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 Bien-aimée vient avec belle famille (PV Nora)

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Evelynn Jones

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MessageSujet: Bien-aimée vient avec belle famille (PV Nora)   Mer 3 Sep 2014 - 18:57

Depuis leurs fiançailles, Evelynn n’était que plus heureuse dès qu’elle voyait sa compagne. Ce qu’elle avait fait, l’artiste n’aurait sans doute jamais eu le courage de le faire, mais ça ne l’empêchait pas de l’avoir désiré inconsciemment. Est-ce qu’Evelynn aurait pu faire un tel geste envers celle qu’elle aimait ? Peut-être… au bout de plusieurs et nombreuses années. Mais peu importe, elle n’aurait jamais rien pu faire  d’aussi magnifique que ce que sa compagne lui avait offert. Un voyage dans un lieu rêvé, une demande digne des plus beaux films d’amour…

Secouant la tête, Evelynn termina de couper quelques légumes, impatiente de voir sa dulcinée franchir la porte. Elle devait revenir d’une minute à l’autre d’une mission elle-ne-savait-pas-où, mais l’artiste tenait à lui faire un accueil hors de l’ordinaire. Tout d’abord la nourriture : elle avait choisi des plats simples, mais que Nora adorait, et elle les avait tous préparés elle-même. Ses talents de cuisinières s’étaient grandement améliorés, maintenant qu’elle préparait pratiquement tous ses repas et bien souvent seule. Au moins, elle pouvait s’entraîner pour faire de belles surprises à sa compagne.

La nourriture était prête, et attendait sous des couverts conçus pour garder le repas chaud. Faisant demi-tour, elle se dirigea vers l’autre loft, soit son loft atelier, pour en tirer une toile. C’était une représentation de Nora (quelle surprise) mais qu’elle avait fait en robe blanche, comme une fraîche mariée. Ses cheveux ondulés descendaient le long de son corps et elle avait les mains jointes, portant un joli bouquet de fleur. Evelynn espérait faire plaisir à Nora avec ça. Déposant la toile sur un fauteuil, elle s’installa ensuite dans le sofa, avec sa dernière surprise… elle-même. Elle s’était habillé d’une tenue de tissus blancs, pratiquement transparent, qui semblait légère comme tout. Elle accentuait ses formes juste comme il le fallait, serrant sa taille déjà pourtant fine, mais laissant un beau décolleté pour les yeux de sa douce. En termes de bijoux, hormis la bague de fiançailles, elle ne portait rien d’autre qu’un collier fin fait d’or blanc, pour aller avec le tout.

Elle attendit… et attendit… cela faisait déjà une trentaine de minutes qu’Eleonnora aurait dû franchir la porte. Evelynn feuillerait une revue en attendant le retour de sa douce quand des bruits de pas se firent entendre dans le couloir. Jetant la revue au bout de ses bras, elle se plaça de manière avouons-le assez aguicheuse, espérant voir le désir naître dans le regard de sa compagne, mais elle n’ouvrit pas la porte : elle cogna.

Intriguée, Evelynn se leva et saisit son peignoir, laissé à ses côtés, pour l’enfiler. Pourquoi prenait-elle la peine de cogner ? La porte était portant déverrouillée… était-il arrivé quelque chose ? L’inquiète Evy se dépêcha donc d’aller ouvrir la porte, mais au lieu de se retrouver devant Eleonnora, ce fut un homme d’un certain âge, en fait un âge difficilement identifiable, qui attendait patiemment. Evelynn s’assura que son peignoir était bien fermé, puis lui demanda poliment, sans le reconnaître :


-Bonjour… vous désirez monsieur ?

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Eleonnora S. Davidoff

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MessageSujet: Re: Bien-aimée vient avec belle famille (PV Nora)   Ven 5 Sep 2014 - 3:47

Sergeï Davidoff avait eu une longue journée. Après de longues heures de vol en partance de la Russie, il avait regagné son appartement à Manhattan. Il s’était arrêté en chemin pour commander un repas léger au Starbuck qu’il avait mangé dès son arrivée à son domicile. Après avoir tergiversé un moment, il avait décidé de faire une courte sieste de quelques heures afin de se remettre les idées en place.

Trop de travail, trop de stress, trop de choses à gérer. Il était exténué. Il ne savait plus où donner de la tête. Personne ne lui avait dit qu’élever des enfants, même à la porte de l’âge adulte, pouvait être aussi difficile. Il devait gérer sa fille qui étudiait sur un autre continent et qui passait son temps à se mettre dans les ennuis. Il devait sans cesse se soucier des dépenses de son fils et faire en sorte qu’il ne manquait pas d’argent. Que faisait-il pour dépenser autant ? Il n’avait pas osé poser la question la dernière fois qu’ils avaient eu une conversation téléphonique. Alexïs ne souhaitait pas discuté avec lui des activités qu’il faisait hors des cours et Sergeï n’avait pas eu la volonté de lui tirer les vers du nez.

Pendant longtemps, il avait redouté le moment où il rencontrerait ses enfants. Les choses ne s’étaient pas très bien placées, mais il avait eu l’impression de reprendre le contrôle peu à peu. Cependant, Alexïs décida soudainement de se rebeller et de s’affirmer comme un adolescent en crise. Erïka, quant à elle, préférait écouter les conseils d’Emma Frost et la consulter sur son futur plutôt que de se confier à lui. Il pouvait se consoler en se disant qu’elle allait pouvoir s’occuper de son entreprise, un jour.

D’ailleurs, Sergeï devait parler à sa fille aînée à ce sujet. Elle était sa fille légitime, celle qui devait lui succéder. Il se doutait bien que l’idée ne l’enchantait guère et il comptait bien la remplacer par Erïka. Cependant, avant tout, il devait avoir une discussion avec elle. Il lui parlait peu puisqu’elle était souvent absente à cause de son travail. Elle ne semblait pas s’en plaindre. C’était une bonne chose et il se félicitait encore d’avoir réussis à lui trouver un poste si important au sein de la société.

Lorsqu’il se réveilla finalement, Sergeï alla prendre une douche puis enfila un habit propre. Il n’avait pas besoin de se mettre sur son trente et un pour aller voir sa fille. Il se contenta d’un pantalon sobre et d’une chemise d’un bleu très foncé, pratiquement noir. Il ne souhaitait pas avoir l’air trop formel. Une fois prêt, il quitta son appartement. Comme celui d’Eleonnora ne se trouvait qu’à un pâté de maison il décida de marcher. Il ne faisait pas trop chaud ce soir et l’air frais lui permettait d’avoir les idées claires.

Une fois arrivé dans l’immeuble il emprunta les escaliers plutôt que d’attendre l’ascenseur. Ce n’était pas parce qu’il avait quitté l’armée qu’il devait se relâcher. Il avait besoin de rester en forme, surtout à son âge. Une fois devant l’appartement de sa fille, il cogna à la porte.

Habituellement, Sergeï appelait Eleonnora avant de lui rendre visite. À chaque fois, elle lui proposait de le retrouver à son appartement ou de l’inviter au restaurant. Il ne se souvenait pas d’avoir un jour mis les pieds chez elle. Cela remontait à des années alors qu’elle venait de s’installer à New-York.

La porte s’ouvrit finalement. Il ne s’agissait pas d’Eleonnora, mais d’une femme qui faisait environ son âge, brune, qu’il n’avait jamais rencontrée de sa vie. Pendant un instant, il se demanda s’il ne s’était pas trompé d’appartement. Il recula légèrement la tête pour observer le numéro de porte. C’était le bon. Sa fille avait-elle déménagé sans l’en informé ?


-« Est-ce qu’Eleonnora est là ? »

Son anglais n’était pas parfait, il avait un accent terrible, mais il était compréhensible. Il commençait à se questionner sur l’identité de cette femme. Eleonnora n’avait pas besoin de cohabiter avec qui que ce soit puisqu’elle avait largement les moyens de se payer un tel loft, sans parler des dépenses faramineuses qu’elle avait toujours eu l’habitude de faire. Sergeï ne voyait qu’une seule possibilité et ce n’était pas la plus flatteuse pour cette jeune femme.

-« Êtes-vous la femme de ménage ? »
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Evelynn Jones

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MessageSujet: Re: Bien-aimée vient avec belle famille (PV Nora)   Ven 5 Sep 2014 - 4:48

-« Est-ce qu’Eleonnora est là ? »

-Eleonnora ? Euh non elle n’est euh… pas ici pour le moment… qui euh… qui la demande ?

L’hésitation dans sa voix était revenu, comme au naturel, devant une personne qu’elle rencontrait pour la première fois. En plus, elle avait du mal à comprendre ce qu’il disait avec son accent russe. Il ne devait pas être habitué de parler anglais… peut-être était-ce un des amis avec qui Eleonnora avait gardé contact dans l’armée ? Après tout, il semblait entraîné, il devait venir de Russie… ça collait. Du moins, c’était l’hypothèse la plus crédible qui vint à l’esprit de l’artiste, qui s’efforça de maintenir sa robe de chambre bien fermée. Si elle faisait un effort pour s’habiller de façon désirable, c’était chez sa compagne qu’elle voulait voir cette lueur d’excitation, et non pas chez un quelconque inconnu.

-« Êtes-vous la femme de ménage ? »

-La… la femme de ménage ?

La femme de ménage ? Sérieusement ? SÉRIEUSEMENT ? Est-ce qu’elle était vêtue avec une tenue de boniche française, avec le froufrou ridicule et le chapeau complètement inutile ? Non. Malgré « l’insulte », Evy n’était pas une personne méchante, mais elle pouvait aisément être mal à l’aise. Tout d’un coup, tout sembla mal aller. Ses cheveux lui semblaient soudainement décoiffés, le nœud de sa robe de chambre de côté, l’appui sur la porte lui donnait l’air idiote, bref, elle se sentait tout sauf à sa place… alors qu’elle était chez elle.

-Non non je eh… je ne fais pas le ménage ici je euh… je vis ici avec… eh bien avec Eleonnora. Je profite surtout du loft d’à côté pour… pour peindre en fait mais… je vis surtout ici.

Un silence de mort, de glace, d’une lourdeur incroyable se fit sentir entre eux. Un silence qui aurait pu durer extrêmement longtemps si quelque chose n’était pas intervenu. Quelque chose… ou enfin, plutôt quelqu’un. Des bruits de pas se firent entendre dans l’escalier, et Evelynn sut que cette fois-ci, c’était bien sa compagne qui rentrait.

-Elle… je crois que c’est elle qui monte les marches… euh… si vous voulez entrer ne euh… ne vous gênez pas.

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Eleonnora S. Davidoff

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MessageSujet: Re: Bien-aimée vient avec belle famille (PV Nora)   Ven 5 Sep 2014 - 5:31

Sergeï Davidoff n’avait jamais été très proche de ses enfants. Il avait fait des efforts, selon lui, mais ce n’était pas suffisant aux yeux de ces derniers. Être père était un métier à temps plein, mais il avait préféré servir son pays et, à une certaine occasion, aller voir ailleurs plutôt que de rester avec sa famille. Il n’avait jamais eu les capacités nécessaires pour élever un enfant. Il pensait que les biens matériels et l’argent pourraient faire l’affaire et compenser ses absences, mais il se trompait. Maintenant, il était trop tard pour tenter d’élever ses deux filles et son garçon. Ils étaient tous grands et ils avaient la capacité de penser et de vivre par eux-mêmes sans leur dicter quoi faire.

Malgré tout, Sergeï était le genre d’homme qui avait une façon de penser bien à lui et qui s’y tenait. Cela lui avait causé de nombreux problèmes avec Erïka. Parfois, il était exaspéré par elle. Par contre, il devait avouer que c’était intéressant d’avoir un enfant qui osait lui tenir tête et d’exprimer ses propres opinions tout en critiquant les siennes. Avec Eleonnora il n’avait jamais eu ce problème. Elle avait toujours été respectueuse et obéissante, comme il le lui avait appris.

Eleonnora ne se trouvait pas chez elle en ce moment. Une femme qui lui était totalement inconnue avait répondu à la porte. Qui était-elle ? Il aimerait bien le savoir. Cette dernière devait se poser la même question. En fait, elle lui demanda qui il était. Elle devait être la femme de ménage. Il ne voyait aucune autre possibilité.


-« Sergeï. »

Il suffisait de lui laisser son nom et espérer qu’Eleonnora sache qu’il était passé. Après tout, ça devait faire partie de sa définition de tâche de prendre les messages, non ? Afin de s’assurer de l’identité de cette femme ou, du moins, du rôle qu’elle jouait dans la vie de sa fille, il lui demanda si elle était bel et bien la femme de ménage. Apparemment, il se trompait totalement. Cette femme vivait avec Eleonnora… et dans le loft voisin à la place. Il n’était pas certain de bien comprendre, mais il retenait particulièrement la partie qui concernait sa fille. Depuis quand vivait-elle avec quelqu’un ? Pourquoi il n’était pas au courant de cela ?

-« Vous vivez avec elle ? Depuis quand ? »

Des pas dans l’escalier indiquaient que quelqu’un montait sur le palier. Selon la femme, il s’agissait probablement d’Eleonnora. Elle invita donc Sergeï à entrer à l’intérieur. Il fit deux pas dans l’appartement et remarqua immédiatement la décoration : des cadres, des toiles, la majorité représentant sa fille. Depuis quand avait-elle ce genre de décoration ? Cela faisait narcissique. Sergeï ne put s’empêcher de se remémorer son ex-femme, la mère d’Eleonnora. Il n’était pas certain d’apprécier cela.

Eleonnora monta les escaliers d’un pas rapide. Elle avait hâte de rentrer chez elle et de se reposer. Elle avait eu de la paperasse à remplir et cela l’avait retardée. Elle détestait les formulaires, les rapports, les documents en tout genre. Elle n’avait pas envie de s’occuper de tout cela, mais elle n’avait pas le choix. Cela faisait partie du travail. Lorsqu’elle atteint le palier de son loft, elle fut soulagée de se dire qu’elle allait pouvoir passer quelques jours tranquillement à la maison en compagnie de la femme qu’elle aimait. D’ailleurs, cette dernière devait l’attendre avec impatience, lui ayant même laissé la porte ouverte en l’ayant probablement entendue arrivée.


-« Papa !? »

Ce fut la seule chose qu’Eleonnora, surprise, fut en mesure de prononcer. Elle ne savait pas quoi dire, ni que faire. Elle n’aurait jamais cru qu’il viendrait lui faire une visite surprise. Il l’avait toujours appelé pour organiser leurs rencontres puisqu’elle était bien souvent absente. Maintenant, il était là, dans son appartement, avec Evelynn. La jeune femme ne savait pas où se placer. Elle était mal à l’aise. Cette situation, elle l’avait tant redoutée.

-« Que fais-tu ici ? Pourquoi n’as-tu pas téléphoné ? » Demanda-t-elle en tentant de dissimuler sa nervosité.

Elle referma la porte derrière elle et déposa son sac à main un peu plus loin. Elle ne prit pas le temps de retirer son veston ouvert, ni même ses talons aiguilles. Elle voulait simplement voir son père partir d’ici tout de suite. Elle devait inventer une histoire, trouver quelque chose de crédible et qui ne ressemblait surtout pas à la vérité. Elle ne serait jamais capable de la lui avouer.


-« J’étais de passage dans les environs. J’ignorais que tu vivais avec une… »
-« Une colocataire ? » Le coupa Eleonnora avant de se souvenir qu’il détestait être interrompu. « C’est… récent. Je n’ai pas eu l’occasion de te l’annoncer, voilà tout. »

Nerveuse, Eleonnora ne savait plus quoi dire ou faire. Elle ne pouvait pas cacher les toiles qui étaient accrochées au mur, mais elle pouvait utiliser son don de télékinésie pour déplacer les quelques cadres photos se trouvant sur des meubles du salon et les coucher face contre la surface plate, lorsque son père ne regardait pas.

-« Hummm… Eh bien… Y a-t-il une raison à ta visite ? »
-« Je crois que cela peut attendre. » Fit-il en tournant la tête vers Evelynn pour la fixer droit dans les yeux.
-« D’accord… Eh bien… Voici Evelynn, ma… colocataire. Evelynn, voici Sergeï, mon père. »

Maintenant, elle n’avait plus qu’à espérer que son père décide de quitter ce loft le plus tôt possible et qu’Evelynn ne fasse pas l’erreur de la corriger sur la nature de leur relation. Bien qu’elles prévoyaient bientôt se marier, Eleonnora n’était toujours pas prête à parler de son homosexualité à son père. Pourtant, elle allait bien devoir le faire un jour ou l’autre…
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Evelynn Jones

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MessageSujet: Re: Bien-aimée vient avec belle famille (PV Nora)   Ven 5 Sep 2014 - 6:48

-« Sergeï. »

Même l’esprit plus ou moins vif d’Evelynn pouvait deviner qu’il était russe et que son raisonnement précédent était le bon. Cependant, ce nom lui disait quelque chose… est-ce que Nora l’avait prononcé une fois ou deux durant leur longue relation ? Elle n,Y avait sans doute pas porté attention, du moins pas assez pour comprendre qui était cet homme. S’expliquant ensuite, lui avouant qu’elle vivait ici, elle fut surprise de voir l’air du père changer. Y avait-il vraiment quelque chose de surprenant sur le fait qu’Eleonnora et Evy, future mariée, vivaient ensemble ? Oh, peut-être que cet homme ne le savait pas… ça semblait logique.

-« Vous vivez avec elle ? Depuis quand ? »

-Euh… depuis que… eh bien que mon appartement s’est fait… cambriolé. Je ne me sentais pas… euh… pas vraiment d’y retourner et Eleonnora m’a chaleureusement accueilli chez elle.

Que des vérités. Evelynn ne mentait jamais, pour la simple et bonne raison qu’elle était la plus piètre des menteuses qui existaient. Il lui était arrivé d’avoir à mentir, comme lorsqu’elle s’était enfui avec sa dulcinée jusqu’à Venise, mais c’était très rare, et heureusement cette fois-là, Nora avait pu arranger une note d’un médecin pour justifier ces absences à son travail. Invitant Sergei à entrer, elle fut contente d’entendre les bruits de pas raisonner dans la cage d’escalier, signe que sa dulcinée n’allait pas arriver bien plus tard que prévu finalement.

-« Papa !? »

Oups… Evelynn n’avait rien compris du tout finalement à la situation. Ce n’était pas un ancien instructeur de l’armée ou un collègue en visite, c’était son père ? Si Eleonnora parlait de bien des sujets ouvertement, celui de son géniteur ne faisait définitivement pas partie de son top dix. Evy avait peut-être entendu son nom au total… deux ou trois fois. Nora n’avait jamais semblé vouloir en parler, et ce n’était pas l’artiste qui allait chercher à lui tirer les vers du nez.

-« Que fais-tu ici ? Pourquoi n’as-tu pas téléphoné ? »

-Il vient tout juste d’arriver. Vous êtes sur la même longueur d’onde sans même l’avoir prévu.

L’artiste tenta de rire, de détendre l’atmosphère, mais ça ne semblait pas du tout aller dans cette direction. Evelynn se contenta donc de toussoter dans sa main avant de faire un pas vers l’arrière, les yeux regardant ses orteils. Tenir tête à quelqu’un était maintenant quelque chose d’envisageable depuis ses entraînements (envisageable, pas simple hein !), mais il s’agissait de son beau-père… était-il seulement au courant de ce lien ? Il ne semblait même pas être au courant de la relation des deux femmes, et le ton de voix stressé de sa compagne ne fit que confirmer ce qu’elle pensait.

-« J’étais de passage dans les environs. J’ignorais que tu vivais avec une… »
-« Une colocataire ? C’est… récent. Je n’ai pas eu l’occasion de te l’annoncer, voilà tout. »

Colocataire mon œil… Nora avait insisté, très tôt dans leur relation, pour qu’Evy raconte à ses parents son homosexualité fraîchement découverte. Maintenant que le père de Nora était là, il était peut-être temps que celui-ci aussi apprenne des bonnes nouvelles. Enfin… bonnes dépendaient toujours du point de vue.

-« Hummm… Eh bien… Y a-t-il une raison à ta visite ? »
-« Je crois que cela peut attendre. »
-« D’accord… Eh bien… Voici Evelynn, ma… colocataire. Evelynn, voici Sergeï, mon père. »

-En… ench… enchanté monsieur.

Le regard qu’il lui jetait la forçait à regarder au sol, incapable de garder ses yeux dans les siens. C’était son beau-père… mais il ne le savait même pas. Ça, même une Evelynn peu éveillée pouvait le comprendre facilement. Elle tourna la tête vers Nora, l’air de dire « Eh il serait peut-être bien que tu lui dises qu’on est ensemble non ? », puis ramena son regard vers le père de sa bien-aimée.

-Est-ce que euh… est-ce que je vous euh… voulez que je vous laisse ? Sinon je euh… peux préparer le repas si… si vous me laissez le temps je euh… c’est la moindre des choses pour euh… pour le service que me rend Eleonnora.

Jamais elle n’avait hésité autant dans une phrase depuis ses entraînement avec Emma Frost, qui s’était appliqué à lui apprendre à prendre confiance. Devant cette figure d’autorité, elle ne savait plus comment se tenir, comment bouger, comment parler. Réalisant que la tenue aguicheuse qu’elle cachait honteusement sous sa robe de chambre n’était pas la plus appropriée, elle se dirigea doucement vers le couloir.

-Je euh… vais simplement me mettre… quelque chose de plus euh… de plus euh…. Habillé sur le dos et je reviens…

Elle fit demi-tour, courant presque dans le couloir pour rejoindre la chambre d’Eleonnora, y puisant une tenue aléatoire. Des pantalons « professionnels » ainsi qu’un tailleur blanc, le genre de tenue qu’elle portait en temps normal à la bibliothèque. Puis elle revint doucement dans la salle à manger, ne voulant pas couper une quelconque conversation.

-Quelque euh… quelque chose à euh… à boire ?

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Eleonnora S. Davidoff

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MessageSujet: Re: Bien-aimée vient avec belle famille (PV Nora)   Sam 6 Sep 2014 - 5:22

Chaque nouvelle journée nous réservait son lot de surprises. Sergeï était loin de se douter qu’il allait en découvrir beaucoup, aujourd’hui. Eleonnora lui parlait rarement de sa vie personnelle. Tout tournait autour du travail, des petits éléments tout à fait banals de la vie quotidienne et des rencontres faites ici et là avec des personnes de leur connaissance. Il n’avait pas pensé qu’elle lui cachait volontairement certaines choses. Lorsqu’il lui demandait ce qui se passait dans sa vie sentimentale, si elle avait enfin rencontré un homme décent et digne de faire partie de leur famille, elle lui parlait d’un homme ou d’un autre avec qui les choses n’avaient pas fonctionné, au final. Elle semblait bien difficile dans son choix de la gente masculine.

En cognant au domicile de sa fille, il ne s’attendait pas à tomber sur la femme de ménage. En fait, il s’agissait plutôt de sa colocataire. Pourquoi ? Depuis quand ? Pourquoi n’était-il pas au courant de cela ? Elle n’avait jamais dit qu’elle vivait avec quelqu’un. La femme qui lui avait ouvert la porte expliqua qu’elle vivait chez Eleonnora suite au cambriolage de son propre appartement. Cette dernière avait toujours su se montrer généreuse avec les autres. Ce n’était pas étonnant qu’elle s’occupe ainsi des autres, surtout vu le métier qu’elle exerçait. Même lorsqu’elle n’était pas en devoir elle n’hésitait pas à aider les autres.

D’ailleurs, cette dernière venait de revenir du travail. En entrant dans son appartement, elle fut surprise d’y retrouver son père. Aussitôt, elle perdait tous ses moyens. Son assurance s’était soudainement envolée pour laisser place à la nervosité. Elle ne comprenait pas pourquoi il ne lui avait pas téléphoné comme son habitude et la raison d’une telle visite à l’improviste. Selon Evelynn, il venait tout juste d’arriver. La jeune femme lui adressa un petit regard angoissé avant de porter son attention sur son père.


-« Eh bien… Tu arrives au bon moment, alors. »

Evelynn tentait de rire, mais Eleonnora ne pouvait pas l’imiter. Elle était figée, elle ne savait pas trop quoi faire, ni quoi dire. Elle voulait se débarrasser de son père, mais elle savait que si elle ne s’y prenait pas de la bonne façon il allait le remarquer immédiatement. Elle tentait, au moins, de lui dissimuler la vérité. Elle fit passé Evelynn, non pas pour sa femme, mais pour sa colocataire. Elle ne pouvait pas se résigner à lui dire qu’elle allait se marier. La nouvelle allait être d’autant plus dure à avaler si elle lui annoncer qu’elle était engagée avec une femme.

Si Eleonnora était nerveuse face à son père, Evelynn évitait carrément son regard. Elle répondit poliment aux présentations, timide et hésitante. Lui, il était plutôt froid, impassible. Cela avait un côté plutôt effrayant.

-« Pareillement. »

Il n’était pas si enchanté que ça de rencontrer Evelynn. Il venait parler à sa fille, pas à une inconnue qui partageait son loft. Eleonnora, elle, ne savait pas où se placer. Elle savait que sa fiancée la fixait en lui faisant clairement comprendre qu’elle ne pouvait pas dissimuler la nouvelle de leur mariage éternellement. C’était si difficile à faire. Si la jeune femme avait poussé Evelynn à parler de son homosexualité à ses parents, c’était bien parce qu’elle n’aurait eu aucune mal à désamorcer la situation si ces derniers n’auraient pas été d’accord avec une telle chose. C’était toujours moins effrayant que de faire face à son propre père. Soudainement, elle avait peur. Elle ne se sentait pas très bien. Elle n’avait qu’une envie : se cacher dans son lit, sous ses couvertures et oublier sa vie. Elle avait peur de perdre Evelynn lorsque son père sera au courant de leur relation. Jamais elle ne sera assez forte pour aller contre sa volonté.

Evelynn trouva une excuse pour aller voir ailleurs. C’était parfait. Il valait mieux qu’elle ne reste pas trop près lorsque la jeune allait parler à son père. Sautant sur l’occasion, elle l’envoya s’occuper du repas, peu importe de quoi il s’agissait.


-« C’est une excellente idée, Evelynn. Mon père et moi avons beaucoup de choses à nous dire. »

Elle devait puiser beaucoup de courage en elle pour être en mesure de le lui dire. La tâche ne s’annonçait pas simple. Au moins, Evelynn s’éclipsa rapidement. Eleonnora n’était pas stupide, elle savait que sa fiancée cachait une tenue des plus aguichantes sous ce peignoir. La jeune femme n’arrivait même pas à la désirer en ce moment même. La seule pensée d’imaginer quelque chose de sensuel ou de sexuel la faisait sentir coupable. Face à son père, elle se sentait toujours fautive, coupable d’aimer les femmes alors que ce n’était pas quelque chose de bien à ses yeux. Pourtant, elle n’y pouvait rien. Elle était née ainsi. Personne ne pouvait brimer ses envies et ses désirs. Elle avait ses préférences, elle était attirée, comme bien des hommes, par la gente féminine. Qui avait-il de mal à cela ? Elle était heureuse, c’était tout ce qui comptait. Enfin, elle l’était jusqu’à maintenant.

-« Ce n’est pas la meilleure des idées d’avoir une colocataire alors que tu n’es pratiquement jamais chez toi. Qui sait ce qu’elle pourrait faire en ton absence. »
-« Ne t’en fais pas pour cela… Je la connais depuis longtemps, elle n’est pas ce genre de femme. »

Evelynn revint, telle une petite souris, afin de leur demander s’ils souhaitaient quelque chose à boire. N’importe quoi, Eleonnora s’en fichait. Elle avait l’impression d’avoir la gorge aussi sèche que le désert du Sahara. Elle ne se sentait pas très bien. Elle voulait boire quelque chose, mais elle ne savait pas si son corps allait l’accepter tant elle était nerveuse.

-« Du vin, ce sera parfait. Merci. »

Nerveuse, la jeune femme tenait ses mains l’une dans l’autre, les sentant moites. Elle perdait totalement ses moyens. À chaque fois qu’elle ouvrait la bouche pour annoncer la fameuse nouvelle à son père elle la refermait aussitôt. Elle n’arrivait pas à le faire. Elle n’allait jamais y arriver. Elle savait qu’il allait mal le prendre, elle appréhendait sa réaction.

-« Tu as quelque chose à me dire ? » Demanda-t-il au bout d’une minute.
-« Non, non, ce n’est pas important… Parlons plutôt de la raison de ta visite. »
-« Eleonnora. Cesse donc de me mentir. »
-« Moi ? Je ne mens pas, voyons. À force de trainer avec Erïka, n’importe qui deviendrait paranoïaque et penserait que tout le monde lui ment. Ça fait le coup à tout le monde et… »
-« Eleonnora. » Fit-il d’un ton plus sévère.
-« En fait… Je… je vais me marier… »

Elle détourna le regard, elle parlait d’une voix basse et incertaine. Voilà, c’était dit. Elle tremblait, elle était nerveuse. Elle n’osait pas regarder son père. Elle craignait de voir sa réaction. Tout d’abord étonné, Sergeï eut besoin de quelques secondes pour analyser ce qu’il venait d’entendre. Son regard se posa sur Evelynn dès que celle-ci fut dans son champ de vision. Venait-il d’entendre que sa fille aînée allait se marier ? Depuis combien de temps lui cachait-elle cette nouvelle ? Il avait toujours su que sa fille avait une préférence pour les femmes, bien qu’il ait préféré le nier et faire en sorte qu’elle rencontre un homme qui serait en mesure d’engendrer une descendance. Il n’était pas stupide, après avoir vu les toiles il savait bien que cette Evelynn n’était pas que sa colocataire.
Après de longues minutes ponctuées d’un long et lourd silence de mort, Sergeï trouva finalement la force de parler. Le choc venait de passer, mais il n’arrivait toujours pas à croire ce qu’il venait d’entendre. Sa fille propre fille avait décidé de se marier dans son dos ? Lui aurait-elle dit, un jour ? Comment n’avait-il pas réalisé ce qui se tramait plus tôt ?


-« Ais-je mal entendu ? Tu vas te marier ? »
-« Non, je… je vais me marier. »
-« Avec… elle ? »
-« Elle s’appelle Evelynn, papa… »
-« Tu ne peux pas faire ça, Eleonnora. Tu ne peux pas marier une femme ! Tu ne… Ce n’est pas possible ! Tu comprends ce que je dis ?! »
-« Oui, je comprends. »

Eleonnora restait silencieuse, la tête basse. Elle avait peur. Elle n’avait pas la force de lui tenir tête. Pourtant, elle le devait. Si elle ne le faisait pas pour elle, elle devait au moins le faire pour Evelynn. Doucement, elle leva la tête pour jeter un regard à sa fiancée. Pourquoi ne pouvait-elle pas quitter l’appartement pour quelques heures et la laisser affronter son père seule ? La pauvre ne méritait pas de voir un tel spectacle. Elle ne méritait pas ça. Personne ne le méritait.
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MessageSujet: Re: Bien-aimée vient avec belle famille (PV Nora)   Lun 8 Sep 2014 - 5:36

-« C’est une excellente idée, Evelynn. Mon père et moi avons beaucoup de choses à nous dire. »

N’importe quelle raison était suffisante pour disparaître, et de voir qu’Eleonnora lui donnait même un coup de main pour s’enfuir lui fit réaliser qu’elle n’était peut-être pas la seule à craindre la figure paternelle. S’esquissant le temps de se mettre une nouvelle tenue propre sur le dos, Evelynn revint après quelques secondes, leur proposant quelque chose à boire. Elle ne capta pas une seule ligne de leur conversation précédente, ce qui était parfait.

-« Du vin, ce sera parfait. Merci. »

L’artiste recula encore une fois et saisit l’une des bouteilles de vin qui sortait du réfrigérateur.  Elle saisit deux verres, hésita, puis, avec un soupir de découragement, saisit une troisième coupe. Elle n’aurait pas le choix de participer à cette discussion, puisque les nombreux tableaux et images étaient trop révélateurs pour dissimuler quoi que ce soit bien longtemps. Elle remplit le verre de chacun avant de déposer les coupes devant Nora et son père, avant de revenir elle-même avec sa coupe et le restant de la bouteille. Elle serait capitale cette bouteille…

-« Tu as quelque chose à me dire ? »
-« Non, non, ce n’est pas important… Parlons plutôt de la raison de ta visite. »
-« Eleonnora. Cesse donc de me mentir. »
-« Moi ? Je ne mens pas, voyons. À force de trainer avec Erïka, n’importe qui deviendrait paranoïaque et penserait que tout le monde lui ment. Ça fait le coup à tout le monde et… »
-« Eleonnora. »
-« En fait… Je… je vais me marier… »

Wow. Quelle fierté. Evelynn avait beau pouvoir comprendre que sa compagne avait du mal à avouer tout cela à son père, mais il ne fallait pas exagérer. Nora semblait « désolé » de « devoir » épouser l’artiste… ce qui était le comble, puisque c’était elle qui avait fait la demande et non l’inverse. Le regard d’Evelynn passait d’un des interlocuteurs à l’autre, se demandant qui allait ouvrir la bouche en premier entre les deux. Sergeï ne semblait pas trouver les mots, Eleonnora n’avait pas une seule miette de confiance restante. Il restait Evelynn, mais elle n’avait pas à se mêler d’une conversation qui ne la concernait pas… à proprement parlé.

-« Ais-je mal entendu ? Tu vas te marier ? »
-« Non, je… je vais me marier. »
-« Avec… elle ? »
-« Elle s’appelle Evelynn, papa… »
-« Tu ne peux pas faire ça, Eleonnora. Tu ne peux pas marier une femme ! Tu ne… Ce n’est pas possible ! Tu comprends ce que je dis ?! »
-« Oui, je comprends. »


Non mais là, il ne fallait pas exagérer ! Evelynn était peut-être une femme timide, renfermée et maladroite, mais de voir que son… futur beau-père n’était même pas capable de retenir son nom commençait à lui peser lourd sur le cœur, autant en colère qu’en tristesse. La main d’Evelynn se serra sur l’appuie-bras de son siège, alors qu’elle se forçait, de l’autre, à déposer son verre pour éviter de le renverser. Avait-elle le droit d’être en colère contre son futur beau-père ? Emma Frost lui avait appris a tenir son bout, à être fière d’elle et à avoir confiance en ses capacités, mais là c’était complètement une autre histoire. Pour que cette relation fonctionne, du point de vue du beau-père, Evelynn devait… être un homme, tout simplement.

-Pardon monsieur… bien que… que nous ne nous connaissons pas… Je vous ai accueilli avec respect. Il serait la… la moindre des choses de m’en accorder tout autant.

Le bras d’Evelynn continuait de serrer l’accoudoir alors que son don s’éveillait en elle, comme une petite créature rempante sussurant à son oreille : « Elle a peur… il lui veut du mal… fais le arrêter… je vais t’aider crois moi… dis-moi quelle est sa plus grande peur… et il le vivra pendant un long moment… »

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MessageSujet: Re: Bien-aimée vient avec belle famille (PV Nora)   Lun 8 Sep 2014 - 20:21

"Don’t you remember I’m your baby girl ?
How could you push me out of your world ?
Lied to your flesh and your blood ?"
Demi Lovato - For the love of a daughter

Eleonnora fixait un point imaginaire sur la table. Elle était incapable de toucher à la coupe de vin qu’Evelynn lui avait gentiment servie. Elle ne pouvait pas montrer à quel point elle tremblait de peur. Son cœur tombait peu à peu en morceaux. Elle avait mal, elle souffrait, mais elle était incapable de dire quoi que ce soit. Elle savait que c’était la fin. Elle aurait dû organiser le mariage plus tôt, quitte à faire quelque chose de simple, de discret et secret afin que son père ne puisse plus rien contre leur union. Il n’aurait jamais pu les forcer à divorcer… À moins qu’il ne soit suffisamment salopard pour trouver le moyen de l’acheter, de la payer afin de demander le divorce ? Eleonnora savait qu’elle devait s’attendre à tout avec son père. Il n’était pas le genre d’homme à qui on tenait tête ou que l’on contredisait.

Maintenant que la nouvelle était annoncée, la jeune femme attendait patiemment que son père ait terminé de parler. Il condamnait ce mariage sans même chercher à savoir quel genre de femme était Evelynn. Il ne la considérait pas au point de ne pas prendre la peine de la désigner par son prénom.

Contre toute attente, Evelynn s’adressa à Sergeï. Elle avait surmonté sa timidité pour s’exprimer, pour faire comprendre à son futur beau-père qu’elle n’allait pas le laisser parler ainsi à sa fiancée. C’était brave de la part de la jeune femme et Eleonnora ne put s’empêcher de lever les yeux vers elle. Un peu plus et elle pleurait devant le courage dont faisait preuve sa compagne.


-« Vous m’avez accueillies sous un toit que j’ai payé, mademoiselle. Je parlerais de la façon dont je l’entends, que cela vous plaise ou non. Si la façon dont je m’adresse à vous ne vous plait pas, vous pouvez partir. »

Eleonnora n’acceptait pas que l’on parle ainsi à sa fiancée. Elle ne pouvait pas laisser son père s’adresser ainsi à elle. La jeune femme serra doucement les poings. Elle cherchait quelque chose à dire, mais le temps s’écoulait toujours, sans jamais s’arrêter. Il était trop tard pour ajouter quoi que ce soit. Son père finit par reprendre la parole.

-« Je savais que c’était une erreur que tu immigres ici. »

Respirant à grand coup, Eleonnora ne pouvait plus se taire. Elle inspirait à grand coup. Elle ne pouvait plus se taire, se laisser faire. Elle devait prendre la parole pour Evelynn. Elle ne pouvait pas la laisser affronter seule son père. Elles formaient un couple plus fort que tout, elles pouvaient se battre et surmonter ça, non ?

-« Une erreur ? » Articula-t-elle, la voix brisée. « C’est toi qui m’a poussée à venir ici… Tu voulais m’éloigner de la Russie, mais surtout de la femme que j’ai aimée. » Elle leva les yeux vers son père. Sa voix devenait plus forte, plus rageuse. « Tu le sais depuis longtemps. Tu le sais et tu le nies encore ! À l’armée, je sortais avec une femme juste sous ton nez sans même que tu ne le réalises. Tu sais quoi ? C’était elle la véritable raison de ma dépression. Je l’ai vue se faire tuer sous mes yeux. Je ne pouvais pas te le dire, bien sûr. Comment aurais-tu pu l’accepter ? Plutôt que de chercher à me comprendre ou à parler de ça, tu préférais l’ignorer. Tu ne t'ais jamais soucié de moi. Tu me donnait de l'attention que parce que je voulais suivre tes traces. J'ai été si stupide... Tu m'as envoyé chez une psychologue plutôt que de t'occuper de moi, mais tu t'es rendu compte de ton erreur, c'est ça ?C’est pour ça que tu m’as envoyé ici. Tu as finis par découvrir que je couchais avec elle. Pendant que toi tu te permettais de tromper ma mère avec la première junkie en manque d’argent venue et de lui faire des gosses, moi je ne pouvais pas avoir une relation avec une femme que j’ai aimée ? Maintenant… maintenant je suis heureuse… j’ai trouvé la femme de ma vie… » Sa gorge se resserrait, elle avait du mal à parler. « … Tu préfères penser à ta réputation plutôt qu’à… à mon bonheur ? Je n’ai pas le droit d’être heureuse si ça va contre tes principes ? Mais quel… quel genre de père es-tu ? Tu… tu n’as jamais été… mon père… Tu préfères tes autres enfants à moi… parce que je ne suis pas… comme tu l’aurais voulu… »

Eleonnora porta une main à sa bouche, tentant d’étouffer ses sanglots. Elle baissa les yeux, sentant des larmes couler le long de ses joues. Elle avait puisé dans tout le courage et l’amour qu’elle portait à Evelynn pour confronter son père. Maintenant, elle faiblissait. Elle n’en pouvait plus. Doucement, elle posa sa main sur celle de sa compagne. De son autre main, elle essuya ses joues couvertes de mascara.

-« Je suis… désolée, Evelynn… »

La jeune femme quitta sa chaise, puis la pièce. Elle alla s’enfermer dans sa chambre. Elle avait besoin de pleurer librement, de se libérer de ce fardeau pesant sur ses épaules. Elle ne pouvait pas se montrer si faible face à Evelynn, mais elle n’en pouvait plus. Une fois de plus, elle allait perdre une femme qu’elle aimait. Pouvait-elle se marier contre la volonté de son père ? Arriverait-elle à faire cela pour la femme qu’elle aimait. Eleonnora savait que si elle perdait Evelynn elle n’allait jamais rencontrer une femme comme elle et ne jamais aimer comme elle l’aimait.

Séchant ses larmes avec un mouchoir, elle reprit le contrôle d’elle-même. Elle devait retourner dans la pièce d’à côté et rejoindre Evelynn. Elle ne pouvait pas la laisser seule avec son père. Elle ouvrit la porte de la chambre et en franchit le seuil, plus effrayée que jamais.

Pendant ce temps, Sergeï était resté silencieux. Il jeta à peine un regard à Evelynn. Pour lui, il était inconcevable que deux femmes, surtout si l’une d’entre elles était sa fille, puisse se marier ensemble. Comment allaient-ils engendrer une descendance ? Qu’est-ce que les gens allaient dire ? Il ne souhaitait pas voir cette union se concrétiser. Il avait espéré mieux pour sa fille ainée et cela n’en faisait pas partie.


-« Vous devriez laisser tomber ma fille pendant qu’il en est temps. Vous n’êtes pas faites pour elle. »

C’était le mieux pour lui. C’était la meilleure solution. Si même Eleonnora se mettait à lui tenir tête et ne respectait plus son autorité il devait agir autrement. C’était probablement la meilleure façon de faire, mais pas la plus respectable. Bien qu’Eleonnora avait raison, il ne le réalisait pas encore : il se fichait de ce qui la rendait heureuse, il se persuadait qu’il savait mieux qu’elle ce qui fera son bonheur tout au long de sa vie.
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MessageSujet: Re: Bien-aimée vient avec belle famille (PV Nora)   Mar 9 Sep 2014 - 14:34

-« Vous m’avez accueillies sous un toit que j’ai payé, mademoiselle. Je parlerais de la façon dont je l’entends, que cela vous plaise ou non. Si la façon dont je m’adresse à vous ne vous plait pas, vous pouvez partir. »

-Que… vous avez payé ?

Ça, par contre, c’était nouveau. Evelynn savait que sa fiancée travaillait très fort pour son pays, pour le protéger de toute sorte de menaces, et logiquement, il était naturel de penser qu’elle gagnait un énorme budget pour tous ses services. Apparemment non. Même ça, elle ne pouvait pas l’avoir. C’était « papa » qui avait payé ce loft tout comme le second. Était-ce aussi lui qui avait payé la maison à Miami ? Le linge qu’elle portait ?! La discussion ne semblait pas se diriger vers une voix positive, lorsque Nora commença à sangloter et à s’élever contre son propre père. Evelynn ne voulait pas être là, mais elle gravait dans sa mémoire les paroles de sa compagne. Après coup, au calme, elle lui en parlerait. Pour l’instant, elle avait besoin de support et non pas de questions. Evelynn resta en retrait devant cette confrontation jusqu’à ce que Nora se tourne vers elle, l’air complètement dévastée.

-« Je suis… désolée, Evelynn… »

Sa première idée fut de la suivre lorsqu’elle disparut dans le couloir, mais ce n’était pas une bonne idée. Sergeï devait comprendre certaines choses… Et Evelynn, l’esprit encore retourné et éveillé par son don, comptait bien lui faire comprendre qu’il avait complètement tort.

-« Vous devriez laisser tomber ma fille pendant qu’il en est temps. Vous n’êtes pas faites pour elle. »

-Je l’ai longtemps pensé.

Qu’est-ce qui pouvait faire encore plus de mal à Sergeï ? Rester calme, impassible, froide devant ses commentaires. Elle n’avait que ça à faire après tout. Pourquoi s’occuper de l’opinion d’un vieux merdeux comme lui. Nonchalamment, les yeux mi-clos, elle remplit son propre verre avant de l’avancer jusque sous son nez, humant le doux parfum de l’excellente boisson. Dans sa tête, elle imagina Emma Frost lorsqu’elle lui enseignait, à quel point elle savait exactement quoi faire, quoi dire, sans même sembler y réfléchir. Ses poses étaient calmes, elle semblait toujours froide, ne s’occupant pas de l’opinion des autres. Il était temps de prendre certaines de ces habitudes.

-Mais entre vous et moi, je lui fais du bien, et vous lui faites du tort.

Elle but doucement une gorgée avant de redéposer la coupe sur la table, croisant les jambes, une attitude confiante affichée. Ça du moins, c’était ce qu’elle émettait comme image, parce qu’en elle, son cœur battait fort, ses mains semblaient humides et son esprit semblait courir dans tous les sens pour trouver les bons mots. C’était la première fois qu’Evelynn prenait la parole depuis sa première demande à Sergeï plus tôt, soit de la respecter. Ça avait été un échec, mais Evy allait prétendre que rien ne s’était passé. Se levant, elle vint se placer devant lui, sa coupe toujours en main juste pour la forme.

-Je n’ai pas le moindre respect pour toi. Tu ne m’as donné aucune raison de te le donner, articula doucement Evy en optant pour le tutoiement. Ta fille est sans doute en pleurs dans sa chambre, en train de se demander pourquoi tu ne l’acceptes pas. Je ne lui ai jamais demandé de changer. Au contraire, ta fille m’a fait évoluer comme… comme jamais je n’aurais pu l’imaginer. Je vais te donner le choix, Sergeï Davidoff : soit tu prends la peine d’ouvrir ton esprit à l’idée que ta fille puisse m’aimer… ou tu sors du loft, payé par toi ou non. Je ne compte pas m’enfuir, et même si tu me mets à la porte, ça ne nous empêchera pas de nous voir. Maintenant… Et son regard bloqué sur le sien, elle ajouta, une lueur noirâtre difficile à percevoir au niveau du bras droit, celui qui tenait la coupe : Je ne crois pas que tu tiennes vraiment à perdre Nora comme héritière, tout comme Alexïs et Erika je me trompe ?

Elle avait fait agir son don pour deviner sa plus grande peur. Celle de perdre sa descendance, de ne laisser, après sa mort, rien derrière lui. C’était une noble idée, mais sa descendance allait être assumée par Nora et sa femme, un point c’était tout. Est-ce que l’immortelle qu’elle avait devant lui savait simplement comment s’assurer d’avoir une descendance qui ne veuille pas lui arracher la tête ?

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Eleonnora S. Davidoff

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MessageSujet: Re: Bien-aimée vient avec belle famille (PV Nora)   Mar 9 Sep 2014 - 18:39

Eleonnora n’avait pas fait que cacher son véritable métier à Evelynn. Il y avait un bon nombre de détails, de choses qu’elle jugeait sans importance qu’elle ne lui avait jamais révélé. Déjà, elle ne lui avait jamais dit qu’elle n’avait jamais payé pour son loft. À son arrivée aux États-Unis, son père lui avait payé son logement, ses factures, tout ce dont elle avait besoin jusqu’à ce qu’elle soit en mesure de pouvoir gérer ses propres dépenses seule. Sa maison à Miami, elle la payait de sa poche, n’ayant rien demandé à son père pour cela. Ça, Evelynn l’ignorait probablement. Maintenant, elle l’apprenait de la bouche de Sergeï et non de sa fiancée.

-« Oui. J’ai payé ce loft à ma fille. Selon certains papiers, il est toujours légalement en ma possession. »

Bien que le nom d’Eleonnora se trouvait sur les papiers qui la désignait comme copropriétaire, il ne fallait pas oublier que son père avait effectué l’acquisition de ce loft avant que sa fille ait l’âge légal pour cela. Son nom figurait encore sur certains formulaires qui prouvaient qu’il avait tous les droits sur ce logement.

À cela, Eleonnora restait silencieuse. Elle n’arrivait pas à prendre la parole. Pourtant, elle le devait. Ce fut difficile pour elle, mais elle réussit à élever la voix et lui dire ce qu’elle avait sur le cœur depuis tant d’années. Elle avait pu tenir tête à son père, mais c’était éphémère. Elle ne pouvait pas s’engager dans un combat verbal contre lui. Elle savait qu’il finirait par trouver une façon de remporter l’affrontement. Plutôt que de rester là à sangloter, la jeune femme décida de retrouver sa chambre afin de laisser libre cours à ses émotions. Elle était consciente qu’elle ne pouvait laisser Evelynn trop longtemps avec son père. Elle ne souhaitait pas qu’elle souffre autant qu’elle.

Pendant ce temps, Sergeï tentait de convaincre Evelynn que cette union n’était pas possible. Il avait l’impression qu’il pouvait trouver facilement une faille chez la jeune femme et la faire ainsi céder. Depuis le début elle semblait incertaine, timide et effacée. Ça devrait être facile. Cependant, elle semblait changer d’attitude, peu à peu. Elle essayait de se montrer supérieure ? Cela ne l’inquiétait pas. Il jouait dans la cours des grands de la société, là où il évoluait comme un prédateur. Ce monde était une jungle, mais il survivait avec brio. Il avait brisé des adversaires plus coriaces, elle ne représentait rien à côté d’eux.

Sans broncher, elle l’accusa de faire du mal à Eleonnora, contrairement à elle. Qui était-elle pour dire cela ? Que pouvait-elle savoir de lui, de ce qu’il avait fait pour sa fille ainée ? Rien. Elle n’était qu’une phase, une femme comme une autre dans la vie de sa fille. Elle n’était pas digne de faire partie de sa famille. Se donner des airs n’allait pas faire en sorte que Sergeï l’apprécie davantage. Cette attitude lui rappelait une femme de sa connaissance. Il n’arrivait pas à mettre le doigt sur son nom, mais il se souvenait parfaitement de l’effet qu’elle avait sur lui à chaque fois qu’elle prenait cette pause assurée, l’affrontant verbalement avec une assurance déroutante.

Evelynn se leva pour se placer devant Sergeï. À son tour, il l’imita. Il était bien plus grand qu’elle, il se servait de sa stature pour l’intimider. Il savait qu’il avait du pouvoir et qu’avec sa seule présence physique il pouvait en effrayer certains. Si Evelynn pensait pouvoir lui parler comme il le faisait, elle se trompait. Elle le confrontait ouvertement, elle lui lançait un ultimatum et l’obligeait à faire un choix qu’il n’avait pas à faire. Elle était en train de lui jeter au visage ses craintes, ses quatre vérités. Elle avait raison, ce qu’il ne pouvait admettre. Alexïs et Erïka étaient au courant depuis longtemps. Nul doute que cette dernière préférait le renier que d’accepter ce qui se passait actuellement. Elle avait des principes dont elle ne pouvait démordre. Avec Emma Frost qui était constamment là, guidant ses choix, il aurait bien du mal à la garder en son contrôle.


-« Pour qui vous prenez vous pour me parler de cette façon ? » Fit-il d’une voix dure et sévère. « Vous ne serez jamais la bienvenue dans cette famille, vous n’êtes qu’une petite prétentieuse qui avez rendu ma fille ainsi. Vous ne connaissez rien de moi ou de ma famille… Vous… »
-« Elle a raison. »

Eleonnora était revenue dans la pièce. Après avoir vu tout le courage dont Evelynn faisait preuve en se tenant bien droite devant son père, elle avait réalisé qu’elle ne pouvait plus se permettre d’avoir peur. Elle devait garder la tête haute.

-« Elle a parfaitement raison. Sans moi, sans Alexïs, il ne te reste qu’Erïka… Elle a peut-être suivit ce chemin que tu traces pour elle, mais on sait très bien ce qu’elle fera si elle doit choisir entre nous. Depuis le début, les problèmes dans notre famille sont causés par nul autre que toi. Tu as divorcé de ma mère, tu l’as trompée avec une autre femme qui t’as offert deux enfants que tu n’as pas su accepter avant longtemps. Comment aurais-tu pu, de toute façon ? Tu étais incapable de regarder ta propre fille. Pourquoi ? Parce qu’elle n’est pas née comme tu le voulais. Maintenant, quitte cet endroit. Tu voulais que je choisisse entre toi et Evelynn, n'est-ce pas ? C'est Evelynn que je choisis. Tu n’as plus rien à faire ici. »

Sa voix tremblait encore, mais elle tentait de se montrer forte et de ne pas éclater de nouveau en sanglots. Elle espérait que son père soit raisonnable et quitte son logement immédiatement. Ce dernier fixait sa fille, puis tourna la tête vers Evelynn, la fixant à son tour dans les yeux.

-« La prochaine fois que je mettrais les pieds ici, je veux que vous ayez disparue de la vie de ma fille. »

Il tourna les talons et quitta l’appartement en claquant la porte. Eleonnora s’effondra quasiment aussitôt, s’accrochant au mur avant de se déplacer, en quelques pas, vers le canapé. Elle s’y assit, n’osant pas regarder sa fiancée dans les yeux.

-« Je suis désolé, Evelynn. Je ne voulais pas te faire subir ça. Tu as été si forte, si… courageuse… je t’aime tellement, tu ne peux pas savoir à quel point. » Elle essuya des larmes coulant doucement de ses yeux. Elle tentait de ne pas se remettre à sangloter. « J’aurais aimé être plus forte… »
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MessageSujet: Re: Bien-aimée vient avec belle famille (PV Nora)   Ven 12 Sep 2014 - 21:49

-« Pour qui vous prenez vous pour me parler de cette façon ? Vous ne serez jamais la bienvenue dans cette famille, vous n’êtes qu’une petite prétentieuse qui avez rendu ma fille ainsi. Vous ne connaissez rien de moi ou de ma famille… Vous… »

-« Elle a raison. »

Oh tiens ! Eleonnora revenait déjà ? Que c’était intéressant… Evelynn tentait de faire de son mieux pour s’imprégner du comportement d’Emma Frost, qu’elle avait vu à de nombreuses reprises. Même envers sa compagne présentement, elle n’affichait pas de chaleur… mais elle parvint tout de même à glisser un petit sourire dans son masque de rigidité avant de se retourner vers Sergei. Son petit discours ne faisait qu’ajouter à celui de la brunette qui se dirigea nonchalamment vers un siège avant d’y prendre place, laissant Nora s’exprimer sans l’interrompre.

-« La prochaine fois que je mettrais les pieds ici, je veux que vous ayez disparue de la vie de ma fille. »

-Devrais-je t’accompagner jusqu’à la porte ?

Question purement rhétorique, mais qui ne faisait qu’annuler l’effet dramatique tenté par Sergei. Evelynn n’était pas prête à abandonner sa compagne à cause de son beau-père. D’accord, son propre père avait eu du mal à avaler la nouvelle, mais il l’avait accepté. Cet… abruti avait simplement décidé que la vie de sa fille ne valait plus rien pour la simple et bonne raison qu’elle aimait une femme ? Pour elle, c’était inconcevable… et c’est ce qu’elle avait essayé de faire comprendre à son beau-père, sans vraiment de succès.

-« Je suis désolé, Evelynn. Je ne voulais pas te faire subir ça. Tu as été si forte, si… courageuse… je t’aime tellement, tu ne peux pas savoir à quel point. J’aurais aimé être plus forte… »

Le visage de glace d’Evelynn se fissura doucement, alors que son visage naturel reprenait sa place. La coupe de vin qu’elle tenait fièrement un instant plus tôt tomba sur le plancher, répandant son contenu un peu partout, mais elle s’en moquait. Le verre se fêla alors qu’il heurtant le sol, mais ne se cassa pas. Alors qu’Eleonnora venait la rejoindre, Evelynn s’installa sur le divan doucement, cherchant quelque chose à quoi se tenir. Ce visage qu’elle s’était forcé à afficher n’était qu’une façade, une partie d’Emma Frost que l’artiste avait dupliqué. Ça l’avait protégé… mais les contrecoups arrivaient maintenant, martelant la pauvre confiance d’Evy.

-Nora je… je je… je ne veux… plus jamais avoir… à… à être comme ça… comme ça tu… tu m’entends hein ? Plus… plus jamais.

Les tremblements commencèrent dès qu’elle fut installée sur le sofa alors que son don s’était calmé, ramenant l’esprit pur et bon d’Evelynn pour faire le ménage dans ses remords. Avait-elle bien fait de tenir ainsi tête à son beau-père ? Quelqu’un qui, désormais, ferait partie de sa famille ? Comment faire maintenant pour le mariage ? L’inviter en espérant qu’il n’achète pas l’endroit de leur cérémonie pour s’assurer que le tout tombe à l’eau ? Se voulant rassurante, elle ouvrit les bras, invitant Eleonnora à venir la rejoindre… mais dès que ce fut fait, Evelynn retomba dans la colère

-Tu… tu n’as jamais jugé bon… de me dire que tu avais… caché tout ça a ton père ? À MON beau-père ? Nora, tu m’as poussé à dire à mes parents ce que… ce que l’on vivait ensemble alors que ça ne faisait que quelques semaines… et tu pensais cacher le fait qu’on allait se marier !

Il était rare qu’Evelynn ressente de telles émotions… peut-être que son don était plus éveillée qu’elle ne le pensait. Elle était en colère contre sa compagne de lui avoir caché une information aussi cruciale. Elles en avaient toutes les deux fait les frais maintenant… Son esprit ne réfléchissait plus vraiment clairement, elle parvint simplement à se rappeler d’un détail idiot, mais qu’elle voulait s’assurer de ne pas oublier.

-Ne me dis pas que tu as acheté le loft d’à-côté avec son argent !

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MessageSujet: Re: Bien-aimée vient avec belle famille (PV Nora)   Lun 22 Sep 2014 - 5:32

L’un des pires cauchemars d’Eleonnora était d’avouer ouvertement son homosexualité à son père. Elle ne pouvait le faire, c’était trop difficile. Pourtant, faisant face à l’évidence et la réalité, elle n’avait pas eu le choix de tout avouer. Elle ne pouvait pas se reprocher d’être ce qu’elle était et, pourtant, elle se sentait coupable. Elle ne savait que dire, que faire. Elle s’était tue pendant longtemps face à son géniteur et il avait fallu qu’Evelynn prenne les devants de la situation pour qu’elle ose enfin s’imposer à son tour.

Maintenant que son père était parti, la jeune femme avait l’impression de pouvoir respirer à nouveau. Pourtant, elle ne se sentait pas mieux. Au contraire, elle se sentait misérable. Il avait toujours réussis à la pousser à cacher ce qu’elle était, à se sentir coupable d’être elle-même. S’en rendait-il compte ? Réalisait-il ce qu’il faisait, à quel point il était méchant et injuste envers elle ?

Evelynn était sous le choc, tout comme elle. Elle laissa tomber sa coupe de vin. Eleonnora le remarqua à peine. Elle semblait absente. Soudainement, elle était exténuée et avait besoin de dormir beaucoup, d’hiberner même. Elle ne voulait plus se réveiller. Elle avait simplement envie de disparaitre. Pourtant, elle n’allait pas le faire. Elle ne voulait pas quitter Evelynn. Elle ne pouvait pas faire ça à la femme de sa vie, celle qui avait tout donné pour être capable de tenir tête à Sergeï Davidoff comme peu de gens osaient le faire.


-« Nora je… je je… je ne veux… plus jamais avoir… à… à être comme ça… comme ça tu… tu m’entends hein ? Plus… plus jamais. »
-« Je ne veux pas t’obliger à l’être Evelynn… je ne veux pas t’obliger à changer… Mais je suis tellement fière de toi…. Tellement… Tu as fait ce que j’aurais jamais eu le courage de faire. »

Evelynn s’était installée sur le canapé afin d’offrir ses bras à Eleonnora. Cette dernière s’y réfugia sans plus attendre, s’installant contre la femme qu’elle aimait. Certes, elle avait eu ses torts, elle n’avait jamais dit qu’elle ne pouvait avouer aimer les femmes devant son père, sachant qu’il n’allait jamais le tolérer. De plus, elle avait poussé à Evelynn à avouer son orientation sexuelle à ses parents alors qu’elle n’était pas tout à fait prête à cela. Aux yeux d’Eleonnora, c’était plus facile de gérer les parents des autres que les siens.

-« Je sais… je sais… mais, faire comprendre à tes parents semblaient tellement facile. Parler aux miens est tout simplement insurmontable. Je savais qu’il réagissait comme ça et je sais qu’il peut faire beaucoup pour « mon bien » comme il le prétend. Il… il est impossible de changer sa vision des choses. Je pensais… je ne sais pas, j’avais tellement peur que je retardais le moment encore et encore… Je suis désolée, Evelynn. »

Eleonnora s’en voulait à mort d’avoir fait vivre tout cela à Evelynn. Elle repensait encore et encore à ce qui s’était produit, regrettant ce qu’elle avait fait. Elle aurait dû intervenir plus tôt, elle aurait dû se montrer forte. Il y a tant de choses qu’elle n’avait pas faites et il était maintenant trop tard. Evelynn, elle, semblait passer à autre chose. Elle demanda à sa compagne si le loft qu’elle avait acheté pour qu’elle en fasse son atelier avait été payé par son père. Heureusement, ce n’était pas le cas.

-« Non, ne t’en fais pas. Pas plus que notre maison à Miami. En fait, lorsque je vivais encore dans son manoir, j’ai évoqué l’idée de déménager et de changer de paysage afin de me reprendre en main. Il n’aimait pas l’idée et il changea d’avis peu de temps après. Il me paya ce loft, tout ce que j’avais besoin à condition que je me trouve un boulot. Ensuite, j’étais capable d’être autonome et de tout gérer. Je ne voulais pas dépendre de lui. Ne t’en fais pas, ma chérie, tu auras toujours ton atelier et personne ne pourra te l’enlever. »

Elle caressa doucement le visage de sa compagne et se redressa afin de pouvoir la regarder dans les yeux. Peu à peu, Eleonnora tentait de reprendre son assurance et de se montrer forte.

-« Je te promets, peu importe ce qui se passera, rien ne pourra empêcher notre mariage. Je t’aime plus que tout et je ne pourrais vivre en paix si je laissais mon père se mettre entre nous. C’est terminé, il n’aura plus le contrôle sur ma vie. Nous serons femmes, pour le meilleur et pour le pire. »

Elle embrassa tendrement, mais brièvement sa compagne avant de se blottir à nouveau contre elle. Elle se sentait rassurée lorsqu’elle était dans ses bras. Elle avait besoin de ce contact, de cette proximité.

-« On va surmonter ça, n’est-ce pas ? » Demanda-t-elle à sa compagne afin de se rassurer.
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Evelynn Jones

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MessageSujet: Re: Bien-aimée vient avec belle famille (PV Nora)   Mar 23 Sep 2014 - 22:49

-« Je ne veux pas t’obliger à l’être Evelynn… je ne veux pas t’obliger à changer… Mais je suis tellement fière de toi…. Tellement… Tu as fait ce que j’aurais jamais eu le courage de faire. »

-Je… je ne le connaissais pas ça… ça jouait un peu en ma faveur.

Evelynn était sous le choc, ce qui était normal sans doute, mais elle se réceptionna sur le canapé doucement, offrant ses bras à une Nora qui en avait sans doute besoin bien plus qu’elle. Certains détails chicotaient cependant toujours à l’artiste. Pourquoi maintenant ? Pourquoi cette information n’était jamais venue aux oreilles d’Evelynn avant ce jour fatidique ? Et pourquoi avoir poussé l’artiste à faire une telle révélation à ses parents si elle-même n’en avait pas eu le courage au bout de plusieurs années ? Ça ne faisait pas de sens pour l’artiste qui, en temps normal, n’était pas encline aux remontrances… mais cette fois-ci, ça semblait nécessaire.

-« Je sais… je sais… mais, faire comprendre à tes parents semblaient tellement facile. Parler aux miens est tout simplement insurmontable. Je savais qu’il réagissait comme ça et je sais qu’il peut faire beaucoup pour « mon bien » comme il le prétend. Il… il est impossible de changer sa vision des choses. Je pensais… je ne sais pas, j’avais tellement peur que je retardais le moment encore et encore… Je suis désolée, Evelynn. »

Retarder le moment ? Depuis quand est-ce qu’Eleonnora Davidoff retardait quoi que ce soit ? Cette simple pensée amena un petit sourire sur les lèvres de l’artiste, un demi-sourire qu’elle ne garda que quelques secondes. Elle ne se sentait toujours pas bie, une boule lui bloquait la gorge. Essayant de changer un peu l’humeur de la pièce, elle demanda, ayant un peu peur de la réponse quand même, si beau-papa était l’heureux propriétaire de son loft à dessin.

-« Non, ne t’en fais pas. Pas plus que notre maison à Miami. En fait, lorsque je vivais encore dans son manoir, j’ai évoqué l’idée de déménager et de changer de paysage afin de me reprendre en main. Il n’aimait pas l’idée et il changea d’avis peu de temps après. Il me paya ce loft, tout ce que j’avais besoin à condition que je me trouve un boulot. Ensuite, j’étais capable d’être autonome et de tout gérer. Je ne voulais pas dépendre de lui. Ne t’en fais pas, ma chérie, tu auras toujours ton atelier et personne ne pourra te l’enlever. »

Toujours heureux. La jeune femme s’était faite cambriolé une fois, c’était suffisant. Hors de question qu’elle recommence encore tous ses ouvrages à neuf parce que beau papa Davidoff décidait de les foutre à la porte. Evelynn reprenait son calme doucement, tentant de s’empêcher d’imaginer les prochains jours, prochaines semaines ou leur mariage imminent. Qu’est-ce qu’elles allaient faire ? Continuer à jouer à l’autruche en prétendant que tout était pour le mieux ?

-« Je te promets, peu importe ce qui se passera, rien ne pourra empêcher notre mariage. Je t’aime plus que tout et je ne pourrais vivre en paix si je laissais mon père se mettre entre nous. C’est terminé, il n’aura plus le contrôle sur ma vie. Nous serons femmes, pour le meilleur et pour le pire. »

-Je t’aime aussi Nora mais… cette histoire me fait peur te comprends ?

-« On va surmonter ça, n’est-ce pas ? »

-Non…

Evelynn prit une grande respiration, mettant de l’ordre dans ses idées. Il lui fallut quelques secondes supplémentaire avant de forcer Nora à se redresser quelque peu, sa main sons son menton. Une fois qu’Evelynn put la regarder dans les yeux, l’artiste respira doucement et longuement, se donnant du courage, puis commença :

-On ne va pas surmonter ça si tu gardes ça pour toi. Nora, tu sais tout de moi : qui sont mes parents, le fait que je sois une mutante, mes peurs, mes faiblesses, tout ! Et tu me supportes à chaque étape de ma vie. Maintenant, si tu veux qu’on « surmonte » ça, il va falloir que tu prétendes, pendant un moment, que je suis ta femme et que tu me fais confiance. Tu n’avais pas à en parler à ton père tant que tu n’en étais pas prête, mais m’informer de la situation aurait sans doute été une bonne idée tu ne trouves pas ?

Evelynn espérait vraiment que le message allait passer dans la tête dure de sa compagne… parce que sinon, la relation qu’ils avaient n’était qu’à sens unique, et ça, l’artiste ne le supporterait pas.

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Eleonnora S. Davidoff

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MessageSujet: Re: Bien-aimée vient avec belle famille (PV Nora)   Lun 29 Sep 2014 - 5:29

Eleonnora était dévastée. Elle avait l’esprit embrouillé. Elle se sentait triste, désemparée et ne savait plus quoi faire. Elle connaissait les conséquences d’aller contre la volonté de son père, mais elle ne pouvait plus vivre malheureuse à cause de lui. Elle devait se prendre en main et vivre sa vie comme elle l’entendait. Elle avait Evelynn à ses côtés et avec elle, elle pouvait tout faire. Absolument tout. Elle était prête à n’importe quoi pour cette femme. C’était l’amour de sa vie, elle en était persuadée. Si elle ne faisait pas quelque chose, elle allait finir par la perdre, comme toutes les autres…

Ne pouvant supporter cette idée, la jeune femme tentait de se convaincre que tout irait pour le mieux à partir de maintenant. Elles allaient passer à travers cela et tout mettre derrière elles. Était-ce possible ? Prises de doute, elle voulut qu’Evelynn la rassurer sur le sujet. Cependant, la jeune femme lui répondit par la négative. Non, elles n’allaient rien oublier. Non, elles ne feront pas comme si rien ne s’était produit et reprendre leur train de vie quotidien. C’était impossible. Certaines choses allaient devoir change à partir de maintenant.

Evelynn s’imposait davantage depuis quelques temps. Elle hésitait moins à dire ce qu’elle pensait, à prendre les devants et à donner son opinion, quitte à ce qu’il soit différent de celui de son interlocuteur. Bien sûr, Eleonnora était fière des progrès qu’elle avait faits depuis qu’elle suivait des cours à l’institut Xavier et elle appréciait de voir sa compagne changer peu à peu pour devenir bien plus forte qu’auparavant. Maintenant, elle devait s’ajuster à celle qu’était devenu Evelynn.

Regardant Eleonnora droit dans les yeux, la jeune femme lui expliqua qu’est-ce qui en était de la situation. Il était hors de question qu’elles ferment les yeux sur ce qui venait de se produire. Cette situation aurait pu être largement évitée sur Eleonnora avait daigné expliquer sa relation avec son père et le fait qu’elle lui cachait son homosexualité depuis longtemps. Il était hors de question que d’autres secrets de ce genre subsistent entre les deux femmes. Pour que cette relation fonctionne, il fallait qu’Eleonnora cesse de tout cacher à sa fiancée. Elle avait déjà avoué quel était son réel métier après l’avoir dissimulé pendant des années. Maintenant, elle devait lever le voile sur tout ce qui pourrait nuire à leur relation.

Hochant doucement la tête, une larme roulant le long de sa joue, Eleonnora était prête à tout pour que leur relation fonctionne. Se jetant dans les bras d’Evelynn afin de l’étreindre avec amour, elle espérait ainsi la garder avec elle. Il y avait certaines choses sur lesquelles elle allait devoir travailler afin de prouver à sa fiancée qu’elle pouvait tout faire par amour. Le problème était qu’elle ne lui témoignait pas suffisamment de confiance. Les choses allaient changer dès maintenant.


-« Je te promet de tout faire pour que les choses aillent mieux. Je vais faire des efforts, ma chérie. Je t’aime, je te fais confiance… mais je ne te le témoigne pas suffisamment. Je vais faire changer les choses. Je te donnais la confiance, le respect, l’amour, tout ce dont tu mérites, Evelynn. Je t’aime, je t’aime tellement et je ne supporterais jamais l’idée de te perdre. »

Elle se redressa afin de fixer Evelynn dans les yeux. Les siens étaient humides, rougeâtres et son maquillage coulait le long de ses joues en de magnifiques lignées noires et brunâtres. Elle posa ses mains sur les joues de sa fiancée, comme pour se rassurer, être certaine qu’elle était belle et bien devant elle en ce moment.

-« Tu es la plus belle chose qui me soit arrivée de toute ma vie. Aucune des femmes que j’ai connues ne t’arrivent à la cheville. Personne ne pourra le faire. Tu es unique, tu es spéciale. Tu es celle à qui je tiens le plus dans ce monde. »

Elle l’embrassa tendrement. Ce fut un court baiser qui témoignait de l’amour d’Eleonnora envers sa compagne. La jeune femme ne tarda pas à rompre l’union de leurs lèvres. Elle était exténuée, elle avait besoin de repos. Il fallait qu’elle réfléchisse à tout cela, aux paroles d’Evelynn, à la situation tendue qu’elle avait avec son père. Elle devait mettre de l’ordre dans sa tête. Demain était un autre jour, un jour où le monde continuera de tourner sans elle, peu importe ses peines. Par contre, elle saura y voir plus clair.

-« J’ai besoin de dormir, ma chérie. Je suis exténuée, je n’y vois plus clair. À partir de demain, les choses changeront. Je ferais davantage d’efforts. J’en ferais à chaque jour de notre vie. Je veux ton bonheur, c’est ce que j’ai toujours souhaité. Bonne nuit, Evelynn. »

Elle embrassa Evelynn sur le front avant de se lever et de se diriger d’un pas lent vers sa chambre. Elle referma délicatement la porte derrière elle grâce à son don, puis retira ses vêtements. Elle épongea son visage avec des mouchoirs et du démaquillant avant de se glisser sous les couvertures. Les choses devaient changer. Si Eleonnora devait choisir entre la femme de sa vie et son père, elle était alors prête à renier sa famille entière.
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Evelynn Jones

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MessageSujet: Re: Bien-aimée vient avec belle famille (PV Nora)   Lun 6 Oct 2014 - 4:10

-« Je te promet de tout faire pour que les choses aillent mieux. Je vais faire des efforts, ma chérie. Je t’aime, je te fais confiance… mais je ne te le témoigne pas suffisamment. Je vais faire changer les choses. Je te donnais la confiance, le respect, l’amour, tout ce dont tu mérites, Evelynn. Je t’aime, je t’aime tellement et je ne supporterais jamais l’idée de te perdre. »

-Je ne veux pas te perdre non plus Nora…

Dans un soupir, Evelynn passa ses mains dans les cheveux de sa dulcinée. Non, Evy ne voulait pas la perdre du tout. Ça, jamais. Peu importe dans quel genre de famille elle avait vécu et vivait toujours, l’artiste ne l’abandonnerait pas. Les deux femmes ensemble étaient redoutables, et leur histoire d’amour était digne de contes de fées. Aucune chance qu’Evelynn ne l’abandonne alors qu’elle était parvenue à faire face à son père. Mais par contre, le fait de tout lui cacher n’était pas envisageable. Eleonnora devait s’ouvrir.

-Je ne remets pas en cause notre amour Eleonnora Davidoff. Je te demande juste de me faire confiance et de me confier ce genre de… tracas. Tu ne me parles pas beaucoup de ton job pour que je ne m’inquiète pas… tu… enfin… ce ne sont pas des choses que tu devrais me cacher Nora, même si je m’inquiète pour rien…

-« Tu es la plus belle chose qui me soit arrivée de toute ma vie. Aucune des femmes que j’ai connues ne t’arrivent à la cheville. Personne ne pourra le faire. Tu es unique, tu es spéciale. Tu es celle à qui je tiens le plus dans ce monde. »

-Je te retourne le compliment Eleonnora. Je ne savais pas que ma vie allait ainsi changer en te rencontrant il y a de cela quelques années déjà, et je ne regrette rien.

Evelynn répondit au baiser avec amour et tendresse. Elle aimait sa dulcinée plus que tout au monde, c’était certain… mais elle avait besoin de savoir que leur relation ne se fondait pas que sur ce sentiment. L’amour était une chose capitale, mais la confiance l’était tout aussi. Au moins, maintenant que ce secret était écarté, Evelynn n’avait plus à s’en faire trop avec sa belle-famille. Selon elle, la pire des surprises était passée. Elle devrait peut-être aborder le sujet de sa belle-mère ?

-« J’ai besoin de dormir, ma chérie. Je suis exténuée, je n’y vois plus clair. À partir de demain, les choses changeront. Je ferais davantage d’efforts. J’en ferais à chaque jour de notre vie. Je veux ton bonheur, c’est ce que j’ai toujours souhaité. Bonne nuit, Evelynn. »

-Je suis déjà heureuse et tu le sais bien Nora. Tu sais ce que je veux… alors essaie de me faire confiance ma chérie… aller, pour une fois que c’est moi qui t’aide à ne pas t’écrouler…

Lorsqu’Eleonnora se releva, Evy la suivit, la tenant par la main. L’histoire de la belle-mère attendrait à demain. Elle n’hésita pas à entrer avant même que sa compagne ne ferme la porte. Aidant sa compagne à se changer, n’hésitant aucunement à l’idée de la reluquer par la même occasion, Evelynn l’embrassa avant de sortir de la chmabre. Elle n’avait pas envie de dormir, et permettre à sa compagne de se reposer était une bonne chose. C’est pourquoi elle se dirigea à pas de loup dans son propre atelier et s’installa devant une toile, qui ne tarda pas à être couverte de traits et de peintures.

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