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 9millimètres, allée de la défouraille [Grifter/Zoey Cage][Terminé]

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Grifter

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MessageSujet: 9millimètres, allée de la défouraille [Grifter/Zoey Cage][Terminé]   Jeu 2 Fév 2012 - 2:09

Daniel n'a jamais été un admirateur de New-York, on pourrait même dire que cette ville lui déplait. Trop grande, trop agitée, trop compliquée, trop habitée, elle était le meilleur moyen de ne pas faire son travail correctement. Un travail consistant à traquer et attraper des mutants, ce qui n'est pas une mince affaire quand on n'est qu'un humain. Et ce soir, il ne poursuit pas un mutant isolé.

La voiture de l'agent de liaison l'ayant récupéré à New-York s'arrêta à l'entrée de la zone résidentielle, bien décidé à ne pas aller plus loin.

- C'est ici que je vous laisse, c'est vous le magna de la gâchette, moi mon travail c'est pas de finir avec des trous dans la peau. Je reviendrais vous chercher dès que j'aurai l'appel.
Le type marque un tant d'arrêt, pendant que Daniel sort de la voiture, et juste avant qu'il ne referme la porte, il lance un : Bonne chance agent Girfter.

Ce dernier répond par un merci à peine audible, ressemblant plus à un grondement sourd qu'à un mot, puis il prend la direction de la plus grande maison du lieu, étrangement, la seule où de la lumière s'échappe encore des vitres.

Grifter enfile son masque, prêt à en découdre, il avance d'un pas assuré mais mesuré, jetant des coups d’œil rapides à droite et à gauche, vérifiant que personne ne se tient en embuscade, mais visiblement personne ne défend la demeure. Les truands ont cette fâcheuse manie de croire que personne n'osera jamais venir les déranger sur leur territoire, c'était sans compter sur le Shield.

N'étant pas venu dans le but de lutter contre le crime organisé, il décide d'agir avec un minimum de discrétion, préférant faire le tour de la maison, accroupi pour ne pas se faire voir quand il passe sous une fenêtre. Sur la petite terrasse extérieure se trouvant dans le jardin, trois hommes fument. Leurs revolvers bien en vue à la ceinture, ils semblent plaisanter, même si l'un d'eux n'arrête pas d'avoir des tremblements à cause du froid de cette nuit de janvier. Girfter n'a pas fait tout ce chemin pour prendre des gants, et le sort des criminelles l’indiffère. Trois détonations sourdes se suivent, et les hommes s'écroulent, abattus par l'agent du Shield.

Il ne perd pas une minute et s'introduit dans la maison par la porte-fenêtre qui n'est pas verrouillée. Il semble y avoir de l'agitation au fond du couloir à sa gauche, il décide d'aller observer un instant. Entrouvrant légèrement la porte, il peut voir se dérouler une scène digne d'un film de gangster.

Dans l'énorme salon, une quinzaine de bandits parlent entre eux par petits groupes. Trois jouent au billard comme s'ils étaient dans un bar alors que la plupart se tient autour d'une grande table sur laquelle les liasses de billets doivent se faire une place au milieu des revolvers semi-automatique, des armes de gros calibres automatiques et des sachets de poudre blanche. Tous ces hommes, à la solde du Caïd, semblent préparer une opération, à moins qu'ils n'en reviennent, Grifter s'en fiche, car il n'y en a qu'un parmi tous ces gens qui l'intéresse.

Bakhari Etton, le seul homme afro-américain au milieu d'une bonne douzaine de personnes de types caucasiens et de quelques arabes. Bakhari que les gens appellent Sonic Boom à cause de son étrange pouvoir consistant à transformer la force cinétique qu'il produit en une décharge de plasma. Et de l'énergie cinétique, avec son mètre et ses quatre vingt dix neuf centimètres renforcé par 95 kilogrammes constamment entrainé pour frapper, autant dire que cela suffirait à faire de Bakhari un dangereux criminel si son pouvoir n'avait pas également renforcé sa force physique, rendant ses charges de plasma plus puissantes et ses frappes au corps à corps dévastatrices. A seulement 27 ans, Sonic Boom ( baptisé ainsi à cause de l'attaque du militaire Guile du célèbre jeu Street Fighter ) est déjà le chef de cette petite bande, même si chacune de ses actions est le résultat du cerveau du Caïd.

* Pas la peine d’espérer le voir quitter ses bons amis pour que je puisse l'attraper bien tranquillement, je vais devoir gérer ces idiots en même temps que Bakhari. *

Il attendit quelques minutes derrière la porte que l'un des hommes se décide à vouloir sortir de la pièce. Donnant un coup de pied dans la porte, il assomma la personne qui tendait la main vers la poignée, et avant même qu'il ne touche le sol, il avait abattu deux des joueurs de billards. Quelqu'un hurla quelque chose, au milieu de l'agitation, et tout le monde se mit en branle. Une roulade, une balle, et le billard est son refuge. Renversant la table de jeu pour se tenir derrière, il était accompagné de trois cadavres dans sa manœuvre. Alors qu'on commençait à tirer sur sa planque, il sauta à travers la vitre qui se trouvait sur sa droite, se réceptionna en roulant et à travers une autre fenêtre, fit feu sur deux hommes qui s'écroulèrent à leur tour.

Mais alors qu'il restait encore une dizaine de personnes, et que Grifter s’apprêtait à prendre une entrée pour les surprendre, il vit quelques hommes du Swat et de la Police forcer la porte d'entrée.

* Il fallait que ma mission se passe le jour d'une intervention de police...*

Ne pouvant plus passer par ce chemin, il décida de grimper et s'engouffra par la première fenêtre du premier étage qui fut à sa portée.

.
[ J'espère que cela te permet de te mettre en situation ^^]

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MessageSujet: Re: 9millimètres, allée de la défouraille [Grifter/Zoey Cage][Terminé]   Jeu 2 Fév 2012 - 14:05

Andy « Mademoiselle Cage, apportez moi donc un café au lieu de ne rien faire. »

Andy Monaghan. Lieutenant de la brigade dans laquelle j'ai été envoyée pour mon stage. Policier accompli, décoré de nombreuses fois et promu rapidement. Mais c'était aussi un gros abruti, fainéant, malpoli et pas classe pour un sou. Il n'était pas obèse, mais c'était limite. Malgré les nombreux régimes à base de donuts qu'il avait fait, rien n'y changeait. Comme c'était étrange... Il était gros de partout, sauf du cou. Sous son menton, sa peau pendait mollement, comme un drapeau agité par le vent. En fait il me faisait physiquement penser à un dindon. L'image lui correspondait bien puisque dès qu'il parlait, on aurait cru qu'il gloussait. Un charmant personnage.

"Ne rien faire" consistait à trier la pile de dossiers des affaires classées qui trônait sur le bureau que l'on m'avait gentiment accordé pour la durée de mon stage. L'organisation n'était pas une qualité des plus répandue chez les policiers new yorkais et cela les arrangeait bien d'avoir quelqu'un pour le faire à leur place. Ce quelqu'un, c'était moi. Étrangement, avant que je ne mette les pieds à New York, j'avais eu une toute autre vision du travail qui m'y attendait. Si j'avais voulu être secrétaire, ce n'est pas le concours de police que j'aurai passé et réussi haut la main !

Ce n'était pas la première fois qu'Andy me prenait pour une serveuse. Je n'étais dans la brigade que depuis deux semaines mais il devait trouver que ce rôle me convenait à merveille, ne ratant pas une occasion de m'envoyer lui chercher un café ou quelque chose qui lui permettrait de conserver son capital graisseux.

Les recherches sur mon père n'avançaient pas, personne ne semblait l'avoir vu. Je ne baissais pas les bras pour autant, pas question de repartir sans lui. Néanmoins, cela ne me rassurait pas et, à cette heure tardive, je n'avais vraiment pas la tête à être aimable avec qui que ce soit. Surtout pas avec un dindon impotent qui se méprenait à mon sujet. Je me lève puis me dirige vers la petite pièce qui contenait tout le matériel nécessaire au bien être des policiers. Un frigo, une machine à café, des boites de biscuits et tout un tas d'accessoires pour se cuisiner quelque chose. J'attrape un gobelet de plastique blanc et le remplit de café brûlant. Comment pouvait-on boire ce liquide noir qui semblait presque solide tellement il était corsé ? Un véritable jus de chaussette comme disaient certains. Pourtant Andy semblait ne pas pouvoir s'en passer. C'était sans doute ce dont il avait besoin pour huiler les petits rouages de son cerveau. A moins que ce ne soit ce qui les a rouillés définitivement.

Je m'approche de lui, assis ou plutôt vautré sur un fauteuil de bureau, regardant quelque chose sur son ordinateur. La tentation est forte. Finalement, j'y cède. Mimant que je me prend les pieds dans un quelconque câble qui traine, je trébuche et renverse le café sur le pantalon de ce pauvre Andy qui se met à hurler. Ah oui, le café est brûlant. Oups. Quelle maladroite, vraiment. Je ne l'avais jamais vu se lever aussi vite de sa chaise. Un véritable exploit.



Andy « Mais ce n'est pas possible d'être aussi maladroite !! Bordel ça me brûle les cuisses, mon pantalon est foutu ! Rah, fichez le camp, Cage !! »


Les mots de délivrance que j'attendais. Parfait. Au moins maintenant je doute qu'il ne fasse de nouveau appel à moi pour avoir sa dose de caféine. Je vais enfin pouvoir terminer le travail "très intéressant" que l'on m'avait confié. En tout cas, c'est ce que je croyais. Quelques minutes à peine après avoir rejoins mon bureau, un agent vint me voir, m'indiquant que tout le personnel disponible devait se rendre en salle de réunion. Disponible ? Est-ce que j'ai l'air disponible ? Laissant échapper un soupir, je suis le mouvement et me rend dans la salle en question. C'était l'effervescence. Des policiers installaient des photos et des plans d'un quelconque quartier de la ville. D'autres lieutenants prenaient place, visiblement prêts à expliquer pourquoi un tel mouvement des troupes. Andy manquait à l'appel. Sans doute dans les toilettes en train d'essayer de ravoir son pantalon. L'idée me fit sourire.

La réunion débuta quelques minutes après. J'écoute patiemment, ne voyant pas trop pourquoi on m'a incluse dans le lot. Un gang très recherché de dealers et autres petites frappes venait d'être localisé. C'était l'occasion ou jamais de mettre un terme à leurs activités. Mais comme ils étaient réputés pour être dangereux, il fallait un maximum de personnel. Le Swat devait accompagner les policiers. Le Swat carrément ? Cela ne me dit rien qui vaille. Je ne suis flic que depuis peu, je n'ai pas vraiment été formée à ce genre de choses. "Tu apprendras sur le tas" m'avait dit mon père. Papa, si tu savais comme tu avais raison... Tu me manques.

On nous fournit des gilets pare-balles. Rassurant. J'avais toujours rêvé de porter ces horribles gilets qui nous donnaient l'impression de faire de l'aérophagie thoracique. Sans un mot, j'en enfile un, ainsi que d'autres protections puis on me donne une arme. Un 9 mm très exactement. Parfait, je sais m'en servir et j'adore tirer. Mais jusqu'à présent, je n'ai tiré que sur des cibles immobiles qui ne risquaient pas de se vider de leur sang si je les touchais. Avec un peu d'appréhension, je suis le mouvement et embarque dans l'un des véhicules censé nous conduire sur les lieux de l'intervention.

Sur place, le Swat est déjà là. Je me dépêche de sortir du fourgon et rejoins mes collègues. Des ordres sont donnés. Deux membres du Swat s'occupent d'ouvrir la porte principale, appuyé par les policiers envoyés à l'instant, tandis que le reste du Swat passe par le toit. Chouette, envoyée en première ligne. Je sais maintenant ce que pouvaient bien ressentir les soldats en tête d'une armée, utilisés comme de la chair à canon. Je me place non loin des deux membres du Swat, évitant de m'exposer inutilement. La porte est enfoncée, les deux agents entrent. Des coups de feu résonnent. A vrai dire, ils résonnaient déjà avant qu'ils n'entrent. Sûrement à cause de ceux qui sont passés par le toit. Je me faufile à l'intérieur, baissant la tête pour ne pas récolter une balle perdue et me plaque contre un mur. Ils ont l'air nombreux. Un de ceux qui ont ouvert la porte est maintenant équipé d'un bouclier qu'il tient devant lui. Je ne l'ai aperçu que quelques secondes. Comme si une force invisible l'avait frappé, il bascula en arrière, soufflé, presque écrasé contre le mur. Mais qu'est-ce que c'était que ça ? J'ai des hallucinations maintenant ? Hallucinations ou pas, le type du Swat était bel et bien dans les choux. Ca ne présageait rien de bon, rien du tout. Pour ne pas subir le même sort, je pénètre dans la première pièce que je vois, me mettant hors de portée. Je tombe nez à nez avec un des membres du gang. En tout cas, il y ressemble. Habillé comme un civil, basané, il point son arme vers moi. Instinctivement, je lève mon arme et tire la première, sans vraiment prendre le temps de viser. L'homme s'écroule dans un râle et ne bouge plus, déversant sur le sol un joli liquide rouge vermeil. Je ne réalise pas tout de suite que je viens de tuer un homme. Je reste interdite, comme paralysée par ce qu'il vient de se produire. Je n'entend pas qu'un autre membre du gang arrive dans la pièce via une autre porte que je n'avais pas vu. Je ne me rend pas compte que si personne n'intervient, je finirai comme l'homme allongé sur le sol, aussi morte que lui.


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[J'espère que ça te permet de continuer surtout ^^]
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Grifter

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MessageSujet: Re: 9millimètres, allée de la défouraille [Grifter/Zoey Cage][Terminé]   Ven 3 Fév 2012 - 2:46

Grifter fit exploser la vitre d'un nouveau coup de feu, ne cherchant même pas à masquer le bruit avec le système de silencieux disponible avec l'arme du Shield. Entrant par la voie qu'il venait tout juste de se créer, il fit irruption dans une chambre à coucher ou visiblement, d'autres membres du gang tentaient de passer du bon temps avec de jeunes femmes. Déjà interloqué par le boucan qu'il avait créé en bas, les malfrats étaient à l'affut, bien que nu, et lorsqu'ils le virent passer la vitre brisée, ils tentèrent de se jeter sur leurs armes.

De nouvelles détonations se firent entendre, et quelques secondes plus tard les hommes baignaient dans leur sang, et les femmes hurlaient à la mort, certaines gémissaient suppliant pour être épargnée et une autre répétait en boucle, recroquevillée sur elle même : " J'suis pas avec eux ! J'suis pas avec eux ! ".

Grifter les toisa une seconde, durant laquelle il aurait pu être tenté de les faire taire pour de bon, mais elles n'étaient coupables de rien de bien important à ses yeux. Il traversa la chambre à grandes enjambés avant de défoncer la porte d'un coup de pied. Sortant dans le couloir l'arme à la main. Deux hommes sortaient d'une pièce plus loin, se plaçant entre lui et la fenêtre du fond du couloir. Avant même que les balles ne commencent à fuser, les éclats de verres volèrent à travers le couloir et un groupe d'agent du Swat pénétra dans la battisse. Ils abattirent l'un des hommes alors que l'autre était contrôlé de manière musclée. Un agent leva son arme vers Grifter, lui hurlant distinctement, malgré le boucan se déroulant au rez de chaussé :

- Jetez vos armes ou nous serons forcés de vous abattre !

* Évidemment, avec mon masque, mon manteau et mes deux revolvers, j'ai plus l'air d'un exécuteur que d'un agent... Pas le temps de leur expliquer pourquoi je suis là. Contrôle, arme, mode charge.*

Faisant mine de lâcher une première arme vers l'agent, il profita du court instant où ce dernier suivit la trajectoire de son pistolet pour utiliser le second, lui logeant deux décharges d'énergie dans les nerfs ce qui le déstabilisa. Il poursuivit d'une roulade pour atteindre l'arme lancée plus tôt, avant de s'écarter dans une pièce se trouvant sur sa droite.
Regardant un instant autour de lui, la douche et les W.C. lui permirent de comprendre qu'il se trouvait dans une salle de bain, ce qui ne changeait pas grand chose. Il referma la porte et se plaça de coté, attendant que les agents ne viennent la forcer. Le premier à entrer reçut une décharge dans la nuque la seconde suivant, paralysant la totalité de son système nerveux et le faisant tomber dans les pommes. Alors que d'autres agents se préparaient à le submerger, d'autres truands firent irruption, n'hésitant pas à tuer deux policiers. Le Swat du changer de cible et laisser un instant Grifter en paix.

Attendant son moment, il profita de l'affrontement pour se jeter vers les escaliers. Les deux truands hésitèrent, un moment, il n'avait rien d'un flic mais pourtant ils ne l'avaient jamais vu, ce fut leur ultime erreur.

* Balles. *

Il logea une balle par tête et enjamba les cadavres encore chaud, profitant que les agents tentaient de reprendre le contrôle de la situation dans les autres pièces de l'étage.
Une fois descendu, Girfter assista à une scène étrange, une jeune femme de la police se tenait dans une pièce, à observer le cadavre d'un homme qu'elle avait surement du abattre elle même, alors qu'un homme pointait son arme sur elle. En une fraction de seconde, la détonation assourdissante de l'arme étrange de l'agent du Shield se fit entendre et l'homme s'écroula au sol. Pourtant il fronçait les sourcils, sauver n'est pas son métier.

* Elle pensait à quoi celle là ? C'est devenu un champ de bataille ici !*

- Il recrute quoi dans la police de nos jours ? C'est pas un exercice ici, pas le temps de vous demander pourquoi et comment, on vous finirez avec un trou dans la tête.


Grifter n'attendit même pas de réponse et fonça vers le salon sans un regard pour la jeune femme. A peine était-il entré dans la pièce qu'il put observer Bakhari terminer son carnage des forces de polices. Le jeune homme portait la table de billard à bout de bras et l'envoya s’écraser sur deux policiers, avant de mettre K.O. celui qui avait pu éviter l'assaut avec une de ses décharges de plasma, envoyée par un simple coup de poing. Le mutant était le dernier debout dans la pièce, ses hommes gisant au sol d'un coté, et de l'autre les policiers. Bakhari tourna alors son visage vers Grifter, visiblement mécontent d'en trouver encore un autre sur sa route.

Grand et musclé, mais néanmoins agile et rapide, le jeune homme se mit rapidement à couvert derrière une table pour éviter les tirs de Grifter, avant d'envoyer sa cachette à travers toute la pièce, obligeant son adversaire du moment à sauter sur le coté. Profitant de son avantage, Bakhari s'avança au corps à corps, rendant les armes à feu inutiles et acculant Grifter qui ne put qu'esquiver ses coups de poing renforcés par sa force herculéenne, laissant de terrible marque dans les murs et les meubles qu'il frappait.

* Pourquoi faut-il que je me retrouve toujours face à des brutes spécialistes du corps à corps ? *

Serrant les dents, il reçut un coup dans le bas ventre, lui broyant une côte au passage. Néanmoins, il restait une personne capable d'agir dans le bâtiment.
.
[ J'en ai peut être fait un peu trop :s ]

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MessageSujet: Re: 9millimètres, allée de la défouraille [Grifter/Zoey Cage][Terminé]   Ven 3 Fév 2012 - 12:36

Un coup de feu retentit dans la pièce où je me trouvais. Instinctivement, je fermai les yeux, de peur que ce soit moi qui prenne la balle. Réaction certes très stupide mais on pouvait difficilement lutter contre un réflexe. Je n'étais pas entrainée à tout ça et ne comprenais pas pourquoi on m'avait envoyée ici, en plein milieu d'un carnage qui me dépassait. Fermer les yeux ne m'aurait pas permis d'éviter la balle et n'aurait pas atténué la douleur. Pourtant, je ne sentis rien. Aucune douleur, aucun liquide chaud qui sortait de mon corps via le trou qu'aurait créée la balle. Il était vrai que je portais un gilet pare-balles mais j'aurais difficilement pu me protéger d'une balle en pleine tête ou dans un membre autre que le tronc. Où c'était donc logée cette fichue balle qui m'était très sûrement destinée ?

J'eus à peine le temps de tourner la tête pour voir ce qu'il se passait. Un homme se tenait là, à quelques mètres que moi, arrivé par l'une des portes de la pièce. Le corps d'un membre du gang s'écoula pile à ce moment là. La balle, c'était lui qui l'avait finalement hébergée. Je détaillais le tireur alors qu'il me fit une réflexion déplaisante mais vraie
.


Inconnu « Ils recrutent quoi dans la police de nos jours ? C'est pas un exercice ici, pas le temps de vous demander pourquoi et comment, ou vous finirez avec un trou dans la tête. »

A peine la phrase fut-elle prononcée qu'il disparut aussitôt, changeant de pièce. Mais qui était ce type ? Sûrement pas un policier ni un membre du Swat. Il n'avait pas l'air d'appartenir au gang puisqu'il venait de tuer un des membres. Quelque chose m'avait interpelé chez lui, pendant le laps de temps où j'avais eu l'occasion de l'observer. Un masque. Il portait un masque. C'était le carnaval ou quoi ? Combiné au masque, un manteau long. Ajouté à cela, des armes non conventionnelles. L'espace d'un instant, je commençais à me demander si je n'étais pas victime d'hallucinations pour de bon. D'abord l'espèce de force invisible que j'avais aperçue plus tôt et maintenant... ça ? Si ça se trouve, je n'ai pas quitté mon bureau et je me suis endormie au milieu de la paperasse. Pourtant les nouveaux coups de feu qui retentirent me dissuadèrent de croire que ce n'était qu'un rêve. Ou plutôt un cauchemar. Ce type, qui qu'il soit, avait raison, je devais bouger. J'aurai le temps de me poser des questions plus tard.

J'allais emprunter la sortie qu'avait prise l'homme au masque mais des éclats de meuble m'en dissuadèrent aussitôt. De meuble ? Ce n'était plus les balles qui fusaient mais des morceaux de la maison, des morceaux de meubles. C'était surréaliste. Que se passait-il donc à côté ? Puisqu'emprunter cette sortie était suicidaire, je profitai du fait qu'il y ait une autre porte et m'y engouffrai. Je n'avais pas besoin de me déplacer en silence, il y avait un tel boucan dans le salon que cela couvrait sans problème le bruit de mes déplacements. Il fallait que je les prenne à revers sans quoi je serai à coup sûr prise entre deux feux.

J'enjambai un corps puis un deuxième. Je ne jetai qu'un rapide coup d’œil mais je reconnus l'uniforme de la police sur un des cadavres. Morts, ils étaient morts. Et si c'était bientôt mon tour ? J'avais imaginé la vie autrement pourtant... Il ne fallait pas que je me laisse abattre. J'étais encore en vie et j'avais un avantage, personne ne m'avait vu. Personne... puisqu'il n'y avait quasiment plus de survivant. L'habitation n'étant pas si grande que ça à cet étage, je me retrouvai rapidement à l'entrée du salon. Une tornade aurait pu passer par là que le résultat aurait été le même... Les trous de balles dans les murs en moins. J'évitais de regarder les corps qui reposaient un peu partout dans la pièce et me focalisai sur les deux seules personnes encore debout. Un homme, que dis-je, une montagne me tournait le dos, en train de se battre à mains nues avec l'inconnu masqué. La montagne, je la connaissais. Lors du briefing, on nous avait montré sa photo. Connu sous le nom de Bakhari Etton, c'était le chef de cette petite bande de dealers et autres malfrats. S'il se battait contre l'erzats de catcheur mexicain, c'est que celui ci était de mon côté. Sinon, il ne m'aurait pas non plus sauvé la vie.

Sans réfléchir davantage, je pris position et le mit en joue, prête à tirer. Il ne m'avait pas vu, il ne fallait pas que je loupe cette occasion en or de tirer au bon endroit. Cette fois, j'avais l'opportunité de prendre mon temps pour le faire. Pas trop néanmoins car si j'attendais trop longtemps, Bakhari allait faire une nouvelle victime et ça il en était hors de question. Je repensais aux conseils que m'avait donné mon père lorsqu'il m'avait appris à tirer. Au bout de quelques secondes, je fis feu, touchant l'homme dans le bras droit. Aussitôt après, je tirai une nouvelle balle au même endroit. Vu sa musculature, ce n'était pas quelques balles qui allaient le tuer mais est-ce que je voulais vraiment le tuer ? Mon devoir étant de l'arrêter, je privilégiais les autres parties de son corps. Si je le privais de ses membres, il deviendrait vite inoffensif. En tout cas je l'espérais. Blessé, l'homme se tourna vers moi, délaissant son compagnon de jeu. J’eus tout juste le temps de tirer une nouvelle fois, le touchant au genou, avant que quelque chose ne vienne s'écraser près de moi. Encore ça... Mais qu'est-ce que c'était !? Je me poserai la question plus tard. Pour l'heure, je devais me replier. Le mur me protégeait pour l'instant mais pour combien de temps encore ? L'homme s'approchait, il fallait que je bouge. Mais je n'avais pas d'autres endroits où me cacher...


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[Et moi pas assez ! ^^]
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MessageSujet: Re: 9millimètres, allée de la défouraille [Grifter/Zoey Cage][Terminé]   Sam 4 Fév 2012 - 19:19

Avec une côte dans un sale état, la situation de Grifter devenait compliquée. Serrant les dents à chaque mouvement, il avait de plus en plus de mal à tenir la cadence de Bakhari, qui n'avait pas cessé ses assauts, réduisant ce qu'il restait du salon en miette, et bien décidé à faire la même chose à l'agent. Néanmoins, malgré ses capacités et un entrainement régulier à frapper sur les gens, il commettait des erreurs qui avaient permis à Grifter de le toucher plusieurs fois avec son arme, malheureusement les décharges d'énergie à impulsion n'avait pas beaucoup d'effet sur le mutant.

* Si je pouvais le tuer ça serait déjà réglé, je ne sais pas combien de fois je vais devoir le toucher avant qu'il ne soit engourdit pour de bon. *

Un coup de feu retentit, puis un second et Bakhari se retourna vivement, la colère et la douleur peinte sur le visage. Il délaissait totalement Grifter pour se concentrer sur la personne qui venait de lui infliger ces blessures. Il commençait déjà à s'éloigner quand son genou vacilla, touché par une troisième balle. La rage au ventre, cela n'arrêta pas sa progression, il boitait vers l'emplacement où s'était tenu quelques secondes plus tôt la tireuse.

* Je suppose que je devrais la remercier ensuite... *


Grifer n'était pas du genre à faire équipe, et encore moins avec des tiers ne faisant pas partie du Shield, néanmoins il était forcé d'admettre que cette intervention tombait à point nommé. Mettant ce nouveau temps à profit, il leva ses deux armes, bien décidé à faire tomber Sonic Boom.

Il fit parler ses armes, appuyant sur la gâchette autant de fois que cela lui fut possible, les décharges s'attaquant aux nerfs s'écrasant sur le dos de Bakhari qui vacilla sur ses appuis, son système nerveux presque tétanisé. Il se retourna néanmoins, faisant un large geste rageur de ses deux bras, les veines tendues, les dents serrés et une expression de rage sur le visage, il transforma son attaque en un projectile puissant. Grifter eut à peine le temps de mettre ses bras devant lui pour se protéger de la rafale de plasma que cette dernière s’écrasa sur sa maigre défense, le projetant en arrière.

Cela dit, les mouvements du mutant était désormais saccadés, ses nerfs lui jouant des tours, même si sa volonté d'écraser les deux derniers gêneurs faisait des miracles.
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MessageSujet: Re: 9millimètres, allée de la défouraille [Grifter/Zoey Cage][Terminé]   Dim 5 Fév 2012 - 14:27

Ca fonctionnait ! Le géant grognait de douleur suite aux balles reçues. Celle qui l'atteignit au genou le fit boiter. Seulement boiter ? Quel humain normal ne geindrait pas de douleur après avoir reçu trois balles dans le corps !? Rien ne semblait pouvoir l'arrêter... Le ralentir, c'était tout ce que je parvenais à faire. Pire, je crois qu'il est désormais dans une rage folle, prêt à tuer tout ceux qui feraient mine d'être encore en vie. Il était peut-être temps que je me déguise en cadavre avant d'en devenir réellement un. Non, je ne pouvais pas fuir, même si mes jambes ne demandaient que ça. Quel genre de flic abandonnait là un allié et fuyait devant la justice qu'il était censé appliquer ? Sûrement pas moi. Mais que puis-je bien faire d'autre face à ça ? Bakhari semble inarrêtable...

Super et maintenant il me fonce dessus. Enfin il essaie. Son genou ne lui permet pas de se mouvoir trop rapidement, c'est déjà ça. Au moins il a oublié celui sur qui il tapait. J'espère qu'il ne l'a pas tué. Il était difficile de voir quelque chose, la carrure de Bakhari dissimulait une partie de la scène, m'empêchant de voir si le type masqué est toujours sur ses pieds ou non.

Des coups de feu résonnèrent. Était-ce l'homme au masque ? Personne d'autre n'avait l'air en état de tirer, donc à moins qu'il n'y ait un second guignol masqué, ça ne pouvait être que lui. Je ne peux pas rester sans rien faire à attendre que la montagne me tombe dessus. Je me risque à jeter un œil par delà ma cachette, observant ce qu'il se passait dans la pièce. Bakhari semblait secoué, comme s'il avait pris une décharge électrique. Est-ce que ça provenait des armes étranges que tenait mon coéquipier du moment ? Sans doute. Décidément ce type était de plus en plus étrange. Mais il restait tout de même moins étrange que Bakhari. J'eus tout juste le temps de voir la scène. Juste en agitant les bras un peu chaotiquement, Bakhari lança un projectile invisible vers l'homme, qui le balaya en arrière. Non, pas invisible puisque je l'ai vu... Mais c'était quoi ? Ça n'existait pas !! On aurait dit une sorte de décharge d'énergie. Aucun être humain ne pouvait faire ça ! Pourtant il ne semblait pas avoir d'arme sur lui. Ses mains étaient vides. Seulement serrées en poings, de rage.

Cet homme, ce chef de gang, il n'était pas humain. J'avais déjà vu ça quelque part. Chez mon propre frère. Je n'avais pas rêvé ce jour là, il était bien à deux endroits en même temps. Je n'y avais jamais songé mais... il n'est sûrement pas tout seul dans ce cas. Cet homme venait d'en faire la démonstration, il avait accompli quelque chose qui était en principe impossible. Mais qui étaient-ils à la fin ?! Ces monstres étaient-ils nombreux ? Tout ce dont j'étais certaine, c'est qu'ils sont dangereux. Comment lutter contre de telles forces ? Bakhari était un monstre et il fallait le neutraliser.

Il se dirigeait maintenant de nouveau vers l'homme au masque, maintenant étalé sur le sol. S'il ne se relevait pas très vite, Bakhari allait en finir avec lui. Heureusement, les attaques que nous avions infligées faisaient tout de même effet. Mais ne l'immobilisaient pas pour autant. Fallait-il que je le tue ?

Je sortis de ma cachette pour l'avoir bien en visuel, le tenant en joue. Lui tirer dessus à nouveau ne servirait sans doute à rien, mais au moins je me sentais protégée, à tenir mon arme ainsi. Je la serrais tellement fort que je devais avoir les marques de la crosse incrustées dans la paume. Les décharges que l'homme masqué avaient envoyées à Bakhari avaient l'air de tout de même fonctionner, l'handicapant grandement dans ses gestes. Viser son système nerveux était sans doute la solution... à long terme. Il fallait tenter le coup de nouveau !

Aussitôt, je range mon arme dans son étui et attrape le taser dont j'étais équipée. Tout le monde n'y avait pas accès mais j'étais bien contente de pouvoir l'utiliser. On nous informait régulièrement de ses dangers et donc d'éviter de l'utiliser pour n'importe quelle occasion. L'occasion, elle était là. J'attrapais l'arme et la pointant vers Bakhari qui n'allait pas tarder à rejoindre sa future victime. Son dos était bien assez large pour être touché sans risque de le rater, mais ses muscles amortiraient sûrement le choc. Puisqu'il me tournait le dos et qu'il était lent, j'avais le temps de viser autre chose. J'oriente l'arme vers sa tête et tire. Des fils pourvus de crochets sortirent du taser pour se planter dans la peau de sa nuque, proche de la base de son crâne. J'ai la chance d'avoir pu le viser correctement, sans quoi cette arme aurait sans doute été inutile. Sans attendre, j'appuie sur le bouton déclenchant la décharge de l'arme. Longtemps. Le corps de Bakhari est secoué de soubresauts, comme si il faisait une crise d'épilepsie. J'attends. Encore. Je n'ai pas envie d'arrêter, de peur que ça ne suffise pas et que je gâche une de nos dernières chances. Le monstre finit par s'écrouler au sol et je lève aussitôt le doigt du bouton.

J'attends, restant là où je me trouve. Et si il faisait semblant ? Pour pouvoir m'attraper une fois que je serais à portée ? Je laisse tomber le taser et reprend mon arme à feu en main, me dirigeant prudemment vers l'endroit où se trouve l'homme au masque sans quitter Bakhari des yeux, le visant. Il n'a pas l'air de bouger. Mais méfiance. Je parcours le peu de distance qui me sépare de mon coéquipier et me penche vers lui.



Zoey « Est-ce que ça va ? Vous pouvez vous lever ? On ferait mieux de ne pas s'éterniser. »


J'ai plein de questions à lui poser. Mais ça attendrait qu'on soit en sécurité. Là, je ne suis vraiment pas à mon aise...
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MessageSujet: Re: 9millimètres, allée de la défouraille [Grifter/Zoey Cage][Terminé]   Dim 5 Fév 2012 - 18:26

Le dernier assaut avait sonné Grifter qui ne s'attendait pas à un tel déferlement en encaissant la charge de plasma envoyée par Bakhari. Étendu sur le sol, il essayait de remettre ses idées en place. Il resitua la situation rapidement.

* New-York, Sonic Boom... est-ce qu'il est tombé ? *

Il lève la tête, le mutant est encore debout, avançant péniblement vers lui, visiblement dans l'intention de l'achever une bonne fois pour toute. Visiblement, il n'était plus capable d'utiliser son don, étant donné le nombre de décharges qu'il avait reçu, c'était étonnant qu'il puisse encore utiliser ses jambes, alors le voir lutter ne serait-ce que pour lever un bras n'était pas étonnant. Cela dit, il disposait encore de sa force surhumaine et de ses larges mains, qui une fois autour du cou de l'agent du Shield donneraient tout aussi bien la mort.

Serrant les dents, Grifter tenta d'apercevoir ses armes. La plus proche se trouvait à un ou deux mètres entre lui et Bakhari, la seconde était tombée encore plus loin dans une autre direction, il était donc impossible de compter là dessus. Il fit un rapide constat de son état, tentant d'établir une stratégie sans même penser à la présence de tiers dans les parages.

* Je dois avoir une côte abimé, impossible de jouer sur un affrontement au corps à corps. Il est assez faible, et inconscient de l'armement dont je dispose. Je vais faire cela au bluff, rester couché, et dès qu'il se penchera pour m'agripper, je me servirais de mes couteaux. Viser les bras en priorité. C'est toujours dans ces moments là que je regrette de ne jamais prendre de grenade ou de flashbang *

Plaçant ses mains de façon à pouvoir attraper et utiliser rapidement ses deux couteaux, il se préparait à l'arrivée de Bakhari, concentré sur son plan d'action. Quand une détonation bien moins puissante se fit à peine entendre de l'autre coté de la pièce. Levant la tête, Grifter put apercevoir le corps de sa cible pris de soubresauts avant de s'écrouler, inconscient. Une fois étalé, il eut tout le loisir d'apercevoir celle qui venait de l'aider dans sa mission pour la deuxième fois.

* Il faut croire qu'elle a plus de cran qu'elle n'en avait l'air quand je l'ai croisé en descendant... Elle a l'air tout de même particulièrement secouée. *

En effet, elle mit plusieurs secondes avant de bouger à nouveau, temps que Grifter mit à profit pour s'adosser contre le mur. Avec le carnage qui s'était déroulé ici, il avait du mal à considérer sa mission comme une réussite, sans parler du fait qu'il faudrait fournir une explication à la police New-yorkaise pour la perte de leurs agents et la disparition de Bakhari. Tout ce qu'il espérait, c'est que cette tâche ne lui incomberait pas. La jeune femme vint à sa portée pour lui adresser la parole, visiblement ils étaient devenus alliés de fortune, une situation qui n'enchantait pas particulièrement Grifter.

- Est-ce que ça va ? Vous pouvez vous lever ? On ferait mieux de ne pas s'éterniser.

- Oui, je peux me lever.

Joignant le geste à la parole, il se mit sur ses jambes, le visage crispé à cause de sa côte mal-en-point. Il marcha, lentement, pour récupérer ses deux armes qu'il replaça dans ses holsters.

- Je tiens à m'assurer que Bakhari soit récupéré avant de quitter les lieux. Ne se préoccupant plus de la présence de la jeune femme à ses cotés, il entreprit de mettre au courant son organisation de la réussite mitigée de sa mission. Grifter sur ligne du Shield, code 063321. La cible a été mise hors d'état, mais il y a des complications durant mon opération... La police a agi au même moment, et il y a eu pas mal de de pertes chez eux... Quelques membres du Swat peut être et une femme à coté de moi... Vraiment ?... J'y suis obligé ? ... Bien...

Tournant son regard vers la policière, il lui transmit ce qu'on venait de décider pour elle sans qu'elle ait son mot à dire.

- Des collègues vont venir récupérer Bakhari plus tard, Une voiture arrive pour nous conduire au commissariat.

Visiblement peu enchanté à l'idée de devoir se rendre à ce siège de la police, Grifter se dirigea vers la sortie de la demeure, retirant son masque maintenant que le temps de faire parler la poudre était terminé.

- Ha, merci pour le coup de main aussi.
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MessageSujet: Re: 9millimètres, allée de la défouraille [Grifter/Zoey Cage][Terminé]   Lun 6 Fév 2012 - 21:38

Inconnu « Oui, je peux me lever. »


L'homme masqué répondit par l'affirmative et se leva pour confirmer ses dires. Ca se voit, il a mal. Après ce qu'il a dû recevoir de la part de l'autre monstre, rien d'étonnant. C'est un miracle qu'il ne soit pas mort. Qu'on ne soit pas mort. Se dirigeant pour ramasser des armes au sol, sans doutes les siennes, il resta silencieux. Ce n'est qu'une fois ses effets personnels récupérés qu'il reprit la parole.


Inconnu « Je tiens à m'assurer que Bakhari soit récupéré avant de quitter les lieux. »


Bakhari ? Récupéré ? Ça allait de soit, mais qui était-il à la fin ? Il ne faisait pas partie des forces de police, c'était certain. Alors qui devait donc venir le récupérer ? Quelque chose m'échappe et je n'aime pas ça. Mais que puis je faire ?


Inconnu « Grifter sur ligne du Shield, code 063321. La cible a été mise hors d'état, mais il y a des complications durant mon opération... La police a agi au même moment, et il y a eu pas mal de de pertes chez eux... Quelques membres du Swat peut être et une femme à coté de moi... Vraiment ?... J'y suis obligé ? ... Bien... »


J'ouvre la bouche pour répliquer mais l'homme se met à parler tout seul. Ou en tout cas, il en a l'air. On dirait qu'il communique avec quelqu'un d'autre, via un appareil que je ne vois pas. Cette soirée est de plus en plus étrange. Afin d'essayer de comprendre, j'écoute attentivement ce qu'il dit. Grifter ? C'était son nom ? Et qu'est-ce que c'était que le Shield ? De ce que je comprends, quelque soit l'organisation à laquelle il appartient, ils ont eu la mauvaise idée de faire cette intervention en même temps que nous. A moins que ce ne soit l'inverse. Difficile à dire. En tout cas, les faits sont là, trop de personnes veulent le même homme. Ah mais attends une minute... Il veut embarquer MA cible ? Et comment je vais faire moi ? Je vais rentrer au commissariat comme une fleur, leur annoncer que tous mes collègues sont soit morts soit pas loin et ajouter que celui que nous étions venu chercher entre autre, a été capturé par une organisation inconnue au bataillon ? Ah oui, j'imagine déjà très bien la scène...


Grifter « Des collègues vont venir récupérer Bakhari plus tard, Une voiture arrive pour nous conduire au commissariat. »


J'ouvre cette fois la bouche pour protester mais l'homme qui doit se nommer Grifter se tourne vers moi. Des collègues vont venir récupérer Bakhari ? Ça me fait une belle jambe, je ne sais même pas qui sont ses collègues ! Si il croit qu'il va s'en tirer comme ça, il se trompe ! L'adrénaline du combat et la peur de mourir sont encore présentes. Ça ne fait pas un beau mélange et ça ne m'aide pas à conserver mon sang froid.


Zoey « Ola, minute , le catcheur mexicain ! Vous êtes qui à la fin ? C'est quoi cette mascarade ! Et qu'est-ce que c'était que ce type ? Ce... monstre là... Et ne me dites pas que vous n'en savez rien ! »


Grifter se déplace, se dirigeant vers la sortie de la maison. Il retira son masque. Il avait un visage tout à fait banal... Pourquoi le dissimuler ? Il se prenait pour une sorte de super héros ? C'était d'un kitch... J'étais bien à Philadelphie. New York est trop étrange pour moi.
Je suis Grifter, ne désirant pas rester une seconde de plus ici. Rangeant mon arme dans son étui, je prend garde à ne pas me prendre les pieds dans un des débris au sol. Tout était sens dessus dessous. A peine dehors, le type me remercia. Pourquoi me remerciait-il ? C'est lui qui m'avait sauvé la vie
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Zoey « Merci à vous... Sans vous, je crois... que je serai morte... Je ne suis pas habituée à tout ça... Mais ne croyez pas que ça vous dispense de me donner des réponses ! »

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MessageSujet: Re: 9millimètres, allée de la défouraille [Grifter/Zoey Cage][Terminé]   Mar 7 Fév 2012 - 3:12

A l'intérieur, Grifter avait totalement ignoré les paroles de la jeune femme, comme si cela allait lui permettre de finir la tâche qu'on lui avait confié plus rapidement. Il n'était pas vraiment le meilleurs agent pour expliquer la situation à quelqu'un qui n'a pas connaissance de ce que sont les mutants, et cela lui convenait parfaitement. Cependant, quand ils furent à l'extérieur sur le pas de la porte d'entrée, il dut bien se rendre compte qu'il était coincé avec elle pour de trop longues minutes et que l'ignorer ne l'aiderait pas lui, et encore moins elle.

* Est-ce que j'ai le droit de lui expliquer ? *

C'était la seule question qui lui trottait dans la tête pour l'instant,. S'asseyant sur le sol, il mesura le pour et le contre, restant silencieux quelques temps.

* Je suppose qu'elle a gagné le droit à la vérité dans la mesure où elle m'a aidé à arrêter Bakhari. De toute façon l’existence des mutants finira par être révélée à tout le monde, on ne fait que retarder l'échéance. Chaque jour des gens sont confrontés aux mutants, et d'autres naissent... *

Il soupira et son souffle provoqua un petit nuage de fumée dans le froid de cette nuit hivernale. Il ne croyait plus que le Shield pourrait empêcher le monde humain d'entrer en collision avec celui des mutants, mais cela ne lui faisait pas remettre en cause son engagement dans l'organisation. Bien conscient qu'aucune structure pénitentiaire conventionnelle n'était apte à retenir des mutants, les États avaient besoin du Shield, pour protéger la population des mutants criminels, et même si Grifter considérait que 99% des humains ne valent pas grand chose, il était content d'agir pour le pourcentage restant. Même si être content, ce n'est pas être heureux...
Il soupira de nouveau avant de se lancer.

- Pour commencer, ce que vous avez appelé "monstre" nous appelons ça des mutants, mais en terme scientifique on les désigne sous le nom d'Homo Superior, le stade évolué de la race humaine. Donc oui, se sont des humains, comme vous et moi, les parents mutants on presque tout le temps des enfants mutants, mais ce n'est pas toujours vrai, et évidemment des parents humains peuvent donner naissance à des mutants. Chaque mutant nait avec quelque chose en plus, ça peut être un don, comme pour Bakhari qui a gagné une force surhumaine et la capacité de transformé l'énergie cinétique qu'il produisait en rafale de plasma, mais pour d'autres se sont de véritables malédictions, les rendant parfois hideux ou bien incontrôlables...


Grifter était bien placé pour parler de mutants devenant incontrôlable, mais entrée dans les détails n'était pas nécessaire. Après quelques secondes de pause durant lesquelles de mauvais souvenirs lui revinrent, il enchaina.

- Vous êtes flic, vous avez du vous rendre au moins une fois dans une prison. Impossible de contenir des mutants dedans, surtout si les gardiens ignorent à quoi ils ont affaire.
Je vous passe, quand et comment, mais une organisation s'occupe de surveiller les mutants, de traquer ceux qui usent de leurs capacités pour commettre des méfaits et de les enfermer. Nous avons les moyens d'adapter nos cellules quand cela est nécessaire, et nous avons la connaissance et la technologie nécessaire pour lutter contre les mutants. La plupart des mutants s'intègrent bien à la société, mais lorsqu'ils dérapent, le Shield doit intervenir, cela passe aussi par l'étouffement des affaires aux yeux de la population... vous ne vous douterez jamais du nombre d'attentats, de catastrophes soi disant naturel et d'autres évènements qui sont en réalité des dérapages - volontaires ou non - de mutants que le Shield fait passer pour autre chose.


Pendant qu'il terminait son discours, une voiture arriva, une berline assez banale de couleur vert foncé tout à fait banal, mis à part ses vitres teintés, dont celle à l'avant se baissa.

- En voiture Grifter, et la demoiselle aussi.

Le conducteur était un homme possédant la quarantaine, les cheveux châtains coupés court, rasé de frais, et les yeux marrons. Il n'avait rien d'un agent secret éduqué à la technologie de pointe et au cours de kung fu, et pour cause, il était l'un des agents informateurs postés à New-York, avec pour seul et unique rôle d'en savoir encore et toujours plus sur les évènements se déroulant dans la ville.

- J'ai entendu dire qu'il y avait encore un tas de cadavres à gérer après ton passage. On peut dire que tu fais pas les choses à moitié. Plaisanta-t-il en s'adressant à Grifter, alors que ce dernier s'installait dans le véhicule.

- On ne m’envoie pas débusquer ce genre de mutants pour faire dans la finesse.

- Assurément non. Mais on sait tous que tu sais en faire preuve tout de même, même si tu veux faire croire que tu n'es qu'une brute bourrue, haha.

Grifter se renfrogna, alors que son collègue démarrait le véhicule. Coincé avec la policière dans la voiture désormais, il était certain qu'il ne pourrait pas éviter les autres questions, si elle venait à lui en poser. Pour son plus grand malheur.
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MessageSujet: Re: 9millimètres, allée de la défouraille [Grifter/Zoey Cage][Terminé]   Mer 8 Fév 2012 - 13:49

Je rêve ou il me snobe là ? Grifter parcourait la maison en silence, pas perturbé pour un sou par les questions que je posais. J'ai bien cru qu'il allait se barrer et me planter là. Qu'il ne croit pas me semer si facilement, je veux des réponses ! J'y ai le droit quand même ! Finalement, l'homme s'assied au sol mais ne retrouva pas la parole pour autant. Je le rejoins et j'ouvre la bouche pour lui rappeler que j'existe et qu'il n'a pas intérêt à m'ignorer plus longtemps, lorsque celui ci se décide enfin à me répondre. Pas trop tôt.


Grifter « Pour commencer, ce que vous avez appelé "monstre" nous appelons ça des mutants, mais en terme scientifique on les désigne sous le nom d'Homo Superior, le stade évolué de la race humaine. Donc oui, se sont des humains, comme vous et moi, les parents mutants on presque tout le temps des enfants mutants, mais ce n'est pas toujours vrai, et évidemment des parents humains peuvent donner naissance à des mutants. Chaque mutant nait avec quelque chose en plus, ça peut être un don, comme pour Bakhari qui a gagné une force surhumaine et la capacité de transformé l'énergie cinétique qu'il produisait en rafale de plasma, mais pour d'autres se sont de véritables malédictions, les rendant parfois hideux ou bien incontrôlables... »

Quel étrange discours qu'il me fait là. Des mutants ? Homo superior ? Attendez là, ça veut dire qu'ils sont supérieurs à nous ? Dans l'absolu, c'est vrai... ils sont capables de choses hors du commun mais... non, ce ne sont que de simples monstres. Ils ne sont pas évolués ! Lorsqu'il évoqua le fait que des parents humains puissent avoir des enfants mutants, je ne pus m'empêcher de penser à mon frère. William... Il était donc ce que Grifter appelait un mutant. Le sait-il au moins ? Il ne peut pas être un humain évolué... C'est juste une erreur de la nature. Personne ne devrait pouvoir faire ces choses anormales. Grifter parla de don puis de malédiction. En quoi tout ça pouvait être un don ? Ce sont simplement des êtres maudits qui devraient tous disparaitre ! Comment peut-on tolérer leur seule existence ? Heureusement, j'ai la chance de ne pas être comme Will... Où est-il d'ailleurs ? Sans doute en train de se terrer quelque part, honteux de ce qu'il est. J'espère ne pas le croiser de nouveau. Je ne tiens pas avoir à faire encore une fois à son... son autre lui. Cette seule idée me fit frissonner.


Zoey « Attendez une seconde... Des êtres humains évolués ? Vous plaisantez ? Mais ils sont dangereux ! En quoi est-ce une évolution ? Ils sont anormaux ! Ça ne devrait pas exister ! Non mais imaginez une armée comme Bakhari ! Ils pourraient tous nous tuer s'ils le souhaitaient ! Vous semblez bien informés... Ça existe depuis longtemps ? Pourquoi personne n'en sait rien ? Et qui est le "nous" dont vous parlez ? Votre organisation là ? Le Shield ? »

Grifter « Vous êtes flic, vous avez du vous rendre au moins une fois dans une prison. Impossible de contenir des mutants dedans, surtout si les gardiens ignorent à quoi ils ont affaire. Je vous passe, quand et comment, mais une organisation s'occupe de surveiller les mutants, de traquer ceux qui usent de leurs capacités pour commettre des méfaits et de les enfermer. Nous avons les moyens d'adapter nos cellules quand cela est nécessaire, et nous avons la connaissance et la technologie nécessaire pour lutter contre les mutants. La plupart des mutants s'intègrent bien à la société, mais lorsqu'ils dérapent, le Shield doit intervenir, cela passe aussi par l'étouffement des affaires aux yeux de la population... vous ne vous douterez jamais du nombre d'attentats, de catastrophes soi disant naturel et d'autres évènements qui sont en réalité des dérapages - volontaires ou non - de mutants que le Shield fait passer pour autre chose. »

Grifter enchaina, précisant certaines choses. Je m'étais déjà rendu dans une prison, effectivement. On aurait dit un véritable zoo et je préfère éviter d'y remettre les pieds. Je n'ose imaginer le résultat avec des monstres à l'intérieur... Ce n'était pas de simples murs qui allaient pouvoir les contenir, ça non. Grifter précisa qu'une organisation s'occupait de surveiller les mutants. Les surveiller ? Ce n'est pas assez. Il faut les traquer. Sans doute parle t-il de sa propre organisation, sinon il ne serait pas là. Après tout, il avait bien précisé à je ne sais qui de venir récupérer Bakhari. Une chance que l'agent vienne avec moi. Sinon je me voyais mal expliquer la disparition de Bakhari ainsi que le tas de morts qui en résultait. Grifter poursuivit mais je n'écoutais que d'une oreille, focalisée sur ce qu'il avait dit auparavant.


Zoey « Pourquoi juste les surveiller ? Vous attendez qu'ils fassent du mal avant de faire quelque chose ? Ce sera trop tard... Si vous avez la technologie pour leur faire face, pourquoi ne pas tous vous en débarrasser ? Et puis, entre nous... Vous venez seul... contre un monstre pareil ? Il a bien failli tous nous tuer. Et vous aussi. Regardez le massacre qu'un seul homme a pu faire. Imaginez si ces monstres se regroupaient ! Vous l'avez dit vous même, ils dérapent ! Ça n'a rien d'étonnant.. Plutôt que de guérir les maux, il faudrait les prévenir. Vous ne trouvez pas ? Sérieusement ?»

Ca me dépasse. Les "mutants" provoquent des catastrophes et on les laisse faire ? Ils sont clairement trop dangereux pour vivre parmi nous. Avec ou sans maitrise de leur malédiction, ils ne pourront que nous faire du mal à court terme. Il n'y a pas 56 solutions. Bien qu'ils aient la technologie pour y faire face, les agents du Shield n'ont pas vraiment l'air dégourdis s'ils sont tous comme Grifter. Ce n'est pas un agent qu'il fallait envoyer mais plusieurs.

Une voiture arriva à notre hauteur. L'homme appela l'agent par son nom, signe qu'il le connaissait et m'invita ou plutôt m'ordonna de grimper également. Je n'aime pas ça mais ai je le choix ? Les deux hommes échangèrent quelques mots. Aucun doute, ils se connaissaient
.


Zoey « Ca aurait été mieux si les cadavres en question étaient mutants et non humains... »

J'avais marmonné cette phrase entre mes dents tandis que je grimpais dans le véhicule. Sans doute les hommes ne m'avaient pas entendu, ce qui n'était pas plus mal. Je ne tenais pas à participer à leur conversation. On se dirige vers le commissariat, j'espère. C'était en tout cas ce que m'avait annoncé Grifter un peu plus tôt. Je m'attarde à l'examiner un peu puisqu'il est assit à côté de moi. Mis à part son accoutrement, il a l'air tout à fait normal. Pas d'un type sur-entrainé. Comme quoi il ne faut pas se fier aux apparences. Néanmoins la mission n'est pas vraiment un franc-succès.


Zoey « Pourquoi vous n'êtes pas intervenu plus tôt ? Ce n'était pas nouveau que Bakhari était dangereux apparemment.»
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MessageSujet: Re: 9millimètres, allée de la défouraille [Grifter/Zoey Cage][Terminé]   Mer 8 Fév 2012 - 21:32

Grifter n'était pas quelqu'un de loquace en général. Il ne comptait pas vraiment s'entretenir d'avantage avec la jeune femme policière, bien qu'elle ait mérité un peu de sa considération pour avoir agi face à Bakhari. Néanmoins, il avait accepté de lui parler des mutants et du Shield, là où il aurait pu simplement se taire. Lorsqu'elle exprima son avis, il serra les dents, et préféra passer outre, après tout, il n'était même pas des connaissances, sa façon de penser ne le concernait pas, mais assurément elle ne l'enchantait pas non plus.

Lorsqu'ils montèrent dans la voiture, elle trouva encore à marmonner, mais encore une fois, l'agent préféra ne pas relever, le silence était un état qu'il adoptait facilement même si pour une fois, il était sur le point d'exploser, surement que cela se mariait assez mal avec la tension des derniers affrontements, et malgré les efforts de leur conducteur, la situation ne s'arrangeait pas.

Mais, lorsque la jeune femme posa une énième question :

- Pourquoi vous n'êtes pas intervenu plus tôt ? Ce n'était pas nouveau que Bakhari était dangereux apparemment.

Ce fut la goutte d'eau pour Daniel qui ne put s'empêcher de lui répondre, à toutes ses questions sans exception.

- Pourquoi est-ce qu'on ne s'attaque pas à des mutants comme Bakhari dès qu'il bouge le petit doigt ? Vous ne vous dites pas que c'est justement parce qu'il est dangereux ? Parce qu'il faut préparer un terrain d'action, parce qu'il n'est pas le seul mutant à commettre de mauvais actes dans le monde, parce qu'il y a plus d'humains de merde à gérer que de mutants à traquer !
Vous avez peur que les mutants se regroupent pour s'attaquer aux humains ! Soyez heureuse alors car ça arrive. Et ils le font à cause de gens comme vous ! Vous pensez que ce sont des monstres ou des êtres anormaux c'est ça, qu'il faut les traquer jusqu'au dernier, et quoi ? Les enfermer dans des camps ? Les exterminer ? Et vous comptez faire quoi pour ceux qui naissent hein ? Vous allez vérifier toutes les naissances en exécutant tout les nouveaux nés possédant le génome X ? Quel belle preuve d'humanité !
Vous n'avez rien appris de vos cours d'histoire c'est ça ? Les noirs, les indiens, les juifs, les japonais, les musulmans, toutes la putain d'histoire humaine est remplie de gens comme vous qui préfèrent faire dans leur froc et tuer les gens différents que de se dire qu'ils sont aussi humains !
Mais vous ignorez que chaque jour, des mutants, mes collègues, vont risquer leur vie pour attraper d'autres mutants afin de protéger des gens comme vous... rien que d'y penser ça me dégoute. Si ça ne tenait qu'à moi...


- Daniel ! Alors que Grifter avait presque hurlé toutes ces paroles d'une traite, le conducteur lui coupa sèchement la parole, en utilisant son prénom pour s'assurer de son silence.
- Tu devais pas être mieux loti quand tu as appris l’existence des mutants non, ça nous à tous fait un choc au début.

- J'ai rien appris à leur sujet, tu oublies que j'ai vécu avec... Il toisa Zoey, fronçant les sourcils, et reprenant d'un ton froid mais néanmoins toujours chargé de ressentiment. Si ça ne tenait qu'à moi, je préviendrais plutôt que de guérir des gens comme vous...
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MessageSujet: Re: 9millimètres, allée de la défouraille [Grifter/Zoey Cage][Terminé]   Jeu 9 Fév 2012 - 12:57

Mais c'est qu'il me snobe toujours ! Grifter m'explique un tas de choses invraisemblables, complètement hallucinantes et il ne prend même pas la peine de répondre à mes questions. Peut-être qu'il estime que j'en sais déjà trop. Mais maintenant qu'il a commencé à parler, autant tout me dire. Depuis quand ces... mutants existaient ils ? Pourquoi la population n'est pas au courant ? Les organisations capables de nous défendre semblent attendre qu'il se produise un drame pour intervenir... Si ils nous sont tant supérieurs, pourquoi ne nous protégeons nous pas ? Pourquoi les tolérons nous ? Que feront nous le jour où ils décideront de tous nous exterminer ? Ce genre de chose n'a pas dû leur effleurer l'esprit une seconde.

Le type qui conduisait, bien qu'assez discret au final, essayait de faire un peu d'humour, mais ça ne fonctionna pas vraiment. Ni Grifter ni moi n'avions spécialement envie de rire. Si certains mutants étaient repérables à cause de leurs difformités, comme l'avait dit Grifter, d'autres passaient totalement inaperçus. Si William ne m'avait rien dit, je n'en aurai jamais rien su. Que se serait-il passé alors ? Aurions nous continué de vivre comme si de rien n'était ? Jusqu'à ce qu'un drame se produise ? Je frissonne rien qu'à l'idée de me souvenir qu'il ait utilisé son..."don" contre moi. Si celle qui l'accompagnait n'était pas intervenue, qu'est-ce qu'il m'aurait fait ? D'ailleurs, elle doit aussi être l'un des leurs, sinon je ne vois pas ce qu'elle ferait avec lui. Je me tourne vers Grifter pour lui signaler que je ne comptais pas le lâcher jusqu'à ce qu'il me réponde mais c'est lui qui s'exprime en premier
.


Grifter « Pourquoi est-ce qu'on ne s'attaque pas à des mutants comme Bakhari dès qu'il bouge le petit doigt ? Vous ne vous dites pas que c'est justement parce qu'il est dangereux ? Parce qu'il faut préparer un terrain d'action, parce qu'il n'est pas le seul mutant à commettre de mauvais actes dans le monde, parce qu'il y a plus d'humains de merde à gérer que de mutants à traquer ! Vous avez peur que les mutants se regroupent pour s'attaquer aux humains ! Soyez heureuse alors car ça arrive. Et ils le font à cause de gens comme vous ! Vous pensez que ce sont des monstres ou des êtres anormaux c'est ça, qu'il faut les traquer jusqu'au dernier, et quoi ? Les enfermer dans des camps ? Les exterminer ? Et vous comptez faire quoi pour ceux qui naissent hein ? Vous allez vérifier toutes les naissances en exécutant tout les nouveaux nés possédant le génome X ? Quel belle preuve d'humanité ! Vous n'avez rien appris de vos cours d'histoire c'est ça ? Les noirs, les indiens, les juifs, les japonais, les musulmans, toutes la putain d'histoire humaine est remplie de gens comme vous qui préfèrent faire dans leur froc et tuer les gens différents que de se dire qu'ils sont aussi humains ! Mais vous ignorez que chaque jour, des mutants, mes collègues, vont risquer leur vie pour attraper d'autres mutants afin de protéger des gens comme vous... rien que d'y penser ça me dégoute. Si ça ne tenait qu'à moi... »

Son ton me surprend, je ne m'y attendais pas. Plus d'humains de merde à gérer que de mutants à traquer ? Qu'est-ce qu'il raconte celui là ? Serait-il un des leurs pour avoir un tel discours ? On dirait presque qu'il les protège. Les mutants comptent se regrouper pour s'en prendre aux humains ? Ce que je craignais va arriver... Comment est-ce possible une seconde que ce soit à cause de personnes comme moi puisque personne n'est au courant ! Il délire complétement. Le port du masque ne lui permet pas d'aérer ses neurones apparemment. Il me fait la leçon en plus. Aucun doute, il me prend de haut. Il termina sa phrase par ce qui ressemblait à une menace. J'allais répondre lorsque le chauffeur l'interrompit.


Chauffeur « Daniel ! Tu devais pas être mieux loti quand tu as appris l’existence des mutants non, ça nous à tous fait un choc au début. »

Grifter « J'ai rien appris à leur sujet, tu oublies que j'ai vécu avec... Il toisa Zoey, fronçant les sourcils, et reprenant d'un ton froid mais néanmoins toujours chargé de ressentiment. Si ça ne tenait qu'à moi, je préviendrais plutôt que de guérir des gens comme vous... »

Ce qu'il dit alors était très intéressant. Grifter, qui devait donc se prénommer Daniel, avait sans doute eu le même genre de réaction que moi. En tout cas, le chauffeur prit ma défense. Mais ça n'empêcha pas l'agent de continuer sa tirade, ajoutant qu'il a vécu avec les mutants. Sa dernière remarque me déplut fortement. Par réflexe, je lui administre une gifle bien placée.


Zoey « Hé bien qu'attendez vous alors ? Vous n'avez pas eu votre quota de morts encore, c'est ça ? Vous vous croyez tellement supérieur pour penser de la sorte ? »

Je reprend ma place, comme si je ne l'avais pas frappé, lâchant un soupir agacé.


Zoey « Ils sont dangereux parce que vous leur laissez le temps de le devenir. Mais vous avez raison, attendez. Attendez que ça empire, attendez qu'ils se rendent compte qu'ensemble, ils seront plus forts et nous écraserons sans problème. Oui, les humains font des choses horribles, crimes, vols, j'en passe... Mais au moins eux, on peut les gérer. Vos monstres de foire là, on ne peut rien y faire, nous les pauvres humains. S'ils ont décidé dès demain de nous massacrer, qui les empêchera ? Vous ? Laissez moi rire. Vous avez vu le nombre de morts que Bakhari a fait à lui seul ? Et vous ne voulez pas qu'on se protège ? Mais bien sûr oui, alors baladons nous tranquillement dans la rue en attendant qu'un de vos mutants décide soudainement que notre existence est de trop. Ces gens là ont des capacités qui nous dépassent ! Et oui, ils sont anormaux jusqu'à preuve du contraire. Depuis quand ils existent ? Ce n'est pas à moi de décider de ce genre de choses ni même à vous. Vous croyez détenir la sagesse toute puissante dans votre cervelle de catcheur mexicain ? Arrêtez de me faire la leçon sur des choses qui vous dépassent tout autant que moi ! Et figurez vous que l'histoire risque de se répéter. Sauf que les indiens, les noirs, les juifs, etc... Ce sera nous et pas eux. Parce que s'il y a un affrontement... je sais déjà qui gagnera. Vous pouvez vous voiler la face si ça vous chante, moi je ne compte pas attendre que ça arrive. Des mutants nous protège ? Formidable ! Donnez leur donc une médaille ! Et nous alors ? Nous autres humains qui protégeons nos semblables... et sûrement des mutants aussi sans le savoir ? Nous on peut crever ? Nous on ne mérite aucune considération ? Je suis certaine que si ce soir c'étaient des mutants de votre putain d'agence qui étaient morts et non mes collègues, vous les pleureriez ! Hypocrite ! »

Tout comme lui, j'ai parlé sans m'arrêter. Je reprend doucement mon souffle, le fusillant du regard tout autant que lui. Quel espèce d'abruti. Si il croit détenir la vérité et tout savoir mieux que tout le monde, il se trompe lourdement. Il m'a peut-être sauvé la vie, mais maintenant on est quittes. Je n'ai aucune envie de devoir le supporter davantage. Pourvu que le trajet en voiture soit rapide.
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MessageSujet: Re: 9millimètres, allée de la défouraille [Grifter/Zoey Cage][Terminé]   Jeu 9 Fév 2012 - 18:58

La situation était devenue explosive dans la voiture. Grifter n'avait pas hésité à menacer la policière, et celle-ci ne s'était pas faite prier pour lui répondre d'une manière tout aussi brutale, bien que dénuée de parole. La gifle qu'elle lui administra manqua de lui faire commettre une énorme erreur, car instinctivement, ses mains se portèrent vers ses armes, et sans la phrase suivante, peut être aurait-il poursuivi le geste jusqu'au point de non retour.

- Hé bien qu'attendez vous alors ? Vous n'avez pas eu votre quota de morts encore, c'est ça ? Vous vous croyez tellement supérieur pour penser de la sorte ?

C'était une situation pour le moins inédite pour Daniel, qui n'avait pas vraiment eu le loisir de parfaire sa connaissance des rapports humains. Là où avant, tout était presque clairement séparé par une barrière -les gens qu'il était prêt à abattre, les autres- il y avait maintenant une espèce de variante, des gens qui lui donnaient une furieuse envie de tirer mais qu'il ne pouvait pas tuer. Si pour d'autres, ce genre de situation se règle avec des mots employés avec méthode, c'était un art que ne pratiquait pas l'agent du Shield, et qui se retrouvait presque embarrassé d'avoir ses mains sur ses armes à feu sans savoir quoi rétorquer.

Puis la jeune femme s'exprima comme lui, avec le même débit et la même volonté, c'était comme une seconde gifle et celle ci calma pour de bon Grifter. Mais il ne pouvait pas laisser les choses s'arrêter sur ce point, ça aurait été comme lui donner raison, et cela lui était impossible, même si l'affrontement devait se dérouler sur un terrain qui lui était inconnu.

- C'est moi que vous traitez d'hypocrite, alors que vous vous obstinez à refuser un fait simple. Les mutants sont des humains comme les autres. L'ignorance les protège des gens qui chercheraient à les massacrer ou à les exploiter, et malgré cela, ces gens existent et contrairement à ce que vous pouvez penser, ils sont légions. Oui les mutants sont des humains, vous avez peur de ce qu'ils peuvent faire aux simples humains, et bien eux ont peur de ce que les humains peuvent leur faire ou de ce qu'ils leur ont déjà fait. Ils existent depuis très longtemps, impossible de dire depuis combien de siècles, même si cela était rare, aujourd'hui ils sont certainement des millions à travers le monde.
Et si vous pensez que je prends la décision de la vérité ou non, vous vous trompez. Les gouvernements savent parfaitement ce que sont les mutants, mais ils ont bien raison de ne pas le révéler à la population. Provoquer une guerre humano-mutante ne serait pas l'idée la plus intelligente qu'ils puissent avoir.


- Je ne suis pas sûr que tu ais le droit de lui dire tout ça.

- Au point, où on en est...

Grifter poussa un nouveau soupir avant de poursuivre, décidément cette nuit était pénible.

- Pour la simple raison que les mutants sont des humains, vous devriez les évaluer de la même façon que nous. Nous n'exterminons pas des communautés parce que quelques individus dans celle ci agissent mal, c'est du bon sens ! Pour les mutants c'est la même chose, les mutants qui tentent simplement de vivre sans faire de mal à personne sont bien plus nombreux que ceux qui agissent mal. Vous pensez qu'il faut tous s'en débarrasser, pourtant c'est le plus court chemin vers un regroupement massif des mutants contre le reste de l'humanité. Oui certains se rassemblent pour faire du mal à d'autres et profiter de leurs pouvoirs, mais le jour où leurs paroles de haine contre l'homme trouveront écho chez les millions d'autres de leur race, sera celui où des hommes déclareront que les mutants doivent être enfermés ou pire.

Quand les mutants seront connus de tous, quand les politiques en parleront. Le jour où l'un d'eux déclarera face à des cameras que les mutants doivent être enfermés jusqu'au dernier, ou pire, alors vous pourrez considérer que la race humaine n'en aura plus pour longtemps.


C'était excessivement dur de garder son calme lorsque que quelque part au fond on est en colère, pourtant Grifter semblait avoir réussi cette manœuvre. Cela dit, il doutait d'avoir convaincu la jeune femme, même s'il ne voyait pas comment lui faire comprendre qu'elles étaient ses erreurs.

* Peut être qu'utiliser des télépathes pour les gens comme ça ne seraient pas vraiment un crime... N'importe quoi. *

Quelques minutes plus tard, ils étaient enfin arrivés à destination. C'était une nouvelle nouvelle étape dans cette mauvaise soirée.
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MessageSujet: Re: 9millimètres, allée de la défouraille [Grifter/Zoey Cage][Terminé]   Ven 10 Fév 2012 - 16:22

Mais qu'est-ce qu'il me fait ? J'ai bien vu que Grifter avait porté les mains sur ses armes mais je ne voyais pas pourquoi. Une simple gifle le met dans un état pareil ? Et on le laisse sortir, armé, prêt à faire la loi ? Mon Dieu... Je ne sais pas ce qu'est son organisation mais ils ont vraiment un problème. En plus de mal faire leur boulot, ils engagent des types qui, en plus de faire un massacre, ont la patience d'un enfant de cinq ans face au jouet dont il a toujours rêvé. Comment peut-on laisser agir un irresponsable de la sorte ? Il n'a pas l'air d'être un de ces monstres, mais niveau comportement, ça n'a rien de très glorieux. Heureusement, il ne fit pas de geste supplémentaire et attendit que j'ai terminé de lui exposer mon point de vue, de la même manière que lui. Que croit-il ? Que je vais dire Amen à ses paroles parce qu'il est plus au courant que moi ? Il peut toujours rêver.


Grifter « C'est moi que vous traitez d'hypocrite, alors que vous vous obstinez à refuser un fait simple. Les mutants sont des humains comme les autres. L'ignorance les protège des gens qui chercheraient à les massacrer ou à les exploiter, et malgré cela, ces gens existent et contrairement à ce que vous pouvez penser, ils sont légions. Oui les mutants sont des humains, vous avez peur de ce qu'ils peuvent faire aux simples humains, et bien eux ont peur de ce que les humains peuvent leur faire ou de ce qu'ils leur ont déjà fait. Ils existent depuis très longtemps, impossible de dire depuis combien de siècles, même si cela était rare, aujourd'hui ils sont certainement des millions à travers le monde. Et si vous pensez que je prends la décision de la vérité ou non, vous vous trompez. Les gouvernements savent parfaitement ce que sont les mutants, mais ils ont bien raison de ne pas le révéler à la population. Provoquer une guerre humano-mutante ne serait pas l'idée la plus intelligente qu'ils puissent avoir. »


Il revint à la charge, intervenant sur mes propos. Mais ce ne fut pas dit avec la même véhémence cette fois. Il avait l'air calmé... plus ou moins. J'imagine que son métier, si on peut appeler ça comme ça, n'a rien de drôle mais ce n'est pas une raison pour s'en prendre à moi. Il me balance tout un tas de faits au visage et voudrait que je les accepte comme si ça n'avait rien d'important. C'est là qu'il se trompe, ça change tout. Moi qui croyait que seul mon frère était une erreur de la nature, voilà que j’apprends qu'il y en a plein. Pire, peut-être des millions. Je me sens vraiment insignifiante pour le coup.


Zoey « Je suis hypocrite parce que je n'adhère pas à votre propre point de vue ? C'est la meilleure celle là... Je le comprend votre fait, croyez moi, c'est gravé dans mon esprit. C'est vous qui êtes dans l'erreur. Si les mutants étaient des humains, nous les appellerions de la même façon et il n'y aurait aucune différence. Seulement, il y a une différence. Et pas une petite ! L'ignorance les protège ? Et c'est aussi censé protéger les humains par la même occasion ? Je ne vais pas plaindre les mutants, ce n'est pas la peine d'essayer de me les faire prendre en pitié. Ils nous feront bien plus de mal que l'inverse, ne nous voilons pas la face. Le gouvernement fait une grosse erreur. De toute façon, ça finira par se savoir. Et là, que ferez vous ? Vous ne pourrez pas empêcher les gens de réagir, vous ne pourrez pas les forcer à adopter votre point de vue. Admettez le, vous êtes aussi impuissant que moi dans cette histoire. Parce que ça ne dépend pas de vous. »


Si même le gouvernement estime qu'il faut laisser les choses se faire, on court à la catastrophe. A quoi pensent-ils ? Si les mutants sont de plus en plus nombreux, c'est nous les humains qui sommes en voie d'extinction. Si on attend que les choses se fassent d'elles-même, alors l'être humain n'en a plus pour longtemps. Ça n'a pas l'air de les affoler... Ils n'ont pas l'air de se rendre compte. En même temps, si ils comptent sur l'aide d'une organisation comme le Shield, nous ne sommes pas sortis de l'auberge. Autant creuser nos tombes tout de suite. Si tous ces agents sont comme Grifter, les humains peuvent bien crever. Ce sera la suprématie des mutants. D'ailleurs je me demande si leur dirigeant n'en est pas un...


Chauffeur « Je ne suis pas sûr que tu ais le droit de lui dire tout ça. »

Grifter « Au point, où on en est... »

Zoey « Et votre agence là, le... Shield, c'est ça ? Et le gouvernement... ils comptent mentir à la population combien de temps encore ? »

Grifter « Pour la simple raison que les mutants sont des humains, vous devriez les évaluer de la même façon que nous. Nous n'exterminons pas des communautés parce que quelques individus dans celle ci agissent mal, c'est du bon sens ! Pour les mutants c'est la même chose, les mutants qui tentent simplement de vivre sans faire de mal à personne sont bien plus nombreux que ceux qui agissent mal. Vous pensez qu'il faut tous s'en débarrasser, pourtant c'est le plus court chemin vers un regroupement massif des mutants contre le reste de l'humanité. Oui certains se rassemblent pour faire du mal à d'autres et profiter de leurs pouvoirs, mais le jour où leurs paroles de haine contre l'homme trouveront écho chez les millions d'autres de leur race, sera celui où des hommes déclareront que les mutants doivent être enfermés ou pire. Quand les mutants seront connus de tous, quand les politiques en parleront. Le jour où l'un d'eux déclarera face à des cameras que les mutants doivent être enfermés jusqu'au dernier, ou pire, alors vous pourrez considérer que la race humaine n'en aura plus pour longtemps. »


Voilà que ce type veut que je considère les mutants comme des humains... Mais il ne comprend pas quoi au juste ? Ils n'ont rien à voir ! Ce ne sont pas des humains ! Ce n'est quand même pas pour rien qu'on les nomme différemment de nous ! Je crois qu'il est obstiné et que rien de ce que je dirai ne le fera considérer mon point de vue. Je parle à un mur. Le pire c'est qu'il le dit lui même que les mutants sont dangereux et que si ça leur prend, ils pourraient exterminer ceux qui ne sont pas comme eux. Au final c'est celui qui agira le premier qui gagnera. Tel que c'est parti, nous avons déjà perdu...


Zoey « Puisque vous les trouvez si normaux, pourquoi ne pas en parler au reste du monde ? Puisque la population comprendra forcément, que redoutez vous ? Vous me faites la leçon mais vous oubliez que le libre arbitre existe encore, que ça vous plaise ou non. De toute façon, ce n'est ni vous ni moi qui changerons l'issue de tout ça. Vous aurez beau le crier, le marteler, vous ne pourrez pas faire adhérer tout le monde à vos idéaux. Comme vous l'avez dit, l'histoire se répétera. Ca a toujours été ainsi. Mais qui sera le camp des perdants ? Réfléchissez y juste un instant. »


Finalement notre discussion ressemblait plus à un débat politique qu'autre chose. Chacun veut faire admettre à l'autre son point de vue. C'est sans fin puisqu'aucun de nous deux ne changera sa position. Inutile de perdre davantage de temps en parlote inutile. Au moins je sais à quoi m'en tenir désormais.

La voiture ralentit puis s'arrête. Enfin, je vais pouvoir rentrer chez moi bientôt et essayer de dormir. Quoiqu'avec tout ce que je viens d'apprendre, je ne suis pas certaine de réussir à fermer l’œil. Je défais ma ceinture et sors, me dirigeant vers l'intérieur du commissariat. Je suis curieuse de voir ce que Grifter va bien pouvoir dire à mes supérieurs pour expliquer le carnage de ce soir. Et aussi la disparition de Bakhari. Je l'attend devant l'entrée et le laisse passer en premier. Je n'aurai sans doute pas grand chose à dire de toute façon. Une fois Grifter dans le hall, je le suis, espérant que ça ne durera pas des plombes
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Zoey « Vous comptez mentir même à ceux qui risquent leurs vies sans savoir contre quoi ils se battent ? »

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MessageSujet: Re: 9millimètres, allée de la défouraille [Grifter/Zoey Cage][Terminé]   Sam 11 Fév 2012 - 5:59

* Terminé les leçons de moral et les explications. J'ai fait l'erreur de lui dire la vérité, on ne m'y reprendra pas à deux fois. Je commet une seule fois l'erreur d'avoir un peu d’estime pour un humain extérieur au Shield et voilà sur quoi je tombe. *

- Vous me posez des question auxquelles vous avez déjà les réponses. Ce que je redoute ce sont les gens comme vous, et si on préfère se taire que dire la vérité c'est pour éviter de voir des gens se lancer dans une guerre génétique, mais ça, je l'ai déjà dit. Peut-être bien que l'histoire se répétera oui, et quand il sera trop tard et que les humains pleureront sur leurs cadavres en se lamentant d'avoir eu tort de considérer les mutants comme des bêtes plutôt que des hommes, et bien ça me laissera de marbre.
Je suis pas un humaniste, j'ai fais l'erreur de considérer que vous méritiez la vérité, et j'ai créé une future croisée. Non, je ne défend pas la race humaine, j'essaie de me dire que je tente de protéger des mutants et humains qui le méritent, c'est tout.


La discussion était certainement terminée, peut-être qu'elle allait encore ajouter quelque chose, mais à vrai dire, cela ne l’intéressait plus. Au moins, le voyage ne dura pas beaucoup plus de temps, et ils purent se diriger vers le bâtiment rempli de policiers.

- Vous comptez mentir même à ceux qui risquent leurs vies sans savoir contre quoi ils se battent ?

- Il n'y a pas de " combat" humains contre mutants, et c'est surement pas la police qui le mènerait dans le cas contraire. Alors oui, je vais leur taire la vérité, surtout si ça peut éviter d'autres racistes.

Il n'avait pas de temps à perdre ici, aussi il se dirigea très rapidement vers le bureau du commissaire en charge du commissariat. Avant même que ce dernier ne puisse s'indigner de l'intrusion de Grifter dans son bureau, ou demander des explications, l'agent lui présenta une carte plutôt étrange, mais qui ne laissait présager rien de bon aux yeux du commissaire.

- Tout les évènements concernant l'affaire Bakhari Etton sont désormais sous l'autorité du Shield, sous juridiction international de l'O.N.U. . Si vous avez des questions ou des réclamations à ce sujet, adressez-vous à mes supérieurs.

Évidemment, dans ce genre de cas, les commissaires se retrouvent confronter à une autorité qui les dépasse très largement, et quand bien même aurait-il l'audace de chercher à savoir ce qu'est ce Shield qui vient pourrir leurs enquêtes, ces derniers se verraient confronter à des réponses aussi vagues que sèches, que ce soit de la part d'agents du Shield eux-mêmes, ou de membres agissant au service du gouvernement des Etats-Unis. Néanmoins, celui ci ne se laissa pas démonter pour autant.

- Je ne sais pas qui vous êtes, mais c'est tout une unité qui a du se rendre sur place, alors j'aimerais des explications !

- Le prénommé Bakhari fait partie d'une classe particulière de terroriste recherchée par nos services. Je ne suis pas autorisé à vous en dire plus. Sachez simplement que cela se déroule dans des strates bien supérieures à celles de vos agents fédéraux. Sur ce.

Il était temps de partir. Inutile de s'attarder plus longtemps à New-York. Sans un regard pour la jeune femme, Grifter quitta le commissariat accompagné de son collègue.

- Elle risque pas de révéler tout ce que tu viens de lui apprendre ?

- Elle peut tenter la chose, mais la plupart des gens la prendront pour une folle, sans aucune preuve elle n'aura pas de crédit. Et quand bien même, elle arriverait à en convaincre certains, j'ai la ferme intention de la faire surveiller par l'organisation, et en cas de dérapage de sa part, de l'éliminer moi même. C'est moi qui ait commis l'erreur de lui dire la vérité après tout, c'est désormais de ma responsabilité.
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[ Cela devrait être mon dernier post ]

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MessageSujet: Re: 9millimètres, allée de la défouraille [Grifter/Zoey Cage][Terminé]   Lun 13 Fév 2012 - 13:14

Grifter « Vous me posez des question auxquelles vous avez déjà les réponses. Ce que je redoute ce sont les gens comme vous, et si on préfère se taire que dire la vérité c'est pour éviter de voir des gens se lancer dans une guerre génétique, mais ça, je l'ai déjà dit. Peut-être bien que l'histoire se répétera oui, et quand il sera trop tard et que les humains pleureront sur leurs cadavres en se lamentant d'avoir eu tort de considérer les mutants comme des bêtes plutôt que des hommes, et bien ça me laissera de marbre. Je suis pas un humaniste, j'ai fais l'erreur de considérer que vous méritiez la vérité, et j'ai créé une future croisée. Non, je ne défend pas la race humaine, j'essaie de me dire que je tente de protéger des mutants et humains qui le méritent, c'est tout. »

Il redoute les gens comme moi ? Hé bien il ne doit pas être très efficace dans la lutte contre les mutants. Si de simples humains incapables de se défendre lui font peur alors qu'il est censé nous protéger, je vois mal comment il pourrait faire correctement son travail. Quelqu'un comme lui n'est pas censé être neutre ? Je le vois plutôt pro-mutants là. Il n'a pas l'air de comprendre que quoiqu'il arrive, il y aura une guerre, que les gens se déchireront, parce que ça a toujours été comme ça. Si pour lui, il y a ceux qui le méritent et ceux qui ne le méritent pas, il n'est définitivement pas objectif. Ce type est une grosse blague. Un bouffon qui, sous le couvert de grands idéaux, se permet d'agir comme bon lui semble et de jouer au moralisateur. En plus il se croit responsable de mon point de vue ? Future croisée ? Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre. Avec ou sans lui, ça aurait été la même chose. Au moins maintenant je sais à quoi m'en tenir.


Zoey « Encore une fois, vous vous surestimez... »

Inutile de poursuivre le débat, un mur serait plus compréhensif. En plus il refuse d'expliquer la vérité. Il trouve que ce n'est pas à la police de lutter contre les mutants ? Et quoi ? Ce n'est pas ce que l'on vient de faire sans le savoir là peut-être ?


Grifter « Il n'y a pas de " combat" humains contre mutants, et c'est surement pas la police qui le mènerait dans le cas contraire. Alors oui, je vais leur taire la vérité, surtout si ça peut éviter d'autres racistes. »

Zoey « Si nous avions été au courant de leur existence, nous n'y serions pas allé ce soir. Et ça aurait évité beaucoup de morts. Ce que vous dites est juste stupide. »

Est-ce qu'il réfléchit avant de parler au moins ? Pour un protecteur, il parle beaucoup mais ne fait pas grand chose. Il se moque éperduement des pertes de la police. Il m'a peut-être sauvé mais je crois surtout que c'était un coup de chance.

Je suis l'agent à contre coeur, mais attend à la sortie du bureau de mon supérieur. Je suis curieuse de voir ce qu'il va bien pouvoir lui dire. Il lui montre une carte... sans doute celle de son agence. La discussion ne dure pas très longtemps et Grifter sort enfin, sans un mot ou un regard pour moi. C'est ça, retourne donc dans ton agence d'idiots.

J'entre à mon tour dans le bureau de mon supérieur
.


Zoey « Comme il vient de dire... Bakhari a été emmené par... ce qui doit être une agence spéciale sans doute. Il ne reste plus rien de l'unité à part moi... Et encore, c'est parce que ce... cet homme m'a aidé. »

Chef « Vous me ferez un rapport complet là dessus. Mais demain, allez donc vous reposer, vous l'avez bien mérité. »

Le chef avait l'air agacé, ce qui se comprend facilement. Grifter était ce genre de personne qui vous énerve juste en étant présent. Je salue mon supérieur puis me dirige vers les vestiaires. Une fois là bas, je me débarasse de mon gilet pare-balle ainsi que de mon uniforme. Je récupère mes affaires et choisis de marcher un peu plutôt que de prendre le métro. Il est tard et peu de gens se baladent à cette heure ci. Je dévisage le peu de gens qui croisent ma route. Et s'ils étaient mutants ? Comme l'a dit Grifter, la plupart s'intègrent bien à la société et passent inaperçus... comme mon frère. S'il n'avait jamais rien dit, on aurait probablement vécu encore ensemble... jusqu'à ce qu'une catastrophe arrive ou qu'il essaie de nous tuer. Heureusement, on a prit les devants. Pourquoi papa ne nous donne aucune nouvelle ? Cette ville est si grande que j'ai peu de chance de le croiser. J'ai encore de longs mois à passer ici, il ne faut pas que je perde courage.

Après de longues minutes de marche, j'arrive enfin à mon appartement. Je ne m'en étais pas rendue compte mais je suis épuisée. Après une bonne douche, je m'installe sur mon lit et m'endors presque instantanement. J'espère que je ne rêverai pas de mutants...
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