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 Un petit accident...( privée: Travis/Red'view)[Avorté]

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MessageSujet: Un petit accident...( privée: Travis/Red'view)[Avorté]   Mar 27 Déc 2011 - 17:47

La soirée était déjà bien amorcée. Je venais de sortir d’un de ces combats. Il avait eu lieu vers 18 heure je crois. La foule avait été à son comble. La dernière fois que j’avais vu autant de foule, la dernière fois que j’ai vu autant de monde, je participais au championnat mondial de boxeur. Ça avait probablement été la compétition que j’ai le plus apprécié jusqu’à ce jour. Mais ça avait été trop facile à mon goût. Bien sûr, je l’ai gagné, mais je m’y suis quand même amusé. À l’époque, je pensais que la boxe, c’était tout. Maintenant, je réalise que la boxe, c’est rien en comparaison des arts martiaux mixtes. Ça, c’est du combat intense ! Je n’arrive tout simplement pas à croire que j’ai raté ça depuis des années. J’aurais dû en faire depuis longtemps. Durant le match, je fus surpris de réaliser le nombre de fan qui étaient venus me voir. Après ce qui c’était passé en Angleterre il y a plusieurs mois, je ne croyais pas avoir autant de fans de si tôt. Ça m’a plaisir de voir que j’avais des partisans. Et je ne les ai pas déçus. J’ai totalement dominé le combat. La foule avait été en délire lorsque mon adversaire à touché le sol. Ensuite, j’ai signé des autographes pour les fans, j’ai pris quelques photos avec des jeunes, le manager à dit que c’était bon pour «mon image», puis je suis parti dans ma voiture de sport. Et maintenant, j’étais au téléphone en train de parler au manager.

-Ouais, écoute, t’es certain que c’est vraiment nécessaire, toutes ces conneries pour les fans ? Ils veulent me voir me battre, pas acheter des cochonneries avec mon nom ou ma face dessus. Hein, répète ? Je suis pas certain de t’entendre. Attend, tu veux quoi ? Que je sois dans une pub de Domino Pizza ? T’es fou ! Leur pizza est dégueulasse. Je veux pas que mon nom soit associé à ce vomi qu’on met sur de la pâte à pizza ! Non, je me fous du prix ! Alors remballe moi les…

Je roulai à toute vitesse je remarquai un piéton qui traversait la rue devant moi. Je ne l’avais pas remarqué. Mais bon, il fallait dire que je ne regardais pas vraiment la route non plus. Je mis les freins, tentant de ralentir le plus possible. Malheureusement, ma voiture percuta quand même le piéton. Merde ! Qu’est-ce que j’allais faire ? Je ne voulais pas avoir encore des démêlés avec la justice. Si je voulais vraiment pas avoir d’ennui, il valait mieux que je foute le camp de là, et tout de suite. Mais s’il me retrouvait, ça ne ferait que me caler un peu plus. Non, il valait mieux que j’aille voir s’il allait bien. Comme ça, je pourrais peut-être l’aider, ce qui pourrait lui enlever l’idée de me poursuivre pour lui avoir rentré dedans. Mon manager était toujours au téléphone.

-Écoute, je te rappelle. Ce bruit ? Bah, c’était rien du tout ! Allez, à plus.

Je raccrochai, puis sortis de ma voiture. J’allais voir qui j’avais frappé, pour au final réaliser que c’était un genre de punk. Je trouvais ça bizarre, les punks. Mais bon, je devais l’aider.

-Ça va ?
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MessageSujet: Re: Un petit accident...( privée: Travis/Red'view)[Avorté]   Ven 30 Déc 2011 - 18:23

New York, prostituée en boa de lumière, semblait particulièrement en forme en ce milieu d'hiver. L'activité des fêtes de fin d'années laissait grouiller entre les cuisses de la ville une masse populaire droguée à l'adrénaline. Des petites vieilles parfumées à l'eau de toilette bon marché rentraient et sortaient des boutiques, les bras surchargés de présents emballés dans du papier coloré, des enfants s'exclamaient et s'extasiaient devant les étalages de jouet pour mini-consommateurs, surexcités. L'Amérique voyait ces festivités d'une façon qui rendait Red'view d'humeur maussade, tandis que son estomac creux rêvait de dégurgiter le rien qui y dormait. Le punk, les mains enfoncées dans les poches de son perfecto usé, limé et démodé arquait un pas nerveux, l’œil vitreux et colérique, agacé d'être poussé contre des inconnus sans visage par la fluctuation de cette vague hurlante, contraint de jouer des coudes pour s'échapper de ces étreintes dont il rebutait le contact. Slalomant entre les passants, l'écossais grogna en remarquant cette surcharge de pére-noël payés au black pour faire les pecnots dans des habits rouges et blanc, des coussins en guise de ventre, ricana même d'en voir un complètement torché, la bouteille de piquette à la main, beuglant des insanités qui effrayaient les populaires.

Le rat Bakounine, immobile jusqu'ici dans son sweet, sortit le museau pour glisser un regard endormi et indifférent sur la marée festive, attiré par quelques relents de tartes, la truffe minuscule se tendant au vent pour finalement se renfoncer dans la cavité chaude du pull de son maître maugréant. Red'view tourna la tête, figea son regard sur les jambes agréables d'une petite femme potelée en collant rouge, esquissant un léger sourire : Il s'offrirait bien un petit cadeau de fin d'année... Mais seulement après avoir topé sa dose. L'écossais se passa la main sur le front, essuyant des sueurs invisibles et glissa quelques doigts le long de sa crête en brosse, dominant de sa grande taille la foule du trottoir, visionnant la débâcle de bonnets, chapeaux, cheveux éparses tandis que ses pieds le portaient vers un feu de circulation pour piétons. Quelques personnes de bonnes manières roulèrent des yeux effarés sur sa mise, les regards glissant sur les tatouages crâniens à la couleur de sang. Red'view plaqua ses yeux verts et déments, veinés d'écarlate, sur un môme, lui adressant un rictus méchant qui fit se réfugier l'enfant dans les jupes de sa mère, celle ci ne manquant pas de faire un pas pour protéger son rejeton d'un quelconque danger, à l'image d'une poule faisant barrage de son corps. Le punk haussa les épaule et agacé par la lenteur du feu de signalisation, pressé de se payer sa cocaïne quotidienne en junkie respectable, allongea le pas pour traverser la route.


Le type roulait vite, trop vite. L'écossais vola sur la chaussée, lourdement cogné par le choc, rebondissant sur le capot pour finalement, se croûter sur le goudron. Le regard rougi de ce qu'il jugea être son propre sang, Red'view jura faiblement, sonné mais vivant. Il tenta de bouger mais un craquement peu engageant répondit à son mouvement, lui arrachant un grondement d'animal. Une portière de voiture claqua, des hurlements commencèrent à s'élever dans l’atmosphère bourdonnante et il sentit sur lui quelques regards indiscrets.

« Ça va ? »


Quel con. Le punk tenta de discerner le tocard qui avait posé cette question aussi inutile que stupide et grogna de nouveau, fouillant dans son sweet. Bakounine gigota, protégé miraculeusement et vivant, soulageant son maître.

« Ça va comme un mec qui vient de se faire piauler par un connard. Et toi ? Tu m'aides ou tu glandes ? » grinça t-il.

Il passa sa mitaine en laine sur son visage, se rendant un semblant de vue, un étalage de tâche de couleurs vibrantes et sonnantes, vrombissantes, se crispa nerveusement, tremblant, le cœur palpitant. Abaissant son regard il remarqua l'angle dérangeant de sa jambe et la distance qu'il avait parcouru, de même que la traînée noire des freins sur l’asphalte : il était plus résistant qu'il ne le pensait...

« Chier ! Files moi un coup de main ! »
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MessageSujet: Re: Un petit accident...( privée: Travis/Red'view)[Avorté]   Ven 30 Déc 2011 - 20:37

À l’entendre se plaindre comme ça, je compris rapidement que ce type n’était qu’un tocard à la con. En plus d’avoir une apparence très étrange et on ne peut moins sympathique, son attitude semblait suivre le même chemin. Il ne semblait pas vraiment content. Mais bon, j’avoue qu’on n’est jamais content de se faire rentrer dedans. Mais bon, la politesse, ça s’apprend…enfin, je crois. En tout cas, moi je l’ai pas super bien comprise… Je regardai ce type. Sa jambe était déboitée, et il me gueulait dessus pour que je l’aide à se mettre debout. Sérieusement, ce type avait l’air d’un drogué fini! Avec un grognement de frustration, je l’aidai à se mettre debout. Si j’avais pu, je l’aurai laissé pourrir sur le trottoir tellement il avait pas l’air net, ce type. Mais ça m’aurait pas fait très bonne presse, si quelqu’un le trouvait et qu’il lui expliquait que je l’avais abandonné. Ouais, il valait mieux que je m’en occupe. Après tout, plus vite il sera dans un endroit où on pourra l’aider, plus vite je pourrai me débarrasser de lui. Et ça sera bien fait. J’avais pas envie de traîner ce type dans ma voiture pendant toute la soirée. Je l’aidai à s’asseoir sur le siège du passager, puis le laissai attacher sa ceinture avant de moi-même rentrer dans ma voiture de sport. Je réalisai à quel point il était peu pratique de posséder une voiture qui n’a pas de toit durant l’hiver. Il faisait tellement froid que même avec mon manteau, je grelottais de froid. Il faudrait vraiment que je pense à m’acheter une voiture plus adaptée à cette période de l’année. Après avoir tenté de démarrer le moteur trois fois, il ne semblait pas vouloir s’allumer. Sa lenteur était sûrement due au froid. Le vendeur m’avait dit que c’était une voiture extrêmement performante qu’on pouvait faire démarrer en quelques secondes. Mon cul, oui! Finalement, après plusieurs essais, j’entendis le moteur faire un déclic. Le moteur s’était enfin mis en marche. La voiture partit en trombe. Je me tournai ensuite vers mon passager.

-Bon, je t’apporte à l’hôpital? J’crois que t’aurais peut-être bien besoin d’une bonne désintox, aussi. Non mais sérieusement, tu t’es regardé? En tout cas, c’est pas ça l’important, n’est-ce pas? Si t’as pas envie d’aller à l’hôpital, je peux t’apporter chez toi, si tu veux. Tu vis où? Si tu vis dans la rue, compte pas sur toi pour t’héberger. Je…Attends, j’ai un appel.

Je regardai qui pouvait bien appeler. J’eus rapidement la confirmation qu’il s’agissait de mon manager. Je lui avais pourtant dis que je le rappellerai! Mais comme d’habitude, ce type n’écoute pas. Je poussais un grognement de mécontentement avant d’ouvrir mon téléphone.

-Ouais? Je t’avais dit que je te rappellerais! Ce qui m’est arrivé? Je suis rentré dans un piéton avec ma voiture, si tu veux vraiment savoir! Ouais, je sais, les journalistes ne nous lâcherons pas si ça s’ébruite. Oui, je sais, je roulais trop vite! Mais cette idée aussi, de m’appeler pendant que je conduisais! Oui, t’es en partie responsable de ça! Bon, je compte sur toi pour que ça ne s’ébruite pas trop, d’accord? Ok, à plus!

Je raccrochais au cellulaire avant de le ranger dans la poche de mon manteau. Je jurais entre les dents.

-Foutu manager à la con…
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MessageSujet: Re: Un petit accident...( privée: Travis/Red'view)[Avorté]   Ven 30 Déc 2011 - 23:07

Red'view grogna lorsque l'inconnu le lourda sur le siège passager, lâchant son bras auquel il s'était agrippé. Les sourcils froncés sur sa vue évasive, il repassa son avant-bras sur son visage, essuyant le liquide poisseux qui coulait d'une plaie à sa tête, indifférent de la gravité de la blessure, bien plus sensible à sa jambe démise qui laissait vrombir jusqu'à son aine une douleur longtemps oubliée. Renâclant, grinçant des dents, soufflant rapidement par le nez, il semblait effrayant de fureur, insensible au froid de l'extérieur tandis que sa grande main nerveuse s'accrochait à la portière, si fort qu'il en aurait abîmé la peinture de la carrosserie.

-Bon, je t’apporte à l’hôpital? J’crois que t’aurais peut-être bien besoin d’une bonne désintox, aussi. Non mais sérieusement, tu t’es regardé? En tout cas, c’est pas ça l’important, n’est-ce pas? Si t’as pas envie d’aller à l’hôpital, je peux t’apporter chez toi, si tu veux. Tu vis où? Si tu vis dans la rue, compte pas sur toi pour t’héberger. Je…Attends, j’ai un appel.

Lentement, il tourna la tête, la tronche sanglante et l’œil peu sympathique, vers le jeune homme, captant facilement son ennui. Pas étonnant en même temps... Le punk gronda, retrouvant l'espace d'un instant la brusquerie de son sang d'écossais, ce petit quelque chose de rustique et bourrue qui trahissait son désarroi. Tout s'était produit à une vitesse hallucinante, si bien que l'interrogatoire du conducteur lui fit l'effet incongru d'une douche glacée. Le punk se massa le front, tentant de replacer ses idées, bousculées avec une rudesse similaire à celle qu'il laissait agir sur ses semblables. Red'view soupira longuement.

-Ouais? Je t’avais dit que je te rappellerais! Ce qui m’est arrivé? Je suis rentré dans un piéton avec ma voiture, si tu veux vraiment savoir! Ouais, je sais, les journalistes ne nous lâcherons pas si ça s’ébruite. Oui, je sais, je roulais trop vite! Mais cette idée aussi, de m’appeler pendant que je conduisais! Oui, t’es en partie responsable de ça! Bon, je compte sur toi pour que ça ne s’ébruite pas trop, d’accord? Ok, à plus!

Un moulin à parole ce type... Sans doute quelqu'un d'important, avec beaucoup de fric pour être aussi pressé, instable et posséder une caisse aussi coûteuse qu'inutile en plein New York.

-Foutu manager à la con… jura le conducteur.

-Primo mon gars. Évite de faire des commentaires au mec que t'aurais pu tuer...Deuzio champion, oublie l'hosto. Question de principe, je vais jamais dans ces trucs, justement pour éviter la désintox. T'as déjà été en désintox ? Non. Eh ben ça ressemble à la taule, en trois fois pire. La prochaine fois renverse une vieille ou un gamin, t'aideras la société. Quitte à te prendre pour le Prince Goudron, fais quelque chose d'utile.

Red'view renifla, la voix grave et calme malgré sa face de chien enragé. Pourquoi la jambe ? Avec un bras pété on peut encore éviter le contact humain, mais la jambe. Mise à part se traîner comme un sac, pas d'autre solution que de se laisser faire et son envie là, était de fuir. Sous lui, il sentait le ronflement agréable de la voiture de sport, ce mugissement puissant tandis que la vitesse donnait la sensation d'être en lévitation, une bagnole en caoutchouc ou en plastique mou. Le punk grinça des dents, la face agitée de mouvements nerveux, effervescence électrique et musculaire et tourna la tête vers l'inconnu dont la crispation de la mâchoire dénotait assez bien sa contrariété.

- Tu sais replacer un os de guibole Prince G. ? »

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MessageSujet: Re: Un petit accident...( privée: Travis/Red'view)[Avorté]   Sam 31 Déc 2011 - 2:54

-Primo mon gars. Évite de faire des commentaires au mec que t'aurais pu tuer...Deuzio champion, oublie l'hosto. Question de principe, je vais jamais dans ces trucs, justement pour éviter la désintox. T'as déjà été en désintox ? Non. Eh ben ça ressemble à la taule, en trois fois pire. La prochaine fois renverse une vieille ou un gamin, t'aideras la société. Quitte à te prendre pour le Prince Goudron, fais quelque chose d'utile.

Au fond, j’avais eu raison sur toute la ligne à propos de ce type. J’avais peut-être espéré que ce type ne soit pas ce que son apparence de rebelle drogué reflétait. J’avais eu le mince espoir que ce taré de junkie soit en fait une personne assez normale. Mais non, c’est bel et bien un sale drogué associable et pas du tout sympathique. Je le regardai, encore frustré d’avoir été forcé de prendre ce taré dans ma voiture. Je ne sais pas si il appréciait la balade en voiture, mais une chose était certaine, il n’appréciait aucunement la compagnie qu’il avait actuellement. Et il fallait le dire franchement, c’était totalement réciproque. Et le surnom qu’il m’avait donné, je ne le supportais pas. «Prince Goudron». Non mais! Je ne sais absolument pas où j’ai réussi à trouver la force de ne pas le frapper en pleine figure et de lui perforer son affreuse face de punk. Puis, il se tourna vers moi et demanda :

- Tu sais replacer un os de guibole Prince G. ? »

Je le regardai, étonné de cette question. Est-ce que je peux replacer un os? Je n’ai jamais essayé de le faire. D’habitude, quand j’ai un os de déboité, je ne me dis pas «à tiens, je vais me le replacer!» Non, ça, c’est pour les types qui on pas toute leur tête. Bon, faut dire qu’en regardant ce punk qui était assis à côté de moi, ça ne m’étonne pas vraiment qu’il ait eu une idée aussi tarée. Non, moi je vais voir un chiropraticien quand j’ai un os de déboité. D'ailleurs, j’ai mon propre chiro, aux dernières nouvelles. Le nombre de fois où il m’a ramanché un os. Mais bien sûr, j’ai qu’à l’amener voir mon chiro! C’est pas compliqué!

-Non, je sais pas ramancher un os, le punk. Et arrête de m’appeler «Prince Goudron» si tu tiens pas à avoir d’autres os à replacer. Pour en venir aux faits, j’ai un chiro qui pourrait probablement régler ton problème de jambe déboitée. Ça te dit?

[dsl pour la taille du texte, mais j'ai genre eu 5 rp a répondre aujourd'hui, le tient inclu]
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MessageSujet: Re: Un petit accident...( privée: Travis/Red'view)[Avorté]   Lun 2 Jan 2012 - 22:22

Un rire grave et rocailleux s'échappa de la gorge de Red'view, sans qu'il ne puisse le retenir, cet espèce de son teinté de nervosité, de dents qui grincent et claquent ; le rire de quelqu'un qui ne semble pas adepte de cette activité. L'écossais lorgna le conducteur de haut en bas, lui trouvant quelque chose d'amusant finalement et un petit quelque chose d’intrigant... La sensation d'avoir à côté de lui un inconnu en belle bagnole, trop pressé pour ne pas être louche, trop ennuyé pour être empathique, un bel exemple d’asociabilité à quelques degrés en dessous de sa propre maladie. Intéressant.


-Non, je sais pas ramancher un os, le punk. Et arrête de m’appeler «Prince Goudron» si tu tiens pas à avoir d’autres os à replacer. Pour en venir aux faits, j’ai un chiro qui pourrait probablement régler ton problème de jambe déboitée. Ça te dit?

Red' secoua la tête, ses traits se durcissant à nouveau tandis qu'un accroc de la route lui arracha un grognement douloureux. Les médecins, il n'y avait rien de pire. Même les forces de l'ordre n'étaient pas aussi détestable à ses yeux. Il serra le bord de la portière entre ses doigts électriques, concentrant un œil vague devant lui, son autre main s'agrippant au tissu de son pantalon. Tremblant, agacé, ne tenant pas en place, Red'view savait qu'il lui fallait sa dose. Il jura entre ses dents.

-Bon écoutes. J'irais pas chez le toubib. Désolé mais j'pas confiance du tout, et je les évites plus que les flics encore.

Red'view fouina des yeux dans la voiture à la recherche d'une quelconque indication de l'heure, passant sur le cuir et la chrome astiqués de la voiture sa main tâchée de sang un bref instant et grogna.

-Il me faudrait de la morphine. On va aller chez moi, compère.


Le punk appuya son dos sèchement sur le dossier du siège et braqua sur son interlocuteur un œil agressif de camé. Il laissa planer sur ses lèvres fines et pâles un sourire qui avait plus l'air d'un rictus douteux que d'une manifestation de sympathie, les coins de sa bouche tressautant légèrement et allongea la voix grinçante et grognarde de quelqu'un qui déguste ferme.

-T'as l'air d'être aussi soucieux que moi d'enterrer cette vacherie...aaarr... Je comprend, t'as l'air important. Quand à moi, je tiens à rester le plus discret possible, hm. Tu me radine dans mon squat, me files un coup de main. Ensuite tu t'en iras, tu m'oublieras et...ffff... j'ferais la même. On est d'accord ?

Le punk crispa sa mâchoire pour empêcher ses dents de se choquer, claquer, chaque palpitations musculaires lui arrachant des pointes de douleur, pulsantes tandis qu'anxieux, il s'agitait, se contractait, tâchait de régurgiter cette envie de hurler. L'écossais tourna la tête à nouveau vers la ligne droite devant lui et gronda.

- C'est à l'angle de la cinquième rue, entreee...la boutique de massage thaï – d'la merde ce truc, mais vraiment- et le square miteux, tu connais p't'être... Ça chlingue le plastique brûlé ! Par contre si tu pouvais, enfin tu vois quoi, appuyer sur l'champignon ! Ça s'rait cool...Ok ? Ok ? C'est bon ? D't-t-toute façon... j'te guide ! Putain.
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MessageSujet: Re: Un petit accident...( privée: Travis/Red'view)[Avorté]   Jeu 5 Jan 2012 - 2:57

Quand je lui parlai d'aller chez mon kiropracticien, il ne sembla pas vraiment emballé. D'abord, il me regarda d'un air que je n'ai pas du tout apprécié, comme si il trouvait mon idée totalement stupide. Bah, les drogués, je les comprendrai jamais. La seule chose qui les intéresse, c'est de se piquer avec une bonne seringue et de se mettre à voir plein de couleurs tout partout. C'est répugnant. Le punk me dit qu'il voulait éviter les médecins, les kiros et toutes ces merdes pour éviter la désintox. Il me dit qu'il préférait aller chez lui et prendre un peu de morphine. Juste avec cette phrase, il venait de confirmer tous les stéréotype sur les drogués que j'ai entendu au cours de ma vie. Je le regardai d'un air manquant quelque peu de bonheur.

-T'as l'air d'être aussi soucieux que moi d'enterrer cette vacherie...aaarr... Je comprend, t'as l'air important. Quand à moi, je tiens à rester le plus discret possible, hm. Tu me radines dans mon squat, me files un coup de main. Ensuite tu t'en iras, tu m'oublieras et...ffff... j'ferais la même. On est d'accord ?

-Ouais, ouais, ça marche. J't'amène dans ton trou, le drogué, et ensuite tu disparais de ma vie. Mais attention, tu n'en parle pas! Si t'en parles, je m'arrangerai pour que tu te retrouves en desintox! Je t'avertis! Et si j'ai vraiment de la chance, je pourrai même te faire interner! T'as compris le planning?

Le punk me répondit à la positive. Au moins, il avait compris qu'il fallait pas qu'il déconne sur ce coup là. Il valait mieux pour nous deux qu'aucun de nous ne parle de cette rencontre à personne. Comme ça, ça nous évitait énormément d'ennuis. Moi, ça ne donnerait pas une autre raison aux paparazzis de me faire honte avec leurs foutus magazines, et lui, ça lui évitait la désintox. Chacun de nous deux avait quelque chose à gagner là-dedans. Ou plutôt, il avait quelque chose qu'il pouvait éviter, ce qui, au final, le rendait gagnant dans toute cette histoire débile.

- C'est à l'angle de la cinquième rue, entreee...la boutique de massage thaï – d'la merde ce truc, mais vraiment- et le square miteux, tu connais p't'être... Ça chlingue le plastique brûlé ! Par contre si tu pouvais, enfin tu vois quoi, appuyer sur l'champignon ! Ça s'rait cool...Ok ? Ok ? C'est bon ? D't-t-toute façon... j'te guide ! Putain.

-Et ça va? C'est la douleur ou t'en avais juste fumé un peu trop?

Je ne savais pas si il souffrait, et je voulais mettre la pédale à fond, mais je ne le fis pas. Si la police me surprenait, je me retrouverai peut-être dans la merde. Et si la police voyait le punk, hein? Non, il valait mieux ne pas dépasser la limite de vitesse. Peu importe ce que le punk disait. Il me guida pendant plus d'une bonne minute avant qu'on se retrouve devant un bâtiment. En sortant de la voiture, je regardai le bâtiment avec de grands yeux ronds. Ça ressemblait vraiment pas à ma piaule...

-C'est là que t'habites ? Vraiment?

[J'tai laissé la description de ton lieu de vie quand même]
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MessageSujet: Re: Un petit accident...( privée: Travis/Red'view)[Avorté]   Sam 7 Jan 2012 - 23:55

La voiture de sport se stoppa en douceur devant la boutique de massage Thaïlandais, l'air se chargeant de cette odeur de plastique en combustion devenue habituelle. Le coin miteux, la rue assez silencieuses, le dédale des ruelles et les faces des bâtisses usées, sales et oubliées, sans compter les ordures trônant sur des trottoirs étroits et éclatés, démontraient qu'il ne s'agissait aucunement d'un quartier de qualité mais plutôt d'une sorte de ghetto insalubre. Red'view gronda à l’arrêt un peu brusque de l'automobile, tiquant de l’œil au son des pneus crissant sur le goudron grumeleux. Sans attendre, il ouvrit la portière et glissa maladroitement hors du véhicule, jurant tandis que ses doigts se crispaient sur le tissu couvrant sa jambe blessée.

-C'est là que t'habite? Vraiment?

-Ben ouais c'est là. Pourquoi t'aimes pas ? C'chic pourtant...Tu l'as dis non ? J'ai la tête de l'emploi.


Red'view ricana. Le tremblement de sa masse corporelle le fit renoncer à l'ébauche d'un pas et se tordant le cou, il alpagua l'inconnu d'un mouvement de la main. Il le laissa s'approcher et s'agrippa à son épaule d'une main d'acier, pointant du menton le fond de la ruelle. S'accrochant à l'inconnu, l'écossais l'entraîna entre les hauts murs noirâtres, grinçant des dents sous la douleur et l'anxiété.

-T'es un donneur de leçons mon gars. C'est bien mais moi j'm'en balance en fait. Dis toi que le monde se trompe : c'est quand on s'injecte de la merde dans les veines qu'on est heureux parce qu'on est plus obligé de r'garder toute cette tambouille de daubés du cul qu'on t'sert, à toi et les autres.

Le punk toussa, ses doigts d'aciers s'agrippant plus fort encore au manteau de l'inconnu. Un instant il se plia en deux, souffla de douleur et se redressa sans regarder son compagnon, l’œil vitreux, mauvais, hargneux tandis qu'il forçait la marche, pressé de se soulager. Bakounine sortit de son blouson élimé pour dégringoler le long de son corps, dérangé par l'inconfortable balancement du pas de son maître et filant vers quelques ordures, alla renifler et trifouiller dans quelques épluchures moisissant sous la pollution.

-Faut pas être con pour r'marquer qu'on est tous des junkies l'ami. Tu peux être camé au fric, aux nanas, à toutes ces merdes de publicités, les clubs de lecture, de sport... Tu peux même être accro à cette ville. Y'a pas d'différence entre la ménagère qui prend des cachetons pour mincir et l'héroïnomane.

Poussant le type vers la gauche, le punk plaqua sa main sur le mur et se lourda devant une vieille porte de métal rouillée qui grinça désagréablement quand il la força à s'ouvrir. Un parfum de moisi, d'alcool, d'urine et de vieux mégot s'échappa immédiatement de l'ouverture, comme n'attendant que de s'épanouir dans la rue, se déplier en un nuage invisible autour des visiteurs. Red'view tourna la tête vers son compagnon, le jaugea avec un léger sourire cynique tant sa dégaine plutôt cossue tranchait avec l'endroit. Le champion avait l'air crétin et ironique dans ce paysage ; un peu comme un chien racé paumé au milieu d'un chenil de bâtards galeux. Doucement, les deux hommes passèrent l'encadrement de la porte. Un escalier étroit et cabossé, à la rambarde de fer recouverte de papiers, coupures de journaux, affichettes politiques, tracts en tout genre, dressa son corps sinueux et torturé devant eux.

- Au fait. Mon nom de substitution c'est Red'view. Le vrai fiche les glandes tellement il est à chier. Tu peux m’appeler Red'. Et toi t'es qui bourgeois des beaux quartiers ?
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MessageSujet: Re: Un petit accident...( privée: Travis/Red'view)[Avorté]   Lun 9 Jan 2012 - 0:00

-Ben ouais c'est là. Pourquoi t'aimes pas ? C'chic pourtant...Tu l'as dis non ? J'ai la tête de l'emploi.

-Haha...

La blague était à chier. Je commençais de moins en moins à apprécier la compagnie de ce punk drogué, que je n'appréciais déjà pas beaucoup. On non, ce n'était pas exactement ça. Ce n'étais pas que je n'étais plus capable de l'endurer. C'est plutôt que je voulais en finir le plus vite possible avec toute cette histoire à la con. Je ne voulais donc pas prendre le temps de socialiser, puisque ça ne ferais que retarder la fin de tout ceci, ce qui ne me plaisait guère. Mais en même temps, l'ambiance était tellement ennuyeuse qu'elle pourrait endormir Ayou, alors une petite discussion ne pouvait pas faire de mal. D'après le visage que le punk faisait en se déplaçant, il devait vraiment avoir mal à sa jambe. On peut dire que je l'ai vraiment pas manqué celui-là, et sans même utiliser mes poings pour une fois.

-T'es un donneur de leçons mon gars. C'est bien mais moi j'm'en balance en fait. Dis toi que le monde se trompe : c'est quand on s'injecte de la merde dans les veines qu'on est heureux parce qu'on est plus obligé de r'garder toute cette tambouille de daubés du cul qu'on t'sert, à toi et les autres.

-J'suis pas certain de te suivre, là, et je suis même pas certain que ça m'intéresse. En attendant, tu la prends quand ta merde?

-Faut pas être con pour r'marquer qu'on est tous des junkies l'ami. Tu peux être camé au fric, aux nanas, à toutes ces merdes de publicités, les clubs de lecture, de sport... Tu peux même être accro à cette ville. Y'a pas d'différence entre la ménagère qui prend des cachetons pour mincir et l'héroïnomane.

-Sur ce point, t'as pas tord. Moi, c'est le Red Bull dont je ne peux pas me passer. Ça et le combat. Mais bon, ça ne regarde que moi, ces trucs là. Bon, on entre?

Le punk ne fit pas attention à ma remarque et ouvrit la porte. Une odeur se dégagea alors de l'ouverture, et je dû me forcer pour entrer dans ce trou puant. Beurk, j'avais jamais senti de la merde comme ça! Je savais pas trop ce qui pouvait sentir ça et honnêtement, je suis pas sûr que je veux vraiment le savoir. J'avais sérieusement de moins en moins le goût de m'éterniser ici. Je suivais le punk à-travers le bâtiment. À un moment donné, il se tourna vers moi et dit:

- Au fait. Mon nom de substitution c'est Red'view. Le vrai fiche les glandes tellement il est à chier. Tu peux m’appeler Red'. Et toi t'es qui bourgeois des beaux quartiers ?

Je le regardai, un peu ébahi. Il y avait pas grand monde qui ne me connaisse pas dans cette ville. Bon, je pouvais lui laisser le bénéfice du doute, puisqu'il avait l'air tellement paumé qu'il ne devait même pas être capable de s'acheter un journal. Ça me faisait presque pitié.

-Attend, t'es sérieux, là? Faut vraiment que tu t'informe des fois? Non mais sérieusement, tu connais pas Travis Diskent, alias Assaillant, le plus prometteur combattant de la UFC. Tiens, un journal.

Je lui lançai un journal qui trainait dans mon manteau. Je m'apportais des fois un journal, au cas où il y aurait du trafic sur les routes. Au moins, ça passait le temps. Je lui donnais la page à laquelle on parlait de moi.

-Et la prochaine fois que tu me compares à ses petits snobinards de riche qui ne pense qu'à leur argent, je te transperce la tête avec ma main, c'est clair? Je peux vraiment le faire, alors tu te tiens à carreaux, compris?
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MessageSujet: Re: Un petit accident...( privée: Travis/Red'view)[Avorté]   Jeu 12 Jan 2012 - 20:40

-Attend, t'es sérieux, là? Faut vraiment que tu t'informe des fois? Non mais sérieusement, tu connais pas Travis Diskent, alias Assaillant, le plus prometteur combattant de la UFC. Tiens, un journal.

L'écossais attrapa le journal à la volée, jetant un œil sur la page indiquée, se mit à sourire. Bah tiens... Renversé par une superstars. Chance ou malchance ? Plutôt désespérant. Un fonctionnaire de bureau aurait eu simplement la frousse en le voyant, aurait été moins vaniteux sans aucuns doute. Red' observa un instant le dit Travis Diskent avec un rictus sordide, plia le journal et lui relança avant de pousser la porte boiteuse de son trous et d'entrer.

-Et la prochaine fois que tu me compares à ses petits snobinards de riche qui ne pense qu'à leur argent, je te transperce la tête avec ma main, c'est clair? Je peux vraiment le faire, alors tu te tiens à carreaux, compris?

-Travis Diskent, le transperceur de tête... J'ai déjà entendu ça quelque part, en y regardant de plus prés, j'ai aussi déjà vu ta trogne sur du cathodique. J'ai pas forcément fait attention.

La menace du champion, lancée en l'air comme un harpon agressif, ne sembla pas ébranler le punk, sans pour autant qu'il ne s'en moque : il ne savait que trop bien de quoi était capable un champion du combat à main nues. Malgré son apparence torturée, Red'view gardait la mine de la personne qui avait beaucoup vu, senti et vécu. La drogue avait contribué à vieillir ses traits de rapaces mais s'était seulement ajoutée à quelque chose d'autre tandis que cette lueur passionnée au fond de ses yeux restait active. Démence et intelligence. Il tourna un œil narquois vers Travis et lui fit signe de le suivre.

-Ça m'arrive encore, de regarder les retransmissions de combats. Mais je me souviens que je préférais moi même être dans le feu de l'action. Je crois que c'est là que j'ai commencé à me camer à un autre genre de drogue... l'Adrénaline. Cette espèce de poussée physique, de muscles, de nerfs. Époque grisante à n'en pas douter, mais lointaine. Et plus tu te fais tabasser, plus tu frappes, plus tu as envie de frapper, si bien que ça devient un besoin en définitive.

Passant l'encadrement de la porte, le punk s'appuya du plat de la main sur la surface plane et solide d'un meuble robuste, décapé. La pièce spacieuse avait sans doute été habitée par une famille africaine si l'on en jugeait les divers gris-gris au mur, toujours en place. Sur les murs où une tapisserie crème avait été déchirée, s'affichaient de grandes affiches de films célèbres, de groupes français et allemands plus ou moins reconnus, de grands papiers où s'étalaient des slogans anarchistes, engagés, tandis que divers photographies personnelles se dépliaient sur la cloison du fond, couvrant presque entièrement le mur, ruines d'un passé de champion, diplôme de la faculté de philosophie, médailles encadrées. Une cuisine visiblement très peu utilisée se dissimulait derrière un mur à pan coupé tandis que certains endroits du sol, ou le carrelage seventie's avait subit les ravages du temps, se colmatait d'un rafistolage à la chaux d'une qualité moyenne. Peu de meubles habillaient la pièce, une table, une chaise, un fauteuil défoncé, une vieille télévision cassée, quelques vestiges d'outils, de pièces métalliques récupérées de ci, de là complétaient la globalité.
Red'view se décolla du meuble pour avancer dans le nid, le pied de la jambe blessée raclant le sol, il toussa et s'affala lourdement sur le fauteuil dans un grognement sourd. Il désigna la cuisine à Travis.

-Tu vas m'aider. Morphine, seringue, dans le placard du bas, et l'alcool dans le placard du dessus. Puisque t'es si solide, tu vas ressouder l'os. Relaxe, je te dirais ce qu'il faudra faire, pas compliqué.

L'écossais lorgna le combattant d'un œil torve un instant, silencieux, grinçant des dents, tiquant de l’œil. Cet inconnu célèbre semblait lui renvoyer une image reflet de ce qu'il avait été autrefois, dommage qu'il fut si pressé, si agressif. Pour une fois il aurait volontiers discuté un peu, comme avec une pointe de remords et quelque chose s'approchant de l’intérêt. Il demanda, souriant et moqueur.

- T'es un mutant Diskent ?
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MessageSujet: Re: Un petit accident...( privée: Travis/Red'view)[Avorté]   Ven 13 Jan 2012 - 16:13

-Travis Diskent, le transperceur de tête... J'ai déjà entendu ça quelque part, en y regardant de plus prés, j'ai aussi déjà vu ta trogne sur du cathodique. J'ai pas forcément fait attention.

-Au moins, même un type aussi paumé que toi semble me connaître, et ça, c'est une bonne chose. À la limite, je te donnerai des billets gratos pour des matchs UFC, histoire de me faire pardonner de t'avoir rentré dedans, tu vois ? Alors si ça t'intéresse...

Au moins, j'avais le mince plaisir d'être connu des junkies punks de ce monde. Enfin, est-ce que ça me faisait vraiment plaisir? On va dire que oui, car sincèrement, ça me tentait pas d'étouffer le peu de conversation plus ou moins sympathique que j'entretenais avec red'view, même si je préférais quant même me référer à lui en tant qu'un simple punk drogué. En le regardant, il me semblait alors qu'il en avait vécu beaucoup de choses, ce punk. Je me demandais bien ce qu'il avait fait pour se retrouver dans...dans ce trou à rats qui lui servait d'habitation! Il fallait malheureusement le dire, je m'étais habitué à avoir un appartement luxueux, et ça me faisait honte de m'être accoutumé à la belle vie. Après tout, j'étais uniquement rentré là-dedans pour le combat, à la base. Le combat était ma raison de vivre avant, et elle l'est encore aux dernières nouvelles. Mais j'ai comme la mauvaise impression que je suis aussi là-dedans pour le luxe et la gloire. Si c'est le cas, je commence à ressembler un peu trop à tous ses snobinards. Ça me dégoute, je me dégoûte moi même. Cette petite remarque intérieur me troubla. Étais-je vraiment assez bas dans ma propre estime pour me dégoûter moi-même? Peut-être bien. En tout cas, si c'était vraiment le cas, il fallait y remédier. Red'view se tourna vers moi, me faisant signe de le suivre.

-Ça m'arrive encore, de regarder les retransmissions de combats. Mais je me souviens que je préférais moi même être dans le feu de l'action. Je crois que c'est là que j'ai commencé à me camer à un autre genre de drogue... l'Adrénaline. Cette espèce de poussée physique, de muscles, de nerfs. Époque grisante à n'en pas douter, mais lointaine. Et plus tu te fais tabasser, plus tu frappes, plus tu as envie de frapper, si bien que ça devient un besoin en définitive.

-Être soi-même dans le feu de l'action? L'adrénaline? Tu parles enfin mon langage, le punk! Il est vrai que dans un sens, l'adrénaline est comme un genre de drogue, mais je ne vois pas en quoi c'est un mal d'y être accro. D'ailleurs, c'est à cause de mon amour pour le combat que je suis devenu boxeur. Frapper l'adversaire, puis se faire frapper, lui rendre le double... Il est vrai qu'on peut y devenir accro un de ces jours, et je le suis probablement, mais je peux vivre avec ça. Les combats de UFC me permettent de passé ma frustration, et je passe le reste lors d'entraînement. Mais bon, j'avoue que côté social, c'est pas le paradis quand tu adores les combats... T'as sûrement tes raisons d'avoir arrêter cette vie, mais crois moi, je ne ferai pas la même erreur que toi.

En entrant dans l'appart de Red'view, je remarquai rapidement que c'était un trou. Le papier peint était déchiré, les meubles étaient usés. Mais si une chose était étonnante en tout cas, c'était le nombre de trucs accrochés sur les murs de la pièce spacieuse. Je les regardai une par une du regard. Des affiches de films connus, des groupes que je ne connaissais absolument pas. Je tombai alors sur un diplôme d'université. Ce type était allé à l'université? Ça paraissait pas. Je commençais de plus en plus à me poser des questions sur lui et la raison pour laquelle il vivait dans la rue. C'est alors que je vis des images le montrant comme boxeur. Je reconnut un boxeur de qui je m'étais inspiré quelques coups au début de ma carrière, car je trouvais qu'il avait une bonne technique. Un léger sentiment d'admiration à l'égard de Red'view s'empara de moi.

-Attend, t'as été boxeur? T'étais la fureur d'Edinburgh? Sérieusement? Ouah! Au début de ma carrière, je me suis inspiré de certains de tes coups, dont ton crochet du droit que t'as porté à ton adversaire lors d'une finale d'une compétition de boxe à Edinburgh. Ce coup m'est encore utile d'ailleurs. Sérieux! Heureux de te rencontrer ! Si j'avais su qui t'étais, je t'aurais probablement montré un peu plus de...non, oublie ce que j'allais dire. Mais ça fait quand même quelque chose de te voir en vrai.

Alors ça expliquait certains trucs quant à sa situation actuelle. Il devait sûrement s'être retrouvé dans la rue car sa carrière a chuté. Enfin, j'ai pas suivi la fin de sa carrière, juste son apogée, alors je peux pas savoir. En tout cas, il fallait que je fasse attention à ne pas finir comme lui, ça pourrait être problématique. Red'view s'installa dans un fauteuil et me désigna la cuisine.

-Tu vas m'aider. Morphine, seringue, dans le placard du bas, et l'alcool dans le placard du dessus. Puisque t'es si solide, tu vas ressouder l'os. Relaxe, je te dirais ce qu'il faudra faire, pas compliqué.

-Ouais, ouais, j'ai compris. De toute façon, ça pourrait m'être utile un jour, alors autant que j'apprenne.

En me rendant dans la cuisine, je réalisait que j'avais toujours eu la chance de me rendre à l'hôpital quand j'avais un os de cassé, même jeune. Si ça m'arrivait, ce qu'il allait m'apprendre pourrait vraiment être utile. C'est alors que je l'entendis me demander si j'étais un mutant. Cette question me prit au dépourvu, et j'en déduisis qu'il devait en être un aussi. J'eus une petite sourire à la pensée qu'on soit deux mutants.

-Ouais, je suis un mutant! Je peux perforer presque n'importe quoi avec mon poing. Si t'as une planche ou quelque chose dans le style, je te ferais bien un démonstration! Et si tu me demande ça, j'en déduis que t'es toi aussi un mutant, hein?
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MessageSujet: Re: Un petit accident...( privée: Travis/Red'view)[Avorté]   Ven 13 Jan 2012 - 22:08

-Être soi-même dans le feu de l'action? L'adrénaline? Tu parles enfin mon langage, le punk! Il est vrai que dans un sens, l'adrénaline est comme un genre de drogue, mais je ne vois pas en quoi c'est un mal d'y être accro. D'ailleurs, c'est à cause de mon amour pour le combat que je suis devenu boxeur. Frapper l'adversaire, puis se faire frapper, lui rendre le double... Il est vrai qu'on peut y devenir accro un de ces jours, et je le suis probablement, mais je peux vivre avec ça. Les combats de UFC me permettent de passé ma frustration, et je passe le reste lors d'entraînement. Mais bon, j'avoue que côté social, c'est pas le paradis quand tu adore les combats... T'as sûrement tes raisons d'avoir arrêter cette vie, mais crois moi, je ne ferai pas la même erreur que toi.

Red'view se passa le plat de la main sur la joue lentement, hocha légèrement aux paroles de Travis, le regard s’arrêtant sur les photographies au mur un instant, puis se recalant sur le champion. Il savait d'expérience que peu de combattants pratiquaient la boxe seulement pour le plaisir de tabasser son prochain. C'était au départ, presque à chaque coup, une manière de décharger un poids lourd, trop étouffant pour l'esprit, aussi comprenait-il très bien l'engouement du jeune homme.

-J'ai des regrets parfois pour être franc. La raison pour laquelle j'ai vraiment tout largué reste... crétine. L'Ecosse m'emmerdait, j'avais envie de plus aussi. Et y avait cette fille... C'est vraiment elle qui a fait de moi ce que je suis maintenant. J'étais jeune et j'étais con. Pour diverses raisons, j'ai agi sur un coup de tête. C'était vraiment. Crétin.

Travis s'avançait dans la pièce et Red' remarqua son regard circulaire, comme on découvre un endroit qu'on ne connaît pas, quelque chose de si miteux qu'on ne le pensait pas réel. Ce regard extérieur le fit sourire. Il mit la main dans l'accoudoir du fauteuil défoncé, dont le confort certain lui plaisait, enleva un peu de mousse jaunâtre et en sortit un paquet de cigarettes. La jambe blessée posée sur le sol, il s'aperçut que la douleur restait soutenable s'il évitait de trop bouger et vu ce qui allait suivre, une blonde serait la bienvenue. Il tendit son paquet vers Travis de sa main nerveuse et tremblante, le posa sur la table à côté, suivit d'un paquet d'allumette. Il en craqua une lui même et enflamma l'extrémité de la cigarette.

-Une blonde ? Dit-il simplement.

Du coin de l’œil, le punk remarqua un changement d'attitude à l'évocation du combat, qui s’amplifia quand Travis se pencha sur les photographies. Silencieux, il s'attarda sur la découpe du jeune homme et lui trouva une puissance musculaire certaine, pleine de santé. Un trapèze que l'on devinait marqué, des bras que l'on imaginait striés de veines battantes, des jambes sûres et solides. Peut être avait-il été moins large d'épaule de son temps.

-Attend, t'as été boxeur? T'étais la fureur d'Edinburgh? Sérieusement? Ouah! Au début de ma carrière, je me suis inspiré de certains de tes coups, dont ton crochet du droit que t'as porté à ton adversaire lors d'une finale d'une compétition de boxe à Edinburgh. Ce coup m'est encore utile d'ailleurs. Sérieux! Heureux de te rencontré! Si j'avais su qui t'étais, je t'aurais probablement montré un peu plus de...non, oublie ce que j'allais dire. Mais ça fait quand même quelque chose de te voir en vrai.


Red'view en toussa de surprise, crachotant de la fumée de cigarette passée par le trou du dimanche, comme disait les français. Il tourna la tête vers Travis et croisa son regard, tâché d'une pointe d'admiration. Un instant, il resta ainsi, à le regarder, silencieux. Unique. Travis connaissait donc Georgius Mc'Dougall...Le punk passa un pouce sur la ligne de poil habillant sa mâchoire.

-C'était y a quoi...cinq, six ans ? Dans ces eaux là... Effectivement, j'étais connu pour ma rapidité et ce même crochet du droit que tu évoques. J'avoue n'avoir jamais songé que l'on puisse s'en inspirer. J'ai stoppé ma carrière à cause des paris sur ma tête, ces pratiques me pourrissaient la vie. Des types qui viennent te voir pour te proposer de te coucher au second round contre un paquet de fric. Je faisais pas ça pour l'argent mais m'humilier pour enrichir des gras du cul, non merci. J'ai bluffé, ça s'est su et je me suis pris une balle dans le dos. Après ça... je me suis barré avec la fille en laissant gloire, appartement, publicité, projets... Enfin tout quoi. De toute façon, ça se passe toujours comme ça. On laisse la place aux plus jeunes. Ça serait arrivé tôt ou tard et quoi que tu en dises toi aussi, tu céderas ta place un jour. Après... je suis peut être parti trop tôt oui.

Le punk tira en tremblant quelques bouffées de cigarettes, pensif. Tout à coup, les souvenirs remontaient avec une clarté presque dérangeante, comme un film sur sa propre vie qu'on lui passerait sous les yeux. Il lui sembla retrouver le goût du sang sur sa langue, la hargne que provoquait un coup, la sueur qui glissait le long de son échine.

-Puis, c'était pas simple. Je faisais de l’arène et bossais pour mon diplôme à côté. Les deux se mariaient assez mal au final, j'avais peu de temps. Entre les voyages pour les compétitions, les combats à domiciles... J'ai finis par faire mes cours chez moi, en recevant les devoirs et leçon des profs, parce que les cours magistraux en amphithéâtre quand ta trogne décore les paquets de corn-flakes, les panneaux publicitaires ect, ben c'est pas faisable. Et j'aurais pu niquer le mythe, parce que j'ai toujours eu des problèmes de sociopathie.

Red'view lâcha un faible rire rocailleux, crissant de ne pas se manifester souvent, amusé de ces souvenirs là. Une douleur vibrante le long de sa jambe le fit grogner et grincer des dents. Il plaqua une main sur sa cuisse et serra le tissu de son pantalon.

-Tu vas m'aider. Morphine, seringue, dans le placard du bas, et l'alcool dans le placard du dessus. Puisque t'es si solide, tu vas ressouder l'os. Relaxe, je te dirais ce qu'il faudra faire, pas compliqué.

-Ouais, ouais, j'ai compris. De toute façon, ça pourrait m'être utile un jour, alors autant que j'apprenne.

-Oui, ça peut t'être utile. J'ai appris ça du temps ou je combattais, ça m'a servi plus d'une fois, j'ai du me péter deux fois la moitié des os du corps. Certains combats étaient...Hard. Ma bête noire restait le Russe. Des animaux.


Le punk se souvint du transperceur de tête et suivant des yeux Travis qui fouillait dans la cuisine, il y songea. Vrai qu'il ne devait certainement pas être le seul à posséder un gène particulier. Il tilta et largua directement sa question.

-T'es un mutant Diskent ?

Le jeune homme parut surpris, ou pris au dépourvu sous le sens de la demande, lâchée avec une certaine barbarie sans gène. Travis resta un instant silencieux, ouvrant les placards boiteux et se déclara finalement.

-Ouais, je suis un mutant! Je peux perforer presque n'importe quoi avec mon poing. Si t'as une planche ou quelque chose dans le style, je te ferais bien un démonstration! Et si tu me demande ça, j'en déduis que t'es toi aussi un mutant, hein?

Red'view dressa un sourcil intéressé. Il n'avait jamais parlé si facilement de ses propres capacités, songeant que la vérité aurait certainement pu lui nuire autrefois. L'écossais resta un instant pensif tandis qu'un sentiment agréable s'insinua dans son esprit, s'approchant sans doute du confort ou d'une sensation rassurante en découvrant qu'il y en avait d'autre. Finalement, ce pieds de nez du quotidien avait des allures sympathiques et Travis Diskent l'intéressait.

-Ouais, j'ai aussi le gêne. Je crée des illusions. Je bluff quoi, comme en créant des hologrammes, dans le style. On replace ce putain d'os de guibolle et on s'en occupe ensuite si tu veux bien. Histoire que ce soit plié.

Red'view écrasa la blonde sur la table et la laissa là, indifférent, attendant que Travis ramène ce qu'il avait demandé.
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MessageSujet: Re: Un petit accident...( privée: Travis/Red'view)[Avorté]   Dim 15 Jan 2012 - 17:01

-C'était y a quoi...cinq, six ans ? Dans ces eaux là... Effectivement, j'étais connu pour ma rapidité et ce même crochet du droit que tu évoques. J'avoue n'avoir jamais songé que l'on puisse s'en inspirer. J'ai stoppé ma carrière à cause des paris sur ma tête, ces pratiques me pourrissaient la vie. Des types qui viennent te voir pour te proposer de te coucher au second round contre un paquet de fric. Je faisais pas ça pour l'argent mais m'humilier pour enrichir des gras du cul, non merci. J'ai bluffé, ça s'est su et je me suis pris une balle dans le dos. Après ça... je me suis barré avec la fille en laissant gloire, appartement, publicité, projets... Enfin tout quoi. De toute façon, ça se passe toujours comme ça. On laisse la place aux plus jeunes. Ça serait arrivé tôt ou tard et quoi que tu en dises toi aussi, tu céderas ta place un jour. Après... je suis peut être parti trop tôt oui.

Attend, il venait vraiment de dire qu’il s’était couché face à tout cela? Il était sérieux quand il disait ça? On l’avait payé pour ça? Moi, c’est sûr qu’on me l’avait aussi proposé de nombreuses fois, mais disons qu’après une bonne petite discussion, ils ne sont jamais revenu me voir, ces bâtards. En plus, il parlait d’avoir tout lâché pour une fille. Et dire que j’ai failli faire la même chose.

-T’as accepté de te coucher contre du fric? Ben la, tu me déçois. Moi aussi on me l’a déjà proposé, mais tu crois sérieusement que j’ai accepté le manège? Et bien non. D’ailleurs, j’ai frappé chaque personne qui me l’a proposé jusqu’à ce qu’elle ait de la difficulté à se lever pour partir. Ensuite, j’ai totalement dominé chacun de ces combats, histoire de les humilier encore plus avec leurs foutus combats qu’ils tentaient de truquer. Et après un certain nombre de types, ils ont arrêté de venir me voir. Mais je me suis pas arrêté là, j’allais toujours me préparer avec mes adversaires, histoire qu’ils tentent pas de le convaincre de truquer le combat. C’est arrivé une fois, et quand le type m’a vu en entrant, il a pissé dans son pantalon! Non mais sérieusement, faut pas se laisser avoir par ces connards. Et toi, t’as tout lâché pour une fille? Bah, je peux pas trop t’en vouloir pour ça, j’ai failli le faire moi aussi au sommet de ma carrière…

-Puis, c'était pas simple. Je faisais de l’arène et bossais pour mon diplôme à côté. Les deux se mariaient assez mal au final, j'avais peu de temps. Entre les voyages pour les compétitions, les combats à domiciles... J'ai finis par faire mes cours chez moi, en recevant les devoirs et leçon des profs, parce que les cours magistraux en amphithéâtre quand ta trogne décore les paquets de corn-flakes, les panneaux publicitaires etc, ben c'est pas faisable. Et j'aurais pu niquer le mythe, parce que j'ai toujours eu des problèmes de sociopathie.

Je le regardai pendant une bonne trentaine de secondes, un peu étonné. Alors il ne faisait pas vraiment cela pour l’adrénaline et le plaisir de casser la gueule au type devant soi? Il me décevait de plus en plus…

-Alors c’est pour ça que tu boxais? Pour payer tes études? Moi j’ai arrêté à 16 ans l’école, ça me gonflait trop et ça prenait trop de temps dans mon entraînement. Moi, la boxe c’était uniquement par plaisir de combattre et de casser la gueule au type en face de soi. Mais bon, c’est ta vie, tes raisons. Ou plutôt, «c’était» ta vie.

Il me révéla alors qu’il était un mutant capable de créer des illusions. Puis, il me dit que la démonstration irait à après qu’on ait réparé sa jambe, et me dit de me grouiller. J’arrivai alors avec tout ce qu’il m’avait demandé.

-Bon, tu me dis ce qu’il faut faire, là?
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