X-Men : Sentinel Project

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 The game is not over yet [P.N.J.]

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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: The game is not over yet [P.N.J.]   Jeu 1 Jan 2015 - 7:26

Petite et grise, cette pièce avait tout pour déprimer ceux qui y étaient enfermés. Depuis combien de temps poireautait-elle ici ? C’était ce qu’Erïka se demandait. Elle ne savait pas à quoi s’attendre, mais elle se doutait bien que l’absence de qui que ce soit d’autre dans cette pièce devait avoir pour but de la laisser imaginer le pire, stresser à mort à l’idée des conséquences qui pouvaient s’abattre sur elle et la faire sentir coupable de ses actes. Elle l’était, mais seulement parce qu’elle n’était pas la seule impliquée dans toute cette affaire.

//Deux jours plus tôt//

-« Arrête de regarder ton reflet dans le miroir, il va finir par éclater. » Soupira Chelsea. « Allez, bouge-toi de là, j’aimerais faire pipi en toute intimité. »
-« Attend, attend… Je crois que ça décolore en blond derrière ma tête. Tu ne le vois pas ? »
-« Ça fait deux semaines, c’est normal que la teinture perde de son éclat. Bientôt, tu vas retrouver ta couleur naturelle. »
-« C’est la dernière fois que je bois autant, ça c’est certain. La prochaine fois que j’ai une idée débile de ce genre sous l’emprise de l’alcool, empêche moi de la réaliser. »
-« Mais arrête ! T’es très jolie en rousse. Et puis, comme ça, pas besoin de perruque. »

Erïka soupira, puis quitta la salle de bain. Elle traversa le salon afin de se rendre à la cuisine, là où les jeunes femmes avaient étalés quelques pages sur la table. À côté, un calepin contenant des notes manuscrites. Elles s’apprêtaient à faire quelque chose de gros, de bien plus gros qu’elles ne l’imaginaient. Pourtant, elles s’étaient persuadées qu’à deux elle pouvait tout faire. Fausses pièces d’identité, nouveau téléphone portable, Erïka vérifia qu’elle avait tout ce dont sa seconde personnalité avait besoin avant de partir. Elle devait être prête à toute éventualité.

Pourtant, il y avait toujours un doute qui planait chez Erïka. Elle avait l’impression de ne pas être suffisamment prête, de ne pas avoir étudié tous les scénarios possibles et de ne pas être assez renseignée sur l’endroit qu’elles comptaient infiltrer. Ce doute était dû à sa tentative foireuse de sauver des mutants sans même connaitre tous les risques à considérer. Cela avait eu de nombreuses conséquences. Elle avait mis la vie de ses amis en danger et Evelynn s’en était sortie avec une balle dans la cheville. Depuis ce jour, Erïka était conscientisé. Si sa belle-sœur savait à quel point elle lui avait ouvert les yeux, comment elle regrettait de ne pas l’avoir écouté en premier lieu… Le mal avait été fait et Erïka s’en sortait avec une grande leçon qu’elle n’oublierait jamais.

//

La porte de la salle d’interrogatoire s’ouvrit. Erïka leva immédiatement les yeux vers l’agent qui pénétrait dans la pièce. D’ici quelques secondes, on allait lui parler de l’opération d’infiltration qu’elle avait effectué, des informations importantes qu’elle avait dérobées sous le nez d’une agence gouvernementale qui cherchait à obtenir ces mêmes informations depuis des mois. Bientôt, cet enquêteur saurait qu’elle en dissimulait bien plus qu’elle ne le prétendait. Ils avaient déjà confisqué ses lunettes fumées dont elle se servait pour masquer son regard, mais également pour faciliter ses infiltrations grâces aux gadgets technologiques dont elles étaient dotées. De plus, ils avaient pris le coller qu’elle portait autour du cou, celui dont le camé dissimulait en fait un diapositif pour modifier sa voix. Bien évidement, avec tout cela, il avait prit la peine d'amener l'arme à feu qu'elle transportait, question de sécurité. Il était clair que l’enquêteur savait que Madison Garner n’était qu’une identité bidon et qu’elle se nommait Erïka Davidoff.

Si, jusqu’à présent, elle était restée silencieuse, qu’en était-il de sa meilleure amie, Chelsea Shepard ? Avait-elle tout dévoilé ? Si cela pouvait lui éviter des ennuis, qu’elle le fasse. Depuis le début, elle agissait pour la justice, pour aider à purifier cette société où le crime n’était pas toujours puni comme il se doit. Elle travaillait fort pour terminer ses études et se trouver un emploi dans le domaine de la criminologie et du profilage. Il ne fallait pas que ses chances d’obtenir une carrière soient ruinées avant même qu’elle ait pu débuter. Elle était talentueuse, elle avait un grand cœur et elle ne voulait que faire le bien. Sera-t-elle arrêtée pour avoir voler des informations ? Ce ne sera sûrement pas pour agression, elle ne savait pas se battre.

//Quelques heures plus tôt//

-« Tu l’as tué ?! »
-« Non, non il est en vie. Je lui ai fait perdre connaissance, c’est tout. Cours, je te rejoins. »
-« Quoi ? »
-« Quelqu’un d’autre vient dans notre direction, il a sûrement été alerté par notre combat. Cours et ne te retourne pas. Vite ! »

Chelsea disparu bien rapidement, serrant avec force la poignée de la mallette qu’elle transportait. Elle suivit l’ordre de son amie. Cette dernière leur fit gagner du temps à entendant, dissimulée, le second garde qui venait vers elles. Au bon moment, elle le désarma et le maitrisa, comme elle l’avait fait avec son collègue. Ça n’avait pas été facile, il était plus fort et plus imposant qu’Erïka, mais elle avait utilisé l’avantage de la surprise pour avoir le dessus sur lui. Elle se contenta d’assommer le garde, le sonner pendant une petite minute, pour pouvoir fuir et rejoindre son amie.


//

-« Puis-je savoir quelle est la raison de ma présence ici ? Vos collègues ne sont pas très bavards, darling.»

Parlant doucement, réfléchissant à chacun des mots qui allaient franchir ses lèvres avant de s'exprimer, restant calme et zen en tentant de ne pas céder à la panique, Erïka attendait la suite des choses. Elle ne savait pas ce qui allait se produire. Une chose était sûre, elle ne pouvait s’en échapper. Elle devait se montrer coopérative. Les agents de cette organisation… le SHIELD, si elle se souvenait bien, avaient été très courtois à leur égard. C’était dans leur intérêt de les suivre et c’est donc ce que les apprentis espionnes avaient décidé de faire. Maintenant, elles devaient espérer que leur coopération leur soit bénéfique. Elles ne pouvaient pas fuir. Elles devaient faire face aux conséquences de leurs actes.

-« Serait-ce possible d'avoir un verre d'eau avant de débuter ? »

Cette politesse était si inhabituelle de la part d'Erïka. Elle faisait des efforts afin de se montrer douce, gentille, polie, comme une véritable lady. Elle devait le faire si elle souhaitait mettre toutes les chances de son côté. Par contre, rien ne lui indiquait comment elle pourra réagir au fil de cet interrogatoire. Il fallait qu'elle arrive à contrôler son impulsivité et ces fâcheuses tendances à réagir au quart de tour. Elle devait laisser tomber son arrogance et cette manie de toujours vouloir se montrer plus forte qu'elle ne l'était en réalité. Elle devait devenir Madison Garner.
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P.N.J.

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MessageSujet: Re: The game is not over yet [P.N.J.]   Lun 5 Jan 2015 - 20:31

-« Gamine… »

Ce fut le seul mot qui traversa les lèvres de l’agent Smith qui regardait la rousse au travers de la vitre teintée. Elle devait avoir au grand maximum dans la vingtaine, alors que lui semblait plutôt être dans le début quarantaine. Le crâne rasé, une repousse de barbe d’environ deux jours, ses yeux bleus et gris exprimaient bien plus d’émotion que son visage froid. Vêtu d’un costard propre, une chemise blanche et une cravate noire terminant le profil de l’agent type « classy », il portait dans ses mains un dossier qui lui tenait à cœur depuis plusieurs mois maintenant, et que cette femme avait, sans le vouloir, interrompue. Le SHIELD n’avait pas eu besoin de beaucoup de ressources ou de temps pour découvrir que Madison Garner n’était qu’un faux nom. Par contre, ils n’avaient toujours pas mis la main sur la véritable identité de cette jeune femme.

-« Si vous avez de l’info sur sa vériable identité, je veux le savoir. Je garde une oreillette. »

Un autre agent spécial hocha la tête, et enfin, l’agent Smith entra dans la salle d’interrogatoire, refermant la porte derrière lui, son dossier toujours à la main.

S’installant devant son interlocutrice, prenant tout son temps, l’agent retira la cordelette retenant le dossier fermé, prenant son temps pour l’ouvrir. Même si bien des agents se dotaient désormais de tablettes numériques, de téléphones sophistiqués et de tout autre chose, monsieur Smith était resté discret niveau technologie. Il en connaissait beaucoup, mais s’en servait de peu. Les documents présents dans ce dossier qu’il ouvre, et donc tout à fait visible par son interlocutrice, ne semblent pas vouloir dire quand choise à première vue, mais on y voit tout de même le lieu où les deux apprentis-espionnes ont pénétré, avec certaines informations comme les entrées possibles, les patrouilles standards. Il est évident que le SHIELD avait l’œil sur cet endroit bien avant que vous y mettiez les pieds.

-« Puis-je savoir quelle est la raison de ma présence ici ? Vos collègues ne sont pas très bavards, darling.»

-« Ils ne sont pas formés dans ce but. »

Peu de mots, pas besoin d’en dire plus. Pour le moment, l’agent était très calme, et seul ses yeux démontraient un intérêt évident pour son interlocutrice… mais pas pour ses charmes. D’autres pages furent ajoutés aux côtés du premier document, toute sorte d’information, de piste, de recherche faites précédemment, dans le but de s’introduire là-bas discrètement… chose qui avait été totalement inutile de faire maintenant que les données avaient disparus.

-« Serait-ce possible d'avoir un verre d'eau avant de débuter ? »

-« Certainement. »

Posant le doigt sur son oreillette, l’agent demanda un verre d’eau, et il ne fallu que quelques instants pour qu’un autre employé des services secrets n’entre dans la salle, déposant le verre devant Madison avant de quitter la salle rapidement. Les deux jeunes femmes n’avaient pas résistés, elles s’étaient montrés coopératives, l’agent Smith n’avait aucune raison de se montrer aussi dur que s’il avait eu devant lui un criminel endurci. Sélectionnant l’un des documents, il le repoussa doucement et fit pivoter la feuille pour que l’écriture y soit désormais lisible pour ‘Madison’. Ce qui y était expliqués, c’était une liste des informations manquantes et nécessaires, dont vous veniez, vous et votre amie, de prendre possession. L’agent n’avait aucune idée de si vous saviez quel genre d’information vous avez pu prendre possession, ni même si vous l’aviez lu et analysé en profondeur. Cela faisait partie de ses éventuelles questions. Le menton relevé, ses yeux dans les tiens, il reprit la parole.

-« Permettez-moi de me présenter, je suis David Smith. Bienvenue au SHIELD. Vous et votre amie avez fait une… action contre un des groupes dont nous surveillons les activités depuis plusieurs semaines, faisant ainsi disparaître certains documents qui nous sont très précieux. Je ne comprends pas… Expliquez-moi pourquoi deux femmes iraient fourrer leur nez dans un tel endroit pour y dérober ces informations ? Y a-t-il un acheteur qui aurait demandé vos services ? »
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: The game is not over yet [P.N.J.]   Mar 6 Jan 2015 - 8:44

Dans sa vie, Erïka s’était souvent mis dans les ennuis. Elle en avait vécu des situations, parfois délicates, parfois dangereuse. C’était la première fois qu’elle se retrouvait dans une véritable salle d’interrogatoire. Cela ne lui plaisait pas, étant celle se trouvant assise sur la chaise des criminels. Malgré tout, elle tentait de garder son calme autant que possible. Elle ne pouvait deviner si quelqu’un l’observait de l’autre côté de la vitre. Elle tentait tant bien que mal d’utiliser son ouïe fine pour capter des bribes de conversation, mais elle devait avouer qu’elle avait du mal à se concentrer, entendant principalement des paroles indistinctes provenant d’ici et là. Si elle arriverait à porter son attention sur son don et sur ce qu’elle cherchait réellement à capter, rejetant toutes autres pensées du revers de la main, elle serait probablement en mesure d’obtenir ce qu’elle désirait.

Un homme pénétra dans la pièce. Il était grand, chauve, mais de lui émanait cette impression qu’il n’en était pas à son premier interrogatoire. Il avait de l’expérience, il semblait plutôt propre et professionnel. Par contre, ce n’était que des apparences.
Avant de commencer, Erïka demanda à ce qu’on lui apporte un verre d’eau. Ainsi, elle découvrit que l’homme était en contact constant avec un autre de ses collègues, peut-être même plusieurs, elle ne saurait dire. Il ne fallut que peu de temps pour qu’un verre remplis d’eau glacé lui soit apporté. Elle en prit une petite gorgée, laissant une trace de rouge à lèvre écarlate sur le bord du verre. Plutôt que de le déposer sur la table, elle préféra le conserver dans ses mains, pour le moment.

L’agent se présenta comme étant David Smith. Erïka comptait bien retenir ce nom. Tout en l’écoutant, elle tentait de se fondre peu à peu dans la peau de ce personnage qu’elle s’était inventé de toute pièce. Elle devait rester calme, à l’écoute, et surtout, ne pas parler sous le coup de l’émotion. L’impulsivité était son pire ennemi, actuellement. Déposant son verre sur la table, la jeune femme réfléchis aux informations qu’elle venait d’entendre. Elle n’avait jamais entendu parler du SHIELD. Cette organisation lui était inconnue, jusqu’à présent. Madison se demandait si elle n’était pas propre à Londres, comme le FBI est aux États-Unis. Mais peu importe qui elle était, ils voulaient exactement les mêmes informations que possédait la jeune femme.

-« Ai-je l’air du genre de femme qui vend ses services à n’importe qui ? Je peux vous assurez, agent Smith, que ma collègue et moi ne sommes à la solde de personne. L’argent ne nous intéresse pas. » Elle marqua une courte pause, observant son verre d’eau. Lentement, elle leva de nouveau la tête vers son interlocuteur. « À en croire ces documents, j’en déduirais que nos objectifs ont certains points communs. Croyez-moi lorsque je vous affirme que nous n’avons comme but que d’aider ceux qui en ont besoin et de les protéger au mieux de nos capacités. »

Doucement, Madison attrapa la feuille posée devant elle. Elle la parcouru rapidement des yeux, lisant en diagonale la liste qui y était dressée. Impossible pour elle de confirmer la présence de la moitié des informations qu’elle avait dérobée, n’ayant pas eu le temps de parcourir les disques durs avant l’arrivée des agents à l’appartement de Chelsea. Par contre, elle savait ce qu’elle était allée chercher et ce qu’elle possédait. Son amie et elle avaient fouillé les ordinateurs contenant possiblement ce qu’elles recherchaient et avaient ensuite volé tout ce qui les intéressait, comptant ensuite profiter des renseignements supplémentaires qu’elles auraient obtenus. Si elle n’avait pas les disques durs en sa possession, elle avait tout de même un petit quelque chose qui pouvait prouver sa bonne foi.

-« J’ai peut-être bien ce que vous recherchez et même plus. Avant toute chose, j’ai besoin de savoir quel est le sort que vous nous réservez à ma partenaire et moi. Jusqu’à présent, nous avons accepté de coopérer, mais en retour j’espère bien que vous saurez vous montrer clément à notre égard. »

Se sortir de cette situation se révélait être une tâche ardue et Madison devait penser à chaque mot qui comptait franchir ses lèvres avant de le prononcer. Elle ne pouvait se permettre de commettre une erreur. Mais que se passerait-il si Chelsea disait tout ? Ce n’était pas si grave en un sens, mais d’un autre côté cela serait ruiner toutes leurs chances de passer un marché qui pourrait les tirer d’affaire. Elle était intelligente, elle allait se taire le temps qu’il fallait. Et puis, puisque l’agent Smith était actuellement dans cette salle, avec Madison, cette dernière se rassurait en se disant que pendant ce temps son amie était tranquille. Avait-il envoyé un autre agent pour s’occuper de sa coéquipière ? Difficile à dire. Mais une chose était certaine : il fallait agir intelligemment et rapidement afin d’obtenir le meilleur marché possible. Si elle coopérait suffisamment, elle sera peut-être en mesure de sortir d’ici en étant une femme libre.

La jeune femme déposa la feuille devant elle. Elle avait décidé de la marche à suivre, de son plan. Elle ne pensait pas être suffisamment douée pour manipuler un agent gouvernemental, mais elle espérait l’être assez pour obtenir ce qu’elle désirait d’ici la fin de cet entretien.


-« Comme démonstration de coopération, je peux vous fournir le peu de documents que je possède ici même. Il s’agit principalement de notes à propos de recherches scientifiques, mais j’ai mis la main sur quelques e-mails me semblant très prometteurs. Amenez-moi les lunettes qui m’ont été confisquées à mon arrivée ici et je vous les offre. Aussi, je vous conseille de vous munir d’une tablette numérique. »

Ce qu’elle n’avait pas précisé, était qu’elle n’avait aucune idée de la majorité des contenus qu’elle avait photographiés. Elle était tombée sur cet ordinateur non verrouillé par son utilisateur, qu’elle avait enfermé dans les toilettes pour homme à son issue à la seconde où il y était entré. Elle eut la chance de pouvoir consulter sa boite e-mail et photographié, grâce à ses lunettes fumées, les quelques échanges de message lui semblant pertinent. Le seul hic était que ces échanges avaient été écrits en langue arabe. Nul doute que le SHIELD devait avoir des traducteurs à portée de main, mais Erïka pouvait épargner à l’agent Smith de déranger un employé pour si peu. Elle pouvait lui faire un résumé global des contenus afin de déterminé si cela lui était utile ou non. Mais ça, c’était seulement s’il acceptait sa requête.


Dernière édition par Erïka M. Davidoff le Mer 7 Jan 2015 - 2:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: The game is not over yet [P.N.J.]   Mar 6 Jan 2015 - 20:21

-« Ai-je l’air du genre de femme qui vend ses services à n’importe qui ? Je peux vous assurez, agent Smith, que ma collègue et moi ne sommes à la solde de personne. L’argent ne nous intéresse pas. »

Ça, l’agent n’était pas prêt à le croire immédiatement. Il avait vu assez de bonnes personnes céder sous la pression de quelques malheureux dollars qu’il n’était pas prêt à assumer que son interlocutrice était à l’abri de ce genre de motivation. Mais pour le moment, son instinct lui disait qu’elle ne devait pas mentir. Ça ne changea en rien le visage sans émotion de David pourtant, qui garda les yeux fixés sur ceux de la jeune femme en face de lui.

-« À en croire ces documents, j’en déduirais que nos objectifs ont certains points communs. Croyez-moi lorsque je vous affirme que nous n’avons comme but que d’aider ceux qui en ont besoin et de les protéger au mieux de nos capacités. »

Ça par contre, ça ne sonnait pas tout à fait bien à ses oreilles. Pas le fait de protéger les autres évidemment… mais de savoir que cette jeune se lançait dans des opérations aussi dangereuse sous prétexte d’aider les autres ne collait pas. Combien y avait-il de personnes résolument « bonnes » dans ce monde ? Bien peu. Est-ce qu’il était en face d’une femme faisant partie de ce groupe très restreint ? Peut-être… mais il en doutait. Il y avait toujours quelque chose sous une gentillesse, un désir de se prouver, obtenir une récompense ou simplement se faire bien voir.

-« J’ai peut-être bien ce que vous recherchez et même plus. Avant toute chose, j’ai besoin de savoir quel est le sort que vous nous réservez à ma partenaire et moi. Jusqu’à présent, nous avons accepté de coopérer, mais en retour j’espère bien que vous saurez vous montrer clément à notre égard. »

-« Notre but n’est pas d’être « clément », jeune dame, mais plutôt de s’assurer de la sécurité de milliers d’individus sans même qu’il ne le sache. Si votre question était plutôt de savoir ce qui se passait exactement avec vous et votre amie, la torture et la mort ne sont pas dans nos habitudes, soyez sans crainte. Par contre, votre action a mis en péril notre opération. Donner un coup de pied dans une ruche la dégage peut-être, mais peut être mortelle si les guêpes se défendent. D’autant plus que les « guêpes » en question peuvent avertir leurs associés. Ce n’est pas pour rien que nous fonctionnons dans l’ombre. Mais tant que vous et votre amie coopérez, il ne vous arrivera rien de fâcheux. »

Ce n’était pas un mensonge du tout. Si David obtenait les informations désirés, certes, il devrait s’assurer que la jeune dame oublie ses activités « héroïques», et peut-être serait-il nécessaire de la faire surveiller pendant quelques semaines, mais sans plus. Si par contre elle continuait ses actions délibérément, et mettait en péril sa vie, celle de ses proches, et les opérations du SHIELD en danger, des mesures plus draconiennes seraient nécessaire.

-« Comme démonstration de coopération, je peux vous fournir le peu de documents que je possède ici même. Il s’agit principalement de notes à propos de recherches scientifiques, mais j’ai mis la main sur quelques e-mails me semblant très prometteurs. Amenez-moi les lunettes qui m’ont été confisquées à mon arrivée ici et je vous les offre. Aussi, je vous conseille de vous munir d’une tablette numérique. »

Des voix faibles peuvent être entendues de son oreillettes, qui pourtant ne font pas changer l’expression toujours aussi neutre de l’agent Smith.

-« Un beau gadget. Certains de mes collègues pensent que ce bijou de technologie a été fait par les entreprises Stark, mais ils peuvent se tromper. Nous sommes déjà en analyse de leur contenu. Mais je prends bonne note que vous l’ayez mentionné vous-même. »

Ce n’était qu’un début, ces informations étant presque superflues contrairement aux disques durs dérobés dans cette usine pharmacologique. L’agent David reprit certains documents et les ramena dans le dossier, en cherchant un autre et en le tournant vers son interlocutrice. Il s’agissait d’une photo de l’homme à la tête de cet empire, celui que vous aviez piégé quelques semaines plus tôt dans ce scandale.

-« Cet homme. Vous le connaissez n’est-ce pas ? Qu’est-ce que vous pouvez me dire sur lui que je ne sache pas encore ? »

L’agent Smith reposa le doigt sur son émetteur, le temps de recevoir quelques informations supplémentaires. Apparemment, l’identité secrète de madison était en train de craquer, et il ne lui restait plus que quelques minutes avant d,avoir la véritable identité de son interlocutrice. Préférant poser la question de but en blanc, il garda ses yeux dans les vôtre, et demanda simplement :

-« Quel est votre vrai nom ? »
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: The game is not over yet [P.N.J.]   Mer 7 Jan 2015 - 7:07

Coincée dans cette situation peu enviable, Erïka tentait tant bien que mal de la faire tourner à son avantage. Évidemment, cela était loin de fonctionner. Elle ne pouvait pas s’en sortir et elle devait se résoudre à coopérer totalement si elle souhaitait s’en sortir sans grandes conséquences. Par contre, avant tout, elle avait besoin de savoir quel sort les attendait, elle et sa meilleure amie. Il fallait qu’elle sache si divulguer tout ce qu’elle savait en valait réellement la peine ou non. Sans savoir exactement ce qui allait les attendre, Erïka décida tout de même de fournir quelques informations à l’agent Smith. Pour l’instant, elle n’avait aucune raison de lui tenir tête et de refuser de répondre à ses questions.

Afin de montrer qu’elle coopérait, Erïka prit l’initiative de présenter le peu de preuves qu’elle avait transporté avec elle par le biais de ses lunettes fumées. Elle pouvait les connecter en un instant à une tablette numérique et y télécharger toutes les photographies qu’elle avait prises. Cependant, il semblerait que cela ne soit pas nécessaire. Il semblerait que quelques personnes se soient déjà penchées sur ce cas. Ils avaient probablement déjà les documents en leur possession.

-« Ils ont raisons. Elles proviennent bel et bien de Stark Industrie. »

L’agent Smith – Erïka chassa à nouveau cette image de Ryan vêtu à la « Men in Black » de son esprit en faisant résonné ce nom dans son esprit – rangea certaines feuilles dans son dossier afin d’en sortir une photographie. La jeune femme n’eut aucun mal à identifier l’homme sous ses yeux. Elle s’était introduite dans ses bureaux et avait volé certains fichiers. Cependant, entre le moment où elles avaient copié un bon nombre de fichiers sur leur propre disque dur et celui où l’homme avait été officiellement arrêté, il avait probablement eut le temps d’effacer un maximum de preuves l’incriminant. Si le SHIELD avait énormément de ressources, comme Erïka le pensait, alors ils avaient réussis à découvrir de nombreuses informations par eux-mêmes, sans avoir besoin de ces fichiers. Malgré tout, l’agent Smith lui demandait ce qu’elle savait sur cet individu. Croisant les mains sur la table, la jeune femme ne prit pas la peine de regarder la photographie bien longtemps, levant les yeux vers l’homme.

-« Cet homme a été arrêté pour détournement de fonds et blanchiment d’argent, comme vous le savez déjà. Nous avons envoyez les informations aux médias en guise de distraction, le but étant de détourner l’attention de toutes les personnes impliquées afin de pouvoir nous attaquer à leurs laboratoires clandestins dans l’ombre. Avant qu’il soit arrêté, il a probablement supprimé de nombreux documents de son ordinateur afin que personne ne découvre dans quel genre de magouilles il baignait réellement. S’il a supprimé des données, nous les avons. Nous avons infiltré son bureau, quelques semaines avant le scandale et copié la majorité de ses fichiers. C’est ainsi que nous avons su qu’il y avait un laboratoire à Londres. Les autres sont répartis dans divers pays en voie de développement. Certains d’entre eux profitent des guerres civiles pour trouver des sujets d’expérience, sachant très bien que les meurtres et disparitions ne sont pas chose rares. » Elle prit une pause le temps de boire une gorgée d’eau, puis reprit. « Leur principal sujet d’étude est le gène X. Leur but est de le comprendre et de créer un vaccin pour l’éradiquer. Par contre, parmi les informations que nous avons récupérer aujourd’hui, il était entre autre question de transmettre ce gène actif à une personne via une injection. Une telle chose pourrait entrainer des conséquences désastreuses sur notre société, si vous voyez bien de quoi je parle. »

Erïka n’avait rien à perdre à tout lui révéler. Si le but était de stopper ces laboratoires, alors elle était prête à donner toutes ses informations. Elle n’était pas généticienne, ni même scientifique. Elle n’excellait pas de ces domaines. Elle était très mal placée pour tenter de faire quoi que ce soit pour aider les possibles mutants en captivité, en ce moment. Si elle ne pouvait pas les aider, alors quelqu’un d’autre devait le faire. Lorsqu’elle disait qu’elle avait à cœur la sécurité de ceux qui ne pouvaient se défendre, elle le pensait.

Maintenant qu’elle avait révélé des informations importantes à son interlocuteur, Erïka devait espérer qu’elle lui paraissait utile. Par contre, l’entretien était loin d’être terminé. Il voulait savoir qui elle était réellement. Elle ne pouvait cacher son identité bien longtemps. Elle avait été très prudente, elle avait toujours fait en sorte que personne ne fasse le lien entre qui elle était et celle qu’elle prétendait être. À présent, il lui demandait quel était son véritable nom. Elle n’avait pas d’autre choix que de lui répondre.  

Il allait maintenant découvrir toute la vérité. Madison Garner était, en fait, Erïka Davidoff, une jeune femme âgée de vingt ans, mais qui avait un futur très prometteur devant elle. Elle allait devenir l’héritière de plusieurs milliers de dollars, obtenir un diplôme en économie et gestion de commerce, occuper une place importante au sein de la multinationale de son père ainsi que se forger une réputation dans la haute société. Son futur était là, tout tracé devant elle. Cependant, en ce moment même, tout cela était en péril. Avec un peu de recherche, les agents n’auront pas de mal à découvrir qu’elle était très impliquée auprès d’organismes communautaires et d’associations visant à venir en aide à ceux dans le besoin, autant financièrement que part des actions bénévoles. Ils n’auront aucun mal à réaliser à quel point son père était influent, qu’il pouvait possiblement la sortir du pétrin si elle le désirait. Cependant, elle ne voulait pas qu’il connaisse un mot de cette histoire, qu’il ne sache pas à quel genre de jeu elle jouait. Elle n’avait pas besoin de son aide ou de ses contacts pour s’en sortir, avec ou sans conséquences.
Bien sûr, elle ignorait totalement que sa demi-sœur était très familière à certains agents du SHIELD. Elle ne se doutait pas un seul instant qu’elle était des leurs, à vrai dire. Certes, elle trouvait ça étrange que, parfois, sa sœur la laisse tomber subitement ou s’absente pendant des jours sans savoir où elle allait, mais elle n’avait jamais posé de questions. En ce moment, elle ne pensait pas un seul instant à sa sœur, ni à sa connexion avec une quelconque agence gouvernementale.


-« Je ne peux me permettre de vous le révéler. Voyez-vous, je ne suis pas qu’une quelconque citoyenne ordinaire. J’évolue dans certaines sphères importantes de la société et le nom de ma famille n’est pas inconnu de bien des gens. Si qui que ce soit savait quel genre de choses je fais… ce ne serait bon pour personne, croyez-moi. À moins que vous soyez en mesure de protéger ma réelle identité ou, du moins, d’empêcher cette information de parvenir à trop d’oreilles, je préfère me taire sur ce point. »

C’était une tentative de repousser ce moment fatidique et d’empêcher la divulgation de sa véritable identité. Elle n’avait pas envie que cela fasse le tour de l’agence. Elle s’était donné du mal, avec les moyens qu’elle possédait, pour se forger une toute nouvelle identité, une personnalité et une apparence qui n’étaient pas siennes. Elle l’avait fait pour se protéger elle, mais également ses proches qui ne devaient pas être impliqués dans ce qu’elle faisait.

Il était impossible d’y échapper. Si l’agent Smith ne l’apprenait pas par elle, ce sera par quelqu’un d’autre. Erïka commençait à devenir agitée. Son regard se promenait parfois devant elle, dans la pièce. Elle avait déposé ses mains sur ses cuisses et croisé ses jambes. L’une de ses mains se refermait sur l’autre, fermée en un poing. Elle était nerveuse, elle se sentait coincée, prise au piège. Elle ne pouvait pas s’en sortir par un quelconque stratagème. Elle ne pouvait pas user de la violence et tenter de fuir, ce serait inutile et totalement stupide. Elle devait répondre, mais elle gagnait toujours du temps.


-« Vous n’allez pas lâcher le morceau, hein ? » Elle soupira. « Fuck… » Murmura-t-elle pour elle-même.

Elle rageait intérieurement, mais son regard témoignait de cette frustration bien malgré elle. Inspirant profondément, elle se résigna. Elle était coincée. Elle leva les yeux, croisant ainsi le regard de l’agent Smith. Il avait gagné. Cela lui faisait mal de l’avouer, mais il avait gagné. Elle devait avouer.


-« Erïka Miraslova Davidoff. »

Les secondes qui suivirent cette révélation lui semblèrent être une éternité. Elle fixait toujours l’homme devant elle, tentant d’y lire une quelconque réaction, une émotion sur son visage. Rien, il restait toujours de marbre. Cela ne ferait pas de tort à Erïka que de suivre son exemple la prochaine fois qu’elle se retrouvera dans une salle d’interrogatoire. Il était évident qu’elle craquait peu à peu. Elle laissait transparaitre ses émotions dans son regard et ses petits gestes.

-« Content, maintenant ? »

Elle n’avait pas pu s’en empêcher. Elle avait ressenti le besoin de briser ce silence. D’un seul coup, elle balaya Madison d’une main afin de redevenir Erïka, celle qu’elle était réellement, celle qui s’adressait aux autres avec ce petit air insolent et sa manie de défier l’autorité. Elle savait qu’elle aurait dû se taire, mais les mots avaient dépassé sa pensée. Il fallait simplement espérer que l’agent Smith ne fasse aucune réflexion là-dessus et passe rapidement à autre chose. Pendant ce temps, elle allait tenter de se ressaisir. Elle n’avait pas le choix, la suite des choses en dépendait.
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P.N.J.

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MessageSujet: Re: The game is not over yet [P.N.J.]   Mer 7 Jan 2015 - 20:18

-« Ils ont raisons. Elles proviennent bel et bien de Stark Industrie. »

Cette information fut transmise immédiatement, grâce aux micros et caméra de la pièce, aux collègues de l’agent Smith qui continuèrent leur travail de décryptions. Tony Stark était peut-être une légende du monde de l’informatique et de la technologie, mais il n’en restait pas moins un homme, et la paire de lunette de la jeune femme n’était pas des plus extrêmes à pirater. Il fallait simplement utiliser les bonnes clés, et avoir du temps. L’interrogatoire continua, tournant cette fois autour de leur victime commune, cet homme à la tête de cet empire pharmacologique. Votre explication ne sembla pas faire réagir l’agent plus qu’il ne le fallait, hormis qu’il se replaça quelque peu sur sa chaise, mais c’était tout.

-« Nous savons tout à fait quels sont les genres de menace dont vous faites référence. Ce n’était pas pour rien que nous avions cet homme à l’œil. Par contre, la disparition des documents est fâcheuse, mais si vous les avez toujours en votre possession, ce n’est qu’un contre temps.

La question qui allait marquer ce point de non retour pour la jeune femme était pourtant celle qui intéressait le plus l’agent assis face à vous. Avait-il affaire à une justicière masquée préférant l’anonymat ? Ou alors à une voleuse sans scrupule profitant de ses talents pour dérober des informations et les revendre au plus offrant ? Les mains sur la table, paumes l’une par-dessus l’autre vers celle-ci, il attendit que vous choisissiez finalement ce qui devrait être fait..

-« Je ne peux me permettre de vous le révéler. Voyez-vous, je ne suis pas qu’une quelconque citoyenne ordinaire. J’évolue dans certaines sphères importantes de la société et le nom de ma famille n’est pas inconnu de bien des gens. Si qui que ce soit savait quel genre de choses je fais… ce ne serait bon pour personne, croyez-moi. À moins que vous soyez en mesure de protéger ma réelle identité ou, du moins, d’empêcher cette information de parvenir à trop d’oreilles, je préfère me taire sur ce point. »


-« Mon intention n’est pas de divulguer votre identité à tous, mais si vous comptez sortir d’ici sans passer par un tribunal, il serait bon de coopérer jusqu’au bout. Si mon but était de vous envoyer en prison, nous n’aurions pas cette conversation. Je veux la vérité, je veux cet homme. Quel est votre nom ?

David Smith répéta cette dernière question, cette fois la neutralité dans sa voix disparaissant quelque peu, pour laisser place à un peu plus de rigidité et de vigueur. Erika n’était pas la première femme qu’il rencontrait dans des circonstances similaires, et l’expertise qu’il avait accumulée depuis le temps était largement suffisante à ce qu’il ne mène à bien cet interrogatoire. Pour l’instant, la jeune femme avait fait montre de beaucoup de coopération, mais il était hors de question qu’elle ne se réfugie derrière une fausse identité et qu’elle disparaisse des radars du SHIELD.

-« Vous n’allez pas lâcher le morceau, hein ? Fuck… Erïka Miraslova Davidoff. »

Les yeux de David se posèrent immédiatement sur les vôtres, toujours aussi neutre. Ses doigts se croisèrent, mais ce fut la seule réaction qu’il y avait dans la salle d’interrogatoire. Par contre, ailleurs, les avis se faisaient entendre, et pas seulement dans l’oreillette de l’agent. Ce nom semblait réveiller plus d’une personne, pas seulement ceux qui connaissaient la famille Davidoff, mais aussi ceux qui connaissaient l’agente Eleonnora. Ce fut d’ailleurs ce qu’on transmit à l’agent David, qui lui personnellement ne connaissait pas votre demi-sœur. Il se leva donc, laissant le dossier sur la table.

-« Content, maintenant ? »

-« Votre nom m’est familier. Si vous permettez… »

L’homme quitta la salle, refermant la porte, le temps de recevoir l’information désirée de façon plus rapide et efficace que s’il avait attendu de l’obtenir par le biais de son oreillette. Il eut besoin d’environ deux minutes avant de revenir et de reprendre place. La décision avait été prise : Eleonnora serait contactée, mais elle devrait passer par l’agent Smith pour obtenir ces informations. Ainsi, Smith gardait un contrôle sur ses opérations, permettait en même temps d’apprendre à Nora que sa demi-sœur jouait des jeux dangereux, et ne mettait pas en péril le secret des Davidoff.


-« Pardonnez ma disparition, miss. Je ne m’attendais pas à me retrouver devant l’une des héritières de la fortune et de la compagnie Davidoff. Votre identité restera entre moi, mes agents, et vous, pour le moment. Nous n’avons aucun intérêt à tout dévoiler. Par contre, il me semble que le sujet des disques durs n’a pas été abordé assez. Nous en avons besoin. Seriez-vous prête à nous les céder ? Cela pourrait augmenter vos chances de ne pas passer au tribunal. Je suis sûr que vous et votre amie n’avez aucune envie de vous retrouver en prison, et je ne souhaite pas vous y expédier de toute façon.
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MessageSujet: Re: The game is not over yet [P.N.J.]   Jeu 8 Jan 2015 - 7:34

Erïka n’avait pas l’habitude de coopérer avec les étrangers si elle n’en avait pas envie. Cependant, elle était au pied du mur, ne pouvant s’échapper de cette situation par le dialogue et la force. Elle devait donc être sincère et ne pas cacher des éléments importants à l’agent Smith. C’était ainsi qu’elle allait réussir à s’en sortir.

Révéler sa véritable identité était la dernière chose qu’elle souhaitait. Pourtant, elle venait de le faire. Elle n’avait pas le choix. Elle savait que, de toute façon, l’agent allait le deviner lui-même. Il suffisait qu’il tombe sur le compte bancaire bien garni de Madison et remonte à l’un des transferts d’argent qu’elle y avait effectué, et qu’elle était certaine d’avoir habilement dissimulé pour ne pas que l’on remonte à elle, pour arriver à faire le lien. Il y avait également d’autres moyens de découvrir sa véritable identité, ce n’était qu’une question de temps et elle le savait.
Maintenant qu’il connaissait la vérité, l’agent Smith quittait la salle d’interrogatoire. Que faisait-il ? Où allait-il ? Peu importe, Erïka détestait cela. Elle se leva et se mis à arpenter la pièce. Elle avait besoin de marcher, de bouger afin de ne pas devenir folle. Que ce passait-il ?

Lorsque l’agent fut de retour, Erïka stoppa sa marche, les bras croisés, observant l’homme d’un œil légèrement inquiet. Elle tentait de rester de glace, attendant qu’il prenne la parole avant de daigner reprendre sa place sur la seule chaise libre de la pièce. L’agent Smith lui demandait bien gentiment de lui céder les disques durs qu’elle possédait. Avait-elle le choix ? C’était dans son intérêt de coopérer. De plus, ils seraient plus à même de mettre la main sur les véritables criminels qu’elle. Ils avaient les moyens de les enfermer pour longtemps. Erïka, elle, ne souhaitait que libérer les mutants qui pouvaient se trouver victimes de leurs expériences.


-« Le problème n’est pas seulement d’éviter le tribunal. Si je veux le faire, vous vous doutez bien que je pourrais y arriver en jouant de mes connexions. Ma préoccupation première dans ce cas est le fait que des actions doivent être prises sur ce dossier et que ces laboratoires soient retirés de la map le plus vite possible afin de protéger ceux qui sont victimes de ces individus. Vous aurez tous les disques durs, incluant la traduction de certains d’entre eux rédigés en langue étrangère que j’ai faite moi-même. Cela devrait vous sauver du temps. »

Cela devrait satisfaire David et le contenter pour un moment. De toute façon, elle n’avait rien de plus à lui offrir. Il avait ce qu’il voulait. Tout ce qui restait à faire était de permettre à Erïka de récupérer les disques durs, puis de les donner au SHIELD. Cependant, une certaine question restait à éclaircir : qu’arrivera-t-il à Chelsea ? Erïka allait s’en sortir à bon compte, fort probablement, mais ce n’allait peut-être pas être le cas de son amie. Cette dernière avait été sage en lui demandant de coopérer face aux agents venus les chercher. Elle se débrouillait sûrement à merveille dans sa salle d’interrogatoire. Elle était, en quelque sorte, dans son élément… sauf qu’elle rêvait d’un emploi qui la mènerait à se trouver du côté des agents et non des criminels.

-« Qu’arrivera-t-il à ma collègue ? C’est une femme brillante qui a toujours voulu être du bon côté de la loi. À vrai dire, on ne serait jamais allées aussi loin sans elle. Elle est talentueuse et possède un vrai talent pour dénicher les criminels. Je n’aimerais pas que sa carrière de criminologue prenne fin alors qu’elle est sur le point d’obtenir son diplôme dans ce domaine. »

Si Erïka pouvait faire quelque chose pour aider son amie, elle allait tenter le coup. Par contre, elle se doutait bien qu’elle ne devait pas se faire trop d’espoirs. Elles avaient commis des erreurs et cela aura forcément des répercussions sur leur futur. C’était inévitable.  

***

-« Aouch ! Ça fait mal ! »
-« Je ne t’ai pas encore touché ! » S’exclama Eleonnora en se penchant vers son collègue assis pour désinfecté la coupure qu’il avait au visage.

L’agent Davidoff venait tout juste de rentrer aux bureaux du SHIELD après une arrestation bien musclée qui avait couté une belle coupure à la joue à son collègue. Mieux valait son visage que le sien. Il avait eu de la chance qu’elle soit là pour le couvrir, ayant réussis à faire dévier de justesse l’un des kunaï qui avait été lancé à sa direction. Quel genre de personne se promenait encore avec des armes de ninjas ? Apparemment, ce mutant le faisait. Au moins, à présent, il était derrière les barreaux et ses armes lui avaient été, bien sûr, toutes confisquées.

-« Finalement, continue comme ça, j’aime bien. Penches toi encore un peu, tu veux bien ? »

Eleonnora se redressa aussitôt et baissa les yeux sur sa chemise. Elle ferma un bouton afin de dissimuler son décolleté. Elle ne pouvait pas en vouloir à son collègue de profiter de l’occasion comme il le faisait toujours. Il adorait l’embêter et elle le lui retournait bien. Ils faisaient une bonne équipe tous les deux. À quelque part, l’agent Mark Hudson lui rappelait son jeune frère : éternel célibataire qui passait de conquête en conquête, ne pensant qu’à se détendre, s’amuser et faire la fête après le boulot.

-« Roooh ! Allez ! C’est pas comme si ton fiancé allait être jaloux, hein ! »
-« Je ne t’ai jamais dit que j’étais fiancée à un homme. » Répondit Eleonnora tout en rangeant la trousse de soin dans une armoire de métal.
-« Hey, je ne suis pas un agent spécial pour rien ! J’ai remarqué ta jolie bague de diamants à ton doigt. Pourquoi tu ne me l’as jamais dit ? »
-« Peut-être parce que tu as passé la dernière année à Mexico et que tu ne répondais jamais à ton téléphone. »
-« J’étais en infiltration, je te rappelle. Je ne pouvais pas me permettre de ruiner ma couverture en répondant à ton appel. »
-« Mais tu pouvais te permettre de poster des photos sur Instagram ? »
-« Bon, j'avoue, j'ai pris quelques vacances après ça. T'aurais du voir les canons là-bas ! Mais elles sont loin d'avoir tes charmes. »
-« Être aussi canon, c'est de famille. »

Eleonnora se retourna pour lui faire un clin d’œil avant de se diriger vers la porte de l’infirmerie. À ce moment même, un autre agent pénétrait dans la pièce.

-« Agent Davidoff ? L’agent Smith souhaiterait vous voir immédiatement. »
-« Puis-je savoir à quel sujet ? »
-« Il vous le dira vous-même. »

Eleonnora décida de suivre l’agent, se demandant de quoi il pouvait bien s’agir. Elle connaissait l’agent Smith de nom, l’avait croisé à quelques reprises, mais elle ne le connaissait pas personnellement. Pourquoi souhaitait-il la voir ? Alors qu’elle quittait la pièce, la voix de Mark parvint à ses oreilles. La jeune femme s’arrêtant, laissant l’homme qui était venu la chercher poursuivre son chemin seul.

-« Tu ne m’as pas dit comment il s’appelle ! »
-« Qui a dit que c’est un homme ? » Fit la jeune femme avant de reprendre sa marche d’un pas légèrement plus rapide.

Sa bonne humeur disparue bien rapidement lorsqu’on la fit attendre dans une salle de conférence vide en attendant que l’agent Smith, en plein interrogatoire, ne vienne la rejoindre. Elle détestait ne pas savoir ce qui se passait et elle ne comprenait pas pourquoi un homme à qui elle n’avait jamais adressé la parole avait soudainement besoin de s’entretenir avec elle. Les fesses posées contre la table, les bras croisés, elle attendait impatiemment que l’homme vienne à sa rencontre.

La jeune femme avait laissé sa chevelure bouclée tomber sur ses épaules, aujourd’hui. Elle n’avait pas trop eut le choix puisqu’elle avait accidentellement brisé sa pince en tentant de se recoiffer, quelques heures plus tôt. Vêtue d’un tailleur simple et élégant, elle paraissait toujours à son meilleur, même au travail. Elle replaça, d’ailleurs, son veston, attachant les quelques boutons dans le bas avant de croiser de nouveau les bras sous sa poitrine. Peu de temps après, l’agent Smith pénétrait dans la pièce.

-« Que se passe-t-il, agent Smith, pour que vous ayez demandé à me voir si rapidement ? » Demanda-t-elle en allant droit au but. Elle n’avait pas de temps à perdre.
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MessageSujet: Re: The game is not over yet [P.N.J.]   Ven 9 Jan 2015 - 20:11

-« Le problème n’est pas seulement d’éviter le tribunal. Si je veux le faire, vous vous doutez bien que je pourrais y arriver en jouant de mes connexions. Ma préoccupation première dans ce cas est le fait que des actions doivent être prises sur ce dossier et que ces laboratoires soient retirés de la map le plus vite possible afin de protéger ceux qui sont victimes de ces individus. Vous aurez tous les disques durs, incluant la traduction de certains d’entre eux rédigés en langue étrangère que j’ai faite moi-même. Cela devrait vous sauver du temps. »

-« Nous aimerions mieux les originaux. Je n’essaie pas de vous intimiter, miss Davidoff, en parlant de prison, et il me semble évident que vous travaillez au même but que le SHIELD. Cependant, entre une femme seule et une organisation gouvernementale, il y a une marge. »

C’était surtout ça le problème. Les actions des agents du SHIELD répondaient d’un supérieur, alors qu’Erika était libre comme le vent de faire ce qu’elle voulait. Certes, ses actions pouvaient être bien, et elle le prouvait aujourd’hui d’une façon incongrue, mais le problème était dans le cas contraire : si elle faisait une connerie, se serait sans doute justement aux agents du SHIELD de ramasser les pots cassés. Ce n’était pas pour rien que tous ces membres étaient entraînés autant que possible, et qu’ils opéraient toujours au moins en équipe de deux lorsque cela était possible, question d’avoir plus d’un avis. Au moins, la jeune femme semblait avoir compris cela en choisissant une alliée.


-« Qu’arrivera-t-il à ma collègue ? C’est une femme brillante qui a toujours voulu être du bon côté de la loi. À vrai dire, on ne serait jamais allées aussi loin sans elle. Elle est talentueuse et possède un vrai talent pour dénicher les criminels. Je n’aimerais pas que sa carrière de criminologue prenne fin alors qu’elle est sur le point d’obtenir son diplôme dans ce domaine. »

-« Je ne peux rien vous garantir à ce sujet. Pour être tout à fait honnête, je ne lui ai pas parlé encore, pour la simple et bonne raison que votre salle était plus près que la sienne. Si son but était d’être du bon côté de la loi, elle n’aurait pas agi ainsi, puisque si on cumule la liste des actions que vous avez commises toutes les deux qui enfreignent ces dites lois, on obtient une bonne liste. Je n’ai pas l’habitude de me tromper sur mon jugement, mais je crois que vous et votre amie êtes des bonnes personnes, même si… votre façon de faire laisse à désirer. Un agent va prendre ma place et vous faire remplir quelques documents. Si vous voulez bien prendre le temps de les lire et les signer :

Pour une seconde fois, l’agent Smith se leva de sa chaise et quitta la salle d’interrogatoire. Refermant la porte derrière lui, il s’assura qu’un agent prenne sa place avec les dits documents. David n’était pas idiot, et il savait que son interlocutrice n’était pas une idiote non plus, mais lui donner un prétexte pour attendre ne serait que mieux pour tous les deux. Erika lirait les formulaires pendant que David discuterait avec sa demi-sœur, agente du SHIELD.

Entrant donc rapidement dans la salle de conférence, l’agent Smith s’avança vers Eleonnora et s’installa face à elle. La similitude entre les deux femmes, hormis les cheveux présentement très différents, était frappante, même si elles n’étaient que des demi-sœurs.


-« Que se passe-t-il, agent Smith, pour que vous ayez demandé à me voir si rapidement ? »

-« Un plaisir de vous rencontrer, mais vous feriez mieux de vous asseoir mademoiselle… ou madame plutôt maintenant. »

David avait rapidement noté la bague au doigt d’Eleonnora, et le terme de mademoiselle était donc mal choisi. Il y avait tout de même une bonne différence d’âge entre lui et elle, de quoi peut-être « autoriser » David à utiliser le terme « mademoiselle », mais il semblait que madame était plus approprié. Passant la main sur son crâne dégarni, avant de gratter sa repousse de barbe, se demandant comment aborder le sujet.

-« J’irai droit au but, agent Davidoff. Nous avons un problème, notre opération a été quelque peu… devancé par l’arrivée inattendue de votre demi-sœur, Erika. »

L’agent garda le silence le temps que son interlocutrice n’assimile l’information, puis il ouvrit le porte-document qu’il gardait avec lui, révélant quelques fichiers sur l’opération mené par le SHIELD, sur l’intervention d’Erika, et sur le résultat de celle-ci.

-« S’il ne s’agissait pas de vous, ou d’elle en l’occurrence, je me serais contenté de récupérer les fichiers et de l’envoyer en prison pour les crimes qu’elle a commis. Par contre, je suis forcé d’admettre que ce qu’elle l’a fait, elle semble réellement l’avoir fait dans l’intérêt général. Ce qui me fait douter. Agent Davidoff, avez-vous mentionné votre travail à votre demi-sœur, est-ce que vous savez ce qui aurait pu l’amener à se jeter dans une telle vie ? Elle et son amie sont dans nos bureaux présentement, toutes les deux coopèrent docilement. Dois-je savoir autre chose que je ne devrais pas avant de rendre mon jugement ?
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: The game is not over yet [P.N.J.]   Sam 10 Jan 2015 - 4:33


Erïka avait souhaité démontrer qu’elle était bien plus intelligente et débrouillarde que ce que les gens pensaient. Elle souhaitait prouver sa véritable valeur à ceux qui la sous-estimait. C’est pourquoi elle avait fini par s’engager dans des opérations toujours plus dangereuses. Elle n’aurait pas dû, elle aurait dû écouter cette petite voix intérieure qui lui avait dit que ce n’était pas une bonne idée. Maintenant, elle devait faire face aux conséquences, tout comme Chelsea. Elles avaient enfreint de nombreuses lois même si c’était dans un but noble.

-« On fait avec les moyens du bord. On est loin d’avoir les mêmes ressources que vous. » Elle l’avait dit sur un ton légèrement insolent. Une chance que l’agent Smith quittait la pièce et lui laisser des documents à lire, de quoi se calmer un peu. « Ce n’est pas comme si j’avais le choix, de toute façon. »

L’agent Smith quitta la pièce et Erïka soupira longuement. Lorsque le second agent lui confia les documents à signer, elle s’installa sur ses chaises, les pieds sur la table et commença à lire rapidement, mais avec attention afin de ne rien rater. C’était ennuyeux, mais c’était dans son intérêt. Elle ne devait pas perdre patience maintenant.

***

Eleonnora ne prit même pas la peine de serrer la main de l’agent Smith lorsque ce dernier pénétra dans la salle. Elle venait de passer à deux doigts de se faire charcuter par un mutant lors d’une arrestation musclée et elle n’avait pas besoin que quelqu’un lui tombe dessus avec d’autres problèmes en prime. Lorsque l’homme l’incita à s’assoir, elle se redressa légèrement pour tirer un fauteuil et ainsi s’y installer. Cela n’augurait rien de bon.

Lorsque l’agent Smith lui annonça la nouvelle, Eleonnora tomba de haut. Erïka était impliquée dans une affaire du SHIELD. Connaissait le tempérament de celle-ci ce n’était pas une bonne chose. Qu’avait-elle fait ? Où était-elle ? Avait-elle été blessée ? S’était-elle retrouvée au mauvais endroit, attrapée à faire quelque chose qui pouvait lui attirer des ennuis ? Incapable de dire ou faire quoi que ce soit, Eleonnora resta surprise. Il  lui fallut de longues secondes pour sortir de cet état.


-« Quoi ? Qu’est-ce qu’elle a fait ? »

L’agent Smith sortit quelques feuilles sur l’opération et la jeune femme s’en empara aussitôt. Elle parcouru rapidement l’une d’entre elles des yeux. Elle n’arrivait pas à croire ce qu’elle lisait. Elle ne pouvait croire que sa sœur ait réussis à accomplir des vols de données sans s’être fait coincée plus tôt. Comment avait-elle réussis à faire tout cela sous une fausse identité ? Pourquoi faisait-elle tout cela ? Eleonnora ne comprenait pas. Elle n’avait pas côtoyé énormément sa petite sœur ces derniers temps et elle n’aurait jamais deviné qu’elle préparait quelque chose du genre. Il fallait dire qu’elle était douée pour s’entêter à garder les secrets la concernant de près ou de loin.
À ce moment-là, l’agent Smith lui demanda si Erïka aurait pu avoir des doutes sur Eleonnora, sur ce qu’elle faisait réellement. Certes, elle se questionnait, mais elle n’avait jamais cherché plus loin. C’était plus facile de la distraire qu’Evelynn, il fallait avouer. Cependant, la jeune femme savait que le passé trouble de sa sœur pouvait avoir un lien avec ses envies de justicière, mais elle ne pouvait se permettre d’en parler. Elle décida de conserver le secret. De toute façon, bien d’autres raisons pouvaient facilement expliquer les actions d’Erïka.

-« Non, je n’ai jamais… Je crois qu’elle a des doutes, mais sans plus… J’ai tout fait pour qu’elle ne le découvre pas, mais elle… Elle a toujours été du genre à se lancer dans des situations risquées. Le sort des autres lui tient à cœur, bien plus qu’elle ne veut le montrer, de ce que je sais elle a toujours été comme ça. Quand ma sœur a aménagé à Londres je n’avais plus l’occasion de la voir aussi souvent. On a perdu contact ces derniers temps. Tout ce que je sais, c’est qu’elle et son amie était très proche, toujours à trainer ensemble et à manigancer des trucs. Je crois qu’une fois je les ai entendues… elles parlaient parfois du fait que des criminels couraient dans leur secteur, autour du campus universitaire et que personne ne semblait être en mesure de mettre la main dessus. Je ne pensais pas qu’elles décideraient de s’occuper de ces problèmes elles-mêmes. Ni même d’aller jusqu’à s’attaquer à un grand nom de la pharmaceutique. »

Eleonnora ne savait pas quoi dire ni quoi faire devant cette situation inattendue. Elle devait sortir les filles de là, sa conscience ne lui permettant pas de rester indifférente face à cette situation. Par contre, ce sera probablement plus difficile de le faire puisqu’elle devait convaincre l’agent Smith de faire exactement ce qu’elle voulait pour que les filles retrouvent leur liberté. Il n’allait probablement pas vouloir les laisser partir si facilement après ce qu’elles avaient fait. Si elles voulaient faire régner la justice, Eleonnora pouvait tenter de leur donner un coup de main pour qu’elles le fassent de la bonne façon. Ainsi, elle pourrait également garder un œil sur elle et s’assurer qu’elles ne se mettent pas à nouveau dans les ennuis.

-« Ce que je peux vous dire est qu’il est hors de question que l’une ou l’autre soient jetées dans une cellule. Je connais bien ma sœur. Elle est tellement têtue que même une mule ne peut rivaliser contre elle. Vous arriverez à lui faire lâcher le morceau sur cette affaire, mais elle trouvera rapidement un nouveau problème auquel s’attaquer. Il est impossible de la garder en place. Vous pourriez les mettre sur surveillance, mais elles ne sont pas bêtes, elles sauront disparaitre de vos radars si elles le veulent. »

Elle déposa les feuilles sur la table et les glissa vers l’agent Smith. Elle avait lu tout ce qu’elle avait besoin de savoir. Maintenant, elle devait trouver rapidement une façon de sortir sa sœur et son amie de là. Le meilleur moyen pour y arriver était de convaincre l’agent Smith qu’elles ne représentaient pas un danger pour eux tant et aussi longtemps qu’ils faisaient en sorte de les garder sous leurs ordres. Erïka tentait toujours de se dépasser et de prouver sa réelle valeur. Eleonnora savait comment faire en sorte de la protéger tout en lui permettant de s’accomplir réellement. Quant au cas de Chelsea… Il y avait toujours quelque chose à faire avec elle.

-« Ma sœur a toujours été sous-estimée. Elle a probablement tenté de vous prouver quelque chose pendant son interrogatoire. Ai-je tort ? Elle est peut-être jeune et encore irresponsable, mais elle n’en reste pas moins très intelligente, cultivée et elle possède des capacités qui peuvent nous être très utiles. Notre père l’entraine au combat, lui enseigne des techniques propres à l’armée, mais je sais qu’elle reçoit un entrainement de quelqu’un d’autre. C’est cet entrainement qui lui a permis de voler toutes ces données que vous souhaitez maintenant récupérer. On ne peut pas nier qu’elle a certaines capacités non négligeables. »  

Pour faire en sorte qu’Erïka accepte ce qu’Eleonnora allait faire en sorte de lui proposer, il fallait que l’agent Smith sache exactement quelle corde toucher. Ainsi, il pourra faire en sorte de la manipuler suffisamment pour obtenir ce qu’il désirait.

-« Je n’ai pas envie de voir ma sœur se faire tuer parce qu’elle a fouiné où il ne fallait pas. Je n’ai pas non plus envie de la faire envoyer en prison parce qu’elle nuit au SHIELD. Donc, voilà ce que vous allez faire : vous allez lui faire une proposition qu’elle ne refusera pas. Vous faites d’elle une informatrice à notre solde. On a besoin de gens comme ça... Elle est parfaite pour le job. Elle voyage beaucoup, parle de nombreuses langues couramment et a tendance à laisser trainer ses oreilles partout. Le plus beau dans tout cela est que personne ne la soupçonnera. Avant d’être une riche héritière, elle était avant tout une adolescente normale, qui traine dans les rues, qui a tendance à se créer des ennuis. Elle a certains contacts dont on pourrait profiter. Elle peut aller là où même vos meilleurs agents seraient découverts tôt ou tard. Pas d’infiltration, pas d’opérations risquées. Elle continue de vivre sa vie et nous rapporte tout ce qu’elle peut apprendre d’intéressant. Elle sera nos oreilles, rien de plus. Je la garderais à l’œil de cette façon. Je suis prête à me porter garante d’elle et de son amie aussi, bien entendu. Ces deux-là sont allées loin avant de se faire attraper. Plutôt que de les laisser faire comme elles veulent et les voir se transformer en criminels, il faudrait en tirer avantage et les former pour les avoir de notre côté. Bien sûr, je comprendrais que vous ne vouliez pas les laissées impunies, mais réfléchissez à cette idée. Elles peuvent toutes deux nous être utile. Si vous doutez de mes paroles, vous n’avez qu’à les tester. Je crois que les contacts de ma sœur chez la Confrérie pourront vous intéresser. Je n’ai jamais pu obtenir énormément d’informations sur eux sans éveiller ses soupçons, mais je sais qu’elle connait certaines personnes qui s’y sont enrôlés récemment. »

Erïka lui confiait parfois certaines choses, des événements se produisant dans sa vie. Cependant, elle n’allait jamais bien loin dans les détails et Eleonnora ne pouvait pas lui arracher toutes les informations qu’elle désirait. Elle tentait toujours d’en apprendre plus et c’était l’occasion ou jamais d’y arriver. Il suffisait que l’agent Smith lui parle de ses contacts à la Confrérie et la pousse à donner ses informations. Il avait l’avantage sur elle, elle ne pouvait aller nulle part sans qu’il ne le décide. Ce serait idiot de ne pas profiter des connaissances de sa sœur alors qu’elle se trouvait ici.

Eleonnora se leva. Elle comptait se dissimuler derrière la vitre de la salle d’interrogatoire, dans une petite pièce adjacente afin d’observer la suite des choses. Elle voulait savoir si elle avait visé juste et si c’était une bonne idée de faire une telle proposition à sa jeune sœur. En ce moment, c’était la seule idée qui lui était venue à l’esprit pour la sortir de ce pétrin et d’assurer sa protection par la même occasion. Elle le faisait pour son bien.


-« Et une dernière chose, agent Smith. Ne lui parlez pas de moi. Je dois encore réfléchir à la façon dont je devrais gérer ma sœur. Si quelqu’un doit lui apprendre ce que je fais réellement, ce ne sera personne d’autre que moi. Ai-je été claire ? Je comprends qu’il est question de votre cas, mais il est également question de ma sœur. »

La jeune femme croisa les bras. L’agent Smith avait intérêt à avoir une meilleure idée qu’elle pour lui faire changer d’avis. Puisqu’il dirigeait cette investigation, elle n’avait pas le choix de passer par lui si elle voulait faire sortir sa sœur et son amie de cette situation délicate. Eleonnora ne le connaissait pas beaucoup, mais jusqu’à présent elle avait une bonne impression. Elle devait seulement espérer qu’elle ne se trompait pas.
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MessageSujet: Re: The game is not over yet [P.N.J.]   Mar 13 Jan 2015 - 20:32

-« Quoi ? Qu’est-ce qu’elle a fait ? »

-« Regardez par vous-même. »

Les feuilles que David montra à son interlocutrice montrait leur opération de façon assez spécifiques, détaillant quelque peu les étapes précurseurs que le SHIELD avait entrepris avant que Erika ne s’en mêle. Par contre, les détails concernant les agissements de la jeune femme étaient limités, et pour cause : l’agence gouvernementale savait ce qu’elle avait fait, mais pas comment. Cet interrogatoire n’était pas sans raison. Silencieux, patient, l’agent Smith laissa tout le temps que le voulait Eleonnora pour qu’elle se renseigne sur l’opération avant de lui poser la question qui lui brûlait les lèvres : est-ce que la demi-sœur de l’agente était au courant des agissements de son aînés ? Il fut heureux d’apprendre que la réponse était négative.

-« Donc votre secret à vous est toujours bien protégé. C’était ma première crainte. »

Chaque agent menait une double-vie, et le secret était plus que capitale dans leur organisation. C’était ce statut d’agent double qui leur permettait d’obtenir ces informations capitales à leur cause. Plus elles en auraient, mieux leurs opérations se dérouleraient. Eleonnora faisait peut-être partie de l’équipe de traque des mutants, mais elle n’en restait pas moins, dans la vie de tous les jours, une citoyenne américaine. Cette image avait des avantages, d’autant plus que ses origines russes pouvaient lui permettre d’intégrer certains milieux plus facilement.

David cependant releva un œil sur Eleonnora alors qu’elle reprit la parole, témoignant de la confiance qu’elle avait envers sa jeune demi-sœur et ses capacités de fuite. L’agent écouta d’un air un peu plus sérieux alors qu’il ramassait les quelques documents. Mais où allait son interlocutrice avec ses vaines paroles ? Elle-même faisait partie de l’organisation, et savait très bien que les capacités de surveillance du SHIELD étaient pratiquement illimitées. Ce n’était pas une gamine sans entraînement qui allait leur passer au travers des mailles du filet.

-« Elle s’est montrée très coopérative, m’avouant même son vrai nom lors de ma première question. Et l’opinion que vous avez d’elle n’influencera pas ma façon de voir les choses. Je vous ai fait venir parce que le secret de notre organisation était menacé, et je suis heureux d’apprendre qu’il ne l’est pas.»

Par contre, David ne comptait pas lui dire ce qu’il allait faire d’Erika pour le moment, pour la simple et bonne raison qu’il n’en savait rien. La laisser partir ainsi était hors de question bien entendu, mais la garder prisonnière serait contraire à la loi, malgré les chef d’accusations qui pouvaient peser sur sa tête. Fouille, fraude, lutte, tentative de chantage pourquoi pas. Les avocats du SHIELD savaient se faire respecter. Mais passer tout ce temps afin de mettre Erika derrière les barreaux n’allait absolument rien lui apporter.


-« Je n’ai pas envie de voir ma sœur se faire tuer parce qu’elle a fouiné où il ne fallait pas. Je n’ai pas non plus envie de la faire envoyer en prison parce qu’elle nuit au SHIELD. Donc, voilà ce que vous allez faire : vous allez lui faire une proposition qu’elle ne refusera pas. Vous faites d’elle une informatrice à notre solde. On a besoin de gens comme ça... Elle est parfaite pour le job. Elle voyage beaucoup, parle de nombreuses langues couramment et a tendance à laisser trainer ses oreilles partout. Le plus beau dans tout cela est que personne ne la soupçonnera. Avant d’être une riche héritière, elle était avant tout une adolescente normale, qui traine dans les rues, qui a tendance à se créer des ennuis. Elle a certains contacts dont on pourrait profiter. Elle peut aller là où même vos meilleurs agents seraient découverts tôt ou tard. Pas d’infiltration, pas d’opérations risquées. Elle continue de vivre sa vie et nous rapporte tout ce qu’elle peut apprendre d’intéressant. Elle sera nos oreilles, rien de plus. Je la garderais à l’œil de cette façon. Je suis prête à me porter garante d’elle et de son amie aussi, bien entendu. Ces deux-là sont allées loin avant de se faire attraper. Plutôt que de les laisser faire comme elles veulent et les voir se transformer en criminels, il faudrait en tirer avantage et les former pour les avoir de notre côté. Bien sûr, je comprendrais que vous ne vouliez pas les laissées impunies, mais réfléchissez à cette idée. Elles peuvent toutes deux nous être utile. Si vous doutez de mes paroles, vous n’avez qu’à les tester. Je crois que les contacts de ma sœur chez la Confrérie pourront vous intéresser. Je n’ai jamais pu obtenir énormément d’informations sur eux sans éveiller ses soupçons, mais je sais qu’elle connait certaines personnes qui s’y sont enrôlés récemment. Et une dernière chose, agent Smith. Ne lui parlez pas de moi. Je dois encore réfléchir à la façon dont je devrais gérer ma sœur. Si quelqu’un doit lui apprendre ce que je fais réellement, ce ne sera personne d’autre que moi. Ai-je été claire ? Je comprends qu’il est question de votre cas, mais il est également question de ma sœur. »

L’expression de David était restée neutre pendant toute la durée de ce petit laïus, mais sa main sur la table demontrait quelques petits gestes, peut-être imperceptibles, mais qui démontrait son… étonnement devant un tel dialogue. Il semblait bien que l’agente Eleonnora Davidoff, réputée certes, ne savait pas comment s’adresser à un supérieur, dans son cas, à un gestionnaire d’opération. Doucement, très doucement, David se releva, replaçant son complet d’un petit geste avant de passer sa main sur son crâne dégarni. Il semblait bien que cette femme, autant que sa sœur, avait besoin d’être remise à sa place. Il y avait plus d’une tête de mule dans ses murs, et certains pouvaient se le permettre plus que d’autre.


-« Madame Davidoff… Permettez-moi d’y aller pas-à-pas. J’ignore si vous travaillez ici depuis une semaine ou des années, mais sachez qu’il est TRÈS rare que l’on propose du travail à ceux qui se mettent sur notre route, à des criminels qui enfreignent la loi, peu importe le prétexte : qu’il soit bon ou non. Sachez aussi que toutes les capacités dont vous m’informez peuvent être trouvés chez une personne encore plus subtile, qui n’aurait pas encore enfreint la loi. Ensuite, et gardez le silence je vous prie, je vous ai écouté avec la même attitude un instant plus tôt après tout, il n’y a pas de « ai-je été clair ? » qui tienne avec moi. Vous devriez savoir que pour le moment, votre sœur se trouve sur la corde raide, au lieu d’essayer de l’enrôler dans notre équipe. Le SHIELD exerce sa protection sans tenir compte des liens familiaux, et vous devriez le savoir mieux que quiconque. »

Doucement, l’agent Smith se leva, ne cherchant pas à s’imposer par sa grandeur, mais simplement à mettre fin à cet entretien qui avait déjà trop duré. Eleonnora n’avait pas le droit de demander une telle chose de la part de David, et elle le savait. Sans doute s’était-elle laissée emporter par les émotions, mais une agente du SHIELD devait savoir écouter sa raison avant d’écouter son cœur, sinon, leurs opérations seraient un échec depuis bien longtemps.


-« Je ne vous retiens pas, et sans vous faire de peine, il va sans dire que cet interrogatoire se continuera sans votre présence, d’aucun des côtés du miroir. Si vous voulez bien sortir, je vous informerai en temps et lieu lorsque j’aurai pris une décision. »

Sur ce, l’agent posa la main sur la serrure électronique, qui scanna son index et s’ouvrit. Eleonnora avait quelques secondes pour ajouter quelque chose, mais sans plus.

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MessageSujet: Re: The game is not over yet [P.N.J.]   Mer 14 Jan 2015 - 0:03

Eleonnora était toujours aussi surprise de découvrir que sa petite sœur était liée à une opération du SHIELD. Elle ne se trouvait pas nécessairement du bon côté de la ligne. Comment la sortir du pétrin ? C’était la seule chose à laquelle pensait la jeune femme. Au diable le SHIELD et leurs règlements, cela n’avait plus d’importance en cet instant même. Sa famille l’était bien plus qu’eux. Elle tenta donc de faire en sorte de montrer les bons côtés d’Erïka et à quel point elle leur serait bien plus utile en tant qu’alliée qu’ennemie. Cependant, cela était vain. Elle n’égalait pas les agents qui se trouvaient en ces lieux. Pourtant, n’importe quel argument était bon si cela pouvait lui donner une chance de la sortir d’ici. Quitte à faire d’elle une informatrice pour l’organisation. Ce ne serait pas la première fois que certains agents se décident à recycler des criminels – même si elle considérait que sa sœur n’en était pas une – afin de pouvoir s’en servir à bon escient.

-« Pourtant, vous ne pouvez pas dire que cela ne s’est jamais vu, que ce soit rare ou non. Parfois nous n’avons pas le choix d’utiliser de tierces personnes pour obtenir ce dont nous avons besoin. Vous devriez au moins considéré l’option avant de la rejeter. »

Si Eleonnora avait un gros défaut qu’elle tenait de son père, c’était celui de donner des ordres à autrui. Si elle savait se faire obéissante et respecter l’autorité de son supérieur, cette fois-ci elle avait totalement oublié cette barrière, s’adressant à l’agent Smith comme s’il s’agissait d’un homme comme un autre. Cela lui avait grandement nuit. Elle aurait dû prendre la peine de réfléchir avant de parler, comme elle le faisait habituellement. Maintenant que l’agent était prêt à clore cette discussion, Eleonnora n’avait qu’une seule chance de le faire changer d’avis ou, du moins, arranger autant que possible son erreur.

-« Agent Smith… Veuillez pardonnez mon attitude. J’admets avoir dépassé les bornes en m’emportant comme je viens de le faire. Cela ne se reproduira plus, je peux vous en assurer. Vous pouvez comprendre que je tiens énormément à ma sœur et que je ne souhaiterais pas la voir derrière les barreaux parce qu’elle a tenté de faire le bien à sa façon. Certes, elle nous a nuis, elle a mis votre opération en péril, mais elle est encore jeune et il est possible de la faire prendre conscience de ses erreurs. Peut-être n’avez-vous jamais été de mon côté de la situation. Lorsqu’un cas comme celui-là concerne une personne à qui vous tenez il est d’autant plus difficile de rester de marbre. Je vous demande seulement de réfléchir. Ma sœur n’a pas commis un meurtre, elle s’est mise dans vos pattes et à voler ce que vous souhaitiez récupérer juste sous votre nez. Certes, elle a tout de même posté de graves gestes qui auront des répercussions sur votre opération, mais elle ne mérite pas d’être traitée comme une criminelle. Bien sûr, il n’en tient qu’à vous de déterminer quel genre de sentences vous appliquerez à son égard. »

Sur ces mots, Eleonnora quitta la salle de conférence. Elle n’avait rien d’autre à ajouter. Sous le coup de l’émotion elle avait commis une erreur qui allait probablement nuire à Erïka. Cette impression lui laissait un goût amer dans la bouche. Certes, ce n’était pas la première fois qu’elle s’adressait de cette façon à un supérieur, mais la dernière fois qu’elle avait fait c’était avec des raisons valables, justifiées, qui avaient fini par lui donner raison. En ce moment, elle n’était pas portée par la logique et la conscience professionnelle, mais par les sentiments.

Lorsqu’elle s’était engueulée avec son père, déchirant bien malgré elle sa famille en deux, Erïka n’avait pas hésité un seul instant à s’occuper d’elle et à rester de son côté. Pourtant, il n’y avait pas de côté à rejoindre. Sa sœur avait elle-même prit la décision de rester aussi proche d’elle. Un lien s’était construit entre elles avec le temps et il devenait de plus en plus fort. Eleonnora se sentait terriblement mal de ne pas avoir su lui rendre la pareille et l’aider dans un moment où elle avait besoin plus que jamais de quelqu’un pour la supporter.

Ne souhaitant voir personne pour le moment, la jeune femme s’enferma dans la salle de bain, lieu qu’elle savait suffisamment calme pour lui permettre de réfléchir adéquatement. Elle ne voulait pas croiser un de ses collègues dans les couloirs, elle avait besoin d’être seule et de trouver une faille dans tout ce qu’elle avait pu lire, quelques instants plus tôt. Il y avait sûrement quelque chose pour venir en aide avec Erïka. Elle devait le faire. L’avenir de sa petite sœur était en jeu.

***

-« Ce n’est pas trop tôt. C’est terminé les petites balades maintenant ? Il serait temps de parler de choses sérieuses. »

Erïka sentait de plus en plus sa patience craquer. Après avoir lu les documents qu’on lui avait laissés et rempli les papiers qui devaient l’être, la jeune femme avait cherché un moyen de palier son état de stress. Il n’y avait pas beaucoup d’options ici, ça c’était clair. Elle avait oublié l’idée de parler avec l’agent assis devant elle, sachant très bien qu’il allait rester silencieux, de toute façon. Les pieds sur la table, la jeune femme observa les deux agents changer de place. Lorsque celui au nom inconnu quitta la pièce et que David reprit sa place devant la table, la jeune femme daigna reposer ses pieds au sol.

-« Vous êtes revenu pour me dire que je vais passer quelques temps derrière les barreaux ou pour me donner plus de paperasse à remplir. » D’une main, elle poussa la petite pile de feuilles vers David. « Il va vous en falloir plus que ça pour me tenir occupée. »

Jusqu’à présent, elle avait coopérer. Par contre, elle ne voyait pas quel genre de résultats cela lui amenait. Elle comptait bien découvrir ce que lui réservait l’agent Smith et comment faire en sorte de changer la donne si cela ne lui plaisait pas. Être une véritable peste ne lui sera d’aucune utilité. Elle devait la jouer plus finement et user de patience, s’il lui en restait toujours en réserve…
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MessageSujet: Re: The game is not over yet [P.N.J.]   Jeu 15 Jan 2015 - 18:58

-« Pourtant, vous ne pouvez pas dire que cela ne s’est jamais vu, que ce soit rare ou non. Parfois nous n’avons pas le choix d’utiliser de tierces personnes pour obtenir ce dont nous avons besoin. Vous devriez au moins considéré l’option avant de la rejeter. »

-« Ce n’est-être pas du jamais vu, mais il est assez rare que le SHIELD recrute parmi les criminels. Ce qui la protège pour le moment est que je ne crois pas qu’elle ait voulu mal faire. Autrement, elle serait déjà derrière les barreaux. »

Smith s’en tenait aux règles la plupart du temps, mais il savait tout de même qu’il pouvait se fier à son jugement de temps en temps. Erika n’avait pas du tout le profil d’une tueuse, d’une criminelle ou d’une psychopathe, mais certains étaient plus brillants que d’autres, et pouvaient masquer leur véritable personnalité. David se gardait toujours une marche de manœuvre, s’il devait être poussé à prendre des actions plus difficiles. Certains agents, dans sa position, se seraient débarrassés de cette jeune femme sans s’en préoccuper d’avantage.

Eleonnora se pensait en position d’autorité ? David allait devoir lui rappeler les règles qui régissaient leur milieu de travail, des règles strictes, mais nécessaires dans ce milieu. Que cette fois soit sa sœur ne devait pas causer de problème, absolument aucun, et si l’agent Smith soupçonnait Eleonnora de faire du traitement de faveur avec sa sœur, il allait devoir la ramener sur terre. Au moins, le message eut l’effet escompté.


-« Agent Smith… Veuillez pardonnez mon attitude. J’admets avoir dépassé les bornes en m’emportant comme je viens de le faire. Cela ne se reproduira plus, je peux vous en assurer. Vous pouvez comprendre que je tiens énormément à ma sœur et que je ne souhaiterais pas la voir derrière les barreaux parce qu’elle a tenté de faire le bien à sa façon. Certes, elle nous a nuis, elle a mis votre opération en péril, mais elle est encore jeune et il est possible de la faire prendre conscience de ses erreurs. Peut-être n’avez-vous jamais été de mon côté de la situation. Lorsqu’un cas comme celui-là concerne une personne à qui vous tenez il est d’autant plus difficile de rester de marbre. Je vous demande seulement de réfléchir. Ma sœur n’a pas commis un meurtre, elle s’est mise dans vos pattes et à voler ce que vous souhaitiez récupérer juste sous votre nez. Certes, elle a tout de même posté de graves gestes qui auront des répercussions sur votre opération, mais elle ne mérite pas d’être traitée comme une criminelle. Bien sûr, il n’en tient qu’à vous de déterminer quel genre de sentences vous appliquerez à son égard. »

-« Madame Davidoff ? »

Avant de quitter la salle de conférence, David se retourna, laissant un petit soupir échapper ses lèvres et changeant son expression froide pour quelque chose de quelque peu plus émotif. Pas un éclat de rire ou de joie, simplement… un peu plus de sympathie.

-« Si vous voulez observer la suite de l’interrogatoire, j’informerai les agents à cet effet. »

Son ton froid revint quelques instants plus tôt, ne laissant aucun signe d’émotion sur son visage, alors qu’il quitta la pièce, laissant Eleonnora se calmer. Certes, elle avait commis l’erreur de se fier à ses émotions, choses que les agents du SHIELD étaient entraînés à oublier autant que possible, mais ces mots n’étaient pas non plus tombés dans l’oreille d’un sourd. Smith n’était pas stupide au point de croire que l’agente aurait inventé ses histoires, et il était vrai que son profil pouvait leur servir. Est-ce que l’agent David allait permettre cela ? Il devait encore y réfléchir. Et le mieux était de parler à la principale concernée. Remplaçant l’agent toujours dans la salle d’interrogatoire, qui repartit avec les documents signés et lus, il se réinstalla devant Erika.

-« Vous êtes revenu pour me dire que je vais passer quelques temps derrière les barreaux ou pour me donner plus de paperasse à remplir. Il va vous en falloir plus que ça pour me tenir occupée. »

-« Non, pas encore, à moins que vous y teniez. »

Les papiers maintenant dans les mains du SHIELD, l’agent s’installa confortablement dans sa chaise, ses mains sur la table, gardant son regard froid dans les yeux de la jeune femme. Son cerveau réfléchissait à toute allure, assimilant autant les informations qu’il savait déjà que celles qui venait de lui être communiqué. Après tout, il n’avait pas une oreillette pour rien, et des voix pouvaient être entendues, lui donnant autant d’information… bien qu’il n’en avait pas besoin : ce genre de connaissance semblait disponible devant lui. Son interlocutrice parlait sans se gêner.

-« Tout d’abord, je tiens à vous remercier de votre coopération. Il semble qu’effectivement, vous et nous avons des objectifs similaires, même si les méthodes divergent. Je ne vous encourage pas à recommencer ces actions criminelles, miss Davidoff, et si nous vous retrouvons à faire ce genre de chose, il va sans dire que vous ne pourrez-vous en sortir.

Un silence, un court instant de silence, pendant que l’agent Smith analysait son interlocutrice, sondant chacune de ses réactions pour savoir ce qui se tramait dans sa tête. L’idée de Nora était-elle possible ? Il n’avait qu’à le demander.

-« Néanmoins… je ne suis pas assez idiot pour penser que c’est votre première action dans ce genre. Donc… Je vais vous proposer quelque chose, pour vous et votre amie. Elle étudie en criminologie c’est bien ça ? Voilà ce que je peux vous offrir : Pour elle, ses cours payés et ensuite un emploi directement chez nous. Pour vous, si vous l’acceptez, dès demain, vous pourriez devenir une de nos informatrices. Les actions illégales ne seront pas acceptés et protégés hors de tout doute, et vous répondrez de mon autorité directement. Connaissez-vous le concept d’informatrice ? »
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MessageSujet: Re: The game is not over yet [P.N.J.]   Jeu 15 Jan 2015 - 22:15

Le plus difficile d’être agent pour le SHIELD était le fait de cacher une partie de notre vie à ceux qui nous sont proches. Pour Eleonnora, il s’agissait carrément d’une double vie. Evelynn était la seule à savoir ce qu’elle faisait lors de ses longues absences et cela pouvait la mettre possiblement en danger, ce qui inquiétait la jeune femme. Lorsqu’elle se retrouvait au travail, elle parlait très peu de sa vie privée. Si elle élaborait en parlant de sa famille ou du dernier restaurant où elle était allée manger, c’était avec son partenaire de longue date, personne d’autre. Lorsqu’elle s’était fiancée, elle n’avait pas osé dire à qui que ce soit que ce n’était pas avec un homme. Après la dispute qu’elle avait eue avec son père à ce sujet, elle avait peur de parler de la nouvelle à qui que ce soit d’autre. C’était plus fort qu’elle. Pourtant, elle savait que certaines personnes allaient bien réagir et la féliciter pour cet heureux événement. L’agent Mark Hudson faisait partie de ses personnes. Nul doute qu’il allait faire des commentaires à la con sur le fait qu’il trouvait que les couples de femmes étaient excitaient ses hormones masculines ou qu’il allait tenter de savoir à quoi ressemblait Evelynn. Il était ce genre d’homme, très tolérant… et un peu con également.

Jusqu’à présent, Eleonnora avait réussis à merveille à cacher son véritable métier à sa sœur, bien que ce n’était pas si facile. Erïka adorait fouiner et aller au bout de la vérité, ce qui ne facilitait pas la tâche. Au moins, si elle pouvait s’en tirer avec une sorte de boulot où elle sera parfaitement dans son élément plutôt qu’une sentence derrière les barreaux, ce sera une véritable victoire. La jeune femme savait qu’elle avait usé de la mauvaise tactique pour convaincre l’agent Smith d’adhérer à son plan, mais elle pouvait toujours rattraper le coup et s’excuser. Au fond d’elle, elle s’excuser surtout auprès de sa sœur pour n’avoir fait qu’empirer la situation. Erïka n’était pas la seule à avoir besoin d’être remise à sa place et d’être forcée à laisser sa manie de tout contrôler en veille.
Si elle n’espérait rien en retour, la jeune femme fut très heureuse d’apprendre qu’elle pouvait assister à l’interrogatoire de sa petite sœur. Un mince sourire ne put s’empêcher de se frayer un chemin sur ses lèvres.


-« Merci, agent Smith. »

Lorsqu’il eut quitté la pièce, Eleononra attendit quelque secondes avant de faire de même. Elle allait tout d’abord se rafraichir les idées à la salle de bain, en ayant bien besoin. Lorsqu’elle fut calme et, selon elle, en mesure de pouvoir réfléchir convenablement avec son cerveau et non ses émotions, elle quitta la pièce afin de rejoindre la salle d’interrogatoire où se trouvait Erïka. Elle trouva un agent en mesure de lui faire accéder à la seconde pièce, celle depuis laquelle elle pouvait tout entendre en restant invisible aux yeux de ceux se trouvant dans la salle d’interrogatoire.

La première chose qui la frappa fut la chevelure rousse de sa sœur. La couleur n’était pas très jolie, délavée par-ci, par-là. Elle avait réellement poussé l’audace jusqu’à toucher à ses cheveux ? Eleonnora n’était même pas capable de l’amener chez la coiffeuse pour une petite coupe ! Enfin, il fallait passer à autre chose. Les cheveux pouvaient attendre, même s’ils n’étaient pas très jolis. Au moins, elle devait avouer que le roux n’allait pas si mal à sa sœur.

Cette dernière était assise face à l’agent Smith, visiblement impatiente de connaitre la suite de cette histoire. Elle n’était pas la femme la plus patiente de cette planète, loin de là. Cela pouvait parfois lui nuire. Calme malgré le temps qu’elle semblait avoir passé dans la salle, elle montrait tout de même des signes d’irritation.
L’agent Smith était en train de remercier Erïka pour sa coopération. Cette dernière sembla réfléchir pendant quelques secondes avant de lui répondre sur le ton le plus calme et posé dont elle était capable.

-« Ne pas coopérer aurait été égoïste de ma part. J’avais des objectifs précis à réaliser avec ces informations, mais vous avez les ressources. Il aurait été ridicule que je ne vous laisse pas prendre le relais. Ne vous inquiétez pas, pour les risques de récidive, je n’ai pas envie de me retrouver à nouveau dans cette pièce. »

Elle avait été à deux doigts d’ajouter « …en votre compagnie. », mais s’était tue au bon moment. Ce n’était pas le moment de faire un faux pas. Terminant son verre d’eau d’une gorgée, la jeune femme sentait qu’elle avait également besoin de manger afin de faire fonctionner son esprit adéquatement. En sortant d’ici, la première chose qu’elle fera sera de trouver un McDonald.

Bon, et maintenant ? Erïka ne savait toujours pas ce qui allait se passer et elle détestait ça. Elle n’avait pas le contrôle sur la situation. Elle était donc condamnée à attendre et espérer prendre la bonne décision à chaque fois qu’un choix s’offrait à elle. C’est ce qu’elle craignait. Elle savait qu’elle ne pouvait pas toujours faire le bon choix, elle l’avait déjà prouvé depuis qu’elle était ici.

Lorsque l’agent Smith lui fit sa proposition, Erïka cru que quelqu’un lui avait fait un brainwash pendant son absence. Elle savait qu’il s’était montré très généreux à son égard depuis le début. Elle aurait pu tomber sur pire agent. Par contre, elle ne s’attendait pas à une telle proposition. Ses exploits ou plutôt ses crimes, pour une femme de son âge avaient-ils réussis à leur faire une certaine impression pour qu’ils aient besoin d’elle ? Elle décida de ne pas le demander pour ne pas le faire changer d’idée. Par contre, elle restait surprise. Même Chelsea allait se sortir de cette situation sans trop de mal. C’était une proposition qu’elle ne pouvait pas réaliser. C’était trop beau… et elle venait à se demander s’il n’y avait pas un petit piège quelque part.
Pourtant, pour le moment, tout ce qu’Erïka était capable de faire était de fixer l’homme devant elle avec de grand yeux surpris, ne sachant quoi dire. De l’autre côté de la vitre, Eleonnora soupira de soulagement.

-« Vous me prenez par surprise la… Rassurez-moi, il n’y a pas d’arnaque ou de close cachée là-dedans ? » Elle prit un instant pour réfléchir avant de lever les yeux vers l’agent Smith. « Je préfère ne pas parler au nom de mon amie, bien que je suis certaine de sa réponse. Pour ma part, je ne vois aucune raison de refuser cette offre. Je connais bien le concept d’informatrice, mais il va de soi que j’aurais besoin de savoir ce que vous attendez exactement de moi. » Un petit sourire de fierté étira légèrement ses lèvres. « Je compte bien faire en sorte de ne pas vous faire regretter cette décision. »

Erïka croisa les jambes. Elle était ravie de voir une telle tournure de situation, même si elle souhaiterait comprendre ce qui l’avait provoquée. Peut-être devrait-elle éviter de poser trop de questions à ce sujet ? Elle n’avait pas envie qu’il change d’avis après ça.

-« Vous attendez-vous à ce que je récolte des informations de milieux particuliers ? »
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MessageSujet: Re: The game is not over yet [P.N.J.]   Lun 19 Jan 2015 - 5:24

-« Ne pas coopérer aurait été égoïste de ma part. J’avais des objectifs précis à réaliser avec ces informations, mais vous avez les ressources. Il aurait été ridicule que je ne vous laisse pas prendre le relais. Ne vous inquiétez pas, pour les risques de récidive, je n’ai pas envie de me retrouver à nouveau dans cette pièce. »

-« Je l’espère bien, et pourtant, j’ai comme l’impression que ça pourrait se reproduire. »

Smith n’était pas idiot, on ne chassait pas un mauvais comportement comme ça en lui tapant sur la main et en agitant un gros doigt méchant devant son visage en disant « Pas bien ! ». Il lui fallait quelque chose de bien plus particulier, de bien plus précis. Les informations fournies par l’agent Davidoff étaient très utiles, et si elles étaient vraies, pourquoi est-ce que David ne les exploiretait pas ? Après tout, il était vrai que le SHIELD était toujours en besoin intense d’agent, les menaces se multipliaient et leur réseau d’espionnage n’était pas toujours suffisant. Est-ce que cette jeune femme pouvait vraiment les aider ?

-« Vous me prenez par surprise la… Rassurez-moi, il n’y a pas d’arnaque ou de close cachée là-dedans ? »

-« J’ai vraiment le profil d’un arnaqueur ? »

« Je préfère ne pas parler au nom de mon amie, bien que je suis certaine de sa réponse. Pour ma part, je ne vois aucune raison de refuser cette offre. Je connais bien le concept d’informatrice, mais il va de soi que j’aurais besoin de savoir ce que vous attendez exactement de moi. Je compte bien faire en sorte de ne pas vous faire regretter cette décision. Vous attendez-vous à ce que je récolte des informations de milieux particuliers ? »


-« Un instant. La question ne s’arrête pas là. La proposition sera faite à votre amie, mais il est plus simple que vous protégiez votre secret si vous l’avez mutuellement, voilà pourquoi je vous en informe. Elle obtiendra d’ailleurs la même offre, et vous pourrez même en discuter ensemble. Par contre… »

Le ton de voix de Smith se durcit quelque peu, prouvant qu’il était bien sérieux, et très prudent. Il n’avait pas obtenu cette place de haut-rang sans raison, il avait mené nombre d’opérations à bien, et ce n’était pas en se fiant à n’importe qui. Il devait faire attention, certaines informations serait transmises à Erika, mais d’autres noms. La première information de ce genre consistait en son parrain… ou en l’occurrence, sa marraine.

-« Ce n’est pas une offre que le SHIELD fait à tous ceux qu’il croise. Cependant, une personne s’est montrée… très défensive quant à vous. Sans doute votre nom de famille ne lui était pas inconnu. Cette personne se met en danger en vous protégeant ainsi, car elle sera tenu responsable. Elle a tenu à taire son nom, et je tiens à ce que vous respectiez son anonymat autant que la confiance qu’elle vous accorde. »

Déjà, ça c’était clair. Ensuite, il fallait mettre les limites sur son titre d’informatrice du SHIELD, car il ne s’agissait pas de mettre son nez partout, même dans les endroits les plus sombres, en espérant que les renforts étaient tout près. Si l’agente Davidoff était une femme entraînée et très capable, David n’avait aucune idée des compétences d’Erika, excepté bien sur ce que Nora lui avait dit. Son regard toujours aussi dur, et sans aucune gêne fixé dans celui de son interlocutrice, il reprit la parole.

-« Vous allez répondre de moi directement. Chaque information, chaque détail qui vous semble important devra m’être transmis, à moi ou un de mes agents. En échange, le SHIELD vous protégera légalement jusqu’à certaines limites évidents, on ne vous donne pas une licence de tuer, on vous aide simplement si la police vous retrouve alors que vous êtes en train de pirater un disque dur. »

Se levant, quittant la salle le temps de quelques secondes juste pour récupérer de lourds documents et les poser sur la table entre vous deux, il en ouvrit la première page et tourna le tout devant Erika.

-« Vous avez sans doute fait suffisamment de lecture pour aujourd’hui, mais il y en a d’autre, et beaucoup d’autre, si vous acceptez ces limites. Tout est expliqué ici. La première page sera suffisante pour le moment, pour vous familiariser avec les limites qui vous sont imposés. Ensuite, le type d’information va varier beaucoup dépendamment de ce qui se passe dans le monde. Les mutants sont notre première priorité dans mon équipe. Concentrez-vous là-dessus. Oh et en passant… que vous refusiez ou non, je vous donne votre premier ordre : Interdit de mourir. »
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MessageSujet: Re: The game is not over yet [P.N.J.]   Mer 21 Jan 2015 - 1:09

Erïka avait obtenu le meilleur deal qui soit pour se sortir de la situation actuelle. Elle devait en tirer avantage. Bien sûr, le SHIELD aura beaucoup à gagner à recevoir toutes les informations qu’elle pourrait leur fournir. Ils n’allaient pas le regretter. Bien sûr, la jeune femme allait taire le fait que son amie et elle étaient de vrais aimants à emmerdes. De toute façon, ils allaient probablement le découvrir à un moment ou à un autre. Pour l’instant, il valait mieux se concentrer sur l’instant présent et sur l’acceptation de la proposition.

Inutile de demander à Chelsea son avis sur la question, il était clair qu’elle allait accepter. Malgré tout, Erïka ne parlait pas à son nom, refusant de laisser passer une telle opportunité d’être finalement à quelque chose. Elle était toujours trop jeune, pas assez mature, trop impulsive, jamais assez responsable ou simplement insupportable pour faire partie de l’équipe des X-Men. Maintenant, elle avait trouvé bien mieux. Peu importe qui était cette personne anonyme qui avait décidé de lui faire confiance et de croire en ses capacités, Erïka ne pouvait en être plus ravie. Elle comptait bien démontrer qu’elle était digne de confiance et qu’elle pouvait faire ses preuves en tant qu’informatrice.


-« Je n’y vois aucun problème. »

Bien sûr, elle se doutait bien qu’en retour cette personne allait conserver son anonymat. C’était du donnant-donnant. Par contre, Erïka se demandait qui était cette personne. Elle réfléchissait, mais ne voyait pas qui cela pourrait être. Connaissait-elle cette personne ? Peut-être que non. Si ça se trouve, ça pouvait très bien être un ami de son père. Il avait de connexion un peu partout, bien qu’Erïka ne se soit jamais douté qu’il pouvait en avoir au SHIELD. Tout cela n’était que suppositions, de toute façon. Elle n’allait pas poser des questions à qui que ce soit concernant cette organisation, ne souhaitant pas attirer les soupçons de quelqu’un sur elle ou sur ce qui se passait actuellement. Même sa propre famille allait ignorer son nouveau job, tout comme Bobby… Même si elle n’était pas du genre à lui cacher des choses, elle supposait que c’était mieux comme ça.

Le travail d’Erïka était bien simple : pas de conneries irréfléchies. Elle ne devait tuer personne, n’en ayant pas le droit comme l’indique la loi. Enfin, si elle devait être le cadavre de toute cette histoire, au final, elle allait plutôt opté pour l’option de tuer son assaillant. Si elle n’en avait pas le choix et qu’aucune autre option ne s’offrait à elle, elle préférait être le meurtrier que la victime. Bien sûr, elle souhaitait ne jamais en arriver là. Elle comptait agir naturellement et prêter une oreille attentive à tout ce qui pourrait intéresser le SHIELD. Elle n’avait pas vraiment besoin de se jeter dans des missions impossibles ou de se retrouver dans les ennuis pour apprendre des informations croustillantes. De toute façon, se foutre dans la merde était inné chez elle. Personne n’allait trouver cela suspect qu’elle fasse une connerie de plus ou de moins, surtout qu’elle était douée pour ne jamais se faire attraper. Enfin, pratiquement…


-« Ça me semble juste. J’espère que vous avez un bon forfait d’appel parce que je risque d’avoir bien des choses à raconter. »

Bien évidemment, elle ne comptait pas inonder l’agent Smith d’appels. Si elle n’avait rien de bien urgent à lui transmettre elle pouvait bien attendre d’obtenir un peu plus d’informations avant de téléphoner. Par contre, si c’était urgent, il n’allait pas avoir la paix jusqu’à ce qu’il décroche son téléphone. Erïka savait reconnaitre une situation d’urgence lorsqu’elle en voyait une. Avec la Confrérie qui semblait toujours vouloir recruter plus de mutants parmi ses rangs, il y avait de quoi s’inquiéter.

Bien que la tâche principale d’Erïka sera de glaner des informations ici et là puis de les transmettre, il y avait un ordre bien précis qu’elle se devait de respecter en tout temps : ne pas mourir. Elle devrait y arriver sans trop de mal. Parfois elle avait elle-même du mal à croire qu’elle avait pu survivre jusqu’ici. Certes, elle portait des séquelles psychologique de tous ces événements à travers desquels elle était passée, mais elle était toujours vivante.


-« Ça tombe bien, survivre est devenu un véritable talent chez moi. Ne vous en faites pas, je ne compte pas mourir de sitôt. »

Un léger flottait sur ses lèvres alors qu’elle observait cette pile de paperasse posée devant elle. Erïka pencha très légèrement la tête sur le côté, espérant ne pas avoir à remplir tout cela. S’il s’agissait d’un test de patience, l’agent Smith allait être déçu des résultats.

-« Voyons voir… » Elle prit la feuille posée devant elle entre ses mains. « Je connais beaucoup de mutants à travers New-York. Entretenir une bonne relation avec eux devrait être bénéfique et très avantageux. Ça ne sera pas un problème. »

Elle resta silencieuse pendant quelques instants, ses yeux parcourant frénétiquement la feuille avant de comprendre ce quoi il s’agissait et d’en retenir les parties les plus importantes.

-« Tout ça me semble clair. À moins que vous décidiez de m’offrir toute cette paperasse en guise de lecture de chevet, je vais me contenter de ce que je viens de lire, pour l’instant. Y a-t-il autre chose dont vous souhaitez discuter ou je peux discuter de votre proposition avec Chelsea, maintenant ? »
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MessageSujet: Re: The game is not over yet [P.N.J.]   Jeu 22 Jan 2015 - 7:19

-« Ça me semble juste. J’espère que vous avez un bon forfait d’appel parce que je risque d’avoir bien des choses à raconter. »

-« Il y a bien des façons de communiquer, miss Davidoff. Et il va sans dire que vos informations ne passeront pas uniquement pas mes mains, ne soyez pas surpris si l’un de mes subordonnés prends vos appels. »

Politesse… simplicité… froideur… tous des termes qui correspondaient bien à David. Si les choses continuaient dans cette direction, peut-être qu’effectivement, recruter la petite n’était pas une si mauvaise idée. Restait à savoir si la jeune femme pouvait s’en sortir sans se faire prendre, sans causer de vague, sans faire… ce qui lui semblait naturel. Car Smith ne la connaissait peut-être pas très bien, mais son empathie lui permettait de bien deviner qu’il avait devant lui une boule d’énergie et non pas une fausse séductrice comme il avait eu à son arrivée dans la salle d’interrogatoire.

-« Ça tombe bien, survivre est devenu un véritable talent chez moi. Ne vous en faites pas, je ne compte pas mourir de sitôt. »

-« Là n’est pas la question. »

Le ton de David changea quelque peu. Ce n’était pas exactement la réponse qu’il s’attendait de la part de son interlocutrice. Sa main passa sur son crâne dégarni pendant une seconde, un tic qu’il avait souvent lorsqu’il réfléchissait. Peu de gens étaient familiers avec l’agent Smith, pour bien des raisons. Mais savoir que Eleonnora regardait l’interrogatoire ajoutait une dimension supplémentaire à cet entretien. Une dimension qu’il se devait d’expliquer.

-« Je ne remets pas en compte votre capacité de survie. Je remets en cause votre capacité à obéir à un ordre direct. Il se peut que dans le cadre de vos opérations je vous donne un ordre qui ne corresponde pas à vos désirs personnels. Vous aurez une seule chance d’en faire à votre tête, et si vous décidez de m’ignorer, notre entente sera rompue. Je n’ai pas l’habitude d’envoyer des informateurs au bûcher, mais il est capital que vous compreniez que chaque action, chaque geste est dûment analysé et réfléchi. Alors je répète : Votre premier ordre, et celui qui est maître de tous ceux que je pourrai vous donner dans l’avenir, est le suivant : Il vous est interdit de mourir. Suis-je bien clair ? »

Jamais son ton ne s’était élevé, il était resté respectueux tout au long. Il était évident que Smith ne disait pas ses paroles dans un désir de paraître impressionnant, pas plus que ce n’était pour se donner des allures de grandeurs. Non, David n’avait aucun besoin de se prouver, il connaissait ses propres capacités depuis des lustres, et savait faire appel à ceux qui pouvaient posséder des talents connexes aux siens. Mais si Erika se mettait en tête, elle ou sa demi-sœur en fait, de désobéir pour leurs intérêts personnels, le SHIELD n’attendrait pas longtemps avant de les châtier, et David ne leur serait d’aucune aide.

-« Voyons voir… Je connais beaucoup de mutants à travers New-York. Entretenir une bonne relation avec eux devrait être bénéfique et très avantageux. Ça ne sera pas un problème. Tout ça me semble clair. À moins que vous décidiez de m’offrir toute cette paperasse en guise de lecture de chevet, je vais me contenter de ce que je viens de lire, pour l’instant. Y a-t-il autre chose dont vous souhaitez discuter ou je peux discuter de votre proposition avec Chelsea, maintenant ? »

-« Vous pouvez discuter avec votre collègue. Je vais vous demander de rester ici, je vais aller la chercher pour vous. Vous ne serez pas écouté. Si vous voulez bien m’excuser. »

L’agent se leva et quitta la salle. Faisant signe à un de ses subalternes, celui-ci quitta aussitôt la salle d’écoute pour aller chercher Chelsea comme le demandait Erika. Il n’avait pas menti, les autres agents quittèrent la salle d’écoute, et firent signe à Eleonnora de faire de même pour se retrouver en salle de réunion, mais David les chassa poliment, n’ayant plus besoin d’eux. La sécurité de l’opération n’étant plus en péril, l’agent Smith pouvait terminer ce qu’il avait à faire ici sans leur aide. Cependant, il fit un simple signe de tête à Eleonnora pour lui faire comprendre qu’il souhaitait qu’elle reste.

-« J’espère que cette entente vous convient. Vous serez responsable de ses bévues. Si elle se montre à la hauteur, elle n’aura plus besoin de votre « parrainage ». Si je peux me permettre de poser une opinion personnelle… Gardez un œil de très près sur elle. Il est rare qu’on me fasse réagir, mais cette… femme… est un catalyseur. Les évènements, bons comme mauvais, semblent lui courir après autant qu’elle ne les pourchasse. Je ferai de mon mieux pour la garder à l’œil, mais vous serez aussi nécessaire que moi dans cette opération. J’espère que nous nous comprenons bien, Agente Davidoff ? »
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MessageSujet: Re: The game is not over yet [P.N.J.]   Lun 26 Jan 2015 - 19:24

Obéir ? Ce n’était pas tellement dans les cordes d’Erïka. Avec elle, tout était une question de confiance et de respect. C’est pour cela qu’elle ne contredisait jamais Emma Frost lorsque cette dernière lui donnait un ordre bien précis. Venant tout juste de rencontrer l’agent Smith, Erïka n’avait aucune raison de lui témoigner le même genre de confiance. Pourtant, elle n’avait pas le choix de respecter le moindre de ses ordres et de croire en ses capacités de leader. C’était la seule façon de conserver cette entente qu’ils allaient probablement conclure sous peu. Erïka comprenait donc qu’elle devait lui obéir, même si cela lui déplaisait. Avec de la chance, ça allait garantir sa survie et lui permettre de respecter le premier ordre qu’il lui avait donné.

-« Vous êtes tout à fait clair. »

Il était maintenant temps pour Erïka de retrouver sa meilleure amie. Elle devait avouer qu’elle commençait à avoir hâte de pouvoir lui parler de toute cette situation et de décider avec elle de ce qui était le mieux à faire. La discussion sera probablement courte, le temps de se rassurer, de faire taire leurs doutes et de se promettre de se soutenir peu importe de quoi le futur serait fait. Elles avaient fait beaucoup de chemin ensemble, et ce, en l’espace de quelques mois. Elles avaient une opportunité en or qui les attendait, ce serait ridicule de ne pas en profiter pleinement.

L’agent Smith s’apprêtait maintenant à quitter la pièce, assurant à Erïka qui personne n’allait écouter sa conversation avec Chelsea. Elle devait avouer qu’elle ne s’y attendait pas, supposant que tout ce qui était entendu dans cette pièce était enregistré. Soit le don d’Erïka était hors service depuis qu’elle était dans cette pièce, soit cet agent était tout à fait honnête depuis le début. Elle opta pour la seconde solution.


-« C’est gentil de votre part. De toute façon, ce n’est pas comme si nous avions encore quelque chose à cacher, maintenant. »

Erïka croisa les jambes et attendit que Chelsea soit amenée dans cette pièce. Elle avait été patiente pendant, quoi, des heures ? Elle ne saurait le dire. Par contre, elle savait qu’elle pouvait contenir sa hâte de revoir son amie pendant quelques minutes de plus. Ça n’allait pas la tuer, après tout.

Puisque personne ne pouvait écouter la conversation entre Erïka et Chelsea, Eleonnora se vit obligée de quitter la vitre qui la séparait de sa petite sœur. Elle rejoignit l’agent Smith et le laissa s’adresser à elle, l’écoutant silencieusement avec grande attention. Elle ne savait pas quoi dire et doutait qu’un simple merci soit suffisant pour décrire à quel point elle était heureuse et soulagée de voir que sa sœur allait éviter les barreaux. Peu démonstrative envers ses collègues, comme l’était tout le monde dans ces bureaux, elle se contenta de peu de mots.


-« Oui, agent Smith. Je la garderais à l’œil. »

Elle faillit ajouter qu’elles ne poseraient plus de problème, mais elle ne serait pas prête à parier là-dessus. Eleonnora savait très bien que sa sœur pouvait se retrouver dans les emmerdes, une fois de plus. Cependant, l’agent Smith avait tout à fait raison lorsqu’il disait qu’elle était un vrai aimant aux ennuis. Elle ne le faisait pas exprès. Enfin, pas toujours.

Pendant ce temps, un agent amena Chelsea dans la salle d’interrogatoire. Il referma la porte derrière elle afin de laisser les deux filles discuter ensemble. Erïka se leva pour faire face à son amie.


-« Ça fait tellement longtemps que je suis enfermée là-bas que j’avais oublié à quel point tes cheveux sont affreux. » Commenta Chelsea. Erïka soupira, malgré le petit sourire qui se dessina sur ses lèvres. Au moins, l’atmosphère semblait moins lourde, à présent. « Qu’est-ce qui s’est passé, exactement ? C’est à peine si on m’a adressé la parole depuis que je suis ici et soudainement on m’a proposé de bosser pour… cette organisation… »
-« Le SHIELD. J’ai pas encore pigé c’était quoi l’acronyme. Tout ce qu’il y a à comprendre c’est que quelqu’un vient de nous sauver le cul. On donne les infos qu’on a, absolument tout, et on accepte leur proposition. »  
-« T’es sûre que c’est une bonne idée ? »
-« C’est toi qui me demande ça ? Sérieusement, je crois qu’on a touché le gros lot question agence de renseignements secrets… ou peu importe ce qu’ils font exactement. Penses-y deux secondes, c’est ça ou tu peux dire adieu à ta future carrière, sans parler de toutes les autres merdes qui vont nous tomber dessus si on refuse. »
-« Ouais… je sais, je sais, mais c’est juste… je ne m’attendais pas à ça. Crois-moi, j’ai vraiment envie de sauter sur l’occasion, mais je voulais être certaine. Toi tu peux le savoir s’ils racontent des salades avec ton espèce de superpouvoir.»
-« Rien. Celui qui m’a interrogé à jouer franc jeu dès le début. Ils n’ont aucune raison de nous mentir. De toute façon, comment ils pourraient être au courant pour mon don ? On devrait en profiter et accepter la proposition. »


Malgré tout, elles en discutèrent encore un peu afin d’être certaine de leur choix. Erïka raconta un résumé de ce qui s’était produit avec l’agent Smith, puis elles prirent finalement leur décision finale. Maintenant, il ne restait plus qu’à faire signe aux agents que leur petit entretient était terminé. Erïka s’approcha de la porte et referma son poing afin d’y donner deux coups secs. Elle s’éloigna de quelques pas et attendit que quelqu’un vienne leur ouvrir.

Lorsque l’agent Smith vint finalement les rejoindre afin d’écouter ce qu’elles avaient à dire, ce fut Erïka qui prit la parole, pour elle ainsi que son amie.


-« On accepte votre proposition. »
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