X-Men : Sentinel Project

Entrez dans un univers où l'homme est à l'aube de son évolution ! Image 
AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 DIDNEY WORLLLLD [Scum]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Erïka M. Davidoff
Codeuse - Modératrice
avatar

Messages : 2283
Date d'inscription : 04/05/2011
Age : 24
Localisation : Far Away From You ~

Fiche Tecnhique
Metier: Professeure / PDG des S.M.I.T.E Industries
Age : 21 ans
Nationalité : Russe / Américaine

MessageSujet: DIDNEY WORLLLLD [Scum]   Ven 15 Jan 2016 - 17:08

Le soleil promettait une magnifique journée en ce lundi matin. Alors que la majorité de la population devait se rendre au boulot, certaines personnes profitaient de vacances bien méritées. Le Magic Kingdom se redressait devant une petite foule d’enfants impatients et de parents souriants. Au loin, on pouvait apercevoir le célèbre château du monde magique de Walt Disney, celui qui faisait tant rêver les jeunes enfants émerveillés.

-« Arrête de bouger Mélissa… ça ne va prendre que… et voilà ! » Erïka regardait la caméra qu’elle tenait en main d’un air satisfait avant de le tendre à la femme posant aux côtés de la jeune Mélissa. « La photo est parfaite. La seule qui n’est pas floue, en fait. »

L’attente était longue, surtout pour une petite fille. À l’ouverture du parc, il fallait toujours attendre un moment avant de pouvoir passer au contrôle de sécurité. Erïka n’avait pas eu le choix de laisser tout ce qui pouvait être considérer comme une arme dans sa chambre d’hôtel ou dans son jet privé. Elle n’avait pas besoin d’être armée dans un parc pour enfant. Le pire qui pouvait lui arriver serait de se confronter à une armée de mascottes en furie.
Une fois le contrôle passé, il était finalement temps d’entrer dans le parc. Erïka gardait un œil attentif sur Mélissa. La connaissant, elle pouvait s’éloigner et se perdre dans la foule. Pendant ce temps, Bobby consultait la carte du parc avec attention, cherchant la première activité à faire pour inaugurer ce voyage.


-« Dans dix minutes il y a une séance photo avec Mickey et Minnie, juste ici. » Fit-il en pointant le bâtiment à leur droite. « Un peu plus loin on peut rencontrer Mary Poppins et il y a aussi des boutiques souvenirs. Par quoi voulez-vous commencer ? »
-« Clairement pas les boutiques. Elle va flamber son argent plus vite qu’Eleonnora sur la Cinquième Avenue. »
-« On pourrait faire un tour à Fantasyland alors. Il y a tout plein d’attractions pour les jeunes enfants. »

Mélissa ainsi que sa mère auront toujours droit au dernier mot sur l’itinéraire à suivre. Cela n’empêchait pas les jeunes mariés de proposer des idées et de trouver les endroits les plus intéressants à visiter. C’était bien difficile, car dans le parc tout était intéressant. Pour cette première journée, il fallait commencer tranquillement, prendre le temps de faire le tour du parc et de repéré les attractions que Mélissa souhaitait faire. Celles qui avaient une trop longue file d’attente pouvaient être reportées à plus tard dans la journée, lorsqu’il y aura moins de monde. Un service de ticket « Fastpass » leur permettait de prendre un billet à l’entrée de l’attraction pour y revenir à l’heure indiquée, leur assurant ainsi une place sans avoir à faire la file. Rien n’était trop beau pour rendre ce voyage plus agréable. Même l’hôtel offrait un maximum de distractions, dont de grandes piscines, des activités en soirée, un salon d’arcade et l’accès à tout un tas de chaines télévisées depuis leur chambre d’hôtel – ce qui permettait à Erïka de consulter la chaine des nouvelles à chaque matin.

Erïka partageait sa chambre avec son mari. La chambre adjacente à la leur était occupée par Mélissa et sa mère. Après trois longues heures de voyage à bord de l’avion privé de la jeune femme, le couple s’était chargé d’obtenir les clés de leurs chambres pour ainsi aller déposer leurs bagages et la petite fille endormie qu’ils trimballaient avec eux. Il était à peine vingt-deux heures, mais tout le monde avait décidé de filer au lit afin d’être en forme pour leur visite du Magic Kingdom. C’était une excellente idée qu’ils ne regrettaient pas. Surtout avec la petite Mélissa, excitée comme une puce. La journée s’annonçait très longue, bien qu’agréable.


-« Sally ? Par où voulez-vous commencer ? » Demanda Bobby. Cela permettra de trancher et de déterminer par où débuter leur visite du parc.




Pour toute référence: la carte du parc
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Scum
Correcteur
avatar

Messages : 855
Date d'inscription : 16/05/2011
Age : 25

Fiche Tecnhique
Metier:
Age : 25
Nationalité : Américaine

MessageSujet: Re: DIDNEY WORLLLLD [Scum]   Sam 30 Jan 2016 - 7:11

On disait parfois que le voyage était plus important que la destination. Si ce n'était pas forcément vrai pour un enfant coincé sur le siège arrière d'une voiture, ça l'était pour une fillette dans un jet privé. Le nez à la fenêtre, Melissa s'était mise en tête de dessiner une carte de ce qu'elle voyait en contrebas pour les comparer à celles de Google.

Avoir la tête dans les nuages avait aussi suscité chez elle quelques réflexions sur les mutations et elle avait demandé à ceux qui pouvaient l'entendre s'ils pensaient un jour avoir le pouvoir de voler. Même si peu des personnes présentes envisageaient vraiment une telle possibilité, la mère de Melissa admit au moins que c'était un pouvoir qui lui plaisait. Une partie du voyage aura ainsi été mise à profit par la fillette pour dessiner les membres de sa petite famille volant par des moyens qu'elle avait jugé appropriés.

Le pouvoir du flying fuck d'Erika lui valut néanmoins quelques réprimandes.

Le voyage ayant été long, Melissa s'endormit peu de temps après l'atterrissage, qu'elle n'avait pas voulu rater. Mais finalement, celui-ci n'avait pas été aussi impressionnant qu'elle l'aurait pensé, sans doute car il s'était fait sans encombre. Somnolant dans les bras de sa mère, elle ne fit pas de caprice et s'endormit sagement, quoique elle se serait sans doute perdue dans son grand lit si elle ne le partageait pas avec sa mère.
Au matin, trop groggy par le réveil, elle ne put pas réellement prendre en considération toutes les commodités du riche hôtel. Elle savait juste que puisque les couloirs étaient grands et les plafonds hauts, alors ça devait être un endroit luxueux, ce que lui confirma sa mère. La fillette était bien contente que l'Institut soit riche, même si en vérité c'est Erika qui prenait tout en charge.

La vue du château la réveilla tout de même définitivement, et Melissa se précipita vers l'entrée, pestant contre toutes ces choses qui la retenaient : sa mère qui voulait marcher calmement, Erika qui voulait prendre une photo, les files d'attente et les procédures de sécurité au bout.

"Mais Riri, on prendra les photos dedans ! Arrêtez de vous arrêter, on avance pas ! Pourquoi on avance pas ?! Personne est pressé d'entrer ou quoi ?! Moi je suis pressée moi ! Moi je suis en mission spéciale !"

Par mission spéciale, Melissa voulait parler de sa mission de Cupidon, pour laquelle elle avait emmené dans son sac une petite flèche en plastique ainsi qu'un plan noté à la pastel sur une feuille. Et ce plan incluait une grosse prise d'informations à Disney World, car pour ce que la fillette essayait d'accomplir, puiser dans la plus grande usine d'enfance du monde ne serait pas de trop.

Enfin ! Le groupe avait franchi l'entrée ! Disney World s'offrait tout entier à eux, d'innombrables manèges et attractions, des spectacles et des boutiques à thème disséminés dans tous les coins et ce sur plusieurs kilomètres de superficie.
C'est pourquoi la première chose que faisaient les visiteurs non avertis était de s'agglutiner quelques pas après l'entrée pour consulter leurs cartes du parc.

"_Dans dix minutes il y a une séance photo avec Mickey et Minnie, juste ici, fit Bobby en pointant le bâtiment à leur droite. Un peu plus loin on peut rencontrer Mary Poppins et il y a aussi des boutiques souvenirs. Par quoi voulez-vous commencer ?
_Clairement pas les boutiques. Elle va flamber son argent plus vite qu’Eleonnora sur la Cinquième Avenue.
_On pourrait faire un tour à Fantasyland alors. Il y a tout plein d’attractions pour les jeunes enfants."

Mais le plan que consultait Melissa ne prenait pas en compte la disposition géographique des attractions, ni les horaires des événements. La fillette avait simplement noté un certain nombre de princesses qu'elle voulait voir et ce qu'elle voulait leur demander.

_Hmmm... Nan Mary Poppins m'intéresse pas. Est-ce que tu sais où on peut voir Merida, Raiponce, Belle ou Jasmine ? C'est elles qu'il faut que je vois.
_Je ne crois pas qu'ils indiquent où trouver toutes les princesses. Tu ne veux pas un manège plutôt ?
_Mais les manèges m'intéressent paaas, j'ai besoin de voir les princesses.
_Écoute Melissa, on est à Disney World, si aucun manège ne t'intéresse ça risque d'être très embêtant pour tout le monde.
_Oui et ben c'est pas ma faute, maman." dit la petite en remuant une main. De l'autre, elle cherchait ses lunettes de soleil, qu'elle posa sur son nez avant de se tourner vers sa mère, une main sur la hanche. "Je suis en mission pour sauver l'Amour."

Sally roula des yeux devant l'attitude de sa fille avant que Bobby ne l'interpelle.

"Hm, autant commencer par Fantasyland, oui. Même si on ne trouve pas de princesses, il y aura au moins des manèges de son âge."

Ainsi le groupe se mit en chemin. L'avantage de Fantasyland était qu'on y passait par le grand château qui donnait ainsi un point de repère idéal. L'inconvénient de Fantasyland était que ce chemin passait devant toutes les boutiques et restaurants du Parc, sur une longue ligne droite. La difficulté était alors pour les visiteurs de prendre le temps de sélectionner les enseignes qu'ils iraient visités pour clore leur visite, tout en ne s'y attardant pas trop longtemps au risque de se retrouver à l'intérieur en train de dépenser leur argent.

Mais une fois cette allée de la tentation passée, la gamine put filer joyeusement sous le château pour ressurgir dans le quartier de Fantasyland. De là, il fallait croire qu'elle avait trouvé son bonheur car sa mère dut accélérer le pas pour ne pas la perdre de vue.

"Par ici ! Par ici ! scandait la petite. Merida est par ici !"

Trottinant en toute hâte, Melissa n'allait pas assez vite pour semer les adultes mais les forçait tout de même à tenir un certain rythme. De toute façon, il valait mieux qu'elle soit la première à rencontrer Merida, elle pourrait ainsi prendre tout le temps qu'il fallait pour apprendre à tirer à l'arc.

Arrivée dans ce qui ressemblait à une petite cour, la fillette put voir l'ensemble de l'attraction qui tournait autour du personnage du film Rebelle. Il y avait un atelier de tir à l'arc, mais ce n'était étrangement pas Merida qui s'en occupait puisque la princesse parlait avec des enfants devant une charrette où se trouvaient les trois petits ours du film. Les plus jeunes disposaient d'une grande table pour colorier des dessins sur le thème de l'univers de Rebelle.

Évidemment, Melissa se dirigea d'abord vers la princesse en la hélant à grands cris.

"_Eyh là jeune fille, l'interrompit bien vite la figurante, en parlant avec l'emphase des comédiens de théâtre. Tu m'as l'air pressée ! Viens donc ici et dis moi ce qui te fait courir.
_Oui cheffe ! Je suis le Cupidon Cosmique et je suis en mission !"

En l'entendant, la jeune femme laissa échapper un petit rire, mais aussi un grand sourire. Elle aimait quand les enfants arrivaient avec leur enthousiasme et leurs histoires. C'était bien plus simple pour elle d'immiscer son personnage dans leurs fantaisies que lorsque les bambins se muraient dans le silence sitôt qu'on les laissait avec elle.

"_Si tu es venue pour me trouver un prince, tu peux essayer, mais j'ai déjà dis non à beaucoup d'hommes !
reprit Merida, qui pouvait affirmer cela sans mentir.
_Non, c'est pour mon grand frère. C'est un gros dragon qui sent mauvais et il faut lui trouver une princesse. J'ai besoin que tu m'apprennes à tirer à l'arc.
_Et bien pour ça tu peux voir avec mon assist- mon écuyer, héhé, dit la jeune femme en adressant un sourire espiègle à l'employé chargé d'animer l'atelier de tir. Reviens me voir quand tu auras touché ta cible, et je te donnerais de vrais conseils de cheffe !
_Bien cheffe !" scanda Melissa avant de saluer et de se diriger vers l'atelier de tir.

Là elle se vit confier un arc et une flèche au bout mousseux alors qu'un grand gaillard lui montrait comment tenir l'arme et comment viser sa cible. Lorsqu'elle tira, la flèche de la fillette fila et manqua sa cible, mais on lui dit tout de même que c'était très bien. Sauf que non, ce n'était pas très bien. Melissa reprit sa flèche et se remit en position pour tirer.

Non loin derrière elle, Sally était arrivée et se tenait non loin, de sorte à pouvoir garder un œil sur sa fille tout en laissant les animateurs et les autres enfants circuler. Mais parce qu'elle était arrivée après la fillette, la Merida-jusqu'à-sept-heure-moins-le-quart vint s'approcher d'elle.

"_Vous êtes la maman du petit Cupidon Cosmique, c'est ça ?
_Pardon ?
_De la petite brune dont le frère est un dragon qui sent mauvais.
_Ha Melissa, oui bien sûr. Elle aime bien taquiner son frère sur son... Hm... Hygiène de vie.
_Oh... Je vois. J'espère qu'en voyant les efforts qu'elle fait pour lui, il sera motivé à changer ça.
_J'espère aussi." dit poliment Sally qui ne comprenait qu'à moitié où son interlocutrice voulait en venir.

En tout cas Melissa avait quelque chose en tête, et si cela impliquait son grand frère, cela pouvait assez vite tourner à la catastrophe. Le fait que la petite s'entraine à manier une arme n'était pas vraiment rassurant.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Erïka M. Davidoff
Codeuse - Modératrice
avatar

Messages : 2283
Date d'inscription : 04/05/2011
Age : 24
Localisation : Far Away From You ~

Fiche Tecnhique
Metier: Professeure / PDG des S.M.I.T.E Industries
Age : 21 ans
Nationalité : Russe / Américaine

MessageSujet: Re: DIDNEY WORLLLLD [Scum]   Ven 11 Mar 2016 - 0:22

Walt Disney World. Le paradis des enfants. Cet endroit faisait naitre une étincelle de bonheur dans leurs regards et les envoyait dans un monde de rêve et d'aventures imaginaires. Maintenant adulte, Erïka ne voyait plus cette magie qui l'animait étant enfant d'un oeil émerveillé. Au contraire, elle remarquait tous les petits trucages, les effets spéciaux et les aspects techniques derrière chaque parcelle de magie. Elle ne disait rien, après tout, les enfants se devaient de garder leur âme innocente et de croire que tout cela était bel et bien réel. Erïka était désillusionnée et terre à terre, mais elle n'était pas cruelle au point de gâcher le bonheur des enfants. Un jour ou l'autre, la vie d'adulte les rattrapera. À ce moment-là, elle espérait pour eux qu'ils se souviennent de leur enfance comme étant une période de joie et de bonheur.

Mélissa, comme toute jeune enfant qui se respectait, souhaitait entrer dans le parc le plus rapidement possible. Pour atteindre les manèges avant les autres ? Pour profiter des boutiques et dépenser son argent de poche ? Loin de là. Elle avait une mission à accomplir. Quelle mission ? Erïka l'ignorait. Elle avait demandé à son mari de lui obtenir quelques réponses, mais il revint avec des réponses vagues, digne d'un esprit surexcité d'un hamster sur la drogue. Mélissa semblait être prête à aller au bout de sa mission, mais mis à part le fait que cela concernait les princesses de l'univers Disney, il était difficile de savoir clairement ce qu'elle voulait faire.


-« Mais Riri, on prendra les photos dedans ! Arrêtez de vous arrêter, on avance pas ! Pourquoi on avance pas ?! Personne est pressé d'entrer ou quoi ?! Moi je suis pressée moi ! Moi je suis en mission spéciale ! »
-« Ta mission peut attendre cinq minutes de plus, non ? On va bientôt passer la sécurité et ensuite on va pouvoir entrer dans le parc. » Sur ces mots, Erïka glissa une main dans la poche de son short, juste pour être certaine qu’elle n’avait pas sur elle quelque chose qu’elle ne devait pas avoir. Par habitude, et surtout parce que c’était utile, elle trainait un canif sur elle. Cette fois-ci, elle l’avait laissé à l’hôtel. C’était une bonne chose.

Une fois à l’intérieur du parc, il était possible de s’adonner à n’importe quelle activité disponible. Il fallait seulement se dépêcher pour ne pas se retrouver dans des files d’attente interminables.
N'ayant aucun inconvénient à suivre Mélissa dans ses folies, Erïka se contentait de trouver l'emplacement des princesses sur le plan du site. Ça irait mieux si son mari ne tenait pas le dit plan et l'empêchait de se pencher au-dessus pour l'observer d'un meilleur oeil. D'ailleurs, ils avaient beau argumenter sur la prochaine destination, Mélissa n'allait pas prendre en compte leur avis. Ce qu'elle voulait était de rencontrer les princesses. Autant commencer la visite par ça. Après, elle sera heureuse et il sera possible de faire des attractions, ce qui intéressait davantage Erïka.

Le petit groupe pris la route vers le champ de tir à l'arc de la princesse Merida, protagoniste du film Rebelle. Mélissa ne tarda pas à se frayer une place pour discuter avec la princesse. Erïka, quant à elle, restait à l'écart. De toute façon, elle n’avait qu’à tendre l’oreille pour savoir de quoi elles discutaient. Et… elle ne comprenait pas plus quelle était la fameuse mission de Mélissa. Trouver une princesse à son frère ? Bonne chance… Même si on passait outre le facteur de l’apparence, il était tellement maladroit que cela pouvait en devenir désespérant. Il fallait dire qu’Erïka était du genre à préférer les hommes d’actions, ceux qui savent prendre des initiatives et qui bottaient des fesses. Tout à l’image de son caractère, en fait.


-« C’est une vraie boule d’énergie. »
-« Hein ? What ? » Erïka, perdue dans ses pensées, eut besoin de quelques secondes pour savoir de quoi Bobby parlait. « Ah oui. Elle va me rendre folle d’ici la fin de la semaine, c’est clair. »
-« Tu dis ça, mais tu étais exactement comme elle quand tu étais petite. »
-« Quoi ? Non, même pas vrai ! »
-« C’est drôle, ce n’est pas ce que ta grand-mère m’a dit. »
-« Rooh ! C’est pas du jeu d’aller lui piquer des infos sur moi comme ça ! » Bouda Erïka.

Elle ne bouda pas très longtemps, par contre. Il fallut peu de temps avant qu’elle n’attrape le bras de Bobby et pose sa tête contre son épaule. Rester debout sous le soleil donnait encore plus chaud que de marcher à travers le parc. Le couple restait là à regarder Mélissa tenter avec détermination de toucher sa cible. Ça ne semblait pas si facile que ça.


-« C’est qui l’imbécile qui lui a mis cette idée en tête de lui donner envie de faire du tir à l’arc ? » Demanda Erïka.
-« C’est toi, chérie. »
-« Eh merde. Je ne pensais pas qu’un arc et des flèches en plastique pouvaient être une telle source de motivation. »
-« Tu pourrais aller l’aider, non ?  Je vais tenir compagnie à Sally, pendant ce temps. »

C’était une bonne idée. Erïka se faufila donc dans la petite foule présente pour rejoindre Mélissa, qui tentait toujours d’atteindre sa cible. Sûrement devra-t-elle laisser sa place à d’autres enfants sous peu. Posant un genou au sol, près de la fillette, Erïka observa la position dans laquelle elle se tenait, arc en main, puis celle de la cible.

-« Tu veux un coup de main ? » Elle se déplaça légèrement pour être à demi derrière Mélissa. Doucement, elle prit l’arc d’une main, sans la retirer des mains de la fillette. « Il faut monter ton arc comme ça, juste au-dessus du centre de la cible. Comme ça, si la flèche commence à descendre, elle va arriver pile au bon endroit. »

Pendant ce temps, Bobby vint rejoindre Sally et Merida. Décontracté et pas pressé du tout, il profitait pleinement de l’ambiance du parc. Ce voyage était davantage pour Mélissa que pour lui, alors il laissait la petite s’amuser et se créer de bons souvenirs. Il espérait simplement qu’elle prenne le temps de penser à elle davantage qu’à sa « mission ». Il allait finir par lui demander de quoi il s’agissait, par curiosité.

-« Elle a l’air de bien se débrouiller. » Commenta-t-il. « Si elle pouvait mettre autant de détermination dans ses devoirs que dans sa mission, nul doute que je n’aurais plus à argumenter avec elle sur la nécessiter des mathématiques dans la vie courante. » Il sourit, amusé par la scène qu’il observait un peu plus loin.

Mélissa allait finir par atteindre son objectif, il en était certain. Par contre, une question restait : quel sera le prochain ?  

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Scum
Correcteur
avatar

Messages : 855
Date d'inscription : 16/05/2011
Age : 25

Fiche Tecnhique
Metier:
Age : 25
Nationalité : Américaine

MessageSujet: Re: DIDNEY WORLLLLD [Scum]   Dim 27 Mar 2016 - 5:24

Si Disneyland était un monde de rêves et d'illusions, Melissa restait plongée dans celle d'un véritable camp d'entraînement pour princesses où Merida lui apprendrait personnellement le tir à l'arc. Evidemment, ce n'était pas le cas et le temps viendrait pour la petite de céder sa place à d'autres enfants, qu'elle soit devenue une grande archère ou pas. Considérant l'importance de sa mission, la fillette n'allait sûrement pas permettre une telle chose. Il était donc bien heureux qu'Erika vienne l'aider à utiliser son arme, sans quoi Melissa aurait sans doute joué de ses petits poings pour pouvoir la porter plus longtemps.

"_Tu veux un coup de main ? dit la jeune femme en se plaçant auprès de la petite qui tourna la tête vers elle, seulement le temps de lui donner son approbation.
_C'est la flèche. Elle va pas où je veux qu'elle aille. Je crois que c'est le vent, mais y a autre chose. lui répondit Melissa qui n'avait jamais pensé le concept de gravité.
_Il faut monter ton arc comme ça, juste au-dessus du centre de la cible. Comme ça, si la flèche commence à descendre, elle va arriver pile au bon endroit.
_Les choses tombent quand on les lance. Pffft, je le savais." râla la petite.

Forte de ces conseils, Melissa tira une nouvelle flèche qui alla taper la cible à une proximité plus satisfaisante du centre.

"_Yes ! s'écria-t-elle avant de se tourner joyeusement vers sa mère : T'as vu ça ?!
_Oui ma chérie, c'est très bien, l'encouragea Sally. N'oublie pas de laisser la place aux autres quand tu auras fini.
_Oui, oui ! Allez Riri, une dernière. Cette fois je te la mets en plein dedans."

Sally roula des yeux à ses mots qui devaient surtout rester dans leur contexte. Pour ne pas la laisser exaspérée et désœuvrée, Bobby décida d'engager la conversation avec elle.

"_Elle a l’air de bien se débrouiller. commenta-t-il. Si elle pouvait mettre autant de détermination dans ses devoirs que dans sa mission, nul doute que je n’aurais plus à argumenter avec elle sur la nécessiter des mathématiques dans la vie courante.
_Oh elle fait des efforts quand elle est persuadée que ça lui profitera. Dans l'immédiat je veux dire, je ne crois pas qu'elle envisage d'apprendre les choses pour le long terme. Mais si vous pouvez lui faire calculer le temps qu'elle devra attendre avant la sortie de ses prochains films ou ses dépenses d'argent, je pense que vous avez déjà une piste."

Du fait que sa fille vivait à l'Institut, Sally ne pouvait prendre une part très active dans son éducation. Elle devait donc en profiter tant qu'elle la connaissait encore mieux que quiconque. Tout de même, c'était ennuyeux de se sentir reléguée ainsi au statut de consultante, Sally regrettait la présence de son enfant à la maison, et peut-être aussi simplement l'exclusivité de leur relation. Même si Erika et son mari étaient adorable avec Melissa et avaient totalement pris en charge le séjour, Mme Demington ne pouvait s'empêcher de penser que le voyage aurait été différent s'il avait pu se faire uniquement en famille.

En famille... Cette pensée ramenait Sally à son fils mutant, ce qui lui rappelait ensuite que Melissa en était une elle aussi. Et comme à chaque fois qu'elle entamait ce raisonnement, elle en revenait à la présence des tuteurs de l'Institut : en cas d'incident de mutation, ils sauraient mieux gérer les choses. Après tout, son mari et elle s'étaient trouvés paralysés plusieurs jours lorsque la mutation de Melissa s'était manifestée.
Il avait suffi d'un regard de son visage transformé...
La mère réprima un frisson, s'efforçant de chasser le souvenir de ses pensées. Mais parce qu'elle savait que cette angoisse ne disparaîtrait sans une bonne raison, elle adressa une question à son interlocuteur, plus discrète celle-ci :

"Et comment gère-t-elle sa... particularité ? demanda-t-elle en hésitant sur le terme. Il n'y a pas eu de manifestation ?"

Elle savait que l'Institut prônait la maîtrise des mutations et donc -on pouvait le deviner- leur pratique, mais il était difficile d'imaginer que l'on veuille développer une aptitude comme celle de Melissa, chez une fillette qui plus est.

A quelques pas de sa mère, et pourtant à des lieues des soucis qu'elle se faisait, Melissa tirait une flèche qui toucha la cible, mais pas son centre.

"Bah tant pis. Je m'entraînerais à la maison." dit la petite en laissant l'arc entre les mains d'Erika. Celle-ci étant l'adulte la plus proche, il était normal qu'elle range les choses qu'elle laissait derrière elle.

L'entraînement terminé, la fillette vint retrouver Merida, qu'elle héla avec la même emphase enthousiaste que la figurante déployait pour les enfants.

"_Oyé chieftain ! Je suis venue encourir tes conseils maintenant !
_Ha, tu as fini par maîtriser l'art du tir à l'arc ?
_Oui ! Presque. J'ai compris le principe. C'est bien déjà... dit la petite, qui se faisait déconfite à mesure qu'elle admettait ne pas maîtriser l'art du tir à l'arc aussi bien que l'on pouvait s'en vanter avec tant de mots.
_Bien sûr, reprit Merida après un petit rire. Il faut encore t'exercer pour progresser ! Viens t'asseoir on va passer aux conseils maintenant. Déjà, quelles flèches est-ce que tu as prévu d'utiliser ?
_Une spéciale ! dit la petite en fouillant dans son sac après s'être installée sur le banc de son mentor. Je suis venue ici pour la faire enchanter par le pouvoir de l'amour cosmique des princesses, ajouta-t-elle sur le ton de la confidence.

Dans le même temps, la fillette sortit de son sac une flèche de Cupidon en plastique, à l'empennage légèrement abimé et à la pointe en forme de cœur arrondi. Rien de dangereux et c'est tout ce que la jeune femme responsable derrière le rôle de Merida voulait savoir.

_Le pouvoir de l'amour cosmique des princesses, hein ? Rien que ça ? Et bien, tu dois vraiment vouloir être sûre que ça marche.
_Mon frère est un peu spécial. soupira Melissa, comme si cela n'arrangeait pas ses plans.
_Comme la plupart des garçons oui, affirma Merida sans trop se forcer. Mais souviens toi que quoiqu'il arrive, à la fin toi et ton frère devraient accepter le choix de la princesse que tu vises avec tes flèches, d'accord ?
_Mais et si c'est leur destin de tomber amoureux ? Elle va forcément accepter, non ?
_Oh et bien, oui. Ou peut-être pas. Tu sais, si tu as pu apprendre une chose de mon histoire c'est qu'on est maître de son propre destin mais pas de celui des autres. Et ça même le pouvoir de l'amour cosmique des princesses ne peut rien y changer, tu comprends ?
_Hm... Je comprends, oui. Je crois. Donc même si elle ne tombe pas amoureuse... Y a des chances que lui non plus, hein ?
_Comme je t'ai dis, c'est lui le maître de son destin.
_Ouf alors, souffla la petite, visiblement soulagée. J'avais peur d'avoir fait une bêtise !"

Merida lui répondit avec un sourire et un hochement de tête avant de conclure :

"_C'est tout ce que tu avais besoin de savoir ?
_Oui ! Merci, j'espère qu'il y aura une suite à ton histoire, t'es super !
_J'espère que ton frère ne sera pas tout seul pour aller la voir.
_Héhé ouais, tu peux compter sur ça ! Venez vous autres, il faut qu'on trouve la prochaine maintenant !

Attendant tout de même ses accompagnateurs avant de filer, Melissa leur annonça la suite de son programme :

"_Les prochaines c'est Raiponce, Jasmine et Belle. Laquelle est la plus près ?
_Raiponce doit être avec Cendrillon, lança Merida après un au revoir de la main. Juste à droite quand vous remontez au Carrousel du Prince Charmant.
_Ha, un carrossel. Je sais pas ce que c'est mais ça doit être aussi inutile que le prince charmant, dit Melissa avant de chausser ses lunettes de soleil et de partir en faisant : Yeaaaaaaaaaaaaaah !
_Et bien tu verras quand on y sera, mais je pense que tu voudras peut-être y faire un tour." lui dit sa mère.

Au bout du chemin, il n'y avait rien que Melissa puisse identifier comme un "carrossel" mais il y avait un grand manège à chevaux qui prenait une bonne partie de l'espace et un rocher à Excalibur où quelques jeunes adultes s'amusaient à prendre des photos en multipliant les poses burlesques. En voyant cela, Melissa décida qu'elle pouvait faire attendre sa mission quelques minutes, le temps pour elle de tester sa légitimité au trône de la table ronde.

"_Ha si c'est moi la reine, les princesses seront mes ministres et la première chose que je décide ce sera que vous avez tous des impôts pour moi !

_Oui bien sûr ma chérie. Et si c'est moi la reine, mon premier décret sera de sanctionner les personnes qui ne font pas les devoirs que leur donnent leurs professeurs.
_Ha ouais, et ben moi je ferais un décret contre les mouchards !" rétorqua la petite en adressant un regard mauvais à Bobby.

Lorsque vint le tour du groupe, Melissa tenta d'abord honnêtement de tirer l'épée du rocher. Le plus dur était de ne pas se plaindre et appeler à l'aide, car elle ne voulait pas partager la gloire de l'exploit. Puis, lorsqu'elle comprit qu'on la prenait en photo, elle pesta d'abord et finit par faire le jeu des grands, posant pour l'appareil. Tantôt victorieuse, tantôt acharnée, elle forçait son visage à rougir pour simuler l'effort extrême. Ensuite elle laissa sa place aux autres, riant de leurs propres postures et grimaces. Sally, ne voulant pas trop donner de sa personne dans l'activité saugrenue, préféra se réfugier dans la prise de photos.

C'est après avoir bien ri que la mère proposa à sa fille un tour du grand manège derrière elle. Sa "mission" mise de côté pour l'instant, Melissa accepta, mais pour un tour seulement. Ce qui était l'inverse du caprice habituel, et donc un compromis que Sally était prête à faire.

La mère et la fille prirent place sur un des grands chevaux blancs, que Melissa soupçonna être en porcelaine. Ce à quoi sa mère répondit qu'elle ne l'espérait pas, car cela ne prendrait pas longtemps à la fillette pour les casser. L'intéressée se contenta d'un "Pfffft" vexé avant de recevoir une embrassade sur la tête. La musique et le rythme doux mais dansant du manège offraient un répit bienvenu, d'autant plus que Melissa avait semble-t-il prévu de faire courir tout ce beau monde. Dans quel but exactement ? La fillette voulait visiblement trouver une amoureuse pour son grand frère, mais cela soulevait beaucoup d'autres interrogations.

Sally s'attendait à ne pas être prête pour entendre les déboires amoureux de ses enfants. Mais ceux de son fils... Elle n'arriverait définitivement pas à gérer ça.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Erïka M. Davidoff
Codeuse - Modératrice
avatar

Messages : 2283
Date d'inscription : 04/05/2011
Age : 24
Localisation : Far Away From You ~

Fiche Tecnhique
Metier: Professeure / PDG des S.M.I.T.E Industries
Age : 21 ans
Nationalité : Russe / Américaine

MessageSujet: Re: DIDNEY WORLLLLD [Scum]   Lun 30 Mai 2016 - 19:16


Chaque enfant avait sa propre façon d’apprendre et de mémoriser leurs histoires, discussions, événements, tranches de vie et expériences à travers les années. On disait que faire du vélo ne s’oubliait pas. Lorsqu’on apprenait à en faire, enfant, on pouvait s’en souvenir des années plus tard. Il en était de même pour bien des choses. Si, d’ici quelques années, le souvenir de son voyage dans le royaume des princesses se fera plus vague, Mélissa ne pourra oublier certains moments marquants, ce qu’elle y avait appris, ou même la joie que lui avait procurée ce voyage. Erïka souhaitait que cette semaine soit marquée d’un sentiment positif. Elle pouvait voyager où elle le désirait, lorsqu’elle le désirait, ce qui n’était pas un luxe offert à n’importe qui. Elle s’efforçait donc à être le plus agréable possible, malgré la chaleur ambiante et le comportement, parfois agaçant, de Mélissa. Et puis, cette dernière pouvait être très adorable, elle avait de bons côtés, comme cette innocente propre à chaque gamin. Alors qu’elle était concentrée, tentant d’atteindre le centre d’une cible grâce à la flèche tendue dans son arc, elle lâcha un commentaire qui n’avait rien de déplacé, mais qui avait une toute autre consonance pour les adultes comme Erïka.

-« Oui, oui ! Allez Riri, une dernière. Cette fois je te la mets en plein dedans. »

Erïka, ne pouvant se retenir, pouffa de rire. Elle ne voulait pas ajouter quoi que ce soit et tentait de dissimuler son amusement afin que Mélissa ne lui pose aucune question sur la raison de son hilarité. Déjà, elle souhaitait ne jamais avoir la fameuse conversation sur la provenance des bébés, alors il était hors de question qu’elle tente de lui expliquer qu’était-ce un sous-entendu sexuel ou une phrase à double sens.

Bobby était bien plus discret, se contentant de sourire, comme il le faisait déjà. Ne connaissant encore que peu Sally, il était difficile de trouver quel genre de conversation il pouvait entretenir avec elle. Il y allait donc pour des sujets généraux comme la météo, ou racontait quelques petites anecdotes concernant Mélissa. Comme n’importe quelle conversation, s’il y avait matière à discuter, le sujet allait changer par lui-même et il apprendra à connaitre davantage Sally par la même occasion.  


-« Elle a l’air de bien se débrouiller.» Commenta-t-il. « Si elle pouvait mettre autant de détermination dans ses devoirs que dans sa mission, nul doute que je n’aurais plus à argumenter avec elle sur la nécessiter des mathématiques dans la vie courante. »
-« Oh elle fait des efforts quand elle est persuadée que ça lui profitera. Dans l'immédiat je veux dire, je ne crois pas qu'elle envisage d'apprendre les choses pour le long terme. Mais si vous pouvez lui faire calculer le temps qu'elle devra attendre avant la sortie de ses prochains films ou ses dépenses d'argent, je pense que vous avez déjà une piste. »
-« Pour ce qui est des dépenses, je peux vous dire qu’elle y travaille très fort. Elle économise son argent, surtout lorsqu’elle trouve quelque chose qu’elle veut vraiment obtenir. Mais je crois que vous avez une bonne idée, Sally. Changer ses exercices de mathématique pour des situations qu’elle comprend et qui l’intéresse l’aidera probablement à s’investir davantage dans cette matière. Auriez-vous d’autres conseils utiles, puisqu’on y est. On ne sait jamais quand ça peut servir. » Souriant, il observait Mélissa, qui tentait de toucher une dernière fois sa cible. Après ce voyage, il sera difficile de faire en sorte que Mélissa retourne à un train de vie routinier qui incluait l’école et les devoirs.

Lorsqu’ils étaient en public, Bobby et Erïka tentaient d’éviter au maximum le sujet des mutations. Cette dernière était particulièrement méfiante, voire un peu paranoïaque, ce qui la poussait à croire qu’il y avait des oreilles discrètes n’importe où. Contrairement à elle, Bobby croyait au fait qu’il était possible d’en discuter discrètement, surtout dans un endroit bruyant où les parents et enfants autour d’eux prêtaient attention à tout sauf aux discussions des autres. Il fallait simplement se soucier de la façon de s’exprimer ainsi que du vocabulaire utilisé afin de faire passer n’importe quelle discussion de mutant pour une conversation bien banale.  


-« Et comment gère-t-elle sa... particularité ? » demanda-t-elle en hésitant sur le terme. « Il n'y a pas eu de manifestation ? »
-« Non, pas jusqu’à présent. Vu son jeune âge, on préfère éviter les manifestations. On veut qu’elle soit en mesure de reconnaitre les signes avant-coureurs et puisse travailler sur elle-même pour éviter ce que l’on pourrait appeler une « crise ». Les enfants sont très émotionnels, il est parfois facile pour eux de se mettre en colère ou de paniquer dans une situation stressante. On apprend à Mélissa comment se calmer et se détendre. De plus, à son âge, les manifestations proviennent généralement d’un élément déclencheur assez puissant pour que ses capacités agissent sur elle comme un bouclier, un moyen d’auto-défense. On veut éviter de la brusquer ou de l’exposer à des situations traumatisantes. À la puberté, ses capacités se développeront davantage et à ce moment, elle sera outillée pour pouvoir les gérer. Ce sera alors plus facile de l’aider à gérer ses manifestations lorsqu’elles se présenteront et qu’elle cherchera à les contrôler. »

Bobby comprenait que Sally pouvait être mal à l’aise avec le sujet. C’est pourquoi il tentait de la rassurer autant que possible, sans toutefois lui faire de fausses idées ou lui cacher la réalité. Il était honnête et jugeait qu’il était plus rassurant de savoir à quoi s’attendre ainsi que les moyens mis en place pour éviter le pire, surtout dans le cas de Mélissa qui possédait un don pouvant se révéler dangereux dans certaines conditions.

Malgré tout, cela n’empêchait pas cette dernière de vivre une vie de petite fille normale. Elle ressemblait à n’importe quelle autre gamine, tentant de devenir un grand archer. Cependant, après plusieurs essais, Mélissa n’eut pas d’autres choix que de se résigner et d’accepter le fait qu’elle n’était pas capable d’atteindre le centre de sa cible. Ce sera pour une autre fois. Elle délaissa son arc, le laissant entre les mains d’Erïka pour rejoindre sa mère. Erïka soupira. Elle devait, une fois de plus, ranger derrière la petite fille. Elle se redressa, puis alla retrouver un employé responsable de l’attraction, quelques pas plus loin, pour lui remettre le jouet. Elle alla, à son tour, retrouver son mari, qui discutait encore avec Sally.

Avant de quitter complètement l’attraction, Mélissa avait encore quelque chose à faire. Elle alla retrouver Merida, avec qui elle s’assit sur un banc pour discuter. Erïka laissa trainer une oreille pas très discrète pour enfin comprendre quelle était la fameuse mission de la petite fille. Faire tomber Scum en amour ? Sérieusement ? Déjà, il faudrait peut-être lui expliquer le concept. Enfin, non, c’était méchant. Mais, Erïka pouvait bien penser ce qu’elle voulait tant que cela restait dans un coin de son cerveau. Enfin, la question restait toujours, avec qui pouvait-il tomber en amour ? Ça, c’était une réponse qu’elle voulait connaitre.

Erïka pourra poser ses questions plus tard. Pour l’instant, il était temps de rencontrer une autre princesse. Il fallait seulement espérer que la file pour la rencontrer ne soit pas trop longue. Ça, c’était le majeur problème de n’importe quel parc d’attraction : l’attente.

Par un quelconque miracle, Sally convainquit Mélissa de faire un tour de carrousel. Enfin, elle y était presque.


-« Ha, un carrossel. Je sais pas ce que c'est mais ça doit être aussi inutile que le prince charmant »

Erïka pouffa de rire.

-« She got a point. »

Bobby la regarda. Il ne se comparait pas à un prince charmant, loin de là, mais si on restait dans l’idée qu’un prince était toujours là pour sauver sa princesse, il pouvait compter le nombre de fois où il avait secouru sa femme pour la sortir d’un pétrin dans lequel elle s’était encore retrouvée.

-« What ? » Demanda Erïka.
-« Nothing. »

Près du carrousel, se trouvait un rocher dans lequel une épée était plantée, représentant Excalibur. De nombreux visiteurs tentaient de la retirer, en vain, s’amusant à prendre des photos quelques peu loufoques de leur manque de prouesse. Mélissa fut intéressée par aller voir de plus près cet attrait touristique, déjà persuadée qu’elle pourrait s’emparer de la fameuse épée.

-« Ha si c'est moi la reine, les princesses seront mes ministres et la première chose que je décide ce sera que vous avez tous des impôts pour moi ! »
-« Oui bien sûr ma chérie. Et si c'est moi la reine, mon premier décret sera de sanctionner les personnes qui ne font pas les devoirs que leur donnent leurs professeurs. »
-« Ha ouais, et ben moi je ferais un décret contre les mouchards ! » Rétorqua la petite en adressant un regard mauvais à Bobby.
-« Dans ce cas, j’en ferais un pour obliger les petites filles à faire leur devoir après le repas, plutôt que de passer la soirée devant la télévision à manger du chocolat. » Fit à son tour Bobby.
-« Bonne idée. Et pourquoi ne pas ajouter une taxe sur le chocolat que lui rapporte ma sœur, question qu’on en profite, nous aussi ? » Ajouta Erïka.

Le couple se félicita d’avoir un tel répondant en se tapant dans la main de façon complice. Pauvre Mélissa qui n’allait pas pouvoir faire sa loi si facilement. Elle allait probablement tout oublier sous peu. Pour l’instant, elle était concentrée et tentait de retirer l’épée du rocher. Sally en profita pour prendre des photos. Puisque sa fille se prêtait au jeu en prenant la pose, c’était le moment idéal pour en profiter. Lorsqu’elle en eut assez, elle céda sa place à quelqu’un d’autre. Bobby déposa son sac à dos au pied de sa femme pour, à son tour, tenter de retirer l’épée, sous le regard amusé d’Erïka. Cette dernière prit quelques photos afin d’immortaliser ce moment. Après avoir pris quelques poses, Bobby vint récupérer ses affaires et suivit les filles jusqu’au carrousel.

Le couple décida de laisser Sally avoir un moment avec sa fille. Après tout, ce voyage était aussi une excuse pour leur permettre de passer du temps ensemble et de tisser de nouveaux liens en plus de resserrer ceux déjà présents. Alors qu’elles s’installèrent sur les fameux chevaux du manège, Erïka se dirigea à l’opposée, là où il y avait un simple banc disposé entre deux rangs de chevaux. Ainsi, ils pouvaient également profiter de l’attraction et avoir un peu de temps pour eux.


-« Tu as entendu ce que Mélissa a dit à la princesse ? Elle veut faire tomber son frère en amour. »
-« J’aimerais être étonné, mais connaissant Mélissa, je ne le suis pas tant que ça. Je t’ai dit que je l’avais surpris, elle et son frère, le jour de notre mariage, en train de foncer contre les murs du château pour tester sa solidité ? »
-« What ? Seriously ? Ils sont vraiment… incroyable lorsqu’ils sont ensemble, ces deux-là. Heureusement que la glace était très solide. Tu as fait un travail magnifique. C’était… C’était tellement beau, tellement… ah merde, j’arrive pas à trouver mes mots ! » Elle rit, un peu nerveuse de ne pas arriver à formuler sa pensée. « Je n’aurais jamais pu rêver de mieux. Tout était parfait. »

Elle aurait voulu ajouter autre chose, mais n’arrivant pas à trouver les mots, elle se contenta de prendre la main de son mari dans la sienne.

-« Tu sais que je ferais n’importe quoi pour ma princesse. »
-« Je ne suis pas une princesse. »
-« Si. »
-« Non ! »

Le manège se stoppa doucement. En descendant, Erïka et Bobby continuait de se disputer, tout en riant, sur le fait qu’Erïka soit une princesse ou non.

-« Les princesses, ça porte des robes. »
-« Tu portes toujours une jupe au travail et tu portes une robe lorsqu’on sort au restaurant. »
-« Dans ce cas… Les princesses se laissent vivre par leur mari. Je suis une femme indépendante, moi ! »
-« Qui me supplie d’aller lui faire à manger lorsqu’elle a faim le soir. »
-« Stop it! I’m not a princess! »
-« Si, tu en es une. Alors pourquoi ne pas accepter d’avoir perdu cette bataille ? »

-« Alors, on va voir Raiponce ? J’ai cru l’apercevoir, un peu plus loin. » Demanda Erïka à Mélissa, évitant ainsi d’admettre publiquement sa défaite contre son mari. Elle était peut-être mariée, mais elle n’avait pas mis son orgueil de côté pour autant.

Satisfait, Bobby se contenta de sourire pour ainsi exprimer la fierté qu’il avait d’avoir remporté cette petite victoire. Il se dirigea, tout comme les filles, vers l’endroit où se trouvait Raiponce. Par contre, ils devaient passer près d’un groupe assez dense de personnes avançant dans la direction opposée. Il attrapa la main de Mélissa pour ne pas la perdre dans la foule. Ce ne fut que lorsqu’ils furent un peu plus loin qu’il repéra Sally, puis Erïka. Il fallait s’attendre à croiser des foules dans un parc de ce genre. Ce n’était pas le meilleur endroit pour perdre Mélissa. S’il la perdait de vue, qui sait ce qu’elle serait capable de faire. Il pourrait la retrouver en train de tenter d’escalader le grand château de Walt Disney ou, pire, de braquer un innocent marchant de glaces.  

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Scum
Correcteur
avatar

Messages : 855
Date d'inscription : 16/05/2011
Age : 25

Fiche Tecnhique
Metier:
Age : 25
Nationalité : Américaine

MessageSujet: Re: DIDNEY WORLLLLD [Scum]   Sam 18 Juin 2016 - 1:45

Fort heureusement pour les participants, le séjour à Disneyworld devait s'étendre sur plusieurs jours car la mission de Melissa risquait de leur prendre la journée. Avec cette idée en tête, la fillette ne voulait pas perdre de temps dans les manèges. Pas question de se laisser distraire ! Ou peut-être que si. Même têtue, Melissa restait une enfant et se laissait facilement mener par des décisions impulsives.

Ce n'est pas pour rien que sa mère conseillait de la motiver à faire ses devoirs en lui montrant qu'ils pouvaient lui être profitables. Bobby et Erika avaient déjà eu l'occasion de mettre cette tactique en place notamment pour les mathématiques, car la fillette était relativement dépensière. Mais, voulant faire les choses bien, Bobby chercha à savoir si Sally avait d'autres recommandations quant à l'éducation de sa fille.

"Hmm et bien... Lorsque j'étais plus jeune, pas autant qu'elle évidemment, mes parents m'achetaient beaucoup de livres et laissaient toujours un dictionnaire à ma disposition. Ça m'a permis d'enrichir mon vocabulaire. J'ai fait la même chose pour Hally, à l'époque. Remarquez, ça a bien fonctionné pour lui. Il jure très peu et ne parle pas comme un... Enfin... Vous voyez. Mais pour Melissa, ça paraîtrait peut-être un peu vieux jeu. A cause d'Internet et de ce genre de choses. "

Pour ça comme pour d'autres sujets, Sally avait peur de ne pas être à la page. Comme beaucoup de parents, elle se méfiait de l'influence du web sur son enfant. Elle ne savait pas tout ce que l'on pouvait y trouver, mais savait qu'on pouvait y trouver tout et donc n'importe quoi.
Enfin, si seulement Internet était le seul danger pour sa fille... En tant que petite mutante, elle était affublée de capacités surhumaines, des choses qui n'étaient sûrement pas recommandées pour les enfants de sept ans. Aussi Sally préféra se tenir au courant de la façon dont Melissa gérait ces pouvoirs spéciaux, demandant à Bobby s'ils s'étaient à nouveau manifestés.

Le jeune homme lui répondit alors que non, et que l'institut faisait tout pour que ça n'arrive pas. Ils apprenaient à la fillette à reconnaître les déclencheurs émotionnels de ses pouvoirs pour mieux les maîtriser et donc prévenir la résurgence de sa mutation.
Il prévint néanmoins la mère que, durant l'adolescence, ces manifestations seraient de plus en plus nombreuses et que c'est à ce moment qu'il serait pertinent de travailler sur la maîtrise, plutôt que sur la retenue.

Sally hocha la tête, prenant bonne note de la chose. Elle ne dit rien de plus cependant car, et bien, quel parent aime à évoquer l'adolescence à venir de leur -pour le moment- petit ange ? Ce dernier, qui se prenait d'ailleurs réellement pour un chérubin, en avait fini avec Mérida et son atelier de tir à l'arc. Mais avant de s'élancer bille en tête vers la suite de sa "mission", Melissa accepta de s'arrêter au rocher d'Excalibur et au carrousel du Prince.

Devant l'épée, elle annonça ses décrets de future reine à sa troupe, mais rencontra une sarcastique résistance de la part de celle-ci. La souveraine en herbe dut alors durcir sa politique et annonça qu'elle "décapitaterait" elle-même toute tentative de révolte. Fort heureusement pour tout le monde, la gamine ne parvint pas à retirer l'épée, et toutes les têtes purent rester sur leurs épaules.

La petite équipe s'attarda ensuite pour un tour de manège. Bobby et Erika purent alors le passer en amoureux, et Melissa et Sally en famille. La mère profitait du calme relatif de sa fille pour réfléchir à ce qui passait derrière la tête de celle-ci et la faisait ainsi courir après les princesses du parc.

"_Tu sais ma chérie, si tu tiens à ramener un souvenir de ta rencontre avec les princesses, tu peux leur demander un autographe.
_Ha oui je pourrais ! Mais c'est pas ça qui m’intéresse.
_Oh... Alors pourquoi tu leur cours après comme ça ? demanda Sally, dont la question provoqua un soupir de la part de sa fille.
_Maman, tu sais comment ça marche l'amour ?"

Vaste question. Pas aussi embarrassante que celle sur la façon de faire les bébés, mais cette dernière admettait au moins une réponse simple et objective, qu'il fallait simplement tourner habilement. Expliquer l'amour, c'était autrement plus philosophique et la plupart des gens ne pouvaient en parler que d'expérience ou en lançant des banalités piochées dans les films. C'est donc selon cette dernière approche que Sally préféra aborder le problème.

"Et bien l'amour, c'est quand un homme et une femme..."

Non, elle ne pouvait pas être si simpliste en 2016.

"_Ou un homme et un homme... Ou une femme et une femme... Enfin, deux personnes, tu comprends. Donc c'est quand deux personnes ont envie de passer de bons moments ensemble, mais savent aussi surpasser les mauvais. C'est aussi quand elles passent plus de temps à imaginer ce que pourraient être leur vie à deux, plutôt qu'à se souvenir de ce qu'était leur vie quand elles étaient seules.
_D'accord, mais mathématiquement, il faut passer combien de bons moments et de mauvais pour être amoureux ? questionna Melissa, qui voulait du concret.
_Mathématiquement ? Parce que tu t'intéresses vraiment aux mathématiques maintenant ?
_Franchement maman, si ça permet de calculer l'amour, alors ouais.
_Mais l'amour ça ne se calcule pas ma chérie !
_D'accord, d'accord ! Oublie, alors, oublie ! Raconte moi un autre truc sur l'amour."

Visiblement, les banalités ne suffisaient pas pour Melissa. Sa mère allait donc devoir partager ses expériences personnelles en amour.

"_Tu sais, c'est sur un manège comme celui-là que ton père et moi avons passé nos premiers rendez-vous.
_Mais c'est super nul. Il tourne en rond et il va même pas vite.
_Oui et bien... C'est comme ça que ça marche l'amour, rétorqua Sally, avec une pointe d'agacement.
_...Oh ! s'écria alors la fillette, dont le regard s'illuminait. C'est pour ça que les amoureux dansent lentement en tournant en rond ?
_...Oui voilà, pour prendre le temps de se regarder et de s'aimer."

Même si elle comprenait, Melissa était embêtée. Si c'était ça l'amour, alors pourquoi son frère et Sunny n'étaient-ils pas déjà un couple ? Ils avaient pourtant dansé en rond et lentement. Peut-être que son frère était vraiment difficile à aimer. C'était sûrement ça. Il n'était ni très beau, ni très intelligent après tout. Il fallait vraiment qu'elle obtienne le pouvoir cosmique des princesses pour l'aider.

Aussi, lorsque le manège stoppa sa ronde, Melissa se pressa d'en descendre, réclamant que la troupe la suive dans l'attraction de Raiponce et Cendrillon qui était la prochaine étape de son périple. En entrant dans le "Princess Fairytale Hall", la fillette s'émerveilla des décorations, tableaux et autres beaux objets exposés là.

"_Waouh ! On aurait carrément plein d'argent si on volait tout ça vous croyez pas ?! Y a même la chaussure de Cendrillon !
_Oui chérie, mais le cambriolage n'est pas au programme aujourd'hui. Ni jamais d'ailleurs.
_Oh non bien sûûûûr que noooon..." assura la petite en forçant quelques clins d’œil pour Erika.

Et pendant que sa mère prenait des photos de l'intérieur décoré, Melissa trottina jusqu'à la princesse aux longs cheveux et aurait sans doute bousculé les autres enfants si on ne lui avait pas appris à faire preuve de retenue. Elle attendit alors patiemment son tour, et put ainsi voir que Raiponce avait elle aussi appris à faire preuve de retenue, peut-être un peu plus qu'elle. La princesse était souriante et parlait avec une voix enjouée, mais marquait souvent des pauses, comme si elle n'était pas sûre de trouver ses mots ou la bonne façon de paraître enthousiaste devant les enfants.

La figurante qui se cachait sous les atours de la jeune Raiponce n'était en effet pas encore tout à fait à l'aise dans son rôle de princesse. Lorsque les petits lui réclamaient son histoire, elle devait fouiller ses souvenirs pour ne pas faire d'erreur. C'est que c'était embarrassant de se faire corriger par des bouts de chou qu'on est payée à émerveiller !

Ainsi, lorsque arriva le tour de Melissa et que cette dernière vint se présenter en tant que Cupidon Cosmique d'Amour, Raiponce la salua joyeusement avant de lui parler plus posément :

"_Bonjour petit Cupidon d'amour ! Je suis Raiponce et je suis ravie de te rencontrer ! Est-ce que tu viens pour que je te raconte une histoire, ou pour me raconter le plus beau jour de ta vie ?
_Je sais pas. Le plus beau jour de ma vie, ce sera quand j'aurais réussi ma mission !"

Devait-elle demander à la fillette de lui expliquer cette mission ? Ou devait-elle passer directement à l'histoire ? Dans le film, Raiponce avait l'air d'écouter tout le monde. Oui, il y avait même une chanson durant laquelle tout le monde racontait son rêve simplement parce que la princesse le leur demandait.

"_Ooh... Mais quelle mission alors ?
_Et ben, c'est top secret normalement, mais je vais te le dire à toi quand même. J'ai besoin qu'une fille tombe amoureuse de mon frère. Pour ça, il faut que je réunisse le pouvoir cosmique des princesses ! Et toi, tu es une princesse, alors j'ai besoin de toi !"

C'est à peu près à ce moment que la Raiponce pour treize dollars la journée sentit dérailler le train de la discussion et venir le temps de l'improvisation.

"_Heum... Et comment puis-je t'aider dans ce cas, petit cupidon cosmique ?!
_Super simple ! s'écria la gamine en farfouillant dans son sac à dos. Il suffit que tu embrasses ça, ou que tu me donnes un de tes cheveux."

"Ça", c'était une flèche en plastique à la pointe en forme de cœur, un peu usée et vieillotte et surtout qui avait traîné on ne sait où. Pas le genre de choses sur laquelle on voulait poser ses lèvres. Et puis les cheveux de Raiponce étaient censés être magiques alors autant lui en donner un. Sa perruque en perdait tout le temps de toute façon.

Délicatement, la princesse chercha sur sa robe un cheveu qui serait déjà tombé et l'offrit à sa toute jeune interlocutrice qui entreprit aussitôt de le nouer à sa flèche.

"_Et... Hm... c'est tout ce dont tu avais besoin pour ta mission ?
_Non, maintenant il faut que tu me racontes comment tu es tombée amoureuse d'un voleur.
_Euh... Quoi ?
_Ben oui, Flynn c'est un voleur. expliqua calmement la petite alors qu'elle tirait maintenant de son sac un calepin et un crayon. Et en plus il s'appelle Eugène. Alors comment tu as fait pour tomber amoureuse de lui ?!

La princesse ne put réprimer un air surpris. Cette fillette prenait tout ça très au sérieux, comme si elle s'attendait à une conférence. Elle-même n'était aussi assidue que pour quelques uns des cours que son emploi de figurante contribuait à payer. En plus cette petite se permettait de se moquer du petit ami fictif du personnage fictif qu'elle interprétait. Quel toupet !

"Et bien tout d'abord, je ne savais pas que c'était un voleur. Ensuite il a beaucoup changé, tu sais. Et puis, après tout ce qu'il a fait pour moi, il ne pouvait pas être si mauvais, dans le fond."

Oh mais qu'est-ce qu'elle racontait... Son personnage était vraiment la dernière des cruches. Et elle était là à apprendre à une petite fille qu'il n'y avait pas de problème à soutenir un criminel. Et la petite prenait des notes en plus.

"_D'accord, d'accord. Et donc mathématiquement tu penses qu'il faut combien d'amour pour compenser un vol ?
_...Quoi ? Attends, c'est encore pour ton frère ? C'est un voleur ton frère ?
_Ben... Oui ? Je te poserais pas la question sinon, duh !"

D'accord... Maintenant elle avait besoin d'un adulte. En vérité elle avait besoin de l'adulte responsable de cette enfant. Elle en avait besoin et rapide...

"Attends une minute, ce n'est pas toi la petite qui a crié qu'elle voulait voler tout ce qui était ici ? Je peux savoir où sont tes parents ?"

Melissa marqua un temps d'arrêt, visiblement prise sur le fait.

"...Il faut que j'aille faire mes lacets, salut." déclara-t-elle en fourrant à la va-vite ses affaires dans son sac, avant de filer sans demander son reste.

Allant trouver Erika et Bobby, elle chercha à les pousser de toutes ses petites forces vers la sortie en leur disant qu'ils étaient "grillés" et qu'il fallait "se tirer" tout de suite. Mais la princesse à la robe rose ne tarda pas à les rejoindre, et s'enquit alors poliment devant le couple :

"Excusez moi, c'est votre petite ?"

Évidemment, Sally étant encore trop occupée par ses photos pour venir les assister pour le moment.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Erïka M. Davidoff
Codeuse - Modératrice
avatar

Messages : 2283
Date d'inscription : 04/05/2011
Age : 24
Localisation : Far Away From You ~

Fiche Tecnhique
Metier: Professeure / PDG des S.M.I.T.E Industries
Age : 21 ans
Nationalité : Russe / Américaine

MessageSujet: Re: DIDNEY WORLLLLD [Scum]   Ven 15 Juil 2016 - 3:06

Les stéréotypes. Ah ! Quel sujet à débat. Il y en avait pour tous les goûts. Dans un parc aussi grand et diversifié que celui de Disney World, il était si simple de retrouver une multitude d’individus à juger. Déjà, vu le prix de l’entrée, pouvait-on considérer que la clientèle avait de l’argent ? Pouvait-on dire que les princesses étaient des femmes engagées que pour leur physique ? Pouvait-on assumer que les préposés d’entretien avaient ce travail parce qu’ils n’avaient pas d’autres options ? Et en ce qui concerne les visiteurs, pouvait-on les juger sur la taille de leur famille, le comportement des enfants ou bien simplement leur ethnie ? Alors pourquoi. Pourquoi ce dialogue avait-il eu lieu ?

"_Waouh ! On aurait carrément plein d'argent si on volait tout ça vous croyez pas ?! Y a même la chaussure de Cendrillon !
_Oui chérie, mais le cambriolage n'est pas au programme aujourd'hui. Ni jamais d'ailleurs.
_Oh non bien sûûûûr que noooon..." assura la petite en forçant quelques clins d’œil pour Erika.

Pourquoi Mélissa, pensait qu’Erïka était une voleuse ? Elle n’avait pas le physique d’une voleuse ou, du moins, ne serait pas soupçonnée de vol au premier regard parce qu’elle est jolie. Les gens sont stupides et se font encore dupés par les apparences. D’ailleurs, si l’apparence d’Erïka ne la prédisposait pas à être associée à une voleuse, son métier l’était probablement. Elle n’était pas responsable pour des générations d’hommes en quête d’argent et de pouvoir qui effectuaient des magouilles pour arriver à obtenir quelques millions de plus. De toute façon, que voulaient-ils faire avec des millions ? Mais, à cause de ces personnes, les gens avaient tendance à penser que les gens d’affaires, surtout ceux à la tête de multinationales, étaient des voleurs. Donc, c’était ce que Mélissa pensait ? Qu’elle volait les gens ? Sérieusement, cette fillette allait en baver le jour où elle réussira à comprendre les mathématiques, parce qu’après ça, c’était les cours d’économie qui l’attendait.

Cherchant malgré tout à démentir ces accusations sorties de nulle part, Erïka cherchait à se justifier. Elle n’était pas une voleuse ! Enfin, si, un peu, mais c’était une toute autre histoire qui ne concernait qu’elle et une certaine agence gouvernementale top secrète.


-« What? I’m not a… » Elle se tourna vers Bobby. « I’m not a… »
-« No, you’re not, babe. Don’t listen to her. »

Au moins, Bobby était toujours là pour désamorcer les situations. Les enfants avaient tendance à dire ce qu’ils pensaient, comme ça, sans filtre. Ils aimaient également s’inventer des histoires et s’imaginer des choses. Personne ne pouvait leur en vouloir pour ça. Erïka avait encore du mal à comprendre comment raisonnait la petite fille. D’ailleurs, il la taquinait sur le fait que son diplôme en psychologie était bien inutile si elle n’arrivait même pas à comprendre comment pensait une petite fille comme Mélissa. Cette dernière était de plus très douée pour se mettre dans les ennuis. Pas besoin de diplôme pour le deviner. En laissant Mélissa rencontrer seule à seule la princesse Raiponce, il fallait s’attendre à ce qu’elle fasse une bêtise. Sauf qu’il semblerait qu’un problème de communication se soit produit. Sally prenait des photos, plus à l’écart, pensant que Bobby et Erïka restaient avec l’enfant. Ces derniers avaient cru la voir se diriger vers Raiponce en compagnie de Mélissa.

Pendant ce temps, le couple discutait et prenait quelques photos du grand château. Ils en profitaient pour faire les touristes, eux aussi. Après tout, ce voyage était autant pour eux que pour Mélissa et sa mère. Par contre, lorsque Mélissa vint les rejoindre, le couple fut obligé de décider s’ils prenaient responsabilité de la fillette ou non. Le comportement suspicieux de cette dernière, qui tentait de les entrainer aussi loin que possible de l’endroit où il se trouvait, leur avait rapidement mis la puce à l’oreille. L’arrivée de Raiponce, ne fit que confirmer ce qu’ils pensaient.


-« Excusez moi, c'est votre petite ? »
-« Heu… oui ? »
-« Définitivement pas ! »
-« En fait, on est ses tuteurs. » Corrigea Bobby. « Il y a un problème ? »

Bobby était le mieux placé pour clarifier la situation avec la princesse. Erïka, elle, s’était donné le rôle de réprimander Mélissa. Elle pouvait se servir de ce que disait Raiponce comme munitions efficaces afin de renforcer la justification de sa réprimande.


-« Sérieusement ? Non mais c’est quoi le truc de gueuler que tu veux tout voler ici ? Tu pensais à quoi ? Si tu veux un truc, y’a qu’à le dire et on va te l’acheter. Et, avant que t’ajoute quoi que ce soit, ne t’avise pas d’insinuer que je suis une voleuse, parce que c’est pas le cas. » Elle soupira. Elle ne devait pas lui faire un discours d’adulte, sans quoi ça allait lui passer six pieds par-dessus la tête. Au moins, Mélissa pouvait se compter chanceuse qu’Erïka ne l’engueule pas et ne fasse que la chicaner en usant sa voix froide et glaciale de femme d’affaire. « Pourquoi tu ne mets pas ta mission de côté pour faire des manèges ? Ou seulement te contenter de prendre des photos avec les princesses ? » Erïka soupira, puis s’accroupit à la hauteur de la petite fille. « Ton frère se débrouillera pour se trouver une nana par lui-même, c’est une mission pour un mec de son âge. Toi, tu devrais te donner une mission à la hauteur d’une fille de ton âge. Comme tenter de manger une barbe à papa géante ou tenter de faire le train fantôme sans avoir peur… ou même tenter de me convaincre de t’acheter une robe de princesse hors de prix en promettant de la mettre à tous les jours. »

Le ton d’Erïka s’était montré plus doux, laissant même paraitre une pointe de découragement. Elle comprenait ce que c’était de s’inventer des histoires et de tenter de les vivres au maximum. Par contre, il ne s’agissait pas d’un rêve qu’un enfant tentait de rendre réel. Il s’agissait d’une petite fille qui tentait de… de rendre son frère heureux. Elle se donnait une responsabilité qui ne lui revenait pas. Scum se débrouillait bien par lui-même. S’il tombait amoureux, ce sera par lui-même, pas parce qu’on l’y forçait d’une quelconque façon. Il en sera de même pour la personne qui tombera amoureuse de lui en retour. Ce genre de chose ne pouvait être créé par quelqu’un d’autre que les personnes concernées. Mélissa devait comprendre que le bonheur sur lequel elle devait se concentrer était le sien.

Entre temps, Sally revenait vers le groupe. Elle allait pouvoir raisonner sa fille, s’il le fallait toujours.   Erïka se redressa et échangea un bref regard avec son mari. Il avait vraisemblablement réussis à convaincre la personne incarnant Raiponce que tout cette situation était un malentendu et que personne n’allait voler quoi que ce soit.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Scum
Correcteur
avatar

Messages : 855
Date d'inscription : 16/05/2011
Age : 25

Fiche Tecnhique
Metier:
Age : 25
Nationalité : Américaine

MessageSujet: Re: DIDNEY WORLLLLD [Scum]   Sam 16 Juil 2016 - 0:19

Melissa, habituée à s'exprimer ouvertement n'était pas encore tout à fait capable de mesurer les conséquences de ses paroles. Qui plus est, depuis l'apparition de sa mutation la vie de la fillette avait pris un tournant quelque peu surréaliste, et il était donc parfois difficile pour ses interlocuteurs de discerner le vrai du faux dans ses racontars.

Ainsi quand la gamine annonçait qu'elle voulait cambrioler l'attraction dans laquelle elle se trouvait, elle ne pensait pas sérieusement à le faire, sauf si Erika bien sûr acceptait d'être sa complice pour ça. Après tout, quand il s'agissait de faire les quatre cents coups elle ne pouvait compter ni sur sa mère, qui était sa mère, ni sur Bobby qui était un garçon, mature et raisonnable qui plus est.

Par contre, quand elle dévoilait sans complexe à une employée du parc que son frère était un voleur, elle ne mentait pas : c'était vrai. Son frère volait des pizzas, trouvait des vêtements dans les poubelles, ne ramenait jamais les objets trouvés au commissariat... Bref, même si c'était pour sa survie, ça restait du vol et Melissa n'avait pas la finesse d'esprit nécessaire pour évoquer cela par un quelconque euphémisme habile. Et puis elle ça ne l'engageait à rien, puisque ce n'était pas elle la voleuse.

Alors pourquoi est-ce que soudainement cela lui retombait dessus au juste ?

Sitôt que la princesse avait commencé à lui demander des comptes, la petite avait eu la réaction tout à fait appropriée et logique de prendre la fuite. Seulement, la fugitive ne put aller bien loin car Erika et Bobby ne comptaient pas vraiment se joindre à la course-poursuite. A la place, ils se présentèrent comme les tuteurs de la petite et demandèrent quel pouvait bien être le problème.

Maintenant qu'elle avait les adultes responsables de la fillette en face, la jeune figurante ne savait plus vraiment quoi dire. Et si le tuteur était le frère de la petite ? Elle s'apprêtait à l'accuser de vol, sous la suspicion de simples paroles d'une enfant... Mais comment leur expliquer que la spontanéité avec laquelle la gamine s'était exprimée l'avait porté à croire que tout était vrai ? Tout compte fait, Raiponce s'imaginait plutôt maintenant devoir expliquer à son manager comment elle s'était permise d'insulter des visiteurs du parc avec de graves accusations non avérées.

"Et bien... Euh... Cette petite fille a l'air de répandre des rumeurs comme quoi son frère est un voleur... Et je l'ai entendue tout à l'heure parler de voler ce qu'il y avait dans la salle donc... Si vous pouviez lui dire de faire un peu attention à ce qu'elle raconte..."

L’intéressée ouvrit la bouche pour répondre, mais Erika lui coupa l'herbe sous le pied en venant la réprimander, sans hausser la voix mais d'une voix qui donnait le ton de l'adulte excédée :

"_Sérieusement ? Non mais c’est quoi le truc de gueuler que tu veux tout voler ici ? Tu pensais à quoi ? Si tu veux un truc, y’a qu’à le dire et on va te l’acheter. Et, avant que t’ajoute quoi que ce soit, ne t’avise pas d’insinuer que je suis une voleuse, parce que c’est pas le cas.
_Non mais c'était une blague ça ! se défendit Melissa, avec véhémence. Et puis on peut pas être tous riches comme toi et avoir tout ce qu'on veut, de toute façon ! En plus je suis pas venue pour acheter des trucs, je suis en mission moi !

Oui, sa mission. Ça, ils risquaient d'en entendre parler, même s'ils n'en comprenaient pas forcément tous les tenants et les aboutissants. Erika eut un soupir désabusé.

"_Pourquoi tu ne mets pas ta mission de côté pour faire des manèges ? Ou seulement te contenter de prendre des photos avec les princesses ?
_Mais les manèges on pourra y aller demain, on s'en fiche ! La mission est plus importante, c'est pour que Spike ait une amoureuse !"

Ce à quoi Erika répondit par un nouveau soupir avant de se mettre à hauteur de sa petite interlocutrice.

"_Ton frère se débrouillera pour se trouver une nana par lui-même, c’est une mission pour un mec de son âge. Toi, tu devrais te donner une mission à la hauteur d’une fille de ton âge. Comme tenter de manger une barbe à papa géante ou tenter de faire le train fantôme sans avoir peur… ou même tenter de me convaincre de t’acheter une robe de princesse hors de prix en promettant de la mettre à tous les jours.
_Les robes je les achète avec Nora... Et les concours de nourriture je les fais avec Spike... Mais il peut pas venir et tu sais pourquoi en plus. Et c'est aussi pour ça qu'il peut pas avoir de copine tout seul. Il a besoin d'aide Riri ! Je sais ce que les filles aiment parce que je suis une fille, et lui il a rien ! Il est moche, pauvre, bête, il casse tout et il sent mauvais ! Riri je sais où qu'il habite et sa vie est super nulle et il peut même pas venir à Disney World ! C'est grave Riri ! Ma mission c'est pas pour moi, c'est pour lui ! Pourquoi tu veux m'empêcher d'être gentille avec mon frère ?!

L'accusation était grave, mais peut-être un peu exagérée par la colère de la petite fille qui sentait que tout le monde était contre elle. Melissa ne comprenait pas bien ce qu'on lui reprochait. Est-ce que ce n'était pas bien de penser aux autres ? Est-ce que ce qu'elle faisait n'était pas mieux que de simplement acheter un souvenir qu'elle lancerait à la figure de son frère en rentrant ? Ce qu'elle ne comprenait sans doute pas, c'était que tout comme la fin ne justifie pas les moyens, le fait qu'elle agisse pour le bien de son grand frère ne l'autorisait pas vraiment à mener le groupe comme elle l'entendait et à faire courir ses accompagnateurs selon son bon vouloir. Sans ces considérations en tête, elle comptait bien défendre son plan d'action.

C'est peu après la fin de ce plaidoyer que Sally revint de sa séance de photos et trouva ainsi sa fille extrêmement contrariée.

"_Melissa ? Qu'est-ce qui se passe ? demanda-t-elle, attirant ainsi l'attention de la petite qui vint aussitôt réclamer le refuge de ses bras.
_Maman ! Ils veulent m'empêcher de faire ma mission !

Sally roula des yeux en soulevant sa fille, avant de répéter sa question, pour les autres adultes cette fois.

"_Qu'est-ce qui se passe ?
_Oh euh... Je disais simplement que vous devriez peut-être toujours garder un œil sur votre fille. Elle raconte des histoires sur son frère, et vous savez... dit la figurante qui ne voulait pas être soudainement l'instigatrice d'un drame familial.
_C'est pas ma faute si c'est vrai ! s'écria Melissa avant d'être tenue au silence par une injonction de sa mère, qui reprit alors :
_Tu as assez fait tourner le monde en bourrique maintenant. Est-ce que vous sauriez où se trouve le restaurant le plus proche ? demanda-t-elle à Raiponce. Je crois qu'une pause déjeuner ne serait pas de trop, maintenant.
_Oh euh... Il y a les Storybook Treats et le Friar's Nook, juste à droite en sortant. Et... Je vais vous laisser maintenant, je dois encore m'occuper des autres enfants.
_Évidemment, oui. Et je vais m'occuper de ma fille, merci de me l'avoir ramenée."


Même si elle avait formulé aimablement sa phrase, Sally avait peut-être un peu trop insisté sur le possessif de sa fille, ce qui finalement témoignait de son état d'esprit vis à vis de la situation. La mère intima à sa fille de dire au revoir et merci à la princesse, puis remercia Erika et Bobby d'avoir géré la situation, avant de leur demander s'ils voulaient partir maintenant ou s'ils avaient encore des choses à faire ici. Enfin, la petite troupe quitta l'attraction et se dirigea vers les établissements désignés.

Les restaurants se présentaient comme deux grandes auberges sorties tout droit d'une Europe médiévale fantasmée par les producteurs de films pour enfants. Chacun avait sa petite enseigne colorée et le groupe se présenta devant le Friar's Nook, cherchant du regard le menu proposé. Bacon, Macaroni et cheese, hot dog... Rien de très gastronomique mais qui pouvait caler les estomacs.

"_Hm... Bon évidemment c'est beaucoup de fritures, mais ils ont l'air d'avoir des légumes tout de même.
_Buarrk...
_Ne t'inquiète pas, toi tu auras le menu enfant."

Au comptoir, le groupe passa les commandes, ce qui prit un peu de temps car même s'il n'était pas encore midi, les gens prévoyants ou vite affamés avaient déjà commencé à affluer. Sally opta pour ce qui passait pour équilibré dans ce distributeur de friture et prit pour Melissa quelque chose de varié mais en autorisant une tranche de bacon grasse capable d’homogénéiser le goût de tout ça. Ce n'est toutefois pas avant d'être attablée qu'elle laissa Melissa échapper à son étreinte. La fillette, quelque peu boudeuse, était restée longuement silencieuse, aussi sa mère décida-t-elle de rentrer dans le vif du sujet avant même que tout le monde ait fini de déballer sa commande.

"_Alors qu'est-ce qui se passe avec ton frère ? Et qu'est-ce que c'est que cette mission qui te fait courir partout ?
_C'est top secret maman, dit la fillette en évitant sa mère des yeux.
_Oui mais je suis ta mère. Et c'est grâce à Erika et Bobby que tu es ici."

Melissa poussa un soupir. Un soupir excessivement excédé. Elle donna une petite tape des deux mains sur la table avant de relever la tête, de regarder sa mère, Erika et Bobby et de déclarer :

"D'accord, je vais vous expliquer. Mais c'est une longue histoire."

Et alors elle leur raconta tout.

En fait, tout avait commencé lorsque Riri les avait emmenés elle et son frère chez Sunny afin de préparer le costume de Scum pour le mariage d'Erika. Là-bas, habillée en Cupidon, elle avait tiré une flèche sur son frère qui était "intanstanément" tombé amoureux de la couturière. Et le problème, c'est que Sunny, elle, elle était pas amoureuse. D'ailleurs, ça s'était bien vu lors de la soirée du mariage de Riri : Scum et Sunny avaient dansé ensemble -même en rond et lentement- mais à la fin de la soirée, ils n'étaient toujours pas en couple et ne s'étaient pas embrassés. La raison en était "super logique en fait" : Melissa n'avait pas tiré de flèche sur Sunny -enfin si une fois, elle avait tiré une fléchette sur elle, mais ça n'avait pas marché et elle s'était faite gronder par Scott, qui est d'ailleurs un gros nul- et son frère avait beaucoup trop de défauts pour qu'une fille puisse en tomber amoureuse de façon "pontanée".

Sa mission à Disney World, c'était donc de trouver des princesses qui étaient tombées amoureuses de garçons avec les mêmes défauts : voleur, pauvre, monstre moche et idiot. Et évidemment il lui fallait prendre des cours de tir à l'arc avec Merida. Quant à savoir pourquoi elle devait remplir cette mission, et bien c'était évident voyons : en tirant la flèche qui avait fait tomber son frère amoureux, elle avait découvert son pouvoir de Cupidon Cosmique et devait maintenant récupérer l'amour des princesses et maîtriser ce pouvoir pour régler le problème de cœur de son frère. Frère qui avait, était-il besoin de le rappeler, une vie bien assez nulle comme ça pour que un peu d'amour ne soit pas de trop.

Sally, qui avait trouvé matière à rire au début de l'histoire, mangeait pensivement sa salade de légumes en se demandant comment, en tant que mère, elle allait pouvoir gérer cela. De préférence sans que sa fille en soit vexée, sans que son fils en ait le cœur brisé, et sans que la malheureuse Sunny ait à voir tourner autour d'elle un grand lézard sorti des égouts.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Erïka M. Davidoff
Codeuse - Modératrice
avatar

Messages : 2283
Date d'inscription : 04/05/2011
Age : 24
Localisation : Far Away From You ~

Fiche Tecnhique
Metier: Professeure / PDG des S.M.I.T.E Industries
Age : 21 ans
Nationalité : Russe / Américaine

MessageSujet: Re: DIDNEY WORLLLLD [Scum]   Sam 16 Juil 2016 - 3:59

En tant qu’adulte, il était parfois difficile de comprendre l’esprit débordant d’imagination des enfants. Avec le temps et l’expérience, on venait à être désillusionné et terre à terre. On ne pouvait imposer ce genre de chose à un enfant de l’âge de Mélissa. Elle ne comprenait pas certaines choses que les adultes avaient tendance à davantage respecter comme les conventions sociales. On ne pouvait crier au milieu d’une place public qu’on souhaitait la cambrioler, que ce soit une blague ou non. Cela attirait l’attention, mais également la méfiance des gens, et ce avec raison.

Maintenant avec les pieds en plein dans les plats, les adultes responsables de Mélissa devaient régler la situation inconfortable dans laquelle elle les avait placés. Elle n’avait probablement pas réalisé son erreur et il fallait à présent lui expliquer ce qu’elle avait fait de si mal pour mériter des réprimandes. Pour commencer, Bobby s’occupait de désamorcer la situation auprès de la princesse Raiponce. Il était d’un naturel doux et calme, en plus d’être un bel homme, ce qui poussait généralement les gens à écouter ce qu’il avait à dire et à le croire.


-«Et bien... Euh... Cette petite fille a l'air de répandre des rumeurs comme quoi son frère est un voleur... Et je l'ai entendue tout à l'heure parler de voler ce qu'il y avait dans la salle donc... Si vous pouviez lui dire de faire un peu attention à ce qu'elle raconte... »
-« Bien sûr, je comprends tout à fait. Elle a beaucoup d’imagination et s’exprime parfois sans réfléchir à la répercussion de ses paroles sur les gens autour d’elle. On va lui parler, ne vous en faites pas. »

Pendant que Bobby tentait de défendre Mélissa sans évoquer son frère dans la conversation, Erïka expliquait à cette dernière qu’elle devait ralentir avec ses élans de super héroïne. Elle était dans ce parc d’attraction pour s’amuser, pas courir après des princesses parce qu’une quelconque mission le lui dictait. Ça semblait tellement plus sérieux qu’un simple jeu que la jeune femme commençait à s’inquiéter de la situation. Elle ne pouvait pas mettre un frein à la mission de Mélissa, mais peut-être la raisonner suffisamment pour qu’elle la mette de côté pour le moment.

-«Sérieusement ? Non mais c’est quoi le truc de gueuler que tu veux tout voler ici ? Tu pensais à quoi ? Si tu veux un truc, y’a qu’à le dire et on va te l’acheter. Et, avant que t’ajoute quoi que ce soit, ne t’avise pas d’insinuer que je suis une voleuse, parce que c’est pas le cas. »

-«Non mais c'était une blague ça ! » se défendit Melissa, avec véhémence. «Et puis on peut pas être tous riches comme toi et avoir tout ce qu'on veut, de toute façon ! En plus je suis pas venue pour acheter des trucs, je suis en mission moi ! »
-« Si je suis riche, c’est que j’ai travaillé pour le devenir. Si j’ai décidé de payer ce voyage là pour toi et ta mère, c’est parce que j’avais envie de vous faire plaisir. Si tu ne veux rien acheter, d’accord, c’est ta décision. Par contre, tu pourrais au moins me montrer que ça te fait un minimum plaisir d’être ici et d’en profiter plutôt que de nous faire courir à travers le parc pour ta « mission ». »

Erïka n’avait pas le don pour argumenter avec les enfants. Elle n’avait pas le tact qu’il fallait pour leur faire entendre raison sans blesser leurs sentiments. Elle était douée pour manipuler les gens et finir par leur faire dire ce qu’elle voulait d’eux, mais elle ne pouvait pas le faire avec Mélissa. De toute façon, la franchise des enfants était capable d’ébranler d’importe qui et d’arriver à faire taire n’importe qui. Plus la discussion se poursuivait, plus Erïka se sentait vulnérable. Qu’était-elle censé dire ? Que devait-elle faire ? Bobby était doué pour ça, pas elle. Elle ne pouvait pas gagner cette argumentation sans blesser Mélissa, au final. Ça, c’est si ce n’était pas déjà fait…

-«Pourquoi tu ne mets pas ta mission de côté pour faire des manèges ? Ou seulement te contenter de prendre des photos avec les princesses ? » Avait poursuivi Erïka.
-«Mais les manèges on pourra y aller demain, on s'en fiche ! La mission est plus importante, c'est pour que Spike ait une amoureuse ! »

Maintenant, elle n’avait plus rien à dire. Que répondre à ceci ? Elle voulait que son frère tombe en amour. Pourtant, ce n’était pas sa responsabilité. Malheureusement pour lui, Scum avait plusieurs aspects qui le rendaient plus difficile à aimer. Déjà, il sentait mauvais, ce qui n’aidait pas à vouloir l’approcher. Il n’était pas méchant, loin de là, mais dans une société basée en grande partie sur l’apparence et la beauté, il était difficile de pouvoir trouver une personne capable de faire fit de son physique et l’aimer tel qu’il était. Et puis, ce que Mélissa ne voyait pas, mais que la plupart des adultes noterait, est que son apparence rend difficile certaines… interactions physiques. Après, ce n’était qu’un détail, mais dans un couple cela pouvait avoir son importance.
Erïka tenta, une fois de plus, de convaincre Mélissa qu’elle avait peut-être mal choisi sa bataille et qu’elle devait penser à elle-même plutôt qu’à son frère. Par contre, cette dernière voyait les choses autrement.


-«Ton frère se débrouillera pour se trouver une nana par lui-même, c’est une mission pour un mec de son âge. Toi, tu devrais te donner une mission à la hauteur d’une fille de ton âge. Comme tenter de manger une barbe à papa géante ou tenter de faire le train fantôme sans avoir peur… ou même tenter de me convaincre de t’acheter une robe de princesse hors de prix en promettant de la mettre à tous les jours.
-« Les robes je les achète avec Nora... Et les concours de nourriture je les fais avec Spike... Mais il peut pas venir et tu sais pourquoi en plus. Et c'est aussi pour ça qu'il peut pas avoir de copine tout seul. Il a besoin d'aide Riri ! Je sais ce que les filles aiment parce que je suis une fille, et lui il a rien ! Il est moche, pauvre, bête, il casse tout et il sent mauvais ! Riri je sais où qu'il habite et sa vie est super nulle et il peut même pas venir à Disney World ! C'est grave Riri ! Ma mission c'est pas pour moi, c'est pour lui ! Pourquoi tu veux m'empêcher d'être gentille avec mon frère ?! »
-« Non, je… je veux pas t’empêcher d’être gentille avec lui. Je dis seulement que… okay. You know what? I’m not your mother, do whatever the hell you want. Mais ne te plains pas si tu n’as pas pu tout faire ou pu visiter ce que tu voulais à la fin du voyage. »

Vivre avec les conséquences de ses choix. C’était ainsi qu’Erïka vivait. Elle prenait des décisions, pas toujours bonnes, mais elle assumait les conséquences que cela pouvait engendrer sur sa vie. Mélissa était trop jeune pour vivre selon cet adage, elle avait besoin d’un adulte pour la guider et pour tenter de la raisonner, de lui faire comprendre le point de vue des adultes, surtout dans ce genre de situation. Mais elle en était incapable. Elle ne savait pas ce qu’elle devait répondre à la petite fille. Elle n’était pas douée avec les enfants. Si quelqu’un devait avoir ce genre de conversation avec elle, c’était sa mère. Elle saura probablement quoi dire.

Erïka se redressa, passant par la même occasion une main sur son front pour ramener des mèches blondes vers l’arrière de sa tête. Elle préférait se taire avant de s’impatienter. De toute façon, si elle ne finissait pas par être sur les nerfs, ce sera Mélissa qui piquera une colère ou une crise de larmes. La jeune femme échangea un regard découragé, légèrement désespéré à son mari. Au moins, lui, avait semblé rassurer Raiponce un minimum. Par contre, lorsque Sally vint finalement rejoindre le groupe, la princesse tenta de lui expliquer la situation. Cette dernière décréta qu’il serait mieux d’aller manger un morceau et ainsi pouvoir régler cette situation en famille. Ça tombait bien, Erïka ne voulait pas trop se mêler de quoi que ce soit en lien avec la mission de Mélissa.

Erïka resta silencieuse jusqu’au restaurant. Elle n’avait pas très faim. Elle était encore embêtée avec toute cette situation concernant Mélissa. Perdue dans ses pensées, elle n’en fut sortie qu’au moment de commander. Sally était partie s’asseoir avec sa fille, question de pouvoir réserver l’une des seules tables encore libres. Bobby venait de passer sa commande. Il attendait que sa femme fasse de même.

-« Erïka ? Erïka, are you alright? »
-« Hein, what ? Oh… hummm… Donnez-moi une boisson énergisante, peu importe ce que vous avez. Ce sera tout. »

La commande fut prête en moins d’une minute. Bobby transporta le plateau repas, avançant lentement jusqu’à la table gardée par Sally. Il en profita pour échanger deux mots avec Erïka.


-« Est-ce que tout vas bien ? »
-« Oui… oui ça va… C’est juste que… je sais pas, j’y arrive pas avec les enfants, je suis pas douée. »
-« Hey, ne te mine pas le moral avec ça. T’es géniale avec Mélissa. La situation est juste un peu délicate, c’est normal que tu ne saches pas toujours comment réagir. Essaie de ne plus trop penser à ça. »

C’était difficile à faire. À peine installés à la table, le sujet de la fameuse mission revint sur le tapis. C’était peut-être le moment de régler cette situation une fois pour toute. Il allait falloir faire des compromis, mais si cela pouvait rendre le voyage plus agréable, c’était bienvenu. Mélissa se résigna finalement à parler de sa mission ainsi que de la raison pourquoi elle devait l’accomplir à Disney World. Concentrée sur ce récit regorgeant d’imagination, Erïka s’était mise à piger des frites dans l’assiette de Bobby et les manger une à une sans même s’en rendre totalement compte. Lorsque l’histoire se termina, personne ne répondit quoi que ce soit. Qu’y avait-il à dire ? Mélissa voulait faire tomber son frère amoureux. Rien ne disait que Sunny allait partager ses sentiments, même après avoir accomplis sa mission.

Ce fut Bobby qui parla en premier. Il avait de l’expérience, question relations amoureuses ratées. Mais il avait également trouvé l’amour auprès d’une femme qu’il avait décidé d’épouser, convaincu qu’elle était celle avec qui il était destiné à passer le reste de sa vie. Il devait simplement trouver une façon d’expliquer à Mélissa que l’amour ne pouvait pas tomber du ciel et que parfois, les choses ne peuvent pas toujours fonctionner entre deux personnes.

-« Je suis certain que ton frère serait très touché s’il apprenait tout ce que tu fais pour lui. Il n’a pas besoin d’avoir une copine puisqu’il a déjà une grande sœur qui l’aime beaucoup. Et il a des parents qui l’aiment tout autant. L’amour d’une famille est très précieux et je suis sûr que cela vaut encore plus pour lui que celui de n’importe quelle femme. S’il est amoureux de Sunny, comme tu dis, il trouvera un moyen de le lui dire. Ça prend beaucoup de courage pour parler de ses sentiments à une personne que l’on aime parce qu’on ne sait jamais à cent pourcent si elle va nous aimer en retour. Vois-tu, quand j’ai voulu faire un bisou à Erïka pour la première fois, j’ai eu peur qu’elle me frappe. » Ajouta-t-il sur le ton de la confidence, accompagné d’un petit sourire complice. « Peut-être que Sunny est déjà amoureuse de ton frère, mais elle a peur de lui dire. Peut-être qu’elle n’est pas amoureuse et ce sont des choses qui arrivent. On ne peut pas forcer deux personnes à s’aimer. L’amour est parfois plus compliqué que ce que l’on voit dans les films de princesses, car les adultes aiment faire les choses compliquées. »

Erïka n’osa pas ajouter quoi que ce soit à ce beau discours sur l’amour. Bobby, quant à lui, se leva pour venir s’accroupir de l’autre côté de la table, près de Mélissa. Étant un peu plus bas qu’elle, il pouvait tout de même la regarder dans les yeux. Parfois, se mettre à la hauteur d’un enfant pouvait faciliter le dialogue avec ce dernier.

-« Tu sais ce qui rendrait ton frère heureux ? Que tu t’amuses pendant ce voyage et que tu reviennes avec pleins d’histoires magiques à lui raconter. Il aime les histoires, n’est-ce pas ? On pourra lui raconter comment tu as courageusement tenté de retirer Excalibur de son rocher pour empêcher Erïka d’instaurer de méchantes lois dans ton royaume. On pourra même lui raconter que tu t’es bravement battue pour obtenir la peluche d’un lézard vert qui lui ressemble drôlement… » Il lui pointa un stand de jeu, un peu plus loin, où étaient accrochées des peluches de lézard, de cochons et autres animaux. « Je crois que lui montrer que tu penses à lui, même si tu es très loin en ce moment, va lui faire très plaisir. Rien ne peut remplacer l’amour d’une petite sœur. »

Le discours de Bobby était adorable. Allait-il arriver à convaincre Mélissa de laisser son frère se débrouiller avec ses histoires d’amour et de ne pas le pousser à aller faire une fille qui ne l’aimera peut-être pas en retour ? Difficile à dire. Les enfants sont si imprévisibles.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Scum
Correcteur
avatar

Messages : 855
Date d'inscription : 16/05/2011
Age : 25

Fiche Tecnhique
Metier:
Age : 25
Nationalité : Américaine

MessageSujet: Re: DIDNEY WORLLLLD [Scum]   Dim 17 Juil 2016 - 0:47

Ceux qui disaient que les enfants étaient merveilleux n'avaient jamais eu à élever les leurs. Les enfants étaient souvent égocentriques, insouciants, capables de faire preuve par moments d'autant de dissipation que de détermination. Et sauf preuve du contraire ils pensaient quoiqu'ils fassent être dans leur bon droit. Raison pour laquelle il était difficile de faire assumer ses torts à un enfant, et que cela se finissait souvent dans les cris et les pleurs.

Pour Erika, qui n'avait pas l'habitude de se frotter à ces petites choses, la situation était délicate. Elle ne pouvait pas laisser Melissa faire tourner tout le monde en bourrique, mais ne pouvait pas non plus traiter le problème comme avec n'importe quel adulte, au risque de mettre la fillette dans tous ses états. Il en sortit que finalement c'est elle qui s'en trouva affectée, dans sa capacité à s'occuper d'enfants et donc finalement à en avoir.

"_Okay. You know what? I’m not your mother, do whatever the hell you want. Mais ne te plains pas si tu n’as pas pu tout faire ou pu visiter ce que tu voulais à la fin du voyage. dit la jeune femme.
_Fine ! On visitera tout ce que vous voulez quand on aura fini !" rétorqua Melissa, les sourcils froncés.

Même si elle n'en démordait pas, la petite avait tout de même compris que -peut-être- ce qu'elle faisait n'était pas juste pour tout le monde. Évidemment, elle n'avait pas prévu de mener leur visite comme elle l'entendait, mais donnait la top priorité à sa mission.

En rejoignant le groupe, Sally était tombée sur cet espèce de statu-quo étrange où plus personne ne voulait avancer quelque accusation que ce soit, au risque de froisser autrui. Elle décida donc qu'il était temps de faire une halte et d'avoir tout le monde à tête reposée un moment, afin de clarifier les choses et de pouvoir repartir sereinement. C'était une méthode qu'un magazine féminin recommandait pour les couples, mais ça se transposait très bien à n'importe quelle autre situation.

La petite troupe s'en alla donc au restaurant non loin de l'attraction qu'ils venaient de visiter. Manger un morceau assis tranquillement à une table leur donnerait le répit nécessaire à la discussion. Enfin, si l'établissement n'était pas trop bondé et empli de brouhaha évidemment. Heureusement, les gens profitaient des petites portions distribuées pour commander à emporter, il y avait donc encore quelques tables libres.

Une fois installés, plutôt que de simplement parler d'autre chose, Sally insista pour que sa fille lui raconte ce qui la préoccupait et était finalement la source de son emportement. D'abord de mauvaise grâce, Melissa céda en leur contant l'histoire qui devait souligner l'importance de sa mission. Son frère était tombé amoureux d'une fille, elle pensait que c'était sa faute à elle et cherchait à y remédier en faisant en sorte que la fille tombe maintenant amoureuse de son frère. Pour cela elle avait besoin de voir les princesses Disney, d'où sa mission actuelle dans le parc.

Sally était partagée entre l'amusement et la catastrophe. Il y avait des raisons pour lesquelles son mari et elle avaient gardé leur fils enfermé auprès d'eux pendant des années. D'abord sa condition inhumaine aurait soulevé trop de questions à l'extérieur, mais en plus elle rendait impossible et douloureuse chacune des étapes de sa vie : se faire des amis, tomber amoureux, etc.
En grandissant et même encore maintenant visiblement, il s'était trouvé confronté seul à ces problèmes. Devait-elle donc le laisser se débrouiller ? Il était adulte après tout et avait montré qu'il était capable de se gérer un minimum, ainsi que d'avoir des amis parmi les communautés mutantes. Au contraire, devait-elle intervenir et le dissuader de chercher à obtenir le cœur d'une femme, et lui expliquer en quoi ce n'était pas possible, ni même recommandé pour quelqu'un comme lui de trouver l'amour ?
Ces perspectives étaient bien défaitistes, voir cruelles, mais pour Sally il s'agissait de ce qu'il y avait de plus réaliste. Et quand il fallait en venir à ses enfants surréalistes, elle préférait pour sa part le rester. Même si pour cela, il valait mieux taire son opinion devant la sœur et les amis de son fils.

Bobby, d'ailleurs, présenta une vision des choses un peu plus romancée à la fillette et plutôt que de lui dire de façon péremptoire que ça ne servait à rien de se mêler aux histoires de cœur de son frère, il décida de lui faire comprendre qu'elle avait déjà bien mieux à lui apporter. Il évoquait aussi la possibilité que Scum et Sunny soient un jour ensemble, tout comme ils pouvaient ne pas l'être. L'amour était compliqué, encore plus entre adultes apparemment.

"D'accord, d'accord... admit Melissa. Seulement on est pas une famille super unie. On habite loin les uns des autres. En plus tu oublies que j'ai le pouvoir de faire tomber les gens amoureux maintenant. Après si c'est pas bien, je fais pas hein... Mais est-ce qu'on peut au moins essayer de faire que ça se passe bien ?!

Heureusement, Bobby avait déjà pris les devants et était venu se placer près de Melissa pour mieux capter son attention. A nouveau, il lui expliqua comment elle pouvait faire plaisir à son frère sans trop se mêler de sa vie. Et la petite fut rapidement happée par cette histoire de peluche de lézard, qu'elle cherchait déjà des yeux dehors.

"Ok d'accord, d'accord ! s'écria la petite, moitié agacée par tous les efforts déployés pour lui faire changer d'avis et moitié enthousiasmée par la perspective du jeu. On va les faire les manèges et les jeux, montrez moi ceux que vous voulez, moi je veux un truc avec des rails et des collines. Mais avant ça..." dit la petite en tapant des mains sur la table et en regardant tout le monde.

"_On est d'accord pour aller chercher les princesses qui me manquent demain ? Il me manque Belle et Jasmine.
_Si tu veux. Mais chérie, je crois qu'on vient de t'expliquer que l'amour ne fonctionnait pas comme ça, intervint alors sa mère.
_Oui mais c'est mon nouveau pouvoir maman ! insista la gamine.
_Je suis à peu près certaine que ce n'est pas possible de faire tomber les gens amoureux, dit Sally qui avait baissé le ton et cherchait tout de même du regard une confirmation de la part d'Erika et Bobby.
_Bon alors on peut au moins essayer de rapprocher Spike et Sunny, à la normale ? Please ? Riri, c'est toi qui connait le mieux Sunny, qu'est-ce t'en penses ?!
_Je crois qu'elle connaît aussi ton frère mieux que nous deux, d'une certaine façon. Moi je ne l'ai connu que jusqu'à ses seize ans. Et ensuite on va lui chercher cette peluche, hm ?
_Oui, oui promis." dit la fillette avant de revenir à Erika.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Erïka M. Davidoff
Codeuse - Modératrice
avatar

Messages : 2283
Date d'inscription : 04/05/2011
Age : 24
Localisation : Far Away From You ~

Fiche Tecnhique
Metier: Professeure / PDG des S.M.I.T.E Industries
Age : 21 ans
Nationalité : Russe / Américaine

MessageSujet: Re: DIDNEY WORLLLLD [Scum]   Lun 18 Juil 2016 - 3:24


Raisonner un enfant était bien plus difficile qu’il n’y paraissait. Il fallait du tact et, surtout, bien connaitre l’enfant en question pour arriver à toucher les cordes sensibles. Bobby arrivait à faire cela. Il pouvait balayer du revers de la main le diplôme en psychologie de sa femme qui ne valait rien comparativement à son don pour connecter avec les enfants et interagir avec eux.  Ce n’était pas à l’école que l’on pouvait apprendre ce genre de chose. On avait le don ou non. Pour Bobby, c’était inné. Il adorait les enfants et le montrait bien. Il n’avait qu’à voir comment il essayait de développer une certaine complicité avec Mélissa et créer un lien avec elle. Il arrivait à ouvrir le dialogue et à faire en sorte que la petite fille ne se referme pas totalement sur elle-même, même s’il était évident qu’elle s’agaçait de la situation. Tout le monde semblait contre elle, voulant lui faire oublier l’idée de jouer les cupidons.

-« D'accord, d'accord... » admit Melissa. « Seulement on est pas une famille super unie. On habite loin les uns des autres. En plus tu oublies que j'ai le pouvoir de faire tomber les gens amoureux maintenant. Après si c'est pas bien, je fais pas hein... Mais est-ce qu'on peut au moins essayer de faire que ça se passe bien ?! »
-« On va tout faire pour faire en sorte que ça se passe bien. Tant que tu n’oublies pas qu’au final, ce n’est pas nous qui pouvons décider comment se termineront les choses pour ton frère. »

Afin de pouvoir poursuivre le voyage sur une meilleure note et faire quelque chose de plus intéressant que de visiter des princesses, Bobby tentait de démontrer à Mélissa qu’il y avait un tas de choses qu’elle pouvait faire pour à la fois s’amuser et rendre son frère heureux. Par exemple, pourquoi ne pas lui ramener un souvenir ? Cette perspective semblait être considérée par la petite fille. En fait, il semblerait qu’elle soit de plus en plus ouverte à l’idée de faire de nouvelles activités, même si cela impliquait de mettre les princesses de côté… du moins pour la journée. Maintenant, le nouveau défi était de lui expliquer qu’elle n’avait pas le pouvoir de faire tomber les gens amoureux. Sally tentait désespérément de la convaincre, avec l’appui de Bobby qui hochait la tête pour lui indiquer son support.

Erïka, quant à elle, mangeait distraitement les dernières frites de l’assiette. Elle fit l’innocente, battant des cils comme un ange lorsque Bobby regagna sa place et lui lança un regard accusateur. Il soupira légèrement avant d’attaquer son sandwich, qui allait se révéler être plus bourratif que prévu. Peut-être que dans une heure il pourra amener tout le monde manger une glace ou acheter des bonbons dans l’une des boutiques du parc.

Avant de pouvoir aller où que ce soit, il fallait encore clore le sujet de Scum et Sunny. Pour avoir la paix et obtenir des réponses, Erïka attrapa son téléphone cellulaire et décida d’appeler la principale concernée. Elle s’accouda à la table et attendit que l’interlocutrice décroche la ligne.


-« Hey, Sunny ! T’as deux minutes ? J’ai une question un peu étrange pour toi. »

Ça ne présageait rien de bon. On connaissait tous le tact d’Erïka. Impossible de savoir comment cette conversation allait tourner. Pour obtenir la paix et ne plus être embêtée par Mélissa, la jeune femme s’éloigna de la table de quelques pas. Elle espérait ainsi être suffisamment tranquille pour discuter. Cela n’empêchait pas les adultes d’entendre la conversation s’ils tendaient bien l’oreille.

-« Écoute, je sais que ça va paraitre bizarre, mais il faut que je te demande : tu as un œil sur un mec en ce moment ? »
-« Heu… pourquoi tu me demandes ça ? »
-« Ah pour rien… je connais juste un mec qui a peut-être le béguin pour tes robes à dentelle et ton rire super sonique. »
-« WHHAAAAAAAAAAAAAAAAAT ?! » Erïka du momentanément décoller le téléphone de son oreille.« C’est qui ? Il est beau ? Il est asiatique ? O.M.G. Je suis sûre que c’est le mec troooop creepy à l’institut, tu sais celui qui louche toujours de travers ? Non mais il regarde toujours les gens avec ce regard trooop glauque ! Et il fait toujours des commentaires bizarres. C’est lui ? Hein ? Non, c’est vrai, tu l’aimes pas alors comment tu pourrais savoir qu’il m’aime bien si tu lui parles pas… Attends, je sais ! C’est quelqu’un qui était au mariage ? Mais je connais presque tout le monde qui y était… »
-« Okaaaaay…. Listen, girl, on va faire ça simple. Est-ce que tu as, disons dans les derniers mois, eu un ou des rapprochements avec un… un individu de sexe masculin qui es pas nécessairement mignon mais qui t’a charmé ? »
-«Heu… non, je vois pas. Bon, attends… Y’a eu quelques clients mignons à la boutique… et sinon… tu as des amis vraiment bizarres qui étaient au mariage. Mais je ne veux pas te vexer, hein ! Ils sont juste bizarres… Comme Scum ! J’ai dansé avec lui, mais il est trop maladroit. Et c’est drôle parce qu’il fait de ces faces des fois. Et comme c’est un lézard c’est encore plus drôle. Il donne l’impression que je pourrais lui retirer son masque, tu sais comme avec les méchants dans Scobby-Doo ! Tu crois que c’est un maaasque ? Non, bien sûr, c’est une blague ! Et il sentait bon. Ça me fait penser à l’odeur de ce savon à linge que mes parents utilisent, tu sais. »
-« On l’a foutu dans un bain parfumé à la lavande, crois-moi, d’habitude il sent la poubelle et l’humidité. »
-« C’est pas de sa faute s’il pue ! Tu sais qu’il y a des gens qui ont des problèmes de glandes et qui sont coincés avec ça. Comme ce mec, au collège… »

Sunny se lançait dans un récit long et ennuyeux concernant un adolescent qui sentait très mauvais et qui fréquentait la même école qu’elle, à l’époque. Elle défendait avec ferveur l’odeur de Scum en insinuant qu’Erïka se moquait de lui. Considérant le nombre de pique qu’elle avait pu lancer à Scum en présence de Sunny, elle pouvait comprendre pourquoi cette dernière trouvait qu’elle était trop méchante à son égard, bien que ces remarques n’aient rien de méchant. Seulement… elles étaient véridiques.

-« … et donc, moi ça ne me dérange pas s’il sent mauvais. J’ai eu un chien, il y a des années, qui ne sentait pas toujours très bon. Mais j’adorais lui donner des bains. Après il était très heureux. Je mettais toujours un maillot de bain parce qu’on mettait de l’eau et de la mousse absolument partout ! Au final, mes parents m’ont interdit de faire ça dans la maison. Mais c’était super sympa et tellement drôle ! Tu crois qu’il aime les bains ? »
-« Heu… le chien ou Scum ?» Demanda Erïka qui avait fini par perdre le fil. Cela provoqua l’hilarité de Sunny.
-« Ce que tu es drôle ! Voyons, c’est évident ! Bon, allez, c’est pas tout, mais j’ai à faire. Sayonnaraaaaa ! »

Erïka regarda son téléphone, puis tout le monde assis à la table. Elle fit quelques pas dans leur direction, ne sachant pas trop quoi dire.


-« J’ai… j’ai pas tout saisis, mais je crois qu’elle veut donner un bain à Scum… » Elle haussa les épaules. « Tu as ta réponse, Mélissa ? On peut aller faire des manèges mainten….aaaah quoi encore ? » Elle décrocha son téléphone. « Oui, Sunny ? Heu… Non, il n’y a pas de téléphones dans les égouts… Comment je le sais ? Je traine dans des endroits crades, ne pose pas de question. Tu sais quoi, je vais t’envoyer son numéro… Non il n’a pas Skype… Je ne suis même pas sûr qu’Internet existait quand son téléphone a été fabriqué… Oui… Oui je te l’envoie… Promis… Okay ? Byebye… Oui… Byebye. » Erïka raccrocha et soupira.
-« Toujours aussi… Sunny ? » Demanda Bobby, amusé. Erïka hocha la tête, puis posa son regard sur Mélissa.
-« Toi, si t’as le pouvoir de faire divorcer les gens, tu restes loin de moi. »

Elle lui fit le signe universel du « je te tiens à l’œil », puis attrapa le sac à dos posé à ses pieds pour le mettre sur son épaule. Tout le monde semblait avoir fini de manger, pourquoi ne pas se lever et aller faire une activité. Bobby se leva également. Il attendit que Mélissa et Erïka aient pris un peu d’avance pour glisser un mot à Sally.

-« Je crois qu’il sera encore plus difficile d’expliquer à Mélissa qu’elle n’a pas le pouvoir de faire tomber les gens en amour. Ne vous inquiétez pas pour Hally, Sunny est une fille géniale. Peu importe ce qui se passera entre eux, que ce soit de l’amour ou de l’amitié, elle n’est pas du genre à juger les gens ou leur tourner le dos. Vous ne pourriez pas tomber sur une meilleure personne pour votre fils. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Scum
Correcteur
avatar

Messages : 855
Date d'inscription : 16/05/2011
Age : 25

Fiche Tecnhique
Metier:
Age : 25
Nationalité : Américaine

MessageSujet: Re: DIDNEY WORLLLLD [Scum]   Mar 19 Juil 2016 - 16:04

Merida le lui avait dit, Bobby le lui avait dit, sa mère le lui avait dit : on ne pouvait pas forcer les gens à tomber amoureux. Mais Melissa, qui n'avait qu'une compréhension fragmentaire des pouvoirs mutants, ne voyait pas d'objection à ce que cela fasse partie des siens. Ainsi, remettre à plus tard sa mission ne voulait pas dire qu'elle allait l'abandonner et passer à autre chose. Si les grands ne voulaient pas la laisser suivre son plan, alors ils devaient au moins l'aider à arranger quelque chose entre son frère et Sunny.

Erika était d'accord pour ça, mais allait alors aider comme elle l'entendait. C'est à dire sans tourner autour du pot, sans y passer par quatre chemins, ou aucune autre espèce de subtilité de ce genre. Passant un coup de fil rapide, elle choisit d'appeler la principale intéressée : Sunny.

Lorsqu'elle entendit brièvement la voix de la couturière, Melissa entra dans un état d'agitation intense. Elle n'arrivait pas à décider si ce que faisait Erika était catastrophique ou génial, mais elle voulait en faire partie et ne pas en perdre une miette. Battant des mains, ouvrant et fermant la boche sans que rien n'en sorte -pour une fois- la fillette voulut monter par dessus la table pour rejoindre Erika, mais sa mère l'arrêta et lui fit les gros yeux jusqu'à ce qu'elle se soit rassise. Battant des jambes sous la table, la petite rongeait son frein en suivant Erika des yeux et en essayant de grappiller chaque miette de conversation possible. Malheureusement, les babillages de Sunny restaient indistincts.

Sally de son côté avait une meilleure écoute, raison pour laquelle elle avait mis une halte à l'agitation de sa fille. Elle ne voulait pas que cette dernière l'empêche d'entendre ce qui se passait, elle avait besoin de savoir à quel genre de fille s’intéressait son fils. Pourquoi ? Et bien parce qu'elle était sa mère, voilà tout !

A première vue, cette Sunny semblait être une fille plutôt normale : sa première réaction, une fois mise au courant qu'un garçon s’intéressait à elle avait été de savoir d'abord si c'était son idéal masculin, ensuite de s'assurer que ce n'était pas l'opposé de cet idéal, avec un exemple concret en tête.

La conversation téléphonique avait des allures de devinette alors qu'Erika tentait de faire comprendre à son amie l'identité de son admirateur secret. Et lorsque finalement on en vint à son fils, Sally dut admettre qu'elle prit un tournant inattendu. Elle aussi aurait voulu que "Scum" ne soit qu'un masque qu'il pouvait enlever pour révéler son enfant, Hally. Seulement ce n'était pas le cas, et tout comme le mutant avait appris à vivre avec cette apparence reptilienne, la dénommée Sunny semblait admettre que cela faisait partie de sa personne, au même titre que sa maladresse. Sally trouvait d'ailleurs étonnant qu'elle soit moins gênée par le physique inhumain de son fils que par le strabisme d'un garçon croisé quelques fois dans les couloirs.

Peut-être que cette Sunny avait elle aussi une apparence extraordinaire ? Si elle devait ne se fier qu'à la voix, Sally aurait parié sur une souris. Quoiqu'il en soit, le sujet dévia rapidement sur l'odeur de son fils qui, par chance le jour de sa rencontre avec la jeune Sunny n'était pas celle des égouts. Un problème de glande ? Non, non c'était un problème de mode de vie, puisque Hally avait choisi, malgré les offres qui lui avaient été faites, de rester dans les souterrains de la ville avec d'autres mutants sans abri. C'était terrible, comment pouvait-il... C'est comme s'il n'avait jamais connu la vraie vie, dans un foyer et...

Sally soupira. Non, il n'avait connu que ça à vrai dire. Et apparemment vivre dans un repaire sordide avec d'autres mutants lui avait été plus enrichissant que de vivre enfermé dans une maison avec des parents qui avaient peur de lui. Qui l'eut cru, n'est-ce pas ?
Heureusement Melissa empêcha sa mère de succomber à nouveau à son sentiment de culpabilité :

"_Qu'est-ce qu'elles racontent ?! chuchota la petite très fort.
_Je ne sais pas, je n'écoute pas les discussions des gens moi." mentit Sally qui venait seulement de perdre le fil de la conversation téléphonique.

Par chance, Erika venait de raccrocher et offrit aux autres un bref résumé de ce qui s'était dit.

"_J’ai… j’ai pas tout saisis, mais je crois qu’elle veut donner un bain à Scum…
_So you're telling me... There's a chance. demanda alors Melissa.
_Tu as ta réponse, Mélissa ? On peut aller faire des manèges mainten…aaaah quoi encore ?"

La fillette n'eut ainsi pas le temps d'annoncer qu'elle était satisfaite et qu'elle était d'accord pour continuer la visite du parc, puisque Erika fut interrompue avant d'avoir fini de lui poser la question. C'était Sunny qui la rappelait, vraisemblablement pour lui demander le numéro de Scum, de quoi le contacter.
Après le lui avoir promis et avoir mis fin à la communication, Erika se tourna vers Melissa pour lui dire :

"_Toi, si t’as le pouvoir de faire divorcer les gens, tu restes loin de moi.
_Well... I guess ! s'exclama la petite en levant les bras.

Puisque l'affaire Scum-Sunny avait bien avancé et que tout le monde avait fini de manger, il était temps de changer d'air. Prendre le temps de profiter d'une nouvelle attraction, après la course aux princesses, ferait du bien à tout le monde. Et grâce à Bobby la troupe savait désormais où aller. Le jeune homme restait d'ailleurs légèrement en retrait afin de glisser quelques mots à Sally.

"_Je crois qu’il sera encore plus difficile d’expliquer à Mélissa qu’elle n’a pas le pouvoir de faire tomber les gens en amour. Ne vous inquiétez pas pour Hally, Sunny est une fille géniale. Peu importe ce qui se passera entre eux, que ce soit de l’amour ou de l’amitié, elle n’est pas du genre à juger les gens ou leur tourner le dos. Vous ne pourriez pas tomber sur une meilleure personne pour votre fils.
_J'espère que vous avez raison... Je n'ai jamais eu le temps de l'éduquer sur cet aspect de la vie. Je n'avais jamais pensé en avoir besoin ceci dit. Comment est Sunny ? Physiquement je veux dire, est-ce qu'elle est particulière comme Hally ou un peu plus... Enfin moins... Vous voyez. Elle est étudiante à l'institut ?"

Tandis que Sally continuait ses investigations sur la fille qui avait alpagué l'attention de son fils, Melissa ne pouvait cacher son admiration devant la façon dont Erika avait abordé la situation.

"_Et donc tu as réussi à lui filer son numéro ?! Mais comment t'as fais ?! Elle est intéressée pour de vrai ? Tu crois qu'elle veut vraiment lui faire prendre des bains ? Remarque peut-être qu'il aimera mieux ça maintenant. Qu'est-ce qu'elle t'a dit ? Elle l'aime bien ? Elle le trouve pas moche ou trop bête ?

La gamine babilla ainsi encore quelques temps avant d'arriver au stand de jeu qui s'avéra être un stand de tir au fusil à eau. Sally y vit de grandes chances pour que les choses tournent mal.

"_Bon allez, poussez vous, laissez moi passer, je suis la meilleure viseuse ici, déclara Melissa en tendant les bras pour recevoir une des carabines.
_Ce n'est pas parce que tu as appris à tirer à l'arc aujourd'hui que tu sais t'y prendre avec un pistolet à eau, tu sais.
_Bien sûr que si, tout est dans l’œil maman, regarde."

Armée de son fusil à eau, Melissa s'attacha à viser le centre de l'une des cibles pour gagner son prix. Prenant en compte les conseils qu'Erika lui avait donné plus tôt, elle leva légèrement le canon du jouet pour laisser la gravité faire son travail. Mais l'eau sous pression n'y était pas soumise de la même façon qu'une flèche, et le jet arrosa copieusement le haut de la cible, avant que la fillette parvienne à ajuster son tir. Heureusement, elle n'avait pas qu'un seul projectile à tirer et pouvait donc pomper tout son soul pour atteindre le centre de la cible.

"_Haaaa ! Die bitch ! Die ! criait-elle, au grand dam de sa mère.
_Melissa, surveille ton langage !
_Eet c'est gagné, voilà deux jetons pour la demoiselle, dit le tenancier du stand en tendant son gain à la gamine.
_Génial ! Je vais prendre la peluche de lézard là-haut. Le croco à trompette.
_Haa... Désolé mais il te faut cinq jetons pour avoir celle-ci."

Le regard de Melissa se bloqua un instant sur le jeune homme avant qu'elle ne lève le fusil dans sa direction.

"_Die bitch ! Die ! cria-t-elle en arrosant copieusement l'employé Disney.
_Melissa !"

Être capricieuse, ce n'était pas seulement taper du pied et pleurer pour avoir ce qu'on veut, c'était aussi faire payer tous ceux qui se mettaient entre soi et ce qu'on voulait.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Erïka M. Davidoff
Codeuse - Modératrice
avatar

Messages : 2283
Date d'inscription : 04/05/2011
Age : 24
Localisation : Far Away From You ~

Fiche Tecnhique
Metier: Professeure / PDG des S.M.I.T.E Industries
Age : 21 ans
Nationalité : Russe / Américaine

MessageSujet: Re: DIDNEY WORLLLLD [Scum]   Jeu 21 Juil 2016 - 16:42

L’amour était un phénomène étrange, très difficile à comprendre. Après tant de siècles, pourquoi l’était-il toujours ? Car la perception de chacun transformait ce véritable mystère de façon différente, pratiquement méconnaissable. Les arts avaient réussis à créer des stéréotypes liés à l’amour, comme les papillons dans l’estomac qui était un classique bien connu à présent. Ce n’était pas tout le monde qui pouvait associer cette sensation à un coup de foudre ou même prétendre que le fameux coup de foudre existait. Le premier regard ne pouvait déterminer si on aimait une personne ou non. Par contre, il pouvait créer le désir et l’attirance physique, ce qui menait à un intérêt certain de la part de la personne intéressée. Erïka devait l’avouer, elle était plutôt terre à terre en ce qui concerne l’amour. N’importe qui pouvait se prétendre amoureux pour les raisons de son choix. Cependant, à l’inverse, n’importe quelles raisons pouvaient être bonnes pour aimer quelqu’un. Encore une fois, il s’agissait d’une histoire de perception.

Puisque l’amour était si difficile à prédire, il était quasiment impossible de savoir si les histoires d’amour d’autrui pouvaient fonctionner ou non. Tout dépendait d’eux, mais également du type d’obstacles sur leur chemin. S’il y avait bien un obstacle qui pouvait obstruer une possible relation naissante entre Sunny et Scum il s’agissait du physique particulier de ce dernier. Certes, on disait bien que l’amour n’avait pas de visage et que le physique ne faisait pas tout, mais considérant que le principal intéressé avait l’apparence physique d’un gros lézard, c’était tout de même un point important à noter avant de débuter une relation. Mais ça, c’était encore une fois du point de vue d’Erïka. Un point de vue qu’elle gardait en grande partie pour elle-même.

Sunny était d’un naturel plus rêveur, portée par son imagination et sa créativité. Elle ne jugeait pas les gens sur ce dont ils avaient l’air avant d’apprendre à les connaitre. Sauf pour ce jeune homme à l’institut qui semblait lui faire vraiment peur par sa façon de la regarder, l’aborder et lui parler. Apparemment, elle avait un mauvais pressentiment à chaque fois qu’il était dans le coin. Ce genre de chose pouvait arriver, après tout, il était impossible d’aimer tout le monde. Par contre, elle semblait adorer Scum. Erïka avait constaté à quelques reprises qu’il savait comment la faire rire, bien que cela fût involontairement dû à sa bêtise naturelle. Elle voyait en lui les qualités sans réaliser qu’il existait également des défauts. En fait, elle tournait les défauts en qualité, associant certains traits de Scum à des bons souvenirs de son enfance ou à des choses qu’elle adorait. Le réalisait-elle ? Peut-être pas. Mais une chose était certaine : le sujet de Scum semblait la rendre plus joyeuse et exubérante qu’à l’accoutumée. Si ça ce n’était pas une preuve d’amour…

Lorsqu’Erïka mis fin à son appel téléphonique, elle revint à la table avec de potentielles bonnes nouvelles pour Mélissa. En fait, elle ne savait pas ce qui était bon à retenir de cette conversation s’étant déroulée très rapidement. Mais la perspective que les choses puissent possiblement fonctionner semblait rendre la petite fille très heureuse.

Avant d’avoir pu changer de sujet et – enfin- aller faire un tour dans les manèges du parc d’attraction, le téléphone sonna à nouveau. La photo ainsi que le nom sur l’afficheur voulaient tout dire sur le sujet principal de l’appel : Scum. Pourquoi Sunny la rappellerait-elle aussitôt, sinon ? Pour en être certaine, Erïka décrocha et se retrouva embarquée dans une nouvelle conversation qu’elle tentait de mener hâtivement à sa fin. Pour obtenir la paix, elle n’avait qu’à envoyer le numéro de Scum à son amie. C’était simple, ça elle pouvait le faire dans la file d’attente d’un manège ou même tout de suite, question d’avoir la paix le plus rapidement possible.

Maintenant qu’il était finalement possible de partir, Erïka attrapa le sac à dos et le glissa sur une épaule. Elle se dirigea vers le stand de tir dont Bobby avait parlé à Mélissa, le nez collé à son téléphone. Elle s’affairait à envoyer le fameux numéro à son amie.
Pendant ce temps, Bobby marchait un peu en retrait avec Sally. Il voulait savoir comme elle se portait et si elle avait besoin de parler un peu. Avec un enfant aussi exubérant que Mélissa à surveiller et un enfant aussi… Scum, elle avait peut-être besoin d’un peu de soutien. La situation n’était pas facile. Parfois, Bobby venait à se demander, s’il avait des enfants, serait-ils victimes de leur propre ADN ? Vu qu’ils auraient deux parents mutants avec des pouvoirs totalement différents, il était impossible de prévoir le résultat sur une hypothétique progéniture. Quand on y pensait, ça pouvait être effrayant. Certes, l’institut était là pour donner un foyer à tous les mutants, surtout ceux dont l’apparence ne permettait pas de vivre parmi la population, mais était-ce une vie à donner à un enfant ? Il ne serait pas malheureux à l’institut, mais il manquerait tant à ne pas pouvoir se mêler aux humains. Rien que le fait de se sentir normal et d’oublier sa condition sera quelque chose de difficile à faire. Mais peut-être que Bobby dramatisait et voyait le pire de la situation. Après tout, il n’était pas encore rendu à l’étape d’avoir des enfants. Il commençait à peine à être à celle de convaincre Erïka qu’elle ferait une bonne mère et que les enfants n’étaient pas tous aussi agaçants que pouvait l’être Mélissa.

Avant de rassurer ses propres craintes, Bobby devait s’occuper de celles de Sally. Après tout, elle vivait actuellement cette situation où elle se retrouvait à se préparer à parler de filles à son fils, mais surtout le supporter si jamais il venait à avoir le cœur brisé. Ça ne devait pas être facile. Par contre, elle n’avait rien à craindre en ce qui concerne Sunny. Elle était gentille, adorable, et adorait s’occuper de ses amis. Peut-être qu’une histoire romantique ne sera jamais possible, mais si Scum pouvait supporter le fait de l’avoir dans sa vie en tant qu’amie, il allait être un homme très chanceux.


-« J'espère que vous avez raison... Je n'ai jamais eu le temps de l'éduquer sur cet aspect de la vie. Je n'avais jamais pensé en avoir besoin ceci dit. Comment est Sunny ? Physiquement je veux dire, est-ce qu'elle est particulière comme Hally ou un peu plus... Enfin moins... Vous voyez. Elle est étudiante à l'institut ? »
-« Oui, elle étudie à l’institut. Elle prend des cours en… gestion de commerce je crois. Enfin, Erïka l’a aidé à pouvoir ouvrir sa propre boutique de vêtements en ville. Elle est très… énergique, c’est le cas de le dire. Très vivante, elle sort du lot par sa personnalité et c’est peut-être ce qui a su la faire ressortir aux yeux d’Hally. Je crois que j’ai une photo à quelque part… »

Il fouilla son téléphone afin de retrouver l’une des photos du mariage. Sur celle qu’il présenta à Sally, on y retrouvait Erïka, dans sa magnifique robe blanche, posant avec certaines de ses amies. Tout d’abord, on y voyait Chelsea, toujours présente lorsqu’il fallait poser pour l’appareil. Ensuite, il y avait Irina qui, malgré une robe plutôt classique, ressortait par sa chevelure aussi noire que le maquillage autour de ses yeux. Elle se distinguait également par le tatouage que l’on pouvait partiellement voir sur le peu de peau nue découverte, sur son épaule. De l’autre côté d’Erïka, on retrouvait Eleonnora, la sœur de cette dernière. Ensuite, il y avait finalement Sunny, se démarquant par son sourire enjôleur, sa chevelure pratiquement aussi blonde que celle des sœurs Davidoff, ainsi que sa magnifique robe colorée. Elle était, bien sûr, accompagnée de sa meilleure amie Maylee, une jeune femme d’origine asiatique qui, malgré son air très discret, savait rayonner par son style très chic ainsi que la maturité qu’elle dégageait, rendant quasi impossible l’identification de son âge réel.

-« Voilà. C’est Sunny. »

Il n’ajouta rien de plus. Il se contenta d’indiquer à Sally qui était la jeune femme en question. Elle avait probablement déjà constaté qu’elle n’avait pas du tout le même physique que son fils. Par contre, lorsqu’on la regardait, impossible de ne pas voir sa personnalité transparaitre. Sa beauté physique n’égalait celle de son âme.

Pendant ce temps, Mélissa embêtait Erïka. D’ailleurs, cette dernière se demandait comment elle allait faire pour survivre à ce voyage. Le sujet de Sunny reviendra toujours à la surface, c’était certain. Autant répondre aux questions de la petite fille pour espérer la voir se taire dans les jours à venir.

-« Et donc tu as réussi à lui filer son numéro ?! Mais comment t'as fais ?! Elle est intéressée pour de vrai ? Tu crois qu'elle veut vraiment lui faire prendre des bains ? Remarque peut-être qu'il aimera mieux ça maintenant. Qu'est-ce qu'elle t'a dit ? Elle l'aime bien ? Elle le trouve pas moche ou trop bête ? »
-« C’est elle qui m’a demandé son numéro alors oui, je lui ai donné. Elle doit être suffisamment intéressée parce ce qu’il a à dire pour lui envoyer des SMS. Elle ne m’a pas dit qu’elle l’aimait, seulement qu’elle l’apprécie beaucoup et le trouve sympathique et drôle et elle lui rappelle assez son chien pour vouloir lui donner un bain et penser que ça sera marrant. Je lui en parlerais en revenant de voyage, d’accord ? »

Au moins, le stand de tir allait distraire Mélissa de toute cette histoire. Ce fut lorsqu’elle s’exclama qu’elle était la meilleure tireuse qu’Erïka pouffa de rire. Elle tenta tout de même de le dissimuler pour ne pas trop vexer la fillette. Déposant son sac au pied du stand, elle regarda Mélissa se positionner pour le début de la partie. Par contre, l’employé du stand prévint qu’il fallait jouer en compétition contre d’autres joueurs pour gagner la récompense. Puisque de l’autre côté du stand, identique à celui où ils se trouvaient, il y avait un autre joueur intéressé, il était maintenant possible de débuter la partie. Mélissa ne se débrouillait pas trop mal, bien qu’elle ait du mal à viser droit au début. Au final, cela ne l’empêchait pas de gagner la partie. Elle pouvait être fière de se dire qu’elle avait battu quelqu’un et gagné un prix. L’autre jour pris ses affaires et s’éloigna vers un autre stand. Mélissa, quant à elle, exigeait sa récompense. Tout ce qu’elle obtint fut deux jetons qui, si elle en accumulait davantage, pouvait lui permettre d’avoir le prix qu’elle voulait vraiment. Cela ne fut pas de son goût. Elle répondit aussitôt par arrosant le pauvre employés en l’insultant. Heureusement pour ce dernier, il eut rapidement le réflexe de couper l’alimentation en eau du fusil, qui était relié au stand par un long tuyau.

Bobby retira le fusil des mains de la petite pour le déposer sur le stand. Sally allait devoir disputer sa fille, maintenant. Il fallait lui expliquer que cela ne se faisait pas. Erïka se disait qu’il y avait une meilleure façon que les réprimandes pour faire comprendre à la petite qu’elle ne pouvait pas agir comme une sale peste parce qu’elle n’avait pas ce qu’elle voulait. Ce genre de comportement irritait Erïka. Si elle avait retenu quelque chose de ses cours sur la psychologie de l’enfant, c’était qu’il fallait trouver une punition en lien avec la bêtise de l’enfant. Ça ne servait à rien de renvoyer Mélissa à sa chambre d’hôtel car elle ne verra probablement pas le lien avec ce qu’elle venait de faire.

Pendant que les autres adultes s’occupaient de Mélissa, Erïka s’approcha de l’employé. Elle allait compatir avec lui… à sa façon. Glissant un billet de vingt dollars dans la petite poche de son polo accompagné d’un sourire complice, elle lui demanda de rouvrir l’alimentation en eau afin de pouvoir faire comprendre à Mélissa que son geste avait des conséquences, promettant que cela allait rester entre eux, lui évitant ainsi de possibles ennuis. Elle attrapa l’un des fusils et, comme une experte, atteint la petite fille du premier coup avec son jet d’eau. Erïka était assez gentille pour éviter le visage de la fillette, ne mouillant que ses vêtements. Elle s’arrêta après quelques secondes pour s’adresser à la fillette.


-« Puisque le gentil jeune homme ici va devoir passer le reste de la journée trempé, alors toi aussi. D’ailleurs, je crois que tu lui dois des excuses pour l’avoir arrosé et insulté. On ne bougera pas d’ici tant que ce sera fait. So, who’s the bitch, now? »

Erïka croisa les bras et adossa le bas de son dos contre le comptoir du stand. Elle fixait Mélissa, la défiant pratiquement du regard. La pauvre petite fille allait se faire mener la vie dure par Erïka. Toute deux avaient un point commun : lorsqu’elles voulaient quelque chose, elles faisaient tout pour l’obtenir. Malheureusement pour Mélissa, elle n’avait probablement pas fini de faire des bêtises, et donc de se faire gronder par les adultes.

Et elle ne saura jamais que, sous son air grondeur, en fait Erïka trouvait la situation plutôt marrante et le geste de Mélissa très audacieux.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Scum
Correcteur
avatar

Messages : 855
Date d'inscription : 16/05/2011
Age : 25

Fiche Tecnhique
Metier:
Age : 25
Nationalité : Américaine

MessageSujet: Re: DIDNEY WORLLLLD [Scum]   Ven 29 Juil 2016 - 3:03

On aurait pu penser que pendant ces vacances Sally serait libre de ses soucis et de sa charge parentale, puisqu'elle n'aurait qu'à se préoccuper de sa fille et encore, avec l'aide de deux personnes qui la connaissaient assez bien pour passer pour ses tuteurs légaux. Pourtant, le séjour avait à peine commencé qu'elle apprenait de nouvelles choses sur son autre enfant, des choses qui la troublaient plus qu'elles ne l'auraient du. En effet, lorsque des parents apprenaient que leur fils d'une vingtaine d'années avait une demoiselle en vue, ils se contentaient de balayer la nouvelle du revers de la main, avec des remarques comme "C'est bien normal", "Et alors ?" ou encore "C'est pas trop tôt".

Mais pour Scum, c'était différent. D'abord car celui-ci était assez largement différent des autres garçons et ensuite car il n'avait jamais été encouragé par ses parents à s'épanouir dans les rencontres, amoureuses ou non, avec des personnes "normales". Ainsi, tout ce que le mutant reptilien pouvait connaître des relations sociales, il l'avait appris d'abord avec candeur via le petit écran, les courts et longs métrages d'animation, puis de façon un peu plus douloureuse dans les égouts sous la ville. Il en ressortait une aisance sociale parfaitement hasardeuse, motivée toutefois par l'espoir impérissable d'un jour avoir les bons mots pour la bonne personne.

Et apparemment, cette dernière avait besoin d'être approuvée par la mère de Scum pour que l'on sache enfin si oui ou non le couple était envisageable. Sally commença donc à interroger Bobby afin d'en apprendre plus sur celle que l'on appelait Sunny et qui faisait tourner la tête de son fils. Bien obligé, le jeune homme tâcha de lui trouver une photo sur son téléphone. Mais parce qu'il était marié et fidèle, il n'en avait pas de Sunny seule, ou de Sunny et lui. Quand il prenait la photo d'une autre femme, il fallait au moins que la sienne apparaisse aussi dessus. C'était la règle.

En l'occurrence, il s'agissait d'une photo de groupe où Erika posait dans sa robe de mariée entourée de ses amies, elles-mêmes vêtues de belles robes de soirée.

"_Ha c'est une photo de votre mariage ? s'exclama alors Sally. Félicitations à vous deux. Et la robe est très belle. Enfin, elles sont toutes adorables. Oh et celle-ci est Sunny ? Elle a l'air mignonne. Et pleine de joie, effectivement. Vous avez raison c'est sans doute ça qui lui a plu. Ou peut-être comme vous disiez, le fait qu'elle cherche à connaître les gens sans les juger à prime abord."

Mais bien sûr, puisque sur la photo ne figuraient pas que Sunny et Erika, Sally ne pouvait pas s'arrêter et se devait de faire un petit commentaire pour chacune des jeunes filles, ne serait ce que pour signifier qu'elle avait bien noté leur existence.
"Et qui est celle-ci ? Elle ressemble beaucoup à Erika... De la famille non ? dit-elle en pointant Eleonnora du doigt. Oh et celle-ci qui se tient légèrement en retrait, on dirait moi, quand j'avais votre âge. Enfin... Elle a le même âge que vous, n'est-ce pas ? Un peu réservée et qui ne cherche pas à attirer l'attention. Pas comme la demoiselle ici. On dirait qu'elle saisit chaque occasion possible de faire un défilé. Hmm... Étrange, je me méfierais de celle-ci, avec les cheveux noirs. Elle a l'air de savoir s'attirer des ennuis et de bien les cacher. C'est tout de même une bande de filles particulières.

De son côté, Melissa n'en revenait toujours pas de ce qu'Erika avait réussi à accomplir. La poussée qu'elle venait de donner à la relation entre Scum et Sunny rendait presque caduques ses efforts pour faire tomber la jeune couturière amoureuse grâce au pouvoir des princesses. Toute excitée, elle voulait en savoir plus et Erika, patiemment, répondait à ses interrogations :

"_C’est elle qui m’a demandé son numéro alors oui, je lui ai donné. Elle doit être suffisamment intéressée parce ce qu’il a à dire pour lui envoyer des SMS. Elle ne m’a pas dit qu’elle l’aimait, seulement qu’elle l’apprécie beaucoup et le trouve sympathique et drôle et il lui rappelle assez son chien pour vouloir lui donner un bain et penser que ça sera marrant. Je lui en parlerais en revenant de voyage, d’accord ?
_C'est trop super ! C'est le début du bonheur ! T'assure Riri !" s'exclamait la fillette en tapant dans la cuisse d'Erika en signe d'approbation.

Plus que satisfaite, Melissa pouvait mettre de côté cette affaire, comme elle le faisait pour à peu près tous ce que les adultes finissaient par prendre en charge à sa place. Elle passa ainsi sereinement à la suite du séjour qui, comme on le lui avait suggéré, prenait place à un stand de tir au fusil à eau. Et parce que gagner ne suffisait apparemment pas pour gagner ce qu'elle voulait -ce qui était un parfait non-sens pour elle- la fillette arrosa l'employé du stand en signe de protestation.

Réagissant rapidement, Bobby et Sally intervinrent pour séparer la gamine de l'arme du crime, Bobby s'emparant du jouet et Sally de sa fille qu'elle tira en retrait pour mieux la gronder à l'écart du groupe. Tout en l'invectivant, elle dut la secouer une première fois sèchement afin qu'elle ne l'évite pas du regard et soit forcée de se confronter au sien, sévère :

"_Mais ça va pas ?! Qu'est-ce qui te prend ?!
_Mais j'ai gagné Maman ! Et il veut pas me donner la peluche !
_Et alors ? Il t'a dit qu'il fallait plus d'une partie pour l'avoir cette peluche. Et puis même, ce n'est pas une raison pour arroser les gens comme ça.
_C'est pas juste ! Pourquoi quand je veux faire un truc bien tout le monde veut que ce soit compliqué ?!"

Sally poussa un soupir, c'était l'heure d'une petite leçon de vie.

"Parce que c'est comme ça Melissa. Tu peux soit faire les choses facilement, soit faire les choses bien. Maintenant, si tu veux faire les choses bien, tu vas aller t'excuser auprès du monsieur que tu as trempé."

L'air bougon et les bras croisés, Melissa poussa un soupir excédé bien audible tandis que sa mère la ramenait au stand. Là, elle fut accueillie par un jet d'eau qui lui mouilla le t-shirt et la fit reculer dans un cri de surprise.

"_Mamaaaaan ! se plaignit la fillette, offusquée.
_Ha ne te plains pas, tu l'as cherchée celle-là !" rétorqua sa mère qui fit tout de même la moue à Erika, signe qu'elle n'approuvait pas tout à fait le geste qui selon elle n'était qu'un encouragement à plus de bêtises.

"_Puisque le gentil jeune homme ici va devoir passer le reste de la journée trempé, alors toi aussi. D’ailleurs, je crois que tu lui dois des excuses pour l’avoir arrosé et insulté. On ne bougera pas d’ici tant que ce sera fait. So, who’s the bitch, now?

_Ça va, ça va, j'allais le faire de toute façon ! You the bitch, here." dit la petite en tirant la langue.

Ses petits airs bravaches s'évanouirent toutefois rapidement lorsque Melissa dut faire face à l'employé qui, bien que jeune, était tout de même un adulte mécontent. Penaude et trempée, elle dit alors :

"_Pardon de vous avoir tout mouillé... C'est juste que je voulais beaucoup cette peluche... Est-ce qu'on peut jouer encore pour essayer de la gagner quand même ?
_Et bien, on est tous les deux mouillés maintenant, donc je suppose qu'on est quittes. Ça ne me dérange pas de vous laisser jouer, mais je vais devoir fermer le stand le temps de passer aux vestiaires pour me changer maintenant. Ça devrait prendre bien dix minutes, le parc est immense, j'ai un peu de chemin sur l'aller retour."

Ces dernières informations étaient plutôt destinées aux adultes, afin d'orienter leur prise de décision quant à la suite de leur visite.

"_Je pense que nous allons essayer un autre stand maintenant, merci. Et encore désolée, elle a du mal à se comporter parfois... dit simplement Sally.
_Mais et la peluche maman ?! réclama alors Melissa, qui ne perdait pas de vue son objectif.
_Hmf, et bien je suis sûre qu'on pourra trouver exactement la même dans un autre jeu, ne t'en fais pas. Et garde tes jetons, ils pourront te servir."

Après leur avoir assuré que les jetons étaient valables partout dans le parc et que justement il y avait plus loin un jeu de basket avec les mêmes prix, l'employé du stand de tir mit sous verrous l'ensemble de son stand avant d'y placer un écriteau de fermeture temporaire. Il laissa alors le groupe faire son chemin et disparut rapidement dans la foule du parc.

"Et cette fois, sois sage."
prévint Sally en tenant Melissa par la main pour la mener au prochain stand. Comme à chaque fois qu'elle faisait une bêtise, la petite sentait que sa mère n'allait plus la lâcher.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: DIDNEY WORLLLLD [Scum]   

Revenir en haut Aller en bas
 

DIDNEY WORLLLLD [Scum]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Deck SIth/Scum qui fait fondre le cerveau adverse
» [Cycle Échos de la Force] Paquet de Force 1 : Héros et Légendes - Heroes and Legends
» Ces créatures tapies dans les ténèbres [Alexïs Davidoff & Scum][Terminé]
» [Deck DS] 1er Régio Paris 2015 (Scum Capture)
» Aide deck scum

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
X-Men : Sentinel Project :: Le Monde :: Autour du Monde :: Le reste des Etats-Unis-