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 Hey l'inconnu ! Tu sais que tu ressembles à un Prince Charmant ? [Mazato][Avorté]

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MessageSujet: Hey l'inconnu ! Tu sais que tu ressembles à un Prince Charmant ? [Mazato][Avorté]   Dim 13 Nov 2011 - 17:44

    Le Japon. Enfin ! Le voyage lui avait paru interminable. L’avion était peut-être le moyen de transport le plus sûr, mais certainement pas le plus confortable. Loin de là ! Mais bon, elle n’avait pas vraiment eu le choix. Mais il fallait qu’elle voit le bon côté des choses : elle était loin des Etats-Unis pour quelques jours. Au moins séchait-elle les cours en ce moment-même. À cette pensée, elle eut un sourire. Elle alluma son portable et lut rapidement le message qu’un de ses potes de classe lui avait envoyé, lui disant qu’ils avaient étudié à nouveau Diderot en cours de français « Un con celui-là. » songea t-elle en lisant l’SMS. Finalement, elle n’avait rien manqué d’important. Elle se pressa d’aller récupérer ses bagages, ne souhaitant plus qu’une chose : visiter au plus vite le Japon. L’atmosphère lourde et pesante de l’aéroport l’énervait déjà.
    Un guide du nom d’Hideki l’attendait à la sortie, au moins ne serait-elle pas dépaysée avec ce jeune homme. Enfin quelqu’un qui comprenait l’anglais ! Son accent avait quelque chose d’amusant, toutefois elle ne s’autorisa aucune remarque. Elle, elle était incapable de lire ou même de parler ne serait-ce qu’un chouïa le japonais, alors ce n’était pas le moment de monter sur ses grands chevaux.

    À moitié assoupie dans le bus, elle observait le paysage défilait sous ses yeux, fermant les paupières, écoutant à peine le discours ennuyeux de son guide. Elle aurait dû montrer un peu plus de respect envers ce japonais, mais ce voyage l’avait vidé de toutes ses forces. Difficile de faire bonne figure dans de telles conditions. Elle bailla longuement. Pas très discrète, la plupart des yeux bridés se tournèrent vers elle. La prochaine fois, elle essayerait de faire moins de bruit, au moins n’aurait-elle-elle pas à subir plusieurs paires d’yeux avides de la moindre action. Elle se releva du dossier du siège, se penchant près de la vitre et essaya tant bien que mal de ne pas s’endormir. Là, elle vit des japonais avec des pancartes lorsqu’ils longèrent le port de Tokyo. Des kanji, et autre hiraganas étaient inscrit sur les différentes feuilles de papier. La plupart des jeunes gens étaient assis sur les docks, hurlant, gueulant même elle ne savait quel slogan. Elle observa Hideki qui dormait à son tour. Pour une fois qu’il aurait pu lui être utile. Elle lui tira sur la manche de son pull, voyant que c’était tout bonnement inutile, elle changea de méthode et se mit à lui pincer la peau pour daigner obtenir une faible réaction. Engourdi, il lui demanda ce qu’elle voulait.

    - Dis, y a marqué quoi, là ?
    - Des pétitions contre les gens qui pêchent le thon rouge, miss.
    - Une manif’ ?
    - On peut dire ça comme ça.
    - STOP ! hurla t-elle à l’attention du chauffeur.

    Il pila soudainement, ceux qui n’avaient pas mis leurs ceintures – la plupart du bus – manquèrent de se faire projeter en avant, embrassant le pare-brise. Lou ramassa ses affaires et sortit en hâte du bus. Son guide n’eut même pas le temps de la suivre. En moins de deux secondes, elle lui avait faussé compagnie pour aller rejoindre cette bande d’anarchistes luttant contre ceux qui pêchaient encore du thon rouge. Elle qui pensait qu’elle allait passer quelques jours de détente à l’autre bout du monde, elle s’était trompée. Elle allait juste gueuler un bon coup contre tous ces idiots qu’elle détestait. Ce qu’il y avait de bien dans un pays étranger, c’était qu’elle pouvait faire tout le grabuge qu’elle souhaitait. Contrairement à New-York, elle ne s’était pas déjà faîte arrêter ici. Un peu comme un nouveau départ.
    Elle s’avança en direction des docks, les embruns lui chatouillèrent les narines. Elle adorait la mer. Elle allait être servie. Elle s’approcha de ces personnes à peine plus âgées qu’elle, prit une pancarte et commença à la personnaliser. Elle était sans doute la seule américaine au milieu de cette foule japonaise. D’ailleurs, ce qui était étonnant, c’était le fait que sa chevelure caramel ressortait entre toutes ces teintes chocolat. Elle se retint d’éclater de rire lorsqu’elle s’en rendit compte et commença à se mettre au boulot. La plupart des japonais parlaient anglais, ces connards de pêcheurs comprendront donc sans doute ce qu’elle écrivait. Elle se mit dans un coin, s’assit comme les autres – une manifestation pacifique, voilà qui la changeait – et leva sa feuille de papier tout en gueulant contre les quelques pêcheurs qui souhaitaient atteindre leurs bateaux.

    Le temps passait et aucun de ces satanés pêcheurs n’avaient réussi à atteindre son bateau. Un garçon à la chevelure aussi écarlate que celle de Lou passa dans le coin. Il fallut quelques instants à la rouquine pour le remarquer. Un autre manifestant en retard ? Mais bon, avec sa chevelure rougeâtre, il passait difficilement inaperçu. À vrai dire, il ne ressemblait en rien à un japonais. Seuls ses yeux étaient bridés, sa peau légèrement jaunâtre aussi rappelait ses origines. Concernant le reste… On aurait pu le prendre pour un parfait touriste ! Toutefois, lui avait l’air de savoir où il allait.

    - Hey toi là-bas ! Sois t’es avec nous, sois t’es contre nous.

    Sans attendre de réponse, elle lui lança un des pancartes de sa fabrication. Pauvre garçon ! Il n’avait rien demandé, et le voilà embarqué dans une histoire qui le dépassait sûrement. Lou s’était exprimée en anglais, pas sûr que ce jeune rigolo comprenne quelque chose à la langue de Shakespeare. Au moins aurait-elle essayée. Au pire, elle se ferait juste royalement ignorer par ce petit impertinent. Mais l’intuition de la mutante lui soufflait qu’il n’allait pas rester indifférent face à cette manifestation pacifique. D’ailleurs, l’odeur qui l’imprégnait n’était pas celle d’un humain normal. Le seul arôme qui se démarquait des senteurs habituelles de tous ces banals humains était celui de ce rouquin. Un autre mutant ? Son flair n’était pas très fiable, surtout lorsqu’elle venait de fumer un joint fabriqué à l’aide de tabac pur. Car qui dit manifestation, dit pétard ! Les japonais s’étaient servis dans la réserve personnelle de Lou, d’autre avaient apportés leur propre came. Bref, rien que de la bonne humeur en ce jour où le soleil déclinait petit à petit !

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MessageSujet: Re: Hey l'inconnu ! Tu sais que tu ressembles à un Prince Charmant ? [Mazato][Avorté]   Mer 16 Nov 2011 - 13:37

Xavier avait tenu sa parole, voilà que Mazato était dans l’avion qui allait le ramener chez lui pendant une semaine. Dans l’avion, il y avait beaucoup de japonais, sûrement des gens qui travaillaient aux USA et qui revenaient dans leur pays d’origine pendant les vacances. Mazato, lui, n’avait rien d’un japonais, il ressemblait à un américain tout à fait normal. Il n’avait pas les yeux bridés, rien… On se demande même comment il a fait pour ne pas s’apercevoir avant ses dix ans qu’il était adopté. Il n’avait aucunement envie de retrouver ses parents biologiques de toute façon.

Dans l’avion, les gens étaient plutôt sympathiques, une dame parlait avec lui en japonais qu’il comprenait assez bien, malheureusement, il ne savait pas écrire en kanji ou en hiragana donc bon… Après son voyage en avion, il devra trouver une voiture noire qui le ramènera jusqu’à l’extérieur de Tokyo, dans une petite ville où ses parents entretiennent une petite auberge qui a pour but d’héberger principalement les touristes qui viennent pour découvrir le pays du soleil levant. Après plusieurs heures de trajet, il était arrivé à l’aéroport de Tokyo, soulagement pour lui, car il avait du mal à voyager en avion. Il prit ses valises, ses bagages à mains, présenta son passeport et tout le tralala.

Une fois sorti de cet aéroport, un homme en costume noir qui ressemblait à un garde du corps, lui demanda de le suivre pour le ramener chez ses parents. Le jeune mutant s’exécuta sans trop poser de question et déposa ses bagages dans le coffre d’une BMW qui apparemment semblait être une M3 e92. La route allait commencer pour le mutant, il était prêt à revoir ce qu’il voulait revoir… Si seulement il n’y avait pas ses salo**** d’écologistes qui bloquaient la route ! Ils hurlaient comme des porcs affamés en recherche de nourriture, c’était insupportable ! Ok, leur cause était « juste », mais Mazato trouvait ça complètement débile de gêner d’autres personnes que les pêcheurs pour leur foutue manif !

Bref, le conducteur lui avoua simplement qu’ils allaient certainement attendre longtemps avant que les écologistes se bougent le derrière à rentrer chez eux. Mazato soupira un long moment avant de faire un petit sourire et lâcher un simple « Ce n’est pas grave… J’ai bien attendu cinq ans, je peux attendre une journée encore. ». Bien sûr que le mutant mentait, ça se sentait juste dans sa voix qui était rempli d’une ironique compassion.

Il posa ses lunettes, comme tous les autres touristes, sur son nez et sortit d’un coup de la voiture accompagné d’un paquet de chips en regardant aux alentours… Il marcha quelques secondes avant de regarder l’océan et ouvrit le paquet de chips au barbecue pour en déguster quelques unes. Soudain. Alors qu’il était au bord de l’océan, une pancarte lui arriva droit devant et fit tomber son paquet de chips dans l’océan suivitd’un message qui donna juste envie à Mazato de détruire la personne qui avait fait ça…

- Hey toi là-bas ! Soit t’es avec nous, sois t’es contre nous.

Aucun mot d’excuse, rien ! Elle se prenait pour qui la petite rouquine la ? Mazato prit la pancarte en main avant de la casser en deux, l'exploser au sol et l’écraser à coup de pied puis de jeter les restes à l’eau… Il soupira longuement avant de retirer ses lunettes, montrant ses yeux écarlates à la jeune fille avant de dire d’une voix remplie de rage :

- Je suis contre toi alors. Espèce de sale… Mes chips, merde !

Oui, il parlait anglais et oui ! Il n’avait qu’un seul paquet de chips… En plus ce peuple manifestait, mais leur manifestation ne semblait extrêmement pas sérieuse ! Ils se contentaient de gueuler à la mort EN FUMANT DES JOINS ! C’était certainement la chose qui énervait le plus Mazato, il était stoppé par des junkies ! Il voulait revoir ses parents et c’est des junkies qui allaient l’en empêcher ? Alors la ! Plutôt crever pour le jeune mutant qui s’avança d’un coup vers la fille qui semblait être une des principales perturbatrices et faire craquer ses doigts :

- Et d’ailleurs ! Si tu pouvais, toi et ta clique ! Foutre le camp d’ici histoire que je puisse retourner chez moi en paix, ça serait cool ! Manifestation pas sérieuse… Vous fumez pendant une manifestation, vous êtes la seulement pour foutre la merde ou quoi ?! Sérieux… Bande de junkies qui ne savent rien faire de leurs vies à part emmerder celle des autres…
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MessageSujet: Re: Hey l'inconnu ! Tu sais que tu ressembles à un Prince Charmant ? [Mazato][Avorté]   Mer 16 Nov 2011 - 17:12

    Plus jamais. Plus jamais elle ne dépenserait son fric pour l’herbe de ce mec. Cela ne valait pas son prix, mais alors pas du tout. Elle venait à peine de monter au bout de dix longues minutes que les effets se dissipaient déjà. Fait chier. Si jamais elle recroisait ce petit gros à la sortie du lycée, elle lui ferait cracher l’oseille qu’elle lui avait donné. Du bon tabac pur bien coupé, qu’il lui avait dit ! Des conneries. Cela ne valait pas son prix. Elle avait déjà eu de l’herbe bien plus puissante pour des prix bien plus bas que ça ! Elle se maudissait en silence, marmonnant entre ses dents.
    Ce n’était pas du tout le moment de la faire chier. Mais voilà que ce jeune occidental haussait la voix. Pourquoi gueulait-il aussi fort ? Il pouvait pas se la fermer un peu ? Il brayait, hurlait alors qu’elle se trouvait juste à côté de lui. Elle l’avait presque oublié, ce jeune rouquin. Cela aurait été sans doute préférable étant donné la suite des évènements. Un paquet de chips tomba dans la flotte. « S’pèce de pollueur ! » songea t-elle pourtant elle n’en dit rien à voix haute. Pas le moment de se faire davantage remarquer que d’ordinaire. Manquerait plus qu’elle se fasse embarquer dans un poste de police japonais. Sûr qu’elle rigolerait bien ! Mais bon, mieux vaut éviter les problèmes en territoire étranger.

    Il était contre elle comme ça ? Il était sérieux, ce satané pollueur ? Il se goinfrait de chips alors que la planète se mourait petit à petit et il n’avait rien d’autre à foutre que de l’engueuler ! Et pour couronner le tout, il brisa les pancartes en deux, usant de toutes ses forces pour les faire plier – ce qui n’était pas bien difficile – et les balança dans l’eau. Le papier se gonfla, flotta quelques instants à la surface avant de couler tel une pierre au fond des abysses. Adieu ses belles pancartes faîtes mains. Non mais pour qui il se prenait ? Le fait de se bâfrer n’était pas un crime. Mais encore fallait-il que sa bouffe ne contienne pas d’huile de palme, chose dont Lou doutait fortement. Les gamins ne faisaient plus attention à rien de nos jours, ils venaient, salissaient ce monde qui était le leur et venaient chialer plus tard, une fois que le mal était fait. On reproche souvent aux écologistes de trop en faire. Pourtant, ils ont raisons sur certains points. Le geste de ce rouquin n’allait en aucun cas passer. Il ne savait pas à qui il avait à faire. Il aurait dû décamper plutôt que de subir la colère de l’enfant-loup. Il allait voir de quel bois elle se chauffe.

    - Et d’ailleurs ! Si tu pouvais, toi et ta clique ! Foutre le camp d’ici histoire que je puisse retourner chez moi en paix, ça serait cool ! Manifestation pas sérieuse… Vous fumez pendant une manifestation, vous êtes la seulement pour foutre la merde ou quoi ?! Sérieux… Bande de junkies qui ne savent rien faire de leurs vies à part emmerder celle des autres…

    Il était dommage que Lou ne connaisse pas le moindre mot en japonais. Si tel était le cas, elle aurait su motiver ses troupes et ils auraient fait la peau à ce blanc-bec ! Mais bon, elle était venue ici dans le but de se reposer. Seulement ? Elle fit marcher sa mémoire et se rappela soudainement que si elle était venue au Japon à la base, c’était pour une mission de la Confrérie. Et merde… Qu’est-ce qu’elle devait faire déjà ? Livrer une valise à un homme dont elle avait oublié le nom – les consonances étrangères, c’est pas son truc. Le vieux Papy allait sans doute lui gueuler dessus. Si encore elle possédait les documents qu’elle était sensée livrer, cela aurait pu passer. Mais là, la valise importante devait toujours traîner à l’aéroport. Depuis le temps, le colis devait paraître suspect. Ces idiots l’avaient sans doute déjà détruite à l’heure qu’il est. Elle trouverait bien une excuse. Au pire, elle dirait qu’elle avait fait correctement son boulot. Il n'aurait aucun moyen de vérifier. Enfin, chaque chose en son temps. Pour le moment, elle devait plutôt s’occuper du fils de bourge qui se dressait devant elle. Il allait regretter le jour où sa mère l’avait mis au monde, celui-là !

    - Tu baisses d’un ton, tu veux ?!? J’ai aucun ordre à recevoir d’un profanateur dans ton genre ! On fume, et alors ? Qu’est-ce que ça peut te foutre ?

    Elle était à deux doigts de craquer. À deux doigts d’en venir aux mains. D’ordinaire, Lou est quelqu’un qui s’entend avec tout le monde ou presque. Encore faut-il que des personnalités dans le genre du rouquin ne viennent pas la faire chier. Le groupe de manifestants japonais tournèrent les yeux vers le couple qui se disputait. Ils ne comprenaient rien. Ils pouvaient toujours courir si ils souhaitaient une explication. Lou n’était pas une traductrice, qu’elle sache ! Pourquoi avait-il fallu que durant son séjour –aussi court soit-il – elle tombe sur un tel énergumène ? Ce genre d’être courait les rues à New-York, elle pensait avoir droit à un réel dépaysement avec sa vie américaine, elle s’était trompée.
    Un flic passant par là observa les adolescents qui haussaient la voix au fur et à mesure de leurs échanges. Pour le moment, Lou était calme. Il ne s’était rien passé d’alarmant. Aucune – véritable – insulte. Aucun coup. De toute façon, la violence ne résolvait rien. Ou presque. Il était rare qu’elle en use en public, il fallait vraiment qu’elle soit raide, et encore, pour que quelqu’un ait l’honneur de se prendre un poing en pleine face. Les effets de l’herbe se dissipaient vite. Trop vite à son goût. Au moins aurait-elle les idées claires pour pouvoir aisément remettre ce gamin à sa place.

    - Bon tu vas rester ici à attendre qu’on veuille gentiment bouger nos fesses ou bien tu vas remonter dans ton putain de taxi et nous foutre la paix ?

    À la suite de quoi elle s’assit sur le banc juste à côté. Si seulement elle avait été aux États-Unis, elle aurait hurlé à la foule de rayer la voiture de ce morveux. Mais elle n’était pas chez elle, elle ne parlait pas la langue. Autant d’obstacles plus qu’énervants. Les embruns finirent par lui rendre la raison. Le flic tournait toujours près d’eux, les observant du coin de l’œil. Comme il était drôle avec ses yeux bridés et sa peau légèrement différente de celle de Lou. Un sourire apparut sur le visage de la rouquine. Ce n’était pas le moment, mais alors pas du tout le moment pour rire.

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MessageSujet: Re: Hey l'inconnu ! Tu sais que tu ressembles à un Prince Charmant ? [Mazato][Avorté]   Ven 18 Nov 2011 - 13:04

Le mutant grimaça des réactions de la rouquine devant lui, il avait juste envie de lui coller son poing dans la gueule en fait. Il soupira une fois, deux fois, trois fois… Elle était vraiment imbécile ou quoi ? Mazato voulait juste rentrer chez lui, mais elle, elle restait avec des junkies à faire une manifestation non-sérieuse, sans aucun but ! La défense de la pêche au thon rouge… Et puis quoi encore ? Cette manifestation aurait dû être pour la tolérance à la drogue. La fumée partait jusqu’au nez du mutant qui ne put s’empêcher de grimacer de dégout envers cette odeur qui était juste infecte ! Il repensait encore à ses chips… Il y avait une épicerie pas loin et il allait y aller quand la rouquine l’insulta carrément de « profanateur », nan mais c’est quoi cette hérétique ? Elle était folle ? Elle fume, ce qui pollue aussi la planète, mais dès que quelqu’un mange des chips, il faut qu’elle l’insulte ?

Le craquement des doigts du mutant ce fit instantanément entendre et un long soupir sortit avec suivi d’un son presque impossible à entendre, un grincement de dent qui signifiait qu’il était à deux doigts de lui coller la plus grosse gifle du siècle. Un profanateur ? Quelqu’un qui voulait juste rentrer chez lui ? Elle se foutait vraiment de la gueule du monde cette rouquine… Les japonais qui la regardaient semblaient vouloir des explications, mais la rouquine semblait seulement parler le langage de la drogue… Pff… Junkie. Une idée lui vint en tête et un sourire narquois se traça sur son visage qui s’illuminait d’une sorte de lumière avant qu’elle lui dise encore une fois des mots vulgaires et provocateurs, ce à quoi il répondit simplement :


- Oh ouais… J’vais remonter dans mon putain de taxi.

Il se contenta de faire un large sourire et des mouvements circulaires de ses épaules avant de repartir en direction de la voiture. Une fois dedans il chuchota à l’homme « Donne-moi les clés, s’il te plait. » Le garde du corps ne se fit pas prier et lui donna les clés, le jeune « japonais » prit simplement assez d’argent pour aller dans l’épicerie et acheter cinq paquet de chips, des canettes, une sorte de panier et une bouteille de trois litre d’eau et un réservoir de pétrole de trois litre aussi… Il revint armé de la bouteille d’eau et la gaspilla littéralement en ricanant, la jetant partout devant le policier qui ouvrait grand les yeux. Une fois la bouteille vidée, il choppa les canettes qu’il avait et remplit la bouteille avec avant de regarder les écologistes japonais et leur dire d’un ton remplis de rage en japonais :

- Vous ! S’il y en a un qui s’approche, je le démonte sur place… Qu’il y ait un flic ou pas, j’en ai rien à foutre !

Sur ses mots, une fois la bouteille remplie du sprite des canettes, il choppa le réservoir d’essence et se mit à côté de l’océan, l’homme qui l’accompagnait le regarder d’une manière choquée, comme pour lui dire « Tu es malade ? ». Il ouvrit le réservoir et le vida dans l’océan en regardant la jeune fille rousse d’un large sourire ironique… Un des japonais coura vers le mutant armé d’un couteau pour le planter avec. Mazato jeta son réservoir en l’air de façon à ce qu’il se déverse encore dans l’océan, prit le bras de l’homme avant qu’il ne le plante, le brisa d’un coup de coude, et d’un coup de pied, il lui brisa le genou avant de le jeter à l’océan sous une action qui ne dura pas plus de cinq secondes. Le réservoir était déjà tombé à l’eau, tant pis. Une fois ça fini, il prit les clés en mains et courut vers la voiture en criant « Dégagez bande d’écologistes de merde !!! », une fois en japonais, une fois en anglais… Il rentra dans la voiture avant de la démarrer et accélérer d’un coup vers les écologistes ne s’arrêtant que juste avant d’en renverser un. Il laissa le garde du corps monter à sa place et regarda le flic qui essaya de l’interpeller, lui et la fille, malgré qu’elle n’avait presque rien fait aux yeux de la loi. Le mutant, à cause de son tempérament, donna une dernière instruction au garde du corps « Reviens dans une semaine à l’auberge de mes parents, ne t’inquiète pas pour moi. » avant de prendre ses chips et sa bouteille et courir d’un trait, laissant la fille avec le policier.
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MessageSujet: Re: Hey l'inconnu ! Tu sais que tu ressembles à un Prince Charmant ? [Mazato][Avorté]   Sam 19 Nov 2011 - 18:29

    Enfin cet abruti comprenait ce qu’elle attendait de lui. Qu’il dégage, foute le camp loin d’ici. Elle se sentirait plus à l’aise lorsque ce gamin prétentieux aurait mis les voiles. Le rouquin fit craquer ses doigts pour essayer de l’impressionner. Si il croyait que ça lui faisait le moindre effet, il se mettait le doigt dans l’œil, et jusqu’au coude en plus. Il avait l’air de faire d’énormes efforts pour ne pas laisser sa rage éclater. « Cool ta vie. Tu veux un cookie ? » songea t-elle lorsqu’il se mit à grincer des dents. Elles esquissa un sourire lorsqu’elle pensa à cette phrase. Même loin de New-York, elle ne pouvait s’empêcher de penser aux mêmes conneries que là-bas.
    Elle bailla longuement, ne se gênant pas pour faire du bruit. Elle n’attendait plus qu’une chose : que ce blanc-bec retourne dans son satané taxi et qu’il reparte de là où il venait. Mais il faut croire que c’était trop demandé. Il n’avait pas prévu de décamper tout de suite, au plus grand malheur de Lou. Il venait de lui affirmer qu’il allait retourner dans son « putain de taxi » mais au lieu de cela, il ne se dirigeait non pas sur la voiture mais droit sur une épicerie. C’était à ne plus rien y comprendre. La rouquine voulut lever la voix pour le rappeler à l’ordre mais le voilà qui réapparaissait avec plusieurs paquets de chips ainsi que des canettes et autres courses. Qu’est-ce qu’il pouvait bien faire avec cela ? Il n’avait pas assez mangé, ou quoi ?

    Il allait, faisait des va et viens, ne tenait pas en place. Il se trimballait une bouteille d’eau qu’il versa devant le flic non loin de lui. Alarmée par les rires du garçon, Lou se retourna de son banc en pierre pour observer ce que faisait ce cinglé. Il gaspillait de l’eau. Oui, et alors ? Ce malade ne savait pas que des gamins entiers crevaient de soif en ce moment même ? Et lui il était là, heureux de gâcher de l’eau uniquement pour avoir le dernier mot. Lou ne comprenait jamais, mais alors jamais, ces stupides humains. Toujours en train de faire de la prévention sur le gaspillage de l’eau, l’or bleue comme beaucoup l’appelle et ce môme prenait littéralement son pied en usant l’une des ressources les plus rares et précieuses qui soit au monde.
    Il continua de faire ses expériences sous les yeux incrédules des japonais et se mit à leur parler dans la même langue. Lou ne comprit rien du tout. Quelle idée de parler une langue étrangère devant elle alors qu’il avait très bien compris qu’elle était américaine. « À tes souhaits » se dit-elle lorsqu’il eut finit d’échanger avec les bridés. Mais ce qu’il fit ensuite, c’était la goutte d’eau qui faisait déborder le vase. Voilà qu’il renversait de l’essence dans l’océan ! Non mais pour qui il se prenait, celui-là ? L’un des bridés voulut bien faire en fonçant tête baissée droit sur le pollueur, armé d’un couteau. Le rouquin sut le recevoir à l’aide de coups de genoux bien placés.

    - Non mais tu te crois où, connard ?!?

    Elle venait tout juste de se réveiller. Elle aurait dû réagir avant mais elle était restée en état de choc lorsque le môme avait renversé délibérément l’essence noir dans l’océan. Un grand bruit se fit entendre. Lou tourna la tête à temps pour apercevoir le japonais ayant fait usage de la force en train de nager au milieu des poissons. Déjà, ses semblables venaient lui porter secours. Lou elle, ne bougea pas d’un pouce. Cela ne la regardait pas. Elle avait autre chose à régler avec le salop se tenant face à elle. Mais cet imbécile n’en avait pas fini en plus ! Il alla se placer au volant de sa bagnole et percuta l’un des écologistes. Mais c’est quoi ce fou qui ne respecte rien ?
    Il sortit rapidement de la voiture et se mit à courir. Lou ne le quitta pas des yeux. Elle sentit quelqu’un lui taper l’épaule. Elle se retourna et vit le policier. Elle l’avait presque oublié celui-là. Il lui gueula dessus sans qu’elle ne comprenne quoi que ce soit. Elle éclata juste de rire. Frustré, le flic sortit les menottes. Trop tard. Lou avait déjà décampé. Elle courait à toute vitesse, essayant de fausser compagnie au membre de l’autorité. Elle se cacha dans une ruelle, essoufflée et essaya de faire le point. Elle entendit une autre respiration non loin de la sienne. Le rouquin !

    - Tu m’expliques ?

    À vrai dire, il n’y avait pas grand chose à expliquer. Lou se pencha légèrement pour voir si le flic était toujours à leurs trousses. Rien. Il avait peut-être abandonné la partie. Si seulement elle avait pu user de son pouvoir pour pouvoir courir plus aisément. Mais bon, un loup qui se balade en solo dans une grande ville du Japon, ce n’est pas très discret. Elle n’en revenait toujours pas de la façon d’agir du garçon juste à côté d’elle. On pouvait très bien ne pas être écolo’, certes. Mais de là à réagir d’une manière aussi extrême ! Déjà que les pauvres oiseaux étaient mazoutés suite aux pétroliers s’échouant en pleine mer, cet idiot croyait bon d’en rajouter une couche en renversant de l’essence dans l’eau !
    Lou se laissa tomber sur le sol. Elle était crevée. Le décalage horaire. Un élément à ne pas oublier. En parlant de choses à ne pas oublier, elle regarda autour d’elle et se rendit compte que dans la précipitation, elle avait laissé sa valise près du banc de pierre, sur les docks. « Chiotte. Y a que moi pour être aussi tête en l’air. » Enfin, il n’y avait rien d’important dans sa valise ? Dans un sens, heureusement qu’elle avait oublié les dossiers qu’elle était censée remettre à l’un des politiciens japonais sinon, les flics auraient fait main basse sur les papiers. Elle pourrait toujours racheter des fringues plus tard dans la soirée, après qu’elle ait trouvé un endroit où dormir.

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MessageSujet: Re: Hey l'inconnu ! Tu sais que tu ressembles à un Prince Charmant ? [Mazato][Avorté]   Dim 11 Déc 2011 - 0:05

Il courait toujours aussi rapidement, avant de se cacher dans une ruelle et voyant personne à l’horizon, il se transporta sur un petit toit dans la ruelle, quelques secondes plus tard, il aperçut la jeune écologiste qu’il avait vu, elle remarqua presque immédiatement sa présence… A vrai dire, la respiration due à la course était assez…. Forte, malgré qu’il soit entraîné. Il se gratta l’arrière de la tête à la question de la mutante, parce qu’il y avait quelque chose à expliquer ? Plutôt crever que de lui parler, en plus dans l’empressement, il avait oublié ses valises… Mauvaise semaine en vue. Il choppa une chips de son paquet et l’apporta à sa bouche, ignorant complètement la jeune fille à côté de lui pour le moment. A cause de l’écho de cette ruelle on pouvait entendre en japonais « Ils sont partis par-là ! » ou bien « Tu sais où ils sont allés ? » ou encore « Satanés adolescents, ils ne respectent plus rien ! » Des phrases sans importances aux yeux du mutant, elle ne semblait pas parler japonais… La langue des écologistes, un joint et tout le monde est amis, comme le monde peut-être beau. Remplis de gens persuadés que fumer leur permettra de vivre pleinement. On pouvait entendre les chips être écrasées sous les dents de Mazato qui se contenta de tourner la tête ailleurs, il était littéralement allongé sur ce toit et baillait… Ce voyage l’avait complètement épuisé, le décalage horaire sûrement ! Bref, il était temps d’aller chez ses grands-parents, mais il n’avait rien pour se changer… Il reporta son regard quelques secondes sur la fille à côté de lui pour chuchoter lentement :

- Pourquoi venir au Japon quand on ne sait même pas dire « Je veux acheter un croissant » ?

Cette phrase, dite exclusivement en anglais… Il ne savait pas quoi dire d’autre à part ça, sachant déjà la réponse… Enfin, il ne savait pas, il se doutait de la réponse. Elle semblait avoir oublié sa valise elle aussi, mais sur un banc, donc les policiers allaient surement la prendre… Tant pis, de toute façon, c’était de sa faute à elle ! Elle n’avait pas qu’à boucher le passage aux voitures. Ces écologistes sérieusement, ils font la guerre au vert alors que même eux, ils fument et ça provoque de la pollution, des maladies etc. La médecine avait ses limites, ils ne guérissent pas un cancer à tous les coups, donc autant en profiter de cette vie et ne pas gâcher. D’un coup, son portable se mit à sonner, il fit un petit sourire en remarquant que c’était le garde du corps, il pensait vraiment à tout celui-là ! Le SMS disait qu’il avait pu déposer ses bagages et celle de la jeune fille chez ses parents. Mazato fut toute suite soulagé avant de remarquer le « jeune fille »… Il regarda quelques secondes la jeune fille avant de dire d’un air légèrement blasé et dégoûté :

- Le garde du corps qui m’accompagnait à trouver utile de prendre ta valise et la déposer à ma destination, j’espère que dès que tu l’auras, tu dégageras vite.

Être poli avec elle ? Et puis quoi encore ! Le mutant dévorait ses chips, on pouvait voir qu’il n’était pas arrangé que ses parents voient une sauvage comme elle… Et ils pourraient même penser certaines choses ! De toute façon, le mutant savait qu’elle ne resterait pas après avoir récupéré ses affaires, c’est l’aspect gratifiant de cette situation ! Il descendit finalement de son petit toit pour marcher lentement de l’autre côté de la ruelle… Le but maintenant était de trouver l’endroit qui menait à la gare la plus proche pour prendre le train en direction de la gare de campagne la plus proche et enfin finir leur chemin vers l’auberge surplombée des sources chaudes de ses parents ! L’aventure s’annonçait dure ! Il restait assez de Yen à Mazato pour payer son propre trajet et celui de la jeune fille. Il inspira longuement avant d’ajouter :

- Bon, vu que c’est de ma faute si t’as plus ta valise, j’te paye le voyage pour la récupérer. Je m’appelle Mazato… J’espère que tu ne retiendras pas longtemps ce nom vu qu’on ne se reverra plus après que t’ais pris ta valise.

Bref, il se mit à marcher en évitant les policiers, s’en fichant largement que la fille le suive ou pas. Il savait qu’il y avait une gare pas très loin ! Après avoir quitté la rue, il se mit à marcher pour traverser l’allée et leva les yeux vers un panneau avec écrit « Gare de Shibuya => 5km » La gare de Shibuya est assez mal fréquentée à ce qu’il parait. Le mutant fit un petit sourire et prit un raccourci largement emprunté par les délinquants souhaitant se rendre à la gare. La preuve, il se fit vite interpeller par deux loubards, mais il se contenta d’esquiver deux de leurs coups quand ils ont essayé de l’agresser après avoir prétexté une « bousculade » Bref, le mutant avait juste esquivé, rien de plus, rien de moins. Il était arrivé à la gare assez vite d’ailleurs, dix minutes de marche avaient suffi, il regarda aux alentours avant de soupirer et d’acheter deux tickets au guichet pour la campagne. Il se retourna quelques secondes avant de soupirer, attendant que l’autre fille se ramène.
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MessageSujet: Re: Hey l'inconnu ! Tu sais que tu ressembles à un Prince Charmant ? [Mazato][Avorté]   Ven 16 Déc 2011 - 18:48

    Le rouquin lui demanda alors pourquoi elle était venue au Japon, sachant qu’elle ne savait rien dire du tout dans cette langue. Mais qu’il s’occupe de ses oignons, celui-là ! Pourquoi fallait-il toujours que cela soit elle qui tombe sur les énergumènes les plus étranges ? Elle remit l’une de ses mèches en place, soupira et ignora la question, adoptant la même attitude qu’il venait d’avoir quelques secondes plus tôt. Lui non plus n'avait pas répondu à sa question. Pourquoi devrait-elle lui expliquer les raisons de sa venue ici ? il prenait ses rêves pour la réalité ou quoi ?
    Il l’informa aussi que sa valise avait été récupérée par son garde du corps. Tant mieux. Ses bagages ne contenaient que des fringues mais au moins n’aurait-elle pas à rentrer tout de suite. Il ne restait plus qu’à lui trouver un nouveau guide faisant office de traducteur et elle pourrait enfin visiter Tokyo. Dire que sa meilleure amie, Mizuki, était d’origine japonaise mais n’avait jamais posé le pied sur ce continent. La prochaine fois qu’elles se verraient, Lou aurait des choses à lui raconter. Elle tripota le collier qu’elle portait autour du cou – cadeau d’un ami – avant de reporter son attention sur le jeune homme.

    - Bon, vu que c’est de ma faute si t’as plus ta valise, j’te paye le voyage pour la récupérer. Je m’appelle Mazato… J’espère que tu ne retiendras pas longtemps ce nom vu qu’on ne se reverra plus après que t’ai pris ta valise.
    - Et moi tout le monde m’appelle Lou, répondit-elle.

    Inutile d’entrer dans les détails. Inutile d’expliquer à ce garçon anti-écologie que son véritable prénom n’était pas Lou mais Lucy. D’ailleurs, très peu de personnes étaient au courant de cela. Seule Mizuki connaissait la vérité étant donné que les deux jeunes filles avaient passé la plus grande partie de leur enfance ensemble. Mais il y avait tout de même des limites. Même Mizuki ne connaissait pas la nature exacte de son amie. Une mutante. Comment aurait-elle pu lui avouer une chose aussi horrible ? Plutôt mourir que de raconter cette part d'elle-même à quelqu’un. Cette part qu’elle méprisait et qu’elle tentait d’ignorer mais qui revenait toujours au galop. Ses instincts, voilà tout. De toute façon, qu’aurait-elle pu dire d’autre à ce prénommé Mazato ? Lui raconter sa vie, ou du moins une partie ? Hors de question ! Le jour où elle se confierait à un ami n’était pas prêt d’arriver. Le jour où elle se confierait à un inconnu n’arriverait lui, jamais.
    Le garçon commença à marcher à peine eut-elle achevé sa phrase. En voilà un qui était plutôt pressé. Les deux adolescents évitèrent les policiers avec une facilité déconcertante. Ces pigeons tournaient la tête à gauche puis à droite, sans voir que les fugitifs qu’ils cherchaient étaient tout proche d’eux. Mais franchement, quels imbéciles ! Tous les japonais étaient-ils ainsi ?

    Lou suivait toujours son guide lorsque celui-ci l’emmena dans une ruelle plutôt sombre. Que cherchait-il ? L’effrayer ? Si c’était le cas, il se mettait le doigt dans l’œil, et jusqu’au coude ! Des hommes les bousculèrent délibérément. La rouquine ne put s’empêcher de grogner contre cette racaille qu’elle haïssait. Elle plaça aussitôt sa main contre sa bouche, espérant que personne n’avait entendu le grognement qu’elle venait d’émettre. Voilà que ses instincts de louve reprenaient le dessus ! Du grand n’importe quoi. Elle fut bien tentée de rabattre le caquet à ces garnements en leur faisant goûter à sa lame mais cela serait en pure perte. Bien sûr, il n’y aurait aucun témoin. Mais elle n’allait tout de même pas commencer à se battre contre les premiers crétins qui la bousculaient, cela n’aurait aucun sens ! Elle soupira donc, se demandant où Mazato pouvait bien l’emmener.
    Une gare se dessina sous leurs yeux. Rien de comparable aux modèles des gares françaises de Paris qu’elle avait pu étudier dans son bouquin d’histoire géographie. Juste un bâtiment minable, ayant parfaitement sa place dans ce lieu malsain. La gare semblait être aussi vieille que le vieillard roupillant au guichet. De mieux en mieux. Le rouquin acheta les tickets, réveillant par la même occasion le papi qui faisait sa sieste. Des trains leur tendaient les bras. Lequel était le leur ?

    - Quel train ? demanda t-elle sans accorder un regard au rouquin.

    Elle s’assit sur un siège et regarda l’énorme pendule accrochée au mur qui lui faisait face. L’après-midi commençait tout juste et elle était déjà crevée. Sans doute était-ce liée au décalage horaire. Elle sortit son portable et consulta ses messages. Rien de bien important. À quoi s’attendait-elle ? À un message de son cher Maxime ? En songeant à son meilleur ami, elle ne put s’empêcher de se mordre la lèvre inférieure. Son meilleur ami. Oui, rien d’autre. Elle soupira pour la énième fois et se releva finalement, comprenant que si elle restait dans cette position, elle finirait bien par s’endormir, qu’elle le veuille ou non. Elle profiterait donc de ce trajet en train pour se reposer. Elle n’avait que très peu d’espoir quant à la discussion qui pourrait s’installer entre les deux adolescents. Ce Mazato n’avait pas l’air très bavard. De toute façon, elle n’aurait rien eu à lui dire. Elle d’ordinaire un véritable moulin à parole ainsi qu’une grande gueule préférait se taire plutôt que d’engager une conversation avec ce type irresponsable et malpoli.
    Lou observa cette gare avec plus d’attention. Des voyous traînaient dans l’un des coins, se vendant toutes sortes de marchandises. De la drogue ? Pas en plein jour, il fallait être réaliste. Cette pensée lui rappela son rêve dernier – ou plutôt cauchemar – lié à l’iboga. Ses parents morts dans l’incendie. Tout était de sa faute, c’est ce que n’avait cessé de répéter son père. Était-ce la vérité ? Devait-elle vraiment accorder une véritable importance à ce simple rêve ? Elle n’en savait rien. Elle s’approcha de Mazato, préférant être proche de lui plutôt que cette satanée racaille pullulant dans cette gare, et en particulier dans ce coin de Tokyo.

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Hey l'inconnu ! Tu sais que tu ressembles à un Prince Charmant ? [Mazato][Avorté]

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