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 C'est la vie, mais quelle vie? (rp ouvert) [Terminé]

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MessageSujet: C'est la vie, mais quelle vie? (rp ouvert) [Terminé]   Lun 10 Oct 2011 - 23:21

Une lune presque pleine illuminait le ciel depuis un moment déjà, la petite ruelle était vide, seuls quelques détritus brisaient la solitude de cette impasse; une vieille poubelle, des morceaux de bois... Et Vincent, accroupi contre un mur.

A première vue ce déchet venait de passer un mauvais moment; un œil au beurre noir et un filet de sang ruisselant d'une narine à ses lèvres, Vincent s'assit sur le sol, appuyé au mur d'un vieux bâtiment en ruine.

Bah, ils vont mourir de toute façon, je voulais juste à manger moi.... Cette ville est pire que ma cage... J'aurais du rester où j'étais, après tout, là on me nourrissait.

Surpris par sa propre voix, "Monsieur Dubois" se leva et se dirigea vers la poubelle en quête de nourriture.

Après une recherche fructueuse, il retourna s'assoir pour manger le fruit de ses fouilles; les restes d'un poulet presque pas moisis et une banane noircie.

Une fois rassasié, il fouilla dans sa vieille sacoche et en sortit un livre qu'il commença à lire tout haut avec beaucoup de maladresse.

Hui...ptième... Jour.... Le pat...ient .... commence ... à résister.... aux mala...dies....
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MessageSujet: Re: C'est la vie, mais quelle vie? (rp ouvert) [Terminé]   Mar 11 Oct 2011 - 19:31

New York.
Stupre. Prostitution. Exhibition. Saturation. Dans les volutes brumeux d'une pollution qui s'étire et s'étend comme nulle part ailleurs, sur les trottoirs chargés des pas des ombres de cette ville, petits pas pressés, pas de désespoir, pas d'enfants, de vieux, d'étudiantes, de criminels, cataclysmiques, indifférents, maniaques ou psychopathes... New York, la putain junkie, qui s'injecte dans les veines, chaque jour et mille et unes fois, les pulsations et l'adrénaline claquant de l'urbanité. Et elle étincelle, elle n'est jamais éteinte. De jour comme de nuit, du matin jusqu'au soir sans jamais dormir, elle expose son beau sourire, son jolie déhanché capiteux, alanguit les badauds, détruit de l'ondulation de ses longues jambes, toute volonté de s'échapper de son contact.

Mais derrière ce sourire de lèvres qui ruinerait des dynasties, les dents de New York la Lumineuse sont pourries, affreux chicots puants, suintants de tous les restes de ce qu'elle bouffe, filtre à déchets, pot-pourris d'ordures qui renardent la simonie, la cupidité et tous les autres vices.

New York, tu chlingues.

Cette soirée fraîche d'octobre avait laissé son ennui kidnapper Red'view. Trépignant, excité, agité de spasmes nerveux, le punk avait donc décidé de trimbaler sa crête dans les rues sans but réel, mise à part celui de se divertir. Ce soir, il aurait volontiers fait la conversation à un enfoiré de clodo, histoire de terroriser calmement cette déjection putride et éteinte, histoire de prendre un mince plaisir fugace et futile. L’œil trop vif et trop mobile pour être naturel, des frisson glacés plein l'échine, il remonta le col de son veston sur son cou ou la veine stressée pulsait avec passion, trahissant les battements d'un cœur noyé d’excès.

« Putain d'ville. Putain d'vie. » grogna t-il. La voix éraillée, le ton sourd et crachotant, débordant d'énergie, il avait la sensation d'éclater, d'étouffer, la conviction que quelque chose d'incongru allait bouleverser sa monotone soirée. Braquage de drogue store ? Vol de bagnole ? Ou peut être un peu de spéléologie dans des tréfonds féminin inexplorés ?
Ses pas le menèrent petit à petit vers les vieux bâtiments désaffectés, là où reposaient les carcasse cabossées des vieilles bâtisses, vieux entrepôts, un trou noir, obscur, oublié. Les trottoirs minces, ou il était simple de trébucher, bordaient des caniveaux recouverts de merdes en plastiques, des déchets cartonnés et alimentaires, canettes écrasées, bouteilles vides, parfois même, sans qu'on sache comment ils étaient arrivés là, des morceaux de fringues, une chaussette trouée ou une chaussure célibataire. Il regarda avec indifférence ses pieds, enveloppés de lourds godillots de cuir à la semelle dentelée, bousiller un peu plus les restes d'un kebab. Avec le speed, il n'avait presque jamais faim.

Bakounine gigota dans la poche de son veston, pour venir sortir la tête à l'air libre, son petit museau s'agitant sous les vapeurs délicieuses de quelques restes faisandés. S'accrochant au cuir avec ses petites griffes, le rat blanc grimpa jusque sur l'épaule de son maître, s'y installant, agité.

« Salut camarade Bakounine, vieux rat dégueu. T'as faim saleté hm ? » Demanda Red', un mince sourire aux lèvres. Il grattouilla brièvement le poil rêche de l'animal, qui s'agita encore plus. Le punk roula des yeux, d'un air semi exaspéré, illusion d'un sentiment et levant la main, cala entre son index et son pouce la queue nue du rat, le soulevant et le jetant au sol.
« Allez ! Trouves ton casse-croûte ! Et t'éloigne pas trop, tu sais que j'peux toujours me confectionner une mitaine avec ta couane camarade. »

Bakounine se mit à fouiner tout autour de lui, ramassant de ci, de là, un morceau de salade moisie, une frite noirâtre, un morceau de viande écrasé par des centaines de semelles. Red'view stoppa son pas à l'angle d'une rue où dominait le dos bosselé d'un entrepôt de textile, s'adossa au mur avec nonchalance, observant le rat d'égout faire joyeuse ripaille, la mine neutre, l’œil vif à la pupille dilatée et à la rétine veineuse.

Il était là, à penser sombrement au cul d'une jolie islandaise, à la carnation de sa chaire gorgée de bouffe et de fric, repue et bien portante quand les bruits métalliques d'une poubelle éventrée attirèrent son attention, doublé d'un murmure intangible, rendu inaudible par la distance. Courbant le corps de côté, Red' passa le visage dans l'angle du mur de la rue, curieux. Brièvement, un homme mal vêtu, la gueule cassée, s'opposa à sa vue, éventra une poche d'ordure, y dégota son content et se cramponna plus qu'il ne s’assit, contre la pierre bétonnée du vieil entrepôt. Tressautant et crispé, l'inconnu dévora son maigre et putride dîner avec rapidité, guettant la rue avec cette peur latente que l'on trouve souvent chez les clochards devenus cinglés.

Red'view, intrigué, plissa les yeux, détaillant cet homme, qui semblait jeune, avec une certaine curiosité morbide. Monsieur Poubelle avait l'air d'être... malade. Vraiment malade. Du genre de ces virus comme la syphilis, SIDA, cancer, leucémie. Un truc bien crade en définitive. Le punk dressa un sourcil lorsque l'inconnu se plongea dans un livre et tendant l'oreille, l'écossais capta les sons difficiles d'une lecture trébuchante.

« Je suis censé avoir pitié là et aller lui filer une sucette moisie à mâchouiller ? » se demanda t-il, à mi-voix. Il était peut être là son moyen de briser l’ennui finalement, même si... Il aurait préféré quelque chose de nettement moins vérolé, et de nettement plus pulpeux, et de plus féminin aussi. Il haussa les épaules d'indifférence. Tant pis, ça ferait bien l'affaire.
Glissant hors de sa ruelle, il se laissa illuminer sous un vieux néon fatigué, dont la lumière lui rappela celle des centres de malades mentaux dans les film d'horreur à la con, que regarde tous ces ados vicelards. Visible, il harangua l'inconnu.

« Hé l'cancéreux ? T'as pas du feu ?... »

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MessageSujet: Re: C'est la vie, mais quelle vie? (rp ouvert) [Terminé]   Mar 11 Oct 2011 - 22:02

Après un court moment, "le cancéreux" se décida à lever le visage vers celui, qui selon lui, le dérangeait en pleine lecture. Il le détailla longuement de son regard neutre et ravagé, ses yeux malades surplombant de larges cernes, se baladant sur l'inconnu sans pour autant oser s'attarder sur les iris marron luisant un peu à la faible lumière d'une lampe.

"Cette luminosité, elle me fait penser à la saleté de lumière que j'avais dans ma cage à rat" Pensa t' il alors que son expression se crispa à l'idée de ces souvenirs.

Sans ouvrir la bouche, il se leva lentement et nonchalamment, lançant un soupir dans la brise nauséabonde de la ruelle et commença à fouiller dans sa sacoche, non sans avoir rangé à une place qui semblait précise; tant il le retira et le replaça; son petit bouquin à la reliure grisâtre.

"Du feu... Pourquoi il me demande du feu à moi? Pourquoi il me parle déjà? J'ai une tronche à attirer du monde maintenant? C'est nouveau ça.... Bientôt on viendra me serrer la main, puis une fille viendra peut être même m'adresser la parole, puis on fera ces trucs dont je rêve de tout l'temps et que j'ai pu voir dans ces revues... Puis elle crèvera le lendemain d'un truc ou l'autre, dans d’atroces souffrances, sa peau se décomposera, ses parents pleureront sa mort et maudiront leur dieu à la con qui sert à que dalle ... Charmante perspective d'avenir. " Médita t' il, un sourire semblant dément s'élargissant à la mesure du temps qui passe.

Revenant à lui, il osa planter un regard dans les mirettes de l’iroquois, debout devant lui tel un flic taré qui s’apprêterait à lui coller une mandale s'il n'obtenait pas les informations qu'il désirait, ce qui évidement, lui fit perdre son expression amusée, pour laisser place à sa neutralité inquiétante.

"Mais qu'est ce qu'il veut bordel?" se demanda t' il...

"Ah oui, du feu, autant lui donner ce qu'il veut, j'ai pas envie de me faire démonter une fois de plus."

Notre incurable s'empressa donc de sortir un petit plastique transparent; pochette à fermeture rapide; qu'il ouvrit avant de se baisser pour le retourner et en laisser tomber un briquet au sol, briquet qu'il poussa du pied en ne l'ayant jamais touché, ou même effleuré, dans des gestes lui semblant être habituels.

Toujours sans prononcer un mot il regarda le zippo; article qui semblait bien trop luxueux pour un clochard, gravé aux initiales V.D.; puis l'homme devant lui, essayant de lui faire comprendre de la sorte qu'il pouvait l'utiliser.
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MessageSujet: Re: C'est la vie, mais quelle vie? (rp ouvert) [Terminé]   Sam 15 Oct 2011 - 17:31

Red'view posa son regard sur le briquet, puis sur l'inconnu, puis à nouveau sur le briquet, avec quelque chose d'effaré dans le regard. C'est que ça devait être contagieux son truc en fait...Ramassant l'objet, le tournant entre ses doigts, le luxe élégant du zippo éveilla sa curiosité, tandis qu'il faisait mine de sortir une cigarette de sa poche de blouson, nonchalant.
Fixant ses yeux striés de veines sur le malade, ses énormes pupilles, masquant presque l'émeraude de ses iris en en laissant qu'une ligne mince, glissèrent sur le visage de son interlocuteur, captant la nervosité de son regard, le tremblement électrique de ses membres. Coinçant le bout de la cigarette entre ses lèvres, le zippo lui rendit une flamme intense, mouvante et sensuelle, illuminant un bref instant le visage de l'homme, élargissant ses cernes, creusant ses joues et donnant à son teint verdâtre, l'aspect des cadavres qui prennent le chemin de la décomposition.
Imperturbable examinateur, consciencieux détective, Red' referma sèchement le cache du briquet, éteignant la flamme avec quelque chose de brutal, un meurtre silencieux dans une ruelle sombre, juste ce petit cliquetis métallique, qui trouva à résonner dans la pénombre. Tirant une bouffée de sa cigarette, reposant le briquet au sol, s'emplissant les poumons d'un poison goudronné, il appuya son dos contre la façade glacée de l'entrepôt désaffecté.

« T'as l'air tendu l'cancéreux. Calmos hein, j'suis ni un meurtrier, ni un condé. »

Le punk passa une main à l'agressivité latente, nervosité sensorielle intense, sur sa nuque, massant une peau durement tatouée, comme les cicatrices d'une torture qui date, mais qui reste accrochée à la peau comme un souvenir. Le néon du lampadaire ne cessait de trembler et Red'view eut la nette impression que cette lumière n'était pas là par hasard. A nouveau, son œil se posa sur cet étrange homme, qui semblait tout droit sortir d'un mauvais film de Vampire, et lui lâcha un bref sourire, adoucissant les traits rudes de son visage.

« Bah alors Igor, t'as pas l'air d'être un taulard, ni un clodo... Tu fais quoi à manger dans la merde des autres ? »
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MessageSujet: Re: C'est la vie, mais quelle vie? (rp ouvert) [Terminé]   Dim 16 Oct 2011 - 15:44

Vincent lui rendit son sourire presque à l'instant, comme essayant en vain de mimer le vol d'une blanche colombe avec les plumes d'un corbeau.

"Vincent, je m'appelle Vincent, pas Igor! Et qui tu es... Ce que tu es je m'en tape... C'est pas toi qui me rend nerveux, c'est dans ma tête tout ça. Tu comprends? Dans ma tête. Je pense trop" S'exprima t' il, le glauque sourire persistant sur ses lèvres.

Il se pencha pour envelopper le zippo dans le petit plastique, de nouveau sans le toucher, et se redressa pour le ranger dans sa sacoche avec beaucoup de minutie.

"D'habitude on me parle pas, ou alors on le fait avec les poings, ou avec des mots blessants... Pourquoi tu me parles toi?"

Le fiévreux posa un regard se voulant curieux dans les les yeux de Red', semblant le sonder l'espace d'un instant.

"C'est vrai ça, t'as pas peur de tomber malade rien qu'en m'adressant la parole? Je lis ni la crainte ni le dégout dans tes yeux."

Perdant peu à peu son sourire, semblant de nouveau plongé dans ses pensées Mister Dubois soupira un peu puis haussa les épaules.

"Je bouffe ce que je peux, on me laisse entrer nulle part, faut bien que je me débrouille, puis c'est pas dégueu, ils jettent n'importe quoi parfois."

Sorti de sa rêverie, ses lèvres reprirent le rictus d'un pseudo sourire.

L'air un peu calmé, peut être même soulagé d'avoir pu parler à quelqu'un d'autre qu'un chien ou lui même, et surtout d'avoir été écouté, du moins le pensait il, il prit une paire de gants tout droit sortie de son petit sac et l'enfila.

"Vincent, c'est ça oui, je suis Vincent, et toi t'es qui?"

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MessageSujet: Re: C'est la vie, mais quelle vie? (rp ouvert) [Terminé]   Dim 16 Oct 2011 - 17:41

«  J'm'appelle Red' view. Vincent... C'est français ça non ? »

Bougeant du mur sèchement, le punk accorda à la souillure de la rue sombre et déserte un pas vif et nerveux, saturé de stupéfiants, sa main cherchant à gratter la peau du crâne sous l'appel d'une démangeaison imaginaire. Son regard se posa à nouveau sur son étrange interlocuteur dont le sourire glauque le laissa infiniment sceptique, à la lisière de l'hilarité qu'il décida de ne pas dévoiler.

« C'est sûr qu'en souriant comme ça... T'es sûr que c'est pas plutôt ça qui fait fuir ? »

Red' finit par lâcher un ricanement qui sonna comme la chute de centaine de gravillons sur une pente rocheuse, un son rendu caillouteux par sa rareté et les excès. Il tourna encore quelques instants, incapable de tenir en place, mouvant, l'échine tordue de frissons, reniflant par à-coups brutaux. Il songea que cet homme, échoué ici comme une feuille qui s'envole, au gré du vent anarchique, n'était pas, pour une fois victime de la puissance égoïste et hypocrite de la nation. Son rejet gardait le visage de la masse populaire, ce troupeau de bêtes instinctives, malhabiles, les traits moroses, étirés, hideux, cette société qui restait dépendante du matérialisme, de la simonie. Tous des junkies, avec leurs systèmes de vie à la con... Choisir une famille, trouver un boulot, acheter une putain de bagnole avec des fauteuils en cuir, choisir la santé, un faible taux de cholestérol, choisir une chiotte de télé écran plat, choisir que ta nana se serve de ta carte de crédit pour « se faire plaisir », choisir de prendre des antidépresseurs, en devenir dépendant et claquer à l'hosto d'une crise cardiaque à trente piges, choisir de finir à l'hospice en se bourrant de valium pour oublier qu'on fait honte à ses enfants et qu'on nous enfonce deux fois par jour un putain de suppositoire dans le cul.

« T'inquiètes mec, j'suis déjà malade. »


Red'view fit glisser de ses épaules son sac à dos miteux, usé jusqu'à l'os et fouilla un instant dans sa gueule obscur pour en sortir une bouteille en plastique. L'ouvrant, il en but une large gorgée et la tendit à Vincent.

« J'connais des coins pour passer la nuit. Y caille c'soir. Ca t'tente ? »


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MessageSujet: Re: C'est la vie, mais quelle vie? (rp ouvert) [Terminé]   Dim 16 Oct 2011 - 19:33

"J' sais pas, je viens de France donc je suppose que oui..."

Se demandant pourquoi cet homme semblait si nerveux, Vincent cessa de sourire directement après la remarque.

*Comment ça en souriant comme de cette façon?... Il a quoi mon sourire?*
Pensa-t-il en posant l'index de la main droite contre ses lèvres.

Sursautant au rire lui semblant presque plus étrange que le sien, le garçon à l'apparence maladive fronça les sourcils sans pour autant dire un mot, ne lâchant pas son interlocuteur du regard, jusqu'au moment où il lui tendit une bouteille sortie d'un vieux sac.

Essayant de reculer instinctivement, Vincent fut arrêté par le mur presque aussitôt et avança la main en guise de protestation. Le regard comme pris de folie, il regarda la bouteille, puis l'homme devant lui, puis encore la bouteille se demandant quoi faire. S'il la prenait, il ne devra pas la lui rendre, mais dans ce cas, il s'emporterait peut être, pensa-t-il.

Il ouvrit la bouche une première fois sans qu'aucun son ne pointe le bout de son nez, puis parla à la seconde.

"Tu peux pas me tendre ça... Garde ta bouteille, si je bois dedans et que tu la reprends tu seras mort demain mec... J'ai pas envie de te tuer d'accord ? Je viens avec toi si tu veux mais essayes pas de me toucher et reprends ça... Je suis pas malade, c'est juste une apparence... Et cette apparence est due à autre chose... Je rend juste les... Enfin soit... Essaye pas de comprendre"

Gardant la même position, la main en avant, Dubois attendit la réaction du punk, se demandant si il en avait trop dit, se demandant si cet iroquois allait le prendre pour un taré, finissant par sourire intérieurement, reprenant un peu son calme, il finit par se dire que même le dernier des aliénés sorti de n'importe quel hosto pour débiles le trouverait plus givré que lui.

"Je boirais pas dedans, d'accord?" Répéta-t-il.
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MessageSujet: Re: C'est la vie, mais quelle vie? (rp ouvert) [Terminé]   Dim 16 Oct 2011 - 21:27

Red'view offrit à Vincent un air franchement blasé, son bras tendu avec la bouteille. Haussant un sourcil, il le regarda hoqueter, reculer, bafouiller et semi-paniquer, comme si on lui braquait un magnum sur la poitrine. Rudement il posa le récipient en plastique sur le sol et le poussa du pieds vers le français, quelque chose d'intrigué et d'insistant dans les gestes.

« Bois j'te dis. J'ai une autre bouteille, alors garde là celle là. T'as du poison dans les veines ou quoi ? »

Le punk croisa ses bras entièrement tatoués sur son torse, le coin de sa lèvre légèrement relevé dans un simulacre de sourire tressautant, timide sur une personne qui ne sourit pas. Il observa le français, surtout sa main, ce maigre rempart entre eux deux, tendue au bout d'un bras menaçant sans le vouloir.

« Tu viens de mettre tes gants Frenchi. Ça risque rien. Dis donc... »

Red' plissa les yeux un instant, entre hésitation et curiosité. Clairement, ce type n'avait rien des gens qu'on croisait tous les jours. Ce teint, cette peau, ces cernes, cet air et ces manières colmatées de prudence et de peur de soi-même, cette façon de se défendre... Ce type-là cachait un secret. Sauf qu'il venait de donner tous les moyens de se faire entendre, d'avouer sans le faire vraiment volontairement. Une petite part seulement de volontariat, pour tester la réaction et voir sans doute ce que cette aveu provoquerait.

Mais le punk blond n'avait pas le tempérament de dissimulation. Ses illusions, ils les criaient sur tous les toits en réalité. Sauf qu'il était tellement camé, il était tellement défoncé et excessif, que cette image d'une vérité criée se transformait en celle d'un pauvre keupon junkie, les neurones anesthésiés par l’héroïne, qui se baladait sûrement avec un trip de prophète dénonçant la débauche et la luxure de New York. Il y avait du vrai sûrement, mais son statut attitré de malade mental valait aussi bien que la meilleur des couverture sociale.

Et Red'view était franc.

«  T'es porteur du gêne qui fiche les boules à G. Bush ?»

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MessageSujet: Re: C'est la vie, mais quelle vie? (rp ouvert) [Terminé]   Mer 19 Oct 2011 - 0:49

Vincent prit la bouteille d'un geste de main et en but une gorgée, crispant par la suite son maigre visage sur lequel semblait glisser quelques macabres ombres.

"C'est quoi cette... merde?.... On va où ?"

*Putain, il veut me tuer ou quoi.....*


Notre malade jeta la bouteille en plastique le plus loin possible devant lui, serrant les dents.

"C'est dégueulasse ton truc..."

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MessageSujet: Re: C'est la vie, mais quelle vie? (rp ouvert) [Terminé]   Ven 21 Oct 2011 - 17:31

Red'view sourit de toutes ses dents, cynique en regardant Vincent, les bras toujours croisés. Vrai qu'il sentait plus le goût de cette infâme mixture tant il lui était devenu usuel de se tromper...

« La piquette de l'épicier de la 45éme rue mon vieux. C'est gerbant... j'sens plus trop l'gout à force tu penses. »


Le punk fit crisser la fermeture éclair de son sac à dos, et le rajusta dans son dos, la lumière glauque du néon frissonnant éclairant un instant sa peau parcheminée par les dessins, violents et écarlates.

« On va dans les beaux quartiers Frenchi. En route. »

Red'view lorgna son maladif compagnon un instant, fit claquer sa langue et Bakounine, le rat blanc grimpa agilement et lestement le long de sa jambe, de son bras, pour venir digérer son auguste repas dans le blouson de son maître. Il était temps d'aller prendre un peu de bon temps.

« Soit tu radines et tu passes ta nuit dans un coin chaud, sans risquer les condés... Soit tu restes là.  A toi d'voir ! »

Le punk ricana et ouvrit la marche, d'un pas nerveux et lourd.
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MessageSujet: Re: C'est la vie, mais quelle vie? (rp ouvert) [Terminé]   Ven 21 Oct 2011 - 22:00

Après un bref instant d'hésitation, Vincent accrocha le pas à celui de l’iroquois. Même si sa cervelle ramolie par les expériences n'était pas certaine de vouloir l'accompagner, ses jambes suivaient.

"Comment ça je radine? Explique, ça veut dire quoi?.... Et les condés, c'est quoi ça? Puis je viens si tu veux, mais tu vas te faire jeter à cause de moi... Tu le sais ça?"

Plus il avançait dans la sombre ruelle, plus notre malade marchait doucement, semblant hésiter à suivre son compagnon.

"Tu sais... Je suis pas sûr que ce soit une bonne idée... Les gens m'aiment pas... Moi je veux bien hein, c'est pas ça... Mais.. ça va encore mal tourner."

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MessageSujet: Re: C'est la vie, mais quelle vie? (rp ouvert) [Terminé]   Dim 23 Oct 2011 - 20:55

Red'view extorqua de sa poitrine un si profond soupir qu'il en toussa. Une quinte de toux sèche masquant mal le désert aride qu'étaient maintenant ses poumons et toute sa gorge, jusqu'aux conduits du nez, les muqueuses aussi trouées qu'un morceau d'emmental. Il se tapa un instant la poitrine, se racla la gorge et se tourna vers Vincent, l’œil brillant de quelques hardiesses.

« Frenchi sérieux. T'as la sensation que je partage mon existence de merde avec d'autres junkies de merde, d'autre trous du culs aussi fantomatiques que toi ou moi ? J'ai pas d'nana, ni de potes parce que ça m'intéresse pas. »

Le punk tressauta puis eut l'air de balancer ses bras en l'air, prit une inspiration et beugla un magnifique et majestueux chapelet de jurons, choisissant les pires jamais pondus. Un instant, il demeura immobile ainsi puis, baissa les mains, haussa les épaules d'un air indifférent et se tourna vers le français.
« T'as l'air sympathique. J'suis curieux de connaître qui t'es. Étrange pas vrai ? Ouais, ça craint. Tu m'intéresses voilà. Attention j'suis pas un sodomite, vas pas croire que j'vais t'enfiler. Surtout toi et tes... maladies zarb'. »

Red'view gratta nerveusement son crâne tatoué, lâcha un bref rire, cinglé et sans joie puis s'avança vers Vincent d'un pas vif, se carrant devant lui, mains dans les poches.

« Y'aura que toi et moi. Et p't'être un film prono si t'es sage. Alors ça t'branche ou pas ? »

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MessageSujet: Re: C'est la vie, mais quelle vie? (rp ouvert) [Terminé]   Jeu 27 Oct 2011 - 18:57

Vincent toisa le punk d'un regard vide dans lequel on aurait pu vouloir laisser tomber une petite pièce de monnaie pour en sonder la profondeur, comme on l'aurait fait pour un sombre puits à cauchemars, avant de hausser les épaules et d'esquisser un petit sourire amusé.

"C'est d'accord, après tout je risque quoi? Une mort rapide? Ça sera toujours mieux que la lente que je vis au jour le jour"

Notre malade rit un peu, l'air ravi, avant de contourner Red et de prendre la marche.

"En plus t'as l'air presqu'aussi malade que moi"

Après quelques pas, Vincent tourna légèrement la tête pour jeter un regard en coin ornant un visage pourvu d'un sourire carnassier.

"Bon, on y va?"
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