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 Agents Triple Zéro [Scum & Evelynn Jones]

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Scum
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MessageSujet: Re: Agents Triple Zéro [Scum & Evelynn Jones]   Mar 30 Sep 2014 - 4:32

La tête entre les bras, Scum sentait qu'il était cerné. Peut-être était-ce les balles qui ricochaient, s'enfonçaient dans ses protections ou les détonations qui résonnaient à sa droite et à sa gauche, mais il avait la très nette impression que leur mission d'observation allait de mal en pis.

Alors qu'il se demandait comment il allait se sortir de ce mauvais pas, l'écailleux remarqua soudain que les rafales avaient cessé sur son côté droit. Sans plus attendre, il avança vers le tireur à sa gauche, les bras levés devant lui. De nouvelles rafales se joignirent à celles de sa cible maintenant qu'il quittait son couvert, le forçant à presser son attaque. Le mutant reptilien se jeta alors sur le garde armé mais il sentit tout le côté droit de sa mâchoire s'enflammer lorsqu'un tir à bout portant le toucha. Avec un sifflement de douleur, il s'écroula sur l'humain et lui brisa le bras en voulant lui arracher son arme. Le goût de son propre sang et de sa chair à vif lui firent voir rouge et les poings de l'écailleux s'acharnèrent sur la face de son adversaire. Tue.

Les autres gardes eurent un moment d'hésitation en voyant la bête au dessus de leur camarade, mais finirent par ouvrir le feu sur elle. Scum, en sentant la nouvelle grêle de balles sur ses protections, bondit de côté et s'ébroua. Il devait garder les idées claires et malgré la douleur, ne pas céder à la Faim...

Battant en retraite, il bondit au mur qu'il escalada prestement, zigzagant sur les parois que les balles ne tardèrent pas à cribler. Arrivé à hauteur des poutres de maintien du toit il bondit et rebondit jusqu'à se trouver au dessus d'une poignée d'hommes de main qui s'étaient regroupés et levaient leurs armes sur la position où se trouvait Erika. Grâce à ses pattes et ses mains adhésives, il descendit le long d'une poutre, tournant autour pour s'exposer le moins possible aux balles qui fusaient en tout sens. De sa main libre il s'empara d'un de ses nunchakus puis s'élança, pied en avant contre l'un des gardes qui fut éjecté en arrière.

Après s'être réceptionné avec une roulade, l'écailleux avait ses deux armes en main et s'en servit pour jeter à terre un sbire de plus. Un troisième qui avait voulu tenter une approche directe en troquant son arme à feu pour une matraque électrique fut réceptionné par un coup de queue reptilienne, transformée en massue par les excroissances protectrices de Scum.

Dans un moment d'accalmie, ce dernier eut le temps de penser : *Ouais, ça c'est ninja*. Bien sûr il n'essaya pas de le dire, car -immobile- il sentait pleinement la douleur de sa mâchoire écorchée.

Mais une fusillade le ramena rapidement à la réalité et même si ses protections l'encaissèrent, il courut se trouver un nouveau couvert. Dans sa course, il vit un des types sans arme qui pianotait comme un fou sur l'un des ordinateurs de contrôle et se dit que peu importe ce qu'il faisait, il serait bien avisé de l'en empêcher. Il bondit alors en avant, plaqua le chercheur contre le bureau, l'emportant lui et le matériel informatique au sol. Encore une fois, cela devrait faire hésiter les gardes à tirer.

Avant que le moniteur de l'ordinateur renversé ne rende l'âme, Scum eut le temps de le voir clignoter et afficher tout un tas de symboles d'urgence rouges. Ce qui semblait plutôt mauvais signe selon lui. Il entendit ensuite les enceintes annoncer en chœur : Opérations compromises. Ouverture de la ligne d'urgence et lancement du processus d'euthanasie des expériences en cours.

Scum avait eu l'occasion de lire des livres d'Histoire et en bon américain, il savait que l'état nazi était quelque chose de très très mal. Ou alors l'ordinateur lançait un processus d'Eurasie. Mais ça ne voulait rien dire.

Ayant passé trop de temps dans ses élucubrations, le mutant ne remarqua les gardes qui se jetaient sur lui que lorsqu'une première matraque électrique s'enfonça dans son dos. Avec un sifflement étranglé, il se tordit en arrière et se tourna vivement pour donner un coup à son adversaire. Mais une nouvelle décharge vint le cueillir au flanc et il tomba à genoux dans un grand cri reptilien. Acculé, il se fit pousser autant de protections qu'il pouvait en penser, mais elles n'étaient d'aucune utilité face à ces assauts. Les gardes n'étaient que trois à le harceler de décharges, mais pour le lézard ils semblaient être une foule à avoir décidé de l'abattre... Ou pire, de le capturer. Il ne voulait définitivement pas finir dans une cuve, mais il ne pouvait même pas bouger. Il allait définitivement finir dans une cuve. Et Erika aussi. Et dans une cuve il ne pourrait même pas s'excuser d'avoir tout fait capoter. Quel imbécile. Finalement, ils auraient du écouter Evelynn et prévenir des personnes plus compétentes.

A terre Scum commençait à voir flou et à entendre comme à travers un bocal lorsque de lourds coups répétés commencèrent à se faire entendre dans le local.
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Callisto

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MessageSujet: Re: Agents Triple Zéro [Scum & Evelynn Jones]   Mer 1 Oct 2014 - 4:43

"Oui, oui subtil évidemment, dis-je à Evelynn alors que je mettais prestement en marche le groupe vers le bâtiment indiqué. Reste à l'écart et en sécurité. En fait, tu devrais rester derrière Caliban. Plus l'ennemi a peur et plus il devient puissant, donc même si tu ne peux en effrayer qu'un à la fois ça devrait lui donner le boost suffisant pour... Tu sais, neutraliser tout le monde."

Un rapide regard circulaire me permit de constater qu'aucun obstacle n'avait eu le malheur de se dresser sur notre chemin, même si quelques battements de cœur lointains ne me rassuraient pas sur la tranquillité du lieu. Je me tournai alors vers Sunder pour lui donner ses instructions :

"Tu vois ce container là-bas ? Je veux que tu enfonces la porte avec."

L'aimable brute hocha la tête. Retour à Evelynn.

"Pas le temps pour les subtilités, on leur a laissé tout le temps de s'embourber dans leur bêtise. Maintenant il faut une frappe chirurgicale pour les en sortir. Une frappe chirurgicale effectuée avec un marteau."

Sunder revenait en soulevant au dessus de sa tête le container que je lui avais indiqué, et comme s'il ne s'agissait que d'une planche de bois, commença à le fracasser contre l'épais volet roulant qui fermait le local.

"Pour le dernier coup, lance le. Ça fera sans doute l'effet d'une bombe !"

J'entendais déjà Evelynn me dire "Mais et s'il y avait des gens derrière ?" Bon sang ce que ce serait appréciable ! Si mes Morlocks étaient détenus ici, alors finir écrasé sous un container est bien tout le bonheur que je souhaitais à ceux qui me les avaient enlevés !

"Caliban sent déjà la peur d'ici" ricana le mutant gris dont commençait à poindre l'aura de pouvoir violette.

La porte était bien enfoncée, la tôle se froissant et se déchirant par endroits lorsque le géant commença à prendre du recul. Il s'élança ensuite, tenant le container comme un immense javelot qu'il envoya fondre sur la paroi de métal. Cette dernière céda avec fracas et s'effondra dans une nuage de poussière.

Et j'étais maintenant à l'intérieur. Les autres suivraient. Évaluer la situation, rapidement. Ordinateurs, cuves, prisonniers, treize cœurs qui battent la chamade, l'odeur de poudre partout, sauf là où six crétins de gratte-papier morts de frousse se sont planqués. Un lézard cerné et une petite fouine cachée dans les hauteurs, cinq gardes debout et abasourdis. Établir les priorités. Oh sans doute que ce processus d'euthanasie qui est en cours est la première !

Le temps de ma réflexion, les gardes ont commencé à lever leurs armes sur nous. D'accord, rester en vie sera la première. Je fonds alors sur les trois qui encadraient le lézard et mes couteaux s'enfoncent brusquement dans la poitrine de deux d'entre eux. J'en dresse un devant moi en guise de bouclier et jette l'autre sur son camarade, les envoyant tous deux bouler au sol.

"Sunder ! Trouve le groupe électrogène et détruis le !"

A son air interloqué, je comprends qu'il n'a pas compris. Groupe électrogène, le truc qui fait vroum vroum et n'est pas une voiture ? Non, trouver autre chose.

"Va plutôt casser les gros tubes à mutant ! Caliban et Evelynn, empêchez moi ces p*tains d'intellos de s'enfuir ! J'en veux au moins un vivant."

Donnant un coup de pied à mon bouclier plus si vivant, je l'envoie valser sur les gardes plus loin. Profitant de leur surprise, je cours sur eux tout en criant à la peste cachée là-haut :

"Et toi ! Qui que tu sois, ne laisse personne entrer ni sortir d'ici ! Ni fuite ni mauvaise surprise !"

Mon pied percute le crâne de l'un des deux gardes encore debout. Une rafale du dernier d'entre eux me force à me décaler de côté. Réplique d'un couteau qui s'enfonce dans son œil, infiniment plus précis.

Possible que les cœurs battant dehors n'aient été que des passants, mais j'en doutais moi-même...

Caliban avança vers les gratte-papiers terrorisés, son aura illuminant avec force le coin où ils s'étaient rassemblés. Je n'en étais pas certaine, mais il me semblait qu'Evelynn irradiait de sa propre aura. Bah, au moins elle participe.
Sunder de son côté brisait à coups de poings une première cellule. Et je m'attelais à faire de même à une seconde. Le verre était solide, ne cédant qu'à force de grands coups et le liquide commença à se déverser. Maintenant nous n'allions plus tarder à savoir si cette expédition était une vendetta ou un sauvetage.
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Agents Triple Zéro [Scum & Evelynn Jones]   Dim 5 Oct 2014 - 6:20

Maintenant qu’elle était dans l’action, Erïka pouvait sentir que tout dérapait de façon dramatique. Elle pensait s’en sortir sans trop de mal, mais elle n’était rien face à la force du nombre. Dissimulée derrière des caisses de bois, elle était sur le point de se faire trucider. Une balle frôla sa cuisse, déchirant son jeans au passage. Elle serra les dents, relâcha l’éteinte de son arme pour poser une main crispée sur sa blessure, comme si cela allait atténuer la douleur. Malheureusement, ce simple geste joua, en partie, en sa défaveur. Deux armes étaient, maintenant, pointées vers elle. Elle n’eut pas d’autre choix que de poser la sienne au sol, ne pouvant faire feu sans se faire carrément mitrailler avant. Doucement, elle leva, à contrecœur, ses mains au niveau de ses épaules.

C’est à ce moment-là que tout se déroula à la vitesse de la lumière. Un bruit sourd et agressant signifia à Erïka que quelqu’un venait de défoncer l’une des portes du bâtiment. Elle vint pour s’enfuir, comptant profiter de cette diversion, mais l’une des armes était toujours pointée sur elle. Elle se contenta de suivre du mieux possible ce qui se déroulait un peu plus bas. Elle entendait une femme dont la voix lui était totalement inconnue crier des instructions. Puis dans le temps de le dire, les hommes qui la menaçaient de leurs armes furent attaqués. Erïka en profita pour fuir. Justement, on lui ordonnait de fermer toutes les issues de ce bâtiment. Elle n’était pas vraiment le fait de se faire donner des ordres, mais elle allait faire l’effort d’accepter celui-ci.

Au pas de course, elle se lança sur la plate-forme pour fermer et bloquer l’endroit par lequel elle était entrée dans le bâtiment. Ensuite, elle se hâta de clore les portes de l’étage inférieur. Elle commença par déplacer de grosses boites ou des caisses devant certaines entrées. Si elle le pouvait, elle glissait des chaines autour des poignées. Il n’y avait que peu de possibilités de sorties alors elle se devait de bien faire le boulot. Ensuite, elle vint rejoindre les autres, qui semblaient maintenant en contrôle de la situation, pour l’instant.

Attrapant une barre de fer, au sol, vestige d’elle ne savait quoi, Erïka décida de s’attaquer à l’une des capsules restantes. Elle frappa à grands coups afin de faire craquer le verre qui ne put résister. Le liquide contenu à l’intérieur s’écoula au sol, mais la jeune femme ne s’en soucia guère. Elle attrapa le corps chutant en direction du sol afin d’éviter qu’il ne se blesse sur le verre. Elle traina l’individu – qui était clairement un pote de Scum vu son apparence et l’odeur qu’il dégageait – un peu plus loin, là où il pouvait reprendre tranquillement ses esprits.

Du bruit attira son attention. Elle n’aimait pas ce qu’elle entendait. Outre le son du verre brisé, des cris et du liquide se déversant au sol, il y avait des voix, des bruits de pas, des respirations saccadées. Certaines personnes avaient probablement entendu tout le bruit causé par cette fracassante entrée qu’avait fait Evelynn – elle était de retour, elle ? – et ses potes.


-« Ah bah bravo pour la subtilité, hein ! Vous avez rameuté le reste de la bande. » Ne put s’empêcher de dire Erïka. Elle tourna la tête vers Callisto et l’interpella. « Hey, miss, ramène toi, on a des culs à aller botter. Les autres sauront s’occuper des blessés. Et, pitié, guys, empêchez Scum de faire une autre connerie. »

La jeune femme attrapa son arme à feu, encore à sa ceinture, en espérant qu’elle aura suffisamment de balles si elle devait faire feu. Elle n’avait pas envie d’être coincée dans une fusillade sans munitions sous la main.

Erïka ne savait pas qui Evelynn avait ramené en guise de renfort. Par contre, elle pouvait deviner qu’ils venaient tous des égouts, y compris la femme éborgnée. Bien que c’était très difficile à avouer, ce coup de main avait été nécessaire. Evelynn avait raison. Erïka avait maintenant d’excellentes raisons de l’écouter, à l’avenir. Elle savait qu’elle n’aurait pas dû l’envoyer balader, mais plutôt lui donner un rôle important dans ce plan : jouer la baby-sitter de Scum. Quoi qu’il en soit, la jeune femme aura l’occasion de parler à sa belle-sœur plus tard. Cette dernière faisait froid dans le dos avec cette espèce d’aura noirâtre qui émanait d’elle. Ce n’était pas très rassurant et après la dispute qu’elles avaient eu, Erïka préférait l’éviter le temps qu’elle semble un peu plus… normale. Elle n’était pas prête à lui faire des excuses – fichu orgueil qui n’arrivait pas à avouer qu’il avait tort sur toute la ligne – mais elle pouvait reconnaitre le fait qu’Evelynn avait eu raison d’aller chercher des renforts et que son aide était très apprécié.
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Evelynn Jones

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MessageSujet: Re: Agents Triple Zéro [Scum & Evelynn Jones]   Jeu 27 Nov 2014 - 3:12

Si l’enfer avait un nom, un endroit et un moment, ce serait ici, maintenant, dans cet entrepôt, et on l’appellerait sans doute « La rescousse des Morlocks ». Evelynn n’avait pas besoin de faire beaucoup de recherche dans sa tête pour constater que, sans elle et la troupe menée par Callisto, Scum et Erika se seraient fait trucider, sans aucune chance de riposte. Le ninja mutant était très doué au combat, et la jeune femme ne laissait sa place à personne en termes d’armes à feu, mais d’excellents tireurs existaient aussi en face d’elle, et la résistance du lézard avait ses limites.

La grosse différence, c’est qu’ici, ce n’est pas une bataille rangée, ordonnée, et minutieuse. En ayant lu plus d’une dans des livres d’histoires, Evelynn était bien placée pour le savoir. Non, ça c’était un massacre désordonné, incertain, complètement débile et, en plus, personne ne pouvait savoir qui gagnait. Des groupuscules de batailles se formaient dans certains endroits, mais sinon, c’était la cacophonie générale.


"Va plutôt casser les gros tubes à mutant ! Caliban et Evelynn, empêchez moi ces p*tains d'intellos de s'enfuir ! J'en veux au moins un vivant."

Evelynn hocha la tête et suivit Caliban, se dirigeant vers les intellos. Sa propre aura noirâtre et surnaturelle ne donnait l’envie à personne de lui sauter dessus, mais elle n’était pas à l’abri d’une balle perdue. Cependant, elle n’avait qu’à rester près des intellos pour qu’ils n’évacuent dans leur froc, et ainsi, donner un immense boost de puissance à Caliban qui semblait en raffoler. Dommage qu’elle ne soit pas arrivée quelques instants plus tôt, elle aurait peut-être pu cesser l’autre scientifique qui avait ordonné l’euthanasie des spécimens.

Au moins, elle n’avait pas grand-chose à craindre. Les travaux musclés n’étaient pas son domaine, loin de là, et l’idée de se battre à mains nues contre des mecs armés jusqu’aux dents ne l’intéressait guère. Préférant laisser ce travail aux mutants entraînés et équipés en conséquence sous les ordres de Callisto, Evelynn se contenta de rester sagement là où on le lui avait ordonné, se tournant tour à tour sur les six individus emmitouflés en boule humaine de peur et d’horreur. Oh, qu’il aurait été facile de les tuer tous les six… le don d’Evelynn lui parlait, la tentait, lui susurrait à l’oreille de se nourrir de leur peur, de les laisser sans vie sur le sol, et de se sentir si forte qu’aucun ennemi jamais ne pourrait lui faire de mal. Elle s’approcha doucement du premier scientifique, tendant sa main couverte de lumière noire, jusqu’à ce que sa concentration ne soit interrompue par l’un des cris de Callisto.


"Et toi ! Qui que tu sois, ne laisse personne entrer ni sortir d'ici ! Ni fuite ni mauvaise surprise !"

-« Ah bah bravo pour la subtilité, hein ! Vous avez rameuté le reste de la bande. Hey, miss, ramène-toi, on a des culs à aller botter. Les autres sauront s’occuper des blessés. Et, pitié, guys, empêchez Scum de faire une autre connerie. »

-Toi… La gamine… cracha Evelynn comme un poison, TAIS TOI !

Même si les paroles sarcastiques d’Erika ne lui étaient pas destinés, le don d’Evelynn, sans prendre le pouvoir de son corps, faisait naître en elle des émotions bien plus fortes qu’il ne l’aurait dû en temps normal, et des paroles aussi insignifiantes lui amenait une colère forte et destructrice. Son regard se darda sur la jeune femme alors que celle-ci commençait à bloquer les portes, même sa main se tendit comme si elle voulait l’étrangler à distance. Il y avait au moins quinze bons mètres entre eux deux, mais Evelynn pouvait désormais frapper sur cette distance…

La bataille continuait, mais un des Morlocks assomma un garde, qui tomba au sol. L’arme, en tombant, tira, et la balle se logea dans la cheville d’Evelynn, qui poussa un cri de douleur et tomba à genoux. Rapidement, elle se retourna sur les fesses, sa colère se dissipant pour être remplacée par la douleur. De tout ce lot de joyeux lurons, c’était elle qui se prenait une balle ? Un scientifique intima un mouvement pour se redresser et fuir, mais le regard d’Evelynn l’en dissuada. Son don avait faim… malgré la douleur, son don voulait se nourrir. Ce ne fut que lorsqu’elle aperçut Scum, encore couché sur le sol, que sa rage et sa colère se calmèrent pour de bon. Son aura noirâtre disparut doucement, son don, énervé mais dompté, se rendormit au plus profond d’elle-même.

-Callisto ? J’ai besoin d’un… d’un Morlock pour tenir ces… ces scientifiques tu peux…

-Caliban s’en occupe.

C’était Caliban qui se plaça entre Evelynn et les scientifiques, leur intimant, de sa prestance, à rester sur place. La jeune bibliothécaire put déchirer une partie de sa veste pour se faire un bandage temporaire, mais mettre du poids sur sa jambe blessé allait être un enfer. Son don calmé, elle n’avait même plus envie d’injurier Erika.
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Callisto

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MessageSujet: Re: Agents Triple Zéro [Scum & Evelynn Jones]   Mer 17 Déc 2014 - 4:09

Les gardes ? Neutralisés. Les prisonniers ? Libres pour la plupart. Les cerveaux ? Acculés dans un coin. Les issues ? Bloquées, à l'exception bien sûr du gouffre ouvert dans la paroi. Alors pourquoi est-ce que c'était encore un tel bordel ici ?
Les moniteurs qui continuaient de faire sonner leurs avertissements jouaient sans doute un rôle dans mon sentiment de non-accomplissement. Ça ou le fait qu'il y avait plus de Morlocks à terre que debout.

"Ah bah bravo pour la subtilité, hein ! Vous avez rameuté le reste de la bande."

Oh et il y avait elle aussi.

Pas besoin de sens ultradéveloppés pour reconnaître une peste quand j'en vois une. Mais elle avait raison, du renfort accourait dans notre direction. Et alors qu'elle m'interpelait, je fouillais du regard l'entrepôt.

"_Hey, miss, ramène toi, on a des culs à aller botter. Les autres sauront s’occuper des blessés. Et, pitié, guys, empêchez Scum de faire une autre connerie.
_Tu ne vas rien botter du tout jeune fille parce ces culs sont armés et que nous sommes dans leur ligne de mire, prêts à nous faire tirer comme des lapins.

Tout en parlant, je continuais mes recherches visuelles et en profitait pour passer en revue la situation de chacun. Evelynn se délectait de l'utilisation de son pouvoir au point où elle en devenait agressive envers notre petite cheffe. Scum peinait encore à se relever et Sunder terminait de briser les éprouvettes géantes à mutant.

''On dirait qu'il y a quelque chose chez toi qui énerve notre machine à cauchemar, gamine."
Evelynn avait un pouvoir semblable à celui de Caliban mais plus puissant en ce sens qu'il suscitait la peur au lieu de l'utiliser. Il était de notoriété publique qu'Evelynn n'est pas une adepte de la violence et de la brutalité, mais visiblement, user de sa mutation changeait son comportement de manière drastique, ce qui était tout sauf bon signe. Et s'il suffisait d'aussi peu de choses qu'une agaçante pimbêche pour la sortir de ses gonds alors il faudrait peut-être veiller notre bibliothécaire d'aussi près que nos empathes.

Gardant cela en tête, je repris ma fouille visuelle et enfin je le repérai, le groupe électrogène qui alimentait en électricité ce grand hangar. D'un ample bond, je me porte devant la machine et arrache sèchement les câbles qui y trouvent leur source. L'obscurité tombe dans l'entrepôt, nous avale et nous soustrait aux yeux des hommes de main qui, moins bien équipés que leurs collègues à l'intérieur, ne parviennent à nous discerner qu'avec peine et encore, sans faire la différence avec ceux qu'ils sont venus assister.
Eux par contre sont dans la lumière de la ville et des quais, leurs silhouettes se découpant à contrejour comme autant de cibles de fête foraine en carton. Un régal. Je referme ma main sur la poignée du groupe électrogène et, d'un ample geste du bras, l'envoie valser contre les ennemis qui nous barrent la route. Des six qui sont venus en renforts l'un est cloué au sol par l'engin vrombissant qui continue sa course sur le bitume. Son arme tombe alors au sol, fait feu dans la cohue et c'est Evelynn qui chute.

"Merde"

Évidemment, cela pouvait arriver, mais ça ne le devait pas. Par chance, avant que j'ai le temps de faire deux enjambées, Caliban se chargeait de couvrir notre faiseuse de cauchemars et je pus la voir commencer la confection d'un bandage de fortune. Qu'elle sorte de là aussi entière que ceux que nous sommes venus chercher serait sans doute le soulagement de la soirée.

"Sunder ! Bombarde les de tout ce que tu peux ! Il faut couvrir l'avancée des nôtres ! Caliban, je n'en ai besoin que d'un en état de parler ! MORLOCKS ! VOUS POUVEZ RAMPER COMME DES VERMINES OU VOUS LEVER COMME DES HOMMES ! A vous de choisir d'être dignes ou non !"

Entre deux hurlements, je m'empare de tout ce qui me passe par la main pour le lancer contre les humains qui nous barrent la route. Moniteur, extincteur, caisse de matériel et mobilier, tout est bon pour les empêcher de viser correctement. Les hommes armés ne sont cependant pas en reste, et font feu dans le tas, notre tas. Heureusement, ceux qui ne sont pas à couvert ou au sol sont assez résistants pour encaisser les balles. Caliban a consommé bien assez de peur pour ne plus se soucier des impacts des projectiles surchauffés et joue des pieds et des poings pour mettre hors course les scientifiques effrayés. Sunder, dont la masse emplit l'espace devant lequel se tiennent les humains, jette à leur rencontre une cuve éventrée qui se brise avec fracas, forçant les hommes de main à faire un écart. Dans mon dos, des coups de feu résonnent, se joignant à ceux tirés par notre alliée d'infortune. En me retournant brièvement, je vois qu'il s'agit de Wynter, affalé contre un pilier qui fait feu de l'amalgame de canons qui lui tient lieu de mains. Profitant du désordre, je peux voir la silhouette aux ailes d'insecte et à la queue de scorpion de Joe Bugs ramper au sol et monter à l'assaut d'un homme de main sur lequel il fond pour le piquer. Scum qui a semble-t-il réussi à se relever finalement, avance à quatre pattes, le corps bardé de ses nouvelles protections mais ne dépasse pas la position d'Evelynn, encore au sol. Chevalier servant de...

En montant moi-même à l'assaut, j'arrive au niveau de la petite tireuse et me place à couvert le temps de lui dire, en lui portant un regard courroucé :

"Tu as intérêt à survivre à ça pour qu'on discute toi et moi ! Il y a des munitions sur les gardes derrière nous, mais fais attention à ceux qui pourraient être encore vivants. Je te tiendrais pour responsable de toute balle dans le dos, en plus de ce désastre !"

J'abandonne alors la fille et mon couvert pour venir au contact de nos ennemis et enfoncer une lame dans l’œil d'un tireur qui cherchait à ajuster son tir.

Trois à terre, trois à abattre.
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Scum
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MessageSujet: Re: Agents Triple Zéro [Scum & Evelynn Jones]   Ven 19 Déc 2014 - 3:57

Le répit offert par Callisto et les autres Morlocks avait permis à Scum de récupérer des électrochocs subis et de reprendre ses esprits. En partie du moins, car lorsque le lézard voulut se relever, il sentit à peine le contact de ses membres sur le sol tant ils étaient engourdis. C'était une bien étrange sensation, à l'opposé de celle du membre fantôme. Il pourrait appeler ça la sensation du membre zombie. Un membre qui était présent physiquement mais qui n'en donnait pas l'impression. La sensation du membre rêveur peut-être.
L'écailleux secoua ses bras pour les débarrasser du fourmillement qui en courait tout le long. Sensation du membre fourmilière.

C'est à force de regarder ses mains, dans l'attente de les sentir à nouveau que le mutant aux yeux jaunes se rendit compte que la luminosité avait grandement diminué dans le local. Les ordinateurs s'étaient tus et leurs moniteurs s'étaient éteints. En regardant autour de lui, des étoiles dansant devant ses yeux lorsqu'il bougeait la tête trop vite, Scum put voir que ses camarades avaient été libérés, mais aussi que la bataille n'était pas terminée. Les langues de feu crachées par les armes de leurs ennemis éclairaient l'entrée du hangar comme autant de coups de tonnerre et l'écailleux choisit d'instinct de rester près du sol alors que ses protections lui poussaient sur le corps.

Il ne se sentait pas vraiment prêt à retourner au combat, se disant qu'il pouvait bien garder le rôle du sauvé, au point où ils en étaient. Mais l'appel de Callisto résonna et l'écailleux pensa alors que puisqu'il avait bien assez fait montre d'incompétence pour la soirée, il était temps qu'il participe un tant soit peu à la cohésion de groupe.

Courant à ras du sol, il s'élança en direction du lieu de combat. Il put rapidement voir qu'Erika allait bien, mais que ce n'était pas le cas d'Evelynn qui était au sol et dégageait une odeur de sang que cueillaient avidement ses narines évasées de reptile. L'inquiétude l'emporta cependant sur l'appel du combat et Scum vint se placer entre la jeune femme et les tireurs à l'entrée.

"Evelynn ! Tu vas bien ? Ils t'ont touché ?! Tu avais raison, c'était trop dangereux pour nous ici... Désolé, on aurait du t'écouter..."

Les dents serrées, l'écailleux s'efforçait de se tenir immobile, couvrant le plus d'espace entre Evelynn et les tireurs malgré son envie d'aider la jeune femme à confectionner son bandage ou à se déplacer. Il n'était même pas certain que des humains tireraient dans leur direction, mais puisque son amie avait déjà été touchée, il ne voulait pas lui faire prendre plus de risques. Après tout, elle avait fait le déplacement jusqu'ici avec Callisto et les autres, c'en était bien plus que ce qu'il se permettrait de lui demander normalement.

Dans son dos la bataille continuait de faire rage, et le mieux qu'il pouvait faire pour le moment était que son tourment n'en atteigne pas cette Morlock qui entre toute n'avait pas demandé à s'y trouver.
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Agents Triple Zéro [Scum & Evelynn Jones]   Lun 29 Déc 2014 - 7:00

Erïka avait fait une connerie. Une énorme connerie. Les dommages étaient irréversibles et le mieux qu’elle pouvait faire était de s’arranger pour changer la situation à son avantage et limiter les dégâts. Les choses n’étaient pas simples, surtout avec un partenaire comme Scum. Certes, elle avait une grande part de responsabilité dans tout cela puisqu’elle était celle qui avait entrainé tout le monde dans cette terrible situation. Pourtant, tout ce qu’elle voulait été de s’infiltrer et savoir ce qui se tramait sur les docks. Elle avait également souhaité aider les mutants captifs si elle l’aurait pu. Maintenant, on pouvait dire que c’était fait, bien que ce soit loin d’être comme elle l’avait imaginé.

Détestant perdre le contrôle de la situation, Erïka tentait malgré tout le bazar de diriger les mutants se trouvant dans le hangar. Cependant, cela ne semblait pas au goût de tout le monde. Si elle se serait attendue à entendre cette femme qui était visiblement à la tête du petit groupe de Morlocks, elle n’aurait jamais cru que ce serait Evelynn qui l’enverrait promené. Et encore, l’expression n’était pas assez forte pour décrire la haine que la jeune femme projetait soudainement sur sa belle-sœur. Cette dernière figea, touchée par ces mots comme si une balle venait de lui traverser la gorge, la privant ainsi de la parole, mais également de tout contrôle sur son corps. Elle s’était figée sur place et avait levé les yeux vers Evelynn. Impossible de croiser son regard. Elle était… effrayante. C’était le mot. Elle dégageait quelque chose de malsain, comme un concentré d’émotions négatives qui frappaient Erïka de plein fouet.

Si elle réussit finalement à ouvrir la bouche pour parler, la jeune femme n’arriva pas à pousser le moindre son. Soudainement, toute la culpabilité qu’elle avait décidé de repousser dans un coin de son esprit afin de ne pas lui permettre de l’envahir et lui brouiller l’esprit alors que le combat n’était pas terminé lui revint en plein visage. Elle sentait son estomac se nouer. Elle sentait qu’elle avait merdé et pas juste un peu. Elle avait causé tout ce bordel, ce carnage. Pour quoi ? Faire ses preuves. Parce qu’elle se croyait bien plus intelligente et bien plus douée qu’elle ne l’était en réalité. Parce qu’elle se sentait toujours sous-estimée par les autres alors qu’elle faisait toujours de son mieux pour être la meilleure. Son échec lui laissait un sale goût amer qu’elle n’appréciait guère. Depuis le début elle avait tort et jamais elle n’avait accepté de laisser Evelynn lui ouvrir les yeux…

Trouvant un endroit pour se mettre à couvert, Erïka resserra ses doigts gantés sur l’arme qu’elle tenait. Elle ne souhaitait pas se prendre une balle de la part de l’ennemi, surtout que, du coin de l’œil, elle put constater que sa belle-sœur en avait fait les frais. Soudainement, elle avait plus peur de mourir de la main d’Evelynn que de celle d’Eleonnora. Jamais Erïka n’avait souhaité blessé la jeune femme. Même si elle n’avait pas appuyé sur la gâchette, elle était tout de même responsable, ce qui la faisait sentir plus mal que jamais. Dès que ce sera terminé, elle demandera à Alexïs de lui rendre une grande faveur et soigner la blessure d’Evelynn. C’était le mieux à faire pour la remettre sur pied et lui faire oublier cette nuit infernale le plus rapidement possible. Bien sûr, il n’y avait aucune chance qu’elle ne l’oublie, mais si cela pouvait faire en sorte qu’elle souffre moins physiquement, elle allait tout faire pour corriger les dommages qu’elle avait causé.

Utilisant son ouïe afin de tenter de visualiser mentalement où se trouvaient les hommes tirant en leur direction, Erïka attendait le bon moment pour sortir de sa cachette et tirer quelques coups de feu. Elle pouvait compter sur les Morlocks, qui sortaient peu à peu de l’espèce de sommeil forcé dans lequel ils avaient été plongés, pour lancer un assaut direct contre l’ennemi et interrompre leur attaque. À ce moment-là, elle attaquait, tirant en direction de ceux qui se trouvaient toujours debout. Par contre, elle était déconcentrée. Elle qui tirait plutôt bien, habituellement, avait du mal à toucher certaines cibles, même les plus faciles et évidentes. Elle se cacha de nouveau dès qu’elle sentit que la fusillade allait reprendre. Elle devait se concentrer, elle n’avait pas le choix de se détacher de ses sentiments afin de pouvoir agir efficacement, mais c’était bien plus difficile qu’elle ne le croyait.

La cheffe des Morlocks vint bientôt rejoindre Erïka dans sa cachette. Elle avait visiblement quelques mots à échanger avec elle lorsque tout cela sera terminé. L’adolescente n’avait pas envie de se justifier auprès d’elle, mais il semblerait que cela soit inévitable. Avant tout, elles devaient survivre à cette fusillade.

-« Plutôt que de t’en prendre à moi, occupe-toi donc de ceux qui les ont enfermés ici en tout premier lieu. Mon but n’est pas de causer leur mort alors fou moi la paix. Si quelqu’un avait appris à Scum comment se montrer discret, on n’en serait pas là. »

Rejeter la faute sur quelqu’un était facile, trop facile. Pourtant, cela n’apaisait pas la conscience d’Erïka. Elle se sentait toujours aussi mal. Elle tentait de ne pas le démontrer, ce n’était pas le moment d’afficher ses faiblesses. Par contre, si cette situation ne se réglait pas sous peu, elle allait finir par craquer.

Lorsque Callisto l’abandonna, Erïka en profita pour inspirer un grand coup. Elle prit le temps de rassembler ses esprits et de se concentrer sur la situation actuelle. Elle devait se reprendre afin d’arriver à être utile pour tous. Se redressant sur ses genoux, elle prit appuis sur l’une des caisses derrière lesquelles elle se cachait afin de viser avec plus de précision. Elle fit feu à de multiples reprises pour toucher un homme qui tomba instantanément au sol. Elle ne savait pas si elle l’avait tué, mais puisqu’il remuait à peine, elle supposait qu’il n’était plus une menace. Il en restait deux encore debout. Elle supposait que les autres allaient s’en occuper.

Évitant les tirs, Erïka s’avança rapidement, aussi vite qu’elle le pouvait tout en restant le plus près du sol possible. Elle vint rejoindre Scum et Evelynn. Posant son arme au sol après s’être assuré qu’aucun coup ne pouvait partir accidentellement, la jeune femme leva les yeux sur sa belle-sœur. Elle devait avouer qu’elle ne savait pas quoi dire, en ce moment. Son regard se posa donc sur Scum.


-« Tu penses pouvoir la transporter hors d’ici ? »

Puis, elle se tourna à nouveau vers Evelynn, peinant à la regarder dans les yeux. La culpabilité était plus forte que jamais.

-« I’m so sorry, Evelynn… » Erïka jeta un bref regard derrière son épaule. « Tu avais raison sur toute la ligne et je m’en veux vraiment, tu n’as pas idée à quel point. Mais… ce n’est pas le meilleur endroit pour parler de ça. »

Même si le combat tirait à sa fin, il valait mieux ne pas rester dans les parages. Tout ce vacarme allait probablement attirer l’attention de d’autres personnes auxquelles ils ne voulaient pas avoir à faire et il était hors de question de faire face aux forces de l’ordre.
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Evelynn Jones

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MessageSujet: Re: Agents Triple Zéro [Scum & Evelynn Jones]   Lun 29 Déc 2014 - 17:36

"Evelynn ! Tu vas bien ? Ils t'ont touché ?! Tu avais raison, c'était trop dangereux pour nous ici... Désolé, on aurait dû t'écouter..."

-Scum… attends calme toi toi tu vas bien ? J’ai eu tellement peur quand je t’ai vu au sol…

Evelynn était ainsi faite, même dans une situation aussi… particulière, et avec son don calmé, elle s’inquiétait d’avantage pour son ami que pour elle-même. Toujours sur les fesses, son bandage de fortune tenant à peine dès qu’elle bougeait un peu, elle tenta tout de même d’agripper l’épaule, le torse, les écailles ou peu importe, une partie du corps de Scum pour l’amener vers elle et le forcer à se coucher, faisant de lui une plus petite cible, tout en lui permettant de protéger la bibliothécaire. Concentrée sur ça, et avec la douleur qui lui engourdissait la jambe, elle ne se rendait même pas compte que, malgré la situation infernale, les Morlocks prenaient le dessus. Même si Callisto avait demandé aux « guerriers » de se relever et de se battre, ça n’allait pas être le cas d’Evelynn. Pour le moment, elle préférait être la vermine.

Ce ne fut que quelques secondes plus tard qu’Erika les rejoint, rengainant son arme et s’agenouillant près d’Evelynn, profitant aussi de la protection offerte par Scum.

-« Tu penses pouvoir la transporter hors d’ici ? »

La question ne s’adressait pas a elle, mais la bibliothécaire ne voulait pas être transportée à l’extérieur. Pas si cela mettait inutilement leur vie en danger. Se tournant vers Erika, s’efforçant de cacher sa douleur à sa belle-sœur, elle tenta de sourire, son expression précédente ayant complètement disparue.

-J’ai… ça va aller Erika je… pas besoin de vous occuper de moi… Occupez-vous des autres Morlocks au sol ils en ont plus besoin que moi…

-« I’m so sorry, Evelynn… Tu avais raison sur toute la ligne et je m’en veux vraiment, tu n’as pas idée à quel point. Mais… ce n’est pas le meilleur endroit pour parler de ça. »

-C’est… c’est pas grave juste… hey regarde-moi Erika ?

Depuis quand est-ce que sa belle-sœur avait du mal à fixer quelqu’un dans les yeux ? C’était une première, mais ce n’était pas vraiment le moment pour s’occuper de cela uniquement. Tendant sa main à Scum, lui intimant d’un signe de tête de l’aider à se relever, elle garda sa jambe blessée plié, dans les airs, son talon n’ayant donc pas à bouger, et, sa main toujours sur le torse, épaule, main ou bras de son ami lézard, bondit sur une jambe jusqu’à ce qu’ils se positionnent à couvert, derrière un coin de mur de cet entrepôt. Cette bataille semblait pratiquement terminée, mais les blessés allaient avoir besoin d’un sérieux coup de main, et s’il fallait transporter en plus Evelynn… Non, non, la jeune femme n’avait pas besoin de coup de main, elle n’en avait pas besoin. Avec un regard presque sorti du désespoir, adossée contre le mur avec un pied toujours partiellement levé, elle plaça sa main sous le menton d’Erika pour doucement lui faire tourner la tête vers elle et la fixa dans les yeux.

-C’est… Hors… Hors de question que tu en glisses un mot à Eleonnora hein ? Elle va s’inquiéter à mort et… et… non juste… garde ça pour toi d’accord ?

C’était une requête complètement injustifiée et ridicule, et de toute façon, comment allait faire la jeune femme pour cacher à sa conjointe sa blessure ? Mais Evelynn s’en moquait, elle ne voulait pas créer des inquiétudes non-nécessaires aux gens, autant ses amis que sa famille. De plus, si Nora était au courant. Evelynn allait devoir tout révéler au sujet des Morlocks, et elle avait promis il y avait fort longtemps à Callisto qu’elle ne dirait jamais rien. Restant appuyée sur son mur, elle dissimula sa douleur au mieux, cette fois-ci s’adressant autant au reptile qu’à sa belle-sœur.

-Vous… vous êtes bien plus débrouillard que moi… allez… allez les aider, ils en ont besoin, je vais… je vais m’en sortir…

_________________
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Callisto

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MessageSujet: Re: Agents Triple Zéro [Scum & Evelynn Jones]   Mar 13 Jan 2015 - 5:23

Pour la plupart des personnes, monter au contact lors d'une fusillade était soit très stupide soit tout simplement suicidaire. Cependant, la plupart des personnes ne disposent d'un épiderme impénétrable, d'un facteur guérisseur ou de réflexes surhumains. Aujourd'hui, les mutations qui nous avaient jetés sous les humains nous permettaient de prendre le dessus dans la bataille.

A deux pas de moi, un homme de main s'effondre sous les coups de feu venus de l'intérieur du hangar. Voyant leur assaut frontal échouer, l'un des deux seuls encore debout cherche à se mettre à couvert tout en arrosant la position de nos tireurs. Je sais que je peux l'intercepter d'un bond mais avant ça...

Je perçois dans mon dos le clic d'une arme ouvrant le feu. D'un bond de côté, je pivote et lance mon couteau au visage du tireur. La lame s'enfonce dans son œil et l'homme pivote en poussant un cri, déchainant ses tirs vers l'extérieur. Le rejoignant en deux enjambées, je m'empare de son bras armé et fait feu dans le flanc de son camarade, là où son couvert ne le protège pas. Il s'affale alors au sol et ne bouge plus. Du dernier combattant en vie j'arrache l'arme des mains et le couteau de l’œil, pour le laisser sombrer dans l'inconscience après un dernier cri.  

Le calme tombe dans le hangar, ne laissant entendre que quelques geignements de douleur. Caliban a visiblement jeté son dévolu sur un des plus menus laborantins et laissé les autres inconscients éparpillés au sol. La main sur la bouche de son prisonnier, il tente de le garder silencieux tout en le laissant éveillé pour pouvoir bénéficier de sa peur.

"Pas bouger, Sunder porte toi."
Docile et soucieux maintenant que le souffle du combat est retombé, Sunder vient relever les Morlocks encore incapables de se lever. Petit à petit chacun se regroupe, y compris Scum, Evelynn et l'autre peste.

"Rentrez maintenant, inutile de traîner encore ici quand les flics vont arriver, dis-je d'une voix forte. Je vous rejoins dans dix minutes, le temps d'effacer ce que je peux. Et Caliban, assure toi que nos deux invités soient encore là quand je reviendrais."

Mon acolyte au teint gris porte d'abord son regard sur son prisonnier puis sur la fille dont je ne connais pas encore le nom. Il hoche ensuite la tête en signe d'accord. Peu importe ce que Scum et Evelynn peuvent penser d'elle, cette fille ne recevra aucun traitement de faveur. Jusqu'à ce que je l'ai interrogée, elle sera considérée comme prisonnière et nuisible. Parlant de nuisible, il y en a un qui aura besoin d'une leçon.

"Quant à toi, Scum, ne t'avise même pas de disparaître avant mon retour."

Sans hausser le ton et sans paraître furieuse, je lui délivrais cet avertissement lourd d'une colère qui ne viendrait que plus tard. Une promesse d'un moment difficile à passer pour lui.

Aussi vite que le permet leur état, les Morlocks quittent le hangar en direction des grandes sorties d'eau. Je me tourne alors vers le bâtiment, réfléchissant à la façon dont je peux maquiller le passage d'individus surhumains dans ce laboratoire clandestin.

Gardant mes oreilles attentives à toute sirène de police dehors, je commence la fouille du bâtiment. Entre les cuves éventrées, le container au beau milieu du hangar et le groupe électrogène égaré quelque part dehors, je commence à me dire que plus de finesse aurait été bien avisée. Les fieffés menteurs du SHIELD risquent d'avoir du mal à construire une histoire crédible autour de ce qui s'est passé ici. Un soupçon de mise en scène les aiderait sûrement, et ça commence avec les explosions. Il en faut pour que les dégâts soient crédibles. La première chose que je fais est donc de placer les quelques jerricans d'essence disponibles aux endroits les plus ravagés du lieu de l'affrontement, je dispose ensuite les corps de façon à laisser penser que la fusillade a eu lieu entre les hommes de main dehors et ceux à l'extérieur. C'est à ce moment que j'entends la longue plainte des sirènes d'alarme qui approchent.

Et merde, je n'ai pas encore pu tout préparer. Forcée d'accélérer, je jette pêle-mêle les intellos inconscients contre les cuves afin de donner l'illusion qu'ils sont les sujets d'expérience échappés. Ce sera toujours mieux que de savoir qu'ils sont tous en ville. Enfin, en m'emparant d'une arme, je fais feu sur les jerricans qui explosent les uns après les autres dans une déflagration assourdissante et aveuglante, laissant à leur emplacement des marques de brûlures dans le hangar et ajoutant encore aux dégâts. C'est après l'une de ses explosions que je perçois les lumières rouges et bleues qui accompagnent le bruit des sirènes.

Avisant une dernière fois la salle, je repère les documents écrits jonchant le sol et ramasse le plus gros dossier possible. Assez trainé, il est temps de prendre la fuite maintenant. Bondissant contre les poutres et au dessus des flammes, j'atteins la sortie en hauteur. Verrouillée. Oh et bien ce n'est pas comme si je n'avais pas demandé à ce qu'elle le soit. Un coup de pied règle son compte à la serrure et je sors en trombe, disparaissant dans l'ombre des containers.
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MessageSujet: Re: Agents Triple Zéro [Scum & Evelynn Jones]   Mar 13 Jan 2015 - 7:23

Depuis sa nouvelle mutation, Scum pouvait braver les grêles de balles et avancer presque confiant dans les fusillades. Mais si maintenant il n'avait plus peur pour lui, le lézard craignait toujours autant pour ses amis qui n'avaient pas l'équivalent mutant d'un gilet pare-balle. Alors, quand il s'était rendu compte qu'Evelynn avait été touchée, il avait accouru pour la couvrir, se fichant qu'elle soit déjà protégée par le terrain ou non. Mais à soucieux, soucieux et demi et Evelynn s'enquit immédiatement de son état à lui en l'attirant à elle, le forçant à se baisser, lui qui préférait ne pas l'obliger à trop se mouvoir.

"_Scum… attends calme toi toi tu vas bien ? J’ai eu tellement peur quand je t’ai vu au sol…
_Ça va, c'était juste des bâtons électriques... Ça brûle froidement, c'est bizarre. Mais toi c'est une vraie arme qui t'a touchée ! dit le lézard tout en se redressant autant que lui autorisait la jeune femme.

Le problème d'être tenu si proche d'Evelynn était que le lézard qui la trouvait jolie en temps normal, se rendait compte à quelle point elle semblait aussi fragile. Belle, fragile et avec un teint de porcelaine, sa comparse était comme une petite chose précieuse à ses yeux. Il trouvait d'ailleurs dommage de ne pouvoir mettre le doigt sur cette impression que maintenant que la demoiselle était blessée, alors qu'elle lui courait l'esprit depuis longtemps.

Malgré qu'ils étaient au milieu d'une fusillade, Scum ne voulait surtout pas laisser de silence s'installer entre lui et sa protégée et s'apprêtait à dire quelque chose lorsque Erika arriva auprès d'eux.

"_Tu penses pouvoir la transporter hors d’ici ?
_Oui, oui, je crois que...
_J’ai… ça va aller Erika je… pas besoin de vous occuper de moi… Occupez-vous des autres Morlocks au sol ils en ont plus besoin que moi…
_Non bah non on ne bouge pas d'ici alors...
_I’m so sorry, Evelynn… Tu avais raison sur toute la ligne et je m’en veux vraiment, tu n’as pas idée à quel point. Mais… ce n’est pas le meilleur endroit pour parler de ça.
_Non mais c'est pas grave, parlons en. Je préfère parler.
_C’est… c’est pas grave juste… Hey regarde-moi Erika ?
_Oui regarde la Erika enfin !

Nerveux, Scum ne savait ni quoi dire ni quoi faire, mais à défaut de pouvoir bouger il devait parler, même si c'était pour ne rien dire. Lorsque finalement Evelynn indiqua qu'elle voulait se lever, l'écailleux ne se fit pas prier et l'aida, peut-être un peu brusquement, en se redressant lui-même.
Une fois debout, et adossée au mur, la blessée reprit :

"_C’est… Hors… Hors de question que tu en glisses un mot à Eleonnora hein ? Elle va s’inquiéter à mort et… et… non juste… garde ça pour toi d’accord ?
_Eleonnora... Oh oui ! La sœur de... Erika. Parce que vous vous connaissez... Oui.

Pour s'occuper l'esprit, Scum tourna et retourna dans sa tête les liens qui unissaient Erika et Evelynn, car Evelynn était la compagne de la sœur de Erika dont il avait vu une photo par ailleurs, il s'en souvenait. Et ainsi de suite, Evelynn connaissait Erika car elle était la sœur de sa compagne, cette dernière étant la compagne d'Erika qui était la sœur d'Evelynn et...
Une nouvelle rafale de tirs se fit entendre, tirant le lézard de sa réflexion et provoquant l'apparition de nouvelles protections plus grandes encore.

"_Vous… vous êtes bien plus débrouillard que moi… allez… allez les aider, ils en ont besoin, je vais… je vais m’en sortir…
_Non, non tu es blessée toi et à la jambe en plus. C'est mieux si je te porte." insista le mutant reptilien alors que le silence tombait dans le hangar, très vite interrompu par la voix autoritaire de Callisto.

"Rentrez maintenant, inutile de traîner encore ici quand les flics vont arriver. Je vous rejoins dans dix minutes, le temps d'effacer ce que je peux. Et Caliban, assure toi que nos deux invités soient encore là quand je reviendrais."

Sans perdre de temps, l'écailleux souleva Evelynn pour la porter dans ses bras, essayant de se faire précautionneux avec sa jambe blessée. Et alors qu'il rejoignait la sortie, il fut interrompu par l'invective de sa cheffe :

"Quant à toi, Scum, ne t'avise même pas de disparaître avant mon retour."

Ayant rarement vu ce regard rivé sur lui, l'écailleux se contenta de hocher la tête silencieusement avant de reprendre la route, le pas pressé. Contournant les corps humains étendus au sol en grimaçant, Scum s'élança à l'extérieur, parmi les Morlocks en fuite. Toujours silencieux, il appréhendait la suite : il savait que Callisto affichait un spectre d'émotion assez restreint, entre le dégoût et la rage, mais il avait rarement vu cet air fermé et cette voix couvant une colère sourde.

"_J'espère qu'elle va pas emmener un de leurs bâtons électrique... dit-il simplement.
_Caliban pense que Callisto va te faire voler comme une table, dit le mutant gris. Elle est très en colère contre toi, mauvais quart d'heure en perspective."

Scum siffla un soupir. Il ne fallait pas se faire d'illusion, il risquait d'en prendre pour son grade. De son initiative désastreuse avait résulté une blessée qui étaient sans conteste la plus douce des Morlocks et une bonne amie du lézard.
Mais il ne suffirait pas qu'il s'en veuille, sans doute pas. Callisto allait le punir de s'être lancé dans une opération dangereuse sans en parler, d'avoir ainsi défié l'autorité. Il était clair que cette nuit il allait servir d'exemple.

Arrivée aux sorties d'égout qui cascadaient vers le fleuve, la troupe de Morlocks s'engouffra dans les souterrains, suivant les voies dissimulées qui menaient à leur repère : l'Allée. Durant les quelques minutes de voyage qui parurent cependant bien longues dans le silence grave qui avait suivi les événements, Scum s'enquit plusieurs fois de l'état d'Evelynn, suggérant de marquer des pauses.

"On devrait peut-être sortir un moment pour appeler Lelahel, non ? Je veux dire Alexïs. Erika, est-ce que tu peux appeler ton frère d'ici ?" répétait-il régulièrement.

Mais Caliban était derrière la troupe, s'assurant que les mutants restent groupés. Et bien qu'il avait la charge de surveiller tout ce beau monde, il ne poussa pas les mutants à la marche forcée.

"Si vous avez besoin de soins, plus vite on sera arrivés et plus vite on pourra trouver le Guérisseur." disait-il simplement.

Lorsque enfin le groupe retrouva la sûreté de l'Allée, les autres Morlocks ne tardèrent pas à se rassembler autour de leurs camarades retrouvés. "Que vous est-il arrivé ?", "Qu'est-ce qu’ils vous ont fait ?", "Où étiez vous ?" étaient les questions les plus fréquemment posées par les curieux.

"Vais chercher Guérisseur" déclara le géant Sunder en s'engouffrant dans les larges couloirs.

Parmi les Morlocks qui entouraient les arrivants, s'étaient avancés Masque et ses deux gorilles, Brute et Hump. Caliban jeta à leurs pieds l'humain capturé.

"_Caliban t'apporte un nouveau jouet. Callisto voudra que tu le prépares pour interrogatoire. Ça veut dire laisse lui une bouche.
_Hmf... Si c'est Callisto qui le demande..." susurra le mutant encapuchonné avant de se retirer, claquant des doigts afin que ses gardes du corps n'emportent le corps avec eux.

Scum de son côté, réclamait de l'air et de l'espace là où il avait en douceur posé Evelynn sur le sol. Singe et Taupe, ses acolytes de toujours étaient venus le retrouver et lui dispensaient leurs conseils :

"_Avant toute chose il faut retirer la balle, disait Singe en prenant la forme d'une pince à épiler qui tomba au sol.
_Eurk, je crois que je vais vomir. Tu vas bien Evelynn ?
_Le plus sage, suggéra la Taupe. Ce serait d'attendre que le Guérisseur arrive alors."

Ce dernier ne tarda d'ailleurs pas à se frayer un chemin parmi la foule. Apportant une trousse de soin qui dénotait avec ses habits de mystique, le vieil homme s'agenouilla au chevet de la jeune femme, observant la blessure avant d'intervenir.

"Il me semble que vous avez une histoire à nous raconter maintenant, jeunes gens. Est-ce là la blessure la plus grave à signaler ?" demanda le vieil homme.

Scum ne répondit pas immédiatement, tournant le regard vers les mutants qui avaient quitté le laboratoire avec eux. Ces derniers, une fois remis de leurs émotions et débarrassés des effets des produits dans lesquels ils avaient baignés, semblaient simplement heureux et soulagés de retrouver leurs semblables et leurs amis. Ceux-ci partageaient le même sentiment et portaient repas, couvertures et autres commodités aux disparus, les interrogeant sur leurs mésaventures.
Pourtant malgré cette scène, le mutant reptilien n'eut même pas la fugace impression d'avoir bien agi et les événements lui laissaient un goût amer dans la bouche.
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MessageSujet: Re: Agents Triple Zéro [Scum & Evelynn Jones]   Mer 14 Jan 2015 - 4:39

Erïka avait mis ses amis dans la merde alors le mieux qu’elle pouvait faire était de les aider au possible. Les choses dérapaient à un point qu’elle n’aurait jamais imaginé. Par contre, ils y avaient encore les moyens de s’en sortir sans trop de mal. Dissimulée avec Evelynn et Scum, la jeune femme tentait de mettre sa belle-sœur en sécurité avant qu’elle ne soit blessée davantage.

-« Tu penses pouvoir la transporter hors d’ici ? »
-« Oui, oui, je crois que... »
-« J’ai… ça va aller Erika je… pas besoin de vous occuper de moi… Occupez-vous des autres Morlocks au sol ils en ont plus besoin que moi… »
-« Non bah non on ne bouge pas d'ici alors... »
-« I’m so sorry, Evelynn… Tu avais raison sur toute la ligne et je m’en veux vraiment, tu n’as pas idée à quel point. Mais… ce n’est pas le meilleur endroit pour parler de ça. »
-« Non mais c'est pas grave, parlons en. Je préfère parler. »
-« C’est… c’est pas grave juste… Hey regarde-moi Erika ? »
-« Oui regarde la Erika enfin ! »
-« Oh Scum, shut up please ! »

Erïka leva les yeux vers Evelynn. Cette dernière lui interdisait de dire quoi que ce soit sur ce qui venait de se produire à Eleonnora. Cela allait s’avérer difficile vu la blessure à sa cheville, mais Erïka était prête à l’aider et à trouver un moyen de lui donner un coup de main pour dissimuler ça. Elle ne pouvait pas la laisser subir un véritable interrogatoire visant à découvrir ce qui s’était produit ce soir.

-« C’est… Hors… Hors de question que tu en glisses un mot à Eleonnora hein ? Elle va s’inquiéter à mort et… et… non juste… garde ça pour toi d’accord ? »
-« Honnêtement, j’avais plus peur de toi qu’elle. On va faire en sorte qu’elle ne sache rien de tout ça. Avant, on sort d’ici, d’accord ? »

Comment pouvait-elle s’inquiéter davantage de ce que sa fiancée pouvait bien penser de tout cela que de sa blessure à la cheville. Ce n’était pas le temps de penser au futur, par contre. L’instant présent était plus important et bien plus dangereux. Scum comptait porter Evelynn puisque les autres Morlocks semblaient se débrouiller plutôt bien sans lui. D’ailleurs, la cheffe de ses derniers leur ordonna de regagner les souterrains de la ville. Il était temps pour eux de se retirer.

Scum attrapa Evelynn et… leur comparse moche et peu invitant semblait vouloir prendre Erïka par le bras pour l’inciter à avancer. Cette dernière l’évita d’un geste sec. Il avait un scientifique dans les bras, ça allait lui suffire.


-« Oh non, mec. Tu ne poses pas un doigt sur moi. Je vais suivre le mouvement, t’en fais pas. »

Elle entama sa marche après de Scum, préférant le suivre plutôt que de prendre les devants. Puisque le danger semblait écarté, elle rangea son arme à feu. Par contre, Erïka ne savait comment qualifier la cheffe de son amie. Son attitude actuelle n’augurait rien de bon. Il fallait dire qu’elle avait toutes les raisons d’être en colère en ce moment même.

-« Hey Scum, il est toujours temps de se barrer si tu veux sauver tes fesses. Je connais un endroit sympa où il n’y a jamais d’hiver. » Fit-elle pour le taquiner.

Les souterrains n’avaient rien de très invitant, mais Erïka ne voyait pas où était le problème. C’était bien mieux que de se retrouver encerclée de policiers pour ensuite finir dans une cellule. Elle y était allée une fois et cela lui avait suffi pour ne pas vouloir réitérer l’expérience.

Alors qu’ils marchaient, Scum demandait à Erïka d’appeler son frère afin de lui demander son aide. Elle devait avouer qu’elle n’était pas du tout motivée à cette idée. Elle était en froid avec lui depuis un bon moment et les choses n’allaient pas en s’améliorant. Par contre, si c’était pour Evelynn… Cela pourrait la faire changer d’avis. Le problème restait qu’elle ne pouvait téléphoner sans réseau. Dans les souterrains il n’y en avait pas. Comme elle se doutait que le gros mec vert n’allait pas la laisser sortir à l’extérieur elle devait trouver une autre solution.


-« Il n’y a pas de réseau sous terre. Vous n’avez pas quelqu’un qui peut faire le boulot de ce qui me sert de frère ? »

Apparemment, il y avait un guérisseur dans les égouts. Pourquoi ne pas lui demander à lui ? Une fois dans la cachette secrète des Morlocks, Erïka eut l’occasion de découvrir à quel point il était vieux et ridé. Il n’était plus tout jeune et il devait avoir presqu’une centaine d’année derrière lui si ça se trouve. Comment arrivait-il à survivre dans des conditions de vie aussi déplorable ? Pas étonnant qu’Alexïs avait déjà précisé à de nombreuses reprises qu’il souhaitait leur venir en aide de tous les moyens possibles.

Scum posa Evelynn au sol. Ça semblait plus propre que le canapé qu’elle voyait au fond de la pièce. Le petit vieux, armé de sa trousse de soin, comptait soigner la jeune femme. Ça n’allait pas être suffisant pour faire disparaitre la blessure et la dissimuler à Eleonnora. Elle avait cette manie de toujours remarquer les petits détails, ce qui était très agaçant. Le vieillard leur demanda si la blessure d’Evelynn était la plus grave du lot.


-« Je crois, oui. Les autres semblent aller plutôt bien.  Vous vous faites appeler le Guérisseur, vous n’avez pas de don de guérison, quelque chose qui pourrait faire disparaitre sa blessure et ne laisser aucune trace ? Je peux donner un coup de main pour retirer la balle… avec un instrument désinfecté de préférence. » Ajouta-t-elle en appuyant son regard sur le mutant s’étant transformé en pince à épiler.

Erïka restait agenouillée auprès de sa belle-sœur, refusant de quitter cet endroit sans qu’elle n’aille mieux. Elle s’en voulait tellement qu’elle ne pouvait supporter l’idée de la laisser tomber comme ça.

-« Ça va aller? T’as besoin d’un truc. C’est la dernière fois que j’ignore tes sages conseils, c’est promis, belle-sœur. Dis-toi que ça fait partie de ton cadeau de mariage. » Fit-elle en enlaçant Evelynn, attirant sa tête contre elle sans pour autant trop la bouger.

Elle tourna ensuite la tête vers Scum.

-« Scum, y’a un truc que je dois savoir sur la nana qui compte te botter le cul ? J’ai l’impression que t’es pas le seul qui va passer un sale quart d’heure. Alors autant que je sache tout de suite si je dois la remercier de son aide ou la traiter de ce qui me passera par la tête dans le cas où elle déciderait m’engueuler ? »
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Evelynn Jones

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MessageSujet: Re: Agents Triple Zéro [Scum & Evelynn Jones]   Mer 14 Jan 2015 - 20:55

Evelynn n’avait pas vraiment l’énergie d’argumenter pour le moment, et une fois que sa peur pour Scum fut quelque peu réduite, elle fit de son mieux pour paraître dans un bon état, ne voulant pas inquiéter personne. Par chance, il semblait que son compagnon lézard et Erika avaient décidé d’argumenter ensemble tous les deux, laissant quelques instants de repos à Evelynn qui se contenta de fermer les yeux, leur laissant le temps de se comprendre entre eux, jusqu’à ce qu’elle ne fasse sa demande bien particulière à Erika.

-« Honnêtement, j’avais plus peur de toi qu’elle. On va faire en sorte qu’elle ne sache rien de tout ça. Avant, on sort d’ici, d’accord ? »

-« D’accord… c’est bon je vous suis. Mais… désolé si je t’ai fait peur c’était… euh… pas… voulu…»

Ce n’était pas comme si elle avait vraiment une façon de ne PAS les suivre : les deux mutants près d’elle semblaient la voir comme une femme faible et sans défense. Ce qui, pour le moment, n’était pas tout à fait faux. Lorsque la fuite fut ordonnée, elle se laissa prendre par Scum, n’argumentant pas pour le moment, ne voulant pas ralentir la fuite. Évidemment, elle put entendre les explications et commentaires de tous et chacun, tournant la tête vers Callisto pendant quelques secondes. Si personne ne se mettait en travers de sa route, Scum allait passer un mauvais quart-d’heure… et même si Evelynn n’était qu’une Morlock à temps partielle, elle ne laisserait pas cela arriver. Elle tenta d’entourer le cou de Scum de son bras droit, mais la différence de taille entre les deux indifivus était tout simplement trop grande. Elle garda donc simplement ses deux bras sur son ventre, se laissant porter, gardant les yeux ouvert pour suivre la file.

-« Il n’y a pas de réseau sous terre. Vous n’avez pas quelqu’un qui peut faire le boulot de ce qui me sert de frère ? »

-« Il y en a un oui mais… il doit économiser ses forces. J’ai juste reçu une balle dans le pied… je suis par morte. Ceux qui étaient dans les tubes auraient peut-être besoin de plus de soin vous savez…

Mais bon, Evelynn avait déjà essayé de raisonner ces deux têtes de mules une fois, elle n’allait pas recommencer. Au moins, la marche soutenu de Scum ne lui causa pas plus de douleur que celle qu’elle ne ressentait déjà. Combien de temps fallait-il avant qu’une cheville ne guérisse ? Aucune idée… mais sans le guérisseur, sans doute un bon moment. Laissant donc Scum la déposer, elle déposa sa jambe intacte sur le sol directement et vint croiser son autre par-dessus, limitant ainsi tous les contacts qu’il pouvait y avoir entre sa cheville et… et tout le reste, comme un Scum nerveux par exemple. Dans cette situation, elle ne pouvait pas faire grand-chose, mais elle garda un petit sourire, repoussant ses cheveux souillés derrière sa tête rapidement, pour rassurer quelque peu sa belle-sœur et son ami de toujours. Le guérisseur, sans surprise, se questionna aussitôt sur l’état des autres membres de la compagnie.

-« Je crois, oui. Les autres semblent aller plutôt bien. Vous vous faites appeler le Guérisseur, vous n’avez pas de don de guérison, quelque chose qui pourrait faire disparaitre sa blessure et ne laisser aucune trace ? Je peux donner un coup de main pour retirer la balle… avec un instrument désinfecté de préférence. »

-« Fais lui confiance Erika il… il sait très bien ce qu’il fait.

Evelynn adressa un sourire à l’instrument au sol, qui était en fait un mutant transformé, et laissa sa tête retomber sur le sol pendant quelques secondes. Elle n’était pas faible ou quoi que ce soit, sa blessure ne suintant pas vraiment d’une tonne de sang, mais garder la tête relevée alors qu’elle était sur le dos n’était pas forcément confortable.

-« Ça va aller? T’as besoin d’un truc. C’est la dernière fois que j’ignore tes sages conseils, c’est promis, belle-sœur. Dis-toi que ça fait partie de ton cadeau de mariage. »

-« Ça va Erika… t’as simplement la tête dure c’est tout. Un jour ça passera sans problème… »

Elle garda son sourire, refermant une de ses mains dans celle de Scum, et son autre sur les bras de sa belle-sœur l’enlaçant quelque peu. Elle faisait bien attention de ne pas regarder sa cheville, faisant confiance au guérisseur, mais ne voulant pas avoir de réaction exagérée en voyant quelque chose qu’elle ne devait pas voir.

-« Scum, y’a un truc que je dois savoir sur la nana qui compte te botter le cul ? J’ai l’impression que t’es pas le seul qui va passer un sale quart d’heure. Alors autant que je sache tout de suite si je dois la remercier de son aide ou la traiter de ce qui me passera par la tête dans le cas où elle déciderait m’engueuler ? »

-« Mais… c’est pas le temps de faire des punitions ! Je… Enfin… »

Evelynn n’était certainement pas la personne qui devait impressionner, surtout dans son état actuel, mais elle n’allait pas accepter que son ami et sa belle-sœur ne passe un mauvais quart d’heure pour ce qui venait de se passer. Non, aucune chance. Déjà qu’ils étaient passés à peu de chose près à une catastrophe, le moment pour les engueulades était mal choisi. La bibliothécaire ne savait pas comment se faire entendre, et il lui avait fallu toute la misère du monde pour essayer de convaincre, sans succès, sa belle-sœur de ne pas se lancer dans cette entreprise stupide, mais il était hors de question qu’ils paient pour leurs actions. Ils avaient sans doute fait quelque chose de stupide, mais plusieurs mutants avaient été sauvés par la même occasion, et ça, il ne fallait pas l’oublier.

-« Scum… j’ai besoin de toi. Approche… »

Elle tendit sa main et amena l’oreille écailleuse de celui-ci près de ses lèvres, murmurant uniquement pour lui, ne connaissant pas les dons d’écoute poussé de sa belle-sœur :

-« Si… Callisto se met en colère en arrivant ici… promets-moi juste que tu vas m’aider à me lever… pour que je lui parle… j’ai pas l’intention de vous faire subir ce châtiment… je… c’est stupide, mais je veux lui parler avant… promets le moi Scum. »

_________________
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MessageSujet: Re: Agents Triple Zéro [Scum & Evelynn Jones]   Sam 14 Fév 2015 - 13:40

Si les événements qu'ils venaient de vivre avaient été catastrophiques ou désastreux, ils avaient au moins eu le mérite de passer sous une décharge d'adrénaline, laissant Scum songer moins pour agir plus. Mais maintenant que le calme retombait, l'écailleux se sentait las et se retrouvait face aux conséquences de ses actes. Celles-ci promettaient d'ailleurs d'être tout aussi déplaisantes, la cheffe des Morlocks étant passablement énervée, elle risquait de réprimander l'écailleux de la seule façon viable dans leur communauté : la violence. Le mutant reptilien se souvenait avoir vu des Morlocks traverser les couloirs en vol plané pour moins que ça et considérait son avenir proche avec appréhension. Ses camarades par contre, l'abordaient avec plus de légèreté :

"_Hey Scum, il est toujours temps de se barrer si tu veux sauver tes fesses. Je connais un endroit sympa où il n’y a jamais d’hiver, dit alors Erika, taquine.
_Caliban pense qu'il n'y a pas d'hiver non plus si on se fait chauffer les oreilles." ricana à son tour Caliban.

Arrivés dans les égouts, les fugitifs eurent finalement droit à un peu de répit. Ou presque. La foule des habitants des égouts se pressaient autour d'eux pour les prendre en charge et les questionner.
Au milieu de la cohue qui s'était créée, les amis de Scum puis le Guérisseur étaient venus au chevet d'Evelynn. Le vieux sage fut d'ailleurs pressé par Erika d'utiliser plus que des moyens humains pour soigner son amie, ce à quoi il répondit calmement :

"Si tu veux m'aider jeune fille, tient sa jambe fermement le temps que la balle soit retirée. Après seulement je la soignerais dans le sens où tu l'entends. Singe, je te remercie de ta sollicitude mais j'aimerais éviter d'avoir à te stériliser par le feu."

Adressant un sourire rassurant à chacun, le vieil homme ne reprocha à personne de trainer dans ses pattes alors qu'il s'apprêtait à mener une opération chirurgicale pouvant paraître simple, mais qui était délicate dans un endroit aussi peu hygiénique que les égouts. Erika, quoique pressée était surtout inquiète pour sa belle-sœur auprès de qui elle s'excusa encore.

Lorsque Evelynn prit la main de Scum, ce dernier tourna la tête vers elle et le sourire qu'il força en réponse au sien ne tarda pas à se faire vrai. Se voulant rassurant, il pressa la main de la jeune femme entre ses doigts. Ce n'est que lorsque Erika l'interpella que l'écailleux cessa de couver la blessée du regard.

"_Scum, y a un truc que je dois savoir sur la nana qui compte te botter le cul ? J’ai l’impression que t’es pas le seul qui va passer un sale quart d’heure. Alors autant que je sache tout de suite si je dois la remercier de son aide ou la traiter de ce qui me passera par la tête dans le cas où elle déciderait m’engueuler ?
_Tu n'es pas des nôtres... Je ne sais pas du tout ce qu'elle te réserve.
_Mais… c’est pas le temps de faire des punitions ! Je… Enfin…
_Si tu veux mon avis, ça va finir en une petite nuit chez Joli-Rêve et évacuation directe par la première bouche d'égout venue, dit Singe.
_Elle risque de faire de vous un exemple, oui, confirma la Taupe.
_Mais elle serait idiote d'ignorer les vies que vous avez sauvé, soupira le Guerisseur. Elle fera certainement une démonstration d'autorité, car c'est une chose qu'elle doit affirmer chaque jour ici. Mais peut-être que vous aurez droit à plus de compassion par la suite..."

L'écailleux qui s'était penché sur Evelynn pour lui tendre l'oreille, ne prêta pas attention à ce que disait le vieux sage. Lorsqu'il comprit les paroles de la jeune femme, il hocha la tête.

"J'essaierai  en tout cas"

Après avoir préparé le matériel adéquat, le Guérisseur commença par une injection d'anesthésiants qui risquaient de rendre Evelynn amorphe quelques temps, mais lui permettraient de ne pas avoir à sentir les instruments chirurgicaux fouillant sa chair. Il entama ensuite l'opération proprement dite et parvint à extirper le projectile de métal de la jambe de la jeune femme. Scum et la Taupe avaient détournés le regard, mais Singe était resté curieux des gestes du vieil homme, lents et mesurés, précautionneux mais pas hésitants. Des gestes qu'il avait sans doute eu à répéter trop de fois dans sa longue vie.
L'opération prit plusieurs bien longues minutes, mais une fois que le projectile ensanglanté rejoignit la crasse du sol, parmi laquelle il se fondit comme un événement du passé dans les mémoires, le doyen mutant porta ses mains irradiant d'une lumière chaleureuse vers la blessure qui se referma sans laisser de trace.

"Voilà. Elle se réveillera dans quelques instants maintenant."

Scum inclina la tête pour le Guérisseur avant d'ouvrir la bouche pour le remercier.

Mais il y eut un bruit de pas rapide, un coup de vent et une main vint chercher sa gorge, le soulevant de terre. L'écailleux décolla du sol pour atterrir quelques mètres plus loin, parmi la foule de Morlock qui s'écarta rapidement de lui. Déboussolé, mais se doutant bien de ce qui était en train d'arriver, il voulut se relever mais une semelle s'abattit sur son crâne, le ramenant au sol.

La voix forte de Callisto tonna alors dans les souterrains.
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MessageSujet: Re: Agents Triple Zéro [Scum & Evelynn Jones]   Sam 14 Fév 2015 - 15:04

"Vous reprendrez vos célébrations plus tard ! Il y a une chose que je dois vous rappeler maintenant."

Mon annonce termine ce que mon entrée en trombe a commencé, faire taire les Morlocks présents et accaparer leur attention. Sous ma botte, Scum s'efforce d'ouvrir la mâchoire pour me parler.

"_Callisto... Evelynn. Elle veut te parler avant...
_Avant quoi ?! Je suis la reine, je parle la première."

D'un coup de pied, je retourne l'écailleux sur le dos pour mieux écraser sa gorge de mon talon. Il se débat maintenant, sa queue de lézard fouettant le sol en se tortillant en tout sens tandis que des sifflements étouffés s'échappent de sa gueule.

"La reine va parler !" cria Caliban, relayant ainsi l'annonce à ceux qui s'agiteraient encore. Un semblant de silence tombe dans la salle, même si tout silence est relatif avec une ouïe aussi fine que la mienne. Sunder se tient prêt de l'étrangère et d'Evelynn, ses grosses mains prêtes à les retenir si elles tentent d'approcher. Il leur répète plus doucement : "La reine va parler". Tout aussi calmement, le Guérisseur pose une main sur l'épaule de l'inconnue, lui demandant quoiqu'il arrive de ne pas intervenir. La Taupe et Singe sont au chevet d'Evelynn, l'accueillant dans son réveil et lui intimant de ne pas se lever. Ou du moins pas trop vite. Mais je sais qu'ils ne lui refuseront pas de l'aider si elle le demande.

Je laisse mon œil courir les visages de l'assemblée, y voyant la joie de se retrouver aussitôt éteinte pour laisser place à l'appréhension. Gâcher ainsi leur bonheur m’écœure. Les Morlocks ont trop peu d'occasions de se réjouir, mais je ne peux pas remettre ça à plus tard.

Je laisse flotter quelques instants avant de prendre la parole, le temps que la vision de leur cheffe furieuse écrasant un lézard géant au sol s'ancre bien dans l'esprit des Morlocks.

"Si nous sommes ici tous ensembles c'est parce que nous avons besoin les uns des autres pour survivre. Survivre. Pour ceux qui ne l'auraient pas compris, c'est l'inverse de mourir. Si vous voulez mourir, alors allez crever seuls. N'emmenez pas avec vous ceux qui veulent vivre encore un peu. Si vous voulez vous battre, si vous voulez lutter pour les nôtres alors faites le ! Rassemblez vous. Organisez vous. Battez vous ! Mais si vous voulez entreprendre quelque chose de stupide, si vous voulez vous jeter dans les bras de la mort, allez y seuls !"

Sous mon pied, je sens que Scum s'est résigné à rester à terre et ne cherche plus maintenant qu'à respirer autant d'air qu'il peut en trouver. Une nouvelle pression de mon talon détruit son calme et il recommence à se débattre en poussant un sifflement strident. L'assistance baisse les yeux sur lui, imprimant la vision de leur camarade malmené. Scum n'est pas un mauvais bougre, c'est un gentil imbécile. Mais il n'est ni un privilégié, ni un faible. Ce qui lui arrive peut leur arriver à tous, ils s'en souviennent maintenant.
Je hausse le ton et ils lèvent leur regard sur moi. Moi. Je suis celle qui parle et celle qui punit, celle qui sait et celle qui dirige. Ils s'en souviennent maintenant.

"Aujourd'hui Scum a fait quelque chose de stupide. Il a suivi une étrangère, mis en danger ses frères et sœurs ! Evelynn s'est trouvée blessée et pourquoi ? Parce qu'elle a voulu le sauver ! Elle a voulu le tirer d'une fusillade ! Nous aurions tous pu venir au secours de nos frères prisonniers dans des éprouvettes, mais parce qu'un individu a voulu agir seul, il y a eu des complications, des blessés ! Et tout cela aurait pu être évité si l'attaque avait été préparée correctement et pas improvisée par un stupide lézard et une pimbêche !"

Les regards se tournent vers la pimbêche en question. Des dizaines d'yeux la guettant, la jaugeant, certains accusateurs, d'autres simplement méfiants. Je reprends la parole, plus calmement cette fois, alors que mon pied abandonne la gorge de Scum. Le bruit de sa respiration sifflante emplit l'espace.

"Heureusement, cette expédition foireuse n'aura pas été qu'un désastre. Plusieurs de nos disparus ont pu être ramenés sains et saufs. Mais nous savons maintenant que des blouses blanches nous cherchent et veulent nous étudier. Ceux qui ont été capturés peuvent aller prendre un repos bien mérité, je m'adresserais à eux personnellement dans les heures qui suivent. Maintenant, il y a trois mutants avec lesquelles je dois m'entretenir."

D'un geste, je congédie la foule qui se disperse alors dans les tunnels, de petits groupes se pressant auprès des disparus afin d'entendre leur histoire. Singe, le Guérisseur et la Taupe se retirent eux aussi, non sans avoir souhaité bonne chance à ceux qui restent. Sunder et Caliban me rejoignent alors que je me tourne vers les deux jeunes femmes. Scum finit par se remettre sur ses quatre pattes après avoir retrouvé son souffle.

"Je devrais t'épingler à un mur." dis-je à l'étrangère.
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