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 Les ruines parmi le moderne (PV: Rika-chou)

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Dereck Monagan

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MessageSujet: Les ruines parmi le moderne (PV: Rika-chou)   Ven 19 Déc 2014 - 21:46

Un vieux roi déchu, tombé au plus bas. Une volonté brisée déambulant dans un monde qui n'est plus le siens. Tel était Dereck Monagan, autre-fois Darius Mortarion, le roi conquérant, marchant sur les territoires ennemis et menant des batailles terribles.

Aujourd'hui un mutant faible et sans volonté, ayant été récupérée par le vieux magnéto, chef de la confrérie. Bien que celui-ci ait réussi à attiser un tant soit peut l'intérêt du vieux roi, il fallait l'admettre, Dereck n'était pas totalement convaincu.

Marchant à travers les rues, l'homme, à l'apparence décrépit portait sur ses épaules un long manteau rouge pour se tenir chaud, ne portant qu'un équivalent de chemise très léger, ses yeux affaibli regardaient ce monde qui, il fallait l'avouer, ne lui plaisait pas, tout ceci n'avait plus aucun charme aux yeux de l'homme, si triste et sans vie, le monde avait changé en mal à ses yeux.

Alors qu'il marchait dans la rue, il fut abordé par une bande de trois garçons, plutôt jeune, assurément pas plus de vingt-trois ans. Ceux-ci semblaient peut engageant et s'adressèrent à lui de manière hautaine sous le regard méprisant du vieil homme.

Alors que les jeunes gens semblaient vexés de la froideur du vieillard qui les prenait clairement de haut, ceux-ci commencèrent à s'échauffer, se montrant plus agressif qu'à l'instant. Le vieil homme restait cependant impassible, malgré son état, Dereck gardait une certaine fierté, après tout ce qu'il avait vécu, il s'agissait d'un homme d'expérience.

L'un des hommes attaqua Dereck, qui tenta un mouvement habile pour lui attraper le bras, mais son corps manquait de force et il avait l'impression que le bras glissait entre es doigts. Le vieux mutant prenait des coups de ces jeunes gens, mais il ne gémissait pas, étant habitué déjà à la douleur malgré ces années sans combattre.
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Les ruines parmi le moderne (PV: Rika-chou)   Mar 30 Déc 2014 - 6:55


La neige fondait à une vitesse folle, disparaissait de moitié à chaque jour. Erïka était déçue de constater qu’en Amérique ils avaient moins de chance que dans son pays natal. Là-bas, elle avait eu l’occasion de se jeter dans des centimètres de neige, de construire forteresses et bonhommes bien ronds, sans parler de toutes les activités qu’elle avait eu l’occasion de pratiquer. Il n’y avait pas une journée où elle avait accepté de rester enfermer à l’intérieur du manoir familial. Retrouver la ville sombre et déprimante de New-York ne la réjouissait pas autant qu’elle ne l’aurait cru.

Après avoir déposé Bobby dans le centre-ville, là où il devait rejoindre quelques amis, elle avait conduit jusque dans les quartiers moins nantis. C’était quelque chose de dangereux au vu de la richesse qu’elle affichait aux yeux de tous. Malgré tout, Erïka ne semblait pas plus inquiète que cela. Elle avait fait équipé son véhicule de l’un des systèmes de sécurité les plus perfectionnés existant à ce jour. C’était payant d’entretenir de bonnes relations avec Tony Stark. Il était un véritable maitre dans le domaine de la technologie et avait su le prouver. En plus d’être luxueuse, la Lamborghini de la jeune femme possédait tous les gadgets dont on ne pouvait pas rêver.

Après s’être garée à quelques intersections de la frontière des quartiers pauvres et dangereux de la ville, Erïka entreprit sa marche vers une destination bien précise. Puisque les températures s’étaient adoucies, elle ne portait que sa veste de cuir par-dessus un pull qui était entièrement dissimulé en-dessous. Elle venait de glisser ses clés dans ses poches de jeans, préférant ne pas trainer de sac à main avec elle.

Aujourd’hui, Erïka avait quelques affaires à régler. Avant tout, elle devait retrouver quelqu’un qu’elle connaissait. Jarod lui avait envoyé un SMS, quelques jours plus tôt afin de le rencontrer. Il lui avait finalement donné rendez-vous à son appartement. Il avait toujours connu ce monde et les problèmes quotidiens qui venaient avec et même s’il avait la possibilité de vivre ailleurs, il ne l’avait pas fait. À croire que son implication au sein de la Confrérie n’avait fait que l’enfoncer dans les ténèbres de cette société dysfonctionnelle et habitué à la violence quotidienne. S’il avait demandé à Erïka de passer le voir le plus tôt possible, c’était bien parce qu’il avait quelque chose d’important à lui dire. Qu’était-ce ? Erïka n’en avait aucune idée. Elle devait avouer que l’ignorance commençait à l’embêter, la curiosité se montrant de plus en plus oppressante. Bientôt, elle connaitra la raison de sa venue dans ce quartier.

Des hommes armés, des voleurs, des drogués, il y avait toutes sortes de personnalités se baladant dans les rues. Elle pouvait tomber sur n’importe qui, n’importe où. C’était pourquoi elle tendait l’oreille et restait à l’affût du moindre mouvement en sa direction. Elle avançait d’un pas rapide, sachant exactement dans quelle direction elle se dirigeait. Le premier qui tenterait de s’en prendre à elle sur le chemin aurait une très mauvaise surprise.


-« Hey ! »

Jarod s’approcha d’elle, traversant la rue afin de la rejoindre sur le trottoir. Avec son manteau un peu grand et imposant pour sa stature il avait l’air tellement ridicule. Pourtant, il semblerait que cela corresponde à certains critères de mode pour certains individus. Par contre, il ne fallait pas se fier aux apparences. Il y avait de fortes chances qu’il cache quelque chose sous ces couches de tissu.

-« T’était pas censé m’attendre à ton appart’ ? »
-« J’avais un truc à régler avant. »
-« De quoi tu voulais me parler ? »
-« Tu le sauras une fois chez moi. »
-« Je hais quand tu fais ça, tu le sais. »
-« Deal with it, princess. »

Alors qu’elle avançait, marchant sur le comptoir trempé par la neige fondue, Erïka passa à proximité d’individus s’acharnant sur l’une de leur pauvre proie. Elle, elle continua son chemin, pressée d’arriver à destination. Elle ne devait pas se mêler des problèmes d’autrui, sans quoi les choses allaient mal tourner. Elle était tellement douée pour se mettre dans les emmerdes. Pourtant, c’était plus fort qu’elle. Elle ne pouvait pas se permettre de laisser quelqu’un dans le besoin. Est-ce qu’il le méritait ? Elle n’en savait rien. Devait-elle agir ? Oui. En faisant volte-face, elle eut droit à un aperçu de la pauvre victime. Difficile de déterminé son âge, mais au vu de sa frêle stature et de son visage couvert de rides, nul doute sur le fait qu’il ne pouvait se défendre face à de jeunes hommes en relativement bonne forme physique. Jarod s’arrêta à son tour et l’observa. Elle allait s’attirer des ennuis, il s’en doutait que trop bien.

Approchant rapidement des jeunes hommes, Erïka glissa sa main dans sa veste. Elle en tira son arme à feu qu’elle sera de toutes ses forces. Elle allait régler cette situation bien rapidement et à sa manière. Dans ce quartier, on ne pouvait compter que sur soi.

Une fois derrière l’un des hommes, elle lui asséna un coup de cross sur le crâne. Elle calcula son coup afin de ne pas frapper trop fort. Son but était de le projeter au sol, de l’étourdir et peut-être même de lui faire perdre connaissance sur le coup. Cela attira l’attention des deux autres qui se tournèrent en direction d’Erïka. C’est là que Jarod intervint et frappa l’un d’eux au visage. Rangea rapidement son arme dans sa veste, en une fraction de seconde, elle se dépêcha de se joindre au combat. En quelques coups habiles, elle trouva le moyen d’envoyer son adversaire au sol. Son coéquipier, quant à lui, était encore en train d’échanger quelques coups. Bientôt, le combat s’acheva et les hommes déguerpirent bien rapidement.


-« Yo mec, ça va ? Putain t’as morflé… »

Jarod s’était approché du vieillard pour tenter de l’aider. Il lui fallut très peu de temps pour le reconnaitre. Il avait aperçu à de maintes reprises dans les quartiers de la Confrérie. Il devait avouer qu’il n’avait pas passé inaperçu au milieu de toute cette chaire fraiche et jeune qui se maintenait en forme afin de se battre pour leur cause.

-« Tu le connais ? » Demanda Erïka.
-« C’est l’un des nôtres. »
-« Des tiens, tu veux dire. »
-« Fait pas chier, on est tous dans le même camp, d’accord ? »

Jarod détourna son attention d’Erïka afin de la porter sur le vieillard.

-« Y s’est passé quoi, mec ? »
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Dereck Monagan

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MessageSujet: Re: Les ruines parmi le moderne (PV: Rika-chou)   Jeu 1 Jan 2015 - 23:20

Ayant pris des coups relativement forts, le vieux mutant avait un filet de sang au niveau de la lèvre et quelques hématomes. La loque qu'il portait sur les épaules avait valsé lors du combat, jetée à terre et il avait reçut bien des coups tout en gardant fièrement sa garde.

La respiration de l'Ex-roi était bruyante et difficile sur le moment, certains coups ayant frappé au niveau du plexus et ayant coupé à plusieurs reprises sa respiration. Cependant une aide intervint, des gens qui aident un parfait inconnu, voila du nouveau dans les parages, il existait dans gens capable d'autant d'altruisme. Le passage à tabac cessa rapidement, alors qu'une jeune femme flanqua l'un des pourris à terre avant de pointer ce qui semblait être une arme de ce nouvel âge. Tout alla très vite, un garçon qu'il reconnut aidait la jeune demoiselle, il était lui aussi de la confrérie, que faisait-il ici ?

Au bout de quelques secondes, ceux-ci lui vinrent en aide, Jarod, qu'il connaissait légèrement lui apporta son aide, ne pouvant malheureusement se retenir de faire remarquer qu'il avait pris une belle rouste. Il écouta doucement leur petit échange, apparemment, elle faisait partie d'un autre camp, surement un allié de circonstance, d'autres mutants avec qui ils devaient avoir des relations compliquées. Lorsque Dereck se releva, Jarod lui demanda ce qu'il s'était passé.

- Ce qui devait avoir lieu, j'attire l'attention des fripons sans honneur.

Le regard du mutant immortel se posa sur la jeune femme, les yeux bleus de l'homme, bien que ridé et légèrement affaissé au niveau des paupières, gardaient une lueur forte, on pouvait voir dans ce regard, qu'il s'agissait d'un homme qui en avait vu d'autres, qui avait été un homme puissant et important, qui ne craignait rien en ce monde et pourtant, il était là, vieux, frêle et affaibli par le temps.

- Vous êtes fort vaillante pour une jeune femme aussi menue. Rien ne vous incitait à venir en aide à un vieillard quasiment momifié comme moi, mais... Je vous suis fort reconnaissant.

De sa haute stature, le vieux Dereck récupéra sa vieil loque, la jetant sur ses épaules, tentant de se relever, il éprouva une certaine difficulté, son corps fatigué, ce passage à tabac l'avait usé et il avait du mal à tenir debout, jetant un genoux à terre, respirant à grand peine.

.
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Les ruines parmi le moderne (PV: Rika-chou)   Lun 5 Jan 2015 - 7:12

Personne n’était en sécurité, peu importe le lieu. Malgré tout, il y avait des endroits toujours plus dangereux que d’autres. Les quartiers pauvres et décrépis de New-York en faisaient partie. Ce n’était pas l’endroit idéal pour vivre, mais certaines personnes n’avaient pas vraiment le choix. Elles devaient alors vivre dans le risque et la peur. C’était le genre d’endroit où on pouvait aisément prendre une balle perdue.

Lorsqu’on était une personne âgée, faible et sans défense, ce genre d’endroit n’était pas recommandé. La pauvre, il était tombé sur les mauvaises personnes. Elles s’en prenaient à plus faible qu’eux, démontrant un plaisir malsain à dominer un pauvre inconnu afin de se sentir plus puissant. Erïka, elle, leur démontra qui était la plus forte. À trois contre deux, le combat était déséquilibré par le nombre, mais les capacités au combat de Jarod et Erïka mettaient toutes les chances de leur côté. En peu de temps, les voyous furent mis au sol. Ils disparurent après cette raclée, ce qui était dans leur intérêt.

Erïka restait légèrement en retrait pendant que son camarade s’avançait en direction du vieillard dans le but de l’aider à se redresser. Ce dernier leur adressa d’ailleurs ses remerciements, particulièrement à la jeune femme dont il nota l’apparence douce et frêle. Elle devait avouer que son physique lui était avantageux sur ce point. Personne ne se méfiait de ce qu’elle était réellement, de cette force qu’elle possédait et ces techniques de combats maitrisaient. Cela créait un effet de surprise qui lui était bien utile dans certaines situations.  


-« Il ne faut pas se fier aux apparences. »

Le vieillard prit le temps de remettre son vêtement, pratiquement aussi âgé que lui au vue de son apparence. Il avait beau sembler faible, à la fin de sa vie, il y avait quelque chose en lui qui indiquait qu’il en avait vu d’autres, des voyous. Il n’en était pas à son premier combat, mais il n’avait clairement plus la vivacité d’antan.

-« On va te ramener au QG, je crois que ça vaut mieux dans ton état. »
-« Sérieusement ? J’opterais pour l’hôpital, à ta place. On dirait qu’il va claquer d’une minute à l’autre. »
-« Ce n’est pas toi qui parlait de ne pas se fier aux apparences ? »
-« Oh ta gueule, hein. »

Il avait raison, mais pouvait-elle l’admettre ? Non, son orgueil ne le permettait pas. Si cet homme faisait partie de la Confrérie, il devait bien y avoir une raison. Il ne devait pas être un simple majordome. En regardant ses mains fripées, il ne serait pas étonnant qu’elles soient du genre à trembler. Malgré tout, il y avait toujours ce petit quelque chose, cette lueur dans son regard qui dérangeait fortement Erïka. Lorsque son regard croisait le sien, elle ne pouvait s’empêcher de le fixer, le sondant, en quête d’un indice qui lui permettrait de le déchiffrer.

-« C’quoi ton nom, déjà ? Dereck, c’est ça ? » Demanda Jarod. « J’pense qu’on s’est jamais parlés. Moi c’est Jarod. La nana, c’est Erïka. Elle est un peu sauvage, mais c’est comme ça qu’on les aime les femmes, hein ? » Plaisanta-t-il.

Il tenta d’éviter la claque d’Erïka, qui toucha une partie de son crâne. Laissant échapper un rire amusé, sachant très bien qu’il était tellement simple de la faire réagir au quart de tour. Se mettant en marche, il ne se dirigeait plus vers son appartement, mais bien vers les quartiers de la Confrérie. Il y avait un peu de marche à faire pour s’y rendre, mais rien de bien épuisant. Enfin, pas pour les jeunes.


-« T’es clairement pas avec eux pour t’occuper du boulot physique, alors à quoi tu leurs sers ? » Demanda la jeune femme en allant droit au but.
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MessageSujet: Re: Les ruines parmi le moderne (PV: Rika-chou)   Mar 6 Jan 2015 - 1:57

Le vieux mutant, ayant jeté sa loque sur les épaules, croisa les poignets pour refermer le morceau de tissu devant lui, le froid le tiraillant tout de même, mais il appréciait tout de même cette sensation, lui ramenait les souvenirs de son pays natal qu'était la Norvège. Il tremblait légèrement, ayant connu plus grand froid que cela et son souffle se transformaient en buée. On ne pouvait pas dire que sa peau indiquait son refroidissement étant donné que le vieil homme était continuellement pâle.

La jeune femme devait trouver étrange qu'un homme aussi maigre, n'ayant que la peau sur les os à tel point qu'on pouvait jouer avec ses côtes pour faire du xylophone. S'il possédait encore sa volonté inflexible d'antan, le bougre serait déjà à nouveau dans son état d'immortel jeune, malheureusement son esprit demeurait brisé par le temps. La jeune fille répondit à son commentaire par une remarque tout à fait vrais, lui-même du temps de sa gloire avait vu des choses imprévisible arriver, ce que son confrère ne tarda pas de relever d'une plaisanterie qui fit doucement sourire l'immortel.

- En effet, les apparences sont parfois trompeuses.

Avant de se mettre à subir une rafale de toux sèche, ses poumons ayant du mal à respirer au vu de leur état, lâchant de la main droite le tissus qui glissa en partie, dévoilant à nouveau son torse nu blafard et squelette, il plaça son poing fermé devant ses lèvres minces et ridé, ses cheveux autre-fois blond doré et bien coiffé n'était plus qu'une chute de cheveux cendré en mauvais état.

Enfin, il put reprendre son souffle et se replaça enfin tranquillement avec son morceau de tissu. Se raclant la gorge, il écouta Jarod se présenter ainsi que la jeune femme au caractère plutôt bien trempé en effet.

- Avec respect, je dois reconnaître, que vous êtes d'un caractère forgé dans l'acier, jolie demoiselle, mais je suppose que c'est ce qui doit charmer bien des hommes, du moins ceux qui regardent autre chose que votre physique.

Dereck était un homme, il savait comment étaient les autres mâles.

- ... Disons dame Erika... Que je suis... Comme une vieille relique qu'on agite bêtement devant des paroissiens pour leur redonner espoir, leur faisant louange de gloire passée en omettant le détail le plus important... Cette relique n'a plus de valeur depuis longtemps. Je ne comprends pas moi-même que le jeune sire Magnéto, n'arrive pas à voir qu'il n'y a plus rien à tirer de moi, à moins qu'il ne soit en mesure de me donner la seule chose que je désire aujourd'hui, je ne vois pas en quoi je pourrais lui être vraiment utile.

Regardant vers Jarod, il sentit que celui-ci voulait commenter le fait que, sachant que Dereck était immortel, son pouvoir était un des plus incroyable. Le vieux mutant le devança, ne voulant pas lui laisser le plaisir de déblatérer ses âneries, il était temps qu'il comprenne qu'être immortel était un fléau pour celui qui possédait ce pouvoir.

- Retiens ta langue Jarod, je sais déjà ce que tu penses et je te réponds d'avance... Non, ce n'est pas un don magnifique que je vous souhaite... J'ai cru comme toi lorsque je l'ai découvert, que j'étais doté d'un véritable don... Mais aujourd'hui, je le sais... C'est juste, une malédiction dont je ne puis me dépêtrer et que je traînerais derrière moi, mais... Vous ne pouvez comprendre, je suppose... Seul moi ne meurt jamais.
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Les ruines parmi le moderne (PV: Rika-chou)   Ven 9 Jan 2015 - 21:17


Erïka avait prévu bien des choses de sa journée, mais certainement pas ramasser un vieux débris à l’agonie. Il était dans un sale état, au point tel ou Jarod se décida à le ramener au QG de la Confrérie. Selon lui, c’était la meilleure chose à faire. Il n’avait pas tout à fait tort, s’ils laissaient le vieillard ici il allait finir par claquer. Pourtant, Erïka savait qu’il ne fallait pas se fier aux apparences, bien que celles-ci semblaient tout indiquer que cette personne prénommée Dereck n’en avait plus pour longtemps à vivre. La jeune femme décida de rester sur ses gardes. Physiquement, il était tout décrépi et ridé, mais peut-être qu’il avait un mental de fer, impossible à briser. Il pouvait bien être un grand manipulateur sans qu’elle ne s’en doute un seul instant. C’est pourquoi elle décida de ne pas s’embarquer dans son jeu. Rien que de la façon dont il s’exprimait elle avait l’impression qu’il sortait totalement d’un autre siècle.

Erïka, quant à elle, cachait plutôt bien ses capacités au combat derrière son corps de jeune femme. Elle prenait bien soin d’elle, il fallait dire. Par contre, son caractère était, en général, le dernier truc que les hommes aimaient chez elle. Habituellement ils préféraient son corps… son argent… ou sa Lamborghini. Elle se réjouissait d’avoir rencontré Bobby avant cette époque, ainsi elle n’avait pas à se questionner sur les raisons qui pouvait bien le pousser à l’aimer. Elle savait que c’était sincère, car jamais il ne serait resté aussi longtemps avec elle sans ça.

-« Ah ah ! Le caractère. T’es plus à la bonne époque, vieux. Ici, c’est la beauté et l’argent qui dominent ici. »

Dereck expliqua à Erïka quelque chose dont elle se doutait déjà : il ne servait à rien. Au moins, ils étaient deux à le penser. Pourtant Magneto devait avoir quelque chose derrière la tête pour recueillir un tel débris. À moins qu’il ait tellement besoin de petits soldats à manipuler qu’il se soit résigné à faire la tournée des centres pour personnes âgées.

-« Au moins je ne suis pas la seule à ne pas piger. » Souffla Erïka alors que Jarod ouvrait la bouche pour répliquer.

Dereck expliqua que son don était sa malédiction. Combien de fois avait-elle entendu ce genre de chose ? Trop souvent. Autant elle arrivait à faire en sorte que la petite Mélissa restait convaincu que son pouvoir était une sorte de magie lui étant propre, comme pour tous les autres mutants, autant elle peinait parfois à rassurer Bobby que son don n’était pas une entrave à leur couple. Avec le temps, il semblait avoir repris confiance en même temps que le contrôle de ses capacités mutantes. Elle ne l’avait jamais vu aussi déterminé et cela avait modifié peu à peu son comportement ainsi que son caractère. Il était bien plus sûr de lui et cessait de s’inquiéter de l’avenir de leur couple, Erïka lui ayant prouvé à maintes reprises qu’elle n’allait jamais l’abandonner à cause des effets secondaires de ses capacités mutantes. Le fait que ses cheveux aient commencés à reprendre peu à peu une teinte naturelle était également une bonne chose. Il arrivera plus facilement à se fondre dans la masse, ce qui n’était pas aussi simple que ça par moment puisqu’il sortait tout de même avec une femme qui ne comptait plus ses billets depuis longtemps.

Quoi qu’il en soit, vu la tête de Dereck et le peu de force dont il semblait être en mesure de faire preuve, il était normal qu’il rage contre son immortalité. C’était une contradiction plutôt démarquée avec Sergeï Davidoff, qui lui profitait encore de son pouvoir pour jouer les héros ou coucher avec des femmes qui avaient au moins dix ans de moins que l’âge qu’on lui donnait. Personne ne pourrait croire que cet homme avait plus de cinquante ans et n’avait jamais eu recours à la chirurgie plastique. C’était pourtant le cas.

-« Je connais des immortels mieux entretenus que ça, je comprends que ce soit frustrant d’être une vieille loque dont le sort va pas en s’améliorant. » Jarod la dévisagea. « Quoi ? Tu ne connais clairement pas les mêmes immortels que moi. »

Jarod tenta de reprendre, tout en marchant doucement vers la Confrérie, afin de palier à la sincérité vexante d’Erïka.

-« C’est toujours mieux de vivre éternellement avec des semblables qui pourront t’aider que seul, non ? Si Magneto est venu te chercher c’est pour une raison. Il a sûrement le moyen de t’aider à reprendre du poil de la bête. »

Ils continuèrent de marcher un bon moment et arrivèrent finalement à destination. Erïka s’arrêta avant de pénétrer dans le bâtiment. Il était hors de question qu’elle y mette les pieds.

-« Tu devrais rentrer, on en a pour un moment ? »
-« Tu sais avec combien de personnes je vais probablement me battre si je mets les pieds là ? »
-« Rooh, soit pas chiante et vient. »

Erïka soupira puis entra à la suite des deux hommes.

-« Bon, alors, Pépé, on te dépose où ? »
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Dereck Monagan

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MessageSujet: Re: Les ruines parmi le moderne (PV: Rika-chou)   Ven 9 Jan 2015 - 22:40

Avoir du caractère était une chose, mais manquer de respect, c'était une autre histoire, mais cela le vieux roi ne s'en étonna pas plus que ça, le monde ayant bien changé en plus de deux mille ans. Elle le railla légèrement sur le fait que les femmes n'étaient regardées que par le physique et l'argent, aujourd'hui, comme si cela avait été différent par le passé, ce qui arracha un ricanement moqueur. Lui avait vu le monde à travers le temps et il pouvait le dire, les femmes étaient bien plus respectées aujourd'hui qu'elles ne l'étaient autrefois.

- Parce que vous pensez que c'était mieux avant ? Cette époque est définitivement celle où vous avez le meilleur traitement. Vous n'avez pas vécu à mon ère cela va de soit, votre... Condition s'est radicalement amélioré depuis toutes ses années, vous avez bien plus de droit. J'ai vu bien plus d'hommes traitant les femmes avec soin que de mon temps... Enfin de mon temps... C'était... Différent et en de nombreux points, bons... Comme mauvais.

Il ne souhaitait pas trop s'étaler sur la valeur d'un homme, lui-même ayant rasé des villages et massacré des citoyens au nom de sa royauté, mais comme il le disait lui-même, c'était une époque bien différente que l'on nommait l'antiquité. Darius, de son nom perdu, avait été un roi conquérant menant son peuple à la conquête pendant fort longtemps, dire qu'aujourd'hui, il n'était plus qu'un vestige oublié de tous ou presque.

En quoi son pouvoir était une malédiction ? Peut-être fallait-il lui demander son age pour le comprendre, car lorsque l'on est âgé de presque trois millénaires d'existence et que l'on est réduit à un simple vagabond sans importance, oui, on est en droit de se penser maudit. L'immortel écouta la jeune femme, une de ses connaissances était donc lui aussi un immortel, il devait être un éternel jeune depuis très peu de temps, il devait profiter tout comme Darius fut un temps de son immunité à la mort.

- Cette apparence de vieillard décrépi ne m'est guère imposée jeune demoiselle... Je préfère aborder cette enveloppe charnelle, car elle est la plus appropriée à ma déchéance. Votre connaissance doit avoir obtenue son immortalité il y a peu, au grand maximum un ou deux siècles, un petit jeune qui s'amuse avec son immortalité... .J'ai été comme lui, à une époque où j'étais au sommet de ma gloire, mais j'avais les moyens d'accomplir mes objectifs, nous verrons s'ils trouvent toujours aussi divertissant ce pouvoir, lorsqu'il sera aussi âgé que moi et que son proche seront mort, que les descendants de se proche seront mort et que les mêmes lignées de ses proches se seront éteintes et que tant de temps aura passé... Qu'il ne se souviendra même plus de leur visage et que tout ce pourquoi il s'est battu, tout ce qu'il s'est éventré à bâtir finissent par s'effondrer face à la fatalité sans qu'il puisse y faire quoi que ce soit, à ce moment, nous verrons s'il ne souhaitera pas pouvoir mourir enfin.

Ses paroles transpiraient l'épreuve personnelle, car c'était exactement cela, Dereck était fatigué, pas seulement du temps, mais de n'avoir plus rien. Parfois pourtant, Dereck se prenait à penser et parfois rêvait de remettre cela, mais à une echelle bien plus vaste, de refonder un empire dont il serait l'empereur immortel, mais pour de bon, sans aucune fatalité pour venir détruire son monde, car même si il était perdu dans ce nouveau monde, il avait pu voir certaine chose, une médecine plus puissante que jamais, à son époque cela aurait potentiellement pu sauver son royaume de la maladie coupable de la chute de son royaume.

Puis ce fut au tour de Jarod de remettre de ça, bien sur, que Dereck avait une idée assez vaste de ce que lui voulait Magnéto, c'était évident.

- J'ai lu dans ses yeux Jarod, je ne comprends pas pourquoi il s'acharne alors qu'il voit que je ne suis plus rien... Mais je vois ce qu'il espère accomplir à travers moi... Une forme de résurrection. IL est le premier à connaitre le nom de celui que j'ai été autre-fois depuis... Je ne sais plus combien de temps. Il sait qui je suis, ce que j'ai accompli, ce que j'ai été, mais le fait d'avoir été, ne signifie pas que je peux l'être de nouveau, même si parfois... Je me prends à espérer, ce n'est qu'un rêve... Une illusion venue de mon passé. Je sais de quoi je connais le sujet de l'immortalité, jeunes gens... J'ai déjà 36 vies d'homme derrière moi et pourtant, je sais qu'il ne me sert à rien de les compter... 36 vies d'homme... Par Fenrir... Presque 3 millénaires d'existence.

Ils étaient entrés dans la planque de la confrérie, cet endroit était certes assez bien entretenu, mais diablement triste comparé à son ancienne tour noire. Les souvenirs revenaient péniblement, mais aucun visage ne s'affichait, une grande salle, des tapis rouge et or, des statues de monstre semblant veiller sur lui, il avait tout de même fait partie d'un âge où il y avait une forme d'art qui avait du sens. Lorsque la jeune fille lui demanda, un peu grossièrement ou elle devait le déposer, il répondit d'une neutralité et froideur triste.

- Si tu connais la route pour mon tombeau... Je le prendrais avec joie.
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MessageSujet: Re: Les ruines parmi le moderne (PV: Rika-chou)   Lun 12 Jan 2015 - 8:22

Erïka n’avait jamais eu de tact avec les gens. Certes, elle pouvait être compréhensive, gentille et tenter de remonter le moral de ceux qui en avaient besoin. Cependant, cela restait malgré tout l’un de ses faiblesses. Les personnes qui avaient tendances à être un peu trop dépressives à son goût ne restaient jamais bien longtemps dans les parages. Habituellement son caractère et sa manie à être bien trop franche portait à les déprimer encore plus.

Après l’histoire de Dereck sur sa vie d’immortel, Erïka se demandait si son père allait avoir une vie aussi merdique ou s’il allait rester jeune encore longtemps. Le connaissant, il allait probablement finir par se faire passer pour mort, une fois qu’il sera d’un certain âge, puis il disparaitra de la surface de la terre en changeant d’identité. Bien sûr, ce ne sera pas sans faire en sorte de se retrouver avec quelques millions en poche, question de refaire sa vie dans le luxe qu’il avait toujours connu. Par contre, il verra sa fille ainée mourir, ainsi qu’Alexïs et elle-même. Il verra probablement ses petits-enfants prendre la relève de son empire puis décédé de vieillesse. Vivre autant de deuil pouvait être dur pour le moral d’une personne. Le supporterait-il ? Il agissait comme un homme inébranlable au cœur de pierre, mais il restait malgré tout humain. Comme survivra-t-il à des siècles d’immortalité ?

-« C’est…. Toute une histoire… Si t’as besoin de mourir, je suis sûre que Jarod a des potes qui ont besoin de cibles d’entrainement. » Répondit Erïka. Ce dernier lui jeta un regard noir. « Rooh, ça va, hein. T’as qu’à l’envoyer dans une maison de retraite alors, tu vois bien qu’il sert à rien. »

Que répondre à une telle histoire ? Elle n’en avait aucune idée. Elle aimerait bien compatir, mais ne trouvait rien à redire. Dereck lui-même avouait que sa condition physique actuelle était le résultat d’un choix qu’il avait pris depuis longtemps. Elle n’allait quand même pas faire semblant qu’elle avait pitié de lui alors qu’il ne se bougeait pas le derrière pour espérer un avenir meilleur. Elle était comme ça, que cela plaise ou non aux autres.

Jarod, quant à lui, semblait avoir bien plus de cœur. Il n’était pas un homme méchant, il avait simplement pris le mauvais chemin. En fait, il n’avait pas eu le choix de l’emprunter. Lorsqu’on vivait dans les quartiers peu nantis de New York, encerclé par les gangs de rue et la pauvreté, on prenait les décisions qu’il fallait dans le but de survivre. C’était ce qu’il avait fait, jusqu’à présent. Maintenant il aidait ses compagnons mutants à s’en sortir et à ne pas se laisser piétiner par les humains.

Dereck avait vécu pendant longtemps… terriblement longtemps. Il n’avait plus rien à perdre, ni même à gagner dans un monde qui avait tant changé. Erïka adorait l’histoire, il s’agissait de l’une de ses matières favorites. Elle savait que les époques précédentes n’avaient pas toujours été très tendres avec la population moyenne. Faim, pauvreté, guerres, révolutions. Il s’en était produit des choses au fil du temps. Dereck avait eu la chance de voir et même vivre tout cela. N’avait-il pas une certaine once de curiosité au sujet de ce que sera construit le futur ? Il y avait tant à découvrir, tellement de secrets à percé. Cela semblait si passionnant… S’il se donnait un but dans la vie, peut-être retrouverait-il une certaine lueur d’espoir ? Au vu de celle qui brillait dans son regard, il était clair qu’il avait vu bien trop de choses au cours de sa longue existence pour avoir ne serait-ce qu’un peu de foi en l’humanité… ou au futur qui se profilait à l’horizon.  


-« Tu ne crois pas qu’après si longtemps il est finalement temps de renaître de tes cendres ? Tu dois espérer, mec. On est là pour t’aider. » Tentait de le convaincre Jarod.

Il parlait dans le vide. Même Erïka n’y croyait pas à un seul instant. Lorsque tout espoir était perdu, il était difficile de retrouver un sens à sa vie. Il fallait bien plus que des paroles et de belles promesses. Il fallait voir des actions, des résultats afin de croire que c’était possible. Si Magneto avait véritablement un plan en tête pour cet homme, il valait mieux qu’il trouve la bonne façon de lui faire reprendre du poil de la bête. Pour l’instant, il avait tout d’une épave décrépie qui espérait probablement tombé dans un profond sommeil dont il ne pourrait jamais se réveiller.

Une fois au quartier général de la Confrérie, qui était bien moins miteux qu’Erïka ne l’aurait cru, Jarod incita cette dernière à les suivre à l’intérieur, ce qu’elle fit. Elle ne comptait pas y rester longtemps, par contre. Trainer dans les parages était clairement une provocation pour les ennemis qu’elle s’y était fait avec le temps. Impatiente, elle demanda à Dereck où le reconduire afin de ne pas perdre de temps. Ce dernier lui répondit de telle façon qu’elle ne prit même pas le temps de penser avant de répliquer à son tour.


-« C’est pas un tombeau qu’il te faut, c’est des antidépresseurs. »

Erïka leva une main dans l’intention de signifier clairement à Jarod de ne rien lui reprocher. Elle savait ce qu’elle faisait… En fait, non, pas du tout, mais elle commençait à en avoir marre des plaintes de Dereck. Qui pouvait vivre avec une personne comme cela ? Pas elle. Avançant d’un pas plus rapide afin d’arriver à la hauteur du vieillard qui marchait au rythme d’une tortue unijambiste, la jeune femme pris la parole. Elle n’avait pas envie de passer par quatre chemins pour lui dire ce qu’elle pensait. Elle n’avait pas cette délicatesse-là.

-« Va vraiment falloir que tu fasses quelque chose pour ton attitude parce que sinon je vais finir par t’enfermer dans un cercueil, le glisser dans un corbillard et le jeter au milieu de la mer. Et j’en suis capable. T’as eu trente-six vies pour te bouger le cul et faire quelque chose de bien. T’aurais pu devenir bien mieux qu’un vieux shnock sans intérêt. Si tu préfères t’apitoyer sur ton sort, je peux t’en coller une, ça te fera au moins une bonne raison de râler. Sinon, t’as intérêt à faire quelque chose pour te reprendre en main. Okay, t’as perdu les gens que t’aime au fil des siècles. C’est triste, mais faut t’en remettre maintenant, parce que des gens tu vas en voir mourir encore plein dans le futur. »

C’était le pire discours qui soit pour motiver quelqu’un déjà à terre, mais Erïka souhaitait lui faire comprendre qu’il avait encore de nombreuses vies devant lui et qu’il était temps de se reprendre en main plutôt que de se laisser décrépir. Il avait de nombreuses opportunités devant lui, pourquoi ne pas en profiter ? S’apitoyer sur son sort n’allait lui servir à rien.

-« Fais comme tu veux, de toute façon, pour ce que j’en ai à foutre. »

Puis, soudainement, Erïka réalisa qu’elle n’avait aucune raison d’aider un membre de la Confrérie. Si ça se trouve, ça allait lui retomber dessus. Il valait peut-être mieux qu’elle laissa Dereck croupir dans son coin, finalement. Elle s’arrêta puis se tourna vers Jarod.

-« T’as un truc à me dire où je peux foutre le camp, maintenant ? Il semblerait que t’ai un papy à t’occuper. »
-« Come on, Erïka ! Attend un peu… »

Trop tard, cette dernière semblait déjà décidée à partir.
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MessageSujet: Re: Les ruines parmi le moderne (PV: Rika-chou)   Mer 21 Jan 2015 - 1:13

Le regard du vieil sep osa sur la jeune femme à nouveau, elle était impétueuse et avant la langue bien pendue, peut être trop, cela finirait par lui attirer des problèmes, peut être même avait-elle déjà eu des problèmes à cause de cela d'ailleurs, cette possibilité n'était pas improbable en fait et plutôt réaliste dans les faits.

IL marcha doucement en regardant autour de lui, les membres de la planque regardaient vers eux avec un air mauvais pour certain, tout du moins, ils regardaient la jeune femme, il pus déduire aisément de ce fait que la demoiselle n'entretenait pas de très bons rapports avec ces gens la au final, voilà qui était risqué de venir ici pour elle en effet, d'ou sa réticence à venir en ce lieu.

- Des antidépresseurs... Ce qu'il faut aux vrais hommes... Ce sont de vraie motivation... Le reste... N'est qu'artifice pour les esprits facilement manipulable.

Les paroles du roi arrivait parfois à ressortir, après tout, Dereck était avant tout un Nordique, ayant grandit dans un monde dur et ou il fallait être fort pour survivre, ou la faiblesse n'avait pas sa place, mais cela lui semblait bien loin aujourd'hui, il avait l'impression que le monde acceptait toute les stupidité possible qui pouvaient germer dans l'esprit des gens.

Alors qu'il vit les jeunes gens aller vers une autre direction, Dereck fit un signe de main s'écartant du groupe, les laissant un peu dans leur coin, finir leurs affaires, après tout, cel a ne le regardait pas. IL se dirigea vers une salle ou il aimait être un peu seul avec lui-même.

La il s'installa tranquillement sur un fauteuil pour se reposer, cette rouste, même s'il était plus solide qu'il n'y parait, l'avait bien usé. Tranquillement, il ferma les yeux, se laissant emporter le silence, se remémorant son ancien royaume, l'héritage qu'il n'avait pu laisser à personne derrière lui, la peste ayant tout emporté avec elle, seule sa vieille tour et sa ville vide de vie restait, un vieux vestige de sa gloire passé. Marmonnant quelque mots indescriptible dans sa langue natale, il attrapa un gros livre, le recueil de sa propre vie. L'ouvrage était bien vieux, la couverture en cuir commençait à sérieusement prendre un coup de vieux et le rembourrage à l'intérieur était légèrement déchiré sur un coin, coin dans lequel, il vit une petite chose jaunâtre qui disparut comme un objet qui se décrochait.

La curiosité le piquant, avec ses doigts fripé, il glissa ceux-ci dans le rembourrage en mauvais état, le bruit typique du tissu se déchirant pour laisser apparaitre un objet de papier rectangulaire dont le jaune était en fait du blanc jaunit par le temps et la vieillesse, une lettre.

Retirant la lettre de sa cachette.

- Qu'est-ce que ? Ce sceau sur la lettre... C'est... C'est le sceau du vieux. Pourquoi avoir caché ça ici ?

Il entreprit rapidement d'ouvrir la lettre, rompant le sceau de cire afin de retirer la lettre pliée à l'intérieur, le contenu était écrit en vieux Norvégien, par conséquent seul lui pouvait en comprendre le contenu exact et les mots qui y étaient écrits n'était pas destiné à de simples adieux.

Mon roi, si vous lisez cette ultime lettre, cela signifie que mes dernières visions étaient exactes et que vous êtes dans un lointain futur, dans un bien triste état.

Je vous adresse ces derniers mots pour vous adresser ma dernière et plus grande vision, j'ai vu ce lointain futur dans lequel vous semblez avoir tout perdu. J'y vois de l'espoir, j'y vois un grand combattant portant fièrement l'emblème du loup, luttant pour de nouveaux objectifs et ayant un nouveau but.

Je ne saurais dire si ce combattant vaincra, mais aucun n'obstacle ne pourra le faire se rendre, car la mort ne l’effraiera guère. Ce guerrier se nommera Dereck Monagan,

Les vrais rois ne meurent jamais.


Immobile, stoïque, Dereck fixait la lettre, il n'arrivait pas à croire que le vieux devin ce soit mit à voire si loin dans l'avenir, même si ces prédictions avait toujours été quelque peu flou, du fait que l'avenir est toujours incertain, mais le vieil homme avait toujours été quelque part dans le vrais.

Mais la lecture de cette ultime lettre de son plus ancien serviteur, le devin, fit exploser une vague dans l'esprit du vieux roi, comme si quelque chose se réanimait en lui.

- Par Fenrir, à quel instant ais-je commencé à perdre toute volonté? N'ais-je point été le plus grand roi de mon temps, n'ais-je point dominé mes rivaux et marché à travers tout obstacle... Comment en suis-je arrivé à un tel degré de médiocrité ? Même dans la mort, tu auras su me conseiller, une dernière fois. Les vrais rois, ne meurent jamais.

Parfois, il fallait juste les paroles adaptées pour raviver la flamme d'un personne pour lui redonner goût à la vie et faire renaître la flamme du guerrier. Comme s'il se régénérait, Dereck prit une longue et lente inspiration, forçant ses poumons à enfler du mieux qu'il put, à la mémoire de son royaume, des Vikings dont il avait fait partie pendant quelque temps, le vieil homme poussa un hurlement à s'en arracher les poumons, puissants malgré la faiblesse.

Une fois ceci fait, le mutant se dirigea vers sa porte qu'il ouvrit, non pas avec la lenteur dont il faisait preuve habituellement, mais d'un grand coup, faisant claquer l'objet de bois contre le mur, alors qu'il enfilant une veste qu'il avait attrapé en se dirigea vers la sortie, enfin le vieil se tenait droit malgré la fatigue et son regard, était à nouveau puissant, le bleu de son regard brillant presque comme un diamant.

Alors que Jarod sembla revenir à la hâte, Dereck ne fit pas attention si la jeune fille était toujours avec lui, le jeune homme avait apparemment entendu son cris de guerre d'assez loin, ce qui fit sourire fièrement le vieux mutant.

- Tu sembles m'avoir entendu d'une bonne distance Jarod... J'en déduis que malgré après presque trois millénaires, il me reste du coffre... Mon garçon, j'ai besoin de métal et de matériel de forgerons, j'ai... À me reforger.

Alors que Jarod lui demanda de quoi il pouvait diablement parler, Dereck lui répondit avec un sourire et un regard fiers.

- Disons simplement que... Les vrais rois, ne meurent jamais.
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MessageSujet: Re: Les ruines parmi le moderne (PV: Rika-chou)   Mer 21 Jan 2015 - 20:18

Erïka n’aimait pas mettre les pieds dans le domaine de la Confrérie. Ce n’était pas bon pour elle. Elle attirait des regards, parfois ceux de certaines personnes qui ne l’aimaient pas vraiment, et cela pouvait risquer de croiser des problèmes. Bien que peu de gens en ses lieux la connaisse, c’était suffisant pour qu’elle refuse d’y pénétrer. Maintenant qu’elle n’avait plus de raisons d’y être, elle tourna les talons afin de quitter cet endroit. Jarod la suivit, ayant besoin de s’entretenir avec elle pour une raison importante. Il laissait ainsi Dereck vaquer à ses occupations.

Une fois à l’extérieur, Erïka replaça une mèche blonde derrière son oreille. Elle croisa les bras, comme si cela pouvait la protéger de la brise froide de janvier, puis commença à marcher lentement devant le bâtiment. Jarod sortit deux cigarettes de son manteau et lui en tendit une avant de lui filer le briquet qu’il avait utilisé pour allumer la sienne. Lorsqu’elle le lui rendit, il put commencer à discuter.

-« Bon, écoute, j’ai besoin d’un gros service à te demander. »
-« Pas le genre qui inclus de faire sauter un bâtiment, cette fois, j’espère ? »

La dernière fois qu’ils s’étaient échangés des services, elle avait fini par essayer d’empêcher l’une de ses amies de se faire buter dans un laboratoire où le but était de tout saccager et de voler quelques trucs au passage. Au final, elles s’en étaient tous bien sorties, mais Erïka n’avait pas pu empêcher le bâtiment d’exploser. Heureusement, il n’y avait que très peu de personnes qui en ont subi les conséquences. Seul le mec tenant la bombe mourut dans l’explosion. Pour le reste, il n’y eut que des blessés.

-« Non, cette fois c’est plus… c’est personnel. Écoute… » Il s’arrêta et se tourna vers Erïka. Il parlait moins fort qu’à l’accoutumé, comme s’il voulait empêcher que quelqu’un de les entende. « J’ai besoin que tu parles avec le professeur Xavier… celui qui diriges votre bahut, là. Il faut qu’il rencontre quelqu’un pour moi. »
-« Pourquoi tu l’amènes pas à l’institut, tout simplement ? »
-« Il est là, le truc. Tu sais aussi bien que moi qu’il y a quelques tensions entre l’institut et la Confrérie. Je peux pas aller là, si ça se sait, y’a quelques mecs ici qui pourraient commencer à me prendre pour une espèce de « traite ».»
-« Et donc tu veux que je t’arrange un rendez-vous à ta place ? »
-« C’est ça. »
-« Ça dépend. Il n’y a aucun risque ? Je ne veux pas convaincre le professeur d’aller voir n’importe qui sans savoir si cette personne n’est pas un danger. »
-« Non, il n’y a rien à craindre. C’est… c’est mon p’tit frère. Il vient d’avoir quinze ans et il a commencé à découvrir ses capacités. Par contre, si ça se sait, y’a des mecs ici qui vont vouloir l’enrôler. Ce qu’on fait est loin d’être très beau et éthique, je le reconnais. J’ai pas envie qu’il suive le même chemin que moi. J’ai réussis à le garder loin des gangs de rue et des dealers pour l’instant, mais j’ai pas envie qu’il continue à vivre cette vie de merde. Il mérite mieux qu’une famille à problèmes qui ne joint même pas les deux bouts. Je te demande juste de faire en sorte que le professeur Xavier le rencontre et lui parle de l’institut pour le tirer hors d’ici. Là-bas il a une chance d’avoir un vrai avenir. »
-« Eh bien, je ne te savais pas aussi tendre… Bon, écoute, je peux parler de ta situation au professeur, mais ce sera à lui de décider ce qu’il compte faire. Disons que je n’ai pas envie de voir vos rangs grossir non plus. Vous faites assez de bordel comme ça à travers la ville. Je ne te garantis rien, mais je vais essayer de faire quelque chose pour lui. »
-« Merci. C’est vraiment important pour moi, girl. Mais n’en parle à personne, d’accord ? Je ne t’ai jamais dit quoi que ce soit, on est d’accord ? »
-« T’en fais pas pour ça, je sais fermer ma gueule. »
-« Bon… hummm. Je ne me souviens plus de leur nouvelle adresse. Je vais te chercher le papier, je reviens. »

Erïka jeta sa cigarette au sol avant de pénétrer à nouveau dans l’établissement. Elle resta dans le hall, adossée au mur, attendant que son ami, qui y était entré d’un pas bien plus rapide qu’elle, ait cherché la nouvelle adresse de sa famille.

Sur le chemin, dans le couloir principal, Jarod tomba sur Dereck, qui semblait bien plus… vivant qu’avant. Qu’est-ce qui s’était produit pendant les dix dernières minutes ? Il ne comprenait pas vraiment ce qui se passait, mais comme il n’obtint pas de réponse claire et précise, se disant que le vieil homme était en train de délirer, il ne posa pas davantage de question. Qui allait encore chez le forgeron à leur époque ? Ça n’existait probablement plus depuis longtemps, selon lui.
Erïka, par contre, vit arriver Dereck de loin. Elle ne put s’empêcher de remarquer à son tour ce changement de posture, de démarche et, surtout, cette lueur qui brillait dans son regard comme un feu s’embrasant. Avant de continuer sa marche, Jarod lança une petite remarque à Erïka à la blague.


-« Hey princess, t’as un nouveau concurrent au titre du nouveau roi du monde ! »
-« Ooh, shut up ! »

Jarod reprit sa marche, laissant Erïka râler intérieurement contre ses remarques à la con. Par contre, elle ne pouvait pas ignorer Dereck, qui était tout près.

-« Mec, faut que tu te calmes avant de faire un arrêt cardiaque. Abuser des médocs c’est jamais bon, hein. »
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