c'était lui la source du nom de famille après tout
.

"Aaaaaaaaaah ! J'comprend mieux pourquoi j'ai trouvé aucun nom russe sur les boites aux lettres d'vant chez Anieta ! J'me demandais c'était quoi son nom d'famille, j'pouvais chercher longtemps !" fit-il en riant légèrement même si ça n'avait rien de vraiment drôle. Pour lui, c'était comique "On peut dire qu't'as vu du pays en tout cas. T'as d'la chance d'avoir eu tes grands parents. Anieta est vraiment une chic femme ! J'ai pas connu ton grand père c'est dommage mais j'suis convaincu qu'il était tout aussi cool ! Hmm... Tu sais pour ton retour en Russie, pourquoi pas ? J'veux dire, qu'est-ce qui vous empêche d'y retourner ? Vous avez l'temps encore, c'pas pour tout d'suite votre majorité. Et puis ça f'ra un beau voyage. Ce serait l'occaz' de pouvoir voir ton père. J'suis sûr qu'il serait heureux d'enfin voir ses enfants ! Ca s'trouve il vous cherche aussi sans savoir où vous avez atterrit. J'aim'rai bien t'aider... P't'être qu'Emma l'peut, non ? Elle voyage beaucoup, elle. Des fois elle va en Russie je crois." fit-il d'un air pensif, essayant d'assembler les morceaux de ce nouveau puzzle

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MessageSujet: Re: Entre réalité et fiction [William Cage & Erïka Davidoff]   Lun 2 Avr 2012 - 20:07

Bien qu’il fût agréable d’être dans les bras d’une personne qui lui était chère, Erïka relâcha finalement son étreinte afin de retrouver une position plus confortable. Elle posa la tête contre le mur, regardant droit devant elle, fixant un point invisible sur la paroi opposée. Si elle pouvait remplacer ses mauvais souvenirs par de meilleurs moments où le rire était au rendez-vous, elle ne serait pas contre. Cependant, de telles expériences comme celle qu’elle avait vécue disparaissaient difficilement. Si, avec les années, les blessures se refermeront, il restera toujours les cicatrices. Avec le temps, elle avait fini par oublier sa mère et ces personnes qui l’avaient tant blessée autant physiquement que psychologiquement. Malheureusement, le passé a refait surface et il est bien présent, dans les rues de New-York. Traquée, Erïka devait se replier vers ses derniers retranchements afin de se protéger. L’institut était son dernier refuge, son seul espoir de survivre. Elle devait affronter quelque chose de grand, de bien plus grand qu’elle et ne pouvait combattre seule.

Will avait donc cherché le nom d’Anieta sur les boites aux lettres au pied de son immeuble à appartement ? Il aurait cherché bien longtemps, la dame ayant laissé tomber son nom de jeune fille depuis des lustres pour celui de son mari. D’ailleurs, son mari était un homme bon, possédant un aussi grand cœur qu’elle. S’il était devenu policier, c’était bien pour défendre les plus faibles et il ne manquait jamais une occasion d’aider les autres. Il aurait pu accomplir bien des choses s’il n’était pas mort. Malheureusement, son heure avait sonné, ce qui avait laissé Erïka dans le deuil. Cet homme avait joué le rôle de père pour elle. Il lui avait laissé de nombreuses connaissances en guise d’héritage. Grâce à lui, son frère et elle avaient pu survivre en forêt. Serait-il fier de voir où étaient rendus ses petits-enfants ? L’un visait les études en médecine alors que l’autre apprenait de nombreuses langues afin de se livrer à un quelconque métier dans le domaine. Malgré toutes les épreuves, ils s’en étaient plutôt bien sortis, non ?


-« Il y a longtemps qu’elle a pris le nom de mon grand-père. C’était un homme admirable. C’est grâce à lui que nous avons su survivre en forêt. C’est grâce à lui que je sais me servir d’une arme.» Elle prit un moment afin de réfléchir.

-« En fait, Alexïs et moi avons changé de nom, il y a quelques années. Nous étions sur les traces de notre père et… on a décidé de prendre son nom. On voulait se détacher de ce qui nous reliait à notre mère et l’empêcher de nous retrouver. Changer d’identité était l’une des meilleures choses à faire. Notre nom ne faisait pas très russe…» Elle leva la tête vers Will. « Je suis certaines que tu as une idée de mon ancienne identité. Je te laisse deviner mes deux prénoms. »

L’atmosphère se détendait peu à peu. Erïka tenta de faire deviner ses prénoms à Will. Il les avait sûrement vus sur des photographies lorsqu’il se trouvait chez Anieta. Son grand-père la nommait Kate, sa grand-mère l’appelait Rose. Sa mère ? Kathleen. Elle avait eu droit à bien des surnoms durant son enfance. Il en était de même pour son frère. Cependant, son changement de prénom n’était pas trahi par son ancienne identité. Alexïs, Alexander, Alex. Il avait l’habitude de ce diminutif.
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MessageSujet: Re: Entre réalité et fiction [William Cage & Erïka Davidoff]   Mar 3 Avr 2012 - 0:20

Will n'insista pas lorsqu'Erïka se dégagea de ses bras, la laissant reprendre une position plus confortable. Il en profita pour glisser le long du lit, s'allongeant, callant ses bras derrière sa tête. Même si il n'était plus assis, cela ne gênait en rien l'écoute dont il faisait preuve auprès de son amie. Il l'avait toujours en vue même si celle-ci ne le regardait pas lui, fixant un point imaginaire, perdue dans ses pensées. Même dans cette position, le rouquin ne risquait pas de s'endormir, pas fatigué pour deux sous. Il laissa planer un silence pendant un certain temps, lui laissant le temps de se remémorer certains éléments de son passé. Will aussi avait vécu certaines choses non plaisantes mais tout lui semblait plus doux à la vue de ce qu'avait pu subir la russe. Difficile de comparer après tout, mais lui n'avait plus trop de problème avec ça. En dehors du fait que sa famille le détestait. Au moins, même si Erïka se sentait seule, elle avait son frère jumeau et sa grand-mère sur qui elle pouvait compter. Bien évidemment, ils étaient loin de l'Institut et Will prenait très à coeur son rôle de famille de remplacement. Mais ils étaient là néanmoins. Loin mais là. Will lui, n'avait plus vraiment de famille sur qui compter. Il avait Amy et cela lui allait très bien, n'ayant toujours compté que sur elle pendant des années. Désormais, il avait également l'adolescente assise à côté de lui. Cette pensée le fit sourire. La vie était définitivement plus douce avec plusieurs soutiens. Et de véritables soutiens, pas juste des connaissances.

Erïka révéla qu'Anieta portait bien le nom de son défunt mari, ce qui expliquait qu'elle ne porte pas un nom russe. Fatalement, le rouquin aurait pu chercher bien longtemps. Erïka expliqua alors qu'elle avait appris grâce à lui à se défendre et à survivre. C'était une bonne chose vu ce qu'ils avaient dû vivre par la suite, Alex' et elle. Ca avait dû leur être plutôt utile et même maintenant encore. Dommage que l'homme ne soit plus de ce monde, il aurait pu leur être d'un grand secours. Mais Anieta devait elle aussi faire office de garde-fou, les protégeant de son mieux, il n'en doutait pas. Des enfants ne devraient pas à avoir des parents de substitution
.

"Ouais j'comprend mieux. Du coup c'est quoi son nom ? C'est vraiment dommage que ton grand-père soit mort, j'aurai aimé l'rencontrer. Vous avez eu d'la chance de l'avoir." répliqua t-il en souriant, hochant la tête pour appuyer ses propos

Will appris ensuite que les jumeaux avaient quant à eux changé de nom pour prendre celui de leur père. Ils ne portaient donc pas le nom de leurs grand-parents. Logique jusque là. Le rouquin songea au fait que pour lui ce serait plutôt l'inverse, s'il devait changer de nom. A vrai dire, il s'entendait bien mieux avec sa mère qu'avec son père. Situation inverse des jumeaux. Bien qu'eux-même ne connaissent pas vraiment leur père. Le mutant se demanda ce que cela faisait d'ignorer qui était leur géniteur. Une drôle d'impression sans doute. Une recherche continue d'identité sans doute ? C'était mieux de le savoir mort que d'ignorer si on aurait l'occasion de le voir ou non un jour. L'attente devait être angoissante. L'espérance devait être insupportable à force
.

"Oh ? Vous avez un nom russe alors vous du coup ? J'comprend qu'vous ayez préféré prendre le sien. Vous avez un peu d'lui toujours avec vous comme ça. Moi si j'devais changer d'nom, ce serait pour prendre c'ui d'ma mère je pense. Mais c'est vrai qu'changer d'identité était clair'ment la meilleure chose à faire, vous avez eu l'bon réflexe. J'comprend mieux certaines choses maint'nant." répondit-il, songeur

Erïka lui demanda alors de deviner son ancienne identité, précisant qu'elle portait deux prénoms. Deux ? Curieux, William n'en portait réellement qu'un, même si il en avait un second. Il se demanda pourquoi elle lui disait une telle chose puisqu'il en connaissait déjà un des deux
.

"Rosalye ! Ca j'le sais d'jà, tu m'l'avais dit dans l'taxi, j'ai pas oublié. En plus Anieta t'appelle tout l'temps Rose ou Rosie alors ça aide." fit-il remarquer d'un air fier de lui

En ce qui concernait l'autre prénom, il n'en avait par contre aucune idée. Posant la main sur son menton, il poussa un "hmmm" songeur, réfléchissant à ce que cela pouvait bien être. Un prénom russe peut-être ? Des prénoms, il en existait tant... Si elle lui demandait, c'était qu'il avait probablement eu des indices auparavant. Il repassa en mémoire tous les moments qu'il avait passé en compagnie de la blonde. Il songea surtout aux moments où des morceaux de son enfance avaient été évoqué. Il repensa entre autre aux papiers que la russe avait brûlés lorsqu'ils étaient rentrés de chez Anieta. Peut-être que les précieux indices s'y trouvaient
.

"Hmm ... L'autre j'vois pas... Ou alors ça m'a échappé... Faut dire que j'ai pas cherché non plus !" fit-il remarquer tout en continuant de réfléchir "Oh ce s'rait pas Kathy ou un truc comme ça ? M'semble avoir vu l'nom quelque part... Après j'confond p't'être..." s'exclama t-il soudain en se redressant vers son amie

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MessageSujet: Re: Entre réalité et fiction [William Cage & Erïka Davidoff]   Mar 3 Avr 2012 - 1:45

Bien des gens détestait leur véritable nom, mais s’en accommodait. C’était le cas d’Erïka. Lorsqu’elle décida de changer d’identité, elle y vit une occasion de se prénommer comme elle le souhaitait. C’est ainsi qu’elle choisit son nouveau prénom, qu’elle adorait. Cela ne datait pas d’hier, durant son enfance elle avait souvent rêvé s’appelait ainsi, alors qu’elle se perdait dans ses pensées de gamine rêveuse. Ensuite, elle profita du fait qu’elle pouvait posséder un second prénom pour faire honneur à son grand-père. Il n’était peut-être pas russe, mais il adorait ce prénom qu’était Miraslova. Il serait probablement heureux que ce prénom décrive parfaitement sa petite-fille.

-"Ouais j'comprend mieux. Du coup c'est quoi son nom ? C'est vraiment dommage que ton grand-père soit mort, j'aurai aimé l'rencontrer. Vous avez eu d'la chance de l'avoir."

-« McGowen. Anieta McGowen. Elle garde son nom, malgré le fait qu’il soit mort depuis sept ans. Il m’arrive souvent de souhaiter de le revoir en vie, mais c’est impossible. »

Erïka laissa échapper un soupire. Cet homme lui manquait. Il avait été comme un père, une personne de confiance et un modèle. Il y a tant de gens qui méritait la mort dans ce monde, l’adolescente pourrait en faire une liste interminable, alors pourquoi un homme si bon comme son grand-père s’était éteint ? La vie était injuste, elle l’avait appris à ses dépens, malheureusement. À présent, tout ce qu’elle pouvait faire, était de s’occuper de sa grand-mère, même s’il semblerait plutôt que ce soit le contraire. S’il lui arrivait quelque chose, Erïka n’en serait que dévastée, anéantie et sombrerait dans la déprime, c’était certain. Colère, chagrin, elle sera submergée par les émotions et ne pourra avancer dans la vie tant que le deuil ne sera pas fait. Ce deuil allait se montrer long et difficile. Le simple fait de penser qu’Anieta pouvait mourir donna des frissons à la mutante qui oublia rapidement cette pensée.

-"Oh ? Vous avez un nom russe alors vous du coup ? J'comprend qu'vous ayez préféré prendre le sien. Vous avez un peu d'lui toujours avec vous comme ça. Moi si j'devais changer d'nom, ce serait pour prendre c'ui d'ma mère je pense. Mais c'est vrai qu'changer d'identité était clair'ment la meilleure chose à faire, vous avez eu l'bon réflexe. J'comprend mieux certaines choses maint'nant."

-« Tu portes celui de ton père, je suppose ? Alors, c’est quoi le nom de ta mère ? J’espère qu’il te va bien, au moins. Nous on a eus de la chance. Davidoff c’est passe partout et pas très difficile à prononcer pour vous, les Américains, en plus.»

Bien qu’elle possède la nationalité Américaine, Erïka ne se considérait pas comme tel. Pas totalement. Elle assumait ses origines russes et en était très fière. Bien qu’elle n’ait aucun souvenir de son pays, elle comptait bien s’en faire un jour. D’ailleurs, Will lui avait parlé de la Russie et du fait qu’Emma voyageait beaucoup. Cependant, Erïka, à moins d’une situation qui la porterait à vouloir quitter le pays, n’ira certainement pas demander à son institutrice de la mener à son pays natal. Pensant à autre chose, elle demanda à Will de deviner ses deux prénoms, sachant qu’il en connaissait l’un deux et se doutait probablement du second.

-"Rosalye ! Ca j'le sais d'jà, tu m'l'avais dit dans l'taxi, j'ai pas oublié. En plus Anieta t'appelle tout l'temps Rose ou Rosie alors ça aide."

-« Elle m’appelle comme ça depuis que je suis gamine. » Fit la jeune fille en grimaçant. « Bon, maintenant faut que tu trouves mon premier prénom. »

Elle laissa Will réfléchir quelques instants. Puis, il donna sa réponse.

-"Hmm ... L'autre j'vois pas... Ou alors ça m'a échappé... Faut dire que j'ai pas cherché non plus. Oh ce s'rait pas Kathy ou un truc comme ça ? M'semble avoir vu l'nom quelque part... Après j'confond p't'être..."

-« Tu y étais presque. Kate, c’est comme ça que mon grand-père m’appelait. C’est le diminutif de Kathleen. Du coup, ça donne un nom à rallonge. Kathleen Rosalye McGowen. Par contre, c'est parfois pratique d'avoir un second prénom. C'est encore mieux quand tu peux le choisir. »

Imitant Will qui s’était étendu sur le matelas avant de se redresser, Erïka se coucha, emmitouflée dans ses couvertures, la tête sur l’oreiller qu’elle posa sur le matelas. Elle ne comptait pas dormir, mais elle était plus confortable ainsi. Sur le dos, fixant le plafond, elle se plongea dans ses réflexions, ses souvenirs d’enfance. Elle repensa aux paroles rassurantes de son ami. Plus elle parlait de sa Russie natale, plus elle mourrait d’envie de s’y rendre. Changer d’air, rencontrer son père, il y avait tant de choses qu’elle désirait faire.

-« Parfois, je me dis que je devrais reprendre les recherches afin de retrouver mon père. Tout ce que je sais est qu’il vit en Russie et qu’il est militaire. Je connais son nom, mais je n’ai jamais réussis à trouver un numéro de téléphone, une adresse, quelque chose qui puisse me permettre de le contacter. Je crois qu’il ne connait même pas notre existence… En déménageant aux États-Unis, ma mère à fait une croix dessus sans penser à nous. Faute d’avoir pu lui faire confiance, on se démerde nous-même pour retrouver notre père… Si je vais en Russie, je te trainerais avec moi ! Comme ça, tu pourras découvrir le pays apprendre la langue et savoir déchiffrer les recettes en Russe de ma grand-mère.»
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MessageSujet: Re: Entre réalité et fiction [William Cage & Erïka Davidoff]   Mar 3 Avr 2012 - 12:42

S'il y avait bien une chose dont Will se moquait, c'était son nom. Pour beaucoup de personne, c'était une preuve d'identité, un point de repère par rapports aux autres. Lui n'y accordait aucune forme d'importance. Très peu de gens l'appelaient par son nom en entier, préférant son diminutif ou lui attribuant un surnom, pas toujours des plus heureux. Il n'avait jamais songé à en changer, n'en aimant pas particulièrement un autre pour le remplacer. Il n'avait jamais non plus eu de raisons particulières de le faire contrairement à Erïka pour qui c'était une question de survie. Du moment qu'il savait qu'on s'adressait à lui, ça lui suffisait.

La russe évoquait son grand-père, avouant désirer de le revoir en vie même si c'était du domaine de l'impossible. Ca oui, revoir les morts, c'était mission impossible, même pour des mutants. A moins que certains soient tels des dieux et aient cette capacité ? De toute façon, même si c'était le cas, quel intérêt de faire revivre un cadavre sûrement mort depuis longtemps ? Les gens mourraient, c'était ainsi, il fallait l'accepter, même si certains partaient trop tôt. C'était dur à accepter, surtout si la personne en question nous est chère mais la vie est ainsi faite. Will imagina un instant si Amy venait à mourir. Il chassa bien vite cette supposition morbide de son esprit, ne concevant pas le simple fait que cela puisse arriver plus tôt que prévu. Non, la mort n'avait rien d'enviable même si c'était une fatalité
.

"McGowen ? Ca r'ssemble presque au nom d'ma mère tiens. P't'être la même origine, qui sait ! C'est cool qu'elle garde son nom, c'est un peu comme si il vivait encore comme ça. Puis tu sais, c'est un peu con et très cliché c'que j'vais dire mais, tu trouves pas qu'ton grand-père vit à travers toi d'une certaine façon ? C'qu'il t'a appris, c'est resté gravé en toi ça aussi. Il t'a donné un peu d'lui qui te quittera jamais. Puis, tant qu'tu l'oublies pas, c'est qu'il est pas vraiment mort dans l'fond."

Ignorant quel était le nom de famille d'Erïka, même si elle avait opté pour le nom de son père, Will attendit qu'elle le lui révèle, curieux de le connaitre. La russe lui demanda alors si il portait le nom de son père. C'était plus une question réthorique qu'autre chose mais le rouquin se sentit obligé de répondre par l'affirmative même si ça ne l'enchantait pas vraiment. Comme une majorité de la population, il portait évidemment le nom de son père même s'il ne l'aimait pas des masses. C'était son héritage, ses origines et même s'il n'en voulait pas, il ne pouvait le nier. Suite à ça, elle lui révéla le nom de son père, Davidoff. Ce n'était effectivement pas très difficile à prononcer.

"Dis tout d'suite que nous, les américains, on est nuls en langues étrangères !!" répliqua t-il d'un air faussement outré avant de rire "Davidoff... C'est marrant... Mon deuxième prénom c'est David. Heureus'ment que j'ai pas l'même nom d'famille, t'imagines ? David Davidoff... Trop classe." fit-il remarquer ensuite d'un air amusé "Mais ouais j'porte bien l'nom d'mon père... comme beaucoup d'gens... Cage. C'est plutôt commun, c'est pas plus mal. Ma mère c'est McKellen. Ca r'ssemble à McGowen j'trouve, tu vois ?" répondit-il enfin

Puisque l'heure était aux devinettes, Will puisait dans sa mémoire pour essayer de se souvenir des détails concernant Erïka. Il savait bien que ce n'était pas son vrai prénom mais il s'en moquait bien. Pour lui, elle restait Erïka même si suite à ça il apprenait tout son passé. Cela ne changeait rien. Il l'avait connu sous cette identité et c'était donc celle là qui primait. C'était après tout elle qui l'avait choisie et il respectait ça. Le rouquin remarqua que la jeune femme n'appréciait guère ce nom, Rose. Pourtant, c'était sa grand-mère qui l'appelait ainsi, elle aurait dû y être attaché. Il devait y avoir une autre raison
.

"Pourquoi tu l'aimes pas ? En plus comme on disait l'autre fois, ça t'va plutôt bien, Rose, vu ton affinité avec cette fleur." fit-il en souriant, se souvenant de la discussion à ce sujet

Finalement, William cru se souvenir d'un autre nom qu'il avait vu au cours de la soirée mais n'en était pas certain. Il était fort possible qu'il confonde avec autre chose. Il avait appris tellement de choses ce soir là qu'il était persuadé de se mélanger les pinceaux. Erïka lui répondit qu'il n'était pas très loin du but puisqu'elle s'appelait Kathleen. C'était plutôt curieux de connaitre un détail d'une telle importance. La véritable identité de la russe venait d'être révélée, laissant Will songeur l'espace d'un instant
.

"Trop long. Moi j'dis que Rika c'est nickel !" répondit-il en levant le pouce "Tu sais c'est pas que j'm'en fous, au contraire, mais pour moi, tu restera toujours Erïka, parce que c'est comme ça que j't'ai connue et en plus c'est toi qui l'a choisi. Tu rest'ra ma p'tite soeur adorée même si on a pas l'même nom ! N'empêche qu'on devine pas tell'ment tes origines russes avec ton ancien nom. Erïka Davidoff ça sonne plutôt bien !"

Son amie s'étant allongée à son tour, le borgne se décala sur le côté pour lui laisser de la place, ne voulant pas l'empêcher de tirer sur les couvertures comme elle le désirait. Du coup, il se tourna sur le côté, s'appuyant sur son coude pour rester stable, la tête posée contre sa paume. La jeune femme évoqua de nouveau son père, indiquant qu'il était militaire et vivait toujours en Russie. C'était déjà un bon point de départ pour de futures recherches. Mais après, le rouquin supposait que des militaires russes s'appelant Davidoff, il ne devait pas y en avoir qu'un. La russie était un grand pays ! Erïka ajouta qu'elle comptait le trainer avec elle, ajoutant qu'ainsi il pourrait apprendre la langue pour mieux déchiffrer les recettes d'Anieta.

"On attend quoi pour partir ? En fait tu m'invites juste pour qu'je prépare de bons p'tits plats russes ensuite hein ? J'te vois veniiiiir !" répliqua t-il en souriant en coin "Au moins tu sais qu'ton père est militaire, qu'il est en Russie, qu'il est militaire... Sûr qu'c'est pas très précis mais c'est d'jà pas mal. L'meilleur moyen de trouver des indices c'est clair'ment d'aller sur place. Difficile d'trouver des renseignements sans ça je pense. Mais tu sais, quand j'évoquais Emma, elle... elle connait pas mal de monde et p't'être qu'elle pourrait t'aider à trouver des renseignements justement. Enfin j'sais pas, mais c'est une possibilité. Et j'pense pas que ça la dérange. Quoiqu'il en soit, si vot' père ignore votre existence, il va être rûd'ment heureux d'vous rencontrer, ça c'est sûr ! T'auras qu'à m'dire quand tu auras envie d'y aller, j'serai là."

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MessageSujet: Re: Entre réalité et fiction [William Cage & Erïka Davidoff]   Mar 3 Avr 2012 - 17:04

Vivre à travers les autres malgré la mort nous ayant percuté de plein fouet. Le mari d’Anieta était mort physiquement, et ce, depuis bien longtemps. Quels étaient les dernières traces de son existence ? Ses cendres reposant à présent dans une urne des plus horribles ? Il semblerait que toutes les urnes soient construites avec mauvais gouts, Erïka n’en ayant jamais vu de jolies. Quoi qu’il en soit, le plus important se trouvait dans ce contenant de céramique. Peut-être bien que Will avait raison, que le défunt homme vivait à travers les connaissances transmises à ses petits-enfants, les souvenirs gravés en eux, les objets laissés… N’est-ce pas en souvenir de son grand-père qu’Erïka avait dérobé son arme à feu, quelques années plus tôt ? Même si elle ne l’avait plus en sa possession, elle savait que l’arme reposait dans le bureau du professeur Xavier. Il lui avait confisqué par mesure de sécurité, connaissant le caractère impulsif de son élève, et lui avait fait la promesse de la conserver en sachant qu’elle représentait beaucoup pour elle. Elle ne pourra la retrouver qu’à sa majorité… et lorsqu’elle aura réglé ses problèmes de colère et d’agressivité, ce qui n’était pas gagné. Elle allait devoir faire d’immenses efforts afin d’y arriver, ce qui sera loin d’être simple.

L’adolescente questionna son ami au sujet de son nom. Ce n’était pas une chose qui lui importait, mais c’était toujours utile de connaitre le nom d’une personne. Après tout, il n’était pas le seul William de l’institut. Elle fit également un commentaire en insinuant que les Américains avaient le don de massacrer les noms typiquement russes. Son ami pris la remarque d’un ton outré qui la fit sourire. Elle savait très bien qu’il plaisait et cela apportait une touche plus joyeuse à la conversation.


-"Dis tout d'suite que nous, les américains, on est nuls en langues étrangères !! Davidoff... C'est marrant... Mon deuxième prénom c'est David. Heureus'ment que j'ai pas l'même nom d'famille, t'imagines ? David Davidoff... Trop classe. Mais ouais j'porte bien l'nom d'mon père... comme beaucoup d'gens... Cage. C'est plutôt commun, c'est pas plus mal. Ma mère c'est McKellen. Ca r'ssemble à McGowen j'trouve, tu vois ?"

-« William McKellen » Prononça lentement l’adolescente. « C’est vrai que McGowen et McKellen se ressemblent. David et Davidoff aussi. Dis-toi que, comme ça, tu as une partie de moi avec toi. » Fit-elle en référence à ce qu’avait dit Will au sujet de son grand-père. « Si, un jour, tu ne veux pas révéler que tu t’appelles Will, tu n’auras qu’à sortir que tu te nommes David, ce n’est pas un mensonge étant donné que c’est également ton nom. »

La jeune fille révéla à son ami qu’elle détestait le surnom que sa grand-mère lui donnait. Pour elle, Rosy était un surnom trop… rose. Elle imaginait, à chaque fois, une gamine vêtue de la façon la plus « mignonne », dégageant une joie de vivre sans nom à travers un sourire innocent. Tout le contraire d’Erïka. C’était bien parce qu’il s’agissait de sa grand-mère qu’elle la laissait la nommer ainsi. Le première personne, autre qu’elle, à oser l’appelait par ce surnom ridicule allait se faire arracher la langue avant de l’avaler de force.

-"Pourquoi tu l'aimes pas ? En plus comme on disait l'autre fois, ça t'va plutôt bien, Rose, vu ton affinité avec cette fleur."

-« Rose, c’est bien l’un de mes surnoms qui me définit le mieux. Mais, Rosy… je ne supporte pas. C’est bien parce que c’est ma grand-mère, sinon il y a longtemps que je l’aurais obligé à ne plus m’appeler comme ça. Avec ce surnom, n’importe qui perd toute crédibilité. »

Si certaines personnes trouvaient que Kathleen Rosalye McGowen était un nom assez long à prononcer, sa nouvelle identité était également à rallonge. C’était une manie, chez elle, d’avoir deux prénoms assez longs. Apparemment que sa génitrice c’était inspirée de leur père qui possédait deux prénoms bien distincts. Avec ce changement d’identité, cela faisait beaucoup trop de noms, mais Erïka ne s’en formalisait pas. La jeune fille se redressa, sur ses coudes.

-"Trop long. Moi j'dis que Rika c'est nickel ! Tu sais c'est pas que j'm'en fous, au contraire, mais pour moi, tu resteras toujours Erïka, parce que c'est comme ça que j't'ai connue et en plus c'est toi qui l'a choisi. Tu rest'ra ma p'tite soeur adorée même si on a pas l'même nom ! N'empêche qu'on devine pas tell'ment tes origines russes avec ton ancien nom. Erïka Davidoff ça sonne plutôt bien !"

-« Erïka Miraslova Davidoff. » Corrigea-t-elle avec un accent Russe, roulant les « R » de ses prénoms. « L’art de changer un nom à rallonge pour un second nom à rallonge. Disons que du côté de mon frère, la différence est plus notable, il a décidé de changer pour plus court. »

Lorsque Will fut bien installé sur les couvertures, Erïka pu se réinstaller confortablement, sur le dos, fermant les yeux. Elle écoutait toujours Will, imaginant chacune de ses paroles, souriant parfois à certaines d’entre elles. Erïka mourrait d’envie de rencontrer son père, mais… si ce n’était pas son cas ? L’adolescente pouvait faire fit de bien des remarques, de bien de refus, la tête haute… mais qu'en serait-il si son père refusait d’assumer qu’il avait deux enfants ? Elle ne souhaitait pas y penser, se concentrant plutôt sur la voix de son ami.

-« Je ne me vois pas demander quoi que ce soit à Emma. Elle a suffisamment fait pour moi et je ne veux pas la mêler davantage à mes histoires familiales. Je saurais me débrouiller pour le retrouver et lorsque j’irais en Russie, tu viendras avec moi. Comme ça, j’aurais mes deux grands frères à mes côtés. »

D’une main, elle camoufla un long bâillement. Non, elle n’était pas fatiguée. Elle était simplement couchée, les yeux fermés, tentant de penser à de bons souvenirs afin de s’apaiser. Soit elle avait l’image mental de Will en tablier rose à pois et à dentelle, soit elle le revoyait imiter le caniche. Pas très glorieux tout cela. Cependant, elle pouvait également imaginer un tas de trucs compromettant sur son frère, Alexïs, ce qui la faisait sourire davantage.


Dernière édition par Erïka M. Davidoff le Mer 4 Avr 2012 - 3:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Entre réalité et fiction [William Cage & Erïka Davidoff]   Mar 3 Avr 2012 - 23:03

Mieux valait éviter de trop évoquer la mort. Certes, parler du grand-père d'Erïka n'était pas une mauvaise chose en soit, mais parler d'une fin n'était jamais réellement joyeux même pour évoquer le souvenir d'une personne chère. Les anciens souvenirs refaisaient surface, nous rappelant regrets et douleur. En parler permettait parfois de surmonter sa peine également. Mais dans le cas présent, William estimait qu'il valait mieux clôre le sujet. En effet, si en temps normal ce sujet n'aurait eu aucune forme d'importance, cette nuit était particulière. Erïka ne venait-elle pas de rêver à d'horribles choses morbides ? Inutile d'en rajouter en évoquant la mort ou d'autres choses du genre. Le rouquin n'était pas mécontent de n'avoir perdu personne de cher jusqu'à présent. Et il espérait que cela dure encore longtemps, même s'il savait qu'il ne servait à rien de se voiler la face : tout le monde mourrait un jour.

Fort heureusement, la discussion bifurqua vers les noms, se focalisant sur ceux anciennement portés par la jeune femme. Il était drôle de voir les points communs des deux mutants, que ce soit au niveau du nom de famille ou du prénom. On pouvait dire qu'Erïka collectionnait les prénoms, lui donnant un nom à rallonge, trop long à prononcer pour un fénéant comme Will. La russe lui fit remarquer par ailleurs que s'il souhaitait éviter de donner son vrai nom, l'utilisation de son second prénom ferait l'affaire, lui évitant par la même de mentir. Cela sentait le vécu et le rouquin supposa qu'Erïka avait déjà dû utiliser plus d'une fois ce genre de ruse. Néanmoins, Will se moquait bien de donner son nom ou pas. Il n'hésitait généralement pas à le donner au premier venu, ami ou ennemi. Il n'était pas du genre à se défiler ou à ruser sur ce genre de chose. Non, il était plutôt brut de décoffrage
.

"C'est vrai. Même sans l'vouloir, j'ai un peu d'toi avec moi, héhé. Comme quoi on était fait pour s'entendre !" fit-il remarquer en souriant "Tu sais, mon nom, j'm'en fiche. J'pourrai m'le tatouer sur le front que ça m'ferait ni chaud ni froid. J'suis attaché à mon prénom, c'est comme ça qu'les gens m'appellent et c'est à ça qu'ils m'identifient. Mais si d'main j'dois changer, peu importe. J'sais toujours qui j'suis dans le fond, moi je n'change pas ! Alors qu'ce soit Will ou David, tant qu'ceux à qui j'tiens ne changent pas, tout me va."

Lorsqu'ils avaient passé la soirée ensemble chez la grand-mère d'Erïka, Will avait noté sans mal que la vieille femme appelait sans cesse sa petite fille Rosy ou Rose. Si la russe n'avait rien dit sur le coup, désormais elle ne se gênait pas pour dire qu'elle détestait ça, expliquant qu'elle trouvait perdre toute crédibilité affublée d'un nom pareil. Il était vrai que Rosy donnait un air mignon et innocent à la personne qui le portait. Sans doute Anieta avait conservé l'habitude de l'appeler ainsi depuis son enfance.

"C'est vrai que Rosy... J'me suis fait la même réflexion quand j'ai entendu ça la première fois. Ca t'va pas du tout ! M'enfin comme venant d'Anieta c'est affectueux... c'est encore différent. J'te rassure, je t'appelerai pas comme ça. Sinon j'te propose une variante... Rosette !" fit-il en riant, se moquant gentiment de son amie "Tu restes une belle plante quoiqu'il en soit, t'inquiètes." ajouta t-il en faisant référance à la rose

Erïka apporta une précision à son nom, révélant un second prénom également choisi par ses bons soins. Ayant deux prénoms à la base, elle en avait également choisit deux pour changer. Logique. Erïka était passe-partout. Miraslova, beaucoup moins. Typiquement russe et surtout beaucoup plus rare. La façon dont elle prononça son nom en entier amusa le rouquin qui essaya à son tour de l'imiter en le disant de la même façon, tentant de rouler les R
.

"Erïka Miraslova Davidoff..." fit-il en postillonnant plus qu'il ne le prononçait correctement "Ouais allez, va pour Rika... J'crois que j'serai nul en russe !" ajouta t-il en haussant les épaules

Visiblement, Alexïs également était un nom d'emprunt. Rien d'étonnant. Mais d'après ce que disait la russe, son frère avait opté pour quelque chose de moins compliqué. Ce n'était pas plus mal, ça évitait de se tromper. Alex' n'était pas présent mais Will était curieux de connaitre son véritable nom
.

"Et c'est quoi c'ui d'Alex' ? Enfin si tu préfères pas l'dire, j'comprendrai."

La jeune femme avait les yeux fermés, allongée confortablement sous les couvertures. Elle n'avait plus l'air stressée ni angoissée à l'idée d'être de nouveau dans son lit, source de ses cauchemars. L'idée fit sourire le rouquin. Au moins elle était apaisée pour la nuit. Il l'espérait. Il se demanda un instant si elle ne désirait pas dormir malgré le fait qu'elle continue de l'écouter et de lui répondre. Le rouquin l'écouta à son tour, réfléchissant à ses propos. Il était vrai qu'Emma n'était pas une agence de renseignements mais il trouvait dommage de ne pas saisir l'opportunité. Tout ceci fut vite oublié lorsque l'adolescente évoqua ses deux grands frères dont il faisait parti. Touché, il se pencha pour l'embrasser sur la joue.

"Compte sur moi. A nous trois, où qu'il se planque, on l'trouvera ! On lâch'ra pas l'affaire ! Puis ce s'ra fun un voyage tous ensemble. Bon j'ai plus qu'à m'teindre en blond si j'ai tout compris... Pour mieux coller au paysage !" répondit-il avec un large sourire "Peu importe les moyens, il existe, il est donc trouvable." ajouta t-il d'un hochement de tête

Il la regarda un instant en silence puis se décala un peu pour prendre moins de place, se redressant
.

"Tu veux dormir ? J'resterai assis contre le bord du lit, par terre. Comme ça au cas où, j'suis là." proposa t-il sans trop savoir si elle était fatiguée ou non

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MessageSujet: Re: Entre réalité et fiction [William Cage & Erïka Davidoff]   Mer 4 Avr 2012 - 5:17

« When I wanted to call you
And ask you for help
I stopped myself »

Will avait bien raison lorsqu’il disait que le nom de changeait rien à ce qu’il était. Il en était de même avec Erïka. Après tout, ce n’était pas son nom qui l’avait changé, mais bien les épreuves qu’elle avait vécu. Bien avant de changer de nom, lorsqu’elle avait finalement réussis à retrouver la civilisation New-Yorkaise, on pouvait sentir qu’elle était bien plus froide et méfiante avec ceux qui croisaient son chemin. Malgré tout, elle marquait son changement d’attitude par celui de sa nouvelle identité. Elle avait plutôt l’impression que cette Kathleen à laquelle elle ne s’identifiait plus était la part faible de son être, celle qui restait tapie dans son âme, patientant jusqu’au moment où ses faiblesses seront montrées au grand jour. À présent, elle était Erïka Miraslova et personne d’autre. Elle ne s’appelait surtout pas Rosy ! Will, lui-même, avoua qu’un tel surnom l’avait surpris la première fois qu’il l’avait entendu de la bouche d’Anieta. L’adolescente fut soulagée de savoir qu’elle n’était pas la seule à penser que ce surnom ne lui allait pas du tout. Il était tout simplement ridicule et ne convenait pas à la personne qu’elle était. Déjà, Rose lui allait bien mieux, surtout si elle faisait cette fameuse comparaison avec la fleur du même nom. Will apporta même une variante à ce surnom : Rosette. Quoi de plus affreux ? La mutante grimaça intensément. Finalement, Rosy ne lui semblait plus si affreux…

-« Moi aussi je peux trouver des surnoms ridicules. Appelle-moi une seule fois Rosette et je te le fais regretter. » Fit-elle sur un ton qui se voulait autoritaire, mais cachait un ton rieur qui lui faisait perdre toute crédibilité. « Tiens, Willy, c’est pas mal non ? Y’a un orque qui porte ce nom dans « Mon ami Willy ». Si je cherche encore un peu, je suis certaine d’en trouver d’autre. »

La conversation laissa place à la rigolade pour Erïka lorsque cette dernière tendait l’oreille afin d’entendre son ami tenter de prononcer ses prénoms en roulant les « R » tout comme elle. Essuyant un postillon sur sa joue, entre deux rires, elle se disait qu’il vaudrait mieux lui apprendre les bases de la prononciation russe. Cela ne ferait pas de tort au rouquin qui pourrait tenir de courtes conversations avec elle et même avec Anieta. Cette dernière lisait souvent ses vieux livres de recettes entièrement écris en russe, sans parler de vieilles séries télévisées qu’elle avait fait venir via l’univers du Web. Elle était la seule personne avec qui l’adolescente pouvait encore discuter dans sa langue natale, parlant trop rarement avec son frère et ne connaissant personne d’autre de la même origine qu’elle.

-« Il suffit d’avoir le tour. Je te donnerais des cours, si tu veux. Je parle pratiquement cinq langues, je peux t’apprendre celle de ton choix. Le premier cours constituera à prononcer sans postillonner ! »

Le sujet resta aux prénoms. Cependant, au lieu de s’attarder sur les trop nombreux noms d’Erïka ou bien sur ceux de Will qui étaient bien simples, ils parlèrent d’Alexïs. Lui aussi avait eu droit au changement d’identité, optant pour des noms plus courts et bien plus simples à prononcer que ceux de sa sœur. La jeune fille ne savait pas si son frère serait embêté qu’elle révèle la vérité à Will, mais sachant qu’elle pouvait lui faire confiance, elle décida de confier ce petit secret à celui qu’elle considérait comme étant un membre de sa famille. Un roux dans une famille de blond, il était évident de savoir lequel était adopté !

-"Et c'est quoi c'ui d'Alex' ? Enfin si tu préfères pas l'dire, j'comprendrai."

-« Son ancien ou son nouveau non ? Son ancien nom est encore plus à rallonge que le mien. Il s’appelait Nathanaël Alexander McGowen. Il a opté pour Alexïs Nikolaï Davidoff, c’est beaucoup plus court. »

Couchée sur le dos, les yeux fermés, l’adolescente était apaisée. Inutile de raconter ses cauchemars, ils étaient maintenant loin, dans un coin sombre de son esprit. Elle était détendue, sentant le sommeil venir à elle, sans pour autant qu’elle l’accepte. La jeune fille souhaitait parler avec Will jusqu’aux petites heures du matin. Après tout, il devait être bien tôt, elle ne pourra profiter que de minces heures de repos. Les nuits blanches, elle connaissait bien cela et s’en accommodait très bien, se servant de ces heures d’insomnie pour lire un bouquin ou même terminer des devoirs. Lorsqu’il était près de quatre ou bien cinq heure du matin, il était bien plus difficile de rester éveillé. Peut-être était-il déjà si tard ? Orgueilleuse comme elle était, Erïka n’allait pas volontairement dormir, sauf si le sommeil arrivait à l’emporter contre son gré. Cela semblait bien être parti pour que ce soit le cas.
Elle sentit Will l’embrasser sur la joue, ce qui la fit légèrement rougir. La jeune fille ouvrit un œil afin d’observer le rouquin, s’installant le plus confortablement possible sur le matelas. Le sourire aux lèvres, la jeune fille se tourna sur le côté afin d’être plus confortable et d’avoir un œil sur son ami.


-"Compte sur moi. A nous trois, où qu'il se planque, on l'trouvera ! On lâch'ra pas l'affaire ! Puis ce s'ra fun un voyage tous ensemble. Bon j'ai plus qu'à m'teindre en blond si j'ai tout compris... Pour mieux coller au paysage ! Peu importe les moyens, il existe, il est donc trouvable."

-« J’ai beau penser très très fort, je n’arrive pas à t’imaginer blond. Ne te teins jamais, ça ne t’irait pas du tout, j’en suis sûre. Et puis, si on te perd, ce sera plus simple de te retrouver. »

Étouffant un nouveau bâillement, l’adolescente sentait que Morphée tentait de l’attirer dans ses filets. N’ayant pas envie de dormir, elle se redressa légèrement, se retournant afin d’être sur le ventre, soulevée par ses coudes posés contre le matelas. Will s’éloigna davantage, souhaitant probablement lui laisser plus de place dans le lit. Il avait sans doute remarqué la fatigue de l’adolescente.

-"Tu veux dormir ? J'resterai assis contre le bord du lit, par terre. Comme ça au cas où, j'suis là."

-« C’est pas la peine, il y a plein de place. » Fit-elle en posant sa paume sur le torse de Will afin de le faire basculer sur le dos. « Si ça ne te plait pas, prend l’autre lit, tu seras plus confortable que sur le plancher. Crois-moi, s’il se passe quelque chose tu pourras m’entendre hurler. »

Elle se laissa tomber sur le ventre, la tête posée contre l’oreiller sous lequel elle avait dissimulé ses mains. Finalement, le sommeil l’attirait de plus en plus. Cependant, avant de s’endormir, elle souhaitait que son ami puisse avoir quelque chose afin de se distraire s’il ne comptait pas se reposer. Se redressant, l’adolescente posa ses yeux sur son bureau avant de pointer une pile de livres.

-« Si le cœur t’en dis, j’ai un tas de romans sur mon bureau. Par contre, ils ne sont pas tous en anglais. Tu as le choix, il y a même des bouquins pour apprendre différentes langues. Sinon, tu n’auras qu’à embêter Istina, elle adore la compagnie. » Puis, elle se laissa tomber, le dos contre le matelas, se tournant sur le côté et ramenant les couvertures vers elle afin d’être à l’aise.
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MessageSujet: Re: Entre réalité et fiction [William Cage & Erïka Davidoff]   Mer 4 Avr 2012 - 15:28

Malgré ce que Will en disait, un nom restait d'une importance capitale car c'est ce qui nous identifiait aux yeux des autres. Le prénom combiné au nom ne rendait pas une personne unique, il y avait bien souvent des homonymes, mais cela limitait tout de même le nombre de personnes répondant au même nom. Les surnoms donnaient quant à eux, une dimension bien particulière à quelqu'un. Ce n'était pas non plus une façon unique d'appeler quelqu'un, mais au moins c'était plus original et cela prouvait une affection particulière envers la personne, bonne ou mauvaise. Certains prénoms se prêtaient bien au jeu des déclinaisons, offrant de multiples possibilités aux autres pour varier les plaisirs. Le prénom Rose était parfait pour ça, servant de base à beaucoup d'autres noms. William en profita pour dire à Erïka que cela pourrait être pire, lui faisait ainsi la démonstration en l'appelant par un prénom un peu vieillot : Rosette. Vu la tête que fit la russe, il était clair que cette appellation ne l'enchantait guère. Au moins elle réalisait peut-être que Rosie n'était pas si mal... au moins cela donnait l'illusion d'une petite fille adorable. L'illusion seulement, pour les gens. Car elle se révélait être une jeune femme froide et agressive. En tout cas, c'est ce qu'elle montrait aux autres la plupart du temps. La vérité était toute autre et ça, Will le savait bien. C'est pour cette raison qu'il se permettait de la taquiner de la sorte.

Trouvant ce nom là ridicule, Erïka ne se gêna pas pour lui en chercher à son tour, façon de se venger. Elle l'appela presque aussitôt Willy, le comparant à l'orque bien connu qui portait le même nom. Il se souvint qu'elle l'avait déjà appelé comme ça une fois mais puisque c'était elle, il n'avait rien dit. Pourtant, il détestait ce sobriquet. Mais pour une toute autre raison que celle de la comparaison avec l'orque
.

"Oh pitié, pas Willy... J'ai rien contre les orques hein ! Mais en fait on m'appelait comme ça quand j'étais p'tit, à l'école. Et crois moi, c'était pas un surnom parce qu'on m'aimait bien, au contraire. C'était plutôt pour s'moquer d'moi. Faut dire que j'étais un sale gosse. Alors des Willy, j'en ai bouffé ! J'suis content qu'en grandissant le Y ait disparu. A chaque fois que tu m'appelleras comme ça, j'te torturerai à coups d'chatouille, j'te préviens ! Ou alors... j't'appelerai Rosette... Et comme j'suis sympa, j'te laisse le choix !" répondit-il avec un sourire carnassier

Devant la difficulté de Will pour prononcer le nom de façon russe, Erïka se mit à rire. Il fallait dire qu'il y avait de quoi se moquer. Comme le bon américain qu'il était, il ne faisait pas vraiment d'efforts pour s'adapter aux autres langues. A quoi bon s'ennuyer à apprendre d'autres langues lorsque de base, on parlait la langue la plus connue dans le monde ? Malgré tout, Will trouvait ça amusant de parler de plusieurs façons différents. Il était quasiment bilingue grâce à Amy en plus. Et la langue russe avait quelque chose de drôle. Néanmoins sa prononciation des R laissait clairement à désirer. Erïka affirma qu'elle parlait presque 5 langues, ce qui fit pousser un sifflement d'admiration à Will. Cinq ! Il se sentait ridicule d'être bilingue à côté. La russe lui proposa de lui apprendre celle de son choix, en le taquinant sur son postillonnage
.

"Gnagnagna ! C'est pas évident d'rouler les R comme ça... Nous on a tendance à les bouffer, à pas vraiment les prononcer... En tout cas t'es balèze d'connaitre cinq langues, c'est énorme ! Tu pourrais faire traductrice ou interprête. J'suis sûr qu'ça paye bien ! En tout cas j'dis pas non pour apprendre une autre langue. Et quitte à en apprendre une, autant qu'ce soit le russe. Comme ça on pourra s'faire des conversations et j'serai pas largué quand on ira en Russie !" fit-il en souriant, motivé

Le rouquin connaissait la jeune femme depuis plusieurs mois maintenant mais il n'avait jamais su son nom de famille ni même son autre prénom. Erïka lui suffisait. Cependant, il n'était pas mécontent de connaitre ces détails qui avaient tout de même leur importance. Ainsi, il avait l'impression de la connaitre un peu mieux. Mais la russe n'était pas seule dans l'histoire. Il y avait également Alexïs. Will le connaissait moins bien, ayant beaucoup moins l'occasion de le voir que sa soeur, ne vivant pas au même endroit, mais il l'appréciait lui aussi. Il était donc curieux de savoir qui se cachait sous le nom d'Alexïs. Erïka lui affirma qu'il avait opté pour un nom moins compliqué. Will supposa donc qu'il s'appelait Alexïs tout court. Il était loin du compte... L'adolescente lui révéla ses deux noms, nouveau et ancien. Le borgne haussa un sourcil perplexe, ne voyant pas où était la simplicité. Lui aussi portait deux prénoms, tout comme sa soeur. Et également à consonnances russes. Surpris par le fait que son nom n'avait rien de "simple", Will se mit subitement à rire
.

"Plus simple ? Où ça plus simple ?? A une syllabe près, c'est tout aussi long !!" fit-il remarquer en riant "Bon j'avoue que son nom à la base était long... Mais celui qu'il a prit r'ssemble pas mal au tien au final. Au moins on sait qu'vous êtes jumeaux et russe, ça saute aux yeux ! J'ai plus qu'à m'trouver un nom russe comme troisième prénom... C'pour mieux coller à ma nouvelle famille !" répondit-il ensuite d'un air amusé

Erïka avait pris une position qui tendait à penser qu'elle allait bientôt dormir. Pourtant elle parlait toujours de la même façon et n'avait pas l'air de vouloir le chasser pour dormir en paix. Will, lui, était parfaitement éveillé et même allongé, confortablement installé sur le matelas, le sommeil ne risquait pas de le gagner. Il repensait à leur conversation, à la soirée qui venait de se dérouler, à l'arrivée d'Evan, aux cauchermars de son amie... Finalement elle ne lui avait pas dit de quoi elle avait rêvé. Ce n'était sans doute pas plus mal, au moins elle n'aurait pas à devoir s'en souvenir. Le but du rouquin était surtout qu'elle puisse se reposer et se sentir en confiance. Ce qui avait l'air d'être le cas. Si elle souhaitait néanmoins en parler, il n'allait sûrement pas lui interdire. Il était là pour elle après tout.

Alors qu'il reprenait une position pour adéquate, la jeune femme lui fit remarquer qu'il valait mieux qu'il évite de se teindre en blond, que cela ne lui irait pas du tout, ajoutant qu'avec sa couleur de cheveux actuelle, c'était plus simple pour le repérer de loin. Ce n'était pas faux. Avec sa couleur capilaire bien particulière, on le reconnaissait aisément parmi de nombreuses têtes. Les roux n'étaient déjà pas très nombreux, mais ses cheveux ayant des reflets rouges, cela apportait une petite touche particulière. Lui non plus ne se voyait pas blond finalement
.

"T'as raison. D'toute façon j'ai pas b'soin d'ça, c'est pas ma couleur de ch'veux qui va changer l'fait que j't'aime comme une soeur. J'suis sûr que quand on était au centre commercial l'aut' fois, tu m'repérais grâce à ça quand on était séparés, avoue !"

De nouveau un baillement. Will était de plus en plus persuadé que le sommeil gagnait du terrain sur la russe, ce qui était au fond une bonne nouvelle. Elle souriait, semblait détendue, elle riait et faisait même preuve de somnolence. Comparé à quelques heures auparavant, la tension qui habitait son corps semblait moindre. Entamant un mouvement pour se dégager du lit et la laisser avoir toute la place, le rouquin fut arrêté par Erïka qui le fit se rallonger comme il l'était juste avant. Il ne chipota pas et se laissa faire, regagnant sa position. Elle n'avait pas dit si elle souhaitait dormir ou pas, lui signifiant simplement qu'il pouvait rester, que ce serait plus confortable pour lui. A défaut, il y avait l'autre lit.

"Non, j'préfère rester pas trop loin d'toi. Comme ça tu saura que j'suis là. Puis si j'commence à m'éloigner, ce s'ra moins facile pour intercepter les cauchemars ! J'reste là alors, t'aura qu'à m'pousser si j'prend trop d'place. Si t'entends un gros BOUM pendant ton sommeil, tu saura qu'c'est moi qui suit tombé." fit-il en reposant sa tête sur ses bras, souriant d'un air amusé

Malgré ce qu'elle en disait, l'étudiante avait l'air d'être âppée par le sommeil. Comme si elle avait lu dans ses pensées, elle indiqua à Will qu'il pouvait utiliser ses livres ou encore jouer avec Istina s'il le souhaitait. C'était clairement le signe qu'elle comptait bien être hors jeu quelque temps. Elle le confirma en se repositionnant dans son lit
.

"J'vais pas embêter Istina, même si j'l'aime bien elle dort. T'en fais pas pour moi, j'suis là pour être avec toi, pas pour venir bouquiner. J'dormirai pas donc si y a quoiqu'ce soit, j'suis là. J'bougerai pas pour éviter d'te réveiller. Tu veux pas éteindre la lumière pour mieux dormir ? Moi j'me débrouillerai."

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MessageSujet: Re: Entre réalité et fiction [William Cage & Erïka Davidoff]   Mer 4 Avr 2012 - 16:40

-"Oh pitié, pas Willy... J'ai rien contre les orques hein ! Mais en fait on m'appelait comme ça quand j'étais p'tit, à l'école. Et crois moi, c'était pas un surnom parce qu'on m'aimait bien, au contraire. C'était plutôt pour s'moquer d'moi. Faut dire que j'étais un sale gosse. Alors des Willy, j'en ai bouffé ! J'suis content qu'en grandissant le Y ait disparu. A chaque fois que tu m'appelleras comme ça, j'te torturerai à coups d'chatouille, j'te préviens ! Ou alors... j't'appelerai Rosette... Et comme j'suis sympa, j'te laisse le choix !"

Personne n’aimait les menaces. Erïka, elle, y répondait sauvagement, que ce soit par les paroles ou bien les gestes. Cependant, s’il y avait bien une personne qui pouvait la menacer à sa façon, c’était bien Will. La différence avec la majorité des individus était que ses menaces n’étaient pas agressives, mais plutôt amusantes. Pendant quelques secondes, la jeune fille tenta d’imaginer l’homme, bien des années en moins, dans une cours d’école. Elle aussi savait ce que c’était que d’être embêtée… Enfin, c’était plutôt Alexïs qui se faisait légèrement martyriser dans les cours d’école. Les anciens élèves savaient en quoi s’en tenir, mais les petits nouveaux qui voulaient faire leur loi… rencontraient Erïka sur leur chemin. Elle ne se gênait pas pour se battre et taper les plus grands qu’elle. Sauvage comme un félin de la savane, elle gagnait pratiquement à tous les coups, lorsque les surveillants et professeurs ne faisaient pas cesser le combat.

-« D’accord… On est quittes pour les surnoms. N’importe quoi sauf Rosette ! »

Erïka avait un don pour apprendre les nouvelles langues. Elle profitait de ses longs moments de solitude pour s’adonner à ce qu’elle aimait. Traductrice, interprète, elle ne savait pas ce qu’elle désirait faire de son futur. Peut-être enseignante ? Elle caressait toujours ce rêve secret de faire partie des X-Men, mais elle avait encore beaucoup à apprendre sur l’esprit de cette équipe et des valeurs qu’ils défendaient. Le fait de ne pas tuer faisait partie de ces valeurs. La mutante avait démontré, au contraire, sa capacité de torturer sadiquement les individus qui la répugnaient. Quoi qu’il en soit, elle ne comptait pas quitter l’institut de sitôt et se plairait bien à y travailler à condition qu’elle se montre plus sociable, ce qui n’allait certainement pas être pour demain. Impressionné par sa capacité à apprendre et assimiler rapidement les langues étrangères, Will poussa un sifflement admiratif, ce qui fit sourire Erïka.

-"Gnagnagna ! C'est pas évident d'rouler les R comme ça... Nous on a tendance à les bouffer, à pas vraiment les prononcer... En tout cas t'es balèze d'connaitre cinq langues, c'est énorme ! Tu pourrais faire traductrice ou interprète. J'suis sûr qu'ça paye bien ! En tout cas j'dis pas non pour apprendre une autre langue. Et quitte à en apprendre une, autant qu'ce soit le russe. Comme ça on pourra s'faire des conversations et j'serai pas largué quand on ira en Russie !"

-« Si je t’apprends à le parler, ce sera un bon début. Pour ce qui est de le lire… t’a intérêt à t’accrocher ! Notre alphabet est très différente et beaucoup plus complexe. Quand le cœur t’en dira, je t’apprendrais la base. »

Parlant de choses complexes… Le nom d’Alexïs semblait en faire partie. Pour Erïka, c’était un nom bien plus court que Nathanaël qui avait été changé en Nathan avec le temps. Ce n’était jamais plaisant que de courir dans la rue, poursuivant une personne en criant son nom en entier. C’était là que les surnoms entraient en jeu.

-"Plus simple ? Où ça plus simple ?? A une syllabe près, c'est tout aussi long !! Bon j'avoue que son nom à la base était long... Mais celui qu'il a prit r'ssemble pas mal au tien au final. Au moins on sait qu'vous êtes jumeaux et russe, ça saute aux yeux ! J'ai plus qu'à m'trouver un nom russe comme troisième prénom... C'pour mieux coller à ma nouvelle famille !"

-« On voulait faire honneur à nos origines. Quitte à changer de nom, autant en prendre un qui nous ressemble ! D’ailleurs, parlant de nom… William Stanislav Cage, ça pourrait le faire ? Non… finalement ça ne colle pas… Dmitri ? Non plus... Vladimir ? Je finirais bien par trouver. »

Erïka n’arrivait pas à reproduire une image mentale de son ami avec les cheveux blonds. Elle supposait que cette couleur serait loin de lui allait, la couleur naturelle étant bien plus jolie, lui allant comme un gant. Elle ne comprenait pas pourquoi les femmes se teignaient les cheveux par pure plaisir. La jeune fille y voyait du gaspillage d’argent et de temps pour quelque chose qui ne durait qu’un maigre mois. Pour sa part, elle adorait le blond naturel de sa chevelure et ne l’échangerait pour rien d’autre.

-"T'as raison. D'toute façon j'ai pas b'soin d'ça, c'est pas ma couleur de ch'veux qui va changer l'fait que j't'aime comme une soeur. J'suis sûr que quand on était au centre commercial l'aut' fois, tu m'repérais grâce à ça quand on était séparés, avoue !"

-« C’est toujours utile. De toute façon, t’es tellement grand que je t’aurais tout de même repéré. »

Malgré sa proposition d’opter pour un autre lit ou bien de s’occuper à quelque chose, Will resta couché sur le dos. Il ne souhaitait pas s’éloigner davantage de la jeune fille qui ne fut nullement embêtée, s’installant confortablement. S’il préférait partager le lit avec elle, c’était son choix. Elle voyait soudainement une utilité à ce lit double. Dormant seule, elle n’occupait jamais toute la surface. Maintenant, à deux, ils avaient chacun leur petit espace pour dormir. La jeune fille oublia, les yeux fermés, qu’il y avait cette fichue lumière à éteindre.

-« Oui… Éteins-là. »

Elle resta couchée, les yeux fermés, jusqu’à ce qu’elle remarque une légère différence de luminosité, signe que l’homme avait appuyé sur l’interrupteur. La musique jouant en arrière-plan l’apaisait, tout comme la présence de son ami à ses côtés. Dissimulant un dernier bâillement, elle ne tarda pas à trouver le sommeil, mais réussis tout de même à prononcer quelques mots à l’adresse de Will avant de s’endormir.

-« Bonne nuit. »
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MessageSujet: Re: Entre réalité et fiction [William Cage & Erïka Davidoff]   Mer 4 Avr 2012 - 21:31

Si au départ les deux mutants ne s'étaient pas vraiment entendu, se menaçant allégrement d'une prochaine bagarre, désormais ce n'était plus le cas. Si Will menaçait Erïka, ce n'était que pour la taquiner, même s'il était prêt à mettre ses menaces à exécution. Elle ne risquait rien d'autre que des chatouilles après tout et tout était un prétexte pour rire. Le rouquin n'aimait pas qu'on l'appelle Willy, lui rappelant une enfance qu'il préférait oublier. Mais puisque la russe venait de lui rappeler qu'il s'agissait également du nom d'un orque, il estima que ce n'était qu'une raison supplémentaire de ne pas aimer ce surnom. Erïka n'ayant visiblement aucune envie de subir le "terrible courroux" du rouquin, elle décida qu'ils étaient quittes.

"N'importe quoi hmm ? Méfie toi j'ai une imagination débordante pour les surnoms idiots !" répliqua t-il d'un air amusé

Will trouvait toujours des surnoms aux gens, plus ou moins joyeux. Bien sûr, il appelait la plupart des gens par leur prénom mais ceux qu'il appréciait le plus obtenait rapidement un surnom. En ce qui concernait la russe, vu la quantité de noms qu'elle portait, il avait l'embarras du choix. Tous les diminutifs étaient possibles. Seul problème : la moitié était des noms appartenant au passé et qu'il valait mieux laissé où ils étaient, dans l'oubli. Tant pis, il se contenterait du diminutif dont il l'affublait déjà.

Pour le moment, il n'y pensait déjà plus, intéressé par la proposition de la jeune femme. Apprendre une langue était toujours utile et il n'était pas contre, surtout lorsque l'on apprenait entre amis. Ayant déjà appris l'italien avec Amy, le rouquin se demandait si Erïka serait un tout aussi bon professeur. Le mutant avait hâte de commencer, curieux de connaitre la signification de certains mots russes. Cependant, il possédait déjà une bonne base, ayant eu un ami russe par le passé. C'était grâce à ça qu'il savait ce qu'Istina voulait dire
.

"Je connais d'jà un minimum, ça facilitera les choses. Un ami m'avait appris quelques mots. Rien d'exceptionnel hein. La difficulté m'fait pas peur ! J'ai d'jà vu des écritures russes... Ca a l'air marrant et ça s'prononce pas du tout comme ça s'écrit. C'toi le professeur, tu m'dira quand t'aura envie d'me donner des cours ! Moi j'suis dispo tout l'temps, j'ai pas d'autres cours à suivre, héhé." répondit-il avec un sourire enjoué

Le russe n'avait pas l'air simple à apprendre. Les noms russes n'avaient d'ailleurs rien de simple non plus, généralement longs et à la prononciation dure. Erïka ne fit que le confirmer en en citant quelques uns. On pouvait le dire, Will n'avait pas vraiment la tête de l'emploi pour porter un prénom russe. Mais cela l'amusait de voir son amie essayer de lui trouver un nom qui collait. Il chercherait bien à son tour mais ne connaissait pas suffisament de noms russes pour en trouver un bien
.

"Vous leur faites honneur, vos noms actuels vous vont pluôt bien J'te fais confiance pour trouver, j'suis certain qu't'en choisira un bien !"

Se teindre les cheveux faisait partit des choses superflues dont le rouquin n'avait jamais réellement compris le principe. Pourquoi vouloir être quelqu'un d'autre ? La couleur des cheveux était quelque chose qui faisait parti de nous et qui nous identifiait. Il trouvait qu'en changer était idiot mais ne jugeait pas ceux qui pratiquaient cette méthode. Pour lui, tout ce qui était superflu était de trop de par ce monde. Il n'utilisait que le strict minimum et se contentait de bien peu de choses. D'ailleurs à part son oeil, il ne dissimulait aucunement les autres cicatrices de son corps, estimant que cela faisait parti de lui et qu'il n'avait pas à en rougir. Instinctivement, il regarda sa main gauche qui portait encore une cicatrice, souvenir du jour où Erïka avait obtenue l'arme à feu qui reposait sur les couvertures. La jeune femme lui signifia qu'il était facile de le repérer de par sa taille, à défaut de ses cheveux.

"C'pas moi qui est grand, c'toi qui est p'tite." fit-il avec un sourire en coin pour la taquiner "Et puis, j'me sens utile quand j'fais les courses, comme ça j'peux attraper les trucs en hauteur, héhé."

Finalement, le sommeil venait de rattraper Erïka qui l'avait pourtant fuit pendant plusieurs heures. Vivre un cauchemar n'était jamais réellement reposant et après les événements de la soirée, il n'était pas étonnant qu'elle se sente fatiguée. Elle confirma la question du rouquin qui se leva pour aller éteindre la lampe avant de revenir s'allonger sur le lit. Il ne lui demanda pas si elle désirait également couper la musique. Avoir un fond sonore n'était pas vraiment gênant et au moins cela lui donnerait peut-être le sentiment d'avoir une présence autre que celle du borgne. Celui-ci la regarda un court instant puis reporta son attention sur le plafond. Il n'avait rien d'exceptionnel mais il lui fallait bien fixer quelque chose pour s'occuper. Regarder Erïka dormir aurait sûrement déranger cette dernière, sentant un regard posé sur elle. La nuit n'allait pas être trop longue, il devait déjà être assez tôt dans la matinée. Au moins, la russe dormirait quelques heures, c'était déjà ça.

"Bonne nuit Rika, r'pose toi bien." répondit-il doucement

Lui n'allait pas dormir. Pour le moment la fatigue ne le prenait pas encore. Il espérait surtout ne pas s'endormir dans le courant de la nuit et parvenir à rester éveillé pour pouvoir surveiller si tout se passait bien. Difficile de prévoir les mauvais rêves. Au moins, Erïka était calmée. Mission accomplie.

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