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 Une petite course ? [Avorté]

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MessageSujet: Une petite course ? [Avorté]   Lun 13 Fév 2012 - 23:54

Voilà déjà deux jours que James était parti de la maison familiale, et les maigres réserves qu'il avait emportées avec lui étaient épuisées depuis quelques heures déjà. Sentant son estomac gargouiller furieusement, Jim décida qu'il était temps qu'il fasse usage du peu d'argent qu'il avait pris avec lui. Pas question de commander sur internet: il était ici incognito. Il faudrait donc y aller lui-même, au mépris du danger.

Terrifié à l'idée d'être pris, Jim avait tenté de repousser cet instant le plus possible, mais la faim le tenaillait à présent, et la chambre d'hôtel exiguë le rendait un peu claustrophobe. De plus, sortir serait l'occasion idéale pour mettre la main sur un téléphone portable (comment avait-il bien pu oublier le sien ? Son don l'avait rendu décidément très négligent...) et s'il avait de la chance, sur un ordinateur. Il en volerait un s'il le fallait, il ne pouvait vraiment pas s'appuyer uniquement sur son cerveau pour travailler.
Enfin, il ne pouvait décemment pas rester dans cet hôtel éternellement. La chambre finirait par être louée, et il lui fallait donc trouver un autre refuge. Oui, décidément, une petite course s'imposait.

Mais d'abord, il lui fallait s'organiser. Afin d'éliminer toute chance que quelqu'un ne les trouve pendant son absence, il entassa sans délicatesse l'ensemble de ses affaires dans le sac de sport avec lequel il était arrivé, qu'il passa sur son épaule après s'être assuré que sa capuche soit bien en place: une peau grise ne passerait pas inaperçue, même dans un ciel aussi sombre que ce soir.

Profitant que la réceptionniste ait le dos tourné, Jim se faufila aussi discrètement que possible par la porte d'entrée de l'hôtel, se retrouvant projeté sur une large avenue, face aux gens et aux bruits de la ville.
Tentant d'ignorer le vent froid lui mordant soudainement le visage, il fourra ses mains dans ses poches, pencha la tête et, le regard fixé sur le sol, il commença à avancer en direction de ce qui lui semblait être l'épicerie la plus proche.
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Callisto

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MessageSujet: Re: Une petite course ? [Avorté]   Mar 14 Fév 2012 - 3:46

"Allons y."

Et oui, une fois encore, il nous faut refaire surface. Vous savez, le plus dur ce n'est pas d'avoir à se cacher du regard des autres. C'est quelque chose de relativement simple quand on y met du sien. Non le plus dur, c'est de continuer à vivre malgré tout. Car après tout, à quoi bon vivre, si personne ne sait que vous existez ?
C'est une des questions que je me suis posée en abandonnant l'idée de rester parmi les humains. Et la réponse ? Elle a été somme toute assez simple : il m'a suffi de me fixer un but, un objectif, et de tourner la totalité de mes ressources vers la réalisation de cet objectif. C'est ainsi que peu à peu je suis devenue un point de repère pour des parias parmi les parias, un guide pour les représentants d'une race nouvelle qui avaient peur, peur de vivre et d'exister au milieu de personnes ne les acceptant pas et qui ne demandaient qu'une raison d'être pour survivre, exister, même cachés, même si cela serait dur.

C'est ainsi qu'à force de lutte, je suis devenue Callisto, la cheffe des Morlocks.

Et comme je le disais, le plus dur dans notre vie, c'est de continuer à la mener. Cela inclut évidemment le fait de se nourrir et à cette fin, les égouts ne sont pas ce qu'il y a de plus pratique, il faut bien l'admettre. Aussi pour lutter contre la faim il nous faut parfois quitter notre refuge et retourner parmi les humains. Une chose que nous ne faisons qu'en pleine nuit, monstres que nous sommes...

Après avoir regardé les alentours, je pousse la plaque d'égout, et m'extirpe de la cavité nauséabonde. Même avec le contrôle que je maintiens sur mon odorat trop performant, je sais que je ne pourrais jamais vraiment me faire à cette odeur... Devoir se reléguer au rang des ordures et des déjections, il n'y a vraiment que mon nez que je dois faire taire pour accepter notre situation.

Debout au milieu de la ruelle mal éclairée, je tends l'oreille. Rien d’intéressant à percevoir. Quelques individus esseulés qui parcourent doucement les trottoirs, une circulation clairsemée à cette heure, des chats en chasse, de la vermine dans les coins... Je peux même percevoir les battements d'aile d'un papillon de nuit non loin. Parfait, moins il y aura de personnes susceptibles de nous repérer, mieux ce sera. A ma suite, Caliban sort à son tour de la bouche d'égout, refermant la plaque.
Caliban, actuellement vêtu d'un chapeau à larges bords, de vêtements crasseux et d'une cape ample, le tout pour dissimuler son apparence, est l'un de mes protégés les plus loyaux, et les plus utiles. Son pouvoir consistant entre autres choses à détecter la présence d'autres mutants, il est un plus indéniable pour quiconque voudrait réunir nos semblables, et en ça il est tout autant une source d'espoir que d'ennuis : Imaginez que des personnes malveillantes mettent la main sur lui ? Je n'ose pas imaginer à quelles extrémités elles pourraient s'abaisser pour exploiter son pouvoir...

Aux aguets, il se tient derrière moi, tenant entre ses mains deux grands sacs vides, qui ne sont au final que des assemblages de toile grossièrement cousue, en attente d'une instruction.

"En route."

Aussitôt, nous nous mettons en marche, d'un pas vif. Je sais où se trouve notre cible pour ce soir, et Caliban sait ce qu'il doit faire. Nous n'avons même pas à nous exposer à la lumière des lampadaires : à la sortie de la ruelle, je sais que le bâtiment visé est sur notre gauche. Après quelques mètres, il se dresse à notre côté, une petite épicerie isolée, seul commerce dans les environs.
Vous pensez qu'avec la puissance potentielle que nous pouvons déployer, il est ridicule de s'en prendre à un si petit poisson ? Réfléchissez y bien, plus la proie sera grande, et plus les moyens que nous devrons déployer seront importants. Et plus nous déploierons de moyens, plus nous nous ferons remarquer, ce qui au final, ne nous rapportera que plus d'ennuis. S'en prendre à ce genre de cible isolée, dont personne ne se soucie vraiment, et en y engageant en tout et pour tout que deux personnes est bien plus intelligent que le braquage le plus rondement mené, et tellement plus discret. Or la discrétion est une composante essentielle à notre survie.

Plantée aux abords de l'épicerie, devant la vitrine, j'observe, j'écoute. Le commerçant ne se doute de rien, évidemment. Une unique caméra assure la surveillance de l'endroit, un autre avantage de s'en prendre à des commerces peu développés : la surveillance électronique y est moindre. Le bouton d'alarme doit être dissimulé sous le comptoir, avec l’éventuel fusil, sans doute. Arme de dissuasion plus que d'exécution en vérité, les commerçants à oser presser la détente sont somme toute assez rares. Les passants maintenant. Toujours aussi peu nombreux, j'entends malgré tout des pas approcher de notre position. Soudainement, Caliban lâche un petit grognement avant de déclarer :

"_Un des nôtres... Il approche, Caliban le sent...
_Un semblable, vraiment ? Ma foi ça pourrait être intéressant s'il s'arrête ici."

Qu'est-ce qui me fait croire qu'il pourrait venir dans cette épicerie en particulier ? Et bien il se peut que je me trompe, mais les mutants qui ne s'ignorent pas ont tendance à se faire discrets, préférant les endroits peu fréquentés et ne sortir de leur lieu de résidence -s'ils en ont un- qu'à des heures tardives... Si c'est un mutant qui s'ignore, alors il faut espérer un coup de chance.

Un petit sourire m'échappe à l'idée de croiser une nouvelle brebis égarée, et je lève une main devant Caliban pour lui faire signe d'attendre la suite...

"Attends qu'il soit entré, nous interviendrons ensuite. Une petite démonstration devrait suffire à lui faire comprendre qu'il se trouve en présence de ses semblables."


[Mon premier rp avec Calli \o/ est aussi à la première personne, pas sûr que je garde le procédé ^^]
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MessageSujet: Re: Une petite course ? [Avorté]   Mar 14 Fév 2012 - 19:05

[Fais comme tu le sens, c'est le mieux. :-) Désolé, je n'écris pas beaucoup.]

*Enfin !*

Posant les yeux sur la vitrine de l'épicerie, James faillit crier son soulagement. Épuisé et affamé qu'il était, le petit bâtiment isolée à la façade depuis longtemps défraîchie lui semblait des plus attirants. Sa prudence s'atténua face à l'Eldorado de nourriture, et il hâta le pas, il franchit la porte du magasin aussi vite qu'il le pouvait, sans prendre garde à ce qu'il y avait autour de lui.
Une fois entré, Jim dut se retenir de baisser sa capuche, exposant sa monstruosité à tous les clients et surtout au patron de l'épicerie, ce qui n'irait décidément pas s'il souhaitait avaler quelque chose ce soir.
Il s'arrêta d'abord, observant un instant l'étalage presque obscène de nourriture face à lui, il faillit céder à la tentation de prendre le premier paquet de biscuits venu, de l'ouvrir sauvagement et d'en engouffrer le contenu dans le néant de son estomac. Prenant l'un des paniers de plastiques entassés dans l'entrée dans sa main droite, espérant que personne ne remarquerait la décoloration de sa main, Jim commença son exploration du petit marché, gardant la tête basse afin d'éviter au mieux les problèmes. Comme le ferait un fugitif, réalisa-t-il.


*Ce n'est pas trop loin de la vérité après tout. Cobaye à vie ou peine de mort, en fait, je crois qu'entre les deux je préfèrerais le second...*

A cette pensée, Jim sentit un petit sourire, très inapproprié dans de telles circonstances, étirer ses lèvres tandis qu'il avançait lentement, d'un pas presque craintif, à travers le premier et court rayon consacré aux boissons. Il ne fallait pas faire de folies, il ne prendrait donc que de l'eau. Et du jus d'orange, oui, la vitamine D, c'était essentiel aussi. Mais la majorité de son argent devrait être consacrée aux sucres lents et aux protéines, décida-t-il.
Arrivé à la partie du magasin consacrée aux pâtes en tous genres, Jim, le regard toujours sur le sol, heurta violemment quelque chose de large, dur et... portant des vêtements.


"Humm... désolé, pas fait exprès."

*Bravo, Jamesie. C'était probablement le seul autre client du magasin, et tu as réussi à te le prendre. De mieux en mieux. Bonjour la discrétion.*


Très occupé à s'insulter mentalement, James ne s'aperçut que la large main du client s'approchait de lui que quand celle-ci eut empoigné le col de son sweat-shirt et qu'elle le souleva d'une traite du sol. Sa réaction fut immédiate

"Hey, mec, c'est quoi ton problème, je viens de te dire que j'avais pas fait exprès."

Le mec était grand, blanc, aux cheveux bruns clairs et à l'air pas commode. Pas que l'air en fait, si l'on en jugeait de son vocabulaire.

"Petit fils de $¤@ , tu te prends pour qui, de me bousculer comme ça ! Je vais t'en mettre une dans la *£#', ça va t'apprendre ! Mais d'abord faut que j't'enlève ce truc de terroriste de la face."

Prononçant ces mots, ou plutôt ces jurons, la brute agrippa la capuche de Jim et tira en arrière, mettant à nu sa monstruosité pour qui voulait bien la voir. Le visage du rustre se tordit en une expression de dégoût, celle du vendeur qui s'était approché pour interrompre le conflit en stupeur quand ils aperçurent sa particularité.
Jim sentit la peur affluer dans ses veines.


" µ%¨° ! C'est quoi ce monstre !", hurla le lourdaud.

Et sur ce, il lança Jim contre l'étal face à lui. Jim, paralysé par peur, ne sentit presque pas de douleur lorsque son dos heurta les étagères. Dans son esprit se répétaient en boucle la phrase: "Tout est fichu, cette fois c'est la fin pour moi, c'est certain." Et vu la tournure des évènements, c'était peut-être vrai.

.
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Callisto

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MessageSujet: Re: Une petite course ? [Avorté]   Mer 15 Fév 2012 - 4:05

Je regardai entrer dans l'établissement celui que Caliban avait désigné comme l'un des nôtres : C'était un jeune homme, pas bien grand, et pas bien bâti vu d'ici. Lui aussi marchait d'un pas de vif, en fait c'était assez commun aux mutants cette envie d'écourter au maximum les contacts avec le genre humain. Encapuchonné, il doit sans doute dissimuler une mutation physique remarquable.Ou peut-être qu'il cherche simplement à passer inaperçu, il n'a juste pas intérêt à dévaliser notre cible, au risque que nous ayons à le dévaliser lui... Ce qui serait regrettable.
Je laisse filer quelques instants, pour voir ce que va faire notre ami mutant. Apparemment il n'est parti que pour quelques banales courses. Je lance ensuite mon ordre et me met en mouvement :

"En avant."

D'un pas assuré, j'entre à mon tour dans l'épicerie, suivie de Caliban. Première chose à faire : neutraliser la caméra, c'est vers elle que je me dirige, tandis que mon loyal confrère marche droit sur le commerçant. Tous mes sens en éveil, je perçois de doux mots crachés à l'adresse de notre ami. Puis un début de maltraitance physique... Le commerçant échappe alors au sale coup que lui préparait Caliban, et file sans même nous jeter un regard, s'en est presque vexant.
Je fais signe à mon suivant de venir avec moi, et je lui emboite le pas. En entrant dans le rayon où notre semblable a été attrapé je peux le voir sans son capuchon : sa peau est grise, aussi grise que le béton de cette ville. Et je distingue clairement son agresseur qui hurle :

" µ%¨° ! C'est quoi ce monstre !"

La surprise, puis la peur envahissent alors le rayonnage. La peur, c'est le moteur de Caliban. Il la ressent, il s'en nourrit, il l'a fait grandir et elle le rend plus fort. De mon côté, c'est la colère qui m'envahit et me nourrit, il faudra en finir vite avec ça, et emmener ce petit loin d'ici, puisqu'il en est déjà à se faire traiter de monstre là où il passe.

"_Occupes toi de ça, dis-je en laissant la place à mon monstrueux ami, qui s'avance dans le rayon, ôtant sa cape et son chapeau pour dévoiler son apparence inhumaine.
_Caliban sent la peur et vous avez peur. Caliban veut savoir à quel point vous aurez peur."

Sans prendre le temps de le regarder faire son petit manège je me tourne de nouveau vers la caméra et plonge ma main dans mon imperméable, en faisant jaillir un couteau qui file crever la carcasse du petit appareil indiscret. Et bien oui, je ne me déplace jamais sans mes armes, qu'est-ce que vous croyez ?

En me retournant pour voir ce que fait Caliban, je peux le voir agiter ses mains en direction des deux humains, le commerçant et le lourdaud qui s'en était pris à notre frère. Ces derniers, restent paralysés par la peur que mon cher acolyte a fait grandir en eux, au point qu'elle les subjugue totalement. M'avançant à ses côtés, je baisse doucement un de ses bras.

"_Ils ont leur compte je crois... Et puis je n'aimerais pas que ton pouvoir atteigne notre gris ami.

_Caliban sait ce qu'il fait, déclara le Morlock, grondant avant de relâcher son emprise sur les deux humains qui tombent à terre, pleurnichant et gémissant. Caliban ne fait pas de mal... ajouta-t-il ensuite, presque attristé.
_Et bien Caliban va gentiment faire ce que nous avions prévu au début, d'accord ? dis-je d'un ton faussement doux, en désignant les sacs au sol.
_Caliban fera comme tu dis..." répond-il, avant de ramasser les sacs et de commencer leur remplissage, vidant les rayons à grande brassée.

De mon côté, je me penche sur notre ami à la peau grise, un petit sourire narquois sur les lèvres :

"Eh bien... On dirait que tu es découvert. Que comptes-tu faire maintenant ? J'imagine qu'un coup de main de la part de semblables ne serait pas de refus, hmm ?"
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MessageSujet: Re: Une petite course ? [Avorté]   Ven 17 Fév 2012 - 14:49

[Désolé, pas très inspiré. Je te laisse choisir comment ça va se passer.]

Toujours à terre et terrifié, Jim vit s'approcher d'autres personnes. Un homme, le visage masqué par un large chapeau, vêtu d'une large cape. Jim sentit son ventre se nouer: cet inconnu allait-il lui aussi lui faire du mal ?
L'individu, tout en marchant, retira son attirail, pour laisser apparaître un visage et un corps dont la monstruosité mettait en ridicule sa peau grise. Bien qu'il eut conscience que leurs particularités les rapprochaient, Jim ne put s'empêcher d'avoir peur, peur du monstre face à lui, peur de son apparence et de ce qu'il pouvait lui faire.
Mais finalement non, l'individu inhumain ne semblait pas lui vouloir du mal, s'en prenant à la place à son agresseur et au patron de l'épicerie.
Jim l'observa, tremblant, tendre les bras vers ceux-ci puis les agiter, ce qui eut un effet pour le moins surprenant: la brute et le vendeur semblèrent se figer, leurs visages crispés en une expression de peur... non, de terreur.


*Je ne suis donc pas seul à avoir une... capacité anormale. Argh, il est vraiment horrible. Est-ce que je vais finir comme lui ?! Ma peau est devenue grise, mais peut-être que c'est pas fini. Oh mon dieu !*

Jim frémit et grimaça, visiblement horrifié à cette idée. Cependant, il fallait bien avouer que le monstre arrivait à pic: la situation, qui lui semblait désespérée quelques secondes auparavant, avait basculé en sa faveur. L'horreur qu'il ressentait s'en trouvait compensée par sa gratitude et son soulagement.
Au bout de quelques instants, une femme, assez jolie, nota-t-il, malgré un bandeau sur son œil, s'approcha vers le monstre et baissa doucement l'un de ses bras:



"_Ils ont leur compte je crois... Et puis je n'aimerais pas que ton pouvoir atteigne notre gris ami.


La femme accompagnait donc l'inhumain personnage. Et d'après ses propos, ils étaient bien de son côté. Soulagement.

"Caliban sait ce qu'il fait", répondit le monstre, lâchant prise sur ses victimes qui pleurnichaient à présent."Caliban ne fait pas de mal..."

"Et bien Caliban va gentiment faire ce que nous avions prévu au début, d'accord ?" dit la femme doucement, pointant des sacs sur le sol.

Caliban marmonna quelque chose et se mit au travail, remplissant les sacs des denrées du magasin. La borgne se tourna alors vers lui,un sourire, que Jim qualifia intérieurement de « moqueur mais pas tout à fait », sur le visage :

"Eh bien... On dirait que tu es découvert. Que comptes-tu faire maintenant ? J'imagine qu'un coup de main de la part de semblables ne serait pas de refus, hmm ?"

Jim se sentit le rouge lui monter aux joues – d'ailleurs, pouvait-il encore rougir ou devenait-il juste gris plus foncé ? Il faudrait qu'il vérifie un de ces jours –, un peu embarrassé par la situation. Malgré ses pouvoirs et le Browning dans son sac, il avait été incapable de sauver sa peau, et avait du être sauvé, par une femme, en plus.
Mais l'humiliation n'était rien face à la gratitude qu'il ressentait : il était passé à ça du rôle de cobaye de laboratoire pour le restant de ses jours. Le poids de la peur et de l'épuisement accumulés au cours des derniers jours semblait s'alléger un peu, à présent : il n'était pas seul au monde et ses semblables lui proposaient leur aide. S'ils avaient été normaux, il se serait méfié de leurs bonnes intentions, parano qu'il était, mais il n'y avait pas le moindre doute : ils étaient dans la même galère que lui.
Le cerveau de Jim, libéré de la peur, fut d'un coup bombardé de questions : ces gens de son côté, qui étaient-ils ? Savaient-ils pourquoi ils avaient ces capacités ? Y avait-il beaucoup de gens comme eux, comme lui ? Qu'allait-il se passer à partir de maintenant ?
Perdu dans sa réflexion, Jim sembla privé un instant de sa capacité à former des mots:


"Euh... ah..."

Conscient qu'il passait pour un imbécile, il rougit à nouveau. Il se leva aussi rapidement que ses jambes tremblantes d'hypoglycémie le permettaient et reprit, cette fois avec de vrais mots:

"Euh... je veux dire oui, ce serait pas de refus. Je... Vous êtes comme moi, alors ? Ah, je m'appelle James, au fait. Et vous, qui êtes-vous ?"
.
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MessageSujet: Re: Une petite course ? [Avorté]   Lun 20 Fév 2012 - 11:18

En observant le jeune mutant devant moi, je me dis qu'il ne devait pas avoir eu connaissance de sa nature exceptionnelle depuis bien longtemps. La petite démonstration de Caliban l'avait presque autant effrayé que les humains à qui elle était destinée, et je pouvais presque entendre les pensées se bousculer dans la tête. Il rougit -ou plutôt, sa peau s'assombrit- gêné sans doute, avant de laisser échapper quelques mots :

"Euh... ah..."

Pas très loquace. Sans doute faut-il lui laisser un peu de temps pour se remettre. Finalement il se lève, les jambes tremblantes. Était-il à ce point effrayé, ou bien avait-il quelques faiblesses ? Sans doute un peu des deux. Toujours est-il qu'il finit par déclarer avec un peu plus d’aplomb :

"_Euh... je veux dire oui, ce serait pas de refus. Je... Vous êtes comme moi, alors ? Ah, je m'appelle James, au fait. Et vous, qui êtes-vous ?
_Je suis Callisto, dis-je simplement. Et oui, Caliban et moi sommes comme toi. Pour les humains, nous sommes des "mutants". Tout du moins, ceux qui connaissent notre existence nous appellent comme ça."

Je ne vais pas rentrer dans les détails pour le moment. Il a du comprendre par lui-même pourquoi il était mieux pour nous que les humains ignorent qui nous sommes.
Je le jauge à nouveau, remarquant qu'il semble effectivement bien affaibli. La vie de fugitif n'est pas toujours facile, surtout quand on la mène seul...

"Je ne sais pas combien de temps tu as réussi à te cacher jusque là, mais ne t’inquiètes plus maintenant. Tu n'es plus seul, et c'est une chance que tu te sois trouvé dans cet endroit, justement alors que nous venions nous ravitailler. Tu pourras profiter de tout ce que nous réussirons à emporter."

Je glisse alors mon regard sur le peu que je peux voir de son sac à dos.

"À ce propos, je te conseille de faire le plein toi aussi. Nous sommes nombreux ici-bas à avoir faim."
Après avoir donné cet ordre à peine déguisé, je rejoins Caliban pour le délester d'un sac, que je commence à remplir à mon tour. Après tout, être la cheffe ne me dispense pas de mettre la main à la pâte.

Conserves, viandes emballées, confiseries et même surgelés, rien n'est laissé au hasard. Les Morlocks ont parfois l'appétit vorace et font rarement les difficiles. En passant près des deux humains à terre, pitoyables qu'ils sont, j'administre un coup de pied à peine haineux à l'agresseur de notre nouvel ami, le renvoyant dans les roses alors qu'il commençait à peine à reprendre ses esprits. Je lance alors à James :

"Au fait, j'espère que tu n'as pas le nez sensible. Les humains étant ce qu'ils sont, nous sommes forcés de nous cloitrer loin de leurs regards. Et quand je dis loin... Je veux dire loin en dessous."

Une bonne dizaine de minutes plus tard, tout est plié. Les sacs sont pleins et par chance, aucun autre client n'est venu nous déranger, l'avantage d'intervenir à des heures tardives. Dernière chose avant de partir, je récupère le couteau enfoncé dans la caméra et le replace avec les autres. Ces petites choses ne sont pas si faciles à trouver, autant ne pas gaspiller.
Avant de partir je pose l’œil sur les deux autres mutants.

"Est-ce que tes jambes peuvent te porter encore suffisamment vite ? Je préfère atteindre rapidement notre point de fuite et il ne faut pas que tu nous lâches d'une semelle." dis-je à l'adresse de James.
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MessageSujet: Re: Une petite course ? [Avorté]   Lun 27 Fév 2012 - 23:47

[Désolé, fin des vacances, ait complètement oublié de poster. Désolé, désolé, désolé >_< ]


"_Je suis Callisto. Et oui, Caliban et moi sommes comme toi. Pour les humains, nous sommes des "mutants". Tout du moins, ceux qui connaissent notre existence nous appellent comme ça."

Un mutant. Voilà donc ce qu'il était. Jusque-là, Jim n'avait associé ce mot qu'avec la notion de radioactivité ou avec de mauvais jeux vidéos ou même avec une insulte, mais à présent ce mot semblait avoir tout perdu de sa notion négative. Et puis, ça en jetait un peu, non ? Un peu comme le nom de la jeune femme. Ce n'était sans doute pas son vrai nom. Un pseudonyme alors ?
D'ailleurs, celle-ci avait continué de parler. Jim se mit une claque mentale et décida qu'il valait mieux d'écouter ce qu'elle avait à dire que de penser à des choses aussi inutiles que la nature vraie ou fausse de son nom.


"... plus seul, et c'est une chance que tu te sois trouvé dans cet endroit, justement alors que nous venions nous ravitailler. Tu pourras profiter de tout ce que nous réussirons à emporter.À ce propos, je te conseille de faire le plein toi aussi. Nous sommes nombreux ici-bas à avoir faim."

Jim n'était pas un imbécile et savait reconnaître un ordre quand on lui en donnait un. Rappelant à son cerveau la scène qui venait de se passer et faisant appel à sa d'habitude si mauvaise volonté, il fit taire sa nature de sale petit rebelle et se mit au travail, remplissant son sac à dos de toutes sortes de paquets, boîtes de conserves et autres sachets puis fit de même avec les sacs qu'avaient emportés avec eux ses deux nouveaux compères, ne s'arrêtant que pour lancer un regard médusé à Callisto lorsque celle-ci donna un coup de pied bien placé à la brute au sol qui l'avait malmené quelques instants plus tôt.

*OMG ! Jim, Jamesie, souviens-toi, vraiment souviens-toi de ne jamais lui chercher des noises, il en va de ta vie... ou au moins de la gravité de ta voix. Je ne sais pas quel est le pire, honnêtement. Bon, au boulot, le gris.*

"Au fait, j'espère que tu n'as pas le nez sensible. Les humains étant ce qu'ils sont, nous sommes forcés de nous cloitrer loin de leurs regards. Et quand je dis loin... Je veux dire loin en dessous."

A ces propos, Jim ne put empêcher son sourcil de se lever et ses lèvres de faire la grimace, donnant à son visage une expression un peu comique entre le doute et dégoût.

*Dans les égouts, d'accord, très classe. Argh l'odeur. Tu me diras, on se fait à tout, hein ? De toute façon, c'est la meilleure alternative. Au moins je ne serai pas constamment menacé de me faire prendre... cheers !*

Au bout d'une bonne dizaine de minutes, tous les sacs étaient pleins et ils étaient prêts à partir. Alors qu'ils se dirigeaient vers l'entrée, Callisto se saisit d'un couteau qu'elle avait apparemment planté auparavant dans la caméra.

*... j'oublierai pas, non, jamais. En tout cas, elle a de la ressource, on pourra pas le nier.*

Plus qu'un peu intimidé par la jeune femme, Jim s'empêcha in extremis de sursauter lorsqu'elle s'adressa à lui :

"Est-ce que tes jambes peuvent te porter encore suffisamment vite ? Je préfère atteindre rapidement notre point de fuite et il ne faut pas que tu nous lâches d'une semelle."

Ces deux phrases furent amplement suffisantes pour réveiller la fierté un peu macho du jeune homme, qui se redressa et répondit immédiatement, d'un ton légèrement indigné:

"Bien sûr qu'elles le peuvent. J'ai peut-être faim mais je suis pas encore un squelette que je sache. Je suis encore capable de courir."

*Enfin, je crois*
, pensa-t-il, jetant un œil à ses jambes tremblantes.

Ces dernières semblèrent d'ailleurs comprendre qu'on parlait d'elles, et décidèrent que c'était le moment idéal pour commencer à être douloureuses.


*Qui a dit que le corps était de notre côté ? On jurerait que non pourtant. Saleté de jambes ! Dès qu'il existe des prothèses robotiques fonctionnelles, je jure que je vous ampute.*

Insultant intérieurement ses jambes encore quelques secondes et tentant d'ignorer la douleur, il remit en place sa capuche et passa la porte. Il se tourna alors vers Callisto et Caliban et leur dit, un sourire crispé sur le visage et avec le ton le plus assuré et détendu qu'un imbécile avec un mal de jambe pouvait avoir:

"Bon, vous venez ? Parce que, je connais pas le chemin, moi."
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MessageSujet: Re: Une petite course ? [Avorté]   Lun 5 Mar 2012 - 15:15

Par bonheur le jeune homme, tout intimidé qu'il est, comprend très vite ce que j'attends de lui et ne met pas longtemps à remplir son sac de tout ce qu'il pouvait contenir. Je ne peux empêcher un sourire amer d'étirer mes lèvres lorsqu'il grimaça à l'évocation des égouts. Après tout, aucun des Morlocks n'avait embrassé avec joie la perspective de vivre dans des souterrains putrides et -moi comprise- ils avaient tous eu une réaction similaire. Sauf Vessel, qui est littéralement un tas d'ordures et Scum, qui pourrait presque être né là-dedans.

Lorsque ma question quant à ses capacités à courir se pose, notre petit gris semble la prendre comme une pique moqueuse et s'en trouve presque offusqué :

"Bien sûr qu'elles le peuvent. J'ai peut-être faim mais je suis pas encore un squelette que je sache. Je suis encore capable de courir."

Et, joignant le geste à la parole il sort alors de l'établissement en hâte et fait mine d'être celui qui est pressé. Le pauvre, s'il savait seulement qu'il ne trompait personne.

"Bon, vous venez ? Parce que, je connais pas le chemin, moi."

Je hausse un sourcil avant de sourire, amusée. La fierté masculine, toujours mal placée, mais toujours aussi divertissante. Je me tourne alors vers Caliban qui me rejoint en traînant son sac.

"Tu as entendu le petit ? Filons d'ici en vitesse."

Soulevant le sac sans trop de peine -bien que je suppose qu'il est lourd, on ne fait plus vraiment attention quand on a l'habitude d'avoir une force surdéveloppée- je le place sur mon épaule et file au pas de course à travers la sortie, Caliban sur mes talons. Retracer le chemin jusqu'à notre plaque d'égout n'est pas vraiment ce qu'il y a de plus compliqué à faire, je prend à gauche en sortant de l'épicerie, puis à droite dans la première ruelle qui se présente.
Sombre, froide, mal entretenue. Un point d'entrée et de sortie idéal pour ceux qui veulent être à l'abri des regards. Avant de m'enfoncer dans l'obscurité, je fais signe aux deux autres de passer devant et m'attarde sur un petit tour d'horizon pour voir si personne ne nous suit. Il y a bien des silhouettes aux fenêtres et je discerne des pas lointains mais rien qui puisse nous nuire. Assez perdu de dixièmes de seconde, je rejoins mes complices et laisse Caliban ouvrir la plaque d'égout, libérant presque aussitôt les effluves nauséabondes. Mon regard se tourne alors vers James. Il ne faut pas qu'il me voit ciller, grimacer ou froncer le nez devant l'odeur, ce serait embêtant pour ma crédibilité.
Hmf j'ai froncé le nez... Tant pis.

"Je ne te demande pas si tu sens prêt, personne jusque ne l'a jamais vraiment été la première fois. Suis nous juste attentivement, le vrai voyage commence ici. Je passe devant et Caliban passera après toi. "

Sitôt dit, sitôt fait. Un petit saut et je m'engouffre dans le trou, pourtant pas bien large, me réceptionnant lestement sur mes deux pieds et ma main libre quelques mètres plus bas. Je me sens pour ainsi dire féline dans ces petits moments de gymnastique et ce n'est pas déplaisant. D'en bas, je peux entendre Caliban dire à notre ami :

"Caliban te conseille de prendre l'échelle. Callisto aime bien les acrobaties, mais ce n'est pas pour tout le monde."

Je fais des acrobaties si je veux gros bêta. Non mais écoutez le, un peu plus et je passe pour une frimeuse. Une main sur la hanche, l'autre tenant le sac reposant sur mon épaule, j'attends que ces messieurs descendent et gare à celui qui me fera une remarque sur ma façon de prendre une échelle.


[Désolé du retard, l'irl m'ait tombé dessus cette saleté]
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MessageSujet: Re: Une petite course ? [Avorté]   Dim 11 Mar 2012 - 12:30

[ Je crois que pour les deux prochaines semaines je ne serais libre que le week-end, alors autant finir vite ce sujet que tu puisse au moins être libre pour autre chose plutôt que d'attendre.]

Le sourire amusé de Callisto montra à lui seul qu'elle ne croyait pas Jim, mais une fois encore, la fierté l'emporta et Jim fit comme si tout allait pour le mieux.

"Tu as entendu le petit ? Filons d'ici en vitesse."

Jim leva un sourcil de curiosité lorsque la jeune femme souleva prestement l'un des sacs rempli à craquer de provision comme s'il n'était pas plus lourd qu'un oreiller.

*Le mien pèse deux tonnes, le sien ne peut pas être si léger que ça. Elle doit être super forte... ou alors c'est moi qui suis une mauviette... quelque chose me dit que mon estime de moi va pas en sortir indemne...*

Tout s'accéléra une fois Callisto sortie. Sortie au pas de course, elle poursuivit son chemin sans ralentir. Caliban fut plus rapide que lui à réagir et suivit la mutante de près.
Ignorant ses jambes qui lui hurlaient de rester là, Jim se mit lui aussi à courir, aussi vite qu'il put, derrière les deux mutants qui lui servaient de guide.
Le chemin n'était pas long: à gauche, un peu tout droit, à droite, mais ce fut assez pour que Jim soit contraint de s'appuyer contre le mur de la ruelle dans laquelle ils s'étaient finalement arrêtés. Assez lugubre comme ruelle, d'ailleurs: sombre, un peu dégueulasse, vraiment pas le genre de coin dans lequel on fait une balade de plaisance.
Le dos pressé contre le mur, Jim regarda Caliban ouvrir la plaque d'égout sans problème - question d'habitude, se dit-il- et sentit immédiatement son visage grimacer en sentant l'odeur nauséabonde s'échappant de l'ouverture.


*Eurk ! Je dois vraiment aller là-dedans ? Cette odeur me tuera avant que l'on ait atteint leur repère.*

"Je ne te demande pas si tu sens prêt, personne jusque ne l'a jamais vraiment été la première fois. Suis nous juste attentivement, le vrai voyage commence ici. Je passe devant et Caliban passera après toi. "

*Tant mieux, parce que franchement si j'étais le dernier à entrer... enfin je suis pas sûr que j'entrerais vraiment. Qu'est-ce que ça pue !*

Jim observa avec admiration lorsque Callisto s'engouffra d'un bond dans l'antre putride, et hocha la tête à la remarque de Caliban lui conseillant de prendre l'échelle.

*J'ai jamais été bon en gym et avec mes jambes qui arrivent à peine
à me soulever... je suis pas suicidaire. Bon... c'est parti.*


Jim s'écarta du mur et s'avança vers la bouche d'égout, qui paraissait moins attirante plus il s'approchait. Pendant une fraction de seconde, il eut la vision d'une bête à la bouche grande ouverte. Très rassurant.
Jim s'accroupit, jeta un regard peu assuré à Caliban et posa son pied sur le premier barreau de l'échelle.
Une fois son pied sur le barreau, il reprit confiance et descendit d'une traite la longue échelle, vers les profondeurs des égouts. Il faisait sombre à l'intérieur, et sale. Ce qui avait semblé être une horrible odeur dehors n'était pas comparable à ce que c'était ici. Le nez froncé à l'extrême, Jim s'écarta de l'échelle pour laisser passer Caliban, et se tourna vers Callisto.
Lorsque Caliban termina sa descente, Callisto commença à marcher d'un pas vif, ignorant la saleté autour d'elle. Jim la suivit tant bien que mal, trébuchant quelques fois.
Il lui sembla avoir marché pendant des heures quand finalement...

.
[A toi de jouer ! ]
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MessageSujet: Re: Une petite course ? [Avorté]   Lun 19 Mar 2012 - 13:47

Aussitôt que j'entends les deux hommes prendre pied dans la crasse derrière moi, je me mets en route. On ne craint plus grand chose ici, mais je préfère quand même ne pas traîner, donc je maintiens un rythme rapide.

"_Tu dois te dire que c'est pas facile de s'y retrouver dans ce labyrinthe nauséabond... Mais à vrai dire, une fois qu'on y a passé quelques années, ça ne ressemble plus tellement à un labyrinthe, expliquai-je à notre jeune ami. Les égouts de New York sont organisés de la même façon que la surface de la ville, l'ensemble forme un grand quadrillage. Il y a quelques petites astuces pour s'y retrouver, par exemple, l'eau des égouts s'écoule toujours du Nord vers le Sud. Et pour ce qui est de l'axe Est-Ouest, c'est un peu plus compliqué puisque dans la partie Ouest, elles s'écoulent d'Est en Ouest, et inversement de l'autre côté. Ça vaut ce que ça vaut, à toi de voir si ça t'aide"

Tout au long du chemin, je lui donne d'autres moyens de se repérer dans les égouts. Il y a pas mal d'indications destinées aux ouvriers et autres services d'entretiens, qui malheureusement ne correspondent pas vraiment à celles qui se trouvent à la surface. Je ne m'attends pas vraiment à ce qu'il retienne tout du premier coup, mais à défaut d'en avoir dans les jambes, j'ai le sentiment qu'il en a dans la tête.

Au bout d'un long moment, nous arrivons dans une zone "sèche" des souterrains, là où les galeries ne charrient pas un flot incessant de déjections et de déchets.

"_Ce genre d'endroit est un signe qu'on est plus très loin." indiquai-je.

Plusieurs mètres encore et nous arrivons devant une partie apparemment accidentée des galeries. Un amas de béton en miette, de grilles de fer rouillé et autres tuyaux délabrés est étendu devant nous, laissant à penser qu'un bulldozer est passé par là. Nous piétinons un moment dedans avant de soulever une plaque de tôle presque anodine, mais qui révèle une lourde trappe de fer. Une fois celle-ci ouverte, je m'engouffre dans ce nouveau trou sans un mot, laissant le soin à James de me suivre et à Caliban de refermer derrière nous.
En bas nous atterrissons dans une nouvelle galerie, bien plus vaste, en hauteur comme en largeur, et surtout bien plus simple à parcourir. Au bout du couloir sur notre droite se dresse une immense porte blindée, un genre d'écoutille de trois mètres de diamètre, alors que sur notre gauche le grand couloir se perd dans une étendue à l'éclairage vacillant.

"_Je ne t'apprend rien en te disant que l'arme atomique a fasciné les Etats-Unis autant qu'elle les a effrayé,
dis-je en m'approchant de la porte, saisissant une barre de fer qui traînait là. Et bien, cet endroit, l'Allée comme on l'appelle, est tout simplement la conséquence de leur terreur nucléaire. Un grand réseau de bunkers anti-atomique, destiné à accueillir en grande partie la population de cette bonne vieille Grosse Pomme."

Empoignant la barre de fer, je frappe trois grands coups dans la porte, pour indiquer notre désir d'entrer. Après un certain temps d'attente, un portail noir cerclé de violet se dessine contre la paroi de la porte, signe que la Taupe nous ouvrait la voie.
Une fois le portail ouvert, je le passe sans broncher, les deux garçons sur mes talons. De l'autre côté je jauge du regard tous les Morlocks présents.

Il y a évidemment la Taupe, et son inséparable compagnon le Poulet, qui me fixent l'air soucieux. Brute et Hump sont présents tous les deux, affamés sans doute, Masque n'est donc évidemment pas loin. Et ma chère petite Marrow est aussi là, accompagnée du petit Sangsue, impatients de farfouiller dans notre butin. Je ne peux retenir un sourire en voyant la jeune fille aux cheveux roses : de tous les Morlocks elle est celle en qui je place le plus d'espoir, il ne fait aucun doute qu'elle sera l'héritière de mon fardeau et de ce qui me sert de royaume...

Spoiler:
 

"Bonne pioche ce soir, annonçai-je avec un petit sourire satisfait, savourant leurs exclamations de joie et de soulagement. Nous ramenons de quoi tenir quelques bonnes semaines encore, ainsi qu'un nouveau résident, dis-je en désignant James du pouce. La mutation de James a rendu sa peau grise comme vous pouvez le constater, mais j'imagine que ce n'est pas tout, n'est-ce pas ?" ajoutai-je en me tournant vers lui, un sourire narquois sur les lèvres.

Dans mon dos, je sens les autres Morlocks qui posent à leur tour le regard sur notre nouvel ami, attendant sa réponse, et pourquoi pas une petite démonstration de sa mutation.

[Perso, j'ai tout le temps -moins en semaine- et pas grand chose de prévu avec Calli pour le moment, donc have fun ^^ Et désolé pour le fouillis d'images x)]
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Une petite course ? [Avorté]

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