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 Poésie sanglante[Avorté]

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MessageSujet: Poésie sanglante[Avorté]   Mer 14 Déc 2011 - 0:23

Lorsqu’Emma lui avait demandé de veiller sur un certain Alexïs N. Davidoff, un jeune étudiant en médecine qui était aussi le frère d’Erïka, un des membres de l’Institut dont Vladimir avait maintenant le devoir de protéger. L’albinos avait rapidement compris qu’il aurait quelques petites choses à arranger avant de pouvoir commencer. Il y avait d’abord le problème de son apparence, puisqu’il ne pourrait pas se montrer dans sa forme ressemblant à celle d’un loup-garou en public. Il avait fini par acheter une grande cape blanche à capuche qui lui permettrait de se dissimuler au regard des autres. Pour son visage, il avait choisi de mettre un masque de renard qui lui allait plus ou moins bien. Pour ce qui est des armes, Forge, qu’il n’avait rencontré que brièvement, lui avait fabriqué une épée d’un alliage qu’il n’avait pas compris. Vladimir avait eu peur que l’arme soit un outil fade, sans âme, mais l’œuvre était d’une simplicité élégante qui l’avait surpris. Il savait que l’escrime avait été depuis longtemps abandonnée comme moyen de combat, mais c’était toujours son préféré. Duelliste de nature, il aimait l’affrontement singulier que l’épée forçait, le mélange de talent et de force brute que son utilisation exigeait.

Il suivit donc Alexïs partout où les membres de la secte auraient pu le suivre, principalement lors de ses déplacements. Son apparence étrange surprenait visiblement beaucoup de gens, mais, pour une raison ou une autre, il ne semblait pas être très effrayant. Quelque fois, il avait du fuir des policiers qui se demandaient qui pouvait bien être cette silhouette blanche. Après plusieurs minutes de course éperdue, il avait réussi à les semer. Évidemment, lorsque le jeune étudiant était en voiture, c’était plus difficile, mais cela ne dérangeait pas vraiment l’albinos. Il avait toujours été en forme et le trafic de New-York jouait en sa faveur. Ses seuls moments de repos étaient lorsque son protégé était au travail ou au lycée, alors qu’Alexïs était bien trop entouré pour pouvoir être atteint. Vladimir avait passé plusieurs longues nuits de garde à surveiller l’appartement, passant le temps en sculptant méticuleusement un arc et quelques flèches qu’il cachait sous sa cape. Le tir à l'arc n'était pas une méthode de combat qu'il aimait particulièrement, mais il ne pouvait pas vraiment égaliser les armes à feu avec juste une épée. Pour lui, les fusils étaient moins une arme de guerre qu'une arme de meurtre. Jusqu’à présent, il pensait n’avoir vu aucun des membres de la secte qui était supposée suivre le jeune homme, mais ce n’était pas certain puisqu’ils n’arboraient aucun signe distinctif.

Vladimir ne vit donc rien de suspect jusqu’à ce que le frère d’Erïka se trouve au Central Park, accompagné d’une petite fille qu’il supposait être la fille de sa colocataire. En faisant une ronde silencieuse et rapide, il aperçut plusieurs hommes, placés stratégiquement autour du jeune étudiant, semblant attendre quelque chose avec impatience. Sans perdre de temps, le lycanthrope assembla son arc et sortit une flèche de son carquois avant de se dissimuler pour surveiller Alexïs sans être repéré. Il avait beau avoir pour mission de le protéger, il ne pouvait pas commencer à abattre des gens juste parce qu’ils ont l’air suspect. L’albinos prit donc son mal en patience, guettant le moindre mouvement suspect.

Alors que le soleil s’apprêtait à se coucher, Vladimir se demanda pourquoi est-ce que les hommes de la secte n’agissaient pas. Il se rendit alors compte que c’était la présence de la petite qui protégeait en quelque sorte le frère d’Erïka. Elle était un témoin potentiel et gênant que les membres de la secte n’osaient pas toucher. Ce serait donc lorsqu’elle partirait que l’action commencerait. D’une certaine manière, Vladimir avait presque hâte que cela se produise, car cela signifierait la fin de son inaction et l'occasion d'enfin mettre toutes ses capacités à l'épreuve.
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Alexïs N. Davidoff

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MessageSujet: Re: Poésie sanglante[Avorté]   Mer 14 Déc 2011 - 3:19

I gotta fight today...
To live another day...
Speakin' my mind today...!

Qui a dit que la vie était un long fleuve tranquille ? Il avait tort. Elle était parsemée de barrages et d’être nuisibles tentant de tout détruire sur leur passage. Alexïs en savait quelque chose. Il n’avait pas toujours suivi un simple chemin d’herbes fraiches le menant vers un avenir des plus prévisibles. Au contraire, il avait affronté un sentier cahoteux où la mort avait laissé une trainée de cadavres en guise de petits cailloux avant de le quitter et de courir jusqu’à retrouver ce chemin constitué d’un parterre fleurissant. Cependant, la traversée eut de grandes répercussions sur ce qu’il était devenu. Ayant décidé d’aider les autres à sa façon et, s’il le pouvait, les faire quitter les sombres et sinueux chemins que la vie pouvaient offrir, il s’était promis de veiller sur ceux qu’il appréciait. Il était toujours là pour ses amis, répondant rapidement à leurs cris de détresse lorsqu’il le fallait. Alors, pourquoi n’était-il pas capable de faire preuve de cette même disponibilité pour sa sœur jumelle ? Il savait qu’Erïka avait des ennuis et lui-même se sentait suivi lorsqu’il arpentait les rues de la ville. Il restait alerte, prêt au cas où certaines personnes tenteraient de le kidnapper. Impossible de prévoir quand, où et comment. Le jeune homme devait retrouver sa sœur au plus vite afin de discuter de tout cela et d’en arriver à une solution même s’il la connaissait déjà. Bientôt. Il la retrouverait bientôt.

Pour l’instant, alors que le soleil disparaissait peu à peu, plongeant la ville de New-York dans les ténèbres, Alexïs cherchait à traverser Central Park le plus rapidement possible. Pour rendre service à sa colocataire, Allana, il était passé prendre sa fille à l’école. Il s’était arrêté dans un petit café pour offrir un beignet à cette dernière, qui le dégustait avec joie. Un rien suffisait à lui faire plaisir. La voir ainsi heureuse réchauffait le cœur d’Alexïs qui enviait l’innocence des enfants. Cette époque où chaque jour était un nouveau jour rempli de surprises et d’aventures lui manquait. Maintenant, tout ce qu’il pouvait faire était de prendre soin de cette gamine et de son enfance. Il avait vu tant de jeunes qui n’avaient eu droit à l’amour des parents, aux joies de la jeunesse et qui avaient évolué dans un monde sans scrupule où obéir était le mot d’ordre pour survivre. Le mutant ne voulait plus jamais voir ça.

S’arrêtant devant la fontaine dont le peu d’eau qui restait s’était transformée en une mince couche de glace, le jeune homme consulta sa montre. Allana devait le rejoindre ici après son quart de travail afin de récupérer sa fille. Il ne faisait pas trop froid, le trajet se faisait très bien à pied. Ensuite, Alexïs pourra se diriger vers la bibliothèque où il étudiera longuement. Posant ses fesses sur le bord de la fontaine, il déposa le sac à dos de la gamine, qu’il avait transporté depuis l’école, avant d’attraper celle-ci et de l’asseoir sur ses genoux. Après avoir englouti le dernier morceau de son beignet, la petite Anastasia répéta pour la deuxième fois de la journée les activités qu’elle avait faites en classe, ajoutant des détails par-ci, en omettant d’autres par-là. L’adolescent l’écouta, tout sourire, lui posant des questions qui la faisait encore plus parler jusqu’à l’arrivée de sa mère.
Allana était une belle femme, il fallait l’avouer. Elle possédait la même chevelure brune, légèrement ondulée, que sa fille. Elle se tenait bien droite sur ses bottes à talons aiguille alors qu’elle attrapa le sac tendu par Alexïs. Ses lèvres pulpeuses d’un rouge flamboyant s’étirèrent en un magnifique sourire de remerciement alors que la main de sa petite fille se glissa dans la sienne. Le Russe sourit à celle qui était à la fois sa colocataire, sa collègue de travail et son amie avant de saluer la petite fille au regard pétillant. Lorsqu’il rentrera, elles seront probablement déjà au lit.

Lorsque le duo se mêla aux autres passants quittant leur boulot afin de rentrer à leur domicile, Alexïs prit la direction de la bibliothèque. Il marchait tranquillement avant de presser le pas, se sentant suivi. Se retournant légèrement, il vit deux hommes marcher en sa direction. Lorsqu’il posa de nouveau son regard devant lui, il en vit un arriver en sens inverse alors qu’un dernier arrivait à sa gauche. Il semblerait que sa génitrice ne faisait pas partie du lot. Cependant, cela ne signifiait pas qu’ils ne venaient pas pour la même raison que celle qui les avait poussés à retrouver Erïka.

Il ne se battait jamais, préférant régler les problèmes par les paroles, la discussion. Tel était le caractère d’Alexïs. Même à l’école primaire, il se laissait parfois marcher sur les pieds. Certains élèves venaient parfois l’embêter. Enfin, ils l’embêtaient très rarement, surtout depuis la fois où Erïka avait décidé de se battre et d’écraser le yaourt de l’un des fauteurs de trouble sur sa tête. Après cela, c’était de lui que l’on se moquait. Le bon vieux temps, comme tout cela était loin. Maintenant, Alexïs devait faire face aux problèmes du monde des adultes. Celui-ci faisait partie des siens.


-« Pourrais-je savoir ce que vous me voulez ? » demanda-t-il en tentant de poursuivre son chemin.

-« Je crois que tu le sais très bien, gamin. Ta sœur nous a peut-être échappée pour le moment, mais toi tu n’auras pas cette chance. »

Il semblerait qu’Alexïs ne puisse se sauver si facilement. Il devait donc appeler à l’aide. Cependant, il ne pouvait attraper son téléphone et composer un quelconque numéro à temps. De plus, il n’y avait personne pour l’entendre demander du secours. Il était coincé et ce qu’il ne savait pas était que l’un des hommes s’emparaient lentement de son arme à feu afin de s’en servir, non pas pour le tuer, mais le mettre K.O pour un petit moment…
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MessageSujet: Re: Poésie sanglante[Avorté]   Mer 14 Déc 2011 - 4:28

Alors qu’Alexïs marchait tranquillement sur le sentier, Vladimir le suivait à gauche du chemin, le long des arbres. Cela lui rappelait un peu de son passé lointain, le temps où il vivait dans la nature sans se soucier de qui que ce soit. Il s’y sentait parfaitement à son aise, bien plus que sur le pavé, entouré de tous ces bâtiments. Toutefois, ce temps était révolu et il avait une mission à accomplir. Il vit les hommes s’approcher probablement bien avant que son protégé ne remarque quoi que ce soit. Ils ne brandissaient pas d’armes à feu, ce qui était déjà bon signe. Lorsqu’Alexïs demanda poliment ce qu’ils lui voulaient, Vladimir sourit; si seulement cela pouvait être aussi facile. Son sourire s’accentua encore lorsque les hommes affirmèrent qu’il ne pourrait s’échapper. S’il y avait une chose dans la vie que l’albinos appréciait, c’était bien l’ironie. Vladimir banda son arc, conscient que personne ne lui prêtait attention en ce moment.

À l’instant précis où un des hommes sortit son pistolet, Vladimir décocha une flèche qui se planta profondément dans le bras de sa cible, lui faisant lâcher son arme. Le blessé tomba sur ses genoux en mettant sa main sur sa blessure, laissant échapper un cri de douleur. Un frisson électrique passa dans tout le corps du lycanthrope; il se sentait plus vivant que jamais. S’opposer aux forces du chaos et de la haine, c’était sans aucun doute ce qui lui faisait sentir qu’il y avait encore un sens à sa vie, qu’il n’était pas qu’une autre forme de vie insipide fonctionnant sur ses instincts primaires et destinée à une vie banale et sans intérêt. Ce sentiment fulgurant de plénitude, il le transmit à l’instant au monde entier d’une voix forte et mélodique, toujours caché parmi les arbres :

Flèche blanche filant sans bruit
À la recherche de sang
Unique est cet instant


-Bordel de merde, qu’est-ce que c’est que cette connerie?

L’homme qui s’était exclamé, le plus proche de Vladimir, leva son fusil dans la direction d'où était venue la flèche, guettant une ombre parmi les arbres. Cependant, c’est l’archer qui fut le plus rapide, décochant une flèche qui frappa l’homme à l’épaule gauche avant que celui ne puisse tirer. La balle qui aurait bien pu être mortelle l’atteignit, ne touchant que l’extrémité de ses côtes. Le sang rempli d’adrénaline, il ne sentait même pas la douleur ni le sang couler sur son flanc. Alors que son adversaire récupérait, il abandonna son arc et fonça sur lui en dégainant son épée. Arrivé proche de l’homme il sauta et asséna un coup de pied circulaire magistral au poignet tenant l'arme, le brisant d'un bruit de brindilles cassées. Vladimir suivit immédiatement avec un solide coup d’épée à la tempe, utilisant le plat de la lame pour préserver la vie de son ennemi, qui n’aurait probablement pas eu la même gentillesse. Il avait promis de ne pas tuer, alors il ne le ferait pas. Lorsque l’homme tomba finalement par terre, Vladimir ressentit encore une fois un frisson de plaisir parcourir son échine :

Trait de lumière perçant la nuit
Élève sa voix funèbre
Fracasse les ténèbres


Vladimir se sentait parfaitement en contrôle, nageant dans son élément. Il y avait peu de domaines dans lequel il excellait, mais le corps à corps était définitivement l'un d'eux. Tournant la tête vers les deux seuls qui restaient intact, il lut la peur dans leurs yeux. La cape blanche sur le dos, le masque de renard au visage et l'épée légèrement tachée de sang baissée devant lui, il devait avoir l'air d'un fantôme vengeur, mais sa vraie nature était encore dissimulée à leurs yeux. Lentement, il se dirigea vers les deux qui tenaient encore debout, se demandant comment ils allaient réagir.
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Alexïs N. Davidoff

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MessageSujet: Re: Poésie sanglante[Avorté]   Mer 14 Déc 2011 - 19:28

I need a Hero... Save me now !
I need a Hero...! To save my life!
A Hero'll save me... Just in time!

Alexïs sentait la fin approcher. Il avait peur, seul dans ce parc alors que le soleil s’éteignait, le laissant également à son triste sort. Contre un adversaire, le mutant ne pouvait s’assurer de sortir vainqueur. Alors, contre quatre hommes armés… Ses chances étaient inexistantes. Cependant, le destin avait décidé que les méchants ne pouvaient sortir gagnants de ce combat déloyal et perdu d’avance. Tapi dans l’ombre, les arbres du parc lui permettant de se dissimuler plus facilement aux yeux de l’ennemi, un mystérieux combattant décocha une flèche, atteignant avec précision sa cible. L’un des hommes se retrouvait, à présent, au sol, jurant sous l’intense douleur de la flèche plantée dans son corps. La bande d’hommes ne se souciait plus de lui, maintenant. Il pourrait fuir à toute jambe et rejoindre un lieu publi, là où il serait bien plus en sécurité. Cependant, il n’y arrivait pas. Il était l’un de ces personnages de film d’épouvante à qui l’on criait de courir pour sauver sa peau et de ne pas rester là à observer le monstre pour savoir comment il allait agir. Alexïs resta sur place, observant la scène, ne se souciant pas des deux martyrs au sol. Ils avaient mérité le sort et, même, il méritait bien plus que cela pour tout le mal qu’ils avaient pu faire dans leur vie. Il se concentra sur la voix provenant du bois. Ces paroles lyriques dictées avec élégance ne pouvaient provenir de la bouche d’un simple citoyen, ce qu’il y avait de plus banal. Qui était son mystérieux sauveur ?

Une deuxième flèche fut décochée, atteignant également sa cible. Il ne restait plus que deux hommes, dégainant leurs armes. Alexïs, lui, alors qu’il devait fuir, restait planté là, jetant de brefs regards aux alentours avant d’observer la cachette de l’archer. Il semblerait que ce mystérieux héros, émergeant soudainement de la végétation et se jetant sur l’ennemi, épée à la main, soit une personne distinguée et possédant une grande agilité au combat. Le visage dissimulé sous un masque, il était impossible de connaitre sa véritable identité. Avec une histoire de ce genre, le mutant pourrait écrire un film qui ferait fureur au box-office.

Alors que le héros masqué se dirigeait vers les deux adversaires tenant toujours sur leurs jambes. L’un deux parla de battre en retraite alors que l’autre désirait mener sa mission à bien, n’hésitant pas à appuyer sur la gâchette. Lorsque le coup de feu fut tiré, Alexïs se jeta au sol, amortissant la chute de ses mains. Il tourna la tête en direction de l’un des individus blessés, préparant tant bien que mal son arme pour une attaque surprise tout en murmurant des choses incompréhensibles. Le mutant se jeta alors sur lui afin de l’empêcher d’agir. Cependant, sa nature non-violente l’empêchait de lui asséner un bon coup afin de se débarrasser de l’indésirable. Il n’y arrivait tout simplement pas. Pour une fois, il n’aurait pas été contre le fait de voir sa sœur se jeter sur quelqu’un dans le but de le blesser. Ce fut un coude de coude accidentel, alors qu’il tentait vainement de lui arracher l’arme à feu des mains, qui joua en faveur d’Alexïs. Il ne savait où il l’avait frappé, mais une chose était certaine : son visage avait reçu le coup et ce dernier l’avait assommé. L’adolescent se leva, ne sachant quoi faire avec le pistolet. Il s’en servit pour mettre l’un des hommes en joue, s’approchant doucement de lui. Il s’arrêta à une distance raisonnable. Le jeune homme savait qu’il n’aurait jamais la force d’appuyer sur la détente, que ce soit pour sauver sa vie ou non. Il devait accepter le coup de main de son sauveur et le laisser finir le sale boulot seul, malgré le fait que ce ne soit pas dans ses habitudes.


//FLASH//

Les armes à feu n’avaient jamais été la tasse de thé d’Alexïs. Certes, avec sa sœur, durant leur enfance, il avait joué à de nombreux jeux de rôle avec des armes en plastique. Lorsqu’il tirait en direction de la petite Erïka, c’était en sachant très bien qu’elle ne serait jamais blessée. Il n’aimait pas les effusions de sang et la seule idée qu’il pourrait retirer la vie à un humain le dégoutait. Un jour, alors qu’il n’avait pas encore atteint sa dixième année de vie, son grand-père maternel l’amena à la chasse. Avant de s’exercer sur le bétail, le trio fit une petite séance de pratique, visant une lignée de canettes vides. Sa jumelle, contrairement à lui, se plaisait à apprendre à tirer avec l’arme que son aïeul lui avait prêtée. Cependant, elle n’avait pas réussi à atteindre sa cible. Penaude, elle laissa son frère essayer. Ce dernier, malgré l’aide et les conseils de son grand-père, ne réussit toujours pas à viser correctement l’une des cannes de métal. Par contre, sans savoir comment il avait réussi cela, sûrement un coup du hasard, l’une de ses balles atteignit un oiseau qui s’écrasa mollement au sol.

-« Dis, grand-père, on va le manger au repas, cet oiseau ? » demanda Erïka alors qu’elle suivait les traces du vieil homme recherchant le volatile.

-« Nous verrons bien, Mira. »
-« Arrête de m’appeler Mira ! C’est Kathleen mon nom ! »

Alexïs suivait de très près sa sœur. Il la bouscula légèrement lorsque la jeune fille s’arrêta brusquement. L’oiseau gisait au sol, raide mort, une balle s’étant logée dans son estomac. Cette image restera gravée dans sa mémoire. Parfois, certains détails lui échappaient, mais il arrivait toujours à se rappeler cette scène, peu importe le temps que cela lui prenait.

-« Que veux-tu en faire, Nathan ? » avait alors demandé son grand-père.

-« On peut l’enterrer ? » demanda-t-il, d’une petite voix.

-« Mais pourquoi ? Tu ne veux pas le manger ? » fit Erïka, surprise.

Alexïs secoua vivement la tête alors que de douces larmes roulèrent sur ses joues. Erïka fit une moue déçue, mais alla bien vite câliner son grand frère, envahie par la tristesse d’avoir tué un pauvre pigeon innocent. Il avait toujours été un garçon sensible qui ne supportait pas le mal fait gratuitement aux humains comme aux animaux. Pour se faire pardonner auprès du défunt pigeon, il creusa un trou à la pelle et laissa son grand-père y déposer avec soin avant de pouvoir l’enterrer. Il ne retourna plus jamais à la chasse, comparativement à sa sœur qui y voyait une occasion de passer du temps avec son grand-père.

//FLASH//

Le froussard du groupe reculait lentement, sans faire de geste brusque, échappant son arme alors qu’il tentait de s’en emparer. Il tremblait, suait à grosses gouttes et ne souhaitait qu’une seule chose : sauver sa peau. Il attrapa un couteau à sa ceinture, pensant arriver à se protéger avec cette simple lame, mais en vain. Il hurla à l’homme masqué de s’éloigner, de l’épargner, mais en vain. Avant qu’il puisse dire autre chose, le doigt d’Alexïs effleura par mégarde la détente sensible, envoyant une balle en direction des deux individus. N’ayant jamais appris à viser et n’ayant aucun talent pour cela, que ce soit tirer avec une arme quelconque ou lancer un simple papier dans une poubelle, le résultat était bien loin de ce à quoi il aurait pu s’attendre. Il n’avait pas visé la bonne personne avec son arme, la balle s’étant dirigée vers son sauveur. Pris de panique, Alexïs lâcha l’arme à feu et s’avança doucement vers lui, espérant ne pas l’avoir touché.
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MessageSujet: Re: Poésie sanglante[Avorté]   Ven 16 Déc 2011 - 2:30

Les deux hommes qui tenaient encore debout eurent des réactions complètement différentes : le plus proche sortit un fusil à pompe, décidé à mettre fin à la vie de son adversaire tandis que l’autre échappait son pistolet. Vladimir eut un sourire derrière son masque : n’avaient-ils pas compris que cela ne servait à rien? Il bondit vers son ennemi et fit dévier le canon de son arme à feu. Une détonation retentit, mais les balles se perdirent dans la nuit. Le lycanthrope asséna alors un coup de poing direct sur le visage de son adversaire, lui brisant le nez sur le coup. Sans lui laisser le temps de respirer, il le fit plier en deux d’un solide coup de genou dans le ventre pour ensuite l’achever en le frappant à deux mains.

C’est alors qu’une autre détonation retentit dans la nuit et une balle se logea dans la jambe de Vladimir. Il sentit la douleur comme une fleur de feu s’épanouissant dans ses veines. Laissant échapper un grognement de douleur, il se tourna vers l’origine du coup de feu, des éclairs dans les yeux. À sa grande surprise, c’était Alexïs lui-même qui tenait l’arme. Lorsque leurs regards se croisèrent, l’étudiant en médecine laissa tomber le pistolet et marcha vers lui, apparemment encore sous le choc des évènements. Vladimir avait hâte d’entendre ses explications, mais il avait encore une chose à régler. Il pointa son épée vers le jeune homme et s’exclama sur un ton de colère et d’avertissement :

Le feu est un destructeur
Doublé d’un traître
Il consume de l’intérieur
Qui s’en croit le maître


Vladimir ignora la souffrance causée par la balle et se dirigea vers le dernier homme de la secte, qui brandissait misérablement son couteau devant lui, pitoyable défense comparée à la lame que l’homme masqué maniait. Vladimir en avait assez de ces mégalomanes qui croyaient détenir la vérité alors qu’ils vivaient dans le mensonge. En s’approchant pas à pas, Vladimir murmura au froussard d’un ton inquiétant:

Ta réalité évanescente
Est une multitude d’illusions
Par la vérité incandescente
Viendra ta rédemption


Du néant vous êtes les seigneurs
Régnant sur un songe désertique
Ne dominant que par la peur
De vos addictions maléfiques


Maintenant face à son dernier adversaire, il saisit la main tenant le poignard sans la moindre hésitation et fit lentement plier le poignet tenant l’arme, mettant l’homme à genoux. Il tenait la main tellement fort sous l’effet de la colère que ses griffes transpercèrent son gant et la peau de l’autre, faisant perler des gouttes de sang. L’homme regardait les yeux rouges vifs du lycanthrope, complètement terrifié. Vladimir jeta alors son masque, révélant sa tête de loup. Il parla à deux centimètre du visage du froussard, hurlant les deux derniers vers:

Si nous recroisons chemins
Vous et vos sordides desseins
Ma vengeance ébranlera les cieux
Et fendra cette terre en deux!


Vladimir lâcha finalement prise, laissant l’homme filer. Celui-ci hocha la tête vigoureusement et remercia même Vladimir d’avoir épargné sa vie. Il se précipita alors au chevet des autres, essayant de les réanimer. Les individus qui avaient cru un moment avoir une mission ramassèrent leurs affaires et partirent tant bien que mal, honteux d’avoir perdu face à un homme seul et inquiet à la pensée qu’ils pourraient croiser son chemin à nouveau.

Vladimir soupira, soulagé de s’être débarrassé des simulacres d’être humain qui voulaient forcer leurs croyances dérangées dans la tête d’innocents. Il reporta finalement son attention vers son protégé qu’il avait presque totalement ignoré depuis le début de sa mission. Oui, Alexïs était plutôt un imbécile, mais Vladimir avait eu sa dose de violence et le pauvre jeune semblait déjà assez traumatisé comme çà. Ôtant sa cape et son carquois, qui commençaient à lui peser, il s’adressa à lui d’un ton courtois :

- Fini les frivolités. Voici enfin l’occasion d’avoir une conversation entre gens civilisés.

Cependant, avec la chute d’adrénaline qu’entraîna la fin du combat, Vladimir put pleinement apprécier la souffrance causée par ses blessures. Étourdi par la perte de sang, il tituba un peu avant de tomber lourdement dos sur le sol. Deux secondes plus tard, Alexïs était au-dessus de lui, plus inquiet que jamais. D’un ton rieur, Vladimir s’exclama :

-Pour rester avec moi, tu dois être au moins aussi courageux que tu n'as été maladroit, mais cela m'importe peu

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MessageSujet: Re: Poésie sanglante[Avorté]   Ven 16 Déc 2011 - 4:52

"Le feu est un destructeur
Doublé d’un traître
Il consume de l’intérieur
Qui s’en croit le maître"


Menacé par une lame tranchante, Alexïs se figea automatiquement. Il ne pouvait pas… il n’avait jamais voulu… il avait blessé son sauveur sans jamais en avoir eu l’intention. C’était bien là le coût pour avoir osé jouer avec une arme destructrice, pouvant aussi bien blesser que retirer la vie. Une vague de remord envahi le jeune homme qui ne savait quoi faire pour tout arranger. Il paniquait et cela se lisait parfaitement sur son visage. Cherchant à faire quelque chose, quoi que ce soit pour se faire pardonner auprès de cet homme alors qu’une vague de remords le submergeait, le mutant ne prêta qu’une maigre attention aux hommes qui fuyaient. Il repassait les paroles de l’homme en boucle dans sa tête, y cherchant le sens. Il crut le trouver, mais avant d’en avoir la certitude, le mystérieux héros masqué se tourna vers lui, laissant tomber sa cape et son carquois qui allèrent rejoindre son masque gisant sur le sol.

-« Fini les frivolités. Voici enfin l’occasion d’avoir une conversation entre gens civilisés. »

Le jeune homme aurait pu s’attendre à n’importe quoi, sauf cela. Il était abasourdi, ne pouvant concevoir qu’un humain… enfin, si c’était un humain… qu’une créature, qu’une bête, il ne savait même pas comment le nommer ! Il parlait, tout comme lui, possédant un merveilleux vocabulaire et un sens de la poésie comme il ne s’en trouvait plus, mais n’avait aucun trait le rapprochant de l’homo sapiens. Les iris brillants de mille feux tel des rubis toisèrent Alexïs un cours moment alors que celui-ci restait immobile, sous le choc. Comment cela était-il possible ? Ce devait être un costume, il ne voyait pas d’autres explications à tout cela. Un loup ne pouvait lui avoir sauvé la vie, c’était inconcevable ! Invraisemblable, peut-être, mais pas impossible.

Lorsque le sauveur – nommons-le ainsi – s’écrasa au sol, l’étudiant n’hésita pas à se précipiter vers lui. Il observa la blessure que la balle avait causée à sa jambe et se mordilla les lèvres, en colère contre lui-même d’avoir laissé une telle chose de produire. Sans hésiter, il se jeta vers son sac et le ramena à ses côtés, y fouillant rapidement afin de trouver sa trousse de soin. Fouillant dans la grande pochette, il cherchait à mettre la main sur des bandages lorsqu’un éclair mental vint le frapper de plein fouet : pourquoi ne pas utiliser son pouvoir ? Après tout, il ne pouvait paraitre plus étrange que cet homme-loup. Et puis, c’était la moindre des choses après la douleur qu’il lui avait infligé. Observant la jambe de son sauveur, afin de vérifier si la balle était ressortie, il constata que non. Ce fut à ce moment que son regard croisa de nouveau le sien, alors que le jeune homme l’entendit s’adresser à lui.


-« Pour rester avec moi, tu dois être au moins aussi courageux que tu n'as été maladroit, mais cela m'importe peu. »

Ses paroles ne firent pas rire Alexïs, mais lui permirent de se détendre et de faire naitre un mince sourire sur son visage inquiet. Il était confus et ne savait quoi répondre. Il se contenta de bredouiller un bref : « Je suis désolé, je ne voulais pas… » avant de chercher quelque chose pour retirer la balle coincée dans sa jambe. S’il voulait soigner la blessure, il devait tout d’abord s’assurer que le projectile était bien retiré. Attrapant ses petites pinces, il se tourna vers son sauveur. D’ailleurs, il s’était bien rendu compte, en l’examinant, que ce qu’il avait pris pour un costume de fantaisie était en fait de la chair, des poils et des os. Un véritable loup ! Il aura besoin de beaucoup de temps pour se remettre de cette troublante constatation.

-« Avant que je puisse vous soigner, il faut que je… que je retire la balle dans votre… jambe… ou plutôt votre patte… »

Malgré le désir du loup à vouloir retirer le projectile par lui-même, Alexïs lui fit signe qu’il pouvait très bien s’en charger. Certes, il lui fallut une certaine concentration et il eut du mal à attraper la balle, tentant de la retirer doucement avant de la poser dans l’herbe. Il n’y était pas allé en douceur, par moment, mais c’était bien la première fois qu’il avait à faire à une telle chose. Enveloppant ses pinces ensanglantées dans un mouchoir qu’il rangea ensuite dans son sac en vue de tout nettoyer plus tard, Alexïs prit une grande respiration et posa ses mains à quelques centimètres de la plaie. Il ferma les yeux et se concentra sur la blessure, attendant le fameux moment où son pouvoir entrerait en action. Cela ne tarda pas et une douce chaleur enveloppa ses mains. Ouvrant doucement les yeux, il vit clairement la lumière bleuté illuminer sa peau alors que la blessure se soignait, cicatrisait et disparaissait, comme s’il n’y avait jamais eu de plaie. Confus, ne sachant comment expliquer son pouvoir, Alexïs se tourna timidement vers son patient afin de fournir une mince explication.

-« Je... je vous devais bien cela. Après tout, vous m’avez sauvé de ces… de ces hommes et… sachez que je n’ai jamais souhaité vous blesser… Je ne sais guère me servir d’une quelconque arme… »
.
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MessageSujet: Re: Poésie sanglante[Avorté]   Sam 17 Déc 2011 - 10:36

Lorsque le jeune homme lui dit qu’il fallait enlever la balle, Vladimir s’assit et approcha sa main de sa blessure, prêt à retirer la bille de métal avec ses mains nues, mais Alexïs lui fit signe d’arrêter. Curieux, le lycanthrope le laissa faire. Une grimace fugace passa sur son visage lorsque la balle fut retirée de force, mais il devait avouer que cela aurait été bien plus douloureux s’il avait utilisé ses doigts. Puis, il vit quelque chose que même lui, après toutes ces années, pouvait qualifier de merveilleux : au contact de sa blessure, la main d’Alexïs se mit à briller d’une lumière bleue et la plaie se referma.

Cette lumière surréelle le fit plonger dans les souvenirs de sa jeunesse, pas celle du corps car elle était apparemment immuable, mais celle de son âme. Le temps où Lorélie était encore vivante. Pourquoi l’avait-il laissé partir? Des fragments sombres de son passé revenaient lentement à la surface, mais il les laissa pour se concentrer sur les jours plus heureux. Elle avait été la seule à le comprendre vraiment, à dépasser complètement son apparence physique pour apprécier la complexité de son âme. Revenant un peu sur terre, il fit tourner devant ses yeux sa plus précieuse possession : un pendentif finement ouvragé en forme de goutte d’eau. Il savait que la pierre n’était pas un saphir, mais la goutte d’eau entourée d’argent était quand même ce qui avait le plus de valeur à ses yeux.

Revenant sur terre, il s’aperçut qu’Alexïs avait bredouillé quelque chose à propos d’une blessure ou d’une arme. Vladimir se leva debout, s’étira de tout son long et s’exclama d’un ton faussement surpris :

-Une blessure? Quelle blessure? Celle-là? dit-il en pointant celle qu’il avait à son flanc. Ce n’est qu’une éraflure, rien de bien grave.

Vladimir sentait qu’entre les deux d’entre eux, le jeune homme était probablement le plus troublé par cette soirée. L’albinos avait déjà tué, il connaissait la souillure d’avoir pris une vie de ce monde. Jamais il n’avait été fier de son acte, même s’il savait qu’il n’avait pas pu faire autrement. Il l’aurait refait si nécessaire, mais ce n’était pas quelque chose qu’il considérait comme ne serait-ce qu’un infime moment comme un acte bien en soi. Il ramassa l’arme que son protégé avait échappée et vida le chargeur en tirant sur le sol plusieurs fois avant de la lancer le plus loin qu’il en était capable. Regardant alors l’autre dans les yeux, il dit, d’un ton réconfortant:

La guérison est un art grandiose
Menant au dépassement de soi
Vivre avec elle en telle symbiose
Est digne des plus célèbres exploits

Aux âmes damnées laisse le terrible fardeau
De porter ce mal cruellement nécessaire
À ton âme immaculée fait ce cadeau
Reste dans la bienveillante lumière



Le lycanthrope voyait bien qu’Alexïs semblait plus calme, comme s’il commençait à accepter les évènements de la soirée. Il alla ramasser ses affaires, en commençant par sa cape et son carquois. Lorsqu'il revint vers le frère d'Erïka, il vit que quelque chose continuait à le troubler. Vladimir n’eut aucune difficulté à deviner quoi :

Je les vois rouler sur ta langue
Toutes ces innombrables questions
Qui, nerveuses, sur tes lèvres tanguent
Allez, ouvre l’interrogation!



.
(insomnie quant tu nous tiens XD)
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Alexïs N. Davidoff

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MessageSujet: Re: Poésie sanglante[Avorté]   Dim 18 Déc 2011 - 7:49

«I've got a Hero...
Livin' in me...!
I'm gonna fight for what's right...! »

-« Une blessure? Quelle blessure? Celle-là? Ce n’est qu’une éraflure, rien de bien grave. »

Si son sauveur affirmait que la blessure à son flanc n’était grave, le jeune homme souhaitait tout de même tenter de la soigner. Cependant, il semblerait que l’individu ait plus important à faire. Il se leva et attrapa l’arme à feu que tenait Alexïs, quelques instants plus tôt. Il vida le chargeur avant de balancer le revolver au bout de ses bras. Lorsque le jeune mutant le vit se tourner en sa direction, il retira ses mains qu’il avait posées sur ses oreilles lors de la première détonation. Encore une fois, il eut droit à l’étrange discours sous une forme très poétique du mystérieux loup, faisant l’éloge de son don.

La guérison est un art grandiose
Menant au dépassement de soi
Vivre avec elle en telle symbiose
Est digne des plus célèbres exploits

Aux âmes damnées laisse le terrible fardeau
De porter ce mal cruellement nécessaire
À ton âme immaculée fait ce cadeau
Reste dans la bienveillante lumière


Comme s’il se sentait obligé de répondre quelque chose, de faire comprendre à cet individu qu’il avait compris le message, le mutant hocha lentement de la tête, laissant résonner tous ces mots à son esprit. Comment arrivait-il à faire cela ? Il peinait à composer un simple quatrain à l’écrit alors que lui, il arrivait à créer de magnifiques phrases poétiques en peu de temps. Il ne pouvait les avoir apprises par cœur, c’était impossible, il devait sûrement improviser. Peu importe les théories d’Alexïs, aucune d’entre elles ne collaient. S’il en avait le courage, il pourrait lui demander. Imposant, le loup l’impressionnait légèrement de par sa force, son agilité ainsi que sa prestance. C’était la toute première fois qu’il avait affaire avec une personne aussi… extravagante. Il ne savait comment se comporter face à lui, cherchant à ne pas s’attirer de nouveau ses foudres. La meilleure solution, dans tous les cas, était qu’il reste lui-même. Ses paroles respectueuses et soignées n’allaient certainement pas lui déplaire, c’était déjà ça.

Respirant un grand coup, le jeune homme ramassa ses affaires, imitant son sauveur. Passant son sac sur son épaule, le Russe glissa ses mains dans les poches de son pantalon. Le silence commençait à devenir lourd. Il ne savait quoi dire, malgré le flot de questions le submergeant. L’une d’entre elle, la plus important était « Pourquoi ? » Pourquoi l’avoir sauvé ? Il devait bien y avoir une raison, il ne pouvait être passé là par hasard. Alors, naissait une nouvelle question : « Pourquoi le suivait-il ? ». Alexïs frissonna à l’idée d’être traqué par un quelconque individu aux intentions toujours inconnues. Cependant, elles semblaient bien moins sombres que celles de ces gens de la secte. Le loup se rendit probablement compte qu’il se torturait l’esprit avec un tas de question, car il le rassura tout de suite sur son intention d’y répondre.


Je les vois rouler sur ta langue
Toutes ces innombrables questions
Qui, nerveuses, sur tes lèvres tanguent
Allez, ouvre l’interrogation!


Alexïs chercha, un court laps de temps, par où commencer. Il n’allait tout de même pas lui jeter un tas de questions à la figure en attendant bien sagement des réponses.

-« Puis-je connaitre votre identité ? » demanda-t-il, simplement.

Alors qu’il attendait patiemment une réponse de la part de cet inconnu, le jeune homme entreprit une marche vers un lieu qui se verrait probablement moins achalandé. Si quelqu’un avait entendu les coups de feu, il y aurait bientôt une quelconque présence policière, en plus de quelques curieux. Valait mieux quitter l’endroit immédiatement. Sans trop s’en rendre compte, Alexïs pressait le pas. Il n’avait pas envie d’avoir des ennuis avec les forces de l’ordre alors qu’il n’avait rien fait. De plus, son histoire abracadabrante ne serait jamais prise au sérieux. Déjà qu’il doutait que les enquêteurs croient à son histoire de secte, alors s’il racontait avoir été sauvé de ces hommes en faisant partie par un loup surgi de nulle part et s’exprimant de manière poétique… il était bon pour l’asile.

.
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Poésie sanglante[Avorté]

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