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 Seulement mon devoir [Daisuke Kuroda][STAND BY]

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MessageSujet: Seulement mon devoir [Daisuke Kuroda][STAND BY]   Mar 14 Fév 2012 - 1:44

Cette pile de papiers n'en finit plus. J'ai beau aller le plus vite possible, quelqu'un vient constament en rajouter. Je ne sais pas ce qui est le pire. Me faire envoyer dans des missions suicides face à des monstres ou bien rester au bureau à trier des documents dont tout le monde se moque ? L'action me manque un peu, l'air du bureau est étouffante. A ce rythme là, mon stage à New York va me paraitre bien loin et ennuyeux. En tout cas, j'y aurai appris au moins quelques petites choses intéressantes. Flippantes mais intéressantes. Lorsque la porte du commissariat s'ouvre, j'ai toujours l'impression qu'elle va dévoiler Grifter, venant ici pour me faire taire et m'empêcher de révéler ce que je sais. C'est idiot. Pour lui comme pour moi. Quel intérêt aurais-je à raconter ce qu'il m'a dit ? Personne ne me croirait. Tout ce que j'y gagnerai ce serait de terminer au même endroit que mon frère. Il aurait mieux fait d'y rester d'ailleurs, au moins il n'aurait plus été une menace pour quiconque.


Andy « Miss Cage, cessez donc de faire des choses inutiles et venez ici. J'ai besoin de vous. »


Des choses inutiles. Comme souvent. C'est moi qui ai décidé de trier ces papiers peut-être ? Non mon gros dindon, c'est toi qui m'a donné ce travail à faire, aussi inutile soit-il. Les gens ont la mémoire courte on dirait. Néanmoins je ne suis pas mécontente de passer à autre chose. Peut-être que je me réjouis trop vite et que la prochaine tâche qu'il me confiera sera pire ? Pourvu que non. Qu'est-ce qui serait pire que de la paperasse après tout ? J'abandonne cette fastidieuse tâche et me dirige vers le bureau d'Andy. Celui-ci est déjà vautré dans son fauteuil présidentiel et me fait signe d'approcher, ce que je fais. Je doute que cette fois, il me demande un café.


Andy « Bon écoute, j'ai besoin de quelqu'un pour patrouiller dans un quartier. Ceux qui s'en occupent habituellement sont en intervention et je ne veux pas laisser ce quartier sans surveillance constante. C'est simple, tu vas là bas et tu y restes. Tu surveilles et notes les choses qui te paraissent digne d'intérêts. J'ai trop de dealers et autres criminels de petite envergure sur les bras, je ne vais pas leur laisser l'occasion de se multiplier si on a le dos tourné. »


Patrouiller. Au moins ça me fera sortir. Pas bien passionnant mais ça me permettra de découvrir la ville. Andy m'indique le quartier en question sur une carte accrochée au mur de son bureau puis me fait signe de sortir. Je ne me fais pas prier et emporte avec moi l'équipement adéquat. Arme, matraque, radio et même une lampe de poche bien qu'il ne fasse pas nuit. Un collègue m'amène jusqu'à la zone que je suis censée surveiller. Je déchante vite en voyant le quartier. Immeubles délabrés, rues sales, peu de circulation et les seules personnes visibles disparaissent aussitôt qu'elles aperçoivent la voiture de patrouille. Génial, de vraies vacances au soleil. Je me disais aussi que c'était trop beau.

La voiture s'arrête, je remercie un peu amèrement mon collègue et descend du véhicule qui repart aussitôt, disparaissant bientôt de mon champ de vision. Je regarde autour de moi tout en avançant, ne désirant pas rester plantée là comme quelqu'un qui attend sa dernière heure. Les rues sont plutôt silencieuses, il n'y a pas vraiment foule. Je sens des regards sur moi et pas dans le bon sens du terme. Pas spécialement rassurée d'être là, seule et peut-être en compagnie de monstres, j'accélère un peu le pas. La rue est barrée par des voitures garées de travers, plusieurs hommes discutent comme si de rien n'était. J'irai bien voir ce qu'il se passe mais je préfère ne pas me lancer tout de suite dans le feu de l'action, préférant prendre mes marques dans un quartier encore inconnu. Je bifurque donc dans une ruelle sur ma droite, espérant qu'elle ne débouche pas sur un cul de sac.

Alors que je m'approche d'un angle, me dissimulant la continuité de la ruelle, j'entend des voix s'élever
.


Voix masculine « Tu vas nous filer ton putain d'blé p'tite merde, sinon j'te jure qu'tu vas passer un sale quart d'heure. »


Ca, si ça ne sent pas les ennuis, je veux bien aller me faire nonne. Si il y a bien quelque chose que je déteste, c'est l'injustice et le fait que des forts s'en prennent à des plus faibles. Je ne sais pas encore à quoi j'ai à faire mais je ne vais pas attendre que quelqu'un se fasse blesser. Je parcours les quelques pas qui me séparent du reste de la ruelle, tourne et me retrouve dans le dos de deux types en face de quelqu'un que je ne parviens pas à voir, dissimulé par les deux autres. Je n'ai entendu aucune réponse de la part de la personne qui se faisait raquéter mais cela n'empêcha pas l'un des hommes de frapper leur victime d'un coup de poing dans le ventre.


Homme « Tu te défends même pas ? T'as pas d'couilles, c'est ça ? »

Zoey « Pas besoin d'avoir des couilles, ce n'est qu'un accessoire handicapant, rien de plus. »


Je m'étais approchée rapidement, postée non loin d'un des hommes, matraque à la main. Inutile de sortir mon arme pour l'instant, ils n'ont pas l'air armés. Surpris d'être interrompus, les voyous se retournent et fronçent les sourcils.


Homme « Tu veux participer ma jolie ? »


Sans un mot, j'avance vers l'homme et lui administre un fort coup de pied dans ce qu'il avait cité juste avant, lui arrachant un cri étouffé. Et de un. Le second, désireux de venger son acolyte s'approche de moi pour me frapper. C'est dans ces moments là que je ne regrette pas d'avoir appri le Self-Defense pendant toutes ces années. Après un coup de matraque à la mâchoire, j'attrape l'individu et le projette au sol.


Zoey « Vous voyez, les couilles, c'est accessoire. »


Un instant, les hommes hésitèrent à répliquer puis, en voyant l'uniforme et l'insigne que portait la jeune femme à sa ceinture, décidèrent de partir, la queue entre les jambes. Je les suis du regard, vérifiant bien qu'ils ne reviennent pas puis pose les yeux sur leur victime. Je m'approche du jeune homme et m'agenouille à côté de lui.


Zoey « Est-ce que ça va ? Ils vous ont volé ? Venez, ne restez pas là, je doute qu'ils reviennent mais sait-on jamais. »
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MessageSujet: Re: Seulement mon devoir [Daisuke Kuroda][STAND BY]   Jeu 16 Fév 2012 - 4:22



Tous les jours et depuis son arrivée à l’école c’était la même routine. Les cours, l’institut, le train-train quotidien qui s’était lentement installé. Puis, le soir, venu Daisuke allait porter ses manuels dans sa chambre, se changeait rapidement puisque les autobus avaient un horaire réglé à la minute près, enfilait une simple veste et un pantalon propre puis filait attraper le premier bus qui passerait, avec un peu de chance après quelques minutes à peine il serait arrivé à l’arrêt, avec un peu moins de chance une demi-heure plus tard et il serait alors en retard au boulot. L’autobus c’est génial à certains points et ça l’est moins à d’autres. Comme il y a de toutes sortes de personnes on ne fait pas trop attention à lui et il peut en profiter pour bien replacer ses cheveux pour ne pas avoir l’air à ce point négligé. Après le bus c’était le métro direction Manhattan, métro où on rencontre des gens encore plus bizarres et souvent très perdus. Au moins l’avantage du métro à New-York c’est qu’il vous emmène partout, même dans les coins les moins fréquentables. Pas directement bien sûr, en sortant il devait s’engouffrer dans quelques rues pour atteindre le quartier puis le bar où il travaillait. Un bon petit déplacement sommes toutes mais qu’il ne rechignait jamais à faire, ayant toujours habituellement sur lui un sac et une arme.

La soirée avait été dure avec des clients plus exigeants ou plus spéciaux les uns que les autres, un allant jusqu’à casser son pichet de bière sans aucune raison apparente et refusant de payer. Heureusement dans ces cas-là qu’on ne travaille pas seul et ce fut un soupir de bonheur lorsqu’enfin il avait fini son heure de travail. Dans un grand sourire il alla se changer dans l’arrière réservé aux employé, retirant le léger par-dessus noir de sur sa chemise pour le glisser dans son sac, puis se dirigea vers la sortie avant d’être intercepté par Ryan qui abordait aussi un grand sourire.
    RYAN ▬ Attends mon mignon, y a blème là je ne peux pas te raccompagner au métro. J’ai promis de faire du temps sup' ce soir. Tu m’en veux pas trop j’espère? Tu ne devrais pas avoir trop d'ennuis, c'est les heures mortes à l'extérieur si tu veux mon avis...
Le rouquinet eut un léger sourire, comprenant la nécessité que Ryan avait de continuer ses heures. Le personnel était en déclin ces temps-ci et souvent ils ne se retrouvaient que deux lorsque la patronne n’y était pas, prenant elle aussi congé. Il ne s’en faisait pas pour lui, grand et bâti avec de l’expérience mais surtout avec du caractère, il saurait gérer l’endroit sans problème. Depuis les quelques années qu’ils se connaissaient et qu’ils terminaient tard Ryan avait souvent tenu à l’accompagner et ces temps-ci de plus en plus alors que la nuit tombait plus rapidement et que les petits crimes augmentaient mais Daisuke n’avait pas peur, connaissait bien le coin et surtout avait choisi ce quartier en connaissance de cause.
    DAISUKE ▬ Non, ne t’inquiètes pas, il ne devrait pas y avoir de problèmes. Et puis je suis ici depuis un bon moment je te rappelles...
    RYAN ▬ Mouais bon, j'suis pas convaincu mais si t'es armé et que j'ai un baiser d'au revoir...
Le jeune homme soupira et ne se donna même pas la peine de répondre. Il avait beau être gentil, souvent un peu trop on le lui accordera, il savait très bien que Ryan adorait se payer sa tête et le mettre dans des situations complètement débiles et bien sûr aléatoirement jouer au dépendant affectif avec lui pour le voir mal à l’aise et essayer d’y échapper sans pourtant vouloir le blesser. C’était pas une vie ça enfin! Il avait envie de travailler, gagner son pain et faire quelque chose qu’il aimait, pas qu’on se paie jour après jour sa tête. Au moins il l'appréciait tout de même, c'était l'essentiel.

Lorsqu’il sortit à l’extérieur les rues étaient désertes, pas un seul bruit ne se faisait entendre, ce qui lui fit sentir qu’il était en sécurité. Avec les années, les méfiances du début se dissipaient peu à peu, même s’il avait déjà été accosté quelques fois, sans que de grands séquelles ne subsistent cependant ou du moins jamais assez sévères pour qu’il n’en reste marqué.

À un coin de rue cependant, comme pour lui donner une bonne leçon d’avoir oublié de se méfier, il surprit un homme à une bonne trentaine de mètre de là qui lui coupait la route d’un certain sens en se tenant au milieu de la voie et il en déduisit qu’un autre s’était caché et approchait désormais par derrière aux bruits de pas. Sur ce coup-là il s’en voulut un peu d’avoir été naïf et ne prit pas la peine de demander ce qu’il lui voulait qu’il essaya de s’échapper par la gauche. Manque de bol il ne fit que s’enfoncer davantage avant de se retrouver pris contre un mur. C’était idiot mais au moins il avait essayé. En y repensant il réussit à se souvenir qu’il avait une arme dans son sac, mais ses mains se mirent à trembler. Ça aurait été simple, aucun des deux ne semblait armé, il suffisait de la sortir et les menacer avec.
    HOMME ▬ À quoi ça te sert de courir, tit con?
Oui bon dans un monde idyllique ça lui sauvait la mise mais faut croire que tout ne se passe pas toujours comme on l’avait prévu. Pourtant il avait la chance de pouvoir faire quelque chose, mais à les voir soudainement aussi près de lui il était certain qu’il n’aurait pas le temps de sortir une arme, ils ne le laisseraient pas faire. Pire encore ils pourraient à deux la retourner contre lui, et des trous dans le corps ça lui faisait pas envie disons.
    HOMME ▬ Tu vas nous filer ton putain d'blé p'tite merde, sinon j'te jure qu'tu vas passer un sale quart d'heure.
Alors ça, travailler aussi fort pour gagner de l’argent et le filer au premier venu, ça faisait un mal fou à l’intérieur, tandis que s’il ne coopérerait pas ce serait le corps qui écoperait. Après c’était à lui de ne pas être aussi faiblard. Daisuke ouvrit faiblement les lèvres, en proie à un véritable enfer à ce moment. Ce n’était pas tant la peur qui le mettait dans cet état, à croire qu’il se faisait rapidement à l’idée de se faire agresser, mais plutôt le fait de leur devoir quelque chose. Il n’eut pas la chance de parler cependant que des petits points noir apparurent et qu’il se retrouva déjà quasi au sol par un simple coup dans l’estomac. Lui-même ne se le cachait pas que la force physique c’était loin d’être son fort. Il en eut le souffle coupé, un peu paniqué, cherchant du regard une sortie de secours.
En relevant doucement les yeux il crut voir une troisième personne un peu plus loin. C’était bien sa chance, fallait qu’en plus il attire les touristes.
    HOMME ▬ Tu te défends même pas ? T'as pas d'couilles, c'est ça ?
C'est qu'en plus il avait pas faux cet imbécile. Pour le reste il lui semblait avoir une légère absence, la douleur lui arrivant doucement comme si son cerveau avait pris un moment avant de la comprendre. Il y avait une femme qui semblait s'occuper des deux autres, il n'en était pas certain, mais en profita pour s'asseoir un peu, la tête lourde soudainement. Déjà la fatigue n'aidait pas, à cela il avait manqué de souffle et son cerveau avait clairement besoin d'oxygène désormais.
    FEMME ▬ Est-ce que ça va ? Ils vous ont volé ? Venez, ne restez pas là, je doute qu'ils reviennent mais sait-on jamais.
Il recommençait à bien respirer lorsqu'elle lui adressa la parole, ayant moyennement remarqué la disparition des deux autres. Wow, comment elle avait fait son compte il l'ignorait mais c'était fort. Il parut impressionné, la regardant un moment. Elle semblait être de la police, ce qui est un bien pour un mal vu qu'il n'était lui-même pas toujours dans la légalité.
    DAISUKE ▬ Je n'ai rien, ça ira, merci beaucoup madame...?
Il gardait un sourire poli, quoi que pas encore tout à fait motivé à se lever, les mains tremblant encore un peu. Quel crétin sans pareil, avoir une arme et être incapable dans l’immédiat de s'en servir. Il avait bloqué, c'était à ne rien y comprendre. Il se releva doucement malgré son envie de rester à terre, décidant de prendre un peu sur lui pour une fois.


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MessageSujet: Re: Seulement mon devoir [Daisuke Kuroda][STAND BY]   Jeu 16 Fév 2012 - 14:10

Daisuke « Je n'ai rien, ça ira, merci beaucoup madame...? »


Ce jeune homme n'a vraiment pas l'air bien. Les deux autres abrutis l'ont sans doute bien amoché avant que j'arrive pour qu'il ait l'air si mal en point. Pourtant, il ne porte pas de marque sur le visage, étrange. Il me rassura en me disant que ça allait mais cela se voyait que ce n'était pas la grande forme. Encore un qui n'ose pas dire que ça ne va pas et qui ne reconnait pas ses faiblesses. Cette fois j'ai le temps de l'observer un peu mieux. Même s'il est avachi au sol, il n'a pas l'air très grand et encore moins large. Sans doute pas le meilleur physique au monde pour se défendre. C'était même le genre de personne qui était désignée d'office pour se faire racketter. Pourquoi prendre le risque de s'en prendre à quelqu'un qui pourrait aisément se défendre lorsque l'on pouvait sans crainte tabasser un plus faible ? La mentalité des gens me rend malade parfois. Cependant ils ne devaient pas s'attendre à ce qu'une femme leur botte les fesses. C'est dans ses moments là que je suis heureuse d'avoir appris à me défendre. Comme quoi le physique ne fait pas tout, mais c'est certain, ça aide.

L'intonation de la phrase du jeune homme montrait clairement qu'il attendait que je lui donne mon nom. Mais quelque chose me fit tiquer dans sa phrase. Il venait bien de m'appeler madame ? Moi qui était à peine majeure, c'était la meilleure ! Sans doute l'uniforme qui me vieillissait un peu. Ou alors il était simplement poli. Mauvaise politesse mais poli tout de même. Je ne vais pas le blâmer pour ça, déjà qu'il vient de se faire tabasser... Je préfère répondre avec humour pour une fois, lui offrant un sourire réconfortant
.


Zoey « Cage. Mais c'est mademoiselle. J'ai l'air si vieille que ça ? Vous pouvez m'appeler Zoey. Et vous même ? »


Le jeune homme amorça un geste pour se lever. Aussitôt, je passe un bras sous le sien pour l'y aider, le soutenant. Il valait mieux ne pas se lever trop vite après avoir été sonné, c'était le meilleur moyen de retomber aussitôt et de se faire encore plus mal. Pour éviter que cela ne se produise, je conserve mon bras autour de lui. Je n'ai pas envie d'avoir à le trainer chez un médecin ou à l'hôpital. D'ailleurs, je devrais vérifier qu'il n'a pas de blessures qui pourraient s'avérer graves par la suite. Comme je ne tiens pas à le déshabiller en pleine rue, je préfère le lui demander directement.


Zoey « Vous avez reçu de mauvais coups ? Une blessure ? »


Quand bien même il n'aurait rien de plus qu'un manque de souffle, je ne vais pas l'abandonner à son sort. Il est plus que probable que les deux loubards reviennent à la charge et peut-être même accompagnés cette fois. Quel charmant quartier. Difficile de s'y sentir en sécurité. Le mieux serait qu'il reste chez lui pour se reposer. J'espère qu'il ne va pas tourner de l’œil. Auquel cas je serai forcée de le fouiller pour trouver ses papiers et ainsi trouver son adresse. Sans parler du fait que je devrais le porter... Bon vu sa musculature ça ne devrait pas être bien difficile mais quand même.


Zoey « Vous habitez dans le quartier ? Je vais vous ramener chez vous. »


Il n'a pas l'air très âgé, je me demande ce qu'il fichait dans cette ruelle. Bah, après tout, c'est un quartier comme un autre, il peut très bien y vivre. Mais ça ne serait tout de même pas de chance. Le temps qu'il récupère suffisamment pour pouvoir bouger, je jette un oeil aux alentours. Autant ne pas rester longtemps dans cette ruelle qui est un lieu idéal pour un guet-apens. La preuve... Le soutenant toujours, je l'entraine doucement vers la sortie, veillant à ce que tout aille bien.

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[pardon c'est un peu court sans doute...]
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MessageSujet: Re: Seulement mon devoir [Daisuke Kuroda][STAND BY]   Jeu 23 Fév 2012 - 20:45



Les deux personnes étaient parties, il n’y avait donc plus rien à craindre, selon toute logique, surtout que désormais il y avait une personne représentant l’ordre et la justice –même si ça fait cliché de le dire ainsi- à ses côtés. À cela la gentille dame essaya de l’aider à se relever, ce qui lui fit apparaitre au visage un sourire franc. Les gentilles personnes sont trop peu nombreuses dans ce monde et lorsqu’on les rencontre, on se doit au moins de le reconnaître… Zoey Cage, il tenterait de s’en rappeler, ayant une excellente mémoire des noms et des visages grâce aux entrainements auxquels il se livre au bar. C’est pratique, avec le temps il sait se rappeler parfaitement des clients qui viennent souvent et de leurs préférences en matière d’alcool. Et puis Zoey c'était un joli nom, pas trop compliqué à prononcer même pour quelqu'un ayant vécu longtemps au Japon. Il faut dire que parfois on entend de ces noms compliqué aussi!
    DAISUKE ▬ Pardonnez-moi, je n’avais aucunement l’intention de vous blesser. Par habitude je préfère employer le ''madame'' comme signe de politesse, ainsi si cela gêne on me le signale tout de suite, c’est toujours mieux que de passer pour quelqu’un avec un manque flagrant d’éducation qui en oublie les bonnes manières.
Il eut quelques secondes de silence pour lui même où il arrêta de parler pour bien réfléchir, n'ayant pas envie de dire une boulette. Il était certain que Daisuke ne manquait pas de bonne manière, c’est bien là un point important de l’éducation des jeunes japonais, cependant il s’en voulait un peu de l’avoir irritée sur ce point. Il est clair qu’elle n’avait pas l’air vieille! Le jeune Kuroda essaya donc d’adoucir le malentendu avec un ton qui se voulait un peu plus léger, elle venait ni plus ni moins de le sauver aussi il lui devait bien ça, c'était la moindre des choses et puis elle ne méritait pas de se faire traiter de vieille tout de même.
    DAISUKE ▬ Enfin c'est aussi beaucoup grâce à l'uniforme, ça intimide facilement mais si je puis me permettre, mademoiselle, vous me semblez loin d'être vieille, bien au contraire. Et la façon dont vous les avez fait fuir le démontre très bien, merci beaucoup.
Il finit par se remettre sur pied, constatant que le malaise avait tôt fait de le quitter. Heureusement, sans quoi son corps aurait définitivement touché le fond en ce qui concerne la résistance aux blessures. La résistance à l’alcool c’est autre chose, même si la sienne n’est pas encore à son meilleure en dépit de tout ce qu'il avait pu ingérer il y a de cela quelques années à peine. Mais pour ce qui est des batailles à tout coup c’est cuit, il perdra c’est définitif. Elle lui demanda, alors qu’il s’était remis sur pied, s’il avait des blessures, ou quelque chose comme ça. Cette question le gêna un peu, simplement en sachant qu’il n’avait pas reçu beaucoup de coups –un seulement- et qu’il avait réussi à se retrouver dans cet état. C’était lamentable, digne d’une petite fillette. Cette pensée aussi l’énerva, aussi il se dépêcha de l’oublier. N'étant pas menteur, loin de là, il décida d’étaler franchement la triste vérité.
    DAISUKE ▬ Non, rien de tout cela, simplement un coup à l'estomac il me semble. Pardonnez moi, je ne suis pas très résistant il faut croire, et j'ai été pris un peu au dépourvu... J'ai un peu la tête qui tourne mais ça va, j'ai connu pire par ici.
Oui, c'était le cas, puisqu'il avait même arme à se défendre, arme qu'il n'avait pas daigné sortir. Quelle tache il faisait, ainsi devant une policière qui en avait fait fuir deux en à peine quelques secondes. Elle était forte, il fallait l’admettre, d’un coup il eut beaucoup de reconnaissance pour une dame qu’il ne connaissait même pas. Lui pour sa part, devrait commencer à penser à aller au gym, ou un endroit du genre, et au plus vite. Il fallait que les choses déboulent jusque où pour qu'il comprenne? Il ne savait pas lui même, ayant un détachement fort envers les agressions, comme si c'était devenu normal. Il n'était pas en état de choc non plus, comme de quoi...
    ZOEY ▬ Vous habitez dans le quartier ? Je vais vous ramener chez vous.
Par contre là il y avait plus bobo, habitant très loin de ce petit quartier paumé. Après s’il le lui disait, elle pourrait se demander ce qu’il fichait ici, ce qui était normal, non? Il le sentait, il allait avoir l'air suspect, c'était obligé. Mais il était suspect aussi, dans son métier, donc fallait pas chercher plus loin.
    DAISUKE ▬ Merci, c'est gentil, mais me raccompagner au métro sera largement suffisant, je pourrais aisément me débrouiller par la suite. Après tout, les métro, c'est pas dangereux, avec la quantité de personne qui s'y trouvent.
Voilà, il avait trouvé comment s'en sortir, du moins il l'espérait. Lui proposer de l'accompagner, lui assurer qu'il serait bien, sans mentionner où il habitait exactement. Ça serait parfais, non?

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MessageSujet: Re: Seulement mon devoir [Daisuke Kuroda][STAND BY]   Mer 29 Fév 2012 - 20:49

Daisuke « Pardonnez-moi, je n’avais aucunement l’intention de vous blesser. Par habitude je préfère employer le ''madame'' comme signe de politesse, ainsi si cela gêne on me le signale tout de suite, c’est toujours mieux que de passer pour quelqu’un avec un manque flagrant d’éducation qui en oublie les bonnes manières. »


Ce garçon était décidément bien étrange. Je l’avais simplement taquiné sur le fait qu’il m’avait appelé madame et le voilà qui se justifiait comme s’il avait fait une faute grave. C’était certain, il était poli, voire un peu trop. Qui de nos jours faisait preuve d’une telle politesse ? Même de politesse tout court à vrai dire.. Sans doute m’était-il reconnaissant mais après tout je ne faisais que mon boulot. Et puis, même si ça n’avait pas été le cas, je déteste voir de grosses brutes s’en prendre à plus faible qu’eux. J’espère que le fait de s’être fait rosser par une femme n’aura pas trop ébranlé leur égo de mâle sous peine qu’ils reviennent à la charge pour défendre leur honneur bafoué. Quoique vu les types, ça n’avait pas l’air d’être le cas. Au pire j’avais mon arme.


Zoey « Et vous ? Vous devez bien avoir un nom, j’imagine. »

Daisuke « Enfin c'est aussi beaucoup grâce à l'uniforme, ça intimide facilement mais si je puis me permettre, mademoiselle, vous me semblez loin d'être vieille, bien au contraire. Et la façon dont vous les avez fait fuir le démontre très bien, merci beaucoup. »


Je ne pus m’empêcher de rire à cause de la façon dont le jeune homme s’excusait. A vrai dire je n’accordais aucune importance à la civilité par laquelle on pouvait m’appeler. Mais il ne semblait pas avoir compris l’ironie de mes propos. Il insistait en plus !


Zoey « Ca n’a aucune importance, rassurez vous, je vous taquinais. De toute façon, je ne suis pas là pour mettre quoique ce soit de ce genre en avant. Ce qui m’importe c’est votre bien-être pour l’instant. Et vous n’avez pas à me remercier, je ne fais que mon travail. »


Il fallait reconnaitre que ça faisait néanmoins toujours plaisir d’être remercié pour ça. Mais je n’avais pas choisi ce travail pour ce genre de choses et c’était donc pour moi une sorte d’extra.

En l’aidant à se redresser, je notai qu’il sentait l’alcool. Ce n’était pas très fort mais suffisamment pour être remarqué. Puisqu’il parlait, je pu constater que l’odeur ne provenait pas de son haleine, c’était déjà ça. Mais ça m’intriguait.



Zoey « Ils vous ont renversé de l'alcool dessus ? »


Instinctivement, je cherchais la supposée bouteille des yeux. Cela aurait pu servir d’arme potentielle et mieux valait s’en débarrasser.
Mon attention se reporta sur le jeune homme lorsqu’il me répondit en ce qui concernait ses blessures éventuelles.



Daisuke « Non, rien de tout cela, simplement un coup à l'estomac il me semble. Pardonnez moi, je ne suis pas très résistant il faut croire, et j'ai été pris un peu au dépourvu... J'ai un peu la tête qui tourne mais ça va, j'ai connu pire par ici. »


De quoi s’excusait-il exactement ? De ne pas être assez solide pour encaisser deux brutes sans broncher ? Ne pas être fort était une chose. S’en excuser en était une autre. Ce type était définitivement pas banal.


Zoey « Un coup à l’estomac suffisamment fort enverrait n’importe qui au tapis. Ne vous rabaissez pas de la sorte, ces types ne sont pas vraiment du genre à se battre à la loyale. Ils savent s’y prendre pour rendre quelqu’un inoffensif. »


Il n’avait certes pas l’air solide mais ce n’était pas une raison pour l’enfoncer, il le faisait très bien tout seul. Tout le monde n’était pas apte à se défendre seul mais c’était aussi une des raisons pour lesquelles les forces de l’ordre existaient.


Daisuke « Merci, c'est gentil, mais me raccompagner au métro sera largement suffisant, je pourrais aisément me débrouiller par la suite. Après tout, les métro, c'est pas dangereux, avec la quantité de personne qui s'y trouvent. »


Il rejeta mon offre de le raccompagner jusque chez lui, prétendant que le métro suffirait. Effectivement, ça risquait de m’éloigner un peu beaucoup de mon lieu de travail. Mais si il prenait le métro, c’est qu’il n’habitait pas dans le coin. Que faisait-il donc dans ce quartier mal famé ?


Zoey « Très bien, je vous accompagne jusque là dans ce cas. Par contre, je vous suis, j’ignore où se trouve la voie d’accès ici, je ne connais pas encore le quartier. D’ailleurs que faisiez vous par ici si vous n’y habitez pas ? »


C’était juste à titre d’information. Je ne voyais pas ce que l’on pouvait faire de bien dans cet environnement sordide.
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MessageSujet: Re: Seulement mon devoir [Daisuke Kuroda][STAND BY]   Jeu 8 Mar 2012 - 6:18



Le jeune homme se remit finalement sur pied, affichant un grand sourire à celle qui était venu le sauver, espérant bien par-là lui démontrer toute sa gratitude. L’évènement ne le marquait pas plus que ça, après les bagarres dans des bars dont il avait écopé, des coups, des menaces de morts et autres atrocités, il pouvait affirmer sans gêne qu’il en avait vu d’autres. C’était une seconde nature chez lui de ne pas trop s’inquiéter de ce genre d’évènement, surement pas assez d’un point de vue extérieur. Une parfaite victime sur certains points, mais il ne se pourrissait simplement pas la vie de telles bêtises. C’était un plus pour le monde extérieur qui, trop souvent, est aux prises avec des personnes dépressives pour souvent moins que ça. C’est un des grands points qui le différencie des filles dites normales. Après s’il était réellement un homme il y a fort à parier qu’il ne se serait pas ainsi fait avoir, du moins c’est ce qu’il pensait malheureusement. La vie est tellement emplie de préjugés que la société en était venue à placer l’homme comme étant fort et capable de se protéger soi-même et les autres tandis que la femme se voulait fragile et faible. Aujourd’hui Daisuke venait d’avoir une fois de plus la preuve du contraire, ce qui le rendait assez joyeux. Peut-être qu’un jour les stéréotypes dominants disparaitront peu à peu et qu’on le laisserait enfin vivre dans son monde idyllique où sa masculinité ne serait pas constamment remise en question –Ne cherchez pas, c’est ancré en lui, le fait d’être une femme du moins mentalement a été renié depuis longtemps.

Pour en revenir à la dame en uniforme du joli nom de Zoey, elle lui semblait, de son œil pas très expert, être une femme ravissante. Il lui trouvait un léger air connu de près ou de loin mais sans plus, ce qui le chipota un moment. Elle lui rappelait légèrement un visage qu’il avait déjà croisé peut-être. Sans doute patrouillait-elle souvent dans le coin, c’était une possibilité qui expliquerait beaucoup de choses puisqu’il travaillait ici depuis un bon moment déjà et si c’était le cas il espérait bien qu’elle ne l’ait pas trop remarqué. Daisuke n’avait jamais eu de talent pour juger de la beauté des gens, n’arrivant pas à admettre que quelqu’un soit complètement laid, mais pour une fois il s’entendait pour dire que la dame était d’une beauté naturelle. C’était bien un plan auquel auparavant Daisuke ne portait pas d’importance, la beauté et l’apparence, mais en grandissant il lui devint impératif de bien paraitre aux yeux des autres, pour des raisons un peu compliquées cependant. Avec ce changement il lui devint plus aisé de savoir qui faisait attention à lui et qui ne le faisait pas. Il lui offrit un sourire en plus des remerciements pour l’avoir ainsi aidé à se relever.
    ZOEY ▬ Très bien, je vous accompagne jusque là dans ce cas. Par contre, je vous suis, j’ignore où se trouve la voie d’accès ici, je ne connais pas encore le quartier. D’ailleurs que faisiez vous par ici si vous n’y habitez pas ?
À cette question le jeune Kuroda eut un léger sourire, réfléchissant à comment aborder la chose. C’était compliqué de ne pas avoir l’air suspect et il ne pouvait pas non plus dire qu’il travaillait dans un bar sans quoi il était clair qu’il allait se faire carter et sa patronne aurait des ennuis. Pour tout ce qu’elle a fait pour lui, son dernier souhait était qu’il lui arrive quelque chose, aussi il ne la mettrait pas dans le trouble. Il décida par ailleurs que le temps était bien choisi pour répondre aux questions émises par la policière et auxquelles il n’avait pas eu le temps de répondre dans l’agitation des évènements qui venaient de se dérouler. Ainsi le sujet aurait le temps d’être amené avec plus de naturel que s’il prenait le temps de réfléchir longuement à la question.
    DAISUKE ▬ Pour vous répondre, je me prénomme Daisuke Kuroda, pardon de ne pas m’être présenté plus tôt. Si le nom ne vous semble pas très Américain c’est simplement car je suis né au Japon et ai grandit là-bas, quoi qu’on me dise souvent que mon accent s’est rapidement adapté. J’ai obtenu ma résidence permanente aux États-Unis il y a environ…. Trois ans je dirais, je ne suis plus certain. Pour ce qui est de l’odeur ne vous en faites pas, cela ne vient pas d’une bouteille ni d’eux par ailleurs, je doute qu’ils avaient bu.
Le garçon prit une pause en commençant à s’engager dans la ruelle qui mènerait au métro, s’étant préalablement assuré d’avoir tout son matériel avec lui et qu’il ne lui manquait rien. Il répondait à ces questions-là avec bien de l’assurance, n’ayant rien à cacher sur ce côté-là, mais la phase un peu plus à risque s’en venait. S’il avait donné autant de détails c’est simplement que beaucoup de policiers voient d’un mauvais œil les minorités ethniques et qu’ils cherchent sans cesse les failles pour les coincer, même s’il ne la soupçonnait pas d’être ainsi. Il chercha un moyen d’arranger tout cela pour que ce ne soit pas louche et de ne pas trop mentir non plus, n’aimant pas avoir à le faire. Il continua sur le même ton, la dirigeant toujours dans les ruelle en marchant légèrement devant elle.
    DAISUKE ▬ Je loge à l’institut Charles Xavier, je ne sais pas si vous connaissez, l’endroit a une certaine réputation dans les grands quartiers de New-York. On est séparés de nos familles et on loge là-bas pour la plupart, mais c’est le risque d’avoir une grande intelligence comme on dit et on y est assez bien. Enfin, aujourd’hui j’ai décidé de sortir rendre visite à un oncle qui loge tout près, et franchement son état ne s’améliore par niveau boisson, d’où l’odeur je suppose, et surtout que les Japonais ne sont pas réputés pour bien tenir l’alcool. Je suis reparti presque aussitôt après avoir dis un bonjour et je n’ai pas fait attention aux dangers potentiels à l’extérieur. C'est pourquoi je dois prendre le métro, pour pouvoir retourner à l'école et suivre mes cours de demain...
Dieu seul sait à quel point le japonais détestait avoir à mentir, c’est pourquoi il avait ajouté beaucoup de points vrais à son histoire, pour avoir la conscience un peu plus tranquille face à tout ce qu’il venait de prononcer. Aux yeux de la société dite normale l’institut était une école pour enfants surdoués. Ils le sont, mais pas dans le sens où les gens voudraient qu’ils le soient bien entendu, donc le fait de le mentionner ne faisait que lui donner l’air d’être un élève modèle et irréprochable, en quelque sorte quelqu’un loin d’être le genre à causer des ennuis à la société. Il continua à marcher avec un sourire.
    DAISUKE ▬ Et vous patrouillez souvent dans ce coin-ci?
C’était mesquin mais il souhaitait ardemment que ce ne soit pas le cas, sans quoi il allait devoir commencer à se surveiller dans ses déplacements aux boulots, auquel cas elle pourrait le reconnaitre et trouver louche qu’il vienne aussi souvent dans ce coin paumé pour voir un oncle qu’il ne semblait pas tellement apprécier. Il croisait mentalement les doigts pour que ce ne soit là qu’un fruit du hasard.


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MessageSujet: Re: Seulement mon devoir [Daisuke Kuroda][STAND BY]   Sam 10 Mar 2012 - 15:19

Malgré le mauvais quart d'heure qu'il venait de passer, le jeune homme se remit sur pied et afficha un sourire qui contrastait avec le fait qu'il venait de se faire rosser. Au moins il prend plutôt bien les choses je trouve. Sans que je comprenne trop pourquoi, il semblait vouloir sincèrement me remercier. Il était inutile que je lui dise que je ne faisais que mon travail et puis un sourire était toujours agréable, quel qu'il soit. Il n'avait en tout cas pas choisi le meilleur quartier à explorer. Je n'y étais pas depuis très longtemps mais je sentais déjà que je n'allais pas me plaire ici. Je commence à mieux comprendre pourquoi Andy m'a envoyé ici. Pauvre type, va. Mon séjour à New York va s'avérer long et pénible s'il s'évertue à m'envoyer faire constamment le sale boulot, je le sens. Il faut que je relativise, ça pourrait être pire. Il pourrait me donner du travail par dessus la tête mais il s'en abstient pour le moment. Au moins ça me laisse l'opportunité de continuer mes recherches. J'avais bêtement espéré que voir les différents quartiers de la ville me permettrait justement d'étendre mes recherches mais je ne vois pas ce que mon père viendrait faire ici. D'ailleurs je ne vois pas non plus ce qu'un garçon comme celui qui se tenait en face de moi venait faire ici. C'était le genre de zone à éviter, surtout quand on semblait aussi fragile. Il n'avait pas l'air de se démonter pour autant. Sans doute a t-il l'habitude de ce genre de situation ? Je n'ose imaginer ce que ces brutes lui auraient fait si j'étais arrivée trop tard. L'important c'est qu'il aille bien.

Il fallait le reconnaitre, il n'était ni très grand ni très musclé. Il me semblait même plutôt frêle. Cependant, j'évite d'arrêter mes jugements à ce stade là, certaines personnes cachent bien leur jeu. Mais vu la situation, cela semblait pourtant se confirmer. La nature ne dotait pas tout le monde d'un corps fort ou capable de rivaliser avec celui des autres. J'ai même pensé l'espace d'un instant qu'il se laissait faire. C'était peut-être le cas après tout non ? Parfois, il vaut mieux ne pas trop opposer de résistance pour se faire moins frapper. Lorsque l'on avait rien pour se défendre, autant faire profil bas pour éviter davantage de coups. Ne pas montrer d'animosité permettait souvent de diminuer l'agressivité de l'attaquant. Enfin, il était inutile que j'imagine quoi que ce soit, les hommes étaient partis et le jeune homme sur pieds. En fait je préfère ce genre de mission plutôt que d'être à nouveau envoyée au casse-pipe comme lors de ma précédente mission. Au moins ici j'ai l'impression d'être utile et de ne pas être dépassée par les événements. Je regardai à nouveau le jeune homme. Je n'ose imaginer ce qu'il se passerait s'il se retrouvait face à des mutants. Déjà qu'il n'avait aucune chance face à des types normaux, alors face à des monstres... le résultat serait un véritable carnage à sens unique. C'est aussi pour ça que je me bat. Je ne veux pas que les gens comme lui deviennent des victimes. Ils n'ont rien demandé à personne. Ce n'est pas un crime de seulement vouloir vivre sa vie. Mais certains ne l'entendent pas de cette oreille.



Daisuke « Pour vous répondre, je me prénomme Daisuke Kuroda, pardon de ne pas m’être présenté plus tôt. Si le nom ne vous semble pas très Américain c’est simplement car je suis né au Japon et ai grandit là-bas, quoi qu’on me dise souvent que mon accent s’est rapidement adapté. J’ai obtenu ma résidence permanente aux États-Unis il y a environ…. Trois ans je dirais, je ne suis plus certain. Pour ce qui est de l’odeur ne vous en faites pas, cela ne vient pas d’une bouteille ni d’eux par ailleurs, je doute qu’ils avaient bu. »


Daisule, puisque c'était son nom, se présenta enfin, un peu à retardement. Sans doute était-il encore secoué par les récents événements. Je n'allais pas lui en vouloir pour ça. Je demandais ça simplement par politesse et surtout à titre d'information. Personne n'aime être appelé "jeune homme" ou "monsieur". C'est très impersonnel. Je compris à son nom qu'il n'était sûrement pas originaire du coin. Peut-être y était-il né mais ça restait un nom curieux pour un américain. Il révéla qu'il venait en fait du Japon et apporta d'autres précisions. Je n'avais que demandé son nom, non ? Pourquoi me fournissait-il autant d'informations ? Avait-il peur que je le prenne pour un sans papier ou un clandestin ? C'était l'effet que faisait l'uniforme de police. Sans que je sache pourquoi, les gens avaient tendance à me fournir plus de réponses que nécessaires comme s'ils avaient quelque chose à cacher et qu'ils essayaient ainsi de dissimuler la vérité sous une pluie de paroles inutiles. J'avais presque l'impression de faire un interrogatoire, ce qui au final n'était pas du tout le cas. C'était presque gênant. Les gens ne pouvaient pas me parler normalement ? J'étais certes représentante de l'ordre mais je suis un être humain avant tout. Enfin je suppose que je vais devoir m'habituer à ce genre de chose. Si je m'y habitue un jour.


Zoey « Je ne suis pas là pour mettre mon nez dans vos affaires, détendez-vous, Daisuke. »


Je ne voulais pas qu'il voit dans chacune de mes questions un doute ou des sous entendus qui n'existaient pas. Il était libre de faire ce qu'il voulait. Il n'avait rien fait de répréhensible, je n'avais aucune raison de m'intéresser particulièrement à son cas. Mais peut-être avait-il quelque chose à se reprocher s'il adoptait soudainement une telle façon de répondre. Je lui laisse le bénéfice du doute, je n'ai pas envie de l'ennuyer avec ça. Je ne suis pas là pour ça.

Je le suivis pour sortir de la ruelle, attendant qu'il réponde au reste de mes questions. Il prenait son temps mais c'était normal. Il venait d'être un peu secoué après tout.



Daisuke « Je loge à l’institut Charles Xavier, je ne sais pas si vous connaissez, l’endroit a une certaine réputation dans les grands quartiers de New-York. On est séparés de nos familles et on loge là-bas pour la plupart, mais c’est le risque d’avoir une grande intelligence comme on dit et on y est assez bien. Enfin, aujourd’hui j’ai décidé de sortir rendre visite à un oncle qui loge tout près, et franchement son état ne s’améliore par niveau boisson, d’où l’odeur je suppose, et surtout que les Japonais ne sont pas réputés pour bien tenir l’alcool. Je suis reparti presque aussitôt après avoir dis un bonjour et je n’ai pas fait attention aux dangers potentiels à l’extérieur. C'est pourquoi je dois prendre le métro, pour pouvoir retourner à l'école et suivre mes cours de demain... »


Alors il vit à l'Institut Xavier ? J'en ai vaguement entendu parler. Un centre pour surdoués, de mémoire. Daisuke ne payait pas de mine mais s'il vivait là-bas, ce n'était sans doute pas pour rien. En tout cas, il était bien loin de son habitation, l'école est située loin d'ici.


Zoey « Hé bien je ne m'attendais pas à rencontrer un jour un de ces fameux surdoués. Je connais l'Institut de nom seulement, je n'ai aucune raison d'y mettre les pieds je dois dire. Mais j'ignorais qu'il s'agissait d'un internat. »


Les instituts de ce genre me laissaient toujours penser à des cirques. C'était une école pour surdoués mais ils étaient ainsi répertoriés et enfermés comme des bêtes curieuses. Je trouve que ça a quelque chose de malsain sans trop savoir pourquoi. Mais le jeune homme a l'air de s'y plaire. Ca ne doit pas être si terrible que ça alors. Sans doute sont-ils bien entourés pour leur permettre de faire de grandes études. C'est une sacrée chance.
Daisuke m'expliqua d'où venait l'odeur, ce qui me parut crédible. Pourquoi mentirait-il après tout ? Il n'avait clairement pas bu d'alcool, c'était tout ce qui comptait. Il fallait que je perde l'habitude d'interroger sans cesse les gens qui n'avaient rien fait. Déformation professionnelle sans doute. Entre ça et l'uniforme, j'espère qu'il ne se sent pas trop oppressé
.


Zoey « Bien, je vous accompagne juste au métro dans ce cas. Mais si vous ne vous sentez pas bien, ça ne me dérange pas de vous accompagner jusqu'au bout. Je préfère vous savoir bien. »


Ce n'était pas prévu dans mon boulot mais qu'importe ? Je ne voulais pas prendre le risque qu'il fasse un malaise après car il ne voulait pas m'ennuyer avec ses problèmes. Lorsqu'on aide quelqu'un, c'est jusqu'au bout, en tout cas c'est ma vision des choses. Je ne voulais pas non plus insister lourdement, mais je préfère m'assurer de son bien-être.


Daisuke « Et vous patrouillez souvent dans ce coin-ci? »

Zoey « Heureusement pas. C'est la première fois que j'y met les pieds, je remplace un collègue et à vrai dire j'espère ne pas avoir à y revenir trop souvent. Mais tel que c'est parti, je vais sans doute me voir attribuer la surveillance de ce quartier pour de bon. Enfin, ce ne sera que quelques mois au final. L'avantage de n'être que de passage dans cette ville. »


Je trouve Philadelphie tellement plus agréable que New York. Rien ne me rattache à cette ville à part mon père. Plus vite je l'aurai retrouvé plus vite je pourrai partir. J'espère tout de même le retrouver avant la fin de mon stage.
Une fois la ruelle traversée, je continuais ma route en compagnie du jeune homme en direction de la bouche de métro la plus proche. Je guettais les alentours, au cas où les deux brutes reviendraient à la charge. Mais rien ne bougeait pour le moment. J'espère qu'ils n'attendent pas que je parte pour lui tomber dessus une fois dans le métro. C'est que c'était revanchard, ce genre de type
.


Zoey « Vous n'avez jamais pensé à faire du self defense ou ce genre de chose ? »


Tout le monde n'avait pas d'arme pour se défendre. Et pratiquer un sport d'auto défense était une bonne alternative pour se sortir des problèmes, j'en savais quelque chose.
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MessageSujet: Re: Seulement mon devoir [Daisuke Kuroda][STAND BY]   Mer 28 Mar 2012 - 8:51



Surdoué? Lui, le charmant petit garçon calme et toujours bien assis sur son siège, craignant un peu le contact des yeux des autres? Les professeurs n’avaient rien à redire sur son sujet, la plupart oubliant même qui il était, ne sortant pas tellement du décor. Jamais on ne lui reprochait une mauvaise conduite, car le jeune Kuroda savait se tenir à carreaux. Les autres élèves ne le remarquaient généralement pas non plus puisqu’il n’allait pas de lui-même vers les autres. Les activités parascolaires, il n’avait pas trop le temps non plus, souvent il filait au boulot dès que la cloche de son dernier cours retentissait. Alors lui un surdoué il en doutait fortement. Peut-être d’un point de vue extérieur, d’un point de vue d’un humain à qui le monde n’aurait jamais fait de cadeau, pourrait voir en ce petit Japonais quelque chose d’exceptionnel mais de lui-même il ne voyait que son enveloppe qui, par de nombreuses reprises, réussissait à l’étouffer et à se sentir mal et opprimé de cette apparence physique.

Pour reprendre cette deuxième phrase qui fut écrite plus haut, malheureusement remplie de mensonge, il n’avait rien d’une charmante personne et rien non plus d’un garçon, oui le mensonge s’étendait jusque-là. Tout chez lui cherchait à dissimuler une vérité bien cachée, de ses cheveux qui auraient dû être noirs jusqu’aux vêtements qu’il portait sous son linge pour camoufler toutes formes qu’il ne voudrait avoir, sans oublier son nom et son âge au travail. Alors quand en plus il devait lui-même se décrire comme un surdoué ça lui donnait l’impression d’épaissir davantage le mensonge qui l’entourait en permanence et lui collait à la peau, même s’il était bien décidé à vivre avec celui-ci. Il était loin d’être le meilleur dans les études et sa mutation ne lui servait pas à grand-chose, ni à se défendre ni à se battre. Au mieux il pourrait mesurer si le gymnase faisait réellement les distances que leur professeur leurs indiquait ou encore les micro-poussières au fond des classes et tout cela avec les yeux qui prendraient une teinte stupide de doré. Si on oublie ça, il ne savait réellement rien faire. Une chiffe molle parmi ses semblables qui se faisaient tous un point d’honneur d’être exceptionnel. Après on dit de lui quelqu’un de charmant? Qui de nos jour appellerait ainsi un môme pitoyable qui passe sa vie à mentir et à se cacher, jadis dans la boisson et la débauche, désormais dans un univers déjà pré-créé. Et c’est ce petit rouquin qui autrefois se voyait entrer dans l’armée et sauver des vies. Peu à peu l’illusion se brisera, et plus de temps cela prendra plus le réveil lui fera mal. Non, pour l’instant il vivait tranquillement sa vie de barman en essayant de ne pas se faire pincer et de ne pas mettre sa patronne dans la mouise, récoltant un petit salaire pour ses années à venir. C’était donc stressant de se faire ainsi escorter par une femme en uniforme mais il se disait qu’au moins il allait surement bien s’en sortir, elle ne lui voulait pas de mal et lui non plus, c’est déjà une bonne base. Surtout que de nature Daisuke est quelqu’un avec qui il est facile de s’entendre, calme et doux, il n’a pas pour habitude de chercher des poux aux personnes, bien au contraire.
    ZOEY ▬ Heureusement pas. C'est la première fois que j'y met les pieds, je remplace un collègue et à vrai dire j'espère ne pas avoir à y revenir trop souvent. Mais tel que c'est parti, je vais sans doute me voir attribuer la surveillance de ce quartier pour de bon. Enfin, ce ne sera que quelques mois au final. L'avantage de n'être que de passage dans cette ville.
Le problème était que quelque mois c’était assez pour lui mettre la pression définitivement, à devoir vérifier chaque parcelles des ruelles avant de s’y aventurer et ce jour et nuit pour être certain qu’elle n’y soit pas. Heureusement il semblait planer un doute, elle-même ne sachant pas si elle allait devoir y rester et ne semblant pas en avoir envie, mais il y avait quand même une parcelle de chance que cela se produise. Il faut dire que sa couleur de cheveux ne passe pas inaperçue et serait rapidement repérable et que se faire coincer à trainer par ici après si peu de temps serait véritablement louche et sans doute que là il aurait affaire à un interrogatoire –et dieu sait que mentir à un agent de la paix peut s’avérer très couteux-. En dernier recours il pourrait demander de se faire reconduire par Ryu ou le mêler à la combine, le faire jouer le rôle de l’oncle ou quelque chose du genre, mais ça ne passerait jamais. Ryu est américain pas japonais et demander à ses parents c’était hors de question. Le mieux était de ne pas se faire prendre. Il hocha silencieusement la tête avec un grand sourire qui lui était bien coutumier, lui souhaitant doucement une bonne chance si jamais elle venait à devoir patrouiller par ici, ce qu'il ne souhaitait réellement pas ni pour elle ni pour lui.

Oubliant le point qu’il était entièrement dans l’illégalité, celui-ci continua de l’entrainer avec lui vers la sortie de ces ruelles mal famées pour se rapprocher de la station de métro la plus près. Cependant les stations du vieux Manhattan n’ont rien de bien bien accueillante et sont souvent pas très voyantes, dans des petites ruelles peu passantes. Ces ruelles, il avait la chance de les connaitre par cœur et ce depuis très longtemps, à la longue de toujours devoir emprunter le même chemin. Aujourd’hui il s’était un peu éloigné mais il devrait réussir à rejoindre le métro sans trop de problème. Même s’il n’en paraissait pas Daisuke avait un très bon sens de l’orientation, enfin s’il n’est pas stressé ou attaqué comme il venait d’arriver.
    ZOEY ▬ Vous n'avez jamais pensé à faire du self défense ou ce genre de chose ?
Le Japonais eut son sourire qui s’évapora doucement alors que son esprit sembla se pencher sur la question avant de laisser place à un léger rire qui s’évapora bien rapidement.
    DAISUKE ▬ Je devrais peut-être mais je n’en fais rien. Je suppose que je peux être qualifié de douillet, c’est le genre de sport qui me laisse des traces douloureuses pendant des jours, sans compter qu’on n’y voit aucune amélioration. Je n’ai donc jamais réellement essayé. Ici, aux États-Unis, les armes sont légales, donc même si j’en avais fais rien ne garantit qu’on ne me retrouve pas mort aux petites heures des journaux New-Yorkais. Enfin, je ne m’en fais pas trop avec ça, la vie est trop belle pour s’arrêter à chaque pépin. Enfin, je crois…
Dans le doute, et sachant que tous ne sont pas comme lui, beaucoup ayant à suivre des psychologues à la moindre embuche, il préféra se taire à ce sujet. Lui-même avait dû faire affaire à un psychologue il y a de cela très longtemps pour recevoir un traitement d’hormone mais sinon il avait une facilité d’adaptation hors du commun, une cible parfaite comme on les appelle. Il ne porte pas plainte, ne se considère pas comme une victime ou un cas particulier, simplement une mauvaise passe qu’il se dépêche à passer. C’est ainsi, c’est un phénomène de jovialité extrême, qui n’embête pas le monde de ses problèmes.
    DAISUKE ▬ Vous venez de quelle ville exactement?
La bouche de métro se présenta d’elle-même au bout de la ruelle qui déjà se faisait plus éclairée, ce qui lui figea un sourire tandis qu’il se demandait lui-même s’il en était heureux. C’était bête, Daisuke se sentait en sécurité avec la femme et elle semblait être d’agréable compagnie, ce qui n’était pas donné à tous les policiers du coin qu’il avait entrevu. Oui ça le mettait quelque peu mal à l’aise surtout qu’il n’était pas totalement net mais ce n’était rien comparé à la sécurité qui venait avec une femme ainsi vêtue et qui lui avait sauvé la vie. Il lui devait au minimum un cocktail, quoi qu’offrir de l’alcool à son âge c’est quelque chose qui ne se fait pas. Un petit cocktail fruité sans alcool passerait surement mieux, ou un café tout du moins. Arrivé tout près il s'arrêta pour la regarder, ayant pour habitude de regarder dans les yeux celui ou celle à qui il parle, dans la mesure du possible.
    DAISUKE ▬ Nous voici arrivés, cependant je crois que je vais accepter votre offre si cela ne vous importune pas et si vous n’êtes pas trop au prise avec votre travail. Je vous offre même le rafraichissement si vous le désirez.
Daisuke avait beau ne pas trop s’en faire de ce qui lui était arrivé, il ne courait pas tellement après les ennuis non plus, aussi il n’allait pas chercher à être la cible la plus facile au monde. Se faire reconduire à l’institut ne pouvait pas lui faire de mal et au pire il se ferait questionner. Tant que le vieux n’intervient pas et voit très bien qu’en quelque part il ment. Ce serait disons une des pires situations, ça ou Emma Frost. Des deux, aucune des situations ne lui convenait, mais elles avaient peu de chance d’arriver.


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MessageSujet: Re: Seulement mon devoir [Daisuke Kuroda][STAND BY]   Sam 31 Mar 2012 - 18:46

Une école pour surdoués. Encore une fois, les gens différents étaient séparés du reste de la société. Ce n'est pas plus mal en fin de compte, ils évoluent sûrement mieux entre eux qu'au milieu de la populace ordinaire. Il en sera sûrement de même lorsque les gens apprendront l’existence des mutants. Eux aussi seront mis à part, dans des structures prévues pour eux. En tout cas c'est ce que j'espère et ce qui serait le plus sûr pour tout le monde. Bien que je persiste à penser qu'on devrait tous les enfermer tant qu'il en est encore temps. Ce n'est pas moi qui décide de ce genre de chose de toute façon. Peut-être que les surdoués sont un peu comme les mutants au final ? Un peu des surdoués en quelque sorte, plus évolués que la moyenne ? Non, c'est idiot, des surdoués ne seraient pas capable d'être aussi dangereux.

Ce que ce jeune homme m'avait demandé me laissa perplexe, songeuse. Il n'y avait pas vraiment à réfléchir à sa question en fait, c'était la première fois que je mettais les pieds dans le quartier et j'espérais bien que ce serait la dernière. Mais je n'étais pas dupe. Je savais qu'il y avait de grandes chances pour que j'y retourne au moins encore quelques jours... si j'étais chanceuse. Était-ce un mal finalement ? Au moins je me sentais utile à quelqu'un. Mais je ne suis pas convaincue que ce soit le cas tous les jours et encore moins que je pourrais parvenir à faire quoi que ce soit toute seule. J'avais peut-être juste eu de la chance cette fois ci. C'était toujours mieux que d'être enfermée dans un bureau mais ça ne m'aidait pas tellement plus à trouver la trace de mon père. Cette ville était si grande qu'il pouvait être n'importe où. Si ça se trouve il n'y était même plus. Au moins je pourrai dire que j'ai fait beaucoup de choses différentes pendant ce stage.

Daisuke ne m'avait pas l'air très solide mais je ne le suis pas non plus si on regarde bien. J'ai bien des armes pour me défendre, mais grâce au self-defense que je pratique depuis des années, je me débrouille plutôt bien au corps à corps, même face à des types assez costauds. Bien sûr ça ne suffit pas toujours mais je pense que ce serait une bonne chose pour ce garçon que d'apprendre ce sport. Ou un autre, peu importe. Ca ne coutait rien et c'était toujours bon à prendre
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Daisuke « Je devrais peut-être mais je n’en fais rien. Je suppose que je peux être qualifié de douillet, c’est le genre de sport qui me laisse des traces douloureuses pendant des jours, sans compter qu’on n’y voit aucune amélioration. Je n’ai donc jamais réellement essayé. Ici, aux États-Unis, les armes sont légales, donc même si j’en avais fais rien ne garantit qu’on ne me retrouve pas mort aux petites heures des journaux New-Yorkais. Enfin, je ne m’en fais pas trop avec ça, la vie est trop belle pour s’arrêter à chaque pépin. Enfin, je crois… »


Trop faible ? C'est lui qui vient de le dire, mais j'ai du mal à croire qu'il puisse y avoir des gens qui ne réalisent aucun progrès avec ça. A mon avis, il a juste abandonné rapidement, préférant se reposer sur des armes qui feront le boulot à sa place. Pourquoi pas après tout, au moins ça ne demande aucun véritable effort. Bien que mal maitrisées, les armes peuvent se révéler toutes aussi dangereuses pour leur propriétaire que pour leur victime. Malgré tout, il avait l'air d'en avoir conscience et se contentait de dire que tant pis, ce n'était pas grave. Pas grave, c'est vite dis... Un jour qui n'est pas fait comme un autre et on a vite tendance à mourir plus vite que prévu. L'être humain est bien fragile.


Zoey « Elle est belle, certes, mais elle le sera moins le jour où elle se terminera, peut-être plus vite que prévu. Je comprend votre façon de voir les choses et je vous admire pour ça. Mais faire comme si rien n'était grave ne vous protégera pas, Daisuke. On vit dans un monde cruel, prenez soin de vous, je vous en prie. Que ce soit par une arme ou via votre corps, ne vous laissez pas marcher dessus par les autres, ils n'ont aucun droit sur votre vie. Si vous voulez, je peux toujours vous donner quelques conseils pour vous débarrasser de votre adversaire, ça ne mange pas de pain. »


Et au moins je serai rassurée de savoir qu'il pouvait se défendre. Je ne tiens pas tellement à entendre aux nouvelles qu'un jeune japonais a été retrouvé mort au détour d'une ruelle. C'est sans doute le cas pour beaucoup de monde mais je ne peux pas tout gérer. Lui je l'ai sous la main autant en profiter avant qu'il ne soit trop tard. Mais après je ne peux pas le forcer, cela ne dépend que de lui.


Daisuke « Vous venez de quelle ville exactement ? »


Tiens, c'est lui qui pose les questions maintenant ? C'est de bonne guerre, je n'ai fait que le questionner jusqu'à présent, il ne doit pas se sentir très à l'aise. Et puis ce n'est pas comme si sa question était réellement indiscrète. Ainsi j'aurais moins l'impression de lui faire subir un interrogatoire. Peut-être connait-il Philadelphie en plus. A défaut, je pourrais toujours développer un peu.


Zoey « Philadelphie. Ce n'est pas la porte à côté mais ça vaut le détour. C'est bien plus calme qu'ici et je dois dire que ça a son charme. Mais mon avis ne compte pas, je suis originaire de là-bas après tout. Vous y êtes déjà allé ? »


Et nous voilà arrivés. Enfin arrivés devant la bouche de métro où j'étais censée le laisser. On dirait qu'il va bien et qu'il ne devrait pas rencontrer de problèmes pour retourner jusqu'à cet institut où il réside. En tout cas je l'espère. Je m'arrête à côté des escaliers et me retourne vers lui, lui adressant un sourire. Si c'est ici que nos routes se séparent, je m'apprête à lui dire au revoir. Puis finalement...


Daisuke « Nous voici arrivés, cependant je crois que je vais accepter votre offre si cela ne vous importune pas et si vous n’êtes pas trop au prise avec votre travail. Je vous offre même le rafraichissement si vous le désirez »


Le voilà qui change d'avis. Après tout, il en avait la possibilité, je ne vais pas le lui reprocher. Je préfère garder un œil sur lui. Mais qui dit aller avec lui dit aussi que je vais devoir quitter ma zone de patrouille et ça c'est déjà plus gênant. Oh, après tout, personne ne le saura et je préfère le savoir en bonne santé et à l'abri. Au moins je n'abandonne pas mon poste sans raison. Et si Andy n'est pas content, il n'aura qu'à aller se faire voir. Ma carrière commence mal, je le sens. Pitié papa, dis moi que j'ai raison...


Zoey « Très bien, je vous suis. Votre sécurité avant tout. Pour le rafraichissement ma foi, je vais devoir refuser, même si c'est très gentil. Boire pendant le travail n'est pas vraiment bien vu. Mais une prochaine fois, pourquoi pas. »


Puis je l'attend à côté des marches et m'engage avec lui sous terre, patientant pour prendre le prochain métro.
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