X-Men : Sentinel Project

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 Une soirée bien arrosée. (Terminé)

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MessageSujet: Une soirée bien arrosée. (Terminé)   Ven 17 Juin 2011 - 18:17

Uath, après son après-midi à la salle d'entraînement et sa matinée à la salle de musculation, alla à son pub irlandais favori, d'un côté, il y en a pas quarante dans tout New-York, le Irish Leprechauns ! Baraque en bois peinte en vert, une enseigne avec un Leprechaun comme il se doit, le Irish Leprechauns sentait bon la gaieté et la joie de vivre. De boire aussi, de chansons...
Duncan entra et vit qu'il y avait pas mal de monde déjà à l'intérieur et le Jukebox était déjà en train d'envoyer de la bonne vieille musique celte comme on les aime. ( Musique d'ambiance) Il partit se changer dans le vestiaire et prit aussi rapidement une douche, il enfila son costume Leprechaun et partit dire bonjour à son patron, ses collègues et prit son service.

Dans la salle, il y avait de tout, des jeunes, des âgés, mais tous avaient un point en commun, ils venaient pour écouter la musique celte et vivre à travers elle. Ou juste pour boire un coup dans un chaleureux pub. McElligott se mit derrière le comptoir, prit des commandes, servit ceux qui payaient et tout allait bien...


Dernière édition par Duncan McElligott le Mer 24 Aoû 2011 - 1:35, édité 4 fois
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Une soirée bien arrosée. (Terminé)   Sam 18 Juin 2011 - 8:19

Elle marchait seule dans les rues. Autour d’elle, de nombreux personnages déambulaient, parfois seuls, parfois en groupe, sans lui prêter attention. Qui se préoccuperait d’une adolescente bien ordinaire, marchant sur le trottoir, la démarche influencée par le rythme de la musique rock sortant de ses écouteurs ? Personne. Pourquoi se soucier d’une pauvre inconnue ? Elle marchait, elle ne faisait rien de mal, se fondant parmi les habitants de cette ville. La tête haute, Erïka toisait les passants qui la frôlaient, qui traversaient la rue ou qui sortaient de leur domicile. Personne ne semblait poser les yeux sur elle. Et s’ils savaient… qu’en serait-il ? Personne n’était au courant pour son don. C’était un secret bien gardé. Sa grand-mère n’en parlait à personne et n’osait jamais en faire l’allusion auprès d’elle. C’était comme s’il n’avait jamais existé. Cependant, il était bel et bien réel. Ces gens dans la rue la dévisageraient, la traiteraient même de monstre, s’ils étaient au courant. Elle serait crainte et détestée par tous, s’ils savaient. La jeune fille ne se souciait pas de l’opinion des autres, mais le fait d’être considérée comme un rébus de la société parce qu’elle possédait un gène, un pouvoir, qui la différenciait des autres, la mettait hors d’elle. Pour l’instant, tout ce qu’elle souhaitait était que son secret ne soit jamais découvert. Si, un jour, la vérité éclatait, elle marcherait toujours la tête haute, la musique résonnant dans ses oreilles. Elle ne se laisserait jamais écraser par les humains, qu’ils possèdent un pouvoir ou non.

La fin de semaine tirait à sa fin. D’ailleurs, elle n’avait pas été de tout repos; un cambrioleur s’était introduit au milieu de la nuit dans l’appartement de sa grand-mère. Si Agneta McGowen dormait profondément et n’avait rien entendu, Erïka, elle, avait eu toute une altercation avec l’individu en question. Pendant un court moment, la jeune fille s’était dit qu’elle pourrait parler au professeur Xavier de ce mutant ayant la capacité de se rendre invisible et de ce qui s’était produit au cours de cette nuit, mais elle avait presque aussitôt changé d’avis. Cela ne le concernait guère, tout était à présent terminé et elle ne croiserait probablement plus jamais ce mutant.

Erïka tourna à un coin de rue, puis à un autre, pour finalement se retrouver sur une rue un peu plus achalandée. Certaines personnes frôlaient son sac de sport, reposant sur son épaule gauche, ce qu’elle n’appréciait guère. Souvent, elle se surprit à se demander si ce n’était pas un pickpocket qui avait tenté de lui voler quelque chose. Et puis, même si c’était le cas, ses effets personnels reposaient dans la poche centrale de son sac, arme à feu y compris. La jeune fille n’avait pas oublié de cacher le neuf millimètres, ayant appartenu à son défunt grand-père, au milieu de quelques vêtements. Ses objets de valeur, quant à eux, reposaient sur elle. Son IPod était bien coincé dans la poche de son pantalon noir et son téléphone portable avait droit à la petite poche de sa chemise sombre dont un où elle n’avait attaché qu’un seul bouton pour cacher partiellement son débardeur.

Vous est-il déjà arrivé d’écouter une chanson qui représentait exactement votre humeur, votre situation actuelle ou bien vos émotions ? C’était le cas de la jeune fille. Alors qu’une nouvelle chanson débutait, la jeune fille s’arrêta quelques secondes pour allumer une cigarette. Cherchant son briquet, la jeune mutante fini par lever les yeux et observa les passants, de l’autre côté de la rue, sans vraiment les voir. L’un d’eux attira son attention. Un homme dans la quarantaine, cheveux longs, abordant une barbe de quelques jours, portant des vêtements qui détonnaient de par leur allure parmi les autres passants; il ressemblait en tout point à ces personnes qui peuplaient ses cauchemars. Et pourtant, cela semblait si impossible. Ils ne pouvaient être de retour. Ils ne pouvaient marcher dans les rues de cette ville. Elle devait halluciner, mais lorsqu’un autre homme arriva à la hauteur du premier, abordant une tenue semblable quoique plus soignée, Erïka savait qu’elle ne pouvait rester là plus longtemps. Étaient-ils à sa recherche ? C’était peu probable, mais la jeune fille ne pouvait prendre de risques. Et si sa mère était en leur compagnie, quelque part dans cette ville ? Maintenant qu’Erïka avait atteint une certaine stabilité dans sa vie, devait-elle réellement refaire face à ces vieux démons ? Peu importe ce qui se produirait, qu’ils la retrouvent ou non, Erïka se battrait pour garder sa liberté, pour ne pas retourner dans cette fichue secte où elle ferait probablement office de sacrifice vivante si elle n’était pas tuée de sang-froid.

« Du fond de ma mémoire
Je me souviens encore
Cette petite fille à part
Qui a grandi sans escorte »

S’en était trop. La jeune fille se dépêcha de reprendre sa marche, le cœur battant à la chamade. Elle devait avoir halluciné, elle devait avoir imaginé ces hommes. Ce devait être la fatigue, le manque de sommeil ou n’importe quoi sauf la réalité. Cependant, il lui était bien difficile de se mentir à elle-même. Elle devait trouver refuge quelque part, le temps de reprendre ses esprits, de calmer son pauvre petit cœur affolé. C'est alors que la musique d’un pub attira son attention par sa musique entraînante qui couvrait celle de son IPod où une voix féminine chantait une voix forte et mélodieuse.

« Je noyais en silence
Chacun des rêves que j’avais
Maquillait les apparences
Pour que personne ne sache que je saignais. »

Sans réfléchir davantage, la jeune fille poussa la porte du pub et y entra. Elle avait à peine prêté attention au nom sur l’enseigne, à l’avant. À ce moment, une nouvelle ambiance s’installa autour d’Erïka. Il n’était plus question de ces gens froids qui passaient rapidement à ses côtés, la bousculant parfois, mais plutôt de personnages chaleureux qui discutaient, riaient, sur fond de musique étrange, mais pas mauvaise. N’étendant plus sa propre musique, la jeune fille éteignit son lecteur de musique en méditant sur les dernières paroles qu’elle venait d’entendre.

« Aujourd’hui, me voilà
Je suis la même princesse au combat
Partie de rien, l’âme en peine
Mais je suis partie quand même »

Une place était libre au bar et sans plus attendre, elle alla s’asseoir, regardant derrière elle pour être certaine que personne ne la suivait. Son sac posé au sol, à ses pieds, la jeune fille observa ce qui se trouvait de l’autre côté du bar sans vraiment porter attention au vacarme autour d’elle. Même si elle venait d’entrer dans un endroit bondé où il serait vraiment stupide de tenter de la kidnapper ou de lui faire du mal, Erïka n’était guère rassurée. Elle devait rentrer à l’institut, le plus rapidement possible. C’était le seul endroit où elle pouvait dormir sur ses deux oreilles, marcher sans crainte et profiter un minimum de la vie.

La mutante ne remarqua pas tout de suite que le barman était à sa hauteur, attendant probablement qu’elle passe sa commande. Lorsqu’elle leva les yeux vers lui, elle ne put s’empêcher d’afficher un air légèrement surpris. Elle se faisait servir par un farfadet ou quoi ? Malgré la situation qui ne lui donnait guère le goût de rire, elle esquissa un léger sourire d’amusement face à ce costume… original. Après l’avoir détaillé d’un rapide coup d’œil, elle ouvrit finalement la bouche pour s’adresser à l’homme.


-« Sers moi un verre de vodka. »

Ce n’était pas le moment de s’enivrer. Dans un autre contexte, elle aurait pu boire son verre d’alcool. Pour une raison qu’elle ignorait, elle avait eu le réflexe de demander de la vodka, sa boisson alcoolisée favorite. Jetant un coup d’œil derrière elle, Erïka constata que les deux hommes qu’elle avait aperçu dans la rue venaient d’entrer à leur tour dans l’établissement. Maintenant qu’elle les voyait d’un peu plus près, elle ne put que les reconnaître. Les douloureux souvenirs de son enfance refirent soudainement surface et rapidement la jeune fille reporta sous attention vers le serveur.

-« Donne-moi plutôt un verre d’eau. »

Sa gorge était sèche, son estomac se nouait et son cœur ne faisait qu’un tour dans sa poitrine. Elle devait sortir d’ici, elle n’avait plus le choix. Et s’ils étaient là pour elle ? Après tout, si elle avait pu les reconnaitre malgré les années passées, ces hommes de secte pouvaient tout autant faire de même. Impassible. Erïka tentait de garder un air froid, dénudé d’émotions, ce qui était plus difficile qu’elle ne le croyait. Elle lança un regard à la table où s’étaient installés les hommes. Ils avaient déjà une chope de bière à la main et semblait être déjà enivrés. Dans combien de bars avaient-ils mis les pieds avant d’arriver ici ? Sous l’effet de l’alcool, ils étaient probablement plus dangereux que sobres. Elle devait donc sortir au plus vite. Elle devait marcher une bonne dizaine de minutes avant de percevoir l’institut. Y arriverait-elle ? Elle allait courir à en perdre haleine s’il le fallait, mais elle ne se laisserait jamais rattrapée. Rattrapée par ces hommes, par son passé, par sa plus grande peur : la secte. Maintenant, la jeune fille se demandait une chose : pourquoi n’était-elle pas rentrée à l’institut en autobus ?
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MessageSujet: Re: Une soirée bien arrosée. (Terminé)   Lun 20 Juin 2011 - 11:30

La soirée se passait paisiblement, la musique continuait d'envoûter les lieux, la boisson continuait d'être servie au rythme des commandes quand soudain ! Une jeune demoiselle entra dans le bar, elle ne semblait pas très bien, quelque chose l'inquiétait, enfin ça ne me regardait pas, je ne suis qu'un serveur et barman dans ce pub. Elle s'assit au comptoir, je me plaça devant elle attendant sa commande... je resta planté deux bonnes minutes avant qu'elle se décide à me regarder, la surprise se lisait sur son visage, je n'ai pas compris pourquoi u premier coup, elle sourit et me demanda une vodka avant de se raviser et de demander de l'eau.

"De l'eau-de-vie pour la demoiselle ou de l'eau minérale voir de l'eau du robinet?"

Bizarre de demander de l'eau dans un pub tout de même, elle ne devait pas être majeure peut-être ou alors, elle n'allait pas très bien voir avait des médicaments à prendre ou je ne sais quoi, elle avait l'air fatigué, on voyait encore les cernes sous ses yeux, la nuit avait dû être longue. Je la vis regarder derrière elle, elle semblait regarder les deux hommes qui étaient rentrés à sa suite, elle semblait inquiète à les voir.

"Mademoiselle a des problèmes avec les deux gens qui sont rentrés ou c'est mon costume de Leprechaun qui vous fait peur?" lui demandais-je à voix-basse en esquissant un petit sourire.

C'est vraiment pas dans mes habitudes de m'occuper de ce qui me regarde pas, mais cette fille avait l'air si innocente, gentille au premier abord, puis peut-être que si elle a des ennuis, elle a besoin de se confier, enfin qui sait? Personnellement, si elle m'envoie sur les roses, je ne lui en voudrais pas.
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Une soirée bien arrosée. (Terminé)   Lun 20 Juin 2011 - 22:10

La musique peut faire oublier bien des maux. Elle entraîne, envoûte et mène tous ceux qui l’écoutent dans une autre dimension, un univers imaginaire où les problèmes disparaissent. La mélodie influence parfois le moral ou l’humeur, tout comme les émotions. En ce moment, Erïka ne pouvait se laisser aller au rythme de cette musique résonnant à ses oreilles. Elle était entraînante, donnant l’envie de danser à certains et influençant la bonne humeur d’autres, mais ses effets ne l’atteignaient pas. Elle avait l’esprit ailleurs, faisant tourner des images de son enfance à la manière de la bande annonce d’un film. Maintenant, que devait-elle faire ? Ses prochaines actions allaient être déterminantes. Rester ici et ne rien faire étaient également des choix, parmi toutes ses options. Qu’allait-elle faire ? Elle-même ne le savait pas. Pourtant, elle était une battante, une jeune fille qui ne se laissait guère marcher sur les pieds et n’hésitait à en venir aux poings s’il le fallait. Alors, pourquoi se laisser écraser par ces minables individus ? Parce qu’ils étaient probablement armés, comme toujours ? Elle aussi avait une arme dont elle pouvait se servir. La seule chose qui les différenciait sur ce point était que ces hommes avaient déjà les mains tâchés de sang, plusieurs cadavres sur les bras et n’hésiterait pas une seule seconde à tuer s’il le fallait.
S’il y avait bien une chose qu’Erïka ne comprenait pas, c’était le fait qu’elle s’écrase face à l’ennemi. Elle était animée par une soif de vengeance envers ses hommes qui avaient gâché une partie de son enfance et brisé sa famille. Elle souhaitait ardemment leur faire payer leurs actes depuis qu’elle s’était enfuie pour retrouver sa grand-mère, en compagnie de son frère, il y a quelques années. Pourquoi devait-elle se cacher, alors ? Pourquoi ne pouvait-elle pas mener un combat contre eux, alors qu’elle n’hésitait pas à le faire contre le premier venu ? Avait-elle peur ? Elle savait de quoi ils étaient capable et en ce moment, ils étaient enivrés par l’alcool, elle avait l’occasion de se révolter et de leur faire payer une bonne fois pour toutes ces tortures infligées, qu’elles aient été mentales ou physiques. Par contre, elle n’arrivait pas à bouger de sa chaise, comme si une force intérieure la dissuadait de se faire remarquer ainsi. Pourtant, ce n’était pas le genre d’Erïka de s’effacer, sauf en classe pour ne pas être interrogée, elle était du type fonceur et savait exactement ce qu’elle voulait. Il semblerait que la seule chose qui puisse lui faire perdre ses moyens soit son passé…


-"De l'eau-de-vie pour la demoiselle ou de l'eau minérale voir de l'eau du robinet?"

Pendant deux secondes, elle avait de nouveau oublié l’espèce de farfadet qui se tenait de l’autre côté du bar. Était-ce trop demandé d’avoir un simple verre d’eau ? De l’eau, c’était de l’eau. L’important était qu’elle soit fraiche et bien traitée, de sorte qu’elle ne boive pas un verre de bactéries et de germes de toutes sortes. Si les gens étaient capricieux quant à la marque ou la provenance de leur eau, c’était bien leur problème. Erïka s’apprêtait à lui répondre, mais son regard se posa de nouveau sur les deux hommes.

-"Mademoiselle a des problèmes avec les deux gens qui sont rentrés ou c'est mon costume de Leprechaun qui vous fait peur?"

Encore la voix du Leprechaun. La jeune fille ne fit pas attention sur le coup, occupée à observer les deux hommes. L’un d’eux s’était levé et se dirigeait maintenant vers les sanitaires. Il passa tout près de la jeune fille qui ne put s’empêcher de le fixer un court moment avant de croiser son regard. Elle sentit son corps frissonner de toute part et son cœur ne faire qu’un tour dans sa poitrine. L’avait-il reconnu? Il n’était peut-être pas là pour elle après tout. Elle se souvenait que, parfois, certaines personnes de la secte passaient une petite semaine en ville, le temps de vendre les produits récoltés dans leurs champs, prendre du bon temps pour certains et tenter de recruter de nouvelles personnes facilement influençables. Erïka reporta son attention sur le serveur et daigna enfin lui répondre, à sa manière.

-« Même si c’était le cas, c’est pas de tes affaires, mon p’tit nain. Tu pourrais te contenter de m’amener quelque chose à boire ? »


Elle passa une main sur son visage avant de s’accouder au bar. Elle retardait de plus en plus le moment de son départ. Jetant un dernier regard vers l’arrière, elle put constater que l’homme, toujours assis à la table, discutait avec une jeune femme, lui faisant du charme. Tentait-il de l’amadouer ? Jouait-il le même numéro que celui qui avait réussi à manipuler sa mère ? Elle avait beau se concentrer pour tenter de capter quelques mots, quelques paroles de cette discussion, mais avec tout le vacarme, c’était quasiment impossible.

Lorsque le deuxième homme revint des toilettes, il n’alla guère rejoindre son confrère, mais plutôt s’installer au bar, deux sièges plus loin que celui d’Erïka. Est-ce que le hasard pouvait faire en sorte que les choses aillent encore plus mal ? À moins que ce ne soit pas dû au hasard…

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MessageSujet: Re: Une soirée bien arrosée. (Terminé)   Mar 21 Juin 2011 - 17:38

« Même si c’était le cas, c’est pas de tes affaires, mon p’tit nain. Tu pourrais te contenter de m’amener quelque chose à boire ? »

Et voilà, je savais que j'allais me faire envoyer sur les roses, ça m'apprendra à me mêler de mes affaires, cela étant, j'avais la nette impression que cette fille avait des ennuis.... Mais attendez, elle m'a nommé "mon p'tit nain"... oh j'y pense, dès qu'elle s'est accoudée au bar, j'ai eu une étrange sensation, la sensation d'être en présence d'un ou d'une mutante dans la salle, est-ce elle ou l'un des deux hommes qui étaient rentrés à sa suite... Mon père m'avait dit de pas utiliser mon pouvoir en public, mais bon, le public n'est pas là et nous pourrions avoir un employé de petite taille... Je décidais de m'amuser un peu ce soir.

"Très bien mademoiselle, mon collègue va vous apporter votre eau, je vais le chercher."

Je partis de suite vers le vestiaire et une fois dedans, je vérifia qu'il n'y avait personne dans les alentours, je pris un costume de Leprechaun d'une taille d'un nain et me transforma en cette personne que désirait voir la jeune demoiselle. Une personne d'un mètre un peu rond d'un cinquantaine de kilos histoire d'être un petit nain comme on en trouve dans les récits fantastiques, il ne me manquait que la barbe, j'ouvris mon casier et pris une fausse barbe qu'il m'arrivait d'avoir durant certains galas.

Et voilà, je sors du vestiaire, prend un tabouret pour servir le verre d'eau, je repasse devant le comptoir et tire sur la tenue de la demoiselle pour attirer son attention en changeant un peu ma voix pour partir vers les graves.


"C'toi la grande dame qui a demandé de l'eau avec un p'tit nain?"


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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Une soirée bien arrosée. (Terminé)   Mar 21 Juin 2011 - 20:50

C’était si difficile d’aller chercher un verre d’eau ? Tu prends un verre et puis, au choix, tu y fais couler de l’eau du robinet ou le contenu d’une bouteille avant de le servir. Erïka n’arrivait pas à croire que cet homme refilait un travail aussi simple à un collègue. N’était-il pas capable de faire la différence entre de l’eau et de l’alcool ? Avait-il un problème avec le fait de faire couler l’eau d’un robinet ? Qui est-ce qui avait eu cette idée saugrenue d’engager un homme qui n’était pas foutu de servir un simple verre d’eau à une cliente ! Il avait oublié comment faire ? Ce n’était pas possible ce que les gens étaient incompétents, maintenant. Qui est-ce qui les formait ? Peu importe la personne qui avait enseigné l’art de servir des boissons à cet homme, il avait visiblement oublié de lui montrer quelque chose de simple : remplir un simple verre d’eau avant de la donner à une cliente. Alors qu’Erïka critiquait mentalement l’homme, elle ne se doutait pas qu’elle était bien loin de la vérité…

Erïka laissa échapper un soupir découragé avant de tourner discrètement la tête vers cet homme qui l’effrayait tant. Elle tentait de repérer une arme, à sa ceinture, sous sa longue veste. Cependant, elle dû aussitôt poser son regard ailleurs, l’individu tournant la tête en sa direction. Que devait-elle faire ? Se lever et le frapper ? Mauvaise idée. Elle pourrait toujours user de son don, lui adresser la parole, cherchant subtilement à savoir ce qu’il faisait réellement ici. Le temps continuait toujours de s’écouler, seconde après seconde. L’homme qui se tenait sur la chaise, à ses côtés, déposa de l’argent sur le comptoir et se leva, laissant un siège libre entre la jeune mutante et l’individu. Si le hasard croisait, par hasard, la route d’Erïka, il allait se faire massacrer.

Une petite main attrapa un pan quelconque des vêtements de la jeune fille. Cette dernière sursauta et se retourna vivement, prête à frapper celui qui avait osé la toucher. Cependant, il n’y avait personne et lorsque la jeune fille baissa les yeux vers son sac, elle aperçus un nain. C’était quoi cette blague ?! Elle avait bien traité l’autre serveur de nain, car c’était ce que son costume lui inspirait, mais elle n’aurait jamais cru qu’il lui ramènerait un véritable nain. Quelles étaient les chances pour qu’un nain soit au travail, dans ce pub, à ce moment même ? Très mince. Et pourtant, c’était une personne de petite taille qui se tenait devant elle, lui donnant l’impression d’être devenue une géante.


-« C'toi la grande dame qui a demandé de l'eau avec un p'tit nain? »

Sans mot. Elle était tout simplement sans mot. Un véritable nain. Étrangement, il avait un air familier avec le serveur, malgré sa barbe. Elle devait probablement halluciner. La jeune fille attrapa le verre d’eau et le posa sur le bar, observant toujours le nain. Croisant les jambes, elle se demandait toujours si ce petit bonhomme avait un lien quelconque avec le serveur, trouvant la ressemblance frappante, tout particulièrement au niveau des yeux.


-« Dis-moi, bonhomme, tu ne serais pas le serveur de tantôt ? »

Elle disait ça pour rire. C’était impossible que ce soit la même personne. Erïka jeta un regard à l’homme qui la dévisageait longuement. C’était mauvais signe, très mauvais signe. Elle tentait de garder son calme, son sang-froid et surtout le contrôle de ses émotions. Lorsqu’il se leva, elle fut tentée de fuir à toute jambe, d’aller se réfugier à l’institut pour mieux se battre par la suite.
Pour la première fois de la soirée, elle eut une pensée pour son frère. Depuis qu’il était parti, les avaient-ils recroisé ? Comment se portait-il ? Elle aimerait tant le voir en ce moment, ce qui était impossible. Ce combat, elle devait le mener seule. Elle était une guerrière, de retour sur le terrain miné.


L’homme s’arrêta devant la jeune fille, s’en prêter attention au nain. Un peu plus et il lui écrasait le pied. Alors, l’individu l’avait reconnu. Il savait qui elle était. Elle était coincée. Elle ne pouvait atteindre son arme, dans son sac, à ses pieds. Quant à lui, il portait bel et bien un revolver à la ceinture. Que faire ? Elle était dans un lieu public, il ne pouvait rien tenter sans attirer l’attention des autres clients. Malgré que, la population de ce pays pouvait être si individualiste parfois, qu’il ne serait pas étonnant que chacun se mêle de ses propres affaires.

-« On ne se connait pas, par hasard ? » Demanda l’homme.

Oui, ils se connaissaient. Cependant, elle ne devait pas lui révéler ce détail. Étant du genre à toujours être franche, ou presque, la jeune fille ne pouvait se permettre de lui dire la vérité. Ce serait terriblement idiot. Alors, elle cessa, après un petit moment de silence, de réfléchir à ce qui faisait à présent partie de ses convictions ou non.

-« Non. »

-« Pourtant, je suis certain que si…. »

-« Eh bien, moi je ne crois pas. »

Ses propres paroles sonnaient fausses, terriblement fausses à ses oreilles. Oui ils se connaissaient, mais elle n’avouerait pas. Même si c’était un mensonge, elle n’avait pas le choix; sa vie en dépendant. Erïka fixait un point imprécis, près de la tête de l’homme, ne pouvant supporter son regard, ne souhaitant pas qu’il lise la pure vérité dans ses grands yeux bleus.
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Hypermusic

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MessageSujet: Re: Une soirée bien arrosée. (Terminé)   Mer 22 Juin 2011 - 0:44

J'en ai assez de faire n'importe quoi avec mes pouvoirs... Une mutante en crise existentielle, c'est du joli ça ! Je ne sais pas qu'est-ce que je vaux comme mutante. Je devrais faire plus pour mon prochain, ou ma prochaine. Non, je n'aime pas ça. Trop classique. Moi, devenir une super-héroïne ? Je vois déjà mon nom de scène, Hypermusic !! La grande, l'unique, la pourfendeuse de méchants mutants ! Je souris rien qu'à cette pensée plus que ridicule. Je suis bien trop égoïste pour ca. Je ne sais pas ce que je vais faire demain, je ne sais pas ce que je veux faire après-demain, je ne me souviens plus de ce que j'ai fait hier. Ce que je sais, c'est que j'utilise mon pouvoir à tort et à travers. Il me faut un but, mais pas question que j'aille rejoindre les x-men, ou l'institut, peu importe, je tiens à ma liberté. Juste savoir que quelqu'un m'attend et compte sur moi quelque part me donne la nausée. Pas capable d'avoir des responsabilités. Je n'ai que 19 ans ! Je sais que je devrais commencer à penser à tout ce qui touche la vie sérieuse des adultes sérieux dans une société sérieusement sérieuse. Sérieux ?? Vous pensez que je vais être comme vous... Je ne suis PAS comme vous !!

Moi je contrôle les ondes... Moi j'ai le pouvoir de te faire voir ce que je veux que tu vois, j'ai le pouvoir de te faire croire ce que je veux que tu crois, j'ai le pouvoir de te rendre fou et j'ai le pouvoir de te rendre sain ! Pourquoi est-ce que je suis encore ici ? Je mérite tellement mieux....


L'étrange jeune femme rentre dans le premier bar qui s'offrit à sa vue et qui livrait une musique supportable. Son moment préféré, c'est la bouffée d'air qui fouette son visage, chaud, plein de vie et de musique. Un tsunami d'énergie. Une vague de musique. Une délicieuse sensation de grisante d'effervescence qui lui fait oublier ses problèmes et lui redonne envie de sourire. Sourire qui disparaît assez vite aujourd'hui... Elle remarque la petite blonde accoudée au bar, un verre d'eau posé en face d'elle, mais surtout la musique de panique, haine, rage qui tranche avec la musique festive ambiante. D'ordinaire, seules les musiques des autres mutants peuvent être aussi fortes, c'est ce qu'elle a compris lors de ses expériences avec les autres mutants. Elle doit donc être une mutante ! Mais une mutante au prise avec un individu plus que louche, et elle répugne à tendre ses antennes vers lui. Non, personne n'a besoin d'être spécialement intelligent pour savoir que la fille n'aime pas le gars qui est juste en face d'elle. En fait, lui ne semble pas s'en rendre compte, ou peut-être qu'il cherche à la provoquer. En plein bar ! Une petite fille blonde aux yeux bleus attire l'attention c'est sûr, mais en général le barman prend soin d'elle et éloigne les importuns, comme avec n'importe quelle fille. Mais lui n'est pas là, totalement absent. Elle voit les autres serveurs de la place virevolter dans la salle, mais personne derrière le bar. En fait si, mais il est totalement à l'autre bout du comptoir, mais comme la place a l'air populaire, il devrait y en avoir plusieurs. Il y a quelque chose qui cloche, elle ne peut pas laisser la jeune inconnue dans ce guet-append. C'est aussi évident qu'un accord mineur, elle est la cible de cet énergumène avec... Un revolver à la ceinture !! C'est comme si un déclic se faisait dans son esprit. Prouve de quoi tu es capable !

Son élan est brusquement interrompu par... un nain !? Mais qu'est-ce qu'il fait là lui ? "Je ne peux pas être une super-héroïne tranquille ou quoi ?? Tasse toi de mon chemin le nain. Heuu, sans offense, c'est sorti tout seul. Non, en fait, attend un peu, tu peux me dire si c'est normal que j'aie l'impression que la petite blonde a des ennuis avec le grand machin ? "

Mouais bof, pour la suite, j'espère que son travail d'héroïne sera un peu plus flamboyant.
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MessageSujet: Re: Une soirée bien arrosée. (Terminé)   Mer 22 Juin 2011 - 14:42

-« Dis-moi, bonhomme, tu ne serais pas le serveur de tantôt ? »

Tiens, j'ai à faire à une fille intelligente dis donc, je vais me jouer d'elle pour voir un peu comment elle va réagir, déjà qu'elle semble surprise de voir ce qu'elle a demandé, autant continuer à jouer.

"Moi?! Le serveur de tantôt? Tu parles de Duncan? Bah tu as demandé un verre d'eau avec un nain, alors il est venu me chercher, donc non, je suis pas le serveur de tantôt !"

Sans attendre la réponse, je repars servir deux-trois clients mais aussi l'autre mec bizarre qui semble faire peur à la jeune demoiselle, bien entendu, je suis toujours un nain, je lui sers notre Irish Beer, la meilleure bière de tout notre pub ! Il ne boit pas la première et en demande une seconde, je lui sers aussi. Je me tiens à côté du méchant monsieur, il se met à parler à la blonde, il semble pas très heureux de lui parler à entendre sa voix, elle lui répond tout aussi méchamment.
Bon vu que ça me regarde pas, je pars vers l'entrée du pub, une table m'appelle, et là ! PAF ! On me rentre dedans et on ose me dire...


"Je ne peux pas être une superhéroïne tranquille ou quoi ?? Tasse toi de mon chemin le nain. Heuu, sans offense, c'est sorti tout seul. Non, en fait, attends un peu, tu peux me dire si c'est normal que j'aie l'impression que la petite blonde a des ennuis avec le grand machin ? "

"Bonjour la demoiselle qui rentre dans les petites personnes et qui rejette la faute commise sur le petit peuple ! Puis-je quelque chose pour vous? Une boisson? Quoiqu'un verre vous ferait grand bien? De toutes les façons, il fera rien ici le mec tu vois !"

En attendant, pour me venger, je lui marche sur le pied et augmente mon poids jusqu'à cent kilos histoire de voir si ça va lui faire mal, j'étais en train de pleurer de rire intérieurement pour ce que j'étais en train de faire. Ça me rappelle la fois où j'étais au club de catch étant petit et que pour gagner la ceinture de champion junior, j'avais eu recours à la même tactique, ce temps était bien loin, d'ailleurs, je devais arrêter mes gamineries...
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Une soirée bien arrosée. (Terminé)   Mer 22 Juin 2011 - 23:29

Mentir. C’était la pire chose à faire avec Erïka. Elle était franche et attendait la même chose de la part des autres. Cependant, le mensonge faisait partie de la vie courante et du quotidien de chaque être humain, sauf du sien. Lorsque l’on apprenait à connaitre la jeune fille, l’un des détails les plus importants à retenir était qu’elle haïssait les mensonges. Il était pratiquement impossible de lui faire croire à des faussetés, étant donné qu’elle s’en rendait compte la plupart du temps. Alors, lorsque le nain s’adressa à elle, elle sût qu’il mentait. Un cillement à son oreille le lui indiquait. Malgré la musique, il était clair et net. Elle ne pouvait pas se tromper.

-"Moi?! Le serveur de tantôt? Tu parles de Duncan? Bah tu as demandé un verre d'eau avec un nain, alors il est venu me chercher, donc non, je suis pas le serveur de tantôt !"

Un mutant. Était-il réellement un mutant ? Il ne pouvait y avoir d’autres explications. Il était passé d’un homme, plus grand qu’elle, à un nain, tout cela en quelques instants. Il avait joué la comédie, mais pour quelle raison ? L’amusement ? À moins qu’il n’avait une autre raison en tête. Enfin, deux mutants en deux jours, la jeune fille pouvait constater qu’ils étaient nombreux à être en liberté dans cette ville. Enfin, en liberté c’était peut-être vite dit. Disons plutôt hors de l’institut. Eh bien, c’était bien le moment de ne croiser que des mutants, par ici !

La jeune fille reporta son attention sur l’homme qui lui faisait face. Elle devait absolument trouver le moment de s’éclipser. Comment faire ? Elle pouvait déjà se barricader à la salle de bain et sortir par l’une des fenêtres. Enfin, s’il y avait des fenêtres. Ensuite, fallait espérer que la fenêtre soit suffisamment grande pour qu’elle puisse passer sans encombre. Oui, elle avait peur, elle voulait fuir au plus vite, mais en même temps, elle avait trop d’orgueil pour se laisser ainsi écrasée par ces individus. Seule, elle ne pouvait rien contre deux hommes armés, mais c’était son combat et elle devait se battre jusqu’au bout. Une survivante, c’est ce qu’elle était. Une combattante, une guerrière, une fonceuse, une battante, tous ces mots la décrivait parfaitement. La fuite ne devait plus être une solution pour elle, mais c’était tout de même ce qu’elle allait faire. Erïka posa les pieds sur le parquet et attrapa son sac de sport qu’elle passa à son épaule, ignorant l’homme devant elle. Elle ne devait plus être une victime. Elle n’allait pas adresser un seul mot de plus à cet individu.
Cependant, il n’en avait pas terminé avec elle. Il agrippa son bras, l’arrêtant ainsi dans sa marche vers la sortie. Il cherchait les ennuis. Il les cherchait, sérieusement. Devait-elle se battre ? Il se pourrait qu’elle n’aille pas le choix, si elle désirait garder sa liberté… ou sa vie.


-« Tu pars déjà… Kathleen ? »

Comment osait-il ? La seule personne qui l’appelait encore ainsi était le professeur Charles Xavier, lorsqu’ils étaient seuls. Devant les autres élèves, il la nommait Erïka, comme elle le désirait. Elle avait renié son ancien nom pour recommencer à zéro, sous une nouvelle identité, loin de sa génitrice, loin de la secte, loin de son passé. C’était une provocation que de l’appeler Kathleen. S’il avait connu l’enfant timide, qui se laissait donner des ordres sans rouspéter, il allait maintenant connaitre l’adolescente au sale caractère.

Erïka fit volte-face et frappa l’individu au visage. Ce dernier recula, projeter contre le bar. Les clients, aux alentours, se tournèrent brusquement pour observer la scène. L’homme qui était resté à la table se leva, prêt à intervenir, également. La jeune Russe allait peut-être avoir des ennuis, mais elle s’en fichait bien. Animée par la soif de vengeance, elle se décida de se battre. Elle avait toujours peur des conséquences, mais préféra les oublier pour l’instant. Frapper cet homme lui avait fait un bien fou et elle n’était pas prête de s’arrêter là.


-« Kathleen est morte… »

Pour faire plus classe, elle aurait tout aussi bien pu rajouter quelque chose du genre «À présent, c’est Erïka », mais cela aurait été totalement stupide. Fournir une partir de son prénom aurait été comme leur donner un partie de sa nouvelle vie. Pas question de leur faciliter la tâche. Certes, elle aurait pu utiliser son deuxième prénom, Miraslova, mais sérieusement, vous connaissez beaucoup de personne portant un tel nom ? À moi de les tuer dans les instants suivant, pas question de révéler quoi que ce soit. Et puis, à quoi bon leur dire quoi que ce soit s’il allait mourir ?
Ça ne leur servirait à rien.

L’adolescente observa l’homme qui se relevait. L’alcool et les combats ne faisaient jamais bon ménage. C’était se donner un handicap et faciliter la tâche à l’adversaire. Cependant, il ne semblait pas se soucier de ce détail, alors qu’il s’élança pour frapper Erïka, cette dernière esquiva en faisant quelques pas à sa gauche, évitant ainsi de se rapprocher du deuxième homme. Le premier des deux continua sa course dans le vide et alla bousculer quelques personnes. Qu’attendaient les serveurs du bar ? Il n’allait tout de même pas rester sans réagir. Eh bien, c’était peut-être mieux ainsi…

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MessageSujet: Re: Une soirée bien arrosée. (Terminé)   Jeu 23 Juin 2011 - 2:19

Je dois rester calme, et laisser le ptit nain faire son spectacle. Il se pense bien drôle a m'écraser le pied, mais je ne sens pas grand chose à travers les cap d'acier de mes bottes militaires. Enfin, je feint une certaine douleur mais je me dégage rapidement de ce nabot.
Il fera rien le mec, tu vois ?

Je le regarde et je me demande si il est con ou si il n'a simplement aucune intuition. Une exaspération sans nom m'envahit, je ne comprends pas comment il peut faire pour simplement tourner le dos à cette pauvre petite blonde. Je suis certaine qu'elle va se faire agresser par ce type. Je dois faire quelque chose, c'est évident. Mais quoi ? Aller les voirs et dire au bonhomme de dégager. Heum, non, je ne suis pas la mère de la fille tout de même. Me poster discrètement proche d'eux et attendre le dénouement. Ah ça c'est une solution qui fait du sens non ?

Musique d'espionnage, enclenchée. Je profite du courant des ondes qui fluctuent dans l'espace pour m'infiltrer dans la tête des gens présent dans la pièce. Chaque personne qui entends la musique, je les entends. Au travers du conduit auditif, je peux accéder aux osselets, aux tympans, au cloches et aux nerfs des gens présents. Au même titre que la musiqe, je m'infiltre dans leurs tête. Je m'insinue au travers des influx nerveux causée par la musique pour aller chercher l'information dont j'ai besoin. En ce moment, je chercher à détecter le niveau d'énergie de la salle, ce que je fais des fois avant de commencer à spinner pour de bon. Truc de DJ, toujours sonder la salle. En fait, c'est comme n'importe quel musicien, la seule différence c'est que mon instrument c'est une console. C'est un peu comme si je me trouvais derrière cette console en ce moment.

Dans ma tête, je retrouve les salles enfumées, la chaleur des centaines de corps entassés et remuants comme des pantins dont je ssuis le maître. À cette vision se juxtapose celle d'une scène que je tente depuis toujours d'oublier. Ma première virée en boîte, à 6 ans. Je prenais les danseurs pour des fous, les lumières rouge se prêtaient à l'illusion d'enfer. Je me trouvais dans le plafond, et les poutres d'acier faisaient ressembler le tout à une immense cage où l'on payait pour se faire enfermer. Je voyais les Hommes et les Femmes comme des dépravés, contre-natures et écoeurants fou masochistes. Tout dans ma tête se bousculait, une confusion mêlée de panique et de rebutement total face à la nature humaine. Au même moment où dans mon flashback le bouncer m'attrape l'épaule, je sens une main se poser sur la même épaule.

Dans un sursaut d'où s'échappe un léger hoquet, j'échappe mon pouvoir, touts les filaments qui me connectaient aux gens présents dans la salle. Dans un claquement que je suis la seule à entendre, la musique reprend son rôle primaire d'ambiance. Celui qui viens de me toucher l'épaule pour attirer mon attention doit essayer de me parler depuis quelques instants déjà, mais j'étais totalement partie dans mon monde. Juste une tasse de café, deux laits trois sucres. C'est parfait comme ça. J'en profite pour retrouver la petite blonde, qui semble s'énerver de plus en plus. Elle tente de partir, mais voilà que l'inconnu l'aggrippe !!

J'observe attentivement ce qui se passe ensuite, je doute de mon utilité à présent. Surtout qu'après que l'homme lui ait dit quelque chose, la blonde lui envoie un coup de poing direct, bien placé en plus. Il tombe à terre, et se relève tranquillement, en regardant en direction d'un autre homme. Je regarde dans la direction d'où il semble attendre une quelconque aide. Pas question que je le laisse faire, il y a des limites à faire le con. Cette fois, je ne prends pas le temps de sonder ce qui se passe dans la tête des gens dans la salle. Directement dans la tête de tous ceux qui ne me servent à rien, j'installe le sentiment d'urgence, à présent leurs plus grand souhait est de se retrouver chez eux à l'abrit. Pour ceux qui me semblent être les plus aptes à combattre et à être utile, j'insuffle la certitude que je suis la chef, la seule qui est capable de les sortir de ce pétrin. C'est assez complexe, je fais ce que je peux pour instiller ce sentiment mais ça ne réussit qu'à moitié.

La salle est maintenant séparée en deux, d'un côté ceux qui ne survivrait pas à un combat de coq et ceux qui ont le caractère de battant que je recherche en ce moment. Ceux qui partent se dirigent vers la sortie avec précipitation, et les autres se rassemblent d'un côté de la salle. Dans le deuxième groupe il y a plusieurs clients, mais surtout des serveurs. Le comble, c'est que le petit nain est là aussi. Mon pouvoir est trop imprécis, je sais qu'ils sont libre de partir mais la plupart ne le feront pas, car c'est dans leurs natures de rester pour regarder la bataille et le mieux que je puisse faire, c'est pousser sur ce sentiment. Mon but était aussi de les rendre aptes à recevoir des ordres de ma part et d'y obéir, mais je ne me fait pas d'illusions sur ce point. Au mieux, ils m'écouteront un peu plus attentivement.

Je me place en position de combat à côté de la fille et je parle à voix basse en lui disant Je sais que c'est une situation difficile, mais ne t'inquiète pas, je ne les laisserai pas te faire de mal. Non, on ne se connaît pas mais j'ai quelque chose contre les types qui attaquent les jeunes filles.

Je surveille du coin de l'oeil l'autre homme qui s'approche lentement, une main se dirigeant lentement vers sa ceinture, une arme probablement. Je sais que l'autre aussi est armé, je ne sais plus vers qui me tourner. Il reste toujours une foule attroupée à l'autre bout de la salle, j'envois en vitesse quelques ondes afin de m'assurer que tout vas bien de leur coté. Il semble avoir quelque chose d'anormal chez le nain, je pense qu'il est un mutant, c'est si rare que je suis incapable de me prononcer sans craindre de faire erreur. Ils sont tous attroupés dans la partie surelevée du pub, là ou il y quelques alcôves pour les amoureux qui veulent déguster la bière en se murmurant des mots doux.

Si seulement je pouvais me décider plus vite ! Le temps ne s'arrête pas, je sens que la blonde est prête à sauter à la gorge de l'homme. L'autre arrive de l'autre coté, il traverse la salle par le vide sensé être la piste de danse, juste à coté des tables en bois. Il y a bien quelques fenêtres, mais je ne veux pas les faires éclater, je risque de faire mal à l'autre fille. Faudrait que je lui demande son nom...

J'ai pas l'habitude de m'embarquer dans une bagarre sans savoir le nom de la personne qui se bat avec moi contre les sales types. Je sais que c'est pas trop le moment, mais moi c'est Kiara. En passant, je te conseille de te calmer, la colère n'est pas ton alliée, c'est la pire des hypocrite.

Principe que j'ai appris de mon maître de sanshou kick-boxing, j'espère seulement qu'elle m'écoute un peu.
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Une soirée bien arrosée. (Terminé)   Sam 25 Juin 2011 - 4:02

En place pour le premier round ! Erïka commençait à peine à s’échauffer. Après sa bagarre de la nuit passée, elle se sentait toujours en pleine forme, prête à passer à l’action. Une dose d’adrénaline avait envie son être et elle n’en sentira plus les effets que lorsqu’elle aura terminé son combat. Pour l’instant, tout se passait bien pour elle. La jeune fille avait réussis à frapper l’homme à quelques reprises, évitant de justesse un seul coup au visage. Son sac reposait derrière elle et il se retrouva à ses pieds lorsqu’elle recula de quelques pas. C’était trop facile de s’en prendre à un homme bourré. Il n’y avait pratiquement pas de plaisir, mais dans le cas d’Erïka, qu’il soit sobre ou non, elle s’en fichait. Frapper l’un de ses hommes qui lui avait fait vivre un cauchemar lorsqu’elle était enfant était jouissif. Elle ne s’en laçait pas. Il titubait, tombait, se relevait, avant de l’attaquer de nouveau. À chaque fois, Erïka le remettait au tapis.

L’adolescente entendait la foule autour d’elle. Une grande partie des clients venaient de quitter le pub, mais elle ne s’en souciait pas. Tout ce qui comptait était l’instant présent. C’était son combat, ses adversaires. Elle était du genre solitaire et indépendante, ne souhaitant pas que l’on s’immisce dans ses affaires et surtout ses problèmes. Alors, lorsqu’une jeune fille s’approcha d’elle, visiblement prête à un affrontement, Erïka ne put s’empêcher de serrer les poings. Qui était-elle pour oser se mêler des problèmes des autres ? En ce moment, elle se débrouillait parfaitement bien, elle était loin d’avoir besoin d’une aide quelconque.


-« Je sais que c'est une situation difficile, mais ne t'inquiète pas, je ne les laisserai pas te faire de mal. Non, on ne se connaît pas mais j'ai quelque chose contre les types qui attaquent les jeunes filles. »

« Je ne les laisserai pas te faire de mal » ? Est-ce qu’Erïka avait bien compris les paroles de la jeune fille ? Avait-elle l’air d’une demoiselle en détresse ? Elle mettait au tapis un homme qui faisait deux fois son âge et son poids et on la croyait en détresse ? Si la situation n’avait pas été plus grave qu’elle ne le semblait, la jeune russe se serait probablement retournée vers celle qui avait parlé. Qu’elle aille un problème ou non avec ces hommes, elle s’en fichait bien. Elle pensait peut-être faire sa bonne action de la journée, mais elle était tombée sur la mauvaise bagarre. C’était pour des raisons personnelles, que personne ne pourrait comprendre, qu’elle se battait et personne ne devait intervenir. Enfin, pour le moment…

-« J'ai pas l'habitude de m'embarquer dans une bagarre sans savoir le nom de la personne qui se bat avec moi contre les sales types. Je sais que c'est pas trop le moment, mais moi c'est Kiara. En passant, je te conseille de te calmer, la colère n'est pas ton alliée, c'est la pire des hypocrite. »

Son nom ? Elle osait en plus lui demander son nom ? Eh bien, cette dénommée Kiara avait eu le malheur de tomber sur la pire des partenaires de combat de ce monde. Erïka n’avait pas l’intention de la laisser s’imposer ainsi dans son combat. Si cette jeune fille tenait tant à connaitre son prénom, elle n’avait qu’à le deviner, car elle n’obtiendrait pas de réponse de sitôt. La mutante n’en avait rien à faire d’elle, de son nom ou bien de ses conseils. Cependant, même si elle se fichait éperdument de ces dernières paroles, elle esquissa un léger sourire à celles-ci. Le moment avait beau être mal choisit, elle se souvint d’un après-midi ensoleillé, il y avait quelques semaines de cela, où le professeur Xavier lui avait dit des paroles semblables.

//FLASH//

-« Arrêtez de lire dans ma tête, bordel !» Rugit Erïka alors qu’elle s’affalait sur un siège, devant le bureau du professeur Xavier.

Tenant la tête de ses deux mains, elle tentait de ne penser à rien, ce qui était impossible à faire. Sentir la présence d’autrui dans son esprit la mettait hors d’elle. Pourquoi ne voulait-il pas la laisser tranquille ? Il visionnait ses souvenirs et alors qu’il en regardait un, elle le revivait, comme s’il datait de la veille. Elle ne s’était jamais souvenue d’autant de détails, ce moment où sa mère, son frère et elle-même formaient réellement une famille. Ils étaient assis sur le canapé du salon, un chocolat chaud dans les mains, visionnant l’un de leurs films favoris. C’était probablement l’un des seuls moments qu’elle avait pu passer en famille, de toute sa vie. Une larme s’échappa de son œil gauche pour lentement glisser le long de sa joue. Puis, plus rien. Elle ne sentait plus la présence du professeur dans son esprit. Passant une main sur son visage pour faire disparaitre cette goutte qui avait osé s’échapper de son œil, elle leva la tête vers le professeur.

-« C’est un beau souvenir, Kathleen. »
-« Ne m’appelez pas Kathleen, c’est Erïka, maintenant. »
-« Pourtant, c’est le prénom que t’a donné ta mère. »
-« Je me fiche d’elle ! Pourquoi m’avoir fait voir ces images ? »
-« C’est l’un des souvenirs les plus doux que tu possèdes en toi. Je voulais, avant tout, que tu te calme. Si tu n’es pas en mesure d’utiliser adéquatement ton pouvoir, c’est parce que tu es trop colérique. »
-« Colérique, mon cul. C’est vous qui m’énervez avec ce fichu entrainement à la con. »
-« Kathleen, tu possèdes en toi un pouvoir extraordinaire, qui peut se révéler très puissant si tu sais le maitriser. Ce pouvoir a énormément influencé celle que tu es devenue aujourd’hui. Tu sais différencier la vérité du mensonge, mais tu as encore des efforts à fournir et ce n’est pas en t’énervant à chaque problème que tu rencontres que tu vas réussir à surmonter les obstacles. Ta colère ne fait que te nuire et pas seulement au niveau de ton don, c’est pourquoi il faut que tu apprennes à te calmer.

Erïka soupira, se calant au fond de son siège. Elle ne savait toujours pas pourquoi le professeur Xavier s’entêtait à l’appeler par son ancien nom, lorsqu’ils étaient seuls. Alors qu’elle souhaitait lui lancer une bonne réplique, la jeune fille préféra se taire. Elle n’était pas si colérique, non ? Sachant qu’il était inutile d’argumenter et portant tout de même du respect au professeur, Erïka décida d’écouter ses conseils et de poursuivre l’exercice qu’il lui avait demander de faire.

////FLASH///

-« Tu veux un conseil ? » Fit Erïka sans même se tourner vers la jeune fille. « Va te faire voir, gamine, c’est pas un terrain de jeu, ici. »

À sa voix, cette jeune fille ne semblait pas plus âgée qu’elle. Enfin, quel que soit l’âge de cette personne, Erïka n’allait certainement pas suivre ses conseils. C’était probablement par orgueil qu’elle s’y refusait, détestant recevoir des ordres ou des recommandations de la première personne venue. La jeune russe communiquait par la violence, lorsqu’elle était en colère, et jusqu’à présent, ça ne lui avait pas trop causé de problème. Elle donnait plus qu’elle ne recevait de coups.
Se jetant de nouveau vers l’homme, le frappant une fois de plus au visage, elle n’aperçut que trop tard le second homme qui agrippa son bras avant de la jeter contre une table, un peu plus loin. Elle atterrit sur les fesses, aux pieds du nain. Ils voulaient jouer à deux contre un ? Parfait. De toute manière, avec le premier homme qui était bourré, c’était trop facile. Cependant, Erïka ne se serait pas attendu à voir le second homme sortir son arme à feu, alors qu’elle se relevait. Son sac de sport se trouvant loin d’elle, la jeune mutante ne pouvait pas s’emparer de sa propre arme. Même si elle en aurait eu l’occasion, aurait-elle osé tirer sur un homme ?
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MessageSujet: Re: Une soirée bien arrosée. (Terminé)   Sam 25 Juin 2011 - 21:04

L'autre gamine est restée malpolie, pas de réponse et elle a dégagé son pied soit. Pendant ce temps Madame La Super-Héroïne s'arrête et semble se concentrer, disons plutôt qu'elle avait vu l'arme et qu'elle avait peur de mourir, normal tout le monde flippe un peu dès qu'une arme est sortie, sauf les fous ou ceux qui sont certains de s'en sortir vivant, dans les deux cas, ils sont peu nombreux. Logiquement c'est juste une bagarre en plein bar, pas de quoi s'inquiéter.

Tiens, le bar se vide, plein de gens partent, certains restent à leur place, d'autres se rangent aux côtés de la demoiselle qui n'est pas polie. Une petite musique résonne dans ma tête, je n'y fais pas attention, je reste donc dans mon coin. La vilaine vient se placer à côté de notre petite blonde, elle lui murmure quelque chose que je n'arrive pas à attendre, la blonde ne la regarde même pas, elle reste face à son adversaire, très forte cette fille, elle l'a envoyé plus d'une fois au sol, j'attend de voir comment ça s'annonce...

Et là, la blonde est projetée vers moi, elle tombe à mes pieds, je vois le second homme s'armer et la tenir en joug, que va-t'il faire? Là dessus, je vois mon patron sortir de la meute qui se tenait derrière la vilaine, il prend l'arme de l'homme, ils se battent tous deux, une première balle part vers la vilaine aux cheveux noirs et mauves, ensuite, l'autre des deux hommes attrapent mon patron pour dégager son collègue qui n'hésite pas à l'exécuter devant les yeux de tous ! Ca y est.... s'en est trop, ils viennent foutre le bordel dans le bar et ils tuent mon PATRON ! Une haine folle m'envahit, mon bras décide de s'armer lui aussi pour mettre une bonne branlée aux deux attardés ! Je fonce, je commence à sentir mon bras se faire plutôt lourd, dix vingt puis trente kilos, je lève mon bras, et assomme le premier homme. Je retourne près de la blonde en redevant le bon vieux Duncan de la commande du verre d'eau.


"Désolé, mais il va pas falloir rester ici mademoiselle, foncez vers la porte je... enfin faites. Y'a une sortie et ma voiture"

Je prend la table à côté de moi je la balance vers le bar qui explose en une pluie de boissons, je prend une autre table, je me met derrière et commence à filer vers la porte que j'ai signalé à la demoiselle. Bien entendu, j'ai pas été très malin et j'ai donné les clés de ma Chrysler PT-Cruiser verte. Et oui, irlandais jusqu'au bout !
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MessageSujet: Re: Une soirée bien arrosée. (Terminé)   Lun 27 Juin 2011 - 5:40

Oh la vache, elle me répond même pas !! Bon, je sais que j'ai été pas mal pompeuse, mais quand-même.... Mon amour-propre est meurtis là. Peut-être qu'elle aurait pu se débrouiller toute seule, mais bon... Je la regarde se battre, abasourdie, cette fille en a dans le ventre quand même... Mais je ne me laisserai pas insulter comme ca ! Elle pense que je suis une incompétente ?? Je peux lui mettre la raclée de sa vie n'importe quand à cette conn... sale blonde.

Tu veux un conseil ? Va te faire voir gamine, c'est pas un terrain de jeux ici

J'arrive pas à m'oter ces paroles de la tête, non mais elle se prend vraiment pour quelqu'un!!

Booon, si elle y tient, je me tasse d'un pas pour la regarder faire. Franchement... Pffff... Je ne le prend vraiment pas. Elle sait se battre, c'est insultant, j'aurai préféré qu'elle se fasse péter la gueule, elle aurait peut-être été moins fière après. Oh tient, l'autre se lève. Je l'aide ? Naaaah, qu'elle se débrouille. Oups, j'aurai peut-être dû aller l'aider, elle se fait projeter sur le sol, que voilà un beau ptit vol glissé sur le sol... Directement au pieds du nain énervant. Est-ce que je suis désolée ? Non pas vraiment... Pas du tout, elle n'est pas blessée, donc c'est correct.

L'autre sort un fusil, je fige. Oh non c'est pas bon ca, c'est pas bon du tout... Relève-toi blondasse !! Tu es méchante avec moi mais tu sais te battre !! Ou l'autre même, mais je pense qu'il ne m'aime pas. Mais pourquoi personne ne m'aime ??

*Concentration, on revient à la bataille, c'est pas le moment de geindre...*

Malgré tout, j'avais réussi à "asservir" quelques personnes... Dont un, quelqu'un de la place je crois. Un grand de la place, peut-être un représentant quelconque. M'enfin bref, lui là, il essait de me protéger. Mais je ne lui ai rien dit ! Ahlala... mon don est vraiment pas fiable.
Durant ma "légère" panique, j'entends une balle siffler à mon oreille. Dans ma tête. tout se met à tourner à cents milles à l'heure, je ne sais pas comment, mais il semble que mon don ait quelque chose à voir avec ce qui se passe après. L'homme qui était le plus proche de moi, l'homme de la place, semble réagir sans que j'aille dit quoi que ce soit. Suite à ma panique, il essait de désarmer l'autre type, il se met en plein dans le champs de tir du fusil. Faut être con hein ? Eh ben il fera pas le con longtemps, je pense qu'il est mort. J'ai même pas eu le temps de réagir !! J'aurai pu lui dire de reculer, d'arrêter ou je sais pas, mais je l'aurais sûrement empêché de se faire tuer comme ça... Eh merde.

Je vois la ptite blonde se lever, prendre les clés que monsieur le nai.... Heu ?? Je ne vois plus de nain... Juste un homme qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau, mais qui est de taille normale. Qu'est-ce que je dois en déduire ? Je n'ai pas pris d'alcool, je n'ai rien fumé... Ah, mais oui, voyons donc... Mutant ? Il faut que j'arrête de voir des mutants partout, c'est surement son frère jumeau de taille normale. Ou son frère ressemblant. Ou un hasard. Ou je deviens folle. Ou...

Ma réflexion profonde sur les causes d'une ressemblance peu probable entre un homme avec un nain s'arrête quand je me rends compte que la cause de ma rélexion a filé par la porte. Le serveur, appelons-le ainsi pour plus de simplicité, est partit en faisant exploser une bonne partie des bouteilles d'alcool du bar. Merci !! À cause de lui, maintenant le plancher est mouillé et il y a des débris de verre partout.

J'ai deux choix, m'enfuir à la suite du serveur ou me battre...

Immédiatement, je prépare des ondes de chocs, quelque chose qui est dans mes cordes et qui a un effet certain sur n'importe qui. Un mur de son, une vibration intensément agressante. Un peu comme l'effet de la basse, des brefs sons qui te prennent au tripes. Même si d'ordinaire tu es insensible au son d'une basse amplifié par un subwoofer plus gros que ton mur, personne ne peut rester de marbre devant mes "sub" à moi. (M'enfuir avec le ptit/grand serveur ? Pfeu...)

Un des homme est toujours groggy, d'après moi il a bu quelques verres, il me regarde étrange, en semi-posture de combat, comme si il hésitait à se battre. Regardant un peu plus loins à terre, je vis son arme qu'il avait surement échappé pendant qu'il se faisait mettre KO sans relâche par l'autre fille. L'autre avait son colt dans les mains, souriant à l'homme qu'il venait d'abbatre de sang-froid. Lui en priorité.

Un peu de calme, un peu de calme... Maintenant je me lache !! Peu de gens connaissent cette partie de moi, quand je suis en colère, je suis incapable de m'arrêter. Je n'ai pas l'intention d'arrêter ce soir dans tout les cas. Avant que vous vous posiez la question, oui j'ai conseillée à l'autre blonde de se calmer, mais les conseils de sage de la montagne à la japonaise c'est pas crédible. Avec un sourire un brin dément, je m'avance en projetant des ondes à répétions, je le vois qui s'affaisse un peu plus à chaque coups, mais il tient toujours son arme dans sa main droite. Je reprends mon souffle une fraction de seconde, mais je crains que c'est la fraction de seconde nécessaire à cet homme pour reprendre ses esprits et me mettre en joue. Pas le temps de réagir, je me lance sous une table, où ma tête cogne durement le mur. C'est en fait une table banquette, je suis dans un coin de mur, je n'ai pas d'autre moyen de sortir de ce trou si je ne resort pas par où je viens. Je me frustre un peu, mauvais choix de cachette. Je me précipite en me roulant à la James Bond sous une autre table, puis une autre, puis une autre. Je n'ai pas été blessée par le type armé, mais je saigne de partout à cause des éclaits de verres qui jonchent le sol de la salle.

Il me cherche des yeux, incertain de l'endroit où je me trouve. J'aimerais bien pouvoir me glisser subtilement derrière lui mais avec touts les tessons de verres qui crisseraient sous mes pas, j'oublie cette possibilitée. Il me reste donc... L'attaque directe. Je suis en angle par rapport à lui, je visualise un peu à la Sherlock Holmes les étapes du combat qui va suivre.

Un: Me lancer. Deux: Combattre.

Bon, mon plan est fait, je vais me lancer et je vais combattre. Comme un ressort, je m'élance vers l'homme qui pointait le canon de son arme ailleur que dans ma direction, une chance. Il n'a pas le temps de viser ou même de pivoter son arme et de tirer que je le renverse par terre. S'en suit une lutte au corps à corps, je reçois autant que je donne de coups. Lentement mais sûrement, je reprends l'avantage. Je profite d'un coup qui le laisse à moitié assomé pour lancer une attaque sonique. À cette distance, je crois bien qu'il a les tympans sérieusement endommagés et quelques nerfs auditifs surchargés. Enfin je prie pour car sinon, je suis morte.

Tant bien que mal, je me relève et je fais face à l'autre homme.

Pourquoi le monde tourne autour de moi ? Je suis pas à l'extérieur, je ne suis pas sensée voir d'étoiles... J'ai pas perdu tant de sang que ça !! C'est juste l'autre taré qui a tapé un peu fort...

Un sac à terre, tiens je ne l'avais pas vu avant. Mes yeux s'agrandissent de surprise, je titube comme une ivrogne jusqu'au sac pendant que l'autre homme s'approche de moi. Il espérait que son acolyte allait m'avoir ? J'espère que c'est moi qui l'a eu... M'enfin bref, dans le sac, il y a un petit revolver, un 9mm... Il y a une première fois à tout. Ce soir, je pense que ca va être la première fois que je tire un homme. Pendant que je vérifie si il est chargé, je me demande qui traîne un 9mm dans un sac de sport... Ma tête tourne toujours autant, je pense que le reste du combat va devoir se faire à la manière classique, sans pouvoir.
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Une soirée bien arrosée. (Terminé)   Ven 1 Juil 2011 - 22:36

Une vie pouvait être volée en si peu de temps et jamais n’être reprise. C’était la dure loi de la vie. Tout être vivant finissait par mourir un jour. Était-ce la fin de l’existence d’Erïka ? Un homme était prêt à l’achever, probablement pour l’empêcher de révéler une dure réalité au grand jour. Le revolver était pointé en sa direction, il ne lui restait plus qu’à tirer. Cependant, l’histoire n’était pas terminée. La jeune fille était jeune, elle avait une vie à vivre, composée de moments heureux, comme de plus malheureux. À seize ans, elle commençait à peine à connaitre véritablement ce qu’était la vie, même si, depuis longtemps, elle avait pris conscience de sa valeur. Erïka ne pouvait pas se battre seule. Même si elle ne désirait aucune aide, il y avait des gens, des inconnus, prêts à lui donner un coup de main. C’était probablement grâce à eux qu’elle était toujours en vie.
Le patron du bar était intervenu dans le combat et en avait payé de sa vie. Un innocent était mort, à cause d’elle. Non, pas à cause d’elle. D’ailleurs, elle n’en aura aucun remord, car elle n’y est pour rien. C’était la faute de sa mère, de cet individu qui l’avait éloignée de toute sa famille. S’il n’avait jamais existé, elle ne serait pas là, debout, dans un bar où un homme armé venait de tuer le propriétaire. La vie était injuste. Ce qui faisait qu’elle était injuste résultait des actions posées par chaque individu de cette société dans laquelle elle vivait et rien d’autre. Certains appelleraient cela le destin, le cycle de la vie, mais ce n’est que le cours normal des choses, le prix à payer pour nos actions du passé.

-"Désolé, mais il va pas falloir rester ici mademoiselle, foncez vers la porte je... enfin faites. Y'a une sortie et ma voiture"

Avait-elle halluciné ? Si elle avait bu, elle aurait pu mettre cela sur le compte de l’alcool. Cependant, la conclusion la plus évidente s’imposa à elle : cet homme était un mutant. Sinon, comment aurait-il pu passer de nain à un adulte de taille normale ? Il venait d’assommer le premier homme, le laissant inconscient sur le sol. S’était déjà ça de fait. Cependant, elle se demandait bien pourquoi il l’aidait. Il ne pouvait pas savoir qu’elle était une mutante, tout comme lui. À moins que… si ? Quoi qu’il en soit, elle avait à faire un homme prêt à aider ceux qu’il ne connaissait pas et même à prêter sa voiture. Après avoir balancé une table contre le bar, faisant exploser de nombreuses bouteilles de boisson et causant une immense flaque d’alcool à l’odeur très forte, il s’empara d’une autre table pour se protéger. Donnant ses clés de voiture à la jeune fille, cette dernière se dirigea vers la sortie, visiblement obligée de sortir d’ici. Cependant, alors qu’elle respirait l’air frais de l’extérieur, elle se rendit compte que quelque chose manquait : son sac.

Elle n’était pas matérialiste et elle savait bien que sa vie comptait plus que tout, mais que ferait-elle sans papiers ? Ses cartes d’identité étaient de ces choses importantes, reposant dans son sac. Il y avait également son arme, à laquelle elle s’était très attachée, étant l’un de seuls souvenirs qu’elle possédait de son grand-père McGowen. À quoi bon vivre, si ces hommes connaissaient sa nouvelle identité et la traquait toujours ? Pas question de partir sans son sac ! Glissant les clés dans la poche avant de son jean, la jeune fille s’avança vers les portes du bar et observa brièvement ce qui se passait à l’intérieur. Le second homme était au sol, probablement inconscient. Le premier, toujours aussi saoul, était debout, face à la jeune fille qui pointait une arme sur lui. Ce n’était pas n’importe qu’elle arme ! C’était son arme ! Cette fille n’allait pas s’en tirer comme ça. De quel droit avait-elle fouillé dans son sac ? Enfin, ce n’était pas le temps de s’occuper de son cas. Il y avait plus important pour l’instant.

Erïka entra dans le bar et se rendit à son sac, marchant rapidement en tentant de ne pas tomber en glissant sur une flaque d’alcool. Elle attrapa son bagage et le glissa sur son épaule. Cette fille, qui l’avait abordée quelques instants plus tôt, tenait son arme, vérifiant qu’il était bel et bien chargé. La russe posa sa main sur l’arme et la retira vivement des mains de la jeune fille qu’elle poussa, espérant la faire tomber au sol.


-« Ce n’est pas un jouet pour les enfants. » Lança-t-elle à la jeune fille.

D’un geste vif, elle assomma l’homme avec la crosse de l’arme et se dirigea vers la sortie. Glissant l’arme dans l’ouverture de son sac, elle poussa les portes, avant de n’être interceptée par quelqu’un d’autre.
Elle n’avait plus de temps à perdre. La jeune fille se dirigea vers la voiture verte, et attrapa les clés restées dans ses poches avant de déverrouiller les portières et s’assoir du côté passager. Elle jeta son sac à l’arrière, et lança les clés à l'homme. Il avait intérêt à la conduire à bon port, saine et sauve. L'institut Xavier n'était pas très loin d'ici, alors, avec de la chance, il ne se perdra pas sur le chemin.
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MessageSujet: Re: Une soirée bien arrosée. (Terminé)   Jeu 7 Juil 2011 - 2:20

Qu’est-ce qui se passe ? Je ne comprends plus rien. J’allais tous les avoirs. J’allais enfin me prouver que j’étais capable de faire autre chose que prendre au piège les violeurs et voleurs de toutes sortes. J’allais réussir. La blonde est rentrée, m’a encore traitée de gamine, a assommé l’autre et est repartie en un coup de vent. Je suis bouche bée, incapable de bouger. Sous le choc. Incapable de penser. Incrédule. Incapable de réagir. Tétanisée. Incapable. Sont-ce là les deux mots qui me caractérisent ? Oh, comment oublier gamine. Une gamine incapable. Merci beaucoup…

Des gouttes de sang éclaboussent le sol. J’ai fait couler le sang. Mais mon sang. Mon sang a coulé. Pour aider. Mon sang a coulé. Je regarde les gouttelettes écarlates tomber sur le sol jonché de verre, petits éclats cristallins coupables de m’avoir lacéré le visage et les bras. Quant à moi, je suis coupable de trop de bons sentiments. Pourquoi ? Moi qui d’ordinaire se contrefiche du monde. Serait-ce le petit speedy gonzalez de l’autre jour ? Je me sens encore mal de l’avoir laissé en plan. Mais ce qui est fait est fait.

Le sang continue de couler à travers les plaies de mon visage et mes bras. Je repense à ce que j’ai fait. Une vraie tache. Je me suis cru capable d’être la Sauveuse. J’ai pensé aider. J’ai pensé être gentille, être quelqu’un de bien. Merci la vie de m’avoir remise à ma place. Je suis moi, je n’ai pas à être gentille. Ca suffit, mon sang coule pour rien. Je me suis poussée à fond pour me faire traiter de gamine.

Une larme rejoint la flaque de MON sang à terre. Une seule. Je vois la trace de son impact. Sur cette larme, je jure de retrouver celle qui m’a humilié. Je me jure de lui mettre la raclée de sa vie. Un sourire se dessine sur mon visage. Non, je ne serai pas une superhéroïne. Il m’a fallu me faire humilier de la sorte pour m’en rendre compte. Peut-être que je suis juste tombée sur une garce, que des filles attendent que je vienne les sauver. Non, je ne crois pas. Il est fini le temps où je me cachais pour protéger à leur insu des centaines de personnes. Je me souviens des traques. Je me souviens des nuits où la musique et moi ne formions qu’un, où j’aimais ma vie et je me sentais bien. Douce mélancolie, prends-moi dans tes bras. Fais-moi oublier mes malheurs. Musique, aide-moi… Tu m’as fait défaut aujourd’hui. Un homme est mort. Ai-je joué avec le feu en tentant de créer plus qu’un sentiment de confiance ? Ai-je dépassé les limites ? Non je ne crois pas. Il me faut du temps, de la pratique, et beaucoup de cobayes. Mais surtout, partir d’ici.

Mes coupures saignent de moins en moins, le sang coagule sur mon visage. L’homme qui a reçu mes ondes de chocs un peu plus tôt commence à gémir et à remuer. Il est temps pour moi de partir je crois… Enfin, pas avant d’avoir pris un petit quelque chose. Je saute derrière le comptoir et je prends la première bouteille de fort que je vois. En fait, je pense que c’est la seule bouteille intacte qui reste. Un scotch pur malt. Doux liquide ambré, noie ma douleur, ma peine, mon désespoir, tout ce que tu voudras mais fait moi oublier ce soir.

Je sors du bâtiment, j’ai presque envie de le partir en feu. Non, je ne suis pas encore pyromane, je ne ferai pas ça… Je passe à côté d’une auto verte, et je vois une tête blonde sur le côté passager. Je m’arrête, penche un peu ma tête de coté, je prends mon temps pour graver ces traits dans ma mémoire. Je pense qu’elle m’a vu, mais peu m’importe en fait. Je sais que je réagis un peu fort, elle a été méchante c’est sur mais elle ne mérite pas la mort. Ah, mais je ne vais pas la tuer non plus. Juste lui faire regretter d’avoir traité quelqu’un qui ne lui voulait que du bien comme un tas de merde. Avec un sourire, je reprends mon chemin vers je ne sais où, la bouteille ouvragée dans la main droite. Une rasade de ce liquide ambré dans ma gorge, je marche déjà un peu groggy. Le scotch brûle mon œsophage, je sens sa descente jusque dans mon estomac mais je le sens qui me monte déjà à la tête. Je n’ai jamais très bien supporté l’alcool… Peu importe.

Je me rends dans mon appartement, enfin ce que je crois l’être. Je regarde autour de moi, me cogne un peu partout, trébuche sur un fil. Avec des yeux un peu croche je regarde le fil, remonte jusqu’à sa source. Mon ampli !! Avec mes Ipod juste à côté. Lequel je vais prendre ce soir ? Le vert, le bleu ou le noir ? Humm, je décide d’étendre ma main jusqu'au noir, que je branche dans mon super amplificateur adoré. Autour de moi, l’air résonne, palpite, vit. La Musique s’infiltre dans mes portes de peau. Dans ma tête. Dans mon corps en entier. J’ai une boule dans la gorge, décidément, je suis trop sensible. Il va falloir que je me refasse une carapace, sinon cette chose fragile qu’est mon cœur se fera massacrer.

Je redeviens moi-même un instant. Je me lève, verrouille portes et fenêtres, regarde mon Ipod qui joue du Korn, la voix du chanteur me tape sur les nerfs… System of a down, c’est ce qu’il me faut. Ou du Disturbed ? Ca y est, je mets du Fireflight. Ca c’est une femme qui chante !! Je l’adore. Unbreakable… Une bulle se forme autour de moi, ca y est, je suis intouchable, je n’ai plus peur de rien. Mon sourire pourrait rejoindre mes deux oreilles en ce moment. Je sais que je vais continuer à vivre, à choisir. La musique s’arrête, mon ipod n’a plus de batterie… Il faut que je me lève. Je suis debout. J’ai encore la bouteille dans ma main… Il n’y a plus rien dedans. Le monde tourne autour de moi, je sens encore la musique dans ma tête qui résonne et me fait voir le monde à travers les ondes, tout est différent de la réalité, tout est teinté de cette impression que laisse la musique, c’est quelque chose qui ne s’explique pas, mais qui se vit.

Je m’endors, la bouteille de scotch dans ma main, je prends mon temps pour revivre la soirée dans ma tête. Prochaine fois, je laisse les petites blondes se démerder toutes seules.
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MessageSujet: Re: Une soirée bien arrosée. (Terminé)   Sam 23 Juil 2011 - 0:28

Après avoir montré la porte à la fille, j'ai donc pris la table et me suis caché derrière, sauf qu'avant de sortir, j'avais des petites choses à récupérer, dans un premier temps, ma mallette à costumes de catcheur et les clés du bar. Bon je quitte le vestiaire en me dépêchant, faut pas que je fasse trop attendre la petite blonde, je sors et je la vois en train de m'attendre sagement dans la voiture, les clés au contact, j'ai plus qu'à m'installer et à rouler.
Je m'installe donc dans la voiture en ayant mis mes affaires à l'arrière, je démarre, sors de là où j'étais garé, et je commence à rouler sans véritable destination. Là je me décide enfin à lui parler.


"Dis-moi, je te ramène où car sinon, on va tourner dans New-York pendant un petit bout de temps."

Je suis la destination qu'elle me demande, elle m'annonce l'Institut Xavier, un endroit qui me disait rien, enfin que j'avais jamais vu mais dont j'ai entendu parler vu que je devais aller catcher dans une salle des fêtes à l'initiative de ce Xavier et de notre président de Ligue...

" Tiens, je vais peut-être pouvoir voir à quoi ressemble l'endroit où vivent ceux pour qui je vais catcher le Premier Juillet du coup.
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Erïka M. Davidoff
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MessageSujet: Re: Une soirée bien arrosée. (Terminé)   Sam 23 Juil 2011 - 7:43

Enfin, il démarrait. Enfin, ils quittaient cet endroit. Tout était terminé, pour l’instant. Erïka pouvait enfin souffler un peu. Elle posa son crâne contre l’appuie-tête de son banc et fixa la route, sans vraiment la voir. Elle attrapa son téléphone portable et constata qu’il commençait à se faire tard, qu’elle aurait dû être à l’institut depuis un moment. Quelle idée, aussi, de marcher jusque là ? Certes, les autobus ne se rendaient pas devant le manoir, mais elle aurait pu faire en sorte de faire plus de la moitié du trajet en bus avant de continuer sa marche. Cela lui aurait évité de vivre ces événements. Cependant, la jeune fille n’était pas du genre à se laisser aller aux remords. Ce qui était fait n’appartenait plus qu’au passé, à présent. Qu’elle le veuille ou non, elle se devait d’oublier cette épreuve, ou, au contraire, d’en tirer une bonne leçon.

-"Dis-moi, je te ramène où car sinon, on va tourner dans New-York pendant un petit bout de temps."

-« L’institut Xavier. Attrape cette rue, juste là, et continue jusqu’au bout. T’aura qu’à tourner à droite et à suivre le chemin. »

Elle aurait tout aussi bien pu lui demander de la déposer sur le bord de la route, alors qu’elle aurait jugé être suffisamment loin du pub. Cependant, elle n’avait pas envie de marcher, en ce moment. Elle souhaitait rentrer au plus vite et rien d’autre. Elle avait indiqué, avec de simples gestes de la main, la direction à prendre, en espérant qu’il ne se perde pas. Il devait probablement se poser des questions sur elle, à présent. Comment croire qu’une adolescente au tempérament de feu, bagarreuse et transportant une arme pouvait faire partie d’une école pour jeunes surdoués ? C’était bien la preuve que les apparences étaient trompeuses. Erïka n’était pas stupide. Si elle s’intéressait un tant soit peu aux cours et qu’elle se motivait à accomplir les travaux demandés, elle pouvait avoir de bonnes notes. Cependant, ce n’était pas toujours le cas. Les mathématiques, les sciences, elle n’en avait rien à faire. Ce qu’elle aimait, c’était les pays, les langues, les cultures. Outre le fait qu’elle souhaitait rejoindre le rang des X-Mens, la jeune fille s’imaginait pouvoir devenir traductrice ou linguiste. Après tout, c’était bien d’avoir un plan B dans la vie, non ? Elle parlait couramment le russe et l’anglais, elle possédait des bases en français et n’allait pas s’arrêter là.

-« Tiens, je vais peut-être pouvoir voir à quoi ressemble l'endroit où vivent ceux pour qui je vais catcher le Premier Juillet du coup. »

Catcher ? Ah, mais si ! Elle se souvint. Le professeur Xavier avait organisé un événement où les combats entre catcheurs professionnels et amateurs seraient à l’honneur. Elle ne se souvenait plus du but de cette soirée, par contre. Sensibiliser les gens à la cause du professeur ? Quelque chose dans le genre. Il était certain qu’il ne dévoilerait pas au grand jour la couverture de l’institut, mais elle ne pouvait s’empêcher de ce demandé à quoi tout cela allait servir. Peut-être obtiendra-t-elle une réponse le jour de l’événement ? Seul le futur pourrait lui dire… et le futur était peu bavard avec elle. C’était pourquoi la jeune fille vivait au jour le jour et découvrirait les réponses à ses questions qu’au moment venu.

-« C’est qu’un endroit bien ordinaire, tu sais. Là où vivent des gens… comme nous. »

Elle avait hésité, l’espace de quelques secondes, à faire ce sous-entendu. Il était mutant, elle en était persuadée. Son truc du nain qui apparait par magie, à sa demande, ne fonctionnait pas avec elle. Malgré le déguisement, elle avait pu s’apercevoir que c’était bel et bien la même personne. Son mensonge ne l’avait pas aidé, fallait dire… Il ne restait plus qu’à savoir s’il comprendrait ce qu’elle tentait de lui dire, subtilement, ou non. Elle était consciente du fait que, s’il comprenait, sa nature de mutante serait révélée. Il ne restait plus qu’à voir sa réaction…
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MessageSujet: Re: Une soirée bien arrosée. (Terminé)   Mar 26 Juil 2011 - 12:30

Comme nous? Je voyais très bien de quoi elle voulait parler, nous donnait-on un nom autre qu'humain du coup? Pourtant, je suis bien intégré dans la société même si je suis différent, vrai que j'essaie de contrôler mes envies de montrer ma différence au grand jour, sachant qu'au bar ce soir, il y a l'air d'avoir au moins deux personnes qui ont compris ce que j'étais.

"Dis-moi, pourquoi tu dis comme nous, on a un nom différent d'humain?"

Nous venions de nous arrêter devant le portail de cet "Institut", j'hésitais à lui demander si je pouvais vraiment venir voir l'intérieur et y rencontrer les gens qui y vivent, quoique s'ils sont comme "moi" je devrais m'en sortir mais quelque chose m'ennuyait, et si cette fille voulait en réalité ma peau... C'est absurde, je viens de lui sauver la vie... mais alors... J'avoue que je suis un peu chamboulé, ce soir je rencontre deux mutants (enfin au minimum) et on m'amène à un endroit où ils sont regroupés? Bizarre...

"Je te dépose à l'intérieur ou je me gare bien et on y va à pied? Hum... Pourquoi vous êtes dans cet Institut justement? Je peux quand même venir voir? Je risque rien?"

J'avais dt cela sur un ton de panique, j'avais peur pour moi, pourtant cette fille, elle y retournait, ça devait pas être la bagne.... enfin allons voir, on verra ce qui se passera.
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Une soirée bien arrosée. (Terminé)

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