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 Lorsque la nuit tombe... les démons se réveillent [Erïka Davidoff & William Cage][terminé]

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Alexïs N. Davidoff

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MessageSujet: Re: Lorsque la nuit tombe... les démons se réveillent [Erïka Davidoff & William Cage][terminé]   Jeu 12 Jan 2012 - 7:49

Alexïs comprenait, à présent, le genre de vie que pouvait mener sa sœur. Elle habitait dans un lieu où des gens comme eux, dotés de pouvoirs, se côtoyaient tous les jours. Ainsi, elle devait se sentir moins seule, non ? Il en doutait un peu, cependant. Sa petite dispute avec Will avait révélé une chose : ce n’était pas seulement avec lui qu’elle avait du mal à se lier, mais avec bien d’autres personnes. Si le jeune homme avait décidé de se faire de nouveaux amis, de reprendre ses études et d’avancer dans la vie sous une autre identité en tentant de mettre de côté le passé, ce n’était pas le cas d’Erïka. Il commençait à se rendre compte que cette histoire l’avait profondément traumatisée, plus qu’il aurait pu le croire. Sa sœur ne se laissait jamais marcher sur les pieds et elle avait toujours eu du mal à se plier aux ordres qu’on lui donnait à la secte, ce qui lui avait valu de nombreuses conséquences pas très joyeuses. Cependant, il ne pouvait imaginer ce qu’elle avait vécu lors de ces moments où il n’avait pu être avec elle.

Will avait la bonne idée de faire un détour afin de s’assurer qu’ils n’étaient pas poursuivis. Alexïs acquiesça, bien d’accord avec ce plan. Cependant, il avait encore besoin d’une petite minute pour souffler et calmer le tremblement de ses mains. Il se devait de rester fort pour le bien d’Erïka, même s’il avait tout aussi peur qu’elle. Il se souvenait que, durant leur jeunesse, c’était derrière elle qu’il se cachait lorsque certains gamins l’embêtaient. Elle ne se gênait jamais pour donner des coups, si c’était pour le défendre. Cette fois-ci, c’était à son tour de la protéger, de lui permettre de se cacher derrière-lui alors qu’il prenait la situation en main. Sans le savoir, Will était d’un grand support. Sa présence le réconfortait, sachant qu’il avait un allié, mais il craignait également que quelque chose ne lui arrive. Offrant un sourire forcé au rouquin afin de masquer ses émotions, ce qui s’avérait plutôt comme un échec.

Le clone du rouquin sortie de l’automobile, se dirigeant à l’endroit où les quelques membres de la secte avaient été aperçu, quelques instants plus tôt. Il ne comprenait pas le but de la manœuvre et comptait sur Will pour la lui expliquer. Cependant, sa jumelle, totalement paniquée, posa la question à sa place, lui demandant ce qu’il comptait faire en envoyant son clone. Posant doucement sa main sur la tête de l’adolescente et caressant doucement sa chevelure, Alexïs souhaitait qu’elle se calme un peu. Il savait qu’Erïka faisait parfois des crises de panique, mais ce qu’il ignorait, c’était que ce phénomène était de plus en plus fréquent chez elle. Se tournant vers Will, le jeune homme boucla sa ceinture. Ils devaient partir.


-« Je compte sur toi, Will. Tu es mon guide et j’emprunterais la direction de ton choix tant que je puisse vous ramener à l’institut sains et saufs. Je suis sincèrement désolé que tu sois mêlé à tout cela. »

Déplaçant la voiture afin de se poster à la sortie du stationnement, Alexïs attendit patiemment les indications de Will afin de se rendre à l’institut, en souhaitant que le trajet se déroule sans encombre.

***

Angela McGowen faisait nerveusement les cent pas près du feu, agaçant un certain homme qui tentait de se réchauffer auprès de celui-ci. Il se leva, frustré, afin qu’elle cesse son manège.

-« Assis-toi. » Ordonna-t-il sèchement.

-« Non ! » Répondit la femme en reprenant de plus belle sa marche. « Ils étaient là ! Je les ai vus ! Il faut les suivre ! On ne peut pas les laisser s’échapper. »

-« Tu vas la fermer, oui ?! Maintenant tu t’assois avant que je ne te coupe les deux jambes, c’est clair ?! »

Un homme arriva à leur hauteur. Il ne s’agissait, ni plus ni moins, que du chef de la secte. Portant des habits bien normaux, comme le reste de ses disciples présents, il arborait une longue barbe noire s’agençant à avec sa chevelure emmêlée. Semblant plutôt calme, il attira doucement la femme contre lui afin de la rassurer, de la mettre en confiance. C’était en jouant sur sa confiance aveugle et son besoin d’amour qu’il pouvait la manipuler. Ses femmes avaient toutes un point faible qu’il découvrait un jour ou l’autre. C’était grâce à cela qu’il arrivait à les embobiner. Entrainant Angela à l’écart des autres, il frottait doucement ses épaules afin de la réchauffer.

-« Tu es bien certaine qu’il s’agissait des enfants ? » demanda-t-il.

-« Oui ! Je les ai reconnus ! C’était eux ! Il faut les retrouver ! »

-« Ne t’en fais pas… chaque chose en son temps… »

-« Promettez-moi de tout faire pour exorciser le démon en eux. » fit la femme en se tournant vers son gourou. « Vous avez dit qu’il était possible de sauver leur âme. Ils se sont égarés, ils ont quitté le droit chemin, mais vous… vous avez le pouvoir de combattre le mal… »

-« Je crains, malheureusement, que le mal ne les consume un peu plus chaque jour… Si nous les trouvons, il sera bien difficile de combattre les forces obscures. Cela nécessitera de longs rituels où nous devrons avoir recours à la torture afin de pousser le diable à quitter leur corps. Vous comprenez, j’espère ? » Il poursuivit lorsque la femme acquiesça. « Venez, allons nous réchauffer dans la van. Si cela peut vous rassurez, nous pouvons faire le tour du quartier, mais je doute qu’ils soient toujours dans le coin si vous les avez réellement aperçus… »

Se dirigeant vers leur véhicule, Angela et son gourou s’apprêtaient à faire un petit tour du quartier afin de calmer la pauvre femme. Malheureusement pour les jumeaux, il semblerait que la seule âme corrompue soit celle de leur mère…
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William McKellen
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MessageSujet: Re: Lorsque la nuit tombe... les démons se réveillent [Erïka Davidoff & William Cage][terminé]   Jeu 12 Jan 2012 - 14:02

L'état terrorisé de l'adolescente était palpable. Elle semblait en proie à une panique totale, s'affolant de la moindre chose qui se produisait plus ou moins proche d'elle. Elle ne répondit rien aux paroles de William, s'en moquant problablement, enfermée dans sa bulle. Ce n'était pas important et ça ne changeait rien au fait qu'il était sincère et qu'il comptait bien tenir parole. La situation ne le regardait absolument pas et il aurait pu les laisser se débrouiller, laissés à leur sort, mais ce n'était pas son genre. D'un naturel protecteur, il ne laissait jamais tomber les gens qui en avaient besoin, même sans être amis. En plus, désormais, il était possible qu'il soit aussi impliqué, la femme du groupe l'ayant probablement vu lui aussi, bien qu'il avait la tête tournée. Sans doute ce sera t-elle focalisée sur ceux qu'elle connaissait et qu'elle ne lui aura prêté aucune attention.

Will comptait bien sur ça pour que son clone reste incognito le plus longtemps possible. Erïka paniqua en le voyant partir, ne comprenant pas son geste. Le rouquin se demanda en retenant un sourire si elle ne s'inquiétait pas pour lui au final. Néanmoins, le but n'était pas de la faire paniquer davantage. Alexïs quant à lui ne fit aucune réflexion à ce sujet, essayant plutôt de rassurer sa soeur de sa présence
.

"J'fais pas n'importe quoi si ça peut t'rassurer. J'suis parti voir c'qu'ils faisaient, histoire d'garder un oeil sur eux. J'suis discret, ils me verront pas. J'connais le coin par coeur, j'sais où me mettre et quoi faire. J'me fond bien dans l'décor, j'en viens après tout. Et même si elle m'a remarqué tout à l'heure, elle n'aura pas l'occaz' d'me voir là de toute façon. Si on peut anticiper leurs actions, c'est un avantage non négligeable." expliqua t-il doucement

Même s'il comprenait leur panique, Will n'avait aucune raison de ne pas être calme. S'affoler n'aurait fait qu'agraver les choses et il préférait prendre les choses calmement. Erïka avait-elle déjà vécue tout ce qu'elle énonçait ? Il comprenait maintenant bien mieux ce qu'elle avait pu vivre et cela expliquait en grande partie son comportement. La situation était plutôt grave et le borgne ne souhaitait pas qu'elle s'empire. Laissant à Alexïs le soin de rassurer un peu l'adolescente, Will se concentra sur son clone, écoutant attentivement ce qui se disait près du feu.

Il déduisit que la femme qui avait tant fait peur aux jumeaux était leur mère mais il n'arrivait pas à savoir qui était l'homme à côté d'elle. Leur père ? Non, elle le vouvoyait comme si elle s'adressait à un supérieur. Puis la discussion devint... étrange. Que venait faire les démons et le mal là dedans ? Erïka et Alexïs étaient tout ce qu'il y avait de plus normaux si on oubliait le fait qu'ils étaient mutants. Etait-ce pour cette raison qu'elle les croyait possédés d'un mal quelconque ? Probablement pas puisque les jumeaux eux-même ignoraient il y a encore peu de temps qu'ils avaient chacun des pouvoirs. C'était quoi tout ça ? Une sorte d'église zélée ? Une secte ? Quoiqu'il en était, ce qu'ils prévoyaient de faire subir aux deux russes n'était pas des plus enviables. Pour Will c'était clair, ces gens étaient fous à lier. Mais surtout très dangereux. S'il y avait un homme à abattre, c'était celui avec la barbe, qui semblait être le chef.

Lorsqu'il évoqua le van, Will regarda à côté de lui. Il s'était un peu déplacé pour mieux entendre et s'était retrouvé non loin du van en question, dissimulé par la taille du véhicule. Ils comptaient faire le tour du quartier ? Mieux valait ne pas trainer dans le coin et rapidement rejoindre l'Institut. Soudainement, Will eu une idée. Attrapant son couteau, il creva les pneus du van le plus vite possible pour le rendre inutilisable pour le moment, avant de disparaitre purement et simplement. Les membres de la secte ne devraient même pas l'avoir vu, mais dans le doute puisqu'il avait disparu, ils ne pourraient pas faire grand chose.

Dans la voiture, Will ne put dissimuler un léger sourire satisfait. Au moins, il leur faisait perdre un peu de temps et ils n'auraient pas à faire une course poursuite pour les semer
.

"Une voiture sans pneus, ça marche moins bien. Ils nous suivront pas, on peut y aller tranquille."

Alexïs s'excusa de l'avoir mélé à ça mais William secoua la tête, signifiant que ce n'était pas la peine de l'être. C'était arrivé, c'était comme ça, on ne pouvait rien y faire, il allait falloir faire avec.

"L'soit pas. Vous y êtes pour rien, c'est comme ça. P't'être que maint'nant au moins j'pourrai vous être utile. Tu peux compter sur moi. Mettons nous en route doucement, j'vais te faire passer par la 2eme avenue et on remontera le boulevard. L'Institut n'est pas très loin, on s'ra bientôt en sécurité là bas."

Le rouquin comprenait mieux le quotidien que pouvaient vivre les jumeaux, mais surtout Erïka. Alexïs, même s'il le cachait bien, paraissait tout aussi affolé mais semblait surtout s'inquiéter pour sa soeur. Celle-ci était tétanisée à l'arrière, prostrée contre le siège du conducteur. William profita de l'arrêt de la voiture pour en descendre et venir prendre place à côté de la russe. Il posa doucement la main sur son dos pour ne pas l'effrayer et lui rappeler que ce n'était que lui.

"Tant que j'serai là, j'laisserai personne t'approcher et t'faire du mal. Ils sont p't'être nombreux et balèzes mais c'pas une raison pour que j'reste les bras croisés. J'leur ferai perdre du temps jusqu'à c'qu'on trouve une solution. Ce sont pas des dieux, juste des guignols qui s'prennent pour. Et des guignols, on peut s'en débarasser. Même si pour eux j'suis insignifiant, j'ai pas mon pareil pour faire chier les gens. Sont p't'être plus nombreux et plus forts pour l'instant mais vous êtes plus seuls. Et on est toujours plus forts quand on est plusieurs. "

Il se rapprocha un peu de la russe et la prit dans ses bras le plus doucement possible pour ne pas la brusquer. Il fallait qu'elle sente qu'elle n'était plus seule et que même si elle se sentait vulnérable, tout le monde ne désirait pas s'en prendre à elle. Son frère ne pouvant s'occuper d'elle car il conduisait, Will s'efforçait d'être le plus rassurant possible avec elle.

_________________

Tu touches, tu payes ! (avec les dents >_<)

"Monseigneur William le Borgne de Philadelphie, Roi des Aveugles et Chevalier Servant de la Demoiselle Amylia"


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MessageSujet: Re: Lorsque la nuit tombe... les démons se réveillent [Erïka Davidoff & William Cage][terminé]   Jeu 12 Jan 2012 - 18:04

Il en fallait énormément, en temps normal, afin de venir à bout de ce bouclier qu’Erïka avait construit autour d’elle. Pourtant, il suffisait simplement de découvrir son passé afin d’obtenir son véritable point faible. Une fois les défenses tombées, on y retrouvait une tout autre jeune fille, douce et vulnérable, marquée par les douloureuses cicatrices du passé. La véritable se situait entre ces deux opposés. Rares étaient les personnes qui avaient pu le constater de leurs propres yeux, par contre. Essuyant délicatement ses larmes, l’adolescente garda la tête basse. Ses yeux balayèrent le parterre de l’automobile avant de s’arrêter sur son sac. Elle avait toujours son arme. Elle pouvait s’en servir contre eux. Ils étaient près, si près, pourquoi ne pas tenter le coup ? Parce que c’était stupide. Elle ne pouvait pas ouvrir le feu sur un petit groupe de personnes probablement armées alors qu’elle était seule… Non, elle n’était pas seule. Il y avait son frère. Il été non-violent et, dans ce genre de situation, ne pouvait servir qu’à les soigner en cas de blessure ainsi que faciliter leur fuite, mais c’était déjà ça de gagner. Et puis, il y avait également Will. Peu importe ce qu’ils pouvaient dire, impossible de faire abandonner le rouquin. L’adolescente était en partie rassurée par sa présence. Commençait-elle à comprendre l’importance d’avoir des amis, des personnes sur qui compter en cas de problèmes ? Après toute la patience dont il avait fait preuve envers elle, il était toujours présent, prêt à leur venir en aide. N’était-ce pas un signe de solidarité et d’entre-aide ? Lui démontrait-il, peut-être même sans s’en rendre compte, le véritable sens de ses paroles ?

Lorsque le rouquin quitta son siège afin de sortir de la voiture. Erïka se redressa rapidement, cherchant à savoir ce qu’il faisait. S’il décidait de prendre la même direction que son clone, elle était prête à bondir hors du véhicule et le frapper, l’injurié, jusqu’à ce qu’il se résigne à retourner dans la voiture. Elle était à bout de force et si Will avait réellement décidé de retourner au parc, ses efforts pour le retenir auraient été vains. À son plus grand soulagement, il embarqua pratiquement aussitôt dans le véhicule, mais à l'arrière, cette fois-ci, accompagnant Erïka. Légèrement soulagée, la jeune fille finit par se pencher vers son sac pour y glisser le mouchoir, trempé de ses larmes, qu’elle jettera plus tard. Fermant les yeux, la jeune fille se tentait de se concentrer sur les mouvements de l’automobile. Ils se rendaient à l’institut à présent. Ils allaient être en sécurité. Plus rien ne pourra les atteindre. Elle ne pensait qu’à ce moment où elle pourra enfin se retrouver entre les quatre murs du manoir, chez elle. Elle avait faim, elle était épuisée. Aura-t-elle la force de se faire à manger ? L’important était qu’elle ne tombe pas sur Charles ou bien sur Emma. Il sera bien évident pour eux que quelque chose clochait dans son attitude et ils lui poseront des questions.


-"Tant que j'serai là, j'laisserai personne t'approcher et t'faire du mal. Ils sont p't'être nombreux et balèzes mais c'pas une raison pour que j'reste les bras croisés. J'leur ferai perdre du temps jusqu'à c'qu'on trouve une solution. Ce sont pas des dieux, juste des guignols qui s'prennent pour. Et des guignols, on peut s'en débarasser. Même si pour eux j'suis insignifiant, j'ai pas mon pareil pour faire chier les gens. Sont p't'être plus nombreux et plus forts pour l'instant mais vous êtes plus seuls. Et on est toujours plus forts quand on est plusieurs. "

La mutante ne se fit pas prier bien longtemps et se blotti dans les bras de Will. Cette présence rassurante lui faisait un grand bien. Elle avait l’impression qu’elle pouvait s’endormir sans craindre quoi que ce soit, que personne ne pouvait l’atteindre. Ses paroles étaient tout aussi réconfortantes que ses gestes et l’adolescente ferma les yeux. Elle aimerait bien mettre fin à tout cela, mais c’était encore un rêve utopique pour elle. Pour faire cesser tout cela, elle se devait d’être prête, d’être bien plus forte et préparée afin d’affronter et détruire une bonne fois pour toute cette menace.

Tremblante, versant silencieusement des larmes, la jeune fille tentait de ne pas se laisser submerger par le sommeil, qui semblait si beau en ce moment. À quoi beau s’assoupir alors qu’elle savait qu’au moindre mouvement brusque, elle se réveillerait en sursaut ? Elle devait se battre pour rester éveillée. Elle pouvait bien bouger un peu, se dégourdir les membres, mais l’envie de quitter les bras de Will était bien loin d’elle. Elle devait trouver une autre idée. Il lui fallait oublier toute cette histoire des sectes. Étouffant un bâillement de sa main, Erïka leva doucement les yeux vers Alexïs, bien concentré sur la route. Il semblait suivre avec la plus grande attention les indications que lui fournissait Will. D’ailleurs, celui-ci avait suivi son conseil, qu’elle lui avait fournis, alors qu’ils étaient encore à l’institut, après leur courte séance de combat. Sentir la sueur, la transpiration, ce n’était pas très agréable. Par contre, malgré le sang qui gâchait un peu le tout, l’homme sentait très bon. Elle n’avait jamais su qui choisissait le savon, le gel douche, le shampooing et ce genre de chose à l’institut, mais l’odeur lui plaisait.


-« Tu ne sens plus mauvais… » Murmura-t-elle avec douceur.

Ce n’était qu’un innocent commentaire qu’elle avait prononcé sans l’avoir désirer. Cependant, si parler pouvait la garder éveillée, c’était un bon début.
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Alexïs N. Davidoff

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MessageSujet: Re: Lorsque la nuit tombe... les démons se réveillent [Erïka Davidoff & William Cage][terminé]   Jeu 12 Jan 2012 - 18:54

Si un jour Alexïs avait un clone de lui-même, il s’en servira de façon intelligente, tout comme lui. Son plan astucieux allait le rassurer, en espérant que cela pourra en être de même pour Erïka. Il craignait de connaitre les intentions de sa mère, mais dans la situation présente, valait mieux posséder un maximum d’informations afin de garder une longueur d’avance sur la secte. C’était de cette façon qu’ils pourront leur échapper encore longtemps et se tenir à distance. Ce ne fut qu’un soulagement de savoir que Will avait réussis à les maintenir à distance. Cette fameuse voiture ne pouvait être que l’un de leur van. Dans ses souvenirs, il n’y en avait que deux ou trois, sans plus. Il pouvait contenir quelques personnes à l’arrière, si elles s’entassaient bien. Il avait déjà vu l’intérieur de l’une d’entre elle, une fois, mais jamais il n’y était monté et heureusement. Il n’y avait que les hommes, et certaines femmes, qui y montaient afin de descendre en ville. Si un enfant avait le malheur d’être amené loin du camp dans ce véhicule, il n’était pas difficile de savoir qu’il n’en avait plus pour longtemps à vivre. C’était la triste réalité.

-"L'soit pas. Vous y êtes pour rien, c'est comme ça. P't'être que maint'nant au moins j'pourrai vous être utile. Tu peux compter sur moi. Mettons nous en route doucement, j'vais te faire passer par la 2eme avenue et on remontera le boulevard. L'Institut n'est pas très loin, on s'ra bientôt en sécurité là-bas."

-« Merci. »

Alexïs s’exécuta dès que Will fut installé à l’arrière du véhicule. Les rues n’étaient plus aussi achalandées qu’au moment de son départ, mais il y avait encore quelques voitures parmi lesquelles il pouvait se fondre dans la masse. Sa voiture était de couleur sombre, d’un modèle commun et assez abordable, de quoi passé totalement inaperçu dans la ville. Empruntant la2eme avenue, le jeune homme observa avec attention le moindre détail qui pourrait lui sembler suspect. Pas question d’être suivit par qui que ce soit ! Même si Will affirmait qu’il s’était occupé du van, il pouvait toujours y avoir une seconde voiture. Il ne fallait pas négliger cette possibilité. Cependant, alors qu’il atteignait le boulevard, l’adolescent dû se rendre à l’évidence : Will avait raison, personne ne pouvait les suivre. La route, derrière eux, était déserte.

Profitant d’un feu de circulation brillant de sa couleur écarlate, Alexïs jeta un coup d’œil à sa petite sœur. Cette dernière semblait avoir trouvé du réconfort dans les bras du rouquin. C’était une bonne chose. Elle était beaucoup plus calme, ce qui l’incitait à le rester, également. Affichant un léger sourire rassuré, le mutant reporta son attention sur la route. Malgré les épreuves, les situations difficiles, il arrivait toujours à trouver la force de sourire. Il savait à quel point ce petit rictus pouvait être réconfortant pour une personne. Parfois, cela lui servait également de masque afin de camoufler une douleur qu’il ne désirait pas exposer à la vue de tous. Ceux faisant partie de sa nouvelle vie ne connaissaient pas son passé ni les expériences traumatisantes qu’il avait pu vivre. Il mettait un point d’honneur à garder tout cela secret afin de protéger ceux qui lui était cher. Il y avait ses amis, que ce soit des camarades de classe ou des collègues de travail. Il y avait également sa colocataire, la gentille Allana qu’il appréciait énormément ainsi que la petite fille de celle-ci, Anastasia. Il ne devait pas oublier sa douce Clara, également tourmentée par une menace plus que réelle qu’il ne pouvait que comprendre.


-« Tout va bien, à l’arrière ? » Demanda-t-il au bout d’un moment.

[i]De nouveau arrêté à un feu de circulation, le jeune homme observa le restaurant, pas très loin, offrant de bons cafés. Cet endroit était là, lui faisant de l’œil. Il était terriblement tentant. Il observa la route derrière lui grâce à son rétroviseur, la file au service à l’auto, puis la route, puis le feu de circulation. Ce dernier changea au vert et Alexïs s’avança doucement sur la chaussé. Il devait ramener sa sœur ainsi que Will à l’institut. Il ne pouvait pas s’arrêter pour une pause-café ! Il pourtant, c’était si tentant… Alors qu’il effectuait un changement de voie, le mutant constata qu'il n'y avait aucune voiture en file pour commander. C'était sa chance ! S'engageant sur le chemin menant au service à l'auto, le jeune homme stoppa son véhicule et attendit qu'une voix dans l'intercom s'adresse à lui avant de passer commande.


-"Bonsoir. J'aimerais avoir un grand café latté ainsi qu'un petit chocolat chaud et... ajoutez un deuxième café latté de taille moyenne, je vous pris."

Il s'avança au premier guichet, comme demander par la voix, suite à sa commande. Il avait évité de commander quelque chose de caféiné pour Erïka, songeant que cette dernière n'avait pas besoin de quelque chose pouvait la rendre plus... énergique ? Stressée ? Agressive ? Un chocolat chaud était la meilleure solution. Attrapant son porte-feuille dans la poche de son jean, le jeune homme remis un billet à la dame du guichet, lui laissant la monnaie. Il n'avait pas envie de la triballer dans ses poches. Rangeant son porte-feuille, il attrapa tour à tour les boissons chaudes qu'il distribua à Will et Erïka avant de poser la sienne dans le porte-gobelet. Sans plus attendre, il reprit la route en direction de l'institut.
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William McKellen
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MessageSujet: Re: Lorsque la nuit tombe... les démons se réveillent [Erïka Davidoff & William Cage][terminé]   Jeu 12 Jan 2012 - 20:38

Un véhicule sans pneu était un véhicule inutile et même sans être mécanicien, Will était parvenu à grandement ralentir les éventuels poursuivants de la secte. S'il en avait eu l'opportunité, il aurait préféré arracher ou casser un élément important du véhicule comme la batterie ou les bougies. Mais il se serait alors trop exposé et se serait fait repéré aussitôt. Le but n'était pas de prendre des risques inutiles et même si ce n'était que son clone, le rouquin préférait éviter de se faire connaitre des membres de la secte, n'était pas certain que la mère des jumeaux ai réussi à bien le distinguer auparavant. Plus il restait incognito, mieux il pourrait aider Erïka et son frère. Il songea notamment à demander à des connaissances de la rue de garder un oeil sur ces personnes, histoire de pouvoir anticiper un minimum leurs mouvements. Il ne souhaitait pas impliquer d'autres personnes mais juste de le tenir au courant s'il se passait des choses inhabituelles. L'avantage d'être hébergé à l'Institut était qu'il pouvait être près de la jeune russe pour veiller sur elle. Depuis la rue, il aurait eu beaucoup plus de mal. En revanche, il ne voyait pas trop comment aider Alexïs, logeant ailleurs. Ne possédant même pas un téléphone portable, il ne pouvait pas non plus le contacter. Tant pis, au moins il pouvait garder un oeil sur l'un des deux, estimant qu'il finira bien par trouver une solution plus tard. C'était peut-être mieux, après tout, que les jumeaux soient séparés afin qu'ils ne soient pas trop facilement localisés.

William n'en revenait pas qu'une mère puisse vouloir tant de mal à ses propres enfants. Elle semblait convaincue qu'ils étaient possédés par le mal et qu'il fallait, pour les exorciser, leur faire du mal. Quelle drôle de conclusion... L'homme qui semblait être le chef devait l'avoir convaincu de cette solution "miracle". Mais comment pouvait-on accepter de faire de telles choses ? A son propre sang qui plus est. Le mutant ne comprenait pas. Il avait toujours été proche de sa mère et celle-ci lui avait toujours été d'un grand secours. En tout cas jusqu'à ce qu'il finisse à l'asile. Néanmoins, il savait qu'elle n'en était pas à l'origine et restait convaincue qu'elle l'aiderait si elle le pouvait. Son père n'était malheureusement pas de cet avis. Mais de là à vouloir le torturer ou à lui faire subir des horreurs... La famille était décidement un univers très compliqué lorsqu'on était mutant.

Perdu dans ses pensées, Edge conserva un long moment Erïka dans ses bras. Il avait redouté que celle-ci ne repousse son geste réconfortant mais elle l'avait laissé faire sans réchigner. Une fois blottie, Will en profita pour la serrer doucement contre lui, pour lui signifier qu'elle n'avait plus rien à craindre pour le moment, qu'il était là. Il n'était pas à sa place et n'avait pas son état de nervosité mais il savait que ce simple geste suffisait parfois à calmer toutes les craintes. Il avait déjà pu le constater à de nombreuses reprises avec Amy, lui procurant un effet apaisant presque aussitôt. Il sentit néanmoins la russe trembler légèrement, pleurant doucement en silence. Ne pouvant rien faire de plus, il la conserva dans ses bras, lui adressant un sourire de temps à autre. La remarque soudaine qu'elle formula l'étonna puis le fit rire doucement. C'était presque touchant venant de sa part. Il avait l'impression de voir une toute nouvelle facette de la jeune femme
.

"Hé, j'écoute c'que tu m'dis, tu vois ? Maint'nant qu'j'ai une douche, j'compte bien en profiter ! Ca m'rassure de voir que l'odeur de la rue m'colle pas à la peau." répondit-il presque aussi doucement qu'elle

Alexïs continuait de conduire selon les indications que le mutant lui donnait, au fur et à mesure de leur avancée. Le détour qu'il leur faisait faire aurait perdu n'importe qui même s'ils avaient été suivi. Il était maintenant temps de prendre la direction de l'Institut. Le russe demanda si tout allait bien et pour la première fois depuis le début, Will pouvait répondre par l'affirmative
.

"Après une bonne nuit d'repos et nous être rempli l'estomac, un peu qu'ça ira ! On va pas s'laisser démonter, ça leur f'rait trop plaisir et c'est c'qu'ils cherchent. On est bientôt à l'abris. Même si au final on est d'jà en sécurité. J'les entend rager d'ici en constatant l'état de leurs pneus, héhé." répondit-il avec un demi sourire

En parlant de manger, l'estomac de William sembla se réveiller et se mit à gronder. Il n'avait rien mangé de la journée. Et même si lorsqu'il vivait dans la rue, il en avait l'habitude, la faim commençait à se faire sentir. S'il avait su que la journée allait être si longue, il aurait finalement prit de quoi manger avant de se rendre dans la salle de sport.

La voiture quitta la route et s'engagea près d'un Drive. Le mutant ne fit pas de commentaires, le garçon étant libre de faire ce que bon lui semblait. Après tout, ils pouvaient bien souffler un peu ! En l'entendant commander, Will fut ravi de voir qu'il comptait lui offrir un café mais quelque chose dans la scène le génait. Un sentiment de déjà vu lui criait de se méfier. Ce n'est que lorsque le russe lui tendit le café qu'il réalisa. Ronald. Ronald avait fait preuve d'une grande sympathie et lui avait également offert un café... avant de tenter de l'assassiner et de transformer Amy en poupée géante. Du coup, William resta comme pétrifié une fois le gobelet dans la main, incapable de prononcer un mot pendant un instant. Et si la gentillesse qu'affichait Alexïs n'était qu'une façade ? Si lui aussi cachait bien son jeu ? Inquiet, le mutant jeta un oeil dans le rétroviseur pour regarder celui qui le faisait tant douter. Non, il se trompait forcément, tout le monde n'était pas un psychopathe en puissance. Si tel était le cas, Erïka s'en serait rendu compte depuis longtemps et le jeune homme semblait réellement tenir à sa soeur. Quelque peu rassuré, Will poussa un léger soupir et se renfonça dans le fauteuil
.

"Merci... Hmm... Dis, tu vas pas m'tuer une fois qu'on s'ra arrivés hein ?" demanda t-il tout de même, même s'il pensait connaitre la réponse

Une fois prononcée tout haut, il trouva sa question fort stupide. Mais sa rencontre avec Ron l'avait trop marquée pour qu'il soit complétement rassuré devant un comportement similaire.

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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Lorsque la nuit tombe... les démons se réveillent [Erïka Davidoff & William Cage][terminé]   Jeu 12 Jan 2012 - 22:10

Si Erïka, habituellement, se privait de rire des blagues stupides ou n’osait esquisser le moindre sourire, ayant de réflexe de rester impassible, elle pouvait maintenant sourire, si elle le désirait. Ce n’était pas toujours simple que de se priver de sourire ou bien de pleurer. C’était des émotions comme tant d’autres qu’à la secte il fallait absolument éradiquer. Pas question de s’horrifier. Pas question de pleurer. Pas question de rire ou bien de sourire. Ils faisaient d’eux des êtres sans émotions. C’était de là que venait ce mécanisme qu’Erïka avait développé et qui l’empêchait de rire à quelques plaisanteries. En adoptant cette attitude si froide auprès des autres, cette indifférence qu’elle peignait sur son visage, elle était tout le contraire de son jumeau qui profitait des joies que cette vie pouvait lui offrir. Il était parfumé à la joie et elle à la déprime.

-"Hé, j'écoute c'que tu m'dis, tu vois ? Maint'nant qu'j'ai une douche, j'compte bien en profiter ! Ça m'rassure de voir que l'odeur de la rue m'colle pas à la peau."

-« C’est parce que j’avais raison… tu sentais vraiment mauvais… » Fit-elle en se déplaçant légèrement afin d’être plus confortable. « Un coussin, ça se doit de sentir bon et… » Elle étouffa un nouveau bâillement.

Sans même se rendre compte de quoi que ce soit, l’adolescente s’assoupit, l’espace de quelques instants. Elle n’était pas extrêmement confortable, mais elle avait tout de même Will pour jouer le rôle du coussin vivant. Elle ne fit aucun rêve, la fatigue s’accaparant d’elle et la protégeant contre les méandres de ses souvenirs enfouis. Elle ne pouvait pas dire combien de minutes s’étaient écoulées, mais elles furent reposantes, bien qu’insuffisantes. Elle entendit, au loin, la voix de son frère, puis celle de Will, sans toutefois comprendre ce qu’ils disaient. Elle ne se réveilla qu’au moment où son frère la secoua un peu. Émergeant alors de son sommeil dans un léger sursaut, elle entendit son surnom résonner à ses oreilles.

-« Qu’est-ce… qui se passe ? » demanda-t-elle avant d’apercevoir un gobelet chaud devant elle.

Attrapant délicatement le breuvage et s’installant, bien droite, sur son banc, elle remercia silencieusement son frère d’un signe de tête avant de sentir le doux chocolat chaud qu’il lui avait offert. Une telle boisson lui ferait le plus grand bien. Will avait également un gobelet, mais un peu plus grand que le sien. Si Alexïs avait décidé de s’arrêter afin de commander à boire, c’était bien parce qu’ils étaient en sécurité à présent, non ? Malgré tout, Erïka ne pourra être à l’aise qu’une fois à l’institut.


-"Merci... Hmm... Dis, tu vas pas m'tuer une fois qu'on s'ra arrivés hein ?"

Se tournant vers Will, l’adolescente haussa un sourcil. Le tuer ? Eux qui cherchaient à échapper à la mort, ils n’allaient certainement pas la provoquer. Pas question de tuer quelqu’un qui ne menaçait pas leur existence en ce moment et encore moins Will. Pourquoi posait-il cette question si idiote ? Redoutait-il quelque chose ? L’adolescente ne réalisera que plus tard le véritable sens de sa question, en repensant à cette histoire qu’il lui avait raconté au sujet de Ronald Anderson. Par contre, cela ne changera jamais sa réponse.

-« C’est à peine s’il ose écraser une mouche… Personne ne va te tuer. Te frapper, peut-être. Te tuer, non. »

Elle faisait référence au combat de l’après-midi en plus de son caractère explosif qui la poussait à frapper sans réfléchir. Elle était violente et ne retenait pas ses coups. D’ailleurs, Will avait pu y gouter suffisamment. Il n’avait pas à craindre qui que ce soit, maintenant qu’ils étaient en sécurité, à l’institut. Alexïs venait de stopper la voiture devant le portail. Erïka retira sa ceinture de sécurité afin de sortir du véhicule, lentement, glissant son sac sur son épaule. Après avoir claqué la portière, elle déposa son chocolat chaud sur le toit du véhicule avant de serrer son frère dans ses bras. Elle profita un bon moment de cette étreinte chaleureuse avant de s’éloigner doucement de lui. S’emparant de nouveau de sa boisson.

-« J’ai été contente de te revoir… Ne fais pas de bêtises, j’ai envie de te revoir bientôt. »

Alors que la voiture repartait, Erïka s’approcha du portail, retrouvant Will. Elle ne tarda pas à faire en sorte que les grilles s’ouvrent sur son passage, laissant les deux jeunes rentrer à leur domicile. Fixant ses mains, la jeune fille respirait un peu mieux maintenant qu’elle se sentait en sécurité. Levant la tête vers l’homme à côté d’elle, elle permis à un mince sourire d’éclairer sa mine triste.

-« Je le dis pas souvent… mais au moins quand je le fais c’est sincère… Je… je voulais te remercier pour aujourd’hui. »
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MessageSujet: Re: Lorsque la nuit tombe... les démons se réveillent [Erïka Davidoff & William Cage][terminé]   Jeu 12 Jan 2012 - 23:22

Alexïs appréciait Will. Il avait toujours le mot pour tenter de remonter le moral ou bien arracher le sourire à quelqu’un. Sur lui, sa technique fonctionnait très bien. Penser à autre chose, maintenant que le danger était écarté, était la meilleure chose à faire. Le jeune homme pourra se permettre de penser et de se questionner plus tard. Il devait se concentrer sur un tas de chose, au volant de sa voiture.
Lorsqu’il tenta de remettre à sa sœur son breuvage, il remarqua que celle-ci était partie en compagnie de Morphée. Remettant tout d’abord le café à Will, il secoua légèrement la jeune fille de sa main valide.


-« Mira… Réveille-toi, tu pourras dormir plus tard. »
-« Qu’est-ce qui se passe ? »
-« J’ai commandé quelque chose à boire pour toi. Nous arrivons bientôt à l’institut. »

Alors qu’il reprenait la route, le rouquin posa une question à son intention. Cette question lui avait semblée étrange. Avant qu’il n’ait pu assimiler, comprendre et répondre quoi que ce soit, Erïka avait déjà pris la parole.

-"Merci... Hmm... Dis, tu vas pas m'tuer une fois qu'on s'ra arrivés hein ?"

-« C’est à peine s’il ose écraser une mouche… Personne ne va te tuer. Te frapper, peut-être. Te tuer, non. »

Pour sa part, il n’était pas question de tuer qui que ce soit. Erïka avait bien raison sur ce point et ne pouvait pas la contredire. Cependant, pour ce qui était de frapper Will, qui c’était révélé être un homme bon et très gentil jusqu’à présent, il en était hors de question. Alexïs préférait utiliser les mots plutôt que les poings lorsqu’il y avait un problème, ce qui n’était pas le cas de sa jumelle.

-« Je peux te rassurer sur ce point, Will. Je suis contre tout type de violence et je refuse catégoriquement de tuer une personne qui fait du bien autour d’elle, même sous la contrainte de la menace. »

De temps à autre, le jeune homme profitait d’un arrêt pour attraper son café et en boire une longue gorgée. Il sentait le liquide descendre le long de sa gorge, réchauffant son corps. Au bout d’un moment, il finit par couper l’air climatiser. S’il se fiait aux indications de Will, ils étaient pratiquement arrivés à l’institut. Ainsi, ses passagers n’auront pas le temps de mourir de froid qu’ils pourront rapidement regagner leur domicile.

Le chemin sur lequel il roulait était désert, éloigné de tout. Aucune voiture à l’horizon. Il n’y avait que de la neige, recouvrant le sol, ainsi que des arbres. Puis, peu à peu, un bâtiment, ressemblant à un château se dessinait à l’horizon. Alors, c’était cela le fameux institut ? C’était bien mieux que l’école qu’il avait pu imaginer. C’était un véritable palace ! Il se demandait si l’intérieur était aussi beau que l’extérieur. Impressionné par l’endroit, l’adolescent se gara devant le portail. Il semblerait que la sécurité soit importante en ces lieux, mais ne croyait pas qu’une simple clôture, peu importe sa hauteur, puisse arrêter des gens mal intentionné. Il y avait probablement des systèmes d’alarme à l’intérieur du bâtiment.

Sortant de la voiture, Alexïs tenait à serrer sa sœur dans ses bras, une dernière fois, avant de retourner à son domicile. Il profita de cette éteinte comme si c’était la dernière, sachant qu’avec la secte, tout pouvait se passer et qu’il n’était pas autant à l’abri qu’elle. Alors qu’Erïka mettait doucement fin à leur accolade, le jeune homme glissait les mains dans les poches de son manteau afin de les réchauffer.

-« J’ai été contente de te revoir… Ne fais pas de bêtises, j’ai envie de te revoir bientôt. »

-« C’est plutôt à toi que je devrais dire cela, tu ne crois pas ? Si quelque chose ne va pas, téléphone-moi. Je sais que je suis souvent occupé et que je n’ai pas toujours l’occasion de décrocher, mais je ferais de mon mieux pour être là pour toi. »

Offrant un dernier sourire à sa jumelle, Alexïs se tourna ensuite vers Will, de l’autre côté de la voiture. Contournant le véhicule, le jeune homme s’approcha de lui. Tendant l’une de ses mains, celle que l’homme pourra attraper de sa main valide, il tenait à lui dire au revoir en bonne et due forme.

-« Je suis heureux d’avoir fait ta connaissance ce soir, Will. J’espère que nous aurons une occasion de nous revoir. Je te remercie encore une fois pour ce que tu as fait pour nous. »

Maintenant que la séance d’adieu était terminée, Alexïs monta dans sa voiture et se dirigea vers son domicile. Cette soirée l’avait sorti de sa routine habituelle. D’ailleurs, il devait s’y remettre, il n’avait pas le choix. Les cours terminaient bientôt, ce qui allait lui laisser quelques jours de congé, mais, avant tout, il devait songer aux examens qui se préparaient, aux inscriptions en faculté de médecine, ainsi qu’à son travail. Par contre, ce soir, alors qu’il allait s’efforcer de penser à tout cela, une seule chose lui revenait sans cesse à l’esprit : le visage de sa mère. Parviendra-t-il à l’oublier un jour ? Sera-t-il en mesure d’éliminer ces images d’elles reliées à la secte ? S’il voulait se souvenir d’elle, alors il ne souhaitait l’imaginer qu’en mère aimante et attentionnée, comme celle qu’elle avait autrefois été...
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MessageSujet: Re: Lorsque la nuit tombe... les démons se réveillent [Erïka Davidoff & William Cage][terminé]   Ven 13 Jan 2012 - 1:13

Alors qu'il allait répondre à la remarque d'Erïka, Will s'interrompit, remarquant qu'elle somnolait. Si la jeune femme arrivait à trouver le sommeil après tout ce qu'il venait de leur arriver, il n'allait pas se risquer à la réveiller en lui répondant. Le rouquin n'osa pas bouger non plus mais se détendit pour rester le plus confortable possible pour elle. Il avait l'habitude qu'Amy dorme contre lui de la sorte et savait bien jouer le rôle du parfait coussin. Après les péripéties de la journée et la crise de nerf qu'elle avait fait, il n'était pas étonné qu'Erïka s'endorme soudainement. Le voyage touchant à sa fin, elle allait bientôt pouvoir aller se reposer. Mais une fois à l'Institut, même s'ils étaient sous le même toit, la russe se retrouverait seule dans sa chambre et si par malheur elle faisait de nouveau une crise de panique, il n'y aurait personne pour la rassurer. Même si elle connaissait l'emplacement de la chambre du couple, il n'était pas certain qu'elle ait la volonté d'aller jusque là bas. William songea qu'il valait peut-être mieux qu'elle ne dorme pas seule au moins cette nuit. Amy et elle étant plus ou moins proches, il estima que c'était une bonne idée de demander à l'italienne si elle ne voyait aucune objection à partager la chambre de la russe et vice versa. Encore fallait-il qu'Erïka accepte. Il lui poserait la question une fois arrivés, il serait vite fixé.

Ce n'est que lorsqu'Alexïs leur tendit leur boisson chaude qu'ils se séparèrent, retrouvant leurs places respectives sur le siège de la voiture. Le jeune homme avait appelé sa soeur par un nom que Will n'avait jamais entendu. Probablement un surnom, il ne chercha pas plus loin. Chacun buvait sa boisson en silence, surtout le rouquin, en proie à des doutes intérieurs. Même si au fond il connaissait la réponse, il devait l'entendre de leurs bouches. Erïka répondit à la place de son frère, insinuant qu'il était inoffensif et ajoutant qu'il pourrait être frappé mais pas tué. Frappé il l'avait déjà été lors de leur court combat de l'après midi et savait très bien à quoi s'en tenir. Alexïs répondit à son tour, lui assurant qu'il ne ferait jamais une telle chose. Ils devaient le trouver idiot de poser une question pareille mais le traumatisme étant encore trop présent pour que Will n'y pense plus
.

"L'café et ta gentillesse plus le trajet en voiture, ça m'a rappelé d'mauvais souvenirs. Désolé d't'avoir demandé ça c'était stupide, j'te remercie en tout cas, ça fait du bien !"

L'américain buvait son café tranquillement, observant le décor qui défilait doucement par la fenêtre. Il n'avait aucune envie de répondre à des questions pour le moment mais savait qu'il n'y couperait pas une fois à l'Institut. Revenu sans une partie de ses vêtements et avec une plaie en partie soignée allait fatalement générer des interrogations au moins de la part d'Amy. Mais il savait que s'il lui disait qu'il lui expliquerait le lendemain elle n'allait pas insister. Il n'avait pour l'instant qu'une envie, manger puis se reposer dans les bras de celle qu'il aimait.

Le voyage se termina peu après et chacun descendit de voiture. Tandis que les jumeaux s'étreignaient pour se dire au revoir, Will s'étira et ramassa le bandage qui était resté sur la banquette arrière, défait plus tôt par Erïka. Il l'enroula autour de sa main du mieux qu'il put mais fut vite aidé par Alexïs qui avait fait le tour de la voiture. Le remerciant d'un sourire, il lui serra la main.


"C'est partagé. Comme quoi un trou dans la main, ça peut aussi apporter du bon ! J'doute pas qu'on s'reverra, parce que j'y compte bien. Et t'as fait tout autant pour moi alors à mon tour d'te dire merci. Prend soin d'toi surtout. J'veilllerai sur ta soeur en ton absence." répondit-il avec un sourire

Après un dernier signe de main, William se rendit devant le portail mais attendit la russe qui ne tarda pas à le rejoindre une fois son frère éloigné. La grille s'ouvrit et ils purent s'engouffrer à l'intérieur des murs de l'Institut, enfin en sécurité. Erïka reprit la parole et ce qu'elle dit laissa le mutant sans voix pendant un court instant. La combinaison du léger sourire et de ses paroles étonnèrent Will mais ce dernier fut vite touché par cette démonstration de gratitude trop rare chez la jeune femme. Il allait répondre qu'il n'y avait pas de quoi le remercier mais pour une fois qu'elle s'ouvrait un peu, il n'allait pas refuser ses mots
.

"Hé, c'est fait pour ça les potes non ? Si on peut plus compter les uns sur les autres, où va l'monde ? J'suis content qu'tout ce soit bien terminé et content d'te connaitre un peu mieux." répondit-il avec un large sourire

Lui ouvrant la porte principale pour la laisser passer, il s'y engouffra à son tour, jetant un oeil autour d'eux. Son ventre le rappela à l'ordre, grondant comme s'il n'avait rien mangé depuis 3 jours.


"Hmm... J'vais aller manger un morceau, j'crève de faim. Ca t'dit ? En plus à cette heure-ci, devrait pas y avoir grand monde, on sera tranquilles."

La faim étant également d'actualité chez la russe, celle-ci le suivit à travers les couloirs qui menaient à la cuisine. Ils ne croisèrent pas grand monde, juste quelques élèves pas encore couchés qui papotaient ou se dirigeaient vers leurs dortoirs. Une fois dans la cuisine, Will constata qu'il n'y avait personne d'autre. Il se dirigea vers le garde manger et fit l'inventaire de ce qui s'y trouvait, se demandant ce qu'il allait bien pouvoir manger.

"T'aimes le risque ? Si oui, j'peux faire la cuisine. Mais j'l'ai plus faite depuis 8 ans alors ça risque d'être particulier." proposa t-il en riant

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MessageSujet: Re: Lorsque la nuit tombe... les démons se réveillent [Erïka Davidoff & William Cage][terminé]   Ven 13 Jan 2012 - 2:22

L’adolescente ressentait une certaine douleur près de l’estomac. Elle n’arrivait pas à déterminer de quoi il s’agissait, mais elle savait bien pourquoi elle souffrait. Après avoir dépensé beaucoup d’énergie et pratiquement rien mangé et ignorer les appels incessants de son corps qui lui ordonnait de se nourrir, elle n’avait pas d’autres choix de d’obéir, à présent. D’ailleurs, elle ne semblait pas être la seule à être affamée. Will l’était également et il ne tarda pas à lui proposer un petit casse-croute nocturne.

-"Hmm... J'vais aller manger un morceau, j'crève de faim. Ça t'dit ? En plus à cette heure-ci, devrait pas y avoir grand monde, on sera tranquilles."

-« Allons-y. Je meurs de faim, t’a pas idée… »

Elle suivit Will jusqu’à la cuisine. Alors que l’homme fouillait le garde-manger, l’adolescente, elle, retirait son manteau afin de le poser sur le dossier d’une chaise au pied de laquelle reposait maintenant son sac. N’ayant pas la force de rester debout plus longtemps, elle prit place sur la chaise de bois et observa Will, buvant tranquillement son chocolat chaud. Elle était bien heureuse que la pièce soit déserte, n’ayant pas envie de parler à qui que ce soit, d’entendre la conversation de qui que ce soit et encore moi de savoir que des résidents pouvaient l’écoute. Le calme nocturne régnait, comme elle l’appréciait tant.

-"T'aimes le risque ? Si oui, j'peux faire la cuisine. Mais j'l'ai plus faite depuis 8 ans alors ça risque d'être particulier."

-« Je crois que ce repas sera la chose la moins risqué que j’ai vécue de toute ma vie, et je suis plus que sérieuse là-dessus. »

Erïka faisait parfois de la cuisine, sachant faire quelques recettes bien simples, mais sans plus. Elle aidait sa grand-mère à préparer les repas lorsqu’elle résidait chez elle, également. Cependant, lorsqu’elle devait cuisiner pour elle-même, elle n’aimait pas se compliquer la vie. Il y avait toujours une boite de biscuits dans le garde-manger. Lorsqu’elle n’avait pas envie de sucré, elle optait plutôt pour un fruit ou un légume lorsque ce n’était pas une salade. Elle détestait faire la cuisine seule, ni trouvant aucune motivation, surtout lorsqu’elle n’avait personne pour qui préparer le repas. Curieuse, elle se demandait bien ce que Will allait préparer.

Ayant rapidement terminé son chocolat chaud, la russe cherchait une nouvelle source de distraction. Elle n’aimait pas rester là, pensant à tout un tas de choses et soulevant de nouveaux questionnements. La jeune fille se leva, même si elle n’en avait pas envie et préférait rester assise, avant de se diriger vers le frigo où elle sortit un sac de carotte. Attrapant l’une d’entre elle, elle la passa sous l’eau glacée du robinet.


-« Tu sais que ce serait bon pour ton œil, ce truc ? » fit-elle en pointant Will de la carotte. « Il ne t’en reste qu’un seul alors vaut mieux en prendre soin. »

Fouillant dans un tiroir, elle attrapa un couteau et éplucha rapidement sa carotte au-dessus de la poubelle, prenant également soin d’en couper les bouts. Avec le temps, elle avait pris l’habitude de s’occuper des légumes, de les éplucher, coupé, cuisiné. Une fois son légume prêt à être manger, l’adolescente en croqua un morceau, ne pouvant résister davantage à son charme. Son estomac allait être ravi.

-« Qu’est-ce que tu comptes cuisiner ? » Demanda Erïka en s’accoudant sur l’ilot central, servant également de comptoir où était posé une corbeille de fruits frais.
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MessageSujet: Re: Lorsque la nuit tombe... les démons se réveillent [Erïka Davidoff & William Cage][terminé]   Ven 13 Jan 2012 - 3:41

S'il avait été seul, William se serait contenté de se faire un sandwich plutôt consistant et de prendre quelques fruits au passage. Mais puisqu'Erïka l'accompagnait, autant préparer un vrai repas pour eux deux. Même s'il ne connaissait que peu de recettes, le mutant aimait bien cuisiner à l'époque où il avait encore une cuisine pour le faire. Malgré les années passées, il avait pu constater avec Amy qu'il ne s'en sortait pas si mal, ayant préparé à manger lorsqu'ils se trouvaient chez lui à Philadelphie. En fouillant dans le frigo géant, Will sortit au fur et à mesure ce dont il avait besoin puis chercha les ustensiles dont il allait se servir. Afin de ne pas risquer de tuer Erïka en préparant quelque chose de vraiment mauvais, Will préféra miser sur les valeurs sûres et cuisiner quelque chose de simple mais efficace. Amy lui avait bien appris quelques recettes bien à elle mais il ne voulait pas s'y risquer sans la présence de l'italienne. En y pensant, il se demanda si celle-ci dormait déjà où si elle l'attendait. Il ne devait pas trop tarder.

"Parle pas trop vite ! T'as pas encore vu ma cuisine !" rétorqua t-il en riant "Mais comme j'suis solidaire, j'prend l'risque avec toi."

Tandis qu'Erïka prenait place dans la cuisine, s'installant à une chaise, William s'occupa de sa fameuse recette. Il lui manquait un ingrédient mais ce n'était pas bien grave, il n'aurait de toute façon pas eu le temps de tout faire. Ce n'est pas qu'il était pressé mais la faim le tiraillait et il en allait de même pour la russe. La cuisine étant déserte, ils ne risquaient pas d'être importunés par quique ce soit, libres de manger et faire ce qu'ils désiraient. Même s'il ne fit pas la remarque, le mutant était ravi que la jeune femme se risque à manger ce qu'il était en train de cuisiner. Il savait que si le plat ne lui plaisait pas, elle n'allait pas se géner pour le lui dire et ce côté franc était une des choses qu'il appréciait chez elle.

L'odeur qui s'élevait de la poele aiguisait son appétit mais il allait devoir encore patienter quelques minutes. Concentré sur ce qu'il faisait, il ne remarqua pas le déplacement de l'étudiante. Ce n'est que lorsqu'elle prit la parole qu'il tourna la tête vers elle, ne comprenant pas de quoi elle parlait. Will regarda la carotte d'un air perplexe. Bon pour les yeux ? Il avait du mal à le croire. Mais il ne voyait pas pourquoi elle lui mentirait, surtout qu'elle n'avait pas l'air de plaisanter
.

"Ah bon ? J'savais pas... Faut dire qu'j'ai pas trop eu l'occaz' d'manger d'la vraie nourriture dans la rue. Si j'mange assez d'carottes, tu crois que j'finirai par voir aussi bien qu'toi, à travers les murs ?" demanda t-il, amusé, faisant référence au fait qu'elle avait anticipé l'arrivée des élèves lorsqu'ils se trouvaient dans la salle de sport "Istina doit avoir une bonne vue elle aussi à force. Ca t'embêterai d'm'en couper un morceau s'te plait ? J'ai pas assez d'mains pour l'faire !"

Laissant cuire doucement le plat, Will fouilla les placards pour sortir des assiettes, des couverts et les installa sur la table. L'espace d'un instant, il se serait presque cru revenu en arrière, chez lui, préparant à manger pour sa soeur. Il avait beau le nier, elle lui manquait. Cette complicité qu'il avait perdu avec elle, il l'avait reproduite avec Amy. Mais c'était rapidement devenu plus que ça, autre chose. Secouant la tête pour chasser ces pensées, il retourna vérifier que le plat était cuit. Erïka lui demanda justement de quoi il s'agissait.

"Si mad'moiselle veut bien prendre place, elle va pouvoir l'constater par elle même !" fit-il en s'inclinant légèrement tel un maître d'hotel d'un grand restaurant, lui désignant sa chaise

Une fois la jeune femme assise, Will vint la servir. Il avait fait une grande quantité, bien plus que pour deux, mais vu sa propre faim, mieux valait prévoir large, quitte à ce qu'il en reste un peu. Une fois les assiettes remplies, il posa la poele sur un coin de la table au cas où l'un d'eux souhaiterait se reservir
.

"Plat du jour, omelette aux lardons ! Bon en principe y a des pommes de terres avec mais l'temps qu'ça cuise, on aurait eu l'temps d'mourir de faim. Tu m'en dira des nouvelles !" répondit-il enfin avant de lancer un Bon Appétit et de se partir à l'assaut de son assiette, mangeant rapidement

Sa part s'envola rapidement et il ne resta bientôt plus rien du plat non plus. Presque repût, il se leva pour attraper une pomme qu'il grignotta tout en revenant s'asseoir près d'Erïka. Vu l'heure qu'il était et leur état d'épuisement respectif, ils n'allaient pas tarder à se séparer pour aller enfin gouter à un repos bien mérité. Même si l'adolescente semblait désormais apaisée et détendue, qui savait si des cauchemars n'allaient pas peupler son sommeil ? Amy n'avait jamais raconté au rouquin ce qu'il s'était passé lorsque celle-ci avait passé la nuit dans la chambre d'Erïka. Mais vu les événements de la journée et la crise de panique qui s'en était suivie, il redoutait que le repos de la russe soit perturbé.


"Tu veux qu'j'demande à Amy d'passer la nuit dans ta chambre ? J'te la prête mais seul'ment pour c'te nuit hein !" fit-il en agitant l'index avant de se mettre à rire "Sérieus'ment, tu veux ? Ca fait un moment qu'vous avez pas été ensemble et puis comme ça si b'soin... elle s'ra directement là. Et j'sais qu'c'est pas elle qu'ça dérangera, bien au contraire."

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MessageSujet: Re: Lorsque la nuit tombe... les démons se réveillent [Erïka Davidoff & William Cage][terminé]   Ven 13 Jan 2012 - 6:24

Erïka n’était pas fanatique de la viande. En fait, cela l’avait toujours un peu dégouté de cuisiner cela et n’en mangeait que très peu. Qu’elle soit humaine ou animal, de la viande était de la viande. Évitant de repenser au goût de la viande humaine, l’adolescente croqua de nouveau dans sa carotte. Elle n’avait pas son mot à dire sur les repas, à l’époque. Elle était assise à la table, avec les autres enfants et mangeait silencieusement jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien. La majorité du temps, c’était des légumes, ce qu’elle avait toujours adoré, même si elle n’en avait qu’en très petite quantité. La viande, elle, se faisait bien plus rare. Lorsqu’un animal était tué, il était dépecé et rôti avant d’être servit au repas du soir. Une fois, une personne innocente, totalement égarée, cherchant désespérément de l’aide, vint cogner à l’un des bâtiments servant de campement à la secte. Malheureusement, le pauvre homme bien qu’il promettait de ne rien dire, en avait trop vu. Il fut haché et cuisiné. Testant une recette où l’humain était le plat principal se révéla un succès, tout le monde n’y avait vu que du feu. Comment Erïka avait-elle su que cette viande qu’elle avait dévorée avec rapidité provenait d’un Homo Sapiens ? Il lui avait suffi d’écouter. Les hommes parlaient beaucoup entre eux et, bien rapidement, la nouvelle fit le tour de la gente masculine qui oubliait parfois la présence de certaines oreilles indésirables.

-"Ah bon ? J'savais pas... Faut dire qu'j'ai pas trop eu l'occaz' d'manger d'la vraie nourriture dans la rue. Si j'mange assez d'carottes, tu crois que j'finirai par voir aussi bien qu'toi, à travers les murs ? Istina doit avoir une bonne vue elle aussi à force. Ça t'embêterai d'm'en couper un morceau s'te plait ? J'ai pas assez d'mains pour l'faire !"

-« Je ne vois pas à travers les murs, qu’est-ce que tu racontes là ? » Fit-elle en attrapant un couteau. Elle coupa un morceau de carotte qu’elle déposa sur le bord de l’assiette de Will.

D’ailleurs, ce dernier ne lui avait toujours pas révélé le repas de ce soir. Elle était bien curieuse et le délicieux arôme qui envahissait la pièce faisait davantage gargouiller son ventre. Qu’est-ce que c’était ? Elle s’approcha du jeune homme alors que ce dernier se tournait justement vers elle. Le repas était finalement prêt, pour son plus grand bonheur.


-"Si mad'moiselle veut bien prendre place, elle va pouvoir l'constater par elle-même !"

-« Tu essaies de parler comme mon frère ou quoi ? » Demanda-t-elle, amusée, en allant prendre place.

Après les larmes, venait le sourire. Erïka n’avait pas réussis à remettre cette armure d’irritabilité, d’agressivité et d’indifférence qu’elle portait sans cesse. De toute façon, c’était bien inutile. Elle n’était pas d’humeur à jouer les durs à cuire et ce n’était pas Will qui allait lui en vouloir pour cela. Il avait désiré connaitre davantage Erïka ? Et bien, il venait de découvrir cette partie d’elle. Il détestait sa négativité, mais pouvait-il, à présent, avoir une petite idée d’où elle venait ? Comprenait-il pourquoi elle tentait d’éloigner les autres ? Il s’en fichait probablement et ne compterait pas fuir si facilement de sa vie. Avec le temps, elle apprendra à lui faire confiance et accepter davantage son aide.


-"Plat du jour, omelette aux lardons ! Bon en principe y a des pommes de terres avec mais l'temps qu'ça cuise, on aurait eu l'temps d'mourir de faim. Tu m'en dira des nouvelles !"

Un plat simple qui allait rapidement remplir l’estomac de la russe. C’était tout ce dont elle avait besoin. Attrapant sa fourchette, l’adolescente ne se fit pas prier pour gouter au repas, qu’elle dévora en peu de temps. Ce que c’était bon ! Même s’il y avait trop de lardon à son goût, elle ne s’en soucia que peu. Elle ne parla qu’au moment où sa fourchette se posa dans son assiette, pour y rester. Ce ne fut qu’après avoir mangé le morceau de carotte qui lui restait qu’elle détermina que c’était tout pour ce soir.

-« C’était délicieux. Par contre, t’as mis trop de lardon. J’en mange pas tellement, généralement. Quand t’as déjà saigné des porcs pour en obtenir, crois-moi que ça te prive l’envie d’en manger. »

Déposant ses couverts dans le lave-vaisselle à moitié remplis, l’adolescente retourna sagement s’assoir à sa place après s’être versé un verre d’eau. Elle observa son sac, au sol, en se demandant comment elle allait dissimuler l’existence de cette arme aux yeux du professeur. Auparavant, elle avait très bien réussis. Cependant, elle devait bien faire attention à ne pas dire un mot de trop lors de ses consultations avec lui. Ces séances visant à l’aider à maitriser son don, à se libérer d’un poids qu’elle avait sur les épaules en se confiant et à l’aider à mieux contrôler sa colère et son impulsivité étaient loin d’être une punition pour elle. Certains élèves détestaient passer du temps dans le professeur, quel que soit la raison, car ils préféraient se retrouver à l’extérieur avec leurs amis. Pour elle, c’était plutôt plaisant, par moments. Elle s’installait à une table d’échec, face au professeur et tous deux entamaient une discussion quelconque, jamais dans la même langue d’une fois à l’autre, où Erïka devait différencier la vérité du mensonge, ce qui n’était pas toujours chose simple, car l’homme savait parfaitement bien dissimuler certaines vérités. C’était un défi pour elle que de réussir les divers exercices qu’il lui proposait, sans parler de ces parties d’échec qu’elle ne gagnait jamais. Quoi qu’il en soit, elle devait faire très attention à ce qu’elle pourra bien dire ou laisser sous-entendre afin de ne pas éveiller les soupçons de son instituteur.

-"Tu veux qu'j'demande à Amy d'passer la nuit dans ta chambre ? J'te la prête mais seul'ment pour c'te nuit hein ! Sérieus'ment, tu veux ? Ça fait un moment qu'vous avez pas été ensemble et puis comme ça si b'soin... elle s'ra directement là. Et j'sais qu'c'est pas elle qu'ça dérangera, bien au contraire."

-« T’as peur que je te la vole ou quoi ? T’en fais pas. Je suis tellement fatiguée que la nuit sera calme ce soir. Je te laisse dormir avec ta chérie et s’il y quoi que ce soit, je viendrais me faire une petite place entre vous deux, ça te va ? » Elle laissa passer un sourire sur son visage avant de détourner le regard et observer son gobelet de chocolat chaud qu’elle n’avait toujours pas jeté. «Tu vois que je peux tenter de plaisanter, moi aussi. »

Ce qu’elle pouvait appeler des plaisanteries, en temps normal, étaient plutôt des répliques offensantes. Ce soir, par contre, c’était bien différent. Elle ne cherchait pas à blesser, loin de là. Demain, peut-être, trouvera-t-elle des mots pour en provoquer certains, pour répliquer à d’autres, mais pas maintenant. Si elle se trouvait plutôt ridicule, n’étant pas habituée à l’humour et aux blagues innocentes, Will ne semblait pas la juger pour cela. Finalement, la jeune fille se leva pour se débarrasser du gobelet, le jetant, sans un regard, dans la poubelle.
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MessageSujet: Re: Lorsque la nuit tombe... les démons se réveillent [Erïka Davidoff & William Cage][terminé]   Ven 13 Jan 2012 - 14:36

William remercie Erïka d'un signe de tête une fois que celle-ci ait déposé un morceau de carotte sur le bord de son assiette. Manger de la vraie nourriture avait été trop rare trop longtemps pour lui et maintenant qu'il en avait l'occasion, il n'allait sûrement pas se priver. Passer des journées sans manger n'avait pas été rare à l'époque même si les gens gachaient trop facilement de la nourriture et qu'il n'était pas rare d'en trouver des échantillons à peine entamés dans les poubelles de la ville. Cependant Amy et lui n'étaient pas les seuls, loin de là, et il n'était pas toujours facile d'arriver les premiers. Souvent, ils avaient dû se battre mais n'avaient que rarement réussi à manger à leur faim en 5 ans passés ensemble. Cela se remarquait sans mal juste en les regardant. Leurs corps amaigris montraient qu'ils n'avaient pu se nourrir convenablement pendant longtemps. Même s'il n'était pas très large, Will paraissait un peu moins maigre qu'Amy, ayant développé sa musculature à force de combats incessants. Il comptait néanmoins profiter des cuisines de l'Institut pour reprendre un poids normal. Mais n'ayant que peu mangé pendant une longue période, il saturait rapidement, mangeant au final assez peu par rapport aux autres. Par contre, en ce qui concernait les apports en nutriments et autres bienfaits, il n'en avait absolument aucune idée. La révélation d'Erïka par rapport aux carottes le laissa perplexe. Un seul aliment pouvait-il avoir ce pouvoir ? Ou n'était-ce qu'une croyance sans fondement ? Le seul moyen de vérifier était d'en manger, juste par curiosité. Mais il se doutait bien qu'un seul morceau n'allait pas révolutionner le monde.

Erïka lui affirma qu'elle ne voyait pas à travers les murs, n'ayant pas l'air de comprendre de quoi il parlait. Pourtant, il n'était pas fou, elle avait bien anticipé l'arrivée des élèves lorsqu'ils se battaient. Si elle n'avait pu les voir à travers les murs, comment avait-elle deviné ? Rien n'indiquait que quiconque s'approchait, pas même un bruit
.

"Bah comment qu't'as su qu'des élèves se pointaient alors ? Hmm... non, non, n'me dit pas !" fit-il comme s'il participait à un jeu de devinettes "Tu... T'as un don d'prémonitions ! C'est ça, j'ai bon ?"

Connaissant déjà le pouvoir de la russe, il ne voyait pas trop en quoi détecter les mensonges l'aiderait à anticiper les évènements. Il savait que certains mutants développaient plusieurs mutations. Il n'y avait qu'à voir Emma Frost qui ne se limitait pas à un seul don psychique. Il en déduisit donc qu'elle en possédait un autre mais était loin de se douter de quoi il s'agissait. Will imaginait déjà ce qu'il pourrait faire avec un don pareil. Pouvoir voir l'avenir en avance était une chance. Trouver les numéros de la loterie, anticiper les combats, sauver sa peau de situations dangereuses... Il trouva néanmoins que cela gachait un peu la surprise. Toutefois, l'étudiante n'avait anticipé qu'une seule chose jusqu'à présent et le mutant se demanda s'il ne s'était pas trompé.

La remarque d'Erïka le fit rire car pas un seul instant il n'avait cherché à imiter son frère. Bien que William adorait se moquer de ceux qu'il ne supportait pas, il ne se serait jamais permis d'imiter Alexïs dans ce but. Cependant, il nota que la russe semblait amusée par son manège, ce qui le conforta dans son idée qu'elle était belle et bien détendue maintenant qu'ils étaient à l'abris
.

"En fait non. J'risque pas, j'suis tout l'inverse de lui ! J'ai jamais vu quelqu'un d'si poli. Enfin en même temps dans la rue, la politesse c'est un peu inutile... J'imitais l'maitre d'hotel voyons ! Hé, j'aurai la classe dans c'rôle non ? Avec un costard et tout... Quoiqu'j'ai pas trop la tête de l'emploi. Tant pis, ce s'ra juste pour toi ! Quel privilège !" répondit-il en riant

Définitivement, Will était ravi de voir une toute nouvelle Erïka. Non pas qu'il n'appréciait pas celle de d'habitude, mais cela lui prouvait qu'elle n'était pas restée sourde à ce qu'il lui avait dit plus tôt. Il ne la jugeait pas, il ne lui imposait rien, mais il n'avait pu s'empêcher de lui dire sa façon de penser. Malgré les airs de dispute qu'avait pris la discussion, c'était au final plus un conseil qu'autre chose qu'il lui avait donné. S'enfermer sur soit même ne donnait rien de bon et bloquait toute tentative d'évolution. Néanmoins maintenant il comprenait. Il comprenait ce qui la poussait à éloigner les autres en les blessant, verbalement ou physiquement. Elle avait certes des raisons et le rouquin était bien conscient de la dure vie qu'elle avait pu vivre mais ne comprenait pas pourquoi elle s'empêchait de profiter de la vie et d'éventuels soutiens. Au final, cela ne changeait pas grand chose pour lui. Il lui avait certifié son aide et il ne comptait pas changer d'avis. Il n'avait pu compter que sur lui-même pendant longtemps et savait à quel point la présence de soutiens était importante.

Son assiette et la pomme terminées Will engloutit le morceau de carotte. Erïka avait vraisemblablement apprécié le plat, faisant plaisir au mutant. Il réalisa qu'il n'avait même pas demandé à la russe s'il existait des aliments qu'elle n'aimait pas ou préférait éviter de manger. La prochaine fois, il ferait des pâtes. Tout le monde aime les pâtes !


"Comme ça j'saurai pour la prochaine fois ! Y autre chose que t'aimes pas ? Ou qu'tu préférerais éviter d'manger ?"

Will n'était pas difficile, il mangeait de tout. N'ayant pas eu le choix dans la rue, il n'était pas devenu difficile, même si il préférait certains aliments à d'autres. Du coup, il oubliait que ce n'était pas toujours le cas de tout le monde. Débarassant ses couverts, il les déposa dans le lave-vaisselle avant de nettoyer les ustensiles qu'il avait utilisé. Erïka refusa sa proposition comme il s'y était attendu. Elle fit même preuve d'humour.

"Ca marche, on fait comme ça !" répondit-il en riant doucement "J'ai jamais douté qu'tu savais plaisanter, tu l'fais à ta façon. Moi j'le fais p't'être un peu trop souvent. Enfin quoiqu'il en soit, j'vais te souhaiter une bonne nuit. J'ai passé une bonne journée. Si c'est vrai, sincèr'ment. Un trou dans la main, c'est pas grand chose à côté d'ce que tu m'as offert. Et puis ça m'a permis d'rencontrer ton frangin. Si un jour t'as envie d'papoter, d'frapper quelqu'un ou autre, tu sais où m'trouver. Promis, j'arrête les discours soporifiques." ajouta t-il en lâchant un baillement sonore

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MessageSujet: Re: Lorsque la nuit tombe... les démons se réveillent [Erïka Davidoff & William Cage][terminé]   Ven 13 Jan 2012 - 22:48

Erïka jouait doucement avec une mèche de ses cheveux. Jamais elle n’aurait pu douter, quelques semaines plus tôt, qu’elle puisse posséder une deuxième mutation. Elle avait pensé que ce n’était qu’un simple problème d’audition, ce qui était bien plus plausible à ses yeux, mais elle s’était trompée. Le professeur Xavier c’était chargé de l’aider lorsqu’il a découvert qu’elle pouvait entendre avec perfection tout ce qui se disait autour d’elle, sur quelques mètres. Elle avait beaucoup de chance de pouvoir compter sur lui, car elle serait bien vite devenue folle sans son aide. Maintenant, grâce à son don, elle pouvait prévoir l’arrivée de certaines personnes, comme ce fut le cas aujourd’hui. Elle pourra, dans un futur proche, être en mesure d’entendre les gens murmurer contre elle ou contre certaines personnes. Dans le cas où elle se trouverait en danger, cela allait se révéler utile afin de prendre de cours ses ennemis. Elle avait déjà fait une courte liste, mentalement, des avantages de posséder ce don. Pour ce qui était des désavantages, elle n’avait trouvé que les maux de tête résultants son utilisation. La fin des migraines, ce ne sera pas pour bientôt !

-"Bah comment qu't'as su qu'des élèves se pointaient alors ? Hmm... non, non, n'me dit pas ! Tu... T'as un don d'prémonitions ! C'est ça, j'ai bon ?"

-« Perdu. Je les ai entendus. C’est pas toujours volontaire, je me mets soudainement à entendre plus clairement et sur une plus longue distance… un peu comme un chat, en fait. »

Assise devant son assiette vide, Erïka ne regrettait pas cette époque où elle avait tellement faim qu’elle mangeait la moindre miette, au point où son couvert brillait comme s’il n’y avait jamais eu de nourriture dedans. Depuis son enfance l’adolescente avait toujours été un peu plus maigre que les autres filles. Après son passage à la secte, s’était encore plus flagrant. Elle n’avait que la peau sur les os, ce qui était très visible. Dans la rue, Amy et Will n’avaient sûrement pas eut des repas luxueux tous les soirs. Ça, elle pouvait parfaitement le comprendre. En fait, elle aurait préféré le monde hostile de la rue à l’enfer de la secte. Elle ne pouvait pas savoir ce qu’avait vécu le couple, mais se doutait bien que la vie n’avait pas toujours été rose pour eux. Malgré tout, ils s’étaient accrochés, ils s’étaient soutenus et les voilà dans un luxueux manoir où leurs rêves pourront devenir réalité. Lorsqu’on le voulait, les choses pouvaient s’arranger pour tout le monde.

-"Comme ça j'saurai pour la prochaine fois ! Y autre chose que t'aimes pas ? Ou qu'tu préférerais éviter d'manger ?"

-« Eh bien… Il y a… non. En fait, seulement la viande. »

Vous savez, ce sentiment de vouloir se confier à quelqu’un en espérant oublier, par la suite, ces pensées qui vous nuisent ? Erïka se sentait ainsi en ce moment. Elle avait passé près d’en dire plus. Elle avait une oreille pour l’écouter, enfin. C’était si dur pour elle de parler, habituellement, mais ce soir, sa langue se déliait. Cependant, Will en savait déjà trop. Elle ne pouvait pas se permettre de lui en révéler davantage sur ce qu’elle avait vécu. Qu’espérait-elle en faisant cela ? De la compassion ? Du réconfort ? La seule fois où elle avait ouvertement parlé de ce qui s’était produit là-bas, était en professeur. Déjà, Erïka était dans un mauvais état, mentalement parlant, et elle n’arrivait plus à démêlé tous ces souvenirs, toutes ces émotions longtemps refoulée. C’était la seule fois qu’elle l’avait laissé volontairement pénétrer son esprit. Était-elle réellement prête à partager son lourd fardeau avec une personne qu’elle ne connaissait pas énormément, mais qui ne la jugera pas ? Non, elle devait tenir sa langue. Elle avait l’esprit embrouillée par la fatigue, le stress et l’angoisse, c’était pour ça qu’elle n’était plus tout à fait comme à son habitude. Elle avait fait tomber ses défenses, c’était pourquoi elle se sentait si faible. Elle ne pouvait pas parler, elle devait se taire. Après une bonne nuit de sommeil, elle n’y repensera plus. Demain était un autre jour, non ?

-"J'ai jamais douté qu'tu savais plaisanter, tu l'fais à ta façon. Moi j'le fais p't'être un peu trop souvent. Enfin quoiqu'il en soit, j'vais te souhaiter une bonne nuit. J'ai passé une bonne journée. Si c'est vrai, sincèr'ment. Un trou dans la main, c'est pas grand-chose à côté d'ce que tu m'as offert. Et puis ça m'a permis d'rencontrer ton frangin. Si un jour t'as envie d'papoter, d'frapper quelqu'un ou autre, tu sais où m'trouver. Promis, j'arrête les discours soporifiques."

-« Bonne nuit. »

Erïka attrapa son manteau et glissa son sac sur son épaule afin de se diriger vers le couloir. Désert, l’adolescente fut heureuse de ne croiser personne. Ils devaient tous dormir à cette heure-ci. D’ailleurs, elle devrait en faire de même. Sa petite Istina devait être roulée en boule, bien au chaud dans un coin de sa cage. Avec de la chance, Erïka ne la réveillera pas. Atteignant les escaliers, elle monta lentement les marches menant à l’étage et se dirigea immédiatement dans le couloir menant à sa chambre. Attrapant sa clé, elle déverrouilla la porte afin d’entrer dans la pièce. Il ne fallut pas bien longtemps à l’adolescente avant de se retrouver en pyjama, dans son lit, sombrant dans un profond sommeil qui, comme elle l’espérait, sera profond et sans cauchemars.
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MessageSujet: Re: Lorsque la nuit tombe... les démons se réveillent [Erïka Davidoff & William Cage][terminé]   Sam 14 Jan 2012 - 13:55

Erïka révéla à William l'existence d'une seconde mutation. Au moins sur ce point, il avait vu juste. Est-ce que tous les mutants développaient un deuxième don ? Ou était-ce seulement quelques rares d'entre eux ? Difficile de répondre à la question, n'en connaissant que quelques uns. Mais il était fort possible que, comme pour tout ce qui avait rapport avec la génétique, les chances soient inégales entre gens de la même espèce. Néanmoins, la seconde mutation de la russe avait un lien direct avec la première, ce qui n'était pas toujours le cas pour tous ceux qui, comme elle, voyaient leurs dons se développer. William imagina ce que cela pouvait apporter d'entendre si bien. Ce devait tout de même être parfois génant de trop bien entendre et vite donner mal au crâne si ce n'était pas maîtrisé. Et vu la façon dont l'étudiante en parlait, il était certain qu'elle était loin de la maîtriser. Rien d'étonnant si ce don venait tout juste de se développer.

"Décidement, tes oreilles sont un véritable détecteur ! Une fois maîtrisé, ton pouvoir s'ra vachement utile ! Parce que là j'imagine qu'ça doit juste t'faire mal à la tête d'entendre soudainement mieux sans qu'tu l'ai désiré. J'évit'rai d'parler trop fort en ta présence, promis." répondit-il avec un regard plein d'admiration

Même s'il avait aujourd'hui assisté sans le vouloir à une bonne partie du passé d'Erïka, il en ignorait bien des détails. De multiples questions se bousculaient dans sa tête mais il estimait que tout ça ne le regardait pas, même s'il s'était plus ou moins impliqué. En plus, il savait que parler de son passé était un peu comme le revivre une seconde fois, forçant à se souvenir de choses qu'on aurait préféré oublier. L'étudiante avait déjà suffisamment fait face à son passé pour aujourd'hui. Ce n'était pas que Will ne s'y intéressait pas, mais il ne voulait pas se montrer intrusif. Si jamais un jour elle avait envie d'en parler, il serait là pour l'écouter mais en aucun cas il ne la mitraillerait de questions à ce sujet.

Erïka, après une hésitation, confirma qu'il n'y avait que la viande qu'elle préférait éviter de manger. Le mutant se douta, vu sa réponse, qu'il y avait autre chose mais ne fit pas la remarque. Si elle ne souhaitait pas le dire, il y avait sûrement une bonne raison. Il était de toute façon rare que le rouquin cuisine et cela limitait les risques qu'il fasse le mauvais plat.


"Pas d'viande, c'est noté. Les établiss'ments William&co espèrent qu'vous avez passé une agréable soirée, qu'le repas vous a plu et qu'vous reviendrez bientôt gouter à un nouveau plat ! Oubliez pas l'pourboire..." fit-il avec un sourire en coin avant de rire

S'il se sentait à l'aise avec quelqu'un, Will plaisantait beaucoup. C'était sa façon de faire passer plus facilement les choses sérieuses ou tristes. Ne pas s'y attarder et les tourner en dérision fonctionnait plutôt bien en général. Il était ravi de voir qu'Erïka essayait elle aussi de plaisanter, dans une moindre mesure. C'était un signe qu'au moins il ne l'agaçait pas en faisant ça.

Erïka ponctua le monologue qu'il venait de faire par un "bonne nuit". Avait-il encore trop parlé ? Lorsqu'un sujet lui tenait à coeur, il avait tendance à s'emporter et à trop parler... ce qui lui arrivait un peu trop souvent. Il n'insista donc pas et salua la russe d'un geste de la main.


"R'pose toi bien. Caresse Istina d'ma part."

Une fois seul, le mutant termina de ranger la cuisine puis en sortit. Il se dépêcha de rejoindre sa chambre, courant presque. Amy lui avait manqué toute la journée et il devait absolument s'excuser de l'heure tardive à laquelle il rentrait. Il allait ouvrir la porte rapidement lorsqu'il interrompit son geste. Vu l'heure, elle dormait peut-être. Tout doucement, il déverrouilla la porte et entra à pas de loups. La lumière était allumée, mais il ne percevait aucun mouvement. Refermant la porte tout aussi doucement qu'il l'avait ouverte, il aperçut Amy, allongée sur le lit toute habillée apparement endormie. Il s'approcha lentement et constata qu'effectivement, elle dormait. Attrapant la couverture, il la rabattit sur elle afin qu'elle soit au chaud. Il se débarassa de ses vêtements puis vint la rejoindre sous les couvertures le plus doucement possible pour ne pas la réveiller. Il l'embrassa sur la joue puis posa la tête sur l'oreiller, regardant le plafond. C'était une chance qu'elle dorme, Will n'avait pas vraiment envie de parler de la journée ce soir. Mais demain, demain il lui racontera tout... en omettant les détails dont Erïka ne voulait parler à personne. Sur cette pensée, il sombra rapidement dans le sommeil, épuisé par la journée.


[Rp terminé]

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