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 Âmes Errantes [PV Scum] [Terminé]

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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Âmes Errantes [PV Scum] [Terminé]   Dim 7 Aoû 2011 - 18:52

« And I wonder if you know
How it really feels
To be left outside alone
When it’s cold out here
Well maybe you should know
Just how it feels
To be left outside alone »

Se sentir seule, éloignée des autres alors qu’ils sont simplement à nos côtés est un sentiment qu’Erïka ressent bien en ce moment. Il lui était pratiquement familier, depuis quelques temps. Les vacances n’étaient qu’une source de pur ennui pour cette adolescente solitaire. Lorsqu’elle ne résidait pas à l’institut Xavier, sa grand-mère, Anieta, l’hébergeait, heureuse de voir plus fréquemment sa petite fille pendant ces longs jours de chaleur insoutenable qui s’abattaient sur New-York. Même si l’adolescente était peu bavarde, sa présence avait quelque chose de rassurant aux yeux de l’aïeul. C’était donc avec un sentiment de sécurité qu’elle s’était mise au lit, laissant sa petite fille visionner un énième film à la télévision. Lorsqu’elle fut plongée dans un profond sommeil réparateur, Anieta ne put entendre le léger grincement de la porte principale de l’appartement, puis les pas de loup de la jeune Erïka. La jeune mutante avait un grand besoin de profiter de l’air frais que lui procurait l’environnement extérieur. Elle portait son sac avec elle, en bandoulière, contenant certains de ses effets personnels. S’allumant une cigarette, elle profita de chaque bouffée, maudissant encore et encore ce satané sentiment de solitude, lui rappelant sans cesse qu’elle ne possédait aucun véritable ami pour l’accompagner sur ce chemin sombre qu’était son existence.
Erïka tenta de tout oublier, de purifié son esprit de pensées meilleures. Elle inséra un écouteur dans son oreille et mis en fonction son Ipod qui diffusa aussitôt une chanson quelconque, choisie au hasard. Il était plus de minuit et l’adolescente restait aux aguets. Le quartier était tranquille, mais personne ne pouvait savoir qui pouvait se cacher, tapis dans les ténèbres de la nuit, guettant une proie solitaire.

Les rues étaient désertes, permettant à l’adolescente de se plonger entièrement dans ses pensées, de brasser des souvenirs ainsi que des projets futurs dans son esprit songeur. Elle scrutait les moindres ruelles, toutes parcelles de ténèbres suspectes, puis enfin le ciel. La Lune brillait, ce soir. Quelques étoiles apparaissaient, çà et là, arrivant à briller de mille feux malgré ces gaz à effet de serre qui s’élevait dans les cieux, invisibles aux yeux de tous. La jeune fille se dirigea machinalement vers les rues, parfois plus achalandées, hors de son quartier, laissant tomber son mégot au sol. Il y avait un petit restaurant, ouvert pendant la nuit, ne coutant pas très cher, où elle pourrait se poser et lire un journal quelconque reposant sagement sur une table inoccupée. C’était donc dans cet esprit calme que la mutante se dirigea tranquillement vers sa destination, écoutant une chanson collant parfaitement bien avec son état du moment, comme si la petite machine avait deviné ses sentiments. Cette mélodie ne pouvait que mieux convenir à la situation se présentant, dès lors, à Erïka…

Devant le petit restaurant, était garée une caravane. Pas des plus jolies, parsemées de rouille et de saletés, ce vieux véhicule tombaient pratiquement en ruine. Étonnant qu’il y a des clients à cette heure-ci, mais la jeune fille oublia bien vite ce détail, se dirigeant vers l’établissement. Son Ipod cessa soudainement de fonctionner, s’arrêtant ainsi au milieu de la chanson qu’elle écoutait. Attrapant l’appareil, la jeune fille constata qu’il n’avait plus de batterie et se résigna à le ranger dans son sac. À ce moment, une main se posa sur son épaule, la faisant sursauter. Erïka se retourna vivement, prête à frapper s’il le fallait. Elle n’avait pas peur des ténèbres et de ce qui s’y cachait après avoir vécu l’enfer. D’ailleurs, ce n’était nul autre que l’un des enfants du diable qui lui faisait face.


-« Pardonnez-moi, jeune fille. Je ne voulais pas vous effrayez. Ne vous inquiétez pas, je ne vous veux aucun mal… »

Ces vêtements, ces paroles douces et envoûtantes, aux yeux de certaines, tentant de charmer les plus naïves pour ensuite le tenir dans ces paumes couvertes de sang de nombreux meurtres passés, ces manières d’aborder les gens… Hallucinait-elle ? La jeune fille aimerait bien, mais il semblerait que son expérience de la dernière fois, au bar, ne soit pas la dernière. Alors, c’était bien vrai, une partie de la secte était en ville. Ce jeune homme aux allures banales tentait probablement de s’en prendre à elle. Restant sur ses gardes, la jeune fille écouta. Des voix fortes et graves ainsi que des rires gras provenaient de l’intérieur du restaurant.

-« Pourquoi ne pas entrer et boire un café ? Je vous invite. Je pourrais également vous présenter mes amis. Ils sont très gentils, ne vous en faites pas. »

Des mensonges, des tissus de mensonges. Erïka serra les dents. Il ne savait guère à qui il faisait face, en ce moment. Ces histoires de pacotilles ne fonctionnaient pas avec elle. Jamais elle ne pourrait faire la bêtise d’entrer à l’intérieur. Elle allait se débarrasser de cet enquiquineur, qui ne faisait que lui donner des envies de meurtre. Cependant, elle devait être rapide, car s’il alertait les autres, elle serait alors poursuivie. Elle possédait l’avantage de bien connaitre les quartiers environnants, ce qui lui faciliterait la tâche, si elle devait fuir. Même si elle possédait l’âme d’une combattante, jamais elle ne pourrait affronter une armée de démons, comme cet homme. D’ailleurs, ce dernier lui tendit une main se voulant réconfortante et invitante. Erïka répondit en lui offrant sa main, mais pas comme il aurait pu l’espérer. Un poing heurta avec violence la joue du jeune homme qui recula de quelques pas. Erïka répliqua aussitôt par un autre coup, question de le sonner un peu. Elle conclue le tout par un coup de genou qui percuta avec force l’estomac de l’homme qui, sous le coup, se plia en deux, laissant échapper une longue plainte de douleur. La jeune fille en profita alors pour s’éloigner d’un pas rapide. Ce qu’elle ne savait pas, était qu’un autre homme se trouvait dans la caravane. Il ne tarda pas à poursuivre la jeune fille, tel un lion poursuivant avidement une gazelle rebelle. Erïka se retrouva bientôt dans la ruelle sombre, éclairée d’un seul néon qui ne tarderait à rendre l’âme, située derrière le restaurant. Elle se retourna pour observer son poursuivant, qui ne l’avait toujours pas rattrapée.
Des bruits attirèrent son attention. Ce n’était pas le moment de se soucier d’un quelconque animal fouillant dans une benne à ordure crasseuse, pourtant ! Il fallait continuer, ne pas s’arrêter. Elle devait se rendre quelque part, où elle serait en sécurité. Chez Anieta ? Ce serait probablement une erreur, car ils découvriront ainsi le lieu de résidence de sa grand-mère. Le Irish Leprechaun était-il encore ouvert à cette heure-ci ? Duncan s’y trouvait-il ? Qui pouvait-elle contacter ?

Erïka trébucha sur une plaque de bouche d’égout ayant été déplacée. Elle tomba abruptement, sur les fesses, atterrissant sur le sol d’asphalte froid. Un peu plus et elle faisait une chute dans les égouts. Des pas se firent entendre, devant elle, au bout de la petite rue. Erïka se releva immédiatement. Elle devait continuer sa route, elle ne pouvait s’arrêter ainsi, mais elle savait très bien que, si elle se retournait, elle ferait face à un deuxième homme. Coincée, elle devait se battre. Personne ne pouvait savoir comme elle pouvait se sentir seule. Ainsi, laissée à l’abandon à l’extérieur, sans personne sur qui compter. Elle aurait dû rester chez elle, tout serait allé pour le mieux. Cependant, elle était seule, par ce temps frais d’une nuit d’été, face aux démons de son enfance, le cœur battant, les poings serrés, son sac posé à ses pieds, l’âme combattante, la colère grandissante. Mais ça, personne ne pourrait comprendre, personne ne pouvait savoir, qu’elle était une âme solitaire, perdue parmi les démons…
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MessageSujet: Re: Âmes Errantes [PV Scum] [Terminé]   Dim 7 Aoû 2011 - 22:08

La nuit était tombée depuis plusieurs heures sur la ville de New York et les mendiants, chats et chiens errants s'étaient abrités, accueillant cette nuit d'été avec lassitude... Certains, parmi ces malheureux étaient pourtant toujours éveillés, rôdant dans les ruelles à la recherche d'un quelconque morceau de nourriture, fouillant parmi les déchets et renversant les poubelles pour trouver de quoi survivre dans la jungle urbaine...

Parmi toutes ces âmes errantes il en existaient que le monde avait rejeté au point qu'elles n'avaient plus d'autres choix que de vivre sous sa surface et espérer qu'on les laisse exister en paix. Ces parias, des mutants qui ne pouvaient plus cohabiter avec les humains à cause de leurs pouvoirs parfois fort handicapants, s'étaient pour la plupart résignés à ne plus arpenter la surface aux yeux de tous, à ne plus se montrer sans précautions... Ces Morlocks, comme ils se faisaient appeler ne s'attachaient maintenant plus qu'à survivre à leur vie de misère, avec les maigres moyens à leurs dispositions et surtout, à ne pas se laisser abattre, ni même trouver par ceux de la surface.

L'un de ces Morlocks justement était bien décidé à trouver sa pitance du soir et traînait dans l'ombre des bâtiments son imposante carcasse écailleuse, humant l'air, recherchant un livreur de pizza à prendre en embuscade... Mais le quartier dans lequel Scum avait émergé était désert, il n'y avait semblait-il, pas âme qui vive...

Au cours de son errance, pourtant, le mutant finit par tomber en face de ce qui semblait être l'arrière d'un restaurant, dont il reconnut la porte de service et les grandes poubelles destinées à accueillir les déchets alimentaires. Et justement la porte s'ouvrit, éclairant une partie de la ruelle alors qu'un gros cuisinier sortait, portant plusieurs sacs dans ses mains boudinées. Le mutant se terra derrière des caisses de fournitures qui traînaient là et attendit. Lorsque les déchets furent jetés et que l'homme disparut à l'intérieur de la bâtisse, il se précipita au dessus de la poubelle, humant son contenu, qui aurait paru bien peu ragoûtant pour d'autres personnes...

Plongeant ses mains dedans, il en extirpa un monceau d'épluchures qu'il fourra dans sa gueule par poignées. Ce déblayage rapide lui permit de mettre au jour le sachet d'un sandwich qui, par miracle, était à peine entamé ! Brandissant sa trouvaille à deux mains, Scum huma le sandwich, se pourléchant les babines en reconnaissant l'odeur du thon.

*Oh Miséricorde, merci pour ce repas, mon ventre gronde depuis des heures, je ne pouvais plus le supporter...*

Engloutissant le sandwich, Scum eut à peine le temps de le savourer qu'il entendit des bruits de pas précipités non loin... Et apparemment ils avaient tout l'air d'approcher de lui.

*Raah... C'est pas possible ça... Jamais tranquille* pensa le mutant qui enjamba les rebords de la poubelle et retomba parmi les déchets.

"Quel genre de jogger stupide peut bien prendre ce genre d'itinéraire à cette heure-ci ?" ronchonna-t-il en entendant les bruits de course passer tout près.

Une fois les "joggers" passés, Scum sortit la tête du monceau de déchets pour constater qu'il s'agissait en fait d'une fille blonde, apparemment jeune et apparemment poursuivie.

"Ça, ça ne me dit rien qui vaille..." gronda le mutant en s'extirpant de la poubelle.
Prenant une posture quadrupède, il s'élança à la poursuite des individus. Ceux-ci ne tardèrent d'ailleurs pas à sortir des ruelles, et Scum s'arrêta à la frontière des ombres, hésitant.

La jeune fille venait apparemment de trébucher sur une plaque d'égout, visiblement celle que Scum avait emprunté pour venir, mais elle se relevait déjà, faisant face à son adversaire avec un air farouche.

*Misère... Maintenant, je vais être obligé de l'aider, c'est certain. Elle va se faire manger toute crue...*

En effet, bien que la jeune fille ait l'air tout à fait prête à en découdre, Scum ne doutait pas que le combat tournerait en sa défaveur. L'homme en face continuait d'avancer l'air menaçant, et déjà il portait sa main derrière son dos, sans doute pour en sortir une arme.

Prenant une grande inspiration, Scum lâcha un cri reptilien, digne d'un raptor. La jeune fille sursauta en l'entendant et son agresseur se retourna vivement, visiblement effrayé, les yeux ronds.

Scum s'attendait à ce que l'un comme l'autre, ils prennent la poudre d'escampette mais l'homme tâtonna maladroitement l'endroit où était rangée son arme. Quelques instants de panique plus tard, l'arme tomba à terre dans un cliquetis métallique.

*Une arme à feu !* pensa Scum qui sentit l'adrénaline parcourir son corps. Il lui fallait faire vite s'il ne voulait pas se faire canarder.

*Je te hais Second Amendement... Oh, comme je te hais !*

Poussant un autre rugissement, Scum s'élança en avant et bondit sur l'humain, les griffes en avant, le percutant avant que ses gestes désordonnés ne lui aient permis de retrouver son arme.

Roulant-boulant avec l'agresseur, Scum crut apercevoir la jeune fille qui se jetait à son tour sur l'arme à feu.

*Mais qu'est-ce qu'elle... On ne leur apprend plus à fuir les monstres de nos jours.. ?!*

Se dégageant de la mêlée, Scum bondit se mettre à couvert dans la ruelle opposée à celle d'où il venait, laissant l'humain sonné et pour le moins choqué. Une fois à l'abri, le mutant reprit son souffle et escalada le mur, prenant de la hauteur pour observer l'évolution de la situation...


Dernière édition par Scum le Mar 9 Aoû 2011 - 20:31, édité 1 fois
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Âmes Errantes [PV Scum] [Terminé]   Lun 8 Aoû 2011 - 6:48

Personne n’était immortel. D’ailleurs, à quoi beau gâcher sa vie pour trouver la solution la plus promettante pour rester éternel ? Qu’avait ce monde pour daigner y rester infiniment ? Cette simple idée dégoutait Erïka. Elle préférait vivre sa vie à fond, comme bon lui semblait, pour ensuite mourir lorsque la faucheuse en aurait marre de la voir s’attirer ainsi des ennuis et en causer à certains individus qui n’avaient rien demandé. En ce moment, loin d’elle était l’envie de mourir. Elle préférait continuer d’avancer et d’aller de l’avant, quitte à parcourir ce long chemin sinueux seule. Rien ni personne ne pourra venir à bout d’elle tant et aussi longtemps qu’elle pourra se relever et se battre.

Un allié s’ajouta au combat, même si la jeune fille n’avait rien demandé. C’était une créature non identifiée, pour cause des ténèbres ardents qui possédaient les lieux. Par chance, il y avait toujours cette petite lueur qui brillait, près d’une porte de métal, l’aidant ainsi à percevoir quelque chose dans cette pénombre. La bête émit un puissant cri reptilien, à en faire frémir tout son corps et pâlir sa peau de porcelaine, déjà d’une grande blancheur fantomatique. Un lézard géant ? Un alligator ? Un crocodile ? Est-ce qu’il serait, par le plus grand des hasards, cette créature des mythes urbains qui vit dans les égouts et sort par les toilettes des citoyens de cette ville ? Pourtant, elle semblait bien trop grosse pour pouvoir passer par la tuyauterie. Quoi qu’il en soit, ce genre de détails futiles n’étaient guère d’actualité, en ce moment fatidique. Elle devait combattre. D’ailleurs, le quadrupède avait tôt fait de passer à l’offensive, attaquant sauvagement l’un des deux hommes. Le faire fuir ? Le tuer ? Le dévorer vivant ? Erïka ne pouvait se permettre d’éprouver un quelconque sentiment d’épouvante. Elle devait, en premier lieu, protéger sa vie. Se retournant pour faire face aux deuxièmes hommes, elle attrapa un long morceau de bois dans le but d’assommer l’individu. Prenant son élan, elle s’élança agilement vers lui et dirigea son arme improvisée vers son ennemi. Ce dernier s’en empara, l’empêcha ainsi de porter son coup. Alors, la jeune fille opta pour l’une de ces solutions si simple face à un ennemi masculin; un bon coup de genou à l’entre-jambe. L’homme se plia en deux, lâchant le morceau de bois avec lequel elle put finalement lui asséner un solide coup au visage, laissant son corps, inerte au sol. Était-il toujours vivant ? Probablement. Il ne devait qu’être inconscient. Ce n’était certainement pas Erïka qui allait vérifier cela.

L’adolescente laissant le bâton dans la benne à ordure, il ne lui était plus d’aucune utilité. Elle se jeta vers l’homme et la bête, se battant au sol. Une arme trônait sur l’asphalte, le métal reluisant sous les minces rayons lunaires qui atteignaient son emplacement. Erïka n’hésita pas pour s’en emparer. Ainsi, elle avait un très mince avantage; si quiconque osait s’approcher un peu trop près, elle avait tout le loisir de pouvoir tirer. Allant rejoindre son sac, qu’elle glissa à son épaule, elle savait qu’elle pouvait, en cas de nécessité, usé de l’arme qu’elle possédait, bien cachée dans son sac. La créature avait disparu avec rapidité dans une ruelle avoisinante, laissant l’adolescente seule en compagnie de son dernier adversaire. Pointant le canon de son arme vers lui, elle hésita à tirer. Tuer un homme ? Ici ? Maintenant ? Le bruit allait alerter les autres, ce n’était probablement pas une bonne idée. Alors, que faire ? Elle décida de quitter les lieux, avant qu’il ne reprenne complètement conscience. Empruntant la même rue sombre que la bête, Erïka décida de se dissimuler dans les ténèbres. Elle continua sa course, toujours plus vite, tentant de trouver un refuge. De nouveau seule, elle ne pouvait que compter sur son sens de la débrouillardise. La jeune fille émergea dans une nouvelle rue, calme, où de nombreux foyers endormis servaient de principal décor. Observant l’arme entre ses mains, la mutante décida de le ranger dans l’une des poches extérieures de son sac.

Alors qu’elle pensait qu’elle pourrait continuer son chemin, à la course, sans le moindre chasseur, la traquant comme un vulgaire animal, l’homme eu tôt fait de la contredire en émergeant de la ruelle. Sans son arme, il avait l’air beaucoup moins malin. À présent, ils étaient à égalité. Laissant de nouveau tomber son bagage, Erïka s’élança vers lui, tentant de le frapper au visage. Elle fut alors projetée et son dos heurta un mur de brique. Sans plus attendre, la jeune fille riposta, se jetant de nouveau vers lui. Son coup fut paré, mais elle riposta aussitôt avec un autre coup, puis un autre, affaiblissant ses défenses, visant les endroits les plus à découvert. Puis, elle eut l’occasion de le mettre au sol, lui balançant un coup de pied au niveau du ventre. La mutante pu se jeter aisément sur lui et le noyer sous les coups. Finalement, elle cessa de frapper, lorsque le corps de l’homme cessa complètement de bouger. Voilà. Terminé. Elle avait gagné. Se relevant, lentement, sentant soudainement une vive douleur envahir son corps, elle tituba et s’approcha de son sac qu’elle attrapa d’une poigne de faire. Sa rage, sa rancœur, sa colère, tout cela lui avait donné la force de le combattre et de redoubler d’effort à chaque coup porté pour finalement atteindre l’ennemi. Il était temps pour elle de quitter cet endroit avant que quelqu’un ne tombe sur cette scène…



[Désolé pour le poste, il est tard et c’est franchement mauvais]
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MessageSujet: Re: Âmes Errantes [PV Scum] [Terminé]   Mer 10 Aoû 2011 - 2:36

*En vérité, elle maîtrise plutôt bien la situation* constata Scum en voyant l'homme que la demoiselle avait mis à terre. Fronçant les écailles qui lui servaient de sourcils, il la regarda menacer un de ses agresseurs avec l'arme à feu qu'elle venait de récupérer et se demanda si, à son jeune âge, elle pourrait presser la détente et tuer cet homme...

Finalement, elle décida de s'enfuir -enfin- en emportant l'arme avec elle et Scum fut quelque peu rassuré que cette petite soit douée de raison. Gardant un œil sur les deux malfrats étendus à terre, Scum put voir celui qu'il avait percuté se relever avec précautions et regarder un moment autour de lui. Il allait pour se diriger vers son collègue encore inconscient mais le mutant écailleux bondit au sol et le happa par le col.

Dans un grand mouvement de bras, il envoya l'humain bouler derrière lui et le regarda se relever prestement et s'enfuir dans cette ruelle que venait d'emprunter la jeune fille.

*Hé non pas par... Misère. pensa Scum. Il va encore falloir lui courir après...*

Résigné, le mutant agrippa l'homme à terre par la jambe et le traîna jusque dans la ruelle où tous s'étaient engouffrés.

*Toi je t'emmène avec moi. Pas question de te retrouver dans mon dos au pire moment* se dit-il en jetant l'humain dans une benne à ordure dont il referma sèchement le couvercle. Puis, grondant sous l'effort développé, Scum commença à pousser la benne dans la ruelle, accélérant peu à peu, courant pour lui donner de l'élan. Au bout de quelques dizaines de mètres, la benne devint un instopable bolide, couinant et brinquebalant, sur lequel le mutant finit par se poser, profitant de la vitesse qu'il lui avait donné.

Quelques instants plus tard, Scum retrouvait la jeune fille et son adversaire au sol, vaincu.

*Finalement tout se passe mieux que je le pensais*
se dit le mutant. La petite blonde avait empoigné son sac et s'apprêtait à quitter les lieux, lorsque, sans d'autres signes que le couinement de ses roues, la benne déboula dans la rue qu'elle avait rejoint et percuta avec fracas l'habitation qui lui faisait face.

Scum fut projeté en avant et percuta à son tour le mur, le contenu de la benne -humain compris- se répandit au sol avec bruit et le tout fut bientôt suivi par les aboiements des chiens du quartiers puis les plaintes de leurs maîtres réveillés ! Les fenêtres commençaient à s'illuminer une à une, à mesure que le voisinage était sorti du lit par le vacarme.

Grondant de douleur, se massant le crâne, Scum se mit en position assise pour reprendre ses esprits.

"Hmf... Sans doute pas la meilleure idée que j'ai eue..." se plaignit-il en se relevant doucement.

Voyant l'agitation qu'il venait de causer, Scum chercha au plus vite un coin d'ombre dans lequel disparaître et ne put aviser, en fait, que la ruelle d'où il venait de jaillir. Progressant doucement, la main toujours sur le crâne, le mutant alla pour se mettre à l'abri des regards...
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MessageSujet: Re: Âmes Errantes [PV Scum] [Terminé]   Mer 10 Aoû 2011 - 23:06

Le silence, qui était redevenu le seul maitre en ces lieux, fut bientôt évincé par une source de bruit pour le moins désagréable : les roues grinçantes d’une benne à ordure bien remplie. À l’intérieur, se trouvait d’un des hommes, bien enfermé dans ce vaste contenant à détritus alors que ce dernier était habillement chevauché par la mystérieuse créature de la ruelle. D’ailleurs, le cavalier perdit le contrôle de son fidèle destrier qui s’étala maladroitement sur la surface asphaltée, répandant sans retenue l’intégralité de son contenu. Ces bruits inhabituels pour ce quartier si tranquille eurent tôt fait d’alerter les canidés qui dormaient paisiblement, les faisant aboyer de plus belle. Des lumières s’allumèrent, des citoyens se réveillèrent. Pour Erïka, qui aurait souhaité un peu plus de discrétion, c’était raté. Elle se retourna vivement vers la source du bruit, faisant voler sa longue chevelure dorée qui se posa gracieusement dans son dos. Elle observa la drôle de créature à quatre pattes entrer dans la ruelle ténébreuse, cherchant probablement à fuir les regards curieux de habitants qui sortaient à l’extérieur de leur domicile ou se postaient devant leur fenêtre, espionnant sans grand subtilité la rue et ses alentours.

La jeune fille n’hésita pas à suivre l’animal dans l’étroite rue, rebroussant chemin. Et si, par hasard, elle avait le malheur de croiser d’autres hommes ? Si elle ne croisait pas ses ennemis, elle tomberait sur la police, qui, l’arrêterait sûrement pour port d’arme illégal. Enfin, les deux armes qu’elle possédait ne lui appartenaient guère. Elle se devait de trouver une solution simple, lui permettant de déboucher à un endroit quelconque de la ville, sans avoir à tomber sur quiconque pouvant lui causer des ennuis. Elle se souvint alors de cette bouche d’égout, dont la plaque devait toujours être déplacée. C’était probablement sa seule chance de pouvoir sortir sans encombre de ce fichu quartier. La jeune mutante si dirigea donc d’un pas rapide et sévère. Une fois devant son échappatoire, elle écouta le silence avoisinant. Quelques paroles, pratiquement inaudibles, parvinrent à ses oreilles. Apparemment, les corps inertes avaient été découverts. Ils n’étaient pas morts, ces deux hommes, ce qu’Erïka regretta. Elle aurait pu les achever, mais c’était plus simple à imaginer qu’à faire. Ses doigts tremblants refusaient toujours de presser la détente, remettant à plus tard ce moment fatidique où elle tuerait un être de chair et de sang, faisant partie de la race des homos sapiens.

L’adolescente ne tarda pas à s’engouffrer dans le sombre tunnel, descendant avec précaution l’échelle crasseuse menant à un petit chemin bétonné, longeant un ruisseau boueux remplis de détritus non identifiés. Attrapant son téléphone portable, Erïka se servit de la lumière qu’il produisait pour éclairer son chemin. Plus loin, il y avait forcément une autre sortie qui lui permettrait de retrouver la terre ferme. L’odeur putride de cet environnement lui donnait l’envie de vomir et la jeune fille commença à regretter son idée, alors qu’elle s’enfonçait dans la pénombre. Elle n’était pas inquiète, songeant que le véritable danger se trouvait au-dessus de sa tête. Cependant, elle ignorait bien des choses…

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MessageSujet: Re: Âmes Errantes [PV Scum] [Terminé]   Jeu 11 Aoû 2011 - 17:09

Après s'être enfoncé dans les ténèbres, Scum recouvra bien vite ses esprits, et partit au trot rejoindre la bouche d'égout par laquelle il était venu. S'engouffrant bien vite à l'intérieur, le mutant prit le chemin de son antre, ne souhaitant plus maintenant que gagner un repos bienfaiteur et surtout bien mérité.

*Au moins j'ai fait ma bonne action pour le mois... pensa-t-il en espérant que la jeune fille était maintenant à l'abri. Pourvu qu'elle ne s'attire pas plus d'ennuis...*

Alors qu'il progressait lentement dans ces immenses galeries souterraines qui constituaient son foyer, Scum fut arrêté par une soudaine inquiétude. Une inquiétude dont beaucoup de gens étaient victimes et qui causait souvent un sentiment d'insécurité grandissant. Cette inquiétude se traduisait chez les gens par cette pensée : "Est-ce que j'ai bien fermé la porte à clé en partant ?"

Chez Scum elle se traduisit plutôt ainsi :

*Est-ce que j'ai bien replacé la plaque d'égout avant d'entrer...?*

Soudain pris de doutes, le mutant se retourna, réfléchissant. Il ne se souvenait pas l'avoir fait, cela été devenu un réflexe depuis le temps qu'il prenait cette précaution et, du coup, il n'y pensait plus quand il le faisait.
Mais justement, s'il n'y pensait plus, c'est qu'il avait très bien pu ne pas y penser ce soir, et de fait, il pouvait ne pas l'avoir fait.

Scum secoua la tête. Non, il n'avait pas pu oublier, cela faisait partie des précautions élémentaires qu'il prenait lors de ses sorties à la surface. Une plaque d'égout ouverte pouvait éveiller les soupçons, ou attirer la curiosité, ce n'était pas ce que Scum voulait, surtout après le bazar qu'il venait de mettre dans un quartier non loin... Non, ce serait vraiment stupide d'avoir laissé cette bouche d'égout ouverte, alors que deux hommes avaient été trouvés inconscients tout près...

Et pourtant...

"Raaah... Bon, je vais vérifier !" gronda Scum comme pour faire taire ses doutes. Ronchonnant, il se glissa dans les eaux sales et rebroussa chemin à la nage, le courant aidant.

Le mutant en était toujours à rouspéter contre ses propres doutes lorsqu'il aperçut de la lumière sur le chemin, lumière qui l'éblouit un instant, lui qui s'était habitué à la pénombre. Apparemment, quelqu'un se baladait dans le coin.

*Un intrus... Maudits petits curieux... Maintenant je suis certain que ma plaque d'égout est ouverte, les humains ne pensent jamais à refermer derrière eux*
pensa le mutant qui finit par reconnaître, non sans surprise, la petite blonde.


*Bon sang ! Elle cherche vraiment les ennuis en fait.* se dit-il, se laissant flotter dans l'eau la tête à demi-immergée, observant la gamine qui avançait. *Il va falloir la faire déguerpir d'ici. Avec un peu de chance, elle laissera tomber son téléphone en fuyant*

Scum aimait ce petit gadget, car à partir du moment où il trouvait la fonction "Appel" -ce qui n'était pas toujours gagné avec les téléphones les plus récents- il pouvait faire venir les livreurs de pizza à l'endroit où il le voulait, chose fort pratique pour notre mutant écailleux !

Riant intérieurement en essayant d'imaginer la frayeur qu'il donnerait à la jeune fille, Scum attendit qu'elle approche un peu plus de sa position...

Et alors il bondit en face de la petite blonde, l'éclaboussant d'eau croupie ! Se scotchant au mur, à quatre pattes, il tendit le cou et hurla à l'encontre de l'intruse, sa gueule se trouvant à a peine un mètre de son visage de petite jouvencelle.

*Maintenant, lâche tout ce que tu as et fuis sans te retourner, comme sont censées le faire les filles de ton âge* pensa Scum qui sentait l'hilarité poindre en lui.




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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Âmes Errantes [PV Scum] [Terminé]   Lun 15 Aoû 2011 - 23:13

Les lieux étaient plongés dans une obscurité des plus totales. En temps normal, seul les plus téméraires oseraient pénétrer cet entre d’où s’échappe une odeur nauséabonde dû aux incessant déchets de toutes origines étant jetés par les grilles ou rejetés par de gros tuyaux crasseux. Personne, à la surface, ne se doutait des créatures grouillant sous leurs pieds. Il n’était guère question de ces banals rongeurs parcourant les tunnels étroits ou bien de ces petits insectes camouflés dans les ténèbres et encore moins de ce fameux crocodile des toilettes, tout droit sortie des mythes urbains. Ces créatures possédaient, contrairement à ce que ces simples homos sapiens pouvaient croire, un côté purement humain. À la base, elles étaient tout comme eux, vivant une vie des plus normales. Cependant, le destin et la génétique étant ce qu’ils sont, ces êtres durent se cacher et fuir ce monde malsain où le meilleur des alliés pouvait aisément décider de tourner le dos à la différence. Erïka n’avait aucune idée de ce que ces gens pouvaient faire. Elle était bien loin de se douter de leur existence, également. Ce soir, elle allait donc faire certaines découvertes qui n’allaient pas la laisser indifférente…

Un bruit. Un jet de lumière émanant de l’appareil électronique que l’adolescente tenait en main. Rien, ni personne. Pourtant, elle aurait juré avoir senti quelque chose se mouvoir tout près d’elle. Peut-être était-ce des chauves-souris à la recherche de distraction ? Les chauves-souris pouvaient-elles survivre dans les égouts ? Alors, ce devait être des rongeurs, des bestioles non-identifiés… ou un lézard géant baignant dans cette eau répugnante et nauséabonde parcourant les égouts. Cette créature bondit comme un fauve vers la jeune fille qui recula d’un pas sur le coup, croisant les bras devant son visage pour le protéger des gouttes impures. Aussitôt, elle les rebaissa pour éclairer la scène de son téléphone. Il n’y avait plus rien. L’eau redevenait cette petite rivière tranquille, parsemée de déchets méconnaissables. Cependant, ce calme ne faisait que la préparer à une nouvelle surprise; le visage écailleux et pour le moins effrayant de cet étrange quadrupède des ordures. Sur le coup, Erïka sursauta et lâcha un petit cri aigu, digne d’une jeune fille apeurée. Cependant, elle avait vu bien pire dans sa vie d’enfant sectaire. Ce monstre n’était rien comparativement à ces humains se cachant derrière des masques de bons citoyens américains. Alors, le seul reflexe qui vint à l’adolescente fut de frapper la bestiole à l’haleine putride. Enfin, si son coup pu atteindre la bête, se trouvant terriblement près de son visage. Elle ne savait si elle avait frappé ses dures écailles ou le mur couvert de vase et de moisissure, mais une chose était certaine : son poing fermé fut pris d’une vive douleur qu’elle ignora royalement. Pas question de se laisser déconcentrer par un quelconque maux.

Erïka recula de deux grands pas, tenant fermement son téléphone d’une main. Que faire, à présent ? Tuer cette chose ? Elle ne pouvait pas le qualifier d’animal, ne ressemblant à rien qu’elle ait pu connaitre durant sa courte existence. Tentant vivement d’ouvrir la pochette de son sac, où se trouvait l’arme à feu volée quelques temps plus tôt, Erïka plongea une main blanchâtre à l’intérieur pour y attraper l’objet désiré. Elle pointa tant bien que mal le canon de l’arme vers la créature, prête à tirer s’il le fallait. Son défunt grand-père lui avait montré comment user de ce type de revolver, ainsi qu’à tirer à bout portant sur des cannes de métal. Une fois, elle avait chassé en sa compagnie. Ils avaient ramené un bel animal de sang et de chair, inerte, qu’ils avaient partagé au repas du soir, alors que le soleil s’éteignait. C’était le bon vieux temps. Une époque révolue qui lui manquera toujours. Retirant lentement le cran de sûreté de l’arme, Erïka éclaira de nouveau la bête. Après tout, elle n’allait pas tuer un humain, non ? Enfin, c’était ce qu’elle croyait…


-« Do svidaniya »

Ces mots émanant de sa langue natale signifiait tout simplement « Adieu ». Dis d’un ton joueur, d’une voix féminine à la fois délicate et sadique, Erïka avait mis l’effet de surprise de côté pour se concentrer sur sa cible, immobile. Elle était persuadée de pouvoir tuer ou, du moins, toucher l’animal assez sérieusement pour qu’elle puisse continuer sa route sans encombre. La jeune russe serait bien étonnée de rencontrer d’autres bestioles dans son genre. Il devait être un rescapé du zoo ou quoi que ce soit dans le genre. Il ne pouvait y en avoir un essaim, non ?
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Scum
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MessageSujet: Re: Âmes Errantes [PV Scum] [Terminé]   Mar 16 Aoû 2011 - 1:23

Pour un effet de surprise, c'était un effet de surprise. La jeune fille avait crié comme une petite jouvencelle... Sauf que la jouvencelle s'avéra être plus farouche que prévu, et plus téméraire aussi.

C'est donc avec surprise que Scum vit la jeune fille frapper du poing à l'aveuglette, esquivant le poing qui vint percuter le mur avec force.

*Hm... Elle a du se faire mal la pauvre...* pensa le mutant en regardant la blonde faire quelques pas en arrière et fouiller dans son sac. C'est quand même bête un humain, elle aurait pu éviter de se faire mal en tournant les talons et en s'enfuyant, il ne l'aurait poursuivi que sur quelques mètres pour être certain qu'elle quitte les lieux. Elle serait même tombé à terre de surprise qu'il aurait attendu qu'elle se relève pour la voir partir. Au lieu de ça...

*Quoi, elle va pas me faire le coup de la bombe anti-agression quand même ?* se dit Scum en fermant les membranes protectrices de ses yeux, afin de limiter les dégâts du produit chimique... Juste au cas où.

Mais ce que la petite blonde sortit de son sac était en fait bien plus inquiétant pour le mutant écailleux.

*Le flingue qu'elle a ramassé ! Bon sang ! Elle a gardé ça sur elle ?!* pensa-t-il, envisageant soudain de battre en retraite.

Et non seulement elle avait gardé l'arme, mais elle avait en plus l'air de savoir s'en servir... Scum se figea en entendant le cran de sûreté, chacun de ses muscles tendu, comme si on leur avait retiré leur cran de sécurité à eux aussi.

*D'accord, d'accord, je suis en pleine ligne de mire. Dans la ligne de mire d'une gamine...* se dit Scum qui remarqua le regard soudain perdu de la jeune fille. Cela dura deux secondes, qu'il mit à profit pour s'avancer, doucement... Après cet instant, le visage de la petite blonde sembla afficher une expression moqueuse et elle lâcha ces quelques mots que le mutant ne comprit pas :

"Do svidaniya"

Le ton, joueur, et la cruauté qui avait point dans cette voix féminine ne plurent pas vraiment à Scum. Cette petite avait l'air prête à presser la détente, l'idée n'avait même pas l'air de lui déplaire.

Le mutant écailleux était à cran... C'était comme ça qu'elle le remerciait d'être intervenu en sa faveur tout à l'heure ? En s'invitant sur son territoire et en le menaçant avec une arme ?

Ne voulant pas fuir cette gamine qui semblait prétendre être une tueuse, Scum s'élança en avant et attrapa d'un geste sec ses petites mains refermées sur le pistolet. Se redressant de toute sa hauteur, il souleva de terre la jeune fille, la tenant à bout de bras et lui rugit au visage :

"Dosvaniania toi même ! Espèce de petite ingrate ! J'ai pensé bien faire ! Je suis venu t'aider quand je pensais que tu en avais besoin, avant de disparaître, pour laisser tout le monde en paix ! Et tu m'as suivi jusqu'ici ! Et quand j'essaye de te chasser, tu menaces de me tuer !"
vociféra le mutant qui commençait à secouer la petite blonde, apparemment déjà choqué par sa soudaine prise de parole.

"Qu'est-ce que je dois faire pour avoir la paix ! Hein ?! Est-ce que je dois tous vous dévorer ?! Devenir cannibale ?!..."

Scum profitait d'avoir cette fille sous la main pour lui brailler au visage tout ce qu'il ressentait depuis longtemps, sa colère de ne pas pouvoir vivre tranquille, sa frustration de ne pas avoir une vie aussi simple que celle qu'on vivait à la surface, son amertume quant à la réaction des humains face à lui... Et il semblait que son pamphlet pourrait durer longtemps, si on lui laissait l'occasion de finir...
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Âmes Errantes [PV Scum] [Terminé]   Mar 16 Aoû 2011 - 2:55

“Careless, helpless little man
Someday you might understand
There’s not much more to say
But I hope you find a way”

C’était comme une partie de chasse. Enfin, si on oubliait ce décor des plus miteux et crasseux, cette créature pour le moins excentrique ainsi que l’arme étant plutôt destinée à assassiner un être humain, c’était la même chose. Erïka était reconnue pour son caractère explosif et elle ne laissait jamais paraitre certains sentiments indésirables à ses yeux tels que la peur, la tristesse ou même l’étonnement. Elle camouflait le tout sous une attitude de dure à cuire et de battante. Elle qui chérissait la vérité savait très bien la dissimuler lorsqu’il s’agissait de sentiments. Alors, la mutante n’était pas si honnête qu’elle pouvait bien le prétendre. Cela, elle ne le savait guère et ne s’en rendra, probablement, jamais compte.

La bête se sentit menacée par l’arme. Au lieu de détaler, elle décida de bondir en direction de la jeune fille qui ne put réagir. Elle fut désarmée, sur le coup. Elle ne songea pas à presser la détente lors des minces secondes qui lui avait été accordé pour le faire. C’était probablement une bonne chose qu’elle ne puisse avoir eu le temps nécessaire pour passer à l’action. Elle ne le savait pas encore, mais cette bête était plus humaine qu’elle ne pouvait le croire. Après tout, pourquoi un animal déciderait de lui venir en aide, sans raison, avant de fuir, tout simplement ? Elle n’avait pas pensé au fait qu’il lui était venu en aide. Tout ce qu’elle désirait était de sortir de cet endroit nauséabond à tout prix. Si tirer sur une bestiole dans le but de l’effrayer ou d’obtenir le passage était la solution, elle était prête à le faire. Erïka avait largement sous-estimé son adversaire, qui la tenait par les poignets, l’élevant brutalement au-dessus de la chaussée glissante. Tenant toujours son portable d’une main, son arme de l’autre, elle ne put retenir plus longtemps son air étonné lorsque la créature s’adressa à elle dans un anglais sans faute. Déjà, elle découvrait qu’il avait la capacité de parler, qu’il s’exprimait en une langue qu’elle comprenait et qu’en plus, il était loin d’être doué pour le russe.


-"Dosvaniania toi même ! Espèce de petite ingrate ! J'ai pensé bien faire ! Je suis venu t'aider quand je pensais que tu en avais besoin, avant de disparaître, pour laisser tout le monde en paix ! Et tu m'as suivi jusqu'ici ! Et quand j'essaye de te chasser, tu menaces de me tuer ! Qu'est-ce que je dois faire pour avoir la paix ! Hein ?! Est-ce que je dois tous vous dévorer ?! Devenir cannibale ?!..."

C’était la meilleure ! Il osait l’engueuler ! Même s’il avait toutes les raisons du monde de le faire, Erïka n’était pas de cet avis. Elle n’allait certainement pas rester là, à recevoir les postillons de cette bête puant les œufs pourris et le refoulement d’égouts, pendant qu’il lui criait des blasphèmes en plein visage. La colère ainsi qu’une humeur des plus massacrantes s’empara d’elle. Elle bouillonnait de l’intérieur, prête à lui exploser au visage, à son tour. Il allait voir qu’elle aussi savait rugir et bien plus fort qu’il pouvait le penser. Alors qu’il la secouait, lui vint l’idée d’en profiter pour son donner un petit élan et élancer son genou vers sa grande mâchoire, la percutant douloureusement. Enfin, s’il avait mal, elle n’en savait rien. Cependant, ce genou hurlait de douleur, venant se joindre à sa main parcourue d’égratignures et de légères tâches carmines. Le bon côté, dans tout cela, fut que l’adolescente recouvra la liberté, atterrissant au sol, sur ses pieds. Son sac, sur son épaule, commençait à être lourd et elle en profita pour le mettre en bandoulière avant de s’écrier à son tour, tel une lionne dans sa mauvaise période.

-« Tu vas la fermer, oui !?! J’ai jamais demandé ton aide ! T’avais qu’à rester dans ton trou puant au lieu de te mêler des affaires qui ne te regardent pas ! Si tu veux pas d’ennui t’a qu’à bouger ton gros derrière du chemin et me foutre la paix parce que je demande rien d’autre que de quitter ce putain de trou à rat ! »

Elle s’arrêta deux courtes secondes pour respirer. Qu’est-ce que c’était agréable de sentir la frustration s’évaporer ! Elle se sentait soudainement libérée, quoi qu’il lui restait encore quelques petites choses à ajouter.

-« Tu veux que je te dise ? Dégage de là et retourne jouer les terreurs, j’en ai rien à foutre ! J'ai plus important à faire que de me faire engueuler par un sale mutant ! »

Mutant… Elle avait bien prononcé ce mot. Mutant. Ce n’est qu’à ce moment précis qu’elle se rendit compte qu’un crocodile, ça ne parlait pas. Il était humain. Ce n’était pas un costume qu’un plaisantin avait revêtu, mais un véritable mutant qui se tenait devant elle. Que faisait-il dans cet état ? Était-ce de naissance comme son bon ami Kurt ? À moins qu’il n’ait tenté de jouer au petit chimiste et ait trouver marrant de goûter à sa propre mixture jusqu’à ce que des écailles de lui pousse un peu partout sur le corps ? Calmée, avec un mal de crâne en prime, l’adolescente tenta de réfléchir à tête posée. Dans son cas, ce n’était pas des plus simples.

-« Un mutant… » Murmura-t-elle pour elle-même. « Il but les potions de McCoy ou quoi ? » À cette réplique, plutôt adressée à elle-même, encore une fois, qu’à la créature, Erïka laissa échapper un petit ricanement, se questionnant toujours sur les raisons d’une telle mutation. Levant son portable pour observer un peu plus en détail l’individu lui faisant face, la jeune fille ne décrocha pas son petit sourire narquois.

-« T’es un mutant, c’est ça ? »
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MessageSujet: Re: Âmes Errantes [PV Scum] [Terminé]   Mar 16 Aoû 2011 - 4:34

Dans le fond, Scum avait tort d'utiliser cette gamine pour déverser la colère et l'amertume qu'il avait contenu si longtemps et de la secouer telle une poupée de chiffon comme il le faisait ainsi.

En fait il avait vraiment eu tort de la secouer, car cela lui valut de se prendre un vilain coup de genou dans la mâchoire. Un coup de genou qui sans être extrêmement douloureux, le fit se mordre la langue, lui coupant la parole.

Lâchant un grondement, le mutant laissa retomber la jeune fille et recula d'un pas, tournant sa langue dans sa bouche dans l'espoir de soulager un peu la douleur...

*Quelle petite peste... Comment ils élèvent leurs enfants de nos jours ?* pensa Scum, outré par le comportement de la jeune fille. Il était cependant loin de se douter qu'elle n'en avait pas fini...

-« Tu vas la fermer, oui !?! J’ai jamais demandé ton aide ! T’avais qu’à rester dans ton trou puant au lieu de te mêler des affaires qui ne te regardent pas ! Si tu veux pas d’ennui t’a qu’à bouger ton gros derrière du chemin et me foutre la paix parce que je demande rien d’autre que de quitter ce putain de trou à rat ! »

*De quoi ?*
Mademoiselle veut la paix ? Elle veut sortir de ce trou ? Mais dans ce cas nos deux bagarreurs étaient sur la même longueur d'onde, car Scum voulait lui aussi la voir déguerpir d'ici et avoir la paix !

"Écoute espèce de petite..." commença le mutant, mais la jeune fille ne le laissa pas finir :

-« Tu veux que je te dise ? Dégage de là et retourne jouer les terreurs, j’en ai rien à foutre ! J'ai plus important à faire que de me faire engueuler par un sale mutant ! »

De telles paroles offusquèrent Scum, à tel point qu'il ne nota pas qu'il venait de se faire appelé "mutant" et répliqua plutôt :

"Tu es chez moi ici !
rugit-il. Et si tu veux t'en aller, je peux t'éjecter par la première bouche d'égout qui passe, crois moi, ce n'est pas l'envie qui me fait défaut ! Et je puis te jurer que la prochaine fois que je te verrais en mauvaise posture, je resterais assis à te regarder te faire coller une balle entre les deux yeux. Assez de sauver les miches d'humains trop ingrats et trop prétentieux pour reconnaître qu'une "bête puante" a pu leur sauver la vie !"

L'écailleux était reparti pour un autre pamphlet quand il se rendit compte que la jeune fille n'écoutait pas, et semblait réfléchir, lâchant quelques bribes de pensées à haute voix. "Mutant", "potion" furent deux mots qui retinrent l'attention de Scum.

*Qu'est-ce qu'elle...* pensa le mutant, s'interrogeant sur le ricanement et le sourire narquois qu'affichait la jeune fille.
*Je m'en vais t'effacer ce sale petit air..* mais il fut un peu plus interloqué par l'inspection qu'elle fit de son corps, tout le long duquel elle faisait glisser la lumière de son téléphone...
*C'est ça, passe moi au crible. Ouais je suis comme tu me vois. Tu veux une photo souvenir ? Moi j'ai besoin de ce téléphone*
Au bout d'un moment, elle finit par demander :

-« T’es un mutant, c’est ça ? »

Subtilité et tact, zéro. Cette petite n'avait décidément aucune éducation, mais elle pouvait au moins se vanter d'aller droit au but. Elle savait quelque chose sur les mutants. A quel point était-elle informée ? Est-ce qu'elle faisait partie de ces agents envoyés chercher des informations sur les mutants pour ensuite leur envoyer des chasseurs ? Scum avait rencontré de ces deux sortes de fouinards et n'avait apprécié ni l'un ni l'autre...
Peut-être que c'était elle-même une mutante. Après tout, seuls les mutants pouvaient finir ici-bas avec tant d'ennuis aux fesses...
Scum voulait en savoir un peu plus, mais ne voulait pas lui parler franchement, après tout, vu son comportement, c'était bien la dernière chose qu'elle méritait.

"_Un mutant... Ouais, laisses tomber. Je suis un monstre des égouts issus de potions et de produits chimiques, enfin tu connais les Tortues Ninja. Tu vois le principe." mentit-il sans trop se préoccuper de savoir si elle le croirait ou non.

"_D'ailleurs si tu me laisses ton téléphone et que tu t'en vas maintenant, je te promet de ne pas te réduire en charpie pour t'ajouter en garniture à notre prochaine pizza. Ma famille et moi, on aime le goût des petites blondes farouches..."


Une belle salade de bobards, voilà tout ce que Scum était prêt à servir à cette tête brûlée...

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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Âmes Errantes [PV Scum] [Terminé]   Mar 16 Aoû 2011 - 6:34

Dans toute dispute, il était possible de trouver un terrain d’entente. Il fallait faire des compromis, cependant. Ce genre de chose ne fonctionnait que très rarement avec cette chère Erïka qui, lorsqu’elle savait exactement ce qu’elle désirait, faisait tout en son pouvoir pour l’obtenir dans son intégralité, que cela plaise ou non à autrui. Lorsqu’une personne était bien placé dans l’estime d’Erïka elle pouvait alors se compter terriblement chanceuse, mais également pouvoir arriver à une quelconque entente avec la jeune fille qui acceptait de faire des efforts afin de satisfaire les deux partis. Que se produisait-il lorsqu’un menteur, que l’adolescente ne portait pas dans son cœur, osait tenter de marchander avec elle avec le ridicule espoir que cela puisse fonctionner ? La suite de l’histoire vous le dira…

-"Un mutant... Ouais, laisses tomber. Je suis un monstre des égouts issus de potions et de produits chimiques, enfin tu connais les Tortues Ninja. Tu vois le principe."

Les Tortues Ninja, hein ? Erïka se souvenait très bien de ce dessin animé où des tortues vivaient dans un lieu puant et crasseux, loin des humains, comme là où elle se trouvait présentement, avant de sortir la nuit pour combattre le mal. À cette époque, Nathanaël, son frère, se faisant maintenant nommé Alexïs, regardait assidument cette série pour jeune garçon à laquelle elle ne comprenait pas l’intérêt. Qui voulait connaitre la vie d’une bande de tortues armées cohabitant avec un vieux rat dans les égouts de la ville ? Bien des garçons. Erïka se surpris même, quelques fois, à regarder distraitement l’émission télévisuelle, fascinée par les combats. Il ne fallait pas croire que l’enfant adorait les trucs de petites filles comme les poupées et les poneys, plutôt que ce genre de choses. Elle eut sa phase, comme elle eut celle de se battre contre son frère à chaque fois qu’il se prenait pour une Tortue Ninja combattant la vilaine demoiselle à l’aide de sa fidèle arme : le siphon pour toilettes. Enfin, il était temps pour Erïka d’oublier les souvenirs d’enfance, car jamais elle ne pourrait revenir à cette époque de pure innocence et de rêves de gamin. Tout le monde sait que les Tortues Ninjas ne sont pas réelles, de toute manière.

-"D'ailleurs si tu me laisses ton téléphone et que tu t'en vas maintenant, je te promet de ne pas te réduire en charpie pour t'ajouter en garniture à notre prochaine pizza. Ma famille et moi, on aime le goût des petites blondes farouches..."

La prenait-il pour une quiche ou quoi ? Pensait-il que de simples mensonges pourraient suffit à la calmer et la rendre douce et en confiance ? Sans le savoir, il la rendait encore plus agressive. Il ne savait pas qu’elle était une mutante et c’était peut-être mieux ainsi, cela lui offrait un certain avantage sur lui. Elle étendait, bien distinctement parmi ses paroles, ce petit cillement si désagréable qu’elle haïssait tant. Il voulait l’avoir pour déjeuner, la petite blonde farouche ? Eh bien ce sera difficile lorsqu’elle lui aura fait tomber ces minables petites canines de dinosaure ! Même si elle n’était pas de taille face à une telle créature, elle n’allait certainement pas s’arrêter là pour autant. Il n’avait pas encore tout vu ! Répliquant à la créature avec un ton des plus insolents, ce pauvre quadrupède n’était pas au bout de ses peines.

-« Tu sais où tu peux te le foutre ce téléphone ? »

Erïka replaça le cran de sûreté de son arme avant de l’empoigner par le canon. Ainsi, si elle voulait frapper, elle le ferait avec la crosse de l’arme. Guettant la moindre réaction, elle ne cessait de projeter la lumière de son téléphone en sa direction. Plus elle l’observait, plus elle tentait de se souvenir où est-ce qu’elle aurait bien plus le voir auparavant. Dans une émission du genre Tortue Ninja ? Pourtant, elle aurait jurée avoir vu sa tête à un autre moment. Un déguisement. Oui, c’était un déguisement. Cependant, le costume n’en était probablement pas un. C’était lors de cette fameuse soirée de catch. Une bête dans le genre avait mis les pieds sur le ring en compagnie de Duncan. Alors, comme ça, elle l’avait déjà aperçu. Cela signifiait qu’il était bien capable de l’attraper et de la fracasser contre l’une des parois de béton de cet espace clos. Les mutants, peu importe à quoi ils pouvaient ressembler, aimaient s’inviter dans les événements publiques, c’était une bonne chose à ce souvenir.

-« C’est pas parce que t’as le pouvoir de jeter des catcheurs hors du ring que tu vas m’effrayer, alors bouge de là que je sorte d’ici. Les petits menteurs dans ton genre, je ne me gêne pas pour les envoyer au tapis et quand j’en aurais fini avec toi, ta famille te reconnaitra plus. »

L’adolescente fit un pas vers l’avant, le regard menaçant, sa poigne se resserrant autour de son arme. Qu’il dégage et tout se terminerait en douceur. Elle n’allait pas créer de nouveaux ennuis, malgré sa terrible envie de l’assommer jusqu’à ce que de petites étoiles se mettent à virevoltées allégrement autour de son crâne, comme dans les dessins animés. Elle détestait les mensonges et il découvrira bientôt qu’elle est un véritable détecteur de mensonges sur deux pattes, à moins qu’il ne s’en doute jamais…
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MessageSujet: Re: Âmes Errantes [PV Scum] [Terminé]   Mer 17 Aoû 2011 - 15:52

Visiblement, ses bobards avaient énervé davantage la demoiselle et Scum commença à se demander pourquoi il continuait ainsi à la faire enrager. Est-ce qu'il voulait la pousser à l'affrontement ? Ça ne le faisait même pas jubiler de la voir dans cet état. En fait, ça l'amusait à peine...

-« Tu sais où tu peux te le foutre ce téléphone ? »

La gueule du mutant reptilien se tordit en un rictus moqueur. En vérité le plus amusant chez cette jeune fille, c'était son audace d'aller chercher des crosses à un monstre qui faisait fuir la plupart des personnes qu'il croisait et ce, sur son propre terrain.

*Ou peut-être qu'elle est simplement inconsciente...* pensa-t-il, en penchant la tête de côté, avec l'air d'observer et de réfléchir. Sa colère, qui avait déjà commencer à retomber, finit par s'évanouir lorsque le cran de sûreté de l'arme à feu retrouva sa place. Sa méfiance même commença à s'envoler lorsqu'elle empoigna son arme dans le mauvais sens, éliminant ainsi la crainte de Scum...

-« C’est pas parce que t’as le pouvoir de jeter des catcheurs hors du ring que tu vas m’effrayer, alors bouge de là que je sorte d’ici. Les petits menteurs dans ton genre, je ne me gêne pas pour les envoyer au tapis et quand j’en aurais fini avec toi, ta famille te reconnaitra plus. »

*Oh... Elle était là ?* A vrai dire, cela ne l'étonnait qu'à moitié, la foule avait été si vaste, si envahissante que le mutant avait pensé que toute la ville était contenue dedans... C'était impossible bien sûr, mais Scum avait une très mauvaise appréciation des regroupements humains.

"Ha merci, pour le compliment. Je dois t'avouer que même maintenant je ne sais pas bien ce que je suis venu faire là-bas... Mais tu dois savoir que si je peux balancer un catcheur hors du ring, je peux facilement envoyer bouler une minette comme toi dans l'eau sale" annonça-t-il calmement en faisant un pas vers la jeune fille. Avec son air menaçant, elle avait l'air prête à lui sauter dessus à tout moment. Peut-être était-il temps de désamorcer la situation, maintenant que l'un d'entre eux n'était plus ivre de colère. Aussi il déclara :

"Et merci d'avoir baissé ton arme. J'apprécie de voir que tu ne me menaces plus de mort, et que tu es assez courageuse -ou idiote- pour venir te frotter à un monstre plein d'écailles avec seulement tes pieds et tes poings."

Même si le pistolet était maintenant hors jeu, le téléphone continuait de braquer sa lumière sur Scum. Ce qui était passablement agaçant pour le mutant écailleux qui distinguait moins bien ce qu'il y avait en face et qui surtout, le voulait pour lui.
Cette fascination pour cet outil de la vie commune pouvait paraître étrange de la part d'un être qui avait abandonné jusqu'à l'idée de porter des vêtements. Mais elle prenait tout son sens quand on connaissait les goûts alimentaires de Scum. Il voulait ce téléphone, car il voulait des pizzas... Fouiller les poubelles, comme il l'avait fait plus tôt dans la nuit, ce n'était pas vraiment ce qu'il préférait...

"Pour ce qui est de cette histoire de passage... Je pense que l'on peut s'arranger. Tu veux t'en aller, et c'est ce que je veux aussi. Mais tu m'as dérangé. Et ton téléphone m'éblouit." commença le mutant, qui espérait pouvoir marchander avec la petite son droit de passage.

"Je peux t'assurer avoir plus besoin de cet appareil que toi. Vois-tu, pour reprendre cette histoire de Tortue Ninja... Je ne suis pas si différent, j'ai besoin de pizzas pour vivre. Et pour commander des pizzas il me faut un téléphone..."

Tout ceci était vrai, Scum avait aimé regarder dans sa prime jeunesse cette série racontant l'histoire de tortues mutantes qui avaient appris les art martiaux dans les égouts auprès d'un vieux rat, et qui devait combattre un genre de samouraï fou.
Il l'appréciait d'autant plus que, lorsqu'il se trouva seul perdu dans les souterrains de la ville, elle avait constitué son seul guide de survie dans ce milieu glauque et répugnant. Il s'était depuis très largement inspiré de leur style de vie, se nourrissant de pizza et ne sortant que rarement à la surface, pour y accomplir de bonnes actions, lorsque l'occasion se présentait.

"Considère que je suis le gardien de ces lieux, et que le droit de passage a un prix..."
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MessageSujet: Re: Âmes Errantes [PV Scum] [Terminé]   Jeu 18 Aoû 2011 - 7:13

La vie est un long fleuve tranquille, dit-on. Celle d’Erïka est un véritable déluge ! Problèmes par-dessus problèmes, son existence se résumait à combattre, encore et toujours, inlassablement, pour obtenir et garder une liberté qu’elle chérissait plus que tout. Elle rencontrait des individus, apprenait à les détester plus qu’à les aimer tout en tentant de percevoir la lumière à travers les toiles de mensonges tissées avec soin, au fil des décennies, par cette civilisation odieuse qu’était la sienne. Penser qu’une vie à l’institut pouvait se révéler paisible était totalement faux. Elle faisait face à ces problèmes que connaissaient tous les adolescents de son âge, en plus de devoir affronter tous les cauchemars sur deux pieds que représentait une minorité des habitants de la jungle urbaine. Le vraie fleuve tranquille se situait dans un lieu bien connu, mais dont personne ne pourrait soupçonner le gardien. Rares étaient les individus qui y mettaient les pieds. Malgré son apparence pour le moins dégoutante et sa forte odeur nauséabonde, cette rivière s’étendait sur des kilomètres et des kilomètres, coulant tranquillement dans son nid. Ce fleuve n’était constitué de rien de moins que de cette eau malsaine coulant dans les tunnels des égouts de la ville. Personne pour le stopper, il coulait calmement, apportant dans son sillage de nombreux détritus des plus répugnants, jeté par les humains ne se souciant pas de son sort.

-"Ha merci, pour le compliment. Je dois t'avouer que même maintenant je ne sais pas bien ce que je suis venu faire là-bas... Mais tu dois savoir que si je peux balancer un catcheur hors du ring, je peux facilement envoyer bouler une minette comme toi dans l'eau sale"

La minette allait lui balancer son arme au visage s’il osait la toucher une fois de plus. Pas question que le mutant puisse faire un pas de plus vers elle. Resserrant sa prise autour du canon de l’arme, l’adolescente le toisait avec méfiance ainsi que mépris. Elle n’allait certainement pas prendre un bain de minuit avec les rats, ce soir. Rien que ce qu’elle pouvait percevoir grâce à la faible lumière diffusée par son téléphone portable ne lui disait rien de bon. Il lui était impossible de discerner le fond de béton tant l’eau était opaque. Les ténèbres n’aidaient guère à lui permettre d’observer quelque chose. Même en pleine lumière, la jeune fille n’aurait probablement pas l’occasion de connaitre la profondeur de ce long nid d’eau, à l’œil nu.

-"Et merci d'avoir baissé ton arme. J'apprécie de voir que tu ne me menaces plus de mort, et que tu es assez courageuse -ou idiote- pour venir te frotter à un monstre plein d'écailles avec seulement tes pieds et tes poings."

C’était un bon pas de remercier Erïka pour son geste, tentant de l’encourager à ne pas l’abattre sur le champ et de lui montrer qu’elle avait bien raison de ne pas le faire. Cependant, il aurait probablement dû omettre le fait qu’elle était totalement inconsciente de s’être mise dans la tête de combattre un géant, dans le noir, dans un lieu clos. Elle avait bien envie de lui démontrer à quel point elle était sûre d’elle-même et convaincu qu’elle pourrait le mettre K.O, sans user d’une quelconque arme durant l’affrontement. Cependant, restait toujours le fait qu’elle était en grand désavantage face à son adversaire. Plus les secondes s’écoulait, plus elle en prenait conscience, ce qui n’était pas trop tôt.

-"Pour ce qui est de cette histoire de passage... Je pense que l'on peut s'arranger. Tu veux t'en aller, et c'est ce que je veux aussi. Mais tu m'as dérangé. Et ton téléphone m'éblouit. Je peux t'assurer avoir plus besoin de cet appareil que toi. Vois-tu, pour reprendre cette histoire de Tortue Ninja... Je ne suis pas si différent, j'ai besoin de pizzas pour vivre. Et pour commander des pizzas il me faut un téléphone... Considère que je suis le gardien de ces lieux, et que le droit de passage à un prix..."

Insinuait-il qu’il désirait lui prendre son téléphone, maintenant ? Il pouvait toujours rêver ! Depuis quand un dinosaure commandait des pizzas ? Il n’avait qu’à aller voler les pauvres gens marchant dans une ruelle sombre, repartant glorieusement avec un sac de nourriture grasse, au lieu de racketter le téléphone d’une jeune fille qui était prête à lui sauter au visage à n’importe quel moment. Il ne pouvait savoir à quel point Erïka avait besoin de son portable et qu’elle se devait de le garder en tout temps auprès d’elle. Avec la secte qui semblait être de passage en ville, elle ne pouvait se permettre de s’éloigner de ce précieux objet. Si les choses tournaient mal et qu’elle n’était guère en mesure de se battre pour sa survie, c’était l’une de ses cartes maitresse. Ainsi, elle avait une chance de plus de sans sortir vivante. Pas question de lui donner. Il allait devoir se battre pour l’obtenir et quiconque connaissait Erïka, que ce soit personnellement ou que de simple réputation, savait qu’elle ne faisait pas qu’aboyer, mais qu’elle pouvait également mordre… très fort.

-« La pizza ça fait grossir, t’a qu’à trouver autre chose pour me convaincre. T’aura beau me sortir n’importe quelle connerie, j’en ai rien à foutre, t’aura pas mon téléphone. Alors, maintenant, tu vas faire ton gardien ailleurs, que je me fasse le plaisir de quitter ce trou à rat. »

Soupirant, l’adolescente ouvrit partiellement la grande pochette de son sac pour y glisser l’arme. Elle ne lui servirait probablement pas, elle en était persuadée. Valait mieux tout régler par les paroles, à présent. Erïka était peu encline aux compromis. Il était totalement hors de question qu’il pose une seule patte, une seule griffe sur son téléphone ! Elle voyait les choses simplement, dans une logique qui ne plaisait pas toujours à tous : il voulait la voir déguerpir, ce qu’elle se ferait un plaisir de faire. Voilà ce qui pouvait satisfaire aisément les deux parties. Pourquoi donc tout compliquer avec cette histoire de droit de passage ? Si elle désirait passer, elle le ferait, monstre écailleux ou non !
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MessageSujet: Re: Âmes Errantes [PV Scum] [Terminé]   Ven 19 Aoû 2011 - 22:06

Scum était persuadé que son marché était équitable, il demandait simplement de lui laisser ce petit gadget qui lui permettrait de se commander à manger, en échange de quoi il lui permettait de sortir de ces tunnels et de rejoindre la surface, où elle aurait tout le loisir de s'en procurer un autre, mieux. Le mutant n'avait cependant pas pris en compte que les jeunes gens étaient accros à leur technologie et que celle-ci était en plus une vraie tête de mule. Guère étonnant donc, que l'écailleux se fassent envoyer paître :

-« La pizza ça fait grossir, t’a qu’à trouver autre chose pour me convaincre. T’aura beau me sortir n’importe quelle connerie, j’en ai rien à foutre, t’aura pas mon téléphone. Alors, maintenant, tu vas faire ton gardien ailleurs, que je me fasse le plaisir de quitter ce trou à rat. »

*Elle est toujours aussi catégorique cette petite ? Il faudrait tout de même qu'elle apprenne à faire des concessions un jour...*

Scum regarda la jeune fille ranger l'arme dans son sac, se détendit un peu plus et, lorsqu'elle s'apprêta à avancer, fit un pas de plus vers elle, déployant la paume de sa main pour lui faire signe qu'elle n'irait pas plus loin.

"Je pense que tu n'a pas tout saisi... Quand un gardien te pose une condition, tu n'as que deux choix pour avancer. Te plier à la condition ou -et je pense que tu préféreras cette option- affronter le gardien." annonça-t-il d'une voix dure, puis avant que la petite ne tente quoique ce soit il ajouta :

"Mais si mon offre ne te paraît pas raisonnable, tu pourrais peut-être... Hmm... Te contenter de... Disons, commander une pizza pour moi ? Je te donne l'adresse et la commande, et tu passes le coup de fil."


Scum au moins était capable de concessions, s'il ne pouvait pas avoir l'assurance de plusieurs repas pour les prochains jours, il voulait disposer d'un vrai dîner ce soir. Les épluchures et le sandwiwh au thon -aussi bon fut-il- n'avaient pas pu faire taire la faim qui le taraudait encore...

Le mutant fit une brève de pause pour observer la jeune fille, et, voyant qu'elle n'avait pas l'air convaincu, il continua :

"Je viens de te sauver tu sais, je fais des efforts pour ne pas prendre trop de places dans ce monde qui n'a pas l'air prêt à voir ma tête. Tout ce que j'aimerais c'est parfois un peu de reconnaissance et surtout pouvoir manger à ma faim..."

En même temps que le mutant parlait, sa main barrant le passage devint une main tendue, presque mendiante. Il se rendit alors compte qu'il avait entrouvert son cœur à la demoiselle dans la manœuvre et commença à se demander s'il ne préférait pas qu'elle refuse encore et vienne se battre...

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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Âmes Errantes [PV Scum] [Terminé]   Sam 20 Aoû 2011 - 6:44

"Left broken empty in despair
Wanna breathe can’t find air "

Le gardien des lieux était là pour assurer une certaine paix, un certain ordre dans son antre. Il empêchait les pauvres malfrats de souiller son palace sacré et de pénétrer des lieux où ils ne seraient guère les bienvenus. Ayant un but, que ce soit de protéger un individu ou un bien, il ne cèdera pas si facilement, à moins que la personne quémandant le passage n’accepte de lui donner quelque chose en échange de son droit de passage. Dans le cas présent, Erïka s’entêtait à ne rien donner à cette créature. Elle était même prête à faire demi-tour, si cela était nécessaire, rien que pour obtenir une parcelle de paix. Cependant, le gardien des égouts n’allaient certainement pas la laisser faire si facilement, avançant avec assurance vers elle. Erïka ne bougea pas et se contenta de le toiser lentement, observant son regard dans lequel brillait une lueur humaine. Oui, ce mutant était avant tout une personne avec des besoins, des sentiments et doté d’une intelligence comme tout homo sapiens. La jeune fille le savait bien, car sinon elle ne serait pas là à entretenir un semblant de discussion avec lui.

Têtue comme la mule la plus entêtée de ce monde, la jeune fille maintenant sa décision : elle ne donnera jamais son téléphone portable. Il aurait beau la supplier à genou, lui offrir n’importe quoi en échange, la charmer avec de magnifiques paroles, elle ne reviendrait pas sur sa décision. Dès lors, les deux individus étaient dans une impasse. Chacun savait ce qu’il désirait. Cependant, alors qu’Erïka s’obstinait à ne vouloir marchander, la bête des égouts avait trouvé un moyen pour convaincre la jeune fille de lui obtenir ce qu’il désirait.


-"Je pense que tu n'as pas tout saisi... Quand un gardien te pose une condition, tu n'as que deux choix pour avancer. Te plier à la condition ou -et je pense que tu préféreras cette option- affronter le gardien."

Combattre ? Comme ce mot sonnait bien aux oreilles de la jeune fille amatrice d’adrénaline. Cependant, le lieu ne lui était pas très favorable, ayant qu’une parcelle de béton sous les pieds, longeant les eaux crasseuses des égouts. Sur la terre ferme, dans un environnement moins étouffant, Erïka pourrait bien tenter de faire face à cette grande créature. Par contre, cela n’étant guère possible, il ne lui restait qu’une simple solution qui était, tout simplement, de lui donner ce qu’il désirait, depuis un bon moment. La jeune fille n’aimait pas qu’on lui impose une décision et aucun de ces choix ne lui plaisait. Alors, pourquoi pas ne pas opter pour sa propre volonté ?

-"Mais si mon offre ne te paraît pas raisonnable, tu pourrais peut-être... Hmm... Te contenter de... Disons, commander une pizza pour moi ? Je te donne l'adresse et la commande, et tu passes le coup de fil."

Faire la besogne à sa place ? Il rigolait ? En quel honneur Erïka devrait-elle lui offrir ce service ? Enfin, c’était mieux que de lui donner le portable. Il ne lui suffisait que de passer un simple coup de fil à un numéro quelconque et de passer commande. Pourtant, la jeune fille ne semblait être convaincue par ses paroles.

-"Je viens de te sauver tu sais, je fais des efforts pour ne pas prendre trop de places dans ce monde qui n'a pas l'air prêt à voir ma tête. Tout ce que j'aimerais c'est parfois un peu de reconnaissance et surtout pouvoir manger à ma faim..."

Reconnaissance ? Pourquoi donc ? C’était inutile que de chercher à recevoir des fleurs de la part de ces misérables imbéciles marchant au-dessus de leurs têtes. Ils ne pensaient qu’à eux, qu’à leur petit monde, leurs ridicules problèmes. Erïka avait cessé d’espérer obtenir quoi que ce soit d’eux depuis longtemps. Il devrait suivre son exemple et passer à autre chose. Cependant, les paroles de la créature parvinrent tout de même à réveiller un souvenir, bien banal, dans son esprit embrumé par une fatigue lui pesant de plus en plus. Elle se revoyait, quelques semaines plus tôt, à l’institut Xavier, marchant dans le petit boisé, loin des autres élèves. Elle n’était pas seule, pour une fois. Kurt lui tenait compagnie et discutait calmement avec elle, de tout et de rien. À un moment, la discussion dériva et se porta sur le physique du diablotin. Erïka n’avait guère prêté attention à ce détail. Elle ne se fiait plus aux apparences depuis belle lurette. Pour elle, ce qui comptait, était qui cet individu était au fond de lui. Être différent des autres n’était pas toujours une partie de plaisir et s’accepter soi-même était une tâche longue et ardue, comme lui avait fait ressentir Kurt en lui racontant un bref résumé d’une très longue histoire. « Pendant ma jeunesse, j'étais même dans un cirque, oui oui, je faisais des spectacles et les gens me huaient et avaient peur de moi. Moi je me téléportais et montrais mon corps de monstre aux autres, j'avais de la haine contre moi-même, mais, maintenant, toute cette jeunesse de souffrance, c'est de mon passé. J'aime être qui je suis... » lui avait-il confié. Erïka jeta un nouveau regard à la créature. Le fossé le séparant de Kurt n’était pas bien grand. Ils étaient deux êtres confrontés à la tyrannie et l’intolérance d’une société pourrie basée sur l’apparence et les manières de chacun. Elle-même devait subir ces êtres, jour après jour. Par contre, elle avait la grande chance de posséder un physique normal, comme les autres, même si la vie n’en était pas plus simple.

Jetant un bref regard à son téléphone, la russe constata qu’il lui fallait s’approcher d’une grille d’égout car elle ne pouvait capter suffisamment de réseau à partir de l’endroit où elle se tenait présentement. Si elle pouvait se rapprocher de la terre ferme, s’éloigner des murs de béton qui lui coupait tout signal, elle pourrait passer ce fichu coup de téléphone. Pour cela, il fallait avant tout que lu mutant la croit sur parole lorsqu’elle prétendait avoir besoin de s’éloigner de cet endroit. Après tout, il ne savait pas qu’Erïka était, en quelque sorte, un détecteur de mensonge sur deux pattes et prônait la vérité. Toute la vérité.


-« D’accord, t’a gagné. Même si je n’avais pas besoin de ton aide, tu m’as quand même filé un coup de main. Et puis, c’est pas de ta faute si les gens, là-haut, sont de pauvres cons qui ne pigent rien à la différence. Si tu me trouve un endroit où je peux capter du réseau, je te commande ce que tu veux, tant que je n’ai pas à payer. »

Il n’avait pas à subir l’injustice qu’engendraient les humains. Elle-même devait cacher son don. Le fait qu’elle sache distinguer la vérité des mensonges posait certains problème à la jeune fille, qui ne pouvait se fier à quelqu’un pour obtenir le moindre soutient, de peur d’être trahie. Erïka était peut-être blessante avec ses paroles agressives et trop directes, mais, pour sa part, elle préférait qu’on lui crache la vérité au visage, aussi dure à accepter soit-elle, plutôt que de devoir subir les incessantes histoires de mensonges qu’elle entendait tous les jours. C’était dans cet état d’esprit qu’elle était franche, peu importe l’apparence de son interlocuteur. Elle ne pouvait s’apitoyer sur le sort d’autrui, ce qui était une perte monumentale de temps. Elle préférait, dans certaines situations, les gestes plutôt que les paroles. Dans ce cas-ci, Erïka n’avait que deux simples mots pour la créature, qui devait les mettre en pratique face à ces gens de la civilisation : Bats-toi !

-« Et tu veux que je te dise ? N’attend rien des humains, tous autant qu’ils sont. Bats-toi pour prendre la place qui te revient, même si c’est long et difficile à obtenir. Crois-moi, il n’y a pas plus belle victoire. »
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MessageSujet: Re: Âmes Errantes [PV Scum] [Terminé]   Dim 21 Aoû 2011 - 5:05

Scum observa la réaction de la demoiselle, espérant que ses plaidoiries aient fait mouche. Le visage de la jeune fille sembla s'adoucir et son regard se perdre dans le passé... Les paroles du mutant avaient semble-t-il, éveillé des souvenirs chez elle. Des souvenirs qu'elle laissait influencer son jugement. Lorsqu'elle posa un regard sur son téléphone, Scum sut qu'il avait réussi :

-« D’accord, t’a gagné. Même si je n’avais pas besoin de ton aide, tu m’as quand même filé un coup de main. Et puis, c’est pas de ta faute si les gens, là-haut, sont de pauvres cons qui ne pigent rien à la différence. Si tu me trouve un endroit où je peux capter du réseau, je te commande ce que tu veux, tant que je n’ai pas à payer. »

En entendant ses paroles, il dut se contenir pour ne pas sauter de joie. Enfin, une de ses bonnes actions allait être récompensée !
Cette petite n'était pas si mauvaise finalement, simplement têtue et capricieuse. Quelle genre d'éducation avait-elle reçu, ou n'avait-elle pas reçu pour être ainsi ? Etait-elle une enfant gâtée ? Une fille de bourgeois, qui avait toujours eu ce qu'elle voulait, quand elle le voulait ?

*Bah... Peu importe, grâce à elle, j'aurais un repas correct ce soir...* pensa Scum qui préférait ne pas titiller la blonde sur son passé, elle qui s'était enfin décidée à faire ce qu'il demandait.

"Ne t'en fais pas,
assura-t-il. Tu n'auras qu'à me suivre, je connais un bon endroit pour ça. Et pour ce qui est de la commande, ne t'inquiète de rien tu ne verras même pas les couleurs du livreur, je me charge de tout. dit-il, se retournant pour mener la jeune fille à l'endroit dont il venait de parler. D'ailleurs puisqu'on en parle, je prendrais bien une quatre fromages ou alors... Hrrmm... Une poissonnière. Oui une poissonnière ! Avec le triple supplément en anchois, évidemment !"

Dans son enthousiasme, le mutant ne remarqua pas l'ombre qui passait sur le visage de la petite blonde, jusqu'à ce que finalement elle lui dise d'un air farouche :

-« Et tu veux que je te dise ? N’attend rien des humains, tous autant qu’ils sont. Bats-toi pour prendre la place qui te revient, même si c’est long et difficile à obtenir. Crois-moi, il n’y a pas plus belle victoire. »

A ces paroles, l'écailleux se renfrogna...

"Je n'attend pas grand chose des humains... J'ai simplement quelques remords à aller me servir chez eux sans rien donner. Alors... J'essaie de faire quelques bonnes actions de temps en temps. Mais je sais bien que même un simple merci serait trop demandé"

De toute façon, Scum disparaissait toujours aussi vite qu'il apparaissait, que ce soit lorsqu'il faisait le mal ou lorsqu'il faisait le bien. C'était bien la première fois qu'il faisait face à la personne qu'il aidait et qu'il engageait la conversation avec elle ! C'était peut-être pour ça qu'il avait déversé sur cette pauvre petite sa frustration des années passées et qu'il avait été si entêté à exiger un "payement" pour son passage.
Peut-être lui devrait-il des excuses, une fois tout ça terminé.

"Et pour ce qui est de ma place... Elle est ici. Je suis Scum, un rebut. C'est comme ça que je m'appelle. Et je peux te dire que ça n'a rien d'une victoire. C'est un combat qui dure, qui dure aussi longtemps que tu veux garder cette place. Mais je ne vais rien t'apprendre, visiblement, tu sais déjà très bien te battre."

Scum marqua une pause dans ses paroles, tournant brièvement la tête pour vérifier que la jeune fille le suivait bien. Elle savait se battre, c'était indéniable, elle aurait presque put se passer de son aide si les armes à feu étaient restées en dehors de l'équation. En y repensant, Scum se demanda pourquoi tant de moyens avaient été déployés pour s'occuper d'une seule petite blonde... Peut-être était-elle vraiment une gosse de riche, qu'une organisation voulait enlever pour obtenir une rançon... Ou alors c'était une mutante, pourchassée par les humains. Cela n'aurait même pas étonné Scum. Après tout elle savait ce qu'était un mutant et ces derniers avaient souvent tendance à s'attirer ce genre d'ennui.
Il décida de la questionner pour en avoir le cœur net.

"Mais dis moi, tu as l'air de connaître les mutants... Est-ce que tu n'en serais pas une par hasard ? C'est pour ça que ces humains te couraient après, non ? A moins que ça soit à cause de ta jupe, ajouta-t-il en ricanant. Ne le prend pas mal, hein. Mais c'est pas prudent de sortir habillée comme ça, à cette heure..."

En fait, sa question n'était pas si anodine. Ces derniers temps Scum avait croisé plus de personnes qui connaissaient l'existence des mutants qu'ils n'en avaient rencontrés pendant toutes ses années d'errances. Mais cette jeune fille n'était ni une mercenaire masquée, ni une psychopathe en costume bizarre, c'était... Une fille. Et si une simple jeune fille était au courant de l'existence des mutants, alors il était possible que bien plus de monde à la surface le soit.

Et ça c'était inquiétant en fait...
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Âmes Errantes [PV Scum] [Terminé]   Dim 21 Aoû 2011 - 7:20

Erïka usait de la vive lumière émanant de son téléphone sans fil pour éclairer le chemin, devant elle. Il était inimaginable, pour elle, d’avancer dans une telle pénombre sans que le béton crasseux ne soit éclairer, question de savoir où est-ce qu’elle mettait les pieds. Jus de poubelle numéro 5 n’était guère son parfum fétiche. Elle préférait éviter de glisser, s’écrasée contre le sol et de se retrouvée imprégnée de cette odeur étouffante. Alors, valait mieux avancer prudemment, sans trop presser le pas. L’important était qu’elle soit à l’appartement de sa grand-mère, Anieta, d’ici le levé du jour. Si, par malchance, la vieille dame découvrait qu’elle était sortir pour une petite escapade nocturne, ça allait être sa fête. Erïka ne craignait guère les réprimandes, loin de là, mais elle lui devrait, indéniablement, des explications. Cette soirée faisait partie de celles qu’elle préférait oublier et, surtout, ne pas raconter à quiconque. Associable, pouvait-on dire, c’était pratiquement cela. Avec le temps, la mutante s’était renfermée sur elle-même. Il y avait, certes, son passé mouvementé, son don qui n’était pas des plus reposants, ainsi que sa situation familiale et sociale complexe. Avec le temps, elle ne savait plus sur qui compter. Il y avait bien Alexïs, son frère, mais serait-il en mesure de comprendre ? Probablement plus que quiconque. Cependant, il vivait sa vie, elle ne le voyait que rarement, elle n’avait pas à l’embêter avec des problèmes qu’elle pouvait, selon elle, gérer seule.

Dans la voix du mutant, se dégageait une sorte de joie camouflée tant bien que mal. Apparemment, l’adolescente venait de lui offrir un véritable cadeau. Faisait-il si souvent les poubelles, comme ce soir ? Après tout, il s’était éjecté hors d’une benne à ordure avant de bondir sauvagement vers cet homme qui la pourchassait. Il devait avoir appris à se débrouiller. Comme elle. Comme Alexïs. Personne ne savait ce que c’était de vivre seul, à l’extérieur, lorsqu’il faisait froid, lorsque le vent fouettait la peau blanchâtre de deux enfants bercés par d’affreux souvenirs cauchemardesques. Personne ne savait ce que c’était d’être tiraillé par la faim, devant chasser pour subvenir aux besoins les plus fondamentaux, sans savoir si la vie pourra se relever être meilleure un jour. Sans savoir s’il y aurait le moindre avenir alors qu’une nuit de plus plongeait la sombre forêt dans l’obscurité et que les bêtes sauvages se mettaient en quête de chair fraîche. Personne ne connaissait le passé d’Erïka, ni les blessures du passé s’étant mutées en douloureuses cicatrices la marquant à jamais. Son bras droit était d’ailleurs l’hôte de l’un de ces terribles souvenirs. La cicatrice n’était guère des plus visibles, mais elle savait qu’elle marquerait sa peau de porcelaine à jamais. Vivre seul, laissé à soi-même, sans autre bagage que les souvenirs, voilà des éléments qui reliaient Erïka à cette bête des égouts.


-"Je n'attends pas grand-chose des humains... J'ai simplement quelques remords à aller me servir chez eux sans rien donner. Alors... J'essaie de faire quelques bonnes actions de temps en temps. Mais je sais bien que même un simple merci serait trop demandé. Et pour ce qui est de ma place... Elle est ici. Je suis Scum, un rebut. C'est comme ça que je m'appelle. Et je peux te dire que ça n'a rien d'une victoire. C'est un combat qui dure, qui dure aussi longtemps que tu veux garder cette place. Mais je ne vais rien t'apprendre, visiblement, tu sais déjà très bien te battre."

Scum. C’était ainsi qu’il se faisait nommé. Ce nom sonnait étrangement aux oreilles de la jeune fille, mais elle ne passa aucun commentaire. De toute manière, s’il avait choisi son prénom, c’était pour une bonne raison. Il y avait une signification derrière tout cela. Une créature humaine, qui parlait comme un humain, qui portait un nom , comme les humains, qui mangeait comme les humains, qui avait des sentiments, comme ces homos sapiens, qui ne demandait pas mieux qu’un peu d’amour… comme tout être vivant…

-"Mais dis-moi, tu as l'air de connaître les mutants... Est-ce que tu n'en serais pas une par hasard ? C'est pour ça que ces humains te couraient après, non ? A moins que ça soit à cause de ta jupe. Ne le prend pas mal, hein. Mais c'est pas prudent de sortir habillée comme ça, à cette heure..."

Habillée comment ? Il avait un problème avec sa jupe ou quoi ? Elle n’était pas si courte, couvrant ses cuisses, s’arrêtant au-dessus de ses genoux. Et puis, quelle leçon avait-il à lui donner, lui qui ne portait aucun morceau de tissus sur son corps reptilien ? Erïka ne se souciait guère de son habillement. Elle portait ce qu’elle avait envie de porter, que cela plaise ou non aux autres. La mode, elle n’en avait rien à cirer. Les vêtements hors de prix, ces tenues que toutes les filles s’arrachaient, ces marques superficielles, en quoi cela pouvait bien l’intéresser ? Il y avait bien plus passionnantes ce monde, des choses qui valaient bien la peine d’y investir de nombreux billets verts.

-« Ma jupe ? Elle te pose problème, peut-être ? Quand tu sais pas de quoi tu parles, tu la ferme, capice ? Tu sauras que ces hommes sont plus dangereux qu’une simple bande de pervers en manque. Enfin…»

Erïka marqua une courte pose pour méditer sur les paroles de Scum. Outre son commentaire sur ses goûts vestimentaires, il avait fait une allusion aux mutants. Perspicace, le mutant.

-« Ils ne me poursuivent pas à cause de ma nature mutante. Ils ne se doutent probablement pas du fait que j’en suis une et c’est bien mieux ainsi. Toi, par contre, t’es loin de passé inaperçu.»

Il y avait le professeur McCoy. Il y avait Kurt le diablotin. Ils étaient tous les deux des êtres humains sous une forme hors du commun. Ils étaient pris pour des monstres par la société. Ils avaient cherché, et cherche, peut-être, toujours à être reconnu pour ce qu’ils étaient. Si Erïka savait… si elle savait à quel point il y avait des gens qui ne pouvaient sortir dans la rue à cause de leur apparence physique. En ce moment, l’adolescente maudissait ces petites garces qui n’osaient mettre un pied à l’extérieur sous prétexte qu’elle arborait un minuscule bouton, pratiquement invisible, ou bien une robe jugée démodée. Elles méritaient bien de se retrouver à leur place, dans un corps qui possédait des traits plus bestiaux qu’humain, pour voir ce que cela faisait que d’être réellement jugé. Que d’être détesté. Que d’être seul en ce monde.
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MessageSujet: Re: Âmes Errantes [PV Scum] [Terminé]   Mer 24 Aoû 2011 - 3:09

Scum avait beau la guider, la jeune fille continuait d'éclairer le chemin avec son téléphone. C'était stupide, tout ce qu'elle y gagnerait ce serait de voir les choses répugnantes qui traînaient par terre. Enfin... Il ne pouvait pas lui en vouloir de chercher à savoir où elle mettait les pieds, après tout elle ne pouvait pas voir dans le noir comme lui.
Et alors qu'il la guidait sur le chemin, la voix offusquée de la demoiselle résonna pour répondre à sa remarque :

-« Ma jupe ? Elle te pose problème, peut-être ? Quand tu sais pas de quoi tu parles, tu la ferme, capice ? Tu sauras que ces hommes sont plus dangereux qu’une simple bande de pervers en manque. Enfin…»


*Capice...? C'est quoi ça, une insulte ? Dans quelle langue ? D'où elle vient cette fille ?* se demanda le mutant, perplexe.
Du reste, merci il avait bien remarqué que ces types n'étaient pas les derniers des violeurs...

-« Ils ne me poursuivent pas à cause de ma nature mutante. Ils ne se doutent probablement pas du fait que j’en suis une et c’est bien mieux ainsi. Toi, par contre, t’es loin de passé inaperçu.»

Haa... Donc c'est bien une mutante. Avec un pouvoir suffisamment discret pour ne pas lui attirer ce genre d'ennuis... Veinarde. En tout cas, cela donnait un peu plus de crédit à sa théorie selon laquelle elle était une fille de riches que l'on voulait enlever pour obtenir une rançon. Enfin, ce n'était pas vraiment important, c'était une mutante et elle avait probablement d'aide. Si tant est qu'elle veuille bien l'admettre. Scum pourrait la rediriger vers les Morlocks... Plus tard.

"Ha... Je sais merci, répondit Scum. Pour ça que je préfère passer mes jours ici... Alors comme ça tu es bien une mutante ? Visiblement, c'est une mutation discrète que tu as... Quelque chose de parapsychique, je me trompe ?" questionna-t-il tout en marchant, prenant inconsciemment une posture quadrupède à mesure qu'ils progressaient.

Télépathe ? Télékinésiste ? Certainement pas, sinon elle aurait pu se débarrasser de ses agresseurs d'une seule pensée. Peut-être était-elle comme Annalee, capable de projeter ses sentiments sur les autres, ou que -comme Caliban- elle pouvait ressentir la présence d'autres mutants. Allez savoir, il y avait tellement de possibilités...

"Tu sais, ce n'est pas vraiment mes affaires de savoir qui t'en veux et pourquoi on te recherche, mais si tu es une mutante, alors cet endroit peut devenir ton refuge. Si tu en as besoin... Que ce soit à cause de ta mutation, ou de tes problèmes personnels." dit-il après un moment d'hésitation

Est-ce que c'était une bonne idée de l'inviter ici ? Après tout elle n'avait encore rien prouvé de ses capacités mutantes... Et si c'était du flan ? La petite n'avait jusque là pas eu très envie de se dévoiler...

"Oh et... Ne t'inquiète pas, encore quelques mètre après ce tournant et on est arrivé, je ne te mène pas en bateau..." dit Scum en désignant de la tête le virage devant eux.

Son estomac grondait, ce ne serait vraiment pas du luxe de recevoir cette pizza...


Dernière édition par Scum le Sam 27 Aoû 2011 - 17:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Âmes Errantes [PV Scum] [Terminé]   Mer 24 Aoû 2011 - 18:14

Scum était perspicace. En même temps, il n’était pas difficile, si l’on voyait la situation avec logique et en utilisant de simples déductions, de comprendre que le don d’Erïka relevait du mental. Si elle avait possédé un pouvoir plus physique, comme courir à grande vitesse, avoir une force phénoménale, générer ou maitriser certains éléments, elle en aurait fait usage face à ses poursuivants. Il n’y avait aucun signe chez elle qui pouvait permettre à quiconque de découvrir sa nature mutante. Elle jouait de cet avantage pour discerner les menteurs des gens honnêtes et francs, dans l’ombre. Cependant, il y a certaines choses qu’elle aimerait bien éviter de connaitre, parfois. Les mensonges, aussi petits étaient-ils, pouvaient faire de véritables ravages sur la jeune fille, la vérité, encore plus. Cette dernière s’était bien éloignée des gens, ne leur parlait que peu, évitait de se mêler aux discussions de groupes, qui avaient pour effet de lui donner d’affreuses migraines. Quelques fois, elle aimerait bien vivre loin du monde, loin de tout, mais ce n’était pas toujours si simple…
La proposition, qui surprit malgré tout Erïka, lui semblait bien alléchante, si elle oubliait les quelques inconvénients qui l’incommodait légèrement. Cependant, elle avait besoin d’en savoir plus, sa curiosité étant piquée au vif. Vivait-il avec des semblables ? Des êtres hors du commun qui avaient trouvé un refuge réconfortant dans cet endroit crasseux, loin de la présence humaine? Erïka serait incapable de s’habituer à cette odeur putride qui émanait des nombreux tunnels de ces lieux sombres. Et puis, de toute manière, elle avait déjà un refuge, où elle se sentait entièrement en sécurité, même si la vie n’y était pas toujours rose; l’institut Xavier. Là, elle pouvait dire adieux à son seul et unique problème qui avait pris plus d’ampleur qu’elle n’aurait pu imaginer, ce dernier mois : la secte. Elle ne pourrait jamais effacer tous ces douloureux souvenirs, qu’elle le désire ou non. Même si quelqu’un lui en offrirait la possibilité, l’adolescente refuserait, pour une simple et bonne raison : peu importe la douleur que lui apportait ce cauchemar vivant, elle voulait se souvenir de ceux et celles qui l’avaient trahie, battue et fait vivre un enfer pour ne plus jamais faire les mêmes erreurs et ainsi continuer à se battre pour sa liberté et la mort de tous ces gens sans scrupules. Si elle savait, qu’en cas de pépin, elle avait un refuge, c’était pour le mieux. Dans le dernier mois, elle avait découvert Duncan, ce cher nain qui, en fait, n’en était pas un, prêt à veiller sur elle et la protéger, dans son pub Irlandais, en cas de problèmes. Et puis, il y avait maintenant Scum, cette bête plus humaine que n’importe quel être marchant au-dessus de leurs têtes. Qu’est-ce que la vie pouvait être compliquée, parfois…

Plus Scum parlait, plus il attirait l’attention de la jeune fille, qui avait appris à ne pas se mêler de ce qui ne la concernait guère. Quelques questions flottaient nonchalamment dans son esprit trop occupé à analyser les étranges détritus jonchant le sol bétonné. Elle tentait de garder son attention sur les paroles du mutant, tout en scrutant attentivement le chemin qui s’étendait devant elle, grâce à la vive lumière de son téléphone portable. Elle daigna redresser la tête, une seule fois, aux dernières paroles prononcée par le quadrupède.


-"Oh et... Ne t'inquiète, encore quelques mètre après ce tournant et on est arrivé, je ne te mène pas en bateau..."

-« Si tu me menais en bateau, je le saurais déjà, crois-moi. Disons que mon don me permet de distinguer le vrai du faux et de savoir qui mérite ma confiance. Un bobard de plus et ta pizza, tu pourras te la mettre où je pense, je crois que tu comprends bien, maintenant ? »

Elle marqua une courte pause dans ses paroles avant de reprendre, le plus naturellement du monde, le sujet du refuge. Après tout, peut-être souhaiterait-il se ramener à l’institut ? C’est beaucoup plus propre que cet endroit, et puis, il y a la nourriture à volonté. Plus besoin de se nourrir de vieux restants pourrissants dans le fond d’une benne rouillée, empestant la moisissure, ou bien de pizzas dégoulinantes de gras. Entre temps, ils étaient arrivés à l’endroit dont la créature lui avait parlé. Au-dessus de sa tête, une bouche d’égout, bien fermée, empêchait les fouineurs de faire irruption en ces lieux. Avant de grimper l’échelle rouillée permettant d’atteindre la surface, la jeune fille se tourna vers Scum, illuminant son visage de son téléphone, l’aveuglant sans le faire exprès.

-« Les raisons qui ont poussées ces hommes à me poursuivre sont personnelles et ne te concerne en aucun cas. Et puis, c’est pas comme si c’était la première fois que je suis en danger de mort. J’ai déjà un refuge, où je vis avec des gens comme moi, loin des autres, si on veut. Ça sent bien moins mauvais qu’ici et la nourriture est abondante. Par contre, je garde ton invitation en mémoire, d’un coup que j’aille encore ces sales enquiquineurs de collés aux basques. »

Sur ce, elle se décala sur le côté pour laisser à Scum le plaisir de bouger cette bouche d’égout. Fort comme il était, il n’aurait aucun problème pour cela, probablement déjà habitué à ce petit manège. Ainsi, cela évitait un effort dont l’adolescent pouvait bien se passer, attendant sagement que la voie soit libre et qu’elle puisse grimper, à son tour, vers la surface.
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MessageSujet: Re: Âmes Errantes [PV Scum] [Terminé]   Sam 27 Aoû 2011 - 18:50

Scum, qui souhaitait en savoir plus sur la mutation de la jeune fille n'eut pas à attendre longtemps, finalement elle n'était pas si secrète :

-« Si tu me menais en bateau, je le saurais déjà, crois-moi. Disons que mon don me permet de distinguer le vrai du faux et de savoir qui mérite ma confiance. Un bobard de plus et ta pizza, tu pourras te la mettre où je pense, je crois que tu comprends bien, maintenant ? »

Ignorant la menace sous-jacente, le mutant réfléchit à ce qu'elle venait d'annoncer. Distinguer le vrai du faux... En gros elle pouvait détecter les mensonges. Ce devait être une forme de télépathie, la possibilité de percevoir la dissonance entre les pensées d'un individu et ses paroles. Il se souvint alors des grossiers mensonges qu'il lui avait déclaré alors qu'il s'énervait contre elle, ils n'avaient fait que la rendre plus agressive et Scum en déduisit que la façon dont elle les percevait n'était pas des plus reposante...

Tout à ses pensées, il faillit manquer la bouche d'égout qu'il souhaitait emprunter. Signalant à la jeune fille que c'était ici, il la laissa emprunter l'échelle, mais avant de continuer plus haut, elle planta de nouveau la lumière de son téléphone juste devant ses yeux lui arrachant un grognement.

*Grrm... Elle a beau avoir l'air d'une gamine, elle est pas délicate pour un sou* pensa-t-il avec agacement.

-« Les raisons qui ont poussées ces hommes à me poursuivre sont personnelles et ne te concerne en aucun cas. Et puis, c’est pas comme si c’était la première fois que je suis en danger de mort. J’ai déjà un refuge, où je vis avec des gens comme moi, loin des autres, si on veut. Ça sent bien moins mauvais qu’ici et la nourriture est abondante. Par contre, je garde ton invitation en mémoire, d’un coup que j’aille encore ces sales enquiquineurs de collés aux basques. » dit-elle en se décalant sur le côté pour que Scum puisse passer devant.

*Un refuge, hm.. Avec d'autres mutants. Pourquoi pas après tout. Callisto ne doit pas être la seule à se soucier de la sécurité des nôtres en ville* pensa-t-il tout en débouchant la plaque d'égout pour rejoindre l'air libre.

Alors que la demoiselle le rejoignait, il eut une certitude qu'il ne manqua pas d'exposer :

"Oh et laisses moi deviner, là où tu vis, tu t'appelles Verity non ? Ça me paraît évident, une p'tite demoiselle blonde aux yeux bleus, pâle au point de paraître fantomatique. Je pense que tu représentes assez bien le concept de la vérité, pure et transparente."


Il était d'étonnant de voir à quel point certains mutants avaient un physique correspondant à leurs capacités. Scum avait toujours aimé observer ces parallèles entre la mutation d'un individu et son apparence, que ce soit Puddle et son air presque flasque, Pyro et ses cheveux de feu ou Goudron et son air... Élastique.

"En tout cas je suis rassuré d'apprendre qu'il existe d'autres refuges pour les mutants, et je serais bien curieux de savoir à quoi ressemble le tien. Tous n'ont pas l'idée ou le cran de venir vivre ici..."

L'intérêt de Scum pour la discussion lui avait momentanément fait oublié sa faim. La pizza pourrait attendre encore un moment, il voulait pour l'instant satisfaire sa curiosité.
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MessageSujet: Re: Âmes Errantes [PV Scum] [Terminé]   Sam 27 Aoû 2011 - 23:51

Scum émergea à la surface, laissant à Erïka le plaisir de grimper l’échelle mouillée par l’eau putride des égouts. Enfin, elle espérait fortement que ce ne soit que de l’eau. Tenant fermement son téléphone en main tout au long de sa montée, la jeune fille respira avec joie l’air frais de la nuit extérieure. Se hissant sur l’asphalte froid d’une nuit d’été, elle ne tarda pas à se mettre sur ses pieds, essuyant vigoureusement ses mains sur la jupe noire qu’elle portait. Elle ne tarda pas à poser son regard intrigué sur les immeubles s’élevant avec prestance vers le ciel légèrement étoilé. De certaines fenêtres, émergeait une faible lumière dorée, ouvrant le chemin aux gardes, aux concierges du soir, ainsi qu’aux couche-tard qui avaient pris un retard monumental dans d’urgents dossiers. Depuis la ruelle où elle se trouvait, la mutante percevait des véhicules, sur la route à plusieurs voies, quelques rares passants, parfois seuls, bien souvent en groupe, quittant probablement les bars situés à quelques rues de là. Le quartier était toujours animé, que ce soit le jour ou bien la nuit. La différence résidait dans les individus empruntant les rues de ce quartier; alors que le jour, de nombreux hommes et bien des femmes marchaient, le nez plongé dans leur journal du matin, café à la main, vers leur lieu de travail, vêtus d’habits sobres et des plus irréprochables, tout cela changeait une fois le soleil couché. Des jeunes, comme des moins jeunes, portant des vêtements parfois sexy, parfois décontractés, marchaient en groupe, parlant, riant, se dirigeant vers les bars qui se trouvaient hors du quartier, quelques rues plus loin.

-"Oh et laisses moi deviner, là où tu vis, tu t'appelles Verity non ? Ça me paraît évident, une p'tite demoiselle blonde aux yeux bleus, pâle au point de paraître fantomatique. Je pense que tu représentes assez bien le concept de la vérité, pure et transparente."

Derrière ces grandes tours à bureau, bien cachée des regards d’autrui, Erïka observa son téléphone portable et constata avec joie que le réseau était abondant, permettant à l’appareil d’être fonctionnel. La jeune fille s’adossa à un mur de béton, laissant tomber son sac à ses pieds, la libérant ainsi d’un petit poids qu’elle ne souhaitait guère porter plus longtemps. Au moins, dans ce quartier des plus aisés, des plus commerciaux, mais également des plus riches, les ruelles étaient aussi bien entretenues que les grandes artères. À moins qu’un employé à l’entretiens n’ai omis de s’occuper de la benne, brillant à la faible lumière des quelques lampadaires présents, cette étrange odeur de chien mouillé mélangé à un refoulement d’égout émanait de ce cher Scum. N’en faisant pas de cas, la jeune fille se contenta de satisfaire la curiosité du mutant, passant une main distraite dans sa chevelure négligée. Il semblait attendre avidement cette réponse qu’elle tardait à lui donner, réfléchissant à ses prochaines paroles. Elle retournait dans son esprit cet étrange surnom dont il venait de l’affubler. Verity ? Ça sonnait bien dans sa tête. Même en franchissant les lèvres du mutant, ce nom était tout aussi élégant et gracieux, représentant à la fois la délicatesse du physique de l’adolescente ainsi que son don définissant sa philosophie de vie, sa manière d’agir et de penser. Verity… Verity. La vérité. La pureté. Il en avait des sacrées bonnes idées ce mutant. Verity… Décidément, ce surnom plaisait à Erïka, laissant même un rictus sincère déformer ses lèvres en un ravissant sourire ravie.

-« Verity… C’est pas mal du tout comme surnom. J’adore. »

Certains élèves de l’institut se plaisaient bien à se trouver un surnom qui « avait de la classe », représentant bien leur pouvoir et ce qu’ils étaient. Ce n’était pas si simple à faire. De millions de possibilité de surnoms existaient, mais il fallait s’en satisfaire. Erïka, elle, n’avait jamais réellement réfléchis à un nouveau nom. Joindre le groupe des X-Men ne lui déplairait guère, mais tous ces gens qui en faisaient partie possédaient un nom de code les représentant parfaitement. Qu’est-ce que ça pourrait être dans son cas ? Elle n’avait perçue que de minces possibilité, de laissant pas son imagination créer de ridicules surnoms qui pourraient éventuellement se transformer en quelque chose de beau, d’élégant et d’original. Enfin, elle ne faisait guère partie des X-Men, alors à quoi bon acquérir un pseudonyme ? Cependant, Verity avait accroché son oreille. C’était un pur délice que de prononcé ce nom, roulant légèrement le « r », comme elle le faisait si souvent lorsqu’elle s’exprimait en sa langue natale. Elle aimait la consonance, l’élégance dont était affublé ce simple mot. C’était décidé, elle adopterait ce surnom. Rien ne pourrait lui faire changer d’avis, il était parfait pour elle.

-"En tout cas je suis rassuré d'apprendre qu'il existe d'autres refuges pour les mutants, et je serais bien curieux de savoir à quoi ressemble le tien. Tous n'ont pas l'idée ou le cran de venir vivre ici..."

Comment décrire l’institut ? Un endroit purement luxueux, un véritable palace comparativement à ces tunnels souterrains. La jeune fille avait été bien étonnée de découvrir les lieux, lors de son arrivée. Lorsque le professeur Xavier lui avait parlé de l’institut, où elle aurait des cours, où elle apprendrait à contrôler son pouvoir, elle s’imaginait une espèce de pensionnat grisâtre, des plus ennuyeux, où elle devrait respecter des règles de vie strictes et étudier tous les jours. La couverture d’institut pour surdoués n’avait fait que renforcer cette pensée. Pourtant, elle avait décidé d’essayer, de se jeter à l’eau. Ce serait déjà mieux que de vivre chez sa grand-mère comme l’adolescente sauvage qu’elle était. Au final, elle ne fut guère déçue ; elle possédait sa propre chambre où elle pouvait y passer bien du temps, avait la possibilité de se rendre à la cuisine n’importe quand pour se faire un bon petit plat, découvrait les règles plutôt souples qui lui laissait toute liberté, malgré les devoirs à remettre obligatoirement à la date d’échéance lors des cours. Quoi qu’il en soit, même les défauts de l’institution n’arrivaient à lui faire penser que du mal de cet endroit. Le fait que le professeur ne jugeait personne et les respectaient dans leurs différences, quelles qu’elles soient, faisait très plaisir à voir. Il aurait pu, depuis longtemps, mettre Erïka à la porte, suite à certains problèmes qui lui arrivait de causer de par son impulsivité et sa colère, mais il n’en faisait rien. Il se contentait de lui parler. Des paroles sincères et pleines de bon sens ainsi que de logique. Il tentait de l’aider et ne baissait pas les bras. Si Erïka lui disait, si elle tentait seulement de lui expliquer que sa fureur n’était que la gardienne des cicatrices du passé, peut-être pourrait-il réellement apaiser l’ouragan qui submergeait tout son être ?

--« Le mien ? Il ressemble à un véritable palace, contrairement à tes égouts. Tous les mutants y sont les bienvenus. C’est un grand institut où le professeur X nous apprend à contrôler nos pouvoirs. Ils y a des élèves, des enseignants, comme une grande école où nous sommes libres de vivre tel que nous sommes, sans se cacher. Tu y gagnerais à venir y faire un tour. C’est toujours mieux que ton trou puant, crois moi.»

Fouillant d’une main dans son sac, Erïka attrapa difficilement une cigarette qu’elle glissa entre ses lèvres avant de sortir un petit briquet. Une flamme jaillit de l’instrument, dansant légèrement au rythme de l’imperceptible brise de la nuit. Une fois son travail fait, l’objet retourna bien sagement dans le sac de l’adolescente qui prit une grande bouffée de ce poison. Cela la détendait, l’apaisait, ce dont elle avait exactement besoin après une telle soirée mouvementée.
Baissant les yeux vers son téléphone, la jeune fille se prépara à composer le numéro de la pizzéria à plus près. Elle se préparait déjà, mentalement, à bien s’amuser. Ne connaissant aucun numéro de restaurant par cœur, elle se devait d’attendre que le mutant soit prêt à lui donner. Le pouce droit de la jeune fille, juste au-dessus de son clavier, elle n’attendait que le simple signal pour composer, passer commande, pour ensuite quitter les lieux et rentrer chez sa grand-mère avant que celle-ci ne remarque quelque chose. Pendant ce temps, de sa main gauche qui tenait la cigarette, elle fit tomber un peu de cendre au sol avant de prendre une nouvelle bouffée, levant les yeux vers le mutant.

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MessageSujet: Re: Âmes Errantes [PV Scum] [Terminé]   Dim 28 Aoû 2011 - 1:48

Maintenant qu'ils étaient dehors, Scum était aux aguets. Le bruit des voitures sur la route non loin, les conversations des passants dans les rues proches, tout cela formait un brouhaha, un fond sonore que le mutant n'appréciait pas vraiment. La rue avait beau paraître calme pour certains, le mutant se félicitait de connaître cet endroit isolé. Cerné par les gratte-ciel, il était quasiment plongé dans l'obscurité et donc peu de gens se risqueraient à y s'aventurer, même si certaines circonstances -souvent louches- pouvaient toujours amener quelques humains à se perdre dans le coin...

Se reposant contre un mur, la jeune fille posa son sac au sol et regarda son téléphone, apparemment satisfaite du réseau qu'elle captait. Elle eut l'air de réfléchir un instant, puis un sourire s'étira sur son visage et elle déclara :

-« Verity… C’est pas mal du tout comme surnom. J’adore. »

Visiblement, l'idée n'avait encore traversé l'esprit de personne avant Scum qui se félicita de son esprit créatif. Il se félicita aussi d'avoir emmagasiné autant de livres dans son antre, ceux-ci lui permettant d'être un minimum littéraire et surtout, de ne pas s'abrutir pour devenir la bête sauvage qu'il semblait être...

*Ha Shakespeare, Molière, Lewis, regardez un peu. Dire que je me battais avec cette fille y a pas une heure... Et la voilà qui sourit maintenant, pour de vrai en plus*


Le ravissement d'Erika ravissait à son tour Scum, qui pensa que sa bonne action pour ce soir avait été de loin la plus enrichissante de sa vie. Si seulement cela pouvait se passer comme ça à chaque fois. Le mutant aurait sûrement moins d'amertume à contenir, et peut-être plus de plaisir à mettre la tête dehors.

Après que Scum lui ait fait part de son contentement quant à l'existence d'au moins un autre refuge pour les mutants, elle répondit avec sa... Franchise caractéristique et une pointe d'admiration dans la voix, signe qu'elle aimait l'endroit :

-« Le mien ? Il ressemble à un véritable palace, contrairement à tes égouts. Tous les mutants y sont les bienvenus. C’est un grand institut où le professeur X nous apprend à contrôler nos pouvoirs. Ils y a des élèves, des enseignants, comme une grande école où nous sommes libres de vivre tel que nous sommes, sans se cacher. Tu y gagnerais à venir y faire un tour. C’est toujours mieux que ton trou puant, crois moi.»

L'écailleux prit un moment pour analyser chacune de ces informations... Un institut... Le professeur X ? Est-ce que ça pouvait être...? L'institut du Professeur Charles Xavier ?! Cet institut soi-disant pour surdoués pour qui le gala de catch avait eu lieu. Cela expliquait bien des choses en vérité... Et Scum y vit une occasion d'enfin croiser cet homme en fauteuil qui attisait tant sa curiosité, et ses souvenirs.
Une école... Où vivre sans se cacher. Tout cela paraissait tellement idéal pour les Morlocks qui, coupés du monde comme ils l'étaient, s'étaient aussi vus privés d'éducation. Indubitablement, il gagnerait à y ferait un tour même s'il n'était pas prêt à lâcher son "trou puant" et ses habitants comme ça... Cela méritait réflexion, et discussion avec les autres Morlocks aussi.

Scum commençait à envisager la chose sous tous les angles lorsqu'il remarqua que la demoiselle s'était allumée une cigarette et attendait, le doigt au dessus du téléphone qu'il veuille bien lui donner le numéro de la pizzeria la plus proche, afin qu'elle puisse faire passer sa commande, que cette soirée se termine enfin...

"Oh euh... Excuse-moi, je réfléchissais. dit-il en s'approchant de la demoiselle. Appelle le 212-333-4333, ils font un calamar frit au poil en guise d'entrée. Et pour la pizza demande une large, avec pepperoni et anchois... Triple supplément les anchois, je répéterai si tu veux. Dis leur que je veux pas d'olive, j'en ai marre de les enlever à chaque fois... Quoique tu me diras que je suis pas à ça près puisque je fais les poubelles. Pour l'adresse, donne le 3 Ouest de la 56ème Rue. C'est à deux pas d'ici. Je vais pas trop vite au moins ?"


Et par souci de tuer le silence qui allait immanquablement suivre la composition du numéro et l'attente de la réponse à l'appel, il enchaîna alors la demoiselle pianotait sur son téléphone :

"Ton institut, ce serait pas celui pour 'surdoués' du professeur Xavier par hasard ? En fait j'aimerais vraiment le rencontrer, j'ai peut-être quelques question à lui poser et j'ai manqué l'occasion lors du gala de catch, donc si je pouvais me rattraper ce serait vraiment super. Tu penses pouvoir m'y emmener assez vite ? Ou peut-être simplement me laisser l'adresse... S'ils connaissent les mutants, ils ne devraient pas paniquer si je me présente à eux..."


Scum aurait pu se relancer dans un monologue enthousiaste comme il l'avait fait plus tôt quand il s'était agi de pizzas mais la tonalité du téléphone lui fit fermer la mâchoire très vite...
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MessageSujet: Re: Âmes Errantes [PV Scum] [Terminé]   Dim 28 Aoû 2011 - 3:17

Erïka fut ravie de voir que Scum comprenait la subtilité de son geste. Ce n’était pas tout le monde qui était suffisamment brillant pour percevoir de légers signaux comme celui qu’elle lui envoyait. Enfin, il se décida à lui donner le numéro de téléphone de la pizzéria qu’elle s’empressa de composer. Elle hésita, un court instant, à appuyer sur la fonction d’appel, tentant de mémoriser la commande du mutant. Elle avait beau être une fille, ce n’était pas pour autant qu’elle pouvait faire autant de chose en même temps ! Malgré le fait que son escapade nocturne l’avait bien réveillée, elle était tout de même menacée par l’incessante fatigue qui menaçait de l’emporter avec elle, auprès de Morphée, à tout moment. De longues heures de sommeil s’imposaient donc pour la jeune fille qui avait hâte de voir la fin de cette nuit. Prenant une dernière bouffée de sa cigarette avant d’appuyer sur la touche d’appel, Scum rompit le silence qui n’avait eu le temps de prendre place, revenant au sujet de l’institut. L’écoutant, la jeune fille posa le combiné contre son oreille, écoutant à la fois son interlocuteur et la tonalité résonnant dans son oreille.

- "Ton institut, ce serait pas celui pour 'surdoués' du professeur Xavier par hasard ? En fait j'aimerais vraiment le rencontrer, j'ai peut-être quelques question à lui poser et j'ai manqué l'occasion lors du gala de catch, donc si je pouvais me rattraper ce serait vraiment super. Tu penses pouvoir m'y emmener assez vite ? Ou peut-être simplement me laisser l'adresse... S'ils connaissent les mutants, ils ne devraient pas paniquer si je me présente à eux..."

Levant un index en l’air, signifiant au mutant de se taire alors qu’une voix masculine se fit entendre à l’autre bout de la ligne, Erïka prit un autre ton de voix, question de s’amuser. Ajoutant un fort accent à ses paroles, tentant de masquer sa réelle voix sous un son un peu plus aigu, digne des petites bourgeoises gâtées par la vie, l’adolescente s’adressa à la personne à l’autre bout de la ligne. Restant pour le moins claire, elle détacha chacun de ses phrases, dissimulant une certaine jubilation intérieure. Combien de fois avait-elle fait des appels téléphoniques pour narguer les gens, en compagnie de son frère, dans sa tendre jeunesse ? Après tout, deux enfants, ça devait bien s’occuper… Le plus marrant était de parler dans une autre langue, ce qui laissait l’interlocuteur dans une incompréhension des plus totales. S’amusant de nouveau à ce petit jeu, Erïka allait finir par reprendre goût aux blagues téléphoniques, même si elle avait, depuis longtemps, passé l’âge pour ce genre de bêtises.

-« Bonsoiiir ! Je souhaiterais avoir des pizzas… Oui… Avec l’entrée là… le cal… oui, c’est ça... le calmar… Et j’aimerais aussi, deux pizzas extra larges avec des anchois. Beaucoup d’anchois. Et du pepperoni. » Elle jeta un regard à Scum, étant sûre d’avoir oublié quelque chose. Puis, elle s’adressa de nouveau au garçon, toujours avec sa voix de jeune femme agaçante.«Et enlever les olives, c’est pas très bon, vous savez… Oui… L’adresse ? Ah, vous pouvez pas manquer la maison, c’est au … » Elle jeta de nouveau un regard à Scum pour obtenir la réponse. « Au 3 Ouest de la 56ème rue. Exactement. J’espère que votre service est rapide, mes copines et moi on aime le service vite fait… Oui, merci bien. Oui, belle nuit, je sais bien… Je… »

Mettant fin à l’appel, ne souhaitant entendre le pauvre commis commençant à s’écarter du sujet de la commande, Erïka esquissa un sourire. C’était beaucoup plus amusant lorsqu’elle était enfant. On dirait que le plaisir à faire ce genre de chose se perd avec l’âge, malgré qu’elle ne fût pas déçue de sa conversation avec le livreur, qui lui avait semblé heureux d’entendre une voix féminine à l’autre bout du fil. Enfin, au moins, Scum aurait ses pizzas rapidement. Ainsi, son travail était, à présent, terminé. Avant tout, elle devait reprendre la discussion qu’elle avait interrompue avec Scum , le temps de passer commande avec un commis n’étant pas près de désirer raccrocher.

-« Tu disais ? Le professeur Xavier a organisé le combat de catch. Tu peux passer n’importe quand à l’institut, il s’y trouve toujours, habituellement. Je dois bien avoir l’adresse quelque part… »

La jeune fille coinça sa cigarette entre ses lèvres et glissa son téléphone sous la bretelle de son soutien-gorge, camouflée sous la manche de son chandail. Elle avait donc les deux mains de libre pour fouiller dans son sac, au sol, qui contenait tout ce qui pouvait être utilise. Sortant un bout de papier, elle y griffonna une adresse, avec un stylo trouver dans le fond de son sac, avant de ranger le tout. Se redressant, elle attrapa machinalement sa cigarette entre son majeur et son index, avant de tendre le papier au mutant.

-« C’est peut-être pas pratique du papier dans les égouts, mais vu que t’a pas de portable, je fais avec les moyens du bord. »

Observant la rue passante, plus loin, Erïka se tourna de nouveau vers Scum. Elle était curieuse de connaitre le lieu de sa mystérieuse adresse. Comment allait-il s’y rendre, sans être vu ? En passant par les égouts ? Ah ça, non ! Elle n’avait guère envie d’y retourner ! En même temps, elle était curieuse de savoir ce qu’il allait faire, sans argent, pour payer sa pizza… À moins qu’il n’agresse le livreur, comme cela arrivait bien souvent. Enfin, la jeune fille jeta un regard à son téléphone, qu’elle glissa hors de son chandail, pour constater qu’elle avait encore quelques heures devant elle. Un petit détour de plus ou de moins, cela n’y changerait rien. De toute manière, même si elle connaissait le quartier des affaires, elle ne pouvait savoir comment retourner chez sa grand-mère à partir d’où elle se trouvait. Elle avait donc besoin de certaines indications, même si son orgueil se battait vivement pour qu’elle se retienne de lui demandait un quelconque service.

-« Je vais te suivre jusqu’à ton adresse sur la 56ème. Après, t’a intérêt à me montrer le raccourci pour revenir à mon point de départ, capiche ? »
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Scum
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MessageSujet: Re: Âmes Errantes [PV Scum] [Terminé]   Lun 29 Aoû 2011 - 4:06

Scum garda le silence lorsque la jeune fille leva l'index pour indiquer que la communication était engagée. Prenant une voix plus aigüe qu'à l'accoutumée, parlant avec un accent exagéré, elle provoqua un haussement des écailles sourcilières du mutant reptilien. Détachant ses syllabes avec soin et emphase laissant penser qu'elle était réellement une fillette riche et gâtée elle déclama :

-« Bonsoiiir ! Je souhaiterais avoir des pizzas… Oui… Avec l’entrée là… le cal… oui, c’est ça... le calmar… Et j’aimerais aussi, deux pizzas extra larges avec des anchois. Beaucoup d’anchois. Et du pepperoni. »

Alors qu'elle semblait hésiter Scum, qui retenait un pouffement de rire, chuchota bruyamment le mot "O-li-veuh" en faisant non de la tête.

*Beaucoup d'anchois... pensa-t-il agacé par l'inexactitude de la demoiselle. C'est pas le tout de dire que j'en veux beaucoup, je veux le triple supplément !*

«Et enlever les olives, c’est pas très bon, vous savez… Oui… L’adresse ? Ah, vous pouvez pas manquer la maison, c’est au … »

Une fois de plus, le mutant lui rafraichit la mémoire, réfrénant son rire et joignant les gestes à ses paroles sifflantes :

"Troââ. Ouessst... Rue-Ssinquante-Ssix !"

« Au 3 Ouest de la 56ème rue. Exactement. J’espère que votre service est rapide, mes copines et moi on aime le service vite fait… Oui, merci bien. Oui, belle nuit, je sais bien… Je… »

Après qu'elle eut raccroché, Scum hilare commença à la singer en prenant des airs de dame du monde se cambrant largement et agitant la main en poignet cassé. Mais le tout rendait étrangement avec sa voix rauque et sifflante :

"Belleuh nuit. Mes copines et moi aimons le service vite fait, uh uh uh. Tu as fait ça toute ta vie ou bien ?"

Mais voyant que la jeune fille avait retrouvé son sérieux, il coupa court à la blague, affichant un petit rictus moqueur..

-« Tu disais ? Le professeur Xavier a organisé le combat de catch. Tu peux passer n’importe quand à l’institut, il s’y trouve toujours, habituellement. Je dois bien avoir l’adresse quelque part… »

Scum l'espérait bien, cela lui serait bien utile, il avait tant à demander au Professeur et une chose en particulier dont il souhaitait être certain... Impatient, il la regarda sortir un papier et un stylo de son sac et griffonner dessus l'adresse de l'établissement avant de ranger le tout et de remarquer :

-« C’est peut-être pas pratique du papier dans les égouts, mais vu que t’a pas de portable, je fais avec les moyens du bord. »

"Je rangerais ça dans le carton à pizza. Comme tu peux voir je manque assez de... D'espace de stockage, peut-être que je devrais trouver au moins un pantalon..."

Le mutant se souvenait avoir essayé d'enfiler des vêtements une fois, longtemps après s'être débarrassé de ceux qu'il portait lorsqu'il s'était perdu dans les égouts... Il n'avait pas aimé. Ça lui collait à la peau, l'alourdissait lorsqu'il était trempé -c'est à dire à peu près tout le temps- et le gênait dans ses mouvements... Non il se sentait bien plus libre et à l'aise sans et avec son armure d'écailles, il n'avait pas réellement l'impression d'être nu, en vérité...

-« Je vais te suivre jusqu’à ton adresse sur la 56ème. Après, t’a intérêt à me montrer le raccourci pour revenir à mon point de départ, capiche ? »

Elle allait le suivre ? Ha ! Il venait de la sauver d'une agression, ce n'était pas pour qu'elle le regarde commettre lui-même une agression, doublé d'un vol. D'un autre côté, elle avait toujours l'adresse de l'institut, et il avait besoin du carton à pizza pour le garder proprement. Autrement dit, elle le tenait. En langage articulé -plus ou moins- cette réflexion se traduisit ainsi :

"Me suivre ? Hmpf ! Hors de question ! Quoique.. En fait si... Mais je te préviens, si tu te sens l'âme d'une justicière tu ferais mieux de pas traîner trop près. Ce qui va se passer risque de ne pas te plaire. Qui plus est, si tu voulais me suivre il faudrait que tu puisses coller au mur, je ne comptes pas m'y rendre par la voie piétonne. Alors... Tu fais le tour et on se retrouve là-bas ?"

La question était bien évidemment rhétorique, car Scum ne laissa pas le temps à la jeune blonde de répondre, et s'élança sur la surface du mur le plus proche, y adhérant des quatre pattes. Il crapahuta ensuite vers l'est, remontant les bâtiments à destination du numéro 3.
Cette adresse n'avait pas été choisie par hasard. En effet, Scum savait qu'un grand balcon aux larges piliers de pierre s'étendait sur la devanture du premier étage et qu'une disposition anormale des lampadaires de la ville laissait l'habitation en grande partie dans l'ombre...

Se positionnant donc sur ce fameux balcon, Scum se mit à guetter l'arrivée du livreur, tendant l'oreille pour reconnaître le bruit de caractéristique de leur scooter de service. Il n'eut pas à attendre bien longtemps en vérité, car la pizzeria n'était qu'à deux rues d'ici et très vite, la commande tant attendue arriva.

Le scooter vint se garer devant l'habitation et Scum se recroquevilla un peu pour être sûr de ne pas être vu. Le livreur, inconscient de sa destinée peu enviable, descendit de monture, sortit les pizzas qu'il était censé livrer de leur conteneur et s'approcha d'un pas tranquille de la porte d'entrée. Le mutant était alors en position, passant par-dessus la rambarde de pierre, utilisant sa capacité d'adhésion pour se scotcher aux piliers il était prêt à cueillir sa proie. Et lorsque l'humain passa sous le balcon...

Une large main écailleuse l'agrippa par le casque et le happa vers le haut. Le temps d'un battement de cœur, que le pauvre livreur avait manqué, il se retrouva sur le balcon et déjà une gros poing écailleux s'acharnait contre son casque, l'enfonçant un peu plus à chaque coup, jusqu'à ce que l'humain tombe inconscient...

Après avoir délesté sa victime de quelques pièces de monnaie qu'il ingurgita -il pourrait les régurgiter plus tard, il savait comment s'y prendre- et avoir vérifié que la voie était libre, Scum descendit du balcon et ramassa les cartons de pizza, vérifiant leur contenu...

*Et voilà... Le supplément anchois est bien là, mais pas en triple. Tsss. J'espère qu'il ne comptait pas sur un pourboire* pensa-t-il en grondant.

Redoublant de prudence, il se dirigea ensuite vers le scooter, dont il extirpa les autres commandes. Lui qui était partis pour vider les poubelles ce soir-là, avait maintenant quatre cartons de pizza entre les bras, un vrai festin qu'il pourrait partager avec les quelques Morlocks qu'ils encore éveillés à cette heure. Servi et comblé, Scum chercha du regard un endroit où il pourrait se dissimuler et attendre tranquillement la petite blonde. Avisant une ruelle de l'autre côté de la route, le mutant se précipita, cartons à la main, pour se dissimuler dans les ombres.

Là il attendit de voir passer la demoiselle, prêt à lui faire signe de la rejoindre, et commença à engloutir avec délice le fruit de son méfait.

"Hrrmm... Délicieuse vie..." déclara-t-il dans un grognement de contentement
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Âmes Errantes [PV Scum] [Terminé]   Mar 30 Aoû 2011 - 3:30

Erïka fixait inlassablement les volutes de fumées s’évaporées vers le ciel étoilé, quoi que couvert par de légers nuages grisâtres. Une légère brise glissa sur sa peau, la faisant frissonner de plus belle, alors que quelques mèches blondes s’envolèrent allégrement pour se poser silencieusement contre les joues pâles de l’adolescente. Cette dernière glissa gracieusement son sac sur son épaule, rejetant sa chevelure dorée dans son dos. Elle s’avança vers le mutant, signe qu’elle était prête à lever les voiles vers leur nouvelle destination. Croisant les doigts pour ne pas avoir à remettre les pieds dans les souterrains nauséabonds, les paroles de Scum ne firent que la satisfaire.

-"Me suivre ? Hmpf ! Hors de question ! Quoique… En fait si... Mais je te préviens, si tu te sens l'âme d'une justicière tu ferais mieux de pas traîner trop près. Ce qui va se passer risque de ne pas te plaire. Qui plus est, si tu voulais me suivre il faudrait que tu puisses coller au mur, je ne compte pas m'y rendre par la voie piétonne. Alors... Tu fais le tour et on se retrouve là-bas ?"

Comment pouvait-il savoir si ce qui allait se produire lui plairait ou non ? La jeune fille avait été témoins de tant d’atrocité que plus rien ne pouvait l’effrayer, encore moins un homme-lézard dévalisant un pauvre livreur de pizza. À moins qu’il ne décide de commettre un meurtre, ce qui, à première vue, ne semblait guère être son genre malgré l’aversion pour l’être humain qu’il portait en lui. Elle verrait bien par ses propres yeux comment le mutant se débrouillait pour chasser la pizza fraichement sortie du four.

Alors que Scum s’élançait sur les murs des hauts gratte-ciel, l’adolescente marcha d’un pas rapide hors de la ruelle, émergeant finalement sur une route plus passante. Empruntant la même direction que le mutant, elle ne devrait pas se perdre en chemin, non ? Observant chaque panneau indiquant le nom de la rue adjacente, croisant l’artère sur laquelle elle marchait, Erïka ne tarda pas à apercevoir le chemin qu’elle cherchait. Ici, les passants se faisaient plus rares, la majorité trainant dans les lieux éclairés, que ce soit sur une terrasse, devant un bar ou dans un abris-bus. S’arrêtant à une intersection, Erïka jeta sa cigarette au sol, enfin, ce qu’il en restait, et l’écrasa du bout de sa chaussure. Elle emprunta, par la suite, ce qu’elle croyait être la bonne direction. Cependant, elle remarqua bien rapidement, en observant les adresses, qu’elle s’était trompée de direction. Ce fut lorsque le bruit du moteur du scooter appartenant au livreur résonna à ses oreilles que l’adolescente se retourna vivement et s’élança dans la direction opposée à celle vers laquelle elle se dirigeait.

La jeune fille réduit sa vitesse lorsqu’elle s’approcha de l’adresse donnée par le mutant. Elle avait entendu du bruit, quelques cris venant du livreur, puis plus rien. C’était donc avec une lenteur exagérée qu’Erïka arriva finalement auprès du scooteur, dévalisé de toute commande. Scum ne devait pas se trouver bien loin. Il n’était tout de même pas partie en la laissant en plan ! Cherchant dans les sombres recoins des alentours, ce qui ne manquait pas, elle le découvrit dans une petite rue, pratiquement privée de tout rayon de lumière, en train de savourer son festin. S’avançant alors vers lui, Erïka s’arrêta que lorsqu’elle put distinguer les traits du mutant écailleux.


-« J’espère que tout est à ton goût. » fit-elle en croisant les bras sous sa poitrine.

Détaillant rapidement la petite rue, nettement moins entretenue que la précédente, Erïka se décida à l’éclairer grâce à la lumière émanant de son téléphone portable. Par la même occasion, elle observa, brièvement ce cher Scum, en train de se régaler. Maintenant que c’était mission accomplie, la jeune fille se devait de retourner à l’appartement de sa grand-mère avant que celle-ci ne se rende compte de quelque chose. Par contre, elle nécessitait les indications du mutant afin de revenir vers son point de départ. Une fois qu’elle marcherait sur une grande artère qu’elle connaissait bien, l’adolescente emprunterait la voie qu’elle désirait.


-« Comment je fais pour retourner au point de départ ? » demanda-elle simplement avant de poser délicatement sa main devant sa bouche, camouflant ainsi un long bâillement, signe que la fatigue était toujours présente et ne tarderait pas à l’emporter avec elle.
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