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 Lorsque la nuit tombe... les démons se réveillent [Erïka Davidoff & William Cage][terminé]

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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Lorsque la nuit tombe... les démons se réveillent [Erïka Davidoff & William Cage][terminé]   Lun 9 Jan 2012 - 19:07

« How the hell did we wind up like this
Why weren't we able
To see the signs that we missed
And try to turn the tables»

Erïka observa son reflet dans le miroir posé au-dessus de l’évier. Elle avait une sale mine. Sa chevelure trempée tombant sur ses épaules nues, découvrait son visage, aux yeux cernés après de nombreuses nuits où le sommeil avait été peu présent. L’anxiété se lisait parfaitement bien sur ses traits en ce moment et elle s’efforça de la faire disparaitre, sans succès. Attrapant son sèche-cheveux, l’adolescente s’occupa rapidement de sa frange, avant de passer au reste de sa chevelure qu’elle attacha finalement en queue-de-cheval. Elle n’avait pas le temps de s’y attarder. Il lui restait exactement six minutes avant de retrouver Will. Jetant sa serviette au sol, la jeune fille enfila à la vitesse de l’éclair des sous-vêtements propres, une paire de jeans sombres avec un chandail à col roulé de même couleur. Elle mit des chaussettes de couleur différente, n’ayant pas le temps de trouver la jumelle de l’une ou de l’autre, avant de sauter dans ses bottes d’hiver. Attrapant son sac, Erïka fit rapidement l’inventaire de ce qu’il y avait à l’intérieur, jetant ce qui lui était inutile sur son lit. Glissant une petite liasse d’argent dans les poches de son jeans, l’adolescente était finalement prête. Avant de sortir de la pièce, elle attrapa un peu plus d’argent dans le tiroir de sa table de chevet, au cas où ce qu’elle avait sur elle ne serait pas suffisant. Elle avait retiré énormément d’argent lors du dernier mois, sachant très bien qu’elle ne comptait pas quitter l’institut avant un bon moment. Ainsi, en cas de besoin, elle n’avait pas à faire de détours inutiles par la banque, surtout lorsqu’il était question d’envoyer quelqu’un lui acheter des cigarettes en ville. Aujourd’hui, elle se félicita d’avoir fait cela. Déposant Istina dans sa belle grande cage, où elle aura beaucoup plus de liberté de mouvement, Erïka s’empara de son manteau avant de sortir de sa chambre, s’assurant que la porte était bien verrouillée.

La russe arriva à l’heure pile à l’extérieur. Déposant son sac sur l’une des marches de béton fraichement déneigée, elle enfila son manteau noir et le referma. Il ne faisait pas chaud, mais le temps était très agréable lorsque le vent ne lui soufflait pas au visage. Glissant son sac en bandoulière, la mutante profita de l’absence de Will pour s’allumer une cigarette. Le soleil s’éclipsait déjà, au loin, alors qu’il était encore tôt. C’était ainsi les nuits d’hiver et cela ne plaisait pas à Erïka, qui redoutait, à présent, de se balader dans cette jungle qu’était New-York, une fois la nuit tombée. Elle avait davantage l’impression que ses démons l’observaient, cachés dans l’ombre, prêts à bondir dès que l’opportunité se présenterait.

Descendant les quelques marches qui la séparait d’un parterre de neige, Erïka observa les étudiants, plus loin, s’amuser à faire une guerre de balle de neige. Usant de leurs pouvoirs, ils jouaient avec leurs propres règles. Cela rappela à l’adolescente ces nombreuses journées où son frère jumeau et elle tentaient de bâtir le plus grand château fort du quartier. Passant leurs journées à l’extérieur, ils n’avaient pas de mal à avancer rapidement dans l’élaboration de leur fort de neige, résistant aux assauts ennemis. N’ayant plus personne pour se rouler dans ces flocons blancs avec elle, la jeune fille n’avait pas eu le plaisir de s’adonner aux joies de l’hiver depuis quelques années. Peut-être devrait-elle trainer Amy à l’extérieur, la prochaine fois qu’elle la verrait ? Au moins, cela leur changera probablement les idées à toute les deux…

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William McKellen
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MessageSujet: Re: Lorsque la nuit tombe... les démons se réveillent [Erïka Davidoff & William Cage][terminé]   Lun 9 Jan 2012 - 20:22

William crut distinguer un rire venant d'Erïka. A force de raconter n'importe quoi, avait-il réussi à faire mouche ? Quoiqu'il en était, rien ne semblait pouvoir soulager la russe du fardeau inconnu. Elle répliqua que ce n'était pas si simple que ça mais ça, il le savait bien. Même s'il ignorait la nature de son problème, il savait que rien n'était simple. On pouvait s'efforcer de prendre les choses comme elles venaient, de les aborder avec simplicité, sans prise de tête, mais ça n'empêchait pas les problèmes d'affluer. Tout ne tenait pas qu'à nous.

"Non, ça l'est pas. Mais tant qu'c'est d'actualité, on aura l'opportunité d'y mettre un terme. Même si c'est long et compliqué."

Une fois hors de la salle de sport, il suivit la russe pour entendre la réponse qu'elle formulait. Elle accepta la proposition et lui donna rendez vous dans un quart d'heure. Il la regarda s'éloigner rapidement en direction des dortoirs où se trouvait sa chambre. Il repensa à ce qu'elle avait dit avant de partir.

*Et quoi ? Ça veut dire que j'pue ça ?*

Il fit une légère grimace puis, pas contrariant, traversa le manoir à grandes enjambées pour rejoindre sa propre chambre. En ouvrant la porte, il avait espéré tomber sur Amy mais celle-ci n'était toujours pas revenue. Il soupira, jeta ses vêtements dans un coin puis prit une douche rapide. La chaleur de l'eau lui faisait du bien mais il ne s'attarda pas trop, détestant arriver en retard à un rendez-vous. Après s'être séché rapidement, il sortit de l'armoire un jean blanc et un pull noir avant d'enfiler de nouveau sa veste. Il plaqua ses cheveux encore mouillés en arrière, vérifia que son couteau était bien accroché à sa ceinture puis attrapa un morceau de papier pour laisser un mot à Amy, l'informant de sa sortie avec Erïka. Il ne voulait pas qu'elle le cherche partout si jamais elle revenait dans la chambre avant lui.

Dehors, Will constata qu'il avait probablement de l'avance, ne voyant la russe nulle part. Le ciel s'assombrissait, la nuit pointait le bout de son nez. Il avança un peu et alla se poser sur le bord d'un muret dont il dégagea la neige d'une main. Il ne patienta pas trop longtemps, l'étudiante ne tarda pas à se montrer. Elle le chercha du regard mais ne le vit pas, presque dissimulé par un mur. Il allait se lever pour la rejoindre lorsqu'il posa les yeux sur le groupe d'élèves qui faisait une bataille de boules de neige. Il regarda la russe, regarda les élèves, regarda la neige puis la regarda de nouveau. Il se pencha pour attraper suffisamment de neige, fit une boule et la lança dans sa direction, l'atteignant derrière la tête
.

"Ouais, 200 points !" fit-il en riant tout en s'approchant d'elle

"Allons y, plus vite on y s'ra, plus vite tu sera rentrée." ajouta t-il en amorçant la marche.

"J'préférais qu'tu viennes car déjà, faut la thune et j'doute que tu m'la confies les yeux fermés. Aussi parce que comme ça, tu pourras choisir. Et ensuite parce qu'ils vendent qu'à un client direct, et ils savent très bien qu'c'est pas moi qui vais leur ach'ter ça."

Ce n'était pas la porte à côté mais Will préférait y aller à pied. Il y avait pas mal de circulation et de piétons, créant une sorte de brouhaha plutôt pénible à entendre. Heureusement, le lieu où ils se rendaient était un peu en dehors du centre ville. Le mutant s'engagea dans une ruelle afin de rejoindre plus rapidement la rue qu'il cherchait. La rue en question n'était pas très peuplée, on y trouvait surtout des clochards et autres sans abris. Sans hésiter, il se dirigea vers une forme allongée au sol, recouverte de papier journal. Il dégagea rapidement les journaux, découvrant ainsi un homme assez âgé, barbu et immobile. A le regarder ainsi, on aurait pu le croire mort si on oubliait le ronflement qu'il produisait. Will le remua du bout du pied.

"Hé debout Alfred, j'ai b'soin d'toi."

Le vieillard remua la bouche et se tourna sur le côté sans pour autant faire mine de se réveiller.

"Oh, j'te cause vieux débris antique !" fit-il en le remuant davantage

L'homme se tourna vers lui en mâchonnant quelque chose d'inexistant avant de le fixer de son regard vide. Il se redressa en se frottant les yeux puis esquissa un sourire qui dévoila en partie ses dents manquantes
.

"Tiens, ça faisait longtemps que n't'avait pas vu dans l'coin. Tu m'apportes un cadeau ?"

William s'accroupit près de l'homme, parlant plus doucement.

"J'ai besoin du code. C'est plutôt urgent."

Le clochard tendit la main vers lui et toucha la veste du mutant, comme une personne qui faisait ses courses et qui hésitait entre deux modèles.

"Elle a l'air chouette ta veste... mieux que mes vieux journaux humides."

Le rouquin leva les yeux au ciel, retira sa veste et la donna au vieil homme. Ce dernier l'enfila rapidement et lui offrit un sourire satisfait avant de se pencher vers lui, murmurant quelque chose à son oreille.

Will hocha la tête puis se redressa. Il rebroussa chemin, entrainant Erïka avec lui. Quelques minutes plus tard, ils atteignirent une rue commerçante et le mutant entra dans un salon de thé. Il s'arrêta devant l'accueil de l'établissement et s'adressa à celui dont le travail était de placer les arrivants. Il fit signe à la russe de le laisser parler sans faire de commentaires.


"B'soir. Mon amie et moi désirons 2 tasses d'Earl Grey, une part de crumble aux pommes et un verre de citronnade. Avec l'addition en même temps, on est pressés."

Le réceptionniste le regarda de haut en bas avant de faire la même chose en direction d'Erïka puis leur fit signe de le suivre. Ils passèrent devant le salon de thé principal ou plusieurs personnes discutaient tranquillement, ne leur prêtant aucune attention. L'homme s'arrêta devant une porte fermée électroniquement, frappa 2 coups rapides puis un coup lent et patienta avant d'entendre un déclic. Une fois la porte déverrouillée, il leur fit signe d'entrer et referma la porte derrière eux, les laissant seuls dans un long couloir qui se séparait en deux. William continua sa route et tourna à gauche, connaissant le chemin.

"Attend moi là." fit-il à Erïka en lui faisant signe de ne pas bouger.

Une fois la porte au bout du couloir franchie, il entendit plusieurs cliquetis d'armes qu'on rechargeait et leva les deux mains.


"C'est qu'moi, on s'détend."

Cinq hommes dont 3 qui avaient environ l'âge de William le tenaient en joue. Ils baissèrent leurs armes et échangèrent leur air austère contre un sourire avant de retourner à leurs occupations. La pièce était plutôt grande et haute de plafond. Des caisses étaient empilées les unes sur les autres au milieu de meubles abimés. On aurait presque dit un hangar désaffecté tant le rangement n'était pas de mise. Un des hommes s'approcha de Will et le salua.

"Salut Edge. Qu'est-ce que tu viens faire ici ? Je croyais que tu détestais ça ? Tu veux une arme ou travailler avec nous ?"
"Salut Mike. Toujours pas non. Attend."


Will fit demi tour et ouvrit la porte qu'il avait laissé entrouverte exprès pour qu'Erïka ne se sente pas enfermée dans un couloir, seule. Il l'invita à le rejoindre.

"C'pas pour moi. C'est pour elle."

Mike regarda Erïka en haussant les sourcils avant de revenir vers William.

"Tu les prends au berceau maint'nant ? Elle est où ta sœur siamoise ? Tu l'as échangée contre elle ?"
"Sois pas con tu veux. On est là pour affaires pas pour raconter ma vie."


L'homme reposa les yeux sur la russe, l'observant comme s'il la déshabillait du regard, souriant en coin.

"Et qu'est-ce qu'elle veut notre mignonne petite invitée ? Un biscuit ? Un verre de lait peut-être ?"
.

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MessageSujet: Re: Lorsque la nuit tombe... les démons se réveillent [Erïka Davidoff & William Cage][terminé]   Lun 9 Jan 2012 - 21:48

Il avait osé. Il avait profité du fait qu’elle n’était pas sur ses gardes, qu’elle était concentrée sur sa cigarette. Il allait le regretter. De la neige se glissa dans la chevelure de l’adolescente alors que cette dernière se tourna vivement vers Will. Il voulait jouer à ça ? Elle allait lui montrer qu’elle savait, elle aussi, se battre à coup de balle de neige. Il ne savait pas qu’il venait de réveiller une ennemie redoutable. S’efforçant de ne pas répliquer, Erïka murmura un « Tu vas me le payer » avec un fort accent russe. Elle commençait déjà à imaginer sa revanche alors qu’ils quittaient la sécurité de leur foyer pour le monde hostile des Homo Sapiens.
Will ne tarda pas à expliquer les raisons qui l’obligeaient à amener l’adolescente avec lui. Cela ne lui posait pas de problème, si ce n’était qu’elle devait s’éloigner de l’institut. Attrapant son téléphone portable reposant au fond de son sac, elle le glissa dans la poche de son pantalon, le dissimulant du mieux possible. En cas d’ennui, il pouvait toujours se révéler utile.

La route jusqu’à la ville ne fut pas si longue. Était-ce parce qu’elle la parcourait avec un compagnon, cette fois-ci ? Quelques fois, la présence d’une seule personne pouvait changer bien des choses lors d’une balade semblant interminable. Le bruit de leurs pas dans la neige manqua à l’adolescente lorsque les deux jeunes atteignirent la ville. Erïka passa une bonne partie de ce trajet à fixer le sol, tentant de se concentrer sur autre chose que les divers sons et voix autour d’elle. Puis, sans même qu’elle ne s’en rende compte, ils avaient atteint une ruelle plutôt sombre et dégoutante… Tout pour ne pas rassurer la jeune fille. Déjà, le déclin du soleil dans le ciel ajoutait un certain stress qu’elle tentait de dissimuler. Lorsqu’elle perdait Will de vue, ne serait-ce que quelques secondes, elle paniquait intérieurement. Pas question de rester seule en ces lieux ! Même si elle connaissait le chemin du retour, elle ne pouvait plus se résigner à marcher seule dans les ténèbres.
Will s’arrêta finalement sur ce qui semblait être un clochard. N’étant pas très rassurée, la mutante fit deux pas vers l’arrière, laissant l’homme parler au dénommé Alfred. Elle ne comprenait pas pourquoi il avait accepté de donner sa veste, mais ne se mêla pas de ses affaires, restant silencieuse, scrutant régulièrement les deux côtés de la rue, craignant toujours de voir une personne indésirable surgir et se jeter sur elle dans le but de l’assassiner.

Ce fut un léger soulagement que de quitter cette rue pour se retrouver dans un endroit bien plus chaleureux. Un salon de thé ? Il faisait quoi, là ? S’il pensait pouvoir s’arrêter prendre un casse-croute, il se trompait royalement ! Intriguée, l’adolescente souhaita connaitre la raison de leur présence en ces lieux, mais le rouquin lui fit signe de se taire, ce qu’elle n’apprécia pas. Cependant, étant donné qu’elle désirait ardemment cette arme, elle marcha sur son orgueil et ses sales commentaires, suivant Will en détaillant le salon de thé du regard. Comment connaissait-il cet endroit ? Les armes n’étaient peut-être pas son fort, mais il savait où en trouver au besoin. Une fois devant une porte quelconque, le serveur s’arrêta et cogna, attendant patiemment son ouverture. Laissant passer Will et Erïka, le serveur retourna à son boulot. La porte se referma lourdement derrière eux et l’adolescente sursauta. Que faisaient-ils ici ? Elle se sentait enfermée entre deux portes dans un couloir éclairé que de quelques néons, rien de bien rassurant. Lorsque le borgne lui demanda de l’attendre, elle refusa.


-« Et quoi encore ? Tu ne me laisse pas seule ici ! »

Cependant, le temps n’était pas à l’argumentation et Erïka comprit bien rapidement qu’elle n’avait pas le choix d’attendre, croisant les bras en signe de frustration, la mine boudeuse. Elle n’aimait pas cet endroit qui ne lui inspirait guère confiance. Elle n’avait qu’une seule envie : sortir d’ici au plus vite. Il était trop tard pour reculer, par contre, Will était déjà devant la porte du fond et entrait doucement dans la pièce. Et elle, que devait-elle faire ? Rester sagement immobile comme une cruche ? Non, jamais. On parlait bien d’Erïka après tout. Cette dernière s’approcha lentement de la pièce, bien déterminée à savoir ce qui se cachait de l’autre côté. Sûrement des armes, elle n’en doutait pas. Lorsque la porte s’ouvrit en grand, l’adolescente comprit qu’elle pouvait entrer, ce qu’elle fit sans se gêner. Elle se retrouva dans une pièce où l’esthétique était probablement dissimulée sous un tas de crasses et de caisses. Les femmes de ménage, ils ne connaissaient pas ça ?
Erïka se retrouva aux côtés de Will, devant un homme plus grand qu’elle, ce qui n’était pas rare dans cette ville, la fixant avec une certaine lueur d’amusement dans le regard malgré l’air sérieux de son visage.


-« C'pas pour moi. C'est pour elle. »
-« Tu les prends au berceau maint'nant ? Elle est où ta soeur siamoise ? Tu l'as échangée contre elle ? »
-« Sois pas con tu veux. On est là pour affaires pas pour raconter ma vie. »

Erïka serra les poings. Elle devait se contrôler et garder son sang-froid, mais elle ne supportait pas ce genre de remarques. Si elle s’écoutait, elle frapperait immédiatement cet homme pour lui prouver qu’il la sous-estimait grandement. Elle n’était peut-être pas menaçante, en apparence, mais tout était dans son regard, ses yeux de fauves qui soutenaient ceux du marchand d’armes. Elle n’était pas là pour rire et encore moins pour que l’on se moque d’elle. S’il ne voulait pas faire affaire avec elle, la jeune fille se chargerait de le frapper avec hargne avant de foutre le camps de l’endroit.

-« Et qu'est-ce qu'elle veut notre mignonne petite invitée ? Un biscuit ? Un verre de lait peut-être ? »

Le contrôle ? Le sang-froid ? Mais qu’étaient-ce ces notions ? Erïka l’avait complètement oublié lorsqu’elle agrippa, d’une main féroce, la chemise de l’homme avant de plonger son regard dans le sien. Il ne la prenait pas au sérieux ? Elle allait trouver le moyen de se faire respecter, même si c’était par la force.

-« Arrête de déconner, p’tain d’enfoiré ! Tu veux parler affaire ou pas ? J’suis pas là pour rire et si le connard que t’es peut pas se rentrer dans le crâne le fait que je veuille une putain d’arme, je vais aller voir ailleurs. C’est clair ? »Fit-elle avec un accent russe qui ressortait bien souvent lorsqu'elle était frustrée ou en colère.

Repoussant l’homme, Erïka constata alors qu’elle était menacée par des armes à feu. Il semblerait que son caractère explosif ne plaise pas à tout le monde. Croisant les bras sous sa poitrine, l’adolescente fixa, le visage impassible, l’homme lui faisant toujours face. Comme si de rien n’était, il replaçait sa chemise, un étrange rictus sur les lèvres. Venait-il de découvrir que les apparences pouvaient s’avérer parfois trompeuses ?

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William McKellen
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MessageSujet: Re: Lorsque la nuit tombe... les démons se réveillent [Erïka Davidoff & William Cage][terminé]   Lun 9 Jan 2012 - 23:12

William, malgré sa dure vie dans la rue, avait conservé un caractère enfantin et joueur, aimant profiter des petits plaisirs de la vie lorsqu'il en avait l'occasion. Il se souvenait des parties de bataille de neige qu'il faisait avec sa soeur lorsqu'ils étaient plus jeunes. Il savait que malheureusement, c'était le genre de choses qui n'arriverait plus jamais. Mais l'occasion avait été trop belle. Il ne l'avait pas fait pour embêter Erïka mais plutôt pour s'amuser. Non pas qu'il voulait s'amuser à ses dépends, loin de là, mais il avait espérer qu'elle réplique. Elle se contenta simplement de marmonner et de le fusiller du regard. Du coup, il n'insista pas et l'emmena avec lui, chercher ce qu'elle désirait.

Parvenir jusqu'au dépôt d'armes de ses amis était plutôt compliqué mais c'était un passage obligé. Quoi de plus normal de vouloir dissimuler quelque chose d'illégal. Alfred servait d'intermédiaire entre les vendeurs et les acheteurs. Il était parfait pour ce genre de travail. Personne ne pouvait se douter qu'un clochard avait un rôle si important et qu'il fallait obligatoirement passer par lui pour entrer en contact avec les vendeurs. Ce petit manège leur permettait de se protéger et de tenir la police à l'écart. Quoi de plus suspect qu'un entrepôt abandonné ou d'un appartement tenu à l'écart de la ville ? Situé dans un salon de thé, cette vente d'arme était bien camouflée. Sous le nez de la police mais invisible à ses yeux. Will avait appris comment s'y rendre pour pouvoir aller saluer ses vieilles connaissances là bas. Il n'avait jamais été intéressé par le trafic d'armes, tout comme le trafic de drogue. Mais il connaissait cependant les vendeurs. Il avait déjà eu à faire plusieurs fois à eux et même si leur rencontre fut explosive, ils s'entendaient maintenant plutôt bien.

Le rouquin constata à plusieurs reprises l'agacement presque palpable de la russe. Tout dans son attitude montrait qu'elle voulait intervenir et qu'elle ne voulait pas être tenue à l'écart. Cependant, le borgne ne voulait rien lui dire pour qu'elle ne fasse pas tout louper. Un mot de travers et les portes se refermeraient pour de bon, même si c'était lui. Il songea au fait qu'il aurait dû lui en parler avant. Mais estimant que c'était elle la demandeuse, il trouvait normal qu'elle suive ses directives. Il n'y avait pas 50 solutions et si elle se tenait tranquille, elle aurait bientôt ce qu'elle souhaitait.

Elle protesta lorsqu'il la laissa un peu en arrière mais il ne voulait pas lui faire prendre le moindre risque. Si jamais elle apparaissait avant lui, les choses pouvaient vite tourner au drame. En temps normal, il aurait laissé son clone avec elle, histoire de ne pas la laisser seule. Mais les trafiquants ignoraient qu'il était mutant et il valait mieux qu'ils restent ignorants encore longtemps. Sa confiance dans les humains en avait pris un coup. L'américain ne tarda pas à faire rentrer la russe avant qu'elle ne se mette à tambouriner sur la porte, marquant son impatience. L'attitude de Mike ne le surprit pas. En tant que responsable de ce petit trafic, il avait prit la grosse tête et était devenu encore plus arrogant et imbuvable qu'avant. Ce genre de personnes, Will savait les gérer. Mike ne comptait pas vraiment dans ses amis mais plutôt dans ses connaissances utiles. Ils s'étaient déjà rendu pas mal de services et tout le monde y trouvait son compte. Il savait que l'homme possédait forcément un modèle qui intéresserait l'étudiante. Néanmoins, l'attitude déplacée de Mike agaça Will. Celui-ci allait faire une réflexion et intervenir mais Erïka fut la plus rapide.

Aucun des deux hommes ne s'était attendu à la réaction de la jeune femme. Empoigné, Mike écarquilla les yeux, stupéfait. En entendant le haussement de voix et les menace que proférait la russe, tous les autres trafiquants de la pièce se tournèrent vers elle, la mettant en joue, n'attendant qu'un mouvement de trop pour la transformer en passoire. Finalement, Erïka le lâcha et Mike se redressa tel un prince, réajustant sa chemise. Il offrit un sourire à l'étudiante, l'air de rien, faisant signe à ses hommes de baisser leurs armes. Will ne connaissait pas Mike par cœur mais il savait qu'Erïka venait de faire une erreur plus grosse qu'elle. Il était sur les nerfs, guettant le moindre geste louche de sa part ou de la part d'un de ses hommes, prêt à intervenir au cas où.

"Je vois. C'est même très clair."

Tandis qu'il parlait, il plongea sa main à l'intérieur de son veston pour en sortir un 9mm avant de le pointer sur la jeune femme.

"Peut-être que je peux t'apprendre qui commande ici. Tu voulais voir nos modèles ? Essaie donc celui là !!!" fit-il en appuyant sur la gâchette

Tout c'était joué à quelques secondes près mais Will avait réussi à saisir le pistolet par le canon pour dévier la balle de sa trajectoire. Il en avait eu tout juste le temps, sachant ce que l'homme allait faire une fois la main dans son veston. Erïka était peut-être sauve pour le moment mais William se mit à jurer tout ce qu'il savait à cause de la blessure reçue. En intervenant, la balle était passée à travers sa main, laissant s'écouler du sang à travers la mitaine qu'il portait
.

"Putain de bordel de merde, y en a pas un pour rattraper l'autre, vous m'faites chier !!!!!" cria t-il en se tenant la main blessée

Mike resta comme statufié, cassé dans son élan, le fixant. Il soupira avant de ranger son arme puis gifla Erïka violemment.

"C'est ta faute, petite idiote. Prends en de la graine."

L'homme se détourna et regarda William puis sa blessure avant de lui tapoter l'épaule.

"Ça va aller. Juste un petit trou, ça fait une aération comme ça. Tu devrais mieux éduquer les gens que tu fais venir ici, Edge. Je crois qu'elle n'a pas bien compris à qui elle..."

William ne le laissa pas terminer sa phrase et lui assena un coup de poing de sa main non blessée. En temps normal, il ne disait rien, laissant Mike faire son fanfaron et ne cherchant pas la bagarre. Il supportait son caractère irrespectueux et arrogant mais il estimait que là, il avait dépassé les bornes avec Erïka. Celle-ci était également en tort mais il n'était pas là pour compter les points. La douleur le mettait en colère et pour une fois, il ne resta pas simple spectateur.

"C'est de TA faute, bouffon ! Si tu lui avais pas mal parlé, on en s'rait pas là ! Putain, j'te trouve des clients et toi tu veux les buter ? T'es con ma parole ! Si tu veux du respect, respecte les d'abord !!"

Les hommes autour d'eux étaient nerveux, agrippant leurs armes comme s'ils se retenaient pour s'en servir, guettant le moindre signal. Will en était conscient. Il savait également que le trafic d'armes ne se faisait pas avec des enfants de chœur et il regretta d'avoir emmené Erïka avec lui. Mais maintenant qu'ils y étaient, autant repartir avec ce qu'ils étaient venus chercher.
Mike se frotta le visage puis épousseta ses vêtements.


"Décidément, ce n'est pas la politesse qui vous étouffe aujourd'hui. Bon... C'est bien parce que c'est toi, Edge. Mais au prochain faux pas je la descend. Si elle n'est pas suffisamment intelligente pour savoir quand fermer sa gueule, elle ne va de toute façon pas vivre très longtemps."

Il se frotta les mains et se dirigea vers la table à quelques mètres d'eux. Il aligna plusieurs modèles d'armes à feu et se posta à côté, regardant Erïka.

"Que cherches tu exactement ? T'as de quoi payer au moins ?"

Pendant que la vente avait enfin lieu, Will rumina dans son coin, entourant sa main blessée dans le bas de son pull pour éviter de mettre du sang partout. Il ne désirait pas prendre part à la vente, il était juste là pour guider Erïka. Il n'attendait qu'une chose : sortir rapidement de là.
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MessageSujet: Re: Lorsque la nuit tombe... les démons se réveillent [Erïka Davidoff & William Cage][terminé]   Mar 10 Jan 2012 - 0:12

À de très nombreuses reprises, le professeur Charles Xavier avait expliqué à son étudiante à quel point son impulsivité ainsi que son agressivité pouvaient se révéler être un danger pour les autres, mais également pour elle-même. À présent, elle comprenait parfaitement le sens de ses paroles. Elle ne pouvait pas faire des reproches à qui que ce soit sauf à elle-même. Malgré tout, elle trouvait le moyen de n’accuser qu’une seule personne : ce trafiquant d’armes. C’était lui qui avait ouvert les hostilités, c’était lui qui avait sorti son arme, c’était lui qui l’avait pointé sur elle et c’était lui qui avait tiré. Erïka se jeta sur le côté, par réflexe. Cependant, elle n’aurait jamais réussi à éviter la balle malgré son geste. Si elle était saine et sauve, c’était grâce à Will qui avait reçu la balle à sa place, créant une plaie transperçant sa main, ainsi que le gant qu’il portait. L’adolescente fixa la scène, sans un mot. La panique commençait à la gagner, elle ne pouvait pas rester là à ne rien faire ! Elle devait fuir, c’était ce qu’elle pouvait faire de mieux, dans ce genre de situation. Pour le bien de Will, elle n’avait pas d’autre choix que de le mener loin d’ici et de le soigner. Ce petit emmerdeur de trafiquant se pensait bien malin avec son arme et l’idée de lui refaire le portrait effleura son esprit, le temps d’une fraction de seconde. C’était trop risqué avec ces hommes tous armés. Mais qu’avait-elle à perdre ? La vie ? Elle s’était tant battue pour survivre dans ce monde de merde qu’elle refusait finir sa vie ainsi. Malgré la menace qu’ils représentaient tous, le fait de recevoir une balle dans le crane ne l’effrayait pas tant que cela. Elle avait vécu tant de choses affreuses qu’une blessure par balle ne représentait rien. Ces hommes n’étaient que des lâches qui n’étaient menaçant que de par l’attirail qu’ils trimballaient sur eux.

L’adolescente ne savait pas quelle réaction cet homme attendait d’elle lorsqu’il la gifla. Il allait être déçu car elle ne sangloterait pas comme une gamine. Elle avait passé le cap de la frustration, de la douleur, de la tristesse. Il ne restait plus que la rage. Si ce n’était que d’elle, elle se jetterait au cou de l’homme en espérant le lui briser ou bien l’étouffer, l’étrangler jusqu’à ce que les seules neurones qu’il possédait éclatent un à un. C’était une chose que de s’en prendre à elle, mais cela en était une autre que de faire subir une si grande souffrance physique à Will, qui n’avait fait que l’amener ici pour lui rendre service. Ce dernier les maudissait et les détestait en cet instant, ce que la mutante pouvait parfaitement comprendre. Les poings serrés, elle encaissa les répliques de cet homme qu’elle se promit de faire payer son geste s’il avait le malheur de la recroiser.

S’avançant lentement dans la salle alors que le trafiquant posait des armes sur une table en bien mauvais état, Erïka repéra bien rapidement ce dont elle avait besoin. Elle opta pour un Beretta 92 qu’elle observa avec attention, sous toutes ses coutures, comme le lui avait appris son grand-père. Ne désirant pas s’éterniser, elle fit rapidement son inspection avant de vérifier le chargeur. Il y avait déjà une cartouche pleine à l’intérieur, ce qui signifiait probablement que le prix serait plus élevé. Avec quinze balles, elle en avait suffisamment pour l’instant. Jetant un coup d’œil à l’homme qui lui demandait si elle avait de quoi payer, elle se tourna finalement vers lui, arme à la main, le canon pointant en direction du plafond.


-« Tout dépend si tu fais de bons prix. Je vais prendre celle-là. »

Si elle l’avait désiré, elle aurait parfaitement pu tirer sur l’homme. Cependant, elle ne le fit pas, sachant que Will et elle-même se feraient fusillés sur le champ. Elle jeta un regard à ce dernier : il tentait de rester fort, mais elle voyait bien la douleur dans son œil. Valait mieux partir au plus vite. Une fois sortie de là, Erïka pourra paniquer autant qu’elle le désirait. Elle se devait de rester impassible pour l’instant, comme elle le faisait toujours. Difficile à faire quand elle savait qu’elle avait retiré le cran de sûreté de l’arme qu’elle tenait en main. Fallait penser à décharger les armes, songea-t-elle.

Lorsque l’homme lui annonça le prix, elle sortit l’argent de ses poches, attrapa quelques billets avant de ranger sa petite liasse dans ses poches. N’ayant pas envie de remettre l’argent en main propre à l’individu, elle se contenta de lui lancer au visage et de s’éloigner, gardant un œil sur lui et son veston. S’approchant de Will, alors que l’homme comptait les quelques billets qu’il avait réussi à attraper et jetait un coup d’œil à ceux qui jonchaient le sol avant de constater que le compte était bon, Erïka ouvrit la porte menant au couloir. Pas question de rester ici un instant de plus. Une fois dans le couloir, elle en profita pour ranger son arme, dont elle avait remis le cran de sûreté, dans son sac.

Elle aurait dû s’excuser auprès de Will ou bien dire quelque chose, mais elle n’y arrivait pas, songeant à ce qu’ils allaient faire, à présent, pour ne pas que la blessure du rouquin ne s’infecte. Ils ne pouvaient pas se rendre à l’hôpital. C’était bien trop coûteux en plus des médecins qui leur poseront des questions. Ils ne pouvaient pas, non plus, rentrer à l’institut avec Will dans cet état. Après tout, ils allaient devoir expliquer ce qu’ils faisaient ici et pourquoi cet incident était arrivé. Erïka cherchait désespérément une solution. Elle ne s’y connaissait pas en plaies de ce genre ! Habituellement, elle posait un pansement et c’était terminé, mais cette fois c’était trop important pour qu’elle puisse faire ça.

L’air frais de l’extérieur aida l’adolescente à réfléchir. Méfiante, elle observa les alentours avant de faire signe à Will de la suivre. Elle ne savait pas du tout par où elle allait, mais s’en fichait bien. Pour l’instant, valait mieux s’éloigner de cet endroit de malheur. Erïka ne s’arrêta qu’un coin de rue plus loin afin de s’asseoir sur un banc déneigé. Fixant ses pieds, elle n’osait dire quoi que ce soit. Elle tentait de trouver une foutue solution ! Il fallait quelqu’un ayant un minimum de compétences pour soigner cette blessure. Le silence régnant dans la rue l’aidait à se calmer. Sans tout ce bruit associé à la ville, elle arrivait à se concentrer. Finalement, elle attrapa son téléphone portable, dans la poche de son pantalon et chercha un nom dans son répertoire.


-« Je connais quelqu’un qui pourra soigner ta main. »
.
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MessageSujet: Re: Lorsque la nuit tombe... les démons se réveillent [Erïka Davidoff & William Cage][terminé]   Mar 10 Jan 2012 - 0:55

Une mauvaise idée. Voilà la conclusion que faisait actuellement William de la situation. Il connaissait pourtant les deux protagonistes de l'histoire. Il savait que Mike était imbuvable et prétencieux. Il savait qu'Erïka n'était pas du genre à se laisser marcher sur les pieds. Mais il n'avait pas imaginé un instant que la situation dégénérerait. Heureusement, il y avait eu plus de peur que de mal et personne n'avait été tué. Seule la main du rouquin portait la marque de ce qu'il s'était passé. Mike et Erïka se conduisaient comme si rien ne s'était passé, parlant affaires.

Enervé à cause de la douleur, Will alla s'appuyer contre une caisse en attendant qu'ils aient fini. Il ne voulait pas trop s'éloigner de la russe, n'ayant aucune confiance en l'attitude de Mike. S'il lui reprenait l'envie de lui tirer dessus, il fallait qu'il soit prêt à intervenir. Il avait amené l'étudiante ici pour l'aider, pour lui fournir ce dont elle avait besoin pour se protéger. Et au lieu de ça, elle avait failli se faire tuer. Il n'était pas directement responsable de ce qui s'était produit, car pas responsable de leurs caractères réciproques, mais il ressentait une certaine culpabilité d'avoir risqué la vie de la jeune femme.

Il ne quitta ni l'un ni l'autre du regard, attentif à ce qu'il se passait. En se concentrant sur ce qu'ils disaient et faisaient, il oubliait un peu la douleur. Il avait hâte de quitter les lieux et de rentrer à l'institut. Par contre, il ne savait pas ce qu'il allait bien pouvoir dire à Amy. Quand bien même, la blessure n'était pas discrète et il n'aurait pas de soins sans explication. Même dans un hôpital. Il imaginait déjà ce qu'il pourrait dire pour expliquer l'origine du trou dans sa main. Ne voulant pas impliquer Erïka de prêt ou de loin, il se laissa penser qu'il fallait qu'il mente. Il n'aimait pas ça, mais c'était devenu nécessaire, il lui avait promis de ne pas en parler à qui que ce soit.

Perdu dans ses pensées, il sursauta presque lorsque la russe balança l'argent au visage de Mike. Will surveilla la réaction de l'homme, prêt à attraper Erïka au vol s'il faisait mine de vouloir lui tirer dessus. Mais celui-ci se contenta de ramasser l'argent sans dire un mot de plus. La jeune femme se rapprocha du mutant puis prit la direction de la sortie. William allait lui emboiter le pas lorsqu'il fut interpelé par Mike.


"Tout est bien qui finit bien."
"Compte pas sur moi pour t'ramener d'nouveaux clients si tu comptes les r'cevoir de la même manière."
"Disons que d'habitude, tu ne m'amènes pas d'enfants."
"Rappelle moi quel âge j'avais quand j'ai commencé à t'aider, hmm ?"
"C'est différent..."
"En quoi ? Peu importe l'âge ou l'apparence. L'but c'est d'avoir du blé non ? S'tu veux pas perdre tes clients, change d'attitude."
"Ce que tu peux être ronchon des fois..."
"J'ai p't'être des raisons... On en r'parlera."
"Tiens, pars pas sans ton pourcentage."
fit-il en lui tendant quelques billets
"J'en veux pas d'ton argent pourri, garde le."


Le borgne tourna les talons et rejoignit Erïka. Ils furent rapidement dehors et le rouquin regretta d'avoir cédé sa veste à Alfred, même s'il savait qu'il en avait plus besoin que lui. Will suivit Erïka qui était bien silencieuse jusqu'à ce qu'elle s'asseye sur un banc. Le mutant voyait bien qu'elle semblait ennuyée par la situation. La douleur était toujours présente mais il s'était calmé, n'en voulant plus à la terre entière. Resté debout, il leva la main à hauteur de son visage et plissa l’œil.

"J'vois presque à travers dis donc. J'viens d'inaugurer le piercing manuel j'crois." fit-il en esquissant ensuite un sourire à l'attention de la russe

Celle-ci attrapa son téléphone et tapota dessus, prétextant connaitre quelqu'un qui pourrait le soigner. Ce n'était pas plus mal si c'était le cas. Comme quoi il n'était pas le seul à avoir des contacts utiles. Utiles... il allait sans doute réviser ce mot en ce qui concernait Mike.


"J'espère qu'tes contacts sont plus fiables qu'les miens." répondit-il en s'asseyant finalement à côté d'Erïka

Il la regarda un instant, jetant un œil vers le sac puis revint sur elle.


"Au moins, t'as eu c'que tu voulais. J'suis content qu'tu n'ai rien."
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MessageSujet: Re: Lorsque la nuit tombe... les démons se réveillent [Erïka Davidoff & William Cage][terminé]   Mar 10 Jan 2012 - 1:31

Erïka posa le téléphone contre son oreille, attendant patiemment que son frère daigne répondre. Elle avait confiance en lui et à ses compétences en médecine. Il n’était toujours pas à l’université, n’y entrant qu’à l’automne prochain, si tout se passait bien pour lui. Pourtant, il avait de plus grandes compétences que les petits nouveaux qui faisaient leur arriver dans le programme de médecine. Alexïs était un garçon déterminé qui savait très bien ce qu’il voulait. Il avait passé haut la main ses cours de secourisme et étudiait la base de la médecine pour le plaisir. Il devait bien savoir comment soigner une plaie… Enfin…plutôt un trou dans une main.

Mettant fin à l’agaçante tonalité, Erïka soupira d’agacement. Pourquoi ne pouvait-il pas répondre ? Il était bien rare qu’elle lui demande de l’aide et le soir où elle le faisait, il ne répondait pas ! L’adolescente tourna la tête vers Will, observant avec attention sa blessure, mais ayant tout de même le mot pour plaisanter. Ne souffrait-il pas ? Tentait-il de le cacher ?


-« Au moins, t'as eu c'que tu voulais. J'suis content qu'tu n'ai rien. »

Normalement, Erïka aurait dû s’excuser pour tout cela, mais elle n’y arrivait pas. Elle ne se sentait pas tant coupable pour ce qui s’était produit. C’était cet homme qui avait tiré, pas elle. Will aurait dû la laisser être blessée. Elle savait ce que c’était que de souffrir physiquement. Elle avait souvent été battue par le passé. Quelques fois, elle avait cru y rester. Cependant, pour une raison qu’elle ignorait, elle arrivait toujours à se remettre sur pied. Jetant un regard à son téléphone, la russe songea à son jumeau qui avait vécu les mêmes événements qu’elle. Il, également, savait ce que c’était que d’être, parfois, torturé pour le pure plaisir d’hommes sans scrupules. Il avait autant souffert qu’elle.

-« Tu n’aurais pas dû faire ça. Toi, t'avais rien à voir dans tout ça. C’était à moi de prendre cette balle. J’aurais souffert pendant un bon moment et ça aurait fini par disparaitre. Je suis plus résistante à la douleur que tu ne peux le croire. »

Erïka se leva et retira son manteau avant de le lancer sur la tête de Will. Bien qu’elle ne veuille le démontrer, il lui arrivait pour s’inquiéter. L’homme était blessé, n’avait plus sa veste, et même si son manteau ne lui fera jamais, il pouvait toujours le porter sur ses épaules. La russe, quant à elle, adorait l’air frais de l’hiver et, même si elle grelotta sur le coup, s’habitua peu à peu à la température extérieur, venant à l’ignorer totalement.

-« T’a froid, ça se voit. Mets ça sur tes épaules, au moins. »

Reprenant sa place sur le banc, la jeune fille tenta de joindre son frère une seconde fois. Cette fois-ci, la tonalité ne résonna pas longtemps à ses oreilles et une voix masculine se fit entendre à l’autre bout du fil.

-« Mira ? »

-« Oui, c’est moi… Écoute, je sais pas ce que t’es en train de foutre, mais j’ai besoin de toi pour une urgence. » fit Erïka en ignorant le surnom dont l’affublait son frère.

-« Qu’est-ce qui se passe ? Tu es poursuivi ? Tu es blessée ? » Demanda aussitôt la voix inquiète d’Alexïs.

-« Non, c’est pas moi qui est blessé. T’as les compétences qu’il faut pour soigner une plaie causée par une balle ? Enfin, une plaie... Faut que tu vois ça par toi-même, c’est assez grave et on ne peut pas aller à l’hôpital ni même rentrer à l’institut. Il faut que tu viennes, tu es ma dernière chance. »

-« D’accord… je… je prends mes affaires et je fais au plus vite. Ne bouge surtout pas de l’endroit où tu te trouves présentement. Il me faut simplement un nom de rue, un lieu, une adresse pour que je puisse t’y retrouver. »

Erïka chercha du regard ces affiches qui indiquaient les noms des rues. Elles ne devaient pas être bien loin, non ? Lorsque que la jeune fille découvrit l’endroit où ils se trouvaient, elle communiqua immédiatement l’information à son frère qui raccrocha peu après, ne pouvait utiliser son téléphone au volant de sa voiture. La mutante soupira et se tourna vers Will.

-« C’était mon frère. Il étudie la médecine. Il va savoir ce qu’il faut faire pour soigner cette blessure. Pour l’instant, on n’a pas le choix d’attendre. »


Dernière édition par Erïka M. Davidoff le Mar 10 Jan 2012 - 21:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Lorsque la nuit tombe... les démons se réveillent [Erïka Davidoff & William Cage][terminé]   Mar 10 Jan 2012 - 2:08

« Now the story's played out like this
Just like a paperback novel
Lets rewrite an ending that fits
Instead of a hollywood horror »

La sonnerie du téléphone résonna dans toute la pièce. Alexïs chercha alors le petit appareil des yeux. C’était le foutoir dans sa chambre, ne faisant qu’accumuler les vêtements au sol, les piles des livres çà et là, ainsi que les crayons qu’il perdait régulièrement. Cherchant de fond en comble l’endroit d’où provenant la sonnerie de son téléphone, il ne put l’atteindre avant que la musique ne cesse. Pourtant, il l’avait posé à côté de lui, dans son lit ! Il ne devait pas être bien loin ! Posant les fesses sur son matelas, le jeune homme à la chevelure de blé se leva aussitôt : il venait de s’assoir sur le marqueur dont il se servait pour souligner les notions importantes de son cahier de science. Se penchant afin de regarder sous son lit, il trouva finalement son téléphone : ayant chuté sur quelques morceaux de vêtements puis glisser sous le lit, il s’était bien dissimuler. Consultant la liste de ses appels manqués, il constata que l’appel provenait d’Erïka. Avait-elle des ennuis ? Son estomac se noua et, inquiet, décida de la rappeler. Avec de la chance, elle se portait bien. Il savait qu’elle avait eu bien des problèmes, quelques semaines plus tôt, et il n’avait pas été là pour elle. Si elle lui téléphonait, ce devait être pour une bonne raison. Cependant, avant qu’il n’ait pu faire quoi que ce soit, le téléphone sonna de nouveau. Il répondit immédiatement.

L’adolescente ne lui raconta pas ce qui s’était produit, mais il en savait suffisamment pour être terriblement inquiet à son sujet. Elle ne semblait pas blessée, mais la personne l’accompagnant, elle, l’était. Pourquoi ne pouvaient-ils pas se rendre à l’hôpital ? Était-ce à cause de la secte qui avait de nouveau tenté d’assassiné sa sœur ? Quoi qu’il en soit, il ne pouvait laisser Erïka à l’extérieur, sans défense, avec une personne nécessitant une aide médicale. Si elle lui avait téléphoné, c’était bien parce qu’elle avait de bonnes raisons de le faire. Notant en vitesse le nom des rues qu’elle lui donna, Alexïs attrapa son sac à dos et s’arrêta à la salle de bain pour y prendre la grande trousse de soin qu’il gardait toujours à l’appartement. Sa petite trousse de poche ne sera peut-être pas suffisante. Se ruant sur la garde-robe, près de la porte de l’appartement, le jeune homme sauta dans ses bottes et enfila son manteau à la vitesse de l’éclair. Il expliqua brièvement à sa colocataire qu’il devait aller voir sa sœur au plus vite et qu’il reviendra plus tard, dans la soirée. Sur ce, il quitta son domicile.

Dévalant à la hâte les marches de l’immeuble, le mutant rejoignit sa voiture dans laquelle il embarqua, lançant son sac sur la banquette du passager. Il ne tarda pas à s’élancer sur la route, respectant, toutefois, les limites de vitesse. La dernière fois qu’il s’était permis d’être distrait sur la route, il avait eu le malheur de frapper une jeune femme. Même s’il était loin de regretter cette rencontre avec celle qui était, à présent, sa douce amoureuse, il aurait préféré que cette rencontre ce soit effectuée dans de meilleures conditions.
Prenant les petites rues pour éviter les embouteillages, Alexïs savait comment se rendre à l’endroit où se trouvait sa petite sœur. Il avait un ami qui vivait pas très loin de là et, après s’y être rendu à quelques reprises, connaissait le chemin. Écoutant la radio afin de se détendre et de s’empêcher de penser au pire, le jeune homme priait pour ne pas arriver trop tard.
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MessageSujet: Re: Lorsque la nuit tombe... les démons se réveillent [Erïka Davidoff & William Cage][terminé]   Mar 10 Jan 2012 - 3:49

Tenant sa main blessée dans son autre main, Will écoutait d'une oreille distraite les tonalités qu'il captait du téléphone d'Erïka. Il était suffisament proche pour les entendre. Sa main le lançait, il avait l'impression qu'elle ne tenait plus que par un fil, qu'elle allait tomber un morceau. Mais il ne disait rien. Il ne voulait pas inquiéter Erïka plus que nécessaire et il avait l'habitude de ce genre de blessure, ce n'était pas la première fois. Il avait bien faillit mourir une fois, il n'était plus à ça près. La russe n'arrivait pas à contacter la personne qu'elle souhaitait et soupira d'agacement. Ce qu'elle lui répondit l'étonna car il n'avait pas douté de sa capacité à recevoir les coups, il l'avait déjà constaté plus tôt dans la journée.

"J'doute pas un seul instant d'ta résistance à la douleur, loin d'là. C'était pas la raison d'mon geste. A vrai dire j'ai pas vraiment réfléchi, c'était instinctif. Il était hors d'question que j'le laisse te faire du mal, surtout pour une conn'rie. C'est vrai, j'avais rien à voir là d'dans, t'as pas tort, mais c'est en rien une raison pour t'laisser quelqu'un s'en prendre à toi. Mike est stupide, t'as pas à subir sa bêtise. Et puis, c'est rien. J'préfère avoir un trou dans la main plutôt qu'tu sois blessée plus gravement. En plus maintenant, t'as c'qu'il te faut pour te défendre, c'genre de situation arriv'ra plus. En tout cas pas avec lui. Mais tu t'trompes sur un point. Il voulait pas t'blesser mais t'tuer. Et ça, même avec la meilleure résistance du monde, c'est difficile à encaisser."

A peine eut-il achevé sa phrase qu'il reçu quelque chose en pleine figure. Il bougea la tête pour constater qu'il s'agissait du manteau de la jeune femme. Il la regarda d'un air perplexe, étonné par son geste avant de lui sourire, attrapant délicatement le manteau du bout des doigts pour le réajuster sur ses épaules, prenant soin de ne pas le tâcher de sang. En temps normal, il aurait refusé. Il avait donné volontairement son manteau à Alfred et ne cherchait pas à ce qu'on le plaigne, il avait l'habitude d'avoir froid, vivant auparavant dehors. Mais Erïka semblait vouloir être agréable et il n'allait pas lui renvoyer son initiative au visage, appréciant le geste. Il supposait que si elle le lui prêtait, c'est qu'elle ne subirait pas trop le froid.

"Merci Erïka. Décidement, quelle sortie hein ? J'crois que j'suis pas doué pour t'remonter l'moral, j'agrave les choses !" fit-il en souriant, ne se démontant pas pour autant

L'étudiante renouvella son appel qui cette fois ci aboutit. Will entendait quelqu'un lui parler mais il ne comprenait pas ce que la personne disait. Il resta silencieux pour ne pas déranger la conversation, replaçant sa main contre son pull pour la garder au chaud. Il se demandait qui Erïka pouvait bien contacter à cette heure-ci et qui s'y connaissait en médecine. William regretta de ne pas avoir accepté les billets de Mike, constatant qu'il n'avait rien pour dédommager la personne qui prendrait la peine d'examiner sa plaie.

L'appel terminé, Erïka dévoila l'identité du futur médecin : son frère. Le rouquin baissa les yeux vers la neige à leur pieds, songeant à sa soeur. Contrairement à eux, la russe et son frangin semblaient bien s'entendre. Peut-être ignorait-il ce qu'elle était. Ne souhaitant pas faire de gaffe, il préféra se renseigner avant l'arrivée de ce dernier.


"Ton frère ? Oh t'as d'la chance. Il est mutant lui aussi ? Y a un truc que j'dois savoir pour pas faire de gaffes d'vant lui ? Enfin mis à part pour c'qu'on est venu chercher bien sûr."

Le mutant poussa un léger soupir. La journée avait été éprouvante aussi bien physiquement que mentalement. Néanmoins, même si son esprit était soulagé, son corps se retrouvait de nouveau amoché. Ca devenait une habitude. Will n'aimait pas particulièrement fréquenter les trafiquants quelqu'ils soient mais il devait avouer que grâce à eux, il était encore en vie. Cependant, ils étaient aussi responsables de certains de ses maux. Maintenant qu'il résidait à l'Institut, il savait qu'il devait faire attention. Il n'avait plus besoin de recourir aux trafics ni même de voler. Mais les sales habitudes ont la peau dure. Il se demanda qu'elle serait la réaction d'Emma si elle apprenait, pour l'arme d'Erïka. Sans doute serait-elle fâchée mais Will comptait bien lui expliquer si cela arrivait. Lui expliquer quoi au final ? Il ne savait toujours pas quel était le problème de la russe. Pour lui, ça lui suffisait, mais pour un professeur, probablement pas. De toute façon, il doutait qu'elle l'apprenne si l'étudiante faisait attention. Sauf si Emma s'amusait à lire dans les pensées mais il ne pensait pas que ce soit son genre.

Il reposa les yeux sur Erïka, se demandant à quoi pouvait bien ressembler son frère. William et Zoey, eux, se ressemblaient beaucoup.


"Bientôt on r'tournera à l'Institut et tu s'ra tranquille. Quelque soit ton souci, t'auras d'quoi lui mener la vie dure avec ça. Et puis, t'sais où est notre chambre si jamais."

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MessageSujet: Re: Lorsque la nuit tombe... les démons se réveillent [Erïka Davidoff & William Cage][terminé]   Mar 10 Jan 2012 - 21:03

Mourir. Était-ce là sa seule et unique destinée ? Pourquoi avait-elle mérité un tel sort ? Si ces gens de la secte l’avaient laissée tranquille au lieu de la pourchasser à travers de la ville pour s’assurer qu’elle ne pourra jamais parler de leur existence, il n’aurait pas été nécessaire d’acheter une arme. Ainsi, ce connard n’aurait pas tenté de mettre fin à ses jours. Ces paroles avaient l’effet d’un coup de poing sur Erïka. Pourquoi ? Elle ne désirait pas mourir. Elle s’était tant battue pour la vie et ne pouvait l’abandonner alors qu’elle était si jeune. Elle n’avait rien demandé, jamais elle n’avait désirait quitter New-York pour un trou perdu au milieu de la forêt. Et pourtant, elle n’avait pas d’autres choix que de vivre avec cette pensée que les choses auraient pu être différentes, jour après jour.

-"Merci Erïka. Décidément, quelle sortie hein ? J'crois que j'suis pas doué pour t'remonter l'moral, j'aggrave les choses !"

-« C’est difficile de remonter le moral de quelqu’un quand tu ne connais pas le problème… J’aime pas en parler et ça, au moins, je crois que tu l’as compris. Ne pas parler de mes problèmes est la meilleure chose à faire pour me remonter le moral. »

Erïka craignait ne pas pouvoir compter sur son frère lorsque ce dernier ne répondit pas à son appel. Cependant, il décrocha au deuxième appel et ce fut un véritable bonheur que d’apprendre qu’il venait les retrouver au plus vite. Le bon côté, dans tout cela, était qu’elle n’aura pas à attendre au matin de Noël pour revoir son cher jumeau.

-"Ton frère ? Oh t'as d'la chance. Il est mutant lui aussi ? Y a un truc que j'dois savoir pour pas faire de gaffes d'vant lui ? Enfin mis à part pour c'qu'on est venu chercher bien sûr."

Alexîs, un mutant ? Erïka s’était demandé, à de nombreuses reprises, si cela était possible. Elle ne lui avait jamais parlé de son pouvoir, préférant garder ce secret pour elle-même. En était-il de même pour lui ? À quelques reprises, elle avait tenté d’imaginer le genre de pouvoir que pourrait avoir le jeune homme, mais sans succès. Elle ne pouvait pas l’imaginer avec ce genre de pouvoir offensif super puissant. Ça ne collait pas avec lui. Mais qui décidait de la nature des pouvoirs de chacun ? Rien de moins que la génétique.

-« J’en sais rien. S’il l’est, il ne m’en a jamais parlé. Il ne sait même pas que je suis une mutante et ce qu’est réellement l’institut. Disons qu’on ne se voit plus très souvent… » Répondit-elle avant qu'un court moment de silence s'installe entre les deux mutants.

-"Bientôt on r'tournera à l'Institut et tu s'ra tranquille. Quel que soit ton souci, t'auras d'quoi lui mener la vie dure avec ça. Et puis, t'sais où est notre chambre si jamais."

-« Je ne veux pas vous mêler à mes problèmes. Tu peux me croire là-dessus, c’est une chose à laquelle personne ne veut faire face. Ça dépasse tout ce que vous avez pu voir dans la rue, j’en suis persuadée.»

Erïka soupira. Elle s’entêtait à tout régler par elle-même sans accepter la moindre aide. Pourtant, elle n’avait pas eu le choix, à certains moments. Il lui était impossible de se battre contre un ennemi qu’elle ne connaissait pratiquement pas. Combien étaient-ils ? Beaucoup. À quel point étaient-ils dangereux ? Difficile à dire, mais une chose était certaine : le seul obstacle à leur folie était leur imagination. Combien de fois les jumeaux Davidoff avaient-ils vu des « traitres » subir des tortures inimaginables ? L’adolescente frissonna à ces pensées. Elle devait porter son attention sur autre chose. Observant le téléphone qu’elle tenait en main, elle n’avait qu’une seule envie : voir son frère. Elle devait se montrer patiente, cependant.

Rangeant son téléphone dans son sac, posé entre Will et elle, la jeune fille vit une voiture, au bout de la rue, qui ne tarda pas à ralentir à leur hauteur. Elle n’eut aucun mal à reconnaitre le conducteur qui était son portrait craché. Alexïs n’avait pas changé depuis la dernière fois qu’elle l’avait vu. Il avait, légèrement grandit, par contre, ce qu’elle remarqua alors qu’elle se leva pour se jeter dans ses bras.


-« Je suis contente de te voir, t’as pas idée. » Souffla-t-elle.
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Alexïs N. Davidoff

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MessageSujet: Re: Lorsque la nuit tombe... les démons se réveillent [Erïka Davidoff & William Cage][terminé]   Mar 10 Jan 2012 - 22:12

Une soudaine envie de boire un café envahi Alexïs. Cependant, il ne pouvait se permettre de s’arrêter au service à l’auto d’un quelconque établissement qui en faisait la vente. Lorsqu’une personne était blessée, chaque seconde comptait. Il ne pouvait pas être distrait par quoi que ce soit d’autre que son but : se rendre à destination afin de soigner son patient. Alors qu’il était arrêté à un feu rouge, un tas de questions se bousculèrent dans la tête d’Alexïs : que faisait sa sœur dans ce quartier ? Qu’est-ce qui s’est passé ? Étaient-ils toujours en danger ? Arrivera-t-il à temps ? Serrant ses mains autour de son volant, il tentait de rester serein et de ne pas penser à tout cela. Si les choses empiraient et qu’il ne pouvait rien y faire, il pourra toujours compter sur son pouvoir. Cependant, s’il l’utilisait devant sa sœur, cette dernière le considéra-t-il comme étant un monstre ? La dernière chose qu’il souhaitait était bien d’être détesté par sa sœur. Si l’adolescent voyait son pouvoir comme un bénédiction, ce ne sera peut-être pas le cas de sa jumelle, non ?

Tournant sur l’une des rues qu’Erïka lui avait indiquées, le jeune homme scruta les alentours afin de repérer la silhouette de sa sœur. La rue était pratiquement déserte. Il y avait quelques personnes marchant sur les trottoirs, regagnant leur voiture, entrant dans une maison qui devait être la leur, mais pas de traces de l’adolescente. Puis, le mutant aperçu deux personnes, assises sur un banc. Peut-être était-ce sa jeune sœur ainsi que son ami ? Se garant à leur hauteur, sur le bord de la route, Alexïs pu mieux distinguer les deux personnes qu’il éclairait de ses phares. S’il ne connaissait pas l’homme à la chevelure rousse, il reconnaissait parfaitement celle avec qui il avait passé toute son enfance. Laissant le moteur tourner et les portières déverrouillée, Alexïs sortit du véhicule et avança rapidement vers sa sœur qui se jeta dans ses bras.


-« Je suis contente de te voir, t’as pas idée. »

Ce genre de mots lui faisait chaud au cœur. Lui aussi était bien content de la voir, même s’il aurait préféré la rencontrer en d’autres circonstances. La dernière fois qu’il avait vu Erïka, c’était il y a bien longtemps et malgré tous ces mois passés loin d’elle, elle était resté la même jeune fille, en apparence. Elle n’avait pas changé de coupe de cheveux, sa chevelure de blé ayant poussée de quelques centimètres, sans plus. Une douce odeur de vanille lui collait à la peau, comme lors de ces journées où la cigarette ne s’imprégnait pas dans ses vêtements alors que ses yeux, son regard azuré, exprimait tout son bonheur de le retrouver.
Étreignant brièvement sa sœur en murmurant un léger « moi aussi », le jeune homme leva la tête vers l’individu qui accompagnait Erïka. Il le détailla rapidement du regard avant de s’approcher de lui. Son inquiétude était retombée. Il était plutôt soulagé de voir que l’un comme l’autre ne semblaient pas être en si mauvais état. Même si sa sœur lui avait affirmé qu’elle n’avait rien, il connaissait sa tendance à cacher ce qui n’allait pas. Elle était si entêtée et souhaitait se débrouiller seule, la majorité du temps, ce qui avait le don de le décourager, par moments. L’adolescent s’était imaginé tout un tas de scénarios où le pire pouvait se produire et où il ne pourrait intervenir, laissant mourir d’innocentes personnes contre son gré. Heureusement, jamais ce genre de pensées ne se révélait réel.

-« Bonsoir. » fit Alexïs en se présentant au rouquin. « Je me nomme Alexïs, je suis le frère d’Erïka. Elle m’a dit que vous étiez blessé et que… oh… »

Il venait d’apercevoir le trou traversant la main de l’homme. La balle était entrée par la paume et était ressortie de l’autre côté, apparemment. Jamais il n’avait vu une telle blessure auparavant, si ce n’était que dans les films. Il n’était pas certain d’être en mesure de soigner cette plaie, mais il pouvait, au moins, lui prodiguer les soins de base en attendant de trouver une solution. Visiter un véritable médecin serait bien plus approprié, mais il semblerait que sa sœur refusait catégoriquement cette option. Était-ce à cause des frais que cela allait occasionner ou bien y avait-il une autre raison ?

Ouvrant la portière du côté passager et y attrapant son sac à dos, Alexïs invita l’homme à s’assoir, au chaud, le temps qu’il trouve quelque chose pour désinfecter la plaie. Posant son sac au sol pour en sortir sa trousse de soin, il posa cette dernière au pied de Will afin de fouiller à l’intérieur. S’emparant de ce qu’il avait besoin pour nettoyer la plaie, l’étudiant devait, avant de faire quoi que ce soit, retirer la mitaine de son patient. Il attrapa une paire de petit ciseau pour en couper le tissu, ce qui n’était pas un grand succès. Le jeune homme était toujours en plein dilemme à savoir s’il devait utiliser son pouvoir ou non. Il avait peur des conséquences que cela pouvait engendrer s’il se servait de son don devant un pur inconnu. Souhaitant pouvoir agir sans compter sur son pouvoir, Alexïs jeta ce qui restait du gant dans la poubelle près de lui et entreprit de désinfecter la plaie.

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MessageSujet: Re: Lorsque la nuit tombe... les démons se réveillent [Erïka Davidoff & William Cage][terminé]   Mar 10 Jan 2012 - 23:23

William regarda Erïka sans rien dire pendant un court instant. Elle n'avait pas tort, il ne risquait pas de lui remonter le moral en ignorant quel était le problème. Le mieux à faire consistait à lui changer les idées voilà tout. C'était ce qu'il avait voulu faire au départ, d'où l'idée du duel, mais qui au final ne s'était pas avérée une très bonne idée. Ne pouvant deviner le passé et les problèmes présents de la jeune femme, Will ne voyait pas ce qu'il pouvait faire de plus. Il aurait préféré ne rien savoir, penser qu'elle avait juste un sale caractère. Au lieu de ça, il savait maintenant qu'il y avait un problème sans en connaitre les détails. C'était pour lui quelque chose de rageant de savoir que quelque chose n'allait pas et d'être impuissant face à ça. Au final, il n'avait réussi qu'à accentuer le trouble de l'étudiante.

"Tiens, tu sais pas s'ils embauchent à l'Institut par hasard ? J'ai b'soin d'un boulot. N'importe quoi. Et comme t'y es d'puis plus longtemps qu'moi, p't'être que t'as une idée." demanda t-il pour changer de sujet

En quelques heures, il avait perdu sa veste et ruiné ses gants. Il fallait qu'il les remplace. Et entre ça et les vêtements couverts de sang qu'il avait brûlé, le peu d'affaires qu'il possédait commençait à fondre comme neige au soleil. Il avait certes un toit au dessus de la tête et de quoi se nourrir, ce qui était le plus important, mais il fallait bien qu'il se trouve des vêtements maintenant qu'il avait de la place pour les ranger. Emma s'était déjà proposée de leur offrir quelques petites choses mais Will avait toujours refusé. Pas par fierté mal placée mais parce qu'il estimait qu'elle en avait déjà fait bien assez comme ça et que le reste ne tenait plus qu'à lui. Néanmoins, trouver un travail lorsqu'on avait aucun diplôme et qu'on était un ex-voyou n'était pas des plus simples.

Erïka sembla dubitative quant à la question qui concernait son frère. Elle ignorait s'il était un mutant ou non puisqu'il ne lui en avait jamais parlé. William comprenait qu'on ne veuille pas aborder ce sujet, même avec un membre proche de sa famille. Il avait vu le résultat avec sa soeur avec qui il était pourtant autrefois très proche. La russe avait eu la bonne idée de ne rien dire et Will imagina un instant la situation actuelle s'il n'avait jamais rien dit. Probablement serait-il toujours avec sa famille et n'aurait jamais connu la vie de la rue. Néanmoins, il n'aurait alors jamais connu Amy. Un mal pour un bien comme on dit. Si les gens ne l'acceptaient pas comme ils étaient, alors il n'avait pas à pleurer leur perte. C'était comme ça.


"Hmm c'est pas plus mal. Au moins ton pouvoir est discret. T'as dû te d'mander c'qui t'arrivais les premières fois qu'il s'est manifesté. Moi j'étais plutôt content en fait, mais ça a pas duré longtemps."

Le rouquin avait toujours trouvé son pouvoir pratique et utile. Néanmoins sa famille n'avait pas vu ça d'un très bon oeil. Il aurait préféré au final qu'ils le croient toujours fou. C'était toujours mieux que de le voir comme un monstre. Il se souvint que le pouvoir d'Amy avait quant à lui conduit à un drame lorsqu'il s'était manifesté pour la première fois. La vie d'un mutant était loin d'être facile mais était-elle si différente de la vie des humains ? Et si sa soeur avait elle aussi été mutante ? Au moins il serait resté proche d'elle. Mieux valait cesser d'y penser.

La jeune femme assise à côté de lui refusa ce qu'il lui proposait, ne souhaitant pas les méler à ses problèmes.


"Hé, on est pas là qu'en cas d'besoin. Tu peux juste passer nous voir ou en tout cas voir Amy, ça nous f'ra plaisir. Ca change rien au fait qu'notre chambre aura pas bougée d'emplacement qu'ce soit pour l'un ou pour l'autre. J'comprend qu'tu veuilles pas nous y méler mais on peut t'jours te filer un coup de main sans être impliqués. R'garde, j't'ai bien aidé à te trouver d'quoi te défendre non ? J'suis pas impliqué pour autant."

Erïka remarqua la première la voiture qui s'avançait vers eux. Son conducteur ne tarda pas à sortir, aussitôt rejoint par Erïka que Will n'avait jamais vu aussi affectueuse. Son frère devait être important pour elle. En attendant la fin de leurs retrouvailles, le mutant se leva et resta quelques pas en arrière pour ne pas les déranger. Lorsque le frère d'Erïka s'approcha, maintenant dans la lueur des phares, William constata la ressemblance frappante entre les deux jeunes gens.

"Vous êtes jumeaux ou quoi ?" fit-il en haussant un sourcil avant de sourire, amusé "Moi aussi j'ai un jumeau d'ailleurs."

Il se pinça les lèvres en réalisant qu'il aurait mieux fait de se taire. Mais après tout, comment le jeune homme aurait pu deviner qu'il parlait de son pouvoir. Le rouquin aurait très bien pu avoir un jumeau. Il tendit sa main non blessée vers Alexïs pour le saluer mais la retira en voyant qu'elle était autant couverte de sang que l'autre. Il lui fit un sourire désolé tandis que le russe remarqua sa blessure.

"Salut Alexïs, moi c'est William. Et ouais je sais... faut pas mettre ses mains n'importe où."

Le borgne observa la réaction d'Alexïs. Devant son air dubitatif et intrigué, Will se demanda s'il saurait finalement soigner sa main. Il le suivit sans réchigner lorsqu'il l'invita à se poser côté passager et se posa sur le siège de la voiture. Il le laissa procéder comme il le sentait, regrettant néanmoins la disparition d'un de ses gants. Posant les yeux sur son pull qui avait abrité sa main jusqu'à présent, le mutant constata que celui ci était tâché par le sang. Heureusement, étant noir, cela se voyait à peine, mais la liste des choses à racheter augmentait.

"C'est gentil d'être venu en tout cas. J'espère qu'ça interromp rien d'important."

Si ça ne tenait qu'à lui, l'américain serait rentré tel quel. Il imaginait pouvoir compter sur l'infirmerie mais se demandait s'il devrait rendre des comptes sur l'origine de sa blessure. Il espérait surtout qu'il ne garderait pas de séquelles et n'aurait pas de soucis à l'avenir pour utiliser sa main. Avec déjà un oeil en moins, il ne pouvait se permettre de perdre autre chose. Cela serait quoiqu'il en soit voyant et Amy lui poserait forcément la question.

"Qu'est-ce que j'vais bien pouvoir dire à Amy pour expliquer ça..." fit-il tout haut, perdu dans ses pensées

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MessageSujet: Re: Lorsque la nuit tombe... les démons se réveillent [Erïka Davidoff & William Cage][terminé]   Mer 11 Jan 2012 - 5:29

“Well I hoped that since we're here anyway
We could end up saying
Things we've always needed to say”

-"Tiens, tu sais pas s'ils embauchent à l'Institut par hasard ? J'ai b'soin d'un boulot. N'importe quoi. Et comme t'y es d'puis plus longtemps qu'moi, p't'être que t'as une idée."

-« Demande au professeur Xavier. Je suis certaine qu’il pourra arranger quelque chose pour toi. »

Elle savait que de nombreux X-Men occupaient le rôle de professeur à l’institut. Elle ne savait pas s’ils étaient diplômés ou quoi que ce soit dans le genre, mais ils connaissaient bien leur boulot. Si elle ne voyait pas Will enseigner une autre matière que le sport, l’homme pouvait, tout de même, avoir des compétences dans d’autres domaines. Le professeur Xavier était le mieux placer pour savoir ce qu’il manquait à l’institut, de quel genre de personnel il avait besoin, que ce soit dans les cuisines ou à l’extérieur pour refaire le jardin. Il comprendra le besoin du rouquin d’avoir un travail afin de ramasser son propre argent et aura toujours une idée, une solution, quitte à demander à ses contacts, elle en était certaine.

Lorsque qu’Alexïs serra la jeune fille dans ses bras, cette dernière oublia immédiatement ses inquiétudes, profitant de cette courte étreinte réconfortante. Elle avait pratiquement oublié à quel point cela pouvait être rassurant que de se blottir dans les bras d’une personne qui lui était chère, limitant ses contacts physiques avec les gens, habituellement. Les dernières fois où elle a été près d’une personne, c’était pour la frapper, ce qui donnait une idée sur le genre de rapprochement qu’avait la mutante avec ceux qui l’entourait.


-"Vous êtes jumeaux ou quoi ? Moi aussi j'ai un jumeau d'ailleurs."

Alors qu’Alexïs s’approchait de Will, Erïka fit de gros yeux à celui-ci. Ce n’était peut-être pas une bonne chose que de parler de jumeau. Si s’avérait que son frère entame la conversation sur le sujet et que le rouquin se retrouve dans une impasse, il n’avait pas intérêt à mentir, risquant de mettre l’adolescente en rogne. La jeune fille attrapa son sac, resté sur le banc, jetant un bref coup d’œil au blessé.

-« À ton avis ? Je crois que la ressemblance est assez frappante, comme ça. »

Alors que Will s’installait sur le siège passager de l’automobile, Erïka se glissa à l’arrière du véhicule, claquant la portière derrière elle. Observant Alexïs s’occuper du mutant en se glissant légèrement entre les deux bancs à l’avant de la voiture, la jeune fille se demanda s’il était possible de guérit la blessure. Le rouquin avait suffisamment de cicatrices comme ça, pas besoin d’en avoir une énième. Décidément, Erïka aurait dû réfléchir à deux fois avant de demander à Will de l’amener ici. Elle aurait mieux fait de rester se morfondre dans sa chambre avec sa bouteille de vodka, bien cachée dans son placard, et son cochon d’inde…

-"Qu'est-ce que j'vais bien pouvoir dire à Amy pour expliquer ça..."

-« Je lui expliquerais, t’en fais pas. Dans le pire des cas, elle va me balancer l’atelier d’art au grand complet par la tête, c’est pas si mal… »

L’adolescente était consciente que la blessure de Will ne passera jamais inaperçue auprès d’Amy. Le couple lui donnait l’impression qu’ils se connaissaient pratiquement par cœur. Si quelque chose clochait chez Will, l’italienne allait rapidement le découvrir et se posera des questions. Valait mieux qu’Erïka s’occupe de son amie et lui explique, en omettant de préciser certaines informations qu’elle tenait à dissimuler, l’origine de la blessure. Après tout, il n’y avait pas dix milles façon de se faire un trou dans la main.
Même si la jeune fille connaissait la nature non-violente de son amie, elle s’attendait au pire. Après tout, l’homme qu’Amy aimait et chérissait plus que tout était passé très près de la mort. Will avait eu de la chance que la balle traverse sa main et non une autre partie de son corps. Ce sera donc normal, selon Erïka, que l’italienne soit en colère contre elle pour avoir impliqué le rouquin de cette histoire d’arme. Avec de la chance, Amy pourra lui pardonner. Elle l’espérait.
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MessageSujet: Re: Lorsque la nuit tombe... les démons se réveillent [Erïka Davidoff & William Cage][terminé]   Mer 11 Jan 2012 - 6:43

-« C'est gentil d'être venu en tout cas. J'espère qu'ça interrompt rien d'important. »

Alexïs secoua la tête en offrant un sourire réconfortant au dénommé Will. Au vu de la blessure, il était heureux d’être ici, en ce moment, pour lui venir en aide. Le jeune homme savait bien qu’Erïka était devenue bien plus douée pour causer des blessures que les soigner et c’était probablement pour cette raison qu’elle lui avait téléphoné. Il ne savait pas qui était responsable de cet incident, ni ce qui s’était produit, mais ce n’était pas le plus important pour le moment. D’ailleurs, où se trouvait le tireur, à présent ? Le mutant souhaitait silencieusement qu’il ne soit plus dans les parages, craignant d’être coincé dans une situation pour le moins délicate où leur vie à tous les trois serait en danger. Il valait mieux ne pas rester trop longtemps dans le coin, mais, avant tout, il devait en finir avec cette vilaine blessure.

-« Ne vous en faites pas avec cela. Rien n’est plus important qu’une vie. Vous avez eu de la chance que ce ne soit que votre main qui ait subit des dommages. Je ferais de mon mieux afin de soigner votre blessure. »

Écoutant d’une oreille la conversation entre Will et sa sœur au sujet d’une certaine Amy, Alexïs effleura du bout des doigts la blessure de l’homme lorsque celui-ci ne regardait pas en sa direction. Il craignait que son pouvoir ne s’active. Heureusement, cela n’arrivait pas toujours lorsqu’il tentait de soigner de petites blessures, mais il restait méfiant, ne maitrisant pas totalement ses capacités, pour ne pas dire qu’il ne les maitrisait pas du tout. Ce n’était pas comme avec Clara, en qui il avait confiance quant à la préservation de son secret. Il avait également une grande confiance en sa sœur, mais craignait sa réaction si elle voyait son pouvoir se déclencher ainsi. Il devait, alors, faire très attention à ses gestes et se concentrer un maximum pour ne pas que son don ne se déclenche sans son consentement. Voyant que rien ne se produisait lorsque sa peau entra en contact avec la plaie, Alexïs fut soulagé. Enfin, jusqu’à ce que, comble du malheur, le bout de ses doigts ne s’illumine. C’était raté pour cette fois. Éloignant rapidement sa main de la blessure, le russe cherchait un plan afin que personne ne puisse le voir se servir de son don, même si la tâche allait se révéler plutôt difficile. Improvisant, n’ayant aucune autre idée en tête, il interrompit Will et Erïka dans leur discussion.

-« Pardonnez-moi de vous interrompre ainsi… je… Je souhaite seulement vous demander de fermer les yeux pendant deux petites minutes, le temps que je désinfecte la plaie. Voyez-vous, la marque de désinfectant que j’utilise est puissant et irrite légèrement les yeux et je ne désire pas que vous subissiez cela. »

Il savait bien qu’Erïka détestait royalement les mensonges. Cependant, comment pourra-t-elle savoir qu’il ne disait pas vrai, sur ce coup là ? Le russe songea qu’il n’avait rien à perdre en inventant cette histoire. Si cela fonctionnait, la tâche lui sera bien simplifiée. Il ne se doutait pas, une seule seconde, que sa jumelle pouvait posséder un don, comme lui, et qui, en plus, était celui de détecter les mensonges. Contrairement à la jeune fille, Alexïs avait parfois recourt au mensonge, bien que ce ne soit que de petites cachotteries ou bien des petites excuses çà et là pour justifier un retard ou bien se sortir d’une situation désagréable. Tout le monde faisait ça, non ?

Ce ne fut qu’au moment où il était certain que personne ne le regardait qu’Alexïs fit mine de désinfecter la plaie avec un simple mouchoir imbiber d’un désinfectant liquide. Prenant une grande respiration, il laissa son don agir. Ses mains furent entourées d’un halo bleu, réchauffant doucement sa peau ainsi que celle de Will. La blessure se cicatrisait doucement, jusqu’à ce que le jeune homme remarque du mouvement du côté de sa sœur, qui, semblait l’observer d’un œil. Aussitôt, pris de panique, l’adolescent laissa tomber le mouchoir et s’empara de bandages qu’il s’empressa de poser sur la plaie à demi-soignée. Il avait réussi à soigner et refermer la plaie se trouvant dans la paume de sa main, mais n’avait eu ni le temps, ni la concentration pour tenter de poursuivre son travail. N’osant dire quoi que ce soit, il se contenta de démêlé ses bandages dans lesquels il s’empêtrait de plus en plus sous l’effet du stress.
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MessageSujet: Re: Lorsque la nuit tombe... les démons se réveillent [Erïka Davidoff & William Cage][terminé]   Mer 11 Jan 2012 - 14:34

Le professeur Xavier. Décidement, il était temps que William aille lui rendre une petite visite. Il espérait que ce dernier ne lui pose pas trop de questions personnelles mais ça n'avait pas l'air d'être son genre. Emma n'avait rien demandé non plus après tout. Mais il restait méfiant des personnes capables de lire dans les pensées. A vrai dire, les pouvoirs mentaux lui faisaient un peu peur. Il n'y avait jamais été vraiment exposé, connaissant en grande majorité des personnes dotées de pouvoirs physiques. Du coup, il appréhendait un peu d'y faire face, ne voyant pas trop comment il pourrait lutter face à ça même en possédant lui aussi un pouvoir. Néanmoins un entretien avec Charles Xavier était un mal nécessaire et mieux valait ne pas trop y penser pour éviter de faire une fixation stupide sur quelque chose dont il n'avait probablement rien à craindre. Will ignorait si l'homme avait besoin de personnel mais il préférait de loin travailler à l'Institut, car au moins il pourrait utiliser ses pouvoirs sans que personne ne trouve ça étrange.

"C'est vrai, c'est l'mieux placé pour me répondre. Tiens, tu comptes rester à l'Institut quand t'aura fini tes études ?"

Il ignorait pourquoi la russe avait rejoint l'Institut mais la plupart de ses résidents étaient des élèves, il en déduisait donc, vu son âge, qu'elle y suivait les cours. Ce n'était probablement pas la seule raison de sa présence là bas et il ne voulait pas le savoir ni se montrer trop intrusif, il s'intéressait juste au futur.

Maintenant qu'Alexïs était là, mieux valait éviter les remarques en rapport avec l'Institut pour éviter que celui-ci ne pose trop de questions. Erïka parvint par un simple regard à faire comprendre au mutant que celui-ci aurait mieux fait de se taire. Sa réplique coupa court à toute tentative de poursuite de la conversation et Will estima que ce n'était pas plus mal, ne souhaitant pas s'engager sur une pente savonneuse. Elle évoqua l'adjectif frappant en ce qui les concernait et le rouquin ne put s'empêcher de faire un commentaire.


"Moins qu'ton crochet du droit en tout cas." fit-il avec un sourire amusé, se souvenant de leur petite bagarre plus tôt dans la journée

Néanmoins, il devait le reconnaitre, même s'ils n'étaient pas du même sexe, ils se ressemblaient énormement, on ne pouvait le nier. Mais de commun, ils ne semblaient avoir que le physique. Alexïs paraissait d'une douceur exagérée, sans parler de sa politesse. C'était un contraste flagrant avec sa soeur si froide et agressive. Peut-être que la jeune femme était comme lui avant d'avoir ces fameux soucis dont elle ne désirait pas parler. On ne pouvait en tout cas ne pas le remarquer.

William appréciait la chaleur qui se dégageait de la voiture même s'il avait déjà le manteau d'Erïka pour lui tenir en partie chaud. Cela lui faisait oublier un peu la douleur qu'il éprouvait à la main. La blessure datait maintenant d'environ une heure mais la douleur ne semblait pas vouloir s'envoler. Rien d'étonnant au final avec un trou dans la main, même si la balle était ressortie. Will ne voyait pas tellement ce que le frère d'Erïka, aussi doué soit-il, pouvait bien faire à une telle blessure à part la désinfecter. Il ne savait même pas s'il allait pouvoir cicatriser correctement même s'il l'espérait de tout coeur. Tant que la plaie ne s'infectait pas, c'était déjà un bon pas en avant et le rouquin ne regrettait pas une seconde son geste.

Erïka répondit à la question que le borgne se posait pourtant à lui-même, évoquant un semblant de solution. Elle comptait lui expliquer ? Elle semblait néanmoins redouter la réaction d'Amy, ce qui fit plus rire Will qu'autre chose car il savait que l'italienne ne réagirait pas ainsi. Edge tourna la tête vers elle, n'aimant pas tourner le dos à ceux qui lui parlaient
.

"Ne t'en fais pas, elle n'en fera rien. L'fautif c'est moi. Tu peux t'jours venir lui expliquer avec moi et au pire, j'ferai barrage si ça s'passe mal. Mais y a aucune raison, elle est pas comme ça, t'as dû l'remarquer."

Mentalement, il cherchait un moyen d'expliquer la chose à Amy, sans lui mentir mais aussi en évitant de révéler des informations que la russe préférait ne pas dévoiler. Ca n'allait pas être simple mais il y avait forcément une solution. Amy était loin d'être stupide et remarquerait bien qu'ils cachent quelque chose mais elle comprendrait aussi que s'ils ne veulent pas ne parler, il y avait une bonne raison. Même s'il le taisait, cette situation embêtait William, ne supportant pas de ne pas être franc avec celle qu'il aimait. Alexïs interrompit la discussion, s'excusant même de le faire. Le mutant hallucinait de le voir si poli et prévenant, n'ayant pas l'habitude de ce genre de personne. Il lui demanda de fermer les yeux pour une raison étrange mais, bien content d'être soigné même juste un peu, Will n'insista pas et s'exécuta.

"Tu peux m'tutoyer hein. Mais t'bousilles pas les yeux pour moi hein." répondit-il même s'il savait que ça n'empêcherait pas le jeune homme de le faire

C'était lui le médecin après tout et il savait probablement très bien ce qu'il faisait même s'il n'avait pas dû voir ce genre de blessure très souvent. Will conserva les yeux fermés mais la sensation qu'il ressentait l'intriguait. Quel désinfectant pouvoit bien procurer cette sensation ? Il s'attendait à avoir mal mais au contraire, il ne sentait pas grand chose, hormis une douce chaleur. Il rouvrit les yeux lorsqu'Alexïs s'empressa de lui poser un bandage, signe que le passage du désinfectant était terminé. Il eu tout juste le temps de voir que la blessure était en partie refermée et haussa des sourcils surpris
.

"Bah putain... Drôl'ment efficace ton désinfectant. C'est limite magique. Merci du coup d'main en tout cas." fit-il en souriant, amusé par le jeu de mot idiot qu'il venait de faire

Cependant, Alexïs semblait plus ou moins affolé, comme s'il avait peur de quelque chose. William avait bien une petite idée mais n'osait rien dire, conscient qu'il avait déjà trop gaffé. Sa main était en partie soignée, il ne restait plus qu'à attendre la cicatrisation. Mais il se sentait maintenant redevable d'avoir fait venir le jeune homme juste pour ça.


"Si j'peux t'être utile en r'tour..." ajouta t-il même s'il ignorait ce qu'il pourrait bien faire pour lui rendre service.

Il avait bien fourni une arme à la soeur de ce dernier. Il était prêt à aider Alexïs d'une façon ou d'une autre.

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MessageSujet: Re: Lorsque la nuit tombe... les démons se réveillent [Erïka Davidoff & William Cage][terminé]   Mer 11 Jan 2012 - 17:35

-"C'est vrai, c'est l'mieux placé pour me répondre. Tiens, tu comptes rester à l'Institut quand t'aura fini tes études ?"

Erïka pris un court moment afin de réfléchir à la question. Elle ne savait pas du tout ce qu’elle pourrait bien faire à la fin de sa scolarité. Certes, elle y avait songé et quelques idées lui étaient parvenues à l’esprit, auparavant. Cependant, il n’était pas question de les communiquer à Will. L’adolescente jugeait qu’il n’avait pas à savoir qu’elle rêvait de faire partie des X-Men. C’était pratiquement utopique comme idée. Déjà, si le professeur Xavier refusait qu’elle retourne dans la salle des dangers, elle pouvait considérer que la tâche sera ardue si elle désirait intégrer l’équipe. Quoi qu’il en soit, elle ne s’arrêtait pas qu’à ce doux rêve. Elle avait bien d’autres ambitions, dont celle de devenir linguiste. Elle parlait plusieurs langues, savaient assez bien les écrire même si cela restait très basique. Elle se plairait bien à exercer une telle profession, tant qu’elle ne devait pas passer ses journées derrière un bureau. Si elle avait la possibilité de voyager à travers le monde dans le cadre de son travail, elle n’en serait que plus heureuse.
Quoi qu’il en soit, une chose était certaine : elle ne quittera pas l’institut de sitôt. Elle était prête à avoir un travail dans la ville de New-York, mais désirait conserver sa chambre au manoir. La jeune fille était loin d’être prête à refaire face au monde extérieur qui la terrorisait encore… ou, plutôt, elle craignait ses démons qui y étaient cachés.


-« Oui. Je ne compte pas partir avant longtemps, quitte à rester pour y travailler. Et… toi ? Tu as des projets avec Amy ? »

Elle était persuadée que ces deux-là ne s’abandonneraient pas avant très longtemps, ou même jamais. Ils devaient bien avoir des projets bien à eux, maintenant qu’ils avaient quitté le dur milieu de la rue, non ? Qu’il les lui révèle ou pas, Erïka n’en restera pas moins indifférente, les yeux rivés sur ses mains, glacées par le froid. Et s’ils décidaient, tout comme elle, de vivre à l’institut pendant de nombreuses années, encore ? Ou bien, peut-être attendaient-ils de maitriser parfaitement leurs pouvoirs respectifs ?
Quoi qu’il en soit, le sujet revenait souvent à Amy, depuis un moment, même en présence d’Alexïs. Erïka avait l’impression de se battre verbalement avec Will afin d’expliquer la situation à Amy. Lequel des deux allait gagner le combat ? Certainement pas Will, car l’adolescente avait un sale caractère et lorsqu’elle décidait quelque chose, il y avait peu de place pour les compromis.


-"Ne t'en fais pas, elle n'en fera rien. L'fautif c'est moi. Tu peux t'jours venir lui expliquer avec moi et au pire, j'ferai barrage si ça s'passe mal. Mais y a aucune raison, elle est pas comme ça, t'as dû l'remarquer."

-« J’ai l’air d’avoir besoin de me cacher derrière quelqu’un ? Elle est aussi dangereuse et agressive qu’un chaton dégriffé. Laisse-moi lui expliquer avant que tu ne fasses une gaffe et dise quelque chose de trop. »

Puis, Alexïs fini par les interrompre, pour une raison qui lui échappait. C’était quoi cette histoire de désinfectant ?! Non, mais depuis quand ce genre de produit irritait les yeux ? Elle n’en savait rien, mais tout ce qu’elle pouvait affirmer était qu’il ne s’agissait que d’une simple et stupide excuse qu’il avait inventé de toute pièce, ce qui mit Erïka en rogne. Posant sa main contre l’une de ses oreilles, espérant faire taire ce petit cillement agaçant, l’adolescente ne voulait pas se prêter au jeu. Elle désirait connaitre la vérité. Pourquoi souhaitait-il qu’ils détournent le regard ? Elle ne comprenait pas les raisons qui poussaient son propre frère jumeau à lui mentir. Malgré tout, la mutante ferma les yeux pour, par la suite, rouvrir l’un d’eux avec le plus de discrétion dont elle pouvait faire preuve. Elle ne pouvait pas croire en ce qu’elle voyait. Son frère était également un mutant. C’était clair à ses yeux. Elle voyait bien ce halo bleu autour de ses mains, enveloppant également la blessure de Will qui se cicatrisait peu à peu. Il n’y avait pas de mot pour décrire le phénomène. Alors, c’était pour cela qu’il avait mentit ? Pour protéger son secret ? Craignait-il sa réaction face à son don ? Il semblerait que c’était le cas.
Lorsque son frère s’aperçu qu’il était observé, il cessa aussitôt d’utiliser son pouvoir afin de couvrir la main de Will d’un simple bandage dans lequel il s’emmêlait sous l’effet du stress et de la hâte. Si le rouquin ne posa pas de question, ce n’était pas le cas de l’adolescente qui arrêta le futur médecin dans son geste.


-« Comment t’as fait ça ? » lui demanda-t-elle alors qu’elle connaissait déjà la réponse. « Toi aussi, t’as un don… ? » fit-elle avec un léger sourire se voulant réconfortant alors qu’elle retirait le bandage pour observer la plaie à demi cicatrisée de Will.

-« Ne fais pas cette tête, t’es pas le seul à être différent ici. À ton avis, comment je savais que tu mentais ? Et ce n’était pas seulement parce que ton excuse était vraiment pourrie. » ajouta-t-elle afin de rassurer du mieux possible son cher jumeau.
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MessageSujet: Re: Lorsque la nuit tombe... les démons se réveillent [Erïka Davidoff & William Cage][terminé]   Mer 11 Jan 2012 - 18:39

Alexïs avait pris l’habitude de vouvoyez les autres, même lorsque les personnes en question avaient approximativement son âge. Déformation professionnelle, dira-t-il. Au restaurant où il travaillait, il était extrêmement important d’être poli, courtois et de vouvoyer les clients, même lorsque ceux-ci n’étaient que des enfants. D’ailleurs, cela amusaient bien certains parents lorsqu’il se penchait vers leur jeune enfant afin de lui demander « Monsieur prendra-t-il un morceau de gâteau avec son verre de lait pour le dessert ? C’est la maison qui offre. ». Rares étaient les enfants sur son lieu de travail, mais ils étaient, la majorité du temps, bien calmes, ce qui ne nuisait pas à l’ambiance de la place. Quoi qu’il en soit, cette façon si courtoise de s’adresser à autrui lui poursuivait jusque dans son quotidien. Si, au début, sa sœur s’en amusait énormément, elle avait fini par si habituer, comme tout son entourage, d’ailleurs.
Respectant la demande de Will, l’adolescent s’engagea à le tutoyer. Habituellement, il ne le faisait que sur demande ou lorsqu’il était très proche de la personne en question, comme c’était le cas avec Clara, celle qu’il aimait. D’ailleurs, ne devrait-il pas faire par à Erïka de cette relation de couple ? Lorsque le moment se présentera, que ce soit ce soir ou bien à leur prochaine rencontre. La dernière option lui paraissait la meilleure.


-« Bah putain... Drôl'ment efficace ton désinfectant. C'est limite magique. Merci du coup d'main en tout cas. »

Alors qu’il tentait de faire un bandage décent et d’empêcher Will de voir ce qu’était devenue la plaie, Alexïs ne remarqua pas le jeu de mot, cherchant à camoufler ce qu’il venait de faire. Cependant, il fut pris la main dans le sac par sa sœur. Un court instant, il se sentit comme un enfant pris en flagrant délit alors qu’il tentait de cacher une bêtise à sa mère. Cependant, il fut surpris de la réaction d’Erïka fasse à ce qu’il venait de faire. Il s’était attendu à tout sauf cela. En fait, il n’avait jamais réussis à imaginer le type de réaction qu’elle aurait pu avoir face à son don, mais il avait longtemps cru qu’elle le prendrait pour un monstre, ce qui était sa plus grande crainte en lien avec son pouvoir. Sa jumelle était très difficile à suivre, par moment, et cela faisait partie des réactions qu’il n’aurait pu prévoir chez elle à ce moment précis. Elle n’était pas tant étonnée, mais plutôt intriguée, intéressée, par ce qu’il venait de faire.

-« Comment t’as fait ça ? Toi aussi, t’as un don… ? »

Il ne savait quoi répondre en ce moment. S’il avait été seul avec elle, probablement que tout cela aurait été bien plus facile, mais la présence de Will le poussait à se taire. Après tout, il ne le connaissait pas et il ne pouvait pas prévoir sa réaction. Cependant, il n’avait pas d’autres choix que de s’expliquer, Erîka retirant le bandage couvrant la blessure pratiquement guérit. Que devait-il faire ? Inventer une excuse ? Se taire ? Tout dévoiler ? Il ne savait pas. Il ne faisait que bredouiller des syllabes incompréhensibles, cherchant à se justifier. Malgré le sourire de sa sœur, il n’arrivait pas à calmer ce vent de panique à l’intérieur de lui. Jamais il n’aurait dû se servir de son don, il le savait ! Et pourtant, il avait envie de rendre service à Will et de soigner cette plaie pour laquelle il n’aurait pu rien faire en temps normal.

Sa jumelle parlant de don, Alexïs vint à se demander si elle n’était pas comme lui. Était-elle également… différente ? Cela expliquerait pourquoi elle n’était pas effrayée par son pouvoir. Cependant, elle ne pouvait posséder les mêmes capacités que lui, sinon elle se serait déjà chargée de la blessure, non ? Il était bien curieux de connaitre la nature de son pouvoir, mais ce n’était pas le moment de penser à cela. Pour l’instant, il devait trouver le moyen de s’expliquer. Avant qu’il n’ait pu prononcer de véritables mots, Erïka reprit la parole.


-« Ne fais pas cette tête, t’es pas le seul à être différent ici. À ton avis, comment je savais que tu mentais ? Et ce n’était pas seulement parce que ton excuse était vraiment pourrie. »

Elle était toujours aussi réconfortante, comme à son habitude. Alexïs n’était pas certain de comprendre ce qu’elle essayait de dire, bien trop confus pour avoir l’esprit clair. Il songea au fait qu’elle pouvait lire les pensées. Si c’était le cas, qu’avait-elle découvert sur lui ? Il détestait cette idée qu’elle puisse tout savoir avant qu’il ne lui raconte quoi que ce soit. Il devait savoir. Il devait comprendre. Quel type de pouvoir possédait sa sœur ? Et Will, était-il comme eux ? Pourquoi étaient-ils dotés de mystérieux dons ? Tant de questions se bousculaient dans sa tête et une seule d’entre elle réussis à franchir ses lèvres.

-« Toi... toi aussi tu as un don ? Je ne pensais pas qu’il y avait d’autres personnes comme moi… Je suis rassuré que tu ne me prennes pas pour un vulgaire monstre… »

Malgré sa confusion et le fait qu’il ne savait plus quoi penser, un mince sourire s’étira sur ses lèvres. Il avait fini par s’habituer au comportement qu’avait adopté sa sœur à leur retour à New-York. Il était probablement le seul à comprendre la raison de son attitude agressive et peu aimable qu’elle démontrait habituellement. La compassion, ce n’était plus son point fort, il le savait bien, mais il savait également qu’au fond d’elle se trouvait la jeune fille qu’elle avait toujours été. Il espérait la revoir un jour, mais ne tenterait pas de changer ce qu’était devenue sa sœur pour autant. C’était son choix, il n’avait pas le choix de le respecter.
Rangeant tout son matériel médical dans sa trousse, hormis le bandage ainsi que le mouchoir qui trouva sa place dans les poubelles, Alexïs referma son sac à dos. Maintenant que le travail était commencer, il songeait à le terminer, s’il en était capable.

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MessageSujet: Re: Lorsque la nuit tombe... les démons se réveillent [Erïka Davidoff & William Cage][terminé]   Mer 11 Jan 2012 - 21:02

Comme il s'y était attendu, Erïka ne fut pas très précise et se contenta de répondre par l'affirmative. Cela impliquait qu'ils risquaient de se cotoyer un long moment, même si l'Institut était grand. Etant donné qu'Amy et elle s'entendaient bien, Will préférait que tout se passe pour le mieux, surtout s'ils devaient se voir fréquement. La russe lui demanda ensuite si ils avaient des projets ensemble. Le rouquin en avait tout un tas, divers et variés mais il n'en avait jamais parlé à l'italienne. Encore dans la rue, il y avait pensé, s'étant imaginé ce que cela pourrait donner s'ils en sortaient enfin. Néanmoins, tout n'était resté qu'à l'état utopique et jamais il n'avait pensé qu'une oppportunité arriverait si vite. Il n'avait pas eu le temps d'aborder le sujet avec la jeune femme mais il comptait bien concrétiser ses projets. Si pour le moment il ne comptait pas quitter l'Institut, il ne comptait pas non plus trop s'y attarder.

"Ouais, un tas. Ca va prendre du temps mais j'crois qu'on est pas prêts d'quitter l'Institut avant un bon moment."

Will ne faisait même pas attention à Alexïs, parlant à l'étudiante comme s'il n'était pas là. Après tout, il ne voyait pas ce qu'il disait de compromettant, ne parlant que de l'Institut et d'avenir. Rien d'alarmant en soit mais cela ne semblait pas plaire à la jeune femme. Si le rouquin ne cherchait pas à se battre contre elle, la russe insistait pour avoir le dernier mot. Encore une fois, elle était sur la défensive, prétextant n'avoir besoin de personne et surtout pas de lui. Elle ne connaissait pas Amy comme lui la connaissait et faisait l'erreur de croire qu'elle ne ferait pas de mal à une mouche. Si l'italienne était effectivement la gentillesse incarnée, elle avait aussi son caractère et lorsque son sang ne faisait qu'un tour, mieux valait ne pas être dans les parages. L'attitude condescendante d'Erïka agaça le borgne au plus au point. Il avait eu la patience de ne pas en tenir compte jusqu'à présent mais il en avait désormais assez. Il savait que c'était de sa faute car c'est lui qui abordait les mauvais sujets mais il ne comprenait pas pourquoi elle adoptait cette attitute si négative envers quelqu'un qui ne voulait que lui être agréable. Même ses traits d'humour ne réussirent pas à la toucher.

Il lui lança un regard assassin mais n'ajouta rien, coupé par Alexïs qui s'occupait de sa blessure. William fût étonné de voir l'état de sa main, en grande partie guérie en si peu de temps. Qu'avait bien pu faire le russe pour arriver à un tel résultat ? Etant donné que sa soeur jumelle était mutante, il l'était probablement aussi. Le jeune homme semblait en panique et ne répondit pas tout de suite aux questions de sa frangine. Mais finalement celui-ci sembla se détendre lorsqu'Erïka lui avoua être comme lui. William retira vivement sa main de l'étreinte de la russe qui venait de retirer le bandage à peine posé, provoquant une douleur. Il avait vraiment l'impression qu'elle n'accordait aucune importance à son sort et qu'elle ne faisait que s'extasier devant les capacités de son frère.

Fixant le sol eneigé, Will resta silencieux. Il était content de voir ces deux proches découvrir une nouvelle facette l'un de l'autre mais également triste de voir que cette situation ne lui arriverait jamais. Il en était presque jaloux. Aucun des deux ne risquait de traiter l'autre de monstre, ils étaient pareils. Il se sentit de trop et n'avait plus aucune envie de s'éterniser parmi eux. Tant pis pour les explications, il était temps de rentrer
.

"T'as si peu confiance en tes capacités pour croire qu'tout le monde veut te rabaisser ? Tu cris sur tous les toits qu't'as jamais besoin d'personne et qu'tu gères tout toute seule mais c'est pas l'cas, accepte le. Tant qu'tu refusera d'le faire, t'as pas fini d'croire que tout l'monde veut faire les choses à ta place. Ca s'appelle l'entraide. Enfin, peu importe. J'suis pas là pour t'faire la leçon, c'est ta vie pas la mienne. Mais il s'rait temps d'te rendre compte qu'c'est pas en t'en prenant à ceux qui t'ont rien fait qu'ça va arranger les choses. Tu fais même pas la différence entre une proposition amicale et une tentative de rabaissement à ton sujet. Tout l'monde te considère pas comme une moins que rien, arrête d'croire que c'est l'cas. J'ai d'l'estime pour toi et si c'était pas l'cas, on s'rait pas ici."

D'un mouvement d'épaules, William fit glisser le manteau de la russe pour qu'il reste sur le siège passager et éviter de le tâcher avec ses mains sales. Il se leva ensuite en contournant Alexïs mais resta assez proche de la voiture pour voir Erïka.

"T'en fais pas Alexïs, ton secret est bien gardé, j'suis comme vous. C'est cool, vraiment, j'suis content pour vous deux. Merci pour c'que t'as fait pour moi, j'suis désolé t'avoir fait venir pour rien. Enfin pas pour rien au final puisqu'ça t'as permis de voir ta soeur et vice versa. J'espère pouvoir t'rendre la pareille un d'ces jours."

Il se tourna ensuite vers l'étudiante assise sur la banquette arrière, la dévisageant un moment en silence.

"J't'ai assez fait chier pour aujourd'hui j'crois. J'me plains pas d'ce qui s'est passé, c'est moi qui l'ai voulu. Mais puisque tu veux tant être seule, j'rentrerai d'mon côté. Prend soin d'toi."

Il fit quelques pas pour s'éloigner avant de se stopper. Avec tous leurs problèmes, il en avait oublié une chose importante qu'il avait promise à Evan. Se retournant, il fit un signe de tête à Erïka pour lui signifier que c'était à elle qu'il parlait.

"Oh, au fait, tu t'en fous sûr'ment mais Evan m'a d'mandé d'te dire qu'il était désolé pour c'qui s'était passé entre vous. Il t'fait ses excuses. Lui au moins, il réalise ses torts." lança t-il avant de tourner de nouveau les talons

Le vent glacial le fit frissonner. Tant pis, la marche le réchauffera sûrement un peu. Néanmoins, malgré les soins d'Alexïs, la main du rouquin n'était toujours pas complétement guérie et même plus protégée par les bandages. Il reposa sa main contre lui pour la garder au chaud, cherchant ce qu'il pourrait dire à Amy en attendant qu'Erïka aille lui parler... si elle y allait après tout ça. La route allait être longue et fatiguante mais mieux valait qu'il ne s'arrête pas en chemin.

_________________

Tu touches, tu payes ! (avec les dents >_<)

"Monseigneur William le Borgne de Philadelphie, Roi des Aveugles et Chevalier Servant de la Demoiselle Amylia"


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MessageSujet: Re: Lorsque la nuit tombe... les démons se réveillent [Erïka Davidoff & William Cage][terminé]   Mer 11 Jan 2012 - 22:49

Dire la vérité, c’était une chose. La recevoir en plein visage, cela en était une autre. Erïka venait de le découvrir. C’était l’une des rares fois où quelqu’un osait lui jeter ses quatre vérités au visage, se fichant bien de sa réaction. Il fallait bien avouer qu’elle ne leur laissait jamais le temps de s’exprimer, portant le premier coup avec rapidité au moindre mot la faisant tiquer. Elle était impulsive, agressive et susceptible et le savait très bien. Pourtant, elle ne faisait rien pour corriger ce comportement. Elle blessait bien des gens en agissant ainsi, mais s’en fichait. Tentait-elle de projeter sa propre douleur sur les autres ? De les faire souffrir en se disant qu’ils n’auront jamais autant souffert qu’elle ? Si elle niait en bloc les allégations de Will, serait-elle dans le tort ? Avait-elle sa part de responsabilité dans toute cette histoire ? Bien sûr que si. Cependant, pouvait-elle l’admettre ? Certes, Erïka était une jeune fille ouverte d’esprit, mais avait bien du mal à supporter les critiques et les discours moralisateurs. Abasourdie, elle n’arrivait pas à répliquer quoi que ce soit à Will, marquée par ses paroles. Il était quelqu’un de franc et le savait bien. Il lui avait révélé ce qu’il pensait d’elle en toute franchise. Ne pensant qu’à elle-même comme une pure égoïste, elle ne faisait jamais d’efforts de son côté, restant coincée dans son éternelle solitude. Pourtant, elle avait ses raisons de garder ses distances avec les autres. Par contre, ces raisons, Will ne les connaissait pas et l’adolescente savait que ce n’était pas une excuse suffisante pour adopter ce genre de comportement.

Erïka refusait toute l’aide que l’on pouvait lui apporter. Elle avait peur d’être trahie, elle craignait que la confiance qu’elle accordait ne soit réduite en miette. Cela, elle ne l’avait jamais avoué, mais le savait bien. Elle n’avait jamais pardonné à sa mère pour sa trahison envers son jumeau et elle-même. C’était d’autant plus pire quand cette dernière à tout fait pour la kidnapper afin de la tuer. Comment une mère pouvait-elle détester ses enfants à ce point ? Baissant les yeux vers le siège où était assis Will, quelques secondes plus tôt, l’adolescente assimilait toujours ses paroles. C’était comme un coup de massue à l’intérieur d’elle, causant une légère fissure sur le bouclier qu’elle avait érigé autour d’elle. Malgré tout, Erïka ne pouvait se résigner à abandonner ses défenses. Elle ne voulait pas montrer sa vulnérabilité à ceux qui l’entourait. Elle se devait de rester forte si elle désirait survivre dans ce monde où sa vie était constamment en danger. Le regard perdu dans le vague, la jeune fille ne releva la tête qu’au moment où Will s’adressa de nouveau à elle, évoquant Evan.


-"Oh, au fait, tu t'en fous sûr'ment mais Evan m'a d'mandé d'te dire qu'il était désolé pour c'qui s'était passé entre vous. Il t'fait ses excuses. Lui au moins, il réalise ses torts."

Will et Evan se connaissaient ? Eh bien, le monde était petit. Quoi qu’il en soit, ce n’était pas tant ce détail qui avait attiré l’attention d’Erïka, mais plutôt le fait qu’Evan s’excusait. Pourquoi ? Pour lui avoir tiré dessus ? Après que l’adolescente lui ait cassé le nez, ils étaient quittes, non ? Ce n’était pas pour autant qu’elle allait s’excuser auprès d’Evan en retour. Laissant échapper un long soupire, Erïka se laissa tomber sur la banquette arrière de l’automobile, cachant son visage de ses mains afin de se couper du monde. Après de longues respirations pendant lesquelles la jeune fille tentait de réfléchir à ce qui venait de se produire, elle posa ses mains jointes devant elle, jetant un coup d’œil à son frère.

-« Ne me dis rien, toi. Je sais exactement ce que tu vas me répondre. Pas question que je m’excuse. Je suis comme je suis et j’ai mes raisons d’agir ainsi. C’est mieux pour lui qu’il ne sache rien sur moi et ne m’approche plus. »

Elle se redressa afin de se déplacer à sa gauche, derrière le siège du conducteur, alors qu’Alexïs y prenait place. Bouclant sa ceinture, l’adolescente observant le décor extérieur, plongé dans la pénombre, Erïka croisa les bras, comme pour se réchauffer, malgré le fait qu’elle avait chaud dans cette voiture. Que devait-elle faire, à présent ? Aller voir Will pour lui parler ? Mais pour lui dire quoi ? Lui crier des bêtises par la tête comme elle savait si bien le faire ? Elle ne ferait qu’aggraver les choses et ne pouvait le blâmer pour avoir osé être honnête. Ce n’était pas des insultes qu’il lui avait craché au visage, mais une vérité pure et dure qu’elle se devait d’encaisser.

Lorsque le professeur Xavier lui avait tendu la main, elle avait fini par l’attraper alors qu’elle était totalement désespérée, au bord du gouffre. Puis, Emma Frost avait tenté de se rapproché d’elle, ce qu’Erïka n’avait pas apprécié au début. Par la suite, au fil des événements, elle s’était habituée à sa présence rassurante et avait légèrement baissé ses défenses, jusqu’à ce fameux jour où la reine blanche la retrouva plus vulnérable que jamais. Elle avait demandé l’aide de la femme et celle-ci lui avait donné. Cette fameuse nuit où Erïka c’était retrouvée à partager sa chambre avec Amy, elle avait fait une crise de panique et l’italienne n’hésita pas à faire ce qu’elle pouvait pour la calmer. Si l’adolescente continuait à refuser l’aide qu’on lui proposait, plus personne ne souhaitera venir à sa rescousse le jour où elle sera dans de réels ennuis. Si elle avait accepté le coup de main de ces personnes, pourquoi ne pouvait-elle pas en faire autant avec Will ? Devait-elle lui dire, à son tour, ce qu’elle pensait ? Elle devait encore y réfléchir. Essuyant une larme au coin de son œil alors que la voiture, à peine démarrée, s’arrêtait de nouveau sur le bord de la route, l’adolescente s’adressa à elle-même à voix haute.


-« Pourquoi est-ce que je pleure, bordel ? P’tin d’émotions de merde… » Quelques secondes s’écoulèrent avant qu’elle ne donne un coup rageur sur sa banquette. « Elles d’où ces larmes ! J’ai rien demandé, moi ! J’en ai marre ! » Elle frappa de nouveau le siège, ne sachant plus ce qu'elle ressentait en ce moment même. Ce n'était pas de la colère, ni de la tristesse... Un mélange des deux ? Qui sait...
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MessageSujet: Re: Lorsque la nuit tombe... les démons se réveillent [Erïka Davidoff & William Cage][terminé]   Jeu 12 Jan 2012 - 0:03

Alexïs était plus que soulagé de savoir qu’il n’avait rien à craindre, qu’Erïka prenait assez bien la découverte de son pouvoir. Il n’avait jamais osé en parler, sauf à Clara. Maintenant que l’une des personnes qui comptaient le plus à ses yeux le rassurait, il ne pouvait qu’être heureux. Même Will n’en faisait pas de cas. Le russe n’allait pas tarder à découvrir la raison : il était également un être doté d’un quelconque pouvoir. Quel genre de pouvoir ? Il n’osa pas poser cette question, remarquant que ce n’était guère le moment au vu de la tournure que prenait la discussion entre Will et Erïka. Cette dernière n’était pas des plus aimables depuis quelques années et il connaissait la raison. C’était ce passage à la secte qui l’avait poussée à se cacher derrière une carapace et à s’éloigner des autres. Il était l’un de seuls à l’avoir connu par le passé et à avoir assisté à sa soudaine transformation. Il n’était pas très difficile de deviner, dans ce cas-là, qu’est-ce qui l’avait tant changé. Il l’avait vu lancer des insultes, se battre pour un oui ou pour un non, commencer à fumer et à boire lors de rares occasions. Elle n’était plus la même qu’auparavant, mais cela, personne ne pouvait le savoir sans avoir connu leur passé à tous les deux.

Le jeune homme décida de ne pas intervenir dans ce qui semblait être une dispute entre Will et sa sœur. Il n’osait pas placer le moindre mot car la situation ne le concernait pas. De plus, il serait bien regrettable qu’il envenime le tout sans le vouloir. C’était donc pour cette raison qu’il laissa l’homme sortir de l’automobile. Si telle était sa décision de partir, il la respectait. Cependant, le temps était frais en cette soirée d’hiver et ce n’était pas une bonne idée de le laisser partir ainsi, aussi peu couvert. Déposant son sac au sol, devant le siège du passager, Alexïs tenta de faire revenir Will sur sa décision de partir ainsi.


-« Will ! »

Il semblerait bien que le rouquin ne désirait pas se retourner afin d’entendre ce qu’il avait à dire. Observant sa sœur, restée silencieuse, il croisa pendant un bref instant son regard. Ses yeux légèrement cernés en disaient long sur ses dernières nuits de sommeil qui avait probablement été très courte. Lui aussi avait connu l’insomnie pendant une période, mais il avait fini par se reprendre en main. Erïka, elle, semblait toujours tourmentée par quelque chose qui l’empêchait de fermer l’œil, il en était persuadé. Après tout, ce n’était pas parce qu’il avait passé plusieurs mois loin de sa jumelle qu’il ne pouvait pas remarquer si elle était tourmentée par quelque chose ou non.

-« Ne me dis rien, toi. Je sais exactement ce que tu vas me répondre. Pas question que je m’excuse. Je suis comme je suis et j’ai mes raisons d’agir ainsi. C’est mieux pour lui qu’il ne sache rien sur moi et ne m’approche plus. »

Elle avait été directe, tentant de rester neutre. Cependant, quelque chose dans sa voix la trahissait, révélant certaines émotions qu’elle tentait de cacher. Il était clair qu’elle était légèrement frustrée par la situation, mais rien ne démontrait qu’elle était en colère contre Will. Au contraire, elle semblait réfléchir à ses paroles. Alexïs claqua la portière du côté passager avant de passer devant sa voiture et de s’installer au volant. Bouclant sa ceinture et voyant sa sœur faire de même, il l’observa par le rétroviseur intérieur. Cette situation ne le concernait peut-être pas, mais il s’agissait de sa sœur qui allait probablement commettre une belle erreur si elle s’obstinait à ne pas changer de comportement avec les autres.

-« Mira… écoute… Même si tu te fiches probablement de ce que je vais te dire, je tiens à te faire part de mon avis sur tout ça. Nous avons vécu la même chose et nous y avons survécu. Cela nous a transformés et nous avons pris des chemins différents. Je respecte le fait que tu ais complètement changer, mais n’oublie pas une chose : tu n’es pas un monstre sans émotions comme ceux qui nous ont mené la vie dure. Ne repousse pas ceux qui veulent t’aider. Crois-moi, il est possible de se lier d’amitié avec des personnes sans pour autant leur parler de ce que tu as vécu. Laisse-leur une chance d’entrer dans ta vie et te prouver que tu peux leur faire confiance. Tu ne peux pas justifier le fait de les repousser constamment sans leur donner l’occasion de te démontrer qu’ils tiennent à toi ou s’inquiète à ton sujet. Réfléchis à cela, je t’en prie. »

Il démarra et fit doucement rouler son véhicule sur la chaussée, cherchant à rejoindre Will. Il n’était pas très loin, ce qui lui facilitait la tâche. Si Erïka refusait de discuter de quoi que ce soit et restait cloitrée dans le mutisme, c’était son choix. Pour sa part, Alexïs ne souhaitait pas que l’homme attrape un rhume avec un froid pareil. S’il endurait plutôt bien les basses températures, ce n’était pas le cas de tout le monde. Ralentissant à la hauteur de Will, il posa les yeux sur son rétroviseur, l’espace de quelques secondes, afin d’observer sa sœur maltraité la banquette arrière de sa voiture. Au moins, elle n’était pas restée insensible à tout cela.

-« Peut-être as-tu gardé trop d’émotions en toi et qu’elles tentent à présent de reprendre leur liberté ? Laisse tes larmes couler, tu te sentiras mieux, ensuite. Ça ne sert à rien de déverser ta colère sur ma banquette. »

Il appuya sur un bouton afin de faire descendre la vitre du côté passager. À la hauteur de Will, il se pencha légèrement vers la fenêtre, autant que sa ceinture le lui permettait, afin de lui proposer d’entrer dans l’automobile. Stoppant son véhicule en espérant que le rouquin allait y monter, Alexïs souhaita qu’il accepte. Avec de la chance, cette soirée pourra se conclure sur de meilleurs termes.

-« Il fait froid à l’extérieur. Monte, Will. Je vais te raccompagner à ton domicile. »
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William McKellen
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MessageSujet: Re: Lorsque la nuit tombe... les démons se réveillent [Erïka Davidoff & William Cage][terminé]   Jeu 12 Jan 2012 - 1:04

William n'était pas exactement faché, ni en colère mais il ne pouvait nier le fait qu'il était énervé. Jusque là, l'attitude d'Erïka l'avait laissé indifférent mais ses constants refus avaient fini par l'agacer. Elle était bien évidement libre de ses choix et de ses remarques mais rien ne justifiait un tel comportement. Même en ignorant son passé et même si celui ci avait été horrible, rien ne lui donnait le droit d'être si désagréable avec quelqu'un qui ne souhaitait que lui rendre service. Si cela la génait tant, elle n'avait qu'à rester seule mais dans ce cas, qu'elle le dise. La russe avait accepté de venir avec lui, lui avait demandé de lui trouver une arme et était encore en vie. Malgré tout, rien ne semblait pouvoir la rendre contente. Will ne cherchait pas à lui imposer quoique ce soit ni à lui faire la morale, estimant que chacun était libre d'avoir son caractère, cependant il ne voulait pas se montrer hypocrite avec cette dernière. Quoi de plus horrible que de laisser penser à quelqu'un qu'on approuve son comportement si ce n'est pas le cas ? Il ne se géna donc pas pour lui dire ce qu'il pensait, franchement, sans méchanceté. Il regrettait que l'étudiante soit constament sur la défensive, ne cherchant qu'à l'aider, mais si c'était son choix, il n'allait pas discuter. Il savait cependant que parfois, les gens restaient bornés et se privaient d'une meilleure vie juste parce qu'ils avaient peur. Et même s'il ne connaissait toujours pas son passé, il était sûr d'une chose, Erïka avait peur. Il l'avait constaté à plusieurs reprises et trouvait dommage qu'elle reste enfermée dans cette spirale infernale, n'osant plus se rapprocher de personne. Même Amy avec qui elle s'entendait bien ne parvenait pas à franchir ces barrières infranchissables que la jeune femme avait mis autour d'elle.

En soupirant, le rouquin remarqua que de la fumée sortait de sa bouche. Le temps s'était vraiment rafraichit. A vrai dire, l'hiver c'était déjà installé à New York et les rues étaient pavées de neige. La nuit rafraichissait davantage l'atmosphère et le mutant rentra sa tête entre ses épaules pour avoir un peu moins froid même si cela ne changea pas grand chose. Sa main lui faisait moins mal mais il avait toujours un peu de mal à la bouger. Le bon côté des choses était que sans Alexïs, il aurait probablement gardé des séquelles, voire pire. A moitié soignée mais soignée tout de même, sa main avait déjà meilleure mine que précédement. Le trou était quasiment refermé et il ne garderait sûrement qu'une cicatrice. Une de plus. Il n'était plus à ça près.

Perdu dans ses pensées, il ne remarqua qu'il était suivit que lorsque la voiture s'arrêta à sa hauteur. Alexïs se pencha et l'invita à monter. William hésita, pas certain que ce soit la meilleure solution, ne voulant pas aggraver davantage la situation. Mais il se voyait mal dire non au jeune russe après l'aide qu'il lui avait fournie. Finalement, Will ouvrit la porte passager avant de constater que le manteau occupait toujours sa place. Il essuya sa main non blessée sur son pull -plus à ça près lui non plus- et attrapa le manteau avant d'ouvrir la porte arrière et de le poser sur la banquette à côté de sa propriétaire. Il ne lui jeta qu'un rapide coup d'oeil mais remarqua le drôle d'air qu'elle arborait. Peut-être que finalement, ses paroles l'avaient touchée ? Il n'osa rien lui dire et referma la portière avant de grimper à l'avant, faisant un signe de tête à Alexïs pour lui dire qu'il pouvait y aller
.

"J'vis au même endroit que ta soeur. Tu connais sans doute l'itinéraire, sinon j'vais t'guider." répondit-il enfin, gardant ses mains sur lui pour éviter de salir quoique ce soit

William jeta un oeil dans le rétroviseur intérieur, ne voyant qu'un bout d'Erïka. Celle-ci était bien silencieuse même si ça ne changeait pas tellement de d'habitude. La russe n'était pas connue pour être très causante. Et si elle le devenait, c'était généralement pour agresser le destinataire de ses paroles. Il reposa les yeux sur Alexïs qui venait de redémarrer la voiture
.

"On est beaucoup d'mutants en fait. J'ai longtemps cru qu'on était rares dans notre cas... et v'là que j'en découvre d'nouveaux tous les jours. Vous étiez planqués où hein ?" demanda t-il réthoriquement au jeune homme en souriant à demi

"En tout cas t'as un chouette don, vraiment. Une bénédiction même ! Comment quelqu'un pourrait penser une s'conde que t'es un monstre ? Hé, j'les vois déjà penser qu't'es un ange. J'me sens privilégié d'avoir été soigné ainsi, c'est cool. En fait quand j'te disais qu'j'avais un jumeau tout à l'heure... ben c'est pas tout à fait exact. Pas comme vous deux en tout cas. Mon jumeau c'est juste un autre moi-même." ajouta t-il avant de jeter de nouveau un oeil à l'arrière

Le clone apparu sur la banquette arrière à côté d'Erïka. Celui-ci prit soin de retirer le manteau de sous ses fesses et de le décaler entre la russe et lui afin de ne pas rester assis dessus. Il fit un signe de la main à Alexïs en regardant dans le rétroviseur puis tourna la tête vers Erïka. Remarquant qu'elle frottait ses yeux, même discrètement, le second Will fouilla dans ses poches, en sorti un mouchoir et le lui tendit du bout des doigts, tâchant d'un peu de sang le bord qu'il tenait.


"Tiens. Désolé pour l'sang, j'ai pas d'quoi m'laver les mains encore."

William reporta son regard sur la route tandis que son clone s'occupait d'Erïka. Il était sûrement préférable de la laisser tranquille mais il ne comptait de toute façon pas insister. Les choses étaient dites. Le trajet en voiture était plutôt rapide, et ils n'allaient pas tarder à arriver. Depuis qu'il avait quitté la rue, Will avait imaginé que la vie serait plus tranquille. Il s'était lourdement trompé. Mais ce n'était pas pour lui déplaire. Au moins, il se passait quelque chose.

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MessageSujet: Re: Lorsque la nuit tombe... les démons se réveillent [Erïka Davidoff & William Cage][terminé]   Jeu 12 Jan 2012 - 2:06

Erïka s’énervait toute seule, sans raison apparente. Elle était frustrée contre elle-même de ne pas être en mesure de contrôler ses émotions. Pourtant, il n’y avait pas si longtemps, elle se souvenait avoir été bien plus calme, sereine et avait cessé de se battre pour un rien. Méditant sur les paroles de son frère ainsi que de Will, l’adolescente avait bien du mal à admettre qu’ils n’avaient peut-être pas tort. Pour l’instant, elle préférait songer au fait qu’elle avait fait la bonne chose. Comment Alexïs arrivait-il à garder le sourire malgré tout ce qui s’était passé ? Avait-il réussis à surmonter tout cela ? Y avait-il une recette secrète afin de retrouver une vie bien plus calme ? Donnant un dernier coup au siège, afin de faire passer cet élan de frustration, l’adolescente reporta son regard sur le paysage extérieur. Fermant les yeux, un instant, elle entendit Will monter dans la voiture, puis en refermer la portière. Il jeta quelque chose sur son banc et songea que ce devait être son manteau ou bien le sac qu’Alexïs avait laissé au pied du siège passager. Elle n’intervint pas dans leur conversation, songeant au fait qu’elle devait éviter une nouvelle dispute, après tout ce qui venait de se produire.

Alors qu’elle était perdue dans ses pensées, en pleine réflexion, brassant des souvenirs datant des dernières semaines, l’adolescente n’aperçut pas immédiatement le clone de Will à ses côtés. Cependant, lorsqu’elle tourna la tête en sa direction, elle sursauta, laissant échapper un petit cri de surprise qu’elle aurait bien voulu taire. Posant une main sur sa poitrine, au niveau de son cœur, Erïka respira un grand coup, essuyant ses yeux mouillés. Elle était sur le point de crier au clone de ne plus lui refaire une telle peur et de dégager, mais s’abstint juste à temps. Elle attrapa, plutôt, le mouchoir qu’il lui tendait afin d’essuyer ses yeux.


-« Bordel, vous souhaitez tous me voir crever ou quoi… ? » murmura-t-elle.

Attrapant son sac posé à ses côtés, Erïka fouilla à l’intérieur pour en vérifier son contenu. Comme certaines personnes le disaient parfois : « plus le sac est grand, plus il y a des choses inutiles dedans ! ». C’était vrai. Elle tomba sur l’objet qu’elle cherchait : un petit paquet de lingettes pour les mains. Anieta, sa grand-mère, avait insisté pour qu’elle garde un petit paquet sur elle, au cas où elle prendrait le métro, l’autobus ou tout endroit du genre où les germes étaient très présents. Ce n’était pas aussi efficace que l’eau et le savon, mais c’était mieux que rien.


-« Prend ça. »

Lançant le paquet à Will, et non à son clone, elle ne pouvait pas dire exactement pourquoi elle faisait cela. Elle pourrait tout aussi bien dire que c’était pour éviter qu’il n’y ait du sang partout, comme elle n’avouera jamais que c’était une tentative cachée pour lui montrer qu’elle n’était pas en colère contre lui. Cependant, il ne fallait pas penser qu’elle deviendrait soudainement plus loquace avec le rouquin. Posant son sac à ses pieds, Erïka croisant les bras ainsi que les jambes, reposant son regard sur la ville. Elle avait hâte d’arriver à l’institut, mais avait également envie de passer un bon moment avec son frère. Cependant, ce soir n’était pas le bon soir pour les rigolades entre les deux jumeaux, Erïka n’étant pas d’humeur à rire. Jetant un regard sur son manteau, l’adolescente l’attrapa afin de l’enfiler rapidement. Elle demanda à son frère d’allumer la radio, question d’avoir une certaine ambiance dans l’automobile, mais ce dernier refusa. Elle se résigna donc à un voyagement sans musique.

Arrêté à un feu de circulation, Erïka observa ce qui se passait à l’intersection. Un parc, visiblement occupé par un petit groupe de personnes, discutait autour d’un feu de bois, ce qui était pourtant interdit. Cependant, ce n’était pas ce qui inquiétait davantage la russe. C’était plutôt les individus qui traversaient, à présent, la rue. Parmi eux, se trouvait leur mère. Celle qui avait tenté de kidnapper Erïka, il n’y a pas si longtemps de cela. Instinctivement, Erïka s’avança, se dissimulant discrètement derrière l’appui-tête de son frère. Si Angela McGowen reconnaissait son fil, ils étaient cuits. Il était évident qu’ils allaient être poursuivit.


-« Alexïs… démarre tout de suite… »

Il n’y avait pas de voiture devant eux. Il suffisait d’appuyer sur l’accélérateur et le tour était joué, quitte à faucher l’un des trois personnes de la secte traversant la rue. Le temps que les cinq autre personnes, dans le petit parc, ne puisse réagir, ils seront déjà loin. Cependant, Alexïs s’obstinait à démarrer alors que la panique s’emparait, peu à peu, d’Erïka. Alors que le feu de circulation brillait toujours de sa couleur rougeâtre, la seule femme du trio tourna la tête vers la voiture, croisant le regard de l’adolescente. Cette dernière frissonna et attrapa instinctivement le bras de son frère afin que celui-ci démarre en vitesse. C’était certain, elle devait les avoir reconnus ! Maintenant, avec sa réaction, il était certain qu’elle devra expliquer certaines choses à Will. Pour l’instant l’adolescente resta accrochée au banc de son frère jusqu’à ce que le feu passe au vert et qu’il démarre, poursuivant son chemin, s’éloignant de cet endroit. Il était bien évident que les quelques personnes de la secte se baladant en ville ne passaient pas leur temps dans un bel hôtel. Ils trainaient dans les parcs, la majorité du temps, laissant les ruelles aux itinérants. Se laissant tomber sur son siège, Erïka soupira. Pourquoi tout lui tombait toujours dessus au mauvais moment ? Quoi qu’il n’y avait jamais de bon moment pour faire face aux démons du passé.

-« C’est pas possible… » Murmura-t-elle pour elle-même avant de lever les yeux devant les deux hommes assis à l’avant. « Je suis peut-être parano, mais je sais ce que j’ai vu. Elle nous a vues ! Dites-moi qu’elle nous a pas reconnu… Elle ne faut pas… elle va nous tuer… »
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Alexïs N. Davidoff

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MessageSujet: Re: Lorsque la nuit tombe... les démons se réveillent [Erïka Davidoff & William Cage][terminé]   Jeu 12 Jan 2012 - 3:09

Alexïs fut heureux de voir que Will acceptait sa proposition et embarquait dans la voiture. C’était une sage décision qu’il avait prise, selon lui. Il y avait tant de gens malhonnêtes qui trainaient dans les rues, la nuit. Les démons se réveillaient et prenaient possession des rues sombres, cherchant des victimes innocences afin de leur faire du mal pour leur pur plaisir personnel. Pas un seul instant le russe ne se doutait que l’homme assis à côté de lui avait fait partie de ce milieu. Cependant, contrairement à ces brigands, il n’était pas mauvais. Enfin, l’impression que lui avait fait Will était très positive et Alexïs voulait croire que c’était une bonne personne.

-"J'vis au même endroit que ta soeur. Tu connais sans doute l'itinéraire, sinon j'vais t'guider."

-« Je sais que c’est un institut. Par contre, je ne connais pas du tout le chemin. Il me sera donc nécessaire d’avoir des informations claires afin que je puisse vous menez à bon part, je te pris. »

Redémarrant l’automobile et poursuivant son chemin sur la route devant lui, Alexïs fut ravi de voir que Will entamait une conversation. Cela allait probablement détendre l’atmosphère et donner l’occasion au jeune homme de poser quelques questions qui trottinaient dans sa tête. Il aimerait bien savoir quel était la nature du pouvoir de Will, ainsi que celui de sa sœur. Par contre, pour l’instant, il n’osait pas l’inclure dans la conversation, préférant la laisser se détendre. Elle était tendue et, dans ce genre de cas, valait mieux éviter de l’énerver.

-"On est beaucoup d'mutants en fait. J'ai longtemps cru qu'on était rares dans notre cas... et v'là que j'en découvre d'nouveaux tous les jours. Vous étiez planqués où hein ?"

-« Si seulement je le savais ! » fit Alexïs en laissant échapper un petit rire. « Jusqu’à ce soir, j’ai bien cru être le seul à ne pas être comme les autres. Je suis rassuré de constater qu’il y a des personnes qui vivent la même chose que moi. Tu dis qu’il y a d’autres personnes comme vous. Il y en a énormément ? Comment faites-vous pour les reconnaitre ? »

-"En tout cas t'as un chouette don, vraiment. Une bénédiction même ! Comment quelqu'un pourrait penser une s'conde que t'es un monstre ? Hé, j'les vois déjà penser qu't'es un ange. J'me sens privilégié d'avoir été soigné ainsi, c'est cool. En fait quand j'te disais qu'j'avais un jumeau tout à l'heure... ben c'est pas tout à fait exact. Pas comme vous deux en tout cas. Mon jumeau c'est juste un autre moi-même."

-« Tu peux te cloner ? C’est fantastique ! Cela doit être utile quand tu dois te rendre à deux endroits à la fois. Et puis, il ne faut pas oublier les tâches ménagères, la cuisine… ça ne me serait pas déplaisant que d’avoir un double, moi aussi. »

Lorsqu’Erïka poussa un cri, Alexïs appuya sur la pédale de frein afin de se tourner vers elle. Un double de Will se tenait sur la banquette arrière. Passant rapidement son regard du véritable Will à son clone, le jeune homme ne put retenir un air admiratif. Pensant tout de même à sa sœur, il l’observa durant quelques secondes avant de reprendre la route. Une fois le choc passé, elle allait s’en remettre. Elle était forte. Elle avait survécu à tant de dures épreuves et ce n’était pas l’apparition soudaine de la version clonée de son camarade qui allait la tuer.

Cependant, il y avait bien autre chose qui pouvait venir à bout de cette jeune fille si coriace. Cette chose, ou plutôt, ces personnes, se trouvaient tout près d’eux. Alexïs avait eu de la chance de croiser si peu souvent les membres de la secte, ce qui n’était pas le cas d’Erïka. Il sentait bien cette dernière prise de panique, s’accrochant à lui comme si sa vie en dépendait. Si ce n’était pas du manteau qu’il portait, elle aurait sûrement déchiré sa peau de ses ongles. Il comprenait parfaitement sa nervosité.


-« Alexïs… démarre tout de suite… »

-« Calme-toi… Tout va bien aller, tu m’entends ? N’attires pas l’attention sur nous, je te pris. »

Il était également sur les nerfs. Il était la première voiture arrêtée devant la ligne d’arrêt. Il voyait parfaitement bien les quelques piétons traverser la rue, dont l’un d’entre eux n’étant nul autre que sa mère. L’estomac d’Alexïs se serra alors que son cœur battait à la chamade. Il craignait tout autant que sa sœur d’être reconnu. Les poings crispés sur le volant, il était bien tenté de céder à la demande désespérée de sa sœur, mais craignait de causer un accident ou de tuer un innocent par erreur. Non, il devait attendre. Il tentait de respirer profondément, observant du coin de l’œil Angela McGowen. Elle n’avait pas changée depuis tout ce temps. Elle était toujours en très mauvais état, comme dans ses souvenirs pas très joyeux où elle apparaissait. Comment une femme si douce, si aimante pouvait, à présent, renier ses enfants pour des individus sans scrupule ? Il n’avait jamais compris pourquoi et n’était pas certaine de vouloir connaitre la raison. Puis, alors que le regard vide de la femme se posa sur lui, Alexïs paniqua. L’avait-elle reconnu ? Il craignait que ce soit le cas et lorsque le feu devint vert, le jeune homme appuya sur l’accélérateur, décollant de cet endroit à toute vitesse. À l’arrière, Erïka paniquait. Lui aussi était sous le choc et jugea plus prudent de se garer dans le stationnement d’une quelconque boutique afin de pouvoir souffler quelques secondes. Retirant sa ceinture de sécurité, il se tourna vers sa sœur.

-« Calme-toi. C’est terminé. Elle… elle ne te fera pas de mal. Je suis là… Je vais bous déposer à l’institut. Elle ne te trouvera pas là-bas. Will prendra soin de toi et tout ira bien… »

Il se tourna alors vers Will, qui ne devait pas comprendre ce qui se passait. Il méritait des explications… enfin, ce qu’il avait besoin de savoir afin de comprendre la situation. Alexïs ne voulait pas trop en dévoiler mais jugea qu’il valait mieux le mettre au courant de la situation. Il posa ses mains tremblantes, moites, sur le volant afin de garder son calme et tourna la tête en direction du rouquin.

-« Désolé pour ce qui vient de se produire… Je crois que tu as deviné que nous avons quelques problèmes… Nous sommes en danger et ces individus sont de ceux qui nous recherchent. Je crois que tu peux comprendre que si j’en dis trop tu risques d’être en danger toi aussi… »
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William McKellen
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MessageSujet: Re: Lorsque la nuit tombe... les démons se réveillent [Erïka Davidoff & William Cage][terminé]   Jeu 12 Jan 2012 - 4:24

William -ou plutôt son clone- offrit un sourire désolé à Erïka lorsqu'elle sursauta à cause de son apparition soudaine. Le but n'avait pas été de lui faire peur mais il n'avait pas de façon d'apparaitre autre que soudainement. Il aurait éventuellement pu la prévenir mais elle ne semblait pas les avoir écouté jusqu'à présent, ruminant les paroles que le mutant lui avait dit plus tôt. N'entend pas ce que la mutante murmura, le clone resta sagement assis à côté d'elle, silencieux, ne souhaitant pas la mettre davantage en rogne. Au moins, elle avait prit le mouchoir qu'il lui tendait au lieu de l'ignorer ou de lui jeter au visage, ce qui était déjà un bon point. Le clone observant ce qu'elle faisait -la fouille du sac puis le lancer du paquet de lingettes- William put anticiper son geste et rattraper le paquet avant qu'il ne l'atteigne en pleine tête. C'était un des côtés pratiques de sa transformation, il avait pour ainsi dire, les yeux dans le dos, compensant le fait qu'il était borgne. Il ouvrit le sachet et se nettoya les mains, le faisant délicatement sur celle qui était encore à moitié endommagée. Il fourra ensuite les lingettes sales dans sa poche et rendit le sachet à la russe.

"Merci Erïka. Les femmes ont t'jours un truc utile dans leur sac on dirait." fit-il avec un sourire reconnaissant

L'étudiante ne se montra pas plus loquace pour un sous et reprit son air boudeur, bras et jambes croisées comme si elle indiquait physiquement qu'elle n'avait aucune envie de parler. Tant pis, au moins son frère, lui, ne se faisait pas prier et répondait avec plaisir à William. Alexïs était d'une politesse incroyable, il semblait même venir d'une autre époque. A un tel point que le rouquin avait presque honte de la façon dont il parlait, coupant les mots et parsemant des grossièretés dans chacune de ses phrases. Pourtant malgré une telle différence, ils n'avaient aucun mal à parler. Le russe était définitivement l'inverse de sa jumelle. Le borgne lui avait indiqué la route à prendre pour retourner à l'Institut, connaissant la ville par coeur
.

"J'l'ai longtemps cru aussi. J'avais peur d'en parler à quiqu'ce soit, d'peur d'être traité d'monstre. J'ai d'jà été rejeté par ma famille à cause de ça alors j'osais même pas imaginer l'résultat en en parlant à un inconnu. Puis j'suis tombée sur une autre mutante. Le hasard fait bien les choses. Mais on a longtemps cru qu'on était les seuls. Enfin pas les seuls mais... qu'on était peu nombreux dans ce cas là. J'sais pas combien on est, mais j'sais qu'on est nombreux. La plupart d'entre nous se cachent et taisent leurs dons, d'peur de la réaction des autres, c'qui est normal. J'ignore si on peut les r'connaitre ou pas. J'suis juste tombé dessus par hasard et... on m'a mené à tout un tas d'autres mutants. Maint'nant j'pense qu'on peut t'le dire sans trop d'risques. L'Institut dans l'quel on vit, c'est une école pour mutants. On a tous des dons. Mais j'y suis qu'depuis peu alors j'connais pas encore très bien l'milieu."

Contrairement à sa soeur, Alexïs était ravi de voir une démonstration du pouvoir de William, assurant même que son don était fantastique. Le rouquin trouvait qu'il exagérait, mais il était d'accord : il était rudement pratique. Il lui avait sauvé plusieurs fois la vie et était bien utile sur de nombreux points. Cela ne faisait pas de lui un surhomme pour autant mais il lui apportait son lot d'avantages. Le mutant se demanda si dans le futur, s'il apprennait à mieux l'utiliser, il pourrait faire de nouvelles choses grâce à ça. Il aurait déjà apprécié de pouvoir faire tenir son clone plus longtemps et sur de plus longues distances. La remarque du russe fit rire légèrement William.

"C'est pratique, c'est vrai. Mais en c'qui concerne la cuisine et l'ménage, j'ai jamais eu l'opportunité d'le faire. J'vivais dans la rue y a encore peu d'temps."

Arrêtés au feu de circulation, William continuait de parler avec le frère de l'étudiante, ne faisant pas attention à ce qui l'entourait lorsque le geste d'Erïka l'interrompit. Cette dernière semblait redouter quelque chose, sommant à son frère de rapidement démarrer la voiture. Pour ne pas faire de gestes trop brusques ou trop voyants, Will conserva la tête tournée vers Alexïs, laissant à son clone le soin d'observer ce qui terrifiait tant la russe. Un groupe de personnes traversaient la rue. Jusque là rien d'anormal. Mais l'effet que ce groupe de personne produisait sur les deux jeunes gens étaient assez parlant. L'une des personnes du groupe tourna la tête vers eux, les observant. Une fois le feu passé au vert, la voiture reprit son chemin et Alexïs la stationna un peu plus loin.

Maintenant arrêtés, Erïka se remit à parler. Elle parla d'"elle" et William comprit qu'il s'agissait de la femme du groupe qui avait tourné la tête vers eux. Qui était-elle ? Pourquoi en avaient-ils si peur ? Etait-ce la source des problèmes qui rongeaient la russe ? Son frère avait-il les mêmes ?
Celui-ci tenta de rassurer sa soeur mais semblait tout aussi chancelant qu'elle. Will posa sa main sur l'épaule du garçon pour le rassurer, lui signifier qu'ils n'étaient pas seuls
.

"Dans l'doute, fais un détour avant d'nous déposer, j'vais te dire par où passer. Ca évitera qu'ils nous suivent. Mais d'après c'que j'ai vu, ils n'ont pas eu l'air de vouloir nous poursuivre." affirma t-il sans prendre le temps de poser des questions, il y avait plus urgent "J'veillerai sur toi une fois d'retour à l'Institut Erïka. J'sais pas qui ils sont mais j'les tiendrai autant à distance que possible. Les murs d'l'Institut sont plus que sûrs, tu craindras plus rien là bas." ajouta t-il à l'adresse de la russe même s'il était quasiment certain que cette dernière s'en moquerait éperdument.

Will aurait bien proposé à Alexïs de rester avec eux, ne serait-ce que pour rester avec sa soeur mais il se doutait bien que si celui-ci ne le proposait pas de lui même, c'est qu'il y avait une raison. Servir de substitution était une solution mais encore fallait-il que la jeune femme le souhaite. Le jeune russe expliqua plus ou moins la situation mais cela suffisait amplement au rouquin
.

"Ouais j'avais cru comprendre. J'comprend qu'vous souhaitez pas en parler mais si c'est juste pour pas m'mettre en danger, c'est dommage. J'resterai pas les bras croisés en sachant qu'des gens veulent votre peau. Même si ça m'met moi en danger, si d'une quelconque façon j'peux vous aider, dites le moi. Maint'nant que j'suis plus ou moins au courant, j'peux pas faire comme si j'avais rien vu et rien entendu. Vous avez sûr'ment pas b'soin d'un boulet et encore moins d'un qui vous donne des conseils mais j'suis là. Vous êtes pas tout seuls. Qu'vous souhaitiez pas en parler, ça m'pose pas d'problème, mais même si j'ai une main en stand by, mes oreilles, elles, fonctionnent très bien. Ceci dit j'ai pas b'soin d'ça pour vous sout'nir. Si j'peux vous être utile, suffit d'le dire."

Profitant que la voiture était arrêtée, le clone en descendit et s'éloigna discrètement, retournant en arrière, là où ils avaient croisés les fameuses personnes qui voulaient du mal aux jumeaux. Connaissant bien la ville, Will savait comment ne pas se faire remarquer. Mais s'il pouvait anticiper leurs mouvements et leurs actions, c'était un plus non négligeable. Peut-être qu'une information utile parviendrait jusqu'à ses oreilles. Dissimulés dans la pénombre, proche du groupe, il se posa au sol, assis contre un arbre. Venant de la rue, il n'aurait aucun problème à se faire passer comme tel si besoin. Mais le clone n'ayant qu'une durée de vie limitée, il n'était pas certain d'arriver à obtenir quoique ce soit d'intéressant.

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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Lorsque la nuit tombe... les démons se réveillent [Erïka Davidoff & William Cage][terminé]   Jeu 12 Jan 2012 - 6:48

Personne ne pouvait la protéger si elle restait ici. Erïka devait quitter les lieux au plus vite, reprendre la route. Cependant, son jumeau ne semblait pas apte à reprendre la route. Les mains tremblantes, la respiration irrégulière, il ne semblait pas en mesure de se concentrer sur sa conduite, ce qui obligeait le trio – quatuor si l’on comptait le clone – à rester sur place. La seule personne qui ne cédait pas à la panique, c’était bien Will. Heureusement pour lui, le rouquin n’avait jamais assisté aux mêmes atrocités qu’eux. S’il savait, il ne s’étonnerait pas de leur réaction. Si Erïka se laissait totalement submergée par ses émotions, son frère, lui, tentait de ne pas se laisser contrôler par la peur, devant, avant tout, sortir de cette situation.

Terrorisée, l’adolescente avait posé sa tête contre le siège de son frère, fermant les yeux, se repliant sur elle-même. Elle voulait simplement retourner à l’institut. Will avait raison sur cela : dans le manoir, elle sera en sécurité, rien ne pourra l’atteindre. Avec tous les systèmes de sécurité installés, il était impossible que de simples humains puissent franchir le portail sans y laisser leur peau. Cependant, les installations matérielles ne pouvaient pas empêcher les cauchemars de la hanter. Ce n’était pas le moment de penser à ça, par contre. C’était l’instant présent qui comptait, rien de plus. Comment se sentait-elle ? Elle n’arrivait pas à le définir. Elle était en colère contre ces gens, contre sa mère, mais cultivait, également, une grande peur d’eux. Elle était paralysée, déboussolée, ne sachant quoi faire pour que tout ceci s’arrête. Malheureusement, comme si cela n’était pas assez, la pauvre Erïka commençait à subir les effets du manque de nourriture ainsi que de la fatigue. Elle ne pourra tenir bien longtemps si elle continuait à s’énerver. C’était bien plus difficile à dire qu’à faire, par contre.


-"Ouais j'avais cru comprendre. J'comprend qu'vous souhaitez pas en parler mais si c'est juste pour pas m'mettre en danger, c'est dommage. J'resterai pas les bras croisés en sachant qu'des gens veulent votre peau. Même si ça m'met moi en danger, si d'une quelconque façon j'peux vous aider, dites le moi. Maint'nant que j'suis plus ou moins au courant, j'peux pas faire comme si j'avais rien vu et rien entendu. Vous avez sûr'ment pas b'soin d'un boulet et encore moins d'un qui vous donne des conseils mais j'suis là. Vous êtes pas tous seuls. Qu'vous souhaitiez pas en parler, ça m'pose pas d'problème, mais même si j'ai une main en stand by, mes oreilles, elles, fonctionnent très bien. Ceci dit j'ai pas b'soin d'ça pour vous sout'nir. Si j'peux vous être utile, suffit d'le dire."

Will tentait de les soutenir, mais Erïka ne s’intéressait pas à ses paroles, sincères ou pas. Elle se fiait aux faits : il ne pouvait pas combattre un ennemi aussi dangereux, sadique, imprévisible et déterminé que cette secte. Il n’y avait aucun moyen de leur venir, si ce n’était que de lâcher une bombe atomique sur leur foutue maison des horreurs. Dans une telle situation où sa vie était en danger, Erïka n’arrivait pas à trouver une solution non-violente afin de régler son problème. La seule solution que le professeur proposait était d’aller voir la police. Celle de l’adolescente se résumait en un bain de sang. Tuer l’avait marqué au fer. Elle avait longtemps été troublée par son geste, mais ne l’avait pas regretté. Elle avait posé ce geste afin de sauver sa propre vie. Elle avait éliminé un homme qui avait fait souffrir tant de personnes avant elle. Il méritait son châtiment.

La portière s’ouvrit et Erïka se redressa aussitôt, les sens en alerte. Le clone de Will sortit de la voiture et partie en direction du parc, là où ils étaient quelques minutes plus tôt. Que faisait-il ? Pourquoi quittait-il le véhicule ? Il était fou ou quoi ? L’adolescente se tourna vivement vers le maitre du clone, cherchant à connaitre ses intentions. Ce n’était pas de la colère ou bien de l’indifférence dans sa voix, mais bien de l’inquiétude et un fort sentiment de panique lié à son insécurité.


-« Qu’est-ce que tu fais ? Tu ne peux pas l’envoyer là-bas ! Ils t’ont vu toi aussi, c’est certain ! Ils vont te retrouver, te reconnaitre et… tu ne peux pas imaginer ce qu’ils peuvent faire ! Il faut partir d’ici tout de suite, sans attendre ! Ils vont nous violer, nous torturer, nous battre, nous tuer ! Ils sont capables de tout ! Je refuse que l’un d’eux me touche ! Je refuse de revivre ça ! Jamais ! Plus jamais… plus jamais… »

Ces derniers mots étaient soufflés dans un murmure. Le visage baigné par les larmes, la tête basse, Erïka serra dans au creux de sa main le mouchoir que lui avait remis Will. Elle détestait se montrer si faible, mais peut-être aurait-elle pu éviter tout cela dès le début ? Peut-être aurait-elle dû accueillir l’homme dans sa vie et non le repousser comme elle l’avait fait depuis le début ? Pourquoi est-ce que tout était si compliqué ? Tout ce qu’elle voulait était une vie normale où elle ne se sentirait plus menacée, ou elle ne craindrait pas de mettre la vie de ses proches en danger et où elle pourrait enfin mettre fin à ce cauchemar vivant. Était-ce possible ?
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MessageSujet: Re: Lorsque la nuit tombe... les démons se réveillent [Erïka Davidoff & William Cage][terminé]   

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Lorsque la nuit tombe... les démons se réveillent [Erïka Davidoff & William Cage][terminé]

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