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 Une histoire de bougies [Rp Sarah-Erika](plz stahp)

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Jill Clarkson

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MessageSujet: Une histoire de bougies [Rp Sarah-Erika](plz stahp)   Mar 22 Juil 2014 - 4:54

Sarah avait passé une journée très dur, d'abord son réveil avait sonné deux heures plus tôt, elle s'était forcée à aller s’entraîner et le punching ball sur lequel elle avait frappée avait finis par se déchirer. Pour elle la journée commençait mal. Pour essayer d'aller un peu mieux elle avait tentée de sortir un peu, aller en ville s'acheter à manger et se poser dans un coin au calme pour pouvoir se relaxer et être au calme. Loin des cris des enfants de l'institut, loin de la foule oppressante dans le couloir.  Et alors qu'elle pensait enfin pouvoir partir un peu d'ici, voila que sa poubelle sur roues venait de faire trois mètres, et que de la fumée étrange et inquiétante venait d'apparaitre sortant de sous le capot. Elle se gara donc non loin du garage, à moins de dix mètres. Descendit de sa voiture et fonça voir sous le capot. Elle n'y connaissait que les bases en mécanique, pour elle ça pouvait être n'importe quoi. Et elle avait à moitié raison, en fait sa voiture tombait en miette, la plupart des pièces devaient êtres changés en urgence, et le voyant qui disait qu'il y avait un problème était dissimulé derrière un bout de scotch de couleur grise.

Sarah savait que cette poubelle ne pouvait plus aller très loin, mais elle voulait la garder, c'était sentimental pour elle, une sorte de souvenir, c'était d'ailleurs l'une des dernières choses qui lui restait de son ancienne vie.
Elle regarda sous le capot, la fumée venait bien du moteur, elle agita le bras pour tenter de dissiper un peu de fumée

"Bordel..."

Ce fut le seul mot qu'elle trouva pour décrire cet instant précis, elle commença à trifouiller l'intérieur du moteur, pensant qu'elle serait en mesure de réparer les quelques dégat que le moteur avait, sans s'attendre à ce qu'ils soient trop nombreux pour qu'elle puisse le faire en à peine quelques minutes. Comme si ce n'était pas suffisant pour combler son jour de malchance, voila que la voiture décida soudainement de lui cracher un bon gros jet d'huile de moteur au visage, l'aspergeant du liquide noirâtre qui bazarda sa chemise à carreaux et son débardeur.

Elle râla.

Puis elle essuyant son visage, et un maximum de ce qu'elle avait sur le débardeur et le torse à l'aide de sa chemise, qu'elle jeta à l'arrière du pickup, et cacha son arme sur la banquette de la voiture, déterminée, le visage sale, le débardeur blanc devenu gris, elle replongea dans le moteur, fit en sorte de voir d'où pouvait bien venir le problème.
Tout ce qu'elle voulait pour l'heure c'était une bonne douche, un bon repas, et se caler dans un coin où elle pouvait se détendre. Elle qui avait voulue passer une journée tranquille, c'était loupé pour le coup.

En plus aujourd'hui il faisait particulièrement chaud, le thermomètre devait facilement atteindre les 32 degrés Celsius, Sarah détestait la chaleur, ça lui rappelait trop les combats qu'elle avait du vivre en Afghanistan, en plus, elle transpirait comme pas possible. C'était vraiment la joie pour son débardeur, il était devenu gris foncé, et trempé. Elle pouvait le jeter après ça, c'était beaucoup trop pour un seul débardeur.

Pour pouvoir arranger le tout, elle était en plein cania, le soleil frappait directement sur elle, sans aucunes traces d'ombres, lui donnant encore plus chaud. Elle était fatiguée, trempée, sale, et en avait marre, ça faisait une bonne heure qu'elle devait être là dessus, vu la position du soleil, il devait bien être au moins midi, ce qui n'arrangeait pas la chaleur, Sarah s'arrêta un instant, respirant un peu, elle attrapa un torchon qui traînait à l'arrière du pickup, se frotta les mains pleines de cambouis, elle se frotta un peu la joue droite, laissant une marque noire dessus.

Si elle s'était écoutée la veille au soir, elle serait restée à l'institut, aurait suivit un cours, et aurait passée sa journée à ne rien faire, perdant ainsi sa journée comme toutes celles qui ont précédés ce jour.

Sarah n'allait pas très bien en ce moment, elle se sentait seule, elle ne cherchait pas à s'intégrer au sein de l'école, se comportant en véritable associable elle n'avait pas cherchée à tisser des liens un peu plus solides avec un autre résident. Il y avait bien eu la jolie blonde mais elle ne l'avait pas revue depuis un long moment déjà. Sarah déprimée, de plus cette solitude la replongée dans le passé, lui rappelant de mauvais souvenirs. Elle n'avait pas beaucoup dormit ces derniers temps, cauchemardant à cause de ce qui se passait au front, elle était souvent hantée par ces souvenirs de boucheries et de massacres qu'elle avait vue. Et elle n'arrivait toujours pas à s'en remettre.

"Bon...Autant se remettre au boulot..."

Elle se releva, et retourna se pencher en avant, les fesses en buse, travaillant de nouveau sur le moteur de son pick up.
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Une histoire de bougies [Rp Sarah-Erika](plz stahp)   Mar 22 Juil 2014 - 6:22

La musique à fond, roulant à toute vitesse sur la route déserte, la Lamborghini regagnait l’institut sans se soucier des lois. Rares étaient les personnes qui passaient dans le coin. Lorsqu’Erïka regagnait le manoir, par contre, on le savait immédiatement. Cette fois, elle avait troqué son CD de Nightwish pour celui de Cher Lloyd qu’elle venait tout juste de se procurer au magasin. Déjà, elle chantait avec entrain sur l’un de ses singles, comme si rien n’existait autour d’elle. Ce fut lorsqu’elle se trouva à proximité du portail qu’elle ralenti. Graduellement, elle baissa le son de sa musique.

Récemment de retour après un très bref voyage en Thaïlande, Erïka profitait au maximum du temps qu’elle passait à l’institut. Elle adorait l’indépendance que lui procurait le fait de vivre seule en appartement à Londres, mais elle devait avouer que cet endroit lui manquait. Ce n’était pas si mal de vivre en communauté, parfois. Certains soir, alors qu’elle croulait sous ses travaux scolaires, l’adolescente se demandait si elle avait bien fait de déménager dans un autre pays. Elle était loin de ses proches et la séparation était plus difficile qu’elle ne l’aurait cru. Heureusement, elle s’était fait une précieuse amie là-bas. C’était l’une des seules choses qui la faisait rester à Londres. Ça et la magnifique université d’économie où les cours donnés étaient, pour la plus part, exceptionnels.

Arrivée à proximité du garage, Erïka arrêta sa voiture. Il y en avait une autre qui lui barrait en partie le passage pour se rendre à destination. Elle décida de couper le moteur, ainsi que sa musique et de quitter son véhicule pour aller voir ce qui ressemblait à une véritable épave. Elle ouvrit doucement la portière et posa les pieds au sol. Aujourd’hui, contrairement à son habitude, elle portait une paire de talons aiguilles noirs. Le talon de ses derniers ressemblait à une lame de métal étincelante qui parcourait également toute la base de la chaussure. Aucun doute que si l’adolescente donnait un coup pied avec ce truc, sa victime en souffrirait pendant un petit moment. Sur le reste de la surface de ses escarpins, se trouvaient des petits pics de métal. C’était avec fierté et avec la grande envie d’en faire paniquer sa sœur qu’elle avait porté cette paire de chaussure achetée dans une boutique de mode gothique, à Londres. La réaction de cette dernière en avait valu la peine.

Pour ce déjeuner, avec sa sœur, Erïka avait même fait un effort vestimentaire. Elle avait mis une robe. Elle lui arrivait au-dessus des genoux et montait tout le long de son corps, couvrant jusqu’à sa poitrine. Sa robe n’avait pas de manche, était simple et sobre et moulante. Accompagné de cela, elle portait son éternelle veste de cuir. Cependant, maintenant qu’elle avait quitté l’air climatisée de sa voiture, elle songeait sérieusement à la retirer. Il faisait tellement chaud !

Plutôt que de se plaindre intérieurement de la chaleur, Erïka se concentra sur l’épave qui reposait un peu plus loin. Visiblement, la propriétaire du véhicule s’affairait à tenter de le réparer. L’adolescente s’approcha et posa ses mains sur le bord du pick-up, placée à côté de la jeune femme qui était concentrée sur ce qui se trouvait à l’intérieur.


-« Besoin d’un coup de main ? »

Erïka n’était peut-être pas une pro en mécanique, mais elle savait pas mal d’affaire sur les véhicules. Bobby lui en avait appris beaucoup et elle faisait de son mieux pour faire de nouveaux apprentissages par elle-même. D’ailleurs, elle s’occupait de la majorité des réparations et de l’entretien de sa Lamborghini.

L’adolescente découvrit l’identité de la propriétaire de cette épave ambulante. Il s’agissait de la nouvelle – plus si nouvelle depuis le temps – résidente de l’institut. Il fallut quelques secondes à Erïka pour se souvenir du prénom de cette jeune femme à la chevelure de flamme
.

-« T’es Sarah, c’est ça ? T’avais raison quand tu m’avais dit que ta voiture était une vraie épave. T’es sûre qu’il y a encore quelque chose à faire ? Je m’y connais en mécanique, je peux jeter un œil si tu veux. »

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MessageSujet: Re: Une histoire de bougies [Rp Sarah-Erika](plz stahp)   Mar 22 Juil 2014 - 16:50

Sarah avait pu entendre un bruit de moteur, qui marchait au moins lui et vu le bruit c'était pas de la petite mécanique, elle n'avait pas pris la peine de se relever pour voir qui c'était, après tout il y avait la place à côté pour passer et elle s'acharnait suffisamment à retirer les bougies et à changer l'huile, enfin ce qu'il restait d'huile dans le moteur. Bien qu'elle ne bougeait pas d'un pouce elle fut en mesure d'entendre une portière se fermer et des talons claquer sur les pavés recouvrant l'entrée du garage. Sarah était un peu sur les nerfs dernièrement, et bien qu'elle était censée être en sécurité à l'institut, elle préférait tout de même rester sur ses gardes, elle s'appuya alors sur un bras qu'elle mis contre son ventre, sa main prête à frapper l'adversaire et à attraper son couteau à sa cheville.

Deux mains vinrent s'appuyer sur sa voiture. Des mains de femmes au premier abord. Manucurée et très propres. Clairement pas les mains de quelqu'un qui venait de passer sa matinée à réparer sa poubelle au canya. La personne en question parla alors.

« Besoin d’un coup de main ? »

Sarah ne répondit pas sur le coup, elle tourna la tête vers son interlocutrice, voyant de qui il s'agissait elle se redressa, laissant tomber les mesures de précautions en ce qui concernait une probable attaque surprise. Elle observa un instant la jeune femme blonde, depuis la dernière fois qu'elle l'avait croisée elle n'avait pas changée, mais elle remarqua qu'elle était habillée de manière bien plus riche que la dernière fois, sa robe était élégante et devait au moins couter trois ans de salaires que pouvait se faire Sarah. Quand à la voiture de laquelle elle était descendue, il valait mieux ne pas imaginer le prix, ça devait être quelque chose de tellement cher, que même en vendant son corps pendant 200 ans et en ne dépensant pas un sous, Sarah n'aurait pas pu se la payer.

Erïka était terriblement élégante, elle aurait fait tournée la tête à n'importe qui habillée comme ça, Sarah fut étonnée de la voir ici à vrai dire, elle savait qu'elle devait partir à l'étranger la dernière fois qu'elle l'avait vue, et elle ne s'attendait pas à ce que cette dernière revienne si vite. Sarah répondit alors :

"Tiens Erïka, bah écoute c'est ma voiture elle me fait encore des siennes comme tu peux le voir"

Elle designa ses vêtements, son débardeur totalement mort recouvert de l'huile de moteur et de transpiration, qui rendait par la même occasion une Sarah tout à fait apte à faire penser aux autres qu'elle n'avait aucune hygiène. Face à Erïka Sarah ressemblait plus à une sorte de bohémienne que quelqu'un qui mériterait de s'adresser à une fille aussi bien habillée que la jolie blonde.

« T’es Sarah, c’est ça ? T’avais raison quand tu m’avais dit que ta voiture était une vraie épave. T’es sûre qu’il y a encore quelque chose à faire ? Je m’y connais en mécanique, je peux jeter un œil si tu veux. »

Sarah laissa transparaître un petit sourire malgré tout.

"Oui c'est bien ça. C'est une épave, mais bon j'ai pas les sous pour en changer." Sarah mentait, elle avait largement assez pour pouvoir s'acheter une voiture normale qui roulait et qui n'allait pas lui cracher son huile au visage, mais elle ne voulait, et ne pouvait pas se débarrasser de ce vieux pick up. C'était sentimental.
"Disons que j'espère qu'il y à encore quelque chose à faire"

Sarah observa un instant la jeune fille avant de rajouter sur un ton un peu amusé:

"Tu t'y connais en mécanique? Allez, fais toi plaisir."

Elle s'écarta de la voiture, laissant le champ libre pour la jeune fille, Sarah la laissait faire mais en sachant que se serait à 80% un échec, sa voiture était tellement vieille, et surtout le travail qu'elle avait fait sur le moteur tenait plus du bricolage que de la réparation, certaines pièces tenaient par le miracle du saint esprit, tout ce qu'il y avait sous ce capot sortait de la norme, c'était du rafistolage fait en vitesse avec les pièces trouvées, et parfois même des pièces bricolées faites mains. La moitié de ce qu'il y avait là dedans était méconnaissable tellement tout avait changé là dedans.
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Une histoire de bougies [Rp Sarah-Erika](plz stahp)   Mar 22 Juil 2014 - 17:38

Lorsqu’il était temps de s’amuser, quitte à salir complètement ses fringues pour l’occasion, Erïka était partante. Tant que ses chaussures étaient épargnées – elle venait tout de même de les acheter – l’adolescente pouvait faire n’importe quoi, y compris de la mécanique. Lorsque Sarah se tourna à demi vers elle, elle put constater à quel point sa voiture avait été généreuse envers elle. C’était les risques de jouer dans le moteur. Étrangement, cela manquait à Erïka. Ça lui apprendra à accepter d’avoir une voiture trop parfaite. Comme Bobby l’entretenait en son absence – et qu’il l’utilisait probablement puisqu’en plus d’avoir les clés, son nom était sur les papiers d’assurances en cas de problème – la jeune femme ne pouvait pas avoir de problème de ce genre. Pourtant, elle aimerait bien avoir quelque chose à faire sur son véhicule.

-« Rien qu’à voir à l’intérieur, je peux te dire parfaitement ce que tu dois changer : tout. »

À défaut de toucher à sa propre voiture, elle pouvait au moins jeter un œil à celle de Sarah. Elle était dans un sale état. Il allait lui falloir une bonne chirurgie et de nouvelles pièces pour arriver à être de nouveau fonctionnelle. Le problème n’était peut-être pas grave à ce point, mais ça ne ferait pas de tort au véhicule d’avoir droit à de nouvelles pièces. C’était le mieux qu’il était à faire si la propriétaire n’avait pas l’argent pour la réparer. Oh, la vilaine menteuse ! Erïka la toisa, se contentant d’hausser un sourcil. Ce n’était pas une bonne idée de lui cacher des choses. Au moins, Sarah se rattrapa et expliqua simplement qu’elle voulait conserver son véhicule. Cela convenait parfaitement à l’adolescente qui ne posa pas davantage de questions. Elle allait faire de son mieux pour changer les pièces qui semblaient ne pas être à leur place et s’attaquer au plus gros problème : le moteur.

-« Si tu savais à quel point ça me manque de jouer dans les entrailles d’une voiture. Crois-moi, elle va rouler à merveille quand j’en aurais fini avec. Tu as une boite à outil, dans le coin ? »

Elle longea le pick-up pour retirer sa veste. Il faisait chaud comme pas possible ! Jetant son vêtement dans la boite du véhicule, elle attrapa la boite à outil et la ramena avec elle. Elle la déposa au sol et l’ouvrit. Une chose de fait. Maintenant, c’était le début de la partie amusante. Elle commença à toucher aux différentes parties du moteur, à regarder avec effroi les morceaux de scotch sur certaines pièces du véhicule afin de les tenir en place. Ça n’allait pas être possible de travailler ainsi, avec ce genre d’abomination.

-« Tu vas pas souvent faire réparer ta voiture dans un garage, je me trompe ? Apportes moi l’espèce de boite qui est posée là, sous ce meuble. Je vais te trouver des pièces de remplacement. » Fit-elle en pointant, au loin, la boite qui était dans le garage.

Elle allait devoir fouiller dans la boite de plastique afin de trouver les bonnes pièces, mais au moins elle pourra en remplacer certaines. Lorsqu’elle se mit réellement à la tâcher, ses mains devinrent rapidement noires. Elle s’en fichait, ça faisait partie de l’activité. Elle ne se plaignait pas du fait que de sa manucure était en train d’être ruinée par toute cette huile – il était facile de deviner qu’au moment d’aller chez l’esthéticienne, l’une des sœurs Davidoff était bien plus encline que l’autre à se faire torturer les ongles – mais elle était davantage embêtée par le fait que son bracelet pouvait se coincée n’importe où. Elle préférait le retirer pour ne pas qu’il se brise. Certains pourraient croire à une valeur monétaire puisqu’il était constitué d’or blanc, mais pour elle il s’agissait plutôt d’une valeur sentimentale. Elle tendit donc son poignet à Sarah afin qu’elle l’aide.


-« Enlève-moi mon bracelet. Je n’ai pas envie de l’abimer là-dedans. Tu peux le poser sur le tableau de bord de ma voiture, je le récupérerais plus tard. » Elle sourit. « J’espère pour toi que t’avais pas quelque chose d’urgent à faire en ville parce qu’on en a pour un moment, ici. »

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MessageSujet: Re: Une histoire de bougies [Rp Sarah-Erika](plz stahp)   Mar 22 Juil 2014 - 20:37

« Rien qu’à voir à l’intérieur, je peux te dire parfaitement ce que tu dois changer : tout. »


Sarah était amusée par ce diagnostique, elle le savait qu'il fallait qu'elle change absolument toutes les pièces du moteur, si ce n'est le moteur en intégralité, mais le manque de temps, de moyens, et de motivation l'avait toujours résolue à ne pas aller voir un mécanicien. Elle s'était toujours débrouillée pour tout réparer elle même, sa voiture, ses vêtements, des vases, des trucs du genre quoi.

"Je me doutais bien aussi que y'avait pas mal de taule là dedans haha"

Sarah laissa échapper un faux petit rire, elle avait la tête ailleurs aujourd'hui, même si son rire sonnait un peu faux elle espérait simplement que la jeune fille ne le remarque pas. Ces derniers temps les terreurs nocturnes l’empêchant de dormir, elle avait tendance à vite tomber dans la déprime.

-« Si tu savais à quel point ça me manque de jouer dans les entrailles d’une voiture. Crois-moi, elle va rouler à merveille quand j’en aurais fini avec. Tu as une boite à outil, dans le coin ? »

"Oui juste là" Sarah se dirigea vers la plateforme arrière de sa voiture, attrapa une boîte à outils et dit "Y'a tout ce qu'il te faut normalement là dedans"

Et Sarah disait vrai, il y avait même plus, toute une ribambelle d'outils étaient dans cette boîte, et même un glock de secours dissimulé au fond. Sait on jamais, on à toujours besoin d'une seconde arme. Elle vit la jeune fille retirer sa veste, montrant alors la superbe robe qu'elle portait qui lui moulait parfaitement les formes du corps.

Sarah laissa la jeune demoiselle travailler tranquillement, n'hésitant pas à en profiter pour se rincer un peu l'oeil au passage quand la jeune fille du s'accroupir pour fouiller dans la boîte à outils.


-« Tu vas pas souvent faire réparer ta voiture dans un garage, je me trompe ? Apportes moi l’espèce de boite qui est posée là, sous ce meuble. Je vais te trouver des pièces de remplacement. »

Sarah répondit en allant chercher la fameuse boîte

"J'ai pas souvent le temps, j'ai été...Pas mal occupée ces dernières année."

Sarah avait été au front, et même si elle ne le cachait pas, elle préférait simplement se considérée comme "occupée" que comme en train de tuer des gens simplement pour des petits détails.

"Et puis, en même temps, c'est tellement plus amusant de vivre dans le danger que la voiture m'explose à la tronche. Ha ha. Donc ça fait un moment que t'as pas trafiquée la tienne? Elle a vraiment besoin d'être trafiquée en plus?" Dit elle souriant et pointant la voiture de luxe.

Sarah avait déjà conduit des voitures de luxes de ce genre, une fois elle à même du conduire une Lamborghini pour s'échappée de terroristes qui voulaient lui faire la peau. Le riche financeur des puits de pétroles de la région n'avait pas été content de voir que deux militaires américains avaient volés sa voiture pour fuir. Enfin ça c'était une autre histoire.

-« Enlève-moi mon bracelet. Je n’ai pas envie de l’abîmer là-dedans. Tu peux le poser sur le tableau de bord de ma voiture, je le récupérerais plus tard. J’espère pour toi que t’avais pas quelque chose d’urgent à faire en ville parce qu’on en a pour un moment, ici. »

Sarah s'approcha alors de la jeune fille :

"Mh non non, j'avais prévue d'aller en ville seulement, tu sais, j'ai plus vraiment grand chose d'important à faire depuis que je suis ici." En même temps elle détache le bracelet "je m'occupe de ça" elle alla le poser sur le tableau de bord de la voiture, la refermant ensuite "Je savais pas que tu reviendrais si vite dis donc! tu as du enchaîner les avions, pour avoir une horaire aussi courte ça à du te coûter un bras!"
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Une histoire de bougies [Rp Sarah-Erika](plz stahp)   Mar 22 Juil 2014 - 21:43

C’était une belle journée pour faire de la mécanique, bien qu’elle était un peu trop chaude au goût d’Erïka. Heureusement pour elle, elle s’était vêtue légèrement afin de ne pas fondre trop rapidement. Malgré tout, le soleil persistait à s’acharner sur sa peau de porcelaine. Se vêtir tout de noir n’était pas la meilleure des idées par un temps pareil. Malgré tout, elle ne râla pas et se contenta de porter toute son attention sur le véhicule devant elle. Il y avait tellement à faire qu’elle allait pouvoir s’occuper tout l’après-midi. Ça tombait bien parce qu’elle n’avait rien à faire de son temps.

Fouillant dans la boite à outil, Erïka cherchait ce dont elle avait besoin pour dévisser certains boulons. Elle allait en poser des neufs qui n’allaient pas tenir grâce à du scotch. Après avoir pris ce dont elle avait besoin, elle se redressa. D’ici une heure, elle en aura probablement marre de tenir sur des talons et ira changer de chaussures. Bien que ses escarpins étaient étonnamment confortables, elle ne pouvait pas travailler ainsi. Elle aurait bien aimé les retirer, mais l’asphalte devait être brûlant.

Elle demanda à Sarah si elle était du genre à amener son pick-up chez le mécanicien, de temps à autre. Visiblement, ce n’était pas le cas et la jeune femme confirma ses pensées. Il était évident qu’elle avait négligé son véhicule et qu’elle n’y connaissait pas grand-chose en mécanique. Erïka n’en connaissait que peu, mais déjà, pour une fille qui avait déjà songé nettoyer ses sièges en cuir avec de la javel – heureusement Emma Frost l’avait arrêtée avant qu’elle ne commette ce terrible geste – elle savait qu’il ne fallait jamais mettre du scotch pour faire tenir des pièces importantes du véhicule.


-« Eh bien, si t’étais occupée à être sur les routes avec ce truc, je suis étonnée qu’il ait pas explosé plus tôt. »

Apparemment, Sarah y avait déjà pensé et vivre avec ce risque-là semblait lui plaire. Le jour où elle devra se taper le chemin jusqu’à l’institut à pied parce que sa voiture lui aura explosé au visage, elle changera peut-être d’avis. Par contre, Erïka allait faire en sorte que ce genre de drame soit évité. Elle s’appliquait soigneusement à remplacer certaines pièces et jetait les vieilles au sol. Elle ramassera le tout plus tard. Elle allait faire durer un peu ce moment avant de s’occuper au gros du problème. Elle s’amusait bien en ce moment.

-« J’aurais tant aimé que ma voiture ait des défauts. » Elle se redressa, observa sa Lamborghini et soupira. « À la base, je voulais m’acheter quelque chose de tous pourris, un peu comme ton pick-up et le retaper entièrement, mais je me suis retrouvée avec ça à la place. Je trouve quand même le moyen de la modifier à ma façon. Je dois prendre rendez-vous pour me faire fabriquer un nouveau tableau de bord intelligent ou, du moins, en faire produire les plans. Tu ne crois pas qu’on s’attache davantage à quelque chose qu’on a nous-même bâti plutôt qu’à un objet aussi… banal que ça ? Non ? Moi, si. »

Poursuivant sa tâche, Erïka tentait d’identifier le problème du véhicule. C’était trop facile de simplement demander à Sarah. Elle préférait le faire par elle-même et ainsi tester ses aptitudes. Par contre, au bout d’un moment, elle demanda à la jeune femme de lui retirer son bracelet, ne souhaitant pas l’abîmer pendant ses réparations. Cette dernière lui rendit ce service.

Heureusement pour les deux jeunes femmes, Sarah n’avait rien de prévu pour la journée, si ce n’était que de faire un tour en ville. On pouvait dire que ça arrangeait Erïka qui pouvait s’en donner à coeur joie et prendre tout son temps. Avec elle, on ne savait jamais combien de temps elle pouvait passer à bichonner une voiture. Puisqu’elle n’était pas pressée par une quelconque restriction dans le temps, elle allait pouvoir continuer de discuter avec Sarah tout en se détendant. Cette dernière s’étonnait de la rapidité à laquelle Erïka pouvait voyager. Il fallait dire qu’elle pouvait partir n’importe quand de Londres pour rejoindre les États-Unis et vice versa. Ce qu’elle ne disait pas était qu’elle se permettait parfois de rater des cours pour voyager. Après tout, elle pouvait se le permettre lorsqu’elle comprenait parfaitement la matière qui lui était enseignée.
Erïka se redressa et posa ses fesses sur le bord du véhicule qui n’était pas tâché d’huile.


-« Ça s’appelle avoir un père qui ne connait pas le sens du mot « économiser ». Je voyage avec son jet à volonté. On peut dire que ça a ses avantages. Je pars de Londres après mon cours du vendredi et j’y retourne pour celui du lundi. Normalement, dans un peu plus d’un an, je devrais me réinstaller définitivement ici. »

Elle se pencha afin de ramasser un vieux linge dont elle se servit pour retirer une bonne partie de la saleté qu’elle avait sur les mains.

-« Tu faisais quoi avant d’arriver à l’institut ? T’as pas intérêt à me servir un mensonge, hein ! Je préfère que tu sois honnête si tu veux pas en parler. » Elle regarda ses mains pendant un instant, puis jeta le chiffon dans la boite à outil avant de se pencher de nouveau sur le moteur. « J’ai une bonne mémoire, je me souviens encore de ce que tu m’as dit le jour de notre rencontre. En y repensant, je me demandais si tu venais ici pour fuir quelqu’un qui voudrait ta mort. Au nombre d’élèves qui ont des problèmes avec des gens de l’extérieur, tu ne serais pas la première à te cacher ici pour des raisons personnelles. »

Lorsqu’Erïka se redressa, elle avait les mains complètement noires. Elle tenait deux bougies d’allumage couvertes d’huile. Pas étonnant que sa voiture ne fonctionnait pas. Elle allait devoir nettoyer ce qui restait de cette matière noire et tâchante avant de pouvoir changer les bougies. Elle espérait simplement en trouver qui conviennent à son véhicule, sans quoi elles allaient devoir faire un petit tour en ville.

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MessageSujet: Re: Une histoire de bougies [Rp Sarah-Erika](plz stahp)   Mar 22 Juil 2014 - 23:09

« Eh bien, si t’étais occupée à être sur les routes avec ce truc, je suis étonnée qu’il ait pas explosé plus tôt. »

"Faut croire que j'ai toujours été chanceuse"

Elle eu un petit rictus mais n'en pensait pas un mot, elle n'avait jamais eu de chance, même son pouvoir c'était pas de la chance. Elle voyait bien que la jeune femme s'amusait énormément à tripoter le moteur de sa voiture. ça lui faisait plaisir de voir qu'au moins une personne ici s'amusait.

« J’aurais tant aimé que ma voiture ait des défauts. À la base, je voulais m’acheter quelque chose de tous pourris, un peu comme ton pick-up et le retaper entièrement, mais je me suis retrouvée avec ça à la place. Je trouve quand même le moyen de la modifier à ma façon. Je dois prendre rendez-vous pour me faire fabriquer un nouveau tableau de bord intelligent ou, du moins, en faire produire les plans. Tu ne crois pas qu’on s’attache davantage à quelque chose qu’on a nous-même bâti plutôt qu’à un objet aussi… banal que ça ? Non ? Moi, si. »

"Hé tu sais, il était pas pourris quand je l'ai eu"

En fait si, il l'était, moins, mais il l'était. Elle avait voulue la conserver depuis la mort de ses parents pour pouvoir en garder un souvenir physique et pouvoir se rappeler d'eux chaque jours de sa vie.

"Mais j'admet qu'elle est pourris maintenant " s'efforçant de rire " Mais je pense qu'on s'attache d'avantage à des souvenirs qu'à ce qu'on fait soit même"

Sarah le pensait. Elle en était la preuve vivante. Le peu de biens qu'elle avait, elle les tenait de gens qu'elle avait appréciée dans son ancienne vie, elle était particulièrement sentimentale quand elle était seule et aimait pouvoir se souvenir. Elle avait peur d'oublier et avait tendance à avoir besoin d'objets physiques pour se rassurer. Sous son oreiller se trouvait même un gros livre, dans lequel elle avait mis toutes les photos qu'elle avait prise d'elle et de ses amis durant toutes ses années. La jeune demoiselle blonde se redressa alors.

-« Ça s’appelle avoir un père qui ne connait pas le sens du mot « économiser ». Je voyage avec son jet à volonté. On peut dire que ça a ses avantages. Je pars de Londres après mon cours du vendredi et j’y retourne pour celui du lundi. Normalement, dans un peu plus d’un an, je devrais me réinstaller définitivement ici. »

"Tu as l'air d'être pas mal entre deux maisons...ça doit pas être facile tous les jours non?

Erïka se pencha pour ramasser un vieux chiffons, Sarah en profita pour mater un peu avant qu'elle se redresse.

-« Tu faisais quoi avant d’arriver à l’institut ? T’as pas intérêt à me servir un mensonge, hein ! Je préfère que tu sois honnête si tu veux pas en parler. J’ai une bonne mémoire, je me souviens encore de ce que tu m’as dit le jour de notre rencontre. En y repensant, je me demandais si tu venais ici pour fuir quelqu’un qui voudrait ta mort. Au nombre d’élèves qui ont des problèmes avec des gens de l’extérieur, tu ne serais pas la première à te cacher ici pour des raisons personnelles. »

Sarah hésita, elle n'avait pas l'habitude de parler de ce qu'elle faisait avant, non pas parce qu'elle ne voulait pas, mais essentiellement parce qu'elle n'en avait pas l'occasion, à vrai dire Erïka était son premier véritable contact humain depuis son arrivée ici. Ce qu'elle avait vécue à l'armée ne l'avait pas aidée à devenir plus sociable, au contraire même.

"Hum bah...avant je faisais..." Sarah allait lui servir un mensonge, mais elle se rappela que ça servirait à rien son pouvoir était de les détecter "J'étais dans l'armée. J'ai fais quelques années de service. On à été en Afghanistan. On à tués quelques méchants, eu le droit de faire quelques séances de tortures sur l'ennemi, et d'en recevoir en retour. D'apprendre à tuer silencieusement et à se battre. Enfin des trucs du genre quoi. J'ai été un petit moment au front avec mon unité. Chargée avec les autres à protéger la population tout en chassant l'ennemi. Y'a eu...Un incident qui m'as obligée à revenir ici."

Bien sur par incident Sarah parlait clairement de son pouvoir.

"Et oui, y'a quelqu'un qui cherche à me tuer. Je sais pas qui, je sais pas pourquoi, et apparemment ça à pas l'air d'avoir un rapport avec mon pouvoir. Enfin bref, et toi? Tu faisais quoi?"

Sarah était très évasive sur le retour au pays car elle ne voulait pas aborder le sujet de ses parents morts. Quand à la guerre, elle l'avait vécue et pouvait bien en parler, ça ne la tuerait plus maintenant là où elle était. Erïka se redressa avec deux bougies encrassées en mains.
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MessageSujet: Re: Une histoire de bougies [Rp Sarah-Erika](plz stahp)   Mer 23 Juil 2014 - 0:31

On se forgeait des souvenirs mémorables avec des gens qu’on appréciait sincèrement. Lorsqu’ils partaient, emporté par la mort ou une tragédie qui mettaient fin à tout cela, le seul moyen de ne pas oublier était de s’attacher à un objet qui rappelait cette personne. La mémoire pouvait parfois jouer des tours et c’était en posant les yeux sur un cher souvenir qu’on pouvait se rappeler. Erïka avait conservé l’arme de son grand-père, décédé depuis de nombreuses années. Le professeur Xavier, pour des raisons évidentes le lui avait confisqué. Certes, elle avait été en colère, elle était certaine de l’avoir perdu. Il y a un an, elle était allée parler au professeur d’un sujet quelconque et avait parlé de cette arme. Il la gardait toujours, sous clé, et lui avait promis de la lui remettre lorsqu’elle atteindrait sa vingt-et-unième année de vie. Elle avait pris de la maturité, elle avait su calmer son agressivité et changer pour le mieux. Elle avait encore beaucoup à vivre et à apprendre, mais le professeur Xavier se doutait bien que le jour où il lui remettra cette arme, elle n’osera même pas l’utiliser, ne souhaitant la conserver qu’en tant que souvenir, rien de plus. Et puis, il devait l’avouer, il se doutait bien qu’elle trainait, encore aujourd’hui, une arme avec elle. Au vu de son passé, de sa peur du danger qui la guettait et du fait que son père lui donnait tout ce qu’elle voulait comme une enfant gâtée, qu’elle avait accès à toutes les armes qu’elle voulait.

Si Sarah gardait cette épave alors qu’elle était clairement bonne pour la casse, c’était parce qu’il y avait une raison. D’ailleurs, elle prit la défense de son véhicule en affirmant qu’elle n’était pas si pourris quand elle l’avait eu. Ça, Erïka n’avait pas de mal à le croire. Elle laissa échapper un petit rire, puis observa le pick-up. Elle allait faire en sorte qu’il soit comme neuf lorsqu’elle aura terminé. Certes, elle ne pouvait pas remplacer le moteur, qui devait être assez vieux, mais elle pouvait peut-être faire quelque chose pour en trouver un autre à petit prix. S’il y a bien une chose pour laquelle elle adorait dépenser, exception fait des bouquins et des séries policières en DVD, c’était pour la mécanique. C’était la faute de Bobby tout ça. C’est lui qui lui a montré comment s’occuper d’une moto, puis d’une voiture. Elle avait eu la piqure et c’était devenu un passe-temps.

-« Elle a l’air assez importante pour toi alors je vais tâcher de la rendre moins pourris. Je te montrerais quelques trucs, si tu veux. Tant qu’elle est bien entretenue, tu pourras rouler avec pendant des années encore. »

Il y a des choses auxquelles Erïka ne s’attachera jamais. Le luxe, par exemple. Certes, elle avait une belle Lamborghini, mais ce n’était qu’une voiture comme une autre qui n’avait aucun défaut. C’était trop parfait à son goût. Elle était simple, elle pourrait rouler avec une voiture comme celle de Sarah sans problème, tant que ça puisse effectuer les tâches pour lesquelles elle a été conçue. Pour l’avion, c’était pareil. Elle pouvait bien voyager avec d’autres personnes dans la classe économique qu’elle n’en serait pas déranger. Sauf s’il y avait des bébés. Comme son père avait mis son jet à sa disposition pendant l’été – il cherchait fort probablement à fuir son ex-femme, en Russie, le temps que cette dernière déménage de leur manoir – Erïka voyageait bien souvent aux frais de son géniteur. Cela lui permettait de venir comme elle le voulait. Souvent, elle faisait un petit voyage ici et là, lorsqu’elle s’ennuyait vraiment de l’institut et, surtout de ses résidents. Elle n’aurait jamais cru s’attacher autant à cet endroit et aux personnes qui y vivaient. Ce n’était pas toujours facile, mais elle vivait avec.

-« En fait, ce l’est, parfois. En partant à Londres je me disais que j’allais changer d’air, découvrir un nouveau pays et tout simplement prendre des distances avec ma vie, ici. Je suis trop attachée à certaines personnes pour passer des mois sans les voir. Elles me manquent et parfois je pars sur un coup de tête. Heureusement, je ne fais pas le voyagement à chaque semaine, mais de temps à autre j’en ressens le besoin et je le fais. Je sais seulement que peu importe où je pourrais vivre à travers le monde, mais vraie maison est ici. »

Jamais Erïka ne pourrait quitter définitivement l’institut. Elle adorait cet endroit avec ses qualités comme ses défauts. Elle comptait y résider, y enseigner et y faire sa vie. Si elle avait encore besoin de prendre du recul, elle savait qu’elle pouvait aller n’importe où. Elle aura son condo à Londres, mais elle aura les moyens de squatter les hôtels de son choix tout autour du globe. Par contre, elle ne se sentira jamais aussi bien qu’ici.

Erïka nettoya ses mains sales. Dans quelques secondes, ce sera pire. Elle devait retourner jouer auprès du moteur. De l’huile avait coulé à quelques endroits, elle ne pouvait que le constater. À quelques reprises, elle avait pratiquement essuyé ses mains sur sa robe. C’était un réflexe dont elle essayait encore de se débarrasser. Maintenant, il était temps de reprendre sa tâche.

Tout en travaillant, elle demanda à Sarah ce qu’elle faisait avant d’arriver à l’institut. Elle se souvenait encore de ce qu’elle lui arrivait dit le jour de leur rencontre et cela l’avait bien intriguée. Maintenant, elles étaient tranquilles, sans qui que ce soit pour les écouter avec une oreille indiscrète. Visiblement, c’était le genre de sujet qui ne plaisait pas à Sarah. Erïka remarquait qu’elle était légèrement mal à l’aise et l’adolescente lui assura qu’elle n’était pas obligée d’en parler. Elle-même avait ses propres secrets qu’elle n’était pas prête de confier de sitôt.

Sarah lui expliqua qu’elle avait, auparavant, été dans l’armée. Elle n’avait pas seulement suivit la formation, elle était allée sur le terrain. Elle avait dû voir tout un tas d’horribles choses. Rien qu’à entendre les histoires que son père lui racontait parfois, elle se doutait bien que les choses ne devaient pas avoir été faciles pour elle. Erïka se redressa et se tourna vers la jeune femme, prêtant attention à son récit, bougies sales en main.

Lorsqu’on allait sur le terrain, on pouvait clairement se faire des ennemis. Dans le cas du père d’Erïka, ça devait plutôt être parce qu’il était riche et chiant. M’enfin, ce n’était pas lui le centre du sujet et l’adolescente se concentrait uniquement sur Sarah. Si quelqu’un souhaitait sa mort, il allait avoir le temps de pouvoir crever de dix façons différentes avant de pouvoir la toucher. Ici, elle était en sécurité. Les professeurs et les X-Men protégeaient les élèves et même les élèves se protégeaient entre eux. Personne ne laisserait un drame arriver.

-« Peu importe qui t’en veux, il ne pourra jamais t’approcher, ici. Tu as probablement fait ce qui était le mieux sur le terrain, suivre les ordres et tout ça. J’ai une idée de ce que t’as pu voir. Ma sœur était militaire, mon père général de division. J’en ai entendu des histoires, pas toujours jolies. Ça ne sera jamais comparable à ce que tu as pu voir, bien sûr, mais je suis consciente que c’est le genre de chose qui ne s’oublie pas. Tu as l’air de t’en être sortie tout entière, c’est déjà ça. Ça fait longtemps que tu as quitté l’armée ? »

Elle se déplaça, faisait signe à Sarah de la suivre. En entrant dans le garage, elle jeta les bougies crasseuses dans une poubelle. La jeune femme, pour changer de sujet, retourna la question d’Erïka, à savoir ce qu’elle faisait avant d’arriver à l’institut. Rien. Absolument rien. Elle avait disparu dans la nature, vécu un véritable enfer et s’était retrouvée totalement détruite. Ça, elle n’avait pas besoin d’en parler. En fait, moins elle abordait le sujet, mieux ça allait.

-« Avant, je ne faisais rien de bien palpitant. J’étais une fille comme une autre. En entrant ici, j’ai pris mes études davantage au sérieux, ce qui m’a mené à l’université. » Elle fouilla une armoire de métal afin de trouver des bougies qui pourraient convenir à la vieille bagnole, puis retourna vers celle-ci. « Il n’y a pas grand-chose à raconter. Avant j’avais la réputation de me battre avec tout le monde et maintenant je suis devenue la nouvelle Emma Frost. » Elle poursuivit, davantage pour elle-même. « On ne se ressemble pas tant que ça en plus, je ne vois pas pourquoi… »

Peut-être que Sarah ne savait pas de qui il s’agissait. Par contre, le jour où elle allait tomber dessus, elle allait la reconnaitre immédiatement. La femme d’affaire passait rarement inaperçu et bien des élèves se retournaient parfois sur son passage.

-« Si jamais tu vois une nana blonde, habillée qu’en blanc et qui semble être encore plus riche que moi, c’est elle. Impossible de la rater. »

Erïka confia la boite de bougies à Sarah. Elle n’avait pas envie de les salir. Retournant au pick-up, elle lui fit signe de s’approcher afin d’observer le moteur, qu’elle tenta de nettoyer davantage avec un chiffon.

-« Il va falloir que tu places les bougies toi-même. L’huile a complétement ruiné les autres. Je ne sais pas combien de temps ton moteur va encore survivre, il faudrait songer à le changer. Je vais essayer de t’en trouver un avant mon départ. Au moins, pour l’instant, il devrait pouvoir rouler. Tu n’as qu’à installer les bougies ici, et quand ce sera fait on testera pour voir si ça fonctionne. »

Vu la couleur et la texture de ses mains, actuellement, Erïka savait qu’elle ne pouvait plus rien toucher avant de passer à un évier. Il y en avait un, qui semblait avoir eu du vécu et vu beaucoup de mécaniciens en herbe dans une petite pièce adjacente au garage où étaient stockés les outils et autres trucs utiles. Bien que Sarah devait terminer le boulot, Erïka resta à ses côtés, penchée au-dessus de la voiture, afin de bien observer ce qu’elle faisait et s’assurer que rien n’allait de travers. De toute façon, qu’est-ce qui pourrait arriver ?

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MessageSujet: Re: Une histoire de bougies [Rp Sarah-Erika](plz stahp)   Mer 23 Juil 2014 - 1:45

-« Elle a l’air assez importante pour toi alors je vais tâcher de la rendre moins pourris. Je te montrerais quelques trucs, si tu veux. Tant qu’elle est bien entretenue, tu pourras rouler avec pendant des années encore. »

« Pendant des années je pense pas, mais c’est gentil de m’aider avec ma voiture…Merci »

Sarah laissa tomber son masque, offrant à Erïka un grand sourire sincère. Sarah n’avait pas souvent l’occasion de laisser tomber le masque, et même si elle ne connaissait pas depuis très longtemps la jeune fille, elle avait l’impression de l’avoir déjà vue quelque part. Et c’était surement pour ça qu’elle la laissait voir à travers elle. Erïka lui expliqua alors que c’était effectivement dur de parfois être entre deux villes. La jeune demoiselle blonde passait son temps à nettoyer ses mains, Sarah le remarquait bien que cela salissait beaucoup de devoir réparer cette poubelle.



-« Peu importe qui t’en veux, il ne pourra jamais t’approcher, ici. Tu as probablement fait ce qui était le mieux sur le terrain, suivre les ordres et tout ça. J’ai une idée de ce que t’as pu voir. Ma sœur était militaire, mon père général de division. J’en ai entendu des histoires, pas toujours jolies. Ça ne sera jamais comparable à ce que tu as pu voir, bien sûr, mais je suis consciente que c’est le genre de chose qui ne s’oublie pas. Tu as l’air de t’en être sortie tout entière, c’est déjà ça. Ça fait longtemps que tu as quitté l’armée ? »

« 8 mois et 12 jours. Disons que mon « pouvoir » » Sarah insista beaucoup sur les guillemets avec ses mains, « m’ont faite quitter l’armée prématurément. Même si j’aurais bien voulue continuer j’ai pas pu. »
Sarah était déçue de ne pas avoir pu continuer l’armée, cela lui aurait été bien bénéfique de devoir tout le temps penser à faire attention à elle plutôt que de devoir penser tout le temps au passé. La jeune demoiselle demanda à Sarah de la suivre, la Rousse la suivit, l’aidant à porter la boîte des bougies.

Erïka répondit alors lorsque Sarah lui demanda ce qu’elle faisait avant l’institut.

-« Avant, je ne faisais rien de bien palpitant. J’étais une fille comme une autre. En entrant ici, j’ai pris mes études davantage au sérieux, ce qui m’a mené à l’université. Il n’y a pas grand-chose à raconter. Avant j’avais la réputation de me battre avec tout le monde et maintenant je suis devenue la nouvelle Emma Frost. On ne se ressemble pas tant que ça en plus, je ne vois pas pourquoi… »

Sarah ne voyait absolument pas de qui parlait Erïka. Elle n’avait pas encore vraiment eu l’occasion de rencontrer beaucoup de monde à l’institut, plus des les croiser à vrai dire, et il était possible que cette dernière ai déjà croisée Sarah, mais la jeune femme ne s’en souvenait absolument pas.

-« Si jamais tu vois une nana blonde, habillée qu’en blanc et qui semble être encore plus riche que moi, c’est elle. Impossible de la rater. »
« Bien reçu, je saurais la reconnaître avec une telle description » Dit Sarah esquissant un sourire.

Erïka et Sarah retournèrent au Moteur.

-« Il va falloir que tu places les bougies toi-même. L’huile a complètement ruiné les autres. Je ne sais pas combien de temps ton moteur va encore survivre, il faudrait songer à le changer. Je vais essayer de t’en trouver un avant mon départ. Au moins, pour l’instant, il devrait pouvoir rouler. Tu n’as qu’à installer les bougies ici, et quand ce sera fait on testera pour voir si ça fonctionne. »

Sarah savait changer une bougie, en fait c’était même un des rares trucs qu’elle savait faire dans un moteur. Elle se pencha sur le moteur et les mis en place délicatement, En faisant attention à ne pas se frotter accidentellement à Erïka, ne voulant pas ruiner sa robe. Tout en replaçant les bougies, elle remarqua que la jeune femme lançait des regards à l'évier du garage, qui était très clairement sale, il ne devait plus laver grand-chose depuis le temps.
Ça faisait longtemps que Sarah n’avait pas eu de relations sociales comme ça. C’était assez inhabituel pour la jeune femme et elle ne savait pas sur quel pied danser, elle faisait en sorte de ne pas gêner la jeune fille blonde par ses propos, surveillant toujours ce qu’elle disait pour que ça ne devienne pas indiscret ou bien gênant.

« Tu sais, à l’armée on t’apprend à réparer les moteurs, bon c’était pas vraiment le même genre de machines j’admet, j’ai fais mes premières réparations sur un énorme Hummer, mais ça t’apprend tout de même à réparer un moteur avec ce que t’as sous la main, même si je sais changer les pièces, je préfère garder ce côté pratique de pouvoir tout bricoler. C’est con parce que ça peut être vachement dangereux et je le sais, mais j’arrive pas à m’y résoudre. »
Sarah préférait jouer carte sur table avec Erïka, elle savait que de toutes façons elle n’arriverait pas à lui mentir, alors autant ne rien lui cacher.

« Une fois, on était en mission, au milieu du désert, on avait des ennemis qui nous poursuivaient, et je me souviens qu’on devait redémarrer la voiture le plus vite possible si on voulait pas y passer, et c’est en bricolant comme ça les pièces qu’on se sortait de pareilles situations. C’est pas fiable sur le long terme comme tu peux le voir, mais sur le coup c’est la seule solution que tu as. Comme cette voiture tombe en panne quand je suis pas au garage, j’ai tendance à bricoler rapidement. Je sais que quelqu’un est après moi, je sais pas qui, ni pourquoi, mais il me pourchasse depuis un petit moment. Disons qu’il laisse une petite signature là où il passe… »

En effet beaucoup d’amis proches et de parents proches de Sarah avaient trouvés la mort d’une balle dans la tête durant l’année qui venait de passer.

« Et tu sais, je m’en suis pas sortie totalement indemne » Sarah eu un petit rire nerveux « Déjà y’a les cauchemars récurrents qui ont tendance à écourter mes nuits, puis y’a ça »

Sarah souleva un peu son débardeur, laissant alors apparaître quelques vieilles cicatrices de balles qu’elle avait sur le flanc.
« Tu sors jamais vraiment indemne de la guerre. Quand ça te bouffe pas physiquement, ça te bouffe mentalement, t’en chie quoi qu’il arrive. J’étais pas dans une unités spéciale, on était tout le temps appelés, on allait tout le temps là où ça chauffait, on enviait les gradés qui se planquait dans les postes de communications à l’abris. Nous tous ce qu’on faisait c’était se battre. Les nuits étaient courtes, violentes, et on voyait souvent des gens mourir autour de nous. Parfois même des amis. Tu t’y habitue jamais. T’as déjà tué ? C’est pas quelque chose que je te recommande. Tu le vis très mal après. Faut être totalement dénuée de sentiments pour le faire sans avoir mauvaise conscience par la suite. Comme moi. »
Sarah mentait sur ce dernier point, elle voulait jouer la forte, ne pas faiblir, ne pas montrer ses sentiments, mais en elle, c’était la guerre des sentiments.
« Enfin bref, voila. Elles sont toutes posées ! »
Sarah porta son regard sur la jeune fille
« La vache…Ecoute, on va faire un tour dans ma chambre pour se changer et se passer ou coup d’eau et puis je t’offre une bière en ville après pour te remercier, ça te tente ? »
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MessageSujet: Re: Une histoire de bougies [Rp Sarah-Erika](plz stahp)   Mer 23 Juil 2014 - 3:52

Lorsqu’Erïka était déterminée à faire quelque chose, elle le faisait. Elle mettait tous ses efforts dans ce qu’elle entreprenait et s’acharnait sans relâche à atteindre ses objectifs. Il valait mieux ne pas se mettre en travers de son chemin sans quoi les choses risquaient de mal tourner. Son objectif, présentement, était de faire fonctionner la voiture de Sarah et de faire en sorte pour qu’elle fonctionne encore longtemps. Déjà, avec un nouveau moteur ça irait mieux. Tout pouvait être changé sur une voiture et, parfois, il fallait savoir faire preuve d’imagination.

-« Si tu y tiens vraiment, elle va fonctionner pendant des années. Il faut juste savoir changer les bonnes pièces et l’entretenir. Si elle tombe de nouveau en panne, je m’en occuperais, ça me fera plaisir. »

Il y avait une autre chose qu’Erïka adorait et c’était d’avoir le dernier mot. Si elle disait pouvoir arriver à faire quelque chose, elle allait le faire et elle allait avoir raison. Elle sourit à Sarah. Ce n’était pas un sourire victorieux, mais sincère. Peu à peu, la discussion se poursuivit sur un sujet plus sensible. Bon nombre d’élèves avaient des problèmes à l’extérieur, que ce soit à cause de leur pouvoir ou non. Après tout ce qu’avec vécu Erïka, cette dernière jugeait qu’elle était en mesure de pouvoir comprendre les autres ou, du moins, ressentir leur douleur lorsqu’ils parlaient de leurs malheurs passés et présents.

Sarah faisait partie du club de ceux qui étaient poursuivi par un dégénéré. Tant qu’il ne sera pas mort, elle n’aura pas la paix. Parfois, il n’y avait pas d’autres choix que d’avoir recours au meurtre. C’était peut-être quelque chose de mal, d’illégal, mais était-ce réellement mal que de se débarrasser d’un meurtrier ? Il était question de troquer une seule vie pour en sauver des dizaines.

Quoi qu’il en soit, la jeune femme évita de trop penser à cela. Elle allait se donner mal au crâne à retourner cette question dans tous les sens. Elle préférait plutôt se concentrer sur ce que disait Sarah. Cette dernière avait passé peu de temps au front, n’ayant pu continuer à cause de son pouvoir. Pourquoi ? Quel était son pouvoir, en fait ? Elle ne le lui avait toujours pas demandé.


-« Ton pouvoir est si handicapant que ça ? Ça ne parait pas, pourtant. Le problème survient quand tu l'utilises ? »

Elles continuèrent de discuter tout en entrant dans la pièce adjacente du garage afin qu’Erïka y trouve les bougies dont elle avait besoin pour faire fonctionner le moteur. Elle laissa Sarah prendre la petite boite pour ne pas tout salir avec ses mains crasseuses. Elle lui expliqua également où mettre les bougies puisqu’elle ne pouvait pas les toucher. Il semblerait que la jeune femme savait déjà comment faire. Elle expliqua qu’elle avait appris tout un tas de petits trucs ici et là à l’armée. Cela lui avait été fort bien utile en de nombreuses situations. Elle avait sauvé sa peau et celle de ses camarades, une fois, dans le désert. C’était pratique, certes, mais maintenant qu’elle pouvait avoir tout ce dont elle avait besoin à porter de main, elle devrait faire attention à son véhicule. Si quelqu’un la poursuivait vraiment, il ne faudrait pas que son pick-up la lâche au moment où elle en avait le plus besoin.

-« Tu ne manques pas de ressource, en tout cas. C’est pratique, mais si tu continues à mettre du ruban adhésif, c’est clair qu’elle ne tiendra plus longtemps. Profites-en pendant que tu as le matériel à disposition. Si t’aimes bricoler des trucs, au nombre d’accidents de pouvoir qu’il y a ici, tu vas toujours te trouver un truc à réparer à quelque part et tu ne perdras pas la main. » Elle sourit, mais cessa bien rapidement. « Si un jour tu tombes face à ce mec qui cherche à avoir ta peau, ne lui donne pas le plaisir de mourir. Tu es vraiment certaine de ne pas avoir une idée de qui il est ? Quelqu’un de l’armée ? Ou bien quelqu’un que tu as rencontré sur le champ de bataille ? La ville est plus petite qu’on ne le croit, j’aimerais pas qu’il te tombe dessus, ce connard. »

Psychologiquement, assister à des choses aussi terribles que la guerre, c’était difficile à supporter. Elle savait que sa sœur l’avait quitté pour ce genre de raison, mais n’avait jamais su pourquoi, exactement. Elle ne voulait pas en parler. Sarah faisait des cauchemars au sujet de ce qui s’était passé, preuve que cela l’avait énormément affectée. Elle ne pouvait rien faire, si ce n’était que vivre avec cela. Il n’y avait pas de solution miracle pour s’en débarrasser, malheureusement. Il fallait faire confiance au temps.

-« Je connais ça. L’une de mes meilleures thérapies a été d’étudier. J’étudiais pour les cours ou pour le plaisir. Je faisais des nuits blanches parce que je n’étais pas capable de dormir. M’occuper la tête en me surchargeant de truc a été mon remède pendant longtemps. Ensuite, je me suis mise au combat plus sérieusement. Ça, tu connais déjà. J’aimerais te dire que ça va passer, que les choses iront mieux avec le temps, mais le temps c’est une bitch et je suis pas du genre à dire des conneries pour réconforter les gens. Tu vas vivre avec ça encore longtemps, il n’y a que toi qui saura comment t’en débarrasser. Si jamais tu veux un coup de main, n’hésite pas à demander de l’aide. C’est pas facile, mais ça en vaut la peine. »

Physiquement, Sarah semblait bien se porter. Elle avait deux yeux, deux bras, deux jambes, tout semblait être en place. Cependant, elle dissimulait ses cicatrices sous son débardeur. Erïka aurait pu être effrayée de voir une telle chose ou bien se sentir obligée de compatir. Elle compatissait, mais c’était bien parce qu’elle comprenait à quel point ça devait être douloureux. Se faire blesser par balle, heureusement, cela ne lui était jamais arrivé. Par contre, elle avait beaucoup d’expérience avec les lames.

-« T’es dénuée de sentiments ? J’y crois pas du tout. On a beau se dire que c’est tué ou être tué, qu’on n’a pas le choix et qu’on ne ressentira rien parce qu’il s’agit que d’un connard, mais c’est pas si simple, n’est-ce pas ? Lorsque ceux à qui on tient sont menacé ou que la mort est proche, il faut parfois franchir le pas. » Elle soupira. « Il n’y a qu’une personne que j’ai tué sans vraiment de remord. C’était mon père et il est immortel. C’est une longue histoire et, surtout, c’était un accident. » Elle sourit légèrement.

Maintenant que les bougies étaient posées, elles avaient droit à une pause bien méritée. Le véhicule devrait être en mesure de démarrer, maintenant. Pour remercier Erïka, Sarah lui proposait d’aller en ville afin de prendre une bière. Ça, c’était une belle idée.


-« Ça me plait. À deux conditions : on ne va nulle part où on pourrait se questionner sur mon âge et, deuxièmement, on prend ma voiture. »

Elle sourit avant de suivre Sarah à l’intérieur. Gardant ses mains jointes, elle attendit d’arriver dans la chambre de la jeune femme pour se rendre directement dans la salle de bain adjacente. Elle ouvrit le robinet avec son coude et lava soigneusement ses mains. Il lui fallut quelques minutes avant qu’elles ne soient totalement propres. Elle les essuya, referma les robinets, puis quitta la pièce pour rejoindre la chambre.

-« Je vais aller me changer. Je fantasme sur mes Converse depuis des heures. On se retrouve à ma voiture, d’accord ? »

Sur ce, elle laissa Sarah se changer et alla rejoindre le dortoir de Bobby, là où elle avait laissé tout ce qu’elle n’avait pas amené à Londres. Elle avait complètement libéré son ancien dortoir qu’elle partageait avec Cassandra. Ainsi, un autre résident pouvait s’y installer. Il y avait plus de chance que quelqu’un y soit placé que dans un endroit qui frisait les températures polaire. En ouvrant la porte, Erïka laissa échapper un soupir de soulagement. C’était définitivement la pièce la plus fraiche de l’institut. Elle fouilla un tiroir, qui contenait ses vêtements, puis s’empara d’un short noir, d’un débardeur sobre aux fines bretelles, puis troqua ses talons pour ses fameuses Converses aux lacets roses. Elle n’avait pas trouvé son autre paire, ceux qui étaient plats, les ayant probablement oubliés à son appartement. Les désavantages d’avoir deux maisons, dont l’une sur l’autre continent. Maintenant, elle n’avait plus l’air d’une femme, mais bien d’une adolescente comme les autres. Cela lui convenait parfaitement bien. Elle quitta la chambre en fermant la porte derrière et elle retrouva sa voiture. Elle attrapa sa veste dans le pick-up et en sortit ses clés. Il était temps d’y aller.

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MessageSujet: Re: Une histoire de bougies [Rp Sarah-Erika](plz stahp)   Jeu 24 Juil 2014 - 1:21

Après une courte discussion, la jeune femme blonde se décida enfin à poser la discussion fatidique.

-« Ton pouvoir est si handicapant que ça ? Ça ne parait pas, pourtant. Le problème survient quand tu l'utilises ? »

« Téléportation. Sauf que je la contrôle pas. Ça peut m’arriver n’importe quand, même la nuit en plein sommeil. C'était ce qui s’était passé. Il serait un atout de taille si je savais m’en servir comme il faut. »

Même si Sarah ne voulait pas mentir à ce qui se rapprochait le plus de sa nouvelle amie, elle préférait tout de même conserver quelques détails pour elle et ne pas lui en faire part. Pas la peine de plomber l’instant présent.
Après que Sarah ai finit de déblaterrer ses exploits en mécanique sur le terrain durant la guerre, la jeune femme blonde ajouta que Sarah était quelqu’un qui savait se débrouiller, à force de la complimentée cette dernière finirais par vraiment apprécier Erïka à force.

« Si un jour tu tombes face à ce mec qui cherche à avoir ta peau, ne lui donne pas le plaisir de mourir. Tu es vraiment certaine de ne pas avoir une idée de qui il est ? Quelqu’un de l’armée ? Ou bien quelqu’un que tu as rencontré sur le champ de bataille ? La ville est plus petite qu’on ne le croit, j’aimerais pas qu’il te tombe dessus, ce connard. »


« T’en fais pas pour ça. Il s’attaquera pas à moi. Je sais pas qui il est, mais si il avait voulut m’attaquer il l’aurait fait quand j’étais dans un endroit moins sur, et bien plus tôt. Il joue avec moi, qui que ce soit il préfère d’abord s’occuper de mon entourage.Je sais pas ce qu’il me veut. Mais il veut pas me tuer à coup sur. Il à eu de multiples occasions de le faire. Je l’attend cette ordure, le jour où je l’attraperais je m’en occuperais de toutes façons. C’est quelqu’un qui ne sait pas se débrouiller sans une arme à feu. C’est facile de tuer des gens aussi lâche que ça. »

Sarah pensait ce qu’elle venait de dire. Elle ne le craignait pas. Elle avait suffisamment vu de gens mourir, et vu des atrocités inimaginables au front, qu’elle n’avait pas peur de lui. Si elle devait y passer par sa main, alors soit. Il en serait ainsi. Mais elle ne comptait pas lui laisser le plaisir de mourir seule. Elle ne savait absolument pas comment elle pourrait réagir face à une telle situation. Elle laisserait surement parler sa rage. Et qui sait ce que cela pourrait bien avoir comme conséquences…


Erïka lui expliqua qu’elle connaissait de loin la torture psychologique que la jeune femme éprouvait et qu’elle tentait de dissimuler.

Sarah avait montrée une de ses nombreuses blessures qu’elle avait reçue durant la guerre. Elle n’allait pas lui montrer les pires cela pourrait vite effrayer n’importe qui. Bien que dans cet institut plus rien ne puisse pouvoir effrayer qui que ce soit.

Erïka confia a Sarah qu’elle avait déjà tuée une fois, Sarah préféra ne pas insister sur le sujet, c’était quelque chose de toujours très difficile que peu de gens pouvaient facilement surmonter.

« Crois moi, je préfère autant passer pour quelqu’un de froide et cruelle. Au moins pendant ce temps, je ne m’attache plus aux gens. J’ai perdue déjà énormément. Faut que je sois forte. Si je le suis pas y’a plus personne pour traquer ce taré. J’ai juste quelques pistes sur lui. Pas grand-chose. C’est plus proche de détails abstraits qu’autre chose. Mais je sais que si je laisse transparaître une seule faiblesse, il s’en servira contre moi. J’ai appris à me dénuée de sentiments pour le bien des autres plus que pour le miens…Crois moi…C’est mieux comme ça… »

Sarah le pensait à moitié. Ceux à qui elle s’attachaient avaient tendance à mourir. Elle préférait les laisser vivres de cette manière, en ne leur montrant pas qu’elle les aimaient.


L’idée d’aller boire une bière plaisait à Erïka. Si y’avait un soucis pour son âge, Sarah s’occuperait elle-même de régler ça. Elle pouvait bien faire ça.
Erïka et Sarah se dirigèrent vers la chambre de Sarah, Erïka la laissa un moment pour se changer, pendant que Sarah pris une rapide douche, et alla mettre un autre jean et un autre débardeur, sortant une autre chemise du placard. Ça pouvait avoir un côté assez terrifiant cette idée qu’elle n’avait quasiment que ce genre de vêtements dans son placard, mais ça lui plaisait à elle cette monotonie vestimentaire.

Quand Sarah fut enfin prête, elle se dépêcha de rejoindre Erïka à sa voiture.
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MessageSujet: Re: Une histoire de bougies [Rp Sarah-Erika](plz stahp)   Jeu 24 Juil 2014 - 2:38

Erïka avait appris à faire la distinction entre ce qu’elle était présentement et celle qu’elle avait jadis été. C’était très important pour elle de se détacher de son passé, comme s’il ne lui appartenait pas. Elle avait besoin de se convaincre que tout cela ne la touchait plus et qu’elle vivait maintenant une existence aussi parfaite qu’elle pouvait l’espérer. Elle apprenait de ses erreurs et se servait de chaque expérience comme d’un moyen d’évoluer. Elle se concentrait sur son avenir et allait toujours de l’avant sans regarder derrière elle. L’institut avait été un tremplin formidable qui lui avait servis à la mener à de grandes études. Elle avait que peu travailler sur ses mutations pendant son long séjour au manoir. Après tout, qu’y avait-il à faire évoluer ? Rien. Enfin, c’était ce qu’elle croyait. Comparativement à d’autres personnes, il y avait peu d’efforts à faire pour maitriser son don, voire pas du tout. C’était simplement un atout qu’elle possédait et qui avait terminé de lui causer des siennes.

Lorsque Sarah lui révéla qu’elle était son don, une vive étincelle parcouru le regard d’Erïka. Elle l’observa un instant avant de sourire. Si Sarah voulait apprendre à maitriser son pouvoir, il y avait une personne dans cet institut qui pourrait l’aider avec plaisir.


-« Je sais comment tu pourrais apprendre à le maitriser. Il va falloir que je te présente Kurt. Il est génial. Il a le même pouvoir que toi. Quand tu l’auras vu, tu seras heureuse de ne pas être née avec un duvet bleu en prime ! »

Ce qu’elle pouvait adorer Kurt ! C’était grâce à lui qu’elle arrivait à parler allemand couramment. Ils discutaient souvent ensemble lorsqu’ils se croisaient et elle en apprenait davantage avec lui à chaque fois. Par contre, la jeune femme allait éviter de parler des accidents qui pouvaient se produire avec le pouvoir de Kurt. Une fois, disons que l’une de ses téléportations avait mal tournée, surtout pour Erïka qui a atterri dans le jet des X-Men avant de se cogner la tête pendant la chute et ainsi perdre connaissance. Cette histoire, elle allait la garder pour elle.

Des histoires secrètes, Erïka en avait des tonnes. Elle pourrait écrire un véritable roman avec tout ce qu’elle vivait. L’idée de partager certaines choses avec le monde entier ne lui plaisait guère. Elle préférait, parfois, écouter les problèmes des autres plutôt que de repenser aux siens. Celui de Sarah n’était pas simple : quelqu’un cherchait assurément à la faire souffrir. Par contre, impossible de savoir de qui il s’agissait. L’adolescente réfléchis pendant quelques secondes, se replongeant dans ses souvenirs passés. Des gens qui voulaient la tuer, il y en avait plusieurs. Heureusement, ils ne pouvaient plus retrouver sa trace, pour l’instant.


-« Ce mec est un sacré enfoiré. Ça doit être un mec à qui t’as fait un coup de pute, peut-être même sans t’en rendre compte. Tu fais bien de garder un flingue sur toi. Le jour venu, tu pourras lui enfoncer du plomb dans la gueule. »

Erïka n’avait pas vraiment de pitié pour les gens de ce genre. Si quelqu’un déciderait de menacer son entourage, il n’y survivrait pas. Elle était prête à franchir la ligne, ce qu’elle avait déjà fait par le passé, si c’était pour protéger ceux à qui elle tenait. Au départ, elle avait été comme la jeune femme : froide, distante, évitant tous liens avec qui que ce soit. Elle jugeait que c’était pour leur bien et qu’il s’agissait de la meilleure chose à faire. En fait, elle se trompait. Elle était heureuse entourée de ses amis, de sa famille et elle n’aurait jamais pu devenir celle qu’elle était sans eux. Cependant, en se liant ainsi avec d’autres personnes, elle s’était promis qu’elle ne laisserait rien leur arriver. Elle allait tout faire pour les protéger, quoi qu’il arrive.

-« Tu peux être forte tout en étant bien entourée. Un jour, tu seras vraiment heureuse d’avoir des gens sur qui compter. Je parle par expérience. Je n’ai jamais voulu m’attacher aux autres, je voulais paraitre forte et ne pas montrer mes faiblesses. Ce qui a changé, maintenant, c’est que je ne fais pas que le paraitre, je le suis devenu. Je resterais forte autant qu’il le faudra pour prendre soin d’eux comme ils ont su prendre soin de moi. C’est peut-être un peu débile ce que je dis, mais n’empêche que c’est vrai. Seul, on ne fait que se morfondre dans le désespoir à ressasser des blessures qu’on souhaiterait oublier. On s’y enfonce tellement qu’on en oublie même de vivre le présent. Crois-moi, quand tu rencontreras quelqu’un et qu’avec le temps tu t’y attacheras, tu comprendras. »

Elle sourit. Maintenant que le travail sur le pick-up était terminé, la jeune femme était d’accord pour aller se changer et boire une bière. Elles montèrent à la chambre de Sarah où elle put se laver les mains. Elle proposa à la jeune femme de la retrouver à l’extérieur, le temps qu’elle aille se changer à son tour. Une fois prête, elle rejoint sa voiture, récupérant au passage sa veste dans la boite du pick-up. Elle déposa le vêtement sur le capot de la voiture pour ranger le coffre à outil dans le véhicule de Sarah. Son regard se posa sur un autre véhicule, à l’intérieur du garage. Elle eut une idée. Retournant à la voiture, elle ouvrit la portière pour attraper son bracelet sur le tableau de bord et le remettre à son poignet. Elle attrapa son sac à main, puis enfila sa veste. Sarah s’approchait d’elle.

-« Tu tombes bien. Je suis pratiquement prête. »

Elle glissa son portefeuille, son téléphone et tout ce dont elle avait vraiment besoin dans les poches intérieur de sa veste de cuir. Elle garda la plus grand pour y accueillir l’une de ses armes à feu, un Beretta. Elle ne le cacha pas spécialement de la vue de Sarah. Après tout, cette dernière trainait également une arme avec elle. Une fois prête, Erïka attrapa ses clés, claqua la portière et la verrouilla. Elle lui fit signe de la suivre et l’entraina dans le garage. S’éclipsant dans la pièce adjacente, elle revint avec deux casques de moto qui lui appartenait. Elle en lança un à Sarah avant de lui tendre un écouteur qui allait leur servir à communiquer pendant leur balade.

-« T’as déjà fait de la moto ? »

Elle sourit avant de glisser son propre écouteur à son oreille et d’enfiler son casque. Elle s’approcha de l’une des nombreuses motos qui étaient garées côte à côte, à bonne distance l’une de l’autre afin de ne pas en accrocher une par accident. Elle monta sur la sienne, totalement noire, puis inséra les clés dans le contact. Elle démarra le moteur et abaissa sa visière.

-« Alors, tu viens ? »

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MessageSujet: Re: Une histoire de bougies [Rp Sarah-Erika](plz stahp)   Ven 25 Juil 2014 - 0:28


Erïka fit mention d’un certain Kurt, ou kurk, et elle fut heureuse de constater, lorsque Sarah lui annonça la nature de son pouvoir, qu’elle ne fut pas née avec un duvet bleu. Elle ne comprennait pas tout mais elle savait que ce n’était surement qu’un détail.


-« Ce mec est un sacré enfoiré. Ça doit être un mec à qui t’as fait un coup de pute, peut-être même sans t’en rendre compte. Tu fais bien de garder un flingue sur toi. Le jour venu, tu pourras lui enfoncer du plomb dans la gueule. »

Erïka avait surement raison. Mais Sarah n’avait jamais rien fait à l’encontre de qui que ce soit dans toute sa vie. Et le peu de choses qu’elle avait pu faire aux autres ne méritait pas que l’on tue plus d’une dizaines de personnes. La jeune fille blonde avait surement du avoir beaucoup de problèmes également pour vouloir se promener avec une arme en permanence. Sarah se rappelait du conseil que cette dernière lui avait donné lors de sa première rencontre, et ça ne pouvait être un conseil que d’une habituée.
Erïka expliqua à Sarah qu’il y avait diverses formes de forces. Que d’être Heureux en était une. Mais même si elle pouvait très vraisemblablement taper dans le vrai, Sarah ne comptait pas être heureuse. Pas tant que ce taré qui la suivait ne soit pas sous les barreaux, ou mort si c’était vraiment nécessaire. Ce jour-là elle accepterait de tourner la page et de commencer une vie où elle pourrait être heureuse.

Quand Sarah arriva enfin après s’être lavée et changée, la jeune demoiselle blonde était déjà prête. Cette dernière était en train d’attraper son bracelet au moment où la jeune femme rousse arrivait dans le garage.

-« Tu tombes bien. Je suis pratiquement prête. »

Cette dernière mis la touche finale à sa préparation en prenant son arme à feu avec elle. Puis un soudain changement d’avis fut pris par la blondinette, qui préféra finalement prendre sa moto que sa voiture de luxe. Elle lança un casque à Sarah, qui le rattrapa avec habilitée d’une seule main.

-« T’as déjà fait de la moto ? »

Sarah en avait déjà fait bien entendu, à de bien nombreuses reprises. Mais en tant que pilote toujours, elle n’était encore jamais montée en tant que passager sur un engin deux roues. Lorsqu’elle était au front c’était le second véhicule qu’il fallait savoir conduire et bricoler. D’ailleurs avec ça on le bricolait en roulant, pour ne pas perdre de temps.

« Disons que j’ai jamais été passagère sur un deux roues ! »

Sarah avait compris le truc. Erïka était en mesure de savoir quand on lui mentait, il suffisait de faire une tournure de phrase révélant une vérité et cette dernière ne verrait que du feu. C’était ce qu’on faisait quand l’ennemi attrapait un soldat pour le faire parler à coup de sérum de vérité. On ne disait qu’une réponse approximative et qui était en mesure de dissimuler le mensonge ou bien de donner une vérité alternative.

Bien qu’elle appréciait grandement Erïka, Sarah n’était pas née de la dernière pluie et savait que viendrait l’instant fatidique de devoir lui mentir. Elle avait eu de bons professeurs de ce côté-là, elle était capable de tromper un détecteur de mensonge et d’échappée au sérum de vérité. Essayer de mentir à une mutante pouvait être assez intéressant à essayer.

« J’en ai conduis une déjà par avant, mais jamais mise à l’arrière. Y’a une première fois à tout ! Tu en fais depuis longtemps ? »

Bien que Sarah ai confiance en la jeune fille, c’était tout de même quelque chose qui pouvait s’avérer dangereux si la petite blondinette n’en faisait que depuis peu. Sarah mis l’oreillette et le casque. Et suivit Erïka jusqu’à sa moto qui était entièrement noire.

« Wow, et bah, sacrée moto ! Tu l’as bricolée toi-même celle-là ? »
Sarah demandait, maintenant qu’elle connaissait le goût d’Erïka pour la mécanique, elle ne comptait plus la lâcher. Quelqu’un capable de vous rafistoler une voiture en un rien de temps méritait d’être connue assurément.
Erïka commença à s’impatienter.

-« Alors, tu viens ? »

« Oui oui ! J’arrive t’inquiète ! J’espère que tu sais où on peut aller boire dans le coin ! Je connais aucun bar ! »

Sarah enjamba la moto pour s’installer, puis hésita un instant avant de se tenir fermement à la jeune fille, elle la connaissait à peine et pourtant elle se serait déjà à elle. Décidemment, cet institut avait un drôle d’effet sur ses élèves ! Quelques mois auparavant Sarah n’aurait jamais fait ça.

« Tu me dis que ton pote Allemand pourrait m’aider avec mon pouvoir ? Faudra que tu me le présente alors, il est mignon ? »

Bien que Sarah ne s’attachait plus sentimentalement parlant, elle pouvait bien essayer de trouver un peu de plaisir à droite et à gauche. Et puis qui sait, elle finirait peut être par tomber sur son mystérieux psychopathe d’ici peu.

« Et c’est moi qui paye la tournée ! N’oublie pas ! »

Sarah avait bien remarquée que Erïka avait des tendances généreuses, notamment quand elle lui proposait de racheter un moteur à bas prix pour elle. Sarah avait son portefeuille dans sa poche arrière gauche de son jean, prêt à être sortit en cas de besoin. Son arme à feu dans un holster à sa cheville droite, et un couteau de combat à sa cheville gauche. Prête à faire un massacre si besoin était. Durant cette sortie elle resterait sur ses gardes. Elle ne voulait pas que le psychopathe qui la poursuivait tombe sur le dos d’Erïka.

« Juste une chose, après cette sortie, fais quand même gaffe à toi, je veux pas qu’il t’arrive ce qui est arrivé aux autres. Si quelqu’un veut te voir en privé, refuse, on sait jamais. Il à tuer tous ceux à qui je tenais, je préfère m’assurer qu’il t’arrive rien à cause de moi… »

Sarah était sincère, bien que voulant paraître froide, elle ne voulait pas qu’il arrive quelque chose à la blondinette par sa faute.
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MessageSujet: Re: Une histoire de bougies [Rp Sarah-Erika](plz stahp)   Ven 25 Juil 2014 - 7:10

Ça faisait un moment qu’Erïka n’avait pas conduit sa moto. Elle n’en avait pas l’occasion durant l’hiver et, depuis le début de l’été, elle étudiait sur un autre continent. Elle avait pris l’habitude de faire ses courses en voiture, également, trouvant cela plus pratique pour y ranger ses achats. Malgré tout, elle allait parfois faire un tour de moto pour le simple plaisir de voyager sur les routes. À deux, c’était toujours mieux que d’être seule. Depuis qu’elle avait remis les pieds à New-York, il y a peu, elle n’avait pas eu l’occasion de conduire son véhicule. Le moment était maintenant venu.

Sans demander l’avis de Sarah, l’adolescente lui fila un casque. La balade sera encore plus plaisante. Pas question de laisser le guidon à qui que ce soit et de se priver du bonheur de conduire. Si la jeune femme n’avait jamais été à l’arrière d’une moto, il y avait une première à tout. Ce n’était pas si déplaisant, malgré que… En été, Erïka trouvait toujours ça plus désagréable de monter avec un autre passager lorsqu’il ne s’agissait pas de Bobby. Ce n’était pas une question de proximité, mais plutôt une question de chaleur corporelle.


-« J’en fais depuis un peu plus de deux ans. »

Erïka rejoignit sa moto. Elle était tout aussi belle qu’au moment où elle l’avait quitté. Elle avait de la chance d’avoir quelqu’un pour prendre soin de ses véhicules. Ainsi, elle ne craignait pas de conduire sa moto après si longtemps. Sarah lui demanda si elle l’avait elle-même modifiée. Il s’avérait que si, bien qu’Erïka avait reçu de l’aide pour y arriver. Elle avait eu de la chance que la moto ait été en bonne état lorsqu’elle l’avait acquise. Cela lui avait grandement facilité la tâche.

-« Oui, en grande partie. Quand j’ai commencé à conduire, je m’occupais principalement de celle-là. » Fit-elle en passant une main sur le siège de la moto d’à côté, qui, contrairement à la sienne, était bleu.

Erïka monta sur son véhicule. Elle avait hâte de démarrer et de s’élancer sur la route. Impatiente, elle demanda à Sarah si elle se bougeait un peu et venait la rejoindre. Elle avait tenté de ne pas être sèche et de ne pas montrer à quel point elle en avait assez d’attendre pour conduire son petit bolide préféré.
Sarah, alors qu’elle s’installait, en profita pour lui demander si elle connaissait un bar quelconque où ils pouvaient se rendre. Erïka n’en connaissait que peu. Habituellement, lorsqu’elle sortait, c’était avec sa sœur et cette dernière se faisait un véritable plaisir de l’amener dans les clubs branchés de la ville. Ce n’était pas un endroit où l’adolescente allait mettre les pieds de son propre chef. De toute façon, c’était fermé à cette heure-ci.


-« Pas vraiment. Je connais pratiquement toutes les boites de nuit, mais les bars, non. Laisse-moi y penser quelques instants. Je dois bien connaitre quelque chose de pas trop miteux. »

Une fois installée, Sarah passa ses bras autour de la taille de l’adolescente, s’accrocha fermement. Cette dernière se laissa faire. C’était mieux ainsi. Lorsque le véhicule se mit en mouvement, rien ne laissait présager qu’elle pouvait rouler rapidement. Ce fut au moment où elle quitta l’institut qu’elle accéléra et se lança sur la route à vive allure. Elle roulait rapidement, mais faisait bien attention à ralentir à chaque fois que la route l’obligeait à prendre un tournant. Elle ne souhaitait pas avoir d’accident. Pas aujourd’hui.

Sarah lui posa des questions sur Kurt, qui pourrait lui apprendre à maitriser son don. Erïka savait que cela lui ferait grand plaisir. Elle se chargerait elle-même de faire en sorte qu’ils se rencontrent et puisse discuter. Ils allaient assurément s’entendre, selon elle. Qui pouvait détester Kurt, de toute façon ? Il était drôle, gentil, charmant. Il était un homme formidable. Bien que son apparence physique différait légèrement de celle des humains « normaux », elle trouvait qu’il avait un petit quelque chose. Elle n’était pas intéressée par lui et ne le serait jamais, le considérant comme un très bon ami et rien de plus.


-« En fait… Oui, il l’est. En fait, sa différence lui donne un charme. Il est vraiment marrant, aussi. Il est impossible de ne pas s’entendre avec lui. Je te le présenterais et tu constateras par toi-même. Je crois que c’est le mieux placer pour t’aider avec ton pouvoir. »

Erïka prenait grand plaisir à aider les autres. Elle se sentait ainsi plus utile et elle avait l’impression de pouvoir jouer un rôle positif dans la vie d’autrui. Elle était une fille simple qui n’avait pas besoin de grand-chose. La richesse qu’elle possédait était bien trop colossale pour elle. Pourtant, elle continuait d’investir, de faire en sorte de toujours en avoir plus. Pourquoi ? Pour le donner à ceux qui en avait besoin. Elle donnait beaucoup de son temps et faisait des donations assez importantes pour une fondation qui aidait les enfants possédant des handicaps autant physiques que mentaux. L’année dernière, elle avait fait en sorte que l’établissement où était installée la fondation puisse bénéficier d’un terrain de jeu adapté, dans leur grande cours, pour les enfants. Elle avait même participé, avec de nombreux bénévoles, à la construction. Cela leur donnait l’occasion de s’amuser comme n’importe quel autre enfant. De plus, ils avaient pu bénéficier de nouveau matériel d’apprentissage, notamment pour les enfants sourds et muets. Auprès de certains d’entre eux, Erïka avait eu le plaisir d’apprendre le langage des signes. Elle avait encore du mal à le maitriser, mais elle travaillait là-dessus lorsqu’elle en avait le temps et l’envie.

Quoi qu’il en soit, l’adolescente devait seulement garder en tête qu’elle n’allait pas sortir son portefeuille en ville. Sarah avait dit qu’elle payait la tournée. Elle allait donc accepter cela. Elle n’était pas du genre à se battre pour payer sous prétexte qu’elle avait plus d’argent, de toute façon.


-« Ne t’en fais pas, je n’oublie pas. T’as de la chance que je conduise, je ne pourrais pas te ruiner en bières. »

Erïka ralentis lorsqu’elle arriva en ville. Elle empruntait les routes en faisant bien attention aux automobilistes, et surtout aux taxis. Un accident était si vite arrivé, surtout dans les rues de New-York. Accidents de voiture, meurtres, tout était possible. Sarah la mettait en garde à ce sujet, d’ailleurs. Elle craignait qu’Erïka ne soit la cible du psychopathe qui la traquait. L’adolescente n’était pas inquiète du tout. Le mec qui allait la buter n’était pas encore né. Elle n’était pas du genre à se faire abattre sans rien dire. Qu’il essaie de l’attaquer en lâche, rien que pour voir ! Elle était toujours sur ses gardes, elle avait une ouïe aiguisée qui lui permettait de savoir lorsque quelqu’un marchait derrière elle sans même avoir à se retourner. Elle était armée et elle savait se battre, également.

-« Ne t’en fais pas pour moi. À moins que ton psycho ne te suive à la trace, rien ne va m’arriver. Et puis, même s’il s’en prend à moi, c’est lui qui va se retrouver à la morgue. J’ai un don pour me foutre dans les emmerdes, mais j’en ai aussi un pour me faire détester de la faucheuse. Ça doit être pour ça que je suis encore là aujourd’hui. » Elle sourit. « Je pars de nouveau pour Londres dans une semaine et j’y serais pour au moins un mois avant de revenir ici. Ça m’étonnerait qu’il prenne la peine de me traquer jusque-là rien que pour te faire souffrir. »

Après être arrivée à destination, Erïka tourna en rond pendant au moins cinq minutes avant de trouver un espace où se garer. Lorsqu’elle descendit de sa moto, elle retira son casque et passa une main dans sa chevelure blonde. Il faisait encore plus chaud en ville qu’à l’institut ! Glissant son écouteur dans la poche de sa veste, elle tendit la main pour récupérer celui de Sarah. Ainsi, elle était assurée de ne pas les perdre.

-« Ça fait longtemps que je ne suis pas venue ici. Je n’ai aucune idée si l’endroit à changer depuis le temps. Je connaissais l’ancien proprio avant qu’il ne déménage pour… je ne sais plus trop quoi. Il a changé de ville. Tiens, c’est ce bar-là. »

Le Irish Leprechaun avait bien changé depuis la dernière fois où elle y avait mis les pieds. Elle n’était venue qu’à deux reprises, aussi loin qu’elle se souvienne, mais cet endroit l’avait marqué, tout autant que les rencontres qu’elle y avait fait. Erïka s’installa dans un coin du bar, préférant s’isoler des autres clients. Assise à une table pour deux, elle déposa son casque à ses pieds, puis retira sa veste afin de la déposer sur le dossier de sa chaise.

-« On a de la chance, c’est tranquille. Je déteste les endroits bondés. »

Le silence s’était installé et Erïka ne savait pas trop quoi dire. Elle avait beau réussis à devenir plus sociale avec le temps, elle avait toujours du mal à entretenir une conversation dont le but était d’en savoir davantage sur une autre personne. Elle ne savait jamais quel sujet aborder ou quelle question poser. Elle réfléchit, puis décida de commencer par quelque chose de simple, un sujet général qui ne devrait pas gêner ou raviver de mauvais souvenirs chez son interlocutrice. Enfin, elle l’espérait.

-« Vu que t’as pas l’air de vraiment connaitre les bars du coin, je suppose que tu n’as pas grandi dans les environs, je me trompe ? Tu viens d’où ? »

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MessageSujet: Re: Une histoire de bougies [Rp Sarah-Erika](plz stahp)   Sam 26 Juil 2014 - 3:46

Sarah et Erika se dirigeaient toutes deux vers la ville. Sarah ne connaissait absolument rien de l’endroit, elle vagabondait au gré du vent sans jamais vraiment s’accrocher à un endroit, du coup elle avait tendance à ne pas faire attention à la géographie qui l’entourait. Les deux jeunes filles parcourairent un petit bout de chemin avant d’enfin arriver à leur destination, c’était un vieux bar irlandais atypique, Sarah en avait surtout vue dans les vieux films de gangsters. La seule chose qui changeait était cette atmosphère enfumée et vieillarde qui se dégageait de la salle principale.
C’était totalement cliché comme bar, Sarah aimait bien. Quelques tables affublées de malheureux cendriers et de quelques sous verres, un grand bar en bois derrière lequel se trouvait le barman. Sarah n’était pas une habituée des bars, elle trouvait en général ça trop bruyant et trop sale, mais pour une fois elle devait admettre que ça lui faisait plaisir de s’y rendre ! Erïka entama la discussion après un petit silence survenus entre elles deux :

-« Vu que t’as pas l’air de vraiment connaitre les bars du coin, je suppose que tu n’as pas grandi dans les environs, je me trompe ? Tu viens d’où ? »
« J’ai grandis au Canada, c’est très loin d’ici » laissant échapper un petit rire « Et j’y ai passé un long moment même. Après on j’ai fait mon service dans l’armée, donc j’ai plus vraiment eu de maison on va dire, et ensuite j’ai vagabondée a travers les Etats Unis pendant un petit moment, donc j’ai pas eu le temps de vraiment visiter. »
Sarah commanda deux bières au serveur avant de reprendre.
« J’ai jamais été jusqu’ici, en fait sans votre pote le chauve, je serais même pas dans la région, je me dirigeais vers le Mexique quand il m’as trouvée au milieu de nulle part, c’était assez…Flippant en fait… »

Un groupe de gros bras rentrèrent dans le bar, se dirigeant droit vers le barman ils réclamèrent dans des brouhahas de l’alcool en masse. Ces deux derniers riaient en parlant à voix basse des deux jeunes filles. Sarah les avaient remarqués mais ne voulait pas s’en occuper. Tant qu’ils restaient de leur côté du bar tout irait bien. Mais elle restait prudente et avait sa main proche de la paume de son couteau, prêt à s’en servir…Juste au cas où.
« Et toi alors ? Tu viens d’où ? »
Sarah avait l’avantage d’être face au bar, Erïka s’était assise de dos, ce qui faisait qu’elle n’avait pas dans son champ de vision le groupe d’abrutis qui se trouvaient dans le bar à ce moment-là.
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MessageSujet: Re: Une histoire de bougies [Rp Sarah-Erika](plz stahp)   Sam 26 Juil 2014 - 20:55

Erïka avait grandi aux États-Unis, mais cela ne l’avait pas empêché de voyage. Certes, le budget de ses grands-parents n’avaient égalé celui qu’elle possédait actuellement, mais cela ne les avaient pas arrêtés. Il avait fait découvrir différents états à leurs petits-enfants, leur donnant ainsi l’occasion de découvrir leur pays. Ce ne fut que bien plus tard, alors qu’elle pouvait gérer son propre argent ainsi que ses dépenses qu’Erïka se mit en tête de quitter le pays et d’aller voir ailleurs. Jusqu’à présent, elle comptait l’Angleterre, la Norvège et la Thaïlande. Pas question de s’arrêter là, il y avait tellement d’autres endroits où elle souhaitait mettre les pieds ! Le Canada en faisait partie. Apparemment, la grande majorité de la population était anglophone, mais il subsistait toujours quelques régions où les habitants parlaient le français. Son français aurait bien besoin d’être pratiqué sur le terrain, elle devait l’avouer.

Sarah n’était pas née aux États-Unis. Elle avait vécu la majeure partie de sa vie au Canada, son pays natal. Elle y avait, également, fait l’armée. Toisant Sarah d’un nouvel œil, l’adolescente réalisa que certains stéréotypes semblaient être fondés, avec elle. C’était la deuxième fois, aujourd’hui, qu’Erïka l’avait vue avec une chemise à carreaux. Par contre, elle n’avait pas celui de s’excuser pour tout et n’importe quoi et d’être d’une telle politesse que ça pouvait en être effrayant.

Erïka posa ses coudes sur la table et joignit ses mains ensemble. Elle y posa le menton et observa Sarah avec attention, ayant soudainement tout un tas de questions à lui poser. Comment c’était, là-bas ? Est-ce qu’il faisait si froid qu’on le prétendait ? De quelle région venait-elle ? Parlait-elle français ?


-« Je pensais que le Canada n’était pas si loin d’ici. Ça doit dépendre de la région où tu te trouvais, je suppose. Tu viens de quel endroit, exactement ? Tu parles français ? Allez, dis-moi quelque chose en français, je suis curieuse. »

Des questions, elle en avait encore tout plein. Pourquoi avoir décidé de se rendre au Mexique ? Qui avait-il là-bas ? Erïka devrait peut-être s’y rendre afin de visiter, un jour. Peut-être comprendrait-elle, par la suite ? Pas question de résider dans les grands hôtels bourrés de touristes, par contre ! Ça allait la mettre de mauvaise humeur plutôt que la détendre. Plongée dans ses pensées, elle se questionnait beaucoup trop. Malgré tout, cela ne l’empêchait pas de poser ses nouvelles interrogations à Sarah.

-« Rassure toi, il m’a fait aussi le coup, de me tomber dessus comme ça, sans prévenir. Disons que je sais comment il a fait pour nous trouver. Je t’en parlerais plus tard, si tu veux. Pour l’instant, je veux savoir pourquoi tu allais au Mexique. T’y connais des gens ? »

Erïka était absorbée par leur conversation, mais cela ne l’empêchait pas d’entendre ce qui se passait autour d’elle à la perfection. Elle savait très bien ce que les nouveaux clients disaient sur Sarah et elle. Pourtant, l’adolescente les ignorait royalement. Elle devait faire preuve de self-control et éviter de se battre avec tous ceux qui faisaient des commentaires déplacés à son sujet. S’il osait s’approcher, par contre, elle allait leur montrer qu’elle n’était pas intéressée.

Continuant sa conversation, l’air de rien, Erïka parla, à son tour, de ses origines. Elle ne se laissait pas déconcentrée par ce qui se produisait derrière elle. Après tout, c’était totalement inutile.


-« Je suis originaire de Russie, mais j’ai grandi à New-York. Je n’ai pas eu l’occasion de visiter mon pays natal depuis que j’en suis partie. Je songe à y aller pour mes prochaines vacances… À moins que je ne fasse un road trip au Canada ? »  Elle sourit.

Leur moment de tranquillité ne pouvait pas durer éternellement. Erïka entendait des bruits de pas. Elle ne se retournait pas pour autant. Elle savait ce qui l’attendait. Doucement, elle se redressa et fit craquer ses points.


-« Je me souviens pourquoi je ne mets plus les pieds ici. À chaque fois, ça se termine en baston. »

Elle se leva de table et se retourna pour faire face à une armoire à glace. Eh merde… il était bien plus bâtit qu’elle ne l’aurait cru. Cela pouvait, malgré tout, avoir certains avantages. Plus c’est gros, plus ça tombe de haut.

-« Hey, salut les filles, ça vous dit de vous joindre à nous ? »
-« Non. »
-« Rooh ! Allez, ma jolie, on va bien s’amuser, ça va être… »
-« You already sound like a dick, stop tryin'.» Le coupa Erïka.
-« Non mais pour qui tu te prend, sale… »

Il n’eut pas vraiment le temps de terminer sa phrase. Aussitôt que sa main toucha le bras d’Erïka, cette dernière lui agrippa le poignet, enfonçant ses ongles dans sa peau avant de le tordre violemment. Elle savait qu’elle ne pourrait pas le tenir longtemps ainsi vu la grosseur de son poignet. Son ami vint pour l’aider, mais Erïka supposait que Sarah se ferait le plaisir de le remettre à sa place. L'adolescente se concentra plutôt sur le fait d’éviter de se faire violemment gifler par l’homme, lâchant son poignet par la même occasion. Elle évita le coup et lui enfonça son genou dans l’estomac. Elle lui asséna, par la suite, un crochet très bien exécuté à la mâchoire afin de s’assurer qu’il ne se relève pas tout de suite.

-« You touched me, asshole. That’s your fault. Now you and your friend have two options: you can fight against two women who receive a military training and can kick your ass anytime or you can get the fuck out of here right fucking now before we send you to the hospital. »

Au moins, avec Erïka, les choses étaient claires. D’ailleurs, l’une d’entre elle lui apparaissait comme un bon conseil : ne plus jamais remettre les pieds dans ce bar de merde.

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MessageSujet: Re: Une histoire de bougies [Rp Sarah-Erika](plz stahp)   Lun 28 Juil 2014 - 22:58

Sarah et Erïka avaient à peine commencées à boire que voilà déjà qu’un petit groupe voulait venir foutre son bordel dans le bar. Bon récapitulons, deux à droite, un à gauche, aucunes armes à feu visible au premier abord, distance d’attaque d’à peine deux mètres, des tonnes de chaises et de tables à portée…C’était presque trop facile. Sarah savait bien qu’elle ne sortirait pas d’ici sans avoir collée une bonne raclée à ces trois nullos. Déjà parce qu’elle en avait l’habitude quand elle voyageait seule de groupe d’abrutis pareils qui venaient lui casser les pieds, et ensuite parce que se battre contre quelqu’un de réel lui manquait terriblement.

Sarah n’aimait pas qu’on parle d’elle dans son dos, si on voulait lui dire quelque chose, c’était en face, histoire qu’elle puisse tout de suite en coller une pour aller plus vite plutôt que de devoir attendre pour fracasser le crâne de l’imbécile qui avait osé parler sur elle.

Sarah laissait Erïka parler, elle analysait l’environnement pour pouvoir utiliser les meilleurs points d’attaques et les meilleures stratégies possibles. C’était pas compliqué. La plupart des adversaires étaient des gros tas qui avaient pas fait de sport depuis au moins 20 ans, et qui picolaient tellement que l’alcool dans leur sang avait pas le temps de diminuer. Ils avaient l’air déjà bien éméchés, et donc largement plus simple à battre. Sarah s’attendait à avoir enfin un combat sérieux, et tout ce qui allait se passer c’était de coller une misère à des poivros…Quelle tristesse…

Alors qu’Erïka expliquait d’où elle venait à Sarah, le groupe d’abrutis du fond s’approchait d’elles. Sarah resta fixe, pas un mouvement trompeur, elle était installée de manière confortable, s’appuyant sur son coude droit, sa position ne laissait absolument pas prévenir de ce qui allait arriver aux idiots du village.


-« Je me souviens pourquoi je ne mets plus les pieds ici. À chaque fois, ça se termine en baston. »

Erïka avait apparemment l’habitude de se foutre sur la poire ici. Remarque ça n’allait pas être Sarah qui viendrait s’en plaindre, la vie à l’institut était terriblement calme et tranquille, tellement plus ennuyante que la vie de vagabonde de Sarah. Alors qu’Erïka se leva, Sarah ne bougea pas d’un cil, elle observa la jeune fille tout en fouillant sa poche droite d’où elle sortit un MP3.

-« Hey, salut les filles, ça vous dit de vous joindre à nous ? »

Sarah chercha une musique bien précise sur son MP3.

-« Non. »
-« Rooh ! Allez, ma jolie, on va bien s’amuser, ça va être… »
-« You already sound like a dick, stop tryin'.» Le coupa Erïka.
-« Non mais pour qui tu te prend, sale… »

Bingo. Trouvé. Elle attendit un petit moment avant de l’enclenché, elle ne voulait pas la lancer trop tôt, sinon ça aurait tué son effet. Et Sarah aimait la mise en scène. Son MP3 avait fait la guerre, littéralement, elle s’en était servi en Afghanistan, personne ne comprenait pourquoi, mais ça la motivait en fait. Voir même elle prenait son pied avec la musique à fond dans les oreilles. Alors qu’Erïka était en train de maitriser le plus gros de tous les gros du groupe, Sarah monta le volume de son MP3 au maximum, il parait que ça défonce l’audition, tant pis, au pire elle finirait sourde mais elle aura pris son pied au moment venu !

D’ailleurs, le moment était venu. Un des gars allait s’attaquer à Erïka, et l’autre s’approchait dangereusement de Sarah, comme pour la retenir d’aider son amie.

Sarah lança alors Black Betty de Ram Jam. Le premier, le plus proche et beaucoup trop même pour Sarah, ne vit rien venir.

La jeune femme rousse se leva soudainement, d’un crochet du pied elle fit basculer la chaise légèrement en arrière, et profita en soudaine vitesse pour faire comme les toupies, et vint frapper du genoux gauche la chaise en question qui alla se fracasser contre le visage du premier homme. Ce dernier tomba comme une masse, le nez en sang et quelques echardes dans la peau. Au second maintenant, fallait pas déconner non plus, d’où on s’en prend à des femmes ? C’était quoi ce délire ?

Sarah s’élança, sauta sur la table, marchand volontairement sur la main du gras double bloqué par la blondinette, lui brisant quelques phalanges avec le talon de sa rangers, Alors que ce dernier hurlait de douleur, Sarah s’appuya sur le dos de gras du bide, et s’élança, frappant de plein fouet l’homme qui s’attaquait au dos d’Erïka.

Ha, le refrain ? Parfait timing décidément.

Alors que l’homme allait se relever pour coller son poing dans la tronche de Sarah, cette dernière l’attrapa par les cheveux et lui fracassa la tronche contre la table, à plusieurs reprises, Sarah en avait à peine finis avec celui-ci que gras du bide réussi à faire lâcher Erïka, alors qu’il allait la frapper, Sarah intervint, arrivant comme une folle, sautant de tables en tables, elle arriva pile pour contrer le poing de gras du bide qui vint directement rater son coup contre le poignet à Sarah qui se prit un minuscule hématome à cet endroit-là. Par contre elle en profita pour offrir à gras du bide un régime de bon coups de poings dans le ventre, il se prit une salve extrêmement rapide, finissant par être sur le point de vomir, Sarah sauta en l’air et s’élança, offrant une droite phénoménale à son adversaire en plein visage, qui vint s’écraser contre la table, la brisant en deux et se finissant en gisant au sol.

« Bah alors ? Déjà finis ? Aller vient, on va autre part »

Elle fit signe à Erïka de la suivre, lâchant 200$ au barman pour rembourser la casse. En sortant elle alla dans le supermarché d’à côté prendre un pack de bière

« On va se trouver un coin calme ? Ce sera plus simple comme ça »

Dit-elle en montrant le pack de 6 qu’elle venait d’acheter.
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MessageSujet: Re: Une histoire de bougies [Rp Sarah-Erika](plz stahp)   Mar 29 Juil 2014 - 4:30

“Fury, oh fury don't you misguide me
I need my wits to set me free
Oh fury, oh fury don't you misguide me
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Erïka n’attendait que ça. Elle était peut-être impulsive et agressive, mais elle adorait ce côté-là de sa personnalité. Les combats de bar lui plaisaient bien, parfois. Ça lui permettait de gonfler légèrement son égo en se montrant plus forte que ses adversaires. Elle n’était pas du genre à se laisser défendre par les autres. Elle était une femme d’action. Ce combat, c’était tout ce dont elle avait besoin pour se sentir vivante.

Au cours de la dernière année, Erïka avait appris comment maitriser ses adversaires, même ceux qui faisaient deux fois son poids. Elle maitrisait de plus en plus les techniques qui lui étaient enseignées. Elle savait comment tuer ceux qui oseraient tenter de faire de même, sachant exactement où frapper ou bien comment briser la nuque de celui qui oserait s’en prendre à elle. Il ne fallait pas la sous-estimer.

Se battre contre un seul adversaire, elle savait faire. Avec un allié du côté ennemi, elle ne se débrouillait pas si mal, mais elle commençait à ne plus savoir où donner de la tête. À trois, c’était carrément trop pour elle. Heureusement, Sarah était là pour l’aider et lui fournir une magnifique prestation. Erïka était impressionnée de la voir à l’œuvre. De plus, elle entendait parfaitement la musique s’échappant des écouteurs de la jeune femme.

En peu de temps, les trois hommes étaient bons pour l’hôpital. Erïka était déçue de sa propre performance dans ce combat, surtout lorsqu’elle se comparait à Sarah. Elle avait encore beaucoup à apprendre. Elle comptait bien demander à cette dernière de lui enseigner quelques trucs. Malgré tout, Erïka ne put s’empêcher de laisser échapper un rire amusé en voyant tout ce bordel dans le bar.


-« Putain, c’était trop fucking awesome. Je te suis où tu veux, très chère. »

Elle attrapa son blouson d’une main, son casque de l’autre et suivit Sarah d’un pas enjoué jusqu’à l’extérieur. Elle était soudainement de bien meilleure humeur. Elle suivit la jeune femme jusqu’au supermarché et la laissa acheter de la bière. De son côté, elle décida de se procurer un paquet de cigarette. Par miracle, personne ne lui demanda ses cartes d’identité. Elle paya et glissa le paquet dans sa veste.

Maintenant, il ne leur restait plus qu’à trouver un endroit sympa pour boire en paix. De la paix, elles allaient en avoir. Erïka connaissait l’endroit parfait où personne ne pourrait les déranger. Cet endroit était tellement tranquille et peu connu que la seule personne qu’elles pourraient y croiser était son père. Comme ce dernier était en Russie, il n’y avait pas de craintes à se faire.

-« Je connais l’endroit parfait pour avoir la paix. On va mettre la caisse à l’arrière de la moto. On a une petite balade qui nous attend. »

Elle déverrouilla le petit coffre placé à l’arrière de sa moto et y déposa la bière. Après l’avoir refermé, elle enfila sa veste, son casque, puis monta sur le véhicule. Lorsque Sarah fut prête à partir. Erïka démarra et s’élança dans les rues de New-York. Elle ne resta pas très longtemps sur les routes de ville et rejoignit l’autoroute. Elle ne se gêna pas pour dépasser quelques voitures et rouler sur la voie rapide. Lorsqu’elle avait commencé à chauffer, elle s’était montrée très hésitante à faire de la vitesse, craignant d’avoir un accident et de se blesser gravement. Avec le temps, elle avait pris de l’assurance et était un peu trop confiante quant à ses capacités de conductrice.

Le voyagement dura près d’une heure. Elles avaient quitté New-York depuis un petit moment et, maintenant, autour d’elles il n’y avait que de la végétation. Après avoir quitté l’autoroute elles passèrent dans un petit village, puis retrouvèrent les routes plus calmes et, surtout, désertes. Elles s’enfoncèrent dans la forêt pendant une bonne dizaine de minute avant qu’Erïka n’emprunte un chemin de gravier qui les mena à une petite maison faite, en apparence, de bois. Elle se gara devant, puis coupa le moteur. Elle retira son casque.


-« Personne ne pourra nous déranger, maintenant. Je viens ici, parfois, avec mon père. On se fait des parties de chasse dans la forêt. C’est calme et ça fait changement de la ville, surtout. »

Elle déverrouilla son coffre pour laisser Sarah prendre la bière, puis se dirigea vers la maison qui était construite sur un seul étage. Elle ouvrit la porte et y pénétra. Rien n’avait vraiment bougé, à quelques détails près, depuis son absence. Erïka se laissa tomber sur le canapé.

-« Si jamais on a trop bu, on pourra même y passer la nuit. »

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MessageSujet: Re: Une histoire de bougies [Rp Sarah-Erika](plz stahp)   Ven 8 Aoû 2014 - 2:18

-« Putain, c’était trop fucking awesome. Je te suis où tu veux, très chère. »

Sarah préférait partir du bar. Trois c'était un cadeau, elle avait déjà eu le droit à pire. Elle avait la chance de savoir se débrouiller au corps à corps.


Les deux jeunes femmes voyagèrent un moment à moto. Erïka lui avait dit connaître l'endroit parfait pour sirrôter une bière tranquillement. La jeune blondinette avait même fait l'effort de se procurrer un paquet de cigarette. Sa manière de conduire était tout de même particulière puisqu'elle n'arrêta pas de zigzaguer entre les voitures. Sarah ne disait rien mais elle savait que conduire d'une manière aussi préssée sans avoir une véritable bonne raison pourrait s'avérer dangereux pour elle sur le long terme. On est jamais à l'abris d'un accident après tout. Une heure après elles arrivèrent loin du brouhaha urbain et avaient trouvés une maison, plutôt luxueuse vu comment elle était, un vrai chalet abandonné.

Erïka s'arrêta là.

-« Personne ne pourra nous déranger, maintenant. Je viens ici, parfois, avec mon père. On se fait des parties de chasse dans la forêt. C’est calme et ça fait changement de la ville, surtout. »

"Tu chasses? Moi qui pensait que tu savais te servir que d'armes de poings, décidément tu es une fille très surprenante ma parole!"

Sarah prit les bières et suivit Erïka dans la maison, à l'intérieur quelques meubles avaient un peu de poussière, mais la maison n'avait pas l'air d'être inhabitée et c'était d'ailleurs pas mal étonnant. La jeune femme blonde se laissa tomber sur le canapé:

-« Si jamais on a trop bu, on pourra même y passer la nuit. »

"Oh bah vu le peu de bière qu'on à c'est pas encore trop dur de conduire avec ça!"


Sarah se posa à côté d'Erïka, et lui tendit une bière:

"Au moins on sera bien lotie ! ça change de l'institut ça!"

Elle retira ses rangers et mit ses pieds sur la table basse.

"Tu m'en veux pas je me permet de me mettre à l'aise, j'ai pas mis les pieds dans une maison personnelle de quelqu'un depuis un petit moment. J'ai pas mal roulée ma bosse de bar en bar donc du coup je suis plus trop habituée à un tel confort! "

Sarah retira sa chemise, elle finissait par avoir chaud avec tous ces exercices de la journée. Elle la mit en boule et mit ses rangers et sa chemise dans un coin de la pièce pour que ça ne gène pas.

Comme à son habitude elle se mit à analyser rapidement l'endroit , cherchant les sorties potentielles, les planques possibles, et les abris, sa paranoïa la forçant à être vigilante.
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MessageSujet: Re: Une histoire de bougies [Rp Sarah-Erika](plz stahp)   Ven 8 Aoû 2014 - 21:31

Erïka adorait se retirer de la ville et se retrouver dans la forêt. Cela la sécurisait, elle connaissait bien cet environnement. Elle était seule, elle savait se débrouiller en toutes situations. Les animaux qu’elle pouvait y croiser ne la dérangeait pas. Au contraire, leur présence avait quelque chose de rassurant. Chaque craquement de branche, chaque bruissement de feuilles, tout était causé par la nature. Les humains y étaient rares, elle n’avait pas à les craindre, les redouter. Elle pouvait laisser tomber ses défenses et être sereine.

Ici, dans la maison de son père, elle pouvait être tranquille. Il était loin, il n’allait pas débarquer par surprise. Elle pouvait donc boire en paix en compagnie de Sarah. Bien que quelques bières ne faisaient jamais de mal, Erïka doutait de ses capacités de conductrice après avoir bu. Vu les mauvaises habitudes qu’elle avait déjà sur la route, il valait mieux qu’elle n’ait plus une seule goutte d’alcool dans le sang avant de prendre le volant. Et puis, c’était plutôt agréable de passer du temps à l’extérieur de l’institut de temps à autre.

Une fois à l’intérieur de la cabane, Erïka se laissa tomber sur le canapé. Elle pouvait maintenant se reposer. Si l’envie de bouger lui prenait, elle pourrait même sortir les fusils de chasse… tout dépendait du nombre de bière qu’elle prenait. Bien que cela pouvait en surprendre quelques-uns, elle était une grande chasseuse. Elle avait commencé jeune, avec son grand-père. Puis son père avait finalement pris le relais et lui avait enseigné tout ce qu’il savait, des méthodes de bases pour traquer un animal aux meilleures techniques pour les dépecer.

-« Tu serais surprise de tout ce dont je suis capable. Si on a envie d’un bon steak, on aura qu’à aller se le chasser nous-même. »

Erïka attrapa la bière que venait de lui tendre Sarah. Elle la décapsula et en but une petite gorgée. Ça faisait du bien de prendre un bon rafraichissement après une balade en moto. Par contre, on ne pouvait pas dire que la bière était restée froide bien longtemps. Elle allait devoir la réfrigérée.

-« On a de l’alcool planqué quelque part. Il y en a toujours ici. Qui sait, on va peut-être manquer de bière. »

La jeune femme détestait s’enivrer car elle perdait ses moyens. En toute situation, elle voulait avoir le contrôle d’elle-même. Qui sait ce qui pourrait se produire ? Elle préférait donc se contenter de quelques bières sans franchir son seuil de tolérance à l’alcool. Si elle en voulait plus et si son corps pouvait en supporter davantage, elle pouvait toujours mettre la main sur l’alcool que cachait son père dans la cabane.

Au moins, ici, les deux jeunes femmes pouvaient faire ce qu’elles désiraient. Elles n’avaient pas de règles à respecter, pas d’autorité pour leur tomber dessus. Ça faisait grand changement de l’institut. Elles pouvaient également se permettre de mettre les pieds sur la table basse, cela ne dérangerait personne.


-« Ta raison, ça change. Fais comme tu veux, y’a personne qui va te faire chier, ici. J’adore l’institut, mais parfois les règlements me font chier. T’as pas la même liberté que dans un endroit comme celui-ci. Quand j’en ai marre, je pars, je vais squatter dans une résidence secondaire pendant quelques temps et lorsque je commence à m’ennuyer je reviens. Ça me permet de changer d’air. »

Erïka posa sa bière sur la table basse. Elle retira sa veste et en tira son paquet de cigarette ainsi qu’un briquet, par la même occasion. La jeune femme s’alluma une cigarette et tendit le paquet à Sarah. Peut-être fumait-elle ? Ensuite, elle laissa tomber le paquet à côté de sa bière. Elle avait remarqué que Sarah regardait un peu partout autour d’elle. Erïka décida de lui faire faire le tour du propriétaire. Sans bouger du canapé.

-« La salle de bain est derrière moi.» Fit-elle en pointant une porte qui se trouvait derrière elle. Elle était adossée contre l’accoudoir. Elle pointa deux portes situées à l’opposé du canapé et de la cuisine. « Là ce sont les chambres. T’as vu la cuisine derrière nous et la porte qui y est nous amène à l’extérieur. Maintenant, tu fais comme chez toi. »

Erïka se redressa légèrement pour attraper sa bière et en boire une gorgée. Elle retira distraitement ses chaussures à l’aide de ses pieds et ramena ses jambes sur le canapé.

-« T’as les mêmes habitudes que mon père. À chaque fois qu’il met les pieds quelque part, il se sent obligé de mémoriser l’endroit, les sorties, les armes potentielles, en cas de problème. Je crois qu’il a plus peur que son ex-femme tente de le buter que de se faire tomber dessus par une bande de mecs armés. » Elle rit. « C’est difficile de se débarrasser de certains habitudes. » Elle porta sa cigarette à ses lèvres puis souffla une fumée grisâtre avant de reprendre. « Ça fait trois ans que j’essaie de me débarrasser de ça et j’y arrive toujours pas. Pourtant, on peut pas dire que j’ai pas essayé de m’en passer. Fichues clopes… »

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Une histoire de bougies [Rp Sarah-Erika](plz stahp)

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