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 La Rage Au Coeur [Erïka Davidoff & William Cage]

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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: La Rage Au Coeur [Erïka Davidoff & William Cage]   Sam 7 Jan 2012 - 18:17

« Peu importe ce que tu penses de moi.
J'avance toujours à 120 milles à l'heure.
Dans la vie il y a des hauts et des bas.
J'avance toujours à 120 milles à l'heure. »
Vendredi. La journée marquant le début d’un court congé de deux journées. Erïka avait assisté à ses cours, sans trop en comprendre le contenu, ayant du mal à rattraper son retard des dernières semaines. Suite à la tentative de kidnapping dont elle avait été victime, la jeune fille s’était davantage renfermée et avait manqué de nombreuses journées d’école, restant cloitrée dans sa chambre, ou en compagnie du professeur Xavier qui tentait tant bien que mal de l’aider à surmonter tout cela. Elle était souvent perdue dans ses pensées, avait bien du mal à se concentrer et refusait catégoriquement de sortir de l’institut. Les seules fois où elle mettait les pieds à l’extérieur du manoir, c’était pour fumer quelques cigarettes, parfois seule, parfois en compagnie d’Amy. Cependant, ces derniers temps, les moments passés ensemble n’étaient pas teintés de joie, les émotions négatives d’Erïka tuant tout ce qui était lié de près ou de loin au bonheur. L’une comme l’autre semblaient vouloir éviter certains sujets, cherchant à préserver certains secrets entourant de mauvaises rencontres. La Russe n’avait pas posé de question à son amie et cette dernière en faisait autant. Si elles s’entendaient plutôt bien, Erïka avait érigé un nouveau mur entre elles, cherchant à éviter à tout prix une discussion sur ce qui la rendait si triste, si agressive. Cette rage refoulée en elle bouillonnait de nouveau. Si le professeur Xavier l’avait aidé à contrôler son impulsivité, la jeune fille avait complètement oublié ce qu’il lui avait appris. Elle en voulait tellement à sa mère, à ces hommes qui voulaient la tuer, à son frère qui ne pouvait venir à sa rencontre avant la veille de Noël et à cette vie qu’elle n’avait jamais demandé. Elle était instable émotionnellement, ne trouvant plus le sommeil la nuit, pleurant sans raisons apparentes alors qu’elle ne faisait que jouer avec son cochon d’inde, frappant quiconque l’énervait plus ou moins directement. Avec cette seconde mutation s’étant développée chez elle, l’adolescente avait du mal à supporter les endroits bondés où elle pouvait entendre distinctement bien des conversations, des rires, des cris, des murmures, peu importe où elle se tenait. Son ouïe s’étant développée afin de devenir plus fine, elle entendait les mensonges à longue distance, maintenant. Ce n’était pas pour contribuer à sa bonne humeur. Grâce à son professeur, elle tentait de maitriser ses pouvoirs et d’éviter les affreuses migraines qui ne cessaient de l’assaillir. Sans lui, elle se demandait bien ce qu’elle ferait…

Alors que la majorité des élèves se réunissaient en petits groupes afin de sortir du manoir, de jouer dans la neige, de faire des devoirs ou bien de regarder un bon film près de la cheminée, Erïka était dans la salle de gym. Emma Frost était déterminée à faire en sorte qu’elle ne frappe plus les autres résidents, ce qui arrivait pratiquement à chaque jour. Ce fut pour cette raison qu’elle encouragea la Russe à se remettre à la boxe. Par le passé, l’adolescente avait pratiqué ce sport, question de déverser toutes les émotions qu’elle gardait pour elle, à l’abri des regards, sur un pauvre sac de sable. La salle était très grande, proposant diverses machines de musculation, de poids et haltères, etc. Au fond de la pièce, il y avait ce qu’il fallait pour qu’Erïka puisse s’adonner à son activité : un sol matelassé qui amortirait ses chutes, un sac de sable pendant dans le vide, ainsi que des armoires métalliques servant à stocker divers objets. La jeune fille possédait ses propres gants pour la boxe et les préférait à ceux de l’institut. Toute vêtue de noir, son pantalon de jogging tombant sur ses baskets de même couleur, l’adolescente attrapa sa chevelure dorée pour en faire un simple chignon. Elle tira un peu sur son débardeur afin de le replacer adéquatement et déposa son sac contenant ses affaires près d’un banc de bois avant d’y poser la cage de voyage de son cochon d’inde. Oui, oui, Istina l’accompagnait un peu partout. Erïka avait du mal à se séparer de son petit animal et avait pris la décision de lui faire un peu d’exercice. Retirant l’animal de sa cage et le déposant dans une grosse boule violette, possédant de petits trou pour faire passer l’air, la mutante observa son animal de compagnie faire son petit jogging, roulant un peu partout sur le tapis, à sa guise. Il n’y avait personne à cette heure-là, dans la pièce, elle ne dérangera personne. Et puis, c’était amusant de voir la petite bête se balader, çà et là, avant de s’arrêter soudainement, observant les lieux.

Attrapant les bandages dans son sac, l’adolescente banda rapidement ses mains et ses poignets avant d’enfiler ses gants. Jetant un coup d’œil vers Istina, qui restait près des bancs, roulant sur les matelas bleus, Erïka alla retrouver sa cible : le sac de sable. Elle lui donna un petit coup, le faisant ainsi bouger. Tournant lentement autour, elle l’examina attentivement avant de se mettre en position d’attaque. Prenant une grande respiration, la mutante porta le premier coup avant d’enchainer avec un second coup. Se défoulant sur le pauvre sac, elle extériorisait sa rage intérieure, sa frustration. Elle frappait pour chaque coup qu’elle avait encaissé, chaque blessure qui lui avait été causé, chaque minute où elle avait été enfermée dans une pièce sombre et étroite. Chaque goutte de sueur perlant sur sa peau de cristal représentait chacune des larmes qu’elle avait versé par le passé. Essoufflée après de longues minutes à boxer le même adversaire, l’adolescente refusait de s’arrêter. Elle dépensait son énergie comme lors de ces longues journées passées dans cette sombre forêt où elle marchait et courait parfois sous le coup de la peur. Elle ne s’était pas échauffée avant de commencer, mais elle s’en fichait bien. Ce n’était qu’un détail insignifiant pour elle. Tout ce qui comptait, c’était qu’elle puisse frapper.

Puis, Erïka s’arrêta, retirant l’un de ses gants de boxe. Elle marcha lentement vers son sac avant d’en tirer une serviette avec laquelle elle s’épongea le front. La jetant sur le banc, elle attrapa son téléphone portable afin de regarder l’heure. Cela faisait plus de dix minutes qu’elle se défoulait. Kidnappant sa bouteille d’eau pour boire la moitié de son contenu, elle ferma les yeux, profitant du calme ambiant. Elle entendait parfaitement Istina, courant dans sa boule, roulant sur le sol. Si elle avait été d’humeur, elle aurait souris en voyant son animal de compagnie se balader ainsi, se butant parfois contre un mur ou une armoire de métal, avant de retrouver son chemin.

Retournant à son activité, Erïka ne vit pas les minutes suivantes s’écouler. Elle ne cessait de se déplacer et de frapper, encore et encore. Elle n’entendait plus ce qui se passait autour d’elle, se concentrant sur chacun de ses coups. L’adolescente découvrit qu’elle n’était pas la seule désirant s’entrainer lorsqu’elle se laissa tomber au sol, se couchant sur le dos, les yeux fermés. Elle tentait de chasser les images macabres de son esprit afin de porter son attention sur les bruits de pas, provenant du couloir, se rapprochant de plus en plus de la salle. Après avoir dépensé une bonne partie de son énergie, Erïka était bien plus calme et sereine. Elle resta couchée profitant de ces derniers instants de quiétude.

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William McKellen
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MessageSujet: Re: La Rage Au Coeur [Erïka Davidoff & William Cage]   Sam 7 Jan 2012 - 19:35

William était resté avec Amy, comme à son habitude, jusqu'à ce qu'ils soient dérangés par Emma. La reine blanche désirait s'entretenir avec l'italienne pour une raison qu'elle ne précisa pas au rouquin, estimant qu'il pouvait bien les laisser seules sans craindre quoique ce soit. Résigné, Will les laissa s'éloigner. Probablement ne voulait-elle que discuter avec Amy ou se renseigner pour savoir si elle se plaisait bien à l'Institut. Autant William avait eu l'occasion de parler seul à seul avec la professeur, autant ce n'était pas le cas d'Amy. Celle-ci avait retrouvé le sourire et semblait aller mieux depuis les derniers évènements. Elle passait même du temps avec Erïka, sans lui, même si c'était rare. L'américain était rassuré de la tournure que prenaient les choses mais quelque chose le dérangeait toujours.

En effet, depuis le meurtre de Ronald Anderson, Will n'avait jamais eu l'occasion d'être vraiment seul pour pouvoir se défouler un coup. Et il ne voulait pas le faire devant Amy, ne désirant pas qu'elle le voit mal. C'était suffisamment dur pour cette dernière, il ne voulait pas en rajouter inutilement. Pourtant, il ressentait fermement ce besoin de relâcher la pression. Il se sentait en sécurité au sein du manoir mais quelque chose au fond de lui lui donnait envie de frapper tous ceux qu'il croisait. Maintenant que l'Institut était leur chez-eux, Will ne voulait pas y semer la pagaille ou faire regretter à Emma de l'avoir accepté parmi eux.

Le ventre du mutant se mit à gronder. Il avait faim. Se dirigeant vers les cuisines, il croisa quelques élèves qui le saluèrent mais qu'il ignora. Il préférait faire comme s'il ne les voyait pas plutôt que de leur lancer un regard assassin ou de les envoyer chier. Alors qu'il avait presque atteint son but, il passa à côté d'une table ou plusieurs élèves discutaient, mangeaient ou lisaient le journal. Quelque chose attira le regard du rouquin qui stoppa net et observa la photo qui ornait la une du journal. La personne sur la photo, il la connaissait et pour cause : il l'avait tuée. Il s'agissait de Ronald Anderson. Le titre au dessus de la photo parlait de lui comme étant un serial killer dérangé mais qui avait finalement rejoint ses victimes. Will fut partagé entre l'envie d'aller lire l'article pour voir si on parlait de lui et celle d'arracher le journal des mains de son lecteur pour le brûler, le déchiqueter et dieu sait quoi d'autre.

Le sentiment d'insécurité refit surface et Will s'inquiéta. Et si la police avait trouvé des indices ? S'ils retrouvaient sa trace ? Que ferait-il ? Il ne voulait en aucun cas mêler Amy à tout ça. Il avait choisi de lui même d'éliminer ce dingue qu'était Ron et l'italienne n'y était pour rien. Agacé de se sentir impuissant et potentiellement traqué, Will fit demi tour et claqua la porte en sortant. Il fallait qu'il se défoule, la nourriture attendrait.

Marchant d'un pas rapide, il s'arrêta soudainement devant la porte de sortie, hésitant. Il y avait du monde dehors, de plus, il neigeait. Définitivement, il désirait être seul. Il se souvint qu'il existait une salle de sport au sein de l'établissement et en prit aussitôt la direction. Il espérait que personne ne s'y trouverait. Le couloir était vide, c'était déjà une bonne chose. Il entra dans la salle, referma la porte et s'appuya contre en soupirant. Il n'y avait apparemment personne. Personne de visible en tout cas. Will ne remarqua pas la présence de la russe, allongée au sol, silencieuse, cachée par certains appareils de sport. Le mutant fit quelques pas puis s'arrêta, observant les machines avant de poser les yeux sur le sac de sable au fond. C'était pile ce dont il avait besoin. Il allait se diriger vers l'objet lorsque quelque chose percuta doucement son pied. Il baissa les yeux et fut surpris de voir une boule violette. Par réflexe, il recula la jambe, prêt à donner un puissant coup de pied dans la sphère qui semblait prévue à cet effet lorsqu'il remarqua qu'elle bougeait de nouveau. Plus étrange encore, il semblait y avoir quelque chose dedans. Will se baissa pour ramasser la boule et l'observa attentivement. Un cochon d'inde remuait frénétiquement, ce qui provoqua chez William un haussement de sourcils.


"C'est quoi c'bidule ? Un instrument d'torture pour Hamster ?" fit-il tout haut en examinant la boule violette et son habitant poilu avant de se mettre à rire "T'es mignon, boule de poils. T'as d'la chance, un peu plus et j'te projetais à l'autre bout d'la salle. Tu m'tiens compagnie ?" ajouta t-il en poursuivant son chemin vers le sac de sable

Il ne fit que quelques pas avant de constater qu'il y avait quelqu'un. Il reconnut aussitôt Erïka même si elle était différente de d'habitude. La coiffure et les vêtements y étaient sans doute pour quelque chose. Will quant à lui n'avait enfilé qu'un t-shirt sous sa veste et portait un simple pantalon en toile. Vu la tenue de la jeune fille, elle était clairement là pour faire du sport, même si être allongée de la sorte ne semblait pas, aux yeux de Will, être un sport. Il s'approcha, retirant ses bottes avant de monter sur les tapis matelassés, tenant toujours la boule du cochon d'inde entre les mains.


"Drôle d'façon d'faire du Yoga, j'connaissais pas cette position." fit-il en posant la boule à côté de lui, esquissant un sourire "Ca t'dérange si j'squate un peu ? J'ai b'soin d'me défouler. J'ferai pas trop d'bruit."
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: La Rage Au Coeur [Erïka Davidoff & William Cage]   Sam 7 Jan 2012 - 20:30

Elle était si bien, étendue sur le sol, pensant à ce devoir de mathématique qu’elle devait faire, cette dissertation d’histoire qu’elle n’avait toujours pas commencé en plus de toutes les révisions qu’elle devait faire afin d’être à jour dans ses divers cours. Elle n’avait plus ce goût pour l’apprentissage, comme avant. Elle détestait certaines matières, mais faisait toujours ses travaux à temps. Par contre, dans ses temps libre, elle n’arrive plus autant à étudier les langues comme elle se plaisait à le faire. Elle avait demandé à Amy de lui apprendre quelques mots en italien, discutait parfois avec Kurt en allemand, lorsqu’elle le croisait et s’adressait en russe à son cochon d’inde. Elle avait décidé de se concentrer sur la langue française, mais à chaque fois qu’elle ouvrait un livre de cette langue, elle repensait à sa mère qui lui avait appris quelques bases durant sa jeunesse. Pourquoi était-elle si difficile à oublier ?

Quelqu’un était entré dans la salle. Avec de la chance, cette personne se contentera de rester dans un coin de la salle, lui laissant le loisir de se défouler de nouveau sur son très cher sac de sable. Cependant, les pas s’approchaient d’elle. Elle les entendait clairement résonner à ses oreilles. Si son pouvoir n’était pas activé, elle les entendrait également, mais ça ne pouvait cesser ainsi, malheureusement. Se concentrant afin de maitriser son don et le faire disparaitre, l’adolescente ne vit pas l’inconnu attraper la boule dans laquelle courait son cochon d’inde. Cependant, lorsqu’il s’adressa à la petite bête, l’adolescente se redressa vivement, provoquant quelques légers étourdissements.


-« C'est quoi c'bidule ? Un instrument d'torture pour Hamster ? T'es mignon, boule de poils. T'as d'la chance, un peu plus et j'te projetais à l'autre bout d'la salle. Tu m'tiens compagnie ? »

Un hamster ? Non mais il était aveugle ou quoi ? C’était un cochon d’inde, un cobaye, mais pas un hamster ! Erïka était sur le point de se lever afin d’aller chercher son animal de compagnie, mais la boule d’exercice fut posée au sol, permettant à la petite bête de reprendre sa balade, tout en couinant légèrement. Il avait bien fait de ne pas foutre un coup de pied dedans, sinon il se serait retrouver dans l’incapacité de marcher pour un bon moment. L’adolescente était extrêmement susceptible et s’en prendre à Istina était un véritable affront. Retirant ses gants de boxe et attirant doucement la boule vers elle, l’adolescente resta assise. Elle ouvrit délicatement le jouet et en fit sortir le petit animal, qu’elle caressa doucement d’une main, la tenant légèrement contre son ventre de l’autre, de peur de l’échapper. Elle leva finalement les yeux vers l’étudiant désireux de s’adonner à la même activité qu’elle.

-« Drôle d'façon d'faire du Yoga, j'connaissais pas cette position. Ça t'dérange si j'squatte un peu ? J'ai b'soin d'me défouler. J'ferai pas trop d'bruit. »

Erïka soupira avant de se lever, gardant Istina contre elle d’une main, faisant rouler la boule vers le banc d’un coup de pied et attrapant ses gants de boxe de l’autre. Elle n’avait pas envie de lui laisser le monopole du sac de sable, mais elle songea au fait qu’elle devait nourrir son cochon d’inde. Après, elle reprendra possession de son territoire. Elle connaissait peu Will, mais Amy lui en avait tellement parlé qu’elle avait l’impression de le connaitre davantage. C’était bien pour son amie qu’elle ne tapait pas son amoureux, lui laissant la place. Elle s’assit silencieusement devant le banc, son dos était posé contre le bois. Erïka n’avait pas envie de parler, se laissant engloutir par son nuage d’émotions négatives. L’adolescente se contenta de sortir un plat de plastique de son sac et de l’ouvrir, y attrapant un petit morceau de concombre qu’elle posa sur le couvercle, à l’intention de son cobaye.

-« C’est un cochon d’inde, pas un hamster. Va t’acheter un œil, le borgne. »

Elle n'était pas très aimable, mais depuis quand l’était-elle ? Bien longtemps. Elle était toujours franche et direct, manquant de tact, bien souvent. Observant Will, sa seule distraction si on oubliait Istina qui grignotait son morceau de concombre, la mutante se demandait où était passé Amy. Habituellement, ils étaient toujours ensemble. Peut-être était-elle en salle d’art à peindre un quelconque tableau ? Enfin, ce n’était pas parce qu’ils étaient en couple qu’ils devaient passer tout leur temps collé l’un à l’autre, non ?
Déposant quelques grains de maïs sur le couvercle, elle observa son petit animal s’avancer lentement vers eux, les reniflant avant de finalement y gouter. L’adolescente commençait à avoir faim, également, et engloutit un morceau de carotte se trouvant dans le plat. Il était rare qu’elle trouve l’appétit, ces derniers temps. Devrait-elle en profiter pour ramasser ses affaires et se diriger vers les cuisines ?

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William McKellen
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MessageSujet: Re: La Rage Au Coeur [Erïka Davidoff & William Cage]   Sam 7 Jan 2012 - 21:03

William remarqua bien le regard de travers que lui lança Erïka. Elle n'avait pas ouvert la bouche mais son regard voulait tout dire. Oh oui, il la dérangeait. Elle n'avait pas besoin de répondre, tout dans son attitude le démontrait. En temps normal, il l'aurait laissé tranquille, ne désirant pas s'en attirer les foudres et préférant respecter son envie, mais cette fois-ci, Will avait vraiment besoin de s'occuper de ce sac de sable. La russe attrapa la boule violette contenant l'animal et l'en sortit avant de le caresser. Sans nul doute, l'animal lui appartenait. Will ignorait que les étudiants avaient le droit d'avoir des animaux de compagnie dans le manoir. Il n'en avait jamais vu d'autres mais peut-être étaient-ils enfermés dans les chambres de leurs maîtres contrairement à celui-là. Au moins celui-ci ne semblait pas malheureux, libre de se balader dans sa boule en plastique trouée.

La blonde ne répondit pas plus à la demande du rouquin, se contentant de se lever et de soupirer avant de se diriger vers le banc. Erïka dans toute sa splendeur. Will se demanda un instant s'il n'avait pas développé un nouveau pouvoir : celui d'être invisible. Il observa l'étudiante en silence, occupée à nourrir le hamster. Elle semblait ailleurs, fatiguée, usée. Était-ce simplement le résultat de son entrainement ? Non, Will était sûr qu'il y avait autre chose mais quoi ? Vu le bavardage de la russe, il ne risquait pas de le savoir de sitôt. Ça ne le regardait pas après tout et il avait également ses problèmes. Étant une amie d'Amy, si elle était mal, elle lui en parlerait sûrement à elle de préférence. Erïka n'était de toute façon pas connue pour être causante et encore moins pour être agréable. Cependant, Will ne s'arrêtait pas aux "on dit" et préférait ne pas se fier à l'opinion publique même si, reconnaissons le, elle s'avérait plutôt bien fondée. Si elle ne voulait pas parler, il n'allait sûrement pas l'y forcer. Forcer les gens ne donnait jamais rien de bon.

Alors qu'il se dirigeait vers le sac de sable, prêt à le frapper, Erïka ouvrit enfin la bouche.


"J'en profit'rai pour t'acheter d'l'amabilité, tant qu'j'y suis alors." répondit-il en souriant, plus amusé par sa réaction qu'autre chose

"Roh j'plaisante, fais pas c'te tronche, tu vas avoir des rides. Hamster, cochon d'inde... J'y connais rien moi. C'est comme une grosse souris à la pilosité dév'loppée quoi. Pardonne mon ignorance, y a pas de hams... cochon d'inde dans la rue alors j'sais pas trop faire la différence. Mais j'me coucherai moins con ce soir tu vois, merci !" fit-il en riant légèrement, ne désirant pas non plus la vexer

Il haussa les épaules puis lui tourna le dos, faisant face au sac de sable. Il ferma les yeux un moment, essayant d'oublier la présence d'Erïka. Il aurait préféré être seul mais il ne voulait pas la chasser non plus. Après tout, elle était là la première et vu son taux de conversation, elle ne risquait pas de lui poser de questions. Il pouvait se lâcher.

Ouvrant les yeux, il se jeta sur le sac de sable, enchainant des coups de poings et coups de pieds plutôt furieux. Il se défoulait clairement sur l'objet, tellement qu'il aurait pu l'endommager s'il n'avait pas été de bonne qualité. Plusieurs bonnes minutes passèrent puis il se stoppa, attrapant le sac de frappe, posant la tête contre. Il était loin d'être épuisé mais son énervement était toujours présent. Était-ce inutile finalement ? Il tapa du poing contre la surface du sac, laissant échapper un grognement agacé. Pourquoi n'arrivait-il pas à se calmer ? Ron était mort, Amy en sécurité et il n'était à priori pas recherché. Il devrait se sentir bien. Pourtant, dès qu'il fermait les yeux, il voyait Ronald baigner dans son sang, la gorge tranchée. Était-ce un regret dissimulé ? Non, il ne regrettait pas son geste.

Il soupira puis se tourna vers Erïka qui s'occupait toujours de son hamster. Est-ce qu'elle aussi avait des secrets qu'elle préférait taire ? Puisqu'elle était là, il préférait en profiter. A deux, la tension passerait peut-être plus vite. Se battre contre un pauvre sac immobile n'était pas très distrayant
.

"Même avec un oeil, j'vois bien qu't'as envie d'venir prendre soin d'ce sac de sable. J'comprend. Avec sa silhouette d'nounours on a forcément envie d'lui faire un gros calin." fit-il en tapotant sur le sac "Mais ça vaut pas un vrai adversaire. Ca t'dit un p'tit duel amical ? Attention, pas l'droit aux doigts dans les yeux !" ajouta t-il en souriant
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MessageSujet: Re: La Rage Au Coeur [Erïka Davidoff & William Cage]   Dim 8 Jan 2012 - 9:09

-« J'en profit'rai pour t'acheter d'l'amabilité, tant qu'j'y suis alors. »

Erïka fronça les sourcils. Il la narguait ou quoi ? S’il voulait ouvrir les hostilités, il était sur le droit chemin. Susceptible, l’adolescente prenait mal les commentaires, que ce soit pour plaisanter ou non. Par contre, elle, elle ne se gênait pas pour lancer des répliques blessantes. Elle était comme ça, impossible d’y changer quoi que ce soit. Le fait d’être dans son estime changeait un peu son comportement, mais c’était bien rare qu’elle fasse entrer des gens dans son univers, pour bien des raisons.

-« Roh j'plaisante, fais pas c'te tronche, tu vas avoir des rides. Hamster, cochon d'inde... J'y connais rien moi. C'est comme une grosse souris à la pilosité dév'loppée quoi. Pardonne mon ignorance, y a pas de hams... cochon d'inde dans la rue alors j'sais pas trop faire la différence. Mais j'me coucherai moins con ce soir tu vois, merci ! »

Des rides ? Elle allait lui en faire des rides ! La mutante caressa le pelage de son cochon d’inde avant de déposer de la nourriture dans sa cage de voyage, tout près de son abreuvoir. Elle songeait au fait qu’il devait avoir soif. Et puis, voir sa petite Istina se diriger vers Will ne lui plaisait pas trop. Après tout, il commençait à taper le sac de sable et ne pourrait jamais remarquer la petite bête s’avançant derrière lui. Posant cette dernière sur ses jambes, Erïka l’observa, la flatta, avant de porter son attention sur le jeune homme, semblant se défouler tout autant qu’elle sur le pauvre sac. S’il n’avait pas les connaissances nécessaires pour distinguer deux animaux de la catégorie des rongeurs, il savait, au moins, porter des coups. D’ailleurs, un hamster, ça ressemblait tant que ça à un cobaye ? Erïka se posa la question et y réfléchit pendant quelques minutes avant d’être de nouveau interrompue par Will, essoufflé, tenant le sac de sable contre lui.

-« Même avec un œil, j'vois bien qu't'as envie d'venir prendre soin d'ce sac de sable. J'comprend. Avec sa silhouette d'nounours on a forcément envie d'lui faire un gros calin. Mais ça vaut pas un vrai adversaire. Ça t'dit un p'tit duel amical ? Attention, pas l'droit aux doigts dans les yeux ! »

Enfin, Will avait eu une très bonne idée. Personne ne la blâmerait si elle se défoulait sur quelqu’un de consentant, non ? Et puis, au diable les conséquences, l’important étant qu’elle puisse se sentir plus sereine. Elle devait arriver à faire passer ses envies de meurtre. Elle ne voulait pas tuer Will, pas du tout, mais bien ceux qui avaient fait de sa vie un enfer. Déjà, elle avait tué l’un d’entre eux qui avait tenté de la kidnapper. Les mains tâchées par le sang, elle ne s’était toujours pas remise de l’expérience, mais ne pouvait regretter son geste. Elle était soulagée de voir l’un des membres de cette secte disparaitre, mais avait terriblement peur de ce qu’elle était devenue. Elle avait assassiné un homme ! C’était pour sauver sa peau, elle n’avait pas eu d’autres choix. Et pourtant, elle n’arrivait pas à oublier tout cela. Elle était partagée entre le désir de tous les éliminer et celui de se cacher en espérant pouvoir tout oublier un jour. À chaque fois qu’elle se revoyait tirer sur cet homme, elle se demandait si elle avait fait la bonne chose, si elle n’aurait pas pu trouver une autre solution. La réponse était toujours négative. Ce n’était que de la légitime défense. Même si, à la base, elle ne souhaitait que blesser cet homme, une part d’elle désirait le voir mourir dans d’atroces souffrances. On pouvait dire qu’elle avait obtenu ce qu’elle voulait.

-« Je prendrais soin de ne pas te battre à mort par accident… » Murmura-t-elle tristement en se demandant si sa colère pouvait la mener aussi loin.

Déposant Istina dans sa cage et la refermant doucement, la Russe se leva et s’approcha de Will, prête pour un combat à mains nues. Elle respira un grand coup. Le rouquin était bien plus grand qu’elle, mais cela ne l’embêtait pas. Ce n’était qu'un simple détail. Sans prévenir, elle se jeta sur lui, ne contrôlant pas la force de ses coups. S’il esquivait, bloquait, recevait ses coups, l’adolescente s’en fichait. Elle avait simplement besoin d’évacuer sa colère. Ne pensant plus à rien alors qu’elle s’épuisait à tenter d’atteindre un bon adversaire, Erïka fut envahie d’une foule de souvenirs lorsqu’un coup la toucha. Elle se revoyait, battue, pour un oui ou pour un non. Elle revoyait cette soirée où un homme l’avait violemment projetée contre un miroir, le faisant voler en éclat, avant de la maitriser dans le but de l’amener dans un endroit inconnu. Elle entendait sa mère lui crier un tas d’horreurs, cherchant à la blesser, à la faire souffrir. Pourquoi pensait-elle à tout cela, maintenant ? Elle ne voulait pas y penser, seulement oublier… Sans réfléchir, Erïka se jeta sur Will dans le but de le faire tomber au sol.



[J’ai tenté de te laisser assez de manœuvre pour le combat. Tu peux frapper Erïka à quelques reprises, c'est à ta guise ~]
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MessageSujet: Re: La Rage Au Coeur [Erïka Davidoff & William Cage]   Dim 8 Jan 2012 - 14:31

Dérider Erïka ne semblait pas être une mince affaire. La taquiner ne semblait, en revanche, pas être une bonne idée. Son froncement de sourcil répondit à lui seul à la remarque du rouquin. Il n'avait pas du tout voulu la vexer, il ne faisait que répliquer en essayant d'y ajouter un peu d'humour. C'était néanmoins raté. Il espérait ne pas l'avoir agacée davantage mais il avait du mal à la cerner. Quoiqu'il en soit, le mutant opta pour éviter de nouveau ce genre de commentaires. Erïka était une amie d'Amy et il ne tenait pas à se la mettre à dos.

Il l'observa un court instant avant de se mettre à frapper le sac prévu à cet effet. Visiblement, seul son hamster/cochon d'inde/truc poilu l'intéressait. Will n'avait jamais eu d'animal de compagnie mais il aimait bien les animaux en général. Cependant, il n'allait pas se risquer à demander s'il pouvait approcher de l'animal à défaut de le toucher, car il connaissait déjà la réponse. Il en avait déjà eu un aperçu à travers la boule violette mais c'était différent. Finalement, Erïka lui faisait un peu penser à Emma... mais avec l'agressivité en plus
.

"Z'auriez pu être frangines..." murmura t-il en frappant dans le sac

Taper quelque chose d'immobile ne suffisait clairement pas. Et s'il ne trouvait rien pour se changer les idées ? Il avait déjà tué un type autrefois mais ça n'avait rien à voir avec le meurtre qu'il avait commis. La première fois était un accident alors que là, il avait tué volontairement, de sang froid, sans remords. Sa sœur avait sans doute raison, il était un monstre.

Le rouquin jeta un œil à la russe, cessant de s'acharner sur le sac. Il ignorait ce qu'elle avait mais il était clair qu'elle avait quelque chose. A défaut de parole, les poings étaient une bonne alternative. Se battre tous les deux lui semblait donc être un bon plan. Et même si ça ne changeait rien pour lui, il était possible que le combat fasse au moins du bien à l'étudiante. Il n'allait pas la forcer à parler ni même à se battre. Mais puisqu'ils étaient deux, autant en profiter. Même si elle avait un foutu caractère, elle était franche et directe et Will imagina qu'il en serait de même pour son style de combat. Il ne désirait pas la blesser, juste faire un duel amical, mais craignait de la frapper plus fort que prévu s'il ne faisait pas attention, emporté par la colère au fond de lui.

La russe murmura quelque chose mais Will n'entendit pas quoi. Finalement, Erïka remit son cochon d'inde dans sa cage et se leva et s'approcha de lui. C'était sans doute une réponse silencieuse à sa proposition, sinon il imaginait qu'elle n'aurait pas bougée ou serait partie. Il esquissa un sourire puis retira sa veste qu'il balança dans un coin. Il n'avait jamais remarqué jusqu'à présent que la russe était bien plus petite que lui. Autant ça n'allait pas forcément la gêner elle, autant lui allait devoir faire des efforts. Mais il avait l'habitude. Après tout, dans la rue, on ne choisissait pas son adversaire.

Il n'eut pas le temps de se mettre en position qu'Erïka se jeta sur lui soudainement. Elle enchaina les coups rapidement et Will n'eut d'autre choix que de parer ou d'esquiver, n'ayant pas le temps de riposter. Il ne savait pas si c'était lui qu'elle désirait frapper de la sorte ou un démon intérieur mais une chose était sûre, elle avait la rage. Et même si c'était après lui qu'elle en avait, il s'en moquait, au moins elle avait l'opportunité de pouvoir se défouler dessus.

Will partait avec un handicap. Son angle mort sur la droite ne lui permettait pas d'anticiper suffisamment les coups si bien qu'il se fit frapper quelques fois, assez fort. Décidément, elle ne faisait pas semblant. En temps normal, William avait Amy ou encore son clone avec lui qui prenait soin de couvrir son angle mort. Mais cette fois il était seul et allait devoir faire avec. Il grimaça lorsque Erïka le toucha à l'endroit de sa cicatrice. La blessure était refermée depuis plusieurs semaines mais il ressentait toujours une certaine douleur lorsqu'on appuyait dessus. Peut-être que la cicatrisation complète prendrait plus de temps que prévu. Dans la rue, on se soignait comme on le pouvait.

Maintenant qu'il avait pris quelques coups et pris le temps d'analyser la façon de se battre de la russe, il pouvait répliquer. Bloquant ses coups de ses mains, il en profita pour lui assener un coup de pied assez fort pour la repousser et lui permettre de prendre un peu de distance afin de pouvoir à son tour ouvrir les hostilités. Profitant de cet éloignement, Will fit un pas en avant pour la toucher au niveau de la hanche. Il devait se concentrer pour que son clone n'intervienne pas. Lorsqu'il se battait, celui-ci avait tendance à apparaitre sans qu'il le veuille vraiment. Un doute l'assaillit soudainement. Et s'il lui faisait du mal sans le vouloir ? Il avait tendance à s'emporter lorsqu'il se battait. Il se souvint de Steeve. Il aurait pu le tuer si Amy ne l'en avait pas empêché. Perdu dans ses pensées, occupé à parer les coups de son adversaire, il perdit l'équilibre lorsque celle-ci se jeta sur lui. Il tomba lourdement sur le tapis matelassé, rejoint par Erïka. Surpris et un peu sonné, il se fit frapper à plusieurs reprises sans répliquer ni même se protéger. Au bout de plusieurs coups, il attrapa soudainement les poignets de la jeune femme pour stopper son assaut. C'était l'opportunité de renverser le combat. Il la fit basculer sur le côté et interchangea leurs positions, la maintenant au sol pour l'empêcher de bouger
.

"Dis qu'j'ai gagné et j'te torturerai pas à coups d'chatouilles." fit-il en souriant à demi

Il plaisantait bien évidemment. Il n'avait jamais été question de gagnant et de perdant, juste un simple échange de coups. Il ne savait même pas si la russe était chatouilleuse ou non. Ses intentions n'étaient jamais mauvaises mais il pouvait être assez maladroit lorsqu'il s'agissait de les mettre en action. Et même si tout cela énervait davantage Erïka, Will imaginait que cela lui permettrait de faire sortir encore plus cette rage qu'elle semblait conserver au fond de son cœur. Pour lui il fallait que ça sorte, d'une façon ou d'une autre.


[dis moi si ça te suffit sinon j'étofferai un peu davantage Wink]
.

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MessageSujet: Re: La Rage Au Coeur [Erïka Davidoff & William Cage]   Dim 8 Jan 2012 - 19:49

Lors d’un combat, tout se passe si rapidement… il est impossible de prévoir son déroulement. Si Erïka déversait ses émotions sur Will avec une rage incontrôlable, menant le combat, la tendance s’inversa lorsqu’elle fut, à son tour, assaillie de coups. Elle les encaissait, non sans laisser échapper quelques grognements mécontents. Elle avait l’habitude de souffrir physiquement et elle savait qu’elle ne ressentirait bientôt plus la douleur causée par les coups de l’homme. Tant qu’elle aura l’occasion de se battre, elle continuera à le faire. Elle était libre de ses mouvements, de ses gestes. Sa vie n’était pas en jeu, mais elle ne se modérait pas pour autant. Elle devait devenir plus forte afin de pouvoir terrasser ceux qui lui voulaient du mal. Que fera-t-elle le jour où personne ne sera là pour l’aider ? Elle n’osait pas y penser. Croire au pire ne ferait que l’effrayer davantage. Puis, lorsqu’elle se jeta sur Will, le faisant tomber sur le sol matelassé, Erïka continua à le frapper. Il était à sa merci, il ne se défendait pas. Elle pouvait continuer de le blesser, mais hésita, un instant, à porter un autre coup. Pourquoi n’arrivait-elle pas à évacuer toutes ses émotions ? Pourquoi ne pouvait-elle pas mettre de côté le passé pour regarder vers le futur ? Son esprit la torturait avec tous ces affreux souvenirs alors qu’elle cherchait à les oublier. Que devait-elle faire pour mettre fin à tout cela ?

Soudainement renversée sur le dos, les poignets plaqués contre le sol, la mutante ne réalisa pas tout de suite qu’elle était prisonnière de Will. Elle se débattit un court instant avant de constater qu’elle ne pouvait plus l’atteindre. Combien de fois c’était-elle retrouvée sans défense, soumise à son adversaire ? Trop souvent. Lorsqu’elle se battait, elle avait presque toujours le dessus sur son ennemi, que ce soit un simple échange de quelques coups ou un véritable affrontement avec des étudiants de l’institut qui se terminait par l’intervention d’un professeur. Être dans l’incapacité de répliquer aux coups était la pire chose qui pouvait lui arriver. Lorsqu’elle se lançait dans un combat, c’était pour de nombreuses raisons. L’une d’elle était d’évacuer toutes ces émotions l’habitant constamment. Elle ne pensait jamais aux conséquences de ses actes, agissant sans réfléchir. Cependant, elle pouvait ressentir un autre sentiment lorsqu’elle combattait : la peur. Alors qu’elle se trouvait à la merci de son adversaire, elle avait terriblement peur de ce qui pouvait lui arriver. Et s’il la tuait ? Ou pire, la violait ? Et s’il la battait sauvagement ou la torturait ? Toutes ces peurs liées à son enfance refaisaient surface. Même si, quelque part au fond d’elle, elle savait que Will ne lui fera pas de mal, elle ne pouvait s’empêcher de paniquer. Elle se mit à se débattre sauvagement, comme si elle luttait pour sa vie avant se s’arrêter, épuisée. Des larmes perlèrent au coin de ses yeux. Elle ne voulait pas mourir. Elle ne voulait plus souffrir. Elle souhaitait simplement être délivrée de ce fardeau, de la peur qui l’accompagnait dans sa vie de tous les jours. Elle ne voulait plus jamais être la victime de qui que ce soit.


-« La…lâche-moi… »
Murmura-t-elle en utilisant le peu de force lui restant pour se dégager.

Elle repoussa tant bien que mal l’homme, se redressant aussitôt. Ayant du mal à respirer, la gorge sèche, totalement essoufflée, elle tenta de se lever, se raccrochant au sac de sable pour ne pas tomber au sol. Elle avait besoin de faire disparaitre ce sentiment de peur, de panique qui l’oppressait tant. Pourquoi versait-elle des larmes ? Elle les essuya aussitôt. Erïka devait se ressaisir et passer à autre chose. C’était bien plus facile à dire qu’à faire, par contre. L’adolescente était marquée par les cicatrices mentales de son passé. À chaque fois qu’elle portait son regard sur son avant-bras droit, cette cicatrice lui rappelait la souffrance qu’elle avait endurée alors qu’elle était prisonnière de la secte. S’éloignant doucement du sac de sable, essuyant ces larmes indésirables d’une main, Erïka tenta de rester dos à Will avant de se diriger lentement vers le banc, où ce trouvait son cochon d’inde. Ce cauchemar pourra-t-il, un jour, se terminer ?

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MessageSujet: Re: La Rage Au Coeur [Erïka Davidoff & William Cage]   Dim 8 Jan 2012 - 20:27

Maintenant Erïka au sol, Will en profita pour la taquiner gentiment. Cependant, encore une fois, cela n'eut pas du tout l'effet escompté. Tout d'abord paralysée, elle ne tarda pas à se débattre plutôt violemment comme si sa vie en dépendait. Visiblement, cela ne la faisait pas rire du tout, au contraire. Will haussa les sourcils en voyant des larmes perler aux coins de ses yeux. Qu'est-ce qui la mettait dans un état pareil ? Ce n'était pas la douleur, il ne l'avait pas frappé fort volontairement et s'était contenté de cibler des endroits peu sensibles. La douleur n'était pas physique, il en était presque certain. Qu'est-ce qui torturait son esprit à ce point ? Elle lui demanda de le lâcher, ce qui interrompit ses interrogations. Il l'aurait lâché bien avant mais la réaction de l'étudiante l'avait tellement intrigué qu'il était resté immobile, la maintenant toujours. Finalement, il lâcha prise et elle le repoussa avant de se redresser. Elle semblait fatiguée, mais pas une fatigue de combat. Elle semblait avoir fui quelque chose comme si elle avait peur, terrifiée. Lui avait-il rappelé des mauvais souvenirs ?

En la voyant ainsi, il fit le rapprochement avec Amy. Il avait déjà vu quelqu'un réagir ainsi. L'italienne avait eu à peu près la même réaction après leur rencontre avec Ron, lorsqu'elle croyait le rouquin mort et qu'elle allait subir le même sort. C'était cette peur là qu'il voyait en Erïka. Il ignorait la cause exacte, l'élément déclencheur mais savait qu'il fallait qu'il se méfie. Elle était dans un état de nerf qui pourrait la pousser à se faire davantage de mal à elle-même. Il se moquait bien qu'elle puisse se défouler sur lui, mais il doutait que cela arrange les choses.

Il la regarda avancer jusqu'au banc, lui tournant le dos. Il resta planté là un moment, à genoux, à se demander ce qu'il pourrait faire pour l'aider à évacuer ce sentiment de malaise. Elle qui semblait d'habitude si forte, si sûre d'elle, si vindicative semblait maintenant vulnérable et fragile. Will avait l'impression de voir quelqu'un d'autre. L'agressivité de la russe était sans doute un masque pour dissimuler un être fragile. Le rouquin se leva et fit quelques pas pour récupérer sa veste. Il se dirigea ensuite vers la jeune fille pour la lui poser sur les épaules. Il ne voulait pas lui donner un sentiment de faiblesse mais un peu de réconfort ne faisait de mal à personne
.

"Ca t'va pas si mal dis donc." fit-il en souriant à demi

Il allait s'asseoir à côté d'elle mais s'abstint. Sans doute préférait-elle prendre ses distances, surtout après qu'il l'ait plaquée au sol. Il se dégagea donc et se laissa tomber au sol, quelques pas devant elle. Ainsi, elle pourrait l'avoir bien en vue et ne pas redouter un de ses gestes. Le mutant souleva le bas de son t-shirt pour regarder sa cicatrice sur le bas du ventre. Il passa sa main dessus en grognant, encore un peu douloureuse
.

"En tout cas, t'as l'combat dans l'sang. C'est qu'tu tapes drôl'ment fort, j'en ai la tête qui tourne." ajouta t-il en retirant son cache œil, se frottant ensuite les yeux

En temps normal, il ne le retirait jamais. Parce qu'il en avait honte et qu'il préférait en oublier la cause. On aurait pu croire qu'il n'était pas borgne si ce n'est que son œil blessé était presque blanc et qu'une cicatrice barrait sa paupière. Mais depuis qu'il avait abordé le sujet avec Amy, il ne voyait plus les choses de la même façon. Ce qui était fait était fait, rien ne le réparerait. Il ne tarda cependant pas à le remettre puis à essuyer une goutte de sang qui perlait à sa lèvre
.

"Excuse moi si j't'ai fait mal. D'habitude quand j'me bats, c'est pour sauver ma peau et j'étais un peu sur les nerfs là... J'voulais pas t'faire de mal. Si tu veux m'en coller une, te gène pas. J'l'ai mérité."

Il savait qu'il n'était pas en tort. Personne ne l'était. La raison de la réaction d'Erïka lui était obscure mais il n'allait pas la lui demander. Tout d'abord parce qu'il savait qu'elle ne lui dirait sûrement pas et ensuite parce que si elle désirait en parler, elle le ferait d'elle-même. Le rouquin posa les yeux sur le cochon d'inde, pour éviter que la russe ne se sente trop observée. Elle avait l'air d'y tenir particulièrement.

"C'est quoi son nom ?" fit-il en désignant l'animal du menton
.

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MessageSujet: Re: La Rage Au Coeur [Erïka Davidoff & William Cage]   Dim 8 Jan 2012 - 21:48

Assise sur le banc de bois, Erïka fixait un point dans le vide. Elle replaça machinalement la veste sur ses épaules, comme si elle avait froid. Elle frissonnait, mais crevait de chaud à la fois. Pourquoi passait-elle si facilement de la colère à la tristesse ? Pourquoi ses peurs venaient la hanter dans son quotidien ? Elle n’arrivait plus à vivre normalement. Cette histoire était un lourd poids qui ne faisait que grossir davantage, la poussant à se replier dans ses derniers retranchements afin de ne pas mourir écrasée par tout cela. Will ne pouvait pas comprendre ça. Personne ne le pouvait. Même le professeur qui avait lu dans ses pensées, vu ses souvenirs, ne pouvait pas comprendre parfaitement les horreurs qu’elle avait vécues.

Levant la tête vers Will, la jeune fille l’observa attentivement retirer son cache œil. Elle n’était pas la seule à avoir souffert par le passé. Il avait probablement vécu des trucs terribles, dans la rue, lui aussi. Son œil en témoignait. Comment l’avait-il perdu ? Un accident ? Une vengeance ? La torture ? Tant de raisons pouvaient motiver une personne à faire du mal à une autre. Quel était ce monde de fou qui n’apprenait jamais de ses erreurs ? Si Erïka avait envie de lui demander ce qui s’était produit, elle préféra se taire. Elle n’arrivait pas à parler et but quelques gorgées de sa bouteille d’eau afin de se réhydrater un peu.


-« Excuse-moi si j't'ai fait mal. D'habitude quand j'me bats, c'est pour sauver ma peau et j'étais un peu sur les nerfs là... J'voulais pas t'faire de mal. Si tu veux m'en coller une, te gêne pas. J'l'ai mérité. »

Sauver sa peau. Elle passait son temps à faire cela lorsqu’elle était à l’extérieur du manoir. Impossible pour elle de se sentir en sécurité. Même dans sa propre chambre elle craignait d’être kidnappée tant ses cauchemars semblaient réels. Erïka pouvait comprendre Will lorsqu’il parlait de se battre, de lutter pour sa propre vie, même si, parfois, il était tentant de tout laisser tomber. La mutante avait bien souvent pensé au suicide, mais l’idée de tout abandonner lui était insupportable. Pourquoi lutter avec acharnement pour vivre avant de, finalement, mettre fin à ses jours ? Même si c’était difficile, la russe devait se relever, encore et toujours. Elle ne pouvait pas tout laisser tomber ainsi. Et puis, elle avait des amis sur qui compter, non ? Elle pouvait les compter sur les doigts d’une seule main, certes, mais il y avait des gens pour lui venir en aide lorsqu’elle était en détresse, comme maintenant. Ça, elle ne pouvait pas l’oublier. Sa détresse psychologique empirait davantage au fil des jours, n’osant pas se confier, refusant de consulter un psychologue. Elle avait déjà tenté de parler de son passé à Istina, mais les mots restaient bloqués dans sa gorge, n’arrivant pas à sortir. Elle était un cas désespéré.

-« C'est quoi son nom ? »

-« Istina. »

Erïka observa son animal de compagnie, buvant de l’eau à son abreuvoir. Ce qu’il était adorable. C’était l’une des plus belles choses qui étaient arrivées à l’adolescente au cours de ces derniers mois. Posant la veste de Will sur ses genoux, la jeune fille sortit l’animal de sa cage avant de le poser sur le tissu. Elle lui offrit une petite carotte que le cobaye ignora royalement, observant les alentours. Les cochons d’inde n’aimant pas l’inconnu, ils devaient apprivoiser leur environnement, ce qu’Erïka avait pris soin de faire en amenant, à quelques reprises, Istina dans cette salle, à cet endroit précis. Attrapant délicatement le cochon d’inde ainsi que la veste, elle plaça le tout au sol, entre Will et elle. Alors que la bête observait l’homme, avançant doucement dans une direction, puis une autre, cherchant à explorer, l’adolescente se préoccupa de ses bandages qu’elle retira avec attention. Celui de son bras gauche, puis celui de son bras droit, laissant découvrir sa cicatrice. Elle les plia, ne jetant aucun regard à Will et Istina.

-« Lorsqu’on est blessé, on se dit souvent que la blessure disparaitra et que l’on pourra oublier, mais c’est faux. Parfois, elles laissent des cicatrices qui ne font que… que nous faire souffrir plus que jamais… au fond… au fond de nous… »

Une larme coula sur sa joue, sans qu'elle ne le remarque immédiatement. Erïka attrapa sa bouteille afin de boire une autre gorgée d’eau, cherchant à masquer ses émotions. Pourquoi était-elle si émotive ? Elle refusait de pleurer et ne comprenait pas pourquoi elle le ferait, surtout devant une connaissance comme Will. L’adolescente posa alors ses yeux sur son cochon d’inde, cherchant d’une main son sac de petites carottes. Lorsqu’elle mit la main sur son contenu, elle porta le légume à ses lèvres et le croqua. Elle devrait se lever, partir, mais n’en avait pas la force. Était-ce ce combat qui l’avait tant épuisé, ou celui qu’elle menait tous les jours pour sa propre survie ?
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MessageSujet: Re: La Rage Au Coeur [Erïka Davidoff & William Cage]   Dim 8 Jan 2012 - 22:30

Will se laissa tomber sur le dos, regardant au dessus de lui. Plus grand chose n'avait d'importance pour lui en dehors d'Amy. Et il espérait sincèrement que tant qu'ils vivraient à l'Institut, ils seraient en paix. Mais en voyant Erïka autant à fleur de peau, il commençait à en douter. Emma lui avait confié vouloir aider la jeune russe mais que celle-ci s'évertuait à mettre un mur entre elle et les autres. A la voir ainsi, il n'en doutait pas. Cependant, le mur semblait vouloir éclater en morceaux à tout moment. Sauf qu'Erïka ne pressait jamais le bouton de la mise à feu.

*Tiens, y a une craquelure sur le plafond...*

Il tourna la tête vers Erïka et son animal de compagnie. Au moins celui-ci semblait lui faire du bien par sa seule présence. C'était déjà un bon point. Mais était-ce suffisant lorsqu'il s'agissait d'évacuer des angoisses intérieures ?

"Istina ? Vérité ? Ah ben comme ça vous allez bien ensemble. Vous faites un duo ? Tu repères les voleurs puis il les mord ?" demanda t-il, amusé

Will ne parlait pas russe. Il comprenait cependant certains mots. Ce n'était de loin pas la langue la plus répandue, mais il avait eu un ami russe il y avait encore peu de temps. En effet, Mark, le dealer, était d'origine russe et il lui arrivait de le parler à la place de l'anglais. Will lui avait donc demandé quelques traductions et même si cela lui semblait lointain, il se souvenait de ce mot.

Le rouquin posa les yeux sur l'animal et l'observa fureter un peu partout. Will posa son bras dans sa direction, au cas où il lui prendrait l'envie de venir le renifler. Il n'y connaissait rien en rongeur mais savait que les animaux en général aimaient bien sentir ce qui les entourait pour se familiariser avec. Erïka se mit à parler et le mutant reposa les yeux sur elle. Il se redressa assis et remarqua qu'elle avait retiré ses bandages, dévoilant ainsi une cicatrice sur l'un de ses bras. Il écouta ce qu'elle avait à dire et ne put qu'être d'accord avec elle.


"L'corps humain est mal foutu, il a tendance à conserver les marques d'notre passé. Il finit par guérir même s'il laisse cette marque. C'est l'esprit qui n'guérit jamais des blessures qu'il reçoit. Parce que c'est gravé en nous quoiqu'on fasse. On essaie d'oublier... mais on n'fait que s'en souvenir davantage. C'est un cercle vicieux. Quand j'ferme les yeux, j'me souviens d'tous les moments que j'rêverais d'oublier mais... ça marche pas comme ça. J'fais avec. Mais au fond, ce sont ces marques, physiques et psychiques qui font c'que l'on est non ?"

C'était peut-être ça son problème finalement. De chercher absolument à vouloir oublier Ronald. Il faisait partie de sa vie, partie de lui et même en le désirant très fort, jamais il ne disparaitrait. Il allait devoir faire avec et se faire violence pour continuer d'avancer. Rester sur ce qu'il estimait être un échec n'était pas la bonne solution.
Il remarqua une nouvelle larme sur la joue de la russe. Comment s'était-elle faite cette cicatrice ? Vu sa réaction, il s'agissait d'un événement important de son passé qui l'avait marqué à vie. A défaut de lui demander comment c'était arrivé, il souleva son t-shirt pour lui montrer celle qu'il avait sur le ventre
.

"C'jour là j'ai failli claquer. J'avais pris un coup d'couteau, j'perdais du sang et j'voulais pas en parler à Amy pour pas l'inquiéter. C'qui était profondemment débile quand j'y r'pense. Elle m'a sauvé la vie. Bon par contre, elle aura pas son diplôme de méd'cine. Si tu la vois s'approcher d'toi avec un briquet, fuis !" expliqua t-il en riant légèrement, préférant tourner ça à la dérision

Will se moquait bien d'avoir des cicatrices ou même d'avoir un œil en moins. La vie dans la rue n'avait pas été facile mais c'était sa vie. Les blessures de l'esprit était, quant à elles, plus persistantes. Et il espérait de tout cœur que celles d'Amy s’atténuent rapidement.


"Mais les blessures mentales, ça disparait jamais. Au mieux ça s’atténue. Quand j'y r'pense, j'cherche des solutions, des portes de sortie, des moyens d'revenir en arrière. Mais c'est s'voiler la face. P't'être que j'finirai en taule... En attendant, j'vais faire comme si ça arrivera pas. Vivre dans l'angoisse c'est mourir un peu, tu trouves pas ?"
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MessageSujet: Re: La Rage Au Coeur [Erïka Davidoff & William Cage]   Dim 8 Jan 2012 - 23:04

Au moins, Erïka n’était pas la seule à penser qu’il était impossible d’oublier le passé. Rares étaient les personnes qui y parvenaient. Suite à un grand traumatisme, il était possible d’être amnésique et de vivre comme si rien de tout cela ne s’était produit. Parfois, l’adolescente avait souhaité que ce soit le cas. Mais qu’aurait-elle fait le jour où les hommes de la secte l’auraient retrouvée ? Le retour à la réalité, les souvenirs du passé auraient été bien plus douloureux. Il était impossible, dans tous les cas, d’oublier, car notre corps se souvenait. Une partie de notre esprit cachait la vérité et elle finissait toujours par éclater.
Observant son cochon d’inde d’un œil bienveillant, Erïka songea au fait qu’Istina était terriblement importante pour elle. Elle voyait la jeune fille dans tous ses états, partageait surtout ses peines, plus que ses rares joies, mais était réconfortante. Pas besoin de parler, seul sa compagnie importait. D’ailleurs, la russe avait accordé une attention particulière au choix de son prénom. Elle était étonnée que Will en connaisse la signification. Parlait-il russe ? Elle songera à lui demander plus tard, n’ayant pas le cœur de parler de langues, en ce moment.

Will lui montra l’une de ses cicatrices physiques, bien visible sur son ventre. Erïka se demanda, un moment d’où elle pouvait bien provenir, mais songea surtout au fait que la douleur devait être insupportable à ce moment-là.


-"C'jour là j'ai failli claquer. J'avais pris un coup d'couteau, j'perdais du sang et j'voulais pas en parler à Amy pour pas l'inquiéter. C'qui était profondemment débile quand j'y r'pense. Elle m'a sauvé la vie. Bon par contre, elle aura pas son diplôme de méd'cine. Si tu la vois s'approcher d'toi avec un briquet, fuis !"

Un triste sourire parcourut, une fraction de secondes, le visage d’Erïka. Amy avait tenté de sauver Will du mieux qu’elle pouvait et elle avait réussi. Lorsque l’on était seul, livré à soi-même, il fallait faire ce qu’il faut avec les moyens du bord. L’homme avait peut-être une cicatrice, mais elle lui rappelait sûrement à quel point il avait été imbécile et à quel point Amy avait dû se démener pour le sauver. L’adolescente voyait mal la femme laisser mourir une personne qui lui était chère. Elle était si douce et avait un si grand cœur. Malgré ses sourires réconfortants, il arrivait parfois qu’une sombre lueur parcourt son regard.

-"Mais les blessures mentales, ça disparait jamais. Au mieux ça s'atténue. Quand j'y r'pense, j'cherche des solutions, des portes de sortie, des moyens d'revenir en arrière. Mais c'est s'voiler la face. P't'être que j'finirai en taule... En attendant, j'vais faire comme si ça arrivera pas. Vivre dans l'angoisse c'est mourir un peu, tu trouves pas ?"

-« C’est une véritable torture. Vivre dans la peur, craignant que le voile se lève et que les secrets soient dévoilés. C’est insupportable. Vivre avec la conséquence de ses actes, le sang sur les mains… C’est un fardeau que l’on souhaite voir disparaitre lorsque l’on s’endort, le soir, mais qui est toujours là une fois le soleil levé. C’est impossible de faire disparaitre la douleur et l’angoisse… J’agonise et je sais que je ne pourrais m’en sortir... »

Elle avait prononcé cette dernière phrase, la voix tremblante, essuyant la larme sur sa joue. Ils avaient tous deux des blessures qui ne pourront jamais cicatriser et ils devaient vivre avec. Pourquoi leur jeunesse était-elle cachée par les malheurs de la vie ? Ils n’avaient rien demandés et ils en étaient là, aujourd’hui, l’un tentant de tourner en dérision ses malheurs, l’autre pleurant sur son sort. Erïka se leva et rangea ses effets personnels dans son sac, tentant de contrôler ses tremblements. Puis, elle vint s’assoir près de Will pour y caresser Istina.

-« Tu devrais aller voir Amy. Elle aussi semble marquée par quelque chose, je le vois. Elle a sûrement besoin de toi… »
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MessageSujet: Re: La Rage Au Coeur [Erïka Davidoff & William Cage]   Lun 9 Jan 2012 - 0:08

William fit mentalement le compte de tout ce qu'il avait traversé de pénible jusqu'à présent, ce qui l'avait marqué au fond de lui. Ces évènements étaient divers et variés mais tous lui avaient causés une grande souffrance. Le rejet de sa famille, les mois passés dans l'institut pour malades mentaux, la perte de son oeil, le premier homme qu'il avait tué, le suicide d'un de ses amis, la fois où il a faillit mourir bêtement, le meurtre de Ronald. Il savait que la vie dans la rue n'était pas facile mais il ne pensait pas qu'elle serait si dure. L'arrivée d'Amy avait cependant modifiée la donne et plus rien n'avait la même importance. Tant qu'elle était là, Will retrouvait un second souffle. Il n'osait imaginer ce qu'il serait devenu sans elle. Il serait probablement mort.

Voyant qu'Erïka ne répondait pas à sa question, il en déduisit qu'il n'arriverait franchement pas à la dérider aujourd'hui. Elle était vraiment à fleur de peau comme si son armure d'agressivité était tombée d'un coup pour la laisser à la merci d'assaillants invisibles. Mais il comprenait sa réaction ou pensait comprendre. Si Amy n'avait pas existé, il n'en mènerait sûrement pas large non plus. Will n'avait jamais vu Erïka proche de quique ce soit et il ignorait si elle avait des amis qui sauraient lui remonter le moral. La présence d'Istina paraissait tout de même bénéfique.

A défaut d'écouter Erïka raconter la source de son mal-être, Will expliqua l'origine de sa cicatrice au ventre. Peut-être que cela parlerait à la russe. D'autant plus qu'il tourna en dérision le problème. Mieux valait en rire pour oublier qu'il aurait très bien pu mourir ce jour là. Il était en vie pour le raconter au moins
.

"Les cicatrices physiques, ça s'voit. Les mentales, c'est à notre bon vouloir d'les dévoiler ou pas. Et on ose pas parce qu'on a peur qu'ça nous pète en pleine figure, peur d'la réaction des autres... ou encore honte de ce qui a pu s'passer. Au final on s'dit qu'en parler, ça n'change rien, qu'les choses seront toujours pareilles. C'est vrai. Ca va pas révolutionner nos vies. Mais ça fait du bien. C'est comme un poids qui saute parce qu'après on sait qu'on peut vivre avec, qu'on l'a accepté et qu'on est prêts à passer à aut' chose. J'parle en connaissance de cause. Y a peu d'temps encore, y a un élément d'mon passé que j'ai jamais osé raconter à Amy parce que j'avais peur d'sa réaction, peur qu'elle veuille plus m'voir, que j'brise notre amitié. J'ai fini par lui raconter et au final ça c'est bien passé. Elle aussi avait un secret qu'elle osait pas m'dire. J'me sens encore plus proche d'elle grâce à ça. C'est fou c'que la peur peut nous empêcher d'agir."

Will crut remarquer un vague sourire sur le visage d'Erïka mais il disparut tellement vite qu'il se demanda s'il n'avait pas rêvé. Elle restait silencieuse et Will cessa de parler un moment pour ne pas la noyer sous un flot de paroles continu. Il était comme ça, il aimait bien parler. Pour lui, il n'y avait pas de place pour l'hypocrisie et le mensonge. S'il avait quelque chose à dire, il le disait. Non pas qu'il cherche à faire la leçon à la russe, loin de là, mais il estimait qu'en parlant un peu de lui, l'étudiante se détendrait un peu en constatant qu'elle n'était pas la seule à être mal. Cependant, il ne voulait pas se morfondre et l'entrainer avec lui, préférant baser son discours sur un ton plutôt léger. Non pas pour faire passer ses peines pour des choses sans importances mais pour montrer à Erïka qu'on pouvait vivre avec.

Erïka se mit soudainement à parler. C'était la plus longue phrase qu'elle avait dit jusqu'à présent. Mais le tremblement dans sa voix trahissait une certaine appréhension, comme attendant un jugement. Will la regarda, hochant légèrement la tête. Oh oui, il comprenait ce qu'elle disait. Du sang sur les mains, un fardeau, l'angoisse. Tout ça, il le subissait. Mais il ignorait toujours de quoi elle parlait. Avait-elle elle aussi tué quelqu'un ? Probablement par accident vu sa réaction. Mais le rouquin préférait ne pas faire d'hypothèses. Il pouvait tout à fait s'agir d'autre chose
.

"J'comprend." laissa t-il échapper

L'étudiante vint d'asseoir à côté de lui, caressant son animal de compagnie. Au moins elle ne gardait plus ses distances. Il regarda les paumes de ses mains, les revoyant teintées de sang et frissonna. Il savait que ce n'était pas la dernière fois et il devait s'y préparer. Mais il ne fallait pas non plus qu'il se laisse ronger par l'angoisse.


"C'est le genre de blessure lancinante qui revient tout l'temps. Ca nous prend au dépourvu, on s'sent vulnérable. On appréhende le futur car on sait qu'ça se reproduira mais on sait pas quand. Alors on attend, on d'vient parano, on s'méfie. Tu sais, quand on est r'venu pour vivre ici, on a rencontré le professeur Xavier. Il a l'air d'un type sympa, gentil... mais maint'nant... j'me méfie des gens sympas. C'est con à dire et ça m'passera sûr'ment mais... j'aurai toujours cette peur d'me faire avoir de nouveau. Ça m'passera peut-être avec le temps, qui sait."

Erïka parla d'Amy. Il savait qu'elle avait raison. D'ailleurs, depuis leur retour, ils ne s'étaient que très rarement quittés. Will ne voulait pas laisser Amy loin de lui trop longtemps. Car s'il était loin, il ne pouvait pas veiller sur elle. Il savait qu'elle pouvait se défendre toute seule, il le lui avait apprit. Mais on ne sait jamais à l'avance contre quoi on va devoir se battre. Et après la mésaventure avec Ron, il ressentait davantage ce besoin de veiller sur elle. Il savait cependant qu'Amy se trouvait avec Emma. Il ne savait pas pour combien de temps elles en avaient mais il secoua la tête négativement.

"Elle est avec Emma. J'la rejoindrai quand elles auront fini. J'serai toujours là pour veiller sur elle mais là j'avais b'soin d'être seul. Bon c'est loupé mais au final, c'est pas plus mal. Ca m'fait plus de bien qu'si j'avais été réellement tout seul." répondit-il en tendant la main vers Istina dans le but de la caresser mais suspendant son geste pour ne pas lui faire peur

"T'as r'marqué ça alors... T'as raison, c'est vrai. C'était avant qu'on n'revienne ici. J'sais quel est le problème, j'étais avec elle. P't'être qu'elle t'en parlera. C'est comme ça d'puis l'jour où j'suis mort. Enfin pas moi, mon clone. Mais comme il est moi... bref t'as compris. La journée avait pourtant bien commencée. Ca s'est enchainé par une dispute avec ma soeur, not' retour à New York et on a fini couvert d'sang. Tout ça, personne aurait pu le prévoir, l'anticiper. On a dû s'battre pour rester en vie, c'est comme ça. Maint'nant j'vais devoir vivre en ayant un mort sur la conscience. J'suis pas certain d'm'y faire un jour. Mais la survie est plus forte que tout. Même si on avait voulu n'pas passer par là, c'est fait. Et si ça doit s'reproduire, j're..." fit-il avant de s'interrompre

Emporté dans son élan, il ne remarqua que trop tard ce qu'il venait de dire. Il n'avait pas voulu en parler, il ne s'en croyait même pas capable. Pourtant les mots étaient sortis tout seul. Et même s'il n'avait rien précisé, ses mots en disaient long. Si elle n'avait pas fui jusqu'à présent, il venait de lui donner un bon prétexte. Se maudissant intérieurement d'être trop bavard, il détourna le regard, peu désireux de croiser celui d'Erïka.

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MessageSujet: Re: La Rage Au Coeur [Erïka Davidoff & William Cage]   Lun 9 Jan 2012 - 2:00

Inconsciemment, Erïka appelait à l’aide. Cachée sous de subtiles phrases, sa détresse tentait d’émerger. Cependant, la jeune fille l’empêchait d’obtenir toute visibilité. Elle n’aimait pas parler de son passé. Si elle évoquait la tentative de kidnapping, elle devra expliquer pourquoi on la voulait morte, ce qui revenait à parler de la secte et de ses années de misère là-bas. Elle préférait alors se taire. Cependant, Will semblait comprendre ce qu’elle disait, le sens caché de ses mots. Vivait-il la même chose ? La vie dans la rue ne devait pas être amusante tous les jours, même à deux. Elle pouvait comprendre qu’il se soit passé d’affreuses choses, mais jamais il ne pourra réussir à imaginer ce à quoi elle avait assisté. Personne ne pouvait comprendre qu’elle avait vécu dans le repère de Satan, pas même lui, elle en était persuadée.

-« C'est le genre de blessure lancinante qui revient tout l'temps. Ca nous prend au dépourvu, on s'sent vulnérable. On appréhende le futur car on sait qu'ça se reproduira mais on sait pas quand. Alors on attend, on d'vient parano, on s'méfie. Tu sais, quand on est r'venu pour vivre ici, on a rencontré le professeur Xavier. Il a l'air d'un type sympa, gentil... mais maint'nant... j'me méfie des gens sympas. C'est con à dire et ça m'passera sûr'ment mais... j'aurai toujours cette peur d'me faire avoir de nouveau. Ça m'passera peut-être avec le temps, qui sait. »

-« C’est une leçon que tu garderas en mémoire pour le futur. C’est normal de se méfier de tout le monde. On ne sait jamais s’ils portent un masque qui dissimule la vérité ou pas. Le professeur, c’est l’une des rares personnes en qui je place ma confiance. Sans lui, je ne serais plus ici… je ne te dis pas de lui faire confiance immédiatement, mais tu peux être sûr qu’il sera là si tu en as vraiment besoin. »

L’adolescente ne pouvait imaginer ce que sa vie serait devenue si le professeur n’était pas venu à sa rencontre. Au départ, l’idée de rejoindre l’institut ne l’avait pas enchanté, mais le fait de recommencer à zéro était une opportunité qu’elle ne pouvait gâcher. C’était pourquoi elle avait cédé aux paroles du professeur. Elle n’avait pas tardé à faire ses bagages, se retrouvant à l’institut quelques jours plus tard. Elle y découvrit son propre paradis, un endroit où elle pouvait vivre en paix, sans avoir peur de quoi que ce soit. La première nuit qu’elle avait passée entre les murs de sa chambre avait été la plus belle de toute sa vie. Elle avait dormi plus de douze heures, sans cauchemar, sans insomnie, sans rien de négatif, pour l’une des rares fois depuis son retour à New-York. Pourquoi n’arrivait-elle plus à empêcher ses cauchemars de l’atteindre, maintenant ?

Lorsqu’Erïka évoqua Amy, elle savait bien que Will s’inquiéterait à son sujet, surtout après ce qu’elle avait dit. Elle savait à quel point la femme tenait à lui et ce devait être réciproque. Si quelque chose n’allait pas avec cette dernière, le rouquin allait immédiatement voler à son secours. C’était peut-être ce dont elle avait besoin ? La russe ne pouvait deviner les pensées et les envies d’Amy, mais si quelqu’un pouvait lui redonner le sourire, c’était bien Will. Elle avait bien vu que, lorsqu’il apparaissait, le visage de l’italienne s’illuminait soudainement.


-« Elle est avec Emma. J'la rejoindrai quand elles auront fini. J'serai toujours là pour veiller sur elle mais là j'avais b'soin d'être seul. Bon c'est loupé mais au final, c'est pas plus mal. Ça m'fait plus de bien qu'si j'avais été réellement tout seul. »

Emma Frost… Elle était, également, une personne importante dans la vie d’Erïka. Cette dernière s’était méfié de l’institutrice, mais avait fini par découvrir qu’elle pouvait réellement lui faire confiance, notamment cette nuit-là… Emma avait répondu à l’appel à l’aide que son étudiante lui avait lancé, se précipitant à sa rescousse avant qu’il ne soit trop tard. Sans elle, l’adolescente ne pouvait imaginer ce qui se serait produit. Elle était éternellement reconnaissante à cette femme sur qui elle pouvait, à présent compter.
La russe observa sa petite Istina avancer son museau vers Will afin de sentir sa main. L’étudiante cessa de caresser son animal afin de laisser l’homme l’apprivoiser un peu.


-« T'as r'marqué ça alors... T'as raison, c'est vrai. C'était avant qu'on n'revienne ici. J'sais quel est le problème, j'étais avec elle. P't'être qu'elle t'en parlera. C'est comme ça d'puis l'jour où j'suis mort. Enfin pas moi, mon clone. Mais comme il est moi... bref t'as compris. La journée avait pourtant bien commencée. Ça s'est enchainé par une dispute avec ma soeur, not' retour à New York et on a fini couvert d'sang. Tout ça, personne aurait pu le prévoir, l'anticiper. On a dû s'battre pour rester en vie, c'est comme ça. Maint'nant j'vais devoir vivre en ayant un mort sur la conscience. J'suis pas certain d'm'y faire un jour. Mais la survie est plus forte que tout. Même si on avait voulu n'pas passer par là, c'est fait. Et si ça doit s'reproduire, j're... »

-« Je le referais sans hésiter » compléta Erïka, qui parlait également pour elle-même. Même si elle détestait cette idée de mettre fin à la vie de quelqu’un, elle était prête à le faire pour sauver sa peau. « Si cet homme est un véritable salaud qui a tenté de te tuer, alors tu as fait la bonne chose. Comme ça, il ne pourra plus faire de mal à qui que ce soit. »

Et pourtant, elle n’était pas capable d’oublier ce geste qu’elle avait posé. Elle était sans cesse tourmentée par ce souvenir, même dans ses cauchemars où l’homme revenait à la vie pour l’achever. Elle n’osait plus voir de films sur les zombies, depuis. Elle songea, un instant, à son arme à feu, conservée dans le bureau du professeur Xavier, auquel elle ne pouvait accéder. Si seulement elle pouvait prendre possession de son arme. Elle lui assurait un minimum de sécurité, lorsqu’elle était à l’extérieur. Malgré le fait qu’elle ne voulait s’en servir, elle savait bien que s’il le fallait, cet objet de métal pouvait lui sauver la vie. Maintenant, elle ne pouvait plus compter que sur ses poings, ce qui était insuffisant, face à des hommes armés. Elle songea, un instant, à se procurer une arme illégalement, ce qui pourrait bien lui être utile. Lançant un bref regard à Will, elle ne put retenir sa question.

-« L’instinct de survie est plus fort que tout, c’est dans la nature humaine. Pour se maintenir en vie dans cette jungle, il faut se savoir se défendre… Quand je t’ai vu pour la première fois, t’avais un couteau, non ? C’était ton outil pour repousser certains indésirables je suppose… T’as pas dû trouver ça n’importe où dans la rue, je me trompe ? »
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MessageSujet: Re: La Rage Au Coeur [Erïka Davidoff & William Cage]   Lun 9 Jan 2012 - 2:51

Erïka lui affirma qu'il était normal de se méfier de tout le monde, qu'on ne pouvait savoir à l'avance si une personne était sincère ou non. Elle avait raison. Il ne voyait d'ailleurs pas ce qui le rendait si dubitatif sur la question. Dans la rue, rares étaient les gens bien, ceux qui n'essayait pas de vous poignarder dans le dos ou de profiter du peu de choses que vous possédez. Il imaginait qu'il en était de même partout. Pourquoi s'étonnait-il donc tant de la trahison de Ronald ? Il ne l'avait connu que quelques heures mais ne s'était pas du tout attendu à sa trahison. Son trop plein de gentillesse avait endormi sa méfiance et la somnolence d'Amy l'avait décidé à accepter son offre. Finalement, ce n'était pas Ron qui était en tort mais lui même. Par pure fainéantise de devoir chercher un lieu où dormir, il avait failli les mener à la mort tous les deux.

La russe faisait confiance au professeur Xavier. Si elle qui se méfiait de tout le monde lui faisait confiance, c'est qu'il était sans aucun doute un homme sur qui on pouvait compter. En y repensant, Will se souvint de la drôle d'impression qu'il lui avait fait. Cette sensation de paix et de sérénité. Il n'avait pas été très poli avec lui, préférant couper court à leur rencontre pour être un peu seul avec Amy, histoire de souffler. Le rouquin nota dans un coin de son esprit qu'il était temps de le rencontrer à nouveau, ne serait-ce que pour s'excuser.


"C'est vrai, j'avais perdu d'vue cette leçon essentielle. Ça fait une bonne piqure de rappel ceci dit. Avec ton pouvoir tu dois tout d'suite savoir à quoi t'en tenir avec les gens non ? Enfin s'ils sont sincères ou pas au moins. Vu l'taux de connards au mètre carré, tes oreilles doivent siffler souvent non ? En c'qui concerne le prof, j'veux bien t'croire. Emma lui fait confiance et t'es quelqu'un de franc. S'il mérite votre attention, c'est qu'c'est un gars bien."

En parlant d'Emma, Will repensa à Amy. Il s'en voulait d'avoir utilisé son clone pour se battre contre Ron, mais il n'avait pas eu le choix. A cause de ça Amy avait cru à sa mort et, combiné avec tout le reste, cela faisait un sacré mauvais souvenir. Il était à peu près sûr que l'italienne ne regarderait plus jamais une poupée comme avant. Ça aussi, c'était un traumatisme qui ne s'en irait sans doute jamais, une blessure de l'esprit qui, même si elle s’atténuait, reviendrait à la charge à chaque fois que son regard se porterait sur une poupée. Le mutant ne voulait pas la laisser seule mais il était aussi nécessaire qu'ils se séparent un peu, rien que pour qu'elle réalise qu'elle était en sécurité au sein du manoir, même sans lui. Cela l'aidait également à accepter ce fait. S'il s'écoutait, il veillerait sur elle 24h/24 7j/7 mais un peu d'éloignement ne pouvait leur être que bénéfique pour le moment. Cependant, elle lui manquait déjà et il avait hâte de la rejoindre.

Will laissa Istina renifler sa main puis la bougea doucement pour ne pas lui faire peur afin de la caresser du bout du doigt. Il esquissa un léger sourire, attendri par la boule de poils. Mais ce ne fut que de courte durée car la révélation involontaire qu'il fit à la russe le fit cesser son geste et regarder ailleurs. Lui qui était satisfait de s'être trouvé un endroit sûr et où personne ne connaissait ses méfaits, le voilà qui se trahissait tout seul, révélant le secret dont il ne voulait absolument pas parler. Si la nouvelle se répandait, lui et Amy allaient devoir de nouveau changer d'endroit et il ne voulait pas lui imposer ça, surtout qu'elle s'y était fait des amis.

Mentalement, il échafaudait déjà un plan qui leur permettrait de partir sans éveiller les soupçons et de chercher un nouvel endroit. Eux qui avaient eu tant de mal à sortir de la rue, voilà que par sa faute ils allaient y retourner. Il attendait la réaction d'Erïka comme une sentence de mise à mort. Il ne doutait pas une seconde qu'elle lui lancerait un regard dégouté ou dédaigneux avant de partir. Mais rien ne vint. Aucune sentence, aucun regard oblique, rien. Au lieu de ça, elle termina sa phrase.

Surpris, Will tourna la tête vers elle et la regarda avec des yeux ronds. Alors elle comprenait ? Elle enchaina en confirmant qu'il avait fait la bonne chose. Ces mots, ils les avaient déjà entendu de la bouche d'Amy. Mais pas un seul instant il n'avait imaginé les entendre dans la bouche de quelqu'un d'autre. Ils furent comme une formule magique qui apaisa son esprit, le rassurant qu'il n'était peut-être pas autant un monstre que ça. Mais l'étudiante ne savait pas tout. Maintenant qu'il était trop tard pour faire marche arrière, il voulait aller plus loin, être certain qu'elle continuerait de penser ça une fois qu'elle connaitrait tous les détails.


"Ouais, j'le referai... J'l'ai pas fait pour moi. En fait ça m'a même pas traversé l'esprit. J'l'ai fait pour Amy. Pour que c'connard puisse plus jamais lui faire de mal... T'as sans doute lu les journaux. Ronald Anderson, ça t'parle ? Ben son assassin c'est moi. On r'venait d'Philadelphie, on a fait du stop, on est tombé sur lui. Super sympa, amical... un type gentil. Il nous a ramené à New York est une fois là bas, comme Amy s'était endormie, il a proposé d'nous héberger pour la nuit. C'était une chance tu comprends. L'temps de trouver un abris si tard le soir avec Amy qui dormait, c'était compliqué alors j'ai accepté... J'aurai dû écouter mon instinct. C'type c'était un putain d'tueur ! J'me suis endormi et il en a profité pour m'assommer. J'ai eu du bol qu'il me tue pas. Il en a profité pour kidnapper Amy, la transformer en poupée ou je n'sais quoi d'autre... Il allait la tuer comme tous les autres morts dans sa maison, déguisé en poupées géantes... J'pouvais pas m'battre alors j'ai envoyé mon clone qui s'est fait buter. Amy a paniqué davantage... Et puis j'ai eu l'opportunité d'me débarasser de Ronald... Il me tournait l'dos. J'aurai pu l'assommer et on aurait pu fuir... mais au lieu d'ça j'l'ai tué... de sang froid. Je l'ai achevé pour être certain qu'plus jamais il poserait ses mains sur Amy, qu'plus jamais j'verrai cette expression d'horreur dans ses yeux. J'regrette pas... parce qu'on avait rien d'mandé, il l'a cherché. J'peux pas mourir, j'ai une vie à vivre avec Amy. Et si j'dois tuer d'nouveau... j'le referai. Si c'est l'prix de la liberté, d'la paix et d'notre survie, j'le ferai."

Il marqua une pause puis soupira.

"Tu trouves t'jours qu'j'ai bien fait ?" demanda t-il avec un sourire dépité, se doutant d'une réponse négative

La russe lui parla de son couteau. Oui, il ne le quittait jamais, il était devenu rapidement indispensable pour lui. Il s'en était même procuré un pour Amy. Vivre dans la rue n'était clairement pas de tout repos. Mais la question d'Erïka le laissa perplexe. Pourquoi voulait-elle savoir ça ? Peut-être désirait-elle en obtenir un elle aussi. Si elle avait des ennuis, il comprenait que posséder un tel objet lui permettrait de se sentir plus ou moins en sécurité. Face à un pistolet ce n'était pas forcément efficace mais c'était mieux que rien et, bien utilisé, ce révélait dévastateur.


"J'l'ai toujours sur moi. J'm'en sépare jamais, c'est comme une partie d'moi. Il m'a été bien utile à d'multiples reprises. Dans la rue on peut obtenir plein d'choses, suffit d'savoir y faire. Pourquoi tu m'demandes ça ? T'en veux un ?"

Il détacha l'arme de sa ceinture et le regarda. Il le revoyait teinté de sang même s'il était maintenant propre. Heureusement qu'il l'avait, heureusement. Il grimaça en tenant l'arme du crime entre ses mains puis le tendit vers Erïka, le tenant par la lame, lui présentant le pommeau.

"Tiens. Prends le. Tu m'dira c'que t'en penses. Si c'est trop lourd, trop grand, si ça t'plait."
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MessageSujet: Re: La Rage Au Coeur [Erïka Davidoff & William Cage]   Lun 9 Jan 2012 - 3:40

-« C'est vrai, j'avais perdu d'vue cette leçon essentielle. Ca fait une bonne piqure de rappel ceci dit. Avec ton pouvoir tu dois tout d'suite savoir à quoi t'en tenir avec les gens non ? Enfin s'ils sont sincères ou pas au moins. Vu l'taux de connards au mètre carré, tes oreilles doivent siffler souvent non ? En c'qui concerne le prof, j'veux bien t'croire. Emma lui fait confiance et t'es quelqu'un de franc. S'il mérite votre attention, c'est qu'c'est un gars bien. »

-« C’est l’enfer… et ça ne s’arrête pas là, crois-moi. J’entends les mensonges d’assez loin, disons… »

Elle n’était pas d’humeur à parler de sa seconde mutation et encore moins avec Will. Pas qu’elle ne lui faisait pas confiance, même s’il y avait un peu de ça, mais elle ne se sentait pas à l’aise d’en parler. Elle n’avait même pas osé glisser un mot sur le sujet à Amy. Il fallait énormément de temps à Erïka pour faire confiance à quelqu’un et elle s’obstinait à garder ses distances avec les autres, même son amie. Cependant, la jeune fille comprenait cette dernière lorsqu’elle disait que Will était un garçon merveilleux et à l’écoute. Il ne jugeait pas Erïka, pas plus qu’elle ne le jugeait. S’il semblait étonné que la russe reste pratiquement indifférente à ce qu’il lui avait raconté et qu’elle approuve ses gestes, c’était qu’il ne savait toujours pas ce qu’elle cachait.

Le sujet dériva sur Ronald Anderson. Bien sûr, qu’elle le connaissait. Il avait fait la une de bien des journaux que l’adolescente lisait chaque jour. Cette histoire lui avait donné froid dans le dos. Elle ne comprenait pas les motivations de cet individu et n’était pas certaine de souhaiter en prendre connaissance. Alors, c’était grâce à Will que ce fou était décédé ? Elle ne pouvait qu’approuver ce geste. Secrètement, elle désirait la mort de ces gens qui tuaient pour le plaisir, qui torturaient pour se sentir plus vivants. Un léger rictus inquiétant étira les lèvres de l’adolescente alors que Will lui demandait s’il avait bien fait. Elle le regarda alors dans l’œil avant de prononcer un simple mot :


-« Oui. »

Portant son attention sur le couteau que Will détacha de sa ceinture, elle le prit délicatement. Les images de ce morceau de miroir qu’elle avait tenu avec force au point de s’entailler la paume de la main droite, dont la blessure avait pratiquement disparue, revinrent à son esprit. Une arme tranchante, c’était bien utile, mais pas suffisant. Elle voulait plus gros, plus menaçant, plus… mortel. Elle savait tirer avec une arme à feu, mais avait besoin de pratique pour bien viser. Pour l’instant, le fait d’acquérir un revolver serait un excellent début et si quelqu’un pouvait l’aider à trouver quelque chose dans la rue, faisant en sorte qu’elle n’ait pas besoin de décliner son identité ou de présenter une autorisation de port d’arme, Will était la personne parfaite. Jamais Erïka ne pourrait demander ça à Amy qui s’inquièterait tout de suite. Cette idée qui n’était que passagère avait germé dans l’esprit de l’adolescente, maintenant décidée à continuer dans cette direction.

-"Tiens. Prends le. Tu m'diras c'que t'en penses. Si c'est trop lourd, trop grand, si ça t'plait."

-« Ce n’est pas exactement ça que je veux… » dit-elle en examinant l’arme sous toutes ses coutures par curiosité. « Tu serais capable de m’obtenir quelque chose de plus… imposant ? »

Elle lui rendit son arme, croisant son regard. Elle avait réussi à mettre la tristesse de côté, affichant maintenant un air sérieux, déterminé. Tenant le couteau par sa lame, elle la lâcha doucement lorsque la main de Will se posa sur le manche.

-« N’en parle pas à Amy. Je veux simplement que tu me rendes ce… service… et que personne ne soit au courant. »
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MessageSujet: Re: La Rage Au Coeur [Erïka Davidoff & William Cage]   Lun 9 Jan 2012 - 4:33

Erïka avoua que son pouvoir n'était pas de tout repos. Will se demandait ce que cela pouvait bien donner. Mais il n'était pas sûr d'apprécier avoir ce don. Se rendre compte de l'hypocrisie des gens n'était pas forcément une bénédiction. Il trouvait même que c'était plus une malédiction qu'autre chose. Mais il se garda bien de le dire, ne souhaitant pas affliger davantage l'étudiante.

"L'point positif c'est qu'tu sais à l'avance si c'est un hypocrite ou pas, c'est d'jà ça. Mais si c'était moi j'aurai envie d'frapper tout ceux qui m'feraient siffler les oreilles. Au moins avec Amy t'es tranquille, y a pas plus sincère qu'elle." répondit-il non sans sourire à l'évocation de la jeune femme

Tout ce qu'elle trouva à répondre était un oui franc et spontané. Cela lui semblait couler de source, elle n'hésita même pas. Il remarqua même un sourire malveillant étirer son visage. Faisait-elle partie de ces gens qui trouvait que les assassins et autres psychopathes volontaires ne méritaient que la mort ? Will ne pouvait pas le lui reprocher, il était d'accord. Pour lui, la peine de mort n'était pas superflue, certaines personnes méritaient de ne plus exister. Cependant dans le cas de Ronald, il n'arrivait pas à voir les choses de la même façon. Peut-être parce qu'il était lui aussi devenu un meurtrier. Comment reprocher à quelqu'un ce qu'il avait fait lui-même ? Malgré tout, Will était différent de Ronald. Ronald était fou et tuait pour le plaisir. Will l'avait fait pour survivre, pour protéger un être cher. Erïka avait raison, il avait fait la bonne chose. Il ne s'était pas attendu à une réaction positive de la part d'une personne extérieure à l'affaire et franchement, cette révélation lui faisait un bien fou. Tellement qu'il se mit soudainement à éclater de rire.


"Si tu savais à quel point j'ai redouté de révéler ça à quelqu'un. A quel point j'avais peur qu'on m'juge, qu'on m'pointe du doigt, qu'on m'comprenne pas... J'me sens juste con maint'nant. Mais putain c'que ça fait du bien ! Fiou, merci Erïka." fit-il en lui adressant un sourire reconnaissant

Il se sentit un peu coupable d'avoir soulagé son esprit et que ce ne soit toujours pas le cas en ce qui concernait la jeune russe. Elle ne semblait pas vouloir en parler cependant et il ne pouvait pas le faire à sa place. Si l'envie la prenait, il était certain qu'elle en parlerait plus à Amy qu'à lui. Après tout, même s'ils s'étaient découvert des points communs, ils n'étaient toujours que des connaissances. Même si dans le fond, partager ce secret avec elle lui donnait un sentiment de proximité avec la jeune fille.

Will se demandait pourquoi Erïka désirait un couteau. Probablement pour se protéger ou se sentir en sécurité. Mais il réalisa son erreur. Elle ne voulait pas un couteau mais quelque chose de plus imposant
.

"Ouais, j'peux. Enfin tout dépend c'qui t'intéresse."
répondit-il en reprenant son arme, le rangeant précieusement à sa ceinture

Après 8 ans passés dans la rue, le rouquin connaissait plutôt bien l'univers des trafics et autres personnes louches du milieu urbain. Il essayait autant que possible de s'en passer, surtout à cause de principes, mais c'était parfois nécessaire et inévitable.
Erïka demanda à ce qu'il n'en parle pas à Amy ni à personne d'autre. Le borgne fixa l'étudiante en silence, partagé. Il pouvait répondre à son attente, oui, mais était-il prêt à en assumer les conséquences ? La russe était trop jeune pour utiliser des armes, surtout des armes à feu. De plus, si il arrivait malheur à Erïka à cause de l'arme ou parce qu'elle s'en servait à mauvais escient, il se sentirait responsable
.

"D'accord. A une condition. Pourquoi ? J'suis prêt à t'rendre ce service mais j'suis pas irresponsable, j'veux pas qu'il t'arrive malheur. Mais tu sais, j'mentirai pas à Amy, jamais. J'lui en parlerai pas, mais si elle m'demande, j'lui dirai la vérité, tu comprends ?"
.

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MessageSujet: Re: La Rage Au Coeur [Erïka Davidoff & William Cage]   Lun 9 Jan 2012 - 6:32

C’était si difficile pour Erïka que d’être sereine, bien dans sa peau. Elle avait l’impression de dépérir un peu plus chaque jour, de ne pas voir le fond de ses cauchemars qu’ils soient réels ou non. Au moins, Will, lui, semblait soulagé d’apprendre qu’elle ne le jugeait pas, qu’elle approuvait ce meurtre. C’était un lourd poids à porter, elle le savait bien. Elle était même jalouse que tout cela semble l’apaiser. Elle aimerait connaitre un tel sentiment, ce qui était impossible. Contrairement à l’homme, qui n’avait aucune chance d’être retrouvé par les forces de l’ordre n’ayant aucun indice sur un possible meurtrier, Erïka devait vivre dans la peur d’être découverte par des hommes sachant qu’elle se cachait dans la ville, qui étaient très nombreux et n’abandonneraient pas tant qu’elle ne sera pas morte. Elle était condamnée à vivre dans la peur.

C’était pourquoi elle avait besoin d’une arme. En plus de lui apporter un minuscule sentiment de sécurité, cet objet pourra lui servir en cas de besoin. Le seul moyen de combattre des hommes armés était par les armes. Will affirmait pouvoir lui en obtenir une, ce qui était une bonne chose. Cependant, et elle s’y attendait, l’adolescente devait répondre à ses questions, histoire de satisfaire ses craintes et sa curiosité.


-« D'accord. A une condition. Pourquoi ? J'suis prêt à t'rendre ce service mais j'suis pas irresponsable, j'veux pas qu'il t'arrive malheur. Mais tu sais, j'mentirai pas à Amy, jamais. J'lui en parlerai pas, mais si elle m'demande, j'lui dirai la vérité, tu comprends ? »

Erïka le fixa un long moment avant de répondre. Elle n’avait pas envie de tout dévoiler, mais savait qu’il était nécessaire de lever le voile sur une partie de l’histoire si elle désirait obtenir son arme. Ne connaissant pas le milieu des trafics d’armes, elle ne pouvait se débrouiller seule, comme à son habitude. Depuis, elle ne pouvait rien faire venir ici, elle devait obligatoirement avoir quelqu’un pour faire le sale boulot et aller récupérer ce qu’elle désirait ou, au moins, l’accompagner.
Lorsqu’elle daigna prendre de nouveau la parole, elle avait recommencé à caresser son cochon d’inde du bout des doigts. Elle ne pouvait plus faire marche arrière, elle en avait déjà trop dit en demandant à Will de lui procurer une arme à feu. Elle devait se lancer. Elle tenta de se limiter à l’essentiel en espérant que l’homme saura s’en contenter.


--« Alors fais ce que tu veux avec Amy. L’important c’est que personne ne soit au courant. Le professeur Xavier m’a déjà confisqué une arme, j’ai pas envie d’en perdre une seconde. Tout ce que t’as à savoir c’est que c’est pour me protéger et rien d’autre. »

Soulevant doucement Istina, l’adolescente posa ses lèvres sur sa petite tête, d’un geste tendre, contrastant avec sa voix glaciale et son regard sévère. Déposant la petite bête dans sa cage, qu’elle referma après y avoir glissé le morceau de carotte qu’elle n’avait toujours pas mangé, l’adolescente laissa à Will le soin de reprendre sa veste. Elle rangea toutes ses choses avec soin dans son sac, s’apprêtant à quitter la pièce. Tout ce dont elle avait besoin, tout d’abord, était la réponse du rouquin.
Grâce à son ouïe fine, la mutante pouvait parfaitement entendre un petit groupe composé de trois étudiants se diriger vers la salle de gym. Lorsqu’ils seront présents, Erïka comptait bien quitter la pièce. Pas question de parler de l’achat de l’arme à proximité d’oreilles indiscrètes.


-« Décide-toi. Tu acceptes ou pas ? Y a des jeunes dans le couloir qui viennent s’entrainer et j’ai pas envie qu’ils entendent, par hasard, notre petite conversation. »

Elle souhaitait posséder cette arme au plus tôt. S’il le fallait, elle était prête à se rendre aujourd’hui même en ville. Pourquoi devenait-elle si obsédée par cet objet alors que, une heure plus tôt, elle ne s’imaginait pas en avoir un en main ? Le souvenir de ces jours où elle trainait l’arme de son défunt grand-père lui rappelait à quel point elle ne craignait rien, qu’elle se baladait librement dans les rues de la ville, que ce soit tard dans la nuit ou en plein jour. Cette époque, remontant à plusieurs mois déjà, lui manquait. Était-ce trop demandé que de se sentir en sécurité, de ne pas avoir peur et d’être libre ? Elle s’était tant battue pour retrouver sa liberté et voilà qu’elle s’enfermait délibérément dans un manoir. Même si une arme à feu ne pourra jamais régler tous ses problèmes, elle ne sera pas laissée à elle-même, sans défense, en cas d’ennuis.


[Si tu veux, on peut continuer le RP ailleurs ou bien le conclure. Si tu choisis la première option, je te laisse choisir l’endroit ^^ ]
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MessageSujet: Re: La Rage Au Coeur [Erïka Davidoff & William Cage]   Lun 9 Jan 2012 - 14:50

William repensa à ce qu'il avait fait, à ce meurtre qu'il avait commis. Etrangement, il ne ressentait plus cette pression, cette force qui l'accablait auparavant chaque fois qu'il y pensait. Ronald Anderson était mort et c'était tant mieux. Son fardeau était soulagé. Mais le traumatisme d'Amy pourrait-il lui disparaitre si facilement ? Ce n'était pas une question de culpabilité pour elle mais de douloureux souvenirs. Il espérait qu'avec le temps, cela passerait. Il imagina également que maintenant qu'ils étaient à l'institut, ils pourraient apprendre à mieux maitriser leurs pouvoirs. En cas de problème cela leur serait grandement utile. Il repensa au pouvoir d'Erïka. Détecter les mensonges n'était pas top en ce qui concernait la bagarre. Si la russe se défendait plutôt bien en combat, son pouvoir ne pouvait en rien l'aider à devenir plus forte. Amy pouvait compter sur sa panthère même si elle y avait peu recours et Will sur son clone. Erïka, elle, n'avait rien d'autre que ses poings. Ayant un couteau, le rouquin ne pouvait la blâmer de vouloir détenir une arme. Mais si elle lui demandait à lui, un type qu'elle connaissait à peine, ce service, c'est qu'elle n'avait pas vraiment l'autorisation d'en acquérir une. Il ignorait son âge mais elle était sans aucun doute mineure.

La russe ne répondit pas tout de suite, hésitant probablement à révéler la raison d'une telle demande. Elle qui semblait si vulnérable quelques minutes auparavant avait retrouvé son masque de froideur. Au moins elle n'était plus triste mais Will doutait qu'elle ait réussi d'une façon ou d'une autre à apaiser son fardeau contrairement à lui. D'après ce qu'il avait compris, elle aussi avait tué. Elle aussi devait vivre avec. Mais les raisons ne semblaient pas aussi simples que pour le cas de William. Cela impliquait sûrement quelque chose dont elle ne voulait pas parler. Chacun avait son jardin secret, il le comprenait bien, mais il ne voulait pas lui fournir une arme qui lui causerait plus de problème qu'autre chose. Enfin, elle répondit. Elle possédait déjà une arme mais confisquée par Xavier. Le mutant comprenait la manœuvre. Une arme entre les mains d'un jeune au sein d'une école n'était pas très recommandé. Mais Erïka semblait en avoir réellement besoin. Non pas pour jouer au chef de gang comme le ferait des petites frappes de son âge mais pour se défendre, pour sauver sa peau. Et ça, il le comprenait très bien.

Erïka lui signala qu'il fallait se dépêcher car des jeunes arrivaient dans le couloir. Il regarda en direction de la porte mais n'entendait ni ne voyait quoique ce soit. Il la regarda d'un air dubitatif.


"Tu vois à travers les murs maint'nant ?"

Cependant, il la croyait, elle n'avait aucune raison de mentir et ce n'était pas vraiment son genre. Il préféra lui répondre avant de partir.

"Si jamais Amy l'apprend, elle dira rien, tout comme moi. Ca r'garde que toi. Non pas que j'm'en fous, parce que ça m'ferait chier qu'il t'arrive du mal, mais parce qu'on a chacun notre vie et son lot d'problèmes. Mais j'éviterai autant qu'possible d'aborder le sujet. J'comprend que l'professeur Xavier t'ait confisqué ton arme mais c'est vrai qu'c'est un peu inutile d'avoir d'quoi se défendre et d'pas pouvoir l'utiliser. Il sait pas qu't'as des problèmes, j'imagine. Ou alors il croit qu'tout peut se régler sans violence. Une belle utopie. Enfin bref. J'accepte."

Will se racla la gorge avant de parler de la façon dont l'aurait fait un vendeur à l'étalage.

"Aujourd'hui et aujourd'hui seul'ment, pour toute arme à feu ach'tée, y a l'aide d'un grand roux offerte ! Il a un œil en moins, il parle trop mais il a d'la ressource et il sait casser des têtes ! Il fait un bon punching ball aussi. Pour les réclamations sur tout disfonctionn'ment du roux, plaignez vous à Amy." ajouta t-il d'un air très sérieux avant de se mettre à rire.

"J'déconne, mais mon offre tient toujours. J'sais pas c'qui te torture, mais si j'pouvais, j'y mettrai un terme. J'me doute bien qu'c'est pas si facile qu'ça. Néanmoins si jamais t'es dans la merde, hésites pas, j'serais là. On peut pas lutter contre le passé. Mais l'présent, on peut toujours lui casser la gueule."

Le borgne se leva et ramassa sa veste qu'il enfila. Si elle la voulait rapidement -et elle la voulait rapidement- il fallait qu'il y aille aujourd'hui. Avec un peu de chance, ils en auraient une de disponible. Cela n'enchantait pas vraiment le mutant mais il fallait que la russe vienne avec lui. Il prit la direction de la sortie et attendit Erïka dans le couloir. Des élèves faillirent le percuter lorsqu'il passa la porte. La russe avait effectivement vu juste. Comment s'y était-elle prise au juste ? Il coupa court à ses interrogations lorsqu'elle passa à son tour la porte.

"J'peux te l'avoir aujourd'hui. Mais faut qu'tu sois là. J'expliquerai pourquoi en ch'min. Ou sinon donne moi un jour où t'es libre." demanda t-il, pas très fort, pour éviter que quelqu'un ne se mêle à la conversation.


[Vu la tournure des évènements, je propose qu'on fasse la suite dans les rues de New York si elle accepte et si ça te va ]
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MessageSujet: Re: La Rage Au Coeur [Erïka Davidoff & William Cage]   Lun 9 Jan 2012 - 18:12

« Y'a bien des portes mais elles sont souvent scellées.
Qu'importe leur taille jamais j'abandonnerais.
Je suis trop occupée à bâtir mes visions.
Et cette négativité tire à sa conclusion. »

-"Aujourd'hui et aujourd'hui seul'ment, pour toute arme à feu ach'tée, y a l'aide d'un grand roux offerte ! Il a un oeil en moins, il parle trop mais il a d'la ressource et il sait casser des têtes ! Il fait un bon punching ball aussi. Pour les réclamations sur tout dysfonctionnement du roux, plaignez-vous à Amy."

La mutante hausse un sourcil, pas certaine de savoir s’il plaisantait. Ce fut lorsqu’il éclata de rire qu’elle comprit que ce n’était qu’une plaisanterie. Malgré le fait qu’elle n’avait pas envie de rire, elle devait bien avouer qu’il savait se montrer marrant, parfois. Un petit sourire ainsi qu’un court rire furent arrachés à Erïka, qui lui tourna le dos pratiquement aussitôt afin de glisser son sac sur son épaule. Elle s’approcha, par la suite, de sa petite Istina, couchée dans un coin de sa cage, cherchant probablement à trouver le sommeil.

-"J'déconne, mais mon offre tient toujours. J'sais pas c'qui te torture, mais si j'pouvais, j'y mettrai un terme. J'me doute bien qu'c'est pas si facile qu'ça. Néanmoins si jamais t'es dans la merde, hésites pas, j'serais là. On peut pas lutter contre le passé. Mais l'présent, on peut toujours lui casser la gueule."

-« J’ai l’impression que c’est si simple, à t’entendre parler, mais c’est bien loin de l’être. »

Si elle pouvait se débarrasser des problèmes hantant son présent, Erïka le ferait. Cependant, elle ne pouvait se battre contre un ennemi qu’elle connaissait à peine. Elle ne connaissait rien des membres de cette secte, mis à part quelques visages marqués au fer dans son esprit, quelques pseudonymes stupides, ainsi que le lieu approximatif où elle avait retrouvé la civilisation après de longues et pénibles journées en forêt. Comment affronter un ennemi dont on ignorait tout, si ce n’était des affreuses pratiques au motif religieux ? Elle ne pouvait rien faire. Le professeur Xavier ne pouvait rien faire. Will ne pouvait rien faire. Malgré les demandes répétées du professeur, encourageant l’adolescente à dénoncer ce qu’elle avait subi aux forces de l’ordre, Erïka s’entêtait à refuser. Personne ne pouvait croire à son histoire. Sans nom, sans lieu, sans preuve, elle ne pouvait rien faire. Elle était dans une impasse.

Pour l’une des rares fois depuis qu’elle avait découvert l’existence de sa seconde mutation, Erïka était bien heureuse qu’elle lui soit utile. Se dirigeant vers la sortie de la pièce, tenant la cage d’Istina contre elle, l’adolescente se délecta de l’air étonné qu’affichait le rouquin, un court instant. Passant la porte à son tour, elle s’engagea dans le couloir, aux côtés de Will. Ce dernier s’adressa à elle à voix baisse. Pourtant, ce n’était pas un murmure qui parvenait aux oreilles d’Erïka, entendant clairement chacun de ses mots.


-« J'peux te l'avoir aujourd'hui. Mais faut qu'tu sois là. J'expliquerai pourquoi en ch'min. Ou sinon donne-moi un jour où t'es libre. »

-« Allons-y aujourd’hui, dans ce cas. » Elle marqua une pause, puis reprit. « Je vais prendre une douche et me changer, tout d’abord. Tu devrais en faire autant, ce ne serait pas une si mauvaise idée. Retrouve-moi à l’extérieur, devant les portes principales dans 15 minutes, j’ai besoin de fumer. »

Sur ce, elle accéléra légèrement le pas afin de rejoindre les escaliers menant à l’étage supérieur au plus vite. Elle devait faire vite afin de retrouver Will à l’extérieur, sans retard. Plus vite elle sortira de l’institut pour acheter son arme, plus vite elle sera rentrée, en sécurité. L’envie de se mêler aux gens de la ville ne l’enchantait guère, mais si c’était ce qu’il fallait… Et puis, Will était avec elle, c’était déjà mieux que de se retrouver seule, non ? L’adolescente en profitera pour acheter d’autres cigarettes, elle n’allait pas tarder à en manquer.
Quoi qu’il en soit, si après cette discussion le lourd poids en elle ne s’était pas allégé, il s’était alourdi. Une pression qui allait disparaitre lorsqu’Erïka sera de retour à l’institut, saine et sauve. Avec de la chance, rien de grave ne lui arrivera. Elle le souhaitait ardemment.

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